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DS8 Correction

Le document présente la correction d'un devoir surveillé en mathématiques portant sur la signature et la réciprocité quadratique. Il détaille les réponses attendues à plusieurs exercices en démontrant les propriétés de la signature sur les ensembles finis et les permutations.

Transféré par

Patrick Ngakou
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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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MPSI 3 - Fermat Le 31.03.

18
2017-2018

Devoir surveillé n◦ 8
CORRECTION
————————————————————–

Les points qui figurent en marge sont écrits à titre indicatifs, ils sont susceptibles de changer (légèrment)
selon la qualité des copies.

Exercice. Symbole de Zolotarev et réciprocité quadratique


1. Autour de la signature.
(a) C’est une question de cours.
Soit σ ∈ Sn ,
— σ peut s’écrire comme un produit de p cycles finis et disjoints, chacun de longueur `i .
— σ peut également s’écrire comme un produit de R transpositions (non uniques).
On a alors
Pp Y σ(j) − σ(i) /1
(σ) = (−1)R = (−1) i=1 (`i −1) =
i<j
j−i

(b) On exploite la formule avec l’écriture sous forme de produit de cycle.


On ne tient pas compte des points fixes dans le calcul car `i = 1, dans ce cas.
/1
(σ) = (−1)p−1

2. Signature sur un ensemble fini quelconque.


(a) Par composition d’applications bijectives : τϕ est une bijection.
ϕ : En → Fn , τ : Fn → Fn et ϕ−1 : Fn → En , donc τϕ : En → En .
/1
τϕ est une permutation sur En (un élément de Sn ).

(b) Soient ϕ et ψ deux bijections de En sur Fn . Alors

ϕ ◦ τϕ ◦ ϕ−1 = ϕ ◦ ϕ−1 ◦ τ ◦ ϕ ◦ ϕ−1 = τ = ψ ◦ τψ ◦ ψ −1

Ainsi −1
τϕ = ϕ−1 ψ ◦ τψ ◦ ψ −1 ϕ = ψ −1 ϕ τψ τ −1 ϕ


Or τϕ , τψ ∈ Sn et également ψ −1 ϕ : En → En , bijective donc ψ −1 ϕ ∈ Sn


 −1   −1 
(τϕ ) =  ψ −1 ϕ (τψ ) ψ −1 ϕ = (τψ ) ψ −1 ϕ  ψ −1 ϕ = (τψ )(id) = (τψ )
 

(on exploite : (σ1 σ2 ) = (σ1 )(σ2 ) = (σ2 )(σ1 ))


/1,5
Pour toutes bijections ϕ et ψ de En sur Fn , (τϕ ) = (τψ ).

Ainsi, (τϕ ) st indépendante de la fonction d’énumération ϕ choisie.


On la note donc (τ ), et on définit ainsi la signature de toute bijection d’un ensemble fini.
(c) On note c+a : nZZ
→ nZZ
, x 7→ x + a.
et ϕ : En → nZ , k 7→ k (la classe de k, pour la relation ≡ [n]).
Z

Soit i ∈ En et i 6= n, alors ϕ−1 ◦ c+1 ◦ ϕ(i) = ϕ−1 ◦ c+1 (i) = ϕ−1 (i + 1) = i + 1.


et pour i = n : ϕ−1 ◦ c+1 ◦ ϕ(n) = ϕ−1 ◦ c+1 (n) = ϕ−1 ◦ c+1 (0) = ϕ−1 (1) = 1
/1
−1

Donc ϕ ◦ c+1 ◦ ϕ = 1 2 ··· n , cycle de longueur n

Puis, en exploitant la réponses à la question 1.(b) :


/0,5
(c+1 ) = (ϕ−1 ◦ c+1 ◦ ϕ) = (−1)n−1
(d) Soit k ∈ N et k 6 n. Pour tout h ∈ Z
nZ ,

c+k (h) = h + k = h + 1 + · · · + 1 = c+1 ◦ c+1 . . . c+1 (h) = ck+1 (h)


| {z } | {z }
k fois k fois

k /1,5
Donc c+k = (c+1 ) , (puissance au sens de la composition)
On a alors
k
(c+k ) =  ck+1 = ((c+1 )) = (−1)k(n−1) /0,5


3. Pour σ ∈ Sn et τ ∈ Sm , on note

(a, σ(i)) si a = 1
σ + τ : En ] Em → En ] Em , (a, i) 7→
(a, τ (i)) si a = 2

Puis, on note 
i si a = 1
Φ : En ⊕ Em → En+m , (a, i) →
i+n si a = 2
(a) Notons que Φ est bien à valeur dans En+m .
Pour tout r ∈ En+m , si r 6 n, alors Φ(1, r) = r et si r > n, Φ(2, r − n) = (r − n) + n = r.
Donc Φ est surjective de En ⊕ Em → En+m .
Puis si Φ(a, i) = Φ(b, j) = r, alors
— si r 6 n, nécessairement a = b = 1, puis i = r = j et donc (a, i) = (b, j)
— si r > n, nécessairement a = b = 2, puis i = r − n = j et donc (a, i) = (b, j)
Par conséquent Φ est injective.
/2

(1, r) si r 6 n
Φ est bijective et Φ−1 (r) =
(2, n − r) si r > n

Remarques !
On aurait également pu exploiter les cardinaux

(b) On a vu que, par définition : (σ + τ ) = (Φ ◦ (σ + τ ) ◦ Φ−1 ).


