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Corrigé MDD151 : Développements limités

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Université Paris Saclay Année 2020-2021

Licence Double Diplôme, S2

Module MDD151 : Calcul intégral

Corrigé de la feuille d’exercices numéro 4


Développements limités

Calculs de développements limités en 0


Remarques : L’idée générale est la suivante. On connait quelques développements
limités (DL) de base grâce au cours. Puis on reconnait dans la fonction à développer
une somme, un produit, un quotient, une composée de fonctions dont on connait déjà le
développement limité.
1
Exercice 1.—[Sommes et produits]Indice : se servir des DL de exp, sin, cos, 1−x et (1+x)α .
1
1. On soustrait les DL des deux fonctions 1−x
et ex à l’ordre 4 en 0 :

x2 x3 x 4
 
1 x 2 3 4 4
 4
− e = 1 + x + x + x + x + o(x ) − 1 + x + + + + o(x )
1−x 2! 3! 4!
1 5 23
= x2 + x3 + x4 + o(x4 ).
2 6 24
2. On écrit le DL en 0 de cos à l’ordre 4 et de sin à l’ordre 3 :
x2 x4 x3
   
x 4 x 5
cos x − 1 + sin x = 1 − + + o(x ) − 1 + x− + o(x )
2 2! 4! 2 3!
1
= − x4 + o(x4 ).
24

3. Ici on écrit le DL de u 7→ 1 + u en 0 à l’ordre 2 avec u(x) = x2 (qui tend bien vers
0 en 0) :
1 1

p 1 1 −
1 + u(x) = 1 + u(x) + 2 2
u(x)2 + o(u(x)2 )
2 2!
1 1
= 1 + x2 − x4 + o(x4 ).
2 8
Enfin
p x2 x3 x4
(x + 1) 1 + u(x) = 1 + x + + − + o(x4 ).
2 2 8

1
4. Le DL de sin x cos x est fait dans le poly de cours. Mais voici le détail : on écrit les
DL de sin et cos à l’ordre 4
x3
sin x = x − + o(x4 )
3!
et
x2
cos x = 1 − + o(x3 ).
2!
Et en faisant le produit
x3
cos x sin x = x − + o(x4 )
3!
1 1
− × x3 + o(x4 )
2 3!
2
= x − x3 + o(x4 ).
3
Remarque 1 On peut aussi remarquer que sin x cos x = 12 sin(2x) et écrire le
développement de Taylor de sin(2x) en sachant que les dérivées d’ordre pair sont
nulles.
5. On écrit le DL en 0 à l’ordre 4 des deux facteurs du produit :
√ x2 x3 x4 x x2 x3 5x4
  
x 4 4
e 1+x= 1+x+ + + + o(x ) 1+ − + − + o(x )
2 6 24 2 8 16 128
1 1 1
= 1 + x + x2 + x3 + x4 + o(x4 )
2 6 24
1 1 2 1 1 3 1 1 4
+ x + x + × x + × x + o(x4 )
2 2 2 2 2 6
1 2 1 3 1 1 4
− x − x − × x + o(x4 )
8 8 8 2
1 3 1
x + x4 + o(x4 )
16 16
5 4
− x + o(x4 ) + o(x4 )
128

Donc
√ 3 7 17 11 4
e x 1 + x = 1 + x + x2 + x3 + x + o(x4 ).
2 8 48 128
Exercice 2.—[Quotient et composition]
1
1. Indice : écrire 1/ cos comme le DL de 1−u en 0.
On écrit déjà le DL en 0 de sin et cos à l’ordre 4 (ε et ε tendent vers 0 en 0)
x3
sin x x− + o(x4 )
tan x = = 6 .
cos x x2 1 4 4
1− + x + o(x )
2 24
2
1 1
On remarque ensuite que cos(x)
= 1−u(x)
avec

x2 1
u(x) = − x4 − o(x4 ).
2 24
1
En écrivant le DL en 0 à l’ordre 2 de u 7→ 1−u
on obtient

1
= 1 + u(x) + u(x)2 + o(u(x)2 )
cos x
=1
x2 x4
+ − − o(x4 )
2 24
x4
+ + o(x4 ) + o(x4 )
4
x2 5x4
=1+ + + o(x4 )
2 24
Puis en faisant le produit et une troncature

x3
tan x = x + + o(x4 ).
3
On aurait aussi pu utiliser la formule de Taylor-Young.
2. En posant u(x) = x − x2 on a
1 1
2
=
1−x+x 1 − u(x)
= 1 + u(x) + u(x)2 + u(x)3 + u(x)4 + o(u(x)4 )

1
=1
1 − x + x2
+ x − x2
+ x2 − 2x3 + x4
x3 − 3x4 + o(x4 )
+ x4 + o(x4 ) + o(x4 )
= 1 + x − x3 − x4 + o(x4 )

3
3. On écrit le DL en 0 de sin à l’ordre 4, et on l’injecte dans celui de exp :
(sin x)2 (sin x)3 (sin x)4
exp(sin(x)) = 1 + sin x + + + + o((sin x)4 )
2 6 24
=1
1
+x − x3 + o(x4 )
6
1 1
+ x2 − x4 + o(x4 )
2 6
1 3
x + o(x4 )
6
1 4
+ x + o(x4 ) + o(x4 )
24
x2 x4
=1 + x + − + o(x4 ).
2 8
4. On écrit le DL de sin en 0 à l’ordre 5 d’où
s
3 x5
r
sin x x − x6 + 120 + o(x5 ) p
= = 1 + u(x)
x x
1 1
= 1 + u(x) − u(x)2 + o(u(x)2 )
2 8
avec
x2 x4
u(x) = − + + o(x4 ).
6 120
D’où, on tronquant
r
sin x
=1
x
1 1 1 1 4
− × x2 + × x + o(x4 )
2 6 2 120
1 1
− × 2 x4 + o(x4 )
8 6
+ o(x4 )
x2 x4
=1 − + + o(x4 ).
12 1440
Exercice 3.—[Intégration]Le but de cette exercice est d’appliquer rigoureusement la Pro-
position du cours sur l’intégration des DL.
On commence Z par remarquer que les fonctions x 7→ ln(x + 1), x 7→ arcsin(x), x 7→
x
2
arctan(x) et x 7→ et dt sont de classe C ∞ sur un petit intervalle I contenant 0 donc
0
admettent par la formule de Taylor-Young un DL à tout ordre en 0, et donc a fortiori à
l’ordre 4.

4
1. — On commence par remarquer que
1
ln(1 + x)0 = ,
1+x
donc pour avoir un DL à l’ordre 4 de ln(1 + x) il suffit d’intégrer un DL à l’ordre
1
3 de 1+x .
1
— Ensuite on remarque que le DL de 1+x peut être obtenu à partir du DL usuel
1
de 1−x , qui est à connaı̂tre ou à savoir retrouver rapidement, par un
changement de variable x → −x. On écrit
1
= 1 + x + x2 + x3 + o(x3 ),
1−x
ce qui donne
1
= 1 − x + x2 − x3 + o(x3 ).
1+x
— Donc par la Proposition du cours on obtient par intégration en 0
x2 x3 x4
ln(1 + x) = ln(1 + 0) + x −
+ − + o(x4 )
2 3 4
x2 x3 x4
=x− + − + o(x4 ).
2 3 4
2. — On commence par remarquer que
1 1
arcsin0 (x) = √ = (1 − x2 )− 2 ,
1−x 2

