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COUP DFGSO2

Mardi 12/10/21 :

-UE1 : ED Relation Patient-Praticien

Mercredi 13/10/21 :

-UE3 : Bactériologie générale Écosystème buccal 1


-UE4 : État cristallin- État amorphe
-UE4 : Fin de l’introduction aux biomatériaux
-UE4 : Introduction aux polymères
-UE PIR : Techniques / Statistiques
-UE3 : ED Formation de la face
Titre du cours : ED Relation patient praticien

Module UE1 Professeur Gosset Marjolaine, Brun Adrian

Ronéotyp Agathe BOURGET Date 12/10/2021


eur 1

Ronéotyp Stella-Rose LACOTE Pages 7


eur 2

Plan du cours

I)Présentation de la synthèse du mélange de chaque extrait de la lettre de


motivation de la série

II)Confrontation des points de vue Patient-Praticien


a. Analyse des audio des autres groupes mis à disposition sur le moodle
b. 1ère activité : confrontation des points de vue patient-praticien
c. 2ème activité : pratique réflexive
d. 3ème activité : saisie des mots clés caractérisant la relation patient-praticien

Remarques :

1
ED PRATICIEN PATIENT
Introduction :

Première année où l’approche patient-praticien existe.


But de cet UE d’enseignement : Comprendre ce qu’un patient peut attendre d’un praticien et ce qu’un
praticien peut attendre d’un patient. Confronter ses points de vue pour voir ce qui est commun à
chacun. Trouver ce qui doit composer une relation patient-praticien. Il existe un idéal de relation que
l’on cherche à atteindre grâce à cet enseignement.

1) Présentation de la synthèse du mélange de chaque extrait de la lettre de


motivation de la série
- Choix médical et social au sens large, mais aussi scientifique
- Aller droit au but, un mélange de pratique et de connaissance
- Attrait pour le matériel et l’imagerie
- Diversité des modes d’exercices et on garde notre vie privée

2) Constituer des groupes : Confrontation des points de vue Patient-


Praticien
Mélanger un groupe « point de vue du praticien » avec un groupe « point de vue du patient »

a) Avez-vous écoutez les audio des autres groupes mis à dispositions sur
Moodle?
Qu’avez-vous retenue ? Qu’est ce qui ressort ?

Les étudiants :
« Un bon praticien sait nous mettre à l’aise »
« Les patients ont peur de ce que va annoncer le patricien »

b) 1ère activité : Confrontation des points de vue Patient / Praticien


Consignes : Mélanger les groupes Vécu Patient/Vécu Praticien et réfléchir collectivement à
« Quelles sont les caractéristiques de la relation patient-praticien ? » ensuite noter des mots
clés sur les post It donnés concernant la relation patient praticien

ATTENTE DU PATIENT Attentes mutuelles ATTENTE DU PARTICIEN


Professionnalisme, compétence Alliance thérapeutique, Distance (ne pas tomber dans
collaboration la familiarité)
Accueillant Attentif Consentement éclairé
Disponibilité Échange, écoute
Patience Hygiène
Empathie Adaptation +++
Observateur Respect
Confiance (en ses Confiance mutuelle
connaissances)
Suivi régulier
Pédagogie
Pas de jugement
Savoir-faire médical
Secret médical

3
Alliance thérapeutique : apport mutuel de connaissances, par exemple le patient expert de sa maladie
et le praticien connaît les traitements et réalise des bons diagnostics.

Attentif : le praticien est attentif au patient et le patient est attentif aux soins et aux conseils donnés

Le secret médical, se met au milieu, c’est une forme fondamentale de respect.

Le minimum des choses qu’on attend du praticien c’est le savoir-faire.

Le praticien a inconsciemment un rapport d’influence, mais il ne faut pas tomber dans l’abus
d’influence.
Influence du praticien sur le patient, qui peut être considéré comme référent.

c) 2ème activité : Pratique réflexive

But : Exposer une expérience personnelle vécue d’une relation patient-praticien pour comprendre
pourquoi cela s’est bien passée ou pourquoi cela s’est mal passée. Étudier la situation ou
l’environnement qui ont fait que l’expérience était négative ou positive.

Consignes : identifiez votre expérience (de votre vécu, qu’il soit positif ou négatif) ou d’une situation
observée lors de votre stage infirmier ou dans votre vie professionnelle, un temps de relation patient-
praticien qui vous a marqué : exposez la aux autres membres de groupe et identifiez en quoi cette
situation vous a marqué ?
Listez et organisez les points qui vous ont marqués sur une affiche

4
Exemples d’affiches de différents groupes

Exemples des points clés énoncés de plusieurs groupes :

1ER GROUPE :
- Échange / communication
- Information
- Annoncer
- Respect du secret médical
- Distance émotionnelle = c’est plutôt de « l’empathie »

2e GROUPE :
- Mal à l’aise de montrer son corps
- Laver un patient inconscient, difficile de respecter son intimité, difficile à vivre entant que P1
- Point important à retenir : il ne faut avoir aucun jugement sur la maladie annoncé, et ne pas se sentir
jugé lorsqu’on parle de notre maladie

3e GROUPE :
Lors du stage infirmier
- Un patient m’a manqué de respect, jusqu’au point de me toucher, je ne savais pas comment réagir.
- Il fallait faire signe de patience
- Il faut garder une distance avec les patients
- Expérience traumatisante

Il est important d’adapter votre relation, venez-vous confier à vos confrères/consœurs ou vos
professeurs, ne restez pas avec ça. Il ne faut pas supporter ce genre de comportement, que ce soit
du harcèlement moral comme physique.

4e GROUPE :
Lors du stage infirmier
- Des propos déplacés des soignants envers les patients
- Les soignants racontent des anecdotes sur les patients
- Aucun respect du secret médical

Il manque du respect et de l’empathie, le contexte, le concept, beaucoup de choses peuvent


causer ses propos déplacés.
Ce n’est pas professionnel mais on peut échanger, il faut garde le secret à l’intérieur du service/
de l’hôpital.

5
5e GROUPE :
- Communication et confiance : la communication joue sur la confiance. Si l’idée du praticien ne se
transmet pas au patient, la confiance ne se met pas en place.
- Un manque de bienveillance dans les hôpitaux, les soignant se moquent de patients anorexiques,
ayant un retard mental.
- Il faudrait une égalité entre le patient et le praticien.

Une hiérarchie est obligée, on ne soigne pas nos amis parce qu’il est possible d’avoir un manque
d’autorité et que nos amis ne suivent pas correctement les prescriptions.

6e GROUPE :
- Adaptabilité du service hospitalier aux patients et discrétion
- Pas de prise en compte de la douleur du patient en arrivant à l’hôpital, défaut de communication.
- Retrait des dents de sagesse, manque de communication entre deux praticiens donc rallongement du
temps de l’opération, manque de professionnalisme.

7e GROUPE :
- Aucun accompagnement du stress d’un enfant effrayé par le dentiste

d) 3ème activité : saisie des mots clés caractérisant la relation patient-praticien

Scanner le QRC code et rajouter des mots clés caractérisant la relation patient-praticien au
nuage crée

Bilan des mots clés envoyés par les étudiants

6
Synthèse de l’ED relation Patient-Praticien

Conclusion :
L’échange entre le patient et le praticien va permettre de mieux prendre en charge la maladie du
patient, d’avoir une meilleure observance et de mieux comprendre la maladie.

La relation patient-praticien évolue et se nourrit au cours du temps, elle se construit durant leurs
différentes rencontres, cette relation n’est pas figée.
Prendre en charge un patient est l’un des côtés les plus plaisants du métier de soignant. On se nourrit
et on apprend des différentes expériences vécues.
Une bonne relation avec un patient contribue fortement aux bons soins des maladies de ce patient.

Il est important dès la première consultation d’avoir un bon « feeling » avec son praticien. Ce premier
temps de rencontre et de présentation est primordial.

« Confiance dans la relation » et « acceptation de l’autre » sont des points fondamentaux dans la
relation patient-praticien. Le praticien a une capacité à influencer cette relation plus fortement que le
patient.

7
Titre du cours

Module UE3 Professeur Dr COTTET Marie Helene


Dr CHARDIN Hélène
Ronéoty CHAUDHRY AIZA Date 13/10/2021
peur 1

Ronéoty KRIEF MARINE Pages 18


peur 2

Plan du cours

I. Pourquoi un cours de bactériologie ?

II. Organisation du monde vivant

III. Qu’est-ce qu’une bactérie ?


a. Définition
b. Classification

IV. Comparaison cellules procaryotes et eucaryotes


a. localisation du matériel génétique
b. division cellulaire
c. structure intra-cytoplasmique
d. membrane plasmique
e. chaine de transport des électrons
f. paroi cellulaire
g. organelles locomotrices

V. Morphologie et arrangement
a. les coques
b. bâtonnets ou bacilles
c. exceptions

VI. Les enveloppes bactériennes


a. La membrane cytoplasmique
b. Paroi bactérienne
c. La membrane externe
d. vésicules

Remarques :
Le cours comporte deux parties. Durant ce cours le Dr Cottet a terminé la première partie et a abordé la
seconde qui doit cependant être terminé au prochain cours.
Bactériologie Générale Écosystème Buccal 1

I. Pourquoi un cours de bactériologie ?

La salive contient 108 à 109 bactéries/ml. Elle est éminemment septique, ceci nécessite donc
certaines précautions de protection contre ces bactéries (gants, masques, lunettes…). Ces
bactéries sont également, dans des quantités similaires, enfouies dans un biofilm (=plaque)
attaché à la surface des dents Un mg de poids sec de cette plaque renferme de 108 à 109
bactéries. Elles peuvent être visible par coloration.

Il existe ainsi 2 types de plaques :

- Au-dessus limite gingivale (correspondant à l’émail dans bouche normal) on retrouve une plaque à
bactéries gram +. Celle-ci vont être responsables d’une des deux grandes maladies de la cavité buccale
: la carie.

- Sous la limite gingivale, on retrouve une paque à bactéries gram -. Celle-ci vont être responsable de
deux autres pathologies à savoir, la gingivite (inflammation gingivale) et la parodontite. Cependant,
les bactéries ne sont pas déterminables dans ces deux maladies, le macrobiote étant extrêmement
variable.

Certaines bactéries peuvent passer dans la circulation sanguine lors d’acte sanglant et provoquer des
infections à distance de la cavité́ buccale. C’est notamment le cas de Streptoccus sanguinis
(streptocoque du sang) qui peut être à l’origine d’endocardites infectieuses responsables de la
destruction des valves cardiaques.
II. Organisation du vivant

Woese et Fox ont pu déterminer que le monde vivant s’organisait en 3 domaines.

Le domaine des eucaryotes (Eucarya) qui regroupe les mycètes (levures, moisissures, champignons),
les protistes (protozoaires, algues, protistes fongiformes), les végétaux et les animaux (catégorie à
laquelle nous appartenons).

Les cellules de ces organismes pluri- ou unicellulaires contiennent un noyau bien individualisé.

Les 2 autres domaines sont constitués de procaryotes (Procarya). Ce sont des micro-organismes
unicellulaires qui contiennent un noyau primitif qui n’est pas séparé du cytoplasme par une
membrane. Le premier de ces 2 domaines, Eubactéries (Bacteria), regroupe la plupart des bactéries
classiques qui possèdent une paroi cellulaire composée de peptidoglycanes.

Le second domaine, Archaebactéries (Archaea), regroupe les méthanogènes et les extrémophiles. Ce


sont des micro-organismes unicellulaires d’apparence primitives/archaïques par rapport aux bactéries
classiques. Lorsque ces micro- organismes ont une paroi, celle-ci ne contient pas de peptidoglycanes.

À partir de ces mêmes données, Woese et Fox ont essayé d’établir des liens de parenté entre les
différents organismes. Ils ont représenté ces liens de parenté sous la forme d’un arbre phylogénétique.
Cet arbre comprend 3 branches dont chacune correspond à un domaine, Bacteria, Archaea et Eucarya.
La racine (root) de cet arbre se situe sur la branche Bacteria.
III. Qu’est-ce qu’une bactérie ?

a) Définition

Le mot bactérie vient du grec « backtérion » qui signifie bâtonnet. Ce sont des micro-organismes
constitués de cellules isolées ou d’associations simples de cellules identiques, sans noyau.

b) La classification

La nomenclature repose sur le système binomial du botaniste et médecin suédois Carl von Linné
(1707-1778). Elle est régie par les règles du « Code International de Nomenclature des Bactéries ».
Les noms sont écrits en latin.

Le nom des bactéries est composé de deux mots latinisés imprimés en italique (soulignés dans les
textes manuscrits) :

· Premier mot est nom de genre. Il est écrit avec majuscule. Il est souligné en écriture manuscrite
et écrit en italique en écriture numérique.

· Second mot est épithète ou nom d’espèce. Il est écrit sans majuscule et donc en minuscule.

