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Le Cours

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Mettre une croix ( x ) dans la case qui convient :

On ne peut pas
N’a pas de
Textes mathématiques Vrai Faux décider sa
sens
vérité
• 15 × 2
• 12 × 3 + 4 = 20
• −6 ∉ ℕ
• 2 est une racine du
polynôme 𝑃(𝑥) = 𝑥 2 − 𝑥 − 2.
• Chaque nombre impair et un
nombre premier.
• (𝑥 ∈ ℤ): 𝑥 + 5 ≥ 0.
• Soient 𝑥, 𝑦 𝑑𝑒 ℤ, 𝑜𝑛 𝑎 2𝑥 − 𝑦 = 1

• (ou assertion) est une phrase ou une expression qui a un sens et


qui est soit vraie, soit fausse, mais pas les deux en meme temps.
On note souvent une proposition par les lettres P, Q ou R ...
• On appelle tout enonce qui contient une variable (ou
plusieurs variables) d’un ensemble, elle devienne proposition chaque fois qu’on
remplace la variable par un element de cet ensemble.

o " Le nombre 2022 est pair " est une proposition vraie.
o " Tout carree est un parallelogramme " est une proposition vraie.
o " Tout nombre pair es divisible par 4 " est une proposition fausse.
o " 𝑥 + 𝑦 = 𝑧 " n'est pas une proposition.
o " P(x) : 𝑥 ∈ ℝ, 𝑥 2 − 𝑥 < 0 " est une fonction propositionnelle.
1
𝑃(0) est une proposition fausse mais 𝑃 (2) est une proposition vraie
o " 𝑃(𝑛, 𝑚): 𝑛 + 𝑚 = 10 avec 𝑛, 𝑚 𝑑𝑒ℕ " est une fonction propositionnelle
𝑃(4; 6) est une proposition vraie mais 𝑃(2; 7) est une proposition est fausse.

Determiner la verite de chacun des propositions suivantes :


2
√7 7
• 𝑃: " ( ) = 3 " .
√3
• 𝑄: "√3 + √5 × √3 − √5 ∈ ℕ".
• R :"L’équation 𝑥 2 − 3𝑥 + 5 = 0 admet deux solutions dans ℝ".

1. Mettre une croix ( x ) dans la case qui convient :


Proposition Vrai Faux
• Le carre de tout nombre reel est positif.
• Il existe un nombre reel inferieur strictement a 1.
• Tout nombre reel est decimal.
• L’equation 𝑥 2 = 0 admet une unique solution reelle.
Les propositions precedentes apparaissent sous forme de phrases, mais on peut les
ecrire a l'aide des symboles.
Si on symbolise "pour tout " ou " quel que soit " avec le symbole ∀ et " Il existe au

1
moins" avec le symbole ∃, alors la premiere proposition du tableau devient
(∀𝑥 ∈ ℝ ): 𝑥 2 ≥ 0 et la deuxieme devient (∃𝑥 ∈ ℝ ): 𝑥 < 1.
Les symboles ∀ et ∃ sont appeles les quantificateurs.
2. Completer le tableau suivant en utilisant les symboles ∀ et ∃.
Proposition Proposition à l’aide des quantificateurs
• Tous les entiers naturels sont positifs •

• • (∃𝑥 ∈ ℝ ): 𝑥² = −1
• L’equation 𝟑𝒙 − 𝟐 = 𝟎 admet une •
solution reelle.
• Tout nombre reel est decimal. •

• • (∀𝑥 ∈ ℝ ): 𝑥 2 − 𝑥 + 1 > 0
• Pour tout reel 𝑥, il existe au moins un •
entier naturel 𝒏 tel que 𝒙 < 𝒏 + 𝟏