(attention : ici Φ est définie à l’envers, par rapport à ϕ).
YS YT
Supposons que σ = si et τ = tj , produit de transposition de Sn et Sm respectivement.
i=1 j=1
Alors, pour tout r ∈ En+m

r6n ⇒ Φ ◦ (σ + τ ) ◦ Φ−1 (r) = Φ ◦ (σ + τ )(1, r) = Φ(1, σ(r)) = σ(r)


r>n ⇒ Φ ◦ (σ + τ ) ◦ Φ−1 (r) = Φ ◦ (σ + τ )(2, r − n) = Φ(2, τ (r − n)) = n + τ (r − n)

Ainsi, on notant :
— pour tout si = (a b) ∈ Sn , si , la permutation de Sn+m définie par (a b)
— pour tout tj = (c d) ∈ Sm , tj , la permutation de Sn+m définie par (c + n d + n)
S
Y T
Y
on a Φ ◦ (σ + τ ) ◦ Φ−1 = si tj et donc
i=1 j=1 /2,5

(σ + τ ) = (Φ ◦ (σ + τ ) ◦ Φ−1 ) = (−1)S+T = (−1)S (−1)T = (σ)(τ )

4. On note invn,m : En × Em → En × Em la permutation qui consiste à passer de l’ordre lexico-


graphique de gauche à droite à l’ordre lexico-graphique de droite à gauche.
Ainsi pour n = 2, m = 3, on a
 
(1, 1) (1, 2) (1, 3) (2, 1) (2, 2) (2, 3)
inv2,3 =
(1, 1) (2, 1) (1, 2) (2, 2) (1, 3) (2, 3)

(a) On peut remarquer que inv2,3 est le cycle : (1, 2) (2, 1) (2, 2) (1, 3) .
/1
Donc la signature de inv2,3 est (inv2,3 ) = (−1)3 = −1
(b) On a
 
(1, 1) (1, 2) (1, 3) (2, 1) (2, 2) (2, 3) (3, 1) (3, 2) (3, 3) (4, 1) (4, 2) (4, 3)
inv4,3 =
(1, 1) (2, 1) (3, 1) (4, 1) (1, 2) (2, 2) (3, 2) (4, 2) (1, 3) (2, 3) (3, 3) (4, 3)

Puis, on note que inv4,3 est le produit de cycles :


 
inv4,3 = (1, 2) (2, 1) (4, 1) (2, 3) (2, 2) ◦ (1, 3) (3, 1) (3, 2) (4, 2) (3, 3)

(inv4,3 ) = (−1)4+4 = 1 /1,5

(c) Soient n, m ∈ N.
Pour calculer (invn,m ), on compte le nombre d’interversion de couples (3ème formule).
Un couple (i, j) est intervertit avec un couple (i0 , j 0 )
si et seulement si {[i < i0 ou (i = i0 et j < j 0 )] et [j > j 0 ou (j = j 0 et i > i0 )]} ou l’inverse.
si et seulement si [i < i0 et j > j 0 ] ou [i > i0 et j < j 0 ].
(car on ne peut avoir à la fois j < j 0 et (j > j 0 ou j = j 0 )) Or étant donné deux
nombres i et i0 , nécessairement l’un est plus grand que l’autre.
Donc pour toute paire {i, i0} et toute paire {j, j0} choisie à partir de En et Em ,
il existe une et une seule paire de couples intervertit : (min(i, i0 ), max(j, j 0 )) avec (max(i, i0 ), min(j, j 0 )).
Il y a alors autant de couples intervertit que de couple de paire de En et Em ,
c’est-à-dire : n2 × m

2 choix possibles.
Ainsi : invn,m est le produits de n2 × m
 
2 interversions et donc
/2,5
n(n−1) m(m−1)
(invn,m ) = (−1) 2 2

Remarques !
4×3 3×2 2×1 3×2
On peut vérifier que (inv4,3 ) = 1 = (−1) 2 2 = (−1)18 et (inv2,3 ) = −1 = (−1) 2 2 = (−1)3

5. Pour la suite de l’exercice, on suppose que n est un nombre premier impair.


On considère m non divisible par n, donc m ∧ n = 1 et vm : nZ
Z
7→ nZ
Z
, h 7→ m × h (modulo n).
(a) vm est injective :

vm (i) = vm (j) ⇔ mi ≡ mj[n] ⇔ n|m(i − j) ⇔ n|i − j

car n est premier. Et comme i − j ∈]] − n, n[[, alors i − j = 0 et donc i = j. Comme les
ensembles de départ et d’arrivée sont les mêmes et sont de cardinaux finis,
/1
Z
vm est une bijection de nZ .

