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Techniques de Forage et Équipement

Le document décrit les techniques de forage pour la captation des eaux souterraines, notamment le forage à battage, le forage par rotation à la boue, et le forage au marteau fond de trou. Il explique également l'équipement d'un forage et sa mise en production.

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Techniques de Forage et Équipement

Le document décrit les techniques de forage pour la captation des eaux souterraines, notamment le forage à battage, le forage par rotation à la boue, et le forage au marteau fond de trou. Il explique également l'équipement d'un forage et sa mise en production.

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Captage des eaux souterraines et pompages d’essai

quantité de la
ressource
Composantes humaines
qualité, par des
exercent des pressions activités
sur présentant des
risques de
Captage d’eau : contamination
combinaison de
composantes
naturelles et
humaines.
Composantes naturelles : milieux
aquifères ainsi que les entrées et les
sorties d’eau à l’état naturel.
Connaissance approfondie des caractéristiques
hydrauliques et de l’ouvrage qui peuvent évoluer
dans le temps.
Captage des eaux souterraines et pompages d’essai

Nombreux types d’ouvrages généralement utilisés


dans l’étude, la gestion et l’exploitation des eaux
souterraines.

Forages : ouvrages les plus utilises et généralement


implantés à des endroits précis dans les aquifères

Mise en place des forages: diverses techniques qui


diffèrent selon le type de forage
Captage des eaux souterraines et pompages d’essai

LES TECHNIQUES
DE FORAGE

Forage à Forage par Sondeuse au


battage rotation à la MFT
boue

Forage à Forage au
la tarière havage
Principe

Matériel

Forage Avantages & inconv.

Domaine d’utilisation
Fractionnement de la roche Trépan
(mouvement alternatif de translation par
transmission

Forage à Principe Récupération des cuttings par une soupape


battage
Perforation sans circulation d’eau et boue
Forage à battage Matériel
Forage à battage

Domaine
d’utilisation

Dans les terrains cohérents, pas trop


durs, formations non consolidées avec
un tubage provisoire
Tous les terrains
Progression lente dans les roches
dures, Difficultés en terrains tendres et
non consolidés
Forage par rotation
à la boue

Principe

Rotation de l’outil
par le train de tige de
la sondeuse
Perforation et
fragmentation de la
roche
Circulation boue de
forage
Forage par rotation à la boue Matériel
La ligne de sonde comprend

l’outil : tricône ou outil à lames

les masses tiges destinées à augmenter


le poids sur l’outil
le train de tiges, vissées entre elles

la tige carrée (ou Kelly)

la tête d’injection.
Forage par rotation à la boue Matériel
Bentonite: Suspension colloïdale
Boue à base d’argile

+ Eau
Remonter les
sédiments
broyés
cuttings Consolider les
parois du trou

Augmenter, par
l’effet des jets en
Rôle
fond de trou,
l’action abrasive
de la
de l’outil boue Lubrifier et
refroidir
l’outil

Renseigner le
Équilibrer les foreur sur les
pressions pertes et
hydrostatique venues d’eau
La boue de forage
La densité
mesuré balance BAROÏD,
d  1,2  Épaisseur de cake convenable
Bon équilibre des pressions hydrostatiques

Une viscosité :
trop forte, le pompage est difficile
trop faible, la consolidation des parois est mal assurée
Filtrat
Filtrat = eau libre de la boue traversant un filtre
cake = fraction de la boue retenue par un filtre ou par le terrain
proportions correctes  la consolidation des parois du forage sans colmatage
Boue correcte  épaisseur du cake < 5 mm
filtrat de 5 à 10 cm3.
Teneur en sable
Élimination du sable  usure anormale de la
pompe à boue.
Quantité de sable dans la boue < 5 % (en volume).
.
PH : mesuré par des papiers colorimétriques
> 11 une contamination par un ciment ;
< 7  floculation de la boue.
Forage par
rotation à la
boue Domaine d’utilisation

Dans les roches, de dureté faible à


moyenne
Sans tubage dans les terrains meubles ou
peu consolidés
Convient mal aux roches dures ou très
dures
Forage par rotation à
la boue

Avantages & inconv.


