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Guide des Oiseaux de France

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LE GUIDE
DES OISEAUX
DE FRANCE
Jérôme Morin
Gérard Guillot
Julien Norwood

Ouvrage publié sous la direction


de Guillaume Eyssartier

Introduction seule.indd 1 31/08/2017 16:04


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Aux Éditions Belin


• Guide des oiseaux des villes et des jardins, Jérôme Morin, 2009.
• Guide des oiseaux des forêts et campagnes, Jérôme Morin, 2010.
• Guide des oiseaux des bords de mer, Jérôme Morin, 2011.
• L’étymologie des noms d’oiseaux, Pierre Cabard et Bernard Chauvet,
2003.
• Les oiseaux et les baies sauvages, Claude Croq, 2007.
•L a classification phylogénétique du vivant, tome 1 (4e éd., 2016)
et tome 2 (4e éd., 2017), Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader.
Autres ouvrages de zoologie dans la collection Références Nature
• Le Guide des Traces d’animaux, France et Europe, Muriel et Luc
Chazel, 2017.
• Le Guide des animaux des parcs animaliers, Dominique Martiré
et Franck Merlier, 2017.
• Le Guide des plus beaux coléoptères, Dominique Martiré et Franck
Merlier, 2017.
• Le Guide des plus beaux papillons et leurs fleurs favorites, Dominique
Martiré, Franck Merlier et Bernard Turlin, 2016.
Jeunesse
Le livre aux oiseaux, Nathalie Tordjman, Judith Gueyfier & Julien
Norwood, 2017.

Retrouvez tous les titres des Éditions Belin sur www.belin-editeur.com


Pour vous tenir informé de nos parutions, abonnez-vous à notre lettre
gratuite des Fous de Nature : [email protected]

Les photos publiées dans ce guide proviennent toutes (sauf photos de couverture
et à une exception près pour les fiches) de l’agence Biosphoto (voir les crédits p. 524).
Les sons des oiseaux proviennent en grande majorité de l’agence Biosphoto
(voir les crédits p. 527).

Les auteurs et les Éditions Belin remercient Yann Rigaud, de l’agence Allnature,
pour ses conseils précieux et l’aide qu’il a apportée à la sélection des photos
lors de la réalisation de la première édition de ce guide.

Le code de la propriété intellectuelle n’autorise que « les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage
privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » [article L. 122-5] ; il autorise également les courtes
citations effectuées dans un but d’exemple ou d’illustration. En revanche « toute représentation ou reproduction
intégrale ou partielle, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite »
[article L. 122-4]. La loi 95-4 du 3 janvier 1994 a confié au C.F.C. (Centre français de l’exploitation du droit de
copie, 20, rue des Grands Augustins, 75 006 Paris), l’exclusivité de la gestion du droit de reprographie. Toute
photocopie d’œuvres protégées, exécutée sans son accord préalable, constitue une contrefaçon sanctionnée par
les articles 425 et suivants du Code pénal.

© Éditions Belin/Humensis, 2017


170 bis, boulevard du Montparnasse, 75680 Paris Cedex 14
ISBN 978-2-41-001224-8

Introduction seule.indd 2 02/09/2017 09:20


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Sommaire

Comment utiliser ce guide ? 4

Préface d’Allain Bougrain-Dubourg 6

À la découverte des oiseaux 8

Clé d’identification 62

Oiseaux de type « canard » 64

Oiseaux de type « échassier » 112

Oiseaux de type « mouette » 172

Oiseaux de types « rapace » 216

Oiseaux de type « gallinacés » 260

Oiseaux de type « pigeon » 284

Oiseaux de type « passereau à bec large » 292

Oiseaux de type « passereau à bec long » 316

Oiseaux de type « passereau à bec fin » 334

Oiseaux de type « passereau à bec conique » 432

Espèces occasionnelles 464

Bibliographie 511

Index des noms latins 512

Index des noms français 518

Introduction seule.indd 3 31/08/2017 16:04


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Comment utiliser ce guide ?


Une introduction très illustrée 

S’alimenter
p. 8 à 61 Lesoiseauxn’ontpasdedents...toutlemondelesait.Enrevanche,ilssont
équipés d’un jabot, qui fait office d’estomac et stocke les aliments, et d’un
gésier, organe formé de muscles puissants qui est capable de broyer des
graines, des coquilles, des os, etc., et fait donc office de « dents ». Certains
oiseaux – surtout les granivores (voir ci-dessous) – avalent même de petits

Un texte simple et quelque 500 dessins caillouxqui,accumulésdanslegésier,participentaubroyagedesaliments


jusqu’àleurusurecomplète.

apportent l’ensemble des connaissances jabot

nécessaires pour comprendre et connaître le gésier

monde fascinant des oiseaux. Coupe du gésier montrant les graines broyées
par l’action des muscles, ainsi que les petits
cailloux participant au broyage

Aucoursdel’évolution,lesoiseauxontsubidifférentestransformationsleur

Les plumes Identifier les plumes


permettantd’exploiterdesressourcesalimentairesdiverses(voirnotamment


Attention

Vous trouverez
laformedubec,p.15):ilspeuventêtrefrugivores,granivores,herbivores
Ilesttrèsdifficiled’identifierune Ramasser une plume d’oiseau
ouencoreomnivores(ilsconsommentalorsdifférentstypesd’aliments).
La plume, c’est l’oiseau plume.Quelquesexemplessont protégé est interdit par la loi !

Située sur le présentésci-dessous,classéspartaille.


Propreauxoiseauxethautement croupion, la Les frugivores


glande uropygiale

également des
spécialisée,laplumesertd’outilde
contient une huile Alimentationsaisonnièrepourbeaucoupd’oiseaux,lesfruitscharnusànoyau(drupes)et
locomotion,decommunicationet protectrice dont
d’isolantthermique.Composéede l’oiseau (ici, un àpépins(baies)sontd’importantessourcesd’énergie.Ilssontconsommésenétéparles
Guêpier) enduit oisillonsetlesadultes,maisaussienautomnepourconstituerdesréservesenvuedela
kératine,elleestlégère,maisfragile.
ses plumes lors migration,oubienenpleinhiverlorsquelesautressourcesdenourritureontdisparu.
L’oiseaudoitdoncarrangeretnettoyer de sa toilette.

informations
quotidiennementsonplumageafin
2
d’assurersasurvie(lesplumesusées
sontremplacéeslorsdelamue). 16
L’oiseauestrecouvertdedeuxcouches
Si l’Hirondelle rustique
deplumes:lesplumesextérieuressont

permettant d’identifier
porte 1500 plumes, le 1 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
appeléestectrices,etlesintérieures Cygne tuberculé en pos- Entre 2 et 7 cm de long
duvet. sède plus de 25 000 !
1. Rouge-queue noir. 2. Troglodyte. 3. Grive musicienne. 4. Bécassine des marais. 5. Pluvier doré.
6. Grimpereau des bois. 7. Moineau domestique. 8. Jaseur boréal. 9 et 10. Chardonneret élégant.
11. Verdier d’Europe. 12. Pinson des arbres. 13. Traquet motteux. 14. Mésange bleue. 15. Martin-

les propriétaires des


pêcheur. 16. Geai des chênes.

sus-axillaires Un Grand Tétras cueillant Un Loriot picorant Un Jaseur boréal consom-


des myrtilles des cerises mant, en hiver, les fruits
petites couvertures d’un Sorbier des oiseleurs
sus-caudales

principales plumes
moyennes
couvertures
s’AlImeNTeR 27
grandes
couvertures

alula

(° p. 18-19) et principaux rectrices


centrales
13

rémiges tertiaires 19

œufs (° p. 49) que


9

rémiges secondaires 2 17
rectrices
externes 4
rémiges primaires 12
7
duvet plumes

vous êtes susceptibles


sous-
rachis axillaires 10
16 18

d’observer lors de vos vexille


externe 14

promenades.
vexille 1 5 6 8 11 15 20
interne
rachis
barbule sous-caudales
barbe Entre 8 et 15 cm de long
1. Loriot d’Europe. 2. Rollier d’Europe. 3. Guêpier d’Europe. 4. Pigeon biset. 5. Grive
musicienne. 6. Merle noir. 7. Martinet noir. 8, 9 et 10. Canard colvert. 11. Bécasse des bois. 12. Pie
Les différentes plumes d’un oiseau et leur anatomie bavarde. 13. Gros-bec casse-noyaux. 14. Faisan de Colchide. 15. Perdrix rouge. 16. Pic épeiche.
(ici, un Moineau ; voir aussi p. 40) 17. Huppe fasciée. 18. Tichodrome échelette. 19 et 20. Pic-vert.

16 plumes 18 plumes

Des clés pour identifier les oiseaux 


p. 62-63
Clé d’identification
L’identification d’une espèce s’appuie avant
Les oiseaux sont classés selon leur morphologie générale et la forme de leur
tout sur l’aspect général de l’oiseau observé : bec en dix grands groupes (voir p. 4 pour une définition de ces groupes).

Oiseaux de type « canard » page 64


coloration, silhouette, proportions, forme du


.......................................................................................................

Oiseaux aquatiques, à pattes palmées, souvent posés sur l’eau – Canards, oies, cygnes,
grèbes, plongeons et cormorans.

bec et des ailes, etc. ; ° p. 14 à 17.


Nous connaissons tous un certain nombre de
Oiseaux de type « échassier » page 112

types d’oiseaux : la morphologie « canards »,


........................................................................................

Oiseaux en général à longues pattes, se tenant souvent au bord de l’eau – Hérons, grues,
flamants, cigognes, « limicoles », Glaréole à collier, Œdicnème criard.

par exemple, « poule » (gallinacés) ou encore


« rapaces ». Ces types morphologiques
n’ont rien à voir avec les groupes de la Oiseaux de type « mouette » page 172

.............................................................................................

classification scientifique (° p. 12)... mais ils Oiseaux de rivage, aux pattes palmées, souvent marins – Mouettes, goélands, labbes,
sternes, pétrels, Fou de Bassan, guifettes, Pingouin et Macareux.

sont utiles à l’identification !


Les oiseaux sont, dans ce guide, répartis en Oiseaux de type « rapace » page 216

...................................................................................................

10 groupes morphologiques (° clé p. 62). Oiseaux prédateurs diurnes ou nocturnes, à bec et pattes crochus – Aigles, milans,
Bondrée apivore, Élanion blanc, buses, faucons, vautours, chouettes, hiboux, etc.

Ils sont présentés en page d’ouverture de


chaque groupe (° p. 64, 112, 172, 216, 260,
284, 292, 316, 334 et 432) et se repèrent par Oiseaux de type « gallinacés » page 260

.....................................................................................

Oiseaux évoquant la poule, trapus, marcheurs, volant sur de courtes distances –


un onglet de couleur sur le côté du guide Perdrix, Caille, faisans, outardes, Lagopède, tétras, râles, foulques, marouettes, etc.

(voir ci-contre).

