9/13/2021
Neurogenèse
Objectif
Connaître les différentes étapes du développement du SN ainsi
que les mécanismes de mise en place.
Plan
I- Neurogenèse
II- Migration des neurones
III- Croissance axonale
IV- Formation des synapses
V- Remodelage des connexions
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Introduction
La formation du système nerveux central, à partir du tube neural,
débute très tôt, dès la vie embryonnaire selon un programme
génétique préétabli et passe par plusieurs étapes de développement.
De nombreux mécanismes cellulaires régulent la migration
cellulaire et la croissance axonale pour assurer la formation de
connexions fonctionnelles précises entre les différentes régions du
cerveau.
Neurogenèse: développement embryonnaire
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Neurogenèse: développement embryonnaire
Neurogenèse: développement embryonnaire
Juste avant E18, l’embryon se compose de trois couches de
cellules concentriques :
l’ectoderme qui donnera la peau et le SN
le mésoderme qui donnera les muscles et les os
l’endoderme qui donnera les viscères.
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Neurogenèse: Du blastula au gastrula
Deuxième semaine de la vie embryonnaire : embryon didermique, au stade
blastula composé de deux feuillets
Epiblaste dorsale proche de l’endomètre attaché à la cavité amniotique par la
membrane amniotique puis hypoblaste antérieure ou ventrale lié à la cavité
vitelline par la membrane vitelline
• Une coupe de cet Embryon vue
dorsalement par section de la
membrane amniotique pas de partie
3 crâniale ni caudale
• A un stade on aura une différentions
de certaine zone (dépression linéaire
ligne primitive à la face dorsale suivi
2 d’une dépression importante le nœud
de Hensen et à la partie crâniale la
1 plaque préchordale et la partie
caudale une seconde plaque qui
deviendra la membrane cloacale
• 1- Ligne primitive
• 2- Noeud de Hensen
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• 3- plaque préchordale
• 4- Membrane cloacale
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• Une coupe longitudinal au niveau de la ligne primitive
montre
On note une prolifération et différentiation cellulaire à partir du
nœud de Hensen dans l’entoblaste entre l’hypoblaste et épiblaste
vers la partie crâniale formant ainsi la troisième couche
embryonnaire le mésoblate (début de la gastrulation)
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Une coupe transversale en C
montre les cellules mésoblastiques
qui prolifère entre les deux
couches
Cette prolifération conduira à une
invagination du mésoblaste qui
finira par se détacher à ce point
précis donnant la corde dorsale ou
le notochorde
Les cellules mésoblastique vont alors envahir le reste de l’espace
entre l’épiblaste et l’hypoblaste
Les cellules mésoblastique vont alors envahir le reste de l’espace
entre l’épiblaste et l’hypoblaste
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Vue schématique dorsale du
disque embryonnaire au cours
de la 3e semaine montrant
l'apparition de la plaque neurale
ainsi que la ligne primitive et la
formation du processus
notocordal.
Sur l'image à ce stade, observer
l'élargissement plus marqué «
en raquette » de la plaque
neurale au niveau rostral.
En effet, c'est lors de l'apparition de la notochorde et sous
l'influence inductrice du mésoblaste axial sous-jacent (plaque
préchordale et portion crâniale du processus notochordal) que se
développe la plaque neurale.
Le mécanisme d'induction neural est complexe et serait lié à des
substances inductrices sécrétées par les cellules mésoblastiques
axiales.
Ces facteurs, diffusant vers les cellules ectoblastiques sus-
jacentes, activent des gènes responsables de la différenciation de
l'épithélium ectoblastique en un épithélium prismatique
pseudostratifié: le neuro-ectoblaste.
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Induction neurale
Le tissu nerveux primitif (neurectoderme) apparaît à la suite d’envoi de
signaux du mésoderme vers l’ectoderme.
Ces signaux sont les protéines diffusibles : la Noggine, la Chordine et
la Follistatine.
Ces substances inhibent la sécrétion de la BMP4 (bone
morphogenetic protein) facteur de croissance de la famille des
TGF-b, responsable de l'inhibition de la transformation des cellules
ectodermiques en cellules neurales (voie d'expression par défaut).
Des études récentes montrent que le FGF réprime également
l'expression de la BMP4 à un stade plus précoce.
Ce phénomène est l’induction neurale qui se traduit par la
transformation d’une partie de l’ectoderme
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Induction neurale
Neurulation
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Neurulation
Neurulation
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Les bords de la gouttière neurale vont se rapprocher puis s'accoler
dès le 28e jour pour délimiter le tube neural, après que se soit
détaché de chaque côté un amas cellulaire longitudinal issu de la
zone de jonction de la gouttière neurale et de l'ectoblaste.