m

On aurait pu également montrer la surjection avec le théorème de Bézout.
On note n = (vm ),
et on l’appelle cette notation le symbole de Zolotarev.
(b) Notons que si n ∧ m = 1 et n ∧ m0 = 1, alors n ∧ mm0 = 1.
Puis vmm0 (h) = mm0 h = vm (m0 h) = vm ◦ vm0 (h).
Ainsi  
mm0
  m0  /1,5
pour tout m, m0 , n = (vm vm0 ) = (vm )(vm0 ) = m
n n

Z
(c) vm est une permutation de nZ .
On note p l’ordre de 1 dans vm , c’est-à-dire que c’est la longueur de l’orbite de 1,
p k
ou encore vm (1) = 1 et vm (1) 6= 1 pour tout k ∈ [[1, p − 1]].
/1
On a alors mp ≡ 1[n] et mk 6=≡ 1[n] pour tout k ∈ [[1, p − 1]].

(d) Remarquons que vm (n) = mn = n[n].


Donc n est un point fixe de vm .
Puis si j ∈ nZ
Z
(avec j 6= n) n’est pas dans l’orbite de 1 alors l’orbite de j est

(j mj m2 j . . . mp−1 j)

En effet : mp j ≡ j[n] alors que mk j ≡ mh j[n] ⇒ n|j(mk − mh ) ⇒ n|mk − mh ⇒ mk = mh .


ce qui est impossible car mk 6= mh (compte-tenu de l’orbite de 1).
Ainsi vm se décompose en 1 point fixe et r cycles, tous de longueur p.
Par conséquent : 1 + rp = n ou encore rp = n − 1, donc p|n − 1.
/1,5
n−1
vm se décompose en p cycles de longueur p et un point fixe

Puis
mn−1 ≡ mpr ≡ (mp )r ≡ 1r = 1[n], c’est le petit théorème de Fermat. /0,5
n−1
(e) D’après la question précédente (et avec les mêmes notations) : (vm ) = (−1) p (p−1) .
Deux cas :
— si p est pair.
p n−1 n−1
n−1 p
m 2 = m2 p = m2 p .
p p p
Or mp ≡ 1[n], donc (m 2 − 1)(m 2 + 1) ≡ 0[n] i.e. m 2 ≡ 1 ou −1[n].
p p
Or m 2 6= 1, sinon l’ordre de m serait p. Donc m 2 ≡ −1[n].
n−1 n−1  n−1
Par conséquent : m 2 ≡ (−1) p = (−1)p−1 p car p − 1 est impair.
n−1 n−1
Donc m 2 ≡ (−1) p (p−1) ≡ (vm ) [n] si p est pair.
— si p est impair.
On sait que p|n − 1, donc p| n−1
2 × 2 (n − 1 est pair).
Or p ∧ 2 = 1, donc (lemme de Gauss) : p| n−1
2 et donc
n−1
p = 2 × h avec h = n−1
2p ∈ N.
n−1
Donc (vm ) = (−1) p (p−1)
= (−1) 2h(p−1)
= 1.
n−1
ph p h h
Alors que m 2 = m = (m ) ≡ 1 = 1[n].
n−1
Donc m 2 ≡ 1 ≡ (vm ) [n] si p est impair.
Dans tous les cas m n−1
≡ m 2 [n] /3
n
(f) Pour tout m ∈ {1, . . . n − 1}, mn−1 ≡ 1[n].
Donc tous ces nombres sont des racines du polynômes X n−1 − 1 (sur le corps nZZ
).
n−1
Y
Ainsi, ce polynôme de degré n − 1 se factorise en X n−1 − 1 ≡ (X − k) [n] Mais par
k=1
n−1
n−1 n−1
Y
ailleurs, n − 1 est un nombre pair, donc X n−1 − 1 = (X 2 − 1)(X 2 + 1) ≡ (X − k).
k=1
Ainsi, pour des raisons de degré (un polynôme ne peut admettre plus de racines que son
degré),
n−1 n−1
G1 = {k | k 2 ≡  1[n]} et G2 =  {k | k
2 ≡ −1[n]} sont de même cardinaux : n−1
2 .
Z
Notons H1 , l’ensemble m2 , m ∈ , ensemble des résidu quadratique modulo n.
nZ
n−1
Si x ∈ H1 , alors il existe a tel que x ≡ a2 [n] et donc x 2 ≡ an−1 ≡ 1[n] et donc x ∈ G1 .
Par ailleurs, k et n − k ont même carré : (n − k)2 = n2 − 2nk + k 2 ≡ k 2 [n],
mais si k, h ∈ {1, . . . n−1 2 2
2 }, : k ≡ h [n] ⇒ n|(k − h)(k + h) ⇒ k ≡ h[n] car k + h ∈
n−1
{2, . . . } .
Donc H1 possède au moins n−1 2 éléments distincts et H1 ⊂ G1 .
Alors H1 ne peut pas posséder plus de n−1 2 éléments distincts et finalement H1 = G1 .
Et donc par complémentarité : G2 = C Z (G1 ) = C Z (H1 ) ensemble des non résidus
nZ nZ
quadratiques.
En conclusion :
m  /3
n−1 1 si m est un résidu quadratique modulo n
≡ m 2 [n] =
n −1 sinon

Problème. Compléter la suite logique : 1, 2, 16, 272. . .


