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Géologie, Rapports Avec L'Agriculture: Sommaire Analytique

Ce document traite des rapports entre la géologie et l'agriculture. Il présente une introduction sur les sciences de la terre et leurs liens avec l'agriculture et la pédologie. Le document contient également une table des matières détaillée.

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Géologie, Rapports Avec L'Agriculture: Sommaire Analytique

Ce document traite des rapports entre la géologie et l'agriculture. Il présente une introduction sur les sciences de la terre et leurs liens avec l'agriculture et la pédologie. Le document contient également une table des matières détaillée.

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1080TA

GÉOLOGIE,
RAPPORTS AVEC L’AGRICULTURE
par
Yves PEYRE
Ingénieur agronome, Docteur ès-Sciences
Maître de Conférences à l’lnstitut National Agronomique, Paris-Grignon
Laboratoire de Géologie-Pédologie

Liste SOMMAIRE ANALYTIQUE


I. Introduction - Rapports de la géologie et de l’agriculture (1 à 9)

Ta b l e A. Introduction (1)
B. Les rapports de la géologie et de l’agriculture (2).
C. Tableau des sciences de la terre (3 et 4)

Index D. Les outils du géologue (5)


E. Utilisation par l’agriculture des acquis de la géologie (6 à 9)

II. Roches et minéraux (10 à 26)


Glossaire
A. Introduction (10)
B. Classification des roches (11 à 13)
1. Magmatiques ou éruptives (11)
2. Sédimentaires (12)
3. Métamorphiques (13)

C. Mode de gisement (14 à 16)


D. Composition chimique des roches (17 et 18)
E. Composition minéralogique des roches (19 à 25)
F. Rôle de la taille et de la forme des constituants (26)

III. Structure et modèle du terrain (27 à 32)


A. La carte géologique (28)
B. Stratigraphie et géologie structurale (29)
C. Les formes du terrain (30)
D. La carte topographique (31)
E. La photographie aérienne (32)

IV. Hydrogéologie (33)

©Techniques Agricoles 1080

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GÉOLOGIE, RAPPORTS AVEC L’AGRICULTURE
TA 1080
INDEX ALPHABÉTIQUE

Agronomique (carte), 2. Fragmentation, 12. Porosité, 26.


Altération, 26. Pyroxène, 24.
Géochimie, 3, 17.
Amendement, 18, 33.
Géodésie, 3. Quartz, 20.
Amphibole, 24.
Géologie agricole, 2, 4. Quartzite, 20.
Analyse structurale, 10.
– structurale, 3, 29.
Aplite, 15. Rétrogradation, 18.
Géologique (carte), 2, 7, 9, 28, 30, 31.
Aragonite, 25. Roche, 10.
Géomorphologie, 3, 30.
Argiles, 17, 23. Roche-mère, 2.
Géophysique, 3, 5.
Banc, 15. Gisement (mode de), 14 à 16. Sable, 20.
Basalte, 17, 24. Gîtes minéraux, 3. Schiste, 17.
Biodisponibilité, 18. Gneiss, 20, 22. Schistosité, 26.
Blocage, 18 Grain (roche), 26. Sédimentaire (roche), 3, 12, 15, 23, 25.
Granite, 14 à 16, 17, 20. Sédimentologie, 3.
Calcite, 25.
Grès, 17, 20. Silex, 15.
Carbonates, 17, 25.
Silice, 20.
Carte agronomique, 2. Hydrogéologie, 3, 33.
Strate, 15.
– géologique, 2, 7, 9, 28, 30, 31.
Litage, 26. Stratigraphie, 2, 3, 29.
– topographique, 31.
Structure, 10, 27 à 32.
Chaille, 15. Magmatique (roche), 3, 11, 14. Liste
Structurale (analyse), 10.
Cheminée, 15. Manteau, 17.
Coulée, 15. Métamorphique (roche), 3, 13, 16, 20. Tassement, 12, 26.
Cristaux, 19. Meulière, 15. Tectonique, 3.
Croûte, 17. Micas, 22. – globale, 1.
Micaschiste, 22. Télédétection, 5, 7, 32. Ta b l e
Dérive des continents, 1.
Modelé, 27 à 32. Texture, 10.
Désagrégation, 26.
Topographique (carte), 31.
Détritique (roche), 12. Orthose, 21.
Diagénèse, 12, 15, 26. Volcanique (roche), 11, 15.
Paléontologie, 3.
Dissolution, 12. Volcanologie, 3.
Paragenèse, 16.
Dolomie, dolomite, 25. Volcano-sédimentaire (formation), 15.
Pédologie, 2, 3. I n dex
Érosion, 12. Pegmatite, 15.
Éruptive (roche), 11, 14, 20, 21, 22, 24. Péridot, 24.
Pétrographie, 3.
Fabrique, 10.
Pétrologie, 3.
Feldspath, 21.
Photographie aérienne, 5, 7, 32. Glossaire
Filon, 15.
Plagioclase, 21.
Formes du terrain, 30.
Planétologie, 1, 3.