• (∀𝑚 ∈ ℕ )(∃𝑛 ∈ ℕ ) ∶ 𝑚 = 2𝑛

Soit 𝑃(𝑥) une fonction propositionnelle tel que 𝑥 est un element d’un ensemble 𝐸.
• Si 𝑃(𝑥) est vraie pour tout element de 𝐸 on ecrit : ( ∀𝑥 ∈ 𝐸): 𝑃(𝑥).
Le symbole "∀" s’appelle et il se lit : ou .
• S’il existe au moins un element de 𝐸 pour lequel 𝑃(𝑥) est vraie on ecrit :
( ∃𝑥 ∈ 𝐸): 𝑃(𝑥).
Le symbole "∃" s’appelle et il se lit : .
• S’il existe un unique element de 𝐸 pour lequel 𝑃(𝑥) est vraie on ecrit :
( ∃! 𝑥 ∈ 𝐸): 𝑃(𝑥).
Le symbole "∃! " s’appelle et il se lit :
.

o 𝑃: "(∀𝑥 ∈ ℝ): 2𝑥 + 1 = 0" est une proposition fausse parce que si 𝑥 = 0, alors
2 × 0 + 1 = 0 est faux.
o 𝑄: "(∃𝑛 ∈ ℕ): 2𝑛 − 4 = 0" est une proposition vraie car l’entier n= 2 verifie 2𝑛 − 4 = 0.
o 𝑅: "(∃! 𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 2 − 2𝑥 + 1 = 0" est une proposition vraie parce que 1 est la seule
solution de l’equation 𝑥 2 − 2𝑥 + 1 = 0.

Reecrire les propositions suivantes en utilisant les quantificateurs logiques.


➢ P1 : "La valeur absolue de tout nombre reel non nul est strictement positive".
➢ P2 : "Il existe au moins un nombre réel 𝑥 tel que 2𝑥 2 − 3𝑥 = 0".
➢ P3 : "L’équation 𝑥 − 2√𝑥 + 1 = 0 admet une unique solution réelle".
➢ P4 : "Le polynôme 𝑃(𝑥) = 𝑥 3 + 2𝑥 2 − 3𝑥 + 1 admet au moins une racine".
➢ P5 : "Pour tout nombre réel 𝑥, il existe un unique entier N tel que
𝑁 ≤ 𝑥 < 𝑁 + 1".
➢ P6 : "Il existe un entier multiple de tous les autres".

✓ On peut inverser deux quantificateurs universels ou deux quantificateurs


existentiels.
✓ On ne peut a priori pas inverser un quantificateur existentiel avec un
quantificateur universel.

o Les propositions "(∀𝑥 ∈ ℝ)(∀𝑦 ∈ ℝ): 𝑥 + 𝑦 = 2" et


"(∀𝑦 ∈ ℝ)(∀𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 + 𝑦 = 2" ont la meme valeur de verite.

2
o Les propositions "(∃𝑥 ∈ ℝ)( ∀𝑦 ∈ ℝ): 𝑥 + 𝑦 = 2" et
"(∀𝑦 ∈ ℝ) (∃𝑥 ∈ ℝ) : 𝑥 + 𝑦 = 2" n'ont pas la meme valeur de verite. La
premiere est fausse mais la deuxieme est vraie.

Determiner la valeur de verite de chacun des propositions suivantes :


• P1 : "(∃𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 2 + 𝑥 − 1 = 0".
• P2 : "(∀𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 2 + 3𝑥 + 7 < 0".
• P3 : "(∀𝑥 ∈ ℝ)(∃𝑦 ∈ ℝ): 𝑥 ≤ 𝑦".
• P4 : "(∃𝑦 ∈ ℝ)(∀𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 ≤ 𝑦".
• P5 : "(∀𝑦 ∈ ℝ)(∀𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 ≤ 𝑦".
• P6 : "(∀𝑥 ∈ ℝ)(∀𝑦 ∈ ℝ)": 𝑥 ≤ 𝑦".

