Bord Eamac Ingenieur
Bord Eamac Ingenieur
CYCLE INGENIEUR
BORD DE PREPARATION 2022
MATHEMATIQUES –PHYIQUE-
ANGLAIS-FRANCAIS
Table des matières
INTITULE PAGE
COURS DE MATHEMATIQUE AVEC EXERCICE D’APPLICATION
Loi de composition interne 3 - 18
Groupes anneau corps 19 - 39
Espace vectoriel 40 - 45
matrice 46 - 48
polynômes 49 - 52
Système linéaire 53 - 56
Fonction a plusieurs variable 57 - 61
Fractions rationnelles 62 - 63
Intégrale dépendant d’un paramètre 64 - 66
Intégrales généralisée 67 - 69
Série (numérique, entière, fonction, fourrier) 70 - 80
Suite numérique 81 - 86
Td corrige algèbre 87 - 99
Cours de physique avec exercice d’application
Cinématique du point 101 - 104
Théorème du moment cinétique 105 - 106
Electrocinétique (intensité tension) 107 – 110
puissance 111 - 112
Dipôles électrocinétique 113 - 118
Loi de coulomb 119 - 120
Champ électrostatique 121 - 124
Potentiel électrostatique 125 -128
Dipôles électrostatique 129 - 130
Théorème de gauss 131 - 132
Conducteurs en équilibre 133 - 134
Condensateurs 135 - 136
Energie électrostatique 137 - 138
Champ magnétique 139 – 140
Loi de Biot et savart 141 - 142
Théorème d’ampère 143 - 146
induction 147 - 148
Equation de maxwell 149 - 150
Réflexion réfraction 151 - 154
thermodynamique 155 - 156
Gaz et phases condensés 157 - 158
Force de pression 159 - 160
Premier principe 161 - 164
Energie thermo 165 - 166
Second principe 167 - 168
Td corrige physique
Td corrigé mécanique du point 170 - 175
Td corrigé thermodynamique 176 - 193
Td corrigé thermodynamique 2 194 - 205
Td corrigé électricité 206 - 219
Td corrigé magnéto 220 - 233
Anciens de mathématiques sujet eamac 235 - 259
Anciens sujet physique concours eamac 261 - 301
Corrigées anciens sujet de physique et math 303 - 340
Français anglais concours eamac 341 - 369
Programme concours eamac cycle ingénieur
GROUPE POLYVALENT CORPORATION CENTRE DE PREPARATION AU CONCOURS D’ENTRÉE
DANS LES GRANDES ECOLES ET FACULTES DU CAMEROUN
EAMAC CYCLE
INGENIEUR
Page 1
1
COURS DE MATHEMATIQUE
AVEC EXERCICE
D’APPLICATION
Page 2
I
Structures algébriques(partie1)
Lois de composition interne
I) Lois de composition interne 1) • Dans , , , ou , l’addition et la
1)Introduction :
a)L’opération + sur est une application f qui, à multiplication sont des lois de composition
deux reéls (x, y) en associe un troisième z (la interne on écrit : ; ; ; ; ; ;
somme)qui est aussi un réel : f x; y x y z
; ; ; ; ; ; ; ; ;
f: • Dans , la soustraction n’est pas une loi
on a donc :
x; y f x; y x y
interne, mais elle l’est dans : ;
on dit L’opération + est une lois de composition
• La division dans n’est pas une loi interne
interne sur
b) L’opération - sur n’est une lois de mais la division dans
l’est. on a :
;
composition interne sur car par exemple : 2
et 3 mais : 2 3 • Dans , l’exponentiation, c’est-à-dire
2)Définition : Soit E un ensemble non vide. Une f:
x X Y x X et x Y x X Y x X ou x Y
la composée de x et y dans l’ordre par cette lois
x X x X x X Y x X et x Y
de composition interne f et on le note : x y ou
x X Y x X Y ou x Y X
xy ou x y ou x y … , l’intersection et la réunion et la différence
symétrique et le complémentaire sont des lois de
au lieu de : f x; y
composition interne dans E donc : E ; ;
4)Autre exemples d’ensembles et lois de
compositions internes : E ; ; E ; ; E ; c
Page 3
• l’addition et la multiplication dans est une loi interne dans F E; E on écrit :
0; 1; 2;...; n 1 sont définies par:
n
F E; E ;
n xx yy xxyy
2
x; y • l’ensemble des translations On le note : Tr
la composition de deux translations est une
l’addition et la multiplication dans n sont des
translation donc : est une loi interne dans Tr
lois de composition interne dans on écrit :
n
; ;
n
; on écrit : Tr ;
• l’ensemble des polynômes de degrés inferieur • L’ensemble des homothéties de même centre
on écrit : X ; ; X ;
n n on écrit : RO ;
• Si I est un intervalle de , l’ensemble des
• tout application bijective du plan P dans P on
fonction de I dans l’appelle une transformation du plan
f : I
Se note : F I ;
L’ensemble des transformations du plan on le
x f x note : on a :
la somme et la multiplication de deux f ; g M P f g M f g M
applications f et g de I dans sont définies
Donc : la composition de deux transformations
par: ∀x ∈ I , (f + g)(x) = f(x) + g(x).
est une transformation.
∀x ∈ I , (f g)(x) = f(x) g(x).
donc : est une loi interne dans
La somme de deux applications de I dans est
une application de I dans . Donc, + et sont on écrit : ;
des lois de compositions internes sur F I ; •L’ensemble des vecteurs du plan on le note : V2
1
5)Applications : 1 xy 1 xy
2
1 xy
2
1
0; 1; 2; 3; 4 que l’addition et la multiplication 1 xy 1 xy 1 xy
2 2
5
x y 1 x 2 y 2 x 2 y 2 1 x 1 y
2 2 2
sont des lois de compositions internes
1
Solution : 1 xy 1 xy 1 xy
2 2
+ 0 1 2 3 4
0 0 1 2 3 4 Or x 1;1 et y 1;1 donc : x 1 et y 1
1 1 2 3 4 0 2
x y
2 2 3 4 0 1 donc : x
2
1 et y 2
1 on a donc : 1 0
1 xy
3 3 4 0 1 2
2 2
4 4 0 1 2 3 x y x y
donc : 1 donc : 1
Tableau de : ; 1 xy 1 xy
5
0 1 2 3 4 x y x y
donc : 1 donc : 1 1
0 0 0 0 0 0 1 xy 1 xy
1 0 1 2 3 4
x y
2 0 2 4 1 3 donc : 1;1 cqfd
1 xy
3 0 3 1 4 2
4 0 4 3 2 1 6) les matrices :
Tableau de : 5
; 6-1) matrice carrée d'ordre 2
a)Définition1 :
on utulisant les tableaux de l’addition et de la 1)Une matrice carrée d'ordre 2
à coefficients réels est un tableau de quatre
multiplication dans 5 on remarque bien que ce nombres (Il n'y a pas de séparation verticale ou
sont des lois de compositions internes horizontale, contrairement aux tableaux)
2)l’ensemble des matrices carrées d’ordre2
Exemple2 : on définit sur l’ensemble 1;1 la
On le note :
x y a b
relation tel que : xy ; M2 / a; b; c; d
4
1 xy
c d
x; y 1;1
2 La somme et la multiplication et l’égalité de deux
Monter que est une loi de composition interne matrices A et B dans M 2 sont définies par:
Dans 1;1 a b a b a a b b
c d c d c c d d
Solution : soit x 1;1 et y 1;1
a b a b aa bc ab bd
x y
Montrons que : xy 1;1 ? c d c d ca dc cb dd
1 xy
Page 5
La somme et le produit de deux matrices sont c ca fb ic f cd fe if
des lois de compositions internes dans M 2
g ag dh gi h bg eh hi
on écrit : M 2 ; ; M 2 ;
i cg fh ii La somme et le produit de deux
L’égalité est définie par :
matrices sont des lois de compositions internes
a a
a b a b
b b
dans M 3 on écrit : M 3 ;
; M3 ;
c d c d c c L’égalité est définie par :
d d
a a
b)Cas particulier : b b
1 0 c c
1)la matrice : I 2 s’appelle la matrice
0 1 a d g a d g d d
b e h b e h e e
unitaire c f f
f i c f i
Et on a : A I 2 A A M 2 g g
h h
0 0 i i
2)la matrice : 0 s’appelle la matrice nulle
0 0 b)Cas particulier :
Et on a : A 0 A A M 2 1 0 0
1)la matrice : I 3 0 1 0 s’appelle la matrice
6-2) matrice carrée d'ordre 3 0 0 1
a)Définition :
A M 3
1)Une matrice carrée d'ordre 3
unitaire et on a : A I 3 A
à coefficients réels est un tableau de 9 nombres
2) l’ensemble des matrices carrées d’ordre3 0 0 0
On le note : 2)la matrice : 0 0 0 0 s’appelle la matrice
a g 0 0 0
d
M3 b e
h / a; b; c; d ; f ; g ; h; i 9
c nulle et on a : A 0 A A M 3
f i
La somme et la multiplication de deux matrices Exercice1 : on considére la matrice suivante :
1 2 0
A et B dans M 3 sont définies par:
A 0 1 0 calculer A2 et A3
0 0 1
a d g a d g a a d d g g
b e h b e h b b e e h h
c f i c f i c c f f i i et en déduire An n
solution :
a d g a d g a d g
1 2 0 1 2 0 1 4 0
b e h b e h b e h
c A2 A A 0 1 0 0 1 0 0 1 0
f i c f i c f i 0 0 1 0 0 1 0 0 1
Avec : a aa db gc d ad de gf
a) l’ensemble : S 1;1 est une partie stable de donc : x y 3 0 donc : x y 3; S cqfd
; mais il n’est pas stable dans ; donc : S est une partie stable pour ;
Car : 1 S et 1 S mais 1 1 0 S
3) définition2 : si E; est un ensemble muni
b)Dans , l’ensemble des nombres pairs est
stable pour l’addition (la somme de deux nombres d’une loi de composition interne et F une partie
pairs est un nombre pair)ou pour la multiplication
stable dans E; alors est une lois de
(le produit de deux nombres pairs est un nombre
pair) alors que l’ensemble des nombres impairs est composition interne dans F et on l’appelle la lois
induite sur F
stable pour la multiplication (le produit de deux
Page 7
III) Propriétés des lois de composition interne 3 2 2 3 3 2 1 11
Soient E un ensemble non vide et ∗ une loi de On a : 2 3 3 2
composition interne sur E. ∗ peut avoir ou non une Donc :la loi ∗ est non commutative
ou plusieurs des propriétés b) 11 1 2 1 3 1 1 1 4 1 10
suivantes :
1) Commutativité : 1 11 1 4 4 1 13
Définition1 : ∗ est commutative ⇔ ∀(x, y) ∈ E2
x ∗ y = y ∗ x. On a : 1 11 11 1
2) Associativité Donc :la loi ∗ est non associative
Définition 2 : ∗ est associative ⇔ ∀(x, y, z) ∈ E3 6) l’intersection et la réunion sont des lois
(x ∗ y) ∗ z = x ∗ (y ∗ z).
commutatives et associatives dans E
Si ∗ est associative, les expressions (x ∗ y) ∗ z et
x ∗ (y ∗ z) peuvent se noter tout simplement : 7) la loi dans : Tr ; ; HO ; ; RO ;
x ∗ y ∗ z.
Exemples :1) L’addition et la multiplication dans Est commutative et associative
5)le produit vectoriel dans V3 n’est pas
, , , ou sont commutatives et
associatives commutative : ( i j j i )
mais la soustration n’est ni commutatives ni
associatives en effet : 2 3 3 2 et 6) le produit dans M 2 n’est pas commutative :
2 3 1 2 3 1 1 3 0 2
Ex : A et B
2 0 3 1
2) L’addition et la multiplication dans F ; sont
1 3 0 2 9 5
commutatives et associatives A B
2 0 3 1 0 4
3) L’addition dans V2 et V3 est commutative et
0 2 1 3 4 0
associative B A
3 1 2 0 5 9
4) La loi ◦ dans F ; ; est associative mais Donc on a : A B B A
non commutative (en général ( f g g f ). Remarque : si la loi est commutative et
associative et on utilusant une notation additive ou
f: g: multiplicative on a les écritures suivantes : n
Ex : et
x f x 2 x g x x 2 1)Notation additive
On a : x : f g x 2 et g f x 4 a) a b b a b) a b c b a c
On a : f g h f g h f g h c) a a ... a na d) na ma n m a
nfois
f ; g; h F ;
3
2)Notation multiplicative
5) on muni d’une loi de composition interne ∗ a) a b b a b) a b c b a c
définit par : x y 2 x 3 y 1
c) a a ... a a
nm
d) a a a
n n m
a) 2 3 2 2 3 3 1 12 nfois
Page 8
Exercice3 :1) on muni d’une loi de composition donc : n’est pas associative
interne ∗ définit par : a b a b 3ab ; a; b 2 3) Elément neutre
Définition :Soient E un ensemble non vide et ∗ une
Monter que ∗ est commutative et associative loi de composition interne sur E.
2) on muni
2
d’une loi de composition interne (E ; ∗) admet un élément neutre si et seulement si :
∃e ∈ E ∀x ∈ E, e ∗ x = x ∗ e = x.
définit par : a; b x; y ax; ay b ; a; b 2
On dit aussi que e est l’élément neutre pour la loi ∗
dans E.
et x; y 2
➱ Commentaire .
Monter que est ni commutative et ni associative
dans 2 ⋄ Notez bien l’ordre des quantificateurs :
∃e ∈ E/ ∀x ∈ E, ... qui dit que e est précis et ne
Solution:1) Soit : a; b; c 3
Donc : 1; 3 2; 0 2;0 1; 3 donc : n’est pas 2)la fonction nulle : x 0 est l’élément neutre
a
1 0 0 (Ainsi, l’égalité i2 = −1 qui s’écrit encore i × (−i) = 1
b) la matrice : I 3 0 1 0 la matrice unitaire
qui signifier que i et −i sont inverses l’un de l’autre
0 0 1
b) Dans : ; l’ element 0 n’admet pas de
est l’élément neutre dans: M 3 ; symétriques
0 0 0 3) Dans : V2 ; ; V3 ; tout vecteur u admet un
la matrice : 0 0 0 0 nulle est l’élément
0 0 0 symétrique et s’appelle l’opposé on le note u
4) Dans : E ; tout partie A de E different de
neutre dans: M 3 ;
E n’admet pas de symétriques
5)dans : ; il n’ya pas d’éléments neutres
5) Dans : E ; une partie A de E admet un
4)Elément symétrisable symétrique c’est lui-même : (car AA )
Définition :Soient E un ensemble non vide et ∗ une
6)a) Dans : ; tout element 0 admet un
loi interne sur E possédant un élément neutre e. 5
soit x ∈ E. ;x admet un symétrique à gauche pour ∗ symétrique
⇔ ∃x′ ∈ E/ x′ ∗ x = e.
x admet un symétrique à droite pour ∗
b)Dans : 4
; l’ element 2 n’admet pas de
Preuve : on montre que : AA1 A1 A I 2 existe une matrice C tel que : BC CB I3
2 4 1 0 1 4 a b 2
et 2 A I 2 Donc : M a;b et a 2 -2b 2 1
0 2 0 1 0 1 b 2 a
1 4 1 4 0 0 x y 2
donc : A2 2 A I 2 0 Et : M x; y et x 2 -2y 2 1
0 1 0 1 0 0 y 2 x
A2 2 A I 2 0 A A 2 I 2 I 2 A 2 I 2 A I 2 Montrons que : M a;b M x; y E ?
Et A2 2 A I 2 0 2I 2 A A I 2 a b 2 x y 2
M a;b M x; y
b 2 a y 2 x
Donc : A est inversible et déterminer A1 2 I 2 A
ax 2by ay bx
2
1 0 1 2 2 0 1 2 1 2 M a ;b M x ; y
A1 2 I 2 A 2 ay bx 2 ax 2by
0 1 0 1 0 2 0 1 0 1
Donc : M a ;b M x ; y M ax 2by ;ay bx
Page 12
Car a; b 2
et x; y 2
( 0; , )dans ( , +)
ax 2by 2 ay bx a 2 x 2 4b 2 y 2 4abxy
2 2
g x y ln x y ln x ln y g x g y
2 a y b x 2abxy a x 2a y 2 2b y b x
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
donc : g est un morphisme de ( 0; , ) dans
a2 x2 2 y 2 2b2 x2 2 y 2 x2 2 y 2 a2 2b2 11 1
( , +)
donc : M a;b M x; y E h:
Exemple3 : soit l’application :
z z
donc : E est une partie stable de M 2 ; montrons que h est un morphisme de :
IV homomorphisme ou morphisme ( , )dans ( , )
« Le mot morphisme signifie à peut prés ou Solution : z; z 2
respecte la forme »
Définition :Soient (E, ∗) et (F, T) deux h z z z z z z h z h z donc : f est
ensembles munis de lois de compositions un morphisme de ( , )dans ( , )
internes Exemple4 : soit l’application :
Une application f de E dans F est un k:
isomorphisme
donc : k est un morphisme de ( , )
• Si E = F et ∗ = T, on parle d’endomorphisme.
dans ( , )
• Si f est un endomorphisme bijectif, on parle
l: M2
d’automorphisme.
Exemple5: soit l’application : 1 x
Exemples : x
0 1
f : ;
;
Exemple1 : soit l’application : montrons que l est un morphisme de : ( , )
x 5x
dans ( M 2 , ) Solution : x; x 2
1 x 1 x 1 x x
f x y 5 x y
5 5 f x f y donc : f est un
x y l x l x
0 1 0 1 0 1
morphisme de ( ,+) dans ( , )
Donc : l x x l x l x
g : 0;
Exemple2 : soit l’application : donc : k est un morphisme de ( , )
x ln x
dans ( M 2 , )
montrons que g est un morphisme de :
Page 13
f: Théorème : soit f un homomorphisme de (E, ∗)
Exemple6 : soit f l’application : 3
dans (F, T) alors :
n 2n
1) f E est une partie stable dans (F, T)
montrons que f est un morphisme de ( , )
2)si ∗ est commutative dans (E, ∗) alors T est
dans ( 3 , ) commutative dans ( f E , T)
Solution : n; m 2
3)si ∗ est associative dans (E, ∗) alors T est
associative dans ( f E , T)
f n m 2nm 2n 2m 2n 2m f n f m
4)si ∗ est admet un élément neutre e dans (E, ∗)
donc : f est un morphisme de ( , )
alors f e est un élément neutre dans ( f E , T)
dans ( 3 , ) 5) si ∗ est admet un élément neutre e dans (E, ∗)
2
Et si x est admet un symétrique x dans (E, ∗)
Exemple7 : on muni de la loi de composition
alors y f x admet un symétrique dans
interne suivante : a; b a; b a a; b b ;
( f E , T) c’est y f x cad : f x f x
a; b 2
et a; b 2
Solution:1) Soit : a; b 2
et a; b 2
y1y2 f x1 f x2 f x1 x2
On a :
Car f un homomorphisme
a; b a; b a a; b b f a a;b b
f x2 x1
f a a;b b x a a x b b ax b ax b
Car ∗ est commutative dans (E, ∗)
Donc : a; b a; b a; b a; b f x2 f x1 Car f un homomorphisme
dans ( A ; , ) 3) soient : y1 f E et y2 f E et y3 f E
Page 14
Exercice7 :soient a 2; et b 2;
Donc:
x1; x2 ; x3 E / f x1 y1etf x2 y2etf x3 y3
3
On pose : a b a 2 b 2 2
y1y2 y3 f x1 f x2 f x3 f x1 x2 f x3 1)montrer que ∗ est une loi de composition interne
Car f un homomorphisme Dans I 2;
dans ( I , ∗)
y1 y2y3 Cqfd
b) en déduire que ∗ est associative et admet un
élément neutre a determiner
4) soie: y f E donc : Donc : x E / f x y
solution :1) soient a 2; et b 2;
On pose : f e e donc : e f E car e E
a 2; a 2 et b 2; b 2
ye f x f e f x e f x y
Donc : a 2 b 2 0
Car f un homomorphisme et e élément neutre
Donc : a 2 b 2 2 2
dans (E, ∗)
De même on montre que : ey y Donc : a b 2; I
yf x f e et f x y f e 2x 1 2 y 1 2x 1 2 y 1
f x f y 2 2 2
x y x y
On a f e élément neutre de f E ;
1 1 2 xy 1
2
Donc f x est le symétrique dans ( f E , T) x y xy
De f x y cqfd Donc : f x y f x f y x; y ²
Donc : f est un morphisme de ( , ) dans
( I , ∗)
Page 15
b)puisque est commutative dans ( , )et f Exercice9 :on muni
2
de la loi de composition
un homomorphisme de (
, ) dans ( I , ∗) interne suivante : a; b a; b a a; b b ;
car la multiplication dans est commutative a; b a; b a a; b b a a; b b a; b a; b
Donc : a b b a par suite ∗ est commutative
Donc :∗ est commutative
2) on a : 1 0 2 0 2 3
b) Montrons que ∗ est associative?
Et 1 0 2 13 3 Soit: a; b 2
et a; b 2
et a; b 2
Donc : 1 0 2 1 0 2 a; b a; b a; b a a; b b a; b
Donc : ∗ n’est pas associative
a; b a; b a; b a a a; b b b
4)on a : a 1 1 a a a
Donc : 1 est l’élément neutre pour la loi ∗
On aussi : a; b a; b a; b a; b a a; b b
(l’élement neutre est unique)
4) a)on va resudre l’équation : 2 x 5 a; b a; b a; b a a a; b b b
2 x 5 2 x 3 x² 1 5 3x² 2 x 8 0 Donc :
4 4
a; b a; b a; b a; b a; b a; b
x 2 ou x donc : S 2;
3 3 Donc : ∗ est associative
2)a) Montrons que ∗ admet un élement neutre
b)on va resudre l’équation : x x 1
Soit: a; b 2
x x 1 x² x² 1 1 x 4 x 2 0
2
On a : a; b 1;1 a; b a; b 2
x² x 1 x 1 0 x 0 ou x 1 ou x 1
Et puisque :∗ est commutative
donc : S 1;0;1
Page 16
Alors : ∗ admet un élement neutre c’est 1;1
Solution :
1) la commutativité de T ?
b) determinons dans 2 les élements
On a : 1Ti 1i i et iT 1 i 1 i
symétrisables pour la loi ∗
soit a; b 2
on cherche a; b 2
tel que : Donc : 1Ti iT1 donc T non commutative
L’associativité de T ?
a; b a; b 1;1
iT1 Ti iTi i i 1
a; b a; b 1;1 a a; b b 1;1
iT 1Ti iT i i i 1
a 1
b b 1
si a 0 et b 0 alors
a Donc : iT1 Ti iT 1Ti donc T non
a a 1 b b
1
associative
z z i x² y ² x iy i
2
3)a) S 0
z z i x² y ² x iy x² y ² i
2
Soit : a;0 S et b; 0 S
2 y x² y ² 1 y x ² y ² 1
Donc : S est une partie stable de( ,∗)
b) soit : a;0 S x² y ² 0 x 0 x 0
ou 3
0 1 y 1 y 1
on a : a;0 1;0 a;0 et 1;0 a;0 a;0
z z i z i donc : S i
2
et : 1;1 1;0 x y x² y ² x; y I 2
Exercice10 :on muni de la loi de composition soit f l’application définie sur I vers I
interne T suivante : zTz zz ; z; z 2
tel que : f x x² x I
a; b 2
(F, T) z; z 2
1) montrer que : f x y f x f y
1) étudier la commutativité et l’associativité de T
2)a) montrer que ∗ est associative
2)résoudre dans l’équation : zTz Tz i b) est ce que ∗ admet un élément neutre
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nfois
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Solution : soit x; y I 2 4)soit a calculer : A a a .... a n
nfois
1) f x y x y
2
x² y ² x² y ²
2
Solution : 1) f x 1 x
f x f y Cqfd
f x y 1 x y x 1 y
2) f x y f x f y
Donc : f x 1 x f x
1
x
Donc f est un homomorphisme et puisque
1
Donc : f f
f est une bijection donc f est un isomorphismes
f x y 1 x y 1 x y xy
De I ; dans I ; donc : I ; et I ;
1 x 1 y f x f y
Ont la même structures et puisque + est
associative dans I alors ∗est aussi associative Donc : f est un isomorphismes de ;
Et puisque I ; n’admet pas d’élément neutre
dans ;
alors : I ; n’admet pas d’élément neutre
2) puisque f est un isomorphismes de ;
3) f a a .... a f a f a .... f a
nfois
dans ; alors : ; et ;
nfois
tel que : f x 1 x x
4) f A f a a .... a f a f a .... f a
nfois
1) montrer que f est un homomorphisme bijectif nfois
f A f a 1 a
n n
De ; dans ;
2)en déduire que ∗ est associative et que ∗ admet
Donc : A f 1 1 a
n
f 1 a 1 1 a
n n
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Cours et exercices d’applications et de réflexions sur Structures algébriques
PROF : ATMANI NAJIB 2ème BAC Sciences maths
Structures algébriques(partie2)
Groupe anneau corps
1 3 0 2
I) Groupes . Ex : A et B
2 0 3 1
1) Définition :Soit G un ensemble non vide muni
d’une loi de composition interne (notée ∗). 1 3 0 2 9 5
A B
(G, ∗) est un groupe si et seulement si 2 0 3 1 0 4
1) ∗ est associative,
0 2 1 3 4 0
2) ∗ possède un élément neutre dans G B A
3 1 2 0 5 9
3) tout élément de G possède un symétrique pour ∗
dans G. Donc on a : A B B A
Si de plus, ∗ est commutative, le groupe (G, ∗) est • L’ensemble des translations Tr ; et
dit commutatif ou abélien.
l’ensemble des rotations de même centre O
2) Exemples
RO ; sont des groupes commutatifs
1) • ; ; ; ; ; ; ; ;
; ;
L’ensemble des transformations du plan : ;
; ;
; sont des groupes commutatifs
est un groupe
• ; n’est pas un groupe car 0 n’a pas
Remarque : soit : G; un groupe
d’inverse dans (pour ×).
1) on utilusant une notation additive on dit que :
• ; et ; ne sont pas des groupes car 2
G; un groupe additif
n’a pas de symétrique
a) a b c b a c
• V2 ; et V3 ; sont deux groupes commutatifs
b) on note 0 l’élément neutre
• E ; n’est pas un groupe car une partie c)le symétrique de a appelé opposé de a on le
A E n’admet pas de symétrique note a dans ce cas on pose : a a 2a
• E ; n’est pas un groupe car une partie et a a ... a na avec la convention :
nfois
A n’admet pas de symétrique
0 a 0
• F ; ; ; n X ; sont des groupes
1a a Et on vérifie alors les relations
n a na
commutatifs
• M2 ; et M 3 ; sont des groupes
suivantes : na ma n m a et
non commutatifs
n ma n m a nma n; m 2
n 1 n
a a
par suite est associative
nm 3) x I on a :
alors les relations suivantes : a a a
n m
et
arc tan 1 tan x tan arc tan 1 tan x 1
a n m
a n m
n; m 2 x
4 4
a b a n bn si le groupe est commutatif arc tan tan x x
n
x
4
a b a n bn si le groupe est non
n
Et puisque est commutatif on a aussi : x x
4
commutatif
Et puisque : ;
4 2 2
(Dans le pratique on pourra supprimer le
symbole ou on le remplaçant par un point)
alors : ∗ possède un élément neutre e
Exemple :on pose I ; et x; y I 2 4
2 2 4) soit : x I on cherche x I tel que :
On muni I de la loi de composition définie par : x x ?
4
x y ar tan 1 tan x tan y
x x arc tan 1 tan x tan x
4 4
Montrer que I ; est un groupe commutatif
1 tan x tan x tan tan x tan x 2
Solution :1)soit x; y I 2 4
x y arc tan 1 tan x tan y arc tan 1 tan y tan x tan x 2 tan x x arctan 2 tan x I
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Page 20 2
x; y x; y x x; yex ye x ; x; y 2
et x x 0
x
x x
ye ye 0 y y e 0
x x
x; y 2
x x x x
Monter que 2
; groupe non commutative y y 0 y y
x x x; y e
x x
y e
x x
ye x x 3) propriété des groupes
Théorème :soit G; est un groupe
Donc :
x; y x; y x; y x; y x; y x; y 1) l’ élément neutre dans G est unique
2) tout élément de G possède un symétrique
donc : est associative unique dans G.
b) l’élément neutre de ?
Si x est le symétrique de x et y est le symétrique
e1; e2 l’élément neutre de ssi x; y 2
a x a y x y et x a y a x y
Et on a : 0;0 x; y x; y
Preuve :1) et 2) voir la leçon précédente
Donc : 0;0 est l’élément neutre de 3)soient : a G et x; y G 2
c) le symétrique d’un élément dans ?
x a y a x a a y a a
soient x; y 2
montrons l’existence de
Avec a est le symétrique de a
x; y 2
tel que : x; y x; y 0; 0 et x a a y a a Car est associative
x; y x; y 0; 0 x x; yex ye x 0;0 x y De même on montre l’autre implication
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Page 21 3
Exemple3 :(étude d’un groupe fini)
Exemple1 :soit G; un groupe noté
(ABC) un triangle équilatéral
multiplicativement et tel que : a; b G 2
commutatif
Solution :par hypothèse on a quels que soient
les éléments a; b G 2 : abab aabb
1 la médiatrice du segment BC
Mais dans un groupe tout élément étant régulier
on peut simplifier à gauche par a et à droite par b 2 la médiatrice du segment AB
Donc : abab aabb
3 la médiatrice du segment AC
Donc ba ab et par suite ce groupe est
Soit l’ensemble des transformations
commutatif
Proposition :si G; est un groupe qui admet un suivantes : r1 ; r2 ; r3 ; s1; s2 ; s3
4
solution unique : r3 la rotation de centre O et d’angle : r3 O; 4
3 3
•Pour E1 la solution est : x a b
s1 la symétrie axial d’axe : 1
•Pour E2 la solution est : x b a
s2 la symétrie axial d’axe : 2
Exemple2:(étude d’un groupe fini)
5
; et
5
0 ; sont deux groupes s3 la symétrie axial d’axe : 3
commutatifs : Donc : on utilisant la loi de composition des
+ 0 1 2 3 4 transformation on trouve le tableau suivant :
0 0 1 2 3 4 r1 r2 r3 s1 s2 s3
1 1 2 3 4 0 r1 r1 r2 r3 s1 s2 s3
2 2 3 4 0 1 r2 r2 r3 r1 s3 s1 s2
3 3 4 0 1 2 r3 r3 r1 r2 s2 s3 s1
4 4 0 1 2 3 s1 s1 s2 s3 r1 r2 r3
Tableau de : 5
; et Tableau de : 5
; s2
s3
s2
s3
s3
s1
s1
s2
r3
r2
r1
r3
r2
r1
0 1 2 3 4
Remarque : si G; est un groupe fini alors
0 0 0 0 0 0
1 0 1 2 3 4 chaque élément de G se trouve sur le tableau
2 0 2 4 1 3 une fois dans chaque ligne et dans chaque
3 0 3 1 4 2 colonne
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4 0 4 3 2 1
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Exercice 2: soit G; un groupe noté U ; est un sous-groupe de
;
multiplicativement et e l’élément neutre de G
U ; est un sous-groupe de ;
1) Montrer que si: a; b G : a.b a .b
2 2 2 2
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x y 1 3m 7 n 3 p 7 q 3m p 7 n q 3e 7 f
1
Donc : I 2 E donc : E
Avec : e, f 2
donc : 2) soit M a E et M b E
2 x, y H 2 ; x y 1 H Ma Mb E ? :
Solution : Et : Z G x G / y G : xy yx
1) Un nombre complexe de module 1 est non nul (centre de G )
Montrer que Ca et Z G sont des sous-groupes
et donc U
Et 1 a pour module 1 et donc 1 ∈ U.
de G;
Soit alors z1; z2 U .
2
ln e 0 1 0 a xy 1 xy 1 a ??
Solution : 1)on a M e I2
0 ln e 0 1
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ax xa 1
(x, y) ∈ (H ∩ K)2 ⇒ ((x, y) ∈ H2
On a x; y Ca 2
donc : et (x, y) ∈ K2) ⇒ (x ∗ y′ ∈ H et x ∗ y′ ∈ K)
ay ya 2
⇒ x ∗ y′ ∈ H ∩ K.
2 ay ya y 1a 1 a 1 y 1
1 1
Ceci montre que H ∩ K est un sous-groupe de
(G, ∗).
y 1a 1 a 1 y 1 et ax xa 1
Théorème : soit f un homomorphisme du groupe
(G, ∗)Dans un groupe(F ; )
axy 1a 1 xaa 1 y 1 axy 1a 1 xey 1
L’image du groupe (G, ∗) par l’homomorphisme f
axy 1a 1 xy 1 axy 1a 1a xy 1a C’est le groupe(f(G) ; )
Démonstration : on a déjà montré que f(G)
1 1 1 1 1
axy e xy a axy xy a donc xy Ca Est une partie stable (F ; ) et donc :
∗ est associative dans : (G, ∗) donc :
Donc : Ca est un sous-groupe de G;
∗ est associative dans : (f(G) , ) soit e l’élément
2) Montrons que Z G est un sous-groupe neutre de (G, ∗) donc : f e est l’élément neutre
ab y y ab
1 1
y G ?? 1)Exemples :
Les applications suivantes :
ay ya 1
g :
; ; f : ;
;
On a a; b Z G donc :
2
by yb 2
x ln x r 2r
De la même façon que précédemment on trouve
h : ; ; l : ;
;
ab1 y y ab1 y G donc ab1 Z G z z x ex
Donc : Z G est un sous-groupe de G; Sont des homomorphismes de groupes
Exercice 5 :On munit de la loi de composition
Théorème : Si H et K sont des sous-groupes de interne définie par :
(G, ∗), H ∩ K est un sous-groupe de (G, ∗). Ainsi, x y x y ² 1 y x² 1 ; x; y 2
Et on a :
A B C A B A C et A B C A B A C
2 2
e e e 2e
y y 2y 2 y
e e y y
f y ² 1 1
2 4 2
3)Dans F ; ; ◦ est distributive à droite
e y e y sur +, mais pas à gauche ((g+h)◦f = g◦f+h◦f, mais
Donc : f y ² 1 de même on a : en général, f◦(g+h) 6= f◦g+f◦h.