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1080TA GÉOLOGIE, RAPPORTS AVEC L’AGRICULTURE

I. INTRODUCTION RAPPORTS Cette « science des sols » a pour objet, comme son nom l’indi-
DE LA GÉOLOGIE ET DE L’AGRICULTURE que, la partie de l’écorce terrestre au contact de l’atmosphère
dans laquelle les végétaux enfoncent leurs racines ; ces sols,
bien souvent, sont un obstacle pour le géologue qui désire
A. Introduction voir les roches.
1.– L’objet des sciences de la terre est la connaissance du globe Les sols ne sont pas sans rapport avec les roches sur lesquel-
terrestre, de sa composition, de sa structure et de son évolu- les ils reposent ; dans un certain nombre de cas, ils ont été
tion. Les progrès de la géologie ont marqué le siècle dernier et progressivement établis à partir de cette roche qui les sup-
les débuts de celui-ci avec l’exploration complète des terres porte et qui mérite, mais dans ces cas seulement, le nom de
émergées. Elle poursuit ses buts avec des moyens accrus « roche-mère » (sous-entendu « du sol sus-jacent »).
depuis quelques décennies ; elle s’est ainsi annexé de nou-
Entre les sols et l’agriculture, les rapports sont nombreux et ils
veaux domaines avec l’exploration du fond des mers et des
sont traités aux articles correspondants. Les cartes de sols
océans, mais aussi avec l’étude de la lune et des planètes (grâce
(voir fasc. 1375) ou cartes pédologiques correspondent ainsi
aux informations recueillies et transmises par les satellites
beaucoup mieux que leurs devancières du siècle dernier au
artificiels et les sondes interplanétaires), créant ainsi avec
concept de carte agronomique.
l’aide de l’astronomie, une nouvelle science : la planétologie.
L’importance de la science des sols étant soulignée, il reste à
Dans ces domaines, l’information est cumulative : une
examiner, dans le cadre de cet exposé, ce qui, dans le vaste
étude nouvelle n’efface pas les anciennes ; elle ajoute ses
ensemble des sciences géologiques, est utilisable pour l’agri-
informations à celles recueillies par ses devancières, de
culture, directement ou indirectement.
Liste sorte que la connaissance augmente en même temps
qu’elle devient plus précise et mieux localisée.
C. Tableau des sciences de la terre
Des réflexions nouvelles sur le savoir progressivement
accumulé ont permis de proposer des hypothèses chaque 3.– ÉTUDE DE LA COMPOSITION DE LA TERRE
fois plus précises sur l’évolution du globe terrestre : la – Minéralogie
Ta b l e – Pétrologie (et Pétrographie)
théorie de la « dérive des continents » formulée par Wege-
+ Roches magmatiques
ner au début de ce siècle, revue, corrigée et renouvelée,
+ Roches sédimentaires
propose une vision dynamique de l’évolution du globe + Roches métamorphiques
terrestre dans sa totalité, d’où le nom de « tectonique – Géochimie
globale » qu’elle revendique. + Chimie de la terre
Index
+ Géochimie des isotopes
B. Les rapports de la géologie • ÉTUDE DE LA STRUCTURE DE LA TERRE
et de l’agriculture – Géodésie
– Géophysique
2.– Bien que la géologie ait accompli et continue d’accom- – Géologie structurale (et Tectonique)
Glossaire plir de considérables progrès, le terme de « Géologie agricole + Études générales
» est tombé en désuétude. Il a eu pourtant son heure de + Études locales
gloire au siècle dernier à une époque qui se termine prati- – Volcanologie
quement avec la parution de l’ouvrage d’E. Risler, « Géolo- • ÉTUDE DE LA SURFACE
gie agricole » en 1889. – Géomorphologie
– Géologie du Quaternaire
Les années 1850-1880 ont vu la parution d’un grand nom- – Géochimie de la surface
bre de cartes agronomiques départementales qui étaient – Pédologie
souvent la transposition à l’échelle du 40 000e, permise par • ÉTUDE DE L’HISTOIRE DE LA TERRE
les levés de la carte de l’état-major, de la carte géologique au – Géologie historique
80 000e dont la première édition couvrait progressivement – Paléontologie
le territoire français. Outre le changement d’échelle et le – Stratigraphie
cadre départemental, les modifications consistaient dans – Sédimentologie
– Planétologie
l’accent porté sur les caractéristiques lithologiques des ter-
• GÉOLOGIE APPLIQUÉE
rains au détriment de leur stratigraphie et dans l’ajout d’une – Géologie des gîtes minéraux
légende agronomique. – Hydrogéologie
La cartographie géologique s’est précisée depuis cette épo- –…
que avec la généralisation de la carte au 50 000e, actuelle-
ment réalisée et publiée par le Service Géologique National 4.– Ce tableau n’indique que les spécialités de premier rang ;
au BRGM ; elle s’est diversifiée avec l’apparition de cartes la recherche actuelle en sciences de la terre compte bien
hydrogéologiques, de cartes des formations superficielles, de d’autres spécialités. Ce que le tableau ne manifeste pas, c’est
cartes géomorphologiques, de fichiers d’information sur le qu’aucune de ces disciplines n’est totalement autonome et
sous-sol, etc., et pourtant les cartes agronomiques n’ont pas que les interrelations sont la règle, même si dans certaines
été renouvelées. spécialités, l’aspect analytique domine, alors que d’autres
L’association des deux termes « Géologie » et « Agriculture » sont des carrefours de synthèse (et) ou d’application.
n’est plus actuelle : cela est principalement dû à l’apparition On pourrait ici classer ces disciplines selon leur intérêt
d’une nouvelle science : la « Pédologie » (voir fasc. 1110). pour les activités agricoles. L’agriculture exploite le sol,

