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Gestion durable des aquifères sahariens

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UNE CONSCIENCE DE BASSIN

BASE DE DONNES ET SIG


VOLUME III

JUIN 2003
SYSTEME AQUIFERE
DU SAHARA
SEPTENTRIONAL
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n

2e édition

BASE DE DONNEES ET SIG


VOLUME III

- JUIN 2003 -

OBSERVATOIRE DU SAHARA ET DU SAHEL


© 2003/ Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS)
ISBN : 9773-856-01-5

Observatoire du Sahara et du Sahel


Boulevard de l’Environnement – BP 31 Tunis Cedex
Tel. + 216 71 806 522 – Fax. + 216 71 807 310
E-mail : boc@[Link] - URL : [Link]/oss
PREFACE

Occupant une superficie de plus d’un million de km2, le Système Aquifère du Sahara
Septentrional, partagé par l’Algérie, la Tunisie et la Libye, est formé de dépôts continentaux
renfermant deux grandes nappes souterraines : le Continental Intercalaire [CI] et le
Complexe Terminal [CT]. La configuration structurale et le climat de la région font que les
réserves de ces deux nappes se renouvellent très peu : ce sont des réserves géologiques
dont les exutoires naturels (sources et foggaras) ont permis le développement d’oasis où les
modes de vie séculaires sont restés longtemps en parfaite symbiose avec l’écosystème
saharien.
Depuis plus d’un siècle, et plus particulièrement au cours des trente dernières années,
l’exploitation par forages a sévèrement entamé cette réserve d’eau souterraine. De 1970 à
2000, les prélèvements, utilisés autant pour des fins agricoles (irrigation) que pour
l’alimentation en eau potable et pour l’industrie, sont passés de 0,6 à 2,5 milliards de m3/an à
travers des points d’eau dont le nombre atteint aujourd’hui plus de 8800 points où les
sources, qui tarissent, sont remplacées par des forages de plus en plus profonds.
Cette intensification de l’exploitation engendre un certain nombre de problèmes dont
principalement la baisse régulière du niveau d’eau, l’augmentation du coût du pompage,
l’affaiblissement de l’artésianisme, le tarissement des exutoires naturels et un risque de plus
en plus grand de détérioration de la qualité des eaux par salinisation…
Les trois pays concernés ont très tôt pris conscience de la problématique de l’utilisation de
ces ressources aquifères dans une optique de durabilité et ont œuvré pour améliorer l’état
des connaissances et la gestion de ces ressources. Ainsi et dès 1970, un important
programme algéro-tunisien, l’ERESS, mis en œuvre par l’Unesco, a permis d’établir, sur la
base d’une première modélisation, limitée aux frontières des deux pays, une évaluation des
ressources exploitables de ce système aquifère et des prévisions de l’évolution de leur
utilisation. Ce programme a été poursuivi dans le cadre du PNUD en 1984.
Une vingtaine d’années plus tard, en 1992, l’Observatoire du Sahara et du Sahel organisait,
au Caire, le premier atelier sur les aquifères des grands bassins marquant ainsi le lancement
de son programme « Aquifères des Grands Bassins » qui conduira à la naissance du « projet
SASS », en septembre 1997, après une série de séminaires et d’ateliers régionaux. Ce
projet SASS est le premier à prendre en considération le bassin dans son intégralité, jusqu’à
ses limites naturelles.
A la demande des trois pays, l’OSS a obtenu l’appui financier de la Coopération suisse, du
FIDA et de la FAO pour une première phase de trois ans lancée officiellement en Mai 1999 à
Rome avec pour principal objectif l’actualisation de l’évaluation des ressources exploitables
et la mise en place d’un mécanisme de concertation entre les trois pays.
Par rapport à son prédécesseur, ERESS, le projet SASS va bénéficier d’un atout de taille :
l’intégration de la Libye et l’exploitation des données accumulées durant les trente dernières
années. Ces données vont permettre :
• la mise en place d’une base de données commune aux trois pays destinée à valoriser
l’information et à servir d’outil d’échange,
• la réalisation d’un modèle simulant le comportement hydrodynamique du système
aquifère et permettant de prévoir l’impact du développement de l’exploitation.
Ces deux activités ont été réalisées en associant, en permanence, les compétences
nationales des trois pays. Les résultats ont été présentés aux trois pays et ont permis
d’éclairer les décideurs sur les perspectives de développement et les risques qui leurs sont
associés. Ils ont aussi permis de mettre en évidence l’intérêt des trois pays à asseoir la
durabilité des programmes d’actualisation, de suivi et d’échange d’informations et à
concrétiser la « conscience de bassin » qui s’est progressivement développée.

3
Comment se présente l’avenir du SASS, au terme de cette première phase
d’investigation ?
Autant en Algérie qu’en Tunisie et en Libye, le Complexe Terminal aujourd’hui, le Continental
Intercalaire demain, se trouvent dans un état d’exploitation tel qu’il faudra que les trois pays,
ensemble, contrôlent les prélèvements dans une volonté mutuelle de garantir l’avenir de la
région à travers notamment une politique concertée de préservation des ressources en eau.
La pratique d’un tel partenariat, au cours du projet SASS, a permis de forger,
progressivement, la confiance mutuelle entre les équipes techniques, la conscience que les
problèmes rencontrés par les uns dépendent en partie des actions menées par les autres et
la conviction que l’échange d’informations, qui fonde toute solidarité, est une activité non
seulement possible mais nécessaire.
Constatant la nécessité d’une concertation soutenue et de l’institutionnalisation de la
coopération initiée dans le cadre de ce projet, les trois pays du SASS ont exprimé leur
accord pour la création d'un mécanisme tripartite permanent de concertation pour la gestion
commune du SASS. La nécessité d'un mécanisme institutionnel élaboré et durable étant
acquise, sa mise en œuvre a été conçue dans une démarche progressive ; au départ, ses
attributions seront principalement axées sur le développement de bases de données et de
modèles, la promotion d’études, de recherches et de formations, la production d’indicateurs
de suivi et sur la réflexion vers l’évolution future du mécanisme. L’OSS accueille l’Unité de
Coordination, en charge de ce mécanisme, conformément à la volonté des trois pays.
Par ses activités et ses résultats aux plans scientifique et technique, le projet SASS constitue
une approche exemplaire d’étude et de gestion de ressources en eau non renouvelables
dans un objectif de durabilité. A travers l’échange d’informations et la volonté de
concertation, il peut servir de modèle pour la coopération régionale. Ce projet constitue un
exemple réussi de coopération Sud-Sud et Nord-Sud qui cadre parfaitement avec les
objectifs et la mission de l’OSS.
Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué à la réalisation et à la réussite de cette
première phase. En premier lieu, mes remerciements s’adressent aux Ministres en charge
des ressources en eau et aux administrations nationales : l’Agence Nationale des
Ressources Hydrauliques (ANRH) en Algérie, la Direction Générale des Ressources en Eau
(DGRE) en Tunisie et la General Water Authority (GWA) en Libye, dont les dispositions à
échanger l’information, participer aux activités scientifiques et prendre les décisions
adéquates dans le cadre du Comité du pilotage ne se sont jamais démenties et ont été le
garant de l’atteinte des objectifs du projet. Je remercie également les partenaires de
coopération de l’OSS qui ont apporté, outre leur appui financier à ce projet, une attention
toute particulière à sa réalisation et leurs avis éclairés lors des différentes réunions du
Comité de pilotage. Enfin, je ne saurai omettre de citer l’équipe du projet au sein du
Secrétariat exécutif de l’OSS : équipe permanente, consultants et équipes nationales, ainsi
que les éminents spécialistes qui nous ont aidé à valider les résultats scientifiques du projet.

Chedli FEZZANI

Secrétaire exécutif

4
REMERCIEMENTS

Juillet 1999 – Octobre 2002 : la réalisation de l’étude du Système Aquifère du Sahara


Septentrional a représenté quarante mois d’efforts, une coopération de tous les instants,
parfois délicate mais incontournable, et un exercice de solidarité exemplaire.
Autour de l’équipe permanente du SASS, se sont ralliés un certain nombre de personnalités
que nous remercions vivement pour leur contribution à la réussite de cette entreprise
collective. Il est de notre devoir de citer tout particulièrement :
Les Directeurs Généraux des ressources en Les principaux partenaires financiers :
eau : - DDC-Suisse
- El BATTI Djemili pour la DGRE - FAO
- SALEM Mhamed Omar pour la GWA - FIDA
- TAIBI Rachid pour l’ANRH

Les coordinateurs nationaux du projet : Autres partenaires


- AYAD Abedelmalek pour l’Algérie - Allemagne et France pour leur contribution
- El MEDJEBRI Mehdi pour la Libye partielle
- KHANFIR Rachid pour la Tunisie

L’équipe de l’ANRH (Algérie) : Les consultants du projet :


- BIOUT Fatima - ADOUM Akli
- KHADHRAOUI Abderrazak - BACHTA Med Salah
- LARBES Ali - BOUCHIBI Khier
- DERWICH Mohammed
L’équipe de la GWA (Libye) : - GHADI Mohamed
- ABU BOUFILA Tahar - GHAYED Karima
- AYOUBI Assem - MEKRAZI Aoun Ferjani
- DOUMA Ali - SALEM Abderrahmane
- MADHI Lotfi - SIEGFRIED Tobias
- ZAMMOURI Mounira
L’équipe de la DGRE (Tunisie) :
- SOUISSI Jamel
- ABIDI Brahim - NANNI Marciella
- BEN BACCAR Brahim
- BEN SALAH Yosra Institutions nationales et régionales de
- El-MOUMNI Lahmadi Cartographie
- HORRICHE Faten - INCT, Algérie
- OTC, Tunisie
Le comité d’évaluation scientifique :
- SDL, Libye
- DE MARSILY Ghislain
- OACT
- KINZELBACH Wolfgang - CRTEAN
- MARGAT Jean
- PALLAS Philippe
- PIZZI Giuseppe
- BURCHI Stefano, pour le Mécanisme de
concertation
L’équipe du projet
- LATRECH Djamel, coordinateur régional - ABDOUS Belcacem, consultant principal
- MAMOU Ahmed, conseiller scientifique pour la Base de Données
- KADRI Sadek, conseiller pour le Mécanisme - BABASY Mohamadou Lamine, thésard
de Concertation - JOUINI Wafa, assistante
- BESBES Mustapha, consultant principal pour - OTHMAN Olfa, documentaliste
le Modèle

5
AVANT-PROPOS

Le présent rapport se rapporte au volet «base de données et système d’information


géographique» et résume les différents rapports de phases élaborés durant cette activité. Il
se compose de deux parties principales :

Ø la première traite de l’architecture de cette base de données et des produits logiciels


réalisés durant le projet ;

Ø la seconde fournit une description détaillée des données rassemblées aussi bien par
les équipes des pays que par l’équipe permanente du SASS

Ø Sa structure reflète les différentes étapes de conception et de mise en place de la


base de données du SASS, à savoir :

Ø Dans la première partie :

Ø synthèse de l’existant au démarrage de l’étude (structures et contenus) ;

Ø présentation de la solution organisationnelle et technique qui a été adoptée ;

Ø description détaillée des produits finaux réalisés et possibilités d’utilisation pour la


gestion intégrée à l’échelle du bassin.

Et dans la deuxième partie :

Ø présentation du processus de collecte, de contrôle et d’introduction des données ;

Ø descriptif quantitatif et qualitatif des informations rassemblées et plus particulièrement


de celles qui influent sur les résultats du modèle numérique.