donc pour avoir un DL à l’ordre 4 de de arcsin(x) il suffit d’intégrer un DL à


1
l’ordre 3 de (1 − x2 )− 2 .
1
— Ensuite on remarque que le DL de (1−x2 )− 2 peut être obtenu du DL usuel de (1+
x)α avec α = − 21 , qui est à connaı̂tre ou à savoir retrouver rapidement,
par un changement de variable x → −x2 . On écrit
α(α − 1) 2 α(α − 1)(α − 2) 3
(1 + x)α = 1 + αx + x + x + o(x3 ),
2 6
1 3 5 1
= 1 − x + x2 − x3 + o(x3 ), pour α = − ,
2 8 16 2
ce qui donne
1 1 3 5
(1 − x2 )− 2 = 1 + x2 + x4 + x6 + o(x6 ).
2 8 16
On ne cherche qu’un DL à l’ordre 3, donc on tronque et on trouve
1 1
(1 − x2 )− 2 = 1 + x2 + o(x3 ).
2
5
Remarque 2 On aurait pu voir qu’on n’avait besoin que d’un DL à l’ordre 2 de
1 1
(1 + x)− 2 pour avoir un DL à 4 de (1 − x2 )− 2 par la Théorème de composition
des DL comme à l’exercice 2.
— Donc par la Proposition du cours on obtient par intégration en 0
1
arcsin(x) = arcsin(0) + x + x3 + o(x4 )
6
1 3
= x + x + o(x4 ).
6
Remarque 3 L’imparité de arcsin est bien vérifiée par notre DL car on a seule-
ment des monômes d’ordre impair dans le DL.
3. — On commence par remarquer que
1
arctan0 (x) = ,
1 + x2
donc pour avoir un DL à l’ordre 4 de de arctan(x) il suffit d’intégrer un DL à
1
l’ordre 3 de 1+x 2.
1
— Ensuite on remarque que le DL de 1+x 2 peut être obtenu du DL obtenu en 1
1
de 1+x par un changement de variable x → x2 . De plus par le théorème de
1
composition des DL il suffit d’un DL à l’ordre 2 de 1+x pour obtenir un DL à
1
l’ordre 3 de 1+x 2 .
On écrit
1
= 1 − x + x2 + o(x2 )
1+x
ce qui donne
1
2
= 1 − x2 + x4 + o(x4 ).
1+x
— Donc par la Proposition du cours on obtient par intégration en 0
1
arctan(x) = arctan(0) + x − x3 + o(x4 )
3
1 3
= x − x + o(x4 ).
3
Remarque 4 L’imparité de arctan est bien vérifiée par notre DL car on n’a que
des monômes d’ordre impair dans le DL.
4. — Encore une fois on commence par
Z x 0
t2 2
e dt = ex ,
0
Rx 2
donc pour avoir un DL à l’ordre 4 de 0
et dt il suffit d’intégrer un DL à l’ordre
2
3 de ex .

6
2
— Ensuite on remarque que le DL de ex peut être obtenu à partir du DL usuel
de ex , qui est à connaı̂tre ou à savoir retrouver rapidement, par un
changement de variable x → −x2 . De plus par le théorème de composition des
2
DL il suffit d’un DL à l’ordre 2 de ex pour obtenir un DL à l’ordre 3 de ex .
On écrit
x2
ex = 1 + x + + o(x2 )
2
ce qui donne
2
ex = 1 + x2 + o(x3 ).
— Donc par la Proposition du cours on obtient par intégration en 0
Z x Z 0
t2 2 1
e dt = et dt + x + x3 + o(x4 )
0 0 3
1 3
= x + x + o(x4 ).
3
R x t2
Remarque 5 L’imparité de 0 e dt est bien vérifiée par notre DL car on n’a
que des monômes d’ordre impair dans le DL.
Exercice 4.—
1. D’après l’exercice 3.1
x2 x3 x 4
ln(1 + x) = x − + − + o(x4 ),
2 3 4
de plus sin(x) est un DL usuel qui d’après le cours est
x3
sin(x) = x − + o(x4 ).
6
Donc par le Théorème de produit de DL on obtient
x3 x4 x 5
ln(1 + x) sin(x) = x2 − + − + o(x5 ).
2 6 6
2. D’après le DL usuel,
α(α − 1) 2 α(α − 1)(α − 2) 3
(1 + x)α = 1 + αx + x + x
2 6
α(α − 1)(α − 2)(α − 3) 4 α(α − 1)(α − 2)(α − 3)(α − 4) 5
+ x + x + o(x5 ).
24 120
On obtient
√ 1 x 1 1 5 4 7 5
1 + x = (1 + x) 2 = 1 + − x2 + x3 − x + x + o(x5 ),
2 8 16 128 256
√ 1 x 1 2 1 3 5 4 7 5
1 − x = (1 − x) 2 = 1 − − x − x − x − x + o(x5 ),
2 8 16 128 256
ce qui donne
√ √ 1 7 5
1 − x − 1 + x = −x − x3 − x + o(x5 ).
8 128
7
3. On remarque que
sin(2x)
sin x cos x = ,
2
et on écrit le DL usuel de sin,
x3 x5
sin(x) = x − + + o(x5 ),
6 120
ce qui donne
sin(2x) 2x3 2x5
sin x cos x = =x− + + o(x5 ).
2 3 15
4. On commence par écrire
x3 x5
sin(x) = x − + + o(x6 ),
6 120
ce qui donne
sin(x) x2 x4
=1− + + o(x5 ),
x 6 120
donc
x2 x4
 
sin(x)
ln = ln(1 − + + o(x5 )).
x 6 120
On pose
x2 x4
u=− + + o(x5 ) →x→0 0.
6 120
sin(x) u2 u3
ln( ) = ln(1 + u) = u − − + o(u3 ).
x 2 3
2
Comme u ∼ − x6 on a o(u3 ) = o(x6 ) donc
x2 x4
 
sin(x)
ln =− − + o(x6 ).
x 6 180
5. On a
x2
ex = 1 + x + + o(x2 ),
2
ce qui donne
2 x4
ex = 1 + x2 + + o(x4 ).
2
On a également
x2 x3 x4 x5
ln(1 − x) = −x − − − − + o(x5 ),
2 3 4 5
ce qui donne
2 x2 4x3 3x4 31x5
ln(1 − x)ex = −x − − − − + o(x5 ).
2 3 4 30
8
6. On écrit
x2 x4
cos x = 1 − + + o(x5 )
2 24
et
u2 u3
ln(1 − u) = −u − − + o(u3 ),
2 3
x2 x4
ce qui donne en posant u = 2
+ 24
+ o(x5 )

x2 x4
ln(cos x) = − − + o(x5 ).
2 12
7. On a
1
exp( ) = exp(1 + x + x2 + x3 + x4 + x5 + o(x5 ))
1−x
2 3 4 5 5
= e · ex+x +x +x +x +o(x )
3e 13e 3 73e 4 167e 5
= e + ex + x2 + x + x + x + o(x5 ).
2 6 24 40
8. On a

ln(1 + x2 ) = ln(1 + u), avec u = x2 ,


u2 u3
=u− + + o(u3 )
2 3
x4
= x2 − + o(x5 ).
2
9. On a
sin(x) x2 x4
=1− + + o(x5 ),
x 6 120
donc par intégration
x
x3 x5
Z
sin(t)
dt = x − + + o(x5 ).
0 t 18 600

Application aux calculs de limites, de tangentes et positions rela-


tives en 0
Exercice 5.—
1. On écrit le DL de la fonction sin à l’ordre 3 :
x3
sin(x) = x − + o(x3 )
6

9
d’où
3
sin(x) − x x − x6 + o(x3 ) − x
=
x3 x3
3
− x + o(x3 )
= 6 3
x
1
= − + o(1),
6
sin(x)−x
qui est bien un développement limité à l’ordre 0 en 0 de la fonction x 7→ x3
.
On en déduit que la limite existe et est égale à

sin(x) − x 1
lim 3
=− .
x→0 x 6
2. Calculons le DL du numérateur en 0 à l’ordre 2 :
x2 x2
   
x 2 2
1 + ln(1 + x) − e = 1 + x − + o(x ) − 1 + x + + o(x )
2 2
= −x2 (1 + o(1)).

