DS8 Correction
DS8 Correction
18
2017-2018
Devoir surveillé n◦ 8
CORRECTION
————————————————————–
Les points qui figurent en marge sont écrits à titre indicatifs, ils sont susceptibles de changer (légèrment)
selon la qualité des copies.
Ainsi −1
τϕ = ϕ−1 ψ ◦ τψ ◦ ψ −1 ϕ = ψ −1 ϕ τψ τ −1 ϕ
k /1,5
Donc c+k = (c+1 ) , (puissance au sens de la composition)
On a alors
k
(c+k ) = ck+1 = ((c+1 )) = (−1)k(n−1) /0,5
3. Pour σ ∈ Sn et τ ∈ Sm , on note
(a, σ(i)) si a = 1
σ + τ : En ] Em → En ] Em , (a, i) 7→
(a, τ (i)) si a = 2
Puis, on note
i si a = 1
Φ : En ⊕ Em → En+m , (a, i) →
i+n si a = 2
(a) Notons que Φ est bien à valeur dans En+m .
Pour tout r ∈ En+m , si r 6 n, alors Φ(1, r) = r et si r > n, Φ(2, r − n) = (r − n) + n = r.
Donc Φ est surjective de En ⊕ Em → En+m .
Puis si Φ(a, i) = Φ(b, j) = r, alors
— si r 6 n, nécessairement a = b = 1, puis i = r = j et donc (a, i) = (b, j)
— si r > n, nécessairement a = b = 2, puis i = r − n = j et donc (a, i) = (b, j)
Par conséquent Φ est injective.
/2
(1, r) si r 6 n
Φ est bijective et Φ−1 (r) =
(2, n − r) si r > n
Remarques !
On aurait également pu exploiter les cardinaux
Ainsi, on notant :
— pour tout si = (a b) ∈ Sn , si , la permutation de Sn+m définie par (a b)
— pour tout tj = (c d) ∈ Sm , tj , la permutation de Sn+m définie par (c + n d + n)
S
Y T
Y
on a Φ ◦ (σ + τ ) ◦ Φ−1 = si tj et donc
i=1 j=1 /2,5
(c) Soient n, m ∈ N.
Pour calculer (invn,m ), on compte le nombre d’interversion de couples (3ème formule).
Un couple (i, j) est intervertit avec un couple (i0 , j 0 )
si et seulement si {[i < i0 ou (i = i0 et j < j 0 )] et [j > j 0 ou (j = j 0 et i > i0 )]} ou l’inverse.
si et seulement si [i < i0 et j > j 0 ] ou [i > i0 et j < j 0 ].
(car on ne peut avoir à la fois j < j 0 et (j > j 0 ou j = j 0 )) Or étant donné deux
nombres i et i0 , nécessairement l’un est plus grand que l’autre.
Donc pour toute paire {i, i0} et toute paire {j, j0} choisie à partir de En et Em ,
il existe une et une seule paire de couples intervertit : (min(i, i0 ), max(j, j 0 )) avec (max(i, i0 ), min(j, j 0 )).
Il y a alors autant de couples intervertit que de couple de paire de En et Em ,
c’est-à-dire : n2 × m
2 choix possibles.
Ainsi : invn,m est le produits de n2 × m
2 interversions et donc
/2,5
n(n−1) m(m−1)
(invn,m ) = (−1) 2 2
Remarques !
4×3 3×2 2×1 3×2
On peut vérifier que (inv4,3 ) = 1 = (−1) 2 2 = (−1)18 et (inv2,3 ) = −1 = (−1) 2 2 = (−1)3
car n est premier. Et comme i − j ∈]] − n, n[[, alors i − j = 0 et donc i = j. Comme les
ensembles de départ et d’arrivée sont les mêmes et sont de cardinaux finis,
/1
Z
vm est une bijection de nZ .
m
On aurait pu également montrer la surjection avec le théorème de Bézout.
On note n = (vm ),
et on l’appelle cette notation le symbole de Zolotarev.
(b) Notons que si n ∧ m = 1 et n ∧ m0 = 1, alors n ∧ mm0 = 1.
Puis vmm0 (h) = mm0 h = vm (m0 h) = vm ◦ vm0 (h).
Ainsi
mm0
m0 /1,5
pour tout m, m0 , n = (vm vm0 ) = (vm )(vm0 ) = m
n n
Z
(c) vm est une permutation de nZ .
