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Cours de Mécanique : Cinématique et Dynamique

Ce document présente les notions de base de la mécanique classique du point matériel. Il introduit les concepts d'équations aux dimensions, de calcul des incertitudes et de calcul vectoriel, et fournit des exercices résolus pour consolider les connaissances des étudiants.

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Cours de Mécanique : Cinématique et Dynamique

Ce document présente les notions de base de la mécanique classique du point matériel. Il introduit les concepts d'équations aux dimensions, de calcul des incertitudes et de calcul vectoriel, et fournit des exercices résolus pour consolider les connaissances des étudiants.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université des Sciences et de la Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf

Faculté de Physique Département de Génie Physique

"Cinématique et dynamique du point matériel"

Cours et exercices corrigés

Polycopié

Destiné aux étudiants de 1ére année S.T et S.M

Rédigé par: Dr. Sid Ahmed Sfiat

Maitre de conférence, USTO-MB

Année Universitaire 2022 / 2023


AVANT-PROPOS

Ce polycopié est destiné aux étudiants de première année du système Licence-Master-Doctorat (L.M.D)
spécialité : Sciences de la Matière (SM) et Sciences et Technologie (S.T). Il suit le programme enseigné dans
les départements de Physique au sein des Universités Algériennes.

Ce polycopié contient des rappels de cours et des exercices résolus sur les différents chapitres du module
de Physique 1 “ Mécanique du point ”.

Les rappels de cours ont été introduits pour souligner les concepts de base de la mécanique classique du
point matériel. Les exercices accompagnants ces rappels de cours ont été choisis pour but d’apporter une
formation efficace aux étudiants afin de faciliter leur compréhension du cours et de consolider leurs
connaissances.

Ce polycopié est divisé en cinq chapitres :


Chapitre - 1 : Equations aux Dimensions, Calcul des Incertitudes et Calcul Vectoriel
Chapitre - 2 : Cinématique du point matériel
Chapitre - 3 : Le mouvement relatif
Chapitre - 4 : Dynamique du point matériel
Chapitre - 5 : Travail et Energie

Je tiens à souligner que ce polycopié n’est pas un substitut aux cours et travaux dirigés. La présence de
l’étudiant et son interaction avec son enseignant est irremplaçable. Ce polycopié sert comme support et
accompagnateur à l’étudiant dans son parcours d’apprentissage et de connaissance.

Je souhaite à tous nos étudiants une bonne expérience universitaire et un parcours plein de succès et
réussite.

Dr. Sid Ahmed Sfiat


Table des matières

Chapitre 1 : Equations aux Dimensions, Calcul des Incertitudes et Calcul Vectoriel…………..…….…..1


1.1 Equations aux Dimensions:…………………………………………... ……………………..…..1
Exercices: ………………………………………………………………………………..…….……..3
1.2 Calcul des Incertitudes: ………………………………….....………………………….……..…..5
Exercices: ………………………………………………………………………………….……..…..6
1.3 Calcul Vectoriel: ……………...….……………………………………………………………...10
1.3.1 Additions de vecteurs: …....…………………………………………………………...10
1.3.2 Produit Scalaire: . ………………………………...……………………………….…..11
1.3.3 Produit Vectoriel: ……………………………...………………………………….…..11
1.3.4 Produit Mixte: ..…………………….…………………………….…………………....12
1.3.5 La dérivée: ..………………….……………………………………………….……….12
1.3.6 Gradient: .……………………………….…… …………………………………..…...12
1.3.7 Divergence: .………… ………….…………………………………………………….12
1.3.8 Rotationnel: ………...…………………….…………………………………………...12
1.3.9 Généralités sur les triangles:…………………….…………………………...………13
Exercices: …………..………………………………….………………………….………………...14

Chapitre 2 : Cinématique du point matériel ..……..………… ……………………….…………..…….18


2.1 Le déplacement:…..……..………………….. …………………………………………….…….18
2.2 La vitesse:....……..…………………….…………...………………..………………..…………18
2.3 L’accélération:..……..…………………….………………… ……….…………………...…….18
2.4 Mouvement rectiligne:…………………………… ………………………………………….....18
2.4.1 Mouvement rectiligne uniforme:.…………………………..…………… …………....20
2.4.2 Mouvement rectiligne uniformément varié:.…………………… ……………………20
2.5 Mouvement curviligne:…...………………….………………………….. ……………………..20
2.6 Etude du mouvement en coordonnés polaires:….……………………………… ……………..22
2.7 Etude du mouvement en coordonnées cylindriques:.……… ……………………...…………..22
2.8 Etude du mouvement en coordonnées sphériques:....………… …………...…………………..23
2.9 Le mouvement harmonique simple:.…..…………………………………………….....……….23
Exercices:… …………..……………………………….…………………………..…….………….25

Chapitre 3 : Le mouvement relatif… ..….………….………………………………………… …….….32


3.1 Le mouvement absolu: ……………………..……………………………………………..…….32
3.2 Le mouvement relative:.…..…………….…………. ……………………………………..…….32
3.3 Composition des vecteurs vitesses:.…….……………………….. ………………………..…….32
3.4 Composition des vecteurs accélérations:..……….……………….. ……………………...…….33
Exercices:… …………………………..………………………………………….…………...…….34

Chapitre 4 : Dynamique du point matériel… ……….…… ………… …………………………………42


4.1 Repère galiléen: …………………….………………………………………….………..…..…..42
4.2 La Force:………….…..……..… …………………………………………….……….…..…….42
4.3 La quantité de mouvement:….….…….……….……… ……….…………………….…..….….42
4.4 La loi fondamentale de la dynamique:………….……….……..…………………… …..……..42
4.5 La loi fondamentale généralisée de la dynamique:………..…… ……………..…….…..…….42
4.6 Le moment d’une force:…………….……….…… …………………………….…….…..…….43
4.7 Le moment cinétique:……………..……… …………....……………………….…….…..…….43
4.8 Théorème du moment cinétique:….………….. …………………… ………….….….….…….43
Exercices : …………..………………………………………………………….………….….…….44

Chapitre 5 : Travail et Energie.……..……..………… ………………………………………………..…55


5.1 Travail d’une force: ..………………..…….………… …………………………………………55
5.2 Puissance d’une force: ……………..……………………….………………………………….55
5.3 Force conservative: …..………………………………………………………………………...55
5.4 Energie Cinétique: …..…………………...…………………………………………………….55
5.5 Energie Potentielle: ….……………………….…………………..…………………………….55
5.6 Théorème de l’énergie cinétique: ………………………………………..…………………….56
5.7 Energie Mécanique Totale: …………….…..…………………………………………….…….56
5.8 Principe de Conservation de l’Energie Mécanique Totale…. ……………….………….…….56
5.9 Forces non Conservatives: …………….……………..……………………………….……….56
Exercices: ……………………..…….……………………………………………………...……….57

Bibliographie: …………..………………………………………………………………..…………………66
A mes chers enfants bien-aimés

Aicha

Muhammed Al-Amine

Meryam Hibat-Allah

Marwa

Nourhene

Hamza Mohamed Cherif


Chapitre 1

Equations aux Dimensions, Calcul des Incertitudes et Calcul Vectoriel

1.1 Equations aux Dimensions:


La dimension est la grandeur physique associée à un objet physique indépendamment de l’unité utilisée pour
la mesure de l’objet. Il existe sept grandeurs de base du système international choisi par les physiciens, à
partir desquelles on peut former toutes les grandeurs de la physique.

Dimension Mass Longueur Temps Intensité Température Quantité Intensité


fondamentale électrique de matière Lumineuse

Unité (S.I) Kg m s A k Mol Cd

Symbole M L T I Ɵ N J

Une constante physique est une grandeur dimensionnée. Une constante numérique est adimensionnée. Il ne
faut pas confondre dimension et unité. En effet, une quantité physique a une et seule dimension mais elle
peut être exprimée dans plusieurs systèmes d’unités différentes.
Deux quantités physiques sont homogènes si elles ont la même dimension. On ne peut additionner ou
soustraire que des grandeurs de même dimension et exprimées dans le même système d’unité. L’analyse
dimensionnelle permet de retrouver la dimension et unité d’une grandeur si on connait une équation simple
liant cette grandeur à d’autres de dimension connue.
Voici quelques règles à suivre afin de trouver la dimension et l’unité d’une grandeur physique :
 On utilise les crochets [ ... ] pour exprimer la dimension de l’objet considéré.
 Les arguments des fonctions mathématiques sont sans dimension.
 Si A = Bn x Cm, alors [A] = [B]n x [C]m.
 et
 La dimension d’une grandeur G est donnée en fonction des 7 dimensions fondamentales :
[G] = MxLyTzƟaIbNcJd avec des nombres réels comme exposants.