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GÉOLOGIE, RAPPORTS AVEC L’AGRICULTURE
TA 1080
donc la surface de la terre : c’est avec les disciplines qui étu- Tous ceux des résultats de la géologie qui s’inscrivent ou
dient la surface que le rapport est le plus étroit. Au travers pourraient s’inscrire sur des cartes où ces portions de ter-
de ces premières, le contact s’établit avec celles qui traitent ritoire sont lisibles correspondent à des données qui
de la composition et de la structure de la terre. A l’inverse, pourront être exploitées pour l’agriculture, directement
les sciences historiques ne présentent qu’un intérêt limité, ou indirectement.
du point de vue que nous avons retenu. Notons enfin que 7.– Pour un point précis du territoire, la réponse des archives
la « Géologie agricole » dont il a été question plus haut, géologiques ou des banques de données est souvent inexis-
s’inscrirait dans la rubrique « Géologie appliquée ». tante ; celle des cartes peut manquer de précision ; pour une
parcelle cultivée ou mieux encore une fraction de celle-ci, la
D. Les outils du géologue géologie n’a souvent rien à dire, et hormis le cas rarissime où
5.– L’image classique (et ancienne) du géologue le mon- ce point précis a été l’objet d’observations, les archives sont
tre comme un marcheur impénitent, parcourant monts d’un mince intérêt. En revanche, en tout point du territoire,
et vaux, armé de son marteau, de sa loupe et d’une bous- des observations de type géologique peuvent être faites, le
sole, souvent en arrêt devant un affleurement de roche ; raisonnement géologique peut s’exercer, alimenté par ce qui
on le voit également muni d’une carte topographique et peut se voir alentour et souvent par des observations faites en
d’un carnet de terrain où il note ses observations. Cette des endroits éloignés ; ce raisonnement géologique sera, bien
description reste vraie dans la mesure où la caractéristi- entendu, nourri par la consultation des cartes et des archives
que essentielle du géologue reste le contact direct et pré- géologiques. Le géologue est certes qualifié pour mener à
cis avec le terrain. bien une telle démarche, mais celle-ci reste accessible au non-
spécialiste dans la mesure, en tout cas, où celui-ci est capable Liste
L’autre caractéristique est la vision d’ensemble. A partir d’avoir la « vision dans l’espace » des formations, des structu-
de la reconnaissance de ce qui se voit en surface, le géolo- res et des phénomènes géologiques.
gue est capable de construire ce qui existe en profondeur,
à l’aide du seul raisonnement géologique et de notions Il faut insister sur ce dernier point : alors que le sol, facilement
précises de géométrie dans l’espace. accessible depuis la surface, s’examine à l’endroit même que Ta b l e
l’on veut étudier, il est rare de pouvoir analyser directement le
Ces outils de base ne sont pas démodés, ils restent indispensa- sous-sol d’un point donné. Hormis le cas exceptionnel où
bles mais la panoplie s’est largement enrichie d’outils et de l’on a les moyens de décaper le sol ou de forer profondément,
techniques qui complètent les précédents : on sera contraint d’aller chercher des affleurements du sous-
– dans le sens d’une amélioration de la vision d’ensemble, sol dans un territoire considérablement plus étendu et d’asso-
photographie aérienne et télédétection permettent, sui- cier des moyens indirects d’investigations (photographies I n dex
vant les cas, de prendre du recul et de mieux voir les ensem- aériennes et télédétection, couleurs, formes du relief, carac-
bles, ou de mettre en évidence tel ou tel trait du paysage qui téristiques des eaux ou de la végétation).
correspond à des caractéristiques géologiques particulières ;
8.– Pour quelqu’un qui connaît depuis longtemps les lieux,
– dans le sens d’une augmentation de la tranche de l’écorce comme c’est le cas par exemple d’un agriculteur pour une Glossaire
terrestre soumise à l’observation, soit par intervention parcelle qu’il exploite de longue date, une telle démarche peut
directe (sondages), soit par des méthodes indirectes d’aus- sembler sans grand intérêt, et, de fait, il dispose d’informa-
cultation liées aux progrès des méthodes de prospection tions accumulées au long des années qui résultent d’une fré-
géophysiques ; quentation régulière du site et de la nécessaire prise en compte
– dans le sens d’une augmentation du nombre de rensei- de son comportement, même si elles n’ont pas été formalisées
gnements recueillis sur le terrain et de la qualité des dans le cadre conceptuel du géologue. Il n’en reste pas moins
observations effectuées ; que, même dans ce cas, le sous-sol reste généralement ignoré :
– dans le sens d’une meilleure exploitation des échantillons il n’est que de constater l’étonnement et l’intérêt qui est mani-
récoltés sur le terrain (analyses chimiques, microscopiques, festé lorsqu’une tranchée vient à le mettre à jour.
micropaléontologiques, utilisation de microsondes...) ; Le raisonnement de type géologique, explicite ou non,
– enfin, l’utilisation des outils informatiques modernes est cependant indispensable pour utiliser sur un plus
permet tout à la fois : vaste territoire l’expérience acquise en un point précis ; il
+ une meilleure connaissance des observations antérieu- permet, par exemple, de définir et de préciser la zone
res (banques de données) ; ayant un comportement analogue à celui du site initial.
+ une meilleure prise en compte des données recueillies 9.– Pour quelqu’un qui n’a pas la connaissance préalable
(fiches informatisées et glossaires) ; des conditions locales, l’application du raisonnement
+ un meilleur traitement de l’ensemble de ces informations. géologique, alimenté par la connaissance et l’interpréta-
tion des documents existants (cartes et textes), permet :
E. Utilisation par l’agriculture des acquis – d’acquérir à peu de frais une idée des conditions géné-
de la géologie rales de la région ;
6.– Il est certain que les acquisitions concernant la structure – de sélectionner des points intéressants pour la compré-
générale du globe terrestre et son évolution sont destinées à hension du site ou pour répondre aux questions posées
enrichir la culture générale de chacun ; leur intérêt est mince (où trouver de l’eau ?...) ;
pour des domaines de la taille d’une petite région agricole, – d’orienter l’attention vers les détails significatifs qu’il
d’un canton, d’une commune ou d’une parcelle. faudra rechercher sur le terrain ;

