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Cours 3a BT en Ligne

Ce document décrit les différents secteurs d'activité économique en Côte d'Ivoire, notamment le secteur primaire composé de l'agriculture, de l'exploitation forestière et de l'élevage. Il explique l'importance de chacun de ces secteurs pour l'économie ivoirienne. Le document présente également les solutions aux problèmes rencontrés par ces secteurs.

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Ce document décrit les différents secteurs d'activité économique en Côte d'Ivoire, notamment le secteur primaire composé de l'agriculture, de l'exploitation forestière et de l'élevage. Il explique l'importance de chacun de ces secteurs pour l'économie ivoirienne. Le document présente également les solutions aux problèmes rencontrés par ces secteurs.

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1

CONNAISSANCE DU MONDE
CONTEMPORAIN
( C.M.C )

3 BT TERTIAIRE 2020
COURS et ACTIVITES

Par le Conseil D’Enseignement C.M.C CBCG Cocody , CBCG Treichville & Lycée
Professionnel et Commercial de Yopougon

LES AUTEURS : C.E C.M.C C.B.C.B COCODY, C.B.C.G TREICHVILLE ET

LYCEE PROFESSIONNEL ET COMMERCIAL DE YOPOUGON


2

PROGRAMME C.M.C TROISIEME ANNÉE BT- TERTIAIRE


ELEMENT DE COMPETENCE N°de Intitulé de leçon
leçon
Les solutions aux insuffisances de fonctionnement de
COMP 1 : EXPLIQUER LA VIE SOCIO- 1 l’organisation administrative en Côte d’Ivoire
POLITIQUE ET ECONOMIQUE D’UN 2 Les fondements du développement économique d’un
PAYS pays : cas de la Côte d’Ivoire

3 Les solutions relatives aux problèmes des secteurs


d’activités en
Côte d’Ivoire

1 Le fonctionnement des institutions politiques du


COMP II : EXPLIQUER LE FONCTIONNEMENT monde
DES SYSTEMES POLITIQUES Occidental

2 La vie politique des démocraties occidentales

COMP III : EXPLIQUER LE FONCTIONNEMENT 1 Les tentatives de règlement de la crise israélo-arabe


DU SYSTEME MONDE

COMP IV : EXPLIQUER LE BILAN 1 Le bilan des activités de la CEDEAO


D’ACTIVITES D’UNE
ORGANISATION DE
COOPERATION 2 Les institutions financières et leurs rôles : FMI –
INTERNATIONALE Banque Mondiale
– BAD – BOAD
3
COMPETENCE 1 :

EXPLIQUER LA VIE SOCIO-POLITIQUE


ET ECONOMIQUE D’UN PAYS

LEÇON 3 : LES SOLUTIONS RELATIVES AUX


PROBLEMES DES SECTEURS D’ACTIVITES
EN COTE D’IVOIRE
INTRODUCTION
L’économie Ivoirienne repose sur trois grands secteurs : Le Secteur Primaire, Le Secteur
Secondaire et Le Secteur Tertiaire. Ces différents secteurs d’activités économiques vont contribuer
largement au développement de la Côte d’Ivoire. Comment se présentent-ils ?
Quel rôle jouent-ils dans l’économie ivoirienne ?

I) LES DIFFERENTS SECTEURS D’ACTIVITES


ECONOMIQUES
1) Le secteur primaire, un secteur primordial
Le secteur primaire regroupe les activités liées à l’exploitation des ressources naturelles. On a :
l’agriculture, l’exploitation forestière, l’élevage, la pêche, etc.

a) l’agriculture

 Les différents types culture


Il existe deux types culture en Côte d’Ivoire : les cultures vivrières et les cultures commerciales
 Les cultures vivrières : Elles sont destinées à la consommation quotidienne des populations.
Il s’agit : du maïs, du mil, du sorgho, du riz, de l’igname, de la patate douce, etc. produits en
zone de savane. On note également la banane plantain, le manioc, l’igname, etc cultivés dans
les régions forestières.

 les cultures d’exportation ou commerciales : Ce sont des cultures destinées à la


commercialisation à l’état brute hors de la Côte d’Ivoire. Les principales cultures
d’exportation de la Côte d’Ivoire sont : café, cacao, hévéa, palmier à huile, ananas, banane
douce, etc cultivés en zone forestière. A cela s’ajoute, l’anacarde, coton, la canne à sucre etc.
produits en zone de savane.

 Importance de l’agriculture
4
L’agriculture joue un rôle important dans le développement économique de la Côte d’Ivoire. En
effet :

- Elle crée des emplois dans les plantations et dans les usines
- Elle contribue pour 20,2% du PIB
- C’est le support de l’industrie et du commerce ivoirien car elle les approvisionne en matières
premières les industries nationales et alimente le commerce international
- Elle favorise le financement de nombreuses infrastructures socio-économiques
- Elle fournit entre 40 et 70% des recettes d’exportation.
- L’agriculture contribue à réduire le chômage en employant une proportion importante de la
population active

Ce sont ces éléments qui font dire que : « le succès de ce pays repose sur l’agriculture »

b - la forêt ivoirienne (l’agro-foresterie)

 Présentation de la forêt
La forêt ivoirienne couvre le Sud, l’est et l’Ouest de la Côte d’Ivoire. En 1900, la forêt ivoirienne
couvrait 19 millions d’hectares. A l’indépendance (1960), elle était de 12 millions d’hectares. Mais
aujourd’hui, elle est d’à peine de 2,5 millions d’hectares. Cette forêt regorge près de 700 espèces
dont : l’Iroko, le Bété, le Samba, l’acajou, le teck, le framiré, le Niangon, le fraqué, l’ébène, le sipo, le
makoré, avodjiré ….
 L’importance de la forêt
- La forêt permet le développement de l’agriculture

- Elle permet d’importantes entrées en devises à partir de l’exploitation des bois d’œuvre

- Elle couvre l’essentiel des besoins en énergie des ménage (charbon, bois de chauffe)

- Elle permet la création de scierie qui procure de l’emploi

- Elle permet de préserver les espèces végétales et animales

c- L’élevage
 Les conditions de développement de l’élevage
La Côte d’Ivoire dispose de certains atouts pour développer l’élevage. En effet, on a :
- De vastes régions de savanes au centre et au nord du pays
- Une population rurale importante qui prédispose la Côte d’Ivoire à l’élevage
- Le soutien de l’État à la filière élevage à travers l’ANADER. (Agence Nationale d’Appui au
Développement Rural), etc.
5

 Les types d’élevage


Il existe deux types d’élevage :
 L’élevage traditionnel : Il est pratiqué au Centre et au Nord du pays par des paysans et des
peuhls venus des pays sahéliens. Il est pratiqué avec des techniques rudimentaires. Le
cheptel est composé de caprin, d’ovins, de volailles. C’est un élevage à faible rendement
développé dans les villages.
 L’élevage moderne : Il est pratiqué au Sud, au centre et à l’ouest du pays avec des
techniques modernes (fermes, ranches, bâtiments, etc.). Le cheptel est composé de bovins,
de porcins, de volailles, etc. c’est un élevage à haut rendement.
 L’importance de l’élevage
Après un premier échec, l’Etat a relancé le développement de cette activité. Elle peut devenir une
véritable industrie et cela est perceptible à travers l’aviculture avec FOANI (Agnibilékro), Coq
ivoire (Abidjan). Ce secteur est source d’emploi et de devise à la disposition de la jeunesse. Aussi,
l’élevage de bovin, de caprin et autres restent à développer.

d) La pêche

 Les conditions de développement de la pêche


- Au niveau de la nature : la Côte d’Ivoire dispose d’un important réseau hydrographique
favorable au développement de la pêche.
- Au niveau humain : les peuples lagunaires sont de tradition pêcheurs auxquels il faut ajouter
les pécheurs étrangers : FANTI (Ghanéen), AWRAN (Togolais), BOZO (Malien).
- Au niveau technique : on note L’existence de grandes compagnies de pêche qui disposent de
chalutiers, de sardiniers, crevettiers, etc. avec des moyens de conservation et de distribution
appropriés. (véhicules frigorifiques et de chambres froides pour la conservation du poisson).
- Au niveau politique : L’Etat a créé l’école de pêche de Grand Lahou pour la formation et
l’encadrement des pêcheurs.

 Les Types de pêche


- La Pêche traditionnelle ou artisanale : Elle se pratique dans les eaux continentales (fleuves,
lagunes, lac, rivières….), aux mains des étrangers. Elle utilise des moyens archaïques et
rudimentaires (les pirogues et les filets, hameçons, nasse). Elle couvre les besoins de la famille.
Elle fournit 65% des prises de poisson annuel.

- La Pêche moderne ou industrielle : Cette activité est concentrée au port d’Abidjan. Elle se
pratique en haute mer à bord des gros navires tels que : Les Sardiniers – Les Chalutiers – Les
Thoniers – Les Crevettiers. Cette pêche couvre 35% des prises de poissons.
6
La Côte d’Ivoire produit 69% de sa consommation et importe environ 238.136 tonnes qui proviennent
de la Mauritanie, de la Russie, Pays Bas, de la Guinée et du Sénégal.
 Importance de la pêche

La pêche est un secteur très porteur. Plus que jamais, les besoins accroissent et nécessitent
l’implication de la population jeune. Le secteur est pourvoyeur d’emploi et de devises. Elle nourrit la
population de la CI, du Burkina et du Mali.

1- Le secteur secondaire, un secteur en plein progrès

a) Les types d’industries


 Les industries agro-alimentaires :
Elles sont les plus anciennes et demeurent le poumon de l’industrie Ivoirienne (elles sont
prédominantes). On les trouve presque partout sur le territoire ivoirien. Elles sont destinées à
satisfaire les besoins nationaux et ceux des marchés de la sous-région.
Elles se composent : de Brasseries (Solibra , Brassivoir , N.B.C), de conserveries (pêche et froid)
et d’ananas, les huileries (Unilever , SANIA), les unités de conditionnement du Café Cacao, Saco,
Sifca, Micao, les Chocolaterie, Unicao, Capra Nestlé, les Pâtisseries, les Grands Moulins
d’Abidjan, les Confiseries (Unifood, Sipa) SITAB, NESTLE.

