CHAPITRE I : INTRODUCTION AUX COMMUNICATIONS SANS FIL
INTRODUCTION GENERALE
Depuis quelque temps des bornes sans fil placées dans des endroits publics
donnent un accès gratuit ou non à Internet. Ces bornes sans fil ‘’Wi-Fi’’, ou
Hotspot, dont le but commercial est d’attirer une nouvelle clientèle « nomade »
doivent être à la fois simple d’accès, et surtout par le fait qu’elles soient dans un
endroit public, très sécurisées. Les Hotspot se sont rapidement développés à
l'échelle mondiale.
Ces Hotspot permettant ainsi à des utilisateurs nomades disposant d'équipements
adaptés (ordinateurs ou téléphones portables compatibles, PDA et autres) de se
connecter à Internet de partout avec beaucoup de simplicité.
Si ces connexions Internet sont ouvertes au grand public, cela ne veut pas dire
qu'il n'existe aucune protection à l'accès et pour les utilisateurs. Nous savons
bien qu'une fois connectés sur un même réseau, les utilisateurs deviennent
potentiellement vulnérables. La première des protections qui a été mise en place
au sein des Hotspot est le portail captif avec une authentification par fichier
local ou bien un serveur à distance.
I. INTRODUCTION AUX RESEAUX SANS FIL
Depuis leur apparition dans les années 1990, les réseaux locaux sans fil ont
connu un succès mitigé au vu du nombre important des solutions propriétaires
ne proposant que de faibles vitesses de transmission. Depuis la standardisation
d’IEEE 802.11 en 1997 mais surtout dès ratification de l’amendement 802.11b
en 1999 dont la vitesse de transmission maximal passe à 11 Mbits /s contre 2
Mbits/s auparavant, ces types de réseau ont commencé à rencontrer un véritable
succès qui ne s’est toujours pas démenti.
Un réseau sans fil, est comme son nom l’indique, un réseau dans lequel au
moins deux terminaux peuvent communiquer sans liaison filaire. Grâce aux
réseaux sans fil, un utilisateur à la possibilité de rester connecté tout en se
déplaçant dans un périmètre géographique plus ou moins étendu, c'est la raison
pour laquelle on entend parfois parler de mobilité.
Les réseaux sans fil sont basés sur une liaison utilisant des ondes
radioélectriques à la place des câbles habituels. Il existe plusieurs technologies
se distinguant d’une part par la fréquence d'émission utilisée ainsi que le débit et
la portée des transmissions. Les réseaux sans fil permettent de relier très
facilement des équipements distants d’une dizaine de mètres à quelques
kilomètres. De plus l'installation de tels réseaux ne demande pas de lourds
aménagements des infrastructures existantes comme c’est le cas avec les réseaux
filaires (creusement de tranchées pour acheminer les câbles, équipements des
bâtiments en câblage, goulottes et connecteurs), ce qui a valu un développement
rapide de ce type de technologies.
Toutefois, les réseaux locaux sans fil n’ont pas pour vocation de remplacer les
réseaux filaires. Ils sont plus souvent considérés comme une extension à un
réseau local existant et non comme un potentiel remplaçant.
1. /CLASSIFICATION DES RESEAUX SANS FIL
De manière générale, les réseaux sans fils sont classés, selon leur étendue
géographique, en quatre catégories :
FIGURE1 : CLASSIFICATION DES RESEAUX SANS FIL SELON L’ETENDU
GEOGRAPHIQUE
I.1 /RESEAU PERSONNEL SANS FIL(WPAN)
Le réseau personnel sans fils (appelé également réseau individuel sans fils ou
réseau domotique sans fils et noté WPAN pour Wireless Personal Area
Network) concerne les réseaux sans fils d’une faible portée : de l'ordre de
quelques dizaines de mètres. Ce type de réseau sert généralement à relier des
périphériques (imprimante, téléphone portable, appareils domestiques ...) ou un
assistant personnel (PDA) à un ordinateur sans liaison filaire ou bien à permettre
la liaison sans fils entre deux machines très peu distantes. Il existe plusieurs
technologies utilisées pour les WPAN :
• La principale technologie WPAN est la technologie Bluetooth, lancée par
Ericsson en 1994, proposant un débit théorique de 1 Mbps pour une portée
maximale d'une trentaine de mètres. Bluetooth, connue aussi sous le nom
IEEE 802.15.1, possède l'avantage d'être très peu gourmand en énergie, ce
qui le rend particulièrement adapté à une utilisation au sein de petits
périphériques. La version 1.2 réduit notamment les interférences avec les
réseaux Wi-Fi.
