Export Source
Export Source
Thème
Cas de Cevital
1-ALILOUCHE Dalila
2-AMOURI Siham
Membre du Jury
Président : M BOUAISSAOUI
Rapporteur : M AKEKAR
Examinatrice : M REDOUANE
Promotion 2014-2015
Remerciements
A mon très cher Rafik, qui m’a donné le sens de la vie, que Dieu le garde ;
A mes amies : Koukou, Naima et son fils, Salima, Souhila, Mina, Eldjida,
Sabrina;
D. ALLILOUCHE
Dédicaces
Ames chers parents : Vous êtes pour moi un sujet de fierté. Vous
affection et l’’infinie gratitude que je vous dois. Car votre place dans
A mes amies
siham
Sommaire
Liste des abréviations I
Introduction générale……………………………………………………….01
Conclusion……………………………………………………………………………………42
Introduction…………………………………………………………………………………...43
Conclusion……………………………………………………………………………………81
Introduction…………………………………………………………………………………...82
Conclusion générale………………………………………………………..119
Bibliographie
Annexes
Liste des abréviations
CC : Chambre Commerciale.
CM : Compagnie Maritime.
DA : Dinar Algérien.
L’OPEP :
L’UE: l'Union Européenne.
Chapitre I
Tableau N°8 : Les principaux produits hors hydrocarbures exportés sont ……………..31
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre II
Chapitre III
L’activité d’exportation est devenue une exigence incontournable du monde actuel. Elle
se caractérise par une évolution très rapide des échanges internationaux dans le monde.
L’activité d’exportation contribue à l’enrichissement d’un pays et participe à son
développement économique et social. Plusieurs chercheurs dans le domaine économique
(comme Douglas, F. David) estiment que l’activité d’exportation est devenue un paramètre
sans lequel il ne peut y avoir ni croissance, ni développement.
Depuis quelque année, les pouvoirs publics algériens ont mis en œuvre des mesures
d’encadrement destinées à promouvoir la production algérienne sur le marché extérieur, dans
le but de développer l’activité d’exportation. Comme les exportations en hydrocarbures
constituent la part la plus importante des exportations globales du pays, l’objectif d’une
diversification des exportations est devenu une nécessité absolue, suite à la crise qui a
ébranlée le pays après la chute vertigineuse des prix du pétrole à partir du milieu des années
[Link] dépendance vis-à-vis des ressources pétrolières constituent un handicap majeur
pour l’économie algérienne. En 2014, les exportations algériennes se sont établies à 62,95
Milliards de Dollars, contre 64,97 mds USD en 2013, en légère baisse de 4,47%, en raison
essentiellement d’un repli de près de 4,5% du montant des exportations des hydrocarbures1.
La valeur des exportations algériennes hors hydrocarbures est très loin de traduire les
capacités des entreprises à exporter plus. Elles ne trouvent pas encore leur pleine expression à
travers une diversité de produits potentiellement exportables. Selon les statistiques de CNIS
(Centre National de l’Informatique et des Statistiques), durant les cinq dernières années (2010
à 2014), les exportations hors hydrocarbures algériennes réalisent un accroissement de 1526
millions de dollars en 2010 à 2810 millions dollars en 2014. Cette part des exportations hors
hydrocarbures représente une part de 4,46% du montant global des exportations, un taux qui
reste marginal par apport au potentiel exportable du pays.
Les principaux produits hors hydrocarbures exportés, sont constitués essentiellement par
un groupe de « demi-produits », qui représente une part de 3,50% du volume global des
exportations. Les exportations de la branche agro-alimentaire se situent en deuxième position
après les produits semi-finis. Cevital est l’un des entreprises qui a permis à l’Algérie de passer
du stade d’importateur à celui d’exportateur2 dans l’industrie agroalimentaire. Elle se trouve
être l’exemple d’une entreprise ambitieuse, déterminée à réaliser une part sur les marchés
internationaux.
L’exportation n’est pas une décision facile. En dehors de l’objectif de rentabilité visé par
les entreprises, exporter signifie s’internationaliser en d’autres termes : il s’agit de diffuser
l’image de l’entreprise à l’international. L’élaboration d’une démarche d’exportation est
indispensable pour chaque entreprise qui désire exporter ses produits : elle lui permet
de réduire les risques liés au développement des affaires sur les marchés étrangers, d’obtenir
une croissance des ventes plus stable et plus continue dans les pays ciblés et d’être proactif et
non pas réactif. C’est dans cette perspective qu’il est impératif d’avoir un plan d’action et une
démarche planifiée, ce qui augmentera sans doute les chances de réussite d’une entreprise sur
les marchés étrangers.
1
Ministère des Finances, Direction Générale des Douanes, « les statistiques du commerce extérieur de l’Algérie
pour le 1er trimestre 2014 ».
2
[Link]
Comment se déroule le processus d’exportation adoptée par l’entreprise Cevital, ainsi les
différents acteurs intervenants dans cette opération ?
Pour répondre aux questions posées, trois hypothèses peuvent être énoncées :
La vrai raison qui pousse l’entreprise Cevital à exporter ;
La stratégie clés du succès de l’entreprise Cevital. Elle lui permet d’avoir un degré de
compétitivité ;
La maîtrise de la logistique du transport international de marchandise ainsi que les
moyens de paiement sont des leviers importants pour une entreprise qui s’engage dans
une activité exportatrice.
Pour pouvoir répondre aux différentes questions posées et apporter des affirmations ou
des dissimulations aux hypothèses énoncées, nous adoptons une démarche méthodologique
reposant, d’abord, sur une recherche bibliographique en lien avec le commerce international
et à l’activité exportatrice. Ensuite, un stage pratique d’une durée d’un mois a été effectué au
sein de l’entreprise Cevital. Pour cela deux sources de collecte des données ont été utilisées.
D’une part, une étude exploratoire à base d’un guide d’entretien destiné au chef de service
export de l’entreprise Cevital a été effectuée. Cela nous a permis de nous positionner et de
nous renseigner sur la démarche d’exportation du complexe Cevital agroalimentaire. D’autre
part, cette enquête de terrain a consolidée par l’exploration de la base documentaire interne à
Cevital comme source d’information complémentaire.
Par ailleurs, nous tenons à souligner que durant la période de réalisation de notre
travail, nous nous sommes confrontés à certaines difficultés que nous tenons ici à souligner.
La première difficulté réside, d’abord, dans la rareté des documents (ouvrages, rapports,
articles, etc.) consacrés au processus d’exportation des produits dans le contexte algérien. La
deuxième tiens à la difficulté d’accès à l’information au sein de notre terrain d’étude. En effet,
parmi les dix questionnaires distribués aux personnes du service export de l’entreprise, une
personne (le chef de service) seulement a pu répondre à certaines de nos questions. Le reste
des personnes estiment qu’ils ne sont pas en mesure de répondre à nos questions : ils jugent
que les questions ne se situent pas à leur niveau. Par conséquent, ces difficultés ne
contraignent à adapter notre questionnaire en un guide d’entretien sous forme de questions
directes destinées au chef de service export de l’entreprise. Mais là aussi, le temps qui nous a
été consacré était insuffisant en raison des nombreuses taches dont dispose le chef de service
export.
Afin d’organiser notre travail de recherche, nous avons divisé notre étude en trois
chapitres :
d’exportation
CHAPITER I
APERÇU SUR L’ACTIVITE D’EXPORTATION
Introduction
Exporter n’est pas une tâche facile. L’entrée sur les marchés d’exportation nécessite des
investissements spécifiques de prospection, d’adaptation de produit, d’apprentissage des
normes techniques et des réglementations étrangères, etc. Exporter implique aussi des risques
particuliers liés à la méconnaissance des marchés étrangers ou du risque pays. Ces difficultés
expliquent que l’entreprise doit passer par un intermédiaire qui se chargera de la recherche
des subventions pour mieux exporter. Les Etats devraient alors aider les entreprises qui ont
l’intention d’exporter à se lancer à la conquête des marchés mondiaux.
Le présent chapitre est subdivisé en deux sections. La première section présente des
généralités sur les exportations. La deuxième section détaille l’activité exportatrice dans le
contexte algérien.
Section 01 : Généralités sur les exportations
L’exportation consiste à vendre des produits (biens et services) dans un pays autre que
celui où ces derniers sont fabriqués. Dans cette section, nous allons traiter en premier lieu
d’aborder des généralités sur les exportations, à savoir : définition ; les formes des
exportations ; commercialisation d’un produit et les risques liés à l’exportation.
L'exportation est le fait qu’un pays ou une zone économique vend à l'étranger une partie
de sa production de biens ou de services. Elle est considérée comme étant un vecteur
important du commerce international.
« On entend par l’exportation, la vente à l’étranger d’un produit fabriqué dans un pays
d’origine. L’exportation peut être directe ou indirecte »3.
A titre d’exemple, l’encyclopédie économique définie l’exportation comme « le cadre
de commerce extérieur, des biens prélevés dans un pays et transmis à un autre pays, le
premier pays étant l’exportateur et le second l’importateur »4.
L’Exportation directe ;
L’Exportation indirecte ;
Exportation concertée ou associée.
3
Mayrhofer.U : « management stratégique », édition Bréal, 2007, p106.
4
Douglas Greenward In, « Encyclopédie économique », Economica, Paris, 1984, P.861
5
BoudjemaR. In « cours de comptabilité nationale » INPS, TomeI, p .194.
[Link]/IMG/pdf/Commerce_international_pdf
1.2.1 L’exportation directe
Dans le cas de l’exportation directe, l’entreprise est autonome dans la gestion de son
activité commerciale ; elle assure la maîtrise de la commercialisation (négociation, lien direct
avec le client, conclusion des contrats) et en assume les risque. L’exportation directe peut être
faite par :
Avantages Inconvénients
Investissement financiers de départ L’absence de représentant ou
limité ; d’intermédiaire sur place rend la
Marge bénéficiaire plus importante prospection et la vente plus
du fait de l’absence de représentant complexes ;
ou d’intermédiaire, ce qui laisse la Négociation commerciales plus
possibilité de baisse de prix ; difficiles à distance :
Contrat direct avec les clients la familiarisation avec le marché
permettant une meilleure perception demande plus de temps.
de leurs besoins et d’adapter la
politique commerciale en
conséquence.
Source : [Link], [Link], « Les nouveaux défis de l’internationalisation »,1ereédition, De
Boeck, paris 2010, p.123.
Le choix est une fonction du souhait de l’entreprise d’avoir quelqu’un originaire de son
pays, ce qui facilite la communication et le management ou bien un local qui connaît le
marché du pays mais qui pourra être moins facile à manager. Certaines entreprises font le
choix dans un premier temps d’un expatrié, qui recrutera et formera par la suite un
collaborateur local.
Avantages Inconvénients
Contrôle total de la politique Besoin d’une structure pour piloter
commerciale ; et contrôler les représentants ;
Présence sur le marché cible, Coûteux du fait des frais fixes liés au
remontée d’information salaire du représentant ;
commerciales excellente, bonnes Risque d’isolement du représentant ;
connaissances des pratiques Nécessité d’une structure export
commerciales locales, de la culture, qualifiée sur le territoire domestique
des solutions logistiques les mieux pour gérer les opérations logistiques
adoptées ; et administratives liées à la vente
Possibilité de prise en charge de export ;
tâches annexes à la vente par le Risques commerciaux et financiers
représentant des créances ; entièrement assumés par
Bénéfices reviennent intégralement l’exportateur
à l’exportateur Recrutement délicat d’un
représentant salarié local ;
Investissement en temps important
afin d’assurer le suivi des
représentants.
Source : [Link], [Link], Op, cit, p.194.
La formule est adaptée aux entreprises qui veulent maintenir un contrôle total sur leur
politique commerciale dans le pays sans être en mesure, du moins à ce stade de leur
internationalisation, d’avoir une structure du type succursale ou filiale.
L’agent commissionné est parfois aussi appelé agent à la commission ou encore agent
commercial : il est le représentant mandataire indépendant et permanent d’un exportateur,
appelé commettant. Il agit au nom et pour le compte et aux risques de l’entreprise qui le
mandate. Cet intermédiaire qui peut être une personne physique ou une morale, est
indépendant.
Avantages Inconvénients
Maitrise de la politique Risque commercial à la charge de
commerciale ; l’exportateur ;
Lien direct entre l’exportateur et Performances fortement dépendantes
l’agent ; de l’agent ;
L’agent est un professionnel qui Sélection et recrutement de l’agent
connait le marché ; délicats ;
Coûts d’approche limités, moins de La clientèle appartenant à l’agent,
coûts fixes qu’avec un représentant risque d’appropriation ;
salarié et des frais directs Implication administrative,
proportionnels aux ventes. logistique, financière et commerciale
complète, ce qui nécessite la mise en
place d’une cellule compétente en
interne.
Source : J-L. Amelon, J-M. Cardebat, [Link].P195.
La plupart des SCI sont des organisations commerciales puissantes qui dominent
certaines régions ou même certains pays. Elles sont généralement spécialisées par zones
géographiques ou par famille de produits. Très répandues dans certaines pays, comme le
Japon (ou elles sont connues sous le nom de sogo shosha), les Pays-Bas, ou le Brésil, elles
occupent une place assez réduite en France. Les avantages et inconvénients de l’exportation
indirecte sous forme de SCI :
Avantages
Gain de temps considérable dans la pénétration d’un marché grâce au réseau de
distribution locale, à l’infrastructure logistique, à l’expertise des produits et des
marchés ainsi qu’au réseau de contacts professionnels de la SCI ;
Risque commercial limité car la vente est réalisée à partir du territoire domestique ;
Pas de prise en charge de la prospection, du transport, et des formalités liées à
l’exportation.
Inconvénients
Perte totale du contrôle de la politique commerciale export ;
Marges de l’exportateur généralement faibles ;
Exigences de la SCI au niveau des conditions générales de ventes, emballage, prix
souvent très élevés ;
Risque de ventes ponctuelles ;
Sélection sévère des fournisseurs par la SCI ;
Intermédiaires spécialisés, donc impossibilité d’y recourir sur tous les marchés ;
Intermédiaires susceptibles de commercialiser des produits concurrents.
Avantages :
Inconvénients :
La formule permet de répondre aux besoins d’entreprises qui ne disposent pas en interne
de suffisamment de moyens humains pour assurer leur développement export.
La formule intéressera l’entreprise qui ne dispose pas des moyens financiers et humains
suffisants pour se lancer à l’exportation, notamment sur certains marchés exports. Elle
constitue aussi un moyen d’approcher des nouveaux marchés sans mobiliser de ressources
importantes.
Les concessionnaires
La différence entre l’importateur et le concessionnaire est l’exclusivité de distribution
sur la zone que l’exportateur octroie au concessionnaire. C’est pourquoi on utilise aussi
parfois le qualificatif d’importateur exclusif. L’exclusivité du contrat de concession est
généralement réciproque : le concessionnaire s’engageant à ne pas distribuer de produits
concurrents sur la zone. L’exclusivité a parfois pour contrepartie l’achat de quantité minimale
par le concessionnaire.
Le contrat d’exclusivité est le moyen pour l’exportateur d’imposer un certain contrôle
sur la politique commerciale du concessionnaire en imposant par exemple la politique de prix
ou la publicité. Ces obligations sont cependant variables selon les contrats.
Tableau N° 0 5 : avantages et inconvénients de l’exportation indirecte sous forme de
concessionnaire
Avantages Inconvénients
Possibilité de garder la Perte partielle de la maîtrise du
maîtrise de la politique marché et de la commercialisation ;
commerciale si dans le Performances entièrement
contrat l’exportateur impose dépendantes du distributeur ;
des obligations sur la mise en Risque de rédaction de marge de
œuvre de la politique de l’exportateur.
commercialisation et
communication ou marché.