 Les industries textiles


Ce sont les industries d’habillement qui fabriquent les tissus. Exemple :
 SOFITEX, UNIWAX à Abidjan
 Les établissements Robert Gonfreville à Bouaké
 COTIVO à Agboville
 Les industries du Bois
Elle transforme le bois grume en bois sciés ou déroulé en contre-plaqué ou encore en meuble.
Le bois a permis la création de nombreuses scieries reparties dans de grandes villes comme : Bassam,
Adzopé, San-pédro, Gagnoa…
 Les autres industries
Il s’agit de :
- Les industries mécaniques et électriques, spécialisées dans la fabrication des matériaux de
construction comme les tôles, fers à béton, les clous. Elle fabrique également les câbles,
machette (SOTICI), les pièces de rechanges des véhicules…
- Les industries chimiques, para chimiques et pétrolières : Elles fabriquent plusieurs produits
comme le raffinage du pétrole (SIR), les produits cosmétiques (SIVOP, GANDOUR),
7
Parfumerie, Matières plastiques, Les industries de caoutchouc, de savonnerie…. Les produits
phytosanitaires, la peinture, la fabrique de mousse (matelas)

b) L’importance de l’industrie dans l’économie


L’industrie contribue au développement économique de la CI car :
- L’industrie réalise entre 25,5 % du PIB
- Elle occupe 15% de la population active.
- Elle est source de devise pour l’État à travers la perception de diverses fiscalités (impôts, taxes,
patentes…)
- Elle contribue au développement du secteur primaire (agriculture, mine, énergie) avec ses
besoins en matières premières et participe à l’essor du commerce, etc.

3- Le secteur tertiaire, un secteur de plus en plus performant

Le secteur tertiaire désigne l’ensemble des activités de service comme les transports, le commerce, le
tourisme, les assurances, les banques et l’administration. Il occupe 31% des actifs et est le second
secteur qui emploie le plus de personnes après l’agriculture (secteur primaire).
a) le commerce
 Les Types de commerce
On note deux types de commerce en Côte d’Ivoire : le commerce intérieur et le commerce extérieur.
 Le commerce intérieur : Ce sont des échanges qui se font à l’intérieur de la Côte d’ivoire. Il
concerne la collecte et la distribution des produits de consommation. Les entreprises
commerciales assez diversifiées se partagent l’espace national (SOCOCE, CASH CENTER,
CAP SUD, CITY SPORT, PROSUMA, FROID INDUSTRIEL, etc.) à coté desquelles il y a des
grossistes, des demi-grossistes et des détaillants.

 Le commerce extérieur : Le commerce extérieur est assuré à travers les exportations et les
importations :

 Les exportations : On appelle exportation, l’ensemble des produits vendus à l’extérieur par un
pays. Les exportations ivoiriennes sont dominées par les produits bruts agricoles et le bois.
Exemple : le café, le cacao, l’hévéa, le palmier à huile….

 Les importations : On appelle importation, l’ensemble des produits achetés à l’extérieur par un
pays. Les produits importés par la Côte d’Ivoire sont entre autre les produits alimentaires
comme : le riz, le poisson, la viande etc.…. et les produits manufacturés comme les voitures, les
appareils électroménagers, les machines….
8

 Importance du commerce
Le commerce permet :
- Le développement du secteur primaire et secondaire
- Des entrées de devises importantes
- La création d’emploi
- Le développement des infrastructures économiques (supermarchés) et de communication.

b) le transport
La Côte d’Ivoire dispose d’importants réseaux de transport facteur indispensable au développement des
échanges.

 Les types de transport

- Le transport routier : C’est le moyen de transport le plus utilisé sur l’ensemble du territoire.
Le réseau routier ivoirien est estimé à environ 82 000 km dont 75 000 km de route de terre et 6
500 km de route bitumées. La côte d’Ivoire possède également plus de 200 km d’autoroutes.

- Le transport ferroviaire : La Côte d’Ivoire dispose d’une ligne de chemin de fer reliant
Abidjan à Ouagadougou long de 1.196 km dont 639 km en Côte d’ Ivoire. Le chemin de fer
est géré par la SITARAI (Sté Internationale de Transport Africain par RAIL). les trains
assurent le transport des marchandises lourdes, de voyageurs, et de bétails.

- Le transport aérien : Le pays dispose de trois aéroport de classe internationale (Abidjan,


Bouaké et Yamoussoukro)) et une vingtaine d’aérodrome sur lesquels moins d’une dizaine
sont en service actuellement (Tabou, San-Pedro, Daloa…)
- Les liaisons internationales sont assurées par des compagnies étrangères comme AIR France-
BRITISH AIR WAY- ETHIOPIAN AIR LINE, Royale air Maroc…..
Ces compagnies aériennes sont encadrées par des structures comme ANAC (Agence Nationale
d’Aviation Civile) ET L’ASECNA (Agence Nationale pour la Sécurité de la Navigation Aérienne)

- Le transport maritime : Il est assez développé en Côte d’Ivoire grâce à l’existence des deux
ports (Abidjan et San-Pedro). Environ 90% du volume des échanges extérieurs de la Côte
d’Ivoire s’effectue par voie d’eau.

- Le transport lagunaire : il s’effectue surtout sur les lagunes. Il permet l’évacuation des
produits agricoles et de pêche entre les différentes régions côtières du pays. Il permet
également le transport des personnes surtout à Abidjan avec des compagnies comme la Sotra,
Aqualine, S.T.L qui assurent la liaison entre le Plateau - Abobo-Doumé - Treichville,
Locodjro
9

 Importance du transport
 il facilite l’évacuation des produits des lieux de production vers les zones de consommation
 il crée des emplois et génère des sources de revenus
 il est pourvoyeur de devises pour l’État (impôts, taxes, etc)
 il favorise les échanges entre la Côte d’Ivoire et l’extérieur

c) le tourisme
Le tourisme se définit comme une activité de détente et de loisir. Dans certains pays, c’est une
véritable industrie (Tunisie, Kenya). En CI, cette activité a connu un remarquable essor. Le taux de
croissance du secteur touristique est passé de 14,68 (2010-2012) à 63 % (2012-2014). L’objectif
actuel du gouvernement est de faire de la Côte d’Ivoire la première destination touristique de
l’Afrique Sub-saharienne.
 Les atouts touristiques
- De belles plages sur le littoral - La richesse de son patrimoine culturel
- Son riche patrimoine colonial - Le marché artisanal de Treichville
- Les plans d’eau lagunaire
- Le musée des civilisations d’Abidjan - La forêt du Banco – le Zoo d’Abidjan
- La Basilique Notre Dame de la Paix - le Lac aux caïmans - La fondation Félix Houphouët
Boigny
- Les grandes écoles de Yamoussoukro - Le parc animalier d’Abokouamékro

 les types de tourisme et leur importance


- Les types de tourisme : on note plusieurs types de tourisme en Côte d’Ivoire. On peut citer :
le tourisme balnéaire, le tourisme écologique, le tourisme culturel et religieux, le tourisme
d’affaire, le tourisme sportif, etc
- Importance du Tourisme : le tourisme joue un rôle important dans le développement
économique de la Côte d’Ivoire.
 Importance du tourisme
Il favorise :

- la création d’emploie
- l’entrée de devises
- l’aménagement des sites touristiques
- l’ouverture du pays sur l’extérieur, etc.
10

II) PROBLEMES ET SOLUTIONS AUX SECTEURS D’ACTIVITES


1- Le secteur primaire : problèmes et solutions

a) problèmes et solutions liés à l’agriculture

 Problèmes

- l’agriculture ivoirienne est peu mécanisée


- L’exode rural (les jeunes ont quitté les villages au détriment des villes)
- Les problèmes fonciers
- Le coût élève des facteurs de production
- La variation des prix des produits agricoles sur le marché international
- Appauvrissement des sols dû à la sur exploitation
- vieillissement des plantations
- Mauvais état des pistes villageoises
- Vieillissement de la population agricole
 Solutions
- Lutter contre le trafic illicite des produits vers les pays voisins en proposant des prix d’achat
meilleurs aux producteurs
- Encourager les jeunes à rester au village
- entretenir les pistes villageoises pour faciliter l’écoulement des produits vers les villes
- former et encadrer les paysans sur les nouvelles techniques culturales
- il faut transformer les produits agricoles en produits finis ou semi-finis avant l’exportation

b) problèmes et solutions liés à la forêt


 problèmes liés à l’exploitation forestière
 Une exploitation abusive de la forêt
 Le braconnage et la disparition de certaines espèces animales (l’éléphant).
 L’utilisation du bois pour les besoins en énergie des ménages.
 Les dégâts causés par les feux de brousse
 solutions liées à l’exploitation forestière
- La sensibilisation de la population sur les dangers de l’exploitation abusive de la forêt
- La création de parcs et réserves pour protéger la forêt et les animaux qui y vivent
- encourager les ménages à utiliser le gaz butane en réduisant le prix du gaz
- la Condamnation à de lourdes peines ceux qui pratiquent le braconnage
- Le reboisement par la SODEFOR et par les exploitants privés.
11

c) problèmes et solutions liés à la l’élevage

 problèmes liés à l’élevage


- La présence de certaines de maladies comme la peste bovine et de la trypanosomiase, la grippe
porcine, la grippe aviaire, etc.
- Le conflit entre éleveurs et agriculteurs surtout au nord de la CI
- Faible présence des nationaux (Ivoiriens) dans le domaine de l’élevage
- L’absence de traditions pastorales des populations du Sud
- L’utilisation de techniques traditionnelles archaïques qui fournit de faibles rendements

 solutions liées à l’élevage


- la sensibilisation des animaux
- La sédentarisation des bovins à fin d’éviter les conflits entre éleveurs et agriculteurs.
- La modernisation de l’élevage à travers la création de ranches et la formation des éleveurs
- La sensibilisation de la population du Sud à la pratique de l’élevage.
- Encadrer les éleveurs
- La vaccination des animaux

d) problèmes et solutions liés à la pêche

 problèmes liés la pêche


- Une pollution industrielle des eaux ivoiriennes
- Pauvreté des eaux ivoiriennes en ressources halieutiques
- Insuffisance de formations techniques et professionnelles des pêcheurs
- La cherté du matériel de pêche
- Faible participation des nationaux et absence d’organisation du secteur
- Les techniques de pêche sont rudimentaires

 Solutions liées à la pêche

- La lutte contre la pollution des eaux


- Organiser le secteur de la pêche.
- La formation les pêcheurs dans des écoles spécialisées,
- Subventionner par l’Etat de l’achat du matériel de pêche
- Encourager les ivoiriens à s’intéresser à la pêche
12