• Homer (Home Radio Frequency), lancée en 1998 par le Homer Working
Group (formé notamment par les constructeurs Compaq, HP, Intel, Siemens,
Motorola et Microsoft) propose un débit théorique de 10 Mbps avec une
portée d’environ 50 à 100 mètres sans amplificateur. La norme HomeRF
soutenue notamment par Intel, a été abandonnée en janvier 2003, notamment
car les fondeurs de processeurs misent désormais sur les technologies Wi-Fi
embarquée (via la technologie Centrino, embarquant au sein d'un même
composant un microprocesseur et un adaptateur wifi.
La technologie ZigBee (aussi connue sous le nom IEEE 802.15.4) permet
d'obtenir des liaisons sans fil à très bas prix et avec une très faible
consommation d’énergie, ce qui la rend particulièrement adaptée pour être
directement intégré dans de petits appareils électroniques (appareils
électroménagers, hifi, jouets, ...).
Enfin les liaisons infrarouges permettent de créer des liaisons sans fils de
quelques mètres avec des débits pouvant monter à quelques mégabits par
seconde. Cette technologie est largement utilisée pour la domotique
(télécommandes) mais souffre toutefois des perturbations dues aux
interférences lumineuses.
I.2 /LES RESEAUX LOCAUX SANS FILS(WLAN)
Le réseau local sans fils (WLAN pour Wireless Local Area Network) est un
réseau
permettant de couvrir l’équivalent d’un réseau local d’entreprise, soit une portée
d’environ une
centaine de mètres. Il permet de relier entre-deux les terminaux présents dans la
zone de couverture.
Il existe plusieurs technologies concurrentes :
• Le Wifi (ou IEEE 802.11), soutenu par l'alliance WECA (Wireless Ethernet
Compatibility Alliance) offre des débits allant jusqu'à 54Mbps sur une distance
de plusieurs centaines de mètres.
• HiperLAN2 (High Performance Radio LAN 2.0), norme européenne élaborée
par l'ETSI (European Telecommunications Standards Institute), permet d’obtenir
un débit théorique de 54 Mbps sur une zone d'une centaine de mètres dans la
gamme de fréquence comprise entre 5150 et 5300 MHz.
• DECT (Digital Enhanced Cordless Telecommunication), norme des
téléphones sans fils domestiques. Alcatel et Ascom développent pour les
environnements industriels, telles les centrales nucléaires, une solution basée sur
cette norme qui limite les interférences. Les points d’accès résistent à la
poussière et à l’eau. Ils peuvent surveiller les systèmes de sécurité 24/24h et se
connecter directement au réseau téléphonique pour avertir le responsable en cas
de problème
I.3 /RESEAUX METROPOLITAINS SANS FILS(WMAN)
Le réseau métropolitain sans fils (WMAN pour Wireless Metropolitan Area
Network) est connu sous le nom de Boucle Locale Radio (BLR). Les WMAN
sont basés sur la norme IEEE 802.16. La boucle locale radio offre un débit utile
de 1 à 10 Mbit/s pour une portée de 4 à 10 kilomètres, ce qui destine
principalement cette technologie aux opérateurs de télécommunication. Et ce
sont des réseaux qui couvrent partiellement ou totalement la superficie d’une
ville.
I.4 /LES RESEAUX SANS FILS ETENDUS(WWAN)
Le réseau étendu sans fils (WWAN pour Wireless Wide Area Network) est
également connu
sous le nom de réseau cellulaire mobile. Il s'agit des réseaux sans fils les plus
répandus puisque tous
les téléphones mobiles sont connectés à un réseau étendu sans fils. Les
principales technologies sont
les suivantes :
• GSM (Global System for Mobile Communication ou Groupe Spécial
Mobile)
• GPRS (General Packet Radio Service)
• UMTS (Universal Mobile Telecommunication System)
2. /STANDARD IEEE 802.11
L’IEEE a développé la norme 802.11 sous plusieurs versions regroupant ainsi
les normes physiques suGT ivies des normes d’amélioration. Elles offrent
chacune des caractéristiques différentes en termes de fréquence, de débit ou de
portée du signal
2.1/ LES NORMES PHYSIQUE
La première version normalisée par l’IEEE fût la 802.11. Elle utilisait la
modulation DSSS sur la bande 2.4 GHz. Cette norme n’était pas compatible
entre constructeurs. De plus, elle offrait un débit très faible (2 Mbps), comparés
aux débits que proposait la norme Ethernet filaire. L’IEEE développa de
nouvelles générations de réseaux sans fil : la 802.11b, la 802.11a et la 802.11g.