Le tableau suivant illustre les différentes grandeurs formées à base de grandeurs fondamentales:

Grandeur Relation dimension Unité de base


Longueur d L M
Surface S = L2 L2 m2
Volume V = L3 L3 m3
Temps t T s
Vitesse LT-1 ms-1
Accélération LT-2 ms-2
Fréquence T-1 s-1 ou Hertz (Hz)
Mass m M Kg
Mass Volumique = m/V ML-3 kgm-3
Force F = ma MLT-2 kgms-2, Newton (N)
Energie E = mc2 ML2T-2 kgm2s-2 , Joule (J)
Puissance P = E/t ML2T-3 kgm2s-3 , Watt (W)
Pression P = F/S ML-1T-2 kgm-1s-2, Pascal (Pa)
1
Intensité de courant I I Ampère (A)
Charge électrique Q = It IT , Coulomb (C)
Voltage U = P/I ML2T-3I -1 kgm2s-3A-1 , Volt (V)
Resistance R = U/I ML2T-3I -2 kgm2s-3A-2 , ohm (Ω)
Capacité C = Q/U M-1L-2T4I 2 kg-1m-2s4A2 , farad (f)
Inductance U =Ldi/dt ML2T-2I- 2 kgm2s-2A-2 , henry (h)

Le tableau suivant montre les différents multiples utilisés avec les unités :

Multiple 10-15 10-12 10-9 10-6 10-3 10-2 10-1


Préfix femto pico nano micro milli Centi Déci
Symbole F p n μ m C D

Multiple 101 102 103 106 109 1012 1015


Préfix deca hecto kilo méga giga Tera Peta
Symbole Da h K M G T P

2
Exercices :

1. Trouver la pulsation  du pendule simple sachant qu’elle est en fonction de l’accélération de gravité
g, la longueur du fil l et la mass m du point matériel attaché au fil.
  où est une constante numérique sans dimension.
Alors, [] = [m]a[l]b[g]c = T-1
T-1 = MaLb(LT-2)c
En identifiant les deux parts de l’équation, on obtient :
0

Donc, 

2. Trouver la pulsation d’oscillation  d’une étoile sachant qu‘elle est en fonction de la densité de
l’étoile ρ, de son rayon R et de la constante de la gravitation G.
  ρ ou k est une constante numérique sans dimension.
Alors, [] = [ρ] [R]b[G]c = T-1
a

T-1 = (ML-3)aLb(M-1L3T-2)c
En identifiant les deux parts de l’équation, on obtient :

3. La force universelle de gravitation est donnée par la relation :


o Déterminer la dimension de la constante G et son unité.

= M-1L3T-2
D’où G = 6.67x10-11 kg-1m3s-2

4. Donner les dimensions et unités SI des grandeurs physiques suivantes :


La permittivité du vide 0, la perméabilité du vide , la constante de Planck h, la constante de
Boltzmann k et la constante de Stefan .
 En utilisant la relation de la force électrique :

= = M-1L-3T4 I2 (kg-1m-3s4A2)

 En utilisant la relation de la force magnétique :

= = MLT-2 I-2 (kgms-2A-2)

 En utilisant la relation de l’énergie de rayonnement :


[ ML2T-2T = ML2T-1 (kgm2s-1) ou (Js)
 En utilisant la relation de l’énergie cinétique d’une molécule de gaz monochromatique :

= ML2T-2Ɵ-1 (kgm2s-2K-1) ou (JK-1)


 En utilisant la relation de la puissance rayonnée par unité de surface d’un corps noir :

3
= MT-3Ɵ-4 (kgs-3K-4)

5. Donner les dimensions et unités SI des grandeurs électriques suivantes :


 Du tableau, on a: [R] = ML2T-3I-2 , [C] = M-1L-2T4I2 et [L] = ML2T-2I-2
Donc, [ = T (s)
T (s)
= T (s)

6. Donner la dimension et l’unité de la constante R des gaz parfaits.


= ML2T-2N-1Ɵ-1 (kgm2s-2mol-1K-1)

7. La vitesse d’un objet est exprimée par l’équation : .


o Donner les dimensions et unités des coefficients A, B et C.
 [ = LT-1
[A] = LT-4 (ms-4),
[B] = LT-2 (ms-2)
[C] = L2T-2 (m2s-2)

8. La force de frottement agissant sur un corps est proportionnelle au carré de sa vitesse.


o Donner la dimension et l’unité de la constante de proportionnalité.

[ = = ML-1 (kgm-1)

9. Dans un circuit électrique, l’intensité du courant obéit l’équation différentielle:


, où R est une résistance et C est une capacité.
o A l’aide de ces grandeurs, définir une grandeur homogène à un temps.

Donc,
10. L’élongation d’un ressort obéit l’équation différentielle:
o Déterminer les dimensions des grandeurs

(s-1)

Sans dimension.

4
1.2 Calcul des Incertitudes:
Toute mesure physique est accompagnée d’une marge d'erreur appelée incertitude.
D'une manière générale, si l’on mesure une grandeur X et que l’on obtient une valeur moyenne a0 avec une
incertitude Δa, on notera :
X = a0 ± Δa .
Dans ce cas Δa est appelée incertitude absolue et a la même unité que a0.
On définit également l'incertitude relative qui représente l'importance de l'erreur par rapport à la grandeur
mesurée. Elle est forcément sans unité et souvent donnée en pourcent.
Supposons qu’une grandeur physique dépende de plusieurs grandeurs x, y, z mesurées avec
les incertitudes Δx, Δy, Δz.
L'erreur maximum possible sur G est:

Voici quelques cas à considérer :





Le nombre des chiffres significatifs conservés dans un résultat ne doit jamais impliquer une précision
supérieure à celle des données.
Dans un calcul, l’incertitude d’un résultat ne doit jamais être supérieure à celle de la donnée la moins
précise.

5
Exercices :

1. Trouver la résistance électrique R dans un simple circuit électrique ou l’intensité du courant a la


valeur de I = 0.10 mA avec une incertitude ΔI = 0.01 mA et la tension U aux bornes de la résistance
a la valeur de U = 1.50 V avec une incertitude ΔU = 0.01 V.
 Tout d’abord on calcule la valeur moyenne de la résistance R sachant que R=U/I ;
cela donne : R = 1.50/0.10x10-3 = 15000 Ω.
En suite, l’incertitude Ω
Finalement, la mesure que l’on a effectué nous donne : R = (15000 ± 1600) Ω.

2. La période d’oscillation T d’un pendule simple est donnée par la formule :


.
o Donner l’incertitude sur g si :
La période est T= (2.20 ± 0.01) s et la longueur l = (120 ± 1) cm.
 Tout d’abord on calcule la valeur moyenne de l’accélération de gravite g :

L’incertitude
Finalement, g = (9.79 ± 0.17) m/s2

3. Soit A l’angle d’un prisme et D l’angle de déviation d’un rayon incident après traversée du prisme.
L’indice de réfraction du prisme dans le cas de minimum déviation est :
.

o Trouver l'incertitude relative dans le cas ΔA = ΔD.


– –


Dans le cas: ΔA = ΔD = , l'incertitude relative devient :

Puisque –
Donc,

4. On mesure le diamètre et la masse d’une bille en or :


d = (10.00 ± 0.01) mm et m = (9.9 ± 0.1) g
o Calculer le volume de la bille avec son incertitude relative ainsi que son incertitude absolue.
o Calculer la masse volumique (densité) de la bille avec son incertitude relative ainsi que son
incertitude absolue.
6
 Le volume de la bille

Donc, V = (523.6 ± 1.6) mm3


Donc,

5. Les côtés d’un rectangle sont : a = (5,35 ± 0,05) cm et b = (3,45± 0,04) cm


o Calculez le périmètre et l’aire du rectangle.
 L = 2(a + b) = 2(5.35 + 3.45) = 17.60 cm
ΔL = 2(Δa + Δb) = 2*(0.05 + 0.04) = 0.18 0.2 cm
Le périmètre est : L = (17.60 ± 0.18) cm ou (17.6 ± 0.2) cm
S = a*b = 5.35*3.45 = 18.4575 18.46 cm2
ΔS = a*Δb + b*Δa = 5.35*0.04 + 3.45*0.05 = 0.3865 0.39 cm2
L’aire est : S = (18.46 ± 0.39) cm2 ou (18.5 ± 0.4) cm2

6. Le rayon d’une sphère est r = (10,00 ± 0,08) cm


o Calculer l’aire et le volume de la sphère.

L’aire est : S = (1256 ± 20) cm2


Le volume est : V = (4189 ± 100) cm3

7. Un volume cylindrique de :
masse m = (23,2 ± 0,1) g, de diamètre d = (1,62 ± 0,03) cm et de hauteur h = (3,44 ± 0,05) cm
o Calculez son volume et sa mass volumique.

Le volume est :

La mass volumique est :

8. Les côtés opposé et adjacent à l'angle d'un triangle rectangle sont respectivement :
a = (12,1 ± 0.1) cm et b = (23,3 ± 0.2) cm.
o Calculez l'angle et la longueur de l'hypoténuse.

7
Donc,

Donc, la longueur de l'hypoténuse c = (26.25 ± 0.22) cm

9. Un véhicule consomme V = (48,6 ± 0,5) litres de carburant en parcourant une distance


d = (530 ± 20) km.
o Calculez sa consommation moyenne en litres par 100 km.

Donc, C = (9.2 ± 0.5)


Le véhicule roule à une vitesse = (100 ± 5) km/h et s'immobilise en un temps t = (3.3 ± 0.1) s.
o Calculer l’accélération moyenne de ce véhicule en m/s2.
(100 ± 5) km/h = (100 ± 5) * 1000/3600 m/s = (1000 ± 50)/36 m/s

Donc, a = (8.4 ± 0.7) m/s2

10. Soit les deux circuits suivants avec :


R1 = (150 ± 10) Ω, R2 = (200 ± 12) Ω, E = (100 ± 5) V et r = (10 ± 1) Ω
o Calculer l’intensité du courant dans le circuit suivant :

 L’ intensité du courant est donnée par la formule :


Les deux résistances R1 et R2 sont en séries :
= 150 + 200 = 350 Ω

Donc, l’intensité du courant est I = (0.278 ± 0.032) A

8
o Calculer l’intensité du courant dans le circuit suivant :

 Les deux résistances R1 et R2 sont en parallèles :

Donc, l’intensité du courant I = (1.045 ± 0.123) A

9
1.3 Calcul Vectoriel:

Un scalaire est une grandeur totalement définie par un nombre et une unité : temps, température, masse,
énergie, volume, etc...
Un vecteur est une entité mathématique définie par une origine, une direction, un sens et une intensité :
déplacement, vitesse, accélération, force, moment cinétique, etc.
A chaque vecteur on peut associer un vecteur unitaire qui a la même direction et de norme égale à
l’unité. On obtient le vecteur unitaire en divisant le vecteur initial par son module :
.

