Cours Réseaux Électriques Licence 3
Cours Réseaux Électriques Licence 3
POLYCOPIE DE COURS
Domaine : Sciences & Technologies
Filière : Electrotechnique
Option : Réseaux Electriques
Niveau : Licence 3
Avant-propos 1
Références Bibliographiques 99
Avant-propos
Ce cours de réseaux électriques est destiné aux étudiants en troisième année Licence
électrotechnique, il est axé sur le calcul des paramètres des lignes électriques, la modélisation
des différentes parties du réseau, l’écoulement de puissances dans les réseaux électriques, et le
calcul des courants de court-circuit.
Il commence par des généralités sur les réseaux électriques (les modes de production d’énergie
électriques, les postes électriques et leurs éléments, types des réseaux électriques et leurs
différents éléments)
Le troisième chapitre se focalisera essentiellement sur les lignes électriques, leurs types, leurs
composants ainsi le calcul des caractéristiques longitudinales (Résistance, inductance), et aussi le
calcul des caractéristiques transversales (Capacité, conductance) des lignes électriques.
Le quatrième chapitre sera consacré aux différents modèles des lignes de transport d’énergie
électrique (modèle de ligne courte, modèle de ligne moyenne, modèle de ligne longue), ligne
sans pertes, chute de tension, et transite de puissance.
Le sixième chapitre consistera au calcul des défauts symétriques qui peuvent affecter une ligne
électrique,
Au septième chapitre, nous présentons la méthode des composantes symétriques qui est utilisée
pour analyser les systèmes déséquilibrés.
CHAPITRE
1
1.1. Introduction
En 1879, Thomas Edison a inventé une ampoule plus efficace. En 1882, il a placé en service le
premier système de distribution de courant continu (CC) à New York (centrale à vapeur-
électrique).
Et pour satisfaire la demande, ils ont construit des stations de générations près des centres de
consommations, et chacun y allait de ses propres projets de mini réseaux.
Pour résoudre le problème du transport de l'énergie électrique sur de longues distances, William
Stanley a inventé le transformateur en 1885. Le transformateur a permis l'énergie électrique pour
être transporté sur de longues distances efficacement. Cela a permis de fournir de l'électricité aux
foyers et aux entreprises situées loin des centrales de production d'électricité. L'application de
transformateurs requis le système de distribution de type courant alternatif (CA).
Un réseau électrique est l'ensemble des composantes requises pour conduire l'énergie électrique
de la source (générateur) à la charge (consommateur). Cet ensemble comprend des
transformateurs, des lignes de transmission, des pylônes, des générateurs, des moteurs, des
réactances, des condensateurs, des appareils de mesure et de contrôle, des protections contre la
foudre et les courts-circuits, etc.
Les réseaux électriques ont pour fonction d'interconnecter les centres de production tels que les
centrales hydrauliques, thermiques..., avec les centres de consommation (villes, usines...).
L'énergie électrique est transportée en haute tension, voire très haute tension pour limiter les
pertes joules (les pertes étant proportionnelles au carré de l'intensité) et minimisé la chute de
tension puis progressivement abaissée au niveau de la tension de l'utilisateur final.
Les systèmes électriques sont des systèmes de livraison d'énergie en temps réel. Temps réel
signifie que l'électricité est produite, transportée, et fourni au même temps.
Les systèmes d'alimentation électriques ne sont pas des systèmes de stockage tels que les
systèmes d'eau et les systèmes de gaz. Au lieu de cela, les générateurs produisent de l'énergie que
la demande l'exige.
Puissance disponible
D'une façon générale, la puissance que l'on peut tirer d'une chute dépend non seulement de la
hauteur de la chute, mais aussi du débit du cours d'eau. Le choix de l'emplacement d'une centrale
hydro-électrique dépend donc de ces deux facteurs.
La puissance disponible est donnée par l'équation :
. . .ℎ (1.2)
Où :
Puissance disponible
Puissance fournie par l’éolienne :
. . (1.3)
Avec :
: la surface du rotor face au vent en [ ²] ;
∶ la vitesse du vent en [ / ] ; et k un facteur;
Tous les réseaux sont reliés entre eux par des postes électriques. On distingue trois types de
postes électriques, suivant les fonctions qu’ils assurent :
Postes d’interconnexion : Permettent de relier entre eux plusieurs sections du réseau,
leur but est d’interconnecter plusieurs lignes électriques. Ils comprennent à cet effet un ou
plusieurs points communs triphasés appelés jeu de barres, sur lesquels différents départs
(lignes, transformateurs, etc.) de même tension.
Postes de transformation : Dans lesquels il existe au moins deux jeux de barres à des
tensions différentes liés par un ou plusieurs transformateurs.
Les postes mixtes : Les plus fréquents, qui assurent une fonction dans le réseau
d’interconnexion et qui comportent en outre un ou plusieurs étages de transformation.
[Link]. Disjoncteurs
Le disjoncteur est un appareil qui peut interrompre des courants importants, qu’il s’agit du
courant normal ou des courants de défauts. Il peut donc être utilisé comme un gros interrupteur,
commandé sur place par un bouton poussoir ou télécommandé. De plus, le disjoncteur ouvre un
circuit automatiquement dès que le courant qui le traverse dépasse une valeur prédéterminée.
Quand il sert à interrompre les forts courant de court – circuit, il joue le même rôle qu’un fusible,
mais il a un fonctionnement plus sûr pas besoin de le remplacer après chaque interruption.
[Link]. Sectionneurs
Les sectionneurs sont des appareils destinés à ouvrir ou fermer un circuit
électrique à vide, ne possèdent aucun pouvoir de coupure, ils ne permettent
d’ouvrir un circuit qu’en l’absence de tout courant,
[Link]. Parafoudres
Les parafoudres sont des appareils destinés à limiter la surtension imposée aux
transformateurs, instruments et machines électriques par la foudre et par les
manœuvres de commutation. La partie supérieure du parafoudre est reliée à un des
conducteurs de la ligne à protéger et la partie inferieur est connectée au sol par
une mise à la terre de faible résistance.
L'équipement de mesure connecté à son secondaire est en général un ampèremètre, mais on peut
également brancher un wattmètre ou des relais de protection. Tous sont conçus pour mesurer des
courants de quelques ampères.
Une ligne électrique est un ensemble de conducteurs, d’isolant et d’éléments accessoires destinés
au transport de l’énergie électrique. Les conducteurs sont en général en aluminium, en cuivre…
Une ligne électrique à haute tension peut être soit une ligne aérienne, soit un câble souterrain ou
sous-marin. Son rôle est de transporter l’énergie électrique.
D’après le principe de conservation de puissance, la haute tension est pour deux raisons :
L’augmentation de la tension permet de diminuer le courant.
La réduction du courant permet d'utiliser de plus petites tailles de conducteurs.
Les lignes de transmissions utilisent plusieurs conducteurs par phase appelée faisceaux.
L’objectif de cette dernière est pour augmenter la capacité de transport d'énergie d'une ligne
électrique.
La puissance demandée par l'ensemble des clients d'un réseau subit de grandes fluctuations selon
l'heure de la journée et selon les saisons. Le graphique de la figure.1.6 montre des variations
saisonnières et quotidiennes typiques pour un réseau.
On remarque dans cet exemple que la pointe de 15 GW en hiver se produit vers 17 h, car c'est à
ce moment que les lumières sont allumées dans toutes les maisons et que plusieurs usines sont
encore en marche. Par contre, le creux de la demande arrive aux petites heures du matin.
Si l'on ramène les appels de puissance journaliers à une base annuelle, on obtient le graphique de
la Figure.1.7. Par exemple, cette figure indique qu'un appel de puissance de 9 GW existe pendant
70 % du temps, tandis qu'un appel de 12 GW ne se produit que 15 % du temps. On s'aperçoit
qu'une puissance de base de 6 GW est requise en tout temps, qu'une puissance intermédiaire
additionnelle de 6 GW est requise pendant au moins 17 % du temps et qu'une puissance de
pointe de 3 GW n'est requise que pendant une courte période.
Ces fluctuations de l'appel de puissance obligent les compagnies d'électricité à prévoir trois
classes de centrales de génération :
Les centrales de base de grande puissance qui débitent leur pleine capacité en tout temps.
Les centrales nucléaires et les centrales thermiques sont particulièrement aptes à remplir
ce rôle.
Les centrales intermédiaires de puissance moyenne qui peuvent réagir rapidement aux
fluctuations de la demande. C'est le cas des centrales hydrauliques dont le débit est
facilement contrôlable.
Les centrales de pointe de puissance moyenne qui ne débitent leur pleine capacité que
pendant de courtes périodes. C’est pourquoi les compagnies d'électricité encouragent les
usagers à limiter leur charge de pointe.
Les centrales de pointe doivent être mises en marche dans un délai très court ; elles utilisent donc
des moteurs diesel, des turbines à gaz, des moteurs à air comprimé ou des turbines hydrauliques
à réserve pompée.
A noter que la période de démarrage est de quatre à huit heures pour les centrales thermiques et
de quelques jours pour les centrales nucléaires. En effet, il n'est pas économique d'utiliser ces
stations pour fournir une puissance de pointe.
CHAPITRE
2
Les réseaux électriques sont constitués par l’ensemble des appareils destinés à la production, au
transport, à la distribution et à l’utilisation de l’électricité depuis les centrales de génération
jusqu’aux maisons de campagne les plus éloignées (Figure.2.1).
L'énergie électrique produite est directement injectée sur le réseau de transport maillé à très
haute tension pour être transportée sur de grandes distances avec un minimum de pertes. Elle
"descend" ensuite sur les réseaux de répartition, puis ceux de distribution d’où elle est distribuée
aux gros consommateurs et aux réseaux de distribution à basse tension.
