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Cours Réseaux Électriques Licence 3

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‫ﻭﺯﺍﺭﺓ ﺍﻟﺗﻌﻠﻳــــــــﻡ ﺍﻟﻌﺎﻟــــﻲ ﻭ ﺍﻟﺑﺣـﺙ ﺍﻟﻌﻠﻣـــــــﻲ‬

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERRIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE

‫ﺟﺎﻣﻌﺔ ﺍﻟﻌﺭﺑﻲ ﺑﻥ ﻣﻬﻳﺩﻱ ﺃﻡ ﺍﻟﺑﻭﺍﻗﻲ‬


UNIVERSITE LARBI BEN M’HIDI
OUM EL BOUAGHI

FACULTE DES SCIENCES ET SCIENCES APPLIQUEES


Département De Génie Electrique

POLYCOPIE DE COURS
Domaine : Sciences & Technologies
Filière : Electrotechnique
Option : Réseaux Electriques
Niveau : Licence 3

Cours de Réseaux électriques

Réalisé par : Dr . BELILA Hassen


MCB au département de génie électrique
Année universitaire : 2021/2022
SOMMAIRE

Avant-propos 1

CHAPITRE 1: Généralité sur les réseaux électrique


1.1. Introduction 2
1.2. Avantages et inconvénients du courant continu 3
1.3. Avantages et inconvénients du courant alternatif 3
1.4. Définition du Réseau Electrique 3
I.5. Constitution des réseaux électriques 3
1.5.1. Les centrales électriques 4
[Link]. Centrales thermiques 4
[Link]. Centrales nucléaires 4
I.5.1.3. Centrales hydrauliques 5
I.5.1.4. Les centrales éoliennes 6
[Link]. Les centrales solaires ou photovoltaïques 7
I.5.1.6. Les avantages et les inconvénients des sources d’énergie 7
1.6. Les postes électriques 8
1.6.1. Fonction des postes électriques 8
1.6.2. Les différents éléments du poste 9
[Link]. Transformateurs de puissances 9
[Link]. Disjoncteurs 9
[Link]. Sectionneurs 9
[Link]. Parafoudres 10
[Link]. Transformateur de courant 10
[Link]. Transformateur de tension 10
[Link]. Jeux de barres 11
[Link]. Circuit bouchon haute tension 11
I.7. Les lignes électriques 11
1.7.1. Eléments constitutifs d’une ligne aérienne 11
[Link]. Les conducteurs de phase 12
[Link]. Les Eclateurs 12
[Link]. Les Pylônes 12
[Link]. Les isolateurs 12
[Link]. Câbles de garde 13
[Link]. Prises de terre des pylônes 13
1.8. Appel de puissance d'un réseau 13

CHAPITRE 2: Modes de transport, répartition et distribution de l’énergie électrique


2.1. Description des réseaux électriques 15
2.2 Les niveaux de tension et les types de réseau électrique 16
2.3. Les moyens d’acheminer l’électricité 16
2.4. Structures topologiques des réseaux 17

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SOMMAIRE

2.4.1. Réseau radial 17


2.4.2. Réseau bouclé 17
2.4.3. Réseau maillé 18
2.5. Mode d’alimentation des postes de livraison HTB 18
2.5.1. Simple antenne 18
2.5.2. Double antenne 19
2.5.3. Double antenne - double jeu de barres 19
2.6. Mode d’alimentation des postes de livraison HTA 20
2.6.1. Simple dérivation ou en antenne 21
2.6.2. Coupure d’artère ou boucle 21
2.6.3. Double dérivation 22

CHAPITRE 3: Calcul des paramètres linéiques


3.1. Introduction 23
3.2. Détermination des paramètres linéiques d’une ligne (R L C G) 23
3.2.1. Calcul de la résistance (R) 23
3.2.2. Calcul de l’inductance 23
[Link]. Inductance d’un conducteur simple 24
[Link].1. Inductance interne due au flux magnétique interne 24
[Link].2. Inductance externe due au flux magnétique externe 25
[Link]. Inductance des lignes monophasées 26
[Link].1 Inductances propre et mutuelle 27
[Link].2. Inductances d’une ligne monophasée avec conducteur composée 28
[Link]. Inductance linéique d’une ligne triphasée 29
[Link].1. Espacement symétrique 29
[Link].2. Espacement asymétrique 30
[Link].2.1 Ligne transposée 31
3.3. Calcul des capacités linéiques 32
3.3.1. Champ électrique d’un conducteur rectiligne 32
3.3.2. Potentiel entre deux points 32
3.3.3. Capacité d’une ligne bifilaire 33
3.3.4. Capacité d’une ligne triphasée 33
[Link]. Espacement symétrique 33
[Link]. Espacement asymétrique 34
3.3.5. Effet du sol 36
3.4. La conductance due à l’effet couronne G 37

CHAPITRE 4: Modélisation des lignes aériennes


4.1. Introduction 38
4.2. Modélisation d’une ligne aérienne 38
4.2.1. Modèle d’une ligne courte 38

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SOMMAIRE

4.2.2. Modèle d’une ligne moyenne 39


4.2.3. Modèle d’une ligne longue 40
[Link]. Détermination des constantes d’intégration A1 et A2 42
[Link] Circuits équivalent d’une ligne longue 42
[Link]. Ligne sans pertes 43
4.2.4. Taux de régulation 44
4.2.5. Effet de FERRANTI 44
4.3. Transit de puissance à travers une ligne de transport 45
4.4. Compensation de l’énergie réactive 45
4.4.1. Compensation shunt par inductance 46
4.4.2. Compensation série et shunt par condensateur 47

CHAPITRE 5: Transformateur et système d’unité relative


5.1. Introduction 49
5.2. Rappels sur le transformateur monophasé 49
5.2.1. Symbole 49
5.2.3. Rapport de tension (essai à vide) 49
5.2.4. Rapport de courant (essai en charge) 50
5.2.5. Puissance apparente 50
5.2.6. Etude du transformateur réel 50
5.2.7. Etude du transformateur avec l’hypothèse de Kapp 51
5.2.8. Détermination des éléments équivalents 53
[Link]. Essai à vide 54
[Link]. Essai en court-circuit 54
[Link]. Représentation des tensions et courants dans le plan complexe 54
5.2.9. Rendements des transformateurs 54
5.3. Transformateurs triphasés 55
5.3.1. Constitution 56
5.3.2. Connections des transformateurs triphasés 56
5.3.3. Choix du couplage 57
5.3.4. Indice horaire 57
5.3.5. Rapport de transformation 58
5.3.6. Couplages normalisés 58
[Link] Couplage étoile-étoile Yy0 58
[Link] Couplage étoile-étoile Dy11 59
5.3.6.3Couplage étoile-zig zag Yz11 59
5.3.7. Marche en parallèle des transformateurs triphasés 59
5.3.8. Schéma monophasé équivalent 60
5.4. Système des grandeurs réduites (Le per unit) 62
5.4.1. Changement de base 63

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SOMMAIRE

CHAPITRE 6: Calcul des défauts symétriques


6.1. Introduction 65
6.2. Les principaux défauts de court-circuit 65
6.2.1. Caractéristiques des courts-circuits 65
6.2.2. Conséquences des défauts de court-circuit 66
6.3. Etablissement de l’intensité de court-circuit 67
6.3.1. Défaut éloigné des alternateurs 68
6.3.2. Défaut à proximité des alternateurs 70
6.4. Calcul du court-circuit par la théorie de Thévenin 72
6.4.1. Exemple 73
6.4.2 Puissance du court-circuit (Sélection du disjoncteur) 77
6.5. Analyse du défaut utilisant la matrice impédance bus 77

CHAPITRE 7: Les composantes symétriques


7.1. Introduction 81
7.2. Présentation de la méthode des composantes symétriques 81
7.3. Impédances de séquence 84
7.3.1 Impédances de séquence des charges connectées en Y 84
7.3.2 Impédance de séquence des lignes de transmission 85
7.3.3. Impédance de séquence du transformateur 86
7.4. Réseaux de séquence d’une machine synchrone (générateur) chargée 88

CHAPITRE 8: Calcul des défauts asymétriques


8.1. Introduction 90
8.2. Calcul des défauts asymétriques 90
8.2.1. Défaut phase-terre 90
8.2.2. Défaut phase-phase 92
8.2.3. Défaut biphasé terre 94
8.3. Calcul des défauts asymétriques par la matrice Zbus 95
8.3.1. Défaut phase-terre utilisant Zbus 95
8.3.2. Défaut biphasé utilisant Zbus 96
8.3.3. Défaut double Ligne-Terre utilisant Zbus 97
8.4. Tensions aux bus et courants de ligne durant le défaut 97

Références Bibliographiques 99

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AVANT-PROPOS

Avant-propos

Ce cours de réseaux électriques est destiné aux étudiants en troisième année Licence
électrotechnique, il est axé sur le calcul des paramètres des lignes électriques, la modélisation
des différentes parties du réseau, l’écoulement de puissances dans les réseaux électriques, et le
calcul des courants de court-circuit.

Il commence par des généralités sur les réseaux électriques (les modes de production d’énergie
électriques, les postes électriques et leurs éléments, types des réseaux électriques et leurs
différents éléments)

Le deuxième chapitre donnera les modes de transport, répartition et distribution de l’énergie


électrique une analyse des différentes architectures des réseaux avec un accent particulier sur le
design des postes qui sont un élément essentiel dans l’exploitation des réseaux électriques
(fiabilité, protection, maintenance . . . etc).

Le troisième chapitre se focalisera essentiellement sur les lignes électriques, leurs types, leurs
composants ainsi le calcul des caractéristiques longitudinales (Résistance, inductance), et aussi le
calcul des caractéristiques transversales (Capacité, conductance) des lignes électriques.

Le quatrième chapitre sera consacré aux différents modèles des lignes de transport d’énergie
électrique (modèle de ligne courte, modèle de ligne moyenne, modèle de ligne longue), ligne
sans pertes, chute de tension, et transite de puissance.

Le cinquième chapitre présentera le transformateur et le système des grandeurs réduites, qui


permet à l'ingénieur électricien d'avoir constamment à l'esprit des ordres de grandeurs relatifs de
certains paramètres indépendamment des niveaux de tension et de puissance.

Le sixième chapitre consistera au calcul des défauts symétriques qui peuvent affecter une ligne
électrique,

Au septième chapitre, nous présentons la méthode des composantes symétriques qui est utilisée
pour analyser les systèmes déséquilibrés.

Le dernier chapitre de ce cours traitera le calcul des courants de défaut asymétriques.

Connaissances préalables recommandées :


Cours de base d’électrotechnique fondamentale (électricité et circuit, champ électrique et
magnétique, puissance, régime triphasé, alternateur, moteur, transformateur).

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

CHAPITRE
1

GENERALITE SUR LES


RESEAUX ELECTRIQUE

1.1. Introduction

Benjamin Franklin est connu pour sa découverte de l'électricité. Né en 1706, il a commencé à


étudier l'électricité dans le début des années 1750.
Entre 1750 et 1850, il y avait beaucoup de grandes découvertes dans les principes de l'électricité
et du magnétisme par Volta, Coulomb, Gauss, Henry, Faraday, et d'autres. Il a été constaté que le
courant électrique produit un champ magnétique et un champ magnétique mobile produit de
l'électricité dans un fil.

En 1879, Thomas Edison a inventé une ampoule plus efficace. En 1882, il a placé en service le
premier système de distribution de courant continu (CC) à New York (centrale à vapeur-
électrique).

Le problème de ce mode de générations d’énergie électrique ne permet pas de transmettre cette


énergie très loin, car on ne peut le générer et l’utiliser qu’à des tensions basses pour des raisons
de sécurité et d’isolation.

Et pour satisfaire la demande, ils ont construit des stations de générations près des centres de
consommations, et chacun y allait de ses propres projets de mini réseaux.
Pour résoudre le problème du transport de l'énergie électrique sur de longues distances, William
Stanley a inventé le transformateur en 1885. Le transformateur a permis l'énergie électrique pour
être transporté sur de longues distances efficacement. Cela a permis de fournir de l'électricité aux
foyers et aux entreprises situées loin des centrales de production d'électricité. L'application de
transformateurs requis le système de distribution de type courant alternatif (CA).

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

1.2. Avantages et inconvénients du courant continu

Les avantages de la liaison en (CC) sont :


o Grace au développement de l’électronique de puissance, il est plus économique de convertir
la THT et UHT de l’alternateur au continu cela permit d’utiliser deux lignes au lieu de trois
et de le reconvertir à l’autre extrémité (recommander pour des lignes > 500 km).
o Les lignes à (CC) n’ayant pas de réactance (X), sont donc capables de faire transiter plus de
puissance que des lignes à (CA) avec des conducteurs de même section.
o L’utilisation du (CC) est mieux lorsqu’il s’agit de traverser des cours d’eau ou mer.

Les inconvénients de la liaison en (CC) sont :


 La production d’harmonique qui nécessite un filtrage robuste, et un système de
compensation d’énergie réactive important aux deux extrémités de la ligne.
 Difficulté de couper les courants continus, d’où dispositifs de coupure plus performants et
plus chers,

1.3. Avantages et inconvénients du courant alternatif

Les avantages de la liaison en (AC) sont :


o La suppression des collecteurs dans les alternateurs, permet de construire des alternateurs à
moyenne tension.
o La transformation de l’énergie électrique (élévation, abaissement).
o Transporter l’énergie électrique à des grandes distances.

Les inconvénients de la liaison en (AC) sont :


 Implique des effets inductifs et capacitifs (facteur de puissance <1),
 L’interconnexion de plusieurs réseaux nécessite, l’identité de la tension, de la fréquence et
de la phase,
 Implique un effet de peau d’où la nécessite de câbles et lignes adaptés et donc plus chers.
 Une liaison a courant alternatif est constituée au minimum de trois conducteurs dont chacun.

1.4. Définition du Réseau Electrique

Un réseau électrique est l'ensemble des composantes requises pour conduire l'énergie électrique
de la source (générateur) à la charge (consommateur). Cet ensemble comprend des
transformateurs, des lignes de transmission, des pylônes, des générateurs, des moteurs, des
réactances, des condensateurs, des appareils de mesure et de contrôle, des protections contre la
foudre et les courts-circuits, etc.

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

Les réseaux électriques ont pour fonction d'interconnecter les centres de production tels que les
centrales hydrauliques, thermiques..., avec les centres de consommation (villes, usines...).
L'énergie électrique est transportée en haute tension, voire très haute tension pour limiter les
pertes joules (les pertes étant proportionnelles au carré de l'intensité) et minimisé la chute de
tension puis progressivement abaissée au niveau de la tension de l'utilisateur final.
Les systèmes électriques sont des systèmes de livraison d'énergie en temps réel. Temps réel
signifie que l'électricité est produite, transportée, et fourni au même temps.
Les systèmes d'alimentation électriques ne sont pas des systèmes de stockage tels que les
systèmes d'eau et les systèmes de gaz. Au lieu de cela, les générateurs produisent de l'énergie que
la demande l'exige.

I.5. Constitution des réseaux électriques

1.5.1. Les centrales électriques

Il existe cinq principaux types de centrales électriques :


 Les centrales à combustibles fossiles, dites centrales thermiques classiques ;
 Les centrales nucléaires ;
 Les centrales hydroélectriques ;
 Les centrales solaires ou photovoltaïques ;
 Les centrales éoliennes.

[Link]. Centrales thermiques


Pour fonctionner, une centrale thermique à flamme a besoin d’une source de chaleur (pétrole,
charbon, gaz) qui va chauffer un fluide dans une chaudière (dans la majorité des cas, il s’agit
d’eau), ce fluide va ainsi passer de l’état liquide à l’état gazeux (tel que la vapeur par exemple).
Le gaz ainsi obtenu va faire tourner une turbine qui elle-même est reliée à un alternateur qui va
produire de l’énergie électrique (Figure.1.1).
Pour pouvoir faire tourner la turbine, il faut condenser le gaz en aval de la turbine grâce à une
source froide pour diminuer sa pression, à la sortie de la turbine, la vapeur est refroidie pour la
retransformer en eau puis, elle est renvoyée dans la chaudière. Le refroidissement de la vapeur
est confié à une réserve d’eau (cours d’eau)
Une centrale thermique à flamme fournit une puissance électrique de l’ordre de quelques
centaines de mégawatts

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

Figure.1.1. Centrales thermiques à vapeur

[Link]. Centrales nucléaires


Les centrales nucléaires produisent l'électricité à partir de la chaleur libérée par une réaction
nucléaire. Ce phénomène est provoqué par la division du noyau d'un atome, procédé qu'on
appelle fission nucléaire (Figure1.2).
Une centrale nucléaire est identique à une centrale thermique, sauf que la chaudière brûlant le
combustible fossile est remplacée par un réacteur contenant le combustible nucléaire en fission.
Une telle centrale comprend donc une turbine à vapeur, un alternateur, un condenseur, etc... ,
comme dans une centrale thermique conventionnelle . Le rendement global est semblable (entre
30 % et 40 %) et l'on doit encore prévoir un système de refroidissement important, ce qui
nécessite un emplacement près d'un cours d'eau ou la construction d'une tour de refroidissement.

Figure.1.2. Centrales nucléaires

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

 Energie libérée par la fission atomique


Lorsque le noyau d'un atome subit la fission, il se sépare en deux. La masse totale des deux
atomes ainsi formés est habituellement différente de celle de l'atome original. S'il y a une
diminution de la masse, une quantité d'énergie est libérée. Sa valeur est donnée par la formule :
. (1.1)
Avec :
= énergie libérée, en joules [ ]
= diminution de masse, en kilogrammes [ ];
= vitesse de la lumière [3 x 108 / ].
- La quantité d'énergie libérée est énorme, car une diminution de 1 g seulement donne une
énergie de 72.6 x 109joules, soit l'équivalent énergétique d'environ trois mille tonnes de charbon.

I.5.1.3. Centrales hydrauliques


Les centrales hydro-électriques convertissent l'énergie de l'eau en mouvement en énergie
électrique. L’énergie provenant de la chute d’une masse d’eau est tout d’abord transformée dans
une turbine hydraulique en énergie mécanique (Figure.1.3). Cette turbine entraîne un alternateur
dans le lequel l’énergie mécanique est transformée en énergie électrique.

Figure.1.3. Centrales hydrauliques

 Puissance disponible
D'une façon générale, la puissance que l'on peut tirer d'une chute dépend non seulement de la
hauteur de la chute, mais aussi du débit du cours d'eau. Le choix de l'emplacement d'une centrale
hydro-électrique dépend donc de ces deux facteurs.
La puissance disponible est donnée par l'équation :
. . .ℎ (1.2)
Où :

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

: puissance hydraulique, en kilowatts


: la masse volumique de l’eau /
: débit en mètres cubes par seconde [ / ]
ℎ : hauteur de la chute, en mètres [ ]
: l’accélération de la pesanteur 9.8 [m/s2]

I.5.1.4. Les centrales éoliennes


Une éolienne est une machine permettant de convertir la force du vent en électricité. Le principe
de fonctionnement de l'énergie éolienne est relativement simple : le vent fait tourner des pales
(on parle aussi d'une hélice) qui font elles-mêmes tourner un générateur. Le générateur
transforme à son tour l’énergie mécanique du vent en énergie électrique (Fiure.1.4).

Figure.1.4. Hélice d’une éolienne

 Puissance disponible
Puissance fournie par l’éolienne :
. . (1.3)
Avec :
: la surface du rotor face au vent en [ ²] ;
∶ la vitesse du vent en [ / ] ; et k un facteur;

[Link]. Les centrales solaires ou photovoltaïques


Cet autre moyen de fabriquer de l’électricité avec l’énergie solaire utilise les rayonnements
lumineux du soleil, qui sont directement transformés en un courant électrique par des cellules à
base de silicium ou autre matériau ayant des propriétés de conversion lumière/électricité
(Figure.1.5). Chaque cellule délivrant une faible tension, les cellules sont assemblées en
panneaux.

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

Figure.1.5. Centrales solaires ou photovoltaïques

I.5.1.6. Les avantages et les inconvénients des sources d’énergie


Source d’énergie Avantages Inconvénients
Fossiles (7%) : Faciles à exploiter Production de CO2
- Pétrole
- Gaz
- charbon
Nucléaire (79%) Moins cher aujourd’hui. Déchets radioactifs
Moins de CO2 Risque d’accident nucléaire.