La négation d’une proposition 𝑃, noté 𝑃̅ ou ⅂𝑃, est la proposition qui vraie si 𝑃 est
fausse et qui est fausse si 𝑃 est vraie.
𝑷 𝑷̅ Ce tableau est appelé le
V F tableau de vérité de la
F V négation.

o La negation de la proposition 3 > 2 est 3 ≤ 2 .


o La negation de la proposition (−2)2 = −4 est (−2)2 ≠ −4.
o La negation de la proposition −3 ∈ ℕ est −3 ∉ ℕ.

• La negation de la proposition " (∀𝑥 ∈ 𝐸 ): 𝑃(𝑥) " est " (∃𝑥 ∈ 𝐸) : 𝑃̅ (𝑥)" .
• La négation de la proposition " (∃𝑥 ∈ 𝐸 ): 𝑃(𝑥) " est " (∀𝑥 ∈ 𝐸) : 𝑃̅(𝑥)" .
• La negation de la proposition " (∀𝑥 ∈ 𝐸)(∃𝑦 ∈ 𝐸) : 𝑃(𝑥, 𝑦) " est :
" (∃𝑥 ∈ 𝐸)(∀𝑦 ∈ 𝐸) : 𝑃̅ (𝑥, 𝑦)" .
• La negation de la proposition : " (∃𝑥 ∈ 𝐸)(∀𝑦 ∈ 𝐸) : 𝑃(𝑥, 𝑦) " est :
" (∀𝑥 ∈ 𝐸)(∃𝑦 ∈ 𝐸) : 𝑃̅ (𝑥, 𝑦)" .

✓ Les propositions 𝑃 et 𝑃̅ ont même valeur de vérité.


✓ On a le tableau suivant :
Le symbole > < ≥ ≤ = ∈
Sa négation ≤ ≥ ≺ ≻ ≠ ∉

La proposition 𝑷 La négation 𝑃̅
o ( ∀𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 ≥ 1 o ( ∃𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 < 1
o ( ∃𝑛 ∈ ℕ): √𝑛 ∈ ℕ o (∀𝑛 ∈ ℕ): √𝑛 ∉ ℕ
o ( ∀𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 2 + 𝑥 + 1 ≥ 0 o ( ∃𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 2 + 𝑥 + 1 < 0
o (∀𝑛 ∈ ℕ) (∃𝑚 ∈ ℕ) ∶ 𝑚 ≥ 𝑛 o (∃𝑛 ∈ ℕ) (∀𝑚 ∈ ℕ) ∶ 𝑚 < 𝑛

Completer le tableau suivant :


La proposition 𝑷 La négation 𝑃̅
• (∀𝑥 ∈ ℝ) :𝑥 2 + 2𝑥 + 1 ≥ 0 •
• (∀𝑥 ∈ ℕ) :𝑥 2 − 2𝑥 ≺ 0 •
• (∀𝑥 ∈ ℚ): √𝑥 ∉ ℚ •
3
• (∃𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 ∈ ℚ •
• (∃𝑥 ∈ ℕ) : 𝑥 est pair •
• (∃𝑥 ∈ ℕ)(∀𝑦 ∈ ℕ): 𝑥 ≺ 𝑦 •
• (∀𝑥 ∈ ℤ)(∃𝑦 ∈ ℤ) :𝑥 − 𝑦 = 3 •
• Tout triangle est rectangle •
• (∀𝑥 ∈ ℚ)(∀𝑦 ∈ ℤ): 𝑥 × 𝑦 ∈ ℤ •

La disjonction de deux propositions 𝑃 et 𝑄 est la proposition qui est vraie si au moins


l’une des deux propositions est vraie on la note 𝑷 𝒐𝒖 𝑸 ou 𝑷 ∨ 𝑸.
Tableau de vérité de 𝑷 𝒐𝒖 𝑸 :
𝑷 𝑸 𝑷 𝐨𝐮 𝑸
V V V
V F V
F V V
F F F

o La proposition : (− 5 ≥ 2) ou ( 5 ≥ 2) est vraie.


o La proposition : (3 + 2 = 6) ou (−3 ≥ 1) est fausse.
o La proposition : (− 5 ∈ ℝ) ou ( 3 divise 12 ) est vraie.
o La proposition : (∃𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 2 = −1 ou√2 ∈ ℚ est fausse.