2
1) dans M 2 et M3 la multiplication est
e x e x
f x ² 1 Donc :
2 distributive sur l’addition mais l’addition
A; B; C M 3
3
e x e x e y e y e x e x e y e y :
f x f y
2 2 2 2 A B C A B A C
x y
e x y e
f x f y
2
A B C A C B C
l’addition n’est pas
Finalement : f x y f x f y
4) dans ; ; ; ;
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a) a b c abc 5) x; y; z A3 : x y z x y z
a b a c a b a c ab c 6) x; y; z A3 : x y z x y x z et
b) b c a bc
a
1) ; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ;
(1 l’élement unitaire)
Donc : b c a b a c a donc la loi ∗ est 2) ; ; n'est pas un anneau (car ( , +) n'est
distributive à droite sur la multiplication pas un groupe)
Finalement : la loi ∗ n’est pas distributive sur la 3)L’anneau des polyn^omes de degré inferieur a n
multiplication
2) Anneaux
X ; ; Est un anneau commutatif unitaire
n
Définition : Soit A un ensemble non vide ayant 4) M 2 ; ; ; M 3 ; ; Sont des anneaux
au moins deux éléments muni de deux lois de
composition interne (notées ∗ et T). non commutatifs mais unitaires
(A, ∗, T) est un anneau ⇔ (ls matrice unitaires sont resp:
1) (A, ∗) est un groupe commutatif 1 0 0
1 0
2) T est associative I2 et I 3 0 1 0 )
0 1 0 0 1
3) T est distributive sur ∗
L’anneau est commutatif si et seulement si T est
5) F ; ; ; n'est pas un anneau car la loi
commutative si de plus T admet un élément
neutre on dira qu’il est unitaire n’est distributive sur l’addition
Notation additif et multiplicatif : En effet : f : x x et g : x 1 et h : x x
On note en général la première loi + et la
deuxième loi On montre que :
On aura alors l’anneau (A, +, ) h f g x h f x h g x
On note 0 l’élément neutre pour la loi + et on
l’appelle l’élément nul de l’anneau A 6) F ; ; ; est unanneau commutatif unitaire
Si la loi admet un élément neutre on le note1 ( U : x 1 l’élement unitaire)
et on l’appelle l’élément unitaire de l’anneau A
7) P E ; ; est unanneau commutatif unitaire
Donc les conditions (axiomes)pour un anneau
( E l’élement unitaire)
(A, +, )deviennent :
8) P E ; ; n'est pas un anneau car la loi
1) x; y; z A3 : x y z x y z
n’est distributive sur
2) x; y A2 : x y yx 4)Calculs dans un anneau
Théorème : Soit (A, +, ∗) un anneau. On note 0A
3) 0 A x A : x0 x
l’élément neutre de A pour +.
4) x A x A : x x 0
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∀x ∈ A, x ∗ 0A = 0A ∗ x = 0A (l’élément neutre × est associative dans A et donc × est
pour l’addition est toujours absorbant pour la associative dans A
multiplication). 1A A et pour tout x de A , 1A × x = x × 1A = x.
Démonstration :
Soit x ∈ A. 0A ∗ x = (0A + 0A) ∗ x = 0A ∗ x + 0A ∗ x Donc, × possède un élément neutre 1A dans A
car ∗ est distributive sur +. Maintenant, (A, +) est
un groupe et dans un groupe, tout élément est Soit x ∈ A . On sait que x−1 ∈ A et que
régulier. (x−1)−1= x. Donc, tout élément de A admet un
Donc, 0A ∗ x + 0A ∗ x = 0A ∗ x = 0A ∗ x + 0A symétrique pour × dans A
entraîne 0A ∗ x = 0A. de même, x ∗ 0A = 0A. ❏ Donc : ( A , ×) est un groupe
4) Diviseurs de zéro - Anneau intègre
Théorème : Soit (A, +, ∗) un anneau. 4-1) Diviseurs de zéro
∀(a, b) ∈ A2 Exemple : Considérons les deux
(−a) ∗ b = a ∗ (−b) = −(a ∗ b) matrices carrées d'ordre 2 suivantes :
Démonstration : Soit (a, b) ∈ A2
a ∗ b + (−a) ∗ b = (a + (−a)) ∗ b = 0A ∗ b = 0A
et donc (−a) ∗ b = −a ∗ b.
Aucune de ces deux matrices n'est la matrice
De même, a ∗ b + a ∗ (−b) = a ∗ (b + (−b))
nulle, et pourtant leur produit vérifie :
= a ∗ 0A = 0A et donc a ∗ (−b) = −a ∗ b.
Remarques : Dans un anneau (ayant au moins
deux éléments) on montre aisément
que : 0 A 1A et que 0 A n'a pas de symétrique (pour On dit que les matrices M et N sont des diviseurs
de zéro.
la 2iém loi). Si tous les autres éléments de A Plus généralement, on a les définitions
sont Inversibles, on montrera que l'ensemble des suivantes :
éléments non nuls A∗= A− { 0 A } Définition 1: Soit A; ; un anneau et e
Forme un groupe (pour la loi 2iém loi) l’élément neutre pour
Théorème : Soit (A, +, ×) un anneau. Un élément a e de A est appelé un diviseur de
On note A l’ensemble des éléments de A qui zéro s'il existe un autre élément b e de A tel
sont inversibles c’est-à-dire l’ensemble des que ab e et ba e
éléments de A symétrisables pour ×
Définition 2 : l’anneau A; ; est dit intègre
( A , ×) est un groupe.
Démonstration : 1A est un élément de A S’il ne possède pas de diviseurs de zéros
Définition 3 : l’anneau A; ; est intègre
car 1A est inversible pour ×, d’inverse lui-même.
Ssi : a b 0 a 0 ou b 0
Donc : A Exemples :
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De même pour M 3 ; ; Exercice 6 : on considére l’ensemble suivant :
E a b 3 / a; b 2
F ; ; ; est unanneau commutatif unitaire
1)Monter que E; est un groupe commutatif
Non intègre en effet :
1
;x 0 0; x 0
2) Monter que E est une partie stable de ;
f : x x2 1 et g : x 5
0; x 0 x ; x 0 3) Monter que E; ; est un anneau commutatif
Tableau de : 5
;
x y a b 3 c d 3 a c b d 3
0 1 2 3 4
On a a; b; c; d 4
donc : a c et b d
0 0 0 0 0 0
1 0 1 2 3 4
Donc : x y a b 3 par suite : x y E
2 0 2 4 1 3
3 0 3 1 4 2 Donc : E; est un un sous-groupe de ;
4 0 4 3 2 1
donc E; est un un groupe
proposition : soit A; ; un anneau unitaire
2) ) Montons que E est une partie stable
si a A admet un symétrique pour alors a
n’est pas un diviseur de zéro dans A; ;
de ; ?
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3) on a ; ; est un anneau commutatif Donc : x x x x x x
2
x y x² xy yx y ²
2
Et 1 1 0 3 donc : 1 E et 1 est l’élément
x y x xy yx y car x 2 x x A
2
neutre de la multiplication dans ;
Donc : 1 est l’élément neutre de la multiplication b)on a : x y x xy yx y et x y x y
2 2
dans E
donc : x xy yx y x y
Conclusion : E; ; est un anneau commutatif
Tel que : x x
2
x A ( A; ; s’appelle Donc : A; ; est commutatif
anneau
c) déduction de : xy x y
De Boole)
1) calculer x x soient : x A et y A
2
c) en déduire : xy x y Donc : x y 0 A
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III) corps
x y z x z y z
1)Définition : Soit (K, +, ×) un anneau.
(K, +, ×) est un corps si et seulement si tout Théorème : Dans un corps, un produit de
élément non nul de K admet un inverse (pour ×) facteurs est nul si et seulement si l’un de ces
dans [Link] le corps est commutatif si et seulement facteurs est nuls :
si ∗ est commutative. x; y K 3 : x y 0 x 0 ou y 0
Exemples :1) ; ; ; ; ; ; ; ; sont des
Donc un un corps ne contient pas de diviseur de
corps commutatifs. zéro
Démonstration. Soit (K, +, ×) : on note 0
2) ; ; Est un anneau commutatif qui n’est
(resp. 1) l’élément neutre pour + (resp. ×).
pas un corps car par exemple, le nombre 2 n’est Soit (a, b) ∈ K2 tel que :a × b = 0.
Pas inversible dans Z. Si a 0, a admet un inverse pour × noté a−1
On peut écrire :a × b = 0 ⇒
3) M 2 ; ; n’est pas un corps car par a−1 × a × b = a−1 × 0
⇒ 1 × b = 0 ⇒ b = 0.
1 1
exemple : A n’est pas inversible Exercice : soit (K, +, ×) un corps finit :
1 1
K 0; e; x1; x2 ;...; xm ; m
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1 2 ..... n 1 1 donc : a 2b c 2d a c 2 b d
M a;b M c;d
b a d c b d ac
1 2 3 ..... n 1 1
Donc : M a;b M c;d M a c;b d
donc : n 1! 1 0 n
Et puisque : a; b; c; d 4
alors : a c et
Théorème : Dans un corps, tout élément de
K 0 est régulier pour la loi × : bd donc : M a;b M c;d E
a ib 2 de
f M a ;b M c ;d f M ac 2bd ;ad bc
ac 2bd i ad bc 2
a) Monter que f est un morphisme bijectif de
( E 02 , ) dans
;
f M a ;b f M c ;d a ib 2 c id 2
ac 2bd i ad bc 2 f M
b)en déduire la structure de ( E 02 , ) ac 2 bd ; ad bc
Et on a E M 2 ; Soit x iy
avec x; y 2
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a x f 1 1K et f 1 1K
a x
y a; b 2
Existe et il
b 2 y
b 2 a) montrer que :
est unique b) en déduire que
donc : f est un morphisme bijectif de
3) en déduire qu’il n’existe pas
( E 02 , ) dans
; d’homomorphisme f bijectif de K ; vers
b)( E 02 , ) et
; sont isomorphes K 0 ;
K
et
; un groupe commutatif donc aussi Solution : 1) )on suppose que 1K 1K 0 K ¨
bijectif de K ; vers K 0K ; La loi n’est pas associative
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1)Monter que : G
y z x x y z Et finalement :
cos sin
x y z x y z 2)Monter que : G /
sin cos
La loi est associative. 3)Monter que G est une partie stable de
Remarque : On aurait pu calculer directement
M ;
2
x y z
4) est ce que G est une partie stable de
0 x 0² x ² x car x 0 M ; ?
2
x y 0 x² y ² x x² y ² 0 x y 0 ou : M n M M ... M
nfois
Or x 0 et y 0 donc : x y 0 est impossible,
6) soit f l’application de dans G tel que :
pour tout x 0 x n’a pas de symétrique.
3) On pose x x3 ET x 0 pour tout f M
x 0 et est nul en 0 , est une fonction a) Monter que f est un morphisme surjectif de
cos sin z U a 2 b 2 1
a)on a : M 1 M 1
sin cos
/ a cos et bPage
sin et 37
z a ib
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z U : z cos i sin e i ac 2bd i ad bc 2 f M ac 2 bd ;ad bc
Donc : U e i
/
f M a ;b M c ; d
b)Montrons que U ; est un sous-groupe de f est un morphisme de ( E 02 , ) dans
;
; Soit x iy
avec x; y 2
on a U
et U car 1U On cherche M a;b E tel que : f M a ;b x iy
Soient z1 U et z2 U montrons que
f M a ;b x iy a ib 2 x iy
z1 z 12 U ? a x
a x
y a; b 2
Existe et il
z1 U 1 : z1 e 1i b 2 y
b 2
est unique
z2 U 2 : z2 e2i
donc : f est un morphisme bijectif de
On a : z1 z
1
e e
1i
2i 1 1i
e e 2i
e 1 2 i
;
2
( E 02 , ) dans
ac 2bd 2 ad bc
de M 2 ; donc La multiplication est
M a;b M c;d M ac 2bd ;ad bc
distributive par rapport à l’addition dans E
ad bc ac 2bd
Donc on a :
Et puisque : a; b; c; d 4
alors : ac 2bd et
E; est un groupe commutatif et
ad bc donc : M a;b M c;d E
( E 02 , ) un groupe commutatif
E est une partie stable de M 2 ; La multiplication est distributive par rapport à
l’addition dans E
3)soient : M a;b E et M c;d E
Conclusion : E; ; est un corps
f M a ;b M c ;d f M ac 2bd ;ad bc
Exercice 12: Soit A; ; un anneau.
ac 2bd i ad bc 2
Et 1A est l’élément neutre de A;
f M a ;b f M c ;d a ib 2 c id 2 soient : a A et b A tels que :
Prof/ATMANI NAJIB
Page 38 20
a) ab ba 1A Soient x et y deux éléments de K 0 K
donc : a ²b ba ² a ab ba
donc : a ²b ba ² ab ba a
K 0 K on a : xy x x y
1 1
y
donc : a²b ba² aba ba² xy xx1 y xy 1 y y x 1K
aba aba a
2
Donc : 9.1K x y
2 2
3) on a : ab ab abab aba b ba ² b
Donc : 9.1K x4 x2 y 2 y 2 x2 y 4
ba ba baba b aba b a²b
(Car : aba a²b ) Donc : 9.1K x4 1K 1K y 4
ab ab 1A ba ba ba ba
« C’est en forgeant que l’on devient forgeron »
Donc : ba ²b 1A ba ba ba ²b Dit un proverbe.
C’est en s’entraînant régulièrement aux calculs et
Car : ab ab ba ba ba ²b exercices Que l’on devient un mathématicien
Donc : ba ba 1A et puisque : ba ab 1A
Alors : ab ba
Exercice13: Soit K ; ; un corps.
COURS DE PHYSIQUE
AVEC EXERCICE
D’APPLICATION
Page 100
1 Cinématique du point matériel
1. EN QUELQUES MOTS...
Le mot cinématique vient du grec « kinêma » qui signifie mouvement. La cinématique est la
partie de la mécanique qui étudie les mouvements des corps, indépendamment des causes qui
les produisent.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Vitesse moyenne
La vitesse instantanée d’un point M est donc la dérivée par rapport au temps du vecteur posi-
tion OM (t ). C’est un vecteur toujours tangent à la trajectoire du point M et dirigé dans le sens
du mouvement du point M sur (C). Par la suite, la vitesse instantanée du point M, à l’instant t,
relativement à un espace de référence spatial (R0) sera notée V M /R (t ) ou plus simplement
0
dOM ( t )
V M/R , telle que : V M/R =
0 0 dt
R0
c) Accélération
L’accélération d’un point M par rapport à un référentiel (R0) est la dérivée première du vec-
teur vitesse instantanée par rapport au temps, ou la dérivée seconde du vecteur position par
Page 101
rapport au temps. Par la suite, l’accélération du point M, à l’instant t, par rapport à un réfé-
rentiel (R0) sera notée aM/R ( t ) ou plus simplement aM/R , telle que :
0 0
dVM/R d 2 OM ( t )
0
aM/R = =
0 dt dt 2
R0 R0
Cette relation est applicable à tout vecteur AB( t ) (de norme constante) en rotation
( )
autour d’un axe Δ fixe avec une vitesse angulaire ω ( t ) :
dAB
dt
= ω (t ) ∧ AB(t ) .
V M/R =
dOM ( t )
=
(
d r ur + z k ) =
dr( t ) du
ur + r( t ) r +
dz( t )
k+z
dk
0 dt dt dt dt dt dt R0
R0 R0 R0 R0 R0
=0
d’où : V M/R 0 = r ur + r( t ) θ uθ + z k
coordonnées polaires
Page 102
l
Coordonnées sphériques
(Annexe A) ⎛ r − r( t )θ2 − r( t )ϕ 2 sin 2 θ( t ) ⎞
dOM ( t ) ⎜ ⎟
2 ⎟
V M/R 0 = = r ur + r θ uθ + rϕ sin θ uϕ aM/R = ⎜
0
r(t ) θ + 2 r θ − r(t )ϕ sin θ (t ) cos θ (t )
dt ⎜ ⎟
OM ( t ) = r( t ) ur R0 ⎜⎝ r( t )ϕ sin θ( t ) + 2r ϕ sin θ( t ) + 2r( t )ϕ θ cos θ( t ) ⎟⎠
(ur ,uϕ ,uθ )
2
η dVM/R M/R 0
0
= τ+
ds( t ) aM/R = s τ + s2
(V ) η
V M/R 0 = τ = sτ 0 R dt R
Coordonnées intrinsèques dt aτ aη
R0
Page 103
(Cf. En pratique fiche 2) aτ et aη sont respectivement l’accélération tangentielle et
l’accélération normale (Cf. En pratique fiche 2)
* Vitesse en coordonnées intrinsèques
C Pour certaines trajectoires (curvilignes par exemple), afin de
connaître la vitesse du point M par rapport au référentiel (R0),
R il est intéressant de lui affecter une base mobile, dite base de
η
Frenet. Celle-ci est composée d’un vecteur tangent à la trajec-
α (t)
O0 ( C) toire (C) noté τ (dirigé dans le sens de la direction du dépla-
cement du point M au cours du temps) et d’un vecteur normal
M
à la trajectoire noté η (dirigé suivant le rayon de courbure de
τ
V M/R 0
la trajectoire et orienté vers l’intérieur de la courbure).
Le long de la trajectoire (C) le point M est repéré par son abscisse curviligne, notée s( t ) , qui
correspond à la longueur de l’arc de courbe orienté O0 M = s(t ) . (le point O0 étant un point
arbitrairement choisi sur (C) comme origine de l’espace de référence). La longueur de l’arc
O0 M est égale au produit du rayon de courbure R de la trajectoire de centre C par l’angle
⎛ ⎞
orienté ⎜ CO0 , CM ⎟ = α ( t ) , soit : s = O0 M = Rα ( t ) .
⎝ ⎠
La vitesse du point M en coordonnées intrinsèques, par rapport au référentiel (R0), s’écrit
ds( t )
alors : V M/R 0 = τ =sτ
dt
R0
* Accélération en coordonnées intrinsèques
C Lorsque le point M est repéré à partir de son abscisse curvi-
k ligne s( t ) , l’accélération du point M dans la base de Frenet par
aη rapport au référentiel (R0) s’écrit :
R
η aM/R =
d 2 s( t )
=
( )
d sτ
=τ
ds
+s
dτ
α(t) 2 dt dt R dt
O0 (C)
0
dt R0 0 R0
R0
M
Sur une portion de trajectoire (C) suffisamment petite, la tra-
τ jectoire du point M peut être assimilée à un cercle de centre
C et de rayon de courbure R (cercle osculateur).
aτ Le vecteur τ , lié au point M est alors en rotation autour de
l’axe fixe Ok (axe normal au plan de la trajectoire, passant
( )
par C et dirigé tel que τ , η, k soit une base orthonormée directe) avec une vitesse
dα (t )
angulaire ω (t ) = k = α k.
dt
dτ
La dérivée par rapport au temps de τ est donc : = ω ( t ) ∧ τ = α η . On peut alors écrire :
dt
( )η
2
d 2s t ⎧V =sτ dVM/R VM/R
() ⎪ M/R 0 η
aM/R = = s τ + s α η or ⎨ ⇒ aM/R = s τ + s2 = 0
τ + 0
0
dt 2 s
⎪⎩ ( t ) = Rα (t )
0 R dt R
R0 aτ aη
1. EN QUELQUES MOTS…
Le moment cinétique, noté L (unité : kg.m2.s–1), est un concept très important en physique. Il
est l’analogue de la quantité de mouvement pour les mouvements de rotation.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Moment cinétique
Considérons un point matériel M, de masse m, en rota-
(Δ ) tion autour d’un axe fixe (Δ) dans le référentiel gali-
léen (R0), d’origine O, point fixé sur (Δ). Le point M
z
est animé d’une vitesse V M/R 0 vis-à-vis du référentiel
(R0). Le moment cinétique de M en O, noté LO ( M ),
LO (M )
est alors défini par :
V M/R 0 : vitesse de M par
O y L O ( M ) = OM ∧ mVM/R
0 rapport à (R0)
(R0) M V M/R 0 ou OM : vecteur de O à M
p : vecteur quantité de
x L O ( M ) = OM ∧ p
mouvement du point M
Le vecteur moment cinétique de M en O, est un vecteur perpendiculaire au plan formé par les
vecteurs OM et VM/R , d’origine O (vecteur lié). Il est orienté suivant la règle du trièdre direct
0
de la main droite.
Le moment cinétique en un point est donc le « moment de la quantité de mouvement, p » en
ce point.
b) Relation entre le moment cinétique et le moment d’inertie
z ( )
polaire orienté tel que : θ( t ) = Ox ,OM . L’expression
O y ⇔ L O ( M ) = r ur ∧ m r ur + r ur ∧ mr θ uθ
θ( ) M u θ V M/R 0 =0
(R0) t
ur 2
⇔ L O ( M ) = mr θ k (car ur ∧ uθ = k )
x
Page 105
Dans cette expression on reconnaît la quantité mr 2 qui est le moment d’inertie, noté I , du
point matériel M de masse m situé à la distance r du point O fixe sur l’axe de rotation (Δ). On
peut alors écrire le moment cinétique de M en O en fonction du moment d’inertie I :
I : moment d’inertie de M par rapport à O fixe sur l’axe de rotation
2
L O ( M ) = I θ k (Δ), tel que : I = m r
θ : vitesse angulaire de M par rapport à O fixe sur l’axe de rotation (Δ)
c) Théorème du moment cinétique
La dérivée du moment cinétique d’un point matériel M, de masse m, en un point fixe O, par
rapport au temps relativement au référentiel fixe supposé galiléen (R0) s’écrit :
d L O (M)
dt
=
d
dt
(
OM ∧ mVM/R
0
)R
R0 0
⇔
d LO ( M )
=
d OM
∧ mVM/R + OM ∧
(
d mVM/R
0
) = OM ∧ m aM/R
dt dt R0
0 dt 0
R0 R0
=0
car VM/R ∧ mVM/R = 0
0 0
d L O (M)
Or d’après le PFD on a : ∑ Fext = m aM/R 0
, d’où :
dt
= OM ∧ ∑ Fext .
R0
dL O(M)
dt
= OM ∧ ∑ Fext = ∑ MF ext / (O)
R0
Le théorème du moment cinétique permet d’écrire que dans un référentiel galiléen (R0), la dérivée
première par rapport au temps du moment cinétique d’un point matériel M est égale au moment en O
(fixe dans (R0) au cours du temps) de la résultante des forces extérieures agissant sur M.
Si la résultante des moments des forces agissant sur M est nulle alors le moment cinétique du
point M en O (O fixe) est constant : si ∑ MF ext / (O) = 0 alors L O( M ) = cste . Pour un système
isolé, le moment cinétique d’un point M en O est une constante du mouvement, c’est-à-dire que
le moment cinétique de M en O (O fixe) se conserve au cours du mouvement.
Page 106
3 Intensité et tension
en électrocinétique
1. EN QUELQUES MOTS…
L’électrocinétique est la partie de l’électromagnétisme traitée en utilisant des courants et des
tensions. Un courant électrique correspond à un déplacement ordonné de charges électriques
appelées « porteurs de charge ». L’intensité correspond au débit de ces charges dans un maté-
riau conducteur. La tension aux bornes d’un composant électrique est une différence de
potentiel entre deux points.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Intensité
Les porteurs de charges peuvent être:
c des électrons libres dans les métaux ;
c des ions (cations et anions) dans les solutions électrolytiques.
Dans un circuit électrique, l’intensité mesure le nombre de « porteurs de charges » qui traversent
la section S du circuit par unité de temps.
L’intensité du courant correspond au débit de charges. Section S
Page 107
Au lieu de parler d’énergie en chaque point du circuit électrique, la notion de potentiel élec-
trique, noté V, est introduite (fiche 45). Il n’est pas possible de mesurer le potentiel en un
point. En revanche, une différence de potentiel entre deux points peut l’être.
Considérons les points A et B, placés de part et d’autre d’un
composant électrique. La tension uAB est égale à la différence A B
Page 108
d) Lois vérifiées par l’intensité et la tension
i i2 u1
branches
i1 u2
L’intensité est la même en tout point
d’un circuit en série : i = i1 = i2
Les tensions aux bornes de branches parallèles
sont égales : u = u1 = u2
Lois de Kirchhoff
Loi des nœuds Loi des mailles ou loi d’additivité des tensions
isort noeud u1
isort
isort u4 +
u2
maille
ientre
ientre
u3
La somme des courants qui entrent par Dans une maille orientée, la somme des tensions
un nœud est égale à la somme des cou-
est nulle : ∑ ε i ui = 0 avec
rants qui en sortent : ∑ ientre = ∑ isort maille
Cela traduit la conservation de la charge. ε i = +1 si la tension est orientée dans le sens de
la maille
ε i = −1 si la tension est orientée dans le con-
traire de la maille.
On peut donc écrire : −u1 + u4 + u3 + u2 = 0
3. EN PRATIQUE…
2
c Un fil électrique en cuivre, de section droite S = 1,0 mm , est parcouru par un courant
d’intensité constante I = 5,0 A durant 10 heures. La quantité d’électricité circulant dans le
fil électrique est : q = I Δt = 5, 0 × 10 × 60 × 60 = 1, 8 × 105 C
Dans les métaux, les porteurs de charges sont les électrons libres, de charge négative égale à
–e. Ainsi, q = −1, 8.105 C . Le nombre « N » d’électrons libres s’étant déplacés est donc :
q −1, 8.105
N= = ⇔ N = 1, 7 × 1022 électrons
− e −1, 6.10−19
c Étudions le sens de déplacement des porteurs de charge dans les deux cas représentés ci-dessous :
fil métallique fil métallique
I = - 4A I = 7A
A B A B
Page 109
I = – 4 A < 0 ⇒ Le courant va de B vers A. Les porteurs de charges sont les électrons libres.
Ils se déplacent en sens inverse, soit de A vers B.
I = 7 A > 0 ⇒ Le courant va de B vers A. Les électrons libres se déplacent en sens inverse,
soit de A vers B.
cLe courant délivré par EDF est alternatif de fréquence f = 50 Hz. Il peut s’écrire :
i ( t ) = I0 cos (ω t )
Æ Calculons la période T et la pulsation ω du courant :
1 1 2π 2π
T= ⇔ T= = 2, 0 × 10−2 s et ω = ⇔ ω = = 3,1 × 102 rad.s –1
f 50 T −2
2, 0 × 10
Æ Regardons s’il est possible d’utiliser l’A.R.Q.S. au sein d’une maison ayant une installation
électrique de longueur L.
L’onde se propage environ à la vitesse v = 2,0.105 km.s–1. Son temps de propagation τ dans les
L
fils électriques s’exprime donc : τ = . Le temps caractéristique du circuit est la période T du
v
courant calculée précédemment. On peut se placer dans l’A.R.Q.S. lorsque T τ
L ⇔ 8 −2 6
⇔ T L vT ⇔ L 2, 0.10 × 2, 0.10 ⇔ L 4, 0 × 10 m.
v
La longueur des fils électriques étant bien inférieure à 4 000 km, on peut considérer le cou-
rant quasi-stationnaire dans une maison ou même un réseau électrique local.
u4
Maille 1 Maille 2
u2 u5 u2 u5
u1 u3 u6 u1
+ + u3 + u6
u4 maille1
u4
-u4 + u3 - u2 + u1 = 0 u3 + u5 - u6 = 0 maille 2
Page 110
4 Puissance instantanée
1. EN QUELQUES MOTS…
Un dipôle électrocinétique comporte une borne d’entrée et une borne de sortie. On distingue
deux types de dipôles : les récepteurs et les générateurs.
c Un récepteur transforme de l’énergie électrique en une autre énergie (thermique, mécani-
que, lumineuse…).
c Un générateur transforme une énergie chimique, lumineuse (ou autre) en énergie électrique.
Pour les différencier, on regarde le signe de la puissance électrique.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
c Considérons un circuit comportant des générateurs et des récepteurs. Pour un de ces
dipôles, la puissance électrique instantanée, notée p, est définie comme le travail électrique
échangé pendant une unité de temps (fiche 7).
La puissance instantanée est égale au produit de la tension aux bornes du dipôle et de l’inten-
sité du courant qui le traverse :
p(t) : Puissance électrique instantanée en Watt (W)
p (t ) = u (t ) i (t ) u(t) : Tension aux bornes du dipôle en Volt (V)
i(t) : Intensité du courant parcourant le dipôle en Ampère (A)
c Comme en thermodynamique, la puissance reçue par le dipôle est comptée positivement,
tandis que celle cédée au milieu extérieur est négative. Il est possible de classer les dipôles
suivant le signe de la puissance :
Dipôle récepteur Dipôle générateur
Puissance reçue par le dipôle Puissance cédée au reste du circuit
Puissance Transforme de l’énergie électrique Transforme une énergie non électrique en
en une autre forme d’énergie énergie électrique
– moteur
– lampe – générateur basse fréquence G.B.F.
Exemples
– conducteur ohmique – pile
– diode
u u
Page 111
En convention récepteur,
Positive Négative
Signe de la puissance instantanée
p(t) > 0 p(t) < 0
Le dipôle
Type de dipôle Le dipôle est un récepteur
est un générateur
3. EN PRATIQUE…
Plaçons-nous en régime continu. La tension et l’intensité sont constantes. La puissance élec-
trique est donc aussi une constante.
Examinons le comportement du dipôle utilisé.
P = −24 W
En convention récepteur, la puissance est
négative.
Le dipôle considéré est donc un générateur,
il fournit de l’énergie au reste du circuit.
En revanche, dans ce cas, le dipôle est en con-
vention générateur : les flèches de tension et I=+4A
d’intensité sont dans le même sens. dipôle
U = 12 V
P = 48 W
Page 112
5 Dipôles électrocinétiques
1. EN QUELQUES MOTS…
Un dipôle est un composant comportant deux bornes, placé dans un circuit électrique. Dans
l’A.R.Q.S. (Approximation du régime quasi-stationnaire), ces dipôles peuvent être qualifiés
d’actifs ou de passifs, de linéaires ou non-linéaires, symétriques ou non-symétriques. Pour
cela, il faut étudier leur caractéristique courant – tension.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Caractéristique statique courant-tension
i La caractéristique courant - tension d’un dipôle est la courbe,
en régime continu, représentant les variations de l’intensité I
parcourant le dipôle en fonction de la tension U à ses bornes,
u soit I = f(U).
– Un dipôle est linéaire lorsqu’il existe une relation affine ou
I une équation différentielle linéaire à coefficients constants
entre l’intensité et la tension.
– Un dipôle est passif lorsque sa caractéristique courant – ten-
sion passe par l’origine, alors qu’il est actif si sa caractéristique
U
ne passe pas par l’origine.
– Un dipôle est dit symétrique si sa caractéristique courant –
tension est symétrique par rapport à O ; si ce n’est pas le cas, le
dipôle est qualifié de non-symétrique.
c Les générateurs de courant et de tension ont des caractéristiques courant – tension statiques.
Dipôle Définition Caractéristique
Lorsque le générateur est idéal, la tension déli-
vrée est constante : U = E quel que soit le cou-
rant débité.
Un générateur de tension réel délivre une ten-
Générateur sion U = E - rI . I (A)
de tension
U : tension délivrée par le générateur en V générateur
(modèle de E/r de tension idéal
E : force électromotrice (f.e.m.) en V
Thévenin) (r=0)
r : résistance interne en Ω générateur
- linéaire de tension
I : intensité du courant en A (pente de - 1 / r)
U (V)
- actif E
- non-symé- Générateur Générateur
trique de tension idéal : de tension réel :
I E rI
I
r
E U
Page 113
Dipôle Définition Caractéristique
Lorsque le générateur est idéal, le courant déli-
vré est constant : I = I0 quelle que soit la ten-
sion à ses bornes.
Générateur Un générateur de courant réel délivre un cou-
de courant rant tel que I (A) générateur
de courant idéal
(modèle (r=0)
U
de Norton) I=I - I0 : courant de court – circuit en A I0
0 r
- linéaire générateur
de courant
- actif Générateur Générateur (pente de - 1 / r)
U (V)
- non-symé- de courant : de courant réel : r x I0
trique I 0
I
I0
r
U U
Page 114
Dipôle Définition et Schéma Caractéristique courant tension
I (A)
Ne laisse passer le courant que
Diode
dans un sens.
à jonction
- non-linéaire I
- passif
U (V)
- non symé-
trique U
Page 115
b) Caractéristique dynamique courant-tension
La caractéristique dynamique est obtenue en régime variable. Lorsque le signal est sinusoïdal
de pulsation ω, la réponse des dipôles dépend de la fréquence. Cette notion est illustrée à
l’aide du condensateur et de l’inductance en régime sinusoïdal. Quand ω Æ 0, la caractéristi-
que dynamique tend vers la caractéristique statique.
Condensateur Inductance
uc ( t ) = U mcos ( ωt ) i ( t ) = I mcos ( ωt )
Expression de la tension
et du courant sinusoïdaux duc ( t ) di ( t )
i (t ) = C = −CωU sin ( ωt ) uL (t ) = L = − LωI msin ( ωt )
dt m dt
i (A)
i (A)
Caractéristique
dynamique uC (V) uL (V)
Comportement lorsque i i
ω→0 i i
⇔ uL
⇔ uL
uC uC
Comportement lorsque i i
ω→∞ i i
⇔ ⇔
uC uC uL uL
Page 116
3. EN PRATIQUE…
c Étudions différentes associations de conducteurs ohmiques.
– Cherchons la valeur de la résistance équivalente à une association de résistances montées
en série. Dans ce montage, chacune des résistances est parcourue par le même courant i.
D’après la loi d’additivité des tensions, u = u1 + u2 + … + un
En utilisant la loi d’Ohm, on peut écrire : u1 u2 u3
u = ( R1i ) + ( R 2 i ) + … + ( R n i ) i R1 R2 Rn
u = ( R1 + R 2 + … + R n ) i
u
i Une association de résistances montées en série peut être rem-
Réq
placée par une seule résistance de valeur R eq = ∑ R k .
u k
Page 117
c Considérons deux générateurs de courant montés en parallèle. Cherchons le générateur de
courant équivalent.
Page 118
6 Loi de Coulomb
1. QUELQUES MOTS…
D’un point de vue microscopique, la matière est composée d’atomes eux-mêmes composés de
particulaires élémentaires. On entend ici par « particules élémentaires » les protons, les neu-
trons et les électrons, qui seront les seules « particules élémentaires » considérées par la suite.
L’atome, qui est un édifice électriquement neutre, est constitué d’un noyau (proton + neutrons)
et d’électrons qui « gravitent » autour du noyau (modèle de Bohr) (Chimie Générale fiche 33).
Électron Seuls le proton et l’électron possèdent une charge électrique
(ou charge électrique élémentaire), le neutron est non
Proton
chargé. La charge électrique négative de l’électron est notée
–e, et la charge électrique positive du proton, notée +e. Les 2
Noyau charges sont égales mais de signes opposés. La valeur de la
charge électrique élémentaire, notée e, est environ égale à : e
= 1,602.10-19C (unité le Coulomb, noté C).
Expérimentalement, il a été observé que les charges électri-
Neutron ques de même signe se repoussent alors que celles de signes
opposés s’attirent.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Conducteur et isolants
Selon la capacité de la matière à conduire l’électricité, il est possible de la classer en deux
grandes catégories : les conducteurs et les isolants. Un matériau capable de conduire l’électri-
cité est un matériau conducteur, en revanche lorsqu’il ne conduit pas l’électricité c’est un iso-
lant. Un isolant se distingue d’un conducteur par le fait que ses électrons périphériques sont
fortement liés au noyau (fort potentiel d’ionisation), contrairement à ceux des conducteurs
qui sont libres de se déplacer dans le matériau (sous l’effet d’un champ électrique). Dans le
cas des conducteurs, les électrons participant à la conduction du courant électrique sont appe-
lés électrons de conduction.
Il existe une troisième classe de matériaux, dont la physique ne sera pas abordée par la suite :
les semi-conducteurs.
b) Invariance et principe de conservation des charges électriques
Contrairement à d’autres grandeurs physiques comme la vitesse ou la force, la charge élec-
trique élémentaire est un invariant, c’est-à-dire que sa valeur reste inchangée quel que soit le
référentiel d’étude. Cette propriété amène à énoncer le principe de conservation des charges
électriques : la quantité de charges électriques produites au cours de n’importe quelle trans-
formation est nulle (autant de charges positives que de charges négatives).
c) Loi de Coulomb
Soient deux charges ponctuelles q1 et q2, placées dans le vide de permittivité électrique ε0 à
une distance r l’une de l’autre. Pour l’exemple, on choisit arbitrairement de prendre q1 et q2
positives, mais le raisonnement est identique quel que soit le signe des deux charges.