Dans l'espace rapporté à une base orthonormée , le vecteur est exprimé par la formule :

et son module est :

En notant par les angles respectifs formés par le vecteur avec les axes OX, OY et OZ:

.
On peut en déduire l’expression :

Operations Vectorielles:
1.3.1 Addition de vecteurs:
Soient deux vecteurs et , la résultante vectorielle de et est un vecteur situé dans le même plan tel
que : :

La magnitude du vecteur est exprimée par l’expression :

avec l’angle entre les vecteurs et


Si on retrouve la formule de Pythagore :

La soustraction de deux vecteurs et est un vecteur situé dans le même plan tel que :
.
La magnitude du vecteur est exprimée par l’expression :

10
1.3.2 Produit Scalaire:
Le produit scalaire entre deux vecteurs et est un scalaire défini par la relation :

Le produit scalaire est nul si un des vecteurs est nul ou les deux vecteurs sont orthogonaux.
Dans l'espace rapporté à une base orthonormée , le produit scalaire est exprimé par :

Le produit scalaire permet de mesurer l'angle compris entre deux vecteurs et :

L’angle est aigu si le produit scalaire est positif et obtus si le produit est négatif.
Le vecteur projection du vecteur sur le vecteur est :

1.3.3 Produit Vectoriel:


Le produit vectoriel entre deux vecteurs et est un vecteur noté orthogonal aux deux vecteurs
avec un sens qui donne au triplet une orientation directe. Le produit vectoriel est nul si les vecteurs
sont colinéaires ou si un des deux vecteurs au moins est nul.
Dans l'espace rapporté à une base orthonormée , le produit vectoriel est exprimé par :

L’aire du parallélogramme construit à partir des vecteurs est :


le module

11
1.3.4 Produit Mixte:
Le produit mixte entre trois vecteurs , et est un scalaire défini par l’expression :

Le produit mixte est nul si les trois vecteurs sont coplanaires, ou deux vecteurs sont parallèles, ou si un des
trois vecteurs au moins est nul.
Le produit mixte est positif si le triplet forme un trièdre direct et négatif si le triplet
forme un trièdre indirect.
Le produit mixte est invariant par permutation circulaire.
Sa valeur absolue représente le volume du parallélépipède construit sur les trois vecteurs .

1.3.5 La dérivée:
L'opération dérivée est une application qui à chaque vecteur est associé un vecteur donnée par :

1.3.6 Gradient:
L'opération gradient est une application qui à chaque champ scalaire S est associé un champ vectoriel dont la
valeur en chaque point est donnée par :

1.3.7 Divergence:
L'opération divergence est une application qui à chaque vecteur est associé un scalaire dont la valeur en
tout point est donnée par :

Il est utile de savoir que :


et

1.3.8 Rotationnel:
L'opération rotationnel est une application qui à chaque vecteur est associé un champ vectoriel dont la
valeur en chaque point est donnée par :

Il est utile de savoir que : et

12
1.3.9 Généralités sur les triangles:

 Dans un triangle rectangulaire, on a les relations usuelles suivantes :

 Dans un triangle quelconque, on a les relations des sinus et cosinus suivantes :

 La somme des angles intérieurs d’un triangle quelconque est égale à .


 La surface d’un triangle est égale à :
 La somme de n’importe quels deux côtés est supérieure au troisième.

13
Exercices :
1. Dans un repère orthonormé OXYZ on a les vecteurs :
, et
o Calculer le module de chaque vecteur.
o Calculer les vecteurs et
o Calculer le vecteur projection du vecteur sur le vecteur



2. Dans l’exercice précédent, calculer :


o l’angle entre et
o l’angle entre et
o l’angle entre et



3. Dans l’exercice précédent, calculer :


o l’aire du parallélogramme construit à partir de
o le volume du parallélépipède construit sur les trois vecteurs

L’aire du parallélogramme :

Le volume du parallélépipède :

14
4. Soit les vecteurs .
o Démontrer que
o Démontrer que si

Donc :

Donc :

5. Soit les trois vecteurs . Donner leurs projections sur les axes OX, OY, O’X’ et O’Y’
sachant que ,
o Calculer la résultante dans le système OXY et O’X’Y’.

OX OY O’X’ O’Y’

0 10 10*sin60 8.66 10*cos60

8*sin60 6.93 8*cos60 0 8

9*sin15 2.33 9*cos15 8.69 9*cos15 8.69 9*sin15 2.33

4.60 2.69 0.03 5.33

Remarque : dans les deux systèmes.

6. Soit le vecteur où t et x sont des variables réelles indépendantes.

Calculer .


15
7. Soit les fonctions et définie dans l’espace des réels comme :
o et

o Calculer et

Donc :

Donc :

8. Le vecteur est dépendant de la variable réelle t.


o Démontrer que si sa direction est constante, alors .

o Démontrer que si sa magnitude est constante, alors


Le vecteur est exprimé comme où est son vecteur unitaire.

 Si la direction de est constante, alors est constante

Donc :

 Si la magnitude est constante : constante

Donc :

9. Soit le vecteur
o Calculer .


 (Théorème)

16
10. Soit le vecteur où a, b et des constantes réelles.
Calculer et .

17
Chapitre 2

Cinématique du point matériel

La cinématique est la branche de la mécanique qui décrit le mouvement d’un corps par apport au temps. La
trajectoire est le lieu géométrique des positions successives occupées par le point matériel au cours du temps
et par rapport à un système de référence choisi.

2.1 Le déplacement:
Déplacement est un vecteur reliant deux positions du mobile M1 et M2 aux instants t1 et t2 respectivement :

2.2 La vitesse:
Le vecteur vitesse d’un mobile est le taux de variation de son vecteur position par rapport au temps.
Cette variation peut concerner la direction de , son module ou les deux. L’unité de la vitesse dans le
système international (SI) est le mètre par seconde (m/s).
La vitesse moyenne d’un mobile entre deux instants t1 et t2 correspondant aux positions M1 et M2 est définie
par le rapport :
Le vecteur vitesse instantanée d’un mobile, au temps t, est donnée par la relation

Le vecteur vitesse instantanée est à chaque instant, tangent à la trajectoire et son sens est celui du
mouvement.

2.3 L’accélération:
Le vecteur accélération traduit le taux de variation du vecteur vitesse en fonction du temps. Cette
variation peut concerner la direction de la vitesse, son module ou les deux. L’unité de l’accélération dans le
système international (SI) est le m/s2 .
L’accélération moyenne d’un mobile entre deux instants t1 et t2 correspondant aux positions M1 et M2 est
donnée par le rapport :
sont les vitesses du mobile aux positions M1 et M2
Le vecteur accélération instantanée d’un mobile au temps t est donnée par la relation :

est toujours orienté vers le côté concave de la trajectoire.


Passage de la vitesse à la position :
Passage de l’accélération à la vitesse :
Le mouvement est dit accéléré si est positif, et décéléré ou retardé si est négatif.
Quant au sens du mouvement il est indiqué par le sens de la vitesse .

2.4 Mouvement rectiligne:


Mouvement rectiligne est un mouvement pour lequel la trajectoire suivie est droite. Le repère peut alors être
réduit à une origine O et un axe OX porté par la trajectoire.
La position M du mobile est repérée par le vecteur position :
Le graphe de constitue le diagramme des espaces.
18
Exemple : le diagramme des espaces dans le cas d’une chute libre d’un corps lâché à l’origine O d’un axe
vertical orienté vers le bas est :

Déplacement est un vecteur reliant deux positions du mobile M1 et M2 sur l’axe (OX) aux instants t1 et t2
respectivement :
La vitesse moyenne est

La vitesse moyenne est donc la pente de la sécante M1M2


la vitesse moyenne scalaire est donnée par le rapport

Le vecteur vitesse instantanée


représente la pente de la tangente au diagramme des espaces au point correspondant à l’instant t.

Le vecteur accélération instantanée

19
2.4.1 Mouvement rectiligne uniforme:
Le mouvement d’un mobile est uniforme lorsque la valeur algébrique de sa vitesse est constante. C’est un
mouvement sans accélération en vertu de la relation :

2.4.2 Mouvement rectiligne uniformément varié:


Le mouvement d’un mobile est uniformément varié lorsque l’accélération du mobile est constante.

Natures particulières du mouvement rectiligne :


• constante : le mouvement est rectiligne uniforme ;
• constante : le mouvement est rectiligne uniformément varié ;
• : le mouvement est accéléré (uniformément si constante) ;
• : le mouvement est décéléré ou retardé (uniformément si constante).

2.5 Mouvement curviligne:


On introduit l’abscisse « s » représentant la valeur algébrique de l’arc entre deux instants t1 et t2
correspondant aux positions M1 et M2 . On définit, respectivement, la vitesse et l’accélération curvilignes par
les relations :
et
20
Exemple : Mouvement circulaire varié sur une trajectoire de rayon R :

En général, pour déterminer le mouvement curviligne d’un mobile, on utilise ses composantes intrinsèques
qui sont ses projections algébriques sur :
 un axe tangentiel (MT) muni du vecteur unitaire dirigé dans le sens du mouvement
 un axe normal (MN) muni du vecteur unitaire , orienté vers le côté concave de la trajectoire.
Le vecteur vitesse est orientée selon le vecteur :
Le vecteur accélération a deux composantes :
et sont, respectivement, les composantes tangentielle et normale de l’accélération.
Les vecteurs unitaires et forment une base orthonormée appelée base de Frenet.