- Exemple 1 : Streptococcus mutans (1)

-Genre : Streptococcus (= coque en chaînette). On peut abréger le nom de genre en S. mutans.


Cependant, il faut faire attention à bien connaître le nom des différents genres (par exemple il est
facile dans cet exemple de se tromper en pensant au S de Staphylococcus. Cependant il n’y a pas de
mutans chez les Staphylococcus il s’agit forcément du genre Streptococcus).

- Espèce : mutans (= mutant)

-Souche : Type NCTC 10449 (autres : NCTC 10823, NCTC 10920, NCTC 10923…)
Pour chaque espèce, on définit une souche type qui sert de référence. Ces espèces « types » sont
déposées dans des banques/collections : American Type Culture Collection (ATCC) aux USA,
Collection de l’Institut Pasteur en France, German Collection of Microorganisms and Cell Cutures
(DSMZ) en Allemagne, National Collection of Type Cultures (NCTC) au Royaume-Uni.

- Exemple 2 : Streptococcus mutans (2)


-Domaine : Bactéria
-Règne : Procarya
-Embranchement : Firmicutes
-Classe : Bacilli
-Ordre : Lactobacilliales
-Famille : Streptococcacceae
- Genre : Streptococcus
- Espèce : S. mutans
- Souche : NCTC 10449

IV. Comparaison cellules eucaryotes et procaryotes

a) Localisation du matériel génétique

b) Division cellulaire
c) Structure intra cytoplasmique

d) Membrane plasmique

e) Chaîne de transport des électrons


f) Paroi cellulaire

g) Organelles locomotrices

V) Morphologie et arrangement
a) Les coques ou cocci (diamètre de 0,5 à 1 µm)

Les coques sont des bactéries sphériques qui peuvent adopter différents types d’arrangements en
fonction de leur(s) plan(s) de division.

S’ils suivent une division selon un plan on retrouve deux types de divisions :

- Une division des cellules en diplocoques résultant en deux coques dissociés (Exemple : Nisseria
gonorrhoeae).

- Une seconde division au cours de laquelle la coque reste accolée après division et forme des
chaînettes plus ou moins longues (Exemple : Streptococcus mutans) Attention s’il y a une agitation du
milieu trop important les chaînettes se fragmentent.

Il existe également des divisions suivant deux plans, trois plans ou des plans aléatoires
S’ils suivent une division en deux plans on retrouve :

- Des Tétrades carrés de 4 cocci (Exemple : Micrococcus)

- Des Sarcines carrés de 8 cocci (Exemple : Sarcina)

- Des Staphylocoques en grappe de raisin (Exemple : Staphyloccus)

À noter également que ces divisions cellulaires sont aléatoires et que toutes les cellules ne se divisent
pas en même temps.
b) Bâtonnets ou bacilles

Ces bactéries ont un diamètre allant de 0,1 à 1,0 µm et une longueur allant de 1,0 à 4 µm.

Elles peuvent être :


- Isolés (Exemple : Escherichia coli)
- En palissade (Exemple : Corynebacterium diphteria)
- En chaîne (Exemple : Bacillus anthracis -> Bact de la maladie du charbon)
- Ovalaires (Exemple : Prophyromonas gingivalis)

c) Exceptions

Il existe deux exceptions :

- Les bactéries fusiformes (Exemple : Fusobaccterium nucleatum, intervient dans la plaque, certains
types de gingivites et de parodontites)

- Les bactéries filamenteuse (Exemple : Actinomyces viscosus, intervient dans les premières étapes de
la formation de la plaque)
Bactériologie Générale Écosystème Buccal 2
Introduction :

On peut distinguer 2 grands groupes de bactéries :

- Les bactéries à Gram positif. Elles possèdent deux enveloppes. Leur périplasme est compris entre la
membrane cytoplasmique et la paroi. Sur cette image, on observe des artefacts (= espaces vides) là où
la membrane cytoplasmique est censée être plaquée contre la paroi.

- Les bactéries à Gram négatif. Elles possèdent trois enveloppes. Leurs périplasme est compris entre
la membrane cytoplasmique et la membrane externe, il est ainsi partagé en deux par la paroi.

La distinction entre ces deux types de bactéries ce fait donc en fonction de l’épaisseur de leurs parois,
plus épaisse chez les bactéries gram +.

I) Les enveloppes bactériennes


Il existe trois types d’enveloppe :
- La membrane cytoplasmique
- La paroi bactérienne
- La membrane externe
Entre la paroi et membrane cytoplasmique on retrouve un espace appelé le périplasme.
Ce périplasme aura un impact sur la coloration de la cellule .

a) La membrane cytoplasmique

Cette membrane n’est capable ni endocytose ni d’exocytose. En revanche, on retrouve à ce niveau les
lipidiques de la chaîne respiratoire, lieu de synthèse pour des composants de l’enveloppe externe, mais
également lieu de la production d’énergie et de transport de molécules à l’extérieur de la cellule.

b) Paroi bactérienne

C’est une partie essentielle des bactéries. Chez les bactéries à Gram +, il s’agit de l’enveloppe la plus
externe, alors que chez les bactéries à Gram -, il y a une enveloppe au-delà̀ de cette paroi, qui est la
membrane externe.
1) Peptidoglycane

· Polysaccharides
Le peptidoglycane est un constituant de la paroi bactérienne, se présentant sous la forme de fibres de
plusieurs oses. On a une alternance entre 2 molécules :
- La NAG (N-acétylglucosamine)
- La NAM (N-acétylmuramique)

· Oligopeptide

Ces fibres sont retenues de temps en temps par des oligopeptides :


- En 1 on a une L-alanine, que l’on trouve chez la plupart des bactéries;
- En 2 l’acide D-glutamique ou D-glutamine, sur cette position l’acide aminé peut varier ;
- En 3 une lysine, ou un acide diaminopimélique (lysine avec fonction CHO ajoutée en position ε).
- Cet acide diaminopimélique n’est pas retrouvé chez les eucaryotes.
- en 4 une D-alanine, on en rencontre chez toutes les bactéries.

Si on résume, entre les positions 1 et 4, il y a très peu de variabilité, même aucune pour la position 4,
et au niveau des positions 2 et 3, c’est variable d’une espèce bactérienne à une autre.
· Réticulation

On voit sur ce schéma que ces oligopeptides peuvent être liés, c’est ce qu’on appelle la réticulation.
Cette réticulation se fait entre une L-Lysine et une D-Alanine terminale.

On distingue les bactéries à Gram + des bactéries à Gram - :


- chez les bactéries à Gram +, on retrouve le plus souvent des ponts peptidiques, c’est-à-dire plusieurs acides
aminés qui vont permettre de faire la jonction entre ces deux tétrapeptides
- chez les bactéries à Gram -, on trouve plutôt une liaison covalente directe entre la L-Alanine d’un tétrapeptide
et la D-Alanine d’un autre tétrapeptide.
Il y a aussi une différence concernant la fréquence des réticulations, c’est-à-dire le nombre soit de ponts
peptidiques soit de liaisons covalentes qui unissent les fibres de peptidoglycane. Cette fréquence de réticulation
est beaucoup plus importante chez les Gram + que chez les Gram -.

· Fonctions

Le peptidoglycane :

- protège de la lyse osmotique : quand une bactérie va être plongée dans un milieu hypotonique, normalement
l’eau devrait rentrer dans la bactérie et la bactérie devrait exploser, sauf que cette bactérie est protégée par le
peptidoglycane qui forme une sorte de coque rigide, donc la bactérie n’explosera pas;

- est responsable de la morphologie bactérienne, c’est ce qui fait qu’on va avoir des coques, des bacilles ;

- permet l’ancrage de composants qui appartiennent aux autres enveloppes, c’est-à dire soit à la membrane
cytoplasmique (chez les Gram + et -), soit à la membrane externe (chez les Gram -)

- joue un rôle dans la croissance et la division, qu’il va devoir accompagner puisqu’il forme une enveloppe
rigide. Il faut qu’elle puisse croître pour accompagner la croissance des bactéries.

· Acides téichoïques et lipotéichoïques

Les acides téichoïques et lipotéichoïques sont des molécules particulières, des polymères composés soit de
phosphoglycérol, soit de phosphoribitol. Il est important de savoir que ces 2 molécules ne sont présentes que
chez les bactéries à Gram +.

La particularité est que les acides téichoïques vont se fixer sur le NAM au niveau de la fonction OH du carbone
C6. Ce sont des molécules hydrophiles.
Cependant les acides lipotéichoïques ont une partie lipidique, hydrophobe, qui vient s'insérer au niveau du
feuillet externe de la membrane cytoplasmique. Ils traversent la paroi, ce qui leur permet de la stabiliser, ils
empêchent alors les différents plans de peptidoglycanes de glisser les uns par rapport aux autres.

On voit cependant que certaines molécules font saillie dans l'environnement, c'est-à-dire qu'elles dépassent la
couche de peptidoglycane pour être projetées dans l'environnement de la bactérie. Ces petits bouts d'acide
téichoïque et lipotéichoïque servent au phénomène d’adhésion, c’est-à-dire qu’ils vont permettre aux bactéries à
Gram + d’adhérer aux cellules de l'hôte ou à des matériaux. Elles vont également interagir avec le système
immunitaire.

Ces 2 molécules sont donc utiles à la bactérie pour stabiliser sa paroi, pour adhérer à l'hôte (ce qui est néfaste
pour celui-ci) et l’interaction avec le système immunitaire n’est pas toujours très positive.

· Coloration gram

La coloration de gram est dite différentielle c’est-à-dire qu’elle permet d’établir et de différentier
deux types de cellules.

Les étapes du protocole sont :

1) Une coloration primaire au cristal violet. Cette coloration pénètre dans toutes les cellules, les
deux types de bactéries sont donc violets.
2) Ajout d’un agent mordant : le Lugol. Entraîne l’agrégation des cristaux en macrocristaux les deux
types de bactéries sont toujours violètes au microscope.

3) Ajout d’un déshydratant et d’un solvant : alcool et/ou acétone. Entraine une compaction de la
paroi qui bouche les pores existant à son niveau. Le cristal violet est prisonnier au sein du cytoplasme
(= séquestration du colorant) chez les bactéries gram +. Au contraire on assiste à une fuite du colorant
(donc décoloration) chez les bactéries gram –.

4) Ajout d’un contre-colorant : Safranine. Celui-ci fait apparaître les gram – en rose tout en gardant les
cellule gram + violets.

Attention cependant car la coloration de gram repose sur la paroi, si la paroi est endommagée cela
fausse les résultats.

· Exception

C’est le cas par exemple des Micoplasma. Ces bactéries n’ont pas de paroi ; elles sont sphériques,
mais peuvent facilement se déformer, comme la paroi qui donne la morphologie aux cellules. Étant
donné qu’il n’y a pas de paroi, pour maintenir la stabilité de la membrane cytoplasmique, on retrouve
des stérols dans celle-ci. Leur présence est indispensable, sinon la membrane cytoplasmique se
désagrégerait. Ils assurent le maintien de la cohésion et de la fluidité de la membrane.

De plus elles présentent un diamètre de 300-800 nm, en-dessous du diamètre des autres coques
normales.
La deuxième exception est les Mycobacterium.

Ce sont des bacilles acido-alcoolo résistants que l'on peut colorer par une coloration différentielle.
Leur particularité est qu’au niveau de leur paroi, on retrouve une faible proportion de peptidoglycanes.
On y trouve également des lipides cireux ou acides mycoliques (qui donnent leur nom aux bactéries),
qui sont de très grands acides gras de 78-80 carbones.

Cela confère donc à la bactérie une important hydrophobicité et une impérméabilité. Ces bactéries
vont ainsi avoir une croissance lente, car elles incorporent difficilement leurs nutriments. Cette
bactérie est impliquée dans la tuberculose. À cause de la croissance lente de celle-ci, une PCR est
réalisée en cas de suspicion de tuberculose. Cependant, celle-ci présente des limites. En effet, on ne
détecte que l’ADN d’une bactérie par PCR ce qui ne permet pas de savoir si les bactéries sont mortes
ou bien toujours vivantes dans l’organisme. Si le résultat est positif on commencera ainsi la
biothérapie dès l’obtention des résultats de la PCR. Il faudra cependant attendre les résultats de la mise
en culture pour savoir si l’on continu la biothérapie.

c) La membrane externe

1) Généralités

La membrane externe est la 3ème enveloppe, présente uniquement chez les bactéries à Gram -.

Il s’agit d’une bicouche phospholipidique dissymétrique car la composition du feuillet interne n’est
pas équivalente à celle du feuillet externe. C’est donc une molécule amphiphile avec un pôle
hydrophile (interne) et un pôle hydrophobe (externe).

Au niveau du feuillet interne, on a les lipoprotéines de Braun qui viennent s’insérer dans la membrane
externe, avec des phospholipides. Au niveau du feuillet externe on retrouve la partie lipidique du
lipopolysaccharide, c’est-à-dire le lipide A, toujours présent chez les gram -, qui permet l’ancrage de
la molécule dans la membrane externe.