Généralement, le réseau est composé dans le sens du transit de l’énergie des éléments suivants :
Les réseaux électriques sont hiérarchisés. La plupart des pays mettent en œuvre (selon CEI) :
La nouvelle norme en vigueur en France UTE C18-510 définit les niveaux de tension alternative
et continue comme suit :
Domaines de tension Valeur de la tension nominale ( Un en Volts)
Courant alternatif Courant continu
Très Basse Tension TBT Un 50 Un 120
Basse Tension TB BTA 50 Un 500 120 Un 750
BTB 500 Un 1000 750 Un 1500
Haute Tension HT HTA 1000 Un 50 000 1500 Un 75000
HTB Un 50 000 Un 75000
Comme l’électricité ne se stocke pas en grande quantité, la production doit s’adapter sans cesse à
la consommation. C’est pourquoi l’énergie produite doit être acheminée en temps réel jusqu’aux
consommateurs.
Deux types de réseaux électriques permettent d’assurer cet acheminement :
Le réseau de transport d’électricité est situé en amont des réseaux de distribution, il se
compose de deux sous-ensembles :
- Le réseau de grand transport et d’interconnexion est destiné à transporter des
quantités importantes d’énergie sur de longues distances. Il constitue l’ossature
principale pour l’interconnexion des grands centres de production. Ce réseau peut être
assimilé au réseau autoroutier. Son niveau de tension est de 400 000 volts, soit le
niveau le plus élevé en Algérie.
- Les réseaux de répartition régionale ou locale sont destinés à répartir l’énergie en
quantité moindre sur des distances plus courtes. Le transport est assuré en très haute
tension (220 000 volts) et en haute tension (150 000 et 90 000 volts). Ce type de
réseau est l’équivalent des routes nationales dans le réseau routier.
Les réseaux de distribution sont destinés à acheminer l’électricité à l’échelle locale,
c’est-à-dire directement vers les consommateurs de plus faible puissance. La distribution
est assurée en moyenne tension (30 000 volts) et en basse tension (400 et 230 volts).
C’est l’équivalent des routes départementales et des voies communales dans le réseau routier
Si l'énergie transportée par un réseau vers un client y parvient par un seul parcours, on parle de
distribution radiale. (Utilisé pour le réseau rural)
Si l'énergie transportée par un réseau vers un client y parvient par plusieurs parcours, on parle de
distribution bouclée. (Utilisé pour les réseaux de répartition)
Les réseaux maillés sont des réseaux on toutes les lignes sont bouclés formant ainsi une structure
analogue au maille d’un filet. Ils sont utilisés pour les réseaux de distribution à basse tension et
pour les réseaux de transport.
Les schémas électriques des postes de livraison HTB les plus couramment rencontrés sont les
suivants :
Mode d'exploitation :
- Normal :
Les deux disjoncteurs d'arrivée des sources sont fermés, ainsi que le sectionneur de couplage.
Les transformateurs sont donc alimentés par les 2 sources simultanément.
- Perturbé :
En cas de perte d'une source, l'autre source assure la totalité de l'alimentation.
Avantages :
- bonne disponibilité, dans la mesure où chaque source peut alimenter la totalité du réseau
- maintenance possible du jeu de barres, avec un fonctionnement partiel de celui-ci
Inconvénients :
- solution plus coûteuse que l'alimentation simple antenne
- ne permet qu'un fonctionnement partiel du jeu de barres en cas de maintenance de celui-ci
Mode d'exploitation :
Normal: La source 1 alimente, par exemple, le jeu de barres JDB1 et les départs Dep1 etDep2.
La source 2 alimente, par exemple, le jeu de barres JDB2 et les départs Dep3 etDep4.
Le disjoncteur de couplage peut être maintenu fermé ou ouvert.
Perturbé : En cas de perte d'une source, l'autre source assure la totalité de l'alimentation.
Figure.2.8. Alimentation double antenne - double jeu de barres d'un poste de livraison HTB
Ce type de poste est utilisé en général pour la distribution publique MT (HTA) en lignes
aériennes.
Il comporte une seule source d'alimentation possible par le distributeur.
Avantage : économique car une cellule d'alimentation
Inconvénient : en cas de défaut sur le câble pas de possibilité de réalimentation
Utilisateur : milieu rural et aux alentours des petites villes
La distribution en coupure d’artère en figure ci-dessous est très répandue. Ce type de réseau est
surtout réalisé en souterrain et, en général, en milieu urbain. En cas de défaut sur une partie de la
boucle, on peut toujours alimenter tous les postes en ouvrant la boucle à l’endroit du défaut à
l’intérieure des postes, ce dernier équipé par deux cellules arrivées et une cellule de protection.
La distribution en double dérivation en figure ci-dessous permet dans les zones de forte densité
de maintenir un haut niveau de disponibilité de l’énergie électrique. Dans ce cas chaque poste est
alimenté par deux câbles HTA avec permutation automatique en cas de manque de tension sur
l’une des deux arrivées.
CHAPITRE
3
3.1. Introduction
Une ligne électrique est le composant majeur d’un système de puissance, elle doit être
représentée quantitativement par une combinaison de quatre paramètres électriques statiques :
résistance R, inductance L, capacitance C et conductance G.
(3.1)
Avec :
1+" − (3.2)
Où : est la résistivité du conducteur à 20 °C [Ω.m]
" : est le coefficient de température [°$ -1] ("=0.004 °$ -1 pour le Cu et Al)
Un conducteur porteur de courant produit des lignes de flux magnétiques concentriques autour
du conducteur. Si le courant varie avec le temps, le flux magnétique change et une tension est
induite. Par conséquent, une inductance est présente, définie comme le rapport de la liaison de
flux magnétique % et du courant &.
%
'
&
(3.3)
Le flux magnétique produit par le courant dans les conducteurs de ligne de transmission produit
une inductance totale dont l'amplitude dépend de la configuration de la ligne.
L’inductance propre '( du conducteur peut être définie comme la somme des contributions des
liaisons de flux internes et externes au conducteur.
'( ')*+ + ',-+ (3.4)
&-
.-
26/
(3.6)
Si on néglige l'effet de peau et supposant que la densité de courant est uniforme sur la section de
conducteur, c.à.d :
& &-
61 6/
(3.7)
Où 7 , est la perméabilité de l'espace libre (ou de l'air) et est égal à 4610;< H/m.
Le flux élémentaire 4%- sur une petite région d’épaisseur et 1 mètre de longueur du conducteur
est :
7 &
4%- 8- 4/. 1 /4/
261
(3.10)
Le calcul de différentiel de flux total est simple puisque seule la fraction (6/²/61² ) du courant I
est relié au flux. On multiple l'équation (3.10) par (/²/1²
/ 7 &
4%+ = > 4%- / 4/
1 261 ?
(3.11)
Puisque le courant total & est entouré par le flux en dehors du conducteur, le flux 4%+ embrassé
est numériquement égal au flux élémentaire 4%- . Comme pour le cas précédent :
7 &
4%+ 4%- 8- 4/. 1 4/
26/
(3.14)
Le flux embrassé entre les deux points D1 et D2 est trouvé par l’intégration de 4%+ .
G
7 & 1 7 & J2
%,-+ 2 4/ I B/
26 / 26 J1
(3.15)
GH
L’inductance entre deux points externes à un conducteur sont :
7 J2
',-+ I ./
26 J1
(3.16)
7 J
=I >
26 1H P ;H⁄?
7 J
I R ./ ; T1HR 1H P ;H⁄? U
26 1H
De même, on trouve l'inductance du conducteur 2 comme suit :
7 J
' I R ./ ; T1 R 1 P ;H⁄? U
26 1
(3.18)
Le terme 1 R 1 P ;H⁄? est connu mathématiquement comme le rayon moyen géométrique propre
(RMG) d’un cercle de rayon r.
L’inductance totale d’une ligne monophasée par phase et par mètre de longueur est donnée par :
7 J 7 J
' 'H+ ' I R+ I R
26 1H 26 1
7 1 7 1 7 1
(3.19)
I R+ I R−2 I
26 1H 26 1 26 J
Si les deux conducteurs sont identiques 1H 1 1 et 'H ' , l’inductance totale d’une ligne
monophasée par phase et par mètre de longueur est donnée par :
7 J
' I R ./
6 1
(3.20)
7 1
'H ' H I
26 J
La notion de l’inductance propre et mutuelle peut être étendue à un groupe de n conducteurs.
Considérons n conducteurs transportant des courants de phase &H , & … &* , tels que :
&H + & + ⋯ + &) + ⋯ + &* 0 (3.25)
En généralisant l’équation (3.21), le flux total du conducteur i est :
*
7 1 1
∅) `&) I R + a &b I d e≠g
26 1) J)b
(3.26)
bcH
*
7 1
∅) `a &b I d J)) 1)R
26 J)b
(3.27)
bcH
Daa’ a’
a
dab
m’ b’
b
n
c c’
X Y
Figure.3.6. Ligne monophasée avec deux conducteurs composites
7 & 1 & 1
nN I O−N I Oo
26 I 4ii 4im … 4i* Jiil Jiml … Jikl
7 pJiil Jiml … Jikl
q
& I r
26 p4ii 4im … 4i*
De même manière pour les autres filaments :
7 pJmil Jmml … Jmkl
q
∅m & I r
26 p4mi 4mm … 4m*
⋮ ⋮ ⋮ (3.29)
7 pJ*il J*ml … J*kl
q
∅* & I r
26 p4*i 4*m … 4**
L’inductance de filament h est :
∅i ∅i
'i I
&/I &
(3.30)
Avec : vw- et Jvw-u est le rayon moyen géométrique et la distance moyenne géométrique
Tel que :
H⁄*y
* *
vw- `x x 4)b d p 4ii 4im … 4i* … 4*i 4*m … 4** , 4)) 1)R
ry (3.34)
)cH bcH
H⁄*k
* k
D D
qc qb
r D r
Assumant des courants triphasés équilibrés, nous avons : &i + &m + &{ 0
Le flux embrassé totale du conducteur de phase h est :
7 1 1 1
∅i N&i I R + &m I + &{ I O
26 1 J J
7 1 1 7 J
n&i I R + YZ
&mZ[Z
+ Z\
&{ I o &i I R
(3.39)
26 1 J 26 1
;F|
De même manière pour ∅m et ∅{ . Et l’inductance par phase par mètre est donnée par :
7 J
'i 'm '{ &i I R
26 1 (3.40)
Dab
Dac
b
Dbc
c
7 1 1 1
∅{ }&{ I R + &m I + &i I }
26 1{ Jm{ J i{
Pour des courants triphasés équilibrés avec &i comme référence, nous avons :
&m h &i
&{ h &i
(3.42)
7 1 1 1
Donc :
∅i } I R+h I +h I }&
26 1i Jim J i{ i
7 1 1 1
∅m ~ I R +h I +h I ~&
26 1m Jim J m{ m
(3.43)
7 1 1 1
∅{ } I R+h I +h I }&
26 1{ Jm{ J i{ {
On déduit les inductances par phase et par mètre :
7 1 1 1
'i } I R+h I +h I }
26 1i Jim J i{
7 1 1 1
'm ~ I R +h I +h I ~
26 1m Jim J m{
(3.44)
7 1 1 1
'{ } I R+h I +h I }
26 1{ Jm{ J i{
On constate que les inductances de chaque phase sont différentes, ce qui provoque un
déséquilibre dans le réseau électrique. En utilisant dans ce cas la transposition de phase pour
trouver la symétrie en bonne mesure et d’obtenir un modèle par phase.
