La différence entre ordonnateur et comptable public
Pour que la loi de finance soit bien exécutée après son vote au Parlement, elle est
encadrée.
Il existe 2 catégories d’agents distincts : les ordonnateurs et les comptables publics.
Les ordonnateurs font l’engagement et l’ordonnancement des dépenses. Ils
ont le pouvoir de créer une dépense publique et de constater les créances de
l’Etat.
Il existe 2 catégories d’ordonnateurs :
-les principaux ont les autorisations budgétaires directement ouvertes, ce sont les
ministres et les chefs de service doté d’un budget annexe
-les secondaires reçoivent par délégation du principal les autorisations budgétaires, ce
sont les préfets et certains chefs de services extérieurs
Les comptables publics sont les seuls agents pouvant manier les fonds publics.
Ils sont chargés de recouvrer les recettes, de payer les dépenses et de gérer
la trésorerie publique. Ils vérifient que l’engagement et l’ordonnancement
correspondent. Ils doivent tenir la comptabilité des opérations et la
conserver pour pouvoir la justifier.
Il existe 2 catégories de comptables publics :
- les comptables principaux rendent des comptes au juge des comptes directement
- les secondaires qui les rendent à un comptable principal
Il existe 4 réseaux de comptables publics : les comptables du Trésor, le réseau de
l’ex-Direction Générale des impôts, le réseau de la Direction Générale des
Douanes et Droits Indirects, les comptables spéciaux.
On peut les distinguer par leurs actions. Les ordonnateurs prennent des
décisions et des initiatives tandis que les comptables appliquent les décisions
prises et veillent au contrôle et l’exactitude des comptes.
Le principe de séparation des ordonnateurs et des comptables assure le
contrôle en séparant le pouvoir. Il n’y a aucune dépendance hiérarchique
entre eux, ils sont parfaitement autonomes et cela permet d’éviter toute erreur.
Les grands principes budgétaires et leur application
Le droit des finances publiques détermine un corps de règles encadrant la procédure
d’adaptation du budget. De ce corps de règles émergent 4 principes fondamentaux qui
permettent un contrôle efficace du budget de l’Etat.
Ils forment les 4 axes indissociables d’un système cohérent de contrôle :
- Le Principe d’annualité :
Le gouvernement doit présenter annuellement son budget pour l’année suivante au
Parlement et doit être adopté avant le 1er Janvier.
Il a une triple signification : une loi de finance doit être déposée chaque année, la loi
votée n’ouvre d’autorisation qu’au titre de l’année considérée et elle doit être exécutée
dans l’année.
Cependant, une application trop stricte de ce principe peut nuire au bon
fonctionnement de l’Etat et à la dimension pluriannuelle des finances publiques et
ainsi provoquer des comportements dépensiers peu souhaitables. En effet, ce principe
a pour objectif une bonne maitrise des finances publiques.
Ainsi, on a mis en place des aménagements, les principaux sont :
- Le report de crédit pour éviter un effet de dépense de dernière minute (pour les
crédits de paiements des dépenses en capital, pour les crédits de fonctionnement, les
crédits engagés mais pas encore ordonnancés)
- Apres le passage de la LOLF (Loi organique relative aux lois finance), l’autorisation
d’un engagement pluriannuel des dépenses d’investissement.
Le principe de spécialité :
Les crédits ouverts sont affectés à un service ou à un ensemble de services. Ils sont
classés précisément par spécialité en fonction de leur nature ou de leur
destination.
A la base, ce principe était très rigide : chaque crédit était affecté à une dépense.
Laurent Fabius a repris l’idée de programmes pluriannuels. Depuis la LOLF, on ne
raisonne plus en chapitre mais en programme : on passe de 850 chapitres à 150
programmes pluriannuels. Ce système est plus souple en particulier au niveau des
redistributions. En effet, à l’intérieur de chaque programme on peut faire des
transferts en fonction des besoins.
Le principe d’unité :
Le budget de l’Etat doit contenir l’ensemble des informations pertinentes
nécessaires pour que le Parlement puisse assurer sa mission de contrôle et
d’autorisation sur l’évolution des recettes et des dépenses.