On note p l’ordre de 1 dans vm , c’est-à-dire que c’est la longueur de l’orbite de 1,
p k
ou encore vm (1) = 1 et vm (1) 6= 1 pour tout k ∈ [[1, p − 1]].
/1
On a alors mp ≡ 1[n] et mk 6=≡ 1[n] pour tout k ∈ [[1, p − 1]].
(j mj m2 j . . . mp−1 j)
Puis
mn−1 ≡ mpr ≡ (mp )r ≡ 1r = 1[n], c’est le petit théorème de Fermat. /0,5
n−1
(e) D’après la question précédente (et avec les mêmes notations) : (vm ) = (−1) p (p−1) .
Deux cas :
— si p est pair.
p n−1 n−1
n−1 p
m 2 = m2 p = m2 p .
p p p
Or mp ≡ 1[n], donc (m 2 − 1)(m 2 + 1) ≡ 0[n] i.e. m 2 ≡ 1 ou −1[n].
p p
Or m 2 6= 1, sinon l’ordre de m serait p. Donc m 2 ≡ −1[n].
n−1 n−1 n−1
Par conséquent : m 2 ≡ (−1) p = (−1)p−1 p car p − 1 est impair.
n−1 n−1
Donc m 2 ≡ (−1) p (p−1) ≡ (vm ) [n] si p est pair.
— si p est impair.
On sait que p|n − 1, donc p| n−1
2 × 2 (n − 1 est pair).
Or p ∧ 2 = 1, donc (lemme de Gauss) : p| n−1
2 et donc
n−1
p = 2 × h avec h = n−1
2p ∈ N.
n−1
Donc (vm ) = (−1) p (p−1)
= (−1) 2h(p−1)
= 1.
n−1
ph p h h
Alors que m 2 = m = (m ) ≡ 1 = 1[n].
n−1
Donc m 2 ≡ 1 ≡ (vm ) [n] si p est impair.
Dans tous les cas m n−1
≡ m 2 [n] /3
n
(f) Pour tout m ∈ {1, . . . n − 1}, mn−1 ≡ 1[n].
Donc tous ces nombres sont des racines du polynômes X n−1 − 1 (sur le corps nZZ
).
n−1
Y
Ainsi, ce polynôme de degré n − 1 se factorise en X n−1 − 1 ≡ (X − k) [n] Mais par
k=1
n−1
n−1 n−1
Y
ailleurs, n − 1 est un nombre pair, donc X n−1 − 1 = (X 2 − 1)(X 2 + 1) ≡ (X − k).
k=1
Ainsi, pour des raisons de degré (un polynôme ne peut admettre plus de racines que son
degré),
n−1 n−1
G1 = {k | k 2 ≡ 1[n]} et G2 = {k | k
2 ≡ −1[n]} sont de même cardinaux : n−1
2 .
Z
Notons H1 , l’ensemble m2 , m ∈ , ensemble des résidu quadratique modulo n.
nZ
n−1
Si x ∈ H1 , alors il existe a tel que x ≡ a2 [n] et donc x 2 ≡ an−1 ≡ 1[n] et donc x ∈ G1 .
Par ailleurs, k et n − k ont même carré : (n − k)2 = n2 − 2nk + k 2 ≡ k 2 [n],
mais si k, h ∈ {1, . . . n−1 2 2
2 }, : k ≡ h [n] ⇒ n|(k − h)(k + h) ⇒ k ≡ h[n] car k + h ∈
n−1
{2, . . . } .
Donc H1 possède au moins n−1 2 éléments distincts et H1 ⊂ G1 .
Alors H1 ne peut pas posséder plus de n−1 2 éléments distincts et finalement H1 = G1 .
Et donc par complémentarité : G2 = C Z (G1 ) = C Z (H1 ) ensemble des non résidus
nZ nZ
quadratiques.
En conclusion :
m /3
n−1 1 si m est un résidu quadratique modulo n
≡ m 2 [n] =
n −1 sinon
2. Relation de récurrence.
(a) On considère une permutation alternante de Sm .
• Le nombre m = 2n + 1 est le plus grand de tous les nombres, il se trouve nécessairement /1,5
sur une position maximale c’est à une dire une position paire.