A. Interprétation combinatoire et algorithme
Dans cette partie on considère un entier n ∈ N∗ puis m = 2n + 1. Par convention, on choisit T0 = 1.
1. Quelques cas particuliers
(a) Les
 permutation  de S3 sont:        
1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3
, , , , et .
1 2 3 3 1 2 2 3 1 1 3 2 3 2 1 2 1 3
Seules la troisième et la quatrième permutations sont alternantes.
/1
Donc T1 = 2.
(b) Ecrire les 5! = 120 permutations de S5 est trop long. Nous devons faire autrement.
Soit σ une permutation alternante.
Nécessairement 5 occupe la deuxième ou quatrième place,
car la première, troisième et cinquième place ont des voisins supérieur.
Donc σ −1 (5) ∈ {2, 4}.
A contrario, σ(1) occupe la première, troisième et cinquième place.
Donc σ −1 (1) ∈ {1, 3, 5}.
— Il y 2 permutationsalternantes
 avec σ −1 (1)= 1 et σ −1 (5) = 2, car σ −1 (4) = 4 :
1 2 3 4 5 1 2 3 4 5
et
1 5 2 4 3 1 5 3 4 2
— Il y 3 permutationsalternantes
 avec σ −1 (1) −1
 =3 et σ (5) = 2, selon  σ(1) :
1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5
, et
2 5 1 4 3 3 5 1 4 2 4 5 1 3 2
−1
— Il y 3 permutations alternantes
  avec σ (1)
  = 5 et σ −1 (5) = 2, selon
 σ(1) :
1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5
, et
2 5 3 4 1 3 5 2 4 1 4 5 2 3 1
−1
— Il y 3 permutations alternantes
  avec σ (1)
  = 1 et σ −1 (5) = 4, selon
 σ(5) :
1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5
, et
1 4 3 5 2 1 4 2 5 3 1 3 2 5 4
−1
— Il y 3 permutations alternantes
  avec σ (1)
  = 3 et σ −1 (5) = 4, selon
 σ(5) :
1 2 3 4 5 1 2 3 4 5 1 2 3 4 5
, et
3 4 1 5 2 2 4 1 5 3 2 3 1 5 4
−1
— Il y 2 permutations alternantes
 avec σ (1)
 = 5 et σ −1 (5) = 2, car σ −1 (4) = 4 :
1 2 3 4 5 1 2 3 4 5
et
2 4 3 5 1 3 4 2 5 1
Tous les cas sont énumérés et une seule fois :
/1,5
T2 = 16

2. Relation de récurrence.
(a) On considère une permutation alternante de Sm .
• Le nombre m = 2n + 1 est le plus grand de tous les nombres, il se trouve nécessairement /1,5
sur une position maximale c’est à une dire une position paire.
Donc il existe k ∈ [[0, n − 1]] tel que σ(2k + 2) = 2n + 1 (2n + 1 est en position 2k + 2).
• Les 2k + 1 nombres placés à sa gauche forme alors une suite alternante.
Quitte à identifier les nombres de cette suite à leur valeurs ordinales, on trouve alors une
permutation alternante de 2k + 1 nombres.
• De même, les (2n + 1) − (2k + 1) − 1 = 2(n − k − 1) + 1 nombres placés à sa droite forme
alors une suite alternante.
Quitte à identifier les nombres de cette suite à leur valeurs ordinales, on trouve alors une
permutation alternante de 2(n − k − 1) + 1 nombres.
(b) En suivant la décomposition de la question précédente, et en tenant compte du fait qu’il
faut extraire un sous-ensemble de 2k + 1 éléments à partir de l’ensemble à 2n éléments pour
choisir les nombres à gauche de 2n + 1, on trouve :
/1,5
n−1
X 
2n
Tn = Tk × Tn−k−1
2k + 1
k=0

(c) Avec n = 2
1      
X 4 4 4
T2 = Tk T1−k = T0 T1 + T1 T0 = 4 × 2 + 4 × 2 = 16
2k + 1 1 3
k=0

Puis, pour n = 3 :
2        
X 6 6 6 6
T3 = Tk T2−k = T0 T2 + T1 T1 + T2 T1
2k + 1 1 3 5
k=0
= 6 × 16 + 20 × 22 + 6 × 16 = 12 × 16 + 80 = 196 + 80 = 272

T2 = 16 et T3 = 272 /1

3. Triangle d’Euler-Bernoulli (de Kempner ?). Construction


(a) On applique l’algorithme et on obtient
/1
`0 1
`1 1 0
`2 0 1 1
`3 2 2 1 0
`4 0 2 4 5 5
`5 16 16 14 10 5 0
`6 0 16 32 46 56 61 61
`7 272 272 256 242 178 122 61 0

 
r
(b) Pour k, r ∈ N, avec 0 6 k 6 r, on note , le (k + 1)enombre obtenu en ligne `r .
k
/0,5
       
1 3 5 7
On remarque, expérimentalement que T0 = , T1 = , T2 = et T3 =
0 0 0 0

(c) On étudie selon la parité de r :


— Dans le cas où r + 1 est pair (donc r impair) :
     
r+1 r+1 r
= +
k+1 k k

— Dans le cas où r + 1 est impair (donc r pair) :


           
r+1 r+1 r r+1 r+1 r
= + donc = −
k k+1 k k+1 k k

On peut donc fusionner ces relations en une seule :


/1
     
r+1 r+1 r+1 r
= + (−1)
k+1 k k

(d) On note Pr,k , le nombre de permutation alternantes de Sr telle que σ(r) = k.