Le projet de budget du Gouvernement présenté au Parlement doit être sous la forme
d’un document unique et détaillé.
Le principe d’unité regroupe 2 règles : la règle d’unité (document unique) et la règle
d’exhaustivité.
Le principe d’universalité :
Il faut l’ensemble des recettes couvrent l’ensemble des dépenses, il permet la
clarté et la transparence des dépenses publiques.
Son application passe par 2 règles :
– La règle de non-compensation : qui interdit la compensation des dépenses et des
recettes.
– La règle de non-affectation : les recettes tombent dans un pot commun qu’est le
budget de l’Etat, il n’y a pas de corrélation entre une dépense et une recette de l’Etat.
D’autres principes, consacrés par le Conseil, existent (bien qu’ils soient moins
importants les principes ci-dessus) : le principe d’équilibre et le principe de
sincérité.
La procédure d’élaboration et du vote du budget
Définition : La loi finance est l’acte législatif d’élaboration du budget de l’Etat pour
mettre en œuvre ses politiques et garantir son bon fonctionnement.
L’élaboration de la loi finance se déroule en 2 phases : une phase administrative et une
phase parlementaire.
Phase administrative : C’est la préparation du PLF (Projet de Loi Finance). Elle
se scinde en 2 :
- Une phase de stratégie budgétaire globale : L’objectif est de déterminer et
prévoir l’évolution des finances publiques.
- Une phase de discussion et de négociation sur les différents budgets
sectoriels : dans cette phase les ministres vont essayer de négocier le budget qui
leur sera attribué.
C’est le Ministre du Budget qui prépare, sous l’autorité du 1er Ministre, le PLF.
Durant cette phase, il fait appel à 3 grandes directions :
-La direction du budget
- La direction de législation fiscale
- La direction de la prévision
La phase de stratégie budgétaire globale :
Cette phase est une phase préparatoire qui débute en N-2.
Chaque ministère travaille sur l’élaboration du budget de son secteur.
1) Bercy détermine avec les ministères quelles sont les grandes masses de dépenses
et à évalue les marges de manœuvre.
2) Le dossier de préparation des conférences budgétaires où les grandes dépenses
sont décrites et justifiées est établi.
3) Enfin, le 1 er ministre adresse une lettre de cadrage aux ministres où il leur précise
les grandes orientations de dépenses pour chaque ministère.
Dans cette étape initiale, on est dans de la modélisation car on essaie de s’imaginer au
mieux l’évolution future afin de prendre les meilleures décisions.
Ensuite, à partir de Mai N-1 jusqu’en Septembre N-1, on va préparer
véritablement la phase de la discussion et de négociations :
1) D’abord ont lieu les conférences budgétaires afin de faire le point sur les accords
et désaccords qui sont consignés dans un dossier d’arbitrage ; en cas de désaccord, le
ministre concerné et le ministre du budget négocient pour trouver un terrain d’entente.
S’ils n’y parviennent pas, ce sera au 1er ministre de trancher.
2) ensuite, le 1er ministre envoie des lettres plafonds qui fixent l’enveloppe définitive
accordée à chaque ministre. A l’issu de ces négociations la quasi-totalité des dépenses
et recettes est établie.
3) les derniers ajustements dans la détermination des dépenses se font lors des
conférences budgétaires de deuxième phase qui font également l’objet d’arbitrages
(bcp moins nombreux qu’en première phase).
4) Parallèlement, la DLF (Direction de la Législation Fiscale) va déterminer le montant
des recettes et en dégager le solde.
5) Rédaction du « bleu » général du projet de loi de finances, le « PLF » au sens strict
5) Le Conseil d’Etat vérifie la légalité et la rédaction des articles du PLF
6) Enfin, à la mi-Septembre N-1, le projet de loi de finances est adopté et présenté
en Conseil des ministres puis au Parlement et à la presse.
Phase parlementaire
Cette phase commence en principe le premier mardi d’octobre N-1, la discussion
budgétaire dure 70 jours et s’ouvre à l’Assemblée Nationale pendant 40 jours) puis est
terminée au Sénat.
