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Interprétation géophysique du bassin sénégalais

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Kalil Jr Marley
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Thèmes abordés

  • Géologie structurale,
  • Caractéristiques des anomalies…,
  • Systèmes d'acquisition,
  • Tectonique,
  • Géologie régionale,
  • Techniques de traitement des d…,
  • Géologie des formations volcan…,
  • Profondeur du socle,
  • Caractéristiques des formation…,
  • Géophysique
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Thèmes abordés

  • Géologie structurale,
  • Caractéristiques des anomalies…,
  • Systèmes d'acquisition,
  • Tectonique,
  • Géologie régionale,
  • Techniques de traitement des d…,
  • Géologie des formations volcan…,
  • Profondeur du socle,
  • Caractéristiques des formation…,
  • Géophysique

UNIVERSITÉ CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

FACUL'rÉ IlES SCIENCES ET TECJ-INIQUES

THÈSE

présentée par

MAGATTE FARI KANI NIANG

Pour obtenir le Doctorat de 3è Cycle


Mention Sciences (Géologie - Géophysique)

INTERPRÉTATION DE DONNÉES GÉOPHYSIQUES SUR LA


,
STRlJCTRUIH~ PROFONDE DU BASSIN SEDIMENTAlIlE
sÉNi~GALAIS I~T sun LA ZONE DE SOCLE AU SÉNÉGAL ORIENTAL

Soutenue le 25 Juillet 1995 devant la Commission d'Examen:

MM. O. DIA Président ([Link].)


A DIA Rapporteur ([Link].)
M. RITZ Rapporteur (O.R.S.T.D.M)
A. LY Examinateur (U.C.A.O.)
c.n. GAYE Examinateur ([Link].)
D. P. DIALLO Examinateur ([Link].)
SOMMAIRI~

Page
DÉDICACES 1
AVANT-PROPOS Il
RÉSUMÉ 111
LISTE DES SYMBOLES IV
1JS1'E DES FIGURES VII
l'remière partie: PROFIL MAGNÉ[Link]~lJRIQIJE NOIASS-UANÉROIJ 1
IN'fRODUC1'ION 2
ClIAPI1UI,; 1: Cadre géologique et géophysique 3
1. 1 Géologie du bassin sénégalais 3
1.2 Contexte géophysique 9

CllAI'I11U~·11 : Théorie magnéto-tellurique 13


2. 1 Sources d'énergie 13
2.2 L'impédance d'une onde plane EM en milieu tabulaire 14
2.2 L'impédance dans une structure à 2-D 16
2.3 Structure 3-D 17
2.4 Tenseur d'impédance et fonction de transfert 18
2 . 5 [Link] .invariants
. rrnpec tance
dli tenseur (l'irnné 19
2.6 Le niveau de bruit 21
. A pparei11,
\,1 ('/IAI'/1UF'III' .
age et traitement des signaux M'I'
es sin 23
.3 . 1 Programme d'acqursrtron
.. d es ( l ' MT
onnees 23
:3.2 Calcul des densités spectrales des signaux 23
3.3 Cohérences 25
3.4 Polarisation des champs 26
3.5 Calculs magnéto-telluriques ~ 27
CIIA 1'/1UI'; IV: Mise en oeuvre sur Je terrain 28
4. 1 Procédure expérimentale 28
4.2 Résultats 29
'1.3 Analyse des résultats 30
(,I/AJl/ï'Il1~ V: Interprétation des sondages MT 53
5.1 Interprétation qualitative 53
5.2 Modélisation 54
5.3 Discussions et synthèse 63
5.4 Conclusion 68
C()N(~[Link] 70

1){,/I\-Îl~lI1e partie : .. nos.. l~cTl0N MAGNIi:TIQlU.: AU SOL sun L1t:S SI~CTF,llnS I)E
TOM BORON((OTO, ((O(ILO(INTOlJ, TINKOTO el TONI(O([Link] 72
IN'I'RODUCTtON 73
('I/A l'I'I1Œ 1: Contexte géologique et géophysique 74
1. 1 Unités lithologiques des secteurs de Tomboronkoto, Koulountou et Tinkoto 75
1.2 Unités lithologiques du secteur Tonkouto-Léoha 75

1.3 Aperçu géophysique 76


('I/AI'I'l1Œ 1/: Magnétisation des roches 78
2.1 Aimantation permanente 78
2.2 Aimantation induite 78
2.3 Principaux types de magnétisme 80
CflA"I1'R1~ III: Analyse des résultats 82
3.1 Instruments et procédures de mesure 82
- rauement et anal
3?T'
.. ysei
( est ' ..
( onnees 83
3.2.1 Tomboronkoto 83
3.2.2 Koulountou 87
3.2.3 Tinkoto 91
3.2.4 Tonkouto-Léoba 92
ClrAPI'lW~' IV : Interprétation 95
4.1 Tomboronkoto 95
4.2 Koulountou 98
4.3 Tinkoto 99
4.4 Tonkouto-Léoba 100
CONCLUSION 103
RÉFÉRENCES TlIBLlOGRAPI-HQUES 104
ANNEXES 114
Il

AVANT-PROPOS

"
'1 Au terme de ce travail, je rends grâce au Seigneur, Le digne de reconnaissances et je prie sur Son
Prophète Mouhammed.
Mes « cannt » s'adressent également à SERIGNE TOUBA-KHADIMOU RASSOUL, notre guide
éclairé et à Serigne Saliou MBACKÉ, que le Bon Dieu Lui accorde une longue vie.

Ce mémoire n'aurait pas vu le jour sans le soutient constant de personnes que je tiens à remercier:
Les instigateurs de ce travail M. le PrO. DIA et le Dr P. MOURGUES, Directeur de
recherche à l'ORSTOM, qui m'a témoigné une amitié et une attention constantes
M. le Dr A. DIA, mon directeur de thèse et le Dr M. RITZ, Directeur de recherche à
l'ORSTOM, mon maître de recherches, qui ont supervisé ce travail
MM. les Dr A. LY, C. B. GAYE et D. P. DIALLO pour les conseils, la documentation
fournie qu'ils m'ont prodigué et pour avoir accepté de faire partie du jury
M. P. MATHIEU, Représentant de l'ORSTOM au Sénégal pour l'accueil qui m'a été
réservé au centre de Hann et pour l'allocation qui m'a été octroyée. A travers sa personne je
présente mcs hommages aux personnels scientifique, techniquc et administratif de l'ÛRSTûM
M. le PI' CIIOUTEAU de l'École Polytechnique de Montréal pour toutes le données qu'il
m'a permis d'exploiter ainsi que son étudiant Bernard GIROUX pour sa collaboration franche et
fructueuse
MM. les Dr A. FAYE, R. SARR, A. DIOP et P. M. NGOM du Département de Géologie,
pour leur soutien efficace dans ma recherche bibliographique
M. VILLENEUVE, Salam NDIATH et Macoumba de leur soutien sur le terrain
Mes collègues du laboratoire de Géophysique 1. VASSAL, M. DESCLOITRES, M.
DUKKHAN et mes camarades Same DIOUF, Rémond GOMIS et Joseph TChANI, pour leur
disponibilité
MM. DIATTA et NGOM du Ministère de l'Hydraulique qui ont bien voulu me permettre
de consulter les données de forages
M. Mbaye BA qui a confectionné la majeure partie des figures
Tous mes frères et condisciples du « Daara » Serigne Saliou MBACKÉ
Mes amis de toujours, toutes les connaissances qui m'ont témoigné leur sympathie

C'est aussi pour moi l'occasion d'exprimer ma reconnaissance à Serigne Cheikh Béthio

THIOUNE « mou» Serigne Saliou MBACKÉ


Une part spéciale aux êtres qui me sont si chers: ma mère, mon oncle, ma grand-mère à
qui je dois tout; mes frères et soeurs, mes cousins, toute la famille.

·1

1
.~
III

Ce mémoire comporte deux parties indépendantes. La première porte sur un profil d'étude
de la stT :.tcture profonde du bassin sédimentaire sénégalais à l'aide de la méthode géophysique de
prospection magnéto-tellurique (MT). La seconde s'intéresse à l'étude des anomalies magnétiques
du .:Ilamp total au sol, obtenues dans quelques secteurs clefs sur le socle birimien au Sénégal
( 1 lental, en vue de caractériser les minéralisations.

Le paramètre physique essentiel mis en évidence par la méthode MT est la résistivité


électrique qui est particulièrement sensible à la présence d'eau et à la salinité de cette eau. La
modélisation en une dimension des données nous a permis de définir la profondeur et l'extension
du niveau salé infra-maastrichtien, suivant un profil Ndiass-Ranérou, en neuf sondages
équidistants de cinquante kilomètres. La méthode MT a également permis de définir entre autres,
une direction stmcturale majeure du socle, N 13, qui serait en relation avec les premières phases
de l'ouverture de l'océan Atlantique. Sur les sites les plus favorables à l'interprétation, les
résistivités du socle varient entre 77 et 1400 ohm.m, sa profondeur entre 875 et 2440 m. Ces
valeurs se corrèlent convenablement aux informations des sondages pétroliers. Malgré quelques
limites, la méthode MT s'est avérée bien adaptée à l'étude de la stmcture profonde du bassin.

Les fortes anomalies magnétiques du profil de Koulountou devraient être liées à la


magnétite polaire décrite par le BRGM (1963) dans ce secteur. La modélisation montre que les
corps paramagnétiques se localisent sur la faille cartographiée au sein des pérido-pyroxénites, leur
largeur atteint 100 m, leur profondeur est faible «2 m) et leur pendage est très redressé (>80°).
Les ultrabasiques non fracturées ne présentent aucune anomalie notoire. Sur le profil Tonkouto-
Léoba, les variations d'intensité d'aimantation ne sont importantes qu'au niveau de Sandikounda
où la géologie indique la présence de cumulats mafiques. Il n'y aurait pas d'intérêt pour la
magnétite à Tomboronkoto et à Tinkoto car les aimantations mesurées sont faibles. Toutefois, ces
secteurs sont réputés minéralisés en particulier en sulfilres filoniens et en or. La largeur des filons
\
de quartz est bien mise en évidence lorsque les sulfures disséminés sont, tant soit peu,
magnétiques (pyrrhotite).

Mots-clés: Sénégal, Bassin sédimentaire, Socle hirimien, Géophysique appliquée,


Prospection magnéto-tel/urique, Prospection magnétique, Modélisation.
IV

LISTE ORS SYMnOLES

\
'1
(t Direction slmcurale régionale

AM'!' Audio-Magnéto-Tellurique

~ Index d'ellipticité

~I' ~2 Angles de skew

B 1ndllction magnétique

BRGM Bureau de Recherches Géologiques et Minières

BI~P nureau cie Recherches Pétrolières

C(j(j ('ompagnic (iénérale de Géophysique

coh Cohérence

COPETAO Compagnie Pétrolière Total Afrique de l'Ouest

CT Conductivité

D Courant de déplacement

DCltESI Direct Current Resistivity Inversion

1: Constante diélectrique

E Champ tellurique

e Shear

EM Elect ro-Magnétique

cpxy/cpyx Phase en mode de polarisation EIII

CI> Densité spectrale

F Champ magnétique total

y Gamma

Il Champ magnétique
w, -:,. ,.,•. '1, .~ ....
• ,,~ . . . . . . .' " 1 • ~u ,

Inclinaison du champ magnétique

IGRF Inlel'l1alional (;eol1U1}:lwlical Nefel'clI(.'I'e Field

j Densité de courant électrique

K Skell'

k Susceptibilité magnétique

À Longueur d'onde

~l Perméabilité magnétique

MT Magnéto-Tellurique

Il SkeJII régional

nT Nanotesla

(1) Fréquence

rxy/ryx Résistivité en mode de polarisation EIII

p' Densité de charge électrique

R Degré de polarisation

SAP Société Alicaine des Pétroles

SPS Société des Pétroles du Sénégal

s Seconde

00 Direction stmcturale

T Période

/ 1\I'isl

\1
19n Oegré d'ellipticité

TE Mode 'li'allswrse Hlcc/ric

TM Mode 1i'{lIIsl'erse Magllel;c

uelll Unité Eleclro-Magnétiquc


\', ".\'
.;,. ••.•.v

1
"i
VI

un ultrabasique

z tenseur d'impédance

Z' tenseur d'impédance dans la direction structurale

?av tenseur d'impédance moyenne


1
Zdet tenseur d'impédace efficace

"

1
f,
\
\

VII

LISTE ilES FIGURES

/- MA(jN/~T()-11~'LUJRIQU/~'

I-Cadre géologique et position du profil de mesures MT

2-Carte des sondages mécaniques

3-Coupe géologique schématique du Sénégal

4-Carte de \Ianomalie de Bouguer du bassin

5-Carte aéromagnétique du bassin

6-Carte du flux thermique

7-Spectre d1amplitude des variations géomagnétiques

X-Organigramme de Ilanalyse MT en temps réel, par décimation en cascades

9-Rapport signal sur bruit tellurique à la station 7

\O-Résistivités et phases principales de la station 1

II-.\'kell' et direction stmcturale à la station 1

12-Cohérences locales de la station 1

13-Rapport signal sur bruit tellurique à la station 1

14-Cohérences prédites E à la station 1

15-Cohérence du tipper à la station 1

16-Résistivités et phases pJincipales à la station 2

17-Skew et direction stmcturale au site 2

18-Cohérence du tipper à la station 2

19-Résistivités et phases principales au site 3

20-Skew et direction stmcturale au site 3

\ 21-Cohérence de la référence au site 3


'1

22-Résistivités et phases principales au site 4

23-Skew et directions principales au site 4


., ....... ,
to.J_~,; •

VIII

24-Cohérence de la référence au site 4

2S-Résistivités et phases principales à la station 5

26-Skell' et direction structurale au site 5

27-Résistivités et phases principales à la station 6

28-Skell' et directions structurales à la station 6

\ 29-Rapport signal sur bruit tellurique à la station 6

3D-Résistivités et phases principales à la station 7

3 I-Skew et directions structurales au site 7

32-Résistivités et phases principales au site 8

:l1-Skell' et directions structurnles lUI site R

34-Résistivités et phases principales au site 9

35-Skew et direction principale au site 9

36-Ellipticité aux stations 3 et 4

37-Llirectiol1 du fipper à la station 5

38-Modèle de la station 1

39-Modèle de la station 2

40-Modèle de la station 3

41-Modèle de la station 4

42-Modèle de la station 5

43-Modèle de la station 6

44-Modèle de la station 7

4S-Modèle de la station 8

46-Modèle de la station 9

47-Corrélation entre sondages mécaniques et modèles électriques des stations l, 2 et 9

'IX-CorrélaI ion entre sondages mécaniques et modèles électriC)lIcs dcs stations 3, 4 cl X


IX

'19-Corrélation entre sondages mécaniques et modèles électriques des stations 7, 6 el 5

50-Directions de fracturation d'après photos-satellite

51-Allure et extension du niveau salé infra-maastrichtien

52-Interprétation tridimensionnelle de l'anomalie gravimétrique de Gassane

53-Directions stmcturales et limite orientale du domaine salé infra-maastrichtien

JI - A1AGNf.;l1SMH A li SOI.

I-Stnlctllres géologiques de la boutonnière de Kédougou

2-Carte de l'anomalie de Bouguer

3-Diagramme ternaire FeO-Ti0 2 -Fe20)

4-Contexte géologique dll profil <le Tomhoronkoto

5-Profil <l'anomalies magnétiques de Tomhoronkoto

6-Protil d'anomalies T -1 1

7-Profils d'anomalies T -12 et T -13

8-Profils d'anomalies T -14 et '1'-15

9-Contexte géologique des profils de Koulountou

1O-Protil d'anomalies Koulountou 1

II-Profil d'anomalies Koulountou 2

12-Contexte géologique du profil de Tinkoto

13-Profil d'anomalies de Tinkoto

14-Contexte géologique du prolil Tonkollto-Léoba

15-Profil d'anomalies Tonkouto-Léoba

16-Carte aéromagnétique du secteur de Tonkouto

17-Modèle du profil de Tomboronkoto entre 0 et 1000 m

IR-Modèle du profil de Tomhoronkoto entre 1000 et 2000 m


\,
1<)-M odèle dll profil de Tomhoronkoto entre 2100 et 3 100 m
1_ Ù .. ~~~:

20-Modèle du profil de Koulountou 1

21-Modèle du profil de Tinkoto

22-Modèle du profil Tonkouto-Léoba entre 500 et 1500 m

23-Modèle du profil de Tonkouto-Léoba entre 1500 et 2500 m


PItOFIL DE SONDAGES MAGNETO-TELLUIUQlJES A


l'ItA VIi~RS LI~ BASSIN SÉDllVIENTAIH.E SÉNÉGALAIS
(NOIASS-RANÉItOlJ)
:" .

INTRODUCTION

Depuis les années cinquante, des investigations géologiques et géophysiques ont été
effectuées sur le bassin sédimentaire sénégalo-mauritanien pour la prospection pétrolière. Par la
suite, pour affiner la connaissance de la partie sénégalaise, des études géophysiques ont été
réalisées: mesures gravimétriques et magnétiques, prospection électrique et, plus récemment,
sondages magnéto-telluriques.
La connaissance du bassin sédimentaire demeure malgré tout, très partielle en particulier dans sa
\1 partie profonde où très peu de données sont disponibles sur l'aquifère maastrichtien et les
isobathes du toit du socle.

D'une manière générale les méthodes électriques ont été largement utilisées pour
caractériser la stmcture du bassin. Elles permettent d'obtenir le paramètre de résistivité électrique
qui varie en fonction du type de roche; ce paramètre est cependant très sensible à la présence
d'eau : le rapport de résistivité entre les formations rocheuses sèches et les formations humides
peut aller de dix à cent (ASTIER, 1971). Néanmoins, la méthode de sondage en courant continu ne
permet d'atteindre que des profondeurs d'investigation limitées et la nécessité de tirer de grandes
longueurs de ligne contribue à l'alourdissement de cette méthode. Par conséquent, nous avons
utilisé la méthode de sondage magnéto-tellurique à large bande de fréquences, initiée au Sénégal
depuis les années quatre vingt, pour l'étude de la géométrie de l'aquifère profond; de la salinité
des eaux; de la profondeur et éventuellement la nature du socle dans la partie on-shore du bassin.

Après un rappel du cadre géologique et géophysique, et de la théorie de la prospection


magnéto-tellurique, nous exposerons sa mise en oeuvre pratique, les principaux résultats obtenus
ainsi que les interprétations géophysiques et géologiques retenues. Les données acquises lors de
ces travaux ont été comparées avec celles des sondages pétroliers et des forages hydrauliques
provenant des Archives du Ministère de l'Hydraulique au Sénégal, en vue de tester la fiabilité de la
méthode.
CJJAPfllU;; J

CAnnE GI~OLOGIQUEI~T G{~OPIlYSIQUE

1.1 - Géologie du hassill sénégnlnis

I.c hassin sédimentaire sénégalo-mamitélnien eslle plus vasle des bassins de marge passive
qUI forment la bordure occidentale du continent afJ-icélin. 1\ pésente une superlicie de
340.000 Km 2 environ et couvre la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie ct la Guinée Dissau (Fig.I-I).

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Fig.l.l - Cadre géologique cl position du prol1l de mesllrCs MT (d'après calle


lcetonique de l'Afriquc modifiée ~ ASGA/lJNESCO, 1(68)
160

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o 50 100km
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Fig.L2 -'Cane de localisation des sonda~es de référence ([Link], SAP, SPS,


. Echelle.
----MPPAOF) .
[Link]J Formation 5 enté -mé 50 zoïq uu

Forage hydoulique et sa profondeur en metres


,6


,
Sondoge petrolier tt sa profondeur en metru
. .
.5

Son histoire est liée à l'ouverture et à l'expansion de l'Atlantiquc Central depuis le Jurassique.
La lilhostratigraphie cst connuc glâcc aux anleurements ct aux sondages pétroliers, hydrauliques
ct dc rccherchc minière, clTectués pendant ces trente dcrnières années (f'ig.1-2).
nl~I.I.I()N (1987) rapporte l'cssenticl de la hihliographie sur la géologie du hassin. D'autre part,
TI·:ssllm (1952) comptc parmi les premiers à contrihuer à la connaissancc de la stratigraphic ct de
\ la paléontologie du Crétacé et du Tertiairc dans la partie occidcntale du hassin.

1.1.1 Le Pnléozo'ique
A Diana Malari (DM 1), Ic PaléozoÏC"lue est constitué par des grès siliceux fins et des schistes
noirs. Les schistes sériciteux du sondage de Dabo (Db Ih) ne sont pas datés, il en est de même
pour Ics sills rouges dc Diourhcl (Dl 1), les schistes plissés de Linguère (Li ft 1) et de Ndiodori (Ni
rI). [Link] granites reconnus à Dioumanan (Di FI) sont II priori précamhriens.