Juste au-dessus du lipide A, on retrouve un noyau. Celui-ci peut être divisé en deux parties. Un
noyau interne juste au-dessus du lipide A. Toujours présent, il peut cependant avoir une composition
variable. La seconde partie est le noyau externe. Ce noyaux absent ou présent a une variabilité plus
importante. S’il est absent la molécule s’arrête là, sinon on aura un polysaccharides O.
Cette partie hydrophile de la molécule fait sailli dans l’environnement avec un motif
d’oligosaccharides répété une cinquantaine de fois. Cette molécule forme des chaînes très longues
qui s’étendent au-delà de la membrane externe. Ces dernières vont ainsi former une barrière
hydrophile autour de la cellule qui va pouvoir gêner l’intervention du système du complément au
niveau immunitaire. Le polysaccharides O est donc un facteur de pathogénicité. Une autre partie de la
pathogénicité de la cellule gram – provient du lipide A. En effet, quand la bactérie meurt les structures
se désagrègent et ce lipopolysaccharide est libéré dans l’environnement. Ces lipopolysaccharides
libèrent des micelles qui passent dans le sang et provoquent une réaction immunitaire
disproportionné.

Enfin, on retrouve les porines, qui sont des pores percés dans la membrane externe, permettant le
passage de petites molécules dans les 2 sens. On les appelle les protéines de la membrane externe.

· Exemple de la bactérie E. coli

d) Vésicules

a) Formation

Les vésicules se forment à partir de la membrane externe. Certaines bactéries à Gram - libèrent ces
vésicules dans l’environnement en très grand nombre. La formation se réalise par un bourgeonnement
de la membrane externe, au bout d’un moment le pied de ce bourgeon se resserre et on a une scission,
avec la libération de la vésicule formée.

b) Caractéristique

Les vésicules ont un diamètre de quelques nanomètre. L’enveloppe de la vésicule correspond à la


membrane externe de la bactérie à Gram -, donc les propriétés antigéniques de la surface de la vésicule
sont les mêmes que celles de la membrane externe :

➢ elles peuvent détourner le système immunitaire ;


➢ des anticorps qui sont dirigés contre les bactéries à Gram - peuvent être capturés par ces vésicules,

Il n’y aura donc plus assez d’anticorps pour attaquer la bactérie. C’est un moyen pour celle-ci de se
protéger du système immunitaire

Dans le cytoplasme des vésicules, on retrouve le contenu du périplasme.

Les vésicules ne sont pas négligeables chez les Gram - : elles peuvent éclater par exemple sous
l’action du système du complément, et donc libérer leur contenu. Si elles contiennent des enzymes, ces
enzymes peuvent attaquer les tissus de l’hôte.
Les céramiques : état cristallin, état amorphe

Module UE4 Professeur Laurence JORDAN

Ronéoty Keren Lasry Date 13/10/201


peur 1

Ronéoty Ava Lasry Pages 17


peur 2

Plan du cours

I) Cohésion de la matière
a. Liaisons ioniques et/ou covalentes
b. Les types de céramiques

II) Définitions
a. Céramiques traditionnelles
b. Céramiques techniques
c. Céramiques
d. Dislocation et Ductilité
e. Céramiques naturelles
f. Classification des céramiques

III) Céramiques ioniques


a. Type de coordinance
b. Types de composés

IV) Céramiques covalentes

V) Céramiques dentaires
a. Les céramiques feldspathiques
b. Classification des céramiques
c. Choix de la technique de mise en forme

Remarques :
Les céramiques

Introduction

“La céramique (du grec keramos, argile, terre à potier) est l’art de façonner l’argile et d’en fixer les
formes par la cuisson.”

Les céramiques sont une grande famille de matériaux très diversifié, qui comprennent les oxydes, les
verres, les carbures, les borures, le ciment etc… Ce sont tous les matériaux où les liaisons ioniques et
les liaisons covalentes dominent.

Exemple : sels, diamant, roches de la terre

I) Cohésion de la matière

Il existe des différences entre la liaison covalente et la liaison ionique

• Liaison covalente :

-Partage d’électrons de valence entre 2 atomes

-Liaison directionnelle et très stable ;

-La couche extérieure des éléments doit être au moins à moitié pleine ;

-La liaison est d’autant plus forte que les atomes périphériques sont près.

• Liaison ionique :

-Perte ou gain d’électrons de valence ;

-Attraction entre les ions de signes différents ;

-Liaison non-directionnelle ;

-Très stable (couches remplies) ;

-Liaison d’autant plus forte que les atomes périphériques sont près du noyau et que électronégativité́
est importante.

3
Il y a rarement des céramique 100% covalentes (excepté le silicium ou le diamant) ou 100% ionique.
Il y aura toujours un certain pourcentage iono-covalent.

a) Liaisons ioniques et/ou covalentes

Il existe des différences entre métaux et céramiques.

Liaisons ioniques et/ou covalentes

Métaux Céramiques
Structure cristallisée
Nbre ñe- libres Structure cristallisée ou amorphe
Dégradation par corrosion e- piégés
Liaison métallique Liaisons stables = inertie
Conduct. électrique & thermique chimique ñ
importantes
Opaque Liaisons ioniques/covalentes
Ductile Conduct. électrique & thermique
Rigidité moyenne faibles
Transparent
Dureté modérée Fragile
Rigidité très élevée
Dureté très élevée (abrasifs)
Non poreux
Porosité élevée à l’état initial
Densité faible à l état initial
Densité élevée Température de fusion très élevée
Température de fusion élevée

b) Les types de céramiques

La famille des céramiques comprend :


- les céramique ioniques qui sont des matériaux cristallisés avec cet arrangement dans les trois
directions de l’espace et avec un certain type d’empilement.
Exemple : SiO2 cristallisé= quartz avec une organisation tridimensionnelle des atomes.

4
-les céramiques covalentes existent aussi sous forme cristallisées (diamant) et amorphes
(verres)
Ex : SiO2 qui a ici une organisation désordonnée par rapport au quartz.

II) Définitions

a) Céramiques traditionnelles

Il existe des céramiques dites « traditionnelles » = aluminosilicates et réfractaires

Il s’agit d’un travail de céramisation à partir de différents types d’argiles, l’homme façonne les objets
et les cuit. C’est cette cuisson qui permet d’obtenir une céramique terminée. Ce travail est fait
essentiellement à partir d’argiles (kaolin) : aluminium & silicium, mais aussi à partir de terres cuites,
faïences, grès, porcelaines (poreux ou vitrifiés).

En dentaire, les couronnes en céramiques traditionnelles sont très fragiles. Ainsi, on utilise des
couronnes : céramo-métalliques ou céramo-céramiques.

Les couronnes ceramo-metalliques sont des céramiques cuites sur une chape métallique.

Les couronne ceramo-ceramiques : sont des céramiques cuites sur une chape céramique plus
résistante.

b) Céramiques techniques

Il existe des céramiques dites « techniques » = carbures, borures, nitrures, oxydes...Elles sont
impliquées dans des applications mécaniques (biomédicales).

Ex : alumine Al2O3, zircone ZrO2 = têtes fémorales, tête de prothèse de hanche, prothèse de genou.
Hydroxyapatite (utilisé en dentaire), biociments(reconstruction osseuse)…
Impliquée également dans des applications électroniques (composants magnétiques, capteurs...),
applications nucléaires (combustible nucléaire...).

5
On oppose ainsi les céramiques traditionnelles qui sont cuites et plus esthétiques, avec les céramiques
techniques qui sont plus résistantes et utilisées dans des domaines très variés.

c) Céramiques

La technique céramique est basée sur la cuisson de matières premières préalablement mises en forme.

L’argile séchée n’est pas une céramique (départ d’humidité réversible, une réhydratation permet de
retrouver un comportement plastique).

Céramisation = provoquer des réactions irréversibles à Température élevée

Produits en poudre de départ matériaux de synthèse durs et rigides, Capables de résister aux
agressions chimiques et physique (ex: action de l’humidité́ ).

Les poudres sont agglomérées pour former des solides compacts par frittage :

• La poudre est compactée et portée à une température où la diffusion devient très rapide (en
général aux alentours de 2/3 Température de fusion ).
• Les particules se frittent, se soudent entre elles en formant des petits cols qui s’élargissent peu
à peu (ceci réduit l’énergie de surface),
• La poudre se densifie.

Le frittage = consolidation d’un agglomérat pulvérulent (« compact ») pour donner un solide


polycristallin.

Au fur et à mesure de la céramisation, de la cuisson, et du frittage on passe d’un état de poudre à un


solide polycristallin. Dès le moment où la cuisson est faite, le procédé devient irréversible.

Selon les techniques et les poudres employées, le produit final aura plus ou moins de porosité (= vide
quand les petites billes se collent)
La densification complète est rarement atteinte, des porosités résiduelles (petites cavités arrondies)
existent. La porosité va jouer sur la fragilité.

6
d) Dislocation et ductilité

Y aura-t-il des dislocations dans les céramiques cristallisée ou non cristallisée ?

Les dislocations sont des défauts qui se créent lors de la cristallisation du matériau.
Il y a des dislocations dans toutes les céramiques cristallisées. En revanche, il n’y en aura pas dans les
structures amorphes comme les verres.
Ainsi on retrouve les dislocations dans toutes les céramiques ioniques et dans les céramiques
covalentes qui sont cristallisés.

Or la présence de dislocations n’est pas une condition suffisante pour avoir ductilité ; celles-ci doivent
être mobiles. La ductilité est donc reliée au type de liaison.

Chez les matériaux métalliques, l’absence de directionnalité des liaisons permet aux dislocations de
se déplacer sous une force moindre.

La contrainte de friction, résistant au déplacement des dislocations, est plus élevée chez les matériaux
à liaisons covalentes et liaisons ioniques ce qui entraîne une augmentation de la contrainte normale et
souvent la fracture de ces matériaux qui sont donc fragiles.

Ce qui oppose ductilité et fragilité dans les matériaux cristallises, c’est le fait que les dislocations ne
puissent être mobiles.

Exemple du trombone qui se casse lorsqu’il est tordu la déformation plastique entraine la formation
de dislocations qui « se gênent » et qui deviennent ainsi immobiles, le trombone finit donc par se
casser.

Il existe deux modes de ruptures la rupture ductile (déformation plastique) et fragile.

Ductilité & matériaux à liaisons covalentes

• Puisque les liaisons covalentes sont fortement directionnelles, le déplacement de la dislocation


entraîne en général une rupture de la liaison et donc du matériau.

Ductilité & matériaux à liaisons ioniques

• Les dislocations doivent assurer l’équilibre des charges électrostatiques.


• Les plans de glissement ne sont pas les plans de plus grande densité́ atomique mais bien ceux
permettant l’équilibre des charges électrostatiques.
• La dislocation doit toujours être constituée de 2 demi-plans pour assurer l’équilibre des
charges. La contrainte de cisaillement est donc plus élevée dans ces matériaux que dans les
métaux ce qui conduit souvent à une rupture fragile.

Nb : certaines céramiques ioniques peuvent être déformées plastiquement à haute température.

7
e) Céramiques naturelles

• Les tissus durs de l’organisme sont des composites céramique- polymère :

Os, dents (dentine, email)

• Tissus= fibres de polymères organiques+ minéral + cellules vivantes


• Composant minéral (céramique)

Os : hydroxyapatite (HA) – Ca5(PO4)3OH

Émail HA synthétique HA dans l’os

Certains de ces céramiques naturelles peuvent être utilisées pour des comblements osseux
céramique très poreuse où les cellules osseuses aident à la cicatrisation.
Le monde des céramiques est très présent dans le domaine du biomédicale et dans les réparations
osseuses en général.

f) Classification des céramiques

On classifie les céramiques grâce au type de liaison :

•Les céramiques ioniques sont typiquement composées d’un métal et d’un non-métal de charges
électriques opposées (NaCl, Al2O3....). Elles sont toutes cristallisées et cherchent à prendre un
empilement compact.

Ex : alumine Al2O3 Al = métal et O3 non-métal

8
•Les céramiques covalentes sont typiquement composées de deux non-métaux (SiO2) ou d’éléments
purs (diamant).

III) Céramiques ioniques


L’attraction électrostatique entre les charges constitue la principale source de liaisons.
Les ions adoptent un empilement dense (les ions de même nature ne se « touchent » pas), un cristal
est stable lorsque les anions entourant un cation sont en contact avec celui-ci.

En général dans les composés ioniques, le cation est tout petit et correspond à l’élément métallique
face à l’anion qui est très gros et qui souvent est l’oxygène
La compacité maximale dépend de 2 facteurs :
- Le rapport entre le nombre d’anions (-) et de cations (+) est fixe et est déterminé par la formule
chimique ; il dépend du nombre d’e de valence pris dans la liaison pour que l’ensemble soit
électriquement neutre.
- Compacité maximale compatible avec la valeur du rapport Øc/Øa. (Ø=diamètre)
Coordinence des anions : nombre d’anions qui entoure le cation, et ils l’entourent en formant quel
polyèdre.

