Cours de Métré
Cours de Métré
I.1. Présentation
I.2. Définitions
I.2.1 Métré
I.2.2 Avant-métré
1
CHAPITRE I : NOTIONS PRELIMINAIRES
I.1. Présentation
L’étude d’un projet, qu’il concerne un ouvrage d’art ou un
bâtiment, comporte l’estimation de dépenses que nécessitera sa
réalisation.
Cette estimation est basée essentiellement sur deux éléments :
a) La détermination de diverses quantités d’ouvrages élémentaires
(terrassements, maçonneries diverses, charpentes,...)
b) Le calcul des prix par unité de ces ouvrages élémentaires (prix du
m³ de déblai, du m³ maçonnerie, du Kg d’acier...)
La totalisation des produits des quantités par des prix afférents
permettra de connaitre la dépense totale engagée pour l’exécution d’un
ouvrage.
I.2. Définitions
I.2.1 Métré
- Le métré d’un ouvrage est l’ensemble des opérations qui débutent par
des mesures et des calculs détaillés d’ouvrages élémentaires (longueurs,
surfaces, volumes) en vue de déterminer par nature les quantités de
matériaux et les travaux de la main-d’œuvre entrant dans la réalisation
du projet afin de pouvoir, en fin de compte, en déterminer le prix.
I.2.2 Avant-métré
- L’avant-métré est la détermination des quantités d’ouvrages
élémentaires que comporte une construction en partant des mesures
indiquées sur le plan, il est établi avant tout commencement d’exécution
de l’ouvrage pour déterminer les quantités en œuvre.
On comprendra plus facilement que les règles d’évaluation des quantités
d’ouvrages d’après les dessins sont aussi valables pour la
détermination de quantités matérialisées sur terrain et l’avant-métré est
dressé dans la même forme que le métré.
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Nous noterons que le métré est directement lié aux différentes
technologies, puisqu’il s’appuie sur une connaissance approfondie de
technologie des matériaux, de leurs mises en œuvre, ainsi que de la
manière dont les travaux sont conduits.
Le métré est à la fois une science, une technique et un art :
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à ses moyens financiers. Cette estimation est faite au moyen du prix au
mètre carré (m²) construit. Le prix au m² construit est déterminé par
l’expérience acquise à l’occasion des constructions déjà réalisées.
A noter que ce mode d’estimation au m² construit est aussi utilisé pour
déterminer en vue de sa vente, le prix d’une construction existante.
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total des prix d’ouvrages élémentaires après application des taxes
donne le montant du devis estimatif c’est-à-dire le prix de l’ouvrage.
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b)-Variation des prix sur le marché : en cas de changement des prix, il y
a lieu d’établir un état de situation afin de déterminer avec précision
ce qui devra être réglé aux anciens tarifs.
c)- Arrêt du chantier : on ne peut préjuger lorsqu’un chantier est arrêté
(grève en particulier) si des variations de prix ne vont pas se
produire au moment de la reprise de travail. Un état de situation
permet de déterminer les travaux réalisés et les approvisionnements
fournis par l’entreprise défaillante avant que la suivante prenne la
suite des travaux.
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tenant compte des corrections et le présente au maître de l’ouvrage
pour règlement. Par contre, s’il considère que la réduction du mémoire
est trop importante, il demande à son métreur d’établir un mémoire de
réclamation, le métreur, arguments à l’appui, reprend tous les postes
dans lesquels il a procédé, dans un but de simplification à des
estimations globales et demande la prise en considération du détail
exact des travaux. Ces modifications entrainant obligatoirement une
augmentation de l’estimation des travaux en cause.
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par l’une ou l’autre des parties (propriétaire ou locataire) pour établir
la surface corrigée d’un local d’habitation et déterminer ainsi le
montant du loyer.
I.3.12. Planning
Il est établi sous forme de graphique, tenant compte des délais
normaux d’exécution et des contraintes inhérentes aux différentes
tâches, c’est le programme général des travaux que précisent les
dates probables d’intervention des différents corps d’état.
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Nous avons vu très sommairement au début du cours que le métré est
nécessaire à tous les stades ; de la conception et de la réalisation des
ouvrages depuis l’établissement des projets jusqu’à la réception et des
règlements des factures afférentes. Il est donc indispensable au
constructeur d’avoir des connaissances très approfondies en matière de
métré afin d’exécuter certains actes qu’il sera souvent appelé d’établir
lors de l’étude d’un projet ou dans la phase de réalisation d’ouvrages de
construction.
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CHAPITRE II : FORME ET PRESENTATION DU METRE
[Link]ésentation de l’avant-métré
[Link] de tableaux
II.4.2. Récapitulation de métré
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CHAPITRE II : FORME ET PRESENTATION DU METRE
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calculent pleins, les ouvertures sont ensuite déduites. Ce procédé offre le
double avantage d’être rapide et d’éviter les erreurs. Cette méthode est
aussi valable pour le métré établi sur plan et sur place.
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(2) Désignation : cette colonne est spécialement réservée à la désignation
des ouvrages ou parties d’ouvrages dont on fait l’évaluation. Les différents
chapitres du métré sont inscrits en majuscules et soulignés.
Les titres des différentes parties d’un chapitre (Déblai en terre ordinaire,
maçonneries de moëllons bruts) seront nettement séparées.
(4) (5) et(6).Mesures : les longueurs sont les cotes mesurées dans le sens
longitudinal de l’ouvrage, les largeurs sont les cotes mesurées dans le sens
transversal et les hauteurs ou profondeurs sont les cotes mesurées dans le
sens vertical.
Convention n°2. Multiplication. – Toutes les quantités placées sur une même
ligne horizontale doivent être multipliées les unes par les autres et leur
produit doit être inscrit dans la colonne ad hoc (surfaces, cubes ou poids)
sur la même ligne que les facteurs.
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Les quantités définitives qui correspondent aux différentes natures de
matériaux doivent rappeler les titres de ces natures de matériaux. Elles
doivent être écrites en caractères spéciaux.
Par exemple : Cube des maçonneries de pierre de taille.
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Nous avons indiqué que les résultats de l’avant-métré sont repris
dans le devis estimatif. Pour simplifier cette reprise, il est commode de
dresser en fin d’avant-métré une récapitulation des résultats, qui permet
de trouver sans recherches celui ou ceux dont on a besoin.