On admettra sans démonstration que :


ρ(s) est appelé rayon de courbure de la trajectoire au point considéré.
Il en résulte l’expression explicite suivante de l’accélération :

Le rayon de courbure de la trajectoire au point considéré est donne’ par l’expression :

21
Mouvement rectiligne varié : rectiligne signifie qu’il n’y a pas de variation de la direction du vecteur
vitesse ; dans ce cas le rayon de courbure ρ de la trajectoire est infini et de ce fait la composante normale
, et varié veut dire la composante tangentielle .
Mouvement circulaire uniforme : circulaire signifie que le mobile se déplace sur une trajectoire circulaire de
rayon R = ρ et de ce fait , et uniforme veut dire .

2.6 Etude du mouvement en coordonnés polaires:


Ce système de coordonnées est approprié pour étudier les mouvements plans à symétrie de rotation. Le
repérage s’effectue relativement à un axe polaire (OX), d’origine O appelée pôle. On peut alors repérer la
position de tout point M du plan contenant (OX) par :
Le rayon polaire et l’angle polaire
Dans ce système on utilise la base constituée par les vecteurs unitaires :
 ayant la direction et le sens de
 obtenu par rotation de d’un angle dans le sens trigonométrique.
La base est liée au point M, et de ce fait les directions des vecteurs unitaires peuvent varier avec
le temps. Leurs dérivées vérifient un certain nombre de relations, notamment, on l’admettra :
et

Les coordonnées polaires r et θ du point M sont liées aux coordonnées cartésiennes par les relations
suivantes :
et

Le vecteur position est :


Le vecteur vitesse est :
Le vecteur accélération est :

2.7 Etude du mouvement en coordonnées cylindriques:


Lorsqu’un mouvement a lieu sur une surface cylindrique ou en spirale, on utilise souvent les coordonnées
cylindriques que l’on définit par rapport au système cartésien.
Le mobile M est alors repéré dans la base par :
les coordonnées polaires et θ de sa projection sur le plan (O, X, Y) et sa coordonnée axiale z.

Le vecteur position est :

22
Le vecteur vitesse est :
Le vecteur accélération est :

2.8 Etude du mouvement en coordonnées sphériques:


Lorsqu’un mouvement a lieu sur une surface sphérique, on utilise souvent les coordonnées sphériques que
l’on définit par rapport au système cartésien. Le mobile M est alors repéré dans la base par :
où r représentant la coordonnée radiale correspondant à la distance de l’origine O au mobile M,
l’angle compris entre 0 et , correspond à l’angle entre OM et l’axe OZ et l’angle compris entre 0 et
, correspond à l’angle entre le plan défini par l’axe OZ et OM avec l’axe OX.

Le vecteur position est :


Le vecteur vitesse est :
Le vecteur accélération est :

2.9 Le mouvement harmonique simple:


Considérons un point M qui se déplace sur un cercle de rayon A à la vitesse angulaire constante.
Lorsque M se déplace sur sa trajectoire, sa projection, Mx sur l’axe (OX), effectue des oscillations sur le
segment PP’ centrées en O.

23
La projection Mx du mobile M a pour abscisse :
La valeur de l’angle est
Soit : )
Le mouvement de Mx est un mouvement harmonique simple; ses caractéristiques sont :
A : l’amplitude
ω : la pulsation ou la fréquence angulaire
: la phase et la phase initiale.
Le mouvement harmonique est périodique:
de période et de fréquence .
Sa vitesse
et son accélération

24
Exercices :

1. Le diagramme des vitesses d’un mobile A animé d’un mouvement rectiligne sur un axe OX est
donné par la figure ci-dessous :
o Tracer le diagramme de l’accélération en fonction du temps.
o Quelles sont les différentes phases du mouvement et leur nature. Justifier.
o Déterminer la position du mobile aux instants t = 10 s, et t = 20 s, sachant qu’à
t = 0 s, le mobile est à 10 m de l’origine.
o A quel instant le mobile rebrousse-t-il chemin ?

V(t) (m/s)
20

10

I II III IV

t(s)
5 10 15 20

 Le graph de l’accélération :

 Entre 0 et 5 s, la vitesse est constante l’accélération a1 = 0


Mouvement rectiligne uniforme.
 Entre 5 s et 10 s, la vitesse varie uniformément l’accélération est représentée par la pente

Mouvement rectiligne uniformément varié.


 Entre 10 s et 15 s, la vitesse est constante l’accélération a3 = 0
Mouvement rectiligne uniforme.
 Entre 15 s et 20 s, la vitesse varie uniformément l’accélération est représentée par la pente

25
Mouvement rectiligne uniformément varié.
 Le déplacement du mobile en t = 10 s est représenté par la distance initiale et les surfaces S I
et SII dans le graph V(t) X(10) = 10 + 5*10 + (10 +20)*5/2 = 135 m
 Le déplacement du mobile en t = 20 s est représenté par la distance initiale et la somme des
surfaces SI, SII, SIII et SIV dans le graph V(t) :
X(20) = 10 + 5*10 + (10 +20)*5/2 + 5*20 + 20*5/2 = 285 m
 A l’instant t = 20 s, la vitesse du mobile change de signe et devient négative.
Le mobile rebrousse chemin à cet instant.

2. Un objet est lancé vers le haut du sommet d’un immeuble avec une vitesse de 12.0 m/s. Il atteint le
sol 4.25 s plus tard.
o Quelle est la hauteur maximale atteinte par l’objet ?
o Quelle est la hauteur de l’immeuble ?
o Avec quelle vitesse atteint-il le sol ?
 Le mouvement de l’objet est uniformément varié. Il atteint sa hauteur maximale quand sa
vitesse s’annule. On choisit l’axe Oz orienté positivement vers le haut, avec origine le
sommet de l’ immeuble. La hauteur maximale atteinte par l’objet est donc :

 La hauteur de l’immeuble est égale à la valeur absolue de l’abscisse de l’objet au moment de


sa collision avec le sol (soit à t = 4.25 s) :

 La vitesse de la collision de l’objet avec le sol (soit à t = 4.25 s) :

; le signe – résulte de l’orientation de l’axe.

3. Un mobile se déplace suivant une droite avec l’accélération : .


o Trouver les expressions de la vitesse et du déplacement en fonction du temps en
considérant les conditions suivantes :
 En intégrant l’expression de l’accélération on obtient l’équation horaire de la vitesse :

Donc,
 En intégrant l’expression de la vitesse, on obtient l’équation horaire de la position :

Donc,

4. Le mouvement rectiligne d’un mobile est défini par l’équation :


.
o Calculer la vitesse et l’accélération
o Etudier la nature du mouvement
 La vitesse du mobile est
La vitesse est toujours positive car et le coefficient de >0

26
 L’accélération du mobile est
 Le mouvement est accéléré ou retardé selon le signe du produit « ». Quant au sens du
mouvement il est indiqué par le signe de qui est toujours positive dans notre cas.
Donc Le mouvement est : accéléré pour les valeurs de et décéléré pour .

5. Un mobile se déplace suivant l’axe OX avec une vitesse (m/s)


o Calculer son accélération ainsi que son équation horaire sachant qu’à l’ instant , le
mobile se trouvait au point d’abscisse (m).
o Etudier la nature du mouvement
 L’accélération du mobile est (m/s2), l’accélération est constante.
 En intégrant l’expression de la vitesse on obtient l’équation horaire :

 Etudions le signe de : il est positif pour (mouvement accéléré)


et négatif pour (mouvement décéléré).

6. Un mobile se déplace en mouvement rectiligne. Son accélération est donnée par : .


Sachant qu’a l’instant , le mobile se trouvait :
au point d’abscisse avec une vitesse :
o Déterminer la nature du mouvement, écrire son équation horaire.
 On remarque que nous avons une équation différentielle qui est l’équation caractéristique du
mouvement rectiligne sinusoïdal : avec
et sa solution est de la forme : avec
avec une vitesse avec

Par conséquent :
Puisque , alors :

Donc l’équation horaire du mouvement rectiligne sinusoïdal est :

Pulsation , amplitude et phase initiale .

7. Le mouvement plan d’un mobile est défini par : et


o Déterminer la trajectoire du mouvement.
o Calculer les coordonnées du vecteur vitesse et celles du vecteur accélération
 Sachant que , on obtient la relation entre x et y suivante :
qui est l’équation d’une droite. Puisque et :
La trajectoire est donc un segment de droite joignant les points (1,0) et (0,2)
 Le vecteur vitesse a les coordonnées :
et

27
Donc, avec et
 Le vecteur accélération a les coordonnées : et
Donc, avec et

8. Une particule se déplace dans un plan XY selon la loi : et .


Sachant que pour t = 0 on ait : et ; et .
o Trouver l’équation du mouvement.
o Trouver l’équation de la trajectoire.

En utilisant la propriété trigonométrique :

La trajectoire est une ellipse qui est centrée en (0,1) avec petit axe a = 2 et grand axe b = 3.