Attention, dans ce cas, r peut être pair ou impair !
Tn est indépendant du nombre σ(2n + 1), qui peut être égal à tout nombre entier de 1 à
2n + 1
2n+1
X /1
Tn = P2n+1,k
k=1

(e) On suppose que r est pair. Alors σ(r) > σ(r − 1), car on termine par une montée. Donc
nécessairement, σ(r) > 1.
Pr,1 = 0 /0,5

Notons qu’elle termine par une montée donc σ(r − 1) < k + 1.


— Si σ(r−1) < k Dans ce cas, si l’on permute k et k+1 après σ, on retrouve une permutation
alternante qui se termine par k.
C’est-à-dire : τk,k+1 ◦ σ est une permutation alternante avec σ(r) = k.
Donc card ({σ alternante | σ(r) = k + 1, σ(r − 1) < k}) = Pr,k
— Si σ(r − 1) = k. Dans ce cas, la permutation se termine en (. . . k k + 1).
0
On peut alors considérer σ définie sur Er−1 par :
σ(i) si σ(i) 6 k
σ 0 (i) =
σ(i) − 1 si σ(i) > k
L’application σ 7→ σ 0 est bijective de {σ ∈ Sr alternante | σ(r) = k + 1, σ(r − 1) = k}
sur {σ 0 ∈ sr−1 alternante | σ 0 (r − 1) = k}.
Donc card ({σ alternante | σ(r) = k + 1, σ(r − 1) = k}) = Pr−1,k
On a procédé par disjonction complète de cas :
/1,5
Pr,k+1 = Pr,k + Pr−1,k
Remarques !
Pourbien comprendre l’application
 σ 7→ σ 0 , on peut prendre un cas particulier avec r = 6 et k = 4.
1 2 3 4 5 6 1 2 3 4 5
σ= , on a alors σ 0 =
1 5 2 6 3 4 1 4 2 5 3

(f) On suppose que r est impair. Alors σ(r) < σ(r − 1), car on termine par une descente. Donc
nécessairement, σ(r) < r.
Pr,r = 0 /0,5

Soit k ∈ [[1, r]]. Considérons une permutation alternante σ telle que σ(r) = k + 1.
Soit k ∈ [[1, r]]. Considérons une permutation alternante σ telle que σ(r) = k.
Notons qu’elle termine par une descente donc σ(r − 1) > k + 1.
— Si σ(r − 1) > k + 1 Dans ce cas, si l’on permute k et k + 1 après σ, on retrouve une
permutation alternante qui se termine par k.
C’est-à-dire : τk,k+1 ◦ σ est une permutation alternante avec σ(r) = k + 1.
Donc card ({σ alternante | σ(r) = k, σ(r − 1) > k + 1}) = Pr,k+1
— Si σ(r − 1) = k + 1. Dans ce cas, la permutation se termine en (. . . k + 1 k).
0
On peut alors  considérer σ définie sur Er−1 par :
σ(i) si σ(i) < k
σ 0 (i) =
σ(i) − 1 si σ(i) > k
L’application σ 7→ σ 0 est bijective de {σ ∈ Sr alternante | σ(r) = k, σ(r − 1) = k + 1}
sur {σ 0 ∈ sr−1 alternante | σ 0 (r − 1) = k}.
Donc card ({σ alternante | σ(r) = k, σ(r − 1) = k + 1}) = Pr−1,k
On a procédé par disjonction complète de cas :
/1,5
Pr,k = Pr,k+1 + Pr−1,k

r
(g) On a trouvé aux questions
précédentes
 que Pr,k+1 = Pr,k +(−1) Pr−1,k , soit la même relation
r−1
que pour les coefficients .
k
 
0
Mais, le premier coefficient s’écrit , alors qu’il s’agit du nombre P1,1 .
0
Enfin, les coefficients nuls sont situés de  l’autre côté . 
r−1
On peut supposer que pour tout r ∈ N et k 6 r : Pr,k = .
r−k
 
r−1
Posons, pour tout r ∈ N∗ : Pk :  ∀ k ∈ [[1, r]], Pr,k = 
r−k
   
0 1−1
— On a vu que P1,1 = = , donc P0 est vraie.
0 1−1
— Soit r ∈ N. On suppose que Pr est vraie.
Soit k ∈ N.      
r+1 r+1 r
On a vu que = + (−1)r et Pr,k+1 = Pr,k + (−1)r Pr−1,k
k+1 k k
• Supposons que r soit impair, donc r + 1 est pair. Par construction
 