Avec :
7 1 1 1
∅Fi ~&i I R + &m I + &{ I ~
26 1H JH JH
7 1 1 1
∅FF ~&i I R + &m I + &{ I ~
i
26 1 JH JH
(3.46)
7 1 1 1
∅FFF ~&i I R + &m I + &{ I ~
i
26 1 J J
En substituant l’équation (3.46) dans (3.45), on trouve :
7 1 1 1
∅i €&i I R R R + YZ
&mZ[Z
+ Z\
&{ I €
26 3 1H 1 1 JH J JH
;F|
7 pJH J JH
(3.47)
•
∅i ~&i I • R R R ~
26 p1H 1 1
De même manière on trouve le flux ∅m et ∅{ .
Donc l’inductance par phase par mètre est :
7 J,‚
'i 'm '{ I
26
(3.48)
,‚]
Avec :
p1HR 1 R 1 R
•
,‚]
J,‚ pJH J JH
•
NB : Si la ligne est formée par des conducteurs de phase en faisceaux, l’inductance linéique est
la même que la précédente avec :
H⁄*y
* *
Considérons un long conducteur rond de rayon r portant une charge de q coulombs/m comme
montré sur la Figure.3.10 :
Le conducteur est supposé comme un conducteur de longueur infinie pour négligé les
effets des extrémités
Le conducteur est supposé chargé uniquement par une charge q
Le conducteur supposé dans un espace libre
P
P
x q
Sb1 + + + + + + + + + + Sb2 x
+ + + + + + + + +
Sl
Figure.3.10. Surfaces de Gauss au tour d’un conducteur
… †⃗ ††††⃗
4 … 4
‰ ‰
(3.49)
ˆ Š
On peut calculer le champ électrique au point P :
… †⃗ ††††⃗
4 … n †⃗ ††††⃗ †⃗ ††††⃗
4 ‹ + Y[\ †⃗ ††††⃗
4 mH + Y[\4 m o
ˆ ˆ ‰
… †⃗ ††††⃗
4 ‹
‰
(3.50)
ˆ
26/
‰
Finalement on trouve :
1
Œ/
26‰ /
(3.51)
Par l’intégration de l’équation suivante, on trouve la différence de potentiel entre deux positions
x1 et x2 :
1
P2
• - -
2 4Œ −2 4/ −2 4/
26‰ /
x2
(3.53) P1
•H -H -H x1
Donc :
/
ŒH I Œ
26‰ /H
(3.54)
J 1
I + I
H
(3.55)
26‰ 1H 26‰ J
Pour une ligne monophasée − H − , donc :
J
ŒH I
26‰ 1H 1
(3.56)
qa
r
D D
qc qb
r D r
J 1 J
I + I + I
H
(3.58)
26‰ 1 26‰ J 26‰ J
Œi{ Œi{ • + Œi{ y + Œi{ •
‚ ‚ ‚
J J 1
I + I + I
H
(3.59)
26‰ 1 26‰ J 26‰ J
;‚•
Donc :
J “”•
+”– 1
Œim + Œi{ + I I
H
26‰ 1 26‰ J
J
I
H
26‰ 1
(3.60)
J
3 I 3Œi*
H
26‰ 1
J
Alors :
Œi* I
H
26‰ 1
(3.61)
c b
qa a b c
(1)
Dab
Dac b c a
(2)
qb
c a b
qc (3)
(I) (II) (III)
Avec :
JH 1 J
ŒimF + I I + I
i m {
26‰ 1H 26‰ JH 26‰ JH
JH 1H JH
ŒimFF I + I + I
i m {
26‰ 1 26‰ JH 26‰ J
(3.64)
J 1 JH
ŒimFFF I + I + I
i m {
26‰ 1 26‰ J 26‰ JH
En substituant l’équation (3.64) à (3.63), On trouve
pJH JH J p1H 1 1
• •
Œim I + I•
i m
26‰ p1H 1 1
•
26‰ pJH JH J
− J,‚
(3.65)
I
i m
26‰ ,‚—
De même manière on aura :
− J,‚
Œi{
i {
I
26‰
(3.66)
,‚—
Avec :
p1H 1 1
•
,‚—
J,‚ pJH J JH
•
26‰
$i* $m* ${* ‘/
J,‚
I
(3.69)
,‚—
NB : Si la ligne est formée par des conducteurs de phase en faisceaux, la capacité linéique est la
même que la précédente avec :
H⁄*y
* *
q +q
Air H=2h
Sol
-q
La méthode de l'image est appliquée pour calculer la capacité d'une ligne triphasée, cette
méthode consiste à remplacer le sol par un conducteur similaire à celui tendu parallèlement à la
surface du sol, et de charge opposée disposée symétriquement au conducteur réel par rapport à la
surface du sol. Considérons dans la Figure.3.16 une ligne triphasée transposée et des conducteurs
h, B, portant des charges i, m et { respectivement, dans la première partie du cycle de
transposition. Au-dessous se trouvent les conducteurs avec les charges images − i, − m et − {
qb
(2)
(1)
qa H23
(3)
H13 qc
H12
H2
H1
H3
-qc
(3)
-qa
(1)
-qb (2)
En suivant les étapes précédentes, la capacité par phase est déterminée à partir de calcul de la
différence de potentiel Œ*i due aux trois charges réels i, m et { ,et les trois charges image
− i, − m et − { , dans les trois tronçons de la ligne composée, tel que :
Œim + Œi{ @é,‹ Œim + Œi{ )kiš,
Œi* N O +N O
3 3
(3.70)
Finalement on trouve :
26‰
$i* $m* ${* ‘/
J,‚ .,‚
I − I
ℎ,‚
(3.71)
,‚—
Avec :
.,‚ p.H .H .
•
ℎ,‚ p.H . .
•
Lorsqu’un conducteur est porté à un à un potentiel très élevé, un champ électrique à proximité du
conducteur peut dépasser la limite d’ionisation de l’air ambiant et produire alors autour de ce
conducteur un phénomène électrique lumineux en forme de couronne appelé effet couronne.
La valeur de cette conductance étant toujours faible surtout pour › 0 400 Œ, donner par :
œ
℧/
›*
(3.72)
CHAPITRE
4
MODELISATION DES
LIGNES AERIENNES
4.1. Introduction
Dans le chapitre précédent les paramètres par phase des lignes de transport sont obtenus. Dans ce
qui va suivre, nous allons établir la représentation de la performance des lignes de transport sous
les conditions d’opération normales. Les lignes de transport sont représentées par un modèle
équivalent avec les paramètres « par phase » appropriés du circuit. Le modèle utilisé pour
calculer les tensions, les courants, et les écoulements de puissance dépend de la longueur de la
ligne.
V1 V2
A partir de la Figure.4.1, Les grandeurs d'entrée sont données en fonction des grandeurs de sortie
par :
ŒH Œ + &
&H &
(4.1)
Avec :
+ e¡' (4.2)
Où et ' sont : la résistance et l’inductance par phase par unité de longueur.
Cette ligne de transmission peut être représentée par un quadripôle comme indiqué dans la
Figure.4.2.
I1 I2
A B
V1 V2
C D
Et les équations peuvent être représentées par les paramètres chaines de quadripôle (ABCD)
comme suit :
ŒH ¢Œ + 8&
&H $Œ + J&
(4.3)
En comparant les équations de système (4.1) avec les équations (4.3), les constantes ABCD sont
données par :
¢ 1; 8 ; $ 0; J 1
Les lignes moyennes sont caractérisées par une longueur comprise entre 80 et 250 ¤ , il
existe trois types de modèles de la ligne en Γ, Tet en π, comme le montre la Figure.4.3 :
I1 Z Z /2 Z /2 I1 Z
I2 I2
ic1 ic2
V1 V2 V1 V2 V1 Y/2 Y/2 V2
Y Y
A partir de la Figure.4.3, et par l’application des lois de Kirchhoff en tension KVL sur le modèle
en π:
ŒH Œ + œŒ
ŒH Œ + &‹ Œ + & + g{
ª
Œ + N& + ŒO
2
ª
ŒH N1 + OŒ + &
2
(4.4)
ª ª
&H & + g{H + g{ & + ŒH + Œ
2 2
Y YZ Y
&H I + =N1 + O V + I > + V
2 2 2
ª ª ª
&H N2 + O Œ + N1 + O &
2 2 2
(4.5)
En comparant les équations (4.4) et (4.5) avec le système d’équation (4.3), les constantes ABCD
pour le modèle π normal sont données par
ª
⎧¢ J N1 + O
⎪ 2
8
⎨ ª ª
(4.6)
⎪ $ N2 + O
⎩ 2 2
On appelle une ligne longue une ligne de longueur supérieure à C 250 ¤ , son schémaéquivalent
est représenté dans la Figure.4.4
Pour les lignes courtes et moyennes, des modèles raisonnablement exacts sont obtenus en
assumant que les paramètres de la ligne sont à constantes localisés. En réalité les phénomènes
énergétiques précédents ne sont pas localisés ou concentrés à un endroit de la ligne, mais
distribués ou réparties le long de la ligne, donc , ', $, w seront uniformément réparties le long
de la ligne et on définit alors les constantes linéiques ,' ,$ ,w par unité de longueur.