62 IDENTIFIER

4 mode d’emploi

Introduction seule.indd 4 31/08/2017 16:04


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Des fiches descriptives


p. 64-463
Les fiches descriptives de ce guide regroupent Onglets
l’ensemble des oiseaux régulièrement observés Les onglets de couleur
permettent de repérer
en France (° p. 64 à 463). Les espèces rarement facilement le groupe auquel
observées, dites occasionnelles ou rares, sont décrites appartient votre oiseau ;
et illustrées dans une seconde partie (° p. 464 à 509). ° p. 62-63

Nom de famille et nom d’espèce Calendrier Statut de l’espèce


Situent l’espèce au sein Indique les mois de l’année Est-elle protégée, non
de la classification (° p. 11) durant lesquels l’oiseau est menacée ou introduite ?
visible en France
Nom français
Nom courant de l’espèce
Poids, envergure et
Picidés Dendrocopos major J F M A M J J A S O N D Protégé Picidés
longueur
La longueur est donnée
depuis le bec jusqu’au bout Pic épeiche Moustache
noire
de la queue
Carte de répartition 50-80 g 34-39 cm 22-23 cm

Illustre les zones de notre


Tache rouge
territoire où l’oiseau peut
être observé (° p. 52) :

Hivernant Nicheur Hivernant


et nicheur

MÂLE FEMELLE
Occasionnel De passage
Photos
L’oiseau est présenté sous
tous les aspects néces- MÂLE NIDIFICATION
saires à l’identification Niche dans un trou d’arbre mort ou au bois
tendre. Jusqu’à 7 œufs couvés 2 semaines.
Pour bien l’identifier… Pour bien l’identifier…
Envol des jeunes, nidicoles, à 3 semaines.
RÉGIME ALIMENTAIRE
Présente tous les caractères  Moustache noire partant du bec et Surtout des insectes xylophages capturés
à observer pour reconnaître rejoignant la nuque  Calotte noire et joue dans les arbres, ainsi que graines (notam-
blanche  Tache rouge sur la nuque (mâle)
l’oiseau, qu’il soit immature  Ailes noires barrées de blanc  Dessous
ment de conifères), baies et parfois oisillons.

ou adulte ; sauf indication blanc terne  Dessous de la queue rouge vif ESPÈCES RESSEMBLANTES
bien délimité  Dos noir, longue et grande Le Pic mar (ci-contre) a une calotte rouge non
contraire, la description tache blanche de chaque côté (en vol)
bordée de noir (contrairement au jeune Pic
concerne « tous plumages » ; Jeune  Calotte rouge bordée
de noir  Dessous de la queue et bas ventre
épeiche), les joues blanches, une moustache
les plumages des mâles, rougeâtres noire réduite qui ne rejoint pas la nuque et
les flancs rayés. Le Pic épeichette (p. 322),
femelles ou jeunes sont dis- plus petit, n’a pas de tache blanche vers la
tingués lorsque nécessaire Où et quand l’observer ? base des ailes. Le Pic à dos blanc (p. 323), plus

grand, a le dos et le croupion blancs, et plus


Note : pour les oiseaux Nicheur sédentaire commun, le Pic
de barres blanches sur les ailes en vol.
épeiche est présent partout en France,
observés uniquement en toute l’année. Quelques migrateurs CHANT OU CRI
hiver, seul le plumage s’ajoutent lors des deux passages migra- Son clair, répétitif et
d’hiver est détaillé toires. Il habite les forêts, bois, parcs et puissant « tik » (en séries
jardins, riches en arbres, jusque dans les rapides quand il est énervé).
villes. Il est facile à observer et peut venir Tambourinage rapide (en
Où et quand l’observer ? se nourrir sur les mangeoires en hiver. moyenne 1 seconde), parfois,
sur des objets métalliques !
Décrit le comportement
saisonnier de l’oiseau 320 OISEAUX DE TYPE « PASSEREAU À BEC LONG »

(° p. 52)

Nidification, régime alimentaire, espèces ressemblantes Chant ou cri


Des informations sur la vie de l’oiseau et les risques de Les caractéristiques de sa voix
confusion et un QR code pour l’entendre

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Préface

La première question qui m’est venue à l’esprit, en parcourant cet ouvrage,


est : en quoi ce guide se singularise-t-il parmi les nombreux autres déjà
publiés ? La réponse est donnée au fil des pages qui suivent.
Les auteurs, Jérôme Morin, Gérard Guillot et Julien Norwood, ont porté
une attention toute particulière à la pédagogie. La longue introduction,
vagabondant de l’anatomie des oiseaux à leur technique d’alimentation, en
passant par la meilleure manière de les observer et de les aider, témoigne
d’une volonté d’initier le lecteur. Les nombreux dessins et croquis de Julien
Norwood, qui accompagnent l’information, permettent d’éveiller la curio-
sité, de comprendre les mécanismes, de s’étonner aussi sur la prodigieuse
adaptation du peuple des airs. Ce guide constitue donc une invitation à
l’ornithologie sans, pour autant, que la démarche soit rébarbative. Tout au
contraire, je pense qu’il est en mesure de créer des vocations.
Suivent les fiches descriptives, soit près de 400 espèces (avec en plus les
« occasionnelles ») passées en revue. Là encore, l’approche se veut pratique :
 Comment observer et identifier cet oiseau ?
 Comment ne pas le confondre avec un cousin ?
 À quoi ressemblent ses vocalisations ?
... autant de clefs permettant de plonger dans l’intimité de chaque espèce,
voire de chaque individu.
Par ailleurs, l’illustration photographique, qui accompagne les fiches, a été
judicieusement sélectionnée par l’agence Bios, ce qui en garantit la qualité.
Enfin, l’idée d’ajouter un « QR code », qui permettra, à l’aide d’un smart-
phone, d’entendre l’expression sonore de l’oiseau, me paraît à la fois moderne
et pratique car, bien souvent, l’oiseau ne s’offre pas à notre regard, tandis que
résonne son appel. Apprendre le chant des oiseaux, c’est donc apprendre à
l’identifier, même lorsqu’il est dissimulé dans la végétation.
Le Guide des oiseaux de France en main, il est désormais possible de s’aven-
turer vers la découverte. Le jardin familial offre un magnifique terrain d’ap-
prentissage. Pour peu que l’on aide les oiseaux en les nourrissant durant les
périodes froides, ou en les accueillant grâce à des nichoirs judicieusement
disposés (voir p. 54), le spectacle sera au rendez-vous. Les oiseaux sont d’ad-
mirables acteurs qui s’accommodent des voyeurs que nous sommes ! Mais
au-delà du jardin (qui peut devenir « Refuge LPO »), la Ligue pour la protec-
tion des oiseaux propose de multiples sorties dans la nature. Après avoir
accusé un net retard dans le « birdwarching », comprenez « l’observation des

6 préface

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oiseaux » (je regrette que l’on n’ait pas trouvé une formule française), cette
activité connaît aujourd’hui un essor sans précédent avec des animateurs
nature qui favorisent l’initiation.
Reste que si la découverte des oiseaux doit se développer encore davantage,
elle n’a de sens que si les oiseaux… sont au rendez-vous ! Or, toutes les enquêtes
de terrain révèlent le déclin d’un grand nombre d’espèces. Et tout particu-
lièrement celles qui sont dites « spécialisées », c’est-à-dire ayant notamment
un régime alimentaire très ciblé (insectivore, par exemple ; voir p. 27 et
suivantes). De même, le constat pointe la disparition inquiétante pour les
espèces liées aux territoires des vastes exploitations agricoles. La disparition
des haies ou l’emploi des pesticides en tout genre expliquent notamment ce
déclin.
La Ligue pour la protection des oiseaux se bat, depuis un siècle, pour préser-
ver le peuple des airs. Par bonheur, les victoires remportées (arrêt du bracon-
nage des tourterelles, reconnaissance du préjudice écologique, résilience des
cigognes ou de grands rapaces, etc.) prouvent que son engagement permet
véritablement de donner une chance au vivant qui nous entoure. Mais ses
capacités d’action ne valent qui si elle est représentative. En clair, le nombre
d’adhérents permet de peser auprès des décideurs… Vous l’aurez compris, je
prêche pour que vous rejoigniez les rangs de la LPO, par solidarité, afin que
ce guide permette d’observer le plus longtemps possible, les fragiles, mais
fabuleuses, mécaniques biologiques que sont les oiseaux.

Allain Bougrain-Dubourg
Président de la
Ligue pour la protection des oiseaux

Nota bene à la nouvelle édition de ce guide : ce guide a été entièrement mis


à jour. En particulier, les noms de certains oiseaux ont été modifiés pour
tenir compte de la nouvelle nomenclature. Des cartes de répartition – voir
le mode d’emploi p. 5 – ont été ajoutées pour la majeure partie des espèces,
sauf pour celles qui, uniquement de passage chez nous et principalement
en automne, ne peuvent être précisément situées sur le territoire. Le poids
moyen de chaque espèce a également été indiqué. Dans tous les cas, seules les
zones d’effectif maximal sont indiquées. Ces cartes ont été réalisées à partir
de différentes sources actualisées.

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À la découverte des oiseaux

sur environ 10 000 espèces d’oiseaux dans le monde, 560 se rencontrent en


France, Belgique, Suisse et Luxembourg. 280 d’entre elles sont nicheuses,
communes ou occasionnelles, 50 ne passent sur notre territoire que pour
hiverner et 230 sont très rares ou seulement de passage.
Les espèces les plus abondantes sur notre territoire sont le Pigeon domestique,
le Merle noir, le Goéland­argenté et, champion toutes catégories, le Pinson des
arbres avec plus de 15 millions de couples !
Malheureusement, beaucoup d’espèces sont
plus rares ou en fort déclin. Une seule a com-
plètement disparu d’Europe : le Grand Pin-
gouin (Alca impennis), qui hivernait au large
des côtes françaises et belges et qui disparut Le Grand Pingouin,
en 1844. espèce disparue

Certaines espèces ne sont plus présentes sur


notre territoire en tant que nicheur. C’est le
cas de la Grande Outarde­, qui n’est plus qu’un
visiteur occasionnel dans nos régions.
La Grande Outarde
ne niche plus
sur notre territoire

À l’inverse, d’autres espèces connaissent aussi


des accroissements de populations, à l’instar
de l’Hirondelle de fenêtre ou du Guêpier d’Eu-
rope. Certaines sont de nouveaux arrivants,
comme l’Ibis sacré, échappé de captivité en
Bretagne en 1993, et dont la population « natu-
L’Ibis sacré,
ralisée » comprenait 600 couples en 2011. espèce nicheuse introduite

Une seule espèce est endémique sur notre


territoire, la Sitelle corse (Sitta whiteheadi) :
l’ensemble des individus de cette espèce, au
niveau mondial, ne se rencontrent que dans
les montagnes de cette île ! Le Venturon corse,
par exemple, a plus de 50 % de ses effectifs
mondiaux sur notre territoire.
La Sitelle corse,
espèce endémique

8 à la découverte des oiseaux

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Records battus !

●● La plus grande
envergure : le Vautour
moine mesure 2,95 m
de large lorsqu'il
déploie ses ailes. Le
Gypaëte barbu a une
envergure similaire.

●● Le plus grand : la Grue cendrée


atteint 1,20 m de hauteur.

●● Le plus petit et le plus léger : le


Roitelet huppé mesure 8,5 cm de
long et pèse 5 g !

●● Le plus lourd :
le Cygne tuberculé
pèse jusqu'à 13 kg.

