0 évaluation0% ont trouvé ce document utile (0 vote) 148 vues36 pagesChap 7
Copyright
© © All Rights Reserved
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
Lo
oo
Figure 7.1 Exemple de combinaison
de tension et de flexion pure : a) poutre ;
b) contraintes agissant sur la section 1-1
7.1 INTRODUCTION
Dans les chapitres préoédents, nous avons considéré séparément les trois prin-
cipaux modes de solicitations: tension, flexion et torsion. Dans chaque cas, nous
‘avons pu étabirfacilement la composanie de contrainte associé & la solicitation
et a déterminer dans la direction la plus importante (longitudinale ou transver-
sale); toutefois, nous nlavons pas démontré comment déterminer cette direction
caractérstique, appelée «direction principales.
Il est done essentiel, & présent, d’étudier de fagon plus systématique l'état de
contrainte en un point: une pigce, en effet, peut subir une combinaison de
solicitations. Lorsqu’on doit évaluer une combinaison de tension et de flexion
ures (pour une poutre de section A et de second moment de section I,
par exemple, comme a la figure 7.1), on peut se contenter d'effectuer une
simple addition algébrique des containtes, pulsque celles-i sont de méme nature
(normales) et qu’elles agisent dans la méme direction (selon axe longitudinal).
Par contre, s'il s'agit d'une combinaison de torsion et de flexion (comme c'est
le cas pour le cylindre encastré de second moment de section I et du second
moment polaite J = 21, de la figure 7.2), une contrainte normale ¢, et une con
trainte de cisaillement ¢, agissent sur un méme élément au point B, par exemple.
Puisque l'étude de la résistance des matériaux a pour but fondamental, entre autres,
de determiner les contraintes les plus importantes en tout point, il est nécessaire de
développer une méthode analyse qui permette notamment de définir et d'éva
luer la contrainte oy. et sa direction, ou la contrainte fax et Sa direction,
I est également possible de rencontrer une combinaison de contraintes normales
et de contraintes de cisaillement associées & une solicitation unique, par exemple
dans le cas de la flexion dun profilé mince.
a= FA f= Fab
»ans ce chapitre, nous aborderons done les points suivants
1] Une défnition systématique des contraintes, avec la convention de signes, et
une définition de l'état de contrainte en un point;
b) Le cas particulier de ’état plan de contrainte, avec "étude des deux problémes
fondamentaux associés & cet état plan
~ es conditions ¢’équilibre au point considéré,
~ état de contrainte & ce méme point, selon des directions arbitraires ;
Létude suecincte de l'état généralisé de contrainte avec les applications pra-
tiques le plus importantes.
Or -%
+e
a +0,
@, ou 02 =
a (7.23)
0d, apras simplification, on tire
o. +9,
(7.24a)170 Chapitre 7
(7.240)
En résumé
2) Il y @ deux directions orthogonales (6, et & + 90°) selon lesquelles la
contrainte est maximale (o;) ou minimale (¢:). Pour savoir lequel des deux
angles correspond a 3, par exemple, on doit, pour le moment, recourir &
équation 7.14. On pourrait également déterminer cet angle a partir des rela-
tions trigonométriques (fig. 7.15), mais l'étude du cercle de Mohr (art. 7.4.6)
permettra de le faire plus simplement,
b) Selon les directions 1 et 2, correspondant & oj et o, la contrainte de cisail-
lement est nulle. On appelle ces axes, selon lesquels élément ne subit aucune
contrainte de cisallement, axes principaux.
7.4.4 Contraintes de cisaillement maximale et minimale
En procécant de la méme fagon qu’a article précédent, on peut obtenir les
valeurs des angles (notés 6 et 02) correspondant & Zax et Tun (tOUjours au
point et dans le plan x)
Ceest 'équation 7.15 qui exprime la contrainte de cisallemeent, soit
iy = SF sin 20 + ty c0820
z
Pour obtenir le maximum ou le minimum, on dérive léquation 7.15 par rapport
20; ans
ty 20 ~ 2tq sin20 = 0 (725
a 5 ay Sin 20 = )
La résolution de l'équation 7.25 donne langle particulier @= 8;
(7.26)
‘Comme pour l’équation 7.20, deux angles const
7.26 : 26; et 26%, = 20, + 180°
(On peut remarquer que, a parti des équations 7.20 et 7.26, on a
tg 26) 1g 20) = -1 (727)
ce qui signifie qu'll y a une différence de 90° entre 26, et 26; ; par consé-
quent, on peut éerire
0, - 0, = +45° (7.28)
En adoptant la méme démarche que pour les contraintes normales, cest-a-dire en
remplacant @par @; ou 0%; dans I'équation 7.15, on obtient le résultat suivant
(* +H =2h-o) 729)
Trax OU TrinCn obtient les contraintes normales corespondantes & partir des équations 7.15
et 717 ainsi
tb) Geto. One
Oy = Og = TH = AES 4g =,
oo ;
d aon oy = FE AAEM agnor oe 9)
br Pour savoir lequel des deux angles (@ ou @ + 90°) correspond & faa Par
2 ea lor 4 Wy pour rat resi eins PAE
6)
7.4.5. Résumé des diverses étapes de l'étude de l'état plan
de contrainte
La figure 7.16 représente l'état de contrainte au point I, selon des directions
différentes, t résume ainsi ce que nous avons étudiéjusqu’ici en ce qui concemne
Tétat plan de contrainte,
En al, les contraintes, associées a la direction de base xy, sont 6, 0, et fy
if {en général, dans un probleme, ce sont des valeurs connues).
au En b), le schéma ilustre le cas oi: un systtme d'axes x, y fait un angle @ avec
ie systme x, y (on général, on mesure cet angle dans ie sens trigonométrique,
ou sens inverse des aigiles d'une montre). Ce sont les équations 7.14, 7.15 et
7.17 qui donnent la valeur des contrainte.
