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Histoire et statut de l'espéranto

L'espéranto est une langue construite créée par Ludwik Lejzer Zamenhof en 1887 pour faciliter la communication internationale. Basée sur une grammaire régulière, l'espéranto est devenu une langue vivante parlée par environ 100 000 à 10 000 000 de locuteurs dans le monde.

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Histoire et statut de l'espéranto

L'espéranto est une langue construite créée par Ludwik Lejzer Zamenhof en 1887 pour faciliter la communication internationale. Basée sur une grammaire régulière, l'espéranto est devenu une langue vivante parlée par environ 100 000 à 10 000 000 de locuteurs dans le monde.

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Espéranto 1

Espéranto
Espéranto
Esperanto

Auteur Ludwik Lejzer Zamenhof

Date de création 1887

Région monde entier

Nombre de locuteurs 100000 à 10000000 selon les estimations

Typologie agglutinante

Catégorie langue auxiliaire internationale

Classification par famille

• - langues construites
• - espéranto

Statut officiel

Régi par Akademio de Esperanto

Codes de langue

ISO 639-1 eo

ISO 639-2 epo

ISO 639-3 [1]


epo

IETF eo

Échantillon

[2]
article premier de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (voir le texte en français )
Artikolo 1
Ĉiuj homoj estas denaske liberaj kaj egalaj laŭ digno kaj rajtoj. Ili posedas racion kaj konsciencon, kaj devus konduti unu al alia en spirito de
frateco.

L’espéranto est une langue construite conçue à la fin du XIXe siècle par Ludwik Lejzer Zamenhof dans le but de
faciliter la communication entre personnes de langues différentes. Zamenhof publia son projet en 1887 sous le nom
de Lingvo Internacia (Langue Internationale), sous le pseudonyme de Doktoro Esperanto (Docteur qui espère), d’où
le nom sous lequel la langue s’est popularisée par la suite.
Basé sur une grammaire régulière (sans exception), l'espéranto est une langue globalement agglutinante où les mots
se forment à partir d'un nombre limité de racines lexicales et d’affixes. Ces particularités facilitent l'apprentissage de
l'espéranto.
L'espéranto est la seule langue construite qui a dépassé le stade de projet pour devenir une langue vivante avec des
locuteurs actifs répartis dans la plupart des pays du monde[3].
Espéranto 2

Histoire
L'idée d'une langue équitable pour la communication
internationale germa à Białystok au cours des années 1870, dans la
tête d'un enfant polonais issu d'une famille juive, Ludwik Lejzer
Zamenhof. Quelques années plus tard à l'âge de 19 ans, il ébaucha
son premier projet qu'il présenta à ses camarades de lycée. Ce n'est
qu'après ses études en ophtalmologie, en juillet 1887 à Varsovie,
qu'il publia en langue russe, l'ouvrage Langue Internationale,
premier manuel d'apprentissage. Il fut suivi au cours des deux
années suivantes de versions dans plusieurs autres langues.

Très vite, l'espéranto rencontra un vif succès, dépassant même les


espérances de son initiateur. Le nombre de personnes qui apprirent
la langue augmenta rapidement, au départ principalement dans la
Russie impériale et en Europe de l'Est, ensuite en Europe
occidentale et aux Amériques. L'espéranto pénétra au Japon suite à
la guerre russo-japonaise de 1904-1905. En Chine, les premiers
cours furent donnés à Shanghai dès 1906 et à Canton dès 1908.
Durant ces premières années, l'espéranto fut essentiellement une Photographie de Ludwik Lejzer Zamenhof à l'âge de 20
langue écrite, les échanges se faisant essentiellement par ans (1879)
correspondance et par l'intermédiaire de périodiques spécialisés.

Le premier congrès mondial d'espéranto se déroula en 1905 à


Boulogne-sur-Mer. Ce premier congrès marqua un tournant
important pour l'espéranto. La langue qui était jusqu'alors
essentiellement écrite, fut dès lors de plus en plus utilisée pour des
échanges directs, notamment lors de rencontres internationales et
des congrès qui se déroulent depuis chaque année, mis à part les
interruptions dues aux deux guerres mondiales. C'est au cours du
premier congrès de 1905 que fut publié le Fundamento de
Esperanto fixant les bases de langue.

La Première Guerre mondiale mit un frein au développement de


l'espéranto, qui reprit cependant au cours des années 1920 dans
l’enthousiasme généré par les espoirs de paix issus de la création
de la Société des Nations. Mais les années 1930 avec la montée en
puissance des régimes totalitaires, puis la Seconde Guerre
mondiale marquèrent un nouveau coup d'arrêt au développement
de l'espéranto.

Malgré des conditions difficiles liées aux bouleversements


politiques de l'après-guerre, l'apprentissage de l'espéranto a
redémarré à partir des années 1950 essentiellement grâce à Langue Internationale, premier manuel
l'apparition de nombreuses associations et clubs d'espéranto. Au d'apprentissage (Ludwik Lejzer Zamenhof, 1887,
cours de cette deuxième moitié du XXe siècle, les publications en édition française)

espéranto connaissent un certain succès et les rencontres


espérantophones se multiplient.

C'est surtout avec la généralisation de l'Internet et à l'initiative de jeunes espérantophones, que les années 2000 sont
le début d'un renouveau de l'espéranto. Des méthodes d'apprentissage en ligne souvent gratuites sont apparues et de
Espéranto 3

nouveaux usages se sont développés au travers des réseaux sociaux et des échanges directs.

Statut
L'espéranto n'est la langue officielle d'aucun pays, mais il est la langue de travail de plusieurs associations à but non
lucratif, principalement des associations d'espéranto. La plus grande organisation d'espéranto est l'association
mondiale d'espéranto (UEA), qui est en relation officielle avec les Nations unies et l'UNESCO dans un rôle
consultatif [4].
L'UNESCO a adopté plusieurs recommandations en faveur de l'espéranto.
C'est l'une des langues officielles de l'Académie internationale des sciences de Saint-Marin[5] dont le but principal est
de favoriser l'utilisation de l'espéranto dans toutes les sciences.
Parmi les universités disposant de cycles d'études espérantophones, les plus réputées sont :
• Sibiu en Roumanie,
• Karlovo en Bulgarie
• Komárno en Slovaquie [6].
À l'instar des autres langues, l’espéranto dispose de diplômes validant les acquis, mais seul l'institut des langues
étrangères (ITK) de l'université Eötvös Loránd (ELTE) délivre des diplômes d'État basés sur le Cadre européen
commun de référence pour les langues (CECRL) : niveaux B1, B2 et C1. Il est à noter que parmi les trente langues
proposés par ITK, l'espéranto se classe en 3è position par le nombre de candidats, après l'anglais et l'allemand.
En France, une demande de reconnaissance comme langue possible en option au baccalauréat est en cours par le
biais d'une pétition [7] lancée en avril 2011 lors du congrès commun des deux grandes associations françaises
d'espéranto Espéranto-France et SAT-Amikaro.