9
a) Type de coordinance

(Le tableau n’est pas à connaitre par cœur)


Il faut imaginer le cation au milieu entouré d’un certain nombre d’anions (selon la coordinance)

Exemple :

Quand on mélange par exemple du sodium avec du chlore, on obtient du NaCl. On fait le calcul du
diamètre du sodium sur le diamètre du chlore et le résultat est 0.54. Lorsqu’on regarde dans le tableau,
la valeur 0.54 correspond à un empilement octaédrique. Le sodium est bien entouré de 8 chlores. Les
chlores sont au 8 sommets et au milieu de chaque face : ils occupent donc les nœuds d’un cubique face
centrée. Le sodium est au milieu des arrêtes et au milieu de la maille : sites octaédriques.

10
Si on remplace le sodium par le césium, la valeur trouvée après le rapport des diamètres est de 0.91.
L’empilement est donc cubique d’après le tableau. Le césium touche bien 8 chlores.
Ce qu’il faut retenir ce ne sont pas les chiffres mais d’avoir conscience que ce rapport est important
pour savoir quelle est l’organisation compacte des céramiques ioniques.

b) Types de composés

M= Métal X= Anion Cs= Cubique simple CFC= Cubique face centrée HC= hexagonal compact

11
TiO2 possède plusieurs organisations telles que : Rutile, Anastase et Brookite
- Le Rutile c’est la forme qu’on va chercher à avoir à la surface des implants base titane en dentaire :
meilleure réponse osseuse
- L’Anastase est retrouvé dans les pigments opacifiants.
- Le Brookite est retrouvé dans la nature.

IV) Céramiques covalentes

Les céramiques covalentes sont typiquement composées de deux non-métaux (SiO2) ou d’éléments
purs (diamant).
Un atome se lie en partageant des électrons avec ses voisins = nombre fixe de liaisons directionnelles.
L’énergie est minimisée par la formation chaines, feuillets ou réseaux tridimensionnels.
Ce ne sont pas des structures compactes.
Elles peuvent être non cristallisées (verres).
Les céramiques covalentes peuvent être :
- Structure dérivant du carbone : diamant, graphite etc...
- Silice : unité de base : (SiO4)4-tétraèdre : formes cristallisées ou vitreuses
- Silicates, dérivés de la silice + ions métalliques (roches, argile...)

Le carbone a besoin de 4 liaisons pour être à l’aise. Le nombre de premiers voisins du carbone est
donc faible. Alors que le nombre de premiers voisins dans un métal cubique face centrée est 12.
Il ne faut pas relier la résistance avec la compacité. C’est la liaison covalente qui va être à l’origine
de la dureté et de la résistance du diamant.

12
La compacité du diamant est de 0.34 alors que la compacité maximum est de 0.74.

Les cristobalites sont cristallisées. Les verres sont des structures amorphes c’est-à-dire non
cristallisées.

Si on rajoute des modificateurs de réseau, ici sodium et oxyde de sodium, il y a une perturbation du
réseau. En perturbant ce réseau, le verre est encore plus amorphe et la température de fusion pour le
réaliser est plus basse. Ces modificateurs favorisent la vitrification. C’est cela qui était utilisé au
Moyen-Age pour la production de verre.

13
La famille des silicates est très vaste. On peut y retrouver les roches qui constituent la croûte terrestre.
Ils ont un arrangement dans l’espace qui ne cherche pas à être le plus compact possible.

Ce sont ces structures en feuillet qui permettent de piéger des molécules d’eau. On obtient donc une
pâte permettant de façonner un objet, un vase par exemple. Cette eau va pouvoir ensuite s’évaporer.
On peut cuire cette pâte pour avoir un phénomène de céramisation et de frittage.
Donc c’est grâce aux céramiques covalentes et aux structures en feuillet qu’il peut y avoir la présence
d’eau à l’intérieur.

14
V) Céramique dentaire
a) Les céramiques feldspathiques
Les céramiques feldspathiques : CCM = matrice vitreuse avec des charges cristalline dispersées
80% verres aluminosilicates alcalins : fondants (partie vitreuse)
•Feldspath : orthose + albite (K2O Al2O3 6SiO2et Na2O Al2O36SiO2)
•Feldspathoïde : leucite (K2O Al2O34SiO2)
15% quartz : SiO2 (partie cristallisée)
5% argile : kaolin (Al2O32SiO22H2O) (partie cristallisée)

Image d’une couronne céramo-céramique


Les céramiques feldspathiques sont un ensemble de structures amorphes et cristallisées. La partie
cristallisée donne la résistance à la céramique dentaire. La matrice vitreuse (amorphe) donne les reflets
de transparence, de translucidité.

15
b) Classification des céramiques

Les chiffres ne sont pas à retenir


« In-Céram » et « Procera » sont très peu poreux. Pour « Procera », il y a seulement 2% de porosité.

c) Choix de la technique de mise en forme

Dans le système CFAO, il y a un système de scanner qui va venir filmer et prendre les mesures. Ces
données arrivent sur un ordinateur où il y aura un programme de dessin et de calcul. Cela va permettre
de créer des dents manquantes, des bridges, etc… Puis l’ordinateur va contrôler et diriger une machine
qui va découper directement dans un bloc de céramiques, notre céramique dentaire.

16
17
Fin de l’introduction aux biomatériaux

Module UE4 Professeu Mr ATTAL


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Ronéoty KERMARREC Perrine Da 13/10/2021


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Ronéoty BOUHRAOUA Lyna Pa 7


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Plan du cours

I) Réglementation des DM

I) La biocompatibilité

I) Les paramètres d’influence de la biocompatibilité


a. Influence de la composition
b. Influence de la corrosion
c.Influence de l’état de surface
d. Influence de l’étanchéité dans le cas de la biocompatibilité
pulpaire

Remarques : Le premier cours d’introduction aux biomatériaux est déjà disponible, dans le tome 1bis.
Il y a également le cours de Pr Jordan sur les biomatériaux

Page 1 sur 6
FIN DU COURS N°1 : INTRODUCTION AUX BIOMATÉRIAUX

Introduction :

Lors du 1er cours, nous avions vu les généralités sur les biomatériaux. Ces biomatériaux sont des
dispositifs médicaux qui sont le plus souvent classés 2a. Avant d’être mis sur le marché ces DM
doivent être soumis à une batterie de tests par un organisme notifié dont le numéro d’identification est
noté à côté du sigle du marquage CE qui correspond à une autorisation de mise sur le marché pour les
médicaments.

I) Règlementation des dispositifs médicaux (DM)

La réglementation des DM est peu connue mais très importante car l’absence d’une réglementation
très précise serait synonyme de pouvoir mettre sur le marché n’importe quel DM. En 2014, une
journaliste néerlandaise arrive à faire valider par un organisme notifié un filet de mandarine
comme implant vaginal, cette affaire va faire scandale et va permettre une mise à jour de la
règlementation et la rendre plus précise pour optimiser la sécurité des patients. Cependant, la
sécurité des patients n’est pas encore totalement assurée, par exemple les patients aimeraient avoir
des matériaux biocompatibles, c’est-à-dire qu’ils s’intéressent à la toxicité générale (allergie) mais
aussi locale (petits boutons en face du matériau que l’on met dans la bouche).

II) La biocompatibilité
► Définition : la biocompatibilité est la capacité d’un biomatériau à remplir une fonction
spécifique avec une réponse appropriée de l’hôte.

Par exemple, un alliage en or est biocompatible s'il est utilisé pour réaliser une couronne, mais non
biocompatible s’il sert à faire un implant car il ne sera pas ostéointégré (fonction spécifique).

Tous les matériaux relarguent des éléments chimiques dans l’environnement qui ont des potentiels
effets négatifs qui peuvent être :
- Des réactions générales
- Des réactions locales chez le patient (ex : gingivites, ulcérations, eczéma, des
tatouages irréversibles lié au relargage d’espèces ioniques présentent dans le
matériau) mais aussi chez le professionnel (ex : certains dentistes appliquent
de la résine sur leur gant, la résine diffuse à travers le gant et atteint la peau de
la main).

Page 3 sur 6
III) Les paramètres d’influence de la biocompatibilité

a) Influence de la composition

Le matériau est toxique s’il contient des éléments toxiques, mais au-delà de sa composition, c’est
surtout la capacité qu’ont les éléments d’exprimer leur toxicité dans l’indication donnée. Donc
nous conservons les matériaux qui ont des éléments toxiques mais qui ne peuvent pas exprimer
leur toxicité.
Ex : amalgame dentaire qui contient du mercure, le bisphénol A, le fluor en fonction du
taux d’ingestion.

L’amalgame dentaire contient 50% de mercure qui est un puissant toxique. Il est difficile de savoir
si ce toxique va s’exprimer, mais nous nous demandons quand même si ça serait sain d’utiliser un
élément toxique voir mortel (comme l’ont montré les études après la catastrophe de Minamata
ayant causé 900 morts).
En effet, une usine pétrochimique déversait des métaux lourds dans la baie de Minamata. Suite à
cette catastrophe une réflexion a été engagée quant aux matériaux présents dans la bouche des
patients. De nombreuses conventions ont eu lieu visant la réduction de l’utilisation du mercure au
niveau mondial (la consommation la plus importante du mercure au niveau mondial est due aux
amalgames dentaires).
Il y a donc aujourd’hui une réduction progressive de ce matériau, bien que son interdiction reste
impossible. Cependant il y a 4 ans, la commission européenne a mis en avant le caractère nocif du
mercure pour l’environnement et a mis en place des récupérateurs d’amalgames dans les fauteuils
de dentiste pour que ceux-ci ne terminent pas dans la nature. On a donc ici un paradoxe assez
important : autoriser les amalgames dans la bouche des patients mais pas dans les égouts.
La commission européenne a enfin légiféré à ce sujet et depuis 2018 elle a interdit les amalgames
mais sous certaines conditions : sur dents temporaires, sur les enfants de moins de 15 ans et sur les
femmes enceintes et allaitantes.
Le bisphénol A retrouvé dans le Bis-GMA, une alternative aux amalgames est lui aussi toxique.
En effet, c'est un perturbateur endocrinien qui a de nombreux effets sur l’organisme. Là aussi nous
retrouvons le même paradoxe que pour les amalgames car le bisphénol A a été interdit dans
l’industrie mais pas en dentisterie.
On a aujourd’hui la possibilité d’éviter les toxiques connus.

b) Influence de la corrosion

Le deuxième paramètre qui influence la biocompatibilité est la corrosion. Lorsqu’un métal se


corrode dans la bouche, il y a des relargages ioniques par oxydation de la surface, nous avons ainsi
une toxicité.
Sur l’image ci-dessous, l’amalgame s’est corrodé et les produits de la corrosion ont été sur la
dentine qui devient noire. C’est donc une deuxième raison de l’élimination de l’amalgame.

Page 4 sur 6
L’amalgame présente un autre problème, il n’amortit pas les chocs, en effet c’est un matériau
rigide qui transmet des contraintes lorsque le patient mastique, il y a alors apparition de fissures de
la dentine.

Les implants sont faits en titane, métal qui se corrode un petit peu, il peut alors arriver de perdre
un implant. C’est ce qu’on appelle des péri-implantites qui sont des pertes osseuses en rapport
avec l’implant.

c) Influence de l’état de surface

Le troisième paramètre d’influence est l’état de surface. L’état de surface paramètre toutes les
propriétés biologiques. Lorsque l’état de surface est rugueux, il va y avoir une plus grande
adhésion de la plaque bactérienne contrairement à un état de surface lisse qui limite l’adhésion
bactérienne. Selon les situations nous allons chercher à avoir une surface dans un état ou un autre.

d) Influence de l’étanchéité dans le cas de la biocompatibilité


pulpaire

L’influence de l’étanchéité est le quatrième paramètre d’influence de la biocompatibilité.


Notamment lorsque des restaurations faites sur des dents il faut veiller à la bonne étanchéité de
celle-ci au risque que des bactéries et des colorants passent au travers de cette restauration.

Page 5 sur 6
Conclusion :
Il est donc important de s’intéresser à la biocompatibilité car ce domaine va devenir crucial dans les
prochaines années.
Il faudra faire à nos patients ce qu’on ferait pour nous et savoir écouter nos patients avec
compréhension et bienveillance.
Il nous faudra prendre des précautions opératoires, au fur et à mesure que nous en prendrons
connaissance.
Il faudra savoir répondre aux questions du patient et leur proposer des alternatives.
Enfin, si cela nous ressemble, nous pourrons devenir un cabinet « Bio » dans lequel il y a une certaine
rigueur scientifique, tout a été conçu pour être bio et écologique dans une démarche de respect de
l’environnement.