Introduction seule.indd 9 31/08/2017 16:04


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Les milieux de vie


Si les oiseaux sont très mobiles, ils restent néanmoins attachés à un (ou plu-
sieurs) habitat, lieu où ils trouvent leur nourriture, leurs sites de nidification
ou de repos lors des migrations, etc. Pour les oiseaux terrestres, l’habitat est
défini par le climat, l’altitude et la végétation (par exemple : pelouse alpine,
forêt de feuillus tempérée, plaine agricole, garrigue, etc.). Pour les oiseaux
aquatiques, il peut s’agir d’une zone littorale (estran, falaise, large, etc.) ou
d’un assemblage de végétation aquatique (roselières, marais, etc.). Une bonne
connaissance des habitats et de la végétation est très utile pour l’identifica-
tion des oiseaux.

Espèces généralistes

 eaucoup d’oiseaux se sont adaptés à


B
plusieurs types d’habitats, et peuvent donc
être observés un peu partout.
Le Faucon crécerelle peut se rencon-
trer depuis les falaises montagnardes
jusqu’aux plaines agricoles.

Espèces spécialisées

 ertains oiseaux ne se rencontrent que dans


C
un habitat très particulier, dont ils sortent de
façon très exceptionnelle.
La Sitelle corse ne vit que dans les forêts
de Pin laricio, en montagne.

Espèces migratrices

L es espèces migratrices (voir p. 52) hivernent


parfois dans des habitats très différents de
ceux dans lesquels elles estivent.
Le Pipit spioncelle niche en montagne entre
1800 et 2000 m d’altitude, mais hiverne
dans les zones humides ouvertes de plaine.

Espèces dont l’habitat évolue


L es espèces peuvent adopter de nouveaux


milieux de vie, dont ceux créés par l’Homme,
en raison de la destruction de leur habitat, du
changement climatique, ou simplement parce
qu’elles sont capables d’occuper une gamme
variée d’habitats en fonction des circonstances
(opportunisme écologique).
L’Hirondelle des rochers adopte de plus en
plus des surfaces artificielles pour nicher
(ponts, façades de bâtiments).

10 à la découverte des oiseaux

Introduction seule.indd 10 31/08/2017 16:04


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Un peu de classification...
Comme tous les êtres vivants, les oiseaux appartiennent à un ordre, une
famille, un genre et une espèce. Chaque espèce possède en français un nom
vulgaire, ou nom vernaculaire, ainsi qu’un nom scientifique, en latin. Pre-
nons l’exemple de la Bergeronette grise (Moticilla alba).

Ordre : Passériformes

L a Bergeronnette grise est classée dans l’ordre


des passereaux, qui comprend de nombreuses
espèces, dont la Pie bavarde, la Fauvette pitchou,
la Mésange bleue, le Verdier ou encore le
Troglodyte.

Famille : Motacillidés

 ette famille comprend, en Europe, les


C
bergeronnettes et les pipits. Ci-contre (de haut en
bas), le Pipit des arbres et le Pipit maritime, avec
la Bergeronnette des ruisseaux et la Bergeronnette
grise.

Genre : Motacilla

 e genre regroupe les bergeronnettes, comme la


C
Bergeronnette printanière, la Bergeronnette des
ruisseaux et notre Bergeronnette grise (de haut en
bas, ci-contre).

Espèce : Motacilla alba


L e nom Motacilla alba désigne la Bergeronnette


grise. L’épithète spécifique alba a été formée par
référence au masque blanc typique de l’espèce.

Sous-espèces : Motacilla alba alba


et Moticilla alba yarelli


Parfois, au sein d’une même espèce, certaines
populations ont des caractères singuliers qui font que,
pour les distinguer, on leur attribue une troisième
épithète. En France niche la Bergeronnette grise,
Moticilla alba alba. En hiver, on observe parfois la
sous-espèce des îles britanniques, la Bergeronnette
de Yarell, à dos noir, Moticilla alba yarelli (en haut, ci-
contre). Les sous-espèces sont interfécondes.

11

Introduction seule.indd 11 31/08/2017 16:04


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La classification moderne
Depuis longtemps, les oiseaux, comme tous les organismes vivants, ont été
classés. Mais la manière de les classer a considéralement changé. Aujourd’hui,
les espèces sont considérées comme le fruit d’une longue généalogie qu’il
s’agit de retracer. La classification est donc phylogénétique : elle reflète les
degrés relatifs de parentés entre espèces.

Qu’est-ce que classer ?


L a révolution dans les sciences de la classification vint avec Charles Darwin qui, en
1859, publia sa théorie de l’évolution dans son grand œuvre, L’origine des espèces : il
démontra que les espèces varient, que certaines variations sont sélectionnées par
l’environnement et transmises à la descendance. Cette évolution, souvent lente, peut
conduire à la formation de nouvelles espèces.
La classification moderne, dite phylogénétique, ou phylogénie, révèle les caractères
hérités d’un ancêtre commun (seuls utilisés pour classer). C’est ainsi que les oiseaux sont
désormais regroupés auprès des crocodiles : bien que fort différents, ils sont plus proches
entre eux qu’avec n’importe quel autre groupe d’êtres vivants.

Des pièges à déjouer


 ertaines différences ou ressemblances


C
sont trompeuses. Des oiseaux proches
parents peuvent ne pas se ressembler,
comme les grèbes et les flamants. À
l’inverse, deux espèces peuvent avoir
une apparence semblable sans être
proches parentes : par exemple, les
manchots de l’hémisphère Sud et
les pingouins de l’hémisphère Nord Le Grand pingouin (à gauche), aujourd’hui disparu, se
(ci-contre ; voir également ci-dessous). trouve dans l’ordre des Charadriiformes, alors que le
Manchot­adélie (à droite) se place dans l’ordre des Nata-
Ce phénomène de ressemblance tores. Bien qu’ils soient très éloignés génétiquement, leur
fortuite est appelé convergence adaptation à la nage (notamment) leur a donné
évolutive : quand le milieu (ici le un aspect très semblable.
milieu aquatique) exerce des contraintes comparables, la sélection naturelle « trie » les
organismes les plus adaptés pour survivre, ce qui peut conduire à l’émergence de formes
semblables (ici l’adaptation à la nage).
Les critères de classification ne prennent
aujourd’hui plus en compte seulement l’aspect
extérieur ou le mode de vie, souvent trompeurs,
mais bien l’ensemble des caractères hérités d’un
ancêtre commun, qu’ils soient morphologiques,
écologiques, comportementaux ou (de plus en
plus !) génétiques.
Notons enfin que la classification n’a rien à voir
Le Mergule nain (hémisphère Nord, à gauche), avec un classement pratique des traits utiles
proche des pingouins, ressemble « comme
à la reconnaissance des espèces, tels ceux qui
deux gouttes d’eau » aux pétrels plongeurs
(hémisphère Sud, à droite), lesquels sont sont utilisés dans les guides d’identification
apparentés aux puffins et aux océanites. comme celui-ci (voir p. 4 et p. 62).

12 à la découverte des oiseaux

Introduction seule.indd 12 31/08/2017 16:04


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La classification moderne des oiseaux de France


 ous présentons ci-dessous un arbre qui schématise les relations de parenté, tissées par
N
une évolution commune, entre les différents ordres d’oiseaux de France.

Ansériformes
(canards, oies, cygnes)

Galliformes
(perdrix, faisans, tétras, etc.)

Columbiformes
(pigeons, flamants, grèbes)

Caprimulgiformes
(engoulevents, martinets)

Natatores
(hérons, cigognes, plongeons,
pétrels, fous, cormorans)

Otidiformes
(outardes)

Gruiformes
(grues, râles, foulques, Poule
d’eau, etc.)

Cuculiformes
(coucous)

Charadriiformes
(mouettes, sternes, bécasses,
limicoles, alcidés)

Accipitriformes
(aigles, milans, buses,
chouettes, hiboux, etc.)

Coraciiformes
(pics, martins-pêcheurs,
guêpiers, Rollier, Huppe)

Falconiformes
(faucons)

Psittaciformes
(perruches)

Passereaux
(fauvettes, hirondelles,
corbeaux, mésanges, 
Source : La classification
phylogénétique du vivant, merles, bruants, etc.)
tome 2, Éditions Belin 2013.

13

Introduction seule.indd 13 02/09/2017 09:20


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L’anatomie*
L’anatomie externe

(ici, un Moineau)
nuque calotte

œil
petites
couvertures manteau
ou dos bec
moyennes
couvertures
plumes grandes
couvertures joue
rémiges
tertiaires gorge
rémiges
secondaires
rémiges scapulaires
primaires
croupion alula
queue

ventre

sous-caudales flanc

tibia
pattes

Le squelette

(ici, un Pigeon) métacarpe pouce


phalanges crâne anneau
sclérotique

cubitus

radius

scapula
(omoplate)

bassin clavicules
(fourchette)
pygostyle

coracoïde

fémur sternum
tibiotarse

tarso-métatarse

* voir aussi p. 20, 27, 42 et 58-61.

14 à la découverte des oiseaux

Introduction seule.indd 14 31/08/2017 16:04


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Le bec

 lément essentiel à l’identification, le bec nous renseigne sur le régime alimentaire


É
de l’oiseau : herbivore, granivore, insectivore ou omnivore. Quelle que soit sa forme,
le bec comporte deux parties, l’os et l’enveloppe cornée. Cette dernière, constituée de
kératine, est d’une couleur variable selon l’âge ou la saison.

Merle noir

culmen
Large avec Court à grande
culmen prononcé Crochu ouverture

enveloppe
cornée

Fin Aplati Conique

Long et recourbé

Long et retroussé Long « en épé » Coudé Croisé

Les pattes

L es pattes renseignent sur la façon dont les oiseaux se déplacent. Le tibio-tarse (fémur
et tibia) est souvent caché sous les plumes. La « jambe visible » de l’oiseau, ou tarso-
métatarse, et les doigts, ou « phalanges », forment le tarse. Les doigts sont au nombre de
4, rarement 3. Leur forme, disposition, couleur, ainsi que l’absence ou non de palmure,
sont d’importants critères d’identification.

fémur

tibio-tarse

Zygodactyle : Syndactyle : Pamprodactyle :


tarse 2 doigts vers l’avant, 2 doigts avant soudés 4 doigts vers l’avant
2 vers l’arrière (pics) (Martin-pêcheur) (martinets)
tarso-métatarse

Avec serres
3 doigts palmés

Lobée (grèbes)

Avec ergot Longue griffe


arrière
Anisodactyle :
3 doigts vers l’avant, Sans doigt
1 vers l’arrière arrière 4 doigts palmés Lobée (foulques)

15

Introduction seule.indd 15 31/08/2017 16:04


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Les plumes
La plume, c’est l’oiseau

Située sur le
 ropre aux oiseaux et hautement
P croupion, la
spécialisée, la plume sert d’outil de glande uropygiale
contient une huile
locomotion, de communication et protectrice dont
d’isolant thermique. Composée de l’oiseau (ici, un
Guêpier) enduit
kératine, elle est légère, mais fragile.
ses plumes lors
L’oiseau doit donc arranger et nettoyer de sa toilette.
quotidiennement son plumage afin
d’assurer sa survie (les plumes usées
sont remplacées lors de la mue).
L’oiseau est recouvert de deux couches
Si l’Hirondelle rustique
de plumes : les plumes extérieures sont porte 1500 plumes, le
appelées tectrices, et les intérieures Cygne tuberculé en pos-
duvet. sède plus de 25 000 !