Exemple :
I TERRASSEMENT
Déblais de toute nature
pour formations
RECAPITULATION
Volume de déblais de
toute nature pour 23m³1
fondations...... 0
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Ce sont ceux qui ont toutes leurs dimensions fixes tels que les pièces
secondaires de canalisation (robinet, coudes, etc...), les appareils
électriques (prises de courant, interrupteurs, points lumineux...), les
appareils sanitaires (lavabo, baignoire, WC,...) ou encore les piquets, les
jeunes arbres,...
Pour les évaluer, il suffit de les compter.
2. Matériaux et travaux dont les quantités s’évaluent selon leur longueur
Ce sont ceux qui ont leurs dimensions transversales uniformes
Par exemple : les bordures de trottoirs, les rigoles, les canalisations
d’eau, les fils électriques, les planches de rive, les faitières,...
On les évalue au mètre courant (mct)
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La détermination du poids s’effectue soit directement par une pesée, soit
indirectement en calculant d’abord le volume en m³ que l’on multiplie par
le poids du m³ du matériau.
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CHAPITRE III : ETABLISSEMENT D’AVANT-METRE
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Lorsqu’il s’agit de menus travaux de démolitions et démontages exécutés en
recherche le mesurage est effectué de la même manière que les ouvrages
neufs (maçonnerie au m³, pavements au m², châssis et portes à la pièce
etc...).
Les crépis enduits accrochés à une maçonnerie à démolir sont compris dans
le cube des démolitions de maçonnerie. L’épaisseur à considérer est celle de
la maçonnerie proprement dite.
III.1.2. TERRASSEMENTS
III.1.2.1. Généralités
L’exécution des terrassements comprend trois opérations :
- Le déblai : extraction, enlèvement des terres,...
- Le remblai : apport des terres pour rehausser le terrain naturel, combler
une fouille.
- Le transport des terres provenant du déblai pour être mises en remblai.
La cubature des terrassements consiste à calculer le volume des déblais et
remblais. Le mouvement des terres est l’opération qui a pour objet de
déterminer avant l’exécution, la réparation des terres de déblais afin de
réduire le plus possible la distance de transport.
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où il n’y a pas de compactage, ces remblais (y compris la terre arable à
épandre en surface) ne sont pas comptés et ne constituent que des dépôts
de terre.
2. Evacuation des terres en excès
L’enlèvement des déblais tient compte du foisonnement puisqu’il faut
connaître le volume exact des déblais pour déterminer le nombre de
voyages.
3. Ouvertures de tranchées pour canalisations
En général et sauf stipulation contraire au Cahier Spécial des Charges ou
au contrat les fouilles et remblais pour la pose des canalisations sont
compris dans les prix unitaires de ces canalisations, y compris l’évacuation
des terres en excès.
Dans le cas où ces fouilles sont comptées séparément le mesurage se fait au
m³. Les remblais et l’évacuation des terres en excès sont compris dans le
prix unitaire du m³ de fouille.
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- Terrains de classe B : terrains argileux, caillouteux, tufs, marnes
compactes.
- Terrains de classe C : argile plastique.
- Terrains de classe D : Roches de dureté moyenne ne pouvant être
travaillées au pic.
- Terrains de classe E : Roches dures nécessitant l’emploi du marteau
piqueur.
III.1.2.4. Le foisonnement
Les pourcentages de foisonnement généralement retenus sont les suivants :
- Terrains de classe A : 20%
- Terrains de classe B : 35%
- Terrains de classe C : 70%
- Terrains de classe D : 40%
- Terrains de classe E : 40%
III.1.3. FONDATIONS
III.1.3.1. Généralités
Les fondations s’exécutent généralement, soit en maçonnerie
ordinaire, soit en béton. Elles reposent sur les fonds des fouilles directement
ou par intermédiaire des pieux. Elles peuvent épouser exactement la forme
des fouilles c.à.d. être construites en pleine fouille. Dans ce cas si, leur
niveau supérieur est arasé à celui du terrain naturel, leur volume est
identique au cube de déblais. Si leur volume est arasé au-dessous du
terrain naturel, leur volume est calculé de la même manière que celui du
déblai.
Parfois, pour faciliter la construction quand on exécute de la maçonnerie
ordinaire, les dimensions des fouilles sont plus importantes que celles des
fondations. Dans certains cas, pour éviter des éboulements, sans recourir à
des blindages, on peut pratiquer des fouilles à talus inclinés. Les calculs de
volume des fondations sont faciles car elles affectent presque toujours la
forme des parallelipipèdes droits. Il suffit de multiplier la surface de leur
section horizontale ou verticale par leur profondeur ou longueur.
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III.1.3.2. Code de mesurage
1. Semelles de fondations en béton
Le mesurage des semelles de fondations est établi au m³ suivant les
dimensions indiquées. Les fondations pour tuyaux d’égouts sont comprises
dans les prix unitaires des tuyauteries et le béton de propreté est compris
dans les prix unitaires de la semelle.
III.1.4. MACONNERIES
III.1.4.1. Code de mesurage
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La maçonnerie est calculée plein, les vides sont ensuite déduits. Ainsi, les
murs d’élévation d’une habitation sont mesurés et calculés comme s’il
existait aucune ouverture ; ces ouvertures (portes et fenêtres) sont ensuite
déduites des calculs primitifs.
Les maçonneries en élévation sont mesurées au m³, les baies n’atteignant
pas 1/2 m² de surface des jours ne sont pas déduites. Les dimensions des
jours sont celles de l’aire découpée par la baie sur le parement extérieur.
Les baies terminées par un cintre seront déduites en prenant la hauteur
jusqu’à la naissance de la courbe augmentée des 2/3 de la flèche.
L’emploi de gabarits cintres et étançons est compris dans le prix unitaire
des maçonneries. Les baies à battées seront déduites en considérant les
dimensions du jour à moins que ces battées ne dépassent 10 cm de largeur.
Dans ce dernier cas il sera procédé par mesurage séparé des vides intérieur
et extérieur. Les vides formant isolation entre murs et contre murs de même
nature et ne dépassant pas 10 cm ne sont pas déduits. Si le vide dépasse
10 cm, les deux parois sont comptées séparément lorsque les deux parois
sont de nature différente, les principes ci-avant resteront d’application, mais
le cube obtenu fera l’objet d’un poste spécial au métré sous la dénomination
de maçonnerie mixte.
Les crochets reliant le deux parois sont compris dans le prix unitaire de la
maçonnerie. Les gaines d’aérage, corps de cheminées, conduits de fumée
sont cubés en plein sans déduction des vides ne dépassant pas 12 dm², et
l’enduit des parois intérieures est compris dans le prix unitaire de la
maçonnerie.
