MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPUBLIQUE DU MALI
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Université des Sciences, des Techniques
et des Technologies de Bamako
Faculté de Médecine et d’Odonto-Stomatologie (FMOS)
Année académique : 2019 – 2020 N°…….
THEME
BESOINS DE TRAITEMENTS PROTHETIQUES CHEZ
LES PATIENTS ADULTES ADMIS EN CONSULTATION
DENTAIRE AU CSREF DE LA COMMUNE I DU
DISTRICT DE BAMAKO
THESE
Présentée et soutenue publiquement le 30/11/2020 devant le jury de la
faculté de Médecine et d’Odonto-Stomatologie
Par M. Souleymane N SAMAKE
Pour obtenir le grade de Docteur en Chirurgie Dentaire (Diplôme d’Etat)
JURY
Président : Pr Souleymane TOGORA
Membres : Dr Ousseynou DIAWARA
Dr Toumani SIDIBE
Co-directeur : Dr Ahmed BA
Directeur : Pr Boubacar BA
DEDICACES
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE I
Par la grâce d’Allah le Clément, le Miséricordieux « Toutes les louanges
reviennent à Allah Seigneur de l’univers » (Coran, Sourate I, Verset 2). Que la
paix et le salut d’Allah soient sur son Prophète Mohamed ainsi que sur sa
famille, ses compagnons et sur tous ceux qui suivent leurs pas avec ferveur
jusqu’au jour de la résurrection.
Je dédie ce travail à ma mère Kadiatou CISSE.
Le temps est venu Maman de te témoigner mon immense amour et ma profonde
gratitude pour tous les sacrifices consentis.
Je remercie le bon Dieu qui t’a montré ce jour au quel tu tenais tant. Plus qu’une
mère, tu as été une grande amie pour moi.
Tu as voulu le meilleur pour tes enfants ainsi que celui des autres au même pied
d’égalité ; je ne trouverais jamais des mots pour te remercier.
Tes sacrifices ne seront jamais vains. Ton honnêteté, ton amour, les efforts que
tu as fait pour la réussite de notre famille nous servirons d’exemple. C’est pour
ces raisons multiples que je te dédie ce travail.
Je prie Dieu afin que tu puisses pendant longtemps jouir du fruit de tes efforts.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE II
REMERCIEMENTS
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE III
Mon père : feu Ousmane et ma mère Kadiatou CISSE je tiens à vous
remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi. Vous avez toujours été là en
cas de besoin, vos conseils, et votre éducation m’ont mis sur le chemin de la
réussite. Mon père feu Ousmane, tu as été très tôt arraché à notre affection !
Merci d’avoir fait de nous des hommes croyants et solides. Qu’Allah t’accorde
la paix éternelle et t’accueille dans son paradis.
Mon grand frère : Madou SAMAKE c’est avec le cœur plein de joie que je te
remercie. Tu as toujours été là pour nous ; tu as aussi comblé le vide suite au
décès de notre père.
Mes sœurs : Sitan, Rokia, Pinda, Fatoumata, feu Aminata vous êtes des
sœurs de qualité, mes sincères remerciements pour vos soutiens moral et
financier.
Ma femme Rokia Cissé je te remercie sincèrement pour tes soutiens et
encouragements. Tes efforts m’ont facilité ce travail énergique.
Mes amis et condisciples : Samba Koné, Amadou Cissé, Arouna Diakité,
Demba Sylla, Mory Coulibaly, Mohamed Koné, Mamadou Doumbia qui
n'ont cessé de m’encourager, pour tous les soutiens et l’assistance qu’ils m’ont
accordés.
Je remercie tout le corps enseignant de la Faculté de Médecine et d’Odonto-
stomatologie (FMOS) et de la Faculté de Pharmacie (FAPH) pour votre
dévouement et votre abnégation dans l’accomplissement de votre prestigieuse
tâche de transmission de savoir, pour la qualité de la formation en santé et la
rigueur dans l’exécution de votre mission.
Je remercie tout le personnel du Centre National d’Odonto-stomatologie/Centre
Hospitalier Universitaire (CHU-CNOS) ; du Centre de Santé de Référence
(CSREF) de la commune I particulièrement le Dr Toumani Sidibé pour leur
disponibilité et leurs conseils.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE IV
Des remerciements tout particulier au Dr Ahmed BA pour sa simplicité, son
esprit de partage et son accompagnement durant tout ce travail. Ainsi qu’au
professeur Boubacar BA qui a été la « cheville ouvrière » de ce travail, pour sa
disponibilité et son sens élevé d’humanisme.
Je remercie la 7ème promotion du numérus clausus filière odontostomatologie :
promotion Mme TRAORE Coumba Dembélé.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE V
HOMMAGES AUX
MEMBRES DU
JURY
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE VI
A NOTRE MAITRE ET PRESIDENT DU JURY,
Professeur Souleymane TOGORA
Chirurgien-dentiste
Spécialiste en prothèse
Maître de Conférences en Odontologie à la FMOS
Ex praticien hospitalier au CHU-CNOS
Ex chef de service de prothèse au CHU-CNOS
Ex coordinateur de la filière d’odonto-stomatologie à la FMOS
Ex coordinateur du DES de stomatologie et chirurgie maxillo-faciale
à la FMOS
Ex directeur général du CHU-CNOS
Cher maître, permettez-nous de vous remercier pour l’honneur que vous nous
faites en acceptant de présider ce jury. Homme de science et praticien dévoué,
votre discrétion, votre simplicité et votre abord facile forcent le respect de tous
et font de vous un maître exemplaire.
Veuillez trouver ici, l’expression de toute notre admiration et de notre profonde
gratitude.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE VII
A NOTRE MAITRE ET MEMBRE DU JURY,
Dr Ousseynou DIAWARA
Spécialiste en parodontologie
Spécialiste en santé publique odonto-stomatologie
Praticien hospitalier au CHU-CNOS
Chef de service de parodontologie au CHU-CNOS
Formateur en Odonto-stomatologie à l’Institut Nationale de
Formation en Sciences de la Santé (INFSS) de Bamako
Chargé de recherche à la FMOS
Chevalier de l’ordre National du Mali
Cher maître, nous sommes flattés de vous avoir comme juge de ce travail. Vos
critiques et vos suggestions ont largement contribué à renforcer la qualité de ce
travail. Votre rigueur scientifique, votre dévouement et votre disponibilité
malgré vos multiples occupations, font de vous un maître respecté et admiré.
Recevez ici cher maître, l’expression de notre profonde reconnaissance.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE VIII
A NOTRE MAITRE ET MEMBRE DU JURY
Dr Toumani SIDIBE
Chirurgien-dentiste
Praticien au CSREF de la Commune I du district de Bamako
Chef de service d’odonto-stomatologie du CSREF de la commune I
du district de Bamako
Cher maître, c’est un honneur considérable et un réel plaisir de vous voir
accepter de siéger dans ce jury.
Votre humanisme, votre disponibilité, votre abord facile et surtout votre rigueur
scientifique nous ont comblé au cours de notre formation. Vous resterez pour
nous un maître exemplaire.
Veuillez trouver dans ce modeste travail le témoignage de notre sincère
reconnaissance.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE IX
A NOTRE MAITRE ET CO-DIRECTEUR,
Docteur Ahmed BA
Spécialiste en prothèse
Maître-assistant à la FMOS
Praticien hospitalier au CHU-CNOS
Chef de service de prothèse amovible (PA) au CHU-CNOS
Président de l’Association des Odontostomatologistes du Mali
(AOSMA)
Vice-président du Groupement des Associations Dentaires
Francophones (GADEF)
Cher maître, merci d’avoir accepté la codirection de notre travail.
Nous avons beaucoup apprécié vos qualités humaines et vos qualités d’homme
de science. Votre simplicité et votre modestie envers vos collègues et vos
étudiants, ont forcé l’admiration de tous.
Soyez rassuré de notre reconnaissance et de notre profonde gratitude.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE X
A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE,
Professeur Boubakar BA
Spécialiste en chirurgie buccale et en carcinologie buccale
Maître de conférences en chirurgie buccale à la FMOS
Praticien hospitalier au CHU-CNOS
Chef de service de chirurgie buccale au CHU-CNOS
Membre du comité national des greffes du MALI
Membre de la société française de chirurgie orale
Formateur et chef de la filière de l’odonto-stomatologie à l’INFSS de
Bamako
Ancien président de la Commission Médicale d’Etablissement (CME)
du CHU-CNOS
Cher maître, les enseignants portent l’immense responsabilité d’amener chaque
élève à développer son plein potentiel et ses compétences. La société demande à
ses pédagogues de façonner l’esprit des petits et des grands pour qu’ils
deviennent les citoyens de demain.
Soyez remercié de nous avoir accepté comme élève auprès de vous et d’avoir
fait de notre formation, votre priorité.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XI
SIGLES ET
ABREVIATIONS
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XII
% : Pourcentage
0
C : Degré Celsius
ADA : Association Dentaire Américaine
AOSMA : Association des Odonto-Stomatologistes du Mali
ATM : Articulation Temporo Mandibulaire
CAOD : Dents Cariées, Absentes pour raison carie et Obturées
CCTD : Centre de Consultations et de Traitements Dentaires
CHU-CNOS : Centre National d’Odonto-Stomatologie/Centre Hospitalier
Universitaire
CME : Commission Médicale d’Etablissement
CNAM : Caisse Nationale d’Assurance Maladie
CPAM : Caisse Primaire d’Assurance Maladie
CSCOM : Centre de Santé Communautaire
CSREF : Centre de Santé de Référence
DES : Diplôme d’Etudes Spécialisées
FMOS : Faculté de Médecine et d’Odonto-Stomatologie
FAPH : Faculté de Pharmacie
GADEF : Groupement des Associations Dentaires Francophones
INFSS : Institut Nationale de Formation en Sciences de la Santé
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
PAC : Prothèse Adjointe Complète
PAP : Prothèse Adjointe Partielle
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XIII
PCU : Prothèse Conjointe Unitaire
PCP : Prothèse Conjointe Plurale
PMI : Protection Maternelle et Infantile
Q : Question
RAA : Rhumatisme Articulaire Aigu
RCR : Reconstitutions Coronoradiculaire
SIDA : Syndrome d’Immuno- Déficience Acquise
USTTB : Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de
Bamako
V : Cinquième paire de nerfs crâniens (nerf trijumeau)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XIV
LISTE DES FIGURES
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XV
Figure 1 : Maxillaire vue latérale
Figure 2 : Mandibule vue supérieure
Figure 3 : Mandibule vue latérale
Figure 4 : Muscle temporal
Figure 5 : Articulation Temporomandibulaire (Coupe sagittale)
Figure 6 : Cavité buccale
Figure 7 : Classification de KENNEDY
Figure 8 : Classification de KENNEDY-APPLEGATE
Figure 9 : Classification d’Eichner de l’indice A
Figure 10 : Classification d’Eichner de l’indice B
Figure 11 : Classification d’Eichner de l’indice C
Figure 12 : Couronne métallique et couronne ceramoceramique
Figure 13 : Couronne ceramométallique
Figure 14 : Couronne ceramoceramique
Figure 15 : RCR à clavette
Figure 16 : PAP à chassis métallique
Figure 17 : Prothèse adjointe complète
Figure 18 : Carte sanitaire de la Commune I du district de Bamako
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XVI
LISTE DES TABLEAUX
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XVII
Tableau I : Répartition de l’effectif en fonction de l’âge
Tableau II : Distribution de l’effectif en fonction de la profession
Tableau III : Répartition de l’effectif en fonction du niveau d’instruction
Tableau IV : Répartition de l’effectif en fonction du nombre de dents
manquantes au maxillaire
Tableau V : Répartition de l’effectif en fonction du nombre de dents manquantes
à la mandibule
Tableau VI : Répartition de l’effectif en fonction du port de prothèse au
maxillaire
Tableau VII : Répartition de l’effectif en fonction du port de prothèse à la
mandibule
Tableau VIII : Répartition de l’effectif en fonction du type de prothèse portée au
maxillaire
Tableau IX : Répartition de l’effectif en fonction du type de prothèse portée à la
mandibule
Tableau X : Répartition de l’effectif en fonction de l’adaptation de la prothèse
portée
Tableau XI : Répartition de l’effectif en fonction du besoin thérapeutique et
indication thérapeutique au maxillaire
Tableau XII : Répartition de l’effectif en fonction du besoin thérapeutique et
indication thérapeutique à la mandibule.
Tableau XIII : Répartition de l’effectif en fonction du choix prothétique au
maxillaire
Tableau XIV : Répartition de l’effectif en fonction du choix prothétique à la
mandibule
Tableau XV : Répartition de l’effectif en fonction des antécédents médicaux
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XVIII
Tableau XVI : Répartition de l’effectif en fonction de la malocclusion
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XIX
LISTE DES GRAPHIQUES
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XX
Graphique I : Répartition de l’effectif en fonction du sexe
Graphique II : Réparation de l’effectif en fonction de la résidence
Graphique III : Répartition de l’effectif en fonction de la cause de l’édentement
Graphique IV : Répartition de l’effectif en fonction de la mobilité dentaire
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XXI
TABLE DES MATIERES
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XXII
I-Introduction ………………………………………… ………………………1
A-Préambule …………………………………………………………..………2
B-Objectifs……………………………………………………………..………5
C-Généralités…………………………………………………………...………6
II-Méthodologie ………………………………………………………………62
III-Résultats…………………………………………………………...………69
IV-Commentaires et discussion……………………………………...…..……89
V-Conclusion …………………………………………………………………96
VI-Recommandations……………………………………………....…………98
VII-Références bibliographiques………………………………...……………100
Annexes……………………………………………………………………….112
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE XXIII
I-INTRODUCTION
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 1
A-Préambule :
Autrefois dans les pays industrialisés, toute personne âgée semblait
irrémédiablement destinée à perdre toutes ses dents, et par conséquent
fatalement condamnée à porter des prothèses partielles ou complètes. Encore au
milieu du siècle dernier, la grande majorité des individus âgés de plus de 50 ans
étaient totalement édentés. (39)
L’édentement est le résultat de l’édentation qui consiste à enlever une ou
plusieurs dents (extraction dentaire). Il existe deux (2) types d’édentement
partiel ou total. (38)
Malheureusement, l’activité principale de la santé dentaire dans les pays en voie
de développement reste l’extraction dentaire et ses conséquences, un véritable
problème de santé publique. (39)
La perte des dents est pour la majorité des patients un trouble physique et
psychologique fort. Cela signifie pour beaucoup d’entre eux, une perte de
l’estime de soi, un rappel que le corps vieillit et nulle âme n’est immortelle.