sus-axillaires
petites couvertures
sus-caudales
moyennes
couvertures
grandes
couvertures

alula

rectrices
centrales
rémiges tertiaires

rémiges secondaires
rectrices
externes
rémiges primaires

duvet plumes
sous-
rachis axillaires

vexille
externe
vexille
interne
rachis
barbule sous-caudales
barbe

Les différentes plumes d’un oiseau et leur anatomie


(ici, un Moineau ; voir aussi p. 40)

16 à la découverte des oiseaux

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Les variations des plumages


 i chaque espèce d’oiseau se reconnaît notamment à son plumage, il existe


S
des variations qu’il faut connaître et qui témoignent de son entrée dans
la période de reproduction (voir p. 44), de sa croissance, ou encore qui sont
simplement accidentelles.
●● La maturation des oiseaux :les jeunes individus des goélands, des Fous de Bassan, des
vautours ou des aigles mettent plusieurs années avant d’établir leur plumage adulte. On
parle alors de plumage « 1er hiver », « 2e hiver », etc.
adulte en été
2e hiver (nuptial)

Juvénile

1er hiver
Différents plumages 3 e hiver adulte en hiver
du Goéland argenté

●● Les plumages excentriques

●●« Formes » ou « phases » : chez certains rapaces, les


individus peuvent varier de couleur. On observe, par
exemple, des Chouettes hulottes en phase grise, en
phase brune ou en phase rousse dans un même bois !
Autre cas commun, la Buse variable et la Bondrée api-
vore sont plus ou moins sombres selon les individus. Chouettes hulottes
en phase grise et rousse
●●L’albinisme : mutation génétique rare, l’albinisme
se traduit par une absence totale de mélanine, le
pigment brun foncé qui donne notamment leur colo-
ration aux plumes. Les oiseaux albinos sont toujours
entièrement blancs ou ivoire, avec l’iris rouge.
Merle noir albinos

●●Le leucisme ou leucistisme : beaucoup plus


commun que l’albinisme, le leucisme est une absence
partielle, ou totale, de pigments. Un oiseau leucique
peut paraître anormalement pâle, tacheté de blanc
ou encore entièrement blanc. L’iris conserve sa
couleur naturelle. Merles noirs leuciques

●● Le mélanisme : très rare, le mélanisme se traduit

par un excès de mélanine. Un oiseau mélanique est


anormalement assombri, ou parfois complètement
noir. Busard Saint-Martin
mélanique
●●Les hybrides : dans quelques cas assez rares, un
couple formé de deux espèces différentes peut don-
ner naissance à des hybrides. Ces individus seront
stériles. Exceptionnel dans la nature, le phénomène
d’hybridation est surtout observé chez les canards.
Hybride de Canard colvert
et de Canard pilet

17

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Identifier les plumes


Attention
I l est très difficile d’identifier une Ramasser une plume d’oiseau
plume. Quelques exemples sont protégé est interdit par la loi !
présentés ci-dessous, classés par taille.

16

1 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15

Entre 2 et 7 cm de long
1. Rouge-queue noir. 2. Troglodyte. 3. Grive musicienne. 4. Bécassine des marais. 5. Pluvier doré.
6. Grimpereau des bois. 7. Moineau domestique. 8. Jaseur boréal. 9 et 10. Chardonneret élégant.
11. Verdier d’Europe. 12. Pinson des arbres. 13. Traquet motteux. 14. Mésange bleue. 15. Martin-
pêcheur. 16. Geai des chênes.

13

9 19
2 17
4
12
7

10 18
16

14
1 5 6 8 11 15 20

Entre 8 et 15 cm de long
1. Loriot d’Europe. 2. Rollier d’Europe. 3. Guêpier d’Europe. 4. Pigeon biset. 5. Grive
musicienne. 6. Merle noir. 7. Martinet noir. 8, 9 et 10. Canard colvert. 11. Bécasse des bois. 12. Pie
bavarde. 13. Gros-bec casse-noyaux. 14. Faisan de Colchide. 15. Perdrix rouge. 16. Pic épeiche.
17. Huppe fasciée. 18. Tichodrome échelette. 19 et 20. Pic-vert.

18 à la découverte des oiseaux

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3 5

4
1
2

9 10 11 12 13 14 15

Entre 16 et 40 cm de long
1. Grue cendrée. 2 et 3. Buse variable. 4. Corneille noire. 5. Pie bavarde. 6 et 7. Faisan de Colchide.
8. Tétras-lyre. 9. Chouette effraie. 10. Chouette hulotte. 11. Épervier d’Europe. 12. Faucon créce-
relle. 13. Pigeon ramier. 14. Goéland argenté. 15. Flamant rose.

19

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Voler
Perfectionné chez les oiseaux, le vol requiert beaucoup
d’adaptations physiologiques. Les os des oiseaux sont très
légers, car ils sont creux : ils sont pneumatisés.
Une autre adaptation au vol s’observe au niveau du ster-
num des oiseaux, nommé bréchet : il est élargi afin d’ac-
cueillir les puissants muscles pectoraux qui participent
au battement des ailes.
Os pneumatisé

bréchet muscles pectoraux


du vol

Tous les oiseaux européens ont la capacité de voler. Certaines espèces volent
peu, ou seulement en cas d’extrême nécessité, par exemple les oiseaux de
la famille des Gallinacés, ou encore les râles ou les grèbes. La plupart de
ces espèces sont pourtant d’excellents voiliers lors de leur migration. La
mue des plumes, leur remplacement, s’effectue de façon décalée afin que
l’oiseau ait toujours suffisamment de plumes pour pouvoir voler. Une ex-
ception, toutefois : le Tadorne de
Belon remplace toutes ses rémiges
d’un seul coup et ne peut donc
plus voler durant sa mue ! Tous les
tadornes de France et de Belgique se
réunissent en septembre sur la mer
de Wadden, au large des côtes d’Alle-
magne et de Belgique, pour effectuer Tadornes de Belon
muant à l’estuaire de L’Escaut,
leur mue à l’abri des prédateurs. en Belgique

Record battu !

L a plupart des oiseaux volent entre 30 et 50 km/h.


Les canards et pigeons peuvent atteindre 150 km/h.
Le Martinet est le plus rapide en vol direct avec
170 km/h. Mais le record de rapidité revient haut
la main au Faucon pèlerin qui, en vol piqué, peut
atteindre 320 km/h ! Faucon pèlerin en vol piqué
sur des Canards siffleurs

20 à la découverte des oiseaux

Introduction seule.indd 20 31/08/2017 16:04


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Différents types de vols


●● Le vol direct :
il s’agit pour ainsi dire du vol
« de base », réalisé par la plupart des oiseaux.

Vol battu en direct : l’oiseau vole en ligne droite sans cesser de battre des ailes.
Exemple illustré : Mésange bleue.
Variante : oiseaux planeurs comme le
Martinet et le Fulmar. L’oiseau bat des
ailes, puis plane, puis bat à nouveau
des ailes, etc.

●● Le vol ondulé : ce vol est pratiqué par les pics,


les fringilles ou les bergeronnettes.

L’oiseau bat des ailes, puis les replie, puis bat à nouveau, etc., tout cela en effectuant un
parcours ondulant. Exemple illustré : Pic-vert.

●● Le vol des gallinacés : ce vol est exclusivement


pratiqué par les oiseaux de la famille des Gallinacés.

L’oiseau bat des ailes pour prendre de l’altitude, puis réalise une descente en vol plané.
Exemple illustré : Perdrix rouge.

21

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●● Le vol plané : ce


vol, que l’on pourrait qualifier d’« économique », est très pratiqué par
les rapaces, les grands échassiers, ainsi que les oiseaux marins.

Exemples illustrés : le Puffin des Anglais (à gauche) et le Busard cendré (à droite)

Certaines espèces utilisent les courants


thermiques afin de s’élever dans le ciel sans
avoir à battre des ailes. Cette technique est
utilisée pour survoler un territoire, ou bien
lors des longs trajets migratoires.

Exemple illustré :
la Cigogne
blanche

●● Le vol surplace : également appelé vol stationnaire ou vol en Saint-Esprit, ce vol est
utilisé par certains oiseaux afin de s’immobiliser au-dessus d’une proie ou bien pour
atteindre un endroit sur lequel ils ne peuvent se poser.

Roitelet à triple bandeau

Faucon crécerelle Martin-pêcheur

22 à la découverte des oiseaux

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Grimper
Si les pics sont l’exemple le plus poussé d’adaptation au déplacement sur des
surfaces verticales, on retrouve ce comportement chez les grimpereaux, les
sittelles et le Tichodrome échelette.
●● Les pics :  leurs
rectrices très rigides
et leurs pattes avec deux doigts oppo-
sés deux par deux (dites zygodactyles,
voir p. 15) leur donnent une bonne
stabilité, posés sur un tronc. Cela per-
met de tambouriner et de marteler.

Déplacement du Pic épeiche

Rectrices renforcées Pattes zygodactyles

●● Les grimpereaux :  ces oiseaux


escaladent toujours les troncs en
effectuant un parcours en spirale, en
partant de la base.

●● Les sittelles :  connues


pour se déplacer le long des
troncs la tête en bas, les
sittelles peuvent en réalité
se déplacer dans tous les
sens.

●● Le Tichodrome échelette : ce magnifique oiseau


arpente les surfaces rocheuses des falaises, des ébou-
lis, et même parfois les parois des bâtiments en hiver
(immeubles, ponts, etc.) en effectuant des mouvements
dans tous les sens.

23

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Nager
À la recherche de poissons, crustacés, mollusques ou végétaux, certains
oiseaux dits aquatiques ont aussi investi les eaux douces et salées. Parfois lour-
dauds lorsqu’ils sont à terre, ils présentent diverses adaptations à la nage et se
transforment en véritables fusées lorsqu’ils sont sous l’eau : le Grèpe huppé peut
ainsi nager à 2 m/s, le Cormoran huppé peut plonger jusqu’à 45 m de profon-
deur et rester 1 min 30 s sous l’eau ! Les oiseaux aquatiques utilisent différents
organes pour nager.

Nage du Grèbe huppé

●● Les pattes :  les canards plongeurs d’eau douce, les


plongeons, cormorans, grèbes et foulques utilisent
uniquement leurs pattes pour se propulser.

●● Les ailes :  sousl’eau, les oiseaux de la famille des Alci-


dés (pingouins et guillemots) n’utilisent que leurs ailes ;
ils « volent » littéralement en nageant.

●● Les ailes... et les pattes : les


macreuses et les
hareldes nagent avec leurs pattes tout en gardant les
ailes entrouvertes. Les eiders et les puffins battent des
ailes et des pattes en même temps.

●● Le cas particulier du Cincle plon-


geur :  le Cincle est le seul oiseau du
groupe des passereaux capable de
nager. Il rejoint le fond des ruisseaux
en battant des ailes et des pattes,
puis il marche sur le fond autant que
possible. Il peut ainsi rester immergé
30 secondes.