Pour dériver les équations qui régissent le comportement de la ligne (le modèle mathématique et
le circuit équivalent) nous commençons par un élément infinitésimal de longueur 4/ dont la
Figure.4.4 représente son modèle longitudinal et transversal.
dx
charge
source
I+dI Z0dx
I
V+dV V
Y0dx
Par application des lois de Kirchhoff en tension KVL sur l’élément longitudinal :
4Œ 4/ & (4.7)
De même, Par application des lois de Kirchhoff en courant KCL sur l’élément transversal :
4& ª 4/ Œ (4.8)
Où et ª sont les impédances et admittances linéiques, avec :
+ e¡' + e³ , et ª w + e¡$ w + e8 .
On peut écrire les deux équations précédentes comme suit :
4Œ
&
´ 4/
4&
(4.9)
ª Œ
4/
Pour intégrer le modèle élémentaire (4.9) on fait une 2ième dérivation par rapport à / en suite on
intègre le résultat.
4Œ
⎧ ª Œ
4/
⎨ 4&
(4.10)
⎩ 4/ ª &
La solution de cette équation est de la forme :
Œ / ¢H P µ- + ¢ P ;µ- (4.11)
¶
& / ¢H P µ- − ¢ P ;µ-
1
¢H P −¢ P
(4.12)
µ- ;µ-
{
Avec :
¶ pZ ª : Coefficient (constante) de propagation, quantité complexe.
Z¼ ½ ∶
¶ ª
Impédance caractéristique de la ligne
NB :
La solution est composée de deux ondes mobiles (incidente + réfléchie) qui se déplacent dont les
modules subissent des atténuations selon P ∓¿- et des retards de phases selon ∓»/ , tel que :
Œ / ¢H P µ- + ¢ P ;µ- Œ À + Œ ;
1
& / ¢H P µ- − ¢ P ;µ- &À + &;
{
ÃÁ
H
p$0 '0
Vitesse de propagation :
Impédance caractéristique.
Si on définit les coefficients de réflexion :
Œ ;PÀ µ-
Œ ;
/ / Œ À
/ → /
ŒÀ
On remplace / dans les équations V et I
Œ / ŒÀ / . 1 + /
1
& / ŒÀ / . 1 − /
{
Si - { ∶→ - 0 ∀/ Ç
C'est-à-dire, si ℎ , ℎ / le coefficient de réflexion est nul, il n’ya pas d’ondes
réfléchies, ni de tension ni de courant. C’est comme si la longueur est infinie. L’impédance
caractéristique d’une ligne est l’impédance de charge qui annule la réflexion On dit dans ce cas
que la ligne est adaptée
Œ + {&
4.13 + 4.14 ⇒ ¢H
{
2
(4.15)
Œ − {&
4.13 − 4.14 ⇒ ¢
{
2
(4.16)
I1 Z’
I2
V1 Y’/2 Y’/2 V2
ª′ ′
ŒH =1 + > Œ + ′&
2
(4.23)
ª′ ª′ ′ ª′ ′
&H =2 + > Œ + =1 + >&
2 2 2
(4.24)
gIℎ ¶
R
½ gIℎ ¶
ª p ª (4.25)
sinh γl
R
.
¶l
ª′ ′
1+ ƒ ℎ¶
2
ª′
1+ gIℎ ¶ ƒ ℎ¶
2 {
Y′ 1 ƒ ℎ γl − 1
2 Z¼ gIℎ γl
Y′ 1 ¶
(4.26)
tanh
2 Z¼ 2
¶
Y′ Y tanh 2
.
2 2 ¶
2
Avec :
ŒH Œ + . g{ g{ g‹ (4.33)
Le diagramme vectoriel dans ce cas peut être représenté par la figure 3, on peut voir que la
tension d’arrivée est plus grande que la tension de départ et dans certaines circonstances elle
dépasse la valeur permise.
g{H e³g{
ŒH
&H g{
g{
Þ
Œ
Soit une source de tension qui alimente une charge à travers une ligne électriques représenté en
quadripôle (Figure.4.3), en donnant les constantes ABCD en forme exponentielle tel que :
¢ ¢∠ÛÜ ; 8 8∠ÛÝ ; et les tensions d’entrée et de sortie par : ŒH ŒH ∠Þ ; Œ Œ ∠0 .
›H › ¢›
à ∅ gI ÛÝ − Þ − gI ÛÝ − ÛÜ
8 8
(4.38)
gI Þ
∅ ³′
(4.39)
›H › ›
à ∅ ƒ Þ− ƒ »
³′ ³′
(4.40)
Les réactances shunt sont utilisées pour compenser l'effet de tension indésirable associé à la
capacité de ligne (Figure.4.9). La quantité nécessaire de cette réactance pour maintenir la tension
à l'extrémité charge à une valeur spécifiée, est obtenue comme suit :
I2
V2
Xsh
Œ
&
e ³ˆê
(4.41)
gI »
³ˆê ð ñ
ŒH {
Œ − ƒ »
(4.43)
Le transport de la puissance réactive par les lignes électriques cause des pertes, une diminution
de la stabilité du réseau et une chute de tension à son extrémité récepteur. Afin d'éviter cela, la
compensation de puissance réactive, série ou shunt selon les cas, est utilisé pour limiter ce
transport de puissance réactive.
Les compagnies d’électricité cherchent toujours à augmenter le facteur de puissance cos Û au
niveau du consommateur.
Le principe la compensation parallèle est expliqué par le schéma suivant :
Q’
P2
V2 Q2
Qc
charge
-jXCsh
à{
$
ó. ›
(4.45)
V1 V2
-jXCse
charge
Figure.4.12. Compensation shunt par inductance
Les condensateurs sont connectés en série avec la ligne pour réduire la réactance série de la
ligne, à partir de l’équation 4.39 le transite de puissance sans pertes est augment qui devient :
›H ›
gI Þ
∅ ³′ − ³—ˆ,
(4.46)
CHAPITRE
5
TRANSFORMATEUR ET SYSTEME
D’UNITE RELATIVE
5.1. Introduction
Les transformateurs sont des éléments essentiels dans le système de transport d’énergie. Ils
permettent d’élever les tensions relativement basses issues des générateurs, à des niveaux très
élevés pour un transport efficace de l’énergie. Aux points d’utilisateurs les transformateurs
réduits les tensions à des valeurs plus appropriées pour l’utilisation.
Dans ce chapitre, nous présentons une modélisation des transformateurs et on voit l’avantage de
cette dernière.
5.2.1. Symbole
I1 I2 m I2
I1
V1 n1 n2 V2 V1 V2
Deux (ou plus) bobinages, l’un est appelé primaire, les autres secondaires.
Le circuit magnétique d’un transformateur parfait présente :
Une perméabilité magnétique infinie : sa réluctance est nulle, il n’y a pas de fuites de
flux, et pas de pertes ferromagnétiques (hystérésis et courants de Foucault).
La résistance des enroulements est nul (pas de pertes par effet Joule).
On suppose que : L’enroulement est alimenté par la tension ŒH et elle est parcourue par le courant
& H. Cet enroulement possède IH spires, et le secondaire possède I spires.
On suppose que les courants, les tensions et les flux soient sinusoïdaux, la f.e.m induite dans les
enroulements primaire et secondaire selon la loi de Faraday et de Lenz s'écrit comme suit :
4∅
PH −IH . −eIH ¡∅
4’
(5.1)
4∅
P −I . −eI ¡∅
4’
(5.2)
Et par l’application de la loi des mailles sur le circuit primaire et secondaire on trouve :
ŒH PH −eIH ¡∅ (5.3)
Œ P −eI ¡∅ (5.4)
Le rapport de transformation il est défini par :
Œ I
ŒH IH
(5.5)
1
A la sortie du transformateur, elle vaut :
Œ . &∗ . ŒH N O . &H∗ ŒH . &H∗ H
(5.9)
Quand il élève la tension, il abaisse le courant (ou inversement) et ne modifie pas la puissance
qui transite.
On suppose que :
L’enroulement primaire est alimenté par la tension V1 elle est parcourue par le courant I1. Qui
possède n1 spires et a une résistance R1. Le secondaire possède n2 spires et a une résistance R2.
On définit :
le flux total ∅H′ créé par le courant I1
le flux total ∅′ créé par le courant I 2
4∅H@ 4∅ 4∅÷H
Mise en équation du circuit primaire :
ŒH H . &H + IH . H . &H + IH . + IH .
4’ 4’ 4’
(5.10)
IH .
∅ø•
On définit l’inductance de fuite ℓH par :ℓH F•
IH . ú+
ú∅
Où : H
I . IH .
ú∅ ∅øy
4’ Fy
Sachant que : et ℓ
Alors :
4&
.& + ℓ . +Œ
4’
(5.14)
Le modèle équivalent du transformateur monophasé réel est montré en Figure 5.3. Le circuit
*y
*•
équivalent est constitué d’un transformateur idéal de rapport de transformation , ainsi que
X1 R1 I'1=mI2 I2 R2 X2
I1
i10
E1 m V2 Zch
V1 E 2 =m.E1
Rf Xm
L’hypothèse de Kapp consiste à négliger le courant primaire à vide gH devant le courant &H et &H′ et
en charge donc on peut déplacer la branche magnétisante à l’entrée du schéma équivalent.
