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Bord Eamac Ingenieur

Le document présente un bord de préparation pour le cycle ingénieur EAMAC/ASECENA, incluant des cours de mathématiques et de physique avec exercices d'application. Il couvre des sujets tels que les lois de composition interne, les systèmes linéaires, la cinématique, et l'électrostatique, entre autres. Des travaux dirigés corrigés et des anciens sujets de concours sont également inclus pour aider à la préparation des étudiants.

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EAMAC/ASECENA

CYCLE INGENIEUR
BORD DE PREPARATION 2022

MATHEMATIQUES –PHYIQUE-
ANGLAIS-FRANCAIS
Table des matières

INTITULE PAGE
COURS DE MATHEMATIQUE AVEC EXERCICE D’APPLICATION
Loi de composition interne 3 - 18
Groupes anneau corps 19 - 39
Espace vectoriel 40 - 45
matrice 46 - 48
polynômes 49 - 52
Système linéaire 53 - 56
Fonction a plusieurs variable 57 - 61
Fractions rationnelles 62 - 63
Intégrale dépendant d’un paramètre 64 - 66
Intégrales généralisée 67 - 69
Série (numérique, entière, fonction, fourrier) 70 - 80
Suite numérique 81 - 86
Td corrige algèbre 87 - 99
Cours de physique avec exercice d’application
Cinématique du point 101 - 104
Théorème du moment cinétique 105 - 106
Electrocinétique (intensité tension) 107 – 110
puissance 111 - 112
Dipôles électrocinétique 113 - 118
Loi de coulomb 119 - 120
Champ électrostatique 121 - 124
Potentiel électrostatique 125 -128
Dipôles électrostatique 129 - 130
Théorème de gauss 131 - 132
Conducteurs en équilibre 133 - 134
Condensateurs 135 - 136
Energie électrostatique 137 - 138
Champ magnétique 139 – 140
Loi de Biot et savart 141 - 142
Théorème d’ampère 143 - 146
induction 147 - 148
Equation de maxwell 149 - 150
Réflexion réfraction 151 - 154
thermodynamique 155 - 156
Gaz et phases condensés 157 - 158
Force de pression 159 - 160
Premier principe 161 - 164
Energie thermo 165 - 166
Second principe 167 - 168
Td corrige physique
Td corrigé mécanique du point 170 - 175
Td corrigé thermodynamique 176 - 193
Td corrigé thermodynamique 2 194 - 205
Td corrigé électricité 206 - 219
Td corrigé magnéto 220 - 233
Anciens de mathématiques sujet eamac 235 - 259
Anciens sujet physique concours eamac 261 - 301
Corrigées anciens sujet de physique et math 303 - 340
Français anglais concours eamac 341 - 369
Programme concours eamac cycle ingénieur
GROUPE POLYVALENT CORPORATION CENTRE DE PREPARATION AU CONCOURS D’ENTRÉE
DANS LES GRANDES ECOLES ET FACULTES DU CAMEROUN

LE BORD DE PREPARATION AU CONCOURS

EAMAC CYCLE
INGENIEUR

Page 1
1

COURS DE MATHEMATIQUE
AVEC EXERCICE
D’APPLICATION

Page 2
I

Structures algébriques(partie1)
Lois de composition interne
I) Lois de composition interne 1) • Dans , , , ou , l’addition et la
1)Introduction :
a)L’opération + sur est une application f qui, à multiplication sont des lois de composition
deux reéls (x, y) en associe un troisième z (la interne on écrit :  ;  ;  ;  ;  ;    ; 
somme)qui est aussi un réel : f  x; y   x  y  z
 ;  ;  ; ;  ; ;  ;  ;   ;
f:   • Dans , la soustraction n’est pas une loi
on a donc :
 x; y  f  x; y   x  y
interne, mais elle l’est dans :  ; 
on dit L’opération + est une lois de composition
• La division dans n’est pas une loi interne
interne sur
b) L’opération - sur n’est une lois de mais la division dans

l’est. on a :  
; 
composition interne sur car par exemple : 2

et 3 mais : 2  3  • Dans , l’exponentiation, c’est-à-dire
2)Définition : Soit E un ensemble non vide. Une f: 
 
 

loi de composition interne sur E (ou encore une l’application : , le PGCD ou le


 x; y  xy
opération dans E) est une application f de E ×
PPCM sont des lois internes :
E dans E. on a donc :  
;f ;  
;  ;  
;
f :EE  E
 x; y  f  x; y  • E étant un ensemble donné ;   E  l’ensemble

3)notations :l’élément : f  x; y  dans E s’appelle des parties de E on a : X   E   X  E

x  X Y  x  X et x Y x  X Y  x  X ou x Y
la composée de x et y dans l’ordre par cette lois
x X  x X x  X  Y  x  X et x Y
de composition interne f et on le note : x  y ou
x  X Y  x  X Y ou x Y  X
xy ou x  y ou x  y … , l’intersection et la réunion et la différence
symétrique et le complémentaire sont des lois de
au lieu de : f  x; y 
composition interne dans   E  donc :   E  ;  ;  
4)Autre exemples d’ensembles et lois de
compositions internes :    E  ;  ;    E  ;   ;    E  ;  c

On connait les ensembles : , , , ;

Page 3
• l’addition et la multiplication dans est une loi interne dans F  E; E  on écrit :
 
 0; 1; 2;...; n  1 sont définies par:
n
 F  E; E  ; 

 n  xx  yy  xxyy
2
 x; y   • l’ensemble des translations On le note : Tr

la composition de deux translations est une
l’addition et la multiplication dans n sont des
translation donc : est une loi interne dans Tr
lois de composition interne dans on écrit :

 n  
; ;
n
;  on écrit : Tr ; 
• l’ensemble des polynômes de degrés inferieur • L’ensemble des homothéties de même centre

a un entier naturel n se note : n X  O on le note : H O et on a la composition de

la somme et la multiplication de deux polynômes deux homothéties de centre O est une


P et Q sont définies par: homothétie de centre O donc : est une loi
∀x ∈ , (P + Q)(x) =P(x) + Q(x). interne dans H O on écrit :  H O ; 
∀x ∈ , (P  Q)(x) = P(x)  Q(x).
•L’ensemble des rotations de même centre O on
La somme et le produit de deux polynômes de
degrés inferieur a n est un polynômes de degrés le note : RO et on a la composition de deux
inferieur a n . Donc, + et  sont des lois de
rotations de centre O est une rotation de centre
compositions internes sur n X  O donc : est une loi interne dans RO

on écrit :   X  ;   ;   X  ; 
n n on écrit :  RO ; 
• Si I est un intervalle de , l’ensemble des
• tout application bijective du plan P dans P on
fonction de I dans l’appelle une transformation du plan
 f : I  
Se note : F  I ;    
L’ensemble des transformations du plan on le
 x f  x  note :  on a :
la somme et la multiplication de deux   f ; g   M  P f g  M   f  g  M  
applications f et g de I dans sont définies
Donc : la composition de deux transformations
par: ∀x ∈ I , (f + g)(x) = f(x) + g(x).
est une transformation.
∀x ∈ I , (f  g)(x) = f(x)  g(x).
donc : est une loi interne dans 
La somme de deux applications de I dans est
une application de I dans . Donc, + et  sont on écrit :  ; 
des lois de compositions internes sur F  I ;  •L’ensemble des vecteurs du plan on le note : V2

on écrit : F  I ;   ;   ;  F  I ;  ;  et on a la somme de deux vecteurs est un


vecteur donc :  est une loi de composition
• Si E est un ensemble non vide
interne dans V2 on écrit : V2 ;  
Dans F  E; E  est l’ensemble des fonctions de

E dans E on définit la relation par :


∀x ∈ E , (f g)(x) = f(g(x))
Page 4
• le produit scalaire de deux vecteurs n’est pas 2
 x y 
un vecteur mais un scalaire donc :  n’est pas Calculons : 1   
 1  xy 
une loi de composition interne dans V2
 x  y  1  xy    x  y  x 2 y 2  2 xy  1  x 2  y 2  2 xy
2 2 2

1    
5)Applications :  1  xy  1  xy 
2
1  xy 
2

Exemple1 :1)montrer on utulisant les tableaux de


l’addition et de la multiplication dans  x  y  1  x 2  y 2  x 2 y 2 1  x  y 1  x 
2 2 2 2

1    
 0; 1; 2; 3; 4 que l’addition et la multiplication  1  xy  1  xy  1  xy 
2 2

5
 x  y  1  x 2  y 2  x 2 y 2 1  x 1  y 
2 2 2
sont des lois de compositions internes
1    
Solution :  1  xy  1  xy  1  xy 
2 2

+ 0 1 2 3 4
0 0 1 2 3 4 Or x  1;1 et y  1;1 donc : x 1 et y 1
1 1 2 3 4 0 2
 x y 
2 2 3 4 0 1 donc : x
2
1 et y 2
1 on a donc : 1    0
 1  xy 
3 3 4 0 1 2
2 2
4 4 0 1 2 3  x y   x y 
 
donc :   1 donc :   1
Tableau de : ;  1  xy   1  xy 
5
 0 1 2 3 4 x y x y
donc : 1 donc : 1 1
0 0 0 0 0 0 1  xy 1  xy
1 0 1 2 3 4
x y
2 0 2 4 1 3 donc :  1;1 cqfd
1  xy
3 0 3 1 4 2
4 0 4 3 2 1 6) les matrices :

Tableau de :  5
;  6-1) matrice carrée d'ordre 2
a)Définition1 :
on utulisant les tableaux de l’addition et de la 1)Une matrice carrée d'ordre 2
à coefficients réels est un tableau de quatre
multiplication dans 5 on remarque bien que ce nombres (Il n'y a pas de séparation verticale ou
sont des lois de compositions internes horizontale, contrairement aux tableaux)
2)l’ensemble des matrices carrées d’ordre2
Exemple2 : on définit sur l’ensemble 1;1 la
On le note :
x y  a b 
relation  tel que : xy  ; M2      /  a; b; c; d  
4

1  xy
 c d 

  x; y   1;1
2 La somme et la multiplication et l’égalité de deux

Monter que  est une loi de composition interne matrices A et B dans M 2   sont définies par:

Dans 1;1  a b   a  b   a  a  b  b  
   
 c d   c d    c  c d  d  
Solution : soit x  1;1 et y  1;1
 a b   a b   aa  bc ab  bd  
x y    
Montrons que : xy   1;1 ?  c d   c d    ca  dc cb  dd  
1  xy

Page 5
La somme et le produit de deux matrices sont c  ca  fb  ic f   cd   fe  if 
des lois de compositions internes dans M 2  
g   ag   dh  gi h  bg   eh  hi

on écrit : M 2   ;   ;  M 2   ; 
i  cg   fh  ii La somme et le produit de deux
L’égalité est définie par :
matrices sont des lois de compositions internes
 a  a
 a b   a b 
b  b
 dans M 3   on écrit :  M 3   ;   
; M3   ; 
 
     
 c d   c d c  c  L’égalité est définie par :

d  d 
 a  a
b)Cas particulier : b  b

1 0  c  c
1)la matrice : I 2    s’appelle la matrice 
0 1 a d g   a d  g   d  d 
     
b e h    b e h   e  e
unitaire c f  f
 f i   c f  i 

Et on a : A  I 2  A A  M 2   g  g
h  h

0 0 i  i
2)la matrice : 0    s’appelle la matrice nulle
0 0 b)Cas particulier :
Et on a : A  0  A A  M 2   1 0 0
 
1)la matrice : I 3   0 1 0  s’appelle la matrice
6-2) matrice carrée d'ordre 3 0 0 1
a)Définition :  

A  M 3  
1)Une matrice carrée d'ordre 3
unitaire et on a : A  I 3  A
à coefficients réels est un tableau de 9 nombres
2) l’ensemble des matrices carrées d’ordre3 0 0 0
 
On le note : 2)la matrice : 0   0 0 0  s’appelle la matrice
 a g  0 0 0
d  
M3     b e

h  /  a; b; c; d ; f ; g ; h; i   9 

 c  nulle et on a : A  0  A A  M 3  
 f i  
La somme et la multiplication de deux matrices Exercice1 : on considére la matrice suivante :
1 2 0
A et B dans M 3   sont définies par:  
A   0 1 0  calculer A2 et A3
0 0 1
a d g   a d  g    a  a d  d  g  g    
     
b e h    b e h    b  b e  e h  h  
c f i   c f  i   c  c f  f  i  i  et en déduire An n 

solution :
a d g   a d  g    a d  g  
       1 2 0  1 2 0   1 4 0 
b e h    b e h    b e h      
c A2  A  A   0 1 0  0 1 0    0 1 0 
 f i   c f  i   c f  i   0 0 1  0 0 1   0 0 1 
    
Avec : a  aa  db  gc d   ad   de  gf 

b  ba  eb  hc e  bd   ee  hf 


Page 6
 1 4 0  1 2 0   1 6 0  nombres impairs est un nombre impair) mais n’est
     pas stable pour l’addition(la somme de deux
A3  A2  A   0 1 0  0 1 0    0 1 0 
 0 0 1  0 0 1   0 0 1  nombres impairs n’est pas toujours un nombre
    
impair).
 1 2n 0 

Montrons par recurrence que : A   0 1 0 
n  
2) Dans F  ; ;  l’ensemble des fonctions de
0 0 1 dans .l’ensemble des injections, l’ensemble
 
des surjections et l’ensemble des bijections et
 1 2 1 0   1 2 0 
    l’ensemble des applications affines sont stables
a) A   0 1 0    0 1 0   A vraie si n=1
1

0 0 1 0 0 1 pour ◦ (la composée de deux injections (resp. deux


   
surjections, deux bijections, deux affines) est une
 1 2n 0  injection (resp. une surjection, une bijection,
 
b)supposons que : A   0 1 0 
n
affines)).
0 0 1
  l’ensemble des symetries axials n’est pas une

 1 2n  2 0  partie stable dans  ;  (car la composée de deux


n 1  
c)montrons que : A  0 1 0 ?
symetries axials d’axes paralleles est une
0 1 
 0
translation et non une symetrie axial
 1 2n 0  1 2 0   1 2n  2 0  Exercice2 :on muni d’une loi de composition
    
An 1  An  A   0 1 0  0 1 0    0 1 0 interne ∗ définit par : x  y  xy  3x  3 y  12 ;
 0 0 1  0 0 1   0 1 
    0
  x; y   2
et soit : S  3; 
 1 2n 0 
  
Donc : A   0 1 0  n 
n
Monter que S est une partie stable pour  ;
0 0 1
 
II) parties stables pour une Lois de composition Solution : soit x  S et y  S
interne :
Montrons que : x  y  S ?
1)définition1 : Soient  E;  un ensemble muni
x  y  3  xy  3x  3 y  9  x  y  3  3  y  3
d’une loi de composition interne
Soit F une partie non vide de E. x  y  3   y  3 x  3
F est stable pour ∗ ⇔ ∀(x, y) ∈ F2, x ∗ y ∈ F.
2) Exemples : or x  S  3;   x 3 et y  3;   y 3

a) l’ensemble : S  1;1 est une partie stable de donc : x  y  3 0 donc : x  y  3;   S cqfd

 ;  mais il n’est pas stable dans  ;  donc : S est une partie stable pour  ;
Car : 1 S et 1 S mais 1 1  0  S
3) définition2 : si  E;  est un ensemble muni
b)Dans , l’ensemble des nombres pairs est
stable pour l’addition (la somme de deux nombres d’une loi de composition interne et F une partie
pairs est un nombre pair)ou pour la multiplication
stable dans  E;  alors  est une lois de
(le produit de deux nombres pairs est un nombre
pair) alors que l’ensemble des nombres impairs est composition interne dans F et on l’appelle la lois
induite sur F
stable pour la multiplication (le produit de deux
Page 7
III) Propriétés des lois de composition interne 3  2  2  3  3 2 1  11
Soient E un ensemble non vide et ∗ une loi de On a : 2  3  3  2
composition interne sur E. ∗ peut avoir ou non une Donc :la loi ∗ est non commutative
ou plusieurs des propriétés b) 11 1   2 1  3 1  1 1  4 1  10
suivantes :
1) Commutativité : 1 11  1 4  4 1  13
Définition1 : ∗ est commutative ⇔ ∀(x, y) ∈ E2
x ∗ y = y ∗ x. On a : 1 11  11 1
2) Associativité Donc :la loi ∗ est non associative
Définition 2 : ∗ est associative ⇔ ∀(x, y, z) ∈ E3 6) l’intersection et la réunion sont des lois
(x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z).
commutatives et associatives dans   E 
Si ∗ est associative, les expressions (x ∗ y) ∗ z et
x ∗ (y ∗ z) peuvent se noter tout simplement : 7) la loi dans : Tr ;  ;  HO ;  ;  RO ; 
x ∗ y ∗ z.
Exemples :1) L’addition et la multiplication dans Est commutative et associative
5)le produit vectoriel dans V3 n’est pas
, , , ou sont commutatives et

associatives commutative : ( i  j   j  i )
mais la soustration n’est ni commutatives ni
associatives en effet : 2  3  3  2 et 6) le produit dans M 2   n’est pas commutative :

2   3  1   2  3  1 1 3 0 2
Ex : A    et B   
 2 0 3 1
2) L’addition et la multiplication dans F  ;  sont
 1 3  0 2 9 5
commutatives et associatives A B     
 2 0 3 1 0 4
3) L’addition dans V2 et V3 est commutative et
 0 2  1 3  4 0
associative B A     
3 1  2 0  5 9
4) La loi ◦ dans F  ;   ;  est associative mais Donc on a : A  B  B  A
non commutative (en général ( f g  g f ). Remarque : si la loi est commutative et
associative et on utilusant une notation additive ou
f:  g:  multiplicative on a les écritures suivantes : n
Ex : et
x f  x  2 x g  x  x  2 1)Notation additive

On a : x  :  f g  x   2 et  g f  x   4 a) a  b  b  a b)  a  b   c  b   a  c 

On a : f g h  f g h  f g h c) a  a  ...  a  na d) na  ma   n  m  a
nfois

  f ; g; h    F  ; 
3
2)Notation multiplicative
5) on muni d’une loi de composition interne ∗ a) a  b  b  a b)  a  b   c  b   a  c 
définit par : x  y  2 x  3 y  1
c) a  a  ...  a  a
nm
d) a  a  a
n n m

a) 2  3  2  2  3 3 1  12 nfois

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Exercice3 :1) on muni d’une loi de composition donc :  n’est pas associative
interne ∗ définit par : a  b  a  b  3ab ;   a; b   2 3) Elément neutre
Définition :Soient E un ensemble non vide et ∗ une
Monter que ∗ est commutative et associative loi de composition interne sur E.
2) on muni
2
d’une loi de composition interne  (E ; ∗) admet un élément neutre si et seulement si :
∃e ∈ E ∀x ∈ E, e ∗ x = x ∗ e = x.
définit par :  a; b    x; y    ax; ay  b  ;   a; b   2
On dit aussi que e est l’élément neutre pour la loi ∗
dans E.
et   x; y   2

➱ Commentaire .
Monter que  est ni commutative et ni associative
dans 2 ⋄ Notez bien l’ordre des quantificateurs :
∃e ∈ E/ ∀x ∈ E, ... qui dit que e est précis et ne
Solution:1) Soit :   a; b; c   3

dépend pas de x, et non pas ∀x ∈ E, ∃e ∈ E/...


a) On a : a  b  a  b  3ab  b  a  3ba  b  a qui permettrait à e de changer quand x change.
⋄ Si on sait que la loi ∗ est commutative, une et une
Donc : ∗ est commutative
seule des deux égalités (∀x ∈ E, x ∗ e = x ou
b) ∀x ∈ E, e ∗ x = x) ci-dessus suffit.
 a  b   c   a  b  3ab   c  a  b  3ab  c  3  a  b  3ab  c Théorème : Si ∗ admet un élément neutre dans E.
celui-ci est unique.
 a  b   c  a  b  c  3  ab  ac  bc   9abc Démonstration : Soient e et e′
et on a : deux éléments neutres (pas nécessairement
distincts). Alors e = e ∗ e′= e′
a   b  c   a   b  c  3bc   a   b  c  3bc   3a  b  c  3bc 
Exemples:
a   b  c   a  b  c  3  ab  ac  bc   9abc 1)1 est l’élément neutre dans les ensembles :

 ; ;  ; ;  ;  ;  ;  ;


Donc :  a  b   c  a   b  c 
Et 0 est l’élément neutre dans les ensembles :
Donc : ∗ est associative  ;  ;  ;  ;  ;   ;  ;  ;  ;  
2)a)on a : 1; 3   2; 0   1 2;1 0  3   2; 3
2)le vecteur nul 0 est l’élément neutre dans les
 2; 0   1; 3   2 1; 2  3  0   2; 6  ensembles : V2 ;   ; V3 ;  

Donc : 1; 3   2; 0    2;0   1; 3 donc :  n’est pas 2)la fonction nulle  : x  0 est l’élément neutre

commutative dans l’ensemble : F  ;  ; 


b)
2 )la fonction nulle I d : x  x est l’élément neutre
1; 3   2; 0  5; 7    2; 6  5; 7    2  5; 2  7  6  10; 20
dans l’ensemble : F  ;  ; 
1; 3   2; 0  5; 7   1; 3   2  5; 2  7  0   1; 3  10;14
2) E est l’élément neutre dans:   E  ;   
1; 3   2; 0  5; 7   110;114  3  10;17 
 est l’élément neutre dans:    E  ;  et    E  ;  
Donc : 1; 3   2; 0  5; 7   1; 3   2; 0  5; 7 
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1 0 Remarques et exemples:
3)a) la matrice : I 2    la matrice unitaire
0 1 1)Dans :  ;  ;  ;   ;  ;  ;  ;   tout

est l’élément neutre dans: M 2   ;  element a admet un symétrique et s’appelle


l’opposé on le note  a
0 0
la matrice : 0    nulle est l’élément neutre 2) a)Dans :  
;  ;  
;  ;  
;  tout element
0 0
a admet un symétrique et s’appelle l’inverse on le

dans: M 2  ;  note 1 ou a
1

a
1 0 0 (Ainsi, l’égalité i2 = −1 qui s’écrit encore i × (−i) = 1
 
b) la matrice : I 3   0 1 0  la matrice unitaire
qui signifier que i et −i sont inverses l’un de l’autre
0 0 1
 
b) Dans :  ; l’ element 0 n’admet pas de
est l’élément neutre dans: M 3   ;  symétriques
0 0 0 3) Dans : V2 ;   ; V3 ;   tout vecteur u admet un
 
la matrice : 0   0 0 0  nulle est l’élément
0 0 0 symétrique et s’appelle l’opposé on le note u
 
 
4) Dans :   E  ;  tout partie A de E different de

neutre dans: M 3  ; 
E n’admet pas de symétriques
5)dans :  ;  il n’ya pas d’éléments neutres
 
5) Dans :   E  ;  une partie A de E admet un
4)Elément symétrisable symétrique c’est lui-même : (car AA   )

 
Définition :Soient E un ensemble non vide et ∗ une
6)a) Dans : ;  tout element  0 admet un
loi interne sur E possédant un élément neutre e. 5
soit x ∈ E. ;x admet un symétrique à gauche pour ∗ symétrique
⇔ ∃x′ ∈ E/ x′ ∗ x = e.
x admet un symétrique à droite pour ∗
b)Dans :  4 
;  l’ element 2 n’admet pas de

⇔ ∃x′ ∈ E/ x ∗ x′= e. symétriques


x admet un symétrique pour ∗ a c 
⇔ ∃x′ ∈ E/ x ∗ x′= x′ ∗ x = e.
 
7) Dans : M 2   ;  tout matrice A    admet un
b d 
x est symétrisable à gauche pour ∗ si et seulement
si x admet un symétrique à gauche pour ∗.   a c 
symétriques c’est la matrice :  A   
x est symétrisable à droite pour ∗ si et seulement si  b d 
x admet un symétrique à droite pour ∗.
 ; la matrice 
1 1
x est symétrisable pour ∗ si et seulement si x admet 
7) Dans : M 2   n’admet pas
1 1
un symétrique pour ∗.
de symétriques
➱ Commentaire :
8) Dans : Tr ;  (ensemble translations) tout
⋄ Notez que ici, on fournit x′ après avoir fourni x
admet un symétrique :  tv 
1
(soit x ∈ E...∃x′ ∈ E...) et donc bien sûr, x′ varie translation tv
quand x varie.
Et on a :  tv   t v
1
⋄ Si on sait que la loi ∗ est commutative, une et une
seule des deux égalités ci-dessus suffit.
Page 10
Théorème : Si ∗ est associative et possède un
9) Dans :  RO ;  (ensemble rotations) tout rotation
élément neutre e, tout élément symétrisable est
r  O;  admet un symétrique :  r  O;   
1
simplifiable.
Démonstration : Soit x un élément de E,
Et on a :  r  O;     r  O;  
1
symétrisable pour ∗.
10)Si ∗ est la composition des applications de E Soit x′ son symétrique pour ∗. Pour (y, z) ∈ E2
dans E .les applications de E dans E x ∗ y = x ∗ z ⇒ x′∗ (x ∗ y) = x′∗ (x ∗ z)
qui admettent un symétrique pour la loi ◦ sont les ⇒ (x′∗ x) ∗ y = (x′∗ x) ∗ z ⇒ e ∗ y = e ∗ z ⇒ y = z.
bijections de E sur E. Le symétrique d’une bijection exemples :1)Dans :  ;  ;  ;   ;  ;  ;
f pour la loi ◦ n’est autre que sa réciproque f−1
Théorème :Soit x un élément de E.  ;   tout element a est regulier
Si ∗ est associative, possède un élément neutre e Cad : ∀(y, z) ∈ 2, a + x = a + y ⇒ x = y.
et si x admet un symétrique pour ∗, celui-ci est
unique.
2) Dans :  
;  ;  
;  ;  
;  ;  
;  ;
Démonstration : Soit x un élément de E.
 
;  tout element a est regulier
Soient x′et x′′ deux éléments symétriques de x (pas
nécessairement distincts). Exercice4 :1) on muni d’une loi de composition
Alors, x′′= e ∗ x′′ = (x′∗ x )∗ x′′= x′∗ (x ∗ x′′) = x′∗ e = x′ interne ∗ définit par : a  b  ab   a  b   2 ;
Théorème : Soient E un ensemble non vide et ∗
une loi de composition interne sur E, associative et   a; b   2
1) Monter que ∗ est commutative
possédant unélément neutre e. 2) Monter que ∗ admet un élement neutre et
Soient x et y deux éléments de E. Si x et y sont determiner les élements symétrisables
symétrisables et x′et y′ leurs symétriques respectifs.
Solution:1) Soit :   a; b; c   3

alors x ∗ y est symétrisable et (x ∗ y)′= y′ ∗ x′


Démonstration : Soient x et y deux éléments a) On a : a  b  ab   a  b   2  ba   b  a   2  b  a
symétrisables de E. Soient x′et y′leurs symétriques
respectifs. On a : (x ∗ y) ∗ (y′∗ x′) = x ∗ (y ∗ y′) ∗ x′ Donc : ∗ est commutative
= x ∗ e ∗ x′= x ∗ x′= e
(y′∗ x′) ∗(x ∗ y) = y′∗ (x′∗ x) ∗ y = y′∗ e ∗ y = y′∗ y = e. 2)a) a  : 2  a  2a   2  a   2  a et
Donc, x ∗ y est symétrisable et son symétrique
a  2  2a   a  2   2  a
est y′∗ x′
5)Elément régulier (simplifiable) Donc 2 est l’élément neutre pour la loi ∗
Définition : Soient E un ensemble non vide et ∗ b)soit a on cherche a  tel que :
une loi interne sur E. Soit x ∈ E a  a  2 ( ∗ est commutative) ?
a)x est régulier à gauche pour ∗ a  a  2  aa   a  a   2  2  a  a  1  a
⇔ ∀(y, z) ∈ E2, x ∗ y = x ∗ z ⇒ y = z.
Si : a  1 alors : 0  1  a  a  2 donc impossible
b)x est simplifiable à droite pour ∗
a
⇔ ∀(y, z) ∈ E2, y ∗ x = z ∗ x ⇒ y = z. Si : a  1 alors : a    a  a  2
a 1
c) x est régulier si et seulement si x est régulier à
gauche et à droite. Donc : a   1 il admet un symétrique
a
a 
a 1
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Théorème :(inverse d’une matrice) 2)
a c   1 1 2  1 1 2   4 4 0 
Soit A     M2   une matrice     
B   1 1 2  1 1 2    4 4 0 
2
b d 
 2 2 0  2 2 0   0 0 0 
Le nombre :   ad  bc s’appel :déterminant de     
La matrice A  1 1 2  4 4 0   0 0 0 
Si :   0 alors La matrice A est inversible et     
B3  B  B 2   1 1 2  4 4 0    0 0 0 
 2 2 0  0 0 0   0 0 0 
 d c     
  

A1    Donc : B 3  03
 b a 
 
    On suppose que B admet un inverse donc il

Preuve : on montre que : AA1  A1 A  I 2 existe une matrice C tel que : BC  CB  I3

Exercice5 : on considére les matrices suivantes : Donc : BC  I3  B2 BC  B2 I3  03  C  B2


 1 1 2 
1 2    03  B 2 or B 2  03 contradiction
A  et B   1 1 2 
0 1  2 2 0 
  Donc : B n’admet pas d’inverse dans M 3  
1) Montrer que : A2  2 A  I 2  0 et en déduire que Exercice6 : on considére l’ensemble des
La matrice A est inversible et déterminer A1 matrices suivante :
2) calculer : B2 et B3 et en déduire que   a b 2 
E   M  a ;b     /  a; b   2
et a 2 -2b 2  1
La matrice B n’admet pas d’inverse b 2 
  a  
Solution
Monter que E est une partie stable de M 2    ; 
 1 2  1 2   1 4 
1) on a : A   2
  
 0 1  0 1   0 1  Solution : soit M  a;b  E et M  x; y   E

 2 4   1 0   1 4   a b 2
et 2 A  I 2      Donc : M  a;b    et a 2 -2b 2  1
 0 2   0 1   0 1  b 2 a 

 1 4   1 4   0 0   x y 2
donc : A2  2 A  I 2     0 Et : M  x; y     et x 2 -2y 2  1
 0 1   0 1   0 0  y 2 x 

A2  2 A  I 2  0  A  A  2 I 2    I 2  A  2 I 2  A   I 2 Montrons que : M  a;b  M  x; y   E ?

Et A2  2 A  I 2  0    2I 2  A A  I 2  a b 2  x y 2
M  a;b   M  x; y     
b 2 a   y 2 x 
Donc : A est inversible et déterminer A1  2 I 2  A 
 ax  2by  ay  bx 
2
 1 0   1 2   2 0   1 2   1 2  M  a ;b   M  x ; y    
A1  2 I 2  A  2    ay  bx  2 ax  2by 
     
0 1 0 1  0 2 0 1 0 1 
Donc : M  a ;b   M  x ; y   M  ax  2by ;ay bx 

 ax  2by ;ay bx   2

Page 12
Car  a; b   2
et  x; y   2
( 0;  ,  )dans ( , +)

Solution :   x; y   0; 


Et on a : 2

 ax  2by   2  ay  bx    a 2 x 2  4b 2 y 2  4abxy 
2 2

g  x  y   ln  x  y   ln  x   ln  y   g  x   g  y 
2  a y  b x  2abxy    a x  2a y   2  2b y  b x
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2

donc : g est un morphisme de ( 0;  ,  ) dans
 a2  x2  2 y 2   2b2  x2  2 y 2    x2  2 y 2  a2  2b2   11  1
( , +)
donc : M  a;b  M  x; y   E h: 
Exemple3 : soit l’application :
z z
donc : E est une partie stable de M 2    ;  montrons que h est un morphisme de :
IV homomorphisme ou morphisme ( ,  )dans ( ,  )
« Le mot morphisme signifie à peut prés ou Solution :   z; z   2

respecte la forme »
Définition :Soient (E, ∗) et (F, T) deux h  z  z  z  z  z  z  h  z   h  z  donc : f est
ensembles munis de lois de compositions un morphisme de ( ,  )dans ( , )
internes Exemple4 : soit l’application :

Une application f de E dans F est un k: 

morphisme de (E, ∗) dans (F, T) lorsque :  ei  cos   i sin 


montrons que k est un morphisme de : ( , )
  x; y   E 2 , f  x  y   f  x  f  y 
dans ( 
, ) Solution :   ;    2

•t si f est bijective on dit que f est un


k       e   ei i   ei  ei   k    k   
i   

isomorphisme
donc : k est un morphisme de ( , )
• Si E = F et ∗ = T, on parle d’endomorphisme.
dans (  ,  )
• Si f est un endomorphisme bijectif, on parle
l:  M2  
d’automorphisme.
Exemple5: soit l’application : 1 x
Exemples : x  
0 1
f :  ;    
; 
Exemple1 : soit l’application : montrons que l est un morphisme de : ( , )
x 5x
dans ( M 2   , ) Solution :   x; x   2

montrons que f est un morphisme de ( , +)


 1 x  x 
on a : l  x  x   

dans ( , ) 
0 1 
Solution :   x; y   2

 1 x   1 x   1 x  x 
f  x  y  5 x y
 5  5  f  x   f  y  donc : f est un
x y l  x   l  x      
0 1 0 1  0 1 

morphisme de ( ,+) dans ( , )
Donc : l  x  x   l  x   l  x 
g : 0;  
Exemple2 : soit l’application : donc : k est un morphisme de ( , )
x ln x
dans ( M 2   , )
montrons que g est un morphisme de :
Page 13
f:  Théorème : soit f un homomorphisme de (E, ∗)
Exemple6 : soit f l’application : 3
dans (F, T) alors :
n 2n
1) f  E  est une partie stable dans (F, T)
montrons que f est un morphisme de ( , )
2)si ∗ est commutative dans (E, ∗) alors T est
dans ( 3 ,  ) commutative dans ( f  E  , T)

Solution :   n; m   2
3)si ∗ est associative dans (E, ∗) alors T est

associative dans ( f  E  , T)
f  n  m  2nm  2n  2m  2n  2m  f  n   f  m 
4)si ∗ est admet un élément neutre e dans (E, ∗)
donc : f est un morphisme de ( , )
alors f  e  est un élément neutre dans ( f  E  , T)
dans ( 3 ,  ) 5) si ∗ est admet un élément neutre e dans (E, ∗)

2
Et si x est admet un symétrique x dans (E, ∗)
Exemple7 : on muni de la loi de composition
alors y  f  x  admet un symétrique dans
interne suivante :  a; b    a; b   a  a; b  b  ;

( f  E  , T) c’est y  f  x cad :  f  x    f  x 
  a; b   2
et   a; b   2

Preuve :1) soient : y1  f  E  et y2  f  E 


Soit A  ;  l’ensemble des applications affines :
Donc : x1  E / f  x1   y1 et x2  E / f  x2   y2
A ;    f a;b / x  : f  a ;b   x   ax  b 
y1y2  f  x1  f  x2   f  x1  x2   f  E 
: 2
 A ; 
Soit l’application :  : Car : x1  x2  E et effet : ∗ la loi de composition
 a; b  f a;b
interne dans E
donc :  est un morphisme de ( , ) 2) soient : y1  f  E  et y2  f  E 
2

dans ( A  ; , ) Donc :  x1; x2   E / f  x1   y1etf  x2   y2


2

Solution:1) Soit :   a; b   2
et   a; b   2
y1y2  f  x1  f  x2   f  x1  x2 
On a :
Car f un homomorphisme
   a; b    a; b      a  a; b  b   f  a  a;b b
 f  x2  x1 
f a  a;b b  x    a  a  x   b  b    ax  b    ax  b 
Car ∗ est commutative dans (E, ∗)
Donc :   a; b    a; b     a; b     a; b  f  x2  f  x1  Car f un homomorphisme

donc :  est un morphisme de ( 2


, )  y2y1 Cqfd

dans ( A  ; , ) 3) soient : y1  f  E  et y2  f  E  et y3  f  E 

Page 14
Exercice7 :soient a  2;  et b  2; 
Donc:
 x1; x2 ; x3   E / f  x1   y1etf  x2   y2etf  x3   y3
3

On pose : a  b   a  2  b  2   2
 y1y2  y3   f  x1  f  x2  f  x3   f  x1  x2  f  x3  1)montrer que ∗ est une loi de composition interne
Car f un homomorphisme Dans I  2; 

 f   x1  x2   x3   f  x1   x2  x3   2)soit l’application définie sur



vers I

Car ∗ est associative dans (E, ∗) et f un 2x 1


tel que : f  x  

x 
x
homomorphisme
 f  x1  f  x2  x3   f  x1    f  x2  f  x3  

a) montrer que f est un morphisme de ( , )

dans ( I , ∗)
 y1  y2y3  Cqfd
b) en déduire que ∗ est associative et admet un
élément neutre a determiner
4) soie: y  f  E  donc : Donc : x  E / f  x   y
solution :1) soient a  2;  et b  2; 
On pose : f  e   e donc : e  f  E  car e  E
a  2;   a 2 et b  2;   b 2
ye  f  x  f  e   f  x  e   f  x   y
Donc :  a  2  b  2  0
Car f un homomorphisme et e élément neutre
Donc :  a  2  b  2   2 2
dans (E, ∗)
De même on montre que : ey  y Donc : a  b  2;   I

Donc :∗ est une loi de composition interne


Donc: f  e  est un élément neutre dans ( f  E  , T)
Dans I  2; 
5) soit : x le symétrique de x dans (E, ∗)
On a donc : x  x  e et x  x  e  
2) soient x  et y 
Donc : f  x  x  f  e  et f  x  x   f  e 
2 xy  1
f  x y 
puisque f un homomorphisme on a donc : xy

yf  x   f  e  et f  x  y  f  e  2x 1 2 y 1  2x 1   2 y 1 
f  x  f  y     2  2  2
x y  x  y 
On a f  e  élément neutre de f  E  ;   
1 1 2 xy  1
  2
Donc f  x  est le symétrique dans ( f  E  , T) x y xy

De f  x   y cqfd Donc : f  x  y   f  x   f  y    x; y    ²



Donc : f est un morphisme de ( ,  ) dans

( I , ∗)

Page 15

b)puisque  est commutative dans ( ,  )et f Exercice9 :on muni
2
de la loi de composition

un homomorphisme de ( 
,  ) dans ( I , ∗) interne suivante :  a; b    a; b   a  a; b  b ;

alors ∗ est commutative dans I   a; b   2


et   a; b   2

et on a 1 est l’élément neutre dans ( , )
1) Monter que ∗ est commutative et associative
alors : f 1  3 est l’élément neutre dans I
2) Monter que ∗ admet un élement neutre et
Exercice8 :on muni d’une loi de composition determiner dans 2
les élements symétrisables
interne ∗ définit par : a  b  ab   a ²  1 b²  1 ; Pour la loi ∗
3)soit : S   0
  a; b   2
1) Monter que ∗ est commutative
2
a)montrer que S est une partie stable de( ,∗)
2) Monter que ∗ n’est pas associative
3) est ce que la loi ∗ admet un élement neutre ? b) Monter que ( S ,∗) admet un élement neutre et
4)resoudre dans les équations :
comparer les les élements neutres de ( 2
,∗)
a) 2  x  5 b) x  x  1
et de ( S ,∗)
Solution:1) Soit : soit :  a; b   2
Solution:1) a) Montrons que ∗ est commutative ?
On a : a  b  ab   a²  1 b²  1  ba   b²  1 a²  1 Soit :  a; b   2
et  a; b   2

car la multiplication dans est commutative  a; b    a; b   a  a; b  b   a  a; b  b    a; b   a; b 
Donc : a  b  b  a par suite ∗ est commutative
Donc :∗ est commutative
2) on a :  1 0  2  0  2  3
b) Montrons que ∗ est associative?
Et 1  0  2  13  3 Soit:  a; b   2
et  a; b   2
et  a; b   2

Donc :  1 0  2  1  0  2   a; b   a; b   a; b   a  a; b  b   a; b
Donc : ∗ n’est pas associative
 a; b   a; b   a; b   a  a  a; b  b  b
4)on a : a 1  1 a  a a 
Donc : 1 est l’élément neutre pour la loi ∗  
On aussi :  a; b    a; b   a; b    a; b    a  a; b  b 
(l’élement neutre est unique)
4) a)on va resudre l’équation : 2  x  5  a; b    a; b   a; b   a  a  a; b  b  b
2  x  5  2 x  3  x²  1  5  3x²  2 x  8  0 Donc :

4  4
 a; b    a; b   a; b   a; b    a; b   a; b
 x  2 ou x  donc : S   2; 
3  3 Donc : ∗ est associative
2)a) Montrons que ∗ admet un élement neutre
b)on va resudre l’équation : x  x  1
Soit:  a; b   2
x  x  1  x²   x²  1  1  x 4  x 2  0
2

On a :  a; b   1;1   a; b    a; b   2
 x²  x  1 x  1  0  x  0 ou x  1 ou x  1
Et puisque :∗ est commutative
donc : S  1;0;1
Page 16
Alors : ∗ admet un élement neutre c’est 1;1
Solution :
1) la commutativité de T ?
b) determinons dans 2 les élements
On a : 1Ti  1i  i et iT 1  i 1  i
symétrisables pour la loi ∗
soit  a; b   2
on cherche  a; b   2
tel que : Donc : 1Ti  iT1 donc T non commutative
L’associativité de T ?
 a; b    a; b  1;1
 iT1 Ti  iTi  i   i   1
 a; b    a; b  1;1   a  a; b  b  1;1
iT 1Ti   iT  i  i  i  1
 a  1
b  b  1


si a  0 et b  0 alors 
a Donc :  iT1 Ti  iT 1Ti  donc T non
 a  a   1 b  b
1
associative

Donc les élements dans 2


symétrisablesPour la loi 2)résolution dans l’équation :  zTz  Tz  i
 zTz  Tz  i   zz  Tz  i  zzz  i  z z i
2
∗ sont les couples  a; b   2
tel que: a  0 et b  0

Et le symétrique de  a; b  est 1 a ; 1 b pour ∗   On pose : z  x  iy avec  x; y   2

z z  i   x²  y ²  x  iy   i
2
3)a) S  0

z z  i   x²  y ²  x  iy  x²  y ²   i
2
Soit :  a;0   S et  b; 0   S

 a;0   b;0    ab;0   S  x²  y ²  x  0  x ²  y ²  0 ou x  0


z z i  
2

2  y  x²  y ²   1  y  x ²  y ²   1
Donc : S est une partie stable de( ,∗)

b) soit :  a;0   S  x²  y ²  0  x  0 x  0
 ou  3 
0  1  y  1  y  1
on a :  a;0   1;0    a;0  et 1;0    a;0    a;0 
z z  i  z  i donc : S  i
2

donc : 1;0  est élément neutre pour ( S ,∗)


Exercice11 :on muni I  0;  de la loi de
et on a 1;1 est élément neutre pour( 2
,∗) composition interne ∗ suivante :

et : 1;1  1;0  x y  x²  y ²   x; y   I 2

Exercice10 :on muni de la loi de composition soit f l’application définie sur I vers I
interne T suivante : zTz   zz ;   z; z  2

tel que : f  x   x² x  I
  a; b   2
(F, T)   z; z   2

1) montrer que : f  x  y   f  x   f  y 
1) étudier la commutativité et l’associativité de T
2)a) montrer que ∗ est associative
2)résoudre dans l’équation :  zTz  Tz  i b) est ce que ∗ admet un élément neutre

3)soit a  I calculer : A  a  a  ....  a n  

Page 17
nfois

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Solution : soit  x; y   I 2 4)soit a calculer : A  a  a  ....  a n  

nfois

1) f  x  y    x  y    
2
x²  y ²  x²  y ²
2

Solution : 1) f  x   1  x
 f  x  f  y Cqfd
f  x  y  1 x  y  x  1 y
2) f  x  y   f  x   f  y 
Donc : f  x   1  x  f  x 
1
x 
Donc f est un homomorphisme et puisque
1
Donc : f  f
f est une bijection donc f est un isomorphismes
f  x  y   1  x  y  1   x  y  xy 
De  I ;  dans  I ;   donc :  I ;  et  I ;  
 1  x 1  y   f  x   f  y 
Ont la même structures et puisque + est
associative dans I alors ∗est aussi associative Donc : f est un isomorphismes de  ;
Et puisque  I ;   n’admet pas d’élément neutre
dans  ; 
alors :  I ;  n’admet pas d’élément neutre
2) puisque f est un isomorphismes de  ;
 
3) f  a  a  ....  a   f  a   f  a   ....  f  a 

 nfois


dans  ;  alors :  ; et  ; 
nfois

Ont la même structure et puisque  est


f  A  nf  a   na ²
associative dans alors ∗ est aussi associative

Et puisque f est un isomorphismes de  I ; 


dans et puisque 1 est élément neutre dans

 ;  alors f 1 1  f 1  0 est élément neutre


dans  I ;   donc : A  f 1
 na² 
dans  ;
Et puisque : f 1  x   x donc / A  na ²  na
3)on a 0 est élément neutre unique qui n’admet
Exercice12 :1) on muni d’une loi de composition
pas de symétrique dans  ;  et on a f  0   1
interne ∗ définit par : x  y  x  y  xy ;   x; y   2

Donc : l’ensemble des élements symétrisables


soit f l’application définie sur vers pour  ; est  1

tel que : f  x   1  x x   
4) f  A   f  a  a  ....  a   f  a   f  a   ....  f  a 
 
 nfois 
1) montrer que f est un homomorphisme bijectif nfois

f  A   f  a    1  a 
n n

De  ; dans  ; 
2)en déduire que ∗ est associative et que ∗ admet 
Donc : A  f 1 1  a 
n
  f 1  a    1  1  a 
n n

un élément neutre que l’on déterminera


3) determiner l’ensemble des élements
symétrisables pour la loi ∗

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Cours et exercices d’applications et de réflexions sur Structures algébriques
PROF : ATMANI NAJIB 2ème BAC Sciences maths

Structures algébriques(partie2)
Groupe anneau corps
1 3 0 2
I) Groupes . Ex : A    et B   
 2 0 3 1
1) Définition :Soit G un ensemble non vide muni
d’une loi de composition interne (notée ∗).  1 3  0 2 9 5
A B     
(G, ∗) est un groupe si et seulement si  2 0 3 1 0 4
1) ∗ est associative,
 0 2  1 3  4 0
2) ∗ possède un élément neutre dans G B A     
3 1  2 0  5 9
3) tout élément de G possède un symétrique pour ∗
dans G. Donc on a : A  B  B  A
Si de plus, ∗ est commutative, le groupe (G, ∗) est • L’ensemble des translations Tr ;  et
dit commutatif ou abélien.
l’ensemble des rotations de même centre O
2) Exemples
 RO ;  sont des groupes commutatifs
1) •  ;   ;  ;  ;  ;  ;  ;   ;  
;  ;
L’ensemble des transformations du plan :  ; 
 
;  ;  
;  sont des groupes commutatifs
est un groupe
•  ; n’est pas un groupe car 0 n’a pas
Remarque : soit :  G;  un groupe
d’inverse dans (pour ×).
1) on utilusant une notation additive on dit que :
•  ; et  ;   ne sont pas des groupes car 2
 G;   un groupe additif
n’a pas de symétrique
a)  a  b   c  b   a  c 
• V2 ;   et V3 ;   sont deux groupes commutatifs
b) on note 0 l’élément neutre
 
•   E  ;  n’est pas un groupe car une partie c)le symétrique de a appelé opposé de a on le
A  E n’admet pas de symétrique note  a dans ce cas on pose : a  a  2a

 
•   E  ;  n’est pas un groupe car une partie et a  a  ...  a  na avec la convention :
nfois
A   n’admet pas de symétrique
0 a  0

• F ;  ;   ;  n  X ;   sont des groupes 
1a  a Et on vérifie alors les relations
n  a   na
commutatifs   

• M2   ;   et  M 3   ;   sont des groupes
suivantes : na  ma   n  m  a et
non commutatifs
n   ma    n  m  a  nma   n; m   2

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2) on utilusant une notation multiplicative on dit  arc tan(1   1  tan x  tan y   tan z ))
que :  G;  un groupe multiplicative
 arc tan(2   tan x  tan y  tan z )
a)  a  b   c  b   a  c 
Et on a :
b) on note 1 l’élément neutre x   y  z   x   ar tan  1  tan y  tan z  
1
c)le symétrique de a on le note a (l’inverse)
 ar tan  1  tan x  tan((arc tan(1  tan y  tan z )))
d) ce cas on pose : a  a  a et a  a  ...  a  a
2 n

nfois  arc tan(1  tan x   1  tan y  tan z )

a 0  1  arc tan(2   tan x  tan y  tan z )



avec la convention : 
a  a Et on vérifie
Donc :  x  y   z  x   y  z 
1

  n 1 n
a  a 

par suite  est associative
nm 3) x  I on a :
alors les relations suivantes : a  a  a
n m
et
  
 arc tan  1  tan x  tan   arc tan  1  tan x  1
a n m
a n m
  n; m   2 x
4  4


 a  b  a n  bn si le groupe est commutatif  arc tan  tan x   x
n
x
4

 a  b  a n  bn si le groupe est non
n
Et puisque  est commutatif on a aussi : x  x
4
commutatif
   
Et puisque :   ;
4  2 2 
(Dans le pratique on pourra supprimer le
symbole  ou on le remplaçant par un point)

  
alors : ∗ possède un élément neutre e 
Exemple :on pose I    ;  et   x; y   I 2 4
 2 2 4) soit : x  I on cherche x  I tel que :

On muni I de la loi de composition définie par : x  x  ?
4
x  y  ar tan  1  tan x  tan y   
x  x   arc tan  1  tan x  tan x  
4 4
Montrer que  I ;  est un groupe commutatif
 
 1  tan x  tan x  tan    tan x  tan x  2
Solution :1)soit  x; y   I 2 4

x  y  arc tan  1  tan x  tan y   arc tan  1  tan y  tan x   tan x  2  tan x  x  arctan  2  tan x   I

Donc : tout élément de I possède un symétrique


Donc x  y  y  x et par suite  est commutatif
pour ∗ dans I .
2)soit  x; y; y   I 3 Finalement :  I ;  est un groupe commutatif

 x  y   z   arc tan  1  tan x  tan y    z Exercice 1: on muni


2
d’une loi de composition
interne  définit par :
 arc tan  1  tan((arc tan(1  tan x  tan y )  tan z ))

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Page 20 2
 x; y    x; y   x  x; yex  ye x  ;   x; y   2
et  x  x  0
  x 
 x   x

 ye  ye  0  y  y  e  0
x x

  x; y   2

 x   x  x   x
 
Monter que  2
; groupe non commutative  y  y  0  y   y

Solution:a)soient  x; y  ;  x; y  et  x; y  des On a aussi :   x;  y    x; y    0; 0 

Donc :   x;  y  est le symétrique de élément


2
éléments de
 x; y    x; y   x; y   x  x; ye x
 ye x
   x; y
 x; y  dans 

 x  x  x;  ye  y e x x
e x 
 y e
 x  x

Donc :  2
; est un groupe
  x  x  x; ye  
 x  x   x  x  x  x
 y e  y e
Et puisque : 1;1  1; 0    2; e  et 1; 0  1;1   2; e1 
 x; y    x; y   x; y   x; y    x  x; ye x  ye x 
Alors : 1;1  1; 0   1;0   1;1

 x  x  x;  y e  y e x   x
e x
 ye x   x 
 donc :  n’est pas commutative


 x  x  x; y e
x   x 
 y e 
 x  x
 ye x x  3) propriété des groupes
Théorème :soit  G;  est un groupe
Donc :

 x; y    x; y   x; y   x; y    x; y   x; y  1) l’ élément neutre dans G est unique
2) tout élément de G possède un symétrique
donc :  est associative unique dans G.
b) l’élément neutre de  ?
Si x est le symétrique de x et y  est le symétrique
 e1; e2  l’élément neutre de  ssi   x; y   2

de y alors le symétrique de x  y est y  x :


 x; y    e1; e2    x; y  et  e1; e2    x; y    x; y 
Cad :  x  y   y  x
 x; y    e1; e2    x; y    x  e1; yee1  e2e x    x; y 
3) tout élément de G est regulier cad :
 x  e1  x e1  0 e1  0
 e     a  G et   x; y   G 2
 ye  e2e  y e2e  0 e2  0
1 x x

a  x  a  y  x  y et x  a  y  a  x  y
Et on a :  0;0    x; y    x; y 
Preuve :1) et 2) voir la leçon précédente
Donc :  0;0  est l’élément neutre de  3)soient : a  G et  x; y   G 2
c) le symétrique d’un élément dans  ?
x  a  y  a   x  a   a   y  a   a
soient  x; y   2
montrons l’existence de
Avec a est le symétrique de a
 x; y  2
tel que :  x; y    x; y   0; 0  et  x   a  a   y   a  a  Car  est associative

 x; y   x; y    0; 0  x  e  y  e Car ∗ possède un élément neutre e

 x; y    x; y   0; 0   x  x; yex  ye x    0;0  x  y De même on montre l’autre implication
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Page 21 3
Exemple3 :(étude d’un groupe fini)
Exemple1 :soit  G;  un groupe noté
(ABC) un triangle équilatéral
multiplicativement et tel que :  a; b   G 2

 ab   a 2b2 Montrer que que ce groupe est


2

commutatif
Solution :par hypothèse on a quels que soient
les éléments  a; b   G 2 : abab  aabb
 1  la médiatrice du segment  BC 
Mais dans un groupe tout élément étant régulier
on peut simplifier à gauche par a et à droite par b  2  la médiatrice du segment  AB 
Donc : abab  aabb
 3  la médiatrice du segment  AC 
Donc ba  ab et par suite ce groupe est
Soit  l’ensemble des transformations
commutatif
Proposition :si  G;  est un groupe qui admet un suivantes :   r1 ; r2 ; r3 ; s1; s2 ; s3 

élément neutre e et  a; b   G 2 et a est le r1 la rotation de centre O et d’angle 0 : r1  O;0 


symétrique de a alors :les équations : r2 la rotation de centre O et d’angle 2 :  2 
r2  O; 
 3 
 E1  : a  x  b et  E2  : x  a  b admettent une
3

4
solution unique : r3 la rotation de centre O et d’angle : r3  O; 4 
3  3 
•Pour  E1  la solution est : x  a  b
s1 la symétrie axial d’axe :  1 
•Pour  E2  la solution est : x  b  a
s2 la symétrie axial d’axe :   2 
Exemple2:(étude d’un groupe fini)

 5  
;  et
5 
 0 ;  sont deux groupes s3 la symétrie axial d’axe :  3 
commutatifs : Donc : on utilisant la loi de composition des
+ 0 1 2 3 4 transformation on trouve le tableau suivant :
0 0 1 2 3 4 r1 r2 r3 s1 s2 s3
1 1 2 3 4 0 r1 r1 r2 r3 s1 s2 s3
2 2 3 4 0 1 r2 r2 r3 r1 s3 s1 s2
3 3 4 0 1 2 r3 r3 r1 r2 s2 s3 s1
4 4 0 1 2 3 s1 s1 s2 s3 r1 r2 r3

Tableau de :  5 
;  et Tableau de :  5
;  s2
s3
s2
s3
s3
s1
s1
s2
r3
r2
r1
r3
r2
r1
 0 1 2 3 4
Remarque : si  G;  est un groupe fini alors
0 0 0 0 0 0
1 0 1 2 3 4 chaque élément de G se trouve sur le tableau
2 0 2 4 1 3 une fois dans chaque ligne et dans chaque
3 0 3 1 4 2 colonne

Page 22
4 0 4 3 2 1
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Exercice 2: soit  G;  un groupe noté U ;  est un sous-groupe de  
; 
multiplicativement et e l’élément neutre de G
U ;   est un sous-groupe de  ; 
1) Montrer que si:   a; b   G :  a.b   a .b
2 2 2 2

•  ;   n’est pas un sous-groupe de  ; 


alors le groupe G est commutatif
Exemple:(on considére l’ensemble des matrices
2)Montrer que si: x  G : x 2  e alors le
 1 a 
groupe G est commutatif suivante : E   M a   / a 
 2 0 
Solution : 1) soit  a; b   G 2 Monter que E n’est pas un sous-groupe

par hypothèse on a:  a.b   a 2 .b2


2

de M 2  ; 
donc : a.b.a.b  a.a.b.b puisque G un groupe Solution : soit M a  E et M b  E
tout élément de G est regulier
Donc : b.a  a.b 1 a 1 b
Donc : M a    et M b   
Par suite ce groupe est commutatif 2 0  2 0
2) soient les éléments  x; y   G 2 Ma  Mb  E ?

par hypothèse on a: xyxy  e  1 a   1 b   1  2a b 


Ma  Mb      E
 2 0  2 0  2 2b 
on multipliant à gauche par x et à droite par y
donc : E n’est une partie stable de M 2    ; 
Donc : xxyxyy  xey  x 2 yxy 2  xey  eyxe  xy
donc : E n’est pas un sous-groupe e M 2   ; 
 yx  xy Par suite ce groupe est commutatif
Théorème :(caractérisations d’un sous-groupe).
3) Sous-groupes
Soient (G, ∗) un groupe et H une partie de G.
Définition : Soient (G, ∗) un groupe et H une
partie stable pour (G, ∗) 1)H est un sous-groupe de (G, ∗)
H est un sous-groupe de (G, ∗) si et seulement si 1 e  H
(H, ∗) est un groupe 
Remarque :si e est l’élément neutre de G   2    x, y   H 2 ; x  y  H I 

{e} et G sont des sous-groupes de (G, ∗) appelés
 3 x  H ; x  H
sous-groupes triviaux du groupe (G, ∗). Les
autres sous-groupes, s’il en existe, sont appelés 2)H est un sous-groupe de (G, ∗)
sous-groupes propres de (G, ∗). 1 H  
Exemples :   II 
 2    x, y   H ; x  y  H
2

•  ;  ;  ;  ;  ;  sont des sous-groupes


Démonstration :
• Supposons que H soit un sous-groupe de
de  ; 
(G, ∗), alors la propriété (2) de (I) est vérifiée.
•  
;  est un sous-groupe de  
;  Notons eH l’élément neutre de H.
On a eH ∗ e = eH car e est élément neutre de G
•   X ;   est un sous-groupe de  F 
n ; ;  et d’autre part, eH = eH ∗ eH car eH est élément
neutre de H. Par suite, eH ∗ e = eH ∗ eH.

•U  z  / z  1  Maintenant, dans le groupePage
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23
(G, ∗), tout élément
5
Remarque : soit :  G;  un groupe
est métrisable et en particulier, tout élément est
regulier. Après simplification par eH, on obtient e
= eH. Ceci montre en particulier 1) on utilusant une notation additive on a :
que e ∈ H. H est un sous-groupe de  G;  
Soit x un élément de H. Notons x′H son
1 H  
symétrique pour ∗ dans H. 
 2    x, y   H ; x  y  H
2
On a x′H ∗ x ∗ x′= e ∗ x′= x′(puisque eH = e) et
d’autre part,xH ∗ x ∗ x′= x′H ∗ e = x′H. 2) on utilusant une notation multiplicative
Donc, le symétrique x′H de x dans H est son
on a : H est un sous-groupe de  G; 
symétrique x′ dans G. Ceci montre en particulier
que x′ est dans H. 1 H  

 2    x, y   H ; xy  H
On a montré que si H est un sous-groupe 2 1

de (G, ∗) alors (I) est vérifié.


Exemple1 : soit I l’ensemble des nombres
• Montrons que : (I) ⇒ H sous-groupe de (G, ∗).
entiers relatifs pairs
Supposons (I).
H est une partie non vide de G d’après (1). La montrer que  I ;   est un sous-groupe de  ; 
restriction de ∗ à H2 est une loi interne dans H Solution :on a : I 
d’après (2). ∗ est associative dans G
1 I   car 0  2  0  I
et donc la loi induite est associative dans H
L’élément neutre e de (G, ∗) vérifie :  2   x, y   I 2 ; x  y  I ?
∀x ∈ H, x ∗ e = e ∗ x = x et donc e est élément
neutre de H pour la loi induite. Soient : x  I et y  I donc : x  2  p et x  2  q
Enfin, si x est un élément quelconque de H, le
symétrique x′ de x dans G est dans H et vérifie x  y  2 p  2 p  2 p  p  2 k  I
x∗x′= x′∗x = e où e est maintenant élément
Donc :  I ;   est un sous-groupe de  ;  d’après
neutre de H. x′ est donc le symétrique de x dans
H et on a montré que tout élément de H admet La propriété caractéristique d’un sous-groupe
un symétrique dans H. Exemple2 : montrer que : H  3 7 / m  ; n 
m n
 
De tout ceci, on en déduit bien que H est un
sous-groupe de (G, ∗) est un sous-groupe de  
; 
Donc que (H sous-groupe) ⇔ (I).
car   n, m  

• Il est clair que (I) ⇒ (II). Il reste à montrer que Solution :on a : H  2
;3m7n  

(II) ⇒ (I). On suppose donc que H vérifie (II).