Les âtres et contrecœurs de cheminées en briques seront cubés en plein
jusqu’au parement extérieur le plus saillant. Le jointoyage normal des
maçonneries restant apparentes pour autant qu’il s’exécute au fur et à
mesure de l’avancement des travaux.
1. Maçonnerie des moëllons
La maçonnerie des moëllons est en principe calculée au m³. Certaines séries
cependant les font calculer au m² et leur évaluation ou estimation sont
données en fonction des différentes épaisseurs des murs.
2. Maçonnerie de remplissage
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Les maçonneries entre ossatures seront mesurées suivant leurs dimensions
réelles sans déduction des vides inférieurs à 1/2 m².
3. Briques de parement
Mesurage à opérer au m² de surface vue avec déduction des vides
supérieurs à 1/2 m² dans le cas d’un mur d’une brique d’épaisseur à 2
parements vus qu’il y a lieu de compter les deux faces. Les joues des vides
de 1/2 m² et moins ne sont pas portées en compte.
Le prix unitaire constitue un supplément au prix de la maçonnerie ordinaire.
Le volume des briques de parement n’étant pas déduit du volume de
maçonnerie ordinaire.
4. Couvre murs
Mesurage au mètre courant vu (les recouvrements n’étant pas compris) à
l’exclusion de toutes pièces spéciales qui sont comptées chacune pour un
mètre.
5. Matériaux engagés dans la maçonnerie
Les pierres de taille (seuils de fenêtre, clefs de voutes, soubassement,
cordons, etc...) ne sont pas déduites de la maçonnerie en briques ou en
moëllons.
Il en sera de même pour les têtes de gites, de poutres, sablières, filières
ainsi que les blochets, les linteaux de moins de 8dm² de section, des portes
et fenêtre. Les poutres, les colonnes et linteaux de 8dm² et plus de section
en béton armé sont déduits du volume des maçonneries en briques ou
moëllons. Les parties de hourdis s’appuyant ou pénétrant dans les murs ne
sont pas déduites du volume des maçonneries de briques ou moëllons.
6. Maçonnerie d’agglomérés
Les agglomérés sont aussi appelés blocs de béton ou encore parpaings. La
maçonnerie d’agglomérés est mesurée au m², les matériaux pour la hourder
sont compris.
7. Cloisons en maçonnerie
Le mesurage s’effectue au m² avec déduction des vides supérieurs à 1/2m².
Le bois, fer à béton engagés dans la maçonnerie de cloisons ne sont pas
déduites.
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III.1.5. BETON ARME
Le métré de béton armé ne suit pas l’ordre chronologique du déroulement
des travaux. Il s’effectue dans l’ordre suivant :
- bétonnage.
- coffrage.
- ferraillage.
2. Coffrage
Les coffrages sont mesurés au mètre carré de coffrage en contact direct avec
le béton une fois coulé.
Les trous, trémies et tous aménagements d’une superficie égale ou
inférieure à 0,50m² ne sont pas déduits, les joues de coffrage nécessaires à
ces aménagements sont reprises pour leur surface (et ces surfaces, par
conséquent, ajoutées à celle du coffrage).
Les évaluations et estimations comprennent les étais, cales, pointes, serre-
joints, etc… nécessaires à la construction du coffrage jusqu’à une hauteur
de 4,20m à compter du point d’appuis des étais.
3. Ferraillage
Les aciers à béton sont vendus au poids ; les prix varient selon les
diamètres. Il convient donc de procéder au mesurage en deux temps :
- détermination des longueurs par section ;
- détermination des poids par section.
Mesurage des longueurs des ronds à béton
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Compte tenu de la position des armatures dans les coffrages il est admis
que les mesurages s’effectuent comme suit :
- Barres des poutres : longueur de la poutre moins 4cm, plus 10 fois le
diamètre de la barre par crochet.
- Recouvrement de barres : 60 fois le diamètre de la barre.
- Cadres : prendre le périmètre du poteau ou de la poutre.
- Etriers : 2 fois le coté du poteau ou de la poutre, plus 10cm
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Les feuillures, saignées, larmiers, chanfreins, trous de scellement ne sont
pas déduits.
4. Dallages
Les dallages sont considérés comme composés d’une forme de 0,08m
d’épaisseur et d’une chape incorporée de 20mm. Les dallages se mesurent
au m².
- Les vides de moins de 0,50m² ne sont pas déduits.
- Les coffrages sont comptés à part selon leur nature (compris ceux des
vides, quelles que soient leurs dimensions).
5. Chapes
Les chapes se mesurent au m², les vides ou pénétration égaux ou inférieurs
à 0,50m² ne sont pas déduits.
6. Béton translucide
Les dalles et parois en béton translucide sont mesurées au m² en y
comprenant les encadrements en béton. Les panneaux complets peuvent
être comptés à la pièce.
7. Béton précontraint
Les méthodes de mesurage du béton précontraint sont identiques à celles
appliquées au béton armé.
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L’emplacement des ouvrants des portes et baies est déduit sauf à compter
en plus la plinthe sur l’épaisseur des murs de ces baies.
Les bordures, les trottoirs sont mesurés au mètre courant effectif sans tenir
compte de pénétration entre élément ni des pièces spéciales.
Les lattes en cuivre formant arrêt et les joints de dilatation sont comptées
séparément au mètre courant.
III.1.8. CHARPENTERIES
III.1.8.1. Code de mesurage
1. Le bois de charpente
Les pièces en bois de charpente, sauf quelques exceptions sont toujours
comptées au m³ d’après leur dimension réelle. Comme la plupart des pièces
des charpentes sont prismatiques, le calcul de leur volume s’obtient en
multipliant la longueur par la section droite de la pièce. Les produits
d’imprégnation, les moyens de fixation sont compris dans les prix unitaires
des travaux de charpente.
2. Les corniches
Les corniches se mesurent au mètre courant, en considérant la plus grande
longueur de la moulure supérieure en y ajoutant la longueur réelle de retour
et des avant-corps ou arrière-corps. Les brochets, consoles, fers plats,
feuillards sont compris dans les prix unitaires des corniches.
3. Le gitage
Le mesurage se fait au m² soit au m³, les gites seront comptés aux
longueurs réelles à mettre en œuvre.
4. Les planches de rive
Le mesurage s’effectue au mètre courant.
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Le prix unitaire comprend : les clous, crochets divers de fixation, le voile
imperméable sous les toitures si celui-ci est prévu au Cahier Spécial des
Charges. Les chéneaux sont mesurés en considérant leur longueur moyenne
et leur largeur développée. Les solins et couvre solins sont comptés au mètre
courant compte tenu de leur développement.