Source : [Link], [Link], [Link].P. 198.
Les principaux avantages des formules d’exportation indirectes sont de limiter les
risques de l’entreprise exportatrice et de ne pas mobiliser d’importantes ressources financières
et humaines. Elle permet aussi une approche rapide du marché. La contrepartie de ces
avantages est que l’entreprise exportatrice ne maîtrise pas ou faiblement, selon les clauses
contractuelles, la politique commerciale sur ces marchés. Or, pour certains produits, la perte
de la politique commerciale peut s’avérer préjudiciable pour l’entreprise.
Le risque est aussi la divergence des objectifs de l’exportateur et des intermédiaires. Les
intermédiaires rémunérés à la commission peuvent privilégier les résultats à court terme au
détriment des intérêts stratégiques et à plus long terme de l’entreprise comme par exemple en
délaissant des produits moins rentables pour eux. Enfin, les une connaissance du marché et
des clients.
Avantages Inconvénients
Plus grande efficacité grâce à la Difficulté à trouver des entreprises
mise en commun des moyens ; partenaires motivées, de tailles plus
Investissement financier limité, ou moins comparables, avec des
meilleure rentabilité des produits complémentaires et non
investissements commerciaux ; concurrents ;
Offre commerciale export plus Besoin d’un niveau élevé de
importante ; cohésion et de convergence de vues ;
Délégation des fonctions
administratives et logistiques. Groupement régi par des règlements
strict avec risque de devenir
paralysants
Avantages :
Inconvénients :
Risques de conflits d’intérêts (dans le cas où les agents locaux privilégient les intérêts
de l’entreprise porteuse).
La solution du portage est adaptée aux nouveaux exportateurs ou pour tester des
nouveaux marchés. L’exportation directe, indirecte ou concertée, présente l’inconvénient de
ne pas assurer de présence permanente de l’entreprise à l’étranger, ce que permet la
constitution de réseaux à l’étranger.
Les transitaires6 sont des intermédiaires qui prennent en charge la logistique (transport,
stockage) des flux de marchandises. Le contrat conclu avec le transitaire détermine sa
responsabilité en cas de défaillance des sous-traitants. Ainsi, un mandataire de transport
exécutant strictement les ordres de son client ne sera pas responsable de la défaillance d’un
sous-traitant. Au contraire, un commissionnaire de transport disposant d’une grande liberté et
coordonnant toute l’opération sera responsable de la bonne exécution du contrat.
Il est important de définir les termes du contrat appliqué entre les entreprises et les
transitaires. Dans ce contrat, il faut notamment que soient indiqués les délais de livraison et de
retour de la marchandise.
Le choix du transitaire est essentiel pour la réussite de l’opération. Il est préférable de
choisir un transitaire disposant de contacts sur place afin de régler rapidement tout litige avec
la douane étrangère.
1.3.2. Dédouanements
6
Chambres de Métier et de l’Artisanat, « Le guide pratique des procédures douanières », 2011, P.21.
www. [Link]
Au sein du bureau du dédouanement7, un référent unique douanier. Il est en charge du
suivi des procédures et instruira les autorisations des régimes économiques. C’est un
interlocuteur privilégié pour les entreprises.
7
Idem, P.14.
La procédure de déclaration d’exportation est exigée pour toutes les marchandises
exportées qu’elles soient ou non exonérées de droit et taxes ; celle-ci assigne un statut
juridique précis aux marchandises et elle est établie par le déclarant qui en assume la
responsabilité concernant l’exactitude des déclarations. Cette déclaration d’exportation
comporte un certain nombre d’indications (le nom et l'adresse de l’expéditeur et ceux du
déclarant), et l’identification des moyens de transport8. Le système SIGAD9 détermine les
marchandises qui doivent faire l’objet d’un contrôle, et ceux en fonction de quelques critères,
on distingue notamment :
Le circuit vert : celui-ci concerne les marchandises qui ne présentent pas de
présomptions de fraude et par conséquent ne sont pas soumises à un examen et leur
enlèvement est effectué immédiatement après règlement des droits et taxes ;
Le circuit orange : dans ce cas, l’enlèvement des marchandises n’est autorisé
qu’après le contrôle et l’examen des différents documents représentatifs de ces
dernières ;
Le circuit rouge : dans ce cas, les marchandises doivent faire l’objet d’un contrôle
physique obligatoire et les documents les concernant doivent être examinés.
8
HODY.O, VANDERSTICHELEN.B : « T.V.A et Douane : Guide pratique », édition KLUWER, Belgique,
2005, P87.
9
[Link]
Les déclarations électroniques peuvent s’effectuer de deux façons : soit par l’envoi de la
télé-déclaration aux douanes via un logiciel fourni par un prestataire de connexion (mode EDI
: Échange de Données Informatisées), soit par la saisie d’un formulaire à remplir en ligne via
le portail Pro. Douane (mode DTI / Transmission automatisée des messages). Ce dernier
mode est plus adapté pour les opérateurs ne réalisant pas un gros volume de déclarations.
La déclaration doit impérativement reprendre un certain nombre de données dont
notamment l’espèce tarifaire de la marchandise, sa valeur et son origine. Pour remplir une
déclaration, doivent être joints à celle-ci tous les documents dont la production est nécessaire
pour permettre l’application des dispositions régissant le régime douanier pour lequel les
marchandises sont déclarées. Lorsque la déclaration en douane est faite par voie électronique,
les autorités douanières peuvent dispenser l’opérateur de présenter certains de ces documents
qui doivent alors être tenus à la disposition des autorités douanières.
Déposer la déclaration en douane
Pour déposer une déclaration en douane, on distingue deux parties comme suit :
Les délais de dédouanement
A l’exportation, les marchandises destinées à être exportées doivent être conduites à un
bureau de douane ou dans les lieux désignés par le service des douanes. La déclaration doit
être déposée dans les délais fixés par les dispositions d’application du code des douanes
communautaire.
Le lieu du dédouanement
A l’exportation, les formalités doivent en principe être réalisées dans l’État membre
dans lequel l’exportateur est établi. Ce n’est qu’à titre exceptionnel ou pour des raisons
dûment justifiées, que peuvent être dédouanées les marchandises dans un autre État membre.
Dans ce cas, on peut établir une déclaration d’échanges de biens à des fins statistiques,
laquelle reprendra l’expédition qui s’effectue vers l’État membre, on peut effectuer les
formalités d’exportation par exemple vers un pays tiers à l’Union européenne.
Le bureau de sortie : le bureau de sortie atteste de la sortie des marchandises du territoire
douanier de la Communauté par la voie électronique et un message électronique au bureau
d’exportation. Le bureau d’exportation certifie ensuite par voie électronique au déclarant la
sortie des marchandises du territoire douanier de la communauté. L’exportateur peut ainsi
bénéficier de l’exonération de TVA.
Le bureau de sortie est soit le dernier bureau de douane avant la sortie du territoire
douanier de la Communauté, soit, le bureau de départ transit, soit le bureau auprès duquel un
contrat de transport unique a été émis.
Réglementations douanières spécifiques
La réglementation douanière fluctue en fonction des États. Certains sont très ouverts et
ont une réglementation très souple alors que d’autres disposent de règles strictes imposant
divers certificats et autorisations aux importations entrant dans leur pays.
1.3.3. Incoterm
C’est une expression10 anglaise signifiant « termes du commerce international ».Plus
clairement, il s’agit de clause standardisée, reconnue par tous les acteurs du commerce
international, qui permet de répartir clairement les coûts et les risques entre l’acheteur et le
vendeur lors de la conclusion et de la réalisation d’un contrat de vente à l’international. Les
incoterms déterminent dans le cadre d’un contrat international d’achat de marchandises, les
obligations réciproques du vendeur et de l’acheteur, sur le triple plan des risques, des frais, et
des documents11. Les conditions de livraison sont codifiées par des caractères alphabétiques
et numériques.
10
Chambres de Métier et de l’Artisanat, Op, Cit, P.25.
11
Chevalier. D : « la pratique de l’import », édition Foucher, Paris, 1995, p72.
Classement des incoterms
Les incoterms sont distingués selon trois types de classement qui sont :
12
Weiss. E : « Commerce international », édition Ellipses, France, 2008, p87.
13
Nguyenthe.M : « Importer : Inclus les Incoterms 2010 », 4éme édition d’organisation, Paris, 2011,
p52.
EXW (à l’usine : lieu convenu):
L'obligation du vendeur se limite à la mise à disposition de la marchandise dans son
local, c'est l'acheteur qui supporte tous les risques et frais inhérents au transport de la
marchandise.
Vente arrivée :
Le vendeur décharge ainsi l’acheteur de toute une série d’obligation et de risque, ce qui
peut constituer un exile preuve de vente. Ces incoterms seront évités par le vendeur s’il ne
dispose d’aucune expérience en matière de transport notamment vers la destination visée par
l’incoterm. Elle comprend le groupe D :
DAT (rendu au terminal) :
L’acheteur doit obtenir toute précision sur la date et lieu exact de dépôts des
marchandises afin de pouvoir les récupérer sans obstacle.
DAP (rendu au lieu de destination) :
L’acheteur ne doit pas hésiter à demander des offres selon plusieurs incoterms afin de
comparer ses coûts de transport avec ceux de son vendeur.
DDP (rendu droit acquitté : lieu convenu) :
Ce terme définit l'obligation maximale pour le vendeur, dans la mesure où il met la
marchandise non déchargée à l'arrivée, à la disposition de l'acheteur, au lieu convenu dans le
pays d'importation. Le vendeur supporte tous les frais et risques jusqu'à la livraison finale. Il
est chargé également du dédouanement à l'importation ainsi que du paiement des droits et
taxes exigibles liés à la livraison de la marchandise au lieu convenu.
14
Nguyenthe. M, Op, Cit, P.51.
éloignées géographiquement, ils ont des langues différentes et des législations nationales qui
sont souvent divergentes.
Il faut souligner que ces risques sont dus à l’expulsion technologique en matière de
transport et des télécommunications, l’accélération de la mondialisation de l’économie et de la
globalisation financière, de la concurrence et des mutations de l’environnement commercial.
Pour se couvrir contre les risques, toute entreprise doit disposer d’une stratégie
préventive en informant le personnel sur les méthodes à mettre en place pour l’identification
des risques et le recours optimisé à des techniques de couverture.
Les causes de défaillance d’entreprise sont multiples. Elles sont liées à l’état de la
conjoncture économique et l’absence d’une politique préventive des risques, il faut ajouter
aussi que la crise de trésorerie est l’une des causes de défaillances pour faire face à ce type de
risque, tout vendeur a le choix entre trois alternatives :
Le risque de change est lié à toute transaction internationale, surtout pour la partie qui ne
traite pas dans sa propre monnaie. La plupart des exportations marocaines reçoivent des fonds
libellés en monnaies étrangères, ce qui pose pour eux un risque de change soit à la hausse, soit
à la baisse, d’où la nécessité de se couvrir et de se protéger.
Pour remédier ce problème, plusieurs techniques de protection contre le risque de change ont
été mises en place comme l’instauration dans les salles de marchés qui donnent la possibilité
aux deux parties de négocier le taux de change.
L’Algérie a subi des échanges économiques depuis son indépendance. A la fin des
années 80, elle a vécu une transformation radicale de son environnement économique, induit
par le passage de l’économie administré à l’économie de marché. Cette transformation s’est
accentuée par une ouverture internationale, qui offre une opportunité pour le commerce
extérieur et aux exportations en particulier.
Depuis un certain nombre d’années, la promotion des exportations hors les hydro-
carbure a été inscrite comme objectif stratégique par la totalité des gouvernements qui se sont
succédés. Un certain nombre de mesures visant à assurer une gestion plus souple,
décentralisée, des opérations du commerce extérieur, au lieu et à la place de la gestion
administrative, ont été prises.15
Valeur en 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
million USD
Exportation
hors 1158 1332 1937 1066 1526 2062 2062 2165 2810
hydrocarbure 1099
Exportation
hydrocarbure 43937 53456 58831 77361 44128 55527 71427 69804 63752 60146
Totales des
exportations 45036 54613 60163 79298 45194 57053 73489 71866 64974 62956
Source : Document de l’Agence Nationale de Développement et de l’Investissement
15
Ben Bayer. H, Salem. A et Tibouche. A : « Les pratiques des entreprises a l’exportation », Cahier du cread
N°39, 1997.
16
Agence National de Développement de l’Investissement (ANDI), « Bilan du commerce extérieur de
l’Algérie », 2015.
[Link]/fr
Pour le pouvoir public algérien, le secteur des hydrocarbures continuera de contribuer
aux équilibres financiers internes et externes, il représente 70% des recettes fiscales depuis
2000. Il faut noter, que cette dépendance aux hydrocarbures représente un élément de fragilité
au choc externe. Nous constatons la faiblesse structurelle de l’économie locale et sa
dépendance vis-à-vis des hydrocarbures et qu’elle est basée exclusivement sur les ventes de
ces données.
En 2014 pour le premier trimestre, les exportations se sont établies à 62,95 mds USD,
contre 64,97 mds USD en 2013, en légère baisse de 4,47%, en raison essentiellement d’un
repli de près de 4,5% du montant des exportations des hydrocarbures18. Les hydrocarbures ont
représenté toujours l’essentiel des exportations algériennes avec une part de 95,54% du
volume global des exportations, soit 60,15 mds USD en 2014 (les neuf premier mois) contre
près de 63 mds USD en 2013, en baisse de 2,85 mds USD. En effet, le Sahara Blend, le brut
de référence algérien, s’affichait en baisse à 99,68 dollars en 2014 contre 109,38 dollars en
2013, avait indiqué récemment un rapport de l’OPEP qui a également fait états d’une légère
baisse de la production annuelle pétrolière de l’Algérie en 2014 en s’établissant à 1,192
millions de barils/jour contre 1,203 barils/jour en 201319.
17
L’Agence Nationale de Développement et de l’Investissement
18
[Link]
19
CDER
htt://[Link]/[Link] ?article4380
Le montant de la valeur des exportations algériennes hors hydrocarbures est, chaque
année, très loin de traduire les potentialités réelles du pays. Elles ne trouvent pas encore leur
pleine expression à travers une diversité de produits potentiellement exportables.
A partir de 1996, les pouvoirs publics ont commencé l’instauration des dispositifs pour
promouvoir les exportations hors hydrocarbures. Par ailleurs, le niveau des exportations hors
hydrocarbures demeure, très faible et insignifiant comparé au volume global des exportations
de l’Algérie, elles ne représentent que 2.5 à 3% de part de l’exportation totale, et leurs recettes
ne dépassent pas 2.5 milliards de dollars.
Les exportations hors hydrocarbures ont enregistré une légère augmentation, passant de
1099 millions USD en 2005 à 1937 millions USD en 2008. Une chute des exportations totales
enregistrées en 2009, passant de 79298 millions USD à 45 194 millions USD, cette
dégradation est justifiée par la crise financière internationale21. Selon les statistique de CNIS,
durant les cinq années 2010 à 2014, les exportations hors hydrocarbures réalisent un
accroissement de 1526 millions USD en 2010 à 2810 millions USD en 2014, soit 4,46% du
montant global des exportations, un taux qui reste marginal par apport au potentiel du pays.
20
Redouane. A : « Développement des PME et promotion des exportations : qu’elles perspectives pour
l’Algérie ? », mémoire préparé pour l’obtention du diplôme de magister, Université A. Mira de Béjaia, 2009,
p72.
21
Réalisé à partir des données de CNIS.
61,2%), des biens alimentaires avec 323 millions USD (baisse de 19,65%) et les produits
bruts avec 110 millions USD (hausse de près de 1%) par rapport à l’année 2013. Le centre des
Douanes relève une baisse pour les exportations du groupe « biens d’équipements
industriels » à 15 millions USD (-46%) et pour les « biens de consommation non
alimentaires » à 10 millions USD (-41,2%)22.