2.1.a /LA 802.11b OU Wi-Fi 2 :
C’est la première norme Wi-Fi interopérable. Avec un débit de 11 Mbps, elle
permet une portée de 300 mètres dans un environnement dégagé. Elle utilise la
bande des 2.4GHz avec 3 canaux radios disponibles. Cette norme Wi-Fi a connu
beaucoup d’extensions et chacune d’entre elles, visant à apporter une
amélioration soit au niveau du débit, soit au niveau de la bande passante ou
même de la sécurité, de la qualité de service ou de la capacité du canal etc.
2.1.b / LA 802.11 a :
Encore appelé Wi-Fi 5, cette norme permet d’obtenir du haut débit (54 Mbit/s)
tout en spécifiant 8 canaux. Mais elle n’est pas compatible avec la 802.11b. Elle
utilise la technique de modulation OFDM.
2.1.C/ LA 802.11g
La 802.11a offre un débit assez élevé mais la portée est plus faible et son usage
en extérieur est souvent interdit. Pour répondre à ces problèmes, l’IEEE
développe la nouvelle norme 802.11g, offrant le même débit que le Wi-Fi 5, tout
en restant compatible avec le Wi-Fi 2 (bande de fréquences de 2.4 GHz). Cette
norme vise aussi à remplacer Wi-Fi 2 sur la bande 2.4 GHz mais avec un débit
plus élevé pouvant atteindre les 54 Mbits/s. Elle utilise la technique
démodulation OFDM.
2.2 /LES NORMES D’AMELIORATION
Les normes suivantes ont apporté des améliorations sur la sécurité,
l’interopérabilité, la qualité de service, la gestion du spectre etc.
2.2.a/ LA 802.11i
Amélioration au niveau MAC destinée à renforcer la sécurité des transmissions,
et se substituant au protocole de cryptage WEP. Elle vise à renforcer la sécurité
des transmissions.
2.2.b /LA 802.11d
En permettant aux différents équipements d’échanger des informations sur les
plages de fréquences et les puissances autorisées dans le pays d’origine du
matériel, cette norme permet l’adaptation des couches physiques afin de fournir
une conformité aux exigences de certains pays particulièrement strictes.
2.2.c /LA 802.11
Elle vise à améliorer la qualité de service (bande passante, délai de transmission
pour les paquets…) et les fonctionnalités d’authentification et de sécurité.
2.2.d/LA 802.11f
Elle assure l’interopérabilité entre les différents points d’accès des différents
constructeurs.
2.2.e / LA 802.11h
Elle gère le spectre de la norme 802.11a et vise à améliorer la sous couche
MAC, afin de rendre compatible les équipements 802.11a avec les
infrastructures Hiperlan2. Enfin, elle s’occupe de l’assignation automatique de
fréquences du point d’accès et du contrôle automatique de la puissance
d’émission, afin d’éliminer les interférences entre points d’accès.
3 /ETUDE DE L’INTERFACE RADIO
3.1/SUPPORT DE TRANSMISSIONS (LES ONDES RADIO)
Les ondes radio, également appelées ondes hertziennes car elles furent
découvertes par le physicien allemand Heinrich Hertz en 1888, sont des ondes
électromagnétiques, c’est-à-dire des oscillations combinées d’un champ
magnétique et d’un champ électrique. Les ondes radio, les infrarouges, la
lumière visible, les ultraviolets, les rayons X ou encore les rayons gamma sont
tous des exemples d’onde électromagnétique. Ces ondes transportent de
l’énergie sans avoir besoin d’un quelque support matériel : autrement dit, elles
peuvent se propager dans le vide [4]. La théorie des ondes électromagnétique est
trop vaste et complexe pour le traiter ici en détail, voici donc les principaux qu’il
faut retenir :
• La portée du signal
• Le bruit, interférences et multipath
• Le débit
3.2 /LES BANDES DE FREQUENCE UTILISEES DANS LA NORME
IEEE 802.11
Les technologies utilisées pour les réseaux WPAN et les WLAN, fonctionnent
sur deux bandes :
• La bande ISM (Industrial, Scientific and Médical) (de 2400 à 2500 Mhz).