Renouvelables (14%) : non polluantes Ne peuvent être implantée de partout.


- Eau Coût plus élevé.
- Soleil Faible puissance.
- Vent Fabrication recyclage des cellules
photovoltaïque

1.6. Les postes électriques

Tous les réseaux sont reliés entre eux par des postes électriques. On distingue trois types de
postes électriques, suivant les fonctions qu’ils assurent :
 Postes d’interconnexion : Permettent de relier entre eux plusieurs sections du réseau,
leur but est d’interconnecter plusieurs lignes électriques. Ils comprennent à cet effet un ou
plusieurs points communs triphasés appelés jeu de barres, sur lesquels différents départs
(lignes, transformateurs, etc.) de même tension.
 Postes de transformation : Dans lesquels il existe au moins deux jeux de barres à des
tensions différentes liés par un ou plusieurs transformateurs.
 Les postes mixtes : Les plus fréquents, qui assurent une fonction dans le réseau
d’interconnexion et qui comportent en outre un ou plusieurs étages de transformation.

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

1.6.1. Fonction des postes électriques

Dans les réseaux, les postes ont pour fonction en particulier :


 Élévation ou diminution de la tension : La tension de l'électricité fournie par le réseau
est modifiée par un ou plusieurs transformateurs placés dans le poste de transformation.
 D’organiser (configurer) : la topologie des réseaux c’est à dire l’affectation des lignes à
telles ou telles barres (bus) et donc ouvrir, fermer les disjoncteurs /sectionneurs.
 De surveiller : c’est la fonction qui consiste à mesurer le courant, la tension, les
puissances, enregistrer et traiter les alarmes etc.…
 De protéger : c’est la fonction de protection des ouvrages (lignes, postes…) dans les
réseaux par les disjoncteurs,

1.6.2. Les différents éléments du poste

[Link]. Transformateurs de puissances


Un transformateur de puissance est un appareil électrique
essentiel dans l'exploitation des réseaux électriques. Sa
définition selon la commission électrotechnique
internationale est la suivante : « Appareil statique à deux
enroulements ou plus qui par induction électromagnétique,
transforme un système de tension et courant alternatif en un
autre système de tension et courant de valeurs généralement
différentes, à la même fréquence, dans le but de transmettre
de la puissance électrique ». Il peut être monophasé ou
triphasé.

[Link]. Disjoncteurs
Le disjoncteur est un appareil qui peut interrompre des courants importants, qu’il s’agit du
courant normal ou des courants de défauts. Il peut donc être utilisé comme un gros interrupteur,
commandé sur place par un bouton poussoir ou télécommandé. De plus, le disjoncteur ouvre un
circuit automatiquement dès que le courant qui le traverse dépasse une valeur prédéterminée.
Quand il sert à interrompre les forts courant de court – circuit, il joue le même rôle qu’un fusible,
mais il a un fonctionnement plus sûr pas besoin de le remplacer après chaque interruption.

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

DisjoncteursSF6 monophasé Disjoncteurs SF6 triphasé


Les disjoncteurs les plus répandus sont :
 Les disjoncteurs à air comprimé
 Les disjoncteurs à vide
 Les disjoncteurs à l’huile
 Les disjoncteurs au SF6
Dans les disjoncteurs à gaz, le courant est coupé lorsqu’un soufflage suffisant est exercé sur l’arc
électrique pour le refroidir et l’interrompre.

[Link]. Sectionneurs
Les sectionneurs sont des appareils destinés à ouvrir ou fermer un circuit
électrique à vide, ne possèdent aucun pouvoir de coupure, ils ne permettent
d’ouvrir un circuit qu’en l’absence de tout courant,

[Link]. Parafoudres
Les parafoudres sont des appareils destinés à limiter la surtension imposée aux
transformateurs, instruments et machines électriques par la foudre et par les
manœuvres de commutation. La partie supérieure du parafoudre est reliée à un des
conducteurs de la ligne à protéger et la partie inferieur est connectée au sol par
une mise à la terre de faible résistance.

[Link]. Transformateur de courant


Selon la définition de la Commission électrotechnique
internationale, un transformateur de courant est « un
transformateur de mesure dans lequel le courant
secondaire est, dans les conditions normales d'emploi,
pratiquement proportionnel au courant primaire et déphasé
par rapport à celui-ci d'un angle voisin de zéro pour un
sens approprié des connexions ». La caractéristique la
plus importante d'un transformateur de courant est donc son rapport de transformation, exprimé
par exemple sous la forme 400A /1A.

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

L'équipement de mesure connecté à son secondaire est en général un ampèremètre, mais on peut
également brancher un wattmètre ou des relais de protection. Tous sont conçus pour mesurer des
courants de quelques ampères.

[Link]. Transformateur de tension


Selon la définition donnée par la Commission électrotechnique
internationale, un transformateur de tension est un
« transformateur de mesure dans lequel la tension secondaire est,
dans les conditions normales d'emploi, pratiquement
proportionnelle à la tension primaire et déphasée par rapport à
celle-ci d'un angle voisin de zéro, pour un sens approprié des
connexions ».

[Link]. Jeux de barres


Un jeu de barres est un ouvrage électrique
triphasé dominant sur la longueur du poste. Il
permet de relier entre eux les départs de
même tension qui y aboutit. Un poste
électrique peut être doté d’un, deux, voire
trois jeux de barres pour une tension donnée.

[Link]. Circuit bouchon haute tension


Les circuits bouchons sont utilisés dans les réseaux de transport et de
distribution. Les circuits bouchons sont des composants clés des systèmes
de courant porteurs en ligne (CPL), utilisés pour les signaux de
télécommande, les communications vocales, la télémétrie et la
téléconduite entre les postes d’un réseau électrique.

1.7. Les lignes électriques

Une ligne électrique est un ensemble de conducteurs, d’isolant et d’éléments accessoires destinés
au transport de l’énergie électrique. Les conducteurs sont en général en aluminium, en cuivre…
Une ligne électrique à haute tension peut être soit une ligne aérienne, soit un câble souterrain ou
sous-marin. Son rôle est de transporter l’énergie électrique.
D’après le principe de conservation de puissance, la haute tension est pour deux raisons :
 L’augmentation de la tension permet de diminuer le courant.
 La réduction du courant permet d'utiliser de plus petites tailles de conducteurs.

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

Les lignes de transmissions utilisent plusieurs conducteurs par phase appelée faisceaux.
L’objectif de cette dernière est pour augmenter la capacité de transport d'énergie d'une ligne
électrique.

1.7.1. Eléments constitutifs d’une ligne aérienne

[Link]. Les conducteurs de phase


Les conducteurs sont « nus » c'est-à-dire que leur isolation électrique est assurée par l’air. La
distance des conducteurs entre eux et avec le sol garantit la bonne tenue de l’isolement. Cette
distance augmente avec l’augmentation du niveau de tension. On général on utilise des
conducteurs en aluminium, ou en alliage aluminium – acier.

[Link]. Les Eclateurs


L'éclateur est généralement constitué de deux électrodes,
l'une reliée à l'élément à protéger et l'autre à la terre. Leur
distance est généralement réglable de façon à ajuster la
tension d'amorçage. Son écartement est réglé pour provoquer
l’amorçage si les surtensions des réseaux sont importantes.

[Link]. Les Pylônes


Le rôle des pylônes est de maintenir les câbles a une distance minimale de sécurité du sol et des
obstacles environnants, afin d’assurer la sécurité des personnes et des installations situées aux
voisinages des lignes. Le choix des pylônes se fait en fonction des lignes à réaliser, de leur
environnement et des contraintes mécaniques liées au terrain et aux conditions climatique.

Pylônes nappe Pylônes Triangle Pylône Double drapeaux

[Link]. Les isolateurs


Les isolateurs assurent l’isolement électrique entre les câbles conducteurs et les supports. Sur le
réseau de transport, les isolateurs sont utilisés en chaîne, dont la longueur augmente avec le
niveau de tension. La chaîne d’isolateurs joue également un rôle mécanique, elle doit être
capable de résister aux efforts dus aux conducteurs, qui subissent les effets du vent, de la neige.
Les isolateurs ont deux fonctions principales :
 Ils empêchent le courant électrique de phase de passer dans les pylônes.
 Ils accrochent les conducteurs de phase au pylône

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

Chaînes d’ancrage Chaînes V Chaînes droite

[Link]. Câbles de garde


Les câbles de gardes ne conduisent pas le courant. Ils sont situés
au-dessus des conducteurs de phase. Ils jouent un rôle de
paratonnerre au-dessus de la ligne, en attirant les coups de foudre,
et en évitent le foudroiement des conducteurs. Ils sont en général
réalisés en acier. Au centre du câble d’acier on place parfois un
câble fibre optique qui sert à la communication de l’exploitant.

[Link]. Prises de terre des pylônes


Les pylônes des lignes de transport d'énergie sont reliés à des prises de terre conçues avec grande
précaution afin de leur assurer une faible résistance effectivement. Il ne faut pas que la chute de
tension dans la prise de terre provoquée par un courant de foudre qui frappe le pylône dépasse la
tension de contournement des isolateurs. Sinon les trois phases de la ligne se mettent en court-
circuit entre elles et à la terre.

1.8. Appel de puissance d'un réseau

La puissance demandée par l'ensemble des clients d'un réseau subit de grandes fluctuations selon
l'heure de la journée et selon les saisons. Le graphique de la figure.1.6 montre des variations
saisonnières et quotidiennes typiques pour un réseau.
On remarque dans cet exemple que la pointe de 15 GW en hiver se produit vers 17 h, car c'est à
ce moment que les lumières sont allumées dans toutes les maisons et que plusieurs usines sont
encore en marche. Par contre, le creux de la demande arrive aux petites heures du matin.
Si l'on ramène les appels de puissance journaliers à une base annuelle, on obtient le graphique de
la Figure.1.7. Par exemple, cette figure indique qu'un appel de puissance de 9 GW existe pendant
70 % du temps, tandis qu'un appel de 12 GW ne se produit que 15 % du temps. On s'aperçoit
qu'une puissance de base de 6 GW est requise en tout temps, qu'une puissance intermédiaire
additionnelle de 6 GW est requise pendant au moins 17 % du temps et qu'une puissance de
pointe de 3 GW n'est requise que pendant une courte période.

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CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES RESEAUX ELECTRIQUE

Figure.1.6. Fluctuations typiques de l'appel de puissance durant l’année et le jour

Ces fluctuations de l'appel de puissance obligent les compagnies d'électricité à prévoir trois
classes de centrales de génération :
 Les centrales de base de grande puissance qui débitent leur pleine capacité en tout temps.
Les centrales nucléaires et les centrales thermiques sont particulièrement aptes à remplir
ce rôle.
 Les centrales intermédiaires de puissance moyenne qui peuvent réagir rapidement aux
fluctuations de la demande. C'est le cas des centrales hydrauliques dont le débit est
facilement contrôlable.
 Les centrales de pointe de puissance moyenne qui ne débitent leur pleine capacité que
pendant de courtes périodes. C’est pourquoi les compagnies d'électricité encouragent les
usagers à limiter leur charge de pointe.
Les centrales de pointe doivent être mises en marche dans un délai très court ; elles utilisent donc
des moteurs diesel, des turbines à gaz, des moteurs à air comprimé ou des turbines hydrauliques
à réserve pompée.
A noter que la période de démarrage est de quatre à huit heures pour les centrales thermiques et
de quelques jours pour les centrales nucléaires. En effet, il n'est pas économique d'utiliser ces
stations pour fournir une puissance de pointe.

Figure.1.7. Appel de puissance en fonction de son temps d'utilisation annuel.

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CHAPITRE 2 : MODES DE TRANSPORT, REPARTITION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

CHAPITRE
2

MODES DE TRANSPORT, REPARTITION ET


DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

2.1. Description des réseaux électriques

Les réseaux électriques sont constitués par l’ensemble des appareils destinés à la production, au
transport, à la distribution et à l’utilisation de l’électricité depuis les centrales de génération
jusqu’aux maisons de campagne les plus éloignées (Figure.2.1).

Figure.2.1. Structure des réseaux de transport et de distribution (schéma unifilaire)

L'énergie électrique produite est directement injectée sur le réseau de transport maillé à très
haute tension pour être transportée sur de grandes distances avec un minimum de pertes. Elle
"descend" ensuite sur les réseaux de répartition, puis ceux de distribution d’où elle est distribuée
aux gros consommateurs et aux réseaux de distribution à basse tension.

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CHAPITRE 2 : MODES DE TRANSPORT, REPARTITION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

2.2 Les niveaux de tension et les types de réseau électrique

Généralement, le réseau est composé dans le sens du transit de l’énergie des éléments suivants :

Figure.2.2. Schéma unifilaire d'un réseau en fonction du niveau de tension

Les réseaux électriques sont hiérarchisés. La plupart des pays mettent en œuvre (selon CEI) :

Un réseau de transport UHT : 500KV  Un


Un réseau de transport THT : 150KV  Un  500 KV
Un réseau de répartition HT : 60 KV  Un  150 kV
Un réseau de distribution MT : 1KV  Un  60 kV
Un réseau de distribution BT : 400/230 V

La nouvelle norme en vigueur en France UTE C18-510 définit les niveaux de tension alternative
et continue comme suit :
Domaines de tension Valeur de la tension nominale ( Un en Volts)
Courant alternatif Courant continu
Très Basse Tension TBT Un  50 Un  120
Basse Tension TB BTA 50  Un  500 120  Un  750
BTB 500  Un  1000 750  Un  1500
Haute Tension HT HTA 1000  Un  50 000 1500  Un  75000
HTB Un  50 000 Un  75000

2.3. Les moyens d’acheminer l’électricité

Comme l’électricité ne se stocke pas en grande quantité, la production doit s’adapter sans cesse à
la consommation. C’est pourquoi l’énergie produite doit être acheminée en temps réel jusqu’aux
consommateurs.
Deux types de réseaux électriques permettent d’assurer cet acheminement :
 Le réseau de transport d’électricité est situé en amont des réseaux de distribution, il se
compose de deux sous-ensembles :
- Le réseau de grand transport et d’interconnexion est destiné à transporter des
quantités importantes d’énergie sur de longues distances. Il constitue l’ossature

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CHAPITRE 2 : MODES DE TRANSPORT, REPARTITION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

principale pour l’interconnexion des grands centres de production. Ce réseau peut être
assimilé au réseau autoroutier. Son niveau de tension est de 400 000 volts, soit le
niveau le plus élevé en Algérie.
- Les réseaux de répartition régionale ou locale sont destinés à répartir l’énergie en
quantité moindre sur des distances plus courtes. Le transport est assuré en très haute
tension (220 000 volts) et en haute tension (150 000 et 90 000 volts). Ce type de
réseau est l’équivalent des routes nationales dans le réseau routier.
 Les réseaux de distribution sont destinés à acheminer l’électricité à l’échelle locale,
c’est-à-dire directement vers les consommateurs de plus faible puissance. La distribution
est assurée en moyenne tension (30 000 volts) et en basse tension (400 et 230 volts).
C’est l’équivalent des routes départementales et des voies communales dans le réseau routier

2.4. Structures topologiques des réseaux

2.4.1. Réseau radial

Si l'énergie transportée par un réseau vers un client y parvient par un seul parcours, on parle de
distribution radiale. (Utilisé pour le réseau rural)

Figure.2.3. Structure d’un réseau radial

2.4.2. Réseau bouclé

Si l'énergie transportée par un réseau vers un client y parvient par plusieurs parcours, on parle de
distribution bouclée. (Utilisé pour les réseaux de répartition)

Figure.2.4. Structure d’un réseau bouclé

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CHAPITRE 2 : MODES DE TRANSPORT, REPARTITION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

2.4.3. Réseau maillé

Les réseaux maillés sont des réseaux on toutes les lignes sont bouclés formant ainsi une structure
analogue au maille d’un filet. Ils sont utilisés pour les réseaux de distribution à basse tension et
pour les réseaux de transport.

Figure.2.5. Structure d’un réseau bouclé

2.5. Mode d’alimentation des postes de livraison HTB

Les schémas électriques des postes de livraison HTB les plus couramment rencontrés sont les
suivants :

2.5.1. Simple antenne

Avantage : Coût minimal

Inconvénient : Disponibilité faible

Figure.2.6. Alimentation simple antenne d'un


poste de livraison HTB

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CHAPITRE 2 : MODES DE TRANSPORT, REPARTITION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

2.5.2. Double antenne

Mode d'exploitation :
- Normal :
Les deux disjoncteurs d'arrivée des sources sont fermés, ainsi que le sectionneur de couplage.
Les transformateurs sont donc alimentés par les 2 sources simultanément.
- Perturbé :
En cas de perte d'une source, l'autre source assure la totalité de l'alimentation.
Avantages :
- bonne disponibilité, dans la mesure où chaque source peut alimenter la totalité du réseau
- maintenance possible du jeu de barres, avec un fonctionnement partiel de celui-ci
Inconvénients :
- solution plus coûteuse que l'alimentation simple antenne
- ne permet qu'un fonctionnement partiel du jeu de barres en cas de maintenance de celui-ci

Figure.2.7. Alimentation double antenne d'un poste de livraison HTB

2.5.3. Double antenne - double jeu de barres

Mode d'exploitation :
Normal: La source 1 alimente, par exemple, le jeu de barres JDB1 et les départs Dep1 etDep2.
La source 2 alimente, par exemple, le jeu de barres JDB2 et les départs Dep3 etDep4.
Le disjoncteur de couplage peut être maintenu fermé ou ouvert.
Perturbé : En cas de perte d'une source, l'autre source assure la totalité de l'alimentation.

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CHAPITRE 2 : MODES DE TRANSPORT, REPARTITION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

En cas de défaut sur un jeu de barres (ou maintenance de celui-ci), le disjoncteur de


couplage est ouvert et l'autre jeu de barres alimente la totalité des départs.
Avantages :
- bonne disponibilité d'alimentation
- très grande souplesse d'utilisation pour l'affectation des sources et des charges, et pour la
maintenance des jeux de barres
- possibilité de transfert de jeu de barres sans coupure (lorsque les jeux de barres sont
couplés, il est possible de manœuvrer un sectionneur si son sectionneur adjacent est
fermé).
Inconvénient :
- surcoût important par rapport à la solution simple jeu de barres

Figure.2.8. Alimentation double antenne - double jeu de barres d'un poste de livraison HTB

2.6. Mode d’alimentation des postes de livraison HTA

Ce type des postes sont caractérisé par:


- -Les tensions d'entrées sont : 10 ou 30 kV
- -Les tensions de sortie (utilisation) sont : 230/ 400 V
- -Puissance : S < 630 kVA,

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CHAPITRE 2 : MODES DE TRANSPORT, REPARTITION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

2.6.1. Simple dérivation ou en antenne

Ce type de poste est utilisé en général pour la distribution publique MT (HTA) en lignes
aériennes.
Il comporte une seule source d'alimentation possible par le distributeur.
 Avantage : économique car une cellule d'alimentation
 Inconvénient : en cas de défaut sur le câble pas de possibilité de réalimentation
Utilisateur : milieu rural et aux alentours des petites villes

Figure.2.9. Alimentation simple dérivation d'un poste de livraison HTA

2.6.2. Coupure d’artère ou boucle

La distribution en coupure d’artère en figure ci-dessous est très répandue. Ce type de réseau est
surtout réalisé en souterrain et, en général, en milieu urbain. En cas de défaut sur une partie de la
boucle, on peut toujours alimenter tous les postes en ouvrant la boucle à l’endroit du défaut à
l’intérieure des postes, ce dernier équipé par deux cellules arrivées et une cellule de protection.

Figure.2.10. Poste abonné alimenté en coupure d’artère.

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CHAPITRE 2 : MODES DE TRANSPORT, REPARTITION ET DISTRIBUTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

2.6.3. Double dérivation

La distribution en double dérivation en figure ci-dessous permet dans les zones de forte densité
de maintenir un haut niveau de disponibilité de l’énergie électrique. Dans ce cas chaque poste est
alimenté par deux câbles HTA avec permutation automatique en cas de manque de tension sur
l’une des deux arrivées.