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1080TA GÉOLOGIE, RAPPORTS AVEC L’AGRICULTURE

– dans le cas où l’on décide de faire appel à un spécialiste, – soit, indirectement, en intervenant pour modifier les
d’aider à préciser les questions qui lui seront posées, de faci- conditions du milieu ;
liter le dialogue avec lui et de valoriser ses conclusions en – soit, enfin, par l’action de la matière organique qu’ils
ayant, entre autres, une plus nette idée des limites de leur produisent.
validité.
13.– Les roches métamorphiques sont d’anciennes roches
Tout ceci plaide, bien évidemment, pour une formation magmatiques ou sédimentaires qui ont subi, principale-
suffisante dans ces domaines ; elle peut être résumée dans ment du fait de leur enfouissement en profondeur, une
la formule : « savoir lire (donc interpréter) les documents élévation de température et des contraintes de pression
géologiques ». qui ont modifié leur état initial ; dans certains cas des
apports d’éléments extérieurs modifient également la
II. ROCHES ET MINÉRAUX composition primitive.

A. Introduction C. Mode de gisement


10.– La partie solide de l’écorce terrestre est constituée de Les distinctions proposées à partir de l’origine des roches
roches. correspondent à celles que l’on peut faire en considérant
Les roches sont des assemblages d’éléments qui sont leur mode de gisement :
généralement des minéraux, mais qui peuvent être aussi 14.– • Les roches magmatiques ou éruptives se présentent
des restes organiques ou des fragments de roches préexis- généralement en masses souvent lenticulaires, relative-
Liste tantes. Les caractères des roches sont tout à fait différents ment isotropes ; leur composition et leur structure
de ceux des éléments individuels. varient peu ; les variations sont lentes et se font selon des
Les roches sont définies par leur composition (chimique, gradients orientés sur les limites du massif.
minéralogique) caractéristique. 15.– • Les roches sédimentaires , de par leur mode de
Ta b l e Les éléments constitutifs des roches présentent un agencement dépôt, présentent des caractères qui varient peu et lente-
et une orientation liée au mécanisme de formation de la roche ; ment dans le plan horizontal du dépôt (strates, bancs).
on définit ainsi la texture basée sur la forme, la taille et les rela- Par contre, les variations peuvent être extrêmement rapi-
tions mutuelles des éléments et la fabrique où intervient des, voire brutales, dans le sens vertical (différences entre
l’orientation statistique des éléments. deux dépôts successifs).
Index La structure : changeant de niveau d’observation, on peut Dans les deux classes il existe un petit nombre de roches
étudier la continuité de la roche à l’affleurement ; l’exa- qui font exception aux principes énoncés. C’est le cas des
men des continuités et des discontinuités fait l’objet de roches volcaniques : elles donnent lieu à des cheminées
l ’analyse structurale ; elle accompagne l’analyse des ou à des filons dans les roches préexistantes ; elles peu-
variations de composition et de texture et même celle des vent se répandre à la surface, en coulées à allure stratifiée
Glossaire variations spatiales de la composition chimique des ; elles peuvent naître de projections ou de nuées ardentes
minéraux. Au fur et à mesure que la taille de l’objet qui se sédimentent en formations volcano-sédimentaires.
observé augmente, cette analyse structurale peut se pour- C’est aussi le cas de tout un cortège de roches, particuliè-
suivre jusqu’aux corps géologiques, aux continents et, res le plus souvent par leur composition, leur structure et
enfin, à la planète. leur mode de gisement, qui correspondent à la fin de la
mise en place des roches principales, à des faciès de limite
B. Classification des roches ou de bordure (filons de pegmatite ou d’aplite dans les
On peut regrouper les roches en trois ensembles principaux : massifs granitiques), ou au résultat de certaines diagénè-
ses (silex dans la craie, chailles dans les calcaires, meuliè-
11.– Les roches magmatiques (ou roches éruptives) dont res...).
l’origine est interne et qui se sont mises en place en profondeur
à l’exception des roches volcaniques qui peuvent apparaître à la 16.– Les roches métamorphiques héritent de la composition
surface ou dans son voisinage immédiat mais qui proviennent et du mode de gisement des roches qui leur ont donné nais-
de zones plus profondes. sance. Plus les contraintes qu’elles ont subi sont importantes,
plus ces traits initiaux seront brouillés au bénéfice de ceux
12.– Les roches sédimentaires qui résultent d’un dépôt en qu’engendrent les contraintes. Dans les roches à métamor-
surface, à l’air libre ou sous l’eau, de fragments (roches phisme léger, on reconnaît sans peine la roche initiale, mais
détritiques) ou de substances dissoutes qui proviennent des orientations nouvelles y apparaissent ainsi que de nou-
de roches préexistantes, soumises à l’action de l’érosion veaux minéraux, compte tenu des éléments disponibles et des
(fragmentation, altération, dissolution) ; la roche résulte conditions de stabilité des espèces minérales déterminées par
de l’évolution ultérieure de ces dépôts (tassement et dia- la température et la pression. Au fur et à mesure de l’augmen-
génèse). tation des contraintes, les traits initiaux disparaissent ; le
Les êtres vivants interviennent dans la formation de terme ultime est une nouvelle roche magmatique (granite
nombre de roches sédimentaires : d’anatexie).
– soit directement en rassemblant dans leurs tissus ou Un volume donné de roche constitue un système qui
dans leur squelette des éléments dissous ou en favori- peut évoluer lorsque changent les conditions géologi-
sant leur sédimentation ; ques. Le résultat des transformations subies se lit dans les
– soit en concentrant certaines substances ; associations de minéraux qu’elles ont déterminées

