Revue FMI Gabon : Accord et Décaissement
Revue FMI Gabon : Accord et Décaissement
GABON
GABON—PREMIERE REVUE DE L’ACCORD ELARGI AU TITRE DU
Décembre 2017 MECANISME ELARGI DE CREDIT (MEDC), DEMANDES DE
DEROGATION POUR NON OBSERVATION DES CRITERES DE
REALISATION ET MODIFICATIONS DE CRITERES DE
REALISATION ET REVUE DES ASSURANCES DE FINANCEMENT—
COMMUNIQUE DE PRESSE, RAPPORT DES SERVICES DU FMI ET
DECLARATION DE L’ADMINISTRATEUR POUR LE GABON
Dans le cadre de la première revue de l’accord élargi au titre du Mécanisme élargi de crédit
(MEDC), demandes de dérogation pour non observation des critères de réalisation et
modifications de critères de réalisation et revue des assurances de financement, les documents
suivants ont été diffusés et figurent dans ce dossier :
• Un communiqué de presse comprenant une déclaration du Président du Conseil
d’administration.
• Le rapport des services du FMI établi par une équipe des services du FMI pour être soumis à
l’examen du Conseil d’administration le 21 décembre 2017. Ce rapport a été établi à l'issue des
entretiens qui ont pris fin le 1er novembre 2017 avec les autorités gabonaises sur l'évolution et
les politiques économiques du pays sous-tendant l’accord élargi conclu avec le FMI au titre du
mécanisme élargi de crédit. La rédaction du rapport des services du FMI, qui repose sur les
informations disponibles au moment de ces entretiens, a été achevée le 5 décembre 2017.
L’accord triennal élargi en faveur du Gabon, d’un montant de 464,4 millions de DTS (environ
642 millions de dollars au moment de l’approbation ou l’équivalent de 215 % de la quote-part du
Gabon) a été approuvé par le Conseil d’administration le 19 juin 2017 (voir communiqué de
presse No. 17/233). Le programme de réformes appuyé par le FMI vise à assurer la stabilité
macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance durable. Il a également pour objectif de
veiller à la viabilité de la dette au niveau national et de contribuer à rétablir et préserver la
stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Suite aux délibérations du Conseil d’administration sur le Gabon, M. Tao Zhang, Directeur
général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :
« Les résultats obtenus par le Gabon dans le cadre du programme ont été globalement
satisfaisants. Bien que situation économique demeure délicate, certains signes laissent entrevoir
un retournement de la tendance descendante. En 2017, la production pétrolière sera
vraisemblablement inférieure aux prévisions, d’où une légère révision à la baisse du taux de
croissance, de 1 % à 0,8 %. Cependant l’activité dans les autres secteurs de l’économie se
stabilise. La croissance devrait connaître un rebond en 2018 grâce au redressement des cours du
pétrole, à la vigueur des autres matières premières et au renforcement de la confiance du secteur
privé.
« Les autorités devraient s’employer à mobiliser les recettes non pétrolières, qui ont chuté à des
niveaux historiquement bas. Le repli s’explique certes en partie par les retombées négatives du
choc pétrolier et des mouvements de grève des agents des impôts, mais les autorités ont besoin
d’accélérer les réformes pour réduire le recours excessif aux exonérations fiscales ad hoc, et
corriger les faiblesses de l’administration fiscalo-douanière.
« Les autorités devraient également viser à renforcer la gestion des finances publiques. Elles
devraient notamment renforcer la gestion de trésorerie à court terme et la prévision des liquidités,
en particulier pour éviter toute nouvelle accumulation d’arriérés qui risqueraient d’ébranler la
confiance dans la reprise économique. Il convient en outre de mener des réformes pour améliorer
le suivi des dépenses liées aux programmes sociaux essentiels, afin de veiller à ce que le poids du
rééquilibrage budgétaire ne repose pas de manière disproportionnée sur les couches de
population les plus vulnérables.
« Le programme du Gabon repose sur la mise en œuvre, par les institutions régionales, de
politiques et réformes d’accompagnement, dont le durcissement de la politique monétaire,
l’élimination des avances statutaires, une réglementation et supervision avisées du secteur
bancaire, et des contrôles stricts dans l’octroi de crédit aux banques.»
GABON
RAPPORT DES SERVICES DU FMI POUR LA PREMIERE REVUE
4 Decembre 2017 DE L’ACCORD ELARGI AU TITRE DU MECANISME ELARGI DE
CREDIT (MEDC), REVUE DES ASSURANCES DE
FINANCEMENT, DEMANDES DE DEROGATION POUR NON
OBSERVATION DES CRITERES DE REALISATION, ET
MODIFICATIONS DE CRITERES DE REALISATION
RÉSUMÉ ANALYTIQUE
Contexte. L’activité économique reste modérée. Le budget s’est exécuté dans une
conjoncture difficile, marquée par une baisse récente des recettes non pétrolières et par
des retards dans les financements intérieur et extérieur. La croissance devrait rebondir en
2018 grâce à l’amélioration des perspectives dans le secteur pétrolier, aux
investissements dans les nouveaux piliers de croissance (secteur agroalimentaire), et au
retour progressif de la confiance à mesure que les autorités résorbent leurs arriérés
intérieurs. Les soldes budgétaire et extérieur s’améliorent sous l’effet d’une forte
croissance des exportations et d’une baisse des dépenses publiques. La mise en œuvre
du programme a été globalement satisfaisante car la plupart des critères de réalisation et
des repères structurels à fin juin ont été satisfaits, mais d’importants risques subsistent.
De nouveaux arriérés extérieurs ont été accumulés.
Avis des services du FMI. Compte tenu des résultats enregistrés par les autorités à ce
jour et de leur engagement politique pour mettre en œuvre le programme, et étant
donné que la plupart des critères de réalisation ont été satisfaits et que l’apurement de
tous les arriérés extérieurs publics constitue une action préalable à la revue, les services
du FMI appuient la demande faite par les autorités d’achever la première revue et de
modifier les critères de réalisation pour fin décembre 2017. L’achèvement de la présente
revue permettrait un décaissement équivalent à 71,43 millions de DTS.
Approuvé par Les entretiens sur la première revue au titre de l’accord élargi se sont
Anne-Marie Gulde- tenus à Libreville entre le 18 octobre et le 1er novembre 2017.
Wolf (AFR) et Yan Sun L’équipe des services du FMI était composée de Alex Segura-
(SPR) Ubiergo (chef de mission), Koffie Nassar et Toomas Orav (tous du
Département Afrique), Gwenaelle Suc (Département des finances
publiques), Franck Dupont (Département des marchés monétaires et
de capitaux), Manasa Patnam (Département de la stratégie, des
politiques et de l’évaluation), et Marcos Poplawski Ribeiro
(Représentant résident). M. Thierry Nguema Affane (du Bureau des
administrateurs) a participé aux entretiens. L’équipe du FMI a
rencontré le Ministre de l’économie M. Régis Immongault, le
Ministre du budget M. Otandault, le Directeur national adjoint de la
BEAC, ainsi que d’autres hauts responsables et représentants de la
communauté des bailleurs, de la société civile et du secteur privé.
Efua Tawiah a apporté son soutien administratif à l’élaboration du
présent rapport.
CONTEXTE _______________________________________________________________________________________ 7
PERSPECTIVES ET RISQUES____________________________________________________________________ 10
GRAPHIQUES
1. Principaux indicateurs économiques, 2010–17 ________________________________________________ 23
2. Indicateurs budgétaires, 2010–17 _____________________________________________________________ 24
TABLEAUX
1. Principaux indicateurs économiques, 2014–22 ________________________________________________ 25
2. Balance des paiements, 2014–22 ______________________________________________________________ 26
3a. Comptes de l'administration centrale, 2014–22 ______________________________________________ 27
3b. Comptes de l'administration centrale, 2014–22 ______________________________________________ 28
3c. Comptes de l'administration centrale, 2014–22 ______________________________________________ 29
4a. Financement du déficit budgétaire, 2017–22 _________________________________________________ 30
4b. Financement du déficit budgétaire, 2017–22_________________________________________________ 31
5. Situation monétaire, 2014–22 _________________________________________________________________ 32
6. Indicateurs de solidité financière pour le secteur bancaire, 2011–17 __________________________ 33
7. Indicateurs de la capacité à rembourser le FMI, 2016–30 ______________________________________ 34
8. Barème des décaissements et calendrier des revues au titre du MEDC ________________________ 35
APPENDICES
I. Lettre d'intention ______________________________________________________________________________ 36
PIÈCES JOINTES
Mémorandum de politiques économiques et financières ____________________________________ 38
Protocole d'accord technique________________________________________________________________ 61
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
CONTEXTE
Le contexte politique demeure problématique, mais la situation ne s’est pas aggravée
ces derniers mois. Après l’élection présidentielle fortement contestée d’août 2016, le principal parti
d’opposition n’a pas pris part au dialogue national organisé par le parti au pouvoir pour désamorcer
les tensions. Ces derniers mois, les grèves des fonctionnaires ont entraîné des perturbations dans les
principaux secteurs (grèves des enseignants, des douaniers). Même si la situation semble s’être
stabilisée, il est impossible d’éliminer les risques de nouvelles grèves pouvant créer des
perturbations. Il sera essentiel de poursuivre le dialogue national avec toutes les forces politiques et
la société civile pour assurer un soutien relativement large aux politiques qui sous-tendent le
programme économique des autorités. En outre, le Gabon a continué de jouer un rôle utile dans les
négociations régionales avec les autres pays membres de la CEMAC. Une évaluation actualisée des
assurances apportées par les institutions régionales de la CEMAC aux politiques du Gabon, qui reste
indispensable pour assurer la réussite du programme appuyé par le FMI, est présentée en détail dans
le rapport régional des services du FMI (EBS/17/XX).
La forte croissance des exportations et le recul des importations ont permis de résorber
le déficit des transactions courantes en 2017. Au cours du premier semestre 2017, la valeur des
exportations a augmenté de 37,5 % (en glissement annuel) grâce à une amélioration des termes de
l’échange, à une forte hausse des cours du manganèse, et à une nette augmentation des niveaux de
production (de plus de 50 %). Simultanément, les importations ont régressé de 13,4 % sous l’effet
de la baisse de l’investissement public et
du repli de l’activité économique dans Graphique 2 du texte. Gabon : Compte des transactions courantes,
importations et exportations de biens et services, 2010-17
les secteurs tributaires des importations, 30 6000
L’évolution du compte financier a été moins favorable que prévue au cours du premier
semestre de l’année en raison de l’insuffisance du financement extérieur de projets et des
retards d’un certain nombre d’IDE. Les projections tablent sur un IDE total en 2017 de 8,4 % du
PIB (contre des projections initiales de 10,1 %). Cette situation s’explique essentiellement par le
report à 2018 d’un vaste projet de production d’engrais (graphique 3 du texte). Simultanément,
d’autres évolutions vont vraisemblablement aider la position extérieure. Premièrement, en août, le
Gabon a mobilisé 200 millions de dollars américains sur les marchés internationaux de capitaux en
ré-ouvrant l’une de ses émissions euroobligataires existantes 1. Les produits seront utilisés pour
procéder en décembre au paiement d’un montant équivalent d’amortissements, dans le cadre d’une
opération de refinancement de la dette envisagée au titre du programme. Les autorités recevront
aussi près de 100 millions de dollars d’impôts exceptionnels sur la plus-value réalisée dans le cadre
de la cession de Shell Gabon au Groupe
Graphique 3 du texte. Gabon : IDE OLAM, 2016-2019
Carlyle, ce qui devrait améliorer à la fois (millions de dollars)
le solde budgétaire et le solde extérieur. 1200
Huile de palme, caoutchouc et GRAINE ZES (don’t clients) Engrais Ports Aéroport
1
Le 7 août, le Gabon a ré-ouvert son émission euroobligataire à échéance en 2020, en augmentant l’encours de 500 à
700 millions de dollars, assorti d’un coupon de 6,95 %. Le taux, au départ de 7 %, a été ultérieurement révisé à la
baisse en raison d’une forte demande.
Les résultats budgétaires à fin juin ont dépassé les objectifs initiaux du programme.
L’objectif du solde primaire hors pétrole à fin juin a été atteint. Les autorités sont parvenues à
contenir les dépenses courantes hors salaires, et le taux d’exécution des dépenses d’investissement a
été inférieur aux projections initiales. Toutefois, des dérapages ont été enregistrés en matière de
transferts et de subventions, car les autorités ont gelé le mécanisme de répercussion des prix
mondiaux des carburants
entre les mois de mars et de
Tableau 1 du texte. Gabon: Résultats budgétaires, 2016-2017
(en % du PIB, cumulé)
juillet et août indiquent une Recettes non pétrolières 12.0 2.5 2.5 4.9 5.7 9.0 7.5 12.7 10.6
Total dépenses et prêts nets 22.5 4.8 4.5 10.1 9.5 14.8 12.8 22.0 19.8
nette sous-performance des Dépenses courantes 17.0 3.4 3.6 7.4 8.0 11.1 11.1 15.8 15.5
Dépenses d'investissement et prêts nets 5.2 1.3 0.7 2.5 1.1 3.5 1.2 4.9 3.8
recettes non pétrolières, en Autres dépenses 0.3 0.1 0.2 0.2 0.4 0.2 0.5 1.3 0.5
Solde global (base caisse) -6.6 -0.9 -0.8 -2.6 -0.5 -2.5 -1.1 -4.6 -3.6
raison des retards dans la Financement extérieur (net) 1.7 1.4 1.2 0.9 1.3 1.3 2.3 5.0 3.7
de mobilisation des recettes dont : arriérés extérieurs sur principal (net) 1.8 0.0 0.4 -0.9 0.7 -1.7 0.9 -1.7 -1.7
Financement intérieur 5.3 -0.5 -0.3 1.4 -0.7 1.2 -1.3 -0.3 0.0
et des perturbations dans le dont : émission d'obligations du Trésor 2.0 0.7 0.0 1.2 0.0 1.5 0.1 1.7 1.1
dont : arriérés intérieurs 2/ 7.7 0.0 -1.1 0.0 -0.8 -0.7 -0.5 -2.6 -2.7
recouvrement des recettes Sources: Ministère de l'économie et estimations des services du FMI
dues aux grèves des agents 1/ Représente les valeurs cumulées du stock à fin décembre 2016.
2/ Comprend variations d'arriérés sur dette intérieure, variations nettes des arriérés de TVA, et variations nettes des instances exceptionnelles de paiement.
des impôts.
financement à la fois intérieur et extérieur de FCFA % du PIB de FCFA % du PIB de FCFA % du PIB
extérieurs comme prévu. En conséquence, ces Source : autorités gabonaises et calculs des services du FMI.
1/ Reflète les données sur arriérés extérieurs à fin septembre 2017 et les données sur
arriérés intérieurs à fin août 2017.
2 À la fin du deuxième trimestre, le financement intérieur a été inférieur de 1,2 % du PIB à ce qui avait été programmé,
car les autorités n’ont pas émis le niveau d’instruments de dette intérieure prévu par le programme (tableau 1 du
texte), illustrant ainsi un certain nombre de faiblesses dans les plans de trésorerie et la gestion de la dette. En outre,
un certain nombre de décaissements extérieurs au titre du programme (notamment une opération d’appui budgétaire
par la Banque mondiale) n’ont pas été réalisés au troisième trimestre de 2017, comme initialement prévu dans les
hypothèses du programme, car les autorités ont eu besoin de davantage de temps pour mettre en œuvre les mesures
convenues avec la Banque mondiale.
3 La dette moratoire désigne les dépenses extrabudgétaires réalisées avant la fin de l’année 2014, passées en arriérés
et comptabilisées par un Comité de certification de la dette intérieure en tant que dette publique officielle. Les
autorités ont payé à fin août 63 milliards de FCFA de plus que ce qui y avait été initialement prévu dans le plan de
trésorerie qui sous-tendait le programme.
derniers ont augmenté pour passer de 2 % à fin 2016 à près de 3,1 % du PIB à fin septembre (tableau
2 du texte). La plupart des nouveaux arriérés extérieurs ont été enregistrés envers des créanciers
commerciaux, mais près d’un tiers d’entre eux l’ont été envers des créanciers bilatéraux et
multilatéraux.
Les conditions financières restent difficiles. Au cours du premier semestre 2017, la faible
activité économique et les retards dans le remboursement des arriérés de l’État aux prestataires de
services ont continué de peser sur le secteur bancaire. Les dépôts bancaires et le crédit au secteur
privé ont baissé de près de 14,5 % et de 7,5 % respectivement (en glissement annuel).
Simultanément, les prêts en situation d’arriérés ont augmenté pour passer de 9,75 % à fin 2016 à
13,5 % à fin août, et les réserves excédentaires (supérieures aux obligations minimales de réserves)
ont baissé de près de ⅔ depuis le pic du milieu de l’année 2016 (tableau 5, graphique 4 du texte).
Toutefois, la solvabilité du secteur bancaire reste solide, avec un ratio de fonds propres de 15,2 % à
fin août (compte non tenu des trois banques publiques en difficulté), soit bien au-dessus de la norme
prudentielle de 8 %.
indiquer l’existence d’importants risques pour la Solde budgétaire primaire hors pétrole
Créances nettes de l'Etat sur le système bancaire
bonne mise en œuvre du programme à l’avenir. Créances nettes de l'Etat sur la Banque centrale
Plafond de la dette extérieure
En même temps, les deux repères structurels (RS)
Critères de réalisation continus
de fin juin ont été satisfaits. Les autorités ont Nouveaux arriérés de paiement extérieurs
(RS à fin juin), et ont élaboré un plan de résolution méthodique de trois banques publiques en
difficulté (RS à fin juillet). En outre, une unité de suivi des Partenariats public privé (PPP) a été mise
en place (RS à fin septembre), et les autorités ont élaboré une stratégie nationale pour renforcer le
cadre relatif aux créances improductives (RS à fin septembre). Toutefois, la production d’un rapport
sur le stock d’arriérés (RS à fin septembre) a été retardée.
PERSPECTIVES ET RISQUES
Les perspectives à court terme sont globalement inchangées, avec une croissance qui
devrait modérément reprendre en 2018. En 2017, la croissance globale du PIB réel devrait, selon
4
L’achèvement de la première revue sera également éclairé par une évaluation de la mise en œuvre des politiques
d’appui de la part de la CEMAC, comme indiqué dans le rapport BUFF/17/44.
les projections, s’établir à 0,8 %, et la croissance hors pétrole à 1,7 %. La situation devrait s’améliorer
en 2018, et la croissance globale être portée à 2,7 %. Selon les compagnies pétrolières gabonaises, la
stabilité de la situation sur les marchés énergétiques mondiaux devrait stimuler une hausse des
dépenses en matière d’exploration et d’extraction, qui devrait entraîner une augmentation de la
production de 0,8 %. La croissance hors pétrole devrait progresser jusqu’à 3 %, avec un optimisme
prudent affiché par les entreprises du secteur privé à l’égard des retombées positives du secteur
pétrolier, l’intensification continue des nouvelles activités dans les secteurs agroalimentaire et minier,
et la mise en œuvre de la stratégie d’apurement des arriérés publics, qui devraient doper la
confiance et contribuer à soulager les tensions sur le secteur financier.
Les perspectives à moyen terme restent plus prometteuses. Même si le secteur pétrolier,
qui a atteint sa maturité au Gabon, connaît une perte de vitesse à long terme, de nouvelles
opportunités semblent voir le jour au niveau d’autres hydrocarbures, notamment du gaz. Il est
important de constater que les récents investissements à grande échelle dans le manganèse et
l’industrie agroalimentaire devraient servir de tremplin à la diversification de l’économie. Ces
perspectives ont été renforcées par la récente mise en service des ports de marchandises et de
minerais à Libreville, qui offrent des capacités supplémentaires pour augmenter les exportations de
minéraux et de produits agricoles. Ces nouveaux ports vont aussi considérablement réduire les coûts
logistiques et ainsi améliorer la compétitivité globale du Gabon. Dans ces conditions, la stratégie de
diversification du Gabon devrait accélérer la croissance jusqu’à 4 à 5 % à moyen terme. Les efforts de
consolidation budgétaire, notamment la diminution des emprunts intérieurs et extérieurs en 2017
par rapport aux prévisions, conjugués à la récente appréciation du FCFA par rapport au dollar
semblent indiquer une amélioration du stock de la dette publique (notamment des arriérés
intérieurs), qui devrait baisser pour passer de 64,2 % du PIB en 2016 à 59 % du PIB en 2017, et
tomber en-deçà de 50 % du PIB d’ici 2021.
• Il existe deux risques à court terme qui imposeront aux autorités d’assurer un suivi renforcé et de
prendre les mesures nécessaires. Premièrement, l’absence de mise en œuvre des mesures de
mobilisation des recettes convenues et prévues dans la Loi de finances de 2018 entraînerait une
insuffisance de financement et augmenterait le risque d’une nouvelle accumulation d’arriérés
extérieurs. En outre, elle affaiblirait les programmes de réduction des arriérés intérieurs élaborés
par les autorités, ce qui nuirait à la confiance et limiterait la croissance du crédit. Le deuxième
risque concerne les retards dans la mise en œuvre de mesures destinées à remédier aux
faiblesses de la gestion des finances publiques et de la trésorerie, notamment les mesures de
suivi des risques liés aux PPP, aux établissements publics autonomes et à la
restructuration/liquidation des banques publiques. De tels retards affaibliraient la capacité des
autorités à mettre en œuvre leur stratégie de gestion de la dette et accentueraient le risque de
nouveaux passifs éventuels.
