Régie de Distribution D'eau République Démocratique Du Congo
Régie de Distribution D'eau République Démocratique Du Congo
DECEMBRE 2009
En envoyant les missions d’étude sur place du 1er mars au 16 mai 2009 la mission a tenu
des discussions avec les autorités concernées du Gouvernement du Congo, et a effectué une
étude sur le terrain dans la zone ciblée du projet. Après le retour de la mission au Japon,
l’étude a été approfondie et un concept de base a été élaboré. Afin d’expliquer le contenu de
l’avant-projet du plan de base, les autres mission ont été envoyées au Congo du 25 juillet au 8
août et du 17 au 29 octobre 2009. C’est ainsi que la préparation du présent rapport s’est
achevée.
Je suis heureux de remettre ce rapport aux autorités concernées et je souhaite que ce rapport
contribuera à la promotion du projet et au renforcement des relations amicales entre nos deux
pays.
Décembre 2009
Toshiyuki KUROYANAGI
Directeur général,
Département des Infrastructures Economiques
Agence Japonaise de Coopération Internationale
-i-
Décembre 2009
Lettre de présentation
Nous avons le plaisir de vous soumettre le rapport de l’étude préparatoire pour le projet
d’amélioration du système d’approvisionnement en eau potable et d’extension de la station de
traitement des eaux de Ngaliema dans la ville de Kinshasa en République démocratique du
Congo.
Cette étude a été réalisée par Tokyo Engineering Consultants Co., Ltd., du février au
décembre 2009 sur la base du contrat signé avec votre agence. Nous avons procédé à cette
étude en tenant pleinement compte de la situation actuelle au Congo, pour examiner la
pertinence du projet susmentionné et élaborer le concept de base du projet le mieux adapté au
cadre de la coopération financière sous forme du don du Japon.
En espérant que ce rapport vous sera utile pour la promotion du projet, nous vous prions
d’agréer, Monsieur le Vice-Président, l’expression de nos sentiments respectueux.
Akira TAKECHI
Chef de projet
Equipe de l’étude préparatoire
Pour le projet d’amélioration du système d’approvisionnement
en eau potable et d’extension de la station de traitement des
eaux de Ngaliema dans la ville de Kinshasa
- ii -
←Fleuve Congo
Usine de Ngaliema
- iii -
- iv -
Usine d’Extension
Perspective
Acronymes et Abréviations
-v-
RESUME
1. APERCU DU PAYS
La République Démocratique du Congo (désignée ci-après par « la RDC ») est située presque au
milieu du Continent Africain, et couvre une superficie approximative de 234,5 km2. Sa
population est estimée à environ 62,4 millions (Banque Mondiale, 2007). La grande partie du
territoire est couverte de forets tropicales humides qui s’étendent sur le bassin du Fleuve Congo
et l’est du pays borde le grand rift est-africain.
La RDC a poursuivi sa croissance économique à un rythme élevé jusqu’au début des années
1970 mais elle est confrontée depuis la fin des années 1970 par les difficultés économiques
notamment dues à la baisse du prix du cuivre et à l’augmentation de dettes extérieures. De
plus, à la suite des convulsions politiques de 1991, l’économie du pays était dévastée
notamment par l'effondrement du régime Mobutu en 1997 et les conflits qui sont débutés en
1998. En mars 2002, la version provisoire du Document de Stratégie de la Réduction de la
Pauvreté a été élaboré avec l’appui de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire International,
et en juillet 2006 sa version finale a été publiée (DSCRP) .
Monsieur Joseph Kabila, le Président de la RDC élu lors de l’élection présidentielle de 2006 a
concentre ses efforts pour la consolidation de la stabilité macroéconomique et la promotion de la
réforme économique.
La ville de Kinshasa, capitale de la RDC compte 6,22 millions d’habitants en 2005 et le taux de
couverture de la desserte eau potable de la ville est estimé à 76 %. Néanmoins, la quantité
d’eau potable produite par habitant n’atteint qu’environ 50 /p/j et si l’on tient compte du taux
de fuite la quantité d’eau distribuée est estimée à environ 30 /p/j, une quantité qui correspond à
celle distribuée par les bornes fontaines, et la pression d’eau est insuffisante à tel point que la
coupure d’eau est quasiment permanente dans la périphérie des zones d’influences des usines de
traitement de l’eau et les zones à altitude élevée.
Toutefois, les constructions et les extensions réalisées jusqu’en 2009 atteignent seulement 55 %
de 266.000 m3/j, l’accroissement planifié dudit plan jusqu’en 2012. En outre, l’Usine de
Ngaliema a une capacité de production de 80.000-m3/j qui correspond à 16 % de la quantité
totale d’eau actuellement distribuée dans l’ensemble de la ville de Kinshasa de 486.000m3/j et
- vi -
assure l’approvisionnement en eau de 920.000 habitants dans sa zone d’influence. Toutefois, il
convient de signaler que les installations de cette usine datent de 20 à 50 ans et de ce fait les
principaux équipements tels que pompes de refoulements qui peuvent être considérées comme
cœur qui pompe l’eau traitée à la zone d’influence peuvent avoir les problèmes graves d’un
jours à l’autre d’une part, et la capacité de production actuelle est aussi précaire d’autre part.
Il ressort de ce qui vient d’être mentionné que non seulement le renforcement de la capacité de
production pour répondre à l’augmentation du besoin n’est pas prévisible, mais la capacité de
production actuelle pourrait être aussi diminuée.
Faisant suite à cette requête, le Gouvernement du Japon a effectué de juin à l’août 2008 une
étude préliminaire.
A l’issue des études sur le terrain, il s’est avéré que la réhabilitation et l’extension de l’usine de
Ngaliema sont les besoins pressants. Toutefois, la composante concernant l’aménagement du
réseau de distribution a été excluse du fait que la dotation budgétaire nécessaire à l’exécution
par la REGIDESO des travaux de pose de conduites fournies par le Projet n’a pas pu être
confirmée d’une part, et que les conditions de sécurité des zones concernées sont incertaines
pour que la partie japonaise puisse exécuter les travaux d’autre part. Après la mission de
présentation du rapport sommaire du concept de base effectuée de 26 juillet au 6 août 2009,
l’étendue du Projet a été fixée à ce qui suit :
- vii -
Construction : Réhabilitation de l’usine de Ngaliema existante
Extension de l’Usine de Ngaliema (ouvrage de captage
et installations de traitement de l’eau)
Composante Soft : Renforcement de la capacité d’exploitation et
maintenance de l’usine de traitement de l’eau
Après son retour au Japon et l’approfondissement de l’étude une autre mission a été envoyée en
RDC de 17 au 29 octobre 2009 pour présenter le rapport sommaire du concept de base, et
ensuite la JICA a finalisé le présent Rapport. Le résultat de l’étude et le contenu du Projet sont
comme suit :
・ Normes de conception
Etant donné qu’en RDC il n’existe pas de normes de conception applicables aux usines de
traitement d’eau potable, les installations du Projet seront conçues sur la base des
« Directives de conception des installations d’approvisionnement en eau du Japon, 2000 ».
La RDC n’est pas dotée de normes parasismiques non plus, mais du fait que les séismes ont
été observés les installations du Projet seront conçues en application des normes
parasismiques japonaises. De même pour les normes relatives à la qualité d’eau potable,
en raison de l’absence de normes congolaises, les normes de l’OMS étant appliquées, le
Projet a adopté les normes de l’OMS.
- viii -
・ Procédés de traitement de l’usine d’extension
・ Considération socio-environnementales
Par conséquent, pour la réhabilitation des installations existantes il ne sera pas nécessaire
d’obtenir telle autorisation, mais pour la construction en extension des installations,
- ix -
l’obtention de l’autorisation environnementale est une des conditions préalables pour la
mise en œuvre du Projet. La REGIDESO est donc tenue d’obtenir, en outre du droit
d’utilisation du terrain, l’autorisation environnementale.
Les objectifs du Projet ainsi que les effets engendrés par la mise en œuvre du Projet sont les
suivants :
La mise en œuvre du Projet pourra avoir les effets directs indiqués au Tableau ci-après. En
plus de ceux indiqués dans le Tableau, le Projet pourra avoir les effets indirects notamment
l’amélioration des indicateurs de la santé telle que réduction de cas de maladies infectieuses
hydriques et d’autres maladies, l’amélioration des conditions de vie telle que réduction de la
durée de coupures d’eau, réduction de temps pour aller chercher de l’eau ainsi que
l’amélioration de la stabilité et le développement des activités socio-économiques par la
disponibilisation de l’eau pour la lutte contre les incendies, l’eau commerciale, l’eau industrielle,
etc.
Réhabilitation des Elle permet de résoudre le La quantité d’eau fournie par habitant
installations problème de réduction de la actuelle de 51,4 /p/j est portée à 56,5- /p/j,
existantes capacité de traitement de l’eau due soit une augmentation de 5,1 /p/j.
au dysfonctionnement
d’équipements de traitement de
l’eau (estimée à environ 9 % de la
capacité totale).
Extension des Augmentation de la quantité d’eau Elle permet d’augmenter la quantité d’eau
installations traitée de 80.000 m3/j à fournie actuelle de 56,1 /p/j à 77,7- /p/j,
110.000-m3/j soit une augmentation de 21,2- /p/j
-x-
4. DELAIS D’EXECUTION ET COUT ESTIMATIF DU PROJET
Les travaux de réhabilitation du Projet seront exécutés sur le budget d’une année du
Gouvernement du Japon et le délai d’exécution total y compris la période de conception
détaillée et de processus d’appel d’offres et de soumission sera de 18,0 mois. Quant aux
travaux de construction en extension, ils seront exécutés sur le budget pluriannuel du
Gouvernement du Japon et le délai d’exécution total y compris la période de conception
détaillée et de processus d’appel d’offres et de soumission sera de 32,5 mois.
Le coût à la charge de la partie congolaise au cas où le Projet serait mis en œuvre dans le cadre
de l’aide financière non-remboursable est estimé à 7 millions de yens japonais.
5. EVALUATION DU PROJET
Les installations de traitement de l’eau qui seront réhabilitées ou construites en extension par le
Projet seront entretenues par la REGIDESO. Etant donné que la REGIDESO assure jusqu’au
présent la maintenance et l’entretien des installations existantes de façon adéquate et qu’une
assistance technique sera effectuée sur l’entretien et la maintenance des installations conçues
avec les nouvelles méthodes, aucun problème en matière d’entretien/maintenance ne se posera.
En conclusion, il est jugé judicieux d’exécuter le Projet dans le cadre de l’aide financière
non-remboursable du Gouvernement du Japon.
- xi -
RAPPORT DE L’ETUDE PREPARATOIRE
POUR
LE PROJET D’AMELIORATION DU SYSTEME D’APPROVISIONNEMENT EN EAU
POTABLE ET D’EXTENSION DE LA STATION DE TRAITEMENT DES EAUX DE
NGALIEMA DANS LA VILLE DE KINSHASA
EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Avant-propos
Lettre de présentation
Plan de situation des sites faisant l’objet de l’étude
Perspective
Acronymes et Abréviations
Résume
Table des matières
- xii -
2-2-4-4 Plan de supervision des travaux de construction / approvisionnement en
matériel et matériaux............................................................................................ 2-47
2-2-4-5 Plan de Contrôle de qualité ................................................................................ 2-48
2-2-4-6 Plan d’approvisionnement en matériel et matériaux.......................................... 2-49
2-2-4-7 Plan de formation à l’exploitation initiale et à la gestion................................... 2-51
2-2-4-8 Plan de la Composante Soft ............................................................................... 2-51
2-2-4-9 Calendrier d’exécution du Projet ....................................................................... 2-57
2-3 Description sommaire des travaux et prestations à la charge de la partie congolaise .. 2-58
2-3-1 Travaux et prestations généraux à la charge de la partie congolaise ..................... 2-58
2-3-2 Travaux et prestations spécifiques du Projet à la charge de la partie congolaise .. 2-58
2-4 Plan d’exploitation et de maintenance du Projet .......................................................... 2-59
2-4-1 Exploitation et maintenance des installations construites par le Projet................. 2-59
2-4-2 Système de gestion et de maintenance des ouvrages et installations construits
par le Projet .......................................................................................................... 2-60
2-5 Coût estimatif du Projet................................................................................................ 2-60
2-5-1 Coût estimatif de l’assistance japonaise demandée............................................... 2-60
2-5-2 Coût d’exploitation et de maintenance.................................................................. 2-62
2-6 Conditions particulières pour la mise en œuvre du Projet ............................................ 2-66
- xiii -
Schéma 2-6 Calendrier d’exécution de la Composante Soft............................................... 2-56
Schéma 2-7 Calendrier d’exécution prévisible ................................................................... 2-58
- xiv -
Tableau 2-24 Coût de réactifs ............................................................................................. 2-63
Tableau 2-25 Coût d’exploitation et maintenance .............................................................. 2-64
Tableau 2-26 Système tarifaire de la REGIDESO .............................................................. 2-64
Tableau 2-27 Coût total de production................................................................................ 2-65
Tableau 2-28 Bilan du Projet .............................................................................................. 2-65
Tableau 3-1 Effets et degré d’amélioration par la mise en œuvre du Projet ......................... 3-1
Annexes
Annexe-1 Liste des membres des missions
Annexe-2 Calendriers des études
Annexe-3 Liste des personnes rencontrées
Annexe-4 Procès - Verbaux des Discussions
Annexe-5 Notes Techniques
Annexe-6 Plan de la Composante Soft
Annexe-7 Tableau récapitulatif de diagnostiques des installations existantes
Annexe-8 Résultat de l’étude sur le réseau de distribution de 6 communes
Annexe-9 Résultat de l’étude sur le réseau de distribution de l’Avenue de la Justice
Annexe-10 Résultat de l’analyse du réseau de distribution
- xv -
CHAPITRE 1 : ARRIERE PLAN ET HISTORIQUE DU PROJET
Chapitre 1 : Arrière-plan et historique du Projet
1-1 : Arrière-plan et historique de l’aide financière non remboursable
Dans la ville de Kinshasa, comme le montre le tableau 1-1, 4 principales usines de traitement de
l’eau potable produisent une quantité d’eau d’environ 400.000 m3/j pour assurer
l’approvisionnement en eau de 6,22 millions d’habitants (population estimative de 2005).
Cette quantité de production se traduit en une quantité par habitant d’environ 50 /p/j, une
quantité qui correspond à celle distribuée par les bornes fontaines, et par conséquent absolument
insuffisante pour un système d’approvisionnement en eau urbain basé sur les branchements
individuels, d’où il est urgent de renforcer les usines de traitement de l’eau.
En ce qui concerne le réseau de distribution d’eau, il est inefficace car les secteurs hydrauliques
le constituant ne sont pas séparés les uns des autres comme si l’ensemble de la ville de Kinshasa
constitue un seul secteur hydraulique, et de plus le taux de fuite est estimé à 40 % du fait de la
vétusté de conduites.
Il faut ajouter que parmi les usines de traitement de l’eau indiquées dans le Tableau 1-1 ci-après,
l’Usine de Ngaliema qui a été construite en 1952 est la deuxième vielle usine après l’Usine de
Lukunga construite en 1939. L’Usine de Lukunga a été déjà réhabilitée, mais l’Usine de
Ngaliema a fait seulement l’objet de réhabilitations de petite envergure et de ce fait les
principaux équipements qui fonctionnent depuis l’année de construction sont en état de
délabrement avancé à tel point qu’ils pourraient tomber en panne d’un jour à l’autre. Par
conséquent, il est urgence de réhabiliter l’Usine de Ngaliema afin de maintenir sa capacité
actuelle de production.
1-1
Dans une telle situation, la REGIDESO a formulé une requête dont le contenu est le suivant :
Le plan de masse de l’Usine de Ngaliema et le plan des parcelles prévues pour l’extension
sont présentés au Schéma 1-1. Les installations existantes de l’Usine de Ngaliema sont
situées sur les parcelles No. 2651 et No. 27183. La parcelle No. 2652 dont le droit
d’utilisation a été transféré de l’Utex Africa est prévue pour l’extension.
En ce qui concerne la parcelle No. 27183 qui se trouve sur la terrasse fluviale, elle n’est pas
propice à la construction d’installations pour la raison économique car il sera nécessaire
d’aménager le terrain par le remblayage, la mise en place de murs de protection de rive, etc.,
d’une part, et pour la raison de la gestion de cours d’eau car il ne faut pas réduire la section
de cours d’eau d’autre part. De plus, du fait que le côté terre de ce terrain est déjà occupé
par les maisons d’habitation, il n’existe plus de place pour l’extension et seules la parcelle
No. 2652 et une partie de la parcelle No. 27183 sont disponibles.
1-2
Fleuve Congo
Captage No. 2
Captage No. 3
Captage No. 1
No. 27183
No. 2651
No. 2652
L’Usine de Ngaliema a été mis en service il y a 57 ans. Bien que la plupart des
installations à part les ouvrages de génie civil sont délabrées, elles sont entretenues de façon
adéquate et à quelques exceptions près aucun équipement ou ouvrage tombé en panne n’est
laissé sans être réparé, si bien que leurs capacités de calcul qualitative et quantitative sont
maintenues, grâce aux réparations répétées des équipements, recyclages des pièces des
équipements réformés ou bien grâce aux ingéniosités de techniques d’exploitation, etc.
