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Dégâts des moineaux hybrides sur dattes

ESTIMATION DES DEGATS DUS AU MOINEAU HYBRIDE PASSER DOMESTICUS X P. HISPANIOLENSIS SUR LES DATTES (PHOENIX DACTYLIFERA) DANS DEUX PALMERAIES A OUARGLA

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Dégâts des moineaux hybrides sur dattes

ESTIMATION DES DEGATS DUS AU MOINEAU HYBRIDE PASSER DOMESTICUS X P. HISPANIOLENSIS SUR LES DATTES (PHOENIX DACTYLIFERA) DANS DEUX PALMERAIES A OUARGLA

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Lebanese Science Journal, Vol. 11, No.

2, 2010 3

ESTIMATION DES DEGATS DUS AU MOINEAU


HYBRIDE PASSER DOMESTICUS X P.
HISPANIOLENSIS SUR LES DATTES (PHŒNIX
DACTYLIFERA) DANS DEUX PALMERAIES A
OUARGLA
Omar Guezoul, Makhlouf Sekour, Karim Souttou1 et Salaheddine Doumandji1
Laboratoire Bioressources Sahariennes: préservation et valorisation, Université Kasdi
Merbah, B.P. 511, 30000 Ouargla, Algérie
1
Département de Zoologie Agricole et Forestière, Institut National Agronomique El Harrach,
16 111 Algérie
[email protected]

(Received 11 February 2010 - Accepted 19 March 2010)

RESUME

Les taux des dattes du palmier dattier (Phœnix dactylifera Linné) détériorées à
coups de bec par les moineaux hybrides (Passer domesticus x P. hispaniolensis) sur les
palmiers situés en bordure de la palmeraie de l’Institut Technique du Développement de
l’Agronomie Saharienne (I.T.D.A.S.) (Ouargla, Algérie) varient entre 4,3 et 7,5 % ( = 6,4 +
1,31 %). Au centre de la palmeraie, les pertes fluctuent entre 3,4 et 3,9 % ( = 3,6 + 0,18
%) et entre 5,1 et 8,3 % ( = 6,1 + 1,83 %) prés des habitations. A Kahf El Soltane les
pourcentages d’attaques se situent entre 4,6 et 8,0 % ( = 7,1 + 1,23 %) en bordure, entre
5,1 et 8,3 % ( = 6,1 + 1,83 %) près des habitations et entre 2,9 et 4,6 % ( = 3,6 + 0,18 %)
au centre de la même zone étudiée. Ainsi, la perte globale s’élève à 3,4 quintaux par hectare
à l’I.T.D.A.S et 5,1 quintaux par hectare à Kahf El Soltane.

Mots clés : dégâts, dattes, moineau hybride, palmeraie, Ouargla

ABSTRACT

The rate of deterioration by hybrid sparrows (Passer domesticus x P.


hispaniolensis) on palm trees Phœnix dactylifera Linnaeus have been estimated in two
localities near Ouargla, Algeria. At Hassi Ben Abdallah, attacks at the edge of the palm-
grove of the I.T.D.A.S occur on 4.3 to 7.5 % ( = 6.4 + 1.31 %) of the dates, whereas that in
the middle of the groove fluctuate between 3.4 and 3.9 % ( = 3.6 + 0.18 %), and reach 5.1 –
8.3 % ( = 6.1 + 1.83 %) near human dwellings. At Kahf El Soltane, these rates fluctuate
respectively between, 4.6 and 8.0 % ( = 7.1 + 1.23 %) at the edges, 2.9 and 4.6 ( = 3.6 +
0.18 %) in the middle of the grove and from 5.1 to 8.3 % ( = 6.1 + 1.83 %) near habitats.
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Thus, the total loss of dates reaches 3.4 quintals per hectares at the I.T.D.A.S. and 5.1
quintals at Kahf El Soltane.