Ensuite, il y a convocation d’une commission mixte paritaire, composée de 7
députés et 7 sénateurs. Si celle-ci ne parvient pas à trouver de point d’accord, c’est
l’AN qui statue définitivement en dernier ressort. Ainsi, la loi de finances de l’année
N sera adoptée à la mi-décembre N-1.
Le gouvernement peut, pour se prémunir d’une modification du PLF, engager sa
responsabilité sur le vote d’un texte ou procéder à un vote bloqué (article 44 de la
Constitution)
Les 5 notions caractérisant tout impôt
Le CGI précise les éléments permettant de caractériser un impôt, qui sont au nombre
de cinq : le champ d’application, l’assiette, l’exigibilité, la liquidation, le mode de
recouvrement.
Champs d’application
Il délimite les personnes et les opérations qui sont imposables. Pour cela on a 4
éléments déterminants.
* L’élément matériel : c’est la matière imposable (les activités, les biens, les revenus,
et les opérations imposables).
* L’élément personnel : les personnes assujettis à cet impôt (résidents ou non
résidents)
* L’élément temporaire : le moment à partir duquel ces personnes seront imposables
au titre de l’élément matériel considéré.
* L’élément territorial : il permet de déterminer si ces personnes sont imposables en
France ou à l’étranger.
L’assiette
L’assiette correspond à la base imposable (c’est à dire ce sur quoi on se base pour
calculer l’impôt).
Plusieurs modes d’évaluation pour cette assiette sont possibles
* L’évaluation réelle : elle a le mérite d’exactitude, elle peut être pratiquée par les
contribuables si ces derniers ont des qualités professionnelles soumises à des
obligations comptables. Sinon elles doivent être faites par les services du fisc grâce
aux déclarations des contribuables.
* L’évaluation forfaitaire : elle a le mérite d’une extrême simplicité, elle ne subsiste
que pour les très petites entreprises ou activités.
* L’évaluation indiciaire : elle n’est presque plus utilisée (sauf dans le cas d’un
contrôle fiscal) elle se base sur l’observation extérieure de signes ou d’indices (si la
personne déclare pas beaucoup et a une Bugatti il y a un problème). Récemment, le
gouvernement commence à enquêter sur les réseaux sociaux comme Instagram.
La liquidation
La liquidation correspond aux opérations permettant de calculer le montant exact qui
devra être payé à partir de la base imposable
Soit on applique un taux fixe
Soit on applique un barème par tranche (en général le barème progressif)
Soit un tarif préétabli
L’exigibilité
C’est ce qui permet à l’administration fiscale d’être en mesure de réclamer un impôt.
Sa compréhension passe par 2 notions :
Le fait générateur : c’est le fait que toutes les conditions légales soient
remplies pour que l’impôt ou la taxe devienne exigible.
L’exigibilité : se définit comme le droit qui peut faire valoir le Trésor Public, à
partir d’un moment donné auprès du redevable pour obtenir le paiement de la
taxe.
Le recouvrement
C’est l’opération finale c’est à dire le règlement des sommes dues au Trésor Public.
* Cela peut se faire par enrôlement : un avis d’imposition est envoyé au contribuable,
il mentionne la nature de l’impôt, le montant à payer et la date limite de paiement au-
delà de laquelle des pénalités seront appliquées
* Par un processus d’auto liquidation : le paiement est direct par le contribuable, il
signe sa déclaration et signe un chèque. (TVA, IS)
* Par retenue à la source : Un tiers payeur retient le montant de l’impôt ou de la taxe
qu’il reversera au Trésor Public.
L’impôt sur le revenu
Les redevables de L’IR
* Les personnes ayant leurs domiciles fiscaux en France
* Si la personne séjourne plus de 6 mois en France, et qu’elle pratique une activité
professionnelle sur le territoire.
* Et les personnes dont le domicile fiscal est à l’étranger mais dont les seuls revenus
sont de source française.
L’assiette de L’IR
L’impôt sur le revenu est appliqué à tous les types de revenus. Il existe en revanche
plusieurs cas :
Les salaires
Les salaires et les traitements assimilés forment la plus grande partie de la base de
l’IR.