Donc il existe k ∈ [[0, n − 1]] tel que σ(2k + 2) = 2n + 1 (2n + 1 est en position 2k + 2).
• Les 2k + 1 nombres placés à sa gauche forme alors une suite alternante.
Quitte à identifier les nombres de cette suite à leur valeurs ordinales, on trouve alors une
permutation alternante de 2k + 1 nombres.
• De même, les (2n + 1) − (2k + 1) − 1 = 2(n − k − 1) + 1 nombres placés à sa droite forme
alors une suite alternante.
Quitte à identifier les nombres de cette suite à leur valeurs ordinales, on trouve alors une
permutation alternante de 2(n − k − 1) + 1 nombres.
(b) En suivant la décomposition de la question précédente, et en tenant compte du fait qu’il
faut extraire un sous-ensemble de 2k + 1 éléments à partir de l’ensemble à 2n éléments pour
choisir les nombres à gauche de 2n + 1, on trouve :
/1,5
n−1
X
2n
Tn = Tk × Tn−k−1
2k + 1
k=0
(c) Avec n = 2
1
X 4 4 4
T2 = Tk T1−k = T0 T1 + T1 T0 = 4 × 2 + 4 × 2 = 16
2k + 1 1 3
k=0
Puis, pour n = 3 :
2
X 6 6 6 6
T3 = Tk T2−k = T0 T2 + T1 T1 + T2 T1
2k + 1 1 3 5
k=0
= 6 × 16 + 20 × 22 + 6 × 16 = 12 × 16 + 80 = 196 + 80 = 272
T2 = 16 et T3 = 272 /1
r
(b) Pour k, r ∈ N, avec 0 6 k 6 r, on note , le (k + 1)enombre obtenu en ligne `r .
k
/0,5
1 3 5 7
On remarque, expérimentalement que T0 = , T1 = , T2 = et T3 =
0 0 0 0
(e) On suppose que r est pair. Alors σ(r) > σ(r − 1), car on termine par une montée. Donc
nécessairement, σ(r) > 1.
Pr,1 = 0 /0,5
(f) On suppose que r est impair. Alors σ(r) < σ(r − 1), car on termine par une descente. Donc
nécessairement, σ(r) < r.
Pr,r = 0 /0,5
Soit k ∈ [[1, r]]. Considérons une permutation alternante σ telle que σ(r) = k + 1.
Soit k ∈ [[1, r]]. Considérons une permutation alternante σ telle que σ(r) = k.
Notons qu’elle termine par une descente donc σ(r − 1) > k + 1.
— Si σ(r − 1) > k + 1 Dans ce cas, si l’on permute k et k + 1 après σ, on retrouve une
permutation alternante qui se termine par k.
C’est-à-dire : τk,k+1 ◦ σ est une permutation alternante avec σ(r) = k + 1.
Donc card ({σ alternante | σ(r) = k, σ(r − 1) > k + 1}) = Pr,k+1
— Si σ(r − 1) = k + 1. Dans ce cas, la permutation se termine en (. . . k + 1 k).
0
On peut alors considérer σ définie sur Er−1 par :
σ(i) si σ(i) < k
σ 0 (i) =
σ(i) − 1 si σ(i) > k
L’application σ 7→ σ 0 est bijective de {σ ∈ Sr alternante | σ(r) = k, σ(r − 1) = k + 1}
sur {σ 0 ∈ sr−1 alternante | σ 0 (r − 1) = k}.
Donc card ({σ alternante | σ(r) = k, σ(r − 1) = k + 1}) = Pr−1,k
On a procédé par disjonction complète de cas :
/1,5
Pr,k = Pr,k+1 + Pr−1,k
r
(g) On a trouvé aux questions
précédentes
que Pr,k+1 = Pr,k +(−1) Pr−1,k , soit la même relation
r−1
que pour les coefficients .
k
0
Mais, le premier coefficient s’écrit , alors qu’il s’agit du nombre P1,1 .
0
Enfin, les coefficients nuls sont situés de l’autre côté .
r−1
On peut supposer que pour tout r ∈ N et k 6 r : Pr,k = .
r−k
r−1
Posons, pour tout r ∈ N∗ : Pk : ∀ k ∈ [[1, r]], Pr,k =
r−k
0 1−1
— On a vu que P1,1 = = , donc P0 est vraie.