1 H   car 30 7 0  1  H
Soit x un élément de H. Puisque e et x sont dans
H alors: H   et e ∗ x′= x′ est dans H d’après (2).  2   x, y   H 2 ; x  y 1  H ?
Ainsi, ∀x ∈ H, x′ ∈ H.
Soient enfin, x et y deux éléments de H. Soient : x  H et y  H donc :
D’après ce qui précède, y′est encore dans H
 n, m   2
; x  3m7n
Donc x ∗ (y′)′= x ∗ y est dans H.
On a montré que (II) ⇒ (I)
Et  p, q   2
; y  3 p 7q
Finalement que (I) ⇔ (II).
x  y 1  3m 7 n   3 p 7 q   3m 7 n  3 p 7  q
1

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x  y 1  3m 7 n   3 p 7 q   3m  p 7 n  q  3e 7 f
1
Donc : I 2  E donc : E  

Avec :  e, f   2
donc : 2) soit M a  E et M b  E

 2   x, y   H 2 ; x  y 1  H Ma  Mb  E ? :

Donc :  H ;   est un sous-groupe de  


;   ln a 0   ln b 0 
Ma  Mb    
 0 ln a   0 ln b 
D’après la propriété caractéristique d’un sous-
groupe  a 
ln 0 
Exemple3 : Si E est un ensemble, l’intersection  ln a  ln b 0   b
Ma  Mb      M a /b
dans P(E) est interne, commutative, associative  0 ln a  ln b   a
 0 ln 
et possède un élément neutre, à savoir E.  b
Soit alors F une partie stricte de E. P(F) est une   
Et puisque a  et b  alors a / b 
partie non vide de P(E), stable pour l’intersection
(l’intersection de deux parties de F reste une Donc : M a  M b  M a / b  E
partie de F). L’intersection possède un élément
neutre dans P(F), à savoir F. Cet élément neutre Donc : E est un sous-groupe de M 2   ; 
est distinct de l’élément neutre de (P(E), ∩). Une
conséquence est que (P(E), ∩) n’est pas un Exercice 4 :soit  G;  un groupe noté
groupe. multiplicativement et soit a  G
Exemple4 : U  z  / z  1   On pose : Ca   x  G / ax  xa

Montrer que U ;   est un sous-groupe de  


;  (centralisateur de a )

Solution : Et : Z  G    x  G / y  G : xy  yx
1) Un nombre complexe de module 1 est non nul (centre de G )
Montrer que Ca et Z  G  sont des sous-groupes

et donc U 
Et 1 a pour module 1 et donc 1 ∈ U.
de  G; 
Soit alors  z1; z2  U .
2

Solution : 1) Montrons que Ca est un sous-


1
z1  z2 U ???
groupe de  G;  ?
1 1 1
z1  z2  z1  z2  z1  z2  11  11 U
Soit e l’élément neutre du groupe  G; 
Exercice 3: on considére l’ensemble des
matrices suivante : a) on a : ae  ea  a donc e  Ca donc : Ca  
  ln a 0   
E  M a   / a  b)soient les éléments  x; y   Ca 2
  0 ln a  

Monter que E est un sous-groupe de M 2   ;  montrons que : xy 1  Ca cad montrons que :

 ln e 0   1 0  a  xy 1    xy 1  a ??
Solution : 1)on a M e      I2
 0 ln e   0 1 

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ax  xa 1
 (x, y) ∈ (H ∩ K)2 ⇒ ((x, y) ∈ H2
On a  x; y   Ca 2
donc :  et (x, y) ∈ K2) ⇒ (x ∗ y′ ∈ H et x ∗ y′ ∈ K)
ay  ya  2 

⇒ x ∗ y′ ∈ H ∩ K.
 2   ay    ya   y 1a 1  a 1 y 1
1 1
Ceci montre que H ∩ K est un sous-groupe de
(G, ∗).
 y 1a 1  a 1 y 1 et ax  xa 1
Théorème : soit f un homomorphisme du groupe
(G, ∗)Dans un groupe(F ;  )
 axy 1a 1  xaa 1 y 1  axy 1a 1  xey 1
L’image du groupe (G, ∗) par l’homomorphisme f
 axy 1a 1  xy 1  axy 1a 1a  xy 1a C’est le groupe(f(G) ;  )
Démonstration : on a déjà montré que f(G)
1 1 1 1 1
 axy e  xy a  axy  xy a donc xy  Ca Est une partie stable (F ;  ) et donc :
∗ est associative dans : (G, ∗) donc :
Donc : Ca est un sous-groupe de  G; 
∗ est associative dans : (f(G) ,  ) soit e l’élément

2) Montrons que Z  G  est un sous-groupe neutre de (G, ∗) donc : f  e  est l’élément neutre

de  G;  ? de (f(G) ,  ) et si x est le symétrique de x dans


(G, ∗) alors f  x  est le symétrique de f  x 
a) on a : y  G : ey  ye donc e  Z  G 
Dans (f(G) ;  )
donc : Z  G    Donc : (f(G) ;  ) est un groupe
Remarque :
b)soient les éléments  a; b   Z  G 
2
Si f un homomorphisme surjectif alors f(G) =F
Dans ce cas L’image du groupe (G, ∗) par
montrons que : ab1  Z  G  cad montrons que :
l’homomorphisme f c’est le groupe (F ;  )

 ab  y  y  ab 
1 1
y  G ?? 1)Exemples :
Les applications suivantes :
ay  ya 1

g : 
;    ;   f :  ;    
; 
On a  a; b   Z  G  donc : 
2

by  yb  2 
 x ln x r 2r
De la même façon que précédemment on trouve
h :  ;   ; l :  ;    
; 
 ab1  y  y  ab1  y  G donc ab1  Z G  z z x ex
Donc : Z  G  est un sous-groupe de  G;  Sont des homomorphismes de groupes
Exercice 5 :On munit de la loi de composition
Théorème : Si H et K sont des sous-groupes de interne définie par :
(G, ∗), H ∩ K est un sous-groupe de (G, ∗). Ainsi, x  y  x y ²  1  y x²  1 ;   x; y   2

une intersection de sous-groupes est un sous-


groupe. 1)soit l’application :

Démonstration. (On utilise la caractérisation (II) e x  e x


f:  définie par : f  x  
ci-dessus). Soient H et K deux sous-groupes. 2
D’après ce qui précède, H etK contiennent
l’élément neutre e de G et donc e ∈ H ∩ K.
Montrer que f est un isomorphisme de  ; 

D’autre part, bien sûr H ∩ K ⊂ G. vers  ;


Soient alors x et y deux éléments de H ∩ K.
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Page 26 8
II) Anneaux
2) En déduire la structure de  ;
1)Distributivité d’une loi sur une autre
Solution :1) a) f est une fonction continue et Définition : Soient E un ensemble non vide
∗ et T deux lois de composition internes sur E.
e x  e x T est distributive sur ∗ ⇔ ∀(x, y, z) ∈ E3
dérivable sur et f   x   0
2 x T (y ∗ z) = (x T y) ∗ (x T z)
Et (y ∗ z) T x = (y T x) ∗ (z T x).
Donc f est strictement croissante sur
Remarque : Si on sait que T est commutative,
Par suite f est une fonction bijectif de une et une seule des deux égalités ci-dessus
suffit.
Dans f   Exemples :1) Dans , la multiplication est
distributive sur l’addition
b) soient x; y 
  x; y; z   3
: x y  z  x y  x z
 x  y 
e x y  e
f  x  y  2)Dans P(E), l’intersection est distributive sur la
2
réunion et la réunion est distributive sur
f  x  f  y  f  x f  y  ² 1  f  y  f  x ² 1 l’intersection :   A; B; C   P  E  :
3

Et on a :
A   B  C    A  B    A  C  et A   B  C    A  B    A  C 
2 2
 e e  e 2e
y y 2y 2 y
e e y y
f  y  ² 1  1    
 2  4  2 

3)Dans F  ;  ;  ◦ est distributive à droite
e y  e y sur +, mais pas à gauche ((g+h)◦f = g◦f+h◦f, mais
Donc : f  y ² 1  de même on a : en général, f◦(g+h) 6= f◦g+f◦h.
2
1) dans M 2   et M3   la multiplication est
e x  e x
f  x ² 1  Donc :
2 distributive sur l’addition mais l’addition

  A; B; C   M 3  
3
 e x  e x  e y  e y   e x  e x  e y  e y  :
f  x  f  y      
 2  2   2  2  A  B  C    A B   A C 
 x  y 
e x y  e
f  x  f  y 
2
 A  B  C   A C    B  C 
l’addition n’est pas
Finalement : f  x  y   f  x   f  y 
4) dans ; ; ; ;

distributive sur la multiplication :


Donc : f est un homorphisme bijectif de  ; 
1   5  3  1  5  1  3
vers  ; donc un isomorphisme 5)on muni de la loi
5)on muni d’une loi de composition interne ∗
2)puisque : f est un isomorphisme de  ;  vers
définit par : a  b  a b si a  0 et a  0 ;
 ; et  ;  est un groupe commutatif
Et a  0  1
Alors :  ; est un groupe commutatif Etudions la distributivité de la loi ∗ par rapport a la
multiplication ??

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a) a   b  c   abc 5)   x; y; z   A3 : x  y  z   x y z

 a  b    a  c   a b  a c  ab c 6)   x; y; z   A3 : x   y  z   x  y  x  z et

a   b  c    a  b    a  c  donc la loi ∗ n’est pas  x  y z  x  z  y  z


distributive a gauche sur la multiplication 3)Exemples anneaux :

b)  b  c   a   bc 
a
1)  ; ;  ;  ; ;  ;  ; ;  ;  ; ; 

Sont des anneaux commutatifs unitaires


b  a    c  a   ba  ca  bc 
a

(1 l’élement unitaire)
Donc :  b  c   a   b  a    c  a  donc la loi ∗ est 2)  ; ;  n'est pas un anneau (car ( , +) n'est
distributive à droite sur la multiplication pas un groupe)
Finalement : la loi ∗ n’est pas distributive sur la 3)L’anneau des polyn^omes de degré inferieur a n
multiplication
2) Anneaux
  X ; ; Est un anneau commutatif unitaire
n

Définition : Soit A un ensemble non vide ayant 4)  M 2   ; ; ;  M 3   ; ; Sont des anneaux
au moins deux éléments muni de deux lois de
composition interne (notées ∗ et T). non commutatifs mais unitaires
(A, ∗, T) est un anneau ⇔ (ls matrice unitaires sont resp:
1) (A, ∗) est un groupe commutatif 1 0 0
1 0  
2) T est associative I2    et I 3   0 1 0  )
0 1 0 0 1
3) T est distributive sur ∗  
L’anneau est commutatif si et seulement si T est
5)  F  ;  ; ;  n'est pas un anneau car la loi
commutative si de plus T admet un élément
neutre on dira qu’il est unitaire n’est distributive sur l’addition
Notation additif et multiplicatif : En effet : f : x  x et g : x  1 et h : x  x
On note en général la première loi + et la
deuxième loi  On montre que :
On aura alors l’anneau (A, +,  ) h  f  g   x    h f  x    h g  x 
On note 0 l’élément neutre pour la loi + et on
l’appelle l’élément nul de l’anneau A 6)  F  ;  ; ;  est unanneau commutatif unitaire
Si la loi  admet un élément neutre on le note1 ( U : x  1 l’élement unitaire)
et on l’appelle l’élément unitaire de l’anneau A
7)  P  E  ; ;  est unanneau commutatif unitaire
Donc les conditions (axiomes)pour un anneau
( E l’élement unitaire)
(A, +,  )deviennent :
8)  P  E  ; ;  n'est pas un anneau car la loi 
1)   x; y; z   A3 : x   y  z   x  y  z
n’est distributive sur 
2)   x; y   A2 : x y  yx 4)Calculs dans un anneau
Théorème : Soit (A, +, ∗) un anneau. On note 0A
3) 0  A x  A : x0  x
l’élément neutre de A pour +.
4) x  A  x  A : x  x  0

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∀x ∈ A, x ∗ 0A = 0A ∗ x = 0A (l’élément neutre × est associative dans A et donc × est
pour l’addition est toujours absorbant pour la associative dans A
multiplication). 1A  A et pour tout x de A , 1A × x = x × 1A = x.
Démonstration :
Soit x ∈ A. 0A ∗ x = (0A + 0A) ∗ x = 0A ∗ x + 0A ∗ x Donc, × possède un élément neutre 1A dans A
car ∗ est distributive sur +. Maintenant, (A, +) est
un groupe et dans un groupe, tout élément est Soit x ∈ A . On sait que x−1 ∈ A et que
régulier. (x−1)−1= x. Donc, tout élément de A admet un
Donc, 0A ∗ x + 0A ∗ x = 0A ∗ x = 0A ∗ x + 0A symétrique pour × dans A
entraîne 0A ∗ x = 0A. de même, x ∗ 0A = 0A. ❏ Donc : ( A , ×) est un groupe
4) Diviseurs de zéro - Anneau intègre
Théorème : Soit (A, +, ∗) un anneau. 4-1) Diviseurs de zéro
∀(a, b) ∈ A2 Exemple : Considérons les deux
(−a) ∗ b = a ∗ (−b) = −(a ∗ b) matrices carrées d'ordre 2 suivantes :
Démonstration : Soit (a, b) ∈ A2
a ∗ b + (−a) ∗ b = (a + (−a)) ∗ b = 0A ∗ b = 0A
et donc (−a) ∗ b = −a ∗ b.
Aucune de ces deux matrices n'est la matrice
De même, a ∗ b + a ∗ (−b) = a ∗ (b + (−b))
nulle, et pourtant leur produit vérifie :
= a ∗ 0A = 0A et donc a ∗ (−b) = −a ∗ b.
Remarques : Dans un anneau (ayant au moins
deux éléments) on montre aisément
que : 0 A  1A et que 0 A n'a pas de symétrique (pour On dit que les matrices M et N sont des diviseurs
de zéro.
la 2iém loi). Si tous les autres éléments de A Plus généralement, on a les définitions
sont Inversibles, on montrera que l'ensemble des suivantes :
éléments non nuls A∗= A− { 0 A } Définition 1: Soit  A; ;   un anneau et e
Forme un groupe (pour la loi 2iém loi) l’élément neutre pour 
Théorème : Soit (A, +, ×) un anneau. Un élément a  e de A est appelé un diviseur de
On note A l’ensemble des éléments de A qui zéro s'il existe un autre élément b  e de A tel
sont inversibles c’est-à-dire l’ensemble des que ab  e et ba  e
éléments de A symétrisables pour ×
Définition 2 : l’anneau  A; ;   est dit intègre
( A , ×) est un groupe.
Démonstration : 1A est un élément de A S’il ne possède pas de diviseurs de zéros
Définition 3 : l’anneau  A; ;  est intègre
car 1A est inversible pour ×, d’inverse lui-même.
Ssi : a  b  0  a  0 ou b  0

Donc : A   Exemples :

• Si x et y sont deux éléments de A   ; ;  est un anneau intègre : le produit de


on sait que x × y est dans A et que : deux entiers relatifs est nul si et seulement si
(x × y)−1= y−1 × x−1 l'un de ces deux entiers est nul.
Donc, × induit une loi de composition interne sur  L’exemple précédent montre que

A que l’on note encore ×.  M   ; ; n'est pas un anneau intègre.


2

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De même pour  M 3   ; ; Exercice 6 : on considére l’ensemble suivant :


E  a  b 3 /  a; b   2

 F  ;  ; ;  est unanneau commutatif unitaire
1)Monter que  E;   est un groupe commutatif
Non intègre en effet :
 1
 ;x  0 0; x  0
2) Monter que E est une partie stable de  ;
f : x   x2  1 et g : x   5
0; x 0 x ; x 0 3) Monter que  E; ;  est un anneau commutatif

On a : f   et g   avec  : x  0 l’élément unitaire

Solution : 1) Montrons que  E;   est un un sous-


neutre de  F  ; ; 
groupe de  ;  ?
On montre que : f  g  
On a E  et on a 1  1  0 3 donc : 1  E
  6 ; ;  n'est pas un anneau intègre.
donc : E  
Car : 2  0 et 3  0 mais 2  3  6  0 soit x  E et y  E montrons x  y  E ?

3 est un diviseur de zéro et 2 aussi x  E    a; b   2


/ x  ab 3

  5 ; ;  est un anneau intègre. y  E    c; d   2


/ x cd 3

Tableau de :  5
;     
x  y  a  b 3  c  d 3   a  c   b  d  3
 0 1 2 3 4
On a  a; b; c; d   4
donc : a  c  et b  d 
0 0 0 0 0 0
1 0 1 2 3 4
Donc : x  y  a  b 3 par suite : x  y  E
2 0 2 4 1 3
3 0 3 1 4 2 Donc :  E;   est un un sous-groupe de  ; 
4 0 4 3 2 1
donc  E;   est un un groupe
proposition : soit  A; ;   un anneau unitaire
2) ) Montons que E est une partie stable
si a  A admet un symétrique pour  alors a
n’est pas un diviseur de zéro dans  A; ;  
de  ; ?

Preuve : Soit e l’élément neutre pour  et Soit soit x  E et y  E montrons x  y  E ?

f l’élément neutre pour  et a le symétrique


  
x  y  a  b 3  c  d 3   ac  3bd    ad  bc  3
De a
puisque  a; b; c; d   4
alors : ac  3bd  et
Supposons qu’il existe b  A tel que : ab  e et
ba  e ad  bc  donc : x  y  E
ab  e  a  ab   ae   aa  b  e

: E  a  b 3 /  a; b   2

 f b  e  b  e
Donc : E est une partie stable de  ;

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3) on a  ; ;  est un anneau commutatif Donc :  x  x   x  x  x  x
2

Donc La multiplication est commutative et


2)a)soient : x  A et y  A
distributive par rapport à l’addition dans E
 x  y    x  y  x  y   xx  xy  yx  yy
2
Par suite  E; ;  un anneau commutatif

 x  y  x²  xy  yx  y ²
2
Et 1  1  0 3 donc : 1  E et 1 est l’élément

 x  y  x  xy  yx  y car x 2  x x  A
2
neutre de la multiplication dans  ;
Donc : 1 est l’élément neutre de la multiplication b)on a :  x  y   x  xy  yx  y et  x  y   x  y
2 2

dans E
donc : x  xy  yx  y  x  y
Conclusion :  E; ;  est un anneau commutatif

unitaire donc : xy  yx  0 A et puisque xy  xy  0 A

Exercice 7: Soit  A; ;  un anneau. Alors : xy  yx  xy  xy donc yx  xy

Tel que : x  x
2
x  A (  A; ;  s’appelle Donc :  A; ;  est commutatif
anneau
c) déduction de : xy  x  y 
De Boole)

1) calculer  x  x  soient : x  A et y  A
2

2)en déduire que : x  x  0 A ( 0 A est l’élément xy  x  y   xyx  xy ²  xxy  xy ²  x 2 y  xy ²  xy  xy

neutre de  A;   ) et puisque xy  xy  0 A alors : xy  x  y   0 A

3)soient : x  A et y  A 4) on suppose que : x  0 A et y  0 A et y  x

a) calculer  x  y  en fonction de x et y a) on suppose que x  y  0 A et puisque x  x  0 A


2

b) en déduire que  A; ;  est commutatif Alors : x  y  x  x cad y  x contradiction

c) en déduire : xy  x  y  Donc : x  y  0 A

4)on suppose que : x  0 A et y  0 A et y  x b) on suppose que x  y  y donc : x  0 A

a) montrer que : a) x  y  0 A b) x  y  y Contradiction donc x  y  y

5)déterminer le tableau de la somme pour les 5) on a : x  x  0 A et x  0 A  0 A  x  x


éléments : 0 A ; x ; y ; x  y  0A x y x y
Solution : 1)soit x  A on a : 0A 0A x y x y
x y y
 x  x    x  x  x  x   xx  xx  xx  xx
2 x x 0A
y y x y 0A x
 x  x
2
 x²  x²  x²  x²  x  x  x  x car x 2  x x y x y y x 0A

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III) corps
 x  y z  x  z  y  z
1)Définition : Soit (K, +, ×) un anneau.
(K, +, ×) est un corps si et seulement si tout Théorème : Dans un corps, un produit de
élément non nul de K admet un inverse (pour ×) facteurs est nul si et seulement si l’un de ces
dans [Link] le corps est commutatif si et seulement facteurs est nuls :
si ∗ est commutative.   x; y   K 3 : x  y  0  x  0 ou y  0
Exemples :1)  ; ;  ;  ; ;  ;  ; ;  sont des
Donc un un corps ne contient pas de diviseur de
corps commutatifs. zéro
Démonstration. Soit (K, +, ×) : on note 0
2)  ; ;  Est un anneau commutatif qui n’est
(resp. 1) l’élément neutre pour + (resp. ×).
pas un corps car par exemple, le nombre 2 n’est Soit (a, b) ∈ K2 tel que :a × b = 0.
Pas inversible dans Z. Si a  0, a admet un inverse pour × noté a−1
On peut écrire :a × b = 0 ⇒

3) M 2   ; ; n’est pas un corps car par a−1 × a × b = a−1 × 0
⇒ 1 × b = 0 ⇒ b = 0.
1 1
exemple : A    n’est pas inversible Exercice : soit (K, +, ×) un corps finit :
1 1
K  0; e; x1; x2 ;...; xm  ; m  

4)  6 ; ;  n’est pas un corps car par Avec : 0 (resp. e ) l’élément neutre


pour +(resp. ×).
exemple 3 n’est pas inversible 1)montrer que : e et e sont les seuls élément
2)Notation additif et multiplicatif d’un corps : de K qui sont égaux à leurs symétriques pour la
On note en général la première loi + et la loi ×
2)montrer que le produit de tous les éléments de
deuxième loi 
K est égal a e
On aura alors le corps (K, +,  )
On note 0 l’élément neutre pour la loi + et on 3)on considérant le corps  n ; ;  avec n
l’appelle l’élément nul du corps K
premier montrer que :  n  1!  1  0  n
l’élément neutre pour la loi  on le note1
et on l’appelle l’élément unitaire corps K Solution :1)
Donc les conditions (axiomes)pour un corps x  K  0 x  x 1  x  x  x 1  x  x 2  e
(K, +,  ) deviennent :
 x 2  e  0  x 2  e2  0   x  e  x  e   0
1)   x; y; z   K :3
x   y  z   x  y  z
 x  e ou x  e car (K, +, ×) un corps
2)   x; y   K :
2
x y  yx 2)puisque : e et e sont les seuls élément de K
qui sont égaux à leurs symétriques pour la loi ×
3) 0  K x  K : x0  x
 
Alors : K  0  e; e; a1; a11; a2 ; a21...; a p ; a p 1
4) x  K  x  K : x  x  0
Donc : e  e  a1  a11  a2  a2 1...  a p  a p 1 
5)   x; y; z   K :3
x  y  z   x y z
 e  e  e  e...  e  e
6) 1 K x  K : x 1  x 1  x
3)  
n  0; 1; 2;.....; n  1 (un corps)
7) x  K  0 x 1  K  0 : x  x 1  x 1  x  1
D’après les questions précédentes on a :
8)   x; y; z   K 3 : x   y  z   x  y  x  z et

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1  2  .....  n 1  1 donc :  a 2b   c 2d   a  c 2  b  d  
M  a;b  M  c;d      
b a  d c  b  d ac 
1 2  3  .....   n  1  1
Donc : M  a;b   M  c;d   M  a c;b d 
donc :  n  1!  1  0  n
Et puisque :  a; b; c; d   4
alors : a  c  et
Théorème : Dans un corps, tout élément de
K  0 est régulier pour la loi × : bd  donc : M  a;b   M  c;d   E

  x; y   K 3 et a  K  0 Donc :  E;   est un un sous-groupe de M 2   ; 


ax  ay  x  y et xa  ya  x  y donc  E;   est un groupe commutatif

Exercice8: on considére l’ensemble des matrices  a 2b   c 2d 


suivante : 2) M  a;b  M c;d     
b a  d c 
  a 2b  
E   M  a ;b     /  a; b    ac  2bd 2  ad  bc  
2

 b a   M  a;b  M  c;d      M  ac 2bd ;ad bc
 ad  bc ac  2bd 
1)Monter que  E;   est un groupe commutatif
Et puisque :  a; b; c; d   4
alors : ac  2bd  et
2)Monter que E est une partie stable de
ad  bc  donc : M  a;b  M  c;d   E
 M   ; 
2

E est une partie stable de  M 2   ; 


3)soit f l’application qui associe à chaque
3)soient : M  a;b  E et M  c;d   E
matrice M  a ;b  de E  02  le nombre complexe :

a  ib 2 de
   
f M  a ;b   M  c ;d   f M  ac  2bd ;ad bc  
 ac  2bd  i  ad  bc  2
a) Monter que f est un morphisme bijectif de

( E  02  ,  ) dans  
;    
f M  a ;b   f M  c ;d   a  ib 2   c  id 2 
 ac  2bd  i  ad  bc  2  f M 
b)en déduire la structure de ( E  02  ,  ) ac  2 bd ; ad  bc

4) Monter que  E; ;  est un corps 


 f M  a ;b   M  c ; d  
Solution : 1)on a : M  0;0  02  E donc : E  
f est un morphisme de ( E  02  ,  ) dans  
; 


Et on a E  M 2   ;  Soit x  iy  
avec  x; y   2

soit M  a;b  E et M  c;d   E


On cherche M  a;b  E tel que : f M  a ;b   x  iy  
 a 2b  c 2d   
f M  a ;b   x  iy  a  ib 2  x  iy
Donc : M  a ;b     et M  c ;d    
b a  d c 

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a  x   f 1 1K  et   f 1  1K 
a  x
 
  y  a; b   2
Existe et il
b 2  y
 b  2 a) montrer que :       

est unique b) en déduire que   
donc : f est un morphisme bijectif de
3) en déduire qu’il n’existe pas

( E  02  ,  ) dans  
;  d’homomorphisme f bijectif de  K ;   vers

b)( E  02  ,  ) et  
;  sont isomorphes  K  0  ;
K

et  
;  un groupe commutatif donc aussi Solution : 1) )on suppose que 1K  1K  0 K ¨

et on a ( E  02  ,  ) un groupe commutatif soit x  K on a donc: x  1K  1K   x  0K

4)La multiplication est distributive par rapport à


donc: x 1K  x 1K  x  0K
l’addition dans M 2   et E est une partie stable
donc: x  x  0K donc: f  x  x   f  0K 

de M 2   ; donc La multiplication est
puisque f homomorphisme bijectif de  K ;   vers
distributive par rapport à l’addition dans E
Donc on a :  K  0  ; on a donc : f  x   f  x   1
K K

 E;   est un groupe commutatif et



donc:  f  x    1K donc: f  x   1K   f  x 1   0
2
K K

( E  02  ,  ) un groupe commutatif


donc : f  x   1K ou f  x   1K  1K car
La multiplication est distributive par rapport à
l’addition dans E 1K  1K  0K
Conclusion :
donc : x  K f  x   1K donc : f  K   1K 
 E; ; est un corps
2)a)on a : 1K  1K  0K et   f 1K  et   f  1K 
1 1

Exercice 9: Soit  K ; ;  un corps.


  f 1 1K   f    1K et   f 1  1K   f     1K
On note : 0K l’élément neutre de  K ;   et 1K
donc : f       f     1K   1K
2 2

l’élément neutre de  K ;  et on suppose qu’il


et f        f       1K   1K
2 2

existe un homomorphisme f bijectif de  K ;  


donc : f      f     

vers K  0K  ;  
donc :        car f bijectif
1)on suppose que 1K  1K  0 K ¨
b)on a :                   0K
montrer que : f  K   1K 
             1K  1K   0K
2) on suppose que : 1K  1K  0K et on pose :
            0K ou 1K  1K  0K
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            0K car 1K  1K  0K Montrer que l’application : x  x 3 est un

          isomorphisme de  ; vers  ;  En déduire que

3) s’il existe un homomorphisme f bijectif de  ; est un groupe commutatif

 K ;   vers  K  0K  ; on alors deux cas : Solution :1) x  y  xy   x²  1 y ²  1 )

1cas : 1K  1K  0 K d’après 1) on a :  yx   y ²  1 x²  1

x  K f  x   1K  x  K ; f  x   f  0K  La loi est commutative


Pour montrer que la loi n’est pas associative, il
Puisque f bijectif : x  K x  0K suffit de trouver x; y; z  et tels que :

Cad K  0K  et donc : K  0K    x  y  z   x  y z


contradiction 1 sera l’élément neutre il ne faut pas prendre 1
2cas : 1K  1K  0K d’après 2) et on posons : dans x; y; z et.

  f 1 1K  et   f 1  1K  on trouve :    Prenons, par exemple : x  0; y  2; z  3

Cad f  1K   f 1K  et Puisque f bijectif


1 1 1
x   y  z   0   2  3  0   2  3   2²  1 3²  1 

Alors : 1K  1K cad 1K  1K  0 K contradiction  0  30  0  30   0²  1 30²  1  899

Avec le fait que 1K  1K  0K  x  y   z   0  2  3  0  2   0² 1 2² 1  3


Donc : qu’il n’existe pas d’homomorphisme f  3  3  0  2    3 ²  1  3²  1  9  8²  55


bijectif de  K ;   vers K  0K  ;   La loi n’est pas associative

Exercice10 : 1 x  1x  1²  1 x²  1  x


1) On munit de la loi de composition interne
De plus, comme la loi est commutative
définie par : x  y  xy   x²  1 y ²  1 ;   x; y   2
x 1  1 x
Montrer que  est commutative, non associative, On a bien x 1  1 x  x , 1 est l’élément neutre.
et que 1 est élément neutre. x  y  x²  y ²  y ²  x²  y  x

2)On munit de la loi de  composition interne La loi est commutative.
définie par : x  y  3 x2  y 2   x; y    x  y z       
2
x²  y ²  z  x²  y ²  z  x²  y ²  z 2
2

Montrer que  est commutative, associative, et


que 0 est élément neutre. Montrer que aucun
 x  y z  x²  y ²  z 2
élément de n’a de symétrique pour  En reprenant le calcul ci-dessus en changeant
.3)On munit de la loi de composition interne 
en  x; y : z  en  y; z; x   y  z   x  y ²  z ²  x ²
définie par : x  y  3 x3  y3   x; y   2

Comme  est commutative :

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1)Monter que : G  
 y  z   x  x   y  z  Et finalement :
 cos   sin   
 x  y z  x  y  z 2)Monter que : G    /  
 sin  cos   
La loi est associative. 3)Monter que G est une partie stable de
Remarque : On aurait pu calculer directement
 M   ; 
2
x  y  z
4) est ce que G est une partie stable de
0  x  0²  x ²  x car x  0  M  ;  ?
2

Comme  est commutative : 0 x  x 0  x  cos   sin  


5)on pose : M     
0 est l’élément neutre.  sin  cos  

Supposons x qu’admette un symétrique y calculer M n   n  

x  y  0  x²  y ²  x  x²  y ²  0  x  y  0 ou : M n    M    M    ...  M  
nfois
Or x 0 et y 0 donc : x  y  0 est impossible,
6) soit f l’application de dans G tel que :
pour tout x 0 x n’a pas de symétrique.
3) On pose   x   x3 ET    x  0 pour tout f    M  

x  0 et est nul en 0 ,  est une fonction a) Monter que f est un morphisme surjectif de

strictement croissante de sur ,  est une  ;  dans  G; 

bijection de sur . Il reste à montrer qu’il b)en déduire la structure de  G; 


s’agit d’un morphisme.
U  z  / z  1
   x  y    x    y 7) soit l’ensemble :
3
  x  y   x  y  x3  y 3
3 3 3 3

 est un morphisme de( ;  ) dans ( ;+)et a) Monter que : U  e  i


/  
donc un isomorphisme de( ;  ) dans ( ;+) b)Monter que U ;  est un groupe commutatif

(puisque  est bijective). 1 0


Solution : 1)on a : M 1;0     I 2 et 0  1  1
2 2

 1 est un isomorphisme de( ;+) dans( ; ) 0 1


donc : G  
donc un morphisme, ( ;+) est un groupe
2)
commutatif
 a b  2 2
et l’image d’un groupe commutatif par un M  G    a; b   2
/M   eta  b  1
morphisme de groupe est un groupe. b a 
( ;  )est un groupe.
  / a  cos et b  sin 
Exercice11 : on considére l’ensemble des
matrices suivante :  cos   sin  
Donc : M  G    /M  
  a b  2 2   sin  cos  
G   M  a;b     / a  b  1et  a; b  
2

 
  Page 36
b a
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 cos   sin    la ppté est vraie pour n=1
G    /   b)on suppose que :
 sin  cos   
 cos n  sin n 
 cos 1  sin 1   cos  2  sin  2  M n       M  n 
3)soit: M 1    et M 2     sin n cos n 
 sin 1 cos 1   sin  2 cos  2 
c) montrons que :
Deux éléments de G
 cos  n  1  sin  n  1 
 cos 1  sin 1  cos  2  sin  2  M n1       M   n  1  ?
M1  M 2      sin  n  1 n cos  n  1 
 sin 1 cos 1  sin  2 cos  2 
 cos n  sin n  cos   sin  
 cos 1 cos  2  sin 1 sin  2  cos 1 sin  2  sin 1 cos  2  M n 1    M   M n      
   sin n cos n  sin  cos  
 sin 1 cos  2  cos 1 sin  2  sin 1 sin  2  cos 1 cos  2 
 cos  n     sin  n    
 cos 1   2   sin 1   2      M   n  1 
M1  M 2     sin  n    cos  n    
 sin 1   2  cos 1   2  
Donc : n  
M n    M  n 
Donc : M1  M 2  G
6)a)Soit 1;2   2

Donc G est une partie stable de M 2    ; 


On a : f 1  2   M 1  2   M 1   M 2 
1 0  1 0 
4)on a ;    I 2 et    I2
0 1  0 1 donc : f 1  2   f 1   f 2 
Deux éléments de G
donc : f est un morphisme de  ;  dans  G; 
 1 0   1 0   0 0 
Et puisque :    G
 0 1   0 1  0 0  et on a : M  G   / f    M  

Car 02  02  0  1 donc f est un morphisme surjectif de  ;  dans

Donc G n’est pas une partie stable de M 2   ;   G;  


 cos   sin  
5)on pose : M     
6)b)puisque f est un morphisme surjectif de
 sin  cos  
 ;  dans  G;  on a f  G   et on a aussi
Calculons : M n  
 ;  est un groupe commutatif alors aussi
 cos 2  sin 2 
M 2    M    M     
 sin 2 cos 2   G;   est un groupe commutatif
Montrons que :
7) a)Montrons que : U  e  i
/  ?
 cos n  sin n 
M n       M  n 
 sin n cos n  Soit z  alors z  a  ib avec  a; b   2

par récurrence sur 


z U  z  1  a  ib  1

 cos   sin   z U  a 2  b 2  1
a)on a : M 1       M 1 
 sin  cos  
   / a  cos et bPage
 sin  et 37
z  a  ib
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z  U    : z  cos   i sin   e i  ac  2bd  i  ad  bc  2  f M  ac  2 bd ;ad  bc   
Donc : U  e  i
/   
 f M  a ;b   M  c ; d  
b)Montrons que U ;  est un sous-groupe de f est un morphisme de ( E  02  ,  ) dans  
; 

 
;  Soit x  iy  
avec  x; y   2

on a U 

et U   car 1U On cherche M  a;b  E tel que : f M  a ;b   x  iy  
Soient z1 U et z2  U montrons que  
f M  a ;b   x  iy  a  ib 2  x  iy

z1  z 12  U ? a  x
a  x
 
  y  a; b   2
Existe et il
z1 U  1  : z1  e 1i b 2  y
 b  2

est unique
z2 U  2  : z2  e2i
donc : f est un morphisme bijectif de
On a : z1  z
1
 e  e
1i

2i 1 1i
 e e  2i
e 1 2 i

 ; 
2
( E  02  ,  ) dans

Avec 1   2  donc : z1  z 12  U


b)( E  02  ,  ) et  
;  sont isomorphes
Donc : U ;  est un un sous-groupe de  
; 
et  
;  un groupe commutatif donc aussi
Et puisque  
;  est commutatif
et on a ( E  02  ,  ) un groupe commutatif
Alors : U ;  est un groupe commutatif
4)La multiplication est distributive par rapport à
 a 2b   c 2d  l’addition dans M 2   et E est une partie stable
2) M  a;b  M c;d     
b a  d c 

 ac  2bd 2  ad  bc  
de M 2    ; donc La multiplication est
M  a;b  M  c;d      M  ac 2bd ;ad bc
  distributive par rapport à l’addition dans E
 ad bc ac 2bd 
Donc on a :
Et puisque :  a; b; c; d   4
alors : ac  2bd  et
 E;   est un groupe commutatif et
ad  bc  donc : M  a;b  M  c;d   E
( E  02  ,  ) un groupe commutatif
E est une partie stable de  M 2   ;  La multiplication est distributive par rapport à
l’addition dans E
3)soient : M  a;b  E et M  c;d   E
Conclusion :  E; ; est un corps
  
f M  a ;b   M  c ;d   f M  ac  2bd ;ad bc  
Exercice 12: Soit  A; ;  un anneau.
 ac  2bd  i  ad  bc  2
Et 1A est l’élément neutre de  A; 
  
f M  a ;b   f M  c ;d   a  ib 2    c  id 2  soient : a  A et b  A tels que :

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a) ab  ba  1A Soient x et y deux éléments de K  0 K 

b) a²b  ba²  a Qui vérifient les conditions suivantes :


1)montrer que : a²b  ba²
a) x  y  1K b) x1  y 1  1K
2)montrer que : aba  aba  a
3)en déduire que : ab  ba avec : x 1 le symétrique de x pour la loi 
Solution : 1)on a : a²b  ba²  a
1)montrer que : xy  yx  1K
donc : a ²b  ba ²  a1A
2)montrer que : x  y  7.1K
4 4

donc : a ²b  ba ²  a  ab  ba 

donc : a²b  ba²  a²b  aba Avec : 7.1K  1K  1K  ...  1K

donc : ba ²  aba 1


7 fois

Solution : 1) Soient x et y deux éléments de


et on a : a ²b  ba ²  a  1A a

donc : a ²b  ba ²   ab  ba  a

K  0 K  on a : xy  x x  y
1 1
y 
donc : a²b  ba²  aba  ba² xy  xx1 y  xy 1 y  y  x  1K

donc : a ²b  aba  2  Donc : xy  yx  1K

de 1 et  2  en déduit que : a²b  ba² 2)on a : 1K   x  y   x  xy  yx  y


2 2 2

2)d’après ce qui précéde on a :


1K  x2 1K 1K  y 2
ba²  aba et a²b  aba
Donc : aba  aba  a²b  ba² et d’après b) on a Donc : x  y  3.1K
2 2

aba  aba  a
 
2
Donc : 9.1K  x  y
2 2
3) on a :  ab  ab   abab   aba  b   ba ²  b
Donc : 9.1K  x4  x2 y 2  y 2 x2  y 4
 ba  ba   baba  b  aba   b  a²b 
(Car : aba  a²b ) Donc : 9.1K  x4  1K  1K  y 4

Et on a :  ab  ab   1A  ba 1A  ba  Donc : x  y  7.1K


4 4

 ab  ab   1A  ba  ba   ba  ba 
« C’est en forgeant que l’on devient forgeron »
Donc : ba ²b  1A  ba  ba  ba ²b Dit un proverbe.
C’est en s’entraînant régulièrement aux calculs et
Car :  ab  ab    ba  ba   ba ²b exercices Que l’on devient un mathématicien

Donc : ba  ba  1A et puisque : ba  ab  1A

Alors : ab  ba
Exercice13: Soit  K ; ;  un corps.

On note : 1K l’élément neutre de  K ; 


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1

COURS DE PHYSIQUE
AVEC EXERCICE
D’APPLICATION

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1 Cinématique du point matériel

1. EN QUELQUES MOTS...
Le mot cinématique vient du grec « kinêma » qui signifie mouvement. La cinématique est la
partie de la mécanique qui étudie les mouvements des corps, indépendamment des causes qui
les produisent.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Vitesse moyenne

La vitesse moyenne représente la distance parcou-


rue par un mobile M pendant le temps de parcours.
r (C) Soit un point M occupant à l’instant t la position
V moyenne M = M ( t ) et à l’instant t’ (avec t’ > t) la position
M(t') = M'
M' = M ( t ') sur la trajectoire orientée (C), alors la
M(t)=M
r vitesse moyenne du point M entre les instants t et t’
V M/R 0 OM ( t ') − OM ( t )
MM'
est : V moyenne = = ,
t '− t t '− t
où le point O est l’origine de l’espace de référence à partir duquel la vitesse moyenne du
point M est déterminée.
b) Vitesse instantanée
La vitesse instantanée est la limite de V moyenne lorsque t’ tend vers t. Posons t ' = t + δ t (avec
δ t variation infinitésimale de t), la vitesse instantanée du point M s’écrit alors :

MM' OM ( t + δt) − OM ( t ) dOM ( t )


V ( t ) = lim = lim =
t '→ t t ' − t δ t →0 δt dt

La vitesse instantanée d’un point M est donc la dérivée par rapport au temps du vecteur posi-
tion OM (t ). C’est un vecteur toujours tangent à la trajectoire du point M et dirigé dans le sens
du mouvement du point M sur (C). Par la suite, la vitesse instantanée du point M, à l’instant t,
relativement à un espace de référence spatial (R0) sera notée V M /R (t ) ou plus simplement
0

dOM ( t )
V M/R , telle que : V M/R =
0 0 dt
R0

c) Accélération
L’accélération d’un point M par rapport à un référentiel (R0) est la dérivée première du vec-
teur vitesse instantanée par rapport au temps, ou la dérivée seconde du vecteur position par

Page 101
rapport au temps. Par la suite, l’accélération du point M, à l’instant t, par rapport à un réfé-
rentiel (R0) sera notée aM/R ( t ) ou plus simplement aM/R , telle que :
0 0

dVM/R d 2 OM ( t )
0
aM/R = =
0 dt dt 2
R0 R0

d) Expression du vecteur vitesse et du vecteur accélération dans les différents systèmes


de coordonnées
Voir tableau page suivante.
3. EN PRATIQUE…
À titre d’exercice, on propose d’établir les expressions du vecteur vitesse d’un point M par
rapport à (R0) en coordonnées cylindriques (ou polaires) et en coordonnées intrinsèques,
puis l’expression du vecteur accélération d’un point M par rapport à (R0) en coordonnées
intrinsèques.
* Vitesse en coordonnées cylindriques (ou polaires)
Le vecteur vitesse d’un point M correspond à la dérivée première par rapport au temps du

vecteur position par rapport à (R0), d’où : V M/R 0 =


dOM ( t )
=
(
d r ur + z k )
dt dt
R0 R0
Les vecteurs unitaire ur et uθ sont mobiles, donc dépendants du temps, par rapport à (R0) et
le vecteur unitaire k , élément de l’axe fixe Ok , est indépendant du temps (Annexe A).
L’expression de la dérivée par rapport au temps du vecteur unitaire tournant ur par rapport à (R0)
dur dθ( t )
s’écrit : = ω ( t ) ∧ ur = θ uθ avec ω ( t ) = k = θ k vitesse angulaire du vecteur ur
dt dt
R0

autour de l’axe fixe Ok .

Cette relation est applicable à tout vecteur AB( t ) (de norme constante) en rotation

( )
autour d’un axe Δ fixe avec une vitesse angulaire ω ( t ) :
dAB
dt
= ω (t ) ∧ AB(t ) .

Le vecteur vitesse du point M par rapport au référentiel (R0) en coordonnées cylindriques


(ou polaires) s’écrit alors :

V M/R =
dOM ( t )
=
(
d r ur + z k ) =
dr( t ) du
ur + r( t ) r +
dz( t )
k+z
dk
0 dt dt dt dt dt dt R0
R0 R0 R0 R0 R0
=0

d’où : V M/R 0 = r ur + r( t ) θ uθ + z k
coordonnées polaires

Page 102
l

Vecteur position Vecteur vitesse Vecteur accélération

dOM ( t ) dx( t ) dy(t ) dz( t )


V M/R 0 = = i+ j+ k
dt dt dt dt
R0
Coordonnées cartésiennes dVM/R d 2 OM ( t )
0
(Annexe A) dOM (t) aM/R = = = xi + y j + zk
0 dt
VM/R = = xi + y j + zk dt 2
0 dt R0 R0
OM ( t ) = x( t ) i + y( t ) j + z( t ) k R0 la notation du double point signifiant qu’il s’agit d’une dérivée
la notation « pointée » signifiant qu’il s’agit d’une dérivée par seconde par rapport au temps vis-à-vis du référentiel (R0).
rapport au temps vis-à-vis du référentiel (R0). Par la suite, la
notation « pointée » sera choisie préférentiellement par rapport à
la notation « classique ».
Coordonnées cylindriques
(ou polaires)
dOM ( t ) dVM/R
(Annexe A) V M/R 0 = = r ur + r( t ) θ uθ + z k 0
dt aM/R =
0
= r − r( t )θ2 ur + r( t )θ + 2r θ uθ + z k
( ) ( )
R0 dt
OM ( t ) = r( t ) ur + z( t ) k coordonnées polaires
coordonnées polaires
coordonnées polaires
(Cf. En pratique fiche 2)

Coordonnées sphériques
(Annexe A) ⎛ r − r( t )θ2 − r( t )ϕ 2 sin 2 θ( t ) ⎞
dOM ( t ) ⎜ ⎟
2 ⎟
V M/R 0 = = r ur + r θ uθ + rϕ sin θ uϕ aM/R = ⎜
0
r(t ) θ + 2 r θ − r(t )ϕ sin θ (t ) cos θ (t )
dt ⎜ ⎟
OM ( t ) = r( t ) ur R0 ⎜⎝ r( t )ϕ sin θ( t ) + 2r ϕ sin θ( t ) + 2r( t )ϕ θ cos θ( t ) ⎟⎠
(ur ,uϕ ,uθ )
2
η dVM/R M/R 0
0
= τ+
ds( t ) aM/R = s τ + s2
(V ) η
V M/R 0 = τ = sτ 0 R dt R
Coordonnées intrinsèques dt aτ aη
R0

Page 103
(Cf. En pratique fiche 2) aτ et aη sont respectivement l’accélération tangentielle et
l’accélération normale (Cf. En pratique fiche 2)
* Vitesse en coordonnées intrinsèques
C Pour certaines trajectoires (curvilignes par exemple), afin de
connaître la vitesse du point M par rapport au référentiel (R0),
R il est intéressant de lui affecter une base mobile, dite base de
η
Frenet. Celle-ci est composée d’un vecteur tangent à la trajec-
α (t)
O0 ( C) toire (C) noté τ (dirigé dans le sens de la direction du dépla-
cement du point M au cours du temps) et d’un vecteur normal
M
à la trajectoire noté η (dirigé suivant le rayon de courbure de
τ
V M/R 0
la trajectoire et orienté vers l’intérieur de la courbure).

Le long de la trajectoire (C) le point M est repéré par son abscisse curviligne, notée s( t ) , qui

correspond à la longueur de l’arc de courbe orienté O0 M = s(t ) . (le point O0 étant un point
arbitrairement choisi sur (C) comme origine de l’espace de référence). La longueur de l’arc
O0 M est égale au produit du rayon de courbure R de la trajectoire de centre C par l’angle
⎛ ⎞
orienté ⎜ CO0 , CM ⎟ = α ( t ) , soit : s = O0 M = Rα ( t ) .
⎝ ⎠
La vitesse du point M en coordonnées intrinsèques, par rapport au référentiel (R0), s’écrit
ds( t )
alors : V M/R 0 = τ =sτ
dt
R0
* Accélération en coordonnées intrinsèques
C Lorsque le point M est repéré à partir de son abscisse curvi-
k ligne s( t ) , l’accélération du point M dans la base de Frenet par
aη rapport au référentiel (R0) s’écrit :
R

η aM/R =
d 2 s( t )
=
( )
d sτ

ds
+s

α(t) 2 dt dt R dt
O0 (C)
0
dt R0 0 R0
R0

M
Sur une portion de trajectoire (C) suffisamment petite, la tra-
τ jectoire du point M peut être assimilée à un cercle de centre
C et de rayon de courbure R (cercle osculateur).
aτ Le vecteur τ , lié au point M est alors en rotation autour de
l’axe fixe Ok (axe normal au plan de la trajectoire, passant
( )
par C et dirigé tel que τ , η, k soit une base orthonormée directe) avec une vitesse
dα (t )
angulaire ω (t ) = k = α k.
dt

La dérivée par rapport au temps de τ est donc : = ω ( t ) ∧ τ = α η . On peut alors écrire :
dt

( )η
2
d 2s t ⎧V =sτ dVM/R VM/R
() ⎪ M/R 0 η
aM/R = = s τ + s α η or ⎨ ⇒ aM/R = s τ + s2 = 0
τ + 0
0
dt 2 s
⎪⎩ ( t ) = Rα (t )
0 R dt R
R0 aτ aη

aτ et aη sont respectivement l’accélération tangentielle et l’accélération normale et VM/R


Page 104
0
la norme du vecteur vitesse VM/R .
0
2 Théorème du moment cinétique

1. EN QUELQUES MOTS…
Le moment cinétique, noté L (unité : kg.m2.s–1), est un concept très important en physique. Il
est l’analogue de la quantité de mouvement pour les mouvements de rotation.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Moment cinétique
Considérons un point matériel M, de masse m, en rota-
(Δ ) tion autour d’un axe fixe (Δ) dans le référentiel gali-
léen (R0), d’origine O, point fixé sur (Δ). Le point M
z
est animé d’une vitesse V M/R 0 vis-à-vis du référentiel
(R0). Le moment cinétique de M en O, noté LO ( M ),
LO (M )
est alors défini par :
V M/R 0 : vitesse de M par
O y L O ( M ) = OM ∧ mVM/R
0 rapport à (R0)
(R0) M V M/R 0 ou OM : vecteur de O à M
p : vecteur quantité de
x L O ( M ) = OM ∧ p
mouvement du point M

Le vecteur moment cinétique de M en O, est un vecteur perpendiculaire au plan formé par les
vecteurs OM et VM/R , d’origine O (vecteur lié). Il est orienté suivant la règle du trièdre direct
0
de la main droite.
Le moment cinétique en un point est donc le « moment de la quantité de mouvement, p » en
ce point.
b) Relation entre le moment cinétique et le moment d’inertie

(Δ ) Notons r = OM, la distance entre O et M, et θ( t ) l’angle

z ( )
polaire orienté tel que : θ( t ) = Ox ,OM . L’expression

de L O ( M ) dans la base polaire ( ur , uθ ) est :


L O(M)
LO ( M ) = OM ∧ mVM/R = r ur ∧ m ( r ur + r θ uθ )
0

O y ⇔ L O ( M ) = r ur ∧ m r ur + r ur ∧ mr θ uθ
θ( ) M u θ V M/R 0 =0
(R0) t

ur 2
⇔ L O ( M ) = mr θ k (car ur ∧ uθ = k )
x

Page 105
Dans cette expression on reconnaît la quantité mr 2 qui est le moment d’inertie, noté I , du
point matériel M de masse m situé à la distance r du point O fixe sur l’axe de rotation (Δ). On
peut alors écrire le moment cinétique de M en O en fonction du moment d’inertie I :
I : moment d’inertie de M par rapport à O fixe sur l’axe de rotation
2
L O ( M ) = I θ k (Δ), tel que : I = m r
θ : vitesse angulaire de M par rapport à O fixe sur l’axe de rotation (Δ)
c) Théorème du moment cinétique
La dérivée du moment cinétique d’un point matériel M, de masse m, en un point fixe O, par
rapport au temps relativement au référentiel fixe supposé galiléen (R0) s’écrit :

d L O (M)
dt
=
d
dt
(
OM ∧ mVM/R
0
)R
R0 0


d LO ( M )
=
d OM
∧ mVM/R + OM ∧
(
d mVM/R
0
) = OM ∧ m aM/R
dt dt R0
0 dt 0
R0 R0
=0
car VM/R ∧ mVM/R = 0
0 0

d L O (M)
Or d’après le PFD on a : ∑ Fext = m aM/R 0
, d’où :
dt
= OM ∧ ∑ Fext .
R0

La quantité OM ∧ ∑ Fext représente la résultante des moments en O des forces extérieures

appliquées au point M, noté : ∑ MF ext / ( O ) . Le théorème du moment cinétique s’écrit alors :

dL O(M)
dt
= OM ∧ ∑ Fext = ∑ MF ext / (O)
R0

Le théorème du moment cinétique permet d’écrire que dans un référentiel galiléen (R0), la dérivée
première par rapport au temps du moment cinétique d’un point matériel M est égale au moment en O
(fixe dans (R0) au cours du temps) de la résultante des forces extérieures agissant sur M.
Si la résultante des moments des forces agissant sur M est nulle alors le moment cinétique du
point M en O (O fixe) est constant : si ∑ MF ext / (O) = 0 alors L O( M ) = cste . Pour un système
isolé, le moment cinétique d’un point M en O est une constante du mouvement, c’est-à-dire que
le moment cinétique de M en O (O fixe) se conserve au cours du mouvement.

Page 106
3 Intensité et tension
en électrocinétique
1. EN QUELQUES MOTS…
L’électrocinétique est la partie de l’électromagnétisme traitée en utilisant des courants et des
tensions. Un courant électrique correspond à un déplacement ordonné de charges électriques
appelées « porteurs de charge ». L’intensité correspond au débit de ces charges dans un maté-
riau conducteur. La tension aux bornes d’un composant électrique est une différence de
potentiel entre deux points.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Intensité
Les porteurs de charges peuvent être:
c des électrons libres dans les métaux ;
c des ions (cations et anions) dans les solutions électrolytiques.
Dans un circuit électrique, l’intensité mesure le nombre de « porteurs de charges » qui traversent
la section S du circuit par unité de temps.
L’intensité du courant correspond au débit de charges. Section S

i : intensité du courant (A)


dq : charge élémentaire électrique traversant la sec-
dq
i= tion S d’un circuit (C)
dt
dt : temps pendant lequel la surface S est parcourue
sens d'orientation
par la quantité de charge dq (s) du courant

+ Le courant est une grandeur algébrique : il peut


être positif ou négatif.
+
Par convention, le courant circule dans le sens du
déplacement des charges positives.
sens du courant
Dans un circuit électrique, on fixe le sens d’orientation du courant. Le courant circule de la
borne + vers la borne – à l’extérieur du générateur, ce qui correspond à I > 0 .
L’intensité du courant se mesure avec un ampèremètre, branché en série, dont le symbole est :
La valeur affichée se donne en Ampère, noté A, en hommage à André-
A Marie Ampère (1775 – 1836). Les valeurs peuvent varier de quelques
milliampères à quelques ampères.
b) Tension
Dans un circuit électrique, le générateur est responsable de la mise en mouvement des por-
teurs de charges. L’énergie potentielle d’un porteur de charge à la sortie d’un générateur est
très grande, mais diminue au fur et à mesure du circuit électrique, étant convertie en énergie
thermique.

Page 107
Au lieu de parler d’énergie en chaque point du circuit électrique, la notion de potentiel élec-
trique, noté V, est introduite (fiche 45). Il n’est pas possible de mesurer le potentiel en un
point. En revanche, une différence de potentiel entre deux points peut l’être.
Considérons les points A et B, placés de part et d’autre d’un
composant électrique. La tension uAB est égale à la différence A B

de potentiel (ddp) entre les points A et B : u AB = V A - VB


uAB=VA-VB
On représente la tension uAB par une flèche, orientée de B vers A.
Dans un circuit électrique, la tension se mesure avec un voltmètre, branché en dérivation,
dont le symbole est :
Il est possible de visualiser les variations d’une tension à l’aide
d’un oscilloscope. La valeur affichée se donne en Volt, noté V, en
V hommage à Alessandro Volta (1745-1827), qui réalisa de nom-
breux travaux sur l’électricité et inventa la première pile (1800).
Les valeurs peuvent être égales à quelques volts aux bornes d’une pile neuve, à quelques mil-
lions de volt entre les deux extrémités d’un éclair. Dans une maison, la tension au secteur
fournie par EDF vaut 230 V.
c) Approximation des Régimes Quasi Stationnaires : A.R.Q.S
Comme la lumière dans un milieu transparent, les courants et les tensions électriques sont des
grandeurs qui se propagent (ondes). L’intensité du courant varie donc en fonction du temps
et des coordonnées d’espace. Sa vitesse de propagation est de l’ordre de la vitesse, c, de la
lumière. Le temps de propagation du courant dans un circuit de longueur L, noté τ (tau), est
L
donc τ = . Il faut le comparer au temps caractéristique du système, noté T (période du cou-
c
rant, temps de réponse…). Les phénomènes de propagation sont négligeables si τ T :
l’Approximation des Régimes Quasi Stationnaires, dite A.R.Q.S., est alors vérifiée. L’inten-
sité et la tension ne dépendent ainsi que du temps.
Dans la suite, nous nous placerons toujours dans le cadre de l’A.R.Q.S..
Outre les régimes transitoires, nous nous intéresserons à deux régimes permanents :
Régime Propriétés Notation
Régime continu L’intensité et la tension sont constantes. en majuscule :
- intensité I
- tension U
Régime sinusoïdal permanent L’intensité et la tension sont des fonctions en minuscule
périodiques sinusoïdales : - intensité i(t)
I0 : amplitude (A) - tension u(t)
i ( t ) = I0 cos (ω t )
U0 : amplitude (V)
u ( t ) = U 0 cos (ω t ) ω : pulsation (rad.s–1)

Page 108
d) Lois vérifiées par l’intensité et la tension

Loi d’unicité de l’intensité Loi d’unicité des tensions


u

i i2 u1
branches
i1 u2
L’intensité est la même en tout point
d’un circuit en série : i = i1 = i2
Les tensions aux bornes de branches parallèles
sont égales : u = u1 = u2

Lois de Kirchhoff
Loi des nœuds Loi des mailles ou loi d’additivité des tensions

isort noeud u1

isort
isort u4 +
u2
maille
ientre
ientre
u3
La somme des courants qui entrent par Dans une maille orientée, la somme des tensions
un nœud est égale à la somme des cou-
est nulle : ∑ ε i ui = 0 avec
rants qui en sortent : ∑ ientre = ∑ isort maille
Cela traduit la conservation de la charge. ε i = +1 si la tension est orientée dans le sens de
la maille
ε i = −1 si la tension est orientée dans le con-
traire de la maille.
On peut donc écrire : −u1 + u4 + u3 + u2 = 0

3. EN PRATIQUE…
2
c Un fil électrique en cuivre, de section droite S = 1,0 mm , est parcouru par un courant
d’intensité constante I = 5,0 A durant 10 heures. La quantité d’électricité circulant dans le
fil électrique est : q = I Δt = 5, 0 × 10 × 60 × 60 = 1, 8 × 105 C
Dans les métaux, les porteurs de charges sont les électrons libres, de charge négative égale à
–e. Ainsi, q = −1, 8.105 C . Le nombre « N » d’électrons libres s’étant déplacés est donc :
q −1, 8.105
N= = ⇔ N = 1, 7 × 1022 électrons
− e −1, 6.10−19
c Étudions le sens de déplacement des porteurs de charge dans les deux cas représentés ci-dessous :
fil métallique fil métallique
I = - 4A I = 7A
A B A B

Page 109
I = – 4 A < 0 ⇒ Le courant va de B vers A. Les porteurs de charges sont les électrons libres.
Ils se déplacent en sens inverse, soit de A vers B.
I = 7 A > 0 ⇒ Le courant va de B vers A. Les électrons libres se déplacent en sens inverse,
soit de A vers B.
cLe courant délivré par EDF est alternatif de fréquence f = 50 Hz. Il peut s’écrire :
i ( t ) = I0 cos (ω t )
Æ Calculons la période T et la pulsation ω du courant :
1 1 2π 2π
T= ⇔ T= = 2, 0 × 10−2 s et ω = ⇔ ω = = 3,1 × 102 rad.s –1
f 50 T −2
2, 0 × 10
Æ Regardons s’il est possible d’utiliser l’A.R.Q.S. au sein d’une maison ayant une installation
électrique de longueur L.
L’onde se propage environ à la vitesse v = 2,0.105 km.s–1. Son temps de propagation τ dans les
L
fils électriques s’exprime donc : τ = . Le temps caractéristique du circuit est la période T du
v
courant calculée précédemment. On peut se placer dans l’A.R.Q.S. lorsque T τ
L ⇔ 8 −2 6
⇔ T L vT ⇔ L 2, 0.10 × 2, 0.10 ⇔ L 4, 0 × 10 m.
v
La longueur des fils électriques étant bien inférieure à 4 000 km, on peut considérer le cou-
rant quasi-stationnaire dans une maison ou même un réseau électrique local.

• Une portion de circuit électrique est représentée ci-con- nœud A


tre. Cherchons une relation entre les divers courants. i1 i2
La loi des nœuds s’applique :
– nœud A : i1 + i2 = i3
– nœud B : i4 + i3 = i5 }
⇒ i1 + i2 + i4= i5
i4
i3
i5
nœud B

• Considérons le circuit ci-contre comportant deux mailles. u2 u5


Dans chaque maille, il faut choisir un sens de façon
arbitraire afin d’appliquer la loi des mailles.
u1 u3 u

u4

Maille 1 Maille 2

u2 u5 u2 u5

u1 u3 u6 u1
+ + u3 + u6

u4 maille1
u4
-u4 + u3 - u2 + u1 = 0 u3 + u5 - u6 = 0 maille 2

Page 110
4 Puissance instantanée

1. EN QUELQUES MOTS…
Un dipôle électrocinétique comporte une borne d’entrée et une borne de sortie. On distingue
deux types de dipôles : les récepteurs et les générateurs.
c Un récepteur transforme de l’énergie électrique en une autre énergie (thermique, mécani-
que, lumineuse…).
c Un générateur transforme une énergie chimique, lumineuse (ou autre) en énergie électrique.
Pour les différencier, on regarde le signe de la puissance électrique.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
c Considérons un circuit comportant des générateurs et des récepteurs. Pour un de ces
dipôles, la puissance électrique instantanée, notée p, est définie comme le travail électrique
échangé pendant une unité de temps (fiche 7).
La puissance instantanée est égale au produit de la tension aux bornes du dipôle et de l’inten-
sité du courant qui le traverse :
p(t) : Puissance électrique instantanée en Watt (W)
p (t ) = u (t ) i (t ) u(t) : Tension aux bornes du dipôle en Volt (V)
i(t) : Intensité du courant parcourant le dipôle en Ampère (A)
c Comme en thermodynamique, la puissance reçue par le dipôle est comptée positivement,
tandis que celle cédée au milieu extérieur est négative. Il est possible de classer les dipôles
suivant le signe de la puissance :
Dipôle récepteur Dipôle générateur
Puissance reçue par le dipôle Puissance cédée au reste du circuit
Puissance Transforme de l’énergie électrique Transforme une énergie non électrique en
en une autre forme d’énergie énergie électrique
– moteur
– lampe – générateur basse fréquence G.B.F.
Exemples
– conducteur ohmique – pile
– diode

Les conventions utilisées sont :


Convention récepteur Convention générateur
Les flèches représentant u et i sont Les flèches représentant u et i sont
en sens inverse dans le même sens
i i

u u

Page 111
En convention récepteur,
Positive Négative
Signe de la puissance instantanée
p(t) > 0 p(t) < 0
Le dipôle
Type de dipôle Le dipôle est un récepteur
est un générateur

3. EN PRATIQUE…
Plaçons-nous en régime continu. La tension et l’intensité sont constantes. La puissance élec-
trique est donc aussi une constante.
Examinons le comportement du dipôle utilisé.

I=-3A Le dipôle ci-contre est représenté en conven-


dipôle tion récepteur : la flèche de l’intensité et de la
tension sont en sens contraire.
U=8V

Calculons la puissance électrique :


P = UI
P = 8 × ( −3)

P = −24 W
En convention récepteur, la puissance est
négative.
Le dipôle considéré est donc un générateur,
il fournit de l’énergie au reste du circuit.
En revanche, dans ce cas, le dipôle est en con-
vention générateur : les flèches de tension et I=+4A
d’intensité sont dans le même sens. dipôle

U = 12 V

Calculons la puissance électrique :


P = UI
P = 12 × 4

P = 48 W

En convention générateur, la puissance est positive.