2- Le secteur secondaire: problèmes et solutions

a) Les problèmes
- Insuffisance de capitaux pour la création d’industries
- Entrée frauduleuse des produits étrangers
- Une main-d’œuvre peu qualifiée
- La préférence des ivoiriens à consommer les produits industriels venant de l’étranger
- Le coût élevé des facteurs de production industrielle (eaux, électricité, téléphone…)
- La mauvaise répartition des industries
- Faiblesse du pouvoir d’achat de la population

e) Les solutions
- Faire appel aux capitaux étrangers.
- lutter contre la contrebande transfrontalière par un contrôle efficace des douanes ivoiriennes.
- Décentraliser les activités industrielles à l’intérieur de la Côte d’Ivoire.
- sensibiliser les ivoiriens à consommer les produits industriels fabriqués en Côte d’Ivoire
- revoir à la baisse la fiscalité
- la formation de la main d’œuvre dans les écoles spécialisées.
- Rehausser le niveau de vie des populations

3- Le secteur tertiaire: problèmes et solutions


a) Les problèmes et solutions au commerce
 problèmes
- Le commerce est dominé par les étrangers
- La fraude douanière qui entraîne une réduction des recettes de l’État
- La désorganisation du commerce intérieur avec l’absence de contrôle des prix
- faiblesse du marché intérieur
- L’insuffisance des circuits de distribution et de commercialisation
- Le coût élevé des taxes douanières.
- La tracasserie des Forces de Défense et de Sécurité (FDS)

 Solutions

- Encourager les ivoiriens à pratiquer le commerce


- Lutter contre la contrebande et la fraude douanière
- Organiser des foires ou des salons pour faire connaître les produits ivoiriens.
- Sensibiliser les commerçants à afficher les prix
- baisser les taxes douanières
- multiplier les corridors de sécurité et accroître le système de fluidité routière en direction des
pays voisins
13

b) Les problèmes et solutions liés au transport

 Problèmes
 La vétusté du parc auto
 Le mauvais état des routes et du chemin de fer
 L’inorganisation du secteur des transports
 L’insuffisance des voies de communication
 L’incivisme des transporteurs, etc

 Solutions

- Le renouvèlement du parc auto


- L’entretien du réseau routier et ferroviaire
- L’organisation du secteur des transports
- La sensibilisation et la formation des transporteurs
- La réglementation du secteur des transports, etc.

c) Les problèmes et solutions liés au tourisme

 problèmes
- Vétusté des chambres et des hôtels.
- L’insécurité et l’insalubrité
- Le coût élevé des hôtels et du transport
- le manque de professionnalisme
- la pollution des plages

 solutions

- la réhabilitation des hôtels


- le renforcement de la sécurité et la lutte contre l’insalubrité
- Réduire d’avantage les coûts des vols charters et des hôtels
- Sensibiliser la population à garder nos valeurs culturelles
- Il faut entretenir les plages, en les rendant très propres.
- Diminuer la fiscalité.
- Participer à des foires et salons touristiques.

CONCLUSION
Les différents secteurs d’activités économiques participent au développement économique de
la Côte d’Ivoire. Cependant, ces secteurs rencontrent d’énormes problèmes pour lesquels des
solutions sont proposées.
14

E X E R C I C E S
ACTIVITE 1

N° AFFIRMATION Vrai Faux


1 Les conditions naturelles sont défavorables pour l’agriculture ivoirienne
2 L’agriculture ivoirienne bénéficie des conditions humaines et politiques
3 L’agriculture ivoirienne est très moderne
4 L’agriculture ivoirienne a une production essentiellement vivrière
5 L’agriculture ivoirienne est pourvoyeuse d’emplois et de devises
6 Les activités agricoles en côte d’ivoire sont exclusivement pratiquées par les
populations étrangères
7 Le relief ivoirien ne favorise pas le développement agricole en Côte d’Ivoire
8 Les problèmes de l’agriculture ivoirienne sont essentiellement d’ordre
climatique

ACTIVITÉ 2
Le riz, une culture vivrière clef en Côte d’Ivoire (en tonnes) / Année
Quantité de riz / Année 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Production de riz paddy 687 700 722 600 873 000 1 561 900 1 934 154 2 053 520
Importation de riz 1 105 900 837 900 935 000 1 267 700 830 800 952 600
Consommation totale
de riz
Source : Institut National de la Statistique (INS), statistiques agricoles, Abidjan, 2015.

1-Construis sur le même graphique les courbes de production et d’importation de riz de 2009 à 2014.
[Échelle: 1 cm pour 1 an ; 1 cm pour 200 000 t]
2-Commente les courbes obtenues.
3-Propose des solutions en vue d’atteindre l’autosuffisance rizicole.
15

ACTIVITÉ 3
Commentaire de document
« La variation actuelle des prix des produits agricoles tropicaux sur le marché mondial a fait perdre à
la Côte d’Ivoire en moyenne, sur les dix dernières années, plus de trois millions de dollars par an.
Cette perte est essentiellement due au fait que le cacao a perdu 35% de sa valeur, le café 40% et le
coton 50%. Cette dégradation des termes de l’échange a fortement pesé sur la dette extérieure de ce
pays. Une telle situation impose la nécessité de poser le problème de la poursuite du
développement économique sur une base agricole dans les termes nouveaux (….). Le modèle
ivoirien a donné un rôle prioritaire à l’agriculture….La tendance dominante de l’agriculture
ivoirienne est sa polarisation sur quelques produits comme le café et le cacao. Le café, lui seul
rapporte au pays 20% des recettes totale, quant au cacao, il rapporte en moyenne 280 milliards de
franc CFA par an. Des tentatives de redressement qui ont été menées n’ont fait qu’ajouter d’autres
produits comme l’ananas et le palmier à huile, dont les sensibilités aux variations du revenu sont les
même. (…).
L’agriculture ivoirienne demeure dans la réalité une agriculture dont l’essentiel du capital financier et
technique reste entre les mains des gros producteurs et des sociétés d’États… Le dynamisme de
l’économie de production (…) ne provient ni d’un progrès dans la productivité (…) ni de l’impulsion
donnée traditionnellement par l’industrie. Il s’explique par la domination du capital extérieur qui
façonne l’ensemble international du travail. Entre 1980 et 1987, les dépenses affectées aux seuls
produits comme le café et le cacao ont représenté plus de 55% des dépenses totales agricoles. Dans
les échanges de la Côte d’Ivoire avec les pays africains l’agriculture joue un rôle insignifiant dû à la
faiblesse de l’importance accordée au secteur vivrier. Le système ivoirien de vente, contrairement aux
apparences, présente d’énormes faiblesses. Il est totalement désorganisé.
DADIER ET ATTEBY, Côte d’Ivoire pour une nouvelle opinion agricole. Cité dans la revue « Afrique-
industrie » N° 5 P 23 Juillet 1991

QUESTIONS
1) Dégagez l’idée générale
2) Selon le texte, quels sont les difficultés rencontrées l’agriculture ivoirienne.
3) Commentez la phrase soulignée dans le texte
4) a- Quels sont selon le texte le rôle de l’agriculture dans le développement économique de
la Côte d’Ivoire ?
16
b- en connaissez-vous d’autres hors du texte ?
5) La politique de développement de la Côte d’Ivoire basées sur l’agriculture peut-elle
continuer à assurer le développement durable de la Côte d’Ivoire ?

ACTIVITÉ 4

DISSERTATION : La forêt ivoirienne, un patrimoine important en danger à préserver

ACTIVITÉ 5 : commentaire de document


L’industrie ivoirienne, malgré ses énormes atouts est encore à la traine. (…). Le premier responsable
du groupe SIFCOM n’a pas eu la langue de bois. « Les résultats de l’économie ivoirienne depuis quelques
temps ne sont pas à la hauteur du risque des investisseurs. Pourtant le pays dispose d’un potentiel important de
main d’œuvre bien formé ». Selon M. Jean Louis Billon, les pays comme la Malaisie qui sont venus
emprunter des plants de palmier en Côte d’Ivoire pendant les années 1970 ou le Vietnam qui ont commencé la
culture longtemps après la Côte d’Ivoire ont des résultats extraordinaires aujourd’hui.
Les obstacles au développement de l’économie ivoirienne sont de plusieurs ordres selon le PDG du
groupe SIFCOM. « Les plus importants sont surtout le système bancaire qui pénalise les PME/PMI en
matière de politique de financement. Les prêts à long terme sont inexistants. Ici, si vous bénéficiez d’un prêt
de sept ans, vous êtes apte à la décoration. Alors que dans les pays voisins comme le Ghana, les banques
accordent jusqu’à 3 0 ans », a-t-il révélé.
Autres éléments mis en index par M. Jean Louis Billon : la corruption et le harcèlement fiscal de
l’administration publique. « Actuellement, la fiscalité est un frein au lieu d’être une incitation. C’est
ahurissant et ridicule », a regretté le PDG du groupe SIFCOM qui a achevé ses critiques par le système
judiciaire qui reste à ses yeux faible et peu fiable en droit des affaires. Il a cependant déclaré que « la Côte
d’Ivoire peut être compétitive. Il suffit que les autorités comprennent qu’un pays se vend comme un produit.
Et ce marketing passe par une administration au sens noble du terme » (….)
DOUA GOULY, in Fraternité Matin N°11175 du Mardi 15 Février 2002

QUESTIONS
1) Dégagez l’idée Générale du texte
2) Relevez et expliquez les problèmes de l’économie ivoirienne contenue dans le
texte
3) Commentez le passage du texte : « La Côte d’Ivoire peut être compétitive…..au
sens noble du terme »

ACTIVITÉ 6 : commentaire de document


Commerce extérieur de la Côte d’Ivoire (2009-2013) portant sur les biens en millions USD

COMMERCE EXTÉRIEUR 2009 2010 2011 2012 2013


17
Importations 6.960 7.849 6.720 9.770 12.890
Exportations 10.503 11.555 12.542 12.350 13.740

Source : OMC - Organisation Mondiale du Commerce - dernières données disponibles, 2014.

QUESTIONS
1-Calcule et apprécie la balance commerciale en Côte d’Ivoire en 2013.
2- a) Construis la courbe des exportations de la Côte d’Ivoire de 2009 à2013.
Échelle : 1 cm pour une année ; 1 cm pour 1 million USD.
b) Commente le graphique réalisé.
3- Propose des solutions pour les problèmes éventuels que la courbe soulève.