22
CDER (Centre des Douanes et d’Energie Renouvelable).
Eaux (y compris les 24,25 1,56 11,32 0,55 -53,32
eaux minérales)
Sous Total 1 370,46 88,02 1 912,30 93,19 39,54
Les principaux produits hors hydrocarbures exportés, sont constitués essentiellement par
le groupe « demi-produits » qui représente une part de 3,50% du volume global des
exportations. Le groupe « biens alimentaires » vient en seconde position avec une part de
0,47%, suivi par les groupes « produits bruts » et les « biens d’équipements industriels », avec
les parts respectives de 0,17% et 0,02%.et enfin, le groupe des « biens de consommations non
alimentaires » avec une part de 0,01%23.
23
CNIS : « Statistique du commerce extérieur de l’Algérie »,1er trimestre 2014.
24
R. Abdenour et autre, « le défi de la qualité pour les entreprises nationale exportatrices », mémoire, INC,
2007, p.10.
Insuffisance de l’offre nationale de produits à l’exportation (en quantité, et surtout en
qualité), la gamme des produits offerte à l’export se limite à quelques produits
agroalimentaires ;
L’absence d’une mise à niveau technologique qui se traduit par des insuffisances en
termes de conformité, de présentation, d’emballage, d’innovation technique et
technologique.
Ces avantages sont accordés aux entreprises qui exercent une activité destinée
exclusivement à l’exportation et aux investisseurs qui réalisent une partie de leur chiffre
d’affaires à l’exportation25.
25
Ministère du commerce, direction de la promotion des exportations, « Recueil relatif aux avantages et
facilitations accordés aux exportations hors hydrocarbures », Avril 2007, p.5.
[Link]
26
Article 138 du code des impôts directs et taxes assimilées modifié par l’Article 06 de Loi de finances pour
2006.
27
Article 220-3 du code des impôts directes et taxes assimilées.
28
Article 209-3 C I D abrogé par l’Art 13 de la L F 2006.
[Link]. Facilitations douanières
Toujours dans l'intérêt de promouvoir les exportations hors hydrocarbures, les régimes
économiques douaniers accordent aux entreprises qui transforment des produits de bénéficier
de la suspension de droits et taxes29. Ces régimes sont fixés par la législation algérienne dans
le cadre de la loi n°79-07 du 21 juillet 1979. Puis, cette loi a été modifiée et complétée par la
loi n°98-10 du 22 août 1998 portant code des douanes dans son chapitre 7. Ces régimes
comprennent :
L'entrepôt des douanes : l'entrepôt des douanes est un régime douanier qui permet
l’emmagasinage des marchandises sous contrôle douanier dans les locaux agréés par
l’administration des douanes en suspension des droits et taxes et des mesures de
prohibition à caractère économique.
Ainsi, les modalités et conditions d’exercice de l’entrepôt public et privé sont fixées par
les décisions du Directeur Général des Douanes n°05 et n°06 du 03 février 1999.
29
Ministère du commerce, direction de la promotion des exportations
6.[Link]
30
Articles 186, 187 et 188 du code des douanes et la Décision d’application du Directeur Général des Douanes
n°17du d 03 février 1999.
31
Les articles de 193 à 196 du code des douanes et la décision du Directeur Général des Douanes n°13 du 03
février 1999 relatifs à l’exportation temporaire.
Cinq mesures de facilitations ont été mises en œuvre par l’Entreprise Portuaire d’Alger
(EPAL) depuis le début de l’année 2003. Celles-ci portent sur :
l’affectation d’un magasin aménagé à recevoir en priorité les marchandises destinées à
l’exportation d’une superficie de 1000 m2 ;
l’affectation d’une terre de 1862 m2 à la zone centre pour la mise à quai des
marchandises destinées à l’exportation ;
une franchise de 10 jours pour le paiement des frais d’entreposage et de magasinage
avant l’embarquement des marchandises d’origine algérienne destinées à l’exportation ;
des dégrèvements modulés des frais de manutention et d’acconage pour les cargaisons
à exporter, selon la régularité et le volume des opérations ;
l’ouverture d’un bureau de liaison permanent de l’entreprise portuaire, et disposant
d’une ligne téléphonique, au terminal à conteneurs (guichet unique) pour informer les
opérateurs et faciliter les expéditions des exportateurs.
Comme tous les autres pays, l’Algérie a mis en place plusieurs organismes publics dans
le cadre de sa politique commerciale. Ces derniers ont non seulement pour objectif ultime la
promotion du commerce extérieur algérien, mais également d’assoir une réelle politique de
soutien aux exportations hors hydrocarbures, véritable défi qu’il faut relever, en offrant aux
entreprises nationales un meilleur accompagnement dans leur processus d’exportation.
L’amélioration du cadre institutionnel s’est notamment traduite par :
[Link]. Fonds Spécial pour la Promotion des Exportations hors hydrocarbures (FSPE)
Institué par la Loi de finances pour 1996, le Fonds Spécial pour la Promotion des
Exportations (FSPE) est destiné à apporter un soutien financier aux exportateurs dans leurs
actions de promotion et de placement de leurs produits sur les marchés extérieurs, à travers les
rubriques suivantes :
Le fonds participe au financement des frais de transport. Ainsi, il prend en charge (25%)
des frais de transport sur chaque opération d’exportation. Un taux uniforme pour toutes les
destinations et tous les produits sauf pour les dattes (80%) et ce, pour toutes destinations de ce
produit. A cette aide font exception, les déchets, des produits de récupération ainsi que des
peaux brutes, préparées ou semi-finies qui ne sont pas éligibles à l’aide de l’Etat en matière de
transport, et de toute marchandise exportée dans le cadre d’un accord intergouvernemental de
remboursement de la dette32.
Pour faire connaitre les produits algériens au niveau international et dans le but de
promouvoir les exportations hors hydrocarbures, le ministère du Commerce organise des
foires à l’étranger et programmes de participations officielles de l'Algérie aux foires
internationales et aux expositions spécifiques des produits algériens organisées dans certains
pays.
Le FSPE couvre les frais de participation des entreprises algériennes aux foires et
expositions, que ce soit à l’étranger ou au niveau national avec des taux différents pour
chaque participation.
La prise en charge partielle du taux d’intérêt du crédit d’exploitation accordé par les
banques algériennes à hauteur de trois pour cent (3%) et ce, au titre du crédit consommé dans
la limite du montant du chiffre d’affaires réalisé à l’exportation durant la même période.
L’octroi d’une prime d’incitation à l’exportation de33 :
Cinq (5) Dinars par Kilogramme pour les dattes en vrac (dattes naturelles ayant subi
les opérations de désinsectisation, de triage et de mise en emballage allant jusqu’au 12Kg) ;
Huit (8) Dinars par Kilogramme pour les dattes conditionnées en emballages
divisionnaires d’un Kg et moins.
32
Voir le site officiel de l’ALGEX. « [Link] ».
33
Décision interministérielle n°130 du 10-12-2002 modifiant et complétant les dispositions de la décision
interministérielle n°767 du 24 octobre 2001, portant soutien de l’Etat aux exportations des dattes.
l’Office de Promotion des Exportations (PROMEX) qui est créé par le décret exécutif n°96-
234 du 1er octobre 1996, et dont les missions se limitaient à l’information commerciale et au
conseil ainsi que le soutien à apporter aux entreprises à tous les stades de leurs démarches
internationales.
La CAGEX est une société par action qui a été créée en 199635 afin de constituer un
instrument supplémentaire d’appui aux exportations hors hydrocarbure. Elle est spécialisée
dans l’assurance-crédit à l’exportation et chargée de la couverture des risques à l’exportation,
de la garantie de paiement en cas de défaillance de l’acheteur (risques commerciaux et risques
politiques : insolvabilité, guerres,…etc.) et informer les exportateurs quant à la solvabilité de
leurs acheteurs étrangers se qui leur permettra de sélectionner leur clientèle, sécuriser
l’exportateur dans leurs activités en les assurant l’obtention du paiement de leurs créances
quels que soient les aléas. Elle offre aussi plusieurs prestations aux opérateurs économiques à
travers des mesures d’accompagnement, notamment dans l’accès aux informations sur les
marchés extérieurs, et propose plusieurs formules de contrats d’assurances, dont celles des
34
Chapitre III, article 20 du Journal Officiel de la République Algérienne N° 43, 20 juillet 2003.
35
La CAGEX est régie, entre autres, par l’article 4 de l’ordonnance 96/06du 10/01/1996.
crédits et des expositions. Cette compagnie a aussi passé des accords de coopération avec une
dizaine d’organismes similaires dans le monde et en particulier avec la COFACE afin de faire
partie du réseau mondial des assureurs et donc de mieux prêter l’assistance aux exportateurs.
Le CNCPE a été créé par le décret exécutif n°04 -173 du 12 juin 2004. Son rôle est de
contribuer à la définition des objectifs et de la stratégie de développement des exportations et
de procéder à l’évaluation des programmes et actions menées et, enfin, de proposer toute
mesure qui devra favoriser l’expansion des exportations hors hydrocarbures.
de fournir aux pouvoirs publics, sur leur demande ou de sa propre initiative, les avis,
les suggestions et les recommandations sur les questions et préoccupations intéressant
directement ou indirectement, au plan national, les secteurs du commerce, de l'industrie et des
services ;
d'organiser la concertation entre ses adhérents et recueillir leur point de vue sur les
textes que lui soumettrait l'administration pour examen et avis ;
d'effectuer la synthèse des avis, recommandations et propositions adoptés par les
chambres de commerce et d'industrie et de favoriser l'harmonisation de leurs programmes et
de leurs moyens ;
de réaliser toute action d'intérêt commun aux chambres de commerce et d'industrie et
de susciter leurs initiatives ;
d'assurer la représentation de ses chambres auprès des pouvoirs publics et de désigner
des représentants auprès des instances nationales de concertation et de consultation ;
d'entreprendre toute action visant la promotion et le développement des différents
secteurs de l'économie nationale et leur expansion notamment en direction des marchés
extérieurs.
36
Voir le site officiel de CACI. «[Link] ».
2.3.4. Les Accords préférentiels
Les accords préférentiels conclus par l’Algérie constituent un véritable levier pour le
développement des exportations HH. Il s'agît en particulier37 :
37
République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère du Commerce : « les exportations hors-
hydrocarbures algériennes », 2008, P08.
38
Ibid.… P12.
nationales comme la CAGEX, PROMEX, FSPE…etc. Tout ceci pour encourager et
promouvoir les exportations Algériennes HH.
Conclusion
L’exportation est le fait de céder des produits et /ou services destinés à être
commercialisés et vendus sur le marché étranger. On distingue entre les entreprises totalement
exportatrices dont la cession porte sur l’ensemble de sa production, et les entreprises
partiellement exportatrices, dont la cession porte plutôt sur une partie de la production.
Les exportations hors hydrocarbures en l’Algérie sont toujours marginales : elles restent
dominées par les hydrocarbures. Les principaux produits exportés sont constitués
essentiellement de dérivés d’hydrocarbures et de produits agroalimentaires. Les produits hors
hydrocarbures exportés sont constitués essentiellement par les « demi-produits », suivi par les
biens alimentaires, les produits bruts, les biens d’équipement industriels et les biens de
consommation non alimentaires pour chaque groupe de produit.
Introduction
Quelques objectifs du processus d’exportation d’un produit sont élaborés par l’entreprise
peuvent être regroupés dans les points suivants :
En se lançant sur des marchés étrangers, l’entreprise exporte son nom, ses produits et
son savoir-faire, ce qui lui permettra de se faire connaître sur les places étrangères et de
gagner une autorité internationale.
L’accroissement de la rentabilité
Dans la mesure où les prix à l’export permettent de dégager des marges suffisantes, les
résultats bénéficiaires vont progresser.
La dynamisation de l’entreprise
Si on dispose d´une base commerciale étendue, on peut produire à grande échelle, ce qui
nous permettra de maximiser les ressources.
Le premier facteur se situe dans les gains d’efficacité, qui résultent de la spécialisation
en fonction de l’avantage comparatif existant, c'est-à-dire du coté de la demande. Les
exportations constituent des ventes sur le marché international, qui est bien plus large et plus
riche que le marché intérieur, ce qui a pour effet d'ancrer la demande sur un marché des fois
plus exigeante, mais aussi bien plus importante, avec des possibilités de croissance beaucoup
plus intéressante. Ceci est vrai pour l'ensemble des pays, mais encore plus pour les petits pays
et les pays pauvres où la demande intérieure effective est fortement contrainte par l'étroitesse
du marché et des revenus ;
De ce fait, chaque opération d’exportation, quelque soit son mode de règlement, repose
sur la confiance entre les partenaires. Les trois modes de paiement internationaux sont les
suivants : le transfert libre, la remise documentaire et le crédit documentaire.
Il est clair que le transfert libre soit fondé sur une opération commerciale, librement
engagée par les deux partenaires dans le cadre de la réglementation des changes. Dans ce cas,
la réalisation du transfert libre est conditionnée en premier lieu, par une ouverture d’un
dossier de domiciliation, à l’expédition des marchandises et des documents par l’exportateur,
directement à l’adresse de l’importateur. Et en second lieu, intervient le règlement d’ordre de
l’acheteur en faveur du vendeur, par l’intermédiaire du circuit bancaire, à travers un réseau
des correspondants, pour créditer directement le compte du vendeur.
Nous constatons que s’il s’agit d’un transfert d’acompte, le douanier et la facture
définitive, ainsi que le document de transport ne sont pas exigés. Toutefois, ce transfert doit
39
Ousalem.A. A, « Les techniques de paiement des opérations de commerce international à l’importation »,
mémoire de fin d’études, Institue National Spécialisé de la formation professionnelle, promotion(INSFP),2008.
s’effectuer dans le cadre d’un dossier de domiciliation, d’une autorisation spéciale et d’une
caution de restitution d’acompte.
- Un ordre de transfert ;
- Une facture définitive ;
- Un document douanier D 10 ex.
La direction des opérations de commerce extérieur, à la réception du dossier, se charge
de l’achat de devise aux niveaux de la Banque d’Algérie, puis envoie un SWIFT en faveur de
la banque du bénéficiaire pour le règlement définitif de l’exportateur.
Le seul rôle des banques, dans cette transaction, consiste à exécuter les instructions de
paiement du donneur d’ordre, dans le respect des pratiques de règlements internationaux.
Direction Bénéficiaire
Etranger
Ordre de Paiement
Achat de Devises
Correspondant Règlement
Couverture
Transfer
Compte
Direction Banque
Trésorerie Alimentation D’Algérie
Compte
Source : A. RAFIK, « les opérations de commerce extérieur, le crédit documentaire », édition Avril
2009, p, 29 .
Après avoir acheté de devise auprès de la Banque d’Algérie, cette dernière transfert ce
devise en faveur du compte de la banque par le Swift de correspondant choisi pour régler le
bénéficiaire. Le règlement de bénéficière se fait par le montant réel suivant les étapes ci-
dessous :
De l’examen de ce mode de paiement, il s’avère qu’il présente des avantages tels que :
Elle est simple : elle garantit le vendeur pour autant qu’il respecte ses propres
engagements, et crédibilise l’acheteur ;
Elle est souple : le vendeur transmet directement à l’acheteur les documents requis et
l’acheteur reste maître de ses règlements, dans les limites fixées au contrat commercial, qui
peuvent être effectués par transferts, les documents étant reçus directement par l’importateur,
il en résulte un gain de temps pour les formalités de dédouanement ;
Elle est peu coûteuse : le donneur d’ordre ne paie que les frais d’émission et une
commission de risque ;
40
[Link] et [Link] « Management des opérations de commerce international »DUNOD Edition, p 336.