1.1.2 Le Mésozoïque
I.c M(~so1.Oï<Jue inféricur déhutc par des roches salifèrcs (gypse, anhydrite, sel) associées à des
argiles vertes à noires à pyrite, soufre, sidérose et rares quartz qui forment localemcnt des diapirs.
Au Jurassique moyen et supérieur la sédimentation est carhonalée avec des calcaires et dolomies,
le plus souveht oolithiCluCS ou himlétritiques, datés grâce anx Alvéolynes. Ccs enrochcments
formcnt l'ossature du plateau continental (WISSMAN, 1(82).
I.'arrivéc de matériel détlitiquc sc produit au Néocomicn ct au Crétacé « moyen».
Ali Tllronien, des faciès hOillogèncs argilcllx constituent UII cxcellcnt rcpère lithologiquc à
l'échelle du hassin.
Le Sénonicn cst argilo-sahleux avec pnrfois des intercalations carhonatées et unc faulle constituée
esscntiellement de Glohotruncanidés. L'intrusion magmatique de Léona s'est mise en placc à la
limite Campanien-Maastrichticn.
I.e Maastrichtien ameure sous forme de grès et d'argiles sur le horst de Ndiass ~ il est argileux et
épais il l'Ollcst ct sahleux à l'Est. Toutcfois, son épaisscur doit êtrc ramenéc, au niveall <lu Cap de
Nazc, de 300 m (FAYl':, 1(83) à 50 m selon KIIATIIl el al. (1990) à cause de la décollvcrtc du
Campanien dans cette région.
De l'évolution verticale et latérale de la fraction argileuse héritée, associée aux résultats
sédimentologiques, pétrographiques et paléontologiques, MICIIAlll) (1 (84) a identilié trois
provinces paléogéographiques au Crétacé:
- une province orientale continentale ~
---- .-

- une province centralc proche du rivage;


- une province occcidcntaie correspondant à la platefi)rme.

1.1.3 I~e Cénozoïque


I.a sédimentation paléocène est essentiellement chimiquc el biochimique avec <les filCiès argilo-
marneux et calcaires bien décrits par MONclAlmlNI (1966). Les âges sont déterminés avec
beaucoup de précision grâce aux fossiles tels que Glohorolalia .\11, les Nummulites et les
Operculines. Aux Madeleines, le Paléocène affleure sous forme de marno-calcaires (IlEl.I.l0N et
al., 1(85).
1\ l'Éocène inférieur les dépôts marneux et argileux dominent nettement (limons de 1'1 Jôpital et
argiles de la Prison) ; l'Éocène moyen cst marqué par des argiles, <les marnes, des intercalations de
calcaire argileux à silex et l'activité volcanique du Cap-Vert clans la région de Thiès. 11 affleure à
1';\ lise llel nar<l sous timlle de manlo-calcaires. 011 rel rouve pral iqucmclIl les mêmes fèmnntions ft
l'(~ocène supéricur (argiles heiges de Yon). T()lJMAI<KINE cl li/. (198"1) ont procé(lé à lIne

impOJ1ante révision stratigraphi(lue du Paléocène et de l'Eocène inféricur de la région (le Ndiass, à


l'aide des foraminifères planctoniques et des nannofossiles calcaires.
La lacune de l'Oligocène inrérieur et moyen est d'extension régionale. L'Oligocène supérieur est
calcaire et marneux en Casamance, sableux et argileux il l'Est du bassin. Une sél"Ïe phosphatée
réduite se rencontre à Thiès; les premières manifestations volcaniques s'étahlissent à Dakar avec
les sills de pyroxénites des Madeleincs et les tufs (C1~EV()I.A el lIl., 1<)<)4).

La lacunc entre les termes marins du Paléogène et du Néogène a été mise en évidence aussi bien
par la microl111me, la microllore ([Link] ct MI;!)IIS, 1(80) que par les associations
<l'ostracodes (Lv et CAlmONNEl., 1(87). Par ailleurs, Lv (1985) a étudié la biostratigraphie et la
sédimentologie du Tertiaire de Casamance.
Le Miocène basal est argileux. Selon TESSllm el al. (PHS), les formations dénommées
« Conlinental terminal») ne sont pas uniquement continentalcs mais aussi marines. Il s'agit de
rormations sahlo-argileuses ruhéfiées qui rcprésentent des l1,ciès d'alléralion tardive, sans âge, se
terminant généralement à lem sommet par une cuirasse latéritiquc.
I\ucune formation datée de façon certaine du Pliocène n'a encorc été observée.
Le Quaternaire est marqué par:
- des formations marines ([Link] el al., 1(69) avec l'T nchirien et le Nouackchottien
rctrouvés au Sénégal ~
.1

- des formations conlinentales (MICIIE!., 1973) telles CJue le glacis cuirassé, les calcaires
laclisi res, les dépôts éoliens;
- l'aclivité volcanique des Mamelles en deux phases principales (Lo el al., 1<>92; C1mVOI.A
el al., 199<1).
En conclusion lrois séfJuences principales sont reconnues sm le hassin (GIIII':11 et ROUSSEL,
1984):
- une assise continentale et/ou lacustre à la hase;
\ - une séquence évaporitique dans la partie moyenne;
'1

- une assise franchement marine au sommet.

1.1.4 1,3 tectonique


[Link] slfllelmes en distension prédominent: horsts et grahens, c1iapirs de sel, failles lislrÎques. Les
directions majeures sonl suhméridiennes. De très nomhreuses aulres direelions SOllt mise en
évidence par inlerprélalion photo-géologique. l,il plupart des 1i1lclures 0111 joué en lili\les normales
à la lin du Crétacé et durant le Tertiaire. De l'fiocène au Quaternaire des manifestations
volcaniques se sont produites avec des modes de gisement variés: volcans, dykes, l'ills, pipes,
coulées, tu fs strati fiés.
"cs slructures d'ensemhle généralement talmlaires à l'Est ct au centre, sc compliquent vers Ilouest
d'une zone-charnière méridionale 16°30W, sous l'efTct d'Ilne tectonique en extension dont
témoignent les horsls de Ndiass ct Oakar, le grahen de Rulisque. l,a suhsidence est lè>rte à l'Oucst
de cette zone-charnière. Des intfllsions volcaniques fJui datenl du Maaslrichtien au Quaternaire
accompagnent ces struclures. Au large de la Casamance ct de la Maurilanie, des intOisions
diapiriques triasico-liasiques déf()rmenl fortement les puissanles séries marines au niveau clu
plateau continental (TI':MPLI':TON, 1971). La natllre el l'âge du suhstralum du hassin sont
méconnus à l'Ouest du méridien 1()030W. Vers l'Est quelques sondages fonl él al <l'un suhstratum
f(lI'Iné d'une part de graniles cl de roches métamorphiques plissées apparlenant élll socle
précamhrien tle la dorsale Réguihat cl il la chaîne panafricaine el hercynienne des Malll'itanides,
d'autre part de schistes siluro-<Iévoniens appartenant au hassin paléozoïque de Bové. La coupe
géologique synlhétique de DE SPI':N(jLl!I~ el al. (1966) sur la figme 3 illustre la stmcture
d'ensemhle du bassin entre Dakar et nakel.
Les modifications failes par STANCIOFF el a/. (1986) sm la cOllpe de DI-: SPI·:N(il.l!l~ el a/. (1966),
ont porté essentiellement sur des correspondances enl re les anomalies géophysiques et les
linéaments vus sm les images [Link], CJui ont permis de meUre en évidence de nouvelles
8

structures telles que l'intrusion d'Oldol\ Débokul, l'anomalie de farafenni-Médina et l'anomalie


gravimétriqlle de Révane.

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Fig,I.3 - Coupe schématiquc dll bassin dll Sénégal (Dakar-Bakcl) d'après A. de


SI'I:l'I([Link] el al., 1966 (modifié d'après interprétalion Landsal et tcctoniqlle par
STJ\NCIOI,V el a/., 1(86)

Les directions de faille ct les groupes d'accidents majeurs soulignés par Le PI~I()1. et DIENCi (1984)
sonl les suivants:
- direclion NNE-SSO à rqjels importanls (accident Rosso-Gnit-Sakal-Kéhémer) ;
- direction NE-SO (Iigncs namhey-Moukh Moukh-Guédé, Diolllhcl-Djilor-Kolohnne);
- direction ENE-OSO représentant l'une des principales directions d'enèmdrcment du socle
ct de la couverture;
- direction ESE-ONO, plus c1irncile il mettre en évidence ;
- direction SE-NO (grand accident nowdé Doudal-Yang Yang-Tamhacounda) ;
- direction SSE-NNO qui recoupe il peu près orthogonalement les rraclllrcs de direction
ENE-OSo.
9

Les cours des Jleuves et des marigots se sont apparamment agencés cn étroite liaison avec les
direct ions de fract urat ion qui ont condit ionné le tracé de leurs lit s ct de leur méandres.
Les niveaux stratigraphiques qui portent un intérêt hydrologique certain sont d'ahord le
Maast richt ien essentiellemcnt sahlo-argileux renconl ré dans la majeure pari ie du hassin ~ ensuite le
Quaternaire ct le Continental Terminal où baigne une nappe phréatique ~ ct enfin le Pilléocène et
le Lutétien lorsqu'ils sont calcaires et karstifiés comme c'est le cas clans les parties centrales du
hassin.

1.2 - Contexte géophysique

Ce paragraphe intéresse singulièrement les données géophysiques relatives à la pallie émergée du


hassin sédimentaire sénégalo-mauritanien.

1.2.1 Magnétisme ct (Jravimétrie (figurcs 1-4 ct 1-5)


Lcs mesures magnétiques et gravimétriqucs OII-shore du BRP (11)55 el 11)56), cie la CGO
(1062) et de C1~FNN et RF<:III~NMI\NN (1965) ont été interprétées successivement par LI< Hm

( 1()RO), GIIETI\T (19881) et par PONSl\lm (1984). Ces derniers cléerivent essent iellcment la
structure profonde du hassin ainsi que celle cles ensemhles structllraux adjacents, avec
notamment: la zone de gradient positif côtier en relation avcc la transition crOl~'te océanique-
croÎlte continentale ~ et les principalcs anomalies liées soit allx intrusions maliques (Léona,
Gassane, Médina-Sabakh), soit à l'approfondissement de la couvert me sédimentaire (Mouk-
Mouk, Gossas, Rambey).
1.2.2 L'Électrique
rVI/\TIIII·:ï. et TTIJOT (1966) ont fait la synthèse d'un grand nombre des sondages électriques
cflèctués par le I1RGM et la CGG clans les années 50~ ils en étahlissent \lnc échellc des résistivités.
Les argiles et marnes cie l'[locènc ont une résistivité clc 5 à 10 [Link]. L'I'~ocène est parfois
constitué cie calcaires francs cl 100ohm.m ou cie grès il LIO-IOO ohm m. I.e Paléocène est
généralemcnt mal défini, il se confond avec le Maastrichtien lorsqu'il cst calcaire ct avec la hase de
l'Eocène lorsqu'il est argileux. Le calcaire récifal paléocène est il 300 ohm m. [Link] sahles argileux
du Maastrichtien sont résistants à l'Est (100 ohm.m) et concluctems il l'Ollest (2 ohm.m à Rosso).
La hase du Maastrichtien est très conductrice clans son ensemble (1,5 ohm rn). A\lcllne précision
n'est donnée sur la nature dll substratum résistant qui n'cst souvent pas atteint. Une importante
ncxure du socle est notée à l'aplomb dll méridien 15°30'W.
.. '

Pu.... I . . . . . +
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,,. tHlooIuh - - -
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Fig.I.5 - Cane aéromagnétique du hassin (champ total


Fig.I.4 - Carte des anomalie5- de Bauguer (LIGER, 1980) transfonné au pôle) d'après LIGER, 1980
Il

1.2.3 Suhsidence et Évolution thermique


De l'élude dc la subsidence du bassin, LI\'I'II.-nIWN (1987) disi inguc dcux phases dc subsidence
rapide dans lc domaine occidcntal (Jurassique inférieur ct déhul du Crélacé supéricur) et L1ne
phHsc de subsidence rapide au niveau de la zone de Ilexure ct <Ians Ic domaine occidental (Crétacé
su périeur).
La valeur moyenne du flux thermique est évaluée à 60 mW/m 2, en parlant de vingt quatre
sondages pétroliers de référence (Fig.J-6). Ce flux décroît progressivemenl depuis la zone de
flexure (70mW/m 2 ) jusqu'au domaine occidental (45-50 mW/m 2 ). Les modèles de suhsidence
permettent d'évaluer la maturation de la matière organique ainsi qlle l'évolul ion diagénétique des
sédiments, connaissant leur histoire thermique au cours du temps.

1~ u

5' .LOUI5

- I!."

rA P V CR r

SENEGAL

- 1 ~.

-. Il •

------

100 km
~=-~-=-=1

Fig.l.6 - Carle du flux thermiquc <III bassin sénégalais (1.I\TII.-nl(I IN, 11)87)
12

1.2.4 Magnéto-tellurique. Tclluriquc et Sondagcs géomagnétiqlles


Des prospccl ions magnéto-telluriques (Rn'!.. 1984 ; R!'J'/. et [Link]. 1(94). tcllllriflllcs (Rn'l. et
FLll'OI1·:I\lJx. 1(86) et des sondages géomagnétiflues différenticls (R!'!'/., 1984 ; RIT/. ct V i\SSAI..
J C)86) ont permis de décrire en certains endroits dll hassin. la distrihution de la conductivité
élcct riquc dc la séquence sédimentairc. de la croÎlte et du manteau supéricur.

1.2.5 Sismiflue
Les donnécs sismiques réflexion et réfraction oll-shore restent cncore assez pCll diflilsées par les
compagnies pétrolières.

\
'1
CllAPITRE II
THÉORIE MAGNÉTO-TELLlJRIQIJE

La méthode magnéto-tellurique (MT), proposée d'ahord par TIKIIONOV (1950) et


CMiNIAlm (1953), fait appel aux variations naturelles du champ magnétique terrestre en fonction
du temps.
L'étude de ce champ permet, dans certaines conditions, d'obtenir la distribution des résistivités
électriques des terrains sous-jacents jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur. Celle
technique bien connue est décrite dans de nombreux ouvrages et nous avons pris référence
essentiellement sur ceux de PATI{A et [Link] (1980) et de KAt J1:MAN et KELLFI{ ( 11)81).

2.1 - Lcs sources dttllcrgie MT

l,cs sourccs d'énergie du champ MT sont exclusivement naturelles et directement liées à


" l'activité du soleil. Le spectre des amplitudes permet de distinguer deux sources principales de
'1
perturbations EM (Fig.1-7) :
- les sous-orages magnétiques générateurs des micropulsations aux fi'équences
inférieures il 1 hertz;
- les orages magnétiqucs pour Ics pulsations supéricures il 1 hertz.
Fn dcçà du hertz Ics micropulsations prédomincnt ; ce sont des fluctuations du champ
magnétique tcrrcstre dont l'amplitude va de la fraction de gamma il quelques dizaines de gammas.
Lcur structure cst quasiment périodique avec des périodes qui se situent entre 0,1 seconde et la
minutes (JACOBS, 1(70), Les micropulsations sont générées il part il' du développement des ondes
magnéto-hydrodynamiques (AU'VEN, 1C)42), un phénomène inlilllernent lié aux sous-orages qui
rcprésentent des pcrturbations atmosphériques ayant une dlllée de l'ordre de l'heure. Les
micropulsations géomagnétiqucs ont été suhdivisées en deux classes: les pulsations continues
(Pc) ct les pulsations irrégulières (Pi). Chacune de ces deux classes comprend plusieurs types
d'ondes suivant diverses gammes de périodes.
Au-dessus de 1 hertz les orages magnétiques d'échelle planétaire sont les principales
sources du champ MT. Il existe trois grands centres d'orage magnétique situés au Brésil, en
Afrique cent raie et en Malaisie, avec environ 100 jours d'orage magnét ique par an. O'autres
centrcs secondaires atteignent jusqu'à 200 jours d'orage l'année. Plusieurs études ont permis de
mieux appréhender ct dc classcr ces typcs de fluctuations soit il partir d'ulle analyse statistique
(CIIAPMAN et BAlfl'l':LS, 1(40); soit d'après l'extension dcs pertlll hat ions (BnIIIHlV, 1(61). La
14

c1assitlcalion la plus répanclue est celle cie C11!\PM!\N (1 (64) 'lui se fonde sur les mécanismes
physiques qui génèrenl ces pertlllhalions ; une dislinclion est faile enlre les perlurhalions ayant
unc source située à la limite de la magnétosphère (nU) et celles qui sont liées ilIlX effets
ionosphériques (D? 1 el npc). En général un orage magnél ique dure quelques secondes à
plusieurs jours avec des amplitudes variant de quelques gammas à quelques milliers tic gammas.
La fréquence d'apparition dépend de l'activité solaire et cie la période cie l'année.

TI50-GOOsee

T 15 - 1 Sil soc

00\
(e 19 J

'---__1'--_-'--__1-----1_-'1'--_-'-_.---.1
\00 1 001 .0001
PERIOO (sec J

Fig. 1. 7 - Spectre d'amplitude des variations géomagnél iques


(in K!\lJFFM!\N et [Link], 1(81)

2.2 - L'impédance d'une onde plane EM en milien fahnllli.-e homogène

Suivant l'approche de C!\( iNI!\lm (1953), le milieu étanl considéré comme isotrope. le
champ électromagnétique (EM) présent ne dépend 'lue de l'axe vertical des coordonnées et de la
distribution spatiale des résistivités, E = (Ex,O,O) et Il = (O,lly,O). En utilisant la méthode
opérationnelle de la solution des équations cie M!\XWI·:I.I. nous aurons un champ FM cie la forme
E==Ex cxp(-i(llt), ll=[Link](-iCllt) 01" Ex ct lly sont des amplitudes complexes Les équations de
M!\XWI~I.L dans un milieu homogène ct isotrope sont :
rotE + DR/Ot = 0 (1)
., , ....

rotll - aOliJt = J (2)


divD = 0 (3)
divD = pl (4)

Ol! Il induction magnétique (Wb/m 2)


II intensité du champ magnétique (A/m)
E intensité du champ électrique (V/m)
D courant de déplacement (C/m2 )
J densité de courant électrique (Nm 3 )
p' densité de charge électrique (C/m3)

Le milieu est caractérisé par les constantes Il, et <T tel que:
n= ~[Link] (5)

O=E.E (6)
J = fT.E (7)
Il perméabilité magnétique (H/m)

E constante diélectrique (F/m)


fT conductivité (S)

\1 Pour les champs sinusoïdaux les équations de MAXWEl.l. s'écrivent:


rotE = i.~.lI (8)
rotH = <TE - i.E. E (9)
divE = 0 (10)
divll = 0 (11)
Âux périodes utilisées dans la méthode MT, les cOllfants de déplacement (i(l)EE) sont négligeables
devant les processus de conduction (<TE). Des équations (8) et (9) on déduit:
(d 2Exldz2) + k2 Ex = 0 (12)
(d 2 I1y/dz2) + k 21ly = 0 (13)
où k = (ifTJlco)112 est appelé nomhre d'onde, relié à la prolondellf de pénétration P par la relation:
k = (1+i)/P (14)
Nous avons également P = (I01/21t)(IOp.T) 1/2 (15)
avec p la résistivité et T la période.
La longueur d'onde est définie par:
À = 21tP = 103 (10rT)I12 (16)
Pour chacune des couches les équations (12) ct (13) ont des solut ions de la forme:
16

Ex = [Link](ikz) (17)
l1y = (klcoJl) A exp(ikz) ( 18)
Le coellicient A renferme les informations sur les parties primaire et secondaire du champ EM. Le
rapport Ex/lly à la surface du sol est appelé impédance de l'onde plane dans lin milieu IIniforme,
elle ne dépend pas de l'intensité du champ primaire, c'est une fonction de la réponse du sous-sol:
Zxy = Ex/I1y = CllJl/k = (Cù~I/a)1/2 exp(-i1t/4)
= 2n(p/5T)112 exp(-in/4).101 ohm (19)
L'amplitude 1Z 1 = 2n(p/5T)112 101 . ohm et la phase (20)

cp = [rc/4 pour (Ex, 1Ty)


rc-(rc/4) pour (Ey, TIx) (21)
I.a phase est indépendante de la résistivité d'lm milieu uniforme tandis <I"C le module de
l'impédancc clécroÎt lors'lue la conductivité et la période augmentent. L'équation (19) peut s'écrire
cn unités prat iques :
Pxy = 0,2 TI Ex/lly 1 2. olml/n avec Ex en mY/Km ct Ily cn gammas (22)
Les résistivités apparentes Pxy et r yx sont identiques suivant les deux directions de mesure si le
milieu est rigoureusement homogène, puisque dans ce cas Zxy = -Zyx.
1:hypothèse de l'oncle plane reste valable jusqu'à la période de 10 oon secondes environ pour les
valeurs cie résistivité rencontrées dans le sol (MA])nl':N et [Link], 1964).