Page 119
La charge q1 exerce sur la charge q2 une force
Fq1 →q2
électrostatique, notée Fq → q , dirigée suivant
1 2
r le vecteur unitaire u (vecteur unitaire porté
q2 >0
par la ligne d’action de la force électro-
Fq2 →q1 u statique dirigé de q1 vers q2). Au même ins-
q1 >0 tant, la charge q2 exerce sur la charge q1 une
Ligne d'action force électrostatique, notée Fq → q , dirigée
2 1
de la force
en sens inverse de Fq → q .
1 2
3e
Les 2 forces sont égales et opposées conformément à la loi de Newton (principe des actions
réciproques). On montre que la force exercée entre les 2 charges est proportionnelle au pro-
duit des charges et inversement proportionnelle au carré de leur distance. La valeur appro-
chée de la constante de proportionnalité K est d’environ : K ≈ 9.109 m.F-1. On pose
1
généralement : K = (ce qui permet de définir ε0). La loi de Coulomb s’écrit alors :
4π ε0
Fq : force électrostatique de q1 sur q2 (N)
1 → q2
q1 , q2 : charges électriques (C)
1 q1q2 ε0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)
Fq → q = u = − Fq → q
1 2 4π ε0 r 2 2 1 ( ε0 = 8,854.10–12 F.m–1)
r : distance entre q1 et q2 (m)
u : vecteur unitaire porté par la ligne d’action de la
force électrostatique
Lorsque les charges sont de même signe alors la force électrostatique est répulsive, si elles
sont de signes opposés alors la force électrostatique est attractive.
Lorsque le milieu considéré n’est pas le vide, il suffit d’introduire la permittivité du milieu
considéré, notée ε , à la place de la permittivité électrique du vide dans la loi de Coulomb.
On pose généralement : ε = ε0 ε r , où ε r est la permittivité relative du milieu considéré
(grandeur sans dimension). Pour l’air ε r = 1,00058, de sorte que l’électrostatique étudiée
dans l’air se confond pratiquement avec l’électrostatique étudiée dans le vide.
Par la suite, nous traiterons uniquement l’électrostatique et la magnétostatique dans le vide.
3. EN PRATIQUE…
Traçons la norme de la force électrostatique en fonction de la distance r entre 2 charges ponc-
tuelles q1 et q2. On choisit : q1 = q2 = 1,6.10–19 C
1
Fq1 →q2 = Fq2 →q1 (N) La force électrostatique décroît en « »,
2,3.10 −8
r2
c’est une force dont la portée varie de
l’Angstrom (10–10 m) jusqu’à théorique-
ment l’infini.
2,3.10−28
2,3.10−40 r (m)
10−10 1 106
Page 120
7 Champ électrostatique
1. EN QUELQUES MOTS…
Toute charge électrique « perturbe » l’espace environnant en créant en tout point de l’espace
un champ appelé champ électrique. Lorsque la distribution de charges est indépendante du
temps (régime permanent) alors le champ créé est appelé champ électrostatique (unité le
Volt par mètre, noté V.m–1).
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle
Par définition, si une charge ponctuelle q est placée en un point P de l’espace où règne un
champ électrostatique, noté E( P ), alors la charge est soumise à une force électrostatique,
notée F , telle que : F = q E( P ) .
La charge q1 exerce sur la charge q2 une force électrostatique, notée Fq → q , dirigée en sens
1 2
inverse du vecteur unitaire u (vecteur unitaire porté par la ligne d’action de la force électro-
1 q1
statique et dirigé de q1 vers q2), tel que : Fq → q = q2 u . En identifiant cette relation
1 2 4π ε 0 r 2
avec la relation générale donnant la force électrostatique, F , agissant sur une charge q, placée
en un point P de l’espace, en fonction du champ électrostatique E( P ) : F = q E( P ) , on obtient :
1 q1
E= u , où E est le champ électrostatique créé par la charge q1 à l’endroit où se trouve
4π ε 0 r 2
la charge q2.
Page 121
D’une manière générale, le champ électrostatique créé par une charge ponctuelle q en un
point P de l’espace à la distance r de q est :
c Propriétés :
– Le champ électrostatique créé par une charge ponctuelle q en un point P de l’espace, à la
distance r de la charge, est inversement proportionnel au carré de la distance entre q et P.
– Il est porté par la droite passant par q et P, on dit alors que le champ électrostatique est radial.
– Le champ électrostatique est non défini au point où se trouve la charge ponctuelle q, car
lorsque r Æ 0, alors E r → 0 →∞.
( )
b) Champ électrostatique créé par une distribution de charges ponctuelles
Si on dispose en n points Mi de l’espace une charge ponctuelle qi, celles-ci vont créer en un
point P, distant de ri de chaque point Mi, un champ électrostatique résultant tel que :
n
E( P ) = ∑ Ei .
i =1
Le champ électrostatique total est la somme vectorielle des champs Ei créés en P par les
différentes charges qi : c’est le principe de superposition. Ainsi :
n
1 q
E( P ) =
4 π ε0
∑ r 2i ui .
i =1 i
c) Champ électrostatique créé par une distribution continue de charges
À l’échelle macroscopique, les particules chargées sont très nombreuses et forment une sorte de
« continuum de gaz électrique », ce qui permet d’introduire la notion de densité de charges.
c Distribution linéique de charges (méthode)
Dans le cas d’une distribution linéique de charges, les charges ponctuelles sont réparties sur
une courbe (C) (sur le schéma les charges sont choisies positives de façon arbitraire).
Le champ électrostatique total est alors obtenu par intégration du champ électrostatique élé-
mentaire précédent, tel que :
E( P ) : champ électrostatique créé par une densité de charge linéique
à la distance r (V.m–1)
λ : densité linéique de charge (C.m–1)
1 λ dl dl : élément de longueur contenant la charge élémentaire dq (m)
E( P ) = ∫ 4π ε 0 r 2
u
ε0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)
( C)
r : distance entre dl et le point P (point où le champ est mesuré) (m)
u : vecteur unitaire porté par la ligne d’action de la force élec-
trostatique
dq dq
σ= ρ=
dS dV
dE (P )
u
dE (P ) P
u
P +
+ + + r +
+ + +
+ + +
r + + + +
+
+ + + +
dq ++ + d V +
+ +
(S) + + + + + (V) + +
+ dq + + + + + + + +
+ + ++ +
+
dS + +
3. EN PRATIQUE…
On se propose de calculer le champ électrostatique créé en un point P situé à une distance R
d’un fil rectiligne infini, placé dans le vide, portant une densité linéique de charge uniforme
telle que : λ > 0 .
Page 123
On choisit un point M quelconque sur le fil
auquel correspond un élément de longueur dl .
fil
Cet élément de longueur « porte » une charge
infini
élémentaire dq , telle que : dq = λ dl . La
charge dq crée alors en P, à la distance r de dl ,
dE un champ électrostatique élémentaire tel que :
O R P y
α 1 dq 1 λ dl
j dE( P ) = u= u (1)
l 4π ε0 r 2 4π ε 0 r 2
M r i
dl u La distance R étant fixée, la valeur du champ
dq
électrostatique dépend uniquement du para-
x mètre angulaire a défini par α= OP,PM .( )
Il faut donc exprimer toutes les variables du problème, c’est-à-dire r et dl , en fonction de α.
R R
Æ Exprimons r en fonction de α : on a : cos α= , d’où : r =
r cos α
Æ Exprimons dl en fonction de α :
On commence par écrire l’expression de l en fonction de α, d’où : l =R tan α .
Pour obtenir l’expression de dl en fonction de α, on écrit la différentielle de l par rapport à α
R
que l’on assimile au déplacement élémentaire dl , soit : dl = dα =dl .
cos2α
D’après (1) le champ élémentaire dE( P ) s’écrit alors :
1 λ
dE( P ) = dα u . (2)
4π ε0 R
Avant d’obtenir par intégration l’expression du champ résultant en P, il est nécessaire de pro-
jeter au préalable la relation (2) qui est une relation vectorielle sur les axes Px et Py afin
d’obtenir deux relations scalaires que l’on pourra intégrer. On remarque que pour des raisons
de symétrie, la composante du champ électrostatique total sur l’axe Px est nulle.
1 λ
Projetons le champ élémentaire sur l’axe Py : ⇒ dE( P ) = cos α dα
4π ε0 R
π π
Intégration du champ élémentaire dE( P ) sur tout le fil (c’est-à-dire pour − ≤ α ≤ + ) :
π π 2 2
1 λ +2 1 λ +
E( P ) = ∫
cos α d α = [sin α ] π2
4π ε0 R − π 4π ε0 R −
2 2
1 λ.
E( P ) =
2π ε0 R
Le champ total créé par un fil infini en un point P de l’espace à la distance R du fil infini est
1 λ
donc : E( P ) = j.
2π ε0 R
Page 124
8 Potentiel électrostatique
1. EN QUELQUES MOTS…
De la même manière qu’il est possible d’affecter à chaque point de l’espace une grandeur vec-
torielle qui est le champ électrostatique, il est également possible de lui affecter une grandeur
scalaire que l’on appelle potentiel électrostatique (ou plus simplement potentiel), noté V
(unité le Volt, noté V).
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Potentiel électrostatique créé par une charge ponctuelle
L’expression du potentiel électrostatique créé par une charge ponctuelle q en un point P de
1 q
l’espace à la distance r de la charge est donnée par : V( P ) = + cste.
4π ε 0 r
Le potentiel électrostatique est une fonction scalaire définie à une constante près. La conven-
tion classique pour déterminer cette constante est de prendre le potentiel nul à l’infini (sous
la condition qu’il n’y ait pas de charge à l’infini), d’où :
V( P ) : potentiel électrostatique créé par une charge ponctuelle q à la dis-
tance r de q (V)
1 q
V( P ) = q : charge électrique (C)
4π ε 0 r
r : distance entre q et le point P (point où le potentiel est mesuré) (m)
ε 0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)
Comme pour le champ électrostatique, le potentiel électrostatique est non défini au point où
se trouve la charge ponctuelle q, car lorsque rÆ 0, alors V( r → 0) Æ ∞.
b) Potentiel électrostatique créé par une distribution de charges ponctuelles
Lorsque l’on place en n points Mi de l’espace une charge ponctuelle qi fixe, le potentiel élec-
trostatique créé par ces charges en un point quelconque P de l’espace est la somme algébri-
que des potentiels créés par chacune de ces charges, tel que :
n q
1
V( P ) =
4π ε
∑ r
i
, où ri est la distance entre le point Mi et le point P.
0 i =1 i
c) Potentiel électrostatique créé par une distribution continue de charges
De façon similaire à ce qui a été fait pour le champ électrostatique dans le cas d’une distribu-
tion continue de charges, on peut déterminer le potentiel créé par cette distribution en un
point P quelconque de l’espace.
La répartition des charges est caractérisée en chaque point de l’élément considéré (courbe (C),
surface (Σ), volume (V)), par la densité de charge (linéique λ , surfacique σ , volumique ρ ).
Page 125
En un point P de l’espace, situé à la distance r de l’élément considéré, l’expression du potentiel
électrostatique, noté V( P ), est donné par :
Distribution linéique de charges Distribution surfacique de charges Distribution volumique de charges
Densité linéique de charge : Densité surfacique de charge : Densité volumique de charge :
dq dq dq
λ= σ= ρ=
dl dS dV
Expression du potentiel Expression du potentiel Expression du potentiel
électrostatique : électrostatique : électrostatique :
1 λ dl 1 σ dS 1 ρ dV
V( P ) = ∫ 4π ε 0 r ∫∫
V( P ) =
4π ε0 r
V( P ) = ∫∫∫ 4π ε0 r
( C) (S ) (V )
Page 126
Cette relation est fondamentale car elle relie le potentiel électrostatique au champ électrosta-
tique. Elle permet de déterminer le champ électrostatique connaissant l’expression du poten-
tiel ou le potentiel électrostatique connaissant l’expression du champ électrostatique :
V : potentiel électrostatique (V)
dV = − E. dl E : champ électrostatique (V.m–1)
dl : déplacement élémentaire (m)
e) Notion de circulation
Par définition la circulation élémentaire du champ électrostatique, E , le long d’une courbe
(C), d’extrémités A et B, s’écrit : dCAB =[Link] , où dl est le vecteur déplacement élémentaire
de E le long de (C).
En utilisant le fait que : dV = − [Link] alors la circulation élémentaire du champ électro-
statique, E , le long de la courbe (C) s’écrit : dCAB =[Link] = −dV .
B
La circulation totale de E le long de (C) entre A et B est donnée par : ∫A
E.d l = V( A ) − V( B).
Page 127
c Lignes de champ
Le champ électrostatique est toujours orienté dans le sens des potentiels décroissants.
3. EN PRATIQUE
Cherchons à calculer le potentiel électrostatique créé
par une sphère (S) de rayon R, à la distance r du centre
E de la sphère O, telle que : r > R. La sphère porte une
u densité surfacique de charge uniforme, notée σ , telle
r que : σ > 0 . On donne l’expression du champ électrosta-
σ R2
tique créé par la sphère (S) en r : E = u (étant
ε0 r 2
O
R donnée la géométrie du problème le champ E est
(S)
radial). L’expression de E est déterminée grâce au théo-
rème de Gauss (Fiche 46).
Page 128
155
9 Dipôle électrostatique
E(M )
On appelle H la projection orthogonale de P sur NM .
uθ
ur ( ) ( )
Les angles ON,NM et OP,PM sont considérés comme
égaux car r a , et sont notés θ .
M
Comme r a , on peut écrire : r2 − r1 ≈ NH ≈ a cosθ et
r2 r1 ≈ r 2 , le potentiel électrostatique créé par le dipôle en
r2 q a cos θ
M s’écrit alors : V( M ) =
r r1 4π ε0 r 2
H
Le vecteur moment dipolaire ou plus simplement moment
N θ θ P dipolaire, noté p (unité le Coulomb mètre, noté C.m), est
−q O p +q
défini par : p = q NP .
a
La valeur q est toujours positive et le moment dipolaire est orienté de la charge négative vers
la charge positive.
Le potentiel s’écrit :
V( M ) : potentiel électrostatique créé par le dipôle en M (V)
p cos θ p : norme du moment dipolaire (C.m)
V( M ) =
4π ε0 r 2 r : distance entre le centre du dipôle et le point M (m)
ε0 : permittivité électrique du vide ([Link]–1)
b) Champ électrostatique créé par un dipôle
L’expression du champ électrostatique créé par le dipôle en M est obtenue à partir de
l’expression du potentiel en utilisant le fait que : E( M ) = − grad V( M ). Le problème du dipôle
Page 129
électrostatique ayant une symétrie de révolution autour de NP , le champ électrostatique créé
par le dipôle est contenu dans le plan formé par la base polaire ( ur , uθ ) .
Le potentiel dépendant du paramètre angulaire θ , il est judicieux d’utiliser l’expression du
gradient en coordonnées polaires plutôt qu’en coordonnées cartésiennes, soit :
1 ∂V( M ) . ∂V( M )
E( M ) = −
u ur −
∂r r ∂θ θ
On obtient alors pour l’expression du champ électrostatique créé par le dipôle en M :
⇔ M F / ( O ) = OP ∧ FP + NO ∧ FP , car ON = − NO et FP = − FN
(
⇔ M F / ( O ) = NO + OP ∧ FP = NP ∧ FP )
⇔ M F / ( O ) = NP ∧ qE = q NP ∧ E = p ∧ E .
1. EN QUELQUES MOTS…
Le théorème de Gauss est un outil puissant qui permet de calculer facilement le champ élec-
trostatique créé par une distribution de charges. En pratique, le théorème de Gauss s’appli-
que essentiellement lorsque les charges sont réparties régulièrement sur un plan, ou dans
l’espace avec une symétrie sphérique autour d’un point fixe, ou une symétrie cylindrique
autour d’un axe de révolution.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Orientation d’une surface
Une surface est dite ouverte lorsqu’elle s’appuie sur un contour fermé. Une surface fermée
est formée de 2 surfaces ouvertes s’appuyant sur le même contour fermé.
Dans le cas d’une surface fermée, par convention, la normale positive est toujours dirigée de
l’intérieur de la surface vers l’extérieur de la surface.
Si la surface est ouverte, il est possible de passer d’une face à l’autre sans traverser la
surface. En revanche, si la surface est fermée, elle sépare l’espace en deux zones corres-
pondant aux deux faces, intérieur et extérieur, et il faut traverser la surface pour passer
d’une zone à l’autre.
(
dφ = [Link] , ou dφ = E . dS cos E , dS . )
Le flux du vecteur champ électrostatique E , à travers une surface finie S est alors :
φ : flux du champ électrostatique (V.m)
φ= ∫∫ [Link] E : champ électrostatique (V.m–1)
S
dS : surface élémentaire à travers laquelle on calcule le flux de E (m2)
Page 131
c) Théorème de Gauss
Le théorème de Gauss permet d’écrire que le flux du champ électrique à travers une surface S
fermée, appelée surface de Gauss, est égal à la somme des charges intérieures au volume déli-
mité par S divisée par ε0 , d’où :
φ : flux du champ électrostatique (V.m)
E : champ électrostatique (V.m–1)
int
Q dS : vecteur surface élémentaire
φ= ∫∫
E. d S =
ε0 Q int : charge totale contenue dans le volume délimité par la
S
surface de Gauss S considérée (C)
ε0 : permittivité électrique du vide (F.m–1)
3. EN PRATIQUE…
φ = φ1 + φ2 + φ3 = ∫∫ E. d S1 + ∫∫ E. d S2 + ∫∫ E. d S3.
S1 S2 S3
Le champ électrostatique étant radial (orienté suivant le rayon du cylindre), le flux de E à
travers les surfaces S2 et S3 est nul : φ2 = 0 et φ3 = 0, car E ⊥ dS2 et E ⊥ dS3 (où dS2 et dS3
sont les vecteurs surfaces élémentaires sur les faces S2 et S3).
Le vecteur surface élémentaire dS1 sur la surface S1, orientée vers l’extérieur de la surface,
est un vecteur radial, donc : E dS1, d’où le flux φ1 sur la paroi latérale :
φ = φ1 = ES1 = E 2π r l .
Page 132
11 Conducteurs en équilibre
Page 133
Le théorème de Coulomb montre que le champ électrostatique E est discontinu à la traversée
d’un conducteur en équilibre, puisque, nul à l’intérieur, il a une valeur finie juste à l’extérieur.
Par convention le champ électrostatique sur la surface d’un conducteur en équilibre est égal
à la moyenne arithmétique entre la valeur du champ à l’intérieur du conducteur et sa valeur
σ
au voisinage immédiat, d’où : E = n
2ε 0
e) Phénomènes d’influence
c Influence partielle
+ + +
+ + - + + Considérons un conducteur (A) chargé positi-
+ + - + vement et un conducteur (B) électriquement
+ - +
A + - B neutre. Si les deux conducteurs sont suffisam-
+ +
+ - + ment loin l’un de l’autre il n’y aura aucune
+ -
+ + - - ++ influence entre eux.
+ + + +
En revanche, lorsque l’on rapproche (A) et (B), on constate qu’il y a apparition à la surface
de (B) de charges négatives sur la partie faisant face à (A) et de charges positives sur l’autre
partie, la charge totale de (B) restant neutre. On dit alors que (A) et (B) sont en position
d’influence partielle.
c Influence totale
-Q
Deux conducteurs sont en position d’influence totale lorsque l’un
des deux entoure complètement l’autre. Les charges globales por-
A +Q tées par les deux surfaces en regard sont alors égales et opposées.
Il va apparaître, si (A) est chargée +Q, une charge –Q sur la face
interne de (B).
B
3. EN PRATIQUE…
Cherchons à déterminer la pression électrostatique (force par unité de surface de nature élec-
trique), notée P, à la surface d’un conducteur en équilibre électrostatique.
Prenons un élément de surface dS à la surface d’un conducteur en équilibre électrostatique et
supposons que la densité surfacique de charge σ est constante sur toute la surface. Il existe
σ
un champ électrostatique E sur la surface du conducteur tel que : E = n.
2ε 0
La charge élémentaire dq contenue sur dS est alors soumise à une force électrostatique élé-
mentaire, notée dF , tel que : dF = dq E .
On définit alors la pression électrostatique, notée P (unité le Pascal, noté Pa), comme le
rapport dF sur dS, d’où :
dF σ2
P= =
dS 2ε 0
Page 134
161
12 Condensateurs
1. EN QUELQUES MOTS…
Un condensateur est un ensemble de 2 conducteurs (A) et (B) en position d’influence totale,
donc : Qext = −Qint , où Qext et Qint sont respectivement les charges sur la partie externe de (A)
et sur la partie interne de (B). Les parties (A) et (B) sont appelées les armatures du condensateur.
On appelle Q la charge du condensateur, il s’agit de la valeur absolue commune des charges
des deux armatures : Q = Qext = Qint .
Qint
Qext
B A
C1 C2 Cn
Page 135
En parallèle :
V2 d Qd
∫V
1
dV = − ∫0 E d l ⇒ V1 − V2 =
ε0 S
. (1)
Page 136
13 Énergie électrostatique
1. EN QUELQUES MOTS…
L’expression de l’énergie potentielle électrostatique, ou plus simplement l’énergie électro-
statique est calculée pour tous les cas envisagés précédemment : charge ponctuelle, conduc-
teur en équilibre électrostatique, condensateur, dipôle.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Énergie électrostatique d’une charge ponctuelle placée dans un champ électrostatique
uniforme
Considérons une charge q, située en un point P de l’espace où règne un champ électrostatique
E dérivant d’un potentiel V. On appelle énergie potentielle électrostatique, ou énergie élec-
trostatique, notée Ep , de la charge q le travail à fournir pour amener cette charge de l'infini
(où le potentiel est nul) à la position P (où le potentiel est V( P ) ), telle que :
Ep : énergie potentielle électrostatique (J)
Ep = qV( P ) q : charge électrique (C)
V( P ) : potentiel au point P (V)
Page 137
d) Énergie électrostatique d’une distribution continue de charges
Pour une distribution continue de charges, la généralisation de la formule précédente (cas de
n charges ponctuelles) permet d’écrire :
Ep : énergie potentielle électrostatique (J)
1
Ep =
2 ∫
dqV( P ) dq : charge élémentaire contenu autour du point P
V( P ) : potentiel au point P
e) Énergie électrostatique d’un condensateur
L’énergie électrostatique d’un condensateur est définie par :
Ep : énergie potentielle électrostatique (J)
2 Q : charge du condensateur (C)
1Q 1 1
Ep = = CV 2 = QV V : différence de potentielle aux bornes du condensateur (V)
2 C 2 2
C : capacité du condensateur (F)
3. EN PRATIQUE
On propose d’établir l’expression de l’énergie électrostatique d’un dipôle NP placé dans un
champ électrostatique externe uniforme E . On s’intéresse à l’énergie électrostatique entre le
dipôle et le champ E et non à l’énergie d’interaction du dipôle lui-même (interaction entre la
charge +q et la charge –q du dipôle lui-même). On considère donc le dipôle comme un sys-
tème de deux charges, +q et –q , qui n’interagissent pas entres elles, placées respectivement
en P et N. On note V( P ) et V( N ) les potentiels en P et en N. L’énergie électrostatique du dipôle
(
s’écrit : Ep = qV( P ) − qV( N ) = q V( P ) − V( N ) . ) (1)
En écrivant la circulation du champ électrostatique E entre N et P, on obtient : dV = − [Link]
V( ) P
∫V P dV = − ∫N E . d l
(N)
P P
V( P ) − V( N ) = − ∫N E . d l = − E ∫N d l
V( P ) − V( N ) ≈ − [Link] (2)
En combinant (1) et (2), on obtient : Ep = − [Link] = − E.q NP .
Page 138
14 Champ magnétique
1. 1. EN QUELQUES MOTS…
Un fil parcouru par un courant électrique ou encore un aimant crée en son voisinage un
champ magnétique. Présentons les principales propriétés du champ magnétique. En régime
permanent, le champ magnétique sera appelé champ magnétostatique.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Sources de champ magnétique
c On peut distinguer deux sources de champ magnétique :
– les aimants : certains matériaux, comme le fer, le nickel ou le cobalt, sont capables
d’engendrer en leur voisinage un champ magnétique ; ils constituent des aimants perma-
nents et sont dits ferromagnétiques.
Un aimant possède toujours deux pôles, un pôle nord et un pôle sud, même si l’aimant est
brisé en deux : il n’est pas possible d’isoler les deux pôles. Par opposition, une substance
électrisée présente soit une charge positive, soit une charge négative.
– les courants électriques, c’est-à-dire des charges en mouvement d’ensemble : un conduc-
teur parcouru par un courant électrique crée un champ magnétique en son voisinage.
c Unité du champ magnétique : le Tesla (T).
c Ordres de grandeur :
– Champ créé par un aimant : 0,1 à 1 T
– Champ magnétique terrestre : 5.10–5 T
b) Lignes de champ
c Les courbes tangentes au champ magnétique B sont appelées lignes de champ. Elles sont
orientées dans le sens du champ magnétique. Ainsi, l’équation d’une ligne de champ
s’écrit : dl ∧ B = 0 où dl est un déplacement élémentaire le long de la ligne de champ. La
ligne de champ issue d’un point initial est obtenue par intégration de cette équation.
c Citons des exemples de lignes de champ :
c
Page 139
Un ensemble de lignes de champ s’appuyant sur une courbe fermée constitue un tube de champ.
c) Propriétés de symétrie du champ magnétique
Pour déterminer la direction du champ magnétique créé par une distribution de courant, il est sou-
vent utile d’étudier les propriétés de symétrie de cette distribution. Cela permet également de
déterminer les variables d’espace dont le champ magnétique dépend et simplifie alors son calcul.
c Plans de symétrie : Soit une distribution de courant présentant un plan de symétrie Π.
– Si M et M′ sont deux points symétriques par rapport au plan Π, alors le champ magnéti-
que au point M′ est l’opposé du symétrique du champ magnétique au point M.
Considérons par exemple deux fils rectilignes infinis parallèles parcourus par un courant I de
même sens.
I I
Π’
– Si M appartient au plan Π′, alors le champ magnétique B( M ) est contenu dans le plan
d’antisymétrie Π′. En effet M' ≡ M ⇒ B⊥ ( M ) = − B⊥ ( M ) ⇒ B⊥ ( M ) = 0 .
c Invariance par translation : Si la distribution de courant est invariante par translation le
long d’un axe Oz alors le champ magnétique est indépendant de la coordonnée d’espace z.
c Invariance par rotation : Si la distribution de courant est invariante par rotation autour d’un
axe Oz alors le champ magnétique est indépendant de l’angle radial θ.
Il faut noter que le champ magnétique B n’a pas les mêmes propriétés de symétrie que le
champ électrostatique E .
Page 140
167
15 Loi de Biot et Savart
1. EN QUELQUES MOTS…
De la même manière que la loi de Coulomb permet de calculer le champ électrostatique créé
en un point de l’espace par une distribution de charges, la loi de Biot et Savart permet de
déterminer le champ magnétostatique créé en un point de l’espace par une distribution de
courant.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
c Considérons un élément de conducteur filiforme de longueur dl, centré au point M, et par-
couru par un courant I. La loi de Biot et Savart permet de déterminer le champ magnétos-
tatique élémentaire dB créé en un point P par l’élément de courant I dl .
I : intensité du courant électrique (Ampère, A)
μ0 MP dl : élément de longueur de conducteur orienté dl I
dB = I dl ∧
4π 3 dans le sens du courant électrique (m)
MP M P
µ0 : perméabilité du vide : µ0 = 4π10–7 H.m–1
(H : Henry)
c Caractéristiques de : dB
– Direction : dB est orthogonal au plan formé par la portion de conducteur et le vecteur MP .
– Sens : il est déterminé par la règle des trois doigts de la main droite :
Pouce : sens du courant électrique ; Index : sens de MP ; Majeur : sens de dB .
c Pour un circuit filiforme (C) parcouru par un courant I, le champ magnétostatique créé en
un point P s’obtient par sommation vectorielle des champs élémentaires créés par l’ensem-
ble des éléments de courant du circuit :
μ0 MP
B( P ) =
4π ∫ I dl ∧
3
( C) MP
3. EN PRATIQUE…
Page 141
Le champ élémentaire dB créé au point P par un élément de longueur dl de la spire, centré
au point M est orthogonal à dl et à MP .
( )
Notons r la distance MP et α l’angle PO, PM . Lorsque le point M décrit la spire, dB décrit
π
un cône de sommet M et de demi-angle − α . Le champ B résultant est donc selon k .
2
Exprimons la norme dB du champ élémentaire dB puis sa composante selon l’axe Oz :
π
μ 0 I dl MP sin(dl , MP ) μ 0 I dl sin 2 μ0 I dl
dB = = =
4π MP 3 4π r2 4π r 2
⎛π ⎞
dBz = dB cos ⎜ − α ⎟ = dB sin α
⎝2 ⎠
μ 0 I dl
Le champ résultant s’écrit donc : B = ∫
4π r 2
sin α k
spire
Or r et α sont constants lorsque le point M décrit la spire,
R μ I sin α μ I sin α μ I
sin α = ⇒ B= 0 dl k = 0 ∫ 2πR k = 0 sin3 α k
r 4π r 2 4π r 2 2R
spire
Æ Déterminons maintenant le champ magnétostatique B créé par le solénoïde infini en un
point P de son axe.
D’après les résultats obtenus pour une spire, B est selon l’axe Oz . Exprimons le champ élé-
mentaire dBz créé par les spires situées entre les cotes z et z + dz, au nombre de dn = ndz ,
parcourues par le courant élémentaire dI = ndzI :
μ 0 n dz I
dBz = sin3 α
2R
R Rdα μ nI
Exprimons dz en fonction de dα : tan α = − ⇒ dz = , d’où dBz = 0 sin αdα
z sin 2 α 2
Pour décrire le solénoïde complet, α doit varier entre 0 et π :
π
μ 0 nI μ 0 nI
B( P ) = ∫ sin α d α k = [ − cos α ]0π k
2 2
0
⇔ B( P ) = μ 0 nI k
Page 142
16 Théorème d’Ampère
1. EN QUELQUES MOTS…
Le théorème d’Ampère permet le calcul du champ magnétostatique créé par une distribution
de courant lorsque celle-ci présente des symétries élevées. C’est l’équivalent du théorème de
Gauss en électrostatique (fiche 46).
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Vecteur densité de courant électrique j
Le vecteur densité de courant électrique j est la charge élémentaire traversant une unité
de surface par unité de temps. Ainsi, la charge élémentaire dQ qui traverse la surface élémen-
taire dS pendant dt est donnée par :
dS = n dS : vecteur surface élémentaire avec dS
surface élémentaire (m2), n vecteur unitaire
j
dQ = [Link] dt normal à dS, orienté vers l’extérieur
dQ : charge élémentaire traversant la surface
ou dS
élémentaire dS (Coulomb, C)
dI = [Link] j : vecteur densité de courant électrique (A.m–2)
dI : intensité élémentaire du courant électrique vdt
traversant la surface élémentaire dS (A)
On en déduit l’intensité du courant I traversant une surface S : I = ∫∫ [Link]
S
c Les particules de charge q, de vitesse v , traversant la surface dS pendant dt sont celles con-
tenues dans un cylindre de base dS et de génératrice vdt (volume Vcyl). Appelons n la den-
sité particulaire. La charge élémentaire dQ traversant la surface élémentaire dS pendant dt
est donc :
dQ = nqVcyl = [Link]
En identifiant avec l’expression : dQ = [Link] dt , on obtient l’expression du vecteur densité de
courant électrique associé à un mouvement d’ensemble de particules à la vitesse v : j = nqv
b) Circulation du champ magnétique
Considérons une courbe fermée quelconque (C) orientée. La circulation du champ magné-
tique sur cette courbe est définie par :
B
B : champ magnétique (T) dl
C= ∫ [Link]
dl : élément de longueur du contour (m) (C )
( C)
C : circulation du champ magnétique (T.m)
Page 143
c) Théorème d’Ampère
Considérons un ensemble de fils parcourus par des courants d’intensité I1, I2, …, In et une
courbe fermée orientée quelconque (C) enlaçant certains de ces courants. Soit n un vecteur
unitaire normal à une surface S s’appuyant sur (C) et orienté selon la règle du tire-bouchon :
un tire-bouchon tournant dans le sens choisi pour (C) traverse la surface S dans le sens de n .
I3
I1 I2 I4 I5 I6
n (C ) Sur le schéma ci-contre, on a par exemple :
Ienlacé = I 2 + I3 − I 4 + I5
S
La géométrie du contour (C) est choisie de telle manière que le champ magnétique soit uni-
forme sur le contour. Il faut donc d’abord examiner les symétries de la distribution et en
déduire la direction du champ et les variables d’espace dont il dépend.
3. EN PRATIQUE…
c Déterminons le champ magnétostatique créé par un tube conducteur creux infiniment long,
de rayon intérieur R1 et de rayon extérieur R2, parcouru par un courant d’intensité I avec
un vecteur densité volumique de courant j uniforme. Déterminons le champ magnétique
B( P ) créé en tout point P de l’espace.
⎧⎪ I = jS = j( πR 2 − πR 2 ) πr 2 − πR12 r 2 − R12
2 1
⎨ ⇒ I enlacé = I = I
2 2
⎩⎪ Ienlacé = jSi = j( πr − πR1 ) πR22 − πR12 R22 − R12
r 2 − R12 μ I r 2 − R2
On obtient donc : 2πrBθ ( r ) = μ I ⇔ Bθ ( r ) = 0 1
0
R22 − R12 2πr R 2 − R 2
2 1
μ I
– Si r ≥ R2 , Ienlacé = I ⇒ 2πrBθ ( r ) = μ I ⇔ Bθ ( r ) = 0 .
0 2πr
Le champ magnétostatique est continu en r = R1 et r = R2. Son expression en fonction de r est donc :
I = 1 A ; R 1 = 2 cm ; R 2 = 3 cm
⎧ 6,0x10
-6
⎪ B = 0 pour r ≤ R
⎪ 1
⎪
-6
⎪ μ I 2
r − R1 2 4,0x10
B(r) (T)
0
⎨B = uθ pour R1 ≤ r ≤ R2
⎪ 2 π r R22 − R12 -6
2,0x10
⎪
⎪ μ I
0
⎪⎩ B = u pour r ≥ R2
2πr θ 0,0
0 2 4 6 8 10
r (cm)
c Déterminons le champ magnétostatique créé en tout point P de l’espace par un solénoïde
infini, de section circulaire (rayon R), comportant n spires par unité de longueur, et par-
couru par un courant I.
Page 145
Compte tenu de la symétrie cylindrique de la distribution de courant, utilisons les coordon-
nées cylindriques (r, θ, z), l’axe Oz étant l’axe du solénoïde.
Æ 1re étape : Examinons les propriétés de symétrie de la distribution de courants :
Les plans normaux à l’axe Oz du solénoïde sont des plans de symétrie, donc B( P ) est perpen-
diculaire à ces plans : B( P ) = Bz ( r , θ, z ) k .
La distribution de courant est invariante :
– par translation le long de l’axe Oz : B( P ) ne dépend pas de la coordonnée z.
– par rotation autour de l’axe Oz : B( P ) ne dépend pas de la coordonnée θ.
Ainsi, B( P ) = Bz ( r ) k
Æ 2e étape : Choisissons un contour d’Ampère adapté aux symétries de la distribution de cou-
rants. Le champ magnétique ne dépend que de la coordonnée d’espace r et est colinéaire à
l’axe Oz ; choisissons un contour orienté rectangulaire ABCD dont deux des côtés sont paral-
lèles au champ, le côté AB étant sur l’axe Oz .
D2 C2
D1 C1
k
A1 B1 A2 z
B2
où Baxe est le champ magnétostatique sur l’axe Oz du solénoïde (r = 0) calculé dans la fiche 52
relative à la loi de Biot et Savart : Baxe = μ 0 nI . La contribution des côtés BC et DA s’annule
car la distribution de B est la même sur les deux côtés qui sont parcourus en sens inverse.