Dans son inconscient, le patient, même âgé, se voit toujours jeune et le reflet
dans le miroir d’une arcade édentée le ramène à la réalité, ce qui peut avoir pour
conséquence un isolement volontaire. L’édentement est une situation sans retour
possible et la personne édentée se considère alors comme un handicapé
majeur. En outre le patient édenté a le sentiment de perdre sa vraie personnalité,
éprouve aussi des difficultés à s’intégrer socialement. (40)
La prothese dentaire sous différentes formes permet de pallier les conséquences
des édentements.
Cependant, des réhabilitations prothétiques inadaptées impliquent la survenue
des complications techniques, biologiques et esthétiques différentes selon le type
de prothèse. (9)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 2
Depuis de nombreuses années l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est
investie dans la surveillance épidémiologique des affections bucco-dentaires à
travers la mise place d’un programme d’évaluation de la prévalence des
affections buccodentaires, d’études des facteurs de risques et d’études
étiopathologiques. (32)
Ce programme comporte trois volets :
Primaire, par la mise en place de stratégies nationales et sous régionales
d’information et de sensibilisation sur le matériel à l’hygiène
buccodentaire pour la diminution de l’incidence des affections
buccodentaires.
Secondaire, par le diagnostic et le traitement précoces influant alors sur la
prévalence ;
Tertiaire, portant sur la lutte contre les répercussions locorégionales et
générales, l’évaluation des coûts et la réhabilitation.
Dès lors, cette situation s’est nettement améliorée au cours de ces dernières
décennies, avec un déclin de la prévalence de l’édentement et de l’incidence des
dents perdues dans plusieurs pays industrialisés.
Les besoins en réhabilitation prothétique dentaire demeurent une réalité
préoccupante au sein de la population. L’identification de ces problèmes et
besoins ressentis et exprimés ou diagnostiqués de la population constitue la 1ère
étape de la planification des programmes de santé.
La prévalence de l’édentement total présente une grande diversité parmi les
différents pays européens et non européens ; elle a également beaucoup varié
tout au long de ces dernières décennies. Une revue d’études réalisée dans les
années 1996 en Suisse par Owall et coll. rapporté par Naharron M. a donné
comme résultat un taux d’édentation complète allant de 30 à 60% parmi les
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 3
personnes de plus de 64 ans dans six pays différents : la Suisse ; la Finlande ; le
Royaume-Uni ; le Danemark ; l’USA et la Suède. (39)
Une autre étude effectuée en 1969 en Angleterre a montré que le nombre moyen
de dents absentes était de 1,5 chez les jeunes gens de 15-19 ans et de 24,8 chez
les personnes de 60-65 ans, tout en expliquant que 50 et 75% des dents
naturelles étaient perdues chez les individus de 45-49ans et 55-59 ans
respectivement. (39)
En France la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) en 2004 a montré
dans une étude des besoins en soins prothétiques des personnes âgées
dépendantes n’etaient pas pris en compte que le nombre d’édentés complets
reste important (23,8%) et plus d’un tiers ne sont pas appareillés (37,3%). (18)
L’enquête nationale sur la prévalence des affections buccodentaires au Bénin,
effectuée en décembre 1994, a révélé que 53,5% des adultes béninois ont besoin
de traitement prothétique (prothèses dentaires). (35)
Au Sénégal en 2002, sur un échantillon de 405 sujets ,166 sujets etaient dans le
besoin de traitement prothétique soit 41% avec une moyenne de 2 dents absentes
par unité statistique. L’étude a également montré que 41 sujets étaient porteurs
de prothèse soit 10,1% cas. (32)
C’est ainsi qu’il nous a paru intéressant de mener une enquête visant à évaluer
les besoins en prothèse dentaire dans le CSREF (centre de santé de référence) de
la commune I du district de Bamako.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 4
B-OBJECTIFS
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 5
Objectif général
Evaluer les besoins en traitements prothétiques des patients adultes admis
en consultation dans le service d’odontostomatologie du CSREF de la
Commune I du district de Bamako.
Objectifs spécifiques
Déterminer les caractéristiques sociodémographiques des patients admis
en consultation dans le service d’odonto-stomatologie du CSREF de la
Commune I du district de Bamako.
Identifier les motifs des édentements dans le service d’odonto-
stomatologie du CSREF de la Commune I du district de Bamako.
Déterminer la moyenne des dents absentes par unité statistique.
Déterminer la prévalence de besoins de traitements prothétiques en
fonction du type de prothèse dentaire.
Déterminer la prévalence des porteurs de prothèses.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 6
C-GENERALITES
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 7
C-1-Rappel anatomique de la cavité buccale :
1-a-Anatomie osseuse et myologie du maxillaire et de la mandibule :
a-1-Anatomie osseuse du maxillaire et de la mandibule :
Le maxillaire :(27) est à la fois compact et spongieux. C’est un os pair qui
s’articule avec tous les autres os de la face et avec son homologue ils forment
l’arcade dentaire.
On lui distingue un corps formé de quatre faces : jugale, infratemporale,
orbitaire et nasale.
De ce corps se détachent quatre processus : zygomatique, frontal, alvéolaire, et
palatin.
Le corps est de forme pyramidale et est creusé du sinus maxillaire qui s’ouvre
dans le méat moyen.
o La face jugale : elle est antérieure et palpable car elle est juste sous la peau. Elle
est limitée en haut par le bord infra-orbitaire, en bas par l’arcade alvéolaire et
médialement par l’incisure nasale. Cette dernière limite l’ouverture piriforme
des fosses nasales et présente plus bas une moitié de l’épine nasale antérieure.
En bas on remarque la saillie verticale du jugum de la canine, qui sépare les
fosses incisives et la canine. La fosse incisive au-dessus s’insère le muscle nasal,
directement au-dessus se fixe le muscle abaisseur du septum nasal et au-dessous
le muscle orbiculaire des lèvres. La fosse canine est plus marquée et donne
insertion au muscle releveur de l’angle de la bouche. Entre cette fosse et le bord
infra orbitaire existe le trou infra-orbitaire qui communique avec le foramen
orbital inférieur et laisse passer le nerf V2(la deuxième branche de la cinquième
paire de nerf crânien). Au-dessus de ce trou s’insère le muscle releveur de la
lèvre supérieure.
o La face infra-temporale : elle est en arrière du processus zygomatique. Sa partie
latérale est lisse et concave alors que sa partie postérieure est très saillante, c’est
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 8
la tubérosité maxillaire. Cette dernière s’articule en haut avec le processus
pyramidal du palatin et limite en bas la fissure ptérygo-maxillaire. En avant et en
haut de la tubérosité s’ouvrent les canaux alvéolaires.
o La face orbitaire : lisse et triangulaire, elle forme comme son nom l’indique une
grande partie du plancher de l’orbite. On lui distingue un bord antérieur ou infra-
orbitaire ; un bord médian qui s’articule avec l’os lacrymal, la lame orbitaire de
l’éthmoïde et le processus orbitaire de l’os palatin. Il présente dans sa partie
antérieure l’incisure lacrymale. Un bord postérieur, lisse et arrondi, qui forme le
rebord antérieur de la fissure orbitaire inférieure. De celui-ci part le sillon infra-
orbitaire.
o La face nasale : elle forme une partie de la paroi latérale des fosses nasales. Au
centre, il existe une large ouverture du sinus maxillaire, c’est le hiatus
maxillaire. Au-dessus de celui-ci, les cellules maxillaires répondent aux cellules
éthmoïdales. En avant du hiatus, on distingue le sillon lacrymal entre l’incisure
lacrymale et le méat inférieur. A noter que la crête conchale ou turbinale
inférieure s’articule avec le cornet nasal inférieur. En arrière, le sillon grand
palatin répond au sillon de l’os palatin.
Les processus :
Processus zygomatique : il s’articule avec l’os zygomatique et l’os malaire.
Processus frontal : sa face latérale est divisée en deux par la crête lacrymale
antérieure qui prolonge le bord infra-orbitaire. Sa face médiale s’articule avec
l’éthmoïde. On lui distingue la crête éthmoïdale qui s’articule avec le cornet
nasal moyen. Son extrémité supérieure s’articule quant à elle avec, en haut le
frontal, en arrière l’os lacrymal, en avant l’os nasal.
Processus alvéolaire : son bord inférieur que l’on appelle bord alvéolaire, est
creusé de huit alvéoles dentaires séparées par des septums inter alvéolaires.
Processus palatin : il s’unit à son opposé pour séparer la cavité nasale de la
cavité buccale. On distingue sur sa face inférieure, près de son bord externe, les
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 9
sillons palatins qui prolongent en avant le foramen grand palatin. La suture
palatine transverse est formée, au niveau du bord postérieur, par l’union de la
lame horizontale du palatin et de ce processus. Son bord interne s’unit avec son
réciproque pour former sur la face supérieure, la crête nasale qui s’articule avec
le septum nasal et la face inférieure, le foramen incisif prolonge en avant la
suture palatine médiane.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 10
Figure 1 : Maxillaire vue latérale (49)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 11
La mandibule (27) : elle n'est reliée aux autres os du crâne que par
l’articulation temporomandibulaire. Formé à partir d'une ébauche conjonctive,
elle se compose du corps et, de chaque côté, d'une branche montante. Chez
l’adulte le corps comporte le bord alvéolaire qui présente du côté externe de
petites saillies, les bosses alvéolaires. Chez le vieillard, après la perte des dents,
ce bord régresse.
Le corps : en avant l'éminence mentonnière porte de chaque côté une saillie, le
tubercule mentonnier. À la face externe, à peu près à l’aplomb de la deuxième
prémolaire, on peut voir le trou mentonnier. La ligne oblique externe s'étend de
la branche montante vers le corps. Vers l'arrière, la transition entre le corps et la
branche montante est marquée par l'angle mandibulaire (ou gonion).
La branche montante : la branche montante ou ramus possède deux apophyses :
- en avant, l'apophyse coronoïde pour l'insertion d'un muscle.
- en arrière, le condyle qui comporte la surface articulaire.
L’échancrure sigmoïde se situe entre ces deux processus. Le condyle se
compose du col du condyle et de la tête de la mandibule qui présente une surface
articulaire en contact avec la glène du temporal. Au-dessous de la surface
articulaire, à la face interne de la tête de la mandibule, se trouve une petite
dépression, la fossette du muscle ptérygoïdien externe. Près de l'angle
mandibulaire existe parfois une surface rugueuse, où s’insère le muscle
masséter. Le trou dentaire inférieur se trouve à la face interne de la branche
montante. Il représente l’orifice externe du canal dentaire inférieur. L'épine de
Spix, fine lamelle osseuse, recouvre partiellement cet orifice. Au trou dentaire
inférieur même, commence le sillon mylo-hyoïdien sur lequel s’insère le muscle
du même nom et qui se dirige vers le bas. Au-dessous du sillon mylo-hyoïdien, à
l'angle mandibulaire, se trouve les crêtes d'insertion du muscle ptérygoïdien
interne.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 12
La face interne : la ligne oblique interne ou ligne mylo-hyoïdienne subdivise en
deux parties la face interne du corps du maxillaire inférieur.
Celle-ci donne attache au muscle mylo-hyoïdien. Au-dessous de cette crête se
trouve la fossette sous-maxillaire et au-dessus, un peu plus en avant, la fossette
sublinguale. Les cloisons inter alvéolaires séparent les alvéoles dentaires les
unes des autres. À l’intérieur des alvéoles destinés aux molaires, on voit les
cloisons inter radiculaires. La face interne du corps présente en avant l’apophyse
géni. Celle-ci donne attache à des muscles ; de chaque côté et un peu en dessous
se trouve la fossette digastrique, sur laquelle s'insère le muscle digastrique qui,
comme le mylo-hyoïdien, appartient au groupe des muscles sus hyoïdiens
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 13
Figure 2 : Mandibule vue supérieur (49)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 14
Figure 3 : Mandibule vue latérale (49)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 15
a-2-Myologie du maxillaire et de la mandibule
Les muscles élévateurs :
Le masséter : (11) est un muscle court et épais, allongé de bas en haut, de la
branche de la mandibule à l’arcade zygomatique. Il comprend trois parties une
partie superficielle, une partie moyenne et une partie profonde s’insérant en bas
sur l’angle de la face latérale de la branche de la mandibule et en haut, sur
l’arcade zygomatique. Sa contraction provoque la fermeture de la cavité buccale
par un mouvement d’élévation de la mandibule. Il est innervé par le nerf
massétérique, branche du nerf mandibulaire (V3) (troisième branche de la
cinquième paire de nerf crânien). Sa contracture entraîne l’apparition d’un
trismus.
Le temporal : (26) est un muscle large et plat, allongé de bas en haut occupant
toute la fosse temporale, et s’étendant du processus coronoïde de la mandibule à
la fosse temporale. Sur le crâne, il s’insère sur la ligne temporale inférieure et
au-dessous d’elle au niveau de la grande aile du sphénoïde, l’os frontal et l’os
zygomatique. Il s’insère également sur le fascia temporal. Ses fibres passent en
dehors de l’arcade zygomatique, sa contracture entraîne la fermeture de la cavité
buccale par un mouvement d’élévation de la mandibule. La contraction de ses
fibres postérieures provoque une translation postérieure de la mandibule.
Il est innervé par les nerfs temporaux profonds antérieur, moyen et postérieur,
branche du nerf mandibulaire (V3) (troisième branche de la cinquième paire de
nerf crânien).
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 16
Figure 4 : Muscle temporal (49)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 17
Le muscle ptérygoïdien latéral : (11) est un muscle court et épais, situé dans la
région infra-temporale. Il a un trajet antéropostérieur, un peu oblique en arrière
et latéralement, entre le col du condyle de la mandibule et la partie antérieure de
capsule de l’articulation temporomandibulaire en arrière et la base du crâne en
avant. Les insertions antérieures se font par deux faisceaux. Le faisceau
supérieur sphénoïdal s’insère sur le tiers supérieur de la lame latérale du
processus ptérygoïde et la partie adjacente de la grande aile de l’os sphénoïde.