2.3 - Vimpédance cI'une structure il clenx climensions

I.a conductivité ne dépend plus uniquement de l'axe vertical, elle varie aussi latéralement.
("est la sil liaI ion rencontrée dans le cas d'une faille, d'un filssé ou cie tOlite autre anisotropie dans
le plan horizontal. Si la résistivité du sol ne varie que suivant les axes x et z par exemple, le champ
est invariant dans la direction y (ùI{1y = 0). Les équations de MAXWJo:I.I. (8) et (9) donnent:
-DEyfj)z = iCilll x (23)
(DExfi)z) - (DEzltlx) = icoplIy (24)
oEy/rJx = -iûlllITz (25)
-ûH y /oz = oEx (26)
(DTIxfi)z) - (DH z fax) = oEy (27)
il! Ty /i)z = aEz (28)
Fn combinant les é'lualions (21) à (28) nOlis ohtenons l'é'lualion de c1illilsion :
17

(29)
011 fo= 1Jy ou Ey et k = iü)~la dépend de y et de z.
Dans la plupart des cas la résolution analytique de ces équations est dilTIcile, on IIdopte des
nH~thodes approximatives (di/Térences finies, éléments finis) en tenant compte des conditions aux
limites LorsCJue Ics directions de mcsurc x, y sont respectivement perpendiculaire et parallèle à la
direction des structures, les équations (n), (25) et (27) impliqucnt les composant cs Ey et llx ~

tandis que les équations (24), (26) et (28) sont relatives aux composantes Ex ct lly. Ces deux
modes de polarisation permcttent d'ohtenir deux valeurs d'impédance différentes:
- mode de polarisation E ou [Link] magnetic (TM)
ZI/ = EltlHl- = Ey/lJx (30)
- mode de polarisation 11 ou transverse e!eclric (TE)
(11 )
l)eux valeurs de résistivité (Pxy ct Pyx) ainsi que deux valeurs de phase (Irxy ct Iryx) sont
calculées à partir de ces impéc!'lIlces. Plusieurs auteurs ont tenté la résolution des équations ci-
dessus selon différents cas de figure (faille. dyke, fossé...).

2.4 - Structure à trois dimensions

\1 Dans le cas d'une structure à trois dimensions, la conductivité varie en fonction des trois
coordonnées x, y, z. Les équations (8) et (C)) donnent:
(DHzlàx) - (iJJJy/Dz) = aEx
(àIJx/m) - (à1Jzlàx) = aEy
(ùHy/&) - (ùHx/ily) = aEz (32)
(vEzlox) - (DEy/Dz) = -i(llllllx
(DEx/Dz) - (vE:diJx) = -i(t)~I1Jy

(oEy/iJx) - (iJEx/Dy) = -i(lllillz


Il est possible de séparer les composantes du champ EM en modes de polarisation distincts. [Link]
programmes de modélisation en 1-D qui existent sont basés exclusivement sur des calculs
numériques.
18

2.5 - Tenseur dl impédance et fondions de tnlllsfe.". m:tgnéfi(lue

J,orsCJlle la conductivité dépend allssi hien de la profondeur CJlle de la dircclion horizontale.

la relation entre le champ E et le champ Il ne peut pllls être exprimée par l'éCJllation (19) mais par
le tensellr d'impédance (CANTWI':I.I,. 1(60) :

(~;) : ~;x ~~) (~~;)


[Link] impédances complexes Zxy et Zyx sont les éléments principallx 011 antidiagonaux tandis CJue
Zxx ct Zyy représentent les éléments additionnels ou diagonaux. Dans la formllie de Ct\CiNIARD
(1051) Zxx = Zyy = 0 ct Zxy = -Zyx donc le tensellf satisfait à la condilioll Zxxl Zyy = O. Cette
même condif ion est également remplie CJuand l'lin des axes de mesllfe est parallèle à la direction
slructllrale d'un modèle 2-D. Si les axes de mesllfe ont une direction quelconquc 0, ulle rotation
dll lcnscllr d'impédance est eflècluée dans le but d'ohtenir l'angle pour laqllclle la somme des
éléments diagonaux cst minimale: c'est la directioll principale d'anisotropie OH (SWWI', Il)67).
(33)
avec Z'xx - Z'yy = a+ib
Z'xy - Z'yx = c+id
Z' impédance suivant la direction structurale 00
tel CJue :
2Z'xx = (Zxx 1Zyy) 1 (Zxx-Zyy)cos20 1- (Zxy 1 Zyx)sin20
2Z'xy = (Zxy-Zyx) 1 (ZxyIZyx)cos20 - (Zxx-Zyy)sin20 (lLI)

2Z'yx =-(Zxy-Zyx)1 (Zxy 1Zyx)cos20 - (Zxx-Zyy)sin20


2Z'yy = (Zxx+Zyy) - (Zxx-Zyy)cos20 - (Zxy+Zyx)sin'20
Lc rapport K = 1 Zxx+Zyy 1A Zxy-Zyx 1 définit le skell' (SWIFT, 19(7), index de cylindricité utilisé
pOlir l'estimation de la classe de structure. Il mesure la déviation d'Ilne strllcttlre par rapport ail
modèle 1-0 principal de SWWT (1067). I.e skell' est non nlll pour IIne stlllctllre 1-1)
1}index d'ellipticité Il = 1 Z'xx-Z'yy MZ'xy+Z'yx 1est non nul pour 1111 modèle 3-D.
Le champ vertical secondaire Ill. peut s'exprimer sous la forme d'tlne relation linéaire de
Hx et Hy:
Ill. = [Link] -1- [Link]
avec ;\ ct n fonctions de transfcrt magné! iqlle calculées par exemple S\ on dispose de deux
stations de mesllre simultanées:
;\ = (llzTTy'-JJz'lly)/(JJxlly'-llx'Jly) et
19

n = (llxTly'-llx'Tlz)/(TlxTly'-Tlx'lly)
Si le champ magnétique est polarisé suivant l'axe x, nous avons Ilz=[Link] et inversement
JTz=[Link].
Le lil'pe,. est utilisé pour corréler les champs horizontaux avec le champ vertical (VOZOFF, 1(72),
sa magnitude mesllre l'importance du champ vertical causé par lin gradient de résistivité
horizontal :
= dA \2+ 1 fi 12)112
l "
T

Tdir = tan·ld n MAI)


La direction du lipper -1'dir- indique la direction d'anisotropie maximale d'une structure 2-D.
Un autre index de géométrie associé au champ vertical est le lipper skell' (JIIPP et VOZOFF.
1(76) :
TSK = 12(R rh j - aj",) 1/1'2
avec A iI,1 iilj ct Il =-, h,1 ih j • les t<Hlctions de transrcrt magnétiquc.
I.n résistivité apparente peut être déduite du calcul des invariants dll tenseur d'impédance dans le
cas de structures particulières du milieu.

2.6 - Les invariants du tenseur d'impédance

[Link] l'onctions (ZxxZyy-ZxyZyx), (Zxy-Zyx) ct (Zxx 1Zyy) ne dépendent pas de


"
'1
l'oriental ion des axes de mesure, pour cette raison elles sont appclées les invariants du lenseur par
rotat ion mathémat ique. fllifmICIII·:VSK y ct OMITI~ liN (1 l)76) ont inl roduit les not ions d'impédance
moyenne et de tenseur d'impédance efficace (ou impédance efficace) tel CJue :
Zav = O.5(Zxy-Zyx)
Zdet = (ZxxZyy-ZxyZyx)112
En struclure 2-D, ils ont démontré CJue le délerminant du tenseur est égal Il la moyenne
géométriCJue des éléments antidiagonaux.
Ccs invariants sont fI'équemment utilisés d'une part pour optimiser la modélisation 1-0 en cas de
I()rfe anisotropie et d'autre part pour pallier au phénomène de sl{flic s"t!1 (RI\NCiI\NI\ YI\KI, 1(84).
Fn elTel, à proximité d'une structure )-0 les accumulalions de charge sur Ics limites verlicales
peuvent conduire à une distorsion des courbes de résislivité el phase en mode TE utilisées pour
l'interprétation I-D. Ainsi il y a risque d'erreur d'interprétalion.
I.e slalie sll!!1 (ou disforsion galvanique ou distorsion slatique) sc résume par un décalage
constant des courbes de résislivité npparenle sur une gamme de fréquence, les phases par conlre
20

rcstcnl idcnliques. La causc physiquc dc la distorsion cst supposéc être la dislrihulioll de charge
électliquc quasi-statique résullallt des courants induits par \ln cOlllrasle de résislivité dans un
milieu pcu prof(H1d. JoNliS (1988) et STEI~NllIiIHi et al. (1988) exposcnt les méthodes de
traitement dcs données affectées par du "'Ialic ..,,,ift.
En dehors du skcll', d'autres paramètres sont introduits grâce aux invariants du tenseur pour
caractériser la distorsion du tcnscur d'impédance.
LorsClue l'impédance mesurée n'est pas confonne au modèle 2-D idéal, deux types de méthodes
sont utilisées pour tenir compte de l'enscmble des éléments du tenseur :
- la méthodc de décomposition tcnsoriellc grâce à laquelle certains paramètrcs d'ull modèle
particulier sont extraits des élémcnts du tcnseur (L/\RSEN, 1977; ZII/\N<1 el al., 1987 ~ llAlm,
1988 ; GIH )()M et Il/\[Link], 1989) ;
- les méthodes dc traitement mathématiCllJc du tenscur d'impédance commc unc matrice
carrée d'ordrc deux (El i(jEI~S, 1982 ; SPI'!"!., 1985 ; C1-:v /\1.1.0S, 1986; 1./\ TOlw/\c/\ el al., 1986;
YI':E et P/\IJU,()N, 1(87). GIH>()M ct B/\[Link] (1990) ont fait l'invcntaire des techniqucs de
traitemenl mathématique.
L/\I{SEN (1977) a introduit le paramèlre ~l considéré comme lInc mesure, invariante par rotation,
des diOërcnccs dc phasc dans le tenseur d'impédance:
~l = dlD 1,S21 1+ 1 (S t ,0211 )'I2A D2\
tel que: St = Zxx + Zyy S2 = Zxy + Zyx
DI = Zxx - Zyy 02 = Zxy - Zyx
IA,I3] = tm(A.B *) = [Link] - [Link]
* indiquc le complcxe conjugué
Dans le modèle principal de superposition de Il/\III{ (1988), lIne anomalie de conductivité 3-D
d'échelle locale est superposée il une anomalie régionale 2-D. Une structure est considérée comme
régionale lorsCllle les dimensions horizontales sont comparables à la profondeur d'investigation,
par cont re Ics structures localcs sont largement inférieures à la profondeur d'invesligation. Le
tcnseur mesuré Zm se décompose alors en une matrice de distorsion A ct une matrice régionale
Z:

Zm = A.Z = (ail an! (0 Znx'Y']


\ all alJ lzny.x' 0
\Je cocmcicnl Il appelé skcll' régional est utilisé pour évalucr Ic caractèrc tri-dimensionnel 3-D) de
la structure régionalc :
11 = (1 rD 1,S21-rS 1,02] binA 021
21

Si 11>0) le modèle principal de superposition n'est pas applicahle, la distrihution de la


condllctivilé régionale doit être vraisemblablement de dimension J. Le skell' régional est lié aux
phases plutôt qu'aux modules des impédances, susceptihles d'être alTeclé de s/a/il' s!J!ft; ce qui
r.1it son avantage sur le skew conventionnel de SWIFT (1967). La direction de la structure
régionale a. est donnée par la relation:
tg(2a.) = «(S 1,S21-rD 1,D2l)/«(S 1,0 III rS2,D2l)
Les « angles de skell')} ni et n2 (nAIm, 19(1) représentent les déviations angulaires des vecteurs
tellmiques ex et ey par rapport à la direction structmale régionale:
tgW,) = -Zx'x'/Zy'x'= - a 121 a22a"
tg(n2) = Zy'y'/Zx'y'= a2.! ail
et ex = Zxx.x + Zyx.Y; ey = Zxy.X -1- Zyy.Y avec X et Y vectems unitaires orientés
respect ivement vers le Nord et vers l'Est.
Le caractère 2-D d'une slruclure est reconnu lorsque le paramètrc invariant l: est supérieur à 0,1 :
~ = (D1 2 +S2 )1D2
2 2

Suivant un modèle physique identique à celui de nAIIR (1988), GIWOM et nAILEY (1989) ont
introduit les paramètres de distorsion locale 1 ct e, /wis/ cl shear respectivement, liés aux
distorsions angulaires nI et nz par les relations suivantes:
arc tan(e) + arc tan(/) = ni
arc tan(e) - arc tan(t) = n2

2.7 - Le niveau de bruit

I.e l)fuit désigne toutes les impulsions EM de toutes origines, naturelles, industrielles,
locales, situées dans la bande de fréquence MT, qui ne peuvent pas être considérées comme du
signal (C1I"Iï.I~ et LA VFIWNI':, 1()70). Une analyse de cohérence entre traces électrique et
Illagnéliqlle associées permet souvent d'éliminer une grande paflie des bruils I.a durée des
portions de trace analysées dépend de la période: il est commode d'analyser des longueurs de
1racc comprises entre 20 et 60 lois les périodes analysées, avec des intervalles d'échantillonnage
de l'ordre de 0,1 fois les périodes. Un test permet de ne retenir pour le calcul des résistivités
npparentes que les portions de trace pour lesquelles le coellicient de corrélation esl suffisamment
élevé, supérieur à 0,7 ou 0,8 par exemple.
1,'lJl1iformité des champs peut aussi être testé soit nu moyen de deux stations simultanées
d'enregistrement, soit par l'étude de la composante verticale Ilz en une station.
1 ~, l' , '" ,

22

1,'une des plus grandes sources de parasites en moyenne fréquence (10 llz à 1 llz) provient du
vent et <les vibrations microsismiques. La station de mesure doit être implantée dans une clairière.
loin des arbres.
Selon f'lltdi'.E et LAVERONE (1 (70) il est difficile de mener une prospection MT sans
pcrturhalions à moins de 30 Km des lignes de traction éleclrifiées, à moins de 5 Km des lignes des
transmission d'énergie électrique lIaute-Tension et à moins de 1 Km des lignes du secteur 50
hertz.
CITA Pl 'l'RE III
APPAIU~ILLAGI~ Ii.:T TRAITEI\1ENT nl~s SIGNAUX MT

3.1 - Prognllnllle d'nr(IUisition des données MT

Dmanl l'acquisilion des données sur PIIOENIX VS, les résullals de sondage sont mis à
jour au fur ct à mesme que les signaux sont enregistrés. Ainsi le système du VS apparaît comme
un système d'acquisition en temps réel. Le processus d'acquisition en sondage MT comprend deux
étapes: la pré-acquisil ion et l'acquisition.
Durant la pré-acquisition divers paramètres d'enregistrement permellent de configurer et
de décrire le sondage. Il s'agit de la fréquence des lignes de tension, la calihrat iOIl, le nombre de
canaux actifs, le type de capteur il chaque canal, le numéro du sondage ainsi que sa localisation,
son altitudc, la longueur dcs lignes telluriqucs etc... Tous ces paramètres sont mélllOlisés pour
pouvoir être réutilisés ou transférés.
I.'acquisition des données est faite sur deux gammes principales de fréquence subdivisées
en plusieurs niveaux: la « 'Iaute-Gamme» correspondant il l'audio-magnéto-tellurique (10 Kllz à
0,9 JJz) ct la « Gamme Basse» (6 1Jz à 0,0005 JJz).

3.2 - Cnlcnl dcs dcnsités spcctralcs et interspcctraJes des signaux

Divcrses techniques sont mises en oeuvre suivant les dilTérents niveaux de ft'équences
d'analyse des signaux MT.
Entre 10KHz et 7,SlIz la transformée de F()III~IER discrète (1'FD) est eITectuée sur
'\

plusieurs segments d'enregistrements, les produits conjugués deux à deux des 8,) et 6~ coefilcients
sont moyennés sur le nombre tolal de segments analysés.
Aj(m) = TF(aj(t))
llj(m) = TF(bj(t))
aj(t), bj(t) signaux MT dans le domaine temps
i = 1,..... ,n enregistrements
<1> AI3(ro)=I/nEA j(ro).B *j(ro)
olt B+j est le complexe conjugué de Bi'
De 6 Ilz il 0,03 Trz un nux continu de données est produit par le convertisseur
analogiquc/digital fonctionnant il 24 llz. Durant celle acquisition unc « décimation en cascades»
(WH il Il' el "f., 1977 ct Fig.I-S) cst utilisée pour procédcr à un I1It rage passe-bas cl à une
<lécilllatioll <Ill flot des données. I.e résllitat de cc processus consiste Cil plusieurs séries de 12
points cnregistrés pom des fréquences succcssivement décroissantes. Ensuitc ces dOllnées
subissent une transformation de F()IIIW~I~, les produits conjugués deux i' dcux dcs spectres des 8·
ct 6" harmoniqucs donnent la densité spectrale. Les coefficients deg gc eL 6c harmoniqucs sonL tcl
qlle:

Re C6= [Link](67tn/6)

Jm C6= [Link](67tn/6)

Re C8= [Link](87tn/16)

lm C8= [Link](87tnI16)

011 Sn : valeur dc ln nième donnée dans la séquence dc 32 points


1111' 1rallsltllmée de F()IIHIEI~ de la fenêtre de IIANN ([Link]·III·T ct PI~AJ)()T, 19(1)

En domaine temporclla fenêtre de Ilann s'écrit:

d2("c) = 112( 1 1COS7t (n/N)At) si '«NAt et 0 ailleurs.

Sa transformée de Fourier est:

02(co) = (sincoNAt/cl) 1 (rc(nlN)At/co-«7t (n/N)At).sinû)7t (n/N)dt

. . "r:~[1 ;] Dl ]
Enlré. '/IVEAUI "'VEAU2

1_" ..-'(~-[ 1
Il
rllt"
Allo ,jnq
OI,Io... /lon
p.' 2
••

[Link]
de lion"
JI
"
-{;}-{r] -EJ-{[] -~D~
{;~-~rn ~-ill -·[;]-ITl
-{~J-{)J -GJ-ill -{~-{U
l-;]--{-t] .-GJ-ill -{~-rn
Sinui cl co"n", Sommet dt. cotfficienh
de 10 tronl'armée de foo,}«r
dtl 6, 4118, hormo~
ft iq UI.

Fig.I.S - Organigramme dc l'analyse MT cn temps réel, par décimation en


cascades (d'après WIC illT el al, 1977)
25

La renêlre de III\NN esl inlroduile pour minimiser l'efTet de lroncalion de la série de données.
Excepté lem étendue, les fillres TF1) ulilisés en « Ilaule-Gamme» et en « Gamme Basse» sont
du même type.
Enlre 0,01 lIz ct 0,0005 Hz un processus appelé « entrelacement» est appliqué dans
l'ohjcclir de dédoubler le nombre d'enregistrements qu'on aurail obtenu en procédé normal.
Les fichiers de données sont constilués par les enregist remenls des densités spectrales ct
interspeclrales en fonction de la rréquence.

3.3 - Cohérences

llne rois calculées les densités spectrales et interspectrales, il devient possible d'estimer les
corrélat ions ent re les composantes des champs telluriques et magnél iques observés à l'aide de leur
roncl ion de cohérence:
cohxy(ro) = cl>xy(ro)/(CI\i(o).<I> yy<ro)]tl2
avec O<cohxy(m)<l
(0 la fréquence
x et y fonctions du temps
<1) densité spectrale
lJne dépendance linéaire entre les données temporelles est marquée par une cohérence égale à 1,
par contre les données ne sont pas corrélées si la cohérence esl nulle. On peut ainsi mesmer la
qualilé des signaux MT enregistrés. CI\NTWFI.I. (1960) ct BOSTICK et SMITII (1962) sont parmi
les premiers il établir celle technique. On utilise rréqueml11ent la corrélation croisée entre les
composa nies du champ élect rique ohservé et celles du champ élect rique calculé à part il' des
signaux magnétiques ohservés ct des éléments de l'impédance calculée (VO/.(WF, 1972) :
cohx(m) = I/nI:(Exj·E* xpi)
cohy(m) = I/nI:(Eyj.E*ypi)
p indique le champ calculé (ou prédit)
n nombre d'observations
Expj=[Link] '·[Link]
Eypj=[Link] [Link]
l'astérisque représente le complexe conjubrt1é
E, Il spectres complexes
Celle cohérencc dite prédite doit êlre supérieure ou égale à 0,95 pour IlIl site de sondage normal.
26

Par ailleurs SWIFT (1967), pUIS Kl\o et RI\NKIN (1977) calculent la cohérence du champ
magnétique à ranir du champ tellurique ohservé et de l'admittancc.
Sur un système ci voies multiples, les cohérences multiplcs (de rang 2) cn fonction de la fréqucnce
sont données par la formule générale:
cohyxi( (1) )=[ <l>xy((I))J *[<I>xx( (1)) 1- 1[<I>xy( (l}) I/<1>yy((1))
y(t) signal de sortie
xi(t) avec i=l ,.... ,p : ensemhle des entrées
En particulier nous avons la cohérence prédite:
coh ot _12 = [<1>221 (1)14121 <1>111 <pH 1 2-2Re(<l> 12<[>2ot<I>4 t)l/<1>44«I> 11-<1>22-1 <1>\21 2)
Hx=1 ; TTy=2 ; Ex=4 et Ey=5

Un calcul similaire donne les cohérences cohEy-TTxTTy, cohllx-ExEy, cohlly-ExEy et les


cohércnces du li/J/wI' cohllz-ExEy, cohllz-Ilxlly.
La f)uantificalion de la cohérence permct d'identifier les crrcurs mais ne fournit pas 1111 moyen de
correction des données biaisées. GI\MIlI.E el al. (1979) proposent une mét hode pouvant éliminer
cc biais dans le calcul des impédnnces MT. 11 s'agit d'etTectuer simultanément dcux sondages
sépnrés, l'un appelé la station de mesure et l'aut re la référence. On dispose ainsi d'llll Illoyen
efficace d'amoindrir les hruits cohérents.