:
Schéma 2 : Une remise documentaire
Acheteur
Vendeur
donneur d’ordre (1)
Tiré
tireur
(4) (6) (2)
(3)
Banque Banque présentatrice
remettante Banque correspondant de
Banque du (5) la banque remettant dans
vendeur pays de l’acheteur
Exportateur Importateur
(1)
Tireur Tiré
Le fonctionnement
La procédure de document contre paiement se déroule comme suite :
(1). Réception et exécution de la commande et expédition des marchandises par
l’exportateur ;
(4). La banque présentatrice ne peut délivrer les documents que contre paiement ;
alors les deux opérations de rémission et de paiement se réalisent simultanément ;
(5). La banque présentatrice ne peut délivrer les documents que contre paiement ;
alors les deux opérations de rémission et de paiement se réalisent simultanément ;
Selon les règles dictées par la CCI, l’acheteur peut bénéficier des paiements partiels du
montant de la facture surtout lorsqu’il s’agit d’une grosse somme. Cette facilité est accordée
par deux manières :
l’exportateur délivre plusieurs factures sur l’importateur, portant les montants des
paiements partiels autorisés. En effet, l’importateur ne dédouane que la quantité
correspondant à la facture qu’il règle ;
L’exportateur peut exiger un paiement à vue, et délivre des traites du restant dû,
partagé par les tranches des paiements partiels autorisés. Ces traites seront échelonnées sur les
dates fixées pour les règlements partiels, que l’importateur doit accepter.
Exportateur( 1) Importateur
Tireur Tiré
Les avantages :
- l’acheteur ne peut pas retirer la marchandise en douane sans avoir préalablement réglé
à sa banque le montant de la facture due au fournisseur étranger ;
- La procédure est plus souple que le crédit documentaire, moins formaliste, moins
rigoureuse sur le plan des documents et des dates ;
- Le coût bancaire est minime ;
Les inconvénients :
- Si le client ne se manifeste pas, la marchandise est immobilisée, il faudra la vendre sur
place à bas prix ou la rapatrier et donc payer à nouveau des frais de transport ;
- L’acheteur peut invoquer de nombreux motifs pour ne pas payer ;
- Cette pratique favorise la renégociation à la baisse des prix par l’acheteur (risque de
marchandage).
Nous notons que si la marchandise est acheminée par bateau, elle ne peut être livrée à
l’acheteur que contre remise du connaissement. En revanche, dans le cas des autres modes de
transport, elle risque d’être livrée à l’acheteur, s’il en est le destinataire, sans que celui-ci ait
nécessairement à remettre le moindre document, et, par conséquent, sans qu’il y ait eu
préalablement paiement ou acceptation de traite par l’acheteur. Par ailleurs, malgré le
règlement de l’acheteur à sa banque, le vendeur est tributaire du risque politique de non-
transfert, celui-ci peut être couvert par une assurance Coface.
Il s’agit donc d’un engagement écrit conditionnel de paiement donné par une banque (la
banque émettrice), en faveur du vendeur (le bénéficiaire), et délivré à ce dernier à la demande
et conformément aux instructions de l’acheteur (le donneur d’ordre).L’engagement est lié à la
présentation par le vendeur d’un ensemble précis de documents conformes aux instructions de
l’acheteur et ceci dans un délai déterminé. C’est une technique de paiement assez lourde à
gérer mais qui offre une grande sécurité.
Le crédit documentaire garantit au vendeur le paiement sous réserve de présenter les
documents requis dans le crédit documentaire, ont été respectées sur le plan documentaire :
- Certificat de performance ;
- Certificat d’inspection ;
41
[Link], [Link], op, cit, p.148.
- Certificat sanitaire ;
- Certificat d’origine.
[Link].Les intervenants
Le donneur d’ordre
C’est l’acheteur qui négocié un contrat commercial avec un fournisseur étranger ; il
donne à sa banque des instructions d’ouverture du crédit documentaire en faveur de son
fournisseur, ou il précise, entre autres, les documents qu’il désire et le monde de règlement.
La banque émettrice
C’est la banque de l’acheteur qui, après avoir reçu des instructions de son client, émet le
crédit documentaire, c’est-à-dire procède à son ouverture.
La banque notificatrice
La banque confirmant
Cette banque ajoute sa confirmation à un crédit conformément à l’autorisation ou à la
demande de la banque émettrice. Dans un crédit documentaire confirmé, la banque confirmant
(généralement située dans le pays du vendeur) donne un engagement indépendant à payer si
les documents requis présentés sont conformes42 et les termes et conditions du crédit sont
respectés.
Le schéma suivant représente les acteurs du crédit documentaire et les opérations réaliser
entre eux.
42
Une présentation conforme signifie une présentation qui est en conformité avec les termes et conditions du
crédit, les dispositions applicables de ces règles et les pratiques bancaires internationales standard.
Schéma 5 : Crédit documentaire et son fonctionnement
Importateur
L’importateur
La banque de demande à sa
L’acheteur
l’importateur remet banque
dédouane la
les documents à ce l’ouverture d’un
marchandise
dernier crédit
documentaire
Banque de l’importateur
La banque de
l’importateur
La banque de réalise l’ouverture
l’exportateur envoi du Credoc. Et elle
les docs à la banque garantie le
de l’importateur qui paiement
la crédite
Banque de l’exportateur
La banque de
l’exportateur s’engage
seulement de prévenir
L’exportateur remet le bénéficiaire de L’exportateur expédie
les documents à sa l’ouverture du Credoc les marchandises et
banque qui la crédite reçoit la contre partie
de cette marchandise
Exportateur (bénéficiaire)
Source : Document interne de la BEA de Bejaia relatif au CREDOC
43
[Link]
temps, la chambre de commerce international établi un modèle standard de lettre d’ouverture
de crédit qui comprend toutes les clauses et les particularités pouvant survenir.
D’après [Link] et H.Martini44, le crédit révocable est un crédit qui peut être amendé
ou annulé par la banque émettrice à tout moment, et sans avis préalable au bénéficiaire.
Cependant, celle-ci ne peut plus exercer cette faculté à partir du moment où les documents ont
été présentés par le bénéficiaire à la banque notificative. Nous constatons que ce mode de
règlement est rarement utilisé. Bien qu’il accorde beaucoup de souplesse à l’acheteur, il ne
constitue aucun engagement ferme de paiement à l’exportateur.
44
[Link] et [Link], op, cit, page 340.
45
(Art ,9 des règle et usances uniformes (RUU 500).
Le crédit documentaire irrévocable et confirmé
Cette forme de Credoc apporte une double garantie de paiement au vendeur bénéficiaire
car en plus de l’engagement ferme de payer, pris par la banque émettrice, cette dernière
demande à son correspondant de notifier le crédit documentaire au bénéficiaire en y ajoutant
sa confirmation prenant ainsi un engagement ferme de paiement, couvrant ainsi les risques de
défaillance de la banque émettrice et du pays de résidence de celle-ci.
La banque correspondante est appelée dans ce cas la banque confirmatrice. Le Credoc
irrévocable et confirmé représente un gain de temps pour le paiement du Credoc du fait de la
proximité de la banque confirmant du lieu de résidence du vendeur bénéficiaire, les deux se
trouvant dans le même pays.
Par ailleurs, deux facteurs peuvent amener aussi le vendeur à recourir à cette forme de crédit :
Le standing de la banque émettrice ;
Le risque pays de l’acheteur.
Le vendeur peut avoir des doutes sur la situation financière de la banque émettrice ou
sur la crédibilité du pays de résidence de l’acheteur. C’est pour ces raisons qu’il demande une
deuxième garantie matérialisée par la confirmation du crédit par une seconde banque installé
dans un pays.
L’article 9 des Règle d’Usances Uniform (RUU) 500 impose à la banque notificatrice
d’informer la banque émettrice de son incapacité à confirmer un crédit quelque soit la raison,
en vue de permettre à cette dernière de demander à une autre banque de le confirmer.
La date de facture ;
La date de document de transport ;
La date de reconnaissance des documents conformes par la banque réalisable.
Par acceptation : La banque accepte une traite contre les documents, le tiré est la
banque émettrice et le tireur est le bénéficiaire (l’exportateur) ;
Par négociation : La banque escompte une traite tirée sur elle-même ou sur la banque
émettrice contre des documents conformes. Il s’agit d’un escompte « sauf bonne fin »excepté
si le crédit est confirmé.
Les avantages
Une garantie de paiement du fait qu’une banque accepte d’ouvrir un crédit
documentaire constitue un indicateur de solvabilité du client étranger ;
Une sécurité totale qui permet de ne pas recourir à l’assurance-crédit, pour les crédits
documentaires irrévocables et confirmés ;
La réalisation de l’opération commerciale dans la condition optimale peut être espérée
par l’acheteur, compte tenu de la vigilance des banques, lors du contrôle des documents.
Les inconvénients
Ce procédé engage la responsabilité des banques, ce qui génère des coûts relativement
importants, surtout s’il s’agit de petites opérations de faible montant ;
Durée trop longue dans la circulation des documents originaux pour les expéditions en
aérien et les trajets maritimes courts ;
Le crédit documentaire est jugé anti-commercial, puisqu’il réduit la capacité du
vendeur à pratique des politiques de marketing plus souples, surtout dans un environnement
de forte concurrence.
[Link]. Le coût
Pour évaluer le coût, l’exportateur doit prendre en compte non seulement le prix du fret,
mais aussi les frais accessoires : l’acheminement, le coût des intermédiaires, les formalités
douanières… Il est important d’établir des tableaux comparatifs des coûts et prendre en
compte les différentes prestations.
46
Source : LOTH.D : « L’essentiel des techniques du commerce international », édition PUBLIBOOK, Paris,
2009, P29.
[Link]. La sécurité de l’acheminement
Il s’agit de la sécurité des marchandises face aux risques d’endommagement de vol de
perte… etc. L’importance du critère de sécurité est liée au type des marchandises à livrer.
Se lancer sur les marchés internationaux est un grand pas à franchir pour de nombreuses
entreprises qui ne connaissent que leur marché domestique. Alors, il est important pour la
survie de l’entreprise de clairement identifier les raisons qui la poussent à exporter et de bien
maîtriser les modes de paiement et le transport international de marchandises.
La démarche d’exportation est présentée en cinq grandes étapes qui sont les suivantes :
47
Marrakchi. A: « Guide CGEM Export », 2012, p.08.
[Link]
Il est donc primordial, avant de faire un plan à l’exportation, de bien évaluer les forces et
les faiblesses de l’entreprise. En répondant aux questions d’un diagnostic export, on aura une
meilleure idée du niveau de préparation de notre entreprise et on sera en mesure de connaître
les faiblesses nécessitant une amélioration avant d’aborder un marché étranger.
Cette étape est cruciale, car elle peut faire la différence entre la réussite et l’échec sur le
marché international. Le diagnostic s’exprime en deux dimensions :
[Link].Diagnostic interne
L’entreprise
Une entreprise qui a démarré depuis quelques années possède certainement une solide
expérience dans le milieu des affaires et maîtrise mieux son environnement. Elle produitun
bien de qualité reconnu sur le marché local qui répond aux besoins des clients et génère des
48
Pasco-Berho. C : « Marketing international en 23 fiches », édition Dunod, Paris, 2008, p37.
49
idem
flux financiers stabilisés. Les questions posées visent donc la croissance de son chiffre
d’affaires, le nombre d’employés dont elle dispose, sa capacité d’emprunt et de production au
cas où elle ferait face à une augmentation excessive de la demande pour son produit ou son
service.
Pour faire suite à l’analyse de l’entreprise, il est important de s’interroger sur le besoin
d’exportation. La réussite de l’exportation dépend des réseaux pour lesquels l’entreprise veut
que son produit se retrouve sur le marché cible.
L’entreprise souhaitant exporter doit être motivée et déterminée car l’exportation requiert
du temps et des efforts importants. Il faut être sûr de pouvoir rivaliser avec la concurrence
existant sur le marché cible. Après avoir examiné les motifs, il faut fixer ses objectifs. Ces
derniers doivent être clairs et réalistes et sont primordiaux pour l’entrée d’un produit ou
service sur le nouveau marché.
Le produit
Les questions dans ce cas aborderont autant l’aspect fondamental du produit que son aspect
extérieur, comme par exemple l’emballage. L’objectif est de s’interroger sur les
caractéristiques du produit, de mettre le point sur ses points forts et ses points faibles pour
connaître les chances de réussite d’une éventuelle exportation sur le marché cible.
Les prix
Après avoir planifier sa stratégie d’entrée sur le marché cible, il faut déterminer le prix à
l’export, et pour rester compétitif, il ne faut rien laisser au hasard. La culture d’affaire, la
perception du produit, la concurrence, la taille et le potentiel du marché, la stratégie
marketing, les coûts fixes et les coûts variables sont toutes des composantes à considérer dans
le calcul du prix à l’export. Les questions dans ce cas chercheront à savoir si tous ces facteurs
cités ont été pris en compte lors du calcul du prix à l’export.
- Taux de change ;
- Etudes de marché et vérification de solvabilité ;
- Assurance risques et assurance débiteurs ;
- Frais d’acheminement de la marchandise à destination ;
- Tarifs d’affranchissement internationaux, frais de téléphone et de télégraphie ;
- Droit du quai et frais de port ;
- Commissions, formation et autre coût liés aux représentants à l’étranger ;
- Consultants et transitaires ;
- Coûts de conditionnement, de marquage et d’étiquetage.
Le prix fixé reflètera la valeur du produit, son état, sa qualité, son cycle de vie et
l’incoterm retenu. Les facteurs qui interviennent dans l’élaboration du prix sont pour
l’essentiel : la situation concurrentielle, le niveau de la demande pour le type de produit sur le
marché visé sans oublier les coûts occasionnés par le transport.
Concernant la concurrence sur les marchés étrangers comme sur le marché intérieur,
peu d’entreprises peuvent se permettre de fixer un prix sans tenir compte des prix de
leurs concurrents. La règle serait que si de nombreux concurrents sont déjà présents
sur le marché, il vous faudrait probablement fixer un prix égal ou inférieur à celui de
marché pour saisir une part de marché. En revanche, si un produit ou service est
nouveau dans ce marché, il fut peut être fixé un prix plus élevé que les prix
concurrents ;
Concernant la demande de marché sur les marchés étrangers, comme sur le marché
national, la demande influe sur le prix. Il faut donc savoir quel est le prix que le
marché peut absorber.
Concernant la stratégie de prix, elle s’appuie sur les objectifs relatifs aux marché[Link]
exemple : pénétrer un nouveau marché, envisager une croissance à long terme.
Il faudra peut-être modifier les objectifs de marketing et de prix pour certains marchés.
Ainsi, la stratégie de prix ne sera pas la même si une entreprise envisage un pays en
développement où le revenu par habitant est probablement faible, ou un pays ayant un
revenu par habitant plus élevé, donc il existe plusieurs stratégies de prix :
Après avoir déterminé les coûts et choisi la stratégie de prix, il faut fixer un prix
concurrentiel qui donne une marge de profit acceptable.
On pourra s’aligner sur les prix des concurrents si la qualité des produits semblable. Si
l’on offre un produit de moindre qualité, un prix inférieur sera justifié et inversement. En
effet, le prix exprime le positionnement concurrentiel de produit. Ainsi, on tiendra compte de
plusieurs paramètres dans l’adoption d’une stratégie de prix :
Stratégie de prix élevé : Cette stratégie peut être adoptée lorsque l’entreprise cherche
avant tout à défendre son image exclusive. Cette approche procure des profits
marginaux substantiels et acquiert une valeur distinctive face à la concurrence auprès
du marché visé. Cependant, elle peut attirer la concurrence sur ce marché.