0 1−1
— Soit r ∈ N. On suppose que Pr est vraie.
Soit k ∈ N.
r+1 r+1 r
On a vu que = + (−1)r et Pr,k+1 = Pr,k + (−1)r Pr−1,k
k+1 k k
• Supposons que r soit impair, donc r + 1 est pair. Par construction
r
= 0 = Pr+1,1
r
et pour k > 1 :
k−1 k−1 k−1
X
X X r−1
Pr+1,k = Pr+1,k − Pr+1,1 = Pr+1,h+1 − Pr+1,h = Pr,h =
r−h
h=1 h=1 h=1
Dans tous les cas (k pair ou impair), on trouve donc Pn+1 est vraie.
Ainsi
r−1 /3
∀ r ∈ N∗ , k 6 r, Pr,k =
r−k
2n+1
X
(h) On a vu que Tn = P2n+1,k Donc
k=1
2n+1
X 2n+1
X
2n 2n + 1 2n + 1 2n + 1 2n + 1
Tn = = − + = −
2n + 1 − k 2n + 2 − k 2n + 1 − k 0 2n + 1
k=1 k=1
2n + 1
Et comme =0
2n + 1
/2
2n + 1
Tn =
0
X Tn
B. Série x2n+1
n>0
(2n + 1)!
n
X Tk 2k
1. Le polynôme Pn est de classe C ∞ sur R. ∀ x ∈ R, x Pn0 (x) =
(2k)!
k=0
Alors que, par produit de Cauchy, avec r = k + h ⇔ h = r − k,
n n n X n
X Tk X Th X Tk Th
∀x∈R Pn2 (x) = x2k+1 x2h+1 = x2(k+h)+2
(2k + 1)! (2h + 1)! (2k + 1)!(2h + 1)!
k=0 h=0 ! k=0 h=0 !
n r 2n n
X X Tk Tr−k X X T k Tr−k
= x2r+2 + x2r+2
r=0
(2k + 1)!(2(r − k) + 1)! r=n+1
(2k + 1)!(2(r − k) + 1)!
k=0 k=r−n
n−1
X
2n
Or pour tout n ∈ N, Tn = Tk × Tn−k−1 , donc avec n = r + 1 :
2k + 1
k=0
r r
X 2r + 2 X (2r + 2)!
Tr+1 = Tk × Tr−k = Tk × Tr−k
2k + 1 (2k + 1)!(2(r − k) + 1)!
k=0 k=0
Ainsi :
r
X Tk × Tr−k Tr+1
=
(2k + 1)!(2(r − k) + 1)! (2r + 2)!
k=0
Par conséquent avec k = r + 1 :
n 2n n
!
X Tr+1 X X Tk Tr−k
∀ x ∈ R, Pn2 (x) = x2r+2 + x2r+2
r=0
(2r + 2)! r=n+1
(2k + 1)!(2(r − k) + 1)!
k=r−n
2r+2 r+1 2
Puis, comme Tk > 0, x = (x ) > 0, on a donc /2,5
Tn
3. Soit ρ ∈] − 1, 1[ et un = (2n+1)! ρ2n+1 .
D’après la question précédente :
Or la série, n>0 |ρ|2n+1 est géométrique de raison ρ2 . Elle converge car 0 < ρ2 < 1.
P
Ainsi, par comparaison de série à termes positifs, la série de terme général |un | converge.
Donc la série de terme général un converge absolument, donc converge.
/1,5
X Tn
Pour tout ρ ∈] − 1, 1[, la série ρ2n+1 est convergente.
(2n + 1)!
n>0
Et l’on a
+∞
X Tn 2n
T 0 (x) = 0 2
(x) = 1+T 2 (x)
∀ x ∈]−1, 1[, x et lim P2m+1 (x) = lim 1 + Pm
n=0
(2n)! m→+∞ m→+∞
6.
Remarques !
L’équation n’est pas linéaire, on ne peut donc pas utiliser ici l’unicité du problème de Cauchy.
Heureusement, on reconnait une formule assez classique, avec la réciproque de tan. . .
Soit Φ = arctan ◦T .
Par composition, Φ est de classe C 1 sur DT (⊃] − 1, 1[),
T0
∀ x ∈ DT , Φ0 (x) = T 0 arctan0 (T ) = =1
1 + T2
On peut intégrer :
∀ x ∈ R, Φ(x) = x + Φ(0) = x
car Φ(0) = arctan(T (0)) = arctan(0) = 0.