La conjonction de deux propositions 𝑃 et 𝑄 est la proposition qui est vraie


uniquement si les deux propositions 𝑃 et 𝑄 sont vraies en même temps on la note :
𝑷 𝒆𝒕 𝑸 ou 𝑷 ∧ 𝑸.
Tableau de vérité de (𝑷 et 𝑸) :
𝑷 𝑸 𝑷 𝐞𝐭 𝑸
V V V
V F F
F V F
F F F

o La proposition : (− 5 ≥ 2) et ( 5 ≥ 2) est fausse.


o La proposition : (3 + 2 = 6) et (−3 ≥ 1) est fausse.
o La proposition : (− 5 ∈ ℝ) et ( 3 divise 12 ) est vraie.
o La proposition : (∃𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 2 = −1 et √2 ∈ ℚ est fausse.

Déterminer la valeur de vérité de chacune des propositions suivantes :


• 𝑃1 : (3 est impair) et ( 3 = 5).
• 𝑃2 : (4 × 8 = 20) ou (10 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟).
• 𝑃3 : (9 − 3 = 6) et ( −1 ∈ ℤ).
• 𝑃4 : (−4 ∈ ℕ) ou ( ∀𝑥 ∈ ℝ: x2 + 1 > 0).

Soient P et Q deux propositions.


̅ ).
̅ ou Q
✓ La negation de (P et Q) est (P
̅ ̅ ).
✓ La negation de (P ou Q) est (P et Q

o La negation de « (0 ≥ 2) et ( 1 + 5 = 3)» est : « (0 < 2) ou ( 1 + 5 ≠ 3) ».


4
o La negation de « (5 ∈ ℕ) ou (∀𝑥 ∈ ℝ: 𝑥 2 ≻ 0)» est : « (5 ∉ ℕ) et (∃𝑥 ∈ ℝ ∶ 𝑥 2 ≤ 0) ».

Nier les deux propositions suivantes :


• 𝑃: "(∀𝑥 ∈ ℝ)(∃𝑦 ∈ ℝ): 𝑥 ≤ 𝑦 𝑜𝑢 𝑥 ≥ 𝑦".
• 𝑄: "(∃𝑥 ∈ ℝ)(∀𝑦 ∈ ℝ): 𝑦 2 = 𝑥 𝑒𝑡 𝑥 > 0" .

L’implication de deux propositions P et Q est la proposition qui est fausse seulement


dans le cas P est vraie et Q est fausse. On la note par 𝑃 ⇒ 𝑄 et se lit : 𝑃 implique 𝑄.
Tableau de vérité de 𝑃 ⇒ 𝑄 :
𝑷 𝑸 𝑃⇒ 𝑄
V V V
V F F
F V V
F F V

o La proposition 2 > 1 ⇒ 2 + 3 = −1 est fausse.


o La proposition 3 × 2 = 9 ⇒ 5 − 1 = 20 est vraie.
o La proposition ( 32 = 9) ⇒ 4 − 1 = 3 est vraie.
o La proposition 2 < 0 ⇒ 2 + 3 = 5 est vraie.

✓ P ⇒ Q signifie si P est vraie, alors Q est vraie.