Nombre de locuteurs
Le nombre d'espérantophones est difficile à évaluer. Les
estimations varient entre cent mille et dix millions[3]. Deux
millions est le nombre le plus couramment repris, voire
jusqu'à trois millions[8].
Étant une langue construite, l'espéranto est généralement
appris comme langue seconde. Il existe cependant un petit
nombre d'espérantophones natifs. Le linguiste finlandais
Jouko Lindstedt estime leur nombre à 1000[9],[10].
Jouko Lindstedt évalue par l'échelle suivante la capacité à
parler l'espéranto dans la communauté espérantophone : Un congrès d'espéranto, en 2003 à Göteborg
• 1000 personnes ont l'espéranto comme langue maternelle,
• 10000 personnes parlent l'espéranto avec un niveau proche d'une langue maternelle,
• 100000 personnes parlent couramment l'espéranto,
• 1000000 de personnes comprennent l'espéranto et le parlent de façon occasionnelle,
• 10000000 de personnes ont étudié l'espéranto de façon plus ou moins approfondie à un moment donné.
Sidney Culbert, ancien professeur de psychologie de l'université de Washington, espérantophone lui-même, est
arrivé, en comptabilisant pendant vingt ans dans de nombreux pays les espérantophones à l'aide d'une méthode par
échantillonnage[11], à une estimation de 1,6 million de personnes parlant l'espéranto avec un niveau professionnel.
Ses travaux ne concernaient pas que l'espéranto et faisaient partie de sa liste d'estimation des langues parlées par plus
d'un million de personnes, liste publiée annuellement dans le World Almanac and Book of Facts (en). Comme dans
l'Almanach, toutes ses estimations étaient arrondies au million le plus proche, c'est le nombre de deux millions
Espéranto 4

d'espérantophones qui a été retenu et fréquemment repris depuis. Culbert n'a jamais publié de résultats intermédiaires
détaillés pour une région ou un pays particulier, ce qui rend difficile l'analyse de la pertinence de ses résultats.

Caractéristiques linguistiques

Classification
En tant que langue construite, l'espéranto n'est
généalogiquement rattaché à aucune famille de langues
vivantes. Cependant, une part de sa grammaire et l'essentiel de
son vocabulaire portent à le rattacher aux langues
indo-européennes. Ce groupe linguistique a constitué le
répertoire de base à partir duquel Ludwik Lejzer Zamenhof a
« composé » la langue internationale.

Cependant, la typologie morphologique de l'espéranto l'écarte


significativement des langues indo-européennes, qui sont
largement à dominante flexionnelle. En effet, il consiste en
monèmes invariables qui se combinent sans restriction, ce qui
l'apparente aux langues isolantes. En espéranto, comme en
chinois, on dérive « mon » (mia), de « je » (mi) et « premier »
(unua) de « un » (unu). Sa tendance à accumuler, sans en
brouiller les limites, des morphèmes porteurs d'un trait
grammatical distinct le rapproche aussi des langues
agglutinantes.

Phonétique et écriture Fundamento de Esperanto, publié en 1905

L'espéranto possède vingt-huit phonèmes : cinq voyelles et


vingt-trois consonnes. Ils sont transcrits au moyen d'un alphabet de vingt-huit lettres : vingt-deux lettres de l'alphabet
latin (q, w, x et y ne sont pas utilisés, sauf dans les expressions mathématiques), et six lettres utilisant deux
diacritiques (accent circonflexe et brève), propres à l'espéranto : ĉ, ĝ, ĥ, ĵ, ŝ, ŭ. L'orthographe est parfaitement
phonologique : chaque lettre représente invariablement un seul phonème.
En plus de leur rôle premier de transcription, les lettres diacritées visent à rappeler en espéranto l’orthographe ou la
prononciation de plusieurs langues européennes. Par exemple, poŝto « poste », rappelle graphiquement et
phonétiquement le mot pošta du tchèque, du slovaque, du slovène, du serbo-croate, mais aussi par la graphie les
mots français, anglais, néerlandais, allemand poste, post, post, Post, et par le son le bulgare поща (prononcé
['pɔʃtɐ]). L'espéranto aboutit souvent ainsi à un compromis rappelant plusieurs langues sources : ainsi ĝardeno
[d͡ʒarˈdeno] rappelle le français jardin, l'allemand Garten, le néerlandais gaarden et l'anglais garden.
Les lettres diacritées peuvent poser quelques problèmes typographiques à l'imprimerie ou l'informatique (plus
particulièrement avec les systèmes informatiques anciens). Le Fundamento de Esperanto (adopté lors du Premier
congrès mondial d'espéranto en 1905 à Boulogne-sur-Mer) préconise dans ce cas de remplacer les lettres diacritées
par des digrammes composés de la lettre de base suivie d'un h, les éventuelles ambiguïtés étant levées par l'ajout d'un
tiret entre les monèmes. Pour la commodité de certains traitements informatiques, le h est parfois remplacé par un x.
Les trois systèmes (ŝ, sh, sx) coexistent sur Internet.
La langue comporte un accent tonique toujours situé sur l'avant-dernière syllabe des mots. Le système vocalique
comporte cinq timbres : a e i o u, correspondant aux valeurs du français a é i o ou, comme dans de nombreuses
Espéranto 5

langues, sans distinction de quantité.

Fichier audio

Extraits du discours de Zamenhof en 1905


(info)
Des problèmes pour écouter le fichier ?

Le cadre sonore à droite, permet d'écouter un court extrait du discours de Zamenhof prononcé lors du premier
congrès mondial d'espéranto en 1905 à Boulogne-sur-Mer (wikisource). Cet extrait lu par Claude Piron a été
enregistré lors de la rencontre commémorative de 2005 à Boulogne-sur-Mer. Ces extraits sont reproduits et traduits
dans la page de description du fichier.

Grammaire
La grammaire de l'espéranto se base sur seize principes énoncés
dans le Fundamento de Esperanto, adopté comme référence
intangible au premier Congrès Universel d'Espéranto de
Boulogne-sur-Mer en 1905. Ils ne constituent cependant qu'un
cadre dans lequel ont été progressivement dégagées des règles plus
détaillées.

Substantifs, adjectifs et adverbes dérivés

Un mot se forme en ajoutant à un radical des morphèmes


invariables signalant chacun un trait grammatical précis :
• -o pour les substantifs
• -a pour les adjectifs
• -e pour les adverbes dérivés
• -j pour le pluriel
• -n pour le cas accusatif.
Le pluriel (-j) puis l'accusatif (-n) suivent la terminaison du
substantif ou de l'adjectif, ce qui donne les terminaisons -oj, -on, La célèbre grammaire du site d'apprentissage en ligne
http:/ / lernu. net
-ojn, -aj, -an, -ajn. L'adjectif s'accorde en nombre et en cas avec
le substantif auquel il se rapporte.

Verbes
Les verbes se caractérisent par une série de marques qui forment une conjugaison mêlant des valeurs temporelles et
modales :
• -i pour l'infinitif,
• -as pour le présent,
• -is pour le passé,
• -os pour le futur,
• -us pour le conditionnel,
• -u pour le volitif.
Espéranto 6

Mots-outils

Pronoms personnels et possessifs


La personne grammaticale s'exprime par la série suivante de pronoms personnels: mi « je », vi « tu/vous »[12], li « il »
(pour un être vivant de sexe masculin), ŝi « elle » (pour un être vivant de sexe féminin), ĝi « il/elle » (pour les êtres
vivants de sexe indéterminé ou les choses), si « soi » ou « se » (réfléchi), ni « nous », ili « ils/elles/eux » (pour tous les
cas), oni « on ». Tous prennent la marque de l'accusatif, le cas échéant. Les possessifs en dérivent par l'ajout de la
marque d'adjectif -a : mia « mon, ma », nia « notre », etc. Les possessifs prennent les marques du pluriel et de
l'accusatif, le cas échéant. Seul si n'est pas utilisé en position de sujet.