• Pour faire face aux imprévus, les autorités doivent poursuivre leur programme de privatisation,
tel qu’il a été convenu au moment de l’établissement du programme 5. Elles doivent également
être prêtes à prendre de nouvelles mesures en matière de recettes et de dépenses, notamment
pour contenir les tensions budgétaires émanant de la masse salariale, et le cas échéant, à différer
les projets d’investissement public moins prioritaires. Cela pourrait imposer d’élaborer une Loi de
finances rectificative au début de l’année 2018, si l’évolution des finances publiques s’écarte des
projections actuelles.
• Les risques à moyen terme sont notamment liés aux effets prolongés de l’ajustement
budgétaire, au ralentissement de l’investissement privé par rapport aux prévisions si les réformes
du climat des affaires stagnent, ou aux tensions entre les autorités et l’opposition qui porteraient
atteinte à l’ordre public et à la stabilité politique.
• Du côté des perspectives positives, la croissance à moyen terme pourrait être plus forte si les
investisseurs mettent en œuvre tous leurs projets d’investissement financés sur IDE comme
prévu. Compte tenu des incertitudes sur le calendrier de ces projets (une usine d’engrais uréique
de 1,6 milliard de dollars, par exemple, et un agrandissement de 750 millions de dollars du port
vraquier), le scénario de référence des services du FMI n’inclut qu’une partie des entrées d’IDE
prévues et l’impact qui y est lié sur l’activité économique. Simultanément, la construction d’un
nouvel aéroport (400 millions de dollars), débutée en août 2017, confirme l’intérêt manifesté par
les investisseurs à l’égard du Gabon.
5 Ce programme prévoyait de mobiliser 50 milliards de FCFA sous forme de recettes de privatisation en 2017, et ce
montant a maintenant été programmé pour 2018. Les autorités sont convenues d’intensifier leurs efforts pour
accroître les recettes de privatisation mais ont indiqué qu’un tel programme, quel qu’il soit, requiert un devoir de
vigilance pour assurer un rapport qualité/prix et une transparence appropriés.
Les projections tablent sur des résultats budgétaires globaux en 2017 meilleurs que
prévus. Le déficit budgétaire global (base caisse) devrait, selon les projections, se résorber à 3,6 %
du PIB en 2017, alors que l’objectif du programme était de 4,6 % du PIB. Toutefois, le déficit primaire
hors pétrole (en pourcentage du PIB hors pétrole), qui donne une meilleure idée de l’effort
budgétaire réel entrepris par les autorités, devrait s’améliorer et passer de 11 % en 2016 à 9,2 % en
2017—soit un déficit supérieur de près de 0,3 % aux prévisions initiales. La dette publique devrait
baisser à 59 % du PIB (contre 64,6 % du PIB dans les projections initiales), sous l’effet d’une légère
diminution de l’emprunt extérieur par rapport aux prévisions du programme et de l’appréciation du
taux de change par rapport au dollar. Même s’il est prévu que les recettes non pétrolières
enregistrent une contre-performance en raison de la mise en œuvre tardive des mesures convenues
et des perturbations liées aux grèves des Tableau 4 du texte. Gabon: Rendement estimé des mesures budgétaires
2018
résultats que prévus, notamment grâce à des Mesures relatives à l'impôt sur les sociétés 1/
Rationalisation des exonérations fiscales
0.1
0.4
compenser la contre-performance des recettes, Application intégrale des tarifs douaniers de la CEMAC
Elimination des exonérations incluses dans le "programme de lutte contre la vie chère "
0.1
0.2
les autorités limitent les dépenses courantes hors Imposition intégrale des produits non inclus dans le "programme de lutte contre la vie chère "
Elimination des réductions sans fondement juridique
0.0
0.1
1/ Inclut l'élargissement de l'assiette de l'impôt unique synthétique, l'instauration des procédures électroniques, le
Politique budgétaire :
programme de régularisation et les campagnes de promotion du civisme fiscal.
Les efforts de consolidation budgétaire doivent être poursuivis en 2018. Les autorités
visent une amélioration des soldes budgétaires située entre 1,25 et 3 % du PIB, en fonction des
indicateurs budgétaires (tableaux 3a-3c). Le déficit budgétaire global, en base caisse, qui donne la
mesure la plus exacte des contraintes de financement, devrait se résorber à 2,3 % du PIB – soit une
amélioration de 1,3 point de pourcentage. Le déficit budgétaire global, en base engagements, qui
donne une mesure plus précise du poids net des dépenses du gouvernement (indépendamment de
la réalisation ou non d’un paiement), devrait se résorber à un niveau modeste de 1,25 % du PIB. En
même temps, le déficit primaire hors pétrole, qui est plus directement sous le contrôle des autorités,
se résorbera à environ 6 % du PIB hors pétrole — soit une amélioration de près de 3 points de
pourcentage. La poursuite du processus de consolidation budgétaire est un élément clé de la
stratégie des autorités et de la Loi de finances de 2018, en particulier les mesures nécessaires pour
accompagner les plans d’ajustement budgétaire, qui doivent être soumises au Parlement à la fin du
mois de décembre 6. Ceci devrait contribuer au processus d’ajustement extérieur et placer la dette
publique sur une trajectoire à la baisse.
6Les autorités sont convenues de soumettre au Parlement une Loi de finances globalement conforme aux principaux
paramètres qui sous-tendent le programme appuyé par le MEDC.
L’ajustement sera composé de mesures relatives à la fois aux recettes et aux dépenses,
et sera plus fortement axé sur les efforts de mobilisation des recettes non pétrolières. La
consolidation budgétaire repose sur un ajustement des dépenses courantes primaires (pour environ
0,8 % du PIB) et sur d’importants efforts de mobilisation des recettes non pétrolières (pour 1,4 % du
PIB), ce qui compensera la baisse, d’un même ordre de grandeur, des recettes pétrolières.
• Mobilisation des recettes. La hausse des recettes non pétrolières reflète les mesures inscrites
dans la Loi de finances soumise au Parlement (tableau 4 du texte et MPEF, §13). Les produits nets
de la diminution des dépenses fiscales 7 et de l’augmentation des droits d’accise devraient
représenter respectivement environ 0,4 % et 0,3 % du PIB. D’autres mesures visant à augmenter
l’impôt sur les sociétés et à éliminer les exonérations illégales de droits de douane devraient
rapporter près de 0,3 % du PIB. Les projections intègrent également le retour au fonctionnement
normal en matière d’administration des recettes, qui avait entraîné un manque à gagner estimé
en 2017 à 0,4 % du PIB.
• Mesures en dépenses. Les autorités entendent réaliser des réductions de dépenses relatives à la
masse salariale, principalement en poursuivant la révision des politiques de rémunération et de
départ à la retraite (MPEF, §12), et en éliminant les déficits des comptes spéciaux tout en assurant
une comptabilité plus transparente de leurs recettes et dépenses. Ces économies permettront de
dégager des marges de manœuvre budgétaire pour accroître l’investissement public d’environ
0,75 % du PIB, avec une réduction de ces dépenses plus importante que prévue en 2017.
Les besoins bruts de financement en 2018 resteront élevés (à près de 9,25 % du PIB),
quoique inférieurs d’environ 25 % à 2017. Le financement du déficit budgétaire ne représente
7 Notamment l’élimination des exonérations fiscales sans fondement juridique et l’application des tarifs douaniers de
la CEMAC.
qu’un quart des besoins bruts de financement, qui concernent essentiellement la couverture des
amortissements extérieurs (pour 1,8 % du PIB), le remboursement des bons du Trésor (pour 1,5 % du
PIB), et l’apurement des arriérés intérieurs (en particulier les arriérés sur la TVA et la dette moratoire),
selon un plan de remboursement sur 3 à 4 ans. La stratégie de gestion de la dette à court terme
repose sur l’importance d’éviter l’accumulation de nouveaux arriérés extérieurs et sur l’apurement
rapide des arriérés intérieurs. Afin d’éviter l’accumulation de nouveaux arriérés, il est prévu que les
autorités mettent en place d’ici la fin de l’année 2017 un système destiné à assurer une stricte
maîtrise de la chaîne des dépenses, à identifier les arriérés dus par les établissements publics, et à
renforcer l’échange d’informations entre l’administration centrale et les autres administrations
publiques (MPEF, §18).
Les services du FMI saluent les efforts des autorités pour intensifier les réformes
fiscales et douanières dans le but de renforcer la mobilisation des recettes. Avant la mise en
place d’un Office des recettes en 2019, le plan de lutte contre la fraude fiscale et les mesures propres
à générer des recettes identifiées par une récente mission du Département des finances publiques
du FMI doivent être mises en œuvre au plus vite. Il s’agit notamment de mesures visant à i) lutter
contre le nombre relativement élevé de contribuables non en règle avec leurs obligations fiscales, ii)
percevoir les arriérés fiscaux recouvrables (compte tenu d’un stock d’arriérés estimé à plus de 5 % du
PIB) et iii) instaurer des contrôles fiscaux fondés sur les risques. Du côté des douanes, des mesures
sont en cours pour remédier aux problèmes qui ont provoqué d’importantes pertes fiscales,
notamment la sous-évaluation manifeste des valeurs d’importation, le recours abusif au mécanisme
d’exonération et de suspension des droits, la mauvaise application du tarif extérieur commun, et les
carences du système de paiement pour obtenir le dédouanement. Deux mesures fondamentales vont
être instaurées pour renforcer les administrations fiscale et douanière : i) l’élimination des
exonérations fiscales sans fondement juridique (nouveau repère structurel), et ii) l’adoption du
paiement au comptant des droits de douane, avec des exceptions limitées (nouveau repère
structurel).
Les autorités ont réitéré leur engagement à renforcer les contrôles des dépenses et à
améliorer le reporting budgétaire et financier. La prévention, la gestion et l’apurement des
arriérés nécessitent des informations exhaustives, régulières et fiables sur leur volume, leur
composition et leur ancienneté. Dans ce contexte, les services du FMI ont salué les récents progrès
accomplis dans la mise en œuvre du nouveau cadre des dépenses, qui empêche l’émission d’ordres
de paiement sans une vérification de l’existence des crédits budgétaires spécifiques. Les autorités
doivent maintenant activer le système de suivi des délais de paiement à chaque étape de la chaîne
des dépenses pour prévenir des retards excessifs entre les phases d’engagement et de paiement des
dépenses. La mise en œuvre de ce nouveau système est essentielle pour assurer le respect des
objectifs budgétaires, empêcher les dépenses extra budgétaires, et maîtriser les arriérés. D’autres
mesures consistent notamment à élargir le périmètre budgétaire pour réintégrer les recettes
affectées et les comptes spéciaux dans le processus budgétaire, et à publier des rapports
budgétaires trimestriels sur l’exécution du budget, comme le prévoit la loi organique relative aux lois
de finances (nouveau repère structurel).
Secteur financier
improductives, mais il reste encore beaucoup à faire. Les autorités ont identifié les domaines dans
lesquels des réformes s’imposent, notamment la formation de juges spécialisés, la mise en place de
tribunaux de commerce et la modernisation du registre du crédit immobilier (MPEF, §34).
Des réformes du climat des affaires sont indispensables pour promouvoir une
croissance portée par le secteur privé. Le Gabon a eu recours aux Zones économiques spéciales
(ZES) et aux Partenariats public privé (PPP) pour attirer l’investissement privé dans les principaux
secteurs (notamment agroalimentaire). Toutefois, pour tirer parti des retombées éventuelles de ces
activités, il convient d’intensifier les réformes structurelles afin d’améliorer l’environnement plus
général des affaires. Les autorités ont progressé dans la simplification des procédures
administratives, avec la mise en œuvre de la déclaration fiscale électronique et du registre foncier en
ligne (MPEF, §37). Les priorités immédiates doivent viser notamment à rendre pleinement
opérationnel le Haut-Conseil pour l’investissement, chargé d’animer un dialogue entre les secteurs
public et privé afin d’identifier les réformes indispensables de l’environnement des affaires. Les
premières étapes doivent consister à remédier aux principaux obstacles juridiques aux nouveaux
investissements (délivrance de titres de propriété, de permis de construire, par exemple, et création
d’un centre d’arbitrage pour régler les litiges commerciaux) et à rationaliser la bureaucratie en
instaurant un guichet unique pour les procédures administratives (MPEF, §37).
Des efforts continus sont nécessaires pour renforcer l’établissement et la diffusion des
statistiques nationales. Le Gabon obtient de moins bons résultats que d’autres pays à revenu
8 À partir de l’expérience internationale, l’évaluation initiale des services du FMI indique que la stratégie doit envisager
le transfert des actifs performants et des passifs existants à un tiers extérieur. En outre, il existe des instruments
d’accompagnement du crédit aux petites et moyennes entreprises (PME) ou d’octroi de prêts immobiliers, qui utilisent
des incitations fournies aux banques privées de manière plus rentable que le maintien d’une structure publique à
cette fin.
9 En 2017, les autorités ont publié une circulaire pour renforcer le respect de l’obligation juridique en vertu de laquelle
toutes les entreprises situées dans les ZES doivent présenter des statistiques suffisantes à l’État.
10 Les révisions historiques de la situation monétaire, en particulier les révisions à la baisse du stock de dépôts estimé
à fin 2016, ont également contribué à modifier la trajectoire des créances nettes de l’État envers le système bancaire.
• Apurement de tous les arriérés extérieurs envers les créanciers publics. En outre, le Gabon a
des arriérés extérieurs envers des créanciers commerciaux. Conformément à la Politique du FMI
relative aux prêts en situation d’arriérés, les services du FMI confirment que les autorités
déploient actuellement en toute bonne foi des efforts pour parvenir à un accord avec les
créanciers commerciaux. Les autorités ont communiqué aux créanciers des informations
pertinentes sur leurs difficultés financières et leur ont donné la possibilité d’émettre des
propositions sur la stratégie à adopter pour apurer ces arriérés commerciaux. Dans la mesure où
un appui financier rapide du FMI est considéré comme essentiel à la réussite de la mise en œuvre
du programme du Gabon et où ce pays poursuit les politiques adéquates, le FMI pourrait
apporter un financement au Gabon en dépit de ses arriérés extérieurs envers des créanciers
commerciaux. Les autorités ont également fait part de leur intention d’apurer tous les arriérés
extérieurs restants, notamment ceux envers les créanciers commerciaux, d’ici la fin
décembre 2017.
Le programme est totalement financé. Les besoins de financement pour les 12 prochains
mois seront couverts par une conjugaison d’emprunts extérieurs, d’appui des bailleurs et de
financement du FMI. En août 2017, le Gabon a mobilisé près de 200 millions de dollars sur le
marché euro-obligataire, avant l’opération de refinancement prévue au titre du programme d’ici la
fin de l’année. Le déficit de financement projeté pour 2017 sera couvert par l’appui budgétaire de la
Banque africaine de développement (196,8 milliards de FCFA), de la France (49,2 milliards de FCFA),
et de la Banque mondiale (116,3 milliards de FCFA). Le déficit de financement résiduel de
108,5 milliards de FCFA sera couvert par les décaissements du FMI dans le cadre de l’accord triennal
élargi au titre du MEDC (équivalent de 71,43 millions de DTS, soit 33,069 % de la quote-part). Les
bailleurs bilatéraux et multilatéraux ont confirmé leur appui financier conformément aux projections
du programme pour 2018, et les projections de financement pour 2019 et au-delà ont de bonnes
chances de se réaliser, car les autres montants mis à disposition dans le cadre de l’accord élargi
contribueront à combler les déficits de financement extérieur (tableaux 4a et 4b), tout en relevant les
réserves de change à des niveaux confortables.
Les risques qui pèsent sur la mise en œuvre du programme sont élevés mais resteraient
gérables, dans l’hypothèse d’un scénario de référence où les cours mondiaux du pétrole sont
stables et où les politiques intérieures sont solides. Cette situation illustre les efforts entrepris par
les autorités jusqu’à présent pour mettre en œuvre le programme appuyé par le FMI et approuvé en
juin 2017, ainsi que les mesures d’ajustement des politiques convenues par les autorités dans le
cadre de la présente revue. Les risques qui pèsent sur la mise en œuvre du programme pourraient
s’accentuer en cas de nouvelle détérioration de la conjoncture extérieure ou d’intensification des
tensions sociales et politiques intérieures. Dans ce cas, il faudrait procéder à un ajustement plus
approfondi des politiques macroéconomiques pour maintenir le programme sur la bonne voie, en
consultation avec les services du FMI. La réussite de la mise en œuvre des programmes en cours
avec les autres institutions bilatérales et multilatérales sera également nécessaire pour sécuriser un
financement extérieur supplémentaire. En outre, une gestion appropriée de la trésorerie et de la
dette intérieure sera essentielle pour assurer le financement requis sur le marché régional de la dette.
Enfin, des retards dans les négociations sur les programmes appuyés par le FMI avec d’autres pays
de la CEMAC pourraient nuire à la stratégie régionale globale et avoir des incidences sur le Gabon.
Évaluation des sauvegardes. Une évaluation complète des sauvegardes au titre du cycle
périodique de quatre ans pour les banques centrales régionales, a été achevée en août 2017. Cette
évaluation a constaté les mesures positives prises par la BEAC pour renforcer la gouvernance dans
ses statuts, ainsi que les projets d’amélioration de la transparence dans la communication
d’informations financières, en asssurant le passage intégral aux normes IFRS 11.
L’ajustement des politiques est en cours, mais des efforts plus conséquents seront
nécessaires pour consolider les récents acquis. La consolidation budgétaire actuelle accompagne
l’ajustement extérieur et contribue à stabiliser la dette publique. La résorption du déficit des
transactions extérieures courantes et du déficit budgétaire est à souligner, mais le processus
d’ajustement doit être poursuivi. Le Gabon doit encore résorber son déficit budgétaire et commencer
à épargner une part de ses recettes pétrolières afin de réduire les vulnérabilités à court terme et de
renforcer sa résilience à de futurs chocs. Cela est indispensable pour contrecarrer les importants
11 Voir Rapport 2017 des services du FMI sur les politiques communes des pays membres de la CEMAC.
risques qui pèsent sur le programme, notamment ceux liés à une baisse des cours du pétrole ou à
d’éventuels retards dans la mobilisation de nouvelles recettes non pétrolières.
La mobilisation des recettes non pétrolières est devenue une haute priorité pour
assurer la réussite du programme des autorités. La forte baisse des recettes non pétrolières, qui
ont chuté de près de 5 % du PIB depuis 2014, est très préoccupante. Même si une partie de cette
baisse peut être attribuée aux répercussions négatives déclenchées par la baisse des recettes
pétrolières, les recettes non pétrolières ont atteint des niveaux excessivement bas en raison d’un
recours excessif à des exonérations fiscales ponctuelles, des faiblesses des administrations fiscale et
douanière, et des grèves des agents des impôts qui ont entraîné de fortes perturbations. Les
autorités doivent prendre des mesures décisives pour corriger la situation et assurer de ne plus avoir
besoin de recourir à de nouvelles réductions budgétaires.
Il demeure essentiel d’accorder une priorité continue à la prudence dans la gestion des
finances publiques et de la dette. Le Gabon est sur la bonne voie pour atteindre son objectif à
court terme d’un ratio d’endettement public inférieur à 65 % du PIB, ainsi que son objectif à moyen
terme d’un ratio inférieur à 50 % du PIB. Dans l’immédiat, la priorité des autorités doit être d’éviter
l’apparition de tout nouvel arriéré, et elles doivent prendre à cet égard trois mesures
interdépendantes. Premièrement, elles doivent élargir le logiciel de suivi des dépenses aux
établissements publics en dehors de l’administration centrale, de façon à suivre leurs engagements
en cours et à assurer la disponibilité d’une trésorerie suffisante pour couvrir de nouvelles dépenses.
Deuxièmement, le Trésor doit renforcer son cadre de gestion de trésorerie et de prévision des
liquidités pour empêcher l’accumulation de nouveaux arriérés. Même si les incertitudes sur l’horizon
temporel des décaissements extérieurs et plus récemment, une mobilisation décevante des recettes
non pétrolières, complexifient la précision des prévisions, les services du FMI et les autorités se sont
accordés sur le fait qu’une amélioration de la planification de trésorerie et de la hiérarchisation des
dépenses pourrait fortement contribuer à renforcer le système actuel. Troisièmement, une stratégie
de gestion de la dette à moyen terme doit être élaborée pour assurer sans difficulté les
Les services du FMI recommandent d’accorder une dérogation pour la non observation
du critère de réalisation continu relatif aux arriérés extérieurs compte tenu des mesures
correctives prises, d’achever la revue des assurances de financement, et d’approuver la
demande faite par les autorités d’achever la première revue de l’accord élargi. La Lettre
d’intention (LI) et le Mémorandum de politiques économiques et financières (MPEF) en pièces jointes
présentent des politiques appropriées pour poursuivre les objectifs du programme. La capacité du
Gabon à rembourser le FMI est adéquate, et les risques qui pèsent sur la mise en œuvre du
programme sont gérables compte tenu du fort engagement politique manifesté par les autorités
pour atteindre les objectifs du programme.