Par ailleurs, en écrivant également le DL de cos en 0 à l’ordre 2


1 1 2 1
= 2 = 2 .
1 − cos(x) x
1 − 1 − 2 + o(x2 ) x 1 + o(1)

Et finalement
1 + ln(1 + x) − ex −x2 (1 + o(1)) 1 + o(1)
lim = lim 2 2 = −2 lim = −2.
x→0 1 − cos x x→0 x (1 + o(1)) x→0 1 + o(1)

3. Le DL à l’ordre 1 du dénominateur s’obtient par soustraction des DL à l’ordre 1 des


deux termes :

ln(1 + x) − ln(1 − x) = (x + o(x)) − (−x + o(x))


= 2x + o(x).

Alors
2x 2x 1
= = .
ln(1 + x) − ln(1 − x) 2x + o(x) 1 + o(1)
La fonction admet donc une limite quand x tend vers 0 et
2x
lim = 1.
x→0 ln(1 + x) − ln(1 − x)

10
4. On a besoin du DL à l’ordre 2 de sin pour déterminer si la fonction admet une
limite. Comme sin(x) = x + o(x2 ) lorsque x → 0, on a
1 1
=
sin(x) x + o(x2 )
1 1
= · .
x 1 + o(x)

Le second facteur est l’inverse d’un DL à l’ordre 1. On utilise alors la propriété de


1
composition des DL pour déterminer un DL de 1+o(x) :

1
= 1 + o(x)
1 + o(x)

Mais alors
1 1 1 1
− = (1 + o(x)) −
sin(x) x x x
1 1
= + o(1) −
x x
= o(1),

donc cette quantité tend vers 0 quand x tend vers 0. La fonction admet donc une
limite quand x tend vers 0 et
 
1 1
lim − = 0.
x→0 sin(x) x

5. On utilise les DL à l’ordre 2 des différentes fonctions usuelles qui apparaissent pour
écrire :
1 1 1 1
= x2
= · x
ln(1 + x) x− 2
2
+ o(x ) x 1 − 2 + o(x)

L’inverse d’un DL à l’ordre 1 apparaı̂t au dénominateur du second facteur, donc par


composition des DL :
1 x
x
 = 1 + + o(x)
1− 2
+ o(x) 2

On obtient alors
1 1 x  1 1
= 1 + + o(x) = + + o(1).
ln(1 + x) x 2 x 2

11
Pour le second terme on procède de même :
1 1 1
= 2 = 2
ex − 1 1 + x + x2 + o(x2 ) − 1 x + x2 + o(x2 )
1 1 1 1
= · x = · x

x 1 + 2 + o(x) x 1 − − 2 + o(x)
1 x 
= 1 − + o(x)
x 2
1 1
= − + o(1)
x 2
Et finalement pour la différence, il vient :
   
1 1 1 1 1 1
− = + + o(1) − − + o(1)
ln(1 + x) ex − 1 x 2 x 2
= 1 + o(1).

Ainsi, la fonction admet une limite quand x tend vers 0 et


 
1 1
lim − = 1.
x→0 ln(1 + x) ex − 1

Exercice 6.—
3
1. On utilise que sin x = x − x6 + o(x3 ) et on cherche par composition le DL à l’ordre
2
2 de x 7→ ln(1 − x2 ). Comme ln(1 − x) = −x − x2 + o(x2 ), et (x2 )2 = o(x2 ), on a

ln(1 − x2 ) = −x2 + o(x2 ).

Alors
3 3
sin(x) − x − x6 + o(x3 ) − x6 + o(x3 ) − 16 + o(1)
= = = .
x ln(1 − x2 ) x · (−x2 + o(x2 )) −x3 + o(x3 ) −1 + o(1)

Donc
sin(x) − x 1
lim 2
= .
x→0 x ln(1 − x ) 6
2. Les DL usuels à l’ordre 2 donnent
 
x2 2 x2 2
ex − x − cos(x) 1+x+ 2
+ o(x ) − x − 1 − 2
+ o(x ) x2 + o(x2 )
= = = 1 + o(1)
x2 x2 x2
donc
ex − x − cos(x)
lim = 1.
x→0 x2

12
3. Les DL usuels à l’ordre 2 (avec composition de DL) donnent
sin(2x) − 2 sin(x) 2x + o(x2 ) − 2 (x + o(x2 )) o(x2 ) o(1)
= 2 = =
2 ln(1 + x) − 2x − x2 2 x − x2 + o(x2 ) − 2x − x2 −2x2 + o(x2 ) −2 + o(1)


donc
sin(2x) − sin(x)
lim = 0.
x→0 2 ln(1 + x) − 2x − x2

4. La composition de DL à l’ordre 1 a permis d’obtenir à l’exercice précédent


1 1 1
= + + o(1).
ln(1 + x) x 2
Donc
1 1 1
− = − + o(1)
x ln(1 + x) 2
et  
1 1 1
lim − =− .
x→0 x ln(1 + x) 2
5. On utilise le développement limité à l’ordre 4 de sin et le produit :
2
x3 x4 x4

2
(sin(x)) = x − + o(x ) = x2 − 2 + o(x4 ) = x2 −
4
+ o(x4 ).
6 6 3
Donc pour l’inverse
x2
 
1 1 1 1 2 1 1
2
= 2 x2
= 2 1+ + o(x ) = 2 + + o(1).
(sin(x)) x 1− 3
2
+ o(x ) x 3 x 3

Ainsi
1 1 1
2
− 2 = + o(1)
(sin(x)) x 3
et
1 1 1
lim 2
− 2 = .
x→0 (sin(x)) x 3
Exercice 7.—En effectuant un développement limité en 0, à un ordre à déterminer, calcu-
ler l’équation de la tangente en 0 du graphe de chacune des fonctions suivantes et indiquer
la position relative du graphe et de sa tangente :
√ √
f1 (x) = 1 + 2x − 1 + x2 .

Solution pour f1 . On effectue un DL d’ordre 2 en 0 :


α(α − 1) 2
(1 + u)α = 1 + αu + u + o(u2 ).
2
13
Pour α = 1/2 on a
√ 1 1
1 + u = 1 + u − u2 + o(u2 ).
2 8
Maintenant on remplace u = 2x pour obtenir :
√ x2
1 + 2x = 1 + x − + o(x2 ).
2
On remplace u = x2 pour obtenir :
√ x2
1 + x2 = 1 + + o(x2 ).
2
On obtient ainsi le DL de f1 en 0 :

f1 (x) = x − x2 + o(x2 ).

L’équation de la tangente en 0 de f1 est : y = x. Pour déterminer la position relative du


graphe de f1 et de la droite y = x on regarde la différence :

f1 (x) − x = −x2 + o(x2 ) = x2 (−1 + o(1)).

On déduit que pour x suffisamment petit, o(1) < 1, donc f1 (x) ≤ x. On conclut que le
graphe de f1 est en-dessous de sa tangente en 0.

Solution pour f2 . La fonction f2 est définie par

f2 (x) = arccos x + cos x.

Il faut d’abord effectuer un DL de arccos x autour de 0. On dérive


−1
(arccos x)0 = √ = −(1 − x2 )α
1−x 2

avec α = −1/2. On rappelle le DL en 0 de (1 + u)α :

α(α − 1) 2
(1 + u)α = 1 + αu + u + o(u2 ).
2
On remplace u = −x2 et α = −1/2 pour obtenir

x2 3 4
(1 − x2 )−1/2 = 1 + + x + o(x4 ).
2 8
Comme arccos 0 = π/2 (on se rappelle ici la définition de la fonction x 7→ arccos x), on
obtient le DL de arccos x en 0 :
x3
arccos x = π/2 − x − + o(x4 ).
6
14
On se rappelle du DL de cos en 0 :
x2 x4
cos x = 1 − + + o(x4 ),
2 24
donc
π x2
f2 (x) = 1 +−x− + o(x2 ).
2 2
L’équation de la tangente en 0 est y = 1 + π2 − x. Elle est au-dessus du graphe de f2 dans
un voisinage de 0.