3.4 - )olnrisntion des chnml)s

En présence d'une structure conductrice dnns un site de mesure, les champs MT ont
tendnnce à être « canalisés» dans la direction de la structure et il cn résulte une polarisation des
champs à ln surface du sol. Ce phénomène peut égnlement être inhérent à la polarisation des
sources elles mêmes.
Trois paramètres principaux décrivent la polarisat ion ([Link] el al. , 1(67) :
- le degré de polarisai ion Tt, rapport de l'intensité polarisée sur l'intensité totalc du signnl ;
- la direction 0 du grand nxe de l'ellipse de polarisation pnr rapport à l'axe de mesure X ;
- le degré d'ellipticité, tg~, égal au rapport du petit axe de l'ellipse de polarisation sur le
grand axe.
Ces paramètres sont calculés pom le champ TT et/ou le champ E ù l'aide des formules suivantes:
Tt = (1-4detfS] 112 /(Sxx+Syy)2
tgO = 2Re(Sxy)/(Sxx-Syy)
27

sin2n = 2Im(Sxy)/1 (Sxx-Syy)'+4SxySyxJ 112

sxx SXy]
011 IS 1 = [
matrice des densités spectrales
Syx Syy
Sxy densité interspectrale de la composante x dll signal avec la composante y.

3.5 - Cnlcul magnéto-tclIlIri(IIiC

Les éléments du tenseur d'impédance sont calculés grâce aux équations (34) et aux
densités spectrales des champs MT de la station locale et de la station de rélërence (GI\MBLE el
al., 1979):
Ex = Zxxllx+ZxyTTy
Ey = ZyxTTx+ZyyTTy
Ccs équatiolls sont mllltipliées par les spectres Ilxr et Ilyr, et moyennées après lin nombre fixé de
déterminations.
Exll*xr = [Link]*xr -\ [Link]*xr
ExTT*yr = [Link]*yr + [Link]*yr
Eyl ]*xr = [Link]"*xr + Zyy.1 ]yll*xr
Eyll*yr = [Link]*yr + [Link]*yr
où r indique la station de référence, Exll*xr est la densité interspectrale.
Ces équations sont résolues pour les éléments du tenseur:
Zxx = (Exll*[Link]*yr-Exll*[Link]*xr)/D
Zxy = (Exll*[Link]*xr-Exll*[Link]*yr)/D
Zyx = (Eyll*[Link]*yr-Eyll*[Link]*xr)lD
Zyy = (Eyll*[Link]*xr-lIxll*[Link])/D

0= (1 Ixll*[Link]*yr-Ilxl'*[Link]*xr)
lpe dénominateur J) doit être non nlll.
La finalité des calculs est d'obtenir en fonction des fréquences les résistivités apparentes ainsi que
les phases suivant les axes principaux:
P'Y = 0,2.1'.1 Z'xy 12
p)'l< = 0,2.T.1 Z'yx 12
avec T la période en secondes.
CIlAP/,J1Œ' IV
MISI~ EN OEUVIU~ sun LE TERltAIN

I.e levé MT orienté est-ouest a été effectué sur un prolll de 9 stations distants de 50 Km
environ, du Ilorst de N'Diass ù l'ouest au village de Ranérou dans le Ferin (Fig.I-1 ct 'l'ah. 1).
L'acquisition est à large hande: 1() KI Iz à 1800 s, pour deux signaux telluriques Ex, Ey ~ trois
signaux magnétiques de mesure IIx, Ily, IIz et deux signaux magnétiques de référence Ilxr, lIyr.
Sur l'ensemble des sites de mesure l'axe de référence x est orienté suivant le nord géographique,
l'axe y est-ouest ct l'axe z vertical.

'l'Am .EAl JI: Numéros et coordonnées des 9


stations de sondage MT.
-
Sial ion Code Lal.(N) [Link] (0)
Ndiass 1 [Link] [Link]
Thiénaha 2 [Link] [Link]
Diollfhel 3 [Link] [Link]
Kolohane 4 [Link] [Link]
Ranérou 5 [Link] 19 [Link]
Dioumanan 6 ) 5: 16:26 [Link]
[Link]ère 7 [Link] 12 15:()():54
(lassa ne R [Link] [Link]
Keur S. Kane 9 ) [Link] [Link]
-

4.1 - PI'(H.'étlllre expériJllellt~,le

Les signaux acquis sont traités en temps réel grâce au logiciel V5MTACQ.D3 du système
dll VS.
[Link] paramètres MT déterminés après traitement ct calclll sont )es cohérenccs entre les différents
signaux, les lIivcaux de hruit, les cocmcienls de dimensionnalité (tippCl', skell' , ellipticité), les
directiolls strucllllales, les résislivités et phases maximales ct minimales Un enselllhie de
procédures ct de programmes écrits en Turho nasic est fourni par le cOl1slrucleur, en particulier
un programme appelé XPR-PLOT qui calcule et visualise la valeur de l'ensemble des paramètres
cil és ci-dessus.
29

I,e programmc de B"III~ (1991) permct de caculer les paramètres dc distorsion tcnsorielle (sAcw
conventionnel K, sAcll' régional -11-, Il, L, fl1, r\2, la direction régionalc) qui Il()US indiqucnt les
évcnlualilés <lc supcrposition entre unc strucluration locale dilTërenle de l'archilccturc régionale.
Le programmc XPR-EDIT édite les données suivant Ic format de la SEO (s()cic!~l' of explora/ioll

}.:('0I'IJ)'sis/), tandis que le programme XPR-CORR pcrmct de corrigcr entre autres: la longueur
dcs ligncs telluriqucs, le fichier dc calibrntion, les gains et la polarité des captellls
Un calcul du déterminant dutenscuf de l'impédance moyenne (BI~I~IlICIII':VSKI et DMl'mll':v, 1(76)
cst elTectué sur quelques unes des stations les plus anisotropes, en vuc d'obtenir la résistivité et la
phase ellicaces. Les éléments du tenseur d'impédance suivant les axes de mesure ainsi quc les
fonctions de transfert magnétique sont stockés sur fichier avec les barres d'erreur.
l,es limites d'utilisation dc la méthode magnéto-telluriquc sont liées principalement à
l'environnemcnt du site de mesure. Ilarmi les désagréments rencontrés on peut citcr :
- les vihml ions ducs au vent;
- l'ahsencc de signal la nuit dans les fréquences de mesure;
- la faiblesse croissantc du signal en se rapprochant de l'équateur ;
- les pollutions industrielles;
- Ics perlurbalions notables liées à l'activilé des taches solaires.

4.2 ~ Résultais

Oans la gamme des (j'équences lO Kllz-I Ilz la qualité des signaux enregistrés est
médiocre, pouvant êtrc par/()is très mauvaise. Ilour celle raison IIOUS n'avons pris en compte que
Ics résultais des sondllges dans la gamme MT e'est à dire enlrc 320 Ilz cl 1800 s. Les paramètres
auxilliaires sont consignés en annexe sous forme de graphiques (1\ 1 à Â 7). l,cs résultats liés
exclusivement aux composantes magnétiques ont été séparés de ceux qui sont relatifs ClUX tenseurs
d'impédance.

4.2.1 Uésllilais liés 2111 fensellr d'impédance


Lcs paramètres MT calculés sont les suivants:
- les cohérences ordinaircs (ou locales) Ex-r Iy et Ey-Ilx, Ics cohércnces de la rérérence
1rx-Ilxr et Ily-llyr, les cohércnces multiples Ex-lIxlly, Ey-Ilxr ry, rIx-ExEy et r ly-ExEy ;
- les paramètrcs de dimcnsion structurale: slœw convcntionnel et ellipticité;
- la direction stmcturale ;
30

- les résistivités apparentes principales P,y, pyx ~

- les phases principales (p.y, (pyx ~

- les paramètres de distorsion tensorielle (.\'kell' régional -11-. L, vecteurs telluriques. PI et

N()lon~ que le caractèrc 1-0 d'un sondage MT est vérifié quand lcs cOllrhes de résistivité
apparente en fonction de la fréquence sont confondues et ce, quclquc soil l'orientation.
L'interprétation 1-D ne pose aucun problème.
Si Ics structures géologiques font apparaître des failles, des changements latéraux de faciès etc. ~

cela sc traduit dans la plupart des cas, par des variations latérales de résistivité et donc par une
structure il dcux 011 à trois dimcnsions. On définit alors les résistivités apparentes et les phases
principales, c'est-il-dire les réponses MT selon l'axe de la structure (polarisation E) et selon le
profil transvcrsal (polarisation Tl).

4.2.2 RésuHnts liés nnx fonctiolls de ""ansfe."t mngnélÏllne


Cc sont:

- les cohérences dll lippe/' Hz-ExEy et JTz-HxT Jy ;


- le lippe,. ~

- le lipper skew et l'ellipticité dll lipper ~

- la direction dll lipper.

4.3 - Analyse des résultats

Dans la totalité des sites de mesure MT le rapport dll signal sur la somme du signal et dll
bruit diminuc de manière systématique cntre 1 s ct lOs et davantage pOlir les signallx telluriques
que ~ur lcs magnétiques (fig.J-9).
('e phénomènc est sans nulle doulc dircclcl1lcnl lié il la f<lihlcssc des impulsions naturelles dans
celle handc dc fi'éqllcnccs En dchors de cctte intervalle la qllalité des enrcgistrements est honne.
cn particulier pour les composantcs magnétiques horizontales
li

._---------- -------------------_._-----
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([Link] [Link] 0.1 1 ln Inn Jnno
P~rio<le (l-i)

Fig.1.9 - RappOll :>ignlll slIr hrllillclhlliqllc ii la slalion 7

4.3.1 Siee 1
[Link] COli! hes d'amplitude suivant les deux axes du tenseur onl la même fmme mais sont décalées
verticalement à lravers la gamme de fréquences (l'ig.7) et nOlis sommes cn présencc d'lin milieu
tahulaire avec des elTets latéraux.

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l'él'io<le (~)
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Il - -- - --

17ig.1.1O - Résislivités cl phases principales de la sial ion 1


[Link] valcurs dc résistivité décroissent Cil l'onction de la période ct altcigncnt une valeur minimum
de 0,8 ohm.1ll entre 1 et 10 s. /\ parlir dc 10 s, les valcurs croisscnt jusqu'à 20ohm.m. Cette
réponse MT peut être associée il des modèles trois-Ierrains: résislanl-conducteur-résislant Les
tcrmes de résistant ct conducteur sont employés ici de manière tOllt à rait qualitative et
uniquclllcni pour traduire une pente positive des COlll hes de sondage, (HI à l'inverse, ulle pente
négative. Les phases associées sont représentées à la ligure 1- 1O. Elles sont supérieures à 45
degrés dans la gamme 300 lIz-4 s puis, deviennent inrérieures à 45 degrés au-delà de 4 s. Le
comportement est également indicatir d'une séquence à trois-terrains. Les phases sont conrondues
suivanl les deux axes jusqu'à 200 s puis divergent, cc qui lémoigne d'une anisotropie en
prorondeur. Des l'ormes identiques des courbes de résistivité et des valcurs égales des phases
jusqu'à 200 S, on peut en déduire qu'il existe une distorsion des champs EM duc essentiellement
aux effets galvaniques.
I.a valeur dtl skell' es' proche de zéro pour les périodes inférieures il 300 S. /\tI delà de 300 s, on
cOlIslale II ne hrusque atlgmenlation du skew (>0,1) ilHliquanl la présence d'tlne strtlcftue 2 ou 3-D
(foig.l-l 1).

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Fig. 1.1 1 - Skell' et direction struclurale à la station 1

La direction principale du lenseur d'impédance lourne autour de -60 degrés slir la majeure parlic
cie la gamme de périodes, puis elle tend il décroitre après 300 s (Fig.I-II).
:n

Les cohérenccs locales (ou cohérences simples) Ex-Hyet Ey-Ilx ont la même allure que celle du
rapport signal sur bruit (Fig.T-l2).

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PC'l'iocll' (s)

Fig.1.12 - Cohérences locales de la station


La linéarité cntre les signaux E ctll est donc médiocre «0,75) dans la fcnêtrc 1 s-IOs. Ce
phénomènc est principalement lié il la mauvaisc qunlité du signnl tellurique dnns cette hande de
fréqucnces comme Ic montre la figure 1- D. Par contre, les signaux mngnétiqlles de la station
locnle sont de bonne qunlité (>0,8) et très cohérents nvec cellx dc la référence, ce qui prouve que
Ics signaux magnétiques sont bien restitués.

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Période (s)

Fig.I.B - Rapport signnl slir hlllit telluriquc il la station 1


34

Les cohérences prédires E sont égales aux cohérences locales (Fig.J-14), les prédites Tl sont
identiques aux prédites E.

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P(~J'i()d(~ (s)

Fig. 1.1 4 - Cohérences prédires E à la slarion

La cohérence du lippe,. est comparable au mpport signal sur hruit de la composante verticale Hz.
Jusqu'à lOs de période, la valeur de cette cohérence est négligeable, ce 'lui montre qlle le
phénomène d'induction est négligeablc. Par contrc, a plus de lOs, la cohérence est forte (>0,85),
cc 'lui signifie 'lue la composante I1z est totalement induite par les champs IIx et I\y (Fig. '-15).
1Jz est donc secondaire et sa présence traduit unc srructumtiol1 I()rtelllenl anisotrope en
profondeur.

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Période (s)

Fig. l15 - Cohérence du lippe,. à la stat ion 1


4.3.2 Site 2
Suivant les deux axes du tenseur, les résistivités sont légèrement décalées jusqu'à 900 s où elles
amorcent une divergence (Fig.I-16).

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Fig.I.16 - Résistivités et phases principales il la station 2

Le milieu peut être considéré comme isotrope avec des valeurs de résistivité comprises enlre 10 el
20 ohm m qui diminuent jusqu'à 1 ohm.m à la période 30 s, puis croissent il nouveau. La pente est
donc négat ive jusqu'à 30 s, posit ive de 30 à 1000 s. C'est lllle réponse typique d'un milieu trois-
terrains: résistant-conducteur-résistant.
l,cs phases associées sont inférieures à 45 degrés à moins de 0,1 s ct au delà de 20 s. Elles sont
confondues suivant les deux axes, avec une légère dispersion en lin de gamme.
Le skell' est très nettement inférieur à 0,1 (fig.l-17), ct la direction st ructurale est (le 65 degrés
environ, par rapport au nord.
[Link] cohérences locales ct le rapport signal sur hruit des telluriques adoplent la même allure. Entre
'" 0,1 s ct lOs les valeurs de cohérences sont faibles «0,8) du fail de la mauvaise qualité du signal
1cllurique. Les signaux magnét iques Ilx et lIy sont hien restitués, la cohérence entre les

magnétiques locales el la référence est supérieure il 0,85.


Lcs cohérences multiples E-llxl1y et Il-ExEy sont identiques aux cohérences locales E-H, les
valeurs sont acceptables (>0,8) au delà de lOs.
36

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Fig. 1.1 7 - Skell' et direction stmcturale au sile 2

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[Link] - Cohérence du ti/Jl'cr à la station 2


I.a cohérence du lippe,. est tout à fait identique il la qualité de la composante magnétique verticale
IIz qui n'est appréciable qu'ail delà de 100 s, 011 il est induit des signaux horizontaux llx et TTy
(Fig.T-18).

4.3.3 Site 3
Les résistivilés se dilférencient il partir de )0 s, celles du mode TM deviennent largement
supérieures à celles du mode TE (Fig.T-19). La pcnte est négative aux périodes inféricllfes à 50 s
el devient positive ensuite. Le milieu est vraisemblablement de type trois-terrains: résistant-
conducteur-résistant avec une forte anisotropie en profondeur au niveau dll terrain résistant
inférieur.

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Fig.I.19 - Résistivités et phases principales au site)

[Link] phases associées confirment celle anisotropie profonde, elles sc dissocient à partir de 25 s.
[Link] vëlleurs de phases sont supérieures il 45 degrés entre )00 1 'z et 50 s, puis diminuent.
I.e ske Il, (Fig.I-20) dépasse exceptionnellement 0,1 en lin de gamme, la direction de polarisation
devient stable autour de 0 degré à partir de 100 s.
[Link] cohérences locales E-I' ct Jf-E sont ident iques au rapport signal sur bruit tellurique. La
\1 linéarité entre les signaux magnétiques et telluriques est médiocre entre 0,1 ct lOs, cc qui est
vraisemblahlement dû il la mauvëlise qualité du signal tellurique dans celle hande de n·équcnces.
38

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Fig.J.20 - Skew et direction structurale au site :l

l,es signaux magnél iques sont d'llll niveau acceptahle (>0,80) sur la figure 1-21.

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Fig. r.2 t - Cohérence de la rérérence au sil c :1

[Link] cohérences muhi les E-lIxTly cl II-ExEy sonl sensiblement égales aux cohérences locales.
~ __- I

39

Les cohérenccs du lipper ne sont significatives CJu'à partir de 100 s ct Hz cst entièrement di\ à
l'induction EM.

4.3.4 Site 4
Suivant les deux axes du tenseur, les courhes de résistivité sont isomorphes et légèrement
décalécs en déhut de gamme p"is divergent à partir de 60 s (l'ig.I-22). NOlis sommes en présence
d'une superposition entre un milieu tahulaire homogène en surfacc et un milicu anisotrope en
profondeur. La pentc de la courbe est négative jusqu'à 30 s, sc redressc entre 30 et 60 s, pour
devenir positive en fin de gamme. Les phases associées corrohorent l'hypothèse d'tlne séquence à
trois-terrains, anisotrope en profondeur avec présence d'un faihle effet galvanique. [Link] valeurs
sont supérieures à 45 degrés jusqu'à 25 s pom le mode TM ct jusqu'à 100 s pour le mode TE.

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Fig.1.22 - Résistivités et phases principales ail site lI.

Le skew (rig.I-23) est supérieur à 0,1 au-delà de 25 s. Les directions structurales en longues
périodes sont multiples: -85 degrés entre 10 et 50 s ; -175 0 de 50 s à no s; 15 degrés au dessus
de no s. A moins de 4 s la direction de polarisation se stahilise aux environs de -130 degrés par
rapport ml nord.
40

':allllfe des cohérences simples est identique à cellc du rapport signal sm hruit tcllllfiqllc ~ les
valcurs sont particulièrement médiocres entre 0) s ct lOs dll fail de la mauvaise rest ilution des
signaux tellllfiques. Ey est relativement meilleur que Ex.

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Fig.1.23 - Skew et directions principnles au sile ,1

La cohérence des composantes magnétiques horizontales est honne à l'image dc la qualité <lu
signal magnétique horizontal (Fig.I-24).

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0.11l) 1 (1,0 \ n.\ 1 III 100 1000
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Fig.1.24 - Cohérence de la référence ail site '1


41

Les cohérences multiples sont pratiquement identiques aux cohérences locales, elles sont assez
mauvaises entre 0,3 et lOs.
I.a cohérence du lippe,. ne devient appréciable 'lu'à plus de J 00 s ct J Iz est donc induit par les.
composantes horizontales Hx et IIy.

4.3.5 Site 5
Les résistivités suivant les deux axes se confondent jus'lu'à 4 s puis divergent à travers la gamme
4 s-400 s, se croisent puis amorcent une seconde divergence (Fig.1-2S). La courhe suivant le
mode TM est conforme au modèle 4-terrains: résistant-conducteur-résistant épais-conducteur.
Par contre les valeurs en mode TE illustrent lin modèle S-terrains. r,es phases associées adoptent
les mêmes types de variations 'lue les résistivités, toutefè)is la divergence déhute à 0,1 s contre 4 s
pour les résistivités. Les phases sont inférieurs à 45 degrés à travers la fenêtre 20 Ilz-l 00 s.