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GÉOLOGIE, RAPPORTS AVEC L’AGRICULTURE
TA 1080
(paragenèses). Si la composition reste stable (système d’éléments abondants et une très longue liste d’éléments plus
fermé), la transformation est dite isochimique ; si des rares. Les éléments majeurs sont :
échanges ont lieu avec l’extérieur (système ouvert), les O _ Si _ Al _ Fe+++ _ Fe++ _ Mg _ Ca _ Na _ K _ H
transformations sont allochimiques ou métasomatiques.
Le tableau de la figure 1 donne les teneurs en pour mille
Dans tous les cas, le système évolue jusqu’à un état de différents éléments dans un certain nombre de roches,
d’équilibre caractérisé par une énergie minimale déter- dans des sédiments et pour une composition moyenne de
miné par l’état des variables thermodynamiques qui la croûte et du manteau.
l’affectent (volume, entropie, concentration des consti-
tuants, pression, température, potentiels chimiques) et Parmi les éléments mineurs, on peut citer le titane (Ti) qui
qui dépendent des conditions géologiques. L’analyse des accompagne le fer, le baryum (Ba) et le strontium (Sr) qui
paragenèses permet ainsi d’approcher les conditions de accompagnent le calcium et le manganèse. Parmi les autres
éléments mineurs importants pour les êtres vivants, on peut
formation des roches métamorphiques. Des travaux
également citer le soufre et le phosphore.
expérimentaux permettent de connaître les conditions
d’apparition et de maintien des différentes paragenèses ; Le carbone est un élément très rare dans les roches éruptives
à l’inverse, l’étude de celles-ci permet de remonter aux car il entre dans très peu de combinaisons ; il est en revanche
conditions de formation . extrêmement abondant dans l’hydrosphère, dans l’atmos-
phère et dans les êtres vivants, ce qui explique qu’il soit pré-
sent dans les roches sédimentaires et particulièrement dans les
D. Composition chimique des roches roches carbonatées. L’azote, qui est un élément si important
dans l’atmosphère et dans les êtres vivants, est très rare dans
Liste
17.– Elle est donnée par l’analyse chimique : c’est la liste des les roches ; on ne le trouve guère, et en faible pourcentage, que
différents éléments qui composent les roches avec leurs pour- dans la matière organique qui témoigne de l’origine biologi-
centages. Parmi ces éléments, on distingue une courte liste que de certaines roches.

Ta b l e
Si Al Fe Ti Ca Na Mg K S P Mn

Granit 347 72 14 1,2 5 26 2 42 0,5 0,6 0,4


Basalte 239 74 90 12 74 8 38 7 2 1 1,4
Schistes 273 80 47 3,9 22 9 15 27 2,6 0,4 1
I n dex
Grès 368 25 10 1,5 40 3 7 10 0,3 0,2 /
Carbonates 24 4 4 0,4 302 / 47 3 1,1 0,4 0,4
Argiles 230 92 65 7,3 29 40 21 25 1,3 / 12,5
Sédiments 32 20 9 0,7 312 20 4 2 1,3 0,3 1 Glossaire
Croûte 312 76 35 4,1 44 24 11 29 1 0,8 0,6
Manteau 276 78 60 7,8 49 18 23 16 1,5 1 0,9

Légende : Si Silicium Ca : Calcium S : Soufre H : Hydrogène


Al : Aluminium Na : Sodium P : Phosphore N : Azote
Fe : Fer Mg : Magnésium Mn : Manganèse
Ti : Titane K : Potassium O : Oxygène

Fig. 1. – Teneurs moyennes en certains éléments ‰ (d’après R. Letolle, Encyclopaedia Universalis)