COMPETENCE II
EXPLIQUER LE FONCTIONEMENT DES SYSTEMES POLITIQUES

LEÇONS 1 : LE FONCTIONNEMENT DES INSTITUTIONS


POLITIQUES DU MONDE OCCIDENTAL

INTRODUCTION
Le monde occidental est un ensemble de pays capitalistes industrialisés composé surtout de pays
de l’Europe de l’Ouest et des Etats-Unis dont l’originalité réside dans les institutions démocratiques et
le libéralisme économique. Ces institutions garantissent aux peuples occidentaux les libertés
fondamentales à tous les citoyens et protègent l’individu face à l’Etat.

La démocratie libérale, parfois appelée démocratie occidentale, est une idéologie politique et une
forme de gouvernement dans laquelle la démocratie représentative fonctionne selon les principes du
libéralisme, à savoir la protection des droits des minorités et, en particulier, l'individu.

Le but était de mettre l'accent sur un système politique garant des libertés individuelles, pluraliste et
basé sur le suffrage universel. Une démocratie libérale est aussi caractérisée par
une économie capitaliste régie par la loi du marché.

I- LES CARACTERES DES DEMOCRATIES LIBERALES


Les démocraties libérales se caractérisent par :

- Le Pluralisme
- Le suffrage universel
- L’alternance
- La séparation des pouvoirs
- Le respect des libertés
18
- Etc.

1) Le respect des libertés


Le principe de base du monde Occidental est le respect des libertés. Le peuple a une liberté dans tous
les domaines. Cette liberté a pour but d’assurer la défense des droits naturels comme :

- Les libertés individuelles (déplacement, opinion)


- Les libertés politiques (associations, réunion, presse, conscience…)
- La liberté d’expression qui s’observe à travers les médias (la télévisons, la radio et la presse)
- La liberté économique.
- La liberté sociale

2) La démocratie et ses principes


La démocratie se définit comme le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Les
caractéristiques principales des institutions politiques dans ces démocraties sont marquées par :
 L’attachement au système de représentation de l’ensemble des citoyens dont le parlement est le
lieu privilégié.
 Le respect des lois qui s’applique à tous.
 l’équilibre et la séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire)

3) La séparation des pouvoirs


Il existe trois pouvoirs qui sont séparés :

► Le pouvoir exécutif : Il appartient au gouvernement (roi ou président) qui applique les


décisions, dirige l’administration et traite la politique internationale.

► Le pouvoir législatif : Il est détenu par le parlement, le congrès. Le parlement peut être
monocaméral (une seule chambre) ou bicamérale (deux chambres : député + sénateur). Ce
pouvoir a pour fonction de voter la loi, le budget et de contrôler l’exécutif.

► Le pouvoir judiciaire : Il est détenu par la Cour suprême. Généralement ses membres sont des
juges qui sont nommés mais inamovibles. Il a pour rôle de veiller à la constitutionalité des lois,
règlements et actes de gouvernement.
L’exercice de ces trois (3) pouvoirs séparés garantit le bon fonctionnement de la démocratie.

4- Le pluralisme

En politique, le pluralisme est un système d'organisation qui reconnaît et accepte la diversité des
courants d'opinion, de leurs représentants et des partis politiques. Il est l'un des fondements de
la démocratie. Le pluralisme sous-entend la liberté d'opinion et d'expression ainsi que la
reconnaissance des partis politiques. Il peut cependant aller au-delà du simple multipartisme selon le
19
degré de liberté d'exercice de la politique qui est accordé aux partis et le rôle que leur confèrent les
institutions.

5- le suffrage universel
Le suffrage universel est un suffrage où le droit de vote est accordé à tous les citoyens qui ont la
capacité électorale, c'est-à-dire sous certaines conditions minimales d'âge, de nationalité, de
capacité morale et d'inscription sur les listes électorales.

Dans un régime démocratique, le suffrage universel est le fondement de la souveraineté


populaire dont il est le moyen d'expression, et de l'égalité entre tous les citoyens dont chacun détient
une parcelle du pouvoir.

6- l’alternance politique
L'alternance est l'action d'alterner, de se succéder dans le temps de manière régulière. L'alternance
politique correspond à la situation d'un régime politique où des courants, des tendances ou
des partis politiques différents se succèdent au pouvoir.
L’alternance est un élément essentiel et persistant de la démocratie

II- LES TYPES DE REGIMES POLITIQUES ET LEUR


FONCTIONNEMENT
Le monde Occidental comprend plusieurs régimes politiques comme :

1- Les régimes de type parlementaire


Dans ce régime, le chef de l’État (président ou roi) ne gouverne pas. Il a un rôle honorifique. Il
désigne un chef de gouvernement généralement issu de la majorité parlementaire. Ex : Israël,
Allemagne, l’Espagne, Belgique, Danemark, Royaume-Uni, Japon.
2- Les régimes de type présidentiel
Dans un régime présidentiel, le président de la république élu au suffrage universel est le détenteur
exclusif du pouvoir exécutif. Il nomme les membres de l’administration (gouvernement) qui ne sont
responsables que devant lui. Il a un veto devant une loi, mais ne peut dissoudre le parlement : C’est le
cas des USA.
3) Les régimes mixtes ou semi-présidentiels
C’est un régime qui est à la fois parlementaire et présidentiel. Dans ce régime, le président de la
république élu au suffrage universel nomme le chef du gouvernement qui est issu de la majorité
parlementaire. Le premier ministre choisit les ministres qui sont responsables devant le parlement.
C’est le cas de la France.
Le pouvoir législatif est représenté par le parlement, il est élu aux suffrages universels, il contrôle
l’exécutif il peut voter une motion de censure qui démet ou dissout le 1er Ministre et son gouvernement.

CONCLUSION
20
Le monde occidental se caractérise par une diversité de régimes politiques et le respect des
principes démocratiques. Aussi, Le monde occidental présente un certain nombre de valeurs notamment
la démocratie est à la base de sa prospérité économique, c’est sans soude pour cela que les démocraties
occidentales demeurent le principal pôle d’attraction du monde moderne.

E X E R C I C E S
ACTIVITÉ I
Identifie les valeurs du monde occidental en traitant le tableau suivant

N° AFFIRMATIONS VRAI FAUX


1 Le monde occidental est formé essentiellement des pays d’Europe comme
la Russie, L’Ukraine, la Biélorussie.
2 Le monde occidental est formé essentiellement des pays capitalistes riches
d’Europe de l’ouest, d’Amérique et du Japon.
3 La démocratie est le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple.
4 L’étatisme et la dictature du prolétariat sont des valeurs du monde
occidental.
5 En occident, la séparation des pouvoirs, le respect des libertés, le
libéralisme économique sont les valeurs de la démocratie.
7 La libre concurrence, la libre entreprise sont parmi les principes de
fonctionnement du libéralisme.
8 Les média ne sont pas représentés en occident comme le quatrième
pouvoir.
9 la recherche du profit maximum, la loi de l’offre et de la demande sont
parmi les principes de base du libéralisme

ACTIVITÉ 2
Range les symboles suivants des grands centres de décision du monde occidental dans le tableau
ci-dessous :
L’Élysée / États-Unis / L’Euro / Le dollar / 10 Downing Street (Westminster) / RFI / VOA / NASDAQ et
NYSE / Grande-Bretagne / maison blanche / La Livre sterling / BBC / FTSE 100 (Financial Times Stock
Exchange) ou FOOTSIE / France / CAC 40
21
RÉGIME RÉGIME SEMI- MONARCHIE
PRÉSIDENTIEL PRÉSIDENTIEL PARLEMENTAIRE
Pays

Siege du pouvoir

Monnaie

Un Media de référence

Indices bousiers clés

LEÇONS 2 : LA VIE POLITIQUE DES


DEMOCRATIES OCCIDENTALES

INTRODUCTION
La politique est l’art de gouverner un Etat. La vie politique peut donc se définir comme la vie du
gouvernement des États ou l'étude des principes qui constituent les gouvernements et doivent les
diriger dans leurs rapports avec les citoyens et avec les autres Etats. La politique est une activité
principalement mise en œuvre par des professionnels : président, ministres, députés, sénateurs,
députés européens... Mais elle s'étend aussi à tous ceux qui vivent autour, dans les champs liés au
champ politique (administrations, médias, etc.). Et elle inclut les citoyens qui forment " l'opinion
publique mobilisée ", voire le peuple silencieux des urnes et des sondages.

I) LES ACTEURS DE LA VIE POLITIQUE


1- Les partis politiques
Les partis politiques sont des groupements de citoyens qui se caractérisent par des choix communs de
politique et qui se donnent pour objet d’accéder au pouvoir et de l’exercer dans un sens conforme à leur
vision politique. Dans le monde Occidental, le nombre de parti varie selon les pays.
On a 4 grandes familles politiques qui dominent le monde occidental. Ce sont :
- La Droite : elle regroupe les conservateurs. Ces partis politiques sont favorables au capitalisme
soucieux de l’ordre mais méfiant des reformes. Ils sont anticommunistes en général.

- Le Centre : ce sont les partis politiques qui regroupent les Libéraux et sont favorables à la libre
entreprise. Cependant il rejette les excès du capitalisme et du socialisme.
22
- La Gauche : Elle regroupe les partis socialistes et sociaux-démocrates, elle lutte pour la
destruction des structures capitalistes pour le maintien des libertés fondamentales et le
pluralisme politique.

- Les Partis Extrémistes : ce sont l’extrême gauche ou gauchisme (communisme) et l’extrême


droite (raciste ou xénophobe) ils sont marginalisés à cause de leur méthode violente. Exemple :
le front national en France de Marine Lépen.