En c}, le schéma illustre le cas particulier oi I'élément est orienté selon les
directions principales (0; = Opa: €t & = Oar) dans le plan xy. Léquation 7.20
donne l'angle 6, et les équations 7.24a et 7.24b, les contraintes 0, et 0;
2 45
7 o,+0,
: seer
Pa Bye ye
>
© @
‘Superposition de contraintes. 171
Figure 7.16 Quatre schémas illus:
‘rant état plan de contrainte au point I
a) selon orientation de base xy ;
}b) selon une orientation arbitraire;) con-
traintes principales ; d) contrainte de
‘saillement maximale.172
Chapitre 7
Dans exemple de la figure 7.16, angle &, minimal est associé & 0}, mais il est
important de savoir que ce rest pas toujours le cas. On remarque en outre
‘que, pour ces directions 1 et 2, il iy a aucune contrainte de cisaillement
En d), le schéma illustre un autre cas particulier concernant les contraintes
‘maximales les axes d et e correspondent a la contrainte de cisaillement maximale
Langle est de 8; par rapport a x, ou encore de 45° par rapport & une direction
prineipale, Léquation 7.29 donne la contrainte nay et Péquation 7.30, les
Contraintes normales o; et @ pour cette direction ; en général, ces deux derniéres
contraintes ne sont pas nulls, mais elles sont toujours égales.
EXEMPLE 7.2
eylindre fermé & paroi mince (fig. 7.17), de rayon moyen r = 400 mm et
spaisseur t = 20 mm, est soumis simultanément & trois solicitations :
= une force axiale F = 157 kN,
= un moment de torsion T = 200 kN-m,
— une pression interne p = 1,2 MPa,
‘On demande de calculer, en un point quelconque I du cylindre (sur la paroi exté-
riewre), les valeurs maximale et minimale des contraintes dans le plan éx. ainsi que
leur direction, et d'illustrer l'état de contrainte selon ces directions particuligres.
Solution
Les études antérieures (chap. 2 et 6) permettent de déterminer séparément les
contraintes associées & chaque sollicitation, selon les axes des 6 et des x
(fig. 7.17b) ; ces axes correspondent respectivement aux axes x et y des figures
utlisées pour la démonstration générale (fig. 7.9, par exemple).
1, Détermination des contraintes, selon les axes des 0 et des x
4) Contraintes dues @ la pression interne (équat. 2.15 et 2.20)
(@)
)
) Contrainte due @ la force axiale (équat. 2.2)
E 157 000
187 003.12 N/mm? = 312 MPa)
Dart ~ x 400 x20
¢) Contrainte due au moment de torsion (équat. 6.9 et 6.6)
= Te, 200.0010! x 400
9,95 MPa a
te Ta x 400° % 20 @
(On a donc, en tout (ig. 7.17)
op = 24 MPa
oy = 15,12 MPa @
tg = 9,95 MPa‘Superposition de contraintes 173
2, Détermination des contraintes principales et de la contrainte de
cisaillement maximale
«) Contrainies principales
Diaprés Péquation 7.24, on a
0 +0,
0 ou 0, = 48s
ot on tre
0; = 30,46 MPa
2 = 8,66 MPa (9)
+) Contrainte de cisallement maximale
Diaptés léquation 7.29, on a
pax OU Fyn = +4(0) ~ 02) = +10,90 MPa (hy
ae ee
7
lle oe ae
[feel eer on A re
la 8) = au point £
1956 MPa
19561
Contained
‘ceailement
‘resinale
Figure 7.17. Exemple 7.2174
Chapitre 7
«et les contraintes normales correspondant & cette direction sont (équat. 7.30)
Og =O = Flo +02) = 19,56 MPa w
8. Détermination des angles correspondant aux contraintes extrémes
4) Pour les contraintes principales
Diapres léquation 7.20, on a
2 29,95
20, we 2
eS Og -G, 24-1512 0
Ilya deux solutions
20, = 66%, doi 6, = 33°
26; = 66 + 180 = 246°, dc 6; = 123° Ky
) Pour la contrainte maximle de ckaillement
A partir de 'équation 7.28, on obtient les angles 6; ans
6, = 33-45 = “12°
= 33445 = 78° o
4. Correspondance entre les angles et les contraintes
{pari de equation 7.14 (en remplacant 0, 6, ef Par iy et fa) rsque
‘6 = 33°, on obtient o = 30,46 MPa = oj ; l'autre angle (8 = 123°) correspond
alors op, ela va de Si
Parailleurs, & parti de l'équation 7.15 par exemple, lorsque @ = 78°, on obtient
10,90 MPa = Ton
ty
11 est utile de mentionner ici que, pour cette correspondance entre les angles et
Jes contraintes, la résolution sera simplifiée lorsqu’on pourra utiliser le cercle de
Mohr. Il est également possible, dans la majorité des cas, d'obtenir angle appro~
prié de dj. en estimant la direction de la résultante de 0, 0) et Ty = & la
Figure 7.170, par exemple, on constate que la direction de la résultante, estimée
ala figure 7.17c, fait bien un angle de 33° avec Yaxe 6
5. Schémas de l'état de contrainte au point | pour les valeurs maximales
Deux schémas suffisent, Tun pour les contraintes principales, l'autre pour la
contrainte maximale de cisaillement (fig. 7.17d et 7.17e). les angles étant
rmesurés & partir du premier axe @
NOTES : a) A la figure 7.176, ila sufi de déterminer la direction d'une con
trainte de csallement sur une face (par exemple, sur la face LM, la valeur de
10.90 MPa) pour pouvoir tracer immédiatement les autres contraintes de
Cisaillement, esquelles sont égales par rapport aux axes d ete ilustrés.