Figure.2.11. Poste abonné alimenté en double dérivation

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

CHAPITRE
3

CALCUL DES PARAMETRES


LINEIQUES

3.1. Introduction

Une ligne électrique est le composant majeur d’un système de puissance, elle doit être
représentée quantitativement par une combinaison de quatre paramètres électriques statiques :
résistance R, inductance L, capacitance C et conductance G.

3.2. Détermination des paramètres linéiques d’une ligne (R L C G)

3.2.1. Calcul de la résistance (R)

La résistance ohmique R, exprimée en Ω, en courant continu DC et en basse fréquence, d'un


conducteur homogène de longueur en (m), de section uniforme S en (m²) et de résistivité ρ
(Ω.m) en fonction de la température est donnée par la formule :

(3.1)

Avec :
1+" − (3.2)
Où : est la résistivité du conducteur à 20 °C [Ω.m]
" : est le coefficient de température [°$ -1] ("=0.004 °$ -1 pour le Cu et Al)

3.2.2. Calcul de l’inductance

Un conducteur porteur de courant produit des lignes de flux magnétiques concentriques autour
du conducteur. Si le courant varie avec le temps, le flux magnétique change et une tension est
induite. Par conséquent, une inductance est présente, définie comme le rapport de la liaison de
flux magnétique % et du courant &.
%
'
&
(3.3)

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

Le flux magnétique produit par le courant dans les conducteurs de ligne de transmission produit
une inductance totale dont l'amplitude dépend de la configuration de la ligne.

[Link]. Inductance d’un conducteur simple


Considérons un conducteur cylindrique plein d'une longueur infinie, de rayon r, transportant le
courant & comme indiqué à la Figure.3.1. Si le conducteur est constitué d'un matériau non
magnétique et que le courant est supposé uniformément distribué (pas d'effet de peau), les lignes
de champ magnétique interne et externe générées sont des cercles concentriques autour du
conducteur dont la direction est définie par la règle de la main droite.

Figure.3.1. Lignes de flux magnétique concentriques externes et internes autour du conducteur.

L’inductance propre '( du conducteur peut être définie comme la somme des contributions des
liaisons de flux internes et externes au conducteur.
'( ')*+ + ',-+ (3.4)

[Link].1. Inductance interne due au flux magnétique interne


L'intensité de champ magnétique .- , autour d'un cercle de rayon / 0 1 (Figure.3.2), est constante
et tangente au cercle. La loi d'Ampère nous donne la relation entre .- et le courant &- qui circule
à l’intérieur de ce cercle :

Figure.3.2. Flux magnétique interne


3-
2 .- . 4 &- (3.5)

&-
.-
26/
(3.6)

Si on néglige l'effet de peau et supposant que la densité de courant est uniforme sur la section de
conducteur, c.à.d :
& &-
61 6/
(3.7)

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

En substituant l’expression de &- dans celle de champ magnétique (3.6) :


&
.- /
261
(3.8)

Pour un conducteur non magnétique à perméabilité constante 7 ,, l’induction magnétique est


donnée par : 8- = 7 .- , donc :
7 &
8- /
261
(3.9)

Où 7 , est la perméabilité de l'espace libre (ou de l'air) et est égal à 4610;< H/m.
Le flux élémentaire 4%- sur une petite région d’épaisseur et 1 mètre de longueur du conducteur
est :
7 &
4%- 8- 4/. 1 /4/
261
(3.10)

Le calcul de différentiel de flux total est simple puisque seule la fraction (6/²/61² ) du courant I
est relié au flux. On multiple l'équation (3.10) par (/²/1²
/ 7 &
4%+ = > 4%- / 4/
1 261 ?
(3.11)

Le flux total est trouvé en intégrant de 0 à r :


7 & @ 7 &
%)*+ 2 / 4/ B/
261 ? 86
(3.12)

La valeur d'inductance due au flux embrassé interne est :


%)*+ 7
./
)*+
& 86
(3.13)

[Link].2. Inductance externe due au flux magnétique externe


Considérons le champ .- externe du conducteur au rayon / C 1 comme montré dans la
DE F
Figure.3.3. Puisque le cercle au rayon x entoure le courant entier, donc &- & , 8-
3-

Figure.3.3. Liaison de flux entre D1 et D2

Puisque le courant total & est entouré par le flux en dehors du conducteur, le flux 4%+ embrassé
est numériquement égal au flux élémentaire 4%- . Comme pour le cas précédent :
7 &
4%+ 4%- 8- 4/. 1 4/
26/
(3.14)

Le flux embrassé entre les deux points D1 et D2 est trouvé par l’intégration de 4%+ .

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

G
7 & 1 7 & J2
%,-+ 2 4/ I B/
26 / 26 J1
(3.15)
GH
L’inductance entre deux points externes à un conducteur sont :
7 J2
',-+ I ./
26 J1
(3.16)

[Link]. Inductance des lignes monophasées


Soit une ligne monophasée de deux conducteurs solides ronds de rayon 1H et 1 chaque
conducteur est parcouru par un courant &H −& (Figure.3.4). Les deux conducteurs sont séparés
par une distance D tel que 11 ≪ D, 12 ≪ D .

Figure.3.4. Ligne monophasée à deux fils.

L’inductance du conducteur 1 est :


'H 'H)*+ + 'H,-+
7 7 J
+ I
86 26 1H
7 1 J
N + I O
26 4 1H
7 H J
N I P? + I O
26 1H
(3.17)

7 J
=I >
26 1H P ;H⁄?
7 J
I R ./ ; T1HR 1H P ;H⁄? U
26 1H
De même, on trouve l'inductance du conducteur 2 comme suit :
7 J
' I R ./ ; T1 R 1 P ;H⁄? U
26 1
(3.18)

Le terme 1 R 1 P ;H⁄? est connu mathématiquement comme le rayon moyen géométrique propre
(RMG) d’un cercle de rayon r.
L’inductance totale d’une ligne monophasée par phase et par mètre de longueur est donnée par :
7 J 7 J
' 'H+ ' I R+ I R
26 1H 26 1
7 1 7 1 7 1
(3.19)
I R+ I R−2 I
26 1H 26 1 26 J

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

Si les deux conducteurs sont identiques 1H 1 1 et 'H ' , l’inductance totale d’une ligne
monophasée par phase et par mètre de longueur est donnée par :
7 J
' I R ./
6 1
(3.20)

[Link].1 Inductances propre et mutuelle


L'inductance série par phase pour la ligne bifilaire monophasée ci-dessus peut être exprimée en
termes d'auto-inductance de chaque conducteur et de leur inductance mutuelle. Considérons une
longueur d'un mètre du circuit monophasé représenté par deux bobines caractérisées par les auto-
inductances 'HH et ' et l'inductance mutuelle 'H . La polarité magnétique est indiquée par des
symboles de points, comme illustré à la Figure.3.5.

Figure.3.5. Ligne monophasé représenté par deux bobines en en parallèles

Le flux total de chaque conducteur sont données par :


∅H 'HH &H + 'H &
∅ 'H &H + ' &
(3.21)

Puisque &H −& , nous avons :


∅H 'HH − 'H &H
YZZ[ZZ\
]H
∅ −'ZZ[Z
YZ H +Z
'Z\ &
(3.22)
]
Donc l’inductance totale d’une ligne monophasée est :
' 'H+ ' 'HH + ' −2'H (3.23)
En comparant (3.23) avec (3.19), nous concluons les expressions équivalentes suivantes pour les
inductances propres et mutuelles :
7 1
'HH I R
26 1H
7 1
' I R
26 1
(3.24)

7 1
'H ' H I
26 J
La notion de l’inductance propre et mutuelle peut être étendue à un groupe de n conducteurs.
Considérons n conducteurs transportant des courants de phase &H , & … &* , tels que :
&H + & + ⋯ + &) + ⋯ + &* 0 (3.25)
En généralisant l’équation (3.21), le flux total du conducteur i est :

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

*
7 1 1
∅) `&) I R + a &b I d e≠g
26 1) J)b
(3.26)
bcH
*
7 1
∅) `a &b I d J)) 1)R
26 J)b
(3.27)
bcH

[Link].2. Inductances d’une ligne monophasée avec conducteur composée


Considérons une ligne monophasée constituée de deux conducteurs composites X et Y comme la
montre la Figure.3.6. Le courant est assumé être divisé uniformément sur les sous-conducteurs.
Le courant par brin est de &/I pour le conducteur X et −&/ pour le conducteur Y.

Daa’ a’
a
dab
m’ b’
b
n
c c’

X Y
Figure.3.6. Ligne monophasée avec deux conducteurs composites

Le flux du filament h est :


* k
7 1 1
∅i `a &b I + a &j I d 4)) 1)R
26 4ib Jij
bci l jci
7 1 1 1
N&i I + &m I + ⋯ + &* I O
26 4ii 4im 4i*
7 1 1 1
+ N&il I + &m l I + ⋯ + &k l I O
26 Jiil Jiml Jikl
(3.28)

7 & 1 & 1
nN I O−N I Oo
26 I 4ii 4im … 4i* Jiil Jiml … Jikl
7 pJiil Jiml … Jikl
q

& I r
26 p4ii 4im … 4i*
De même manière pour les autres filaments :
7 pJmil Jmml … Jmkl
q

∅m & I r
26 p4mi 4mm … 4m*
⋮ ⋮ ⋮ (3.29)
7 pJ*il J*ml … J*kl
q

∅* & I r
26 p4*i 4*m … 4**
L’inductance de filament h est :
∅i ∅i
'i I
&/I &
(3.30)

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

L’inductance moyenne d’un filament du groupe X est :


'i + 'm + ⋯ + '*
'ktu
I
(3.31)

Le groupe X est la forme de n filament en parallèle :


'ktu
'-
I
(3.32)

Finalement l’inductance de la conducteur X est :


7 Jvw-u
'- I ./
26 vw-
(3.33)

Avec : vw- et Jvw-u est le rayon moyen géométrique et la distance moyenne géométrique
Tel que :
H⁄*y
* *

vw- `x x 4)b d p 4ii 4im … 4i* … 4*i 4*m … 4** , 4)) 1)R
ry (3.34)
)cH bcH
H⁄*k
* k

Jvw-u `x x J)b d p Jiil Jiml … Jikl … J*il J*ml … J*kl


rq (3.35)
)cH bcH

De même manière pour 'u :


7 Jvw-u
'u I ./
26 vwu
(3.36)

vwu p 4ii 4im … 4i* … 4*i 4*m … 4**


qy (3.37)
Donc l’inductance totale d’une ligne monophasée composée est donnée par :
7 Jvw-u
' '- + 'u I ./
6 vw- × vwu (3.38)

[Link]. Inductance linéique d’une ligne triphasée

[Link].1. Espacement symétrique


Considérons une ligne triphasée d’un mètre de longueur avec un conducteur par phase, chacun
de rayon r, symétriquement espacés en configuration triangulaire (Figure.3.7)
qa
r

D D

qc qb
r D r

Figure.3.7. Ligne triphasée symétriquement espacée

Assumant des courants triphasés équilibrés, nous avons : &i + &m + &{ 0
Le flux embrassé totale du conducteur de phase h est :

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

7 1 1 1
∅i N&i I R + &m I + &{ I O
26 1 J J
7 1 1 7 J
n&i I R + YZ
&mZ[Z
+ Z\
&{ I o &i I R
(3.39)
26 1 J 26 1
;F|
De même manière pour ∅m et ∅{ . Et l’inductance par phase par mètre est donnée par :
7 J
'i 'm '{ &i I R
26 1 (3.40)

[Link].2. Espacement asymétrique


Dans ce cas, les distances entre les phases diffèrent les unes des autres J12 ≠ JH J comme
le montre la Figure.3.8
a

Dab
Dac
b
Dbc
c

Figure.3.8. Ligne triphasée à espacement asymétrique

Les flux embrassés sont donnés pour chaque conducteur par :


7 1 1 1
∅i }&i I R + &m I + &{ I }
26 1i Jim J i{
7 1 1 1
∅m ~&m I R + &i I + &{ I ~
26 1m Jim J m{
(3.41)

7 1 1 1
∅{ }&{ I R + &m I + &i I }
26 1{ Jm{ J i{
Pour des courants triphasés équilibrés avec &i comme référence, nous avons :
&m h &i
&{ h &i
(3.42)

7 1 1 1
Donc :
∅i } I R+h I +h I }&
26 1i Jim J i{ i
7 1 1 1
∅m ~ I R +h I +h I ~&
26 1m Jim J m{ m
(3.43)

7 1 1 1
∅{ } I R+h I +h I }&
26 1{ Jm{ J i{ {
On déduit les inductances par phase et par mètre :
7 1 1 1
'i } I R+h I +h I }
26 1i Jim J i{
7 1 1 1
'm ~ I R +h I +h I ~
26 1m Jim J m{
(3.44)

7 1 1 1
'{ } I R+h I +h I }
26 1{ Jm{ J i{

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

On constate que les inductances de chaque phase sont différentes, ce qui provoque un
déséquilibre dans le réseau électrique. En utilisant dans ce cas la transposition de phase pour
trouver la symétrie en bonne mesure et d’obtenir un modèle par phase.

[Link].2.1 Ligne transposée


Pour avoir un équilibre sur les trois phases de ligne, les conducteurs sont disposés de façon que
chaque phase occupe une position pour la même distance (Figure.3.9).
a a b c
(1)
Dab
Dac b c a
(2)
b
c a b
c (3)
(I) (II) (III)

Figure.3.9. Ligne triphasée transposée

L’inductance sera la moyenne des trois tronçons


Le flux embrassé de conducteur h est :
∅Fi + ∅FF
i + ∅i
FFF
∅i
3
(3.45)

Avec :
7 1 1 1
∅Fi ~&i I R + &m I + &{ I ~
26 1H JH JH
7 1 1 1
∅FF ~&i I R + &m I + &{ I ~
i
26 1 JH JH
(3.46)

7 1 1 1
∅FFF ~&i I R + &m I + &{ I ~
i
26 1 J J
En substituant l’équation (3.46) dans (3.45), on trouve :
7 1 1 1
∅i €&i I R R R + YZ
&mZ[Z
+ Z\
&{ I €
26 3 1H 1 1 JH J JH
;F|

7 pJH J JH
(3.47)

∅i ~&i I • R R R ~
26 p1H 1 1
De même manière on trouve le flux ∅m et ∅{ .
Donc l’inductance par phase par mètre est :
7 J,‚
'i 'm '{ I
26
(3.48)
,‚]
Avec :
p1HR 1 R 1 R

,‚]

J,‚ pJH J JH

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

NB : Si la ligne est formée par des conducteurs de phase en faisceaux, l’inductance linéique est
la même que la précédente avec :
H⁄*y
* *

p vwH] vw vw ƒù ∶ vw] `x x 4)b d , 4)) 1)R



,‚] ] ]
)cH bcH
H⁄*k
* k

J,‚ pJvwH Jvw JvwH



ƒù ∶ Jvw)b `x x J)b d
)cH bcH

3.3. Calcul des capacités linéiques

3.3.1. Champ électrique d’un conducteur rectiligne

Considérons un long conducteur rond de rayon r portant une charge de q coulombs/m comme
montré sur la Figure.3.10 :
 Le conducteur est supposé comme un conducteur de longueur infinie pour négligé les
effets des extrémités
 Le conducteur est supposé chargé uniquement par une charge q
 Le conducteur supposé dans un espace libre

P
P
x q
Sb1 + + + + + + + + + + Sb2 x
+ + + + + + + + +

Sl
Figure.3.10. Surfaces de Gauss au tour d’un conducteur

D’après le théorème de Gauss :

… †⃗ ††††⃗
4 … 4
‰ ‰
(3.49)
ˆ Š
On peut calculer le champ électrique au point P :

… †⃗ ††††⃗
4 … n †⃗ ††††⃗ †⃗ ††††⃗
4 ‹ + Y[\ †⃗ ††††⃗
4 mH + Y[\4 m o
ˆ ˆ ‰

… †⃗ ††††⃗
4 ‹

(3.50)
ˆ

26/

Finalement on trouve :
1
Œ/
26‰ /
(3.51)

Avec est l’intensité du champ électrique, et ‰ est la permittivité du vide (8.85×10-12)

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

3.3.2. Potentiel entre deux points


La relation entre le champ électrique et la différence potentiel est donnée par :
•Œ
†⃗ −††††††††††⃗
1h4Œ − Ž⃗
•/
(3.52)

Par l’intégration de l’équation suivante, on trouve la différence de potentiel entre deux positions
x1 et x2 :
1
P2
• - -
2 4Œ −2 4/ −2 4/
26‰ /
x2
(3.53) P1
•H -H -H x1
Donc :
/
ŒH I Œ
26‰ /H
(3.54)

3.3.3. Capacité d’une ligne bifilaire


Considérant une ligne monophasée d’un mètre constituée de deux long conducteurs ronds solides
de rayon 1H et 1 comme le montre la Figure.3.11 :
q1 q2
r1 r2

Figure.3.11. Ligne monophasée à deux fils

La différence de potentiel ŒH due aux deux charges H et est donné par :


ŒH ŒH + ŒH y
‚• ‚

J 1
I + I
H
(3.55)
26‰ 1H 26‰ J
Pour une ligne monophasée − H − , donc :
J
ŒH I
26‰ 1H 1
(3.56)

Pour un mètre de longueur, la capacitance entre les conducteurs est :


26‰
$H ‘/
ŒH J
I1 1
(3.57)
H
On remarque que la capacité d’une ligne déponde des propriétés physiques et géométriques.

3.3.4. Capacité d’une ligne triphasée

[Link]. Espacement symétrique


Considérons une ligne triphasée d’un mètre de longueur avec un conducteur par phase, chacun
de rayon 1, symétriquement espacés en configuration triangulaire, comme le montre en
Figure.3.12.

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

qa
r

D D

qc qb
r D r

Figure.3.12. Ligne triphasée symétriquement espacée

Pour un système équilibré i m { 0.


La différence de potentiel Œim due aux trois charges H , P’ est donné par :
Œim Œim • + Œim y + Œim •
‚ ‚ ‚

J 1 J
I + I + I
H
(3.58)
26‰ 1 26‰ J 26‰ J
Œi{ Œi{ • + Œi{ y + Œi{ •
‚ ‚ ‚

J J 1
I + I + I
H
(3.59)
26‰ 1 26‰ J 26‰ J

;‚•
Donc :
J “”•
+”– 1
Œim + Œi{ + I I
H
26‰ 1 26‰ J
J
I
H
26‰ 1
(3.60)

J
3 I 3Œi*
H
26‰ 1

J
Alors :
Œi* I
H
26‰ 1
(3.61)

La capacité par phase par mètre est donnée par :


26‰
$i* $m* ${* ‘/
J
I1
(3.62)

Finalement le tronçon transversal de la ligne peut être représente comme suite :


a
Cna
Cnc Cnb

c b

Figure.3.13. Représentation transversale de la ligne

[Link]. Espacement asymétrique


Pour avoir un équilibre sur les trois phases de ligne, les conducteurs sont disposés de façon que
chaque phase occupe une position pour la même distance (Figure.3.14).