Néanmoins, il est évident que tous les équipements et toutes les installations sont en état de
délabrement avancé de sorte que des défaillances fatales telles que celles rendant les filtres
non opérationnels ou empêchant la production d’eau en quantité requise pourraient survenir
un jour à l’autre.
1-3
Tableau 1-2 : Spécifications des installations existantes
Désignation Catégorie/structure/type/capacité Nombre
Ouvrage de C Conduite de captage Conduite en acier DN 700 x Lon 186 m 1 unité
captage No.-2 C Puits de captage en Diam Intér 7,9 m, 1 unité
béton armé Diam Intér du puits 4 m
M Pompe immergée 1.200 m3/h (20 m3/min) x Hau 18 m x (90 kW x 2) 2 unités
Ouvrage de C Conduite de captage Conduite en acier DN 650 x Lon 92 m x 1 pièce 2 unités
captage No.-1 Conduite en acier DN 600 x Lon 92 m x 1 pièce
C Puits de captage en Diam Intér 7,9 m, 1 unité
béton armé Diam Intér du puits 4 m
M Pompe immergée 1.200 m3/h (20 m3/min) x Hau 18 m x (90 kW x 2) 2 unités
1.500 m3/h (25 m3/min) x Hau 18 m x 134 kW
Ouvrage de C Conduite de captage Conduite en acier DN 600 x Lon 44 m 2 unités
captage No.-3 C Local de pompage en Type demi sous-sol, larg 5,3 m x long 5,70m 1 local
béton armé
M Pompe horizontale 1.000 m3/h (16,7 m3/min) x Hau 20 m x 75-kW 2 unités
Tour de mélange C Béton armé 91,67 m3 (+ Compartiment de sortie 38,54 m3) 1 tour
Tour de mélange C Béton armé 29,12 m3 (+ Compartiment de répartition 8,0 m3 x 4) 1 tour
/ répartition
Décanteur C Clarificateur circulaire DN 21 m x 600 m3/h, 150-1 min x 2 bassins 4 bassins
du type voile de boues DN 28 m x 1.200 m3/h, 150-1 min x 2 bassins
en béton armé
Filtre C Type air/eau, Lon 8,54 m x Lar 3,7 m x Hau 1,95 m x 8 filtres x 3 24 bassins
en béton armé séries , Superficie de filtration : 31,6 m2, Sable de
filtration : monocouche, 80 à 120 cm ,
Vitesse de filtration : 5 à 5,4 m3/m2/h
M Pompe de lavage à 10 m3/min x Hau 7 m x 18 kW 2 unités
contre-courant
M Soufflante 1.830 m3/h x Hau 0,3 m x 22 kW 2 unités
Citerne de stockage C Béton armé Type souterrain, 1.200 m3 1 citerne
d’eau traitée
Installations A Local des installations 1er étage du bâtiment au-dessus de la citerne de 1 local
d’injection de d’injection stockage d’eau traitée
coagulant (Sulfate M Installations de Equipement de préparation 102,0 m3/h x 0,20 kW 1 unité
d’alumine) préparation
M Pompe d’injection 15 m3/h x Hau 5 m x 0,20 kW x 1 unité 2 unités
50 m3/h x Hau 15 m x 0,20 kW x 1 unité
Installation de A Local d’équipement Intégré dans le magasin 1 local
régulation de pH d’injection
(Chaux hydratée) M Equipement de Bac de préparation en béton armé x 2 bacs, 1 ensemble
préparation agitateur x 2 unités
M Pompe d’injection 25 m3/h x 1,5 kW 2 unités
M Installations de Saturateur de chaux 1 unité
stockage
M Pompe d’alimentation 15 m3/h x Hau 5 m x 1,5 kW 2 unités
en eau 50 m3/h x Hau 15 m x 1,5 kW
Installations de A Local d’équipement Intégré dans le local de pompes de refoulement 1 local
désinfection d’injection
(Hypochlorite de C Installations de Bac de préparation en béton armé 2,3-m3 x 2 bacs 1 ensemble
calcium) préparation Agitateur x 1 unité
M Installations de 1.880 L/h x 1,1 kW 2 unités
désinfection 2.500 L/h x 1,5 kW
1-4
Désignation Catégorie/structure/type/capacité Nombre
Installations de A Local de pompes en Bâtiment au-dessus de la citerne de stockage d’eau 1 bâtiment
refoulement béton armé traitée
M Pompe de refoulement 750 m3/h (12,5 m3/min) x Hau 90 m x 290 kW 6 unités
M Chambre à air Réservoir antibélier x 2 + compresseur x 1 1 ensemble
Bureaux A Bureaux administratifs Bureaux administratifs, laboratoire d’analyse de 1 bâtiment
administratifs qualité d’eau
A laboratoire d’analyse Intégré dans le local de pompes de refoulement 1 local
de qualité d’eau
A Bureaux administratifs Ancienne usine de formation transformée en 1 bâtiment
bureaux, laboratoire d’analyse de qualité d’eau
A Magasin Intégré dans le local d’injection de la chaux hydratée 1 bâtiment
Légende : C : Ouvrage de génie civil, A : Bâtiment, M : Machines et équipements, E : Equipement électrique
3 ouvrages de captage sont installés le long le Fleuve Congo, dont celui situé au plus aval
(No. 2) n’est pas utilisé actuellement, et seuls les deux autres (No. 1 et No. 3) assurent le
captage (pour les positions de ces ouvrages de captage, se reporter au Schéma 1-1). L’une
de 2 conduites de captage est hors de service car elle est détériorée et présente des trous si
bien que le siphonage ne peut pas fonctionner lorsque le niveau d’eau est bas en saison
sèche. En outre, les pompes immergées ont le problème de maintenance car elles ne
peuvent pas être réparées par la REGIDESO en raison du .problème d’étanchéité à l’eau.
La description sommaire des ouvrages de captage existants est présentée au Tableau 1-3.
Tableau 1-3 : Description sommaire des ouvrages de captage existants
No Ouvrage de captage No. 2 Ouvrage de captage No. 1 Ouvrage de captage No. 3
Etat actuel Le captage No. 2 est équipé Le captage No. 1 est équipé Cet ouvrage de captage qui
de 2 pompes immergées de 2 pompes immergées dont est construit en 2004 par la
d’une capacité unitaire de l’une d’une capacité de REGIDESO est équipé de 2
1.200 m3/h. Ces pompes 1.200-m3/h et l’autre de pompes horizontales de
sont en panne et sont laissées 1.500-m3/h sont installées. second hand d’une capacité
sans être réparées. respective de 1.000 m3/h.
Mode de captage Système de siphonage puits de captage tour de captage Conduite de captage par
(pompes) siphonage local de
pompage type demi sous-sol
(pompes)
Type de pompe Groupes motopompes immergés Pompes horizontales
Spécifications de 1.200 m3/h x 2 unités 1.200 m3/h x 1 unité 1.000 m3/h x 2 unités
3
pompes de captage (28.800 m /j) 1.500-m3/h x 1 unité (24.000 m3/j)
(capacité lorsque l’une (28.800 à 36.000 m3/j)
d’elles est en réserve)
Problèmes Les pompes immergées qui sont en pannes ne peuvent pas être Le tableau électrique qui se
réparées du fait du problème d’étanchéité à l’eau d’une part et trouve dans la fosse et qui ne
sont difficiles à entretenir d’autre part. comporte ni la porte ni le vitre
est susceptible de fuite
d’électricité.
Possibilité d’utilisation Les réhabilitations de grande Les réhabilitations de grande Les transformations de petite
en continu envergure sont nécessaires. envergure sont nécessaires. envergure sont nécessaires.
Augmentation du Possible Possible Impossible en raison de
nombre de pompes l’exiguïté de l’espace
1-5
2) Problématique des ouvrages de captage
Conduite de captage
Usine de traitement
(3) Les conduites sont détériorées par la corrosion et la vieillesse
Puits de pompes
Niveau d’eau en période de crue
Conduite de transfert
Niveau d’eau en
période d’étiage
Pompe à vide
Pompe motorisée immergée (4) Le captage est impossible Fleuve Congo
(5) Etant donné la difficulté si la pompe à vide tombe en
d’exploitation et entretien, la panne en saison sèche
pompe horizontale est préférable Bouche de captage
(demande de la REGIDESO) (1) La variation du niveau d’eau du Fleuve Congo est importante
(2) La bouche de captage est obstruée par les déchets, etc.
1-6
+279,00 au-dessus du niveau de sol
Le niveau d’eau du Fleuve Congo est mesuré à la station d’observation installée dans le port
de Kinshasa avec une cote de référence de 272,12 m. Le niveau maximal observé jusqu’au
présent et de 6,26 m (17 décembre 1961) tandis que le niveau minimal est de -0,47 m (22
juillet 1905).
D’après les données du niveau d’eau des 10 dernières années présentées au Schéma 1-4, le
niveau maximale et le niveau minimal sont respectivement de 5,27 m (10 décembre 1999) et
de 0,15 m (31 juillet 2004), ce qui montre que la différence est de 5,12 m.
600
2008
500
2007
Niveau mesuré cm (Altitude de référence 272,12m
)
2006
400 2005
2004
2003
300 2002
2001
2000
200
1999
100
0
DATE
15/1
30/1
14/2
1/3
16/3
31/3
15/4
30/4
15/5
30/5
14/6
29/6
14/7
29/7
13/8
28/8
12/9
27/9
12/10
27/10
11/11
26/11
11/12
26/12
1-7
(2) Qualité d’eau
Le résultat de l’analyse de la qualité d’eau est présenté au Tableau 1-5. Sur la base de ce
tableau, les qualités d’eau brute et d’eau livrée peuvent être analysées comme suit.
Etant donné que les 2 données concernent aux points qui sont proches l’un de l’autre dans
le même Fleuve, la qualité d’eau est quasiment identique. La turbidité et la couleur sont
quelque peu élevées, mais compte tenu du fait qu’il s’agit de la partie aval d’un fleuve
continental où les troubles charriés sont importants, ces valeurs peuvent être jugées dans
une fourchette normale.
Quant à la valeur de pH, étant donné les valeurs de 6,4 et 6,5, elles sont dans une
fourchette neutre, mais du fait que l’alcalinité est quelque peu faible, il serait nécessaire
d’injecter l’adjuvant d’alcalinisation pour palier à la baisse de pH due à l’injection du
coagulant et maintenir la valeur de pH du coagulant à un niveau adéquat. En effet, à
l’Usine de Ngaliema actuellement la chaux éteinte est injectée.
En ce qui concerne le résidu d’évaporation qui peut être l’indicateur des matières solubles,
la valeur est de l’ordre de 200 mg/ , ce qui montre que les matières solubles ne sont pas
élevées. Pour les métaux lourds, leur teneur étant inférieure à la norme de l’OMS, il peut
être jugé qu’il n’y a pas de contamination par les métaux lourds.
Il ressort de ce qui vient d’être mentionné qu’il est possible de produire l’eau potable
adéquate à partir de l’eau brute de l’Usine de Ngaliema en effectuant le traitement de l’eau
visant à éliminer les matières troublant l’eau.
Dans chacune des usines de traitement de l’eau le chlore est injecté pour prévenir la
contamination due aux bactéries et au niveau de chaque robinet le chlore résiduel d’une
quantité adéquate ou traçable est détecté. Du fait des conditions défavorables de la
distribution d’eau il est supposé que la contamination due aux bactéries qui dépasse l’effet
de désinfection par le chlore résiduel se produit.
1
La numération était zéro dans les communes de Gombe, Kasa-Vubu et Ngaliema, mais du fait qu’il est
inconcevable que la numération de germes ordinaires soit zéro, il est supposé que le prélèvement et l’analyse n’ont
pas été effectués de façon convenable.
1-8
Il peut se conclure qu’aux usines de traitement l’eau potable adéquate est livrée mais à
travers le réseau de distribution la contamination bactériologique se produit en raison de la
baisse de pression dans certaine localité, de la quantité d’eau insuffisante, la coupure d’eau
fréquente, les conditions insalubres de robinets extérieurs, etc.
Les études géotechniques (sondages) ont été effectuées aux 5 points (Schéma 1-5).
Le résultat des essais de pénétration standard et celui des analyses au laboratoire sont
respectivement présentés aux Tableaux 1-6 et 1-7.
Le sol est constitué d’une couche superficielle en argile noirâtre d’une épaisseur d’environ
20m et de la terre sableuse ou de l’argile limoneuse de consistance moyenne jusqu’à une
profondeur d’environ 7 m. Après cette couche d’argile, vient une couche de sable dont
une partie contient de l’eau et à une profondeur de 19 à 20 m la couche de grès rouge
spécifique à Kinshasa apparaît.
D’autre part, le résultat du sondage S1 effectué près de la rivière Gombe montre qu’à une
profondeur d’environ 5 à 7 m il existe une couche avec présence de matières organiques
noirâtres. Par conséquent, pour construire les ouvrages aux environs de ce point, il est
nécessaire de prendre les mesures contre le tassement dû à la consolidation. En effet, au
niveau du magasin existant un tassement différentiel de 5 à 7 m est apparent.
1-9
Tableau 1-5 : Résultat de l’analyse de la qualité d’eau
(réalisée par la Faculté des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Kinshasa
Date 10 avril 10 avril 17 avril 16 avril 16 avril 16 avril 14 avril 13 avril 10 avril
Échantillon Unité Eau Brute Eau Brute Eau Robinet Eau Robinet Eau Robinet Eau Robinet Eau Robinet Eau Robinet Eau Robinet
Emplacement No. 2 No. 1 Ngiri Ngiri Bambu Selembao Ozone Gombe KasaVubu Ngaliema
Turbidité NTU 16,4 19,2 0,8 1 0,6 9,1 1,3 1,6 1,4
Couleur Hazen 88 96 0 0 0 25 5 0 0
pH 6,4 6,5 6,7 6,5 6,5 6,6 7,3 7,7 7,4
Température ºC 27 25
TDS mg/l 206 274
Alcalinité simple F 0 0 0 0 0 0 0
Alcalinité total cF 15 13,5 1,1 0,7 0,8 1,2 1,3
Dureté total F 1,75 1,4 1,8 1,3 1,5 3,4 3,3
Dureté calcique F 1,6 1,2 1,3 3 3
Matières oxydables O2mg/l 1,2 0,9 1 4,2 2,9
Chlorures mg/l 38,5 45,5 18,4 19,8 26,9 19,8 21,3 24,8 35,5
NO2- mg/l 0,3 0,1 0 0 0 0,1 0
NO32- mg/l 0,9 0,7 0,9 0,8 0,7 0,8 0,9
NH4+ mg/l 0 0 0 0 0 0,1 0
Calcium mg/l 6 4,8 6,4 4,8 5,2 12 12
Mg2+ mg/l 0,6 0,6 0,46 0,2 0,46 0,9 0,7
Fer Total mg/l 0,13 0,06 0 0 0 0 0
Fer II mg/l 0 0 0 0 0
Mn mg/l 0 0 0 0 0 0 0
SO42- mg/l Trace Trace
Na mg/l 11 9,7
Cu mg/l 0,27 0,44
Pb μg/l 0,96 0,15
Zn mg/l 0,1 0,25
Cd μg/l 0,02 0,14
Cr6+ mg/l 0,44 0,34
As mg/l 0,127 0,169
Aluminium libre mg/l 0 0 0,1 0,1
Chlore résiduel mg/l 0,3 0,3 0,05 0,05 0,4 0,6
Numération des germes totaux germes/100ml 108 107 105 106 105 108 0 0 0
Numération des coliformes totaux germes/100ml 104 103 102 104 104 104 0 0 0
MPN coliformes fécaux germes/100ml 9 2 2 16 9 0 0 0 0
* : Seul le chlore résiduel est analysé le 30 avril.
1-10
Schéma 1-5 : Plan d’implantation des études topographiques et des sondages carottés
1-11
Tableau 1-6 : Résultat des essais de pénétration standard (SPT)
Profondeur Valeur SPT
(m) S1 S2 S3 S4 S5
2,00 8 2 7 2 16
3,00 13 2 1 13 25
4,00 36(26) 5 8 34(25) 29
5,00 9 12 3 39(27) 20
6,00 22(19) 36(26) 35(25) 30(23) 35(25)
7,00 > 50 > 50 19(17) 76(46) 52(34)
8,00 > 50 > 50 69(42) > 50 78(47)
9,00 > 50 24(20) > 50 17(16) 77(46)
10,00 > 50 > 50 > 50 74(45) > 50
11,00 > 50 > 50 > 50 > 50 > 50
12,00 > 50 44(30) > 50 25(20) > 50
13,00 > 50 46(31) > 50 17(16) 39(27)
14,00 > 50 > 50 > 50 > 50 45(30)
15,00 > 50 35(25) > 50 > 50 18(17)
16,00 - 18(17) - - 39(27)
17,00 - 38(27) - - 50(33)
18,00 - > 50 - - 39(27)
19,00 - > 50 - - > 50
20,00 - > 50 - - > 50
Note : les valeurs entre parenthèses montrent les valeurs N corrigées.