Æ 4e étape : Examinons le courant enlacé par le contour d’Ampère. Deux cas se distinguent :
– Si le contour rectangulaire est entièrement à l’intérieur du solénoïde (contour
A1B1C1D1), alors Ienlacé = 0 . Ainsi Bz ( r ) = Baxe = μ 0 nI pour r < R : le champ est uni-
forme à l’intérieur du solénoïde.
– Si le contour rectangulaire traverse le solénoïde (contour A2B2C2D2), alors
Ienlacé = μ 0 n A 2 B2 I où n A 2 B2 représente le nombre de spires sur la longueur
⎪⎧ B = μ 0 nI k à l’intérieur du solénoïde
Finalement : ⎨
⎪⎩ B = 0 à l’extérieur du solénoïde
Le champ magnétostatique présente donc une discontinuité à la traversée de la surface du
solénoïde qui peut être assimilé à une distribution surfacique de courant.
Page 146
17 Phénomènes d’induction
1. EN QUELQUES MOTS…
Un circuit électrique peut être le siège d’un courant induit s’il est placé dans un champ
magnétique variable ou s’il se déplace dans son ensemble ou en partie au cours du temps dans
un champ magnétique constant. Ce phénomène est appelé induction électromagnétique.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Flux du champ magnétique
c Considérons une surface S. Le flux du champ magnétique à travers la surface S est la
somme des flux élémentaires à travers tous les éléments de surface dS la constituant.
B : champ magnétique (T)
Φ= ∫∫ [Link] dS = n dS : vecteur élément de surface (m2) avec n vecteur unitaire normal
S à l’élément de surface dS.
Φ : flux du champ magnétique (Weber, Wb)
cPropriétés :
Le flux du champ magnétique à travers une surface S fermée est nul : ∫∫ [Link] = 0 .
S
Soit un contour fermé. Le flux du champ magnétique est indépendant du choix de la surface
orientée s’appuyant sur ce contour.
Un tube de champ magnétique a le même flux dans toute section. On dit que le champ
magnétique est à flux conservatif. Cela signifie que si la section du tube de champ se rétrécit,
les lignes de champ sont plus concentrées et le champ magnétique est plus intense.
b) Loi de Faraday
c Toute variation du flux Φ du champ magnétique à travers un circuit électrique induit une
force électromotrice (f.é.m.) dans ce circuit. La loi de Faraday relie la f.é.m. induite e(t) à la
variation du flux :
Φ : flux du champ magnétique (Wb)
dΦ
e(t ) = − t : temps (s)
dt
e : force électromotrice induite (Volts, V)
c Le flux Φ du champ magnétique à travers un circuit électrique peut varier si la surface du
circuit varie au cours du temps, si le champ magnétique est variable ou enfin si l’orientation
du circuit par rapport au champ B varie au cours du temps.
c La création d’une f.é.m. induite se traduit par le passage d’un courant induit dans le circuit.
c) Loi de Lentz
c Le courant induit s’oppose toujours à la cause qui lui a donné naissance.
Cette loi justifie le signe négatif dans la loi de Faraday.
c Détermination du sens du courant induit :
On choisit un sens positif arbitraire sur le circuit. L’application de la règle du tire-bouchon
impose alors le sens du vecteur unitaire n . On exprime ensuite le flux Φ du champ magnétique
à travers le circuit puis la f.é.m. induite e(t). Le sens du courant induit est déduit du signe de e(t).
Page 147
Si e(t) > 0, le courant induit circule dans le sens positif choisi ; si e(t) < 0, le courant induit circule
dans le sens opposé au sens positif choisi.
3. EN PRATIQUE…
c Étudions le cas d’un circuit mobile dans un champ magnétique uniforme et constant.
Un circuit électrique comprenant une résistance et terminé par une tige conductrice mobile
MN est placé dans un champ magnétique B constant et uniforme, de direction perpendicu-
laire au plan du circuit. Montrons qu’un déplacement de la tige conductrice MN induit un
courant électrique dans le circuit, dont le sens dépend du sens de déplacement de la tige.
+ M
Le flux du champ magnétique à travers le circuit varie au cours du
n temps par l’intermédiaire de la variation de la surface S du circuit.
Choisissons un sens positif sur le circuit. La règle du tire-bouchon
R
fixe alors le sens du vecteur unitaire n normal à la surface du circuit.
Le champ magnétique B étant uniforme sur la surface du circuit, le
N
∫∫
flux du champ magnétique s’écrit : Φ = [Link] = B.n dS = BS ∫∫
B S S
dΦ dS
La f.é.m. induite e(t) se déduit de la loi de Faraday : e(t ) = − = − B , B étant constant.
dt dt
Ainsi si la tige MN est déplacée vers la droite (S augmente) alors e(t) < 0 : le courant induit
circule dans le sens opposé au sens positif choisi. Si la tige MN est déplacée vers la gauche
(S décroît), alors e(t) > 0 : le courant induit circule dans le sens positif choisi.
c Étudions le cas d’un circuit fixe dans un champ magnétique variable.
Un solénoïde infini, d’axe Oz , de rayon R, comportant n spires par unité de longueur, est parcouru
par un courant variable i(t ) = i0 cos(ωt ) . On rappelle que le champ magnétique produit par un
⎧⎪ B(t ) = μ 0 n i(t ) k à l’intérieur du solénoïde
solénoïde infini est uniforme et égal à : ⎨
⎩⎪ B(t ) = 0 à l’extérieur du solénoïde
Un cadre carré placé dans le plan (O, x , y ) entoure le solénoïde. Montrons qu’un courant
induit sinusoïdal circule dans le cadre.
Le flux du champ magnétique à travers le cadre varie au cours du temps par
l’intermédiaire de la variation du champ magnétique au cours du temps. z
Choisissons un sens positif sur le cadre. La règle du tire-bouchon fixe alors le z
sens du vecteur unitaire n normal à la surface du cadre.
Exprimons le flux du champ magnétique à travers la surface S du cadre :
Φ= ∫∫ [Link] or B(t ) = 0 à l’extérieur du solénoïde donc le flux n’est non nul
S n
qu’à travers la section Ssol = πR 2 du solénoïde :
Φ= ∫∫ [Link] = ∫∫ B.n dS = μ0 n i(t ) S sol = μ 0 n i(t ) πR 2, B étant uniforme sur +
Ssol Ssol
la section du solénoïde.
dΦ di
e(t ) = − = −μ 0 nπR 2 = μ 0 nπR 2 i0ω sin(ωt )
dt dt
Le cadre est donc parcouru par un courant sinusoïdal orienté dans le sens k
positif choisi.
Page 148
18 Équations de Maxwell
1. EN QUELQUES MOTS…
Les lois locales décrivant les propriétés du champ électromagnétique en tout point de l’espace sont
établies en régime permanent (indépendant du temps). Ces lois, qui constituent les équations de
Maxwell, sont obtenues à partir des équations intégrales comme le théorème de Gauss ou le théo-
rème d’Ampère. Les équations de Maxwell générales qui permettent de décrire les phénomènes
électromagnétiques dépendant du temps, tels que l’induction, sont ensuite énoncées.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Équations de Maxwell en régime permanent
Présentons, en régime permanent, le passage des équations intégrales aux équations locales :
ρ ⎧ ∂B
⎧ ⎪⎪rot E = − ∂t
⎪div E = ε
⎨ 0 ⎨
⎪ ⎪ ∂E
⎩div B = 0 ⎪⎩rot B = μ 0 j + ∂t
3. EN PRATIQUE…
z
Déterminons le champ magnétostatique B( P ) créé en tout point P de
l’espace par un tube conducteur creux infiniment long, parcouru par un
courant d’intensité I, avec un vecteur densité volumique de courant j R1
uniforme et selon l’axe Oz du tube. On note R1 le rayon intérieur du
tube et R2 son rayon extérieur. Montrons que l’équation locale de
R2
Maxwell-Ampère rot B = μ 0 j permet de retrouver le résultat obtenu
précédemment par le théorème d’Ampère (fiche 53).
Nous avions montré que : B( P ) = Bθ ( r ) uθ dans la base de coordonnées I
cylindriques. L’expression de rot B dans cette base se réduit donc à :
1 ∂( rBθ )
rot B = k (Annexe B).
r ∂r
k
Écrivons l’équation de Maxwell-Ampère pour chacune des régions de l’espace :
1 ∂( rBθ ) C
– Si r ≤ R1, j = 0 ⇒ = 0 ⇒ Bθ ( r ) = 1 où C1 est une constante. Or,
r ∂r r
Bθ (0) = 0 ⇒ C1 = 0 .
1 ∂( rBθ ) r C
– Si R1 ≤ r ≤ R2 , j = j k ⇒ = μ 0 j ⇔ Bθ ( r ) = μ 0 j + 2 où C2 est une cons-
r ∂r 2 r
tante.
C
– Si r ≥ R2 , j = 0 ⇒ Bθ ( r ) = 3 où C3 est une constante.
r
Les constantes sont déterminées avec les conditions de continuité en r = R1 et r = R2.
On obtient ainsi l’expression du champ magnétostatique en fonction de r :
⎧
⎪ B = 0 pour r ≤ R Or la densité volumique de courant j est reliée à
⎪ 1
⎪⎪ μ j⎛ R12⎞ l’intensité I par la relation : I = j ( πR22 − πR12 ).
0
⎨B = ⎜r − ⎟ u pour R1 ≤ r ≤ R2 On retrouve bien l’expression du champ magné-
⎪ 2 ⎝ r ⎠ θ
tostatique obtenue précédemment par le théorème
⎪ μ j d’Ampère.
⎪
⎩⎪
B = 0
2r
( )
R22 − R12 uθ pour r ≥ R2
Page 150
19 Réflexion et réfraction
1. EN QUELQUES MOTS…
Lorsque la lumière passe d’un milieu transparent à un autre, sa trajectoire est déviée. De plus,
une partie de la lumière est réfléchie dans le milieu d’origine. Ces phénomènes appelés res-
pectivement réfraction et réflexion sont décrits par les lois de Snell-Descartes.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Lois de la réflexion et de la réfraction : lois de Snell-Descartes
On appelle dioptre la surface séparant deux milieux transparents d’indices optiques différents.
On note n1 l’indice optique du milieu 1 et n2 celui du milieu 2.
Un rayon lumineux dans le milieu 1 intercepte le dioptre en un point noté I appelé point
d’incidence. Ce rayon, dit incident, donne lieu à un rayon réfracté dans le milieu 2 et à un
rayon réfléchi dans le milieu 1.
On appelle plan d’incidence le plan contenant le rayon incident au point I et la normale au
dioptre en ce point.
Dioptre
Rayon incident Milieu 1
n1
n2
Milieu 2
i
i’ I
Rayon réfléchi
r
Rayon réfracté
Les lois de Snell-Descartes régissent la réflexion et la réfraction de la lumière sur le dioptre :
Æ Lois de la réflexion :
– Le rayon réfléchi est dans le plan d’incidence.
– Le rayon réfléchi est le symétrique du rayon incident par rapport à la normale au
dioptre ; l’angle de réflexion i¢ est égal à l’angle d’incidence i.
Æ Lois de la réfraction :
– Le rayon réfracté est dans le plan d’incidence.
– L’angle d’incidence i et l’angle de réfraction r sont liés par la relation :
n1 sin i = n2 sin r
b) Phénomène de réflexion totale
Prenons l’exemple d’un dioptre plan séparant deux milieux d’indices optiques n1 (milieu 1) et
n2 (milieu 2). Considérons un rayon incident sur ce dioptre dans le milieu 1. Deux cas peuvent
se présenter suivant que le milieu 1 est plus réfringent (plus réfracteur) ou moins réfringent
que le milieu 2 :
Page 151
n1 < n2 n1 > n2
e
Comparaison La 2 loi de la réfraction, La 2e loi de la réfraction,
entre les angles n1 sin i = n2 sin r , implique : i > r . n1 sin i = n2 sin r , implique : i < r .
d’incidence Ainsi, le rayon réfracté se rapproche Ainsi, le rayon réfracté s’écarte de la
et de réfraction
de la normale. normale.
i i’ i i’
Milieu 1 Milieu 1
I n1 n1
Schéma I
n2 n2
Milieu 2 Milieu 2
r
r Rayon réfracté
Rayon réfracté
π
Lorsque i varie de 0 à
, il existe un
2
Le rayon réfracté existe donc quel angle d’incidence limite ilim au-delà
que soit l’angle d’incidence i compris duquel il n’y a plus de rayon réfracté.
entre 0 et π . L’angle d’incidence limite ilim est
2 π
L’angle de réfraction limite rlim obtenu pour r = :
2
Angle limite π π
est obtenu pour i = : n1 sin ilim = n2 sin
2 2
π
n1 sin = n2 sin rlim n
2 ⇔ ilim = Arc sin 2 .
n1
⎛n ⎞
⇔ rlim = Arc sin ⎜ 1 ⎟ Ainsi, si i > ilim, il n’y a pas de rayon
⎝ n2 ⎠
réfracté ; on dit qu’il y a réflexion
totale.
3. EN PRATIQUE…
c Un rayon lumineux se propageant dans l’eau arrive avec un angle d’incidence i = 45˚ sur un
dioptre eau-air. On donne les indices de réfraction de l’eau n1 = 1,33 et de l’air n2 = 1,00.
Cherchons s’il existe un rayon réfracté.
Le rayon passe d’un milieu plus réfringent à un milieu moins réfringent ; il peut donc être
totalement réfléchi si i ≥ ilimoù ilim est l’angle limite de réflexion totale. Calculons ilim :
Page 152
⎛n ⎞
ilim = Arc sin ⎜ 2 ⎟ = 48, 8° .
⎝ n1 ⎠
r
air i < ilim ⇒ il existe un rayon réfracté.
n2 Calculons l’angle de réfraction r :
I
1, 33
n1 n1 sin i = n2 sin r ⇔ sin r = sin 45°
1, 00
eau ⇔ r = 70,1˚
i On peut donc tracer le rayon réfracté, en rouge
sur la figure.
Page 153
2
⎛n ⎞
1 − ⎜ 1 ⎟ sin 2 i 2 2 2
n2 ⎝ n2 ⎠
⇔ HA' = HA ⇔ HA' = HA n2 − n1 sin i .
n1 cos i n1 cos i
Cette expression montre que lorsque l’angle d’incidence i varie, la distance HA¢ ne reste pas
constante. Ainsi, la position de l’image de A n’est pas unique : le dioptre plan n’est pas rigou-
reusement stigmatique pour un point objet A quelconque.
Le stigmatisme rigoureux n’est obtenu que pour deux positions particulières de l’objet ponc-
tuel A : à l’infini et sur la surface du dioptre.
Æ Étudions les conditions de stigmatisme approché du dioptre plan :
Si l’angle d’incidence i est faible, alors : cos i ≈ 1 et n12 sin 2 i n22 .
n
L’équation précédente devient : HA' = HA 2 .
n1
Ainsi, lorsque l’angle d’incidence i est faible, la distance HA¢ est indépendante de i : la posi-
tion de A¢ devient unique.
Il y a stigmatisme approché pour tout point objet à distance finie qui n’envoie sur la surface
du dioptre qu’un faisceau de rayons peu inclinés par rapport à la normale.
c Étudions l’image par une lame à faces parallèles d’un point objet à l’infini.
Une lame à faces parallèles en verre, d’épaisseur e, d’indice optique n = 1,5, est placée dans
l’air. Déterminons la position de l’image ponctuelle A¢ d’un objet ponctuel A à l’infini.
On obtient ainsi en sortie de la lame un faisceau parallèle dont la direction est la même que
celle du faisceau incident. L’image d’un objet ponctuel à l’infini par une lame à faces paral-
lèles est à l’infini, dans la même direction que l’objet.
Page 154
20 La thermodynamique
1. EN QUELQUES MOTS…
Les principales notions utilisées en thermodynamique (système, état d’équilibre thermo-
dynamique, transformation) sont définies. La méthode de résolution d’un problème de
thermodynamique est décrite.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Système thermodynamique
c Le système est l’objet de l’étude. Les systèmes thermodynamiques sont des systèmes
macroscopiques : ils comportent un grand nombre de particules. Par exemple, le système
constitué de 3 g d’eau est un système macroscopique, il contient 1023 molécules d’eau.
Le milieu extérieur est, par définition, le complément du système dans « l’Univers ».
c Les échanges avec le milieu extérieur (échange de matière, échange d’énergie) ont lieu au
niveau de la surface séparant celui-ci du système. D’où les différents systèmes :
– Isolé : le système n’a aucun échange avec le milieu extérieur.
– Fermé : le système échange de l’énergie, mais pas de matière avec le milieu extérieur.
– Ouvert : le système échange de la matière et de l’énergie avec le milieu extérieur.
Un système est homogène, si ses propriétés sont les mêmes en tous ses points.
b) État d’équilibre thermodynamique et variables thermodynamiques
Les propriétés du système sont décrites par un petit nombre de variables macroscopiques.
Définissons l’équilibre thermodynamique
– Un état stationnaire est un état décrit par des variables indépendantes du temps.
– Un état d’équilibre thermodynamique est un état où le système est dans un état stationnaire
et est homogène. Il est décrit par des variables thermodynamiques qui sont indépendantes
du temps et ont la même valeur en tout point du système, par exemple la pression, la tem-
pérature. L’état d’équilibre thermodynamique est un état d’équilibre global.
c Propriétés des variables thermodynamiques
Æ Variables extensives, variables intensives
Deux systèmes identiques dans le même état d’équilibre thermodynamique sont réunis en un
seul système. Les variables thermodynamiques décrivant le système global sont :
– Soit multipliées par 2, ces variables sont appelées variables extensives, par exemple la
masse, le volume, l’énergie… Les variables extensives vérifient la propriété d’additivité.
– Soit identiques à leurs valeurs initiales, ces variables sont appelées variables intensives,
par exemple la pression, la température, la masse volumique…
Æ Toutes les variables décrivant un système à l’équilibre thermodynamique ne sont pas indé-
pendantes. Elles sont reliées par une relation appelée équation d’état.
Considérons, par exemple, l’état d’équilibre thermodynamique d’un gaz. Le nombre n de
moles, la pression p, la température T et le volume V décrivent l’état du gaz. Ces variables ne
sont pas indépendantes et sont reliées par l’équation d’état : p = f ( n, V , T ) .
Si le système gazeux est fermé, n est fixé, il n’y a donc que deux variables indépendantes. Les
états d’équilibre thermodynamique de ce système peuvent être représentés dans un espace à
deux dimensions muni d’axes orthonormés, par exemple le diagramme de Watt (p, V).
Page 155
c) Transformation
c Une transformation est une évolution du système d’un état à un autre. Dans le cadre de la
thermodynamique à l’équilibre, l’état initial et l’état final sont des états d’équilibre thermo-
dynamique. On distingue :
Æ transformation spontanée : les états intermédiaires ne sont pas nécessairement des états
d’équilibre (les variables thermodynamiques du système ne sont pas définies à cause des
inhomogénéités du système lors de la transformation).
Æ transformation quasistatique : c’est une suite d’états d’équilibre du système ; c’est donc une
transformation suffisamment lente. Les variables définissant le système sont connues dans
tous les états intermédiaires.
c Transformations particulières
Transformation Définition
cyclique l’état final est identique à l’état initial
isochore le volume du système reste constant lors de la transformation
monobare la pression du milieu extérieur est constante durant la transformation
monotherme la température du milieu extérieur est constante durant la transformation
isobare la pression du système est constante durant la transformation
isotherme la température du système est constante durant la transformation
Les transformations isobare et isotherme sont nécessairement quasistatiques, car l’état du
système est défini pendant toute la transformation.
d) Échanges d’énergie
c Le travail est le transfert d’énergie associé au travail de forces non conservatives (ne déri-
vant pas d’une énergie potentielle). Il est lié à des mouvements macroscopiques ; exemple :
le travail des forces de pression.
c Le transfert thermique (ou chaleur) correspond à tout transfert d’énergie qui n’est pas du
travail. Au niveau microscopique, il correspond à un transfert d’énergie d’une forme
d’énergie à de l’énergie microscopique d’agitation moléculaire
existant dans tout système.
Les échanges sont des grandeurs algébriques qui sont : Système
– positives si elles sont reçues du milieu extérieur par le système ;
– négatives si elles sont cédées au milieu extérieur par le système. > 0 <0
c Différents types de parois peuvent limiter un système :
Æ les parois adiabatiques ou calorifugées ne permettent pas le transfert thermique, la trans-
formation subie par le système est appelée transformation adiabatique.
Æ les parois diathermanes permettent le transfert thermique
Æ lorsque les parois sont fixes et rigides, le travail des forces de pression est nul.
3. EN PRATIQUE…
Pour traiter un problème en thermodynamique, il est nécessaire de :
1. définir le système étudié ; le choix n’est pas unique
2. caractériser la transformation subie par le système
3. caractériser l’état initial et l’état final.
Cela permet de déterminer, en particulier, les variables inconnues du problème.
Ensuite, les conditions d’équilibre, l’équation d’état et les principes de la thermodynamique
sont utilisés pour résoudre le problème.
Page 156
20 Gaz et phases condensées
1. EN QUELQUES MOTS…
Dans la vie courante, on parle de solides, de liquides et de gaz. Les gaz sont parfois décrits par le
modèle du gaz parfait ; les solides et les liquides peuvent dans certains cas être modélisés par une
phase condensée indilatable et incompressible. L’aspect microscopique de ces modèles est étudié.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) États de la matière
c Aspect macroscopique :
Les coefficients thermoélastiques relient la variation relative de volume à la variation de tem-
pérature (à pression constante) ou à la variation de pression (à température constante).
1 ⎛ ∂V ⎞ V : volume (m3)
αp = ⎜ ⎟
V ⎝ ∂T ⎠ p αp : coefficient de dilation thermique isobare (unité : K−1)
T : température
1 ⎛ ∂V ⎞ χT : compressibilité isotherme (unité : Pa-1) avec χT > 0
χT = − ⎜ ⎟
V ⎝ ∂p ⎠ T p : pression (Pa)
L’équation d’état d’une masse donnée V = f (p,T) s’obtient à partir des coefficients thermoélastiques.
En différentiant, on obtient :
⎛ ∂V ⎞ ⎛ ∂V ⎞
dV = ⎜ dT + ⎜ dp ⇔ dV = V α p dT − V χT dp .
⎝ ∂T ⎟⎠ p ⎝ ∂p ⎟⎠ T
Donnons quelques ordres de grandeur des coefficients thermoélastiques pour un solide, un
liquide et un gaz à la pression atmosphérique et à température ambiante :
1 ⎛ ∂V ⎞ 1 ⎛ nR ∂T ⎞ nR 1
le coefficient de dilation thermique isobare α p = ⎜ ⎟ = ⎜ ⎟ = =
V ⎝ ∂T ⎠ p V ⎝ p ∂T ⎠ p pV T
1
⎛ ∂V ⎞ 1⎛ ( )
∂ p −1 ⎞ ⎛ nRT ⎞ ⎛ 1 ⎞ 1
la compressibilité isotherme χT = − ⎜⎝ ⎟⎠ = − ⎜ nRT ⎟ = −⎜ − =
⎝ V ⎟⎠ ⎜⎝ p 2 ⎟⎠ p
V ∂p T V ⎜⎝ ∂p ⎟⎠
T
5
c Déterminons la variation relative de volume de l’eau quand la pression varie de 10 Pa à 10
6
Page 158
21 Travail des forces de pression
1. EN QUELQUES MOTS…
Le travail des forces de pression est un exemple de travail de forces non conservatives.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Définition de la pression
⎛ pI ⎞ ⎛p ⎞
pIVI = pFVF ⇒ W = − RT ln ⎜ ⎟ = RT ln ⎜ F ⎟ = 1,73 kJ.
⎝ pF ⎠ ⎝ pI ⎠
Page 160
22 Premier Principe
1. EN QUELQUES MOTS…
L’existence de forces non conservatives (forces de frottements…) entraîne la non-conservation
de l’énergie mécanique. L’énergie totale d’un système est définie ainsi que son énergie interne.
L’équation de bilan de l’énergie totale d’un système fermé correspond au premier principe.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
Considérons un système fermé.
a) Définition de l’énergie totale
Etot : énergie totale du système (J)
Etot = EC + E p EC : énergie cinétique du système (J)
E p : énergie potentielle du système (J)
Page 162
f) Énergie interne de quelques systèmes simples
Capacité thermique molaire
Système Énergie interne molaire UM
à volume constant C
V
UM ne dépend que de la température CV (T )
Gaz parfait
U M (T ) (1re loi de Joule) dU M (T ) = CV (T ) dT
3 3
Gaz parfait monoatomique UM = RT CV = R
2 2
Gaz parfait diatomique 5 5
UM = RT CV = R
(températures ordinaires) 2 2
Gaz parfait 3
(zone restreinte de T)
U M = CV T + U 0 (U0 constante) CV constante CV > R
2
Phase condensée incom- dU M (T ) = CV (T ) dT CV (T )
pressible indilatable
Solide U M = 3RT CV = 3R
(températures ordinaires)
3. EN PRATIQUE…
c Un corps solide incompressible et indilatable de masse m = 1 kg de capacité thermique massi-
que supposée indépendante de la température cV = 460 [Link]-1.K -1 en mouvement de trans-
lation dans le champ de pesanteur reçoit du milieu extérieur un travail de 21 J, fournit au
milieu extérieur un transfert thermique de 28 J alors que sa vitesse varie de 2 m.s–1 à 5 m.s–1
tandis que son altitude diminue de 3 m. L’accélération de la pesanteur est g = 10 m.s–1.
Déterminons la variation de température du solide
Æ Système : le corps solide, c’est un système fermé.
État initial (I) : vitesse vI = 2 m.s–1 et altitude zI ; température TI
État final (F) : vitesse vF = 5 m.s–1 et altitude zF = zF – 3 ; température TF
Æ Énergie échangée : travail W = 21 J ; transfert thermique Q = – 28 J.
Æ Variation d’énergie macroscopique : ΔEMacro = ΔE K + ΔE p ext
Page 163
c Considérons une mole de gaz parfait monoatomique enfermée dans un cylindre fermé par
un piston sans masse et sans frottement. Le piston, de surface A = 1 dm2, est libre de se
déplacer verticalement. Le cylindre et le piston sont calorifugés. L’accélération de la pesan-
teur est g = 10 m.s–1.
1. EN QUELQUES MOTS…
L’enthalpie est une fonction d’état qui est bien adaptée pour décrire des systèmes soumis à
une transformation monobare où le système est en équilibre avec l’atmosphère dans l’état ini-
tial et dans l’état final. L’exemple de la calorimétrie est développé.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
a) Définition de l’enthalpie
c Le système considéré est au repos ; il n’est sensible qu’aux forces de pression. Ce système
est en contact avec une atmosphère à la pression p0, le système étant en équilibre avec
l’atmosphère dans l’état initial (I) et dans l’état final (F).
État initial (I) : pression pI = p0, volume VI
État final (F) : pression pF = p0, volume VF
c Le système subit une transformation monobare à la pression extérieure p0.
Le travail échangé avec le milieu extérieur est : W = − p0 (VF − VI )
Le transfert thermique avec le milieu extérieur est appelé Q.
c Appliquons le premier principe à ce système (fiche 20) :
ΔU = U F − U I = Q − p0 (VF − VI )
p0 = pI = pF ⇒ U F − U I = Q − ( pFVF − p I VI ) ⇔ (U F + pFVF ) − (U I + p I VI ) = Q
⇔ ΔH = H F − H I = Q avec
H : enthalpie (J) p : pression du système (Pa)
H = U + pV
U : énergie interne (J) V : volume du système (m3)
L’enthalpie H est une grandeur extensive et une fonction d’état, car sa variation ne dépend
que de l’état initial et de l’état final.
b) Expression particulière du premier principe
Un système fermé subit une transformation monobare entre deux états d'équilibre (I) et
(F), le système étant en équilibre avec l’atmosphère dans l’état initial et dans l’état final
(pF = pI = p0). Le travail reçu par le système est la somme du travail des forces de pression
et du travail W’ des autres forces non conservatives.
La variation d'enthalpie du système lors de cette transformation est la somme du transfert
thermique Q et du travail W’ des autres forces non conservatives reçus par le système :
ΔH = H F − H I = Q + W ' .
c) Capacité thermique à pression constante
Elle est notée C p (unité J.K–1) ; c’est la dérivée de l’enthalpie par rapport à la température à
∂H ⎞
pression constante : C p = ⎛⎜ .
⎝ ∂T ⎟⎠ p
d) Enthalpie de quelques systèmes simples
c Phases condensées incompressibles et indilatables (solide ou liquide)
Les capacités thermiques à pression constante et à volume constant sont les mêmes : Cp ≈ CV = C.
Page 165
Par suite, pour une transformation infinitésimale dH = C (T) dT, car C ne dépend que de T.
c Gaz parfaits
Capacité thermique molaire
Système Enthalpie molaire HM
à pression constante CP
HM ne dépend que de la température HM(T) CP(T)
Gaz parfait
(2e loi de Joule) dHM = CP(T) dT
Gaz parfait 5 5
H M = U M + pV = U M + RT = RT Cp = R
monoatomique 2 2
Gaz parfait diatomique 7 7
HM = RT Cp = R
(températures ordinaires) 2 2
Gaz parfait diatomique H M = C pT + H 0 (H0 constante) C p est constante
(zone restreinte de T)
Les capacités thermiques molaires à pression constante et à volume constant d’un gaz parfait
C
sont reliées par la relation de Mayer : C p − CV = R . En posant γ = p , C = R .
CV V γ −1
3. EN PRATIQUE…
Prenons l’exemple d’une mesure de calorimétrie. Considérons un calorimètre adiabatique
fermé par un couvercle dont l’intérieur est à la pression atmosphérique p0. La capacité ther-
mique du calorimètre et de ses accessoires est C0 = 150 JK–1. Initialement, le calorimètre con-
tient une masse m1 = 200 g de liquide de capacité thermique massique c1 = 2850 J kg–1 K–1 à la
température T1 = 20˚C. On y plonge rapidement un bloc de cuivre de masse m2 = 250 g et de
capacité thermique massique c2 pris initialement à la température T2 = 80 ˚C. Dans l’état final,
l’ensemble contenu dans le calorimètre est à la température TF = 27,2 ˚C. Les solides et les
liquides seront supposés incompressibles et indilatables, de capacité thermique massique
indépendante de la température.
Déterminons la capacité thermique massique c2 du bloc de cuivre.
c Système : masse m1 de liquide + calorimètre et accessoires + bloc de cuivre de masse m2.
c État initial : masse m1 de liquide + calorimètre et accessoires à T1, à la pression pI = p0
masse m2 de cuivre à T2, à la pression pI = p0
c État final : masse m1 de liquide + calorimètre + masse m2 de cuivre à TF, à la pression pF = p0.
c La transformation est monobare à la pression p0 et adiabatique (calorimètre adiabatique).
er
c Le 1 principe appliqué à cette transformation monobare avec pI = pF = p0 s’écrit :
L’enthalpie H étant une fonction d’état, on peut choisir le chemin entre (I) et (F) pour calculer
sa variation. Choisissons le chemin fictif suivant :
masse m1 de liquide + calorimètre à T1, p0 ⎯⎯ → masse m1 de liquide + calorimètre à TF, p0
1
masse m2 de cuivre à T2, p0 ⎯⎯ → masse m 2 de cuivre à TF, p0
2
La variation d'enthalpie pour la transformation 1 est : ΔH1 = ( m1c1 + C0 ) (TF − T1 ) .
1. EN QUELQUES MOTS…
Le second principe est un principe d’évolution ; il permet de prévoir si une transformation est
possible ou non.
2. CE QU’IL FAUT RETENIR…
Considérons un système fermé comprenant N particules.
a) Thermostat (ou source de chaleur)
Un thermostat est un système fermé n’échangeant aucun travail avec l’extérieur, mais échan-
geant de l’énergie sous forme de transfert thermique, sans que sa température ne varie.
Un système en équilibre avec un thermostat est à la même température que celui-ci.
b) Transformation irréversible, transformation réversible
c Une transformation spontanée est irréversible : par exemple, le transfert thermique passe
naturellement d’un corps chaud vers un corps froid ; par contre le transfert thermique spon-
tané d’un corps froid vers un corps chaud n’est jamais observé.
Les causes d’irréversibilité sont le transfert thermique, les frottements, les inhomogénéités
de température, de masse volumique ou de pression, les phénomènes de mélange.
c Une transformation réversible est une succession continue d’états d’équilibre pour le sys-
tème étudié et le milieu extérieur avec lequel il interagit. La transformation inverse de
l’état final (F) à l’état initial (I) passe par les mêmes états d’équilibre pour le système et le
milieu extérieur que la transformation de (I) à (F). Elle est nécessairement quasi-statique.
Une transformation quasi-statique n’est pas nécessairement réversible. Un piston présen-
tant des frottements et déplacé très lentement donne lieu à une transformation irréversible.
c) Second principe pour un système fermé
c Pour tout système fermé, il existe une fonction d’état S extensive, non conservative, appe-
lée entropie, telle que sa variation lors d’une transformation entre deux états d’équilibre est
la somme de l’entropie échangée Séch avec le milieu extérieur et de l’entropie créée Scréée
dans le système. L’entropie créée Scréée est nécessairement positive ou nulle.
ΔS : variation d’entropie lors de la transformation (en J.K–1)
Séch : entropie échangée avec le milieu extérieur(en J.K–1)
ΔS = Séch + Scréée
Scréée : entropie créée dans le système : { transfo
ormation irréversible Scréée > 0
transformation réversible Scréée = 0
c Entropie échangée
Transformation Transfert thermique Q reçu du milieu extérieur Entropie échangée Séch
L’entropie échangée Séch, comme l’entropie créée Scréée, n’est pas une fonction d’état.
Page 167
c Le second principe est une équation de bilan d’une grandeur extensive, l’entropie, dans
laquelle il existe un terme de création d’entropie, qui traduit le sens d’évolution du système.
c Système isolé : Q = 0 ⇒ Séch = 0 ⇔ ΔS = Scréée ≥ 0.
L’entropie d’un système isolé ne peut que croître.
c Transformation isotherme réversible : c’est une suite d’états d’équili- T
bre entre l’état initial (I) et l’état final (F), par suite la température T I F
et l’entropie S du système sont définies en tout point de la transforma-
tion, la température T0 du système étant constante. Dans le dia-
gramme entropique T en fonction de S, la transformation est
représentée par une droite parallèle à l’axe S. Scréée= 0 ⇒ Q = T0ΔS. S
L’aire sous la courbe (partie rougie) représente le transfert thermique. A B
Cette aire est algébrique ; elle est négative si elle est parcourue dans le sens trigonométrique.
d) Interprétation microscopique de l’entropie
L’entropie d’un système macroscopique permet de mesurer son degré de désordre. En effet,
le système sera d’autant plus désordonné (et donc son entropie d’autant plus élevée) que le
nombre d’états microscopiques accessibles sera grand.
3. EN PRATIQUE…
Une masse m = 1 g de gaz (vapeur d’eau) est enfermée dans un cylindre fermé par un piston
mobile sans masse et sans frottement. L’ensemble est en contact avec l’atmosphère à la pression
p0 = 105 Pa. Initialement, la vapeur d’eau est à la température TI = 200 ˚C. L’ensemble est placé
dans un thermostat à la température T0 = 100 ˚C et atteint l’état d’équilibre final (pF, TF, VF).