Solution pour f3 . On effectue un DL de f3 en 0 :


2 (2x − x2 )2
f3 (x) = e2x−x = 1 + (2x − x2 ) + + o(x2 ) = 1 + 2x + x2 + o(x2 ).
2
L’équation de la tangente en 0 est : y = 1 + 2x. Elle est en-dessous du graphe de f3 dans
un voisinage de 0.

Solution pour f4 . D’après l’exercice 3 le DL de f4 en 0 est :


x3
f4 (x) = x + + o(x3 ).
3
L’équation de sa tangente en 0 est : y = x. Ainsi, 0 est un point d’inflexion : pour x ≤ 0
suffisamment petit, f4 est en-dessous du graphe de sa tangente et pour x ≥ 0 (suffisamment
petit) elle est au-dessus.
Remarque 6 (Méthode générale détaillée) Pour avoir la position du graphe par rap-
port à la tangente au voisinage du point 0, la stratégie est d’écrire le DL de f(x) en 0 au
plus petit ordre n (supérieur ou égal à 2) pour lequel le coefficient an devant xn est non
nul :
f (x) = a0 + a1 x + an xn + o(xn ).
Notez que l’équation de la tangente en 0

y = a0 + a1 x

est donnée par le polynôme tronqué de degré 1 de votre DL. (Pas besoin de tout re-
calculer !). Enfin, la courbe f est au-dessus (resp. en-dessous) de sa tangente en 0 si le
signe de la fonction f (x) − (a0 + a1 x) = xn (an + o(1)) est positif (resp. négatif ). Ensuite, le
signe de xn dépend de la parité de n. Si n est pair, xn ≥ 0. Si n est impair, xn a le même
signe que x.
Exercice 8.—
1. Dans l’exercice 1, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :
1 1 5 23 1
− ex = x2 + x3 + x4 + o(x4 ) = x2 + o(x2 ).
1−x 2 6 24 2

15
1
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ 1−x
− ex est donc :

y = 0.

La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est 21 x2 + o(x2 ), qui est


positif lorsque x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonction
1
x 7→ 1−x − ex est au-dessus de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

2. Dans l’exercice 1, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


x 1
cos x − 1 + sin x = − x4 + o(x4 ).
2 24
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ cos x − 1 + x2 sin x est donc :

y = 0.
1 4
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − 24 x + o(x4 ), qui
est négatif lorsque x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
tion x 7→ x − 1 + x2 sin x est en-dessous de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

3. Dans l’exercice 1, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


√ x2 x3 x4 x2
(x + 1) 1 + x2 = 1 + x + + − + o(x4 ) = 1 + x + + o(x2 ).
2 2 8 2

L’équation de la tangente en 0 à x 7→ (x + 1) 1 + x2 est donc :

y = 1 + x.
2
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est x2 + o(x2 ), qui est
positif lorsque x√est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
tion x 7→ (x + 1) 1 + x2 est au-dessus de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

4. Dans l’exercice 1, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


2
cos x sin x = x − x3 + o(x4 ).
3
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ cos x sin x est donc :

y = x.

La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − 23 x3 + o(x4 ), qui est po-
sitif pour x ≤ 0 suffisamment petit, et négatif pour x ≥ 0 suffisamment petit. 0 est donc un
point d’inflexion : pour x ≤ 0 suffisamment petit, le graphe de la fonction x 7→ cos x sin x

16
est au-dessus de sa tangente en 0, et pour x ≥ 0 (suffisamment petit), il est en-dessous.

5. Dans l’exercice 1, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


√ 3 7 17 11 4 3 7
ex 1 + x = 1 + x + x2 + x3 + x + o(x4 ) = 1 + x + x2 + o(x2 ).
2 8 48 128 2 8

L’équation de la tangente en 0 à x 7→ ex 1 + x est donc :
3
y = 1 + x.
2
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est 78 x2 + o(x2 ), qui
est positif lorsque
√ x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
tion x 7→ ex 1 + x est au-dessus de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

6. Dans l’exercice 2, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


x3
tan x = x + + o(x4 ).
3
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ tan(x) est donc :

y = x.
3
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est x3 +o(x4 ), qui est négatif
pour x ≤ 0 suffisamment petit, et positif pour x ≥ 0 suffisamment petit. 0 est donc un
point d’inflexion : pour x ≤ 0 suffisamment petit, le graphe de la fonction x 7→ tan(x) est
en-dessous de sa tangente en 0, et pour x ≥ 0 (suffisamment petit), il est au-dessus.

7. Dans l’exercice 2, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


1
= 1 + x − x3 − x4 + o(x4 ) = 1 + x − x3 + o(x3 ).
1 − x + x2
1
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ 1−x+x2
est donc :

y = 1 + x.

La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est −x3 + o(x3 ), qui est
positif pour x ≤ 0 suffisamment petit, et négatif pour x ≥ 0 suffisamment petit. 0 est donc
1
un point d’inflexion : pour x ≤ 0 suffisamment petit, le graphe de la fonction x 7→ 1−x+x 2

est au-dessus de sa tangente en 0, et pour x ≥ 0 (suffisamment petit), il est en-dessous.

8. Dans l’exercice 2, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


x2 x4 x2
exp(sin(x)) = 1 + x + − + o(x4 ) = 1 + x + + o(x2 ).
2 8 2

17
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ exp(sin(x)) est donc :

y = 1 + x.
2
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est x2 + o(x2 ), qui est
positif lorsque x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
tion x 7→ exp(sin(x)) est au-dessus de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

9. Dans l’exercice 2, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


r
sin x x2 x4 x2
=1− + + o(x4 ) = 1 − + o(x2 ).
x 12 1440 12
q
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ sinx x est donc :

y = 1.
2
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − x12 +o(x2 ), qui est négatif
q
lorsque x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonction x 7→ sinx x
est en-dessous de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

10. Dans l’exercice 3, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :

x2 x3 x 4 x2
ln(1 + x) = x − + − + o(x4 ) = x − + o(x2 ).
2 3 4 2
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ ln(1 + x) est donc :

y = x.
2
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − x2 + o(x2 ), qui
est négatif lorsque x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
tion x 7→ ln(1 + x) est en-dessous de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

11. Dans l’exercice 3, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


1
arcsin(x) = x + x3 + o(x4 ).
6
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ arcsin(x) est donc :

y = x.

La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est 61 x3 + o(x4 ), qui est


négatif pour x ≤ 0 suffisamment petit, et positif pour x ≥ 0 suffisamment petit. 0 est donc

18
un point d’inflexion : pour x ≤ 0 suffisamment petit, le graphe de la fonction x 7→ arcsin(x)
est en-dessous de sa tangente en 0, et pour x ≥ 0 (suffisamment petit), il est au-dessus.

12. Dans l’exercice 3, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


1
arctan(x) = x − x3 + o(x4 ).
3
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ arctan(x) est donc :

y = x.

La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − 13 x3 + o(x4 ), qui est


positif pour x ≤ 0 suffisamment petit, et négatif pour x ≥ 0 suffisamment petit. 0 est donc
un point d’inflexion : pour x ≤ 0 suffisamment petit, le graphe de la fonction x 7→ arctan(x)
est au-dessus de sa tangente en 0, et pour x ≥ 0 (suffisamment petit), il est en-dessous.

13. Dans l’exercice 3, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


Z x
2 1
et dt = x + x3 + o(x4 ).
0 3
Rx 2
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ 0 et dt est donc :

y = x.

La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est 31 x3 + o(x4 ), qui est


négatif pour x ≤ 0 suffisamment petit, et positif pour x ≥ 0 suffisamment petit. 0 est
R x donc
2
un point d’inflexion : pour x ≤ 0 suffisamment petit, le graphe de la fonction x 7→ 0 et dt
est en-dessous de sa tangente en 0, et pour x ≥ 0 (suffisamment petit), il est au-dessus.

14. Dans l’exercice 4, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


x3 x4 x5
ln(1 + x) sin(x) = x2 − + − + o(x5 ) = x2 + o(x2 ).
2 6 6
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ ln(1 + x) sin(x) est donc :

y = 0.