r
= 0 = Pr+1,1
r

et pour k > 1 :
k−1 k−1 k−1
X 
X X r−1
Pr+1,k = Pr+1,k − Pr+1,1 = Pr+1,h+1 − Pr+1,h = Pr,h =
r−h
h=1 h=1 h=1

d’après l’hypothèse de récurrence. Puis comme r est impair :


k−1
X          
r r r r r
Pr+1,k = − + =− + =
r−h+1 r−h r r−k+1 r−k+1
h=1
 
r
• Supposons que r soit pair, donc r+1 est impair. Par construction = 0 = Pr+1,r+1
0
et pour k > 1 :
r r−1 r−1  
X X X r−1
Pr+1,k = Pr+1,k − Pr+1,r+1 = Pr+1,h − Pr+1,h+1 = Pr,h =
r−h
h=k h=k h=k
d’après l’hypothèse de récurrence. Puis comme (r − 1) + 1 est pair :
r−1           
X r r r r r
Pr+1,k = − + =− + =
r−h r−h+1 r−r r−k+1 r−k+1
h=k

Dans tous les cas (k pair ou impair), on trouve donc Pn+1 est vraie.
Ainsi  
r−1 /3
∀ r ∈ N∗ , k 6 r, Pr,k =
r−k

2n+1
X
(h) On a vu que Tn = P2n+1,k Donc
k=1
2n+1
X  2n+1
X        
2n 2n + 1 2n + 1 2n + 1 2n + 1
Tn = = − + = −
2n + 1 − k 2n + 2 − k 2n + 1 − k 0 2n + 1
k=1 k=1
 
2n + 1
Et comme =0
2n + 1
  /2
2n + 1
Tn =
0

X Tn
B. Série x2n+1
n>0
(2n + 1)!
n
X Tk 2k
1. Le polynôme Pn est de classe C ∞ sur R. ∀ x ∈ R, x Pn0 (x) =
(2k)!
k=0
Alors que, par produit de Cauchy, avec r = k + h ⇔ h = r − k,
n n n X n
X Tk X Th X Tk Th
∀x∈R Pn2 (x) = x2k+1 x2h+1 = x2(k+h)+2
(2k + 1)! (2h + 1)! (2k + 1)!(2h + 1)!
k=0 h=0 ! k=0 h=0 !
n r 2n n
X X Tk Tr−k X X T k Tr−k
= x2r+2 + x2r+2
r=0
(2k + 1)!(2(r − k) + 1)! r=n+1
(2k + 1)!(2(r − k) + 1)!
k=0 k=r−n

n−1
X 
2n
Or pour tout n ∈ N, Tn = Tk × Tn−k−1 , donc avec n = r + 1 :
2k + 1
k=0
r   r
X 2r + 2 X (2r + 2)!
Tr+1 = Tk × Tr−k = Tk × Tr−k
2k + 1 (2k + 1)!(2(r − k) + 1)!
k=0 k=0

Ainsi :
r
X Tk × Tr−k Tr+1
=
(2k + 1)!(2(r − k) + 1)! (2r + 2)!
k=0
Par conséquent avec k = r + 1 :
n 2n n
!
X Tr+1 X X Tk Tr−k
∀ x ∈ R, Pn2 (x) = x2r+2 + x2r+2
r=0
(2r + 2)! r=n+1
(2k + 1)!(2(r − k) + 1)!
k=r−n
2r+2 r+1 2
Puis, comme Tk > 0, x = (x ) > 0, on a donc /2,5

Ainsi, ∀ x ∈ R, Pn0 (x) 6 1 + Pn2 (x) 6 P2n+1


0
(x)

2. On fait une récurrence forte. Posons Pn :  0 6 Tn 6 (2n + 1)! .


— P0 est vraie : T0 = 1 = 1! = (2 × 0 + 1)!.
— Soit n ∈ N. Supposons que pour tout k 6 n, Pk est vraie.
n  
X 2n + 2
On rappelle que Tn+1 = Tk × Tn−k .
2k + 1
k=0
Puisque Pk est vraie pour tout k 6 n :
 
2n + 2 (2n + 2)!
06 Tk × Tn−k 6 (2k + 1)!(2(n − k) + 1)! = (2n + 2)!
2k + 1 (2k + 1)!(2(n − k) + 1)!
0 6 Tn+1 6 n × (2n + 2)! 6 (2n + 3)(2n + 2)! = (2(n + 1) + 1)!
Donc Pn+1 est vérifiée.
pour tout n ∈ N, 0 6 Tn 6 (2n + 1)!. /1,5

Tn
3. Soit ρ ∈] − 1, 1[ et un = (2n+1)! ρ2n+1 .
D’après la question précédente :

|un | 6 |ρ|2n+1 = |ρ| × (ρ2 )n

Or la série, n>0 |ρ|2n+1 est géométrique de raison ρ2 . Elle converge car 0 < ρ2 < 1.
P
Ainsi, par comparaison de série à termes positifs, la série de terme général |un | converge.
Donc la série de terme général un converge absolument, donc converge.
/1,5
X Tn
Pour tout ρ ∈] − 1, 1[, la série ρ2n+1 est convergente.
(2n + 1)!
n>0

On note T (ρ) sa limite.