9. Soit un mobile M en mouvement tel que :


o Déterminer la nature de la trajectoire de M dans l’espace (O, X, Y, Z) ?
o Exprimer et en coordonnées cylindriques et déterminer leur module ?
o Trouver et dans la base de Frenet ?
o En déduire le rayon de courbure ?
 La nature de la trajectoire dans le plan (O, X, Y) :

D’où
Le mouvement dans le plan (O,X,Y) est circulaire de rayon R= 6 m et de centre O
Suivant l’axe Oz : ; le mouvement est rectiligne suivant OZ.
Donc le mouvement suivant l’espace (O, X, Y, Z) est hélicoïdal.
 La position du mobile M, sa vitesse et son accélération sont donc exprimées en coordonnées
cylindriques comme :

avec
avec
 et dans la base de Frenet :

Puisque , donc

Donc, le rayon de courbure est :

28
10. Un bras OA tournant avec une vitesse angulaire uniforme autour d’un axe OZ, est. articulé en
A avec une tige AB. La tige AB est solidaire d’un curseur B pouvant coulisser le long de l’axe OX.
Le bras et la tige peuvent se croiser lorsque la tige passe par derrière l’articulation en O.
Sachant que AB = L et OA = R :
o Trouver l’équation du mouvement de B, sachant que B passe en A0 au temps t = 0
o A quel instant la vitesse s’annule-t-elle ?

 En utilisation la loi des cosinus :

On peut vérifier que


 La vitesse s’annule quand où k est un entier.

11. Soit le vecteur position d’un mobile .


o Calculer sa vitesse et son accélération.
o Etudier la nature du mouvement.
 La vitesse du mobile
Son module
 L’ accélération du mobile
Son module
Le produit scalaire est positif
Par conséquent, le mouvement du mobile est accéléré.
 Le rayon de courbure est donne’ par la relation :

Donc, le rayon de courbure est :

12. En coordonnées cylindriques, le vecteur position avec


o Calculer sa vitesse et son accélération dans la base
o Calculer sa vitesse et son accélération dans la base )
 Le vecteur vitesse est
 Le vecteur accélération est

29
 Puisque

13. On donne les équations paramétriques de la trajectoire plane d'un point mobile par rapport à un
référentiel cartésien : et
o Déterminer l'équation de la trajectoire, Quelle est son allure ?
o Calculer la vitesse du mobile
o Montrer que son accélération est constante
o Déterminer les composantes normale et tangentielle de l'accélération dans un repère de
Frenet et en déduire le rayon de courbure.

La trajectoire est une parabole.
 La vitesse du mobile :
et
Le module de la vitesse :
 L’accélération du mobile :
et
L’accélération du mobile est constante :
 Dans le repère de Frenet, l’accélération tangentielle :

L’accélération normale :

 Le rayon de courbure :

14. Convertir le vecteur


suivant les coordonnées cartésiennes en coordonnées polaires.
 Nous avons
En inversant, on obtient :

30
15. Convertir le vecteur
suivant les coordonnées cartésiennes en coordonnées sphériques.
 Nous avons :

En inversant les coordonnées, on obtient :

31
Chapitre 3

Le mouvement relatif

Considérerons un mobile M et les deux systèmes de coordonnées cartésiennes suivants :


ℜ (O, X, Y, Z), supposé fixe, qui est appelé repère absolu et ℜ′ (O′, X′, Y′, Z′), en mouvement quelconque
par rapport à ℜ (O, X, Y, Z), qui est le repère relatif.

3.1 Le mouvement absolu:


Le mouvement du mobile M considéré par rapport au repère absolu ℜ (O, X, Y, Z) est caractérisé par les
grandeurs :
 le vecteur position
 la vitesse absolue

 l’accélération absolue
Les dérivations sont effectuées dans ℜ dans lequel la base est invariable.

3.2 Le mouvement relatif:


Le mouvement du mobile M considéré par rapport au repère ℜ′ (O′, x′, y′, z′), est caractérisé par les
grandeurs :
 le vecteur position
 la vitesse relative

 l’accélération relative
Les dérivations sont effectuées dans ℜ’ dans lequel la base est invariable.

3.3 Composition des vecteurs vitesses:


La relation de Chasles permet d’écrire :

Donc la vitesse absolue

32
avec vitesse d’entrainement qui représente la vitesse du repère ℜ′ par
rapport au repère ℜ. Le premier terme représente la vitesse de translation de l’origine O′ par rapport à ℜ
et le deuxième terme traduit le changement d’orientation du référentiel mobile ℜ′ et vitesse relative

Soit le vecteur représentant la vitesse angulaire du changement d’orientation du référentiel mobile ℜ′ par
apport au référentiel fixe ℜ. Les vitesses d’entrainement et relative et sont exprimées par :
)

3.4 Composition des vecteurs accélérations:


L’accélération absolue définie dans le repère ℜ est :

Avec représentant l’accélération d’entrainement du point coïncidant


par rapport au repère absolu ℜ,
représentant l’accélération relative, et
est une accélération complémentaire, dite de Coriolis.
Ces accélérations peuvent être exprimées en fonction du vecteur représentant la vitesse angulaire du
changement d’orientation du référentiel mobile ℜ′ par apport au référentiel fixe ℜ par :

On peut conclure que si deux repères sont en translation rectiligne uniforme l’un par rapport à l’autre, alors
les accélérations d’un point matériel M mesurées dans l’un ou l’autre de ces repères, sont égales ; ce type de
repères sont appelés « repères galiléens ».
On peut aussi conclure que si le repère mobile est en translation par rapport au repère fixe ou si le
mobile M est fixe par rapport au repère mobile , l’accélération de Coriolis s’annule.

33
Exercices :
1. Un nageur traverse une rivière, de largeur L = 0.25 km, d’une rive à l’autre, perpendiculairement au
courant, à une vitesse constante v = 2 /ℎ. La vitesse du courant est =1 /ℎ. Ces vitesses sont
mesurées par rapport à un observateur placé sur une des rives.
o Quelle est la trajectoire, la vitesse du nageur et le temps mis pour atteindre l’autre rive.
o Quelle doit être sa direction de départ si le nageur veut atteindre un point directement opposé à
l’autre rive. En déduire le temps mis pour atteindre la rive opposé dans ce cas.
 Le nageur est dévié d’un angle  de sa direction initiale tel que :

Le module de la vitesse absolue


 La position du nageur est :

 Sa trajectoire est une droite :


 Le temps mis par le nageur pour atteindre l’autre rive :

 La distance parcourue :

 Pour atteindre un point directement opposé à l’autre rive, la vitesse absolue doit être
perpendiculaire aux deux rives avec une magnitude :

La vitesse du nageur doit être orientée opposée au courant avec un angle :

 Le temps mis pour atteindre la rive opposé

2. Un mobile est décrit par le vecteur position dans un repère fixe R par :
et par dans un repère
mobile R’. Ce dernier est en mouvement rectiligne par rapport à R.
o Déterminer la vitesse absolue et la vitesse relative de M.
o En déduire la vitesse d’entraînement et la nature du mouvement de R’ par rapport à R.
o Déterminer l’accélération absolue et l’accélération relative du mobile M
 La vitesse absolue

 La vitesse relative
Puisque les deux repères sont en mouvement rectiligne l’un de l’autre :

 En utilisant la relation de décomposition des vitesses :


Alors, la vitesse d’entraînement
Son module est constant et indépendant du temps t.
Donc, le mouvement de R’ par rapport à R est un mouvement rectiligne uniforme.

34
 L’accélération absolue du mobile M :

 L’accélération relative du mobile M :


parce que le mouvement de R’ par rapport à R est un mouvement rectiligne uniforme.

3. Un mobile est décrit par le vecteur position dans un repère mobile R’ par :
. Ce repère est en mouvement de translation rectiligne par apport à un
repère fixe R, de vecteur vitesse
o Trouver l’expression de la vitesse absolue de M par rapport au repère R
o En déduire le vecteur position de M dans le repère fixe R, sachant qu’à l’instant t  0, dans le repère
R, M est au point (0, 1, -2).
o Calculer l’accélération relative et absolue du mobile M.
 La vitesse relative
Puisque les deux repères sont en mouvement rectiligne l’un de l’autre :

En utilisant la relation de décomposition des vitesses :


Alors, la vitesse absolue
 le vecteur position de M dans le repère fixe R:

Donc,
 L’accélération relative

 L’accélération absolue
On peut vérifier que pour ce cas : parce que

4. Un repère mobile R’ (OX’, OY’, OZ) est en rotation par rapport à un repère fixe
R (OX, OY, OZ) suivant l’axe Oz avec une vitesse angulaire constante Ω.
Un mobile M se déplace sur la droite OX’ suivant la loi : , A une constante.
o Déterminer la vitesse relative et la vitesse d’entraînement de M par leurs projections dans le repère
mobile X’OY’ à l’instant t en fonction de A et .
o En déduire la vitesse absolue exprimée dans cette même base de projection.
o Montrer que le module de celle-ci est constant.
o Déterminer l’accélération relative, l’accélération d’entraînement et l’accélération de Coriolis de M
par leurs projections dans le repère mobile X’OY’ à l’instant t en fonction de A et .
o Déduire l’accélération absolue exprimée dans cette même base de projection, et montrer que le
module de celle-ci est constant.
 et
Sachant que: , et
La vitesse relative

La vitesse d’entraînement

35
 La vitesse absolue
On peut vérifier que
, le module de la vitesse absolue est constant.
 L’accélération relative

L’accélération d’entrainement

[
L’accélération de Coriolis

L’accélération absolue

On peut vérifier que


, le module de L’accélération absolue est constant.