6
SOMMAIRE

PREFACE 3
AVANT PROPOS 6
INTRODUCTION 12

1ERE PARTIE : CONCEPTION ET MISE EN ŒUVRE DU SYSTEME D’INFORMATION 15

1 – ETUDE DE L’EXISTANT ET OPTIONS FONDAMENTALES DE DEVELOPPEMENT DU 16


NOUVEAU SYSTEME
1.1 – Démarche méthodologique 16
1.1.1 – Définition des termes utilisés 16
1.1.2 – Présentation de la démarche 17
1.2 – Analyse de l’existant au niveau des trois pays 18
1.2.1 – Structure des bases de données existantes 19
[Link] – ANRH : base de données BADGE 19
[Link] – GWA : Base de données LGWDBS 22
[Link] – DGRE : description des bases de données 24
[Link] – Synthèse de l’existant en termes de structures de données 26
1.2.2 – Etat de l’information 27
[Link] – ANRH (Algérie) 27
[Link] – DGRE (Tunisie) 29
[Link] – GWA (Libye) 29
1.2.3 – Synthèse des données en termes de contenus 30
1.3 – Options fondamentales de développement 31
1.3.1 – Choix organisationnels 31
1.3.2 – Choix techniques 33
1.3.3 – Contenu du système d’information envisagé 36

2 – MODELE CONCEPTUEL DES DONNEES ET DOSSIER DE REALISATION 37


2.1 – Description du MCD 37
2.2 – Modèle relationnel 39
2.3 – Implémentation sous ACCESS 41
2.3.1 – Termes utilisés 41
2.3.2 – Schéma de la BD 41
2.3.3 – Mise en cohérence des BD nationales et de la BD du SASS 43
2.4 – Stratégie de sécurisation des données 45
2.5 – Description du SIG 46
2.5.1 – Intégration du SIG dans le SI global 46
[Link] – Solution ARCVIEW 48
[Link] – Solution ACCESS – MapObjects 48
2.5.2 – Les couvertures du SIG 49
[Link] – Topographie et fonds de base 49
[Link] – Modèle numérique de terrain couvrant la zone d’étude 49
[Link] – Hydrogéologie 50
[Link] – Paramètres hydrauliques 50
[Link] – Zones de prélèvement 50
[Link] – Géologie 50

3 – DESCRIPTION DES PRODUITS FINAUX REALISES 57


3.1 – La base de données 57
3.1.1 – Présentation des tables de données 58
[Link] – Table « points » 58
[Link].1 – Coordonnées 59
[Link].2 – Type de point d’eau 59
[Link].3 – Aquifère 59

7
[Link] – Table « Exploitation » 59
[Link] – Table « Piezometrie » 60
[Link] – Tables relatives à la géologie 60
[Link] – Tables de liaison avec le modèle PM5 62
3.1.2 – La partie « programmes » 63
[Link] – Les formulaires de saisie et de modification des données 63
[Link] – Requêtes 63
[Link] – Les modules 64
3.2 – Les outils d’analyse de données 64
3.2.1 – Les requêtes statistiques 64
3.3 – Le logiciel SAGESSE 64
3.3.1 – Caractéristiques générales 65
3.3.2 – Structure du système 66
3.3.3 – Fonctionnalités du logiciel 69
[Link] – Navigation et consultation des données 69
[Link] – Edition des données et contrôles 69
[Link] – Liens BD-SIG-modèle 69
[Link].1 – Génération automatique du maillage 70
[Link].2 – Affectation d’un numéro de maille aux points d’eau 71
[Link].3 – Préparation des fichiers PM5 72
[Link] – Explorateur de requêtes 72
[Link] – Conversion des coordonnées 73
E
2 PARTIE : ANALYSE ET SYNTHESE DES INFORMATIONS COLLECTEES DANS LE CADRE 74
DU SASS

4 – DONNEES DISPONIBLES REUNIES PAR LE PROJET ET DONNEES COMPLEMENTAIRES 75


RECOLTEES
4.1 – Organisation de la collecte des données 75
4.1.1 – Collecte initiale 75
[Link] – Fichiers ANRH 75
[Link] – Fichiers DGRE 79
[Link] – Fichiers GWA 81
4.1.2 – Compléments parvenus en mars 2001 82
[Link] – Fichiers ANRH 82
[Link] – Fichiers DGRE 82
[Link] – Fichier GWA 83
4.2 – Procédure de validation 83
4.3 – Informations collectées 84
4.3.1 – Données ANRH 84
[Link] – Validation des données 85
4.3.2 – Données DGRE 86
4.3.3 – Données GWA 86
4.3.4 – Contribution de l’équipe de projet 87
[Link] – Les informations géologiques 87
[Link] – Les historiques de prélèvement et de piézométrie 87
[Link] – Les données de qualité (salinité) 87
4.4 – Synthèse des données recueillies dans le cadre du projet 87
4.4.1 – Répartition par origine 88
[Link] – Historiques de prélèvements 88
[Link] – Historiques de piézométrie 88
[Link] – Historique salinité (résidu sec) 93

5 – TRAITEMENT DES DONNEES ET LEUR VALIDATION 94


5.1 – Requêtes statistiques 94
5.1.1 – Statistiques sur le taux de remplissage des champs importants 94
5.1.2 – Nombre de points d’eau par Wilaya et par aquifère 95
5.1.3 – Répartition du nombre de forages par type 96
5.1.4 – Listes des lacunes et anomalies 96
5.1.5 – Nombre de forages par période de réalisation 96

8
5.2 - Requêtes de synthèse 97
5.3 – Requêtes de contrôle et d’analyse des données 100
5.4 – Le SIG et les requêtes spatiales 100
5.4.1 – Requêtes spatiales de contrôle des données 101
5.4.2 – Requêtes de synthèse et cartes thématiques diverses 103
E
3 PARTIE : CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS 106

ANNEXES

Annexe 1 : Description des tables et champs de la BD commune 2


Annexe 2 : Notice d’utilisation de SAGESSE 7

9
LISTE DES ABREVIATIONS

N° NOM EXPLICATION
ACSAD Arab Center for Studies of Arid Zones and Dry Land
1 ANRH Agence Nationale Des Ressources Hydrauliques (Algérie)
2 BD Bases de Données
BRL Compagnie d’aménagement de la région du Bas-Rhône et du
Languedoc
3 CI Nappe du Continental intercalaire
CRDA Commissariat Régional au Développement Agricole
4 CT Nappe du Complexe terminal
5 DGRE Direction Générale deq ressources en Eau (Tunisie)
6 DRS Direction Régionale Sud (actuellement antenne régionale de
Ouargla, Algérie)
7 ERESS Etude de Ressources en Eau du Sahara Septentrional
8 GWA General Water Authority (Libye)
9 MCD Modèle Conceptuel des Données
10 OSS Observatoire du Sahara et du Sahel
11 PM5 Processing Mode Flow – version 5
12 SASS Système Aquifère du Sahara Septentrional
13 SI Système d’Information
14 SIG Système d’Information Géographique
15 VBA Visual Basic for Application

10
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 Les trois niveaux d’abstraction constituant la démarche MERISE 17


Tableau 2 Liste des tables de BADGE 20
Tableau 3 Liste des tables de la LGWDBS 22
Tableau 4 Liste des tables de la base « forages » 24
Tableau 5 Liste des tables de la base piézo 24
Tableau 6 Codification utilisée pour les causes d’absences de mesures piézo 26
Tableau 7 Synthèse des lacunes des BD des trois pays 27
Tableau 8 Synthèse des données fournies au démarrage du projet par les pays 30
Tableau 9 Etapes de mise en place du SI à court et moyen terme 32
Tableau 10 Liste des équipements et logiciens acquis par le projet 35
Tableau 11 Liste des entités constituant le SI 36
Tableau 12 Correspondance entre les tables de la BD du SASS et celles des BD 43
nationales
Tableau 13 Adaptations et améliorations apportés aux BD nationales 44
Tableau 14 Les différents groupes d’utilisateurs et leur autorisations 45
Tableau 15 Fichiers ACCESS composant la BD du SASS 57
Tableau 16 Codification des aquifères et numérotation PM5 59
Tableau 17 Liste des différentes sources des historiques de prélèvement 60
Tableau 18 Origines de l’information piézométrique 60
Tableau 19 Contenu de la table des âges géologiques 61
Tableau 20 Exemple des étages et formation du néogène 61
Tableau 21 Pourcentage de lacunes pour les champs d’identification-localisation 64
Tableau 22 Liste des fichiers fournis par l’ANRH 76
Tableau 23 Structure des fichiers d’inventaire 78
Tableau 24 Structure des fichiers DGRE 80
Tableau 25 Tâches devant être réalisées sur les contenus des BD nationales 108

11
INTRODUCTION

Le projet SASS comporte deux volets essentiels qui sont :

Ø l’actualisation des connaissances sur les ressources en eau du SASS ;


Ø la mise en place d’un mécanisme de concertation.

Le premier point exige la collecte, l’organisation et l’homogénéisation des données


disponibles au sein des trois pays concernés par le projet. Le deuxième point suppose la
préparation des conditions techniques permettant une gestion commune des eaux à l’échelle
du bassin et donc la réalisation d’un système permanent de recueil et de traitement des
informations en vue de faciliter les actualisations futures des connaissances.

C’est dans ce but que le projet SASS avait prévu une activité intitulée «homogénéisation
des données hydrogéologiques et géodésiques » qui avait pour but essentiel de
recueillir, mettre en forme et organiser l’information disponible au niveau des trois pays, qui
partagent l’étendue de la zone d’étude, en vue de la fournir en tant que donnée d’entrée au
modèle numérique.

Tel qu’il a été conçu, le projet a donc considéré que :

Ø des données structurées existent au niveau des administrations en charge des


ressources en eau
Ø l’unique but de la base de données était de préparer l’activité de modélisation :
seules les données directement concernées par le modèle numérique devaient être
regroupées et homogénéisées.

Au démarrage du projet SASS, et après avoir effectué des missions préparatoires auprès
des trois pays concernés, le diagnostic de la situation se présentait comme suit :

Ø les trois pays étaient en phase de développement ou de restructuration de leurs


propres bases de données. Un besoin pressant en matière d’une meilleure gestion
des informations était formulé par tous : structure de données véritablement
relationnelle, liaisons dynamiques BD – Modèle , possibilité de requêtes complexes
et de synthèse, facilité de représentation cartographique d’informations issues
directement de la BD ;

Ø l’essentiel de l’information était éparpillé à travers des fichiers hétérogènes voire sur
support papier. Les données qui ont servi lors des études réalisées précédemment
dans la région ne sont pas intégrées dans les BD respectives.

Pour le projet proprement dit, il fallait aller plus loin et préparer les conditions
techniques pour la gestion commune des données du bassin et par la mise en place
d’outils facilitant les actualisations futures..

La mise en place de la base de données du SASS a été de ce fait entamée comme un


véritable projet de conception et de mise en place d’un système intégré d’information dont
les objectifs principaux peuvent se résumer comme suit :

Ø prendre en charge les besoins immédiats de préparation des données pour le modèle
numérique et permettre la mise en place progressive d’un dispositif d’actualisation
permettant l’intégration aisée de données nouvelles et l’échange d’information entre
les pays,

12
Ø concilier les besoins du projet SASS avec les besoins spécifiques des pays qui
pourront bénéficier des outils méthodologiques et logiciels utilisés durant ce projet.
(Un des apports immédiats est la normalisation des BD nationales sur le plan
conceptuel)

Ø permettre l’intégration des données géographiques et la liaison automatique avec le


modèle numérique (préparation des données et transfert des résultats de ce dernier
vers le SIG).

Le contexte technologique permet d’aborder le problème sous cet angle et de mettre en


œuvre assez rapidement la solution logicielle appropriée. Ce contexte peut se résumer
comme suit :

Ø SGBD performants et bien interfacés avec les logiciels SIG,


Ø composants réutilisables permettant le développement rapide d’applications,
Ø logiciels de modélisation également de plus en plus ouverts et qui sont désormais
adaptables au niveau pré et post-processeur.

Mais la réalisation de ces objectifs ne peut se faire sans une méthodologie de conception
éprouvée et une approche favorisant la participation effective des pays dans toutes les
phases de réalisation de ce système : conception et mise en œuvre, collecte et validation
des données.

L’approche qui a été adoptée se base sur l’élément essentiel qui est la donnée (partie
stable) et non sur les traitements (aspect dynamique). Ce qui procure au système ouverture
et évolutivité et permet ainsi son utilisation ultérieure aussi bien par une structure de gestion
concertée que par les pays eux-mêmes–l’échange d’information étant devenu possible.

C’est pour cela qu’un examen détaillé des systèmes et bases de données existants au
niveau des pays a été effectué. Cette analyse approfondie a débouché sur la mise au point
d’une architecture ouverte qui englobe en plus des éléments nécessaires au projet, toute
information gérée par un service hydrogéologique (possibilités d’utilisation en tant que base
de données nationale).