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

qa a b c
(1)
Dab
Dac b c a
(2)
qb
c a b
qc (3)
(I) (II) (III)

Figure.3.14. Ligne triphasée transposée

La capacité par phase sera la moyenne des trois tronçons


Le flux embrassé de conducteur h est :
La différence de potentiel Œim due aux trois charges i, m et { , dans les trois tronçons est
donné par :
ŒimF + ŒimFF + ŒimFFF
Œim
3
(3.63)

Avec :
JH 1 J
ŒimF + I I + I
i m {
26‰ 1H 26‰ JH 26‰ JH
JH 1H JH
ŒimFF I + I + I
i m {
26‰ 1 26‰ JH 26‰ J
(3.64)
J 1 JH
ŒimFFF I + I + I
i m {
26‰ 1 26‰ J 26‰ JH
En substituant l’équation (3.64) à (3.63), On trouve
pJH JH J p1H 1 1
• •

Œim I + I•
i m
26‰ p1H 1 1

26‰ pJH JH J
− J,‚
(3.65)
I
i m
26‰ ,‚—
De même manière on aura :

− J,‚
Œi{
i {
I
26‰
(3.66)
,‚—

Avec :

p1H 1 1

,‚—

J,‚ pJH J JH

Pour un système équilibré : i+ m + { 0


3 i J,‚
Œim + Œi{ I 3Œi*
26‰
(3.67)
,‚—
Alors :
J,‚
Œi* I
i
26‰
(3.68)
,‚—
La capacité par phase par mètre est donnée par :

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

26‰
$i* $m* ${* ‘/
J,‚
I
(3.69)
,‚—

NB : Si la ligne est formée par des conducteurs de phase en faisceaux, la capacité linéique est la
même que la précédente avec :
H⁄*y
* *

p vwH— vw vw ƒù ∶ vw— `x x 4)b d , 4)) 1)



,‚] — —
)cH bcH
H⁄*k
* k

J,‚ pJvwH Jvw JvwH



ƒù ∶ Jvw)b `x x J)b d
)cH bcH

3.3.5. Effet du sol


L’effet du sol est d’augmenter la capacité. Le sol est une surface équipotentielle donc les lignes
de flux sont forcées de couper la surface d’une façon orthogonale. L’effet de la présence du sol
peut être pris en compte par la méthode des charges images introduits par Kelvin, Pour illustrer
cette méthode, considérons un conducteur avec une charge + C/m à une hauteur h au-dessus du
sol. Imaginez également une charge – placée à une profondeur h sous la surface du sol. Cette
configuration sans la présence de la surface du sol produira la même distribution de champ
qu'une charge unique à la présence de la surface du sol (Figure.3.15).

q +q

Air H=2h

Sol

-q

Figure.3.15. Ligne de champ électrique à la présence du sol

La méthode de l'image est appliquée pour calculer la capacité d'une ligne triphasée, cette
méthode consiste à remplacer le sol par un conducteur similaire à celui tendu parallèlement à la
surface du sol, et de charge opposée disposée symétriquement au conducteur réel par rapport à la
surface du sol. Considérons dans la Figure.3.16 une ligne triphasée transposée et des conducteurs
h, B, portant des charges i, m et { respectivement, dans la première partie du cycle de
transposition. Au-dessous se trouvent les conducteurs avec les charges images − i, − m et − {

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CHAPITRE 3 : CALCUL DES PARAMETRES LINEIQUES

qb
(2)
(1)
qa H23
(3)
H13 qc
H12
H2
H1
H3

-qc
(3)
-qa
(1)

-qb (2)

Figure.3.16. Méthode des images pour une ligne triphasée

En suivant les étapes précédentes, la capacité par phase est déterminée à partir de calcul de la
différence de potentiel Œ*i due aux trois charges réels i, m et { ,et les trois charges image
− i, − m et − { , dans les trois tronçons de la ligne composée, tel que :
Œim + Œi{ @é,‹ Œim + Œi{ )kiš,
Œi* N O +N O
3 3
(3.70)

Finalement on trouve :
26‰
$i* $m* ${* ‘/
J,‚ .,‚
I − I
ℎ,‚
(3.71)
,‚—

Avec :

.,‚ p.H .H .

ℎ,‚ p.H . .

3.4. La conductance due à l’effet couronne G

Lorsqu’un conducteur est porté à un à un potentiel très élevé, un champ électrique à proximité du
conducteur peut dépasser la limite d’ionisation de l’air ambiant et produire alors autour de ce
conducteur un phénomène électrique lumineux en forme de couronne appelé effet couronne.
La valeur de cette conductance étant toujours faible surtout pour › 0 400 Œ, donner par :
œ
℧/
›*
(3.72)

Δ .: Les pertes de puissance linéique sous l’effet couronne.


›* : La tension nominale de la ligne électrique.

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

CHAPITRE
4

MODELISATION DES
LIGNES AERIENNES

4.1. Introduction

Dans le chapitre précédent les paramètres par phase des lignes de transport sont obtenus. Dans ce
qui va suivre, nous allons établir la représentation de la performance des lignes de transport sous
les conditions d’opération normales. Les lignes de transport sont représentées par un modèle
équivalent avec les paramètres « par phase » appropriés du circuit. Le modèle utilisé pour
calculer les tensions, les courants, et les écoulements de puissance dépend de la longueur de la
ligne.

4.2. Modélisation d’une ligne aérienne

4.2.1. Modèle d’une ligne courte

Pour les lignes électriquement courte ( 0 80 ), la capacité et la conductance de la ligne


peuvent souvent être ignorées, donc $ ≅ 0 , w ≅ 0 , son schéma équivalent est illustré à la
Figure.4.1.
Z=R+jX
I1 I2

V1 V2

Figure.4.1. Ligne courte

A partir de la Figure.4.1, Les grandeurs d'entrée sont données en fonction des grandeurs de sortie
par :
ŒH Œ + &
&H &
(4.1)

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

Avec :
+ e¡' (4.2)
Où et ' sont : la résistance et l’inductance par phase par unité de longueur.

Cette ligne de transmission peut être représentée par un quadripôle comme indiqué dans la
Figure.4.2.
I1 I2
A B
V1 V2
C D

Figure.4.2. La ligne de transmission représentée par un quadripôle

Et les équations peuvent être représentées par les paramètres chaines de quadripôle (ABCD)
comme suit :
ŒH ¢Œ + 8&
&H $Œ + J&
(4.3)

En comparant les équations de système (4.1) avec les équations (4.3), les constantes ABCD sont
données par :
¢ 1; 8 ; $ 0; J 1

4.2.2. Modèle d’une ligne moyenne

Les lignes moyennes sont caractérisées par une longueur comprise entre 80 et 250 ¤ , il
existe trois types de modèles de la ligne en Γ, Tet en π, comme le montre la Figure.4.3 :
I1 Z Z /2 Z /2 I1 Z
I2 I2
ic1 ic2
V1 V2 V1 V2 V1 Y/2 Y/2 V2
Y Y

Figure.4.3. Modèle ¨, © et en π de la ligne de longueur moyenne

A partir de la Figure.4.3, et par l’application des lois de Kirchhoff en tension KVL sur le modèle
en π:
ŒH Œ + œŒ
ŒH Œ + &‹ Œ + & + g{
ª
Œ + N& + ŒO
2
ª
ŒH N1 + OŒ + &
2
(4.4)

Par application des lois de Kirchhoff en courant KCL :


&H &‹ + g{H

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

ª ª
&H & + g{H + g{ & + ŒH + Œ
2 2
Y YZ Y
&H I + =N1 + O V + I > + V
2 2 2
ª ª ª
&H N2 + O Œ + N1 + O &
2 2 2
(4.5)

En comparant les équations (4.4) et (4.5) avec le système d’équation (4.3), les constantes ABCD
pour le modèle π normal sont données par
ª
⎧¢ J N1 + O
⎪ 2
8
⎨ ª ª
(4.6)
⎪ $ N2 + O
⎩ 2 2

4.2.3. Modèle d’une ligne longue

On appelle une ligne longue une ligne de longueur supérieure à C 250 ¤ , son schémaéquivalent
est représenté dans la Figure.4.4
Pour les lignes courtes et moyennes, des modèles raisonnablement exacts sont obtenus en
assumant que les paramètres de la ligne sont à constantes localisés. En réalité les phénomènes
énergétiques précédents ne sont pas localisés ou concentrés à un endroit de la ligne, mais
distribués ou réparties le long de la ligne, donc , ', $, w seront uniformément réparties le long
de la ligne et on définit alors les constantes linéiques ,' ,$ ,w par unité de longueur.
Pour dériver les équations qui régissent le comportement de la ligne (le modèle mathématique et
le circuit équivalent) nous commençons par un élément infinitésimal de longueur 4/ dont la
Figure.4.4 représente son modèle longitudinal et transversal.

dx
charge
source

x=L x+dx x x=0

I+dI Z0dx
I

V+dV V
Y0dx

Figure.4.4. Modèle d’une ligne longue

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

Par application des lois de Kirchhoff en tension KVL sur l’élément longitudinal :
4Œ 4/ & (4.7)
De même, Par application des lois de Kirchhoff en courant KCL sur l’élément transversal :
4& ª 4/ Œ (4.8)
Où et ª sont les impédances et admittances linéiques, avec :
+ e¡' + e³ , et ª w + e¡$ w + e8 .
On peut écrire les deux équations précédentes comme suit :

&
´ 4/
4&
(4.9)
ª Œ
4/
Pour intégrer le modèle élémentaire (4.9) on fait une 2ième dérivation par rapport à / en suite on
intègre le résultat.

⎧ ª Œ
4/
⎨ 4&
(4.10)
⎩ 4/ ª &
La solution de cette équation est de la forme :
Œ / ¢H P µ- + ¢ P ;µ- (4.11)

& / ¢H P µ- − ¢ P ;µ-
1
¢H P −¢ P
(4.12)
µ- ;µ-
{
Avec :
¶ pZ ª : Coefficient (constante) de propagation, quantité complexe.

α : le facteur d’atténuation (amortissement)


γ α + jβ :
» : le facteur de retard de phase [rad/km]

Z¼ ½ ∶
¶ ª
Impédance caractéristique de la ligne

NB :
La solution est composée de deux ondes mobiles (incidente + réfléchie) qui se déplacent dont les
modules subissent des atténuations selon P ∓¿- et des retards de phases selon ∓»/ , tel que :
Œ / ¢H P µ- + ¢ P ;µ- Œ À + Œ ;
1
& / ¢H P µ- − ¢ P ;µ- &À + &;
{

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

Figure.4.5. Ondes mobiles incidente et réfléchie


Â
3
Longueur d’onde : On définit la longueur d’onde spatiale  comme :Á

ÃÁ
H
p$0 '0
Vitesse de propagation :

Impédance caractéristique.
Si on définit les coefficients de réflexion :
Œ ;PÀ µ-
Œ ;
/ / Œ À
/ → /
ŒÀ
On remplace / dans les équations V et I
Œ / ŒÀ / . 1 + /
1
& / ŒÀ / . 1 − /
{

L’impédance vue d’un point x est


Œ / 1+ / −
{. ↔ ∀/ Ç
- {
-
& / 1− / -
-+ {

Si - { ∶→ - 0 ∀/ Ç
C'est-à-dire, si ℎ , ℎ / le coefficient de réflexion est nul, il n’ya pas d’ondes
réfléchies, ni de tension ni de courant. C’est comme si la longueur est infinie. L’impédance
caractéristique d’une ligne est l’impédance de charge qui annule la réflexion On dit dans ce cas
que la ligne est adaptée

[Link]. Détermination des constantes d’intégration A1 et A2


Les constantes A1 et A2 sont déterminées à partir des conditions aux limites :
à l’extrémité charge lorsque x=0, on a : Œ 0 Œ et & 0 &
Alors :
Œ ¢H + ¢ (4.13)
1
& ¢H − ¢ (4.14)
{
Nous pouvons extraire les deux constantes A1 et A2 comme suit :

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

Œ + {&
4.13 + 4.14 ⇒ ¢H
{
2
(4.15)
Œ − {&
4.13 − 4.14 ⇒ ¢
{
2
(4.16)

On remplace (4.15) et (4.16) dans (4.11) et (4.12) et après arrangements on obtient :


Œ + { & µ- Œ − { & ;µ-
Œ / P + P
2 2
(4.17)
1 Œ + { & µ- Œ − { & ;µ-
& / N P − P O
2 2
(4.18)
{
Les équations de la tension et du courant peuvent être réarrangées sous forme :
P µ- + P ;µ- P µ- − P ;µ-
Œ / Œ + { &
2 2
(4.19)
1 P µ- + P ;µ- P µ- + P ;µ-
& / Œ + &
2 2
(4.20)
{
Qui s’écrit aussi sous la forme suivante, lors en mettant / :
ŒH ƒ ℎ¶ Œ + { gIℎ ¶ & (4.21)
1
&H gIℎ ¶ Œ + ƒ ℎ ¶ & (4.22)
{

[Link] Circuits équivalent d’une ligne longue


Il est maintenant possible de trouver un modèle en π équivalent exact, montré en Figure.4.6, pour
remplacer les constantes ABCD du quadripôle. D’une façon similaire aux expressions d’une
ligne moyenne obtenues pour le modèle en π normal précédent, nous avons :

I1 Z’
I2

V1 Y’/2 Y’/2 V2

Figure.4.6. Modèle en π équivalent pour une ligne longue.

ª′ ′
ŒH =1 + > Œ + ′&
2
(4.23)

ª′ ª′ ′ ª′ ′
&H =2 + > Œ + =1 + >&
2 2 2
(4.24)

Par la comparaison avec la forme exacte, on trouve :


R
{ gIℎ ¶

gIℎ ¶
R
½ gIℎ ¶
ª p ª (4.25)
sinh γl
R
.
¶l

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

ª′ ′
1+ ƒ ℎ¶
2
ª′
1+ gIℎ ¶ ƒ ℎ¶
2 {
Y′ 1 ƒ ℎ γl − 1
2 Z¼ gIℎ γl
Y′ 1 ¶
(4.26)

tanh
2 Z¼ 2

Y′ Y tanh 2
.
2 2 ¶
2

[Link]. Ligne sans pertes


Si pour une fréquence de fonctionnement on peut affirmer que dans les paramètres linéiques :
≪ ¡' P’ w ≪ ¡$ on peut négliger 4P hI’ ¡' P’ w 4P hI’ ¡$ donc :

e¡' ; ª e¡$ ; { p' /$ 1éP é ;


¶ e¡p' $ e»; " 0; » ¡p' $ ;
Puisque :
¶ ¶ ? ¶ Ñ
ƒ ℎ ¶ 1+ + + ⋯;
2! 4! 6!
¶ ¶ Ó ¶ <
gIℎ ¶ ¶ + + + ⋯;
3! 5! 7!
Et
ƒ ℎ " + e» ƒ ℎ " . ƒ ℎ » + e gIℎ " . gIℎ »
gIℎ " + e» gIℎ " . ƒ ℎ » + e ƒ ℎ " . gIℎ »
Ces approximations nous permettent de mieux comprendre avec des calculs simples le
comportement d’une ligne.
ŒH ƒ » Œ +e { gI » & (4.27)
e
&H gI » Œ + ƒ » & (4.28)
{
Et les équations qui relié les grandeurs de sortie en fonction des grandeurs d’entrée sont :
e
Œ ƒ » ŒH − gI » &H (4.29)
{
& −e { gI » ŒH + ƒ » &H (4.30)

4.2.4. Taux de régulation

La régulation de la tension de la ligne peut être définie comme le changement en % en tension


l’extrémité de réception passant de charge nulle à la charge totale :
|Œ × | − |Œ |
ℛ × 100%
|Œ |
(4.31)

Avec :

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

|Œ × | : tension à vide à l’extrémité récepteur ;


|Œ | : tension en charge à l’extrémité récepteur.
Dans de cas en peut écrire le taux de régulation comme :
Œ
Ù ¢H Ù − |Œ |
ℛ × 100%
|Œ |
(4.32)

4.2.5. Effet de FERRANTI


Dans le cas d’une ligne à vide la tension à son extrémité augmente jusqu’à des valeurs
inadmissibles à cause de l’effet capacitive des lignes connu sous le nom effet Ferranti qui
présente un état très dangereux surtout dans le cas des lignes longues auquel doit répondre
rapidement les dispositifs de protection.
Dans le fonctionnement à vide ou la charge déconnectée le courant & ≈ 0. Pour une valeur
donnée Œ de la tension en bout de ligne, la tension de départ est déterminée en ajoutant
géométriquement à Œ la chute de tension aux bornes de l’impédance de la ligne.
I1 Z
I2=0
ic1 il ic2
Y/2 Y/2 V2
V1

Figure.4.7. Circuit équivalant d’une ligne à vide

ŒH Œ + . g{ g{ g‹ (4.33)
Le diagramme vectoriel dans ce cas peut être représenté par la figure 3, on peut voir que la
tension d’arrivée est plus grande que la tension de départ et dans certaines circonstances elle
dépasse la valeur permise.

g{H e³g{
ŒH
&H g{
g{
Þ
Œ

Figure.4.8. Diagramme vectoriel d’une ligne à vide

4.3. Transit de puissance à travers une ligne de transport

Soit une source de tension qui alimente une charge à travers une ligne électriques représenté en
quadripôle (Figure.4.3), en donnant les constantes ABCD en forme exponentielle tel que :
¢ ¢∠ÛÜ ; 8 8∠ÛÝ ; et les tensions d’entrée et de sortie par : ŒH ŒH ∠Þ ; Œ Œ ∠0 .

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

à partir de l’expression de ŒH, le courant & peut-être écrit comme :


ŒH − ¢Œ ŒH ∠Þ − ¢∠ÛÜ . Œ ∠0
&
8 8∠ÛÝ
ŒH ¢Œ
(4.34)
& ∠ Þ − ÛÝ − ∠ ÛÜ − ÛÝ
8 8
La puissance complexe à l’extrémité de réceptrice est :
3. Œ . & ∗ ∅ + eà ∅

(4.35)
Substituant pour & :
ŒH Œ ¢Œ
3 ∠ ÛÝ − Þ − 3 ∠ ÛÝ − ÛÜ
∅ 8 8
›H › ¢›
(4.36)
∠ ÛÝ − Þ − ∠ ÛÝ − ÛÜ
∅ 8 8
Les puissances active et réactive à l’extrémité réceptrice de la ligne sont :
›H › ¢›
ƒ ÛÝ − Þ − ƒ ÛÝ − ÛÜ
∅ 8 8
(4.37)

›H › ¢›
à ∅ gI ÛÝ − Þ − gI ÛÝ − ÛÜ
8 8
(4.38)

0, w 0 , donc : 8 e³′; ÛÝ 90°; ÛÜ 0° et ¢ ƒ »


›H ›
Lorsqu’une ligne sans pertes (

gI Þ
∅ ³′
(4.39)
›H › ›
à ∅ ƒ Þ− ƒ »
³′ ³′
(4.40)

4.4. Compensation de l’énergie réactive

4.4.1. Compensation shunt par inductance

Les réactances shunt sont utilisées pour compenser l'effet de tension indésirable associé à la
capacité de ligne (Figure.4.9). La quantité nécessaire de cette réactance pour maintenir la tension
à l'extrémité charge à une valeur spécifiée, est obtenue comme suit :
I2
V2

Xsh

Figure.4.9. Compensation shunt par inductance

Œ
&
e ³ˆê
(4.41)

Substituant & dans l’expression de tension ŒH à l’équation 4.27 :


gI »
ŒH Œ N ƒ » + O
{
³ˆê
(4.42)

Donc ³ˆê est donnée par :

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

gI »
³ˆê ð ñ
ŒH {
Œ − ƒ »
(4.43)

4.4.2. Compensation série et shunt par condensateur

Le transport de la puissance réactive par les lignes électriques cause des pertes, une diminution
de la stabilité du réseau et une chute de tension à son extrémité récepteur. Afin d'éviter cela, la
compensation de puissance réactive, série ou shunt selon les cas, est utilisé pour limiter ce
transport de puissance réactive.
Les compagnies d’électricité cherchent toujours à augmenter le facteur de puissance cos Û au
niveau du consommateur.
 Le principe la compensation parallèle est expliqué par le schéma suivant :
Q’
P2
V2 Q2
Qc

charge
-jXCsh

Figure.4.10. Compensation shunt par inductance

Le courant réactif (capacitif) & du condensateur compense totalement ou partiellement la


composante & @ de la charge selon la valeur de la capacité C pour atteindre un cos Û choisi.
Sur le plan des puissances le diagramme suivant montre la valeur de puissance réactive qui va
améliorer le facteur de puissance de cos Û jusqu’à cos Û .
›H
e³ & à
e³ &
› ›
Û à2
Û & &
&21 & Û à′
Û
&20 &
2
& i

Figure.4.11. Diagramme de Fresnel

La puissance réactive nécessaire pour améliorer le facteur de puissance de cos Û a la valeur


de cos Û est déduite à partir du diagramme selon :
à{ . ’hIÛ − ’hIÛ (4.44)
D’où on peut déterminer la valeur de la capacité du condensateur à installer pour cette
compensation pour chaque phase :

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CHAPITRE 4 : MODELISATION DES LIGNES AERIENNES

à{
$
ó. ›
(4.45)

 Le principe la compensation série est expliqué par le schéma suivant :

V1 V2
-jXCse

charge
Figure.4.12. Compensation shunt par inductance

Les condensateurs sont connectés en série avec la ligne pour réduire la réactance série de la
ligne, à partir de l’équation 4.39 le transite de puissance sans pertes est augment qui devient :
›H ›
gI Þ
∅ ³′ − ³—ˆ,
(4.46)

Où ³—ˆ, est la réactance du condensateur série,

³—ˆ, ⁄³′ exprimé en pourcentage est généralement appelé pourcentage de


NB :
Le rapport
compensation. Le pourcentage de compensation est de l'ordre de 25 à 70 %.