Le dipôle considéré ici est donc un générateur.

Page 112
5 Dipôles électrocinétiques

1. EN QUELQUES MOTS…
Un dipôle est un composant comportant deux bornes, placé dans un circuit électrique. Dans
l’A.R.Q.S. (Approximation du régime quasi-stationnaire), ces dipôles peuvent être qualifiés
d’actifs ou de passifs, de linéaires ou non-linéaires, symétriques ou non-symétriques. Pour
cela, il faut étudier leur caractéristique courant – tension.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Caractéristique statique courant-tension
i La caractéristique courant - tension d’un dipôle est la courbe,
en régime continu, représentant les variations de l’intensité I
parcourant le dipôle en fonction de la tension U à ses bornes,
u soit I = f(U).
– Un dipôle est linéaire lorsqu’il existe une relation affine ou
I une équation différentielle linéaire à coefficients constants
entre l’intensité et la tension.
– Un dipôle est passif lorsque sa caractéristique courant – ten-
sion passe par l’origine, alors qu’il est actif si sa caractéristique
U
ne passe pas par l’origine.
– Un dipôle est dit symétrique si sa caractéristique courant –
tension est symétrique par rapport à O ; si ce n’est pas le cas, le
dipôle est qualifié de non-symétrique.
c Les générateurs de courant et de tension ont des caractéristiques courant – tension statiques.
Dipôle Définition Caractéristique
Lorsque le générateur est idéal, la tension déli-
vrée est constante : U = E quel que soit le cou-
rant débité.
Un générateur de tension réel délivre une ten-
Générateur sion U = E - rI . I (A)
de tension
U : tension délivrée par le générateur en V générateur
(modèle de E/r de tension idéal
E : force électromotrice (f.e.m.) en V
Thévenin) (r=0)
r : résistance interne en Ω générateur
- linéaire de tension
I : intensité du courant en A (pente de - 1 / r)
U (V)
- actif E
- non-symé- Générateur Générateur
trique de tension idéal : de tension réel :
I E rI
I
r
E U

Page 113
Dipôle Définition Caractéristique
Lorsque le générateur est idéal, le courant déli-
vré est constant : I = I0 quelle que soit la ten-
sion à ses bornes.
Générateur Un générateur de courant réel délivre un cou-
de courant rant tel que I (A) générateur
de courant idéal
(modèle (r=0)
U
de Norton) I=I - I0 : courant de court – circuit en A I0
0 r
- linéaire générateur
de courant
- actif Générateur Générateur (pente de - 1 / r)
U (V)
- non-symé- de courant : de courant réel : r x I0
trique I 0
I
I0

r
U U

c Étudions les divers dipôles récepteurs les plus utilisés en électrocinétique.


Dipôle Définition et Schéma Caractéristique courant tension

Conducteur Composant qui s’oppose à la cir- Loi d’Ohm : u = Ri


ohmique culation du courant électrique
noté : R i (A) u : Tension aux
Le passage du courant entraîne pente de
unité : un échauffement de ce dipôle 1/R
bornes de la résis-
Ohm (Ω) appelé l’effet Joule. tance (V)
- linéaire u (V) i : Intensité qui
I parcourt la résis-
- passif Résistance
- symétrique tance (A)
U R : Résistance (Ω)
I (A)
Permet de réaliser des réactions
chimiques en utilisant l’énergie
Electrolyseur électrique.
- non- linéaire
I
- passif U (V)
- symétrique

Page 114
Dipôle Définition et Schéma Caractéristique courant tension

I (A)
Ne laisse passer le courant que
Diode
dans un sens.
à jonction
- non-linéaire I
- passif
U (V)
- non symé-
trique U

Constitué de deux plaques métal-


liques séparées par un isolant.
+q I Le courant est nul
Condensateur i quelle que soit la ten-
noté : C sion constante
unité : à ses bornes.
uC
Farad (F) I =0
- linéaire du U
q = Cuc ⇒ i = C c Le condensateur
- passif dt se comporte comme
q : Charge du condensateur (C) un circuit ouvert
C : Capacité du condensateur (F)
(fiche 49)
Constitué d’un enroulement de fil
en forme de spires. La tension à ses bor-
I
Inductance nes est nulle quel que
notée : L i L soit le courant cons-
unité : tant la traversant
uL
Henry (H) U =0
- linéaire U
di L’inductance se com-
- passif uL = L porte comme
dt
un fil.
L : Inductance (H) (fiche 57)

Page 115
b) Caractéristique dynamique courant-tension
La caractéristique dynamique est obtenue en régime variable. Lorsque le signal est sinusoïdal
de pulsation ω, la réponse des dipôles dépend de la fréquence. Cette notion est illustrée à
l’aide du condensateur et de l’inductance en régime sinusoïdal. Quand ω Æ 0, la caractéristi-
que dynamique tend vers la caractéristique statique.
Condensateur Inductance

uc ( t ) = U mcos ( ωt ) i ( t ) = I mcos ( ωt )
Expression de la tension
et du courant sinusoïdaux duc ( t ) di ( t )
i (t ) = C = −CωU sin ( ωt ) uL (t ) = L = − LωI msin ( ωt )
dt m dt

i (A)
i (A)

Caractéristique
dynamique uC (V) uL (V)

Le condensateur se comporte L’inductance se comporte


comme un circuit ouvert comme un fil

Comportement lorsque i i
ω→0 i i
⇔ uL
⇔ uL
uC uC

Le condensateur se comporte L’inductance se comporte


comme un fil comme un circuit ouvert

Comportement lorsque i i
ω→∞ i i
⇔ ⇔
uC uC uL uL

Page 116
3. EN PRATIQUE…
c Étudions différentes associations de conducteurs ohmiques.
– Cherchons la valeur de la résistance équivalente à une association de résistances montées
en série. Dans ce montage, chacune des résistances est parcourue par le même courant i.
D’après la loi d’additivité des tensions, u = u1 + u2 + … + un
En utilisant la loi d’Ohm, on peut écrire : u1 u2 u3
u = ( R1i ) + ( R 2 i ) + … + ( R n i ) i R1 R2 Rn

u = ( R1 + R 2 + … + R n ) i
u
i Une association de résistances montées en série peut être rem-
Réq
placée par une seule résistance de valeur R eq = ∑ R k .
u k

Æ De la même manière, cherchons la valeur de la résis- i1


R1
tance équivalente, notée Req, à une association de résis-
tances montées en parallèle. D’après la loi des nœuds,
i2
i = i1 + i2 + ...+ in . La tension aux bornes de chacune R2
des résistances est la même, notée u.
En utilisant la loi d’Ohm, la relation devient :
in
u u u u ⎛ 1 1 1 ⎞. Rn
= + + ... + = u⎜ + + ... +
R eq R1 R 2 Rn ⎝ R1 R 2 R n ⎟⎠
u
Une association de résistances en parallèle peut être remplacée par
i
Réq une seule résistance telle que 1 = ∑ 1 . En utilisant la conduc-
R eq k R k
u 1
tance G = , la relation devient : G eq = ∑ G k .
R k
• Considérons deux générateurs de tension montés en série.
D’après la loi d’additivité des tensions, U
U = ( E1 − r1 I ) + ( E2 − r2 I ) I
r1 r2
U = ( E1 + E2 ) - ( r1 + r2 ) I E1 E2
Il est donc possible d’assimiler cette associa- U
tion à un seul générateur de tension, avec : I
r
⎧ E = E1 + E2

⎩r = r1 + r2 E

Page 117
c Considérons deux générateurs de courant montés en parallèle. Cherchons le générateur de
courant équivalent.

U D’après la loi des nœuds, I = I1 + I 2 .


I01 En remplaçant par le modèle de Norton,
I1
on obtient :
I ⎛ U⎞ ⎛ U⎞
r1 I = ⎜ I01 − ⎟ + ⎜ I02 − ⎟
⎝ r1 ⎠ ⎝ r2 ⎠
I2 I02
⎛1 1⎞
I = ( I01 + I02 ) − U ⎜ + ⎟
⎝ r1 r2 ⎠
r2

Le générateur de Norton correspondant est U


⎧ I 0 = I 01 + I 02 I0

donc tel que : ⎨1 1 1 . I
⎪r = r + r
⎩ 1 2 r

Page 118
6 Loi de Coulomb

1. QUELQUES MOTS…
D’un point de vue microscopique, la matière est composée d’atomes eux-mêmes composés de
particulaires élémentaires. On entend ici par « particules élémentaires » les protons, les neu-
trons et les électrons, qui seront les seules « particules élémentaires » considérées par la suite.
L’atome, qui est un édifice électriquement neutre, est constitué d’un noyau (proton + neutrons)
et d’électrons qui « gravitent » autour du noyau (modèle de Bohr) (Chimie Générale fiche 33).
Électron Seuls le proton et l’électron possèdent une charge électrique
(ou charge électrique élémentaire), le neutron est non
Proton
chargé. La charge électrique négative de l’électron est notée
–e, et la charge électrique positive du proton, notée +e. Les 2
Noyau charges sont égales mais de signes opposés. La valeur de la
charge électrique élémentaire, notée e, est environ égale à : e
= 1,602.10-19C (unité le Coulomb, noté C).
Expérimentalement, il a été observé que les charges électri-
Neutron ques de même signe se repoussent alors que celles de signes
opposés s’attirent.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Conducteur et isolants
Selon la capacité de la matière à conduire l’électricité, il est possible de la classer en deux
grandes catégories : les conducteurs et les isolants. Un matériau capable de conduire l’électri-
cité est un matériau conducteur, en revanche lorsqu’il ne conduit pas l’électricité c’est un iso-
lant. Un isolant se distingue d’un conducteur par le fait que ses électrons périphériques sont
fortement liés au noyau (fort potentiel d’ionisation), contrairement à ceux des conducteurs
qui sont libres de se déplacer dans le matériau (sous l’effet d’un champ électrique). Dans le
cas des conducteurs, les électrons participant à la conduction du courant électrique sont appe-
lés électrons de conduction.
Il existe une troisième classe de matériaux, dont la physique ne sera pas abordée par la suite :
les semi-conducteurs.
b) Invariance et principe de conservation des charges électriques
Contrairement à d’autres grandeurs physiques comme la vitesse ou la force, la charge élec-
trique élémentaire est un invariant, c’est-à-dire que sa valeur reste inchangée quel que soit le
référentiel d’étude. Cette propriété amène à énoncer le principe de conservation des charges
électriques : la quantité de charges électriques produites au cours de n’importe quelle trans-
formation est nulle (autant de charges positives que de charges négatives).
c) Loi de Coulomb
Soient deux charges ponctuelles q1 et q2, placées dans le vide de permittivité électrique ε0 à
une distance r l’une de l’autre. Pour l’exemple, on choisit arbitrairement de prendre q1 et q2
positives, mais le raisonnement est identique quel que soit le signe des deux charges.

Page 119
La charge q1 exerce sur la charge q2 une force
Fq1 →q2
électrostatique, notée Fq → q , dirigée suivant
1 2
r le vecteur unitaire u (vecteur unitaire porté
q2 >0
par la ligne d’action de la force électro-
Fq2 →q1 u statique dirigé de q1 vers q2). Au même ins-
q1 >0 tant, la charge q2 exerce sur la charge q1 une
Ligne d'action force électrostatique, notée Fq → q , dirigée
2 1
de la force
en sens inverse de Fq → q .
1 2

3e
Les 2 forces sont égales et opposées conformément à la loi de Newton (principe des actions
réciproques). On montre que la force exercée entre les 2 charges est proportionnelle au pro-
duit des charges et inversement proportionnelle au carré de leur distance. La valeur appro-
chée de la constante de proportionnalité K est d’environ : K ≈ 9.109 m.F-1. On pose
1
généralement : K = (ce qui permet de définir ε0). La loi de Coulomb s’écrit alors :
4π ε0
Fq : force électrostatique de q1 sur q2 (N)
1 → q2
q1 , q2 : charges électriques (C)
1 q1q2 ε0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)
Fq → q = u = − Fq → q
1 2 4π ε0 r 2 2 1 ( ε0 = 8,854.10–12 F.m–1)
r : distance entre q1 et q2 (m)
u : vecteur unitaire porté par la ligne d’action de la
force électrostatique
Lorsque les charges sont de même signe alors la force électrostatique est répulsive, si elles
sont de signes opposés alors la force électrostatique est attractive.

Lorsque le milieu considéré n’est pas le vide, il suffit d’introduire la permittivité du milieu
considéré, notée ε , à la place de la permittivité électrique du vide dans la loi de Coulomb.
On pose généralement : ε = ε0 ε r , où ε r est la permittivité relative du milieu considéré
(grandeur sans dimension). Pour l’air ε r = 1,00058, de sorte que l’électrostatique étudiée
dans l’air se confond pratiquement avec l’électrostatique étudiée dans le vide.
Par la suite, nous traiterons uniquement l’électrostatique et la magnétostatique dans le vide.

3. EN PRATIQUE…
Traçons la norme de la force électrostatique en fonction de la distance r entre 2 charges ponc-
tuelles q1 et q2. On choisit : q1 = q2 = 1,6.10–19 C

1
Fq1 →q2 = Fq2 →q1 (N) La force électrostatique décroît en « »,
2,3.10 −8
r2
c’est une force dont la portée varie de
l’Angstrom (10–10 m) jusqu’à théorique-
ment l’infini.
2,3.10−28
2,3.10−40 r (m)
10−10 1 106

Page 120
7 Champ électrostatique

1. EN QUELQUES MOTS…
Toute charge électrique « perturbe » l’espace environnant en créant en tout point de l’espace
un champ appelé champ électrique. Lorsque la distribution de charges est indépendante du
temps (régime permanent) alors le champ créé est appelé champ électrostatique (unité le
Volt par mètre, noté V.m–1).
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle
Par définition, si une charge ponctuelle q est placée en un point P de l’espace où règne un
champ électrostatique, noté E( P ), alors la charge est soumise à une force électrostatique,
notée F , telle que : F = q E( P ) .

L’expression du champ électrostatique


E (P ) créé par une charge ponctuelle q1 en un
P point P de l’espace où se trouve une
r charge q2, est établie à partir de la notion
q2 <0
de force électrostatique. Prenons deux
Fq1 →q2 charges ponctuelles q1 et q2, placées dans
u le vide de permittivité électrique ε0 à
q1 >0 une distance r l’une de l’autre, telle que :
Ligne d'action q1 > 0 et q2 < 0 (le choix du signe des
de la force charges est arbitraire).

La charge q1 exerce sur la charge q2 une force électrostatique, notée Fq → q , dirigée en sens
1 2

inverse du vecteur unitaire u (vecteur unitaire porté par la ligne d’action de la force électro-
1 q1
statique et dirigé de q1 vers q2), tel que : Fq → q = q2 u . En identifiant cette relation
1 2 4π ε 0 r 2

avec la relation générale donnant la force électrostatique, F , agissant sur une charge q, placée
en un point P de l’espace, en fonction du champ électrostatique E( P ) : F = q E( P ) , on obtient :
1 q1
E= u , où E est le champ électrostatique créé par la charge q1 à l’endroit où se trouve
4π ε 0 r 2
la charge q2.

Page 121
D’une manière générale, le champ électrostatique créé par une charge ponctuelle q en un
point P de l’espace à la distance r de q est :

E( P ) : champ électrostatique créé par une charge ponctuelle q à la


distance r de q (V.m-1)
1 q q : charge électrique (C)
E( P ) = u
4π ε 0 r 2 ε0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)
r : distance entre q et P (m)
u : vecteur unitaire porté par la ligne d’action de la force électrostatique

c Propriétés :
– Le champ électrostatique créé par une charge ponctuelle q en un point P de l’espace, à la
distance r de la charge, est inversement proportionnel au carré de la distance entre q et P.
– Il est porté par la droite passant par q et P, on dit alors que le champ électrostatique est radial.
– Le champ électrostatique est non défini au point où se trouve la charge ponctuelle q, car
lorsque r Æ 0, alors E r → 0 →∞.
( )
b) Champ électrostatique créé par une distribution de charges ponctuelles
Si on dispose en n points Mi de l’espace une charge ponctuelle qi, celles-ci vont créer en un
point P, distant de ri de chaque point Mi, un champ électrostatique résultant tel que :
n
E( P ) = ∑ Ei .
i =1
Le champ électrostatique total est la somme vectorielle des champs Ei créés en P par les
différentes charges qi : c’est le principe de superposition. Ainsi :
n
1 q
E( P ) =
4 π ε0
∑ r 2i ui .
i =1 i
c) Champ électrostatique créé par une distribution continue de charges
À l’échelle macroscopique, les particules chargées sont très nombreuses et forment une sorte de
« continuum de gaz électrique », ce qui permet d’introduire la notion de densité de charges.
c Distribution linéique de charges (méthode)
Dans le cas d’une distribution linéique de charges, les charges ponctuelles sont réparties sur
une courbe (C) (sur le schéma les charges sont choisies positives de façon arbitraire).

La répartition linéique des charges est caractérisée en chaque point


de (C), par la densité linéique de charge, notée λ , telle que :
+ ( C)
dq
+
λ= , où dq est la charge élémentaire contenue sur l’élément
+ dl
+
dl + de longueur dl . En un point P de l’espace, situé à la distance r de la
+ r P courbe (C), l’élément de longueur dl portant la charge élémentaire
+
+ dq
+ u dE (P )
dq crée un champ électrostatique élémentaire, noté dE( P ) , tel
+
+
1 dq 1 λ dl
+ que : dE( P ) = u= u (l’orientation du vecteur
+
4π ε0 r 2 4π ε 0 r 2
unitaire u est arbitraire).
Page 122
Fiche 44 • Champ électrostatique

Le champ électrostatique total est alors obtenu par intégration du champ électrostatique élé-
mentaire précédent, tel que :
E( P ) : champ électrostatique créé par une densité de charge linéique
à la distance r (V.m–1)
λ : densité linéique de charge (C.m–1)
1 λ dl dl : élément de longueur contenant la charge élémentaire dq (m)
E( P ) = ∫ 4π ε 0 r 2
u
ε0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)
( C)
r : distance entre dl et le point P (point où le champ est mesuré) (m)
u : vecteur unitaire porté par la ligne d’action de la force élec-
trostatique

En pratique il faudra projeter chaque vecteur dE suivant la direction du champ résul-


tant avant d’intégrer.

c Distribution surfacique de charges et distribution volumique de charges (résultats)

Distribution surfacique de charges Distribution volumique de charges


Densité surfacique de charge : Densité volumique de charge :

dq dq
σ= ρ=
dS dV

Expression du champ électrostatique : Expression du champ électrostatique :


1 σ dS 1 ρ dV
E( P ) = ∫∫ 4π ε0 r 2
u E( P ) = ∫∫∫ 4π ε0 r2
u
(S ) (V )

dE (P )

u
dE (P ) P

u
P +
+ + + r +
+ + +
+ + +
r + + + +
+
+ + + +
dq ++ + d V +
+ +
(S) + + + + + (V) + +
+ dq + + + + + + + +
+ + ++ +
+
dS + +

3. EN PRATIQUE…
On se propose de calculer le champ électrostatique créé en un point P situé à une distance R
d’un fil rectiligne infini, placé dans le vide, portant une densité linéique de charge uniforme
telle que : λ > 0 .

Page 123
On choisit un point M quelconque sur le fil
auquel correspond un élément de longueur dl .
fil
Cet élément de longueur « porte » une charge
infini
élémentaire dq , telle que : dq = λ dl . La
charge dq crée alors en P, à la distance r de dl ,
dE un champ électrostatique élémentaire tel que :
O R P y
α 1 dq 1 λ dl
j dE( P ) = u= u (1)
l 4π ε0 r 2 4π ε 0 r 2
M r i
dl u La distance R étant fixée, la valeur du champ
dq
électrostatique dépend uniquement du para-
x mètre angulaire a défini par α= OP,PM .( )
Il faut donc exprimer toutes les variables du problème, c’est-à-dire r et dl , en fonction de α.
R R
Æ Exprimons r en fonction de α : on a : cos α= , d’où : r =
r cos α
Æ Exprimons dl en fonction de α :
On commence par écrire l’expression de l en fonction de α, d’où : l =R tan α .
Pour obtenir l’expression de dl en fonction de α, on écrit la différentielle de l par rapport à α
R
que l’on assimile au déplacement élémentaire dl , soit : dl = dα =dl .
cos2α
D’après (1) le champ élémentaire dE( P ) s’écrit alors :
1 λ
dE( P ) = dα u . (2)
4π ε0 R
Avant d’obtenir par intégration l’expression du champ résultant en P, il est nécessaire de pro-
jeter au préalable la relation (2) qui est une relation vectorielle sur les axes Px et Py afin
d’obtenir deux relations scalaires que l’on pourra intégrer. On remarque que pour des raisons
de symétrie, la composante du champ électrostatique total sur l’axe Px est nulle.
1 λ
Projetons le champ élémentaire sur l’axe Py : ⇒ dE( P ) = cos α dα
4π ε0 R
π π
Intégration du champ élémentaire dE( P ) sur tout le fil (c’est-à-dire pour − ≤ α ≤ + ) :
π π 2 2
1 λ +2 1 λ +
E( P ) = ∫
cos α d α = [sin α ] π2
4π ε0 R − π 4π ε0 R −
2 2
1 λ.
E( P ) =
2π ε0 R
Le champ total créé par un fil infini en un point P de l’espace à la distance R du fil infini est
1 λ
donc : E( P ) = j.
2π ε0 R

Page 124
8 Potentiel électrostatique

1. EN QUELQUES MOTS…
De la même manière qu’il est possible d’affecter à chaque point de l’espace une grandeur vec-
torielle qui est le champ électrostatique, il est également possible de lui affecter une grandeur
scalaire que l’on appelle potentiel électrostatique (ou plus simplement potentiel), noté V
(unité le Volt, noté V).
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Potentiel électrostatique créé par une charge ponctuelle
L’expression du potentiel électrostatique créé par une charge ponctuelle q en un point P de
1 q
l’espace à la distance r de la charge est donnée par : V( P ) = + cste.
4π ε 0 r
Le potentiel électrostatique est une fonction scalaire définie à une constante près. La conven-
tion classique pour déterminer cette constante est de prendre le potentiel nul à l’infini (sous
la condition qu’il n’y ait pas de charge à l’infini), d’où :
V( P ) : potentiel électrostatique créé par une charge ponctuelle q à la dis-
tance r de q (V)
1 q
V( P ) = q : charge électrique (C)
4π ε 0 r
r : distance entre q et le point P (point où le potentiel est mesuré) (m)
ε 0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)
Comme pour le champ électrostatique, le potentiel électrostatique est non défini au point où
se trouve la charge ponctuelle q, car lorsque rÆ 0, alors V( r → 0) Æ ∞.
b) Potentiel électrostatique créé par une distribution de charges ponctuelles
Lorsque l’on place en n points Mi de l’espace une charge ponctuelle qi fixe, le potentiel élec-
trostatique créé par ces charges en un point quelconque P de l’espace est la somme algébri-
que des potentiels créés par chacune de ces charges, tel que :
n q
1
V( P ) =
4π ε
∑ r
i
, où ri est la distance entre le point Mi et le point P.
0 i =1 i
c) Potentiel électrostatique créé par une distribution continue de charges
De façon similaire à ce qui a été fait pour le champ électrostatique dans le cas d’une distribu-
tion continue de charges, on peut déterminer le potentiel créé par cette distribution en un
point P quelconque de l’espace.
La répartition des charges est caractérisée en chaque point de l’élément considéré (courbe (C),
surface (Σ), volume (V)), par la densité de charge (linéique λ , surfacique σ , volumique ρ ).

Page 125
En un point P de l’espace, situé à la distance r de l’élément considéré, l’expression du potentiel
électrostatique, noté V( P ), est donné par :
Distribution linéique de charges Distribution surfacique de charges Distribution volumique de charges
Densité linéique de charge : Densité surfacique de charge : Densité volumique de charge :
dq dq dq
λ= σ= ρ=
dl dS dV
Expression du potentiel Expression du potentiel Expression du potentiel
électrostatique : électrostatique : électrostatique :

1 λ dl 1 σ dS 1 ρ dV
V( P ) = ∫ 4π ε 0 r ∫∫
V( P ) =
4π ε0 r
V( P ) = ∫∫∫ 4π ε0 r
( C) (S ) (V )

d) Relation entre potentiel et champ électrostatique


Considérons le champ électrostatique E( P ) créé par une charge ponctuelle q, placée en un
point O, en un point P quelconque de l’espace à la distance r de O. La charge q est placée
dans le vide et choisie arbitrairement positive. L’expression du champ électrostatique est
1 q
donnée par : E( P ) = u.
4π ε0 r 2
Considérons à présent le déplacement élémentaire du point P suivant la direction dl et calcu-
1 q
lons le produit scalaire E( P ) .dl , on obtient : E( P ) .dl = u . dl .
4π ε0 r 2

Le vecteur champ électrostatique étant porté par


le vecteur unitaire u , seule la composante de dl
dl E (P ) suivant la direction du vecteur unitaire u inter-
vient dans le calcul du produit scalaire. On note
r
P dr dr la composante de dl suivant u , on a alors :
1 q
E( P ) .dl = u . dr u
O u 4π ε0 r 2
q>0 1 q
⇒ E( P ) .dl = dr . (1)
4π ε0 r 2

Calculons à présent l’expression du potentiel électrostatique créé par la charge q au point P :


1 q
V( P ) = .
4π ε0 r
q 1
En écrivant la différentielle de V( P ) par rapport à r on a : dV( P ) = d ⎛⎜ ⎞⎟
4π ε0 ⎝ r⎠
1 q
⇒ dV( P ) = − dr . (2)
4π ε 0 r 2
En identifiant les relations (1) et (2) on obtient : dV( P ) = − E( P ) .dl .

Page 126
Cette relation est fondamentale car elle relie le potentiel électrostatique au champ électrosta-
tique. Elle permet de déterminer le champ électrostatique connaissant l’expression du poten-
tiel ou le potentiel électrostatique connaissant l’expression du champ électrostatique :
V : potentiel électrostatique (V)
dV = − E. dl E : champ électrostatique (V.m–1)
dl : déplacement élémentaire (m)
e) Notion de circulation
Par définition la circulation élémentaire du champ électrostatique, E , le long d’une courbe
(C), d’extrémités A et B, s’écrit : dCAB =[Link] , où dl est le vecteur déplacement élémentaire
de E le long de (C).
En utilisant le fait que : dV = − [Link] alors la circulation élémentaire du champ électro-
statique, E , le long de la courbe (C) s’écrit : dCAB =[Link] = −dV .
B
La circulation totale de E le long de (C) entre A et B est donnée par : ∫A
E.d l = V( A ) − V( B).

E B La circulation de E le long de la courbe (C) est donc


+
égale à la différence de potentiel entre le point A et
(C) le point B.
dl La circulation de E le long de (C) est indépendante
du chemin suivi pour passer de A à B, mais dépend
A+ uniquement de l’état initial (A) et de l’état final (B).

Le champ électrostatique E dérive donc d’un potentiel scalaire V, ce qui implique :


E : champ électrostatique (V.m–1)
E = − grad V V : potentiel électrostatique (V)
grad : opérateur gradient (il transforme un champ scalaire en un champ vectoriel)
Pour calculer le champ électrostatique à partir du potentiel électrostatique ou vice versa, on
peut alors utiliser indifféremment l’expression de la circulation de E : dV = − E. dl ou le fait
que le champ électrostatique dérive d’un potentiel scalaire : E = − grad V , car les deux relations
sont strictement équivalentes : dV = − E. dl ⇔ E = − grad V .
Comme le champ électrostatique E dérive d’un potentiel alors sa circulation le long
d’une courbe fermée est nulle : ∫ E.d l = 0 .
f) Surfaces équipotentielles et lignes de champ
c Surfaces équipotentielles
Les surfaces équipotentielles sont constituées par l’ensemble des points ayant la même valeur
de potentiel. Par définition, une surface équipotentielle est représentée par l’équation :
V ( x,y,z ) =cste ⇔ E. dl =0 .

Le champ électrostatique est toujours normal (ou perpendiculaire) aux surfaces


équipotentielles.

Page 127
c Lignes de champ

Une ligne de champ est une courbe telle que le


E champ électrostatique E soit tangent en tout point
E à cette courbe. Les lignes de champ sont orientées
E dans le sens du champ électrostatique.
q>0 On vient de voir que le champ électrostatique
surfaces équipotentielles étant toujours perpendiculaire aux surfaces équi-
potentielles, les lignes de champ sont toujours
lignes de champs
perpendiculaires aux surfaces équipotentielles.

Le champ électrostatique est toujours orienté dans le sens des potentiels décroissants.

3. EN PRATIQUE
Cherchons à calculer le potentiel électrostatique créé
par une sphère (S) de rayon R, à la distance r du centre
E de la sphère O, telle que : r > R. La sphère porte une
u densité surfacique de charge uniforme, notée σ , telle
r que : σ > 0 . On donne l’expression du champ électrosta-
σ R2
tique créé par la sphère (S) en r : E = u (étant
ε0 r 2
O
R donnée la géométrie du problème le champ E est
(S)
radial). L’expression de E est déterminée grâce au théo-
rème de Gauss (Fiche 46).

On sait que : E = − grad V


∂V
E ne dépend que de r et il est « porté » par u , donc : E = − u
∂r
2
σ R
d’où : dV =E dr ⇔ dV = − dr
ε0 r 2
σ R2 σ R2
V=
ε0r2
∫ − dr =
ε0 r
+ cste

Lorsque r → ∞ , alors V → 0, d’où cste = 0


σ R2
⇔V= .
ε0 r

Page 128
155
9 Dipôle électrostatique

1. EN QUELQUES MOTS ...


Un dipôle électrostatique est un système composé de deux charges ponctuelles de signe
opposé, –q et +q, respectivement placées en deux points N et P distant de a. La distance a est
très faible par rapport à la distance à laquelle on détermine le potentiel électrostatique et le
champ électrostatique créé par le dipôle.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Potentiel créé par un dipôle
Le potentiel électrostatique créé par le dipôle électrostatique est calculé en un point M situé à
une distance r du centre du dipôle (point O) telle que : r a .
1 q 1 q
Le potentiel créé par le dipôle en M est : V( M ) = −
4π ε0 r1 4π ε0 r2
q ⎛1 1⎞ q ⎛ r2 − r1 ⎞ .
⇒ V( M ) = − =
4π ε0 ⎜⎝ r1 r2 ⎟⎠ 4π ε0 ⎜⎝ r r ⎟⎠
1 2

E(M )
On appelle H la projection orthogonale de P sur NM .


ur ( ) ( )
Les angles ON,NM et OP,PM sont considérés comme
égaux car r a , et sont notés θ .
M
Comme r a , on peut écrire : r2 − r1 ≈ NH ≈ a cosθ et
r2 r1 ≈ r 2 , le potentiel électrostatique créé par le dipôle en
r2 q a cos θ
M s’écrit alors : V( M ) =
r r1 4π ε0 r 2
H
Le vecteur moment dipolaire ou plus simplement moment
N θ θ P dipolaire, noté p (unité le Coulomb mètre, noté C.m), est
−q O p +q
défini par : p = q NP .
a

La valeur q est toujours positive et le moment dipolaire est orienté de la charge négative vers
la charge positive.
Le potentiel s’écrit :
V( M ) : potentiel électrostatique créé par le dipôle en M (V)
p cos θ p : norme du moment dipolaire (C.m)
V( M ) =
4π ε0 r 2 r : distance entre le centre du dipôle et le point M (m)
ε0 : permittivité électrique du vide ([Link]–1)
b) Champ électrostatique créé par un dipôle
L’expression du champ électrostatique créé par le dipôle en M est obtenue à partir de
l’expression du potentiel en utilisant le fait que : E( M ) = − grad V( M ). Le problème du dipôle

Page 129
électrostatique ayant une symétrie de révolution autour de NP , le champ électrostatique créé
par le dipôle est contenu dans le plan formé par la base polaire ( ur , uθ ) .
Le potentiel dépendant du paramètre angulaire θ , il est judicieux d’utiliser l’expression du
gradient en coordonnées polaires plutôt qu’en coordonnées cartésiennes, soit :

1 ∂V( M ) . ∂V( M )
E( M ) = −
u ur −
∂r r ∂θ θ
On obtient alors pour l’expression du champ électrostatique créé par le dipôle en M :

E( M ) : champ électrostatique (V.m–1)


2p cos θ p sin θ p : norme du moment dipolaire (C.m)
E( M ) = ur + u
4π ε 0 r 3 4π ε0 r 3 θ r : distance entre le centre du dipôle et le point M (m)
ε0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)
3. EN PRATIQUE…

Caractérisons l’action d’un champ électrostatique sur


x
un dipôle. Plaçons ce dipôle, constitué de deux char-
ges –q et +q, dans un champ électrostatique uniforme,
E noté E . Sous l’action du champ extérieur E , le dipôle
P
est soumis à une action mécanique. Cette action est
p FP
j +q caractérisée par une force résultante, notée F et le
θ
y moment de la force résultante au point O (centre du
O i
N dipôle), noté M F / ( O ) .
FN
−q a
E

Exprimons la résultante des forces agissant sur le dipôle :


F = FN + FP = − qE i + qE i = 0 , la résultante des forces est nulle.
Exprimons le moment de la force résultante agissant sur le dipôle :
M F / ( O ) = OP ∧ FP + ON ∧ FN

⇔ M F / ( O ) = OP ∧ FP + NO ∧ FP , car ON = − NO et FP = − FN

(
⇔ M F / ( O ) = NO + OP ∧ FP = NP ∧ FP )
⇔ M F / ( O ) = NP ∧ qE = q NP ∧ E = p ∧ E .

Le dipôle est en équilibre lorsque : M F / ( O ) = 0, c'est-à-dire : p E sin θ = 0 .


Il existe alors deux positions qui vérifient la condition d’équilibre :
– si θ = 0 , alors p et E sont dans le même sens (équilibre stable) ;
– si θ = π , alors p et E sont en sens contraire (équilibre instable).
Le moment de la force résultante au point O tend donc à aligner le dipôle dans le sens du
champ E . Autrement dit, il fait tourner le dipôle autour de O de façon ce que p et E soient
colinéaires.
Page 130
157
10 Théorème de Gauss

1. EN QUELQUES MOTS…
Le théorème de Gauss est un outil puissant qui permet de calculer facilement le champ élec-
trostatique créé par une distribution de charges. En pratique, le théorème de Gauss s’appli-
que essentiellement lorsque les charges sont réparties régulièrement sur un plan, ou dans
l’espace avec une symétrie sphérique autour d’un point fixe, ou une symétrie cylindrique
autour d’un axe de révolution.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Orientation d’une surface

T* Considérons une surface ouverte Σ, s’appuyant sur un contour


T
n fermé Γ, orienté. Soit T le vecteur unitaire tangent au contour
Γ
P Γ, en un point P. Soit T * le vecteur unitaire orthogonal à T ,
situé dans le plan tangent en P à Σ. Par convention, le sens de la
Σ
normale positive, n , en P à Σ est donné par : n = T ∧ T *.

Une surface est dite ouverte lorsqu’elle s’appuie sur un contour fermé. Une surface fermée
est formée de 2 surfaces ouvertes s’appuyant sur le même contour fermé.
Dans le cas d’une surface fermée, par convention, la normale positive est toujours dirigée de
l’intérieur de la surface vers l’extérieur de la surface.

Si la surface est ouverte, il est possible de passer d’une face à l’autre sans traverser la
surface. En revanche, si la surface est fermée, elle sépare l’espace en deux zones corres-
pondant aux deux faces, intérieur et extérieur, et il faut traverser la surface pour passer
d’une zone à l’autre.

b) Flux du champ électrostatique


Le flux électrostatique élémentaire, noté dφ , du vecteur champ électrostatique E , à travers
un élément de surface dS ( dS = n dS ) , est le scalaire, tel que :

(
dφ = [Link] , ou dφ = E . dS cos E , dS . )
Le flux du vecteur champ électrostatique E , à travers une surface finie S est alors :
φ : flux du champ électrostatique (V.m)
φ= ∫∫ [Link] E : champ électrostatique (V.m–1)
S
dS : surface élémentaire à travers laquelle on calcule le flux de E (m2)

Page 131
c) Théorème de Gauss
Le théorème de Gauss permet d’écrire que le flux du champ électrique à travers une surface S
fermée, appelée surface de Gauss, est égal à la somme des charges intérieures au volume déli-
mité par S divisée par ε0 , d’où :
φ : flux du champ électrostatique (V.m)
E : champ électrostatique (V.m–1)
int
Q dS : vecteur surface élémentaire
φ= ∫∫
E. d S =
ε0 Q int : charge totale contenue dans le volume délimité par la
S
surface de Gauss S considérée (C)
ε0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)
3. EN PRATIQUE…

Reprenons l’exemple précédent d’un fil rectili-


(S2) fil (S3) gne de longueur l portant une densité linéique
λ >0
dS 2 r dS3 de charge uniforme telle que : λ > 0 . On cher-
(S1)
che à déterminer le champ électrostatique créé
l par le fil à la distance r. Pour des raisons de
surface du cylindre symétrie on choisit comme surface de Gauss la
surface latérale
perpendiculaire au du cylindre surface S d’un cylindre de rayon r et de lon-
fil gueur l.
Le flux total du champ électrostatique créé par le fil à travers S est la somme de trois contri-
butions : φ1 le flux à travers la surface latérale S1, φ2 et φ3 les flux à travers les deux surfaces S2
et S3. On obtient alors :

φ = φ1 + φ2 + φ3 = ∫∫ E. d S1 + ∫∫ E. d S2 + ∫∫ E. d S3.
S1 S2 S3
Le champ électrostatique étant radial (orienté suivant le rayon du cylindre), le flux de E à
travers les surfaces S2 et S3 est nul : φ2 = 0 et φ3 = 0, car E ⊥ dS2 et E ⊥ dS3 (où dS2 et dS3
sont les vecteurs surfaces élémentaires sur les faces S2 et S3).
Le vecteur surface élémentaire dS1 sur la surface S1, orientée vers l’extérieur de la surface,
est un vecteur radial, donc : E dS1, d’où le flux φ1 sur la paroi latérale :

φ = φ1 = ∫∫ E.d S1 = ∫∫ E × d S1 = E ∫∫ d S1 car E uniforme sur S1, d’où :


S1 S1 S1

φ = φ1 = ES1 = E 2π r l .

La charge intérieure au volume du cylindre est : Q int = λ d l = λ d l = λ l . ∫ ∫


λ
D’après le théorème de Gauss on a alors : E 2π r l = l.
ε0
La norme du champ électrostatique pour un fil rectiligne de longueur l portant une densité
λ
linéique de charge uniforme est donc : E = .
2π ε 0 r

Page 132
11 Conducteurs en équilibre

1. EN QUELQUES MOTS ...


Un conducteur est un corps qui contient des porteurs de charges susceptibles de se déplacer
sous l’action d’un champ électrique. Un conducteur est dit en équilibre électrostatique lorsque
le mouvement d’ensemble des porteurs de charges est nul (les charges libres sont immobiles).
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Champ électrostatique à l’intérieur d’un conducteur en équilibre
Les charges à l’intérieur d’un conducteur en équilibre sont immobiles, elles ne sont soumises à
aucune force, d’où : F = qEint = 0. On en déduit donc que le champ électrostatique à l’intérieur
d’un conducteur en équilibre, noté Eint , est nul : Eint = 0 .
b) Potentiel à l’intérieur d’un conducteur en équilibre
Le champ électrostatique étant nul à l’intérieur d’un conducteur en équilibre, ceci implique que
le potentiel électrostatique est constant en tout point à l’intérieur d’un conducteur en équilibre :
Vint = cste .

À cause de la propriété de continuité de la fonction potentiel, le potentiel électro-


statique est également constant sur la surface du conducteur en équilibre.

c) Densité volumique de charge à l’intérieur d’un conducteur en équilibre


D’après le théorème de Gauss pour une densité volumique de charge, notée ρ , le flux du
champ électrostatique à l’intérieur d’une surface de Gauss, notée S, délimitant le volume
Q int ρ dV
du conducteur en équilibre s’écrit : φ = ∫∫ Eint .d S = ε0
= ∫∫∫ ε0
. Le champ électrostati-
S (V )
que étant nul à l’intérieur du conducteur ( Eint = 0 ), le flux électrostatique est alors nul à
l’intérieur de celui-ci. La densité volumique de charge est donc nulle à l’intérieur d’un con-
ducteur en équilibre :
ρint = 0 .
Par conséquent, la charge est uniquement répartie à la surface du conducteur en équilibre,
avec une densité surfacique de charge σ .
d) Théorème de Coulomb
D’après le théorème de Coulomb en un point M, au voisinage extérieur d’un conducteur
chargé en équilibre ( Eint = 0 ; Vint = cste ; ρint = 0 ) , le champ est normal à la surface du con-
ducteur et a pour expression :
n : normale à la surface du conducteur, orientée vers l’extérieur
σ
E= n σ : densité surfacique de charges au voisinage de M
ε0
ε 0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)

Page 133
Le théorème de Coulomb montre que le champ électrostatique E est discontinu à la traversée
d’un conducteur en équilibre, puisque, nul à l’intérieur, il a une valeur finie juste à l’extérieur.
Par convention le champ électrostatique sur la surface d’un conducteur en équilibre est égal
à la moyenne arithmétique entre la valeur du champ à l’intérieur du conducteur et sa valeur
σ
au voisinage immédiat, d’où : E = n
2ε 0
e) Phénomènes d’influence
c Influence partielle

+ + +
+ + - + + Considérons un conducteur (A) chargé positi-
+ + - + vement et un conducteur (B) électriquement
+ - +
A + - B neutre. Si les deux conducteurs sont suffisam-
+ +
+ - + ment loin l’un de l’autre il n’y aura aucune
+ -
+ + - - ++ influence entre eux.
+ + + +

En revanche, lorsque l’on rapproche (A) et (B), on constate qu’il y a apparition à la surface
de (B) de charges négatives sur la partie faisant face à (A) et de charges positives sur l’autre
partie, la charge totale de (B) restant neutre. On dit alors que (A) et (B) sont en position
d’influence partielle.
c Influence totale

-Q
Deux conducteurs sont en position d’influence totale lorsque l’un
des deux entoure complètement l’autre. Les charges globales por-
A +Q tées par les deux surfaces en regard sont alors égales et opposées.
Il va apparaître, si (A) est chargée +Q, une charge –Q sur la face
interne de (B).
B

3. EN PRATIQUE…
Cherchons à déterminer la pression électrostatique (force par unité de surface de nature élec-
trique), notée P, à la surface d’un conducteur en équilibre électrostatique.
Prenons un élément de surface dS à la surface d’un conducteur en équilibre électrostatique et
supposons que la densité surfacique de charge σ est constante sur toute la surface. Il existe
σ
un champ électrostatique E sur la surface du conducteur tel que : E = n.
2ε 0
La charge élémentaire dq contenue sur dS est alors soumise à une force électrostatique élé-
mentaire, notée dF , tel que : dF = dq E .
On définit alors la pression électrostatique, notée P (unité le Pascal, noté Pa), comme le
rapport dF sur dS, d’où :
dF σ2
P= =
dS 2ε 0

Page 134
161
12 Condensateurs

1. EN QUELQUES MOTS…
Un condensateur est un ensemble de 2 conducteurs (A) et (B) en position d’influence totale,
donc : Qext = −Qint , où Qext et Qint sont respectivement les charges sur la partie externe de (A)
et sur la partie interne de (B). Les parties (A) et (B) sont appelées les armatures du condensateur.
On appelle Q la charge du condensateur, il s’agit de la valeur absolue commune des charges
des deux armatures : Q = Qext = Qint .

Qint
Qext
B A

2. CE QU’IL FAUT RETENIR…


a) Capacité d’un condensateur
La capacité d’un condensateur (unité le Farad, noté F) est une grandeur positive. C’est une
caractéristique intrinsèque du condensateur qui dépend uniquement de sa géométrie. Elle est
définie par :
C : capacité du condensateur (F)
Q Q : charge du condensateur (C)
C= V1 − V2 : différence de potentiel aux bornes du condensateur, également
V1 − V2
notée U. Par convention V1 − V2 > 0 , donc V1 est le potentiel de l’arma-
ture chargée +Q et V2 celui de l’armature chargée –Q.
b) Association de condensateurs
De la même façon que pour les résistances, il est possible d’associer des condensateurs en
série, ou en parallèle (dérivation) afin de calculer la capacité équivalente, notée Ceq.
En série :
+Q1 −Q1 +Q2 −Q2 +Qn −Qn
n
1 1 Ceq : Capacité équivalente (F)
Ceq
= ∑C Ci : ième capacité (F)
i =1 i

C1 C2 Cn

Page 135
En parallèle :

C1 C2 Cn n Ceq : Capacité équivalente (F)


−Q −Q −Q
Ceq = ∑ Ci Ci : ième capacité (F)
i =1
+Q +Q +Q
La neutralité électrique impose que la charge est
la même pour tous les condensateurs.
3. EN PRATIQUE
Cherchons à déterminer la capacité C d’un condensateur plan de surface S. La distance entre
les deux armatures est notée d et le vide est établi entre elles. Le potentiel de l’armature char-
gée +Q est V1, et celui de l’armature chargée –Q est V2. Il existe entre les deux armatures un
champ électrostatique, E , dirigé dans le sens des potentiels décroissants (V1 → V2 ). Pour cal-
culer le champ électrostatique on peut utiliser le théorème de Gauss. On choisit alors une sur-
face de Gauss parallélépipédique liée à la géométrie du problème, notée S . La surface de
Gauss est composée de six faces, notées : S1, S2 , S3 , S4 , S5 et S6 .
Q
Le théorème de Gauss s’écrit : φ = ∫∫ E.d S = ε0 , où Q est la charge intérieure contenue dans S.
S
Le flux de E à travers les faces S1, S2 , S3 et S4 est nul car E ⊥ dSi (avec i ∈ [1,4]). Il est égale-
ment nul à travers S5 car S5 est à l’intérieur du conducteur et Eint = 0 .
Q
Le flux du champ électrostatique à travers S6 s’écrit : φ = E × S6 = , car E dS6 .
ε0
Q Q
La norme du champ électrostatique est alors : E = = car le flux de E à travers S6
ε 0 S6 ε 0 S
est équivalent au flux de E à travers S.
À partir de la circulation du champ E entre les deux armatures, on détermine la différence de
potentiel V1 − V2 aux bornes du condensateur : dV = − E. dl
V2 d
E et d l sont colinéaires entre les 2 armatures, donc : ∫V 1
dV = − ∫0 E dl

V2 d Qd
∫V
1
dV = − ∫0 E d l ⇒ V1 − V2 =
ε0 S
. (1)

Or, on sait que la capacité d’un condensa-


S6
teur, quelle que soit sa géométrie, est de
S3 Q
V2 la forme : C = .
Eint = 0 V1 − V2
S2
d --- Par conséquent d’après (1), on obtient :
E S1
V1 +++ ε S
C= 0 .
S4 (S ) d
La capacité d’un condensateur plan
S5 dépend uniquement de la surface des
armatures et de la distance entre elles.

Page 136
13 Énergie électrostatique

1. EN QUELQUES MOTS…
L’expression de l’énergie potentielle électrostatique, ou plus simplement l’énergie électro-
statique est calculée pour tous les cas envisagés précédemment : charge ponctuelle, conduc-
teur en équilibre électrostatique, condensateur, dipôle.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Énergie électrostatique d’une charge ponctuelle placée dans un champ électrostatique
uniforme
Considérons une charge q, située en un point P de l’espace où règne un champ électrostatique
E dérivant d’un potentiel V. On appelle énergie potentielle électrostatique, ou énergie élec-
trostatique, notée Ep , de la charge q le travail à fournir pour amener cette charge de l'infini
(où le potentiel est nul) à la position P (où le potentiel est V( P ) ), telle que :
Ep : énergie potentielle électrostatique (J)
Ep = qV( P ) q : charge électrique (C)
V( P ) : potentiel au point P (V)

(L’énergie électrostatique est définie à une constante additive près).


b) Énergie électrostatique d’interaction de deux charges ponctuelles
Appliquons le résultat précédent à la situation où le potentiel au point P, où se trouve une
charge q1, est créé par une charge ponctuelle q2 située à la distance r de q1. La charge q1 est
1 q2
alors soumise au potentiel V2, tel que : V2 = . L’énergie électrostatique d’interaction
est alors : 4π ε0 r

Ep : énergie potentielle électrostatique (J)


q1 et q2 : charges électriques (C)
1 q1q2
Ep = q1V2 = V2 : potentiel créé par la charge q2 au point où se
4π ε0 r
trouve q1 (V)
r : distance entre q2 et q1 (m)
c) Énergie électrostatique d’interaction de n charges ponctuelles
L’énergie électrostatique d’interaction d’un système formé de n charges ponctuelles, s’écrit :
1 1 qi q j
Ep =
2
∑ ∑ 4π ε rij
i j≠i 0
La sommation se fait sur tous les couples (i, j) avec i ≠ j. Le facteur 1 corrige le fait que
l’interaction de chaque couple de charges est comptée deux fois. 2

Page 137
d) Énergie électrostatique d’une distribution continue de charges
Pour une distribution continue de charges, la généralisation de la formule précédente (cas de
n charges ponctuelles) permet d’écrire :
Ep : énergie potentielle électrostatique (J)
1
Ep =
2 ∫
dqV( P ) dq : charge élémentaire contenu autour du point P
V( P ) : potentiel au point P
e) Énergie électrostatique d’un condensateur
L’énergie électrostatique d’un condensateur est définie par :
Ep : énergie potentielle électrostatique (J)
2 Q : charge du condensateur (C)
1Q 1 1
Ep = = CV 2 = QV V : différence de potentielle aux bornes du condensateur (V)
2 C 2 2
C : capacité du condensateur (F)
3. EN PRATIQUE
On propose d’établir l’expression de l’énergie électrostatique d’un dipôle NP placé dans un
champ électrostatique externe uniforme E . On s’intéresse à l’énergie électrostatique entre le
dipôle et le champ E et non à l’énergie d’interaction du dipôle lui-même (interaction entre la
charge +q et la charge –q du dipôle lui-même). On considère donc le dipôle comme un sys-
tème de deux charges, +q et –q , qui n’interagissent pas entres elles, placées respectivement
en P et N. On note V( P ) et V( N ) les potentiels en P et en N. L’énergie électrostatique du dipôle

(
s’écrit : Ep = qV( P ) − qV( N ) = q V( P ) − V( N ) . ) (1)
En écrivant la circulation du champ électrostatique E entre N et P, on obtient : dV = − [Link]
V( ) P
∫V P dV = − ∫N E . d l
(N)
P P
V( P ) − V( N ) = − ∫N E . d l = − E ∫N d l
V( P ) − V( N ) ≈ − [Link] (2)
En combinant (1) et (2), on obtient : Ep = − [Link] = − E.q NP .

E La quantité qNP correspond au moment dipolaire du


+q dipôle NP, également noté p . L’énergie potentielle
p électrostatique d’un dipôle placé dans un champ E
P externe uniforme est donc égale au produit scalaire
O entre le champ externe et le moment dipolaire du
-q dipôle, d’où :
N
Ep : énergie potentielle électrostatique (J)
Ep = − p.E p : moment dipolaire (C.m)
E : champ électrostatique (V.m–1)

Page 138
14 Champ magnétique

1. 1. EN QUELQUES MOTS…
Un fil parcouru par un courant électrique ou encore un aimant crée en son voisinage un
champ magnétique. Présentons les principales propriétés du champ magnétique. En régime
permanent, le champ magnétique sera appelé champ magnétostatique.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Sources de champ magnétique
c On peut distinguer deux sources de champ magnétique :
– les aimants : certains matériaux, comme le fer, le nickel ou le cobalt, sont capables
d’engendrer en leur voisinage un champ magnétique ; ils constituent des aimants perma-
nents et sont dits ferromagnétiques.
Un aimant possède toujours deux pôles, un pôle nord et un pôle sud, même si l’aimant est
brisé en deux : il n’est pas possible d’isoler les deux pôles. Par opposition, une substance
électrisée présente soit une charge positive, soit une charge négative.
– les courants électriques, c’est-à-dire des charges en mouvement d’ensemble : un conduc-
teur parcouru par un courant électrique crée un champ magnétique en son voisinage.
c Unité du champ magnétique : le Tesla (T).
c Ordres de grandeur :
– Champ créé par un aimant : 0,1 à 1 T
– Champ magnétique terrestre : 5.10–5 T
b) Lignes de champ
c Les courbes tangentes au champ magnétique B sont appelées lignes de champ. Elles sont
orientées dans le sens du champ magnétique. Ainsi, l’équation d’une ligne de champ
s’écrit : dl ∧ B = 0 où dl est un déplacement élémentaire le long de la ligne de champ. La
ligne de champ issue d’un point initial est obtenue par intégration de cette équation.
c Citons des exemples de lignes de champ :

Lignes de champ d’une spire circulaire d’axe


Lignes de champ d’un aimant
Oz , dans un plan contenant cet axe.

c
Page 139
Un ensemble de lignes de champ s’appuyant sur une courbe fermée constitue un tube de champ.
c) Propriétés de symétrie du champ magnétique
Pour déterminer la direction du champ magnétique créé par une distribution de courant, il est sou-
vent utile d’étudier les propriétés de symétrie de cette distribution. Cela permet également de
déterminer les variables d’espace dont le champ magnétique dépend et simplifie alors son calcul.
c Plans de symétrie : Soit une distribution de courant présentant un plan de symétrie Π.
– Si M et M′ sont deux points symétriques par rapport au plan Π, alors le champ magnéti-
que au point M′ est l’opposé du symétrique du champ magnétique au point M.
Considérons par exemple deux fils rectilignes infinis parallèles parcourus par un courant I de
même sens.

Le champ B peut se mettre sous forme de la


B(M ') B (M ')
B⊥ (M) somme d’une composante parallèle B et d’une
M composante perpendiculaire B⊥ au plan de
M' symétrie.
B⊥ (M ')
B (M) B (M) B( M') étant l’opposé du symétrique de
B( M ) par rapport au plan Π, on a :
I I B⊥ ( M') = B⊥ ( M ) et B ( M') = − B ( M )
Π

– Si M appartient au plan Π de symétrie, alors le champ magnétique B( M ) est perpendicu-

laire au plan de symétrie. En effet M' ≡ M ⇒ B ( M ) = − B ( M ) ⇒ B ( M ) = 0 .


c Plans d’antisymétrie : Soit une distribution de courant présentant un plan d’antisymétrie Π′.
– Si M et M′ sont deux points symétriques par rapport au plan Π′, alors le champ magnéti-
que au point M′ est le symétrique du champ magnétique au point M.
Prenons l’exemple de deux fils rectilignes infinis parallèles parcourus par un courant I. Le
sens du courant est opposé dans les deux fils.

B( M') étant le symétrique de B( M ) par


B⊥ (M) B⊥ (M ')
M M’ rapport au plan Π′, on a :

B (M) B (M) B (M ') B (M ') B⊥ ( M') = − B⊥ ( M ) et B ( M') = B ( M )

I I
Π’

– Si M appartient au plan Π′, alors le champ magnétique B( M ) est contenu dans le plan
d’antisymétrie Π′. En effet M' ≡ M ⇒ B⊥ ( M ) = − B⊥ ( M ) ⇒ B⊥ ( M ) = 0 .
c Invariance par translation : Si la distribution de courant est invariante par translation le
long d’un axe Oz alors le champ magnétique est indépendant de la coordonnée d’espace z.
c Invariance par rotation : Si la distribution de courant est invariante par rotation autour d’un
axe Oz alors le champ magnétique est indépendant de l’angle radial θ.
Il faut noter que le champ magnétique B n’a pas les mêmes propriétés de symétrie que le
champ électrostatique E .
Page 140
167
15 Loi de Biot et Savart

1. EN QUELQUES MOTS…
De la même manière que la loi de Coulomb permet de calculer le champ électrostatique créé
en un point de l’espace par une distribution de charges, la loi de Biot et Savart permet de
déterminer le champ magnétostatique créé en un point de l’espace par une distribution de
courant.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
c Considérons un élément de conducteur filiforme de longueur dl, centré au point M, et par-
couru par un courant I. La loi de Biot et Savart permet de déterminer le champ magnétos-
tatique élémentaire dB créé en un point P par l’élément de courant I dl .
I : intensité du courant électrique (Ampère, A)
μ0 MP dl : élément de longueur de conducteur orienté dl I
dB = I dl ∧
4π 3 dans le sens du courant électrique (m)
MP M P
µ0 : perméabilité du vide : µ0 = 4π10–7 H.m–1
(H : Henry)

c Caractéristiques de : dB
– Direction : dB est orthogonal au plan formé par la portion de conducteur et le vecteur MP .
– Sens : il est déterminé par la règle des trois doigts de la main droite :
Pouce : sens du courant électrique ; Index : sens de MP ; Majeur : sens de dB .
c Pour un circuit filiforme (C) parcouru par un courant I, le champ magnétostatique créé en
un point P s’obtient par sommation vectorielle des champs élémentaires créés par l’ensem-
ble des éléments de courant du circuit :
μ0 MP
B( P ) =
4π ∫ I dl ∧
3
( C) MP

3. EN PRATIQUE…

Déterminons le champ magnétostatique B créé par un M


solénoïde infini de rayon R, d’axe Oz , comportant n spires dl dB
r π
par unité de longueur, et parcouru par un courant I, en un −α
point P de son axe. k O α 2
z
Æ Commençons par calculer le champ créé par une spire du I P
R
solénoïde, de centre O, en un point P de son axe.

Page 141
Le champ élémentaire dB créé au point P par un élément de longueur dl de la spire, centré
au point M est orthogonal à dl et à MP .

( )
Notons r la distance MP et α l’angle PO, PM . Lorsque le point M décrit la spire, dB décrit
π
un cône de sommet M et de demi-angle − α . Le champ B résultant est donc selon k .
2
Exprimons la norme dB du champ élémentaire dB puis sa composante selon l’axe Oz :
π
μ 0 I dl MP sin(dl , MP ) μ 0 I dl sin 2 μ0 I dl
dB = = =
4π MP 3 4π r2 4π r 2
⎛π ⎞
dBz = dB cos ⎜ − α ⎟ = dB sin α
⎝2 ⎠
μ 0 I dl
Le champ résultant s’écrit donc : B = ∫
4π r 2
sin α k
spire
Or r et α sont constants lorsque le point M décrit la spire,
R μ I sin α μ I sin α μ I
sin α = ⇒ B= 0 dl k = 0 ∫ 2πR k = 0 sin3 α k
r 4π r 2 4π r 2 2R
spire
Æ Déterminons maintenant le champ magnétostatique B créé par le solénoïde infini en un
point P de son axe.

D’après les résultats obtenus pour une spire, B est selon l’axe Oz . Exprimons le champ élé-
mentaire dBz créé par les spires situées entre les cotes z et z + dz, au nombre de dn = ndz ,
parcourues par le courant élémentaire dI = ndzI :
μ 0 n dz I
dBz = sin3 α
2R
R Rdα μ nI
Exprimons dz en fonction de dα : tan α = − ⇒ dz = , d’où dBz = 0 sin αdα
z sin 2 α 2
Pour décrire le solénoïde complet, α doit varier entre 0 et π :
π
μ 0 nI μ 0 nI
B( P ) = ∫ sin α d α k = [ − cos α ]0π k
2 2
0

⇔ B( P ) = μ 0 nI k

Page 142
16 Théorème d’Ampère

1. EN QUELQUES MOTS…
Le théorème d’Ampère permet le calcul du champ magnétostatique créé par une distribution
de courant lorsque celle-ci présente des symétries élevées. C’est l’équivalent du théorème de
Gauss en électrostatique (fiche 46).
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Vecteur densité de courant électrique j
Le vecteur densité de courant électrique j est la charge élémentaire traversant une unité
de surface par unité de temps. Ainsi, la charge élémentaire dQ qui traverse la surface élémen-
taire dS pendant dt est donnée par :
dS = n dS : vecteur surface élémentaire avec dS
surface élémentaire (m2), n vecteur unitaire
j
dQ = [Link] dt normal à dS, orienté vers l’extérieur
dQ : charge élémentaire traversant la surface
ou dS
élémentaire dS (Coulomb, C)
dI = [Link] j : vecteur densité de courant électrique (A.m–2)
dI : intensité élémentaire du courant électrique vdt
traversant la surface élémentaire dS (A)
On en déduit l’intensité du courant I traversant une surface S : I = ∫∫ [Link]
S
c Les particules de charge q, de vitesse v , traversant la surface dS pendant dt sont celles con-
tenues dans un cylindre de base dS et de génératrice vdt (volume Vcyl). Appelons n la den-
sité particulaire. La charge élémentaire dQ traversant la surface élémentaire dS pendant dt
est donc :
dQ = nqVcyl = [Link]
En identifiant avec l’expression : dQ = [Link] dt , on obtient l’expression du vecteur densité de
courant électrique associé à un mouvement d’ensemble de particules à la vitesse v : j = nqv
b) Circulation du champ magnétique
Considérons une courbe fermée quelconque (C) orientée. La circulation du champ magné-
tique sur cette courbe est définie par :

B
B : champ magnétique (T) dl
C= ∫ [Link]
dl : élément de longueur du contour (m) (C )
( C)
C : circulation du champ magnétique (T.m)

Page 143
c) Théorème d’Ampère
Considérons un ensemble de fils parcourus par des courants d’intensité I1, I2, …, In et une
courbe fermée orientée quelconque (C) enlaçant certains de ces courants. Soit n un vecteur
unitaire normal à une surface S s’appuyant sur (C) et orienté selon la règle du tire-bouchon :
un tire-bouchon tournant dans le sens choisi pour (C) traverse la surface S dans le sens de n .

Ienlacé : intensité du courant électrique enlacé par le contour (C),


comptée algébriquement.
C= ∫ [Link] = μ 0 Ienlacé Ainsi, Ienlacé = ∑ εi Ii où :
( C) i
ε i = 1 si Ii traverse la surface S dans le sens de n
ε i = −1 si Ii traverse la surface S dans le sens de − n

I3
I1 I2 I4 I5 I6
n (C ) Sur le schéma ci-contre, on a par exemple :
Ienlacé = I 2 + I3 − I 4 + I5
S

La géométrie du contour (C) est choisie de telle manière que le champ magnétique soit uni-
forme sur le contour. Il faut donc d’abord examiner les symétries de la distribution et en
déduire la direction du champ et les variables d’espace dont il dépend.
3. EN PRATIQUE…
c Déterminons le champ magnétostatique créé par un tube conducteur creux infiniment long,
de rayon intérieur R1 et de rayon extérieur R2, parcouru par un courant d’intensité I avec
un vecteur densité volumique de courant j uniforme. Déterminons le champ magnétique
B( P ) créé en tout point P de l’espace.