b) Le lecteur avisé pourrait demander ot figure, fm. Puisqu’on ria insert
{Que fag sur la face LM. En fait la contrainte de cisallement sur la face LM, obte-
fue & Faide de l'équation 7.15 avec 0 = 78", est associée au systéme d'axes ef
{fig. 7.17). Par contre, la contrainte de cisallement sur la face KL, égale &
10.9 MPa (équat. 7.15 avec 8 = -12), est fina : cette dernigre contrainte est asso-
ciée au systeme d'axes d, e. Ainsi, la contrainte de cisallement r ne prend une0
0
valeur négative (ou minimale) qu’a cause de la convention de signes établie précé-
demment (fig. 7.7), Il est & noter Que Tmax et fnin Ont toujours la méme valeur
absolue
pili tbs sare smi earre nner
7.4.6 Représentation graphique (cercle de Mohr)
Une méthode semi-graphique permet d’étudier et de résoudre le problime de la
détermination de Fétat de contrainte dans un plan selon des directions arbitraires.
Cette méthode, qui peut remplacer la méthode analytique étudige jusqu'ici, peut
également constituer une méthode complémentaite.
approche se fonde sur le fait que, analytiquement, on peut représenter les
expressions de a, et ty (équat. 7.14 et 7.15) par un eercle sur un graphe aux
coordonnées (¢, . Ces équations sont les suivantes
Oy V9
a eae (7.31)
Léguation 7.31 indique que le lieu des points de coordonnées o, et ty» Pour
diferentes valeurs de 28, est un cercle (fig. 7.18) dont les caractéristiques sont les
suivantes
a) Son centre C est situé sur V'abscisse, & une distance (0, + 0,)/2 de lorigine ;
') Son rayon vaut
Superposition de contraintes 175,
Figure 7.18 Cercle de Mohr (équat
731)176 Chapitre 7
Test toutefois plus facile de démontrer les propriétés du cercle de Mohr une fois
{qu’on''a constrit. A partir de la figure 7.19, nous allons analyser la construction et
Uutiisation du cercle de Mohr. Les coordonnées du graphique sont cet t; 6
‘est associé aux deux contraintes normales et, & la contrainte de cisailement de
rimporte quel systeme d’axes de I'ékément physique (x, y ou x’, y').
Figure 7.19 Cercle de Mohr,Construction du cercle de Mohr. On considére d’abord deux axes de coor-
données, ala méme échelle : en abscisse, 'axe des o (positf vers la droite) et,
cordonnée, axe des + (postf vers le bas, ce qui est contrare & orientation hab
tuelle ; nous donnerons plus loin la raison du choix de cette convention).
‘Apres quoi, on évalue Fétat de contrainte, ilustré a la figure 7.19a, en fonction des
contraintes connues 0, 0, et fy. Dans ce systéme d’axes x, y, on considere l'axe
des x (le plus avancé dans le sens des aiguilles d'une montre) comme le premier
axe,
Ensuite, on situe deux points dans le systeme daxes o, 1:
= le point X, de coordonnées 0, et,
= lepoint ¥, de coordonnées et -fy.
Enfin, on joint Xa Y, le milieu C du segment XY étant nécessairement sur'axe des
<@.On trace alors le cercle de centre C et de rayon CX (le premier rayon).
Utilisation du cercle de Mohr. Langle XCi (fig. 7.19b) est donné par =
w x= &
FC
(7.32)
2
’oU, en comparant les équations 7.32 et 7.20, on déduit que tg XCI = tg 20,00
ACI = 28,
(On obtient les contraintes qui correspondent & une orientation xy’ (fig. 7.194)
faisant un angle 6 (arbitraire) avec le systéme x,y, en pivotant d’un angle de 20
dans le cercle de Mohr, et ce, dans le méme sens.
En effet, soit F et J les projections de X et de X’ sur V'axe des o, Il faut prouver
rie
(7.33)
(7.34)
(On peut éerire
Di = OC + = OC + GH cos (20, - 20) (735)
dot
OF = OC + CX(cos 20, cos 20 + sin 26, sin 20) (7.36)
et
ieuriesa de BX
01 = 06+ |S cos 20 + & sin 20
(¢ a (737)
Puisque C¥ = CX", on peut simplifier et, en remplacant CF et FY par leurs
valeurs exprimées en fonction des contraintes, on obtient :
a toy
2
SEG 20+ ty sn 2038)
doi, en comparant les équations 7.38 et 7.14, on déduit que OF On
rouve de facon identique la validité de l’équation 7.34.