2. Robinets
Les robinets de service et d’arrêt avec ou sans purge et les vannes sont
comptés isolement à la pièce ainsi que les pommes de douche et leurs
accessoires.
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Les robinets des lavabos, éviers, baignoire,… sont compris dans les prix des
objets qu’ils alimentent. Il en est de même des siphons, consoles, chaînettes
et bouchons, crépines.
3. W.C.
Le w.c. complet compté à la pièce, comprend outre les vases et couvercles,
les réservoirs équipés de tuyaux de chasse avec raccord, le caoutchouc, les
vis en cuivre, les chevilles et les robinets d’arrêt.
4. Urinoir
Les urinoirs sont comptés à la pièce. Le prix unitaire comprend toutes pièces
spéciales de raccord.
III.1.12. ELECTRICITE
Les matériels électriques (prises de courant, interrupteurs, points lumineux
placé, tableau électrique…) se comptent à la pièce.
Les boites de dérivation, les tubes PVC, attaches, clous, fils électrique, câble
et autres accessoires sont compris dans le prix unitaire d’installation.
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La quantité est fixée en kg en y comprenant les rivets, boulons, soudures,
les différentes pièces de charpentes et ossatures métalliques sont mesurées
à leur longueur réelle et leur poids est évalué d’après le catalogue officiel.
Le poids de boulons, rivets, soudures de charpentes métalliques est fixé
forfaitairement à 5% du poids total de profilés.
III.1.14. PEINTURES
Le badigeonnage à la chaux, les peintures au latex et à huile se calculent au
m² avec déduction des vides supérieurs à 0,50m².
CHAPITRE IV : ESTIMATION DES OUVRAGES
31
CHAPITRE IV : ESTIMATION DES OUVRAGES
32
Ces bordereaux comme les séries, fournissent des P.V. tout établis; à noter
toutefois que certains d'entre eux sont publiés régulièrement qu'il n'y a donc
pas lieu d’actualiser leurs prix.
b. Structure
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La structure du P.R. est étroitement associée à la structure de
production de l'entreprise. En effet, si l'on observe attentivement, on
s'aperçoit que la décomposition de la production en ouvrage d'abord puis en
ouvrage élémentaire ensuite entraîne à chaque fois une distinction entre les
frais directement affectables et ceux qui le sont pas.
La plupart des notions qui vont suivre sont née de ce double éclatement.
Elles en ont souvent gardé une appellation caractéristique. Ainsi à propos
de la production de l'entreprise nous dirons que les dépenses affectables
aux différents ouvrages font partie intégrante des coûts dits de réalisation
alors que les autres frais non affectables à tel ou tel ouvrage en particulier
constituent les frais généraux.
Ainsi à propos d'un même ouvrage nous qualifierons de "déboursés secs" les
dépenses directement affectables aux différents ouvrages élémentaires,
alors que celles qui ne le sont pas seront tout simplement appelées "frais de
chantier".
Seule la notion des frais spéciaux conjoncturels échappe à cette règle mais il
s'agit là d'une notion artificielle seulement, crée pour le besoin de la
statistique.
Les éléments de prix de revient doivent être déterminés conformément aux
dispositions suivantes :
34
Aux salaires et indemnités payés par l'entreprise s'ajoutent les charges
sociales et salaire assimilés si celles-ci peuvent être isolées et ne sont pas
comptabilisées dans les frais généraux d'entreprise.
Le temps passé à un même ouvrage peut varier suivant les équipes. Il faut
observer un nombre élevé de chantiers pour obtenir une moyenne
significative. En plus il ne faut pas minimiser les nombres d'heures perdues
pour différentes causes.
Les frais salariaux sur base de salaires journaliers sont calculés par les
entreprises de construction comme salaire à l'unité de mesure selon le
produit et la quantité du travail à exécuter et le rendement spécifique pour
l'exécution de ce type de travail.
Il s'ensuit que le rendement spécifique par unité est le seul facteur important
pour lequel on puisse réellement agir; d'où la nécessité pour l'entrepreneur
de connaître le rendement de travail et de suivre son évolution. On peut
aussi améliorer le rendement de travail par la rémunération.
Il n'est pas mauvais d'encourager l'ouvrier par des primes et autres formes
d'intéressement. Le but principal de la mécanisation de chantier est
d'économiser sur la main-d’œuvre qui devient trop chère pour faire face à la
concurrence.
Sous-détail des prix de salaires journaliers
Afin de ne pas compliquer le calcul, on ne considère que quatre catégories
de la main-d’œuvre :
- Le chef de chantier;
- Le contremaître;
- Le compagnon (mot commun pour désigner un maçon, charpentier,
ferrailleur, plombier, électricien...);
- Manœuvre (tous travaux).
Chef de
Contremaître Compagnon Manœu
1. Salaire journalier moyen chantier
2. Charges sociales %
- Allocations familiales %
- Sécurité sociale %
- Assurances %
35
- Soins médicaux %
- Maladie, invalidité %
- Congés payés %
- Journées chômées %
- Cotisations
syndicales %
- Cotisations diverses %
- Vêtements de travail %
- Avantages
extra-légaux %
- Treizième mois %
TOTAL %
3. Frais de déplacement,
transport.
4. Salaire brut total
Bois
Bois de
Moellon Gravie Cimen de
Sable charpent
Nature des s r t coffrag
e
matériaux e
36
Unité
Prix d'achat
par unité
Taxes
éventuelles
par unité
Transport au
chantier par
unité
PRIX RENDU
SUR
CHANTIER
37
- Matériel appartenant à l’entreprise : on détermine un prix horaire
d’emploi, qui est fonction de la durée nécessaire à son amortissement et aux
dépenses de gros entretiens.
- Matériel loué par l’entreprise : on détermine le prix de l’heure d’emploi en
se basant sur le barème de la fédération nationale des travaux publics. Le
taux d’amortissement linéaire est fonction de la durée normale d’utilisation
de l’élément. Par exemple, si cette durée est de 20ans, le taux
d’amortissement est égal à 100/20 = 5%. La durée normale d’utilisation est
elle-même déterminée d’après les usages de chaque nature d’industries, de
commerces et d’exploitation.