Page 6 sur 6
Introduction aux polymères

Module UE4 Professeur Mr ATTAL

Ronéoty KERMARREC Perrine Dat 13/10/2021


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Ronéoty BOUHRAOUA Lyna Pag 7


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Plan du cours

I) Définitions et classification
a. Définitions
b. Classification

I) Les polymères en dentisterie


a. Les polymères utilisés en dentisterie
b. Ce qui n’est pas un polymère en dentisterie

Remarques : c’est le début du cours sur l’introduction au polymère, la fin sortira plus tard ( selon
quand est le cours de Pr Attal)
Introduction aux polymères

I) Definitions et classification

a) Definitions
► Définition : macromolécule : Molécule de très grande taille constituée d’enchainement covalent
à motifs simples (motifs monomères ou unités monomères).

► Définition : Matériau polymère : Matériau constitué de plusieurs macromolécules


enchevêtrées les unes dans les autres. On dit qu’il est polymoléculaire.

► Définition : Oligomère : Lorsque le nombre de motifs monomères enchainé est petit (<30).

► Définition : Polymérisation : Processus de transformation d’un monomère ou d’un mélange de


monomère, en polymère.

► Définition : Degré de polymérisation : Nombre total de monomère contenu dans un polymère.


1 motif monomère = 1 degré de polymérisation
Plus le degré de polymérisation est élevé, meilleures seront les propriétés mécaniques (Jaune
sur le graphique).
Plus le degré de polymérisation est élevé, plus le polymère va être visqueux (Bleu sur le
graphique).

Il est important d’avoir un degré de polymérisation maximal, s’il est très important, il y aura moins de
monomères vivants et donc moins de toxicité car les monomères libres sont toxiques.

En pratique, les matériaux sont présentés sous forme de carpule (ou compule) dans un pistolet avec
lequel nous allons injecter le matériau sous forme de monomère malléable. Nous utilisons une lampe
pour le durcir, il devient ainsi un polymère.

La polymérisation s’accompagne d’une réfraction volumique (de quelques %). En effet, le volume
initial occupé par les monomères est plus grand que le volume occupé par le polymère.

La réfraction polymérique est un vrai problème car, après réfraction, le polymère n’est plus adapté à la
cavité dans laquelle il a été mis. Elle est valable pour les composites dentaires et les matériaux à
empreinte. De ce fait des bactéries vont pénétrer dans ces espaces et créer des caries.
► Définition : Co-polymère : Polymère avec plusieurs monomères (par opposition à
l’homopolymère).
11]

a. Homopolymère
b. Co-polymère statistique (irrégularité dans l'enchaînement des monomères)
c. Co-polymère alterné (alternance régulière)
d. Co-polymère séquencé

Par exemple, le copolymère le plus connu en impression 3D est l’ABS (acrylonitrile-butadiène-


styrène). C’est un copolymère avec 3 monomères.
Les polymères de restauration sont souvent appelés résines.

► Définition : Résine végétale : Production naturelle de certaines plantes, notamment les


conifères résineux.
11]

► Définition : Résine : Produit polymère qui est une matière de base pour fabriquer par
exemple des matieres plastiques, textiles, peintures, adhésifs, vernis, mousses de polymère.
Dans le langage courant c’est synonyme de matrice (élément qui fournit un appui ou une
structure).
L’image ci-dessous représente un composite avec :
En jaune = une matrice avec une résine = polymère
En bleu = petites particules de charges minérales dispersées au milieu de la matrice = le minéral
En rouge = liant appelé silane, structure qui relie les charges (le minéral) à la matrice (au polymère).
C’est un composite car il est constitué de 2 familles de matériaux : un polymère et des minéraux.

On met dans une résine des charges minérales car elles augmentent les propriétés mécaniques.
Lors de restauration provisoire on ne met que de la résine, car sans les charges elle s’use plus
rapidement.
a) Classification
On distingue différentes classes de polymères :
• Polymères naturels (cellulose, caoutchouc, ADN,ARN…)
• Polymères artificiels : Modification chimique de polymères d’origine naturelle (acétate de
cellulose ou nitrocellulose)
• Polymères synthétiques : crées par synthèse chimique (polystyrène, PVC, PMMA=plexiglass
utilisé pour les prothèses provisoires)

II) Polymères utilisés en dentisterie


a) Les polymères utilisés en dentisterie

Quelques polymères utilisés en dentisterie :


- Les composites et colles
- Les CVI ( ciment verre ionomère)
- Les résines provisoires
- Les matériaux à empreinte
- Les cires
- Les gouttières
- Les prothèses amovibles
- Le PTFE (Téflon ®)

b) Ce qui n’est pas un polymère en dentisterie

- Les céramiques
- Les métaux
PIR : Techniques-Statistiques

Module PIR Professeur BIARD, PORCHER

Ronéotypeur Lucie Gionti et Lucie Date 13/10/2021


Aurignac
1

Ronéotypeur Victor Allouch et Yoram Pages 29


Dari
2

Plan du cours
I) Exercices Pr Biard

a. Exercice 1: types de variables et représentations

b. Exercice 2: distribution (moyenne, médiane, variance)

c. Exercice 3: lecture de graphique conditionnel

d. Exercice 4: graphique, distribution, variables

e. Exercice 5: Courbe de Kaplan Meier

f. Exercice 6: Tests, hypothèses

g. Exercice 7 et 8: Test du Log Rank

II) Diagnostic, Régression, méta analyse

a. Sensibilité, spécificité, valeurs prédictives

b. Méthodes

c. Modèle de prédiction

d. Modèle logistique

e. Méthodes

f. Essais de non-infériorité

P a g e 1 | 28
Remarques : Avant de regarder ce ronéo, il est conseillé de voir d’abord le cours sur Moodle (avec des capsules
vidéos). Le jour de l’examen, il y aura 10 qcms sur les 9 cours de statistiques. S’il y a des questions, vous pouvez
les poser sur Moodle dans le forum Question sur le module statistiques dédié à ce cours.

P a g e 2 | 28
PIR Techniques-Statistiques :

Introduction :

Les exercices ci-dessous sont des extraits d’articles qui ont été utilisés l’année dernière pour le PIR.
Les articles complets sont disponibles sur moodle.

I) Exercices (Pr Biard)


a. Exercice 1 : Types de variables et représentations

Questions : (dire la ou les propositions exactes concernant le graphique)

1. Il s’agit de données qualitatives ordonnées

2. Il s’agit de données quantitatives continues

3. Des histogrammes seraient plus appropriés

4. La moyenne de CCT à l'âge de 8 mois dans le groupe de souris ARSA-LV est 3.5ms

P a g e 3 | 28
Rappels : Types de variables

Il existe plusieurs types de variables : les variables qualitatives et quantitatives

► Variable qualitative : Les variables qualitatives sont des variables non mesurables sur une
échelle numérique ( ex : les groupes sanguins). Elles peuvent être catégorielles (pas d’ordre entre les
classes comme pour les groupes sanguins) ou ordonnées (avec un ordre entre les classes comme
l’échelle de douleur : aucune douleur, légère douleur, douleur importante, douleur intense).

► Variable quantitative : Les variables quantitatives sont mesurables sur une échelle
numérique. Il y a 3 catégories de variables quantitatives :

- Les variables quantitatives continues, les valeurs possibles sont indénombrables. (ex:
âge en milliseconde)

- Les variables quantitatives discrètes, les valeurs possibles sont dénombrables. (Ex : âge
en années)

La différence entre discrètes et continues est en lien avec la précision de l’échelle de mesures.

- Les variables quantitatives censurées (ou données de survie), certaines observations sont
incomplètes : par exemple, délai de survenue du décès avec certains sujets dont on n’a pas
pu observer l’événement dans le cadre de l’étude (censure) → délai de suivi + présence ou
non du décès à la fin du suivi.

1: FAUX

2: VRAI

En abscisse il s’agit de groupes de souris et en ordonnées (mêmes ordonnées en bas et en haut) ce sont
des vitesses (millimètres par seconde). Ce sont donc des données quantitatives. Sur le graphique ça à
plutôt l’air continu (les points peuvent se situer n’importe où).

Rappels : Types de variables et représentations graphiques :

A chaque type de données correspond des graphiques appropriés pour illustrer la distribution des
observations.

• Pour les variables quantitatives continues il faut utiliser les histogrammes ou boîte à
moustaches (boxplot)

• Pour les variables quantitatives discrètes il faut utiliser les diagrammes en bâtons (barplot)

P a g e 4 | 28
• Pour les variables qualitatives on utilise les diagrammes en secteurs ou « camemberts » (pie
charts) ou les diagrammes en bâtons (barplot)

3: FAUX

Les figures ressemblent à des boxplot mais, d'après la légende, le trait représente la moyenne or, dans
les boxplot en général, les traits représentent la médiane (voir figure ci-dessous)

Ici, on aurait plutôt un Beeswarm plot, une variante du box plot (avec très peu de points dans notre cas):

De plus, si on lit la légende, on peut remarquer qu’il y a 15 souris dans les graphiques du haut et dans
ceux du bas il n’y en a que 10. Donc, faire un histogramme avec si peu de données n’est pas plus
approprié ici.

4: VRAI

Pour cette question, il faut se référer à la légende, on nous y explique que les graphiques C-E sont des
souris de 8 mois et dans les graphiques du bas les souris ont 12 mois.

P a g e 5 | 28
Le paramètre CCT correspond au graphique E et le groupe ARSA-LV est celui du milieu, donc on
observe que la moyenne (le trait) est bien de 3.5 ms.

b) Exercice 2 : distribution (moyenne, médiane, variance)

Que peut-on dire de la variable âge dans ce tableau ?

A. On ne connaît pas sa variance

B. L’âge est centré sur 4 ans dans le groupe « 3 doses i.v. »

C. La distribution de l’âge est symétrique dans cet échantillon

D. La médiane de l’échantillon total est inférieure à 3 ans

E. L’âge est traité comme une variable qualitative ordonnée

Il s’agit d’un essai clinique randomisé, un traitement de paludisme est testé chez les enfants selon trois
types d’administration ( 3 doses i.v, 3 doses i.m et 5 doses i.m).

A: FAUX

Ici, les auteurs ont représenté l'âge de deux façons :

• Sur la 3eme ligne, l'âge est en années représenté avec deux valeurs, ce qui correspond à la
représentation usuelle pour les variables quantitatives continues avec la moyenne et entre
parenthèses l’écart type (racine carrée de la variance). Puisque que l’on a l’écart type, on peut
calculer la variance, il suffit de mettre au carré les écarts types.
P a g e 6 | 28
• Sur les 4eme à 6eme lignes, l'âge est traité en variable qualitative ordonnée, avec l’âge en
catégories de 0-3 ans, 4-7 ans et >8 ans, il est indiqué l’effectif et le pourcentage (proportion
dans l’échantillon qui est représenté par cette catégorie) par classe.

B: VRAI

Rappel :

La moyenne correspond à la somme des valeurs divisé par l’effectif. La moyenne est le centre de gravité
des valeurs de l’échantillon.

On observe dans le tableau, dans la première colonne que l’échantillon est centré sur 4 ans, l'âge moyen
est donc de 4 ans.

C:FAUX

Rappel : Paramètres de position : positions relatives :

Si la distribution est unimodale et symétrique, alors, le mode (valeur la plus fréquente), la moyenne et
la médiane (sépare la distribution en deux parties) sont égaux.

Au contraire, si la distribution est unimodale et dissymétrique à gauche on aura moyenne < médiane
< mode et à droite mode < médiane < moyenne

P a g e 7 | 28
→ moyen mnémotechnique : la moyenne est attirée par les extrêmes

On observe dans le tableau que la moyenne de l’échantillon total est de 4.1 ans et que pour l’intervalle
0-3 ans, la proportion est de 54%, la médiane (valeur pour laquelle il y a 50% en dessous et 50% au-
dessus) est alors comprise dans cet intervalle et est donc inférieure à 3 ans.

La moyenne est de 4.1 et la médiane est inférieure à 3 donc Médiane < Moyenne. La distribution est
par conséquent asymétrique à droite.

D: VRAI

E:VRAI

c) Exercice 3 : lecture de graphique conditionnel

P a g e 8 | 28
Que peut-on dire de ce graphique ?

A. Il s’agit de variables quantitatives continues car ce sont des IgG

B. 60% des asymptomatiques sont IgG+ en phase de guérison

C. 40% des sujets asymptomatiques IgG+ en phase aigüe négativent leurs IgG en phase de guérison

D. L’écart-type des IgG- en phase aiguë chez les sujets symptomatiques est 16,2

E. Il s’agit de données qualitatives binaires

Le graphique est tiré d’un article observationnel sur des patients infectés par le virus SARS-Cov-2.
L’évolution de la sérologie est étudiée, en particulier la présence d’immunoglobulines de type G entre
la phase aiguë d'infection (camemberts en haut) et la phase de guérison.