Stratégie de bas prix : Plusieurs circonstances peuvent conduire une société à baisser
ces prix. La première est une capacité de production excédentaire. Dans ce cas,
l’entreprise cherche à effectuer des ventes supplémentaires. La seconde est une baisse de
la part de marché due à une intensification de la concurrence. Une telle stratégie peut
également être suivie lorsque l’on cherche à se débarrasser d’un surplus de marchandises.
Mais cette approche présente toutefois des dangers : risque de la dégradation d’image, la
clientèle peut douter de la qualité des produits et se tourner vers d’autres entreprises.
D’autre part, une baisse des prix non suivie d’effet de volume affaiblit considérablement
les moyens financiers.
Tarification optimale : c’est une stratégie intermédiaire, elle permet à l’entreprise de
faire face à la concurrence, de réaliser une marge bénéficiaire adéquate. La pratique de
prix modérés peut être envisagée pour le long terme. Toutefois, une entreprise qui
envisage d’adopter une telle stratégie, doit connaître les prix concurrents, pour éviter
d’être attaquée par des offres attrayantes.
La communication
Pour bien s’assurer de la réussite de l’introduction d’une entreprise dans le marché cible,
il faut que l’entreprise accompagne toutes ses démarches d’une stratégie publicitaire. La
publicité devra être adaptée aux valeurs culturelles et aux pratiques commerciales du pays
visé pour augmenter ses chances de réussite.
La distribution
L’expérience
Si l’entreprise n’a jamais exporté, l’expérience de sa mise sur pied sur son marché local
est non négligeable. Les questions établissent des liens entre l’expérience passée et le projet
actuel : la ressemblance des marchés, la longue, les pratiques commerciales. Alors, on
cherche à savoir si l’expérience passée de l’entreprise a été positive ou elle s’est terminée par
un échec.
La recherche et Développement
Une étude documentaire peut être utile car elle permettra un gain de temps et d’argent et
augmentera ainsi les chances de succès de l’entreprise désirant exporter. En effet, un bon
ciblage et une bonne segmentation de marché permettra d’élaborer une stratégie marketing
adaptée à ce segment et de concentrer les efforts de l’entreprise sur les clients qui seront plus
réceptif aux offres de l’entreprise. Le but de l’étude est aussi d’évaluer la demande potentielle
du marché ciblé et de pouvoir planifier sa stratégie ensuite.
Avant d’entamer une recherche sur les marchés potentiels, il est nécessaire de bien :
En général, il est conseillé de concentrer ses efforts sur deux ou trois marchés potentiels
de plus.
Des recherche seront nécessaires pour établir le profil de la clientèle cible. Plus
l’entreprise obtiendra d’informations, plus il la sera facile d’élaborer un plan marketing
efficace. Il s’agit de recherche et enquêtes par le biais de la littérature, par la cueillette
d’informations sur les tendances générales de consommation et sur la description de la
clientèles-cible (âge, sexe, lieu, revenu, comportement d’achat (préférence), la taille du
marché cible ainsi que sur les tendances du marché ciblé (socio-économiques, les politiques
gouvernementales et variation démographiques). Il s’agit également de connaître sa
concurrence directe, mais aussi indirecte (part de marché, situation financière), de comparer
50
Marrakchi. A, Op, Cit, P. 13.
leurs produits aux celles de l’entreprise, d’évaluer leurs produits et services par leurs prix,
qualité, garanties, image, services à la clientèle, expertise de réputation.
Ainsi, pour maîtriser son entrée sur le marché, l’analyse doit comprendre les éléments les
plus essentiels comme :
Pour maximiser ses chances de réussite sur le marché cible, l’entreprise doit sélectionnée
les différentes opportunités et menaces liée à son environnement externe.
Tableau N°10: Opportunités et menaces liée à l’entreprise
Après avoir ciblé le marché potentiel, il est temps de mettre en place la stratégie
marketing. Cette stratégie doit permettre à l’entreprise de se positionner sur le segment choisi
et ce afin de positionner l’entreprise non seulement à l’égard de ses consommateurs, mais
aussi face à ses concurrents. Parmi les éléments marketing dont l’entreprise doit tenir compte
lors de l’élaboration de sa stratégie marketing figurent :
51
Marrakchi. A, Op, Cit, p14.
[Link].La stratégie produit
Les éléments dont l’exportateur doit tenir compte lors de l’élaboration de sa stratégie produit
sont les suivantes52 :
Si l’entreprise n’est pas familière avec les formalités ou les exigences à l’étranger, le
conseiller, grâce à son expertise et sa connaissance dans différents domaines, peut lui servir
de transitaire, courtier en douane ou agent spécialisé en logistique de transport qui prendra
toutes les dispositions nécessaires pour assurer la livraison de la marchandise.
52
J.L. Amelon, J.M. Cardebat, Op, Cit, p202.
[Link].La stratégie communication : Elle représente les moyens de promouvoir53 d’un
produit :
Publicité : Il peut être essentiel pour une entreprise nouvellement exportatrice de
faire connaître son produit par le biais de la publicité. Il existe plusieurs canaux
publicitaires pour faire connaître l’entreprise et son produit ; les revues
professionnelles sont spécialisées ainsi que les catalogues en sont de bons
exemples mais ça dépend toujours de la segmentation et du ciblage effectué ;
.Les foires et missions commerciales : Elles constituent un moyen efficace de
faire connaître son produit à des clients potentiels. Elles permettent aussi de
valider les informations recueillies lors de l’étude de marché. Elles peuvent enfin
renseigner sur les compétiteurs et les produits sur le marché.
Il n’existe pas de mode de pénétration optimal, le choix d’un mode de distribution54 doit
permettre de pénétrer le marché choisi et toucher sa clientèle cible. L’exportateur devra
choisir entre les différents modes d’entrée qui s’offrent à lui compte tenu à la fois internes et
externes.
Le choix d’un mode d’accès à un marché dépend du résultat du diagnostic export que
l’entreprise a réalisé et qui lui a permis de déceler ses points forts et ses points faibles sur ses
marchés cibles.
- Le potentiel du marché ;
- L’accessibilité juridique et légale ;
- Les contraintes politiques ;
- La concurrence.
Le choix d’un mode de distribution n’est pas stratégique : il peut évoluer pour un même
marché avec le temps, lorsque le choix d’un mode de distribution est arrêté, qu’il s’agisse de
vente directe, par un agent manufacturier, un distributeur ou une maison de commerce,
l’entreprise doit s’assurer d’obtenir au moins les éléments suivants :
Il est donc nécessaire d’établir un bilan prévisionnel pour ces différentes charges pour
pouvoir établir un business plan.
Le terme moyen de financement désigne la forme matérielle utilisée pour effectuer le
paiement d’une transaction commerciale55 (achat/vente de marchandises ou de
services).Parmi les moyens de paiement les plus utilisés, nous distinguons :
C’est un écrit par lequel, le souscripteur qui est l’importateur s’engage à payer un
bénéficiaire (exportateur) ou à son ordre, une somme, à une date déterminée. La différence
essentielle entre une lettre de change et un billet à ordre tient au fait que la première est émise
par le créancier (l’exportateur), le second est émis par le débiteur (importateur), c’est ce qui
explique que le vendeur préfère utiliser une lettre de change plutôt que de laisser à l’acheteur
l’initiative de l’émission de l’effet de commerce.
En dehors de cette différence, le billet à ordre présente les mêmes caractéristiques que la
lettre de change et peut donc être avalisé par une banque, endossé ou négocié.
Le virement bancaire est le transfert d’un compte à un autre, opéré par une autre banque
sur ordre de l’importateur (débiteur), au profit de l’exportateur (le créancier). L’ordre peut en
être monnaie nationale ou en devise étrangère.
Ce système est rapide et sûr grâce à des procédés de sécurisation des transactions et
informations très sophistiquées. De plus, l’utilisation du virement est facile et ce système
fonctionne en continu tout au long de l’année.
55
Ait Hammoudi. D, Alilouche. D, et Sendjak Edine. M : « Financement des importations : Etude comparative
entre crédit documentaire et la remise documentaire. Cas de CPA 370 », mémoire de fin de cycle pour
l’obtention du diplôme de licence en science commercial, université de Bejaia, 2013, p09.
Néanmoins, le virement présente l’un ou l’autre avantage à savoir que la garantie de
paiement n’est pas totale sauf avant l’expédition des marchandises. L’ordre de virement
revient toujours à l’acheteur.
[Link]. Le chèque
« Le chèque est un document par lequel le tireur (l’importateur) donne l’ordre au tiré
(banque de l’importateur) de payer une certaine somme au bénéficiaire (l’exportateur) »56.
Le chèque est un moyen de paiement peu rapide.
[Link].L’analyse fonctionnelle
Le diagnostic consiste en l’évaluation des grandes fonctions de l’entreprise et conduit à
mettre en évidence les ressources de l’entreprise qui conditionnent ses forces et ses faiblesses.
Il permet de mesurer le degré de savoir-faire international de l’entreprise. On retrouve :
Capacité et flexibilité de l’appareil de production : analyse la capacité de
l’entreprise à :
- Produire en quantités suffisantes et sur une longue période ;
- Adapter techniquement les produits avec un surcoût modéré ;
- Produire dans les délais exigés par le marché.
56
Mayer. V, Rolin. C : « Techniques du commerce international », édition Marie-Odile Morin, 2000, p90.
Dimension financière : analyse la capacité financière de l’entreprise à trois niveaux :
- Investissement : financement des investissements industriels et commerciaux ;
- Besoins en fonds de roulement : augmentation des stocks, allongement des
durées de crédit
- client, allongement des délais de règlements ;
- Risque financier : risque de non-paiement et risque de change.
Ressources humaines : analyse des compétences du personnel, de l’organisation
interne et des capacités de coordination et de contrôle de ses partenaires dans
l’entreprise.
Système d’information : analyse du système d’information : les sources
d’informations, études de marché, type de veille utilisée, etc.
Produit : analyse du caractère exportable du produit : l’étendue de la gamme, de la
phase, etc.
du cycle de vie du produit, les avantages concurrentiels du produit sur le marché de
référence, etc.
Maîtrise du marché de base : analyse de la position de l’entreprise sur son marché
domestique et éventuellement sur les marchés étrangers sur lesquels elle est déjà
présente.
Politique commerciale : analyse de la politique commerciale (distribution, prix,
communication) mise en œuvre par l’entreprise.
Une fois ces différentes étapes maîtrisées, au fil de la démarche de l’entreprise et de ces
expériences à l'export, elle prend de l'ampleur et elle découvre qu’elle a besoin d'affiner sa
stratégie export. Car, une fois le marché cible intégré, il faut y rester et se rendre
indispensable. Il faut soyez donc présents, flexibles, réactifs et travaillez son système de
gestion des relations clientèles afin d'adapter une stratégie export à long terme.
Conclusion
L’exportation est, en général, une opportunité importante pour l’entreprise. Elle permet
d’augmenter le chiffre d’affaires en bénéficiant de la croissance dans d’autres pays du monde,
d’accroître la rentabilité économique, de réguler les ventes dans le cadre d’une activité
saisonnière, de gagner en notoriété, de mieux connaître la concurrence en élargissant sa
connaissance du secteur d’activité, et enfin, de façon générale, d’offrir un regain de
dynamisme à l’entreprise en lui donnant de nouveaux objectifs. Cependant, une entreprise
désirant exporter est exposée à plusieurs risques liés à son internationalisation. La maîtrise de
sa stratégie export est nécessaire afin d’éliminer d’éventuels risques.
Chapitre III
(WXGHGHSURFHVVXV
niveau de Cevital
CHAPITRE III :
ETUDE DE PROCESSUS D’EXPORTATION D’UN PRODUIT AU NIVEAU DE
CEVITAL
Introduction
Cevital agroalimentaire occupe une place très importante sur le marché algérien : elle a fait
passer l’Algérie du statut de pays importateur de certains produits agroalimentaires au statu
exportateur.
Avant d’étudier les étapes d’exportation d’un produit liées à la réalisation d’une opération cible,
nous présenterons, dans un premier temps, le complexe agroalimentaire Cevital, sa situation
géographique, ses différentes activités, ses objectifs, sa structure organisationnelle ainsi que les
principales missions de ses différentes directions. Ensuite, en nous appuyons sur un entretien
réalisé avec le chef service export, nous allons présenter successivement les capacités du complexe
Cevital, le processus d’exportations d’un produit (le sucre) ainsi que les différentes étapes de la
réalisation de la démarche d’exportation du complexe.
Section 01 : présentation du complexe
Cevital SPA au capital social de six (68) milliards de DA, a été créée avec des fonds privés en
1998. Elle est la première société privée dans l’industrie de raffinage d’huiles brutes sur le marché
algérien. Elle a pour actionnaires principaux, Mr. Issaad REBRAB & Fils.
Cevital est parmi les entreprises algériennes qui ont vu le jour dès l’entrée de notre pays en
économie de marché, elle a été créée par des fonds privés en 1998. Son complexe de production se
situe dans le port de Bejaia et s’étend sur une superficie de 45000 m².
Les nouvelles données économiques nationales dans le marché de l’agroalimentaire font que
les meilleurs sont ceux qui maîtrisent d’une façon efficace et optimale les coûts, les charges et ceux
qui offrent le meilleur rapport qualité/prix. Ceci est nécessaire pour s’imposer sur le marché que
57
« Brochure d’accueil Cevital food », document fournis par l’entreprise Cevital.
l’entreprise négocie avec les grandes sociétés commerciales internationales. Ses produits se vendent
dans différentes villes africaines telles que le Lagos, Niamey, Bamako, Tunis, Tripoli, etc.
Le complexe Cevital est implanté au nouveau du quai du port de Bejaia, à 3km Sud-ouest de la
ville, à proximité de la RN 26. Cette situation géographique de l’entreprise lui profite bien, étant
donné qu’elle lui confère l’avantage de la proximité économique. En effet, elle se situe très proche
du port et de l’aéroport de Bejaia.
Chaque entreprise souhaite satisfaire ses objectifs, cela à travers les efforts réalisés par
l’ensemble de ses dirigeants.
1.3.1. Activités de Cevital
Lancé en Mai 1998, le complexe Cevital a débuté son activité par le conditionnement de l’huile
en Décembre 1998. En Février 1999, les travaux de génie civil de la raffinerie ont débuté : cette
dernière est devenue fonctionnelle en Août 1999. L’ensemble des activités de Cevital sont
concentrées sur la production et la commercialisation des huiles végétales, de margarine et de sucre.
Elles se présentent comme suit58 :
1.3.2. Objectifs
58
« Brochure d’ accueil Cevital food », 0p, Cit.
59
Réaliser à partir d’un entretien avec le chef de service export.
1.4. Structure organisationnelle du complexe Cevital
Direction Générale
Direction Direction
Des commerciale
Ressources Direction Direction Direction Conditionne
Humaines Marketing Finances et Silos ment
Comptabilité
Direction
Informatiqu
e
Laboratoire Direction
Exploitation
Direction Direction
Logistique
Direction
Distribution
Direction Direction
Recherche Maintenanc
Et Direction e Centrale
Développ Energie Et Et Travaux
ement Utilité Neufs
Service
Approvisi
onnement Service Service
Magasi Expéditi
nage on
Pole De Pole
Corps Gras Boissons
Pole (Huile, (Eau
Sucre Margarine) Minérale,
Jus)
Source : établi par nous-mêmes à partir d’un document interne de l’entreprise Cevital
1.4.1. Les principales missions des différentes directions du complexe
La direction générale
Elle s’occupe de l’établissement des plans stratégiques et des décisions sur la politique du
marketing à adopter en collaboration avec la direction du siège d’Alger. Elle a également pour mission
la coordination, l’orientation et la motivation des autres directions. La direction générale est présidée
par un président directeur général (PDG) qui est l’actionnaire majoritaire.
la gestion administrative du personnel (le règlement des salaires, les dossiers de la sécurité
sociale et les employés, les congés, etc.) ;
la gestion prévisionnelle (le recrutement et le suivi d’effectif, la formation du personnel…) ;
tous les aspects sociaux et relations humaines dans l’entreprise.