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 Vol ume de la pr odu ction pétr oli èr e (mill ion s de bar ils,
(proj.) éch. g)
Gl obal e Pétr oli èr e Non pétrolière Pri x intéri eurs du pétr ole (milli ers de FCFA/bari l, éc [Link] )
Une importante diminution des exportations et des ... qui a contribué à une forte diminution des réserves de
importations contraignantes ont entraîné une forte change régionales à la BEAC.
détérioration du solde des transactions courantes ...
Compte des transactions courantes, Réserves internationales, 2010-17
importations et exportations de biens et 20.0 6
services, 2010-17
30 6000 5
15.0
20 5000 4
4000
10 10.0 3
3000
0 2
2000
5.0
-10 1000 1
-20 0
0.0 0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
(proj.)
(proj.)
Compte des tr an sac tions c our an tes (% du PIB , éch .g)
Réserves (en milliards de dollars US)
Exportati ons de bien s et servi ces (mil liards de FCFA, éc [Link])
Réserves (en mois d'importations) (éch dr)
Im por tations de biens et services (milli ar ds de FCFA, éch .dr)
L'inflation a repris au deuxième semestre 2016 en raison Le crédit à l'économie et la masse monétaire (M2)
de la répercussion des hausses des prix des carburants, demeuraient stable, et les dépôts du gouvernement ont
mais elle ralentit actuellement. fortement diminué.
Inflation mesurée par l'IPC, 2010-17 Agrégats monétaires et crédit, 2010-17
(croissance en glissement annuel, en pourcentage) (Croissance en glissement annuel,
10 agrégats monétaires sur 3 mois)
100
8 80
6 60
40
4 20
2 0
-20
0
-40
-2 -60
-4 -80
2010M1
2011M1
2012M1
2013M1
2014M1
2015M1
2016M1
2017M1
-6
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
a d Gabo ese ut o t es
IPC total (fin de période)
Masse monétaire (M2)
IPC hors alimentation Engagements envers l'administration centrale
Créances sur le secteur privé
Les autorités ont réduit les dépenses d'investissement... ...en réponse à la diminution des recettes pétrolières ...
70 60
60 50
50
40
40
30
30
20 20
10 10
0
0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
(proj.) 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
(proj.)
Dépenses courantes Dépenses d'investissement
Recettes pétrolières Recettes non pétrolières
...mais insuffisante pour éviter l'élargissement des ..ce qui a contribué à l'augmentation de la dette
déficits globaux entre 2014 et 2016... extérieure.
Secteur extérieur
Exportations, f.à.b -8.5 -26.8 -19.2 23.3 18.9 1.5 1.9 3.1 5.1 10.6 10.9 10.1 6.7
Importations,f.à.b. -6.6 -0.4 -21.3 20.7 4.5 -2.7 3.4 2.4 3.3 -0.2 5.6 -3.0 4.6
Termes de l'échange (détérioration= -) -9.2 -44.9 -10.2 23.5 21.2 -2.5 -4.8 -3.9 -1.0 -2.1 -0.5 -0.1 0.4
Solde primaire hors pétrole (en % du PIB non -11.5 -9.0 -11.0 -8.9 -9.2 -6.0 -6.1 -4.3 -4.3 -3.6 -3.1 -2.2 -1.7
Solde global (base engagements) 6.0 -1.0 -5.0 -3.3 -2.3 -1.2 -1.2 -0.6 -0.5 -0.3 0.1 0.7 0.9
Solde global (base caisse) 2.3 -4.0 -6.6 -4.6 -3.6 -2.3 -2.3 -0.6 -0.4 -0.2 0.1 0.7 0.9
Total dette publique 2/ 34.1 44.7 64.2 64.6 59.0 63.8 59.1 61.5 57.4 56.5 53.0 49.8 46.1
dont avances statutaires de la BEAC 2.9 5.3 5.4 5.0 5.2 4.3 5.1 3.5 4.8 2.8 4.5 4.3 3.6
Monnaie et crédit
Crédit à l'économie -2.0 -9.8 -5.6 -6.1 -9.3 3.9 3.2 10.2 10.2 12.8 10.8 12.0 15.6
Monnaie au sens large (M2) 1.6 -1.4 -5.2 9.0 2.6 5.9 9.5 7.1 7.1 12.3 13.5 3.5 2.9
Vitesse de circulation (PIB non pétrolier/moyenne M2 2.5 2.6 2.8 2.8 3.2 2.8 2.8 2.8 2.8 2.8 2.8 2.8 2.9
Épargne nationale brute 43.5 29.2 24.1 24.6 26.5 26.1 27.0 27.5 28.3 30.5 30.5 32.8 34.0
Investissement fixe brut 35.9 34.8 34.2 33.8 31.9 33.4 32.7 34.1 33.3 33.4 33.4 31.3 30.5
dont privé 29.2 29.8 29.3 28.9 28.5 28.4 28.5 29.1 28.6 28.4 28.7 26.5 25.4
public 6.7 5.0 4.9 4.9 3.4 5.0 4.2 5.0 4.6 5.0 4.7 4.7 5.1
Solde des transactions courantes 7.6 -5.6 -10.1 -9.2 -5.4 -7.3 -5.7 -6.6 -5.0 -2.8 -2.8 1.6 3.4
hors gros projets agro-industriels 3/ 8.5 -3.6 -8.0 -6.5 -3.3 -4.1 -2.3 -3.7 -1.8 -1.3 -0.5 1.4 2.5
CEMAC - Reserves officielles
(Milliards dollars, fin de period) 15.8 10.3 5.0 5.6 5.9 6.5 7.2 7.4 8.4 8.4 10.0 10.8 11.5
(in months of extrazone imports) 5.8 4.8 2.2 2.7 2.7 3.0 3.0 3.2 3.6 3.6 4.2 4.5 4.7
Biens (net) 2,523 1,318 1,107 1,405 1,544 1,507 1,549 1,567 1,660 1,937 1,935 2,374 2,570
Exportations de biens (fàb) 4,528 3,315 2,679 3,304 3,187 3,355 3,248 3,459 3,415 3,827 3,788 4,173 4,451
Hydrocarbures 3,800 2,494 1,941 2,285 2,174 2,244 2,045 2,172 2,029 2,221 2,025 2,040 2,054
Bois 234 293 335 423 352 459 458 502 481 603 577 693 831
Manganèse 391 421 279 433 501 436 533 437 561 454 643 742 746
Autres 103 108 125 162 161 215 212 349 345 549 543 698 820
Importations de biens (fàb) -2,005 -1,997 -1,572 -1,899 -1,643 -1,847 -1,699 -1,893 -1,755 -1,890 -1,854 -1,799 -1,881
Secteur pétrolier -227 -242 -228 -267 -256 -262 -241 -254 -239 -250 -237 -235 -232
Autres -1,778 -1,755 -1,344 -1,632 -1,388 -1,585 -1,458 -1,639 -1,516 -1,639 -1,617 -1,564 -1,649
Services (net) -1,342 -930 -964 -1,122 -1,001 -1,090 -1,029 -1,147 -1,086 -1,190 -1,155 -1,130 -1,069
Exportations 368 382 325 324 281 317 294 328 306 330 326 369 418
Importations -1,710 -1,312 -1,289 -1,446 -1,282 -1,407 -1,323 -1,475 -1,393 -1,520 -1,480 -1,499 -1,487
Revenu (net) -349 -718 -803 -889 -831 -879 -847 -856 -855 -848 -882 -897 -930
Transferts courants (net) -152 -143 -181 -185 -186 -186 -185 -188 -187 -180 -180 -183 -185
Compte de capital 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Compte financier -767 247 198 343 -16 385 294 570 440 453 496 -1 -188
Investissements directs (net) 518 586 736 872 735 913 949 1,016 1,045 873 1,034 636 657
Investissements de portefeuille (net) 0 -23 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Autres actifs et passifs d'investissement (net) -1,285 -316 -538 -528 -752 -528 -655 -446 -605 -420 -538 -637 -845
Transactions à moyen long terme 45 -36 -84 -164 -258 78 0 -38 25 -47 12 -11 33
dont accumulation nette d'arriérés 165 -165 -165
Transactions à court terme -1,331 -280 -453 -364 -494 -606 -655 -407 -630 -373 -550 -626 -879
Erreurs et omissions 5 4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Solde global -83 -223 -643 -447 -490 -263 -217 -53 -28 172 214 164 198
1
Financement 83 223 643 447 490 263 217 53 28 -172 -214 -164 -198
Banque des États d'Afrique centrale 88 -52 -3 -39 -75 -118 -132 -172 -214 -164 -198
Flux FMI-MEDC 118 117 118 112 118 112 29 28 -5 -23
Écart de financement 0 0 0 499 493 303 292 171 160 0 0 0 0
dont:
Bilatéral 49 49 49 49 49 49 0 0 0 0
Multilatéral 450 444 253 243 122 111 0 0 0 0
Pour mémoire: (Pourcentage du PIB)
Solde des transactions courantes 7.6 -5.6 -10.1 -9.2 -5.4 -7.3 -5.7 -6.6 -5.0 -2.8 -2.8 1.6 3.4
hors gros projets agroindustriels 2/ 8.5 -3.6 -8.0 -6.5 -3.3 -4.1 -2.3 -3.7 -1.8 -1.3 -0.5 1.4 2.5
Pétrole 27.7 12.7 5.9 8.3 8.1 7.6 6.2 6.5 5.6 6.4 4.8 4.2 4.2
Hors pétrole -20.1 -18.3 -16.0 -17.5 -13.6 -14.9 -11.9 -13.2 -10.6 -9.2 -7.6 -2.7 -0.8
Exportations de biens et services 54.5 43.5 36.2 42.2 39.7 41.3 39.6 40.4 39.6 41.9 41.3 42.8 43.0
Importations de biens et services -41.3 -38.9 -34.4 -38.9 -33.5 -36.6 -33.8 -35.9 -33.5 -34.4 -33.5 -31.1 -29.8
Compte de capital et compte financier -8.5 2.9 2.4 9.8 5.5 7.7 6.6 7.9 6.4 4.6 5.0 0.0 -1.7
Investissements directs étrangers 5.8 6.9 8.9 10.1 8.4 10.3 10.6 10.8 11.1 8.8 10.4 6.0 5.8
Solde global 3/ -0.9 -2.6 -7.7 0.6 0.0 0.4 0.8 1.3 1.4 1.7 2.1 1.5 1.8
(Milliards FCFA, sauf indication contraire)
Réserves officielles brutes imputées au Gabon 4/ 1227.6 1001.1 358.2 423.4 361.3 462.5 436.1 580.5 568.0 752.4 782.9 944.0 1141.7
(Milliards FCFA)
Total recette et dons 2,673 1,797 1,424 1,613 1,533 1,677 1,592 1,787 1,748 1,895 1,861 1,980 2,124
Recettes 2,673 1,797 1,424 1,613 1,533 1,677 1,592 1,787 1,748 1,895 1,861 1,980 2,124
Recettes pétrolières 1,322 603 423 520 611 511 507 494 503 505 502 506 509
Recettes non pétrolières 1,351 1,194 1,001 1,093 922 1,166 1,085 1,293 1,246 1,389 1,359 1,475 1,615
Recettes fiscales 1,334 1,158 899 990 861 1,057 1,028 1,190 1,142 1,278 1,248 1,355 1,486
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les plus-values 385 398 300 331 301 352 336 386 359 421 387 416 449
Taxes intérieures sur les biens et les services 374 167 223 237 221 256 269 297 313 340 337 367 396
Taxe sur la valeur ajoutée 291 101 155 168 167 183 186 218 224 255 241 264 284
Autres 83 66 68 69 54 73 83 79 89 85 96 103 111
Taxes sur le commerce et les transactions internationales 426 355 277 321 271 343 345 392 386 393 434 474 537
Tarifs d'importations 404 331 266 302 256 324 325 371 366 371 411 449 510
Tarifs d'exportation 21 24 11 19 15 19 20 20 21 22 23 25 27
Autres taxes non pétrolières 150 239 99 101 68 106 78 115 84 124 90 97 105
Recettes non fiscales 16 36 102 104 61 109 57 103 103 111 111 120 129
Dons 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Total dépenses et prêts nets 2,135 1,879 1,833 1,893 1,731 1,786 1,703 1,846 1,791 1,923 1,850 1,908 2,026
Dépenses courantes 1,454 1,449 1,413 1,357 1,351 1,342 1,321 1,377 1,355 1,427 1,385 1,408 1,454
Traitements et salaires 713 715 731 710 732 710 715 708 710 725 710 710 710
Biens et services 244 241 252 188 179 195 180 206 188 218 199 212 244
Paiements d'intérêts 145 172 193 268 249 241 229 257 251 267 259 261 262
Intérieurs 26 44 61 75 75 78 75 76 74 72 72 69 66
Extérieurs 119 128 132 193 174 163 154 181 176 194 188 192 196
Transferts et subventions 351 321 237 191 191 195 196 206 206 217 217 225 237
dont: subventions produits pétroliers 115 80 27 0 25 0 20 0 0 0 0 0 0
Dépenses d'investissement 607 423 405 421 299 444 372 469 436 495 464 500 572
Financées sur ressources intérieures 337 241 166 135 113 159 122 137 127 241 139 170 192
Financées sur ressources extérieures 270 183 239 286 186 285 250 332 310 254 325 330 380
Prêts nets 0 -13 25 0 35 0 0 0 0 0 0 0 0
Fonds routier (FER) et fonds spéciaux 37 18 19 15 14 0 10 0 0 0 0 0 0
Comptes spéciaux 1/ 38 2 -29 100 32 0 0 0 0 0 0 0 0
Solde global (base engagements) 537 -82 -416 -280 -197 -109 -111 -59 -43 -28 11 72 97
Ajustement base caisse 2/ -326 -259 -133 -116 -119 -96 -98 0 2 13 3 5 7
Solde global (base caisse) 211 -341 -549 -396 -317 -205 -209 -59 -41 -15 15 77 104
Total financement -211 341 549 396 317 205 209 59 41 15 -15 -77 -104
Emprunts extérieurs (net) 71 196 142 -73 -173 121 86 131 115 31 105 92 124
Tirages 256 183 239 286 186 285 250 332 310 254 325 330 380
Amortissement -185 -288 -244 -332 -332 -164 -164 -201 -195 -223 -220 -238 -565
Arriérés (réduction = -) 0 5 147 -147 -147 0 0 0 0 0 0 0 0
Refinancement (euro-obligations) 0 296 0 120 120 0 0 0 0 0 0 0 309
Emprunts intérieurs -47 213 417 -148 -121 -337 -282 -361 -346 -45 -147 -169 -228
Système bancaire (net) 100 293 510 61 68 -67 -20 -174 -186 -37 -32 -203 -262
Financement non bancaire (net) 3/ -147 -81 -93 -209 -188 -270 -262 -187 -160 -8 -116 34 34
Écart de financement (+=déficit / - excédent) -235 -68 -10 617 610 420 404 289 272 29 28 0 0
Financement exceptionnel (hors FMI) … … … 499 493 303 292 171 160 0 0 0 0
Écart résiduel … … … 118 117 118 112 118 112 29 28 0 0
FMI-MEDC … … … 118 117 118 112 118 112 29 28 0 0
Pour mémoire:
Dépôts bruts de l'État à la BEAC 614.6 532.4 232.1 238.0 232.1 289.1 311.2 413.2 505.3 439.1 542.9 735.0 914.8
dont Fonds pour les générations futures ou fonds de stabilisatio 207.4 146.6 150.2 176.2 150.2 227.3 229.3 301.4 327.6 377.3 461.0 653.1 832.8
Avances statutaires de la BEAC 257.5 452.5 452.5 427.5 452.5 377.5 452.5 327.5 452.5 277.5 452.5 452.5 402.5
Stock d'arriérés 4/ … … 803.3 360.4 405.3 173.9 178.9 87.0 76.9 0.0 0.0 0.0 0.0
Extérieurs … … 164.6 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Intérieurs … … 638.6 360.4 405.3 173.9 178.9 87.0 76.9 0.0 0.0 0.0 0.0
Remboursements de TVA … … 347.8 260.9 305.8 173.9 178.9 87.0 76.9 0.0 0.0 0.0 0.0
Instances exceptionnelles 5/ … … 248.8 99.5 99.5 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Service de la dette … … 42.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Solde primaire hors pétrole hors transferts de capital -639 -513 -646 -533 -559 -379 -388 -296 -295 -267 -231 -172 -150
en pourcentage du PIB non pétrolier -11.5 -9.0 -11.0 -8.9 -9.2 -6.0 -6.1 -4.3 -4.3 -3.6 -3.1 -2.2 -1.7
PIB non pétrolier aux prix du marché 5,581 5,676 5,885 5,995 6,108 6,289 6,406 6,812 6,852 7,339 7,376 7,937 8,554
(Pourcentage du PIB)
Totale recette et dons 29.7 21.1 17.1 18.8 17.6 18.9 17.8 19.1 18.6 19.1 18.7 18.7 18.8
Recettes 29.7 21.1 17.1 18.8 17.6 18.9 17.8 19.1 18.6 19.1 18.7 18.7 18.8
Recettes pétrolières 14.7 7.1 5.1 6.0 7.0 5.8 5.7 5.3 5.4 5.1 5.0 4.8 4.5
Recettes non pétrolières 15.0 14.0 12.0 12.7 10.6 13.1 12.1 13.8 13.3 14.0 13.7 13.9 14.3
Recettes fiscales 14.8 13.6 10.8 11.5 9.9 11.9 11.5 12.7 12.2 12.9 12.5 12.8 13.1
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les plus-values 4.3 4.7 3.6 3.8 3.5 4.0 3.8 4.1 3.8 4.2 3.9 3.9 4.0
Taxes intérieures sur les biens et les services 4.2 2.0 2.7 2.8 2.5 2.9 3.0 3.2 3.3 3.4 3.4 3.5 3.5
Taxes sur le commerce et les transactions internationale 4.7 4.2 3.3 3.7 3.1 3.9 3.9 4.2 4.1 4.0 4.4 4.5 4.7
Autres impôts hors pétrole 1.7 2.8 1.2 1.2 0.8 1.2 0.9 1.2 0.9 1.3 0.9 0.9 0.9
Recettes non fiscales 0.2 0.4 1.2 1.2 0.7 1.2 0.6 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1 1.1
Total dépenses et prêts nets 23.8 22.1 22.1 22.0 19.8 20.1 19.1 19.7 19.1 19.4 18.6 18.0 17.9
Dépenses courantes 16.2 17.0 17.0 15.8 15.5 15.1 14.8 14.7 14.4 14.4 13.9 13.3 12.9
Traitements et salaires 7.9 8.4 8.8 8.3 8.4 8.0 8.0 7.5 7.6 7.3 7.1 6.7 6.3
Biens et services 2.7 2.8 3.0 2.2 2.0 2.2 2.0 2.2 2.0 2.2 2.0 2.0 2.2
Paiements d'intérêts 1.6 2.0 2.3 3.1 2.9 2.7 2.6 2.7 2.7 2.7 2.6 2.5 2.3
Transferts et subventions 3.9 3.8 2.9 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.2 2.1 2.1
dont: subventions produits pétroliers 1.3 0.9 0.3 0.0 0.3 0.0 0.2 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Dépenses d'investissement 6.7 5.0 4.9 4.9 3.4 5.0 4.2 5.0 4.6 5.0 4.7 4.7 5.1
Financées sur ressources intérieures 3.7 2.8 2.0 1.6 1.3 1.8 1.4 1.5 1.4 2.4 1.4 1.6 1.7
Financées sur ressources extérieures 3.0 2.1 2.9 3.3 2.1 3.2 2.8 3.5 3.3 2.6 3.3 3.1 3.4