Les tables thermodynamiques de la vapeur d’eau sont :
Température T Volume massique v Enthalpie massique h Entropie massique s
100 ˚C 1,75 [Link]–1 2681 [Link]–1 7,41 [Link]–1
200 ˚C 2,49 [Link]–1 2875 [Link]–1 7,85 [Link]–1
Calculons l’entropie créée Scréée lors de cette transformation.
– Le système utilisé est le gaz.
– La transformation est monobare à la pression p0 et monotherme à la température T0.
– État initial : TI = 200 ˚C = 473 K ; l’équilibre mécanique du piston implique pI = p0 = 105 Pa.
Le volume initial est obtenu à l’aide du volume massique à 200 ˚C : VI = m v(200) = 2,49.10-3 m3.
– État final : l’équilibre mécanique du piston implique : pF = p0 = 105 Pa
L’équilibre thermique avec le thermostat donne : TF = T0 = 100 ˚C = 373 K
Le volume final est obtenu à l’aide du volume massique à 100 ˚C : VF = m v(100) = 1,75.10–3 m3.
Q Q
– D’après le second principe : ΔS = + Scréée , ¤ Scréée = ΔS − où Q est le transfert ther-
T0 T0
mique échangé par le gaz avec l’extérieur lors de cette transformation.
c La variation d’entropie se calcule à partir des tables : ΔS = m(s(100) – s(200))
ΔS = – 0,44 J.K−1 ; ΔS < 0 car le gaz est plus ordonné dans l’état final que dans l’état initial.
c Pour obtenir Q, le premier principe est utilisé.
La transformation étant monobare avec pI = pF = p0, il s’écrit en utilisant l’enthalpie (fiche
21) : ΔH = Q, car seulement travail des forces de pression.
ΔH = m(h(100) – h(200)) ⇒ Q = ΔH = – 194 J ; Q est cédé par le gaz au thermostat.
–1
c La température étant en K, Scréée = 0,08 J.K ; l’entropie créée est bien positive en accord
avec le second principe. La transformation est irréversible.
Page 168
1
TD ET CORRIGES PHYSIQUE
Page 169
Exercice MECANIQUE DU POINTs
Conseils
1) Penser à remplacer cos2 q par 1 (1 + cos q) et
2 2
Deux pilotes amateurs prennent le départ d’une course à utiliser les relations entre (x , y) et (r , q ) pour don-
automobile sur un circuit présentant une longue ligne droi- ner l’équation de la trajectoire en coordonnées carté-
te au départ. Ils s’élancent de la même ligne. Le premier, A, siennes.
démarre avec une accélération constante de 4 m.s–2, le ·
2) La condition v = kr permet d’exprimer q en
deuxième, B, a une voiture légèrement plus puissante et fonction de q , donc de ne plus faire apparaître expli-
démarre avec une accélération constante de 5 m.s–2. A a citement le temps dans les équations, mais seule-
cependant plus de réflexes que B et démarre une seconde ment q .
avant.
1 • Quelle durée faudra-t-il à B pour rattraper A ?
2 • Quelle distance auront-ils parcourue quand B dou-
3 Ascension d’un ballon sonde
blera A ? Un ballon sonde a une vitesse d’ascension verticale v 0 indé-
pendante de son altitude. Le vent lui communique une vitesse
3 • Quelle seront les vitesses à cet instant-là ? z
horizontale v x = proportionnelle à l’altitude z atteinte.
4 • Représenter x(t) et v(t) et la trajectoire de phase de A tc
et B, en précisant la position de l’événement « B dépasse 1 • Déterminer les lois du mouvement x(t) et z(t) ainsi que
A » sur ces représentations des mouvements. l’équation de la trajectoire x(z).
2 • Calculer le vecteur accélération du ballon.
Conseils
.
12
EXERCICES
Seront-ils de retour en même temps au point de départ ? Si l’eau, en quel point M doit-il entrer dans l’eau pour attein-
non, lequel des deux (rameur ou entraîneur) arrivera le pre- dre au plus vite le nageur ? On situera ce point à l’aide
mier en A ? Commenter. d’une relation entre v 1, v 2, i1 et i2 indiqués sur le schéma.
B
Conseils
Page 171
Corrigés TD MECANIQUE DU POINT
d
q
sin
dr 2
t1
2 • a. v r = r = q = a q
O t0 t dθ q
cos 3
2
v B(t)
a
v et vq = rq = q .
vA(t) 2 q
cos
2
vB(t1) ·
II reste à éliminer q en utilisant :
vA(t1)
aq
v = kr = r 2 + r 2q 2 = .
3q
cos
2
O t0 t1 t q ·
q ∈ ]– π ; + π[ , cos est positif et q est positif par hypo-
2
v thèse, donc :
B
v B(t1) · q sin q ka
q = k cos et v r = ka 2 ; vq = .
A 2 q
vA(t1) cos 2 q cos
2 2
· q dθ
a. q = k cos ⇔ = kd t
2 q
cos
O d x 2
q π
⇔ 2 ln tan + = kt + cte.
4 4
Page 172
.
θ π π y
q ∈] – π ; + π[ donc + ∈ ]0 ; [
4 4 2 ye
d’où sa tangente est positive.
yer
Si q = 0 à t = 0 , la constante est nulle.
yr
θ π kt
Donc ln tan + = .
4 4 2
–r r x
d2x ➞ d2z ➞
2 • a➞ = ux + uz.
dt 2 dt 2
v On remplace v x = v cosj et v y = v sinj dans l’équation car-
D’où a➞ = 0 u➞x.
tc tésienne de l’hodographe, il vient :
v = 2 v 0 cosj
qui est l’équation polaire de l’hodographe.
4 Trajectoire et hodographe 3 • On évite des calculs trigonométriques en faisant un sché-
d’un mouvement plan ma :
1 • v➞ = v 0(e➞x + e➞q ) = v 0(cosq e➞r + (1 – sinq ) e➞q ). y
—➞ ➞ ➞ ➞
Le déplacement élémentaire d OM = d(r er) = [Link] + rdq . eq ye yv
du point M est colinéaire au vecteur vitesse, donc : j
q j
dr cosq dr cosq dq 1 – sinq 0 x
= , soit : = = d ln .
rdq 1 – sinq r 1 – sinq 1 – sinq yex
ce qui donne l’équation en coordonnées polaires :
1 – sinq 0 r
r = r0 =
1 – sinq 1 – sinq
où r est un paramètre (longueur) caractéristique de la trajec-
v➞ ➞ ➞
toire. Le vecteur = ex + eq est dirigé selon la bissectrice des
v0
On en déduit : r = r + r sin q, soit, avec x = r cos q et
y = r sinq, en élevant au carré : r2 = x 2 + y 2 = (r + y)2, ce qui ➞ ➞ π π q
axes (O, ex) et (O, eq ), donc : 2j = + q, soit : j = + .
donne finalement : 2 4 2
x 2 – r2
y=
2r 5 Aller et retour sur un fleuve
qui est l’équation d’une parabole d’axe (Oy). Le rameur effectue l’aller à la vitesse v + u et le retour à la
vitesse v – u par rapport au sol.
v doit donc être évidemment supérieur à u pour que le rameur
puisse remonter le courant et ainsi revenir à son point de départ.
La durée de son trajet aller et retour est :
2 v
tr = + = .
Page 173
v + u v – u v 2 – u2
CORRIGÉ
Son entraîneur effectue l’aller et retour à la vitesse v par rap- nulle donc une trajectoire rectiligne uniforme à la vitesse v➞0,
2 toujours dirigée vers l’oiseau qui est donc touché.
port au sol donc la durée de son trajet est te = . Donc : Conclusion : il faut dire aux oiseaux de toujours se percher sur
v
1 des branches basses.
tr = te te .
u2
1– 2
v
L’entraîneur est arrivé avant le rameur. 7 Quand il faut aller vite
Le rameur perd plus de temps au retour qu’il n’en gagne à AM
Le maître-nageur parcourt AM en t1 = et
l’aller. Dans le cas extrême où la vitesse v est à peine supé- v1
rieure à u , le trajet du retour pour le rameur sera très long. MB
MB en t2 = .
v2
AM = [(x – xA)2 + yA2 ]1/2
6 Chasseur et oiseau BM = [(x – xB)2 + yB2 ]1/2
a. On détermine les trajectoires de l’oiseau et de la balle dans
La durée totale du trajet est :
le référentiel lié au sol.
T = t1 + t2.
1 2
• Oiseau : z̈o = – g , d’où zo = –
2
gt + H
T=
1
[(x – xA)2 + yA2 ]1/2 +
1
[(x – xB)2 + yB2 ]1/2.
(la vitesse initiale de l’oiseau est nulle) ; v1 v2
ẍo = 0 , d’où xo = D . On cherche x tel que T soit minimale.
dT x – xA x – xB
y position initiale ⇔ + =0
2 de l’oiseau
dx v1[( x – x A) 2 + yA2 ]1/ 2 v 2 [( x – xB) 2 + y B2 ]1/ 2
x – xA x – xB
1,5 Soit + =0
v1 AM v 2 BM
1 point de rencontre Si on introduit i1 et i2, il vient :
x –x x – xB .
0,5 sin i1 = A et sin i2 =
α AM BM
0 x sin i1 sin i2
1 2 3 4 5 s’écrit alors = .
v1 v2
1 2 Remarque: la valeur de x trouvée correspond bien à un minimum
• Balle : z̈ b = – g , d'où zb = – gt + v0 sinat ;
2 pour T. La dernière relation écrite est analogue à la loi de
ẍ b = 0 , d’où xb = v0 cosat , Descartes pour la réfraction en optique : n1 sin i1 = n2 sin i2.
où v 0 est la vitesse initiale de la balle et a l’angle de tir : le
H
chasseur visant l’oiseau, tan aα = .
D 8 Mouvement calculé à partir de
Les deux trajectoires se rencontrent-elles ? Si oui, au point de la trajectoire et de l’hodographe
rencontre xb = D , donc la rencontre a lieu à l’instant : (d’après ENAC 02)
D
tf = . dx dy
v 0 cos α 1 • v➞ (P/ ) = X e➞x + Y e➞y avec X = et Y =
dt dt
À cet instant, zb – zo = D tana – H = 0 : l’oiseau est touché ! y 2 = 2px.
Attention : pour que l’oiseau soit effectivement touché, il faut On peut dériver par rapport au temps l’équation de la trajec-
que la portée de la balle soit supérieure à D (sinon les deux toire.
trajectoires ne se coupent pas). Pour cela, il faut une vitesse v0 dy dx
Il vient : 2 2y ==2 2 p soit yY = pX
suffisante. dt dt
2v sin α
Plus précisément, la balle touche le sol à l’instant t1 = 0 y
2
g D’autre part : XX2 ==22qqY == Y .
v02 sin ( 2α ) p
donc en x1 = . Il faut que x1 D donc que :
g y2 2qp 2 2qp
Si Y ≠ 0, on obtient 2q == YY, soit YY== 2 et X =
gD p 2
y y
v0 .
sin ( 2α ) avec y ≠ 0.
Cette condition correspond à z(tf ) 0. Si Y = 0, ⇒ X = 0.
Page 174
Si y = 0, ⇒ X = 0 et puisque X 2 = 2qY Y = 0.
b. Dans le référentiel lié à l’oiseau, la balle a une accélération
t.
1
l
dX ➞ dY ➞ dy 2qp 2
2 • a➞ (P/ ) = ex + ey. On se place en dehors du 3• Y= = 2 donc y2dy = 2qp2dt .
dt dt dt y
point O. On intègre en tenant compte des conditions initiales t = 0
2 qp2 dX 2 2 qp dy 2 qp 4q2 p 3 y = x = 0.
X = = et = = – 2 =– 2 Y= –
y dt y dt y y4 y = (6qp2t)1/3
1 3 2
2qp 2 2
dY 4 4 qp 2
8q p 2
8q p 4 2 4
Il vient y = 2qp t d’où y2 2
Y= =2 et = = – 3 Y = – =– y. 3 x= = (6 qp2t )2 / 3
y dt y y 5
y6 2p 2p
y2 dX 8q 2 p 4
Or x = donc =– x.
2p dt y6
➞ 8q2 p 4 ➞
On peut alors écrire : a (P/ ) = – OP.
y6
Le mouvement du point P est à accélération centrale par rap-
port à O.
Page 175
17
Exercices THERMODYNAMIQUE
ment brève pour pouvoir considérer les parois du réser-
1 Oscillations adiabatiques voir comme adiabatiques.
Un cylindre de section S est séparé par un piston étan- Quelle est l’hypothèse la plus contestable ?
che de masse m coulissant sans frottement. Un gaz par- Atmosphère
fait de rapport g constant remplit les deux parties (1) et P0, T0
(2). Le système est initialement à l’équilibre :
T1 = T2 = T0 ; P1 = P2 = P0 ; V1 = V0 et V2 = 2 V0 . vide
À la suite d’une perturbation, le piston est légèrement
écarté de sa position d’équilibre. Déterminer la fré-
quence des petites oscillations.
Comment évoluent ces oscillations avec un modèle
plus réaliste ?
Conseils
• Comme toujours, un bilan d’énergie suppose la
définition précise d’un système fermé.
• Le réservoir définit-il un système fermé ?
P1 V1 T1 P2 V2 T2
• L’évolution est adiabatique et l’écoulement est
lent. Peut-on appliquer la relation de
LAPLACE ?
• Considérer l’air qui passe de l’atmosphère au
réservoir, et qui occupe initialement un volume
V0 dans l’atmosphère.
Conseils
R
2 Remplissage d’un réservoir
Un réservoir initialement vide est mis en communica- pompe
tion avec l’atmosphère (pression P0 et température h manomètre
T0) par un petit robinet qui laisse l’air entrer lentement. à liquide
Au bout d’un certain temps, on ferme le robinet et l’air (eau)
intérieur se met à l’équilibre interne. Déterminer sa
température.
gaz
On considérera que l’air est un gaz parfait de rapport g
constant et que la durée de l’expérience est suffisam-
Page 176
.
22
EXERCICES
1 • Pour chaque opération, analyser le processus expéri- 1 • Montrer que lorsqu’une mole de gaz passe de l’entrée
mental et proposer un modèle pour chaque transformation à la sortie de la tuyère, on peut, pour toute abcisse x ,
subie par le gaz qui reste à l’intérieur de la bouteille.
écrire Hm(x) + Mv 2(x) = cte .
2 • L’expérience permet de mesurer le rapport
Hm(x) est l’enthalpie molaire du gaz à l’abscisse x et M
γ = des capacités calorifiques molaire d’un gaz. est la masse molaire du gaz.
L’air est supposé parfait et de rapport γ constant. 2 • Si l’on suppose v (x1) négligeable, calculer v (x2) .
Données : M = 32 g . mol – 1 ; γ = 1,4 .
a. Tracer dans un diagramme de Clapeyron (P, V) la suite
On supposera le gaz parfait.
de transformations que subit le gaz resté dans la bouteille à
la fin de l’expérience. On notera : 3 • Le gaz sortant de la tuyère est utilisé pour actionner
p1 la surpression correspondant à h1 ; une turbine. À l’entrée de la turbine, il a une pression P2 ,
p2 la surpression correspondant à h2 ; une température T2 et une vitesse v 2 . À la sortie, la pres-
θ l’abaissement de température correspondant à l’opéra- sion et la température sont inchangées, et la vitesse est
tion 3. nulle. Calculer le travail récupéré par la turbine pour le
On ne s’intéressera qu’aux opérations 2 et 3. passage d’une mole de gaz.
b. Calculer γ en fonction de h1 et h2 .
Conseils
• Revoir la démonstration de la détente de JOULE-
Effectuer l’application numérique avec h1 = 18,2 cm et THOMSON. Il suffit de la reprendre en tenant
h 2 = 5,0 cm . compte de l’énergie cinétique.
• Que vaut l’enthalpie d’un gaz parfait ?
Conseils
• Quelle est la température dans le récipient après • Quelle relation y a-t-il entre la variation d’éner-
« quelques heures » ? gie cinétique du gaz et le travail récupéré ?
• Quelle est la pression dans le récipient juste après
l’ouverture du robinet ?
• Le récipient permet-il de définir un système
fermé ? 5 Étude d’une machine
• Le gaz qui s’échappe subit une transformation Question préliminaire
brusque, mais le gaz qui reste subit une détente
Dans un tube cylindrique horizontal, indéformable, aux
« douce ». Comment peut-on le traduire quantita-
parois adiabatiques, un gaz se détend à travers une paroi
tivement ?
poreuse ; la pression et la température passant de P1 , T1
• Ne pas oublier que p1 << P0 et p2 << P0 . On
en amont de la paroi à T2 , P2 en aval de la paroi.
peut simplifier le calcul en faisant des dévelop-
p On suppose que l’écoulement est suffisamment lent pour
pements à l’ordre 1 en — . que la variation d’énergie cinétique d’une quantité donnée
P0
de fluide entre la partie amont et la partie aval soit négli-
geable.
1 • Montrer que la détente est isenthalpique.
4 Étude d’une tuyère
2 • On remplace, dans le tube, la paroi poreuse par une
On étudie l’écoulement d’un gaz dans une tuyère horizon-
machine (turbine, compresseur, etc.). Au cours de son pas-
tale isolée thermiquement du milieu extérieur.
sage par la machine, une mole de fluide échange, avec le
En régime permanent, dans une section droite de la tuyère milieu extérieur, un travail autre que celui des forces de
les vitesses d’écoulement sont égales et normales à la sec- pression, noté τ m , et une quantité de chaleur Qm .
tion. La pression et la température y sont uniformes et Comment est transformée la relation précédente ? On
indépendantes du temps : notera Hm l’enthalpie molaire du gaz.
– à l’entrée de la tuyère, x = x1 : P1 = 3 bars ; T1 = 300 K ;
– à la sortie de la tuyère, x = x2 : P2 = 1 bar; T2 = 250 K . A. Compression d’un fluide parfait
De l’air (assimilé à un gaz parfait) est prélevé dans l’at-
mosphère à la température T0 , sous la pression P0 . Il est
v(x) comprimé de façon adiabatique et lente jusqu’à la pression
x
x x2 Pf .
x1
1 • Exprimer la température finale du gaz, Tf , en fonc-
P(x)
T(x)
tion de T0 et de x = Page 177
.
233
2 • a. Exprimer ∆Hm , la variation d’enthalpie molaire de 1 • Quelle est l’expression numérique du travail molaire
ce gaz, en fonction de T0 , x et CP, m . τ C , reçu par le fluide de la part du compresseur à deux
b. Cette compression est réalisée par un compresseur : quel étages (C) ?
travail, τ , doit-il fournir ? 2 • Calculer le travail molaire τ Tm reçu par la turbine
c. A.N. : Calculer numériquement τ ’ . (T ) .
Données : T0 = 288 K ; P0 = 1 bar ; Pf = 12 bars
3 • Le compresseur à deux étages et la turbine étant soli-
CP, m = 29 J . K – 1 . mol – 1 ; γ = 1,4 .
daires du même axe de rotation de la machine, déterminer
3 • Cette compression est réalisée dans deux compres- le travail utile molaire τ Tm récupéré sur cet axe (arbre de
seurs : l’air traverse un premier compresseur qui le com- la machine).
prime de P0 à P1 , puis un échangeur où il se refroidit de 4 • Calculer Qm , la quantité de chaleur molaire reçue par
façon isobare, sous la pression P1 , jusqu’à T0 et traver- l’air pendant la combustion. (On négligera les modifica-
se enfin un second compresseur qui le comprime de P1 tions du fluide pendant cette combustion.)
à Pf .
τum
a. Exprimer le travail molaire τ m que doit fournir l’en- 5 • En déduire le rendement η = .
semble des compresseurs, en fonction de CP, m , T0 , P1 , Qm
P0 , Pf et γ .
Conseils
b. Pour quelle valeur P1m de P1 , exprimée en fonction 1) De quelle détente s’agit-il ?
de P0 et Pf , ce travail est-il minimal ? 2) Comment la démonstration est-elle modifiée ?
c. Calculer les valeurs de P1m et du travail molaire minimal A. 1) Quelle loi les conditions expérimentales décri-
pour les valeurs numériques données en 2) b). tes permettent-elles d’appliquer ?
2) Peut-on utiliser la question préliminaire ?
B. Turbine à gaz 3) a) Quel(s) travail(travaux) doit-on prendre en
Soit le dispositif schématisé ci-dessous. compte ? Le travail des forces de pression de
L’air prélevé dans l’atmosphère, en A (PA = 1 bar et l’échangeur est-il intéressant ?
TA = 288 K) , est comprimé jusqu’à la pression PB B. Chaque élément de la machine peut être traité
(PB = 12 bars) , dans un compresseur (C) à deux étages séparément en utilisant la question préliminaire.
selon le processus du A. 3) b). Entre les deux étages, l’air
est refroidi de façon isobare jusqu’à TA (échangeur).
Dans la chambre de combustion, l’air est échauffé de
façon isobare jusqu’à TC = 1 050 K . Dans la turbine (T) ,
6 Détermination d’une capacité
l’air est détendu de façon adiabatique et lente jusqu’à thermique massique
PD = PA . On établit, à pression constante, un courant gazeux dans
un serpentin métallique de débit massique Dm (Dm
B chambre de C
combustion représente la masse de gaz qui traverse une section de ser-
pentin par unité de temps).
Le serpentin est plongé dans un calorimètre rempli d’eau,
(C) (T)
de capacité thermique totale C (cette capacité inclut l’eau,
(C) arbre de
la machine le calorimètre et ses accessoires). Le gaz, initialement chauffé
dans un four, arrive dans le calorimètre à une température
T 1 . En régime stationnaire, le gaz sort du calorimètre à la
échangeur
A D température T 2 , pratiquement égale à celle du calorimètre.
compresseur à deux étages turbine 1 • Lorsqu’on interrompt le courant gazeux, on constate
que la température T du calorimètre diminue, ce qui
Le tableau suivant donne la pression P et la température T indique l’existence de « fuites thermiques ».
du fluide dans les différents états : En admettant que les pertes thermiques par unité de temps
sont proportionnelles à l’écart de température (T − T 0 )
état P (bar) T(K)
entre la température T du calorimètre et celle T 0 (sup-
A 1 288 posée constante) du milieu extérieur (on désignera par k la
B 12 586 constante de proportionnalité), déterminer la loi d’évolu-
C 12 1 050 tion de la température T du calorimètre en fonction du
temps t , de C , k , T 0 et T 2 .
D 1 524
Page 178
.
4
EXERCICES
• Quel système choisir pour étudier l’effet des fuites? 1 • a. Calculer la pression P k de l’air contenu dans le
Sur quelle fonction d’état du système doit-on tra- réservoir après k allers et retours du piston.
vailler ? Quels échanges énergétiques y a-t-il entre b. Quelle est la valeur limite P de P k quand k devient
le système et son milieu extérieur ? très grand ? Retrouver cette valeur sans passer par le calcul
• Définir un nouveau système en régime stationnaire des pressions intermédiaires.
et raisonner de manière analogue à la détente de
2 • On suppose dorénavant v = 0 .
Joule-Thomson.
a. Exprimer la pression P k en fonction de P 0 , V , V 0
et k .
b. Calculer le travail W k que fournit le moteur pour effec-
7 Utilisation d’une pompe tuer k allers et retours du piston.
Conseils
L’état initial est défini par : Pression du gaz : P1 = 4P0 , 3 • On tient compte maintenant des frottements entre le
température de l’ensemble : T0 ; X = X1 = 20 cm . cylindre et le piston. La vitesse maximale n’est plus que
On libère le piston, le gaz se détend jusqu’à ce que le de 20 m.s – 1, les autres données étant inchangées. En
piston s’arrête brutalement sur une butée. Le volume supposant, pour simplifier, que ces frottements
occupé par le gaz est alors déterminé par : n’échauffent que le piston, calculer les températures
X = X2 = 2 X1 . finales T4 piston et T4 gaz du piston et du gaz lorsque
Nous admettons que, pendant la détente, on peut consi- le système est au repos.
dérer que la pression et la température du gaz sont défi-
4 • L’étude de la diffusion thermique (au programme
nis à chaque instant et uniformes si sa durée τ0 , X et
de seconde année) montre que, après une durée t , la
la vitesse de propagation des ondes sonores
zone sensible aux variations de température a une
cson =
7 γRT
M
sont telles que : cson t0 >> X . épaisseur de l’ordre de δ = 4Dt , D étant un coefficient
caractéristique du matériau. On prendra pour le maté-
riau du cylindre (verre) D = 5,0 . 10 – 7 m2.s – 1 .
P0, T0 a. Déterminer l’épaisseur δ au bout de 4 ms et au bout
S
de 40 s . Exprimer la capacité thermique de la pellicule
d’épaisseur d sur la face interne du cylindre et, dans les
deux cas, comparer la capacité thermique correspondante
O X1 X(t) X2 X à celle du gaz. Conclure.
b. Les échanges thermiques entre le gaz et la paroi du
cylindre sont régis par la loi dite de NEWTON :
1 • On suppose que le gaz est homogène et que la vites-
th = h S [Tp (t) – T(t)]
se (au sens macroscopique) du gaz situé à l’abscisse x
th représentant la puissance thermique cédée par la
x . paroi au gaz, T(t) la température (supposé uniforme)
est une fonction linéaire de x : v (x, t) = X(t) .
X(t) du gaz, Tp(t) celle de la face interne de la paroi, et S
Exprimer l’énergie cinétique (macroscopique) d K de l’aire de cette face interne ; h est une constante que
la tranche de gaz comprise entre les abscisses x et l’on prendra égale à 10 W.m – 2.K – 1.
x + dx . En prenant comme origine des temps l’instant du choc,
En déduire l’énergie cinétique totale du gaz K gaz(t) déterminer T(t) . Pour simplifier les calculs (de toutes
en fonction de la masse de gaz mgaz et de X(t) . façons approchés) :
2 • Nous supposons que : • on ne tiendra pas compte des échanges thermiques du
• si la pression et la température sont définis à chaque gaz avec le piston ;
instant et uniformes dans le cylindre ; • on supposera la capacité thermique de la couche
• il n’y a aucun échange thermique entre le gaz, le pis- d’épaisseur δ constante et infiniment grande devant
ton et le cylindre ; celle du gaz.
• le mouvement du piston jusqu’au choc contre la butée Calculer numériquement la constante de temps de la loi
s’effectue sans frottement. T(t) et la valeur de T 10 minutes après la détente.
a. Déterminer la pression P2 et la température T2 du
Conseils
gaz à l’instant où le piston atteint l’abscisse X2 . Au • Caractériser l’évolution du gaz pendant la déten-
moyen d’un bilan d’énergie, exprimer la vitesse maxi- te. Quelles relations relient P , V et T ?
male Vmax du piston en fonction de ρ , e , M , X1 , • Un bilan d’énergie n’a de sens que relatif à un
P0 , T0 R et γ . système fermé clairement délimité. Selon le cas,
En déduire une estimation grossière de la durée t0 de on choisira le gaz seul ou l’ensemble {cylindre
la détente. + gaz + piston}. Quel système choisir si on veut
b. Le piston a une épaisseur égale à 1 cm. Calculer Vmax considérer le travail cédé par l’atmosphère au
et l’ordre de grandeur de τ0 . L’hypothèse « quasista- cours de la détente ?
tique » est-elle justifiée ? • Pendant la détente, le piston est rigide et ne reçoit
c. Lors du choc sur la butée, le cylindre reste parfaite- pas de transfert thermique.
ment rigide et le piston s’échauffe uniformément. Calculer • Pour une première estimation de la durée, on peut
les températures T3 piston et T3 gaz du piston et du gaz considérer que la vitesse est constante.
lorsque le système est au repos. (On considérera que l’hy- • Le cylindre peut-il échanger du travail ?
pothèse quasistatique est justifiée pour la détente). • Les frottements modifient-ils l’énergie interne
finale du système {cylindre + gaz + piston} ?
Page 180
métrique global à volume constant, ou capacité thermique
9 Stabilité de l’atmosphère du local, est noté C . La puissance thermique fournie à
L’air est considéré comme un gaz parfait de rapport γ l’extérieur (flux thermique sortant) s’exprime alors sous
constant et de masse molaire M . La verticale est repé- δQ
la forme = α C(T – Te) (loi de Newton).
rée par un axe Oz ascendant : gr = – g er z . À l’équili- δt
bre, la température de l’air suit une loi Teq (z) connue.
Détermination de a
1 • Si P(z) représente la pression, et P (z) sa dérivée,
Pour déterminer les déperditions thermiques, on arrête le
P (z)
déterminer le rapport . chauffage pendant une durée ∆t , durant laquelle la tem-
P(z) pérature du local passe de Ti à Tf , la température exté-
2 • À la suite d’une perturbation, une bulle d’air, initia- rieure restant inchangée et égale à Te .
lement à l’altitude z0 s’élève jusqu’à l’altitude z0 + ζ .
La bulle se met à l’équilibre mécanique avec l’air 1 • Préciser l’unité de α ; établir son expression :
ambiant à cette nouvelle altitude, et, nous supposons α= .
que cette opération est suffisamment rapide pour être
adiabatique.
2 • Calculer la valeur de α pour ∆t = 3 heures ,
En supposant ζ suffisamment petit, déterminer la
Ti = 294,0 K , Tf = 286,0 K et Te = 281,0 K .
masse volumique ρbulle(z0 + ζ) de la bulle, puis la
masse volumique ρe(z0 + ζ) de l’air ambiant à cette Mise en route du chauffage
même altitude.
En déduire une condition portant sur la fonction T(z) 3 • Quelle est la puissance de chauffe nécessaire au main-
pour que l’atmosphère soit à l’équilibre. Commenter la tien du local à la température Ti = Tc = 294 K ? On donne
valeur obtenue. C = 107 J . K– 1 .
La température du local est maintenue dans l’intervalle de
régulation = [TR – θ ; TR + θ ] au moyen de relais
Conseils
Conseils
énergétique et l’intégrer suivant que le chauffage 1) Il suffit d’écrire l’équation d’équilibre du piston.
fonctionne ou non entre TR – θ et TR + θ , ou 3) Dans l’expression de l’énergie interne U intervient
TR + θ et TR – θ . l’énergie potentielle des forces intérieures, donc celle
• Les questions 5) et 6) sont des applications de la du ressort.
question 4). 4) Il faut toujours commencer par calculer le travail
et se servir du premier principe pour obtenir les
échanges thermiques.
11 Capacité calorifique
d’un système complexe 12 Transformations d’un gaz réel
Un gaz parfait (quantité de matière n) est enfermé dans un Dans un certain domaine de température et de pression,
cyclindre (de section S ) fermé par un piston mobile, rete- le dioxygène O2 est bien représenté par l’équation de
nu par un ressort de raideur k , de longueur à vide L0 . Van de Waals :
Initialement, le gaz est à la pression atmosphérique P0 ,
température T0 et la longueur de cylindre occupée par le a
P+ 2
(Vm – b) = R T
gaz vaut L0 . Vm
On note CV la capacité calorifique molaire à volume Son énergie interne molaire est donnée par :
constant du gaz (doc. 1). a
Um = U0 m + CV, m T –
Même si cette hypothèse est discutable, on négligera dans Vm
cet exercice la capacité thermique du ressort.
Avec a = 0,170 J.m3 mol – 2 ,
section S b = 5,10 . 10 – 5 [Link] – 1
et CV, m = 21,1 J.K – [Link] – 1.
gaz parfait
P0 1 • On réalise une détente de Joule-Gay-Lussac avec ce
k gaz. L’état initial est caractérisé par :
Volume V0 = 10 L ; quantité de matière : n = 10 moles ;
température T0 = 295 K .
x
L’état final est caractérisé par un volume
L0 x V1 = 2 V0 = 20 L .
0 Déterminer littéralement et calculer la température
Doc. 1 finale T1 si on néglige les échanges thermiques avec
les parois. À quelle condition cette dernière hypothèse
On suppose que le système {gaz + ressort} est en perma- est-elle réaliste ? Quel serait le résultat avec le modèle
nence en état d’équilibre thermodynamique interne ; on du gaz parfait ?
repère le déplacement du piston par sa cote x .
2 • On réalise une compression suffisamment lente
1 • On fait évoluer lentement la température : comment pour pouvoir la considérer comme isotherme. La tem-
est représentée cette transformation en diagramme de pérature restant égale à T0 , les n moles passent de V0
Clapeyron (P, x) ? V0
Examiner les cas particuliers. à V2 = . Calculer le travail et la chaleur fournis au gaz.
2
Page 182
.
28
EXERCICES
Page 183
239
Corrigés TD THERMODYNAMIQUE
1 Oscillations adiabatiques
P0 T0
Chaque partie du système subit une évolution adiabatique.
Si la vitesse du piston est faible devant la vitesse de pro-
pagation du son, on peut considérer que la pression et la
température y sont uniformes et définis à tout instant. On
peut donc appliquer la relation de LAPLACE.
Repérons la position du piston par l’abscisse x , nulle à État intermédiaire : le gaz se répartit entre un volume exté-
l’équilibre et orientée de la gauche vers la droite. rieur plus petit que V0 et le réservoir.
Les volumes des compartiments (1) et (2) deviennent :
V1 = V0 + Sx et V2 = 2 V0 – Sx
L’application de la loi de LAPLACE se traduit par :
Sx γ
P1 V1γ = P1 V0γ 1 + = P0 V0γ
V0
Sx étant petit devant V0 (petites oscillations), on obtient
γ Sx
après un D.L. à l’ordre 1 : P1 = P0 1 – État final : tout le gaz est contenu dans le réservoir.
V0
Considérons le système fermé constitué par le gaz qui se
γ Sx trouve dans le réservoir à la fin de l’expérience. Dans l’é-
On obtient de même : P2 = P0 1 –
2 V0 tat initial, il occupe un volume V0 .
Écrivons maintenant la RFD appliquée au piston : La partie du gaz qui est restée dans l’atmosphère est tou-
3γ P0 S2 jours à l’équilibre thermique et mécanique avec celle-ci.
m ẍ = P1 S – P2S = – x Ce système est limité, du côté de l’atmosphère, par une
2 V0
paroi fictive où la température est égale à T0 des deux
On a un mouvement oscillant sinusoïdal de fréquence : côtés. Le gaz subit donc une transformation adiabatique.
7
1 3γ P0 S2 Bien que l’écoulement soit lent, le gaz passe brusquement
f=
2π 2 V0 de la pression P0 à une pression plus faible lors de son
passage par le robinet ; son évolution n’est pas quasista-
Une étude plus réaliste devrait tenir compte des échanges
tique et on ne peut pas utiliser la relation de LAPLACE.
thermiques à travers les parois et des frottements. Si ceux-
La paroi du réservoir est immobile. Le seul travail est donc
ci sont faibles, on observe des oscillations amorties de
le travail des forces de pression atmosphérique, qui s’ap-
pseudo-fréquence voisine de f et le système tend vers l’é-
pliquent sur une surface qui « balaye » le volume V0 . Le
tat d’équilibre initial.
travail reçu par le système est donc :
W = + P0 V0 .
Ce travail est bien positif, car la « paroi » se déplace dans
2 Remplissage d’un réservoir le sens de la force pressante.
Les échanges thermiques étant nuls, on peut écrire :
∆U = W , soit : n CV, m (Tfinale – T0) = P0 V0
P0 V0 R
avec n = et CV, m =
P0 V0 T0 R T0 γ–1
On en déduit : Tfinale – T0 = (γ – 1) T0
vide et donc : Tfinale = γ T0 .
On remarque que ce résultat est indépendant de la pression
finale.
L’hypothèse la plus contestable est celle de l’adiabaticité
État initial : Tout le gaz constituant le système est contenu des parois : La capacité thermique du gaz intérieur est suf-
dans le volume V0, à l’extérieur. fisamment faible pour qu’il soit difficile de négliger le
transfert thermique vers la face interne des parois. La tem-
pérature finale est donc comprise entre T0 et γ T0 , et doit
tendre vers T0 pour un temps suffisamment long.