X1 R1 I'1=mI2 I2 R2 X2
I1
i10
E1 m V2 Zch
V1 E 2 =m.E1
Rf Xm
Avec :
ˆ + H : La résistance du transformateur ramenée au secondaire
³ˆ ³ + ³H : La réactance de fuite du transformateur ramenée au secondaire
En simplifiant le schéma équivalent du transformateur réel, on obtient le schéma dit "schéma
équivalent ramenée au secondaire" représenté ci-dessous :
I2 Rs Xs
I1 I'1
i10
V1 m m.V1 V2 ZCh
Rf Xm
La même chose en trouve le circuit équivalent du transformateur avec les éléments sont ramenés
au primaire.
Rp Xp
I1 I'1 m I'1
i10
V1 m E2 V2 ZCh
Rf Xm V2/m
Avec :
( H + / : La résistance du transformateur ramenée au primaire
³( ³H + ³ / : La réactance de fuite du transformateur ramenée au primaire
On détermine habituellement ces éléments au cours de deux "essais" appelée "essai à vide" et
"essai en cours circuit".
Im
m.V1
V1 jXs.I2
Re
I1 V2 Rs.I2
I2
Plus important : il existe une chute de tension entre V2 et m.V1 (la tension à vide).
On exprime cette tension, en valeur efficace, comme étant : Œ2 ŒH − Œ
Après calcul théorique et une légère approximation comme quoi est faible, on retiendra :
Œ ŒH − Œ ≅ ˆ& cos Û + ³ˆ & sin Û (5.21)
+ ÷,@ + bt ‹
(5.22)
5.3.1. Constitution
Si le déséquilibre est plus important, le primaire restera en étoile mais le secondaire sera
connecté en zig-zag.
Si le déséquilibre et la puissance sont importants, on utilisera un montage triangle-étoile
pour économiser du cuivre au secondaire.
Il faut éviter d’avoir le même couplage au primaire et au secondaire afin d’éviter de
transmettre le déséquilibre des courants d’un coté à l’autre.
n1 VAN Van n2
VAN
A a
B b Van
C c
N n Van n2 n2
m
V AN n1 n1
D’après le schéma on peut voir que VAN et Van sont en phase, car, portés par le même noyau. Ils
sont orientés dans le même sens ce qui implique que 0et J 0
n1 VAB
Van n2 VAN
A a
B b Van
UAB
C c
11
Van
6
n
Van U ba 3Van n n
m 3 2 3 2
V AN U BA U BA n1 n1
D’après le schéma on peut voir que VAB et Van sont en phase, car, portés par le même noyau. Ils
sont orientés dans le même sens.
11 , ce qui implique J= 11 C’est bien 11 heures ! Ce couplage sera désigné Dy11.
6
[Link] Couplage étoile-zig zag Yz11
n1 VAN Vaa' n2 n2
2 2 VAN
A a
Van
B b
Vna' Vaa'
Va'n
C c
N n 11
6
Pour obtenir la tension Van on prend (n2/2) spires sur le noyau B en sens inverse d’où Va'n en
opposition de phase avec VBN puis on ajoute (n2/2) spires sur le noyau A en sens directe d’où Va'a
en phase avec VAN.
Les conditions nécessaires pour brancher deux transformateurs triphasés en parallèle, sont :
Notons que seuls les couplages étoile - triangle et étoile - zigzag peuvent donner des indices
impairs donc des couplages dans les groupes III et IV.
Exemple :
Soit deux transformateurs de couplage différents Dyn11 et Dyn7 comme suit :
A
VAN VAN B
C
va1 Vb2
vb1 Vc2
vc1 va2
VCN VBN VCN VBN
a b c
Dyn11 Dyn7
D’après la représentation de Fresnel des deux transformateurs, le réseau secondaire est construire
par les phases (a1+b2) (b1+c2) et (c1+a2) .
un conducteur neutre. Lorsque l’impédance série équivalente d’un seul transformateur est
ramenée au côté ∆, les impédances connectées en ∆ du transformateur sont remplacées par des
impédances en Y équivalentes, données par ∆ ⁄ 3. Le modèle par phase équivalent avec
la branche shunt négligée est montré en Fig.7.
V na 0
Le transformateur a un rapport de transformation m tel que : m
V NA
La solution d’un système d’énergie interconnecté ayant plusieurs niveaux de tensions différents
nécessite la transformation lourde de toutes les impédances à un niveau de tension unique.
Cependant, les ingénieurs du réseau électrique ont divisé le système par unit tel que les quantités
physiques comme la puissance, la tension, le courant, et l’impédance sont exprimés comme une
fraction décimale ou une multiplication des quantités de base. Dans ce système, les différents
niveaux de tension disparaissent, et le réseau d’énergie incluant les générateurs, les
transformateurs, et les lignes (de différents niveaux de tension) se réduit à un système
d’impédances simples. La valeur par unit de n’importe quelle quantité est définie comme :
Quantité réelle
Quantité en per unit
Valeur de base de la quantité
(5.26)
S V I Z
Par exemple : S pu ; V pu ; I pu ; Z pu
SB VB IB ZB
Au minimum 4 quantités de base sont nécessaires pour définir complètement un système per unit
: la puissance apparente, la tension, le courant, et l’impédance. Généralement, la puissance
apparente de base triphasé Ý et la tension composée (ligne-ligne) ŒÝ sont sélectionnées. Le
courant de base et l’impédance de base sont ensuite dépendants de Ý et ŒÝ et doivent obéir aux
lois des circuits. Ceci est donné par :
SB V 3
IB ZB B
3V B IB
En remplaçant I dans Z , l’impédance de base devient :
V B 2 kV 2
ZB
S B MVA
(5.27)
Les quantités de phase et de ligne exprimés en per unit sont les mêmes, les lois d’électricité sont
valides, c.à.d. :
S pu V pu I pu
*
(5.28)
V pu Z pu I pu (5.29)
La puissance de charge à son tension nominale peut aussi être exprimé par l’impédance per-unit,
si Sch(3 ) est la puissance apparente de charge, le courant de charge par phase à la tension de
Vp
Le courant de phase en termes de l’impédance de charge ohmique est : I p
Z ch
Remplaçant &• dans l’expression {ê , la valeur ohmique de l’impédance de charge est donnée
par :
3V p V
2 2
Z ch
S ch* (3 ) S ch (3 )
L* L (5.30)
Z ch pu
*
Z B V B 2 S ch* ( pu )
(5.31)
S
B
Exemple : Si sur le côté BT d’un transformateur 34.5/115 kV, la base de tension de 36 kV est
sélectionnée, la base de tension en côté HT est 36*(115/34.5)=120kV. Normalement, nous
essayons de sélectionner les tensions de base qui sont les mêmes que les valeurs nominales.
Z S
Z pu Z B 2
(1)
ZB VB
(1)
( 1) (1)
(5.32)
Exprimant à une nouvelle base de puissance et à une nouvelle base de tension, donne la
nouvelle impédance per-unit :
Z S
Z pu Z B 2
( 2)
ZB VB
( 2)
( 2) ( 2)
(5.33)
À partir de (5.32) et (5.33), la relation entre les nouvelles et anciennes valeurs per-unit sont :
V B(1) S B(2)
2
Z pu Z pu (2)
V B SB
(2) (1)
(1) (5.34)
Les avantages du système per-unit pour l’analyse sont décrites comme suit :
Les valeurs per-unit des impédances, tensions et courant d’un transformateur sont les mêmes
indépendamment si elles sont ramenées au primaire ou au secondaire. Ceci est un grand
avantage puisque les différents niveaux de tension disparaissent et le système entier se réduit
à un système à une seule impédance simple.
Le système par unité est idéal pour calculer (analyser) et simuler des problèmes complexes de
réseaux électriques.
Les lois d’électricité sont valides en systèmes per-unit, et les équations de la puissance et de la
tension comme données en (5.28) et (5.29) sont simplifiées puisque les facteurs de √3 et 3
sont éliminés dans le système per-unit.
CHAPITRE
6
6.1. Introduction
Elles sont variables selon la nature et la durée des défauts, le point concerné de l’installation et
l’intensité du courant :
au point de défaut, la présence d’arcs de défaut, avec :
- détérioration des isolants,
- fusion des conducteurs,
- incendie et danger pour les personnes ;
pour le circuit défectueux : Les efforts électrodynamiques, avec :
- déformation des JdB (jeux de barres),
- arrachement des câbles ;
sur-échauffement par augmentation des pertes joules, avec risque de détérioration des
isolants ;
les creux de tension pendant la durée d’élimination du défaut, de quelques millisecondes
à quelques centaines de millisecondes,
la mise hors service d’une plus ou moins grande partie du réseau suivant son schéma et la
sélectivité de ses protections,
l’instabilité dynamique et/ou la perte de synchronisme des machines,
les perturbations dans les circuits de contrôle et de commande.
La majorité des défauts du système ne sont pas des défauts triphasés, mais des défauts
impliquant une ligne à la terre ou parfois deux lignes à la terre. Ce sont des défauts asymétriques
nécessitant des outils spéciaux comme des composants symétriques et qui font l'objet d'études
des deux chapitres suivants. Bien que les défauts symétriques soient rares, l'analyse symétrique
des défauts doit être effectuée, car ce type de défaut conduit généralement au flux de courant de
défaut le plus sévère contre lequel le système doit être protégé. L'analyse symétrique des défauts
est, bien entendu, plus simple à réaliser.
Un réseau simplifié se réduit à une source de tension alternative constante, un interrupteur et une
impédance {{ représentant toutes les impédances situées en amont de l’interrupteur, et une
impédance de charge ˆ (Figure.6.2).
Dans la réalité, l’impédance de la source est composée de tout ce qui est en amont du court-
circuit avec des réseaux de tensions différentes (HT, BT) et des canalisations en série qui ont des
sections et des longueurs différentes.
Sur le schéma de la figure (Figure.6.2), l’interrupteur étant fermé, hors défaut l’intensité &ˆ du
courant de service circule dans le réseau.
Un défaut d’impédance négligeable apparaissant entre les points A et B donne naissance à une
intensité de court-circuit très élevée &{{ , limitée uniquement par l’impédance {{ .