✓ L’implication Q ⇒ P est appelee l’implication reciproque de l’implication P ⇒ Q.
✓ Pour montrer que 𝑃 ⟹ 𝑄 est vrai, on suppose que 𝑃 est vraie, et on montre que 𝑄
est vraie.
✓ Les propositions 𝑃 ⇒ 𝑄 et (𝑃̅ou 𝑄) ont la meme valeur de verite.

o " 𝑥 = 2 ⇒ 𝑥 2 =4" signifie : "si 𝑥 = 2, alors 𝑥 2 = 4 " et c’est une proposition vraie.
o " 𝑥 2 =4 ⇒𝑥 = 2" est l’implication reciproque de " 𝑥 = 2 ⇒ 𝑥 2 =4" et c’est une
proposition fausse.
o Soit 𝑥 un reel, Montrons que : |𝑥| ≤ 3 ⟹ |2𝑥 − 4| ≤ 10
On a : |𝑥| ≤ 3 ⟹ −3 ≤ 𝑥 ≤ 3
⟹ −6 ≤ 2𝑥 ≤ 6
⟹ −10 ≤ 2𝑥 − 4 ≤ 2
⟹ −10 ≤ 2𝑥 − 4 ≤ 10
⟹ |2𝑥 − 4| ≤ 10.
Donc : |𝑥| ≤ 3 ⟹ |2𝑥 − 4| ≤ 10.

1. Soit n ∈ ℕ. Montrer que 𝑛 𝑝𝑎𝑖𝑟 ⟹ 𝑛2 𝑝𝑎𝑖𝑟.


1
2. Montrer que (∀𝑥 ∈ ℝ+ ): (1+ 𝑥 = 1 − √𝑥 ⟹ 𝑥 = 0).

Soient 𝑥 et 𝑦 de ℝ . Montrer que 1 + 𝑥𝑦 = 𝑥 + 𝑦 ⟹ 𝑥 = 1 𝑜𝑢 𝑦 = 1.

1 1 1
1. Montrer que (∀𝑥 ∈ ℝ): 3 ≤ 𝑥 ≤ 5 ⇒ 4 ≤ 𝑥−1 ≤ 2 .
2. a. Montrer que (∀𝑎 ∈ ℝ ) (∀𝑏 ∈ ℝ ): 𝑎2 + 𝑏 2 = 0 ⇒ 𝑎 = 𝑏 = 0.
b. En déduire (∀𝑥 ∈ ℝ+ ) (∀𝑦 ∈ ℝ+ ): 𝑥 + 𝑦 + 2 = 2√𝑥 + 2√𝑦 ⇒ 𝑥 = 𝑦 = 1.

L’équivalence de deux propositions 𝑃 et 𝑄 est la proposition ( P ⇒ Q 𝑒𝑡 Q ⇒ P) qu’on

5
note par 𝑃 ⇔ 𝑄 et se lit « 𝑃 est équivalente à 𝑄 » ou bien « 𝑃 si et seulement si 𝑄 ».
• 𝑃 ⇔ 𝑄 est vraie seulement si 𝑃 et 𝑄 ont même valeur de vérité.
Tableau de vérité de 𝑃 ⇔ 𝑄 :
𝑷 𝑸 𝑃⇔𝑄
V V V
V F F
F V F
F F V

Soient 𝑎 et 𝑏 deux nombres reels


Si 𝑎𝑏 = 0, alors 𝑎 = 0 ou 𝑏 = 0 .
Inversement, si 𝑎 = 0 ou 𝑏 = 0, alors 𝑎𝑏 = 0.
Donc on a l’equivalence suivant 𝑎𝑏 = 0 ⇔ 𝑎 = 0 ou 𝑏 = 0.

Déterminer la valeur de vérité de chacune des propositions suivantes :


• 𝑃1 : 3 est i𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟 ⇔ 3 = 5.
• 𝑃2 : 4 × 8 = 20 ⇔ 10 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟.
• 𝑃3 : −1 ∈ ℤ ⇔ 9 − 3 = 6.
• 𝑃4 : −4 ∈ ℕ ⇔ (∀𝑥 ∈ ℝ): x 2 + 1 ≻ 0.