Avantages
permet d’atteindre de grandes profondeurs
(plusieurs milliers de mètres en recherche pétrolière
importante vitesse d’avancement dans les terrains
tendres (100 à 150 m par jour)
permet un bon contrôle des paramètres de forage en
fonction des terrains à traverser

permet une consolidation des parois, en terrains


meubles, par dépôt d’un cake
Forage par rotation à
la boue
Avantages & inconv.
Inconvénients
consommation d’eau importante donc prévoir des
moyens d’approvisionnement lourds
Possibilité d’un colmatage des formations aquifères
par la boue
Suivre nécessairement la formation et l’évacuation du
cake
risques d’éboulement en cas d’arrêt de la foration
sans nettoyage du trou
procédé est relativement lent, compte tenu de toutes
les opérations annexes au forage
Sondeuses au Marteau fonds de trou

Principe

marteau vissé à un train de tiges creuses qui l’alimente en air comprimé


(haute pression) à travers une tête d’injection et un flexible qui permettent la rotation
et les mouvements verticaux du train de tige.

L’air comprimé  mouvement rapide de va-et-vient vertical à une pièce métallique


Remontée dans l’espace annulaire des cuttings par l’air.

Rôle de la tête de rotation

- assurer l’alimentation en air comprimé entrant dans les tiges par un flexible
- maintenir une poussée sur l’outil
- assumer la rotation du train de tiges
Domaine d’utilisation
roches dures,
des difficultés en terrains tendres non consolidés
plus adaptée aux forages de petit diamètre
(100 à 220 mm) en zone de socle
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.

Après phase de forage

Mise en place de l’équipement

- Tubages et Crépines

- Mise en place du massif de gravier

- Cimentation

- Mise en production de l’ouvrage par Développement.

- Ce n’est qu’à l’issue de ces différentes phases que le forage est prêt
à être exploité
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.
Éléments de la colonne de captage

Un tube plein avec fond servant de piège à


sable

Des crépines, partie captante du forage


placées en face des venues d’eau de
l’aquifère

Un tube d’exhaure : tube acier (casing) ou


tube PVC plein relié
aux crépines et les surmontant.

La chambre de pompage équipement


facultatif, mais généralement
nécessaire pour permettre l’installation
d’une pompe immergée d’un
diamètre ne passant pas dans le tube
d’exhaure.

tube acier (casing) ou un tube en PVC


surmontant le tube d’exhaure
descendant de quelques mètres au-dessous
du niveau de rabattement maximal
prévisible.
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.

CHOIX DES TUBES D’EXHAURE : DIAMÈTRE


EPAISSEUR

Diamètres de forage et des tubes sont conditionnés par les débits


vitesse ascensionnelle de l’eau limitée à 2,5 m/s et de calibres usuels de
pompes
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.
Epaisseur des tubes

Tubage rectiligne et vertical, tout au moins dans certaines limites


de tolérance fixées par le cahier des charges

Tubes de forages d’eau en général minces.

risque d’écrasement par surpression extérieure ( lors de la mise en place,


lors de l’exploitation comme vidange rapide).

Pression limite d’écrasement P

P =  (e/D) 3
P en kg / cm2

e = épaisseur du tube en mm

D = diamètre du tube en mm
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.
-diamètre du tubage suffisant pour
installer une pompe immergée

-espace annulaire trou / crépine suffisant


pour la mise en place d’un massif de
gravier

-diamètre chambre de pompage >


à celui de la pompe

-diamètre du trou de forage (pour la partie


chambre de pompage) > celui du tubage

-même diamètre tubage d’exhaure et le


captage
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.
CRÉPINE
élément principal de l’équipement du forage avec des
ouvertures calibrées

Longueur, Type, Nature des crépines sont fonction,


de l'épaisseur de la formation à capter,
du niveau de rabattement maximal
de la nature de l'aquifère

Terrains consolidés

- une crépine perforée de gros trous

- exploiter en trou nu
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.
CRÉPINE
Terrains non consolidés, la crépine a trois fonctions :
- Laisser passer l’eau sans pertes de charges importantes