La réalisation du système a été subdivisée en quatre étapes :

Ø analyse de l’information existante au niveau des trois pays et choix de la solution


organisationnelle compte tenu des objectifs du projet, des besoins spécifiques des
pays et de la tendance technologique du moment (matériel et logiciels),

Ø Conception du système d’information et description de la solution informatique


choisie en collaboration avec les pays: architecture de la base de données commune,
identification des couches du SIG, harmonisation de la codification, définition des
modes de traitement,

Ø Mise en œuvre de la base de données et SIG : installation des équipements et


logiciels, implémentation de la base de données et du SIG, transfert des données
hétérogènes existantes dans les trois pays et formation des équipes (SGBD, SIG,
utilitaires d’analyse spatiale),

Ø Intégration des trois composantes du système d’information (Base de données


relationnelle, SIG et modèle numérique) : intégration de l’information géographique
dans la BD, établissement des liens SIG–modèle, développement des modules de
transfert BD–modèle (historiques par point ou par maille), qui a permis de

13
rassembler une masse considérable d’informations regroupées au sein d’une
base de données relationnelle homogène, cohérente et évolutive.

C’est ainsi que l’ensemble des données disponibles jusqu’à présent sur la zone (étude
ERESS, projet RAB, données recueillies par les pays, informations collectées dans le cadre
d’études régionales, …) ont été introduites dans le système et rendues accessibles aux
équipes du projet SASS et aux administrations des trois pays concernées par le projet.

Ce système est complété par des outils conviviaux d’exploration et d’entrée des données,
des requêtes de synthèse et des procédures d’ajout d’informations nouvelles que fourniraient
les trois pays.

Des outils d’analyse de données ont également été élaborés pour faciliter la détection
d’anomalies et incohérences et fournir au modèle numérique des informations valides. Ces
outils regroupent des requêtes, des traitements statistiques et des analyses spatiales à l’aide
du SIG.

L’exploitation des outils ainsi développés a grandement facilité le déroulement du projet


SASS.

D’abord parce que, contrairement aux études antérieures, une seule source de données a
été mise en place pour les divers traitements : garantie de cohérence.

Ensuite, par le biais de procédures bien définies, ces traitements sont réalisés de la même
manière et donc avec le même niveau de fiabilité.

Enfin, l’ensemble des tâches fondamentales ont été automatisées pour permettre une plus
grande souplesse d’utilisation, sans laquelle la manipulation d’une masse aussi importante
d’information serait difficile.

14
1EE PARTIE

CONCEPTION ET MISE
EN ŒUVRE DU SYSTEME
D’INFORMATION
1- ETUDE DE L’EXISTANT ET OPTIONS FONDAMENTALES DE
DEVELOPPEMENT DU NOUVEAU SYSTEME

1.1- Démarche méthodologique

1.1.2 Définition des termes utilisés

Système d’information (SI) : ensemble d’éléments en interaction dynamique organisés en


fonction d’un but.

Base de données (BD) d’un système d’information : collection structurée d’informations


relatives à un domaine et gérées sur un ordinateur. Une base de données est régie par un
modèle et doit répondre à un certain nombre de spécifications :

Ø totale indépendance entre données et traitements


Ø non redondance des informations
Ø intégrité et cohérence des données

SGBD : logiciel permettant de manipuler, gérer et utiliser une base de données. La plupart
des SGBD existants sur le marché sont de type relationnel, c'est-à-dire basés sur la théorie
des ensembles et comportant toutes les opérations de l’algèbre relationnelle (union, jointure,
intersection, …)

Démarche de conception : le processus de conception des bases de données est


généralement subdivisé en trois étapes : une étape conceptuelle qui aboutit à la définition
d’un modèle de données, une étape d’implémentation logique et une étape de mise en
œuvre et d’exploitation sur une machine à l’aide du SGBD choisi.

Outils de conception : la généralisation des bases de données relationnelles a donné lieu à


la mise au point d’outils méthodologiques de conception qui permettent de mettre en place
des systèmes performants et durables car se basant sur la maîtrise des informations de
base. Ces outils disposent de règles opératoires, d’un formalisme et parfois même de
logiciels d’aide facilitant l’élaboration de modèles de données.

Modèle de données : outil intellectuel permettant de représenter le monde réel au travers


les informations gérées et des liens pouvant exister entre elles. Une schématisation
graphique est souvent offerte par ces outils pour mieux symboliser cette représentation.

Modèle relationnel : mis au point vers la fin des années soixante dix pour assurer :

Ø l’indépendance totale entre données et traitements -> systèmes durables et


ouverts,
Ø l’accès aux données par des langages non procéduraux de haut niveau,
Ø les mécanismes de vues « utilisateurs» différentes de celles qui sont
implémentées. Chaque utilisateur peut avoir sa propre vue des objets de la base
de données.

Entité : Objet du système d’information possédant des propriétés. Il est également désigné
par les termes d’individu ou d’objet. Dans notre cas un point d’eau représente une entité.

Relation : (ou association) : lien pouvant exister entre deux entités et qui traduit les règles
de gestion en vigueur. Les entités « point d’eau » et « unité administrative » sont reliées par
la relation d’appartenance.

16
Propriété ou (attribut) : information élémentaire gérée par le système d’information. Elle est
rattachée à une entité et parfois à une relation. Le nom, l’altitude, les coordonnées d’un point
d’eau sont des propriétés.

Identifiant : propriété particulière qui permet d’identifier de façon unique une entité. Le
numéro de classement d’un point d’eau est un identifiant.

1.1.3 Présentation de la démarche

La démarche adoptée qui s’inspire de la méthode de conception « MERISE » se base


principalement sur :

- la séparation entre structure de données (élément stable) et traitements (aspects


dynamiques). Ces deux domaines sont menés en parallèle et de façon distincte
(garantie de pérennité et d’ouverture)
- description du système en trois niveaux : conceptuel, organisationnel et physique
permettant de progresser méthodiquement dans la compréhension du problème
et de proposer les solutions qui s’adaptent au contexte.

Tableau 1 : les trois niveaux d’abstraction constituant la démarche MERISE

Niveau Données Traitements


Conceptuel Entités, association Règles de gestion,
Quoi ? propriété, identifiant Opérations sur les données,
processus, événement
Organisationnel Localisation des données Unités de traitement
Où? Comment ? accès Mode de fonctionnement
Qui? Quand ? Degré d’automatisation
Physique support de stockage environnement d’exploitation

La tâche la plus importante consiste à élaborer un modèle de données qui reflète le mieux la
réalité. Pour cela il est nécessaire de réaliser un inventaire exhaustif des entités actuelles et
futures rentrant dans la gestion des données hydrogéologiques. Ces entités représentent
des objets tels un point d’eau, un aquifère, une unité administrative, …. Les relations liant
ces entités sont également répertoriées et décortiquées selon les règles et procédures en
vigueur.
Une fois le modèle validé, on procède à sa réalisation en fonction de la solution
organisationnelles et technique adoptée.
La mise en place du système d’information du SASS a donc nécessité les phases
suivantes :

Ø phase de diagnostic de l’existant et des orientations de développement : durant


laquelle sont cernés les besoins, les objectifs et les différentes options possibles.
Selon divers critères (coûts, délais, tendances technologiques, …), une solution
organisationnelle et technique est choisie

Ø phase conceptuelle : dont les résultats sont le Modèle Conceptuel des Données
(MCD) et la solution organisationnelle et technique la mieux adaptée. Cette phase est
indépendante des moyens informatiques car s’appuyant en premier lieu sur les
entités que contient le système d’information et sur les relations liant ces entités.

17
Ø phase de réalisation : elle se traduit par la traduction du MCD en modèle physique
dépendant cette fois du SGBD (Système de Gestion de Base de Données) choisi en
fonction de la solution technique retenu précédemment.

Ø phase de mise en oeuvre : dans l’environnement organisationnel adopté après


transfert des données disponibles.

La phase conceptuelle est la plus importante et conditionne la réussite des autres étapes.
Les efforts ont été focalisés sur la compréhension parfaite du domaine et l’élaboration d’un
modèle de données représentatif et sur la définition de la meilleure solution possible de
développement.

Vu la nature des traitements exigés, le système doit être en mesure d’intégrer plusieurs
catégories d’informations :

Ø données numériques descriptives ;


Ø informations de type spatial ;
Ø historiques de mesures.

Lors de la conception, il a retenu de mettre en place une structure ouverte pouvant être
utilisée aussi bien par les équipes du SASS que par les pays pour intégrer les extensions
futures et adaptations à leur besoins spécifiques.

Les fonctionnalités du système ont été conçues de manière à faciliter l’utilisation du logiciel
de modélisation, à établir des liens dynamiques entre les informations numériques et
spatiales et à automatiser les opérations pré et post modèle pour permettre à l’équipe
chargée du modèle de multiplier les simulations.

Sur le plan organisationnel, un schéma adéquat d’exploitation conforme à l’organisation


interne des trois administrations a été défini. Des procédures et règles d’exploitation et
d’administration du système ont été élaborées.

1.2- Analyse de l’existant au niveau des trois pays

Une analyse détaillée des données hydrogéologiques existantes dans les trois pays a été
effectuée et a permis de :

Ø faire un inventaire exhaustif des informations existantes, relatives à la zone d’étude,


au sein de chacune des trois administrations chargées de la gestion des ressources
en eau (GWA, DGRE, ANRH) et de les intégrer dans la BD commune au SASS.

Ø prendre connaissance des codifications en usage dans chaque pays et proposer une
codification harmonisée qui répond aux objectifs du SASS en respectant le plus
possible les codes existants,

Ø définir les adaptations à effectuer sur les BD nationales aussi bien sur le plan de la
conception (modèle de données normalisé ) que sur le plan des contenus
(regroupement d’informations disparates).

Ø répertorier et identifier les données à transférer dans la base commune, soit par
programmes soit par saisie manuelle.

Ce diagnostic a concerné aussi bien l’architecture des données que les contenus
proprement dits.

18
Il a permis de mettre en évidence le souci commun aux trois pays de procéder à une
amélioration de leur système d’information afin de regrouper des données disparates. Il
ressort de ce diagnostic ce que suit :

Ø la GWA a élaboré une nouvelle base de données sous ACCESS bilingue (Anglais-
Arabe) avec l’aide de l’ACSAD. Cette base de données venait d’être réceptionnée.

Ø La DGRE a inscrit un projet de refonte totale de son système d’information


hydrogéologique selon une approche client – serveur. Une étude conceptuelle a déjà
été élaborée dans ce sens. Pour cet organisme, le projet SASS était l’occasion
d’homogénéiser les multiples BD existantes au sein d’une seule et même structure
relationnelle

Ø l’ANRH qui disposait d’une base ACCESS développée en collaboration avec le


BRGM, souhaitait disposer d’outils permettant des requêtes élaborées difficiles à
réaliser avec les moyens existants. Un projet de base de données hydrogéologiques
sous SQL/SERVER venait d’être lancé.

Le projet de réalisation de la base de données du SASS coïncidait parfaitement avec les


attentes des trois pays. Il fallait donc concevoir une structure de données qui tiennent
compte de toutes ces préoccupations et spécificités et d’en extraire les éléments communs
nécessaires au projet SASS.

1.2.1. Structure des bases de données existantes

[Link] ANRH : base de données BADGE

i) Structure de la Base de données

BADGE a été installé au niveau des structures décentralisées (antennes régionales) qui
sont chargées de l’introduction des données. Une copie de chacune de ces bases est
ensuite transmise et gérée au siège central. Il y a donc autant de bases données que
d’antennes régionales. Pour la zone du SASS, les antennes concernées sont celles de
Ouargla et à un degré moindre celle d’Adrar (créée plus récemment).

La structure de la base ACCESS a été développée en collaboration avec la société


ANTEA /BRGM sur la base d’une ancienne version DOS qui ne gérait pas les données
chronologiques.

C’est pour cette raison que les données de débits, de niveaux sont stockées dans la table
des points d’eau elle-même. Une mise à jour de ces données écrasent celles qui existaient
auparavant.