Article
L'espéranto utilise l'article défini invariable la. Il n'y a ni article indéfini, ni article partitif.

Corrélatifs
L'espéranto utilise également comme déterminants un ensemble de pronoms-adjectifs assemblés systématiquement à
partir d'une initiale et d'une finale caractéristiques :
• initiales : i- (indéfinis), ki- (interrogatifs-relatifs), ti- (démonstratifs), ĉi- (collectifs-distributifs), neni- (négatifs) ;
• finales : -a (qualité), -u (individu), -o (chose), -es (possession). Les deux premières de ces séries varient en
nombre et en cas, la troisième en cas uniquement.
D'autres finales produisent des adverbes circonstanciels: -e (lieu), -am (temps), -el (manière), -al (cause), -om
(quantité). Les mots formés sur ces bases sont désignés collectivement comme corrélatifs ou (en espéranto même)
tabel-vortoj[13].
Ainsi par exemple :
• kiu signifie « qui » ou « quel »,
• ĉiu signifie « chacun » ou « chaque »,
• neniu signifie « personne » ou « aucun »,
• iam signifie « à un moment »,
• ĉiam signifie « toujours »,
• neniam signifie « jamais ».

Particules invariables
L'espéranto recourt également à diverses particules invariables dans l'organisation de la phrase: il s'agit de
conjonctions de coordination (kaj « et », aŭ « ou », do « donc », sed « mais »...) ou de subordination (ke « que », ĉar
« parce que », dum « pendant que », se « si »...) qui précisent les rapports entre propositions, et des adverbes simples
à valeur spatiale, temporelle, logique ou modale. Par exemple, ne marque la négation, et ĉu marque l'interrogation
globale.

Syntaxe de phrase
Comme en russe ou en latin, l'ordre des mots est plutôt libre en espéranto. Grâce à la marque -n du complément
d'objet (accusatif), l'espéranto accepte toutes les construction (SOV, VSO, OSV, etc.). Le plus fréquent, bien que
n'étant pas obligatoire, est l'ordre sujet-verbe-objet suivi du complément circonstanciel. L'usage d'autres dispositions
est courant notamment en cas de mise en relief afin de placer l'élément le plus important en début de phrase. Il existe
cependant certaines règles et tendances bien établies [14]:
• L'article défini se place au début du groupe nominal.
• L'adjectif précède généralement le substantif.
• Les prépositions se placent au début du groupe prépositionnel.
Espéranto 7

• Les adverbes précèdent généralement l'expression qu'ils modifient.


• Les conjonctions précèdent la proposition qu'elles introduisent.
D'une manière générale, on peut dire que l'ordre des syntagmes est libre mais que la disposition des morphèmes à
l'intérieur d'un syntagme est fixé par l'usage.
Certaines tendances expressives peuvent sembler peu communes par rapport à l'usage du français :
• Les prépositions sont volontiers préfixées au verbe, produisant des doublets entre formulation intransitive avec
groupe prépositionnel et formulation transitive à verbe préfixé: Ni diskutos pri la afero ~ Ni pridiskutos la aferon.
« Nous discuterons de l'affaire. » (Tous les verbes à préposition préfixée ne forment cependant pas doublet : par
exemple, altiri « attirer » diffère de tiri al « tirer à ».)
• Un syntagme peut facilement se condenser en mot composé: Knabo kun bluaj okuloj. ~ Bluokula knabo. « Un
garçon aux yeux bleus. »
• L'emploi de l'adverbe dérivé (issu de l'usage poétique) est très étendu dans la langue courante (orale comme
écrite).
Du fait de l'absence de restriction sur la combinaison des monèmes, une même phrase peut se formuler de multiples
façons:
• Mi enigis ĉion en la komputilon. ~ Mi enkomputiligis ĉion. ~ Mi ĉion enkomputiligis. « J'ai tout introduit dans
l'ordinateur. »
• Mi iros al la hotelo per biciklo. ~ Mi alhotelos bicikle. ~ Mi biciklos hotelen. « J'irai à l'hôtel à vélo. »
• Mi iros al la kongreso per aŭto. ~ Mi alkongresos aŭte. ~ Mi aŭtos kongresen. « J'irai au congrès en voiture. »
• Ni estas de la sama opinio. ~ Ni havas la saman opinion ~ Ni samopinias. « Nous sommes du même avis. »
L'espéranto peut ainsi alternativement se montrer synthétique ou analytique.

Vocabulaire

Sources lexicales

Bien qu'étant une langue construite, l'espéranto, tire ses bases


lexicales de langues existantes (essentiellement indo-européennes):
c'est ce que l'on appelle une langue construite a posteriori. Les
principales sources sont, par importance décroissante[15]:
• le latin et les langues romanes, essentiellement le français et
l'italien.
• les langues germaniques, essentiellement l'allemand, le
néerlandais et l'anglais.
• le grec ancien, surtout pour la terminologie scientifique.
• les langues slaves, essentiellement le russe et le polonais.
Les mots provenant d'autres langues désignent surtout des réalités
culturelles spécifiques: boaco « renne » (du same), jogo « yoga » (du
sanskrit), haŝioj « baguettes (pour manger) » (du japonais), etc.
Les morphèmes grammaticaux doivent beaucoup au latin (participes
Dictionnaire
en -nt- et -t-, nombreux adverbes et prépositions, série des
numéraux) et dans une moindre mesure au grec ancien (j du pluriel,
n de l'accusatif, conjonction kaj « et »). Une partie est construite a priori sans référence évidente à des langues
existantes (le pronom personnel ĝi, le suffixe -uj- dénotant un contenant total...), ou profondément remanié à partir
d'éléments rappelant ceux de langues préexistantes, comme la série des corrélatifs.
Espéranto 8