18.– Sur le plan agronomique, les besoins des plantes L’apport d’un élément en quantités importantes (engrais,
sont variés et les différents terrains seront plus ou moins amendements) augmente la concentration de cet élément
« riches » en fonction de la présence de certains éléments dans la solution du sol et déplace les équilibres anté-
(voir fasc. 1290) et de leur disponibilité pour les plantes, rieurs. Dans certaines conditions, on observe des insolu-
sans toutefois que les concentrations n’atteignent le seuil bilisations des éléments apportes ou d’autres éléments
de toxicité. présents dans le sol (blocage, rétrogradation), ce qui peut
être parfois nuisible aux plantes cultivées.
Le fait qu’un élément soit présent dans une roche ne signifie
nullement qu’il sera disponible pour une plante dans un sol E. Composition minéralogique des roches
issu de cette roche, cela dépend, entre autres de la fragmenta- 19.– Les minéraux sont les éléments constitutifs des
tion de la roche et de la facilité d’altération des minéraux qui roches. Pour la plupart, on les trouve dans la nature sous
contiennent cet élément. La mobilité et la biodisponibilité forme de cristaux, c’est-à-dire d’éléments ayant une
sont des phénomènes complexes étudiés par les agronomes, structure et une composition chimique définies.
en particulier à travers une notion comme la capacité – Les cristaux sont limités par des faces planes faisant
d’échange cationique (C.E.C.). entre elles des angles constants. La mesure de ces angles

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1080TA GÉOLOGIE, RAPPORTS AVEC L’AGRICULTURE

et de certaines propriétés physiques comme la densité, linite, le plus simple des minéraux argileux, l’Illite déjà citée, la
etc., permettent la détermination des minéraux. Les cris- Montmorillonite qui renferme du fer et du magnésium, etc.
taux peuvent être microscopiques ; c’est le cas notam- 24.– • D’autres silicates sont présents dans les roches,
ment des minéraux argileux ou argiles. principalement les roches éruptives. Citons les Amphibo-
– Dans certains minéraux, la teneur en certains éléments peut les (Hornblende) et les Pyroxènes (Augite) qui sont des
varier dans de grandes proportions, surtout lorsque des élé- silicates de fer, magnésium et calcium ainsi que les Péri-
ments présentent des caractéristiques voisines qui les rendent dots dont le principal est l’Olivine (silicates de magné-
interchangeables : calcium et magnésium par exemple. sium et de fer). Ces minéraux sont présents dans les
Dans la liste immense des minéraux des roches, on ne roches pauvres en silice, ils sont abondants dans les
retiendra ici que quelques exemples significatifs par leur roches basaltiques. Ces minéraux sont très facilement
abondance ou représentatifs : altérés.
20.– • Le quartz (SiO2 : silice) est un minéral caractéristique 25.– • Les Carbonates ne se rencontrent pratiquement
des granites et de toute une famille de roches éruptives de que dans les roches sédimentaires. Dans quelques cas il
couleur claire. Il a un éclat gras et ne se présente que rarement s’agit d’un dépôt cristallin obtenu par précipitation
sous des formes typiquement géométriques. Sa cassure est directe des carbonates contenus dans l’eau (stalactites et
conchoïdale, c’est-à-dire non plane mais courbe comme celle stalagmites, travertins de source pétrifiante, dépôts dans
des silex. Très dur, il raye l’acier et le verre. Il est le plus souvent l’environnement des récifs coralliens,...) ; souvent des
incolore. Il résiste à l’altération sous la plupart des climats, de organismes vivants concentrent les carbonates pour
sorte qu’il se retrouve en abondance dans les roches sédimen- constituer leur squelette ou leur coquille et les roches
Liste taires détritiques et qu’il est le constituant essentiel de quel- sont constituées de leurs débris .
ques-unes d’entre elles (sables et grès). Son abondance dans Le Carbonate de calcium le plus fréquent dans les organismes
les roches éruptives granitiques et les roches sédimentaires est l’Aragonite. Dans les roches calcaires on ne trouve plus,
explique qu’on le trouve dans les roches métamorphiques sauf exception, que de la Calcite qui est la forme stable du
Ta b l e (gneiss et quartzites de métamorphisme). carbonate de calcium. Lorsqu’au calcium s’ajoute du magné-
La silice dissoute dans les eaux ou les sédiments peut pré- sium, le carbonate double ainsi constitué se dénomme Dolo-
cipiter à l’état amorphe ou finement cristallisé (Calcé- mite et la roche qui le contient est une roche dolomitique ou
doine ou Opale à l’état hydraté). dolomie. Calcite et dolomite sont des minéraux extrêmement
21.– • Les feldspaths sont des aluminosilicates renfermant, fréquents ; le Carbonate de fer ou Sidérose est par contre beau-
Index pour une molécule d’alumine, une de potasse, de chaux ou de coup plus rare.
soude. Ils sont caractéristiques des roches éruptives, mais on
en trouve aussi dans les roches métamorphiques ; ils sont très F. Rôle de la taille et de la forme
rares dans les roches sédimentaires car ils s’altèrent facile- des constituants
ment. Les produits de cette altération servent à former des
Glossaire minéraux argileux. 26.– La taille et la forme des constituants de la roche sont deux
caractéristiques dont l’influence est extrêmement importante
Les principaux feldspaths sont l’Orthose (aluminosilicate
dans la formation et l’évolution des sols ; elle détermine cer-
de potassium), les feldspaths sodiques (Albite) et calci-
taines de leurs propriétés et oriente leurs comportements.
ques (Anorthite), les Plagioclases (série continue entre un
pôle calcique et un pôle sodique). Si ces caractéristiques sont particulièrement mises en valeur
22.– • Les Micas sont, eux aussi, des aluminosilicates. Ils pos- ici, cela tient à ce qu’elles sont souvent considérées comme
sèdent en commun avec les minéraux argileux la caractéristi- très secondaires, voire négligeables dans l’analyse géologique.
que d’être cristallisés en feuillets. Faciles à reconnaître grâce à Il ne s’agit pas seulement du grain de la roche tel qu’il se
leurs clivages, leur éclat brillant et des formes souvent hexago- révèle à l’analyse pétrographique, mais aussi de ce qui,
nales, ils sont abondants dans les roches éruptives et certaines dans la roche initiale, conditionne la taille des éléments
roches métamorphiques (gneiss et micaschistes auxquels ils qui apparaîtront à la suite de la désagrégation et de l’alté-
donnent leur nom). ration. Ces processus de transformation sont surtout
La Muscovite ou Mica blanc, contient de la potasse. La Biotite efficaces près de la surface et contribuent à la pédogénèse
ou Mica noir contient en plus du fer et de la magnésie ; elle (formation du sol).
s’altère facilement en donnant naissance à de la Chlorite, Sans quitter le cadre de la géologie il est intéressant de
minéral à teinte verdâtre et à de l’Illite qui est un minéral argi- voir quelles caractéristiques orienteront l’action de ces
leux abondant dans les sols. processus de désagrégation.
23.– Les minéraux argileux ou argiles (en prenant ce mot La taille des éléments résulte :
dans son sens minéralogique) sont aussi des silicates d’alu-
mine plus ou moins hydratés qui appartiennent à la grande – du grain initial de la roche et de la taille de ses consti-
famille des micas. La différence essentielle avec ceux-ci tient à tuants minéralogiques ;
ce que les cristaux sont toujours très petits et pratiquement – de la présence de zones de moindre résistance offrant une
invisibles sauf au microscope électronique. Ce sont par excel- facilité de pénétration ; ces faiblesses peuvent résulter de la
lence les minéraux des roches sédimentaires et de certaines cristallisation elle-même, elles peuvent aussi trouver leur
roches métamorphiques d’origine sédimentaire (schistes et origine dans des contraintes postérieures (diagénèse, tas-
micaschistes). Les principaux minéraux argileux sont la Kao- sements, contraintes tectoniques...) ;