• La bande U-NII (Unlicenced-National Information Infrastructure) (de 5150
à 5720 Mhz)
3.2.1/LA BANDE ISM
La bande ISM correspond à trois sous bandes (902-928 Mhz, 2.400-2.4835 Ghz,
5.725-5.850 Ghz) seule la bande de 2.400-2.4835 Ghz, avec une bande passante
de 83.5 Mhz, est utilisée par la norme 802.11. Cette bande ISM est reconnue par
les principaux organismes de la réglementation.
3.2.2/LA BANDE U-NII
La bande sans licence U-NII est située autour de 5Ghz. Elle offre une largeur de
bande de 300Mhz (plus importante que celle de la bande ISM qui est égale à
83.5 Mhz). Cette bande n’est pas continue mais elle est divisée en trois sous-
bandes distinctes de 100 Mhz. Dans chaque sous bande la puissance d’émission
autorisée est différente. La première et la deuxième sous bande concernent des
transmissions en intérieur. La troisième sous-bande concerne des transmissions
en extérieur. Comme pour la bande ISM, la disponibilité de ces trois bandes
dépend de la zone géographique. Cette bande est reconnue par les mêmes
principaux organismes de règlementation.
3.3 /LES CANAUX
Comme nous l’avons vu, toutes les variantes du Wifi découpe la bande de
fréquence sur laquelle reposent (2.4 Ghz ou 5 Ghz) en canaux ils sont différents
selon les variantes utilisées. Le 802.11 FHSS utilise la bande de 2.4 Ghz et la
découpe en canaux de 1 Mhz numérotés à partir de 2400 Mhz. Les canaux
utilisables changent en fonction de la législation du pays où se trouve. Du coup,
la plupart de matériel se limite aux canaux 2 à 80. Le 802.11 FHSS n’étant
presque plus utilisé nous ne détaillerons pas davantage ses canaux.
Pour toutes les autres variantes du Wifi sur la bande de 2.4 Ghz c’est-à-dire le
802.11 DSSS le 802.11b et le 802.11g. Quatorze canaux de 22 Mhz largeur sont
définis également numérotés à partir de 2400 Mhz. Leurs centres ne sont
espacés que de 5 Mhz de sorte qu’ils se superposent en partie. Ceci permet de
choisir avec une certaine souplesse la bande de la fréquence que l’on préfère
utiliser, mais si l’on a deux réseaux au même endroit et qu’ils utilisent des
canaux voisins on aura beaucoup d’interférences. Pour éviter les interférences
on recommande un espace de cinq canaux au moins donc on ne peut pas utiliser
que trois canaux simultanément au même endroit.
3.4/TECHNIQUE DE TRANSMISSION
La couche physique définit plusieurs techniques de transmission permettant de
limiter les problèmes d’interférences :
3.4.1/ETALEMENT DE LA BANDE SPECTRALE
L’étalement de bande a pour but d’utiliser plus de bande que nécessaire par
le bais d’un facteur d’étalement. L’IEEE a initialement défini trois couches
physiques initiales :
• Le FHSS : La modulation FHSS (Frequency Hopping Spread Spectrum)
a été inventée et brevetée en 1942 par l’actrice hedy lamar et le pianiste
george antheil, qui étaient assez polyvalents ! Le principe du FHSS est assez
simple : une large bande de fréquence est divisée en de multiples canaux et
les communications se font en sautant (hopping) successivement d’un canal
à un autre, selon une séquence et un rythme convenu à l’avance entre
l’émetteur et le récepteur. Il est difficile d’intercepter les communications si
l’on ne connaît pas la séquence choisie, c’est pourquoi elle fut très appréciée
par les militaires américains qui l’utilisèrent pour radioguider les torpilles
sans que l’ennemi puisse intercepter ou brouiller le signal. Dans le cas du
802.11, cette fonction n’est (malheureusement) pas exploitée car les
séquences de canaux utilisées ne sont pas secrètes. Le FHSS offre également
une résistance importante aux interférences voire aux brouillages volontaires
car les canaux pour lesquels le bruit est trop important peuvent être
simplement évites. Toutefois, le 802.11 FHSS n’exploite pas cette capacité,