Page 184
.
CORRIGÉS
3 Expérience
de Clément-Desormes
1 • Le tableau ci-dessous explicite chaque opération :
opération analyse et conclusions
R R
gaz devant
s’échapper
du récipient
(n moles)
gaz devant n0 n
rester dans moles de gaz
la bouteille
état initial (n0 n moles) état final
Compte tenu des valeurs faibles des surpressions, on peut considérer que les deux systèmes étudiés (n0 moles pour 1 et
n0 – n moles pour 2 et 3) subissent des transformations telles que chaque état intermédiaire peut être considéré comme un état
d’équilibre thermodynamique interne.
Page 185
241
CORRIGÉ
C D C’ D’
P
x1 x
P0 p1 A instant t
c. P1 = 3,5 bars . τm = 7,12 [Link] – 1 . L’intérêt du compres- 2 • Soit le système constitué, en régime permanent, à l’ins-
seur à deux étages apparaît ici, puisque τ τ : le travail tant t , du calorimètre, de l’eau, de ses accessoires, de la
total à fournir pour passer de P0 à Pf est inférieur d’envi- masse M de gaz présente dans le serpentin dans le calori-
ron 20 % . mètre et de la masse dm qui entrera dans le calorimètre
durant l’intervalle dt ci-après.
B • 1 τcm a été calculé à la question précédente :
Entre les instants t et t + dt , la masse dm entre à la tem-
τcm = 7,12 [Link] – 1 .
pérature T1 et une autre quantité de matière de même masse
2 • τT est donné par le résultat de la question préliminaire : dm (régime stationnaire) sort à la température T2 du calori-
τTm = ∆Hm = CP, m (TD – TC) mètre.
τ Tm = – 15,25 [Link] – 1 . On raisonne de nouveau sur l’enthalpie du système et on fait
un bilan énergétique :
3 • Le travail utile récupéré sur l’axe vaut τ u = – (τ T + τ c) , dHsystème = dH{calorimètre + eau + accessoires} + dHM + dm
puisque la turbine et le compresseur à deux étages sont soli-
or dH{calorimètre + eau + accessoires} = 0 , car dT = 0 en régi-
daires :
me stationnaire, et dHM+dm = cP dm(T2 – T1) tout se passe
τ um = 8,13 [Link] – 1 .
entre l’instant t et l’instant t + dt comme si une même
4 • L’air est échauffé de façon isobare ; or ∆H = QP pour masse dm était passée de T1 à T2 : ceci n’est vrai qu’en régi-
une telle évolution. Ici on a donc : me stationnaire où HM = cte .
Qm = ∆Hm BC = CP, m (TC – TB )
Qm = 13,46 [Link] – 1 .
v V2 V2 V Vcylindre 2 • On suppose v = 0 .
a. Reprenons le résultat de la question 1) a) :
• Étape 1 : détente isotherme du gaz initialement contenu V0 k
Sachant que ≈ 1 – k v lorsque v est très petit, on obtient:
dans le volume v à la pression Pk – 1 . S1 s’ouvre pour V0 + v V0
le volume V1 où la pression atteint la valeur P0 . V
• Étape 2 : Aspiration d’air atmosphérique. Pk = P0 1 + k .
V0
• Étape 3 : compression du gaz initialement contenu dans (Relation que l’on peut aussi retrouver par un calcul direct.)
le volume V à la pression P0 . S2 s’ouvre pour le volu-
b. Calculons le travail des forces de pression au cours du
me V2 où la pression atteint la valeur Pk – 1 . La com-
m ième cycle du piston. Le travail de la force de pression
pression étant isotherme :
atmosphérique P 0 est nul puisque, au cours d’un aller et
P0 V = Pk – 1 V2
retour, le volume balayé par le piston est nul :
• Étape 4 : Compression du gaz contenu dans le cylindre et
− P 0 ∆ V − P 0 (− ∆ V) = 0 .
dans le réservoir, le volume de ce système passant de V2
+ V0 à V0 + v . La compression étant isotherme : Dans le cylindre, l’air subit une transformation isotherme :
Pk – 1 (V2 + V0) = Pk (V0 + v) • lorsque le piston se déplace vers la gauche, la soupape S 1
En éliminant V2 entre ces deux équations, on obtient la rela- est constamment ouverte (puisque v = 0 ) ; l’air s’engouffre
tion de récurrence : dans le cylindre à pression constante P 0 , son volume aug-
Pk = P0 V + Pk – 1 V0 . mente de V , d’où :
V0 + v V0 + v Wm1 = − P0 V = − nRT;
On obtient successivement les pressions : • lorsque le piston se déplace vers la droite, l’air est comprimé
P0 dans le cylindre du volume V au volume V 2 (S 2 fermée),
P1 = P0 V + P0 V . d’où :
V0 + v V0 + v V P0
Wm2 = – nRT ln 2 = – P0 V ln .
V +P V V Pm – 1
P2 = P0 1 .
V0 + v V0 + v Ensuite ( S 2 ouverte), l’air du cylindre et du réservoir est
comprimé du volume (V 0 + V 2 ) au volume V 0 :
…
V0 P
Wm3 = – (n + nm – 1) RT ln = – Pm V0 ln m – 1 .
V +P V . V0 + V2 Pm
Pk = P0 k–1
V0 + v V0 + v Au total, le travail des forces de pression pour le m ième cycle
de piston vaut donc :
En éliminant successivement P k − 1 , P k − 2 , … , P 1, on obtient:
P P
V0 V0 V0 2 Wm = Wm1 + Wm2 = Wm3 = – P0 V 1 + ln 0 – Pm V0 ln m – 1 ,
Pk = P0 1+ + +…+ Pm – 1 Pm
V0 + v V0 + v V0 + v que l’on peut écrire sous la forme :
V0 k – 1 V0 k
+ P0 . W m = V 0 P m ln P m − P m − 1 ln P m − 1 − (P m − P m − 1 ) (1 + ln P 0 )
V0 + v V0 + v
puisque l’on a (n + n m − 1 ) RT = P 0 V + P m − 1 V 0 = P m V 0
que l’on peut écrire sous la forme :
On peut ainsi en déduire le travail W k des forces de pression
V0 k
1– pour k allers et retours du piston :
V0 + v V0 k
Pk = P0 V + P0 , k
P
V0 + v V 0 V0 + v Wk = Wm = Pk V0 ln k – (Pk – P0) V0 .
1– m=1 P0
V0 + v
Ce travail W k correspond au travail fourni par le moteur de
V0 k V0 k la pompe.
soit, Pk = P0 V 1 – + P0 .
v V0+v V0 + v
Page 189
245
CORRIGÉ
4P0 X1 – 1
(T3 gaz – T0) + e ρ c(T3 piston – T0) = – P0 X1 P ρ – γ = C ste ou, mieux : P γ
ρ = C ste .
(γ – 1)T0
4 T3gaz – 1 – 1
e ρ c(T3 piston – T0) = P0 X1 1– –1 P(z0 + ζ ) γ
ρ bulle(z0 + ζ ) = P(z0) γ
ρ e(z0)
γ–1 T0
1
Cette relation est vraie qu’il y ait ou non des frottements. –
P(z0 + ζ ) γ
Dans les deux cas, T3 gaz a pratiquement la même valeur. ρ bulle(z0 + ζ ) = ρ e(z0)
1
–
Avec une précision de deux décimales, on aura encore : P(z0) γ
T3 piston – T0 = 1,1 K .
ζ étant suffisamment petit : P(z0 + ζ ) = P(z0) + P (z0) ζ .
4 • a. t = 4 ms ⇒ δ = 45 µm ; t = 40 s ⇒ δ = 4,5 mm .
Mg
Le volume de cylindre susceptible de variation de tempé- D’après la question précédente : P (z0) = – P(z0)
rature est alors : V = 2πa 2 X1 δ . R Te(z)
La capacité thermique de ce volume est : et donc :
Mg ζ
Cparoi = ρ c V = 4π a X1 δ ρ c . P(z0 + ζ ) = P(z0) 1 –
Le gaz échange de la chaleur à volume constant. Sa R Te(z0)
R 4P0 πa2 X1 1 1 Mg ζ
capacité thermique est : Cgaz = n = . d’où : P(z0 + ζ ) γ = P(z0) γ 1 – .
γ–1 (γ – 1)T0 γ R Te(z0)
Cparoi (γ – 1)ρ c T0 δ δ Mg ζ
= = 3. 103 ; On en déduit : ρ bulle(z0 + ζ ) = ρ e(z0) 1 –
Cgaz P0 a a γ R Te(z0)
Cparoi Cparoi Pour l’air ambiant :
t = 4 ms ⇒ = 7 ; t = 40 s ⇒ = 700 .
Cgaz Cgaz MP 1 dρ e 1 dP 1 dTe
ρe = ⇒ = – =
La capacité thermique de la paroi n’est donc jamais négli- RT ρ e dz P dz Te(z) dz
geable (4 ms correspond à la durée de la détente). Mg 1
– –
b. Écrivons le bilan d’énergie pour le gaz qui reçoit de la R Te(z) Te(z)
chaleur de la paroi, à volume constant : En faisant un nouveau développement à l’ordre 1 :
dT dρ e
Cgaz = h S [Tp (t) – T(t)] . ρ e(z0 + ζ ) = ρ e(z0) + ζ=
dt dz
La capacité thermique de la paroi étant très grande, sa tem- ζ Mg dTe
ρ e(z0) 1 – +
pérature est pratiquement constante (elle se comporte Te(z0) R dz
comme un thermostat). L’équation devient : D’après le théorème d’Archimède, la bulle est ramenée
dT vers sa position initiale si ρbulle ρe pour ζ 0 .
τ = – [T(t) – T0]
dt Mg ζ 1 Mg dTe
Cgaz P0 a Donc, si : + , ce qui
avec τ = = = 200 s . γ R Te(z0) Te(z0) R dz
hS T0(γ – 1)h dTe (γ – 1)Mg
Cette valeur de τ justifie l’hypothèse adiabatique pour les revient à : –
dz γR
deux premières phases (détente et choc).
La solution, compte tenu de la valeur initiale de T est : Numériquement, on trouve une pente limite de l’ordre de
–t – 10 [Link] – 1 , assez proche de la valeur couramment rete-
T(t) = T0 – (T0 – T2) exp nue pour la loi T(z) . Avec ce modèle simple, l’atmosphè-
τ
re est stable si Te(z) décroît moins vite que cette valeur
10 minutes après la détente : t = 3τ et T = 297 K .
limite. Dans ce cas, l’air n’est plus brassé par des courants,
ce qui peut provoquer des pics de pollution.
9 Stabilité de l’atmosphère Le problème est en fait plus compliqué car il il faut aussi
tenir compte de l’humidité de l’air.
1 • Il suffit d’écrire la relation fondamentale de la statique
des fluides :
P (z) = – ρ g avec ρ =
MP
d’où :
P (z)
=–
Mg 10 Chauffage d’une enceinte
RT P(z) R Te(z)
1• s’exprime en W, soit en J . s –1 ; C en J . K –1 ;
2 • La bulle subit une évolution adiabatique suffisamment
T en K ; donc α s’exprime en s – 1 .
« douce » pour que P et T y soient toujours définis. On
On peut travailler avec l’énergie interne de l’enceinte puisque
peut donc appliquer la loi de LAPLACE sous la forme
son volume reste constant : ∆U = QV .
Page 191
Ainsi, avec δQV = – δQfuites = – α C(T – Te) δt ,
247
et dU = CdT : • Lorsque T décroît de TR + θ à TR – θ, Pc = 0 :
CdT = – α C(T – Te)dt ,
= – α Cδ t , soit en intégrant entre Ti et Tf :
et en intégrant comme ci-dessus et en notant ∆t2 le temps
mis pour passer de TR + θ à TA – θ :
α= ln .
α ∆t2 = ln . (2)
2 • L’application numérique donne :
α = 8,85 . 10 – 5 s – 1 ou α = 0,32 h – 1 . • De (1), on constate que TR doit être inférieur à
TRM + θ et TRM – θ , soit :
3 • En travaillant toujours sur la fonction U , mais en tenant
compte désormais de la puissance de chauffe : TR TRM – θ = 297,9 K .
dU = – α C(T – Te) dt + Pcdt = CdT . • De (2), on constate que TR doit être supérieur à
Si T est maintenue à Ti , dT = 0 et Pc = α C(Tc – Te) . Te + θ et Te – θ, soit :
A.N. : Pc = 11,5 kW . TR Te + θ = 281,1 K .
4 • TRM = Te + , soit Pc = αC(TRM – Te) .
5 • La période temporelle d’évolution Θ est donnée par :
Ainsi, TRM serait la température maximale obtenue en Θ = ∆t1 + ∆t 2 , soit :
maintenant la puissance Pc continûment.
Θ= ,
A.N. : TRM = 297,95 K pour Pc = 15 kW .
• On trace la puissance de chauffe en fonction de T : A.N. : Θ = 746 s , soit 12 min 26 s.
11 Capacité calorifique
d’un système complexe
1 • Étudions la résultante des forces s’exerçant sur le piston :
T
TR TR k
+ PS – kx – P0S = 0 , ce qui donne : P = P0 + x.
S
Le graphe ci-dessus correspond à un cycle d’hystérésis :
PS
lorsque T décroît de TR + θ à TR – θ , le chauffage est coupé
et il ne se met en marche qu’à partir de TR – θ et ce jusqu’à P0S
TR + θ . Le dispositif peut être comparé à un système com- k kx
portant un A.O. monté en comparateur à hystérésis.
La puissance de chauffe étant identique à chaque cycle, TR Doc. 2
et θ étant constants, on a bien affaire à un dispositif fonc- P
tionnant périodiquement. k=
• Lorsque T croît de TR – θ à TR + θ, Pc = 15 kW :
CdT = [Pc – α C(T – Te)]dt , P0 k=0
soit : = dt . x
PV k L0 + x l’exercice 8).
ainsi : T= = S P0 + x , Si a = 0 , on retrouve bien le résultat connu pour le gaz
et donc : nR S nR
parfait : T1 = T0 , car l’énergie interne n’est fonction que
dT L0 + x S k L0 SP0 k
=k + (P0 + x) = k + +2 x, de T .
dx nR nR S nR nR nR
nR dT
2 • L’échange thermique ne se calcule pas directement.
ou encore : dx = . En revanche, nous avons les moyens de calculer ∆U
kL0 + P0 S + 2k x
et W .
3 • L’énergie interne du système {gaz + ressort} s’écrit : n n n2 a
∆U = n Cv, m(T0 – T0) – a – =–
U = Ugaz + pint , avec Ugaz = CV (T – T0) + U0 , V2 V0 V0
1 La transformation étant une succession d’états d’équilibre
et pint = kx2 .
2 interne, on peut écrire :
1 V2 n RT0 n2 a
Cela donne : U = CV (T – T0) + U0 + kx2 . W= – P dV avec P = –
2 V0 V – nb V2
On en déduit donc : dU = CV dT + kx dx , et donc l’expres-
V0 – nb 1 1
sion de dU en fonction de dT : On obtient : W = n R T0 ln – n2 a –
kx nR dT V2 – nb V2 V0
dU = CV dT +
kL0 + P0 S + 2k x
2V0 – 2nb n2 a
(
= CV + nR
kx
kL0 + P0 S + 2k x )
dT . = n R T0 ln
V0 – 2nb
–
V0
.
Par différence :
4 • On commence par calculer le travail élémentaire des for- 2V0 – 2nb
ces extérieures : δW = – P0 S dx . La variation d’énergie Q = ∆U – W = – n R T0 ln .
interne est : dU = CV dT + kx dx , ce qui donne : V0 – 2nb
A.N. : W = 15,4 kJ et Q = – 17,1 kJ .
δQ = dU – δW = CV dT + (kx + P0 S) dx .
3 • Pour une évolution adiabatique infinitésimale :
La capacité calorifique de ce système est définie par
δW = – P dV = dU .
δQ = CKdT , ce qui donne :
n RT n2 a
k x + P0 S Pour le gaz étudié : – dV + dV
CK = CV + nR , V – nb V2
kL0 + P0 S + 2k x
n2 a
1 = n CV, m dT + dV .
ou : CK = CV + nR
k(L0 + x)
. V2
1+ dV dT
P0 S + kx Il reste : R + CV, m =0.
On examine les cas limites : V – nb T
• si k = 0 ; la transformation est isobare : Qui s’intègre en : (V – nb)T CV, m = C ste
CK = CV + nR = CP ; La température atteinte est donc :
• si k = ; la transformation est isochore : CK = CV . R
2V0 – 2nb CV, m
T3 = T0 .
V0 – 2nb
12 Transformations d’un gaz réel A.N. : T = 386 K .
1 • La détente de Joule-Gay-Lussac est isoénergétique : Notons que, comme nb << V0 , le résultat est très peu dif-
les parois immobiles ne fournissent aucun travail et on les férent de celui obtenu avec le modèle du gaz parfait.
considère adiabatiques. Il suffit donc d’écrire : U = n Um On obtient le travail par :
constante, soit Um constante. Le volume molaire passe de n2 a
W = ∆U = n CV, m(T3 – T0) – .
10 L à 20 L . V0
n n –a A.N. : W = 19,0 kJ .
CV , m(T1 – T0) = a – =
V1 V0 2 V0
na
d’où : T1 = T0 – .
2 CV, m V0
A.N. : T1 – T0 = – 4,0 K .
Il faut faire la mesure de température dès que le gaz s’est
mis à l’équilibre. Si on attend trop (de l’ordre de la mi-
nute), les échanges thermiques avec la couche interne de
la paroi ne sont plus négligeables (voir la discussion de
Page 193
249
Exercices THERMODYNAMIQUE 2
1 Utilisation de tables
Conseils
A. Quelle est l’expression de l’entropie d’un gaz par-
thermodynamiques fait en variables (T, P) ? Comparer les valeurs de ∆s
obtenues à partir du tableau à celles que donne l’ex-
A. Étude du dihydrogène
pression de l’entropie d’un gaz parfait pour des trans-
Les physiciens utilisent fréquemment des tables de don- formations isobares, puis pour des transformations
nées thermodynamiques (et des diagrammes entropiques isothermes.
ou enthalpiques ainsi que nous le verrons aux chapitres 5 B. Que penser de l’influence de la pression ?
et 6). Comment s’exprime ds pour une phase condensée ?
Ces tables sont construites à partir de mesures thermo-
élastiques sur les gaz et les liquides. Celles-ci permettent
l’établissement d’une équation d’état et le calcul de fonc-
tions d’état telles que l’enthalpie et l’entropie.
Le tableau ci-dessous donne les valeurs de l’entropie mas-
2 Chauffage d’une masse d’eau
sique s du dihydrogène H 2 en J . g – 1 . K – 1 pour diffé- On s’intéresse à une masse d’eau, m , de capacité calori-
rentes valeurs de température et de pression. fique massique constante, c . Elle est chauffée, dans une
casserole, sur une plaque électrique de température cons-
P (bars) tante Tp .
100 10 1
T (K)
fond de la casserole :
150 39,5 51,2 60,6 bon conducteur
90 34,8 45,8 55,2 thermique
plaque
électrique
1 • Vérifier que le dihydrogène se comporte comme un à Tp eau
gaz parfait monoatomique pour des valeurs de pression
inférieures ou égales à 10 bars.
2 • On réalise la compression isotherme, pour T = 150 K , Au cours de cette « expérience », l’eau passe de T1 à T2 .
d’un kilogramme de dihydrogène de 10 bars à 100 bars. En faisant toutes les hypothèses qui paraissent raisonna-
Quelle est la variation d’entropie correspondante ? bles, modéliser l’évolution de l’eau et en déduire sa varia-
Qu’aurait-on trouvé en faisant l’hypothèse que le dihydro- tion d’entropie et l’entropie créée.
gène garde un comportement parfait pour ces valeurs de Données : c = 4,18 J . g – 1 K – 1 ; m = 1 kg ; T1 = 300 K ;
pression ? T2 = 350 K ; Tp = 1 000 K .
Données : R = 8,314 J . mol – 1 . K – 1 ; γ = .
Conseils
Conseils
• Quelle relation relie Q1 et Q2 ?
thermane. • L’état de la tige est invariable. Que peut-on en
déduire pour l’entropie de la tige ?
• Y a-t-il création d’entropie dans les thermostats ?
• Quelle est l’expression de l’entropie échangée par la
tige ?
m1 m2
• L’entropie et l’énergie interne sont des fonctions • Si le système est immobile, Ffrot est comprise entre
d’état extensives. – Φ et + Φ .
• Quelle est l’expression de l’entropie pour une phase
condensée idéale ? 1 • Les variables d’état x et Ffrot sont-elles reliées par
• Comment évolue l’entropie d’un système isolé ? une équation d’état de type f (Ffrot , x, T) = 0 ?
2 • Entre deux états d’équilibre infiniment voisins :
• Écrire la relation entre les différentielles dU et dS
pour le système constitué des deux solides.
4 Bilan d’entropie • Écrire le premier principe et en déduire une expres-
pour un conducteur thermique sion de la variation infinitésimale d’entropie.
Deux thermostats Θ 1 et Θ2 de températures T1 et 3 • On néglige les échanges thermiques entre le systè-
T2 (T1 T2) sont reliés par une tige de cuivre, isolée me constitué par les deux solides et l’extérieur.
sur ses faces latérales. Après un régime transitoire de Le système est initialement à l’équilibre thermique à la
quelques heures, les système atteint un régime perma- température TA , puis Σ2 est tiré (toujours dans le même
nent. La température d’un point quelconque de la tige sens) sur une distance et on attend que l’équilibre ther-
ne dépend plus du temps. mique se rétablisse à une température TB . Déterminer
Soit Q1 et Q2 les transferts thermiques de Θ1 et de l’entropie créée au cours de la transformation.
Θ2 vers la tige pendant une durée donnée t .
Déterminer l’entropie créée pendant cette durée τ . yFop
S2
S2
Page 195 x
255
EXERCICES
Conseils
Conseils
• L’énergie interne et l’entropie sont des variables • Pour chaque opération, quelle est la variation d’é-
extensives. Or, U et S sont connues pour chaque nergie interne du système ? Peut-on en déduire sim-
solide. plement l’échange thermique ?
• Quel est le travail de l’opérateur lors d’un déplace- • Pour chaque opération, quelle est la variation d’en-
ment entre deux positions d’équilibre ? On pourra tropie du cylindre, du piston et du gaz ?
faire un bilan d’énergie mécanique.
• Peut-on résoudre la question 3 en intégrant l’ex-
pression obtenue à la question 2 ?
7 Compression et détente
adiabatiques
6 Compression et détente Un cylindre vertical, de section S = 100 cm2 est rem-
monothermes pli d’air considéré comme un gaz parfait de rapport g
constant.
Un cylindre aux parois athermanes contient n moles
Un piston de masse m = 100 g coulisse en faisant
d’un gaz parfait dont le coefficient g est constant. Il est
varier le volume du cylindre.
fermé par un piston de masse m et de section S cou-
Le volume intérieur est divisé par une masse
lissant sans frottement, également athermane.
m0 = 0,10 kg de laine d’acier (enchevêtrement serré de
Dans l’état initial, le gaz, le piston et le cylindre sont à
fils d’acier). La capacité thermique de l’acier est
l’équilibre mécanique et thermique avec l’atmosphère,
c0 = 0,44 kJ. kg – 1. K – 1 .
de pression P0 et de température T0 ; on note P1 la
À l’extérieur, l’atmosphère est à la pression constante
pression dans le cylindre.
P0 = 1,0 bar .
Dans tout cet exercice, on s’intéresse au système cons-
titué par le cylindre, le piston et le gaz enfermé dans le
Dans l’état initial, l’air intérieur est à l’équilibre
cylindre.
thermodynamique, sa température est T1 = 295 K , la
Atmosphère (P0, T0) pression est P1 et il occupe un volume V1 = 10 litres .
gy On pose alors un objet de masse M = 9,9 kg sur le pis-
ton. Celui-ci descend et se stabilise lorsque le gaz inté-
rieur est à nouveau à l’équilibre thermodynamique ; la
température est alors T2 et la pression P2 . On suppo-
se que le piston reste toujours au dessus de la sépara-
tion.
On prendra g = 10 m.s – 2 .
gaz parfait
1 • Calculer P1 et P2 .
2 • On suppose que :
• Les parois du cylindre sont adiabatiques.
• À l’équilibre, la laine d’acier est à la même tempéra-
ture que l’air.
• Les frottements entre le piston et le cylindre sont
1 • On pose un solide de masse M sur le piston, puis
négligés.
on laisse évoluer le système vers un nouvel état d’équi-
Discuter la pertinence de ces hypothèses simplificatri-
libre mécanique et thermique. La pression dans le
ces. La première et la seconde sont-elles contradictoi-
cylindre est alors égale à P2 .
res ?
Déterminer les échanges énergétiques entre l’at-
mosphère et le système, puis l’entropie créée au cours 3 • Les hypothèses étant admises, déterminer, une fois
de l’opération. l’équilibre atteint, la température T2 et le volume V2
occupé par l’air.
2 • On enlève le solide de masse M et le gaz se détend,
jusqu’à un nouvel état d’équilibre. P1 T1
On posera p = + m0 c0 et on exprimera
Caractériser ce nouvel état d’équilibre et déterminer les (γ – 1) V1
échanges énergétiques et l’entropie créée au cours de les résultats en fonction de T, V1, P1, P2 et p .
l’opération. Conclure.
Page 196
.
256
EXERCICES
4 • On enlève l’objet de masse M du piston et lorsque a et b sont des constantes propres au dioxyde de car-
le nouvel équilibre thermodynamique est atteint, le bone :
volume et la température sont égaux à V3 et T3 . a = 0,37 J . m3 . mol – 2 et b = 4,30 . 10 – 5 m3 . mol – 1 ;
a. Sans les calculer, comparer V3 à V1 et T3 à T1 . R est la constante universelle : R = 8,314 J . mol – 1 . K – 1.
b. Exprimer T3 en fonction de T1, p, P1 et P2 et cal- 1 • Donner deux expressions différentes de la différentiel-
culer sa valeur. Vérifier le résultat de la question précé- le, dS(U, V ) , de l’entropie d’une mole de gaz.
dente. En déduire, d’une part, l’expression de l’énergie interne,
c. Calculer l’entropie créée au cours des deux opérations. U(T, V) , d’une mole de gaz et, d’autre part, son équation d’état:
Conclure. f (P, V, T ) = 0 .
laine 2 • Deux moles de ce gaz subissent une détente de Joule –
d’acier M
Gay-Lussac d’un volume initial V = 5,00 dm3 et d’une
température initiale T = 293,0 K à un volume final 2 V .
yg P1, T1, V1 P2, T2, V2 P1, T3, V3 a. Calculer les variations de température et d’entropie cor-
respondantes.
État final de État final de
b. Comparer les résultats obtenus à ceux de la détente de
État initial
la question 3 la question 4 deux moles de gaz parfait de même capacité calorifique
molaire à volume constant dans les mêmes conditions
initiales.
Conseils
257
EXERCIC
E
ratures très élevées, les molécules de H2 sont décom-
posées en protons et en électrons qui se comportent 11 Système à deux niveaux
comme des gaz parfaits monoatomiques). Soit un système de volume constant constitué d’un grand
3 • Déterminer la capacité thermique à volume cons- nombre N de particules en équilibre à la température T
tant associée au rayonnement. et dont chacune peut avoir deux valeurs d’énergie E 1 ou
E 2 , avec E 2 E 1 (système « à deux niveaux »).
Soit n 1 le nombre de particules d’énergie E 1 et n 2 le
Conseils
T, P, n1 T, P, n2
Page 198
.
258
Corrigés TD THERMODYNAMIQUE 2
B • L’analyse du tableau montre que même pour des tempéra-
1 Utilisation de tables tures et des pressions élevées, l’influence de la pression est
thermodynamiques négligeable : la compression isotherme de 100 à 200 bars, à
300 °C, d’un gramme d’eau liquide correspond à une variation
A • 1 L’entropie massique d’un gaz parfait s’exprime par :
d’entropie de – 0,04 J . g –1 . K –1.
s(T, P) = s(T0, P0) + ; Il reste à vérifier la relation ∆s = mc ln qui découle
de l’identité thermodynamique pour une phase condensée :
pour un gaz parfait monoatomique γ = , et pour le dihy-
dU = TdS et dU = mcdT .
drogène M = 2 . 10–3 kg . mol–1 . Pour un refroidissement isobare de 300 °C à 200 °C, soit de
Ainsi, en J . g – 1 . K – 1 , on obtient : 573 K à 473 K, le tableau donne :
∆s = – 0,9 J . g – 1 . K – 1 ;
∆s = 4,157 . le calcul donne :
∆s = – 0,8 J . g – 1 . K – 1 .
• On calcule la variation d’entropie correspondante pour un
L’accord est bon.
refroidissement isobare à la pression P = 10 bars , de T = 150 K
à T = 90 K : Pour un refroidissement isobare de 200 °C à 100 °C, soit de
473 K à 373 K, le tableau donne :
∆s = 4,157 = – 5,3 J. g –1 . K –1 .
∆s = – 1,0 J . g – 1 K – 1 ;
L’application numérique réalisée avec le tableau donne le calcul donne :
∆s = – 5,4 J . g – 1 . K – 1 . L’accord est donc très bon. ∆s = – 1,0 J . g – 1 . K – 1 .
• On calcule maintenant la variation d’entropie pour une L’accord est excellent.
compression isotherme, à T = 150 K , de 1 à 10 bars : Remarque : L’accord est d’autant meilleur que la tempéra-
ture est proche de 100 °C, car la capacité thermique mas-
∆s = – 4,157 = – 9,6 J . g –1 . K –1 .
sique c est alors plus proche de la valeur 4,2 J . g – 1 . K – 1
L’application numérique, réalisée avec les données du ( c n’est pas constante sur les intervalles de température étu-
tableau, donne ∆s = – 9,4 J . g – 1 . K – 1 ; l’accord est encore diés).
bon.
259
CORRIGÉS
H5 : On ne fait aucune hypothèse sur l’état de l’eau entre le L’entropie étant une fonction extensive : Ssystème = S1 + S2
début et la fin de « l’expérience ». soit :
H6 : Le chauffage de l’eau étant rapide entre 27 °C et 77 °C T (t) T (t)
S(t) = m1 c ln 1 + m2 c ln 2 + S(0) .
(températures suffisamment éloignées de l’ébullition de T1i T2i
l’eau), on néglige l’évaporation de l’eau et m = constante. L’entropie de ce système isolé ne peut qu’augmenter, soit
dS
La modélisation est donc la suivante : 0 , l’égalité correspondant à l’état d’équilibre final.
dt
On est en présence de l’échauffement monobare (H1) d’une
dS m1c dT1 m2c dT2
masse d’eau (de T1 à T2) , en contact avec un thermostat à = +
température Tp (H2) , l’ensemble {eau + thermostat} étant dt T1(t) dt T2(t) dt
isolé thermiquement de l’extérieur (H3) . La température de La relation imposée par la conservation de l’énergie se
dT1 dT2
l’eau est bien définie au début et à la fin « l’expérience » (H4 ) , traduit par : m1 = – m2 , d’où :
mais inconnue dans les états intermédiaires (H5) . L’évaporation dt dt
étant négligeable (H6 ) , le système étudié est fermé. dS m1c dT1 T1(t)
= 1– 0.
L’état de l’eau étant connu au début et à la fin de l’expérience, dt T1(t) dt T2(t)
Page 200
.
260
CORRIGÉS
• ∆S étant nul, l’entropie créée dans la tige est : Comme l’entropie échangée est nulle :
T1 – T2 Φ
Scréée = – Séchange soit : Scréée = Q1 . ∆S = Scréée = (C1 + C2) ln 1 +
T1 T2 (C1 + C2)TA
Comme il n’y a pas de création d’entropie dans le thermo-
Scréée est bien entendu positive pour cette transformation
stat (qui est toujours en équilibre interne) l’entropie créée
irréversible.
se limite à l’entropie créée dans la tige.
2 • L’état final de la détente est identique à l’état inital de 3 • On effectue un bilan d’énergie entre l’état initial et
la compression : P = P1 et T = T0 . l’état final pour le système {gaz + laine d’acier + piston +
Le raisonnement est identique, avec cette fois surcharge}. En effet :
Peffective = P1 et un travail négatif. • Les états intermédiaires ne sont pas des états d’équilibre,
P1 P1 ce qui exclut un bilan infinitésimal de la forme « dU = dQ
W = – n R T0 1 – ; Q = n R T0 1 –
P2 P2 + δW » .
P1 P1 • Le gaz seul subit des échanges thermiques (inconnus
∆S = n R ln ; Séchange = n R 1 – a priori) avec la laine d’acier.
P2 P2
La variation d’énergie interne est : ∆U = W + Q avec,
P1 P1 pour ce système :
et Scréée = n R – 1 – ln ,
P2 P2 • ∆U = ∆Ugaz + ∆Ulaine d’acier
nR
qui est encore positive. = (T2 –T1) + m0 c0 (T2 – T1) .
γ–1
Les transformations ne sont pas réversibles. Bien que (le piston ne recevant aucun échange thermique, son éner-
l’état final de la détente soit l’état initial de la compres- gie interne est constante)
sion, les deux transformations ne sont pas inverses car les • Q = 0 (Par hypothèse) V1 – V2
échanges de chaleur et de travail ne sont pas opposés. • W = W(poids) + W(atmosphère) = (M + m)g
+ P0(V1 – V2) = P2(V1 – V2) S
On remarque que le travail total est positif et le transfert
thermique total négatif. On peut aussi écrire que les forces extérieures se ramènent
à la pression effective P2 , d’où le résultat.
On en déduit, en remarquant que
7 Compression nR=
P1 V1
= P2
V2
:
et détente adiabatiques T1 T2
1 • On écrit l’équilibre mécanique du piston dans l’état P1 V1 T2 T
initial et du système {piston + surcharge} dans l’état final. + m0 c0 T1 – 1 = P2 V1 – P1 V1 2
(γ – 1) T1 T1
État initial : – P0S – mg + P1S = 0 soit :
mg T T
d’où : P1 = P0 + ; P1 = 1,001 bar . p 2 – 1 = P2 – P1 2 avec p = 8,99 bar .
S T1 T1
État final : – P0 S – (m + M)g + P2S = 0 p + P2
T2
= ; A.N. : T2 = 298 K .
(m + M)g T1 p + P1
d’où : P2 = P0 + ; P1 = 1,1 bar .
S P1 T2 P1 V1 p + P2
On en déduit V2 = V1 = ;
2 • On considère classiquement qu’une évolution est P2 T1 P2 p + P1
adiabatique si sa durée est suffisamment faible pour pou- A.N. : V2 = 9,2 L .
voir négliger les échanges thermiques. Si le matériau cons- 4 • a. L’évolution du système {gaz + laine d’acier} étant
tituant le cylindre est suffisamment isolant, il n’est pas adiabatique et irréversible, son entropie doit augmenter.
déraisonnable de négliger le transfert thermique du gaz Or, on revient à la pression initiale et, à pression constan-
vers le cylindre pendant la transformation. te, l’entropie est une fonction croissante de la températu-
• En revanche, la laine d’acier, matériau très divisé, offre re. On en déduit :
une grande surface de contact avec le gaz et, de plus, est T3 T1 ⇒ V3 V1 .
constituée d’un matériau bon conducteur de la chaleur. On
b. Le raisonnement est identique à celui de la question 3,
peut alors, pour simplifier, supposer que cet objet est, à la
à ceci près que la pression effective est maintenant P1 :
fin de la transformation, à l’équilibre thermique avec le gaz.
nR
• On peut toutefois remarquer que la mise à l’équilibre ∆U = + m0 c0 (T3 – T2) = W = P1 (V2 – V3) .