Taux d’amortissement
Les taux d’amortissement les plus couramment admis sont les suivants :
- Bâtiments commerciaux : 2 à 5%
- Bâtiments industriels : 5%
- Maison d’habitation ordinaire : 1 à 2%
- Maison d’ouvriers :3 à 4%
- Matériel :10 à 15%
- Outillage :10 à 20%
- Petit matériel et outillage à main d’œuvre
defaible valeur : 100%
- Automobile et matériel roulant :20 à 25%
- Mobilier : 10%
- Matériel de bureau :10 à 20%
- Agencements et installations : 5 à 10%
Ces taux sont donnés à titre indicatif et ne peuvent avoir une valeur
absolue. L’appréciation de la durée normale d’utilisation est une gestion de
frais ; de circonstances particulières peuvent influer sur cette durée (les
conditions d’utilisation du bien ; par exemple, utilisation à double ou triple
équipe, usage intensif d’un véhicule). Certaines d’entre elles peuvent, le cas
échéant, motiver un amortissement exceptionnel.
Des règles spéciales d’amortissement ont été d’autre part prévues pour un
certain nombre de professions.
38
IV.3.1.5. Coût de matières consommables et d’énergie
- Matières consommables : les prix sont déterminés comme ceux de
matériaux à savoir : prix départ et prix rendu chantier.
- Energie : les prix sont déterminés en fonction de la durée d’emploi du
matériel.
39
et par l’absolue nécessité de diriger et de gérer l’entreprise. Ils se
décomposent en deux grandes catégories :
- Les frais généraux d’exploitation ;
- les frais généraux de siège.
Ces catégories elles-mêmes sont largement subdivisées tant pour un besoin
d’analyse détaillée de leur contenu que pour une nécessité de suivi
ponctuel.
40
S’il y a lieu et sur justification, ce poste comprend éventuellement les frais
propres de marché évalués à leur valeur réelle (frais d’adjudication, de
cautionnement, de commission d’étude, etc...) et les frais divers évalués en
pourcentage du prix final (les frais d’assurances complémentaires du
groupe, les frais de bureau de contrôle, etc...).
Les frais spéciaux conjoncturels comprennent les dépenses affectables à un
ouvrage mais qui ne sont pas impérativement nécessaires à l’exécution ou à
la gestion.
Ces dépenses qui n’existent pas pour tous les chantiers sont souvent
imposées par les conditions du marché. Elles pourraient être récupérées en
frais de chantier mais cela présenterait l’inconvénient de fausser les
statistiques de coût de réalisation. C’est la raison pour laquelle nous leur
conserverons une affectation indépendante.
Conclusion : L’analyse des dépenses constituant le prix de revient nous
permet au minimum de tirer deux conclusions fondamentales. La
composition du prix de revient qui peut se résumer à l’égalité ci-après :
41
IV.4 SCHEMATISATION DES ELEMENTS CONSTITUTIFS DU P.V. (H.T.)
Nous laissons maintenant l’ensemble des éléments qui constituent un prix
de vente unitaire hors taxe ; nous pouvons donc les matérialiser dans le
cadre de la représentation graphique de l’élaboration d’une proposition de
prix.
CHAPITRE V : ELEMENTS D’EXPERTISE
V.1. GENERALITES
V.1.1. Définition
V.1.2. Différentes sortes d’expertises
V.1.3. Nature des expertises
V.1.4. Expertises immobilières
V.1.5. Exemples types
V.5. APPLICATIONS
42
CHAPITRE V : ELEMENTS D’EXPERTISE
V.1. GENERALITES
V.1.1. Définition
‘‘L’expertise est une opération confiée par les parties ou le juge, à un ou
plusieurs personnes-Experts-à l’effet de rechercher et de déterminer dans
un procès-verbal, appelé rapport, l’estimation d’une chose ou l’appréciation
d’un fait au point de vue dans ce dernier cas, soit de la responsabilité, soit
des conséquences pécuniaires ou autres qui découlent de ce fait’’ DE
Bruyne.
‘‘On appelle expertise l’opération que font des experts ou gens,
connaissances dans un art, afin d’éclairer le juge sur des questions ou sur
des faits qu’il ne peut connaitre par lui-même.
Un rapport d’experts est donc l’exposé par écrit de cette opération, c’est-à-
dire les experts se sont livrés et de l’avis qu’ils ont formé d’après le résultat
de ces travaux. Un avis n’est qu’une opinion et non une décision, et
conséquemment on ne peut assigner à celui des experts d’autres caractères
que ceux de simples renseignements, auxquels le juge ne peut être tenu de
se conformer si sa conviction s’y oppose.’’
43
V.1.3. Nature des expertises
Les travaux des expertises sont semblables à des missions confiées aux
experts et nous savons que de telles missions s’effectuent le plus souvent
dans des conditions très variables, ces conditions déterminent la nature
même des expertises selon leurs respectives motivations, on classe les
expertises en trois grandes catégories suivantes :
44
V.1.4.1. Expertises – consolidations
Les expertises – consolidations sont celles qui sont envisagées
lorsqu’on constate que des constructions sont au mauvais état ou lorsqu’on
constate des insuffisances pour l’usage actuel ou l’usage projecté, ces
expertises sont souvent motivée lorsque :
- Une construction existante subit des désordres (tissures en général) ou
- Les désordres sont seulement à craindre sans que ceux-ci soient produits
en cas de modification, de changement de destinations initiales des
constructions ou en cas de surcharges imposées par l’usage donné non
prévu initialement.
45
NB : Notre propos ne concerne que les expertises immobilières notamment
les expertises évaluations.
-. Tout conflit ayant pour cause un bien immobilier est porté à la compétence
d’un tribunal ne peut être tranché qu’à la faveur d’une expertise immobilière
(expertises judiciaire).
46
V.2. VALEUR DE CONSTRUCTIONS
V.2.1. Notion de valeur
Il y a lieu de se poser d’abord la question de savoir si la valeur
existe-t-elle comme réalité. ‘‘Les philosophes distinguent les jugements de
réalité’’ et ‘‘les jugements de valeur’’. Seuls les premiers présentent un
caractère d’objectivité et d’universalité. Si je dis que cette maison est en
pierres, je suis dans le domaine des réalités physiques, dans un monde
stable où la raison se reconnaît. Si je dis au contraire que cette maison est
belle ou ‘‘cet emplacement me paraît de grande valeur’’ rien ne m’assure
que tous les hommes, dans tous les temps, jugeront comme moi, l’histoire
des villes, l’évolution des techniques et modes de vie,… prouvent le
caractère subjectif et instable des ‘‘valeurs humaines’’. D’où l’on peut dire
que la valeur des constructions ‘‘valeurs vénales établies après la
réalisation’’ est relative.
Remarquons aussi que la valeur d’un immeuble n’est pas interprétée de la
même façon lorsqu’il s’agit d’un propriétaire, des tribunaux, des acquéreurs,
des compagnes d’assurances, des banquiers ou d’un exploitant éventuel.