contrairement au Bluetooth et au HomeRF qui sont deux technologies sans
fil utilisant la modulation FHSS. Un dernier avantage du FHSS est que
plusieurs communications peuvent avoir lieu en même temps sur la même
bande de fréquences pourvu qu’elles utilisent des séquences de canaux ne
rentrant pas en collision les unes avec les autres. Par exemple, une
communication pourrait utiliser la séquence triviale : 1,2,3, 1,2,3, 1,2,3,
tandis qu’une autre communication aurait la séquence suivante 2,3,1,2,3,1,
… de sorte qu’à aucun moment les deux communications n’utilisent le
même canal. Dans la première version du 802.11, la bande de fréquence
allant 2400 Mhz à 2483.5 Mhz a été découpée pour le FHSS en canaux de 1
Mhz de largeur chacun. Dans la plupart des pays, les canaux 2 à 80 sont
autorisés. Au sein de chaque canal, la modulation gaussienne FSK
(Frequency Shift Keying) à deux états 2GFSK (2Gaussian FSK) est utilisée
et permet un débit de 1 Mb/s. En utilisant la modulation 4GFSK on peut
atteindre un débit de 2 Mb/s. En utilisant la modulation GFSK (Gaussian
FSK) comme modulation sous-jacent, le FHSS permet d’éviter les
interférences entre canaux voisins, ce qui permet à plusieurs utilisateurs de
communiquer en FHSS en même temps sans gêner. Le standard 802.11a
défini un mécanisme d’adaptation dynamique du débit en fonction du
rapport signal/bruit : lorsqu’il élever, la modulation utilisée est la 4GFSK à 2
Mb/s, sinon le 802.111 s’adapte automatiquement et descend au 2GFSK à 1
Mb/s.
• Le DSSS (chipping) La modulation DSSS (Direct Séquence Spread
Spectrum) est également une technique d’étalement de spectre, mais
contrairement au FHSS, aucun saut de fréquence n’a lieu : le DSSS
provoque des transitions d’état très rapides (Chipping) qui tendent à étaler le
spectre du signal. Pour ce faire, l’émetteur envoie une séquence de plusieurs
bits, appelés des chips, pour chaque bit d’information à transmettre. Par
exemple, on peut choisir d’envoyer 11101 au lieu de 0 et son inverse
(00010) au lieu de 1 : dans le cas, si l’on veut transmettre l’information 010,
alors on émettra les chips suivantes : 11101 00010 11101. Dans cet
exemple ; la séquence 11101 est ce qu’on appelle le (code d’étalement). Plus
le code est long, plus le débit artificiellement démultiplié, donc plus le
spectre est étalé. Par exemple, si le débit envoyé est égal à 1 Mb/s, mais avec
DSSS sera bien sûr égal 11Mb/s si le code d’étalement de 11 chips : du
coup, la bande de fréquence occupée par le signal est égale au double du
débit de la source. Sans ce chipping, la bande occupée n’aurait qu’une
largeur de 2 Mhz (deux fois 1 Mb/s). Le DSSS présente deux intérêts
importants :
• Tout d’abord, comme nous l’avons dit, le spectre de fréquences du signal
est étalé, avec tous les avantages (et les inconvénients) que cela apporte, en
particulier une meilleure résistance au bruit ;
• Le fait que l’on émettre plusieurs chips pour chaque bit information
signifie que l’on peut avoir une redondance importante, qui permet de
corriger des erreurs de transmission. En résulte que la modulation DSSS
étale le spectre du signal par une technique de chipping. Ceci permet avant
tout de mieux résister au bruit. Pour communiquer, l’émetteur et le récepteur
doivent se mettre d’accord sur un canal fixe à utiliser. Pour un débit de 1
Mb/s le 802.11 DSSS repose sur la modulation 2DPSK (2 Differential PSK)
mais, pour un débit 2 mb/s utilisent simplement 4DPSK (4 Differential
PSK). Dans les deux cas, le code d’étalement a une longueur de 11 bits et il
est toujours égal à 10110111000. Ce code fait partie d’une famille de codes
aux propriétés mathématiques similaires, définie en 1953 par le
mathématicien Barker.