L’intensité &{{ s’établit suivant un régime transitoire en fonction des réactances ³ et des
résistances composant l’impédance {{ :
{{ p +³
En distribution de puissance, la réactance ³ ' ¡ est généralement bien plus élevée que la
résistance , et le rapport / ³ se situe entre 0,1 et 0,3. Il est pratiquement égal pour ces faibles
valeurs au ƒ Û (en court-circuit) soit :
cos Û
√ +³
C’est le cas le plus fréquent. Le régime transitoire est alors celui résultant de l’application à un
circuit self-résistance d’une tension : P √2 sin ó’ + "
L’intensité g est alors la somme des deux composantes : g g—Ü + g——
L’une (g—Ü ) est alternative et sinusoïdale : g—Ü &√2 sin ó’ + " − Û
α = angle électrique qui caractérise le décalage entre l’instant initial du défaut et l’origine
de l’onde de tension.
L’autre (g—— ) est une composante continue : g—— −&√2 sin " − Û . P ; +
Sa valeur initiale dépend de α, et son amortissement est d’autant plus rapide que / ' est
élevé.
A l’instant initial du court-circuit, g est nulle par définition (l’intensité de service &ˆ étant
négligée), d’où : g g—Ü + g—— 0
La figure Figure.6.3 montre la construction graphique de courant g par l’addition algébrique des
deux composantes g—Ü et g——
avec ses deux composantes, l’une alternative et déphasée de Û par rapport à la tension, et l’autre
continue tend vers 0 pour ’ tend vers l’infini.
D’où les deux cas extrêmes définis par :
Figure.6.4. Présentation graphique des deux cas extrêmes d’un courant de court-circuit,
symétrique et asymétrique
Si " − Û
3
, la composante apériodique est maximale, le régime est dit asymétrique maximal ;
c’est la condition qui entraîne la plus grande valeur du courant crête, on a alors :
√2 6
g gI ó’ + − P ;$%+ !
2
(6.4)
——
Le courant atteint la valeur crête maximale (1ère crête) lorsque : sin ó’ + −1 d’où ó’ 6
3
¤ √2 1 + P $ !
; 3 (6.6)
Avec :
: tension simple efficace aux bornes de l’alternateur
³"ú : réactance subtransitoire ³"ú 0 ³′ú 0 ³ú
³′ú : réactance transitoire
& 0 & RR
³ú"
(6.9)
Qui est appelé le courant de défaut efficace subtransitoire, & RR La durée de & RR est déterminée par
la constante de temps ©"ú appelée constante de temps subtransitoire du court-circuit.
Plus tard, lorsque ’ est grand comparé à ©"ú mais petit comparé à la constante de temps
transitoire du court-circuit ©′ú , le premier terme exponentiel de g ’ a décru presque à zéro, mais
la seconde exponentielle n'a pas décrue considérablement. Le courant de défaut g efficace est
alors égal au courant de défaut transitoire efficace, donné par :
& ’ &R
³′ú
(6.10)
Lorsque ’ est beaucoup plus grand que ©′ú , le courant de défaut efficace se rapproche de sa
valeur en régime permanent, donnée par :
& ∞ &
³ú
(6.11)
Les réactances de la machine ³ú" , ³úR et ³ú ainsi que les constantes de temps ©"ú ; ©′ú sont
généralement fournis par des fabricants de machines synchrones. Ils peuvent également être
obtenus à partir d'un test de court-circuit triphasé, en analysant un oscillogramme tel que celui de
la Figure.6.5.
Une autre méthode de calcul des courants de court-circuit est l'application du théorème de
Thévenin. Cette méthode est plus rapide et facile à adopter pour le calcul systématique des
grands réseaux.
Le théorème de Thevenin s’annonce comme suit : « un réseau constitué de sources (tensions
et courants) et des impédances peut être remplacé aux bornes de n’importe qu’elle deux point
h − B par un simple réseau formé par une source de tension Œ’ en série avec une impédance ’.
La tension de Thevenin Œ’ est la tension aux bornes h − B quand le circuit est ouvert dans
la branche h − B.
6.4.1. Exemple :
La Figure.6.6 montre un diagramme unifilaire d’un système d’énergie à 3 bus (nœuds). Chaque
générateur est représenté par la f.e.m avant la réactance transitoire. Toutes les impédances sont
exprimées en pu sur une base commune de 100 MVA, et pour simplifications, les résistances
sont négligées. Les simplifications suivantes sont faites :
- Les capacités shunt sont négligées et le système est considéré sans charge.
- Tous les générateurs sont en cours d’exécution à leurs tensions nominales et les
fréquences nominales avec leurs f.e.m en phase.
Déterminer le courant de défaut, les tensions aux bus, et les courants de ligne durant le défaut,
lorsque un défaut triphasé symétrique avec une impédance de défaut ÷ = 0.16 pu se produit
au bus 3 puis au bus 2.
Défaut au nœud 3
Au bus 3, le courant de défaut est :
V3 (0)
I 3 (F )
Z 33 Z f
V3(0) est la tension de Thévenin ou la tension du bus 3 avant le défaut. Puisque les fem des
générateurs sont considérées égales aux valeurs nominales 1.0pu donc :
V1 (0) V2 (0) V3 (0) 1.0 pu
Z33
j0.4 j0.6 j0.1 j0.24 j0.1 j0.34
j0.4 j0.6
V3 (0) 1.0
A partir de la Figure.6.7.c, le courant de défaut est : I3 (F ) j 2.0 pu
Z33 Z f j0.34 j0.16
A partir de la Figure.6.7.a, les divisions du courant électrique entre les générateurs est :
j0.6 j0.4
IG1 I3 (F ) j1.2 pu IG 2 I3 (F ) j0.8 pu
j0.4 j0.6 j0.4 j0.6
Pour les changements des tensions aux bus à partir de Figure.6.7.a, nous obtenons :
V1 0 j0.2 j1.2 0.24 pu
Les tensions aux bus durant le défaut sont obtenues par superposition des tensions aux bus avant
défaut et les changements des tensions aux bus causées par la f.e.m équivalente connectée au bus
en défaut :
V1 ( F ) V1 (0) V1 1.0 0.24 0.76 pu
Z 22
j0.4 j0.6 j0.24pu
j0.4 j0.6
A partir de la Figure.8.9.b, le courant de défaut :
V2 (F ) 1.0
I2 j 2.5 pu
Z 22 Z f j0.24 j0.16
Pour les changements des tensions aux bus à partir de la Figure.6.8.a, nous obtenons :
V1 0 j0.2 j1.0 0.2 pu
j1.0
V3 0.2 j0.4 0.4 pu
2
Les tensions aux bus durant le défaut sont obtenues par superposition des tensions aux bus avant
défaut et les changements dans les tensions aux bus causées par la f.e.m équivalente connectée
au bus en défaut :
V1 ( F ) V1 (0) V1 1.0 0.2 0.8 pu
Dans cet exemple, les courants de charge sont négligées et tous les tensions avant-défaut sont
assumées égales à 1 pu. Pour un calcul exact, les tensions avant-défaut peuvent être obtenues par
la solution du flux de puissance.
Où S B est la MVA de base et VB est la tension composée de base en kV. Le courant de défaut en
[A] :
Vk 0 S B 103
I k F I k F pu I B (6.15)
X kk 3 VB
La tension au bus avant-défaut est généralement assumée pour être égale à 1 pu, et donc nous
obtenons :
SB
SCC (6.17)
X kk
Jusqu'à présent, nous avons effectué des calculs de court-circuit pour des systèmes simples dont
les réseaux passifs peuvent être facilement réduits. Dans cette section, nous étendons notre étude
aux grands systèmes. Considérons un système à n bus représenté schématiquement sur la
Supposons que le bus k est en défaut à travers une impédance de défaut Z f . C’est l’équivalent à
la mise en série de deux sources de tension Vk (0) et Vk (0) comme le montre la Figure.6.11.
D’après le théorème de superposition le courant et la tension aux tous points du réseau peuvent
être calculé en deux étapes :
Lorsque Vk (0) est en court-circuit ;
Lorsque toutes les sources sont en court-circuitées sauf Vk (0) ;
Réseau électrique de n nœuds
1
+ V (0) 2
- 1
K
+ Vk(0)
-
- -Vk(0)
+
n
Zf
Figure.6.11. Réseau du système pour le calcul des changements de tensions de bus provoqués
par le défaut.
Étape 1 :
Si en court-circuité la source Vk (0) et Z f on aura la situation avant le défaut :
V1 (0)
V (0)
2
0
M
Vbus (6.19)
V k (0)
M
V n (0)
Vi V j (6.20)
I ij
Z ij
Étape 2 :
Lorsque toutes les sources sont en court-circuitées sauf la source Vk (0) qui est en série avec Z f
illustré à la figure 11 ;
Le vecteur Vbus comprend les variations des tensions aux bus de ce réseau est donnée comme
suit :
Vbus Z bus I bus (F ) (6.21)
V1 Z 11 L Z 1k L Z 1n 0
M M M M M
Z f I k ( F ) Vk (0) Z k1 L Z kk Z kn I k ( F ) (6.22)
M M M M
Z L Z nn 0
Vn n1 L Z nk
Alors :
Vk (0)
I k (F ) (6.24)
Z kk Z f
Dans la relation ci-dessus, les tensions de bus avant-défaut Vi (0) sont supposées être connues à
partir d'une étude d’écoulement de puissance. La matrice Z bus du réseau d'étude du court-circuit
de la Figure.6.11 peut être obtenue par l'inversion de sa matrice Ybus ou l'algorithme de
construction Z bus . Dans le réseau d'étude du défaut, les impédances de charge sont ignorées,
celles-ci étant beaucoup plus grandes que les impédances des lignes et des générateurs. Bien
entendu, les moteurs synchrones doivent être inclus dans la formulation de Z bus pour l'étude du
court-circuit. Les courants après-défauts dans les lignes entre les bus i et j sont donnés par :
Vi ( F ) V j ( F )
I ij ( F ) (6.28)
Z ij
CHAPITRE
7
LES COMPOSANTES
SYMETRIQUES
7.1. Introduction
Les différents types des défauts déséquilibrés sont le défaut d’une ligne à la terre, le défaut ligne
à ligne et le double défaut ligne à la terre.