γ–1
entre le gaz qui est resté au dessus de la laine d’acier et
celui du dessous risque d’être assez lente. Avec les mêmes notations et en se souvenant que
• Le passage du gaz à travers la laine d’acier se traduit par P1 = P3 :
un amortissement important : le piston n’oscille pratique- T3 T2 V2 T3
p – = P1 – P1 =
ment pas. La force de frottement cylindre/piston étant très T1 T1 V1 T1
petite devant la force exercée par l’extérieur sur le piston P1 T2 T3
(de l’ordre de 103 N), il est tout à fait légitime de négliger P1 –
P2 T1 T1
son travail.
Page 202
.
262
CORRIGÉS
P1 V1 T3
+ m0 c0 T1 –1 = .
(γ – 1) T2
T2
P1 V2 – P1 V3 = P1 V2 – P1 V1
T1 D’autre part, .
2 2
p + P1 p + P1 (p + P2) En identifiant ces deux expressions, on obtient :
T3 T2 P2 P2
= = = .
T1 T1 p + P1 (p + P1)2
A.N. : T3 = 295,2 K .
Étudions les variations de la fonction : La première expression donne :
P2
f (P2) = p + 1 (p + P2) . U (T, V ) = CV, m T – (1)
P2
f est extrémale lorsque s’annule sa dérivée, soit pour (à une constante près).
P2 = P1. L’élimination de U et CV, m des deux équations permet
Comme f → ∞ pour P1 → ∞ et pour P2 → ∞ , cet extre-
mum est un minimum. d’obtenir l’équation d’état du gaz : ,
On en déduit que T3 est minimale et égale à T1 si P2 = donc l’équation de Van der Waals pour une mole de gaz :
P1 (c’est-à-dire si rien ne se passe !) (2)
Dans tous les autres cas, T3 T1 , ce qui est conforme au
résultat de la question 4 a.
On remarque que, avec les valeurs proposées, l’écart de 2 • a. La détente de Joule – Gay-Lussac se fait à énergie
température est faible. La variation relative de pression interne constante ce qui permet de calculer la variation de
est, ici, suffisamment faible pour que l’évolution soit pro- température du gaz.
che de la réversibilité. Pour P2 = 2 bars , on aurait trouvé En utilisant l’extensivité de U et V :
T3 = 308 K .
c. Considérons le système {gaz + laine d’acier}. Ce systè- (3),
me n’ayant reçu aucun transfert thermique de l’extérieur
soit : avec ∆U = 0 ,
(bien entendu, les transferts internes ne sont pas pris en
compte !), on peut écrire :
, d’où .
∆S = Scréée .
Comme l’entropie est une fonction extensive :
A.N. : ∆T = – 2,6 K .
∆S = ∆Sgaz + ∆Slaine d’acier .
On peut, de la même manière, écrire l’entropie :
La pression initiale et la pression finale étant égales, et en
utilisant les expressions de l’entropie pour un gaz parfait
et pour une phase condensée (voir les rappels en début de
chapitre) :
nRγ T3 T3
Scréée = ln + m0 c0 ln En utilisant (3) :
γ–1 T1 T1
P1V1 γ T3
= + m0 c0 ln . .
T1 γ – 1 T1
A.N. : Scréée = 0,028 J. K – 1 . A.N. : ∆S = 11,16 J . mol – 1 . K – 1 .
Remarquons que si P2 = 2 bar, on obtient Scréée =
1,49 J. K–1 : L’entropie créé est bien plus importante, car b. Pour le gaz parfait :
la transformation est plus éloignée du cas limite de la ∆TG.P. = 0 et ∆SG.P. = 2 R ln 2 = 11,53 J . K – 1 ∆S .
réversibilité. Les deux variations d’entropie sont positives conformément
au deuxième principe, les systèmes étant thermiquement isolés
8 S (U, V ), fonction caractéristique durant leurs évolutions respectives.
1 1
La pression finale est :
1 4 3 –
On en déduit : = (σ0 V) 4 • U 4
Pf = P1 + P2 = (n1RT + n2RT) .
T 3 4
d’où : U = σ0 V T4 Or, n1RT = PV1 et n2RT = PV2 .
1 3 D’où : Pf = P .
P 4 1 –
= (σ0 U3) 4 • V 4
T 3 4 2 • L’entropie d’échange du système constitué des deux
gaz est nulle puisque l’ensemble est thermiquement isolé ;
1 σ0 U3 1
ainsi :
d’où : P = T 4
3 V3 créée = ∆S = ∆Sgaz 1 + ∆Sgaz 2 .
1 U σ0 T4 On calcule, par exemple, ∆Sgaz 1 :
ou encore P = = .
3 V 3
∆Sgaz 1 = n1 R ,
2 • À la température de 300 K : P = 2,0 . 10 – 6 Pa . La
pression due au rayonnement est alors en général négli- V1 + V2
= n1 R ln ,
geable. Elle va devenir non négligeable à des températures V1
telles que les molécules sont totalement dissociées ; soit en utilisant les équations d’état :
1 mole de H2 donne 2 moles de protons et 2 moles d’élec- V1 + V2 n + n2
trons, soit 4 moles de gaz monoatomiques, supposé par- = 1 ,
V1 n1
faits.
σ0 T4 cela donne :
4nRT
Pparticules = = Prad = , ce qui est atteint
V 3 ∆Sgaz 1 = n1R ln .
1
En procédant de même pour ∆Sgaz 2 , on obtient finale-
12 n R ment :
pour T = 3 .
σ0 V créée = n1R ln + n2R ln .
A.N. : T = 5,1.106 K . Pour comparer, la température au
On remarque que cette quantité est positive conformément
centre du soleil est de l’ordre de 107 K .
au deuxième principe.
∂U
3 • Par définition : Cv = avec ici U = σ0 V T 4 .
∂t V 3 • Avec la variable x, l’expression précédente devient:
On en déduit : CV = 4 σ0 V T3 . créée = n1R .
Page 204
t.
26
On trace la fonction pour des valeurs de x 11 Système à deux niveaux
proches de zéro : 1 • L’énergie interne est une grandeur extensive et
l’ensemble des particules d’énergie Ei a une énergie
créée
totale n i Ei , donc :
n1 R
0,10 U = n1E1 + n2E2 .
Soit dU = E1 dn 1 + E2 dn 2 où dU représente la varia-
0,08 tion d’énergie interne qu’accompagne la transition de
0,06 dn 1 particules du niveau E1 au niveau E2 .
Bien sûr, puisque N est constant :
0,04 dn 1 = – dn 2 et dU = – (E2 – E1)dn1 = – ∆Edn1 .
Page 205
Exercices ELECTRICITé
1 Application
Conseils
a) et b) Bien repérer les associations série et parallèle.
des lois de Kirchhoff On pourra se souvenir que la résistance équivalente à
Déterminer les courants et les tensions inconnus dans le deux résistances R en parallèle est égale à R .
2
réseau représenté sur la figure. Pour c) l’utilisation des symétries permet de déterminer
Les rectangles figurent des dipôles quelconques (avec ou RABéq sans calcul.
sans source) dont il n’est pas nécessaire de connaître la
nature.
3 Trois méthodes d’étude
30 mA I1 20 mA I2 – 10 mA d’un réseau linéaire
Déterminer le courant i en utilisant :
–5V U1 5V
U2 a. la loi des nœuds (en termes de potentiels) ;
10 V I3 I4
10 mA I5 b. le théorème de superposition ;
c. en replaçant les deux générateurs de Thévenin par les
U3 U4 5 mA générateurs de Norton équivalents.
U5
I6
A
i1 i i2
Conseils
R
réseau
U R U
h1 h2 quelconque
PageB 206
.
306
XERCICES
Conseils
U On rappelle que deux dipôles sont en parallèle si leurs
quelconque
R1 R2 deux bornes sont communes.
Pour un dipôle qui ne contient pas de source indé-
B pendante la résistance peut se définir par R = U en
I
c. convention récepteur. On peut donc tenter de calculer
AI I en supposant U connue (ou l’inverse).
R2
E2
R1
réseau 6 Étude d’un réseau
h1 U quelconque par plusieurs méthodes
Déterminer les courants I1 et I2 pour le réseau représenté
sur le document.
B On utilisera trois méthodes différentes.
d.
I1 2R R I2
AI 2R R
E1 h
h2 E2
R1 réseau
h1 U quelconque
R2
Conseils
sieurs sources.
Thévenin et de Norton. Pour ne pas avoir à résoudre de système d’équations,
On préférera la représentation de Thévenin pour deux on tente de se ramener à une maille unique par une
dipôles en série et la représentation de Norton pour succession d’équivalences.
deux dipôles en parallèle. Penser à utiliser les diviseurs (de courant et de ten-
Il faudra parfois effectuer plusieurs équivalences suc- sion).
cessives.
e
A U B
307
EXERCICE
I ( mA ) UC0
I la résistance R0 = . Donner dans chaque cas la
100 M Ip + I0
relation tension courant au point de fonctionnement.
U 5 • Déterminer la puissance P fournie par la diode en fonc-
(D)
tion de RC, UC0 et R0. Représenter P en fonction de R et
–1,2
déterminer la valeur absolue de la puissance maximale
–2 0 1,2 2 4 U (V) fournie, Pmax, en fonction de UC0 et R0. Pour quelle valeur
de RC obtient-on cette puissance maximale ?
P
6 • On définit le rendement de conversion par η = max ;
PL
–100
justifier cette définition ; calculer numériquement Pmax
Doc. 2. Caractéristique statique de l’électrolyseur. ainsi que ce rendement ; commenter les valeurs obtenues.
Conseils
1) Comment est l’intensité lorsque la diode fonction-
8 *Résistances d’entrée et de sortie ne en circuit ouvert ?
d’un quadripôle actif 2) Dans quelles parties du plan la puissance reçue par
Une photodiode est un composant opto-électronique dont la diode est-elle positive ? négative ? Conclure.
la caractéristique est fonction de la puissance lumineuse, 3) Il faut considérer les parties quasi-linéaires de la
PL, qu’elle reçoit : caractéristique réelle et faire les approximations les
i(u) = I 0 (eu/V0 – 1) – I p, où I 0 = 10 µA, V0 = 26 mV et plus simples.
I p = kPL, k = 0,5 A.W – 1. 4) Attention aux conventions à adopter pour la diode
I et la résistance.
5) Distinguer ici aussi les deux cas précédents.
U
Doc. 1. Représentation de la diode 9 *Résistances et conductances
en convention récepteur. itératives
A. On considère le quadripôle résistif en T ci-dessous
1 • La photodiode reçoit une puissance lumineuse de
(doc. 1) dont la charge est constituée par la résistance R0.
1 mW, tracer la caractéristique I (U) de cette diode et
déterminer sa tension en circuit ouvert, UC0.
2 • Analyser cette caractéristique du point de vue énergé- A1 i1 R1 R1 A0 i0
tique : quelle partie du plan I (U) correspond à un compor-
tement générateur et quelle partie à un comportement
récepteur. u1 u0
R2 R0
3 • Justifier que l’on puisse adopter pour la diode le modè-
le linéaire par morceaux ci-dessous :
A’1 A’0
I
Doc. 1
u1
UC0 1 • Déterminer sa résistance d’entrée Re1 = .
i1
Comment doit-on choisir la résistance R0 pour que
U Re1 = R0 ? Cette résistance particulière, notée R0i , est
– IP – I0 appelée résistance itérative du quadripôle.
2 • On place en cascade n quadripôles identiques au pré-
cédent, l’ensemble étant chargé par la résistance itérative
4 • Cette photodiode est connectée en série avec une résis- u
R0i . Quelle est la résistance d’entrée Ren = n de l’asso-
tance RC. Déterminer graphiquement le point de fonction- in
nement du circuit . On distinguera deux cas en introduisant ciation ?
Page 208
.
38
EXERCICES
in
An An 1 An 2 A1 A0 Quelle est la conductance d’entrée Geu = de l’asso-
un
in in 1 in 2 i1 i0 ciation ?
1)
un (n) un 1 un 2 u 1 (1) u0 R 0i 3 • On considère à nouveau le quadripôle de la partie B.,
(n
la charge étant constituée par la conductance itérative G0i .
u
Calculer son amplification en tension Au1 = 0 et son
A’n A’n 1 A’n 2 A’1 A’0 u1
i0
Doc. 2 amplification en courant Ai1 = , puis les exprimer en
i1
G
3 • On considère à nouveau le quadripôle représenté à la fonction de k = 2 .
question 1), la charge étant constituée par la résistance ité- G1
rative R0i . Calculer son amplification en tension : 4 • On associe en cascade n quadripôles identiques au pré-
u i cédent, l’ensemble ayant encore pour charge la conduc-
Au1 = 0 et son amplification en courant Ai = 0 , et les tance itérative G0i . Calculer en fonction de k, l’ampli-
u1 1 i1
R1 u
exprimer en fonction de k = . fication en tension Aun = 0 et l’amplification en courant
R2 un
4 • On associe en cascade n quadripôles identiques au pré- i0
Ain = de l’ensemble.
cédent, l’ensemble ayant encore pour charge la résistance in
itérative R0i .
5 • Sachant que n = 10 et G1 = 1 mS, déterminer G2
Calculer, en fonction de k, l’amplification en tension pour que Aun = 0,10 quand la charge est la conductance
u i itérative G0i que l’on calculera.
Aun = 0 et l’amplification en courant Ain = 0 de l’en-
un in
semble.
Conseils
309
EXERCICES
Conseils
lorsqu’à l’entrée du diviseur de tension est appliquée une La structure du réseau est celle d’un diviseur de ten-
tension Uréf = 100 V. Commenter le résultat obtenu. sion. Remarquer que les tensions des C.L. sont liées
Quelle pourrait être l’utilisation d’un tel réseau de résis- par la relation :
tances ? Uek = Usk U ek + U sk .
Sn
Uréf rn Uréf Un C.L.
Ue Us
Sn 1 U’e U’s
rn Un 1
1
Sn 2
U
Sk
C.L
rk Uk Uréf (10) Us,10
s10
Sk 1
r10
S0 C.L
(9) Us,9
s9
r0 U0
Doc. 1 r1
C.L
(0) Us,0
2 • Quelles sont, en fonction de r, les valeurs des résis- s0
tances rk constitutives d’un diviseur de tension dont le U’s,0
pas est p = 2 ? r0 U0
Déterminer, en fonction de la tension appliquée Uréf , les
tensions Uk délivrées par un tel diviseur de tension.
A.N. : Sachant que Uréf = 1024 mV, combien faudrait-il
de résistances pour réaliser un réseau atténuateur délivrant Doc. 2
les tensions Uk multiples de 2 du quantum U0 = 1 mV
entre les valeurs U0 = 1 mV et Un + 1 = 1024 mV ? 11 *Convertisseur
À quoi pourrait servir un tel réseau de résistances ?
numérique-analogique
3 • Le réseau de résistances considéré est celui de la Un convertisseur numérique-analogique (C.N.A.) est un
question précédente avec une tension de référence circuit qui transforme une information numérique en un
Uréf = 1024 mV. On dispose, en outre, de circuits logiques signal analogique image de cette information. Le C.N.A.
(C.L.) à deux entrées Ue et U e et deux sorties Us et étudié est réalisé avec un amplificateur opérationnel par-
U s dont les tensions de sortie sont définies par : fait, une source de tension continue E, un réseau de résis-
Ue U e ⇒ Us = 1 V et U s = (Ue – U e) tances (R, 2R) et un ensemble de n commutateurs (Kj)
Ue U e ⇒ Us = 0 et U s = Ue . à deux états (0) et (1) (cf. le schéma page suivante).
Avec des circuits logiques, on réalise un convertisseur L’information numérique est codée sous la forme d’un
analogique-numérique (C.A.N.) comme indiqué (doc. 2). nombre binaire N(2) = (bn – 1bn – 2 … b1b0) où les chif-
Expliquer le fonctionnement de ce C.A.N. et l’illustrer fres (bits) ne peuvent prendre que les valeurs 0 ou 1. La
pour une tension analogique U = 800 mV appliquée à son valeur de chaque bit bj est représentée par l’état du com-
entrée. mutateur (Kj) associé : bj = 0 le commutateur (Kj) est
Quelle est la tension maximale admissible Umax , c’est- dans l’état (0), bj = 1 si le commutateur (Kj) est dans
à-dire quelle est la tension maximale analogique qu’il est l’état (1). Ainsi, chaque information numérique N(2)
possible de convertir ? détermine l’état des n commutateurs et, par voie de consé-
Page 210
.
310
EXERCICES
I R An – 1 R An – 2 A1 R A0
In – 1 In – 2 I1 I0
2R 2R 2R 2R 2R
E (Kn – 1) (Kn – 2) (K1) (K0) R’
0 1 0 1 0 1 0 1
Us
Page 211
311
Corrigés TD ELECTRICITé
b. • Si on annule e2 , il reste :
1 Application des lois de Kirchhoff
On obtient les courants inconnus en appliquant la loi des I
nœuds et on trouve les tensions avec la loi des mailles :
U1 = – 5 V ; U2 = 0 ; U3 = – 5 V ; U4 = 5 V ; U5 = 5 V ;
I1 = 10 mA ; I2 = – 10 mA ; I3 = 0 ; I4 = – 5 mA ; r1 r r2
I5 = 15 mA ; I6 = – 20 mA
i’
Page 212
.
312
ORRIGÉS
A A
i
E1 E2
h1 r1 r r2 h2 U
R1 R2
B
B
A
Dans ce schéma, le nœud A est constitué par tout le fil hori-
zontal supérieur.
Un courant total d’intensité i0 = h1 + h2 = 6 A se répartit h1 h2
donc entre les trois résistances. U
R1 R2
On obtient donc :
1 B
i = i0 r , soit i0 = 0,75 A.
1 +1+ 1 A
r1 r r2
h
4 Recherche de la représentation U
de Thévenin et de Norton R
pour un dipôle
a. Les deux sources de courant en parallèle sont équivalentes B
à une source unique de courant de c.e.m. h = h1 + h2.
La représentation de Norton est donc : A
c.e.m. h = h1 + h2 en parallèle avec R.
On en déduit la représentation de Thévenin : E
f.e.m. E = R(h1 + h2) en série avec R.
R U
b. Les deux dipôles de Thévenin étant en parallèle, on com-
mence par dessiner leur représentation de Norton (voir la
figure ci-après). B
Équivalences successives
Les deux sources de courant en parallèle sont équivalentes à
E E
une source unique de courant de c.e.m. h : h1 + h2 = 1 + 2
R1 R2
et les deux résistances en parallèle sont équivalentes à une
R1R2
résistance de valeur R = .
R1 + R2
La représentation de Norton est donc :
E E R1R2
c.e.m. h = 1 + 2 en parallèle avec R = .
R1 R2 R1 + R2
On en déduit la représentation de Thévenin :
R1R2 E1 E2 R E + R1E2
f.e.m. h = + = 2 1 en série avec
R1 + R2 R1 R2 R1 + R2
R1R2
R= .
R1 + R2
c. On transforme le générateur de Norton (h1, R1) en géné-
rateur de Thévenin équivalent de façon à obtenir deux géné-
Page 213
rateurs en série. La représentation de Thévenin est donc :
313
f.e.m. E = E2 + R1h1 en série avec R = R1 + R2. E1
. I1 =
On en déduit la représentation de Norton : 3R
E + R1h1 I2 se déduit de I1 par application de la relation du diviseur
c.e.m. h = 2 en parallèle avec R = R1 + R2. de courant :
R1 + R2 1
d. Les deux générateurs de Norton sont en série. On les trans- 2R E
I2 = I1 = 1.
forme donc en utilisant leur représentation de Thévenin. 1 1 6R
+
On obtient donc en série : une f.e.m. E1 = R1h1, puis une résis- 2R 2R
tance R1, puis une f.e.m. E2 = R2h2 et une résistance R2. • On éteint E1 et h
La représentation de Thévenin est donc :
f.e.m. E = R1h1 + R2h2 en série avec R = R1 + R2.
On en déduit la représentation de Norton : I2 I0 I1 I2
2R
I1 2R R
R h + R2h2 2R R E2 2R 2R
c.e.m. h = 1 1 en parallèle avec R = R1 + R2.
R1 + R2
E2
E1 2R R E1 R
On en déduit I1 et I2 :
I1 I2 I1 2R I2 E – VA 2E – E2 – Rh
2R R R I1 = 1 = 1
2R 6R
2R R 2R R
E1 h E1 VA – VB E1 + E2 – 2Rh
et : I2 = =
E2 E2 hR R 6R
Remarque : La résolution du système d’équations est ici assez
simple. Cela est dû à la géométrie du réseau qui ne comporte que
I1 2R I1 2R trois nœuds. En général, les autres méthodes sont plus rapides.
2R
2R R E2 + h
E1 E2 E1 2R 2
2R h
2
7 Étude d’un électrolyseur
L’équation de la caractéristique du générateur est
U = 4 – 20I avec U en volt et I en ampère.
Cette droite coupe la caractéristique de l’électrolyseur en son
I1 2R
point de fonctionnement M situé sur sa caractéristique à U 0.
R
L’équation de cette dernière est :
E1
E2 + h R 2 – 1,2 U – 1,2
2 2
= , d’où U = 1,2 + 8I.
0,1 – 0 I
En éliminant U, il vient 1,2 + 8I = 4 – 20I , d’où I = 0,1 A et
E2 hR par suite U = 2V.
– E1 –
2 2
Finalement : I1 = .
3R
Dans cette série d’équivalences successives, on a perdu I2. Il 8 Résistances d’entrée et
faut donc reprendre une nouvelle série d’équivalences qui de sortie d’un quadripôle actif
laisse intacte la branche où circule I2. Cette méthode est 1 • Le tracé de la caractéristique est donné ci-dessous :
donc plus longue que l’application de la superposition.
Méthode 3 0,02
Résolution d’un système d’équations
A B 0,015
I1 I3 I2 I4
2R R
2R R 0,01
E1 h
E2
0,005
Le réseau comporte trois nœuds. On attribue arbitrairement le
potentiel nul à l’un d’entre eux (la masse) et on écrit la loi des
nœuds en A et B avec les potentiels inconnus VA et VB. – 0,1 – 0,05 0 0,05 0,1 0,15 0,2
• En A : I1 – I2 + I3 = 0 d’où :
E1 – VA V – VA E – VA En circuit ouvert l’intensité est nulle ; il suffit de lire la valeur
+ B + 2 = 0. correspondante de u sur le graphe pour avoir UC0 = 0,1 V. Ce
2R R 2R
résultat se retrouve en annulant i(u), soit :
VA – VB VB Ip
• En B : I2 + I4 + h = 0 d’où : – +h=0 UC0 = V0 ln 1 + qui redonne bien la même AN.
R R I0
On obtient le système de deux équations :
2 • La convention adoptée ici est une convention récepteur,
4 VA – 2 VB = E1 + E2 les parties de plan où u et i sont de même signe correspon-
– VA + 2 VB = Rh dent à des comportements récepteurs ; seule la partie ci-
La résolution donne : dessous est génératrice puisque ui 0 :
E1 + E2 + Rh E + E2 + 4 Rh
VA = et VB = 1 .
3 6 0
Page 215
0,05 0,1 0,15 0,2
315
CORRIGÉ
UC02
La valeur Pmax est atteinte pour RC = R0 et vaut .
UC0 R0
6 • Le rendement doit être défini comme le rapport entre la
quantité d’énergie que met la photodiode à la disposition de
U
RC et la quantité d’énergie qui permet à cette photodiode de
– IP – I0
P
fonctionner ; ceci correspond bien à h = max.
PL
Numériquement Pmax = 50 µW et h = 0,05, soit un rendement
UC0 UC0 de 5 %.
Cas a) : RC R0 = ,i=– .
Ip + I0 RC Ces deux valeurs sont très faibles. Il est donc nécessaire :
D’une part d’utiliser une grande quantité de cellules de ce
I type pour parvenir à une puissance utilisable respectable.
D’autre part d’améliorer les rendements des cellules grâce
aux différents matériaux utilisés et aux différentes techniques
de fabrication.
UC0
U 9 Résistances et conductances
– IP – I0 itératives
A. 1 • Le dipôle ne comportant pas de source liée, sa résis-
tance d’entrée peut s’évaluer en utilisant les lois d’association
de résistances :
UC0 RC
Cas b) : RC R0 = , u = RC (Ip + I0) = UC0 . R2(R0 + R1)
Ip + I0 R0 Re = R1 + .
1 R0 + R1 + R2
RC
5 • Pour RC R0, P = – UC 2, et pour RC R0, Par définition de la résistance itérative, il vient :
R02 0
2 R2(R0 + R1)
UC0 R0 = R1 + i ,
P=– . i R0 + R1 + R2
RC i
La courbe représentative est donc la suivante (avec les d’où : R0 = 0R1(R1 + 2R2).
i
valeurs du texte, R0 = 196 Ω) :
2 • L’ensemble étant chargé par la résistance itérative, on éta-
blit de proche en proche que :
i Page
1 2 216
R0 = Re = Re = ... = Re .
n
.
316
CORRIGÉS
Ge = G2 + 1 0
G (G + G2)
.
10 Convertisseur analogique
1 G0 + G1 + G2 numérique
Par définition de la conductance itérative, il vient : 1 • a. Les tensions Uk délivrées par le réseau sont données
G1(G0 + G2) par la relation de récurrence Uk + 1 = pUk , d’où :
G0 = G2 = i ,
i G0 + G1 + G2 Uk = p k U0 .
i
d’où : G0 = 0G2(2G1 + G2). La tension Uk étant une fonction croissante de k car p 1,
i le quantum de ce réseau est la tension U0 délivrée par la sor-
2 • L’ensemble étant chargé par la conductance itérative, on tie S0 .
établit de proche en proche que G0 = Ge = Ge = … = Ge . La tension de référence Uréf délivrée par la sortie Sn étant
i 1 2 n
3 • Comme le quadripôle est chargé par sa conductance ité- reliée au quantum par la relation :
rative, on est fondé à écrire i0 = G0 u0 et i1 = G0 u1. Uréf = p n U0 .
i i
Page 217
317
CORRIGÉS
Page 219
EXERCICES MAGNETOSTATIQUE
Dans les deux cas il s’agit de sommer les champs des l’axe (Oz) . Calculer le champ magnétique en un point M
spires. Dans les deux cas, les spires se répartissent sur de l’axe (Oz) . En quel point ce champ est-il maximal ? On
une demi-circonférence de longueur πR : quand on repérera M par l’angle a .
fait varier q de O à π on décrit bien l’ensemble
des spires, depuis celle de rayon nul au « pôle Nord » 2 • U = 100 kV , R = 10 cm , e = 0,5 mm , et la vitesse
à celle de rayon nul au « pôle Sud » en passant par de rotation est de 6 000 tours par minute.
celle de rayon R à l’équateur. Calculer la valeur maximale du champ magnétique.
Ce qui change c’est le nombre de spires par unité de Comparer cette valeur à celle du champ magnétique ter-
longueur (et leur épaisseur bien évidemment): dans le restre.
1er cas il y a N spires jointives réparties sur une lon-
gueur πR , dans le 2e cas ce sont les projections des
Conseils
Il➞ faut partir de l’expression (à connaître) du champ
spires sur l’axe Oz qui sont en quelque sorte jointi- B sur l’axe d’une spire circulaire parcourue par un
ves. courant I . ➞
Lechampd’unespire Les différentes étapes du calcul de B sont :
• déterminer le courant élémentaire dI associé à la
« spire » de rayon r et de largeur dr ;
• déterminer le champ dB associé à cette spire élé-
mentaire ;
• calculer le champ total B(z) en intégrant dB .
Pour le calcul de l’intégrale, il est plus simple d’utili-
ser comme variable l’angle q sous lequel on voit la
« spire » de rayon r ; q varie entre 0 et a .
445
8 Bobines de Gaugain-Helmholtz 9 Champ créé
(INCONTOURNABLE) par un « solénoïde plat » (oral)
1 • Rappeler l’expression du champ créé en un point de z
son axe par une bobine de N spires circulaires de rayon
R parcourue par un courant I ; on considère que toutes
B
y
les spires ont même rayon et qu’elles se trouvent toutes
M
dans le plan z = 0 .
a2
On notera B0 le champ au centre de la bobine et on expri-
mera la fonction f (u) telle que B(z) = B0 f (u) , avec a1
z
u= .
R
I
2 • Deux bobines identiques (rayon R , N spires) et per-
pendiculaires à l’axe (Oz) sont centrées en deux points O1
d d
et O2 de cotes et – . Elles sont parcourues par le
2 2
même courant I , dans le même sens.
➞
On note B (z) = B(z) e➞z le champ magnétique en un point
Un « solénoïde plat » est obtenu en juxtaposant N spires
de l’axe.
parcourues par I de a = a1 à a = a2 .
a) Représenter sur un même graphe les champs B1(z) et
B2(z) créés par chaque bobine, ainsi que le champ B total. 1 • Poser l’intégrale qui permet de calculer le champ créé
On distinguera le cas où les bobines sont proches et celui en M .
où elles sont éloignées. 2 • Que dire de cette intégrale en z = 0 , en z tendant vers
b) Quelle est la parité de la fonction B(z) ? l’infini ?
3 • Il existe une valeur de d pour laquelle la dérivée
seconde B (z) s’annule en O .
Conseils
Page 221
.
446
EXERCICES
3 • Comparer avec le champ produit par un solénoïde infi- le même courant I = 1 A . Le schéma représente les lignes
niment long. de champ du champ magnétique créé par ce système, dans
un plan contenant (Oz) .
z
eθ er Dans la zone où les lignes de champ sont quasiment des
droites parallèles, elles sont espacées de 1 mm.
M
r
S 1 • Quelles sont les symétries du système ?
θ
2 • a) Dans le cas d’un solénoïde infiniment long, retrou-
ver l’expression du champ créé sur l’axe.
➞
b) Calculer B(N) sur l’axe du solénoïde fini.
3 • Calculer une valeur approchée du champ en A , et en
analysant la figure, déterminer une valeur approchée du
champ magnétique en C et en D .
Conseils
Conseils
trie, ainsi que sur les translations et rotations qui lais- 1) Attention, le solénoïde n’est pas infiniment long.
sent le système invariant. 2) a) C’est du cours, INCONTOURNABLE.
Étant donné la symétrie du problème, le calcul de B
➞
b) C’est du classique.
se fait en appliquant le théorème d’Ampère avec un 3) À quel système simple peut-on assimiler le systè-
contour G constitué d’une ligne de champ. me de spires pour déterminer le champ en A ?
On admettra qu’en un point A➞ proche de A , mais
➞
en dehors de l’axe, B(A ) ≈ B(A) .
Quelle est la propriété des différentes sections d’un
11 Champ créé par un solénoïde de même tube de champ ?
vingt spires Une ligne du champ engendre un tube de champ par
rotation autour de l’axe Oz en raison de l’invariance
Vingt spires circulaires, de même axe (Oz) , de même
par rotation de la distribution.
rayon R = 5 mm et espacées de 5 mm, sont parcourues par
5 mm
C
z
D
A
Page 222
échelle : 1 cm
447
EXERCICES
R P
r M
z
Soit une spire d’axe Oz , de centre O , de rayon R par-
courue par un courant d’intensité I . dz
➞
1 • Calculer B(M) en un point M de l’axe Oz .
On précisera pourquoi r et la hauteur du cylindre doivent
2 • a) Calculer la circulation du champ magnétique le long être petits (ce calcul n’est valable qu’au voisinage de
de l’axe (Oz) (de – ∞ à + ∞) . l’axe !).
b) Interpréter le résultat obtenu.
3 • Trouver alors le développement limité au second ordre
3 • Calculer de même la circulation du champ magnétique de Bz (r, z) en posant Bz (r, z) = Bz (0, z) + b(z)r 2I.
le long de l’axe (Ox) (de – ∞ à + ∞) d’un solénoïde circu- Expliciter b(z) en prenant le contour suivant :
laire de rayon R , de longueur et comportant N spires dz
jointives parcourues chacune par un courant d’intensité I .
(G )
Conseils
I y
Page 223
.
448
t
EXERCICES
Conseils
y m0 I
Le champ d’une spire est sin3 q . Il faut relier
I 2R
le nombre de spires ndz à dq .
M j M
j z x
I
16 Champ magnétique créé
par l’électron de l’atome d’H
ee z
Dans un modèle « planétaire » simple de l’atome d’hydro-
gène, l’électron tourne autour du proton sur une trajec-
toire circulaire bien définie.
15 Flux du champ d’une spire 1 • Calculer la vitesse de rotation de l’électron si la dis-
à travers un solénoïde tance proton – électron est r = 53 pm .
2 • Calculer le champ magnétique alors ressenti par le
On considère le système suivant :
proton. Le comparer à un champ macroscopique.
Conseils
Page 224
449
CORRIGÉS MAGNETOSTATIQUE
➞ m0 N I dq ➞ 2π
dB × × sin3 q e z . Pendant une période T = , cette charge dq traverse une
2(R sin q) π ω
On en déduit : section quelconque de la « spire » ; l’intensité associée est
π donc telle que dq = T dI , soit :
➞ m 0 NI ➞
B (O) = sin2 q dq . e z dI = s w r d r .
2πR
0
• La spire élémentaire crée en M un champ :
π µ0 d I 3
dB = sin θ .
m 0 NI 1 – cos 2q m NπI 2r
or dq = 0
2πR 2 4πR
0
➞ m0 N I ➞
donc B (O) = ez . ω
4R r
θ
t α M z
N N R
= d z , soit n = .
2R 2R
z dz
cos q = ⇒ – sin q dq = La variable q semble plus appropriée au calcul de l’intégra-
R R
le que la variable r :
N
donc dz = – R sin q dq ; il y a donc n d z = d z , soit z z r dθ
2R r = z tan q , d’où d r = dθ ; d I = σ ω
N cos2 θ cos2 θ
.
2 µ0 σ ω z sin 3 θ
r et d B = dθ .
2 cos2 θ
➞ m0 NI ➞
dB = × sin q dq × sin3 q e z au champ total sin 3 θ 1
2(R sin q) 2 On pose u = cos q . dθ = – 2 – 1 du .
cos2 θ u
m0 I N ➞
= + sin3 q dq e z R 1
4R
µ σωz 1 – 1 du
π B(a) = dB = 0
2 u2
m0 N I r=0 cos a
alors B(O) = sin3 q dq
4R µ0 σ ω z 1
= + cos α – 2
0 2 cos α
π
m0 N I µ0 σ ω R 1
= = + cos α – 2 ;
8R 2 tan α cos α
0
µ0 σ ω R (1 – cosα )2
π soit : B(α ) =
2 sin α
µ0 ε 0 U ω R (1 – cosα )2
= .
2e sin α
π π m e UwR
Au point O , a = et B = 0 0 .
2 2 2e
6 Disque de Rowland À l’infini, a → 0 et B → 0 .
1 • Le disque en rotation peut être considéré comme un µ σ ω R 1 – cosα
B′(α ) = 0 (2 – cos2 α – cos α ) .
ensemble continu de spires circulaires concentriques. 2 sin α
➞
Le champ B en un point M de l’axe (Oz) est de la forme π
➞ ➞
B (M) = B(a) e z . B′(a) ne s’annule que pour a = 0 et a = : le champ est
2
• La spire élémentaire de rayon r et de largeur dr contient maximal au voisinage du centre O .
une charge dq = s 2 π r dr . µ ε Uω R
Bmax = 0 0 .