Le faisceau inférieur ptérygoïdien s’insère sur les deux tiers inférieurs de la lame
latérale du processus ptérygoïde et la partie adjacente de l’os palatin et de la
tubérosité maxillaire. Sa contraction provoque une propulsion simultanée du
disque et du condyle mandibulaire. Il est innervé par le nerf ptérygoïdien latéral,
branche du nerf mandibulaire (V3).
Le muscle ptérygoïdien médial : (11) est un muscle épais, quadrilatère, situé
médialement par rapport au latéral, dans la région infra-temporale. Ses fibres
sont obliques en haut, en avant et médialement. Ses insertions postérieures se
font au niveau de l’angle et de la face médiale en regard de l’angle de la
mandibule. Ses insertions antérieures se font dans la fosse ptérygoïdien sur la
face latérale de la lame latérale médiale et sur la face médiale de la lame du
processus ptérygoïde. Sa contraction provoque une élévation et une propulsion
de la mandibule.
Il est innervé par le nerf ptérygoïdien médial, branche du nerf mandibulaire
(V3).
Les muscles abaisseurs : (7) ce sont des muscles pairs, appartiennent aux
muscles supra hyoïdien. Ils sont au nombre de trois (3) à savoir :
Le muscle géniohyoïdien :
insertions : conique, il naît de l’épine mentonnière de la mandibule et s’élargit
progressivement ; il se termine sur la face antérieure du corps de l’os hyoïde ;
les deux muscles sont unis sur la ligne médiane par un mince septum conjonctif.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 18
trajet : il est oblique en bas et en arrière.
action : il est élévateur de la langue et de l’os hyoïde et abaisseur de la
mandibule.
Le muscle mylo-hyoïdien :
insertions : muscle pair et aplati, les deux muscles sont réunis sur la ligne
médiane par un raphé pour former le plancher de la bouche ; il naît par des fibres
courtes tendineuses sur la ligne mylo-hyoïdienne de la mandibule ; il se termine
sur le bord supérieur du corps de l’os hyoïde.
trajet : il se dirige obliquement en bas et en dedans.
action : il est élévateur de l’os hyoïde et de la langue et abaisseur de la
mandibule ; il intervient aussi dans le premier temps de la déglutition.
Le muscle digastrique :
insertions : il naît de l’incisure mastoïde sur la base du crâne (os temporal) ; il
se termine dans la fosse digastrique de la mandibule.
trajet : il y a deux ventres musculaires séparés par un tendon intermédiaire et
maintenus dans une poulie fibreuse, fixée sur l’os hyoïde ; le premier ventre est
oblique en bas et en avant alors que le deuxième est quasiment horizontal.
action : il est élévateur de l’os hyoïde ; son ventre postérieur tire en arrière l’os
hyoïde, et son ventre antérieur abaisse la mandibule.
1-b- L’articulation temporomandibulaire : (12) l’ATM unit la fosse
mandibulaire de l'os temporal avec le condyle de la mandibule par
l'intermédiaire d'un disque articulaire fibro cartilagineux et fermée par une
capsule articulaire.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 19
b-1-Les surfaces articulaires : elles sont d’une part la fosse mandibulaire et le
tubercule articulaire de chacun des os temporaux ; d’autre part le processus
condylien de la mandibule.
b-2-La surface temporale : c’est la partie infra zygomatique de l’os temporale,
elle présente d’avant en arrière le tubercule articulaire des temporales, la fosse
glénoïde puis le tubercule post- glénoïde.
Condyle temporal, ou tubercule articulaire représente la véritable surface
articulaire, elle est convexe encroutée de cartilage.
b-3-La surface mandibulaire : représentée par le condyle mandibulaire qui est
une saillie oblongue, allongée de dehors en dedans et d’avant en arrière ;
formée de deux versants séparés par une crête mousse parallèle au grand axe
du condyle ; un versant antérieur convexe, articulaire, recouvert de cartilage
et un versant postérieur pratiquement vertical, infra articulaire, mais non
revêtu de cartilage.
b-4- Appareil discal ou ménisque interarticulaire : le ménisque de l’ATM est
un disque allongé transversalement, ovalaire, à grosse extrémité médiale. Il est
biconcave, son épaisseur diminue de la périphérie vers le centre.
b-5- La Capsule synoviale : c’est un manchon à base temporale et à sommet
mandibulaire. Elle s’insère :
- en haut sur le pourtour des surfaces articulaires temporales
- en bas sur le col mandibulaire à distance des surfaces articulaires.
La face profonde de la capsule adhère au bord périphérique du disque en
cloisonnant l’articulation en deux parties :
- une partie supérieure ou disco-temporale ;
- une partie inférieure ou disco-mandibulaire.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 20
Cette capsule comporte deux types de fibres :
- fibres superficielles qui sont tendues de l’os temporal à la mandibule,
- fibres profondes adhérant au disque.
Les fibres temporodiscales postérieurs sont épaisses et riches en récepteur
nerveux ; elles jouent un rôle important dans le contrôle des mouvements de
translation en évitant la luxation de la mandibule.
La capsule est doublée sur sa face profonde d’une membrane synoviale.
L’ATM permet les mouvements de la mandibule (mâchoire) par rapport au
crâne et offre plusieurs fonctions qui sont la déglutition, la mastication, la
phonation et le bâillement.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 21
Figure 5 : articulation temporomandibulaire (coupe sagittale) (12)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 22
1-c-Cavite buccale
c-1-Description de la cavité buccale : (8) la cavité buccale est délimitée par les
lèvres supérieures et inférieures et est constituée de deux arcades dentaires le
maxillaire et la mandibule, qui une fois engrenés forment ce que l’on appelle
l’occlusion dentaire. Chacune de ces arcades est constituée de seize dents :
quatre incisives, deux canines, quatre prémolaires et six molaires en
comptabilisant les dents de sagesse.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 23
Figure 6 : la cavité buccale (33)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 24
c-2-Description de l’organe dentaire : (4) l’organe dentaire est formé de
l’odonte et du parodonte.
L’odonte est constitué de trois (3) éléments : l’émail, la dentine, et la pulpe.
Émail : c’est un tissu calcifié et acellulaire composé d’une phase minérale
essentiellement constituée de cristaux d’hydrox apatite et contient environ 2 %
d’eau ; et d’une phase organique qui est composée de protéines, de lipides et de
complexes protéines polysaccharides.
Dentine : c’est un tissu moins minéralisé que l’émail et cellulaire. Elle est
composée d’une partie minérale essentiellement des cristaux d’hydroxyapatite et
d’une partie organique, constituée de collagène I, de protéines non colla-
géniques, de complexes protéines, polysaccharides, de citrates et de
phospholipides. L’eau représente 12% du poids de la dentine.
Pulpe : c’est un tissu conjonctif possédant des fonctions nutritives,
neurosensorielles et réparatrices. Elle se divise en deux zones :
- une zone périphérique constituée des odontoblastes et de la couche sous-
endoblastique (formée par les cellules de Höhl) ;
- une partie centrale contenant le tissu pulpaire proprement dit ; le réseau
vasculaire est dense ; les fibres nerveuses sensitives proviennent du nerf
trijumeau et les fibres vasomotrices sont issues du système sympathique. Les
éléments cellulaires sont : fibroblastes et fibrocytes, cellules indifférenciées,
cellules endothéliales et péricytes, cellules de défense.
Le parodonte est constitué de quatre tissus : l’os alvéolaire, le cément, le
desmodonte et la gencive.
Os alvéolaire :il constitue le support des dents temporaires, puis des dents
permanentes. Il est constitué d’une table osseuse vestibulaire, et d’une table
osseuse linguale et palatine reliées entre elles par le septum interdentaire et inter
radiculaire. L’os alvéolaire est en continuité avec l’os basal maxillaire et
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 25
mandibulaire. Son architecture est constamment remodelée au cours de la
croissance alvéolaire. Son existence est liée à la présence des dents.
Cément : c’est un tissu minéralisé, cellulaire dont l’épaisseur augmente avec le
temps. Il est composé d’une phase minérale, qui est composée en majeur partie
d’hydroxyapatite ; et d’une phase organique contenant du collagène de type I,
des complexes glycoprotéiques et mucopolysacchariques, des cémentoblastes et
des cémentocytes. Il recouvre la racine des dents, c’est à son niveau que sont
insérées les fibres ligamentaires du desmodonte (gingivo-dentaires et alvéolo-
dentaires).
Desmodonte ou ligament alvéolo-dentaire : c’est le tissu conjonctif qui relie la
surface cémentaire de la racine dentaire à l’os alvéolaire par un système de
fibres. Des remaniements importants dans l’architecture du desmodonte
interviennent. Outre sa fonction d’ancrage, le desmodonte joue le rôle
d’amortisseur des forces occlusales et de transmission à l’os alvéolaire.
Gencive : c’est la partie fibromuqueuse, elle recouvre une partie des corticales
des procès alvéolaires et entoure la région cervicale des dents. Elle est limitée
dans sa partie coronaire par le bord gingival libre (ou rebord marginal), dont le
contour est festonné et parallèle à la jonction amélocémentaire. Elle est limitée
dans sa partie apicale par la ligne mucogingivale qui sépare la gencive de la
muqueuse alvéolaire. La gencive est de couleur rose corail, de consistance
ferme, et sa texture présente un aspect granité en peau d’orange. On divise cette
gencive en deux zones : la gencive libre et la gencive attachée.
- La gencive libre (ou gencive marginale) : c’est la collerette gingivale
festonnée sertissant le collet des dents, qui s’étend du bord gingival au sillon
marginal (ou sillon gingival libre), inconstant, et correspondant au fond du
sulcus gingival, qui est l’espace entre la dent et la paroi interne de la gencive
libre. La gencive libre comprend aussi la gencive interdentaire ou inter
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 26
proximale (ou papille inter dentaire) dont la forme pyramidale occupe l’espace
inter dentaire.
- La gencive attachée (ou gencive adhérente) : elle s’étend du sillon marginal à
la ligne mucogingivale. Sa hauteur varie de 1 à 9 mm en fonction des différents
secteurs de la cavité buccale.
Vascularisation et innervation : (49) l’arcade supérieure est vascularisée par
les artères alvéolaires supéro- antérieure et supéro- postérieure, branches de
l’artère maxillaire et l’artère infra-orbitaire. L’innervation sensitive est assurée
par des rameaux alvéolaires, branches du nerf maxillaire. L’arcade inférieure est
vascularisée par l’artère alvéolaire inférieure et l’innervation provient des
branches du nerf mandibulaire.
c-3-Différentes classes de dents :(30) l’homme possède quatre classes de dents
qui sont les incisives, les canines, les prémolaires et les molaires.
Les incisives : elles sont au nombre de huit, quatre à chacune des mâchoires.
Celles du maxillaire sont implantées sur le prémaxillaire. Les incisives
mandibulaires sont celles qui s’articulent avec les incisives maxillaires. Elles ont
un bord coupant et leur fonction est de couper, de prendre ou de tenir.
Les canines : elles succèdent immédiatement aux incisives. Elles sont au
nombre de quatre, deux à chacune des mâchoires. Elles ne possèdent qu’une
cuspide.
La canine maxillaire est la première dent en arrière de la suture pré-maxillo-
maxillaire.
La canine mandibulaire est la dent qui s’articule en avant de la canine
maxillaire. Les canines possèdent deux bords coupants qui se rejoignent au
sommet de la cuspide. Les canines sont à l’angle de l’arcade dentaire et séparent
les dents antérieures, les incisives, des dents postérieures ou post-canines, les
molaires et les prémolaires.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 27
Les prémolaires : ces dents sont par définition les dents qui sont en avant des
molaires. Elles possèdent une face triturant avec des cuspides. Leur couronne est
grossièrement cuboïde et, en général bicuspide (d’où leur nom en anglais «
bicuspide »). Les prémolaires sont précédées par des dents temporaires.
Les molaires : ce sont les dents les plus postérieures de l’arcade dentaire ; elles
sont multicuspidées et leur face triturant est importante. Elles possèdent toujours
au moins deux cuspides du côté vestibulaire.
c-4-Dentures et dentition (30) : chez l’homme on distingue trois dentures
o De six mois à six ans, la denture lactéale (ou temporaire) qui commence dès
l’apparition de l’incisive centrale mandibulaire (six mois) qui devient complète à
la mise en place de la deuxième molaire supérieure (vingt à vingt-quatre mois),
et se poursuit jusqu’à six ans ; elle présente vingt dents.
o De six à douze ans la denture mixte commençant par l’apparition de la première
molaire permanente et se terminant par l’éruption de la deuxième molaire
permanente ; elle se caractérise par la présence sur l’arcade des dents
temporaires et permanentes.
o À partir de douze ans en moyenne, l’enfant dispose d’une denture permanente
comprenant vingt-huit (28) dents et plupart les dents de sagesse ou troisième
molaire feront l’éruption complétant le nombre à trente-deux (32) dents.
o La dentition désigne l'ensemble des phénomènes concernant la formation, la
croissance et l'éruption des dents à travers la gencive et plus particulièrement
leur mise en place sur l'arcade.
c-5-Occlusion dentaire : (47) on peut définir le terme d'occlusion comme
chaque contact entre les dents supérieures et inférieures ;
- un contact fonctionnel entre les surfaces occlusales antagonistes lors des
mouvements de la mandibule contre le maxillaire ;
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 28
- un contact entre les surfaces occlusales antagonistes, résultant de l'activité du
système neuromusculaire de l'appareil manducateur ; lorsque les dents
mandibulaires établissent un contact avec les dents maxillaires, dans une relation
fonctionnelle quelconque, il y a « occlusion ».
C-2-4-Edentement
C-2-4-a-Les causes d’édentement : (42)
- la carie dentaire : d'après FÜRE (2003) rapporté par RIOS L. les caries sont la
principale raison des extractions dentaires.
Son étude menée sur un échantillon de la population suédoise en 1997 a relevé
que 60% des dents étaient extraites pour cause de carie.
-les parodontopathies : selon FÜRE (2003) rapporté par RIOS. la maladie
parodontale représente la deuxième raison des extractions dentaires mais cette
tendance semble s'inverser chez les sujets entre 40 et 60 ans chez qui la maladie
parodontale devient plus fréquente, ainsi que le nombre d'extractions qui y sont
liées.