A: FAUX

Ce n’est pas le type de graphique pour les variables continues, ici il y a des graphiques en camemberts
et en bâtons avec en ordonnée la proportion et en abscisse les deux groupes (pas d’échelle numérique)
symptomatique et asymptomatique. Le patient a une sérologie positive ou négative (igG + ou igG -) il
s’agit d’une variable qualitative binaire. L’item E est donc vrai.

B: FAUX

Pour les asymptomatiques (à gauche), ils sont 37, le graphique est conditionnel. Parmi les 37, 30 ont des
igG+ au départ, au stade de convalescence, 18 ont des igG+. On a donc 60% conditionnel à 30%, c’est
18/30 des asymptomatiques qui sont IgG+ en phase de guérison et non pas 18/ totalité des
asymptomatiques qui fait bien 60%.

Il y a 18 / 37 = 47% asymptomatiques IgG+ en phase de guérison

C: VRAI

Il y a 12 personnes qui négativent leurs IgG en phase de guérison sur 30 igG+ en phase aigüe pour les
sujets asymptomatiques (12/30=40%)

P a g e 9 | 28
D: FAUX

igG- est une catégorie donc ne peut pas avoir d’écart type, l’item n’a pas de sens.

C'était un item pour rappeler la représentation des valeurs qualitatives avec l’effectif et entre parenthèses
le pourcentage.

Si on veut calculer l’écart type, se serait l’écart type de la variable binaire igG+ igG- mais pas la
proportion.

IgG est une variable traitée comme qualitative binaire ici. 16,2% est la proportion de sujets IgG- en
phase aiguë parmi 37 symptomatiques.

d) Exercice 4: graphique, distribution, variables

Que peut-on dire de ce graphique ?

A. La moyenne est égale à zéro

B. Il s’agit d’une variable qualitative

C. La distribution est symétrique

D. Il s’agit d’un histogramme

E. Les lésions ont diminué, en majorité


P a g e 10 | 28
Il s’agit d’un essai clinique, ce sont des patients atteints de mélanomes, suivis avec un nouveau
traitement. Sur cet échantillon on étudie l’évolution de la taille de la lésion cible (diminution ou
augmentation).

L’ordonnée correspond à la variation relative maximale (en %) de la taille de la lésion cible par rapport
à valeur de départ (baseline) et l'abscisse représente les patients (chaque trait vertical représente une
observation).

A: FAUX

La moyenne correspond au trait horizontal en pointillé. La moyenne est attirée par les extrêmes, ici, on
a une variable qui varie de 100 à -100 donc on a une amplitude de 200%. La moyenne serait de 0 si la
variable était symétrique. Ici, ce n’est pas le cas, on a plus de changements négatifs.

B: FAUX

Ce n’est pas une variable qualitative car c'est une variation en taille de la lésion cible mélanome, donc
c'est une échelle probablement continue.

C: FAUX

La moyenne n’est pas égale à 0.

D: FAUX

Un histogramme est pour une variable quantitative continue, si c’était un histogramme, il y aurait en
abscisse les valeurs possibles, ici on a les patients en abscisses, ce sont des observations individuelles et
pas synthétiques. Ici, il s'agit donc d'un diagramme waterfall plot (en chute d’eau).

E: VRAI

La moyenne est négative, on a bien une diminution de la taille par rapport au départ

e) Exercice 5 : Courbe de Kaplan Meier

Que peut-on dire de ce graphique?

1. Les courbes représentent des données qualitatives binaires


2. Il s’agit de données censurées
3. La médiane dans le groupe nivolumab est environ 80%
4. Les marches sur les courbes représentent des décès
5. Il y a 210 décès dans le groupe nivolumab

1:FAUX

Ce sont des données quantitatives censurées

2: VRAI

3: FAUX

La médiane n’est pas un pourcentage. Elle correspond à la date à laquelle il y a 50% de décès.

►Médiane : P(X ≤Médiane) = 50%. La médiane représente un délai en mois, délai pour lequel 50%
des sujets sont décédés ou encore en vie

P a g e 11 | 28
4:VRAI

5:FAUX

Il y a aussi des censures.

L’abscisse représente le délai en mois et l'ordonnée la proportion de patients en vie.

Il s’agit de 2 courbes de Kaplan Meier qui est la représentation usuelle des données censurées. Donc
il s’agit de données quantitatives.

On a deux types de données censurées :

• Les perdus de vue (plus de nouvelles au milieu de l’étude)


• Les censure administrative ou censure à droite (fin de l’étude = date de point, endpoint)

La représentation Kaplan Meier met en avant des données de survie. “Donnée de survie” est un terme
générique. En général, les données de survie correspondent au délai de survenue du décès mais pas
P a g e 12 | 28
seulement, on peut retrouver aussi le délai sans progression. Plus généralement, les données de survie
caractérisent un délai entre 2 états ou encore un délai de survenue d’un événement (endpoint).

Dans une représentation Kaplan Meier il y a des spécificités :

→ les marches correspondent aux événements (souvent le décès comme ici)

→ les croix (ou autres formes sur les courbes) correspondent aux censures

→ Généralement un tableau présentant l’effectif à risque de l’événement est affiché (comme ici).
L’effectif à risque correspond aux patients vivants et à risque de vivre l’événement (ici le décès). Ce
nombre diminue forcément car il y a soit des censures soit des évènements.

e) Exercice 6 : Tests, hypothèses

Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) sont une(des) hypothèse nulle du test présenté dans la
phrase “a paired-sample t-test…”

1. La moyenne sous traitement est identique à la moyenne avec le standard-of-care


2. La moyenne sous traitement est différente à la moyenne avec le standard-of-care
3. Les moyennes avant et après le traitement sont égales
4. La différence moyenne est nulle
5. Les moyennes avant et après le traitement sont différentes

P a g e 13 | 28
1:FAUX

2: FAUX

3: VRAI

4: VRAI

5: FAUX

Ici, nous avons un essai clinique qui propose un nouveau traitement par rapport à un traitement usuel.

à noter: paired simple = test apparié

Le T-test correspond à un test de student (cf vidéos de cours moodle) qui consiste à comparer des
moyennes. Donc ce sont des variables quantitatives. Il y a deux groupes dans l’essai.

• Hypothèse nulle (H0) : selon cette hypothèse on a une égalité des moyennes avant et après
traitement
• Hypothèse alternative : selon cette hypothèse, la différence entre les moyennes n’est pas nulle
avant et après traitement.

P a g e 14 | 28
e) Exercice 7 et 8 : Test du log rank

Q7 : Que peut-on dire à partir de cette figure?

1. 6 patients ont progressé ou sont décédés sans progression dans le groupe E


2. Il y a 5 censures dans le groupe A
3. La médiane de PFS dans le groupe C est d’environ 4.5mois
4. Un patient a été suivi plus de 20 mois
5. L'événement considéré est composite

-> Ici est présenté un test du log-rank. Un test du log rank est le test usuel de comparaison de courbes
de survie.

1: VRAI

Dans le groupe E il y a 10 patients. Sur la courbe correspondant à ce groupe on remarque 6 marches et


4 croix sur la courbe. Il y a donc 6 événements, donc 6 patients qui ont progressés ou sont décédés sans
progression. Les 4 croix correspondent donc à 4 patients censurés.

2: FAUX

Dans le groupe A il y a 5 patients. Cependant il y a au moins une marche, donc au moins un événement.
Ainsi, il ne peut pas y avoir 5 censures.

3: VRAI

4:VRAI

P a g e 15 | 28
Dans le groupe E, le dernier patient a été censuré au bout de 22 mois (croix sur la courbe), il a donc été
suivi pendant un peu moins de 22 mois.

5:VRAI

L’événement est composite, c’est soit la progression de la maladie soit le décès sans progression.

Q8: Concernant le tableau présenté, que peut-on dire?

1. Le test du log rank permet de la comparaison de moyenne entre des groupes appariés
2. Il s’agit des comparaisons 2 à 2 entre les groupes de la survie sans progression
3. On a pu commettre une erreur de type II pour B vs. E
4. On a pu commettre une erreur de type II pour A vs. B
5. Il s’agit des probabilités que les courbes soient égales 2 à 2

1: FAUX

Le test du log-rank est un test destiné à la comparaison des données de survie. Lors de ce test l’hypothèse
nulle correspond à l’égalité des distributions de survie comparées.

2: VRAI

Il y a ici une comparaison 2 à 2

3 FAUX

4 VRAI

RAPPEL :

On rejette H0 si le seuil de rejet (généralement de 5%) est dépassé :

Si p-value (=degré de signification) < 0.05 => RH0

P a g e 16 | 28
Pour ce test, la p-value correspond à la probabilité, sous H0, que la différence entre les distributions de
PFS soit au moins aussi importante que celle observée dans l’échantillon.

Pour les groupes B vs E :

p = 0.0069 < 0.05 => RH0

→ Il y a un risque d’avoir commis une erreur de type I

Pour les groupes A vs B:

p = 0.536 > 0.05 => NRH0

→ Il y a un risque d’avoir commis une erreur de type II

5 FAUX

II) Diagnostic, Régression, méta analyse


a) Sensibilité, spécificité, valeurs prédictives

P a g e 17 | 28
Questions :
• Quel est l’événement diagnostiqué ?
C’est le RDR qui est diagnostiqué (referable diabetic retinopathy).

• De quel test de référence est-il question (référence standard) ?


Il s’agit d’un consensus de plusieurs lecteurs, 3 spécialistes de la rétine.

• Que représentent ces courbes ?


Ce sont des courbes ROC avec la sensibilité en ordonnée et 1- la spécificité en abscisse. Si on
choisit un seuil très bas, on pourra dire que tout le monde est diabétique. On fait varier le seuil
pour gagner en spécificité mais perdre en sensibilité jusqu'à un seuil permettant de dire que
personne n’a de RDR.

• Qu’est-ce que l’AUC? Quelle est sa valeur ?


Il s'agit de la surface sous cette courbe. Elle vaut 0.980 pour RDR ce qui est mieux que l’autre
qui valait 0.937.

• Comment obtient-on une sensibilité et une spécificité ?


Ils ont dû choisir un seuil (petit rond), pour choisir ce seuil il faut un critère. Avec ce seuil on
peut retrouver la spécificité et la sensibilité graphiquement. Avec le point du graphique pour
RDR, on a une super sensibilité et une bonne spécificité.
P a g e 18 | 28
Sachant que 874 patients étaient inclus, 190 avec RDR, et qu’au seuil retenu, il y avait 6 faux négatifs
et 89 faux positifs.
On commence par faire un tableau avec en noir ce que l’on sait puis par différence, on retrouve les autres
valeurs (en rouge)

On calcule ensuite la sensibilité avec la formule suivante :

Se = VP/(VP+FN)
= 184/190=0.9684, soit 96.8% comme indiqué dans le tableau.

L’Intervalle de confiance est impossible à calculer avec les formules de PASS, mais il existe une
solution.
L’article dit « 95% CIs were calculated, based on exact binomial distribution »
On trouve alors 0.9325 à 0.9883, soit bien 93.3%–98.8%
On peut également retrouver la spécificité, la VPP et la VPN:

Sp = VN/(VN+FP) = 595/684=0.870
VPP = VP/(VP+FP) =184/273=0.674
VPN = VN/(VN+FN) =595/601=0.990
Et les IC comme précédemment

P a g e 19 | 28
b) Méthodes :

1. Diagramme de flux (de patients) :


Comment ils développent leur algorithme :

2. Analyse des données :


Ils ont mesuré plusieurs paramètres à partir desquels ils vont essayer de prédire la survenue de
l’hypotension artérielle, pour prédire en temps réel est ce que le patient est à haut risque ou pas.

P a g e 20 | 28
→ Résultats : courbes ROC

Il s’agit ici de voir si en mesurant la pression artérielle en continu, il est possible de prédire les résultats
à l’avance.

P a g e 21 | 28
Afin de prédire quelque chose qui va survenir dans le futur proche, pronostic, il est possible d’établir
une courbe ROC avec les valeurs prédictives.

c) Modèle de prédiction :

Un modèle de régression est un modèle de prédiction utilisé pour prédire le résultat d’une variable. A
ne pas confondre avec le modèle pronostique qui est destiné à prédire la survenue d’un événement futur.

Exemple : modèle logistique :

Il y a l’événement Y (0 ou 1), la prédiction :

Il y a aussi la possibilité d’utiliser des prédictions individuelles avec un test “quantitatif”. Puis calculer
pour chaque seuil s :
• la sensibilité: P(p(x) ≥ s | Y=1)
• la spécificité: P(p(x) < s |Y=0 )
=> On obtient une courbe ROC et on peut calculer son air sous la courbe (AUC)
Un seuil est déterminé pour minimiser la différence entre sensibilité et spécificité

d) Modèle logistique

Le modèle logistique est un modèle de régression où la variable dépendante est binaire. Le


modèle pour GOS à 6 mois est plus complexe que le modèle logistique vu en cours c’est un modèle pour
une variable à catégories, dit à odds (cotes) proportionnelles.