L'étude des défauts présentée au chapitre précédent n'a considéré que les défauts triphasés
équilibrés, ce qui se prête à une approche simple par phase.
Dans ce chapitre, la méthode des composants symétriques est discutée. Elle est ensuite appliquée
aux défauts déséquilibrés, qui permet encore une fois de traiter le problème sur une base simple
par phase.
Il existe trois types des circuits triphasés déséquilibrés
1. Charge déséquilibrée : Il peut exister un court-circuit dans la charge, ou une mauvaise
répartition des charges monophasées sur le réseau triphasé.
2. Source déséquilibrée : Court-circuit à la source ou dans un transformateur.
3. Combinaison de source et charge déséquilibrées : De façon pratique, on retrouve des
charges déséquilibrées plus souvent que des sources déséquilibrées. On conçoit les
sources pour qu’elles soient les plus équilibrées possibles.
La définition des composantes symétrique repose sur l’équivalence entre un système triphasé
déséquilibré et la somme de trois systèmes équilibrés, direct, inverse et homopolaire (Figure.7.1).
Il y a trois systèmes triphasés équilibrés séparés (pour une fréquence angulaire ω de donnée, de
l'amplitude "¢" et la phase Û). Ces systèmes appelés: « directe », « inverse » et « homopolaire ».
En adoptant la représentation de Fresnel (vecteur), ces systèmes sont représentés par les formules
ci-dessous :
Par convention, la direction de rotation des phases est prise pour être en sens anti-horaire. Les
trois phases sont écrites comme :
&iH &iH ∠0° &iH
&mH &iH ∠240° h &iH (7.1)
&{H &iH ∠120° h&iH
Où nous avons défini un opérateur qui causent une rotation anti-horaire de 120°, tel que :
h 1∠120° −0.5 + e087
h 1∠240° −0.5 − e087 (7.2)
h 1∠360° 1 + e0
1+h+h 0
Donc :
(7.3)
L’ordre des phases est abc. Ceci est désigné par la séquence de phase positive (direct). Lorsque
l’ordre est acb comme en Figure.7.1 (b), il est désigné par la séquence de phase négative
(inverse), où :
&i &i ∠0° &i
&m &i ∠120° h&i (7.4)
&{ &i ∠240° h &i
En analysant certains types des défauts déséquilibrés, on constatera qu’un troisième groupe de
phase doit être introduit, appelé séquence de phase zéro (homopolaire) et qui sont en phase et
égales en amplitudes comme montré en Figure.7.1. (c) :
&i &m &{ (7.5)
Considérant les courants triphasés déséquilibrés &i , &m et &{ montré en Figure.7.1. Nous
cherchons à trouver les trois composantes symétriques du courant tel que :
&i &i + &iH + &i
&m &m + &mH + &m (7.6)
&{ &{ + &{H + &{
D'après la définition des composantes symétriques, on peut réécrire l’équation (7.6) comme suit :
&i 1 h h &{
Alors : (7.14)
A partir de l’équation (7.15), on remarque que la composante homopolaire du courant est égale à
un tiers de la somme des courants de phase. Par conséquent, lorsque la somme des courants de
phase est nulle, par exemple dans un système triphasé avec neutre non mis à la terre, le courant
homopolaire ne peut pas exister. Si le neutre du système électrique est mis à la terre, un courant
homopolaire circule entre le neutre et la terre.
Les expressions sont similaires pour les tensions de phase déséquilibrées :
Œi Œi + ŒiH + Œi
Œm Œi + h ŒiH + hŒi
Œ{ Œi + hŒiH + h Œi
(7.16)
Ou en notation compacte :
V im{ A Vi H (7.17)
Les composantes symétriques en termes de tensions déséquilibrées sont :
Œi Œi + Œm + Œ{
H
ŒiH Œi + hŒm + h Œ{
H
(7.18)
Œi Œi + h Œm + hŒ{
H
Vi H A) A ∗ IiH
) ∗ (7.21)
La puissance totale déséquilibrée peut être obtenue à partir de la somme des puissances en
composantes symétriques.
La Figure.7.2 montre une Charge triphasée équilibrée connectée en Y. Le neutre est enterré à
travers une impédance *
En substituant l’équation (7.24) dans (7.23), et en réécrivant les équations des tensions sous
forme matricielle, donc :
Œi + ˆ * k + * k+ * &i
/ Œm 0 / k+ * ˆ + * k+ * 0 / &m 0
Œ{ k+ k+ ˆ+ &{
(7.25)
* * *
Où :
Z H
A;H Zim{ A (7.30)
On trouve :
1 1 1 + ˆ * k + * k+ * 1 1 1
Z /1 h h 0/ k+ + k+ 1 h h0
H H
* ˆ * * 0 /
1 h h k+ k+ ˆ+ 1 h h
(7.31)
* * *
ˆ +3 * +2 k 0 0
Après le calcule : Z H
/ 0 ˆ − k 0 0
0 0 ˆ−
(7.32)
k
La figure.7.4 représente les impédances séries d’une ligne électrique triphasée, prises entre deux
points, les impédances propres de chaque phase sont désignées ˆ, avec une impédance mutuelle
k :
Les chutes de tension aux bornes de ces impédances sont données par les équations suivantes :
Œi − ŒiR ˆ k k &i
1 Œm − ŒmR 2 / k ˆ k 0 / &m 0
Œ{ − Œ{R &{
(7.35)
k k ˆ
Dans les transformateurs de puissance, les pertes du noyau et le courant magnétisant sont de
l’ordre de 1% des valeurs nominales et par conséquent la branche magnétisante est négligée. Le
transformateur est modélisé avec l’impédance équivalente série de fuite. Le transformateur est un
dispositif statique et si la séquence de phase est changée, l’impédance de fuite ne va pas changer.
Cependant, les impédances direct, inverse, et homopolaire sont les mêmes et égales à
l’impédance de fuite du transformateur : H
³÷ .
Le circuit équivalent pour l’impédance homopolaire dépend de la connexion d’enroulement et
aussi sur si ou non les neutres sont mis à la terre.
La Figure.7.5 montre quelques configurations communes du transformateur et leurs circuits
équivalents homopolaires :
a. Connexion Y-Y : Les deux neutres sont mis à la terre et il y a un chemin pour le courant
homopolaire à circuler dans le primaire et le secondaire et le transformateur montre
l’impédance équivalente de fuite par phase comme illustré en Figure.7.5(a).
b. Connexion Y-Y : Le neutre primaire est mis à la terre et le neutre secondaire est isolé. Le
courant homopolaire dans le secondaire est nul. Par conséquent, le courant homopolaire
dans le primaire est nul reflétant une impédance infinie ou un circuit ouvert comme
montré en Figure.7.5(b).
c. Connexion Y-∆ : Le neutre est mis à la terre. Le courant primaire peut circuler parce qu’il
y a circulation du courant homopolaire dans le secondaire connecté en ∆ et un chemin de
retour par le sol pour le primaire connecté en Y. Aussi, noter qu’aucun courant
homopolaire ne peut quitter les bornes ∆, donc, il y a une isolation entre le primaire et le
secondaire comme montré en Figure.7.5(c).
d. Connexion Y-∆ : Le neutre est isolé. Comme le neutre est isolé, le courant homopolaire
ne peut pas circuler. Figure.7.5(d) donne le circuit équivalent homopolaire de la
connexion.
La Figure.7.6 montre une machine synchrone avec un neutre mis à la terre à travers une
impédance *. La machine alimente une charge triphasée équilibrée.
La machine synchrone génère des tensions triphasées internes et est représentée comme un
ensemble à séquence positive (direct) de phaseurs :
1
E im{ /h 0 i
h
(7.37)
Substituant pour &* &i + &m + &{ , nous obtenons sous forme matricielle :
Œi i ˆ + * * * &i
/ Œm 0 / m0 − / * ˆ+ * * 0 / &m 0
Œ{ ˆ+ * &{
(7.39)
{ * *
Où :
1 1 1 ˆ + * * * 1 1 1
Z /1 h h 0/ ˆ+ 1 h h0
H H
* * * 0 /
1 h h ˆ+ * 1 h h
(7.42)
* *
Ce qui donne :
ˆ +3 * 0 0 0 0
Z H
/ 0 ˆ 0 0 / 0 H
0 0
0 0 0 0
(7.43)
ˆ
Puisque la fem générée est équilibrée, il y a seulement une tension à séquence positive (directe) :
0
H
E / i 0
0
(7.44)
H
Substituant pour Z012 et i dans l’équation (7.41), nous avons :
Œi 0 0 0 &i
1 ŒiH 2 / i 0−/ 0 H
0 0 1 &iH 2
Œi 0 0 0 &i
(7.45)
Œi 0 − &i
(7.46)
Ces trois équations peuvent être représentées par les réseaux de séquence équivalents en
Figure.7.7.
CHAPITRE
8
8.1. Introduction
Le chapitre 6 était consacré au traitement des défauts symétriques (triphasés) dans un réseau
électrique. Puisque le système reste équilibré pendant de tels défauts, l'analyse est effectuée
facilement dans une base monophasée. Dans ce chapitre, nous traiterons des défauts
asymétriques. Les différents types de défauts asymétriques qui se produisent dans les réseaux
d'alimentation sont des défauts phase terre, phase-phase, biphasé-terre.
La méthode des composantes symétriques détaillée dans le chapitre précédant est un outil
robuste pour le calcul des défauts asymétriques et elle sera appliquée dans ce chapitre.