5. Un repère R’ (OX’, OY’, OZ) en rotation par rapport à un fixe R (OX, OY, OZ) suivant l’axe
Oz avec une vitesse angulaire constante Ω. Un mobile M se déplace sur la droite OX’ suivant
la loi : , A une constante.
o Déterminer les vitesses relative, d’entrainement et absolue.
o Déterminer les accélérations relative, d’entrainement, de Coriolis et absolue.
 La vitesse relative
 La vitesse d’entrainement :

Sachant que : , et
La vitesse absolue
[
 L’accélération relative
]
L’accélération d’entrainement :

L’accélération de Coriolis :

L’accélération absolue

On peut vérifier que

avec et

36
6. Une bille tombe sans vitesse initiale d’un immeuble de hauteur H. La chute de celle-ci est. libre selon un
mouvement uniformément accéléré d’accélération g.
o Quelle est la trajectoire de la bille dans un référentiel lié à une voiture se déplaçant suivant un
mouvement rectiligne uniforme de vitesse et passant à la verticale de chute au moment du lâcher ?
o Quelle est la trajectoire de la bille dans un référentiel lié à une voiture se déplaçant suivant un
mouvement rectiligne uniformément accéléré d’accélération a et passant à la verticale de chute au
moment du lâcher ?
 La distance parcourue par la bille dans sa chute libre après un temps t est :

La distance parcourue par la voiture avec une vitesse constante au cours de la même durée t est

Par élimination du temps, on obtient l’équation de la trajectoire de la balle par rapport au repère
mobile lié à la voiture:
; la trajectoire est donc une parabole.
 La distance parcourue par la bille dans sa chute libre après un temps t est :
La distance parcourue par la voiture se déplaçant suivant un mouvement rectiligne uniformément
accéléré d’accélération a au cours de la même durée t est :

Par élimination du temps, on obtient l’équation de la trajectoire de la balle par rapport au repère
mobile lié à la voiture :
; la trajectoire est une droite.

7. Deux mobiles A et B se déplacent dans deux voies rectilignes avec les vitesses respectives :
VA = 20 m/s et VB = 30m/s.
o Déterminer le vecteur vitesse relative de A par rapport à B quand les deux mobiles roulent dans la
même direction.
o Déterminer le vecteur vitesse relative de A par rapport à B quand les deux mobiles roulent en sens
inverses.
o Déterminer le vecteur vitesse relative de A par rapport à B quand les deux mobiles roulent
maintenant sur deux voies qui se coupent formant entre elles un angle de 60°.
 La vitesse relative de A par rapport à B :
Soit deux vecteurs unitaires parallèles aux deux voies rectilignes.
 Les deux mobiles roulent dans la même direction :
Donc,
 Les deux mobiles roulent en sens inverses :
Donc,
 Les deux mobiles roulent sur deux voies qui se coupent formant entre elles un angle de 60° :

37
La direction du vecteur vitesse relative est défini par l’angle de telle manière que :

8. Des flocons de neige tombent verticalement avec une vitesse de 30 m/s.


o Avec quelle vitesse ces flocons frappent-ils le pare-brise d’une voiture roulant avec une vitesse
constante de 40 m/s sur une voie horizontale.
 La vitesse de la voiture par apport au sol représente la vitesse d’entrainement.
La vitesse des flocons par apport au sol représente la vitesse absolue.
La vitesse des flocons par apport à la voiture représente la vitesse relative.

La voie est horizontale :

Les flocons tombent sous un angle :


o Avec quelle vitesse ces flocons frappent-ils le pare-brise d’une voiture roulant avec une vitesse
constante de 40 m/s sur une voie avec une inclinaison ascendante d’un angle de 30° :

38

Les flocons tombent sous un angle :


o Avec quelle vitesse ces flocons frappent-ils le pare-brise d’une voiture roulant avec une vitesse
constante de 40 m/s sur une voie avec une inclinaison descendante d’un angle de 30° :

Les flocons tombent sous un angle :

9. Le mouvement d’un bateau s’effectue dans la direction Ouest par rapport à la terre à une
vitesse de 10 km/hr. Son mouvement s’effectue dans la direction du Nord 30° Ouest à une
vitesse de 8 km/hr par rapport à l’eau.
o Calculer la vitesse et la direction du courant d’eau par rapport à la terre.
 est la vitesse absolue du bateau par rapport à la terre, est la vitesse d’entrainement du courant
d’eau par rapport à la terre, et est la vitesse du bateau par rapport à l’eau :

39
km/hr
La direction du vecteur vitesse d’entrainement est défini par l’angle de telle manière que :

10. Un carrée OABC de coté L tourne autour de son coté OA à la vitesse angulaire ω constante.
Un point matériel M se déplace suivant BC à partir de B avec une accélération constante a et
une vitesse initiale Vo au point B.

o Calculer la vitesse absolue et l’accélération absolue du point matériel M.


o Déterminer la vitesse relative, la vitesse d’entraînement du point matériel M.
o En déduire sa vitesse absolue.
o Déterminer l’accélération relative, l’accélération d’entraînement, l’accélération de Coriolis.
o En déduire son accélération absolue.

40
 Le vecteur de position par rapport au repère absolu :
avec

En utilisant : ,

 La vitesse absolue

 L’accélération absolue

 La vitesse relative

 La vitesse relative d’entraînement

 La vitesse absolue :
. On retrouve le même résultat.
 L’accélération relative :

 L’accélération d’entraînement :

 L’accélération de Coriolis :

 L’accélération absolue :

. On retrouve le même résultat.

41
Chapitre 4

Dynamique du point matériel

La dynamique est l’analyse de la relation entre les forces appliquées sur un corps et les changements du
mouvement de ce corps. Elle explique la relation qui existe entre les forces et les autres grandeurs
cinématiques.

4.1 Repère galiléen:


Un repère galiléen est un repère constitué d’un système libre soi au repos ou en mouvement rectiligne
uniforme. Tout référentiel en translation rectiligne uniforme par rapport à un référentiel galiléen est lui-
même galiléen.

4.2 La Force:
Une force est définie par une droite d’action, un sens, un point d’application et une intensité.
L’unité de la force est : Newton (N) (kgms-2).
Il existe deux types de forces :
 Forces d’interaction à distance comme :
La force de gravitation :
La force électrique : ,
La force magnétique : ,
 Forces de contact comme :
La force de frottement :
La forces élastique :

4.3 La quantité de mouvement:


La quantité de mouvement d’une particule est une grandeur vectorielle définit par le produit de sa masse par
son vecteur vitesse instantanée :
La quantité de mouvement d’un système isolé est conservée.
Une particule libre se déplace toujours avec une quantité de mouvement constante.

4.4 La loi fondamentale de la dynamique:


La loi fondamentale de la dynamique est donnée par les lois de Newton :
 Principe d’inertie : Dans un repère R Galiléen, le centre d’inertie de tout système matériel
mécaniquement isolé, est soit au repos ou en mouvement rectiligne uniforme.
 Principe fondamentale de la dynamique : Dans un référentiel galiléen, la somme vectorielle des
forces appliquées à un point M de masse m et son accélération sont liées par la loi : m
 Principe d’action et de réaction : La force exercée par un premier corps sur un deuxième corps est
égale et opposée à la force exercée par le deuxième sur le premier :

4.5 Loi fondamentale généralisée de la dynamique:


La variation de la quantité de mouvement d’un corps par rapport au temps est égale à la résultante des forces
extérieures appliquées :

42
4.6 Le moment d’une force:
Le moment d’une force appliquée à un point matériel situé au point M, par rapport au point fixe O est défini
par :

4.7 Le moment cinétique:


Le moment cinétique d’un point matériel de masse m et de vitesse , par rapport au point O est défini par :

4.8 Théorème du moment cinétique:


La dérivée du moment cinétique d’un point matériel M par rapport à un point fixe O dans un référentiel
galiléen est égale à la somme des moments par rapport au même point O des forces extérieures appliquées
au point M :

43
Exercices :
1. Un corps (M) de masse m se déplace suivant le vecteur position :

o Trouver la force agissant sur le corps.


o Le moment de par rapport à l’origine O.
o La quantité de mouvement du corps et son moment cinétique par rapport à l’origine.
o Vérifier que :
 D’après le principe fondamental de la dynamique :

 Le moment de par rapport à l’origine O est égal :

 La quantité de mouvement est égale :

 Le moment cinétique par rapport à l’origine O est égal :

 On peut vérifier que :


est égale à la force .

est égale au moment .

2. Deux corps (M1) de mass m1 et (M2) de masse m2 sont placées en contact sur une table
horizontale. Les coefficients de frottement statique et dynamique entre les corps (M1), (M2)
et la surface de contact sont respectivement . Une force faisant un angle avec l’horizontal
et de module constant, est appliquée sur le corps (M1) :

o Déterminer le module maximum de la force nécessaire pour faire bouger les deux corps.
o Ecrire la relation fondamentale de la dynamique pour chaque masse dans le cas de mouvement.
o En déduire l'accélération du système.
o Déterminer la force de contact entre les deux corps.
44
 La mass (M1) étant en état statique est soumise aux forces :
, son poids , la réaction de la table , la réaction de la mass (M2) et la force de frottement
statique :

La mass (M2) étant aussi en état statique est soumise aux forces :
son poids , la réaction de la table , la réaction de la mass (M1) et la force de frottement
statique :

En projetant ces deux équations sur l’axe horizontal OX et vertical OY :


OX :

OY :

Principe d’action et de réaction :

et

Donc :
 la relation fondamentale de la dynamique pour chaque masse dans le cas de mouvement :
La mass (M1) :
La mass (M2) :
Où on a remplacé les forces de frottements statiques par des forces de frottement dynamiques .
En projetant ces deux équations sur l’axe horizontal OX et vertical OY :
OX :

OY :

et
Principe d’action et de réaction :
Le système de mass (M1) et (M2) se déplace avec la même accélération :

Donc, l’accélération des deux masses est :

 La force de contact entre les deux corps

3. Deux corps (M1) de mass m1 et (M2) de masse m2 sont reliés par un fil inextensible passant
par une poulie de masse négligeable (voir figure). Les coefficients de frottement statique et
dynamique entre le corps (M1) et la surface de contact sont respectivement.