- Laisser passer, au moment du développement, les éléments les plus fins pour

augmenter la perméabilité juste derrière la crépine, par accumulation localisée

des éléments les plus gros

- Retenir les éléments du terrain derrière la crépine pendant l’exploitation


EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.
CRÉPINE Coefficient d’ouverture C : rapport des ouvertures à
la surface latérale du tube crépiné
Différents types de crépines
-Largeur des fentes, mesurées en slot (égal au
millième de pouce)
-la forme et la taille des ouvertures

- la nature du matériau

Fil enroulé
ronds Oblongs

Nervures repoussées Johnson


PVC
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.
Coefficient d'ouverture « C » permet d'évaluer le débit pouvant traverser,
avec une vitesse maximale admissible de « 3 cm/s », un mètre linéaire de crépine de diamètre 
Q =V S V = 0,03 m / s
;
S =  C S = surface totale des ouvertures

Q = 3,4  C en (m3/h) et C en %.

Longueur minimale des crépines L


débit souhaité Qs
coefficient de réduction du débit de 0,5 à 0,75 pour tenir compte d’un colmatage ultérieur par
incrustations.

Qs = 0.5 à 0.75 Q
largeur des fentes ou nombres de slots de la crépine : déterminée en fonction de la
granulométrie de l’aquifère et de celle de l’éventuel massif filtre additionnel.
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
. crépines
Longueur limite des

- la nature de la nappe à capter (nappe libre ou nappe captive),

- la nature lithologique des couches captés (couche homogène ou hétérogène),

- du débit d’exploitation souhaité de l’ouvrage

Nappe captive en terrain homogène

Crépine tjrs placée à la base de la formation.

épaisseur de la couche entre 7.5 et 15 m, crépiné 75 % de


cette épaisseur.

épaisseur dépasse 15 m : crépiné 80 %.

couche très épaisse, fractionner les crépines en plusieurs


tronçons d’égales longueurs séparées par des tubes pleins de
mêmes diamètres d’égales longueurs
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
Nappe captive en. terrain hétérogène

crépine posée préférentiellement sur 70 % à 80 % de la couche la plus


perméable

couche la plus perméable trop mince pour fournir à elle seul tout le
débit souhaité, plusieurs couches peuvent être crépinées à la fois.

Nappe libre en terrain homogène


deux solutions :
pose une longue crépine afin de diminuer la vitesse de l’eau à l’entrée de la
crépine et exploité l’aquifère sur toute sa longueur

pose une crépine courte vers le bas de l’aquifère ce qui aura pour effet
d’augmenter le rabattement.

Nappe libre en terrain hétérogène


Procéder de la même manière qu’en nappe captive en terrain hétérogène tout en
crépinant le 1/3 ou au plus la 1/2 de la couche aquifère.
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
Massif de gravier .

Rôle du massif de gravier

-stabilise l’aquifère en remplissant le vide entre les crépines et les parois

-Plus perméable que l’aquifère environnant (choix de grains roulés,


légèrement aplatis, à l’exclusion de gravier anguleux ou de gravier se
délitant avec le temps).

- Les graviers concassés ne peuvent pas absolument pas pouvoir convenir.


gravier siliceux (non calcaire), à grains roulés, criblés et lavés.

-Le gravier doit retenir les éléments grossiers de l’aquifère, étant entendu
que les éléments fins peuvent passer et être évacués au développement.
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.
Massif de gravier
Mise en place du gravier filtre

-introduit soit à sec, soit avec circulation d’eau.

- gravillonnage en contrôlant les « ponts » provoquant par la suite des venues de sable.

-Destruction des ponts de graviers en faisant brutalement varier la vitesse de circulation

d’eau.

-côte de gravier de circulation mesurée fréquemment à l’aide d’une sonde à gravier.

-Niveau supérieur de la colonne de massif filtrant doit être nettement au dessus

du toit de la couche aquifère captée (plusieurs mètres si possible).


EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
Massif de gravier .

Le volume nécessaire de gravier

V = 0,8h D − d ( 2 2
)
avec :
V : Volume de gravier, en litres ;
h : hauteur du massif de gravier, en mètres ;
D : Diamètre du trou, en pouces ;
d : diamètre des tubes, en pouces.