Une loi logique est une proposition qui est vraie quel que soit la vérité des
propositions que la constitue.

P et Q sont deux propositions. Montrons que⅂(𝑃 ⇔ 𝑄) ⇔ (⅂𝑃 ⇔ 𝑄) est une loi


logique.
𝑷 𝑸 𝑃⇔𝑄 ⅂(𝑃 ⇔ 𝑄) ⅂𝑃 ⇔ 𝑄 ⅂(𝑃 ⇔ 𝑄) ⇔ (⅂𝑃 ⇔ 𝑄)
V V V F F V
V F F V V V
F V F V V V
F F V F F V
La proposition ⅂(𝑃 ⇔ 𝑄) ⇔ (⅂𝑃 ⇔ 𝑄) est toujours vraie quelles que soient les
valeurs de verite de P et Q. Donc elle est une loi logique.

Montrer que les propositions suivantes sont des lois logiques :


• 𝑃 ⇔ ⅂(⅂𝑃) • ⅂(𝑃 ⇒ 𝑄) ⇔ 𝑃 𝑒𝑡 ⅂ 𝑄
• (𝑃 ⇒ 𝑄 ) ⇔ (⅂𝑄 ⇒ ⅂𝑃) • [𝑃 𝑒𝑡 (𝑄 𝑜𝑢 𝑅)] ⇔ [(𝑃 𝑒𝑡 𝑄) 𝑜𝑢 (𝑃 𝑒𝑡 𝑅)]
• [𝑃 𝑜𝑢 (𝑄 𝑒𝑡 𝑅)] ⇔ [(𝑃 𝑜𝑢 𝑄) 𝑒𝑡 (𝑃 𝑜𝑢 𝑅)] • [(𝑃 ⇒ 𝑄)𝑒𝑡 (𝑄 ⇒ 𝑅)] ⇒ (𝑃 ⇒ 𝑅)

Pour prouver que la proposition "(∀𝑥 ∈ 𝐸): 𝑃(𝑥)" est fausse, il suffit de prouver que
la proposition (∃𝑥 ∈ 𝐸): ̅̅̅̅̅̅
𝑃(𝑥) est vraie.

Montrons que "(∀𝑥 ∈ ℝ): 2𝑥 − 1 = 0" est fausse.


Il suffit de montrer que "(∃𝑥 ∈ ℝ): 2𝑥 − 1 ≠ 0" est vraie.
On a pour 𝑥 = 0 : 2 × 0 − 1 ≠ 0
Alors "(∃𝑥 ∈ ℝ): 2𝑥 − 1 ≠ 0" est vraie.
Par suite "(∀𝑥 ∈ ℝ): 2𝑥 − 1 = 0" est fausse.

6
Montrer que les propositions suivantes sont fausses :
• 𝑃1 : " (∀𝑥 ∈ ℝ): 𝑥 + 1 = 2".
1
• 𝑃2 : " (∀𝑥 ∈ ℝ∗ ): 𝑥 + ≥ 2".
𝑥
• 𝑃3 : (∀𝑥 ∈ ℝ+ )(∀𝑦 ∈ ℝ+ ): √𝑎 + 𝑏 = √𝑎 + √𝑏.

Pour démontrer l'implication 𝑃 ⇒ 𝑄, on peut essayer de démontrer la contraposée


7𝑄 ⇒ 7𝑃 qui est parfois plus simple.

Montrons que (∀𝑥 ∈ ℝ+ )(∀𝑦 ∈ ℝ+ ): 𝑥 ≠ 𝑦 ⇒ 𝑥 3 + 4𝑥 ≠ 𝑦 3 + 4𝑦 .