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GÉOLOGIE, RAPPORTS AVEC L’AGRICULTURE
TA 1080
– de l’orientation des éléments de la roche (litage, schisto- C. Les formes du terrain
sité...) par rapport à la direction principale d’action des
processus de désagrégation ; 30.– La surface du sol n’est que rarement tout à fait plane. Elle
est la plupart du temps accidentée et présente des formes
– de l’arrangement des grains élémentaires, de la porosité dont l’analyse ou Géomorphologie constitue une branche
résultante et de l’organisation de cette porosité, ce qui particulière des Sciences de la Terre.
détermine la place que peuvent occuper les fluides (eau et
air) et leur plus ou moins grande facilité de circulation. Ces formes du terrain peuvent être de très grande taille
comme celles évoquées par les mots « plaine » ou « mon-
III. STRUCTURE ET MODELÉ DU TERRAIN tagne » ; elles peuvent à l’autre extrême, ne mesurer que
quelques décimètres d’amplitude et tous les intermédiai-
27.– Ainsi que cela a déjà été souligné au début de cet article, res existent.
la capacité de comprendre la disposition et l’organisation des
roches est fondamentale pour l’utilisation de la géologie. Elle Il y a des relations privilégiées entre sous-sol, sol et géomor-
ne peut s’acquérir que par une pratique de la lecture de la phologie. La nature des roches et leur disposition influent sur
carte géologique basée sur une suffisante connaissance du lan- les formes du terrain : sous le même climat on trouve, en pre-
gage géologique et par l’expérience du terrain. mière analyse, les mêmes associations de formes pour des
roches identiques. A l’inverse, l’analyse des formes renseigne
sur le sol et sur le sous-sol.
A. La carte géologique
La connaissance des relations entre formes du terrain, sol et
28.– La carte géologique est donc le document indispensa- sous-sol est un outil précieux. Il existe des ouvrages qui pré-
ble pour une telle approche. Pour plus de la moitié du ter- sentent les principes de la géomorphologie comme le « Précis Liste
ritoire français, la carte géologique moderne au 50 000e est
de Géomorphologie » de M. Derruau, 6e édition publiée chez
disponible ; le reste du territoire sera progressivement cou-
Masson en 1974 ou le « Géomorphologie » de A. Coque en
vert par cette carte, mais, en attendant, on peut encore uti-
1977, chez Armand Colin.
liser la carte au 80 000e établie sur le très ancien fond topo-
graphique de « l’État Major », où le relief est figuré grâce à Cependant une maîtrise en ces domaines passe nécessai- Ta b l e
des hachures. On peut se procurer ces cartes ainsi que des rement par le contact avec le terrain associé à l’analyse de
cartes géologiques à d’autres échelles, des cartes thémati- la carte géologique. Deux types de documents peuvent
ques diverses et de nombreux ouvrages de géologie et aider cette acquisition : la carte topographique et la pho-
d’applications de la géologie, en s’adressant aux Éditions tographie aérienne.
du B.R.G.M. (Bureau de Recherches Géologiques et I n dex
Minières, B.P. 6009, 45060 Orléans Cedex 2). On trouve D. La carte topographique
également une sélection locale de ces documents dans les
bonnes librairies, un peu partout en France. 31.– La carte géologique est imprimée sur un fond topogra-
phique et celui-ci est souvent indispensable dans l’élaboration
Deux ouvrages permettent d’aider le lecteur dans la pratique de de l’interprétation des cartes géologiques. L’analyse des for-
la lecture et de l’interprétation de la carte géologique : celui, Glossaire
mes du terrain utilisera aussi le fond topographique et de pré-
ancien, de A. Bonte « Introduction à la lecture des cartes géolo- férence le plus précis parmi ceux qui sont disponibles : toute
giques », Masson éditeur, 1953 ; celui, plus récent, de A. Fou- la France est couverte par la carte topographique au 25 000e
cault et J.F. Raoult, « Coupes et cartes géologiques », Paris, dressée et publiée par l’Institut Géographique National (I.G.N.,
1975, SEDES & Doin éd. 107, rue de La Boétie, 75008 Paris). Ce document, où la topo-
graphie est manifestée sous la forme de courbes de niveau,
B. Stratigraphie et géologie structurale permet l’analyse des formes du terrain ou du moins de celles
29.– Il ne servirait à rien de proposer au lecteur un abrégé de dont l’amplitude est supérieure à la dénivelée qui sépare deux
stratigraphie et de géologie structurale ; les besoins qui courbes de niveau successives soit 5 m, sauf exceptions.
pourront naître de la pratique de l’interprétation de la carte
géologique pourront être satisfaits à l’aide des manuels qui E. La photographie aérienne
sont aujourd’hui nombreux et je citerai pour l’exemple celui 32.– On réserve habituellement cette expression à des pho-
de J. Aubouin, R. Brousse et J.P. Lehmann, « Précis de Géo- tographies à axe vertical, prises par avion porteur d’appareils
logie », édité en trois volumes chez Dunod Université à photographiques spécialisés à longue focale (chambres
Paris : Pétrologie, 2e édition, 1975. Stratigraphie, 3e édition, métriques). Un organisme officiel, l’Institut Géographique
1978, Tectonique et tectonophysique, 4e édition., 1979. National (2, avenue Pasteur, 94160 Saint-Mandé), est chargé
Un ouvrage mérite d’être ajouté à cette liste, c’est le d’organiser les vols, de prendre les photos et de les traiter ; il
« Géologie de la France » publié en deux volumes sous la vend des copies ou des agrandissements des clichés qu’il a
direction de J. Debelmas, chez Doin, en 1974 ; c’est un réalisés.
ouvrage qui présente, région par région, l’architecture du La photo aérienne constitue une vue instantanée de la
sous-sol français. surface du sol visible du ciel. Les vols sont organisés de
Les études géologiques régionales ou locales abondent ; le façon à ce que tout point du territoire français soit pho-
catalogue des éditions du B.R.G.M. en recense un certain tographié au moins une fois tous les dix ans ; l’opération
nombre. Dans le même ordre d’idées, on ne saurait omettre la ayant débuté en 1945, on possède déjà une série chrono-
collection des guides géologiques régionaux qui paraissent logique intéressante qui permet de suivre les change-
sous couverture rouge chez Masson depuis 1968. ments intervenus depuis cette date.