-les traumatismes dentaires : ils sont accidentels, dus à des chocs directs ou
indirects portés sur le système alvéolo-dentaire. Le traitement de certaines
luxations et fractures coronaires et/ou radiculaires se limite souvent
l’extraction.
C-2-4-b-Les différents types d’édentement :
Edentement partiel : (6) l’édenté partiel est un patient qui présente un ou des
espaces résiduels après la perte d’une ou plusieurs dents. Par conséquent, le
processus qui consiste à enlever une ou plusieurs dents est appelé édentation.
L’édentement sera alors le résultat de cette édentation, il peut être récent ou
ancien.
Edentement total : (42) l'édentement total, encore parfois appelé à tort
édentation complète, est défini dans la littérature comme la perte ou l'absence de
toutes les dents naturelles.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 29
C-2-4-c-Les différentes classifications de l’édentements :
dans cette partie, nous allons aborder les différentes classifications des
édentements qui existent. Ces classifications sont essentielles pour la
communication, elles doivent être simples, standardisées, permettre une
visualisation immédiate du cas, faire primer l’édentement postérieur et être
effectuées après avulsion des dents non conservables.
Une classification est un système de rangement organisé et hiérarchisé par
catégorie d’éléments présentant des critères en commun. Elle permet de décrire
une situation et de communiquer ainsi aisément entre praticiens et avec les
prothésistes. (8)
On dénombre quatre (4) classifications : la classification de Kennedy, la
classification de Kennedy-Applegate, la classification d’Eichner et enfin la
classification des pathologies occlusales de Champion.
Nous les détaillerons successivement dans les prochains paragraphes.
A noter que ces classifications ne prennent pas en compte les dents de sagesse et
qu’elles s’établissent une fois les dents non conservables extraites.
LA CLASSIFICATION DE KENNEDY (22)
Etablie en 1925, est une classification topographique décrivant les arcades
partiellement édentées, fondée sur la situation des crêtes par rapport aux dents et
sur le nombre de secteurs édentés. C’est une classification topographique, en
vue occlusale et individuelle pour chaque arcade. Elle décrit le nombre et la
situation des secteurs édentés présents, en sachant que l’édentement terminal,
c'est-à-dire postérieur prime. Cette classification ne se préoccupe pas de la
valeur ni du nombre des dents restantes.
- Classe I de Kennedy : édentement bilatéral postérieur.
- Classe II de Kennedy : édentement unilatéral postérieur.
- Classe III de Kennedy : édentement unilatéral encastré.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 30
- Classe IV de Kennedy : édentement antérieur qui traverse la ligne sagittale
médiane.
La classification de Kennedy peut également répertorier les édentements
additionnels, on parle de subdivisions. Les subdivisions sont déterminées par les
édentements encastrés supplémentaires existants et non par le nombre de dents
manquantes.
Les classes de Kennedy s’inscriront en lettres romaines et les subdivisions en
chiffre arabe. Les classes I à III sont susceptibles d’être subdivisées, en effet on
parle de Classe I subdivision 2 par exemple pour qualifier un édentement
bilatéral postérieur couplé à deux édentements encastrés. La classification
modifiée reste toujours déterminée par l’édentement postérieur en priorité. Il
n’existe donc pas de subdivision pour la classe IV.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 31
Figure 7 : classification de KENNEDY (8)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 32
CLASSIFICATION DE KENNEDY-APPLEGATE (16)
La classification de Kennedy s’intéressant uniquement à l’appui ostéo-muqueux,
Applegate est venu apporter la notion d’appui dento-parodontal, en 1954, pour
mieux caractériser les dents restantes. La notion de thérapeutique intervient
également dans cette classification alors qu’elle était totalement absente de la
classification de Kennedy.
Applegate divise les édentements encastrés (Classe III de Kennedy) en trois (3)
classes (Classe III, V et VI de Kennedy-Applegate) en fonction de la possibilité
de les réhabiliter par une prothèse fixée à pont.
- Classe I de Kennedy-Applegate : édentement bilatéral postérieur.
- Classe II de Kennedy-Applegate : édentement unilatéral postérieur.
- Classe III de Kennedy-Applegate : édentement encastré dont les piliers sont
incapables de supporter une prothèse fixée à pont.
- Classe IV de Kennedy-Applegate : édentement antérieur unique qui traverse la
ligne sagittale médiane.
- Classe V de Kennedy-Applegate : édentement encastré de grande étendue ne
pouvant être réhabilité par une prothèse fixée à pont.
- Classe VI de Kennedy-Applegate : édentement encastré de faible étendue
pouvant être réhabilité par une prothèse fixée à pont.
Comme pour la classification de Kennedy, à l’exception de la classe IV, on peut
également avoir des subdivisions en cas d’édentements supplémentaires,
l’édentement postérieur primant toujours.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 33
Figure 8 : classification de KENNEDY APPLEGATE (8)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 34
CLASSIFICATION D’EICHNER (25)
Eichner s’intéresse à la notion de calage postérieur et donc, à la différence de
Kennedy et Applegate, il ne traite pas les arcades séparément mais ensemble,
dans leur complémentarité, de manière à visualiser les contacts postérieurs
existants. Eichner s’intéresse aux dents restantes et à leurs rapports occlusaux.
Cette classification se base sur l’existence chez le sujet intégralement denté, de
quatre groupes contacts : un groupe molaire à droite et à gauche et un groupe
prémolaire à droite et à gauche. Un groupe contact est défini par un contact
occlusal fonctionnel entre deux dents postérieures antagonistes de même
anatomie : molaire avec molaire et prémolaire avec prémolaire.
Eichner dénombre trois (3) groupes qui sont ensuite redivisés :
- Indice A : présence de calages de chaque côté.
O A1 : pas d’édentement, présence des groupes prémolaires et molaires
complets à droite et à gauche (c’est le groupe de référence).
O A2 : édentements discrets sur une seule des deux arcades, sans perte de
groupe de contact.
O A3 : édentements discrets sur les deux arcades, sans perte de groupe
contact.
Figure 9 : classification d’Eichner d’indice A (25)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 35
- Indice B : absence d’un calage d’un côté
O B1 : un groupe contact manquant.
O B2 : deux groupes contact manquants.
O B3 : trois groupes contact manquants
O B4 : quatre groupes contact manquants, il ne subsiste des contacts occlusaux
qu’au niveau des dents antérieures.
Figure 10 :la classification d’Eichner d’indice B(25)
- Indice C : absence de calage des deux côtés.
O C1 : une dent au moins subsiste au maxillaire et à la mandibule sans
contact occlusal.
O C2 : édentement complet unimaxillaire.
O C3 : édentement complet bimaxillaire.
Figure 11 : la classification d’Eichner de l’indice C (25)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 36
CLASSIFICATION DES PATHOLOGIES OCCLUSALES
DE CHAMPION (16)
Cette classification s’intéresse à la nature et à la localisation de l’édentement,
mais aussi à l’occlusion avec les notions de dimension verticale, de courbes
occlusales et d’espace prothétique utilisable. Il s’agit d’une classification des
pathologies occlusales consécutives à la perte des dents, car la non
compensation des contacts occlusaux et proximaux entraîne, à plus ou moins
long terme, des phénomènes de migrations dentaires (égressions, versions…).
Cette classification est donc à la fois topographique et thérapeutique, elle va
pouvoir guider le praticien dans son choix de reconstruction prothétique.
La classification de Champion recense 3 typologies et donc 3 niveaux de
pathologies occlusales.
- Typologie 1 (mineure) : modification discrète du plan d’occlusion concernant
un secteur très limité avec égression d’une dent sans antagoniste ou version
d’une dent adjacente à un édentement non compensé, mais une dimension
verticale d’occlusion maintenue car les calages postérieurs sont partiellement
persistants.
Thérapeutique : rétablir des courbes occlusales régulières par coronoplastie si
l’égression est inférieure à 1 mm ou en ayant recours à de la prothèse fixée si
l’égression est supérieure à 1 mm
- Typologie 2 (intermédiaire) : perturbation du plan d’occlusion par la perte de
plusieurs dents sans compensation depuis plus d’un an, associé à des versions et
égressions pouvant être à l’origine d’interférences et de prématurités perturbant
la dynamique masticatrice.
Stade 1 : altération du plan d’occlusion sans atteinte de la dimension verticale
d’occlusion.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 37
: prothèse fixée unitaire ou à pont dento-portée ou implanto-
portée rétablissant des courbes occlusales régulières, associé à la prothèse
amovible.
Stade 2 : altération du plan d’occlusion et de la dimension verticale
d’occlusion.
Thérapeutique : réhabilitation de la dimension verticale d’occlusion complexe
avec en corollaire l’obligation de réaliser de la prothèse fixée sur toutes les dents
restantes d’une arcade au moins.
o Typologie (majeure) : modification des courbes occlusales sévère avec un
effondrement de la dimension verticale d’occlusion ayant des répercussions sur
la morphologie faciale.
Thérapeutique : réhabilitation prothétique globale complexe qui va dépendre
du nombre et du type de dents restantes ainsi que de l’espace prothétique
disponible qui va nécessiter une réévaluation et une réhabilitation de la
dimension verticale d’occlusion.
C-2-5-Les conséquences de la perte dentaire : (40)
la perte d’une ou plusieurs dents conduit généralement à une perturbation de
l’équilibre fonctionnel des dents restantes. Les conséquences dépendent du
nombre de facteurs locaux et systémiques. On peut citer comme facteurs
locaux : le type de dents perdue, le nombre de dent perdu ; la qualité de
l’intercuspidation, l’état parodontal et la position de la langue ; et comme
facteurs systémique (l’âge, la capacité d’adaptation, la résistante générale, l’état
psychologique).
Les changements structuraux et fonctionnels qui suivent la perte d’une ou
plusieurs dents, peuvent être considérés d’une part comme une adaptation à la
nouvelle situation et d’autre part comme une condition pathologique. Il est
souvent difficile de définir clairement la limite entre l’adaptation et la
pathologie. Il y a des grandes variations interindividuelles, mais après la perte
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 38
d’une ou plusieurs dents, on peut observer une ou plusieurs des conséquences
suivantes :
-la migration, sous forme de version, rotation ou égression ;
-la perte des contacts proximaux provoquant des bourrages alimentaires ;
-la perte de l’os alvéolaire, au niveau du site d’extraction ;
-des interférences occlusales, des surcharges dans la région antérieure ;
- la perte de la dimension verticale d’occlusion ;
- des perturbations de la fonction masticatrice entrainant une
mastication unilatérale où antérieure ;
‐des activités parafonctionnelles, telles que le bruxisme, provocant des abrasions
occlusales ;
‐ l’apparition d’un dysfonctionnement temporomandibulaire sont également à
noter des séquelles sur le plan de l’esthétique, de la physionomie de la parole,
des fonctions psycho‐sociales telles que la perte d’amour propre et de confiance
en soi.
Les mouvements dentaires
Les édentements non compensés génèrent fréquemment des égressions, des
versions ou des rotations conduisant à des perturbations du plan d’occlusion
s’accompagnant souvent d’une perte de la dimension verticale d’occlusion.
Les mouvements les plus problématiques étant les égressions car elles réduisent
l’espace prothétique disponible ou utilisable, et s’accompagnent souvent de
récessions gingivales à l’origine de problèmes parodontaux (15).
La résorption alvéolaire
« L’os alvéolaire naît, vit et meurt avec la dent » ; après l’avulsion d’une ou
plusieurs dents, un processus inéluctable intervient, il y a perte de substance
osseuse conduisant à une diminution de la hauteur des procès alvéolaires et donc
des crêtes gingivo‐osseuses.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 39
Lorsque l’édentement est non compensé, le tissu osseux sous‐jacent se trouve en
hypofonction et par conséquent l’os alvéolaire se résorbe par manque de
sollicitations mécaniques.
Ce phénomène de résorption n’est pas identique entre le maxillaire et la
mandibule, la résorption au maxillaire est centripète, alors qu’elle est centrifuge
à la mandibule.
Dans le cadre d’édentements non compensés très anciens, il est alors logique de
comprendre que les deux arcades peuvent se retrouver décalées l’une par rapport
à l’autre, posant une réelle difficulté dans la thérapeutique pour recréer des
rapports intermaxillaires corrects. (17)
L’occlusion
Lors de la perte des dents postérieures, le concept d’arcade courte est relevé.
Selon ce concept, les besoins normaux de santé orale et de fonction sont
satisfaits par la présence des dents naturelles jusqu’à la seconde prémolaire.
Cependant, ce concept reste délicat pour les patients susceptibles à l’usure
dentaire, où les forces occlusales seraient concentrées sur un petit nombre de
contacts dentaires.
La perte des dents crée un déficit dans le support de l’occlusion (20).
La mastication
La perte des dents notamment postérieures réduit l’efficacité de la mastication et
provoque un changement dans les habitudes alimentaires. Le bol alimentaire a
tendance à se mettre au niveau des zones édentées et échappe donc à l’action
masticatoire des dents restantes.
De ce fait, le port d’une prothèse partielle améliore de façon significative
l’efficacité masticatoire et le ressenti subjectif de cette efficacité (appréciation
du goût, de la consistance des aliments et de la facilité de mastication) (20).
Les effets sur le parodonte
Toutes les structures parodontales sont concernées par les changements qui
résultent de l’édentation partielle non compensée.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 40
On observe des modifications de la gencive marginale par disparition de la
papille interdentaire jouxtant la dent extraite.
De plus, la perte des contacts proximaux, la stagnation de la plaque dentaire, les
versions qui modifient la déflexion des aliments favorisent une inflammation
gingivale chronique, ainsi que la formation de poches parodontales. (30)
Modifications morphologiques du visage
Les dents naturelles et leur os support contribuent d’une manière importante aux
contours du visage. Après des extractions dentaires, il y a perte de support du
tissu mou et une réduction de la hauteur de la face au repos (soutien insuffisant
des lèvres et des joues, rétrécissement des lèvres et approfondissement des
sillons naso‐labiaux). (40)
C-3-Prothese dentaire :
3-a-Définition de la prothèse dentaire : le domaine de la dentisterie consistant
en la restauration et en la préservation de la fonction orale, du confort, de
l’apparence et de la santé du patient par la restauration des dents naturelles et /ou
le remplacement des dents absentes, ainsi que des tissus périphériques et
maxillo-faciaux, par des éléments artificiels. (40)
3-b-Historique de la prothèse dentaire :(32 ;31)
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la prothèse amovible n’est pas
apparue récemment. Elle est utilisée depuis de nombreux siècles pour
compenser la perte des dents. Bien évidemment sa conception et sa fabrication,
ainsi que son rendu fonctionnel et esthétique ont évolué avec les progrès de la
science, des techniques et des matériaux.