Cette même valeur varie en outre dans le temps et dans l’espace, et pas
seulement en raison des fluctuations économiques, mais aussi en raison
d’un certain nombre d’autres éléments tels que l’utilité, la rareté, le désir, la
mode,…
Il est nécessaire de retenir que la notion de valeur des immeubles est
instable et en outre relative. En ce qui concerne les immeubles, les valeurs
peuvent être estimées généralement en trois phases selon le but de
l’évaluation demandée.
47
estimation avant la réalisation des constructions consiste à l’établissement
d’un devis détaillé.
48
- La situation géo-urbaine ou emplacement d'un terrain à bâtir au sein d'une
agglomération urbaine, à proximité ou éloignement par rapport aux centres
vitaux est fonction fondamentale de son appréciation,
- Outre ce facteur de situation, les terrains sont aussi appréciés en fonction
de leurs qualités techniques : Sol et sous-sol, la configuration et éventuel
encombrement,
- Les servitudes réglementations d'urbanisme sont aussi des facteurs de la
valeur d'un terrain au même titre que sa rareté au sein des agglomérations
d'une importante densité d'occupation du sol qui sont pourvues des
équipements collectifs vitaux.
V.2.2.1. Situation géo-urbaine ou emplacement
La distinction de zonage suivant la destination du quartier a toute
son importance dans le domaine d'appréciations des biens immeubles.
Une usine en plein quartier commercial et résidentiel perd une grande partie
de sa valeur et, une villa de haut standing située dans un quartier
industriel perd aussi une grande partie de sa valeur.
Un immeuble imposant et bien construit qui serait situé dans un quartier
non urbanisé et très éloigné des centres d'activités perdrait également une
grande partie de sa valeur.
Afin de corroder à ce précède, supposons que deux villas identiques sises
respectivement à Panda Makomeno et à Kolomoni, soient objets à
transaction, nous remarquons que la villa sise à Panda Makomeno sera
beaucoup plus compétitive et pourrait même coûter le double si pas le triple
du prix de celle de Kolomoni. Ces différences des prix plus-values et moins-
values de situation prouvent que la situation géo-urbaine ou l'emplacement
d'un immeuble a une influence déterminante sur la valeur de ce dernier et,
c'est surtout un élément fondamental d'appréciation de sa valeur.
49
V.[Link]. Qualités du sol et sous-sol
La nature du sol et du sous-sol a une grande incidence que la valeur
des terrains. L. ARNAULD précise que "le facteur sous-sol est aussi
déterminant que celui de la viabilité.
Notons que les terrains qui présentent un sous-sol compressible ont,
évidemment, une valeur nettement moins inférieure que les terrains
présentant un sous-sol incompressible.
Un sous-sol est un facteur fondamental car :
- L'autorisation de bâtir peut-être sur des terrains notoirement menacés de
glissements ou d'éboulements.
- Le choix et le prix de revient d'une fondation sont fonction du taux de
travail du sol.
V.[Link]. La configuration
Un certain nombre de facteurs d'ordre topographique sont à prendre
en considération en ce qui concerne l'évaluation des terrains à bâtir.
Une belle façade sur une rue entraine une plus-value notamment dans les
quartiers résidentiel et commercial. Un terrain présentant une façade étroite
à une valeur nettement inférieur à celle d'un terrain présentant une façade
importante.
De même qu'une façade biaise est moins favorable qu'une façade
perpendiculaire aux côtés du terrain.
Toutefois, notons que, dans les quartiers d'intense circulation, certains
acquéreurs, soucieux d'avoir une maison à l'écart de tout bruit insistent
moins sur la largeur de la façade et se contentent d'un accès ordinaire sur
la voie publique.
En ce qui concerne les terrains d'angle, on n’admet généralement qu'une
plus-value peut-être retenue. Cet argument est valable surtout pour les
secteurs d'habitations et commerces.
La largeur du terrain à bâtir constitue un de ses éléments essentiels car elle
conditionne les possibilités d'utilisation pour la construction.
Retenons généralement que la largeur conditionne compte tenu des marges
d'isolement par rapport aux propriétés voisines :
50
- L'importance et la hauteur possibles de l'immeuble à édifier.
- Son orientation possible
La profondeur d'un terrain à bâtir doit-être suffisante pour que compte tenu,
le cas échéant, de la servitude d'alignement et de la marge de recul qui
existent en bordure de la voie, une construction puisse être édifiée.
Relief - pente
Le relief joue également un rôle important. Un terrain en forte pente
exige des travaux de nivellement, la construction de murs de soutènement et
le drainage de la partie supérieure pour éviter un ruissellement des eaux
pluviales qui déchausseraient les fondations des bâtiments. Ces travaux
entraînent des frais très importante.
Toutefois le fait, pour un terrain à bâtir, d'être en légère surélevèrent par
rapport à la rue n'entraîne pas nécessairement une diminution de la valeur
"écoulement faciles des eaux, possibilités de créer un garage en contrebas,
vue panoramique".
Mais il y a lieu de noter qu'une déclivité trop prononcé peut cependant
entraîner une moins-value en raison de l'obligation d'augmenter la hauteur
des fondations sur la plus basse et, cas échéant d'établir des contreforts de
consolidation.
Par contre, le fait d'être situé en contrebas peut entraîner une moins-value
très sensible.
Pour les constructions collectives cet argument a moins de valeur en raison
de l'importance des sous-sols qui nécessite souvent, dans un terrain plat,
l'obligation de creuser une large excavation. Mais le fait pour un terrain de
se présenter en contrebas de partie basse de la canalisation publique
d'égout la plus proche, entraine une moins-value très sensible, notamment
en ce qui concerne la construction d'immeubles collectifs.
Orientation - vue
L'orientation d'un terrain peut avoir une incidence sur sa valeur
vénale.
51
Rappelons qu'une vue prenante peut apporter une plus-value au terrain. En
général, on entend par configuration la forme géométrique du terrain et
spécialement la relation entre la largeur de la façade sur voie publique et la
profondeur moyenne de la parcelle suivant une direction perpendiculaire à
la façade. On admet en principe que plus un terrain est profond et moins il a
de valeur.
V.[Link]. Encombrement
Un terrain ne peut être considéré comme terrain à bâtir que s'il est
nu c'est-à-dire s'il n'a pas encore été utilisé pour sa destination normale. Si
le terrain supporte une construction on dit qu'il est encombré, il perd sa
réalité économique, sa valeur devient virtuelle et elle se dilue dans la valeur
globale, mais cette virtualité émerge le jour ou, pour des raisons de vétusté
ou de bonne administration, il devient opportun de supprimer le bâti.