24 à la découverte des oiseaux

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Marcher, sauter
La marche est un moyen de locomotion important pour beaucoup d’oiseaux.
Si certains oiseaux aquatiques (grèbes, plongeons, pétrels), ainsi que des
espèces exclusivement aériennes (martinets, hirondelles), marchent avec
beaucoup de difficultés, voire pas du tout, d’autres, comme ceux de la famille
des Gallinacés et les râles, passent la plupart du temps au sol. La Perdrix rouge
peut courir jusqu’à 15 km/h ! Certaines espèces ne se déplacent qu’en mar-
chant, d’autres qu’en sautant, d’autres encore marchent et sautent.

●● La marche :  ce mode de déplacement est utilisé par


la majorité des oiseaux ; citons les rapaces, les échas-
siers, les canards, les pigeons, les pinsons, etc.

Étourneau sansonnet

●● Le saut :  certains oiseaux ne se déplacent qu’en sau-


tant, ou sautillant, comme les mésanges, les pics, les
fringilles, les moineaux ou encore le Geai des chênes.

Moineau friquet

●● La marche sur l’eau ! Les océanites


ont la particularité de marcher sur
l’eau lorsqu’elles survolent sa surface à
la recherche de déchets de poisson ou
de zooplancton.

25

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Les empreintes
Les empreintes laissées par les oiseaux sont bien souvent difficiles à identifier.
En voici 14 parmi les plus communes et les plus faciles à reconnaître.

4
1

5 9

5 cm

10 11 12 13 14
1. Cygne tuberculé. 2. Goéland argenté. 3. Canard colvert. 4. Foulque macroule. 5. Héron cendré.
6. Aigrette garzette. 7. Poule d’eau. 8. Cigogne blanche. 9. Faisan de Colchide. 10. Courlis cendré.
11. Pigeon biset. 12. Corneille noire. 13. Merle noir. 14. Moineau domestique.

26 à la découverte des oiseaux

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S’alimenter
Les oiseaux n’ont pas de dents... tout le monde le sait. En revanche, ils sont
équipés d’un jabot, qui fait office d’œsophage et stocke les aliments, et d’un
gésier, organe formé de muscles puissants qui est capable de broyer des
graines, des coquilles, des os, etc., et fait donc office de « dents ». Certains
oiseaux – surtout les granivores (voir ci-dessous) – avalent même de petits
cailloux qui, accumulés dans le gésier, participent au broyage des aliments
jusqu’à leur usure complète.

jabot

gésier

Coupe du gésier montrant les graines broyées


par l’action des muscles, ainsi que les petits
cailloux participant au broyage

Au cours de l’évolution, les oiseaux ont subi différentes transformations leur


permettant d’exploiter des ressources alimentaires diverses (voir notamment
la forme du bec, p. 15) : ils peuvent être frugivores, granivores, herbivores
ou encore omnivores (ils consomment alors différents types d’aliments).

Les frugivores

 limentation saisonnière pour beaucoup d’oiseaux, les fruits charnus à noyau (drupes) et
A
à pépins (baies) sont d’importantes sources d’énergie. Ils sont consommés en été par les
oisillons et les adultes, mais aussi en automne pour constituer des réserves en vue de la
migration, ou bien en plein hiver lorsque les autres sources de nourriture ont disparu.

Un Grand Tétras cueillant Un Loriot picorant Un Jaseur boréal consom-


des myrtilles des cerises mant, en hiver, les fruits
d’un Sorbier des oiseleurs

27

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Le Gui et l’oiseau...
L e Gui (Viscum album) est une plante qui pousse sur les branches de certains arbres
vivants. Il dépend des oiseaux pour la dissémination de ses drupes et donc de ses
graines. Mais certains oiseaux consomment aussi ses graines...
Après avoir été avalées avec les drupes par une Grive
draine, les graines, enveloppées dans un mucus très
visqueux et collant, sont rejetées avec les fèces. Elles
pendent alors en chapelet et tombent lorsque l’oiseau
est en vol ou qu’il se pose. La
graine, alors collée sur une
nouvelle branche, germe et
s’implante sur ce nouveau
support.
Le Gui, de la graine
à la plantule Grive draine

De son côté, la Fauvette à tête noire frotte la


drupe sur une branche pour ne consommer que
la peau externe, laissant la graine collée à la
branche.

La Mésange bleue est, en revanche, friande des graines


collées aux branches, qu’elle martèle pour en extraire
l’embryon dont elle se nourrit.

Les granivores

 0 % des oiseaux de France se nourrissent principalement ou exclusivement de graines. La


2
forme de leur bec peut aider à la récolte des graines dont ils se nourrissent, depuis le bec
fin de la Tourterelle turque jusqu’au bec à la fois si singulier et puissant du Bec-croisé des
sapins (page de droite). Voici quelques exemples d’oiseaux granivores dont les traces sur
les fruits consommés sont faciles à reconnaître.

●● La Mésange charbonnière : cet oiseau


martèle les faînes – les fruits du hêtre – sur
un support. Noix, noisettes et glands sont
perforés sur les branches ou au sol. L’ouver-
ture pratiquée est petite.

28 à la découverte des oiseaux

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●● Le Bec-croisé des sapins possède


des mandibules entrecroisées dans un
sens ou dans l’autre ; il y a donc des
« droitiers » et des « gauchers » ! Les
cônes consommés portent une déchi-
rure verticale sur chaque écaille.

2
3

Les cinq étapes du décorticage d’un cône d’épicéa par le Bec-croisé des sapins
et le résultat final (à droite) : les écailles portent typiquement
chacune une encoche verticale

●● Le Pic épeiche consomme principalement


des cônes en hiver. Il les coince dans une cavité
d’un tronc mort ou d’une écorce, nommée forge.
Au pied de l’arbre choisi peuvent s’entasser des
centaines de cônes aux écailles irrégulièrement
tordues et déchiquetées.

●● Le Casse-noix mouchetéraffole des


cônes du Pin cembro et des noisettes, qu’il
coince sur un support pour les déguster.

●● La Sittelle torchepot martèle les noisettes


en les coinçant dans une fente d’écorce. Le Pic
épeiche fait de même avec les noisettes, mais
l’ouverture pratiquée est plus grosse.

29

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Les herbivores

 ien qu’elles soient pauvres en nutriments, les parties végétatives des plantes sont
B
consommées par beaucoup d’oiseaux. Le Pigeon ramier et le Bouvreuil pivoine se
nourrissent de bourgeons, parfois même de fleurs. Les oiseaux de la famille des
Tétraonidés (tétras, lagopèdes, etc.) ont un intestin grêle plus long que ceux de la famille
des Phasianidés (perdrix et cailles), ce qui leur permet de digérer les longues fibres
végétales qui constituent souvent leur seule nourriture hivernale. La Gélinotte des bois ne
survit en hiver que grâce aux bourgeons de feuillus, et le Grand Tétras ne se nourrit que
d’aiguilles de conifères !

Grand Tétras

Gélinotte des bois

Pigeon ramier

En hiver, les déjections du Grand


Tétras sont principalement compo-
sées d’aiguilles de conifères
Bouvreuil pivoine

●● Les oies et les bernaches, bien


que spécialisées dans le broutage de feuilles de grami-
nées et de diverses plantes herbacées, accompagnent parfois les grues dans les labours,
à la recherche de graines, de tubercules et de racines : on parle de gagnage diurne. Les
canards de surface se nourrissent également dans les champs et les labours, mais la
nuit : on parle alors de gagnage nocturne.

Gagnage diurne Gagnage nocturne

30 à la découverte des oiseaux

Introduction seule.indd 30 31/08/2017 16:05


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Les oiseaux herbivores aquatiques sont nombreux : cygnes, oies, canards ou foulques ont
un régime qui comprend souvent 80 % d’aliments d’origine végétale, récoltés sur les rives,
à la surface de l’eau ou sous l’eau... à chacun sa méthode !
Oie cendrée

Canard souchet

Sarcelle d’hiver

Canard pilet

Fuligule milouin

Cygne tuberculé Foulque macroule

●● Les canards, à l’instar des autres oiseaux végé-


tariens, doivent ingurgiter du gravier pour le
bon fonctionnement de leur gésier. Malheureu-
sement, ils avalent très souvent des plombs de
chasse, d’où une grande quantité de canards – et
autres oiseaux de la même famille – victimes du
saturnisme. C’est pour cela que les munitions à
grenaille de plomb sont interdites d’utilisation
en zone humide depuis 2005.

●● Le Canard souchet utilise une technique très au


point pour filtrer l’eau de surface et récupérer les
graines, le phytoplancton et autres débris végétaux
flottants : il ouvre et ferme alternativement son
bec en le maintenant juste à la surface.

●● Bernaches cravants et Canards


siffleurs se nourrissant de zostères
(plante formant de véritables prairies
sous-marines) dans la baie du Mont-
Saint-Michel.

31

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Les insectivores

 n tiers des oiseaux de France se nourrit presque exclusivement d’insectes et autres petits
U
animaux terrestres. La plupart des insectes n’étant pas disponibles en hiver, beaucoup
d’oiseaux insectivores doivent changer de régime alimentaire ou migrer.

●● La chasse en vol : cette


technique, adoptée par de nombreux oiseaux, peut être effec-
tuée en plein vol, ou bien au cours d’un vol à partir d’un perchoir.

●● Les oiseaux insectivores diurnes sont,

par exemple, l’Hirondelle rustique, le


Faucon hobereau, le Martinet noir et le
Guêpier d’Europe (ci-contre).

●● Les oiseaux insectivores nocturnes sont, par

exemple, l’Engoulevent d’Europe et le Petit-Duc


scops (ci-contre).

●●Les gobe-mouches, les rouges-queues


ou les guêpiers chassent depuis un
perchoir. Le bien nommé Guêpier
consomme souvent des guêpes, des
abeilles et des bourdons (insectes
hyménoptères), dédaignés par les autres
oiseaux. Il frappe sa proie à plusieurs
reprises sur son perchoir, d’un côté afin
de l’assommer, puis de l’autre pour lui
retirer son aiguillon. La chasse du Gobe-mouches gris depuis son perchoir

Guêpier d’Europe « désarmant » une abeille.

32 à la découverte des oiseaux

Introduction seule.indd 32 31/08/2017 16:05


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●● La chasse au sol, dans les branches... : qu’ils soient glanés dans les feuilles ou débus-
qués dans la litière, peu d’arthropodes échappent aux oiseaux.
●● Les plus spécialisés sont de toute évidence les pics, bien connus pour creuser le bois à
la recherche d’insectes qui s’en nourrissent (insectes dits xylophages). Mais marteler le
bois n’est pas une activité de tout repos : les pics exécutent de 5 à 20 coups par seconde,
et leur crâne supporte une énorme pression de 1,2 kg à chaque impact ! Ces exploits
sont rendus possibles grâce à des adaptations tout à fait singulières : l’avant du crâne est
d’une texture « spongieuse » qui absorbe les chocs, et l’espace entre le crâne et le cerveau
est très réduit afin de limiter au mieux les vibrations.
Autre particularité anatomique des pics :
une longue langue qui s’enroule autour
du crâne. Extensible, elle peut atteindre
10 cm de long hors du bec. En outre, son
extrémité en harpon permet à l’oiseau
d’accéder à des proies totalement
inaccessibles pour les autres animaux
insectivores.

Pic épeiche capturant une larve de capricorne. La


Extrémité en harpon de coupe anatomique montre la langue s’entourant
la langue du Pic épeiche dans le crâne.