1-12
CHAPITRE 2 : CONTENU DU PROJET
Chapitre 2. Contenu du Projet
2-1 Description sommaire du Projet
Les objectifs globaux de développement de la RDC sont définis dans les 3 documents
ci-dessous mentionnés
2) Cinq Chantiers; et
Dans chacun de ces documents, le secteur de l’approvisionnement en eau se situe comme suit :
2) Cinq Chantiers
C’est un plan d’actions qui a été élaboré en vue de promouvoir l’atteinte des 5 piliers du
DSCRP. Le PAP fixe comme l’un des objectifs « l’élargissement de la couverture des
services de l’eau en zone urbaine ».
Par conséquent, les objectifs globaux du Projet sont l’amélioration de l’accès aux services
sociaux et la réduction de la vulnérabilité qui sont inscrites dans le DSCRP et l’élargissement de
la couverture des services de l’eau en zone urbaine conformément au PAP afin de pouvoir
atteindre l’objectif du secteur d’eau qui constitue l’un des piliers de cinq chantiers.
2-1
Réhabilitation et la Reconstruction (PMURR2), - le Plan Directeur d’Alimentation en Eau
Potable de la Ville de Kinshasa, la quantité d’eau potable produite dans les 4 usines se chiffre au
total à 376.000 m3/j pour une population en 2005 de 6,22 millions d’habitants, ce qui ne
correspond qu’à une quantité par habitant par jour d’environ 50- /p/j . Si l’on tient compte du
taux de fuite, ce chiffre diminue encore à environ 30 /p/j, une capacité absolument insuffisante
pour un système d’approvisionnement en eau en zone urbaine3. Compte tenu de ce qui vient
d’être précisé, le renforcement de la capacité du système d’approvisionnement en eau potable de
la ville de Kinshasa est un besoin impérieux en vue d’élargir l’accès à l’eau en zone urbain.
En outre, l’Usine de Ngaliema a une capacité de production de 80.000 m3/j qui correspond à
16 % de la quantité totale d’eau actuellement distribuée dans l’ensemble de la ville de Kinshasa
de 486.000 m3/j et assure l’approvisionnement en eau de 920.000 habitants dans sa zone
d’influence. Toutefois, il convient de signaler que les installations de cette usine datent de 20 à
50 ans et de ce fait les principaux équipements tels que pompes de refoulements qui peuvent
être considérées comme cœur qui pompe l’eau traitée à la zone d’influence peuvent avoir les
problèmes graves d’un jours à l’autre d’une part, et la capacité de production actuelle est aussi
précaire d’autre part.
2
PMURR : Programme Multisectoriel d’Urgence pour la Réhabilitation et la Reconstruction – Plan Directeur
d’alimentation en Eau Potable de la Ville de Kinshasa, BCMI-No. 11.06, Décembre 2007
3
Ce manque de la quantité d’eau livrée se traduit par le manque de pression dans les zones périphériques de la zone
d’influence et les zones d’altitude élevée, ayant pour conséquence la coupure d’eau à tout moment.
2-2
Tableau 2-1 : Plan de construction et d’extension des usines de traitement de l’eau potable
dans le cadre du PMURR
Période Extension / Réhabilitation Capacité de production
Réhabilitation des modules 1 & 2 de Ndjili (220.000 m3/j)*
Extension du module 3 de Ndjili 110.000 m3/j
Extension du site de Lukunga (ou le site
2006 à 2012 120.000 m3/j
d’Ozone)**
Construction d’une nouvelle usine sur le site
(36.000 m3/j) *
de Lukaya
Construction d’une nouvelle unité sur le site
90.000 m3/j
2013 à 2017 de Ndjili Amont**
Extension de l’usine de Ngaliema** 30.000 m3/j
Construction d’une nouvelle usine sur le site
90.000 m3/j
de Nsele **
Extension additionnelle du site de Lukunga
60.000 m3/j
Après 2017 (ou le site d’Ozone)**
Extension de l’usine Ndjili Amont ** 60.000 m3/j
**
Extension de l’usine Lukunga 60.000 m3/j
**
Extension de l’usine Nsele 120.000 m3/j
Capacité des usines existantes (2008) 376.000 m3/j
Capacité totale excepté les forages (2027) 1.116.000 m3/j
* :Une partie de la capacité existante
** :Travaux non entamés
1,400,000
1,200,000
1,000,000
Besoin en eau et quantité de production (m 3/J)
800,000
600,000
400,000
200,000
0
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025
2026
2027
2-3
2-1-2 Description sommaire du Projet
Le Projet consiste à réhabiliter les installations existantes de l’Usine de Ngaliema d’une capacité
de production de 80.000 m3/j afin de prévenir le dysfonctionnement des installations délabrées
et d’améliorer ainsi la stabilité de l’approvisionnement en eau des 920.000 habitants de la zone
d’influence de ladite usine, d’une part et à construire en extension une nouvelle usine d’une
capacité de 30.000 m3/j pour augmenter la capacité de production d’autre part. A cet effet, les
travaux suivants seront exécutés :
En outre de ce qui vient d’être mentionné, une assistance technique appelée Composante Soft
sera effectuée sur le sujet ci-dessous indiqué afin d’optimiser l’exploitation de l’usine de
traitement :
Les effets bénéfiques escomptés par la mise en œuvre du Projet sont tels qu’ils sont décrits
ci-après.
L’Usine de Ngaliema a été construite en 1952, et les travaux d’extension ont été exécutés
en 1990. Par conséquent, les plus anciennes installations datent de plus de 50 ans, et
mêmes celles les plus récentes datent d’environ 20 ans, ce qui montre que la plupart des
machines tournantes et robinetteries ont dépassé leur durée de vie.
Dans l’état actuelle des choses, les robinetteries présentent en permanence des différents
problèmes, entraînant la réduction de la capacité de traitement de l’eau (par exemple, pour
les filtres, si l’une des vannes pneumatiques de 24 filtres tombe en panne, la capacité de
traitement est réduite de 3,700 m3/j. Etant donné que 2 filtres rapides sont en défaillance
en permanence, dans la situation actuelle, la capacité de traitement est réduite de 7.400 m3/j
sur une capacité totale de 80.000 m3/j (correspondant à environ 9 %). D’autre part, les
pompes de refoulement sont les équipements importants pour refouler l’eau traitée vers les
zones desservies, mais si l’une d’entre elles tombe en panne, la capacité de refoulement est
réduite de 18.000 m3/j (environ 22,5 % de la capacité totale). Il est à signaler que telle
défaillance peut survenir à tout moment.
2-4
2) Amélioration de l’équilibre offre-demande d’eau de l’ensemble de la ville de Kinshasa
L’équilibre entre la demande et l’offre en eau de la ville de Kinshasa sont estimées comme
le montre le Schéma 2-1, dans la présupposition de la nouvelle construction et l’extension
des usines indiquées au Tableau 2-1. Toutefois, la faisabilité de l’extension de l’usine de
Lukunga, de la construction d’une nouvelle usine de Ndjili Amont et des différentes
constructions ou extensions planifiées après 2017 du Tableau 2-2 est incertaine d’autant
plus que leur financement n’est pas encore prévu. Par conséquent, dans le pire des cas, la
capacité d’approvisionnement en eau actuelle pourrait rester telle qu’elle est pour une
longue durée, et dans de tel cas, il y aura un déficit de 152.000 m3/j par rapport au besoin
maximal journalier et un déficit de 93.000 m3/j par rapport au besoin moyen journalier.
En effet, la construction de la nouvelle usine de traitement d’une capacité de 30.000-m3/j
en extension de l’Usine de Ngaliema permettra d’alléger respectivement le déficit par
rapport au besoin maximal journalier et celui par rapport au besoin moyen journalier de
20 % et de 30 %.
Etant donné que dans le système d’approvisionnement en eau de la ville de Kinshasa les
secteurs hydrauliques ne sont pas séparés les uns des autres, il est difficile de connaître la
population desservie de chacune des usines de traitement de l’eau. Toutefois, sur la base
du résultat de l’analyse de réseaux effectuée dans le cadre de l’étude du concept de base du
Projet, la zone d’influence de l’Usine de Ngaliema pourrait correspondre à la partie bleue
du Schéma 2-2, soit 920.700 personnes4 en terme de population desservie calculée sur la
base de la population des communes concernées. Si l’on admet que les effets bénéfiques
engendrés par la réhabilitation des installations existantes et l’extension de l’usine de
traitement sont limités dans la zone d’influence de l’Usine de Ngaliema, la quantité d’eau
fournie par habitant peut s’améliorer comme le montre le Tableau 2-3.
4
: Pour la commune dont seulement une partie est comprise dans la zone d’influence, la population est calculée sur la
base de la population de la commune en appliquant le pourcentage de telle partie.
2-5
La réhabilitation des installations existantes permettra d’améliorer le
dysfonctionnement permanent des équipements, ce qui permettra d’augmenter la
quantité d’eau fournie par personne de 5,1 /p/j, et d’éviter la réduction de la quantité
d’eau fourni de 13,0 /p/j due à la défaillance de pompes de refoulement.
2-6
Usine de Ngaliema
Usine de Lukunga
Usine de Ndjili
Usine de Lukaya
La description sommaire du Projet ci-dessus indiqué est récapitulée au Tableau 2-4 sous forme
du cadre logique du Projet.
2-7
Tableau 2-4 : Description sommaire du Projet
Moyen d’obtention
Résumé du Projet Indicateurs Hypothèses
d’indicateurs
Objectif global
Elargissement de la Quantité d’eau livrée Relevés d’exploitation
couverture des services par la REGIDESO de l’ensemble des
d’eau en zone urbaine dans l’ensemble du usines de traitement
pays d’eau de la
REGIDESO
Objectif spécifique
Augmentation de la Capacité totale Relevés d’exploitation
capacité d’approvisionnement des usines de
d’approvisionnement eau en eau de l’ensemble traitement d’eau de
de la ville de Kinshasa de la ville de l’ensemble de la ville
Kinshasa : 536.000 de Kinshasa
m3/j
Résultats
La capacité de traitement Quantité d’eau traitée Relevés d’exploitation
d’eau réduite par la de l’Usine de de l’Usine de
vétusté des installations Ngaliema : 110.000 Ngaliema
est améliorée m3/j (une
(augmentation de la augmentation de
quantité d’eau fournie 30.000-m3/j)
par habitant de la zone
d’influence de l’Usine de
Ngaliema de 5,1 /p/j),
et le risque de la
réduction de la quantité
d’eau fournie par
habitant de 13,0- /p/j
due aux défaillances des
installations est éliminé.
La quantité d’eau fournie
dans la zone d’influence
de l’Usine de Ngaliema
augmente de 21,2 /p/j.
Activités Intrants Condition préalable
Réhabilitation des Partie japonaise* Partie congolaise** Acquisition du terrain
installations existantes Financement pour la Prise en charge de d’extension
Construction en construction des dépenses à la charge Obtention de
extension d’une usine de installations de de la partie congolaise l’autorisation
traitement et d’un traitement de l’eau, (acquisition du environnementale
ouvrage de captage Ingénieurs en terrain, gestion,
(augmentation d’une conception et exploitation et
capacité de 30.000 m3/j construction maintenance, etc.)
Formation technique sur (consultant, entreprise Ingénieurs en
l’exploitation et la de construction) conception et
maintenance de l’usine construction
de traitement de l’eau (ingénieurs
homologues de
l’organisme
d’exécution)
Notes
* : Etendue des travaux et prestation pris en charge par l’aide financière non-remboursable du Japon
** : Etendue des travaux et prestation à la charge de la partie congolaise
2-8
2-2 Conception de base du Projet
Le contenu de la requête confirmé au stade de l’étude préparatoire effectuée en juillet 2008 est
comme suit :
Dans le cadre de l’étude du concept de base, le contenu de la requête ci-dessus indiqué a été
confirmé. En effet, au cours de ladite étude il s’est avéré que le coût du Projet pourrait dépasser
largement le coût de la requête du fait que le contenu de la requête de la REGIDESO est plus
étendu que celui estimé initialement et que les prix unitaires de travaux de construction en RDC
sont très élevés par rapport à ceux prévisionnels. Aussi, pour diminuer l’étendue du Projet, les
deux parties ont convenu de l’ordre de priorité des composantes (Tableau 2-5).
En ce qui concerne la composante de la fourniture du matériel, les deux parties ont convenu de
l’exclure du Projet compte tenu de la faible possibilité de dégager pour la REGIDESO le budget
pour la pose et l’exécution des travaux en utilisant le matériel fourni par le Projet.
Tableau 2-5 : Ordre de priorité des composantes pour déterminer l’étendue du Projet
Ordre de priorité Composantes
Priorité 1 Aménagement des ouvrages de captage (réhabilitation des ouvrages
existants ou nouvelle construction)
Construction d’une usine en extension
Réhabilitation de l’Usine existante (équipements indispensables pour
assurer les fonctions)
Priorité 2 Réhabilitation de l’Usine existante (équipements dont l’ordre de priorité
est inférieur à ceux de la première priorité)
Priorité 3 Aménagement du réseau de l’Avenue de la Justice
Priorité 4 Aménagement de conduites secondaires des autres communes
2-9
1) Pour déterminer l’ordre de priorité, les composantes de la requête initiale ont été divisées et
regroupées comme suit : Pour l’extension et l’aménagement de l’Usine de Ngaliema, du
fait que les travaux de construction en extension sont différents de ceux de la réhabilitation
des installations existantes, ils sont divisés en 2 composantes, l’un les travaux d’extension et
l’autre les travaux de réhabilitation.
2) De plus, les installations à réhabiliter peuvent être divisées en 2 groupes, l’un des
installations dont la défaillance peut être fatale pour le fonctionnement de l’usine de
traitement et l’autre de celles pour lesquelles il est possible de trouver les solutions en
ajustant les modalités d’exploitation, etc., même si elles tombent en panne. Par conséquent,
elles ont été classées en priorité élevée et en priorité base.
Sur la base de l’analyse effectuée au Japon après l’étude sur terrain de l’étude du concept de
base, il a été décidé de prendre en compte dans le Projet les composantes classées en priorités 1
et 2 pour les raisons ci-dessous indiquées. Au stade de la première mission de présentation du
rapport sommaire du concept de base effectuée en juillet 2009, les deux parties ont discuté et
convenu de cette décision.
2-10
travaux devront être exécutés par les autorités compétentes, d’où il est fort probable qu’un
bon déroulement du Projet sera perturbée.
Pour les raisons susmentionnées, les composantes de l’aménagement de conduites ont été
exclues du projet, et de ce fait, le transfert de technologie lié à l’aménagement de conduites, à
savoir celui relatif à la détection et les mesures contre les fuites d’eau sera également éliminé.
Par ailleurs, comme il en est indiqué plus bas, du fait que pour la méthode de décantation de
décanteurs et la méthode de lavage à contre-courant de filtres, les méthodes que le personnel de
la REGIDESO ne connaît pas seront adoptées, un transfert de technologie sera effectué sur
l’exploitation de l’usine de traitement. En ce qui concerne la formation sur le management de
services d’eau que la REGIDESO a formulé son souhait, étant donné que tel thème ne pourra
pas prendre en compte par la Composante Soft, cette formation sera dispensée en utilisant
d’autres systèmes de formation.
Par conséquent, les composantes qui constitueront le Projet sont telles qu’elles sont indiquées
dans le Tableau 2-6 ci-après.
En RDC, il n’existe pas de normes de conception applicables aux usines de traitement d’eau
potable. En effet, les ouvrages de projets sur financement du gouvernement congolais sont
conçus sur la base de normes américaines ou européennes, selon les cas, et ceux de projets sur
financement d’autres pays sont conçus sur la base de normes de pays donateurs. Par conséquent,
les installations du Projet seront conçues sur la base des « Directives de conception des
installations d’approvisionnement en eau du Japon, 2000 ». En outre, en RDC les normes
parasismiques n’existent pas, mais du fait que les séismes ont été observés5 les installations du
Projet seront conçues en application des normes parasismiques japonaises.
5
En RDC, les séismes sont relativement fréquents à l’Est du pays (par exemple, à 6 décembre 2006, un séisme de
M 6,8 a été enregistré au lac de Tanganyika dans la zone frontalière avec la Tanzanie), mais aux environs de la
ville de Kinshasa, il n’y a pratiquement aucun séisme enregistré.
2-11
Concernant les normes de la qualité d’eau potable, étant donné qu’il n’y a pas de normes
congolaises, les normes de l’OMS sont appliquées. Aussi, le Projet adoptera les normes de
l’OMS. Les valeurs à atteindre des paramètres de la qualité d’eau seront comme suit6 :
L’extension d’une capacité de 30.000 m3/j demandée dans la requête est basée sur le plan
de constructions/extensions d’usines de traitement de l’eau du PMURR, et par conséquent,
cette capacité n’est pas basée sur un calcul théorique. En effet, compte tenu du besoin
prévisionnel et de la difficulté de réalisation du plan de nouvelles constructions/extensions
d’usines de traitement d’eau, la capacité de la nouvelle usine à construire en extension
devra être aussi grande que possible.