Nous abordons, avec la dépréciation des terrains bâtis, un des problèmes
les plus controversés de l'expertise immobilière.
Il est indispensable de pratiquer un abattement sur la valeur du terrain nu
pour obtenir une valeur de terrain encombré puisque la présence des
bâtiments déprécie le terrain.
Généralement en appliquant sur la valeur d'un terrain supposé nu, un
abattement pour encombrement du sol par des constructions, la juridiction
d'expropriation ne faisait qu'exercer son pouvoir souverain d'appréciation
peu importe que les constructions aient édifiée avec ou sans permis
d'autorisation de bâtir par le propriétaire du sol, ou par un tiers de
mauvaise foi, peu importe également que le propriétaire ne réclame aucune
indemnité pour les constructions. L'administration achète bien un terrain
encombré.
Noter que l'administration ne peut pas être tenue d'accepter l'engagement de
l'exproprié de démolir les constructions existantes pour que le terrain puisse
être considérée nu.
Ce principe appelle cependant les observations complémentaires suivantes :
1- L'encombrement peut être total ou partiel,
2- L'indisponibilité du terrain pour la construction est fonction :
52
- d'une part de la réglementation d'urbanisme dans le secteur considéré,
- d'autre part, de l'emplacement, de l'importance et de la hauteur de
l'édifice déjà construit,
3- Un encombrement partiel peut entrainer une indisponibilité totale, si
l'emplacement et l'importance de la concentration sont tels qu’ils interdisent
toute nouvelle construction.
On peut se demander ce que devient la valeur d'un terrain quand il se
trouve "occupé" immobilisé en quelque sorte par une construction.
Remarquons qu'un terrain nu présent de multiples possibilités d'utilisation :
On peut y édifier une maison individuelle, une maison de rapport, un
bâtiment à usage commercial ou industriel, on peut également l'utiliser
comme entreposage de véhicules ou dépôts des matériaux de construction.
Si le propriétaire a choisi d'y édifier un immeuble de rapport à location
bourgeoise par exemple, il n'est pas certain qu'il ait choisi la meilleure des
possibilités qu'offrait le terrain, mais le choix est définitif... Toutes les autres
possibilités ont disparu dès lors qu'on en a utilisé une. Le terrain a perdu
une partie des avantages qu'il offrait. Il est donc déprécié du fait même qu'il
est occupé par une construction donnée.
Théoriquement, la dépréciation du terrain bâti "encombré" devrait-être
représentée par l'ensemble des frais à engager pour le rendre libre : frais de
démolition, pertes de loyers, indemnités d'éviction... Ceci toutefois n'est
exacte que lorsque la meilleur partie à tirer de l'immeuble est l'utilisation de
son emplacement pour bâtir de nouvelles constructions ce qui est le cas
quand les constructions existantes sont vétustes et d'un intérêt médiocre.
En dehors de ce cas exceptionnel, il faut considérer que le terrain n'est qu'un
des éléments de la valeur d'un immeuble bâti. Sa part dans cette valeur est
fonction de l'utilisation qui en est faite. <<la loi foncière n° 73-021 du
20/7/73 en son article 53 stipule : le sol est la propriété exclusive,
inaliénable imprescriptible de l'Etat. >> .
En fait la dépréciation d'un terrain construit varie avec l'importance, la
nature, l'âge, l'état d'entretien et l'occupation des constructions qu'il
supporte.
53
V.[Link]. Aspect juridique : servitudes et réglementation d'urbanisme
En dehors des facteurs purement techniques, un certain nombre
d'éléments d'ordre juridique exercent une influence sur la valeur des
terrains à bâtir notamment :
- Les servitudes
- Les réglementations d'urbanisme
a) Les servitudes
- Fondation 0,2
- Cave et garage 0,5
- Rez-de-chaussée ou étage aménagé 1,0
- Niveau non aménagé (brut de gros œuvre) 1,0
- Grenier 0,2
- Comble aménagé 0,7
54
- Comble perdu 0,3
55
a) Le prix de revient du terrain y compris les divers frais y afférents (frais de
mutation, honoraires du notaire, honoraire de l’expert immobilier, frais
d’enregistrement...)
56
Dans la généralité des cas, le mode de construction du gros œuvre est à peu
près identique, et ce qui contribue à différencier les immeubles ce sont surtout
les travaux de finitions et le degré de confort.
Afin d’illustrer ce qui précède, notons que la valeur de reconstruction à neuf
est le produit de la cote d’expertise actualisée sur le marché immobilier d’une
agglomération donnée par la superficie hors-œuvre pondérée.
D’où :
P = Shop x C E x C ef C E = cote d’expertise
C ef = coefficient d’emplacement et de finition
C ef : 1,1 Ville, Bel air, KampembaC ef : 1,2Golf, Ville, Bel air Ville C ef :1,3
Golf, Ville haut standing
V.3.3.1. Amortissement
Contrairement aux terrains, propriétés agricoles et fonds de
commerce qui ne se déprécient pas systématiquement avec le temps et
peuvent au contraire, dans certains cas, vous augmenter leur utilité sociale,
les édifices sont des biens de production d’une durée limitée qui s’usent au
fur et à mesure de leur utilisation.
57
Exemple :
Quand une entreprise utilise des biens de production d’une durée limitée,
elle doit faire entrer en dépense (passif) dans son compte d’exploitation une
fraction de la valeur de ses biens déterminée en fonction de leur durée
techniquement prévisible.
Ayant acheté un tracteur de Usd 10 000,00 en 2000 et prévoyant que celui-
ci serait inutilisable et sans valeur au bout de 10 ans, l’exploitation
comptera chaque année un amortissement de Usd 1 000,00. Au bout de 10
ans, soit en 2010, la valeur de ce tracteur sera nulle.
Notez que l’arbitraire de ces amortissements a été souvent souligné. Au bout
de six ans, par exemple, la valeur résiduelle du tracteur au bilan se trouve
réduite à Usd 4 000,00 mais il n’est impossible que ce tracteur puisse
normalement se vendre à cette époque à Usd 3 000,00 ou à Usd 5 000,00
suivant que le rythme des amortissements a été calculé trop lent ou trop
rapide (taux d’amortissement) par rapport à la capacité de résistance du
matériel et compte tenu des soins reçus.
Les variations du pouvoir d’achat de la monnaie ont également accusé le
caractère arbitraire des opérations comptables d’amortissement.