19
La structure de la base de données sous ACCESS se présente comme suit :
Figure 1 schéma de la base de données BADGE

Ce schéma est traduit en tables ACCESS suivantes :

Tableau 2 : Liste des tables de BADGE

Nom Désignation Identifiant


A_ouvrages Caractéristiques des points d’eau et localisation. Regroupe N° ouvrage
les forages, les puits, les sources et les foggaras
A_ouvrage_aquifere Description des aquifères captés par l’ouvrage N° ouvrage +
N° aquifère
U_Carte_topo Cartes topographiques à diverses échelles sur lesquelles N° de carte
sont positionnés les points d’eau
U_Admin Table des entités administratives (wilaya) Code_admin
U_Param Liste des paramètres mesurés ou observés et leurs unités N° param
A_Débit_extrait Historique des débits extraits N°_ouvrage +
Date
A_piezométrie Historique des niveaux piézométriques N°_ouvrage +
Date
A_chimie Analyses chimiques N°_ouvrage +
Date
U_lexique Liste des champs codés et leur signification Nom_Lexique +
Code

L’analyse de la structure des données révèle les contraintes suivantes :


Ø certaines données importantes ne sont référencées que dans le lexique (qui a une
valeur de dictionnaire seulement) alors qu’elles doivent constituer des entités à part
entière. Ce qui n’est pas conforme aux règles essentielles des bases de données
relationnelles et ne favorise pas l’élaboration de requêtes de synthèse. C’est le cas
par exemple des entités « Aquifère », « bassin versant », « couche lithologique », …

20
Ø des champs importants comme la nature des coordonnées, le système de projection
utilisé ou la précision des unités (grades, degrés) ne figurent pas dans la table
« A_Ouvrages », ce qui rend impossible le positionnement des points d’eau à l’aide
du SIG sans un traitement préalable important.
Ø le domaine est découpé en plusieurs BD : une par antenne et par type de point d’eau
(sources, puits, forages). Ce qui n’autorise pas les traitements et requêtes
synthétiques par unité spatiale (unité administrative, aquifère, bassin, …). De plus,
les limites de l’antenne ne coïncident pas avec les limites naturelles.

ii) Codification utilisée


No_Ouvrage : N° de classement du point d’eau. C’est l’identifiant unique du point d’eau
codé sur 9 positions alphanumériques.
- A999 : n° du carreau dans lequel est situé l’ouvrage. Le carroyage adopté
utilise une numérotation en lettres pour les abscisses et en chiffres pour les
ordonnées. Notons qu’une grille représente un grade de côté.
- ‘ – ‘ : tiret de séparation
- 99999 : N° d’ordre séquentiel dans la grille.

Num_Admin : Code de l’unité administrative composé du n° de Wilaya et du n° de


commune dans la Wilaya.

Wilaya : N° de wilaya (n° allant de 1 à 48)

Nappe : Code de la nappe (n° d’ordre) les CI et CT ont respectivement les codes 88 et
89

N° échelle : N° séquentiel de l’échelle comme il se situe dans la table. Il est de type


numérique. Exemple : 3 pour le 1/200 000 de la région Sud

N°_carte : N° de la feuille au sein de cette échelle. Ces valeurs numériques sont


attribuées par l’INC (Institut National de Cartographie)
Exemple : N° échelle 1, n° carte 12 => carte au 1/500 000 de la région d’El
Goléa.

Type_Ouvrage : nature du point d’eau (forage, puits, piezomètre, foggara, ..)

Objet_Ouvrage : objectif du point d’eau à sa réalisation (exploitation, reconnaissance,….)

Etat_Ouvrage : état du point d’eau (exploité, abandonné, fermé, comblé, …)

Usage_Ouvrage : destination des eaux du point d’eau (AEP, irrigation, industrie, …)

iii) Résumé des contraintes

• Absence d’une BD centrale regroupant toutes les données. Le stockage par antenne
régionale ne permet pas de réaliser des traitements par aquifère par exemple,
• Plusieurs tables doivent être créées en vue de respecter le modèle relationnel et
permettre des requêtes statistiques et de synthèse,
• Les codes sont à revoir pour une meilleure précision des termes et pour éviter les
doubles emplois

21
[Link] GWA : Base de données LGWDBS

i) Structure de la Base de données

Il s’agit d’une base de données développée sous ACCESS par l’ACSAD. Cette BD, baptisée
LGWDBS, venait d’être réceptionnée par la GWA au démarrage du projet SASS. Elle n’était
donc pas encore alimentée.

Tableau 3 : Liste des tables de la GWDBS


Nom de la Table Désignation Identifiant
General Site Identification et Caractéristiques des points d’eau Acsad_Id
Well construction Equipements du point d’eau Acsad_Id
geophysical Data Données géophysiques Acsad_Id
Lithology Description lithologique Acsad_Id + litho_id
Paleontology - Paléontologie, pétrographie, analyses physiques Acsad_Id +
Petrography - Pphysical PPP_sample_no
analysis
Pump Test Essais de pompage Acsad_Id + Test_id
Pumped Well Forage d’essai Test_id + startDate
Periodical Data Données piézométriques Acsad_Id + Date
Exploitational Data Données d’exploitation Acsad_Id+
dateFrom
Chemical Analyses chimiques Acsad_Id +
dateofsampling

La structure est assez complète mais elle est cependant centrée uniquement sur le point
d’eau. Les autres informations de type spatial sont inexistantes, ce qui ne permet pas de
réaliser des requêtes de synthèse.
Les procédures de transfert automatique des données existantes n’ont pas été élaborées :
seule la saisie manuelle de ces informations est permise.

22
ii) Codification utilisée
Code du point d’eau : trois codifications différentes sont utilisées :
• N° d’inventaire qui se rapporte à la carte de positionnement. Sa structure est la
suivante :
Ø N° de carte qui peut différer selon l’échelle (1/250000 ou 1/50000)
Ø N° d’ordre au sein de la carte
• N° spécifique qui est porté sur l’autorisation de forer
Ø 1 position alphanumérique désignant le lieu où l’autorisation est délivrée (ex T
pour Tripoli)
Ø 1 position numérique désignant la région (1 Ouest, 2 Centre, …)
Ø 1 position alphanumérique de sous-région
Ø 4 positions numériques pour le n° d’ordre
Ø 1 position pouvant prendre les valeurs « 0 » pour un nouveau forage et « 1 » pour
un forage de remplacement
Ø 2 positions désignant l’année de réalisation
- Autre numéro désignant les codes anciens : il s’agit d’un code libre à 10 positions
alphanumériques
Les points d’eau peuvent avoir l’un des trois codes, mais la clé primaire de la table des
points d’eau est le champ « Acsad_Id », numéro séquentiel attribué par le SGBD à chaque
fois qu’un nouveau point d’eau est inséré dans la BD.
Type de point d’eau : (1 forage, 2 sondage, 3 source)
Objet du point d’eau : (1 exploration, 2 exploitation, 3 observation, …)
Propriétaire : 1 état, 2 privé,
Usage : (a Domestique, b Livestock, c irrigation, d désalinisation, )

iii) Résumé des contraintes


• Le modèle relationnel n’est pas tout à fait respecté : il manque pour cela quelques
tables importantes et revoir les relations
• Le fait que la clé primaire de la table principale « points d’eau » soit un numéro d’ordre
peut poser des problèmes de doublons.
• Certaines requêtes de synthèse sont impossibles à réaliser par manque de certaines
tables importantes (ex. tous les points d’eau concernés par le projet SASS).

[Link] DGRE : description des bases de données

i) Structures des Bases de données

Dans le cas de la DGRE, plusieurs bases de données thématiques ont été répertoriées. De
plus, la saisie étant largement décentralisée au niveau des structures régionales (CRDA),
plusieurs copies de ces bases sont stockées au sein des services centraux (parfois plusieurs
bases par nappe ou par année).

Quatre bases de données distinctes sont gérées par les différents services de la DGRE :

Ø Forages
Ø Exploitation des nappes profondes
Ø Piezométrie
Ø Qualité des eaux

23
Base de données « FORAGES :
Elle contient les caractéristiques de l’ensemble des forages réalisés depuis 1991. Il est
avons envisagé d’intégrer les données antérieures dans le cadre du projet SASS.

Tableau 4 : Liste des tables de la base « Forages »

Nom de table Désignation Identifiant


Forages Caractéristiques des forages profonds N° DRE
Délégations liste des délégations Coddel
Gouvernorat Liste des gouvernorats Code
Base « piézométrie des nappes phréatiques et profondes » :
Conçue à l’origine sous Dbase, elle a été portée par la suite sous ACCESS pour permettre
de traiter l’information en vue de la sortie aisée des annuaires piézométriques .

Tableau 5 : Liste des tables de la base piezo

Nom de table Désignation Identifiant


PIEZIN piézométrie mesurée au cours de l’année
précédente
PIEZFIN piézométrie de l’année en cours
GOUVERNORAT Liste des gouvernorats Code
CODNAP liste des nappes Codnap
SECTEUR Liste des secteurs hydrologiques N° de secteur
TYPE contient la liste des types d’ouvrage N° type
EQUIP nature des équipement des points d’eau N° équip
ETAT contient les différents états des points d’eau non N° état
surveillés
Base de données « EXPL » Exploitation des nappes profondes
Elle a été réalisée sous DBASE et elle est destinée au suivi des données d’exploitation des
nappes profondes. Certains traitements et requêtes se font à l’aide du SGBD ACCESS. La
saisie se fait au niveau des CRDA.

Liste des tables de la base « exploitation des nappes profondes »

Table Désignation Identifiant


EXPL contient les données d’exploitation N° DRE
CODNAP liste des nappes CODNAP

L’examen des différentes bases de données existantes au sein de la DGRE montre qu’un
travail important est nécessaire au niveau conceptuel afin de regrouper les informations dans
une même architecture et de mettre au point des procédures de mise à jour des données à
partir des CRDA.

La reprise des informations existantes dont la quantité est appréciable (suivi régulier de
l’exploitation et du niveau des nappes ) nécessite le développement de requêtes et modules
assez sophistiqués.

iii) Codification utilisée :


CODNAP : Code numérique adopté pour les différentes nappes du pays.
Format : 99999

24
- 9 : Numéro de région hydrologique (1-9)
- 9 : Numéro de secteur hydrologique dans la région
- 9 : Numéro du bassin hydrologique dans le secteur
- 9 : Numéro de la nappe dans le bassin en question
- 9 : N° du niveau aquifère (0 : nappe phréatique, 1 : nappe profonde de niveau
1)
exemple : 65210
SECTEUR : Codification des secteurs hydrologiques : 6 positions numériques
- 9999 : code nappe
- 9: n° de secteur dans la nappe
exemple : 652101
N°IRH : Code attribué par le bureau d’inventaire :
- 99999 : N° chronologique dans la région
- 9: N° de région
exemple : 19007/5
N° ARR : n° d’arrondissement : 2 position numériques [de 1 à 23]
TYPE : types de points d’eau. 1 position numérique :
- 0 : puits
- 1 : forage
- 2 : piézomètre
- 3 : galerie
- 4 : puits pour contrôle de recharge
- 5 : piézomètre pour contrôle de recharge
EQUIP : Nature de l’équipement du point de mesure :
- 0 : Non équipé
- 1 : Limnigraphe
- 2 : SAAD (Système d’Acquisition Automatique de Données)
- 3 : manomètre
ETAT : Etat des points non surveillés codé comme suit :

Tableau 6 : Codification utilisée pour les causes d’absences de mesures piézo.

Code Signification Code Signification


777 pompé. 11111 non crée.
888 colmaté. 22222 accès difficile.
999 à sec. 33333 puisage.
1111 zone militaire. 44444 éboulé.
2222 zone barrage. 55555 négatif.
3333 abandonné. 66666 terrain impraticable.
4444 nouveau créé. 77777 non surveillé.
5555 inaccessible. 88888 trou de sonde.
6666 non mesuré. 99999 bouché.
7777 fermé. 666666 artésien.
8888 foré. 777777 remplacé.
9999 comblé. 888888 fuite
9999999 pollué 999999 endommagé

NDRE : Numéro DRE qui dépend de la localisation du point d’eau et de son type. Il est codé
sur 9 positions numériques :

25
• 9: Echelle de la carte [1 : 1/50000, 2 : 1/100000]
• 999 : n° de carte
• 9: type de point d’eau [1 :forage, 2 :puits, 3 :source,
4 :émergence, 5 :puits foré]
• 9999 : N° d’ordre dans la carte
exemple : 207110001 : échelle 1/100000, n° de carte 071, type 1 (forage),
n° d’ordre 0001
UTILISA : Code usage de l’eau [10: Eau potable, 20: agriculture, 30: industrie, 40 Hôtellerie.]
DEB : nature du débit [0 : pompé,1 : artésien.]