Des dents artificielles ont été trouvées sur des momies égyptiennes. On ne peut
cependant affirmer que l’Egypte pharaonique connaissait la prothèse dentaire
comme réhabilitation fonctionnelle. Elle consistait à redonner son « intégrité » à
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 41
une arcade dentaire incomplète, en utilisant des morceaux de bois taillés, lors
des embaumements. Plus tard l’Egypte connaitra la prothèse grâce aux échanges
commerciaux qu’elle entretient avec les Étrusques.
Les Phéniciens vers 1000 av. J.-C et les Étrusques vers les années 700 av. J.-C
réalisaient des prothèses pour restaurer des édentements en utilisant des dents
humaines et animales maintenues en place grâce à des ligatures en bande d’or.
Deux types d’appareillages ont été trouvés dans leur sépulture : des mainteneurs
d’espace et des prothèses de remplacement.
Les Romains vers 450 av. J.-C améliorèrent la conception des prothèses. Du
point de vue médical, la civilisation romaine fut essentiellement marquée par les
connaissances d’origine égyptienne, étrusque et grecque.
Ces techniques passèrent dans l’oubli au moyen âge jusqu’au XVI -ème siècle
où elles réapparurent en Europe. Quelques noms sont à retenir dans l’histoire
moderne de l’odontologie.
En 1728, FAUCHARD P. réalisa un système destiné à maintenir en place des
dents préparées en les fixant grâce à une bande en or. Il fait paraître le «
chirurgien-dentiste » ou « le traité des dents ». Il s’illustra comme chirurgien,
clinicien et prothésiste.
En 1807, MAGGIOLO est le premier prothésiste de son temps à substituer les
ligatures par des crochets soudés destinés à maintenir en bouche les pièces de
prothèses. Dès lors, les patients peuvent enlever et mettre à volonté leur
appareil.
BONWILL W.G.A établi en 1889 les principes des restaurations occlusales.
En 1924, STRYKER G.W. conçut une prothèse complète en « densité », une
résine à base de phénolformaldhéyde.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 42
Un an plus tard, POLLER A. dépose un brevet du premier matériau à empreinte
à base d’agar- agar (Dentocoll ®).
En 1963 : R DEVIN fait une introduction à la <<méthode phonétique en
prothèse complète >>.
En 1994 : B COURRIER et coll. montrent l’intérêt d’une greffe cutané dans le
traitement d’un édentement complet par une prothèse amovible mucco-
implatoportée.
3-c-Classification des prothèses dentaires : il existe deux grandes variétés de
prothèses dentaires, en fonction du moyen technique utilisé ; le but restant le
même.
c-1 –Prothèse conjointe
c-1-1-Definition de la prothèse conjointe : la prothèse conjointe est une forme
particulière de l’appareillage prothétique dentaire qui se caractérise par la
conjonction des artifices prothétiques sur des organes dentaires préparés. La
prothèse fixée est un moyen thérapeutique. Ses indications sont très étendues
depuis la reconstruction d’une dent unitaire jusqu’à la réhabilitation de
l’ensemble des deux arcades dentaires. (9)
c-1-2-Les différents types de prothèse conjointe : on peut distinguer
différents types de prothèse fixée selon
Selon le nombre des dents à remplacer
La prothèse unitaire : la prothèse fixe ne remplaçant qu’une dent sera appelée
unitaire. (9)
La prothèse plurale : selon l'Association Dentaire Américaine (ADA) en 1986,
c’est un dispositif fixé sur des dents ou des implants qui remplace une ou
plusieurs dents manquantes. Ses principaux composants sont :
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 43
-les moyens d'ancrage (éléments coronaires fixés sur les dents supports ou les
implants, ils déterminent les piliers),
-les intermédiaires (ils se substituent aux dents manquantes et déterminent la
travée),
-les connexions (zones de jonction entre les différents éléments, ancrages et
intermédiaires). (19)
Selon le types d’ancrages :
Les couronnes totales : c’est un dispositif fixé sur une dent afin de reconstruire
l’intégralité de sa morphologie coronaire. Le pilier support est taillé de manière
périphérique sur toute sa hauteur jusqu'à un niveau légèrement au-delà ou en-
deçà de la gencive marginale, en fonction des paramètres esthétiques et
mécaniques. (43)
Les couronnes coulées métalliques : réalisées entièrement en alliage (précieux,
semi-précieux ou non précieux).
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 44
Figure 12 : Couronne métallique et couronne ceramoceramique (9)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 45
Les couronnes ceramométallique : une armature en alliage est recouverte de
céramique cosmétique feldspathique l’armature métallique assure la résistance et
la céramique feldspathique permet d’obtenir un rendu esthétique très proche des
dents naturelles.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 46
Figure 13 : Couronne ceramométallique (9)
La couronne Jacket : c’est une couronne de revêtement totale en général en
résine ou céramique utilisée comme restauration unitaire des dents antérieure
surtout pour ses qualités esthétiques. La limite cervicale est un épaulement
périphérique (large décortication).
Les couronnes céramo-céramiques : l’armature est réalisée en céramique dite «
haute ténacité » (alumine, zircone,) puis de la céramique cosmétique
feldspathique est apposée. Cette technique est la plus récente. L’absence de
métal permet un rendu très esthétique des couronnes et une meilleure tolérance
du parodonte marginal.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 47
Figure 14 : Couronne ceramoceramique (9)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 48
Reconstitution coronoradiculaire (inlay-core, faux-moignon à tenon) : c’est
une infrastructure destinée à réhabiliter la forme du pilier de la dent support de
la reconstruction prothétique périphérique sus-jacente. (1)
Il existe deux catégories de RCR :
RCR utilisant des matériaux insérés en phase plastique (amalgame, ciment verre
ionomères, composite) associés à un tenon préfabriqué (métallique, fibre de
verre, quartz, carbone). Elle est réalisée directement en bouche sans étape de
laboratoire.
RCR coulé = inlay-core : pièce coulée réalisée au laboratoire, comportant un ou
plusieurs tenons radiculaires. Sur les dents pluriradiculées (molaires et
prémolaires) à racines divergentes, un des tenons non solidaires de la coulée,
sert de verrou (clavette). On parle d’inlay-core à clavette.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 49
Figure 15 : RCR à clavette (9)
Couronne partielle : pièce prothétique s'apparentant à un overlay mais qui dans
un impératif esthétique ou fonctionnel important va recouvrir intégralement une
face (généralement vestibulaire) ou plusieurs faces de la dent jusqu'au niveau
cervical à la manière d'une couronne conventionnelle. (1)
Facette avec retour occlusal : c’est une pièce prothétique s'apparentant aux
facettes vestibulaires avec retour palatin ou lingual des dents antérieures. A
visée uniquement esthétique, elle est destinée à restaurer la face vestibulaire des
prémolaires, avec un retour sur le versant interne de la cuspide vestibulaire pour
une meilleure stabilité.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 50
Inlay : c’est une restauration prothétique intra-coronaire rigide fixée dans une
cavité préparée et agrégée à la dent par collage. Il remplace les tissus dentaires
détruits sur la face occlusale et éventuellement proximale, quasi-exclusivement
dans le secteur postérieur (excepté l'inlay de classe III et IV qui est propre aux
dents antérieures).
Onlay : c’est une restauration prothétique extra-coronaire rigide fixée dans une
cavité préparée et agrégée à la dent par collage. Il remplace les tissus dentaires
détruits sur la face occlusale et proximale, et reconstruit les cuspides fragilisées
lorsque les parois sont absentes ou trop fines, lorsque les points d'occlusion se
situent à l'interface céramique dent, ou lorsque la dent est intrinsèquement
fragile (dent dépulpée, fonction de groupe).
Endocouronne : pièce prothétique reconstruisant une grande partie du volume
coronaire d'une dent dépulpée mais sans faire appel à une reconstitution
coronoradiculaire sous-jacente. L'intrados prothétique prend appui sur les
surfaces dentaires au niveau du plancher pulpaire tout en conservant le
maximum de parois résiduelles. (1)
Overlay (ou onlay de surélévation, onlay de recouvrement) : c’est un type
particulier d'onlay qui touche les 5 faces de la dent et reconstitue l'ensemble des
cuspides. L'avantage de ce type de restauration est de pouvoir modifier la
dimension verticale d'occlusion. Il provient généralement de l'extension d'une
cavité d'onlay lorsque les parois ont une résistance insuffisante ou lorsque les
contacts occlusaux se situent à l'interface céramique-dent. Il peut aussi être
destiné à augmenter la dimension verticale d'occlusion afin de traiter des
pathologies articulaires en association avec des traitements orthodontiques.
c-1-3-Notions fondamentales en prothèse conjointe
Taille d’une dent : est une réduction de son volume pour la destiner à recevoir
un élément prothétique fixée. La réduction est régulière avec une forme de
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 51
contour. La préparation peut prendre des formes très variées en fonction du type
de prothèse fixée envisagée. (41)
Les impératifs aux cours de la taille sont :
o économie de substance dentaire
o rétention et stabilisation de la prothèse
o précision des limites de préparation
o forme de contour adaptée au type de réalisation
Mise de dépouille : la mise de dépouille est la préparation minimale que doit
présenter un pilier dentaire pour qu’un élément prothétique puisse être placé sur
la préparation. Elle consiste à une éviction simple et minimale de tout surplomb
situé coronairement à la ligne de finition prothétique. (4)
Limite cervicale d’une préparation : la limite cervicale est définie comme
étant la frontière entre la portion intacte de la dent et le point le plus apical de la
préparation dentaire. Les limites cervicales doivent être régulières, bien définies,
et positionnées. (4)
c-1-4-Indications
Prothèse unitaire : (24)
-les anomalies de siège de direction, de volume et de forme ;
-les anomalies acquises (carie dentaire) ;
-les anomalies héréditaires ;
-les fractures ;
-les reconstituions qui après plusieurs tentatives ne tiennent pas.
Prothèses plurales : (51)
-les anomalies dentaires congénitales telle que les anomalies d’éruption et de
nombre ;
-la suite de complication des maladies acquises et traumatiques ayant abouti à
des avulsions.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 52
c-2-Prothese adjointe partielle :
c-2-1-Definition de la prothèse adjointe partielle :
pour Archien C. et coll. (2004), c'est une prothèse pouvant être mise en place et
retirée par le patient, à appuis mixtes, dentaires et fibromuqueux, restaurant un
édentement partiel. (3)
Figure 16 : la PAP à chassis métallique (15)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 53
c-2-2-Notion fondamentale en prothèse adjointe partielle :
Les éléments de la PAP : (37)
Armature : est la structure de base de la prothèse partielle amovible à châssis
métallique. C’est l’élément garant de la résistance mécanique de la prothèse.
Cette dernière doit se comporter comme un solide indéformable. Si la rigidité du
châssis est insuffisante, cela engendrera des effets nocifs sur les dents restantes
et les crêtes résiduelles via les forces de flexion, de torsion et de cisaillement
lors de la mastication qui pourront aboutir à une déformation de la prothèse. De
plus cela peut favoriser l’apparition de parafonctions, telle que le bruxisme.
-Les armatures au maxillaire :
o Plaque large : c’est une plaque avec une grande superficie qui occupe une
grande partie de la voûte palatine. La largeur de la plaque palatine est
équivalente à la longueur de la plus grande selle. En moyenne son épaisseur est
de 0,5 à 0,8 mm au centre, ses limites sont plus épaisses.
o Plaque a recouvrement complet : c’est une plaque qui recouvre toute la surface
de la voûte palatine. En moyenne son épaisseur est de 0,5 à 0,8 mm au centre,
ses limites sont plus épaisses.
o Plaque en U : c’est une plaque évidée en postérieur au niveau du raphé médian.
Son épaisseur est augmentée car la surface d’appui est plus petite donc on
recherche de la rigidité. Cette plaque fait 1 mm d’épaisseur.
o Plaque étroite ou papillon : c’est l’armature de choix au maxillaire, elle est
évidée en antérieur et en postérieur. En moyenne son épaisseur est de 0,5 à 0,8
mm au centre, ses limites sont plus épaisses.
-Les armatures à la mandibule :
o Barre linguale : c’est l’armature de choix. Elle représente 85% des armatures
réalisées à la mandibule. Elle relie entre elles les deux selles prothétiques. Cette
armature est très fine et supporte donc très mal les retouches. Elle ne doit jamais
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 54
être en contact avec la fibromuqueuse, il doit toujours y avoir un espacement de
0,5 mm Le contact avec la fibromuqueuse se fera alors par le biais des selles et
le contact avec les dents par le biais des taquets.
o Bandeau linguale : c’est une barre linguale élargie qui va jusqu’au cingulum des
dents antérieures. On a seulement un contact amélaire au niveau du cingulum, le
reste est déchargé au niveau de la gencive marginale d’environ 0,5 mm
-Selles : Les selles sont les éléments qui viennent se positionner sur les crêtes
édentées et qui ont pour rôle de supporter les dents prothétiques et la fausse
gencive, ainsi que de garantir l’équilibre de la prothèse.
Il existe 2 catégories de selles :
- Selles entièrement métalliques (3%)
- Selles partiellement métalliques (97%)
-Taquets : ils sont également appelés appuis occlusaux, ce sont des extensions
métalliques qui prennent appui sur les faces occlusales des dents naturelles ou
prothétiques.
-Potences : elles sont également appelées connexions, ce sont des bras
métalliques reliant les crochets à la selle par le biais du taquet.
-Crochets : ce sont les systèmes d’attache des prothèses partielles amovibles à
châssis métallique, ils relient ces dernières aux dents naturelles ou prothétiques
et font partie de l’armature. Ce sont des dispositifs mécaniques entourant les
dents supports sur plus de 180°. Ils sont en métal coulé et ils sont légèrement
flexibles dans le dernier tiers pour faciliter l’insertion et la désinsertion de la
prothèse.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 55
Les différents types de crochets sont : (8)
Crochet Acker : est arciforme circonférentiel avec un bras rétentif passant sous
la ligne guide dans son dernier tiers, et un bras de réciprocité situé au-dessus de
la ligne guide qui vient contrebalancer la contrainte du bras rétentif.