La direction technique contrôle de qualité
Elle est dotée de quatre laboratoires : laboratoire du suivi d’huile, de margarine, de sucre et de
conditionnement. Ils assurent le contrôle et le suivi de la qualité des produits et tous leurs processus de
production par l’élaboration des bilans chaque un quart d’heure au plus tard une demis heure, et cela
sous la supervision de laboratoire central qui suit la qualité microbiologique des différents produits.
La direction projet
Elle collabore avec la direction générale, elle a pour mission la réalisation et le suivi des
projets, elle se charge de la réalisation de tous les travaux de construction ou d’extension, et de
l’installation des équipements techniques et mécaniques.
la comptabilisation quotidienne de toutes les entrées et sorties d’argent selon les pièces
justificatives signalées ;
la satisfaction des besoins aux meilleures conditions d’exactitude, de précision et de délai pour
que l’entreprise prenne facilement ses précautions vis avis des tiers.
La direction commerciale
Elle gère toutes les relations avec l’environnement de l’entreprise, elle assure la
commercialisation des produits finis et le suivi de ses clients qui sont repartis principalement à travers
le territoire national et quelque pays étrangers. Pour se faire, la direction a adopté la structure
suivante :
La direction margarinerie
Elle cherche à rationaliser l’utilisation de ses équipements de production pour obtenir une
productivité optimale tout en respectant les avantages comparatifs que peut offrir les produits finis.
La direction conditionnement
Organisée en équipe de 3x8, elle fonctionne 24h/24h, sa mission est la fabrication des
emballages et la mise en bouteille de l’huile raffinée.
Service approvisionnement
Sa mission est d’assurer l’approvisionnement en matières premières ; il constitue également un
soutien logistique et technique pour les autres structures puisqu’il les approvisionne en matière de
fournitures de bureau et d’équipement.
Service magasinage
Il s’occupe du stockage et du magasinage des produits consommables et fournitures ainsi que des
matières premières.
Service expéditions
Il est chargé de :
La direction marketing
Nouvellement créée, dans le cadre des préoccupations stratégiques du groupe d’adopter de mieux
en mieux ses politiques et ses objectifs pour satisfaire le marché cible, cette direction devrait alors
établir une politique de marketing. Elle permettrait au complexe d’ajuster et de mieux maîtriser ses
politiques de produit, de prix, de communication et de distribution. Cette direction permettra de
renforcer sensiblement l’efficacité du réseau de distribution des produits. L’interface avec la direction
commerciale devrait être judicieusement identifiée.
60
Réservoir conçu pour le stockage des produits agricoles.
Zone 1 « ou zone quai) : c’est une zone où s’effectue la réception des navires (déchargement) ;
La direction de distribution
Depuis sa création à nos jours, Cevital jouit d’un statut, d’une image de marque et d’une
réputation à l’échelle nationale et internationale privilégié61.
- Pour l’huile, l’entreprise Cevital détient entre 65 et 75% de parts de marché national;
- Pour le sucre, elle détient entre 75 et 85% de parts de marché national ;
- Pour la margarine, elle a une part très minime, à cause de la concurrence nationale et
internationale accrue.
Cevital contribue largement au développement de l’industrie agro-alimentaire. Ses activités se
sont avérées hautement rentables. Elles ont permis à l’Algérie de diminuer sensiblement ses
importations de sucre, d’huile et de margarine, renforçant ainsi la balance commerciale du pays.
Cevital exporte sont excédent de production dans les pays voisins (Tunisie, Lybie) et européen.
La réussite de Cevital lui a permis de :
Se tailler, en 12 ans, une part de marché dominante des produits alimentaires de base en
Algérie ;
61
BERKANI.T, YAHIAOUI.S : « Les exportations agroalimentaires en Algérie : Etude du processus d’exportation
de l’huile d’olive d’IFRI OLIVE et de l’huile de table de CEVITAL », mémoire préparé pour l’obtention du diplôme
de master, Option FCI, Université A. Mira de Béjaia, 2014.
S’assurer une compétitive affirmée sur le marché régional (Afrique du nord) sur les produits
alimentaires de base et ce, grâce à la maîtrise de ses coûts, de la technologie utilisé et d’une
couverture appropriée du marché tant national que régional ;
D’envisager de s’ouvrir à d’autres activités industrielles. En effet, le succès enregistré dans le
domaine agroalimentaire dénote d’une stratégie et d’une capacité managériale certaine qui
peuvent encourager le groupe à initier d’autres investissements d’envergure.
Les sociétés modernes connaissent de rapide et profonds changements sous le double effet de
mondialisation qui intensifie les échanges et internationalise l’offre, et de l’évolution technologique
qui crée de nouveaux matériaux et de nouveaux modes de fabrication et de communication. A cet
effet, le choix stratégique effectué par les entreprises doit correspondre aux programmes d’actions
dans lesquels les objectifs de pénétration commerciale, qui exigent une mise en relation entre
l’entreprise et son marché, ne peuvent être atteints.
Concernant le métier de Cevital, elle a opté, tout d’abord, une stratégie de diversification62 :
Concernant l’étendu du marché, elle a opté pour la couverture de l’ensemble du marché local,
Cevital a instauré une stratégie de domination : elle cherche à être et à garder la place de leader de
marché national.
La place de l’entreprise à l’échelle mondiale et l’évolution de ses ventes peuvent être présentées
comme suit :
Après avoir assuré son premier objectif, celui de satisfaire les besoins de marché local en huiles
raffinés et alléger les caisses de l’Etat en faisant disparaître de la sphère économique de l’importation
62
Réaliser par nous soin à partir des données de chef de service export.
des huiles, Cevital jouit d’un statut, d’une image de marque et d’une réputation à l’échelle nationale et
internationale privilégiée.
Afia (huile) ;
Prolipos (huile et sucre) ;
Safia (huile) ;
La belle (huile) ;
West import (sucre).
Les meilleures exportateurs dans le secteur agroalimentaire sont ceux qui maîtrisent d’une façon
efficace et optimale les coûts, les charges et ceux qui offrent le meilleur rapport qualité/prix.
Volumes : TONNE
Famille Sous Famille Désignation 2010 2011 2012 2013 2014
Huile [Link] H. Acid 1418 3067 4300 4148 -
[Link] 2100 - - - -
TOTAL H.V 3518 3067 4300 4148 -
[Link]ées Elio 124 246 257 12 -
Fleurial 2758 4850 3515 710 298
Plus
TOTAL H.C 2881 5097 3771 721 298
CA HT
Famill Sous Famille Désignatio 2010 2011 2012 2013 2014
e n
Huile [Link] H. Acid 50690653 172712452 20895082 193753550 -
[Link] 225325 280 - - - -
ol
TOTAL H.V 276015934 172712452 20895082 193753550 -
[Link]é Elio -
es 10 641 435 31 029 950 32 964445 1 473 721
Fleurial 32561762
Plus 437 008
258 980838 537 800752 182 88 357 677
TOTAL H.C 269 622 568 830 469 972 32561762
D’après les deux tableaux ci-dessus, nous remarquons que les ventes de Cevital ont nettement
augmentées :
Huile : les ventes passent de 6399 Tonnes en 2010 contre 8164 Tonne en 2011. Cette
augmentation n’a pas duré longtemps, les ventes ont commencé à baisser, passant de
8071 Tonnes en 2012 à 298 Tonnes en 2014 ;
Sucre : La seule période qui a connu une augmentation est celle de 2013 avec un
volume de 504687 Tonnes : le volume des ventes du sucre est passé de 403913 Tonnes
en 2010 à 496937 Tonne en 2014.
Nous remarquons également que le volume des ventes du sucre dépasse celui de l’huile.
Cevital a occupé une place concurrentielle sur le marché national grâce à sa structure
organisationnelle et l’homogénéité dans toutes ses directions et départements qui suivent une stratégie
de développement et de diversification de ses produits qui connaissent un succès irréprochable.
Section 02 : Processus d’exportation de l’entreprise Cevital
L’exportation d’un produit est une opération très complexe, elle demande des capacités
humaines, logistiques, commerciales, de distributions et de chargements.
La gamme de produit de Cevital63, pour l’ensemble des activités existantes, se présente comme suit :
2.1.2. La margarine
63
« Brochure d’accueil Cevital food », 0p, Cit.
Matina en barquettes de 400g et en plaquettes 250g ;
Fleurial en barquettes de 500g et en plaquettes 250g ;
Rania en barquettes de 400g et en plaquettes de 250g.
Graisses végétales :
En Décembre 1998, Cevital a lancé son activité par le conditionnement des huiles avec une
capacité de production de 600 t/j. Le 20 Août 1999, la raffinerie des huiles végétales est devenue
64
« Brochure d’ accueil Cevital food », 0p, Cit.
fonctionnelle, sa capacité de production est de 800 t/j et en Octobre 2001 elle a connu une extension
jusqu’à 1800 t/j due à une deuxième raffinerie d’une capacité de 1000 t/j.
Cette activité constitue l’activité cruciale du complexe qui atteint actuellement une production de 580
000 t/an et s’accapare d’une part de marché supérieur à 85% sur le marché national des huiles.
[Link]. La margarine
En Mai 2001, la production de la margarine est lancée par une unité d’une technologie
Allemande « Schröder » totalement automatisée, de six lignes de production d’une capacité de 600 t/j.
La margarine Fleurial, Matina et Rania bénéficient d’une procédure de fabrication ultra moderne qui
leurs assure des qualités organoleptiques et nutritionnelles incontestables.
Cette raffinerie a été lancée en début 2003, elle couvre une surface d’en virant 12 000m2 qui se
décompose essentiellement en quatre compartiments :
un hangar de stockage de sucre roux (matière première) d’une surface de 5000m2 et d’une
capacité de stockage de 50 000 tonnes ;
une unité de raffinage de sucre couvrant une surface de 3 800m2 et d’une capacité journalière de
production de 2 000t/j ;
quatre silos de stockage de sucre blanc (sucre raffiné) d’une surface de 1 500m2 et d’une capacité
de contenance de 3 000t par silos, ce qui fait au totale 12 000t ;
une unité de conditionnement occupant 1 450m2.
[Link]. Le conditionnement
Il consiste en la fabrication des emballages (bouteilles : 5L, 2L, 1L) et à partir des préformes en
PET.
La direction commerciale de Cevital, ayant été crée au début de l’année 2007, existait sous le
nom de service commercial dépendant directement de la direction générale. Elle est, aujourd’hui,
composée de :
- 01 directeur commercial ;
- 01 secrétaire ;
- 01 chef des ventes ;
- 04 chargés de clientèle ;
- 08 facturiers ;
- Un chargé des statistiques.
Les expéditions font partie intégrante de la direction logistique. Les capacités de chacune des
unités de production ou raffinerie sont :
- 01 chef de quai ;
- 01 facturier ;
- 01 magasinier ;
- 01 chargé de palette ;
- 06 caristes.
En tout, il y a trois équipes qui travaillent en 2*8 heures, la capacité de chargement en huile, est
de 50 camions/jour, soit 1200 palettes.
[Link]. Pour la margarinerie :
Elle est constituée de deux équipes de 2*8 heurs, chacune d’elle est composée de :
- 01 chef de quai ;
- 01 magasinier ;
- 02 caristes (01 pour le Clark et 01 pour la gerbeuse) ;
- 02 manutentionnaires.
La capacité de chargement est de 7 à 8 camions/jour, soit 160 palettes/jour.
Elle est constituée de deux équipes de 2*8heurs, dont chacune d’elle est composée de :
- 01 chef de quai ;
- 01 facturier ;
- 18 manutentionnaires ;
- 03 agents d’entretien.
La capacité de chargement est de : 80 camions/jours, soit l’équivalent de deux (02) tonnes par
camion.
Cevital dispose de moyens adéquats pour la distribution selon le produit et le besoin. Ces moyens sont
répartis comme suit :
106 personnes sont chargées d’assurer une bonne distribution des produits du complexe.
Le complexe utilise deux catégories de moyens : ceux utilisés directement par le complexe et
ceux loués aux dépositaires.
Cevital dispose, en dehors du complexe, de plusieurs lieux de stockage pour chaque produit, repartis
comme suit :
Elle dispose de 6 lignes de chargements d’une capacité de 2000 tonnes/jours pour le sucre, 7
pour l’huile et 3 pour la margarine.
Le processus d’exportation65 se diffère d’une entreprise à l’autre, ce dernier est réalisé à partir des
moyens que détient l’entreprise.
Pour exporter durablement et éviter les erreurs coûteuses, l’entreprise Cevital doit avant tout
élaborer une démarche cohérente à l’exportation.
Une fois que le Complexe Cevital a défini la stratégie à l’export et les études préalables réalisées,
l’entreprise entamera la prospection des marchés, pour réussir l’exportation et garantir une
implantation durable sur les marchés, l’entreprise doit repérer les marchés d’exportation cibles et
estimer aussi précisément le potentiel d’exportation possible de ses produits sur ces marchés.
L’étape préliminaire dans une opération d’exportation consiste à déterminer les forces et les
faiblesses de l’entreprise :
65
Tiab.Z, Kitoun. K : « Garanties des risques liés aux opérations d’exportations Étude de cas d’une entreprise
exportatrice : Complexe Agroalimentaire CEVITAL », mémoire préparé pour l’obtention du diplôme de Master
en Sciences Commerciales, Université A. Mira de Béjaia, 2013.
Avec sa capacité de production, l’entreprise Cevital a pu couvrir toute la demande nationale
(huiles, sucres et boissons), sachant qu’elle exporte une partie de cette production vers l’Europe, le
Maghreb et le Moyen-Orient… etc. toutes ces parts de marché s’expliquent en réalisant l’adéquation
qualité/prix.
En prenant le risque d’adopter une stratégie de pénétration qui consiste à baisser les prix des
produits, l’entreprise a pu voir la plus grande part du marché algérien et grâce aux importations
d’infrastructures, l’entreprise est passée du stade d’importateur à celui d’exportateur.
La réalisation des études de marché au sein de l’entreprise Cevital est effectuée par le chargé des
exportations selon qui le meilleur moyen d’y procéder consiste à se déplacer dans le marché cible afin
de collecter des informations plus précises et de garantir leurs fiabilités.
Ses dernières ont axé notamment sur la réglementation en vigueur, la demande du marché
concernant les produits offerts par l’entreprise, les concurrents, les prix pratiqués, les habitudes des
consommateurs… etc.
- Négocier avec les différents agents pour obtenir les meilleurs coûts relatifs au fret maritime ;
- Avoir un plan de négociation en vue de convaincre le client et d’imposer les prix de l’entreprise.
- Les missions de prospection effectuées, par le chargé des exportations, sur les marchés étrangers ;
- L’invitation des clients à forts potentiels dans le but de leur faire découvrir l’entreprise et sa gamme
de produits ;
Donc Cevital s’est fixé pour objectif principal d’être référencée sur ces places afin de placer ses
offres.
Le mode de présences et de commercialisation des produits de Cevital sur les marchés étrangers
se fait en fonction du client et du pays de destination.
Quant au reste des marchés étrangers, Cevital exporte ses produits soit via des
importateurs/distributeurs qui importent les produits de l’entreprise autant que produits finis et se
chargent de leurs commercialisations sous la marque « CEVITAL » ou bien à des entreprises
industrielles qui les utilises autant que matières premières dans leur processus de fabrication comme
Ferrero rochet.