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Fig.l.25 - Résistivités et phases principales à la station 5

Le skell' est supérieur à 0,1 au delà de 100 s. La direction de polarisation se stahilise à -30 degré
en moyenne, pOlir les périodes de plus de 0,6 s. Entre 0,1 s et 0,1 s la direction est à -90 degrés
environ (Fig.I-26).
42

[Link] signaux Ey el Bx sonl hien corrélés sur toule la gamme de mesures, cc qlli n'esl pas le cas des
signallx Ex et lIy ail delà de 10 s. La mauvaise linéarité entre Ex ct lIy ne serait pas liée à la
qualité des signaux car celle-ci est honne : les telluriques ne sonl pas hruités, Ics magnétiques le
sOIH filihlement entre 1 s et 10 s. Par conséquent, le manque de linéarité entre Ex ct Ily doit être
dÎl ù la strucluration profonde du sous-sol qui ne doit pas être simple (2-D, 1-0). D'autre part on
notera que le signal tellurique Ey est relativement moins hruité que Ex.

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Fig.1.26 - Skell' et direction structurale ail site 5

Les cohérences entre les signaux magnétiques de la station locale et de la référence sont très
honnes en dehors de la bande 1 s-IO s où elles sont assez filihles (0,7-0/».
[Link] cohérences prédites E et Tl sont élevées (>0,85).
I.a cohérence du lippe,. est négligeahle ~ il n'y a de linéarilé ni avec les Iclhll iques ni avec Ilx et
Ily, Ilz représente llll signal primaire de très filihle niveau.

4.3.6 Site 6
I.a ligure 1-27 illustre une divergence des amplitudes des impédances ellire 1 s et 400 s. En
dessous de 1 s, les résistivités sont vcrticalemcnt décalées sllivant les dellx axes dll lenseur.
f'Oll1llle à la station SEN-S, Ic sile 6 montre llll modèle 4-tenains pOlir le mode TM ct 5-terrains
pOlir le mode TE. r.c troisième terrain est assez épais et résistant
4J

Le milieu à l'aplomb du sondagc est vraisemblahlemcnl tahulairc ct homogènc cn surf.:1ce et


anisotlOpe en profondcur ; il Ya une supcrposition dc slruclurcs dilTérclltcs suivanl la profhll<lcur.
[Link] philses associées sont asscz dispersées ilUX courtcs périodes ct divcrgentcs ml delà de 0,5 s.
Suivant le 1II0de TM Ics angles sont inférieurs à 45 degrés entre 0,03 s et 100 s, supéricurs à 45
degrés ailleurs. Pour le mode TE, elles sont inférieures à 'lS degrés cntre O,OS s cl 3 s Jluis au delà
de 30 s.

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l?ig.1.27 - Résistivités et philses principalcs à la stalion 6

Le .\'kL'1I' dépasse 0,1 au delà de 1 s, atteint un palier entre 10 ct 100 s puis amorce une chute.
Dans la fenêtre 0,02-0,04 s, le .\'kell' dépasse légèrement 0,1. La direction de polarisation est de -
45 dcgrés cntre 0,1 ct 2 s, puis clle pivote à 0 degré environ au dessus de 3 s (Fig. 1-28).
La cohérence locale cst mauvaise «0,8) jusflu'à 0,2 s, clic est passable au delà de 5 s. Ce
phénomène est vraisemblablement relié à la flualité du signal telluriflue qui est très hruité en début
dc gamme (Fig.I-29) ~ par contrc en fin de gamme, la mauvaise linéarité entrc Ex ct Ily semble
être liée à la structure du sous-sol. La cohérence simple Ey-Ilx est bonne sur toule la gamme de
périodes.
44

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Fig.I.2S - Skew et directions slruclurales fi la station 6

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Fig.l.29 - Rapport signal slIr bruit telluriquc fi la station ()

r .cs cohérences prédites E et Il sont identiques à la cohérencc localc [Link] cohérences du lippe,.
sont appréciables à partir de 30 s environ et la composante Ilz est entièrement induite.
4.3.7 Site 7
[Link] résistivités sllivilnl les axes de polarisation difTèrent entre 2 ct 1000 S pOlir sc croiser à 1800 s
(f7ig.f-10) Elles sont identiClues en-dessous de 2 s. D'autre part, les valeurs cn mode TM sont
supérieures il celles dll mode TE et le modèle est à trois-terrains: résistant-conducteur-résistant.
Les phases associées sont praliquement identiques j'lsClu'à 0,5 s, malgré une légère dispersion,
puis elles divergent. Leurs valeurs sont supérieures à 45 degrés au delà de 4 s en mode TM et lUI

delà de 20 s en mode TE.

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Fig.1.30 - I~ésistivités et phases principales à la station 7

I.c skew est supérieur à 0,1 dans la renêtre 1 s-I 000 s (f7ig.I-11). [Link] dircction structurale est de -
15 degrés ent re 0,5 et 1,5 s, elle pivote à 10 degrés environ ent re 1,5 et LI s 1~ntre 4 s et 15 selle
est aux alentours de 90 dcgrés, puis entre -15 et 10° au <Ielù de 15 s. Trois directions sont
dl:celées suivant la période el donc suivant la prorondeur.
[Link] cohérences locales Ex-Ily présentent une assez rorte dispersion au dehi de lOs et les valeurs
peuvent être parrois médiocres «0,85). Les signaux Ey et Ilx présenlcnt llne meilleure linéarité,
leur cohérence est supérieure à 0,88. Une structuration complexe semble être à l'origine de la
dispersion des cohérences Ex-Ily.
[Link] composantes magnétiClues horizontales de rérérence eL de la station de mesure sont
cohérentes.
46

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r.'ig.1.31 - Skell' et directions structurales au site 7

l,Il cohérence du lippe,. ndopte ln même allure que la qualité du signal 111., ses vnleurs sont
considérahles (>0,85) de 20 s il 150 s. Oc 20 s il 200 S, Ill. esl induit puisque ln cohérence du
tipper l Iz-ExEy est supérieure il 0,R5. En dehors de cette fenêtre, 111. ne représente pratiquement
que du hmit.

4.3.8 Site 8
l,cs résistivités sont identiques suivnnt les deux axes du tenseur jusqu'à 20 s puis divergent, les
vnleurs du mode TM sonl supérieures il celles du mode TE (Fig.I-12). I.e modèle I1guré est de
Iypc trois-terrnins : résistallt-conducteur-résistant pour le mode TM ct cinq-terrains pour le mode
TE. Une très forle distorsion galvanique nWectc la comhe dl! mode TE aux longues périodes
( :-~() s) [Link] slruclures sonl vraisemhlahlemenl homogènes en slIIlilCC cl anisolropes en
profondeur. l,es phases associées sont assez dispersées en début de gamme puis divergent à partir
de 5 s. Pour le mode TM, les vnleurs dépassent 45 degrés en dessous de lOs.
47

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Fig.1.32 - Résistivités ct phases principales au sile H

Au delà de lOs le skew est non nul, les valeurs pouvant êl re lrès élevées (> O,S) l,a direction du
grand axe de l'ellipse d'impédance lourne aulour de l)0 degrés jusqu'à 0,1 s puis hasclIle à 25
degrés enlre 0,1 et] s (rig.I-JJ). Enlre ] etl) s, elle est de <)00 ~ all dclù de <) s clle pivote à 15°.

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Fig.1.33 - Skew cl directions structurales étli sile H


oiS

Les cohérences locales ont tendancc à s'allénuer en lin de gamme. Vers 10 s de période, les
signallx Ex ct Jly n'ont pas une honne linéarité, il en est de même pour Ey cl lIx à plus de 100 s. 11
y il sans dOllte un efTet dc la stnrcturc du sOlls-sol qui sc renètc sur les cohérences car la f1ualité
des signaux MT est bonne.
l-il cohérence des signaux mngnétiques horizonlallx est d'lin niveau acceptahle.
Les cohérences prédites TI ct Jl montrent des valeurs correctes; par contre la cohérence du lippe,.
n'est appréciahle qu'entre 30 s et 100 s. Jusqu'à 30 s, Hz peut êt re considéré comme un signal
primaire, il est indépendant de llx et 1Jy.

4.3.9 Site 9
Les résistivités sont identiques suivant les deux axes du tenseur d'impédance, nous sommes en
présence d'un milieu isotrope et tahulaire (fig.I-3 LI).
I.a fimne de la cOlllhe s'adaptc ij lin modèle trois-terrains' cOlldllclcm-résÎslallt-colldllcleur. En
Iëlison de la trop fortc dispersion, Ics résultats aux longucs périodes (> 100 s) n'onl pas été
reportés. l,es phases associées sont identiques sur toute la gamme de périodes. [Link] valeurs sont
inférieures à LISa au delà de 40 s.

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Fig.1.34 - Résislivités et phases principales au sile C)

Le skell' est inférieur à 0,1 sur toute la gamme. La direction principale est stahle alltom de -15 0
(Fig 1-35)
Source d'énerQie Compteur
du cnomp de le nt·
polori sorion

EnreQÎstremenl

Chronomelre

B.4 - Schéma du principe du magnétomètre à précession nucléaire


(d'après SHERIFF, 198.+)
49

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Fig.l.35 - Skell' ct direction principale ail sile <)

La cohérence locale Ex-Tly est faible ail delà de 0,3 s, son évolution est identique à celle de la
qualité du signal tellurique Ex. De même, les signaux Ey et Ilx ne présentent pas lIne bonne
linéarité entre 5 set 10 s.
C'est uniquement la qualité dll signal tellurique qui conditionne la valcllr de la cohérence dans
celte station. La cohérence du signalllx est forte, ce qui n'est pas le cas dc Ily alltollf de 10 s el
ml dessus de 200 s. Les cohérences préditcs E el Il sont idcntiques allx cohérences locales. La

composante Ilz étant pratiquement nulle, la cohérence du lipper montre que la composante Ilz est
uniquement primaire.
Sur l'ensemble des sires de mesure, les valeurs d'ellipticité de l'impédance sont glohalement
nulles «0,5) avec quelques exceptions qui laissent présager des structures locales 1-0, à certaines
fréquences (rig.l-36 a et h).
50

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[Link] ([Link] 0.1 1 10 100 11H10


rhiolle (s)

h)
Fig.I.36 - Ellipticité aux stations J (a) ct 4 (h)

4.3.10 La cohérenec (Ill tipl'er


Deux grandes remarfJues se dégagent de l'étude de la cohérence du lifJfJt!I'. D'lIne part les
cohérences multiples IIz-ExEy et rrz-lIxlly suivent tlne évolution identifJue il celle dll rapport
signal sur hruit de la composante magnétifJue verticale, avec une légère amélioration par rapport à
celle-ci. D'autre part, cette cohérence montre fJue Ilz est induite de Ilx ct Ily (>0,75) ail delà de
100 s il l'exception de la station SEN-C).
SI

4.3.11 Le tipper .\·kelV


Dans la majorilé des stations de mesure le li/Jper skell' est instahle en fonclion cie la période. En
clTet l'ensemhle des paramètres MT liés à composante Hz sont 1rès mal définis lorsqlle le niveau
du signal est f.1ihle.
Cette dispersion des valeurs ne favorise pas l'interprétation du lipper skell'.

4.3.12 Ln direction du tipper


La direction dll lipper indiquc la direction d'anisotropie maximale. Mais pour les mêmes raisons
qlle le li/Jper skell', la direction du lipper est mal définie comme le montre la figure 1-37.

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l'I!J'j'llll' (H)

Fig.l.37 - Direction dulipper à la station 5

4.3.13 Analyse de la disto.-sion tensorielle


Lorsque le skcll' convcnt ionnel de SWIJo'T (1967) -kappa- est proche de zéro «0,1). soit il n'y ft

pas de distorsion tensoriclle soit le modèle correspond à cclIIi de SWIFT (2-D). C'est le cas des
slatinl1s 1,2, 3 et f) sllr tnute la gamme des fréquences.
Si le skell' régional-Il esl slIpériellr à 0,3, la stl1llure régionale est lhéoriqucmcnl 3-D cl le modèle
de slIperposilion n'esl pas ndaplé. C'est l'exemple de la stal ion 8 ct d"ns 1I1lC moindre mesure des
sites 4, 6 cl 7. Les sites 3 ct 4 montrent nettemenl unc direction régionale de 12° environ, ct
plusicurs dircct ions localcs (cnt re -1 f)0 ct 55°). t\ vec la profondeur, trois directions locales
s'identifient au site 5 : 59°, 2° ct _16°. Par conlre la direction dcs slllctures régionales est de 13°
environ.
52

I.e programme de 01\1 IR (1991) confirme les ordres de grandeur dll skelf' trollvées à Ilaide du
programme de Phoenix.
Sl

rllAPnUF V'
INTEI~PIUtTATION ilES SONnAGES 1\11'

5. t - Interprétlltion qmllitlltive

La résistivité éleclrique est le principal résultat de mesure des méthodes électriques et


élect ro-magnétiques.
Généralement, la résistivité des roches saturées à conductihilité électroly-tiquc est fonction:
- de la porosité totale communicante ~

- de la conductibilité de l'eau d'imbibition ~

- de la l'épart it ion et de la lorme des pores et fissures ~

- dll degré de salinilé el de la température.


t\S'lIl;I~ (1 ()7 1) donne qllelques gamllles de valeurs de résistivilés pOlir tCI taillcs callx ct mchc!J :

Ti\[Link]\lJ Il: Résistivité des caux et des roches (ASTIFI~, ICl?I)


Eaux ou roches Résistivité (ohm.m)
Eau de mer 0,2
Eau des nappes alluviales 10-JO
Eau des sources 50-100
Sables et graviers secs 1.000- 10.000
Sahles et graviers à eall douce 50-500
Sables et graviers à eau salée 0,5-5
Argiles 2-20
Marnes 20-100
Calcaires 300- 10.000
Grès argilcllx 50-300
Grès, 'luartzitcz [Link]
Cinérites, tur.') volcaniques 20-100
Laves [Link]
Schistes graphiteux 0,5-5
Schistes sains 300-J.000
Gneiss, granite altérés 100- 1.000
Gneiss, granites sains 1.000- 10 000
".
-- --
Sol

Suite aux analyses faites ci-dessus, les combes de résistivité apparente des stalions SEN-) â 8
révèlent hien une anisotropie en profondeur mais ne donnent pas d'indications sur le degré 2-D ou
1-0 de la structuration. " en est de même pour le skell'.
I.e li/'/'er skell' et l'ellipticité, très sensibles au bruit, ne seront pas utilisés dans l'interprétation. Ce
phénomène avait déjà été constaté par C1101ITEJ\1I (1982) sllr le skell' ct l'ellipticité.
Toulcs ces considérations nous amènent à tenter une interprétation quantilative par modélisation
I-D ct par une évaluation de la distorsion tensorielle. L'analyse comparative des combes de
résistivité et des courhes de phases nous permet d'affirmer qu'il n'y a que quelques rares cas de
sllllil: sIJi{l sur l'ensemhle des stations ~ les e/Tets observés sont de nature galvaniquc et inductive.

On pourra mener une modélisation 1-0 en toute sécurité. I.a modélisation 2-D n'a pas été jugée
nécessaire car les stations de mesme sont éloignées et n'ont pas strictemcnt les mêmes directions
principales.

5.2 - Modélisation

'.'ohjet de la modélisation est de parvenir à simuler la réalité physique à l'aide de calculs


théoriques. Oans le cas d'un terrain homogènc et isotrope (1-0), l'opérai ion consiste à choisir le
nomhre de couches géoéleclriqucs ainsi que les valeurs adéquates de leurs résistivités et
épaisseurs, de façon que s'ajustent la courhe de sondage théorique et les points expérimentaux.
D'ordinaire, les champs élcclric]lles ohservés sont forlemenl polmisés cl peuvent montrer des
varialions importantes sur de courtes distances, en raison des anisotropies de la conductivité dll
sous-sol Actuellement des modèles de calcul sont disponihles pour déterminer les effcts des
structures 2-D et ceux des structures 3-D (TlNcj et HOIIMJ\N, 1(76).

5.2.1 Modèles 1-D


'.es programmes de calcul IItilisés dans le cas de stl1lcluralion I-D ont été d'ahord
« ne 11 r~SI » (tlirecl cl/I'I'elll l'esili''ily illversio/l) de ST()YFI~ ( 1(86) qui s'appuie sur 1111 algorit hme

de type Mi\HQIJi\lmT (1963); ensuite le logiciel « OCCAM» de CONSTi\IlUi el al. (1987) qui
produit un modèle lissé. Pour l'ensemble de ces programmes les données enlrées sont la
fréquence, la résistivité apparente, la phase cl les erreurs relatives. Nous avons choisi d'interpréter
les comhes de résistivité longitudinale (rAY ou mode TM) car elles ne sont aOcclées que par l'elTct
d'induction qui produit généralement une distorsion négligeahle (BFIHlICIIFVSKI ct [)MITI~IEV,
~~ --------------------------~

ss

1(76). Par contre les courbes transversales (PY' ou mode TE) sont très alTectées par une
distorsion de type galvanique.
En vue de slahiliser les solutions, des contraintes ont été imposées sur les modèles de départ en
s'appuyant d'une part sur les sondages pét roliers elTectués duranl les années 50 à 60 et, d'autre
part, sur les informations de forages hydrauliques plus récents mais heaucoup Illoins profonds.
'cs contraintes ont porté essentiellement sur des épaisseurs connues de certaines formations
géologiques. Les figures l-38 à l-46 représentent les modèles OCRESI et les modèles OCCAM
pour l'ensemble des modes TM des neuf stations de mesure. Nous notons déjà que certains
niveflux peu épflis sont bien mis en évidence par les modèles lissés. Par f1illeurs, nous avons tenté
d'inlerpréter les courhes de résistivité tirées des impédances efficaces que nous avons calculées
grâce flUX formules de nl~[Link] et OMITIHEV (1976) exposées ail paragraphe 2.5. Ces
modèles, théoriquement indépendants de l'orientation des axes de mesure, (Iinërent très peu des
modèles du mode (le polarisation TM (Fig.17). SlIr les ligures suivanles, les nlodèles OCCAM
sont en trait plein, les modèles OCRESI en tirets et les modèles de ln résistivité efficace en tirets-
points.

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lE

0.1 10 100
RE SI S TIVITE (And

Fig.I.38 - Modèles de la stalion 1


56

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Fig.!.]C) - Modèles de la starioll 2

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1

10 100
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Fig. 1.40 - Modèles de la station J


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57

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10 100 1000
RESISTIVITE (l\ml

Fig.l.41 - Modèles de la stalion 4

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1 10 100 1000
RESlSTIVITEltlm)

Fig.1.42 - Modèles de la station 5


58

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1
1
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1

10 100 1000

[Link])

Fig.I,43 - Modèles de la station 6

101r-- -r --.-_-t- -=....,.._----.

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0,1 10 100

RE51STlVI TE IOml

Fig.l.44 - Modèles de la slarion 7


59

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10 100 1000
01

RESISTIVITE (Oml

Fig.1.45 - Modèles dc la station 8

101 r-----------r-------;--~----._r_------_,

r---------

01 10 100

'HSISTIVITE (nml

Fig.l.46 - Modèles de la station 9

Les modèles ci-dessus mont rent dans l'ensemble une st rat ilicat ion en trois terrains (résistant-
conducteur-résistant), à l'exception des stations 2 et 8 où le modèle est de type quatre terrains.
Par itilleurs le modèle lissé fail apparaître plus de niveaux que le modèle dc type MI\I~QIJI\lmT,

mais les prorondeurs ne sont pas nettes.


60

STATION" -... -
e
~
et 10
·u .

...
'u
0:

Profo ndeur 0 ZC\0 400 600 800 1000


1ml
50~e
oro. \~Ok
momee~150ble l or 9 .1
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L1lhologle 5 oble 5 achlal~'

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STATION 6
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'u
0:
10
Pro fondeur 0 200 400 600 li 00 1000
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10r 1
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STATION 5 ---
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...
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0:

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Pro fo ndeur 0 100 200 ~oo


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orQ. +
50blel morne o rg.
liCble morne "1 co 1c. 1 orgile. J loble + Qrea
1
1

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1
1 J
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61
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T
Profondeur 0 1000 2000 1000
lm) T
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1IlholoQI, 0
1
0
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1
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1
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STATION 2 --
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Profondeur 0 1000 2000 )00()


lm) Sables Gri. + oro"e
lIrholoQie mornes Soble Mgi le
t Arkoll
cole.

1~
1
Strotigrophie s inonren 0 C~nomonien
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100
STATION 9

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1
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Pr 0 fondeur o 1000 2000


1m )

SlrollQrophie Mao strichlien

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62

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STATION 3
---
~ 100
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.. 10

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1
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~
~0

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,
gres
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soblt i
8
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00
uJQ.
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01.1
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1000
-
---
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Prolondeur a 1000 zooo
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mornn 1 •
Lilhologie
+colc. sable. argile
grés
,
Corneenn ••
1
Poléo. Moosl. Sénonlen crélocé moy. a inle'rleur
Sirotigrophie 1
1
K b.1

®
1000 STATION 8

100
,.,
>

..
III
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n 1

'.,
lX:

Profondeur a )00 1000 IAOO


1 m) 1

LitholoQle
3oC'tl colc.
+ sObleJ $ able T orgi le
1
gronile
III ~ org. 1

Slroligrophle
1

Go.1
~ 1'1 Créloce

....... ~ _ • .. n
®
6J

Il ressOl t dc la comparaison entre Ics modèlcs DCRES 1 et Ics logs géologiqucs, unc corrélat ion
d'autant mcilleure que Ics niveaux salés « 1 ohm.m) sont hien caractérisés (figures 1-44 à 1-46).