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1080TA GÉOLOGIE, RAPPORTS AVEC L’AGRICULTURE

Au cours d’une mission de prises de vues, les clichés sont Les modes de circulation de l’eau dans le sol et le sous-
pris de telle manière que chaque point du sol est présent sol, les possibilités de trouver de l’eau exploitable pour
sur au moins deux clichés successifs ; ce recouvrement irriguer ou pour quelque autre usage, la maîtrise des
permet, lorsque l’on observe un couple de photographies excès d’eau, la vulnérabilité des nappes phréatiques vis-à-
avec un stéréoscope, d’avoir la vision du relief de la partie vis des épandages qui ont lieu en surface... autant de
commune aux deux clichés, donc une appréhension questions qui intéressent la profession agricole, soit pour
directe des formes du terrain. la production elle-même, soit à cause d’éventuelles con-
L’échelle de ces documents est variée. Les clichés originaux ont séquences de celle-ci.
une échelle moyenne qui varie entre le 40 000e et le 25 000e Il est impossible, ici, de donner en quelques pages une informa-
selon les différentes missions. Dans la plupart des cas, il existe tion qui soit suffisante pour permettre d’agir avec discernement
au moins une mission au 15 000e. La majorité des missions est et je renvoie le lecteur aux ouvrages spécialisés comme ceux de
sur émulsion panchromatique ; il existe quelques missions en G. Castany « Principes et méthodes de l’hydrogéologie »,
couleur ou sur émulsion infra-rouge. Dunod Université, Paris, 1982 et « Traité pratique des eaux
souterraines », Dunod, 1963.
La photographie aérienne est historiquement le premier
exemple d’une technique qui, sous le nom de télédétection, C’est la connaissance de la géologie régionale et locale qui per-
propose maintenant une multiplicité d’images de la terre met seule d’analyser les problèmes liés aux eaux souterraines et
obtenues avec des capteurs de toutes natures placés dans de proposer des solutions qui tiennent compte des interactions
des engins variés, du ballon captif au satellite artificiel. à plus ou moins longue distance.
La même remarque pourrait être faite dans des termes
Liste analogues s’il s’agissait de rechercher dans le sous-sol des
IV. HYDROGÉOLOGIE substances utiles pour l’agriculture : craie, marnes ou
calcaires tendres pour amendements, sables, etc.
33.– Parmi les applications, très nombreuses, de la géolo-
gie, il en est une qui mérite d’être citée pour son utilité
Ta b l e pour l’agriculture, sinon pour l’agriculteur individuel :
c’est l’hydrogéologie.

Index

Glossaire

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