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

CHAPITRE
5

TRANSFORMATEUR ET SYSTEME
D’UNITE RELATIVE

5.1. Introduction

Les transformateurs sont des éléments essentiels dans le système de transport d’énergie. Ils
permettent d’élever les tensions relativement basses issues des générateurs, à des niveaux très
élevés pour un transport efficace de l’énergie. Aux points d’utilisateurs les transformateurs
réduits les tensions à des valeurs plus appropriées pour l’utilisation.
Dans ce chapitre, nous présentons une modélisation des transformateurs et on voit l’avantage de
cette dernière.

5.2. Rappels sur le transformateur monophasé

5.2.1. Symbole

I1 I2 m I2
I1

V1 n1 n2 V2 V1 V2

Bobinage Primaire Bobinage Secondaire Bobinage Primaire Bobinage Secondaire

5.2.2. Transformateur monophasé parfait

Un transformateur monophasé comporte :

Figure.5.1. Schéma équivalent du transformateur monophasé

 Un circuit magnétique constitué de tôles de matériaux ferromagnétiques feuilletés.

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

 Deux (ou plus) bobinages, l’un est appelé primaire, les autres secondaires.
Le circuit magnétique d’un transformateur parfait présente :
 Une perméabilité magnétique infinie : sa réluctance  est nulle, il n’y a pas de fuites de
flux, et pas de pertes ferromagnétiques (hystérésis et courants de Foucault).
 La résistance des enroulements est nul (pas de pertes par effet Joule).

5.2.3. Rapport de tension (essai à vide)

On suppose que : L’enroulement est alimenté par la tension ŒH et elle est parcourue par le courant
& H. Cet enroulement possède IH spires, et le secondaire possède I spires.
On suppose que les courants, les tensions et les flux soient sinusoïdaux, la f.e.m induite dans les
enroulements primaire et secondaire selon la loi de Faraday et de Lenz s'écrit comme suit :
4∅
PH −IH . −eIH ¡∅
4’
(5.1)
4∅
P −I . −eI ¡∅
4’
(5.2)

Et par l’application de la loi des mailles sur le circuit primaire et secondaire on trouve :
ŒH PH −eIH ¡∅ (5.3)
Œ P −eI ¡∅ (5.4)
Le rapport de transformation il est défini par :
Œ I
ŒH IH
(5.5)

5.2.4. Rapport de courant (essai en charge)

Selon la relation d’Hopkinton dans les circuits magnétiques où (théorème d’Ampère) :


→ ôõ →
‰ …. .4 ℜ∅ a& IH &H − I & (5.6)

Puisque le transformateur est parfait ℜ 0, alors :


&H I
& IH
(5.7)

Les courants sont transformés dans un rapport inverse des tensions

5.2.5. Puissance apparente

La puissance apparente complexe à l'entrée du transformateur vaut :


H ŒH . &H∗ (5.8)

1
A la sortie du transformateur, elle vaut :
Œ . &∗ . ŒH N O . &H∗ ŒH . &H∗ H
(5.9)

Conclusion : Le transformateur idéal est absolument passif et sans pertes.

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

Quand il élève la tension, il abaisse le courant (ou inversement) et ne modifie pas la puissance
qui transite.

5.2.6. Etude du transformateur réel


Le transformateur parfait n’existe pas dans la pratique en effet les enroulements possède des
résistances et la réluctance magnétique est différente de zéro, et il existe toujours un flux de fuite
et des pertes ferromagnétique.

Figure.5.2. Représentation du flux de fuite au transformateur monophasé réel

On suppose que :
L’enroulement primaire est alimenté par la tension V1 elle est parcourue par le courant I1. Qui
possède n1 spires et a une résistance R1. Le secondaire possède n2 spires et a une résistance R2.
On définit :
le flux total ∅H′ créé par le courant I1
le flux total ∅′ créé par le courant I 2

le flux de fuite ∅÷H


le flux de fuite ∅Ã2


le flux ∅H créé par l’enroulement 1 et qui traverse l’enroulement 2


le flux ∅ créé par l’enroulement 2 et qui traverse l’enroulement 1


le flux utile ∅ dans le circuit magnétique


le flux réel ∅H@ dans l’enroulement 1


le flux réel ∅ @ dans l’enroulement 2




On peut écrire : ∅H′ ∅H + ∅÷H
∅′ ∅ + ∅÷
∅ ∅H − ∅
∅H@ ∅H′ − ∅ ∅H + ∅÷H − ∅ ∅ + ∅÷H
∅ @ −∅′ + ∅H −∅ − ∅÷ + ∅H ∅ − ∅÷

IH ∅÷H ℓH gH avec ℓH est l’inductance de fuite du primaire.


I ∅÷ ℓ g avec ℓ est l’inductance de fuite du secondaire.

4∅H@ 4∅ 4∅÷H
Mise en équation du circuit primaire :

ŒH H . &H + IH . H . &H + IH . + IH .
4’ 4’ 4’
(5.10)

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

IH .
∅ø•
On définit l’inductance de fuite ℓH par :ℓH F•

L’équation (5.10) devient :


4&H
ŒH H . &H + ℓH . +
4’ H
(5.11)

IH . ú+
ú∅
Où : H

En peut écrire par :


ŒH H + e³H &H + H (5.12)
Avec : ³H e¡ℓH
Mise en équation du circuit secondaire
4∅ @ 4∅ 4∅÷
I . I . −I . .& + Œ
4’ 4’ 4’
(5.13)

I . IH .
ú∅ ∅øy
4’ Fy
Sachant que : et ℓ

Alors :
4&
.& + ℓ . +Œ
4’
(5.14)

En peut écrire par :


+ e³ . & + Œ (5.15)
Avec : ³ e¡ℓ

Le modèle équivalent du transformateur monophasé réel est montré en Figure 5.3. Le circuit
*y
*•
équivalent est constitué d’un transformateur idéal de rapport de transformation , ainsi que

des éléments qui représentent les imperfections du transformateur réel :


 Résistances séries des bobinages : R1 et R2
 Inductances dites "de fuites" séries des bobinages : ℓH et ℓ
 Echauffement du circuit magnétique appelé "pertes fer" sensiblement
proportionnelles au carré de la tension d'entrée : on fait une équivalence avec une
résistance appelée Rf en parallèle avec l'entrée.
 Réactance équivalente du transformateur à vide dite "inductance magnétisante"
qu'on notera ³k .

X1 R1 I'1=mI2 I2 R2 X2
I1
i10
E1 m V2 Zch
V1 E 2 =m.E1
Rf Xm

Figure.5.3. Circuit équivalent d’un transformateur

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

5.2.7. Etude du transformateur avec l’hypothèse de Kapp

L’hypothèse de Kapp consiste à négliger le courant primaire à vide gH devant le courant &H et &H′ et
en charge donc on peut déplacer la branche magnétisante à l’entrée du schéma équivalent.
X1 R1 I'1=mI2 I2 R2 X2
I1
i10
E1 m V2 Zch
V1 E 2 =m.E1
Rf Xm

Figure.5.4. Circuit équivalent d’un transformateur par l’hypothèse de Kapp

ŒH H + e³H &HR + H (5.16)


+ e³ . & + Œ (5.17)
On multiplie l’équation (5.16) par et on remplace &H′ & et H

ŒH H + e³H .& + (5.18)


On remplace E 2 par sa valeur de (5.17) on trouve :
ŒH H + e³H .& + + e³ . & + Œ (5.19)
ŒH Œ ˆ + e³ˆ . & + Œ (5.20)

Avec :
ˆ + H : La résistance du transformateur ramenée au secondaire
³ˆ ³ + ³H : La réactance de fuite du transformateur ramenée au secondaire
En simplifiant le schéma équivalent du transformateur réel, on obtient le schéma dit "schéma
équivalent ramenée au secondaire" représenté ci-dessous :

I2 Rs Xs
I1 I'1
i10
V1 m m.V1 V2 ZCh
Rf Xm

Figure.5.5. Circuit équivalent d’un transformateur aux éléments ramenés au secondaire

La même chose en trouve le circuit équivalent du transformateur avec les éléments sont ramenés
au primaire.
Rp Xp
I1 I'1 m I'1
i10
V1 m E2 V2 ZCh
Rf Xm V2/m

Figure.5.6. Circuit équivalent d’un transformateur aux éléments ramenés au primaire

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

Avec :
( H + / : La résistance du transformateur ramenée au primaire
³( ³H + ³ / : La réactance de fuite du transformateur ramenée au primaire

5.2.8. Détermination des éléments équivalents

On détermine habituellement ces éléments au cours de deux "essais" appelée "essai à vide" et
"essai en cours circuit".

[Link]. Essai à vide


Le transformateur n'est connecté à aucune charge et alimenté par le primaire.
On mesure H , ŒH ,.&H ,Œ
A partir de cet essai, on peut calculer les grandeurs suivantes :
1. Les pertes fer ÷,@ soit ÃP1 H − H &H . Comme généralement les pertes joules sont
négligeables, on peut admettre que ÷,@ H

2. Le rapport de transformation à vide soit Œ /ŒH


3. La résistance équivalente aux pertes fer ÷ ŒH / H

4. Le courant active primaire &Hi H /ŒH

5. Le courant réactive primaire IH p&H − &Hi


6. La réactance de magnétisation vue du primaire ³k ŒH /&H@

7. Le facteur de puissance primaire à vide ƒ ÛH


••E
•E F•E

[Link]. Essai en court-circuit


On court-circuite le secondaire et on applique une tension réduite V1cc (V1cc représente quelques
pour cent de V1n) au primaire afin d'avoir au secondaire un courant & {{ =& * .

On mesure :ŒH—— , H{{ , &1 ,& {{ ;

1. Le rapport de transformation en court-circuit &H{{ ⁄& {{ .

2. La résistance totale ramenée au secondaire ˆ H{{ ⁄&H{{

3. La réactance totale ramenée au secondaire ³ˆ −


k •
Fy ˆ

[Link]. Représentation des tensions et courants dans le plan complexe


Pour faire des calculs sur le schéma équivalent du transformateur réel, il est habituel de
représenter ses tensions et courants dans le plan complexe. On aboutit classiquement à la
représentation ci-dessous :

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

Im
m.V1
V1 jXs.I2
Re

I1  V2 Rs.I2
I2

Figure.5.7. Représentation de Fresnel

L'angle  est le déphasage entre I2 et V2 , L'angle  est le déphasage entre I1 et V1

déphasage entre V2 et V1.


NB : Il est à noter d'après ce schéma qu'il existe en général, et à cause des imperfections, un

Plus important : il existe une chute de tension entre V2 et m.V1 (la tension à vide).
On exprime cette tension, en valeur efficace, comme étant : Œ2 ŒH − Œ

Après calcul théorique et une légère approximation comme quoi  est faible, on retiendra :
Œ ŒH − Œ ≅ ˆ& cos Û + ³ˆ & sin Û (5.21)

5.2.9. Rendements des transformateurs


Le rendement du transformateur s'exprime facilement en fonction des données à courant de
charge I2 constant :

+ ÷,@ + bt ‹
(5.22)

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

5.3. Transformateurs triphasés

La production de l’énergie électrique et son transport se fait


généralement en triphasé Par ailleurs on démontre facilement que le
transport de l’énergie en haute tension est plus économique d’où la
nécessité d’employer des transformateurs élévateurs à la sortie de
centrale de production et abaisseur tout proche des centres de
consommation. En effet pour modifier la tension d’un système
triphasé on peut choisir d’utiliser :
 Soit 3 transformateurs monophasés identiques (flux indépendants)
 Soit un seul transformateur triphasé (la solution la plus économique) ;

5.3.1. Constitution

Un transformateur triphasé peut être constitué de trois


transformateurs monophasés. La figure ci-contre
représente les enroulements primaires couplés en étoile.
Cette solution entraîne un encombrement important et
une sous-utilisation du fer mais elle est parfois utilisée.
Il est possible de réaliser le circuit magnétique ci-contre (les enroulements
primaire et secondaire sont placés sur les colonnes verticales périphériques) :
Chaque enroulement primaire comporte n1 spires, le secondaire n2 spires. Le
circuit magnétique de chaque enroulement se referme dans la colonne
centrale, les flux sont indépendants. V A  jn1  A ; V B  jn1  B ; V C  jn1  C ;

D’où le flux dans la colonne centrale :


1
V A V B V C 
jn1
   A   B  C  (5.23)

Si V A  V B  V C   0 il est possible de supprimer la colonne centrale. Ce type de transformateur


se encontre très rarement à cause de la complexité
de la construction par rapport au bénéfice obtenu.
Pour simplifier la construction, on réalise des
circuits magnétiques coplanaires (un seul
enroulement par colonne est représenté sur le
schéma ci-contre) : la somme des flux dans
 
chacune des colonnes verticales est nulle  A   B   C  0 si les fuites de flux sont négligées.

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

5.3.2. Connections des transformateurs triphasés


Le circuit magnétique est formé de trois noyaux fermés par 2 culasses. Il est fabriqué en tôles
magnétiques feuilletées. Chaque noyau porte :
 Un enroulement primaire
 Un ou plusieurs enroulements secondaires
Les enroulements primaires peuvent être connectés en étoile (Y) ou en triangle (∆, D), et le
secondaire en (y), triangle (∆, d), ou en zig-zag (z).
On notera de façon conventionnelle les bobinages primaires en majuscule (A, B et C) et
secondaires en minuscules (a, b et c).

Couplage étoile : y Couplage triangle : d Couplage zigzag : z


Figure.5.8. Couplage de secondaire

Le couplage zig-zag est obtenu de la manière suivante :


En divisant les trois bobines d'un enroulement en six demi-bobines, et pour réaliser chaque
phase, on met en série deux demi-bobines prises sur des noyaux différents et connectées en
sens inverse, Les trois extrémités libres sont réunies et forment le neutre, les trois autres
constituent les bornes.
On obtient ainsi 6 couplages possibles entre primaire et secondaire :
Y-y : étoile –étoile Y-d : étoile-triangle Y-z : étoile-zigzag
D-y : triangle- étoile D-d : triangle –triangle D-z : triangle-zigzag
5.3.3. Choix du couplage
Le choix de couplage s’effectuera à partir de nombreux critères ; citons quelques règles
générales :
 Aux très hautes tensions, on aura intérêt à choisir un couplage étoile pour que chaque
bobine n'ait à supporter que : V= U/√3.
 Pour les très forts courants, on préférera le montage triangle où chaque enroulement n'est
parcouru que par un courant d'intensité : J= I/√3.
 Lorsque la charge nécessite la présence du neutre. Le secondaire doit être connecté soit en
étoile soit en zigzag.
 Aux faibles déséquilibres (I neutre ≤ 10% I ligne), primaire et secondaire seront couplés en
étoile avec conducteurs neutres ;

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

 Si le déséquilibre est plus important, le primaire restera en étoile mais le secondaire sera
connecté en zig-zag.
 Si le déséquilibre et la puissance sont importants, on utilisera un montage triangle-étoile
pour économiser du cuivre au secondaire.
 Il faut éviter d’avoir le même couplage au primaire et au secondaire afin d’éviter de
transmettre le déséquilibre des courants d’un coté à l’autre.

5.3.4. Indice horaire


L’indice horaire (J) est un nombre entier compris entre 0 et 11 qui traduit le déphasage entre
deux tensions simple primaire et secondaire homologues. Ce déphasage obtenu est toujours un
multiple entier de 30 degrés.

J ;   (V A ,V a ) ou   (U AB ,U ab ) (5.24)

6

5.3.5. Rapport de transformation


Comme en monophasé, le rapport de transformation est le rapport des tensions à circuit
secondaire ouvert (fonctionnement à vide).
Van U ab
m  (5.25)
VAN U AB

5.3.6. Couplages normalisés


Voici ci-dessous la représentation de quelques couplages internes utilisés d’un transformateur et
le calcul de l’indice horaire et le rapport de transformation

[Link] Couplage étoile-étoile Yy0

n1 VAN Van n2
VAN
A a

B b Van
C c

N n Van n2 n2
m  
V AN n1 n1
D’après le schéma on peut voir que VAN et Van sont en phase, car, portés par le même noyau. Ils
sont orientés dans le même sens ce qui implique que 0et J  0

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

[Link] Couplage triagle-étoile Dy11

n1 VAB
Van n2 VAN
A a

B b Van
UAB
C c
  11
 Van
6
n

Van U ba 3Van n  n
m    3 2  3 2
V AN U BA U BA n1 n1

D’après le schéma on peut voir que VAB et Van sont en phase, car, portés par le même noyau. Ils
sont orientés dans le même sens.

  11 , ce qui implique J= 11 C’est bien 11 heures ! Ce couplage sera désigné Dy11.
6
[Link] Couplage étoile-zig zag Yz11

n1 VAN Vaa' n2 n2
2 2 VAN
A a
Van
B b
Vna' Vaa'
Va'n
C c

N n   11
6

Van  Vaa'  Vna'


n  3
Van  Vaa'  (Va ' n ) 2 2 
Van 2Va ' n cos 6  2 2 3 n2
m     
VAN VAN n1 2 n1

Pour obtenir la tension Van on prend (n2/2) spires sur le noyau B en sens inverse d’où Va'n en
opposition de phase avec VBN puis on ajoute (n2/2) spires sur le noyau A en sens directe d’où Va'a
en phase avec VAN.

5.3.7. Marche en parallèle des transformateurs triphasés


L’utilisation de deux ou plusieurs transformateurs en parallèle est suivant l’augmentation des
charges dont la puissance dépasse la puissance que peut délivrer un transformateur existant.
Et suivant :
• D’un manque de place (hauteur) pour pouvoir utiliser un gros transformateur,
• D’un besoin de sécurité (la probabilité d’indisponibilité simultanée des 2 transformateurs
est faible),
• De la standardisation d’une taille de transformateur pour l’ensemble de l’installation.

Les conditions nécessaires pour brancher deux transformateurs triphasés en parallèle, sont :

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

 Même tension primaire


 Même rapport de transformation
 Même indice horaire ou même groupe d’indice horaires
 Les tensions de court-circuit inferieur à 10 %.

Groupes Indices Couplages


I 0, 4, 8 Yy, Dd, Dz
II 2, 6, 10 Yy, Dd, Dz
III 1, 5, 9 Dy, Yz, Yd
IV 3, 7, 11 Dy, Yz, Yd
Si nous inversons les sens d'enroulement d'un des bobinages HT ou BT, les tensions
correspondantes sont déphasées de 180° donc de 6h ; l'indice augmente donc de 6. Nous passons
du groupe I au groupe II ou du groupe III au groupe IV en inversant les bobines primaires ou
secondaires, sans modifier le couplage.

Notons que seuls les couplages étoile - triangle et étoile - zigzag peuvent donner des indices
impairs donc des couplages dans les groupes III et IV.

Exemple :
Soit deux transformateurs de couplage différents Dyn11 et Dyn7 comme suit :

A
VAN VAN B
C
va1 Vb2
vb1 Vc2
vc1 va2
VCN VBN VCN VBN
a b c
Dyn11 Dyn7

D’après la représentation de Fresnel des deux transformateurs, le réseau secondaire est construire
par les phases (a1+b2) (b1+c2) et (c1+a2) .

5.3.8. Schéma monophasé équivalent


Puisque les pertes dans le noyau (fer) et le courant de magnétisation sont de l’ordre de 1% des
valeurs nominales maximales, l’impédance shunt est négligée et seulement la résistance de
l’enroulement et la réactance de fuite sont considérées pour modéliser le transformateur. En
traitant les couplages Y-d ou Dy, il est convenant de remplacer la connexion ∆ par une
connexion Y et travailler seulement avec une phase.
Puisque pour des régimes équilibrés le neutre de la connexion Y et le neutre de la connexion Y
équivalent du ∆ sont sur le même potentiel, ils peuvent être connectés ensemble et représenté par

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

un conducteur neutre. Lorsque l’impédance série équivalente d’un seul transformateur est
ramenée au côté ∆, les impédances connectées en ∆ du transformateur sont remplacées par des
impédances en Y équivalentes, données par ∆ ⁄ 3. Le modèle par phase équivalent avec
la branche shunt négligée est montré en Fig.7.