P a g e 22 | 28
e) Méthodes

Plan d’expérience

→ essai randomisé de non-infériorité

→ compare une dose de 10 mg/kg d’amphotéricine B liposomale (traitement évalué) au schéma de


référence d’amphotéricine B déoxycholate (15 mg/kg cumulés sur 30 jours = 0,5 mg/kg/jour 1 jour/2
pendant 30 jours) pour le traitement de la leishmaniose viscérale

→ critère de jugement principal : la guérison

→ analyse en ITT (intention de traiter) et en PP (per protocole)

ITT: uniquement les patients qui ont reçu au moins une dose de traitement

PP: patient qui ont suivi le traitement et le protocole

f) Essais de non-infériorité

P a g e 23 | 28
Un essai de non-infériorité est un test unilatéral. On fait un test unilatéral et on va regarder l’intervalle
de confiance (IC) de la différence des groupes (=delta) :

· Si IC juste au-dessus de 0 = (taux de guérison avec le nouveau traitement – taux de guérison avec
l’ancien traitement) donc plus de guérisons

· Si IC entièrement positif : il est donc montré que le nouveau traitement fait mieux par rapport à
l’ancien.

· Si IC contient 0 mais ne contient pas la borne de non-infériorité alors on n’a pas prouvé que c’était
mieux mais ça veut dire qu’on a prouvé qu’on était non inférieur.

· Si IC contient 0 et la borne de non-infériorité alors ce n’est pas signifiant, ça ne sert à rien, ni


supérieur, ni non inférieur, ni inférieur, on ne sait pas

Signification de plusieurs termes présent dans l’analyse:

1. One tailed = unilateral

2. Delta = delta

3. margin of noninferiority = marge de non inferiorité

4. P value = degrès de signification

P a g e 24 | 28
Il est important de noter que dans ces résultats, les proportions sont retrouvées.

Le jour de l’examen : une question possible pourrait être quelle probabilité retrouve-t-on? Savoir
calculer des IC, a-t-on montré la non-infériorité ?

ITT= analyse en intention de traiter, tous les participants sont analysés

Ampho B lipo répond à la question : Combien des participants de chaque groupe ont une guérison
définitive à 6 mois ? Ici on a 291 et 104 participants guéris à 100% sur les 304 et 108 participants
respectifs.

PP= analyse per protocole, certains patients sont exclus (ici au nombre de 2)

Pour le calcul de l’IC, il existe une formule. Parfois il arrive que lorsque cette formule est utilisée, le
résultat n’est pas tout à fait le même que sur le tableau, c’est simplement dû à un arrondi fait ou non. Ce
calcul se fait dans les deux bras.

Une proportion ne peut jamais être plus grande que 100%.

P a g e 25 | 28
Astuce QCM : Bien regarder la légende car il était écrit que la non-infériorité était bien respectée (donc
pas forcément besoin de faire un calcul), sinon le calcul est toujours faisable avec la formule dans les
vidéos de cours sur moodle. (De plus, nous sommes complètement à droite de delta sur le graphique).

Dans une courbe en cloche comme une courbe de la loi normale si l’intervalle est bilatéral, on a 95% en
dessous de la courbe d’intervalle de confiance, 2,5% à droite et 2,5% à gauche. Alors que lorsque l’on
s’intéresse à un intervalle unilatéral on travaille avec 97,5% et on retrouve seulement 2,5% à gauche car
l’autre côté tend vers l’infini donc en réalité vers 1. Cependant, un intervalle bilatéral à 95% est plus
informatif.

C’est la même borne inférieure qui est utilisée pour conclure à la non infériorité. Même si la conclusion
est la même, il est tout de même préférable l’IC bilatéral car il est plus normatif.

Clustering : 5000 gènes : les couleurs représentent le ratio expression rouge/vert = sur/sous exprimé.
L’analyse est très visuelle, la figure permet de restreindre l’analyse. Un algorithme de clustering permet
de trouver les groupes de gènes et permet surtout d’organiser la figure pour que les couleurs soient
appareillées et que la figure soit jolie. Cette méthode n’est pas nécessairement utilisée pour des gènes.
Une colonne représente un gène.

P a g e 26 | 28
Retour sur les funnel plots (cours 9, méta-analyse), méthode adaptée lorsqu’il existe beaucoup d’essais
sur un même sujet. Un trait central est placé au résultat de la méta analyse et l’éloignement au trait
représente une variation par rapport aux résultats de la méta-analyse. Le triangle est placé en fonction
du degré de précision. Souvent, les petites études ont tendance à s’écarter beaucoup du trait mais c’est
normal ! De plus, plus une étude est imprécise, plus on a une fluctuation autour de la droite.

Un funnel plot peut être divisé en 3 sous funnel, pour voir ce qui est délétère dans un groupe et pas
forcément dans les autres. Le jour de l’examen il n’y aura pas de questions aussi pointues que ça.

P a g e 27 | 28
Qu’est-ce qu’une méta-analyse ?

En prenant par exemple l’étude de l’effet de l'hydroxychloroquine pendant le COVID, on comprend


l’intérêt de la méta-analyse. En effet, il existe une multitude d’essais et non pas un seul qui analyse la
molécule. Un médecin qui veut prendre en charge un patient ou une autorité de santé, ne peut s’appuyer
que sur un essai mais doit prendre en compte l’entièreté des informations disponibles, il est donc
nécessaire d’avoir recours à une méta-analyse, afin d’obtenir une information complète.

Lors de la méta-analyse :
1- Revue systématique et objective possible de l’ensemble des informations disponibles.
2- Extraction des données
3- Combinaisons des estimations des effets des traitements en une seule estimation

On se demande si l’information donnée est représentative de celle qui devrait exister. L’Histoire montre
que longtemps, les résultats qui paraissaient moins intéressants ont moins été rendus publics car moins
financés, qu’ils intéressaient moins les auteurs, éditeurs. Aujourd’hui la situation a évolué et on
commence à prendre en compte une information plus large.

Exemple : On compare l’effet de 3 injections intra veineuse avec celui de 5 IM pour tenter de mettre
en évidence une différence significative dans l’efficacité de ces techniques. On fait un essai de non-
infériorité, duquel on tire la conclusion suivante : on ne peut pas dire que 3 intraveineuses fassent
moins bien ou mieux que 3 intramusculaires.

P a g e 28 | 28
Titre du cours

Module UE3 développement de la Professeu Mme KOZYRAKI


face r

Ronéoty Lea ZAFFRAN Da 12/10/2020


peur 1 te

Ronéoty Benjamin GUENOUN Pa 15


peur 2 ges

Plan du cours

I) Travail sur le référentiel (travail individuel)

1. Question 1
2. Question 2
3. Question 3
4. Question 4
5. Question 5
6. Question 6
7. Question 7
8. Question 8
9. Question 9
10. Question 10

II) Travail sur l’article (travail degroupe)

1. Question 1
2. Question 2
3. Question 3
4. Question 4
5. Question 5

Remarques : J’ai rajouté des parties du cours pour bien illustrer les réponses, ces parties sont à
retrouver dans le référentiel sur Moodle. (la RB)
ED 2 Embryologie : La face
Introduction :

La mise en place de la face et de la cavité buccale s’effectue entre la 4ème et la 12ème semaine du
développement.

Elle a lieu grâce aux cellules des crêtes neurales céphaliques, et est le résultat du soulèvement de la
masse ectodermique induit par le mésoderme qui donne le stomodéum.

Le développement de la face se fait grâce à 5 bourgeons qui sont les bourgeons : frontal, maxillaires
(2) et mandibulaires (2) et est régulé par de nombreux facteurs de signalisation.

I) Questions sur le référenciel

1) Question 1

Quelle est l’origine embryologique de la cavité buccale ?


A quelles semaines du développement embryonnaire se développe la cavité buccale ?

La cavité buccale provient de crêtes neurales céphaliques, elle a une origine ectodermique induit
par le mésoderme et résulte de 5 bourgeons :1 frontal, 2 maxillaires et 2 mandibulaires.
Elle provient de la fusion des parties latérales des bourgeons mandibulaires avec les bourgeons
maxillaires qui vont former la joue et l’ouverture buccale.
Elle a lieu entre la 4e et la 12e semaine de développement.

Cours : La face se forme entre la 4ème et la 12ème SD. Elle résulte du soulèvement de la
surface ectoblastique par la masse mésodermique autour d’une dépression du pôle
céphalique, le stomodeum.

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2) Question 2

Faire un schema annoté de la face d’un embryon de 4/5 semaines. Où et quand vont apparaitre
les placodes olfactives/nasales ?

Schéma 4e semaine :

Schéma 5e semaine :

Autour du stomodeum(cavité buccale primitive) nous avons 5 bourgeons d’origine


mesenchymateuse issus des crêtes neurales qui vont croitre et fusionner, parmi ces bourgeons nous
avons les maxillaires et le bourgeon frontal qui vont s’épaissir et donner les placodes nasales grâce à
la prolifération du mésenchyme.

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Le bourgeon frontal devient alors le bourgeon naso-frontal et les placodes nasales deviennent des
fossettes olfactives composées en bourgeon nasal interne et bourgeon nasal externe.

3) Question 3

Quand et comment se forme la gouttière lacrymo-nasale ?

La gouttière lacrymo-nasale se forme à la 5e semaine de développement il s’agit de l’espace entre le


bourgeon naso-frontal, le bourgeon nasal externe et le bourgeon maxillaire.

Cours : Rapidement, les placides nasales deviennent des fossettes olfactives en forme de fer à cheval.
Leurs berges internes et externes prennent le nom de bourgeon nasal interne et externe. Parallèlement
les bourgeons maxillaires et mandibulaires poursuivent leur croissance.
L’espace entre les bourgeons maxillaire, nano-frontal, nasal externe s’appelle la gouttière Lacrymo-
nasale. La prolifération des bourgeons nasaux internes et externes délimitent un espace central non
proliférait, le puit ou sac nasal.
Le sillon nano-lacrymal devient le canal lacrymal à la 7ème semaine.

4) Question 4

Quand le processus intermaxillaire se forme-t-il ?


De la fusion de quels bourgeons provient-il ?
Avec quels bourgeons ce processus va-t-il fusionner ? Que va former cette fusion ?

Le processus intermaxillaire se forme à la 7e semaine de développement après que les vésicules


optiques aient migré sur la face visible de la face, c’est-à-dire de plus en plus central. Les bourgeons
nasaux interne vont fusionner en surface et en profondeur en s’étendant vers le bas et ses cotés pour
donner le processus intermaxillaire. Ils vont ensuite s’unir à la partie médiane et supérieure des
bourgeons maxillaires. Cette fusion formera alors la partie médiane des lèvres supérieures, le philtrum,
le dos et la pointe du nez.

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Cours : Le processus intermaxillaire se forme lors de la 7ème SD après fusion des bourgeons nasaux
internes et avec la partie supéro-médiane des bourgeons maxillaires. Sa partie interne forme le palais
primaire.
Les vésicules optiques se centrent de plus en plus. Les bourgeons nasaux internes fusionnent en
surface et en profondeur pour former le processus intermaxillaire puis vont s’unir à la partie médiane
et supérieure des bourgeons maxillaires.
Parallèlement les bourgeons nasaux externes fusionnent avec les bourgeons maxillaires et recouvrent
le sillon lacrymo nasal qui devient un véritable canal. Les puits nasaux sont de plus en plus profonds
et deviennent les fosses nasales.
8ème SD : les bourgeons maxillaires et le processus intermaxilaire fusionnent. On devine l’ébauche
de la lèvre supérieure (bourgeon maxillaire et processus intermax) et de la lèvre inférieure (bourgeon
mandibulaire

5) Question 5

Quelle(s) région(s) va(vont) êtreformée(s) par la fusion : des bourgeons nasaux


externes/lateraux
des bourgeons nasaux internes/médiaux

Les régions formées par la fusion des Bourgeons Nasaux Externes (BNE) vont donner les massifs
externes et latéraux du nez (ailes).
Les Bourgeons nasaux internes et le processus intermaxillaire vont donner: Le dos et la pointe du
nezle septum nasal, la partie médiane lèvre supérieure, le philtrum, le palais primaire, la partie
antérieure de l’arcade maxillaire.

Cours : À 10SD : La face commence à ressembler déjà à celle d’un nouveau-né. Les principales
structures sont en place.
Le processus intermaxillaire forme le dos du nez, le philtrum, la partie médiane de la lèvre supérieure
et en profondeur le septum nasal et le palais primaire.
Les bourgeons nasaux externes forment les ailes du nez.
Les bourgeons maxillaires commencent à dessiner les joues et les pommettes grâce à leur ossification.
Les lèvres sont formées.

Le nez est donc issu de :


BNF : pyramide nasale
BNE (2) : ailes du nez
BNI (2) : dos et pointes nasales

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6) Question 6

Quand et à partir de quoi se forment les choanes primitives ?