Compte tenu de la symétrie cylindrique de la distribution de courant, uti- z


lisons les coordonnées cylindriques (r, θ, z), l’axe Oz étant l’axe du tube.
Æ 1re étape : Examinons les propriétés de symétrie de la distribution de
courants : R1
Les plans contenant l’axe Oz sont des plans de symétrie. Au point P,
R2 (C )
B( P ) est perpendiculaire au plan contenant P et l’axe Oz :

r
B( P ) = Bθ ( r , θ, z ) uθ
I ur
La distribution de courant est invariante :
– par translation le long de l’axe Oz : B( P ) ne dépend pas de la coordonnée z.
– par rotation autour de l’axe Oz : B( P ) ne dépend pas de la coordonnée θ.
On a donc : B( P ) = Bθ ( r ) uθ . k
Page 144
Compte tenu de la symétrie cylindrique de la distribution de courant, utilisons les coordonnées
cylindriques (r, θ, z), l’axe Oz étant l’axe du tube.
Æ 2e étape : Choisissons un contour d’Ampère adapté aux symétries de la distribution de cou-
rants. Le champ magnétostatique ne dépendant que de la coordonnée d’espace r, on choisit
un contour orienté (C) circulaire, de rayon r et d’axe Oz , sur lequel le champ est uniforme.
Æ 3e étape : Exprimons la circulation du champ magnétostatique sur ce contour :

C= ∫ [Link] = ∫ Bθ (r )uθ .r dθuθ = 2πrBθ (r ).
( C) 0
Æ 4e étape : Examinons le courant enlacé par le contour d’Ampère. Trois cas doivent être dis-
tingués :
– Si r ≤ R1 , Ienlacé = 0 ⇒ 2πrBθ ( r ) = 0 ⇔ Bθ ( r ) = 0
– Si R1 ≤ r ≤ R2 , il faut calculer le courant traversant la section du conducteur creux com-
prise à l’intérieur du contour d’Ampère :
I= ∫∫ [Link] où S est la section du conducteur. j étant uniforme et colinéaire à dS , on obtient :
S

⎧⎪ I = jS = j( πR 2 − πR 2 ) πr 2 − πR12 r 2 − R12
2 1
⎨ ⇒ I enlacé = I = I
2 2
⎩⎪ Ienlacé = jSi = j( πr − πR1 ) πR22 − πR12 R22 − R12

où Si est la section du conducteur à l’intérieur du contour.

r 2 − R12 μ I r 2 − R2
On obtient donc : 2πrBθ ( r ) = μ I ⇔ Bθ ( r ) = 0 1
0
R22 − R12 2πr R 2 − R 2
2 1
μ I
– Si r ≥ R2 , Ienlacé = I ⇒ 2πrBθ ( r ) = μ I ⇔ Bθ ( r ) = 0 .
0 2πr
Le champ magnétostatique est continu en r = R1 et r = R2. Son expression en fonction de r est donc :

I = 1 A ; R 1 = 2 cm ; R 2 = 3 cm

⎧ 6,0x10
-6

⎪ B = 0 pour r ≤ R
⎪ 1

-6

⎪ μ I 2
r − R1 2 4,0x10
B(r) (T)

0
⎨B = uθ pour R1 ≤ r ≤ R2
⎪ 2 π r R22 − R12 -6
2,0x10

⎪ μ I
0
⎪⎩ B = u pour r ≥ R2
2πr θ 0,0

0 2 4 6 8 10

r (cm)
c Déterminons le champ magnétostatique créé en tout point P de l’espace par un solénoïde
infini, de section circulaire (rayon R), comportant n spires par unité de longueur, et par-
couru par un courant I.
Page 145
Compte tenu de la symétrie cylindrique de la distribution de courant, utilisons les coordon-
nées cylindriques (r, θ, z), l’axe Oz étant l’axe du solénoïde.
Æ 1re étape : Examinons les propriétés de symétrie de la distribution de courants :
Les plans normaux à l’axe Oz du solénoïde sont des plans de symétrie, donc B( P ) est perpen-
diculaire à ces plans : B( P ) = Bz ( r , θ, z ) k .
La distribution de courant est invariante :
– par translation le long de l’axe Oz : B( P ) ne dépend pas de la coordonnée z.
– par rotation autour de l’axe Oz : B( P ) ne dépend pas de la coordonnée θ.
Ainsi, B( P ) = Bz ( r ) k
Æ 2e étape : Choisissons un contour d’Ampère adapté aux symétries de la distribution de cou-
rants. Le champ magnétique ne dépend que de la coordonnée d’espace r et est colinéaire à
l’axe Oz ; choisissons un contour orienté rectangulaire ABCD dont deux des côtés sont paral-
lèles au champ, le côté AB étant sur l’axe Oz .
D2 C2

D1 C1
k
A1 B1 A2 z
B2

Æ 3e étape : Exprimons la circulation du champ magnétique sur ce contour :


B D
C= ∫ [Link] = ∫ Bz ( r = 0) k . dlk + ∫ Bz (r )k . dlk = AB Baxe − CD Bz ( r ) = AB ( Baxe − Bz ( r ) )
( C) A C

où Baxe est le champ magnétostatique sur l’axe Oz du solénoïde (r = 0) calculé dans la fiche 52
relative à la loi de Biot et Savart : Baxe = μ 0 nI . La contribution des côtés BC et DA s’annule
car la distribution de B est la même sur les deux côtés qui sont parcourus en sens inverse.
Æ 4e étape : Examinons le courant enlacé par le contour d’Ampère. Deux cas se distinguent :
– Si le contour rectangulaire est entièrement à l’intérieur du solénoïde (contour
A1B1C1D1), alors Ienlacé = 0 . Ainsi Bz ( r ) = Baxe = μ 0 nI pour r < R : le champ est uni-
forme à l’intérieur du solénoïde.
– Si le contour rectangulaire traverse le solénoïde (contour A2B2C2D2), alors
Ienlacé = μ 0 n A 2 B2 I où n A 2 B2 représente le nombre de spires sur la longueur

A 2 B2 . Ainsi C = A 2 B2 ( Baxe − Bz ( r ) ) = μ 0 n A 2 B2 I . Or Baxe = μ 0 nI ⇒ Bz ( r ) = 0


pour r > R .

⎪⎧ B = μ 0 nI k à l’intérieur du solénoïde
Finalement : ⎨
⎪⎩ B = 0 à l’extérieur du solénoïde
Le champ magnétostatique présente donc une discontinuité à la traversée de la surface du
solénoïde qui peut être assimilé à une distribution surfacique de courant.

Page 146
17 Phénomènes d’induction

1. EN QUELQUES MOTS…
Un circuit électrique peut être le siège d’un courant induit s’il est placé dans un champ
magnétique variable ou s’il se déplace dans son ensemble ou en partie au cours du temps dans
un champ magnétique constant. Ce phénomène est appelé induction électromagnétique.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Flux du champ magnétique
c Considérons une surface S. Le flux du champ magnétique à travers la surface S est la
somme des flux élémentaires à travers tous les éléments de surface dS la constituant.
B : champ magnétique (T)
Φ= ∫∫ [Link] dS = n dS : vecteur élément de surface (m2) avec n vecteur unitaire normal
S à l’élément de surface dS.
Φ : flux du champ magnétique (Weber, Wb)
cPropriétés :
Le flux du champ magnétique à travers une surface S fermée est nul : ∫∫ [Link] = 0 .
S
Soit un contour fermé. Le flux du champ magnétique est indépendant du choix de la surface
orientée s’appuyant sur ce contour.
Un tube de champ magnétique a le même flux dans toute section. On dit que le champ
magnétique est à flux conservatif. Cela signifie que si la section du tube de champ se rétrécit,
les lignes de champ sont plus concentrées et le champ magnétique est plus intense.
b) Loi de Faraday
c Toute variation du flux Φ du champ magnétique à travers un circuit électrique induit une
force électromotrice (f.é.m.) dans ce circuit. La loi de Faraday relie la f.é.m. induite e(t) à la
variation du flux :
Φ : flux du champ magnétique (Wb)

e(t ) = − t : temps (s)
dt
e : force électromotrice induite (Volts, V)
c Le flux Φ du champ magnétique à travers un circuit électrique peut varier si la surface du
circuit varie au cours du temps, si le champ magnétique est variable ou enfin si l’orientation
du circuit par rapport au champ B varie au cours du temps.
c La création d’une f.é.m. induite se traduit par le passage d’un courant induit dans le circuit.
c) Loi de Lentz
c Le courant induit s’oppose toujours à la cause qui lui a donné naissance.
Cette loi justifie le signe négatif dans la loi de Faraday.
c Détermination du sens du courant induit :
On choisit un sens positif arbitraire sur le circuit. L’application de la règle du tire-bouchon
impose alors le sens du vecteur unitaire n . On exprime ensuite le flux Φ du champ magnétique
à travers le circuit puis la f.é.m. induite e(t). Le sens du courant induit est déduit du signe de e(t).
Page 147
Si e(t) > 0, le courant induit circule dans le sens positif choisi ; si e(t) < 0, le courant induit circule
dans le sens opposé au sens positif choisi.
3. EN PRATIQUE…
c Étudions le cas d’un circuit mobile dans un champ magnétique uniforme et constant.
Un circuit électrique comprenant une résistance et terminé par une tige conductrice mobile
MN est placé dans un champ magnétique B constant et uniforme, de direction perpendicu-
laire au plan du circuit. Montrons qu’un déplacement de la tige conductrice MN induit un
courant électrique dans le circuit, dont le sens dépend du sens de déplacement de la tige.

+ M
Le flux du champ magnétique à travers le circuit varie au cours du
n temps par l’intermédiaire de la variation de la surface S du circuit.
Choisissons un sens positif sur le circuit. La règle du tire-bouchon
R
fixe alors le sens du vecteur unitaire n normal à la surface du circuit.
Le champ magnétique B étant uniforme sur la surface du circuit, le

N
∫∫
flux du champ magnétique s’écrit : Φ = [Link] = B.n dS = BS ∫∫
B S S
dΦ dS
La f.é.m. induite e(t) se déduit de la loi de Faraday : e(t ) = − = − B , B étant constant.
dt dt
Ainsi si la tige MN est déplacée vers la droite (S augmente) alors e(t) < 0 : le courant induit
circule dans le sens opposé au sens positif choisi. Si la tige MN est déplacée vers la gauche
(S décroît), alors e(t) > 0 : le courant induit circule dans le sens positif choisi.
c Étudions le cas d’un circuit fixe dans un champ magnétique variable.
Un solénoïde infini, d’axe Oz , de rayon R, comportant n spires par unité de longueur, est parcouru
par un courant variable i(t ) = i0 cos(ωt ) . On rappelle que le champ magnétique produit par un
⎧⎪ B(t ) = μ 0 n i(t ) k à l’intérieur du solénoïde
solénoïde infini est uniforme et égal à : ⎨
⎩⎪ B(t ) = 0 à l’extérieur du solénoïde
Un cadre carré placé dans le plan (O, x , y ) entoure le solénoïde. Montrons qu’un courant
induit sinusoïdal circule dans le cadre.
Le flux du champ magnétique à travers le cadre varie au cours du temps par
l’intermédiaire de la variation du champ magnétique au cours du temps. z
Choisissons un sens positif sur le cadre. La règle du tire-bouchon fixe alors le z
sens du vecteur unitaire n normal à la surface du cadre.
Exprimons le flux du champ magnétique à travers la surface S du cadre :
Φ= ∫∫ [Link] or B(t ) = 0 à l’extérieur du solénoïde donc le flux n’est non nul
S n
qu’à travers la section Ssol = πR 2 du solénoïde :
Φ= ∫∫ [Link] = ∫∫ B.n dS = μ0 n i(t ) S sol = μ 0 n i(t ) πR 2, B étant uniforme sur +
Ssol Ssol
la section du solénoïde.
dΦ di
e(t ) = − = −μ 0 nπR 2 = μ 0 nπR 2 i0ω sin(ωt )
dt dt
Le cadre est donc parcouru par un courant sinusoïdal orienté dans le sens k
positif choisi.
Page 148
18 Équations de Maxwell

1. EN QUELQUES MOTS…
Les lois locales décrivant les propriétés du champ électromagnétique en tout point de l’espace sont
établies en régime permanent (indépendant du temps). Ces lois, qui constituent les équations de
Maxwell, sont obtenues à partir des équations intégrales comme le théorème de Gauss ou le théo-
rème d’Ampère. Les équations de Maxwell générales qui permettent de décrire les phénomènes
électromagnétiques dépendant du temps, tels que l’induction, sont ensuite énoncées.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Équations de Maxwell en régime permanent
Présentons, en régime permanent, le passage des équations intégrales aux équations locales :

Forme intégrale Relations de passage Forme locale


– Théorème de Green-
Théorème de Gauss Ostrogradski (annexe B) : Équation de Maxwell-Gauss :
∫∫ [Link] = ∫∫∫ div E dV
div E =
ρ
Φ= ∫∫ [Link] = Q int S V
– Charge Qint contenue à
ε0
S –1
l’intérieur de la surface de E : champ électrostatique (V.m )
(fiche 47) ρ : densité volumique de charge (C.m–3).
Gauss : Q int = ∫∫∫
ρ dV
V
Circulation du champ
électrostatique nulle sur Théorème de Stokes Équation de Maxwell-Faraday :
un contour fermé (C) : (annexe B) :
rot E = 0
C= ∫[Link] = 0
∫ [Link] = ∫∫ rot [Link]
( C) E : champ électrostatique (V.m–1)
( C) S
(fiche 45)
– Théorème de Stokes
(annexe B) : Équation de Maxwell-Ampère :
Théorème d’Ampère : ∫
[Link] = rot [Link] ∫∫ rot B = μ 0 j
C= ∫ [Link] = Ienlacé ( C) S
– Courant électrique enlacé B : champ magnétostatique (T)
( C)
(fiche 53) par le contour d’Ampère (C) :
j : vecteur densité de courant élec-
Ienlacé = [Link] ∫∫
trique (A.m–2)
S

Flux du champ magné-


tostatique nul à travers Théorème de Green-Ostro- Équation de Maxwell-Flux :
une surface fermée S : gradski (annexe B) :
div B = 0
Φ= ∫∫ [Link] = 0 ∫∫ [Link] = ∫∫∫ div B dV B : champ magnétostatique (T)
S S V
(fiche 56) Page 149
b) Équations de Maxwell en régime dépendant du temps
Les équations de Maxwell-Faraday et de Maxwell-Ampère sont modifiées en régime dépen-
dant du temps ; elles couplent le champ électrique E et le champ magnétique B . Les quatre
équations de Maxwell s’écrivent alors :

ρ ⎧ ∂B
⎧ ⎪⎪rot E = − ∂t
⎪div E = ε
⎨ 0 ⎨
⎪ ⎪ ∂E
⎩div B = 0 ⎪⎩rot B = μ 0 j + ∂t

3. EN PRATIQUE…

z
Déterminons le champ magnétostatique B( P ) créé en tout point P de
l’espace par un tube conducteur creux infiniment long, parcouru par un
courant d’intensité I, avec un vecteur densité volumique de courant j R1
uniforme et selon l’axe Oz du tube. On note R1 le rayon intérieur du
tube et R2 son rayon extérieur. Montrons que l’équation locale de
R2
Maxwell-Ampère rot B = μ 0 j permet de retrouver le résultat obtenu
précédemment par le théorème d’Ampère (fiche 53).
Nous avions montré que : B( P ) = Bθ ( r ) uθ dans la base de coordonnées I
cylindriques. L’expression de rot B dans cette base se réduit donc à :
1 ∂( rBθ )
rot B = k (Annexe B).
r ∂r
k
Écrivons l’équation de Maxwell-Ampère pour chacune des régions de l’espace :
1 ∂( rBθ ) C
– Si r ≤ R1, j = 0 ⇒ = 0 ⇒ Bθ ( r ) = 1 où C1 est une constante. Or,
r ∂r r
Bθ (0) = 0 ⇒ C1 = 0 .
1 ∂( rBθ ) r C
– Si R1 ≤ r ≤ R2 , j = j k ⇒ = μ 0 j ⇔ Bθ ( r ) = μ 0 j + 2 où C2 est une cons-
r ∂r 2 r
tante.
C
– Si r ≥ R2 , j = 0 ⇒ Bθ ( r ) = 3 où C3 est une constante.
r
Les constantes sont déterminées avec les conditions de continuité en r = R1 et r = R2.
On obtient ainsi l’expression du champ magnétostatique en fonction de r :

⎪ B = 0 pour r ≤ R Or la densité volumique de courant j est reliée à
⎪ 1
⎪⎪ μ j⎛ R12⎞ l’intensité I par la relation : I = j ( πR22 − πR12 ).
0
⎨B = ⎜r − ⎟ u pour R1 ≤ r ≤ R2 On retrouve bien l’expression du champ magné-
⎪ 2 ⎝ r ⎠ θ
tostatique obtenue précédemment par le théorème
⎪ μ j d’Ampère.

⎩⎪
B = 0
2r
( )
R22 − R12 uθ pour r ≥ R2

Page 150
19 Réflexion et réfraction

1. EN QUELQUES MOTS…
Lorsque la lumière passe d’un milieu transparent à un autre, sa trajectoire est déviée. De plus,
une partie de la lumière est réfléchie dans le milieu d’origine. Ces phénomènes appelés res-
pectivement réfraction et réflexion sont décrits par les lois de Snell-Descartes.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Lois de la réflexion et de la réfraction : lois de Snell-Descartes
On appelle dioptre la surface séparant deux milieux transparents d’indices optiques différents.
On note n1 l’indice optique du milieu 1 et n2 celui du milieu 2.
Un rayon lumineux dans le milieu 1 intercepte le dioptre en un point noté I appelé point
d’incidence. Ce rayon, dit incident, donne lieu à un rayon réfracté dans le milieu 2 et à un
rayon réfléchi dans le milieu 1.
On appelle plan d’incidence le plan contenant le rayon incident au point I et la normale au
dioptre en ce point.
Dioptre
Rayon incident Milieu 1
n1
n2
Milieu 2
i
i’ I

Rayon réfléchi
r

Rayon réfracté
Les lois de Snell-Descartes régissent la réflexion et la réfraction de la lumière sur le dioptre :
Æ Lois de la réflexion :
– Le rayon réfléchi est dans le plan d’incidence.
– Le rayon réfléchi est le symétrique du rayon incident par rapport à la normale au
dioptre ; l’angle de réflexion i¢ est égal à l’angle d’incidence i.
Æ Lois de la réfraction :
– Le rayon réfracté est dans le plan d’incidence.
– L’angle d’incidence i et l’angle de réfraction r sont liés par la relation :

n1 sin i = n2 sin r
b) Phénomène de réflexion totale
Prenons l’exemple d’un dioptre plan séparant deux milieux d’indices optiques n1 (milieu 1) et
n2 (milieu 2). Considérons un rayon incident sur ce dioptre dans le milieu 1. Deux cas peuvent
se présenter suivant que le milieu 1 est plus réfringent (plus réfracteur) ou moins réfringent
que le milieu 2 :

Page 151
n1 < n2 n1 > n2
e
Comparaison La 2 loi de la réfraction, La 2e loi de la réfraction,
entre les angles n1 sin i = n2 sin r , implique : i > r . n1 sin i = n2 sin r , implique : i < r .
d’incidence Ainsi, le rayon réfracté se rapproche Ainsi, le rayon réfracté s’écarte de la
et de réfraction
de la normale. normale.

Rayon incident Rayon réfléchi Rayon incident Rayon réfléchi

i i’ i i’
Milieu 1 Milieu 1
I n1 n1
Schéma I
n2 n2
Milieu 2 Milieu 2
r
r Rayon réfracté
Rayon réfracté

π
Lorsque i varie de 0 à
, il existe un
2
Le rayon réfracté existe donc quel angle d’incidence limite ilim au-delà
que soit l’angle d’incidence i compris duquel il n’y a plus de rayon réfracté.
entre 0 et π . L’angle d’incidence limite ilim est
2 π
L’angle de réfraction limite rlim obtenu pour r = :
2
Angle limite π π
est obtenu pour i = : n1 sin ilim = n2 sin
2 2
π
n1 sin = n2 sin rlim n
2 ⇔ ilim = Arc sin 2 .
n1
⎛n ⎞
⇔ rlim = Arc sin ⎜ 1 ⎟ Ainsi, si i > ilim, il n’y a pas de rayon
⎝ n2 ⎠
réfracté ; on dit qu’il y a réflexion
totale.

3. EN PRATIQUE…
c Un rayon lumineux se propageant dans l’eau arrive avec un angle d’incidence i = 45˚ sur un
dioptre eau-air. On donne les indices de réfraction de l’eau n1 = 1,33 et de l’air n2 = 1,00.
Cherchons s’il existe un rayon réfracté.
Le rayon passe d’un milieu plus réfringent à un milieu moins réfringent ; il peut donc être
totalement réfléchi si i ≥ ilimoù ilim est l’angle limite de réflexion totale. Calculons ilim :

Page 152
⎛n ⎞
ilim = Arc sin ⎜ 2 ⎟ = 48, 8° .
⎝ n1 ⎠
r
air i < ilim ⇒ il existe un rayon réfracté.
n2 Calculons l’angle de réfraction r :
I
1, 33
n1 n1 sin i = n2 sin r ⇔ sin r = sin 45°
1, 00
eau ⇔ r = 70,1˚
i On peut donc tracer le rayon réfracté, en rouge
sur la figure.

c Étudions le stigmatisme du dioptre plan.


Un dioptre plan sépare deux milieux d’indices optiques n1 (milieu 1) et n2 (milieu 2) avec n1 < n2.
Considérons un point objet A réel dans le milieu 1 et H son projeté orthogonal sur la surface du
dioptre. Traçons l’image A¢ de A.

A’ Le rayon AH normal à la surface du dioptre se


réfracte sans déviation. L’image A¢ de A se
trouve donc sur la droite (AH).
Traçons un second rayon AI arrivant sur le diop-
A i
tre en I avec un angle d’incidence i et se réfrac-
tant avec un angle de réfraction r tel que :
n1 sin i = n2 sin r .
n1
Les deux rayons émergents étant divergents,
H I n2 l’image A’ est virtuelle et située à l’intersection
des prolongements des rayons émergents.
On note que A et A¢ sont du même côté du
r dioptre : si l’objet A est réel, l’image A¢ est vir-
tuelle et inversement.

Æ Étudions le stigmatisme rigoureux du dioptre plan :


La propriété de stigmatisme rigoureux est vérifiée si la position de l’image ponctuelle A¢ est
indépendante de l’angle d’incidence i du rayon AI.
On a les relations géométriques suivantes :
⎧ HI
⎪ tan i = HA tan i
⎨ ⇒ HA' = HA
⎪ tan r = HI tan r
⎩ HA'
Sachant que n1 sin i = n2 sin r , on peut exprimer HA’ en fonction de HA et i :

sin i cos r ⇔ n 1 − sin 2 r


HA' = HA HA' = HA 2
sin r cos i n1 cos i

Page 153
2
⎛n ⎞
1 − ⎜ 1 ⎟ sin 2 i 2 2 2
n2 ⎝ n2 ⎠
⇔ HA' = HA ⇔ HA' = HA n2 − n1 sin i .
n1 cos i n1 cos i
Cette expression montre que lorsque l’angle d’incidence i varie, la distance HA¢ ne reste pas
constante. Ainsi, la position de l’image de A n’est pas unique : le dioptre plan n’est pas rigou-
reusement stigmatique pour un point objet A quelconque.
Le stigmatisme rigoureux n’est obtenu que pour deux positions particulières de l’objet ponc-
tuel A : à l’infini et sur la surface du dioptre.
Æ Étudions les conditions de stigmatisme approché du dioptre plan :
Si l’angle d’incidence i est faible, alors : cos i ≈ 1 et n12 sin 2 i n22 .
n
L’équation précédente devient : HA' = HA 2 .
n1
Ainsi, lorsque l’angle d’incidence i est faible, la distance HA¢ est indépendante de i : la posi-
tion de A¢ devient unique.
Il y a stigmatisme approché pour tout point objet à distance finie qui n’envoie sur la surface
du dioptre qu’un faisceau de rayons peu inclinés par rapport à la normale.
c Étudions l’image par une lame à faces parallèles d’un point objet à l’infini.
Une lame à faces parallèles en verre, d’épaisseur e, d’indice optique n = 1,5, est placée dans
l’air. Déterminons la position de l’image ponctuelle A¢ d’un objet ponctuel A à l’infini.

L’objet ponctuel A envoie un faisceau


parallèle incliné d’un angle i = 40˚ par
rapport à la normale à la lame.
i Les rayons sont réfractés sur le premier
dioptre air-verre. On obtient donc dans
air la lame un faisceau parallèle incliné d’un
n r angle r tel que :
sin i = n sin r ⇒ r = 25, 4°
verre r Les rayons sont incidents sur le dioptre
air verre-air avec un angle d’incidence
i r = 25, 4° . L’angle d’émergence r¢ des
rayons est donc donné par la relation :
n sin r = sin r '
Ainsi r ' = i = 40° .

On obtient ainsi en sortie de la lame un faisceau parallèle dont la direction est la même que
celle du faisceau incident. L’image d’un objet ponctuel à l’infini par une lame à faces paral-
lèles est à l’infini, dans la même direction que l’objet.

Page 154
20 La thermodynamique

1. EN QUELQUES MOTS…
Les principales notions utilisées en thermodynamique (système, état d’équilibre thermo-
dynamique, transformation) sont définies. La méthode de résolution d’un problème de
thermodynamique est décrite.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Système thermodynamique
c Le système est l’objet de l’étude. Les systèmes thermodynamiques sont des systèmes
macroscopiques : ils comportent un grand nombre de particules. Par exemple, le système
constitué de 3 g d’eau est un système macroscopique, il contient 1023 molécules d’eau.
Le milieu extérieur est, par définition, le complément du système dans « l’Univers ».
c Les échanges avec le milieu extérieur (échange de matière, échange d’énergie) ont lieu au
niveau de la surface séparant celui-ci du système. D’où les différents systèmes :
– Isolé : le système n’a aucun échange avec le milieu extérieur.
– Fermé : le système échange de l’énergie, mais pas de matière avec le milieu extérieur.
– Ouvert : le système échange de la matière et de l’énergie avec le milieu extérieur.
Un système est homogène, si ses propriétés sont les mêmes en tous ses points.
b) État d’équilibre thermodynamique et variables thermodynamiques
Les propriétés du système sont décrites par un petit nombre de variables macroscopiques.
Définissons l’équilibre thermodynamique
– Un état stationnaire est un état décrit par des variables indépendantes du temps.
– Un état d’équilibre thermodynamique est un état où le système est dans un état stationnaire
et est homogène. Il est décrit par des variables thermodynamiques qui sont indépendantes
du temps et ont la même valeur en tout point du système, par exemple la pression, la tem-
pérature. L’état d’équilibre thermodynamique est un état d’équilibre global.
c Propriétés des variables thermodynamiques
Æ Variables extensives, variables intensives
Deux systèmes identiques dans le même état d’équilibre thermodynamique sont réunis en un
seul système. Les variables thermodynamiques décrivant le système global sont :
– Soit multipliées par 2, ces variables sont appelées variables extensives, par exemple la
masse, le volume, l’énergie… Les variables extensives vérifient la propriété d’additivité.
– Soit identiques à leurs valeurs initiales, ces variables sont appelées variables intensives,
par exemple la pression, la température, la masse volumique…
Æ Toutes les variables décrivant un système à l’équilibre thermodynamique ne sont pas indé-
pendantes. Elles sont reliées par une relation appelée équation d’état.
Considérons, par exemple, l’état d’équilibre thermodynamique d’un gaz. Le nombre n de
moles, la pression p, la température T et le volume V décrivent l’état du gaz. Ces variables ne
sont pas indépendantes et sont reliées par l’équation d’état : p = f ( n, V , T ) .
Si le système gazeux est fermé, n est fixé, il n’y a donc que deux variables indépendantes. Les
états d’équilibre thermodynamique de ce système peuvent être représentés dans un espace à
deux dimensions muni d’axes orthonormés, par exemple le diagramme de Watt (p, V).
Page 155
c) Transformation
c Une transformation est une évolution du système d’un état à un autre. Dans le cadre de la
thermodynamique à l’équilibre, l’état initial et l’état final sont des états d’équilibre thermo-
dynamique. On distingue :
Æ transformation spontanée : les états intermédiaires ne sont pas nécessairement des états
d’équilibre (les variables thermodynamiques du système ne sont pas définies à cause des
inhomogénéités du système lors de la transformation).
Æ transformation quasistatique : c’est une suite d’états d’équilibre du système ; c’est donc une
transformation suffisamment lente. Les variables définissant le système sont connues dans
tous les états intermédiaires.
c Transformations particulières

Transformation Définition
cyclique l’état final est identique à l’état initial
isochore le volume du système reste constant lors de la transformation
monobare la pression du milieu extérieur est constante durant la transformation
monotherme la température du milieu extérieur est constante durant la transformation
isobare la pression du système est constante durant la transformation
isotherme la température du système est constante durant la transformation
Les transformations isobare et isotherme sont nécessairement quasistatiques, car l’état du
système est défini pendant toute la transformation.
d) Échanges d’énergie
c Le travail est le transfert d’énergie associé au travail de forces non conservatives (ne déri-
vant pas d’une énergie potentielle). Il est lié à des mouvements macroscopiques ; exemple :
le travail des forces de pression.
c Le transfert thermique (ou chaleur) correspond à tout transfert d’énergie qui n’est pas du
travail. Au niveau microscopique, il correspond à un transfert d’énergie d’une forme
d’énergie à de l’énergie microscopique d’agitation moléculaire
existant dans tout système.
Les échanges sont des grandeurs algébriques qui sont : Système
– positives si elles sont reçues du milieu extérieur par le système ;
– négatives si elles sont cédées au milieu extérieur par le système. > 0 <0
c Différents types de parois peuvent limiter un système :
Æ les parois adiabatiques ou calorifugées ne permettent pas le transfert thermique, la trans-
formation subie par le système est appelée transformation adiabatique.
Æ les parois diathermanes permettent le transfert thermique
Æ lorsque les parois sont fixes et rigides, le travail des forces de pression est nul.
3. EN PRATIQUE…
Pour traiter un problème en thermodynamique, il est nécessaire de :
1. définir le système étudié ; le choix n’est pas unique
2. caractériser la transformation subie par le système
3. caractériser l’état initial et l’état final.
Cela permet de déterminer, en particulier, les variables inconnues du problème.
Ensuite, les conditions d’équilibre, l’équation d’état et les principes de la thermodynamique
sont utilisés pour résoudre le problème.
Page 156
20 Gaz et phases condensées

1. EN QUELQUES MOTS…
Dans la vie courante, on parle de solides, de liquides et de gaz. Les gaz sont parfois décrits par le
modèle du gaz parfait ; les solides et les liquides peuvent dans certains cas être modélisés par une
phase condensée indilatable et incompressible. L’aspect microscopique de ces modèles est étudié.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) États de la matière
c Aspect macroscopique :
Les coefficients thermoélastiques relient la variation relative de volume à la variation de tem-
pérature (à pression constante) ou à la variation de pression (à température constante).

1 ⎛ ∂V ⎞ V : volume (m3)
αp = ⎜ ⎟
V ⎝ ∂T ⎠ p αp : coefficient de dilation thermique isobare (unité : K−1)
T : température
1 ⎛ ∂V ⎞ χT : compressibilité isotherme (unité : Pa-1) avec χT > 0
χT = − ⎜ ⎟
V ⎝ ∂p ⎠ T p : pression (Pa)

L’équation d’état d’une masse donnée V = f (p,T) s’obtient à partir des coefficients thermoélastiques.
En différentiant, on obtient :
⎛ ∂V ⎞ ⎛ ∂V ⎞
dV = ⎜ dT + ⎜ dp ⇔ dV = V α p dT − V χT dp .
⎝ ∂T ⎟⎠ p ⎝ ∂p ⎟⎠ T
Donnons quelques ordres de grandeur des coefficients thermoélastiques pour un solide, un
liquide et un gaz à la pression atmosphérique et à température ambiante :

Matériau α p ( K−1) χT (Pa−1) masse volumique ρ (kg.m−3)


aluminium 7,2 10-5 1,4 10-11 2,7 103
eau 2,1 10-4 4,6 10-10 103
dioxygène 3,3 10-3 10-5 1,43
Les masses volumiques des liquides et des solides sont comparables et très supérieures à
celles des gaz. Les liquides et les solides ont des compressibilités isothermes très inférieures
à celles des gaz, les liquides étant plus compressibles que les solides. Les solides et les liqui-
des sont appelés phases condensées.
c Aspect microscopique :
– Le solide est le plus ordonné, il possède un ordre à longue portée dû aux interactions attrac-
tives entre les particules qui le composent (atomes, molécules, ions). L’effet de la tempéra-
ture (agitation thermique) est de faire vibrer les particules autour de leur position moyenne.
– Le gaz est le plus désordonné. Les forces attractives sont à courte portée (de l’ordre de
quelques tailles moléculaires). L’agitation thermique induit un désordre total avec de
nombreux chocs entre les molécules de gaz ou avec les parois du récipient qui le contient.
– Le liquide est intermédiaire. Chaque molécule conserve des interactions avec ses plus proches
voisins, mais est en mouvement par rapport aux autres. Il en résulte un ordre à courte portée.
Page 157
b) Phase condensée indilatable et incompressible
Les liquides et les solides peuvent être décrits, en première approximation, par cette phase.
Elle est définie par : αp = 0 et χT = 0. L’équation devient : dV = 0 ⇒ V = V0
C’est l’équation d’état : le volume d’une masse de phase condensée indilatable et incompres-
sible est constant, indépendant de la température et de la pression.
c) Gaz parfait
c Le gaz parfait est un gaz dans lequel les molécules sont sans interaction. Il correspond au
cas limite où la densité moléculaire est faible, si bien que la distance moyenne entre molé-
cules est grande ; les interactions entre molécules sont alors négligeables.
c L’équation d’état du gaz parfait a été déterminée expérimentalement au XVIII
ème siècle sur

l’air dans un domaine limité de pression et de température. Elle s’écrit :


p : pression du gaz (Pa) ; V : volume du gaz (m3)
pV = nRT n : nombre de moles de gaz (mol) ; T : température du gaz (Kelvin, K)
R : constante des gaz parfaits avec R = 8,314 [Link]-1
Æ La température T est la température thermodynamique exprimée en K ; elle est reliée à la
température en ˚C par : T(en K) = T (en ˚C) + 273,15. La température thermodynamique est
nécessairement positive et est celle qui intervient en thermodynamique.
Æ Un modèle microscopique du gaz parfait (molécules ponctuelles et hypothèse statistique
sur la distribution des vitesses des molécules) conduit à cette équation d’état.
d) Gaz réels
Les gaz parfaits ne peuvent pas être liquéfiés, car il n’y a pas d’interaction.
Pour décrire les gaz réels, un modèle souvent utilisé est le gaz de van der Waals qui tient
compte de la taille finie des molécules et des forces attractives entre les molécules, ces forces
diminuant quand le volume molaire augmente.
Des tables thermodynamiques permettent aussi de décrire ces gaz.
3. EN PRATIQUE…
c Déterminons les coefficients thermoélastiques du gaz parfait :

1 ⎛ ∂V ⎞ 1 ⎛ nR ∂T ⎞ nR 1
le coefficient de dilation thermique isobare α p = ⎜ ⎟ = ⎜ ⎟ = =
V ⎝ ∂T ⎠ p V ⎝ p ∂T ⎠ p pV T

1
⎛ ∂V ⎞ 1⎛ ( )
∂ p −1 ⎞ ⎛ nRT ⎞ ⎛ 1 ⎞ 1
la compressibilité isotherme χT = − ⎜⎝ ⎟⎠ = − ⎜ nRT ⎟ = −⎜ − =
⎝ V ⎟⎠ ⎜⎝ p 2 ⎟⎠ p
V ∂p T V ⎜⎝ ∂p ⎟⎠
T
5
c Déterminons la variation relative de volume de l’eau quand la pression varie de 10 Pa à 10
6

Pa à T = 20 ˚C. La compressibilité isotherme de l’eau χT = 4,6. 10-10 Pa-1 est indépendante de p.


Le volume ne dépend alors que de p ; la définition de la compressibilité isotherme donne :
dV V2 dV p2 ⎛V ⎞
χT d p ⇔ ln ⎜ 2 ⎟ = − χT ( p2 − p1 ) ou V2 = V1 e T ( 2 1 ) .
−χ p − p
V
= − χT dp ⇒ ∫V1 V
=− ∫p
1 ⎝ V1 ⎠
-4
Comme χT ( p2 − p1 ) = 4,14. 10 , la relation peut donc être approximée par :
V2 − V1
V2 ≅ V1 (1 − χT ( p2 − p1 )) ⇔ ≅ − χT ( p2 − p1 ) = 4, 14.10−4 .
V1
Cet ordre de grandeur montre que l’approximation de la phase condensée est justifiée.

Page 158
21 Travail des forces de pression

1. EN QUELQUES MOTS…
Le travail des forces de pression est un exemple de travail de forces non conservatives.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Définition de la pression

Considérons un fluide au repos. Soit une surface fermée fictive Σ dans n


ce fluide et dA un élément de surface au point M sur Σ. M

La pression au point M est définie à partir de la force dF due à l’action dA


Σ
du fluide extérieur à Σ agissant sur l’élément de surface dA au voisinage dF
du point M.

p(M) : pression au point M


: force exercée sur la surface dA
dA : élément de surface sur Σ au voisinage du point M
: vecteur unitaire normal extérieur à Σ au point M
La pression au point M est un scalaire.
b) Condition d’équilibre mécanique du piston

Un gaz est enfermé dans un cylindre fermé par un piston


de surface A. L’ensemble se trouve dans une atmosphère
à la pression pext.
Le système considéré est le gaz ; le milieu extérieur est
constitué du cylindre, du piston et de l’atmosphère.
Le vecteur i est le vecteur unitaire normal extérieur au
piston dans la direction x.

Le gaz est dans un état d’équilibre thermodynamique à la pression p.


La force exercée par l’atmosphère sur le piston est : Fext = − pext Ai .
La force exercée par le gaz sur le piston est : Fgaz = p Ai
À l’équilibre mécanique du piston : Fext + Fgaz = 0 ⇔ p = pext .
c) Travail élémentaire des forces de pression reçu par le système du milieu extérieur
Lorsque le piston subit un déplacement infinitésimal dx dans la direction i , le travail élémen-
taire δW reçu par le gaz est : δW = Fext ⋅ idx = − pext Adx .
En appelant dV = Adx, la variation de volume du système, ce travail s’écrit : δW = − pext dV .
c Pourquoi la pression extérieure intervient-elle dans l’expression du travail élémentaire ?
L’atmosphère, qui a une taille beaucoup plus grande que le système, n’est pas perturbée par
le mouvement du piston. La pression extérieure est toujours définie pendant la transforma-
tion, ce qui n’est pas le cas de la pression du système.
Page 159
cLe travail W dépend du chemin suivi. Lors d’une transformation infinitésimale, le travail
échangé est une forme différentielle notée δW.
Lors d’une transformation de (I) à (F) le long du chemin (C), le travail W des forces de pres-
VF
sion est l’intégrale le long du chemin (C) : W = − ∫V ( C ) pext dV
I
c L’expression élémentaire du travail des forces de pression est le produit d’une variable
intensive (– p) par la variation d’une grandeur extensive (V).
D’autres travaux peuvent être utilisés, ceux-ci auront la même forme. Prenons l’exemple d’un
fil élastique soumis à une tension F , il subit un allongement dl et reçoit du milieu extérieur le
travail : δW = F dl .
d) Expression du travail des forces de pression dans quelques cas particuliers
c Transformation isochore (volume du système contant) : W = 0.
c Transformation monobare (à pression extérieure constante) : W = − p
ext ΔV ( ΔV est la
variation de volume lors de la transformation).
c Transformation quasistatique : c’est une suite d’états d’équilibre entre l’état initial (I) et l’état
final (F), par suite la pression p du système en tout point de la transformation est définie et
égale à la pression extérieure : pext = p fi Le travail élémentaire s’écrit : δW = − pdV .

p Tous les points de la transformation peuvent être représentés dans le


diagramme p,V (figure ci-contre) ; le chemin suivi (C C) est la courbe
I
rouge entre (I) et (F).
V
F ∫
Le travail échangé W lors de la transformation est : W = − F p dV .
VI ( C )
L’aire sous la courbe (zone rougie) correspond au travail reçu par le
système. Cette aire délimitée par la courbe IFBA est orientée par le
V
A B sens de la transformation.
Le travail est positif si la courbe IFBA est parcourue dans le sens trigonométrique.
Sur la figure, c’est le sens opposé : le travail est donc négatif ; le travail est fourni par le sys-
tème au milieu extérieur. La transformation étudiée est la détente d’un gaz.
3. EN PRATIQUE…
Une mole de gaz parfait monoatomique est comprimé de la pression initiale pI = 105 Pa à la
pression finale pF = 2.105 Pa lors d’une transformation isotherme à la température T = 300 K.
Déterminons le travail W reçu par le gaz.
La transformation étant isotherme, elle est quasistatique.
⇒ La pression p du système est alors connue en tout point de la transformation.
Cette transformation peut être représentée dans le diagramme p, V. p
F
L’équation de la courbe est : pV = RT = cste ; c’est l’équation d’une pF
hyperbole.
En tout point de la transformation pext = p ⇒ δW = − pext dV = − pdV . pI I

Le travail W reçu par le gaz lors de la transformation s’écrit donc :


V
VF VF dV ⎛V ⎞ VF VI
W =− ∫V p dV = − RT ∫V = − RT ln ⎜ F ⎟ .
I I V ⎝ VI ⎠

⎛ pI ⎞ ⎛p ⎞
pIVI = pFVF ⇒ W = − RT ln ⎜ ⎟ = RT ln ⎜ F ⎟ = 1,73 kJ.
⎝ pF ⎠ ⎝ pI ⎠
Page 160
22 Premier Principe

1. EN QUELQUES MOTS…
L’existence de forces non conservatives (forces de frottements…) entraîne la non-conservation
de l’énergie mécanique. L’énergie totale d’un système est définie ainsi que son énergie interne.
L’équation de bilan de l’énergie totale d’un système fermé correspond au premier principe.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
Considérons un système fermé.
a) Définition de l’énergie totale
Etot : énergie totale du système (J)
Etot = EC + E p EC : énergie cinétique du système (J)
E p : énergie potentielle du système (J)

À l’aide du théorème de Koenig (fiche 16), l’énergie cinétique EC du système s’écrit :


EC : énergie cinétique du système

EC = E K + ET E K : énergie cinétique macroscopique due au mouvement d’ensemble


ET : énergie cinétique microscopique dans le référentiel barycentrique
(énergie d’agitation thermique).
L’énergie potentielle E p du système est donnée par :
E p : énergie potentielle du système
E p ext : énergie potentielle due aux forces extérieures dérivant d’un
E p = E p ext + E p int potentiel
E p int : énergie potentielle intérieure (on suppose que les forces inté-
rieures d’interaction dérivent d’un potentiel et qu’elles sont à courte
portée)
L’énergie totale est une grandeur extensive. Elle est définie à une constante près.
b) Définition de l’énergie interne
L’énergie totale du système Etot se met sous la forme :
Etot : énergie totale du système
Etot = EMacro + U EMacro : énergie macroscopique EMacro = E K + E p ext
U : énergie microscopique U = ET + E p int
c La partie microscopique U est par définition l’énergie interne U du système.
L’énergie interne U d’un système est son énergie microscopique dans le référentiel barycentrique.
On en déduit que l’énergie interne U est aussi une grandeur extensive.
c) Fonction d’état
c Définition : Une fonction d’état est une fonction dont la variation lors d’une transformation
ne dépend que de l’état initial et de l’état final.
Page 161
Cette variation ne dépend donc pas du chemin suivi lors de la transformation.
c Les énergies cinétiques EC et les énergies potentielles E p sont des fonctions d’état.
En conséquence, l’énergie totale Etot et l’énergie interne U sont des fonctions d’état.
c Lors d’une transformation finie de l’état initial (I) à l’état final (F), la variation d’une fonc-
tion d’état f(x, y) dépendant de deux variables est notée Δf et donnée par :
Δf = f ( xF , yF ) − f ( xI , yI )
où les indices I et F représentent respectivement l’état initial (I) et l’état final (F).
c Une fonction d’état est une différentielle totale (Annexe A).

d) Premier principe pour un système fermé


c Énoncé : pour un système fermé évoluant entre deux états d’équilibre thermodynamique
(I) et (F), la variation d’énergie totale ΔEtot est égale à la somme du travail W et du trans-
fert thermique Q reçus du milieu extérieur :

ΔEtot : variation d’énergie totale (J) avec Etot = EMacro + U


ΔEtot = Etot ( F ) − Etot ( I ) W : travail (des forces non conservatives) reçu du milieu
=W +Q extérieur (J)
Q : transfert thermique reçu du milieu extérieur (J)
Le transfert thermique Q et le travail W dépendent du chemin suivi lors de la transformation.
c Le premier principe est un exemple d’équation de bilan d’une grandeur extensive. Néanmoins,
c’est un cas particulier où il n’existe pas de terme de création ou d’annihilation (destruction)
d’énergie : la grandeur est dite conservative.
c Considérons quelques cas particuliers :
– Lorsque le système est isolé : il n’y a pas d’échange d’énergie avec le milieu extérieur
⇒ ΔEtot = 0 : l’énergie totale d’un système isolé est conservée.
– Lorsque le système fermé subit une transformation cyclique : l’état final (F) est identique
à l’état initial (I) ⇒ ΔEtot = 0
– Lorsque le système est au repos ( ΔE K = 0 ) et soumis à un potentiel extérieur dont les
variations sont négligeables ( ΔE p ext = 0 ) ⇒ ΔEMacro = 0 ⇔ ΔEtot = ΔU . Le premier
principe s’écrit alors : ΔU = W + Q .
e) Capacité thermique à volume constant
⎛ ∂U ⎞
La capacité thermique à volume constant C V est, par définition : C V = ⎜ (unité J.K–1).
⎝ ∂T ⎟⎠ V
On utilise plus souvent :
C
– la capacité thermique massique cV = V (unité J. kg–1.K–1) où m est la masse du système
m
;
C
– la capacité thermique molaire CV = V M (unité J. mol–1.K–1) où M est la masse
m
molaire.

Page 162
f) Énergie interne de quelques systèmes simples
Capacité thermique molaire
Système Énergie interne molaire UM
à volume constant C
V
UM ne dépend que de la température CV (T )
Gaz parfait
U M (T ) (1re loi de Joule) dU M (T ) = CV (T ) dT

3 3
Gaz parfait monoatomique UM = RT CV = R
2 2
Gaz parfait diatomique 5 5
UM = RT CV = R
(températures ordinaires) 2 2
Gaz parfait 3
(zone restreinte de T)
U M = CV T + U 0 (U0 constante) CV constante CV > R
2
Phase condensée incom- dU M (T ) = CV (T ) dT CV (T )
pressible indilatable
Solide U M = 3RT CV = 3R
(températures ordinaires)

3. EN PRATIQUE…
c Un corps solide incompressible et indilatable de masse m = 1 kg de capacité thermique massi-
que supposée indépendante de la température cV = 460 [Link]-1.K -1 en mouvement de trans-
lation dans le champ de pesanteur reçoit du milieu extérieur un travail de 21 J, fournit au
milieu extérieur un transfert thermique de 28 J alors que sa vitesse varie de 2 m.s–1 à 5 m.s–1
tandis que son altitude diminue de 3 m. L’accélération de la pesanteur est g = 10 m.s–1.
Déterminons la variation de température du solide
Æ Système : le corps solide, c’est un système fermé.
État initial (I) : vitesse vI = 2 m.s–1 et altitude zI ; température TI
État final (F) : vitesse vF = 5 m.s–1 et altitude zF = zF – 3 ; température TF
Æ Énergie échangée : travail W = 21 J ; transfert thermique Q = – 28 J.
Æ Variation d’énergie macroscopique : ΔEMacro = ΔE K + ΔE p ext

– variation de l’énergie cinétique macroscopique : ΔE K =


1
2
( )
m v F2 − v I2 = 10, 5 J ;
– variation de l’énergie potentielle due aux forces extérieures conservatives, dans ce cas
les forces de pesanteur, par suite E p ext = mgz ⇒ ΔE p ext = mg ( zF − zI ) = −30 J.
Æ Le premier principe, pour cette transformation, est donné par :
ΔEtot = ΔE K + ΔE p ext + ΔU = W + Q
Par suite, la variation d’énergie interne est ΔU = W + Q − ΔE K − ΔE p ext = 12, 5 J .
Æ Le solide étant incompressible et indilatable et sa capacité thermique étant indépendante
de la température, la variation d’énergie interne ΔU du solide est ΔU = mcV (TF − TI ) .
La variation de température du solide est donc :
ΔU 12, 5
ΔT = TF − TI = = = 2, 7.10−2 K = 27 mK.
mcV 1 × 460
Il y a échauffement du corps solide dû aux frottements.

Page 163
c Considérons une mole de gaz parfait monoatomique enfermée dans un cylindre fermé par
un piston sans masse et sans frottement. Le piston, de surface A = 1 dm2, est libre de se
déplacer verticalement. Le cylindre et le piston sont calorifugés. L’accélération de la pesan-
teur est g = 10 m.s–1.

Le système est en contact avec l’atmosphère à la pres-


sion p0 = 105 Pa. p0 p0
Le système, dans l’état initial (I), est à l’équilibre ther-
modynamique à la température TI = 300 K. M0
Une masse M0 = 10 kg est alors posée sur le piston. Au
bout d’un certain temps, le gaz atteint l’état d’équilibre gaz gaz
thermodynamique (F).
Déterminons l’état final (F) du gaz : (pF, TF, VF).
Æ Système : gaz (système fermé)
État (I) État (F)
Æ État initial (I) : TI = 300 K
L’équilibre mécanique du piston entraine : pI = p0 = 105 Pa.
Utilisons l’équation d’état pour obtenir le volume initial du gaz :
RT 8, 32 × 300
VI = n I = 1 × = 2, 5.10−2 m 3.
PI 10 5
Æ Quand la masse est posée que le piston, la pression extérieure devient :
M g 10 × 10
pext = p0 + 0 = 105 + = 1, 1.105 Pa.
A 10 −2

Æ La transformation subie par le système est


– adiabatique, car les parois sont calorifugées ;
– monobare, car la pression extérieure est constante et égale à pext = 1, 1.105 Pa.
Æ État final (F) ; il y a 3 inconnues pF, TF, VF et trois relations :
– l’équilibre mécanique du piston : pF = pext = 1, 1.105 Pa ;
– l’équation d’état pFVF = RTF ;
– l’expression du premier principe :
Le système étant au repos, le premier principe s’écrit : ΔU = W + Q
La transformation étant adiabatique : Q = 0 ⇒ ΔU = W
3R
Le gaz est monoatomique ⇒ ΔU = (T − TI ) , car il n’y a qu’une mole.
2 F
Le travail lors de cette transformation (monobare à pext) est W = − pext (VF − VI )
3R ⎛T ⎞
⇒ (TF − TI ) = − pext (VF − VI ) = − pext R ⎜ F ⎟ + pextVI = − RTF + pextVI
2 ⎝ pF ⎠
L’état final (F) est défini par :
– la pression finale : pF = 1, 1.105 Pa ;
3 2p V
– la température finale : TF = TI + ext I = 312 K ;
5 5R
RTF
– le volume final : VF = = 2,36.10−2 m 3 .
PF
Le gaz a subi une compression adiabatique, ce qui conduit à son échauffement, car en rece-
vant du travail de l’extérieur, son énergie interne augmente.
Page 164
23 Enthalpie

1. EN QUELQUES MOTS…
L’enthalpie est une fonction d’état qui est bien adaptée pour décrire des systèmes soumis à
une transformation monobare où le système est en équilibre avec l’atmosphère dans l’état ini-
tial et dans l’état final. L’exemple de la calorimétrie est développé.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Définition de l’enthalpie
c Le système considéré est au repos ; il n’est sensible qu’aux forces de pression. Ce système
est en contact avec une atmosphère à la pression p0, le système étant en équilibre avec
l’atmosphère dans l’état initial (I) et dans l’état final (F).
État initial (I) : pression pI = p0, volume VI
État final (F) : pression pF = p0, volume VF
c Le système subit une transformation monobare à la pression extérieure p0.
Le travail échangé avec le milieu extérieur est : W = − p0 (VF − VI )
Le transfert thermique avec le milieu extérieur est appelé Q.
c Appliquons le premier principe à ce système (fiche 20) :
ΔU = U F − U I = Q − p0 (VF − VI )
p0 = pI = pF ⇒ U F − U I = Q − ( pFVF − p I VI ) ⇔ (U F + pFVF ) − (U I + p I VI ) = Q
⇔ ΔH = H F − H I = Q avec
H : enthalpie (J) p : pression du système (Pa)
H = U + pV
U : énergie interne (J) V : volume du système (m3)
L’enthalpie H est une grandeur extensive et une fonction d’état, car sa variation ne dépend
que de l’état initial et de l’état final.
b) Expression particulière du premier principe
Un système fermé subit une transformation monobare entre deux états d'équilibre (I) et
(F), le système étant en équilibre avec l’atmosphère dans l’état initial et dans l’état final
(pF = pI = p0). Le travail reçu par le système est la somme du travail des forces de pression
et du travail W’ des autres forces non conservatives.
La variation d'enthalpie du système lors de cette transformation est la somme du transfert
thermique Q et du travail W’ des autres forces non conservatives reçus par le système :
ΔH = H F − H I = Q + W ' .
c) Capacité thermique à pression constante
Elle est notée C p (unité J.K–1) ; c’est la dérivée de l’enthalpie par rapport à la température à
∂H ⎞
pression constante : C p = ⎛⎜ .
⎝ ∂T ⎟⎠ p
d) Enthalpie de quelques systèmes simples
c Phases condensées incompressibles et indilatables (solide ou liquide)
Les capacités thermiques à pression constante et à volume constant sont les mêmes : Cp ≈ CV = C.
Page 165
Par suite, pour une transformation infinitésimale dH = C (T) dT, car C ne dépend que de T.
c Gaz parfaits
Capacité thermique molaire
Système Enthalpie molaire HM
à pression constante CP
HM ne dépend que de la température HM(T) CP(T)
Gaz parfait
(2e loi de Joule) dHM = CP(T) dT

Gaz parfait 5 5
H M = U M + pV = U M + RT = RT Cp = R
monoatomique 2 2
Gaz parfait diatomique 7 7
HM = RT Cp = R
(températures ordinaires) 2 2
Gaz parfait diatomique H M = C pT + H 0 (H0 constante) C p est constante
(zone restreinte de T)
Les capacités thermiques molaires à pression constante et à volume constant d’un gaz parfait
C
sont reliées par la relation de Mayer : C p − CV = R . En posant γ = p , C = R .
CV V γ −1
3. EN PRATIQUE…
Prenons l’exemple d’une mesure de calorimétrie. Considérons un calorimètre adiabatique
fermé par un couvercle dont l’intérieur est à la pression atmosphérique p0. La capacité ther-
mique du calorimètre et de ses accessoires est C0 = 150 JK–1. Initialement, le calorimètre con-
tient une masse m1 = 200 g de liquide de capacité thermique massique c1 = 2850 J kg–1 K–1 à la
température T1 = 20˚C. On y plonge rapidement un bloc de cuivre de masse m2 = 250 g et de
capacité thermique massique c2 pris initialement à la température T2 = 80 ˚C. Dans l’état final,
l’ensemble contenu dans le calorimètre est à la température TF = 27,2 ˚C. Les solides et les
liquides seront supposés incompressibles et indilatables, de capacité thermique massique
indépendante de la température.
Déterminons la capacité thermique massique c2 du bloc de cuivre.
c Système : masse m1 de liquide + calorimètre et accessoires + bloc de cuivre de masse m2.
c État initial : masse m1 de liquide + calorimètre et accessoires à T1, à la pression pI = p0
masse m2 de cuivre à T2, à la pression pI = p0
c État final : masse m1 de liquide + calorimètre + masse m2 de cuivre à TF, à la pression pF = p0.
c La transformation est monobare à la pression p0 et adiabatique (calorimètre adiabatique).
er
c Le 1 principe appliqué à cette transformation monobare avec pI = pF = p0 s’écrit :

ΔH = Q + W ' or { WQ =' =00: :transformation


pas de travail autre que celui des forcess de pression
adiabatique
⇒ ΔH = 0

L’enthalpie H étant une fonction d’état, on peut choisir le chemin entre (I) et (F) pour calculer
sa variation. Choisissons le chemin fictif suivant :
masse m1 de liquide + calorimètre à T1, p0 ⎯⎯ → masse m1 de liquide + calorimètre à TF, p0
1
masse m2 de cuivre à T2, p0 ⎯⎯ → masse m 2 de cuivre à TF, p0
2
La variation d'enthalpie pour la transformation 1 est : ΔH1 = ( m1c1 + C0 ) (TF − T1 ) .

La variation d'enthalpie pour la transformation 2 est : ΔH 2 = m2 c2 (TF − T2 ) .


L’enthalpie étant une grandeur extensive, ΔH = ΔH1 + ΔH 2
( m1c1 + C 0 ) (TF − T1 )
⇒ ( m1c1 + C0 ) (TF − T1 ) + m2 c2 (TF − T2 ) = 0 ⇔ c2 = = 390 [Link]-1.K -1.
Page 166
m2 (T2 − TF )
24 Second Principe

1. EN QUELQUES MOTS…
Le second principe est un principe d’évolution ; il permet de prévoir si une transformation est
possible ou non.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
Considérons un système fermé comprenant N particules.
a) Thermostat (ou source de chaleur)
Un thermostat est un système fermé n’échangeant aucun travail avec l’extérieur, mais échan-
geant de l’énergie sous forme de transfert thermique, sans que sa température ne varie.
Un système en équilibre avec un thermostat est à la même température que celui-ci.
b) Transformation irréversible, transformation réversible
c Une transformation spontanée est irréversible : par exemple, le transfert thermique passe
naturellement d’un corps chaud vers un corps froid ; par contre le transfert thermique spon-
tané d’un corps froid vers un corps chaud n’est jamais observé.
Les causes d’irréversibilité sont le transfert thermique, les frottements, les inhomogénéités
de température, de masse volumique ou de pression, les phénomènes de mélange.
c Une transformation réversible est une succession continue d’états d’équilibre pour le sys-
tème étudié et le milieu extérieur avec lequel il interagit. La transformation inverse de
l’état final (F) à l’état initial (I) passe par les mêmes états d’équilibre pour le système et le
milieu extérieur que la transformation de (I) à (F). Elle est nécessairement quasi-statique.
Une transformation quasi-statique n’est pas nécessairement réversible. Un piston présen-
tant des frottements et déplacé très lentement donne lieu à une transformation irréversible.
c) Second principe pour un système fermé
c Pour tout système fermé, il existe une fonction d’état S extensive, non conservative, appe-
lée entropie, telle que sa variation lors d’une transformation entre deux états d’équilibre est
la somme de l’entropie échangée Séch avec le milieu extérieur et de l’entropie créée Scréée
dans le système. L’entropie créée Scréée est nécessairement positive ou nulle.
ΔS : variation d’entropie lors de la transformation (en J.K–1)
Séch : entropie échangée avec le milieu extérieur(en J.K–1)
ΔS = Séch + Scréée
Scréée : entropie créée dans le système : { transfo
ormation irréversible Scréée > 0
transformation réversible Scréée = 0

c Entropie échangée
Transformation Transfert thermique Q reçu du milieu extérieur Entropie échangée Séch

adiabatique Q=0 Séch = 0

milieu extérieur : thermostat à la température Q


monotherme Séch =
Text (K) Text

L’entropie échangée Séch, comme l’entropie créée Scréée, n’est pas une fonction d’état.