2- Les médias
Les médias sont des moyens de diffuser des informations à un grand nombre de personnes, à l'aide
des moyens de communication modernes. Nous les utilisons pour nous informer et pour nous divertir.
Les principaux médias sont la presse écrite, la télévision, la radio et Internet

Dans les pays industrialisés, où les médias se sont largement développés, ils sont majoritairement
détenus par de grands groupes industriels dont les dirigeants, proches du pouvoir politique, sont
régulièrement critiqués pour instrumentaliser l'information à des fins partisanes plus ou moins
reconnues . Les médias sont souvent qualifiés de quatrième pouvoir, par allusion aux trois pouvoirs
constitutionnels, dans le processus de la formation de l'opinion publique et dans l'influence que la
révélation de ces faits peut avoir dans les prises de position des citoyens

3- La société civile

On appelle société civile, une société non commerciale soumise au droit civil. C’est l'ensemble des
acteurs, des associations; des organisations, des mouvements, des lobbies, des groupes d'intérêts, etc.,
plus ou moins formels, qui ont un caractère non gouvernemental et non lucratif. Elle constitue une
forme d'auto-organisation de la société en initiatives citoyennes en dehors du cadre étatique ou
commercial. Ses objectifs sont fondés sur l'intérêt général ou collectif dans des domaines variés .

II) LE MODE D’ELECTION


Le mode d’élection ou mode de scrutin ou système de vote, désigne tout type de processus
permettant l'expression du choix d'un corps électoral donné. Souvent la désignation d'élus pour
exercer un mandat en tant que représentants de ce corps (élection), ou moins souvent le choix direct
(référendum) d'une option parmi plusieurs.

1- Le scrutin direct

Le scrutin direct est un système d'élection dans lequel les électeurs votent eux-mêmes pour choisir
de façon directe la ou les personnes, qu'ils souhaitent voir élus. Le suffrage direct peut
être uninominal (à un tour dans le cas de l'élection de la Chambre des communes britannique, ou à
deux tours dans le cas des élections législatives françaises), ou proportionnel (élections du Parlement
européen).

2- Le scrutin indirect
23
Le scrutin indirect est un système d'élection dans lequel les électeurs ne choisissent pas eux-mêmes
la ou les personnes (ou le parti politique) qu'ils souhaitent voir élus, mais élisent des personnes qui
font ce choix. C’est donc un suffrage dans lequel les élus sont désignés par un corps intermédiaire,
nommé "collège électoral", dont les membres (les "grands électeurs") ont eux-mêmes été élus.

Aux Etats-Unis, le président et le vice-président sont élus au suffrage indirect après la désignation au
suffrage universel d'un collège de grands électeurs, selon les lois électorales établies par chacun des
États

CONCLUSION
La vie politique occidentale est animée par des groupes d’influence et des partis politiques.
C’est une démocratie très avancée basée sur le respect du jeu démocratique

E X E R C I C E S
ACTIVITÉ I
Coche la case qui convient au sujet de la démocratie occidentale

N° AFFIRMATIONS VRAI FAUX

1 Les partis politiques sont des groupements de citoyens qui ne se caractérisent pas
par des choix communs de politique
2 Le scrutin direct est un système d'élection dans lequel les électeurs votent eux-
mêmes pour choisir de façon directe la ou les personnes, qu'ils souhaitent voir élus
3 Le scrutin indirect est un système d'élection dans lequel les électeurs choisissent
eux-mêmes la ou les personnes (ou le parti politique) qu'ils souhaitent voir élus
4 Aux Etats-Unis, le président et le vice-président sont élus au suffrage indirect
5 Aux Etats-Unis, les "grands électeurs" sont eux-mêmes été élus par le peuple
6 Dans le monde occidental, les partis de gauches sont les partis favorables au
capitalisme
7 Dans le monde occidental, Les Partis de l’extrême droite sont les partis racistes ou
xénophobes
8 La société civile a un caractère non gouvernemental et non lucratif
9 La vie politique occidentale est animée par des groupes d’influence et des partis
politiques

ACTIVITÉ II
24
Associe ces opinions politiques au parti politique qui convient

COLONNE A COLONNE B
1- les Libéraux ………….....● ● a- Le Centre
2- les sociaux-démocrates ….●
3- l’extrême gauche …….….● ● c- Partis Extrémistes
4- les socialistes …………...●
5- les capitalistes…………..● ● d- La Gauche
6- le front national …………●
7- l’extrême droite …………● ● b- La Droite

COMPETENCE 3 :

EXPLIQUER LE FONCTIONNEMENT DU
SYSTEME-MONDE

LEÇON 1 : LES TENTATIVES DE REGLEMENT DE LA


CRISE ISRAELO-ARABE

INTRODUCTION
Le conflit israélo-arabe est le nom donné aux relations tendues et conflits militaires entre l'État
d'Israël et les États arabes environnants, depuis la création d'Israël le 1948. Ce conflit est né au Proche-
Orient entre les États arabes (Égypte, Syrie, Jordanie, etc.), la population arabe vivant en Palestine et
la population juive sioniste. L’objet de ce conflit est la Palestine. Mais comment des peuples aux
origines communes sont-ils devenus des ennemis ?

I- LES ORIGINES DE LA CRISE

1- Le partage de la Palestine
En 1917, le ministre des affaires de la Grande Bretagne Arthur James Balfour propose la création
d’un « foyer national Juif » en Palestine. C’est ce qu’on appelle la déclaration Balfour. Cette
déclaration pousse de nombreux Juif à retourner en Palestine qui était peuplé d’arabes.
25
Mais les arabes, effrayés par le retour massif des juifs, s’opposent à l’application de cette décision.
Face à cette situation, l’ONU se saisit du problème.
Le 29 Novembre 1947, l’ONU met en place une commission d’enquête (UNSCOP :United Nations
Special Committee On Palestine) chargée de trouver une solution entre juif et Arabe en Palestine.
Cette commission propose un plan de partage de la Palestine avec la résolution 181 du conseil de
sécurité de l’ONU. Ce plan prévoit :
- La création de deux États : un État Arabe (Palestine) et un État Juif (Israël)
- L’internationalisation de Jérusalem qui abrite les lieux saints et qui sera est sous contrôle de
l’ONU
- La fin du mandat britannique en Palestine au plus tard le 13 Mai 1948 à minuit
Ce plan de partage, rejeté par les Arabes, est approuvé par les Juifs.

2- La création de l’Etat d’Israël


A la fin du mandat Britannique, les juifs proclament le 14 Mai 1948 la naissance de l’État d’Israël
avec pour président Ben GOURION. Cet État d’Israël est aussitôt reconnu par les puissances
occidentales mais contesté par les pays arabes. Les pays arabes voisins de la Palestine attaquent alors
Israël le 15 Mai : c’est le début de la crise Israélo-arabe.

II- LES MANIFESTATIONS DE LA CRISE


1- La guerre d’indépendance (Mai 1948-Fév.1949)

Cette guerre faite suite à la déclaration de l’indépendance de l’État d’Israël sur le territoire
Palestinien. Refusant toute partition de leur territoire, les palestinien et les États arabes voisins
déclenchent le 15 Mai 1948, une guerre contre l’État d’Israël.
Cette guerre s’achève en Février 1949 par la défaite des armées arabes. Cette guerre a eu comme
conséquence :
 Israël occupe 50 % de plus de territoire que ce qui était prévu par le plan de partage de l’ONU.
 Le conflit a provoqué l’exode de près de 750 000 arabes palestiniens sur les 900 000 qui
vivaient dans ce qui est devenu Israël

2- La crise de Suez (Octobre 1956)


La crise de Suez est le conflit armé qui a opposé, du 29 octobre au 06 novembre 1956, la Grande-
Bretagne, la France et Israël à l'Egypte, après la nationalisation, en juillet 1956, de la compagnie
franco-britannique du canal de Suez, par le Président égyptien Gamal Abdel Nasser.
Les causes de la crise de Suez sont dues à :
 La nationalisation du canal de Suez par l’Égypte
 Blocus de l’accès du golfe d’Akaba (canal de Suez) aux navires Israéliens.
En effet, en 1954 le président de l’Égypte, Nasser (Gamal Abdel) nationalise le canal de Suez et bloque
l’accès du golfe d’Akaba aux navires israéliens.
26
Israël, encouragé et aidés par la France et la Grande-Bretagne (principaux actionnaires du canal),
attaquent d’Octobre à Novembre 1956 l’Égypte. Les menaces américano-soviétiques obligent
israéliens, français et anglais à se retirer du Sinaï et du canal au profit des « casques bleus » de l’ONU.
3- La guerre de six jours (Juin 1967)

La guerre des Six Jours est la guerre qui a opposé, du 5 au 10 juin 1967, Israël à l'Égypte,
la Jordanie, la Syrie et l'Irak.
Les causes de cette guerre sont dues au blocus maritime imposés par l’Égypte aux navires
Israélien sur le détroit de Tiran (le détroit de Tiran donne accès au port Israélien d’Éliât) le 23 Mai
1967.
Israël déclenche alors une guerre contre ses voisins arabes le 5 Juin 1967.
En six jours, les Israël attaque successivement la Jordanie, la Syrie et occupent la Cisjordanie, le Golan
et tout Jérusalem.
L’Onu intervient en proposant la résolution 242 qui prévoit :
- La fin de la guerre et la reconnaissance mutuelle de tous les Etats de la région y compris
Israël.
- Le retrait d’Israël des territoires occupés.
- La liberté de navigation dans les eaux internationales de la région.
- Le règlement du problème des réfugiés palestiniens.
Israël la refuse car ne veut se retirer des territoires occupés ou conquis. Quant aux arabes ils ne
reconnaissent toujours pas Israël et réclament les territoires occupés par Israël.

4- La guerre de “Yom Kippour” (Octobre 1973)


Le 6 Octobre 1973, la Syrie et l’Égypte déclenchent une attaque surprise contre l’État d’Israël,
jour de la fête juive du Yom Kippour (le grand pardon).
Le conseil de sécurité de l’Onu impose un cessez-le-feu le 24 Octobre 1973 avec la résolution 338.
Les conséquences de ce conflit sont :
- La guerre du Kippour a montré la vulnérabilité d’Israël.
- Dans les camps de réfugiés, les Palestiniens arabes créent des organisations de résistance pour
le récupérer leurs “ terres occupées”.

III- LES CONSEQUENCES DE LA CRISE ISRAELO-ARABE ET LES


TENTATIVES DE REGLEMENT
1- Les conséquences
- L’annexion des territoires palestiniens
- Le problème des réfugiés palestiniens
- L’instabilité dans le Proche-Orient
- Les palestiniens créent plusieurs mouvements de résistances contre l’occupation israélienne.
On peut citer :
 Le Hamas : Fondé en 1987.
27
 La Jihad islamique palestinien : Fondé dans les années 1970
 L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) : Elle a été Fondée en juin 1964.
Le nom de Septembre noir a été utilisé par cette organisation en 1972 pendant le
massacre des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich.
 Fatah ("Mouvement de Libération nationale palestinien"). Fondé au début des années
1960 par Yasser Arafat. Ce parti a pris le contrôle de l'OLP depuis sa création puis a
constitué l'Autorité intérimaire palestinienne prévue par les accords d'Oslo
 les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa : Fondées par des membres du Fatah. Il est
responsable de nombreux attentats-suicides et attaques contre des civils israéliens.