Keywords: damage, dates, hybrid sparrow, palm-grove, Ouargla

INTRODUCTION

En Algérie, le moineau hybride Passer domesticus x P. hispaniolensis est inscrit sur


la liste B du décret exécutif n° 95-387 du 28 novembre 1995 relatif aux espèces nuisibles à
l’agriculture, du fait de sa voracité et de sa capacité à se multiplier. Les travaux effectués au
Maroc par Bachkiroff (1953) sur les dégâts dus au moineau espagnol sur les céréales, estiment
les pertes entre 20 et 60 %. Bouraoui (2003) estime que les effectifs des moineaux espagnols
et hybrides atteignent 50 millions. En Tunisie, ils engendrent des pertes de 2 à 10 % sur les
céréales. Les pertes en fruits dues au moineau hybride ont été notées dans le Sahel algérois
(Merabet et Doumandji, 1996), près de Baraki (Boughelit et al., 1998 et Guezoul et al., 2007)
et à Maâmria près de Rouiba (Chikhi et al., 2003). Les pertes dues au moineau hybride sur les
dattes de Phœnix dactylifera près de Biskra sont étudiées par Guezoul et al. (2004, 2005 et
2006). Ces auteurs ont trouvé une moyenne de pertes avoisinant les 6,6 quintaux par hectare
(n = 156 palmiers / ha) dans les oasis des Ziban (Biskra, Algérie).

MATERIELS ET METHODES

Dans la région d’Ouargla (34° 54’ N., 5° 20’ E.) qui se situe au Nord-Est de
l’Algérie à 800 km au Sud d’Alger, deux palmeraies ont été choisies. à l’I.T.D.A.S à Hassi
Ben Abdallah dans la partie Sud-Est de la ville de Ouargla, et l’autre au Sud-Ouest de la
même ville, dans la palmeraie de Kahf El Soltane.

La première palmeraie échantillonnée est une exploitation moderne qui a été créée
en 1978 et qui présente une végétation diversifiée. Il s’agit d’une palmeraie organisée,
comprenant 154 pieds de palmier dattier dont 80 % de la variété Deglet-Nour et 20 % de la
variété El Ghars. Elle comprend également un hectare de plasticulture constitué de serres de
type 50 m x 8 m (soit 400 m2 par tunnel). Les brise-vent sont composés de Filao Casuarina
torulosa, d’Eucalyptus Eucalyptus sp. et de Tamarix Tamarix gallica.

La seconde plantation phœnicicole celle de Kahf El Soltane est une jeune palmeraie
d’une superficie de 12 hectares. Elle est dotée de 1600 pieds de palmier dattier. La hauteur de
ces derniers se situe entre 3 et 6 m, et leur âge est compris entre 5 et 11 ans. Au sein de cette
palmeraie la composition variétale montre que 92,5 % des palmiers appartiennent à la variété
Deglet-Nour et 6,2 % à El Ghars. Le reste est partagé entre d’autres cultivars, comme ceux de
Takerboucht (1,1 %) et de Litima (0,2 %). Les arbres fruitiers sont représentés en grande
partie par les oliviers, les grenadiers et les abricotiers. Quant à la strate herbacée, elle est
constituée par des cultures céréalières (sous pivot) avec des cultures sous jacentes telles que
les cultures fourragères, maraîchères menées en système intercalaire ou en sous-serres. Cette
plantation est bordée par des brise-vent formés par Acacia sp., Eucalyptus sp. et Cupressus
sempervirens.

Trois blocs sont retenus dans chacune des deux palmeraies. Que ce soit à
l’I.T.D.A.S. ou à Kahf El Soltane, le premier bloc choisi est situé près d’un brise vent, le
second au centre de la palmeraie et le troisième à côté d’un bassin d’eau, près des habitations.
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Au niveau de chaque bloc 5 pieds de la variété Deglet-Nour sont retenus. Ce protocole


expérimental s’est déroulé pendant la période de maturation et la récolte des dattes qui
coïncident avec les mois de septembre et octobre. Le nombre de sorties est de 5 effectuées
entre le 13 et le 18 octobre 2008.

