Le XVIIème siècle est marqué par de nombreuses œuvre littéraires, comme le poème
« Sensations », écrit en mars 1870 et appartenant aux célèbres « Cahiers de Douai ». Ce
poème évoque avec simplicité une fuite imaginaire au contact de la nature, avec une
expression lyrisme et réalisme. Son auteur, Arthur Rimbaud, est un poète français né le 20
octobre 1854 à Charleville et mort le 10 novembre 1891 à Marseille. Il est représenté comme
un personnage à la vie mystérieuse et éphémère. Très doué à l’école, son intégration précoce
dans le milieu de la littérature le démarque des autres élèves. Il progresse, inspiré par de
grandes figures comme Paul Verlaine, et réalise très vite de nombreux poèmes à l’écriture
dont plusieurs sont publiés sous forme de « Cahiers ». Également représenté comme un
personnage à la vie mystérieuse et éphémère, Arthur Rimbaud communique beaucoup son
besoin de s’enfuir, loin de sa vie dans laquelle il se sent inadapté.
En quoi Arthur Rimbaud met-il en évidence son envie de liberté de façon lyrique et
réaliste à la fois, à travers son poème ?
Pour cela nous verrons d’abord ce que présente le texte, ensuite l’émotion que ce
nous provoque ce texte, pour finir avec son originalité et son intérêt culturel.
Tout d’abord, nous allons définir ce que ce poème met en évidence.
Dans les deux quatrains, on remarque que l’auteur utilise majoritairement des verbes au
futur à la première personne du singulier : « j’irai » (v1), « j’irai loin, bien loin » (v7). L’auteur
nous fait part ici de son projet pour sa vie futur : s’enfuir. Il se compare à un bohémien,
(« comme un bohémien » v7) indiquant donc qu’il veut vivre libre, tel un écrivain nomade.
De surcroît, Arthur Rimbaud affirme son besoin de vivre loin de la ville avec le champ lexical
de la nature (« sentiers » v1 ; « l’herbe menue » v2 ; « picoté par les blés » v2) en indiquant
que c’est la que se trouve son bonheur. En effet, on trouve également au v8 une allégorie
« Nature ». Il la met en évidence et la compare même avec « une femme » (v8). Il nous laisse
comprendre que sa proximité avec la nature est donc pour lui un synonyme d’« amour
infini » (v8), aussi intense que l’amour d’un couple.