Page 167
c Le second principe est une équation de bilan d’une grandeur extensive, l’entropie, dans
laquelle il existe un terme de création d’entropie, qui traduit le sens d’évolution du système.
c Système isolé : Q = 0 ⇒ Séch = 0 ⇔ ΔS = Scréée ≥ 0.
L’entropie d’un système isolé ne peut que croître.
c Transformation isotherme réversible : c’est une suite d’états d’équili- T
bre entre l’état initial (I) et l’état final (F), par suite la température T I F
et l’entropie S du système sont définies en tout point de la transforma-
tion, la température T0 du système étant constante. Dans le dia-
gramme entropique T en fonction de S, la transformation est
représentée par une droite parallèle à l’axe S. Scréée= 0 ⇒ Q = T0ΔS. S
L’aire sous la courbe (partie rougie) représente le transfert thermique. A B

Cette aire est algébrique ; elle est négative si elle est parcourue dans le sens trigonométrique.
d) Interprétation microscopique de l’entropie
L’entropie d’un système macroscopique permet de mesurer son degré de désordre. En effet,
le système sera d’autant plus désordonné (et donc son entropie d’autant plus élevée) que le
nombre d’états microscopiques accessibles sera grand.
3. EN PRATIQUE…
Une masse m = 1 g de gaz (vapeur d’eau) est enfermée dans un cylindre fermé par un piston
mobile sans masse et sans frottement. L’ensemble est en contact avec l’atmosphère à la pression
p0 = 105 Pa. Initialement, la vapeur d’eau est à la température TI = 200 ˚C. L’ensemble est placé
dans un thermostat à la température T0 = 100 ˚C et atteint l’état d’équilibre final (pF, TF, VF).
Les tables thermodynamiques de la vapeur d’eau sont :
Température T Volume massique v Enthalpie massique h Entropie massique s
100 ˚C 1,75 [Link]–1 2681 [Link]–1 7,41 [Link]–1
200 ˚C 2,49 [Link]–1 2875 [Link]–1 7,85 [Link]–1
Calculons l’entropie créée Scréée lors de cette transformation.
– Le système utilisé est le gaz.
– La transformation est monobare à la pression p0 et monotherme à la température T0.
– État initial : TI = 200 ˚C = 473 K ; l’équilibre mécanique du piston implique pI = p0 = 105 Pa.
Le volume initial est obtenu à l’aide du volume massique à 200 ˚C : VI = m v(200) = 2,49.10-3 m3.
– État final : l’équilibre mécanique du piston implique : pF = p0 = 105 Pa
L’équilibre thermique avec le thermostat donne : TF = T0 = 100 ˚C = 373 K
Le volume final est obtenu à l’aide du volume massique à 100 ˚C : VF = m v(100) = 1,75.10–3 m3.
Q Q
– D’après le second principe : ΔS = + Scréée , ¤ Scréée = ΔS − où Q est le transfert ther-
T0 T0
mique échangé par le gaz avec l’extérieur lors de cette transformation.
c La variation d’entropie se calcule à partir des tables : ΔS = m(s(100) – s(200))
ΔS = – 0,44 J.K−1 ; ΔS < 0 car le gaz est plus ordonné dans l’état final que dans l’état initial.
c Pour obtenir Q, le premier principe est utilisé.
La transformation étant monobare avec pI = pF = p0, il s’écrit en utilisant l’enthalpie (fiche
21) : ΔH = Q, car seulement travail des forces de pression.
ΔH = m(h(100) – h(200)) ⇒ Q = ΔH = – 194 J ; Q est cédé par le gaz au thermostat.
–1
c La température étant en K, Scréée = 0,08 J.K ; l’entropie créée est bien positive en accord
avec le second principe. La transformation est irréversible.
Page 168
1

TD ET CORRIGES PHYSIQUE

Page 169
Exercice MECANIQUE DU POINTs

1 Une course automobile

Conseils
1) Penser à remplacer cos2 q par 1 (1 + cos q) et
2 2
Deux pilotes amateurs prennent le départ d’une course à utiliser les relations entre (x , y) et (r , q ) pour don-
automobile sur un circuit présentant une longue ligne droi- ner l’équation de la trajectoire en coordonnées carté-
te au départ. Ils s’élancent de la même ligne. Le premier, A, siennes.
démarre avec une accélération constante de 4 m.s–2, le ·
2) La condition v = kr permet d’exprimer q en
deuxième, B, a une voiture légèrement plus puissante et fonction de q , donc de ne plus faire apparaître expli-
démarre avec une accélération constante de 5 m.s–2. A a citement le temps dans les équations, mais seule-
cependant plus de réflexes que B et démarre une seconde ment q .
avant.
1 • Quelle durée faudra-t-il à B pour rattraper A ?
2 • Quelle distance auront-ils parcourue quand B dou-
3 Ascension d’un ballon sonde
blera A ? Un ballon sonde a une vitesse d’ascension verticale v 0 indé-
pendante de son altitude. Le vent lui communique une vitesse
3 • Quelle seront les vitesses à cet instant-là ? z
horizontale v x = proportionnelle à l’altitude z atteinte.
4 • Représenter x(t) et v(t) et la trajectoire de phase de A tc
et B, en précisant la position de l’événement « B dépasse 1 • Déterminer les lois du mouvement x(t) et z(t) ainsi que
A » sur ces représentations des mouvements. l’équation de la trajectoire x(z).
2 • Calculer le vecteur accélération du ballon.
Conseils

Déterminer l’équation horaire du mouvement de


chaque voiture.
4 Trajectoire et hodographe
d’un mouvement plan
2 Mouvement d’un point matériel Un point M se déplace dans le plan (xOy) à la vitesse :
v➞ = v 0(e➞x + e➞q ), où e➞q est le vecteur orthoradial de la base
sur une parabole locale des coordonnées polaires (r,q ).
Un point matériel M décrit la courbe d’équation polaire
1 • Établir les équations polaire et cartésienne de la trajec-
q  toire à caractériser.
r cos 2 = a où a est une constante positive, q
variant 2  2 • Faire de même pour l’hodographe.
de – π à + π .
3 • Faire le lien entre l’angle q = (je➞x , r➞) et l’angle
1 • Montrer que la trajectoire de M est une parabole. La
j = (je➞x , v➞).
construire.
2 • On suppose de plus que le module du vecteur vitesse
Conseils

Il suffit de passer du système de coordonnées carté-


est toujours proportionnel à r : v = kr , où k est une cons-
siennes (x, y) au système de coordonnées polaires
tante positive.
(r,q ), et inversement, pour obtenir l’une ou l’autre des
a. Calculer, en fonction de q , les composantes radiale et équations recherchées.
orthoradiale du vecteur vitesse de M .
b. Déterminer la loi du mouvement q(t) en supposant
que q est nul à l’instant t = 0 et que q croît. 5 Aller et retour sur un fleuve
q
dq q π Un rameur s’entraîne sur un fleuve en effectuant le parcours
On donne = ln tan + . aller et retour entre deux points A et B , distants de . Il
0 cos q  2 4
rame à vitesse constante v par rapport au courant. Le fleuve
coule de A vers B à la vitesse u . Son entraîneur l’ac-
compagne à pied le long de la rive en marchant à la vitesse
Page 170
v sur le sol, il fait lui aussi l’aller et retour entre A et B .

.
12
EXERCICES

Seront-ils de retour en même temps au point de départ ? Si l’eau, en quel point M doit-il entrer dans l’eau pour attein-
non, lequel des deux (rameur ou entraîneur) arrivera le pre- dre au plus vite le nageur ? On situera ce point à l’aide
mier en A ? Commenter. d’une relation entre v 1, v 2, i1 et i2 indiqués sur le schéma.
B
Conseils

Utiliser la composition des vitesses en faisant atten- i2


tion au sens des vecteurs vitesse.
yuy
M
O
yux
6 Chasseur et oiseau i1 A
Un oiseau se trouve sur une branche d’arbre, à une hauteur
H au dessus du niveau du sol. Un chasseur se trouve sur le
sol à la distance D du pied de l’arbre. Il vise l’oiseau et
tire. Au moment du coup de feu, l’oiseau, voyant la balle
sortir du canon, prend peur et se laisse tomber instantané- 8 Mouvement calculé à partir de
ment en chute libre. À chaque instant, l’accélération de la la trajectoire et de l’hodographe
balle et de l’oiseau dans un référentiel fixe est – g e➞z (l’axe (D’après ENAC 02)
(Oz) est la verticale ascendante). L’oiseau est-il touché ?
L’étude sera faite : Dans le plan (xOy) du référentiel (O, e➞x, e➞y , e➞z ) un mobi-
a. dans le référentiel fixe ; le ponctuel P décrit la parabole d’équation cartésienne :
b. dans le référentiel lié à l’oiseau. y2 = 2px avec p constante positive.
Sa vitesse v➞(P/R), de composantes X, Y est telle que l’en-
semble des points N(X, Y), hodographe du mouvement de
Conseils

Déterminer les trajectoires de l’oiseau et de la balle


pôle O, a pour équation cartésienne : X 2 = 2qY avec q cons-
dans le référentiel choisi et déterminer leur intersec-
tante positive.
tion.
1 • Exprimer X et Y en fonction de y.

7 Quand il faut aller vite 2 • Exprimer l’accélération



a➞(P/R) du point P en fonction
du vecteur position OP. Préciser la nature du mouvement
Pour aller au secours d’un nageur en détresse, un maître- de P.
nageur part du poste de secours situé au point A pour aller
jusqu’au nageur situé en B. Sachant que le sauveteur court 3 • Établir les expressions de x et y en fonction du temps
à v 1 = 2 m.s– 1 sur la plage et nage à v 2 = 1 m.s– 1 dans t, sachant que le mobile passe en O à l’instant initial t = 0.

Page 171
Corrigés TD MECANIQUE DU POINT

1 Une course automobile 2 Mouvement d’un point matériel


1 • Nous avons : sur une parabole
1 1
xA(t) = aAt 2 et xB(t) = aB(t – t 0)2,
2 2 1 • Sachant que cos2 q = 1 (1 + cos q), l’équation polaire
2 2
cette deuxième expression étant applicable à t t 0 = 1 s.
s’écrit : r = 2a – r cos q ; avec x = r cosq et y = r sinq, et en
Les deux voitures sont au même niveau à l’instant t1, soit :
élevant au carré : r2 = x2 + y2 = (2a – x)2, ce qui donne :
aAt12 = aB(t1 – t 0)2
ce qui donne : – y 2 + 4a2
x= ,
1 4a
t1 = t 0 . ≈ 9,5 s. parabole représentée ci-dessous.
aA
1–
aB2
y
2 • À l’instant t1 :
1 2a
d = xA(t 1) = xB (t 1) = aAt12 ≈ 1,8 . 102 m.
2
3 • v A(t 1) = aAt 1 ≈ 38 m.s– 1 et v B(t 1) = aB(t1 – t 0) ≈ 42 m.s– 1.
a x
4• x
xB(t) xA(t)
– 2a

d
q 
sin
dr  2 
t1
2 • a. v r = r = q = a q
O t0 t dθ q 
cos 3
 2
v B(t)
a
v et vq = rq = q .
vA(t) 2 q 
cos
 2
vB(t1) ·
II reste à éliminer q en utilisant :
vA(t1)
aq
v = kr = r 2 + r 2q 2 = .
3q 
cos
 2
O t0 t1 t q  ·
q ∈ ]– π ; + π[ , cos est positif et q est positif par hypo-
 2
v thèse, donc :
B
v B(t1) · q sin q ka
q = k cos et v r = ka 2 ; vq = .
A 2 q
vA(t1) cos 2 q cos
2 2
· q  dθ
a. q = k cos ⇔ = kd t
 2 q 
cos
O d x  2
 q π 
⇔ 2 ln tan + = kt + cte.
  4 4 

Page 172
.
θ π π y
q ∈] – π ; + π[ donc + ∈ ]0 ; [
4 4 2 ye
d’où sa tangente est positive.
yer
Si q = 0 à t = 0 , la constante est nulle.
yr
  θ π   kt
Donc ln tan + = .
  4 4  2
–r r x

3 Ascension d’un ballon sonde – r/2

1 • En coordonnés cartésiennes, v➞ = dx u➞x + dz u➞z avec


dt dt 2 • v➞ = v 0(e➞x + e➞q ) = v 0((1 – sinq )e➞x + cosq e➞y), ce qui
dx z et dz = v . donne l’équation cartésienne de l’hodographe :
= 0
dt tc dt (v x – v 0)2 + vy2 = v 02
Soit z = v 0 t car à t = 0, z = 0 (le ballon décolle). qui permet d’identifier le cercle de rayon v 0 et de centre de
dx t 1 t2 coordonnées (v 0, 0).
= v 0 donne x = v 0 en supposant qu’à t = 0, x = 0.
dt tc 2 tc vy
En éliminant le temps t, on obtient : N yev
1 z2 yv
x= .
2 v 0 tc
La trajectoire est une parabole. O v0 vx

d2x ➞ d2z ➞
2 • a➞ = ux + uz.
dt 2 dt 2
v On remplace v x = v cosj et v y = v sinj dans l’équation car-
D’où a➞ = 0 u➞x.
tc tésienne de l’hodographe, il vient :
v = 2 v 0 cosj
qui est l’équation polaire de l’hodographe.
4 Trajectoire et hodographe 3 • On évite des calculs trigonométriques en faisant un sché-
d’un mouvement plan ma :
1 • v➞ = v 0(e➞x + e➞q ) = v 0(cosq e➞r + (1 – sinq ) e➞q ). y
—➞ ➞ ➞ ➞
Le déplacement élémentaire d OM = d(r er) = [Link] + rdq . eq ye yv
du point M est colinéaire au vecteur vitesse, donc : j
q j
dr cosq dr cosq dq 1 – sinq 0 x
= , soit : = = d ln .
rdq 1 – sinq r 1 – sinq 1 – sinq yex
ce qui donne l’équation en coordonnées polaires :
1 – sinq 0 r
r = r0 =
1 – sinq 1 – sinq
où r est un paramètre (longueur) caractéristique de la trajec-
v➞ ➞ ➞
toire. Le vecteur = ex + eq est dirigé selon la bissectrice des
v0
On en déduit : r = r + r sin q, soit, avec x = r cos q et
y = r sinq, en élevant au carré : r2 = x 2 + y 2 = (r + y)2, ce qui ➞ ➞ π π q
axes (O, ex) et (O, eq ), donc : 2j = + q, soit : j = + .
donne finalement : 2 4 2
x 2 – r2
y=
2r 5 Aller et retour sur un fleuve
qui est l’équation d’une parabole d’axe (Oy). Le rameur effectue l’aller à la vitesse v + u et le retour à la
vitesse v – u par rapport au sol.
v doit donc être évidemment supérieur à u pour que le rameur
puisse remonter le courant et ainsi revenir à son point de départ.
La durée de son trajet aller et retour est :
2 v
tr = + = .
Page 173
v + u v – u v 2 – u2
CORRIGÉ

Son entraîneur effectue l’aller et retour à la vitesse v par rap- nulle donc une trajectoire rectiligne uniforme à la vitesse v➞0,
2 toujours dirigée vers l’oiseau qui est donc touché.
port au sol donc la durée de son trajet est te = . Donc : Conclusion : il faut dire aux oiseaux de toujours se percher sur
v
1 des branches basses.
tr = te te .
u2
1– 2
v
L’entraîneur est arrivé avant le rameur. 7 Quand il faut aller vite
Le rameur perd plus de temps au retour qu’il n’en gagne à AM
Le maître-nageur parcourt AM en t1 = et
l’aller. Dans le cas extrême où la vitesse v est à peine supé- v1
rieure à u , le trajet du retour pour le rameur sera très long. MB
MB en t2 = .
v2
AM = [(x – xA)2 + yA2 ]1/2
6 Chasseur et oiseau BM = [(x – xB)2 + yB2 ]1/2
a. On détermine les trajectoires de l’oiseau et de la balle dans
La durée totale du trajet est :
le référentiel lié au sol.
T = t1 + t2.
1 2
• Oiseau : z̈o = – g , d’où zo = –
2
gt + H
T=
1
[(x – xA)2 + yA2 ]1/2 +
1
[(x – xB)2 + yB2 ]1/2.
(la vitesse initiale de l’oiseau est nulle) ; v1 v2
ẍo = 0 , d’où xo = D . On cherche x tel que T soit minimale.
dT x – xA x – xB
y position initiale ⇔ + =0
2 de l’oiseau
dx v1[( x – x A) 2 + yA2 ]1/ 2 v 2 [( x – xB) 2 + y B2 ]1/ 2
x – xA x – xB
1,5 Soit + =0
v1 AM v 2 BM
1 point de rencontre Si on introduit i1 et i2, il vient :
x –x x – xB .
0,5 sin i1 = A et sin i2 =
α AM BM

0 x sin i1 sin i2
1 2 3 4 5 s’écrit alors = .
v1 v2
1 2 Remarque: la valeur de x trouvée correspond bien à un minimum
• Balle : z̈ b = – g , d'où zb = – gt + v0 sinat ;
2 pour T. La dernière relation écrite est analogue à la loi de
ẍ b = 0 , d’où xb = v0 cosat , Descartes pour la réfraction en optique : n1 sin i1 = n2 sin i2.
où v 0 est la vitesse initiale de la balle et a l’angle de tir : le
H
chasseur visant l’oiseau, tan aα = .
D 8 Mouvement calculé à partir de
Les deux trajectoires se rencontrent-elles ? Si oui, au point de la trajectoire et de l’hodographe
rencontre xb = D , donc la rencontre a lieu à l’instant : (d’après ENAC 02)
D
tf = . dx dy
v 0 cos α 1 • v➞ (P/ ) = X e➞x + Y e➞y avec X = et Y =
dt dt
À cet instant, zb – zo = D tana – H = 0 : l’oiseau est touché ! y 2 = 2px.
Attention : pour que l’oiseau soit effectivement touché, il faut On peut dériver par rapport au temps l’équation de la trajec-
que la portée de la balle soit supérieure à D (sinon les deux toire.
trajectoires ne se coupent pas). Pour cela, il faut une vitesse v0 dy dx
Il vient : 2 2y ==2 2 p soit yY = pX
suffisante. dt dt
2v sin α
Plus précisément, la balle touche le sol à l’instant t1 = 0  y 
2
g D’autre part : XX2 ==22qqY == Y .
v02 sin ( 2α )  p 
donc en x1 = . Il faut que x1 D donc que :
g y2 2qp 2 2qp
Si Y ≠ 0, on obtient 2q == YY, soit YY== 2 et X =
gD p 2
y y
v0 .
sin ( 2α ) avec y ≠ 0.
Cette condition correspond à z(tf ) 0. Si Y = 0, ⇒ X = 0.

Page 174
Si y = 0, ⇒ X = 0 et puisque X 2 = 2qY Y = 0.
b. Dans le référentiel lié à l’oiseau, la balle a une accélération

t.
1
l

dX ➞ dY ➞ dy 2qp 2
2 • a➞ (P/ ) = ex + ey. On se place en dehors du 3• Y= = 2 donc y2dy = 2qp2dt .
dt dt dt y
point O. On intègre en tenant compte des conditions initiales t = 0
2 qp2 dX 2 2 qp dy 2 qp 4q2 p 3 y = x = 0.
X = = et = = – 2 =– 2 Y= –
y dt y dt y y4 y = (6qp2t)1/3
1 3 2
2qp 2 2
dY 4 4 qp 2
8q p 2
8q p 4 2 4
Il vient y = 2qp t d’où y2 2
Y= =2 et = = – 3 Y = – =– y. 3 x= = (6 qp2t )2 / 3
y dt y y 5
y6 2p 2p
y2 dX 8q 2 p 4
Or x = donc =– x.
2p dt y6
➞ 8q2 p 4 ➞
On peut alors écrire : a (P/ ) = – OP.
y6
Le mouvement du point P est à accélération centrale par rap-
port à O.

Page 175
17
Exercices THERMODYNAMIQUE
ment brève pour pouvoir considérer les parois du réser-
1 Oscillations adiabatiques voir comme adiabatiques.
Un cylindre de section S est séparé par un piston étan- Quelle est l’hypothèse la plus contestable ?
che de masse m coulissant sans frottement. Un gaz par- Atmosphère
fait de rapport g constant remplit les deux parties (1) et P0, T0
(2). Le système est initialement à l’équilibre :
T1 = T2 = T0 ; P1 = P2 = P0 ; V1 = V0 et V2 = 2 V0 . vide
À la suite d’une perturbation, le piston est légèrement
écarté de sa position d’équilibre. Déterminer la fré-
quence des petites oscillations.
Comment évoluent ces oscillations avec un modèle
plus réaliste ?

Conseils
• Comme toujours, un bilan d’énergie suppose la
définition précise d’un système fermé.
• Le réservoir définit-il un système fermé ?
P1 V1 T1 P2 V2 T2
• L’évolution est adiabatique et l’écoulement est
lent. Peut-on appliquer la relation de
LAPLACE ?
• Considérer l’air qui passe de l’atmosphère au
réservoir, et qui occupe initialement un volume
V0 dans l’atmosphère.
Conseils

• Le système complet est-il homogène ? Quels


sous-systèmes homogènes peut-on considérer ?
• Les transformations sont adiabatiques. Peut-on 3 Expériences
appliquer la loi de LAPLACE ? de Clément-Desormes
• On peut repérer la position du piston par une
Un récipient d’une capacité de quelques dm3 est muni
abscisse x , nulle à l’équilibre.
d’une pompe, d’un robinet R et d’un manomètre à eau.
• Par petites oscillations, on suppose que l’ampli-
tude des oscillations est suffisamment faible pour Initialement ce récipient contient de l’air sous la pression
faire un développement limité à l’ordre 1 en x . atmosphérique P0 et à la température T0 de l’air exté-
Cela revient à linéariser les équations. rieur. On comprime très légèrement ce gaz grâce à la
• Pour faire un développement à l’ordre 1, il faut pompe, puis on réalise les opérations suivantes :
préparer la relation en faisant apparaître un terme • opération 1 : on laisse le récipient sans y toucher durant
en (1 + ε)m , ε étant une quantité sans dimen- plusieurs heures puis on lit la dénivellation h1 du mano-
sion petite devant 1. mètre (h1 est de l’ordre de quelques cm) ;
• Ce problème a un aspect thermodynamique (évo- • opération 2 : on ouvre le robinet R et on le referme aus-
lutions adiabatiques) et un aspect mécanique sitôt ;
(RFD appliquée au piston mobile). • opération 3 : on laisse le récipient quelques heures sans
y toucher puis on lit la dénivellation h 2 .

R
2 Remplissage d’un réservoir
Un réservoir initialement vide est mis en communica- pompe
tion avec l’atmosphère (pression P0 et température h manomètre
T0) par un petit robinet qui laisse l’air entrer lentement. à liquide
Au bout d’un certain temps, on ferme le robinet et l’air (eau)
intérieur se met à l’équilibre interne. Déterminer sa
température.
gaz
On considérera que l’air est un gaz parfait de rapport g
constant et que la durée de l’expérience est suffisam-
Page 176
.
22
EXERCICES

1 • Pour chaque opération, analyser le processus expéri- 1 • Montrer que lorsqu’une mole de gaz passe de l’entrée
mental et proposer un modèle pour chaque transformation à la sortie de la tuyère, on peut, pour toute abcisse x ,
subie par le gaz qui reste à l’intérieur de la bouteille.
écrire Hm(x) + Mv 2(x) = cte .
2 • L’expérience permet de mesurer le rapport
Hm(x) est l’enthalpie molaire du gaz à l’abscisse x et M
γ = des capacités calorifiques molaire d’un gaz. est la masse molaire du gaz.

L’air est supposé parfait et de rapport γ constant. 2 • Si l’on suppose v (x1) négligeable, calculer v (x2) .
Données : M = 32 g . mol – 1 ; γ = 1,4 .
a. Tracer dans un diagramme de Clapeyron (P, V) la suite
On supposera le gaz parfait.
de transformations que subit le gaz resté dans la bouteille à
la fin de l’expérience. On notera : 3 • Le gaz sortant de la tuyère est utilisé pour actionner
p1 la surpression correspondant à h1 ; une turbine. À l’entrée de la turbine, il a une pression P2 ,
p2 la surpression correspondant à h2 ; une température T2 et une vitesse v 2 . À la sortie, la pres-
θ l’abaissement de température correspondant à l’opéra- sion et la température sont inchangées, et la vitesse est
tion 3. nulle. Calculer le travail récupéré par la turbine pour le
On ne s’intéressera qu’aux opérations 2 et 3. passage d’une mole de gaz.
b. Calculer γ en fonction de h1 et h2 .

Conseils
• Revoir la démonstration de la détente de JOULE-
Effectuer l’application numérique avec h1 = 18,2 cm et THOMSON. Il suffit de la reprendre en tenant
h 2 = 5,0 cm . compte de l’énergie cinétique.
• Que vaut l’enthalpie d’un gaz parfait ?
Conseils

• Quelle est la température dans le récipient après • Quelle relation y a-t-il entre la variation d’éner-
« quelques heures » ? gie cinétique du gaz et le travail récupéré ?
• Quelle est la pression dans le récipient juste après
l’ouverture du robinet ?
• Le récipient permet-il de définir un système
fermé ? 5 Étude d’une machine
• Le gaz qui s’échappe subit une transformation Question préliminaire
brusque, mais le gaz qui reste subit une détente
Dans un tube cylindrique horizontal, indéformable, aux
« douce ». Comment peut-on le traduire quantita-
parois adiabatiques, un gaz se détend à travers une paroi
tivement ?
poreuse ; la pression et la température passant de P1 , T1
• Ne pas oublier que p1 << P0 et p2 << P0 . On
en amont de la paroi à T2 , P2 en aval de la paroi.
peut simplifier le calcul en faisant des dévelop-
p On suppose que l’écoulement est suffisamment lent pour
pements à l’ordre 1 en — . que la variation d’énergie cinétique d’une quantité donnée
P0
de fluide entre la partie amont et la partie aval soit négli-
geable.
1 • Montrer que la détente est isenthalpique.
4 Étude d’une tuyère
2 • On remplace, dans le tube, la paroi poreuse par une
On étudie l’écoulement d’un gaz dans une tuyère horizon-
machine (turbine, compresseur, etc.). Au cours de son pas-
tale isolée thermiquement du milieu extérieur.
sage par la machine, une mole de fluide échange, avec le
En régime permanent, dans une section droite de la tuyère milieu extérieur, un travail autre que celui des forces de
les vitesses d’écoulement sont égales et normales à la sec- pression, noté τ m , et une quantité de chaleur Qm .
tion. La pression et la température y sont uniformes et Comment est transformée la relation précédente ? On
indépendantes du temps : notera Hm l’enthalpie molaire du gaz.
– à l’entrée de la tuyère, x = x1 : P1 = 3 bars ; T1 = 300 K ;
– à la sortie de la tuyère, x = x2 : P2 = 1 bar; T2 = 250 K . A. Compression d’un fluide parfait
De l’air (assimilé à un gaz parfait) est prélevé dans l’at-
mosphère à la température T0 , sous la pression P0 . Il est
v(x) comprimé de façon adiabatique et lente jusqu’à la pression
x
x x2 Pf .
x1
1 • Exprimer la température finale du gaz, Tf , en fonc-
P(x)
T(x)
tion de T0 et de x = Page 177
.

233
2 • a. Exprimer ∆Hm , la variation d’enthalpie molaire de 1 • Quelle est l’expression numérique du travail molaire
ce gaz, en fonction de T0 , x et CP, m . τ C , reçu par le fluide de la part du compresseur à deux
b. Cette compression est réalisée par un compresseur : quel étages (C) ?
travail, τ , doit-il fournir ? 2 • Calculer le travail molaire τ Tm reçu par la turbine
c. A.N. : Calculer numériquement τ ’ . (T ) .
Données : T0 = 288 K ; P0 = 1 bar ; Pf = 12 bars
3 • Le compresseur à deux étages et la turbine étant soli-
CP, m = 29 J . K – 1 . mol – 1 ; γ = 1,4 .
daires du même axe de rotation de la machine, déterminer
3 • Cette compression est réalisée dans deux compres- le travail utile molaire τ Tm récupéré sur cet axe (arbre de
seurs : l’air traverse un premier compresseur qui le com- la machine).
prime de P0 à P1 , puis un échangeur où il se refroidit de 4 • Calculer Qm , la quantité de chaleur molaire reçue par
façon isobare, sous la pression P1 , jusqu’à T0 et traver- l’air pendant la combustion. (On négligera les modifica-
se enfin un second compresseur qui le comprime de P1 tions du fluide pendant cette combustion.)
à Pf .
τum
a. Exprimer le travail molaire τ m que doit fournir l’en- 5 • En déduire le rendement η = .
semble des compresseurs, en fonction de CP, m , T0 , P1 , Qm
P0 , Pf et γ .

Conseils
b. Pour quelle valeur P1m de P1 , exprimée en fonction 1) De quelle détente s’agit-il ?
de P0 et Pf , ce travail est-il minimal ? 2) Comment la démonstration est-elle modifiée ?
c. Calculer les valeurs de P1m et du travail molaire minimal A. 1) Quelle loi les conditions expérimentales décri-
pour les valeurs numériques données en 2) b). tes permettent-elles d’appliquer ?
2) Peut-on utiliser la question préliminaire ?
B. Turbine à gaz 3) a) Quel(s) travail(travaux) doit-on prendre en
Soit le dispositif schématisé ci-dessous. compte ? Le travail des forces de pression de
L’air prélevé dans l’atmosphère, en A (PA = 1 bar et l’échangeur est-il intéressant ?
TA = 288 K) , est comprimé jusqu’à la pression PB B. Chaque élément de la machine peut être traité
(PB = 12 bars) , dans un compresseur (C) à deux étages séparément en utilisant la question préliminaire.
selon le processus du A. 3) b). Entre les deux étages, l’air
est refroidi de façon isobare jusqu’à TA (échangeur).
Dans la chambre de combustion, l’air est échauffé de
façon isobare jusqu’à TC = 1 050 K . Dans la turbine (T) ,
6 Détermination d’une capacité
l’air est détendu de façon adiabatique et lente jusqu’à thermique massique
PD = PA . On établit, à pression constante, un courant gazeux dans
un serpentin métallique de débit massique Dm (Dm
B chambre de C
combustion représente la masse de gaz qui traverse une section de ser-
pentin par unité de temps).
Le serpentin est plongé dans un calorimètre rempli d’eau,
(C) (T)
de capacité thermique totale C (cette capacité inclut l’eau,
(C) arbre de
la machine le calorimètre et ses accessoires). Le gaz, initialement chauffé
dans un four, arrive dans le calorimètre à une température
T 1 . En régime stationnaire, le gaz sort du calorimètre à la
échangeur
A D température T 2 , pratiquement égale à celle du calorimètre.
compresseur à deux étages turbine 1 • Lorsqu’on interrompt le courant gazeux, on constate
que la température T du calorimètre diminue, ce qui
Le tableau suivant donne la pression P et la température T indique l’existence de « fuites thermiques ».
du fluide dans les différents états : En admettant que les pertes thermiques par unité de temps
sont proportionnelles à l’écart de température (T − T 0 )
état P (bar) T(K)
entre la température T du calorimètre et celle T 0 (sup-
A 1 288 posée constante) du milieu extérieur (on désignera par k la
B 12 586 constante de proportionnalité), déterminer la loi d’évolu-
C 12 1 050 tion de la température T du calorimètre en fonction du
temps t , de C , k , T 0 et T 2 .
D 1 524
Page 178
.
4
EXERCICES

2 • Calculer la valeur de la capacité thermique massique v


à pression constante cP du gaz en fonction de k , Dm , P0
T 0 , T 1 et T 2 . S1
P0
3 • Données : C = 4 kJ.K − 1 et Dm = 0,47 g.s − 1 . V0
On a mesuré les températures T 0 = 293 K , S2
T 1 = 373 K et T 2 = 310 K . compression
Déterminer la valeur numérique du coefficient k sachant
que dix minutes après avoir coupé le courant gazeux, la On suppose qu’au cours des diverses transformations l’air
température T du calorimètre a diminué de 2 K . décrit une suite continue d’états d’équilibre thermodyna-
En déduire la capacité cP du gaz (dioxyde de carbone). mique internes à température constante (transformation iso-
therme).
Conseils

• Quel système choisir pour étudier l’effet des fuites? 1 • a. Calculer la pression P k de l’air contenu dans le
Sur quelle fonction d’état du système doit-on tra- réservoir après k allers et retours du piston.
vailler ? Quels échanges énergétiques y a-t-il entre b. Quelle est la valeur limite P de P k quand k devient
le système et son milieu extérieur ? très grand ? Retrouver cette valeur sans passer par le calcul
• Définir un nouveau système en régime stationnaire des pressions intermédiaires.
et raisonner de manière analogue à la détente de
2 • On suppose dorénavant v = 0 .
Joule-Thomson.
a. Exprimer la pression P k en fonction de P 0 , V , V 0
et k .
b. Calculer le travail W k que fournit le moteur pour effec-
7 Utilisation d’une pompe tuer k allers et retours du piston.
Conseils

Un réservoir de volume V 0 contient initialement de l’air • Il est vivement recommandé de représenter le


(assimilable à un gaz parfait) à la pression P 0 . On peut kième cycle sur un diagramme (Pcyl , Vcyl) où
augmenter cette pression en y refoulant de l’air à l’aide Pcyl représente la pression à l’intérieur du cylin-
d’une pompe. La pompe est constituée d’un cylindre dans dre et Vcyl le volume du cylindre. Le cycle doit
lequel coulisse (sans frottement) un piston actionné par un comporter 4 phases successives et les pressions
moteur. Pk-1 et Pk doivent y apparaître.
Le volume maximal du cylindre est V (le piston est alors • À chaque étape, le système comprimé ou déten-
en début de course, à gauche), le volume minimal du cylindre du est différent.
est v (le piston est en fin de course, à droite). • Quel est le travail total des forces dues à la pres-
Lorsque le piston se déplace vers la gauche, les soupapes sion atmosphérique au cours d’un cycle du pis-
S 1 et S 2 sont d’abord fermées, puis S 1 s’ouvre dès ton ?
que la pression de l’air résiduel contenu dans le cylindre • Rappel de la somme des termes d’une série géomé-
devient égale à la pression atmosphérique P 0 ; l’air exté- trique : n+1
rieur est alors aspiré dans la pompe. S = 1 + r + r 2 + … + rn = S = 1 – r .
Lorsque le piston se déplace vers la droite, S 1 se ferme, 1–r
l’air contenu dans le cylindre est comprimé ; puis S 2
s’ouvre dès que la pression de l’air du cylindre devient égale
à celle de l’air contenu dans le réservoir, l’air du cylindre 8 Détente brusque d’un gaz
est alors refoulé dans le réservoir. De l’air, considéré comme un gaz parfait de rapport γ
V constant (γ = 1,4) et de masse molaire M = 29 g , est
P0 enfermé dans un cylindre muni d’un piston mobile cir-
S1 culaire, de rayon a = 2 cm et de masse m . On note
P0
X(t) l’abscisse du piston à la date t , l’origine étant
S2 V0 prise au fond du cylindre.
Le milieu extérieur est caractérisé par sa pression
aspiration
P0 = 1 bar et sa température T0 = 300 K , constantes.
Le cylindre et le piston sont fabriqués avec un matériau
de masse volumique r = 2,5 . 103 kg.m – 3 et de capaci-
té thermique volumique c = 1,0 . 103 [Link] – 1.K – 1 .
Page 179
235
EXERCICS PROBLÈME

L’état initial est défini par : Pression du gaz : P1 = 4P0 , 3 • On tient compte maintenant des frottements entre le
température de l’ensemble : T0 ; X = X1 = 20 cm . cylindre et le piston. La vitesse maximale n’est plus que
On libère le piston, le gaz se détend jusqu’à ce que le de 20 m.s – 1, les autres données étant inchangées. En
piston s’arrête brutalement sur une butée. Le volume supposant, pour simplifier, que ces frottements
occupé par le gaz est alors déterminé par : n’échauffent que le piston, calculer les températures
X = X2 = 2 X1 . finales T4 piston et T4 gaz du piston et du gaz lorsque
Nous admettons que, pendant la détente, on peut consi- le système est au repos.
dérer que la pression et la température du gaz sont défi-
4 • L’étude de la diffusion thermique (au programme
nis à chaque instant et uniformes si sa durée τ0 , X et
de seconde année) montre que, après une durée t , la
la vitesse de propagation des ondes sonores
zone sensible aux variations de température a une
cson =
7 γRT
M
sont telles que : cson t0 >> X . épaisseur de l’ordre de δ = 4Dt , D étant un coefficient
caractéristique du matériau. On prendra pour le maté-
riau du cylindre (verre) D = 5,0 . 10 – 7 m2.s – 1 .
P0, T0 a. Déterminer l’épaisseur δ au bout de 4 ms et au bout
S
de 40 s . Exprimer la capacité thermique de la pellicule
d’épaisseur d sur la face interne du cylindre et, dans les
deux cas, comparer la capacité thermique correspondante
O X1 X(t) X2 X à celle du gaz. Conclure.
b. Les échanges thermiques entre le gaz et la paroi du
cylindre sont régis par la loi dite de NEWTON :
1 • On suppose que le gaz est homogène et que la vites-
th = h S [Tp (t) – T(t)]
se (au sens macroscopique) du gaz situé à l’abscisse x
th représentant la puissance thermique cédée par la
x . paroi au gaz, T(t) la température (supposé uniforme)
est une fonction linéaire de x : v (x, t) = X(t) .
X(t) du gaz, Tp(t) celle de la face interne de la paroi, et S
Exprimer l’énergie cinétique (macroscopique) d K de l’aire de cette face interne ; h est une constante que
la tranche de gaz comprise entre les abscisses x et l’on prendra égale à 10 W.m – 2.K – 1.
x + dx . En prenant comme origine des temps l’instant du choc,
En déduire l’énergie cinétique totale du gaz K gaz(t) déterminer T(t) . Pour simplifier les calculs (de toutes
en fonction de la masse de gaz mgaz et de X(t) . façons approchés) :
2 • Nous supposons que : • on ne tiendra pas compte des échanges thermiques du
• si la pression et la température sont définis à chaque gaz avec le piston ;
instant et uniformes dans le cylindre ; • on supposera la capacité thermique de la couche
• il n’y a aucun échange thermique entre le gaz, le pis- d’épaisseur δ constante et infiniment grande devant
ton et le cylindre ; celle du gaz.
• le mouvement du piston jusqu’au choc contre la butée Calculer numériquement la constante de temps de la loi
s’effectue sans frottement. T(t) et la valeur de T 10 minutes après la détente.
a. Déterminer la pression P2 et la température T2 du
Conseils

gaz à l’instant où le piston atteint l’abscisse X2 . Au • Caractériser l’évolution du gaz pendant la déten-
moyen d’un bilan d’énergie, exprimer la vitesse maxi- te. Quelles relations relient P , V et T ?
male Vmax du piston en fonction de ρ , e , M , X1 , • Un bilan d’énergie n’a de sens que relatif à un
P0 , T0 R et γ . système fermé clairement délimité. Selon le cas,
En déduire une estimation grossière de la durée t0 de on choisira le gaz seul ou l’ensemble {cylindre
la détente. + gaz + piston}. Quel système choisir si on veut
b. Le piston a une épaisseur égale à 1 cm. Calculer Vmax considérer le travail cédé par l’atmosphère au
et l’ordre de grandeur de τ0 . L’hypothèse « quasista- cours de la détente ?
tique » est-elle justifiée ? • Pendant la détente, le piston est rigide et ne reçoit
c. Lors du choc sur la butée, le cylindre reste parfaite- pas de transfert thermique.
ment rigide et le piston s’échauffe uniformément. Calculer • Pour une première estimation de la durée, on peut
les températures T3 piston et T3 gaz du piston et du gaz considérer que la vitesse est constante.
lorsque le système est au repos. (On considérera que l’hy- • Le cylindre peut-il échanger du travail ?
pothèse quasistatique est justifiée pour la détente). • Les frottements modifient-ils l’énergie interne
finale du système {cylindre + gaz + piston} ?
Page 180
métrique global à volume constant, ou capacité thermique
9 Stabilité de l’atmosphère du local, est noté C . La puissance thermique fournie à
L’air est considéré comme un gaz parfait de rapport γ l’extérieur (flux thermique sortant) s’exprime alors sous
constant et de masse molaire M . La verticale est repé- δQ
la forme = α C(T – Te) (loi de Newton).
rée par un axe Oz ascendant : gr = – g er z . À l’équili- δt
bre, la température de l’air suit une loi Teq (z) connue.
Détermination de a
1 • Si P(z) représente la pression, et P (z) sa dérivée,
Pour déterminer les déperditions thermiques, on arrête le
P (z)
déterminer le rapport . chauffage pendant une durée ∆t , durant laquelle la tem-
P(z) pérature du local passe de Ti à Tf , la température exté-
2 • À la suite d’une perturbation, une bulle d’air, initia- rieure restant inchangée et égale à Te .
lement à l’altitude z0 s’élève jusqu’à l’altitude z0 + ζ .
La bulle se met à l’équilibre mécanique avec l’air 1 • Préciser l’unité de α ; établir son expression :
ambiant à cette nouvelle altitude, et, nous supposons α= .
que cette opération est suffisamment rapide pour être
adiabatique.
2 • Calculer la valeur de α pour ∆t = 3 heures ,
En supposant ζ suffisamment petit, déterminer la
Ti = 294,0 K , Tf = 286,0 K et Te = 281,0 K .
masse volumique ρbulle(z0 + ζ) de la bulle, puis la
masse volumique ρe(z0 + ζ) de l’air ambiant à cette Mise en route du chauffage
même altitude.
En déduire une condition portant sur la fonction T(z) 3 • Quelle est la puissance de chauffe nécessaire au main-
pour que l’atmosphère soit à l’équilibre. Commenter la tien du local à la température Ti = Tc = 294 K ? On donne
valeur obtenue. C = 107 J . K– 1 .
La température du local est maintenue dans l’intervalle de
régulation = [TR – θ ; TR + θ ] au moyen de relais
Conseils

• Comment exprime-t-on la masse volumique d’un thermostatiques du type tout ou rien.


gaz parfait en fonction de M, P et T ? Ces derniers mettent en route le dispositif de chauffage dès
• La transformation subie par la bulle permet-elle que T atteint la valeur TR – θ et l’arrêtent dès que T
d’appliquer la loi de LAPLACE ? atteint la valeur TR + θ par valeur croissante. Les gran-
• Comment expliciter cette loi avec les variables P deurs TR et θ sont respectivement la température de
et ρ ? régulation et l’amplitude de régulation.
• Si est suffisamment petit, on peut exprimer Notant Pc la puissance de chauffe (indépendante du
P(z0 + ) par une développement de Taylor à
l’ordre 1. temps), on pose aussi TRM = Te + .
• Pour exprimer la dérivée de e , on peut utiliser
la dérivée logarithmique. 4 • Quel est le sens physique de TRM ? Montrer qualita-
• Le système est stable si les forces qui s’exercent tivement que, lorsque le système fonctionne normalement
sur la bulle tendent à la ramener vers sa position (TR = Tc = 294 K) , la température T du local est une
initiale. fonction périodique du temps. Montrer alors que l’inter-
valle des valeurs possibles de TR est :
Te + θ TR TRM – θ .
Calculer numériquement pour Pc = 15 kW
10 Chauffage d’une enceinte et θ = 0,1 K .
D’après Concours communs Mines - Ponts
5 • Exprimer la période, Θ , et donner sa valeur numé-
On se propose de maintenir un local à température cons- rique.
tante Tc (température de consigne). La température exté- 6 • On note ∆t1 la durée, au sein de la période Θ , pen-
rieure est uniforme et vaut Te Tc . dant laquelle le système de chauffage est actif.
À l’instant t, la température du local est notée T et l’on Établir l’expression du facteur de forme de la source
admet que la déperdition d’énergie thermique
η= . Calculer sa valeur numérique. En déduire la
(« déperdition de chaleur») est proportionnelle à la diffé-
rence de température entre l’intérieur et l’extérieur. puissance moyenne de chauffe (TR = Tc = 294 K) .
Le volume de l’enceinte est constant, le coefficient calori-
Page 181
27
S

2 • Quand la température T varie de dT , x varie de dx .


Conseils

Détermination de a Calculer dx en fonction de dT .


• Définir le système étudié et choisir la fonction
3 • Exprimer (en fonction de la variable x ) l’énergie
d’état à partir de laquelle on établira le bilan éner-
interne du système {gaz + ressort}.
gétique.
En déduire la variation infinitésimale de l’énergie interne
Mise en route du chauffage dU en fonction de la variation de température dT .
• Établir un nouveau bilan énergétique tenant compte
4 • Calculer le transfert thermique δQ nécessaire pour
du chauffage. Que devient-il si T reste constante
faire varier la température de dT .
égale à Ti ?
En déduire la capacité calorifique CK du système {gaz
• Pour comprendre le fonctionnement, on pourra tra-
+ ressort}.
cer Pc = f(T) . À quel dispositif électronique cette
Examiner à nouveau les cas limites.
courbe fait-elle penser ?
• Pour faire l’étude quantitative, exprimer le bilan

Conseils
énergétique et l’intégrer suivant que le chauffage 1) Il suffit d’écrire l’équation d’équilibre du piston.
fonctionne ou non entre TR – θ et TR + θ , ou 3) Dans l’expression de l’énergie interne U intervient
TR + θ et TR – θ . l’énergie potentielle des forces intérieures, donc celle
• Les questions 5) et 6) sont des applications de la du ressort.
question 4). 4) Il faut toujours commencer par calculer le travail
et se servir du premier principe pour obtenir les
échanges thermiques.

11 Capacité calorifique
d’un système complexe 12 Transformations d’un gaz réel
Un gaz parfait (quantité de matière n) est enfermé dans un Dans un certain domaine de température et de pression,
cyclindre (de section S ) fermé par un piston mobile, rete- le dioxygène O2 est bien représenté par l’équation de
nu par un ressort de raideur k , de longueur à vide L0 . Van de Waals :
Initialement, le gaz est à la pression atmosphérique P0 ,
température T0 et la longueur de cylindre occupée par le a
P+ 2
(Vm – b) = R T
gaz vaut L0 . Vm
On note CV la capacité calorifique molaire à volume Son énergie interne molaire est donnée par :
constant du gaz (doc. 1). a
Um = U0 m + CV, m T –
Même si cette hypothèse est discutable, on négligera dans Vm
cet exercice la capacité thermique du ressort.
Avec a = 0,170 J.m3 mol – 2 ,
section S b = 5,10 . 10 – 5 [Link] – 1
et CV, m = 21,1 J.K – [Link] – 1.
gaz parfait
P0 1 • On réalise une détente de Joule-Gay-Lussac avec ce
k gaz. L’état initial est caractérisé par :
Volume V0 = 10 L ; quantité de matière : n = 10 moles ;
température T0 = 295 K .
x
L’état final est caractérisé par un volume
L0 x V1 = 2 V0 = 20 L .
0 Déterminer littéralement et calculer la température
Doc. 1 finale T1 si on néglige les échanges thermiques avec
les parois. À quelle condition cette dernière hypothèse
On suppose que le système {gaz + ressort} est en perma- est-elle réaliste ? Quel serait le résultat avec le modèle
nence en état d’équilibre thermodynamique interne ; on du gaz parfait ?
repère le déplacement du piston par sa cote x .
2 • On réalise une compression suffisamment lente
1 • On fait évoluer lentement la température : comment pour pouvoir la considérer comme isotherme. La tem-
est représentée cette transformation en diagramme de pérature restant égale à T0 , les n moles passent de V0
Clapeyron (P, x) ? V0
Examiner les cas particuliers. à V2 = . Calculer le travail et la chaleur fournis au gaz.
2
Page 182
.
28
EXERCICES

3 • On réalise la même compression (même état initial,


même volume final), de façon suffisamment rapide
pour la supposer adiabatique, le système restant cepen-
dant toujours très proche d’un état d’équilibre interne.
Déterminer la température finale et le travail fourni au
gaz.
Conseils

• Revoir le dispositif expérimental de la détente de


Joule-Gay-Lussac (Cours).
• Ne pas confondre énergie et énergie molaire,
volume et volume molaire, etc.
• Comment s’écrit l’équation de Van der Waals
pour une quantité de matière n ?
• Pour déterminer un échange thermique, il faut
calculer la variation d’énergie interne et le tra-
vail.
• Question 3 : revoir la démonstration de la formu-
le de LAPLACE pour un gaz parfait. Il faut utili-
ser la même méthode pour établir une relation
simple entre V et T .

Page 183
239
Corrigés TD THERMODYNAMIQUE

1 Oscillations adiabatiques
P0 T0
Chaque partie du système subit une évolution adiabatique.
Si la vitesse du piston est faible devant la vitesse de pro-
pagation du son, on peut considérer que la pression et la
température y sont uniformes et définis à tout instant. On
peut donc appliquer la relation de LAPLACE.
Repérons la position du piston par l’abscisse x , nulle à État intermédiaire : le gaz se répartit entre un volume exté-
l’équilibre et orientée de la gauche vers la droite. rieur plus petit que V0 et le réservoir.
Les volumes des compartiments (1) et (2) deviennent :
V1 = V0 + Sx et V2 = 2 V0 – Sx
L’application de la loi de LAPLACE se traduit par :
Sx γ
P1 V1γ = P1 V0γ 1 + = P0 V0γ
V0
Sx étant petit devant V0 (petites oscillations), on obtient
γ Sx
après un D.L. à l’ordre 1 : P1 = P0 1 – État final : tout le gaz est contenu dans le réservoir.
V0
Considérons le système fermé constitué par le gaz qui se
γ Sx trouve dans le réservoir à la fin de l’expérience. Dans l’é-
On obtient de même : P2 = P0 1 –
2 V0 tat initial, il occupe un volume V0 .
Écrivons maintenant la RFD appliquée au piston : La partie du gaz qui est restée dans l’atmosphère est tou-
3γ P0 S2 jours à l’équilibre thermique et mécanique avec celle-ci.
m ẍ = P1 S – P2S = – x Ce système est limité, du côté de l’atmosphère, par une
2 V0
paroi fictive où la température est égale à T0 des deux
On a un mouvement oscillant sinusoïdal de fréquence : côtés. Le gaz subit donc une transformation adiabatique.

7
1 3γ P0 S2 Bien que l’écoulement soit lent, le gaz passe brusquement
f=
2π 2 V0 de la pression P0 à une pression plus faible lors de son
passage par le robinet ; son évolution n’est pas quasista-
Une étude plus réaliste devrait tenir compte des échanges
tique et on ne peut pas utiliser la relation de LAPLACE.
thermiques à travers les parois et des frottements. Si ceux-
La paroi du réservoir est immobile. Le seul travail est donc
ci sont faibles, on observe des oscillations amorties de
le travail des forces de pression atmosphérique, qui s’ap-
pseudo-fréquence voisine de f et le système tend vers l’é-
pliquent sur une surface qui « balaye » le volume V0 . Le
tat d’équilibre initial.
travail reçu par le système est donc :
W = + P0 V0 .
Ce travail est bien positif, car la « paroi » se déplace dans
2 Remplissage d’un réservoir le sens de la force pressante.
Les échanges thermiques étant nuls, on peut écrire :
∆U = W , soit : n CV, m (Tfinale – T0) = P0 V0
P0 V0 R
avec n = et CV, m =
P0 V0 T0 R T0 γ–1
On en déduit : Tfinale – T0 = (γ – 1) T0
vide et donc : Tfinale = γ T0 .
On remarque que ce résultat est indépendant de la pression
finale.
L’hypothèse la plus contestable est celle de l’adiabaticité
État initial : Tout le gaz constituant le système est contenu des parois : La capacité thermique du gaz intérieur est suf-
dans le volume V0, à l’extérieur. fisamment faible pour qu’il soit difficile de négliger le
transfert thermique vers la face interne des parois. La tem-
pérature finale est donc comprise entre T0 et γ T0 , et doit
tendre vers T0 pour un temps suffisamment long.
Page 184
.
CORRIGÉS

3 Expérience
de Clément-Desormes
1 • Le tableau ci-dessous explicite chaque opération :
opération analyse et conclusions

compression initiale La compression rapide du gaz correspond à une augmentation de tempéra-


ture sans échange thermique.

1 Les échanges thermiques étant lents devant la mise en équilibre de pression,


refroidissement isochore il faut laisser le récipient quelques heures afin que la température de l’air
intérieur soit de nouveau égale à T0 . Le volume reste inchangé.

Le gaz a été comprimé donc P1 P0 .


Puisque h1 est de l’ordre de quelques cm, P1 – P0 est de l’ordre de
quelques millibars (1 bar correspond à 10 m d’eau).

2 Puisque p1 = P1 – P0 est faible, l’ouverture du robinet va provoquer la fuite


détente adiabatique d’une petite quantité de gaz jusqu’à ce que la pression intérieure soit égale
à P0 .
Le gaz restant à l’intérieur de la bouteille a subi une détente rapide : on peut
considérer que les échanges thermiques n’ont pas eu lieu et la température
de ce gaz a baissé.
Attention : Le système considéré ici est différent de celui de l’opération 1.
Il s’agit toujours d’un système fermé mais de quantité de matière moindre.

R R
gaz devant
s’échapper
du récipient
(n moles)

gaz devant n0 n
rester dans moles de gaz
la bouteille
état initial (n0 n moles) état final

La transformation des n0 – n moles n’est pas isochore.

3 De même qu’en 1, il s’agit d’une phase de mise en équilibre thermique jus-


échauffement isochore qu’à la température T0 . Le gaz s’est échauffé, à volume constant, depuis un
état initial de pression P0 : P2 est donc supérieure à P0 .

Durant cette opération, le récipient contient (n0 – n) moles de gaz à la tem-


pérature T0 ; or, durant l’opération 2, le récipient contenait n0 moles à la
température T0 .
Ainsi P2 < P1 et h2 < h1 .

Compte tenu des valeurs faibles des surpressions, on peut considérer que les deux systèmes étudiés (n0 moles pour 1 et
n0 – n moles pour 2 et 3) subissent des transformations telles que chaque état intermédiaire peut être considéré comme un état
d’équilibre thermodynamique interne.

Page 185
241
CORRIGÉ

2 • a. On considère le système constitué des n0 – n moles • pour l’échauffement isochore B C :


P
= C ste
de gaz présentes en fin d’expérience dans le récipient. T
Comme les transformations sont des suites d’états d’équili-
bre thermodynamique interne (p1 << P0 , p2 << P0) , que P0 P0 + p2 p –1
d’où = soit : 1 + 2 = 1 –
le gaz est parfait et que γ est constant, la loi de Laplace peut T0 – T0 P0 T0
s’appliquer pour ces évolutions adiabatiques, soit PV γ = cte .
Sachant que γ 1 , la pente en un point d’une adiabatique et, puisque p 2 << P 0 et θ << T 0 : ;
est supérieure (en valeur absolue) à celle d’une isotherme, en
effet on a : • ainsi, en éliminant des deux relations obtenues,
T0
d(ln PV γ ) = =0, on en déduit :
d’où p1 p2
(1 – ) =– ,
P0 P0
d(ln PV) = = 0 , d’où .

Juste avant l’ouverture du robinet, le point représentatif du


système des n0 – n moles d’air est en A de coordonnées Remarque: L’expérience de Clément-Desormes donne des résul-
[V1, (P0 + p1)] , si V1 est le volume occupé par les n tats peu précis. Les déterminations de γ se font actuellement à
moles qui vont sortir. partir de la mesure de la vitesse du son dans le gaz considéré.
Pendant l’ouverture, le système subit une transformation
adiabatique quasistatique caractérisée par P Vγ = C ste . Le 4 Étude d’une tuyère
système atteint le point B , de coordonnées (P0 , V0).
Après la fermeture du robinet, la gaz contenu dans le réci- 1 • À l’instant t , la tranche contenant dn moles est en
pient subit un échauffement isochore (il y a transfert ther- x = x1 . Elle est caractérisée par U1 , T1 , P1 , H1 et υ1 .
mique à travers les parois du récipient). Il atteint le point A’ B’
C , de volume V0 et situé sur l’isotherme T0 qui passe A B
également par A . x

C D C’ D’
P
x1 x
P0 p1 A instant t

• À l’instant t (t t) elle est à l’abscisse x . Elle est carac-


isotherme T0 térisée par U(x) , T(x) , P(x) , H(x) et v (x) .
P0 p2 C dn
P0 B A B A’ B’
isotherme T0
x
V1 V0 V
C D C’ D’
x
instant t’
b. On considère le système fermé constitué des (n 0 − n)
moles qui restent dans le récipient. On peut écrire :
Pour calculer U(x) – U1 , on va considérer la tranche de gaz
• Pour la transformation adiabatique A B :
ACA C à l’instant t . À l’instant t , cette tranche s’est
T P1 – = C ste , déplacée et occupe un volume BDB D .
soit Le sytème étudié étant fermé et l’écoulement permanent, on a
nécessairement B = B et D = D .
p1 1–
T(x) et P(x) sont indépendants du temps et la masse totale de
ou encore : 1 – = 1–
P0 T0 la tranche ACA C est invariante.
En outre, comme p 1 << P 0 et θ << T 0 , la relation ci- On applique le premier principe entre les instants t et t à
dessus conduit, après un D.L. à l’ordre 1 à : la tranche précédente :
p1 • Q = 0 , puisque les parois sont adiabatiques ;
(1 – ) =– ;
P0 T0 • en amont le gaz reçoit un travail W1 = P1VABCD ;
Page 186
t.
242
CORRIGÉS

• en aval il reçoit le travail :


W(x) = – P(x)VA B C ;
5 Étude d’une machine
D
•( KBB – KAA ) + (UBB DD – UAA CC ) Question préliminaire
DD CC
= P1VABCD – P(x)VA B C D 1 • Il s’agit d’une détente de Joule-Thomson.
puisque P, ext = cte ; Le lecteur pourra se reporter à son cours ou à la démonstra-
tion donnée à l’exercice 4 (il suffit d’écrire K(x) = K1 pour
or retrouver la démontration du cours).
2 • Avec les notations de l’exercice 4 :
et – UACA C + UBDB D = τ + Q + P1VABCD – P(x) VA B C D :
c’est lors de l’application du premier principe à la tranche de
gaz passant de ACA C à BDB D qu’interviennent le tra-
Ainsi, puisque toutes ces grandeurs sont indépendantes de vail τ (autre que celui des forces de pression) et le trans-
temps : fert thermique Q échangés au niveau de l’élément
KA B C D + UA B C D + P(x) VA B C D (compresseur, turbine, etc.).
La relation ∆H = 0 du 1) devient ∆H = τ + Q , où ∆H
= KABCD + UABCD + P1VABCD .
représente la variation d’enthalpie d’une tranche de gaz entre
l’aval et l’amont de l’élément de machine étudié.
Or Si la branche contient n moles , cette relation devient :
n ∆Hm = n τ m + n Qm
soit : ∆Hm = τ m + Qm
A • 1 On est dans les conditions d’application de la loi de
Laplace. Ainsi :
1–γ γ 1 γ
P0 T 0 = Pf –γ T f et Tf = x T0 .

et 2 • a. Pour un gaz parfait (pour lequel CP, m est constant)


∆Hm = CP, m ∆T , soit :

Soit Mv(x)2 + Um(x) + P(x)Vm(x) ∆Hm = CP, m (x – 1)T0 .

= Mv 12 + Um1 + P1Vm1 . b. D’après la question préliminaire et en tenant compte du


caractère adiabatique de la transformation:
Comme Um(x) + P(x) Vm(x) = Hm(x) , on a effectivement
τ m = ∆Hm .
bien :
c. τ m = 8,64 [Link] – 1.
Hm(x) + Mv 2(x) = cte .
3 • a. Seuls les travaux échangés au niveau des compresseurs
sont intéressants : le travail au niveau de l’échangeur n’est pas
2 • Hm2 + Mv 12 = Hm1 le gaz est parfait, donc : fourni par la machine, il ne « coûte » donc rien.

Hm1 – Hm2 = – 1 (T1 – T2) , soit : τm = τ1m + τ2m = CP, m T0
γ–1
1
2 Rγ 2
v2 = (T1 – T2) .
M γ–1
+ CP, m T0
v 2 = 301,5 ms – 1 .
en utilisant les résultats du 1) et du 2).
3 • Si l’on suppose que l’énergie cinétique du gaz en amont
de la turbine lui est intégralement transmise : Soit τ = CP, mT0 .
Mv 22 = Wturbine .
dτm
gR b. Il suffit d’annuler . On obtient, après un calcul
Ainsi Wturbine = (T1 – T2) dP1
g–1
sans difficulté, P1 = .
Wturbine = 1 455 J.
Page 187
243
CORRIGS

c. P1 = 3,5 bars . τm = 7,12 [Link] – 1 . L’intérêt du compres- 2 • Soit le système constitué, en régime permanent, à l’ins-
seur à deux étages apparaît ici, puisque τ τ : le travail tant t , du calorimètre, de l’eau, de ses accessoires, de la
total à fournir pour passer de P0 à Pf est inférieur d’envi- masse M de gaz présente dans le serpentin dans le calori-
ron 20 % . mètre et de la masse dm qui entrera dans le calorimètre
durant l’intervalle dt ci-après.
B • 1 τcm a été calculé à la question précédente :
Entre les instants t et t + dt , la masse dm entre à la tem-
τcm = 7,12 [Link] – 1 .
pérature T1 et une autre quantité de matière de même masse
2 • τT est donné par le résultat de la question préliminaire : dm (régime stationnaire) sort à la température T2 du calori-
τTm = ∆Hm = CP, m (TD – TC) mètre.
τ Tm = – 15,25 [Link] – 1 . On raisonne de nouveau sur l’enthalpie du système et on fait
un bilan énergétique :
3 • Le travail utile récupéré sur l’axe vaut τ u = – (τ T + τ c) , dHsystème = dH{calorimètre + eau + accessoires} + dHM + dm
puisque la turbine et le compresseur à deux étages sont soli-
or dH{calorimètre + eau + accessoires} = 0 , car dT = 0 en régi-
daires :
me stationnaire, et dHM+dm = cP dm(T2 – T1) tout se passe
τ um = 8,13 [Link] – 1 .
entre l’instant t et l’instant t + dt comme si une même
4 • L’air est échauffé de façon isobare ; or ∆H = QP pour masse dm était passée de T1 à T2 : ceci n’est vrai qu’en régi-
une telle évolution. Ici on a donc : me stationnaire où HM = cte .
Qm = ∆Hm BC = CP, m (TC – TB )
Qm = 13,46 [Link] – 1 .

