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Méthodes de formulation du béton

Ce document présente plusieurs méthodes de formulation des bétons, notamment la méthode de Dreux-Gorisse. Il décrit les objectifs d'une formulation de béton et les données essentielles à prendre en compte, comme la granularité et la résistance désirée.

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Méthodes de formulation du béton

Ce document présente plusieurs méthodes de formulation des bétons, notamment la méthode de Dreux-Gorisse. Il décrit les objectifs d'une formulation de béton et les données essentielles à prendre en compte, comme la granularité et la résistance désirée.

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INTRODUCTION

Le mot méthode associé aux noms de DREUX, FAURY, ABRAMS, VALETTE, etc. n'est qu'une
démarche semi empirique qui permet d'aboutir à une formule de composition de béton approximative
qui ne peut guère prétendre être la meilleure et la seule valable, puisque les paramètres à prendre en
compte dans l'étude de la composition d'un béton sont nombreux.
L'essentiel est que la méthode choisie aboutit à une formule donnant un béton dont les caractéristiques
désirées sont satisfaisantes vis-à-vis des essais d'étude et de convenance pour tel ouvrage sur tel
chantier avec ses matériaux et son matériel et dans les conditions pratiques de l'exécution. Formuler un
béton, c'est procurer aux chantiers une composition de béton capable de répondre non seulement aux
exigences du maître d'œuvre, du bureau d'études et du bureau des méthodes, mais également à la
durabilité. L'enjeu est, à la fois, technique et économique car les possibilités se sont diversifiées grâce
à la variété des ciments, additions et adjuvants disponibles sur le marché.

OBJECTIFS D'UNE FORMULATION


Les performances requises pour un béton impliquent :
 une consistance adaptée à sa destination, généralement définie par l'affaissement au cône d'Abrams,
noté ici Aft.
 des qualités de résistance à différentes échéances, le plus souvent à 28 jours; on notera fc28 cette
résistance.
 des qualités de durabilité qui conduisent à imposer un dosage minimum en ciment C min et un
rapport E/C maximum (E/C) max [14].
La formulation du béton doit permettre de respecter les deux premières exigences au moindre coût, le
plus souvent donc à partir d'un dosage en ciment C le plus faible possible tout en vérifiant C≥ Cmin.

QUELQUES METHODES DE COMPOSITION DES BETONS


L'étude de la composition d'un béton consiste à définir le mélange optimal des différents granulats
dont on dispose, ainsi que le dosage en ciment et en eau, afin de réaliser un béton dont les qualités
soient celles recherchées pour la construction de l'ouvrage ou de la partie d'ouvrage en cause. Cette
composition à donner à un béton dépend des qualités que l'on désire, des besoins à satisfaire et des
moyens dont on dispose pour le réaliser. Les méthodes proposées sont nombreuses et il n'est pas
possible de les citer toutes ; elles aboutissent à des dosages « volumétriques » ou de préférence «
pondéraux », le passage de l'un à l'autre pouvant toujours se faire, si nécessaire, par la connaissance de
la densité apparente des granulats en vrac. Ces méthodes sont dites à « granularité continue » et
d'autres à « granularité discontinue » ; la première permet d'obtenir des bétons plus plastiques et de
bonne ouvrabilité, par contre le second conduit à des bétons à maximum de gros éléments et minimum
de sable présentant en général des résistances en compression un peu supérieure mais parfois au
détriment de l'ouvrabilité. Cependant, on peut estimer que pratiquement la plupart des bétons
actuellement utilisés sont à granularité continue.

De nombreux spécialistes se sont penchés sur cette question. Mais quelques méthodes sont plus
utilisées, parmi elles nous pouvons citer :
1. la méthode de Bolomey.
2. la méthode d'Abrams.
3. la méthode de Faury.
4. la méthode de Valette.
5. la méthode de Joisel.
6. la méthode de Dreux-Gorisse.
7. la méthode de Baron Olivier.

DONNEES ESSENTIELLES DE BASE


Comme il a été déjà écrit précédemment, plusieurs paramètres doivent être pris en compte lors d'une
formulation d'un béton. Nous en citons par ordre de priorité décroissant quelques-uns.

1- Dimensions et qualité des granulats


Les granulats doivent répondre aux prescriptions de la norme NF P18-541[D].

2- Résistance désirée En général elle est définie par la résistance à la compression à 28 jours mesurée
sur cylindres de 16x32 cm (et notée Rc28 ou fc28 selon les ouvrages). C'est elle qui nous conduit
directement vers le choix du dosage approximatif en ciment dont la classe vraie CE sur laquelle on
peut compter doit être connue.

3- Consistance désirée « ouvrabilité » Elle est l'aptitude d'un béton à être mis en œuvre, c'est une
qualité évolutive dans le temps du béton avant prise. Par la valeur de la consistance, les bétons se
classent suivant une échelle de fluidité croissante : très ferme, ferme, plastique très plastique et fluide.
(Essai d'affaissement au cône d'Abrams « Slump test »)

4- Dosage en ciment (En utilisant une formule pour déterminer le rapport C/E)

5- Dosage en eau

COMPOSITION DU BETON

La méthode de Dreux-Gorisse a l'avantage d'être issue de nombreuses formulations ayant été testées
sur chantiers et ayant donné satisfaction. D'autre part elle est simple d'utilisation puisqu'elle ne
demande de connaître que les courbes granulométriques des granulats utilisés. La composition est
calculée pour un diamètre maximal des granulats de 16cm, un Slump test de 80mm et une résistance
caractéristique de béton à 28 jours de 25 MPa. [Dans l'application de la méthode de Dreux-Gorisse, la
valeur D (plus gros granulat) retenue est telle que le refus sur le tamis correspondant soit le plus
proche possible de 8%].

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