Cependant, étant donné l’exiguïté du terrain d’extension8, la capacité d’usine qu’on peut
construire sur le terrain disponible est limitée. Comme il en est indiqué dans les plans de
concept de base, même pour une usine d’une capacité de 30.000 m3/j, les installations sont
serrées les unes contre les autres. Par conséquent, si l’on veut accroître davantage la
capacité de traitement, les installations seront nécessairement à plus de 2 niveaux ou du
type à procédé par membrane, ce qui aura pour conséquence une augmentation
considérable du coût de construction si bien que le Projet ne pourra plus pris en charge par
l’aide financière non-remboursable.
En conclusion, bien qu’une capacité de 30.000 m3/j n’est pas justifiable sur le plan
hydraulique, une valeur de 30.000 m3/j sera adoptée comme capacité de calcul en vue
d’augmenter dans la mesure du possible la capacité de traitement. Toutefois, en prenant
en considération d’une perte de 5 % pendant le processus de traitement, les installations
seront dimensionnées pour une capacité de filtration de 31.500 m3/j.
6
: Lors de l’analyse de la qualité d’eau de la source effectuée au stade de l’étude du concept de base, toutes les
valeurs de métaux lourds étaient inférieures aux valeurs prescrites par la norme de l’OMS.
7
: Pour la valeur de pH, étant donné l’absence de la norme de l’OMS, la norme de l’UE est adoptée.
8
: Le terrain se trouvant entre l’usine existante, la zone de maisons d’habitation et l’emprise de voie sera utilisé pour
l’extension, dont le droit d’utilisation a été transféré de l’UtexAfrica à la REGIDESO. Etant donné l’ exiguïté du
terrain, il n’y a pas de place pour augmenter la capacité de traitement.
2-12
2) Méthode de traitement de l’eau
D’autre part, compte tenu des contraintes notamment l’exiguïté du terrain, chacun des
procédés sera sélectionné de manière qu’il soit adapté à ces contraintes.
Le résultat de l’état des lieux des installations existantes a montré que les ouvrages de génie
civil sont utilisables mais les machines et équipement qui sont délabrés pourraient
compromettre le bon fonctionnement de l’usine par leur dysfonctionnement ou défaillance. Par
conséquent, en principe les procédés de traitement ne seront pas modifiés et seuls les machines
et équipements qui ne peuvent pas fonctionner de façon convenable en raison de leur vétusté et
ceux dont la durée de vie est dépassée et qui peuvent avoir les conséquence grave s’ils tombent
en panne seront renouvelés.
Toutefois, concernant l’injection de réactifs, étant donné que certains des points d’injections ne
sont pas appropriés, il sera envisagé de modifier ces points d’injection pour que l’injection des
réactifs puisse avoir les effets adéquats.
Sur la base des principes de base ci-dessus mentionnés, le concept de base du Projet a été
élaboré suivant les principes de conception ci-après.
9
Le nombre d’effectifs devra être augmenté.
2-13
(1) Principes par rapport aux conditions naturelles
1) Une partie de l’Usine de Ngaliema existante se trouve sur la terrasse fluviale du Fleuve
Congo. Il est vrai qu’une partie des ouvrages de captage existants utilise la terrasse fluviale,
mais pour la construction en extension des installations, la terrasse fluviale ne sera pas
utilisée non seulement pour éviter les travaux de remblayage de grande envergure, mais
également pour éviter la diminution de la section du fleuve par le remblayage dans l’optique
de la bonne gestion de cours d’eau.
2) Si l’on n’utilise pas le terrain se trouvant sur la terrasse fluviale comme il en est indiqué au
point 1) ci-dessus, il sera obligé d’utiliser le terrain situé au voisinage de l’Usine existante.
Aussi, les installations de la nouvelle usine à construire en extension seront conçues de
manière qu’elles soient aussi compactes que possible.
5) L’eau brute est captée dans le Fleuve Congo. En amont du point de captage dans la ville
de Kinshasa aucune source de matières polluantes n’existe à part les brasseries et les
chantiers de construction navale de petite taille. Ni le résultant de l’analyse de la qualité
d’eau effectuée dans le cadre de l’étude du PMURR ni celui de l’analyse effectuée dans le
cadre de l’étude du Projet n’indiquent la présence de matières nuisibles. Par conséquent,
la méthode de traitement d’eau sera sélectionnée en mettant l’accent sur l’élimination de la
turbidité qui est relativement élevée. D’autre part, du fait que la diminution de l’effet de
coagulation due à un faible valeur de pH est prévisible en raison de la faible alcalinité des
eaux du Fleuve Congo, le contrôle de la valeur de pH sera envisagé.
2-14
(2) Principes par rapport aux conditions socio-économiques
1) Comme il en est mentionné dans l’article concernant les principes par rapport aux
conditions naturelles, seul le terrain attenant à l’Usine existante pouvant être utilisé pour
l’extension, les installations de la nouvelle usine à construire en extension seront conçues
de manière qu’elles soient aussi compactes que possible.
(3) Principes par rapport aux conditions du secteur de construction et aux conditions
d’approvisionnement
2) En ce qui concerne les matériaux de construction, le bois, les agrégats grossiers, les
agrégats fins, les ciments et les fers à béton sont fabriqués en RDC, mais les autres
matériaux sont importés de l’Afrique du Sud, des pays européens, etc. Aussi, pour le
Projet les matériaux importés seront utilisés, et du fait que les matériaux de construction
importés sont abondamment disponibles sur le marché local, la disponibilité de matériaux
ne constitue pas une contrainte dans la conception des installations.
2-15
(5) Principes par rapport au niveau de qualité des installations, équipements, etc.
Par conséquent, pour la réhabilitation des installations existantes il ne sera pas nécessaire
d’obtenir telle autorisation, mais pour la construction en extension des installations, l’obtention
de l’autorisation environnementale est une des conditions préalables pour la mise en œuvre du
Projet. La REGIDESO est donc tenue d’obtenir, en outre du droit d’utilisation du terrain,
l’autorisation environnementale.
2-16
2-2-2 Plan de base
Les installations existantes de l’Usine de Ngaliema sont actuellement fonctionnelles grâce aux
efforts astucieux en matière de maintenance, mais susceptibles de tomber en panne en raison de
leur état de délabrement avancé présentant des détériorations ou fuites ou du nombre ou de la
capacité insuffisant. Il s’agit en particulier des ouvrages de captage, des équipements
d’injection de réactifs et des filtres, c’est-à-dire, presque toutes les installations sont vétustes.
Le plan de réhabilitation répondant aux problèmes de chacune des installations est présenté au
Tableau 2-7. Les principaux installations qui feront l’objet de la réhabilitation sont entre autres
les équipements d’injection de réactifs et les équipements liés aux filtres présentant des
défaillances ainsi que la robinetterie et la tuyauterie présentant des fuites, les pompes non
fonctionnelles et les sorties de drain (Underdrain blocks) au-dessous de filtres détériorées qui
sont les installations importantes pour le fonctionnement de l’usine de traitement (respect de la
norme d’eau potable, maintient de la capacité de traitement d’eau).
2-17
Tableau 2-7 : Problématique de l’usine existante et plan de réhabilitations
Desc-
Problèmes Réhabilitations
ription
Captage d’eau Il est en état de délabrement très avancé. Un nouvel ouvrage de captage sera construit.
Tour de Le mélange du coagulateur ne peut pas se Une nouvelle tour de mélange sera construite.
mélange faire convenablement.
Coagulant Les équipements d’injection du sulfate Les bacs de préparation/stockage seront installés à la place
d’alumine (50 mg/ ) sont dégradés ou de l’équipement de préparation existant, et les pompes
détériorés. d’injection seront réhabilitées.
Pour la nouvelle usine à construire en extension, les
pompes additionnelles seront installées.
Les dépôts sont adhérés dans les conduites 2 conduites d’injection en PVC seront installées.
d’injection.
Etant donné que l’eau de préparation de Les pompes d’eau de service pour le réactif seront
réactif est amenée à partir de l’une des installées dans le cadre des travaux d’extension.
conduites de refoulement, si les pompes de
refoulement s’arrêtent, l’eau n’arrive plus.
Chaux Les équipements d’injection de la chaux Les agitateurs du bac de préparation existant seront
(15 mg/ ) sont dégradés. renouvelés.
L’agitateur, les pompes de transfert de l’eau Les pompes d’injection seront réhabilitées pour transférer
de chaux, le saturateur et les pompes le lait de chaux à partir du bac de préparation jusqu’à la
d’alimentation en eau de service sont tour de mélange existante.
dégradés. Les pompes de transfert seront réhabilitées pour transférer
l’eau de chaux à partir du bac de préparation jusqu’au
saturateur existant.
Les pompes d’alimentation en eau de service de la salle de
refoulement seront réhabilitée.
Le point d’injection de l’eau de chaux et le En raison de la structure, il n’est pas possible de modifier le
point d’injection du chlore existants sont point d’injection, mais les réhabilitations ci-dessus
trop proches. mentionnées permettent d’injecter le lait de chaux dans
Voir la possibilité de déplacer l’actuel l’eau brute et d’améliorer ainsi le pH de l’eau traitée.
point d’ injection de l’eau de chaux trop
rapproché de celui de chlore au niveau du
collecteur de l’eau filtrée au départ des
décanteurs 1,2,3.
Hypochlorite Les équipements d’injection du Les mélangeurs du bac de préparation existant seront
de hypochlorite de calcium (6- mg/ ) sont réhabilités.
calcium dégradés ou détériorés. Le bac de stockage sera installés à l’espace vide du 1er
étage de la salle de refoulement.
Les pompes de transfert seront installées pour transférer
l’eau de chlore à partir du bac de préparation jusqu’au bac
de stockage.
Pour le transfert à partir du bac de stockage jusqu’au point
d’injection, les pompes d’injection seront renouvelées.
Pour la nouvelle usine de traitement les pompes
additionnelles seront fournies.
Décanteurs Les 4 conduites de purge (dont 3 pour la Les conduites de purge en PVC et les vannes de purge de
boue et 1 pour le sable) et les vannes de boue seront réhabilitées.
purge sont colmatées ou présentent de
trous.
Les automates de vannes de purge de boue Les vannes seront remplacées par les vannes excentriques
sont détériorés. motorisées qui ne se dégradent pas facilement même si
elles sont installées à l’extérieur.
Aussi les tableaux de contrôle de la force motrice pour la
purge de boue de décanteurs seront renouvelés.
2-18
Desc-
Problèmes Réhabilitations
ription
Décanteurs Les murs extérieurs et le revêtement en Etant donné qu’ils ne sont pas prioritaires, ils ne feront pas
peinture de décanteurs sont dégradés et les l’objet de la réhabilitation.
passerelles sont endommagées.
Filtre Tous les 24 filtres sont dégradés ou Les sorties de drain (Underdrain blocks) seront réhabilitées.
détériorés (colmatage de crépines et En outre, du fait que l’épaisseur du sable de filtration n’est
écoulement de la masse filtrante). pas homogène, le sable filtrant seront remplacé.
La robinetterie des filtres telle que clapets Les clapets de non retour à battant d’entrée, les vannes de
de non retour à battant d’entrée et les soufflante, les vannes de réglage de lavage à contre-
vannes pneumatiques (vannes de courant et les vannes à flotteur seront réhabilités.
soufflante, vannes de sortie d’eau de filtre, Les pupitres de commande de vannes et les tableaux
vannes de réglage de lavage à d’affichage de fonctionnement de filtres seront aussi
contre-courant), vannes à flotteurs et les réhabilitées.
pupitres de commande des vannes est
dégradée.
Les compresseurs nécessaires au Les compresseurs seront réhabilités.
fonctionnement de vannes pneumatiques
sont dégradés.
Les pompes d’eau de lavage des filtres et Les pompes d’eau de lavage à contre-courant seront
les clapets de pied de filtres sont dégradés. réhabilitées.
Les 2 soufflantes sont bruyants. Ils seront remplacés par les soufflantes insonorisés.
Il y a la possibilité du retour d’eau dans les Etant donné la faible priorité, elles ne feront pas l’objet de
conduites de soufflantes. la réhabilitation.
Citerne de Capacité trop petite Une nouvelle citerne sera construite en extension pour
stockage combler le déficit en capacité de stockage.
d’eau traitée Absence des installations de surveillance Une sonde de niveau à flotteur sera installée. En outre, un
indicateur de turbidité et un indicateur de pH seront
installés sur un tube piqué sur la conduite de refoulement
pour surveiller la qualité d’eau traitée.
Pompe de Les pompes de refoulement sont dégradées 2 pompes de refoulement seront installées dans le cadre de
Refoulement ou détériorées. Après que la nouvelle la réhabilitation de manière à pouvoir assurer une capacité
d’eau traitée usine aura été construite en extensions, la de refoulement de 80.000 m3/j.
capacité des pompes existantes sera Les 2 autres pompes seront renouvelées dans le cadre des
insuffisante. travaux d’extension de sorte que la capacité soit portée
finalement à 110.000 m3/j
Le béton de certains poteaux et poutres de Les parties des poutres et poteaux de la salle de
la salle de pompes de refoulement est refoulement dont le béton est décollé en raison de sa
décollé. dégradation seront burinées et renforcées.
Equipement Les équipements de réception d’électricité Un tableau de réception et un tableau d’alimentation
d’alimen- sont délabrés. électrique de pompes de captage seront installés.
tation
électrique
Comptage Les appareils de comptage de l’eau brute, Dans le cadre de travaux de réhabilitation, 2 débitmètres de
de l’eau traitée, etc., sont dégradés. l’eau refoulée seront installés.
Le débitmètre de l’eau brute sera installé dans le cadre de
travaux de construction en extension.
Une formation sur l’étalonnage des Une formation sera dispensée dans le cadre de la
débitmètres à ultrason devra être dispensée. Composante Soft.
Magasin Le magasin des réactifs n’est pas pourvu de Etant donné la faible priorité, cette demande ne sera pas
bureaux. prise en compte dans le cadre de la réhabilitation.
Autres L’outillage, la meuleuse fixe, les postes à Etant donné la faible priorité, cette demande ne sera pas
souder, etc., sont insuffisants. prise en compte dans le cadre de la réhabilitation.
2-19
(2) Description sommaire des travaux de réhabilitation
Les travaux de réhabilitation qu seront réalisés dans le cadre du Projet sont récapitulés dans le
Tableau 2-8.
2-20
Installations Spécifications et contenu Quantité
« Equipements d’injection du sulfate d’alumine »
Bac de préparation/stockage : 10 m3, en FRP, avec agitateur 4 unités
Equipements d’injection de réactifs
Afin de pouvoir refouler une quantité d’eau de 110.000 m3/j, la capacité de pompage
nécessaire est d’environ 140.000 m3/j (110.000 m3 d’eau traitée + quantité d’eau pour le
lavage à contre-courant + besoin en eau de service).
A l’issue d’une analyse comparative des 2 options indiquées dans le Tableau 2-9 ci-après, il
s’est avéré que le coût de réhabilitation de 3 ouvrages de captage existants et celui
nécessaire pour construire un nouvel ouvrage de captage sont presque les mêmes, d’où
l’option 1 permettant d’installer les pompes horizontales qui sont faciles à entretenir sera
adoptée dans le cadre du Projet.
10
L’usine sera dotée de 2 systèmes de captage, et la capacité sera majorée de 25 % de sorte qu’il soit possible de
capter 75 % du besoin moyen par jour au cas où l’un d’entre eux serait inopérant pour la maintenance ou pour un
accident.
2-21
Tableau 2-9 : Comparaison des méthodes de captage
Option 1 Option 2
Contenu Les ouvrages de captage existants en état de Compte tenu du fait que le captage No. 3 n’est
délabrement avancé seront abandonnés et un pas doté d’un espace suffisant si bien qu’il est
nouvel ouvrage de captage permettant d’installer difficile d’installer les pompes de grande taille, les
plusieurs pompes de grande capacité sera ouvrages de captage No. 1 et 2 seront réhabilités
construit. L’ouvrage de captage No. 3 sera et les pompes de grande capacité y compris celles
considéré comme ouvrage de réserve pour le cas de réserve y seront installées.
d’urgence, et il ne sera pas utilisé dans le cadre du
Projet.
Croquis No. 2 No. 1 No. 3 No. 2 No. 1 No. 3
SP S HPHPHPHPHP HP SP SP SP SP HP
Tour de Tour de
mélange existante mélange existante
Calcul de la Les pompes horizontales d’une capacité de 1.500 Etant donné que pour l’ouvrage de captage No. 3
capacité de m3/h (36.000 m3/j) seront installées de manière à il n’est pas possible d’installer les pompes
pompes pouvoir réguler l’exploitation de la nouvelle additionnelles en raison de la contrainte d’espace,
station de traitement par le marche/arrêt d’une les pompes immergées d’une capacité unitaire de
seule pompe. 2.500 m3/h (36.000 m3/j) seront installées dans les
5 pompes du même modèle seront installées afin ouvrages de captage No. 1 et 2.
d’assurer l’interchangeabilité de pièces
constitutives.