Figure.5.6. Schéma de transformateur triphasé

Figure.5.7. Schéma de transformateur équivalent par phase

V na 0
Le transformateur a un rapport de transformation m tel que : m 
V NA

Il introduit un déphasage θ tel que :V na0  [Link] e


 j

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

5.4. Système des grandeurs réduites (Le per unit)

La solution d’un système d’énergie interconnecté ayant plusieurs niveaux de tensions différents
nécessite la transformation lourde de toutes les impédances à un niveau de tension unique.
Cependant, les ingénieurs du réseau électrique ont divisé le système par unit tel que les quantités
physiques comme la puissance, la tension, le courant, et l’impédance sont exprimés comme une
fraction décimale ou une multiplication des quantités de base. Dans ce système, les différents
niveaux de tension disparaissent, et le réseau d’énergie incluant les générateurs, les
transformateurs, et les lignes (de différents niveaux de tension) se réduit à un système
d’impédances simples. La valeur par unit de n’importe quelle quantité est définie comme :
Quantité réelle
Quantité en per unit
Valeur de base de la quantité
(5.26)

S V I Z
Par exemple : S pu  ; V pu  ; I pu  ; Z pu 
SB VB IB ZB
Au minimum 4 quantités de base sont nécessaires pour définir complètement un système per unit
: la puissance apparente, la tension, le courant, et l’impédance. Généralement, la puissance
apparente de base triphasé Ý et la tension composée (ligne-ligne) ŒÝ sont sélectionnées. Le
courant de base et l’impédance de base sont ensuite dépendants de Ý et ŒÝ et doivent obéir aux
lois des circuits. Ceci est donné par :

SB V 3
IB  ZB  B
3V B IB
En remplaçant I dans Z , l’impédance de base devient :
V B 2  kV 2 
ZB 

S B  MVA 
  (5.27)

Les quantités de phase et de ligne exprimés en per unit sont les mêmes, les lois d’électricité sont
valides, c.à.d. :
S pu V pu I pu
*
(5.28)

V pu  Z pu I pu (5.29)

La puissance de charge à son tension nominale peut aussi être exprimé par l’impédance per-unit,
si Sch(3 ) est la puissance apparente de charge, le courant de charge par phase à la tension de

phase est donné par : S ch (3 )  3V p I p


*

Vp
Le courant de phase en termes de l’impédance de charge ohmique est : I p 
Z ch

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

Remplaçant &• dans l’expression {ê , la valeur ohmique de l’impédance de charge est donnée
par :

3V p V
2 2

Z ch   
S ch* (3 ) S ch (3 )
 L* L (5.30)

À partir de (5.26), l’impédance de charge en per-unit est :


 V L L 2 
S
Z p  ch (3 )  V pu
 
2

Z ch pu  
 *

Z B  V B 2  S ch* ( pu )
  (5.31)

 S 
 
 B 

5.4.1. Changement de base

L’impédance des générateurs individuels et transformateurs, lorsqu’elles sont fournies par le


fabricant, sont généralement en termes de pourcentage ou quantités per-unit basés sur leurs
propres évaluations. Les impédances des lignes de transport sont généralement exprimées par
leurs valeurs réelles (ohmiques).
Pour l’analyse des systèmes d’énergie, toutes les impédances doivent être exprimées en per-unit
sur un système de base commun (unique). Pour accomplir ça, une base arbitraire pour la
puissance apparente est sélectionnée ; par exemple 100 MVA, puis, les bases de tensions doivent
sélectionnées. Une fois une base de tension est sélectionnée pour un point dans le système, les
bases de tension restantes, sont déterminées par les différents rapports de transformateurs.

Exemple : Si sur le côté BT d’un transformateur 34.5/115 kV, la base de tension de 36 kV est
sélectionnée, la base de tension en côté HT est 36*(115/34.5)=120kV. Normalement, nous
essayons de sélectionner les tensions de base qui sont les mêmes que les valeurs nominales.

Z S
Z pu    Z B 2
(1)

ZB VB
(1)
( 1) (1)
(5.32)

Exprimant à une nouvelle base de puissance et à une nouvelle base de tension, donne la
nouvelle impédance per-unit :
Z S
Z pu   Z B 2
( 2)

ZB VB
( 2)
( 2) ( 2)
(5.33)

À partir de (5.32) et (5.33), la relation entre les nouvelles et anciennes valeurs per-unit sont :

V B(1)   S B(2) 
2

Z pu  Z pu  (2) 
V B  SB 
(2) (1)
 (1)  (5.34)

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CHAPITRE 5 : TRANSFORMATEUR ET SYSTEME D’UNITE RELATIVE

Les avantages du système per-unit pour l’analyse sont décrites comme suit :
 Les valeurs per-unit des impédances, tensions et courant d’un transformateur sont les mêmes
indépendamment si elles sont ramenées au primaire ou au secondaire. Ceci est un grand
avantage puisque les différents niveaux de tension disparaissent et le système entier se réduit
à un système à une seule impédance simple.
 Le système par unité est idéal pour calculer (analyser) et simuler des problèmes complexes de
réseaux électriques.
 Les lois d’électricité sont valides en systèmes per-unit, et les équations de la puissance et de la
tension comme données en (5.28) et (5.29) sont simplifiées puisque les facteurs de √3 et 3
sont éliminés dans le système per-unit.

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

CHAPITRE
6

CALCUL DES DEFAUTS


SYMETRIQUES

6.1. Introduction

Jusqu'à présent, nous avons traité le comportement du système de puissance en régime


permanent dans des conditions de fonctionnement normales. Ce chapitre est consacré au
comportement anormal du système dans des conditions de court-circuit symétrique (défaut
symétrique triphasé). De telles conditions sont provoquées dans le système accidentellement par
une défaillance de l'isolation de l'équipement ou par le claquage des lignes déclenchées par une
foudre ou par un fonctionnement accidentel défectueux. Le système doit être protégé contre les
courants de court-circuit importants (qui peuvent causer des dommages permanents aux
principaux équipements) en déconnectant la partie défectueuse du système au moyen de
disjoncteurs actionnés par un relais de protection. Pour choisir correctement les disjoncteurs et
les relais de protection, il faut estimer l'amplitude des courants qui circuleraient dans des
conditions de court-circuit.

6.2. Les principaux défauts de court-circuit

Dans les installations électriques différents courts-circuits peuvent se produire.

6.2.1. Caractéristiques des courts-circuits

Ils sont principalement caractérisés par :


 leurs durées : fugitif ou permanent ;
Les défauts fugitifs disparaissent d’eux même après l’ouverture des disjoncteurs de
protection et ne réapparaissent pas lors de la remise en service.
Les défauts permanents nécessitent la mise hors tension d’un câble, d’une machine… et
l’intervention du personnel d’exploitation.
 leurs origines :

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

- mécaniques (rupture de conducteurs, liaison électrique accidentelle entre deux


conducteurs par un corps étranger conducteur tel que outils ou animaux),
- surtensions électriques d’origine interne ou atmosphérique,
- ou à la suite d’une dégradation de l’isolement ;
- une erreur d’exploitation, par exemple la mise à la terre d’une phase, un couplage entre
deux sources de tension différentes ou des phases ou fausse manœuvre.
 leurs localisations : interne ou externe à une machine ou à un tableau électrique.
Outre ces caractéristiques, les courts-circuits peuvent être :
- monophasés: 80 % des cas ;
- biphasés: 15 % des cas ;
- triphasés: 5 % seulement dès l’origine.
Ces différents courants de court-circuit sont présentés sur la figure (Figure.6.1).

6.2.2. Conséquences des défauts de court-circuit

Elles sont variables selon la nature et la durée des défauts, le point concerné de l’installation et
l’intensité du courant :
 au point de défaut, la présence d’arcs de défaut, avec :
- détérioration des isolants,
- fusion des conducteurs,
- incendie et danger pour les personnes ;
 pour le circuit défectueux : Les efforts électrodynamiques, avec :
- déformation des JdB (jeux de barres),
- arrachement des câbles ;
 sur-échauffement par augmentation des pertes joules, avec risque de détérioration des
isolants ;
 les creux de tension pendant la durée d’élimination du défaut, de quelques millisecondes
à quelques centaines de millisecondes,
 la mise hors service d’une plus ou moins grande partie du réseau suivant son schéma et la
sélectivité de ses protections,
 l’instabilité dynamique et/ou la perte de synchronisme des machines,
 les perturbations dans les circuits de contrôle et de commande.

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

Figure.6.1. Les différents courts-circuits et leurs courants

La majorité des défauts du système ne sont pas des défauts triphasés, mais des défauts
impliquant une ligne à la terre ou parfois deux lignes à la terre. Ce sont des défauts asymétriques
nécessitant des outils spéciaux comme des composants symétriques et qui font l'objet d'études
des deux chapitres suivants. Bien que les défauts symétriques soient rares, l'analyse symétrique
des défauts doit être effectuée, car ce type de défaut conduit généralement au flux de courant de
défaut le plus sévère contre lequel le système doit être protégé. L'analyse symétrique des défauts
est, bien entendu, plus simple à réaliser.

6.3. Etablissement de l’intensité de court-circuit

Un réseau simplifié se réduit à une source de tension alternative constante, un interrupteur et une
impédance {{ représentant toutes les impédances situées en amont de l’interrupteur, et une
impédance de charge ˆ (Figure.6.2).
Dans la réalité, l’impédance de la source est composée de tout ce qui est en amont du court-
circuit avec des réseaux de tensions différentes (HT, BT) et des canalisations en série qui ont des
sections et des longueurs différentes.
Sur le schéma de la figure (Figure.6.2), l’interrupteur étant fermé, hors défaut l’intensité &ˆ du
courant de service circule dans le réseau.
Un défaut d’impédance négligeable apparaissant entre les points A et B donne naissance à une
intensité de court-circuit très élevée &{{ , limitée uniquement par l’impédance {{ .

L’intensité &{{ s’établit suivant un régime transitoire en fonction des réactances ³ et des
résistances composant l’impédance {{ :

{{ p +³

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

En distribution de puissance, la réactance ³ ' ¡ est généralement bien plus élevée que la
résistance , et le rapport / ³ se situe entre 0,1 et 0,3. Il est pratiquement égal pour ces faibles
valeurs au ƒ Û (en court-circuit) soit :

cos Û
√ +³

Figure.6.2. Schéma simplifié d’un réseau.

Cependant, le régime transitoire d’établissement du courant de court-circuit diffère suivant


l’éloignement du point de défaut par rapport aux alternateurs. Cet éloignement n’implique pas
nécessairement une distance géographique, mais cela indique que les impédances des
alternateurs sont inférieures aux impédances de liaison entre ces derniers et le point de défaut.

6.3.1. Défaut éloigné des alternateurs

C’est le cas le plus fréquent. Le régime transitoire est alors celui résultant de l’application à un
circuit self-résistance d’une tension : P √2 sin ó’ + "
L’intensité g est alors la somme des deux composantes : g g—Ü + g——
 L’une (g—Ü ) est alternative et sinusoïdale : g—Ü &√2 sin ó’ + " − Û

Où & (la valeur efficace du courant en régime établi)

α = angle électrique qui caractérise le décalage entre l’instant initial du défaut et l’origine
de l’onde de tension.

 L’autre (g—— ) est une composante continue : g—— −&√2 sin " − Û . P ; +

Sa valeur initiale dépend de α, et son amortissement est d’autant plus rapide que / ' est
élevé.
A l’instant initial du court-circuit, g est nulle par définition (l’intensité de service &ˆ étant
négligée), d’où : g g—Ü + g—— 0
La figure Figure.6.3 montre la construction graphique de courant g par l’addition algébrique des
deux composantes g—Ü et g——

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

Figure.6.3. Présentation graphique et décomposition du courant d’un court-circuit s’établissant


en un point éloigné d’un alternateur.

L’instant de l’apparition du défaut ou de fermeture par rapport à la valeur de la tension réseau


étant caractérisé par son angle d’enclenchement α (apparition du défaut), la tension peut
s’écrire :
› √2 sin ó’ + " (6.1)
L’évolution du courant de court-circuit est alors de la forme :
√2
g sin ó’ + " − Û − sin " − Û . P ; ] + ! (6.2)
——

avec ses deux composantes, l’une alternative et déphasée de Û par rapport à la tension, et l’autre
continue tend vers 0 pour ’ tend vers l’infini.
D’où les deux cas extrêmes définis par :

Figure.6.4. Présentation graphique des deux cas extrêmes d’un courant de court-circuit,
symétrique et asymétrique

 " Û , dit « régime symétrique » (Figure.6.4.a)

Le courant de défaut est de la forme : g √


sin wt qui, dès son début, a la même allure qu’en

régime établi avec une valeur crête / —— .

 " 0, dit « régime asymétrique » (Figure.6.4.b )


Le courant de défaut est de la forme :
√2
g gI ó’ − Û − gI Û . P ; ] + ! (6.3)
——

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

Ainsi sa première valeur crête g( est fonction de Û et donc du rapport / ³ ≈ ƒ φ du circuit.

Si " − Û
3
, la composante apériodique est maximale, le régime est dit asymétrique maximal ;
c’est la condition qui entraîne la plus grande valeur du courant crête, on a alors :
√2 6
g gI ó’ + − P ;$%+ !
2
(6.4)
——

Le courant atteint la valeur crête maximale (1ère crête) lorsque : sin ó’ + −1 d’où ó’ 6
3

La valeur crête maximale du courant est donc :


√2
&&( 1 + P ;$ 3 !

(6.5)

Définissons le coefficient K caractéristique du rapport entre la valeur crête maximale du courant
transitoire et la valeur efficace du courant en régime établi : &&( ¤.

¤ √2 1 + P $ !
; 3 (6.6)

6.3.2. Défaut à proximité des alternateurs

Lorsque le défaut se produit à proximité immédiate de l’alternateur alimentant le circuit


concerné, la variation de l’impédance alors prépondérante de l’alternateur provoque un
amortissement du courant de court-circuit. En effet, dans ce cas, le régime transitoire
d’établissement du courant se trouve modifié par la variation de la f.e.m. (force électromotrice)
résultant du court-circuit. Pour simplifier, on considère la f.e.m. constante, mais la réactance
interne de la machine comme variable ; cette réactance évolue suivant les 3 stades :
 subtransitoire intervenant pendant les 10 à 20 premières millisecondes du défaut ;
 transitoire pouvant se prolonger jusqu’à 500 millisecondes ;
 puis… permanent ou réactance synchrone.
Notons que dans l’ordre indiqué, cette réactance prend à chaque stade une valeur plus élevée : la
réactance subtransitoire est inférieure à la réactance transitoire elle-même inférieure à la
réactance synchrone. Cette intervention successive des trois réactances entraîne une diminution
progressive de l’intensité de court-circuit, qui est donc la somme de quatre composantes :
 les trois composantes alternatives (subtransitoire, transitoire et permanente) ;
 la composante continue qui résulte de l’établissement du courant dans le circuit (selfique)
comme le montre en Figure.6.5.

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

a) la réactance subtransitoire =³ú"


b) la réactance transitoire = ³úR
c) la réactance synchrone =³ú
d) la composante continue.

Figure.6.5. forme du courant total de court-circuit icc

Il y a lieu de noter la décroissance de la réactance de l’alternateur plus rapide que celle de la


composante continue. Ce cas rare peut poser des problèmes de coupure et de saturation des
circuits magnétiques car le courant ne passe pas au zéro avant plusieurs périodes.
Les calculs sur les régimes transitoires des machines synchrones montrent que l’expression du
courant est :
1 1 ;++ " 1 1 ;+, l 1
g ’ √2 '= − > P )* + = − > P )* + - ƒ ó’ + "
³ú" ³ú
R
³ú ³ú
R
³ú
√2 ;+
(6.7)
− " P ,)| ƒ "
³ú
" est l’angle d’enclenchement, il définit la phase de la tension à l’instant d’apparition du court-
circuit.
Le courant g ’ est maximal pour " 0, on a alors :
1 1 ;++ " 1 1 ;+, l 1 √2 ;+
g ’ √2 '= − > P )* + = − > P )* + - ƒ ó’ − " P ,)|
³ú" ³ú
R
³ú ³ú
R
³ú ³ú
(6.8)

Avec :
: tension simple efficace aux bornes de l’alternateur
³"ú : réactance subtransitoire ³"ú 0 ³′ú 0 ³ú
³′ú : réactance transitoire

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

³ú : réactance synchrone (permanente)


©"ú : constante de temps subtransitoire
©′ú : constante de temps transitoire
©i : constante de temps apériodique
Le courant de court-circuit est donc la somme d’un courant sinusoïdal amorti et un courant
apériodique :
Notez qu'à ’ 0, lorsque le défaut se produit, la valeur efficace de g ’ est :

& 0 & RR
³ú"
(6.9)

Qui est appelé le courant de défaut efficace subtransitoire, & RR La durée de & RR est déterminée par
la constante de temps ©"ú appelée constante de temps subtransitoire du court-circuit.
Plus tard, lorsque ’ est grand comparé à ©"ú mais petit comparé à la constante de temps
transitoire du court-circuit ©′ú , le premier terme exponentiel de g ’ a décru presque à zéro, mais
la seconde exponentielle n'a pas décrue considérablement. Le courant de défaut g efficace est
alors égal au courant de défaut transitoire efficace, donné par :

& ’ &R
³′ú
(6.10)

Lorsque ’ est beaucoup plus grand que ©′ú , le courant de défaut efficace se rapproche de sa
valeur en régime permanent, donnée par :

& ∞ &
³ú
(6.11)

Les réactances de la machine ³ú" , ³úR et ³ú ainsi que les constantes de temps ©"ú ; ©′ú sont
généralement fournis par des fabricants de machines synchrones. Ils peuvent également être
obtenus à partir d'un test de court-circuit triphasé, en analysant un oscillogramme tel que celui de
la Figure.6.5.

6.4. Calcul du court-circuit par la théorie de Thévenin

Une autre méthode de calcul des courants de court-circuit est l'application du théorème de
Thévenin. Cette méthode est plus rapide et facile à adopter pour le calcul systématique des
grands réseaux.
Le théorème de Thevenin s’annonce comme suit : « un réseau constitué de sources (tensions
et courants) et des impédances peut être remplacé aux bornes de n’importe qu’elle deux point
h − B par un simple réseau formé par une source de tension Œ’ en série avec une impédance ’.
 La tension de Thevenin Œ’ est la tension aux bornes h − B quand le circuit est ouvert dans
la branche h − B.

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

 L’impédance de Thevenin ’ est l’impédance du réseau vue des points h − B quand


toutes les sources sont remplacées par leurs impédances internes.
Bien que la méthode soit parfaitement générale, elle est illustrée ici par un exemple simple.

6.4.1. Exemple :

La Figure.6.6 montre un diagramme unifilaire d’un système d’énergie à 3 bus (nœuds). Chaque
générateur est représenté par la f.e.m avant la réactance transitoire. Toutes les impédances sont
exprimées en pu sur une base commune de 100 MVA, et pour simplifications, les résistances
sont négligées. Les simplifications suivantes sont faites :
- Les capacités shunt sont négligées et le système est considéré sans charge.
- Tous les générateurs sont en cours d’exécution à leurs tensions nominales et les
fréquences nominales avec leurs f.e.m en phase.
Déterminer le courant de défaut, les tensions aux bus, et les courants de ligne durant le défaut,
lorsque un défaut triphasé symétrique avec une impédance de défaut ÷ = 0.16 pu se produit
au bus 3 puis au bus 2.

Figure.6.6. Diagramme du réseau à étudier.

Le théorème de Thévenin déclare que l’ajout de l’impédance de défaut ÷ (Figure.6.6.a) est


équivalent à l’ajout d’un générateur de tension et les autres sont court-circuités (Figure.6.6.b).

Figure.6.6. a. Réseau d’impédance pour un défaut au bus 3 ; b. Réseau équivalent de Thévenin.