●● Le Pic-vert, le Pic cendré, le Pic noir

ainsi que le Torcol fourmilier ont la


particularité de se nourrir de fourmis
qu’ils capturent à l’aide d’une longue
langue visqueuse.

Pic-vert capturant des fourmis

●● La Grive musicienne utilise une


pierre ou une dalle de béton comme
enclume afin de briser les coquilles
d’escargots. C’est l’un des rares oiseaux
visibles sur notre territoire à utiliser un
« outil ».

Grive musicienne utilisant un


caillou pour briser des escargots

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Les piscivores

5 % des oiseaux de France se nourrissent principalement de poissons de mer ou d’eau


1
douce. Ce régime est très souvent accompagné d’autres animaux aquatiques, comme des
amphibiens et des crustacés en eau douce, des céphalopodes et des crustacés (dans le
plancton, surtout) en milieu marin.

●● Les adaptations au milieu aquatique : à l’instar de beaucoup d’oiseaux aquatiques, la


plupart des oiseaux piscivores enduisent leur plumage d’une huile produite par leur
glande uropygiale (voir p. 16) afin de l’imperméabiliser. Les cormorans étant dépourvus
de cette glande, ils doivent sécher leur plumage après chaque
plongée.
Les hérons, quant à eux, produisent sur leurs plumes
une fine poussière, semblable à du talc, qui les
protège du mucus visqueux fabriqué par
certains poissons comme les anguilles, par
exemple.
Tous les oiseaux possèdent aussi une
troisième « paupière », nommée membrane La membrane
nictitante du
nictitante, transparente. Chez les oiseaux Cormoran huppé
aquatiques, elle protège l’œil sous l’eau.

●● Comment attraper une proie glissante ? Certains oiseaux pêcheurs ont aussi acquis,
au cours de l’évolution, des dispositifs leur permettant de saisir des proies humides et
souvent visqueuses.

●●Les harles ont le bord des mandi- Harle bièvre


bules en dent de scie : ce ne sont pas
de véritables dents qui forment ces
irrégularités, mais des prolongements
de l’enveloppe cornée du bec.

●●Chez le Macareux moine et le Puffin des


Anglais, c’est le palais et la langue qui sont
couverts de papilles épineuses. Puffin des Anglais

Macareux moine

●● Chez le Balbuzard pêcheur, les

écailles de la surface inférieure des


doigts et du talon sont transformées
en spicules pointus.

34 à la découverte des oiseaux

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●● Les différentes techniques de pêche : les oiseaux aquatiques ont aussi développé des
techniques de chasse fort différentes et parfois très élaborées.

●● Le Balbuzard pêcheur « cueille » littéralement ses proies en vol.

●● Le Héron cendré harponne les poissons qu’il repère sous l’eau.

●● Certains oiseaux capturent les poissons en plongeant


et en nageant avec leurs pattes, leurs ailes ou les deux
à la fois (voir p. 24). Ci-contre, un groupe de Puffins
des Anglais profite d’un banc de sardines poussé à la
surface par des dauphins.

●●D’autres, comme les pétrels, les océanites ou les


goélands (ci-dessous), se contentent de les saisir à la
surface.

Fou de Bassan

●● Le Martin-pêcheur, les sternes et

le Fou de Bassan utilisent quant à


eux une technique spectaculaire :
la pêche par plonger en piqué. Le
Fou de Bassan peut plonger de 30 m
de haut, pénétrer la surface de l’eau
à 100 km/h et atteindre 22 m de
profondeur !
Martin-pêcheur

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Les limicoles et autres oiseaux de rivages


L es échassiers, les goélands ou encore les canards arpentent les rivages à la recherche de
petits animaux aquatiques tels que vers marins, crustacés, mollusques, etc. Toute une
panoplie d’adaptations permet aux oiseaux d’exploiter chaque zone des littoraux et des
estuaires. En voici quelques exemples. Les oiseaux qui consomment de petits animaux
vivant dans la vase sont qualifiés de limicoles.

●● À chacun son bec : depuis le bec très spécialisé du Courlis cendré à celui, plus généra-
liste, du Goéland, la diversité des becs permet aux espèces de se partager l’exploitation
des milieux.

Barge Bécasseau Courlis Goéland Grand- Tournepierre


Huîtrier-pie
rousse variable cendré argenté Gravelot à collier

●● Les limicoles à long bec : lesoiseaux de la famille des Scolopacidés – bécasseaux,


barges, chevaliers, courlis, etc. – ont la particularité de posséder des organes récepteurs
à la pointe de leur bec fin qui leur permet de « ressentir », comme nous le ferions en
utilisant le toucher, les proies dans le sol. Ils sont également capables de soulever l’extré-
mité de leur mandibule supérieure pour saisir leurs proies alors que le bec est enfoui :
cette particularité est nommée rhynchokinésie.

Rhynchokinésie chez la
Bécassine des marais

●● Les oiseaux de rivages qui se nourrissent d’ali-


ments durs ou coriaces tels que des coquillages, des
crustacés, etc., ont des becs renforcés leur permet-
tant de percer les enveloppes calcaires ou cornées de
leurs proies.

Le solide bec en glaive de l’Huîtrier-pie lui sert de


burin pour retourner les patelles, de pic pour ouvrir
les moules et de pince pour saisir les coques,
couteaux et vers de vase.

36 à la découverte des oiseaux

Introduction seule.indd 36 31/08/2017 16:05


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●● Les échassiers des lagunes, des estuaires, etc. : flamants, spatules, avocettes et
échasses se nourrissent principalement de minuscules crustacés, insectes et petits
poissons qu’ils capturent à la surface ou à faible profondeur.

Flamant rose
Échasse blanche Avocette élégante Spatule blanche

Le Flamant rose filtre les eaux des lagunes salées afin de


récolter les spirulines (des bactéries filamenteuses vertes)
et les artémies (minuscules crustacés) dont il se nourrit.
Son bec est tapissé de très nombreuses lames et peignes
qui retiennent ces micro-organismes.

Coupe du bec d’un Flamant rose Spirulines (vertes)


Flamant rose filtrant l’eau d’une lagune
montrant les peignes filtreurs et artémie

●● Des canards amateurs de mollusques :


les eiders peuvent plonger durant 130 s et
jusqu’à 42 m de profondeur pour récolter
des coquillages bivalves, les fuligules
durant 1 min et jusqu’à 6 m. Le Tadorne de
Belon les glane quant à lui à marée basse.
Fuligule morillon

Tadorne de Belon
Eider à duvet

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Les rapaces diurnes


 u sommet de la chaîne alimentaire, ces prédateurs aériens sont bien connus et, pour
A
nombre d’entre eux, faciles à observer. Leurs proies sont diverses, depuis les jeunes
bouquetins (pour l’Aigle royal) jusqu’aux larves d’insectes (chez la Bondrée apivore) en
passant par les poissons ou les serpents. Certains consomment des cadavres et sont alors
dits charognards.

●● Un exemple de rapace éclectique : la Buse variable a un


régime alimentaire varié. Si ce dernier est principalement
constitué de rongeurs, il change en fonction de la saison et
de la région, et peut être complété avec d’autres mammifères,
des oiseaux, des reptiles, voire des insectes ou des carcasses
souvent repérées au bord des routes.

●● Les régimes spécialisés : les rapaces les plus spécialisés dans la recherche de leurs
proies sont :

●●Le Faucon pèlerin (à droite) : plus de 90 % de ses proies sont


des oiseaux (depuis les étourneaux jusqu’aux canards).

●● Le Circaëte Jean-le-Blanc
(à gauche) se nourrit à 95 % de
reptiles (principalement des
couleuvres).

●● Le Balbuzard pêcheur

(à droite), comme son nom l’in-


dique, a un régime alimentaire
composé à 99 % de poissons.

●● La Bondrée apivore (à gauche)

et le Faucon crécerelette
(à droite) se nourrissent
d’insectes. La Bondrée rafole des
larves et des adultes d’hyménop-
tères (guêpes, bourdons, etc.)
dont elle déterre les nids.

38 à la découverte des oiseaux

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●● Les tiercelets :  chez les éperviers, l’Autour des palombes et le Faucon pèlerin, la
femelle est plus grande que le mâle. Souvent
un tiers plus léger, le mâle est qualifié
de tiercelet. Chez l’Épervier
d’Europe (ci-contre), le
mâle chasse souvent
des petits oiseaux
(mésanges, merles, etc.),
alors que la femelle
peut attraper des
proies aussi grosses
qu’un Pigeon ramier !
Le couple peut ainsi
exploiter au mieux les Mâle Femelle
diverses proies d’un même territoire.

●● Charognards et compagnie : beaucoup d’oiseaux peuvent se réunir autour de cadavres


de gros mammifères. En premier viennent les corbeaux, ou bien, en hiver, l’Aigle royal,
qui ne dédaigne pas les cadavres. Ensuite viennent le Vautour moine et le Vautour
fauve : le premier consomme les zones coriaces comme les tendons et le cuir, le second
les organes internes. À la fin arrivent le Vautour percnoptère qui nettoie les restes, et le
Gypaëte barbu qui mange les os (voir ci-dessous)...

Grand Corbeau Aigle royal Vautour fauve

Vautour moine Vautour percnoptère Gypaète barbu

Le Gypaëte barbu avale les os en entier pour en digérer la moelle. S’ils sont trop
volumineux, il peut les lâcher en plein vol pour qu’ils se fracassent sur les rochers.

39

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Les rapaces nocturnes


 ur les neuf espèces de rapaces nocturnes présentes sur notre territoire, quatre – la
S
Chevêche d’Athéna, la Chevêchette, le Hibou des marais et le Moyen-duc – chassent en
plein jour. Outre une vision et une ouïe particulièrement développées, ces prédateurs
possèdent aussi un plumage remarquablement soyeux, qui rend leur vol silencieux.

●● Repérer les sites fréquentés par les rapaces nocturnes : de mœurs discrètes, les
rapaces nocturnes passent bien souvent inaperçus des observateurs non avertis. Pour
les repérer, apprenez à reconnaître, au sol, les pelotes de réjection (voir ci-contre) qui
indiquent la présence de gîtes, de perchoirs de chasse, etc.

Gîte de Hibou moyen-duc Gîte d’Effraie des clochers


au sommet d’un conifère dans un bâtiment
et pelotes au sol et pelotes au sol

●● Un plumage très particuler :


c hez les rapaces nocturnes, la
première rémige primaire
(voir p. 16) possède des
franges sur son vexille
externe.

Franges sur le
vexille externe

Chouette hulotte
attrapant un mulot

En outre, toutes les plumes sont couvertes de poils qui, au


microscope, apparaissent comme des prolongements des
barbules.
Surface pileuse d’une
plume de Chouette hulotte

Barbules
Ces poils réduisent le bruit de frottement de
l’aile sur l’air, ce qui permet à ces oiseaux de
surprendre leurs proies dans le plus grand
silence !