Zamenhof a suivi diverses méthodes pour adapter ses sources lexicales à l'espéranto. Le plus grand nombre a été
simplement adapté à la phonétique et l'orthographe de la langue, tantôt davantage à partir de la prononciation (ex.
trotuaro du français trottoir; beleco « beauté » de l'italien bellezza ; ŝuo « chaussure » de l'anglais shoe, le néerlandais
schoen, et de l'allemand Schuhe), tantôt à partir de la forme écrite (ex. semajno « semaine », soifi « avoir soif »
empruntés au français ; birdo « oiseau », teamo « équipe » empruntés à l'anglais). Lorsque plusieurs de ses sources
comportaient des mots proches par la forme et le sens, Zamenhof a souvent créé un moyen terme (ex. ĉefo « chef »,
cf. français chef / anglais chief ; forgesi « oublier », cf. allemand vergessen / néerlandais vergeten / anglais to forget ;
gliti « glisser », cf. français glisser / allemand gleiten / néerlandais glijden / anglais to glide ; lavango « avalanche »,
cf. français avalanche / italien valanga / allemand Lawine ; najbaro « voisin », cf. allemand Nachbar / néerlandais
nabuur / anglais neighbour).
Les radicaux sont parfois davantage altérés que ne le nécessiterait la simple adaptation phonétique ou
orthographique[16] :
• pour éviter d'avoir des radicaux homophones : lafo « lave (volcanique) » car lavi signifie « laver », pordo « porte »
car la racine port appartient déjà au verbe porti qui signifie « porter »
• pour différencier plusieurs sens : pezi « peser (être pesant) » / pesi « peser (mesurer le poids) » du français peser,
helico « hélice » / heliko « escargot » du latin helix
• pour éviter des confusions avec des affixes ayant déjà un autre sens en espéranto: mateno « matin » (-in- marquant
le sexe féminin), rigardi « regarder » (re- marquant la répétition)
• pour abréger des mots longs: asocio « association », terni « éternuer ».
Le vocabulaire de l'espéranto comprenait quelques centaines de radicaux dans le Fundamento de Esperanto de 1905.
En 2002, après un siècle d'usage, le plus grand dictionnaire monolingue espérantiste (Plena Ilustrita Vortaro de
Esperanto), en comprend 16780 correspondant à 46890 éléments lexicaux.

Formation des mots


La formation des mots espéranto est traditionnellement décrite en termes de dérivation lexicale par affixes et de
composition. Cette distinction est cependant relative, dans la mesure où les « affixes » sont susceptibles de
s’employer aussi comme radicaux indépendants: ainsi le diminutif -et- forme l’adjectif eta « petit (avec idée de
faiblesse) », le collectif -ar- forme le nom aro « groupe », le causatif -ig- forme le verbe igi « faire, rendre », etc.
Les deux principes essentiels de formation des mots sont :
• l’invariabilité des radicaux : contrairement à ce qui peut se passer par exemple en français, en anglais, en
allemand... la dérivation ne provoque aucune altération interne des monèmes : vidi « voir », vido « vue »,
nevidebla « invisible »
• l’ordre de composition où l’élément déterminant précède le déterminé: kantobirdo « oiseau chanteur » et
birdokanto « chant d’oiseau », velŝipo « bateau à voile, voilier » et ŝipvelo « voile de bateau », centjaro «
centenaire (= centième année) » et jarcento siècle « (= centaine d’années) ».
En théorie, il n’existe pas d’autre limite que sémantique à la combinatoire des radicaux. Il en résulte un certain
schématisme qui aboutit à la formation systématique de longues séries sur le même modèle, parfois sans équivalent
direct dans d’autres langues. Par exemple :
• à côté de samlandano « compatriote » et samklasano « camarade de classe », il existe samideano « partisan du
même idéal » et samaĝulo « personne du même âge »
• pour exprimer le fait de prendre une couleur, le français possède « rougir, jaunir, verdir, bleuir, blanchir, brunir,
noircir ». L’espéranto possède comme équivalents respectifs ruĝiĝi, flaviĝi, verdiĝi, bluiĝi, blankiĝi, bruniĝi,
nigriĝi mais le procédé y est illimité : griziĝi « devenir gris », oranĝiĝi « devenir orange », etc.
• il est possible de former le contraire de n’importe quelle notion par le préfixe très fréquent mal- : ĝoja « gai » ~
malĝoja « triste », helpi « aider » ~ malhelpi « gêner », multe « beaucoup » ~ malmulte « peu », etc.[17]
Espéranto 9

Ce schématisme a pour effet de diminuer le nombre de radicaux nécessaires à l’expression au profit de dérivés,
réduisant ainsi la composante immotivée du lexique. Le procédé pouvant parfois paraître lourd, la langue littéraire a
cependant introduit quelques radicaux alternatifs à titre de variantes stylistiques: par exemple olda « vieux » peut
doubler maljuna (formé sur juna « jeune ») ou malnova (formé sur nova « neuf, nouveau »). L’usage courant tend
cependant à préférer les dérivés[18],[19],[20].
Le système de dérivation s’adapte aisément aux besoins en mots nouveaux. Ainsi, du mot reto (« réseau, filet »), on a
extrait le radical ret- pour former tout un ensemble de mots liés à Internet : retadreso (« adresse de courriel »),
retpirato (« pirate informatique »), etc.

Exemples

Quelques mots de base

Mot Traduction Prononciation

Transcription phonétique selon l'usage de Transcription phonétique selon l'usage du


l'API. français.

terre tero ˈteɾo téro

ciel ĉielo ʧiˈelo tchiélo

eau akvo ˈakvo akvo

feu fajro ˈfajɾo fayro

homme (être humain masculin) viro ˈviɾo viro

femme (être humain féminin) virino viˈɾino virino

manger manĝi ˈmanʤi manedji

boire trinki ˈtɾinki trineki

grand granda ˈgɾanda graneda

petit (dans le sens inverse de malgranda malˈgɾanda malgraneda


grand)

nuit nokto ˈnokto nokto

jour tago ˈtago tago

papa paĉjo ˈpaʧjo patchyo

maman panjo ˈpanjo panyo

frère frato ˈfɾato frato

sœur fratino fɾaˈtino fratino

langue (organique) lango ˈlanɡo lanego

langue (orale) lingvo ˈlinɡvo linegvo


Espéranto 10

Texte analysé en constituants


La akcento estas sur la antaŭlasta silabo. La kernon de la silabo formas vokalo. Vokaloj ludas grandan rolon en la
ritmo de la parolo. Substantivoj finas per -o, adjektivoj per -a. La signo de la pluralo estas -j. La pluralo de « lasta
vorto » estas « lastaj vortoj ».
« -o » = substantifs/« -a » = adjectifs/« -j » = pluriel/« -n » = accusatif'
Traduction : L'accent est sur l'avant-dernière syllabe. Le cœur de la syllabe est formé par une voyelle. Les voyelles
jouent un grand rôle dans le rythme de la parole. Les substantifs finissent par -o, les adjectifs par -a. La marque du
pluriel est -j. Le pluriel de « lasta vorto » (« dernier mot ») est « lastaj vortoj ».

Apprentissage de l'espéranto
L'apprentissage de l'espéranto repose en grande partie sur l'utilisation de
méthodes autodidactes ou de cours traditionnels via des associations ou des
clubs locaux. Toutefois quelques établissements d'enseignement ont introduit
des cours d'espéranto à leur programme.
En avril 2011, lors de la rencontre d'espéranto IREM 2011 à Sète, les
associations Espéranto-France et SAT-Amikaro ont lancé conjointement une
action de pétition[21] visant à l'ajout de l'espéranto parmi la liste des langues à
option au baccalauréat.
Au cours de la dernière décennie, l'apparition de méthodes d'apprentissage en
ligne de l'espéranto, souvent gratuites, a permis de toucher un public nouveau,
en particulier parmi les jeunes.