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

 Défaut au nœud 3
Au bus 3, le courant de défaut est :
V3 (0)
I 3 (F ) 
Z 33  Z f

V3(0) est la tension de Thévenin ou la tension du bus 3 avant le défaut. Puisque les fem des
générateurs sont considérées égales aux valeurs nominales 1.0pu donc :
V1 (0)  V2 (0)  V3 (0)  1.0 pu

est l’impédance de Thévenin vue à partir du bus en défaut.


Pour trouver l’impédance de Thévenin, nous convertissons les impédances ∆ à des impédances Y
équivalentes comme montrés en Figure.6.6.a :
 j0.4 j0.8  j0.4 j0.4  j0.1
Z1s  Z 2s   j0.2 Z3s 
j1.6 j1.6
En combinant les branches parallèles, l'impédance de thévenin est :

Z33 
 j0.4 j0.6  j0.1  j0.24  j0.1  j0.34
j0.4  j0.6

Figure.6.7. Réduction du réseau équivalent de Thévenin.

V3 (0) 1.0
A partir de la Figure.6.7.c, le courant de défaut est : I3 (F )     j 2.0 pu
Z33  Z f j0.34  j0.16

A partir de la Figure.6.7.a, les divisions du courant électrique entre les générateurs est :
j0.6 j0.4
IG1  I3 (F )   j1.2 pu IG 2  I3 (F )   j0.8 pu
j0.4  j0.6 j0.4  j0.6

Pour les changements des tensions aux bus à partir de Figure.6.7.a, nous obtenons :
V1  0   j0.2 j1.2  0.24 pu

V2  0   j 0.4 j 0.8  0.32 pu

V3   j0.16 j 2  1.0  0.68 pu

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

Les tensions aux bus durant le défaut sont obtenues par superposition des tensions aux bus avant
défaut et les changements des tensions aux bus causées par la f.e.m équivalente connectée au bus
en défaut :
V1 ( F )  V1 (0)  V1  1.0  0.24  0.76 pu

V2 (F )  V2 (0)  V2  1.0  0.32  0.68 pu

V3 ( F )  V3 (0)  V3  1.0  0.68  0.32 pu

Les courants de court-circuit dans les lignes sont :


V1 (F ) V2 ( F ) 0.76  0.68
I 12 (F )     j0.1pu
z12 j0.8
V1 (F )  V3 (F ) 0.76  0.32
I 13 (F )     j1.1pu
z13 j0.4
V2 (F )  V3 (F ) 0.68  0.32
I 23 (F )     j0.9 pu
z 23 j0.4

Le défaut au bus 2 avec l’impédance Zf est montré en Figure.6.8.a, et le réseau équivalent de


 Défaut au nœud 2

Thévenin est montré en Figure.6.8.b.


L’impédance de Thévenin est donnée par :

Z 22 
 j0.4 j0.6  j0.24pu
j0.4  j0.6
A partir de la Figure.8.9.b, le courant de défaut :
V2 (F ) 1.0
I2     j 2.5 pu
Z 22  Z f j0.24  j0.16

Figure.8. a. Réseau d’impédance pour un défaut au bus 2 ; b. Réseau équivalent de Thévenin.

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

Figure.6.9. Réduction du réseau équivalent de Thévenin.

A partir de la Figure.6.9.a, les diviseurs entre les générateurs est :


j0.4
IG1  I 2 (F )   j1.0 pu
j0.4  j0.6
j0.6
IG 2  I2 (F )   j1.5 pu
j0.4  j0.6

Pour les changements des tensions aux bus à partir de la Figure.6.8.a, nous obtenons :
V1  0   j0.2 j1.0  0.2 pu

V2  0   j 0.4 j1.5  0.6 pu

  j1.0 
V3   0.2  j0.4   0.4 pu
 2 
Les tensions aux bus durant le défaut sont obtenues par superposition des tensions aux bus avant
défaut et les changements dans les tensions aux bus causées par la f.e.m équivalente connectée
au bus en défaut :
V1 ( F )  V1 (0)  V1  1.0  0.2  0.8 pu

V2 ( F )  V2 (0)  V2  1.0  0.6  0.4 pu

V3 (F )  V3 (0)  V3  1.0  0.4  0.6 pu

Les courants de court-circuit dans les lignes sont :


V1(F )  V2 (F ) 0.8 0.4
I12(F )     j0.5 pu
z12 j0.8
V1(F )  V3 ( F ) 0.8 0.6
I13(F )     j0.5 pu
z13 j0.4
V2 (F )  V3 (F ) 0.6  0.4
I23(F )     j0.5 pu
z23 j0.4

Dans cet exemple, les courants de charge sont négligées et tous les tensions avant-défaut sont
assumées égales à 1 pu. Pour un calcul exact, les tensions avant-défaut peuvent être obtenues par
la solution du flux de puissance.

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

6.3.2 Puissance du court-circuit (Sélection du disjoncteur)


La puissance du court-circuit dans un bus est une mesure commune de la force d’un bus. La
MVA du court-circuit est utilisée pour déterminer la dimension d’un jeu de barre, et la puissance
(pouvoir) de coupure d’un disjoncteur. La puissance MVA de court-circuit dans un bus k est
donnée par :
SCC  3U k I k F   10 3 MVA (6.12)
Où U k : Tension composée en [kV], I k F  est le courant de défaut au bus (nœud) k en [A].
Le courant de défaut triphasé symétrique en per unit est donné par :
Vk 0 
I k F   (6.13)
X kk

Où Vk 0 est la tension du bus avant-défaut en pu, et X kk est la réactance en pu au point de


défaut. La résistance du système est négligée et seulement la réactance inductive du système est
considérée. Cela donne une impédance du système minimale et un courant de défaut maximal.
Le courant de base est :
S B  103
IB  (6.14)
3 VB

Où S B est la MVA de base et VB est la tension composée de base en kV. Le courant de défaut en
[A] :
Vk 0 S B  103
I k F   I k F  pu I B   (6.15)
X kk 3 VB

Substituant I k F  dans SCC nous avons :


Vk 0 S B Vk
SCC  (6.16)
X kk VB

Si la tension de base est égale à la tension nominale, Vk  VB :


Vk 0 S B
SCC  (6.17)
X kk

La tension au bus avant-défaut est généralement assumée pour être égale à 1 pu, et donc nous
obtenons :
SB
SCC  (6.17)
X kk

6.4. Analyse du défaut utilisant la matrice impédance bus

Jusqu'à présent, nous avons effectué des calculs de court-circuit pour des systèmes simples dont
les réseaux passifs peuvent être facilement réduits. Dans cette section, nous étendons notre étude
aux grands systèmes. Considérons un système à n bus représenté schématiquement sur la

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

Figure.6.10 fonctionnant à charge constante. La première étape vers le calcul de court-circuit


consiste à obtenir des tensions de pré-défaut à tous les bus et tous les courants dans toutes les
lignes grâce à une étude de flux de charge (écoulement de puissance). Indiquons le vecteur de
tension des bus comme suit :
V1 (0) 
 
V 2 (0) 
0
M 
Vbus   (6.18)
V k (0)
M 
 
V n (0) 

Figure.6.10. Système d’énergie à n bus.

Supposons que le bus k est en défaut à travers une impédance de défaut Z f . C’est l’équivalent à

la mise en série de deux sources de tension Vk (0) et  Vk (0) comme le montre la Figure.6.11.
D’après le théorème de superposition le courant et la tension aux tous points du réseau peuvent
être calculé en deux étapes :
 Lorsque  Vk (0) est en court-circuit ;
 Lorsque toutes les sources sont en court-circuitées sauf  Vk (0) ;
Réseau électrique de n nœuds

1
+ V (0) 2
- 1
K
+ Vk(0)
-
- -Vk(0)
+
n
Zf

Figure.6.11. Réseau du système pour le calcul des changements de tensions de bus provoqués
par le défaut.

Étape 1 :
Si en court-circuité la source  Vk (0) et Z f on aura la situation avant le défaut :

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

V1 (0) 
V (0) 
 2 
0
M 
Vbus   (6.19)
V k (0)
M 
 
V n (0) 

Vi  V j (6.20)
I ij 
Z ij

Étape 2 :
Lorsque toutes les sources sont en court-circuitées sauf la source  Vk (0) qui est en série avec Z f

illustré à la figure 11 ;
Le vecteur Vbus comprend les variations des tensions aux bus de ce réseau est donnée comme
suit :
Vbus  Z bus  I bus (F ) (6.21)

 V1   Z 11 L Z 1k L Z 1n   0 
     
 M   M M M   M 
 Z f I k ( F )  Vk (0)   Z k1 L Z kk Z kn    I k ( F )  (6.22)
     
 M   M M   M 
  Z L Z nn   0 
 Vn   n1 L Z nk 

A partir de l’équation de tension Vk en peut extraire le courant de défaut I k (F ) :


Z f I k ( F )  Vk (0)  Z k1 I 1  KK  Z kk  I k ( F )  KK  Z kn I n   Z kk I k ( F ) (6.23)

Alors :
Vk (0)
I k (F )  (6.24)
Z kk  Z f

Substituant I k F  dans le vecteur Vbus nous avons :


Z ik
Vi   Z ik I k (F )   Vk (0) (6.25)
Z kk  Z f

Où Vi : l’écart de tension au nœud i provoqué par le défaut.


Le vecteur de tension aux bus après défaut sera donné par :
0
F
Vbus  Vbus  Vbus (6.26)
Tel que :
Z ik
Vi (F )  Vi (0)  Vk (0) (6.27)
Z kk  Z f

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CHAPITRE 6 : CALCUL DES DEFAUTS SYMETRIQUES

Dans la relation ci-dessus, les tensions de bus avant-défaut Vi (0) sont supposées être connues à
partir d'une étude d’écoulement de puissance. La matrice Z bus du réseau d'étude du court-circuit
de la Figure.6.11 peut être obtenue par l'inversion de sa matrice Ybus ou l'algorithme de
construction Z bus . Dans le réseau d'étude du défaut, les impédances de charge sont ignorées,
celles-ci étant beaucoup plus grandes que les impédances des lignes et des générateurs. Bien
entendu, les moteurs synchrones doivent être inclus dans la formulation de Z bus pour l'étude du
court-circuit. Les courants après-défauts dans les lignes entre les bus i et j sont donnés par :
Vi ( F )  V j ( F )
I ij ( F )  (6.28)
Z ij

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CHAPITRE 7 : LES COMPOSANTES SYMETRIQUES

CHAPITRE
7

LES COMPOSANTES
SYMETRIQUES

7.1. Introduction

Les différents types des défauts déséquilibrés sont le défaut d’une ligne à la terre, le défaut ligne
à ligne et le double défaut ligne à la terre.
L'étude des défauts présentée au chapitre précédent n'a considéré que les défauts triphasés
équilibrés, ce qui se prête à une approche simple par phase.
Dans ce chapitre, la méthode des composants symétriques est discutée. Elle est ensuite appliquée
aux défauts déséquilibrés, qui permet encore une fois de traiter le problème sur une base simple
par phase.
Il existe trois types des circuits triphasés déséquilibrés
1. Charge déséquilibrée : Il peut exister un court-circuit dans la charge, ou une mauvaise
répartition des charges monophasées sur le réseau triphasé.
2. Source déséquilibrée : Court-circuit à la source ou dans un transformateur.
3. Combinaison de source et charge déséquilibrées : De façon pratique, on retrouve des
charges déséquilibrées plus souvent que des sources déséquilibrées. On conçoit les
sources pour qu’elles soient les plus équilibrées possibles.

7.2. Présentation de la méthode des composantes symétriques

La définition des composantes symétrique repose sur l’équivalence entre un système triphasé
déséquilibré et la somme de trois systèmes équilibrés, direct, inverse et homopolaire (Figure.7.1).
Il y a trois systèmes triphasés équilibrés séparés (pour une fréquence angulaire ω de donnée, de
l'amplitude "¢" et la phase Û). Ces systèmes appelés: « directe », « inverse » et « homopolaire ».
En adoptant la représentation de Fresnel (vecteur), ces systèmes sont représentés par les formules
ci-dessous :

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CHAPITRE 7 : LES COMPOSANTES SYMETRIQUES

(a) (b) (c)

Figure.7.1. Représentation des composantes symétriques.

Par convention, la direction de rotation des phases est prise pour être en sens anti-horaire. Les
trois phases sont écrites comme :
&iH &iH ∠0° &iH
&mH &iH ∠240° h &iH (7.1)
&{H &iH ∠120° h&iH
Où nous avons défini un opérateur qui causent une rotation anti-horaire de 120°, tel que :
h 1∠120° −0.5 + e087
h 1∠240° −0.5 − e087 (7.2)
h 1∠360° 1 + e0

1+h+h 0
Donc :
(7.3)
L’ordre des phases est abc. Ceci est désigné par la séquence de phase positive (direct). Lorsque
l’ordre est acb comme en Figure.7.1 (b), il est désigné par la séquence de phase négative
(inverse), où :
&i &i ∠0° &i
&m &i ∠120° h&i (7.4)
&{ &i ∠240° h &i
En analysant certains types des défauts déséquilibrés, on constatera qu’un troisième groupe de
phase doit être introduit, appelé séquence de phase zéro (homopolaire) et qui sont en phase et
égales en amplitudes comme montré en Figure.7.1. (c) :
&i &m &{ (7.5)
Considérant les courants triphasés déséquilibrés &i , &m et &{ montré en Figure.7.1. Nous
cherchons à trouver les trois composantes symétriques du courant tel que :
&i &i + &iH + &i
&m &m + &mH + &m (7.6)
&{ &{ + &{H + &{
D'après la définition des composantes symétriques, on peut réécrire l’équation (7.6) comme suit :

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CHAPITRE 7 : LES COMPOSANTES SYMETRIQUES

&i &i + &iH + &i


&m &i + h &iH + h&i (7.7)
&{ &i + h&iH + h &i
Nous réécrivons l'équation ci-dessus en notation matricielle comme :
&i 1 1 1 &i
/&m 0 /1 h h 0 1 &iH 2
&{ 1 h h
(7.8)
&i
Ou en notation compacte :
I im{ A I iH (7.9)
1 1 1
A /1 h h0
1 h h
Où : (7.10)

A : est appelée la matrice de transformation des composantes symétriques.


En résolvant ce système matriciel pour les composantes symétriques des courants, nous avons :
I iH A;H Iiim{ (7.11)
1 1 1
/1 h h 0
H
A;H
1 h h
Avec : (7.12)

De l’équation 7.10 et 7.12, nous concluons que :


H
A;H A∗ (7.13)
En remplaçant A;H dans l’équation 11, nous avons
&i 1 1 1 &i
1 &iH 2 /1 h h 0 /&m 0
H

&i 1 h h &{
Alors : (7.14)

Ou en forme de composante, les composantes symétriques sont :


&i &i + &m + &{
H

&iH &i + h&m + h &{


H
(7.15)
&i &i + h &m + h&{
H

A partir de l’équation (7.15), on remarque que la composante homopolaire du courant est égale à
un tiers de la somme des courants de phase. Par conséquent, lorsque la somme des courants de
phase est nulle, par exemple dans un système triphasé avec neutre non mis à la terre, le courant
homopolaire ne peut pas exister. Si le neutre du système électrique est mis à la terre, un courant
homopolaire circule entre le neutre et la terre.
Les expressions sont similaires pour les tensions de phase déséquilibrées :
Œi Œi + ŒiH + Œi
Œm Œi + h ŒiH + hŒi
Œ{ Œi + hŒiH + h Œi
(7.16)

Ou en notation compacte :
V im{ A Vi H (7.17)
Les composantes symétriques en termes de tensions déséquilibrées sont :

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CHAPITRE 7 : LES COMPOSANTES SYMETRIQUES

Œi Œi + Œm + Œ{
H

ŒiH Œi + hŒm + h Œ{
H
(7.18)
Œi Œi + h Œm + hŒ{
H

Sous une forme compacte :


Vi H A;H V im{ (7.19)
La puissance apparente peut aussi être exprimée en termes des composantes symétriques :
S V im{ I im{
) ∗
3 (7.20)
En substituant les équations (7.9) et (7.17) dans (7.20), on obtient
S 3 A Vi H )
A I iH ∗

Vi H A) A ∗ IiH
) ∗ (7.21)

Depuis A4 A, puis à partir de l’équation (7.13) , A4 A∗ 3, et la puissance complexe devient :


S 3 3 Vi H ) IiH ∗
3Œi &i + 3ŒiH &iH + 3Œi &i
∗ ∗ ∗ (7.22)

La puissance totale déséquilibrée peut être obtenue à partir de la somme des puissances en
composantes symétriques.

7.3. Impédances de séquence


H
Dans cette section, nous allons noter l’impédance de séquence directe (positive),
l’impédance de séquence inverse (négative), et l’impédance de séquence homopolaire (zéro)

7.3.1 Impédances de séquence des charges connectées en Y

La Figure.7.2 montre une Charge triphasée équilibrée connectée en Y. Le neutre est enterré à
travers une impédance *

Figure.7.2. Charge équilibrée connectée en Y

Les tensions simples (ligne-sol) sont :


Œi ˆ &i+ k &m + k &{ + * &*
Œi k &i + ˆ &m + k &{ + * &*
Œi k &i + k &m + ˆ &{ + * &*
(7.23)

D’après la loi de Kirchhoff ¤$' , nous avons


&i + &m + &{ &* (7.24)

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CHAPITRE 7 : LES COMPOSANTES SYMETRIQUES

En substituant l’équation (7.24) dans (7.23), et en réécrivant les équations des tensions sous
forme matricielle, donc :
Œi + ˆ * k + * k+ * &i
/ Œm 0 / k+ * ˆ + * k+ * 0 / &m 0
Œ{ k+ k+ ˆ+ &{
(7.25)
* * *

Ou sous forme compacte :


V im{ Zim{ I im{ (7.26)
+ ˆ * k+ * k+ *
im{
/ k+ * ˆ+ * k+ * 0
k+ k+ ˆ+
Où : (7.27)
* * *
En écrivant V im{ et Iim{ en termes de leurs composantes symétriques, nous obtenons :
A Vi H Zim{ A IiH (7.28)
En multipliant l’équation (7.28) par A;H , nous avons :
Vi H A;H Zim{ A IiH
Z H IiH
(7.29)

Où :
Z H
A;H Zim{ A (7.30)
On trouve :
1 1 1 + ˆ * k + * k+ * 1 1 1
Z /1 h h 0/ k+ + k+ 1 h h0
H H
* ˆ * * 0 /
1 h h k+ k+ ˆ+ 1 h h
(7.31)
* * *

ˆ +3 * +2 k 0 0
Après le calcule : Z H
/ 0 ˆ − k 0 0
0 0 ˆ−
(7.32)
k

Lorsqu’il n’y a pas de couplage mutuel, nous mettons k 0 et Z H


devient :
ˆ +3 * 0 0 0 0
Z H
/ 0 ˆ 0 0 / 0 H
0 0
0 0 0 0
(7.33)
ˆ

Figure.7.3. Circuits équivalent pour les séquences zéro, direct et inverse

7.3.2 Impédance de séquence des lignes de transmission

La figure.7.4 représente les impédances séries d’une ligne électrique triphasée, prises entre deux
points, les impédances propres de chaque phase sont désignées ˆ, avec une impédance mutuelle

k :

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CHAPITRE 7 : LES COMPOSANTES SYMETRIQUES

Figure.7.4. Schéma des impédances d’une ligne triphasé

Les chutes de tension aux bornes de ces impédances sont données par les équations suivantes :
Œi − ŒiR ˆ k k &i
1 Œm − ŒmR 2 / k ˆ k 0 / &m 0
Œ{ − Œ{R &{
(7.35)
k k ˆ

L’équation ci-dessus est transformée en équation de séquences de la même manière que


précédemment. Nous obtenons alors :
Œi − Œi R ˆ +2 k 0 0 &i
1ŒiH − ŒiHR 2 / 0 ˆ − k 0 0 1&iH 2 (7.36)
Œi − Œi R 0 0 ˆ− k &i
Ces trois expressions sont représentées par les schémas équivalents monophasés suivants :

Figure.7.5 schéma monophasés équivalents des séquences des impédances de ligne

7.3.3. Impédance de séquence du transformateur

Dans les transformateurs de puissance, les pertes du noyau et le courant magnétisant sont de
l’ordre de 1% des valeurs nominales et par conséquent la branche magnétisante est négligée. Le
transformateur est modélisé avec l’impédance équivalente série de fuite. Le transformateur est un
dispositif statique et si la séquence de phase est changée, l’impédance de fuite ne va pas changer.
Cependant, les impédances direct, inverse, et homopolaire sont les mêmes et égales à
l’impédance de fuite du transformateur : H
³÷ .
Le circuit équivalent pour l’impédance homopolaire dépend de la connexion d’enroulement et
aussi sur si ou non les neutres sont mis à la terre.
La Figure.7.5 montre quelques configurations communes du transformateur et leurs circuits
équivalents homopolaires :

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CHAPITRE 7 : LES COMPOSANTES SYMETRIQUES

Figure.7.5. Circuit équivalent homopolaire du transformateur.

a. Connexion Y-Y : Les deux neutres sont mis à la terre et il y a un chemin pour le courant
homopolaire à circuler dans le primaire et le secondaire et le transformateur montre
l’impédance équivalente de fuite par phase comme illustré en Figure.7.5(a).

b. Connexion Y-Y : Le neutre primaire est mis à la terre et le neutre secondaire est isolé. Le
courant homopolaire dans le secondaire est nul. Par conséquent, le courant homopolaire
dans le primaire est nul reflétant une impédance infinie ou un circuit ouvert comme
montré en Figure.7.5(b).

c. Connexion Y-∆ : Le neutre est mis à la terre. Le courant primaire peut circuler parce qu’il
y a circulation du courant homopolaire dans le secondaire connecté en ∆ et un chemin de
retour par le sol pour le primaire connecté en Y. Aussi, noter qu’aucun courant
homopolaire ne peut quitter les bornes ∆, donc, il y a une isolation entre le primaire et le
secondaire comme montré en Figure.7.5(c).

d. Connexion Y-∆ : Le neutre est isolé. Comme le neutre est isolé, le courant homopolaire
ne peut pas circuler. Figure.7.5(d) donne le circuit équivalent homopolaire de la
connexion.

e. Connexion ∆ - ∆ : Le courant homopolaire circule dans les enroulements connectés en ∆,


mais aucun courant ne peut quitter les bornes ∆, et le circuit équivalent est donné en
Figure.7.5(e).