Concernant l’entreprise Cevital, le chargé des exportations élabore des plans d’exportations à
long terme ceci est dû à une stratégie qui est adapté pour faire face lors de l’internationalisation. Les
éléments généralement traités dans le plan d’exportation de l’entreprise sont les suivants :
- La conception d’une stratégie de pénétration spécifique à chaque marché, en tenant compte
notamment des particularités et des différences culturelles de chaque pays ;
- Effectuer des visites dans les marchés cibles à fin de se familiariser aux réalités locales ;
- La participation aux salons et foires internationales l’élaboration d’un plan Marketing pour renforcer
le plan commercial à travers la définition d’objectifs mensuels à atteindre ;
- Mener des enquêtes sur le milieu concurrentiel, afin d’établir un plan compétitif ;
Circuit long : dans ce circuit, l’entreprise accorde l’exclusivité à des dépositaires qui
se charge de la distribution des produits. Chaque wilaya compte un dépositaire, à
l’exception de trois wilayas à très forte demande qui compte en plu d’un dépositaire
un grossiste et qui sont : Alger, Mostaganem, Biskra.
Circuit court : l’entreprise vend ses produits directement à des clients industriels et
elle effectue la distribution de ses produits par elle-même.
En plus des différents atouts cités aux parts avant qui encourage l’évolution de l’activité
d’export, un plan d’exportation préétabli a été élaboré afin d’accroitre l’accroissement des capacités de
production de l’entreprise. Après avoir inondé le marché national, l’entreprise couvre près de 83 %
Sucre et 78 % de l’huile de la demande nationale d’où la nécessité d’un développement externe s’est
fait ressentir.
À cet effet, Cevital a procédé à l’instauration d’un service export qui a pour mission principale la
définition de la démarche d’exportation que l’entreprise devrait suivre, développer et structurer ses
exportations futures en déterminant notamment les éléments et les étapes indispensables à son
organisation et à son déroulement.
Suite à un entretien entre le commercial et l’importateur, ce dernier a spécifié les produits et les
quantités qu’il souhaitait acheter. Le commercial fait une offre de prix ainsi le choix de l’incoterm qui
revient à l’entreprise et qui a jusqu’à présent toujours négocié la majeure partie des exportations en
CFR c’est-à-dire qu’elle effectue le chargement de la marchandise sur le navire qu’elle a choisi,
procède au dédouanement à l’export et paye également le fret maritime jusqu’au port convenu, le
risque de perte ou de dommage que peut subir la marchandise ainsi que toute augmentation des frais
sont transférés du vendeur à l’acheteur lorsque la marchandise passe le bastingage du navire au port
d’embarquement. En suite, ces deux parties négocient certaines conditions relatives aux termes du
contrat, à savoir le prix, le mode de paiement, le mode de transport, les délais de livraison ainsi que la
durée de validité du contrat.
Pour ce qui est de l’entreprise Cevital, celle-ci utilise dans ses transactions internationales une des
techniques déjà traitées dans le cadre théorique, qui est le crédit documentaire ou la lettre de crédit
irrévocable et confirmée conforme à la loi de finances
2009. Elle a choisi cette technique, car elle lui permet d’annuler le risque d’impayé et assure à
l’entreprise d’être payée rapidement par la banque émettrice, mais à condition que les documents
présentés soient conformes aux exigences de la lettre de crédit.
Deuxième partie
- Ouverture de la lettre de crédit (L/C) par le client ;
Réception copy SWIFT de paiement ;
Vérification de données reportées sur le SWIFT bancaire par rapport au contrat conclu ;
Vérification de la liste des documents exigés par le client et s’assurer de la faisabilité ;
S’assurer que les termes et les clauses sont respectés ;
La remise de la facture définitive à la direction des finances et comptabilités pour la
domiciliation bancaire ;
Transmission de la notice d’expédition à toutes les parties intervenantes.
Dans cette étape, il est nécessaire d’établir en premier lieu des maquettes et d’emballage relatif
aux spécificités de la marchandise, après, le chef de service donne l’ordre de lancement de la
production à condition de respecter les délais engagés.
[Link].Suivi qualité
Laboratoire contrôle la conformité des normes physico-chimique, relative aux fiches techniques.
Il établisse les certificats demandés par le client, à savoir :
- Certificat d’analyse ;
- Certificat de santé ;
- Certificat phytosanitaire ;
- Certificat de qualité.
[Link].Préparation de l’expédition
[Link].. Rapatriement des fonds : Cette étape est répartie en deux tâches :
Département Export : Remise des documents à la Direction des Finances et
Comptabilités conformément à la L/C après cette opération, la remise du SWIFT,
relatif au virement effectué par le client ;
Direction des Finances et Comptabilités : Confirmation du transfert des fonds et la
transmission de l’attestation de rapatriement au Département Export Béjaia et à la
Direction Transit dans un délai max de 180 jours
Cevital exporte une grande partie du sucre à l’IRAQ, les étapes de cette exportation sont les suivantes :
SKOR INTERNATIONAL SA a reçu une demande d’achat du sucre par l’entreprise « AALI AL
MAWARID WAL JWDAH FOR TRADING&COMMERCIAL AGENCIES », « SEA SANDS
SHIPPING& MARINE SERVICES BASRAH, IRAQ ». Après la réception de la demande le Trade
envoie une facture pro format pour son client, elle est présentée sous la forme suivante :
Le client rédige une demande à sa banque pour ouvrir la L/C en précisant tous les
renseignements concernant :
le nom et l’adresse complète du bénéficiaire ;
Le montant du crédit ;
Le type de crédit ;
Le mode de réalisation choisie ;
La personne qui assume la responsabilité des effets tirés, ainsi leurs échéances ;
Les détails relatifs à la marchandise pour, la qualité et le prix unitaire ;
Le lieu de l’embarquement, d’expédition ou de transitaire chargé de sa transaction au
port de destination ;
La partie chargée des frais et la date de leur règlement ;
L’énumération complète des documents à fournir pour faire jouer ce crédit ;
Le chargé clientèle de l’entreprise a pris les coordonnés du client et celle de sa banque et les a
transmit à la direction finances et comptabilités qui les ont à leurs tours transmit à sa banque afin
d’obtenir plus des renseignements sur la banque du client et s’assurer de sa solvabilité. Une fois que
la direction finance et comptabilité a reçu la réponse favorable de sa banque, elle remit la facture
définitive pour la domiciliation bancaire.
Après avoir établi la facture définitive, vient alors l’étape de préparation de la commande du
client. Toutes les directions et services concernés ont alors travaillé en collaboration et ont joint leurs
efforts, avec tout ce que cela implique comme flux d’information et de documents nécessaires, afin
que la procédure se déroule dans les meilleures conditions et les meilleurs délais dans le souci
permanent de satisfaire le client, de répondre à ses exigences et de gagner sa confiance.
Après avoir reçu les emballages et les étiquettes relatives aux produits, la structure
conditionnement sucre a procédé à la mise à disposition de la commande du client et le service
laboratoire au fur et à mesure de la préparation de la commande, au contrôle du respect des normes
physico-chimiques relatives aux fiches techniques ainsi qu’à l’établissement des certificats exigés par
le client.
Une fois la commande du client est préparée, le service transit entame alors les démarches
nécessaires pour l’expédition de la marchandise. Au cours de la préparation de la commande du client,
la direction commerciale a envoyé ces différents documents au service transit :
Une facture commerciale établie par l’entreprise Cevital (annexe n˚2 la facture
commerciale), pour confirmer l’opération d’exportation qui lui servira de preuve au
niveau des douanes algérienne pour qu’elle l’autorise à exporter. Cette facture doit
comprendre les éléments suivants:
- Numéro de la facture ;
- Date ;
- Le pays du destinataire ;
- Période d’expédition ;
- Le mode de paiement ;
Une liste de colisage ou note de colisage qui est un document de contrôle des
marchandises établi par l’entreprise Cevital, (annexe n˚3 Liste de colisage), elle fait
ressortir les caractéristiques des divers colis constituants une expédition (nombre,
poids, marque) ;
Un certificat d’origine ce document certifie est confirme l’originalité du produit
exporté est la nationalité c’est-à-dire le sucre blanc exporté par Cevital est d’origine
algérienne et certifiée par la chambre de commerce algérien avec une durée de validité
de 10 jours, qu’elle a envoyés à son client (annexe n˚4 Certificat d’origine).
Après l’établissement la facture commerciale, une notice d’expédition doit être élaboré entre
l’entreprise Cevital et son client dans un bref délai pour déterminer la quantité globale, rappelons qu’il
s’agit de 1012 Tonnes conditionnés dans des sacs appelés Big-bag. Dans cette expédition, la technique
de paiement effectué était 100 % cash transfert (revoir l’annexe de la facture commerciale n˚2).
Par la suite le service transit effectue une demande de mise à disposition des conteneurs auprès du
consignataire en l’occurrence msc66 pour la réservation du booking. Le choix de cette ligne maritime
est déterminé selon :
- Le transit-time : qui est la durée de l’expédition entre le port de chargement jusqu’au port de
destination ;
Une fois la confirmation de la réservation des conteneurs est accordée par la ligne maritime, cette
dernière procède automatiquement à la mise à disposition des nombres conteneurs accordés, la
destination, la date, le numéro de série du booking…. etc. Moyennant bien évidemment d’un
document officiel signé par le consignataire intitulant la mise à disposition des conteneurs vide.
Après la mise à disposition des conteneurs vides par la ligne maritime, l’entreprise
Cevital procède à l’enlèvement des conteneurs au niveau de la zone douanière, pour cela elle doit
d’abord établir une demande de mise à disposition des conteneurs auprès des douanes, cette dernière
procède à un éventuel contrôle au niveau de la brigade commerciale pour savoir si elle lui accorde la
mise à disposition. Une fois la mise à disposition accordée par la douane, l’entreprise exportatrice lui
remet une copie en accompagnant des numéros de conteneurs.
66
Msc : Mediterranean Shipping Company S.A.
Une fois les conteneurs réservés, avec réception du numéro, Cevital doit effectuer une demande
d’empotage et de scellement au niveau de la brigade des douanes ou elle doit préciser le nombre de
conteneurs avec les références et leurs numéros selon la mise à disposition des conteneurs vides dans
le but de procéder à l’empotage des conteneurs. Un agent douanier et un représentant de la société de
surveillance doivent être présents pour procéder à un ensemble de vérifications qui constituent une
étape très importante, à savoir :
Après vérification de la démarche d’empotage et de scellement, et après avoir arrêté une liste
définitive de conteneurs, deux copies doivent être conservées par la douane et la société de
surveillance proportionnellement et une seconde copie est directement transférée à Cevital.
Une fois l’opération de scellement achevé, la mise à quai des conteneurs sont immédiatement
déclenchées par le responsable des exportations en utilisant sa propre flotte de transport réservée
uniquement aux opérations d’exportations. Pour cela, l’entreprise Cevital doit procéder à
l’établissement d’une demande d’autorisation de mise à quai des conteneurs pleins à l’export au
niveau de la douane et à la police des Aires et des Frontières PAF. L’entreprise envoi une matrice B/L
à msc, celle là répond par un drifter B/L (Bill of Lading), Cevital est satisfait par ce dernier, elle le
renvoi avec une réponse oui pour avoir le B/L original (annexe n°5 Bill of Lading). La procédure
commence en premier lieu au niveau des douanes qui doivent inspecter toutes les formalités
nécessaires relatives à l’entreprise exportatrice en plus des détails relatifs par rapport au numéro des
conteneurs, le nombre… etc. Un avis favorable est accordé pour l’opération, par la suite le service
PAF (Police des Aires et des Frontières) intervient dans son rôle et procède à son tour à un éventuel
contrôle.
Après l’accord des douanes et de la PAF vient alors en dernier lieu le consignataire de la ligne
maritime msc qui accorde à son tour une autorisation finale de bon de mise à quai. Après avoir reçu
l’autorisation des deux parties, le déclarant doit effectuer une facture commerciale finale qui doit
l’envoyé au client pour qu’il puisse décaler à l’import et une seconde pour l’entreprise elle-même pour
le dédouanement.
L’entreprise Cevital engage par la suite une déclaration douanière, elle doit constituer un dossier
inclus ci-dessous :
- Facture domiciliée ;
- Paking liste ;
- Registre de commerce ;
- Carte fiscale ;
- Engagement de rapatriement ;
- D110 : déclaration d’exportation définitive, elle doit comporter quatre souches de couleurs
différentes, à savoir :
Une fois les formalités administratives accomplies, l’engagement de rapatriement des devises est
alors déclaré par l’entreprise à l’égard de l’inspecteur principal aux sections de douanes IPS d’où la
nécessité pour l’entreprise d’envoyé trois exemplaires et joindre bien évidemment la facture
commerciale, sur un des trois exemplaires la douane accorde son autorisation du départ de l’expédition
et effectue une déclaration sur système SIGAD de la marchandise à l’export et elle remet à l’entreprise
un document final justifiant l’opération d’export.
- La déclaration d’exportation ;
- La liste de colisage :
- Le certificat d’origine.
Le service transit les transmit à la direction commerciale pour les envoyer au client. Enfin, une
fois le navire arrive à quai, l’opération d’embarquement de la marchandise est déclenchée.
L’autorisation d’embarquement doit être signée par la Brigade commerciale de la
Douane de Bejaia, la marchandise peut être chargée à bord du navire à destination d’IRAQ.
Variable Cevital
Nome de l’entreprise
La raison qui pousse l’entreprise a exporté Augmentation les ventes, rentabilité accrue,
création des filiales, la compétitivité local
L’année de son première exportation et sa 2009, Tunisie
destination
Les produits les plus réussis en exportation par Sucre, Mélasse, huile acide, huile, margarine,
ordre jus
Le sucre possède-il le même processus Non ; sa dépend des exigences des clients
d’exportation que les autres produits
La place occupe le produit sur le marché local La première place grâce aux : prix/qualité offert
par l’entreprise ; fluidité de distribution ; service
après vente plus transport interne
La réalisation d’une étude préliminaire avant Oui ; sur le fantôme de l’entreprise, la
d’exporter ses produits crédibilité de l’acheteur ; risques ; l’opération en
question
L’existantes des exigences techniques et Oui, Techniques : spécificités liés au produit
réglementaires sur les marchés étrangers visé comme la qualité et l’emballage ;
Réglementaires comme : L’Europe exige la
palette fumigé pour éviter que ces insectes
touche le produit
La facilité de transporter le produit et possibilité Oui, cela s’inverse sur le prix de produit
de rendre le coût de transport concurrentiel
Les collaborateurs formés à l’exportation Oui, l’entreprise consacre un budget annuel
pour les former
L’analyse de la situation financière de client Oui, en cas d’une exportation directe c’est
avant l’exportation l’entreprise qui fait l’analyse ; s’il s’agit d’une
exportation indirecte c’est la Suisse qui fait cette
analyse
L’analyse de marché mondial afin de Oui
sélectionner ses marchés cibles
Les produits de Cevital répondent aux normes Oui
internationales
La base de modification des produits La gamme ; l’emballage ; le marquage
Le produit de qualité pour l’entreprise Obligation et normative
Le mode de paiement utilisé Cash Transfer
Les incoterms utilisés par l’entreprise CFR, FOB
La stratégie d’exportation Internationalisation et de différentiation de
produit
La compétitivité de l’entreprise Moyen compétitive
Promotion des exportations du sucre oui
Source : Réalisé par nos soins à partir des réponses de Cevital
Cevital est une entreprise qui se spécialise dans l’industrie agroalimentaire, 70% de sa production
couvre le marché local et un surplus de 27 à 30% destiné à l’exportation. L’entreprise détient la
première place dans le marché national, cela grâce aux : prix/qualité offert par l’entreprise ; fluidité de
distribution ; service après vente plus transport interne. Cevital à exporter pour la
première fois en Tunisie dans l’année 2009, en raison de la rentabilité accrue et l’augmentation des
ventes, elle décide à suivre le chemin qu’elle a tracé vers l’internationalisation.