Ce crochet est indiqué dans les édentements encastré (Classe III de Kennedy),
souvent sur les molaires et prémolaires.
Crochet simple bras : est arciforme avec un bras rétentif, le bras de réciprocité
étant pris dans la barre coronaire. Il est indiqué dans l’édentement encastré
(Classe III de Kennedy).
Crochet anneau : est un crochet avec un seul bras, encerclant la dent sur sa
quasi-totalité, seulement ouvert sur quelques millimètres.
Il est indiqué dans l’édentement encastré (Classe III de Kennedy) de longue
portée le plus souvent, en majorité retrouvé sur la dernière molaire isolée.
Crochet Nally-Martinet : est un crochet circonférentiel avec un seul bras qui
part du taquet d’appui où il fait office de bras de réciprocité, à l’extrémité
rétentive qui vient chercher la rétention sous la ligne guide, et fait le tour de la
dent (jusqu’au ¾) permettant une bonne stabilisation.
Il est indiqué dans l’édentement terminal (Classe I ou II de Kennedy), souvent
sur les canines ou prémolaires mandibulaires.
Crochet Bonwill ou cavalier : est un crochet double avec un taquet commun
prenant appui sur deux dents contiguës. Ce crochet nécessite une préparation
pré-prothétique spécifique, en effet il faut préparer une logette profonde sur les
deux dents pour pouvoir y insérer le taquet sans surocclusion.
Il est indiqué dans l’édentement terminal (Classe I et II de Kennedy), souvent
positionné entre la première et la deuxième molaire.
Crochet T ou Y de Roack : ce crochet présente deux bras indépendants. Le bras
rétentif du crochet part de la selle et monte verticalement le long de la gencive
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 56
jusqu’à la dent et devient bifide au niveau du tiers cervical, sous la ligne guide
de la face vestibulaire. Le bras de réciprocité part du taquet, il est relié à
l’armature en lingual via la potence.
Il est indiqué dans l’édentement terminal (Classe I ou II de Kennedy), souvent
retrouvé sur les incisives et canines maxillaires.
Axe d’insertion : d’après Archien C. et coll. (2004) (3), c'est l'axe selon lequel
la prothèse amovible est mise en place sur les dents supports.
L'axe d'insertion doit être perpendiculaire au plan d'occlusion et la détermination
doit respecter une certaine chronologie ; détermination la situation et
l'orientation du plan d'occlusion à l'aide d'un montage directeur; choix de l'axe
d'insertion; analyse au paralléliser qui permet la recherche des surfaces de
guidage, de zones de rétention et de réciprocité, de vérifier l'absence
d'interférences majeures telles que une dent en malposition, une exostose, une
crête très éversée ainsi que l'absence d'altération esthétique.
c-2-3-Indication : pour Archien C. (1997) le praticien peut- être conduit à
réaliser une prothèse amovible partielle sur un patient présentant un édentement
terminal postérieur de grande étendue ou un édentement encastré étendu ; ayant
les contre-indications de la prothèse implantaire, qu'elles soient d'ordre médicale
ou économique. (2)
En gérontologie, d'après Schittly (1991) rapporté par Archien C., le traitement
de l'édentation partielle se caractérise par l'indication plus fréquente des
prothèses amovibles partielles aux dépens des prothèses fixées. Plusieurs
facteurs influencent les choix thérapeutiques : la personne âgée supporte moins
bien les longues séances d'élaboration que nécessite la prothèse fixée; les
anesthésies locales sont parfois contre-indiquées ou déconseillées par le médecin
traitant; l'édentation non compensée ou les prothèses amovibles abandonnées
depuis longtemps, créent des situations occlusales et parodontales très
perturbées qui nécessiteraient, chez le patient jeune, des reconstructions fixées
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 57
multiples et de longues séances de préparation dentaires et parodontales. Elles
sont, le plus souvent incompatibles avec l'état général et le psychisme du patient
âgé. (2)
c-3-Prothese adjointe complète
c-3-1-Définition de la prothèse adjointe complète : la prothèse amovible
complète constitue une entité individuelle dans le cadre de la prothèse car elle
permet non seulement le remplacement de la totalité des dents mais au-delà le
rétablissement des fonctions de mastication, déglutition et phonation ainsi que
l'esthétique. Il s'agit donc d'une discipline à part en dentisterie compte tenu de
l'importance de ces différents aspects dans la vie quotidienne. (42)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 58
Figure17 : prothèse adjointe complète (45)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 59
c-3-2-Principe fondamentaux :
- La sustentation : c’est en fait la simple immobilisation de la prothèse sur les
tissus de soutien, dans le sens occluso-cervical, suivant un axe pratiquement
normal à ces tissus durs ou mous, superficiels ou profonds. Elle exige la
résistance des matériaux et des tissus à la compression. (43)
Cette sustentation dépend de différents facteurs : la surface d’appui, la forme des
crêtes et la qualité des tissus de soutien. Néanmoins la surface de sustentation est
limitée par la musculature et la mobilisation des organes périphériques. Quelles
que soient la qualité et la précision de la réalisation prothétique, compte tenu des
sollicitations fonctionnelles imposées à une base prothétique dont les appuis sont
ostéo-fibromuqueux, il existera toujours des mouvements de faible amplitude
qui solliciteront ces appuis. Cette amplitude reste également dépendante de la
dépressible de la muqueuse.
En prothèse complète, on doit rechercher et obtenir une sustentation optimale
pour assurer une bonne intégration bio-fonctionnelle de la prothèse. (7)
-La stabilisation : (8) ensemble des forces qui s’opposent aux mouvements de
translation horizontale ou de rotation de la prothèse.
La stabilisation repose en grande partie sur l’exploitation de certaines structures
anatomiques verticales et sur le profil de l’extrados prothétique. De manière
complémentaire, la précision du rapport inter-arcade et la qualité du montage
des dents prothétiques selon une occlusion généralement équilibrée jouent ici un
rôle fondamental. (7)
L’exploitation des composantes verticales des surfaces d’appui - hauteur des
crêtes alvéolaires, zones rétro-mylo-hyoïdiennes - apporte une force
d’opposition aux mouvements de translation et/ou de rotation de la prothèse.
Ainsi, une crête favorable ou des parois verticales parallèles exploitables offrent
d’excellents éléments de stabilisation. La musculature buccale et faciale peut
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 60
fournir des forces stabilisantes supplémentaires, à condition que les dents
artificielles soient convenablement montées, dans la zone d’équilibre musculaire
: l’aire de Pound. Enfin la réalisation de surfaces polies stabilisatrices au niveau
de l’extrados prothétique, en conciliant les différentes forces musculaires,
permet d’améliorer encore la stabilisation. L’exploitation de ces surfaces peut
d’ailleurs faire appel à des protocoles cliniques complémentaires et éprouvés.
(10)
- La rétention : la rétention est la force qui s’oppose aux mouvements qui
cherchent à éloigner la prothèse de sa surface d’appui. (44)
Elle est soumise à plusieurs facteurs qui ont été classés par HARDY et
KAPUR rapporté par Blandin M. (13) :
o facteurs physiques (gravité, pression atmosphériques, cohésion, tension
superficielle, mouillabilité, viscosité) ;
facteurs physiologiques (comportement de la muqueuse, intimité de contact, rôle
de la salive, étanchéité périphérique, contrôle neuromusculaire) ;
o facteurs mécaniques (anatomie, occlusion) ;
o facteurs chirurgicaux (préparation preprothetique).
-Les compléments de rétention implantaire :il est aujourd’hui acquis que
l’implantologie dentaire est le domaine de l’Art dentaire pour lequel les taux de
succès (à 10 ans et plus) sont les meilleurs. Les innombrables études qui existent
actuellement sont là pour en apporter la preuve scientifique et l’implantologie
dentaire a dorénavant une place de choix dans l’arsenal thérapeutique de
l’omnipraticien. Son indication dans le traitement de l’édentement total est
historique puisque ces situations cliniques ont permis à Per-Ingvar Brånemark
de démontrer le concept de l’ostéo-intégration. (7)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 61
II. METHODOLOGIE
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 62
1-Type et période d’étude
Nous avons mené une étude descriptive et transversale, sur une période de trois
(3) mois allant du 29 novembre 2019 au 29 février 2020.
2-Lieu et cadre d’étude
L’étude a eu lieu dans le service d’odonto-stomatologie du Centre de Santé de
Référence de la Commune I du district de Bamako. Il est situé sur la rive gauche
du fleuve Niger dans la partie orientale du district de Bamako.
Le district sanitaire de la Commune I couvre une superficie de 34,26km² soit
12 ,83% de la superficie totale du district 267 km² avec une population de
447658 habitants en 2018.
La commune I est limitée :
o au Nord et à l’Est par le cercle de Kati,
o au Sud par le fleuve Niger,
o à l’Ouest par la commune II (le marigot de korofina limite les collectivités).
Elle comprend neuf (9) quartiers : Banconi ; Fadjiguila ; Djelibougou ; Sikoro ;
korofina nord ; Korofina sud ; Sotuba ; Boulkassoumbougou ; et Doumazana.
Il y a treize (13) aires sanitaires dans la Commune I du district de Bamako :
CSCOM de Djelibougou ; CSCOM de Doumazana ; CSCOM de Mekin Sikoro ;
CSCOM de Banconi ; CSCOM de Sikoro Sourakabougou ; CSCOM de
Korofina Salembougou ; CSCOM de Djankinebougou ; CSCOM de Fadjiguila ;
CSCOM de Korofina nord ; CSCOM de Boulkassoumbougou 1 ; CSCOM de
Boulkassoumbougou 2; CSCOM de Sotuba et ASACOBA (Banconi
Flabougou).
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 63
Figure 18 : Carte sanitaire de la Commune I du district de Bamako (48)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 64
Historique du centre de sante de référence : le centre de sante a été créé en
1980 et inauguré le 07 février 1981.Il s’appelait maternité de korofina nord.
Il est situé à korofina nord à la rue 136 et port 439.
Dans le cadre de la politique de santé sectorielle, le centre a connu les évolutions
suivantes :
complexe dispensaire maternité à sa création
maternité PMI (Protection Maternelle Infantile)
centre de santé de la commune I.
service socio-sanitaire de la commune I de 1995 à 1999
Le centre de santé de la commune I a été baptisé docteur Koniba Pleah à partir
de 1999.
En tant que centre de 2ème référence ; il a pour mission :
o d’améliorer l’état de santé des populations ;
o poser le diagnostic et le traitement des malades, des blessés, des femmes
enceinte et prendre en charge les urgences et les cas référés ;
o assurer la formation initiale et la formation continue des personnels de santé
selon les renseignements SIS (système d’information sanitaire local du CSREF
de la Commune I).
Présentation du service d’odontostomatologie :il est formé de deux cabinets
dentaires.
Il y a un fauteuil dentaire par cabinet.
Les deux cabinets dentaires ont en commun :
un appareil radiologique fonctionnel ;
des stérilisateurs : poupinel et stérilisateur à bille ;
des matériels de soins ;
un amalgamateur ;
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 65
des consommables dentaires.
Les personnels du cabinet dentaire se composent :
un chirurgien-dentiste ;
deux assistants médicaux en odonto-stomatologie ;
un aide-soignant.
Les activités du cabinet :
prise en charge préventive et curative des affections bucco-dentaire des
patients à tout âge ;
encadrement clinique des stagiaires des écoles de santé ;
référénce des malades vers les services spécialisés ;
confection des prothèses dentaires ;
campagnes de sensibilisations dans les écoles.
4-Population d’étude
Notre population d’étude a concerné tous les sujets adultes admis en
consultation au service d’odontostomatologie du CSREF de la Commune I du
district de Bamako.
5-Matériel utilisé
Au cours de l’enquête nous avons utilisés le matériel suivant :
une fiche d’enquête (questionnaire)
un plateau d’examen (miroir, sonde, précelle)
la bavette
le gant
des nécessaires pour la désinfection et la stérilisation des instruments (eau
hypochlorite ; alcool ; savon ; poupinel ; brosse).
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 66
6-Méthode d’étude
L’enquête a été réalisée durant les jours ouvrables du service. La technique
consistait à faire un interrogatoire suivi d’un examen clinique buccodentaire (les
dents ; le parodonte ; les édentements ; les causes d’édentements ; les
édentements réhabilités).
7- Echantillonnage
La population étudiée est l’ensemble des patients adultes admis en consultation
au service d’odonto-stomatologie du CSREF de la commune I du district de
Bamako choisir selon les critères d’inclusion et d’exclusion durant la période
d’étude.
Critères d’inclusion : nous avons inclus dans notre étude
tout patient de moins de 18 ans (par ce que leur demande de prothèse est
provisoire avant l’âge d’adulte) ;
tout patient adulte venant en consultation et acceptant de participer à l’étude ;
présentant un édentement partiel ou total et /ou
présentant un délabrement coronaire et /ou
présentant une dyschromie nécessitant une réhabilitation prothétique ;
Critères d’exclusion :
tout patient ne présentant pas un édentement, ni un délabrement coronaire ni une
dyschromie ou n’ayant pas accepté de participer à l’étude n’a pas été inclus dans
notre étude.
8-Plan d’analyse et traitement des données
Les données ont été saisies et analysées avec le logiciel (Microsoft Office Excel
2016 ; SPSS 21 et Word 2016).
9-Considérations éthiques
La participation à notre étude était totalement volontaire. Les patients etaient
informés du but de notre étude afin d’obtenir leur consentement éclairé. Le
questionnaire était traduit, individuel et anonyme pour garantir la confidentialité
des répondants.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 67
Tous les patients ont bénéficié des renseignements éclairés sur hygiène
buccodentaire et sur les besoins en prothèses dentaires.
10-Retombées scientifiques
L’étude permettra de contribuer à l’établissement d’une cartographie des besoins
en prothèse et à l’élaboration d’un programme de prévention au Mali.
Contribuer à l'identification des problèmes de santé buccodentaires et en
particulier prothétique chez les adultes de la commune I du district de Bamako.