Tests de niveaux et CECR


Un livre d'étude pour apprenants
Les tests de niveaux en espéranto sont organisés suivants deux filières : confirmés (B1/B2)
• la filière officielle conforme au CECR

• la filière associative dans le cadre du mouvement espérantophone


Actuellement seul l'institut des langues de l'université Eötvös Loránd (Budapest, Hongrie) délivre des diplomes
officiels de connaissance de l'espéranto. Depuis fin 2008, ces diplomes sont basés sur le cadre européen commun de
référence pour les langues (CECR) et disponibles dans les niveaux B1, B2 et C1.

Intérêt pédagogique de l'espéranto


L’Institut de pédagogie cybernétique de Paderborn (Allemagne) a comparé les durées d’apprentissage de plusieurs
groupes d’élèves francophones, de niveau baccalauréat, pour atteindre un niveau comparable dans quatre langues
différentes : l’espéranto, l’anglais, l’allemand et l’italien. Les résultats sont les suivants : pour atteindre ce niveau,
2000 heures d’études de l’allemand produisaient un niveau linguistique équivalent à 1500 heures d’étude de l’anglais,
1000 heures d’étude de l’italien et 150 heures d’étude de l’espéranto[22],[23].
Ces études furent reprises et confirmées par d'autres études dans [24] le rapport remis au ministère italien de
l'enseignement public (ministère de l'instruction), ainsi que dans le Rapport Grin
Cette facilité de l'espéranto fut constatée par Inazō Nitobe, membre de l’Académie Impériale du Japon, homme de
science, Secrétaire général adjoint de la Société des Nations, qui avait participé au congrès universel d’espéranto de
Prague en 1921 pour se rendre compte par lui-même de l’efficacité de cette langue. Dans un rapport intitulé
Esperanto as an International Auxiliary Language (L’espéranto comme langue auxiliaire internationale), publié en
1922, il avait écrit : « On peut affirmer avec une certitude absolue que l’espéranto est de huit à dix fois plus facile
Espéranto 11

que n’importe quelle langue étrangère et qu’il est possible d’acquérir une parfaite élocution sans quitter son propre
pays. Ceci est en soi un résultat très appréciable. »[25]
Lorsque l'on a déjà appris une langue étrangère, l'apprentissage d'une nouvelle langue étrangère est plus facile, d'où
l'intérêt de commencer par une langue étrangère facile. Des études menées sur des échantillons comparatifs d'élèves
ont montré que les élèves qui avaient d'abord étudié l'espéranto avant de passer à l'étude d'une langue étrangère,
atteignaient un meilleur niveau, dans cette langue, que le groupe témoin qui pendant la même durée n'avait étudié
que cette langue étrangère.
Du point de vue de la graphie, l’espéranto fait partie des langues dites « transparentes » : comme pour le croate, le
serbe, l'espagnol, l'italien, le russe, le slovène ou le tchèque, la correspondance entre graphèmes et phonèmes est
simple, stable et régulière. Une langue complètement transparente suit deux principes: à un phonème correspond une
seule graphie; à une seule graphie correspond un seul phonème. À l’opposé, les langues dites « opaques » comme le
français ou l'anglais ont des règles de correspondance grapho-phonémique complexes et irrégulières[26].
Un dyslexique utilisant une langue « opaque » devient souvent dysorthographique. Il est préférable de choisir
l'apprentissage d’une langue transparente pour faciliter l'apprentissage des langues chez les enfants dyslexiques[27].
D'autre part, l'espéranto peut aider grâce à sa construction signalant pour chaque mot un trait grammatical précis, à
faire comprendre les liens entre la « fonction dans la phrase » et l'« orthographe grammaticale » de chaque mot.

Espéranto et militantisme
L'espéranto est soutenu par un réseau de militants regroupés
dans de nombreuses associations. Au niveau international, ce
réseau est fédéré par l'association mondiale d'espéranto
connue sous le nom de Universala Esperanto-Asocio (UEA).
UEA fédère un réseau d'associations nationales et
d'associations thématiques.

L'ensemble des militants favorables à l'espéranto est souvent


désigné comme Le mouvement espérantophone ou même tout
simplement Le mouvement. Toutefois cette appellation est
trompeuse dans la mesure où les espérantophones ne
constituent pas un ensemble homogène. Dans les faits, les 80e congrès de l'association mondiale anationale de 2007
motivations, les aspirations et les idées des espérantophones
reflètent la diversité des opinions présentes dans le monde. Il est également à noter que seule une minorité
d’espérantophones sont membres d'associations d'espéranto.

De façon générale, l'essentiel du militantisme consiste à promouvoir l'apprentissage de l'espéranto et son usage dans
la communication internationale. La défense de cet objectif s'appuie sur différentes études et rapports montrant les
avantages de l’espéranto pour cet usage :
• équité dans les échanges, car aucun locuteur n'a l'avantage d'utiliser, voire d'imposer sa langue nationale,
• plus grande facilité d'apprentissage, comparé aux autres langues,
• avantages économiques, par rapport à d'autres solutions comme le tout-anglais, comme le montre le rapport Grin.
Un exemple de cet objectif militant est l'apparition récente du mouvement Europe Démocratie Espéranto qui
promeut l'usage de l'espéranto comme langue commune équitable en Europe en complément des langues officielles.
Plus récemment, des associations pro-espéranto ont lancé une campagne pour l'ajout de l'espéranto comme langue
optionnelle au bac avec des outils de promotion traditionnels : pétition, liste de soutiens, affiches et tracts, site
internet qui recueille plus de 23000 signataires au 6 juin 2012[28] dont cinq des candidats à l’élection présidentielle
de 2012 (Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou et Eva Joly)[29]
Espéranto 12

Culture espérantophone

Évolution de la pratique de l'espéranto


L’espéranto a longtemps été une langue
plus écrite que parlée. Dès le début,
toutefois, son usage oral a été assuré
par les clubs d'espéranto, disséminés un
peu partout en Europe, en Asie
orientale et dans quelques pays
d'Amérique. Les personnes intéressées
s'y retrouvaient une fois par semaine ou
par mois pour pratiquer la langue et
accueillir des voyageurs étrangers qui
l'avaient apprise. Au début du
Carte des hébergements proposés par le Pasporta Servo en 2005.
XXe siècle sont apparus de nombreux
écrivains, hommes et femmes,
poètes…, qui, ayant adopté l'espéranto comme langue de leurs écrits, lui ont donné sa littérature. Dans la résistance à
l'occupation japonaise, des artistes coréens, notamment des réalisateurs qui seront à l'origine du cinéma nord-coréen,
choisissent ainsi de se regrouper en 1925 dans une association ayant choisi un nom espérantiste: la Korea Artista
Proletaria Federacio (KAPF), ou Association coréenne des artistes prolétariens.

En fait, l'usage oral de la langue, de la simple conversation à la musique, s'est surtout développé lorsque les voyages
sont devenus plus accessibles et que les rencontres internationales espérantophones se sont multipliées. La mise en
place de services d'hébergement chez l'habitant, comme le Pasporta Servo, et l'apparition de l'enregistrement sonore
sur cassette, de même que les programmes de conversation téléphonique par ordinateur (Voix sur IP), ont contribué à
faire progresser l'utilisation orale de la langue. Avec l'Internet, l'espéranto a trouvé un nouveau vecteur de
communication, tant pour la langue écrite que pour la langue parlée[30]. Il est à noter que la version de Wikipédia en
espéranto a dépassé le cap de 150000 articles le 8 août 2011.
Il faut également noter qu'avec l'accroissement du nombre de locuteurs, l'espéranto est devenu la langue maternelle
d'enfants issus de couples espérantophones.
En défendant son idée à travers l’Europe, le Docteur Zamenhof s'est attiré la sympathie de nombreuses personnalités
politiques, telles que Gandhi ainsi que la communauté internationale du Bahaïsme.