Malheureusement, alors que le FHSS peut sauter les canaux encombrés par
du bruit ou des interférences, le DSSS ne le peut pas. Comme pour le FHSS,
le standard définit pour le DSSS un mécanisme d’adaptation automatique du
débit en fonction de la distance. Ainsi, à courte distance la modulation sera
le HR-DSSS à 11 Mb/s (8 bits information pour 8 chips émis). Plus, loin en
passe automatiquement à 5.5Mb/s (4 bits information pour 7 chips émis).
Ensuite, on descend à 2 Mb/s en utilisant le DSSS/BARKER et 4DPSK, puis
à 1 Mb/s en DSSS/BARKER et 2DPSK.
3.4.2/MODULATION OFDM
La modulation OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing),
parfois appelée DMT (Discrete Multitone Modulation), est sans doute la plus
puissance des trois modulations du Wifi car elle permet à la fois les débits
les plus importants (54 Mb/s), la meilleure résistance au multipath, mais
aussi la plus grande capacité de partage du spectre. L’OFDM repose sur le
principe de multiplexage : permettre la transmission simultanée de plusieurs
communications sur une même bande de fréquence. Il existe le multiplexage
par division des communications au cours du temps, qu’on appelle le TDM
(Time Division Mutliplexing) : chaque communication dispose de sa tranche
de temps pour émettre des données et peut utiliser l’ensemble du spectre. Le
multiplexage peut également se faire en partageant les différentes
communications par fréquences : c’est FDM (Frequency Division
Multiplexing).
Un spectre assez large est divisé en de multiple sous-porteuse (Sub-Carriers)
et les données sont émises simultanément sur chaque sous-porteuse.
Malheureusement, il est alors possible d’avoir des interférences entre les
sous-porteuses, ce qu’on appelle ICI (Inter-Carrier-Interference). Pour
résoudre ce problème, l’OFDM utilise une fonction mathématique assez
complexe pour rendre les sous-porteuses (Orthogonales), c’est-à-dire pour
qu’elles n’interfèrent pas les unes avec les autres. Dans le cas du 802.11, il
s’agit d’une transformation de Fourier inverse rapide IFFT (Inverse Fast
Fourier Transform). Grâce à cette fonction, les porteuses sont placées dans le
spectre de fréquences de telle sorte que les pics de puissance d’une porteuse
donnée correspondent aux zéros des autres porteuses.
Les deux premières sous-bandes (Low et Middle) de la bande U-NII sont
divisées en 8 canaux de 80 Mhz. Chaque canal est ensuite divisé en 52 sous-
canaux de 300 KHz, 48 pour la transmission de données et 4 pour la
correction d’erreur appelé FEC (Forward Correction Error). Le Wifi en
utilise quatre comme (pilotes) qui servent à synchroniser les fréquences et à
mesurer en permanence les interférences et les décalages de phase, afin de
s’y adapter au mieux.
4. COMMUNICATION ENTRE EQUIPEMENTS
L’architecture d’un réseau Wi-Fi est basée sur un système cellulaire. Il existe
deux principaux modes de fonctionnement :
5.1/LE MODE AD HOC
En mode ad hoc, il n’y a aucune administration centralisée. Il n’existe pas de
point d’accès. Les stations terminales communiquent directement entre elles
selon des liaisons point à point ou point multi point. Ces stations forment une
cellule appelée IBSS (Indépendant Basic Service Set).
4.2/LE MODE INFRACTSTRUE
Dans ce mode, une station de base appelée Access Point (point d’accès) gère
toutes les stations terminales à portée radio. Il permet aux stations terminales de
communiquer entre elles et avec des stations d’un réseau filaire existant.
L’ensemble constitué par le point d’accès et les stations sous son contrôle forme
un BSS (Basic Service Set/Ensemble de services de base) ; la zone ainsi
couverte est appelée BSA (Base Set Area).
5. COMMUNICATION ENTRE EQUIPEMENT EN
MODE INFRACSTRURE
Dans le mode infrastructure les stations se trouvant dans la même cellule sont
fédérées autour du point d’accès avec lequel ils rentrent en communication.