‘Superposition de contraintes
17178 — Chapite7
a= 9046
1956 4
X(15,2;-999)
\
= 866
a)
Figure 7.20. Exemple 7.3 : résolution
de exemple 7.2 par le cercle de Mohr,
NOTES : a) A la figure 7.194, la rotation sur le cercle de Mohr s'effectue
dans le méme sens que la rotation dans le plan xy, en raison de orientation
de I'axe des contraintes de cisallement 7, qui est positf vers le bas.
) La représentation graphique met en évidence plusieurs des conclusions impor-
tantes dja fournies par la démonstration analytique. Ainsi
= selon les directions 1 et 2 (fig. 7-19b), le cisaillement est nul. En outre,
ces deux directions sont diamétralement opposées dans le cercle (180° entre
elles) ; elles sont done orthogonales dans le plan de I'élément physique ;
= aux points d et e (fig. 7.19c) correspondant & fy et Fain ON constate
existence d'une composante normale de la contrainte, composante qui
est la méme aux deux points ;
= Talternance des directions correspondant aux valeurs extrémes de ret
de @ (tous les 90°, sur le cercle ; tous les 45°, sur le plan physique) est
évidente,
«) Une des utlisations importantes du cercle de Mohr, lorsqu'elle est complé-
mentaire de la démonstration analytique, découle de la facilité avec laquelle on
peut associer un angle a une contrainte. Ainsi, & l'exemple 7.2, il n'est pas
vraiment nécessaire de réaliser l'étape 4 de la résolution pour savoir quel angle
correspond a quelle contrainte : une simple construction du cercle de Mohr suff.
EXEMPLE 7.3
On demande de résoudre, a l'aide du cercle de Mohr, le probleme posé &
exemple 7.2 (fig. 7.17),
Solution
A l'aide des données de la figure 7.17c, on construit le cercle (fig. 7.20). On
peut ainsi vérifier tous les résultats obtenus a 'exemple 7.2
7.5 ETAT GENERAL DE CONTRAINTE EN UN POINT
7.5.1 Définition du probleme
lest important de rappeler que l'étude effectuée la section 7.4 ne portait que sur
tun plan. Cette limitation était principalement motivée, nous 'avons dja men-
tionné, par le fait que, en pratique, les problémes rencontrés aux endroits les ps
solctés d'une piéce correspondent souvent a des états plans de contrainte
Cependant, il peut arriver que certaines contraintes associges & axe z (fig. 7:3) ne
soient pas nulles, créant ainsi un état de contrainte tridimensionnel. Dans eette
section, nous examinons les aspects les plus importants de l'étude tridimension-
nelle, & savoir le calcul de ae, 4 On AE fas 20 UN Point
7.5.2 Vecteur de contrainte sur une face arbitraire
Considérons un élément physique soumis a un état de contrainte exprimé suivant
le référentiel (x, y, 2) et une face oblique ABC dont I'aite est 4A (fig. 7.212 et b), Le
vecteur unitaire 7 normal a la face oblique ABC (fig. 7.21c) est caractérisé pattrois cosinus directeurs faisant intervenir trois anges entre 7i et les axes du référen-
til original (x,y, 2, soit: cos (n, 1) = cos = 2 00 = x,y,z ya lieu d observer
Téquation caractéristique des cosinus directeurs :
2+ AB aR = 1 (739)
Le vecteur de contrainte 3, sur la face oblique a trois compasantes suivant x, y,
2: So Soy @t See O peut lé décomposer en contrainte normale g, et en contrainte
de claillement fy sur ABC (fig. 7 21¢); ainsi
[sf = 52 +53 +82 = 0248 (7.40)
Léquilibre des forces suivant x, y et conduit aux relations suivantes (en négligeant
Ia foree volumique de I élément infinitésimal et sachant que la surface 4A, spéciiée
par la normale i = x, y, 2 est donnée par dA, = 4A 2.)
Spe = Oy agg + Tye Any + Tee Ae (74a)
my = Tay Ane + Oy Any + ay ye (7.416)
Src = tas Ane + 852 Any + 02 dre (7410
Ssurace ORC: AA, = Ady
@
Superposition de contraintes 179
Figure 7.21. Contraintes agissant sur
tune facette oblique définie par sa nor
male 7180 Chapitre 7
1. La contrainte normale (@,) sur la facette ABC est donnée par : 0, Shi.
‘Ainsi, il est possible de l'exprimer en fonction des contraintes suivant le réfé-
rentiel x, y, 2:
Oy = Oy AR, + Oy Ady + Fz Ade + By Ane Any
4+ 2tye Ay ge + tar Ps Bee (7.42)
2. On trouve la contrainte de cisaillement (14) sur la facette ABC a partir des
équations 7.40, 7.41 et 7.42 ; copendant, orientation de cette contrainte (dans.