Rencontres internationales
Il existe de nombreuses rencontres internationales dont la langue d'échanges est l'espéranto. Les plus connues sont :
• Congrès mondial d'espéranto, organisé chaque année par l'association mondiale d'espéranto (UEA),
• Congrès de SAT, le congrès annuel de l'association mondiale anationale,
• Congrès international de la jeunesse, le congrès annuel mondial des jeunes espérantophones,
• Internacia Infana Kongreseto, la rencontre annuelle mondiale des enfants espérantophones,
• Esperanto ĉe Interreto, la rencontre organisée à l'intention des personnes suivant les cours par Internet.
À côté des ces rencontres organisées au niveau mondial, s'ajoutent des rencontres organisées au niveau régional,
comme le Festival International, la rencontre du Nouvel-An, la semaine européennes des jeunes organisés chaque
année en Europe.
Espéranto 13

Littérature
La littérature en espéranto se compose à la fois
d'œuvres originales et d'œuvres traduites.
Parmi les œuvres traduites on trouve des ouvrages aussi
divers que Le Petit Prince, la Bible, ou le Manifeste du
parti communiste.
La majorité des ventes d'ouvrages en espéranto est
réalisée par les associations espérantophones. L'une des
plus importantes librairie d'ouvrages en espéranto est le
libro-servo de UEA qui compte plus de 6000 références
[31]
.

Service de librairie lors d'un congrès (Rotterdam - 2008)


Presse
Il existe de nombreuses publications originales en espéranto. Parmi les plus connues, on trouve :
• Esperanto, mensuel officiel de l'association mondiale d'espéranto,
• Monato, mensuel indépendant d'information politique, culturelle et scientifique fondé en 1979 par Stefan Maul,
• La Ondo de Esperanto, mensuel fondé à Moscou en 1909 dont la parution a été suspendue en 1917 et à repris en
1991 à Kaliningrad,
• Sennaciulo, bimestriel publié par l'association mondiale anationale,
• Kontakto, périodique édité par l'organisation mondiale des jeunes espérantophones.
À côté de la presse papier, on trouve un certain nombre de sites de presse uniquement disponibles en version
électronique. Les plus connus sont :
• Le Monde diplomatique en espéranto : site [32],
• Libera Folio, site d'information indépendant édité directement en espéranto.

Radio
Les premières émissions de radio en Espéranto datent de 1922 et furent émises à Newark (États-Unis) et Londres
(Royaume-Uni). En 2012, les émissions sont principalement des podcasts, mais certaines radios diffusent sur les
ondes une émission hebdomadaire comme Radio Havana Cuba, ou Radio Libertaire à Paris.
La première radio diffusant entièrement en espéranto, Muzaiko[33], est apparue le 1er juillet 2011. Elle émet en sur
Internet grâce à la technologie de lecture en continu. Son programme se compose de musique espérantophone,
d'interviews, d'informations généralistes et de quelques publicités.
Radioamateurs
Sur les bandes radioamateurs l'espéranto est utilisé aux fréquences [34] :
• 3.566 MHz à 20h locale, en code Morse pour l'Europe, le mercredi. (hiver : 19h UTC et été : 18h UTC).
• 7.066 MHz à 9h locale pour l'Europe occidentale du lundi au vendredi. (hiver : 8h UTC et été : 7h UTC).
• 14.266 MHz à 12h30 et 20h30 UTC le samedi et dimanche, à 12h30 UTC le lundi.
• 21.266 MHz 13h00 UTC et 22h00 UTC pour le Japon, tous les jours.
Espéranto 14

Cinéma
L'essentiel des films tournés originellement en espéranto sont des courts métrages.
Seuls trois longs métrages ont été tournés directement en espéranto :
• Angoroj (eo), (1964), intrigue policière se déroulant à Paris ;
• Incubus, de Leslie Stevens (1965) avec William Shatner dans le rôle principal. Ce film n'est disponible qu'en
version originale, mais des versions sous-titrées sont disponibles ;
• Gerda malaperis, sorti directement en DVD en 2006, est une adaptation du roman éponyme Gerda malaperis! de
Claude Piron. Ce film est particulièrement adapté aux apprenants (niveau B1/B2).
Plusieurs films ont par ailleurs été doublés ou sous-titrés en espéranto.
Enfin de façon plus anecdotique, dans le film de Charlie Chaplin, Le Dictateur, les plaques des magasins du ghetto
juif sont en espéranto, catalogué comme « langue juive internationale » par Hitler dans Mein Kampf.
Il est aussi possible d'entendre de l'espéranto dans la version originale du film Bienvenue à Gattaca. En effet, les
haut-parleurs de l'entreprise dans laquelle travaille le protagoniste de l'histoire, font les annonces d'abord en
espéranto puis en anglais.

Musique
La musique espérantophone est presque aussi ancienne que l'espéranto. La Espero qui deviendra l'hymne du
mouvement espérantophone a été écrit par Zamenhof, peu après la publication du premier manuel (Langue
Internationale) paru en 1887.
La musique espérantophone a suivi les évolutions technologiques, avec l’apparition des premiers vinyles dans les
années 1960, puis l'apparition des musiques rock dans les années 1980, puis des disques compacts dans les années
1990 et enfin des formats électroniques téléchargeables via Internet depuis les années 2000.
La musique espérantophone est naturellement mise en scène lors des différentes rencontres internationales.

L'espéranto en contexte professionnel


Bien que couramment utilisé dans un contexte associatif, l'usage de l'espéranto dans un contexte professionnel est
jusqu'à présent resté relativement limité.
Afin d'encourager l'usage de l'espéranto, dans un contexte professionnel, quelques chefs d'entreprises se sont
regroupés au sein d'une association, Entreprise-Esperanto[35] dont l'objectif est d'accompagner les entreprises ayant
des besoins de communication internationale et qui souhaitent utiliser l'espéranto.

Évolutions et dérivés de l'espéranto


Dès l'origine de l'espéranto des propositions de réformes de la langue furent proposées, y compris par Zamenhof
lui-même. Cependant la communauté espérantophone fut toujours très réticente à de telles réformes et tous les
projets échouèrent.
De fait, le projet de réforme le plus connu est celui qui fut présenté par Louis de Beaufront et Louis Couturat en
1908. À l'époque, il provoqua une crise au sein du mouvement espérantophone. Les partisans de ce projet quittèrent
le mouvement pour créer une nouvelle langue construite : l'Ido.
D'autres propositions de réforme d'ampleur plus limitée virent le jour ultérieurement notamment le riisme, mais
n'obtinrent que des soutiens limités.
De fait l'espéranto parlé aujourd'hui est très proche de ce qu'il était à l'origine.
Espéranto 15

Utilisation du mot espéranto en tant que métaphore


Le nom espéranto fonctionne comme un nom propre quand il désigne la langue même, mais est parfois utilisé
comme nom commun (dans une sorte d'antonomase) pour représenter une langue commune ou un moyen commun
dans un domaine donné où cette mise en commun ne va pas de soi. Cette utilisation du mot espéranto peut aussi bien
être prise dans un sens positif que dans un sens négatif.
Dans le domaine de l'informatique, Java fut qualifié d'espéranto des langages de programmation[36], en particulier à
cause de sa simplicité et de son universalité (indépendance par rapport au système d'exploitation), métaphore reprise
pour XML, qualifié à son tour d'espéranto du système d'information[37].
En Allemagne et en Autriche, les opposants à l'euro le décrivirent comme Esperantogeld ou Esperantowährung
(Geld = « argent » ; Währung = « Monnaie[38] ») voulant dire par là qu'un tel projet international était
intrinsèquement voué à l'échec.