Cette communication est basée sur un système distribué pour l’accès au canal de
communication. Le système d’accès multiple n’existe pas en Wifi, ce sont alors
les techniques d’accès citées précédemment, qui permettent de résoudre le
problème de partage du canal de communication
5.1 / COMMUNICATION ENTRE UNE STATION ET
UN POINT D’ACCES
Lors de l’entrée d’une station dans une cellule, celle-ci diffuse sur chaque canal
une requête de sondage (Probe Request), contenant l’ESSID pour lequel il est
configuré, ainsi que les débits que son adaptateur sans fil supporte. Si aucun
ESSID n’est configuré, la station écoute le réseau à la recherche d’un ESSID. En
effet, chaque point d’accès diffuse régulièrement (0.1 seconde) une trame balise
contenant les informations sur son BSSID, ses caractéristiques et éventuellement
son ESSID. L’ESSID est automatiquement diffusé, mais il est possible (même
recommandé) de désactiver cette option. A chaque requête de sondage reçue, le
point d’accès vérifie l’ESSID et la demande de débit présent dans la trame
balise. Si l’ESSID correspond à celui du point d’accès, ce dernier envoie une
réponse contenant des informations sur sa charge et des données de
synchronisation. La station recevant la réponse peut ainsi constater la qualité du
signal émis par le point d’accès afin de juger de la distance à laquelle elle se
trouve. Le débit est d’autant meilleur que le point d’accès est proche.
5.2/COMMUNICATION ENTRE DEUX STATIONS A
TRAVERS UN POINT D’ACCES
Pour entrer en communication avec une station destinatrice B, la station
émettrice A doit d’abord passé par le point d’accès pour son authentification et
son association. Pour cela, la station A envoie une trame de demande
d’authentification au point d’accès qui lui répond avec une trame réponse
d’authentification. Après l’échange de trames d’authentification, la station A
envoie au point d’accès une trame de requête d’association, ce dernier envoie à
son tour une trame de réponse à la requête d’association permettant ainsi à la
station A d’avoir accès à la station B. Avant de transmettre ses données à la
station B, la station A lui envoie d’abord un paquet d’appel sous forme d’une
trame RTS. Si cette trame est correctement reçue par la station B, alors cette
dernière l’acquitte avec une trame CTS. La station A vérifié si la trame CTS est
reçue sans erreur, auquel cas elle peut envoyer ses données. Au cas échéant la
procédure sera reprise.
5.3/ LE HANDOVER
Les stations qui se déplacent d’une cellule à une autre doivent rester
synchronisées pour maintenir la communication. Le point d’accès envoie
périodiquement des trames de gestion, plus précisément des trames balises
(Beacon frame) qui contiennent la valeur de son horloge, aux stations qui
peuvent ainsi se synchroniser. La station terminale choisit son point d’accès en
fonction de la puissance du signal du point d’accès, du taux d’erreurs par paquet
et de la charge du réseau. La station demande à accéder à une BSS dans deux
cas :
Terminal qui était éteint et qui par la suite est mis sous tension
Terminal en déplacement
L’adaptateur réseau est capable de changer de point d’accès selon la qualité des
signaux reçus et provenant des différents points d’accès. Les points d’accès
peuvent aussi communiquer entre eux et échanger des informations concernant
les stations grâce au système de distribution (DS). Pour pouvoir s’associer à un
point d’accès, c'est-à-dire établir un canal de communication avec le point
d’accès, la station procède à une écoute de l’environnement.
- Ecoute passive : la station attend la réception d’une trame balise appelée
Beacon Frame venant du point d’accès.
- Ecoute active : la station, après avoir trouvé le point d’accès le plus approprié,
lui envoie une demande d’association via une trame appelée Probe Request
Frame. La station peut envoyer une requête d’association à un ou plusieurs
points d’accès. Le point d’accès envoie une réponse à la requête. Si c’est un
échec, la station prolonge son écoute. En cas de succès, la station accepte
l’association. Le point d’accès signale la nouvelle association au DS, qui met à
jour sa base de données puis informe l’ancien point d’accès afin qu’il puisse
libérer ses ressources.
6.AVANTAGES DES RESEAUX SANS FILS
On peut distinguer deux grandes catégories : les avantages métier principaux et
les avantages opérationnels. Les avantages métier principaux regroupent les
éléments contribuant à améliorer la productivité des utilisateurs, à rationaliser
les processus commerciaux existants ou à permettre la mise en place de
nouveaux processus commerciaux. Les avantages opérationnels concernent des
points tels que la réduction des coûts de gestion ou la diminution des dépenses
d'investissement.
6.1 /LES PRINCIPAUX AVANTAGES