40 à la découverte des oiseaux

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●● Les pelotes de réjection : tous les oiseaux qui se nourrissent de vertébrés, de mol-
lusques ou d’insectes à carapace dure rejettent par la bouche des pelotes de réjection.
Elles contiennent les os, poils,
plumes, écailles, arêtes, coquilles
et autres éléments trop coriaces
pour être digérés. Identifier
l’oiseau qui a produit une pelote
est très difficile, car une même
espèce d’oiseau peut produire des
pelotes de forme, taille et contenu très variables. Chevêche d’Athéna
rejetant une pelote
Un goéland, par exemple, produira des pelotes très
différentes suivant qu’il se nourrit de coquillages ou de poissons. En revanche, certains
oiseaux fabriquent des pelotes caractéristiques, comme le Martin-pêcheur, aux pelotes
exclusivement composées d’arêtes, ou le Guêpier d’Europe, aux pelotes uniquement
constituées de débris d’insectes.

Faucon crécerelle Martin-pêcheur Chouette hulotte

Guêpier d’Europe Pie-grièche écorcheur Goéland argenté Corneille noire

Quelques exemples de pelotes de réjection


Les pelotes des rapaces nocturnes sont celles dans lesquelles les restes osseux sont les
mieux conservés : ce sont les pelotes les plus étudiées, car les restes sont relativement
faciles à identifier. Voici quelques exemples de restes osseux que l’on rencontre
fréquemment dans les pelotes de réjection :

dents à plateaux (campagnols)

●● Rongeurs
dents à racines (mulots, souris, rats)

dents blanches (crocidures, pachyures)


●● Musaraignes dents rouges (musaraignes, crossopes
et Sorex)

●● Oiseaux ●● Insectes

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Chanter, crier
Qu’il s’agisse de chants de parade, de chant de délimitation de territoire, de
cris d’alarme, de contact ou bien encore de cris liés à des demandes de nourri-
ture, la voix est un mode de communication très important chez les oiseaux.

Comment la voix est-elle produite ?


L e son est produit par un organe particulier, la syrinx, qui se trouve à la jonction entre
la trachée et les bronches. La note est produite par le passage de l’air qui fait vibrer les
membranes tympaniques. Le larynx sert à moduler l’intensité du son.

trachée

larynx

syrinx bronches

membranes
tympaniques
(en bleu)

Chez la Grue cendrée, le Cygne chanteur et le Cygne


de Bewick, la trachée est très allongée et s’enroule
dans le sternum comme le tube d’un cor ! C’est ce qui
permet à ces oiseaux de produire un cri « de trompette »
portant très loin.

Dessin montrant la
trachée enroulée de la
Grue cendrée

Chants et cris d’alarme


●● Le chant de parade et le chant de délimita-


tion de territoire sont les plus développés chez
les passereaux. Ces oiseaux peuvent en effet
utiliser jusqu’à sept fois plus de fréquences,
Chant flûté du Merle noir
dans le spectre du son, que l’Homme.

●● Le cri d’alarme, comme son nom


l’indique, marque l’inquiétude de
l’oiseau face à une situation insolite.
Il avertit ainsi les autres oiseaux
alentour d’un danger potentiel,
de la venue d’un intrus ou d’un Cri d’alarme « tchac-tchac »
prédateur. du Merle noir

42 à la découverte des oiseaux

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Les oiseaux imitateurs


 ertains oiseaux ont la capacité d’introduire des sons de


C
leur environnement à leur vocabulaire. Ainsi, le Geai des
chênes imite à la perfection le cri de la Buse. L’Étourneau
sansonnet reproduit quant à lui des sons de klaxons de
voiture ou des sonneries électriques. La
Pie-grièche grise imiterait même le chant
de certains petits passereaux pour les
attirer, comme Geai des chênes
un chasseur
utilise un
appeau !
Pie-grièche grise

Étourneau sansonnet

Les autres sons


●● Les pigeons peuvent claquer des ailes. Ce bruit sec


est produit par le passage de l’air entre les rémiges
lorsque les ailes sont en phase descendante du vol.
Pigeon ramier

●● La Bécassine des marais émet un son rauque


durant son vol nuptial. Il est produit par le passage
de l’air entre les rectrices externes maintenues
déployées au maximum. Le battement des ailes entre-
coupe régulièrement le courant d’air, ce qui donne
un côté « chevrotant » à ce son.

Bécassine des marais, avec un


détail des rectrices externes

●● Les cigognes étant dotées d’une syrinx très peu per-


formante, elles communiquent entre elles à l’aide de
claquements de bec très rapides : elles peuvent ainsi
claquer du bec jusqu’à 10 fois par seconde !

Cérémonial de claquements de bec


chez la Cigogne blanche

●● Les pics,
bien connus pour creuser le bois selon un
martèlement caractéristique, produisent aussi un
tambourinement bien plus rapide, exécuté sur divers
supports creux tels que branches, poteaux, surfaces
métalliques ou volets de fenêtres... : il sert à indiquer
un territoire à un intrus ou à un partenaire, peut avoir
une fréquence allant jusqu’à 25 coups par seconde et se
percevoir à un kilomètre de distance ! Pic épeiche

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Les parades
Chorégraphies étudiées, vols acrobatiques, combats ritualisés... les mâles des
oiseaux rivalisent de créativité pour attirer les femelles ! Une fois le couple
formé, des échanges de matériaux du nid ou de proies officialisent l’union.

Les leks

 n lek est une sorte d’arène dans laquelle plusieurs


U
mâles se donnent en spectacle à travers des danses
ou des joutes rituelles. Les femelles n’ont plus qu’à
choisir ! On trouve ce comportement chez les tétras et
le Chevalier combattant.

Lek de Tétras-lyre

Les chorégraphies sur l’eau


L es Garrots à œil d’or commencent à séduire les


femelles vers la fin de leur séjour d’hiver en France.
Les mâles tournent autour d’une femelle en exécutant
plusieurs poses spectaculaires.

Garrots à œil d’or

Chez le Grèbe huppé, c’est le couple qui danse


à l’unisson, toujours en parfaite symétrie. Au
paroxysme de leur chorégraphie, ils s’offrent des
végétaux pour le nid tout en se maintenant à la
verticale, face à face.

Grèbes huppés

Les chorégraphies aériennes


 hez le Busard Saint-Martin, la parade consiste en


C
un échange de proies en plein vol. D’autres espèces
réalisent des acrobaties ou des poursuites aériennes
spectaculaires, comme le Grand Corbeau,
les martinets, les pigeons, etc.

Passage de proies chez


le Busard Saint-Martin

44 à la découverte des oiseaux

Introduction seule.indd 44 31/08/2017 16:05


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Plumage nuptial et hivernal


Outre les variations de plumage accidentelles ou liées à la croissance de l’oiseau (voir


p. 17), il existe aussi d’importantes modifications annuelles correspondant à la succession
des périodes de reproduction : les plumages acquis par les mâles pour la parade sont les
plumages nuptiaux.

●● Plumage immuable au cours de l’année : beaucoup


d’oiseaux, à l’exemple de la Mésange charbonnière,
gardent la même apparence toute l’année. Cependant,
le plumage peut parfois paraître plus clair ou plus
sombre, selon son usure.

Mésange charbonnière
adulte

●● Plumage d’été et plumage d’hiver :


la plupart des oiseaux adultes, mâles
et femelles, ont un plumage plus
coloré en été, lors de la saison de
reproduction. Le Macareux moine,
par exemple, change de plumage...
mais aussi de bec ! L’enveloppe cor-
Macareux moine Macareux moine
née colorée est en effet renouvelée adulte en été adulte en hiver
lors de la mue.

●● Plumage nuptial du mâle et


plumage hivernal : chez les espèces à
fort dimorphisme sexuel, c’est sou-
vent le mâle qui change d’apparence
en hiver. Son plumage plus terne
ressemble alors souvent au plumage
des femelles.
Bruant jaune mâle Bruant jaune mâle
en plumage nuptial en plumage hivernal

●● Plumage nuptial du mâle et


plumage « d’éclipse » : chez les
canards, le plumage nuptial est
porté en hiver et au printemps,
uniquement lors de la parade. En
été, les mâles arborent un plumage
plus terne, très proche de celui de
Canard colvert mâle Canard colvert mâle en
la femelle, dit « d’éclipse ». en plumage nuptial plumage d’éclipse

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Les nids
Simples dépressions dans le sol, soigneusement tressés ou véritables construc-
tions maçonnées, les nids sont aussi variés que leurs propriétaires. Construits
afin d’abriter les œufs et les oisillons des intempéries et des prédateurs,
ils sont adaptés à leur environnement. Pour construire leur nid, certaines
espèces strictement aquatiques (comme les grèbes), pélagiques (pétrels), ou
aériennes (martinets), sont obligées d’aller à terre ou de se poser.

Les nids rudimentaires


25 % des oiseaux font leur nid au sol. Les œufs sont posés
directement sur le sol nu ou déposés dans des coupes,
souvent bien camouflées, confectionnées avec des brindilles,
des plumes, des mousses ou des lichens, etc.

Nid au sol d’Échasse blanche

Les nids simples ou tressés


Faits de branches, de brindilles et d’autres liens végétaux, de


mousses et de lichens, agrémentés parfois de poils, de plumes et
autres éléments animaux, les nids tressés témoignent souvent
d’un véritable savoir-faire de la part de leurs propriétaires.

●● La Cigogne blanche édifie un nid, utilisé plusieurs années de


suite, pouvant atteindre 2 m de diamètre et pesant jusqu’à
500 kilos !
Cigogne blanche

●● Le Troglodyte mignon construit un nid formé de brin-


dilles et de mousses, atteignant 20 cm de large, avec une
entrée de 3 cm.

Troglodyte mignon

●● La Mésange à longue-queue construit un nid en forme d’outre ;


il est composé de lichens et de mousses et couvert d’éléments
divers qui le camouflent parfaitement.

Nid de Merle noir Mésange à longue-queue

●● Le Merle noir (coupe de 15 cm de


diamètre), le Loriot d’Europe (nid en
berceau à la fourche d’une branche,
de 10 cm de diamètre) et le Pinson des
arbres  (coupe de 8 cm de diamètre)
sont trois autres exemples d’oiseaux
qui fabriquent des nids tressés.
Nid de Loriot d’Europe Nid de Pinson des arbres

46 à la découverte des oiseaux

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●● Le nid du Grèbe huppéest un amas de branches


flottant amarré à des branchages sous l’eau. Ceux
de la Foulque macroule et de la Poule d’eau sont
identiques, bien que plus camouflés et accrochés
dans les roseaux. Le nid des guifettes est parfois libre
et peut dériver !
Grèbes huppés et leur nid

Les nids maçonnés ou creusés


●● Le nid de la Pie bavarde est une coupe


formée de boue et de brindilles à l’intérieur
d’une grande et volumineuse structure faite
de branches et de brindilles tressées.

Pies bavardes
et leur nid

●● L’Hirondelle de fenêtre
doit ramener jusqu’à 2775
boulettes de boue pour construire son nid ! Il sera
utilisé par le couple chaque année, à moins qu’il ne
soit colonisé par des moineaux ou détruit.
Hirondelles de fenêtre et, à droite,
un Moineau domestique occupant
un nid

●● La Sittelle torchepotdoit son nom au fait qu’elle cimente (qu’elle


« torche ») l’entrée d’une cavité (le « pot ») avec de la boue afin de
l’ajuster à sa taille.
Sittelle torchepot

●● Les picscreusent leur nid dans le bois. Chez le Pic noir,


l’entrée de la loge, qui peut atteindre 60 cm de profondeur, est
plus ovale que chez les autres pics. Elle est souvent réutilisée
par d’autres oiseaux qui nichent dans des cavités, à l’instar du
Pigeon colombin ou de la Chouette de Tengmalm.