+∞
X 1
C. Calcul (originale) de
k=1
ks
1. Convergence.
Il s’agit d’un résultat du cours :
/1
+∞
X 1
converge (s)si α > 0. Donc ζ est bien définie sur ]1, +∞[
n=1
nα
(2k+1) (−1)k y
avec ak = limx→ (2k+1) π tan(x) × (x − 2 π) = lim = −1
2 y→0 tan(y)
(2k+1) (2k+1) −1
en posant y = x − 2 π et donc tan(x) = tan(y + 2 π) =
tan(y)
— Donc
+∞
! +∞
X 1 1 X 2 2
tan(x) = (−1) (2k+1)
+ (2k+1)
= (−1) +
x− π x+ π 2x − (2k + 1)π 2x + (2k + 1)π
k=0 2 2 k=0
+∞
X 8x
=
(2k + 1)2 π 2 − 4x2
k=0
Ainsi, on comprend bien pourquoi, si il existe une telle formule cela ne peut être que celle-ci :
/3
+∞
X 8x
∀ x ∈ R, tan(x) =
(2k + 1)2 π 2 − 4x2
k=0
Et donc
! /1,5
+∞ +∞ 2n
π π X 1 X 2x
∀ x ∈] − , [, tan(x) = 8x
2 2 (2k + 1)2 π 2 n=0 (2k + 1)π
k=0
Remarques !
Il suffit de montrer que pour tout > 0 qu’il existe A ⊂ N 2 , fini tel que
+∞
X +∞
X X
an,k − an,k <
k=0 n=0 (k,n)∈A
+∞
X 1
Donc, comme I(s) =
(2k + 1)s
k=0
+∞
π π X 22n 2n+1
∀ x ∈] − , [, tan(x) = 8 × I(2n + 2) × x
2 2 n=0
π 2n+2
+∞ /1,5
π π X 1
∀ x ∈] − , [, tan(x) = 2 × (22n+2 − 1)ζ(2n + 2) × 2n+2
x2n+1
2 2 n=0
π
+∞ +∞
X 2(22n+2 − 1)ζ(2n + 2) 2n+1 X Tn
(e) On sait que les applications x 7→ 2n+2
x et x →
7 x2n+1
n=0
π n=0
(2n + 1)!
sont de classe C ∞ sur ] − π2 π2 [ et ] − 1, 1[ (au moins) respectivement.
On a alors pour tout n ∈ N,
2(22n+2 − 1)ζ(2n + 2)
tan(2n+1) (0) = (2n + 1)! = Tn
π 2n+2
(Il y a donc unicité d’écriture.) On peut affirmer :
2(22n+2 − 1)ζ(2n + 2)
pour tout n ∈ N, (2n + 1)! = Tn .
π 2n+2
/2
Tn × π 2n+2
ζ(2n + 2) =
2(22n+2 − 1)(2n + 1)!
(c) Si on somme la relation précédente entre m > N et +∞ (les séries sont convergentes)
+∞
s−1 X 1 1 s−1
(1 − ) s
6 s−1
− s−1
6 (1 + ) s
n n=m
n (n + 1) n
1
(s − 1)ms−1
+∞
−1 6
X 1
n=m
ns
m−1 +∞ /2
X 1 X 1 1
Cela signifie exactement que ζ(s) − = ∼
n=1
ns n=m
n s m→+∞ (s − 1)ms−1
4. On va exploiter le calcul précédent, qui nous indique une bonne approximation de la qualité de
l’approximation.
1 q
1
A lire : selon l’approximation de < ⇐⇒ m > s−1
(s−1) ,
(s − 1)ms−1
on trouve une valeur de m qui nous assure que la calcul de la somme partielle
jusqu’à l’ordre m est une bonne approximation de ζ(m).
/2
1 import numpy as np
2
3 def approx_zeta (s , epsilon ) :
4 """ approximation de zeta ( s ) à epsilon près """
5 m = np . ceil ( np . power (1/( epsilon *( s -1) ) ,1/( s -1) ) )
6 S =0
7 for k in range (1 , int ( m ) ) :
8 S +=1/ np . power (k , s )
9 return ( S )