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CHAPITRE 7 : LES COMPOSANTES SYMETRIQUES

7.4. Réseaux de séquence d’une machine synchrone (générateur) chargée

La Figure.7.6 montre une machine synchrone avec un neutre mis à la terre à travers une
impédance *. La machine alimente une charge triphasée équilibrée.

Figure.7.6. Machine synchrone triphasée alimentant une charge triphasée équilibrée.

La machine synchrone génère des tensions triphasées internes et est représentée comme un
ensemble à séquence positive (direct) de phaseurs :
1
E im{ /h 0 i
h
(7.37)

En appliquant les lois de Kirchhoff en tension à chaque phase, nous obtenons :


Œi i − ˆ &i − * &*
Œm m − ˆ &m − * &*
Œ{ { − ˆ &{ − * &*
(7.38)

Substituant pour &* &i + &m + &{ , nous obtenons sous forme matricielle :
Œi i ˆ + * * * &i
/ Œm 0 / m0 − / * ˆ+ * * 0 / &m 0
Œ{ ˆ+ * &{
(7.39)
{ * *

Ou sous forme compacte :


V im{ E im{ − Zim{ I im{ (7.40)
Transformant les tensions terminales et les courants de phase à leurs composantes symétriques :
A Vi012 A EiH − Zim{ A IiH (7.40)
En multipliant par A;H les deux membres de l’équation (7.40), nous avons :
Vi H EiH − A;H Zim{ A IiH
EiH − Z H I iH
(7.41)

Où :
1 1 1 ˆ + * * * 1 1 1
Z /1 h h 0/ ˆ+ 1 h h0
H H
* * * 0 /
1 h h ˆ+ * 1 h h
(7.42)
* *

Ce qui donne :

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CHAPITRE 7 : LES COMPOSANTES SYMETRIQUES

ˆ +3 * 0 0 0 0
Z H
/ 0 ˆ 0 0 / 0 H
0 0
0 0 0 0
(7.43)
ˆ

Puisque la fem générée est équilibrée, il y a seulement une tension à séquence positive (directe) :
0
H
E / i 0
0
(7.44)

H
Substituant pour Z012 et i dans l’équation (7.41), nous avons :
Œi 0 0 0 &i
1 ŒiH 2 / i 0−/ 0 H
0 0 1 &iH 2
Œi 0 0 0 &i
(7.45)

En écrivant en forme de composantes :


Œi 0 − &i
ŒiH i− &i
H H

Œi 0 − &i
(7.46)

Ces trois équations peuvent être représentées par les réseaux de séquence équivalents en
Figure.7.7.

Figure.7.7. Réseaux de séquence : (a) directe ; (b) inverse ; (c) homopolaire

Nous pouvons faire les remarques suivantes :


1- Les trois réseaux de séquence sont indépendants.
2- Le neutre du système est la référence pour les réseaux de séquences directe et inverse
mais le sol est la référence pour le réseau homopolaire. Cependant, le courant
homopolaire ne peut circuler que si le circuit est complété du neutre à la terre dans le
système.
3- Il n’y a pas de source de tension dans les réseaux de séquences inverse et homopolaire.
Seulement le réseau de séquence directe a une source de tension.
4- L’impédance de mise à la terre est reflétée dans le réseau homopolaire comme 3Zn
5- Les trois systèmes de séquence peuvent être résolus séparément sur une base par phase.
Les courants et tensions de phase peuvent être ensuite déterminés par superposition de
leurs composantes symétriques des courants et tentions respectivement.

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CHAPITRE 8 : CALCUL DES DEFAUTS ASYMETRIQUES

CHAPITRE
8

CALCUL DES DEFAUTS


ASYMETRIQUES

8.1. Introduction

Le chapitre 6 était consacré au traitement des défauts symétriques (triphasés) dans un réseau
électrique. Puisque le système reste équilibré pendant de tels défauts, l'analyse est effectuée
facilement dans une base monophasée. Dans ce chapitre, nous traiterons des défauts
asymétriques. Les différents types de défauts asymétriques qui se produisent dans les réseaux
d'alimentation sont des défauts phase terre, phase-phase, biphasé-terre.
La méthode des composantes symétriques détaillée dans le chapitre précédant est un outil
robuste pour le calcul des défauts asymétriques et elle sera appliquée dans ce chapitre.

8.2. Calcul des défauts asymétriques

8.2.1. Défaut phase-terre

La Figure.8.1 montre un générateur triphasé avec le neutre mis à la terre à travers l’impédance Zn

Figure.8.1. Défaut phase terre

Supposant un défaut ligne-terre se produit sur la phase (a) à travers l’impédance ÷

Assumant que le générateur est à vide, les conditions aux limites au point du défaut sont :

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CHAPITRE 8 : CALCUL DES DEFAUTS ASYMETRIQUES

Œi ÷ &i (8.1)
&m &{ 0 (8.2)
Substituant pour &m &{ 0, les composantes symétriques des courants deviennent :
&i 1 &i
1 1 1
1&iH 2 /1 h h 0 /&m 0
3
&i 1 h h &{
(8.3)

De l'équation ci-dessus, nous trouvons que :


1
&i &iH &i &
3 i
(8.4)

La tension de la phase (a) en termes des composantes symétriques est :


Œi Œi + ŒiH + Œi (8.5)
Dans le chapitre 7 nous avons trouvé :
Œi 0 − &i
ŒiH i− &i
H H

Œi 0 − &i
(8.6)

Substituant pourŒi , ŒiH et Œi et notant que &i &iH &i , nous avons :
Œi i − + H
+ &i (8.7)
Substituant pour Œi à partir de l’équation (8.1), et notant que &i 3&i , nous obtenons :
3 ÷ &i i − + H
+ &i (8.8)
Ou :

&i
i
+ H + +3
(8.9)
÷

Donc le courant de défaut est :


3 i
&i 3&i
+ H + +3
(8.10)
÷

Substituant pour les composantes symétriques des courants dans l’équation (8.6), les
composantes symétriques de la tension et les tensions de phase au point du défaut sont obtenues.
Les équations (8.4) et (8.9) peuvent être représentées en connectant les réseaux de séquences en
série comme montré dans le circuit équivalent de la Figure.8.2. Donc, pour le défaut phase-terre,
l’impédance de Thévenin au point du défaut est obtenue pour chaque réseau de séquence, et les
trois réseaux de séquences sont placés en séries. Dans plusieurs applications pratiques, les
impédances directes et inverses sont égales. Si le neutre du générateur est directement mis à la
terre, * 0 et pour les défauts direct (franc) ÷ 0.

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CHAPITRE 8 : CALCUL DES DEFAUTS ASYMETRIQUES

Figure.8.2. Connexion du réseau de séquence pour le défaut phase-terre

8.2.2. Défaut phase-phase

La Figure.8.3 montre un générateur triphasé avec un défaut entre phases (b) et (c) à travers
l’impédance ÷

D’après la Figure.8.3, le générateur est à vide, et les conditions aux limites au point du défaut
sont :
Œm − Œ{ ÷ &m (8.11)
&m + &{ 0 (8.12)
&i 0 (8.13)
Substituant pour &i 0 et &m −&{ , les composantes symétriques du courant sont :
&i 0
1 1 1 1
1&iH 2 /1 h h 0 / &m 0
(8.14)
3 −&m
&i 1 h h
De l'équation ci-dessus, nous trouvons que
&i 0 (8.15)
1
&iH h − h &m
3
(8.16)
1
&i h − h &m
3
(8.17)

Figure.8.3. Défaut entre phase (b) et (c)

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CHAPITRE 8 : CALCUL DES DEFAUTS ASYMETRIQUES

à partir des expressions des équations (8.16) et (8.17), nous remarquons que :
&iH −&i (8.18)
Nous avons aussi :
Œm − Œ{ h − h ŒiH − Œi
÷ &m
(8.19)

Substituant pour ŒiH et Œi à partir de l’équation (8.6) et notant que &i −&iH , nous avons :
h −h i − H
+ &iH ÷ &m (8.20)
Substituant pour &m à partir de l’équation (8.16), nous obtenons :
3&iH
− H
+ &iH
i ÷
h−h h −h
(8.21)

Puisque h − h h −h 3, donc :

&iH
i
H + +
(8.22)
÷

Les courants de phase sont :


&i 1 1 1 0
/&m 0 /1 h h 0 1 &i 2
H

&{ 1 h h −&iH
(8.23)

Le courant de défaut est :


&m −&{ h − h &iH (8.24)
Ou :
&m −e√3&iH (8.25)
En substituant pour les composantes symétriques des courants dans l’équation (8.6), les
composantes symétriques de la tension et les tensions de phase au point du défaut sont obtenues.
Les équations (8.18) et (8.22) peuvent être représentées en connectant les réseaux de séquence
directe et inverse en opposition comme montré en Figure.8.4. Dans plusieurs applications
pratiques, les impédances directe et inverse, sont obtenues égales. Pour un défaut franc, ÷ 0.

Figure.8.4. Connexion du réseau de séquence pour le défaut biphasé.

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CHAPITRE 8 : CALCUL DES DEFAUTS ASYMETRIQUES

8.2.3. Défaut biphasé terre

La Figure.8.5 montre un générateur triphasé avec un défaut sur les phases (b) et (c) à travers
l’impédance ÷ à la terre.

Figure.8.5. Défaut biphasé-terre

D’après la Figure.8.5, le générateur est à vide, et les conditions aux limites au point du défaut
sont :
Œm Œ{ ÷ &÷ ÷ &m + &{ (8.26)
&i &i + &iH + &i 0 (8.27)
Les tensions Œm et Œ{ en fonction des composantes symétriques sont :
Œm Œi + h ŒiH + hŒi (8.28)
Œ{ Œi + hŒiH + h Œi (8.29)
Puisque Œm Œ{ , nous notons que :
ŒiH −Œi (8.30)
Substituant pour les composantes symétriques des courants dans l’équation (8.26), nous
obtenons :
Œm ÷ &i + h &iH + h&i + &i + h&iH + h &i
÷ 2&i −&i − &i
H

÷ &i
(8.31)

Substituant expression (8.31) et (8.30) dans (8.28), nous obtenons :


3 ÷ &i Œi + h + h ŒiH
Œi − ŒiH
(8.32)

En substituant pour les composantes symétriques de la tension de l’équation (8.6) : dans (8.32),
en trouve :
− H &iH
&i −
i
+3 ÷
(8.33)

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CHAPITRE 8 : CALCUL DES DEFAUTS ASYMETRIQUES

Aussi, substituant pour les composantes symétriques de la tension de l’équation (8.6) dans
(8.30), nous obtenons :
− &i
H H
&i −
i
(8.34)

Substituant pour &i et &i dans (8.27), et résolvant pour &iH , nous avons :

&iH
i
T + 3 ÷U
H +
+ +3 ÷
(8.35)

Les équations de &i , &iH , et &i peuvent être représentées en connectant l’impédance de
séquencedirecte en série avec la combinaison parallèle des réseaux de séquences inverse et
homopolaire comme montré en Figure.8.6. Pour trouver les valeurs de &i et &i , on substitue la
valeur de &iH dans leur expression. Les courants de phase sont ensuite trouvés. Finalement, le
courant de défaut est obtenu à partir :
&÷ &m + &{ 3&i (8.36)

Figure.8.6. Connexion du réseau de séquence pour le défaut biphasé-terre

8.3. Calcul des défauts asymétriques par la matrice 5678

La méthode de l’analyse des défauts par l’impédance bus, donnée dans le chapitre 6 pour les
défauts symétriques, peut être facilement étendue pour le cas des défauts asymétriques. Nous
avons vu que lorsque le réseau est équilibré, les impédances des composantes symétriques sont
diagonales, donc, il est possible de calculer B9 séparément pour les réseaux de séquences
directe, inverse, et homopolaire. Aussi. Nous avons remarqué que pour un défaut au bus k,
l’élément diagonal dans l’axe k de la matrice m ˆ est l’impédance de Thévenin au point de
défaut. Dans le but d’obtenir une solution pour les défauts déséquilibrés, la matrice m ˆ pour
jj ,
H
chaque réseau de séquence est obtenue séparément, puis les impédances de séquence jj et
jj sont connectées ensemble comme montré en Figures 8.2, 8.4, 8.6.

8.3.1. Défaut phase-terre utilisant 5678

Considérons un défaut entre la phase (a) et la terre à travers l’impédance ÷ au bus k comme
montré en Figure.8.7. Le défaut Ligne-Terre nécessite que les réseaux de séquence direct,
inverse, et homopolaire pour la phase (a) soit placés en série dont le but de calculer le courant de

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CHAPITRE 8 : CALCUL DES DEFAUTS ASYMETRIQUES

défaut homopolaire comme donné en équation (8.9). Donc, en général, pour un défaut au bus k,
les composantes symétriques du courant de défaut sont :
Œj 0
&j &jH &j
+ jj + jj
H
+3
(8.37)
jj ÷

jj ,
H
Où jj et jj sont les éléments diagonaux dans le bus k de la matrice correspondante B9 et
Œ 0 est la tension avant-défaut au bus k. Le courant de défaut de phase est :
&jim{ ¢&j H (8.38)

Figure.8.7. Défaut phase-terre au bus k.

8.3.2. Défaut biphasé utilisant 5678

Considérons un défaut entre les phases (b) et (c) à travers une impédance ÷ au bus k comme
montré en Figure.8.8.

Figure.8.8. Défaut biphasé au bus k

Le réseau de séquence de la phase (a) de la Figure.8.4 est applicable ici, où les réseaux de
séquences directe et inverse sont placés en opposition. Les composantes symétriques du courant
de défaut comme données en (15), (18) et (22) sont :
&j 0 (8.39)
Œj 0
&jH −&j H
+ jj +
(8.40)
jj ÷

Où H
jj et jj sont les éléments diagonaux dans l’axe k de la matrice correspondante m ˆ et Œ 0
est la tension avant-défaut au bus k. Le courant de défaut de phase est :&jim{ ¢&j H

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CHAPITRE 8 : CALCUL DES DEFAUTS ASYMETRIQUES

8.3.3. Défaut double Ligne-Terre utilisant 5678

Considérons un défaut entre les phases (b) et (c) à travers une impédance ÷à la terre au bus k
comme montré en Figure.8.9.

Figure.8.9. Défaut biphasé-terre au bus k

Le réseau de séquence de la phase (a) de la Figure.8.6 est applicable ici, où l’impédance de


séquence directe est placée en série avec la combinaison parallèle des réseaux de séquences
inverse et homopolaire. Les composantes symétriques du courant de défaut comme données dans
la section.8.4 sont :
Œj 0
&jH
+ 3 ÷U
jj T jj
H
+
jj + jj + 3 ÷
(8.41)
jj

Œj 0 − jj &j
H H
&j − (8.42)
jj

Œj 0 − jjH H
&j
&j −
jj + 3 ÷
(8.43)

jj , et
H
Où jj jj sont les éléments diagonaux dans le bus k de la matrice correspondante m ˆ

et Œ 0 est la tension avant-défaut au bus k. Le courant de défaut de phase est : &jim{ ¢&j H
qui
égale dans ce cas :
&j ‘ &jm + &j{ (8.44)

8.4. Tensions aux bus et courants de ligne durant le défaut

En utilisant les composantes de séquence du courant de défaut données par les expressions (8.6),
les composantes symétriques des tensions du ième bus durant le défaut sont obtenues :
Œ) ‘ 0 − jj &j
Œ)H ‘ Œ)H 0 − jj &j
H H

Œ) ‘ 0 − jj
(8.45)

Où Œ)H 0 Œ) 0 est la tension de phase avant-défaut au bus g . Les tensions de phase durant
ledéfaut sont :

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CHAPITRE 8 : CALCUL DES DEFAUTS ASYMETRIQUES

Œ)im{ ¢Œ) H (8.46)


Les composantes symétriques du courant de défaut dans la ligne entre g et e sont données par :
Œ) ‘ − Œb ‘
&)b
:)b
Œ)H ‘ − ŒbH ‘
&)b
H
H
:)b
(8.47)

Œ) ‘ − Œb ‘
&)b
:)b
H
Où )b )b et )b sont les composantes homopolaires, directe, et inverse de l’impédance de la
ligne actuelle entre les bus g et e.
Après obtention des composantes symétriques du courant de ligne, le courant de défaut de phase
dans la ligne entre g et e est :
&)b
im{
¢&)bH (8.48)

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

[1] D. William D. Stevenson, elements of power system analysis. McGraw-Hil, New York,
1994.
[2] H. Saadat, Power system analysis, 3rd Edition. McGraw-Hill series in electrical and
computer engineering, 1999.
[3] R. Feinberg, Modern Power Transformer Practice. The Macmillan Press Ltd, 1979.
[4] C. L. Wadhwa, Basic electrical engineering, 4th Edition. NEW AGE, 2007.
[5] A. Greenwood, Electrical Transients in Power Systems, 2nd Edition. New York: Wiley
Interscience, 1991.
[6] A. A. Sallam and O. P. Malik, Electric distribution systems. IEEE Press, 2018.
[7] H. William, E. Kemmerly, and S. M. Durbin, Engineering circuit analysis. New York:
McGraw-Hil, 2012.
[8] J. S. Grainger, W. D. Stevenson, and W. Grainger, Power system analysis (Power &
Energy), Intl. Edit. 1994.
[9] J. D. Glover, M. Sarma, and T. J. Overbye, Power System Analysis And Design, 5th
Edition. 2012.
[10] A. N. Syed, Theory and problems of Electrical Power Systems, 1st Editio. Schaum’s
Outline SERIES McGRAW-HILL, 1989.
[11] T. Gonen, Modern Power system analisys, 2nd Edition. 2013.
[12] D. William Stevenson, Elements of Power System Analysis, 4th edition. McGraw-Hill
Companies, New York, 1982.
[13] P. [Link], Analysis of faulted power systems. IEEE Press, 1995.
[14] M. A. El-Sharkawi, Electric energy: An introduction, CRC Press. 2011.
[15] J. C. Das, Power System Analysis: Short-Circuit Load Flow and Harmonics. Marcel
Dekker, Inc. New York, 2002.

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