La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est x2 + o(x2 ), qui est


positif lorsque x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
tion x 7→ ln(1 + x) sin(x) est au-dessus de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

15. Dans l’exercice 4, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


√ √ 1 7 5 1
1−x− 1 + x = −x − x3 − x + o(x5 ) = −x − x3 + o(x3 ).
8 128 8

19
√ √
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ 1−x− 1 + x est donc :

y = −x.

La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − 18 x3 + o(x3 ), qui


est positif pour x ≤ 0 suffisamment petit, et négatif pour x ≥ 0 suffisamment petit. 0
est donc
√ un point √ d’inflexion : pour x ≤ 0 suffisamment petit, le graphe de la fonction
x 7→ 1 − x − 1 + x est au-dessus de sa tangente en 0, et pour x ≥ 0 (suffisamment
petit), il est en-dessous.

16. Dans l’exercice 4, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


2x3 2x5 5 2x3
sin x cos x = x − + + o(x ) = x − + o(x3 ).
3 15 3
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ sin x cos x est donc :

y = x.
3
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − 2x3 + o(x3 ), qui est po-
sitif pour x ≤ 0 suffisamment petit, et négatif pour x ≥ 0 suffisamment petit. 0 est donc un
point d’inflexion : pour x ≤ 0 suffisamment petit, le graphe de la fonction x 7→ sin x cos x
est au-dessus de sa tangente en 0, et pour x ≥ 0 (suffisamment petit), il est en-dessous.

17. Dans l’exercice 4, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


x2 x4 x2
 
sin(x)
ln =− − + o(x6 ) = − + o(x2 ).
x 6 180 6
 
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ ln sin(x)
x
est donc :

y = 0.
2
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − x6 + o(x2 ), qui
est négatif lorsque
 x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
tion x 7→ ln sin(x)
x
est en-dessous de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

18. Dans l’exercice 4, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


2 x2 4x3 3x4 31x5 x2
ln(1 − x)ex = −x − − − − + o(x5 ) = −x − + o(x2 ).
2 3 4 30 2
2
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ ln(1 − x)ex est donc :

y = −x.

20
2
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − x2 + o(x2 ), qui
est négatif lorsque x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
2
tion x 7→ ln(1 − x)ex est en-dessous de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

19. Dans l’exercice 4, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


x2 x4 x2
ln(cos x) = − − + o(x5 ) = − + o(x2 ).
2 12 2
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ ln(cos x) est donc :

y = 0.
2
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − x2 + o(x2 ), qui
est négatif lorsque x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
tion x 7→ ln(cos x) est en-dessous de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

20. Dans l’exercice 4, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


1 3e 13e 3 73e 4 167e 5 3e
exp( ) = e + ex + x2 + x + x + x + o(x5 ) = e + ex + x2 + o(x2 ).
1−x 2 6 24 40 2
1
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ exp( 1−x ) est donc :

y = e + ex.

La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est 3e 2


x2 + o(x2 ), qui
est positif lorsque x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
1
tion x 7→ exp( 1−x ) est au-dessus de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

21. Dans l’exercice 4, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


x4
ln(1 + x2 ) = x2 − + o(x5 ) = x2 + o(x2 ).
2
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ ln(1 + x2 ) est donc :

y = 0.

La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est x2 + o(x2 ), qui est


positif lorsque x est suffisamment proche de 0. Autrement dit, le graphe de la fonc-
tion x 7→ ln(1 + x2 ) est au-dessus de sa tangente en 0, au voisinage de ce point.

22. Dans l’exercice 4, nous avons obtenu le développement limité en 0 suivant :


Z x
sin(t) x3 x5 5 x3
dt = x − + + o(x ) = x − + o(x3 ).
0 t 18 600 18

21
Rx sin(t)
L’équation de la tangente en 0 à x 7→ 0 t
dt est donc :
y = x.
3
La différence entre le graphe de la fonction et sa tangente en 0 est − x18 + o(x3 ), qui est
positif pour x ≤ 0 suffisamment petit, et négatif pour x ≥ 0 suffisamment petit. 0R est donc
x
un point d’inflexion : pour x ≤ 0 suffisamment petit, le graphe de la fonction x 7→ 0 sin(t)
t
dt
est au-dessus de sa tangente en 0, et pour x ≥ 0 (suffisamment petit), il est en-dessous.

Développements limités en un point autre que 0


Exercice 9.—Indication : On pourra poser x = 1 + h, et remarquer que x tend vers 1 si,
et seulement si, h tend vers 0.

1. Effectuons tout d’abord un DL de 3 + x pour x au voisinage de 1. On pose alors
x = 1 + h avec h → 0 (lorsque x → 1). On a donc,
r r
√ √ h √ h
3 + x = 4 + h = 4(1 + ) = 4 1 + .
4 4
h
Évidemment 4 → 0, donc
h→0


 
1h
3+x=2 1+ + o(h) .
24
On en déduit alors un DL de f , au voisinage de 1 (à l’ordre 1),
h
2−2− 4
+ o(h) − h4 + o(h) 1
f (x) = f (1 + h) = = = − + o(1).
h h 4
Donc lorsque x → 1, i.e. h → 0,
1 1
f (x) = f (1 + h) = − + o(1) −→ − .
4 h→0 4
Autrement dit f est prolongeable par continuité en 1, en posant la valeur f (1) = − 41 .
2. Dans la question précédente on a utilisé un DL à l’ordre 1 de racine, ici on donne
un DL jusqu’à l’ordre 3, h4 → 0, donc
h→0

√ 1 h 1 h2 1 h3
 
3
3+x=2 1+ − + + o(h ) .
2 4 8 16 16 64
On en déduit alors un DL de f , au voisinage de 1,
h h2 1 h3 h2 3
2−2− 4
+ 64
− 16 64
+ o(h3 ) − h4 + 64
h
− 512 + o(h3 )
f (x) = f (1 + h) = =
h h
1 h h2
=− + − + o(h2 )
4 64 512

22
On peut alors effectuer le taux d’accroissement de f en 1 :
1
f (x) − f (1) f (1 + h) + 1 h 1
= 4
= − + o(h2 ) −→ .
x−1 h 64 512 h→0 64

En particulier le taux d’accroissement converge quand h → 0, donc f est dérivable


1
en 1, et de dérivée 64 . La tangente est alors donnée par l’équation

1 1
y = − + (x − 1).
4 64
Remarquez que pour ça, on aurait pu se contenter d’un DL à l’ordre 2. Le terme
(supplémentaire) à l’ordre 3 nous permet donc de comparer la position de la courbe
de f par rapport à sa tangente (en x = 1).
3. Au voisinage de x = 1 (i.e. h = 0) la différence entre f et sa tangente est alors
donnée par
h2
− + o(h2 ),
512
qui est négatif (puisque h > 0 et domine o(h2 ) au voisinage de 0). Autrement dit,
2

la courbe de f est sous sa tangente, localement au voisinage de 1.


Exercice 10.—Indication : Cherchez des DL à l’ordre 1 (pour l’équation de la tangente)
et 2 (pour la position relative). Posez x = 1 + h, avec h → 0.
√ √
1. On effectue directement q un DL à l’ordre 2 de f , en utilisant celui de x = 1 + h
√ √
et 3 + x = 4 + h = 2 1 + h4 :

h h2 h2
   
2 h 2
f (x) = 1 + h + 2 1 + − + o(h ) − 2 1 + − + o(h )
2 8 8 128
7 15
= 1 + h − h2 + o(h2 ).
4 64
La tangente de f au voisinage de 1 est donnée par la droite d’équation
7
y = 1 + (x − 1).
4
La différence entre f et sa tangente au voisinage de 1 est donnée par
15 2
− h + o(h2 ),
64
qui est négatif pour h au voisinage de 0, autrement dit, le graphe de f est sous sa
tangente au voisinage de 1.