Les frais professionnels engagés par les salariés baissent les impôts (car c’est dépenses
sont indispensables au travail des salariés) on peut calculer le montant des déductions
de deux manières :
* Une déduction forfaitaire de 10% des impôts
* Ou alors en déduisant le montant des frais personnels en justifiant à l’aide de
pièces justificatives tous les montants engagés.
Les revenus mobiliers
Les revenus provenant des produits d‘épargne populaire dont les montants sont
plafonnés sont exonérés d’impôts. Les autres revenus provenant de la détention de
capitaux sont taxés.
Les revenus variables font l’objet d’abattements de 40 %.
Les revenus des produits à rendements fixes sont intégrés dans le revenu soumis à
l’IR.
Les revenus fonciers
Les revenus de biens immobiliers sont aussi soumis à l’IR.
Le revenu foncier imposable est égal à la somme des recettes perçues par le
propriétaire diminuée de l’ensemble des charges qu’il a supporté.
A noter aussi que dans le cas où un contribuable gagne moins de 15.000 € par an de
revenus fonciers alors ce dernier est considéré comme un régime micro foncier et
bénéficie d’un abattement de 30% sur sa base imposable.
Les plus-values de cessions de biens immobiliers et mobiliers
Plus-values sur les valeurs mobilières : l’impôt sur ce type de revenu a été
progressivement alourdi, et le seuil abaissé.
Pour les plus-values immobilières : l’imposition des plus-values concernant les
résidences principales sont exonérées d’impôts, mais pour les résidences secondaires
les plus-values sont taxées.
Il y a eu plusieurs réformes concernant les résidences secondaires, avant les plus-
values faisaient l’objet d’un abattement progressif. Mais une réforme a allongé cette
date d’exonération totale à 30 ans. On ajoute à ces plus-values les taxes déjà existantes
qui sont 19% et les prélèvements sociaux et fiscaux (CSG et CRDS).
La liquidation de l’impôt sur le revenu
L’IR s’applique au revenu net global (on additionne tous les revenus catégoriels).
Une fois ces opérations effectuées on calcule le quotient familial (1 part pour les
célibataires, 2 parts pour les couples, 0,5 parts pour les enfants) on divise le revenu net
imposable par le nombre de part pour ensuite appliquer un barème progressif, pour
savoir dans quelle tranche marginale d’imposition on se trouve.
Le recouvrement de L’IR
Le règlement de la dette se fait l’année civile suivant le gain de revenu déclaré.
L’encaissement de l’IR est effectué par la DGFIP. Le versement peut s’effectuer de
deux façons :
-Tiers provisionnel : Dans ce cas on divise par 3 l’impôt payé l’année précédente, et
on paye un tiers en février et un autre en mai. Ensuite on paye un troisième tiers en
septembre octobre il peut être supérieur ou inférieur au deux autres tiers, c’est ce
dernier tiers qui ajuste l’impôt sur le revenu et qui fait qu’avec les 3 paiements
rassemblés l’intégralité de la somme due est payée.
-Mensualisation : Dans ce cas de figure l’impôt se fait sous forme de prélèvement
mensuel. Les prélèvements des derniers mois sont ajustés pour aboutir au montant
exact du.
CSG et CRDS
Il s’agit de prélèvements fiscaux généraux car il porte sur l’ensemble des revenus de
toutes natures. La CSG et CRDS sont désignés comme étant des « prélèvements
sociaux » car ils sont affectés à la SS.
CSG (Contribution sociale généralisée) : C’est un impôt crée par la loi de finance pour
1991, il est affecté au financement de la protection sociale car les prélèvements
sociaux ne suffisaient plus à financer la SS. Il touche l’ensemble des revenus des
personnes domiciliées en France.
Sa nature a été débattue jusqu’à ce que la Cour de cassation lui confère la « double
nature » d’impôt en France et de contributions sociales en droit Européen.