Prêts nets 0.0 -0.2 0.3 0.0 0.4 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Fonds routier (FER) et fonds spéciaux 0.4 0.2 0.2 0.2 0.2 0.0 0.1 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Comptes spéciaux 1/ 0.4 0.0 -0.3 1.2 0.4 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Solde global (base engagements) 6.0 -1.0 -5.0 -3.3 -2.3 -1.2 -1.2 -0.6 -0.5 -0.3 0.1 0.7 0.9
Ajustement base caisse 2/ -3.6 -3.0 -1.6 -1.3 -1.4 -1.1 -1.1 0.0 0.0 0.1 0.0 0.0 0.1
Solde global (base caisse) 2.3 -4.0 -6.6 -4.6 -3.6 -2.3 -2.3 -0.6 -0.4 -0.2 0.1 0.7 0.9
Financement total -2.3 4.0 6.6 4.6 3.6 2.3 2.3 0.6 0.4 0.2 -0.1 -0.7 -0.9
Emprunts extérieurs (net) 0.8 2.3 1.7 -0.9 -2.0 1.4 1.0 1.4 1.2 0.3 1.1 0.9 1.1
Tirages 2.9 2.1 2.9 3.3 2.1 3.2 2.8 3.5 3.3 2.6 3.3 3.1 3.4
Amortissement -2.1 -3.4 -2.9 -3.9 -3.8 -1.8 -1.8 -2.1 -2.1 -2.3 -2.2 -2.2 -5.0
Arriérés (réduction = -) 0.0 0.1 1.8 -1.7 -1.7 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Refinancement (euro-obligations) 0.0 3.5 0.0 1.4 1.4 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 2.7
Emprunts intérieurs (net) -0.5 2.5 5.0 -1.7 -1.4 -3.8 -3.2 -3.8 -3.7 -0.5 -1.5 -1.6 -2.0
Système bancaire 1.1 3.4 6.1 0.7 0.8 -0.8 -0.2 -1.9 -2.0 -0.4 -0.3 -1.9 -2.3
Secteur non bancaire 3/ -1.6 -0.9 -1.1 -2.4 -2.2 -3.0 -2.9 -2.0 -1.7 -0.1 -1.2 0.3 0.3
Écart de financement (+=déficit / - excédent) -2.6 -0.8 -0.1 7.2 7.0 4.7 4.5 3.1 2.9 0.3 0.3 0.0 0.0
Financement exceptionnel (hors FMI) … … … 5.8 5.7 3.4 3.3 1.8 1.7 0.0 0.0 0.0 0.0
Écart résiduel … … … 1.4 1.3 1.3 1.3 1.3 1.2 0.3 0.3 0.0 0.0
FMI-MEDC … … … 1.4 1.3 1.3 1.3 1.3 1.2 0.3 0.3 0.0 0.0
Total recettes et dons 2,673 1,797 1,424 1,613 1,533 1,677 1,592 1,787 1,748 1,895 1,861 1,980 2,124
Total dépenses et prêts nets 2,135 1,879 1,840 1,893 1,731 1,786 1,703 1,846 1,791 1,923 1,850 1,908 2,026
Solde global 537 -82 -416 -280 -197 -109 -111 -59 -43 -28 11 72 97
Pour mémoire:
Dépôts bruts de l'État à la BEAC (pourcentage du PIB) 7.2 6.1 2.6 2.5 2.5 2.9 3.1 3.9 4.8 3.9 4.8 6.1 7.3
dont Fonds pour les générations futures ou fonds de stabilisatio 2.4 1.7 1.7 1.9 1.6 2.5 2.3 3.0 3.1 3.5 4.1 5.5 6.7
Solde primaire hors pétrole hors transferts de capital -639 -513 -646 -533 -559 -379 -388 -296 -295 -267 -231 -172 -150
En pourcentage du PIB non pétrolier -11.5 -9.0 -11.0 -8.9 -9.2 -6.0 -6.1 -4.3 -4.3 -3.6 -3.1 -2.2 -1.7
Dette publique (pourcentage du PIB) 34.1 44.7 64.2 64.6 59.0 63.8 59.1 61.5 57.4 56.5 53.0 49.8 46.1
Dette extérieure (pourcentage du PIB) 27.3 33.9 37.4 41.8 36.6 46.4 41.0 48.0 42.7 45.8 41.0 38.6 35.8
Dette intérieure (pourcentage du PIB) 6.8 10.8 26.8 22.8 22.4 17.4 18.1 13.5 14.8 10.7 12.0 11.2 10.3
dont avances statutaires de la BEAC 2.9 5.3 5.4 5.0 5.2 4.3 5.1 3.5 4.8 2.8 4.5 4.3 3.6
Stock d'arriérés 4/ … … 9.7 4.2 4.6 2.0 2.0 0.9 0.8 0.0 0.0 0.0 0.0
Extérieurs … … 2.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Intérieurs … … 7.7 4.2 4.6 2.0 2.0 0.9 0.8 0.0 0.0 0.0 0.0
Remboursements de TVA … … 4.2 3.0 3.5 2.0 2.0 0.9 0.8 0.0 0.0 0.0 0.0
Instances exceptionnelles 5/ … … 3.0 1.2 1.1 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Service de la dette … … 0.5 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
PIB aux prix du marché 8,988 8,503 8,311 8,598 8,728 8,880 8,936 9,378 9,394 9,910 9,956 10,613 11,315
Totale recette et dons 47.9 31.7 24.2 26.9 25.1 26.7 24.9 26.2 25.5 25.8 25.2 25.0 24.8
Recettes 47.9 31.7 24.2 26.9 25.1 26.7 24.9 26.2 25.5 25.8 25.2 25.0 24.8
Recettes pétrolières 23.7 10.6 7.2 8.7 10.0 8.1 7.9 7.3 7.3 6.9 6.8 6.4 5.9
Recettes non pétrolières 24.2 21.0 17.0 18.2 15.1 18.5 16.9 19.0 18.2 18.9 18.4 18.6 18.9
Recettes fiscales 23.9 20.4 15.3 16.5 14.1 16.8 16.0 17.5 16.7 17.4 16.9 17.1 17.4
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les plus-values 6.9 7.0 5.1 5.5 4.9 5.6 5.2 5.7 5.2 5.7 5.2 5.2 5.2
Taxes intérieures sur les biens et les services 6.7 2.9 3.8 4.0 3.6 4.1 4.2 4.4 4.6 4.6 4.6 4.6 4.6
Taxes sur le commerce et les transactions internationale 7.6 6.3 4.7 5.4 4.4 5.5 5.4 5.7 5.6 5.4 5.9 6.0 6.3
Autres impôts hors pétrole 2.7 4.2 1.7 1.7 1.1 1.7 1.2 1.7 1.2 1.7 1.2 1.2 1.2
Recettes non fiscales 0.3 0.6 1.7 1.7 1.0 1.7 0.9 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5
Total dépenses et prêts nets 38.3 33.1 31.2 31.6 28.3 28.4 26.6 27.1 26.1 26.2 25.1 24.0 23.7
Dépenses courantes 26.0 25.5 24.0 22.6 22.1 21.3 20.6 20.2 19.8 19.4 18.8 17.7 17.0
Traitements et salaires 12.8 12.6 12.4 11.8 12.0 11.3 11.2 10.4 10.4 9.9 9.6 8.9 8.3
Biens et services 4.4 4.2 4.3 3.1 2.9 3.1 2.8 3.0 2.7 3.0 2.7 2.7 2.9
Paiements d'intérêts 2.6 3.0 3.3 4.5 4.1 3.8 3.6 3.8 3.7 3.6 3.5 3.3 3.1
Transferts et subventions 6.3 5.7 4.0 3.2 3.1 3.1 3.1 3.0 3.0 3.0 2.9 2.8 2.8
dont: subventions produits pétroliers 2.1 1.4 0.5 0.0 0.4 0.0 0.3 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Dépenses d'investissement 10.9 7.5 6.9 7.0 4.9 7.1 5.8 6.9 6.4 6.8 6.3 6.3 6.7
Financées sur ressources intérieures 6.0 4.2 2.8 2.3 1.9 2.5 1.9 2.0 1.9 3.3 1.9 2.1 2.2
Financées sur ressources extérieures 4.8 3.2 4.1 4.8 3.0 4.5 3.9 4.9 4.5 3.5 4.4 4.2 4.4
Prêts nets 0.0 -0.2 0.4 0.0 0.6 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Fonds routier (FER) et fonds spéciaux 0.7 0.3 0.3 0.3 0.2 0.0 0.2 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Comptes spéciaux 1/ 0.7 0.0 -0.5 1.7 0.5 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Solde global (base engagements) 9.6 -1.4 -7.1 -4.7 -3.2 -1.7 -1.7 -0.9 -0.6 -0.4 0.2 0.9 1.1
Ajustement base caisse 2/ -5.8 -4.6 -2.3 -1.9 -2.0 -1.5 -1.5 0.0 0.0 0.2 0.0 0.1 0.1
Solde global (base caisse) 3.8 -6.0 -9.3 -6.6 -5.2 -3.3 -3.3 -0.9 -0.6 -0.2 0.2 1.0 1.2
Financement total -3.8 6.0 9.3 6.6 5.2 3.3 3.3 0.9 0.6 0.2 -0.2 -1.0 -1.2
Emprunts extérieurs (net) 1.3 3.5 2.4 -1.2 -2.8 1.9 1.3 1.9 1.7 0.4 1.4 1.2 1.4
Tirages 4.6 3.2 4.1 4.8 3.0 4.5 3.9 4.9 4.5 3.5 4.4 4.2 4.4
Amortissement -3.3 -5.1 -4.1 -5.5 -5.4 -2.6 -2.6 -3.0 -2.8 -3.0 -3.0 -3.0 -6.6
Arriérés (réduction = -) 0.0 0.1 2.5 -2.4 -2.4 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Refinancement (euro-obligations) 0.0 5.2 0.0 2.0 2.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 3.6
Emprunts intérieurs (net) -0.8 3.7 7.1 -2.5 -2.0 -5.4 -4.4 -5.3 -5.1 -0.6 -2.0 -2.1 -2.7
Système bancaire 1.8 5.2 8.7 1.0 1.1 -1.1 -0.3 -2.6 -2.7 -0.5 -0.4 -2.6 -3.1
Secteur non bancaire 3/ -2.6 -1.4 -1.6 -3.5 -3.1 -4.3 -4.1 -2.7 -2.3 -0.1 -1.6 0.4 0.4
Écart de financement (+=déficit / - excédent) -4.2 -1.2 -0.2 10.3 10.0 6.7 6.3 4.2 4.0 0.4 0.4 0.0 0.0
Financement exceptionnel (hors FMI) 8.3 8.1 4.8 4.6 2.5 2.3 0.0 0.0 0.0 0.0
Écart résiduel 2.0 1.9 1.9 1.8 1.7 1.6 0.4 0.4 0.0 0.0
FMI-MEDC 2.0 1.9 1.9 1.8 1.7 1.6 0.4 0.4 0.0 0.0
Total recettes et dons 2,673 1,797 1,424 1,613 1,533 1,677 1,592 1,787 1,748 1,895 1,861 1,980 2,124
Total dépenses et prêts nets 2,135 1,879 1,840 1,893 1,731 1,786 1,703 1,846 1,791 1,923 1,850 1,908 2,026
Solde global 537 -82 -416 -280 -197 -109 -111 -59 -43 -28 11 72 97
Pour mémoire:
Dépôts bruts de l'État à la BEAC (pourcentage du PIB) 7.2 6.1 2.6 2.5 2.5 2.9 3.1 3.9 4.8 3.9 4.8 6.1 7.3
dont Fonds pour les générations futures ou fonds de stabilisatio 2.4 1.7 1.7 1.9 1.6 2.5 2.3 3.0 3.1 3.5 4.1 5.5 6.7
Overall balance (percent of GDP) 6.0 -1.0 -5.0 -3.3 -2.3 -1.2 -1.2 -0.6 -0.5 -0.3 0.1 0.7 0.9
Solde primaire hors pétrole hors transferts de capital -639 -513 -646 -533 -559 -379 -388 -296 -295 -267 -231 -172 -150
En pourcentage du PIB non pétrolier -11.5 -9.0 -11.0 -8.9 -9.2 -6.0 -6.1 -4.3 -4.3 -3.6 -3.1 -2.2 -1.7
Oil revenues (percent of oil GDP) 38.8 21.3 17.4 20.0 23.3 19.7 20.0 19.3 19.8 19.7 19.5 18.9 18.4
Dette publique (pourcentage du PIB) 34.1 44.7 64.2 64.6 59.0 63.8 59.1 61.5 57.4 56.5 53.0 49.8 46.1
Dette extérieure (pourcentage du PIB) 27.3 33.9 37.4 41.8 36.6 46.4 41.0 48.0 42.7 45.8 41.0 38.6 35.8
Dette intérieure (pourcentage du PIB) 6.8 10.8 26.8 22.8 22.4 17.4 18.1 13.5 14.8 10.7 12.0 11.2 10.3
dont avances statutaires de la BEAC 2.9 5.3 5.4 5.0 5.2 4.3 5.1 3.5 4.8 2.8 4.5 4.3 3.6
Stock d'arriérés 4/ … … 13.6 6.0 6.6 2.8 2.8 1.3 1.1 0.0 0.0 0.0 0.0
Extérieurs … … 2.8 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Intérieurs … … 10.9 6.0 6.6 2.8 2.8 1.3 1.1 0.0 0.0 0.0 0.0
Remboursements de TVA … … 5.9 4.4 5.0 2.8 2.8 1.3 1.1 0.0 0.0 0.0 0.0
Instances exceptionnelles 5/ … … 4.2 1.7 1.6 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Service de la dette … … 0.7 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Extrabudgetary expenditure … … 5.3 4.3 3.8 2.1 2.2 0.8 1.0 0.0 0.0 0.0 0.0
PIB aux prix du marché 5,581 5,676 5,885 5,995 6,108 6,289 6,406 6,812 6,852 7,339 7,376 7,937 8,554
(Milliards FCFA)
A. Solde budgétaire (base caisse) 396.1 316.6 205.1 208.6 58.8 40.6 15.2 -14.6 -77.4 -103.9
B. Autres besoins de financement 847.8 751.6 618.5 670.1 669.7 681.5 587.2 548.6 568.6 953.6
Amortissement (arriérés compris) 637.9 665.0 430.5 397.1 408.6 385.6 424.4 434.1 376.5 723.8
Extérieurs 478.9 478.9 163.8 163.8 201.0 194.6 223.3 220.5 238.4 564.8
Amortissement exiglible 332.3 332.3 163.8 163.8 201.0 194.6 223.3 220.5 238.4 564.8
Arriérés sur amoritissement 146.6 146.6 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Intérieurs 159.0 186.1 266.7 233.3 207.6 190.9 201.0 213.6 138.2 159.1
Rachats bon du Trésor 93.5 93.5 135.5 135.5 126.8 119.4 145.3 142.1 138.2 159.1
Moratoire dette 56.4 83.5 125.4 92.0 78.4 69.0 53.3 69.0 0.0 0.0
Autres 9.1 9.1 5.8 5.8 2.5 2.5 2.5 2.5 0.0 0.0
BEAC 51.0 0.0 101.1 79.1 174.2 194.0 75.8 37.6 192.1 229.8
Remboursement des avances statutaires 25.0 0.0 50.0 0.0 50.0 0.0 50.0 0.0 0.0 50.0
Autres dépôts 26.0 0.0 51.1 79.1 124.2 194.0 25.8 37.6 192.1 179.8
Remboursement des arriérés TVA 87.0 42.0 87.0 126.9 87.0 101.9 87.0 76.9 0.0 0.0
Autres (coûts de restructuration compris) 30.0 2.7 0.0 67.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Arriérés sur amortissement intérieur (réduction) 41.9 41.9 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
C=A+B Total besoins de financement 1243.9 1068.2 823.6 878.8 728.5 722.1 602.3 534.1 491.1 849.8
D. Source de financement identifiées 626.9 457.8 403.1 474.6 439.7 450.0 572.9 506.1 491.1 849.8
Extérieurs 405.8 305.8 285.1 250.0 331.6 309.6 254.4 325.0 330.0 688.7
Financement projet (ext.) 286.0 186.0 285.1 250.0 331.6 309.6 254.4 325.0 330.0 380.0
Refinancement euro-obligations (ext.) 119.8 119.8 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 308.7
Intérieures 221.1 152.0 118.0 224.6 108.1 140.4 318.5 181.0 161.1 161.0
Émission bons du Trésor 142.0 98.0 88.9 114.0 79.0 79.0 136.1 100.0 100.1 100.0
Produits de privatisation 50.0 0.0 0.0 50.0 0.0 0.0 153.3 20.0 0.0 0.0
Recouvrement d'arriérés fiscaux intérieurs 29.1 54.0 29.1 60.6 29.1 61.4 29.1 61.0 61.0 61.0
E=C-D Écart de financement 617.0 610.4 420.5 404.1 288.8 272.1 29.4 28.0 0.0 0.0
F. Financement exterieur exceptionnel 499.1 493.5 302.5 291.9 171.1 160.2 0.0 0.0 0.0 0.0
Mutlilatéral 449.9 444.3 253.3 242.7 121.9 111.0 0.0 0.0 0.0 0.0
BAD 328.0 328.0 131.2 131.2 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Banque Mondial 122.0 116.3 122.2 111.5 121.9 111.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Bilatéral 49.2 49.2 49.2 49.2 49.2 49.2 0.0 0.0 0.0 0.0
France 49.2 49.2 49.2 49.2 49.2 49.2 0.0 0.0 0.0 0.0
E-F Besoins de financement résiduels 117.9 116.9 117.9 112.2 117.7 111.9 29.4 28.0 0.0 0.0
FMI-MEDC 117.9 117.0 117.9 112.2 117.7 111.9 29.4 28.0 0.0 0.0
Sources : autorites gabonaises ; estimations et projections des services du FMI.
1/ Rapport du personnel (June 6, 2017; EBS/17/52).
(Pourcentage du PIB)
A. Solde budgétaire (base caisse) 4.6 3.6 2.3 2.3 0.6 0.4 0.2 -0.1 -0.7 -0.9
B. Autres besoins de financement 9.9 8.6 7.0 7.5 7.1 7.3 5.9 5.5 5.4 8.4
Amortissement (arriérés compris) 7.4 7.6 4.8 4.4 4.4 4.1 4.3 4.4 3.5 6.4
Extérieurs 5.6 5.5 1.8 1.8 2.1 2.1 2.3 2.2 2.2 5.0
Amortissement exiglible 3.9 3.8 1.8 1.8 2.1 2.1 2.3 2.2 2.2 5.0
Arriérés sur amoritissement 1.7 1.7 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Intérieurs 1.8 2.1 3.0 2.6 2.2 2.0 2.0 2.1 1.3 1.4
Rachats bon du Trésor 1.1 1.1 1.5 1.5 1.4 1.3 1.5 1.4 1.3 1.4
Moratoire dette 0.7 1.0 1.4 1.0 0.8 0.7 0.5 0.7 0.0 0.0
Autres 0.1 0.1 0.1 0.1 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
BEAC 0.6 0.0 1.1 0.9 1.9 2.1 0.8 0.4 1.8 2.0
Remboursement des avances statutaires 0.3 0.0 0.6 0.0 0.5 0.0 0.5 0.0 0.0 0.4
Autres dépôts 0.3 0.0 0.6 0.9 1.3 2.1 0.3 0.4 1.8 1.6
Remboursement des arriérés TVA 1.0 0.5 1.0 1.4 0.9 1.1 0.9 0.8 0.0 0.0
Autres (coûts de restructuration compris) 0.3 0.0 0.0 0.7 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Arriérés sur amortissement intérieur (réduction) 0.5 0.5 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
C=A+B Total besoins de financement 14.5 12.2 9.3 9.8 7.8 7.7 6.1 5.4 4.6 7.5
D. Source de financement identifiées 7.3 5.2 4.5 5.3 4.7 4.8 5.8 5.1 4.6 7.5
Extérieurs 4.7 3.5 3.2 2.8 3.5 3.3 2.6 3.3 3.1 6.1
Financement projet (ext.) 3.3 2.1 3.2 2.8 3.5 3.3 2.6 3.3 3.1 3.4
Refinancement euro-obligations (ext.) 1.4 1.4 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 2.7
Intérieures 2.6 1.7 1.3 2.5 1.2 1.5 3.2 1.8 1.5 1.4
Émission bons du Trésor 1.7 1.1 1.0 1.3 0.8 0.8 1.4 1.0 0.9 0.9
Produits de privatisation 0.6 0.0 0.0 0.6 0.0 0.0 1.5 0.2 0.0 0.0
Recouvrement d'arriérés fiscaux intérieurs 0.3 0.6 0.3 0.7 0.3 0.7 0.3 0.6 0.6 0.5
E=C-D Écart de financement 7.2 7.0 4.7 4.5 3.1 2.9 0.3 0.3 0.0 0.0
F. Financement exterieur exceptionnel 5.8 5.7 3.4 3.3 1.8 1.7 0.0 0.0 0.0 0.0
Mutlilatéral 5.2 5.1 2.9 2.7 1.3 1.2 0.0 0.0 0.0 0.0
BAD 3.8 3.8 1.5 1.5 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Banque Mondial 1.4 1.3 1.4 1.2 1.3 1.2 0.0 0.0 0.0 0.0
Bilatéral 0.6 0.6 0.6 0.6 0.5 0.5 0.0 0.0 0.0 0.0
France 0.6 0.6 0.6 0.6 0.5 0.5 0.0 0.0 0.0 0.0
E-F Besoins de financement résiduels 1.4 1.3 1.3 1.3 1.3 1.2 0.3 0.3 0.0 0.0
FMI-MEDC 1.4 1.3 1.3 1.3 1.3 1.2 0.3 0.3 0.0 0.0
Sources : autorites gabonaises ; estimations et projections des services du FMI.
1/ Rapport du personnel (June 6, 2017; EBS/17/52).
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
Prog. 1/ Prel. Prog. 1/ Prel. Prog. 1/ Proj. Prog. 1/ Proj. Prog. 1/ Proj. Prog. 1/ Proj. Proj.