2e
Page 225
453
2 • Avec les valeurs proposées : il vient alors
6 000 tours/minute → 100 tours/seconde m0 R sin q 3 Q w sin q dq
dB(M) =
→ w = 200 π rad . s–1 2R sin q z 4π
Bmax = 1,4 . 10–7 T . 2
m R Qw
= 0 sin3 q dq
Cette valeur est très faible par rapport au champ terrestre qui 8π z3
est de l’ordre de quelques 10–5 T . Rowland est néanmoins
m0 R2 Q w π m0 R2 Q w
parvenu, grâce à un jeu d’aiguilles aimantées, à prouver d’où B(M) = sin3 q dq =
l’existence de ce champ. 8π z3 0 6π z3
On verra comment retrouver ce résultat en assimilant la dis-
7 Champ magnétique créé par tribution à un dipôle magnétique au chapitre suivant.
une sphère chargée en rotation
1 • Les charges en mouvement à la surface de la sphère se 8 Bobines de Gaugain-Helmholtz
comportent comme des courants annulaires ou des « spires » 1 • Soit O le centre de la bobine, perpendiculaire à l’axe
de courant. (Oz) .
➞
Entre q et q + dq les charges se répartissent sur une ➞
• Le champ au centre est B (0) = B0 e z , avec :
surface dS = 2π R sin q × R dq qui porte donc la charge m NI
B0 = 0 .
Q Q 2R
dq = dS = sin q dq ➞ ➞
4π R2 2 • Le champ en un point de l’axe de cote z est B = B(z) e z ,
avec B(z) = B0 sin3 a ; ou encore :
ω 1 z
B( z ) = B0 2 3/ 2 avec u = .
(1 + u ) R
Rdq
Rsinq
2 • a) La courbe représentative de la fonction B(z) est une
q
dyB(0) dq courbe « en cloche » ; elle possède nécessairement deux
points d’inflexion où sa dérivée seconde est nulle.
B
2 B
0
1,8
1,6
1,4
Cette charge se déplace à la vitesse v = R sin q w . 1,2
En un tour il s’est donc écoulé dq dans cette spire, ce qui 1
dq dq Q w sin q dq 0,8 B(z)
correspond à un courant dI = = w= 0,6
T 2π 4π
0,4
➞ m0 dI ➞
qui contribue pour dB = × sin3 q e z = B1(z) 0,2 B2(z)
2R sin q
–2 –1 0 1 2 z
m0 w sin3 q dq ➞ R
e z au champ total.
8π R
π B1(z), B2(z) et B(z) pour d = 3 R
m0 w m0 Q w
B(0) = sin3 q dq = . Le schéma représente les deux courbes en cloche identiques,
8π R 0 6π R
d
centrées en z = ± , et la somme des deux fonctions.
2 • En un point très éloigné le calcul est 2
le même : la « spire » située entre q et j
q + dq contribue pour
➞ m0 dI ➞
dB (M) = sin3 q e z
2R sin q q
au champ total.
Si M est très éloigné de O on peut
R sin q
approximer sin j par
z
Page 226
.
454
CORRIGÉS
B d
et de même : B2 ( z ) = B0 f u – ;
1,8 B0 2R
1,6 B(z)
d d
1,4 d’où la condition : f ′′ = – f ′′ – .
1,2 2R 2R
B2(z) 1 B1(z) La fonction f étant paire, on a par ailleurs :
0,8
d d
0,6 f ′′ = f ′′ – .
0,4 2R 2R
0,2 Il en résulte que la configuration recherchée est telle que
d
–2 –1 0 1 2 z f ′′ = 0 .
R 2R
Page 227
455
CORRIGÉ
R1 dr R2
r r
sin a = taux a =
9r 2 + z2 z
I
11 Champ créé par un solénoïde
de vingt spires Soit un point M de cote z sur l’axe Oz .
➞
1 • Le système de courants, et donc le champ B , sont inva- Chaque spire vue sous un angle a de M contribue pour
➞ ➞
riants par rotation d’axe (Oz) , donc B (M) = B (r, z) . m0 I
sin3 a au champ magnétique.
Le plan du schéma, comme tout plan contenant l’axe (Oz) , 2R
est plan d’antisymétrie pour les courants ; en tout point du Cherchons le nombre de spires vues entre a et a + da ;
➞ ➞
schéma, B (M) est contenu dans ce plan donc B (M) = R R
➞ ➞ ➞ sachant que tan a = ou MH = , quand a
B (r , z)e r + Bz(r , z)e z en coordonnées cylindriques d’axe Oz . MH tan a
Le plan normal à (Oz) , et équidistant de la 10e et de la varie de da , H se déplace de dH :
11e spires, est plan de symétrie pour les courants ; ce plan est
R
donc un plan d’antisymétrie pour les lignes de champ. dH = – da ,
sin2 a
2 • a) or sur une longueur dH il y a n dH spires. Le nombre
de spires entre a et a + da est égal à :
h
(G ) nR
dN = da
sin2 a
G nR m0 I n m0 I
d’où dB = sin3 a da = sin a da .
I z sin a 2R
2 2
Quand a varie de a1 à a2 , cela donne :
m0 n I a2 m0 n I
Soit un solénoïde infiniment long comportant n spires par B= sin a da = (cos a1 – cos a2 )
2 a1 2
unité de longueur (régulièrement réparties), chacune étant
➞ m0 n I ➞
parcourue par un courant d’intensité I . et B (N) = (cos a1 – cos a2)e z
2
Le système du courant est invariant par translation suivant z
➞ ➞
donc B (M) = B (r , q) . Dans le cadre d’un solénoïde infini, on retrouve bien :
➞ ➞
Le système de courant est invariant par rotation autour de Oz B (M) = m0 n I e z avec a1 = 0 et a2 = π .
➞ ➞
donc B (M) = B (r) . 3 • Vu du point A , le système de spires est voisin d’un solé-
Tout plan orthogonal à Oz est un plan de symétrie des cou- noïde infiniment long qui possède n = 200 spires par mètre,
➞ ➞ ➞ ➞
rants, donc B est porté par O z , et donc : B (M) = B(r)e z . d’où :
➞ ➞
B (A) ≈ µ0 n I e z , soit B(A) ≈ 2,5 . 10–4 T .
Nous savons (résultat du cours) que le champ magné-
Tant que le modèle du solénoïde infiniment long est valable,
tique à l’extérieur d’un solénoïde infiniment long est ➞ ➞
le champ B est quasiment égal à B (A) en tout point inté-
nul.
rieur au solénoïde.
Page 229
CORRIGÉS
yer
P
Point C : On considère le tube de champ engendré par la rota- yej
tion des deux lignes de champ qui encadrent C . j
R I
Le point C est à une distance rC ≈ 5 mm de l’axe, et les
deux lignes de champ sont écartées de e ≈ 3,5 mm ; au niveau
du point C , l’aire de la section du tube vaut approximative- z y
➞
ment 2 π rC e . La valeur approchée du flux de B à travers
ce tube de champ est donc F ≈ B(C) 2 π rC e .
À l’intérieur du solénoïde, le champ est quasiment égal à
➞
B (A) ; les deux lignes de champ considérées sont distantes de
l’axe de r′ = 1 mm et r′′ = 2 mm . La section du tube de
champ vaut alors π(r′′2 – r′2) et F = B(A) π (r′′2 – r′2) .
Le flux se conservant, on en déduit :
yer
r ′′ 2 – r ′ 2 1
B(C ) ≈ B( A) ≈ B( A) , soit B(C) ≈ 2.10–5 T . Ipdl P
2 rC e 12 dyB
Point D : On considère le tube de champ engendré par la rota- yu
q
tion de la ligne de champ passant par D .
q
Au niveau du point D, la section du tube de champ est z
O yez M dBz
approximativement un disque de rayon r1 ≈ 8 mm . D étant
suffisamment proche de l’axe, on peut supposer le champ uni-
forme sur tout le disque. Tout plan contenant l’axe Oz est un plan d’antisymétrie des
➞
courants donc B appartient à ces plans, donc à leur intersec-
À l’intérieur du solénoïde, la section du tube de champ est un ➞ ➞
disque de rayon r′ = 1 mm . tion, soit : B (M = B(z)e z .
➞
Calculons B (M) en utilisant la loi de Biot et Savart :
r ′2 ➞ ➞ ➞
Le flux se conservant, B( D) ≈ B( A) , soit : Soit un élément de courant I d en P (avec d = R dj e j ) :
r12 ➞
➞
m I d ∧ PM
➞ ➞
m I R dj e j ∧ PM
➞
1 dB (M) = 0 = 0
B( D) ≈ B( A) , d’où B(D) ≈ 4 . 10–6 T . 4π PM 3 4π PM 3
64
m I R dj ➞
Conclusion : En comparant les valeurs de B(A), B(C) et B(D), = 0 u,
4π PM2
on constate que le champ s’atténue rapidement à l’extérieur
dont la composante sur z est :
du solénoïde.
m IR dj
dBz = 0 sin q
Page 230
4π PM2
t.
458
CORRIGÉS
R a
I q B
i (M) AdS(r)
x O M x
AdS(z)
+∞
➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞ ➞
➞
La circulation de B sur (x Ox) est égale à C = B(x) dx, B. dS = B. dS (z + dz) + B. dS (x) + B. dS (r) = 0
–∞
Bz (0, z + dz)πr 2 – Bz (0, z)πr 2 + Br (r, z) 2πr × dz .
R R En effet comme r et dz sont petits et de même ordre de
avec : x = – ; dx = da et sin q = sin a.
tan a sin2 a grandeur on peut considérer que Bz varie peu avec r sur
π
dS(z + dz) ou dS(z) et approximer la valeur du champ sur
m0I sin3 a ces deux surfaces à la valeur du champ sur l’axe, et que Br
Soit : C: Rda = m0I .
2R sin2 a varie peu avec z sur dS(r) .
0
B
b) Soit le contour fermé constitué de la droite (D) et du demi- Donc 0 = πr 2 z dz + Br (r, z) 2π r dz
z
cercle (G) de rayon r infini.
r dBz r df (z)
D’où Br (r, z) = – (0, z) = – I.
(G ) M 2 dz 2 dz
14 Courant angulaire dp l
P
Calculer tout d’abord le champ créé par un seul demi-fil infi-
ni au moint M.
Remarque
π ➞
y Si j = , on retrouve le champ magnétique B créé par un
2
O x M fil rectiligne infini.
j a z
dyB
P
Ipdl
15 Flux du champ d’une spire
à travers un solénoïde
➞
L’élément Id centré au point P créé un champ
➞ dA S
➞ m I d ∧ e➞P → M A q
dB 1 = 0 . I
4π PM 2 O z
M
La relation des sinus dans le triangle OPM nous donne :
PM PM OM OP
= = = .
sin (π – j) sin j sin (j – a) sin a Prenons l’origine de l’axe des z à l’extrémité gauche du solé-
OM sin j OM sin a noïde. Considérons le flux envoyé par la grande spire à tra-
PM = et OP = ; OM = x .
sin (j – x) sin (j – a) vers les spires comprises entre la cote z et la cote z + dz du
On en déduit solénoïde (voir figure).
Il y a n dz spires qui sont traversées par le champ
x 2 sin2 j sin j da
PM 2 = et dOP = d = x . ➞ m I ➞
sin2 (j – a) sin2 (j – a) B (M) = 0 sin3 q e z qui y crée donc un flux
➞ ➞ ➞ 2R
Par ailleurs d ∧ e PM = sin (j – a) d e z d’où
➞ ➞ m I π r2
➞ m0 I sin (j – a) da e➞z m I d[cos (j – a) ➞ dF = B. dS = 0 sin3 q × n dz.
dB 1 = = 0 ez . 2R
4π x sin j 4π sin j
Pour tout le fil il faut faire varier a de 0 à j. Il vient Posons OA = d > 0 ; l’angle q est défini par
m0 I (1 – cos j) ➞ m I j➞ R R
➞
B1 = e z = 0 x tan e z . tan q = , soit encore z = – d . La relation
4πx sin j 4π 2 z+d tan q
Pour trouver le champ créé par l’autre fil, il suffit de considé- R
liant dz et dq est donc : dz = – dq , ce qui donne
rer le plan xOz qui est un plan d’antisymétrie de la distribu- Page 232
sin2 q
.
460
CORRIGÉS
m0 I 1,6 10 – 19
dF = – πr 2 n sin q dq . A.N. = v = 310 4,5 = 2,2 10 6 ms – 1
2 09 10 – 31 × 53 10 – 12
Quand z varie de 0 à l’infini, q varie de a à 0 , ce qui grandeur très inférieure à c , heureusement ! sinon le
donne : calcul classique ainsi fait était impossible.
m Iπ 2 a m n Iπ 2
F= 0 r n sin q dq = 0 r (1 – cos a) 2 • En un tour une quantité de charge égale à celle de l’élec-
2 0 2 tron a parcouru un cercle de rayon r : l’électron en mouve-
ment se comporte comme une boucle parcourue par un
e
courant d’intensité i = , T étant la période de révolu-
16 Champ magnétique créé T
par l’électron de l’atome d’H tion égale à
2πr
d’où i =
ev
.
v 2πr
1 • Le principe fondamental appliqué à l’électron donne
Le courant crée au niveau du proton un champ
➞ e2 ➞
ma = – er . m i m ev
4π ε0 r 2 B= 0 = 0 2 .
2r 4π r
Pour un mouvement circulaire de rayon r
m0 ev 1,6 10 – 19 2,2 10 6
➞ v2 ➞ A.N. : B = = 10 – 7
a=– e 4π r 2 532 10 – 24
r r
1,6 × 2,2
mv 2 e2 2 = e2 = 10 – 7 + 6 + 24 – 19 = 12,53 T
donc = ⇔ v 532
r 4π ε0 r 2 4π ε0 mr
Ce champ est très intense.
e • Le champ magnétique terrestre est inférieur à 10 – 4 T .
⇒v=
94π ε0 mr • Le champ B maximum dans la matière est de l’ordre de 1 T .
Page 233
461
1
ANCIENS SUJET DE
MATHEMATIQUE
CONCOURS EAMAC
Page 234
S-MI-1
Concours EAMAC Cycle INGENIEUR EPREUVE DE :
2019 MATHEMATIQUES
Durée : 04h
S-MI-1.1 (5 points) :
Soit ⋆ la loi de composition sur ℝ définie par x⋆y =x+y - xy.
1. Montrer que la loi ⋆ est commutative et associative.
2. Montrer que la loi ⋆ admet un élément neutre e que l'on précisera.
3. Montrer que tout élément x∈ℝ\{1} admet pour inverse x/(x-1).
4. L'ensemble (ℝ, ⋆, e) est-il un groupe ?
5. L'ensemble (ℝ\{1}, ⋆, e) est-il un groupe ?
S-MI-1.2 (5 pts) :
Soit f l'application de ℝ³ dans ℝ³ définie par : f(x, y, z)=(x, -3y+4z, -2y+3z).
1. Montrer que f est linéaire.
2. Soit (e₁, e₂, e₃) la base canonique de ℝ³. Montrer que la famille (f(e₁),f(e₂),f(e₃)) est une
base de ℝ³.
3. En déduire que f est bijective.
4. Calculer f∘f.
5. En déduire l'expression de f⁻¹.
S-MI-1.3 (5 pts)
Etudier la convergence et calculer la somme des séries dont les termes généraux sont
définis par :
1
1) u n = ln(1 + ) (n ≥1)
n
n+4
2) v n = (n ≥3)
n(n 2 − 4)
1
Page 235
n3
3) wn = (n ≥1)
n!
S-MI-1.4 (5 pts)
On considère la matrice
1 2−k − 1
A = 2 − k 1 2
0 3
0
où k est un réel.
2
Page 236
S-MI-1
Concours EAMAC Cycle INGENIEUR MATHEMATIQUES
2018
2 1 4 1
On note A = ( ) et B=( ) appartenant à M2 (IR),
5 3 7 2
ɸ : M2 (IR) → M2 (IR), définie par ɸ (M) = AMB.
On suppose à présent que pour tout x ∈ [a,+∞[, f(x) est strictement positif.
3. Soit g: [a,+∞[→ℝ une application de classe C¹ telle que :
1
Page 237
+∞
𝑔(𝑥)
lim = 0 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑒 ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒.
+∞ 𝑓(𝑥) 𝑎
+∞
∫𝑎 𝑔(𝑥)𝑑𝑥
Montrer que lim +∞ = 0.
+∞ ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
2
Page 238
S-MI2
Epreuve de
Concours EAMAC 2016 Cycle INGENIEUR
MATHEMATIQUES
k 1 1
1 k 1
Soit k appartenant à IR et Ak = ( ) appartenant à M3(IR)
1 1 k
1
Soit n un entier naturel et In =∫0 (1 − 𝑡 2 )𝑛 𝑑𝑡
2. Calculer In
n
3. En déduire
k 0
(−1)𝑘
2𝑘+1
𝐶𝑛𝑘
Page 239
EXERCICE S- MI2-3 (5 points)
𝜋 ⁄2 𝜋 𝜋 ⁄2
I (n) =∫0 (sin 𝑡)𝑛 𝑑𝑡; J (n) =∫0 (sin 𝑡)𝑛 𝑑𝑡; K (n) = ∫−𝜋⁄2 (cos 𝑡)𝑛 𝑑𝑡.
3. En effectuant une intégration par parties, établir une relation entre I (n + 2) et I(n)
pour tout n ∈N
4. Montrer que la suite des intégrales (I (n) )𝑛∈𝑁 est une suite décroissante à termes
positifs.
On définit pour n entier naturel non nul le polynôme à coefficients réels Pn par :
5) Factoriser Pn
Page 240
CONCOURS EAMAC - mai 2015 – cycle Ingénieur - Mathématiques
Exercice 1
1. (a) Montrer que l’ensemble ℝ muni de l’addition et la multiplication externe est un espace
vectoriel réel.
(b) Désigner au moins deux sous-espaces vectoriel de ℝ
2. L’ensemble des nombres complexes est-il un espace vectoriel réel ? si oui, quels sont les vecteurs
de base ?
Exercice 2
+5 +4 +3 =1
1. on donne le système 2 − +2 − =0
5 +3 +8 + =1
+ + 2 = −1
2. utiliser la méthode de Cramer pour résoudre le système suivant : 2 − + 2 = −4
4 + + 4 = −2
Exercice 3
1. a) Vérifier que les fonctions = arctan et = arctan admettant les
mêmes dérivées sur l’ensemble Ε = ∈ℝ∶ ≠1 .
(c) : lim 1 +
→
Exercice 4
1) Calculer les intégrales suivantes :
(a) √ + (b) 2 3 5
√
Page 241
EAMAC – 2014 - SUJET M-C-8
Exercice 1 : 5 points
Exercice 2 : 3 points
x2
Soit f : définie par f(0)=0 et f x = x+ si x x 0.
x
Déterminer l’ensemble des points où elle est continue.
Exercice 3 : 5 points
1. Soit A ∈ Mn (K) une matrice telle que Ak = 0 pour un entier k. Montrer que
In = In A I n + A + A 2 + ... + A k 1
..
3
2. Montrer que la matrice A = 0 0 3 est telle que A = 0 . Calculer l'inverse
4 0 2
0 0 0
de la matrice B = I 3 A.
Exercice 4 : 7 points
1 – (A B=A B) (A= B= ).
C C C C
C C
C C
Page 242
EAMAC – 2014 - SUJET M-I-5
Exercice 1 (6 points)
Soient , B deux sous-ensembles de E , f une application définie par
f : P(E) →P (A) × P(B )
f (X ) = (X ∩ A, X ∩ B )
Exercice 2 (6 points)
Soit A un anneau commutatif. On appelle radical de l’idéal propre I l’ensemble
n
= {x A/ n N,x I}.
2. Que se passe-t-il si I = 0
3. Montrer que = ∩ =
Page 243
Exercice 3 (4 points)
Exercice 4 (4 points)
Etudier la série de terme général un lorsque :
1.
2.
3. =
Page 244
Page 245
Page 246
Page 247
CONCOURS D’ENTRÉE A L’EAMAC
EXERCICE 1: (6 points)
On jette 3 fois un dé cubique parfait dont les faces sont numérotées de 1 à 6. On
note a, b, c les numéros obtenus. Soit Q(x) = ax2 + bx + c.
EXERCICE 2: (5 points)
Montrer que l’intégrale généralisée
sin x
I= dx
0
x
converge si et seulement si 0 < α < 2.
EXERCICE 3: (5 points)
2
2n 1 2 2 n ( n! ) 2
1 ) Montrer que (cost ) dt = (1 point).
0
( 2n 1)!
2 ) Soit (fn)n≥1 la suite de fonctions définie sur [0, +∞[ par:
t2 n
(1 ) si t [0, n ]
n
f n (t )
0 si t ] n , [
3 ) Montrer que:
n
n 2
t t2
lim 1 dt . e dt
n
0
n 0
(1 point)
1 Page 248
4 ) Montrer que :
n
n 2 2
t
1 dt n (cost ) 2 n 1dt (1 point)
0
n 0
5 ) En déduire que :
t2
e dt
0
2
n
n
On admettra que : n! 2 n. (1 point)
e
EXERCICE 4: (4 points)
xe nx
On pose f(x) = Logn .
n 2
1 ) Montrer que la fonction f est définie sur [0, +∞[ (1 point)
2 Page 249
CONCOURS D'ENTREE EAMAC - SESSION 2013
CYCLE CCA
EPREUVE DE MATHEMATIQUES
4. A
Z tl’aide 2d’une intégration par parties, montrer que pour tout t 2 R ,
w 1 2 0
2
dw = t f (t).
0 (1 + w ) 2
5. En déduire le sens de variation de f .
1. a. f est constante ;
b. f n’est pas constante ;
c. f s’annule ;
d. f est périodique.
1. Montrer que 8x 2 A; x + x = 0.
12
Page 250
Exercise 4 Soit A la matrice suivante
0 1
0 1 1
A=@ 1 0 1 A
1 1 0
23
Page 251
Page 252
Page 253
Page 254
Page 255
Page 256
Page 257
Page 258
Page 259
1
ANCIENS SUJETS DE
PHYSIQUE CONCOURS
EAMAC
Page 260
S-PI-1
Concours EAMAC Cycle INGENIEUR EPREUVE DE :
2019 PHYSIQUE
Durée : 04h
S-PI-1.1 (5 points)
⃗⃗ ).
Soit un mobile M se déplaçant sur une branche d’hyperbole dans un repère 𝑅(𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘
𝑎
M est repéré par le vecteur position ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑥(𝑡)𝑖⃗ + 𝑥(𝑡) 𝑗⃗, avec a constante positive et
x(t) = at.
⃗⃗
1- Déterminer les vecteurs unitaires de Serret-Frenet en fonction des vecteurs 𝑖⃗, 𝑗⃗ 𝑒𝑡 𝑘
(2,5 pt)
2- Calculer le rayon de courbure ρ(t) et le centre de courbure C. (2 pt)
3- Tracer l’hodographe (0,5 pt)
S-PI-1.2 (5 pts)
Une transformation polytropique est une transformation quasi statique vérifiant 𝑃𝑉 𝑘
constante.
1. Calculer le travail des forces de pression pour un gaz parfait subissant une
transformation polytropique entre (P0, V0, T0) et (P1, V1, T1) en fonction des pressions et
volumes ainsi que de k. (1 pt)
𝐶𝑝
2. On note 𝛾 = qui est une constante pour un gaz parfait. Trouver une expression de la
𝐶𝑣
quantité de chaleur échangée au cours de la transformation précédente de la forme
𝐶(𝑇1 − 𝑇0 ) où C est une constante à déterminer. (1,5 pt)
3. Donner une interprétation physique de C. (0,5 pt)
4. Etudier en les interprétant physiquement les cas suivants : 𝑘 = 𝛾, 𝑘 = 0, 𝑘 → +∞, et
𝑘 = 1. (2 pt)
S-PI-1.3 : (5 pts)
Pour dévier le faisceau d’électrons d’un tube cathodique, on utilise deux bobines
circulaires plates de rayons R disposées suivant la figure ci-dessous (figure 2 et 3). En
supposant que l’induction B créée par les bobines est uniforme dans le carré qui a pour
coté le diamètre des bobines et que sa valeur est celle qui existe au point O (sur l’axe Ox).
1- Déterminer la trajectoire décrite par l’électron (1pt)
2- Déterminer l’angle au centre qui intercepte l’arc décrit (2pts)
1
Page 261
3- Déterminer la distance PP’ (figure1) qui sépare le point P du point P’ où l’électron
sort de la zone d’action de l’induction B (1pt)
4- Le déplacement subi par le point d’impact des électrons sur l’écran lorsque le
courant I parcourt les bobines. (1pt)
La distance de l’écran au point P est de 0,2m
On donne : Distances des centres des bobines à l’axe du tube d= R= 5cm
Vitesses constantes des électrons v= 1000km.s-1
Nombre de spires des bobines N= 400
Courant dans les bobines I= 5mA
Charge de l’électron e= 1,6.10-19C
Masse de l’électron m= 0,9.10-30kg
O1
v P
O1 v 0
O2
O
P’
O2
Trajectoire de
figure 1 l’électron figure 2 figure 3
S-PI-1.4 : (5 points)
Dans un circuit RC représenté par la figure suivante ; R =2MΩ et C= 5µF
Le condensateur est initialement chargé et possède une tension de 50V entre ces bornes.
Si on ferme l’interrupteur S à l’instant t=0, calculer :
2
Page 262
S-PI-3
Concours EAMAC Cycle INGENIEUR PHYSIQUE
2018
1. Calculer VB et représenter ce cycle en diagramme (P, V). S’agit-il d'un cycle moteur ou
récepteur ? (1 pt)
2.
a) Déterminer la variation d’entropie ΔSAB du gaz entre A et B. (0,5 pt)
b) Déterminer l’entropie Séch échangée avec le thermostat. (0,75 pt)
c) En déduire l’entropie créée Scréée. Conclure (1,25 pt)
3. Calculer la température en C, le travail WBC et la quantité de chaleur QBC reçus par le gaz au
cours de la transformation BC. Calculer l’entropie échangée avec le thermostat ainsi que la
variation d’entropie du gaz entre B et C. (0,75 pt)
1
Page 263
4. Calculer la valeur numérique de l’entropie créée au cours du cycle. Le cycle proposé est-il
réalisable ? (0,75 pt)
EXERCICE S-PI3.3 :
On considère une onde électromagnétique plane, progressive, sinusoïdale et
monochromatique de pulsation , se propageant dans le vide de perméabilité magnétique
0. L'espace est rapporté à un repère cartésien Oxyz de base orthonormée. L'onde se propage
dans le plan y0z le long d'un axe faisant un angle θ avec la direction 0y. Le vecteur champ
électrique a comme expression :
𝐸⃗ = 𝐸0 cos(𝜔𝑡 − 𝑘⃗ 𝑟)𝑢
⃗𝑥
2
Page 264
XM
𝑢
⃗𝑧
O
0
𝑢
⃗𝑦
3
Page 265
S-PI4
Concours EAMAC 2016 Cycle INGENIEUR Epreuve de PHYSIQUE
Page 266
1) Quelle équation relie la tension vs(t) et le courant ic(t) ?
Soit un point matériel repéré par ces cordonnées cylindriques , , et z telles que :
at 2 ,z at , t , où a et ω sont des constantes.
Page 267
CONCOURS EAMAC - mai 2015 – cycle Ingénieur - Physique
Soit une onde électromagnétique plane et progressive, de pulsation se propageant dans l’air
qu’on assimilera au vide. Le champ magnétique est défini par ses composantes, par rapport
à un repère orthonormé :
= 0, ( , ) = 0 ( − ), = 0.
3. Quelle est la puissance moyenne 〈P〉 rayonnée à travers une surface ( ) perpendiculaire à la
direction de propagation. (1 pt)
Soit le dispositif de la figure ci-contre. Les parois et le piston sont adiabatiques. La paroi interne est
fixe et diatherme (elle permet les échanges thermique). Elle est percée d’un trou et fermé par une
fenêtre amovible.
La pression extérieure est = 1 . Initialement le volume est rempli d’un gaz parfait ( =
1 , = 300 , = 1 ) et le volume est vide.
Page 268
EXERCICE III : Mécanique du point : Satellite terrestre (4,5 pts)
Dans ce problème les satellites ou engins spatiaux artificiels sont assimilés à des points matériels de
masse , et les influences perturbatrices dues aux mouvements de la Terre, supposée sphérique et
homogène, à son atmosphère et aux champs de gravitation des autres composants du système solaire
(soleil, planètes, …) sont négligées.
On désigne par le rayon de la terre et par g 0 le module du vecteur du champ de pesanteur au niveau
du sol. On donne : = 6400 km ; g 0 10ms 2
1. Retrouver l’expression de l’énergie potentielle E1 dont dérive la force F attractive exercée par la
Terre sur un engin spatial lorsqu’il se trouve à la distance du centre de la Terre. On admet que E1
tend vers 0 quand tend vers l’infini. (1 pt)
2. Si on lançait un tel engin depuis la Terre, en lui communiquant à partir du sol une vitesse initiale Vi
ascendante et verticale, de façon qu’il atteigne avec une vitesse nulle un point d’altitudeℎ, quelle
devrait alors être la relation entre cette altitude ℎ et le module Vi de la vitesse de lancement ?
Application numérique : ℎ = 600 km. (1 pt)
3. Quelle valeur numérique minimale devrait avoir la vitesse initiale pour que l’engin s’éloigne
indéfiniment ? (0,5 pt)
4. Une fois atteinte cette altitude ℎ de la question N°2 ci-dessus, quelle devrait être la vitesse Vi qu’il
faudrait communiquer à cet engin à partir du point pour qu’il devienne un satellite circulaire
d’altitude + ℎ ? Préciser la direction et le module de .
Quelles seraient dans ces conditions :
(a) la valeur numérique de V1 ? (0,5 pt)
(b) la période T1 de révolution de ce satellite ? (0,5 pt)
(c) la valeur numérique du module L1 de son moment cinétique par rapport à et son énergie
mécanique E 2 dans le cas particulier où est de 1 tonne ? (1 pt)
Soit le circuit suivant où est une tension sinusoïdale de pulsation . On étudie la variation de
l’impédance réelle du circuit.
Page 269
EAMAC – 2014 - SUJET P-I-8
EXERCICE I (5points)
Un point se déplace sur une hélice circulaire représenté paramétriquement dans le repère
orthonormé direct Oxyz par les relations suivantes :
1) Montrer que le vecteur vitesse fait un angle constant avec l’axe Oz.
2) Déterminer les composantes du vecteur accélération et en déduire le rayon de courbure
de la trajectoire.
EXERCICE II (5points)
Soit le montage du schéma ci-dessous
C1
E
C0
C2
K
A 2 1
Page 270
Page 1/2
A
J
I α
r
i α
n
r’
S C
B I’
i’
R
pouvoir dispersif .
EXERCICE IV(5points)
P On considère deux moles d’oxygène supposé gaz
parfait que l’on fait passer de l’état initial A
( PA, VA, TA) a l’état final B ( PB= 3PA,VB, T) par
trois chemins distincts :
A1B (Transformation isotherme)
B 3 A2B (représenté par une droite)
PB
A2B (voir figure)
3 Calculer les travaux et quantités de chaleur
2
mises en jeu durant ces trois transformations en
1 fonction de R et T.
PA A
Application numérique :
V T=300K ; .
VB VA
Page Page
271 2/2
1
Exercice 1
I. Une sphère conductrice creuse (S1) de centre O et de rayon R1 porte une charge Q.
1) Déterminer le vecteur-champ électrique en tout point M de l’espace
situé à la distance r du point O. (S2)
2) Déterminer le potentiel électrique en tout point de l’espace. (S1)
R1
II. On place concentriquement à la sphère(S1) portant la charge Q, une autre sphère
R2
creuse conductrice (S2) de rayon R2 portant une charge Q0 .
1) Donner et justifier la répartition des charges sur ces conducteurs.
2) Déterminer les vecteurs-champ électriques, en tout point M de l’espace
tel que OM = r.
3) Déterminer les potentiels, en tout point M de l’espace tel que OM = r.
En déduire les potentiels électriques V1 de (S1) et V2 de(S2).
4) Déterminer la capacité C du condensateur ainsi formé.
5) On relie (S2) au sol, déterminer la nouvelle valeur V1’ du potentiel de (S1).
Exercice 2
Exercice 3
Dans un plan xOy d’un repère fixe orthonormé direct R ( O ; , , ), un disque de rayon r et de centre O tourne
autour de l’axe Oz à une vitesse angulaire constante ω .
Soit R1 ( O ; , , ) un repère orthonormé direct lié au disque.
Un point M part à l’instant t = 0 du point O pour aller vers le point A à une vitesse
linéaire constante V.
En exprimant les résultats sur R1, déterminer pour le point M
1
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Exercice 4 :
Un corps matériel de poids P est placé sur un plan incliné d’un angle par
rapport à l’horizontale. Soit f le coefficient de frottement de glissement.
Dans le cas où (cos - f sin ) est positif, on demande :
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CONCOURS D’ENTREE A L’EAMAC - Session 2013
Cycle Ingénieur
Epreuve de Physique
EXERCICE N°1
L’espace étant repéré par rapport à un référentiel galiléen Oxyz de vecteurs unitaires (Oz
axe vertical ascendant), on considère un objet ponctuel de masse m lancé en O au temps t = 0
avec une vitesse initiale :
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EXERCICE N°2
L’axe optique est orienté dans le sens de propagation de la lumière (de gauche à droite). Les
objets et images perpendiculaires à l’axe optique sont mesurés algébriquement sur l’axe
orienté vers le haut de la page. Les angles des rayons avec l’axe principal sont évalués
algébriquement avec la convention habituelle (sens trigonométrique). Les conditions de
l’approximation de Gauss sont supposées remplies.
étant l’angle sous lequel serait vu directement, par l’œil, l’objet AB placé à 250
mm ; ’ l’angle sous lequel est vu, à travers l’instrument, l’objet placé comme indiqué
dans la question 1).
3) On admet que l’observateur, par la faculté d’accommodation de son œil, perçoit nettes
les images situées de l’infini à 250 mm. Les positions respectives de l’oculaire et de
l’objectif n’étant pas modifiées, dans quel intervalle de , l’observateur a-t-il
une perception nette de l’objet AB ? Calculer la latitude de mise au point ou
profondeur de champ .
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EXERCICE N°3
en fonction de T, .
2) Le sel étudié obéit à la loi de Curie, c’est-à-dire que son équation d’état est où
C est une constante.
a) Calculer k et en fonction de B et T, puis en fonction de M et T.
b) En déduire l’expression de en fonction de B et T. Il s’introduit dans ce calcul
une fonction arbitraire de la température, (T). On lui attribuera la valeur donnée
par l’expérience, soit : où A est une constante.
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3) a) Le volume considéré (1 cm ) de sel paramagnétique est initialement à l’équilibre à
la température Ti dans le champ magnétique Bi. On annule lentement le champ de
manière réversible et adiabatique. En fin d’opération, le sel est à la température Tf que
l’on déterminera.
b) Application numérique : Le sel considéré est du sulfate de gadolinium hydraté
Gd2(SO4)3, 8H2O, pour lequel A = 2,65 [Link]é, et C = 78,7 [Link]é.[Link] Tf,
sachant que Ti = 2 K et Bi = 0,71 T.
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EXERCICE N°4
Après le choc élastique, les photons ont une énergie , une fréquence , une quantité de
mouvement et une longueur d’onde ; les électrons ont une énergie , une quantité de
mouvement . On note sont compris entre 0 et
. On utilisera les quadrivecteurs impulsion-énergie , , du photon et de l’électron
avant le choc, et , pour les mêmes particules après le choc.
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ANGLAIS ET FRANCAIS
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