Ces amas latéraux constituent les crêtes neurales .
La fusion des gouttières neurales est liée au fait que les cellules
neuroectodermiques se reconnaissent et augmentent leur capacité
d'adhésion grâce à l'expression accrue des N-cadhérines et des N-
CAMs à la faveur de la E-cadhérine (spécifique des épithéliums).
L'ectoblaste se reconstitue au-dessus du tube neural flanqué de ses
deux crêtes neurales. Environ 50% de l'ectoblaste constitue la
plaque neurale, le reste constituera le futur épiderme.
Neurulation
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•L'induction neuronale aboutit à l'identification de trois
territoires ectoblastiques à l'avenir distinct:
•l'ectoblaste dorsomédian (future plaque neurale) à l'origine
du tube neural
•l'ectoblaste à la jonction du neuroépithélium à l'origine de
la crête neurale
•l'ectoblaste latéral à l'origine de l'épiderme et des placodes
épiblastiques
La fermeture du tube neural commence dans la région cervicale (au
niveau du 4e somite) et progresse alors simultanément en direction
céphalique (le neuropore rostral se ferme au 29e jour et caudale (le
neuropore caudal se ferme au 30e jour).
L'emplacement du neuropore antérieur correspond à la lame
terminale du cerveau adulte. Celui du neuropore postérieur,
correspond au 31 somites (environ S1), où se fera la neurulation
secondaire à partir de l'éminence caudale, qui se terminera chez
l'adulte par le cône médullaire.
Un défaut de fermeture du tube neural postérieur résulte en une
pathologie appelée spina bifida, alors que l'absence de fermeture du
neuropore antérieur est responsable d'une anencéphalie.
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Neurulation
Une fois le tube complètement fermé, il grossit et délimite en son
centre une cavité qui donnera les cavités encéphaliques et le canal de
l’épendyme dans la moelle pinière.
Le tube s’invagine alors dans l’ectoblaste.
Le filet des crêtes neurales se segmente. Chaque segment migre
alors et donnera ensuite les ébauches du système nerveux
périphérique, c’est à dire les nerfs et les ganglions rachidiens ainsi
que les ganglions du système neurovégétatif.
Neurulation
La migration des cellules des crêtes neurales est liée notamment à la
disparition des N-CAM et des cadhérines, exprimées par les cellules du tube
neural, alors que des intégrines membranaires apparaissent.
Les molécules de la famille des TGF-b semblent stimuler le départ en
migration des cellules de crêtes neurales en modifiant leurs propriétés d'adhérence
au niveau des composants de la matrice extracellulaire (fibronectine, laminine,
collagène).
En effet, pour se déplacer, ces cellules se lient par des récepteurs membranaires
spécifiques (intégrines) aux molécules de la matrice extracellulaire (fibronectine
et laminine).
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Neurulation
La fin de la migration cellulaire est associée à une ré-
expression des cadhérines et des N-CAM (Molécule d’adhesion
cellulaire) molécules favorables à l'adhésion des cellules.
Des études ont montré le rôle des molécules de la famille des
BMPs, FGFs, Wnts (famille de glycoprotéine), ainsi que de
l'acide rétinoïque dans l'induction des crêtes neurales.
Le SHH (Sonic hedgehog, molécule de signalisation) serait
quant à lui capable d'empêcher la dispersion des cellules de
crêtes neurales inactivant les intégrines
Neurulation chez l’homme: Chronologie
Avant la différenciation neuronale proprement dite le tissu
nerveux humain embryonnaire s’organise successivement
en:
Plaque neurale ( j20),
Gouttière neurale (j28),
Tube neurale (j35)
A la 5ème semaine, le tube nerveux possède trois vésicules
primitives.
A la fin de la 6ème semaine les 5 vésicules qui sont à l’origine
de la structuration du futur système nerveux sont formées.
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Neurulation chez l’homme
j20
Cortex
j28 Thalamus, striatum,
rétine
Pédoncules cérébraux
Cervelet, pont de
varole
j35 Bulbe rachidien
4 semaines 5 semaines 6 semaines
fig1
Type de cellules du neurectoderme
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Évènements cellulaires de la neurogenèse
Apparition des lignées cellulaires gliale et neuronale:
neurectoderme = neuroépithélium germinatif contenant des cellules souches
Prolifération: lignée spongioblaste et neuroblaste
Migration cellulaire
Agrégation cellulaire: neuritogenèse, synaptogenèse, mort
cellulaire, compétition synaptique.