Avoirs extérieurs nets 1424 1314 1107 445 457 525 471 341 499 398 512 484 552 490 430 515 520 559 691 904 1059 1210
Banque des États d'Afrique centrale (BEAC) 1228 1001 358 343 347 355 226 382 253 423 361 463 367 341 393 398 436 568 782 936 1088
Avoirs extérieurs 1353 1131 487 472 472 543 408 570 443 670 607 710 613 765 696 701 794 1038 1280 1439 1614
Passifs extérieurs -126 -130 -129 -129 -128 -188 -182 -188 -176 -247 -246 -247 -246 -424 -303 -303 -358 -470 -498 -503 -526
dont : crédit FMI 0 0 0 0 0 59 58 59 56 118 115 118 115 177 172 172 227 339 367 362 339
Banques créatrices de monnaie 86 118 88 114 177 116 115 117 145 89 123 89 123 89 123 123 123 123 123 123 123
Avoirs extérieurs 176 287 318 339 365 341 310 342 340 314 318 314 318 314 318 318 318 318 318 318 318
Passifs extérieurs -90 -170 -229 -225 -188 -225 -195 -225 -195 -225 -195 -225 -195 -225 -195 -195 -195 -195 -195 -195 -195
Avoirs intérieurs nets 732 878 1141 1604 1485 1503 1666 1532 1680 1418 1695 1619 1688 1647 1776 1811 1777 1744 1775 1895 1838 1772
Crédit intérieur 999 1133 1322 1712 1565 1683 1745 1667 1760 1590 1775 1778 1767 1806 1856 1970 1936 1903 1934 2054 1997 1930
Créances sur les administrations publiques (net) -171 73 598 541 508 743 530 762 471 772 763 753 805 853 822 866 856 781 778 570 285
Créances sur l'administration centrale (net) -250 -150 143 654 521 585 724 588 743 558 753 819 734 861 834 878 922 912 837 833 626 340
BEAC, créances sur l'administration centrale (net) -357 -79 221 241 253 300 269 300 274 308 336 308 334 367 365 365 369 286 277 80 -173
BEAC, créances sur l'administration centrale 258 453 453 453 453 512 511 512 509 546 568 546 568 605 625 624 680 792 820 815 742
Avances statutaires 258 453 453 453 453 453 453 453 453 428 453 428 453 428 453 453 453 453 453 453 403
Utilisation du crédit du FMI 0 0 0 0 0 59 58 59 56 118 115 118 115 177 172 172 227 339 367 362 339
Autres 0.2 0.4 0.2 0.2 0.4 0.2 0.4 0.2 0.4 0.2 0.2 0.2 0.2 0 0.2 0.2 0.2 0.2 0.2 0.2 0.2
Passifs envers l'administration centrale -615 -532 -232 -212 -200 -212 -242 -212 -235 -238 -232 -238 -234 -238 -259 -259 -311 -505 -543 -735 -915
Fonds pour les générations futures/fonds souverain -207 -147 -150 -150 -103 -150 -122 -150 -122 -176 -150 -176 -152 -176 -178 -178 -229 -328 -461 -653 -833
Autres dépôts de l'administration centrale et encaisses -407 -386 -82 -62 -97 -62 -120 -62 -133 -62 -82 -62 -82 -62 -82 -82 -82 -178 -82 -82 -82
Banques créatrices de monnaie (net) 207 223 433 281 409 425 378 443 366 445 483 427 527 467 513 557 543 551 557 546 513
Créances sur l'administration centrale 421 412 622 573 616 717 583 735 543 737 672 719 715 759 702 745 731 739 745 734 702
Passifs envers l'administration centrale -214 -189 -189 -292 -207 -292 -204 -292 -176 -292 -189 -292 -189 -292 -189 -189 -189 -189 -189 -189 -189
Créances sur les organismes publics (net) -21 -71 -56 19 -77 19 -59 19 -87 19 -56 19 -56 19 -56 -56 -56 -56 -56 -56 -56
Créances hors administrations (net) 1373 1304 1182 1114 1024 1098 1002 1079 998 1032 1003 1014 1014 1001 1003 1147 1071 1047 1153 1276 1427 1646
Autres postes (net) -268 -256 -181 -108 -80 -180 -80 -135 -80 -175 -80 -159 -80 -159 -80 -159 -159 -159 -159 -159 -159 -159
Monnaie au sens large (M2) 2157 2192 2162 2049 1942 2028 2136 1873 2179 1813 2208 2102 2239 2137 2206 2326 2292 2302 2465 2799 2897 2982
Numéraire 348 402 370 352 340 342 374 321 381 309 391 372 411 393 412 435 427 415 445 466 483 497
Dépôts 1809 1789 1792 1697 1602 1691 1762 1544 1798 1504 1817 1730 1828 1745 1793 1891 1855 1887 2021 2332 2414 2485
Monnaie au sens large (M2) 6.1 1.6 -1.4 -5.2 -11.8 -6.6 -2.2 -13.1 3.9 -12.0 9.0 2.6 15.3 5.4 3.2 24.2 25.9 9.5 7.1 13.5 3.5 2.9
Base monétaire -32.6 5.3 6.9 -28.4 -16.7 -28.2 -12.5 -12.8 -4.1 -4.4 17.3 13.0 28.4 28.4 7.3 7.3 6.3 14.0 5.7 22.0 -3.7 -9.3
Crédit à l'économie 23.6 -2.0 -9.8 -5.6 -10.9 -7.7 -9.2 -7.5 -7.0 -8.9 -5.8 -9.0 -1.0 -8.8 0.1 6.3 2.8 3.2 10.2 10.8 12.0 15.6
Crédit au secteur privé (en pourcentage du PIB non pétrolier) 25.1 22.6 20.0 18.2 … … … … … … 16.0 15.9 … … … … … 15.7 16.1 16.6 17.3 18.6
Monnaie au sens large (en pourcentage du PIB global) 24.8 24.4 25.4 24.7 … … … … … … 25.7 24.1 … … … … … 25.8 26.2 28.1 27.3 26.3
Vitesse de circulation (PIB non pétrolier/moyenne M2) 2.7 2.5 2.6 2.8 3.0 3.0 2.9 3.1 2.9 3.2 2.8 3.2 2.8 3.2 2.8 2.9 2.8 2.8 2.8 2.8 2.8 2.9
Fonds propres
Fonds propres régl./actifs pondérés risques 1, 2 24.7 12.9 10.9 12.3 9.4 8.3 8.8 10.0 9.9 8.1 8.2 9.4 12.9
11.0 9.2 8.3 9.2 9.1 9.3 9.9 9.5 9.7 9.4 9.8 9.6 11.5
Produit et rentabilité
Rendement des fonds propres 15.5 24.8 23.3 19.6 21.5 13.5 … 4.1 … 36.8 … 134.6 …
Rendement des actifs 3 2.9 2.7 2.3 1.9 2.1 1.3 … 0.4 … 3.4 … 13.0 …
Liquidité
Ratio actifs liquides/Total passifs 25.3 20.9 22.7 20.0 19.0 24.4 23.7 25.7 23.2 25.0 23.6 20.8 21.4
Ratio actifs liquides/passifs à court terme 158.5 129.5 143.2 125.5 112.9 148.3 139.9 155.1 135.7 134.0 130.1 119.6 147.7
Total dépôts/total des prêts (non interbancaires) 114.7 122.6 115.9 108.6 105.5 113.8 115.5 110.6 108.9 108.4 108.8 102.5 101.9
2 Les actifs pondérés des risques sont estimés à partir des pondérations de risque suivantes : 0% - réserves en monnaie nationale et devises et créances sur la banque centrale; 100% -
f après impôts rapportés à la moyenne des actifs totaux en début et fin de période.
3 Ratio des bénéfices
GABON
GABON
34
Projection
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030
Utilisation nette du crédit du FMI (millions de DTS) 0.0 142.9 142.9 142.9 35.8 -6.0 -29.8 -53.6 -74.4 -77.4 -77.4 -71.5 -47.6 -23.8 -3.0
Décaissements 0.0 142.9 142.9 142.9 35.8 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Remboursements 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 6.0 29.8 53.6 74.4 77.4 77.4 71.5 47.6 23.8 3.0
Pour mémoire :
Exportations de biens et de services (millions de dollars) 5,070 5,964 6,353 6,705 7,423 8,167 8,755 8,898 9,111 9,434 9,690 9,929 10,248 10,602 11,001
Service de la dette (millions de dollars) 635 917 570 668 736 773 812 859 894 906 898 898 863 794 893
PIB nominal (millions de dollars) 14,021 15,007 16,025 16,925 17,965 19,083 20,347 21,523 22,445 23,779 25,128 26,556 28,073 29,683 31,396
Réserves officielles brutes imputées au Gabon (millions de dollars) 604 621 737 978 1,365 1,656 2,012 2,411 2,840 3,273 3,705 4,130 4,521 4,878 5,206
Quote-part (millions de DTS) 216 216 216 216 216 216 216 216 216 216 216 216 216 216 216
Tableau 8. Gabon : Barème des Décaissements et Calendrier des Revues au Titre de L’Accord
Élargi, 2017–20
Montant (millions de Pourcentage de la
Date de disponibilité Conditions nécessaires au décaissement
(millions de DTS) dollars US) quote-part 1/
pour l'achèvement de cette revue. Concernant les arriérés intérieurs qui représentent fin août
6,8 % du PIB, nous renouvelons notre engagement à les liquider conformément au calendrier
convenu lors de la négociation du programme. Les arriérés de TVA et la dette moratoire seront
remboursés sur quatre ans, de 2017 à 2020. Le stock exceptionnel d’instances du trésor sera
apuré en 2017 et 2018.
Nous nous engageons à préserver la stabilité du secteur financier. Alors que le secteur bancaire
reste globalement sain et que l'expansion du crédit devrait se redresser, les progrès pour
élaborer un cadre pour la résolution des créances improductives ont été lents et nous continuons
à travailler sur la résolution des trois banques publiques en difficulté. Nous nous sommes
également engagés à améliorer la communication de nos plans de liquidation progressive des
arriérés intérieurs afin de réduire les créances en suffrage et soutenir la croissance du crédit au
secteur privé. En outre, nous renouvelons nos efforts relatifs à la résolution des trois banques
publiques en difficulté, y compris l'option de liquidation comme l’a déjà mandaté la COBAC pour
deux de ces banques, et en tenant compte de la nécessité de minimiser les coûts budgétaires.
La mise en œuvre du programme sera suivie au moyen de critères de performance quantitatifs,
de repères structurels et d'objectifs indicatifs, tels que décrits dans le protocole d'accord
technique (PAT), annexe II. Sur la base de la force des politiques et mesures décrites dans cette
lettre, et à la lumière de notre performance dans le cadre du programme, nous demandons
l'achèvement de la première revue dans le programme appuyé par le MEDC, ainsi qu’une
dérogation pour la non-observation du critère permanent de non-accumulation des arriérés
extérieurs.
Nous restons convaincus que les politiques décrites dans les MPEF actuel et précédent sont
adéquates pour atteindre les objectifs du programme. Nous sommes disposés à prendre si
besoin des mesures supplémentaires pour atteindre les objectifs du programme économique et
consulterons le FMI avant toute révision nécessaire des politiques contenues dans la présente
lettre et dans le mémorandum joint.
Le Gouvernement autorise le Fonds à publier cette lettre d’intention, ce mémorandum de
politiques économiques et financières pour 2017–18, le protocole d’accord technique, et le
prochain rapport de notation pour la demande de programme appuyé par le MEDC.
Cordialement,
/S/
____________________________________________
Régis Immongault
Ministre de l'Économie, de la Prospective et de la Programmation du Développement Durable
LE 3, DECEMBRE 2017
Ce mémorandum décrit les évolutions économiques récentes, présente les priorités de la politique du
Gouvernement dans le cadre de son programme soutenu par un accord triennal au titre du
mécanisme élargi de crédit (MEDC) du FMI, et précise les objectifs de politique économique et
structurelle.
Perspectives Économiques
2. La production de pétrole a chuté de 7,2 % pendant les six premiers mois de l’année,
représentant une baisse deux fois plus importante que prévue initialement, en raison du
vieillissement des champs matures, de l’impact de la réduction de la production opérée par
l’OPEP et des mouvements sociaux. Cependant, dans d’autres secteurs tournés vers l’exportation,
la production a repris, grâce à une amélioration des termes de l’échange et à l’engagement d’une
série de projets à long terme. Par exemple, les exportations de manganèse ont considérablement
augmenté grâce à la remontée des prix et à l’entrée en production d’un nouvel opérateur dans le
secteur. Le projet de production à grande échelle d’huile de palme et de caoutchouc conduit par
OLAM a également démarré. Toutefois, l’activité économique dans d’autres secteurs (agriculture de
subsistance et services) est restée modérée. Le taux moyen d’inflation sur 12 mois a augmenté de
2,1 % en décembre 2016 à 3,6 % en août 2017, reflétant l’impact de la suppression des subventions
de la plupart des produits pétroliers commercialisés au détail.
baisse du crédit au secteur privé est due au ralentissement général de l'activité économique depuis
le choc pétrolier et à l'affaiblissement du climat des affaires dans un contexte de niveau élevé de
prêts non-performants et de la dette intérieure.
5. Les cibles budgétaires à fin juin dans le cadre du programme ont été atteintes.
L’objectif de solde primaire non pétrolier a été rempli, alors que le déficit budgétaire global (en
base caisse) à fin 2017 est estimé à 3,6 % du PIB
a. Les flux d’investissements directs étrangers (IDE) seraient en 2017 plus faibles
d’environ 100 Mds FCFA (1,2 % du PIB) que prévus initialement. Cela s’explique par le
report par Shell de certains IDE dans le secteur pétrolier (le deuxième plus grand
opérateur de ce secteur au Gabon) et par le démarrage repoussé à 2018 du projet
d’engrais par le conglomérat d’entreprises agroalimentaires indo-singapourien
OLAM. Dans le même temps, OLAM a récemment annoncé des investissements
étrangers directs supplémentaires (environ 400 millions de dollars) pour construire un
nouvel aéroport international d’ici juin 2020, dont les travaux ont déjà commencé. Ce
nouveau projet confirme l’engagement de cet investisseur privé clé sur ses
opérations au Gabon.
b. Le Gabon a mobilisé en août dernier 200 millions de dollars sur les marchés financiers
internationaux en ouvrant à nouveau une de ses obligations d’Etat existantes. Ces
fonds ont été épargnés pour effectuer en décembre le paiement de l’amortissement
de ces obligations pour le même montant, dans le cadre d’une opération de roll over
de la dette, envisagée par le programme d’appui du FMI.
c. Le gouvernement recevra également 100 millions de dollars d’impôt sur les plus-
values exceptionnelles en raison de la vente de Shell Gabon au Groupe Carlyle, ce qui
permettra d’améliorer les soldes budgétaires et externes.
Cependant, de nouveaux arriérés extérieurs et intérieurs ont été accumulés depuis janvier 2017. Fin
Août 2017, le stock d'arriérés dus aux créanciers extérieurs se maintient à 3,1 % du PIB et 6,8 % du
PIB. Simultanément, la valeur du stock de la dette totale à la fin 2017 s’élève à 59 % du PIB, par
rapport aux 64,7 % prévus dans le cadre du PRE, du fait de l'appréciation du taux de change USD-
XAF au cours du premier semestre.
Politique Budgétaire
a. Alors que les revenus pétroliers enregistrent une hausse liée à l’augmentation des prix
et à l’enregistrement de recettes exceptionnelles, l’augmentation attendue de 0,7 % du
PIB des recettes non pétrolières n’a pas été réalisée en raison de la conjonction de trois
facteurs : (i) un ralentissement légèrement plus important que prévu de la croissance,
(ii) la promulgation tardive de la loi de finances rectificative en août 2017, et (iii) les
mouvements sociaux des régies financières en charge de la collecte des recettes
fiscales et douanières. Les deux derniers facteurs ont en particulier pesé sur la mise en
œuvre des mesures destinées à accroître la mobilisation des recettes non pétrolières.
En dépit de ce contexte difficile, trois mesures ont été déployées : les exonérations
accordées dans la cadre du programme contre la vie chère ont été révisées pour
réduire le nombre de produits totalement exonérés de 191 à 171, un impôt synthétique
libératoire sur les activités commerciales réalisant un chiffre d’affaire inférieur à
30 millions FCFA a été créé, permettant de renforcer l’imposition d’activités jusque-là
informelles, et l’échange d’informations entre les administrations des douanes et des
impôts a été mis en place. Par ailleurs, depuis octobre, les tarifs douaniers de la CEMAC
sont pleinement appliqués, mettant fin aux taux réduits et exemptions dérogatoires.
b. Les dépenses sont fortement contraintes en 2017, reflétant principalement les efforts
visant à générer des économies sur les dépenses courantes hors salaires et le taux
d'exécution limité des investissements publics. L’existence d’arriérés auprès des
financeurs extérieurs des projets d’investissement a en effet ralenti l’exécution prévue
des tirages. Parallèlement, les dépenses de biens et services ont fait l’objet de mesures
de régulation. Enfin, la réintégration progressive dans le budget des recettes des
comptes spéciaux, associée à une plus grande lisibilité de ces comptes, a contribué à
améliorer la gestion de leurs dépenses et à réduire leur déficit. L’ensemble de ces
efforts de gestion a permis de dépasser les performances prévues pour maîtriser les
dépenses et de contenir l’impact de deux dépenses additionnelles : le soutien aux prix
du carburant (25 Mds FCFA) et le paiement de primes et d’arriérés de primes aux
agents des régies financières (16,9 Mds FCFA).
c. Les instances du Trésor restent limitées à 10 % des dépenses primaires hors salaires (à
l’exclusion des investissements financés sur ressources extérieures). Les tensions sur la
trésorerie ont entravé le remboursement des arriérés de TVA au niveau prévu (42 Mds
FCFA contre 87 Mds programmés), mais l’objectif d’un apurement complet d’ici 2020
demeure. Pour les mêmes raisons, l’engagement de verser 5 % des recettes pétrolières
sur le Fonds pour les générations futures (FGF) ou sur le Fonds de stabilisation n’a pas
pu être tenu. Cependant, l’accélération du rythme de l’ajustement budgétaire et les
efforts pour dégager des recettes de privatisation en 2018 permettront de viser cet
objectif en 2018 et d’augmenter ensuite progressivement le taux de versement jusqu’à
35 %. En dépit du resserrement des disponibilités, le recours à l’emprunt extérieur
comme intérieur est resté maîtrisé et le poids de la dette publique s’est réduit. Les
versements des appuis extérieurs du FMI, de la Banque mondiale, de la Banque
africaine de développement et de l’Agence française de développement contribuent de
manière significative à couvrir les besoins de financement.
b. Les dépenses de biens et services seront contenues à leur niveau de 2017, grâce à la
poursuite des mesures de rationalisation engagées en 2017, tandis que l’audit prévu
des aides et subventions de l’Etat permettra d’analyser leur efficience et d’identifier de
voies supplémentaires d’optimisation de ces dépenses.
c. Les dépenses d’investissement se concentreront sur les projets les plus prioritaires en
termes d’impact économique et social.
• La pleine application des tarifs douaniers de la CEMAC engagée en 2017 sera poursuivie ;
• Les droits d’accise seront élargis avec l’intégration de nouveaux produits dans le champ
d’imposition ;
• Les dispositions réglementaires sur la vie chère seront strictement respectées en exigeant le
versement des taxes autres que les droits de douane et la TVA en appliquant les taux réduits à
la seule liste des produits ciblés par ces dispositions ;
Le stock total d’arriérés à fin août 2017 a représenté 10 % du PIB. Les arriérés liés à la
dette extérieure et intérieure se sont élevés respectivement à 3,1 % et 6,8 % du PIB. Ces derniers
étaient répartis comme suit : 0,8 % du PIB pour les arriérés sur le service de la dette intérieure ;
3,8 % pour les arriérés de remboursement de la TVA ; et 2,2 % du PIB pour les arriérés de trésorerie
incluant les instances de paiements (dépenses pour lesquelles un ordre de paiement a été émis
mais pas encore payé). Cependant, tous les arriérés liés à la dette extérieure seront intégralement
apurés avant fin décembre 2017.
• Le remboursement des arriérés liés à la dette extérieure sera réalisé d’ici décembre 2017. Les
arriérés extérieurs auprès des créanciers officiels seront remboursés avant la première revue du
programme.
• Les arriérés de TVA seront remboursés sur quatre ans, de 2017 à 2020.
• Le stock des instances du Trésor fera l’objet d’un remboursement sur deux ans, en 2017
et 2018.
auprès des directeurs centraux des affaires financières et des contrôleurs budgétaires afin de les
familiariser à la nouvelle procédure. Les seules procédures dérogatoires désormais autorisées
sont (i) les dépenses sans ordonnancement préalable, (ii) les avances de démarrage, et (iii) les
régies d’avance. Cependant, ces nouvelles exigences ne sont pour l’instant appliquées qu’au niveau
central, dans les administrations disposant d’un accès au système d’information VECTIS, qui couvre
environ 80 % de l’échelon central. Au niveau des services déconcentrés, le système d’information
e-BOP sera adapté d’ici janvier 2018 pour permettre l’émission systématique des bons de
commande également au niveau local (nouveau repère structurel). Concernant les établissements
publics et institutions, un calendrier de déploiement de la nouvelle procédure d’exécution de la
dépense au sein de ces organismes sera également défini par le Gouvernement en concertation
avec leurs équipes de direction.