Les dattes blessées encore sur les régimes et celles tombées au sol détériorées et
intactes sont comptées lors de chaque sortie. Lors de la première sortie, le nombre de dattes
portées par régime est estimé avec le maximum d’attention pour chaque palmier. Au
laboratoire, les dattes détériorées récoltées au sol sous chaque palmier sont triées et séparées
des dattes saines. Celles qui sont blessées et prélevées à partir des régimes sont conservées à
part. Le poids de chaque datte échantillonnée (blessée et saine) est déterminé à l’aide d’une
balance de précision au 0,1 g. Pour calculer le taux (P) en % des dattes blessées à coups de
bec et de celles généralement précipitées au sol par les moineaux, on a utilisé la formule
suivante :

(n1 + n2 + n3)
P= x 100
N
Le nombre de dattes détériorées par les moineaux encore en place sur le régime est
désigné par n1, celui des dattes attaquées et tombées au sol par n2, et le nombre de dattes
intactes précipitées par terre par n3. N est le nombre total initial des dattes portées par le
palmier dattier.

P = p x (n1 + n2) x Y

L’estimation en poids de la perte globale en dattes nécessite la détermination du


poids moyen en grammes d’une datte entière à partir de celui de 100 dattes saines prises au
hasard. L’extrapolation est faite pour un hectare de palmiers. La perte en poids des dattes (Pi),
est estimée en multipliant le nombre total des dattes attaquées par palmier (n1 + n2 + n3) par le
poids moyen d’un fruit entier (p) et par le nombre de palmiers sur un hectare (Y = 154 et
133). Elle est exprimée en kilogrammes ou en quintaux par hectare.

Pour l’exploitation statistique des résultats, on a utilisé l’analyse de la variance. En


effet cette analyse est appliquée pour vérifier s’il existe une différence significative entre les
dattes détériorées au niveau des palmiers des trois blocs échantillonnés.

RESULTATS ET DISCUSSION

A l’I.T.D.A.S., il est à constater que le moineau hybride se nourrit principalement


sur les palmiers se trouvant en bordure là où les taux de dattes détériorées sont compris entre
4,3 % (palmier 1) et 7,5 % (palmier 3) avec une moyenne égale à 6,4 + 1,31 %. Au niveau des
palmiers situés au milieu de la palmeraie, les taux de fruits blessés oscillent entre 3,4
(palmiers n°2 et 4) et 3,9 % (palmier 5) avec une moyenne de 3,6 + 0,18 %. Par contre les
taux des dattes attaquées sur palmiers se trouvant près des habitations varient entre 3,1
(palmier 1) et 8,0 % (palmier 2) avec une moyenne de 5,7 + 1,91 % (Fig. 1). Dans la
palmeraie de Kahf El Soltane, les moineaux hybrides attaquent les dattes présentes en bordure
soit avec un taux qui fluctue entre 4,6 (palmier 1) et 8,0 % (palmier 3) avec une moyenne de
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7,1 + 1,23 %. Au niveau des palmiers situés au milieu de la palmeraie les taux de fruits
blessés fluctuent entre 2,9 (palmiers n°2 et 4) et 4,6 % (palmier 1) ( = 3,5 + 0,63 %). Par
contre les taux des palmiers attaqués situés prés des habitats varient entre 5,1 (palmier 1) et
8,3 % (palmier 5) ( = 6,1 + 1,83 %) (Fig. 2). L’analyse de la variance appliquée aux taux
de dattes détériorées par le moineau hybride en prenant en considération le facteur milieu
montre une différence significative entre les taux de dattes détériorées par le moineau hybride
au milieu de la palmeraie, en bordure et près des habitations à l’I.T.D.A.S. (Fobs = 6,54 > Fth =
3,89; ddl = 2; p = 0,01) et à Kahf El Soltane (Fobs = 11,54 > Fth = 3,89; ddl = 2; p = 0,002). Il
est à signaler que le test de Newman-Keuls montre une différence significative entre le taux
des dattes détériorées en bordure et au milieu et entre le taux des dattes endommagées près
des habitations et au milieu de la palmeraie à l’I.T.D.A.S. (Tableau 1) et à Kahf El Soltane
(Tableau 2). Par contre il n’existe pas de différence significative entre le taux des dattes
détériorées en bordure et près des habitations à l’I.T.D.A.S. (Tableau 1) et à Kahf El Soltane
(Tableau 2). Ici l’effet de bordure s’explique par le fait que le moineau hybride se retrouve à
la limite de deux types de milieux agricoles, d’une part la palmeraie et d’autre part les cultures
vivrières qui lui offrent une grande richesse de ressources trophiques. Cette richesse est plus
faible au centre des palmeraies. Par ailleurs les brise-vent en tant que perchoirs favorisent le
rassemblement en grand nombre de Passer domesticus x P. hispaniolensis et davantage
durant la période de reproduction. Dans le cas de l’I.T.D.A.S. et de Kahf El Soltane, l’absence
de différence significative entre la proximité des habitations et la bordure trouverait son
explication dans la présence de brise-vent dans les deux cas.