Mais il faudra noter que ce volume est toujours inférieur au


volume réel mis en place (trou non rectiligne, cavitation).
EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.

La cimentation

Opération indispensable protège le forage des pollutions extérieures

permet prévenir les écoulements préférentiels d'eau d'infiltration le long du tubage.

bouchon d’argile mis entre le gravier filtre et le ciment, afin d’éviter que le laitier de

ciment colmate le massif filtrant.


EQUIPEMENT ET MISE EN PRODUCTION D’UN FORAGE
.

Développement

Opération consistant à mettre en production un forage d’eau. C’est la phase


ultime et indispensable dans l’exécution d’un forage, quelle que soit la nature géologique
de la roche aquifère.

But du développement
- Prévenir un colmatage prématuré
- Stabiliser la formation autour du forage
- Améliorer la productivité du forage
- Obtenir une eau claire, exempte de sable (dépôt de moins d’un mm de diamètre au fond
d’une bouteille centrifugée et décantée).

Plusieurs procédés de développement :


Pompage
Pistonnage
Développement pneumatique
Lavage sous pression
Traitement chimique
Pompage
 Surpompage
pompage par paliers successifs de débits croissants,
1,5 à 2 Qmax d’exploitation ultérieure.
 Pompage alterné
provoque à plusieurs reprises des arrêts brusques de la pompe 
destruction des « ponts de sables

Pistonnage
Introduction d’un piston dans le forage.
dépressions et compressions provoquées  mouvement de va-et-vient des particules fin
récupération des particules fines au fond du forage ( pompage ou soupapes).

Développement au jet
lavage sous pression.
Puissants jets d’eau projetés, à travers la crépine, dans la formation
 déplace des particules fines  récupération par pompage en fond de forage
Développement pneumatique par émulseur
d’air
« air lift » est équivalent à un pompage.
un mouvement de va et vient de l’air accentuant
l’agitation de l’eau.
Ouverture et fermeture du robinet d’air provoquant
un pompage alterné.

Traitement chimie
Traitement à l’acide
l’acide chlorhydrique à 15% 
dissolution du calcaire  décolmater
les fissures de certaines roches (calcaires,
dolomies, grès à ciment calcaire).
LES POMPAGES D’ESSAI

Objectifs

- détermination du débit d'exploitation

- détermination du rabattement correspondant

- Calcul des paramètres hydrodynamiques de la


nappe (K, T et S)

- Etude du comportement de la nappe à long terme.


LES POMPAGES D’ESSAI
Objectifs principaux

Étude locale de détermination de la productivité d’un ouvrage

Étude régionale des caractéristiques hydrauliques d’un aquifère ;

les essais de puits ( well test )

les essais de nappe ( aquifer test )


Réalisation
connaître au préalable le système aquifère
stratigraphie
hydrogéologie ( extension latérale et verticale de la formation ,
alimentation et exutoire éventuels de la nappe. )

choix (pas imposé par des raisons économiques ou de recherche)

• représentativité géologique des formations aquifères ;

• éloignement de zone de vibration ( route, chemin de fer )


lorsqu’il s’agit d’une nappe captive ;

• facilité d’évacuation de l’eau de pompage ;

• faiblesse du gradient hydraulique de la nappe

• accessibilité du site
Exécution

• les mesures

mesures du débit de pompage


mesures de niveau d’eau

• l’interprétation des données

Les mesures très régulières au début de l’exercice, où la descente est très rapide, puis
s’espacer progressivement
L’interprétation des données

• Résultats de mesure servent de base à l’interprétation des essais.

• comparaison des courbes de descente avec des courbes de référence.

Résultats de l’interprétation mis dans un rapport récapitulatif

- Une coupe géologique de la région, un log du forage et une coupe


technique de l’ouvrage

- Un tableau des résultats des mesures de terrain

- Les mesures de descente en fonction du temps

- Le raisonnement suivi pour choisir les méthodes d’interprétation

- Le calcul donnant la valeur des caractéristiques de nappes ou du puits

- Un résumé des principaux résultats obtenus


LES ESSAIS DE PUITS

Essais par paliers de débit de courte durée de 1à 3 heures environ


Palier de pompage: un pompage à débit constant pendant un temps suffisant pour
que le niveau de la nappe soit plus ou moins stabilisé à la fin de ce temps.