• Suivi des délais de paiement. Des travaux sont en cours afin de définir précisément par type
de dépense les délais de paiement à partir desquels les paiements en instance deviennent des
arriérés de dépenses, tout en intégrant la définition des arriérés retenue par la CEMAC. La note
circulaire du Ministre du budget du 29 janvier 2012 fixant les délais de paiement sera
actualisée, à l’issue de ces travaux. Le module de VECTIS permettant de suivre ces délais et de
déclencher des procédures d’alerte en cas de dépassement sera activé d’ici décembre 2017. Un
tel dispositif de suivi sera également mis en place au plan local en procédant aux adaptations
nécessaires de l’application e-BOP.
• Identification des arriérés liés aux dépenses des établissements publics. Le rapport
présentant l’évolution et la composition du stock des instances de paiement et des arriérés de
dépenses est en cours d’élaboration. Il permettra d’améliorer la connaissance et la
transparence de cette information. Cependant, les informations relatives aux arriérés accumulés
par les établissements publics restent à ce stade partielles et indicatives. Un premier
recensement du stock et de la composition des arriérés et instances du Trésor accumulés par
les dix principaux établissements publics est cours et sera finalisé d’ici la fin 2017. L’information
recueillie sera présentée à titre indicatif dans le rapport trimestriel sur les arriérés.
Parallèlement, la réalisation de l’audit indépendant des arriérés constatés en 2015 et en 2016
par l’Etat et les établissements publics permettra de fiabiliser et de compléter ces données.
Dans le cadre des engagements du Gouvernement, les résultats de cet audit seront rendus d’ici
mars 2018. De plus, le suivi régulier des arriérés des établissements publics vis-à-vis de leurs
fournisseurs est entravé par l’absence de système d’information partagé entre l’ordonnateur et
le comptable dans la grande majorité 1 de ces organismes. Le Gouvernement s’engage en
conséquence à mettre en œuvre à partir de fin mars 2018 un plan de déploiement de ce
système d’information budgétaire (GEBUCO) auprès de l’ensemble des établissements afin
d’améliorer l’information financière disponible.
1
Environ 76 % des établissements publics ne sont pas couverts.
• Un compte séquestre sera créé afin de recevoir les recettes destinées au remboursement
des crédits de TVA. La création de ce compte permettra de sécuriser les remboursements des
crédits de TVA en y affectant les sommes nécessaires à son financement. De manière
opérationnelle et compte tenu des contraintes de gestion du compte unique du Trésor, ce
compte mouvementé par le receveur principal des impôts sera dans un premier temps ouvert
auprès de la caisse des dépôts et consignations. Un protocole d’accord entre les
administrations du Trésor et des douanes et des impôts définira les conditions de son
nivellement régulier avec le compte unique du Trésor. Les possibilités de transfert de ce
compte au sein du compte unique du Trésor en 2019 seront analysées, dans la perspective de
la mise en place de l’office gabonais des recettes.
Les réformes engagées pour améliorer le civisme fiscal et promouvoir les paiements
dématérialisés seront poursuivies. Au cours de l’année 2017, des campagnes de sensibilisation et
d'encouragement du civisme fiscal des contribuables opérant sur les marchés et les zones
commerciales ont été conduites et des inspections douanières réalisées. Le déploiement du projet
e-tax permet désormais aux petites et moyennes entreprises d’effectuer leurs déclarations et le
paiement de l’impôt sur les sociétés en ligne. 400 sociétés utilisent actuellement cette procédure.
Ces réformes seront étendues et consolidées en 2018.
présentant la stratégie du projet a été élaborée, avec l’objectif que les activités de l’OGR soient
lancées en janvier 2019. Sur la base des recommandations formulées par l’assistance technique du
département des finances publiques du FMI, cette note sera actualisée et la stratégie renforcée,
notamment pour mettre en œuvre les réformes prioritaires préalables à la mise en place
opérationnelle de l’OGR, préciser le rôle du conseil d’administration, instaurer des principes
modernisés de gestion des ressources humaines du futur office, et sécuriser son financement.
L’organisation administrative relative à la définition de la politique fiscale et douanière sera
également précisée, notamment la création au sein du ministère de l’économie d’une unité
chargée de concevoir cette politique.
Les travaux visant à renforcer la transparence budgétaire des dépenses financées par
des recettes affectées seront poursuivis. Les efforts entrepris pour améliorer la transparence et
l’exhaustivité du budget depuis l’entrée en vigueur en 2015 de la loi organique relative aux lois de
finances et à l’exécution du budget se sont prolongés. La loi de finances rectificative de 2017 a créé
deux nouveaux comptes d’affectation spéciale (CAS) : formation pour l’emploi, production
audiovisuelle et cinématographique, portant le nombre total de CAS à cinq (avec les CAS pensions,
prestations familiales et promotion de sports). Le projet de loi de finances (PLF) 2018 prévoit
l’introduction d’un autre CAS : service universel des communications électroniques. Il détaille
également de manière précise les recettes affectées, y compris les attributions de produits, ainsi
que les modalités de leur affectation. Cependant, la fiabilité de l’inscription des CAS doit encore
être renforcée, par l’utilisation complète et conforme à la nomenclature budgétaire pour présenter
puis retracer les recettes et des dépenses allouées à ces programmes. Le PLF prévoit de plus des
conditions d’exécution identiques à celles du budget général. Pour cela, les dépenses des CAS
seront exécutées dans VECTIS ou GEBUCO. Par ailleurs, un nombre élevé des recettes affectées
inscrites au budget ne fait pas encore l’objet d’une dépense équivalente, créant de risque quant au
respect des engagements budgétaires. Aussi, le Gouvernement s’engage à préciser et appliquer les
modalités de traitement budgétaire des dépenses financées par ces recettes affectées sur la base
des recommandations et avec l’appui technique d’Afritac Centre, soit en créant des CAS ou en
recourant aux procédures particulières prévues par la LOLFEB, soit en supprimant les affectations
qui ne répondent aux critères légaux de dérogation au principe d’universalité budgétaire.
d’actionnariat de l’Etat ainsi que les modalités de pilotage cette politique. Un tableau de bord
procédant au recensement exhaustif des entreprises publiques ou dans lesquelles l’Etat détient des
participations, ainsi que des administrateurs représentant l’Etat au sein de ces entreprises, sera
également élaboré.
2A l’exception du rapport portant sur le dernier trimestre, pour lequel 20 jours supplémentaires sont accordés afin
de prendre en compte la période complémentaire.
public s’il n’est pas appuyé par une étude de faisabilité. Un fonds d’étude a été prévu à cet effet
par le projet de loi de finances 2018 et la réalisation de ce prérequis sera vérifiée par l’Agence
nationale des grands travaux d’infrastructures (ANGTI). De plus, un guide de normalisation des
projets d’investissement des projets est en cours d’élaboration et sera publié d’ici la fin 2017, afin
de préciser les critères retenus pour la sélection des projets.
Le recours aux partenariats publics privés, tel que définis par les textes, permettra de
renforcer l’efficience de la gestion de la gestion des investissements. Trois décrets adoptés en
conseil des ministres le 13 septembre 2017 ont respectivement précisé les procédures de passation
des contrats de partenariat public-privé (PPP), l’organisation et le fonctionnement de l’organe de
pilotage des PPP, et celles de l’organe d’évaluation des offres relatives aux PPP, tel que prévu par
l’ordonnance du 11 février 2016. La loi portant code des marchés publics a aussi été modifiée pour
transformer l’Agence de régulation des marchés publics en agence de régulation de la commande
publique, également chargée du contrôle et de la régulation des offres dans le cadre de PPP. A
l’instar de la communication prévue sur les marchés publics, et afin de garantir la transparence de la
mise en œuvre des procédures de mise en concurrence définies par le décret sur les procédures de
passation des contrats de PPP, le Gouvernement s’engage à présenter trimestriellement en conseil
des ministres un rapport détaillant les statistiques relatives aux PPP et précisant le taux en nombre
et en montant des dérogations accordées pour passer en procédure négociée ainsi que la nature
des projets concernés.
Le Gouvernement consolide son action pour protéger les dépenses dans le secteur
social. Niveau des dépenses réalisées et répartition en 2017 : prévention, structures sanitaires de
première ligne et lutte contre le sida, éducation préscolaire, enseignement primaire et secondaire,
fonctionnement des écoles, dont certaines dans les régions éloignées, assurance-maladie et
programmes d’assistance sociale pour les plus pauvres. Afin de renforcer le suivi et la transparence
de l’information relative aux dépenses réalisées dans ce domaine, les rapports trimestriels sur
l’exécution budgétaire qui seront publiés par le Gouvernement, incluront une analyse détaillée des
réalisations budgétaires dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la protection sociale, en
les comparant notamment aux prévisions de la loi de finances (nouveau repère structurel).
Les plans de restructuration des banques publiques seront améliorés pour prendre en
compte les options de liquidation ordonnée, et ce avant toute injection de capital public. Les
plans de restructuration présentés aux équipes du FMI devront être amendés. En particulier, les
projets actuels n’incluent pas encore l’évaluation (faisabilité et coûts) des différentes options
envisageables, ni de projections financières. Compte tenu de la situation dégradée de ces banques
(fonds propres entre -140 et -500 % des actifs pondérés), l’option de liquidation ordonnée des
trois banques sera évaluée. Un plan amendé sera préparé d’ici mars 2018 (nouveau repère
structurel) qui évaluera les options possibles, y compris la liquidation ordonnée des banques. Nous
consulterons le FMI sur les hypothèses du plan qui sera mis en œuvre au plus tard en mai 2018.
Notre choix sera guidé en particulier par la nécessité de préserver les finances publiques et de
mettre en œuvre des solutions techniquement et commercialement réalistes. Aucun fonds public
ne sera utilisé pour recapitaliser ou restructurer les banques publiques tant qu’un plan crédible,
discuté avec le FMI, n’aura pas été adopté. Les options à considérer comprennent :
a. Plutôt que de soutenir le financement des PME à travers une banque commerciale
publique (BGD), nous étudierons le développement de moyens alternatifs modernes et
permettant de mieux contrôler le risque pour l’état, tels que des garanties ou des lignes
de financement octroyées aux banques.
Le plan de réforme structurelle couvert par le PRE cible neuf domaines spécifiques
dont nous poursuivrons la mise en œuvre pour promouvoir la compétitivité et la croissance
durable : (1) moderniser le secteur forestier ; (2) améliorer la productivité de notre secteur
agriculture et « élevage » ; (3) promouvoir l’industrie de la pêche ; (4) valoriser la chaîne du secteur
des mines, par l’établissement d’un centre métallurgique à Moanda ; (5) renforcer le cadre du
partenariat public privé pour soutenir les travaux d’infrastructures (transport, énergie, logements
sociaux, télécommunications); (6) créer les conditions pour encourager une utilisation plus large et
diffuse de services bancaires mobiles en ligne ; (7) développer l’industrie du tourisme ; (8) à la suite
de l’ouverture du port d’Owendo en octobre, continuer à améliorer le réseau du transport pour en
réduire le coût et faciliter la logistique des entreprises Gabonaises,; et (9) augmenter l’offre
d’électricité (jusqu’à 789 MW) et d’eau (jusqu’à 140 000 mètres cubes, en particulier, à Libreville).
Pour soutenir les progrès dans ces domaines spécifiques, il est essentiel de poursuivre
l’amélioration du climat des affaires. Il s’agit d’un prérequis essentiel pour permettre au secteur
privé de jouer un rôle moteur dans le soutien de la croissance, tandis que l’action du
Gouvernement se focalise sur la définition du cadre institutionnel et juridique et sur la création
d’incitations aux entreprises privées propres à garantir leur développement. Dans le programme,
nous nous engageons à finaliser les réformes facilitant l’accès aux titres fonciers et l’engagement
de Partenariats Public Privé (PPP), rationnalisant les procédures d’octroi de permis de construire, et
renforçant la production de statistiques pour soutenir notre capacité de gestion
macroéconomique. En particulier :
• Titres fonciers : Le Gabon doit disposer d’un service cadastral moderne et efficient pour
faciliter l’accès des entreprises aux espaces nécessaires pour le développement des activités
économiques multisectorielles comme l’illustre la ZES et au financement des banques. La
cartographie complète de l'occupation foncière et de l'utilisation des terres—disponible en
ligne sur le site [Link]—doit maintenant être complétée par un processus d'arbitrage
afin de résoudre les conflits ou chevauchements identifiés entre les concessions forestières, les
permis miniers, les concessions agricoles et les aires protégées. L’étape suivante consiste à
mettre en place la « Commission pour la régulation des ressources naturelles et l'affectation
des terres » chargée de gérer ces conflits et de finaliser la décision concernant l'attribution de
terres à des fins économiques. Une Commission a été créée en juillet 2017 par une décret en
précisant l’organisation et le fonctionnement. Nous nous engageons à achever les étapes
suivantes : (1) résoudre tous les conflits fonciers (d'ici juin 2018) ; (2) approuver du plan
directeur national (d'ici juin 2018).
• Ordonnance PPP : A la suite de l’approbation du cadre juridique des PPP en 2016 et 2017,
l'Agence nationale de promotion des investissements a mis en place le Comité PPP qui guide la
mise en œuvre de ce cadre pour les nouveaux projets. En raison des risques budgétaires
• Chambre d’arbitrage. A fin juin nous avons lancer une campagne itinérante d’information sur
la Chambre d'arbitrage, qui a été créée en 2015, en collaboration avec la Chambre de
commerce. En fin septembre 2017, nous avons inauguré ses locaux. Cette chambre est une
étape importante pour éviter le recours excessif au système judiciaire dans les cas où les
parties peuvent identifier le principe de négociation extra-judiciaire ou pour les litiges liés à de
faibles montants. Nous nous engageons aussi à (i) améliorer la formation de juges spécialisés,
(ii) mettre en place des tribunaux de commerce (Ministère de la Justice), (iii) moderniser le
registre du commerce et du crédit mobilier (Ministère de la Justice), et (iv) créer une chambre
arbitrale au sein de la chambre de commerce pour le remboursement des arriérés de l’état
(Ministère de l’Economie).
• Permis de construire. Nous continuons à nous engager à réduire le temps et couts moyennes
compte tenu du fait que cela constitue une contrainte majeure pour les investisseurs étrangers
et pour les entreprises en général.
• Guichet unique. De nombreux progrès sont enregistrés dans ce domaine. En plus du guichet
unique pleinement opérationnel à Libreville et du centre d'accueil situé directement dans
l'aéroport de Libreville, un autre guichet unique a été mis en place fin mai 2017 dans la zone
industrielle de Nkok. Dans ce centre, les investisseurs étrangers ont accès à un traitement
personnalisé pour accélérer l’ensemble des formalités liées aux procédures d'immigration et de
travail. Le Gouvernement s'est également engagé à mesurer l’impact effectif de son action dans ce
domaine grâce à un sondage régulier auprès des milieux d'affaires. Conscients que la réussite de
cette réforme est conditionnée par une information suffisante du secteur privé, nous avons lancé
en octobre 2017 une campagne d'information, en coordination avec la Chambre de Commerce,
pour présenter au secteur privé les facilités disponibles dans ce domaine.
Statistiques
enregistrées dans les ZES, et imposant la soumission de statistiques parmi les critères légaux qui
donnent le privilège d’opérer dans une ZES.
Au-delà de ces mesures spécifiques pour améliorer le climat des affaires et soutenir
les réformes structurelles, le Gouvernement a mis en place et s’engage à continuer à animer
la plateforme de dialogue public-privé de haut niveau. Ce dialogue est essentiel pour obtenir
l’adhésion à des réformes indispensables, jusque-là retardées par la persistance d’avis divergents.
Le Haut Conseil d’Investissement (HCI) est désormais opérationnel, depuis l’adoption (i) de son
règlement interne, et (ii) d’un plan d’action détaillé pour mettre en œuvre les réformes. Le HCI,
établi en février 2014 et placé sous l’autorité du Président de la République, a pour mission initiale
d’améliorer la compétitivité et d’encourager la diversification économique. Avec le soutien
essentiel de la Banque mondiale dans ce domaine, il a pour mission de soutenir un dialogue plus
actif entre les autorités nationales et le secteur privé sur les réformes stratégiques relatives au
climat des affaires.
Surveillance du programme
La mise en œuvre du programme sera suivie par des actions préalables, des revues
semestrielles, des critères de performance quantitatifs et des objectifs indicatifs, des critères
de performance continue et des repères structurels. La deuxième revue est prévue pour juin
2018, en fonction des critères de performance quantitatifs de fin décembre 2017, des critères de
performance continue, et des repères structurels pertinents. Pour toutes les revues, les critères de
performance quantitatifs comprendront : un plancher sur le solde budgétaire primaire, à l'exclusion
des recettes pétrolières (en base ordonnancements) ; un plafond sur le stock de créances nettes du
système bancaire sur le gouvernement central; un plafond sur les créances nettes de la banque
centrale sur l'administration centrale, à l'exclusion de l'utilisation du crédit du FMI ; un plafond sur
l'emprunt ou la garantie de dette extérieure (programme et projet) ; et un plafond sur
l'accumulation de nouveaux arriérés extérieurs par le gouvernement central. Les actions préalables
et les repères structurels sont présentés dans les tableaux 3 et 4. Les objectifs quantitatifs pour les
dates cibles jusqu'à fin juin 2018, ainsi qu'un critère de performance quantitative continue, sont
présentés dans les tableaux 1 et 2.
GABON
(Milliards de FCFA, sauf indication contraire)
2016 2017
Decembre Mars Juin Septembre Decembre
Prog.3 Act. Prog.3 Adj. Act. Prog.3 Act Prog.3 Rev. Prog.
Prel. Prog. Act.4 IT5 PC Statut IT Statut PC
Plancher cumulé du solde budgétaire primaire hors pétrole (sur la base des ordonnancements) -646.1 -646.1 -167.1 -146.7 -331.2 -251.2 -221.9 Observé -358.6 -323.9 … -532.5 -559.3
Cible non ajustée (plancher) -331.2
Ajustement pour les déboursements de programmes externes inférieurs (plus élevés) que prévu 80.0
Plafond des créances nettes du système bancaire sur l’administration centrale 574.2 653.7 521.4 662.1 724.2 804.2 646.9 Observé 742.7 640.5 … 752.8 819.1
Cible non ajustée (plancher) 724.2
Ajustement pour les décaissements anticipés inférieurs (plus élevés) que prévu 80.0
Ajustement pour l'insuffisance des revenus pétroliers due aux mouvements de prix internationaux 0.0
Ajustement pour tenir compte des rachats de créances par les banques commerciales 0.0
Plafond des créances nettes de la BEAC sur l’administration centrale, à l'exclusion de l'utilisation des crédits d 240.7 220.6 240.7 252.9 240.7 … 210.5 Observé 240.7 217.9 … 189.7 220.6
Plafond des emprunts extérieurs contractés ou garantis par l’administration centrale … … 191.9 138.9 329.4 329.4 225.8 Observé 511.1 353.9 … 1022.8 916.2
Cible non ajustée (plancher) 329.4
Ajustement pour les déboursements de programmes externes inférieurs (plus élevés) que prévu 0.0
Ajustement pour les variations aux conditions de financement 0.0
Plafond de l’accumulation de nouveaux arriérés extérieurs par l’AC 0 66 0 … 110 Non Observé 0 144 Not Met 0 0
Plancher cumulé de la réduction nette de l’encours des arriérés intérieurs de l'AC 638.6 638.6 638.5 589.0 638.5 638.5 637.2 Observé 577.6 610.3 … 411.7 453.5
Plancher cumulé des recettes fiscales, hors pétrole, de l’administration centrale 899.4 899.4 196.9 212.5 379.2 379.2 463.0 Observé 693.9 609.7 … 989.6 860.9
Plancher cumulé des dépenses sociales de l’administration centrale … … 30.3 … 68.2 68.2 49.4 Non Observé 106.1 … … 151.6 151.6
Sources: Gabonese authorities and IMF staff estimates.
2017 2018
Decembre Mars Juin Septembre Decembre
Prog.3 Rev. Prog. Prog.3 Rev. Prog. Prog.3 Rev. Prog.
PC IT PC IT IT
Plancher cumulé du solde budgétaire primaire hors pétrole (sur la base des ordonnancements) -532.5 -559.3 -145.8 -98.9 -280.7 -170.4 -301.1 -387.9
Plafond des créances nettes du système bancaire sur l’administration centrale 752.8 819.0 734.1 861.0 833.6 878.2 921.5 911.5
Plafond des créances nettes de la BEAC sur l’administration centrale, à l'exclusion de l'utilisation des crédits du 189.7 220.6 189.7 219.2 189.7 193.3 193.3 141.5
Banque centrale, Créances sur l'administration centrale (net) 307.6 335.6 307.6 334.1 366.5 365.0 365.0 368.6
Plafond des emprunts extérieurs contractés ou garantis par l’administration centrale 1022.8 916.2 123.2 99.7 253.0 205.9 284.0 485.7
Plancher cumulé de la réduction nette de l’encours des arriérés intérieurs de l'AC 411.7 453.5 387.7 379.0 363.7 304.5 280.0 228.6
Plancher cumulé des recettes fiscales, hors pétrole, de l’administration centrale 989.6 860.9 210.3 275.1 404.9 570.5 771.1 1028.1
Plancher cumulé des dépenses sociales de l’administration centrale 151.6 151.6 … 30.3 … 68.2 106.1 151.6
Sources: Gabonese authorities and IMF staff estimates.