Notes et références
[1] http:/ / www. sil. org/ iso639-3/ documentation. asp?id=epo
[2] http:/ / www. un. org/ fr/ documents/ udhr/ #a1
[3] Lavarenne, Christian, « Interview avec Georges Kersaudy (http:/ / www. freelang. com/ mag/ interview_kersaudy. html) » sur Freelang, 17
septembre 2002. Consulté le 8 février 2011.
[4] UNESCO, « L’Association Universelle d’Esperanto (UEA) se joint à la célébration (http:/ / portal. unesco. org/ culture/ fr/ ev.
php-URL_ID=8525& URL_DO=DO_TOPIC& URL_SECTION=201. html) », Journée mondiale du livre et du droit d'auteur sur UNESCO.
Consulté le 8 février 2011
[5] Réponses à quelques questions sur l'AIS (http:/ / www. ais-sanmarino. org/ respondoj/ fr. respondoj. resp. html), 18 février 1995. Consulté le
8 février 2011
[6] (it)L’Esperanto nella scienza all’epoca di internet, Amri Wandel, Eccademia di Esperanto (Membro del consiglio dell’UEA per le questioni
scientifiche e tecniche). URL consulté le 2 avril 2009.
[7] Pétition pour l’espéranto au bac (http:/ / esperanto-au-bac. fr). Consulté le 2 juin 2011
[8] Jacques Joguin, Parlons Esperanto, la langue internationale, Paris, L'Harmattan, 2001, 304 p. (ISBN 2-7475-0355-0) , p. 9
[9] (en) Jouko Lindstedt, Native Esperanto as a Test Case for Natural Language ([Link]
1FK60. 1. 5. LINDSTEDT. pdf) [PDF], University of Helsinki - Department of Slavonic and Baltic Languages and Literatures, Janvier 2006
[10] Lindstedt, Jouko. "Re: Kiom?" (posting). DENASK-L@[Link] (http:/ / www. helsinki. fi/ ~jslindst/ denask-l. html), 22 avril 1996.
[11] Three letters about his method for estimating the number of Esperanto speakers La présentation la plus détaillée de la méthodologie utilisée
se trouve dans une lettre qu'il a écrite en 1989 à David Wolff: Culbert, Sidney S. (http:/ / www. panix. com/ ~dwolff/ docs/ ).
[12] La distinction T(u)-V(ous) n'existe pas en espéranto ; bien qu'il existe cependant une deuxième personne du singulier, (ci), elle ne s'emploie
réellement qu'en poésie. (Joguin 2001, p. 144)
[13] Littéralement « mots de tableau », d'après la forme sous laquelle sont souvent présentés ces outils grammaticaux.
[14] Joguin 2001
[15] Janton 1994, p. 56
[16] Janton 1994, p. 57
[17] Voir aussi négation (linguistique)#En espéranto.
[18] Janton 1994, p. 85 et Joguin 2001, p. 260
[19] Création de termes (vortfarado) (http:/ / vortareto. free. fr/ grammaire/ scvortfarado. htm)
[20] Quelques problèmes de la traduction (http:/ / vortareto. free. fr/ traductiontermes. htm)
[21] http:/ / esperanto-au-bac. fr/
[22] Comment apprendre l'espéranto (http:/ / membres. lycos. fr/ univkong/ apprend. htm)
[23] Rapport Grin (http:/ / cisad. adc. education. fr/ hcee/ documents/ rapport_Grin. pdf), p. 81.
[24] http:/ / www. internacialingvo. org/ public/ etude. pdf
[25] http:/ / www. esperanto-sat. info/ IMG/ pdf/ Imite2. pdf
[26] G. Dehaene-Lambertz Entretien avec E. Gentaz (http:/ / www. unicog. org/ bblab/ bibliographie/ gentaz. pdf).sciences cognitives, Apprendre
à lire avec les doigts, Médecine &enfance, septembre 2004.
[27] LES TROUBLES SPECIFIQUES DU LANGAGE ORAL ET ECRIT (http:/ / ecoles. ac-rouen. fr/ montivi/ dyslexie/ documents/ texte mme
Blondel. doc) [Link]-rouen / Etablissement d'éducation motrice "Denis Cordonnier"
[28] Pétition pour l’espéranto au bac (http:/ / esperanto-au-bac. fr). Consulté le 16 mars 2012
[29] http:/ / esperanto-au-bac. fr/ spip. php?rubrique2
[30] Répertoire de sites en Espéranto (http:/ / www. esperanto. net)
[31] http:/ / katalogo. uea. org/ index. php?st=list
Espéranto 16

[32] http:/ / eo. mondediplo. com/


[33] http:/ / muzaiko. info/ Muzaiko, radio espérantophone
[34] Des rendez-vous espérantophones (http:/ / gepraf. ref-union. org/ conseils. html)
[35] http:/ / entreprise-esperanto. org Le site de l'association Entreprise Esperanto
[36] Java : l'espéranto des produits numériques ; Loukil R. et Mahé T. ; Industries et techniques ISSN 0150-6617 - 1998, no789, pp. 58-60 (http:/
/ cat. inist. fr/ ?aModele=afficheN& cpsidt=10340334)
[37] XML, l'esperanto du système d'information (http:/ / www. 01net. com/ article/ 166588. html?rub=1569)
[38] L'euro, une monnaie 'esperanto' ? (http:/ / www. cafebabel. com/ fr/ article. asp?T=T& Id=10500)

Annexes

Bibliographie
: Ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article

Ouvrages généraux
• André Cherpillod, Les Langues agglutinantes et l'espéranto, La Blanchetière, Courgenard, 1989.
• Pierre Janton, L’Espéranto, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 1994, 4e éd.
(ISBN 978-2-13-042569-4)
• Jacques Joguin, Parlons espéranto. La langue internationale, Paris, L'Harmattan, coll. « Parlons... », 2004, 2e éd.
(ISBN 2-7475-0355-0).
• Georges Kersaudy, Langues sans frontières : À la découverte des langues de l'Europe, Éd. Autrement, Paris,
2001, (ISBN 978-2-7467-0125-0)
• Michel Malherbe, Les Langages de l'humanité : une encyclopédie des 3000 langues parlées dans le monde, R.
Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1995, (ISBN 978-2-221-05947-0)L'article sur l'espéranto (p. 809-817) décrit la
langue.
• Espéranto : une langue sans frontières, publications de l'École moderne française, 1993, Cahier BT nr 257,
Références Beck499.99.
• La barrière des langues : comment communiquer ?, publications de l'École moderne française, 1991. Cahier BT
nr 355.
• Lionel Dupuy, Jules Verne espérantiste ! Une langue universelle pour une oeuvre atemporelle (http://
[Link]/jules-verne/Esperanto/Jules_Verne_Esperantiste.pdf), SAT Amikaro, 98 p., 2009
• Rapport du ministère italien de l’Enseignement Public, sur l'esperanto ([Link]
[Link]) (en français)