Mode opératoire

essais avec plusieurs paliers (au moins 3 et si possible jusqu‘à 6 paliers)


débits des différentes paliers suivent une progression régulière Q1 ,
Q2 = 2Q1 ;
Q3 = 3Q1 ;
par paliers enchaînés par paliers non enchaînés.Q4 = 4Q1
Choix du débit des paliers et du temps de pompage

choix du débit du dernier palier en fonction du débit en fin de


foration ou au développement
d Q

Le débit du dernier palier Qn = 0.8Qd


Choisir le nombre de paliers: n

Calculer le débit de chacun de ces paliers: Q1= Qn/n, Q2= 2Qn/n, Q3= 3Qn/n

Temps des paliers :


Le temps de palier tp doit être suffisamment grand pour que l’on puisse atteindre une
stabilité du niveau de la nappe à chaque palier.
Mesures à faire
mesurer le rabattement en fin de chaque palier : si

mesurer le débit correspondant à chaque palier : Qi

 si 
 Q
Rabattement spécifique : Rapport entre le rabattement et le débit  i 

 Qi 
Débit spécifique : Rapport entre le débit et le rabattement  s 
 i 

Interprétation

Données des mesures Qi (m3/h) et si (m) utilisées pour la construction de la courbe


rabattement / débit

C’est la courbe caractéristique de l’ouvrage s = f (Q )


Signification du rabattement dans les ouvrages

Généralement forme parabolique convexe.


Qc du puits d’essai = débit maximum pour un écoulement
linéaire

Q maximum d’exploitation ( Qmax ) < Qc. smax < s critique.

accentuation de la convexité  un dénoyage du captage  un


pompage trop fort, est à craindre.

Courbe concave essai mal fait (donc inexploitable).  mauvaise prise


de mesure ou un développement de l’ouvrage au cours du pompage.
Relation débits / rabattements spécifiques ( s/Q = f ( Q )

Q : débit
B et C : Constantes

BQ = pertes de charges linéaires provoquées par


l’écoulement de type laminaire liées à l’aquifère et à la partie
captante (massif de gravier).

CQ2 = aux pertes de charge quadratiques due à l’écoulement


turbulent dans les crépines et le tubage.

fonction que du débit donc constante pour un débit donné.


La mise en graphique de cette relation donne plusieurs types
de courbes
-une droite passant par l’origine (1) indiquant que le régime turbulent est fortement
dominant dans l’aquifère et dans le puits (s= CQ2);

- une droite ne passant pas par l’origine (2) : les deux types de pertes de charges
se manifestent (s= BQ + CQ2);

-une droite à pente nulle verticale parallèle à l’axe des abscisses (3) traduisant
un écoulement laminaire. Les pertes de charge dans la crépine et le tubage sont
nulles ou négligeables (s = BQ) ;

- une courbe concave vers le haut (4) (s = BQ + CQn) : avec n = 3, 4, 5, etc


Les solutions particulières

Équation de JACOB

Tracez s/Q = f(Q)

s / Q = B + CQ une droite ne passant pas par l’origine.

à Q = 0 → s / Q = B ainsi la constante B représente l’ordonnée à l’origine.

C représente la pente de la droite représentative tg.

Calcul du rabattement à chaque palier de débit.

valeurs obtenues, portées sur le graphique représentant la courbe caractéristique,


doivent se superposer aux données de mesure.  essai de puits est correct.

On reporte également la droite s = BQ sur le même graphique


Débit d’exploitation maximum

.
rabattement maximum admissible

Qmax smax
inférieur
Débit critique

Qc sc
En pratique on procède de la manière suivante :

Pour une nappe libre : avec H représentant l’épaisseur de l’aquifère s max =H


3

Pour une nappe captive : avec H’ la hauteur d’eau dans le forage avant le
pompage.
smax = 0,75H '
débit d’exploitation peut être supérieur au débit critique
avec les inconvénients suivants :

- augmentation des pertes de charges quadratiques

- augmentation du rabattement (coût de pompage élevé)

- risque de dénoyer la pompe et d’assèchement de l'ouvrage

Généralement un rendement «  » de 70%.