Le 10/12 : Macron a annoncé l’annulation au 1 er janvier 2019 de la hausse de la CSG
pour les retraités qui gagnent – de 2000 euros/mois. Désormais, il existe 3 taux de
CSG : le taux réduit à 3,8%, le taux plein à 8,3% et le taux intermédiaire à 6,6%. Pour
rappel, la réforme de 2017 avait entrainé une hausse de la CSG pour les retraités qui
gagnent + de 1200,33 euros/mois.
CRDS (Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale) : C’est un impôt
crée en 1996 pour résorber les déficits de la SS. Elle est affectée exclusivement à la
Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES). Son taux est fixé à 0,5% quel
que soit le revenu concerné. Tous les contribuables français y sont redevables.
Ces 2 prélèvements s’amputent non seulement sur les revenus salariaux mais sur de
nombreux revenus exonérés d’impôts.
Tous les contribuables domiciliés en France percevant les revenus concernés
doivent obligatoirement s’acquitter du paiement des prélèvements sociaux.
L’impôt sur les sociétés
La fiscalité des entreprises ne se ramène pas à l’impôt sur les sociétés, car la très
grande majorité des entreprises sont imposés à l’impôt sur le revenu au titre des
BNC et BIC
Les redevables de l’impôt sur les sociétés
L’essentiel des sociétés soumis à l’impôt sur les sociétés le sont en raison de leur
statut juridique (sociétés anonymes, sociétés par actions simplifiés ainsi que les
SARL qui n’ont pas opté pour le régime des sociétés de personnes). Cela représente un
tiers des entreprises.
Les autres entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés sont les sociétés civiles
exerçant des activités commerciales et de banques à statut particulier.
Les bénéfices qui sont soumis à l’impôt sur les sociétés sont les sociétés (françaises ou
étrangères) exploitées en France.
En sont exonérées : les associations, les entreprises qui rachètent une entreprise car
elle est en difficulté.
L’assiette de l’impôt sur les sociétés
Compte tenu de la structure complexe de certains groupements de sociétés pouvant
même être en lien avec des filiales internationales, deux régimes existent :
1) Le premier mis en place par la loi finance de 1988 concerne les groupes de
sociétés : les filiales sont des entités distinctes de la maison mère, mais si elles sont
détenues à 95%, on peut opter pour un régime de groupe (dont la durée est de 5ans
renouvelables) la maison mère fait rentrer ses filiales dans son périmètre d’intégration
L’intérêt : la maison mère est imposable sur les gains et les pertes de chacune des
sociétés de périmètre d’intégration, on remonte les déficits et les profits de chacun
d’elles et on calcule l’impôt sur cette assiette donc le déficit vient réduire l’assiette
globale et ainsi l’impôt.
2) Le régime du bénéfice mondial pour les sociétés implantées sur plusieurs pays.
Il crée une dérogation par rapport à la règle de territorialité de l’IS. Dans ce cas
on détermine le bénéfice de chaque société mère en additionnant les résultats de
l’ensemble de leurs exploitations directes (et donc en compensant les résultats
bénéficiaires par d’éventuels déficits) annuellement les montants dus font l’objet de
correction prenant en compte les impôts déjà payés à l’étranger.
L’intérêt : prend en compte les impôts étrangers qui ont frappé les bénéfices de ces
filiales pour éviter le problème de double imposition et permet la compensation de
pertes de certaines filiales à l’étranger.
La liquidation
En France le taux normal de l’IS est de 1/3 ou 33,33 %
A noter qu’il existe un taux réduit de 15% pour les 38.120 premiers euros de
bénéfices pour les entreprises dont le chiffre d’affaire est inférieur à 7 630 000 € ;
celles qui excèdent ce seuil sont imposées à 33,33% dès le premier euro de bénéfice.
Ce très fort taux d’impôt sur les sociétés peut entrainer un dumping fiscal, c’est à dire
une délocalisation des entreprises vers des pays ou les impositions sont plus légères.
On peut prendre pour exemple les 33,33 % de la France et les 12,5% de l’Irlande.
Le recouvrement de l’IS
L’IS est versé spontanément par les entreprises redevables en quatre acomptes
1er acompte : 8,35 % du résultat de l’exercice N-3
2ème acompte : 16,65% du résultat de l’année N-2 moins le montant du 1er acompte
3ème acompte : 24,95 % du résultat de N-2 moins le montant du 2ème acompte
4ème acompte : 33,33% ru résultat de N-2 moins le montant du 3ème acompte.