2- Les tentatives de règlement

a) Les résolutions de l’ONU


Il existe un large consensus international à l'Assemblée Générale de l'ONU sur la manière de régler le
conflit israélo-palestinien. Chaque année, l'assemblée générale de l'ONU vote une résolution intitulée
"Règlement Pacifique de la Question de Palestine" qui demande à Israël de :
- Se retirer des territoires occupés depuis 1967 y compris Jérusalem Est (d'après la résolution
242) ;
- Régler le problème des réfugiés de manière juste par le droit au retour ou à la compensation
(d'après la résolution 194 (III)
Cette résolution est chaque année approuvée par la plupart des pays du monde (environ 160) et rejetée
par seulement les USA, Israël, l'Australie et quelques îles du Pacifique (au total 6 ou 7 pays)
b- Les accords de paix
Les conflits à répétition avec ses conséquences désastreuses ont emmené la communauté internationale
à rechercher des solutions pour le retour de la stabilité dans cette partie du monde. Ainsi plusieurs traités
de paix ont été signés entre Israël, les arabes palestiniens et les pays arabes voisins. On peut citer :
 les accords de camp David : signés le 17 septembre 1978 à Washington, par le
Président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier Ministre israélien Menahem Begin, sous
la médiation du Président des États-Unis, Jimmy Carter

 Le traité de paix israélo-égyptien : signé le 26 mars 1979 à Washington, à la suite


des Accords de Camp David de 1978. L'Égypte est le premier pays arabe à reconnaître
Israël.
 Les accords d’OSLO : c’est 'un ensemble de discussions secrètes tenues à Oslo,
aboutissant en septembre 1993 à une reconnaissance mutuelle de l'OLP et d'Israël et
marquant le début de négociations bilatérales,
28
Malgré la signature des accords de paix ; on note la Poursuite de la politique de colonisation de terres
par Israël qui refuse encore de restituer les territoires conquis ; déclenchement de la 2ème Intifada, et la
paix semble de nouveau lointaine.

CONCLUSION
L’État d’Israël s’est constitué sur la terre de Palestine en dépit des tensions persistantes et
interminables avec ses voisins arabes. Certes de nos jours, les menaces d’un nouveau conflit Israélo-
arabe semblent écartées, mais l’avenir de cette région reste encore bien fragile et incertain.
Cette crise persiste malgré l’implication de la communauté internationale

E X E R C I C E S
ACTIVITÉ 1
Relie les dates suivantes aux évènements correspondants
1) Octobre 1956 ………………….●

2) Juin 1967………………………●

3) Octobre 1973…………………….●

4) Mai 1948-Fév1949………………●

5) 29 Novembre 1947………………●

6) 14 Mai 1948 …………………….●

7) 1917………….…………………..●

8) 1987………………….…………..●
29
● 1ère Guerre Israélo-arabe (a)
●Fondation du Hamas (b)
●L’ONU approuve le plan de partage de la
Palestine (c)
●Guerre du“ Kippour” (d)
●La guerre des Six Jours (e)
●Naissance de l’Etat d’Israël (f)
●Déclaration Balfour (g)
●Crise de Suez (h)

ACTIVITE 2
Le conseil de sécurité
Exprimant l’inquiétude que continue de lui causer la grave situation du Moyen Orient,
Soulignant l’inadmissibilité de l’acquisition des territoires par la guerre et la nécessité d’œuvrer
pour une paix juste et durable permettant à chaque Etat de la région de vivre en sécurité, (…)
Affirme que l’accomplissement des principes de la charte exige l’instauration d’une paix juste et
durable au Moyen Orient qui devrait comprendre l’application des deux principes suivants :
1. Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit ;
2. Cessation de toutes assertions de belligérance et respect et reconnaissance de la souveraineté,
de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque Etat de la région et de leur
droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, à l’abri de menaces ou
d’actes de force.
Résolution 242 du 22 novembre 1967 in Histoire terminales, Ed. HATIER, 1998, 320p, p215.

QUESTIONS
30
1) Déterminez l’idée générale et la nature de ce texte.
2) Quelle obligation cette résolution du conseil de sécurité fait-elle à Israël ? Quelle devrait en
être la contrepartie ?
3) Expliquez la phrase suivante : « Retrait des…………récent conflit »
4) Selon vos connaissances, quels sont les obstacles au processus de paix au Moyen Orient ?

COMPETENCE 4 :
EXPLIQUER LE BILAN D’ACTIVITE D’UNE
ORGANISATION DE COOPERATION
INTERNATIONALE

LEÇON 1 : LE BILAN DES ACTIVITES DE LA CEDEAO

INTRODUCTION
La CEDEAO signifie Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Elle regroupe plusieurs pays
de l’Afrique de l’Ouest. Elle est limitée au Sud et à l’Ouest par l’Océan Atlantique, au Nord par le Désert
du Sahara, à l’Est par le Lac Tchad. Cet espace économique couvre 5.112.517 km2 et une population de de
330.millions d’habitants.

I) PRESENTATION DE LA CEDEAO
1- La naissance de la CEDEAO
La naissance de la CEDEAO s’est faite progressivement. L’idée a été émise par le président du
Nigéria (Yakubu Gowon) et le président du Togo (Gnassingbé Eyadema) en 1972. C’est finalement le
28 Mai 1975 que fut créer la CEDEAO ; Son siège anciennement fixé à LAGOS, est aujourd’hui à
ABUJA (nouvelle capitale politique du Nigéria)
Aujourd’hui, la C.E.D.E.A.O (ECOWAS : Economic Community Of West African States) compte 15
membres avec le retrait de la Mauritanie en 1999.
31

Les 15 pays membres sont :


ZONE PAYS CAPITALE POPULATION MONNAIE PRÉSIDENT
Benin COTONOU 6.769.914 F. CFA Patrice TALLON
Burkina - Faso OUAGADOUGOU 15.730.977 F.CFA Roche. C. Kabore
8 PAYS Cote d’Ivoire YAKRO 22.687.345 F.CFA Alassane Ouattara
Guinée CONAKRY 10.316.464 F. Guinéen Alpha CONDE
FRANCOPHONES Mali BAMAKO 14.517.176 F. CFA Ibrahim Boubakar
Kéita
Niger NIAMEY 11.453.651 F. CFA Mohamadou
ISSOUFOU
Sénégal DAKAR 12.171.265 F. CFA Macky Sall
Togo LOME 5.683.850 F. CFA Faure Gnassimgbe
Gambie BANJUL 1.778.081 DALASI Adama BARROW
5 PAYS
ANGLOPHONES Ghana ACCRA 23.869.800 CEDI Nana addo
Liberia MONROVIA 3.476.608 Dollar libérien George Weah
Nigeria ABUJA 170.003.542 Naira Muhammadu
Buhari
Sierra Leone FREETOWN 6.440.053 Leone Julius Maada Bio
2 PAYS Guinée Bissau BISSAU 1.548.159 F.CFA José Mario Vaz
LUSOPHONES
Cap Vert PRAIA 434.263 ESCUDO Jorge Carlos Fonseca
Du Cap Vert

2- Les objectifs
- Éliminer les barrières douanières en développant une coopération douanière entre Etats
membres.
- Harmoniser les politiques dans les domaines Agricoles, Energétiques et Industriels.
- Créer des infrastructures régionales communes dans le domaine des transports et des
télécommunications.
- Créer une monnaie commune.
- Permettre le libre échange des personnes et des biens, et des capitaux.
- Lutter contre la domination économique étrangère.
- Promouvoir la coopération et l’intégration dans la perspective de la mise en place d’une union
économique en Afrique de l’Ouest pour améliorer le niveau de vie des populations.
- Assurer la croissance économique.
- Promouvoir les relations entre Etats membres et contribuer au progrès et au développement du
continent
32

3- Les principes de la CEDEAO


 L’Égalité et l’indépendance des pays membres
 Le règlement pacifique des conflits à l’intérieur des États membres
 L’ingérence dans les affaires intérieures des États membres au nom du droit humanitair
 Égalité et interdépendance des États membres
 Respect, promotion et protection des droits de l’homme et des peuples.
 Promotion et consolidation des valeurs démocratiques et de bonne gouvernance.
4- Les atouts : un espace aux potentialités économiques multiples :
a) Les ressources naturelles :
Les pays de la CEDEAO sont de gros producteurs de ressources minières et énergétiques diverses on
note:
- La bauxite et le manganèse (Ghana, Liberia, Guinée)
- Le fer, uranium (Guinée, Niger, Nigeria)
- Le phosphate (Togo, Sénégal)
- Le diamant et l’or (Côte d’Ivoire, Ghana, Liberia, Sierra Léone).
Toutes ces ressources permettent la création d’industrie de base.
b) Les sources d’énergie
Elles sont variées. Nous avons:
- L’hydroélectricité (Côte d’Ivoire, Ghana)
- L’hydrocarbure : Pétrole et Gaz Naturel (Côte d’Ivoire, Nigeria, Ghana)
c) Développement agricole :
La CEDEAO regroupe les plus grands producteurs Africains de matières premières agricoles. La
Côte d’Ivoire, Le Ghana, Le Liberia (café, cacao, l’hévéa, le palmier à huile), Le Sénégal (Arachide)
Le Niger, Le Mali, Le Burkina Faso (Coton) La Côte d’Ivoire, La Sierra Léone (l’huile de palme)
Les pays forestiers (bois)

d) Développement industriel :

Le secteur connait un développement modeste. Mais des secteurs comme l’agro – industrie, le textile,
les industries du bois et extractives (hydrocarbures et minerais) sont en progression. L’espace de la
CEDEAO possède aussi des unités pétrochimiques notamment au Nigeria.

e) Au plan commercial
33
Les échanges intercommunautaires restent faibles. Mais les pays de la CEDEAO sont de gros
exportateurs de produits agricoles et miniers (80%) vers l’occident. Le Nigeria occupe la 1ère place, et
la Côte d’Ivoire la 2ème place.