Si  < 70% PQ importantes
- Le développement est insuffisant
- massif de gravier de diamètre des grains petits
- crépine mal dimensionnée (longueur ou ouverture faible)
- tubage du forage de diamètre faible  pertes de charge importantes
Un forage a été réalisé en 1998 dans la localité de Mbadiane
(Communauté rurale de Lambaye, Département de Bambey). Il
est profond de 104 m et capte les calcaires de l’Eocène ; le forage
est crépiné entre 70 et 101 m. La nappe est captive, son niveau
statique est à 33,43 m sous le sol.
Un test de puits par palier de débit a été effectué ; il a donné les
résultats présentés dans le tableau qui suit.
. 3 •ND : profondeur du
Q (m /h) 14.06 22.0 33.0 46.0 niveau dynamique
par rapport au sol

ND (m)* 36.79 40.32 47.28 58.57

1 Donner la courbe caractéristique du forage.


2 Quel est le débit critique du forage ?
3 Déterminer les pertes de charge par l’équation de Jacob.
4 Le forage peut-il fournir un débit de 50 m3/h ? Pourquoi ?
Equation de Rorabaugh

s p −1
s = BQ + CQp p>2 = B + CQ
Q
s 
log − B  = log C + ( p − 1) log Q
Q 
Si on trace la courbe log

s 
log − B  = f (log Q )
Q 
on obtient une droite

log C représente l’ordonnée à l’origine de la droite.


Tandis que (p-1) est égal à la pente de la droite
L’utilisation de l’abaque consiste à :

• Porter sur papier bi logarithmique, de même module que l’abaque, les


valeurs expérimentales du rabattement spécifique en fonction du débit ;

• Superposer le papier à l’abaque et rechercher la meilleure coïncidence


possible de la courbe expérimentale avec les courbes –types

- Lire la valeur de p correspondante ;


- Porter sur le papier calque l’intersection de la courbe type avec la ligne
repère de l’abaque :

l’ordonnée et l’abscisse de ce point correspondent respectivement à s / Q


et Q ;
Calculer :

1 s C =
B
B= Q p −1
2Q
L’équation de Gosselin
sondages profonds des aquifères à nappe captive, du fait de l’importance des
pertes de charges dues à la remontée de l’eau dans la colonne d’eau.
utilisée lorsque les méthodes de Jacob et de Rorabaugh s’avèrent inefficaces.
:
Q = C.s
 où C et sont des constantes ;  compris entre 0,5 et 1

En linéarisant l’équation on obtient :


LogQ = LogC + Logs

(de la forme y = ax + b)
 = tg 
si = 45° →  = 1, la droite passe par l’origine et l’équation devient

Q = Cs. Ce qui veut dire que le débit est proportionnel au rabattement.

Ceci est vrai lorsque les rabattements sont faibles, comparés à la hauteur d’eau h,
dans le sondage avant pompage.

-Si s = 1 alors Q = C
LES ESSAIS DE NAPPE

pompages de longue durée,

UN SEUL PALIER DE DÉBIT CONSTANT DURANT L’ESSAI.

Durée de l’essai : au minimum 42h avec un optimum de 72h.

Pompage est suivi d’un arrêt du même ordre.

Rabattements mesurés aussi bien pendant la descente que pendant la remontée

Méthodes d’interprétation des pompages d’essai basées sur la comparaison des


relevés expérimentaux avec une expression analytique,

Schémas d’aquifère impliquant des conditions plus ou moins simplificatrices par


rapport aux cas réels.
Schéma défini par Theis

La couche aquifère est homogène, isotrope et d’extension latérale infinie


Les épontes sont imperméables (nappe captive) ;
Le puits est parfait et complet : l’eau arrive en écoulement horizontale sur toute
l’épaisseur de la nappe ;
Le diamètre du puits est faible

L’eau est libérée instantanément par le réservoir à mesure de l’abaissement de la


hydraulique.