4. T (0) est une somme de termes tous nuls, donc
/0,5
T (0) = 0

5. On exploite ici le résultat annoncé en tête de problème.


Soit x0 ∈] − 1, 1[ et  > 0 tel que ] − |x0 | − , |x0 | + [⊂] − 1, 1[.
0|
Cela est possible avec  = 1−|x
2 .
Tn
Alors, en considérant an = (2n+1)! > 0 et ρ = |x0 | + , on peut appliquer le résultat admis dans
l’énoncé.
Et donc T est de classe C ∞ sur ]x0 − , x0 + [ ;
ceci est vrai pour tout x0 < 1, donc
/1
T est de classe C ∞ sur ] − 1, 1[

Et l’on a
+∞
X Tn 2n
T 0 (x) = 0 2
(x) = 1+T 2 (x)

∀ x ∈]−1, 1[, x et lim P2m+1 (x) = lim 1 + Pm
n=0
(2n)! m→+∞ m→+∞

Ainsi, par passage à limite sur l’encadrement obtenue en question (2) : /2

∀ x ∈] − 1, 1[, T 0 (x) = 1 + T 2 (x)

6.

Remarques !
L’équation n’est pas linéaire, on ne peut donc pas utiliser ici l’unicité du problème de Cauchy.
Heureusement, on reconnait une formule assez classique, avec la réciproque de tan. . .

Soit Φ = arctan ◦T .
Par composition, Φ est de classe C 1 sur DT (⊃] − 1, 1[),

T0
∀ x ∈ DT , Φ0 (x) = T 0 arctan0 (T ) = =1
1 + T2
On peut intégrer :
∀ x ∈ R, Φ(x) = x + Φ(0) = x
car Φ(0) = arctan(T (0)) = arctan(0) = 0.

Par conséquent, ∀ x ∈ DT , T = tan(x)


On a donc
+∞ /3
X Tn
∀ x ∈] − 1, 1[, x2n+1 = tan x
n=0
(2n + 1)!
Remarques !
Dans le cours, le DL (ou le développement en série entière) de tan en 0 est compliqué à retenir.
Avec ces deux parties, on a mis au point un algorithme pour l’obtenir.
+∞
Tn
x2n+1
P
D’abord on calcule le triangle d’Euler-Bernoulli, puis on utilise la formule tan(x) = (2n+1)!
n=0

+∞
X 1
C. Calcul (originale) de
k=1
ks
1. Convergence.
Il s’agit d’un résultat du cours :
/1
+∞
X 1
converge (s)si α > 0. Donc ζ est bien définie sur ]1, +∞[
n=1

2. Expression de ζ(2s) en fonction de Tn


+∞
X 1
(a) On note I(s) = .
(2k + 1)s
k=0
Comme les séries sont à termes généraux positifs et convergentes :
+∞ +∞ +∞ +∞
X 1 X 1 1 X 1 X 1 1
ζ(s) = + = + = s ζ(s) + I(s)
(2k)s (2k + 1)s 2s ks (2k + 1)s 2
k=1 k=0 k=1 k=0
 
1
Donc 1− ζ(s) = I(s)
2s
/1
2s − 1
I(s) = ζ(s)
2s
(b) La formule énoncée se base sur le fait que :
— tan est une fraction rationnelle de degré −∞ (sans être nulle) !
— Ses pôles sont données lorsque tan est infini :
(2k + 1)
tan(x) = ∞ ⇐⇒ ∃ k ∈ N, x = ± π
2
— La fonction tan peut alors se décomposer en éléments simples :
+∞
!
X ak a−k
tan(x) = (2k+1)
+ (2k+1)
k=0 x− 2 π x+ 2 π

(2k+1) (−1)k y
avec ak = limx→ (2k+1) π tan(x) × (x − 2 π) = lim = −1
2 y→0 tan(y)
(2k+1) (2k+1) −1
en posant y = x − 2 π et donc tan(x) = tan(y + 2 π) =
tan(y)
— Donc
+∞
! +∞  
X 1 1 X 2 2
tan(x) = (−1) (2k+1)
+ (2k+1)
= (−1) +
x− π x+ π 2x − (2k + 1)π 2x + (2k + 1)π
k=0 2 2 k=0

+∞
X 8x
=
(2k + 1)2 π 2 − 4x2
k=0
Ainsi, on comprend bien pourquoi, si il existe une telle formule cela ne peut être que celle-ci :
/3
+∞
X 8x
∀ x ∈ R, tan(x) =
(2k + 1)2 π 2 − 4x2
k=0

(c) En factorisant par (2k + 1)2 π 2 ,


+∞ +∞
X 1 1 X 1 1
∀ x ∈ R, tan(x) = 8x 2 = 8x 2
(2k + 1)2 π 2 4x 2
(2k + 1) π 2 
2x
k=0 1− k=0 1 − (2k+1)π
(2k + 1)2 π 2
 2
2x
Et donc pour x ∈] − π2 , π2 [, < 1, pour tout k > 0, ainsi
(2k + 1)π
+∞  2n
1 X 2x
2 =
(2k + 1)π