Figure 1. Taux de dattes détériorées par le moineau hybride en bordure, au milieu et


près des habitations dans la palmeraie de l’I.T.I.D.A.S.
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10 8.2 8.3
7.5 8.0 7.7 7.4
8
5.6
Taux d'attaque

6
4.6
4.6 5.1

3.7
3.6
3.6

2.9

2.9
4

0
P1 P2 P3 P4 P5
Palmiers
Bordure Milieu Habitat
Figure 2. Taux de dattes détériorées par le moineau hybride en bordure, au milieu et
près des habitations dans la palmeraie de Kahf El Soltane.

TABLEAU 1

Test de Newman-Keuls, Analyse entre les Groupes avec un Seuil de Confiance à 95 %


(I.T.D.A.S.)

Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
D.D.B. x D.D.M. 3,302 3,510 2,701 0,012 Oui
D.D.B. x D.D.H. 1,150 1,222 2,201 0,247 Non
D.D.H. x D.D.M. 2,152 2,427 2,201 0,034 Oui

D.D.B. : dattes détériorées en bordure


D.D.M. : dattes détériorées au milieu
D.D.H. : dattes détériorées près des habitations

Les poids des 100 dattes prises au hasard durant la dernière sortie en bordure, au
milieu et prés des habitats de la palmeraie fluctuent entre 5,6 g et 8 g ( = 6,7 + 0,46 g). Le
nombre de dattes détériorées sur régimes et celles tombées au sol (blessées à coups de bec ou
intactes) dans les 3 blocs dans la palmeraie de l’I.T.D.A.S est égal à 327,5 dattes/pied. En
multipliant ce nombre par le poids moyen d’une datte, la perte totale en poids est estimée à
2204,1 g. soit 2,2 kg par palmier dans la palmeraie de l’I.T.D.A.S. Le nombre de palmiers
dattiers par hectare est de 154 à l’I.T.D.A.S. Donc la perte globale s’élève à 338,8 kg par
hectare, soit 3,4 quintaux par hectare. Par contre dans la deuxième palmeraie étudiée de
Zaâtote, le poids de 100 varie entre 7,3 g et 12,2 g. ( = 9,5 + 1,05 g). Les dattes dégradées
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sont au nombre de 395 dattes/pied. La perte totale en masse est égale à 3768,3 g. soit 3,8 kg
par palmier dans la palmeraie de Zaâtote. Le nombre de palmiers dattiers par hectare est de
133 à Zaâtote. Ainsi la perte globale s’élève à 505,5 kg par hectare, soit 5,1 quintaux par
hectare.