Protéine de signalisation delta
Molécule réceptrice notch
Lors du développement embryonnaire, la cellule destinée à devenir le futur
neurone empêche la transformation des cellules adjacentes
Ce processus est très largement utilisé pour le contrôle de la formation de types
cellulaires différenciés
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Différentiation du tube neurale
Différentiation du tube neurale
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Différentiation du tube neurale
Différentiation du tube neurale
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Système cavitaire
Maturation du cerveau: téléencéphale
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Maturation du cerveau: téléencéphale
Lobe frontal, impliqué dans les processus cognitif de prévision,
décision et action préméditée (cortex préfrontal), dans la vision, le
langage et la motricité (cortex prémoteur)
Lobe temporal impliqué dans l’intégration de l’audition, la
mémoire, l’olfaction, le langage)
Lobe pariétal qui centralisation des informations sensitives)
Lobe occipital spécialisé dans la vision
Maturation du cerveau: téléencéphale
Le système limbique comprend : l’amygdale, le septum, le bulbe
olfactif et l’hippocampe.
Ces structures sont reliées les unes aux autres par un réseau de
connexion neuronales (les stries).
Grâce à ces connections neuronales, le cortex et le système
limbique entretiennent un échange d'information très riche qui est
indispensable à la mémorisation, à l'apprentissage et aux
comportements affectifs de l'individu.
Le striatum est une structure composée de plusieurs noyaux et
participe activement à la motricité.
Le Striatum est localisé latéralement entre le cortex et le thalamus
et en dessous des ventricules hémisphériques
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Maturation du cerveau: téléencéphale
Maturation du cerveau: diencéphale
les rétines pour la vision,
l'épiphyse à l'arrière du cerveau qui règle certains rythmes
biologique comme la veille et le sommeil,
le thalamus qui est en position centrale dans le cerveau et sert de
relais pour les échanges d'informations entre le cortex et le reste du
système nerveux.
L'hypothalamus, sous le thalamus, sert à la coordination des
réflexes du système neurovégétatif et commande le système
neuroendocrinien.
la Neurohypophyse agit sur les glandes mammaires, l'utérus et les
reins
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Maturation du cerveau: mésencéphale
Les tubercules quadrijumeaux ou colliculus, du coté dorsal, qui
sont des relais pour les informations auditives et visuelles
Les pédoncules cérébraux (du coté ventral), ce sont des relais pour
des infos allant ou venant du cervelet
Toujours du coté ventral, se trouvent des noyaux des nerfs craniens
(III et IV), le noyau rouge et une partie de la formation réticulée qui
sont des relais des communications cortico-spinales.
Maturation du cerveau: métencéphale
Le cervelet (coté dorsal) qui coordonne les réflexes de la motricité
et de la posture
Les noyaux des nerfs craniens V à VIII
La protubérance annulaire ou pont de Varole (coté ventral) et
l'olive bulbaire qui sont des relais de communications cortico
spinales pour les infos sensori-motrices
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Maturation du cerveau: myélencéphale
Les noyaux des nerfs craniens IX à XII
Le bulbe rachidien qui est impliqué dans des réflexes et dans
des relais sensori-moteurs
Les mécanismes moléculaires dans le
développement du SNC
Le développement harmonieux du SNC fait appel à des mécanismes
de régulation très sophistiqués.
Des progrès remarquables ont été faits au cours des dernières années
quant à la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans
toutes les étapes du développement en passant par l'induction, la
prolifération, la différenciation, la migration et finalement l'apoptose.
Ces découvertes ont permis de développer largement les
connaissances sur le mode de fonctionnement de certaines molécules tels
que les facteurs de transcription et les voies de signalisation
intracellulaires spécifiques, aux différents stades du développement
embryonnaire.
Les études génétiques sur les invertébrés et les vertébrés inférieurs
(nématode, drosophile, souris) ont permis d'identifier des gènes
responsables du développement embryonnaire et d'avoir ainsi une
meilleure compréhension du développement du SNC chez l'homme.
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Les mécanismes moléculaires dans le
développement du SNC
Au cours des dernières années le développement embryonnaire du SNC a pu
être attribué à l'interaction complexe entre différentes molécules sécrétées telles
que celles de la superfamille des TGF-b (transforming growth factors) et leurs
membres les BMPs (bone morphogenetic proteins), les FGFs (fibroblast growth
factors) et les Wnts (wingless related), ainsi que les CAMs (molécules
d'adhésion cellulaire) et certains gènes, en particulier les gènes homéotiques et
Pax. Ces facteurs agissent en association et selon une séquence spatio-
temporelle spécifique.
C'est l'activation de certains gènes qui déterminera notamment la
différenciation des cellules neuroectoblastiques en neurones ou cellules
gliales.
En outre, des facteurs exogènes tels que l'acide folique et le cholestérol sont
également indispensables au développement harmonieux du tube neural.
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