Historique
• René Centassi et Henri Masson, L’Homme qui a défié Babel, Ramsay, coll. « Le livre des mots », Paris, 1995,
(ISBN 978-2-84114-114-2)Biographie de l'initiateur de l'espéranto. On y trouve également quelques notions de
grammaire.
• Louis Couturat et Léopold Leau. Histoire de la langue universelle, Hachette, Paris, 1903. Traité présentant
plusieurs dizaines de langues construites ou d'idées à leur sujet, de Descartes à Peano. Introduit la distinction entre
systèmes a priori, systèmes mixtes et systèmes a posteriori. La reprod. en fac-sim. publiée par G. Olms, coll. «
Documenta Semiotica », Hildesheim, New York, 2001, (ISBN 978-3-487-06885-5) contient aussi celle de la suite de
cet ouvrage, Les nouvelles langues internationales (dont l'éd. originale non datée fut publiée à compte d'auteur),
avec un appendice bibliographique par Reinhard Haupenthal.
• Umberto Eco, La recherche de la langue parfaite dans la culture européenne, Seuil, coll. « Faire l'Europe », 1994,
(ISBN 978-2-02-012596-3)Eco explore les tentatives faites par l'homme pour retrouver la langue originelle. Un
chapitre (p. 366-380) est également consacré aux langues internationales auxiliaires (volapük et espéranto).
Espéranto 17

• Jean-Claude Lescure, Un imaginaire transnational ? Volapük et espéranto vers 1880-1939. Dossier de


candidature à l'habilitation à diriger des recherches. Sous la direction de Pierre Milza. Institut d'études politiques
de Paris, Cycle supérieur d'histoire du XXe siècle, Paris, 1999, 886 p. (en 4 volumes)
• François Lo Jacomo (dir. André Martinet), Liberté ou autorité dans l'évolution de l'espéranto, Université de Paris
V (Thèse de 3e cycle en Linguistique), Paris, 1981, 384 p. Thèse publiée par l'auteur.

Dictionnaires et lexiques
• PIV: Plena Ilustrita Vortaro de Esperanto, S.A.T., Paris, 2005. Dictionnaire unilingue équivalent au Petit Larousse
• André Cherpillod, Konciza Etimologia Vortaro de Esperanto, U.E.A., Rotterdam, 2003.
• André Cherpillod, Etimologia Vortaro de la propraj nomoj, U.E.A., Rotterdam, 2005.
• Michel Duc Goninaz, Vocabulaire Espéranto : laŭtema esperanta-franca vortareto, Ophrys, Gap, Paris, 1990,
(ISBN 978-2-7080-0626-3)

Apprentissage
• Zohra Mraihy et Thierry Saladin. L'Espéranto t.1 : L'essentiel et t.2 : La conversation, t.3 : L'imagier, Aedis, coll.
« Petit guide », Vichy, 2005, (ISBN 978-2-84259-263-9, 2842592646 et 284259326X)
• SAT-Amikaro, Cours rationnel et complet d'espéranto, Éditions SAT-Amikaro, 2006.
• Jean Thierry, L'espéranto sans peine, Assimil, 1973.
• Renée Triolle, Espéranto Express, Dauphin, Paris, 2006, (ISBN 978-2-7163-1310-0)
• Gaston Waringhien, ABC d'espéranto à l'usage de ceux qui aiment les lettres, 1re éd. Union espérantiste de
France, Paris, 1946, 3e éd. l'Harmattan, Paris, 2001, (ISBN 978-2-7475-1564-1). Ouvrage pour comprendre les origines
grammaticales et le vocabulaire de l'espéranto.
• Méthodes d'apprentissage interactives : [Link] [Link]

Apologétique
• André Cherpillod, L'Espéranto, une valeur culturelle, une valeur pédagogique, La Blanchetière, Courgenard,
2005.
• André Cherpillod, L'espéranto de A à Z, La Blanchetière, Courgenard, 2009.
• André Cherpillod, Une langue pour l'Europe ? Mais oui, La Blanchetière, Courgenard, 2003.
• André Cherpillod, Espéranto ou Babel ? Faut choisir, La Blanchetière, Courgenard, 1995.
• Mark Fettes, « Quelle langue pour l'Europe ? L'Europe subira-t-elle toujours la malédiction de Babel ? »,
traduction française parue dans Documents sur l'espéranto, n° 26 (1991), Universal Esperanto Association,
Rotterdam et reproduite sur le site de Dominique Vasconi-Couturier ([Link] de «
Europe's Babylon : towards a single European language? » dans History of European Ideas, 13 (1991), p.
201-213. Analyse linguistique, culturelle et politique de différents candidats au rang de langue internationale, de
l'anglais à l'espéranto en passant par l'anglais basic et l'interlingua. Prix Maxwell 1990.
• Yvonne Lassagne-Sicard, Que vive la langue française et que vive l'espéranto !, Éd. Arcam, Paris, 1993,
(ISBN 978-2-86476-386-4)
• Claude Piron, Le Défi des langues : du gâchis au bon sens ([Link]
[Link]), Éd. l'Harmattan, Paris, 1994, (ISBN 978-2-7384-2432-7)L'auteur se penche sur les
problèmes de communication internationale et analyse les différentes possibilités, notamment l'espéranto.
• Claude Piron, Communication linguistique : à la recherche d'une dimension mondiale ([Link]
fr/articlesenfrancais/[Link]), SAT-Amikaro, Paris, 1992.
Espéranto 18

Témoignages
• Maryvonne et Bruno Robineau, Livre Huit ans autour du monde, Ed. Opéra, (ISBN 978-2-35370-002-8). Ce couple
raconte son voyage à la découverte du monde. Ils ont appris l'espéranto, ce qui leur a permis de nombreuses
rencontres. Également disponible en espéranto.
.

Articles connexes
• Grammaire de l'espéranto
• Interlinguistique
• Langue auxiliaire internationale
• Politique linguistique de l'Union européenne
• Multilinguisme
• linguistique
• liste de langues
• langues par famille
• langues construites

Liens externes
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• Catégorie Langues: Espéranto ([Link]
Espéranto/) de l’annuaire dmoz
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Sources et contributeurs de l’article 19

Sources et contributeurs de l’article


Espéranto Source: [Link] Contributeurs: 0000, A2, A3 nm, [Link], Abiniz, Aither, Alainpsol, Alvaro,
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Rochon, BernardM, Berru, Bertol, Bertrand Bellet, Bibi Saint-Pol, Bjung, Bob08, Bombastus, Boréal, Bouchecl, Bouette, Bouil, Bourrichon, Bratta, BrightRaven, Béotien lambda, CHEFALAIN,
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