II) LE FONCTIONNEMENT DE LA CEDEAO

1- Les organes de décision


- La conférence des chefs d’États et de gouvernement : C’est l’organe suprême. Il se réunit
chaque année. Elle définit les grandes orientations de la C.E.D.E.A.O. La présidence est assurée à
tour de rôle chaque année par des États membres.
- Le Conseil des Ministres : C’est l’organe de décision et de contrôle. Il se réunit 2 fois par an. Les
Ministres des Affaires Etrangères préparent la conférence des chefs d’Etats.

- La Commission : Elle remplace le Secrétariat Exécutif, elle est chargée de l’administration de la


CEDEAO. Elle est aussi chargée de veiller à l’exécution des décisions prises. .
La commission est dirigée par un président nommé par la conférence des chefs d’État et de
gouvernement pour un mandat de quatre (4) ans non renouvelables. Il est assisté d’un vice-
président et de 13 commissaires. L’actuel président de la commission de la CEDEAO est l’ivoirien
Jean-Claude Brou

2- Les organes d’exécution


- Le Tribunal de la Communauté : Il vieille au respect des textes, des désaccords et règle les
différends entre les États membres.
- Le Fond de Coopération de compensation et de développement : Il est alimenté par les
contributions des États, et est chargé de financer et de subventionner les projets communautaires.
Il aide les Etats les moins avancés.
- Le Parlement de la communauté : Il est créé en 1992, mais ne fonctionne pas. Son siège est à
Dakar. Il sert à financer les projets de développement des États.
- La cours de justice.
- Les Commissions Techniques spécialisées : Au nombre de 04, elles sont chargées de traiter des
dossiers spécifiques :
 La commission pour le commerce, les douanes, l’intégration, les questions monétaires et de
paiement.
 La commission de l’industrie, l’agriculture et les ressources animales.
 La commission des transports, de télécommunication et de l’énergie.
 La commission des affaires sociales et culturelles.
34

III) LE BILAN DE LA CEDEAO.


1- Les réalisations
a) Au Plan Politique et Militaire :
- 1978 : Signature par les Etats membres d’un pacte de non-agression et d’assistance en matière
de défense (ANAD)
- 1992-1996 : Mise en place de l’ECOMOG ou ECOWAS (force militaire de la CEDEAO) qui
est intervenu au Liberia lors de la guerre civile pour rétablir la paix.
- 1998 : En Sierra Léone, intervention militaire de l’ECOMOG a chassé les rebelles pour mettre
fin à la guerre civile.
- 2003 : Intervention des contingents militaires de la CEDEAO dans la crise Ivoiro-Ivoirienne.
- Mise en place de passeport CEDEAO

b) Au Plan Economique :
- 1978 : Accord interdisant l’augmentation des taxes sur les marchandises.
- 1987 : Projet de création d’une monnaie commune.
- Création de l’ECOBANK.
- Financement de projets industriels (plantation d’arbres dans le sahel, construction d’une
cimenterie au Togo, aménagement de la vallée du fleuve Sénégal…)
- Création d’un fond de coopération et de développement.
- 66% de la production mondiale de Cacao et 25% de Café.
- 1er exportateur mondial d’huile de palme, d’hévéa, de bois et d’arachide.
c) Au Plan Social et Culturel :
- Institution du concours Miss CEDEAO en 1998.
- Dans le domaine du Football, instauration d’une Coupe CEDEAO.
- Suppression de visa entre les États membres.

2- Les limites
a) Au plan Economique :
- Non existence ou faiblesse des courants d’échange intra – communautaire.de même il y a un
faible pouvoir d’achat des populations.
- Les échanges entre les États membres sont très faibles plus de 3 / 4 des exportations se font
direction des pays de l’OCDE. Ce qui expose les économies de ces pays aux conjonctures
internationales.
- La coexistence des différentes zones monétaires : l’existence de plusieurs monnaies qui
circulent dans l’espace CEDEAO : CEDI (Ghana), Franc (Guinée), Franc CFA (UEMOA) ne
facilite pas les échanges.
35
- Le déséquilibre économique entre les Etats membres ne facilite pas l’intégration.
- Insuffisance des infrastructures : faiblesse du réseau ferroviaire, pas d’interconnexion : dans
nombre de pays, le réseau routier fait défaut, de même que les télécommunications, cela est un
frein aux échanges.
- Mauvais voire le non-paiement des cotisations par les Etats membres ce qui bloquent les actions
de la CEDEAO.

b) Au plan politique :
 Le conflit de leadership entre Anglophone et Francophone est un obstacle majeur à
l’application de certaines décisions. Incapacité de la CEDEAO à mettre fin aux conflits (guerres
civiles) dans les États membres. Exemple : En 1998 le conflit frontalier entre Le Burkina Faso-
Le Mali, Togo-Ghana, Sénégal-Mauritanie. L’instabilité politique dans certains pays.
 La mauvaise gouvernance, le non-respect des règles démocratiques et de l’Etat de droit
continuent d’être bafoués. Le non-respect des décisions prises. De nombreux pays restent
accrochés à leur souveraineté et refusent les décisions prises par la CEDEAO. Certains pays
continuent d’être des bases arrière des mouvements de rébellion.

CONCLUSION
La C.E.D.E.A.O est un modèle de développement et d’intégration économique. C’ est le principal outil
d’intégration en Afrique de l’Ouest. Les potentialités économiques énormes dont disposent l’espace
C.E.D.E.A.O et la volonté affirmée de ses hommes et de ses dirigeants politiques laissent par penser à
un avenir meilleur pour la C.E.D.E.A.O.
Cependant, elle rencontre plusieurs difficultés. C’est pourquoi elle doit entreprendre des réformes
36

E X E R C I C E S
ACTIVITÉ I
1) Identifie, à partir de leur localisation sur la carte, de 1 à 15, les pays membres
De la CEDEAO et leur monnaie.
2) Colorie, sur la carte, en rouge les pays membres anglophones, en bleu les francophones, en vert
les lusophones.
3) Mentionne les diverses monnaies qui existent encore dans les pays membres de la CEDEAO

N° PAYS MEMBRE MONNAIE


1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
37

ACTIVITE 2
La CEDEAO a réalisé des projets dans le domaine du transport (le réseau routier de l’Afrique de l’Ouest
se compose de deux principaux axes : la route trans-côtière reliant Lagos à Nouakchott et la route trans-
sahélienne reliant Dakar à N’Djamena), et de la communication (le réseau régionale de télécommunication ;
création d’un fonds spécial pour l’amélioration et le développement des télécommunications).
Elle a introduit un programme de coopération monétaire, a mis en place un schéma de libéralisation pour
une période de 10 ans (1990-2000) et a adopté un programme d’action prioritaire en matière d’information. En
outre, les États membres ont pris l’engagement d’harmoniser leurs politiques économiques et financières pour
faire avancer le processus d’intégration régionale en mettant en place des politiques sectorielles et
macroéconomiques coordonnées.
Le comité des éminentes personnalités, composé de juristes, économistes, diplomates, de représentants
des institutions de la CEDEAO, a élaboré des recommandations en 1991 portant sur la coopération politique, la
paix, la stabilité et la sécurité. Il propose l’établissement et le renforcement des mécanismes appropriés pour la
prévention et la résolution des conflits intra et interétatiques ; le renforcement du protocole de non-agression et
du protocole d’assistance mutuelle en matière de défense.
Archives de la CEDEAO, 2009

QUESTIONS
1. Dégagez l’idée générale du texte.
2. a) Quelle est la nature des activités présentées dans le texte ?
b) A quels objectifs de la CEDEAO répondent ces activités ?
1- Énoncez 4 difficultés majeures qui freinent l’intégration ouest africaine.

ACTIVITE 5 : DISSERTATION/ Les obstacles à l’intégration régionale au sein


de la CEDEAO
38

LEÇON 2 : LES INSTITUTIONS FINANCIERES ET LEURS


ROLES : FMI-BANQUE MONDIALE-BAD-BOAD

INTRODUCTION
En économie, une institution financière est une institution publique ou privée, qui assure une mission
économique ou financière et qui fournit des services financiers à ses clients.
Les institutions financières internationales (IFI) sont des institutions financières, généralement non-
privées, qui apportent des financements aux gouvernements des pays en difficulté ou au secteur privé
de pays où l'on veut favoriser l'investissement.
Ainsi les institutions financières ont pour fonction de procéder au financement de l'économie en
jouant le rôle d'intermédiaire financier entre les agents économiques (ménages, entreprises), de
réguler la sphère financière internationale (FMI, Banque mondiale), de garantir la stabilité des prix

I- LES INSTITUTIONS FINANCIERES DE BRETTON WOODS


1- Banque Mondiale (BM)
a) Création
La Banque Mondiale fut créée le 27 décembre 1945 sous le nom de Banque internationale pour la
reconstruction et le développement (BIRD) après la signature de l'accord Bretton
Woods du 1er au 22 juillet 1944.
Son siège est à Washington. Le président est élu pour cinq ans par le Conseil des Administrateurs de
la Banque l’actuel président est l’américain : Jim Yong Kim. Elle fait partie des institutions
spécialisées du système de l'Organisation des Nations unies (ONU).
La Banque mondiale (parfois abrégée BM) regroupe 5 institutions internationales :
39
- la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD)
- l'Association internationale de développement (AID)
- la Société financière internationale (SFI),
- le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux
investissements (CIRDI),
- l'Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI)

b) Rôle de la Banque Mondiale


Son action est aujourd'hui principalement orientée vers les pays en voie de développement (PVD), et
en particulier les pays les moins avancés (PMA), sur des axes comme l'éducation, l'agriculture,
l'industrie, la santé…
- Elle accorde des prêts à des taux préférentiels à ses pays membres en difficulté. En
contrepartie, elle réclame que des dispositions politiques (appelées « politiques d'ajustement
structurel ») soient prises pour, par exemple, limiter la corruption, maintenir un équilibre
budgétaire ou faciliter l'émergence d'une démocratie.
- En plus des prêts accordés, elle finance également (directement ou indirectement) des projets
d'ONG
- Elle conduit de nombreuses recherches en rapport avec le développement de chaque pays.
Ainsi, c'est la Banque mondiale qui mesure l'Indicateur de développement humain (IDH) dans
différents pays et zones géographiques, ou qui conduit avec l'Unicef des études thématiques
sur l'eau et l'assainissement