45
o Etudier la condition d’équilibre statique des deux corps (M1) et (M2).
o Etudier le mouvement du système.
o Calculer la tension du fil reliant les deux corps.
 La mass (M1) étant en état statique est soumise aux forces :
son poids , la réaction de la surface de contact , la tension du fil et la force de frottement
statique :

La mass (M2) étant aussi en état statique est soumise aux forces :
son poids et la tension du fil :

En projetant ces deux équations sur l’axe horizontal OX et vertical OY :


OX :
OY :

Le fil est inextensible et la poulie est de masse négligeable

Donc, la condition d’équilibre statique des deux corps (M1) et (M2) est :

 le principe fondamental de la dynamique pour chaque masse dans le cas de mouvement :


La mass (M1) :
La mass (M2) :
Où on a remplacé la force de frottement statique par la force de frottement dynamique pour la
mass (M1).
En projetant ces deux équations sur l’axe horizontal OX et vertical OY :
OX :
OY :

Le fil est inextensible et la poulie est de masse négligeable et

Donc l’accélération du système est :

 La tension du fil T est :

46
4. Un point matériel (M) de mass m se déplace sans frottement sur la surface inclinée d’un block
(B). Ce dernier se déplace sur l’horizontale avec une accélération constante . Sachant que la vitesse
initiale du point matériel (M) est nulle par apport au block (B) :

o Etudier le mouvement de (M) dans le repère mobile R’.


o Déterminer la réaction du block (B) sur la mass m.
o Déduire l’accélération pour que le point matériel (M) se soulève du plan incliné.
 En appliquant le principe fondamental de la dynamique dans le repère mobile R’ :

où force d’inertie d’entrainement et force d’inertie de Coriolis.


En projetant sur les axes OX et OY :

 La réaction du block (B) sur la mass m :


 Le point matériel (M) se soulève du plan incliné

Le block (B) doit se déplacer avec une accélération orientée vers la gauche.

5. Un point matériel (M) de mass m se déplace sans frottement à l’intérieur d’une surface
circulaire de rayon R et de centre O. La masse m est lancée de A avec une vitesse initiale .
En utilisant le Principe fondamentale de la dynamique :
o Déterminer l’expression de la vitesse de la masse m.
o Déterminer à quel angle la vitesse s’annule.
o En déduire l’expression de la réaction de la surface sur le point matériel (M).
En appliquant le théorème du moment cinétique :
o Trouver une équation différentielle régissant θ(t).

47
 En appliquant le principe fondamental de la dynamique :

En utilisant les coordonnées polaires :

Puisque

La vitesse

L’expression de la vitesse de la masse m est :

 L’objet s’arrête :

 La réaction de la surface sur le point matériel (M) :

 Le théorème du moment cinétique :

Donc,
Le moment des forces :

On retrouve le même résultat.

6. Une particule de charge q et de masse m, se déplaçant avec une vitesse dans un champ
électromagnétique : un champ électrique et un champ magnétique , subit une force de la
forme : . On suppose et constants en module et direction. Initialement, la
particule est à l’origine avec une vitesse initiale nulle.
o Etudier le mouvement de la particule et trouver l’équation différentielle du mouvement.
 En appliquant le principe fondamental de la dynamique pour la particule :
]

Puisque

48
On peut montrer que les solutions des équations différentielles x(t) et z(t) sont :

7. Une automobile de mass 1000 kg entre dans un virage circulaire de rayon R = 100 m.
o Si la chaussée n’est pas inclinée, quelle doit être le coefficient de frottement statique entre les pneus
et la chaussée pour éviter le glissement de la voiture roulant avec une vitesse v = 25 m/s.
o Quelle est l’inclinaison de la chaussée pour permettre une vitesse de 25 m/s par tous les temps (sans
frottement).
o Si la chaussée est surélevé de 300 par rapport à l’horizontale et le coefficient de frottement statique
est , trouver la valeur de la vitesse maximale à laquelle l’automobile peut rouler sans risque.
 La chaussée étant horizontale, l’automobile est soumise aux forces : son poids , la réaction de la
surface et la force de frottement statique sur les pneus :

En appliquant le principe fondamental de la dynamique :

Le mouvement étant uniforme et circulaire, l’accélération est orientée vers le centre du virage avec
une magnitude
En projetant l’équation sur l’axe radial OX et vertical OY :
OX :
OY :

Donc
A.N :
 Dans l’absence de frottement, la chaussée est inclinée par un angle :

L’automobile est soumise aux forces de son poids et la réaction de la surface de la chaussée :
En appliquant le principe fondamental de la dynamique :

49
Le mouvement étant uniforme et circulaire, l’accélération est orientée vers le centre du virage avec
un module
En projetant l’équation sur l’axe horizontal et radial OX et vertical OY :
OX :
OY :

A.N : L’inclinaison
 La chaussée étant surélevé et les frottements statiques sur les pneus sont présents : L’automobile est
soumise aux forces : son poids , la réaction de la surface et la force de frottement statique sur les
pneus :
En appliquant le principe fondamental de la dynamique :

Le mouvement étant uniforme et circulaire, l’accélération est orientée vers le centre du virage avec
un module

En projetant l’équation sur l’axe radial OX et vertical OY :


OX :
OY :

Donc la vitesse maximale à laquelle l’automobile peut rouler sans risque est :

A.N :

8. Trouver les accélérations des corps de la figure ci-dessous en négligeant les forces de frottement ainsi que
les masses des poulies et celles des fils que nous considérons comme inextensibles.

50
 En appliquant le principe fondamental de la dynamique pour les trois masses séparément :
La masse M1 :
En projetant sur l’axe ascendant :
La masse M2 :
L’accélération où l’accélération d’entrainement
En projetant sur l’axe ascendant :
La masse M3 :
L’accélération où l’accélération d’entrainement
En projetant sur l’axe descendant :
Puisque les poulies sont de mass négligeable et les fils sont inextensibles :
, et
Les trois projections deviennent :

C’est un système de trois équations avec trois inconnues :

On remarque que si ; l’accélération relative ’annule.


On remarque aussi que si ; l’accélération absolue ’annule.

9. Etudier le cas statique et le cas dynamique des deux corps de la figure ci-dessous en négligeant les
masses des poulies et celles des fils que nous considérons comme inextensibles. Les coefficients de
frottement statique et dynamique entre les corps (M1) et (M2) et la surface de contact sont
respectivement.

51
 Cas statique :
La mass (M1) étant en état statique est soumise aux forces : son poids , la réaction de la surface
, la tension et la force de frottement statique :

En projetant sur les deux OX1 et OY1 axes :


OX1 :
OY1 :
La mass (M2) étant en état statique est soumise aux forces : son poids , la réaction de la surface
, la tension et la force de frottement statique :

En projetant sur les deux OX2 et OY2 axes :


OX2 :
OY2 :
sachant que
et car les fils sont sans mass et inextensibles.
La condition d’équilibre statique est donc :
 Cas dynamique :
En appliquant le principe fondamental de la dynamique pour les deux masses séparément :
La masse M1 :
Où on a remplacé les forces de frottements statiques par des forces de frottement dynamiques .
En projetant sur les deux axes OX1 et OY1 :
OX1 :
OY1 :
La masse M2 :
Où on a remplacé les forces de frottements statiques par des forces de frottement dynamiques .
En projetant sur les deux axes OX2 et OY2 :
OX2 :
OY2 :

Puisque les fils sont sans mass et inextensibles

L’accélération du système est :

La tension du fil est :

52
10. Etudier le cas statique et le cas dynamique des deux corps de la figure ci-dessous en négligeant les
masses des poulies et celles des fils que nous considérons comme inextensibles. Les coefficients de
frottement statique et dynamique entre les corps (M1) et (M2) et la surface de contact sont
respectivement.
 Cas statique :

La mass (M1) étant en état statique est soumise aux forces : son poids , la réaction de la surface
, la tension et la force de frottement statique :

En projetant sur les deux axes OX1 et OY1 :


OX1 :
OY1 :
La mass (M2) étant en état statique est soumise aux forces : son poids , la réaction de la surface
, la tension et la force de frottement statique :

En projetant sur les deux axes OX2 et OY2 :


OX2 :
OY2 :
sachant que
et ; les fils sont sans mass et inextensibles.
La condition d’équilibre statique est :
 Cas dynamique : On est confronté à deux cas :

La mass M1 est en mouvement descendant et la mass M2 ascendant :


En appliquant le principe fondamental de la dynamique pour les deux masses séparément :
La masse M1 :
Où on a remplacé les forces de frottements statiques par des forces de frottement dynamiques .
En projetant sur les deux axes OX1 et OY1 :
OX1 :
OY1 :
La masse M2 :
Où on a remplacé les forces de frottements statiques par des forces de frottement dynamiques .
En projetant sur les deux axes OX2 et OY2 :
53
OX2 :
OY2 :

Puisque la poulie et les fils sont sans mass et inextensibles

L’accélération du système est :



La mass M1 est en mouvement ascendant et la mass M2 en mouvement descendant :
Par analogie au premier cas :
L’accélération du système est :
On remarque que et cela est du à la présence des forces de frottement.