3/ Staff report on the Request for an Extended Arrangement Under the Extended Fund Facility (June 6, 2017; EBS/17/52).
4/ The performance criterion will be adjusted upward or downward for any lower or higher external program disbursements, to a maximum of CFAF 80 billion.
5/ The performance criterion will be adjusted for any over/underperformance in programmed oil revenue due to changes in international oil prices. It will also be adjusted upward (downward) for any lower (higher) external disbursements
relative to baseline projections, to a maximum of CFAF 80 billion. Finally, the performance criterion will be adjusted upward for any increase in commercial bank credit to the government reflecting new purchases by commercial banks of
existing government domestic debt owed to nonbanks (rachat des creances).
6/ The performance criterion will be adjusted upward (downward) in case where early (late) disbursements of specifically agreed and identified financing flows take place.
7/ Includes spending on health (i.e. primary and preventive care), education (pre-primary, primary, and secondary education), and social safety net programs.
GABON
GABON
Mettre en œuvre le module de Fin juin 2017 Réduire les risques Copies des
VECTIS pour permettre l’émission budgétaires communiqués de
systématique de bons de presse du
commande obligatoires ; Ministère du
Atteint
familiariser les fournisseurs et les budget et
responsables administratifs à la rapports des
nouvelle procédure. 1 séances de
formation des
responsables
administratifs.
Publier des rapports trimestriels sur Fin Réduire les risques Copies des
le montant et la composition du septembre budgétaires rapports
stock de paiements en instance et 2017 (pour trimestriels
d’arriérés le trimestre produits par le
Non-
précédent) Ministère du
atteint
budget et
vérification de la
publication en
ligne.
1
L’assistance technique sur cette question a été fournie par FAD. Le MPEF précisera les conditions minimums à
satisfaire pour que ce repère structurel soit considéré comme respecté. Au minimum, elles incluront (i) un
communiqué de presse indiquant que l'émission des ordres de paiement par le biais du système VECTIS est devenue
obligatoire avant l'achat par l'État de biens et de services ; (ii) une réunion avec des représentants de l'association des
entreprises pour expliquer les nouvelles procédures et (iii) une séance de formation avec les fonctionnaires pour
expliquer les nouvelles procédures opérationnelles.
GABON
Raison d’être Documentation
Secteur/Mesure Calendrier
macroéconomique
Supprimer du système d’information les exonérations fiscales et Fin mars 2018 Augmenter la Rapport présentant la liste des
douanières sans base légale. collecte des revenus codes douaniers extraits du
système d’information et la nature
et le montant des exonérations
fiscales et douanières maintenues.
Sensibiliser les importateurs au fait que le paiement au Fin mars 2018 Augmenter la Rapport sur les campagnes de
comptant devient la procédure régulière d’apurement des dettes collecte des revenus sensibilisation menées et sur la
douanières et définir la liste et les critères de sélection des liste et les critères de sélection des
importateurs pouvant bénéficier du crédit d’enlèvement. importateurs pouvant bénéficier
du crédit d’enlèvement
Régulariser la situation fiscale des importateurs non assujettis Fin mars 2018 Augmenter la Rapports sur les redressements
alors qu’ils réalisent des opérations qui dépassent le seuil collecte des revenus réalisés.
d’assujettissement à la TVA.
Publier dans les 55 jours qui suivent la fin du trimestre les Fin février 2018 1 Améliorer la Rapports publiés sur la page
rapports d’exécution budgétaire trimestriels transmis au transparence de d’accueil du site Internet du
Parlement, utilisant les éléments et la nomenclature de la loi de l’exécution Ministère du budget.
finances, et incluant une analyse spécifique des dépenses budgétaire et du
sociales. reporting
budgétaire.
1
Le premier rapport présentera l’information relative au dernier trimestre 2017. Chacun des rapports suivants sera publié dans les 55 jours à compter de la fin du
trimestre. 65 jours seront accordés pour le rapport portant sur le quatrième trimestre de chaque année, afin de prendre en compte les délais séparant les
ordonnancements des paiements du dernier trimestre (période complémentaire).
Table 4. Gabon : Nouveaux repères structurels proposés pour 2018 (continué)
Adapter le système d’information E-BOP à la nouvelle procédure Fin janvier 2018. Renforcer la chaîne Copies des bons de commande
d’exécution de la dépense pour permettre l’émission d’exécution de la émis par le système et rapport sur
systématique de bons de commande et former au niveau local dépense pour les formations réalisées.
les personnels concernés à la nouvelle procédure. prévenir l’apparition
d’arriérés.
Dresser la liste de l’ensemble des entités de l’administration Fin janvier 2018 Améliorer et Liste adressée aux équipes du FMI.
centrale dont les fonds ne sont pas déposés sur le compte rationnaliser la
unique du Trésor 2, et limiter strictement l’ouverture de nouveaux gestion des flux de
comptes bancaires. trésorerie.
Gestion de la dette
Apurer tous les arriérés extérieurs vis-à-vis des créanciers Action Renforcer la gestion Lettre de confirmation signée par
bilatéraux officiels extérieurs. préalable de la dette et de la le Ministre de l’économie.
trésorerie.
Actualiser la stratégie de gestion de la dette annexée à la loi de Fin janvier 2018 Garantir que les Publication de la stratégie
finances en incluant une stratégie de liquidation totale des besoins de actualisée de gestion de la dette et
FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 59
arriérés reposant sur des critères transparents de priorisation des financement bruts du plan de liquidation des arriérés
paiements des arriérés intérieurs et extérieurs 3. du Gouvernement et sur la page d’accueil des sites
le paiement de ses Internet des Ministères de
obligations sont l’Economie et du budget.
réalisés dans les
délais et à un coût
raisonnable.
GABON
2Cela inclut les comptes gérés par les fonds de sécurité sociale et les autres comptes spéciaux, les fonds extra-budgétaires et les entités autonomes du
Gouvernement.
3 Cette stratégie devra reposer sur un plan de trésorerie trimestriel.
GABON
60 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
Secteur financier
Présenter une évaluation, revue et approuvée par les équipes du Fin mars 2018. Réduire les Copie du document signé par le
FMI, des options pour procéder à la résolution ou à la vulnérabilités du Ministre de l’économie.
restructuration des banques publiques, qui protège la stabilité secteur financier et
financière tout en minimisant les coûts pour l’Etat. Le rapport les risques
comprendra une description des hypothèses de base : coût budgétaires.
budgétaire pour l’Etat et une évaluation prospective de la
viabilité.
GABON
2. Les CRQ et les OI sont indiqués dans le tableau 1 du MEFP et les mesures préalables et
les repères structurels au tableau 2 du MEFP. Aux fins de suivi du programme, les dates fixées
pour les critères de réalisation (CR) et les objectifs indicatifs (OI) sont le 31 décembre 2017 et 30 juin
2018; les mêmes variables constituent un objectif indicatif pour le 30 septembre 2017; le 30 mars
2018 ; le 30 septembre 2018; et le 31 decembre 2018.
3. Aux fins du programme, les avoirs, les engagements et les flux libellés en devises sont
tous évalués aux « taux de change comptables du programme » tels que définis ci-après, sauf
dans le cas des postes ayant une incidence sur les soldes budgétaires de l’État, qui sont
mesurés aux taux de change courants. Sauf indication contraire, les composantes du bilan de la
Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) libellées en dollars sont évaluées au taux de change
officiel du FCFA par rapport à cette monnaie (581.551) au 30 septembre 2017. Les sommes libellées
dans d’autres monnaies sont, aux fins du programme, converties en dollars en utilisant les taux
croisés : l’euro, la livre sterling, le yuan chinois et le droit de tirage spécial (DTS) sont évalués à
1.1279, 0.7858, 6.8885 et 1.3848 dollars, respectivement. Les avoirs officiels en or sont évalués à
1,253.71 dollars l’once d’or fin.
A. Plancher cumulé du solde budgétaire primaire hors pétrole (sur la base des
ordonnancements)
ii. Les dépenses de l’AC sur la base des ordonnancements, hors paiements d’intérêts.
7. Le CRQ relatif au solde budgétaire est calculé sur la base du taux de change dont font état
les projections. Les taux de change courants sont utilisés pour la communication des données et les
ajustements tels que définis ci-après.
8. Définition : les recettes (hors pétrole) de l’AC sont mesurées sur la base des encaissements-
décaissements et comprennent les opérations de compensation entre les recettes et les dépenses, y
compris celles entre les obligations fiscales du secteur privé et les obligations de l’AC envers le
secteur privé. Les recettes fiscales sont indiquées dans le tableau des opérations financières de l’État
(TOFE), y compris toutes les recettes affectées (Fonds routier et fonds spéciaux). Les recettes
pétrolières comprennent les paiements en numéraire et sous forme de brut. Les recettes remises au
Trésor sont enregistrées après leur encaissement, c’est-à-dire dans les sept jours de la date de leur
réception ; les recettes pétrolières versées en nature sont inscrites à leur valeur de transaction à la
date de la vente.
9. Définition : les dépenses de l’AC couvrent les dépenses sur la base des ordonnancements et
les avances à régulariser, ainsi que les dépenses au titre des fonds spéciaux et celles financées par
des recettes affectées. Le TOFE est présenté de façon à faire ressortir les dépenses publiques ci-
après (outre les catégories de dépenses existantes): i) les transferts en capital nés d’obligations
d’entreprises publiques en cours de privatisation ou de liquidation, ii) les transferts en capital nés
d’obligations d’entreprises privées, iii) les dons en capital nés d’obligations d’autres services des
administrations publiques et iv) les transferts courants à la fin de l’exercice utilisés pour financer les
déficits des comptes au Trésor, des correspondants du Trésor et des collectivités locales.
10. Définition : les opérations financières désignées expressément dans le TOFE qui concernent
les correspondants du Trésor et les collectivités locales, ainsi que les autres opérations de trésorerie,
correspondent à la variation du solde de ces comptes. Dans le cas des opérations financières sur les
comptes au Trésor de correspondants du Trésor ou de collectivités locales, une écriture au débit (en
d’autres termes, négative) pour l’exercice, qui représente une baisse du solde de ces comptes, ne
peut dépasser le solde du début de l’exercice. Si pour un compte donné, une écriture au débit pour
l’exercice dépasse le solde du début de l’exercice, le financement par l’AC du déficit accusé par le
correspondant du Trésor ou la collectivité locale est enregistré dans le TOFE sous la forme d’un
financement non bancaire (écriture au crédit, en d’autres termes positive) au poste consacré à la
reprise du déficit en fin d’exercice des comptes au Trésor des correspondants du Trésor ou des
collectivités locales et d’une hausse de même ampleur des transferts courants.
semaines de la fin du mois. Flux cumulatifs depuis le début de l'exercice (Millions dollars)
13. Définition : la variation des créances nettes du système bancaire sur l’AC est mesurée
conformément aux pratiques comptables de la BEAC et correspond, par définition, à la somme:
i. Des créances nettes de la banque centrale sur l’AC, y compris les dépôts, les prêts, les
avances, les comptes à recevoir et toute autre créance ou engagement de l’État selon la
définition donnée dans la situation monétaire.
ii. Des créances nettes des autres établissements de dépôt sur l’AC, y compris les titres de l’AC,
les prêts à l’AC, les autres avances à l’AC et les dépôts de l’AC dans les établissements de
dépôt.
Tableau 2 du texte. Gabon: Stock de créances nettes du secteur bancaire à l’égard de l’administration
centrale
14. Ainsi définies, les créances (Milliards FCFA, stock)
nettes du système bancaire sur l’AC se Stock de créances nettes du secteur bancaire à l’égard de l’administration centrale
Dec-15 Dec-16
143.5 653.7
Jun-17
646.9
chiffraient à 646.9 milliards de FCFA au Banque centrale, Créances sur l'administration centrale (net) -79.5 220.6 268.5
Créances sur l'administration centrale 452.9 452.7 511.0
30 juin 2017 (tableau 2). Creances actives sur l'etat 452.5 452.5 452.5
0.0 0.0 58.0
Autres 0.4 0.2 0.4
aux nouveaux accords de restructuration Fonds pour les générations futures ou fonds de stabilisation
Autres dépôts de l'administration centrale
146.6
367.2
150.2
45.1
122.3
83.3
de la dette intérieure ou de titrisation
Banques creatrices de monnaie, Créances sur l'administration centrale 223.0 433.1 378.4
des arriérés intérieurs. Créances sur l'administration centrale 412.0 621.7 582.7
Titres de l'administration centrale 357.7 517.6 500.1
Bons de Tresor et assimiles 54.3 104.2 82.5
17. Clauses d’ajustement: les clauses d’ajustement du critère de réalisation relatif aux créances
nettes du système bancaire sur l’AC sont les suivantes:
ii. Afin de protéger les objectifs budgétaires contre les incertitudes pesant sur les cours du
pétrole:
a. Le plafond des créances nettes du système bancaire est ajusté à la hausse pour
compenser le déficit des recettes pétrolières d’un trimestre donné si les projections des
PEM du FMI sur le cours du Brent diminuent de 25 % maximum par rapport à la
projection de référence du programme (55,23 dollars le baril).
b. Les autorités sont tenues de consulter le FMI si les projections des PEM du FMI sur le
cours du Brent diminuent de plus de 25 % par rapport à la projection de référence du
programme.
c. Si les projections des PEM du FMI sur le cours du Brent augmentent par rapport à la
projection de référence du programme pour 2017, les recettes pétrolières
supplémentaires sont utilisées, à hauteur d’un tiers respectivement, pour réduire
l’encours des arriérés de paiements intérieurs, augmenter les dépenses de l’AC au titre
des projets d’investissement public hautement prioritaires et accroître les dépôts de l’AC
à la BEAC, le plafond cumulé des créances nettes du secteur bancaire sur l’AC étant
obligatoirement révisé à la baisse.
iii. Le plafond du programme est révisé à la hausse pour tenir compte des rachats de créances
par les banques commerciales et des acquisitions par des établissements de cette nature
d’obligations publiques émises sur le marché de la CEMAC et détenues par des créanciers
privés non bancaires à fin 2016.
18. Définition : le plafond des créances nettes de la BEAC sur l’administration centrale, à
l'exclusion de l'utilisation des crédits du FMI, est calculé comme le changement brut des créances de
la BEAC sur l’AC, y compris les avances statutaires de BEAC et d'autres créances de la BEAC sur l’AC
(à l'exclusion des créances de la BEAC sur l’AC créées par le transfert du crédit du FMI), moins la
variation du passif brut de la BEAC envers l‘AC, y compris les encaisses du Trésor, les dépôts du
Fonds pour les générations Futures, les dépôts du Fonds souverain et d'autres dépôts de l'AC auprès
de la banque centrale. Le plafond est mis en œuvre à partir de fin mars 2017.
19. Information : les données sont communiquées ou FMI dans les six semaines de la fin du
mois.
20. Définition : aux fins du programme, la définition de la dette est énoncée à l’alinéa a) du
paragraphe 8 des Directives sur la conditionnalité relative à la dette publique dans les accords du
FMI, qui sont jointes à la décision du Conseil d’administration n° 15688-(14/107) adoptée le 5
décembre 2014.
I. Aux fins des présentes directives, il faut entendre par le terme « dette » une obligation
actuelle, c’est-à-dire non éventuelle, née d’un accord contractuel qui prévoit la mise à
disposition de valeurs sous forme d’actifs (y compris monétaires) ou de services et en vertu
duquel le débiteur s’engage à effectuer ultérieurement un ou plusieurs paiements sous
forme d’actifs (y compris monétaires) ou de services; ces paiements libèrent le débiteur des
engagements contractés en termes de principal ou d’intérêts. Les créances peuvent prendre
plusieurs formes, les principales étant les suivantes:
i. les prêts, c’est-à-dire les avances de fonds du créancier au débiteur qui s’engage à
rembourser ces fonds (dépôts, bons, titres obligataires, crédits commerciaux, crédits-
acheteurs, notamment), ainsi que les échanges temporaires d’actifs, équivalant à des des
prêts totalement garantis, au titre desquels le débiteur est tenu de rembourser les fonds
et, en général, de verser un intérêt en rachetant ultérieurement la garantie (par exemple,
accords de pension ou accords officiels de swap);
ii. les crédits-fournisseurs, c’est-à -dire les contrats par lesquels le fournisseur permet au
client de reporter ses paiements à une date postérieure à celle de la livraison des biens
ou de la prestation des services;
iii. les baux, c’est-à -dire les contrats donnant au preneur le droit d’utiliser un bien pendant
une ou plusieurs périodes précises généralement plus courtes que la durée de vie du
bien, dont le bailleur conserve la propriété. Aux fins des présentes directives, la dette est
la valeur actualisée (à la date d’entrée en vigueur du bail) de tous les paiements de loyer
anticipés, hormis ceux concernant l’exploitation, les réparations ou l’entretien du bien.
21. Définition: Aux fins du plafond des emprunts extérieurs contractés ou garantis par
l’administration centrale, il faut entendre par dette extérieure une dette qui a été contractée ou dont
le service est assuré dans une monnaie autre que le franc de la Communauté financière africaine
(FCFA). Le CR relatif à la dette extérieure de l’AC s’applique à l’ensemble de la dette extérieure
(concessionnelle ou non) contractée ou garantie, y compris les engagements ou garanties pour
lesquels aucune valeur n’a été reçue. Ce critère ne couvre pas:
i. la dette commerciale normale liée aux importations assortie d’une échéance de moins d’un
an;
Aux fins du suivi du programme, la dette extérieure est réputée être contractée ou garantie une fois
remplies toutes les conditions requises pour qu’elle prenne effet, y compris, si nécessaire,
l’approbation de l’accord pertinent par les autorités gabonaises. En cas d’émission d’euro-
obligations, le montant qui est censé être contracté est celui qui est souscrit/acquis à la fin de la
période de souscription/acquisition tel que précisé dans les clauses finales de l’échange. Aux fins du
programme, la valeur en dollars des nouveaux emprunts extérieurs est calculée en utilisant le taux
de change comptable du programme.
23. Information: les autorités informent les services du FMI de tout projet d’emprunt extérieur,
ainsi que des conditions y afférentes, avant qu’il ne soit contracté ou garanti par l’État.
24. Définition: l’accumulation d’arriérés de paiements extérieurs par l’AC est un critère de
réalisation continu assorti d’un seuil zéro pendant toute la durée du programme. Il faut entendre par
arriérés de paiements extérieurs les obligations contractuelles au titre du service de la dette
extérieure (principal ou intérêts, y compris, le cas échéant, les intérêts moratoires ou de retard) de
l’AC, qui n’ont pas été honorées à leur échéance. Les arriérés résultant du non-paiement du service
de la dette pour lequel un accord de rééchelonnement est sollicité sont exclus de cette définition.
25. Information: le Ministère de l’économie communique au FMI les données définitives sur
l’encours des arriérés extérieurs de l’AC dans les six semaines après de la fin du mois. Ce critère de
réalisation quantitatif sera surveillé de façon continue, et le ministère de l'Économie fournira des
données au FMI concernant tout arriéré externe de l‘AC immédiatement après que ces arriérés sont
engagés.
26. Définition: l’encours des arriérés de paiements intérieurs de l’AC s’entend de la somme des
obligations contractuelles qui n’ont pas été réglées dans les 90 jours de la date d’ordonnancement.
Il couvre, sans que cette liste soit limitative, les obligations de paiement nées de marchés portant sur
des biens et des services ou d’autres marchés prévoyant un paiement en monnaie nationale, ainsi
que les obligations statutaires de paiement (traitements des fonctionnaires, remboursements de
TVA et autres droits à prestations, par exemple). Le plafond cumulé de la réduction nette de
l’encours des arriérés intérieurs de l’AC correspond à la différence entre l’encours des arriérés
intérieurs à la date de contrôle et celui des arriérés intérieurs au 1er janvier 2017.
27. Information : les données sur l’apurement des arriérés de paiements intérieurs, ainsi que
sur l’accumulation de nouveaux arriérés et l’encours des arriérés de l’exercice précédent restant à
apurer, sont communiquées au FMI dans les six semaines de la fin du mois.
28. Définition: le programme prévoit un plancher pour les recettes non pétrolières (recettes
fiscales et non fiscales, hormis celles qui sont tirées de ventes d’actifs, de dons et du pétrole) de l’AC.
29. Information: les données sont communiquées au FMI dans les six semaines de la fin du
mois.
30. Définition: le programme prévoit un plancher pour les dépenses au titre des programmes
de protection sociale inscrits au budget d’un exercice donné de l’AC. Ces programmes sont financés
par des ressources publiques. Le plancher couvre: i) les dépenses en éducation primaire, secondaire
et professionnelle, y compris les salaires des enseignants, les biens et services de base,
l’infrastructure scolaire et sa remise en état; ii) les dépenses en programmes de santé, y compris les
salaires du personnel soignant, les biens et services de base, et les transferts aux centres de soins de
santé primaire; et iii) les dépenses de protection sociale, y compris l’assurance-maladie et les
dispositif ciblés de protection sociale.