Contribuer à l’élaboration d’un plan d’action pour la satisfaction de la demande
en soins prothétiques dans la Commune I du district de Bamako.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 68
III. Résultats
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 69
Variables sociodémographiques
42%
58% M
F
-Graphique I : Répartition de l’effectif en fonction du sexe
Le sexe féminin était le plus représenté avec un sex-ratio de 0,73.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 70
-Tableau I : Répartition de l’effectif en fonction de la tranche d’âge
Tranche d’âge (année) Effectif Pourcentage (%)
18 à 30 73 42,9
31 à 40 45 26,5
41 à 50 21 12,4
51 à 60 14 8,2
61 à 70 14 8,2
71 et plus 3 1,8
Total 170 100,0
La tranche d’âge de 18 à 30 ans était la plus représentée avec 42,9% des cas et
des extrêmes allant de 18 à 75ans.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 71
-Tableau II : Distribution de l’effectif en fonction de la profession
Profession Effectif Pourcentage (%)
Enseignant 7 4
Ménagère 34 20
Vendeur 25 14,7
Élève /étudiant 22 12,9
Maçon 8 4,9
Coiffeur 8 4,9
Sagefemme 5 3
Cultivateur 9 5,3
Employé de commerce 12 7
Infirmier 7 4
Menuisier 7 4
Autres 26 15,3
Total 170 100,0
Les ménagères étaient les plus représentées avec 20% de cas ; suivis des
vendeurs avec 14,7% des cas.
*Autres composent diverses professions : ingénieur 0,6% ; tôlier 1% ; réparateur
0,6% ; cuisinier 0,6% ; policier 1,5 ; médecin 1,2% ; électricien 2% ; technicien
1,2% ; chauffeur 0,6%, commerçant 1,2% ; manœuvre 1,8% secrétaire 1,2%
retraité 1,8%, *
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 72
-Tableau III : Répartition de l’effectif en fonction du niveau d’instruction
Niveau de scolarisation Effectif Pourcentage (%)
Primaire 21 12,4
Secondaire 45 26,5
Supérieur 42 24,7
Ecole coranique 8 4,6
Non scolarisé 54 31 ,8
Total 170 100
Les non scolarisés étaient les plus représentés avec 31,8% des cas ; suivis du
niveau secondaire avec 26,5% des cas.
140
129
120
100
80
60
40
14 12
20 8
3 2 2
0
COMMUNE I COMMUNE COMMUNE COMMUNE COMMUNE COMMUNE HORS DE
II III IV V VI BAMAKO
Graphique II : Réparation de l’effectif en fonction de la résidence
La majorité des patients résidaient en commune I soit 75,9% des cas
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 73
Variables cliniques
- Tableau I V : Répartition de l’effectif en fonction du nombre de dents
manquantes au maxillaire
Dents manquantes Effectif Pourcentage (%)
1à3 76 69,7
4à6 17 15,6
7à9 7 6,4
10 à 12 2 1,9
13 à 16 7 6,4
Total 109 100
Les 61 sujets restants n’avaient pas de dents manquantes au maxillaire.
La majorité des patients avaient 1 à 3 dents manquantes au niveau maxillaire,
soit 69,7% des cas.
-Tableau V : Répartition de l’effectif en fonction du nombre de dents
manquantes à la mandibule
Dents manquantes Effectif Pourcentage (%)
1à3 99 71,2
4à6 27 19,4
7à9 6 4 ,3
10 à 12 1 0,8
13 à 16 6 4,3
Total 139 100
Les 31 sujets restants n’avaient pas de dents manquantes à la mandibule
La majorité des patients avaient 1 à 3 dents manquantes au niveau mandibulaire,
soit 71,2% des cas.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 74
76,6
80
70
60
50
40
30
20
11 10
10 2,4
0
Carie Parodontopathie Traumatisme Autre
Graphique III : Répartition de l’effectif en fonction de la cause de
l’édentement
La carie dentaire était la cause de l’édentement dans 76,6% des cas suivi des
parodontopathies avec 11% des cas.
-Tableau VI : Répartition de l’effectif en fonction du port de prothèse au
maxillaire
Port de prothèse Effectif Pourcentage (%)
Oui 43 38,7
Non 68 61,3
Total 111 100
Les 59 sujets restants n’avaient pas des édentements à compenser au
maxillaire.
La majorité de nos patients ne portaient pas de prothèse au niveau maxillaire,
soit 61,3% des cas.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 75
Tableau VII : Répartition de l’effectif en fonction du port de prothèse à la
mandibule.
Port de prothèse Effectif Pourcentage (%)
Oui 21 15,2
Non 117 84,8
Total 138 100
Les 32 sujets restants n’avaient pas des édentements à compenser à
mandibule.
La majorité de nos patients ne portaient pas de prothèse au niveau mandibulaire,
soit 84,8% des cas.
-Tableau VIII : Répartition de l’effectif en fonction du type de prothèse portée
au maxillaire
Type de prothèse Effectif Pourcentage (%)
portée
PCP 4 9,5
PAP en résine 32 76,2
(provisoire)
PAC 4 9,5
Autres (appareil 2 4,8
prothétique artisanal)
Total 42 100
Les 128 sujets restants n’étaient pas concernés par le port de prothèse au
maxillaire
La majorité de nos patients portaient des prothèses en type de PAP en résine
(provisoire) au niveau maxillaire soit 76,2% des cas.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 76
-Tableau I X : Répartition de l’effectif en fonction du type de prothèse portée à
la mandibule
Type de prothèse Effectif Pourcentage (%)
portée
PCP 1 5
PAP en résine 18 90
(provisoire)
PAC 1 5
Total 20 100
Les 150 sujets restants n’etaient pas concernés par le port de prothèse à la
mandibule.
La majorité de nos patients portaient des prothèses en type de PAP en résine
(provisoire) au niveau mandibulaire soit 90% des cas.
-Tableau X : Répartition de l’effectif en fonction de l’adaptation des prothèses
portées.
Prothèse Effectif Pourcentage (%)
Adapté 39 76,5
Non adapté 12 23,5
Total 51 100
Les 119 sujets restants n’etaient pas concernés par l’adaptation des
prothèses.
Les prothèses portées étaient adaptées dans 76 ,5% des cas.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 77
-Tableau XI : Répartition de l’effectif en fonction du besoin thérapeutique et
indication thérapeutique au maxillaire
Prothèse indiquée Effectif Pourcentage (%)
PCP 68 62,4
PAP en chassis 32 29,6
metallique
PAC 7 6,4
PCU 2 1,6
Total 109 100
Les 61 sujets restants n’etaient pas concernés par le besoin prothétique au
maxillaire.
La majorité de nos patients avaient besoins de PCP avec 62,4% suivi de la PAP
à chassis métallique avec 29,6% des cas au maxillaire.
-Tableau XII : Répartition de l’effectif en fonction du besoin thérapeutique et
indication thérapeutique à la mandibule
Prothèse indiquée Effectif Pourcentage (%)
PCP 93 67,4
PAP a base en chassis 41 30,6
métallique
PAC 3 1,3
PCU 1 0,7
Total 138 100
Les 32 sujets restants n’etaient pas concernés par le besoin prothétique à la
mandibule
La majorité de nos patients avaient besoins de PCP avec 67,4% suivi de la PAP
à chassis métallique avec 30,6% cas à la mandibule.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 78
-Tableau XIII : Répartition de l’effectif en fonction du choix prothétique au
maxillaire
Choix prothétique Effectif Pourcentage (%)
PCU 2 1,9
PCP 20 18,7
PAP en résine 76 71
PAC 7 6,5
PAP en chassis 2 1,9
métallique
Total 107 100
Les 63 sujets restants n’etaient pas concernés par le choix prothétique au
maxillaire
La PAP en résine (provisoire) était la plus représentée avec 71% des cas suivi de
PCP 18,7% des cas.
-Tableau XIV : Répartition de l’effectif en fonction du choix prothétique à la
mandibule
Choix prothétique Effectif Pourcentage (%)
PCU 1 0,7
PCP 33 23,9
PAP en résine 94 68,1
PAC 3 2,3
PAP en chassis metallique 7 5
Total 138 100
Les 32 sujets restants n’etaient pas concernés par le choix prothétique à la
mandibule.
La PAP en résine (provisoire) était la plus représentée avec 68,1% des cas suivi
de PCP avec 23,9% des cas.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 79
Les autres affections :
Tableau XV : Répartition de l’effectif en fonction des antécédents médicaux
déclarés
Antécédents médicaux Effectif Pourcentage (%)
Maladie cardiovasculaire 11 6,5
Diabète 7 4,1
Ulcère gastroduodénale 58 34,1
Aucun 71 41,8
Asthme 7 4
Hépatites B et C 6 3,7
Autre 10 5,8
Total 170 100,0
L’ulcère gastroduodénale était le plus représenté avec 34 ,1% des cas.
*Autre est composé de divers pathologies : SIDA 2% ; épilepsie 1% ; RAA
0,6% ; insuffisance rénale 1% ; drépanocytose 1,2%. *
Tableau XVI : Répartition de l’effectif en fonction de la malocclusion
Malocclusion Effectif Pourcentage (%)
Oui 75 44
Non 95 56
Total 170 100,0
La normocclusion était la plus représentée avec 56 % des cas.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 80
26%
Oui
Non
74%
Graphique IV : Répartition de l’effectif en fonction de la mobilité dentaire
La mobilité dentaire était présente dans 25,9% des cas.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 81
IV. COMMENTAIRES
ET
DISCUSSION
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 82
Notre étude s’inscrit dans le cadre d’une étude descriptive et transversale basée
sur l’examen buccodentaire des patients adultes ayant un édentement et venant
en consultation au CSREF de la Commune I du district de Bamako allant du 29
novembre 2019 au 29 février 2020.
Données sociodémographiques :
Le sexe : le sujet de sexe féminin était le plus représenté avec 57,6% et un sex-
ratio de 0,73 en faveur des femmes. La prédominance féminine rapportée dans
notre étude est similaire dans la plupart des séries nationales et internationales.
Thera B. (49) dans son étude en 2015 au CHU-CNOS de Bamako a trouvé
65,25% de sexe féminin avec 0,65 de sex-ratio.
Azzaz A. et coll. (5) dans leur étude en 2013 à Casablanca ont trouvé 60% de
sexe féminin avec 0,66 de sex-ratio.
L’âge : dans notre étude ; la tranche d’âge la plus représentée était celle de 18 à
30 ans avec 42 ,9 % de l’échantillon.
Dans notre étude la majorité du sujet était jeune ; ces résultats sont similaires
avec d’autre séries rapportées.
Khady K. (32) a trouvé dans son étude en 2002 à Dakar 69,3 % dans la tranche
d’âge 18 à 34ans.
Camara S. (14) en 2008 au CHU-CNOS de Bamako, a recensé 35,5% dans la
tranche d’âge 20 à 29 ans.
Azzaz A. et coll. (5) dans une étude similaire en 2013 à Casablanca ont mis en
évidence que la plupart des sujets etaient jeunes avec une tranche d’âge entre 35
et 44 ans.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 83
La profession : la plus représentée était les ménagères avec 20% des cas.
Dans l’échantillon le sexe féminin était le plus représenté ce qui explique la
représentation des ménagères dans la profession.
Nos résultats sont proches de ceux de Thera B. (49) en 2015 au CHU-CNOS de
Bamako qui a recensé les ménagères dans 24% de l’effectif.
Camara S. (14) dans son étude au CHU-CNOS de Bamako en 2008 a trouvé
que 42,5% des effectifs étaient des ménagères.
Selon le niveau d’instruction : la majorité était des non scolarisés avec 31,8%
de l’échantillon. Le niveau d’étude supérieur était représenté par 24,7% ; le
niveau d’étude secondaire par 26,7% ; le niveau l'école coranique par 4,7% et le
niveau primaire par 12 ,4%.
Des résultats similaires ont également été rapportés par Camara S. (14) dans
son étude au CHU-CNOS de Bamako, elle a recensé les non scolarisés dans
45% des cas ; les patients ayant un niveau supérieur étaient représentés avec
10% de l'effectif ; les patients du niveau secondaire étaient présents à 28% et
ceux de niveau primaire à 17% des cas.
Selon la résidence :la commune I a été la plus représenté avec 75,9% des cas.
Notre résultat explique le bon fonctionnement de la politique de sectorialisation
sanitaire du pays.
Données cliniques :
Le nombre de dents manquantes : l’intervalle de 1 à 3 dents manquantes au
maxillaire a été représenté par 69,7% et à la mandibule par 71,2%.
Nos résultats concordent avec d’autre étude similaire.
Thera B. (49) dans son étude au CHU-CNOS de Bamako en 2015 a trouvé
66,91% à l’intervalle 1-4 dents absentes au niveau maxillaire et 77,80% à la
mandibule.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 84
Dans notre étude il en manquait par unité statistique entre 1 à 6 dents dans 76,8
% des cas.
Selon la cause de l’édentement :la carie dentaire représentait 78,2% des causes
d’extraction dans l’effectif. Elle reste l’étiologie essentielle des pertes des dents.
Nos résultats sont supérieurs de ceux de FÜRE (2003) (28), d’après lui la carie
dentaire est la principale raison des extractions dentaires. Son étude menée sur
un échantillon de la population suédoise en 1997 a relevé que 60% des dents
étaient extraites pour cause de carie.
Selon la prothèse portée :au maxillaire 38,7 % des édentements étaient
compensés et à la mandibule 15,2% des édentements seulement étaient
compensés.
Nos résultats sont supérieurs de ceux de Khady K. (32), elle a trouvé en 2002
dans sa recherche à Dakar 10,1% de l’effectif étaient porteurs de prothèse.
Dans notre étude le maxillaire était deux fois plus porteur de prothèse que la
mandibule ; cela est en accord avec celui de JEANNOT rapporté par
Khady K. (32) ; dans ses études 3,1% de personnes porteuses de prothèse
concernaient le maxillaire contre 1,5% à la mandibule.
Azzaz A. et coll. (5) dans leur étude en 2013 à Casablanca ont trouvé que 48%
des sujets etaient porteurs de prothese au maxillaire et moins de 18% à la
mandibule etaient porteurs de prothèse.
Dans notre étude la majorité des porteurs de prothèses étaient de sexe féminin et
concernait plus le maxillaire.
Dans notre étude la plupart des édentements n’étaient pas porteurs de prothèse.
Une enquête de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) témoigne en
2003, dans la population âgée en France un nombre édentement important et
plus d’un 1 / 3 n’etaient pas appareillés soit 37,3%. (50)
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 85
Dans notre étude plus de la moitié des patients n’etaient pas porteurs de prothèse
cela est peut-être dû aux contraintes financières et à l’accès limité aux services
de santé buccodentaire pour les personnes démunies.