[Link] Synthèse de l’existant en termes de structures de données


Le tableau suivant synthétise la situation de l’architecture des BD existantes dans les trois
pays au démarrage du projet :

Tableau 7 : Synthèse des lacunes des BD des trois pays

Pays Lacunes et insuffisances

Beaucoup d’informations non prises en compte par la BD se trouvent


dans des fichiers EXCEL disparates.
L’architecture de la BD ne permet pas certains traitements élaborés et les
Algérie
requêtes complexes
(ANRH)
Les liaisons BD – SIG n’ont pas été prévues.
Mauvaise prise en charge des coordonnées des points d’eau :
- confusion entre Lambert et UTM, entre Lambert Sud et Nord
- absence d’un champ pour les unités géographiques
- Pas de n° de fuseau pour les UTM

La base de données existante avait besoin d’être normalisée : tables et


relations manquantes, clé primaire des points d’eau inadaptée
L’essentiel des données est sur support papier, la base de données
Libye
venant d’être livrée par l’ACSAD
(GWA)
Le SIG n’est pas intégré à la BD.
Problèmes pour les coordonnées UTM (manque le n° de fuseau),
coordonnées
Les différentes BD sont gérées de façon séparée. Risques importants
d’incohérences
Codification des données à revoir
Tunisie
(DGRE) Difficulté d’utilisation et impossibilité d’effectuer des traitements de
synthèse
Non intégration du SIG dans les BD
Un seul type de coordonnées est prévu

1.2.2 Etat de l’information


Sur le plan des contenus, un inventaire détaillé de l’information disponible a été effectué. Le
but de ce diagnostic est de cerner la codification utilisée et de mettre les outils de transfert
des données dans la nouvelle base de données. La situation au démarrage du projet se
présentait comme suit :

26
[Link] ANRH (Algérie)
i) Contenu de la base BADGE :
La base de données gérée par l’antenne régionale de Ouargla renferme 4900 points d’eau.
Les points d’eau captant les deux nappes principales sont au nombre de 3000 et se
répartissent dans les Wilaya suivantes : Adrar, Bechar, Biskra, El Oued, Ghardaia, Illizi,
Laghouat, Ouargla, Tamanrasset, Tindouf.
Les points d’eau situés dans les wilaya de Tebessa, Khenchela et Djelfa et qui sont dans la
zone du SASS se trouvent dans les bases de données gérées par les antennes régionales
de Constantine et de Djelfa.
L’existence d’une base de données centrale renfermant tous les points d’eau aurait permis
d’extraire tous ceux qui sont concernés par le projet à l’aide de requêtes simples comme
l’appartenance à une zone d’extension ou le captage de nappes données.
Telles qu’elles se présentent, ces données comportent bon nombre d’anomalies qui
n’autorisent pas leur utilisation directe :
• coordonnées pratiquement toutes erronées ou inexploitables:
Ø absence d’un champ pour mentionner le système de projection (il y en a
plusieurs en Algérie)
Ø interversion des longitudes et latitudes
Ø absence de précision du fuseau pour les UTM
Ø omission d’une colonne pour préciser la mention « Est » ou « Ouest » par
rapport au méridien de GreenWich.
Ø Omission des unités pour les coordonnées géographiques (grades ou
degrés).

• valeurs de débit, de niveau et de résidu sec pas toujours rattachées à des dates
• champs importants inexistants ou non renseignés (aquifères, altitude, profondeur,
date d’arrêt, hauteurs des crépines, …).
L’étude BRL(1998) a été l’occasion de réaliser un travail important de vérification de ces
données par l’équipe « modélisation » de l’ANRH et des corrections importantes ont été
effectuées. Quelques champs nécessaires au modèle numérique ont été complétés
(coordonnées, débits et niveaux). Ce travail ayant été réalisé sous EXCEL, le résultat de
cette valorisation n’a pas été réintroduit dans BADGE.
ii) Fichier des foggaras
Les caractéristiques des foggaras (700 environ) étaient stockées dans des fichiers EXCEL
(un fichier par wilaya). Le département informatique de l’ANRH a procédé au transfert de ces
fichiers vers BADGE, mais les corrections se font toujours sur les fichiers EXCEL.
Les coordonnées et débits ne sont que partiellement renseignés.
iii) Données d’inventaires
Les résultats des derniers inventaires réalisés dans la zone du SASS entre 1991 et 1998,
traités et validés sur le plan de leur identification-localisation sont stockés dans des fichiers
EXCEL. Un important travail de rapprochement avec les données figurant dans BADGE a
été réalisé par l’équipe ANRH.

Ces inventaires ont été effectués soit par l’ANRH, soit par les Directions de l’Hydraulique de
Wilaya (DHW). Mais dans les deux cas, un nombre important de points d’eau ne disposent
pas des données indispensables à l’identification et à la localisation des points d’eau :

Ø numéro d’identification : l’opération d’attribution d’un identifiant, est réalisée à


partir d’un positionnement sur une carte topographique, est du ressort du siège.
(Actuellement l’ANRH),

27
Ø coordonnées ,
Ø date de début et d’arrêt du forage pour définir la période de l’historique.

Plusieurs artifices ont du être utilisés par l’équipe de l’ANRH pour reconstituer les historiques
et positionner les points d’eau. La même valeur de débit est attribuée aux années où des
mesures sont inexistantes (jusqu’à la date d’arrêt des pompages si elle est mentionnée).

iv) Autres données disponibles


• Fichiers utilisés dans le cadre des études ERESS et RAB-80: couvrant également la
partie tunisienne, ils sont disponibles sur disquette au format texte de longueur variable.
l’option de saisie manuelle a dû être retenue car moins coûteuse. Ces données
concernent essentiellement les historiques (1950 – 1981) de prélèvement et de niveaux.
• Données de prélèvement sur les forages exploités par les pétroliers : ces données ont
été fournies par SONATRACH. Elles ont le même format que les données d’inventaires
et sont également sur fichiers EXCEL.

[Link] DGRE (Tunisie)


Pour ce qui est de la DGRE, la plupart des données postérieures à 1990 existent au format
Dbase ou Excel. Ces fichiers se présentent par CRDA qui sont au nombre de 6 pour la zone
du SASS (Kebili, Tozeur, Tataouine, Gabes, Gafsa et Medenine) et par thème
(caractéristiques des forages, exploitation et piezométrie).

Les informations antérieures à 1990 ont été introduites manuellement par l’équipe de la
DGRE à partir des fiches.

Les données DGRE ne souffrent pas de grosses contraintes et ont été les plus faciles à
transférer. Ceci est largement dû au fait qu’il existe un suivi annuel des débits et niveaux et
que les annuaires sont régulièrement édités.

Quelques lacunes ont tout de même été constatées :


Ø le numéro IRH ne se présente pas de façon uniformisée ;
Ø les coordonnées exprimées en degrés sont difficiles à repérer ;
Ø les données concernant les dates de début et fin de travaux ne sont pas
uniformes (format texte libre).

[Link] GWA (Libye)


Etant nouvellement installée (Novembre 1999), la base de données de la GWA ne contenait
pas d’informations. Celles-ci se trouvent le plus souvent sur support papier (fiches de
forages, rapports d’étude, …) et ce de façon très synthétique (les chiffres concernant les
prélèvements par exemple se présentent par groupe d’exploitation et non par points d’eau).
Comme le nombre de forages étaient relativement limité, la saisie manuelle par l’équipe du
SASS a été adoptée.
i) Fichier de points d’eau
Un fichier EXCEL contenant les caractéristiques essentielles des points d’eau a été préparé
pour les besoins du projet. Ce fichier comporte également des valeurs de débit, de niveaux
statiques et de résidu sec.
Ce fichier livré avec quelques lacunes :
• au niveau des coordonnées :
Ø les mêmes colonnes regroupe les coordonnées géographiques et UTM
Ø le numéro de fuseau n’est pas précisé

28
• au niveau des dates de mesure des valeurs de débits, niveaux et résidu sec
Par ailleurs, il semble que les unités de débits sont exprimés parfois en l/s et parfois en m3/h
et rien ne permet de les distinguer.

ii) Autres données disponibles

Les informations ayant servi aux études réalisées par GEFLI (1978), GEOMATH (1994) et
BRL (1997) ont également été récupérées dans la base de données à partir de fichiers
manuels.

1.2.3 Synthèse des données en termes de contenus

Le tableau ci-après récapitule la nature et le volume de données, concernant la zone du


SASS, disponibles au démarrage du projet et au tout début de l’opération de collecte.

Tableau 8 : synthèse des données fournies au démarrage du projet par les pays

Origine Informations disponibles Nombre Format


sur support informatique
- Caractéristiques des points d’eau de la zone Sud 3000 ACCESS
(DRS) non vérifiées.
- Données d’inventaires (91 – 98) 3000
ANRH - Données de base issues de la table ACCESS EXCEL
avec coordonnées corrigées et répartis par
aquifère EXCEL
- points d’eau SONATRACH 140
- inventaire des foggaras (par groupe) 176 groupes
- Caractéristiques des points d’eau : un fichier par 500 Dbase
arrondissement concerné
DGRE - Historique exploitation 82 – 99. Un fichier par Dbase
arrondissement
- Historique piézométrie 82 – 99 : un fichier par Excel
arrondissement
Caractéristiques des points d’eau, contenant 168 EXCEL
GWA également des données hydrodynamiques, débit,
niveau et résidu sec

Les informations non encore informatisées se retrouvent généralement dans les rapports
d’études ou sur des fiches manuelles. Ces informations concernent en gros les études :

Ø ERESS et RAB-60 couvrant les parties algérienne et tunisienne


Ø les études réalisées dans la partie libyenne (GEFLI, GEOMATH, BRL)
Ø BRL-1998 relative au développement des régions sahariennes (partie algérienne).

Ces données complètent celles fournies par les pays sur support informatique.

1.3- Options fondamentales de développement

1.3.1 Choix organisationnels


Partant de la situation existante au sein de chaque pays, des objectifs assignés au projet et
du contexte technologique du moment, une solution globale organisationnelle a été définie
pour mettre en œuvre le nouveau système d’information.

29
Globalement, pour recueillir et gérer les informations du SASS, on retrouve trois niveaux de
traitement :
• le niveau 1 régional : antenne régionale pour l’ANRH, CRDA pour la DGRE et région
pour la GWA.
• Le niveau 2 siège : service de gestion des bases de données nationales
• Le niveau 3 SASS où est gérée la base de données commune à l’ensemble du bassin.
Chaque niveau comporte des informations propres en plus des informations communes que
l’on retrouve au niveau supérieur. Dans le cadre de ce projet, l’intérêt a été porté sur les
niveaux 2 et 3. Il appartient aux pays de délimiter les structures des BD régionales et les
mécanismes de mise à jour des bases nationales.
La solution technique souhaitée par l’ensemble des équipes consiste donc à adapter les
structures des BD nationales (niveau 2) afin de les rendre réellement relationnelles, de
corriger les incohérences constatées et d’améliorer les codifications en vigueur pour les
adapter aux besoins du SASS.
De ce fait, le projet SASS s’intègre parfaitement dans les activités des pays dans le domaine
de la gestion des données. Il représente en quelque sorte un projet pilote d’organisation
et de traitement des informations hydrogéologiques.
Mais ce choix nécessite une participation active des équipes des pays et une formation plus
importante pour que ces dernières soient en mesure de prendre elle-mêmes en charge les
tâches de mise en place du système, de maintenance et d’adaptation aux besoins nationaux.
La stratégie de mise en place progressive du système d’information est représentée par le
schéma suivant :
Tableau 9 : Etapes de mise en place du SI à court et moyen terme

Niveau régional Niveau national Niveau SASS


Phase
- Amélioration de la structure - Conception d’une base
des BD de données commune et
- Harmonisation des d’un SIG sur la zone du
Pour les codifications SASS
besoins du - Récupération des données - Rassemblement de
modèle hétérogènes toutes les données
disponibles à ce jour
- Mise au point d’outils
permettant l’interfaçage
avec le modèle
numérique
Constitution de bases -Mise au point des - Mise au point d’outils de
Pour le régionales compatibles mécanismes de mise à jour gestion concertée à
mécanisme de avec possibilités de la base commune l’échelle du bassin
concertation d’actualisation des BD -Intégration de données
centrales socio-économiques
-SIG plus détaillé

Légende :
- en bleu les actions achevées en totalité durant la durée du projet
- en vert celles qui ont été réalisées en grande partie
- en noir les tâches qu’il est souhaitable de réaliser pour un bon fonctionnement du SI.

30
Pour répondre aux besoins immédiats du projet, la solution organisationnelle suivante a été
retenue :

ANRH GWA DGRE

Données communes Données communes Données communes


Données spécifiques Données spécifiques Données spécifiques

Dispositif d’actualisation

BD Commune

Ce schéma qui symbolise la solution organisationnelle retenue d’un commun accord avec les
équipes nationales, se traduit par une architecture globale identique pour les trois pays qui
peuvent incorporer les données spécifiques. De ce fait la tâche d’administration et de
maintenance est facilitée. Au niveau du SASS, une base commune dont la structure est
issue de la structure globale est mise en place pour contenir seulement les données
nécessaires au projet.