23
√ √ √ √ √ √ q
2. On utilise 3x = 3 1 + h et 2 + x = 3 + h = 3 1 + h3 . On en déduit que
 √ √
√ h h2 2

h h 3 3 2
g(1 + h) = 3 1 + − + o(h2 ) − (1 + − + o(h2 )) = h− h + o(h2 ).
2 8 6 72 3 9
On en déduit que la tangente en 1 de g est donnée par la droite d’équation

3
y= (x − 1).
3
Et la différence entre g et sa tangente est donnée par

3 2
− h + o(h2 ),
9
qui est négatif au voisinage de h = 0, on en déduit que le graphe de g est sous sa
tangente en x = 1.
Exercice 11.—1. On remarque que :
2+x 2+x 1 2+x
f1 (x) = = = × ,
3+x 2 + (x + 1) 2 1 + u(x)

en posant u(x) = x+1 2


. Quand x → −1, on a u(x) → 0. En utilisant le DL à l’ordre 2 de
1
u 7→ 1+u , on obtient pour x → −1 :

1
= 1 − u(x) + u2 (x) + o(u(x)2 )
1 + u(x)
(x + 1) (x + 1)2
=1− + + o((x + 1)2 ).
2 4
Comme 2 + x = 1 + o(1) lorsque x → −1, on en déduit que :

(x + 1) (x + 1)2
 
1 2
f1 (x) = × (1 + o(1)) × 1 − + + o((x + 1) )
2 2 4
1 (x + 1) (x + 1)2
= − + + o((x + 1)2 ).
2 4 8
La tangente à f1 en x0 = −1 est donc la droite d’équation :
1 (x + 1) 1−x
y= − = .
2 4 4
2
La différence entre f1 et sa tangente au voisinage de −1 est (x+1)
8
+ o((x + 1)2 ), qui est po-
sitif lorsque x est suffisamment proche de −1. Autrement dit, le graphe de f1 est au-dessus
de sa tangente au voisinage de −1.

24
2. Comme sin(x) est strictement positif au voisinage de π4 , la fonction f2 est C ∞ en ce
0 00
point. Calculons f2 ( π4 ) et f2 ( π4 ). Pour x dans un voisinage de π4 , on a :

0 sin0 (x) cos(x)


f2 (x) = = = tan(x)
sin(x) sin(x)
et
00
f2 (x) = tan0 (x) = 1 + tan2 (x).
0 00
Ainsi, on en déduit que f2 ( π4 ) = 1 et f2 ( π4 ) = 2. En appliquant à f2 la formule de Taylor-
Young à l’ordre 2 en π4 , on obtient :

π 0 π π 00 π (x − π4 )2 π
f2 (x) = f2 ( ) + f2 ( ) × (x − ) + f2 ( ) × + o((x − )2 )
√4 4 4 4 2 4
2 π π π
= ln( ) + (x − ) + (x − )2 + o((x − )2 )
2 4 4 4
1 π π 2 π
= − ln(2) + (x − ) + (x − ) + o((x − )2 ).
2 4 4 4
π
La tangente à f2 en x0 = 4
est donc la droite d’équation :

1 π 1 π
y = − ln(2) + (x − ) = − ln(2) − + x.
2 4 2 4
La différence entre f2 et sa tangente au voisinage de π4 est (x − π4 )2 + o((x − π4 )2 ), qui est
positif lorsque x est suffisamment proche de π4 . Autrement dit, le graphe de f2 est au-dessus
de sa tangente au voisinage de π4 .
0 00
3. La fonction f3 est C ∞ au voisinage de 1. Calculons f3 (1) et f3 (1). Pour x dans un
voisinage de 1, on a :
0 −2 1 1 −1 1 2 1 1
f3 (x) = ( ) × e x + × ( × e x ) = −( + ) × e x
x3 x2 x2 x3 x 4
et
00 6 4 1 2 1 1
f3 (x) = ( + ) × e x + ( + ) × e x.
x4 x5 x5 x6
0 00
Ainsi, on en déduit que f3 (1) = −3e1 et f3 (1) = 13e1 . En appliquant à f3 la formule de
Taylor-Young à l’ordre 2 en 1, on obtient :

0 00 (x − 1)2
f3 (x) = f3 (1) + f2 (1) × (x − 1) + f2 (1) × + o((x − 1)2 )
2
(x − 1)2
= e1 − 3e1 (x − 1) + 13e1 + o((x − 1)2 ).
2

25
La tangente à f3 en x0 = 1 est donc la droite d’équation :
y = e1 − 3e1 (x − 1) = 4e1 − 3e1 x.
2
La différence entre f3 et sa tangente au voisinage de 1 est 13e1 (x−1)
2
+ o((x − 1)2 ), qui est
positif lorsque x est suffisamment proche de 1. Autrement dit, le graphe de f3 est au-dessus
de sa tangente au voisinage de 1.

Recherche d’asymptotes et positions relatives


r
x+2
Exercice 12.—1) Étudions la fonction f1 (x) = x en +∞. On écrit que :
x
r s r
x 1 + x2

x+2 2
x =x =x 1+
x x x
1
En posant u = x
et remarquant que lorsque x → +∞, u → 0 nous déduisons que
r
2 1 1 1
1 + = (1 + 2u) 2 = 1 + (2u) − (2u)2 + o(u2 )
x 2 8
Donc r  
x+2 1 1 2
x = x 1 + − 2 + o(1/x )
x x 2x
Ainsi pour x au voisinage de +∞ on obtient :
1
f1 (x) = x + 1 − + o(1/x).
2x
Donc le graphe de f1 possède une asymptote d’équation y = x+1 et le graphe est au-dessous
de l’asymptote car − 12 < 0.
r
x+2
Étudions la fonction f1 (x) = x en −∞. Les étapes sont identiques au cas +∞
x
et nous obtenons ainsi la même expression pour x au voisinage de −∞ :
1
f1 (x) = x + 1 − + o(1/x)
2x
Donc le graphe de f1 possède aussi une asymptote d’équation y = x + 1 en −∞ mais cette
1
fois-ci le graphe est au-dessus de l’asymptote car − 2x est maintenant positif.
p 1
2) Étudions la fonction f2 (x) = x(1 + 2x)e x en +∞. On écrit que :

r r
p 1 1
x(1 + 2x) = x 2 + = ( 2x) 1 +
x 2x

26
1
En posant u = x
et remarquant que lorsque x → +∞, u → 0 nous déduisons que
r
1  u  12 1  u  1  u 2
1+ = 1+ =1+ − + o(u2 )
2x 2 2 2 8 2
et
u2
e1/x = eu = 1 + u + + o(u2 ).
2
Donc

  
p 1 1 1 2 1 1 2
x(1 + 2x)e = ( 2x) 1 +
x − + o(1/x ) 1 + + 2 + o(1/x )
4x 32x2 x 2x

 
5 23
= ( 2x) 1 + + + o(1/x2 )
4x 32x2

Ainsi pour x au voisinage de +∞ on obtient :



 
5 23 2
f2 (x) = ( 2x) 1 + + + o(1/x )
4x 32x2

Donc le graphe de f2 possède une asymptote d’équation y = 2x+ 2√5 2 en +∞ et le graphe
est au-dessus de l’asymptote car 1623√2 > 0.
p 1
Étudions maintenant f2 (x) = x(1 + 2x)e x en −∞. Cette fois nous avons :


r r
p 1 1
x(1 + 2x) = −x 2 + = −( 2x) 1 +
x 2x
Ainsi au voisinage de −∞ on obtient :

 
5 23 2
f2 (x) = −( 2x) 1 + + + o(1/x )
4x 32x2

Le graphe possède aussi l’asymptote y = − 2x − 2√5 2 en −∞ et le graphe est au-dessus
de l’asymptote car − 1623√2 x > 0 pour x < 0.
√ !
x+ 1+x 2
3) La fonction f3 (x) = ln est définie sur ]0, +∞[.
x
√ !
x + 1 + x2
Étudions la fonction f3 (x) = ln en +∞. On écrit que :
x

√ √
q
1
|x| 1+
r
x+ 1+x 2 1+x 2 x2 1
=1+ =1+ =1+ 1+
x x x x2
1
En posant u = x
et remarquant que lorsque x → +∞, u → 0 nous déduisons que

27
√ 1
1+ 1 + u2 = 1 + 1 + (u2 ) + o(u2 )
2
1 2
= 2 + u + o(u2 )
2
D’un autre côté, nous avons aussi
1
ln(2 + v) = ln(2 + 0) + v + o(v)
(2 + 0)

Nous cherchons le développement limité d’une composition de fonctions donc il faut rem-
placer dans l’équation du dessus v par 12 u2 + o(u2 ).
√ !  
x + 1 + x2 1 1 2
ln = ln(2) + u + o(u ) + o(u2 )
2
x 2 2
1
= ln(2) + 2
+ o(1/x2 ))
4x
Nous avons donc une asymptote horizontale y = ln(2) car lim+∞ f3 = ln(2). Le graphe se
situe au-dessus de l’asymptote car 4x12 > 0.
Etudions maintenant la fonction en 0+ :
√ !  
x + 1 + x2 1
lim+ ln = lim+ ln = lim+ − ln (x) = +∞
x→0 x x→0 x x→0

Nous avons donc une asymptote verticale en 0.