Les grands principes du Droit fiscal
Le 1er grand principe est inscrit dans la constitution, le vote de l’impôt est une
prérogative parlementaire. L’impôt doit être consenti par la société. Seul le parlement
peut créer, supprimer ou modifier les impositions de toutes natures.
Deux exceptions ou le Parlement peut donner du pouvoir au gouvernement pour la
fiscalité : le Parlement délègue au gouvernement mais impose une fourchette de taux
et une fourchette pour la date d’entrée en vigueur.
Le 2e grand principe est issu de la DDHC, tout le monde doit contribuer aux
dépenses collectives. Ceux qui ne payent pas d’impôt alourdissent les impôts des
autres.
Cependant, le principe d’égalité ne veut pas dire que chacun doit payer le même impôt,
cela veut dire que tout le monde doit participer pour tout le monde, c’est un intérêt
commun.
Le 3e grand principe : la fiscalité doit respecter les libertés individuelles. Les libertés
publiques représentent la liberté de la personne privée dans la collectivité.
Il faut savoir que le contrôle fiscal se fait sous l’autorité judiciaire.
Le principe de non rétroactivité de la loi (Art 2 du CC) a pour but d’empêcher de
remettre en cause des droits acquis sauf quand la loi elle-même le décide.
Si une mesure plus favorable sur une activité économique est en préparation alors les
contribuables ne produisent plus pour attendre de produire quand cette procédure sera
mise en application.
Le 4e grand principe est celui de liberté locale (décentralisation) : c’est le Parlement
qui fixe l’impôt originel, et permet aux collectivités de choisir un taux d’imposition
dans une fourchette, à la condition que cette fourchette soit suffisamment large pour
ne pas remettre en question la libre administration fiscale et suffisamment petite pour
ne pas qu’il y ait trop de disparité fiscales. De la même manière on a voulu éviter qu’il
y ait des collectivités territoriales trop riches ou trop pauvres.
De plus il y a l’influence du droit international et du droit européen sur l’impôt,
les conventions internationales visent à protéger les contribuables doubles impositions
et à lutter contre la fraude fiscale.
Et puis il y a la question de l’harmonisation européenne, elle est encore lointaine,
mais cependant petit à petit on est de plus en plus harmonisé par exemple avec la
TVA.
Les entreprises des différents pays de l’union européenne doivent être toutes sur le
même pied d’égalité.
(Les sources du Droit fiscal : la jurisprudence administrative et la notion de liberté de
gestion)
Les administrations financières de l’Etat
Direction générale du budget
C’est une petite administration dépourvue de services décentrés. Elle est chargée de
préparer les lois de finances de l’année et de suivre leur exécution.
C’est une direction très importante, d’ailleurs le ministre du budget qui n’est même pas
un ministre à proprement parler est l’un des ministres les plus important, le rôle du
ministre du budget est de taille il distribue les fonds de l’état entre les différents
ministères.
Elle vérifie également la cohérence entre les prévisions de dépenses, et les prévisions
de recettes.
Direction générale des finances publiques
Elle regroupe l’ex Direction Générale des Impôts (DGI) et l’ex Direction Générale de
la Comptabilité Publique (DGCP). Elle s’occupe du calcul et du recouvrement des
impôts
Entre autre : elle établit les impôts, elle contrôle les déclarations fiscales et pilote la
stratégie immobilière de l’état entre autres.
Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI)
Elle exerce une mission de soutien à la compétitivité économique des entreprises.
Sa première mission est le contrôle des mouvements de personnes et de marchandises
à l’entrée et la sortie du territoire.
Elle contrôle les règles de productions et lutte contre l’immigration illégale.
Elle est aussi chargée de recouvrer les tarifs douaniers sur les produits importés de
l’extérieur de l’Union.
Direction Générale des Patrimoines
La direction générale des Patrimoines a pour principaux objectifs la sauvegarde et la
transmission aux générations à venir des œuvres du passé et du présent.