Ceci s’est traduit par la conception d’un modèle conceptuel de données (MCD) répondant à
l’ensemble des préoccupations et des objectifs actuels et futurs du projet SASS. Ce MCD a
été par la suite adapté pour prendre en charge les besoins des pays et servir pour extraire
un noyau commun évolutif installé au SASS.

Des procédures de mise à jour régulières sont définies en même temps que les droits
d’accès et privilèges des différents utilisateurs vis à vis de cette base commune.

L’objectif principal étant la préparation des données pour le modèle numérique, la base de
données commune a été réalisée en premier après avoir validé le modèle conceptuel global.

L’organisation choisie s’appuie sur :

Ø la mise en place d’une base de données commune au niveau du SASS (qui peut
devenir la future BD de la structure de gestion concertée),
Ø l’adaptation des BD nationales pour les rendre conformes aux règles de bases
relationnelles et pour harmoniser les données dans le but de faciliter les
actualisations,
Ø la définition de procédures claires de mise à jour dans les deux sens,
Ø la mise en place de mécanismes de sécurisation des données (autorisations
d’accès, niveaux d’utilisation, ..).

Les trois pays ont bénéficié de ces améliorations au niveau conceptuel et sont en mesure de
poursuivre les extensions souhaitées afin d’utiliser ce système en tant qu’outil de gestion des
données à l’échelle régionale ou centrale (siège des trois administrations).

31
Les mécanismes de mise à jour en cas de modification se basent sur le principe de la
réplication qui est fourni dans la plupart des SGBD du marché.

1.3.2 Choix techniques

La solution technique a été adoptée en tenant compte des points suivants :

Ø format et mode d’introduction des données pour le modèle numérique


Ø tendances technologiques du moment
Ø l’existant au sein des trois pays
Ø la simplicité de mise en œuvre et la maîtrise par les équipes nationales de projet.

Le contexte technologique au démarrage du projet se caractérisait par la puissance de plus


en plus accrue des SGBD « bureautique » qui les rapprochent des véritables SGBD. Cette
option ne devait donc pas être écartée, et plus particulièrement ACCESS qui dans sa version
récente dispose de fonctionnalités intéressantes.

En effet, dans sa version 2000, ACCESS possède des caractéristiques qui permettent de
gérer des bases de données assez volumineuses (jusqu’à 2 Go) dans un environnement
réseau et même en Intranet. Ce dernier dispose d’utilitaires intéressants comme :

Ø la réplication qui permet la mise à jour d’une base centrale par des BD
régionales : l’actualisation des données après modification par les équipes des
pays ou par le SASS, est réalisée à l’aide d’un mécanisme qui synchronise le
contenu de toutes les BD en maintenant la cohérence des données.
Ø l’accès concurrent aux données dans un environnement multi – utilisateur
Ø une sécurisation élaborée des données : possibilité de créer plusieurs groupes
ayant chacun des autorisations et droits d’accès.
Ø la possibilité de migration aisée vers des systèmes plus importants tels que
SQL/SERVER par le biais d’un simple utilitaire livré avec le produit.

Le choix s’est donc porté sur ACCESS car la nature des traitements et le volume de
données gérées par le projet SASS ne nécessitent pas un SGBD plus important. Ce dernier
est largement répandu et les équipes des trois pays en possède une maîtrise suffisante pour
exploiter et administrer la base de données.

Les logiciels et équipements ainsi retenus sont les suivants:

SGBD : ACCESS pour son utilisation et sa maîtrise dans les trois pays et sa facilité
d’interfaçage avec le SIG. La version 2000 permet en outre une migration aisée vers SQL-
SERVER envisagé par la DGRE et l’ANRH.

Logiciel SIG : ARCVIEW pour sa simplicité, sa puissance, sa compatibilité parfaite avec


ACCESS et son usage assez généralisé dans le domaine des ressources en eau. Doté d’un
langage de développement puissant, il permet l’écriture d’utilitaires personnalisés
nécessaires pour effectuer les liens SIG-Modèle numérique.

Extension SPATIAL ANALYST sous Arcview acquise pour réaliser les opérations
d’interpolation et d’élaboration de cartes iso-valeurs.

Extension IMAGE ANALYSIS sous Arcview pour le traitement des cartes scannées et leur
numérisation.
Des configurations matérielles et logicielles ont été définies au cas par cas, selon la règle du
respect du minimum requis pour exploiter les logiciels et la base des données pour les

32
besoins du projet. Quelques acquisitions spécifiques ont été réalisées comme opérations de
soutien aux pays.
A l’aide de ces logiciels, un système de gestion et de traitement des données sera réalisé à
partir d’un modèle de données, d’un inventaire exhaustif des procédures de traitement et du
mode organisationnel retenu.
Le passage de l’état initial au nouveau système s’est faite à l’aide de procédures manuelles
ou automatiques clairement définies qui prévoient entre autre : des changements de
codification, des contrôles de validité, des transformations de type.
Pour une parfaite maîtrise de ce système et de ses composants, ateliers de formation
destinés aux différentes équipes ont été organisés: initiation aux bases de données, maîtrise
d’ACCESS, formation sur les SIG en général et au logiciel ARCVIEW .
Liste des équipements et logiciels par pays
Tableau 10 : liste des équipements et logiciels acquis par le projet

Organisme équipements et logiciels

1 Pentium III : 256 Mo, DD 8Go, Ecran 19“, lecteur ZIP 250, Windows NT
Office 2000 professionnel (SGBD ACCESS)
Logiciel SIG Arcview 3.2
ANRH Extension Spatial Analyst pour Arcview
Extension Image Analysis pour Arcview
1 Pentium III supplémentaire (volume de données plus important)
1 Pentium III : 256 Mo, DD 8Go, Ecran 19“, lecteur ZIP 250, Windows 98
Office 2000 professionnel (SGBD ACCESS)
Logiciel SIG ArcInfo version réseau
DGRE Mise à jour de la version ARCVIEW 3.0 vers 3.2
Extension Spatial Analyst pour Arcview
Extension Image Analysis pour Arcview
1 Pentium III : 256 Mo, DD 8Go, Ecran 19“, lecteur ZIP 250, Windows 98
Office 2000 professionnel (comprenant le SGBD ACCESS)
Logiciel SIG Arcview 3.2
GWA Extension Spatial Analyst pour Arcview
Extension Image Analysis pour Arcview
Extension ArcView pour la prise en charge de la langue arabe
1 Pentium III : 256 Mo, DD 8Go, Ecran 19“, lecteur ZIP 250, Windows 98
Bureau du SASS Office 2000 professionnel (comprenant le SGBD ACCESS)
(Tunis) Logiciel SIG Arcview 3.2
Extension Spatial Analyst pour Arcview
Extension Image Analysis pour Arcview
Extension ArcPress pour ArcView
L’ébauche du système d’information a été élaborée lors de l’atelier effectué du 01/12 au
04/12/1999 (voir rapport de phase 1) et qui a regroupé les équipes de projet. Les
informations numériques et géographiques devant constituer ce système ont été identifiées
ainsi que les codifications à adopter. En résumé, cet atelier a permis :
Ø d’identifier l’ensemble des entités devant constituer le système d’information y
compris les informations de type spatial
Ø d’adopter une codification commune pour la base de données du SASS et
compatible avec celles utilisées par les pays
Ø de proposer diverses solutions de développement selon le logiciel de
modélisation qui aura été retenu.

33
Ø d’élaborer une stratégie de transfert des fichiers existants et de saisie des
données manuelles :historiques anciens (1950-1981), informations se trouvant
dans les rapports d’études, …
1.3.3 Contenu du système d’information envisagé
Une liste exhaustive des différentes entités devant figurer dans le système d’information a
été élaborée en collaboration avec les équipes des pays. Cette liste prend en compte :

Ø les besoins immédiats pour le modèle


Ø les contraintes constatées dans les structures des BD nationales
Ø les possibilités d’évolution
Ø l’intégration du SIG dans le système d’information.

Cet inventaire a été réalisé après une initiation aux concepts des SI et à la démarche
méthodologique.
Tableau 11 : liste des entités constituant le SI
Entité Signification
Ouvrage d’eau souterraine pouvant être un forage, un puits, une source, un
Point d’eau ou ouvrage piezomètre, …
Unité Hydrogéol. ou Entité naturelle délimitée dans l’espace selon des critères hydrogéologiques.
unité aquifère C’est une unité d’évaluation et de gestion des ressources.
Carte Topo Référence de la feuille dans laquelle le point d’eau a été inventorié. L’identifiant
de cette entité consiste en l’échelle + n°de carte
Région Administrat. Unité administrative de premier niveau (Gouvernorat, wilaya, province)
Zone géophysique Etendue délimitée ayant subi une étude géophysique. La clé d’accès étant la
référence de l’étude.
Utilisateur Dénomination de l’utilisateur des eaux de l’ouvrage : Nom d’une agglomération,
entreprise de distribution d’eau, périmètre irrigué, unité industrielle ou touristique,

Destination Code et dénomination de la destination de l’ouvrage, une fois mis en exploitation.
Type Type d’ouvrage (forage, puits, source, …)
Etat Etat actuel du point d’eau
Objet Objet du point d’eau au moment de sa réalisation (reconnaissance, exploitation,
…)
Usage Usage du point d’eau : domestique, irrigation, tourisme, …
Etage Etage géologique des couches traversées par le point d’eau (la codification
internationale est adoptée suivie du nom local quand il existe)
Couche Lithologique caractéristiques des formations rencontrées qu’elles soient aquifères ou non.
Stratigraphie Relation décrivant la stratigraphie des couches traversées par le point d’eau
Tubage Relation décrivant les équipements du point d’eau
Bassin versant Entité naturelle de surface
Poste climato Poste d’observation des paramètres climatologiques
Historique climat Relation contenant l’historique des valeurs d’observations climatologiques
Source pollution Point identifié susceptible d’engendrer une pollution : rejets urbains, unité
industrielle, exploitation agricole, …
Date Entité créée pour permettre d’établir des relations avec le point d’eau. Ces
relations consistent en les observations et mesures chronologiques (piezométrie,
prélèvements, …).
Piezométrie Chronique des niveaux piézométriques . la clé d’accès se compose de
l’identifiant du point d’eau suivi de la date de mesure.
Prélèvements Chronique des prélèvements . la clé d’accès se compose de l’identifiant du point
d’eau suivi de la date de mesure.
chimie Historique des résultats d’analyses chimiques. la clé d’accès se compose de
l’identifiant du point d’eau suivi de la date de mesure.

34
2- MODELE CONCEPTUEL DES DONNEES ET DOSSIER DE REALISATION

2.1 Description du MCD

Une des caractéristiques de la démarche adoptée est la séparation entre structure de


données et les traitements subis par celles-ci.

En d’autres termes, et pour aboutir à un système d’information ouvert et évolutif, il est fait
abstraction, dans un premier temps, des procédures de traitement qui, elles sont sujettes à
des changements. L’accent est donc mis sur la partie la plus stable que sont les données en
cernant de façon précise :

• les ensembles d’informations (entités)


• la nature des liens existants entre eux
• les règles de gestion associées à ces entités.

Cette approche qui permet d’élaborer une représentation la plus proche possible du réel
perçu vise la production d’un modèle conceptuel de données (MCD) qui synthétise les
entités et les relations à l’aide d’un formalisme qui découle des règles existantes ou
envisagées :

• un point d’eau peut capter 1 ou plusieurs aquifères


• un point d’eau à une date donnée fournit un certain débit
• un point d’eau peut servir à plusieurs utilisateurs
• un usager peut être alimenté par plusieurs points d’eau
• un point d’eau possède un numéro de maille dans un maillage donné.

Les modes de traitement ne sont abordés qu’après validation du MCD par les pays.

Un autre atelier organisé en Mars 2000 a permis de procéder à la validation du MCD du


SASS (qui couvre également les préoccupations des pays) :

• identification des entités qui participent au SI et leur identifiants,


• relations et cardinalités,
• liste détaillée des propriétés de chaque entité.

Notons que ce MCD est indépendant de la machine et du SGBD sur lequel le système sera
implémenté. Les règles de passage au modèle relationnel, puis au modèle logique sur le
SGBD se fait grâce à des règles claires.

35
Modèle conceptuel global

36
Partant de ce modèle conceptuel conçu pour des besoins très larges, un sous modèle réduit
a été extrait pour prendre en charge les informations nécessaires au projet SASS, qui
constitue un sous ensemble du modèle global.