Essayons de montrer (∀𝑥 ∈ ℝ+ )(∀𝑦 ∈ ℝ+ ): 𝑥 3 + 4𝑥 = 𝑦 3 + 4𝑦 ⇒ 𝑥 = 𝑦.
On a 𝑥 3 + 4𝑥 = 𝑦 3 + 4𝑦 ⇒ 𝑥 3 − 𝑦 3 + 4𝑥 − 4𝑦 = 0
⇒ (𝑥 − 𝑦)(𝑥 2 + 𝑥𝑦 + 𝑦 2 ) + 4(𝑥 − 𝑦) = 0
⇒ (𝑥 − 𝑦)(𝑥 2 + 𝑥𝑦 + 𝑦 2 + 4) = 0
⇒ 𝑥 − 𝑦 = 0 car 𝑥 2 + 𝑥𝑦 + 𝑦 2 + 4 ≠ 0 du fait que 𝑥 ∈ ℝ+et 𝑦 ∈ ℝ+.
⇒𝑥=𝑦.

1 1
1. Montrer que : (∀𝑎 ∈ ℝ)(∀𝑏 ∈ ℝ) ∶ 𝑎 + 𝑏 > 1 ⟹ 𝑎 > 2 𝑜𝑢 𝑏 > 2.
𝑥 𝑦
2. Montrer que : (∀𝑥 > 1)(∀𝑦 > 1): 𝑥 ≠ 𝑦 ⟹ ≠ 1+𝑦 2.
1+𝑥 2

Soient 𝑃 ,R et 𝑄 trois propositions.


Le raisonnement par les équivalences successives se basé sur la loi logique suivant :
[(𝑃 ⇔ 𝑅)𝑒𝑡 (𝑅 ⇔ 𝑄)] ⟹ (𝑃 ⇔ 𝑄)

Montrons que (∀𝑎 ∈ ℝ)(∀𝑏 ∈ ℝ): 𝑎2 + 𝑏 2 = 2𝑎𝑏 ⇔ 𝑎 = 𝑏


On a : 𝑎2 + 𝑏 2 = 2𝑎𝑏 ⇔ 𝑎2 − 2𝑎𝑏 + 𝑏 2 = 0
⇔ (𝑎 − 𝑏)² = 0
⇔𝑎−𝑏=0
⇔𝑎=𝑏.

𝑥 𝑦
1. Montrer que : (∀𝑥 ≠ −1)(∀𝑦 ≠ −1): = 1+𝑦 ⇔ 𝑥 = 𝑦.
1+𝑥
2. Montrer, pour tout 𝑥 de ℝ+ , que (√2𝑥 + 2 = 1 + √𝑥) ⇔ (𝑥 = 1).
√𝑥−1 1
3. Montrer, pour tout 𝑥 de [1; +∞[, que ≤ 2.
𝑥

2
1. Soit 𝑥 un réel. Montrer que : √1+𝑥 2 = 1 ⟺ 𝑥 = √3 𝑜𝑢 𝑥 = −√3.
1 2 1 2
2. Montrer que pour tout 𝑥 de ℝ : |𝑥 − 1| < 2 ⟺ 5 < 𝑥+1 < 3.
3. Soient 𝑎 ∈ [1; +∞[ et 𝑏 ∈ [4; +∞[. Montrer que
𝑎+𝑏
√𝑎 − 1 + 2√𝑏 − 4 = 2 ⇔ 𝑎 = 2 𝑒𝑡 𝑏 = 8.

Soient 𝑃 ,R et 𝑄 trois propositions.


Pour montrer que [(𝑃 𝑜𝑢 𝑄) ⟹ R] on montre parfois [𝑃 ⟹ R et 𝑄 ⟹ R ].

Montrons que (∀𝑥 ∈ ℝ): √1 + 𝑥² + 𝑥 > 0.


- Si 𝑥 ≥ 0, alors √1 + 𝑥² + 𝑥 > 0 du fait que √1 + 𝑥² > 0.