5.2.2 Modèlcs de sUllcrposiHoli


Nous avons appliqué le programme de calcul dc nAIII~ (1991) pour tenter connaître les
degrés dc structuration ainsi que les directions structuralcs régionales et localcs Ce programme
ut ilisc les éléments du tcnseur d'impédance aux difTérentcs fréquences. L'algOl it hmc de DAI ln
(l (91) mel assez bien en évidence les fractures régionales N \)0 qui traversent toul le hassin, de
même que l'ensemhle des directions stlllcturaies locales qu'on peut comparer aux linéaments
déterminées par LE PIW)1. et DIEN< i en 1985 (l'ig.I-50). Les valeurs du skell' régional supérieures
à 0,3 onl permis de déceler des slructures locales 3-D, qui sonl vraiscmhlablement induites par les
elTets conjugués des dilTérentes familles de fractures qui produisent un morcellement à maillage

carré (sites 3, 4 et 5). La station 8 est plus nellement 3-D que les autres, les valeurs de II y sont
plus élcvées (.>0,4), ce qui téllloigne dc l'importance de l'ellet galvanique de l'anisotropie
profonde. Le caractère 2-D est très souvent confirmé par la valeur de ~ supéricure à 0,1 aux
longues périodes.

5.3 - Discussions et synthèse

5.3.1 J)rofolHlcur cl résistivité du socle.


Les pro rondeurs du suhstratum du bassin sédimentaire sont mises en évidence aux stations SEN-
2,4,8 et 7 au moycn de la modélisation 1-D (DCRESI). Au sitc SEN-4, le soclc cst ù 2444 m de
profondeur sur le Illodèlc, sa résistivité étant dc 1400 ohm.m environ ~ ce qui correspond bien aux
données du sondage pétrolier de Kolobane (Kb. 1): cornécnnes atteintes à 2480 m. Au site SEN-
8, le modèle (l'ig.I-48c) donne 1170 ohm.m à 1100111, contre 726 m pour le granite du sondage
de Gassane (Ga. 1). Celle dilTérence de profondeur est liée, soit à l'inlluence de la structure 3-D
sur les mcsurcs, soit à la grande distance qui sépare le sondage pét mlier Ga. 1 ct le sondage MT
(15 Km), en aumellant une rorte variation latérale de la profondeur du soclc. Un phénomène
identiquc, mais heaucoup moins prononcé, se produit à la station SEN-7 : une profondeur de
875 rH sur le modèlc et 835 m pour le sondage de Linguère (Li. 1'.1), unc résistivité dc 29 ohm. III
qui s'adapte assez bien au socle schistcux probablement altéré en slllrace. En cc qui concerne les
autres sites de mesure, les raisons de la non-identification du socle peuvent être de trois types,
liées ou séparées, à savoir:
~ o
ECHEL.L.E
!O 100km
N 'I::::===-....[Link]'==- '

Fig.I.50 - Carte tectonique interprétative du Sénégal (d'après LE PRIOL et Dieng, 1985)


65

- la mauvaise qualité du signal enregistré aux longues périodes (> 100 s) ce qui limite les.
possihilités d'inversion (station SEN-9, rig.I-47c) ;
- 1'« effet de peau» qui fait que les filets de courant ont tendance il rester dans les terrains
superficiels relativement conducteurs et épais, plutôt qu'à s'enfoncer en profimdeur ;
- le faihle contraste de résistivité entre les roches cristallines du socle paléozoïque ou
précambrien et les formations sus-jacentes. A la station 3> l'ensemble lithologique du substratum
résistant inclut donc les sables secs du Crétacé inférieur et les conglomérats sous-jacents non
datés (JIig.I-48a). Un phénomène similaire se produit pour les granites de la station 6 et les
alternances sable-argiles dn Crétacé qui adoptent une résistivité de 400 ohm.m indifférenciée de
celle du socle (Fig.I-49b).
I.e programme lissé ne permet pas de désigner facilement la prorondeur du socle> mais il étaye
convenahlement les modèles nCRESI.

5.3.2 Ln profonllcllI' ct l'cxtcnsion lin nivcull snlé


De très faibles résistivités «1 ohm.m) sont rencontrées à des profondeurs qui varient de 470 m
(site 7) à 700 m (site 2). Le gradient géothermique ne peut pas expliquer ces faibles valeurs de
résistivité. En efTet> les températures relevées sont de 97°C il 3'103 m de profondeur pour Ti.1
(Thiénaba); 136°C il 4129 m pour Dl. 1 et 80°C à 2567 m pour le sondage Kh.l. Par contre> les
essais réalisés sl/r les nI/ides de forage ont donné jlOur Li. r2 : 21 g/l de NaCI entre 605 et 625 m
ct 65 g/I entre 775 et 794 m. Certains forages étudiés par M. Alll)lIlFHT (1964» en particulier
celui de Thiénaba> montrent qu'il s'agit d'une série infra-maastrichtiennc d'argiles compactes avec.
vers la base> des intercalations sableuses à eau salée. Cependant> on note l'ahsencc totale du sel à
l'Est de Linguère> dans le rerlo oriental> au niveau des sites SEN-6 et SEN-5 (Oioumanan et
[Link]éroll respectivement). AI 1DI mm '!' (1964) avait fait la même remarque sur la zone située à Ilest
du méridien 1tl°)O' Oucst> par l'étude des forages pét roliers. La figure 1-51 retrace l'allure de
l'extension dll niveau salé> ohtenll par corrélation entre les logs géo-électriCJucs entre Ndiass et
Ranérou.
66

Oucst Est
1 2 9 3 4 8 7 6 5
o Q v v v v v v v Q
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~ 500-1500 0111 Il.m
~
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2500
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1
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1 ;, ..---- - •
1
,. , JO-300 ohm.•Il
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..•
1
\
1
1 ~<1.5 ohm.m
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\
1
1 (invasion sat ine)
3000 "

:'

0, SOKm
'3 ~ 00 - ,

Fig.1.51 - Allure et extension du niveau salé inll"l-


maastricht ien d'après les logs géoélect ri'lues

5.3.3 Direcfions et dimensions sfrllcfll"~lles

[Link] directions structurales obtenues à l'aide des programmes respeclir.'i de Phoenix et de nAI m
( 1(91) sont parfois ident iques et/ou se complètent pour couvrir l'ensemhle des directions de
linéaments obtenues par 1,1\ PIHOI. et DIFNCi (1985), après interprétation de documents photos-
satellite LANDSAT,
I.e caractère 3-D, souvent montré par le paramètre 11, est probahlement lié d'une part à ta
conjugaison des différentes directions de fracturation et d'aut re part aux in1 rusions magmatiques
rencontrées, L'anomalie gravimétrique de Gassane, centrée à Il Km au nord du village, a été
provoquée selon J-L, LIOFH (1980) par une intrusion de corps lourds en forme de huile, située
entre 2 ct 14 Km de profondeur (fig 1-52), Celle intrusion est d'âge antérieur ù la couverture
sédimentaire ct ne l'affccte pas, L'anomalie gravilnétriqllc est associée à lInc anomalie magnélique
67

qui apparaît nettement sur la carte aéromagnétique établie par le nmeau de Recherches
Pétrolières en ]956.


G01
6BOm

)~
~o

30 ~Go550nt
20 ::::.---
10 _Sen-B
ANOMALIE RESIDuELLE OE DEGRE 6

D
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"-
"-
"-
r=,___--LF~,___-----"'-.

"-
,,-"'. --.. . 1
3"4",
_ ~ 1 VUE DE DES SUS 1

......
"-
"-
"-
A

Fig.l.52 - lnterprétation tridimensionnelle de l'anomalie


gnwimétrique de Gassiinc (d'après 1.1< i1:I~, 11)80)
68

5.4 - Conclusiou

L'interprétation des données acquises lors de cette campagne IUUIS a permis de décrire la
distribution de la conductivité électrique du bassin sédimentaire suivant le profil étudié. La
profondeur du socle est bien déterminée lorsque sa résistivité contraste sunisamment avec celle de
la formation sus-jacente. Un domaine occidental, dont la base du Maastrichtien est salée, se
distingue du domaine oriental non salé, situé à l'Est de Lînguère. Les directions de fracturation
sont très diversifiées mais on retrouve constamment la direction moyenne N 13° qui représente
tlne stmcture régionale ayant affecté le socle lors des premières étapes de la distension. La figure
1-53 schématise d'une part l'ensemhle des directions de fracturation décelées par modélisation,
suivant les différentes stations de mesure et, d'autre part, la position approximative de la limite
orientale du domaine salé infi-a-maastrichtien.
'",0 LEGENDE

1 Oir~clion principal r

S 5 Sonclag~ magn é-lol~lIur~qu~

" Limil e orientale clr


{'inva• .'[Link]ée Infru.
m [Link] 1e nn e

o SDkm

• TAMBACOUNDA

Fig.I.53 - Directions structurales et limite orientale du domaine salé infra-m32$trichtien


70

, i

CONCI..USIONS

1:objectif de notre étude, dans cette première partie, était de contribuer à la connaissance
des stfllctures du bassin sédimentaire sénégalais par la méthode de sondage magnéto-tellurique à
large bande de fréquences. Les méthodes gravimétrique et aéromagnétique antérieurement
appliquées ont permis de décrire ces structures dans leur grandes lignes; toutefois, les paramètres
mesurés (densité et susceptibilité) varient sur des gammes de valeurs moins étendues que celles du
paramètre de résistivité électrique. La méthode MT nous a fourni des informations substantielles
qui s'adaptent aux données de sondages géologiques existants. Le succès de l'interprétation MT
dépend dans une large mesure de la géométrie des structures de la couverture du bassin. Oans la
bande 10 KHz-400 Hz, les données sont dispersées et inexploitahles ; nous n'avons travaillé que
dans la gamme 400 Ilz-1800 s.
I.e premier problème que nous avons cherché à résoudre concerne la profondeur du
substratum du bassin. Sur ce point nous avons pli nous rendre compte des difficultés rencontrées
pour obtenir une bonne qualité du signal aux longues périodes, dans les zones de très forte
subsidence et assez conductrices comme au niveau du horst de Ndiass et à Keur Samba Kane.
Ailleurs le socle est atteint et bien caractérisé lorsque sa résistivité contraste suffisamment avec
celle de la série sus-jacente.
Les résistivités du socle varient entre 77 et 1400 ohm.m, traduisant une diversification
lithologique latérale importante.
L'un des résultats les plus appréciables concerne, comme on pouvait l'escompter, la mise en
évidence de l'extension et de la profondeur du niveau salé inrra-maastrichtien. I.a limite orientale
de l'invasion saline se situe dans le Ferlo, entre les stations de Lingllère et de ()ioumanan, comme
1 l'avait prévu la eGO en 1958 grâce à la méthode de sondage en courant continu.
L'utilisation parallèle de la méthode conventionnelle de détermination des directions principales et
d'une méthode spécifique qui s'appuie sur les invariants du tenseur d'impédance a permis de faire
la part entre les directions régionales et les directions locales. La direction Nord 13° est celle de la
principale structure régionale rencontrée, elle correspond vraisemblablement à l'une des directions
de fracturation du socle lors des premières étapes de la distension crustale du Trias.
!\. travers les quelques sondages MT effectués, nOlis sommes parvenus dans les cas les plus
favorables, à décrire la stratification des résistivités électrique du sous-sol suivant le transect
71

Ndiélss-Ranérou. Une augmentation de la densité des points de mesure pennellrail d'établir une
modélisation en deux-dimensions le long du profil étudié.
La méthode de sondage MT est légère et de mise en oeuvre f:1cile. Elle s'adapte hien à l'étude des
stlllctures profondes du hassin malgré certaines limites.
72

IJI{OSIJIJ=CTION MAGNI~TIQLJI~ AU SOL SUR LI~S

SECTI~lJI{S f)1~ TOMHOltONKOTO, KOLILOLJNTOlJ Kr


TONKOtJTO-LÉOBA (SÉN(~GAL OIUENTAL)
71

INTRODUCTION

Plusieurs études géologiques et géochimiques des formations hirimiennes ont signalé la


présence d'indices de minéralisation dans certains secteurs du socle au Sénégal oriental. Les
minéralisations les plus marquantes ont été compilées sur la carte géologique de la région du
Sénégal oriental au 1/200.000, établie par le fiureau de Recherches Géologiques et Minières
( Il)(l3).

Afin de calculer les paramètres géométriques (profondeur, largeur ou épaisseur, pendage)


el magnétique (aimantation) des sources magnétiques probables, nous avons mené une campagne
de prospection magnétique au sol dans les secteurs clés de Tomhoronkoto, Koulountou, Tinkoto
ct Tonkouto-Léoba. Autant cette prospection sera directe pour les minéraux magné! iques et les
gisements mixtes, autant elle pourra être un complément pour les études structurales (filon, faille.
contacls géologiques) et lithologiques des formations enfilllies sous l'épaisse couche latéritique.
L'acquisition des données a été réalisée du 10 au 20 mai 1()l)3 sur des profils limités et d'échelle
locale.

Dans la première section. nOliS ferons une description sommaire <lu cadre géologique et
géophysique cie la région du socle birimien au Sénégal. Ensuite nous exposerons successivement
les principes de magnétisation des roches, les résultats obtenus et les principales interprétations
retenues.
74

CFJAP1TR": 1
CONTEXTI~ GÉOLOGIQIJE ET G~:()PIIYSI()lllt:

Ln houlonnièrc de Kédougou apparaît comme un socle d'âge essentiellement


Prolérozoïque Jnférieur autour de 2,1 Ga. Elle est limitée ft l'Ouest par la zone mobile des
Mauritanides et recouverte en discordance par les formations plus récentes du hassin de Taoudéni
à l'Est (l'ig.11-1).

LEGENDE

11" ~ Gronlte pusl- le<.lllnique

EC3J Gronlte de flombodll

CEl Bolho/lle de Soroyo

1.'< J"I nolholilhe de I<okodion

[ml Supel groupe de Dlol~. Oole'mo

~ Supergroupe de Moko

y Chevouchemenl

/ faille

0 25 50 75km
1 ~) !

t-todlno·l(ouIO

~Il--'--~~l---I ------J

Fig.B.l - Structures géologiques de la houtonnière de Kédougoll (d'après fiASSOT et CAEN-


VACIIETrE, 1983h, modifié)

La géologie de la bOlltonnière cie Ké<1ougou a fait l'ohjet de plusicurs étudcs géologi<lues ct


cartographi(lIles (WITSIIAlm, 1965 ~ fiASSOT, 1966~ O'AI.I.O, 1')8); Ne jOM, \l)8S; Olllll, 1986),
, ,1• • J oI.,t
....

75

qui ont permis la définition des grandes structures et précisé les traits majeurs de la géochimie des
différentes unités.
Les formations de cette partie du craton ouest-africain sont communément subdivisées en deux
grands supergroupes :
- le supergroupe de Mako formé d'associations de roches volcaniques (basaltes, basaltes
andésitiques, andésites, rhyodacites) et hypovolcaniques (microdiorites et microgahbros), en
intercalation avec des ensembles de roches volcano-sédimentaires (tufs, cinérites, grauwackes) et
sédimentaires (calcaires, pélites et grès). Le supergroupe de Mako est intrudé par un plutonisme
basique à acide, constituant le batholite de Kakadian ;
- le supergroupe de Dialé-Daléma, situé dans la partie orientale de la boutonnière et formé
de roches à dominante sédimentaire.
Toutes ces roches, en dehors des xénolites métamorphiques, sont métamorphisées dans le
faciès schiste vert, très peu déformées et généralement à pendage très redressé.

1.1 - Unités lithologiques des secteurs de Tomboronkoto t Koulountou et Tinkoto

Les affleurements rencontrés dans ces trois secteurs sont globalement identiques. Il s'agit
de formations essentiellement birimiennes :
- un complexe basaltique;
- des pyroxénites à olivine ou serpentine orientés suivant la direction birimienne [Link]-
[Link], certaines pyroxénites sont riches en magnétite polaire (Koulountou) ;
- roches volcaniques à tendance basique métamorphique (basalte, gabbro) ;
- un complexe granitique calco-alcalin à biotite et amphibole qui présente souvent des
indices de minéralisation en galène liée à la blende, calcopyrite, molybdénite, or alluvionnaire en
particulier à Tinkoto (GTRAUDON, 1961) ;
- méta-andésites à façiès parfois bréchique ;
- des filons de quartz et des champs pegmatitiques.

1.2 - Unités lithologiques du secteur Tonkouto-Léoba

Le secteur de Tonkouto-Léoba est localisé dans la partie NW du supergroupe de Mako


qui occupe la partie occidentale de la boutonnière de Kédougou située à l'Est du Sénégal.
76

1.a synthèse des données géologiques et géochronologiques les plus récentes sur
l'évolution géodynamique et tectono-magmatique du supergroupe de Mako (DIA, 1988 ; 01011 et
al., 1990; ABOUCHAMl et al., 1990; DIA et al., 1991) permettent de retenir dans le secteur de
Sandikounda-Laminia (NW de Mako), les complexes magmatiques et métamorphiques suivants:
- un complexe d'amphibolites et de gneiss affleurant sous forme de xénolites
hectométriques dans les formations magmatiques;
- un ensemble volcano-plutonique rattaché au supergroupe de Mako, composé de laves
basaltiques, andésitiques dans leurs termes felsitiques ;
- un ensemble de gabbros lités associés aux termes évolués formant un complexe
plutonique lité, intrusif dans les termes volcano-plutoniques de Mako ;
- un complexe granodioritique réparti en plusieurs plutons (Kaourou, Laminia). Ce dernier
est formé d'associations de roches plutoniques basiques et acides intrudant les termes du
complexe plutonique lité.
L'évolution tectonique et structurale de cette partie du supergroupe de Mako est marquée
par l'existence de couloirs de cisaillement métriques à hectométriques de direction générale N-S à
N160° reprise, par endroits, par une composante N40°.
La tectonique cassante très tardive se manifeste principalement sous forme de failles dont
les principales directions sont: N-S, N45°, NIl 0° et de pendage subvertiea!.

1.3 - Aperçu géophysique

Les principales anomalies gravimétriques décrites au Sénégal oriental sont les suivantes
(PONSARD, 1984; Fig.I1-2) :

- les anomalies positives qui, en général, coïncident avec les séries métamorphiques
(Mako, Dialé, Daléma) ;
- les anomalies négatives qui correspondent aux massifs granitiques (Samboka.
Saraya), à l'exception du massif de Bambadji.
La Compagnie Générale de Géophysique a établi en 1962 une carte des anomalies
radiométriques, et aéromagnétiques du champ total dans la région de Kédougou. A la suite de
cette couverture aérienne, vingt et un secteurs sélectionnés (dont dix-huit s'étendent sur des
anomalies aéromagnétiques et radiométriques) ont fait l'objet de prospections géophysiques au sol
à l'aide des méthodes suivantes (CGG, 1966);
77

CGCNfJ •

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1
CCHCLL 6
IJ JO
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1

[Link].2 - Carlc dcs anomalies résiducllcs de la houlonnière de I<édollgoll (Pc INSi\Hn,19K4)

- magnétisme au sol ~

- prospection électrique ~

- polarisation spontanée:
- électromagnétisme TURAM ~

- radiométrie.
Les résullats de cette étude onl permis d'étahlir une c1assificalion des anomalies géophysiques,
pour guider les filtures prospections minières.
Le profil de sondages audio-magnéto-tellurique elTectué par RIT!. el al. (1993). leur avait
permis d'élaborer un modèle électrique en deux-dimensions dans le secteur de Tonkouto-Léoha.
avec tme maille de 500 m.
· ~, :' ,l

78

rHAPnlU~ 1/

MAGNÉTISATION DES 1l0CIII~S

l,a théorie du magnétisme terrestre et les principes de la prospection magnétique au sol


ont été amplement exposés par LI\SFI\IH/l ms (1966) et par [Link]'(!Rn el li/. (llJH 1).
La plupart des éléments constitutifs des roches sont peu ou très peu magnétiques. La
susceptibilité magnétique k représente le paramètre physique essentiel. La réponse des roches et
des minéraux est conditionnée par la quantité de matériaux magnétiques qui y sont présents; ces
derniers ont des valeurs de k hien plus élevées que les autres minéraux (magnétite, ilménite,
pynhotite) Des difrérences importantes se manifestent ainsi dans le champ principal, par suite de
la variation de la teneur en minéraux magnétiques des roches voisines de la SurlllCC.