Selon le type de prothèse portée :au maxillaire 76,2 % des édentements étaient
compensés par la PAP et à la mandibule 90 % étaient compensés par la PAP.
Les 100% des PAP étaient en résine sans chassis métallique.
Nos résultats sont supérieurs de celui de Owall B. et coll. (40) qui ont trouvé en
Pologne que 85,4% des PAP etaient en résine sans chassis métallique.
Selon l’adaptation des prothèses portées : les prothèses portées n’etaient pas
adaptées à 23,5% de l’effectif et y etaient à 76,5% de l’effectif.
Nos résultats sont supérieurs de ceux Thera B. (50) dans son étude au CHU-
CNOS de Bamako en 2015, avec 65,8% des prothèses portées adaptées.
Les prothèses portées etaient en majorité adaptées s’explique par le lieu de
l’enquête dont le CSREF de la Commune I du district de Bamako, des sujets qui
visitent le dentiste.
Le besoin thérapeutique : dans notre échantillon 62,4 % étaient justiciables de
PCP ;28,4% la PAP à chassis métallique ;2,2% la PAC ;1,6% la PCU au
maxillaire.
A la mandibule ;67,4% étaient justiciables de PCP ; 30,6% PAP à chassis
métallique ;2,4% PAC et 0,7% PCU.
Ces taux sont supérieurs à ceux de Khady K. (32) en 2002 à Dakar 5,2%
avaient besoin de PCU ;20,2% PCP ;29,9% PAP ;3,5% PAC.
Ces résultats sont également supérieurs à une enquête nationale marocaine.
En 1993, une enquête nationale Marocaine montre qu’au niveau maxillaire
55,6% des individus nécessitent une prothèse multiple ,15,3% un bridge et 4,6%
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 86
une prothèse totale. Alors qu’à la mandibule 56,7% nécessitent une prothèse
multiple ;14,7% un bridge et 3,5% ont besoin d’une prothèse totale. (38)
Selon les critères d’attributions des appareillages de la sécurité sociale en
France,59% des personnes âgées dans les maisons de retraite ont besoin d’au
moins une prothèse amovible et le besoin en soins prothétique passe à 77% si
l’on intègre les appareils inadaptés. (20)
Les besoins en PCP élevés s’expliquent par la prévalence des dents manquantes
(1 à 3) et les édentements etaient essentiellement de types encastrés. Le taux
faible de la PAC s’explique par le fait que la PAC concerne les sujets âgés qui
ne sont pas nombreux dans notre effectif. Le taux de PCU peut être s’expliquer
par la consultation tardive (délabrement coronaire partiel ou total) ; le défaut
d’information.
Le choix prothétique : lors qu’on demande aux patients de formuler une
hypothèse sur le type de prothèse qu’ils choisiront ;71% préfèrent la PAP en
resine(provisoire) ;18,7% la PCP ; et 1,9% la PAP à chassis métallique au
maxillaire. A la mandibule 68,1% choisiront la PAP en resine ;23,9% choisiront
la PCP et 5% la PAP à chassis métallique.
Nos résultats sont en accord avec celui de DJEREDOU K. B et coll. (23) ; ils
ont montré en 2003 en RCI dans leur étude que chez les patients ayants déjà été
appareillés, la prothèse adjointe était le choix thérapeutique le plus fréquemment
retrouvé. Elle est peu onéreuse et semble plus accessible aux patients par rapport
à leur niveau socio-économique.
El ALAMI F.D en 2003 (27) dans une ville marocaine a montré qu’un faible
recours à la prothèse fixée a été fait, et cela était dû à son cout élevé et à un
manque de prise en charge par les mutuelles.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 87
Autres variables :
La malocclusion : elle était présente à 44% des cas dans notre étude.
Ce taux est contradictoire avec celui de Sidibé T. (46) dans son étude à Bamako
en 2013 qui a recensé la normocclusion dans 62 ,88% des cas.
La mobilité dentaire : parmis les sujets consultés 25,9% avaient des dents
mobiles de degré divers et 74,1% n’y avaient pas ; ces chiffres sont en accord
avec celui de Sidibé T. (46) qui a trouvé la mobilité dans 21,6 à% des cas.
Les antécédents médicaux : dans notre étude 41,8% ne présentaient aucun
antécédent médical ;34,1% avaient de troubles de l’ulcère gastroduodénale.
Le pourcentage élevé d’aucun antécédent médical s’explique par la majorité
jeune de l’échantillon.
Le taux élevé de troubles gastroduodénaux s’explique par les édentements non
compensés et les prothèses inadaptées qui réduisent le pouvoir masticatoire.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 88
V. CONCLUSION
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 89
Les pertes dentaires sont essentiellement causées par la carie dentaire, les
maladies parodontales, et les traumatismes. Ces pertes ont des répercussions
fonctionnelles, esthétiques et ou psychologiques. Les prothèses dentaires sous
différentes formes permettent de pallier les conséquences de ces édentements.
Au Mali, peu d’études ont concerné les besoins de traitement prothétique de la
population en particulier dans le secteur de la commune I du district de Bamako.
La présente étude a concerné 170 patients d’âge adultes des deux sexes. La
plupart des édentements révélés ne sont pas compensés. Les prothèses adjointes
partielles en résine ont été les plus souvent utilisées pour la compensation en
raison du faible niveau socio-économique de nos populations.
Les besoins en prothèses sont dominés par la prothèse conjointe plurale du fait
des édentements de petite étendu et encastré.
Une meilleure organisation du système de prise en charge socio-sanitaire
pourrait faciliter l’accessibilité des populations défavorisées à la réhabilitation
prothétique.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 90
VI. RECOMMANDATIONS
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 91
Les recommandations sont à adresser
Aux autorités socio-sanitaires et les décideurs politiques :
-organiser des séances de dépistage et de prévention des affections
buccodentaires dans les communes ;
-promouvoir la prise en charge des prothèses par les tiers payants.
-encourager la formation des techniciens de prothèses ;
-encourager la formation des spécialistes en prothèses.
Aux chirurgiens-dentistes
-informer la population sur l’importance de la consultation bucco-dentaire tous
les six (6) mois ;
-soigner les dents plutôt que de les extraire si possibles ;
A la population
-se brosser régulièrement et efficacement les dents au moins deux (2) fois par
jour
-faire des consultations buccodentaires systématiques tous les six (6) mois ;
-compenser les édentements le plus tôt possible avec des prothèses adaptées
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 92
VII. REFERENCES
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 93
1-Anthony Z.
Les restaurations adhésives en céramiques du secteur postérieurs : vers une
prothèse plus conservatrice.
Thèse Université de Henry Poincaré -Nancy I. (2009)
2-Archien C.
La chaîne prothétique en prothèse amovible partielle.
Clinic, 1997, ia9,546-548
3-Archien C. et coll.
Dictionnaire de prothèse odontologique.
Paris : Ed SNPMD, 2004, -94p.
4-Aude V.
Les limites cervicales en prothèse fixée : conception et precepte.
Thèse Université de Henry Poincaré –Nancy. [France] (2011)
5-Azzaz A. et coll.
Besoins et demandes de traitements prothétiques chez la population suivie aux
services de prothèse du Centre de Consultations et de Traitements Dentaires
(CCTD) de Casablanca.
Thèse Faculté dentaire de Casablanca. (Maroc). (2013)
6-Baillet J.
La prothèse partielle amovible : une prothèse pour l’avenir.
Thèse d’exercice en chirurgie dentaire, Toulouse, 2010, n°2010-TOU3-3042
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 94
7-Bayle C.
L’empreinte secondaire et l’édentement total.
Thèse Université de Toulouse III -Paul Sabatier Faculté de chirurgie dentaire.
(2012)
8-Beneyo E.
Fiches pédagogiques en prothèses partielles amovibles à chassis métalliques.
Thèse Université de Toulouse III -PAUL SABATIER Faculté de chirurgie
dentaire. [France] (2018)
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SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 102
Annexes
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 103
Annexe 1 : Fiche d’enquête
FICHE D’ENQUETE
• ETAT CIVIL
Q1. Numéro du dossier : ………………………
Q2. Date d’inclusion : ………………………
Q 3. Age : ……………………………………………
Q4. Sexe : 1= Féminin 2= Masculin
Q5. Profession : 1= Cultivateur 2=Enseignant 3=Etudiant/élève 4=
Médecin 5=Ménagère 6=Chauffeur 7=autre
Q6. Adresse :
1= CI Quartier : ………………….
2= CII Quartier : ………………….
3= CIII Quartier : …………………
4=CIV Quartier : ……………….
5=CV Quartier : …………………
6=CVI Quartier : ………………
7= Hors de Bamako : …………….
Tel : ……………………………
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 104
Q 7. Niveau de scolarisation : 1= Primaire 2= Secondaire 3=
Supérieur
4= Ecole coranique 5=Analphabète
II-EXAMEN CLINIQUE
Q8- Antécédents médicaux
1= Cardiopathies 2= Diabète 3= Drépanocytose 4=
Dermatose
5= Ulcère gastroduodénale 6= RAA 7= Maladies
pulmonaires 8= Autres pathologies
Q9-Malocclusion : 1= Oui 2= Non
Q10 -Mobilité dentaire : 1=Oui 2=Non
Q11 -Fluorose : 1= Oui 2= Non
Q12 -Freins labiaux :1= Normaux 2= Pathologiques
Q13 -Autre :
IV- EXAMEN PREPROTHETIQUE
Type édentement
Q14- Maxillaire : 1 = Partiel 2= Total
Q15-Classe de Kennedy : 1= Classe I 2 = Classe II 3 = Classe III 4=
Classe IV 5 = classe V
Q16-Mandibulaire : 1= Partiel 2=Total
Q17-Classe de Kennedy : 1=Classe I 2=Classe II 3=Classe III
4VClasse IV 5=classe V
Q18-Cause édentement : 1= Carie 2= Parodontopathie 3=
Traumatisme 4 = autre
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 105
Port de prothèse
Q19- Type de prothèse portée au maxillaire : 1=PCU 2=PCP 3= PAP en
stellite 4=PAP en résine(provisoire) 5=PAC 6=Prothèse hybride 7=Autre
Q 20-type de prothèse portée à la mandibule : 1=PCU =2PCP 3=PAP en
stellite 4=PAP en résine(provisoire) 5=PAC 6 =Prothèse hybride 7= Autre
Q21- Satisfaction de la prothèse portée :
-Prothèse : 1= Adaptée 2= Non adapté
Besoin thérapeutique diagnostiqué et indication thérapeutique
Q22 -Au maxillaire : 1= PCU 2=PCP 3 =PAP en stellite 4= PAC 5
=Prothèse hybride 6= Autre
Q23-A la mandibule : 1= PCU 2=PCP 3= PAP en stellite 4= PAC 5
=Prothèse hybride 6= Autre
Type de prothèse choisie par le patient :
Q24- Au maxillaire : 1= PCU 2=PCP 3 =PAP en stellite 4= PAP en
résine(provisoire) 5= PAC 6
= Prothèse hybride 7 =Autre
Q25- A la mandibule : 1= PCU 2=PCP 3= PAP en stellite 4 =PAP en
résine(provisoire) 5 =PAC 6
= Prothèse hybride 7= Autre
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 106
Annexe 2 : Fiche signalétique
Nom : SAMAKE
Prénom : Souleymane N
Année de soutenance :2020
Titre de thèse : Besoins de traitements prothétiques chez les patients adultes
admis en consultation dans le service d’odontostomatologie du csref de la
commune I du district de Bamako.
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de dépôt : bibliothèques de la faculté de médecine et
d’odontostomatologie (FMOS), de la faculté de pharmacie (FAPH) et du CHU-
CNOS
Secteurs d’intérêt : prothèse dentaire ; sante publique ; épidémiologie.
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 107
Annexe3
Résumé
Introduction : les pertes dentaires non compensées sont à l’origine de troubles
fonctionnels et esthétiques qui nécessitent un traitement prothétique. L’objectif
de ce travail était d’évaluer les besoins en prothèse dentaire des patients adultes
admis en consultation dans le service d’odontostomatologie du CSREF de la
Commune I du district de Bamako.
Matériels et méthodes : notre étude était de type descriptif et transversal
portant sur 170 sujets admis en consultations dans le service
d’odontostomatologie du CSREF de la commune I du district de Bamako, des
deux sexes, d'âges adultes. Le principe consistait à faire un examen
buccodentaire et en particulier prothétique de chaque sujet dans le cabinet.
L’analyse statistique a utilisé le logiciel SPSS version 21.
Résultats : le sexe féminin était majoritaire avec 57,6% et un sex-ratio de 0,73
en faveur des femmes. L’intervalle de dent manquante la plus représentée était 1
à 3 dents avec 69,7% de l'échantillon au maxillaire et à la mandibule 71,2%. Les
porteurs de prothèses étaient 38,7 % au maxillaire et 15,2% à la mandibule. Les
prothèses portées etaient adaptées dans 76,5% des cas. La prévalence du besoin
thérapeutique diagnostiqué était à 62,4 % la PCP au maxillaire et 67,4% la PCP
à la mandibule.Le choix des patients est de PAP en résine provisoire à 67,4% au
maxillaire et 68,1% à la mandibule. Les raisons peuvent être dues aux
contraintes financières et à l’accès limité aux services de santé buccodentaire
pour les personnes démunies.
Conclusion : une meilleure organisation du système de prise en charge socio-
sanitaire pourrait faciliter l’accessibilité des populations défavorisées à la
réhabilitation prothétique.
Mots Clés : prothèse dentaire, édentement, besoins prothétiques…
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 108
Serment d’Hippocrate
En présence des maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant
l’effigie d’Hippocrate, je promets et je jure au nom de l’être suprême, d’être
fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine.
Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai jamais de salaire au-
dessus de mon travail.
Je ne participerai à aucun partage clandestin d’honoraires.
Admis à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma
langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à
corrompre les mœurs ni à favoriser le crime.
Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race ou de
classe sociale viennent s’interposer entre devoir et mon patient.
Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès la conception.
Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes connaissances
médicales contre les lois de l’humanité.
Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je rendrai à leurs enfants
l’instruction que j’ai reçue de leur père.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.
Je le jure !
SOULEYMANE N SAMAKE THESE DE CHIRURGIE DENTAIRE 109