7
- Supposons que 𝑥 < 0 .
On a 1 + 𝑥 2 > 𝑥² ⟹ √1 + 𝑥 2 > √𝑥 2
⟹ √1 + 𝑥 2 > |𝑥|
⟹ √1 + 𝑥 2 > −𝑥
⟹ √1 + 𝑥 2 + 𝑥 > 0 .
Donc dans tous les cas de 𝑥 , √1 + 𝑥 2 + 𝑥 > 0.
Par suite (∀𝑥 ∈ ℝ): √1 + 𝑥² + 𝑥 > 0.

Soit 𝑛 ∈ 𝐼𝑁. Montrer que 𝑛2 + 𝑛 est pair.

Montrer que (∀𝑥 ∈ ℝ) : |𝑥 − 1| ≤ 𝑥 2 − 𝑥 + 1.

Soient P et Q deux propositions.


Le raisonnement par absurde est basé sur la loi logique [𝑃̅ ⟹ (𝑄 𝑒𝑡 𝑄̅ )] ⟹ 𝑃.

Soit 𝑛 un entier naturel tel que 𝑛² est pair. Montrons que 𝑛 est pair :
Supposons 𝑛 est impair, alors (∃𝑘 ∈ 𝐼𝑁): 𝑛 = 2𝑘 + 1.
Donc 𝑛2 = 4𝑘 2 + 4𝑘 + 1 est impair, ce qui est contredit le fait que 𝑛² est pair.
D’où d’après le principe du raisonnement par l’absurde, 𝑛 est pair.

1 1 1
Soient 𝑥, 𝑦 et 𝑧 de ℝ∗+ tels que 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 < 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 et 𝑥𝑦𝑧 > 1.
Montrer que 𝑥 ≠ 1, 𝑦 ≠ 1 𝑒𝑡 𝑧 ≠ 1.

Le principe de récurrence permet de montrer qu’une fonction propositionnelle 𝑃(𝑛)


vraie pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 𝑛0 avec 𝑛0 ∈ ℕ.
La démonstration par récurrence se déroule en trois étapes :
• Initialisation : On prouve que 𝑃(𝑛) est vraie pour 𝑛 = 𝑛0 .
• Hérédité : On prend 𝑛 ≥ 𝑛0 donné on suppose que 𝑃(𝑛) est vraie, et on démontre
que 𝑃(𝑛 + 1) est vraie.
• Conclusion : On conclut que, pour tout 𝑛 ≥ 𝑛0 , 𝑃(𝑛) est vraie.

Montrons que 3 divise 4𝑛 − 1 pour tout 𝑛 ∈ 𝐼𝑁.


Pour 𝑛 = 0, 40 − 1 = 0 et 3 divise 0. Donc la propriété est vraie pour 𝑛 = 1.
Soit 𝑛 ∈ 𝐼𝑁, supposons que 3 divise 4𝑛 − 1 .
Montrons que 3 divise 4𝑛+1 − 1 :
4𝑛+1 − 1 = 4 × 4𝑛 − 1 = 3 × 4𝑛 + 4𝑛 − 1 .
D’après l’hypothèse de la récurrence, il existe un entier naturel 𝑘 tel que 4𝑛 − 1 = 3𝑘.
Donc 4𝑛+1 − 1 = 3 × 4𝑛 + 3𝑘 = 3(4𝑛 + 𝑘) = 3𝑘′ et 𝑘′ ∈ 𝐼𝑁.
Ce qui entraine que 3 divise 4𝑛+1 − 1 .
D’où d’après le principe de récurrence on conclut que 3 divise 4𝑛 − 1 (∀𝑛 ∈ ℕ).

1. Montrer que (∀𝑛 ∈ ℕ) : 2/5𝑛 − 3𝑛


𝑛(𝑛+1)
2. Montrer que (∀𝑛 ∈ ℕ) : 1 + 2 + 3+. . . +𝑛 = 2 .
3. Montrer que (∀𝑛 ∈ ℕ):1+2+22 +. . . +2𝑛 = 2𝑛+1 − 1.

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