Capacité de Pompes horizontales de 1.500 m3/h x 5 unités Pompes immergées de 2.500 m3/h x 4 unités
pompes (dont 1 de réserve) (dont 2 de réserve)
Pompes horizontales de 1.000 m3/h x 2 unités
(dont 1 de réserve)
(144.000 m3/j, avec 4 unités en marche) (144.000 m3/j, avec 3 unités en marche)
Avantages Les ouvrages de captage peuvent être centralisés Le coût est moins élevé par rapport à l’option 1.
en un point.
Les pompes horizontales qui sont faciles à
entretenir peuvent être installées.
Désavan- Un nouveau local de pompage devra être Les pompes horizontales et les pompes
tages construit. immergées seront utilisées.
Le coût est plus élevé par rapport à l’option 2.
Facilité
Bon Passable
entretien
Sécurité Bon Passable
Rapport de 109
100
coût (par rapport à l’option 2 qui est cotée à 100)
Evaluation
Bon Passable
globale
2-22
2) Description sommaire du nouvel ouvrage de captage
Sur la base de l’analyse comparative présentée ci-dessus, les captages No. 1 et 2 qui sont en
état de délabrement avancé seront abandonnés, et un nouvel ouvrage de captage dans lequel
il est possible d’installer plusieurs pompes de grande capacité sera construit. Dans le cadre
du Projet, le captage No. 3 sera considéré comme ouvrage de réserve et ne sera pas utilisé
dans le cadre du Projet. Le principe du nouvel ouvrage de captage est présenté au Schéma
2-3. Les spécifications du nouvel ouvrage de captage sont telles qu’elles sont indiquées
au Tableau 2-13.
Nouveau
No. 2 No. 1 captage No. 3
GM GM PH PH
Tour de mélange
existante
En outre, l’eau brute est faiblement alcaline. La valeur moyenne annuelle de pH est de 6,5
et ne dépasse jamais la valeur de 7. Pour cette raison, la valeur de pH s’abaisse
brusquement dans les décanteurs après l’injection du coagulant.
2-23
il est préférable que les procédés de traitement soient les mêmes que ceux de l’usine
existante. A l’instar de l’usine existante, les procédés de traitement adoptés pour la nouvelle
usine seront « la coagulation la décantation la filtration rapide ».
3) Tour de mélange
4) Coagulateur/décanteur
Les décanteurs de l’Usine de Ngaliema sont du type clarificateur circulaire. Dans cette
méthode, la voile de boues formée dans les décanteurs joue un rôle important pour éliminer
la turbidité. Afin de pouvoir stabiliser la voile de boues, il faut éviter la variation de la
turbidité et du débit ainsi que la différence de la température d’eau dans les décanteurs, et
pour ce faire une exploitation minutieuse sera nécessaire.
Les bassins de coagulation/décantation à grande vitesse qui est une méthode du même
principe que celle susmentionnée mais rendue plus efficace ont été adoptés auparavant dans
les anciennes unités de l’usine de Ndjili, mais ils ne sont plus utilisés dans l’usine
construite en extension en raison de la difficulté de maintenance des installations et
équipements.
2-24
Du point de vue de la facilité de maintenance, il est vrai que la méthode actuellement
utilisée est facile à exploiter pour les techniciens de la REGIDESO. Toutefois, eu égard
au terrain limité et à la facilité d’exploitation les décanteurs à lamelles inclinées seront
adoptés (pour le résultat de l’analyse comparative se reporter au Tableau 2-10), et les
décanteurs seront pourvus de couverture comme mesure contre le développement d’algues.
Les spécifications de décanteurs à lamelles inclinées sont présentées au Tableau 2-13.
Les explications aux techniciens congolais sur les caractéristiques et le mode opératoire de
ce type de décanteur seront assurées dans le cadre d’une assistance technique de petite
envergure appelée “Composante Soft”.
Environ 3,5 heures Environ 1,5 à 2,0 heures Environ 1,0 heure
Super-
Grande Petite Petite
ficie
coagulation
L’effet est bon lorsque l’eau brute Même que celui indiqué à gauche Ce type de bassin est en mesure de
Effet de
5) Filtres
A l’instar des filtres existants, les filtres à construire en extension seront du type à
écoulement par gravité qui n’utilise pas de force motrice. La vitesse de filtration sera fixée
2-25
à 170 m/J11 compte tenu de la contrainte de l’espace contre 120 à 130 m/J des filtres
existants. Cette vitesse est déterminée sur la base de la fréquence de lavage d’une fois par
jour comme le cas de filtres existants et d’une épaisseur de la couche de sable de 60 cm12.
Les explications aux techniciens congolais sur les caractéristiques et le mode opératoire de
ce type de filtre seront assurées dans le cadre d’une assistance technique de petite
envergure appelée “Composante Soft”.
11
Selon les directives de la conception des installations de traitement de l’eau du Japon, la vitesse de filtration
standard est de 120 à 150 m/J par rapport à une durée de filtration continue de 1 à 3 jours.
12
L’épaisseur de la couche de sable des filtres existants est de 80 à 100 cm, tandis que la valeur standard indiquée
dans les directives de la conception des installations de traitement de l’eau du Japon est de 60 à 70 cm.
2-26
Lavage à contre-courant à eau
Méthode Lavage à contre-courant à eau + air
+ lavage de surface
Bruit La soufflante fait un grand bruit. Etant donné que Le bruit se produit à l’instant de désiphonnage.
lorsque les pompes sont en marche, elles
engendrent le bruit à tel point qu’il n’est pas
possible d’effectuer les conversations, les
moyens d’insonorisation sont nécessaires.
Coût 100 70
(par rapport à la méthode à eau et air qui est cotée
à 100)
Evaluation Passable Bon
L’effet d’adjuvant de coagulation devient plus élevé lorsque la valeur pH de l’eau brute se
trouve dans une fourchette de pH 6 à pH 7. Etant donné que la valeur pH et l’alcalinité de
l’eau brute du Fleuve Congo sont faibles, se chiffrant respectivement à environ pH 6,5 et à
16 mg/ (il est préférable que l’alcalinité soit supérieure à 20 mg/ ), l’injection de
l’adjuvant de coagulation peut se traduire dans certains cas par la baisse du pH de l’eau
brute à environ 6,5 à 4,7, entraînant ainsi l’impossibilité de coagulation.
Aussi, étant donné la nécessité d’obtenir une valeur adéquate de l’alcalinité de l’eau brute,
il sera judicieux d’injecter le lait de chaux au côté entrée de la tour de mélange et d’injecter
ensuite l’adjuvant de coagulation.
Il n’est pas indiqué de construire les nouvelles installations de réactifs pour la nouvelle
usine de traitement à construire en extension, car ceci aura pour conséquence la dispersion
des installations, celles pour l’usine existante et celles pour la nouvelle usine. En outre,
compte tenu du fait que la plupart des installations d’injection de réactifs existantes sont
délabrées si bien que chacun de désinfectant et d’adjuvant de coagulation est injecté au
moyen d’une seule pompe, le besoin en réhabilitation de ces installations est élevé.
Par conséquent, les installations d’injection de réactifs existants seront réhabilitées. Pour la
nouvelle usine de traitement les pompes d’injection additionnelles seront mises en place
dans les installations d’injection existantes.
2-27
7) Citerne de stockage d’eau traitée
La capacité de la citerne de stockage d’eau traitée existante est de 1.200 m3, ce qui
correspond seulement à un vingt-deuxième du volume d’eau livré de 80.000 m3/j
(1.200m3 ÷ (80.000 m3/j ÷24 h ÷ 60 min.)) d’où les problèmes du temps pour le mélange du
chlore et la régulation entre le volume d’eau captée et le volume livrée.
Concernant la citerne de stockage d’eau traité, plus la capacité est grande plus la fonction
de régulation est meilleure, mais compte tenu de la contrainte du terrain limité, une
nouvelle citerne d’une capacité de 3.600 m3 sera construite pour amener la capacité totale
avec celle de la citerne existante à 4.800 m3, afin de pouvoir assurer un temps de séjour de
1 heure pour un volume d’eau à refouler de l’ensemble de l’Usine de 110,000 m3/j.
8) Pompes de refoulement
L’usine de Ngaliema est dotée actuellement de 6 pompes de refoulement, dont l’une est en
panne, et par conséquent, elle fonctionnement avec 5 pompes sans pompe de réserve. 2 de
ces 6 pompes ont été remplacées par les neuves dans le cadre de la réhabilitation financée
par l’UE. Même si toutes ces 5 pompes existantes ayant chacune une capacité unitaire de
750-m3/h sont mises en marche, la capacité totale n’atteint que 90.000 m3/j, insuffisante par
rapport à la capacité requise de 110.000-m3/j, d’où la nécessite d’augmenter la capacité des
pompes.
Pour augmenter la capacité de pompes, dans le cas où les pompes réhabilitées par l’UE
seraient gardées et le bâtiment de pompes de refoulement ne serait pas modifié, le nombre
de pompes qui pourra être remplacées sera de 2 à 4 unités. Toutefois, si les pompes
délabrées ne sont pas renouvelées, la vulnérabilité des installations existantes ne pourra pas
être résolue, ce qui compromettra également la capacité de refoulement pour l’usine
d’extension. Aussi, les 4 pompes de refoulement existantes seront remplacées par les
neuves.
En premier lieu les 2 pompes seront remplacées par les pompes de grande capacité dans le
cadre de travaux de réhabilitation et ensuite les 2 autres dans le cadre de travaux
d’extension. Les spécifications des pompes de refoulement sont telles qu’elles sont
indiquées au Tableau 2-13.
2-28
(3) Plan d’implantation des nouveaux ouvrages à construire en extension
Ouvrage de Captage
Portail d’entrée
Bureaux administratifs
Installations de traitement
Terrain existant
Terrain d’extension
Installations construites en extension
Schéma 2-5 : Plan de masse de l’Usine de Ngaliema après extension
1) Bureaux administratifs
2-29
composé entre autres de bureaux pouvant accueillir le personnel, de la salle de contrôle et
du laboratoire de l’analyse de la qualité de l’eau sera construit. Compte tenu de l’exiguïté
du terrain, le nouveau bâtiment qui sera construit à l’emplacement de bureaux existants
sera à R + 1. Le contenu et les dimensions du bâtiment de bureaux administratifs sont
présentés au Tableau 2-12.
Arbres : Les arbres se trouvant sur le terrain destiné à l’extension devront être
abattus.
Clôtures : La clôture et le portail existants devront être démolis.
Tour le mélange existante : La tour de mélange qui n’est plus utilisée devra être démolie car elle fera
obstacle à la construction de la nouvelle usine.
Tuyauterie : La tuyauterie existante DN 900 autour de la tour de mélange existante et
celle DN 100 de l’usine de formation devront être démolies et enlevées.
Bureaux et usine de formation : Ils devront être démolis car ils font obstacle à la construction de la
nouvelle usine. L’usine de formation sera déplacée par la REGIDESO.
Déplacement de câbles électriques : Les câbles électriques sous gaine entre la salle de refoulement existante et
sous gaine le puit de captage existant devront être déplacés.
Evacuation des eaux pluviales : Les conduites en béton (DN 900 mm, DN 600 mm) et les caniveaux en
U seront aménagés et l’exutoire sera placé en aval des ouvrages de
captage de manière à ce que les eaux évacuées de l’usine ne soient pas
mélangées dans l’eau brute.
Eclairage de l’enceinte : Les équipements d’éclairage seront mis en place au niveau du portail
d’entrée, de l’ouvrage de captage et des installations de traitement de
l’eau.
Revêtement de l’enceinte : Le revêtement en béton et le revêtement en bitume seront effectués et les
blocs d’accotement seront mis en place.
2-30
Ouvrages de sécurité : La clôture (acier, H 3,0 m) et le portail d’entrée (portail en acier, H-1,8 m)
seront mis en place.
Plantation d’arbres : En considération du paysage, les arbres seront plantés à l’intérieur de la
clôture.
2-31
Installations Description Quantité
B. Tour de I. Nouvelle tour
mélange Tour de mélange : Tour de mélange : Lar 3,6 m x Lon 11,2 m x 1 tour
H 8,5 m(profondeur effective : 6,3 m) , Ve = 262 m3, temps
de séjour : 3,3 minutes , (directives : égale ou supérieure à
1,5 minutes)
Bassin de mélange de réactif : Lar 3,6 m x Lon 3,6 m x H 8,5-m 2 bassins
(profondeur effective : 6,5 m) , Ve = 168,5 m3, temps de
séjour 2,1 minutes , (directives : 1 à 5 minutes)
Porte de liaison à la sortie de la tour de mélange 2 unités
600 mm x 600 mm avec levier
Débitmètre de l’ensemble de l’eau brute : à ultrason, DN 900, 1 point
tableau de convertisseur
Mélangeur rapide : axe de mélange, pales de mélange, moteur 2 jeux
Compartiment de répartition : Lar 1,6 m x Lon 11,8 m x H 8,3 m 1
= 156,7 m3 compartiment
Déversoir : pour les installations de traitement existantes et pour 1 pour
les nouvelles installations à construire chacun
Débitmètre de l’eau brute des installations existantes : à ultrason, 1 point
DN 700, tableau de convertisseur de signaux
[Link] I. Construction de nouveaux coagulateurs
-décanteur Coagulateur à canaux à chicanes verticales et horizontales : Lar 2
9,8 m x Lon 8,6 m x H 4,8 m , Ve = 809 m3, temps de séjour 37 coagulateurs
minutes (directives : 20 à 40 minutes)
II. Construction de nouveaux décanteurs
Décanteurs à lamelles inclinées : Lar 8,3 m x Lon 19,3 m x 2 décanteurs
H 6,2 m 1.986 m3, temps de séjour 90 minutes (directives : égale
ou supérieure à 60 minutes)
Lamelles inclinées : en PVC, 498 m3 par décanteur 2 décanteurs
Canal de collecte des eaux : en FRP x 6 unités/décanteurs 2 décanteurs
Couverture en charpente métallique 1 jeu
III. Dispositif de purge de boue
Vanne de purge de boue : DN 150, vanne excentrique motorisée, x 2 décanteurs
6 unités/décanteur
Tableau de commande de décanteurs : purge automatique 1 tableau
IV. Instrument de contrôle de la qualité de l’eau
Turbidimètre, pH-mètre 1 unité
chacun
Pompe d’échantillonnage : 0,05 m3/min. x 10 m 2 unités
Pupitre de commande de pompes d’échantillonnage 1 pupitre
D. Filtre I. Construction de nouveaux filtres
Filtres : Lar 3,4 m x Lon 6,8 m/filtre, vitesse de filtration lorsque 8 filtres
tous les filtres sont en marche : 170 m
Sable filtrant/gravier de support : 23,1 m2, 8 filtres
sable filtrant 600 mm, gravier de support 200 mm
Sortie de drain/bloc creux, 23,1 m2 8 jeux
canal d’évacuation des eaux en FRP, 6 unités/filtre 8 jeux
Porte de communication : 600 mm x 600 mm avec levier 8 jeux
Déversoir de sortie, en acier inoxydable, largeur 2.000 mm 8 jeux
Couverture en charpente métallique 1 jeu
II. Siphon
Unité d’entrée : installations de siphonage 8 jeux
Unité de sortie : installations de siphonage 8 jeux
Réservoir à vide : diam. 1.200 mm x H 1.600 mm 1 unité
Pompe à vide : 3,2 m3/min. avec réservoir d’eau d’appoint 2 unités
2-32
Installations Description Quantité
Unité de vide : tube de vide en SUS, vanne pneumatique 1 jeu
Compresseur 2 unités
Tableau de commande de force motrice : pompe à vide 1 tableau
Boite d’électrovannes de filtres : pour la commande de vannes 1 boîte
pneumatiques
Electrodes : vide, résistance de filtre, entrée, évacuation des eaux, 1 jeu
citerne de stockage d’eau traitée
III. Installations de lavage
Unité de lavage : dispositif de lavage de surface, type fixe + 8 jeux
tube de lavage de surface
Pompe de lavage de surface : pompe centrifuge à une ouïe 2 unités
3,47 m3/min. x 20 m
Tableau de commande de force motrice : pompe de lavage de 1 tableau
surface)
IV. Installations d’évacuation des eaux
Bassin d’évacuation des eaux de lavage : Volume = 200 m3 1 jeu
Pompe d’évacuation des eaux : pompe immergée pour eaux usées 2 unités
DN 150 x 3 m3/min x 10 m
Tableau de commande de force motrice : pompe d’évacuation des 1 tableau
eaux usées
[Link] I. Nouvelles installations
d’injection Sulfate d’alumine : Pompe à un arbre, 10,4 /min, Tuyauterie en 2 jeux
de réactifs PVC
Hypochlorite de calcium : Pompe à un arbre, 3,5 /min, 2 jeux
Tuyauterie en PVC
Tuyauterie en PVC pour la chaux hydratée 1 jeu
Pompe d’alimentation en eau : automatique, 50 /min. x 2 unités 1 jeu
avec tableau de commande et réservoir à pression
F. Citerne de I. Nouvelle citerne
stockage Citerne : Lar 22,8 m x Lar 41,0 m x Haut 4,9 m, 1 jeu
d’eau capacité 3.600 m3
traitée Conduite de communication : DN 600, en acier, travaux de 1 jeu
raccordement avec la citerne existante
Sonde de niveau : à flotteur 1 unité
G. Tuyauteries I. Nouvelles tuyauteries
au sein de Conduites d’eau brute, conduites d’alimentation en eau, chambre 1 jeu
l’enceinte à vannes de sectionnement, chambre à débitmètre
H. Pompes de I. Nouvelles pompes
refoule- Pompes de refoulement : pompes verticales, 1.000 m3/h x 90 m 2 jeux
ment avec tableau de commande de pompes
I. Bureaux I. Nouvelle construction, superficie totale : 892,8 m2
admi.