2- Fonds Monétaire International (FMI)

a) Création et rôle
Le FMI est né en juillet 1944 lors de la conférence de Bretton Woods afin d'essayer de garantir la
stabilité du système monétaire international de l’après Seconde Guerre mondiale. L'objectif était
d'empêcher les grandes économies mondiales de retomber dans la situation des années 1930 (crise
économique mondiale) qui avait eu des effets catastrophiques sur l’économie mondiale.
Le Fonds monétaire international (FMI) regroupe à ce jour 188 pays et a pour siège Washington
(États-Unis). Sa directrice générale est la Française Christine Lagarde.
b) Rôle ou mission du FMI
Les missions du FMI sont :
- Accorder des prêts aux pays en difficulté financière ;
- Conseiller les États membres quant à leur politique économique ;
- Apporter une assistance technique et des offres de formation aux États membres dans le
besoin.
40
- la stabilité du système monétaire international (SMI) et la gestion des crises monétaires et
financières. Pour cela, il fournit des crédits aux pays qui connaissent des difficultés financières
mettant en péril l'organisation gouvernementale du pays, la stabilité de son système financier
(banques, marchés financiers) ou les flux d'échanges de commerce international avec les autres
Remarque
Selon une règle tacite, le directeur du FMI est un européen (l’Europe se choisit un candidat
susceptible de recueillir l'approbation du conseil d’administration), alors que le président de
la Banque mondiale est un américain

II- LES INSTITUTIONS FINANCIERES SOUS-REGIONALES


1- Banque Africaine de Développement (BAD)

a) Création
La Banque africaine de développement est fondée le 04 août 1963 à l’occasion de la conférence de
Khartoum. Mais Cet accord est entré en vigueur le 10 septembre 1964 à Khartoum, au Soudan .C’est
une institution financière multinationale de développement, établie dans le but de contribuer au
développement et au progrès social des États africains. La BAD, dont le siège est à Abidjan a pour
PDG le nigérian Akinwumi Adesina élu le 1 sept. 2015. Elle compte 54 pays africains membres
régionaux et 26 pays non africains, membres non régionaux. Elle a un effectif de plus de 2 000
employés.
b) Rôle
Son rôle principal est de contribuer au progrès social et au développement économique et individuel
ou collectif des pays membres de la région. A cet effet, le Groupe BAD mobilise des ressources pour
promouvoir les investissements dans les secteurs privé, agriculture, santé, éducation, infrastructure,
etc.
Le Groupe BAD comprend aussi d’autres institutions qui sont :
- Le Fonds Africain de Développent (FAD) fondé en 1972. Il contribue à promouvoir le
développement économique et social dans les pays africains les moins développés, en
octroyant des financements concessionnels dédiés à la mise en œuvre de projets et de
programmes, et une assistance technique pour mener des études et des activités de
renforcement des capacités. Le Fonds compte 27 pays contributeurs qui œuvrent en faveur de
40 pays en Afrique ;
- Le Fonds Spécial du Nigeria (FSN) créé en 1976, par un accord entre le Groupe BAD et le
gouvernement nigérian. Ce fonds a pour objectif de soutenir des pays membres régionaux à
faible revenu dont les situations économiques ou sociales nécessitent des prêts à des taux
concessionnels.

2- Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD)


a) Création
41
La Banque ouest-africaine de développement - BOAD est un établissement public à caractère
international. Elle a été créée par le traité signé le 14 novembre 1973.
Les chefs d’États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine réunis lors de la 12e session
ordinaire à Ouagadougou le 17 janvier 2008 ont nommé le Béninois, Abdoulaye Bio Tchané,
président de la BOAD
La BOAD comprend 8 pays membres que sont : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la
Guinée-Bissau (depuis le 2 mai 1997), le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

b) Rôle
La BOAD est une institution commune des États membres de l’Union économique et monétaire
ouest-africaine dont le rôle est de promouvoir le développement équilibré des États membres et
de réaliser l'intégration économique de l'Afrique de l’Ouest en finançant des projets prioritaires
de développement rural, infrastructures de base, infrastructures modernes, télécommunications,
énergie, industries, transport, agro-industries, tourisme et autres services.

CONLUSION
Les institutions financières internationales contribuent au développement économique et social des
pays.
Les institutions financières Internationale ont pour objectifs de financer les différents projets de
développement afin d’améliorer les conditions de vie des hommes. Elles ont donc participé à l’essor
et au progrès dans différentes régions du monde.
42

E X E R C I C E S
EXERCICE D’APPLICATION N° 6
Coche la bonne réponse parmi les propositions suivantes

1 a- Juillet 1944
b- A la conférence de Brettons Wood
Le FMI est né c- en Aout 1945.
2 La Banque Mondiale regroupe des a- l’AID
institutions comme b- Le FMI
c- Le SFI
3 Le SMI a-Stabilité Monétaire Internationale
b- Système du Maintien International
c- Système Monétaire International
4 La BAD comprend des institutions a- Le Fonds Africain de Développent
comme : b-Fonds Spécial du Nigeria
c-Fonds Spécial de la Côte d’Ivoire
5 Parmi les pays membre de la BOAD, a- la Guinée Bissau
on a : b- La Mauritanie
c- le Togo
6 La BAD a son siège à a- Tunis
b- Lagos
c-Abidjan
7 Le siège du FMI se trouve a- en France
b- Aux USA
c- au Japon
8 Le président de la Banque Mondiale a- un Africain
est b- un américain
43
c- Un français

Common questions

Alimenté par l’IA

L'industrie contribue significativement au développement économique de la Côte d'Ivoire en générant environ 25,5% du PIB et en employant 15% de la population active. Elle rapporte des devises à l'État à travers divers impôts et taxes et stimule le développement du secteur primaire en créant une demande de matières premières. Cela encourage également le progrès du secteur commercial en favorisant le commerce international .

Les principaux obstacles à l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest incluent la diversité des systèmes économiques, les barrières tarifaires, l'instabilité politique et les différends frontaliers. Pour surmonter ces obstacles, il est proposé de renforcer la coopération politique, de mettre en place des mécanismes efficaces pour la prévention et la résolution des conflits, et de travailler à l'harmonisation des politiques économiques à travers la CEDEAO .

Pour résoudre les problèmes de désorganisation commerciale interne en Côte d'Ivoire, il est suggéré d'encourager les Ivoiriens à s'engager dans le commerce, de lutter contre la contrebande et la fraude douanière, et d'organiser des foires ou salons pour promouvoir les produits locaux. De plus, les autorités sont encouragées à renforcer les circuits de distribution et à baisser les taxes douanières pour stimuler le marché intérieur .

Les principaux types de tourisme en Côte d'Ivoire incluent le tourisme balnéaire, écologique, culturel et religieux, d'affaires, et sportif. Chacun de ces types joue un rôle distinct dans le développement économique. Le tourisme balnéaire exploite les belles plages, attirant des touristes pour les loisirs et générant des revenus. Le tourisme écologique met en avant la biodiversité et les parcs, encourageant la préservation de l'environnement tout en stimulant l'économie locale. Le tourisme culturel et religieux valorise le patrimoine, renforçant l'identité nationale et attirant des visiteurs intéressés par la culture ivoirienne. Le tourisme d'affaires attire des professionnels, favorisant le développement des infrastructures. Enfin, le tourisme sportif peut établir le pays comme destination pour des événements internationaux, augmentant sa visibilité et son attractivité .

Les infrastructures de transport en Côte d'Ivoire font face à plusieurs défis, notamment le vieillissement du parc automobile, le mauvais état des routes et du chemin de fer, et l'inefficacité du secteur transport. Les solutions envisagées incluent le renouvellement du parc automobile, l'entretien du réseau routier et ferroviaire, l'organisation et la régulation du secteur des transports, et la sensibilisation des transporteurs à des pratiques plus civiques .

La vétusté des infrastructures hôtelières en Côte d'Ivoire est en partie due à un manque d'investissement continu et à une maintenance insuffisante. Cela entraîne une baisse de l'attractivité touristique, affectant les revenus potentiels liés au tourisme. Pour pallier cela, des solutions telles que la réhabilitation des hôtels, la réduction des coûts de séjour, et la participation à des foires touristiques sont proposées pour moderniser le secteur et renforcer sa compétitivité .

Les institutions financières internationales, telles que la Banque Mondiale et le FMI, jouent un rôle clé dans le développement économique de la Côte d'Ivoire en octroyant des prêts à des taux préférentiels, soutenant des projets de développement, et proposant des réformes structurelles pour améliorer la gouvernance économique. Elles fournissent aussi des financements aux infrastructures essentielles et des ressources pour renforcer les capacités techniques, contribuant ainsi au progrès économique et social du pays .

Le commerce extérieur influence l'économie de la Côte d'Ivoire en générant d'importantes entrées de devises grâce aux exportations dominées par les produits agricoles bruts tels que le café, le cacao, le caoutchouc, et le palmier à huile. Les importations, comprenant des denrées alimentaires et des produits manufacturés essentiels, complètent les besoins du marché intérieur, favorisant ainsi une économie ouverte et interconnectée. Ce commerce stimule également les secteurs primaire et secondaire, soutenant l'industrie locale et la création d'emploi .

Les principales problèmes liés à l'exploitation forestière en Côte d'Ivoire incluent l'exploitation abusive de la forêt, le braconnage entraînant la disparition de certaines espèces animales comme l'éléphant, l'utilisation du bois comme source d'énergie par les ménages, et les dommages causés par les feux de brousse . Pour y remédier, il est proposé de sensibiliser la population aux dangers de l'exploitation abusive, de créer des parcs et des réserves pour protéger la forêt et la faune, d'encourager les ménages à utiliser du gaz butane en réduisant son prix, de punir sévèrement le braconnage, et de reboiser avec l'aide de la SODEFOR et des exploitants privés .

Le secteur touristique en Côte d'Ivoire est crucial pour le développement économique. Il a connu une croissance notable, avec un taux passant de 14,68% (2010-2012) à 63% (2012-2014). Le tourisme favorise la création d'emplois, l'entrée de devises, l'aménagement des sites touristiques, et contribue à l'ouverture du pays à l'international. Le gouvernement vise à faire de la Côte d'Ivoire la première destination touristique de l'Afrique sub-saharienne, ce qui illustre la grande importance accordée à ce secteur .

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