5 • Le rendement d’un moteur est défini par le rapport entre


dm
le travail utile récupéré et le coût énergétique correspondant :
η= = 0,60 .
Instant t

6 Détermination d’une capacité


thermique massique
dm
1 • Puisque le débit gazeux est interrompu, on s’intéresse au
système {calorimètre + accessoires + eau}.
On sait que pour des phases condensées, la variation d’éner- Instant t dt
gie interne et celle de l’enthalpie sont quasiment égales :
Ainsi, puisque :
dU = dH = CdT.
Si on réalise un bilan énergétique sur la fonction H en consi- δQP = – k (T2 – T0) dt ,
dérant que l’expérience se fait à pression constante, on peut on a : cP dm(T2 – T1) = – k(T2 – T0)dt ,
écrire dH = δQP . Or le seul échange thermique du système
or dm = Dm dt et finalement :
avec le milieu extérieur correspond aux fuites thermiques :
δQP = – k(T – T0) dt, soit CdT = – k(T – T0) dt cP = – .
=– dt . En intégrant, compte tenu de la condition
initiale T(t = 0) = T2 : kt 3• k= ln
– C
T = T0 + (T2 – T0) e .
avec T = 2 K et t = 600 s .
Remarques : On vérifie que si t → + ∞, T → T0 : le calori- k = 0,83 W . K – 1 .
mètre est alors en équilibre thermique avec le milieu exté-
• cP = 476 J . kg – 1 . K – 1 .
rieur.
τ= est le temps caractéristique de cette mise en équilibre:
• si k est grand, les fuites sont importantes et τ est petit (mise 7 Utilisation d’une pompe
en équilibre rapide) ; 1 • a. Représentons le k ième cycle du piston sur un dia-
• si C est grand, la capacité du système à emmagasiner de gramme représentant la pression dans le cylindre en fonc-
l’énergie thermique est grande, et la mise en équilibre lente. tion du volume du cylindre.
Page 188
.
24
CORRIGÉS

Pcylindre b. Quand k devient très grand, P k tend vers la limite :


V
P = P0
pk v
4
Cette pression est atteinte lorsque la soupape S 2 ne s’ouvre
pk – 1
plus, même lorsque le piston est en fin de course à droite ; pour
1 3 retrouver la relation ci-dessus, il suffit donc de réécrire la rela-
P0 tion (1) (qui donne la condition d’ouverture de S 2 ) avec :
2 V 2 = v et P k − 1 = P , soit Pv = P 0 V .

v V2 V2 V Vcylindre 2 • On suppose v = 0 .
a. Reprenons le résultat de la question 1) a) :
• Étape 1 : détente isotherme du gaz initialement contenu V0 k
Sachant que ≈ 1 – k v lorsque v est très petit, on obtient:
dans le volume v à la pression Pk – 1 . S1 s’ouvre pour V0 + v V0
le volume V1 où la pression atteint la valeur P0 . V
• Étape 2 : Aspiration d’air atmosphérique. Pk = P0 1 + k .
V0
• Étape 3 : compression du gaz initialement contenu dans (Relation que l’on peut aussi retrouver par un calcul direct.)
le volume V à la pression P0 . S2 s’ouvre pour le volu-
b. Calculons le travail des forces de pression au cours du
me V2 où la pression atteint la valeur Pk – 1 . La com-
m ième cycle du piston. Le travail de la force de pression
pression étant isotherme :
atmosphérique P 0 est nul puisque, au cours d’un aller et
P0 V = Pk – 1 V2
retour, le volume balayé par le piston est nul :
• Étape 4 : Compression du gaz contenu dans le cylindre et
− P 0 ∆ V − P 0 (− ∆ V) = 0 .
dans le réservoir, le volume de ce système passant de V2
+ V0 à V0 + v . La compression étant isotherme : Dans le cylindre, l’air subit une transformation isotherme :
Pk – 1 (V2 + V0) = Pk (V0 + v) • lorsque le piston se déplace vers la gauche, la soupape S 1
En éliminant V2 entre ces deux équations, on obtient la rela- est constamment ouverte (puisque v = 0 ) ; l’air s’engouffre
tion de récurrence : dans le cylindre à pression constante P 0 , son volume aug-
Pk = P0 V + Pk – 1 V0 . mente de V , d’où :
V0 + v V0 + v Wm1 = − P0 V = − nRT;
On obtient successivement les pressions : • lorsque le piston se déplace vers la droite, l’air est comprimé
P0 dans le cylindre du volume V au volume V 2 (S 2 fermée),
P1 = P0 V + P0 V . d’où :
V0 + v V0 + v V P0
Wm2 = – nRT ln 2 = – P0 V ln .
V +P V V Pm – 1
P2 = P0 1 .
V0 + v V0 + v Ensuite ( S 2 ouverte), l’air du cylindre et du réservoir est
comprimé du volume (V 0 + V 2 ) au volume V 0 :

V0 P
Wm3 = – (n + nm – 1) RT ln = – Pm V0 ln m – 1 .
V +P V . V0 + V2 Pm
Pk = P0 k–1
V0 + v V0 + v Au total, le travail des forces de pression pour le m ième cycle
de piston vaut donc :
En éliminant successivement P k − 1 , P k − 2 , … , P 1, on obtient:
P P
V0 V0 V0 2 Wm = Wm1 + Wm2 = Wm3 = – P0 V 1 + ln 0 – Pm V0 ln m – 1 ,
Pk = P0 1+ + +…+ Pm – 1 Pm
V0 + v V0 + v V0 + v que l’on peut écrire sous la forme :
V0 k – 1 V0 k
+ P0 . W m = V 0 P m ln P m − P m − 1 ln P m − 1 − (P m − P m − 1 ) (1 + ln P 0 )
V0 + v V0 + v
puisque l’on a (n + n m − 1 ) RT = P 0 V + P m − 1 V 0 = P m V 0
que l’on peut écrire sous la forme :
On peut ainsi en déduire le travail W k des forces de pression
V0 k
1– pour k allers et retours du piston :
V0 + v V0 k
Pk = P0 V + P0 , k
P
V0 + v V 0 V0 + v Wk = Wm = Pk V0 ln k – (Pk – P0) V0 .
1– m=1 P0
V0 + v
Ce travail W k correspond au travail fourni par le moteur de
V0 k V0 k la pompe.
soit, Pk = P0 V 1 – + P0 .
v V0+v V0 + v
Page 189
245
CORRIGÉ

Pour une estimation grossière, on peut supposer que la


8 Détente brusque d’un gaz vitesse moyenne est de l’ordre de Vmax , d’où :
1 • Le gaz étant homogène, la tranche dx de gaz a une X2 – X1
τ0 ≈
dx Vmax
masse dm = mgaz et une énergie cinétique
X(t) b. Vmax = 48 m.s – 1 ; τ0 ≈ 4 ms .
1 Les hypothèses sont valides si cson τ0 >> X1 avec
d K = dm v 2(x, t) .
2 cson ≈ 3 . 102 m.s – 1 (T étant variable, on ne peut attribuer
1 x dx • 2 de valeur précise à cson) .
On en déduit : d K = mgaz X On obtient cson t0 ≈ 1,2 m . On est à la limite de validité
2 X2
• de l’hypothèse quasistatique.
mgaz X 2 x
c. Remarquons que, entre le choc et l’état de repos, on ne
et K gaz = x dx d’où :
2X 2 x=0 considère plus le piston comme un système rigide : Le
• choc provoque des déformations et des vibrations qui, en
1
K gfaz (t) = mgaz X 2 (t) s’amortissant, dissipent de la chaleur. Le raisonnement qui
4
suit permet de ne pas avoir à étudier le mécanisme de cette
conversion d’énergie mécanique en énergie interne.
2 • a. Le gaz contenu dans le cylindre subit une détente
Effectuons des bilans d’énergie entre « juste avant le
adiabatique, supposée quasistatique (puisque P et T sont
choc » et l’état final.
définis à tout instant). Connaissant le rapport des volumes
• Le cylindre restant parfaitement rigide et immobile, il ne
(le volume double), on applique les relations de
fournit aucun travail. Le piston ne reçoit donc ni travail ni
LAPLACE :
échange thermique pendant la durée considérée. Le bilan
1 γ–1
T2 = T0 soit T2 = 227 K d’énergie pour le piston s’écrit donc :
2
1
1 γ ∆Upiston + m(0 – Vmax2) = 0
P2 = P0 soit P1 = 1,52 bar . 2
2
1
La vitesse maximale du piston est obtenue juste avant le d’où : m c(T3 piston – T0) = m Vmax2
2
choc sur la butée. Effectuons donc un bilan d’énergie entre
Vmax2
l’instant initial et juste avant le choc, lorsque le piston arri- T3 piston = T0 + . A.N : T3 piston – T0 = 1,1 K .
ve en X2 . c
La force exercée par l’atmosphère sur le piston est simple • Pendant cette phase, le gaz est isolé :
à exprimer, contrairement à la force exercée par le piston 1 R
mgaz Vmax2 = ∆Ugaz = ngaz (T3 gaz – T2) .
sur le gaz situé à l’intérieur. Considérons donc le système 4 γ–1
{gaz + cylindre + piston}. (γ – 1)M Vmax2
Le cylindre et le piston sont ici assimilés à des phases T3 gaz – T2 =
4R
condensées. En l’absence d’échanges thermiques, leur
énergie interne est constante, d’où : A.N. : T3 gaz – T2 = 0,79 K .
∆U = ∆Ugaz = ngaz CV, m (T2 – T1) . 3 • Le gaz subit la même détente adiabatique quasista-
Les échanges thermiques étant nuls et le seul travail étant tique que dans l’hypothèse sans frottement ; T2 est donc
celui de l’atmosphère (négatif), le bilan d’énergie s’écrit : inchangée.
∆U + ∆ K gaz + ∆ K piston = Watmosphère T3 gaz est légèrement différente en raison de la vitesse plus
1 1 faible : T3 gaz – T2 = 0,14 K .
ngaz CV, m(T2 – T1) + mgaz + m (Vmax2 – 0) =
4 2 Faisons un bilan d’énergie pour le système {cylindre + pis-
– P0 πa2(X2 – X1) ton + gaz} entre l’état initial et l’état final de repos : ∆Ugaz
P1 V1 4P0 πa2 X1 + ∆Upiston + ∆Ucylindre = Watmosphère avec ∆Ucylindre = 0
avec ngaz = = et mgaz = M ngaz .
R T1 R T0 (par hypothèse, le cylindre ne s’échauffe pas).
On obtient après simplifications : Les frottements se manifestent par des échanges énergé-
4P0 X1 1 1 P0 M X1 tiques entre le cylindre et le piston. Ils n’interviennent
1 – y–1 – Vmax2 ρe +
y–1 2 2 2 R T0 donc pas dans un bilan relatif à un système qui inclut ces
deux éléments.
= P0 X1 R
ngaz (T3 gaz – T0) + m c(T3 piston – T0) =
2P0 X1 5 – γ – 4 γ–1
2γ–1 – P0 πa2 (X2 – X1)
Vmax2 = .
(γ – 1) ρe + P0 X1 M
2RT0 Page 190
.
246
CORRIGÉS

4P0 X1 – 1
(T3 gaz – T0) + e ρ c(T3 piston – T0) = – P0 X1 P ρ – γ = C ste ou, mieux : P γ
ρ = C ste .
(γ – 1)T0
4 T3gaz – 1 – 1
e ρ c(T3 piston – T0) = P0 X1 1– –1 P(z0 + ζ ) γ
ρ bulle(z0 + ζ ) = P(z0) γ
ρ e(z0)
γ–1 T0
1
Cette relation est vraie qu’il y ait ou non des frottements. –
P(z0 + ζ ) γ

Dans les deux cas, T3 gaz a pratiquement la même valeur. ρ bulle(z0 + ζ ) = ρ e(z0)
1

Avec une précision de deux décimales, on aura encore : P(z0) γ

T3 piston – T0 = 1,1 K .
ζ étant suffisamment petit : P(z0 + ζ ) = P(z0) + P (z0) ζ .
4 • a. t = 4 ms ⇒ δ = 45 µm ; t = 40 s ⇒ δ = 4,5 mm .
Mg
Le volume de cylindre susceptible de variation de tempé- D’après la question précédente : P (z0) = – P(z0)
rature est alors : V = 2πa 2 X1 δ . R Te(z)
La capacité thermique de ce volume est : et donc :
Mg ζ
Cparoi = ρ c V = 4π a X1 δ ρ c . P(z0 + ζ ) = P(z0) 1 –
Le gaz échange de la chaleur à volume constant. Sa R Te(z0)
R 4P0 πa2 X1 1 1 Mg ζ
capacité thermique est : Cgaz = n = . d’où : P(z0 + ζ ) γ = P(z0) γ 1 – .
γ–1 (γ – 1)T0 γ R Te(z0)
Cparoi (γ – 1)ρ c T0 δ δ Mg ζ
= = 3. 103 ; On en déduit : ρ bulle(z0 + ζ ) = ρ e(z0) 1 –
Cgaz P0 a a γ R Te(z0)
Cparoi Cparoi Pour l’air ambiant :
t = 4 ms ⇒ = 7 ; t = 40 s ⇒ = 700 .
Cgaz Cgaz MP 1 dρ e 1 dP 1 dTe
ρe = ⇒ = – =
La capacité thermique de la paroi n’est donc jamais négli- RT ρ e dz P dz Te(z) dz
geable (4 ms correspond à la durée de la détente). Mg 1
– –
b. Écrivons le bilan d’énergie pour le gaz qui reçoit de la R Te(z) Te(z)
chaleur de la paroi, à volume constant : En faisant un nouveau développement à l’ordre 1 :
dT dρ e
Cgaz = h S [Tp (t) – T(t)] . ρ e(z0 + ζ ) = ρ e(z0) + ζ=
dt dz
La capacité thermique de la paroi étant très grande, sa tem- ζ Mg dTe
ρ e(z0) 1 – +
pérature est pratiquement constante (elle se comporte Te(z0) R dz
comme un thermostat). L’équation devient : D’après le théorème d’Archimède, la bulle est ramenée
dT vers sa position initiale si ρbulle ρe pour ζ 0 .
τ = – [T(t) – T0]
dt Mg ζ 1 Mg dTe
Cgaz P0 a Donc, si : + , ce qui
avec τ = = = 200 s . γ R Te(z0) Te(z0) R dz
hS T0(γ – 1)h dTe (γ – 1)Mg
Cette valeur de τ justifie l’hypothèse adiabatique pour les revient à : –
dz γR
deux premières phases (détente et choc).
La solution, compte tenu de la valeur initiale de T est : Numériquement, on trouve une pente limite de l’ordre de
–t – 10 [Link] – 1 , assez proche de la valeur couramment rete-
T(t) = T0 – (T0 – T2) exp nue pour la loi T(z) . Avec ce modèle simple, l’atmosphè-
τ
re est stable si Te(z) décroît moins vite que cette valeur
10 minutes après la détente : t = 3τ et T = 297 K .
limite. Dans ce cas, l’air n’est plus brassé par des courants,
ce qui peut provoquer des pics de pollution.
9 Stabilité de l’atmosphère Le problème est en fait plus compliqué car il il faut aussi
tenir compte de l’humidité de l’air.
1 • Il suffit d’écrire la relation fondamentale de la statique
des fluides :
P (z) = – ρ g avec ρ =
MP
d’où :
P (z)
=–
Mg 10 Chauffage d’une enceinte
RT P(z) R Te(z)
1• s’exprime en W, soit en J . s –1 ; C en J . K –1 ;
2 • La bulle subit une évolution adiabatique suffisamment
T en K ; donc α s’exprime en s – 1 .
« douce » pour que P et T y soient toujours définis. On
On peut travailler avec l’énergie interne de l’enceinte puisque
peut donc appliquer la loi de LAPLACE sous la forme
son volume reste constant : ∆U = QV .
Page 191
Ainsi, avec δQV = – δQfuites = – α C(T – Te) δt ,

247
et dU = CdT : • Lorsque T décroît de TR + θ à TR – θ, Pc = 0 :
CdT = – α C(T – Te)dt ,
= – α Cδ t , soit en intégrant entre Ti et Tf :
et en intégrant comme ci-dessus et en notant ∆t2 le temps
mis pour passer de TR + θ à TA – θ :
α= ln .
α ∆t2 = ln . (2)
2 • L’application numérique donne :
α = 8,85 . 10 – 5 s – 1 ou α = 0,32 h – 1 . • De (1), on constate que TR doit être inférieur à
TRM + θ et TRM – θ , soit :
3 • En travaillant toujours sur la fonction U , mais en tenant
compte désormais de la puissance de chauffe : TR TRM – θ = 297,9 K .
dU = – α C(T – Te) dt + Pcdt = CdT . • De (2), on constate que TR doit être supérieur à
Si T est maintenue à Ti , dT = 0 et Pc = α C(Tc – Te) . Te + θ et Te – θ, soit :
A.N. : Pc = 11,5 kW . TR Te + θ = 281,1 K .
4 • TRM = Te + , soit Pc = αC(TRM – Te) .
5 • La période temporelle d’évolution Θ est donnée par :
Ainsi, TRM serait la température maximale obtenue en Θ = ∆t1 + ∆t 2 , soit :
maintenant la puissance Pc continûment.
Θ= ,
A.N. : TRM = 297,95 K pour Pc = 15 kW .
• On trace la puissance de chauffe en fonction de T : A.N. : Θ = 746 s , soit 12 min 26 s.

6 • ∆t1 = ln = 572 s, soit :


puissance de chauffe
η = 0,767 et < > = ηPc = 11,5 kW .
PC On retrouve la valeur de la puissance de chauffe obtenue à la
question 3).

11 Capacité calorifique
d’un système complexe
1 • Étudions la résultante des forces s’exerçant sur le piston :
T
TR TR k
+ PS – kx – P0S = 0 , ce qui donne : P = P0 + x.
S
Le graphe ci-dessus correspond à un cycle d’hystérésis :
PS
lorsque T décroît de TR + θ à TR – θ , le chauffage est coupé
et il ne se met en marche qu’à partir de TR – θ et ce jusqu’à P0S
TR + θ . Le dispositif peut être comparé à un système com- k kx
portant un A.O. monté en comparateur à hystérésis.
La puissance de chauffe étant identique à chaque cycle, TR Doc. 2
et θ étant constants, on a bien affaire à un dispositif fonc- P
tionnant périodiquement. k=
• Lorsque T croît de TR – θ à TR + θ, Pc = 15 kW :
CdT = [Pc – α C(T – Te)]dt , P0 k=0

soit : = dt . x

En intégrant entre TR – θ et TR + θ et en notant ∆t1 l’in- Doc. 3


tervalle de chauffe : • Si k = 0 : P = P0 en permanence. La pression étant cons-
tante, la transformation est isobare.
α ∆t1 = ln ; • Si k = : x = 0 en permanence. Le volume étant constant,
la transformation est isochore.
soit en divisant par α C numérateur et dénominateur du loga-
rithme : 2 • Lorsque T varie de dT , x varie de dx : on cherche la
relation liant dT et dx . On sait que :
α ∆t1 = ln . (1)
PV = nRT , avec V = V0 + Sx = S(L0 + x) ,
Page 192
t.
28
CORRIGÉS

PV k L0 + x l’exercice 8).
ainsi : T= = S P0 + x , Si a = 0 , on retrouve bien le résultat connu pour le gaz
et donc : nR S nR
parfait : T1 = T0 , car l’énergie interne n’est fonction que
dT L0 + x S k L0 SP0 k
=k + (P0 + x) = k + +2 x, de T .
dx nR nR S nR nR nR
nR dT
2 • L’échange thermique ne se calcule pas directement.
ou encore : dx = . En revanche, nous avons les moyens de calculer ∆U
kL0 + P0 S + 2k x
et W .
3 • L’énergie interne du système {gaz + ressort} s’écrit : n n n2 a
∆U = n Cv, m(T0 – T0) – a – =–
U = Ugaz + pint , avec Ugaz = CV (T – T0) + U0 , V2 V0 V0
1 La transformation étant une succession d’états d’équilibre
et pint = kx2 .
2 interne, on peut écrire :
1 V2 n RT0 n2 a
Cela donne : U = CV (T – T0) + U0 + kx2 . W= – P dV avec P = –
2 V0 V – nb V2
On en déduit donc : dU = CV dT + kx dx , et donc l’expres-
V0 – nb 1 1
sion de dU en fonction de dT : On obtient : W = n R T0 ln – n2 a –
kx nR dT V2 – nb V2 V0
dU = CV dT +
kL0 + P0 S + 2k x
2V0 – 2nb n2 a
(
= CV + nR
kx
kL0 + P0 S + 2k x )
dT . = n R T0 ln
V0 – 2nb

V0
.

Par différence :
4 • On commence par calculer le travail élémentaire des for- 2V0 – 2nb
ces extérieures : δW = – P0 S dx . La variation d’énergie Q = ∆U – W = – n R T0 ln .
interne est : dU = CV dT + kx dx , ce qui donne : V0 – 2nb
A.N. : W = 15,4 kJ et Q = – 17,1 kJ .
δQ = dU – δW = CV dT + (kx + P0 S) dx .
3 • Pour une évolution adiabatique infinitésimale :
La capacité calorifique de ce système est définie par
δW = – P dV = dU .
δQ = CKdT , ce qui donne :
n RT n2 a
k x + P0 S Pour le gaz étudié : – dV + dV
CK = CV + nR , V – nb V2
kL0 + P0 S + 2k x
n2 a
1 = n CV, m dT + dV .
ou : CK = CV + nR
k(L0 + x)
. V2
1+ dV dT
P0 S + kx Il reste : R + CV, m =0.
On examine les cas limites : V – nb T
• si k = 0 ; la transformation est isobare : Qui s’intègre en : (V – nb)T CV, m = C ste
CK = CV + nR = CP ; La température atteinte est donc :
• si k = ; la transformation est isochore : CK = CV . R
2V0 – 2nb CV, m
T3 = T0 .
V0 – 2nb
12 Transformations d’un gaz réel A.N. : T = 386 K .
1 • La détente de Joule-Gay-Lussac est isoénergétique : Notons que, comme nb << V0 , le résultat est très peu dif-
les parois immobiles ne fournissent aucun travail et on les férent de celui obtenu avec le modèle du gaz parfait.
considère adiabatiques. Il suffit donc d’écrire : U = n Um On obtient le travail par :
constante, soit Um constante. Le volume molaire passe de n2 a
W = ∆U = n CV, m(T3 – T0) – .
10 L à 20 L . V0
n n –a A.N. : W = 19,0 kJ .
CV , m(T1 – T0) = a – =
V1 V0 2 V0
na
d’où : T1 = T0 – .
2 CV, m V0
A.N. : T1 – T0 = – 4,0 K .
Il faut faire la mesure de température dès que le gaz s’est
mis à l’équilibre. Si on attend trop (de l’ordre de la mi-
nute), les échanges thermiques avec la couche interne de
la paroi ne sont plus négligeables (voir la discussion de
Page 193
249
Exercices THERMODYNAMIQUE 2

1 Utilisation de tables

Conseils
A. Quelle est l’expression de l’entropie d’un gaz par-
thermodynamiques fait en variables (T, P) ? Comparer les valeurs de ∆s
obtenues à partir du tableau à celles que donne l’ex-
A. Étude du dihydrogène
pression de l’entropie d’un gaz parfait pour des trans-
Les physiciens utilisent fréquemment des tables de don- formations isobares, puis pour des transformations
nées thermodynamiques (et des diagrammes entropiques isothermes.
ou enthalpiques ainsi que nous le verrons aux chapitres 5 B. Que penser de l’influence de la pression ?
et 6). Comment s’exprime ds pour une phase condensée ?
Ces tables sont construites à partir de mesures thermo-
élastiques sur les gaz et les liquides. Celles-ci permettent
l’établissement d’une équation d’état et le calcul de fonc-
tions d’état telles que l’enthalpie et l’entropie.
Le tableau ci-dessous donne les valeurs de l’entropie mas-
2 Chauffage d’une masse d’eau
sique s du dihydrogène H 2 en J . g – 1 . K – 1 pour diffé- On s’intéresse à une masse d’eau, m , de capacité calori-
rentes valeurs de température et de pression. fique massique constante, c . Elle est chauffée, dans une
casserole, sur une plaque électrique de température cons-
P (bars) tante Tp .
100 10 1
T (K)
fond de la casserole :
150 39,5 51,2 60,6 bon conducteur
90 34,8 45,8 55,2 thermique
plaque
électrique
1 • Vérifier que le dihydrogène se comporte comme un à Tp eau
gaz parfait monoatomique pour des valeurs de pression
inférieures ou égales à 10 bars.
2 • On réalise la compression isotherme, pour T = 150 K , Au cours de cette « expérience », l’eau passe de T1 à T2 .
d’un kilogramme de dihydrogène de 10 bars à 100 bars. En faisant toutes les hypothèses qui paraissent raisonna-
Quelle est la variation d’entropie correspondante ? bles, modéliser l’évolution de l’eau et en déduire sa varia-
Qu’aurait-on trouvé en faisant l’hypothèse que le dihydro- tion d’entropie et l’entropie créée.
gène garde un comportement parfait pour ces valeurs de Données : c = 4,18 J . g – 1 K – 1 ; m = 1 kg ; T1 = 300 K ;
pression ? T2 = 350 K ; Tp = 1 000 K .
Données : R = 8,314 J . mol – 1 . K – 1 ; γ = .
Conseils

• Que penser de la pression du milieu extérieur ?


B. Étude de l’eau liquide • Le fond de la casserole est bon conducteur thermique:
Le tableau ci-dessous donne les valeurs de l’entropie mas- que peut-on dire de sa température?
sique s de l’eau liquide en J . g – 1 . K – 1 pour différents • Le chauffage de l’eau est-il lent ou rapide?
couples (T, P) . La valeur 0 est prise arbitrairement pour • La température de l’eau est-elle uniforme? Peut-on
T = 0 °C . considérer m comme constant?
P (bars)
200 100 10
T (°C)
300 3,20 3,24 – 3 Création d’entropie
200 2,30 2,32 – et transfert thermique
100 1,30 1,30 1,30
Un récipient supposé adiabatique est séparé en deux
Commenter ce tableau et vérifier sa concordance avec le compartiments contenant, l’un une masse m1 d’eau et
modèle des phases condensées donné dans le cours. On l’autre une masse m2 d’eau. On suppose que l’eau est
supposera la chaleur massique de l’eau constante et égale une phase condensée idéale de capacité thermique mas-
à 4,2 J . g – 1 . K – 1 . sique constante c .
Page 194
.
254
EXERCICES

Les températures initiales sont T1i et T2i avec tige de cuivre


T1i T2i . La cloison qui sépare les deux masses d’eau
étant faiblement diathermane, le transfert thermique
entre les deux compartiments est lent et on peut suppo- T1 T2
ser que les températures des deux compartiments sont
homogènes à chaque instant ; ce sont deux fonctions du
temps notées T1 (t) et T2(t) .
On négligera la capacité thermique de la cloison dia-

Conseils
• Quelle relation relie Q1 et Q2 ?
thermane. • L’état de la tige est invariable. Que peut-on en
déduire pour l’entropie de la tige ?
• Y a-t-il création d’entropie dans les thermostats ?
• Quelle est l’expression de l’entropie échangée par la
tige ?
m1 m2

5 Bilan d’entropie pour


un système avec frottements
Deux solides Σ1 et Σ2 , considérés comme des phases
1 • Quelle relation le premier principe impose-t-il entre
condensées idéales de capacités thermiques C1 et C2
T1(t) et T2(t) ? Le premier principe permet-il de pré-
sont en contact.
voir le sens d’évolution et l’état final ?
S1 est immobile. Lorsqu’un opérateur exerce sur S2
2 • Exprimer l’entropie S(t) du système isolé en fonc- une force tFop = Fop zex , Σ2 peut glisser sur Σ1 selon
tion des températures T1(t) et T2(t) . En déduire le un mouvement de translation parallèle à l’axe horizon-
sens d’évolution et les températures finales. tal Ox et Σ1 exerce sur Σ2 une force de frottement
Commenter. F
y frot = Ffrot zex .
3 • Déterminer l’entropie créée pendant l’opération On admet pour la force de frottement le modèle clas-
dans le cas particulier où m1 = m2 = m . sique des forces de frottement solide/solide :
• Si Σ2 est en mouvement, F y frot est opposée au mou-
vement et de norme constante égale à Φ .
Conseils

• L’entropie et l’énergie interne sont des fonctions • Si le système est immobile, Ffrot est comprise entre
d’état extensives. – Φ et + Φ .
• Quelle est l’expression de l’entropie pour une phase
condensée idéale ? 1 • Les variables d’état x et Ffrot sont-elles reliées par
• Comment évolue l’entropie d’un système isolé ? une équation d’état de type f (Ffrot , x, T) = 0 ?
2 • Entre deux états d’équilibre infiniment voisins :
• Écrire la relation entre les différentielles dU et dS
pour le système constitué des deux solides.
4 Bilan d’entropie • Écrire le premier principe et en déduire une expres-
pour un conducteur thermique sion de la variation infinitésimale d’entropie.
Deux thermostats Θ 1 et Θ2 de températures T1 et 3 • On néglige les échanges thermiques entre le systè-
T2 (T1 T2) sont reliés par une tige de cuivre, isolée me constitué par les deux solides et l’extérieur.
sur ses faces latérales. Après un régime transitoire de Le système est initialement à l’équilibre thermique à la
quelques heures, les système atteint un régime perma- température TA , puis Σ2 est tiré (toujours dans le même
nent. La température d’un point quelconque de la tige sens) sur une distance et on attend que l’équilibre ther-
ne dépend plus du temps. mique se rétablisse à une température TB . Déterminer
Soit Q1 et Q2 les transferts thermiques de Θ1 et de l’entropie créée au cours de la transformation.
Θ2 vers la tige pendant une durée donnée t .
Déterminer l’entropie créée pendant cette durée τ . yFop
S2

S2

Page 195 x

255
EXERCICES
Conseils

Conseils
• L’énergie interne et l’entropie sont des variables • Pour chaque opération, quelle est la variation d’é-
extensives. Or, U et S sont connues pour chaque nergie interne du système ? Peut-on en déduire sim-
solide. plement l’échange thermique ?
• Quel est le travail de l’opérateur lors d’un déplace- • Pour chaque opération, quelle est la variation d’en-
ment entre deux positions d’équilibre ? On pourra tropie du cylindre, du piston et du gaz ?
faire un bilan d’énergie mécanique.
• Peut-on résoudre la question 3 en intégrant l’ex-
pression obtenue à la question 2 ?
7 Compression et détente
adiabatiques
6 Compression et détente Un cylindre vertical, de section S = 100 cm2 est rem-
monothermes pli d’air considéré comme un gaz parfait de rapport g
constant.
Un cylindre aux parois athermanes contient n moles
Un piston de masse m = 100 g coulisse en faisant
d’un gaz parfait dont le coefficient g est constant. Il est
varier le volume du cylindre.
fermé par un piston de masse m et de section S cou-
Le volume intérieur est divisé par une masse
lissant sans frottement, également athermane.
m0 = 0,10 kg de laine d’acier (enchevêtrement serré de
Dans l’état initial, le gaz, le piston et le cylindre sont à
fils d’acier). La capacité thermique de l’acier est
l’équilibre mécanique et thermique avec l’atmosphère,
c0 = 0,44 kJ. kg – 1. K – 1 .
de pression P0 et de température T0 ; on note P1 la
À l’extérieur, l’atmosphère est à la pression constante
pression dans le cylindre.
P0 = 1,0 bar .
Dans tout cet exercice, on s’intéresse au système cons-
titué par le cylindre, le piston et le gaz enfermé dans le
Dans l’état initial, l’air intérieur est à l’équilibre
cylindre.
thermodynamique, sa température est T1 = 295 K , la
Atmosphère (P0, T0) pression est P1 et il occupe un volume V1 = 10 litres .
gy On pose alors un objet de masse M = 9,9 kg sur le pis-
ton. Celui-ci descend et se stabilise lorsque le gaz inté-
rieur est à nouveau à l’équilibre thermodynamique ; la
température est alors T2 et la pression P2 . On suppo-
se que le piston reste toujours au dessus de la sépara-
tion.
On prendra g = 10 m.s – 2 .
gaz parfait
1 • Calculer P1 et P2 .
2 • On suppose que :
• Les parois du cylindre sont adiabatiques.
• À l’équilibre, la laine d’acier est à la même tempéra-
ture que l’air.
• Les frottements entre le piston et le cylindre sont
1 • On pose un solide de masse M sur le piston, puis
négligés.
on laisse évoluer le système vers un nouvel état d’équi-
Discuter la pertinence de ces hypothèses simplificatri-
libre mécanique et thermique. La pression dans le
ces. La première et la seconde sont-elles contradictoi-
cylindre est alors égale à P2 .
res ?
Déterminer les échanges énergétiques entre l’at-
mosphère et le système, puis l’entropie créée au cours 3 • Les hypothèses étant admises, déterminer, une fois
de l’opération. l’équilibre atteint, la température T2 et le volume V2
occupé par l’air.
2 • On enlève le solide de masse M et le gaz se détend,
jusqu’à un nouvel état d’équilibre. P1 T1
On posera p = + m0 c0 et on exprimera
Caractériser ce nouvel état d’équilibre et déterminer les (γ – 1) V1
échanges énergétiques et l’entropie créée au cours de les résultats en fonction de T, V1, P1, P2 et p .
l’opération. Conclure.
Page 196
.
256
EXERCICES

4 • On enlève l’objet de masse M du piston et lorsque a et b sont des constantes propres au dioxyde de car-
le nouvel équilibre thermodynamique est atteint, le bone :
volume et la température sont égaux à V3 et T3 . a = 0,37 J . m3 . mol – 2 et b = 4,30 . 10 – 5 m3 . mol – 1 ;
a. Sans les calculer, comparer V3 à V1 et T3 à T1 . R est la constante universelle : R = 8,314 J . mol – 1 . K – 1.
b. Exprimer T3 en fonction de T1, p, P1 et P2 et cal- 1 • Donner deux expressions différentes de la différentiel-
culer sa valeur. Vérifier le résultat de la question précé- le, dS(U, V ) , de l’entropie d’une mole de gaz.
dente. En déduire, d’une part, l’expression de l’énergie interne,
c. Calculer l’entropie créée au cours des deux opérations. U(T, V) , d’une mole de gaz et, d’autre part, son équation d’état:
Conclure. f (P, V, T ) = 0 .
laine 2 • Deux moles de ce gaz subissent une détente de Joule –
d’acier M
Gay-Lussac d’un volume initial V = 5,00 dm3 et d’une
température initiale T = 293,0 K à un volume final 2 V .
yg P1, T1, V1 P2, T2, V2 P1, T3, V3 a. Calculer les variations de température et d’entropie cor-
respondantes.
État final de État final de
b. Comparer les résultats obtenus à ceux de la détente de
État initial
la question 3 la question 4 deux moles de gaz parfait de même capacité calorifique
molaire à volume constant dans les mêmes conditions
initiales.
Conseils

• Rappelons qu’une paroi n’est jamais intrinsèque-


ment adiabatique ou diathermane. Il faut se poser la
Conseils
1) La fonction entropie associée à un système thermo-
question de la rapidité des échanges thermiques
dynamique donné est-elle unique ? Peut-on alors iden-
entre le gaz et les solides. Ces échanges sont d’au-
tifier deux expressions différentes de dS(U, V) ,
tant plus rapides que la surface de contact est
membre à membre ? Comment obtenir ces deux
grande.
expressions ?
• Pour quel système faut-il faire un bilan d’énergie ?
2) Le système est constitué de deux moles de gaz :
le gaz seul ou le système {gaz + laine d’acier + pis-
comment sont modifiées les expressions de U(T, V )
ton + surcharge} ? Doit-on faire un bilan sous forme
et S(T, V ) ?
infinitésimale « dU = δQ + δW » ou sous la forme
« ∆U = Q + W » ?
• Quelle est la dimension de p ?
• L’évolution est-elle réversible ? Peut-on utiliser la 9 Le gaz de photons
loi de LAPLACE ?
• Rappelons que l’entropie est une fonction extensi- À l’intérieur d’une cavité vide dont les parois sont à
ve. Il suffit donc d’additionner les variations d’en- l’équilibre thermique, il existe des ondes électromagné-
tropie des différentes composantes du système. tiques dont l’intensité et la répartition des fréquences
dépend de la température. À une onde électromagné-
tique on associe des particules (« grains d’énergie »)
appelées photons et on considère que ceux-ci se com-
8 S (U, V ), fonction caractéristique portent comme un gaz.
Des considérations théoriques amènent à poser l’expres-
Soit un système constitué de dioxyde de carbone. sion de l’entropie, fonction du volume et de l’énergie :
Ce gaz est caractérisé par la fonction S (U, V ) donnée 1
4
pour une quantité de matière n = 1 mole de gaz : S(V, U) = (σ0 V U 3) 4 où σ0 est une constante
3
S (U, V ) = S0 + CV, m ln . universelle ; σ0 = 7,56.10 – 16 J. m3. K – 4 .
1 • En déduire la relation entre l’énergie, le volume et
S0 , U0 et V0 sont respectivement les valeurs de l’en-
la température, puis la relation entre pression et tempé-
tropie, de l’énergie interne et du volume de cette mole de
rature.
gaz dans un état de référence arbitraire donné.
Données: CV, m est la capacité calorifique molaire à volume 2 • La cavité, de volume V = 1 L contient 1 mole de
constant du dioxyde de carbone : dihydrogène. Pour quelle température la pression de
radiation est-elle égale à la pression exercée par les par-
CV, m = 28,50 J . mol – 1 . K – 1 ;
Page 197
ticules matérielles (on supposera que, pour les tempé-

257
EXERCIC
E
ratures très élevées, les molécules de H2 sont décom-
posées en protons et en électrons qui se comportent 11 Système à deux niveaux
comme des gaz parfaits monoatomiques). Soit un système de volume constant constitué d’un grand
3 • Déterminer la capacité thermique à volume cons- nombre N de particules en équilibre à la température T
tant associée au rayonnement. et dont chacune peut avoir deux valeurs d’énergie E 1 ou
E 2 , avec E 2 E 1 (système « à deux niveaux »).
Soit n 1 le nombre de particules d’énergie E 1 et n 2 le
Conseils

• En écrivant l’identité thermodynamique, on consta-


te que P et T peuvent être déduites des dérivées nombre de particules d’énergie E 2 .
partielles de la fonction S de U et V . On suppose que la répartition sur les niveaux d’énergie suit
• Quelle est la définition de CV pour un fluide quel- la loi statistique de Boltzmann :
conque ?
.

1 • Exprimer la différentielle de l’énergie interne du sys-


10 Transfert de matière, tème en fonction de dn 1 et ∆ E = E 2 − E 1 .
irréversibilité 2 • Exprimer la différentielle de l’entropie du système en
Un récipient, dont les parois sont athermanes, est séparé en fonction de T, ∆E et dn 1 . On utilisera la formule de
deux compartiments par une paroi amovible ; dans l’un se Stirling ln (N !) = N ln(N) valable pour N grand.
trouvent n1 moles de gaz parfait occupant un volume V1 3 • Montrer alors que l’on retrouve l’identité thermodyna-
et, dans l’autre, n2 moles de gaz parfait occupant un volu- mique.
me V2 . À l’instant initial, les deux gaz sont à l’équilibre
sous la même pression P et à la même température T .
Conseils

1) L’énergie interne est une grandeur extensive.


parois
athermanes 2) Comment s’exprime l’entropie statistique ?
Combien y a-t-il de manières de réaliser l’état :
{n1 particules d’énergie E1, n2 particules d’énergie E2} ?
gaz 1 gaz 2

T, P, n1 T, P, n2

On ôte la paroi mobile et on attend l’établissement d’un


nouvel équilibre thermodynamique.
1 • Déterminer l’état final de chacun des deux gaz.
2 • Déterminer l’entropie créée au cours de l’évolution
par le système constitué des deux gaz.
3 • On pose n2 = xn1 ; étudier et tracer la fonction
créée(x) pour x tendant vers zéro.
Conclure quant à la réversibilité éventuelle de l’évolution.
Conseils

1) Réaliser un bilan énergétique pour l’ensemble des


deux gaz et utiliser l’extensivité de l’énergie interne.
2) Réaliser un bilan entropique et utiliser l’extensivi-
té de l’entropie.
3) Discuter de la pente à l’origine de la fonction
créée(x) .

Page 198
.
258
Corrigés TD THERMODYNAMIQUE 2
B • L’analyse du tableau montre que même pour des tempéra-
1 Utilisation de tables tures et des pressions élevées, l’influence de la pression est
thermodynamiques négligeable : la compression isotherme de 100 à 200 bars, à
300 °C, d’un gramme d’eau liquide correspond à une variation
A • 1 L’entropie massique d’un gaz parfait s’exprime par :
d’entropie de – 0,04 J . g –1 . K –1.
s(T, P) = s(T0, P0) + ; Il reste à vérifier la relation ∆s = mc ln qui découle
de l’identité thermodynamique pour une phase condensée :
pour un gaz parfait monoatomique γ = , et pour le dihy-
dU = TdS et dU = mcdT .
drogène M = 2 . 10–3 kg . mol–1 . Pour un refroidissement isobare de 300 °C à 200 °C, soit de
Ainsi, en J . g – 1 . K – 1 , on obtient : 573 K à 473 K, le tableau donne :
∆s = – 0,9 J . g – 1 . K – 1 ;
∆s = 4,157 . le calcul donne :
∆s = – 0,8 J . g – 1 . K – 1 .
• On calcule la variation d’entropie correspondante pour un
L’accord est bon.
refroidissement isobare à la pression P = 10 bars , de T = 150 K
à T = 90 K : Pour un refroidissement isobare de 200 °C à 100 °C, soit de
473 K à 373 K, le tableau donne :
∆s = 4,157 = – 5,3 J. g –1 . K –1 .
∆s = – 1,0 J . g – 1 K – 1 ;
L’application numérique réalisée avec le tableau donne le calcul donne :
∆s = – 5,4 J . g – 1 . K – 1 . L’accord est donc très bon. ∆s = – 1,0 J . g – 1 . K – 1 .
• On calcule maintenant la variation d’entropie pour une L’accord est excellent.
compression isotherme, à T = 150 K , de 1 à 10 bars : Remarque : L’accord est d’autant meilleur que la tempéra-
ture est proche de 100 °C, car la capacité thermique mas-
∆s = – 4,157 = – 9,6 J . g –1 . K –1 .
sique c est alors plus proche de la valeur 4,2 J . g – 1 . K – 1
L’application numérique, réalisée avec les données du ( c n’est pas constante sur les intervalles de température étu-
tableau, donne ∆s = – 9,4 J . g – 1 . K – 1 ; l’accord est encore diés).
bon.

2 • La lecture sur le tableau conduit à : 2 Chauffage d’une masse d’eau


∆s = – 11,7 J . g–1 . K–1 .
Afin de modéliser au mieux la situation, on fait les hypothè-
En appliquant la relation des gaz parfaits : ses suivantes relatives à l’eau, la casserole, la plaque et le
milieu extérieur :
∆s = – 4,157 ln = – 9,6 J . g – 1 . K – 1 .
H1 : L’ensemble {eau + casserole + plaque} subit une trans-
Le comportement du fluide n’est plus parfait. formation monobare sous la pression atmosphérique.
Remarques H2 : On suppose que la casserole est adaptée à ce type d’emploi
• Il faut noter que pour une pression de 100 bars, à ces (fond épais) et qu’elle repose correctement sur la plaque: dans
valeurs de température, le dihydrogène est dans un état dit ces conditions, on peut considérer que l’ensemble {casserole +
fluide (ou supercritique), sur lequel on reviendra dans le cha- plaque} constitue un thermostat à la température Tp .
pitre 5. H3 : On suppose que l’intensité du flux thermique du thermo-
• Il est conseillé de vérifier la cohérence du signe d’une stat vers l’eau est important (bon contact thermique) : dans
variation d’entropie : l’augmentation de l’ordre au cours de ces conditions, l’échauffement de l’eau est « rapide », et les
la transformation doit correspondre à une diminution de l’en- échanges thermiques vers l’extérieur sont négligeables.
tropie (cf. la dernière partie du résumé de cours et les der- L’ensemble {eau + casserole + plaque} est isolé thermique-
niers exercices du chapitre). ment de l’extérieur.
Par exemple, ici, une compression isotherme – c’est-à-dire à H4 : On suppose que les températures T1 et T2 de l’eau
agitation thermique constante – correspond à une diminution correspondent à des températures uniformes de cette eau au
du volume, l’ordre du système augmente : ∆s est effective- début et à la fin de « l’expérience » ; les mouvements de
ment négatif.
Page 199
convection dans l’eau permettent de justifier cette hypothèse.

259
CORRIGÉS

H5 : On ne fait aucune hypothèse sur l’état de l’eau entre le L’entropie étant une fonction extensive : Ssystème = S1 + S2
début et la fin de « l’expérience ». soit :
H6 : Le chauffage de l’eau étant rapide entre 27 °C et 77 °C T (t) T (t)
S(t) = m1 c ln 1 + m2 c ln 2 + S(0) .
(températures suffisamment éloignées de l’ébullition de T1i T2i
l’eau), on néglige l’évaporation de l’eau et m = constante. L’entropie de ce système isolé ne peut qu’augmenter, soit
dS
La modélisation est donc la suivante : 0 , l’égalité correspondant à l’état d’équilibre final.
dt
On est en présence de l’échauffement monobare (H1) d’une
dS m1c dT1 m2c dT2
masse d’eau (de T1 à T2) , en contact avec un thermostat à = +
température Tp (H2) , l’ensemble {eau + thermostat} étant dt T1(t) dt T2(t) dt
isolé thermiquement de l’extérieur (H3) . La température de La relation imposée par la conservation de l’énergie se
dT1 dT2
l’eau est bien définie au début et à la fin « l’expérience » (H4 ) , traduit par : m1 = – m2 , d’où :
mais inconnue dans les états intermédiaires (H5) . L’évaporation dt dt
étant négligeable (H6 ) , le système étudié est fermé. dS m1c dT1 T1(t)
= 1– 0.
L’état de l’eau étant connu au début et à la fin de l’expérience, dt T1(t) dt T2(t)

on a . T1i étant inférieur à T2i , cette condition se traduit par :


dT1 dT2
0 et donc 0.
Le transfert thermique m c (T2 – T1) , fourni à l’eau sous la dt dt
température constante Tp , donne une entropie d’échange Le système cesse d’évoluer lorsque l’état d’équilibre
échange égale à :
caractérisé par T1 = T2 est atteint.
Cette température finale est donnée par :
. m1 T1i + m2 T2i
Tf = .
m1 + m2
On en déduit l’entropie créée : On aurait obtenu directement ce résultat en considérant
T2 mc (T2 – T1 ) comme évident que le système évolue vers l’équilibre
créée = ∆S – échange = mc ln – .
T1 Tp thermique. Cette loi d’évolution vers l’équilibre thermique
peut être vue comme une conséquence du second principe.
A.N. : 3 • Il suffit de reprendre l’expression de l’entropie du sys-
tème :
Comme l’entropie échangée est nulle :
= 0,21 kJ.K – 1 . Tf Tf
échange = Scréée = ∆S = m1 c ln + m2 c ln .
T1i T2i
–1 . 1
créée = ∆ S – échange = 0,43 kJ . K Si m1 = m2 = m , alors Tf = (T1i + T2i)
2
Cette quantité est effectivement positive.
(T1i + T2i )2
et Scréée = m c ln .
4 T1i T2i
3 Création d’entropie Comme (T1i + T2i)2 – 4 T1i + T2i = (T1i – T2i )2 0 , on
et transfert thermique vérifie que Scréée est toujours positive.
1 • Soit le système isolé constitué par les deux masses
d’eau. Son énergie interne se conserve, d’où : 4 Bilan d’entropie
m1 T1(t) + m2 T2(t) = m1 T1i + m2 T2i .
pour un conducteur thermique
2 • L’entropie, fonction d’état, ne dépend que de la tem-
En régime permanent, l’énergie interne du cuivre est
pérature pour les phases condensées.
constante. Le travail étant nul on a : Q1 + Q2 = 0 .
Pour une phase condensée, le volume étant constant,
Effectuons un bilan d’entropie pour le système {tige} .
l’identité thermodynamique se réduit à :
• Le régime étant permanent, l’état de la tige est invariable
dU = T dS avec dU = m c dT .
et donc ∆S = 0 .
dT T Q1 Q2 T2 – T1
On en déduit dS = m c , d’où : S = m c ln + S0
T T0 • Séchange = + = Q1 .
T1 T2 T1 T2
si S0 est l’entropie pour T = T0 .

Page 200
.
260
CORRIGÉS

• ∆S étant nul, l’entropie créée dans la tige est : Comme l’entropie échangée est nulle :
T1 – T2 Φ
Scréée = – Séchange soit : Scréée = Q1 . ∆S = Scréée = (C1 + C2) ln 1 +
T1 T2 (C1 + C2)TA
Comme il n’y a pas de création d’entropie dans le thermo-
Scréée est bien entendu positive pour cette transformation
stat (qui est toujours en équilibre interne) l’entropie créée
irréversible.
se limite à l’entropie créée dans la tige.

5 Bilan d’entropie pour 6 Compression


un système avec frottements et détente monothermes
1 • Pendant toute la transformation le système reçoit du
1 • La force de frottement est indépendante de la position
travail des forces de pesanteur et des forces dues à la pres-
de S2 mais dépend de la vitesse et de la force exercée par
sion atmosphérique. Ces forces sont équivalentes à
l’opérateur. Il n’existe donc pas d’équation d’état reliant x
(M + m)g
et Ffrot . une pression effective + P0 égale à P2 .
S
2 • Dans un état d’équilibre, les deux températures sont On en déduit : W = P2(V1 – V2) (W est bien positif lors
égales : T1 = T2 = T . de la compression).
• Pour chaque solide, phase condensée idéale, l’identité En utilisant l’équation d’état : P2V2 = n R T0 = P1V1 ,
thermodynamique s’écrit : P2
dU1 = T dS1 et dU2 = T dS2 . on obtient : W = n R T0 –1 .
P1
U et S étant des fonctions d’état extensives, nous pou- L’énergie interne d’un gaz parfait ou d’une phase conden-
vons écrire : sée ne dépendant que de la température, l’énergie interne
dU = dU1 + dU2 = T(dS1 + dS2) d’où : dU = T dS . du système a une variation nulle entre l’état initial et l’état
• Considérons un déplacement où x croît uniformément final.
d’une position d’équilibre x1 à une position d’équilibre P2
x2 . ∆U = W + Q = 0 , soit : Q = – n R T0 –1
P1
Les vitesses en x1 et en x2 étant nulles, le théorème de
L’entropie d’une phase condensée ne dépend que de la
l’énergie cinétique appliqué entre x1 et x2 s’écrit :
température, donc ∆S est nulle pour le cylindre et le pis-
∆ K = 0 = Wop + Wfrot = Wop – Φ(x2 – x1)
ton.
d’où : Wop = Φ(x2 – x1) .
Il reste la variation d’entropie du gaz :
Si le déplacement s’effectue avec x décroissant unifor- P2
mément, on obtient : Wop = Φ(x1 – x2) . ∆S = – n R ln (voir les expressions de l’entropie
Pour un déplacement infinitésimal entre deux positions P1
d’équilibre : δWop = Φdx (toujours positif) d’un gaz parfait).
D’après le premier principe appliqué au système : L’entropie échangée avec l’atmosphère considérée comme
dU = δWop + δQ = Φdx + δQ . un thermostat de température T0 est :
Q P2
En comparant les deux expressions de dU , on obtient : Séchange = , soit Séchange = – n R –1 .
T dS = δQ + Φdx. T0 P1
On en déduit, par différence :
3 • On reprend le même raisonnement, cette fois entre P2 P2
deux états non infiniment voisins. Il n’est pas question Scréée = n R – 1 – ln .
P1 P1
d’intégrer la relation précédente car les états intermédiai-
res ne sont pas des états d’équilibre. Comme ln(x) x – 1 pour tout x (voir document ci-des-
Le déplacement s’effectuant toujours dans le même sens : sous) , on vérifie que Scréée 0 .
Wop = Φ
y y=x–1
Le bilan d’énergie donne :
∆U = (C1 + C2 )(TB – TA) = Q + Wop = Φ
Φ y = ln x
d’où TB = TA + .
C1 + C2
Connaissant l’expression de l’entropie d’une phase
1 x
condensée, la variation d’entropie est :
TB
∆S = (C1 + C2) ln .
TA
Page 201
261
CORRIGÉS

2 • L’état final de la détente est identique à l’état inital de 3 • On effectue un bilan d’énergie entre l’état initial et
la compression : P = P1 et T = T0 . l’état final pour le système {gaz + laine d’acier + piston +
Le raisonnement est identique, avec cette fois surcharge}. En effet :
Peffective = P1 et un travail négatif. • Les états intermédiaires ne sont pas des états d’équilibre,
P1 P1 ce qui exclut un bilan infinitésimal de la forme « dU = dQ
W = – n R T0 1 – ; Q = n R T0 1 –
P2 P2 + δW » .
P1 P1 • Le gaz seul subit des échanges thermiques (inconnus
∆S = n R ln ; Séchange = n R 1 – a priori) avec la laine d’acier.
P2 P2
La variation d’énergie interne est : ∆U = W + Q avec,
P1 P1 pour ce système :
et Scréée = n R – 1 – ln ,
P2 P2 • ∆U = ∆Ugaz + ∆Ulaine d’acier
nR
qui est encore positive. = (T2 –T1) + m0 c0 (T2 – T1) .
γ–1
Les transformations ne sont pas réversibles. Bien que (le piston ne recevant aucun échange thermique, son éner-
l’état final de la détente soit l’état initial de la compres- gie interne est constante)
sion, les deux transformations ne sont pas inverses car les • Q = 0 (Par hypothèse) V1 – V2
échanges de chaleur et de travail ne sont pas opposés. • W = W(poids) + W(atmosphère) = (M + m)g
+ P0(V1 – V2) = P2(V1 – V2) S
On remarque que le travail total est positif et le transfert
thermique total négatif. On peut aussi écrire que les forces extérieures se ramènent
à la pression effective P2 , d’où le résultat.
On en déduit, en remarquant que
7 Compression nR=
P1 V1
= P2
V2
:
et détente adiabatiques T1 T2
1 • On écrit l’équilibre mécanique du piston dans l’état P1 V1 T2 T
initial et du système {piston + surcharge} dans l’état final. + m0 c0 T1 – 1 = P2 V1 – P1 V1 2
(γ – 1) T1 T1
État initial : – P0S – mg + P1S = 0 soit :
mg T T
d’où : P1 = P0 + ; P1 = 1,001 bar . p 2 – 1 = P2 – P1 2 avec p = 8,99 bar .
S T1 T1
État final : – P0 S – (m + M)g + P2S = 0 p + P2
T2
= ; A.N. : T2 = 298 K .
(m + M)g T1 p + P1
d’où : P2 = P0 + ; P1 = 1,1 bar .
S P1 T2 P1 V1 p + P2
On en déduit V2 = V1 = ;
2 • On considère classiquement qu’une évolution est P2 T1 P2 p + P1
adiabatique si sa durée est suffisamment faible pour pou- A.N. : V2 = 9,2 L .
voir négliger les échanges thermiques. Si le matériau cons- 4 • a. L’évolution du système {gaz + laine d’acier} étant
tituant le cylindre est suffisamment isolant, il n’est pas adiabatique et irréversible, son entropie doit augmenter.
déraisonnable de négliger le transfert thermique du gaz Or, on revient à la pression initiale et, à pression constan-
vers le cylindre pendant la transformation. te, l’entropie est une fonction croissante de la températu-
• En revanche, la laine d’acier, matériau très divisé, offre re. On en déduit :
une grande surface de contact avec le gaz et, de plus, est T3 T1 ⇒ V3 V1 .
constituée d’un matériau bon conducteur de la chaleur. On
b. Le raisonnement est identique à celui de la question 3,
peut alors, pour simplifier, supposer que cet objet est, à la
à ceci près que la pression effective est maintenant P1 :
fin de la transformation, à l’équilibre thermique avec le gaz.
nR
• On peut toutefois remarquer que la mise à l’équilibre ∆U = + m0 c0 (T3 – T2) = W = P1 (V2 – V3) .
γ–1
entre le gaz qui est resté au dessus de la laine d’acier et
celui du dessous risque d’être assez lente. Avec les mêmes notations et en se souvenant que
• Le passage du gaz à travers la laine d’acier se traduit par P1 = P3 :
un amortissement important : le piston n’oscille pratique- T3 T2 V2 T3
p – = P1 – P1 =
ment pas. La force de frottement cylindre/piston étant très T1 T1 V1 T1
petite devant la force exercée par l’extérieur sur le piston P1 T2 T3
(de l’ordre de 103 N), il est tout à fait légitime de négliger P1 –
P2 T1 T1
son travail.
Page 202
.
262
CORRIGÉS

P1 V1 T3
+ m0 c0 T1 –1 = .
(γ – 1) T2
T2
P1 V2 – P1 V3 = P1 V2 – P1 V1
T1 D’autre part, .
2 2
p + P1 p + P1 (p + P2) En identifiant ces deux expressions, on obtient :
T3 T2 P2 P2
= = = .
T1 T1 p + P1 (p + P1)2

A.N. : T3 = 295,2 K .
Étudions les variations de la fonction : La première expression donne :
P2
f (P2) = p + 1 (p + P2) . U (T, V ) = CV, m T – (1)
P2
f est extrémale lorsque s’annule sa dérivée, soit pour (à une constante près).
P2 = P1. L’élimination de U et CV, m des deux équations permet
Comme f → ∞ pour P1 → ∞ et pour P2 → ∞ , cet extre-
mum est un minimum. d’obtenir l’équation d’état du gaz : ,
On en déduit que T3 est minimale et égale à T1 si P2 = donc l’équation de Van der Waals pour une mole de gaz :
P1 (c’est-à-dire si rien ne se passe !) (2)
Dans tous les autres cas, T3 T1 , ce qui est conforme au
résultat de la question 4 a.
On remarque que, avec les valeurs proposées, l’écart de 2 • a. La détente de Joule – Gay-Lussac se fait à énergie
température est faible. La variation relative de pression interne constante ce qui permet de calculer la variation de
est, ici, suffisamment faible pour que l’évolution soit pro- température du gaz.
che de la réversibilité. Pour P2 = 2 bars , on aurait trouvé En utilisant l’extensivité de U et V :
T3 = 308 K .
c. Considérons le système {gaz + laine d’acier}. Ce systè- (3),
me n’ayant reçu aucun transfert thermique de l’extérieur
soit : avec ∆U = 0 ,
(bien entendu, les transferts internes ne sont pas pris en
compte !), on peut écrire :
, d’où .
∆S = Scréée .
Comme l’entropie est une fonction extensive :
A.N. : ∆T = – 2,6 K .
∆S = ∆Sgaz + ∆Slaine d’acier .
On peut, de la même manière, écrire l’entropie :
La pression initiale et la pression finale étant égales, et en
utilisant les expressions de l’entropie pour un gaz parfait
et pour une phase condensée (voir les rappels en début de
chapitre) :
nRγ T3 T3
Scréée = ln + m0 c0 ln En utilisant (3) :
γ–1 T1 T1
P1V1 γ T3
= + m0 c0 ln . .
T1 γ – 1 T1
A.N. : Scréée = 0,028 J. K – 1 . A.N. : ∆S = 11,16 J . mol – 1 . K – 1 .
Remarquons que si P2 = 2 bar, on obtient Scréée =
1,49 J. K–1 : L’entropie créé est bien plus importante, car b. Pour le gaz parfait :
la transformation est plus éloignée du cas limite de la ∆TG.P. = 0 et ∆SG.P. = 2 R ln 2 = 11,53 J . K – 1 ∆S .
réversibilité. Les deux variations d’entropie sont positives conformément
au deuxième principe, les systèmes étant thermiquement isolés
8 S (U, V ), fonction caractéristique durant leurs évolutions respectives.

1 • En différentiant S (U, V ) : Remarques : La fonction S (U, V ) introduite ici est caracté-


ristique du fluide étudié ; elle contient en effet toute l’infor-
mation disponible sur le système puisqu’elle permet de trouver
Page 203
263
CORRIGÉS

l’expression de l’énergie interne et l’équation d’état du gaz


étudié. Ce résultat est généralisable à un fluide quelconque pour 10 Transfert de matière,
lequel S (U, V ) est une fonction caractéristique. Le lecteur irréversibilité
vérifiera, par exemple, en utilisant la même méthode que :
1 • Les parois du récipient étant athermanes (pas de trans-
S (U, V ) = S0 + CV, m ln + R ln fert thermique, donc Q = 0 ) et indéformables (pas de
transfert mécanique, donc W = 0) , le mélange se fait de
est une fonction caractéristique du gaz parfait (pour une mole). manière isoénergétique, soit :
∆U = 0 .
Or, U = Ugaz 1 + Ugaz 2 et :
9 Le gaz de photons
0 = n1R (Tfinal – T) + n2R (Tfinal – T) ,
1 • L’identité thermodynamique peut se mettre sous la
forme : la température finale est égale à la température initiale.
1 P
dS = dU + dV . Le volume final est V1 + V2 pour chaque gaz ; dans l’état
T T final, les pressions partielles sont données par l’équation
Ce qui est équivalent à : d’état :
δS 1 δS P
= et = . P1 = n1RT et P2 = n2RT .
δU V T δV U T

1 1
La pression finale est :
1 4 3 –
On en déduit : = (σ0 V) 4 • U 4
Pf = P1 + P2 = (n1RT + n2RT) .
T 3 4
d’où : U = σ0 V T4 Or, n1RT = PV1 et n2RT = PV2 .
1 3 D’où : Pf = P .
P 4 1 –
= (σ0 U3) 4 • V 4
T 3 4 2 • L’entropie d’échange du système constitué des deux
gaz est nulle puisque l’ensemble est thermiquement isolé ;
1 σ0 U3 1
ainsi :
d’où : P = T 4
3 V3 créée = ∆S = ∆Sgaz 1 + ∆Sgaz 2 .
1 U σ0 T4 On calcule, par exemple, ∆Sgaz 1 :
ou encore P = = .
3 V 3
∆Sgaz 1 = n1 R ,
2 • À la température de 300 K : P = 2,0 . 10 – 6 Pa . La
pression due au rayonnement est alors en général négli- V1 + V2
= n1 R ln ,
geable. Elle va devenir non négligeable à des températures V1
telles que les molécules sont totalement dissociées ; soit en utilisant les équations d’état :
1 mole de H2 donne 2 moles de protons et 2 moles d’élec- V1 + V2 n + n2
trons, soit 4 moles de gaz monoatomiques, supposé par- = 1 ,
V1 n1
faits.
σ0 T4 cela donne :
4nRT
Pparticules = = Prad = , ce qui est atteint
V 3 ∆Sgaz 1 = n1R ln .

1
En procédant de même pour ∆Sgaz 2 , on obtient finale-
12 n R ment :
pour T = 3 .
σ0 V créée = n1R ln + n2R ln .
A.N. : T = 5,1.106 K . Pour comparer, la température au
On remarque que cette quantité est positive conformément
centre du soleil est de l’ordre de 107 K .
au deuxième principe.
∂U
3 • Par définition : Cv = avec ici U = σ0 V T 4 .
∂t V 3 • Avec la variable x, l’expression précédente devient:
On en déduit : CV = 4 σ0 V T3 . créée = n1R .

Page 204
t.
26
On trace la fonction pour des valeurs de x 11 Système à deux niveaux
proches de zéro : 1 • L’énergie interne est une grandeur extensive et
l’ensemble des particules d’énergie Ei a une énergie
créée
totale n i Ei , donc :
n1 R
0,10 U = n1E1 + n2E2 .
Soit dU = E1 dn 1 + E2 dn 2 où dU représente la varia-
0,08 tion d’énergie interne qu’accompagne la transition de
0,06 dn 1 particules du niveau E1 au niveau E2 .
Bien sûr, puisque N est constant :
0,04 dn 1 = – dn 2 et dU = – (E2 – E1)dn1 = – ∆Edn1 .

0,02 2 • L’entropie statistique est donnée par :


S = kB ln Ω ,
0 x où Ω est le nombre de complexions du système. Or,
0 0,02 0,04 0,06 0,08 0,10
pour réaliser le macroétat :
La tangente à l’origine de la courbe est verticale ce qui {(n1 , E1) ; (N – n1, E2)},
signifie que créée est, en zéro, un infiniment petit d’or- N
il y a possibilités, soit Ω = N .
dre inférieur à 1 : le mélange de deux gaz de natures diffé- n1 n1
rentes est donc foncièrement irréversible, même si l’un des
deux est en très petite quantité par rapport à l’autre. Remarque : Ceci suppose que les particules étudiées
Il est donc impossible de modéliser cette transformation soient discernables.
par une évolution réversible. Soit : S = kB ln N = kB ln ,
Pour bien réaliser la signification physique de ce résultat, n1
on peut imaginer le mélange de deux gaz dont l’un est
d’où en utilisant la relation de Stirling :
coloré (méthane et chlore par exemple).
S = kB [N ln N – n 1 ln n 1 – (N – n1) ln (N – n1)] ,
Remarques : Lorsque x tend vers zéro, un équivalent de et en différentiant :
l’expression donnant créée est : dS = kB[– dn1 – dn 1 (ln n1) + dn1 ln (N – n1 ) + dn1 ]
créée = – n1Rx ln (x) ;
dS = kB dn 1 ln .
cette quantité tend vers zéro par valeurs positives, mais
moins vite que x puisque – ln (x) tend vers l’infini.
Or, = exp et dS = – dn 1 .