54
Chapitre 5

Travail et Energie

5.1 Travail d’une force:


Le travail d’une force appliquée à un point matériel en déplacement entre deux points A et B est :

Le travail d’une force perpendiculaire au vecteur déplacement est nul.


Le travail d’une force constante en magnitude et direction est égal :

L’unité du travail est : joule (J) = Newton-mètre (N.m)

5.2 Puissance d’une force:


La puissance d’une force à chaque instant est :

La puissance d’une force est aussi définie comme la variation instantanée de son travail :

L’unité de la puissance est : Watt = joule/s

5.3 Force conservative:


Une force est dite conservative si son travail entre deux points ne dépend pas du chemin suivi.
Toute force conservative dérive d’une fonction potentielle tel que :

Si une force est conservative, son rotationnel est nul :

5.4 Energie Cinétique:


L’énergie cinétique d’un point matériel de masse m et de vitesse est :

L’énergie cinétique peut aussi être définie en terme de quantité de mouvement comme :

5.5 Energie Potentielle:


L’énergie potentielle est la fonction potentielle associée à la force conservative.
L’énergie potentielle est définie à une constante près ; elle est toujours rapportée à un référentiel pris comme
origine pour la calculer.
Le travail d’une force conservative est relié à l’énergie potentielle par l’expression :

55
Voici quelques exemples d’Energies potentielles :
Energie potentielle d’un ressort de raideur est :

Energie potentielle gravitationnelle d’une masse m dans le champ crée par une masse M est :

Energie potentielle de pesanteur est :

5.6 Théorème de l’énergie cinétique:


La variation de l’énergie cinétique d’un point matériel entre deux positions A et B est égale à la somme des
travaux des forces qui lui sont appliquées entre ces deux positions.

5.7 Energie Mécanique Totale:


L’énergie mécanique d’un point matériel est la somme des énergies cinétiques et potentielles :

5.8 Principe de Conservation de l’Energie Mécanique Totale:


L’énergie mécanique totale d’un point matériel soumis à des forces conservatives est conservée.

5.9 Forces non Conservatives:


Si une des forces n’est pas conservative, l’énergie mécanique n’est pas conservée. Dans ce cas :

56
Exercices :

1. Soit la force appliquée à un point matériel en le déplacement entre deux points


A(0,1) et B(1,2) :
o Calculer le travail de cette force suivant le chemin
o Calculer le travail de cette force suivant le chemin
o Que peut-on conclure à propos de la force ?
 Suivant le chemin

 Suivant le chemin

 Puisque les travaux de la force suivant les deux chemins sont différents, on peut conclure que la
force n’est pas conservative.

2. Soit la force . Calculer son travail suivant les chemins suivants :


o
o La droite
o La parabole reliant : dans le plan XOY
o Le chemin fermé :
o Calculer , que peut-on conclure à propos de la force ?
o Calculer le travail de de d’une manière générale.
 Suivant le chemin

Suivant : On a
.
La force est perpendiculaire au déplacement OA.
Suivant : On a

57
Donc,
 Suivant la droite

 Suivant la parabole reliant :

 Suivant le chemin fermé :

Suivant
Suivant
Suivant On a

Suivant On a

On peut conclure que la force est conservative. On remarque que son travail est indépendant du
chemin. On remarque aussi que le travail suivant un chemin fermé est nul.
 Cherchons la fonction potentielle associée à la force :

La fonction potentielle associée à la force est égale :


58
D’une manière générale, le travail de de est égale :

3. Un corps de mass M est relâché sans vitesse initiale du haut d’une montagne de hauteur H
comme le montre la figure ci-dessous.

o Trouver les vitesses du corps M aux points B, C et D.


o Trouver les forces de réaction de la surface sur le corps M aux points C et D.
 Dans l’absence de frottement, on a conservation d’énergie mécanique totale :

En prenant le niveau (B) comme référence initiale de l’énergie potentielle

Puisque

 En appliquant le principe fondamental de la dynamique pour le corps au point C :

En projetant sur les deux axes ‫ ׀׀‬et ( ) :


‫׀׀‬ ‫׀׀‬
( ):

59
 En appliquant le principe fondamental de la dynamique pour le corps au point D :

En projetant sur les deux axes ‫ ׀׀‬et ( ) :


‫׀׀‬ ‫׀׀‬
( ):

4. Quelle vitesse faut-il donner à une fusée pour qu'elle échappe au champ gravitationnel de la
terre ? Accélération de gravité à la surface de la terre ,
Rayon de la terre .
 En appliquant le principe de la conservation d’énergie mécanique totale :

La fusée échappe à la gravité

La force du poids définie par la loi universelle de la gravitation :

A.N :

5. Une masse M tombe d’une hauteur H sur un ressort libre de raideur K.


o Trouver la distance de compression maximale du ressort.

 Dans l’absence de frottement, on a conservation d’énergie mécanique totale :

60
Le niveau zéro de l’énergie potentielle de pesanteur est indiqué sur la figure.

C’est une équation de deuxième degré. Seule la racine positive est acceptable.

6. Une balle de masse m est tirée d’un pistolet avec une vitesse . Elle percute un block en bois de masse M
attache’ au bout d’un fil de longueur L. Les deux corps (Block+balle) s’écartent d’un angle
o Trouver la vitesse de la balle en fonction de l’angle

 La conservation de quantité de mouvement avant et après la collision entre la balle et le block :


Choc mou
Dans l’absence de frottement, on a conservation d’énergie mécanique totale :

7. Une balle de masse m est tirée d’un pistolet avec une vitesse . Elle percute un block en bois de masse M
attachée à un ressort libre de raideur K. Le coefficient de frottement dynamique entre le block en bois
(M) et la surface de contact est .
o Trouver la vitesse de la balle en fonction de la compression maximale du ressort.

 La conservation de quantité de mouvement avant et après la collision entre la balle et le block :


Choc mou
En présence de frottement, on n’a pas de conservation d’énergie mécanique totale, on utilise le
théorème de l’énergie cinétique :

61
La somme des travaux des forces :

; ces forces sont perpendiculaires au déplacement.


La compression maximale du ressort
La force de frottement

La vitesse de la balle est :

8. Une masse M attachée au bout d’un fil de longueur L est écartée d’angle au point A et relâchée sans
vitesse initiale. Au point B, elle percute et se colle à une petite masse m. Les deux corps (M+m)
s’écartent d’un angle .
o Trouver la relation entre les deux angles et

 La chute de la masse M de (A) à ( :


Dans l’absence de frottement, on a conservation d’énergie mécanique totale :

 La collision entre M et m :
La conservation de quantité de mouvement avant et après la collision entre la balle et le block :
Choc mou
 Mouvement des deux masses M et m de ( à (C) :

La relation entre les deux angles et est :

62
9. Un corps de mass M est relâché sans vitesse initiale du haut d’un quart de cercle de rayon R
comme le montre la figure ci-dessous. Le corps est soumis à une force de frottement de
magnitude constante tout le long de son parcours. Il atteint le point B avec une vitesse et
s’arrête au point C.

o Trouver la magnitude de la force de frottement


o Trouver la distance BC.
 En présence de frottement, on n’a pas de conservation d’énergie mécanique totale, on utilise le
théorème de l’énergie cinétique sur le quart de cercle :

La force de réaction est perpendiculaire au déplacement :

 Sur le parcours (BC) :


Les forces du poids et de la réaction sont perpendiculaires au déplacement :

La distance d’arrêt BC est égale à :

10. Une pompe à eau a une puissance . Elle est utilisée à pomper de l’eau d’un puits de
profondeur H avec un débit de .
o Quelle est la profondeur maximale du point si le rendement de la pompe est 80%.
 Par unité de temps, la pompe fait un travail égal à l’énergie potentielle de la pesanteur de l’eau.
La puissance nécessaire pour pomper l’eau d’une profondeur H est donc égale à :

A.N :

63
11. Un corps de mass M est attaché à un ressort de raideur K comme le montre la figure ci-dessous.
Le ressort est libre et n'est pas tendu au point A.
o Si la vitesse du corps au point C est , Trouver la vitesse du corps au point B et A.

 Dans l’absence de frottement, on a conservation d’énergie mécanique totale :

 au point B :

 au point A :

12. Un projectile est lancé avec une vitesse de grandeur dirigée selon un angle avec l'horizontale.
o Calculer la hauteur maximale atteinte par le projectile.
o Calculer la vitesse du projectile lorsqu'il a atteint la moitié de sa plus grande hauteur.

64
 Dans l’absence de frottement, on a conservation d’énergie mécanique totale :

La hauteur maximale est atteinte par le projectile au point A lorsque :

Il y’a deux positions B et C avec la même vélocité où la hauteur


En général, il y’a toujours deux positions avec la même hauteur dans la trajectoire parabolique avec
la même vélocité ; une ascendante et l’autre descendante.

65
Bibliographie

[1] AHMED FIZAZI, Cahier de la Mécanique du Point Matériel, OPU, Algérie, 2013.
[2] LAMRIA BENALLEGUE, MOHAMMED DEBIANE, AZEDDINE GOURARI, et AMMAR MAHAMDIA,
Physique I Mécanique du Point Matériel, Edité par la Faculté de Physique U.S.T.H.B. Algérie, 2011.
[3] ZIANI NOSSAIR, BOUTAOUS AHMED, Mécanique du Point Matériel, Cours et exercices, Edité par la Faculté
de Physique USTO, MB, Algérie, 2015
[4] HADJRI MEBARKI SORIA, Physique générale : Cinématique du point matériel, OPU, 2016.
[5] HADJRI MEBARKI SORIA, Physique générale : Dynamique du point matériel, OPU, 2016.

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