2.1 - Aimantation permanente

L'aimantation d'une roche est dite permanente quand elle suhsiste en l'ahsence de tout
champ magnétique extérieur. Elle résulte de cinq aimantations de types dilTérenls :
- l'aimantation thermorémanente (ATIt), mécanisme essentiel de l'aimantation des roches ~

- l'aimantation rémanente isotherme (ARI) ~

- l'aimantation chimique (ARC) ;


- l'aimantation détritique;
- l'aimantation visqueuse.
Le magnétisme rémanent d'une roche peut être important et avoir une polarité très différente du
champ actuel.

2.2 - Aimantntion induite

L'induction est heaucoup plus importante que la rémanence exceptés quelques rares cas
(bnsalle, certains minéraux). L'intensité d'aimantation 1est proportionnelle au champ appliqué:
1 = k.11 avec k la susceptibilité magnétique et Il le champ appliqué.
La susceptibilité magnétique d\me roche croît très généralement avec le pourcentage de magnétite
el d'ilménite qu'elle contient, elle varie avec le champ Il à tempérai ure ordinaire et avec la
19

température pour TT constant. Lc tahleau ci-après donne quelqucs valeurs moyennes de


susceptibilité de minéraux et de roches.

T /\IlI.E/\1I r : Valeurs de suscept ihlité dc quelques minéraux ct


roche~ d'après L/\SF/\ IH il WS
{I ()66 ).
Minéraux et roches Susceptihilité
magnéliquc (x 10.6 )
Magnétite >100.000
1lménite 30.000
Pyrrhotite 7.000
Hématite 150
Augite 150
WoHi'amite 210
Oiorite [Link]
Péridotite-Dolérite [Link]

Orthogneiss 1000 à [SOO


Schistes 100
Argile 200
Grès o à 150
Calcaire o à 10
Anhydrite cl Gypse 1 à 10

Nous pouvons remarquer que les roches sédimentaires ct les évaporites possèdent les plus basses
susceptihilités moyennes) les roches ignées basiques les plus élevées
L'induction magnétique est le champ total à l'extérieur d'un corps. Ellc représente la résultante du
champ appliqué et de l'aimantation:
Il = TT + 41t.T
n est exprimé en Tesla (unité ST) ou en gauss (u.e.m ou système c.g.s) ; l'unité pratique est le
uamma-'Y- (1 gamma = 10-5 gauss = 10.9 Tesla).
I,e rapport de l'induction Il sur JI, champ qui le provoque, définit la perméahilité magnétique II.
Egale ~ 1 dans le vide, elle est liée il la susceptibilité k par la relation:
Il = 1 -\- k
80

2.3 - 1)rincip311x types tic magnétisme

l,cs matériaux (éléments minéraux, roches) peuvent être classés dans trois groupes suivant
leurs propriétés magnétiques: diamagnétique, paramagnétique et fcrromagnélique.
Lorsqlle la susceptibilité magnétique d'une matière cst négative, clic cst dite
<liamagnétiquc ~ l'intensité <le l'aimantation in<luite s'oppose ail champ inducteur. Cellc propriété
est faible devant les autres formes de magnétisme. A celte catégorie se rallachent la plupart des
gaz, l'eau, les oxydes, beaucoup de métaux (or. mercure. argent), la presque totalité des composés
organiques.
Les corps paramagnétiques ont une susceptibilité magnétiquc positive. Ils perdent leur
aimantation dès que le champ extéricur disparaît, c'est le cas de la plupart des rochcs.
[Link] corps ferromagnétiques sont les moins nomhreux mais ont les susceptihilités les plus

élevées AloI S qllc les slIsecpl ihilil és des slIhstanees para 011 c1ialllagnét iqllcs SOllt illlëriemcs à 10-
1 u e m, Ic fer, le cobalt, le nickel ct Icurs alliages ont des valcms 106 fois plus grandcs.
Lc chrome ct le manganèse, paramagnétiques à l'état librc, f(mllcnt <lcs comhinaisons
ferromagnétiques avec de nombrcux métalloïdes: Mnni, CrO, CrTe. Les minéraux responsables
dcs propriétés magnétiques des roches appartiennent principalemcnt au systèmc ternaire FeO-
TiOrFe20] (Fig. II-3). Les autres minéraux sont la pyrrhotite et les oxyhydroxydes de fer
(goethite l'eOOlIa et lépidocrosite FeOOTTy).
I.e point de Curie est la températllfc à laquelle l'aimantntion d'unc suhstance lèrromagnétique
devient négligeable. Pour la magnétite -l'e J O..- par exemplc, le point de ('mie est de 578°C. sa
densité est de 5.20 et son aimantation de saturation à la lempérature ordinaire est de 480
uem/cm J .
81

llménitc
FeTiO 3

lJlvospinelle
Fe.,TiO 4

----

FeO Pc :,0" Fe}) 3


Magnétite Ilému"lile
Mughémilc

[Link].3 - Diagramme ternaire FcO-Ti02-Fc20]


82

r/fAPfTRE /fT

ANALVSE DES [Link]

(.es prolils magnétiques ont été effectués sur les quatre sites suivants:
- Tomboronkoto
- Koulountou
- Tinkoto
- Tonkouto-Léoba.
Les résultats sont obtenus sous forme de courbes d'anomalie du champ total, après avoir réduilles
données. L'extension des zones de levé étant limitée, aucune correction n'a été faite sur les
variations de latitude pour le champ total (4 à 5 y/Km). 11 en a été de même pour les corrections à
l'air lihre, car le gradient vertical varie généralement d'lin maximum de 0,01 y/m allx pôles à un
minimum de -0,015 y/m Ù l'éqllateur magnét ique. L'inlluence de la topogrllphic est négligeahle, les
dilTérences d'altitude ne dépassent pas 10 m.

3.1 - Instruments et procédures de mesure

L'acquisition des données II été faite à l'aide de deux magnétomètres scalaires à précession
nllcléaire de type (;md, d'une sensihilité de 0,01 nT et d'une précision de 0,2 nT. L'un des
appareils reste immohile ct sert de hase, l'autre sert de mesure suivant le profil choisi ~ les deux
appareils sont synchronisés. Les mesures sont ultérieurement réduites, ensllil e la valeur de
rérércnce est retranchée pour ohtenir l'anomalie dll champ totlli. Les spécificat ions des appareils
°
sont données en annexe. La campagne de mesures s'est déroulée du 1 au 20 mars 1c)()1.
Nous avons elTectué une prospection ail sol avec IIne mesure tOIlS les dix Illèl l'CS, quelquefois
IOlls les dellx mètres, le capteur maintenll constamment à J m du sol à l'aide d'Ilne perche.
I.'orienlalion des prolils a été choisie de manière à recollper les directions structurales
cartographiées ct de se rapprocher du nord magnétique pour ohtenir lin signal optimllm.
(.'utilisation en parallèle d'un (;PS « Magellan» et de repères cartographiques, a permis de
positionner les extrémités de chaqlle profil.
81

3.2 - Traitement et analyse des données

3.2.1 - Tomboronkoto

l,a ligure lf-4 présente le contcxte géologiqllc dll profil principal réalisé à TOlllhoronkoto.
Il s'agit d'lin levé de 3S00 m de long avec lin pas de 10 Ill, orienté NOl1So, l,es coonlonnées sont
12 D 48'20N, 12°17'24W pour le point origine et 12°49'02N, 12°18'38W pOlir le dernier point.

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L 1

Schislts

~ Amph;bol;,O Roui rs

~ BaSallt. gabbro l--.....jl Prof·il magntl"qut T'


~ FIlon dt qu~rlZ
ou prgmallit

[fig. liA - Contexte géologiqllc du proril '1'-1 (d'après BRGM, 19(1)

Les profils suivants sont elTectués sur certaines parties du profil principal 1'-1 avec une échelle
rédllite et lin pas de 2 III :

- le prolil 1'-11 long de 300 m , effectué en vue de (Iétailler les anomalies du déhut du
profil 1'-1 ;
84

- Ics profils 1'-12 ct 1'-13, parallèles ct eITect liés ail niveall d'une marc pOlir tenl cr de voir
l'originc dll gradient d'anomalie excessif signalé par le magnétomètre vers 2000 III dll point de
départ dll profil T-1 ~

- le profil T-14 qui prolonge Ic levé T-1 vers Ic sud-est, ail niveall (III plateau latéritique.
sur une longllcur de 280 m ;
- le profil T-15 parallèle au T-14 mais décalé de 100 III ft l'Est ct s'étend sur 246 m.

[Link] l~e prolil T-1


La ligure Tl-5 montre l'allure de l'anomalie magnétique sllivant ce profil. Les anomalies
sont négatives et deux domaines sont distingués: l'lin de faihle anomalie «-, 00 y) jusqu'à

2000 Ill, l'autre, d'anomalies moyennes (>-100 y). Celà imlifllle vraisemhlahlement lin passage des
amphiholites allx schistes cartographiés et séparés à cet endroit par les liions de quartz.

20-~-----------

o- SE NO
-20-

-·10 -

-00-

-1111-
11l
(Il -100-
a -120 -
a
(Il
ev -1,10-

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(Il
- 180-
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o fiOO 1000 15111l :!OOO :~~lllll :HlIlIl
[Link] (rn)

[Link].S - Profil d'anomalies de Tornhoronkoto ('1'-1)


85

En outre, à l'intérieur de chacune de ces formations, il existe des hétérogénéités de diverses


échclles qui se manifestent par des anomalies en particulier dans Ics amphiholites à 200 Ill, 400 m,
SOO m et 1200 m de l'origine. Le contact entre les deux formations se localise à 1700 m par une

forte magnitude qui doit être accentuée par la présence de 1i1ons de quartz assez larges qui
séparent les deux formations. 11 en est de même pour le hirimien d'origine parR métamorphique.

[Link] Profil T-Il


Ce profil d'un pas de 2 m, étahlit qu'il existe des anomalies de très pClite longueur d'onde,
parfois inférieure à 20 m, et de faible magnitude. Ces anomalies doivent être inhérentes aux
oxydes <le fer magnétiques mais très inégalement réparties au sein de la dalle latéritique
superficielle (Fig.1l-6). De ce fait, on préférera parler plutôt de « parasites » ~ c'est là une des
principales limites de la prospection magnélique au sol, liée à la grande sensihilité (les appareils.
NOlis avons pli égalcmcnt rcmMqllcr (l'unc pari Cl"C la valcllr (Ic!> anomalics <:st cn partie liée à III
valcur dll champ à l'originc d'ul1 profil et <Iue, <l'autre part, la forme dc la COlllhc d'anomalie reste
inchangée.

150 - . - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

- SE NO

100

.. 50
ai
fi
o
~

11-

-fiO -'-'--'-11-1-,--,-,-,--,-'--'--'--'1-'Ir-,T-,--rr--r- r- r--[ r --T 1 --f- I--T- r -l',-r-


o 511 I(lll 150 2011 2f>n :1110
!lb! 8/1"" (Ill)

Fig.1I.5 - Profil d'anomalies 1'-11


86

[Link] Profils T-12 et T-13


('es deux profils parallèles et de même sens, conlirment les ohservalions faites fUI T-li el
montrent aussi un important gradient <le la courbe moyenne qui alleint 50 y sm ulle distance de
180 m (Fig. Il -7).

2110 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

SE
250

~III

Cll
S 2:111-
a
co 1
1
~220 .- 1
1
Ci
1
/'
co 210
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.of. 200 /'
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1110 - - '1'-1:1
/ J
/" - - 'l'-I:~
1-'0 - - ,----r---T-,-----, l ,-,-,--,----)---1 --1 ---,-----r- n
- ,--,---

n nU 100 ttio 200


Dislnnce (m)

[Link].7 - Profils d'anomalies T-12 et T-13

[Link] Profils T-14 et T-15


La f1gme 1I-8 montre une importante anomalie négative étalée sm 20 m, de magnitude
heaucoup plus prononcée sllr le T-\ 5 (350 y). D'après les f()rmalions géologiques cartographiées,
celle anomalie pourrait correspondre au conlact vers le Sud, entre les amphiholiles el les schistes
recouvertes d'une importante dalle latéritique qui est à l'origine des parasiles ohservés vers la fin
du profil T-14.
87

200 - - , - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

NO

100 -

l'
1
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l ,
.~ -100
.-. 1 1
CO
8o , 1
c \ 1
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\ 1
\1
-:JOO \1
~ ---- -- '1'-1-1
- -- '1'-15

-IOII----r--,--,---r--r--'--'"-,---'---I---'--,-----, --'"""1-'-' 11111 l ' ..•••J.. -- I-


Il r.C1 1Il CI 1f.1I :!IIC1 ll
Ilblllllt;.) (Ill)

Fig.H.8 - Profils d'anomalies T-14 et '1'-15

3.2.2 - KOlllollntoll

Le cadre géologiCJue est présenté à la ligllre 1I-l). Les deux profils cflèelllés sont de même
direclion et sont décalés de 300 m. L'azimut N126° a élé choisi pour recouper à la fi)is la faille
présumée et les roches volcaniques ulLrabasiCJues et hasiCJlIes minéralisées indiquées sur la carte
géologiCJue.
Lc profil K-1 ([Link]-10) montre une anomalie de grande magnitude (11 SOO y) avec une courbe
élsymét riquc qui préscnte localement des anomalies de pet ite longueur d'onde La position du
maximum positif par rapport il la carte géologiqllc indique qllc celle anomalie est
vmisemhlablement liée il la fmclure régionale signalée à cct endroit. Comme les gradients de
J'anomalie majeure sont forts et comparables des deux cotés, on peut supposer que la faille est
dans lin plan vertical et CJu'elle est sub-affieurante. L'anomalie moyenne symétrique à 1200 m.
rcflète le passage latéral des ultrabasites au filon de microgranite à ntihle susceptibilité
magnétiCJue.
I.e profil K-2 ne présente aucnne anomalie remarCJuable lorsqu'il est reproduit à la même échelle
que le profil K-1 ([Link]-11).
8R

12°10
13°00
"
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"
-. +
~ ,1
+ +[Link] +
+ +
-:-
~
l'
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1/
.r,. \\ + + ...
+ +

~ Schistes P~rido- pyroxénile s


~

II' AAI Amphiboliles Gronlte otectonique

~ Gronite synleclonique ovec


1-- 1Bosolte, gobbro L~ lendonce diorllique

~ L olérile
~
/

Profil mognelique
~ Granite synleclonique Filon de quortz ou pegmotile
Foille proboble
Mic rogronÎle, opli le
ou rhyolile
L---' ---l

[Link].C) - Contexte géologiqlle <les profils I<olllollllioll , (1<-1) cl 2 (K-2) d'après


I1RGM, 1963
;. -

89

I~-:

11000
--------- --------------,

NO
SE
7000 -

6000 -

5000 -

CIl
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S
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cd 3000 -
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.....
QJ
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2000 -

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80 \ 000 -

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-2000 -

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-·1000 - ,-~,-------,-- ---T---- -- 1- - - - T --------1--


1
1
0 500 1000 lflOO
Disl1\l\f:e (HI)

[Link] - Profil d'anomalies KOlllollntoll 1 (1<-1)


8000,------'-----------------------,

:\0 SE
7000

[Link] -

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~ ..000 -

.. 3000

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1000 -

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-3000

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- - r - - ' - - - ' - - - ' - - - T t-----., - -
:'00 tooO
[Link] (ml

[Link].l1 - Profil d'anomalies l(olliollnioll 2 (K-2)


90

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o 2 4km
b'====~====lj

1'--' '~I Schiste 5 [2:22J Ande'sile s

~ Pe'rldo- pyroxénlles

F- 1Bosolle,lJobbro ~ Gronile ole clonique

~ Filon de q~orlz
~ ou pelJmOllle c:=J Lol~rile
Roule
Profil mOlJn~lique

[Link].12 - COlllexle géologique du profil de Tillkolo (BRGM, 19(1)


91

3.2.3 - Tinlwto

La figure 1f-12 indique la localisai ion du profil de Tinkolo (Tk) elTectué à Iravers les
graniles alecloniques à hiolilc cl anlphibole et les amlésiles. I_cs coordonnées GPS de l'origine du
prolil sonl 12°55'36N, 12°07' 1JW ; ccllcs du dcrnicr point sont 11°56'15N, 12°()8'J2W. Des
indices d'or ct de galène entre nulres, ont élé signnlés au nivcau des filons de quarlz issus du
gl anite post-Iectonique de Tinkoto. La prospection géochimiquc réalisée par GIHt\\ JI )()N (1961) a
révélé d'une pnrt quc les anomalies significatives n'apparaissenl que pour le plomh cl l'or ct,
d'autre part,que les indices minéralisés étudiés n'ont aucune valettr économique. Sur la quarantaine
de filons sériés, la paragénèse est typiquement celle d'un OPGC à gangue dc quartz.
Le profil d'anomalies ([Link]-13), d'orientation N31O° el de pas de la m, explÎme le caractère
relalivement plus paramagnétique des andésites par rapport au granite à partir de 1000 m. En
cnèl, il cxisle unc dillërencc moycnne d'anomalie de 200 y enlre les andésiles cl le granitc. Les
fOlies anomalies négal ives pcuvcnt s'cxpliquer par la présence <le minéralisations au sein des filons
de quartz.

--~--~-- - - - ,

SE
200 -

100 -

0-

.....
Q)

ai -lOO-
S
o
~
~
-200 -

-:101l-

--100 mu r---I--,-T~ r -T --,--,--,--, r-r·--r-----r--,--,---r --'--,---'---1-


o 500 1000 \ 500 21H10 2500
Disl anee (Ill)
[Link].1J - Profil d'anomalies de Tinkolo
92

3.2.4 - Tonkouto-Léobn

La ligure lf-14 reproduit le contexte géologiC]ue du profil TOllkollto-Léoha (1'-1.). C'est lin
profil de direction moyenne NO-SE C]ui s'étend sur 7000 ln, tout ail long de la piste qui mène dll
village de Tonkouto vers Léoha. Le levé débute au point de coordonnées ars 13°34'14N,
12°06'48W et se termine au point de coordonnées 13°32'20N, 12°Ol'47W avec lin point de
mesure tous les 10 m.

"'1---------\
1 1 ~~ 1 Jf 1
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l77771 p ~liI ... ailnil... phlonll'I rr"ji1


Gronl" Iynlicloniqui OVIC:
ILLLLI IIrouwockll' combrlln 1 ~ po(lnlOuK d'omphlbollt..

l',:,~1 Sc:hlal . . [=:::J Lol;rlll

~ BOloltll, Ilobbroa ::z:c:sz:: ComplUI filonlln acidl

:::::::::= Filon dl quorll ou pillmolili


l" /1 ~ 1 Gronile atnleclC?nique avec
lendllnce dlllrlllqut _ - Failli prilum;1

[Link].14 - Contexte gélogiC]lIe cllI profil Tonkolilo-Léoha (BI~(jM, 1(63)


9]

Ce secteur a été ciblé pour mieux étudier la forte anomalie décelée par la eGG (1 (62) et pour
confronter les données magnét iques avec les résultats magnélo-telluriques ohl enus auparavant
(RIT/. el ul., 19(3). Le profil d'anomalies ([Link]-IS) traverse d'Ouest en Est Ics granites
syntcctoniques, la série de basahcs-gahhros, une faille NE ct les granites sYlltectoniqlles 1\

._--_._-_ ... ---._----- "-"--- - - - - - - - ,

1i00 _ Ouest.

·1011

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lJ1
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S
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CIl
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-400-

-(1110 --

-lIOO - ----,------·-1----.----·- r~~-~----T----I-~---I- - --1 ----... r .....-,-.----.---'


o 1000 :!OOO :'11I00 <1000 flOOO 6000
Oistance (Ill)

Fig.l1.15 .. Profil d'anomalies Tonkouto-Léoha

st flIclure porphyrohlasl ique. Les anomalies sont glohalement posit ivcs ù l'Est de Sandikounda,
négatives à l'Ouest. J)cux pointcs fortes se manifestent l'unc ù Sandikollnda el l'autre 500 III plus à
l'Oucst, suivie d'une fortc valeur négative (-700 y). Les deux poinles indiquées ci-dessus
correspondcnt aux cumulats gahhroïqucs décrits par Dlt\ (1988) 1.'anomalie centrée à 3600 m de
l'origine du profil, pourrait être relative à la faille cartographiée.
L'allure du profil magnél ique T-L confirme les résultats de la CGG (1962) à cet endroit où une
l'orle nnomalie du champ totnl «1000 y) n élé mise en évidence à l'Esl de 'l'onl\Oulo, à la suite
d'ullc campagnc néromagnétiCJllc qui a couvcrt la région <.III Sénégal Orienlal ([Link]-16).
94

li'[Link].16 - Carte d'anomalies aéromagnél iques de Kédougo\l dans le secteur de


Tonkouto-I.éoba (COG, 1962)
95

rllAfll71U,; IV

INTEllPRÉTATION

Dans ce paragraphe, seule l'aimantation indllite a été prISe en compte lors de la


modélisation. Les aimantations rémanentes existent fréCJuemment mais sont dillicilement
séparables de l'aimantation induite.
Le programme d'interprétation en deux-dimensions utilisé est ceilli de CAMPIlEI.]. (1983).
Il s'agit d'un algorithme qui permet de connaître l'eITet magnétiCJue exact dcs corps de forme
géométrique simple. Les programmes de modélisation 2-D reposcnt sllr l'éCJllalion de LAPLACE
pour les amas sphériques ou cylindriCJlIes et sur le calclll intégral pour Ics liions ou pills
gl~néralemellt pour les structures paramagnétiCJues cylindriCJues à génératrices horizontales.
La méthode d'interprétation est celle de la comparaison des anomalies expérimcntales avec celles
<le l1lodèles cie corps paramagnétiqucs, la solution n'est pas IInique. 1\11 cours de celte
modélisation, la valeur de la profondeur de la hase des corps agit très peu lorsqll'clle dépasse
200 m ~ de ce fait, nous avons fixé la profondeur maximale de l'ensemble des corps à 200 m.
Les valellrs d'inclinaison et de déclinaison du champ local ont été ohtenlles grâce au modèle
IGRF-90 (LANGEL, 1992).