Bureaux administratifs : salle de contrôle (salle électrique) 36 m2 1 salle
Tableau de distribution 1 tableau
Pupitre de contrôle centralisé 1 pupitre
Laboratoire d’analyse de la qualité de l’eau : 36 m2 1 salle
Bureaux, bibliothèque, magasin, 504 m2 25 salles
Salle de réunion : 48 m2 1 salle
Locaux sociaux : cuisinette, toilettes, salle de garde, 132 m2 1 jeu
Autres : Couloirs, entrée, etc., 136,8 m2 1 jeu
2-33
Installations Description Quantité
J. Aménage- I. Nouveaux aménagements
ment Evacuation des eaux pluviales 1 jeu
extérieur - Conduite en béton (900 mm, 600 mm)
- Caniveaux en U
Eclairage de l’enceinte 1 jeu
Revêtement de l’enceinte 1 jeu
Ouvrages de sécurité 1 jeu
- Clôture (acier, H 3,0 m)
- Portail d’entrée (en acier, H 1,8 m)
Plantation d’arbres 1 jeu
Parafoudre 1 jeu
* : Valeur des directives de la conception des installations de traitement de l’eau du Japon
Les plans du concept de base du Projet relatifs à la construction sont indiqués dans le Tableau
2-14 ci-après.
2-34
magasin
décanteur
N
décanteur
module
d'électrolyse
décanteur
cabine
snel
eau
bat filtres filtres
tour
d'arrivée salle des machines filtres
Bureaux administratifs
bureau
bureau
cabine
snel
+277.50
)
v ille
tre
Pont de conduites de captage u te
x (v
e rs
cen
ro u te
+277.22
+277.50
Installations de traitement de l'eau
+278.40
+278.50
puits 1
Echelle
2-35
ro u
te v
e rs
peti
t pon
t
toilettes
magasin
magasin
décanteur
Filtre
décanteur
module
d'électrolyse
décanteur
Equipements d’injection du
hypochlorite de calcium
Equipements de refoulement
filtres filtres
tour
d'arrivée salle des machines filtres
bureau
Equipements d’injection
du sulfate d’alumine
décanteur décanteur
bureau
2-36
[ Réhabilitation ] Réservoir de stockage d’ hypochlorite de calcium :
7 m3 x 2 unités
Alimentation en eau
Alimentation en eau
Salle de pompage, 1er étage
[ Réhabilitation ]
[ Réhabilitation ] Mise en place d’une murette de rétention
[ Chaux éteinte ] Injection de Chambre à air
la poudre
Pompe de transfert : Saturateur de chaux
Injection de
0,3 m3/min. x 10 m la poudre [ Réhabilitation ]
Fleuve Congo
Soufflante
Sable de filtration, une couche de 80 cm
Canal de décanteur
[ Réhabilitation ]
Débitmètre d’eau de
refoulement No. 1 (type à ultrason)
[ Réhabilitation ]
“Underdrain blocks”avec crépine
Turbidité
S = 31,6 m2 x 8
[ Réhabilitation ]
Sable de filtration : 80 cm x 8
pH
Vanne de régulation de lavage à contre-courant [ Réhabilitation ]
Gravier de filtration : 20 cm x 8
DN 350 (air) x 8 [ Réhabilitation ] Turbidimètre, pH-mètre
Clapet de non retour Vanne de régulation de soufflante DN 200 (air) x 8
à battant d’entrée x 2 x 8 Sonde de
Vanne de régulation de sortie de filtre DN 200 (air) x 8
niveau à flotteur
No9-16 Vanne à flotteur DN 200 x 8
[ A démolir ] Pupitre de commande x 4
L8,54 x Lar. 3.7 m x H 1,95 m Panneau d’affichage de
Sable de filtration, paramètres d’exploitation x 1
une couche de 80 cm
[ Réhabilitation ]
Débitmètre d’eau de refoulement
[ Réhabilitation ] No. 2 (type à ultrason)
No1 “Underdrain blocks”avec crépine
[ En arrêt ] S = 31,6 m2 x 8
[ Réhabilitation ]
Sable de filtration : 80 cm x 8 [ Existant ]
Gravier de filtration : 20 cm x 8 Vanne de régulation de lavage à contre-courant DN 350 (air) x 8
Clapet de non retour à battant d’entrée x 2 x 8 Vanne de régulation de soufflante DN 200 (air) x 8
Pompe de refoulement :
Vanne de régulation de sortie de filtre DN 200 (air) x 8 750 m3/h x 90 m x 290 kW x 2 unités – réhabilitée par UE
Vanne à flotteur DN 200 x 8
No17-24 Canal de filtre
Pupitre de commande x 4 [ Réhabilitation ]
L8,54 x Lar. 3.7 m x H 1,95 m
Sable de filtration, une couche de 80 cm Pompe de refoulement :
1.100 m3/h x 90 m x 400 kW x 2 unités
[ Réhabilitation ]
No2 Pompe de lavage à contre-courant :
200×200FS×10m3/min ×H7m ×18kw
Gombé
Rivière
[ En arrêt ]
[ Réhabilitation ] Vanne à pédale DN 350 (SUS) x 2 unités
[ Réhabilitation ]
Vanne de purge DN 80 (vanne excentrique motorisée) x 3 x 4
“Underdrain blocks”avec crépine S = 31,6 m2 x 8 Soufflante:1830m3/hr×H0.3mAq×30kw
Vanne de purge DN 150 (vanne excentrique motorisée) x 4
Sable de filtration : 80 cm x 8 (type insonorisé)
Conduite de purge DN 80 (PVC) x 3 x 4
Gravier de filtration : 20 cm x 8
Conduite de purge DN 150 (PVC) x 3 x 4
Fleuve Clapet de non retour à battant d’entrée x 2 x 8 Pompe d’eau de service: 50×40×1.1m3/min×H20m×7.5kw
Contrôleur de vanne de purge x 4
Congo Vanne à pédale DN 100 (SUS) x 2 unités
[ Réhabilitation ]
[ Réhabilitation ] Vanne de régulation de lavage à contre-courant DN 350 (air) x 8
Compresseur x 2 Vanne de régulation de soufflante DN 200 (air) x 8
Vanne de régulation de sortie de filtre DN 200 (air) x 8
Vanne à flotteur DN 200 x 8
Pupitre de commande x 4 [ SGP:conduite en acier ]
Panneau d’affichage de paramètres d’exploitation x 1 [ HIVP:PVC ]
2-37
[ Nouvelle installation ]
[ Nouvelle installation ] Pompe à vide:3,2m3/min
Palan, 2 t x 1 unité Réservoir d’eau d’appoint:1200 x 1600
du réservoir à vide
2 unités (dont 1 de réserve) [ Nouvelle installation ]
Salle de pompes de captage
Sortie d’air
Alimentation en eau
Unité de videx1
[ Nouvelle installation ]
Boite d’électrovanne Tableau de commande de la force motrice,
Tour de mélange électrovanne intégrée
[ Nouvelle installation ]
Canal de décanteur
Canal en U en FRP
Pompe d’échantillonnage 0,75 kW pour vidange d’eau Pompe à vide,
2 unités
Déversoir
[ Nouvelle installation ] d’eau traitée 2 unités
[ Nouvelle installation ]
Conduite de captage d’eau brute x 2, Pompe à vide à anneau liquide :
Turbidité
pont pour entretien x 1 0,65 m3/min. x 1,5 kW, Vidange d’eau
2 unités (dont 1 de réserve) Canal de vidange d’eau
[ Nouvelle installation ]
pH
Pompe de vidange d’eau :
0,1 m3/min. x 10 m x 0,4 kW, Pompe de lavage de surface,
2 unités (dont 1 de réserve) 2 unités
Turbidité
[ Nouvelle installation ] [ Nouvelle installation ]
pH
Vanne, 600 x 600, Unité de lamelles inclinées,
2 unités 3 jeux x 2, type suspendu [Nouvelle installation]
“Underdrain Blocks”
Sable de filtration
Gravier de filtration
8 jeux
Fleuve Congo
[ Nouvelle installation ] Alimentation en eau
[ Nouvelle installation ] [ Nouvelle installation ]
[ Nouvelle installation ] Déversoir de sortie, [ Nouvelle installation ]
Débitmètre d’eau brute Mélangeur rapide
2 unités Pompe d’alimentation
Pompe d’eau brute : (type ultrason) x 7,5 kW x 2 unités 2 systèmes
en eau 50 L/min. x 0,4 kW Vidange d’eau
500 m3/h x 20 m x 132 kW,
2 systèmes
mineterie
5 unités (dont 1 de réserve) 1 jeu : 2 unités + 1 réservoir
Vidange d’eau
2 systèmes
[ Nouvelle installation ]
Débitmètre d’eau brute pour usine existante Pompe immergée pour vidange d’eau :
[ Nouvelle installation ]
3,0 m3/min. x 10 m x 11 kW x 2 unités (dont 1 de réserve)
Pompe d’injection d’hypochlorite de calcium : Vers la nouvelle tour
Injection de la poudre [ Hypochlorite de calcium ] de mélange
[ Nouvelle installation ] P3,5 l/min. x 2 unités
[ Sulfate d'aluminium ]
Pompe d’injection : 10,4 l/min. x 2 unités
Vers la nouvelle tour de mélange
de traitement existante
Salle de pompage (1 erétage)
Provenant de
1.100 m3/h x 90 m x 400 kW x 2 unités
Alimentation en eau
Vers canal d’eau
traitée existant
[ SGP:conduite en acier ]
[ HIVP:PVC ]
2-38
Vue en plan Echelle = 1/500
275.92
274.65
274.71
274.35
27
274.10
273.10
272.80 274.00
272.58
273.00
3500
275
274.81
275.00
273.15 274.00
273.36
272.60
+1.6 272.58 273.00
+2.5
+ 277.50 2
274.90
275.800 277.50
275.800 2.46% 277.50
H.W.L+275.297
275.00
8000
500
12000
L.W.L+270.00 +270.197
266.98 274.00
272.58
273.00
273.329
2-39
Palan
Tableau HT
DN 900
Réservoir à vide x 2 unités
Section A-A
Pompe à vide
Réservoir à vide
Pompe de captage
Pompe de purge x 2 unités
Pompe à vide
Section B-B
2-40
Conduite de sortie d’eau traitée DN 600
-2.6
Conduite de lavage de surface DN 250
Conduite des eaux usées de
lavage à contre-courant DN 200
Unité d’alimentation
en eau de service
Conduite de sortie d’eau brute
surface x 2 unités
Pompe de lavage de
DN 700
Bassin de mélange
2-41
Tour de mélange existante
Citerne d'eau
Côte voie de circulation traitée existante
SECTION A-A
SECTION B-B
SECTION C-C
SECTION D-D
SECTION E-E
2-42
Vue en élévation, façade nord Vue en élévation, façade ouest
2-43
Plongeurs
(2 personnes) Equipe de manutentionnaires
Garde industrielle
(4 personnes)
(4 personnes)
Salle de garde
(3 lits)
Vestiaire
Brigadier en Chef
Chef de Section Magasin
Cuisinette Cuisinette
Bibliothèque
Douche
Laboratoire d’analyse de
Evier
la qualité de l’eau
(36m2) Magasin (2)
Douche
Escalier
Salle de réunion
Magasin (48 m2) Escalier Pente=1/100
(1 personne) (36 places)
Salle de contrôle
(36m2)
(4 personnes)
Magasin de
stockage d’équipements
Chef de
service Maintenance Equipe de production
Equipe Mécanique Chef d’Usine
(12 personnes)
(4 personnes)
Chef de
service Mécanique
Toilettes pour femmes Toilettes pour hommes Toilettes pour femmes Toilettes pour hommes
(carreaux céramiques) (carreaux céramiques) (carreaux céramiques) (carreaux céramiques)
Vue en plan du rez-de-chaussée E=1/250 Vue en plan du 1er étage E=1/250 Vue en plan de la toiture terrasse E=1/250
2-44
2-2-4 Plan d’exécution / Plan d’approvisionnement
Le Projet sera mis en oeuvre dans les conditions stipulées dans l’Echange de Notes qui sera
conclu entre le Gouvernement de la RDC et le Gouvernement du Japon et l’Accord de Don qui
sera conclu entre le Gouvernement de la RDC et la JICA. L’organise d’exécution de la partie
congolaise est la REGIDESO. Cette dernière assurera l’exploitation et la maintenance des
infrastructures réalisées et des équipements fournis dans le cadre du Projet. Pour la mise en
œuvre du Projet, la REGIDESO engagera une société de consultant pour les différents services
notamment l’élaboration de la conception détaillée et le dossier d’appel d’offres, l’assistance
aux démarches relatives à l’appel d’offres et la soumission ainsi que pour la supervision des
travaux de construction et d’approvisionnement en matériel et matériaux. Les travaux de
construction des infrastructures du Projet seront exécutés en utilisant les sous-traitants congolais
ayant une compétence suffisante à cet effet.
L’accès à l’Usine de Ngaliema se fait en passant par les voies publiques et les voies se trouvant
dans l’enceinte de l’UtexAfrica. Il appartient à la partie congolaise d’assurer la circulation
sans problème de ces voies d’accès et à cet effet elle obtiendra le droit de passage des voies
d’accès entre les voies publiques et le site de construction. Toutefois, étant donné qu’il s’agit
de voies d’une zone résidentielle, une attention particulière sera prêtée pour minimiser le bruit et
la poussière, d’une part, et pour éviter tout accident de voiture et tout désagrément causé aux
habitants.
Pour la mise en œuvre du Projet seul le terrain pour la construction des installations en
extension de l’Usine de Ngaliema devra être acquis. Le titre de propriété de ce terrain a été
transféré de l’Utex Africa à la REGIDESO.
Dans l’enceinte de l’Usine de Ngaliema existante, il existe 3 maisons construites et des terrains
de culture aménagés illégalement le long du Fleuve Congo. Ils devront être déplacés avant le
démarrage des travaux. La REGIDESO organisera les séances d’explication et résoudra cette
affaire à travers les mesures adéquates.
2-45
(4) Effets sur le trafic, les activités commerciales et autres
Du fait que l’accès à l’Usine de Ngaliema existante et au terrain de construction des installations
en extension se fait par les voies publiques et les voies de l’UtexAfrica, il n’y a aucun effet aussi
bien sur le trafic que sur les activités commerciales. Toutefois, comme il en est indiqué au
point (1) ci-dessus, du fait que les travaux seront exécutés dans la zone résidentielle, les mesures
telles que celles contre le bruit, pour la sécurité de circulation, etc., sont nécessaires.
Dans le cadre des travaux de réhabilitations des installations existantes, il sera nécessaire
d’arrêter une partie des installations de l’Usine, ce qui pourrait entraîner la réduction de la
quantité d’eau traitée momentanément. De plus, lors du raccordement de la nouvelle usine qui
sera construite en extension et l’usine existante il faudra couper l’alimentation en eau pendant
quelques heures. Il sera donc nécessaire de communiquer l’heure, la durée et la date précises
de la coupure d’eau aux populations pour qu’elles puissent se préparer.
Au cas où le Projet serait mis en œuvre, l’étendue des travaux de la partie japonaise et celle de
la partie congolaise sont telles qu’elles sont présentées dans le Tableau 2-15 ci-après.
2-46
2-2-4-4 Plan de supervision des travaux de construction / approvisionnement en matériel
et matériaux
Le Projet sera mis en œuvre dans le cadre de l’aide financière non remboursable du
Gouvernement du Japon. Le Consultant élaborera la conception détaillée et assurera la
supervision des travaux de construction.
Dans le cadre de l’étude sur le terrain, les investigations, les mesurages et les fouilles
d’essais seront effectués sur les installations de traitement de l’eau, les parties à
réhabiliter de conduites de transfert de l’eau brut, le point de captage, ainsi que les
ouvrages enterrés et les ouvrages sur terre qui constituent l’obstacle aux travaux
(pylônes, câbles aériens, etc.).
Le concept de base du Projet sera revue sur la base de l’étude sur le terrain.