Pics noirs

Chouette de Tengmalm et
Pigeon colombin utilisant
d’anciens nids de Pics noirs

●● Le Martin-pêcheur d’Europe, le Guêpier d’Europe et l’Hirondelle de rivage  creusent leur


nid dans les talus et falaises sablonneuses des bords de rivières et des carrières. S’aidant
de leur bec et de leurs pattes, ils peuvent creuser jusqu’à 1 m de profondeur.

Nid de Martin-pêcheur d’Europe Colonies de Guêpiers d’Europe et d’Hirondelles de rivage

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Les œufs
Les oiseaux ont conservé, de leurs ancêtres les dinosaures, la faculté de se re-
produire en pondant, ou oviparité. Comme le poids du système reproducteur
ovipare est inférieur à celui du système reproducteur vivipare, lequel produit
des individus entièrement formés, il a procuré un avantage aux oiseaux pour
acquérir la capacité à voler. Mais si la coquille qui entoure l'embryon est une
protection efficace, encore faut-il pouvoir en sortir !

Combien d'œufs ?

La coquille se forme grâce à une réserve de calcium


dissimulée dans les os longs des femelles, le tissu
médullaire.
Si les pétrels, les grands vautours ou les oiseaux de
la famille des alcidés (pingouins, macareux, etc.)
pondent un œuf unique, les gallinacées (faisans,
perdrix et lagopèdes) en produisent souvent entre
huit et treize. Le record, dans ce domaine, est détenu
par la Mésange bleue qui peut remplir son nid avec
16 œufs ! Nichée de Mésange bleue

Un cas unique...

Le Guillemot de Troïl pond un seul


œuf, mais tout à fait singulier. Tout
d'abord, sa forme en poire l'empêche
de rouler sur lui-même, ce qui lui évite
de tomber de la corniche où il a été
pondu. De plus, il présente une extrême
variété de couleurs et de motifs.

Guillemot de Troïl
et ses œufs

Sortir de l'œuf

L'oisillon possède, sur le bout de son bec, une pointe de


kératine nommée diamant, qui lui sert à briser la coquille
depuis l'intérieur de l'œuf (ici, un Goéland argenté). Diamant

48 à la découverte des oiseaux

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15
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Exemple de la diversité des œufs en France


1. Cygne tuberculé. 2. Goéland argenté. 3. Échasse blanche. 4. Faucon crécerelle. 5. Canard col-
vert. 6. Faisan de Colchide. 7. Corneille noire. 8. Merle noir. 9. Pigeon biset. 10. Chouette hulotte.
11. Rossignol philomèle. 12. Bruant jaune. 13. Moineau domestique. 14. Grive musicienne. 15.
Pie-grièche écorcheur. 16. Pinson des arbres. 17. Mésange bleue. 18. Étourneau sansonnet.

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L’élevage
Les oiseaux nidicoles et nidifuges
Chez les oiseaux nidicoles, les poussins éclosent nus
et aveugles. Ils sont alors complètement dépendants
de leurs parents pour leur survie. C’est le cas, par
exemple, des passereaux, des rapaces, des pigeons, des
pics, des hérons, etc.

Rouge-gorge
Chez les oiseaux nidifuges, les poussins éclosent
avec du duvet et les yeux ouverts. Ils peuvent aussitôt
marcher et se nourrir par eux-mêmes. Ils restent
toutefois près de leurs parents le temps de leur
éducation. C’est le cas, par exemple, des canards, des
oiseaux de la famille des Phasianidés et des Rallidés,
des limicoles, etc.
Petit gravelot

La couvaison

L a couvaison peut être assurée par les deux parents, ou


uniquement par la femelle. Il est très rare que le mâle
s’occupe seul de la couvaison et de l’élevage. La couvaison
dure 13 jours chez les fauvettes et jusqu’à 52 jours chez
le Pétrel fulmar et les vautours. Les œufs sont réchauffés
directement au contact
de la peau grâce à une
plaque incubatrice, zone Femelle de Chardonneret en
déplumée qui apparaît lors train de couver et sa plaque
incubatrice (à gauche)
de la couvaison. La plupart
des oiseaux font une ou deux nichées par an. Le Pigeon
biset peut en faire plus de cinq, étalées tout au long de
Plaque incubatrice l’année.

L’élevage

L’élevage des oisillons est assuré par le couple ou la


femelle seule. Chez l’Accenteur mouchet, un mâle
peut se joindre au couple pour aider au nourrissage.
Chez le Tadorne de Belon, plusieurs nichées peuvent se
rassembler en « crèches » aux effectifs pouvant atteindre
150 poussins ! Accenteur mouchet

Les juvéniles

L es jeunes oiseaux gardent souvent un plumage plus


terne que les adultes durant environ une année. Les
goélands doivent passer par quatre plumages (voir
p. 17), donc sur une durée de quatre ans, avant de
devenir adultes ! La maturité sexuelle est atteinte à
un an chez beaucoup d’espèces, mais seulement au bout Rouge-gorge juvénile
de quatre à sept ans chez l’Aigle royal. et Rouge-gorge adulte

50 à la découverte des oiseaux

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Le parasitisme reproductif
Il existe une centaine d’oiseaux exclusivement parasites dans le monde, mais
seulement deux en France, le Coucou gris et le Coucou-geai. Ce comporte-
ment est occasionnellement observé chez d’autres oiseaux : la Poule d’eau,
par exemple, pond parfois dans le nid de ses congénères.

●● Le Coucou gris parasite surtout des petits


passereaux insectivores comme les rousse-
rolles, les pipits, les bergeronnettes, le Rouge-
gorge, l’Accenteur et le Rouge-queue noir. Son
œuf ressemble à celui de l’espèce qu’il parasite Coucou Rouge-queue Coucou Rousserolle
noir effarvate
et cette ressemblance est inscrite dans ses
gènes : chaque coucou est donc « spécialisé »
pour pondre dans le nid d’un oiseau particu-
lier. Une exception néanmoins : l’Accenteur
mouchet ne rejetant pas les œufs étrangers, le
Coucou n’a pas besoin de le copier ! Coucou Pipit Coucou Accenteur
farlouse mouchet
●●Après avoir retiré un œuf
du nid, la femelle pond en un
temps record : il ne lui faut
que 10 secondes !

Rousserolle effarvate

Coucou

●● Déjà bien développé dans


l’œuf, le jeune Coucou éclot
avant les autres poussins et,
10 h après, éjecte tous les œufs
– ou oisillons – hors du nid.
●● Les parents adoptifs le nourrissent jusqu’à l’envol, même
s’il peut atteindre 4 fois leur taille ! En septembre, le jeune
Coucou partira, seul, rejoindre ses quartiers en Afrique, où
ses parents sont déjà arrivés. Jeune Coucou

●● Le Coucou-geai parasite presque exclusivement les pies. Afin de permettre à la femelle


de pondre, le mâle du Coucou-geai fait diversion en attirant les pies loin de leur nid !

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Jérôme Morin, ornithologue autodidacte,


photographe animalier et écrivain, œuvre
depuis de nombreuses années pour la
protection de la nature et la transmission
de sa passion. En 2000, il crée le site
internet web-ornitho.com, afin d’offrir aux visiteurs
des informations naturalistes (photos, chants d’oiseaux,
plans de nichoirs, de mangeoires…), site aujourd’hui
visité chaque année par près d’un million de passionnés.
Il est l’auteur de plusieurs guides (Oiseaux des villes
et des jardins, Oiseaux des forêts et campagnes, Oiseaux
des bords de mer) dans la collection des « Fous de nature »
(Éditions Belin).

Gérard Guillot, naturaliste militant,


passionné d’ornithologie et de botanique,
a déjà publié plusieurs guides consacrés
à la flore (Fruits charnus, Fruits secs,
Fleurs des villes et villages, Fleurs des bois)
dans la collection des « Fous de nature » (Éditions Belin).
Enseignant en biologie, il a participé à la rédaction
du Guide critique de l’évolution sous la direction
de Guillaume Lecointre (Éditions Belin) et a collaboré
à la rédaction de plusieurs manuels scolaires pour
le collège (Éditions Belin).

Julien Norwood, auteur et illustrateur


de l’introduction de ce guide, s’intéresse
à la nature et au dessin depuis son enfance,
plus particulièrement aux oiseaux.
Il se forme pendant près de dix ans
au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris,
qui le sensibilise à l’illustration scientifique. Les collections
d’oiseaux, dont il s’occupe bénévolement pendant
plusieurs années, lui permettent d’approfondir
ses connaissances en anatomie. Également ornithologue
de terrain, il observe les oiseaux en France et à l’étranger.
Il est l’auteur des Oiseaux du Muséum. Voyages à travers
les collections et travaille en tant qu’illustrateur pour
de nombreux ouvrages naturalistes et scientifiques.

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calotte
nuque
œil
petites manteau
couvertures ou dos bec
Jérôme Morin, ornithologue autodidacte, moyennes
plumes couvertures
photographe animalier et écrivain, œuvre grandes joue
depuis de nombreuses années pour la couvertures gorge
rémiges
protection de la nature et la transmission secondaires
de sa passion. En 2000, il crée le site croupion scapulaires
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des informations naturalistes (photos, chants d’oiseaux, ventre
plans de nichoirs, de mangeoires…), site aujourd’hui sous-caudales flanc
visité chaque année par près d’un million de passionnés. tibia

Il est l’auteur de plusieurs guides (Oiseaux des villes pattes

et des jardins, Oiseaux des forêts et campagnes, Oiseaux


des bords de mer) dans la collection des « Fous de nature »
(Éditions Belin).

Gérard Guillot, naturaliste militant,


passionné d’ornithologie et de botanique, sus-axillaires
a déjà publié plusieurs guides consacrés petites couvertures
sus-caudales
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Fleurs des villes et villages, Fleurs des bois) grandes
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dans la collection des « Fous de nature » (Éditions Belin).
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Enseignant en biologie, il a participé à la rédaction
du Guide critique de l’évolution sous la direction
de Guillaume Lecointre (Éditions Belin) et a collaboré rectrices
rémiges tertiaires centrales
à la rédaction de plusieurs manuels scolaires pour rémiges secondaires
rectrices
le collège (Éditions Belin). rémiges primaires externes

Julien Norwood, auteur et illustrateur


de l’introduction de ce guide, s’intéresse vertex
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à la nature et au dessin depuis son enfance,
plus particulièrement aux oiseaux. joue

Il se forme pendant près de dix ans


au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris,
qui le sensibilise à l’illustration scientifique. Les collections bavette
trait
d’oiseaux, dont il s’occupe bénévolement pendant moustache
malaire
plusieurs années, lui permettent d’approfondir
Bruant des roseaux
ses connaissances en anatomie. Également ornithologue Moineau domestique

de terrain, il observe les oiseaux en France et à l’étranger.


Il est l’auteur des Oiseaux du Muséum. Voyages à travers
les collections et travaille en tant qu’illustrateur pour bande pectorale
de nombreux ouvrages naturalistes et scientifiques.

Grand Gravelot

Illustrations de Julien Norwood

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