4.1 - Tomboronlcoto

La modélisation a été faite par portions de 1000 m, avec des stations distantes de 20 m car
le programme de calclll n'admet pas plus de 50 points de mesures. [Link] composantes du champ
total données par l'IGRF-90 sont: une inclinaison de 5,2°, une déclinaison de _8,9° et une
intensité de 32329 y.
Sur la portion 0 à 1000 m, six corps verticallx sllh-anlellnmts sont identifiés, dont les
cliOërellces d'aimantation sont glohalement inféricures à 40g ([Link]-17) Leurs Imgeurs varient
ent re 70 m pour le corps 6 ct 205 m pour le corps 5. Les corps 1, 3 cl () représent enlient des
filons de qllartz assez peu minéralisés injectés dans les amphibolites.
96

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[Link].17 - Modèle du prolll de Tomhoronkoto 1 ent re () ct 1000 III

Sur la portion de 1000 il 2000 m, quatre modèles de corps verticaux de filihle profondeur
(<--1 Ill) sont ident ifiés (Fig. If -1 R). Les corps 2 et LI sont les plus magllét iqlles et représentent
également des liions de qllartz peu minéralisés ou des pegmatites ail sein des amphiholites.
Oe 2100 à 3100 m, on passe aux schistes dont les valeurs d'aimalltat ion sont inférieures à
celles des amphibolites en valeur absolue ([Link]-19). Les :zones de filons minéralisés peuvent être
assez larges (corps 2 : R5 Ill) ou pills réduites (corps 4 ct 6 : 10 Ill).
91

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[Link].l8 - Modèle du profil Tomboronkoto 1 de 1000 ct 2000 ln

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Fig.11.19 - Modèle du profil de Tomhoronkoto 1 de 2100 il 1100 III


.. -

98

[Link] anomalies magnétiques du profil de TOlllhoronkoto sont essentiellement liées à la présence de


liions de quartz minéralisés ou de pegmatites. Cependant, d'après les faihlcs valeurs (l'aimatation>
les filons notés ail sein des schistes sont heaucoup moins minéralisés que ccux qui se situent dans
les amphibolites.

4.2 - KOlllolinton

[Link] plus fortes anomalies de notre campagne sont ohtellues sur le profil <le KOtllountou 1.
Le champ magnétique dans ce secteur présente les caractéristiques suivantcs calculées par le
modèle IGRF-90 : 1=5,4° ; 0=-8,9° et le champ total F=32358 y.
Le modèle reteml comporte six corps paramagnétiques stlh-verticaux> de làihlc profondeur (1 m)
et peu épais (Fig.11-20).

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200
,

[Link].20 - Modèle de Kouloulltou 1


99

('es corps se localisent au niveall de la faille cartographiée dans cette zone. Les corps 3 et 5 sont
les plus magnétiques (6400 et 5500 nT respectivement), ils sont séparés par lin troisième corps
relalivement moins magnétique (3000 nT) et large de 155 m. Le pic d'anomalie à 6000 nT n'est
provoqllé que par un corps de 1900 nT d'intensité mais qui est pills superficiel que l'ensemble des
autres corps.
I\u sein de la fi"acture, il existerait des panneallx diversement magnétisés. On peut considérer que
ces dilTérences d'aimantation correspondent à des degrés divers de minéralisation ou de
reconcentration. Cette minéralisation serait liée à la montée de solutions minéralisantes en la
faveur de l'accident que constitue la faille. En effet, en dehors de celte fracture, les pérido-
pyroxénites sont stériles car elles ne présentent pas d'anomalie remarquable.
Toutefois, les données sur l'intensité d'aimantation uniquement, ne permetlent pas de déterminer
l'importance d'un gisement ou sa teneur. Seulllll forage de contrôle peut vérifier les prédictions du
calclIl
POlir s'assllrer qu'il ne s'agit pas seulement d'lin amas magnétiqw: limité, il falldrait mlllliplicr les
profils de mesure perpendiculaires à la faille, et établir une carte des isanomales.

4.3 - Tinkoto

Le champ magnétique local donné par le modèle 1<JRF-90 est 1=.;5,5 0 ~ 0=-8,9° et
r=32J80 y.
La figure TT-21 montre deux corps paramagnétiques (1 et 3) verticallx et de section peu large. au
sein d'une matrice très peu magnétique.
Comple tenll dll cadre géologique et géochimiqlle (Gmi\t JI)ON, 19(1), ces corps peuvent
correspondre à des pegmat ites ou à des nions de qllartz minéralisés, injectés dans le granite de
Tinkoto.
1\11 delù de 800 m de l'origine dll prom, les anomalies sonl exclusivement poslllves et la
modélisation devient laborieuse sinon impossihle avec l'algorithme de Ci\MPllIo'I.L (1<>8J). Mais au
VII de la forme de la courbe d'anomalies sur les andésites, on pellt admettre qlle le magnétisme de
celte zone est dft au phénomène de parasites lié vraisemblablement allx oxyhydroxydes de fer de
la cOllverture latéritique.
100

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200

[Link].21 - Modèle du profil de Tinkoto

I.e secteur de Tinkoto présente donc des aspects similaires ail secteur de Tomhoronkoto.
avec des anomalies faihles à moyennes liées essentiellement aux filons de quartz minéralisés et/ou
aux pegmatites.

4.4 - Tonlcollto-Léoha

Les composantes du champ local données par le modèle IGRF-<)O sont 1=7°. 1),=_8.7° et
F·· 32581 y.
La portion 500 à 1500 m montre quatre corps paramagnéliqlles verticallx cl profonds de
2 m (rig.1l-22).
La fOlie anomalie négative centrée vers 1200 m est attribuable au corps 3, d'une intensité de
200 nT et d'une largeur de 30 m.
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101

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[Link].22 - Modèle de Tonkoulo-Léoha enlre 500 et 150n m

Sur le modèle de la portion 1500 à 2500 Ill, les aimant at ions des eorps ne dépassent pas
1,10 nT, ce CJui indiqlle IIne raihle aimantation donc une nlihle concentrai ion en minéraux
magnétiques ([Link]-23).
Ali delà de 2800 m, les anomalies sont positives, le programme de calcul de CAMPBEI.L
(1983) n'est pas [Link]. Touterois, on peut noter CJue les anomalies cenlrées sllr )600 m, d'une

magnitllde de 250 nT et sur 6600 Ill, présentent tOIlS les aspects d'une anomalie liée à une faille.
r~n enèt, même dans les terrains de f<lihle susceptihilité magnétique, la présence d'II ne làille crée de
notables anomalies. D'après C. [Link] (ill !.ASI:AIH il J1:s, 1()66: 118-119): « les
mouvements répétés qui ont donné naissance à la raille s'accompagnent de vibrations et
l'amplitude de celles-ci est maximum au voisinage du plan de f<\ille ~ or une roche soumise à des
vibrations répétées aCCJlliert lin magnétisme permanent ». Par rapport ail modèle 2-0 électrique de
RIT!. el al. (199)) dans ce secteur, nous n'avons pas pli établir une honne corrélation avec le
modèle magnétique
102
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(1) (2) (1) (4) (S) (f»


200

[Link].2J - Modèle de Tonkouto-Léoba entre 1SOO ct 2500 III


103

CONCLUSION

L'interprétation des anomalies magnétiques a permis de localiser <les filons <le quartz et de
pegmaliles filiblement minéralisés «500 nT) dans les encaissanls schisteux de Tomhoronkoto au
sein <III granite de Tinkoto. Ces filons sont sans intérêt pour la magnétite et l'ilménite car
l'expérience montre que les anomalies dignes d'intérêt sont supérieures à 500 Y CfI:I.I:0UD el al.,
1(81). Mais il est connu que ces filons peuvent renfermer <l'autres types de minéralisations dont
l'intérêt économique reste à être démontré par les méthodes géochimiques.

Les fortes anomalies ohservées à Koulountou sont attrihuahles à des sources peu
pro rondes «5 m) et fortement magnétiques Gllsqu'à 6000 nT) rencontrées dans le sillage de la
zonc de hroyage qui affecte les péri<lo-pyroxénites. [Link] contraslcs <le sllsecplihililé magnétique
SOli' dOliC importallis ct la magnélite polaire, d~ià décrile dans celle zOlle par le n1tGM (1963),
est li mett re en callse, en pal1 je. Néanmoins, il faut noter CJII'1I11 pendagt~ 1rès redrcssé du plan de
faille peut contribuer à l'accentuation de la valeur des anomalies. Une étude en carte est souhaitée
pour vérifier l'existence d'axes anomaliqlles privilégiés.

Entre Tonkouto et Léoba, les sources de perturhalion sont très peu magnéti()ues
«!OO nT), mêmes si les anomalies atteignent parfois des pointes assez élevées (-700 nT). Deux
anomalies au moins sont liées aux failles.

Les études magnétiques au sol, bien que menées sur un seul profil, ont permis de mettre en
évidence des phénomènes géologiques locaux de faible extension tels qlle la présence de filons de
quartz, des aillas de minerai magnétique, des contacts géologiques ct des failles. Une
multiplication des levés permettrait une étude en carte c1'isanomales, pour vérificr l'extension
latérale des sources paramagnétiques, notamment clans le secteur de KOlllollntou.
104

, ,
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11-1

ANNEXES

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A.6 - ELLIPTICITÉ DE L'IMPÉDANCE ET DU TIPPER


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B/lNSTltlJMENTATION Kr 1)ltOCI~lllJIU~ ilE J\t1l~SlJIUI:

A l'exception des capteurs magnétiques qui sont de marque /\lell'lmix, l'cnsemblc dcs instruments
utilisés cn l'vi Tant été conçus et làbriqués par la compagnie canadienne l'IlOellix (;e()I)/~l'sics

Umiled et appartient à l'I~cole Polytechnique de Montréal.


L'acquisition cst faite en temps réel (WIUI 1'1' el al., 1977) avec un dispositif choisi à 7 voics dont 2
.telluriques (NS et EO), 3 magnétiqucs de mesure (llx, lly et Ilz) et 2 magnétiques de rélërence
(1Ixr, Ilyr). Le traitemcnt du signal est rendu possible grâce à deux modules de conditionnement
et un récepteur-enregistrcur (Fig. Il 1). Les mesures sont tàilcs sm deux bandes de li'équences
séparées: la gamme 10 KHz-I IIz et la gamme 1 lIz-1800 s.

LI':S CA"TI~IJltS 'n:LLllIUQIJlt:S


l,es capteurs tcllllfiques sonl constitués par des électrodes impolal isahlcs du typc chlorure de
plomb (Pb/PbCl). Par rapport aux électrodes de cuivre ou de plomb, les électrodes impolarisables
ont l'avantage de réduire le bruit. Une résistance de contact élcvée (>5000 ohm) peut induire un
bruit considérable sur les canaux telluriques. L'utilisation systématique dc bentonite associée à
l'eau salée augmente ellicacement l'aire de contact de l'électrode avec le sol sec. On peut
également diminuer la résistance de contact en connectant plusieurs électrodes en parallèle. La
longueur des lignes a été de 100 m cnviron, toutefèJis nous l'avons très souvent augmentée (200 -
250 m) dans le hut d'alllplilier sensiblement le signal d'cntrée. La mesme électrique de la <Iualité
des électrodes est faite à trois niveaux:
(1) en courant alternatif une ddp inférieure à 200 mY est recommandée ~

(2) en courant continu on ne devrait pas dépasser 100 III Y ~

(3) plus la résistance de contact entre les électrodes est faible, plus la qualité des mesures
est meilleure. En règle générale la résistance doit être inlërieure à 2000 ohms pour un milieu de
résistivité inférieure à 50 ohm.m, par contre si la résistivité du milieu est supérieure à 50 ohm. m,
une résistance de 5000 ohms environ est acceptable.

LES CAPTEURS MAGNÉTIQUES


Durant toutc la campagne de mesure nous avons utilisé des capteurs magnét iqucs inductifs de
marque Melrollix dont les spécilications sont assez proches de celles des capteurs magnétiques
l'IleOllix suivant:
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- un capteur MTC48 adapté à la gamme de fréquences O,OOI-'IOOllz, long de 1,'17 III,


pesant 16,5 Kg, muni d'un préamplilicateur à choper modèle 702'1, son diamètre étant de 100
IIIm. Il comporte 55.000 spires, avec une inductance de 830 Il ct une résistance dc 1200 ohms;
- un capteur AMT25 pour la gamme 1 llz-IO Kllz, d'une longueur de 0,89 Ill, pesant 6,5
Kg, équipé d'un amplilicateur linéaire modèle 7164. Le diamètre est 100 IIIm, l'inductance 75 11 et
la résistance 530 ohms. Sa fréquence de coupure est 1,1 Ilz, le Hlcteur d'échelle 100 mY/gamma.
Les capteurs magnétiques horizontaux et les électrodes sont enterrés dans des tranchées de 20 cm
de prol()I\deur (ligures B2 a et b). Pour amoindrir les ellèts lIIutuels entre les câhles de
communication, les lignes électriques et les capteurs, une disposition particulière a été adoptée sur
l'ensemble des stations de mesure (Fig. B2c).

LlC MOntlUC IlIC CONIlITIONNEMENT UU SIGNAL (SPV-5)


I.'utilisation de cette unité est rendue nécessaire par le niveau faihle des signaux. Il cOlllporte 8
canaux dont deux telluriques au maximum, un amplilicatcur à très faihle hmit, lm amplilicateur
programmahle et des fonctions-liltre. L'amplificateur magnétique 4260M reçoit le signal du pré-
amplilicateur logé dans la cage du capteur magnétique. L'amplificateur et le circuit de filtrage sont
semblables à ceux des voies telluriques.

L'UNITE I)I~ RECEPTION I~T n'ENREGISTREMENT (V-S)


Il s'agit d'un récepteur il options multiples ayant 8 voies et une mémoire de stockage de 512 Ko. Il
peut être utilisé à volonté pour les mesures MT, AMT, AM'!' à source contrôlée (CSAMT),
polarisation induite spectrale (SIP), polarisation induite en domaine-temps (TDIP), EM en
domaine-temps (TDEM) etc... Il mesure 32x36x27 cm, pèse 14 Kg sans les batteries internes.
( 1) Le compartiment analogique
Chacune des 8 canaux possède deux voies séparées l'une haute- gamme, l'autre basse-gamme; ce
qui rend possible une conliguration 16 canaux pour certaines applications. On dénote un
amplificateur différentiel à faible hmit, une impédance d'entrée de 10 Mohms, une dynamique de
-:1:10 V à l'entrée et une sensibilité de 10 pV. En dehors des liltres passe-bas et passe-haut il ya les
nitres de r~jection du secteur 50/60 Ilz et ses harmoniques, les filtres de non recouvrement (llIlli-
alias). Les gains d'amplification vont de 1/4 à 4096 (Fig. lB).
(2) Le compartiment digital
Il est composé d'une unité centrale 32/16 bit CMOS NS32CO 16, d'un coprocesseur mathématique
NS32081, d'une interlàce multibus, des coprocesseurs séparés pour le clavier et l'écran, d'une
141

horloge interne, d'un converl isseur analogique/digital ayant unc résolut ion dc 15 hit et une
fréquence de conversion de 125 Kllz. La capacité mémoire est de 64Ko Monitor EPROM,
256Ko RAM, 256 Ko EPROM, une mémoire additionnelle de 1,5 Mo. Il y a 2 po,.Is série RS2J2,
une sortie parallèle 8 ou J 6 bit avec IIne vitesse maximum de transfert de 0,5 NI Ilz, un clavier
ASCII, un écran LCD à 8 lignes de 40 caractères chacune.
Comme accessoires nous pouvons noter les câbles de comnlllllication, les balleries externes
d'alimentation 12 V, les panneaux solaires pour la recharge des batteries, les bOÎticrs d'interface
}'/lOe/lix/Mell"O/lix, un micro-ordinateur portable pour le transfert et la visualisation des données
en temps réel ou en temps différé.

MAGNÉTOMETRE A JlUÉCESSION NllCLÉAlltE

I.e magnétomèlre GSM-I <) est un magnétomèlre-enregistreur à protons qui ulilise le phénomène
connu sous le nom de précession <le Larmor. Ce phénomène Iilt imaginé, vers I l )'1 S, après la
découverte de la raisonance nucléaire magnétique. Ce magnélonlètre, mis au poinl par PI\CKI\lm
et VI\RII\N (1954), fait appel à la mesure de la fréquence de précession libre des protons, qui ont
élé polarisés dans une direction approximativement perpendiculaire au champ terrestre. Lorsque
l'on supprime brusquement le champ de polarisation, les protons précessionnent comme une
toupie, le champ magnétique terrestre remplaçant la force de précession qui correspond à la
pesanteur dans le cas d'une toupie.
Le proton précessionne avec une vitesse angulaire w, connue sous le nom de fréquence de
Larmor, qui est proportionnelle à l'intensité F du champ, ce qui donne:
W = g.p.F
gp est le rapport gyromagnétÎclue du proton, connue à une précision de 0,25. 10 1 .
On obtient le champ magnétique à partir de la mesure des fréquences et de la relation:
F = w/gp = 21t/gp
où le facteur 21t/gp = 23,4874 ± 0,0018 gamma/Hz.
Ce type de mesure ne nécessite donc aucune calibration. La figure U4 schémalise le bloc
diagramme d'un magnétomètre-enregistreur à précession nucléaire.
Les spécifications données par le constructeur sont les suivantes:
142

MlIgllèlomèlre/Gradimllèlre

RésolutioJl 0,01 nT (champ el gradient)


Précision 0,2 nT
Dynamique 18.000 à 150.000 nT
Tolérance du gradient plus de 10.000 nT/mètre
Intelvalle de précession 3 secondes au minimum
1~nt rées/sort ies Connecteur 6 boches, RS-232-C et sortie analogique (en
option)
Puissance 12 V, 200 mA
Chargeur de batteries Entrée 11 0!220V ~ Sortie 12 V
Gammes d'opération Température -40°C à !<JO°C
Batterie 10 V min, 15 V max.
1hllllidité relative :moins de l)O%1
Température de stockage -50°C à +6S o C
Dimensions Console 223x69x240 mm
Sensor staff 4x4S0 111111 sections
Console 2,1 Kg
StatTO,9 Kg
Capteurs 1,1 Kg chacun

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NA Ot6

N
V-5 MT SYSTEM
V-5 MULTIPURPOSE
w E RECEIYER
7 - CHANNEL CONFIGURATION
FROM TWO SPY-S 's

MODEL SPV-S
SENSOR PROCESSOR

: [lcaml' :
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~---+~----- • ••
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: IIU=~II:
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UPT04KM
MODEL sPv-s
SENSOR PROCESSOR Far additional gr~phlc:l
and data dump U:le a

o '"lap top" computer.

B.1 - Système d'acquisition MT Phoenix


- - - - - - - - - - - - - -+-.-- PHOENIX GEOPHYSICS LIMITED

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~:. •2 .:. 1ROH CORE
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NORTH for Hx
S-COMPONENT MT SITE
EAST for Hy
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Ex b IRON CORE COlL

Hx

E-liNE

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a > 10 meter
b) 3 me ter
E-LI NE
c > 20 meter COMM CABLE

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.2 .. .:: TELLURIC
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::~ ELECTRODE
1
.''. Hz J
1
BENTONITE VERTICAL 1
1~
.2 "IRON CORE· 1
COlL 1
B.2 - Disposition des capteurs MT ~ r-' + - - -.1
OY[[Link] DETECTOR

1CALI TUT SIC ORI

Ti"
---1 ~ \..- fP04
OR Z
ZP 21'
1000 IOleH7.

TESTH
Ti'19

HIBAH~ + SE LHI MULTIPLEXER


INPUT 0

GAHI. ,~' 11'


LIl
'1' 2P
1000Hl
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TPIO
TP3 TP7.1

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21' O/p
Slil

GALO' 1/-411116
~ GBLO-12 32 128
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PHOENix GEOPHYSICS LIMITED

Scole Approved by Drown by


Rev June '88
Oole Jonv'S6
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3LOCK DIAGRAM ANALOG PROCESSIN G
V-5

B.3 - Bloc diagramme du traitement analogique MT

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