Les analyses comparatives seront effectuées concernant les méthodes de construction,
les plans de structures et les installations provisoires pour l’ouvrage de captage et les
installations de traitement de l’eau, et leur plan d’exécution sera réexaminé.
Le calcul structurel, le calcul des installations provisoires et d’autres calculs seront
effectués.
Les plans de situation, les vues en plans, les vues en coupes, les plans détaillés (vue en
plan, vue en coupe, vue en coupe transversale, etc.,) ainsi que les plans de structures
seront élaborés.
Toutes les quantités relatives aux travaux seront calculées et les notes de calcul seront
établies.
Le contenu de la conception sera examiné en procédant à la confirmation des
conditions de base et la confirmation de l’analyse comparative, la vérification de la
pertinence du plan de conception, du cohérence entre les notes de calcul et les plans
graphiques, ainsi que la vérification des notes de calcul.
Le coût estimatif calculé au stade du concept de base sera revu sur la base de la taille,
de la quantité et d’autres éléments des installations finalisées dans le cadre de la
conception détaillée.
Le dossier d’appel d’offres sera élaboré conformément aux directives relatives à l’aide
financière non remboursable.
Le Consultant fournira son assistance à l’organisme d’exécution de la partie congolaise
(la REGIDESO) pour que le processus d’appel d’offres et de soumission puisse se
dérouler conformément aux directives susmentionnées au moment de la sélection de
l’entreprise de construction.
La supervision des travaux sera assurée en étroit relation entre les organismes et
personnes concernés des deux parties de manière à pouvoir achever les travaux de
construction des installations selon le planning d’exécution des travaux de
construction.
2-47
Le Consultant fournira ses conseils et directives appropriés en temps voulu aux
personnes chargées des travaux de construction afin de pouvoir construire les
installations conformément aux documents de conception.
Les activités de supervision des travaux consistent entre autres en ce qui suit :
Les activités susmentionnées devront être assurées de façon continues pendant toute la durée de
travaux allant de leur démarrage jusqu’à leurs achèvement et réception. Aussi, la supervision
sera assurée par un système permanent sur terrain composé d’experts bien avisés en matière de
supervision de l’ensemble de projets. En ce qui concerne la réhabilitation des installations
existantes de l’Usine de traitement de l’eau et la construction de nouvel ouvrage de captage et
de nouvelle usine de traitement de l’eau, des ingénieurs spécialisés en installations de traitement
de l’eau et ceux spécialisés en équipements seront envoyés en RDC de façon ponctuelle pour
vérifier le bon déroulement et l’état d’avancement des travaux d’une part, et afin de pouvoir
prendre les mesures nécessaires promptement en cas de problèmes techniques d’autre part.
Le contrôle de qualité des travaux sur chantier sera assurée à travers els inspections ci-dessous
mentionnées :
2-48
• Filtres : Confirmation de la granulométrie du sable filtrant, du
coefficient d’homogénéité et de l’épaisseur de la masse
filtrante
• Autres ouvrages : Confirmation de la précision et essais d’étanchéité à l’eau
En outre, la capacité de traitement et la qualité de l’eau traitée seront mesurées au moment des
essais de réception (contrôles de performance) de manière à pouvoir transférer à la partie
congolaise les ouvrages après avoir vérifié leur performance.
En RDC, seuls les bois de construction, les agrégats grossiers, les agrégats fins (sable), les
ciments et les fers à béton sont fabriqués et tous les autres matériaux de construction sont
importés. Toutefois, la quantité disponibles et la qualité des ciments et des fers à béton produits
en RDC n’étant pas satisfaisantes, ils peuvent être importés de différents pays notamment
l’Afrique du Sud, les pays européens, l’Egypte, la Turque et la Chine. Quant aux agrégats fins
(sable jaune) pour le béton, bien que la qualité laisse à désirer, les bétons ayant une résistance
requise sont fabriqués au moyen de déchets de carrière tamisés. Il serait plus avantageux
d’acquérir les matériaux de construction sur le marché congolais.
Le plan d’approvisionnement des principaux matériaux de construction du Projet est tel qu’il est
indiqué au Tableau 2-16 ci-après.
2-49
Pays d’approvisionnement
Bois de construction
Palplanches
Equipements des Pompes
installations de Equipements électriques pour les pompes
traitement de l’eau Gravier pour masse filtrant
Sable pour masse filtrant
Débitmètre à ultrason
Sonde de niveau
Tuyauteries pour machines/équipements
(PVC)
Tuyauteries pour machines/équipements
(Acier)
Installations d’injection de réactifs
Echelles
Matériaux de Menuiserie (portes, cadres de fenêtres, etc.)
construction Matériaux de finitions intérieures et
extérieures
Alimentation en eau, appareils sanitaires
évacuation des eaux
Peintures
Appareils électriques (lampes
fluorescentes, etc.)
2-50
Pays d’approvisionnement
Engins pour la Batteuse de pieux sur chenille
construction de Sonnette de pieux à grue sur chenille
l’ouvrage de captage Mouton vibreur
Grue sur barge
Barge pour manutention de matériaux
Remorqueur
Péniche de communication
Ouvrage de retenue et Pompe immergée
évacuation des eaux Groupe électrogène
Tableau 2-18 : Nouvelles installations dont la méthode est différente de celle utilisée pour
l’Usine de Ngaliema existante
Filtres rapides (lavage à
Installations Coagulateurs/Décanteurs
contre-courant)
Installations existantes Clarificateur circulaire A air
Installations à construire en Décanteurs à lamelles
Lavage de surface
extension inclinées.
Pour les coagulateurs/décanteurs, le type clarificateur circulaire adopté dans l’usine existante est
plus facile à entretenir. Nonobstant, le type à lamelles inclinées est adopté sur la base du
2-51
résultat de l’analyse comparative des différents aspects notamment l’exiguïté du terrain et la
facilité de la gestion d’exploitation. Quant à la méthode de lavage à contre-courant de filtres
rapides, il est vrai que la méthode à air actuellement utilisée est plus facile à entretenir, mais
compte tenu de la nécessité de mesures contre le bruit car le terrain de construction se trouve à
proximité de la zone résidentielle, le type à lavage de surface pour lequel la soufflante n’est pas
nécessaire et par conséquent moins bruyant est adopté.
Etant donné que les installations existantes de l’usine de Ngaliema sont entretenues et exploitées
de façon adéquate, et que de ce fait il peut se conclure que la compétence du personnel en
matière de maintenance est excellente, en principe le personnel sera en mesure d’assurer
l’exploitation de l’usine réalisée avec les nouvelles méthodes. Toutefois, du fait que lors de la
mise en service de la nouvelle usine, avec seulement le savoir faire dont il dispose actuellement
le personnel de l’usine pourrait être confronté par les problèmes pour assurer de façon
appropriée son exploitation, il sera indiqué d’effectuer une assistance technique qui consiste à
appuyer la mise en service de la nouvelle usine construite en extension pour permettre audit
personnel d’approfondir la connaissance en matière de principes des nouvelles méthodes et
d’assurer la planification et la mise en œuvre effectives de l’exploitation.
2-52
(3) Moyens de vérification du degré d’atteinte des résultats attendus
Assimilation des Les examens écrits seront effectués sur les Les questions des examens écrits
principes et principes de coagulation, sur les différences seront élaborées par les formateurs.
processus des entre le décanteur simple, le clarificateur Les thèmes indiqués ci-contre sont
méthodes de circulaire et le décanteur à lamelles inclinées les théories de base de l’ingénierie
coagulation/décant ainsi que sur les théories de la filtration rapide de traitement de l’eau et si le taux de
ation et de la et du lavage à contre courant. réponses correctes se chiffre entre 60
filtration rapide à 70 %, il sera considéré que les
résultats sont atteints. Les
exemples des examens écrits sont
présentés à l’Annexe-1 ci-jointe.
2-53
(5) Activités de la Composante Soft (plan des intrants)
Du fait qu’il sera plus indiqué d’exécuter l’assistance technique sur l’exploitation et la
maintenance de l’usine de traitement de l’eau en utilisant les installations construites en
extension sur le don japonais d’une part, et que ceci constituera l’une des conditions préalables
d’autre part, les sessions de pratiques seront effectuées après l’achèvement de la construction
des installations. Cependant, il sera nécessaire d’organiser les séminaires sur les méthodes de
traitement de l’eau et d’élaborer le manuel opératoire avant ces sessions de pratiques. Aussi,
lesdites séminaires seront effectuées et le manuel opératoire sera élaboré pendant la périodes des
essais de fonctionnement de la nouvelle usine et l’assistance technique sera effectuée pendant
une durée de 2 mois après l’achèvement de la construction des installations de traitement de
l’eau en utilisant les installations construites.
Comme formateurs, les consultants japonais (ingénieur spécialisé en traitement de l’eau) seront
envoyés en RDC pendant une période cumulative de 2,5 mois pour les activités de la
Composante Soft y compris l’élaboration du manuel pour laquelle il est nécessaire de connaître
de façon adéquate le niveau technique du personnel qui sera chargé de la gestion et de
l’exploitation.
Les formateurs devront avoir non seulement les connaissances très étendues en matière
d’ingénierie de traitement de l’eau et l’expérience en matière d’exploitation des usines de
traitement de l’eau, mais aussi avoir l’aptitude pour la communication avec les exploitants
congolais. On entend par l’aptitude de communiquer non seulement la compétence
linguistique, mais également la connaissance profonde des problèmes de gestion et
d’exploitation dans les pays en voie de développement. Dans cet optique, les consultants ou
les ingénieurs ayant l’expérience d’exploitation d’usines de traitement de l’eau au Japon
pourraient être les candidats et pour la compétence en matière de communication, les
consultants ayant l’expérience dans les pays en voie de développement seraient plus aptes à
assurer la mission de formateurs.
Il serait également possible de recruter les formateurs en RDC ou dans des pays tiers.
Cependant, du fait que la nouvelle usine adopte les méthodes de traitement de l’eau que la
REGIDESO n’a pas d’expérience, il sera difficile de trouver les formateurs en RDC et il en sera
de même pour trouver les personnes expérimentées dans les pays tiers car la méthode de lavage
de surface adoptée pour la nouvelle usine est la méthode couramment utilisée au Japon.
2-54
Tableau 2-20 : Plan des activités de la Composante Soft
Activités au Activités en
Japon RDC
Durée/fréq. Nombre de Nombre de
Sujet Contenu des activités
nécessaires jours ouvrable jours ouvrables
Personnel Personnel
japonais japonais
Séminaires et 1 jour x 2 - Séminaires sur les méthodes et principes 0 3,0
autres sur la fois - Rapport sur les formations sur le tas
méthode de - Résultats de formations sur le tas et
filtration rapide séminaires sur le plan de maintenance
Elaboration du 10 j au - Elaboration du canevas de manuel (Japon) 15,0 15,0
manuel Japon, 10 j - Elaboration du manuel
en RDC - Interviews auprès de personnes chargées de
maintenance sur le terrain
Formation sur le 40 jours - Confirmation de l’assimilation des manuels 0 57,0
tas en utilisant la opératoires, etc.
nouvelle usine - Formation en utilisant les installations réelles
de traitement de Essais de fonctionnement en utilisation les
l’eau - installations réelles comme formation sur le
tas
Collecte des données réelles d’exploitation
- Elaboration du rapport d’exploitation
Elaboration du plan d’exploitation telle que
- lavage à contre-courant
La Composante Soft sera mise en œuvre à travers l’exploitation de l’usine qui sera construite en
extension. De ce fait la Composante Soft devra démarrer au moment où la nouvelle usine sera
transférée à la REGIDESO. De plus, le manuel d’exploitation devra être achevé au moment de
la mise en service de ladite usine, et les exploitants devront assimiler effectivement les principes
de traitement de l’eau pour qu’ils puissent assurer l’exploitation de façon autonome. Compte
tenu de ce qui vient d’être mentionné, la Composante Soft démarrera pendant la période des
essais de fonctionnement de l’usine en extension et une durée de 2 mois sera nécessaire pour
que les exploitants puissent maîtriser effectivement l’exploitation de la nouvelle usine dans les
différentes conditions.
Le calendrier d’exécution de la Composante Soft est tel qu’il est présenté au Schéma 2-6.
2-55
24e mois 25e mois 26e mois
Activités
10 20 30 10 20 30 10 20 30
Travaux de construction
Mise au point et essais de
fonctionnement
Repliement de chantier
Composante Soft
Séminaire et autres sur la filtration rapide
Elaboration du manuel
Formation sur le tas en utilisation la
nouvelle usine de traitement
Elaboration du journal d’exploitation
Elaboration du plan des activités
Elaboration du rapport sur la
Composante Soft
Légende : Activités au Japon Activités en RDC
Les résultats de la Composante Soft sont tels qu’ils sont indiqués au Tableau 2-21 ci-après. Un
document intitulé « Rapport d’achèvement de la Composante Soft » sera élaboré sur la base du
résultat d’évaluation et d’analyse qui seront effectuées après l’achèvement des activités
La REGIDESO est tenue d’assurer ce qui suit dans le cadre de la Composante Soft :
Affecter 6 exploitants pour l’usine qui sera construite en extension dès la période des
essais de fonctionnement. Toutefois, étant donné que ladite usine sera exploitée
comme une partie de l’Usine de Ngaliema existante et que les exploitants de l’usine
existante seront également chargés de la nouvelle usine, les participants à la
Composante Soft ne seront pas limités à ces 6 exploitants, et par conséquent, autant
d’exploitants que possible devront participer à la Composante Soft.
Assurer la dotation budgétaire pour l’exploitation et la maintenance de la nouvelle
usine d’extension et fournir les produits chimiques nécessaires pour les activités de la
2-56
Composante Soft avant son démarrage.
Fournir les conseils sur la sélection des participants aux séminaires et faire participer
aux séminaires les personnes retenues.
Fournir les documents tels que journal d’exploitation et le manuel d’exploitation de
l’usine existante pour assurer la cohérence avec ceux qui seront nouvellement
élaborés.
2-57
Nème mois
Activités 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Echange de Notes
Contrats
Accord des services de consultation
Etudes sur le terrain 1,0 mois
Conception détaillée 1,5 mois
Elaboration du DAO 1,5 mois
Présentation et approbation DAO 0,4 mois
Publication d'avis d'appel d'offres
Explication et remise du DAO
Dépouillement des offres
Conception détaillée
Evaluation des offres
Réhabilitations
Conclusion du contrat des travaux
Approvisionnement matériel/matériaux 5 mois
Réception matériel/matériaux livrés
Appro. matériel/matériaux en RDC 3 mois
Approv.
Réception matériel/matériaux livrés
Préparation des travaux sur le terrain 0,7 mois
Travaux de réhabilitation 9 mois
Con tra ts
Etudes sur le terrain 1,5 mois
Conception détaillée 2 mois
Elaboration du DAO 2 mois
Présentation et approbation DAO 0,4 mois
Publication d'avis d'appel d'offres
Explication et remise du DAO
Dépouillement des offres
Conception détaillée
Evaluation des offres
Conclusion du contrat des travaux
Extension
Approvisionnement matériel/matériaux 5 mois
Réception matériel/matériaux livrés
Appro. matériel/matériaux en RDC 3 mois
Approv.
Réception matériel/matériaux livrés
Préparation des travaux sur le terrain 0,7 mois
Construction ouvrage captage 10 mois
Construction usine de traitement 21 mois
:Travaux en RDC
:Travaux au Japon Schéma 2-7 : Calendrier d’exécution prévisible
2-58
2-3. Description sommaire des travaux et prestations à la charge de la partie
congolaise
2-3-1 Travaux et prestations généraux à la charge de la partie congolaise
2) Fourniture des informations nécessaires pour assurer la sécurité du site du Projet et celles
liées à la sécurité en général ;
5) Exonérer les ressortissants japonais des droits de douane, impôts et taxes intérieures ou
autres levées fiscales imposées dans le pays bénéficiaire eu égard à la fourniture des
produits au titre des contrats vérifiés et ceux liés aux contrats de sous-traitance ;
7) Prendre en charge toutes les dépenses autres que celles couvertes par Calendrier
d’exécution prévisible notamment la mise à la disposition du personnel nécessaire à la
réalisation du Projet tel qu’ingénieurs/techniciens de la REGIDESO.
Les travaux et prestations à la charge de la partie congolaise identifiés suite à l’étude du concept
de base sont énumérés ci-après :
2-58
5) Fournir aux populations les informations relatives à des coupures d’eau dues aux travaux
de réhabilitation et de construction des installations de l’Usine de Ngaliema.
6) Fournir de l’eau pour les lavages de conduites et les essais hydrauliques et ceux
d’étanchéité à l’eau.
7) Affecter le personnel d’exploitation additionnel à l’Usine de Ngaliema au moment des
essais de fonctionnement/mise au point et des formations sur le tas, à savoir avant le
démarrage de la Composante Soft.
Le Projet consiste à construire un nouvel ouvrage de captage et une usine de traitement de l’eau
en extension ainsi qu’à réhabiliter les installations existantes de l’Usine de Ngaliema.