Exercice 13.—
1) La fonction f1 est définie sur ] − ∞, 0[∪]0, +∞[. On a
s 

 r
2 1 2 1 2
f1 (x) = x2 + 1e x = x2 1 + 2 e x = |x| 1 + 2 e x .
x x

Avec u = x1 ,

1 2 √
r
1
1+ 2
e x = 1 + u2 e2u = (1 + u2 + o(u2 ))(1 + 2u + 2u2 + o(u2 ))
x 2
5 2
= 1 + 2u + u + o(u2 ).
2
D’où
r    
1 2 5 2 2 1 5 1 2
f1 (x) = |x| 1 + 2 e x = |x| 1 + 2u + u + o(u ) = |x| 1 + 2 + + o(1/x ) .
x 2 x 2 x2

28
Pour x > 0, on a
5
f1 (x) = x + 2 + + o(1/x).
2x
5
Comme f1 (x) − (x + 2) = 2x + o(1/x) tend vers 0 par valeurs positives quand x tend vers
+∞, la courbe y = f1 (x) a pour asymptote en +∞ la droite d’équation y = x + 2, la
courbe étant au-dessus de son asymptote.
Pour x < 0, on a
5
f1 (x) = −x − 2 − + o(1/x).
2x
5
Comme f1 (x) − (−x − 2) = − 2x + o(1/x) tend vers 0 par valeurs positives quand x tend
vers −∞, la courbe y = f1 (x) a pour asymptote en −∞ la droite d’équation y = −x − 2,
la courbe étant au-dessus de son asymptote.
Si x tend vers 0+ , f1 (x) tend vers +∞ : on a une asymptote verticale.
Si x tend vers 0− , f1 (x) tend vers 0. Notez que f1x−0
(x)−0
tend vers 0 par valeurs positives
quand x tend vers 0− donc la courbe est au-dessus de sa (demi-)tangente horizontale y = 0
en 0+ .
2) La fonction f2 est définie sur ] − ∞, −1] ∪ [1, +∞[. On a
s  s 
√ √
 
2 2 2
1 2
1
f2 (x) = 4x + 1 − x − 1 = 4x 1 + 2 − x 1 − 2
4x x
r r r r !
1 1 1 1
= 2|x| 1 + 2 − |x| 1 − 2 = |x| 2 1 + 2 − 1 − 2
4x x 4x x

Avec u = x1 ,


r r r
1 1 1
2 1+ 2 − 1 − 2 = 2 1 + u2 − 1 − u2
4x x  4   
1 2 2 1 2 2
= 2 1 + u + o(u ) − 1 − u + o(u )
8 2
3
= 1 + u2 + o(u2 )
4
On a donc
   
3 2 2 3 2
f2 (x) = |x| 1 + u + o(u ) = |x| 1 + 2 + o(1/x )
4 4x

Pour x > 1, on a
3
f2 (x) = x +
+ o(1/x)
4x
La courbe y = f2 (x) a pour asymptote en +∞ la droite d’équation y = x, la courbe étant
au-dessus de son asymptote.

29
Pour x < −1, on a
3
f2 (x) = −x −
+ o(1/x)
4x
La courbe y = f2 (x) a pour asymptote en −∞ la droite d’équation y = −x, la courbe
étant au-dessus de son asymptote.
3) La fonction f3 est définie sur ]0, +∞[. On a
√ 1   1
ln ex − e−x = ln ex (1 − e−2x )

f3 (x) = ln ex − e−x =
2 2
1 −2x
 1
x
x + ln 1 − e−2x

= ln (e ) + ln 1 − e =
2 2

Avec u = e−2x , ln (1 − e−2x ) = ln (1 − u) = u + o(u) = e−2x + o(e−2x ) et


1 1
f3 (x) = x + e−2x + o(e−2x )
2 2
La courbe y = f3 (x) a pour asymptote en +∞ la droite d’équation y = 21 x, la courbe étant
au-dessus de son asymptote.
En 0+ , la courbe a une asymptote verticale.

Pour aller plus loin : ces exercices sont facultatifs et ne sont à


faire que si les précédents sont bien compris
Exercice 14.—Indication : développer la fonction en 0 de deux manières, une des manières
utilisant la formule de Taylor-Young.
1
= 1 + u + u2 + u3 + · · · + un + o(un ) = nk=0 uk + o(un ). On obtient
P
On rappelle que 1−u
donc (en faisant u = −x4 ) le développement limité en 0 de f à l’ordre 4n + 2 :
n
X
2
(−x4 )k + o(x4n )

f (x) = x
k=0
n
X
= (−1)k x4k+2 + o(x4n+2 )
k=0

Par ailleurs, comme la fonction f est de classe C ∞ , on peut utiliser la formule de


4n+2
X f (j) (0)
Taylor-Young à tout ordre. A l’ordre 4n + 2, on a f (x) = xj + o(x4n+2 ).
j=0
j!
Par unicité du développement limité, on a donc : si j s’écrit sous la forme j = 4k + 2,
(4k+2)
(−1)k = f (4k+2)!(0) c’est-à-dire f (4k+2) (0) = (−1)k (4k + 2)! et si j ne s’écrit pas sous la forme
(j)
4k + 2, 0 = f j!(0) c’est-à-dire f (j) (0) = 0.
Exercice 15.—

30
1. On définit la fonction g : x 7→ arctan x + arctan x1sur ]0, +∞[. Elle est clairement
dérivable et on calcule g 0 (x) = 1+x
1
2 −
1
2 −1
x2
= 1+x1 1
2 − 1+x2 = 0. Comme la
1
1+ x
dérivée de g est nulle sur l’intervalle ]0, +∞[, la fonction est constante sur ]0, +∞[
et vaut g(1) = 2 arctan(1) = π2 .
3
2. La formule de Taylor-Young dit que (∗) : arctan x = x − x3 + o(x4 ). En effet, arctan
est de classe C ∞ et on calcule les dérivées de arctan jusqu’à l’ordre 3 en 0. On a suc-
2 −1)
cessivement (arctan)0 (x) = 1+x 1 00 −2x
2 , (arctan) (x) = (1+x2 )2 , (arctan)
(3)
(x) = 2(3x
(1+x2 )3
,
0 00 (3)
ce qui donne (arctan) (0) = 1, (arctan) (0) = 0 et (arctan) (0) = −2. Comme la
fonction arctan est impaire, on sait que ses dérivées d’ordre pair s’annulent en 0
donc arctan(4) (0) = 0 (cette remarque permet d’éviter le calcul de la dérivée 4ième).
D’où la formule (∗).
D’après 1), on a : arctan x = π2 − arctan x1 pour tous les x > 0. Quand x tend vers
3
+∞, 1/x tend vers 0+ . On peut donc développer : arctan x1 = x1 − 13 x1 + o(1/x4 )
et donc
π 1 1
arctan x = − + 3 + o(1/x4 ).
2 x 3x
3. On a le développement :
π
f (x) = x2