A la 6e semaine de
développement les
dépressions nasales
vont s’invaginer pour
former une cavité nasale
unique et séparée de la
cavité buccale par une
cloison épaisse l’aileron
nasal. A la 7e SD, celui-
ci s’amincit pour donner
la membrane bucco-
nasale. Puis il y a la
rupture de la membrane
bucco-nasale suivit des
fosses nasales primitives
qui vont s’ouvrir dans la
cavité buccale par 2
orifices : les choanes
primitives.

Cours : 6ème SD : les capsules olfactives grandissent en profondeur à cause de :


La croissance des bourgeons nasaux
Leur pénétration au sein du mésenchyme sous-jacent
7ème - 8ème SD :
• Le puit ou sac nasal se creuse
• La formation d’une fine membrane bucco-nasale séparant le sac nasal de la cavité buccale
primitive
• Rupture de cette membrane : les fosses nasales primitives s’ouvrent dans la cavité buccale par
deux orifices : les choanes primitives
• Cette communication entre la cavité nasale et la cavité buccale prend peu à peu une position
plus postérieure au fur et à mesure de la formation du palais. Les choanes définitives seront
situées à la jonction fosse nasale/pharynx

7) Question 7

Quels sont les processus à l’origine de la formation du palais ? Quand le palais se forme-t-il ?

Le palais est divisé en deux parties : le palais primaire et le palais secondaire lui-même divisé en
palais dur dans la partie antérieure et palais mou dans la partie postérieure.

Le palais primaire commence sa formation a la 6e SD jusqu’à la 12e SD grâce au bourgeon naso-


frontal et au processus intermaxillaire principalement.

Quant au palais secondaire il provient du bourgeon maxillaire, il se développe en la 6 et 7e à partir de


deux lames mésodermiques les processus palatins latéraux.

A la 7e SD, on observe des proliférations obliques, a la 9e SD, la langue s’abaisse et les processus
latéraux maxillaires se soulèvent et se rejoignent sur la ligne médiane et donnent le raphé median.

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Entre la 9e et 12e SD, il y a la formation du palais définitif par la fusion du palais primaire, secondaire
et du septum nasal.

On trouve une limite entre le palais primaire et le palais secondaire qui forme le canal palatin, celui-ci
s’oblitère et va devenir le foramen incisif.

Cours :
•palais primaire : la formation du palais primaire : démarre au cours de la 7ème SD et se développe
à partir de la partie la plus interne du processus intermaxillaire.
•Le palais secondaire : se développe dès la 6ème semaine à partir de 2 lames mésodermique, les
processus palatins latéraux, provenant de la face profonde des maxillaires. À partir de la 7ème SD,
prolifération oblique haut vers le bas de chaque côté de la langue en formation. À LA 9ÈME SD,
parallèlement à la mandibule qui grandit, la langue s’abaisse et les processus palatins latéraux se
soulèvent, se rejoignent et fusionnent sur la ligne médiane (antérieure vers postérieure). Ils
deviennent alors horizontaux; La ligne de suture s’appelle le raphé médian.
•Palais définitif : Fusion progressive du palais secondaire avec le palais primaire et le septum nasal :
la fusion totale se fait entre la 9ème et la 12ème semaine d’avant en arrière. La limite entre palais
primaire et secondaire forme le canal palatin. Il s’oblitère progressivement avec l’ossification du
palais dur; seul le foramen incisif subsiste après la 12ème SD

8) Question 8

Faire un schéma annoté des légendes suivantes : palais dur, palais mou, foramen incisif, raphé
médian, région du palais formée par le palais primaire, région du palais formée par le palais
secondaire

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9) Question 9

Quelles sont les molécules de signalisation majeures régissant la morphologie de la face ?

Les molécules majeures sont : Shh, FGF8 qui est un facteur de croissance, BMP4 protéine morpho-
génétique de l’os et BMP2.

Les BMP agissent au niveau dorsal, Shh au niveau ventral et FGF8 agit en austral. Il y a des limites
entre ces territoires afin que chaque organe puisse se développer à la bonne place.

Il y a aussi des facteurs de signalisation comme Wnt, Egf, Msx, dlx, twist, AP2.

10) Question 10

Citer des anomalies du développement orofacial et leur étiologie

Les fentes faciales résultent de l’incapacité des bourgeons à fusionner au bon moment (1/750
naissances).

Les fentes labiales sont un défaut de fusion entre le bourgeon maxillaire et le processus
intermaxillaire lors de la 7ème SD, elles peuvent-être uni- ou bilatérale, et plus ou moins profonde.

Les fentes palatines sont un défaut de fusion des processus palatins latéraux sur la ligne médiane à la
10-12 ème SD.

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Leurs étiologies peuvent être différentes comme des anomalies le défaut de migration des cellules des
crêtes neurales, un défaut de signalisation, une mauvaise division cellulaire, des facteurs génétique et
environnementaux, une mauvaise synergie, une croissance insuffisance, un défaut de redressement…

II) Questions sur article

Introduction au travail de groupe :

Les gènes homéotiques sont des gènes architectes, qui donnent l’orientation et la polarité du
développement. Par l’intermédiaire de l’homéo boite, des facteurs de transcription vont se fixer sur
l’ADN, pour réguler le développement. Le gène Msx 1 étudié est un gène homéotique. Ici, on prend
une souris normale et une souris mutante pour msx1 afin de connaitre son rôle dans le développement
craniofacial.

a) Question 1:

Quel est le phénotype craniofacial des souris déficientes pour le gène Msx1 ? Quelle est l’âge des
souris utilisées Fig.2 ? Quelle coloration est utilisée Fig.2 c et d ? Que met en évidence la Fig.2 a et b
? Décrire les anomalies du palais liées à la suppression de Msx1 Fig.2 c et d

Les souris utilisées en fig.2 sont des nouveau-nées, de plus, la coloration utilisée est constituée de
bleu alcian pour colorer le cartilage et de rouge alizarine pour colorer le tissu osseux = skeletan stain.
L’hématoxyline et l’éosine ne sont pas utilisés car on cherche à étudier des structures complètes, et
non pas des coupes.
Dans cette figure, le maxillaire distal et la mandibule (double flèche) sont rétrécis chez la souris
mutante pour msx1, c’est-à-dire homozygote msx1- (gène désactivé).
De la même manière, sur la fig.2a, l’os frontal est plus arrondi chez la souris mutante (flèche simple).
Le palais primaire (voir fig.2b) et les membres (voir fig.2a) sont néanmoins intacts chez le mutant,
alors que le palais secondaire est affecté (fig.2b).

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Le mutant se trouve à droite de l’image.

Sur les fig.2c et 2d, il est important de voir que les processus palatins (noté p) et maxillaires (noté m)
sont présents chez la souris contrôle mais absent chez la souris mutée, cela implique une vue directe
sur le vomer (noté v) et sur le sphénoïde (noté s) chez le mutant en fig.2d.
+ aspect arrondi du prémaxillaire dans le spécimen de type sauvage par rapport à l’aspect pointu dans
le mutant
+ la structure prémaxillaire-maxillaire visible près de la flèche en (c) est manquante en (d)

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b) Question 2 :
Décrire les anomalies palatines et dentaires liées à la suppression de Msx1 au cours du
développement embryonnaire. Quelle est l’âge des souris utilisées Fig.3 ? Quelle coloration est
utilisée Fig.3 ? Quelles anomalies sont observées à ce stade au niveau de la formation du palais Fig.3
a et b ? Quelles anomalies sont mises en évidence au cours de l’odontogenèse Fig.3 c et d, e et f ?

Les souris sont au stade E14,5 pour les fig.3 a, b et c et ce sont des nouveau-nés pour les fig.3 e et f.
La coloration est composée d’hématoxyline et d’éosine. Sur la figure a, la souris est sauvage et le
palais est formé avec une fusion des processus palatins latéraux sur la ligne médiane. Pour la souris
mutante, l’élévation du palais est correcte, cependant, il y a une anomalie de fusion des processus
palatins latéraux et du septum nasal (voir fig.3 b).

Donc, en cas d’absence d’expression de msx1, la conséquence est une altération du développement
des processus palatins latéraux (retard de 24 heures), bien qu’il n’y ait pas d’anomalie de soulèvement
des processus palatins latéraux.

Sur les figures c, d, e et f nous étudions les premières molaires maxillaires et mandibulaires. Chez la
souris sauvage, les deux dents sont au stade de cloche (fig c) et la papille dentaire ainsi que le
follicule mésenchymateux sont observables.
Chez le mutant, (fig d et f), les dents sont au stade de bourgeon épithélial et un résidu de dent est
présent. Ce résidu est toujours au stade de bourgeon à la naissance, de plus il y a une apparition d’un
os ectopique qui forme une crête palatine rudimentaire.
De telles quantités mineures de condensation mésenchymateuse dentaire chez le mutant peuvent
expliquer le fait que, dans un spécimen mutant, une première dent molaire rudimentaire s’était
développée.
Dans le spécimen mutant, l’invagination ectodermique marquée ”e” représente le bourgeon dentaire
résiduel qui n’a pas progressé́ au-delà de ce stade ; “b”représente l’os ectopique qui forme une crête
palatine rudimentaire chez le mutant.

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c) Question 3 :
Décrire les anomalies maxillaires et mandibulaires liées à la suppression de Msx1. Quelle est l’âge
des souris utilisées Fig.4 ? Quelle coloration est utilisée Fig.4 ? Que met en évidence la Fig.4 a et b
concernant le maxillaire et la mandibule ? Quelles anomalies sont observées au niveau de la
mandibule Fig.4 c et d ?

Les souris sont des nouveau-nées et la coloration est du bleu alcian associé à de la rouge alizarine
(skeletal stain).
Les fig.4 a et b nous présentent la tête des souris, de profil (mutant en fig.b). Le mutant présente un
crâne plus arrondi avec une troncature du maxillaire distal et de la mandibule. Ce qui est essentiel,
c’est de remarquer que le crâne du mutant est raccourci de manière conséquente. Le mutant est
caractérisé par une absence d’incisives inférieures et supérieures, ainsi qu’une absence d’os alvéolaire
(voir fig.b).
La majorité de la déficience maxillaire du mutant se trouve au niveau du soutien des incisives et des
molaires.

Sur les figures c et d, la mandibule contrôle est comparée à la mandibule mutante. La mandibule
mutante est celle du bas en figure c et celle de droite en figure d.
La mandibule mutante est plus fine et plus courte (réduction de 5% par rapport au contrôle). Chez le
mutant, il y a une anomalie de forme du bord inférieur de la mandibule ainsi qu’une absence de crête
alvéolaire de l’incisive inférieure. Il y a également des anomalies dans le secteur inférieur de la
mandibule (symphyse mentonnière). Le reste de la mandibule reste intacte chez le mutant, par
exemple le processus coronoïde et le cartilage de Meckel (noté m) restes intacts.

d) Question 4 :
Décrire les anomalies du crâne liées à la suppression de Msx1. Quelle est l’âge des souris utilisées
Fig.5 ? Quelle coloration est utilisée Fig.5 ? Quelles anomalies sont observées au niveau des os du
crâne Fig.5 a et b ? Quelles anomalies sont observées au niveau des os nasaux Fig.5 c ?

La souris contrôle est à droite et la mutante est à gauche. Les souris étudiées sont des nouveau-nées,
de moins de 24 heures. Il est présenté ici, en figure a et b, la voûte crânienne. La coloration du
cartilage est skeletal stain.

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En figure b (mutant), les os pariétaux se chevauchent chez le mutant. Au niveau de l’os frontal du
mutant, il y a une déficience médiale aboutissant à une fontanelle antérieure élargie. De plus, l’os
sutural de la suture frontale de la souris mutante est élargi.

En figure c, les os nasaux sont présentés. Chez le mutant ces os sont plus petits et rectangulaires,
cela est marqué au niveau du cartilage (bleu) et au niveau de l’os (rouge).

e) Question 5 :

Décrire les anomalies de l’oreille moyenne liées à la suppression de Msx1. Quelle est l’âge des souris
utilisées Fig.6 ? Quelle coloration est utilisée Fig.6 ? Quelles anomalies sont observées au niveau
l’oreille moyenne Fig.6 a et b, c et b ?

Les souris sont des nouveau-nées, mais le mutant est plus âgé de 12 heures afin d’écarter l’hypothèse
d’une anomalie causée par un facteur temporel. La coloration est le bleu alcian et le rouge alizarine.

Sur les figure 6 a et b , il est remarquable que sont intactes chez les deux souris :
- l’os tympanique
- l’incus
- le stappes
- le manubrium du malleus

Cependant sur la figure b, le processus court du malleus est absent chez la souris mutante. De plus,
chez la souris mutante l’incus est détaché du malleus, contrairement à la souris contrôle.

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Conclusion :

Le gène msx1 joue donc un rôle dans le développement humain. Une anomalie
au niveau de msx1 peut provoquer de graves maladies, comme l’agénésie dentaire
ou l’oligodontie (= plus de 6 dents absentes).
La bonne expression de ce gène est donc essentielle.

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