Avant d’exporter ses produits, Cevital réalise une étude préliminaire qui se base principalement
sur le fantôme de l’entreprise, la crédibilité de l’acheteur ; risques ; l’opération en question suite à une
analyse de marché international pour la sélection de la cible, pour la vente du sucre l’analyse est
effectue au niveau du marché de la bourse (la fluctuation des prix de vente).
La vente de ses produits s’effectue selon la demande des clients à s’avoir la marque et
l’emballage, pour le sucre l’emballage est fixe, le client ne peut pas exiger un autre emballage, il a le
choix d’acheter ou de refuser. Pour développer son activité à l’étranger l’entreprise à décidé de
certifier la qualité de ses produits (ISO 9001, ISO 22000), qui est pour elle une obligation normative.
Pour éviter les risques liés à la vente de ces produits, Cevital repose sur l’incoterms (CFR, FOB) et le
mode de paiement (rapatrie le montant de la vente par Cash Transfer, cela dans un délai de 6 mois au
maximum).
Cette entreprise qui est très envahie par la concurrence opte une stratégie de différentiation de
produits et forme ses prix de vente avec une marge bénéficiaire flexible d’un pays à l’autre.
Conclusion
La démarche d’exportation adoptée par l’entreprise Cevital consiste en premier lieu à une étude
des différentes étapes nécessaires dans cette démarche, de plus un plan de la démarche d’exportation a
été élaboré ou la démarche d’export est clairement rédigée et accessible aux directions concernées.
Cevital export son excédent de production dans les pays voisins (La Tunisie, la Lybie) et
européens, sa réussite lui a permis67 de :
Se tailler une part de marché dominante des produits alimentaires de base en Algérie ;
S’assurer une compétitive affirmés sur le marché régional (Afrique du nord) sur des produits
alimentaires de base et ce, grâce à la maîtrise de ses coûts, de la technologie utilisé et d’une
couverture appropriée du marché tant national que régional ;
D’envisager de s’ouvrir à d’autres activités industrielles. En effet, le succès enregistré dans le
domaine agroalimentaire dénote d’une stratégie et d’une capacité managériale certaine qui
peuvent encourager le groupe à initier d’autres investissements d’envergure.
67
Berkani. T, Yahiaoui. S : « Les exportations agroalimentaires en Algérie : Etude du processus d’exportation de
l’huile d’olive d’IFRI OLIVE et de l’huile de table de CEVITAL », mémoire de fin de cycle en vue de l’obtention du
diplôme de Master en Finance et Commerce International, Université A. Mira de Béjaia, 2013.
CONCLUSION
GENERALE
Conclusion générale
L’importance du commerce extérieur (importance et exportations) d’un pays se mesure
par les performances économiques enregistrées par ce dernier. En effet, les exportations
permettent de mettre en évidences les ressources et les capacités productives de l’entreprise,
ce qui lui permet de se retourner vers le marché extérieur et de se forger une place.
En l’Algérie, les indicateurs économiques du pays révèlent que l’économie algérienne
est non seulement dépendante des exportations des hydrocarbures, mais également tributaire
des importations des biens de consommation et d’équipements nécessaires à la consommation
nationale et au développement du Pays. Tout ceci induit à un handicap majeur à long terme
qui ne peut représenter qu’une menace majeure pour l’économie algérienne. Dans ce cadre,
les entreprises exportatrices hors hydrocarbures tentent de s’internationaliser afin de réduire
cette dépendance multiforme de l’Algérie vis-à-vis de l’étranger, en essayant de se forger une
place à l’international. Ces dernières doivent concentrer leurs efforts sur la maîtrise des
méthodes modernes de gestion, la connaissance des marchés étrangers ainsi que le recours
aux aides et accompagnements de l’État.
C’est dans ce contexte que, promouvoir la production nationale sur les marchés
internationaux, l’État Algérien a pris quelques mesures visant à la création des organismes et
institutions chargés de la promotion des exportations tels que la CAGEX68, PROMEX, FSPE,
ALGEX. S’ajoutent à ces mesures, les accords commerciaux qu’a signés l’Algérie dans le but
de promouvoir ses exportations et profiter des opportunités offertes par l’ouverture. Parmi ces
accords, on cite la signature des accords d’association avec l’Union Européenne (UE),
l’adhésion à la zone arabe de Libre échange (ZALE) avec les pays arabes et la mise en place
d’un système généralisé de préférences (SGP) commerciales avec les USA.
Toute entreprise désirant s’internationaliser doit d’abord s’imposer sur le marché local
et couvrir la demande nationale, ensuite, cibler des marchés étrangers. La procédure
d’exportation peut être justifiée par plusieurs raisons. A ce propos F. David
écrit : « L’exportation n’est ni maléfique en soi ni bénéfique, mais nécessaire »[Link]
constatation s’appuie sur des raisons de principe. Il faut exporter à la fois pour ne pas mettre
en danger un des grands équilibres économiques et assurer ainsi la survie des entreprises.
68
CAGEX : Algérienne d’Assurance et de Garantie des Exportations.
69
F. David In, « Le mythe de l’exportation », Calmann-Lévy, 1971, p.67.
ALGEX : Nationale de Promotion du Commerce Extérieur.
méthodes de ciblage des marchés étrangers, la logistique et le transport international de
marchandise, les moyens de paiements, etc. La maîtrise du processus d’exportation requiert
également la maitrise technologique et du savoir-faire afin de renforcer la capacité
d’innovation constante des entreprises, de produire de nouveaux produits.
Tout d’abord, toute entreprise dispose d’une démarche d’exportation, cette dernière se
diffère d’une entité à l’autre et cela par rapport aux éléments que détient chaque étape
d’exportation, en générale, le processus d’exportation est répartie en cinq étapes essentiels : le
diagnostic export qui sert a évalué tous les éléments interne et externe de l’entreprise pour
déterminer les forces et les faiblesses de l’entreprise ainsi ces opportunités et menaces ; les
marchés cibles (qui lui constitue le meilleur potentiel) ; une stratégie marketing propre au
produit et au prix ; l’expédition (les réseaux de distribution, les moyens de transports) et en fin
les moyens de financement.
Ensuite, l’entreprise exportatrice Cevital dispose d’une boite de négociation en Suisse,
d’où la nécessité de travailler en collaboration avec des Traders internationaux chargés de
mener des négociations avec des clients avant de franchir le territoire international. Pour ce
qui est de l’efficacité de la démarche d’exportation, l’entreprise Cevital dispose d’un plan
d’exportation propre à elle : il se présente sous forme d’un ensemble d’étapes établies par le
service planification export qui retrace la procédure d’exportation depuis le déclenchement de
la commande du client jusqu’au rapatriement des fonds. De plus, l’organigramme de
l’entreprise spécifie l’ensemble des intervenants (service planification export ; fret export ;
Back Office ; transit export ; contrôle de prestation ; production ; laboratoire ;
conditionnement ; logistique), leurs rôles respectifs dans l’opération d’exportation ainsi que
leurs interactions.
Le point de départ pour bien conduire une transaction internationale consiste à bien
négocier et rédiger le contrat. Pour ce faire, les deux parties doivent se mettre d’accord sur les
termes relatifs à ce dernier. Notons que l’entreprise Cevital s’appuie beaucoup plus sur le
choix de l’incoterm et l’ensemble de ses expéditions se font par l’incoterm CFR ainsi que par
rapport au mode de paiement qui est la lettre de crédit irrévocable et confirmer qui lui assure
une sécurité financière d’être payé dans tous les cas de figurent.
Cependant, il s’avère dans certains cas que même si l’entreprise gère au mieux ses
opérations d’exportations au niveau interne, celle-ci peut parfois être confrontée à certaines
contraintes externes, indépendantes de sa volonté, qui peuvent ralentir sa démarche
d’exportation. Le Complexe Agroalimentaire Cevital ne s’est pas confronté aux différents
risques liés au marché étranger depuis son activité d’exportation. Cela est dû à la
collaboration de l’entreprise avec les Traders, qui lui permet d’aller à l’international avec un
minimum de risque, d’une part, et par rapport aux termes relatifs au contrat commercial
international, au choix de l’incoterm et au mode de paiement qui lui assure d’être payés quel
que soit la situation, d’autre part.
BIBLIOGRAPHIE
BIBIOGRAPHIE
I. Ouvrages
II. Mémoires
Article 138 du code des impôts directs et taxes assimilées modifié par l’Article 06 de
Loi de finances pour 2006.
Article 220-3 du code des impôts directes et taxes assimilées.
Article 209-3 C I D abrogé par l’Art 13 de la L F 2006.
Articles 186, 187 et 188 du code des douanes et la Décision d’application du Directeur
Général des Douanes n°17du d 03 février 1999.
IV. Autres
Une présentation conforme signifie une présentation qui est en conformité avec les
termes et conditions du crédit, les dispositions applicables de ces règles et les
pratiques bancaires internationales standard.
Voir le site officiel de l’ALGEX. « [Link] ».
Voir le site officiel de CACI. «[Link] ».
V. Webographie
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]/fr
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
www. Publibook. Com
www. hec. Ca
[Link]
[Link] étapes [Link]
Annexes
Questionnaire
Par ailleurs, ce questionnaire est anonyme, nous vous assurons que toute information
transmise sera confidentielle et que son usage est strictement d’ordre scientifique et
pédagogique.
Fiche Signalétique
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………
Avantage absolu
Avantage comparatif
Avantage concurrentiel
Q4 : Parmi les produits exportés, quels sont les plus réussis en exportation ?
Sucre Jus
Table des matières
Liste d’abréviations I
Liste des tableaux IV
Liste des schémas V
Introduction générale………………………………………………………………………...1
Introduction …………………………………………………………………………………05
1.3.Définition de l’exportation……………………………………………………………….06
1.4. Les formes des exportations……………………………………………………………..07
1.2.1. L’exportation directe……………………………………………………………….07
[Link]. Exportation directe sous forme de vente directe………………………… 07
[Link]. Exportation directe avec un représentant salarié.........................................10
[Link]. Exportation directe avec un agent commissionné………………………...09
1.4.2. L’exportation indirecte (sous-traitée)……………………………………………..12
[Link]. Les sociétés de commerce international (SCI)……………………………12
[Link]. Les sociétés de gestion export (SGE)…………………………………….13
[Link]. Les importateurs et concessionnaires……………………………………..14
1.2.3. L’exportation concertée(ou associée)……………………………………………...16
[Link]. Les groupements d’exportateurs………………………………………….17
[Link]. Le portage………………………………………………...........................18
1.3. La commercialisation d’un produit………………………………………………………19
1.3.1. Les transitaires……………………………………………………………………..19
1.3.2. Dédouanements…………………………………………………………………….19
[Link]. Exporter un produit………………………………………………………..20
1.3.3. Incoterm……………………………………………………………………………23
[Link]. Généralités sur les incoterms……………………………………………..23
1.4. Les risques liés à l’activité d’exportation………………………………………………..27
1.4.1. Les risques liés à l’export…………………………………………………………..27
[Link]. Le risque commercial……………………………………………………..27
[Link]. Le risque politique………………………………………………………..27
1.4 .1.3. Risque de change…………………………………………………………28
Section 02 : Les exportations en Algérie…………………………………………………...28
2.1. L’évolution des exportations algériennes………………………………………………..29
2.1.3. Le poids des hydrocarbures dans l’économie algérienne…………………………...29
2.1.4. Les exportations hors hydrocarbures……………………………………………….30
[Link]. L’état des exportations hors hydrocarbures…………………………........30
[Link]. L’évolution des exportations hors hydrocarbures………………………...31
[Link]. Les principaux produits hors hydrocarbures exportés……………………31
[Link] contraintes liées aux exportations hors hydrocarbures……………………………….33
2.2.1. Sur le plan économique……………………………………………………………..33
2.2.2. Les défaillances au niveau logistique……………………………………………….33
[Link] stratégies de promotion des exportations en Algérie…………………………………34
2.3.1. Les principaux avantages fiscaux accordés aux exportateurs………………………34
[Link]. Exonérations en matière d’impôts directs………………………………...34
[Link]. Exonération en matière de taxes sur la valeur ajoutée……………………35
2.3.2. Les facilitations à l'export..........................................................................................35
[Link]. Facilitations douanières…………………………………………………...35
[Link]. Facilitations portuaires……………………………………………………36
2.3.3. Les institutions d’appui……………………………………………………………..37
[Link]. Fonds Spécial pour la Promotion des Exportations hors hydrocarbures
(FSPE)………………………………………………………………………………37
[Link]. Le Font National de Régulation et Développement Agricole (FNRDA)…38
[Link]. Nationale de Promotion du Commerce Extérieur (ALGE)……………….38
[Link]. La création de la compagnie Algérienne d’Assurance et de Garantie des
Exportations (CAGEX)……………………………………………………………..39
[Link]. Conseil National Consultatif de Promotion des Exportations (CNCPE)…39
[Link]. La chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI)………..…..40
2.3.4. Les Accords préférentiels…………………………………………………………...40
[Link]. L’accord d’Association avec l’Union Européenne……………………….40
[Link]. Le bénéfice du Système généralisé de Préférence………………………..41
[Link]. L’Accord bilatéral Algéro-Jordanien……………………………………..41
Conclusion……………………………………………………………………………………42
Introduction………………………………………………………………………………….82
Section 01 : présentation du complexe……………………………………………………..83
1.1. Historique de l’entreprise Cevital………………………………………………………..83
1.2. Situation géographique…………………………………………………………………..83
[Link] fiche signalétique………………………………………………………………….84
1.3. Activités et objectifs……………………………………………………………………..84
[Link]és de Cevital…………………………………………………………………...84
[Link]………………………………………………………………………………85
1.4. Structure organisationnelle du complexe Cevital………………………………………..85
1.4.1. Les principales missions des différentes directions du complexe……………………87
1.5. La part de marché de Cevital…………………………………………………………………..91
2.1.2. La margarine…………………………………………………………………………96
[Link]. La margarine……………………………………………………………..97
[Link]. Le conditionnement………………………………………………………98
Conclusion…………………………………………………………………………………………..118
Conclusion générale ……………………………………………………………………………….120
Bibliographie
Table des matières VI
Annexes
Résumé
Les exportations révèlent une importance primordiale pour l’économie nationale pour
plusieurs raisons. D’abord, elles alimentent le pays en ressources en devises. Ensuite, elles
offrent des emplois crées par les entreprises exportatrices et améliorent la croissance
économique globale du pays.
Compte tenu de ces atouts macro et micro économiques, les pouvoirs publics prennent
des mesures incitatives, régulièrement réadaptées, en faveur des exportateurs. Les actions de
l’Etat algérien concernent essentiellement les facilitations relatives aux procédures
douanières et fiscales à la promotion d’exportation à travers la création des organismes
d’assurances des exportations hors hydrocarbures telle que la CAGEX.
En terme de la complexité de la tâche d’exportation, toutes entreprises désirant exporter
doit adapter une démarche d’exportation, cette dernière doit comprendre un diagnostic export,
une étude de marché pour ciblé les plus potentiel, une stratégie marketing, l’expédition et le
paiement.
Dès lors, l’objectif de notre recherche est expliquer le processus d’exportation d’un
produit : le cas de l’entreprise Cevital. Dans ce cadre, un stage a été effectué au sein de cette
entreprise. Pondant ce dernier, nous avons constaté que Cevital dispose d’une boite de
négociation en Suisse qui lui permet de mener des négociations avec les clients avant de
franchir le territoire international pour minimiser les risques, ensuite l’avantage de proximité
au port qui facilite le processus d’exportation de l’entreprise.