Ie pian indiné) nest pas indiquée. Dans le cas oi deux axes orthogonaux dans
le plan incliné sont spécifés par leurs cosinus directeur, soit F (2) et § (4),
les contraintes de cisaillement orientées suivant ces axes sont données
Dar Tyr = Sq °F et ty, = Sy. Ainsi, Oy, fy Ct fy Sont les composantes
de contraintes agissant sur la'facette perpendiculaire & ii selon le nouveau
rélérentiel (n, r,s); cet ensemble forme les éléments de base pour établir les
Equations de transformation de coordonnées dun état de contrainte en trois
dimensions.
7.5.3 Contraintes principales et leurs orientations
‘Sur une facetteorientée suivant une direction principale, le vecteur de contrainte
'S, va dans le sens de la normale 7i de la facette (sur cette facette, il n'y a pas de
isaillement). Pout cette condition particule, ¢, est identifiée comme o, et les
composantes de 5, sont religes & g, par
Sac = Fp duc
Sw = Op Poy (743)
Sie = Op Arc
Modules des contraintes principales. En combinant I'équation 7.43 avec les
‘équations 7.41, on obtient :
Gee OP) died te te tT Ae = 0)
Tay Ane + (Fy ~ Op) hig + ey ye = 0 ates
te Ay + Tye Ay + (8: ~ 6 p) Ae = 0
ou, sous forme maticielle
O,- Fp Tox Tx Bn
ty ®y-Sp ty | Jaw p =O an
°,
27] law
Crest un systéme d'équationslinéaires homogénes ayant pour inconnues les trois
cosinus directeurs 4, et la contrainte normale g,. Il faut ajouter équation caracté-
Tislique des cosinus directeur (Squat. 7.39) & ce systéme pour obtenir la solution.
La solution nontrivial exige qu le determinant des coeficents de sit msi
O,- Op Tye Tx
ad (745)‘aprés développement, on obtient
0} - 6, +0, +0,)53 + (3,0, +0,0. +0.
Ot,
- (0.0.0. +2895,
-0.%3) = 0
(On peut démontrer que I'équation cubique 7.46 posséde trois racines réelles qui
sot les trois contraintes principales souvent indiquées comme suit : 1 = 0},
= 0: Os = 0, Les coefficients de Vinconnue g (ainsi que le dernier terme}
‘Sat indépendants du systéme d’axes chois et sont appelés invariants!
Orientations principales. Pour déterminer les directions principales, i sufit de
substituer successivement la valeur de chaque contrainte principale (oj 04 i = 1,2,
3) alla variable dans les équations 7.44
Ais
Yop = 0 (7.47)
ic
Pour une contrainte principale donnée, les trois équations résultantes du systéme
re sont as indépendantes él faut résoudre deux de ces trois équations et faire
intervenir la relation auxiliare des cosinus directeurs, 42 + 22 + Az = 1. Les
trois axes principaux sont mutuellement orthogonaux. Les contraintes agissant sur
Telément orienté suivant les directions principales apparaissent a la figure 7.22,
oii seuls les cosinus directeurs de axe principal 1 sont indiqués.
En mécanique des milieux continus, l'état de contrainte est représenté par un
tenseur cartésien du second degré ; selon les opérations de I'algdbre linéaire, 0,
‘et sont les valeurs propres de la matrice du tenseur de contrainte et un ensemble
de trois cosinus directeurs definit un vecteur propre de cette matrce (ily en a trois)
1G. MASE et GE MASE, Contnsum Mechanics for Engineers, Boca Raton (Peri), CRC Press,
244.1999,
‘Superposition de contraintes 181
Figure 7.22 Orientations principales
et containts principales =a) dient
originalement orienté suivant (x, y, 2) ;
element orenté suivant (1, 2,3)182 Chapite 7
Figure 7.23 Face inclinge spécifiée par
lanormale 7 d'un élément originalement
orienté suivant les directions principales.
Figure 7.24 Elipsoide de contrainte.
7.5.4 Contrainte normale et contrainte de cisaillement
maximales
Caractéristiques d’un état principal de contrainte. Considérons un état de
contrainte exprimé selon les orientations principales (1, 2, 3) d'aprés l'ordre sui-
vant : 0 2 02 0; (fig. 7:23).
‘On peut écrie les composantes S,., S,2 et Sa du vecteur de contrainte (en ré
rence au systeme d'axes 1, 2, 3) agissant sur tne facette définie par la normale
(Ants Anas Ana) & partir de Péquation 7.43
Sm =O Ant
Sr = 02 An
Spy = 3 As
Léquation 7.48, combinée a I'équation 7.39, peut prendre la forme suivante
(7.48)
(7.49)
L’équation 7.49 décrit la surface de I'ellipsoide de la figure 7.24 ; c'est e lieu de la
pointe du vecteur de contrainte quand i change de postion.