− arctan x
2
2 1 1
− 3 + o(1/x4 )

= x
x 3x
1
= x− + o(1/x2 )
3x
1
On a donc f (x) − x = − + o(1/x2 ).
3x
Comme le second membre tend vers 0 quand x tend vers +∞, on en déduit que la
courbe représentative Cf de f est asymptote à la droite D d’équation y = x.
On a plus précisément f (x) − x = x1 −1 . Comme −1

3
+ o(1/x) 3
+ o(1/x) tend vers
−1/3 quand x tend vers +∞, il en résulte que cette expression est < 0 pour x assez
grand. Par ailleurs, on a 1/x > 0. On a donc f (x) − x < 0 pour x assez grand. Il en
résulte que Cf est en-dessous de son asymptote D pour les x assez grands.
Exercice 16.—
1. La fonction f est C ∞ sur R comme composée et produit de fonctions C ∞ sur R. Pour
tout x ∈ R, on a :
2 2 2
f 0 (x) = ex + x × (2xex ) = (1 + 2x2 )ex .
2
Comme ex > 0 et 1+2x2 > 0 pour tout x ∈ R, on en déduit que f 0 est strictement positive
sur R tout entier. La fonction f est donc strictement croissante. D’après le théorème 2.6
du cours, elle réalise une bijection de R dans ] lim f, lim f [. Puisque nous avons
−∞ +∞

x2 2
lim xe = −∞ et lim xex = +∞,
x→−∞ x→+∞

31
il s’agit donc d’une bijection de R dans lui-même.

2. La fonction f est C ∞ sur R et f 0 ne s’annule pas. D’après le théorème 1.14 du cours, la


bijection réciproque de f est donc elle aussi C ∞ sur R. Elle admet ainsi un développement
limité en 0 à tout ordre : il s’agit en effet d’une conséquence de la formule de Taylor-Young.

3. D’après la question 2, la fonction f −1 admet un développement limité d’ordre 5 en


0. Il existe donc des constantes réelles ai pour i = 0 . . . 5 telles que :
f −1 (y) = a0 + a1 · y + a2 · y 2 + a3 · y 3 + a4 · y 4 + a5 · y 5 + o(y 6 )
lorsque y → 0. Remarquons que f −1 (0) = 0 car f (0) = 0, donc a0 = 0. En appliquant à
u = x2 le développement limité en 0 de u 7→ eu , nous obtenons que :
2 x4 x5
f (x) = xex = x × (1 + x2 + + o(x4 )) = x + x3 + + o(x5 ).
2 2
Ainsi, quand x → 0 :
x5 2
f (x)2 = x + x3 + + o(x5 ) = x2 + 2x4 + o(x5 );
2
x5
f (x)3 = x + x3 + + o(x5 ) × x2 + 2x4 + o(x5 ) = x3 + 3x5 + o(x5 );
 
2
x5
f (x)4 = x3 + 3x5 + o(x5 ) × x + x3 + + o(x5 ) = x4 + o(x5 );
 
2
5
x
f (x)5 = x4 + o(x5 ) × x + x3 + + o(x5 ) = x5 + o(x5 ).
 
2
En composant maintenant avec le développement limité en 0 de f −1 , nous en déduisons
que :
x5
f −1 (f (x)) = a1 · x + x3 + + o(x5 ) + a2 · x2 + 2x4 + o(x5 ) + a3 · x3 + 3x5 + o(x5 )
  
2
+ a4 · x4 + o(x5 ) + a5 · x5 + o(x5 )

a1
= a1 · x + a2 · x2 + (a1 + a3 ) · x3 + (2a2 + a4 ) · x4 + ( + 3a3 + a5 ) · x5 + o(x5 ).
2
Nous savons également que f −1 (f (x)) = x pour tout x ∈ R. Par unicité du développement
limité, nous avons donc :
a1 = 1;
a2 = 0;
a1 + a3 = 0 ⇔ a3 = −1 (car a1 = 1);
2a2 + a4 = 0 ⇔ a4 = 0 (car a2 = 0);
a1 1 5
+ 3a3 + a5 = 0 ⇔ a5 = − + 3 = (car a1 = 1 et a3 = −1).
2 2 2

32
Ainsi, quand x → 0 :
5
f −1 (x) = x − x3 + x5 + o(x5 ).
2
4. La fonction g est C ∞ sur l’intervalle I :=] − π2 , π2 [ comme somme de fonctions C ∞ sur
I. Pour tout x ∈ I, on a :

g 0 (x) = 2 tan0 (x) − 1 = 2 + 2 tan2 (x) − 1 = 1 + 2 tan2 (x).

Comme tan2 (x) ≥ 0, on en déduit que g 0 est strictement positive sur I. La fonction g
est donc strictement croissante sur I. D’après le théorème 2.6 du cours, elle réalise une
bijection de I dans ] limx→− π2 g(x), limx→ π2 g(x)[. Mais puisque nous avons

lim 2 tan(x) − x = −∞ et lim 2 tan(x) − x = +∞,


x→− π2 x→ π2

il s’agit d’une bijection de I dans R.


En imitant le raisonnement de la question 2, on obtient que la bijection réciproque
g −1 : R 7→ I est C ∞ sur R et admet donc (grâce à la formule de Taylor-Young) un
développement limité en 0 à tout ordre. En particulier, il existe des constantes réelles ai
pour i = 0 . . . 5 telles que :

g −1 (y) = a0 + a1 · y + a2 · y 2 + a3 · y 3 + a4 · y 4 + a5 · y 5 + o(y)

lorsque y → 0. Remarquons que g −1 (0) = 0 car g(0) = 0, donc a0 = 0.


On sait que lorsque x → 0 :

x3 2x5
tan(x) = x + + + o(x5 ).
3 15
Voir par exemple la remarque juste au-dessus de la proposition 4.11 du polycopié de cours.
Ainsi, au voisinage de 0, on a :

2x3 4x5
g(x) = 2 tan(x) − x = x + + + o(x5 )
3 15
et :
2x3 4x5 4x4
g(x)2 = x + + + o(x5 ))2 = x2 + + o(x5 );
3 15 3
4x4 2x3 4x5
g(x)3 = x2 + + o(x5 ) × x + + o(x5 ) = x3 + 2x5 + o(x5 );
 
+
3 3 15
3
2x 4x5
g(x)4 = x3 + 2x5 + o(x5 ) × x + + o(x5 ) = x4 + o(x5 );
 
+
3 15
3 5
2x 4x
g(x)5 = x4 + o(x5 ) × x + + o(x5 ) = x5 + o(x5 ).
 
+
3 15

33
En composant maintenant avec le développement limité en 0 de g −1 , nous en déduisons
que :

2x3 4x5 4x4


g −1 (g(x)) = a1 · x + + o(x5 ) + a2 · x2 + + o(x5 ) + a3 · x3 + 2x5 + o(x5 )
  
+
3  15 3
4 5 5 5

+ a4 · x + o(x ) + a5 · x + o(x )
2a1 4a2 4a1
= a1 · x + a2 · x2 + ( + a3 ) · x 3 + ( + a4 ) · x 4 + ( + 2a3 + a5 ) · x5 + o(x5 ).
3 3 15
Nous savons également que g −1 (g(x)) = x pour tout x ∈ R. Par unicité du développement
limité, nous avons donc :

a1 = 1;
a2 = 0;
2a1 2
+ a3 = 0 ⇔ a3 = − (car a1 = 1);
3 3
4a2
+ a4 = 0 ⇔ a4 = 0 (car a2 = 0);
3
4a1 4 4 16 2
+ 2a3 + a5 = 0 ⇔ a5 = − + = (car a1 = 1 et a3 = − ).
15 15 3 15 3
Ainsi, quand x → 0 :
2 16
g −1 (x) = x − x3 + x5 + o(x5 ).
3 15

34

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