L’architecture ainsi obtenue est montrée par le schéma ci-après :

Modèle conceptuel pour les besoins du projet

Les éléments relatifs à l’équipement des forages, aux liaisons avec les données
hydrologiques ont été supprimés du modèle étant donné que le projet ne les utilise pas.

Leur intégration éventuelle ne posera pas de problèmes. Il en est de même pour d’autres
entités non prévues, à partir du moment où la même démarche est adoptée.

2.2 modèle relationnel

Le passage au modèle relationnel est une étape qui prépare l’implémentation du MCD sur le
SGBD. Selon la nature des relations et en fonction des cardinalités issues des règles de
gestion, des procédures de passage sont appliquées.

37
La nature des relations liant deux entités peuvent se résumer comme suit :

Cas n° 1 :
Région
Point d’eau admin.
1-1 0-n
Point_Id Code_region
Nom Nom

Cette relation traduit le fait q’une région administrative contient zéro ou plusieurs points
d’eau et que par conséquent, un point d’eau appartient obligatoirement à une région
administrative.

Cas n° 2 :

Utilisateur
Point d’eau
utilise

0-n 1-n
Point_Id Id_utilisateur
Nom Nom

Entre les entités «Point d’eau» et «utilisateur» la liaison peut être formulée de la façon
suivante :

Ø un même point d’eau est destiné à zéro (s’il n’est pas exploité) ou plusieurs usagers.
Ø un utilisateur quant à lui, peut être alimenté par un ou plusieurs points d’eau.

Cas n°3 :

Point d’eau Aquifère

capte
0-n 0-n

Point_Id Id_Aquifère
Nom Prof_début Nom
Prof_fin

Ici la relation «capte» renferme elle-même des attributs ou propriétés


Les règles suivantes sont appliquées :
• toutes les entités deviennent des tables et leurs attributs des champs
• pour les associations de type « 1-n », l’identifiant de l’entité principale migre vers l’entité
secondaire.

38
Pour l’exemple qui illustre le cas n°1, le passage au modèle relationnel engendre la création
de deux tables « points d’eau » et « Région Admin ».. La table « points d’eau » va comporter
un champ supplémentaire qui est « code_region ».
• les associations de type 1-n (1-n (cas n°2) sont traitées comme suit :
Ø appliquer la règle 1
Ø créer une troisième table qui comprendra comme attribut les clés des deux
autres tables
L’exemple du cas n°3 se traduira, en plus de la création des tables « points d’eau » et
« utilisateurs », par une troisième table «Utilise» contenant les identifiants des deux
premières.
• les associations porteuses d’informations (cas n°3) se traitent de la façon suivantes :
Ø les associations deviennent des tables.
Ø Pour les clés, appliquer les règles précédentes.

Le résultat est identique au cas n°2, sauf que la table intermédiaire ainsi créée va comporter
en plus de l’identifiant, les attributs « prof_deb » et « prof_fin ».

2.3 Implémentation sous ACCESS

Après avoir validé le modèle de données (atelier du 28 au 31/03/2000), il a été procédé à sa


traduction vers le SGBD ACCESS selon les règles énumérées plus haut.
2.3.1 Termes utilisés
Table : ensemble de données se rapportant à un sujet particulier. Une table représente un
objet essentiel d’une base de données ACCESS où sont stockées les données. La table
« points » contient les caractéristiques des points d’eau. Une table renseignée contient
plusieurs enregistrements (lignes).

Table liée (ou attachée) : table se trouvant dans une autre base de données (qu’elle soit de
type ACCESS ou non).

Champ : élément d’une table servant à contenir une information. Une table comporte un ou
plusieurs champs. (colonnes).

Clé primaire : identifiant unique de chaque ligne d’une table. Une clé peut être soit un
champ , soit un mélange de plusieurs champs.

Intégrité référentielle : mécanisme qui préserve les relations définies entre plusieurs tables
lorsque des enregistrements sont modifiés ou effacés. L'intégrité référentielle garantit la
cohérence des valeurs de clés entre les tables.

Requête : objet d’une base ACCESS qui sert à afficher, modifier ou analyser les données
provenant d’une ou plusieurs tables.

2.3.2 Schéma de la Base de données


L’implémentation sous le SGBD ACCESS a tenu compte des spécificités de ce dernier et en
intégrant les informations nécessaires aux liens BD-modèle numérique. En effet il a été
ajouté à la structure de la BD certaines tables spécifiques, comme :

39
• « maillage » décrivant les caractéristiques des maillages (la possibilité de réaliser plus
d’un maillage est envisagée)
• « points-maillage » : qui comporte le numéro de maille de chaque point d’eau dans le
maillage considéré.

L’ajout de ces tables est dicté par le choix du logiciel PM5 en tant que modèle
numérique.

Des relations sont établies entre les différentes tables selon les règles recensées lors de
l’étude conceptuelle. Ces relations permettent de maintenir à chaque modification l’intégrité
du système:

• on ne peut pas par exemple créer un historique d’un point d’eau si celui-ci ne figure pas
dans la table «POINTS»
• si l’identifiant d’un point est modifié, l’ensemble des tables en relation sont
automatiquement mises à jour.
• si on tente de supprimer une wilaya qui comporte au moins un point d’eau, le système
affiche un message d’erreur.

Ces relations sont à la base de l’élaboration de requêtes et autres analyses de l’information.

Cette structure représente un sous ensemble du modèle conceptuel global ; seules les
informations nécessaires au projet SASS ont été prises en compte. Ce qui a donné les
tables décrites en annexe 1.

40
2.3.3 Mise en cohérence des BD nationales avec celle du SASS
La base de données commune du SASS implémentée sous ACCESS peut être mise à jour
de plusieurs façons :

• par formulaires de saisie


• par requêtes d’importation à partir des fichiers existants
• par mise à jour à partir des bases de données des pays, dans le cas où ces dernières
sont parfaitement compatibles avec la BD commune.

Dans la cadre du projet et pour répondre aux besoins immédiats de préparation des données
au modèle numérique, les deux premiers modes ont été utilisés :

• des requêtes, fonctions de conversion et modules, ont été élaborés pour transférer les
données fournies par les pays sur support informatique
• les formulaires de saisie ont servi pour introduire les données recueillies par l’équipe du
SASS à travers les documents et rapports d’études réalisées dans la région.

Mais il est souhaitable qu’à l’avenir, pour les actualisations, le troisième procédé puisse être
mis en oeuvre.

C’est dans ce but qu’un premier travail d’adaptation des bases de données nationales a été
réalisé au sein des trois administrations dans le but de les rendre conformes au schéma
adopté et de faciliter l’opération de collecte et de transmission des données vers le SASS.

Les structures des trois BD ont été revues et adaptées afin qu’elles soient en parfaite
compatibilité avec le modèle de données qui a été conçu.

Tableau 12 : correspondance entre les tables de la BD


du SASS et celles des BD nationales

Appellation dans les trois administrations


Désignation entité
ANRH DGRE GWA BD commune
Ages géologiques Ages Ages Ages Ages
Etages géologiques Etages Etages Etages
aquifères Unité_hydrog nappe Aquifer Aquifere
Carte_topo Carte_topo Carte_topo Topo_map
Chimie A_chimie Qualité Chemical Qualite
Descriptions lithologiques Litho_point Litho_point Lithology Litho_point
Formations géologiques Formation Formation Formation
Historique de A_Débits extraits Exploitation ExploitationalData Exploitation
prélèvements
Lexique U_lexique Lexique Lexique Lexique
paramètres Param_hydro Param_hydro hydrodynamic Hydrodynamic
hydrodynamiques
Pays Pays
Piezométrie A_piezométrie Piézométrie Periodical data Piezometrie
Points d’eau A_Ouvrage Point d’eau Wells Points
Regions administratives Wilaya gouvernorat Province Admin_sass
Source de pollution Source_pollution Source_pollution Source_pollution
Stratigraphie Stratigraphie Stratigraphie Formation Stratigraphie
Members
unité lithologique lithologie lithologie Lith_Describ lithologie
utilisateur Utilisateur Utilisateur User
utilise Utilise utilise Well-user usage

41
Ce tableau montre également les tables qui ont été créées à l’occasion du projet SASS, soit
totalement (motif sombre), soit à partir de champs figurant dans d’autres tables pour
respecter les règles des bases relationnelles (motif plus clair). La table «lexique » qui
regroupe toutes les tables de codification ; c’est à dire comportant un code et une
désignation (usage, objet, type usager, …), a été uniformisée.
Cette opération a concerné les points suivants :
• Restructurations plus ou moins importantes qui peuvent se résumer comme suit :
Ø ajout des tables inexistantes
Ø restructuration de tables et champs
Ø modifications au niveau de la codification (lexique)
Ø élaboration des relations manquantes entre les tables (pour que le SGBD assure
les contrôles d’intégrité)
• Adaptations et harmonisation globale des codifications pour la base de données
commune
• Définition d’une stratégie de reprise des informations existantes pour faciliter le passage
à la nouvelle situation
Ce travail reste bien entendu à compléter par leur mise en œuvre concrète et par le transfert
de toutes les données existantes. De la même manière, les procédures de mise à jour des
BD nationales par les BD régionales doivent être mises en place.
Le tableau suivant synthétise les transformations apportées à chacune des BD des trois
pays.

Tableau 13 : Adaptations et améliorations apportés au BD nationales

Organisme Adaptations effectuées


- Ajout des tables : construction, diagraphie, unité lithologique, étages et âges
géologiques, utilisateur, poste climato, historique climato.
- Modification de structure pour la quasi totalité des tables
- Arrangement du lexique et création de tables séparées : wilaya, unité
ANRH hydrogéologique, bassin, lithologie et transfert des données correspondantes (celles-
ci étaient gérées au niveau du lexique).
- Extraction des paramètres hydrodynamiques qui se trouvaient dans la table
A_Ouvrages.
- Adaptation des codifications
- Regroupement en une base unique et mise en cohérence des BD disparates
- Création des relations manquantes entre les entités pour assurer les contrôles
d’intégrité
- Ajout des tables Aquifères, Régions hydrologiques, Secteur hydrologique, Bassins
versants, Gouvernorats, Délégations, Arrondissements
- Révision de la structure de la table « Points d’eau » et importation des données
DGRE disponibles relatives au SASS
- Adaptation du lexique aux besoins du SASS en tenant compte des codifications
existantes à la DGRE.
- Conversion et transfert des données d’exploitation et de piézométrie dans la
nouvelle structure.
- Restructuration de certaines tables : Point d’eau, chimie, lithologie
- Ajout de tables inexistantes : carte_topo, utilisateurs, unité hydrogéologique,
paramètres hydrodynamiques, poste_climato et historique climat
GWA - Uniformisation du lexique commun et établissement de correspondances entre les
descriptions française et anglaise.

42
Les améliorations et adaptations ainsi réalisées ne touchent donc qu’aux aspects
conceptuels (structures des BD) même si, partiellement, certaines données ont été
également transférées. Il appartient aux équipes des pays de rendre opérationnelles ces BD
et d’assurer leur gestion. Pour préparer cela une formation au SGBD ACCESS a été
dispensée aux experts nationaux (voir contenu en annexe).

2.4 Stratégie de sécurisation des données


Que ce soit au niveau des BD nationales ou au sein du SASS, outre l’administrateur du
système, cinq grandes familles d’utilisateurs ont été identifiées :

• l’administrateur du système : qui doit disposer de toutes les autorisations et de tous les
accès
• l’équipe chargée de la mise à jour des données : droits d’ajout et de modification des
données
• l’équipe modélisation : possibilités de mise à jour des tables intéressant les liens BD –
Modèle (maillage par exemple)
• les décideurs : navigation guidée et requêtes de synthèse
• les autres utilisateurs (invités) : navigation guidée (consultation seulement).

La BD SASS pourra être consultée par les trois pays mais aucune mise à jour n’est permise
(le groupe 2 n’existe pas dans ce cas).