Contraintes normales maximale et minimale. Léquation 7.42 permet d'ob-
tenir la contrainte normale (g,) agissant sur la facette définie par sa normale
Gn = OA + On An + 03 As (7.50)
Cette contrainte est plus faible que | | (car |§,|? = 02 + 13), sauf surles facet-
tes orientées suivant les directions principales (1, 2, 3): Par conséquent, on peut
‘conclure que deux des trois contraintes principales sont les contraintes normales
‘maximale et minimale de l'état de contrainte considéré ; ce sont les deux valeurs
‘extrémes des trois contraintes principales
Contrainte de cisaillement maximale. On calcule la contrainte de cisalle-
‘ment (7) agissant sur la facette oblique & partir de I'équation 7.40
(12 +0 42-+ 0.24) ] sn
tu = [02 aa +08
+ oF Ai
ntrainte de cisallement prend une
tion successive des inconnues
La détermination des plans sur lesquels la
valeur maximale ou minimale se fait par I
(cosinus directeurs) dans 'équation 7.51
Par exemple, I'élimination de A 8 faide de A2, = 1 - 22, ~ Ad permet d'expri-
mer tq en fonction de 4, et %yo. Ensuite, en effectuant la derivée partielle de
équation obtenue par rapport & 2,; et A, puis en posant que ces deérivées sont
gales & 2éro, on obtient le systéme suivant de deux équations homogenes
Au Sle. -24) (01-24) - (02-0)
0 (752a)
tna[Hos a3) (0, -29)A4 -(02-a1)42] = 0 rsa‘Superposition de contraintes 183
2) Avec Jy: = Are = 0, on obtient une solution triviale, sit Z,y = 1. Cete solution
définit un plan dont la normale coincide avec la direction principale 3 ; sur ce
plan, les contraintes de csaillement sont nulls,
+) Pour une solution non tiviale, on peut poser qu'une des deux inconnues est
gale 8 2é[Link], avec 22, = 0, on obtient, & partir de Téquation 7.52a
Ant = £NU2 et ayy = tViI2 (7.53)
Une combinaison des valeurs de Ay et As défint une facette particule dont la
normale est perpendicular & axe 2 et qui forme un angle de 45° avec les axes 1
et 3. Sur cette facet, la contrainte de csallement est la plus élevée en comparai-
son de toutes les utes facettes ayant leur normale perpendiculaire & faxe 2. La
‘leur de cette contrainte de cisaillement et celle de la contrainte normale agissant
sur cette facette sont les suivantes
(edanan ” #(2-5-*t) bart (754)
2
Les quatre facettes définies par les différentes combinaisons de 2, et 2s (avec
Ze = 0) apporaissent ala figure 7.25.
Laméme procédure peut servir& obtenir d'autres solutions non triviales, Les résul-
tats montrent que, dans chaque plan (de I'élément physique) défini par deux
directions principales, la contrainte de cisallement maximale est la moitié de la
diffrence entre les deux contraintes principales agissant dans ce plan.
¢) En examinant les résultats ainsi obtenus, on peut conclure que le cisalleent
maximal dans le matériau (état tridimensionnel) est donné par
Sins ~ Grin
ieneiaes (7.55)
(dna, €t Grn SOnt les contraintes principales maximale (ou majeure} et mini-
‘male (ou mineure) de I état de contrainte étudié ; la valeur intermédiaire ria pas
importance particuligre.
Tox
Représentation graphique. Dans le plan défini parle systéme des coordonnées
4, ily a trois cercles de Mohr ; chacun de ces cercles correspond & un plan de
TTélement physique, associé & une paine de contraintes principales. Le point N repré-
sentant les contraintes (9, %) sur la facette inclinge est situé dans la zone délimitée
par les trois cercles de Mohr, comme on le voit la figure 7.26. Pour fi situé dans
le premier octant, la représentation est limitée & un demi-plan du diagramme 0-7;
Figure 7.25 Elément soumis au cisaille.
‘ment maximal dans le plan (3, 1)184 Chapitre 7
de plus, tant donné que ty est caractérsé par sa valeur absolue (équat. 7.51), il
suff de tracer le demirplan supérieur des cerles de Mohr la figure 7.26.
La représentation graphique montre que la contrainte de cisilement maximale
dans le matériau est donnée par Ie rayon du plus grand cercle de Mohr ; cette
‘ontainte agit sur la facelte perpendiculaire & 'axe faisant un angle de 45° aux
axes correspondant & ya (Cest&-dite G) et dn (C'est & At = =
=30Ag, + 141Ag, + 907
mh A (h
902s, + 60%, = 0 > BY = Ae
ce qui conduit &‘Superposition de contraintes 187
l got
sy eee @
2? + 10? +
Le signe du demier terme de l'équation (i) doit permettre que les axes (1, 2, 3)
forment un systéme d'axes droit (C'est a-dite T x 2 = 3), Dans ce cas, la valeur
rsgatve est appropriée et on a done
Ea
Agy = cose: a, = 96,33°
o a Tgisea
“10
Any = cose, Fay = 123,468
18,1384
dg, = conan, = OS). 5 ag, = 421°
18,1384
Pour résumer, la figure 7.27 monte les orientations des axes principaux par rap-
port au référentiel x, v, z séparément en b) en c) et en d) tandis qu'on peut voir
Fétat principal a la figure 7.27.