La Figure.8.1 montre un générateur triphasé avec le neutre mis à la terre à travers l’impédance Zn
Assumant que le générateur est à vide, les conditions aux limites au point du défaut sont :
Œi ÷ &i (8.1)
&m &{ 0 (8.2)
Substituant pour &m &{ 0, les composantes symétriques des courants deviennent :
&i 1 &i
1 1 1
1&iH 2 /1 h h 0 /&m 0
3
&i 1 h h &{
(8.3)
Œi 0 − &i
(8.6)
Substituant pourŒi , ŒiH et Œi et notant que &i &iH &i , nous avons :
Œi i − + H
+ &i (8.7)
Substituant pour Œi à partir de l’équation (8.1), et notant que &i 3&i , nous obtenons :
3 ÷ &i i − + H
+ &i (8.8)
Ou :
&i
i
+ H + +3
(8.9)
÷
Substituant pour les composantes symétriques des courants dans l’équation (8.6), les
composantes symétriques de la tension et les tensions de phase au point du défaut sont obtenues.
Les équations (8.4) et (8.9) peuvent être représentées en connectant les réseaux de séquences en
série comme montré dans le circuit équivalent de la Figure.8.2. Donc, pour le défaut phase-terre,
l’impédance de Thévenin au point du défaut est obtenue pour chaque réseau de séquence, et les
trois réseaux de séquences sont placés en séries. Dans plusieurs applications pratiques, les
impédances directes et inverses sont égales. Si le neutre du générateur est directement mis à la
terre, * 0 et pour les défauts direct (franc) ÷ 0.
La Figure.8.3 montre un générateur triphasé avec un défaut entre phases (b) et (c) à travers
l’impédance ÷
D’après la Figure.8.3, le générateur est à vide, et les conditions aux limites au point du défaut
sont :
Œm − Œ{ ÷ &m (8.11)
&m + &{ 0 (8.12)
&i 0 (8.13)
Substituant pour &i 0 et &m −&{ , les composantes symétriques du courant sont :
&i 0
1 1 1 1
1&iH 2 /1 h h 0 / &m 0
(8.14)
3 −&m
&i 1 h h
De l'équation ci-dessus, nous trouvons que
&i 0 (8.15)
1
&iH h − h &m
3
(8.16)
1
&i h − h &m
3
(8.17)
à partir des expressions des équations (8.16) et (8.17), nous remarquons que :
&iH −&i (8.18)
Nous avons aussi :
Œm − Œ{ h − h ŒiH − Œi
÷ &m
(8.19)
Substituant pour ŒiH et Œi à partir de l’équation (8.6) et notant que &i −&iH , nous avons :
h −h i − H
+ &iH ÷ &m (8.20)
Substituant pour &m à partir de l’équation (8.16), nous obtenons :
3&iH
− H
+ &iH
i ÷
h−h h −h
(8.21)
Puisque h − h h −h 3, donc :
&iH
i
H + +
(8.22)
÷
&{ 1 h h −&iH
(8.23)
La Figure.8.5 montre un générateur triphasé avec un défaut sur les phases (b) et (c) à travers
l’impédance ÷ à la terre.
D’après la Figure.8.5, le générateur est à vide, et les conditions aux limites au point du défaut
sont :
Œm Œ{ ÷ &÷ ÷ &m + &{ (8.26)
&i &i + &iH + &i 0 (8.27)
Les tensions Œm et Œ{ en fonction des composantes symétriques sont :
Œm Œi + h ŒiH + hŒi (8.28)
Œ{ Œi + hŒiH + h Œi (8.29)
Puisque Œm Œ{ , nous notons que :
ŒiH −Œi (8.30)
Substituant pour les composantes symétriques des courants dans l’équation (8.26), nous
obtenons :
Œm ÷ &i + h &iH + h&i + &i + h&iH + h &i
÷ 2&i −&i − &i
H
÷ &i
(8.31)
En substituant pour les composantes symétriques de la tension de l’équation (8.6) : dans (8.32),
en trouve :
− H &iH
&i −
i
+3 ÷
(8.33)
Aussi, substituant pour les composantes symétriques de la tension de l’équation (8.6) dans
(8.30), nous obtenons :
− &i
H H
&i −
i
(8.34)
Substituant pour &i et &i dans (8.27), et résolvant pour &iH , nous avons :
&iH
i
T + 3 ÷U
H +
+ +3 ÷
(8.35)
Les équations de &i , &iH , et &i peuvent être représentées en connectant l’impédance de
séquencedirecte en série avec la combinaison parallèle des réseaux de séquences inverse et
homopolaire comme montré en Figure.8.6. Pour trouver les valeurs de &i et &i , on substitue la
valeur de &iH dans leur expression. Les courants de phase sont ensuite trouvés. Finalement, le
courant de défaut est obtenu à partir :
&÷ &m + &{ 3&i (8.36)
La méthode de l’analyse des défauts par l’impédance bus, donnée dans le chapitre 6 pour les
défauts symétriques, peut être facilement étendue pour le cas des défauts asymétriques. Nous
avons vu que lorsque le réseau est équilibré, les impédances des composantes symétriques sont
diagonales, donc, il est possible de calculer B9 séparément pour les réseaux de séquences
directe, inverse, et homopolaire. Aussi. Nous avons remarqué que pour un défaut au bus k,
l’élément diagonal dans l’axe k de la matrice m ˆ est l’impédance de Thévenin au point de
défaut. Dans le but d’obtenir une solution pour les défauts déséquilibrés, la matrice m ˆ pour
jj ,
H
chaque réseau de séquence est obtenue séparément, puis les impédances de séquence jj et
jj sont connectées ensemble comme montré en Figures 8.2, 8.4, 8.6.
Considérons un défaut entre la phase (a) et la terre à travers l’impédance ÷ au bus k comme
montré en Figure.8.7. Le défaut Ligne-Terre nécessite que les réseaux de séquence direct,
inverse, et homopolaire pour la phase (a) soit placés en série dont le but de calculer le courant de
défaut homopolaire comme donné en équation (8.9). Donc, en général, pour un défaut au bus k,
les composantes symétriques du courant de défaut sont :
Œj 0
&j &jH &j
+ jj + jj
H
+3
(8.37)
jj ÷
jj ,
H
Où jj et jj sont les éléments diagonaux dans le bus k de la matrice correspondante B9 et
Œ 0 est la tension avant-défaut au bus k. Le courant de défaut de phase est :
&jim{ ¢&j H (8.38)
Considérons un défaut entre les phases (b) et (c) à travers une impédance ÷ au bus k comme
montré en Figure.8.8.
Le réseau de séquence de la phase (a) de la Figure.8.4 est applicable ici, où les réseaux de
séquences directe et inverse sont placés en opposition. Les composantes symétriques du courant
de défaut comme données en (15), (18) et (22) sont :
&j 0 (8.39)
Œj 0
&jH −&j H
+ jj +
(8.40)
jj ÷
Où H
jj et jj sont les éléments diagonaux dans l’axe k de la matrice correspondante m ˆ et Œ 0
est la tension avant-défaut au bus k. Le courant de défaut de phase est :&jim{ ¢&j H
Considérons un défaut entre les phases (b) et (c) à travers une impédance ÷à la terre au bus k
comme montré en Figure.8.9.
Œj 0 − jj &j
H H
&j − (8.42)
jj
Œj 0 − jjH H
&j
&j −
jj + 3 ÷
(8.43)
jj , et
H
Où jj jj sont les éléments diagonaux dans le bus k de la matrice correspondante m ˆ
et Œ 0 est la tension avant-défaut au bus k. Le courant de défaut de phase est : &jim{ ¢&j H
qui
égale dans ce cas :
&j ‘ &jm + &j{ (8.44)
En utilisant les composantes de séquence du courant de défaut données par les expressions (8.6),
les composantes symétriques des tensions du ième bus durant le défaut sont obtenues :
Œ) ‘ 0 − jj &j
Œ)H ‘ Œ)H 0 − jj &j
H H
Œ) ‘ 0 − jj
(8.45)
Où Œ)H 0 Œ) 0 est la tension de phase avant-défaut au bus g . Les tensions de phase durant
ledéfaut sont :
Œ) ‘ − Œb ‘
&)b
:)b
H
Où )b )b et )b sont les composantes homopolaires, directe, et inverse de l’impédance de la
ligne actuelle entre les bus g et e.
Après obtention des composantes symétriques du courant de ligne, le courant de défaut de phase
dans la ligne entre g et e est :
&)b
im{
¢&)bH (8.48)
[1] D. William D. Stevenson, elements of power system analysis. McGraw-Hil, New York,
1994.
[2] H. Saadat, Power system analysis, 3rd Edition. McGraw-Hill series in electrical and
computer engineering, 1999.
[3] R. Feinberg, Modern Power Transformer Practice. The Macmillan Press Ltd, 1979.
[4] C. L. Wadhwa, Basic electrical engineering, 4th Edition. NEW AGE, 2007.
[5] A. Greenwood, Electrical Transients in Power Systems, 2nd Edition. New York: Wiley
Interscience, 1991.
[6] A. A. Sallam and O. P. Malik, Electric distribution systems. IEEE Press, 2018.
[7] H. William, E. Kemmerly, and S. M. Durbin, Engineering circuit analysis. New York:
McGraw-Hil, 2012.
[8] J. S. Grainger, W. D. Stevenson, and W. Grainger, Power system analysis (Power &
Energy), Intl. Edit. 1994.
[9] J. D. Glover, M. Sarma, and T. J. Overbye, Power System Analysis And Design, 5th
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[10] A. N. Syed, Theory and problems of Electrical Power Systems, 1st Editio. Schaum’s
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[11] T. Gonen, Modern Power system analisys, 2nd Edition. 2013.
[12] D. William Stevenson, Elements of Power System Analysis, 4th edition. McGraw-Hill
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[13] P. [Link], Analysis of faulted power systems. IEEE Press, 1995.
[14] M. A. El-Sharkawi, Electric energy: An introduction, CRC Press. 2011.
[15] J. C. Das, Power System Analysis: Short-Circuit Load Flow and Harmonics. Marcel
Dekker, Inc. New York, 2002.