2x
1− (2k+1)π
n=0

Et donc
! /1,5
+∞ +∞  2n
π π X 1 X 2x
∀ x ∈] − , [, tan(x) = 8x
2 2 (2k + 1)2 π 2 n=0 (2k + 1)π
k=0

(d) En admettant que dans ce cas la permutation des sommes infinies :


+∞ +∞  2n ! +∞ X +∞  2n !
X 1 X 2x X 1 2x
=
(2k + 1)2 π 2 n=0 (2k + 1)π n=0 k=0
(2k + 1)2 π 2 (2k + 1)π
k=0 !
+∞ X +∞
X 1 22n 2n
= 2n+2
x
n=0
(2k + 1) π 2n+2
k=0

Remarques !
Il suffit de montrer que pour tout  > 0 qu’il existe A ⊂ N 2 , fini tel que
+∞
X +∞
X X
an,k − an,k < 
k=0 n=0 (k,n)∈A

+∞
X 1
Donc, comme I(s) =
(2k + 1)s
k=0

+∞
π π X 22n 2n+1
∀ x ∈] − , [, tan(x) = 8 × I(2n + 2) × x
2 2 n=0
π 2n+2

+∞ /1,5
π π X 1
∀ x ∈] − , [, tan(x) = 2 × (22n+2 − 1)ζ(2n + 2) × 2n+2
x2n+1
2 2 n=0
π

+∞ +∞
X 2(22n+2 − 1)ζ(2n + 2) 2n+1 X Tn
(e) On sait que les applications x 7→ 2n+2
x et x →
7 x2n+1
n=0
π n=0
(2n + 1)!
sont de classe C ∞ sur ] − π2 π2 [ et ] − 1, 1[ (au moins) respectivement.
On a alors pour tout n ∈ N,
2(22n+2 − 1)ζ(2n + 2)
tan(2n+1) (0) = (2n + 1)! = Tn
π 2n+2
(Il y a donc unicité d’écriture.) On peut affirmer :
2(22n+2 − 1)ζ(2n + 2)
pour tout n ∈ N, (2n + 1)! = Tn .
π 2n+2
/2
Tn × π 2n+2
ζ(2n + 2) =
2(22n+2 − 1)(2n + 1)!

(f) Et donc pour n = 0, n = 1, n = 2 et n = 3, comme T0 = 1, T1 = 2, T2 = 16 et T3 = 272 :


/2
π2 π4 π6 π8
ζ(2) = ζ(4) = ζ(6) = ζ(8) =
6 90 945 9 450
3. Vitesse de convergence
(a) Soit s > 1. (Comme dans le cours)
 1−s !   
1 1 1 1 1 1 1
− = s−1 1− 1+ = −(1 − s) + o
ns−1 (n + 1)s−1 n n ns−1 n n
 
1 1 s−1 1 /1
− = +o
ns−1 (n + 1)s−1 ns ns
(b) On a donc
1 1 s−1
− ∼n→+∞
ns−1 (n + 1) s−1 ns
Ainsi, pour tout  > 0, il existe N > 0 tel que pour tout n > N ,
1 1

ns−1 (n + 1)s−1
(1 − ) 6 6 (1 + )
s−1
ns
Comme les termes sont positifs :
s−1 1 1 s−1
(1 − ) s
6 s−1 − s−1
6 (1 + ) s
n n (n + 1) n

s−1 1 1 s−1 /1,5


∀  > 0, ∃ N ∈ N tel que ∀ n > N, (1 − ) s
6 s−1 − s−1
6 (1 + ) s
n n (n + 1) n

(c) Si on somme la relation précédente entre m > N et +∞ (les séries sont convergentes)
+∞  
s−1 X 1 1 s−1
(1 − ) s
6 s−1
− s−1
6 (1 + ) s
n n=m
n (n + 1) n

Et donc par télescopage et division par s − 1 > 0 :


+∞ +∞
X 1 1 X 1
(1 − ) s
6 s−1
6 (1 + ) s
n=m
n (s − 1)m n=m
n

Ainsi, pour tout  > 0, il existe N tel que ∀ m > 0,

1
(s − 1)ms−1
+∞
−1 6
X 1
n=m
ns

m−1 +∞ /2
X 1 X 1 1
Cela signifie exactement que ζ(s) − = ∼
n=1
ns n=m
n s m→+∞ (s − 1)ms−1

4. On va exploiter le calcul précédent, qui nous indique une bonne approximation de la qualité de
l’approximation.
1 q
1
A lire : selon l’approximation de <  ⇐⇒ m > s−1
(s−1) ,
(s − 1)ms−1
on trouve une valeur de m qui nous assure que la calcul de la somme partielle
jusqu’à l’ordre m est une bonne approximation de ζ(m).
/2

1 import numpy as np
2
3 def approx_zeta (s , epsilon ) :
4 """ approximation de zeta ( s ) à epsilon près """
5 m = np . ceil ( np . power (1/( epsilon *( s -1) ) ,1/( s -1) ) )
6 S =0
7 for k in range (1 , int ( m ) ) :
8 S +=1/ np . power (k , s )
9 return ( S )

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