2. Contraintes normales et de cisaillement sur la face inclinge
a) Léquation suivante décrit analytiquement le plan ABC
xt
tO)
Par conséquent, le vecteur unitaire fi perpendiculaire & ABC est caractérisé
par les trois cosinus directeurs
———— $ > (mx) =31°
> (my) = 64,62°
wy
> (nz) = 105,602
) Les composantes du vecteur de contraintes §, agissant sur la facetteinclinge
paralléle & ABC sont déterminges par 'équation 7.41, qu'on peut écrne sous
forme matricille :
Su] [9 -30 0] [6/7] [-Sua28
Swf =|-30 0 90|)3/7 } = }-51,4286
‘. 0
Suc} [0 90 -siff-27} [61.7143188 Chapitre 7
Figure 7.27. Exemple 7.4
Ainsi, la contrainte normale o, est donnée par’équation 7.42, qui peut s'écrire
sous la forme suivante :
=5.1428
oy = {6/7 3/7 -2/7}}-$1,4286} = -44,08 MPa a
61,7143) On calcule la contrainte de cis
equation 7.40
[(ss1429) + (-1.428ey' + (our = (44057 |= 61,36MPa (n)
lest & noter que 'angle que fait le vecteur de contrainte avec la normale 7 est
donné par
= 123,2° (o)
alte 44,08
128? + 51,4286? + 61,7143
(On peut voir le vecteur de contrainte 5, agisant srl facet incinge la figure
72
3. Les trois cercles de Mohr dans le diagramme o- r apparaissent a la figure
7.21g ; les trois points représentant les trois contraintes principales sont
sur axe des o: point 1 (a; = 69 MPa) ; point 2 (a = 0) et point 3
(oy = -141 MPa)
On connait dja les angles que fait 'axe des y avec le systeme d’axes principaux
(1) = 142,019 2a = 284,02° ou 75,98°
(9.2) = TUS > 2a = 148,22°
(.3) = 123,46° + 205 = 246,92° ou 113,08"
()
On situe comme suite point ¥ (dans le diagramme o- #représentant les contrain-
tes agissant sur la face perpendicular & axe des y (fig. 7.279)
~ en référence au point 1, on trouve le point a sur le cerdle (1, 2) grace au
rayon Ca faisant avec le rayon C;1_un angle de 2a ; on établit ensuite
Tare de cerle aa” (centre C;, rayon Ca)
Superposition de contraintes
Figure 7.27. Exemple 7.4 (suite)
189190
Chapitre 7
— en référence au point 2, on trouve le point b sur le cercle (1, 2) gréce au
rayon Cy6 faisant avec le rayon G2 un angle de 2c ; ensuite, on trace
Yate de cercle bb’ (centre C2, rayon Cb):
— le troiséme arc oc’ est tracé de la méme facon ; il passe aussi par le point
intersection des ares aa’ et bb’ en Y;
~ le point ¥ est le point de rencontre des deux arcs aa’ et bb’. Les coordon-
nées de Y se situent approximativement a 0 et 95 MPa. La premidre
valeur correspond a la contrainte normale g, tandis que la seconde valeur
cst la résultante des deux contraintes de cisaillement f. et fe, Cest-dite
ty, = ft +h = y(-30) +90? = 94,87 MPa (9)
EXEMPLE 7.5
On doit analyser une certaine partie d'un tuyau cylindrique (rayon extérieur
+. = 50 mm ; épaisseur de la paroi f = 5 mm) installé dans une usine. On idéalise
cette partie de tuyau, comme le montre la figure 7.28a. On demande de détermi-
rer quelle zone et quel élément sont les plus sollctés et d'analyser en detail cet
élément en ce qui concerne l'état de contrainte
Solution
La figure 7.28b montre le DCL de chacune des deux parties droites. On constate
que la section en B de la partie BC est sournise, en plus de la pression, & un effort
tranchant Ryz et & un moment fléchissant Myx, et que la section en A de la partie
AB est soumise & un couple de torsion Myx, 8 un moment fchissant Myy et & un
effort tranchant Ry. Par simple inspection, on peut déduire que c'est la zone voi-
sine de rextrémité A qui est la plus sollicitée. C'est donc a cette zone qu'on effec-
tuera les caleuls,
La figure 7.28c illustre les deux éléments les plus sollcités en ce qui concerne
le moment fiéchissant M,y, et la figure 7.28d, les deux éléments les plus vul
nérables par rapport & leffort tranchant Ry. Leffet qu’exercent la pression
et le couple de torsion M,x étant le méme sur tous les éléments, on choisira donc,
dans chaque cas, la combinaison de contraintes la plus critique. On calcule
d'abord les contraintes dues & chacune des solicitations.
1. Contraintes dues @ fa pression
A pat de équation 2:20, on peut calcul la contrainte longitudinale 0, = pt
(avec le rayon moyen 47,5 mm), d’oa
(5x10°) 475
Gales -
Léquation 2.15 permet de calculer la contrainte circonférentielle
y= prit = 47,50 MPa
a= = 23,75 108 Pa = 23,75 MPaSuperposition de contraintes 191
0 0 Figure 7.28. Exemple 7.5,192
Chapitre 7
2. Contrainte due é la torsion Max
Diaprés l'équation 6.10, on a
tg = Mare
Fé ~ n*) (équat. 6.6)
x x (0,05¢ - 0,0454
2 rx(ooe = 0085) 376 x 10 m4
et
Myx = (12103) x2
= 210° Nim
aoa
(2x10?) x 00s
oP° = 29,62 108 N/m? = 29,62 MPa
3376x107
te
3. Contrainte due au moment fléchissant May
Diaprés I’équation 4.10, on a
ot
et
15103) x5 = 5 10 Nem
doa
Jo, | = 148,10 MPa
La figure 7.28¢ montre que, sur I'élément A,, 0, > 0 (alors que sur |'élément
An, &% < 0).