31. Information: les données sont communiquées au FMI dans les six semaines de la fin du
mois.
32. Afin de faciliter le suivi de l’exécution du programme, les autorités gabonaises préparent et
communiquent au FMI par courriels des données et des rapports mensuels dans les six semaines
suivant l’expiration du mois. Les informations en question sont les suivantes (sans que cette liste soit
limitative):
• les opérations financières de l’Etat sur la base des ordonnancements, en indiquant tout écart
entre le déficit budgétaire et les variations des arriérés intérieurs et extérieurs et des instances
au Trésor, d’une part, et le total du financement bancaire/non bancaire intérieur et du
financement extérieur, en termes nets, d’autre part (fichier électronique);
• la ventilation détaillée des recettes pétrolières par catégorie de recettes (redevances, impôts sur
les bénéfices, dividendes, bonifications et autres) et par société/type de contrat, ainsi que celle
des recettes fiscales non pétrolières (par catégorie d’impôts) et non fiscales (fichier
électronique);
• la ventilation détaillée des dépenses de l’AC, sur la base des engagements et des
ordonnancements ajustés, ainsi que sur celle des encaissements-décaissements, telles qu’elles
sont présentées dans le tableau intégré (fichier électronique);
• le détail des obligations au titre du service de la dette intérieure et extérieure, sur une base
contractuelle et sur celle des paiements effectifs, respectivement, avec une ventilation entre le
principal et des intérêts et par créancier, ainsi que de toute accumulation éventuelle d’arriérés
intérieurs ou extérieurs (fichier électronique);
• le détail de l’encours de la dette intérieure et extérieure à la fin de chaque trimestre préparé par
la Direction générale de la dette (DGD). L’encours de la dette extérieure doit être évalué au taux
de change à la fin du trimestre (fichier électronique);
• le détail de l’encours des instances au Trésor (sur une base mensuelle) et des flux cumulés à
compter du 1er janvier 2017, l’accumulation nette de nouvelles instances en 2017, qui, selon la
définition qui en est donnée au paragraphe 6 correspond à la différence entre les
ordonnancements et les paiements effectués (base encaissements-décaissements), ainsi que le
remboursement des instances antérieures à 2017, ces deux derniers postes étant ventilés en
fonction des traitements et salaires, des biens et services, des transferts et subventions, des
intérêts, des dépenses en capital et des prêts nets; il y a lieu d’expliquer tout ajustement stock–
flux qui ne cadre pas avec les flux (fichier électronique);
• des informations sur le solde des comptes concernant les correspondants du Trésor et les
collectivités locales, ainsi que les autres opérations financières du Trésor précisées dans le TOFE.
• le montant des nouveaux emprunts extérieurs contractés ou garantis par l’AC, assorti
d’informations détaillées sur les modalités initiales (monnaie de libellé, taux d’intérêt, différé
d’amortissement et échéance) et le profil envisagé pour les décaissements;
• les décaissements effectifs de financements extérieurs, y compris ceux au titre des emprunts
récemment contractés, par créancier et par projet/programme, et les montants des allégements
éventuellement consentis au Gabon par ses créanciers extérieurs (fichier électronique);
• des informations mensuelles sur le secteur pétrolier: prix à l’exportation, taux de change effectif,
production par gisement, volume des exportations et volumes fournis à la SOGARA d’après les
données de la Direction générale des hydrocarbures (fichier électronique);
• un rapport trimestriel sur le nombre et la valeur des contrats traités par la Direction des marchés
publics (DMP) par catégorie de marché;
• des indicateurs et autres statistiques sur l’évolution récente de l’économie, comme l’indice des
prix à la consommation des ménages, les importations et exportations de marchandises (en
valeur et en volume) ventilées par grandes catégories sur la base des données douanières et la
production et les exportations de bois (en valeur et en volume), ainsi que les notes trimestrielles
de conjoncture préparées par la Direction générale de l’économie (DGE) et le rapport semestriel
de la balance des paiements de la BEAC;
• un rapport sur l’état d’exécution des réformes structurelles indiquées au tableau 2 joint à la
lettre du 5 juin 2017.
33. Le Comité technique chargé du suivi de programme soutenu par le Fonds communique au
Département Afrique du FMI toute autre information que ce dernier juge nécessaire ou que les
services du FMI peuvent demander pour assurer un suivi efficace du programme.
2. Après la publication de leur rapport, les services du FMI ont obtenu des
données préliminaires concernant les objectifs indicatifs de fin septembre 2017 (Mise à
jour de la pièce jointe, Tableau 1) 1. Les objectifs indicatifs de fin septembre semblent avoir
été atteints pour ce qui est du plafond des créances nettes du système bancaire, du plafond
des créances de la banque centrale sur l’administration centrale (hors utilisation du crédit du
FMI) et le plafond de la dette extérieure contractée ou garantie (programme et projet).
1
Les données étant partielles, il est impossible de procéder à une évaluation définitive, et en particulier de
rapprocher les données sur le financement qui sont nécessaires pour calculer les facteurs d'ajustement du
programme et mettre à jour avec précision l'encours des arriérés intérieurs et les recettes non pétrolières. Par
exemple, les recettes de la TVA sont calculées sur une base nette (après prise en compte des remboursements de la
TVA), tandis que les données sur les arriérés intérieurs exigent d'évaluer si les instances du Trésor sont en retard de
paiement de plus de 90 jours. Les ajustements exigent un rapprochement des données qui prendra plus de temps.
Les données préliminaires qui sont nécessaires pour calculer l'objectif indicatif relatif aux dépenses sociales ne sont
pas encore disponibles.
GABON
L’objectif indicatif relatif au solde primaire non pétrolier semble ne pas avoir été atteint : les
recettes non pétrolières devraient être inférieures aux prévisions, tandis que les transferts et
subventions ont été plus élevés que prévu au troisième trimestre 2017, comme indiqué dans
le rapport des services du FMI pour la première revue. Ces mêmes facteurs ont probablement
contribué aussi aux dépassements observés des objectifs indicatifs concernant le plancher
des recettes non pétrolières et le plafond de l’encours des arriérés intérieurs. Cependant, le
solde budgétaire global (sur la base des encaissements) avoisinait 1,1 % du PIB, ce qui
semble indiquer que l’objectif de 3,6 % du PIB fixé pour la fin de l’année est parfaitement
réalisable.
Mise à jour de la pièce jointe 1, Tableau 1. Gabon : objectifs quantitatifs du programme, 20171,2
GABON
(En milliards de francs CFA, sauf indication contraire)
2016 2017
Décembre Mars Juin Septembre Décembre
3 3
Prog. Eff. Prog. Eff. Eff. Prog.3 Eff. Prog.3 Prog. Rév.
4 5
Prog. Prél. Eff. OI CR État OI État CR
Plancher cumulé du solde budgétaire primaire hors pétrole (sur la base des ordonnancements) -646.1 -646.1 -167.1 -146.7 -331.2 -251.2 -221.9 Observé -358.6 -389.7 … -532.5 -559.3
Cible non ajustée (plancher) -331.2
Ajustement pour les déboursements de programmes externes inférieurs (plus élevés) que prévu 80.0
Plafond des créances nettes du système bancaire sur l’administration centrale 574.2 653.7 521.4 662.1 724.2 804.2 646.9 Observé 742.7 640.5 … 752.8 819.1
Cible non ajustée (plancher) 724.2
Ajustement pour les décaissements anticipés inférieurs (plus élevés) que prévu 80.0
Ajustement pour l'insuffisance des revenus pétroliers due aux mouvements de prix internationaux 0.0
Ajustement pour tenir compte des rachats de créances par les banques commerciales 0.0
Plafond des créances nettes de la BEAC sur l’administration centrale, à l'exclusion de l'utilisation des crédits d 240.7 220.6 240.7 252.9 240.7 … 210.5 Observé 240.7 217.9 … 189.7 220.6
Plafond des emprunts extérieurs contractés ou garantis par l’administration centrale … … 191.9 138.9 329.4 329.4 225.8 Observé 511.1 353.9 … 1022.8 916.2
Cible non ajustée (plancher) 329.4
Ajustement pour les déboursements de programmes externes inférieurs (plus élevés) que prévu 0.0
Ajustement pour les variations aux conditions de financement 0.0
Plafond de l’accumulation de nouveaux arriérés extérieurs par l’AC 0 66 0 … 110 Non observé 0 144 Non observé 0 0
Plancher cumulé de la réduction nette de l’encours des arriérés intérieurs de l'AC 638.6 638.6 638.5 589.0 638.5 638.5 637.2 Observé 577.6 610.3 … 411.7 453.5
Plancher cumulé des recettes fiscales, hors pétrole, de l’administration centrale 899.4 899.4 196.9 212.5 379.2 379.2 463.0 Observé 693.9 676.5 … 989.6 860.9
Plancher cumulé des dépenses sociales de l’administration centrale … … 30.3 … 68.2 68.2 49.4 Non observé 106.1 … … 151.6 151.6
Sources : autorités gabonaises et estimations des services du FMI.
3. Les services du FMI ont obtenu aussi des données actualisées sur l’évolution des
arriérés extérieurs jusqu’à fin novembre 2017 (Mise à jour du tableau du texte 2). Les données
font état d’une réduction de l’encours des arriérés extérieurs (depuis fin septembre), en raison du
règlement d’arriérés envers des créanciers officiels pour un montant d’environ 98 millions de dollars
(55 milliards de franc CFA) en novembre. Cependant, de nouveaux arriérés se sont accumulés, pour
un montant d’environ 30 millions de dollars (17 milliards de francs CFA), entre fin septembre et fin
novembre 2017, ce qui constitue une non-nobservation du critère de réalisation continu relatif à la
non-accumulation de nouveaux arriérés extérieurs. Comme mesure corrective, qui est aussi une
action préalable pour la revue actuelle, les autorités ont apuré tous les arriérés officiels (envers des
créanciers bilatéraux et multilatéraux) avant la réunion du Conseil d’administration. Les autorités
restent déterminées à apurer tous les arriérés extérieurs qui subsistent d’ici fin décembre. 2017.
Fin 2016 (Eff.) Fin Sept. 2017 (Est.) Fin Nov. 2017 (Est.) Fin 2017 (Est.)
Milliards Milliards Milliards Milliards
FCFA % du PIB FCFA % du PIB FCFA % du PIB FCFA % du PIB
Arriérés extérieurs 164.6 2.0 273.3 3.1 234.8 2.7 0.0 0.0
Multilatéraux 9.9 0.1 25.1 0.3 20.5 0.2 0.0 0.0
Bilatéraux 23.0 0.3 51.8 0.6 55.0 0.6 0.0 0.0
dont : Club de Paris 6.1 0.1 13.6 0.2 16.4 0.2 0.0 0.0
Commerciaux 131.7 1.6 196.4 2.3 159.3 1.8 0.0 0.0
Suite à ma lettre d’intention datée du 5 décembre 2010, je vous confirme que les arriérés
extérieurs envers les créanciers officiels ont été apurés dans le cadre de l’engagement pris
par le gouvernement de donner suite à la mesure préalable pour la première revue de
l’accord élargi.
Nous avons aussi communiqué aux services du FMI des données préliminaires pour la
plupart des objectifs indicatifs de fin septembre. Ces données peuvent être utilisées pour
mettre à jour le tableau 1 (« Objectifs quantitatifs du programme, 2017 ») du Mémorandum
de politique économique et financière.
/s/
Régis Immongault
Ministre de l’économie
Nous tenons à remercier les services du FMI pour leur engagement fructueux aux côtés des
autorités gabonaises et pour leur rapport instructif. Les autorités sont très sensibles au soutien
apporté par le FMI au Gabon au moment où elles mettent en œuvre leur Programme de
relance économique (PRE) en vue de rétablir la stabilité macroéconomique et extérieure dans
un environnement difficile.
Les autorités gabonaises ont mis en application leur engagement à adapter leurs politiques
au récent choc des prix du pétrole. Par conséquent, les résultats à fin juin 2017 de l’accord
au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) ont été satisfaisants. À plus long terme, elles
restent déterminées à atteindre les objectifs de leur programme. À ce titre, nous serions
reconnaissants aux administrateurs de bien vouloir examiner favorablement la demande des
autorités concernant l’achèvement de la première revue de l’accord au titre du MEDC.
L’inflation a progressé, passant de 2,1 % en décembre 2016 à 3,6 % en août 2017, ce qui
s’explique par l’impact de la suppression de certaines subventions pétrolières. Le déficit des
transactions courantes s’est réduit au premier semestre de 2017. En effet, les importations
ont diminué parallèlement au recul de la demande intérieure, tandis que les exportations ont
augmenté sensiblement sous l’effet de la hausse des volumes d’exportation et des cours des
produits de base. Les réserves du Gabon représentaient un mois et demi en juin 2017 mais
se sont stabilisées ces derniers mois.
Les résultats sur le plan budgétaire à fin juin 2017 ont été meilleurs que prévu. Le déficit
budgétaire s’élevait à 0,5 % du PIB, soit un niveau nettement inférieur à l’objectif du
programme (2,6 %), compte tenu de la hausse des recettes pétrolières, d’un contrôle plus
strict des dépenses non salariales et d’un taux d’exécution des dépenses d’investissement
plus faible. Le pays a été confronté à des pénuries de liquidités, sachant que le soutien
budgétaire extérieur est intervenu fin 2017 et s’est traduit par l’accumulation d’arriérés
2
durant la période considérée. Toutefois, le remboursement des arriérés intérieurs a
débuté, conformément à la stratégie d’apurement des arriérés.
Les emprunts sont restés maîtrisés, malgré la position de trésorerie restreinte. La dette
publique à fin 2017 devrait représenter 59 % du PIB, contre une prévision de 64,7 %.
Les initiatives pour mobiliser les recettes intérieures et les réformes de la gestion des finances
publiques se sont poursuivies dans le respect des engagements du programme. Il s’agit
notamment de la réduction du nombre de produits exonérés d’impôt et de l’application des
droits de douane de la CEMAC, qui mettent un terme aux taux réduits et aux exonérations.
Avec le concours de la Banque mondiale, des dépenses fiscales ont été identifiées et leur
incidence sur la TVA, l’impôt sur les sociétés et les droits d’enregistrement a été évaluée.
Pour améliorer le respect des obligations fiscales et encourager les paiements électroniques,
les autorités ont mis en place la transmission électronique des déclarations de revenus, qui est
de plus en plus utilisée par les petites et moyennes entreprises. Le Code des marchés publics
a aussi été modifié pour transformer l’Autorité de régulation des marchés publics en une
Autorité de régulation des acquisitions publiques, qui aura des responsabilités
supplémentaires en matière de contrôle et de régulation des offres dans le cadre de
partenariats public-privé (PPP).
Le secteur bancaire demeure généralement solide. La solvabilité des banques s’est améliorée
pour passer de 13,1 % en 2016 à 15,2 % à fin août 2017 (à l’exclusion des trois banques
publiques) grâce à un rebond des bénéfices. Néanmoins, le ralentissement général de
l’activité économique et le retard pris dans le règlement des arriérés intérieurs pèsent sur la
santé du système bancaire. Au cours des premiers mois de 2017, les dépôts et prêts ont
reculé, ce qui s’explique par une nouvelle dégradation des portefeuilles des banques.
Des progrès ont été accomplis sur le front de la mise en œuvre des réformes de
l’environnement des affaires. Des avancées sont aussi à noter s’agissant des mesures
destinées à favoriser la diversification économique. Plusieurs vastes projets ont récemment
été finalisés et sont en cours d’exécution, ce qui est de bon augure pour la compétitivité du
pays.
Les résultats dans le cadre du MEDC ont été globalement satisfaisants. Tous les critères de
réalisation ont été respectés, à l’exception de celui qui porte sur la non-accumulation de
nouveaux arriérés extérieurs. De même, tous les objectifs indicatifs ont été atteints, à
l’exception de celui qui a trait aux dépenses sociales à fin juin 2017. Quatre des cinq repères
structurels initialement prévus pour la période juin-octobre ont aussi été respectés. Comme le
précisent les services du FMI dans le rapport, l’objectif indicatif relatif aux dépenses sociales
n’a pas été atteint en raison du retard pris par les projets d’investissement financés sur des
fonds extérieurs dans l’éducation mais les dépenses se sont accélérées au second semestre
de 2017. Pour renforcer la surveillance et la transparence des dépenses sociales, les rapports
trimestriels consacrés à l’exécution de la loi de finances qui seront publiés par les autorités
contiendront des informations sur les dépenses dans les secteurs sociaux.
3
Malgré une évolution favorable dans le secteur non pétrolier, les prévisions de croissance
pour 2017 ont été revues en légère baisse, de 1,0 % à 0,8 %, puisque la production de
pétrole devrait à présent être inférieure aux projections initiales. La croissance devrait opérer
un rebond en 2018 pour atteindre 2,7 %, sous l’effet d’une hausse de la production de
pétrole et d’un regain de dynamisme dans les secteurs des industries extractives, de
l’agriculture et des transports. La croissance devrait continuer à se raffermir à moyen terme,
notamment à la faveur d’investissements directs étrangers (IDE) continus.
Dans ce contexte, les autorités gabonaises demeurent très attachées à la mise en œuvre de
leur Programme de relance économique (PRE) dans le cadre de l’accord élargi au titre du
MEDC tel que décrit dans le mémorandum de politique économique et financière. Le rapport
des services du FMI souligne les risques potentiels pour la concrétisation du programme,
dont les retards pris dans le décaissement de financements extérieurs et la mise en œuvre des
réformes structurelles. Les autorités demeureront vigilantes pour veiller à ce que ces facteurs
ne nuisent pas au succès de leurs plans de rééquilibrage budgétaire, qui constituent la pierre
angulaire du programme. De même, une aide extérieure permanente et en temps utile sera
déterminante pour la réussite du programme.
Le budget 2018 englobe de nombreuses mesures visant à freiner les dépenses courantes et à
renforcer la gestion des flux de trésorerie. La réduction et la maîtrise de la masse salariale en
particulier resteront d’actualité, avec un gel des embauches dans tous les secteurs à
l’exception des secteurs sociaux prioritaires. L’application de la nouvelle procédure
d’exécution des dépenses qui a été adoptée en mai 2019 sera élargie pour limiter le recours à
des procédures exceptionnelles et empêcher l’apparition de nouveaux arriérés. Les autorités
continueront à mettre en œuvre les réformes de la gestion des finances publiques. Les
performances des marchés publics seront ainsi améliorées via une plus grande transparence
des procédures utilisées pour garantir l’efficience des investissements publics.
4
Pour accroître encore la mobilisation de recettes non pétrolières, les exonérations qui ne
sont pas prévues par la loi seront supprimées. La prévention, la détection et le traitement
des fraudes à la TVA seront renforcés. Les travaux en vue de la création de l’Office
gabonais des recettes (OGR) se poursuivront, avec pour objectif un démarrage de ses
activités en janvier 2019. La surveillance financière des entreprises publiques et organismes
publics restera d’actualité.
S’agissant de la gestion des flux de trésorerie, plusieurs mesures sont programmées, dont
la remise en service du Comité du Trésor, l’élargissement du périmètre du compte unique
du Trésor et l’ouverture d’un compte-séquestre à la BEAC pour le remboursement des
crédits de TVA. Les autorités publieront des rapports trimestriels sur l’exécution
budgétaire, comme l’exige la loi organique relative aux lois de finances.
Les autorités sont résolues à préserver la stabilité du secteur financier. À cet égard, les
initiatives récentes destinées à renforcer le cadre juridique et le cadre de surveillance seront
poursuivies. Les autorités s’engagent à améliorer la communication sur leurs projets
d’apurement progressif des arriérés intérieurs et de réduction des prêts improductifs. Elles
continueront à travailler sur la liquidation des banques publiques en difficulté, pour lesquelles
une stratégie a été élaborée en juillet 2017. Dans cette optique, les autorités auront pour
objectif de minimiser les coûts budgétaires et d’examiner les effets potentiels sur les objectifs
d’inclusion financière.
Les autorités mettront en œuvre des réformes structurelles visant à doper la compétitivité et à
jeter les bases d’une reprise solide et durable. Elles sont soucieuses de lever les obstacles à
une progression des IDE et au développement du secteur privé, y compris en proposant des
mesures de réforme qui facilitent l’accès à des titres fonciers et la conclusion de partenariats
public-privé (PPP), en simplifiant les procédures d’obtention de permis de construire et en
améliorant la qualité des statistiques. Elles veilleront à rendre totalement opérationnel le Haut
conseil pour l’investissement (HCI), qui est chargé de promouvoir un dialogue plus actif
entre les autorités nationales et le secteur privé sur des réformes stratégiques liées au climat
des affaires.
Conclusion
Les autorités gabonaises continuent à mettre en œuvre des politiques prudentes pour s’adapter
à un environnement intérieur et extérieur difficile. Compte tenu des initiatives prises
actuellement à l’échelle régionale, elles se montrent optimistes à l’égard des perspectives de
rétablissement de la stabilité macroéconomique et extérieure.
Les résultats du programme appuyé par le FMI ont été satisfaisants jusqu’à présent. Les
autorités restent déterminées à atteindre les objectifs du programme. Elles sont très sensibles
au soutien durable apporté par le FMI sur ce point.