Il n’en reste pas moins vrai qu’un bâtiment s’use avec le temps et qu’une
comptabilité d’entreprise doit faire figurer chaque année en dépense au titre
des amortissements une fraction du prix de revient des immeubles dont
l’entreprise est propriétaire.
La législation fiscale Congolaise admet pour les immeubles un taux annuel
d’amortissement de 3,5 %, c’est-à-dire une durée technique présumée de
plus ou moins 30 ans. « En fait, un immeuble d’habitation classique peut
facilement durer 80 à 100 ans, alors que des constructions légères comme
certains hangars ou ateliers industriels sont inutilisables au bout de 20 à
30 ans ».
V.3.3.2. Vétusté
La valeur d’une construction varie en raison inverse de son âge.
Notons que la notion de vétusté est différente de celle d’amortissement. Il
s’agit non d’un bâtiment neuf qui vient d’être construit et qu’on doit amortir
58
dans une comptabilité d’exploitation, mais plutôt, d’un bâtiment ancien,
examiné dans un état défini d’âge et d’entretien.
On peut définir la vétusté comme la perte de valeur qu’à subie, en fait, la
construction, par suite de son âge et compte tenu de son état d’entretien et
des réparations qui y ont été effectuées.
La vétusté pourrait se représenter par la somme qu’il faudrait engager
chaque année pour effectuer les réparations qui permettraient au bâtiment
de se conserver à l’état neuf.
En d’autres termes on peut dire que la vétusté représente la moins-value
réelle subie par un immeuble depuis la date de sa construction en raison de
son âge et de son état d’entretien au moment de l’estimation.
D’où
A
V= x Ce A= âge de l’immeuble au moment de l’expertise
D
D= durée de vie présumée d’un immeuble.
C e= coefficient d’entretien (moins-value ou plus-value).
Très bien entretenu C e : varie de 0,5 à 0,7
Bien entretenu C e : varie de 0,8 à 1,0
Assez bien entretenu C e : varie de 1,1 à 1,3
Mal entretenu C e : varie de 1,4 à 1,6
A l’état d’abandon C e : varie de 1,7 à 1,9
59
On parle d’une durée techniquement présumée (D), l’âge de la construction
(A) et (P) est le prix de revient (valeur à neuf)
Le calcul de la vétusté d’un bâtiment a pour but de déterminer ce que l’on
appelle la valeur intrinsèque.
V.3.3.3. Facteurs de vétusté
Les principaux facteurs de vétusté sont l’âge de l’immeuble et son
état d’entretien.
a) L’âge de l’immeuble
L’âge de l’immeuble est fonction des facteurs suivants :
1.- Nature et qualité des matériaux employés (la pierre de taille, le gravit,
ont une durée nettement supérieure à la brique),
2.- Partie de la construction considérée (le crépi vieillissant beaucoup plus
vite que le gros œuvre),
3.- Qualité de l’exécution de la construction (vices de construction,
malfaçon etc…)
Pour des nombreux experts, la durée normale techniquement visible est
de cent ans.
Notez que certaines constructions en matériaux durables atteignent
plusieurs siècles. D’où le chiffre de cent ans représente une moyenne très
approximative.
b) Etat d’entretien
L’état d’entretien a une grande incidence sur la valeur de
l’immeuble, car un entretien négligé accroît considérablement la
décrépitude (vétusté) de la construction, alors qu’un entretien régulier
soigneusement assuré corrige en partie la dépréciation résultant de l’âge
de cette construction.
Ainsi une maison de cent ans d’âge régulièrement entretenue dans toutes
ses parties pourra avoir une dépréciation pour vétusté inférieure à celle
d’immeuble de cinquante ans dont l’entretien a été totalement négligé.
On peut remarquer que le défaut d’entretien oblige l’acquéreur éventuel à
prendre en considération, au moment de l’acquisition, l’importance des
réparations qu’il devra effectuer sur l’immeuble. Le prix d’acquisition sera
60
en partie établi en fonction du coût de ces réparations. Il n’est toutefois
possible, dans la pratique, de déduire la totalité du coût des réparations
à effectuer pour obtenir la valeur de l’immeuble dans son état actuel,
car :
- Certaines réparations indispensables, alors que d’autres les sont
moins,
- La plus-value apportée à l’immeuble par les réparations est
généralement inférieure à leur montant.
Pratiquement on majore la valeur vénale de la plus-value résultant des
réparations effectuées sur l’immeuble depuis la date de son
acquisition. Evitez donc d’ajouter le montant des réparations, car en
effet, il y a une marge entre ce montant et la plus-value.
Exemple.
Immeuble de 50 ans, vétusté théorique : 50%
Bon état d’entretien, coefficient 0.60
Vétusté réelle : 50% x 0.60= 30 %.
61
Nous avons vu que la valeur intrinsèque d’un bâtiment ancien
peut se définir comme étant le prix de revient de la construction, diminué de
sa vétusté.
Partant de la formule classique de la vétusté, on aura si P= Prix de revient,
A= Age de construction et D= La durée technique prévisible et présumée :
Vi A
=P x ¿
¿ D
Ou
D− A
V i=P x
D
62
pour encombrement et ensuite, on fait subir à la valeur intrinsèque la
dépréciation immédiate ou dépréciation pour vétusté économique.
63
d) Influence des conditions économiques.
Dans les quartiers en pleine extension, où le marché est très actif
(grandes agglomérations urbaines surtout) la dépréciation immédiate est
assez faible.
Notez également que pendant la période de crise de logements ; où la
demande est très supérieure à l’offre, la dépréciation immédiate tend vers
zéro ou elle est nulle tout au moins sur les appartements au pavillon
d’habitation de moyenne importance.
Remarquons qu’il n’y a pas de dépréciation immédiate dans un marché de
pénurie où l’on assiste, au contraire à des manœuvres spéculatives en
construction en vue de les vendre avec bénéfice aussitôt qu’ils sont achevés.
Disons que pour le moment il n’y a pas lieu d’appliquer des abattements
pour dépréciations immédiates, du moins pour notre pays, compte tenu de
la crise de logement qui le servit.
D’ oùla valeur vénale sera :
V v = P (1-V d )
64
APPLICATION DE LA METHODE PAR « SOL ET CONSTRUCTION ».
65
V.6. CALCUL DU LOYER
a) Amortissement :
Vv
Am = (1)
12 ( D− A )
b) Bénéfice :
Be =0 , 30 x Am (2)
d) Taxe :
T a=0 , 20[ ( 1 ) + ( 2 ) + ( 3 ) ] (4)
e) Taux locatif :
T l=( 1 ) + ( 2 ) + ( 3 ) +(4) (4)
66