4. Contrainte due 4 V'effort tranchant Ryz
Diaprés équation 4.35, on a
2 3
te = =H, oft Ryz = 1x10 N
ba bz
1,34 MPa
Surl
la contrainte due & la torsion.
ent A; (fig. 7.28d), cette contrainte de cisaillement a le méme signe que‘Superposition de contraintes 193
Cependant, rg ant beaucoup pls fable que toutes es autes contains, on se
Coven st ls éléments Ay tA
5, Ede de "élément A,
(On effectue la superposition des contraintes en additionnant les composantes de
ontraintes de méme nature, comme le monte la figure 7.28e
a) Contraintes principales
apres léquation 7.24, on a:
1 00 2
done
Diaprés 'équation 7.20, on a
By __2 (29,62)
26,
Ms 6, — 171,85 - 47,50
= 0.4764
goa
47
a
12,748
2
Par ailleurs, o) = 0 (paroi extérieure),
élément principal est ilustré schématiquement aux figures 7.28 et 7.289,
) Contrainte de cisaillement maximale
Daptes équation 7.55, on a:
Tet 5
Cette contrainte agit sur un plan dont la normale fait un angle de 45° avec les
‘axes 1 et 3 (fig. 7.28h),
6. Etude des contraintes agissant sur I’élément Ay
La superposition des contraintes agissant sur élément Az donne les résultats mon
‘trés a la figure 7.28i, On obtient alors
SSS ele ( + (29,6277194 Chapite 7
Figure 7.29 Elément en coordonnées
cylindriques avec représentation partielle
des contraintes.
done
6 = 52,46 MPa
62 = -129,31 MPa
orientation de I'axe principal 1 est la suivante
1 + 29,62 x2
6 = 50" ae ars
© naa — 475
On peut voir & la figure 7.28; les contraintes agissant sur élément A, orienté suk
vant les directions principales.
On trouve alors la contrainte de cisaillement maximale
90,9 MPa
Cette contrainte agit sur un plan dont la normale fait un angle de 45° avec les axes
Let2.
7. Conclusion
Les résultats d'analyse de contraintes agissant sur les deux éléments A, et A mon-
trent que le premier élément est le plus sollcité quant & la contrainte normale; par
contre, le second élément est le plus sollicté quant & la contrainte de cisallement
7.6 EQUATIONS D'EQUILIBRE EN COORDONNEES
CYLINDRIQUES
Tout au long de ce chapitre, nous avons utilisé le systéme cartésien d’axes de
coordonnées x, y, z. Toutefois, & l'occasion, la forme de la pice a étudier peut
justifier emploi d'un autre systéme d'axes plus approprié. C'est le cas, notam-
ment, du systéme d’axes de coordonnées cylindriques r, @ x, mieux adapté &
étude d'un eylindre de révotution.
Les axes des coordonnées cylindriques étant orthogonaux, l'analyse des con-
traintes selon des directions arbitraires (sect. 74 et 7.5) est identique a celle basée
sur le systéme cartésien. Nous avons d'ailleurs ulisé les coordonnées cylindriques
dans les exemples 7.2 et 73.
Ce qui change en fonction du systéme de coordonnées choisi, ce sont les équa-
tions dlfférentielles d'équilibre : les équations 7.8, par exemple, ne sont valables
ue dans le systéme cartésien. Compte tenu de importance de la configuration
ylindrique, il est utile dexprimer ici les équations d’équlibre en fonction du
systéme de coordonnées cylindriques (la démonstration peut d'eilleurs faire
objet d'un exercice).
Lorsqu'on considére I'élément de la figure 7.29 en tenant compte de variations
infinitésimales (comme on I'a fait & la figure 7.6) et lorsqu’on utilise les six
équations d’équilibre dans espace, on obtient‘Superposition de contraintes 195
Bor, 1 te | Be
or ae” ax
at 1200, Mos, ote. =o (756)
tr a9 at, te
Oty 4 1 Stee , 20s
7 80 * a
oF, Feet F sont des forces massiques (force par unité de volume}.
Le chapitre 13 traitant exclusivement de l'étude de comps axisymétriques, nous y
ilustrerons T'utilisation des coordonnées cylindriques : le lecteur y trouvera
donc des exemples de résolution basés sur cette utilisation.
7.7 CONCLUSION
Dans ce chapitre, nous avons étudié en détail 'équilibre de l'ékément infinite
simal. Il s‘agit la, en fait, de la premigre des trois étapes de résolution d'un
probléme de résistance des matériaux. Les deux autres feront l'objet des deux
chapitres suivants en ce qui concerne I'élément infnitésimal.
Nous avons surtout insisté ici sur 'état plan de contrainte, parce que c'est le
plus commun du point de vue pratique, et nous avons montré comment pro-
céder & la transformation des coordonnées, entre autres a Taide du cercle de
Mohr.
Enfin, nous avons étudié l'état tridimensionnel de contrainte pour mettre surtout
Yraceent sur la notion de contrainte de cisaillement maximale en un point du
rmatériau.
Ce chapitre constitue, en fait, un des volets les plus fondamentaux de l'étude
de la résistance des matériaux.
Vous aimerez peut-être aussi