3 • L’identification des deux relations conduit bien à


dU = TdS (le volume du système étant constant).

Page 205
Exercices ELECTRICITé
1 Application

Conseils
a) et b) Bien repérer les associations série et parallèle.
des lois de Kirchhoff On pourra se souvenir que la résistance équivalente à

Déterminer les courants et les tensions inconnus dans le deux résistances R en parallèle est égale à R .
2
réseau représenté sur la figure. Pour c) l’utilisation des symétries permet de déterminer
Les rectangles figurent des dipôles quelconques (avec ou RABéq sans calcul.
sans source) dont il n’est pas nécessaire de connaître la
nature.
3 Trois méthodes d’étude
30 mA I1 20 mA I2 – 10 mA d’un réseau linéaire
Déterminer le courant i en utilisant :
–5V U1 5V
U2 a. la loi des nœuds (en termes de potentiels) ;
10 V I3 I4
10 mA I5 b. le théorème de superposition ;
c. en replaçant les deux générateurs de Thévenin par les
U3 U4 5 mA générateurs de Norton équivalents.
U5
I6
A
i1 i i2
Conseils

Revoir la loi des mailles (ou loi d’additivité des ten-


sions) et la loi des nœuds. r1 1 r 6 r2 6
Faire attention aux orientations et aux signes des cou-
rants et tensions.
B
e1 4V e2 12 V
2 Calcul de résistance équivalente
Pour appliquer la loi des nœuds, il faut affecter le
Conseils

Déterminer la résistance équivalente entre A et B.


potentiel nul à l’un d’entre eux puis écrire des équations
a. qui ont pour inconnues les potentiels des autres nœuds.
A R R Ne pas hésiter à utiliser des schémas équivalents
intermédiaires.
2R La représentation des générateurs par leur modèle de
R
Norton permet de déterminer i par une division de
2R b. courant.
B
2R 6R 2R
4 Recherche de la représentation
3R 2R de Thévenin et de Norton
pour un dipôle
A B Déterminer la représentation de Norton et la représentation
de Thévenin pour les dipôles linéaires situés à gauche des
c. R
bornes A et B.
i R R R i a.
A B
AI

R
réseau
U R U
h1 h2 quelconque

PageB 206
.
306
XERCICES

b. 2 • Écrire les équations de nœuds (ou relations de Millman)


AI pour les nœuds C et D en posant VA = 0 et VB = U. En
déduire la résistance équivalente entre A et B.
E1 E2
réseau

Conseils
U On rappelle que deux dipôles sont en parallèle si leurs
quelconque
R1 R2 deux bornes sont communes.
Pour un dipôle qui ne contient pas de source indé-
B pendante la résistance peut se définir par R = U en
I
c. convention récepteur. On peut donc tenter de calculer
AI I en supposant U connue (ou l’inverse).

R2
E2
R1
réseau 6 Étude d’un réseau
h1 U quelconque par plusieurs méthodes
Déterminer les courants I1 et I2 pour le réseau représenté
sur le document.
B On utilisera trois méthodes différentes.
d.
I1 2R R I2
AI 2R R
E1 h
h2 E2
R1 réseau
h1 U quelconque
R2
Conseils

En plus de la méthode systématique qui consiste à


B écrire N–1 équations de nœuds pour un réseau de N
nœuds, quelles sont les méthodes à notre dispo-
sition ? On remarquera que le réseau contient plu-
Revoir l’équivalence entre les représentations de
Conseils

sieurs sources.
Thévenin et de Norton. Pour ne pas avoir à résoudre de système d’équations,
On préférera la représentation de Thévenin pour deux on tente de se ramener à une maille unique par une
dipôles en série et la représentation de Norton pour succession d’équivalences.
deux dipôles en parallèle. Penser à utiliser les diviseurs (de courant et de ten-
Il faudra parfois effectuer plusieurs équivalences suc- sion).
cessives.

5 Calcul de résistance 7 Étude d’un électrolyseur


équivalente Un circuit (doc. 1) est réalisé par l’association en série
d’un électrolyseur dont la caractéristique statique est don-
D
née document 2 et d’un générateur : (e = 4 V, r = 20 Ω ).
R 2R
I
R
I1
r
I2
I 2R C R U

e
A U B

Doc. 1. électrolyseur alimenté par un générateur.


1 • Peut-on calculer la résistance équivalente entre A et
B au moyen d’associations série et parallèle ? Page 207
Déterminer le point de fonctionnement M de l’électrolyseur.

307
EXERCICE

I ( mA ) UC0
I la résistance R0 = . Donner dans chaque cas la
100 M Ip + I0
relation tension courant au point de fonctionnement.
U 5 • Déterminer la puissance P fournie par la diode en fonc-
(D)
tion de RC, UC0 et R0. Représenter P en fonction de R et
–1,2
déterminer la valeur absolue de la puissance maximale
–2 0 1,2 2 4 U (V) fournie, Pmax, en fonction de UC0 et R0. Pour quelle valeur
de RC obtient-on cette puissance maximale ?
P
6 • On définit le rendement de conversion par η = max ;
PL
–100
justifier cette définition ; calculer numériquement Pmax
Doc. 2. Caractéristique statique de l’électrolyseur. ainsi que ce rendement ; commenter les valeurs obtenues.

Conseils
1) Comment est l’intensité lorsque la diode fonction-
8 *Résistances d’entrée et de sortie ne en circuit ouvert ?
d’un quadripôle actif 2) Dans quelles parties du plan la puissance reçue par
Une photodiode est un composant opto-électronique dont la diode est-elle positive ? négative ? Conclure.
la caractéristique est fonction de la puissance lumineuse, 3) Il faut considérer les parties quasi-linéaires de la
PL, qu’elle reçoit : caractéristique réelle et faire les approximations les
i(u) = I 0 (eu/V0 – 1) – I p, où I 0 = 10 µA, V0 = 26 mV et plus simples.
I p = kPL, k = 0,5 A.W – 1. 4) Attention aux conventions à adopter pour la diode
I et la résistance.
5) Distinguer ici aussi les deux cas précédents.

U
Doc. 1. Représentation de la diode 9 *Résistances et conductances
en convention récepteur. itératives
A. On considère le quadripôle résistif en T ci-dessous
1 • La photodiode reçoit une puissance lumineuse de
(doc. 1) dont la charge est constituée par la résistance R0.
1 mW, tracer la caractéristique I (U) de cette diode et
déterminer sa tension en circuit ouvert, UC0.
2 • Analyser cette caractéristique du point de vue énergé- A1 i1 R1 R1 A0 i0
tique : quelle partie du plan I (U) correspond à un compor-
tement générateur et quelle partie à un comportement
récepteur. u1 u0
R2 R0
3 • Justifier que l’on puisse adopter pour la diode le modè-
le linéaire par morceaux ci-dessous :
A’1 A’0
I

Doc. 1
u1
UC0 1 • Déterminer sa résistance d’entrée Re1 = .
i1
Comment doit-on choisir la résistance R0 pour que
U Re1 = R0 ? Cette résistance particulière, notée R0i , est
– IP – I0 appelée résistance itérative du quadripôle.
2 • On place en cascade n quadripôles identiques au pré-
cédent, l’ensemble étant chargé par la résistance itérative
4 • Cette photodiode est connectée en série avec une résis- u
R0i . Quelle est la résistance d’entrée Ren = n de l’asso-
tance RC. Déterminer graphiquement le point de fonction- in
nement du circuit . On distinguera deux cas en introduisant ciation ?
Page 208
.
38
EXERCICES
in
An An 1 An 2 A1 A0 Quelle est la conductance d’entrée Geu = de l’asso-
un
in in 1 in 2 i1 i0 ciation ?

1)
un (n) un 1 un 2 u 1 (1) u0 R 0i 3 • On considère à nouveau le quadripôle de la partie B.,

(n
la charge étant constituée par la conductance itérative G0i .
u
Calculer son amplification en tension Au1 = 0 et son
A’n A’n 1 A’n 2 A’1 A’0 u1
i0
Doc. 2 amplification en courant Ai1 = , puis les exprimer en
i1
G
3 • On considère à nouveau le quadripôle représenté à la fonction de k = 2 .
question 1), la charge étant constituée par la résistance ité- G1
rative R0i . Calculer son amplification en tension : 4 • On associe en cascade n quadripôles identiques au pré-
u i cédent, l’ensemble ayant encore pour charge la conduc-
Au1 = 0 et son amplification en courant Ai = 0 , et les tance itérative G0i . Calculer en fonction de k, l’ampli-
u1 1 i1
R1 u
exprimer en fonction de k = . fication en tension Aun = 0 et l’amplification en courant
R2 un
4 • On associe en cascade n quadripôles identiques au pré- i0
Ain = de l’ensemble.
cédent, l’ensemble ayant encore pour charge la résistance in
itérative R0i .
5 • Sachant que n = 10 et G1 = 1 mS, déterminer G2
Calculer, en fonction de k, l’amplification en tension pour que Aun = 0,10 quand la charge est la conductance
u i itérative G0i que l’on calculera.
Aun = 0 et l’amplification en courant Ain = 0 de l’en-
un in
semble.
Conseils

Le réseau étant passif, la résistance (ou la conductan-


5 • Sachant que n = 10 et R2 = 1 kΩ, déterminer R1 ce) itérative se calculera par les lois d’association de
pour que Aun = 0,10 quand la charge est la résistance ité- résistances (ou de conductances).
rative R0i que l’on calculera. Il convient ensuite d’exploiter systématiquement les
propriétés d’un quadripôle chargé par sa résistance
B. On considère maintenant le quadripôle résistif en P, (ou sa conductance) itérative.
dual de celui en T considéré à la question A. 1). Sa charge
est constituée par la conductance G0.
10 *Convertisseur analogique
G1
numérique
A1 i1 i0 Le réseau de résistances étudié est constitué de (n + 1)
résistances rk et possède (n + 1) sorties Sk (k = 0, …, n).
On note par Rk la résistance entre la sortie Sk et la masse,
u1 G2 G2 u0 G0 par R la résistance totale du réseau et par r la plus fai-
ble des résistances du réseau.
Les tensions de sortie Uk , référencées à la masse, sont
A’1 prélevées sans débit de courant et le pas p ( p 1) du
réseau est défini par la relation :
Doc. 3 U
p = k + 1 (k = 0, …, n).
Uk
1 • Déterminer sa conductance d’entrée :
La plus faible des tensions Uk est appelée quantum.
i
Ge1 = 1 .
u1 1 • a. Identifier le quantum. Exprimer Uk en fonction du
quantum, puis l’exprimer en fonction de la tension de réfé-
Comment doit-on choisir la conductance G0 pour que
rence Uréf.
Ge1 = G0 ? Cette conductance particulière, notée G0i , est
Identifier r. Déterminer, en fonction de r, les valeurs rk
appelée conductance itérative du quadripôle.
des (n + 1) résistances du réseau pour un pas p donné.
2 • On place en cascade n quadripôles identiques au pré- Quelle relation lie r à R et quelle relation lie rk à R ?
cédent, l’ensemble étant chargé par la conductance itéra- A.N. : Sachant que p = 10, n = 5 et r = 100 Ω, calculer
tive G0 .
i Page 209
numériquement les (n + 1) résistances rk du réseau.

309
EXERCICES

b. En déduire les tensions Uk délivrées par les sorties Sk

Conseils
lorsqu’à l’entrée du diviseur de tension est appliquée une La structure du réseau est celle d’un diviseur de ten-
tension Uréf = 100 V. Commenter le résultat obtenu. sion. Remarquer que les tensions des C.L. sont liées
Quelle pourrait être l’utilisation d’un tel réseau de résis- par la relation :
tances ? Uek = Usk U ek + U sk .

Sn
Uréf rn Uréf Un C.L.
Ue Us
Sn 1 U’e U’s
rn Un 1
1

Sn 2
U
Sk
C.L
rk Uk Uréf (10) Us,10
s10
Sk 1
r10
S0 C.L
(9) Us,9
s9
r0 U0

Doc. 1 r1
C.L
(0) Us,0
2 • Quelles sont, en fonction de r, les valeurs des résis- s0
tances rk constitutives d’un diviseur de tension dont le U’s,0
pas est p = 2 ? r0 U0
Déterminer, en fonction de la tension appliquée Uréf , les
tensions Uk délivrées par un tel diviseur de tension.
A.N. : Sachant que Uréf = 1024 mV, combien faudrait-il
de résistances pour réaliser un réseau atténuateur délivrant Doc. 2
les tensions Uk multiples de 2 du quantum U0 = 1 mV
entre les valeurs U0 = 1 mV et Un + 1 = 1024 mV ? 11 *Convertisseur
À quoi pourrait servir un tel réseau de résistances ?
numérique-analogique
3 • Le réseau de résistances considéré est celui de la Un convertisseur numérique-analogique (C.N.A.) est un
question précédente avec une tension de référence circuit qui transforme une information numérique en un
Uréf = 1024 mV. On dispose, en outre, de circuits logiques signal analogique image de cette information. Le C.N.A.
(C.L.) à deux entrées Ue et U e et deux sorties Us et étudié est réalisé avec un amplificateur opérationnel par-
U s dont les tensions de sortie sont définies par : fait, une source de tension continue E, un réseau de résis-
Ue U e ⇒ Us = 1 V et U s = (Ue – U e) tances (R, 2R) et un ensemble de n commutateurs (Kj)
Ue U e ⇒ Us = 0 et U s = Ue . à deux états (0) et (1) (cf. le schéma page suivante).
Avec des circuits logiques, on réalise un convertisseur L’information numérique est codée sous la forme d’un
analogique-numérique (C.A.N.) comme indiqué (doc. 2). nombre binaire N(2) = (bn – 1bn – 2 … b1b0) où les chif-
Expliquer le fonctionnement de ce C.A.N. et l’illustrer fres (bits) ne peuvent prendre que les valeurs 0 ou 1. La
pour une tension analogique U = 800 mV appliquée à son valeur de chaque bit bj est représentée par l’état du com-
entrée. mutateur (Kj) associé : bj = 0 le commutateur (Kj) est
Quelle est la tension maximale admissible Umax , c’est- dans l’état (0), bj = 1 si le commutateur (Kj) est dans
à-dire quelle est la tension maximale analogique qu’il est l’état (1). Ainsi, chaque information numérique N(2)
possible de convertir ? détermine l’état des n commutateurs et, par voie de consé-
Page 210
.
310
EXERCICES

I R An – 1 R An – 2 A1 R A0
In – 1 In – 2 I1 I0
2R 2R 2R 2R 2R
E (Kn – 1) (Kn – 2) (K1) (K0) R’
0 1 0 1 0 1 0 1

Us

quence, la valeur de la tension analogique Us délivrée Sachant que R = 10 kΩ, R = 2 kΩ et que n = 7


par le C.N.A. (information codée sur un octet), calculer E pour que
1 • Calculer l’intensité Ij du courant qui traverse la résis- dUs = 10 mV.
tance 2R dont l’une des bornes est reliée au nœud Aj. 4 • La source de tension E ayant la valeur calculée dans
2 • Déterminer, en fonction de E, R, R et des bj , la ten- la question précédente, déterminer la valeur de Us lorsque
sion Us délivrée par le C.N.A. lorsque l’état de l’ensem- N(2) = (10 010 010).
ble de ses commutateurs (Kj) traduit l’information codée Réciproquement, connaissant la valeur numérique de Us,
numériquement par le nombre binaire : établir un algorithme permettant de connaître l’état de tous
N(2) = (bn – 1bn – 1 … b1b0). les commutateurs du C.N.A. ou, ce qui revient au même,
l’expression de N(2).
3 • On appelle quantum dUs la plus petite variation en
valeur absolue de la tension Us lorsqu’on passe d’une
Conseils

Utiliser le fait que l’amplificateur opérationnel est


information traduite par N(2) à une autre traduite par parfait et fonctionne en régime linéaire : v+ – v– = 0,
N (2). Établir l’expression du quantum de ce C.N.A. i + = i – = 0.

Page 211
311
Corrigés TD ELECTRICITé
b. • Si on annule e2 , il reste :
1 Application des lois de Kirchhoff
On obtient les courants inconnus en appliquant la loi des I
nœuds et on trouve les tensions avec la loi des mailles :
U1 = – 5 V ; U2 = 0 ; U3 = – 5 V ; U4 = 5 V ; U5 = 5 V ;
I1 = 10 mA ; I2 = – 10 mA ; I3 = 0 ; I4 = – 5 mA ; r1 r r2
I5 = 15 mA ; I6 = – 20 mA
i’

2 Calcul de résistance équivalente B


a. Le réseau se ramène à trois résistances de valeur R en e1
série : RAB = 3R. e1
D’où I = rr2 et, à travers r :
b. Pour mettre en évidence les r1 +
r + r2
associations, on change la 6R 2R
forme du nœud central ; cette e1
3R 2R r2 r2e1 r1
opération purement graphique i = I= =
r + r2 rr2 + r1(r + r2) r r .
ne modifie en rien les conne- A B 1+ +
r1 r2
xions électriques. On obtient
ainsi un système équivalent 2R R • Si on annule e1, il reste :
formé de deux résistances de A B
valeurs 2R et R en série,
soit : RAB = 3 R.
c. Le courant entrant en A se partage en deux courants égaux, r1 r r2
puisque les deux résistances qu’ils parcourent sont égales.
Pour la même raison les courants qui se somment en B sont
i”
égaux.
e2
i/2 R C R i/2
En échangeant les indices 1 et 2, on se retrouve dans le cas
i i précédent, donc :
R e2
A i/2 i/2 B
r2
i = r r .
R D R 1+ +
r1 r2
Ainsi iCD = 0, et on peut virtuellement « enlever » la branche • En appliquant le théorème de superposition pour ce réseau
CD. Il reste 2B en parallèle avec 2R, soit RABéqu = R. linéaire, on obtient :
e1 e2
+
r1 r2
i=i +i = r r .
3 Trois méthodes d’étude 1+ +
r1 r2
d’un réseau linéaire A.N. : i = 0,75 A.
a. Le réseau comporte deux nœuds. Si on pose VB = 0 (choix c. On refait le schéma en replaçant les deux générateurs de
arbitraire d’origine des potentiels), il reste un seul potentiel Thévenin (e1, r1) et (e2, r2) par leurs représentations de
inconnu : VA. Norton avec :
La loi des nœuds en A (i1 + i2 = i) s’écrit en termes de poten- e e
tiels : h1 = 1 = 4 A et h2 = 2 = 2 A.
r1 r2
e1 – VA e2 – VA VA
+ =
r1 r2 r
d’où : VA = 4,5 V et donc i = 0,75 A.

Page 212
.
312
ORRIGÉS

A A
i
E1 E2
h1 r1 r r2 h2 U
R1 R2

B
B
A
Dans ce schéma, le nœud A est constitué par tout le fil hori-
zontal supérieur.
Un courant total d’intensité i0 = h1 + h2 = 6 A se répartit h1 h2
donc entre les trois résistances. U
R1 R2
On obtient donc :
1 B
i = i0 r , soit i0 = 0,75 A.
1 +1+ 1 A
r1 r r2
h
4 Recherche de la représentation U
de Thévenin et de Norton R
pour un dipôle
a. Les deux sources de courant en parallèle sont équivalentes B
à une source unique de courant de c.e.m. h = h1 + h2.
La représentation de Norton est donc : A
c.e.m. h = h1 + h2 en parallèle avec R.
On en déduit la représentation de Thévenin : E
f.e.m. E = R(h1 + h2) en série avec R.
R U
b. Les deux dipôles de Thévenin étant en parallèle, on com-
mence par dessiner leur représentation de Norton (voir la
figure ci-après). B
Équivalences successives
Les deux sources de courant en parallèle sont équivalentes à
E E
une source unique de courant de c.e.m. h : h1 + h2 = 1 + 2
R1 R2
et les deux résistances en parallèle sont équivalentes à une
R1R2
résistance de valeur R = .
R1 + R2
La représentation de Norton est donc :
E E R1R2
c.e.m. h = 1 + 2 en parallèle avec R = .
R1 R2 R1 + R2
On en déduit la représentation de Thévenin :
R1R2 E1 E2 R E + R1E2
f.e.m. h = + = 2 1 en série avec
R1 + R2 R1 R2 R1 + R2
R1R2
R= .
R1 + R2
c. On transforme le générateur de Norton (h1, R1) en géné-
rateur de Thévenin équivalent de façon à obtenir deux géné-
Page 213
rateurs en série. La représentation de Thévenin est donc :

313
f.e.m. E = E2 + R1h1 en série avec R = R1 + R2. E1
. I1 =
On en déduit la représentation de Norton : 3R
E + R1h1 I2 se déduit de I1 par application de la relation du diviseur
c.e.m. h = 2 en parallèle avec R = R1 + R2. de courant :
R1 + R2 1
d. Les deux générateurs de Norton sont en série. On les trans- 2R E
I2 = I1 = 1.
forme donc en utilisant leur représentation de Thévenin. 1 1 6R
+
On obtient donc en série : une f.e.m. E1 = R1h1, puis une résis- 2R 2R
tance R1, puis une f.e.m. E2 = R2h2 et une résistance R2. • On éteint E1 et h
La représentation de Thévenin est donc :
f.e.m. E = R1h1 + R2h2 en série avec R = R1 + R2.
On en déduit la représentation de Norton : I2 I0 I1 I2
2R
I1 2R R
R h + R2h2 2R R E2 2R 2R
c.e.m. h = 1 1 en parallèle avec R = R1 + R2.
R1 + R2
E2

5 Calcul de résistance équivalente I0


2R
1 • Non car la résistance de la branche CD n’est en parallè- E2 R
le avec aucune autre résistance ou association de résistances.
2 • Écrivons la loi des nœuds en C et D :
On redessine le circuit pour se ramener à une maille unique :
U + 2VC 2U + 2VD
VD = ; VC = E
5 5 I0 = 2 puis par division :
3R
3 4
d’où : VD = U et VC = U. 1 E 1 E
7 7 I1 = – I0 = – 2 et I2 = I0 = 2 .
En appliquant la loi d’Ohm, on en déduit les courants I1 et 2 6R 2 6R
I2 puis le courant I : • On éteint E1 et E2
V –0 3 U V –0 2 U 5 U
I1 = D = ; I2 = C = ; I = I1 + I2 = .
R 7 R 2R 7 R 7 R I1 I2
On en déduit la résistance équivalente : 2R R
7
Réq = R. 2R R h
5
Remarque : On voit que, pour le dipôle équivalent au réseau
de résistances, les orientations choisies pour U et I cor-
respondent à la convention récepteur. Par deux divisions de courant successives, on obtient :
Si on avait orienté I dans l’autre sens, il aurait fallu poser : 1 1 1
U = – Réq I (convention générateur). I2 = – h et I1 = I2 = – h .
3 2 6
• Superposition des trois cas
6 Étude d’un réseau On obtient finalement :
par plusieurs méthodes E E 1 E E 1
I1 = 1 – 2 – h et I2 = 1 + 2 – h .
Méthode 1 : théorème de superposition 3R 6R 6 6R 6R 3
• On éteint E2 et h Méthode 2
On se ramène à une maille unique par des équivalences.
I1 2R R I2 I1 2R

E1 2R R E1 R

Pour le calcul de I1 on remplace les trois résistances de droi-


te par la résistance équivalente : (R + R) en parallèle sur 2R
soit une résistance équivalente R. On obtient : Page 214
.
314
CORRIGÉS

On en déduit I1 et I2 :
I1 I2 I1 2R I2 E – VA 2E – E2 – Rh
2R R R I1 = 1 = 1
2R 6R
2R R 2R R
E1 h E1 VA – VB E1 + E2 – 2Rh
et : I2 = =
E2 E2 hR R 6R
Remarque : La résolution du système d’équations est ici assez
simple. Cela est dû à la géométrie du réseau qui ne comporte que
I1 2R I1 2R trois nœuds. En général, les autres méthodes sont plus rapides.
2R
2R R E2 + h
E1 E2 E1 2R 2
2R h
2
7 Étude d’un électrolyseur
L’équation de la caractéristique du générateur est
U = 4 – 20I avec U en volt et I en ampère.
Cette droite coupe la caractéristique de l’électrolyseur en son
I1 2R
point de fonctionnement M situé sur sa caractéristique à U 0.
R
L’équation de cette dernière est :
E1
E2 + h R 2 – 1,2 U – 1,2
2 2
= , d’où U = 1,2 + 8I.
0,1 – 0 I
En éliminant U, il vient 1,2 + 8I = 4 – 20I , d’où I = 0,1 A et
E2 hR par suite U = 2V.
– E1 –
2 2
Finalement : I1 = .
3R
Dans cette série d’équivalences successives, on a perdu I2. Il 8 Résistances d’entrée et
faut donc reprendre une nouvelle série d’équivalences qui de sortie d’un quadripôle actif
laisse intacte la branche où circule I2. Cette méthode est 1 • Le tracé de la caractéristique est donné ci-dessous :
donc plus longue que l’application de la superposition.

Méthode 3 0,02
Résolution d’un système d’équations
A B 0,015
I1 I3 I2 I4
2R R
2R R 0,01
E1 h
E2
0,005
Le réseau comporte trois nœuds. On attribue arbitrairement le
potentiel nul à l’un d’entre eux (la masse) et on écrit la loi des
nœuds en A et B avec les potentiels inconnus VA et VB. – 0,1 – 0,05 0 0,05 0,1 0,15 0,2
• En A : I1 – I2 + I3 = 0 d’où :
E1 – VA V – VA E – VA En circuit ouvert l’intensité est nulle ; il suffit de lire la valeur
+ B + 2 = 0. correspondante de u sur le graphe pour avoir UC0 = 0,1 V. Ce
2R R 2R
résultat se retrouve en annulant i(u), soit :
VA – VB VB Ip
• En B : I2 + I4 + h = 0 d’où : – +h=0 UC0 = V0 ln 1 + qui redonne bien la même AN.
R R I0
On obtient le système de deux équations :
2 • La convention adoptée ici est une convention récepteur,
4 VA – 2 VB = E1 + E2 les parties de plan où u et i sont de même signe correspon-
– VA + 2 VB = Rh dent à des comportements récepteurs ; seule la partie ci-
La résolution donne : dessous est génératrice puisque ui 0 :
E1 + E2 + Rh E + E2 + 4 Rh
VA = et VB = 1 .
3 6 0
Page 215
0,05 0,1 0,15 0,2

315
CORRIGÉ

C’est cette partie qui sera intéressante puisque c’est dans ce


mode de fonctionnement que la diode fournira effectivement 5e-05
de la puissance au circuit électrique.
3 • On voit sur la caractéristique complète que l’intensité est
4e-05
pratiquement constante pour u 0.1 V (= UC 0 ) ; elle vaut
environ – 0.00051 A, ce qui correspond bien à – IP – I0.
Lorsque u 0.1 V, l’intensité croît rapidement (avec une 3e-05
pente de 10 A/V environ) ; on peut en première approxima-
tion considérer que u reste constant égal à UC0. D’où la carac-
téristique idéalisée de la diode. 1e-05
4 • Si l’on adopte la convention récepteur pour la diode, il
faut adopter une convention générateur pour la résistance
1e-05
u
i=– afin de superposer les deux caractéristiques :
RC

0 200 400 600 800 1000


I

UC02
La valeur Pmax est atteinte pour RC = R0 et vaut .
UC0 R0
6 • Le rendement doit être défini comme le rapport entre la
quantité d’énergie que met la photodiode à la disposition de
U
RC et la quantité d’énergie qui permet à cette photodiode de
– IP – I0
P
fonctionner ; ceci correspond bien à h = max.
PL
Numériquement Pmax = 50 µW et h = 0,05, soit un rendement
UC0 UC0 de 5 %.
Cas a) : RC R0 = ,i=– .
Ip + I0 RC Ces deux valeurs sont très faibles. Il est donc nécessaire :
D’une part d’utiliser une grande quantité de cellules de ce
I type pour parvenir à une puissance utilisable respectable.
D’autre part d’améliorer les rendements des cellules grâce
aux différents matériaux utilisés et aux différentes techniques
de fabrication.
UC0

U 9 Résistances et conductances
– IP – I0 itératives
A. 1 • Le dipôle ne comportant pas de source liée, sa résis-
tance d’entrée peut s’évaluer en utilisant les lois d’association
de résistances :
UC0 RC
Cas b) : RC R0 = , u = RC (Ip + I0) = UC0 . R2(R0 + R1)
Ip + I0 R0 Re = R1 + .
1 R0 + R1 + R2
RC
5 • Pour RC R0, P = – UC 2, et pour RC R0, Par définition de la résistance itérative, il vient :
R02 0
2 R2(R0 + R1)
UC0 R0 = R1 + i ,
P=– . i R0 + R1 + R2
RC i
La courbe représentative est donc la suivante (avec les d’où : R0 = 0R1(R1 + 2R2).
i
valeurs du texte, R0 = 196 Ω) :
2 • L’ensemble étant chargé par la résistance itérative, on éta-
blit de proche en proche que :
i Page
1 2 216
R0 = Re = Re = ... = Re .
n

.
316
CORRIGÉS

3 • Comme le quadripôle est chargé par sa résistance itérati- i0 u0


Il en résulte que Ai = = = Au .
ve, on écrit u0 = R0 i0 et u1 = R0 i1. Il en résulte que : 1 i1 u1 1
i i
u i En considérant que le quadripôle réalise un diviseur de ten-
Au = 0 = 0 = Ai .
1 u1 i1 1
G1
sion, u0 = u1, l’amplification en tension et
En considérant que le quadripôle réalise un diviseur de cou- G1 + (G0 + G2)
i
R2 l’amplification en courant s’en déduisent immédiatement :
rant, i0 = i1, l’amplification en courant (et
R2 + (R0 + R1) G1
i
Ai = Au =
l’amplification en tension) s’en déduisent immédiatement : 1 1 G0 + G1 + G2
i
R2 G1
Au = Ai = =
1 1 R0 + R1 + R2
i 0G2(2G1 + G2) + G1 + G2
R2 1
= = .
0R1(R1 + 2R2) + R1 + R2 1 + k + 9k(2 + k)
1
= . 4 • Pour établir les expressions de Aun, il suffit de remar-
1 + k + 9k(2 + k)
quer, d’une part, que :
4 • Pour établir les expressions de Aun il suffit de remarquer, u0 u0 u1 u
Au = = … n–1
d’une part, que : n un u1 u2 un
u0 u0 u1 u et, d’autre part, que tous les quadripôles de l’association ont
Au = = … n–1
n un u1 u2 un la même amplification en tension, parce qu’ils sont tous char-
et, d’autre part, que tous les quadripôles de l’association ont gés par la conductance itérative. En conséquence :
la même amplification en tension, parce qu’ils sont tous char- Au = (Au )n.
n 1
gés par la résistance itérative. En conséquence : Pour l’amplification en courant, on aboutit à un résultat ana-
Au = (Au )n. logue : Ai = (Ai )n.
n 1 n 1
Pour l’amplification en courant, on aboutit à un résultat ana- n
logue : Ai = (Ai )n. 5 • On pose Aun = 1 , il vient K = 100,1 = 1,259.
n 1 K
n
De l’expression de Au , on tire :
5 • On pose Aun = 1 , il vient K = 10 0,1 = 1,259. 1
K (K – 1)2
K = 1 + k + 9k(2 + k) ⇒ k = = 2,66 . 10 – 2,
De l’expression de Au , on tire : 2K
1
(K –1)2 d’où : G2 = kG1 = 2,66 . 10 – 5 S,
K = 1 + k + 9k(2 + k) ⇒ k = = 2,66 . 10 – 2
2K 1
soit : R2 =
= 37,6 kΩ.
⇒ R1 = kR2 = 26,6 Ω. G2
La valeur de résistance itérative s’en déduit : La valeur de la conductance itérative s’en déduit :
R0 = 0R1(R1 + 2R2) = 232 Ω.
i
G0 = 0G2(2G1 + G2) = 2,32 . 10 – 4 S,
i
1
B. 1 • Le dipôle ne comportant pas de source liée, sa conduc- soit encore R0 = = 4,3 kΩ.
i G0
tance d’entrée peut s’évaluer en utilisant les lois d’association i
des conductances :

Ge = G2 + 1 0
G (G + G2)
.
10 Convertisseur analogique
1 G0 + G1 + G2 numérique
Par définition de la conductance itérative, il vient : 1 • a. Les tensions Uk délivrées par le réseau sont données
G1(G0 + G2) par la relation de récurrence Uk + 1 = pUk , d’où :
G0 = G2 = i ,
i G0 + G1 + G2 Uk = p k U0 .
i
d’où : G0 = 0G2(2G1 + G2). La tension Uk étant une fonction croissante de k car p 1,
i le quantum de ce réseau est la tension U0 délivrée par la sor-
2 • L’ensemble étant chargé par la conductance itérative, on tie S0 .
établit de proche en proche que G0 = Ge = Ge = … = Ge . La tension de référence Uréf délivrée par la sortie Sn étant
i 1 2 n
3 • Comme le quadripôle est chargé par sa conductance ité- reliée au quantum par la relation :
rative, on est fondé à écrire i0 = G0 u0 et i1 = G0 u1. Uréf = p n U0 .
i i
Page 217
317
CORRIGÉS

Uréf un réseau délivrant toutes les tensions Uk multiples de 2


Il en résulte que : Uk = .
pn – k du quantum U0 = 1 mV entre les valeurs U0 = 1 mV et
Un = Uréf = 1 024 mV .
Les résistances étant en série, il vient, par définition du pas, Un tel réseau peut être utilisé pour la réalisation d’un conver-
U R tisseur analogique-numérique (C.A.N.).
p = k+1 = k+1 1, d’où la relation de récurrence,
Uk Rk
k 3 • En remarquant que Ue = KUsU e + U s, avec K = 1V– 1
Rk + 1 = pRk, qui permet le calcul de Rk = rp en fonction on conclut que ces circuits logiques sont des diviseurs four-
p=0 nissant le quotient en Us et le reste en U s quand le divi-
de R0 : Rk = p k R0 .
dende est présenté en Ue et le diviseur en U e lorsque
Il apparaît que la plus petite résistance du réseau est : 2U e Ue 0.
r = R0 = r0 . La structure du C.A.N. permet ainsi une écriture en binaire de
Les valeurs des résistances constitutives du réseau, en fonc- la tension U :
tion de r, en découlent : n n

rk = Rk – Rk – 1 = (pk – pk – 1)R0 U=K Us,k Uk = K Us,k 2 k U0 .


k=0 k=0
= p k – 1(p – 1)R0 , Si la tension U ne s’exprime pas par un nombre entier de
d’où rk = p k – 1(p – 1)r (k 0). mV, la partie décimale ( 1 mV) apparaît aux bornes de la
Comme R = Rn, il vient R = pnr, et par suite : résistance p sous la forme d’une tension analogique U s,0.
p–1 Lorsque U = 800,5 mV, on observe aux niveaux des sorties
rk = n + 1 – k R . de circuits logiques les valeurs suivantes :
p
800,5 = 0 1024 + 800,5
A.N. : Le réseau est constitué des (n + 1) = 6 résistances :
⇒ Us, 10 = 0 et U s, 10 = 800,5 mV ;
r0 = r ; r1 = 9r ; r2 = 9.10r ; r3 = 9.102r ; r4 = 9.103r ;
800,5 = 1 512 + 288,5
r5 = 9.104r.
⇒ Us, 9 = 1 et U s, 9 = 288,5 mV ;
Soit numériquement :
288,5 = 1 256 + 32,5
r0 = r = 100 Ω ; r1 = 900 Ω ; r2 = 9 000 Ω ; r3 = 90 kΩ ;
⇒ Us, 8 = 1 et U s, 8 = 32,5 mV ;
r4 = 900 kΩ ; r5 = R = 9 MΩ.
32,5 = 0 128 = 32,5
b. Les tensions délivrées (en l’absence de débit de courant) ⇒ Us, 7 = 0 et U s, 7 = 32,5 mV ;
par le diviseur de tension sont données par la relation :
32,5 = 0 64 = 32,5
U
Uk = nréf , ⇒ Us, 6 = 0 et U s, 6 = 32,5 mV ;
p –k
32,5 = 1 32 + 32,5
soit respectivement :
⇒ Us, 5 = 1 et U s, 5 = 0,5 mV ;
U0 = 0,1 mV ; U1 = 1 mV ;
U2 = 10 mV ; U3 = 100 mV ; 0,5 = 0 16 + 0,5
U4 = 1 V ; U5 = Uréf = 10 V. ⇒ Us, 4 = 0 et U s, 4 = 0,5 mV ;
Elles forment une échelle des multiples décimaux du 0,5 = 0 8 + 0,5
quantum U0 = 0,1 mV entre les valeurs U0 = 0,1 mV et ⇒ Us, 3 = 0 et U s, 3 = 0,5 mV ;
Uréf = 10 V. 0,5 = 0 4 + 0,5
Ce type de réseau de résistances est utilisé comme atténuateur ⇒ Us, 2 = 0 e t U s, 2 = 0,5 mV ;
pour les changements de gammes dans les appareils de mesu- 0,5 = 0 2 + 0,5
re analogiques. ⇒ Us, 1 = 0 et U s, 1 = 0,5 mV ;
2 • Pour un diviseur de tension de pas p = 2, les résistances 0,5 = 0 1 + 0,5
constitutives sont données par la relation : ⇒ US, 0 = 0 et U s, 0 = 0,5 mV.
rk = 2k – 1r. L’écriture en binaire de U est :
La tension prélevée à la sortie Sk est : U = (01 100 100 000)2 .
Uk = 2 k U0 , Ce convertisseur est un convertisseur à 11 bits donc la tension
soit encore, en fonction de Uréf : maximale admissible est :
Umax = 211 – 1 = 2047 mV .
Uréf
Uk = .
2n – k
A.N. : Comme 1 024 = 210, il résulte, d’après la relation
Uréf = 2nU0 , qu’il faut n + 1 = 11 résistances pour former Page 218
.
318
CORRIGÉS

4 • La valeur de la tension Us s’obtient par application de la


11 Convertisseur formule obtenue dans la question 2) :
numérique-analogique n–1 n–1
R 1
Us = – E b j 2 j = – δ Us bj2j
1 • Les courants Ij qui traversent les résistances du réseau R 2n + 1 j=0 j=0
(R, 2R) sont indépendants de l’état des commutateurs (Kj),
puisque l’amplificateur opérationnel étant parfait, son entrée = – 10 – 2(27 + 24 + 21) = – 1,46 V.
inverseuse est aussi au potentiel zéro. De façon plus générale, on voit que :
n–1
De proche en proche, on constate que la résistance du réseau Us
N= bj2j = – ,
situé à droite d’un nœud Aj est 2R. j=0 δ Us
Ainsi, tout courant qui aboutit sur un nœud Aj se divise en c’est-à-dire que la valeur numérique décimale de N(2) est :
deux courants Ij égaux.
Us
E N=– = – 100 Us ,
La source débite le courant I = qui se divise ensuite en δ Us
2R
avec Us exprimée en volt, soit :
deux courants égaux au niveau de chaque nœud :
N = 146.
I I I Pour connaître l’état de tous les commutateurs il suffit alors
In – 1 = , In – 2 = , …, Ij = , …,
21 22 2n – j d’écrire N en base 2 : N(2).
I I Pour écrire N en base 2, il suffit de diviser N par 2 et de
I1 = , I0 = . relever le premier reste b0 , puis de recommencer sur le divi-
2n – 1 2n
dende N0 obtenu jusqu’à obtenir un dividende nul.
2 • Selon l’état (bj) du commutateur (Kj), le courant Ij est Ainsi, pour N = 146 il vient successivement :
dirigé vers la masse ou vers l’entrée inverseuse de l’amplifi-
cateur opérationnel. 146
= 73 + 0 ⇒ N0 = 73 et b0 = 0
Le courant IN qui traverse la résistance R est : 2
n–1 n–1
I E
n–1
1 73
IN = bj Ij = bj = bj . = 36 + 1 ⇒ N1 = 36 et b1 = 1
j=0 j=0 2n – j R j=0 2n + 1 – j 2

La tension délivrée par le C.N.A. s’établit alors à : 36


= 18 + 0 ⇒ N2 = 18 et b2 = 0
n–1 2
R bj
Us = – R IN = – E
R j=0 2n + 1 – j 18
= 9 + 0 ⇒ N3 = 9 et b3 = 0
R
n–1 2
1
=–E bj 2 j .
R 2n + 1 9
j=0 = 4 + 1 ⇒ N4 = 4 et b4 = 1
2
3 • Le quantum δ US est la variation (en valeur absolue) de
4
tension observée à la sortie du C.N.A. lorsque le bit de plus = 2 + 0 ⇒ N5 = 2 et b5 = 0
faible poids b020 est seul à varier quand on passe d’une 2
information N(2) à une information N (2) : 2
= 1 + 0 ⇒ N6 = 1 et b6 = 0
R 2
1
δ Us = E .
R 2n + 1 1
= 0 + 1 ⇒ N7 = 0 et b7 = 1
Pour que dUs = 10 mV, il faut prendre une source de f.e.m. 2
E telle que : soit, en définitive :
R n+1 N(2) = (10 010 010).
E= 2 dUs = 12,8 V .
R

Page 219
EXERCICES MAGNETOSTATIQUE

Le disque positif, de centre O , est mis en rotation autour de


Conseils

Dans les deux cas il s’agit de sommer les champs des l’axe (Oz) . Calculer le champ magnétique en un point M
spires. Dans les deux cas, les spires se répartissent sur de l’axe (Oz) . En quel point ce champ est-il maximal ? On
une demi-circonférence de longueur πR : quand on repérera M par l’angle a .
fait varier q de O à π on décrit bien l’ensemble
des spires, depuis celle de rayon nul au « pôle Nord » 2 • U = 100 kV , R = 10 cm , e = 0,5 mm , et la vitesse
à celle de rayon nul au « pôle Sud » en passant par de rotation est de 6 000 tours par minute.
celle de rayon R à l’équateur. Calculer la valeur maximale du champ magnétique.
Ce qui change c’est le nombre de spires par unité de Comparer cette valeur à celle du champ magnétique ter-
longueur (et leur épaisseur bien évidemment): dans le restre.
1er cas il y a N spires jointives réparties sur une lon-
gueur πR , dans le 2e cas ce sont les projections des

Conseils
Il➞ faut partir de l’expression (à connaître) du champ
spires sur l’axe Oz qui sont en quelque sorte jointi- B sur l’axe d’une spire circulaire parcourue par un
ves. courant I . ➞
Lechampd’unespire Les différentes étapes du calcul de B sont :
• déterminer le courant élémentaire dI associé à la
« spire » de rayon r et de largeur dr ;
• déterminer le champ dB associé à cette spire élé-
mentaire ;
• calculer le champ total B(z) en intégrant dB .
Pour le calcul de l’intégrale, il est plus simple d’utili-
ser comme variable l’angle q sous lequel on voit la
« spire » de rayon r ; q varie entre 0 et a .

6 Disque de Rowland (oral)


Henry Rowland, physicien américain, a réalisé en 1876 7 Champ magnétique créé
une expérience qui a montré que le déplacement de char- par une sphère chargée
ges électriques constituait bien un courant électrique sus- en rotation (oral)
ceptible de créer un champ magnétique.
Le principe, très simplifié, de l’expérience est expliqué ci- On considère une sphère isolante, de rayon R et de cen-
dessous. tre O , creuse, portant une charge Q uniformément répar-
tie sur sa surface. Elle tourne autour d’un axe Oz avec
1 • Un condensateur est constitué de deux disques métal- une vitesse angulaire w constante qui ne perturbe pas la
liques de rayon R , très proches l’un de l’autre. Si on répartition des charges.
impose une différence de potentiel U entre ces disques,
des charges électriques surfaciques apparaissent sur les 1 • Déterminer le champ créé en O .
faces métalliques en regard. La charge sur le disque posi- 2 • Déterminer le champ créé loin de la sphère.
tif est uniformément répartie, avec une densité surfacique
U
σ = ε0 .
Conseils

e 1) Les charges en mouvement créent des courants


électriques. Il suffit de trouver le « découpage » en
élément de surface se comportant comme des spires
ω
R et on est ramené au calcul de l’exercice 5 (répartition
M de spires jointives ou non sur une sphère).
O α z Pour évaluer l’intensité du courant qui circule dans
ces « spires », on peut chercher la quantité d’électri-
cité qui s’est déplacée pendant un tour pour calculer
celle qui circule par unité de temps.
e 2) L’analyse est la même, seul change l’angle sous
lequel est vu une spire. Comme on est très loin de la
sphère on peut approximer le sinus de l’angle à sa
tangente, ce qui facilite le calcul.
Page 220
U

445
8 Bobines de Gaugain-Helmholtz 9 Champ créé
(INCONTOURNABLE) par un « solénoïde plat » (oral)
1 • Rappeler l’expression du champ créé en un point de z
son axe par une bobine de N spires circulaires de rayon
R parcourue par un courant I ; on considère que toutes
B
y
les spires ont même rayon et qu’elles se trouvent toutes
M
dans le plan z = 0 .
a2
On notera B0 le champ au centre de la bobine et on expri-
mera la fonction f (u) telle que B(z) = B0 f (u) , avec a1
z
u= .
R
I
2 • Deux bobines identiques (rayon R , N spires) et per-
pendiculaires à l’axe (Oz) sont centrées en deux points O1
d d
et O2 de cotes et – . Elles sont parcourues par le
2 2
même courant I , dans le même sens.

On note B (z) = B(z) e➞z le champ magnétique en un point
Un « solénoïde plat » est obtenu en juxtaposant N spires
de l’axe.
parcourues par I de a = a1 à a = a2 .
a) Représenter sur un même graphe les champs B1(z) et
B2(z) créés par chaque bobine, ainsi que le champ B total. 1 • Poser l’intégrale qui permet de calculer le champ créé
On distinguera le cas où les bobines sont proches et celui en M .
où elles sont éloignées. 2 • Que dire de cette intégrale en z = 0 , en z tendant vers
b) Quelle est la parité de la fonction B(z) ? l’infini ?
3 • Il existe une valeur de d pour laquelle la dérivée
seconde B (z) s’annule en O .
Conseils

1) Les spires étant jointives, celles qui sont comprises


a) Représenter graphiquement B1(z) , B2(z) et B(z) dans entre r et r + dr contribuent également au champ
cette situation. en M . On connaît le champ créé en M par une spire,

b) Que peut-on dire de la variation du champ B au voisi- il faut donc déterminer combien de spires sont com-
nage de O ? Quel est l’intérêt de cette configuration ? prises entre r et r + dr .
c) Calculer la valeur de d pour cette configuration appe- 2) En z = 0 on est au plus proche des courants, l’in-
lée « bobines de Helmholtz ». tégrale doit donc être maximale ; à l’infini on doit
d) Par un calcul numérique, définir l’intervalle de z pour retrouver le champ d’un dipôle (voir au chapitre sui-
lequel B(z) ≈ B(0) à 1% près en valeur relative. vant) en un point de l’axe de ce dipôle.
Conseils

Il est préférable de connaître le résultat demandé à la


question 1). On pourra commencer par tracer, avec
une calculatrice graphique, la courbe représentant
10 Champ magnétique produit
B z par une bobine torique
en fonction de , pour différentes valeurs
B0 R (INCONTOURNABLE)
de d . Un tore est engendré par la rotation d’une surface plane S
Quel est le signe de la dérivée d’une courbe « en clo- autour d’un axe (Oz) . Une bobine de N spires parcou-
che » ? Possède-t-elle des points d’inflexion ? rues par un courant I est enroulée régulièrement sur le

Si le champ B est uniforme le long d’une ligne de tore. Elles sont suffisamment serrées pour être assimilées
champ, alors les lignes de champ voisines sont paral- à une nappe surfacique continue.
lèles ; pourquoi ? ➞
Si la dérivée seconde en 0 d’une fonction paire est 1 • Étudier les symétries de B .
nulle, quel est l’ordre de la plus faible puissance dans ➞
2 • Exprimer le champ B en un point M repéré par ses
le développement de Taylor ? coordonnées cylindriques (r , q , z) .

Page 221
.
446
EXERCICES

3 • Comparer avec le champ produit par un solénoïde infi- le même courant I = 1 A . Le schéma représente les lignes
niment long. de champ du champ magnétique créé par ce système, dans
un plan contenant (Oz) .
z
eθ er Dans la zone où les lignes de champ sont quasiment des
droites parallèles, elles sont espacées de 1 mm.
M
r
S 1 • Quelles sont les symétries du système ?
θ
2 • a) Dans le cas d’un solénoïde infiniment long, retrou-
ver l’expression du champ créé sur l’axe.

b) Calculer B(N) sur l’axe du solénoïde fini.
3 • Calculer une valeur approchée du champ en A , et en
analysant la figure, déterminer une valeur approchée du
champ magnétique en C et en D .
Conseils

L’étude des symétries doit nous donner la forme des


lignes de champ. On rappelle qu’elle porte sur la
détermination des plans de symétrie ou d’antisymé-

Conseils
trie, ainsi que sur les translations et rotations qui lais- 1) Attention, le solénoïde n’est pas infiniment long.
sent le système invariant. 2) a) C’est du cours, INCONTOURNABLE.
Étant donné la symétrie du problème, le calcul de B

b) C’est du classique.
se fait en appliquant le théorème d’Ampère avec un 3) À quel système simple peut-on assimiler le systè-
contour G constitué d’une ligne de champ. me de spires pour déterminer le champ en A ?
On admettra qu’en un point A➞ proche de A , mais

en dehors de l’axe, B(A ) ≈ B(A) .
Quelle est la propriété des différentes sections d’un
11 Champ créé par un solénoïde de même tube de champ ?
vingt spires Une ligne du champ engendre un tube de champ par
rotation autour de l’axe Oz en raison de l’invariance
Vingt spires circulaires, de même axe (Oz) , de même
par rotation de la distribution.
rayon R = 5 mm et espacées de 5 mm, sont parcourues par

5 mm
C
z
D
A

Page 222
échelle : 1 cm

447
EXERCICES

Dans cet exercice, on cherche à connaître le champ en un


12 Circulation du champ point voisin de l’axe Oz .
magnétique créé par une spire
1 • Justifier que l’on cherche un champ de la forme
sur son axe Br(r, z)er + Bz(r, z)ez .
2 • Exprimer le flux de B à travers une surface cylin-
drique élémentaire fermée de rayon r , hauteur dz (r et
I
dz étant du même ordre de grandeur). En déduire le déve-
loppement limité au 1er ordre de Br(r, z) en considérant
O M z que Bz (r, z) ≈ B(M) , M étant sur l’axe.

R P
r M
z
Soit une spire d’axe Oz , de centre O , de rayon R par-
courue par un courant d’intensité I . dz

1 • Calculer B(M) en un point M de l’axe Oz .
On précisera pourquoi r et la hauteur du cylindre doivent
2 • a) Calculer la circulation du champ magnétique le long être petits (ce calcul n’est valable qu’au voisinage de
de l’axe (Oz) (de – ∞ à + ∞) . l’axe !).
b) Interpréter le résultat obtenu.
3 • Trouver alors le développement limité au second ordre
3 • Calculer de même la circulation du champ magnétique de Bz (r, z) en posant Bz (r, z) = Bz (0, z) + b(z)r 2I.
le long de l’axe (Ox) (de – ∞ à + ∞) d’un solénoïde circu- Expliciter b(z) en prenant le contour suivant :
laire de rayon R , de longueur et comportant N spires dz
jointives parcourues chacune par un courant d’intensité I .
(G )
Conseils

1) Ce calcul doit être connu ; il fait partie des r + dr


r
INCONTOURNABLES. z
2) permet de « retrouver » le théorème d’Ampère.

La question 3) en présente une application. 4 • En déduire le champ B en un point P ➞de coordon-
nées (r , q , z) avec r << R , connaissant B en M de
coordonnées (0, 0, z) .

13 Champ au voisinage de l’axe


Conseils

1) L’ étude habituelle des symétries et des invariances


d’une spire (INCONTOURNABLE) permet de répondre à la première question.
Soit une spire de rayon R , d’axe Oz parcourue par un 2) r étant petit, comme la hauteur du cylindre, il n’est
courant d’intensité I . On connaît le champ créé par cette pas besoin d’intégrer sur les différentes surfaces pour
spire en tout point de son axe Oz : exprimer le flux. Se souvenir que le flux de B à tra-
vers n’importe quelle surface fermée est nul.
m0
B(M) = f (z)I avec f (z) = sin3 q . 3) En appliquant le théorème d’Ampère sur un
2R contour élémentaire ad hoc, le calcul de la circulation
(voir exercice précédent) de B , développé au second ordre en r , permet d’ex-
x pliciter b(z) .
4) On remarquera que B(P) s’exprime uniquement
en fonction de B sur l’axe.
q P(r, q, z)
R q r
O z
M(0, 0, z)

I y

Page 223
.
448
t
EXERCICES

Une spire d’axe Oz de centre A rayon R est parcourue


14 Courant angulaire (oral) par un courant I .
Montrer que le champ magnétique créé par un circuit fili- Un solénoïde de rayon r est suffisamment long pour pou-
forme « angulaire » parcouru par un courant d’intensité I voir le considérer comme infini quand z tend vers l’infi-
au point M de l’axe (Ox) bissecteur est donné par : ni. Il comporte n spires par unité de longueur.
m I De l’extrémité du solénoïde on voit la spire sous l’angle a.
j ➞
nn

B(M) = 0 tan ez Le rayon r du solénoïde est petit devant R , rayon de la
2πx 2 spire.
dans le cas x 0 (point M). Qu’obtient-on dans le cas Calculer le flux du champ magnétique créé par la spire à
x 0 (point M ) ? travers le solénoïde.

Conseils
y m0 I
Le champ d’une spire est sin3 q . Il faut relier
I 2R
le nombre de spires ndz à dq .
M j M
j z x
I
16 Champ magnétique créé
par l’électron de l’atome d’H
ee z
Dans un modèle « planétaire » simple de l’atome d’hydro-
gène, l’électron tourne autour du proton sur une trajec-
toire circulaire bien définie.
15 Flux du champ d’une spire 1 • Calculer la vitesse de rotation de l’électron si la dis-
à travers un solénoïde tance proton – électron est r = 53 pm .
2 • Calculer le champ magnétique alors ressenti par le
On considère le système suivant :
proton. Le comparer à un champ macroscopique.
Conseils

1) Appliquer par exemple le principe fondamental de


A q
z la dynamique projeté sur e➞r .
I a
2) L’électron dans son mouvement de rotation se
O
comporte comme une boucle de courant.

Page 224
449
CORRIGÉS MAGNETOSTATIQUE

➞ m0 N I dq ➞ 2π
dB × × sin3 q e z . Pendant une période T = , cette charge dq traverse une
2(R sin q) π ω
On en déduit : section quelconque de la « spire » ; l’intensité associée est
π donc telle que dq = T dI , soit :
➞ m 0 NI ➞
B (O) = sin2 q dq . e z dI = s w r d r .
2πR
0
• La spire élémentaire crée en M un champ :
π µ0 d I 3
dB = sin θ .
m 0 NI 1 – cos 2q m NπI 2r
or dq = 0
2πR 2 4πR
0

➞ m0 N I ➞
donc B (O) = ez . ω
4R r
θ
t α M z

N N R
= d z , soit n = .
2R 2R
z dz
cos q = ⇒ – sin q dq = La variable q semble plus appropriée au calcul de l’intégra-
R R
le que la variable r :
N
donc dz = – R sin q dq ; il y a donc n d z = d z , soit z z r dθ
2R r = z tan q , d’où d r = dθ ; d I = σ ω
N cos2 θ cos2 θ
.
2 µ0 σ ω z sin 3 θ
r et d B = dθ .
2 cos2 θ
➞ m0 NI ➞
dB = × sin q dq × sin3 q e z au champ total sin 3 θ 1
2(R sin q) 2 On pose u = cos q . dθ = –  2 – 1 du .
cos2 θ u 
m0 I N ➞
= + sin3 q dq e z R 1
4R
µ σωz  1 – 1 du
π B(a) = dB = 0
2  u2 
m0 N I r=0 cos a
alors B(O) = sin3 q dq
4R µ0 σ ω z  1
= + cos α – 2
0 2  cos α 
π
m0 N I µ0 σ ω R  1
= = + cos α – 2 ;
8R 2 tan α  cos α 
0
µ0 σ ω R (1 – cosα )2
π soit : B(α ) =
2 sin α

µ0 ε 0 U ω R (1 – cosα )2
= .
2e sin α

π π m e UwR
Au point O , a = et B   = 0 0 .
2  2 2e
6 Disque de Rowland À l’infini, a → 0 et B → 0 .
1 • Le disque en rotation peut être considéré comme un µ σ ω R 1 – cosα
B′(α ) = 0 (2 – cos2 α – cos α ) .
ensemble continu de spires circulaires concentriques. 2 sin α

Le champ B en un point M de l’axe (Oz) est de la forme π
➞ ➞
B (M) = B(a) e z . B′(a) ne s’annule que pour a = 0 et a = : le champ est
2
• La spire élémentaire de rayon r et de largeur dr contient maximal au voisinage du centre O .
une charge dq = s 2 π r dr . µ ε Uω R
Bmax = 0 0 .
2e
Page 225
453
2 • Avec les valeurs proposées : il vient alors
6 000 tours/minute → 100 tours/seconde m0 R sin q 3 Q w sin q dq
dB(M) =
→ w = 200 π rad . s–1 2R sin q z 4π
Bmax = 1,4 . 10–7 T . 2
m R Qw
= 0 sin3 q dq
Cette valeur est très faible par rapport au champ terrestre qui 8π z3
est de l’ordre de quelques 10–5 T . Rowland est néanmoins
m0 R2 Q w π m0 R2 Q w
parvenu, grâce à un jeu d’aiguilles aimantées, à prouver d’où B(M) = sin3 q dq =
l’existence de ce champ. 8π z3 0 6π z3
On verra comment retrouver ce résultat en assimilant la dis-
7 Champ magnétique créé par tribution à un dipôle magnétique au chapitre suivant.
une sphère chargée en rotation
1 • Les charges en mouvement à la surface de la sphère se 8 Bobines de Gaugain-Helmholtz
comportent comme des courants annulaires ou des « spires » 1 • Soit O le centre de la bobine, perpendiculaire à l’axe
de courant. (Oz) .