TABLEAU 2

Test de Newman-Keuls, Analyse entre les Groupes avec un Seuil de Confiance à 95 %


(Kahf El Soltane)

Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
D.D.B. x D.D.M.. 4,132 4,691 2,701 0,002 Oui
D.D.B. x D.D.H. 1,534 1,741 2,201 0,110 Non
D.D.H. x D.D.M. 2,598 3,129 2,201 0,010 Oui

D.D.B. : dattes détériorées en bordure


D.D.M. : dattes détériorées au milieu
D.D.H. : dattes détériorées près des habitations

Le taux de dattes attaquées dans les palmeraies d’étude se rapproche de celui


mentionné par Bouraoui (2003) en Tunisie. Selon cet auteur les taux de perte en dattes dus
aux moineaux fluctuent entre 2 et 6 %. Selon Bortoli (1969) les dégâts dus aux moineaux sur
les fruits sont moins connus que ceux faits sur les céréales. Mais les pertes en fruits peuvent
être importantes car les oiseaux sont gaspilleurs où la quantité de pulpe consommée est
beaucoup plus faible que la masse de fruits détériorés. C’est ce qui a été observé par Bortoli
(1969) pour les moineaux qui s’attaquent aux olives à partir de novembre jusqu’à la récolte. Il
est à rappeler que les dégâts provoqués dans les oliveraies sont aussi causés par d’autres
déprédateurs comme les étourneaux et les grives. Rares sont les auteurs qui mentionnent les
dégâts faits par les oiseaux sur les dattes. Cependant, dans le sud tunisien, en novembre,
Bortoli (1969) note que les moineaux consomment des dattes. Dans le même sens, en
Mauritanie dans une région phœnicicole à Kankossa, Kaplan et al. (1972) soulignent que
chaque année la production de dattes connaît d’importantes pertes pouvant varier entre 18 %
en 1964 et 90 % en 1969. Ces auteurs affirment que les prédateurs sont principalement des
oiseaux surtout la Perruche à collier Psittacula krameri, le Mange-mil Quelea quelea et le
Moineau doré Passer luteus. Il est également curieux de constater que les fruits de certains
palmiers, notamment les plus hauts et de ceux localisés en bordure sont ceux qui subissent le
plus de dommage (Kaplan et al., 1972). Les moineaux sont susceptibles de causer de gros
dégâts aux cultures, grâce à leurs mobilités, leur rapidité de vol et leur grégarisme qui les fait
se rassembler en grand nombre et de prélever en peu de temps beaucoup de nourriture
(Bortoli, 1969). De nos jours le moineau hybride constitue un handicap notable pour
l’augmentation des rendements (Guezoul et al., 2004). Ailleurs, dans le Sahel algérois près de
Beni Messous (36° 47’ N.; 3° 04’ E.), Merabet et Doumandji (2003) estiment une perte
variant entre 0,3 et 16,4 % par bibacier durant la campagne 1995-1996. En Tunisie Bouraoui
(2003) note que même les arbres fruitiers sont attaqués par les moineaux hybrides et
espagnols avec des dégâts fluctuant entre 10 et 30 % pour le raisin de table, 10 et 20 % pour
les cerises, 5 et 15 % pour les figues, 1 et 2 % pour les pêches, 2 et 10 % pour les pommes et
2 et 10 % pour les prunes.
Lebanese Science Journal, Vol. 11, No. 2, 2010 9

CONCLUSION

Au niveau des deux palmeraies-échantillons c’est le bloc de bordure qui subit le


plus de dégâts par les moineaux. Le taux de dattes blessées à coup de bec d’oiseau parait
faible, entre 4 et 8 %. Mais la perte financière est élevée car c’est un produit de luxe, qui se
vend cher, et les régimes qui présentent des dattes manquantes ou blessées perdent beaucoup
de leur valeur marchande.

REFERENCES

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Guezoul, O., Doumandji, S., Baziz, B. et Souttou, K. 2004. Ravages du moineau hybride
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dans un verger de néfliers à Béni-Messous dans le Sahel algérois. 2ème Journée
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néfliers à Béni-Messous. 7ème Journée Ornithologie, 10 mars 2003, Labo. Ornith.
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