1) Ouvrage de captage
Pour les activités liées à l’ouvrage de captage, les mêmes activités d’exploitation et de
maintenance étant effectuées pour les ouvrages de captage existants, l’exploitation et la
maintenance pourront être assurées avec les connaissances et savoir faire existants dont le
personnel dispose actuellement.
Par contre, en ce qui concerne l’exploitation de la nouvelle usine de traitement de l’eau, du fait
que pour la coagulation/la décantation et la filtration rapide, les méthodes qui sont différentes de
celles utilisées dans l’usine existante seront utilisées, il sera nécessaire de dispenser les
formations à l’exploitation des installations qui seront construites en extension.
2-59
2-4-2 Système de gestion et de maintenance des ouvrages et installations construits par le
Projet
La Division de l’Usine de Ngaliema est composée du Service Production qui assure les activités
de traitement de l’eau et du Service Maintenance qui assure la maintenance des équipements.
L’Usine est exploitée par les 2 équipes en rotation l’une le poste de journée et l’autre le poste de
nuit, chacune composée de 2 exploitants pour le traitement de l’eau et de 1 agent chargé de la
surveillance de la qualité de l’eau et de la détermination de dosages de réactifs. En plus de ces
équipes, 1 agent de maintenance assure le poste de nuit pour palier à des défaillances
d’équipements qui pourraient survenir pendant la nuit.
Jour : 2 exploitants pour le traitement de l’eau, 1 agent dans le laboratoire d’analyse d’eau
(surveillance de la qualité de l’eau et détermination de dosage de réactifs) et 10 agents de
maintenance des équipements
Nuit : 2 exploitants pour le traitement de l’eau, 1 agent dans le laboratoire d’analyse d’eau
(surveillance de la qualité de l’eau et détermination de dosage de réactifs) et 1 agent de
maintenance des équipements
Etant donné que pour l’exploitation de la nouvelle usine d’extension, 2 équipes seront
nécessaires, une pour le poste de journée et l’autre pour le poste de nuit, 2 équipes additionnels
(6 personnes) seront nécessaires12. Quant aux agents de maintenance, du fait qu’ils peuvent se
charger des installations existantes et ceux d’extension, le personnel additionnel ne sera pas
nécessaire.
Le coût à la charge de la partie congolaise est tel qu’il est indiqué au Tableau 2-22 ci-après. Le
coût que la partie congolaise devra prendre en charge lors de la mise en œuvre du Projet qui
s’élève à 48,2 millions de CDF est constitué de celui relatif au déplacement de l’usine de
formation, de la commission de notification de l’Autorisation de Paiement et des commissions
de paiement et il sera pris en charge par la REGIDESO. Etant donné que ce montant
correspond à 0,095 % du montant total du poste «impôts, taxes, intérêts et autres » et du poste
« Charge et pertes diverses » de la dépense annuelle de la REGIDESO (montants déboursés en
2008), cette dernière sera en mesure d’en prendre en charge.
12
Résultat d’interview auprès du Directeur d’exploitation.
2-60
Il faut ajouter qu’en RDC les projets financés par les fonds étrangers et exécutés au titre de
contrats publics sont exonérés des droits de douane et impôt sur le chiffre d’affaires, la
REGIDESO ne sera pas nécessaire de prévoir un budget pur la prise en charge de taxes et
impôts.
2-61
2-5-2 Coût d’exploitation et de maintenance
Pour les installations qui seront réhabilitées, il est considéré que le coût d’exploitation et
maintenance reste inchangé, et le coût sera calculé seulement pour les installations qui seront
construites en extension.
Comme coût d’exploitation et maintenance, les postes suivants ont été calculés :
Coût de personnel
Coût d’électricité
Coût de réactifs
Coût de réparations
Coût d’amortissement (pour information)
1) Coût de personnel
2) Coût d’électricité
Concernant le coût d’électricité, les principales charges d’électricité ont été calculées sur la
base du nombre d’heures d’exploitation. Le résultat de calcul du coût d’électricité est
présenté au Tableau 2-23.
13
Application du Nouveau Barème Salarial : Barème de 2009 convenu entre la REGIDESO et le syndicat
2-62
Tableau 2-23 : Coût d’électricité
Nbre Coût
Nombre heures Puissanc Coût
Etabliss fonctionnement
unités en électricité
Charges e unitaire
ement marche par an
(hr/j) (kw) (unité) (USD/kWh) (USD/an)
Usine Pompe à vide pour captage 0,1 5,5 1 0,11 22
de Pompe de captage 24,0 132,0 1 0,11 127.195
Ngalie Agitateur rapide 24,0 7,5 2 0,11 14.454
ma Pompe de lavage de surface 2,0 22,0 1 0,11 1.767
Pompe à vide pour filtre 2,0 5,5 1 0,11 442
Compresseur 2,0 2,2 1 0,11 177
Pompe de purge 6,0 11,0 1 0,11 2.650
Pompe d'alimentation en eau 8,0 0,4 1 0,11 129
Pompe d'injection de sulfate d'alumine 24,0 0,4 1 0,11 385
Pompe d'injection d'hypochlorite de calcium 24,0 0,4 1 0,11 385
Pompe de refoulement 24,0 400,0 1 0,11 385.440
Total 533.046
Note : les coûts sont calculés seulement pour les installations d’extension.
3) Coût de réactifs
Sur la base des dosages moyens d’injection de réactifs de l’Usine de Ngaliema, le coût de
réactifs a été calculé dont le résultat est présenté au Tableau 2-24.
4) Coût de réparation
Le coût d’amortissement est calculé par la méthode du montant fixe sur la base d’un
montant évalué des biens de 32.107.000 USD (le montant évalué est calculé par
soustraction du coût de la conception détaillée et de la supervision des travaux au coût du
Projet), d’une durée d’amortissement de 40 ans et d’une valeur résiduelle de 10 %.
Toutefois, du fait qu’il n’est pas très indiqué de prendre le coût du Projet de l’aide
2-63
financière non remboursable comme montant estimatif des biens d’une part et que le
nombre d’années d’amortissement varie suivant les équipements d’autre part, cette valeur
calculée devra être considérée juste comme valeur de référence.
Sur la base de ce qui vient d’être indiqué, le coût total d’exploitation et maintenance se
chiffre comme suit :
(2) Recettes
30.000 m3/J X (30 % X 0,45 USD/m3 + 40 % X 2,52 USD/m3 + 30 % X 0,85 USD/m3)X 365
jours = 15.308.100 USD/an
14
Le tableau est celui de l’arrêté du 19 mars 1998. Les tarifs effectivement appliqués sont ceux calculés tous les
ans en application du taux de change d’USD en CDF
15
Selon l’interview auprès du Directeur Commercial. Il s’agit de la moyenne de l’ensemble de la ville de Kinshasa.
2-64
Toutefois, si l’on tient compte du taux de fuite dans le réseau de distribution (30 % en 2007
selon le PMURR), la recette sera de l’ordre de 10.715.000 USD/an. De plus, si les factures
impayées des services publics sont pris en compte, étant donné que le taux de recouvrement par
rapport au montant facturé était de 49 % en 2008, la recette se calcul à 5.250.000 USD/an16.
Le coût d’exploitation et maintenance des installations construites en extension est tel qu’il est
calculé au point (1) ci-dessus. En effet pour calculer le coût de production, il faut prendre en
compte le coût de distribution d’eau et le coût administratif de la REGIDESO. Selon le coût
de production en 2008 calculé par la Direction Provinciale de Kinshasa de la REGIDESO, les
taux respectifs du coût d’exploitation et maintenance des usines de traitement de l’eau, du coût
de distribution et du coût administratif par rapport au coût total sont de 40,3 %, 35,1 %, et de
24,617 %. Sur la base de ce taux, le coût total de production de l’usine de traitement d’une
capacité de 30.000 m3/j se calcul comme le montre le Tableau 2-27.
(4) Bilan
16
Selon l’interview effectuée auprès du Directeur Commercial. Toutefois, la Banque Mondiale paiera un montant
de 12 millions d’USD sur un montant total de 227 millions d’USD des factures impayées des services publics
jusqu’à maintenant et elle fournira son appui également pour payer les redevances de l’eau des services publics
pendant une période fixée.
17
ELEMENT CONSTITUTIF DU COUT DE REVIENT, AU 31 DECEMBRE 2008
2-65
2-6 Conditions particulières pour la mise en œuvre du Projet
Pour accéder à l’Usine de Ngaliema, il faut passer par les voies privées de l’enceinte de
l’UtexAfrica. A cet effet, il est nécessaire d’obtenir l’accord de l’Utexafrica pour acheminer
les matériels et matériaux de construction.
Actuellement, l’Usine est exploitée par les 2 équipes en rotation l’une le poste de journée et
l’autre le poste de nuit, chacune composée de 2 exploitants pour le traitement de l’eau et de 1
agent chargé de la surveillance de la qualité de l’eau et de la détermination de dosages de
réactifs. En plus de ces équipes, 1 agent de maintenance assure le poste de nuit pour palier à
des défaillances d’équipements qui pourraient survenir pendant la nuit.
Pour l’exploitation de la nouvelle usine construite en extension, du fait que les agents de
maintenance pourront se charger des installations existantes et de celles construites en extension,
la REGIDESO est tenue d’affecter 2 équipes (6 personnes), l’une pour le poste de journée et
l’autre pour le poste de nuit, avant les essais de fonctionnement des installations construites par
le Projet.
2-66
CHAPITRE 3 : EVALUATION DU PROJET ET RECOMMANDATIONS
Chapitre 3. Evaluation du Projet et recommandations
3-1 Effets du Projet
La situation actuelle et la problématique du secteur ainsi que les effets directs et indirects
engendrés par la mise en œuvre du Projet sont récapitulés dans le Tableau 3-1.
3-1
3-2 Défis à relever et recommandations
Lors des échanges avec les techniciens et exploitants de l’Usine effectués au stade des études
sur le terrain, la partie japonaise a pu constater à maintes reprises les efforts astucieux pour
l’exploitation et les réparations en utilisant les moyens de fortune, etc., qui sont les preuves du
niveau technique élevé et du bon moral du personnel pour l’exploitation de l’usine de
traitement.
Aussi, après avoir bénéficié de la formation technique sur les nouvelles méthodes, le personnel
de la REGIDESO sera en mesure d’assurer l’exploitation des installations de traitement de l’eau
construites par le Projet pendant une longue durée, comme il l’assure pour les installations
existantes.
D’autre part, contrairement au niveau technique élevé et au bon moral pour l’exploitation et la
maintenance du personnel de l’usine de traitement de l’eau, le niveau des services
d’approvisionnement en eau de la ville de Kinshasa laisse à désirer. En effet, bien qu’il s’agit
d’un système d’approvisionnement en eau urbain basé sur la desserte directe, avec lequel en
principe les populations devraient être libérées de travaux de transport de l’eau, la quantité de
l’eau livrée par personne n’atteint qu’environ 30 /p/j, une quantité qui correspond à celle du
système à borne fontaine mise en place au milieu du village à laquelle les villageois vont
chercher de l’eau au moyen de seaux, etc. Par conséquent, les habitants de la ville de Kinshasa,
en particulier ceux de la couche de faible revenue sont obligés de consacrer une partie de leur
temps pour aller chercher de l’eau jusqu’au robinet où l’eau coule, car le robinet de leur maison
n’a pas de l’eau.
Ces conditions de desserte très défavorables pourraient avoir pour causes, entre autres, ce qui
suit :
3-2
486.000m3/j 18 , ce qui correspond à une quantité de 78 /p/j pour une population de
6.220.000 habitants. Quant à la zone d’influence de l’Usine de Ngaliema, la capacité de
production est de 80.000 m3/j pour une population de 920.000 habitants, ce qui correspond à
une quantité de 87 /p/j.
La ville de Kinshasa s’étend sur une pente légère qui descend du plateau situé au sud vers le
Fleuve Congo. Etant donné que toutes les usines de traitement de l’eau potable se trouvent
le long du Fleuve Congo ou de ses affluents à un niveau bas, l’eau traitée devra être refoulée
directement par les pompes, mais du fait de l’absence de château d’eau ou de réservoirs de
distribution de grande capacité disposés à des points adéquats dans chacun des secteurs
hydrauliques, l’eau devra être distribuée au moyen de pompes. Aussi, la capacité de
pompes et le diamètre de conduites ne pouvant pas faire face à la quantité de consommation
en période de crête, et la quantité et la pression d’eau sont insuffisantes aux périphéries des
secteurs hydrauliques.
En outre, du fait que les secteurs hydrauliques ne sont pas séparés les uns des autres, la
distribution de l’eau ne peut pas être gérée de façon adéquate et de ce fait la disparité entre
les quartiers où l’eau est disponible et les quartiers où l’eau coule difficilement ne peut pas
être résolue. De plus, les fuites fréquentes au niveau du réseau secondaire et du réseau
tertiaire en raison de leur délabrement constituent également l’une des causes de la
réduction de la quantité de l’eau distribuée.
Par conséquent, en plus du déficit absolu de la quantité de l’eau traitée, les zones où les
coupures d’eau sont fréquentes du fait de l’absence ou de l’état défavorable du réseau de
distribution s’étend sur une vaste étendue.
Afin de pouvoir améliorer les conditions de desserte en eau potable, les usines de traitement
de l’eau potable devront être renforcées et le réseau de distribution devra être aménagé.
Nonobstant, du fait de perturbation économique à la suite des conflits, les ressources
financières pour exécuter le renforcement et l’aménagement des installations manquent
cruellement, d’où le Gouvernement congolais est obligé de faire appel à des aides
internationales pour financer la construction et l’aménagement des installations.
Par exemple, le déficit annuel de la REGIDESO en 2008 s’élève à 18.545 millions de CDF
(correspondant à environ 16 % de la recette annuelle de 118.505 millions de CDF), et le
taux de recouvrement reste à 49 %. En effet, si le taux de recouvrement peut être amélioré,
la REGIDESO pourra faire les bénéfices.
18
Capacité de production après l’extension de 110.000 m3/j de l’Usine de Ndjiri.
3-3
Ce faible taux de recouvrement s’explique par le taux de recouvrement des services publics
de 0 %19 contre le taux du secteur privé (total des catégories domestiques, commerçants et
industriels) de 77 %. Si les services publics paient les redevances d’eau, le bilan de la
REGIDESO pourra s’améliorer dans certaine mesure, ce qui lui permettra d’affecter ses
propres fonds à la construction ou l’aménagement des installations.
Comme il en est mentionné ci-dessus, pour améliorer les conditions de desserte en eau potable,
il est indispensable de renforcer les usines de traitement de l’eau et d’aménager le réseau de
distribution, et pour ce faire il faut améliorer en premier lieu le taux de recouvrement.
Le renforcement des installations est indispensable pour améliorer les conditions de desserte,
mais pour ce faire le Gouvernement congolais est obligé de faire appel à des donateurs/bailleurs
de fonds. Le Projet qui consiste en réhabilitation et extension de l’Usine de Ngaliema pourra
prendre en charge une partie du renforcement des installations pour améliorer les conditions de
desserte. Toutefois, l’amélioration des conditions de desserte nécessitant davantage
l’extension et la nouvelle construction des installations et l’aménagement du réseau, les
interventions par les autres donateurs /bailleurs de fonds sont souhaitables.
Pour que le Projet puisse avoir ses effets, les installations réhabilitées et celles construites en
extension de l’Usine de Ngaliema devront être entretenues de façon appropriée. Du fait que la
compétence en matière de maintenance/entretien des usines de traitement de l’eau de la
REGIDESO est jugée excellente, seule l’assistance technique sur les nouvelles méthodes de
traitement de l’eau sera nécessaire, mais une assistance technique en continue ne sera pas
nécessaire.
Le Projet est jugé pertinent comme aide financière non-remboursable pour les raisons ci-dessous
mentionnées :
19
Valeur de 2008, résultat d’interview auprès de la Direction Commerciale.
3-4
Le Projet permettra d’éviter au préalable la réduction considérable de la quantité d’eau
livrée due au dysfonctionnement des équipements par la réhabilitation des installations
existantes, et d’augmenter la quantité d’eau livrée par la construction des installations en
extension pour les 920.000 habitants de la zone d’influence de l’Usine de Ngaliema. Les
effets du Projet se manifesteront en particulier chez les habitants de la couche à faible
revenue qui sont dans la zone d’influence de l’usine mais qui sont confrontées par les
problèmes de coupures d’eau en permanence.
3-4 Conclusion
Du fait que le Projet pourra avoir les effets susmentionnés d’une part, et pourra contribuer à
l’amélioration du cadre de vie des habitants de la zone d’influence de l’Usine de Ngaliema de la
Ville de Kinshasa en RDC d’autre part, il sera pertinent de l’exécuter dans le cadre de l’aide
financière non remboursable. Il convient d’ajouter que les installations de traitement de l’eau
qui seront construites par le Projet pourront être exploitées et entretenues avec la technique et
l’expérience dont la REGIDESO dispose actuellement, aucun problème en matière de
maintenance/entretien ne se posera.
En conclusion, il est jugé judicieux d’exécuter le Projet dans le cadre de l’aide financière
non-remboursable du Gouvernement du Japon.
3-5