Entre q et q + dq les charges se répartissent sur une ➞
• Le champ au centre est B (0) = B0 e z , avec :
surface dS = 2π R sin q × R dq qui porte donc la charge m NI
B0 = 0 .
Q Q 2R
dq = dS = sin q dq ➞ ➞
4π R2 2 • Le champ en un point de l’axe de cote z est B = B(z) e z ,
avec B(z) = B0 sin3 a ; ou encore :
ω 1 z
B( z ) = B0 2 3/ 2 avec u = .
(1 + u ) R
Rdq
Rsinq
2 • a) La courbe représentative de la fonction B(z) est une
q
dyB(0) dq courbe « en cloche » ; elle possède nécessairement deux
points d’inflexion où sa dérivée seconde est nulle.
B
2 B
0
1,8
1,6
1,4
Cette charge se déplace à la vitesse v = R sin q w . 1,2
En un tour il s’est donc écoulé dq dans cette spire, ce qui 1
dq dq Q w sin q dq 0,8 B(z)
correspond à un courant dI = = w= 0,6
T 2π 4π
0,4
➞ m0 dI ➞
qui contribue pour dB = × sin3 q e z = B1(z) 0,2 B2(z)
2R sin q
–2 –1 0 1 2 z
m0 w sin3 q dq ➞ R
e z au champ total.
8π R
π B1(z), B2(z) et B(z) pour d = 3 R
m0 w m0 Q w
B(0) = sin3 q dq = . Le schéma représente les deux courbes en cloche identiques,
8π R 0 6π R
d
centrées en z = ± , et la somme des deux fonctions.
2 • En un point très éloigné le calcul est 2
le même : la « spire » située entre q et j
q + dq contribue pour
➞ m0 dI ➞
dB (M) = sin3 q e z
2R sin q q
au champ total.
Si M est très éloigné de O on peut
R sin q
approximer sin j par
z
Page 226
.
454
CORRIGÉS

B d 
et de même : B2 ( z ) = B0 f  u – ;
1,8 B0  2R
1,6 B(z)
d d
1,4 d’où la condition : f ′′  = – f ′′ –  .
1,2  2R  2R
B2(z) 1 B1(z) La fonction f étant paire, on a par ailleurs :
0,8
d d
0,6 f ′′  = f ′′ –  .
0,4  2R  2R
0,2 Il en résulte que la configuration recherchée est telle que
d
–2 –1 0 1 2 z f ′′  = 0 .
R  2R

B1(z), B2(z) et B(z) pour d = 0,6 R 12 u2 – 3 1


f ′′(u) = ; f ′′(u) s’annule pour u = ± .
• Si d est grand, la somme est du type « chameau ». (1 + u2 )7/ 2 2
• Si d est petit, la somme est du type « dromadaire ». Conclusion : B(z) est stationnaire à l’ordre 3 au voisinage de
• Il existe donc une valeur intermédiaire de d pour laquelle O si d = R .
le creux (ou la bosse) du milieu est remplacé(e) par une cour-
d) On suppose la condition d = R réalisée :
be très plate.
 1 1 
b) Dans tous les cas, la fonction B(z) est paire. Le dévelop- B( z ) = B0  f  u +  + f  u –   .
pement limité de B(z) au voisinage de 0 ne comportera   2   2
donc que des puissances paires. Pour comparer simplement B(z) à B(0) , on calcule, pour
3 • a) La courbe possède deux points d’inflexion pour le pro- différentes valeurs de z (ou de u), le rapport :
fil « dromadaire » et quatre pour le profil « chameau ». B( z ) f (u + 0, 5) + f (u – 0, 5)
= .
Lorsque la dérivée seconde de B(z) s’annule en 0 , la situa- B(0) 2 f (0)
tion est celle du cas limite où les deux points d’inflexion inté- L’étude numérique conduit aux valeurs suivantes :
rieurs se rejoignent en O ; la bosse est alors très plate.
b) La fonction B(z) étant paire, si la dérivée seconde est u 0 0,1 0,2 0,3 0,31
nulle, le premier terme non nul de son développement de
(1) 1,0000 0,9999 0,9982 0,9916 0,9904
Taylor est d’ordre 4 :
1 (4) f (u + 0, 5) + f (u – 0, 5)
B( z ) = B(0) + B (0)z 4 + o( z 5 ) . où (1) = .
24 2 f (0)
En d’autres termes, la fonction B(z) est stationnaire à l’or- On peut donc considérer le champ uniforme, à 1% près en
dre 3 ; le champ magnétique est quasi uniforme sur un domai- valeur relative, dans l’intervalle – 0,3 R z 0,3 R .
ne important, d’où l’intérêt de cette configuration.
➞ ➞
La quasi uniformité de B ne se limite pas à l’axe. Si B est
uniforme le long de l’axe, les tubes de champ gardent une B
B0
section constante, et les lignes de champ sont parallèles. Or, 1,4
si les lignes de champ sont parallèles dans une zone dépour- 1,2
vue de courants, le champ est uniforme (on peut le montrer en 1
utilisant le théorème d’Ampère). 0,8
c) Si B′′(0) = 0, alors B1′′(0) = – B2′′(0). 0,6
d 0,4
La bobine (1) est centrée en O1 de cote z1 = – .
2 0,2
z –1 – 0,5 0 0,5 1 z
On en déduit, en utilisant la variable adimensionnée u =
R R
et la fonction f (u) définies à la question 1) :
Bobine de Helmholtz : d = R
d 
B1 ( z ) = B0 f  u + le champ sur l’axe B(z) est stationnaire à l’ordre 3
 2R

Page 227
455
CORRIGÉ

9 Champ créé 10 Champ magnétique produit


par un « solénoïde plat » par une bobine torique
1 • Déterminons tout d’abord le nombre de spires de rayon r (INCONTOURNABLE)
comprises entre r et r + dr : 1 • Le système est invariant par rotation autour de (Oz) . B est
➞ ➞
de r = R1 à r = R2 il y a N spires jointives, ce qui donne donc indépendant de q et B (M) = B (r , z) .
N • Tous les plans contenant l’axe (Oz) sont plans de symétrie
spires par unité de longueur (radiale). Donc entre ➞
R2 – R1 pour les courants. B (M) est donc normal au plan défini par
N dr l’axe (Oz) et le point M , soit :
r et r + dr il y a spires. ➞ ➞
R2 – R1 B (M) = B(r , z) e q .
➞ m0 NI dr ➞ 2 • Les lignes de champ sont des cercles centrés sur l’axe
Elles contribuent pour dB = sin3 a e z
2(R2 – R1)r (Oz) . B est de norme constante sur une ligne de champ, ce
au champ total. qui permet de le déterminer aisément au moyen du théorème
d’Ampère.
z
3

dyB 2
M er
M
1 r
a
θ

R1 dr R2

r r
sin a = taux a =
9r 2 + z2 z

m0 N I r 2 dr • Soit G la ligne de champ passant par M . Son rayon est r ,



dB = et la circulation de B le long de G est :
2(R2 – R1) 3
(r 2 + z 2)2 = 2 π r B(M) .
• Si M est à l’extérieur du tore :
m0 N I R2 – cas 1 : aucun courant ne traverse le disque délimité par G ;
r 2 dr
d’où B(M) =
2(R2 – R1) R1 3 – cas 3 : le disque délimité par G est traversé par N cou-
(r 2 + z 2)2 rants montants (positifs) et N courants descendants (néga-
R2 R2 tifs). Le courant total traversant la surface S délimitée par G
dr
2 • • En z = 0 l’intégrale devient = Ln
R1 r R1 est nul.
et le champ est bien maximum et égal à On remarque que, si G est extérieur au tore, il est toujours
m0 N I R2 possible de choisir une surface (S) s’appuyant sur G , tra-
B(M) = Ln . versée par aucun courant.
2(R2 – R1) R1
Dans tous les cas où M est à l’extérieur, d’après le théorème
(z n’intervient qu’au dénominateur dans une somme de car-
d’Ampère, = 0 et B(M) = 0 .
rés : quand il est nul dB(M) est bien max).
R2 R2 2 • Si M est à l’intérieur du tore (cas 2), seuls les courants mon-
r 2 dr r dr R3 – R3
• Quand z → ∞, 3
→ 3
= 2 3 1 , tants traversent S . Le courant total traversant cette surface est
R1 R1 z 3z égal à + NI (le signe + vient de ce que la normale à la surface
(r 2 + z 2)2
ce qui donne : est orientée comme I).
m0 N I R32 – R31 1 Dans ce cas, d’après le théorème d’Ampère :
B(M) = . Le champ varie en 3 , c’est
2(R2 – R1) 3z 3 z µ NI
= m0 NI et B( M ) = 0 .
Page 228
2πr
une caractéristique des champs dipolaires qui seront vus au
chapitre suivant.
t.
456
t
CORRIGÉS
➞ ➞
Conclusion : B (M) = 0 , si M est à l’extérieur du tore. Appliquons le théorème d’Ampère en choisissant le contour
(G ) du schéma :
➞ µ0 NI ➞
B( M ) = eθ , si M est à l’intérieur du tore. B(r) h = m0 nh I
2πr ➞ ➞
soit : pour M intérieur au solénoïde B (M) = m0 n I e z ;
Le champ magnétique est uniforme à l’intérieur d’un solé-
3 • On peut voir un solénoïde infini comme un tore dont le
noïde infiniment long.
rayon tend vers l’infini.
• Le champ est bien nul à l’extérieur. b) Calculons le champ sur l’axe d’un solénoïde de longueur
• À l’intérieur du tore, le rayon r est quasiment uniforme et finie comportant n spires par unité de longueur
égal à R , aussi grand que l’on veut. 1
ici n = = 200 m – 1 .
• Le nombre de spires par unité de longueur est : 5.10 – 3
N N I
n= = .
longueur 2 π R
a2 a1
À l’intérieur, on retrouve bien un champ uniforme et égal à a
m0 n I . O z
M H yB(M)

I
11 Champ créé par un solénoïde
de vingt spires Soit un point M de cote z sur l’axe Oz .

1 • Le système de courants, et donc le champ B , sont inva- Chaque spire vue sous un angle a de M contribue pour
➞ ➞
riants par rotation d’axe (Oz) , donc B (M) = B (r, z) . m0 I
sin3 a au champ magnétique.
Le plan du schéma, comme tout plan contenant l’axe (Oz) , 2R
est plan d’antisymétrie pour les courants ; en tout point du Cherchons le nombre de spires vues entre a et a + da ;
➞ ➞
schéma, B (M) est contenu dans ce plan donc B (M) = R R
➞ ➞ ➞ sachant que tan a = ou MH = , quand a
B (r , z)e r + Bz(r , z)e z en coordonnées cylindriques d’axe Oz . MH tan a
Le plan normal à (Oz) , et équidistant de la 10e et de la varie de da , H se déplace de dH :
11e spires, est plan de symétrie pour les courants ; ce plan est
R
donc un plan d’antisymétrie pour les lignes de champ. dH = – da ,
sin2 a
2 • a) or sur une longueur dH il y a n dH spires. Le nombre
de spires entre a et a + da est égal à :
h
(G ) nR
dN = da
sin2 a
G nR m0 I n m0 I
d’où dB = sin3 a da = sin a da .
I z sin a 2R
2 2
Quand a varie de a1 à a2 , cela donne :
m0 n I a2 m0 n I
Soit un solénoïde infiniment long comportant n spires par B= sin a da = (cos a1 – cos a2 )
2 a1 2
unité de longueur (régulièrement réparties), chacune étant
➞ m0 n I ➞
parcourue par un courant d’intensité I . et B (N) = (cos a1 – cos a2)e z
2
Le système du courant est invariant par translation suivant z
➞ ➞
donc B (M) = B (r , q) . Dans le cadre d’un solénoïde infini, on retrouve bien :
➞ ➞
Le système de courant est invariant par rotation autour de Oz B (M) = m0 n I e z avec a1 = 0 et a2 = π .
➞ ➞
donc B (M) = B (r) . 3 • Vu du point A , le système de spires est voisin d’un solé-
Tout plan orthogonal à Oz est un plan de symétrie des cou- noïde infiniment long qui possède n = 200 spires par mètre,
➞ ➞ ➞ ➞
rants, donc B est porté par O z , et donc : B (M) = B(r)e z . d’où :
➞ ➞
B (A) ≈ µ0 n I e z , soit B(A) ≈ 2,5 . 10–4 T .
Nous savons (résultat du cours) que le champ magné-
Tant que le modèle du solénoïde infiniment long est valable,
tique à l’extérieur d’un solénoïde infiniment long est ➞ ➞
le champ B est quasiment égal à B (A) en tout point inté-
nul.
rieur au solénoïde.

Page 229
CORRIGÉS

En ne faisant pas cette approximation B(A) = m0 n I cos a


55
12 Circulation du champ
avec cos a =
9552 + 52
= 0,96. magnétique créé par une spire
On fait donc une erreur de 4 % en considérant le champ d’un
sur son axe
solénoïde infiniment long alors qu’il n’est constitué que de 1 • Soit une spire de rayon R , d’axe Oz , de centre O par-
20 spires. courue par un courant d’intensité I .
À partir de chaque ligne de champ du schéma, on peut donc,
par rotation, engendrer un tube de champ. À partir de deux x
lignes de champ voisines, on engendre de même un tube de
champ dont la section normale a approximativement pour aire : j P
S=2πre.
R I
O M z
e C
y
rc
r≤ r¢
z z
x

yer
P
Point C : On considère le tube de champ engendré par la rota- yej
tion des deux lignes de champ qui encadrent C . j
R I
Le point C est à une distance rC ≈ 5 mm de l’axe, et les
deux lignes de champ sont écartées de e ≈ 3,5 mm ; au niveau
du point C , l’aire de la section du tube vaut approximative- z y

ment 2 π rC e . La valeur approchée du flux de B à travers
ce tube de champ est donc F ≈ B(C) 2 π rC e .
À l’intérieur du solénoïde, le champ est quasiment égal à

B (A) ; les deux lignes de champ considérées sont distantes de
l’axe de r′ = 1 mm et r′′ = 2 mm . La section du tube de
champ vaut alors π(r′′2 – r′2) et F = B(A) π (r′′2 – r′2) .
Le flux se conservant, on en déduit :
yer
r ′′ 2 – r ′ 2 1
B(C ) ≈ B( A) ≈ B( A) , soit B(C) ≈ 2.10–5 T . Ipdl P
2 rC e 12 dyB
Point D : On considère le tube de champ engendré par la rota- yu
q
tion de la ligne de champ passant par D .
q
Au niveau du point D, la section du tube de champ est z
O yez M dBz
approximativement un disque de rayon r1 ≈ 8 mm . D étant
suffisamment proche de l’axe, on peut supposer le champ uni-
forme sur tout le disque. Tout plan contenant l’axe Oz est un plan d’antisymétrie des

courants donc B appartient à ces plans, donc à leur intersec-
À l’intérieur du solénoïde, la section du tube de champ est un ➞ ➞
disque de rayon r′ = 1 mm . tion, soit : B (M = B(z)e z .

Calculons B (M) en utilisant la loi de Biot et Savart :
r ′2 ➞ ➞ ➞
Le flux se conservant, B( D) ≈ B( A) , soit : Soit un élément de courant I d en P (avec d = R dj e j ) :
r12 ➞

m I d ∧ PM
➞ ➞
m I R dj e j ∧ PM

1 dB (M) = 0 = 0
B( D) ≈ B( A) , d’où B(D) ≈ 4 . 10–6 T . 4π PM 3 4π PM 3
64
m I R dj ➞
Conclusion : En comparant les valeurs de B(A), B(C) et B(D), = 0 u,
4π PM2
on constate que le champ s’atténue rapidement à l’extérieur
dont la composante sur z est :
du solénoïde.
m IR dj
dBz = 0 sin q
Page 230
4π PM2

t.
458
CORRIGÉS

R m0 I 3 • Le solénoïde étant constitué de N spires, en utilisant le


Sachant que = sin q , on a dBz = sin3 q dj . +∞
IM 4MR
➞ ➞
La contribution de tous les éléments de courant de la spire résultat précédent, on a B (x) dx = m0NI.
donne j variant de 0 à 2M : –∞
m0 I
Bz = sin3 q 2M
4MR 13 Champ au voisinage de l’axe

et B (M) =
m0 I
sin3 q = B(0) sin3 q
d’une spire (classique)
2R
1 • Il y a invariance de la distribution par rotation autour de
M sur l’axe ➞ ➞
Oz donc B ne dépend pas de q : B (P) = B (r, z) .
m0 I ➞ ➞
avec B(0) = , ce dernier résultat pouvant se retrouver Tout plan passant par O2 (plan O, e z , e r) est plan d’antisy-
2R ➞
métrie de la distribution ; le champ B appartenant à ce plan,
➞ ➞
très rapidement. n’a donc pas de composantes selon e q = B (P) =
➞ ➞
Br (r, z)e r + Bz (r, z)e z .
2 • a) Le vecteur champ magnétique créé par une spire (de
rayon R , parcourue par un courant d’intensité I ) en un point 2•
z+dz
de son axe est donné par : AdS
m I ➞
p (M) = 0 sin3 q e x .
B
2R

R a
I q B
i (M) AdS(r)
x O M x
AdS(z)

+∞
➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞

La circulation de B sur (x Ox) est égale à C = B(x) dx, B. dS = B. dS (z + dz) + B. dS (x) + B. dS (r) = 0

–∞
Bz (0, z + dz)πr 2 – Bz (0, z)πr 2 + Br (r, z) 2πr × dz .
R R En effet comme r et dz sont petits et de même ordre de
avec : x = – ; dx = da et sin q = sin a.
tan a sin2 a grandeur on peut considérer que Bz varie peu avec r sur
π
dS(z + dz) ou dS(z) et approximer la valeur du champ sur
m0I sin3 a ces deux surfaces à la valeur du champ sur l’axe, et que Br
Soit : C: Rda = m0I .
2R sin2 a varie peu avec z sur dS(r) .
0
B
b) Soit le contour fermé constitué de la droite (D) et du demi- Donc 0 = πr 2 z dz + Br (r, z) 2π r dz
z
cercle (G) de rayon r infini.
r dBz r df (z)
D’où Br (r, z) = – (0, z) = – I.
(G ) M 2 dz 2 dz

r 3 • Au 2e ordre en r : Bz(r, z) = Bz(O, z) + b(z)r 2 I .


Pour faire intervenir la composante axiale Bz (r, z) à la dis-
tance r de l’axe, appliquons le théorème d’Ampère au
O (D) contour (G ) suivant :
dz
➞ ➞
B . du = m0I ; B . du = m0I. (G )
(D) (D) + (G ) r + dr
r
z

D’où B . du = 0, ce qui est normal, car pour r grand,
➞ ➞
(G ) B d = Bz (r + dr, z)dz – Br (r, z + dz)dr
1 – Bz (r, z)dz + Br (r, z)dr = 0 ,
B varie en , donc l’intégrale tend bien vers 0. G
r3 car il n’y a aucun courant enlacé.
Page 231
.
459
CORRIGÉS

Ce qui donne : tion de courant. L’autre fil créé donne en M un champ égal


➞ ➞ ➞
∂ Bz ∂ Br à l’opposé du symétrique de B 1 : soit B 2 = B 1 . Le champ
(r, z)dr dz – dr dz = 0 total vaut donc
∂r ∂z
∂ Bz ∂ Br
➞ m I j➞
soit = , et ainsi : B = 0 tan e z .
∂r ∂z 2πx 2
Dans le cas du point M , un calcul rigoureusement analogue
r d2 Bz(0, z) r d 2f (z) nous mène à
2b(z)r I = – =– I
2 dz 2 dz 2 ➞ m I (1 + cos j) ➞ m I 1 ➞
1 d2f B= 0 ez = – 0 ez .
soit : b(z) = – 2πx sin j 2πx tan j
4 dz 2 2
r 2 d2
ou Bz (r, z) = Bz (0, z) – Bz (0, z) .
4 dz 2 y

4 • Ainsi avec M(0, 0, z) et P(r, q, z) :


➞ ➞ ➞
avec B (M) = B(M)e z = B(z)e z M¢
dyB
➞ ➞ r d ➞ r2 d2 ➞
B (P) = B (M) – B(z)e r – B(z)e z j z
2 dz 4 dz 2 a
er PM¢

14 Courant angulaire dp l
P
Calculer tout d’abord le champ créé par un seul demi-fil infi-
ni au moint M.
Remarque
π ➞
y Si j = , on retrouve le champ magnétique B créé par un
2
O x M fil rectiligne infini.
j a z
dyB
P

Ipdl
15 Flux du champ d’une spire
à travers un solénoïde

L’élément Id centré au point P créé un champ
➞ dA S
➞ m I d ∧ e➞P → M A q
dB 1 = 0 . I
4π PM 2 O z
M
La relation des sinus dans le triangle OPM nous donne :
PM PM OM OP
= = = .
sin (π – j) sin j sin (j – a) sin a Prenons l’origine de l’axe des z à l’extrémité gauche du solé-
OM sin j OM sin a noïde. Considérons le flux envoyé par la grande spire à tra-
PM = et OP = ; OM = x .
sin (j – x) sin (j – a) vers les spires comprises entre la cote z et la cote z + dz du
On en déduit solénoïde (voir figure).
Il y a n dz spires qui sont traversées par le champ
x 2 sin2 j sin j da
PM 2 = et dOP = d = x . ➞ m I ➞
sin2 (j – a) sin2 (j – a) B (M) = 0 sin3 q e z qui y crée donc un flux
➞ ➞ ➞ 2R
Par ailleurs d ∧ e PM = sin (j – a) d e z d’où
➞ ➞ m I π r2
➞ m0 I sin (j – a) da e➞z m I d[cos (j – a) ➞ dF = B. dS = 0 sin3 q × n dz.
dB 1 = = 0 ez . 2R
4π x sin j 4π sin j
Pour tout le fil il faut faire varier a de 0 à j. Il vient Posons OA = d > 0 ; l’angle q est défini par
m0 I (1 – cos j) ➞ m I j➞ R R

B1 = e z = 0 x tan e z . tan q = , soit encore z = – d . La relation
4πx sin j 4π 2 z+d tan q
Pour trouver le champ créé par l’autre fil, il suffit de considé- R
liant dz et dq est donc : dz = – dq , ce qui donne
rer le plan xOz qui est un plan d’antisymétrie de la distribu- Page 232
sin2 q

.
460
CORRIGÉS

m0 I 1,6 10 – 19
dF = – πr 2 n sin q dq . A.N. = v = 310 4,5 = 2,2 10 6 ms – 1
2 09 10 – 31 × 53 10 – 12
Quand z varie de 0 à l’infini, q varie de a à 0 , ce qui grandeur très inférieure à c , heureusement ! sinon le
donne : calcul classique ainsi fait était impossible.
m Iπ 2 a m n Iπ 2
F= 0 r n sin q dq = 0 r (1 – cos a) 2 • En un tour une quantité de charge égale à celle de l’élec-
2 0 2 tron a parcouru un cercle de rayon r : l’électron en mouve-
ment se comporte comme une boucle parcourue par un
e
courant d’intensité i = , T étant la période de révolu-
16 Champ magnétique créé T
par l’électron de l’atome d’H tion égale à
2πr
d’où i =
ev
.
v 2πr
1 • Le principe fondamental appliqué à l’électron donne
Le courant crée au niveau du proton un champ
➞ e2 ➞
ma = – er . m i m ev
4π ε0 r 2 B= 0 = 0 2 .
2r 4π r
Pour un mouvement circulaire de rayon r
m0 ev 1,6 10 – 19 2,2 10 6
➞ v2 ➞ A.N. : B = = 10 – 7
a=– e 4π r 2 532 10 – 24
r r
1,6 × 2,2
mv 2 e2 2 = e2 = 10 – 7 + 6 + 24 – 19 = 12,53 T
donc = ⇔ v 532
r 4π ε0 r 2 4π ε0 mr
Ce champ est très intense.
e • Le champ magnétique terrestre est inférieur à 10 – 4 T .
⇒v=
94π ε0 mr • Le champ B maximum dans la matière est de l’ordre de 1 T .

Page 233
461
1

ANCIENS SUJET DE
MATHEMATIQUE
CONCOURS EAMAC

Page 234
S-MI-1
Concours EAMAC Cycle INGENIEUR EPREUVE DE :
2019 MATHEMATIQUES
Durée : 04h

S-MI-1.1 (5 points) :
Soit ⋆ la loi de composition sur ℝ définie par x⋆y =x+y - xy.
1. Montrer que la loi ⋆ est commutative et associative.
2. Montrer que la loi ⋆ admet un élément neutre e que l'on précisera.
3. Montrer que tout élément x∈ℝ\{1} admet pour inverse x/(x-1).
4. L'ensemble (ℝ, ⋆, e) est-il un groupe ?
5. L'ensemble (ℝ\{1}, ⋆, e) est-il un groupe ?

S-MI-1.2 (5 pts) :
Soit f l'application de ℝ³ dans ℝ³ définie par : f(x, y, z)=(x, -3y+4z, -2y+3z).
1. Montrer que f est linéaire.
2. Soit (e₁, e₂, e₃) la base canonique de ℝ³. Montrer que la famille (f(e₁),f(e₂),f(e₃)) est une
base de ℝ³.
3. En déduire que f est bijective.
4. Calculer f∘f.
5. En déduire l'expression de f⁻¹.

S-MI-1.3 (5 pts)

Etudier la convergence et calculer la somme des séries dont les termes généraux sont
définis par :

1
1) u n = ln(1 + ) (n ≥1)
n

n+4
2) v n = (n ≥3)
n(n 2 − 4)

1
Page 235
n3
3) wn = (n ≥1)
n!

S-MI-1.4 (5 pts)

On considère la matrice

 1 2−k − 1
 
A = 2 − k 1 2
 0 3 
 0

où k est un réel.

1) Déterminer les valeurs de k pour lesquelles la matrice A est diagonalisable.

2) Pour k=2, calculer l’exponentielle de la matrice A et A n où n ≥1 est un entier naturel.

2
Page 236
S-MI-1
Concours EAMAC Cycle INGENIEUR MATHEMATIQUES
2018

Exercice S-MI1.1 (5 points):


Soit (p, q) appartenant à C2. On note x1, x2, x3 les zéros de X3+pX+q dans C de sorte que

X3+pX+q = (X-x1) (X-x2) (X-x3)

On note :  = x1+x2+x3,  = x1x2+x1x3+x2x3 et = x1x2x3.


On note, pour tout k appartenant à IN : Sk = x1k+x2k+x3k

1) Montrer que  = 0, = p et  = -q.

2) a) Calculer S0, S1, S2 en fonction de p et q.


b) Etablir que, pour tout k appartenant à IN, Sk+3 + pSk+1+qSk = 0
c) En déduire S3 et S4 en fonction de p et q.

3) Calculer A = x13x2 + x13x3 + x23x1 + x23x3 + x33x1 + x33x2 en fonction de p et q.

Exercice S-MI1.2 (5 points):

2 1 4 1
On note A = ( ) et B=( ) appartenant à M2 (IR),
5 3 7 2
ɸ : M2 (IR) → M2 (IR), définie par ɸ (M) = AMB.

a. Vérifier que ɸ est linéaire.


b. Montrer que ɸ est bijective et déterminer ɸ-1.
c. Montrer que B = (I2, A, B, AB) est une base de M2 (IR), déterminer les matrices de ɸ et ɸ-1
dans B.

Exercice S-MI1.3 (5 points) :


Soit a un nombre réel et f : [a,+∞[→ℝ une application de classe C¹.
1. Montrer que si lim 𝑓 ′ (𝑥) = +∞, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 lim 𝑓(𝑥) = +∞.
+∞ +∞

2. Que peut-on dire de l'hypothèse lim 𝑓 ′ (𝑥) = −∞?


−∞

On suppose à présent que pour tout x ∈ [a,+∞[, f(x) est strictement positif.
3. Soit g: [a,+∞[→ℝ une application de classe C¹ telle que :

1
Page 237
+∞
𝑔(𝑥)
lim = 0 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑒 ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒.
+∞ 𝑓(𝑥) 𝑎

+∞
∫𝑎 𝑔(𝑥)𝑑𝑥
Montrer que lim +∞ = 0.
+∞ ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥

Exercice S-MI1.4 (5 points) :


Soit α un nombre réel qui n'est pas entier et soit f une fonction de 2π -périodique, définie sur
ℝ, et telle que
𝑓(𝑡) = 𝑠𝑖𝑛𝛼𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 − 𝜋 ≤ 𝑡 ≤ 𝜋
1. Déterminer la série de Fourier de la fonction f. La fonction f est-elle égale à la somme
de sa série de Fourier ?
2. On considère à présent la fonction g, 2π-périodique, définie sur ℝ et telle que
𝑔(𝑡) = 𝑐𝑜𝑠𝛼𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 − 𝜋 ≤ 𝑡 ≤ 𝜋
Déterminer la série de Fourier de la fonction g. La fonction g est-elle égale à la somme
de sa série de Fourier ?
3. A partir des séries de Fourier de f et de g, expliciter la série de Fourier complexe de la
fonction h, 2π-période, définie sur ℝ, par
ℎ(𝑡) = 𝑒 𝑖𝛼𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 − 𝜋 ≤ 𝑡 ≤ 𝜋
𝜋2 1
4. En déduire l'égalité : = ∑+∞
1 .
𝑠𝑖𝑛2 𝜋𝛼 (𝛼−𝑛)2

2
Page 238
S-MI2
Epreuve de
Concours EAMAC 2016 Cycle INGENIEUR
MATHEMATIQUES

Exercice S-MI2-1: (6 points)

k 1 1
1 k 1
Soit k appartenant à IR et Ak = ( ) appartenant à M3(IR)
1 1 k

1. Déterminer les valeurs de k pour les quelles Ak est inversible.


2. Déterminer le polynôme caractéristique de Ak et en déduire que Ak est
diagonalisable.
3. Quel est le polynôme minimal de Ak ?
4. Montrer pour tout entier naturel non nul n, on a 𝐴𝑛 𝑘 = an Ak + bn I3.

Calculer an et bn en fonction de n et donner une expression de 𝐴𝑛


𝑘 en fonction de n.

Exercice S-MI2-2: (4 points)

1
Soit n un entier naturel et In =∫0 (1 − 𝑡 2 )𝑛 𝑑𝑡

1. Etablir une relation de récurrence entre In et In+1

2. Calculer In
n

3. En déduire 
k 0
(−1)𝑘
2𝑘+1
𝐶𝑛𝑘

Page 239
EXERCICE S- MI2-3 (5 points)

Pour tout entier naturel n, on pose :

𝜋 ⁄2 𝜋 𝜋 ⁄2
I (n) =∫0 (sin 𝑡)𝑛 𝑑𝑡; J (n) =∫0 (sin 𝑡)𝑛 𝑑𝑡; K (n) = ∫−𝜋⁄2 (cos 𝑡)𝑛 𝑑𝑡.

1. Montrer que pour tout entier naturel n, on a :

J (n) = K (n) = 2I (n)

2. Calculer I (0), I (1) et I (2)

3. En effectuant une intégration par parties, établir une relation entre I (n + 2) et I(n)
pour tout n ∈N

4. Montrer que la suite des intégrales (I (n) )𝑛∈𝑁 est une suite décroissante à termes
positifs.

Exercice S-MI2-4 : (5 points)

On définit pour n entier naturel non nul le polynôme à coefficients réels Pn par :

X X ( X  1) X ( X  1)( X  2) X ( X  1)( X  2)...( X  n  1)


Pn ( X )  1     ... 
1! 2! 3! n!

1) Déterminer explicitement les polynômes P1 , P2 , P3 .


2) Montrer que Pn est un polynôme de degré n.

3) Soit n le coefficient dominant de P . Démontrer que 


n n

1
.
n!
k

4) Démontrer la formule  (1) C


j 0
j
k
j
0

En déduire que pour tout entier k , tel que 1  k  n , on a Pn (k )  0

5) Factoriser Pn

Page 240
CONCOURS EAMAC - mai 2015 – cycle Ingénieur - Mathématiques
Exercice 1
1. (a) Montrer que l’ensemble ℝ muni de l’addition et la multiplication externe est un espace
vectoriel réel.
(b) Désigner au moins deux sous-espaces vectoriel de ℝ

2. L’ensemble des nombres complexes est-il un espace vectoriel réel ? si oui, quels sont les vecteurs
de base ?

Exercice 2
+5 +4 +3 =1
1. on donne le système 2 − +2 − =0
5 +3 +8 + =1

(a) étudier la compatibilité de ce système


(b) le résoudre au cas où il est compatible

+ + 2 = −1
2. utiliser la méthode de Cramer pour résoudre le système suivant : 2 − + 2 = −4
4 + + 4 = −2

Exercice 3
1. a) Vérifier que les fonctions = arctan et = arctan admettant les
mêmes dérivées sur l’ensemble Ε = ∈ℝ∶ ≠1 .

b) Etablir la relation qui existe entre ces fonctions.

2. calculer les limites suivantes :


(a) : lim sin

(b) : lim tan


(c) : lim 1 +

Exercice 4
1) Calculer les intégrales suivantes :

(a) √ + (b) 2 3 5

(c) tan + (d)

2) Calculer la longueur de l’arc de la courbe = compris entre = 0 et =1; ≥ 0.

Page 241
EAMAC – 2014 - SUJET M-C-8

Exercice 1 : 5 points

Soit f une fonction définie sur Soit x 0 .


1) Donner la définition de dérivabilité en x0 pour la fonction f.
2) On suppose que f est 3 fois dérivable sur . Ecrire la formule de Taylor-
Young à l’ordre 3 près de x0

Exercice 2 : 3 points
x2
Soit f : définie par f(0)=0 et f x = x+ si x x 0.
x
Déterminer l’ensemble des points où elle est continue.

Exercice 3 : 5 points

1. Soit A ∈ Mn (K) une matrice telle que Ak = 0 pour un entier k. Montrer que
In = In A I n + A + A 2 + ... + A k 1
..
3
2. Montrer que la matrice A = 0 0 3 est telle que A = 0 . Calculer l'inverse
4 0 2
0 0 0
de la matrice B = I 3 A.

Exercice 4 : 7 points

Soit A et B des parties d’un ensemble E. Montrer que :

1 – (A B=A B) (A= B= ).

C C C C

C C

C C

Page 242
EAMAC – 2014 - SUJET M-I-5
Exercice 1 (6 points)
Soient , B deux sous-ensembles de E , f une application définie par
f : P(E) →P (A) × P(B )
f (X ) = (X ∩ A, X ∩ B )

1. Démontrer que f est injective ssi A U B = E

2. Démontrer que f est surjective ssi A ∩ B = ø


-1
3. Donner une condition nécessaire et suffisante pour que f soit bijective et déterminer f

Exercice 2 (6 points)
Soit A un anneau commutatif. On appelle radical de l’idéal propre I l’ensemble
n
= {x A/ n N,x I}.

1. Montrer que est un idéal

2. Que se passe-t-il si I = 0

3. Montrer que = ∩ =

4. Quel est le radical d’un idéal premier J?


α1
5. Déterminer complètement le radical d’un idéal J = de Z où m = pi ...prαr
6. Déterminer I + J, I ∩ J, pour :

(a) I = 8Z, J = 12Z dans Z

(b) I = (X - 1), J = (X ) dans Z[X ]

Page 243
Exercice 3 (4 points)

Soit (fn ) une suite de fonctions définie par

1. Etudier la convergence simple de cette suite sur R

2. Montrer que (fn) converge uniformément sur [α , +∞[

3. la convergence uniforme sur [0, +∞[

Exercice 4 (4 points)
Etudier la série de terme général un lorsque :
1.

2.

3. =

Page 244
Page 245
Page 246
Page 247
CONCOURS D’ENTRÉE A L’EAMAC

SESSION DE MAI 2013


EPREUVE DE MATHEMATIQUES POUR LE CYCLE INGENIEUR
DUREE: 4 HEURES

EXERCICE 1: (6 points)
On jette 3 fois un dé cubique parfait dont les faces sont numérotées de 1 à 6. On
note a, b, c les numéros obtenus. Soit Q(x) = ax2 + bx + c.

Déterminer la probabilité de chacun des évènements suivants:


A: Q(x) admet une racine réelle. (2 points)
B: Q(x) admet deux racines réelles distinctes. (2 points)
C: Q(x) admet aucune racine réelle. (2 points)

EXERCICE 2: (5 points)
Montrer que l’intégrale généralisée

sin x
I= dx
0
x
converge si et seulement si 0 < α < 2.

EXERCICE 3: (5 points)

2
2n 1 2 2 n ( n! ) 2
1 ) Montrer que (cost ) dt = (1 point).
0
( 2n 1)!
2 ) Soit (fn)n≥1 la suite de fonctions définie sur [0, +∞[ par:

t2 n
(1 ) si t [0, n ]
n
f n (t )
0 si t ] n , [

Etudier la convergence simple de (fn) sur [0, +∞[ (1 point)

3 ) Montrer que:

n
n 2
t t2
lim 1 dt . e dt
n
0
n 0
(1 point)

1 Page 248
4 ) Montrer que :

n
n 2 2
t
1 dt n (cost ) 2 n 1dt (1 point)
0
n 0

5 ) En déduire que :

t2
e dt
0
2
n
n
On admettra que : n! 2 n. (1 point)
e

EXERCICE 4: (4 points)

xe nx
On pose f(x) = Logn .
n 2
1 ) Montrer que la fonction f est définie sur [0, +∞[ (1 point)

2 ) Etudier la continuité de f sur [0, +∞[ (1 point)

3 ) Montrer que la fonction f est dérivable sur ]0, +∞[ (1 point)

4 ) Montrer que f n’est pas dérivable en 0. (1 point)

2 Page 249
CONCOURS D'ENTREE EAMAC - SESSION 2013

CYCLE CCA
EPREUVE DE MATHEMATIQUES

Exercise 1 Soit f l’application de R dans R dé…nie par :


(
1 si t = 0
f (t) = Arc tan(t) .
si t 6= 0
t

1. Montrer que f est continue sur R et est paire.

2. Donner le développement limité à lordre 1 de f (t) au voisinage de 0.


En déduire que f est dérivable en 0, et calculer f 0 (0).

3. Justifer que f est dérivable sur R, et calculer f 0 (t), pour t 2 R .

4. A
Z tl’aide 2d’une intégration par parties, montrer que pour tout t 2 R ,
w 1 2 0
2
dw = t f (t).
0 (1 + w ) 2
5. En déduire le sens de variation de f .

Exercise 2 Soit I un intervalle de R et f : I ! R une fonction continue.


Exprimer à l’aide de quanti…cateurs les assertions suivantes :

1. a. f est constante ;
b. f n’est pas constante ;
c. f s’annule ;
d. f est périodique.

Exercise 3 Soit (A; +; ) un anneau tel que : 8x 2 A; x2 = x:

1. Montrer que 8x 2 A; x + x = 0.

2. Montrer que A est commutatif.

3. Montrer que 8x; y 2 A; xy(x + y) = 0.

12

Page 250
Exercise 4 Soit A la matrice suivante
0 1
0 1 1
A=@ 1 0 1 A
1 1 0

Calculer A2 et véri…er que A2 = A + 2I3 . En déduire que A est inversible


et donner son inverse en fonction de A.

23
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1

ANCIENS SUJETS DE
PHYSIQUE CONCOURS
EAMAC

Page 260
S-PI-1
Concours EAMAC Cycle INGENIEUR EPREUVE DE :
2019 PHYSIQUE
Durée : 04h

S-PI-1.1 (5 points)
⃗⃗ ).
Soit un mobile M se déplaçant sur une branche d’hyperbole dans un repère 𝑅(𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘
𝑎
M est repéré par le vecteur position ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑥(𝑡)𝑖⃗ + 𝑥(𝑡) 𝑗⃗, avec a constante positive et
x(t) = at.
⃗⃗
1- Déterminer les vecteurs unitaires de Serret-Frenet en fonction des vecteurs 𝑖⃗, 𝑗⃗ 𝑒𝑡 𝑘
(2,5 pt)
2- Calculer le rayon de courbure ρ(t) et le centre de courbure C. (2 pt)
3- Tracer l’hodographe (0,5 pt)

S-PI-1.2 (5 pts)
Une transformation polytropique est une transformation quasi statique vérifiant 𝑃𝑉 𝑘
constante.
1. Calculer le travail des forces de pression pour un gaz parfait subissant une
transformation polytropique entre (P0, V0, T0) et (P1, V1, T1) en fonction des pressions et
volumes ainsi que de k. (1 pt)
𝐶𝑝
2. On note 𝛾 = qui est une constante pour un gaz parfait. Trouver une expression de la
𝐶𝑣
quantité de chaleur échangée au cours de la transformation précédente de la forme
𝐶(𝑇1 − 𝑇0 ) où C est une constante à déterminer. (1,5 pt)
3. Donner une interprétation physique de C. (0,5 pt)
4. Etudier en les interprétant physiquement les cas suivants : 𝑘 = 𝛾, 𝑘 = 0, 𝑘 → +∞, et
𝑘 = 1. (2 pt)
S-PI-1.3 : (5 pts)
Pour dévier le faisceau d’électrons d’un tube cathodique, on utilise deux bobines
circulaires plates de rayons R disposées suivant la figure ci-dessous (figure 2 et 3). En
supposant que l’induction B créée par les bobines est uniforme dans le carré qui a pour
coté le diamètre des bobines et que sa valeur est celle qui existe au point O (sur l’axe Ox).
1- Déterminer la trajectoire décrite par l’électron (1pt)
2- Déterminer l’angle au centre qui intercepte l’arc décrit (2pts)

1
Page 261
3- Déterminer la distance PP’ (figure1) qui sépare le point P du point P’ où l’électron
sort de la zone d’action de l’induction B (1pt)
4- Le déplacement subi par le point d’impact des électrons sur l’écran lorsque le
courant I parcourt les bobines. (1pt)
La distance de l’écran au point P est de 0,2m
On donne : Distances des centres des bobines à l’axe du tube d= R= 5cm
Vitesses constantes des électrons v= 1000km.s-1
Nombre de spires des bobines N= 400
Courant dans les bobines I= 5mA
Charge de l’électron e= 1,6.10-19C
Masse de l’électron m= 0,9.10-30kg

O1

v P
O1 v 0
O2
O
P’

O2
Trajectoire de
figure 1 l’électron figure 2 figure 3

S-PI-1.4 : (5 points)
Dans un circuit RC représenté par la figure suivante ; R =2MΩ et C= 5µF
Le condensateur est initialement chargé et possède une tension de 50V entre ces bornes.
Si on ferme l’interrupteur S à l’instant t=0, calculer :

1- La constante de temps pour la charge de


condensateur.
2- La tension aux bornes du condensateur
après un laps de temps t =5𝜆.
3- La tension aux bornes de C si on change la
polarité du condensateur.
4- Les temps de charge pour que Vc = -10V,
Vc = 0V et Vc = 95V.

2
Page 262
S-PI-3
Concours EAMAC Cycle INGENIEUR PHYSIQUE
2018

Exercice S-PI3.1 (5 points)


Dans le plan (Oxy), le mouvement d’un point P est déterminé par les équations paramétriques:
1
𝑥 = 𝑣0 𝑡 𝑐𝑜𝑠(𝛼), 𝑦 = 𝑣0 𝑡 sin(𝛼) − 2 𝑔𝑡 2 où v0 est la vitesse initiale de P et α est l’angle que

fait v0 avec l’axe Ox.


1- Quelle est la nature de la trajectoire ? (1 pt)
2- Déterminer : (3,5 pt)
a) Les accélérations normales et tangentielles.
b) Le rayon de courbure ρ(t) ainsi que le centre de courbure C(t)
c) Les expressions des vecteurs unitaires de Serret-Frenet.
3- Trouver l’angle entre les vecteurs vitesses et accélérations au point où la trajectoire
recoupe l’axe Ox. (0,5 pt)

Exercice S-PI3.2 (5 points)


Une mole de gaz parfait (𝛾 = 1,4) subit la succession de transformations suivantes :

 détente isotherme de 𝑃𝐴 = 2 𝑏𝑎𝑟 et 𝑇𝐴 = 300 𝐾 jusqu’à 𝑃𝐵 = 1 𝑏𝑎𝑟, en restant en


contact avec un thermostat à 𝑇𝑇 = 300 𝐾 ;
 évolution isobare jusqu’à 𝑉𝐶 = 20,5 𝐿 toujours en restant en contact avec le
thermostat à 𝑇𝑇 ;
 compression adiabatique réversible jusqu’à l’état A.

1. Calculer VB et représenter ce cycle en diagramme (P, V). S’agit-il d'un cycle moteur ou
récepteur ? (1 pt)
2.
a) Déterminer la variation d’entropie ΔSAB du gaz entre A et B. (0,5 pt)
b) Déterminer l’entropie Séch échangée avec le thermostat. (0,75 pt)
c) En déduire l’entropie créée Scréée. Conclure (1,25 pt)
3. Calculer la température en C, le travail WBC et la quantité de chaleur QBC reçus par le gaz au
cours de la transformation BC. Calculer l’entropie échangée avec le thermostat ainsi que la
variation d’entropie du gaz entre B et C. (0,75 pt)

1
Page 263
4. Calculer la valeur numérique de l’entropie créée au cours du cycle. Le cycle proposé est-il
réalisable ? (0,75 pt)

EXERCICE S-PI3.3 :
On considère une onde électromagnétique plane, progressive, sinusoïdale et
monochromatique de pulsation , se propageant dans le vide de perméabilité magnétique
0. L'espace est rapporté à un repère cartésien Oxyz de base orthonormée. L'onde se propage
dans le plan y0z le long d'un axe faisant un angle θ avec la direction 0y. Le vecteur champ
électrique a comme expression :

𝐸⃗ = 𝐸0 cos(𝜔𝑡 − 𝑘⃗ 𝑟)𝑢
⃗𝑥

1. Ecrire dans la base orthonormée 0xyz les composantes ky et kz du vecteur d'onde au

point M de coordonnées (x,y,z) tel que et à l'instant t en fonction de son


module k et de θ. (1pt)
2. Ecrire les équations de Maxwell dans le vide. (1pt)
3. Écrire dans la base orthonormée 0xyz les composantes du vecteur champ électrique

au point M à l'instant t. En déduire, à l'aide des équations de Maxwell dans le vide,

les composantes du vecteur champ magnétique de l'onde au point M. (1pt)

4. Représenter les vecteurs , et . (1pt)


5. Déterminer en notation réelle les composantes du vecteur de Poynting

associé à l'onde électromagnétique en fonction de E0, 0, et .

2
Page 264
XM

𝑢
⃗𝑧

O
0
𝑢
⃗𝑦

Exercice S-PI3.4 (5pts)


Déterminer le courant i en utilisant deux des trois lois ci-dessous :
a. les lois de Kirchhoff ;
b. en remplaçant les deux générateurs de Thévenin par les générateurs de Norton
équivalents.

3
Page 265
S-PI4
Concours EAMAC 2016 Cycle INGENIEUR Epreuve de PHYSIQUE

Exercice S-PI4-1 (5pts)


Un conducteur cylindrique creux, de rayons R1 et R2 de la figure ci-dessous est parcouru par

un courant I tel que le vecteur densité de courant j soit uniforme sur toute sa section et soit
parallèle à l’axe du cylindre.
1- Donner la relation entre j et I.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ en un point M de l’espace, qu’il soit extérieur ou
2- Préciser l’orientation du vecteur 𝐵(𝑀)
intérieur au cylindre.
3- En utilisant le théorème d’Ampère, déterminer le champ magnétique en tout point M de
l’espace.

Exercice S-PI4-2 (6 pts)


Les circuits passifs qui utilisent des condensateurs et des inductances, lorsqu’ils sont
destinés à des signaux (tensions) alternatifs, présentent des caractéristiques qui dépendent
de la fréquence des signaux d’entrée. En cela, ils forment naturellement des « filtres » qui
atténuent ou pas, ou « coupent » ou pas, certaines plages de fréquence. Ils ont ainsi un
rôle de discrimination en fonction de la fréquence, ce qui correspond bien à une sorte de
filtrage. Cette fonction est très importante en électronique et donc assez présente dans les
sujets de problèmes.
Pour comprendre la notion de «filtre» prenons comme exemple simple un «filtre passe bas
passif» représenté sur la figure ci-après :

Page 266
1) Quelle équation relie la tension vs(t) et le courant ic(t) ?

2) Si on suppose que vs= [Link] (ωt) quelle sera l'expression littérale de ic ?


3) Que représente la valeur ω? Par quoi est-elle fixée?
4) A quoi est équivalent le circuit si ω est très petit, c'est à dire dans un domaine de « basses
fréquences » ?
5) A quoi est équivalent le circuit si ω est très grand, c'est à dire dans un domaine de «
hautes fréquences »? Justifier alors l'appellation « passe bas ».
6) Montrer que l'équation de maille de ce circuit revient à :
𝑑𝑣𝑠 (𝑡)
𝑣𝑒 = 𝑅𝐶. + 𝑣𝑠 (𝑡).
𝑑𝑡
Remplacer alors vs par sa forme sinusoïdale vs= [Link](ωt).
7) A quoi est équivalente l'équation ainsi formée si ω >> 1/RC ?
8) A quoi est équivalente l'équation ainsi formée si ω << 1/RC ?

Exercice S-PI4-3 (5pts)


Une onde plane progressive monochromatique polarisée rectilignement (OPR) de pulsation
 se propage dans le vide dans la direction de l’axe Oz.

1- Déterminer la valeur moyenne de la densité volumique d’énergie électromagnétique en


un point de l’espace.
2- La valeur moyenne du vecteur de Poynting.

Exercice S-PI4-4 (5pts)

Soit un point matériel repéré par ces cordonnées cylindriques  ,  , et z telles que :
  at 2 ,z  at ,  t , où a et ω sont des constantes.

1-Calculer les composantes cylindriques du vecteur vitesse.


2- En déduire les composantes cylindriques du vecteur accélération.
 
3- Calculer les modules des vecteurs Vet .

Page 267
CONCOURS EAMAC - mai 2015 – cycle Ingénieur - Physique

EXERCICE I : Electromagnétisme (5 pts)

Soit une onde électromagnétique plane et progressive, de pulsation se propageant dans l’air
qu’on assimilera au vide. Le champ magnétique est défini par ses composantes, par rapport
à un repère orthonormé :
= 0, ( , ) = 0 ( − ), = 0.

1. A l’aide des équations de Maxwell, calculer les composantes du champ électrique en


fonction de . (3 pts)

2. Calculer les composantes du vecteur de Poynting Π. (1 pt)

3. Quelle est la puissance moyenne 〈P〉 rayonnée à travers une surface ( ) perpendiculaire à la
direction de propagation. (1 pt)

EXERCICE II : Thermodynamique (Détente irréversible d’un gaz parfait) (5 pts)

Soit le dispositif de la figure ci-contre. Les parois et le piston sont adiabatiques. La paroi interne est
fixe et diatherme (elle permet les échanges thermique). Elle est percée d’un trou et fermé par une
fenêtre amovible.

La pression extérieure est = 1 . Initialement le volume est rempli d’un gaz parfait ( =
1 , = 300 , = 1 ) et le volume est vide.

Le rapport des capacités thermiques du gaz vaut 1,4.

1. On ouvre la fenêtre. Décrire qualitativement ce qui se passe suivant la taille de l’enceinte B. En


déduire sans toutefois la calculer, l’existence d’un volume critique de . (1 pt)

2. On suppose que < .


a. On appelle le volume occupé par le gaz. Déterminer le travail reçu par le gaz. (0,5 pt)
b. Déterminer l’état final du gaz ( , , ) en fonction de , et . (1 pt)
c. Calculer l’entropie créée. Conclure. Quelle est la cause de la création d’entropie ? (1 pt)
d. Déterminer . Effectuer l’application numérique. (0,5 pt)

3. Reprendre la question 2. dans le cas > . (1 pt)

Page 268
EXERCICE III : Mécanique du point : Satellite terrestre (4,5 pts)

Dans ce problème les satellites ou engins spatiaux artificiels sont assimilés à des points matériels de
masse , et les influences perturbatrices dues aux mouvements de la Terre, supposée sphérique et
homogène, à son atmosphère et aux champs de gravitation des autres composants du système solaire
(soleil, planètes, …) sont négligées.

On désigne par le rayon de la terre et par g 0 le module du vecteur du champ de pesanteur au niveau
du sol. On donne : = 6400 km ; g 0  10ms 2

1. Retrouver l’expression de l’énergie potentielle E1 dont dérive la force F attractive exercée par la

Terre sur un engin spatial lorsqu’il se trouve à la distance du centre de la Terre. On admet que E1
tend vers 0 quand tend vers l’infini. (1 pt)

2. Si on lançait un tel engin depuis la Terre, en lui communiquant à partir du sol une vitesse initiale Vi
ascendante et verticale, de façon qu’il atteigne avec une vitesse nulle un point d’altitudeℎ, quelle
devrait alors être la relation entre cette altitude ℎ et le module Vi de la vitesse de lancement ?
Application numérique : ℎ = 600 km. (1 pt)

3. Quelle valeur numérique minimale devrait avoir la vitesse initiale pour que l’engin s’éloigne
indéfiniment ? (0,5 pt)
4. Une fois atteinte cette altitude ℎ de la question N°2 ci-dessus, quelle devrait être la vitesse Vi qu’il
faudrait communiquer à cet engin à partir du point pour qu’il devienne un satellite circulaire
d’altitude + ℎ ? Préciser la direction et le module de .
Quelles seraient dans ces conditions :
(a) la valeur numérique de V1 ? (0,5 pt)
(b) la période T1 de révolution de ce satellite ? (0,5 pt)
(c) la valeur numérique du module L1 de son moment cinétique par rapport à et son énergie
mécanique E 2 dans le cas particulier où est de 1 tonne ? (1 pt)

EXERCICE IV: Circuit R, L, C (5,5 pts)

Soit le circuit suivant où est une tension sinusoïdale de pulsation . On étudie la variation de
l’impédance réelle du circuit.

1. Exprimer l’impédance complexe du circuit. (1 pt)


2. On pose = , = et = .

Donner l’expression de l’impédance en fonction de , et .
(1 pt)
3. Etablir l’existence d’un extremum du module de l’impédance
pour certaines valeurs de qu’on précisera. (1,5 pt)
4. Donner l’expression de la pulsation correspondante à
l’extremum. (1 pt)
5. En étudiant le limites du module de l’impédance, en déduire qu’il s’agit d’un maximum. (1
pt)

Page 269
EAMAC – 2014 - SUJET P-I-8

EXERCICE I (5points)
Un point se déplace sur une hélice circulaire représenté paramétriquement dans le repère
orthonormé direct Oxyz par les relations suivantes :

1) Montrer que le vecteur vitesse fait un angle constant avec l’axe Oz.
2) Déterminer les composantes du vecteur accélération et en déduire le rayon de courbure
de la trajectoire.

EXERCICE II (5points)
Soit le montage du schéma ci-dessous

C1
E
C0
C2
K
A 2 1

1) On place l’interrupteur en [Link] est la charge Q0 de C0 ?


2) On place l’interrupteur dans la position [Link] VA-VB a l’équilibre et les charges
Q0’ ; Q1 et Q2 des condensateurs C0, C1, C2.
3) Montrer la répartition des charges sur chaque condensateur et vérifier si le principe de
conservation de la charge est respect.

EXERCICE III (5points)


Un prisme de verre, d’indice n = 1,60 pour la radiation jaune utilisée, a pour section droite un
triangle rectangle ABC. Un rayon lumineux SI, situé dans le plan de section droite, pénètre
par la face AB sous l’angle d’incidence i, se réfléchit totalement sur l’hypoténuse AC et
émerge a travers BC ; on notera i’ l’angle d’émergence.

Page 270
Page 1/2
A

J
I α
r
i α
n
r’

S C
B I’
i’
R

1) Calculer la déviation totale du rayon lumineux SI en fonction de i et i’.


0
2) On donne A = 60 . Pour quelle valeur de l’angle d’incidence i le rayon émergent
I’R est-il perpendiculaire au rayon incident SI ? En déduire les valeurs des angles
de réfraction et de réflexion.
3) Le prisme et le rayon incident demeurent fixes ; on utilise une lumière bleue pour
laquelle l’indice du prisme devient n + dn. Exprimer en fonction de l’angle A le

pouvoir dispersif .

EXERCICE IV(5points)
P On considère deux moles d’oxygène supposé gaz
parfait que l’on fait passer de l’état initial A
( PA, VA, TA) a l’état final B ( PB= 3PA,VB, T) par
trois chemins distincts :
A1B (Transformation isotherme)
B 3 A2B (représenté par une droite)
PB
A2B (voir figure)
3 Calculer les travaux et quantités de chaleur
2
mises en jeu durant ces trois transformations en
1 fonction de R et T.
PA A
Application numérique :
V T=300K ; .
VB VA

Page Page
271 2/2
1

EAMAC – 2014 - SUJET P-C-5

Exercice 1
I. Une sphère conductrice creuse (S1) de centre O et de rayon R1 porte une charge Q.
1) Déterminer le vecteur-champ électrique en tout point M de l’espace
situé à la distance r du point O. (S2)
2) Déterminer le potentiel électrique en tout point de l’espace. (S1)
R1
II. On place concentriquement à la sphère(S1) portant la charge Q, une autre sphère
R2
creuse conductrice (S2) de rayon R2 portant une charge Q0 .
1) Donner et justifier la répartition des charges sur ces conducteurs.
2) Déterminer les vecteurs-champ électriques, en tout point M de l’espace
tel que OM = r.
3) Déterminer les potentiels, en tout point M de l’espace tel que OM = r.
En déduire les potentiels électriques V1 de (S1) et V2 de(S2).
4) Déterminer la capacité C du condensateur ainsi formé.
5) On relie (S2) au sol, déterminer la nouvelle valeur V1’ du potentiel de (S1).

Exercice 2

On considère le réseau électrique comprenant :

un générateur de force électromotrice E = 12 V et de résistance interne


r = 1 Ω et des résistances, connectés selon le montage de la figure 1. A
Les puissances consommées dans les résistances R1 , R2 , R3 , R4
sont respectivement : P1 = 6 W ; P2 = 10 W ; P3 = 1,5 W ; P4 = 2,5 W. r
La différence de potentiel aux bornes des points A et D est : UAD = 10 V. R1 R2
+
1) Déterminer la puissance disponible aux bornes du générateur E2
(E , r). R3 R4
-
2) Calculer les intensités et les sens des courants dans les différentes D C
B 4
branches du réseau. v Figure 1
3) On enlève la résistance R3 du circuit. Déterminer les éléments caractéristiques (ETh , RTh) du générateur de
tension de Thévenin correspondant au dipôle BD du réseau électrique restant. En déduire le schéma du
modèle équivalent de Thévenin du dipôle BD , ainsi que l’intensité du courant passant par R3 dans le réseau
électrique initial.

Exercice 3

Dans un plan xOy d’un repère fixe orthonormé direct R ( O ; , , ), un disque de rayon r et de centre O tourne
autour de l’axe Oz à une vitesse angulaire constante ω .
Soit R1 ( O ; , , ) un repère orthonormé direct lié au disque.
Un point M part à l’instant t = 0 du point O pour aller vers le point A à une vitesse
linéaire constante V.
En exprimant les résultats sur R1, déterminer pour le point M

1°/ - la loi horaire x1(t) sur Ox1


2°/ - les vecteurs vitesses relative , d’entraînement et absolue
3°/ - les vecteurs accélérations relative et de Coriolis .

1
Page 272
2

Exercice 4 :
Un corps matériel de poids P est placé sur un plan incliné d’un angle par
rapport à l’horizontale. Soit f le coefficient de frottement de glissement.
Dans le cas où (cos - f sin ) est positif, on demande :

1°/ - d’énumérer les forces appliquées au corps


Matériel
2°/ - de déterminer la force horizontale F
permettant de maintenir en équilibre ce
corps matériel.

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CONCOURS D’ENTREE A L’EAMAC - Session 2013

Cycle Ingénieur
Epreuve de Physique

EXERCICE N°1

L’espace étant repéré par rapport à un référentiel galiléen Oxyz de vecteurs unitaires (Oz
axe vertical ascendant), on considère un objet ponctuel de masse m lancé en O au temps t = 0
avec une vitesse initiale :

Le champ de gravitation terrestre sera considéré comme uniforme, et on posera . On


admettra que la résistance de l’air, dans le domaine considéré est de la forme
est la vitesse de l’objet et h une constante positive.

1) En partant de l’équation fondamentale de la dynamique, déterminer en fonction du


temps les composantes de .
2) Déterminer en fonction du temps les coordonnées de l’objet.
3) Etudier les limites de .
4) En déduire l’allure de la trajectoire. On précisera les coordonnées de son sommet. On
montrera qu’elle admet une asymptote et on représentera la courbe correspondante.
5) Déterminer l’équation de l’hodographe ; tracer la courbe correspondante en ayant soin
de préciser les points correspondants respectivement au départ de l’objet, au sommet
de la trajectoire et à la partie asymptotique de celle-ci.
6) En déduire de l’hodographe la vitesse minimale de l’objet et préciser si celle-ci est
atteinte en un point situé sur la partie ascendante ou descendante de la trajectoire.

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EXERCICE N°2

Un endoscope est un appareil optique utilisé en investigation paraclinique permettant


l’observation, sous faible grossissement, de cavités et de conduits naturels : appareil digestif,
respiratoire. Le tube de l’endoscope comporte un objectif, un système optique transportant
l’image objective et un oculaire. La lumière nécessaire à l’observation est conduite jusqu’à
l’objet par un guide de lumière parallèle au tube endoscopique

Conventions pour l’ensemble du problème :

L’axe optique est orienté dans le sens de propagation de la lumière (de gauche à droite). Les
objets et images perpendiculaires à l’axe optique sont mesurés algébriquement sur l’axe
orienté vers le haut de la page. Les angles des rayons avec l’axe principal sont évalués
algébriquement avec la convention habituelle (sens trigonométrique). Les conditions de
l’approximation de Gauss sont supposées remplies.

1) On assimile l’objectif à une lentille mince convergente L1 de distance focale


. L’objet AB assimilé à un segment de droite perpendiculaire à l’axe
optique (A sur l’axe) est placé, pour les conditions standard d’utilisation, à 50 mm
devant le centre optique O1 de L1. Déterminer par la position de l’image
donnée par objectif. Calculer le grandissement .
2) L’image A’B’ est observée à travers un oculaire assimilé à une lentille mince
convergente L2 de centre O2, de distance focale image .
a) Pour un œil normal effectuant une observation sans accommodation (observation à
travers l’instrument d’une image située à l’infini), indiquer la place du foyer objet
F2 de l’oculaire.
b) Calculer le grossissement commercial G0 de l’appareil défini par :

étant l’angle sous lequel serait vu directement, par l’œil, l’objet AB placé à 250
mm ; ’ l’angle sous lequel est vu, à travers l’instrument, l’objet placé comme indiqué
dans la question 1).

3) On admet que l’observateur, par la faculté d’accommodation de son œil, perçoit nettes
les images situées de l’infini à 250 mm. Les positions respectives de l’oculaire et de
l’objectif n’étant pas modifiées, dans quel intervalle de , l’observateur a-t-il
une perception nette de l’objet AB ? Calculer la latitude de mise au point ou
profondeur de champ .

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EXERCICE N°3

L’état d’équilibre thermodynamique d’un volume donné de sel paramagnétique (1 cm 3) est


décrit par deux variables indépendantes : le champ magnétique appliqué B et la température
absolue T.

Le moment magnétique M (parallèle à ) de l’unité de volume, est fonction de B et T. On fait


passer, de manière réversible, le champ magnétique de la valeur B à B+dB et la température
de la valeur T à T+dT. L’échantillon de sel reçoit alors du milieu extérieur le travail
et la quantité de chaleur .

1) a) Quel est le sens physique des coefficients calorimétriques et k ?


b) En appliquant les deux principes sous leur forme différentielle, exprimer k et

en fonction de T, .
2) Le sel étudié obéit à la loi de Curie, c’est-à-dire que son équation d’état est où
C est une constante.
a) Calculer k et en fonction de B et T, puis en fonction de M et T.
b) En déduire l’expression de en fonction de B et T. Il s’introduit dans ce calcul
une fonction arbitraire de la température, (T). On lui attribuera la valeur donnée
par l’expérience, soit : où A est une constante.
3
3) a) Le volume considéré (1 cm ) de sel paramagnétique est initialement à l’équilibre à
la température Ti dans le champ magnétique Bi. On annule lentement le champ de
manière réversible et adiabatique. En fin d’opération, le sel est à la température Tf que
l’on déterminera.
b) Application numérique : Le sel considéré est du sulfate de gadolinium hydraté
Gd2(SO4)3, 8H2O, pour lequel A = 2,65 [Link]é, et C = 78,7 [Link]é.[Link] Tf,
sachant que Ti = 2 K et Bi = 0,71 T.

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EXERCICE N°4

On considère un faisceau de photons monoénergétiques (d’énergie , de fréquence , de


quantité de mouvement , de longueur d’onde ) incidents interagissant avec des électrons
cibles (de masse m) supposés au repos dans le référentiel galiléen (R) du laboratoire.

Après le choc élastique, les photons ont une énergie , une fréquence , une quantité de
mouvement et une longueur d’onde ; les électrons ont une énergie , une quantité de
mouvement . On note sont compris entre 0 et
. On utilisera les quadrivecteurs impulsion-énergie , , du photon et de l’électron
avant le choc, et , pour les mêmes particules après le choc.

1) Préciser les coordonnées des quatre quadrivecteurs , , , à l’aide


des quantités et de la vitesse de la lumière c. Exprimer la
pseudo-norme de chacun d’eux, et leur six produits scalaires deux à deux.
2) Ecrire la loi de conservation du quadrivecteur impulsion-énergie dans le choc des
particules.
3) L’étude cinématique permet d’obtenir des relations entre trois des paramètres
, la masse m étant donnée.
a) Exprimer à partir de la loi de conservation du 2). En déduire la relation
suivante :

b) Exprimer de même et en déduire la relation suivante :

c) En déduire l’expression de la variation de la longueur d’onde


associée aux photons en fonction et de la constante de Planck h.

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CORRIGES ANCIENS SUJETS


PHYSIQUE ET
MATHEMATIQUES

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ANGLAIS ET FRANCAIS

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