Pour les nappes libres.

A savoir :
surface piézométrique horizontale ou subhorizontale
rabattement faible par rapport à l’épaisseur de l’aquifère (s < 0,1 b)


Q e − u du x2S
s=
4T u u u =
4Tt
méthode bi logarithmique

-reporter les rabattements (s) observés en fonction du temps (t) en coordonnées


bi logarithmiques

-superposer la courbe obtenue avec la courbe théorique u’ = W(u) de même module.

- Choisir ensuite un point à l’endroit où la courbe expérimentale coïncide le mieux


avec la courbe de Theis.

sur la courbe expérimentale (s,t)


sur la courbe théorique (W(u), u’)

4Tt
0,080 S = 2
T = QW (u ) x u'
s
Méthode semi-logarithmique de JACOB
Pour des valeurs de u très petites (u < 0,01) c’est à dire pour des valeurs de
t assez élevées et x relativement petites (en pratique t > 42h et x < 150m),

L’interprétation ici consistera à reporter sur un graphique semi-logarithmique


les rabattements observés en fonction du temps.

0,183Q 2.25Tt 0,183Q


T= log 2 T=
s x S C

Pour s = 0, t = to est le point d’intersection de la droite représentative avec l’axe de t.


C’est le temps fictif à l’origine, alors :

2,25Tto 2,25Tto
2,25Tto
log( 2 )=0 2
=1 2
=S
x S x S x
Le schéma de HANTUSH

Méthode d’interprétation de WALTON

Q r 0,08Q r
s= W (u , ) = W (u , )
4T B T B
B : est le facteur de drainance
Tb ' b’ : épaisseur de l’éponte semi-perméable
B= K’ : Coeff de perméabilité verticale de l’éponte semi-perméable
K'

K' T - paramètre d e drainance


= 2
b' B
4Tt
T =
0,08Q r
W (u , );
S = 2
s B x u'
Méthode du point d’inflexion de Hantush

construire la courbe semi-logarithmique s = f(logt) pour un piézomètre et à chercher quelques


points caractéristiques de cette courbe

Elle utilise les fonctions Ko(x) et exKo(x) qui sont données par les tables. x= r/B

On procède comme suit :

Sur le graphique s = f (logt) on extrapole smax


On situe le point d’inflexion de la courbe, si qui est égal à :

1 Q r
si = s max = Ko ( )
2 4T B
r, distance du piézomètre à l’axe du puits.

QK 0 ( X ) QK 0 ( X ) 4Tt i
T = T = S=
2smax 2smax 2rB
LE SCHÉMA DE BOULTON

0,080
T = QW (u )
s

4Tt
S = 2
x u'
t’0
Q 2.25Tt o
T = 0.183 S= S + S'=
2.25Tt '0
i x2 x2

 = 0.561
1 indice de retard de Boulton, lié à la nature

t
lithologique de la formation aquifère.
Problème 1 :
Une communauté souhaite installer un nouveau
forage dans une nappe captive dont la transmissivité
est 2675 m2/j et l’emmagasinement 0.0002. Le débit
d’exploitation prévu est de 750 l/s. Il y a plusieurs
forages voisins qui exploitent la même nappe et
l’hydrogéologue responsable du programme a
besoin de voir l’influence éventuelle de ce nouveau
forages sur ces ouvrages. Calculer le rabattement
théorique qu’un pompage continu de 3 jours sur ce
forage va causer aux distances suivantes : 50, 150,
200, 250, 300, 1000 et 3000 mètres.
Problème 2 : Un aquifère semi-captif d’épaisseur 10 m est
pénétré par un puits. La couche semi perméable a un mètre
d’épaisseur, une conductivité hydraulique K’=10-5 cm/s et
un coefficient d’emmagasinement nul. La couche aquifère a
une conductivité hydraulique K de 10-2 cm/s et un
coefficient d’emmagasinement de 0,0005. Si le puits est
pompé avec un débit de 500m3/j, calculer le rabattement
théorique qu’un pompage d’un jour va causer sur ce forage
aux distances suivantes : 1, 5, 10, 50,100, 500m

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