Le tableau suivant montre la nature des traitements permis à chacun des groupes
d’utilisateurs :

Tableau 14 : les différents groupes d’utilisateurs et leurs autorisations

Groupe privilèges
- modification de la structure des tables
1. Administrateur - mise à jour des tables système
- transfert des données des trois pays (ou services régionaux
pour les BD nationales)
2. équipe chargée de la - exploration guidée
mise à jour des données - accès aux formulaires de mise à jour.
- toutes requêtes sélection : numériques ou spatiales
- mise à jour des tables intéressant le modèle
3. Equipe modèle - procédures de génération du maillage et d’affectation de n°
de maille aux points d’eau.
- Lancement des modules de préparation des données pour
PM5
4. décideurs - autres requêtes de synthèse
- cartographie thématique , graphes, tableaux récapitulatifs
5. autres - exploration guidée

Des comptes et codes d’accès ont été attribués à chacun des groupes pour l’accès à la BD
commune.
Pour ce qui est des BD nationales, l’administrateur désigné définira lui-même les
autorisations d’accès en fonction du contexte et de l’organisation en place. Il pourra les
étendre ou les limiter en fonction des règles en vigueur.
L’incorporation des données nouvelles issues des pays pourra se faire par une procédure
utilisant la réplication :

43
«Processus de copie d'une base de données visant à ce que deux copies ou davantage
puissent échanger des mises à jour de données ou de formulaires, d'états ou d'autres objets
répliqués. Cet échange porte le nom de synchronisation. Chaque copie de la base de
données est appelée réplica et contient un jeu commun de tables, de requêtes, d'états, de
formulaires, de macros et de modules. Chaque réplica peut également contenir des objets
locaux qui n'existent que dans le réplica concerné».

Définition fournie par MicoSoft

Le problème de mise à jour se pose si on ne travaille pas avec une seule base de données
centralisée mais avec des copies externes, comme c’est le cas pour le SASS. Lorsque
différents utilisateurs saisissent ou modifient des données il faut synchroniser ces dernières
afin qu’ils puissent travailler avec le même fond. Pour que cette synchronisation soit possible
il faut que la base de données soit convertie en réplica qui est établi suite à une réplication,
cette dernière est une fonction offerte par les systèmes de gestion des base de données.
Après plusieurs mises à jour sur une base de données distante une synchronisation réussie
rendra tous les réplicas cohérents, on peut avoir autant de réplicas que nécessaire mais il ne
peut y avoir qu’un seul réplica maitre. Ces réplicas contiennent toutes les données de la
base de données mais dans le cas où on n’a besoin que d’une partie des données ; une
solution s’impose, elle consiste à créer un réplica partiel en appliquant un filtre à une ou
plusieurs tables afin d’extraire les données dont on a besoin.
Exemple: chacun des trois pays a besoin seulement des données concernant la zone qu’il
gère, alors un réplica partiel lui est établi avec comme filtre le champ « Pays ». Cette base
de données ainsi répliquée sera utilisée normalement au sein de ces pays pour leurs
besoins propres et à tout moment, une synchronisation peut être réalisée au niveau du
SASS (où se trouve le réplica maitre). Ce qui éviterait les conflits et rendrait toutes les
données cohérentes entre elles.
Pour que cette synchronisation, qui est effectuée de façon automatique par le SGBD
ACCESS soit fiable ; il faudrait que les informations communes aux trois pays soient mises à
jour au niveau du réplica maître par l’administrateur de la base SASS.
Pour les actualisations futures, il ne sera donc pas nécessaire d’introduire les données au
niveau de la base de données centrale : seuls les pays seront habilités à le faire chacun pour
la partie qui le concerne (réplicas partiels)
Dans le cas où cette possibilité ne peut être mise en œuvre, une solution de repli est prévue
qui consiste à mettre à jour et saisir de nouvelles données directement dans la BD commune
à l’aide des formulaires et modules développés à cet effet.. Pour cela des fiches de saisie
(voir annexe) ont été conçues.

2.5 Description du SIG


2.5.1 Intégration du SIG dans le SI global
Le SIG est conçu pour faire partie intégrante du SI global en ce sens que toutes les
informations descriptives des objets géographiques sont prévues dans la structure de la
base de données. Le but étant que chaque information soit stockée à un seul endroit (non
redondance).
Le second objectif concerne les liens BD - modèle et SIG - modèle qu’il est nécessaire de
réaliser de façon automatique et transparente pour l’utilisateur.

44
Le Système d’Information comporte ainsi trois éléments principaux qui sont : la BD, le SIG et
le modèle numérique. Le maillage du modèle, qui est en même temps une table de la BD et
une couche du SIG, permet d’assurer ces liens, comme l’illustre le schéma suivant :

Les liens BD – SIG se traduisent par :


• l’intégration des données descriptives des couches géographiques dans la BD afin de
pouvoir les utiliser dans les requêtes même en dehors du SIG. Les redondances sont
évitées, l’information n’étant stockée qu’à un seul endroit.
• la création de couches SIG pour l’ensemble des données susceptibles d’être
cartographiées ou de faire l’objet de requêtes spatiales : au moment de la conception de
la BD, un inventaire de ces entités a été dressée (zone de prélèvement, aquifère, unités
administratives, …)
De ce fait, toute requête réalisée sur la BD peut, sans difficulté, faire l’objet d’une
cartographie thématique.
Les connections BD – modèle consistent en la préparation des données d’entrée et se
traduisent essentiellement par :
• le calcul des prélèvements en chaque maille du modèle
• la constitution automatique des fichiers de base utilisé par le logiciel PM5 (celui-ci ayant
été choisi comme logiciel de modélisation).
Deux solutions sont possibles pour gérer l’ensemble des informations dans une même
structure de données et répondre aux besoins du projet :
• au sein de l’environnement ARCVIEW et on accède aux informations de la BD
• sous ACCESS et dans ce cas il doit être possible de visualiser les couches du SIG.

45
Quelque soit la solution adoptée, des modules d’interfaçage sont nécessaires pour gérer
globalement toutes les informations et pour assurer les liens entre les données
géographiques et leurs attributs descriptifs.

[Link] Solution ARCVIEW

Le logiciel ARCVIEW 3.2 est livré, en plus de l’intégration des formats DBASE et INFO en
mode natif, d’une extension d’accès aux bases de données «Data Base Access Extension»
qui permet de se connecter, par le biais du protocole ODBC, à l’ensemble des SGBD du
marché.

Un utilisateur initié à ces procédures est en mesure de réaliser ce type de traitement au sein
du logiciel ARCVIEW. Il existe néanmoins des traitements particuliers qui ne peuvent être
réalisés sans le développement de modules spécifiques, surtout si ceux-ci sont répétitifs.

Dans ce cas l’usage du langage « AVENUE » fourni également avec ARCVIEW 3.2 devient
indispensable.

Cette solution comporte les inconvénients suivants :

• c’est un langage qui n’est pas maîtrisé par les experts des pays => difficultés de
maintenance
• ESRI a tendance à abandonner quelque peu ce langage : dans ses nouveaux produits,
c’est plutôt le langage Visual Basic qui est proposé
• Les délais de réalisation des interfaces sont plus importants : il ne dispose pas d’outils de
développement rapide (interface conviviale, explorateur d’objets, assistants, …).

[Link] Solution ACCESS - MapObjects

Cette solution suppose l’acquisition d’un utilitaire spécial qui permet de développer les
utilitaires d’accès aux couches SIG pour permettre les opérations principales d’affichage, de
sélection et de manipulation d’objets géographiques en dehors du logiciel SIG.

ESRI propose « MapObject » qui est un ensemble de composants utilisables à partir de tout
autre langage évolué (VB, C++, DELPHI, …) pour réaliser les tâches essentielles du SIG :
visualisation des couches ARCVIEW, requêtes spatiales, contrôle des fenêtres cartes, …

Ainsi, il est possible de réaliser les interfaces BD – SIG - modèle au sein de l’environnement
ACCESS, c'est-à-dire en restant dans la base de données qui, il faut le souligner, est la plus
fréquemment utilisée.

Les avantages de cette solution sont les suivants :

• le langage de développement reste la VBA qui est répandu, facile d’utilisation et donc
rend la maintenance plus aisée,
• l’utilisateur est toujours dans l’environnement de la base de données où il effectue le plus
gros des traitements : consultation et mises à jour des données, requêtes statistiques et
de synthèse, recherches multicritères, …

Le seul inconvénient réside dans la nécessité d’acquérir «MapObjects». La version


«MapObjectLT» qui est nettement moins coûteuse a été choisie et acquise par le projet
SASS.

46
Même si cette version est limitée, elle permet néanmoins de réaliser toutes les opérations
requises par le développement des interfaces :

• visualisations des couches ARCVIEW avec contrôle des fenêtres cartes (Zoom, Pan,
Identify, …)
• sélections géographiques et requêtes sur les attributs
• élaboration de cartes thématiques

La seule limitation concerne l’impossibilité de créer des fichiers SHP, ce qui est
indispensable pour générer le maillage par exemple.

Pour contourner cette contrainte, il existe la solution de développer en VBA les fonctions de
lecture / écriture des fichiers au format shp dont la structure détaillée a été trouvée dans la
documentation d’ESRI.

La solution «MapObjectsLT» a donc été retenue pour élaborer les modules nécessaires aux
interfaces BD – SIG - modèle.
2.5.2 Les couvertures du SIG
L’ensemble des couches du SIG élaboré dans le cadre du projet sont dans le système de
projection Lambert Sud qui possèdent les caractéristiques suivantes :

ellipsoïde Clarke 1880 :


méridien central. : 2.7
parallèle de réf.. : 33.3
latitude sud : 31.733928
Latitude Nord : 36.866072
False easting : 500135
False northing: 300090

Les cartes ont été réalisées au format SHP d’ARCVIEW 3.2. Il s’agit des couches suivantes :

[Link] Topographie et fonds de base

- Réseau hydrographique
- Courbes de niveau : équidistance 100 m
- Chotts et dépressions
- Points côtés
- Principales agglomérations issues de la DCW et de la numérisation des cartes
ERESS
- Routes principales
- Unités administratives (wilaya, gouvernorat )
- Limites des communes couvrant la partie algérienne acquises auprès de l’INCT.

Ce fond a été constitué en grande partie par les bureaux d’études IMAGIS (Alger) et
SOMAPHO (Tunis).

[Link] Modèle numérique de terrain couvrant la zone d’étude

- Grille de 1 km de côté traitée à l’aide de « Spatial Analyst » qui offre la possibilité


d’extraire les courbes de niveau et points côtés

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[Link] Hydrogéologie

- Points d’eau : lien direct avec la BD


- Limites des systèmes aquifères principaux (CI et CT)
- Failles
- carte piézométrique initiale
- Limites de l’artésianisme

[Link] Paramètres hydrauliques

- Carte des transmissivités

[Link] Zones de prélèvement

Limite des groupes d’exploitation

La digitalisation de ces entités a été faite en partie pour la Libye et la Tunisie.

[Link] Géologie

Carte géologique de la zone du SASS au 1/2.000.000

Cette carte a été dressée dans le cadre du projet. Elle fait la synthèse de l’ensemble de
l’information géologique sur les affleurements des différentes couches.

- maillage du modèle PM5

Un maillage pour chaque couche du modèle : CI, CT, grès supérieurs et Turonien.

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3 DESCRIPTION DES PRODUITS FINAUX REALISES

La réalisation de la base de données du SASS et des outils de gestion et de traitement a


donné lieu a des produits finaux opérationnels, testés et utilisés dans le cadre du projet. Ces
produits sont décrits de façon sommaire dans le présent chapitre (pour de plus amples
détails, se rapporter aux annexes 2 et 3 ) :

Ø la base de données et les procédures de gestion


Ø le SIG et les scripts développés pour les besoins spécifiques du projet
Ø les outils de traitement composés des requêtes statistiques, de l’interface BD –
PM5 et des liens BD - SIG

3.1 La base de données


Pour permettre une utilisation souple du système, il a été retenu de fractionner la base de
données ACCESS en deux parties :
Ø une première partie contenant uniquement les tables réunies dans un fichier de
base de données : partie « Données »
Ø une deuxième partie contenant les outils de gestion, les requêtes et états, ainsi
que les modules et fonctions spécifiques dans un autre fichier ACCESS : partie
« Programmes »
Ce procédé offre divers avantages, entre autres :
Ø une plus grande protection des données contre les erreurs éventuelles de
manipulation
Ø la possibilité de partage de la base contenant les données et donc une utilisation
dans un environnement Multi-Utilisateur : base de donnée centralisée
Ø des possibilités plus grandes d’évolution et de développement d’outils spécifiques
Ø la possibilité d’utiliser un SGBD autre que ACCESS pour gérer la base de
données centrale
Tableau 15 : Fichiers ACCESS composant la BD du SASS

Fichier ACCESS Contenu Observation

Sagesse_data.mdb Tables de données Peut être partagée


Seul un administrateur peut y accéder
directement
Formulaires, Peut être installée sur plusieurs postes
[Link] Procédures et fonctions clients (en réseau)
spécifiques Ajout possible de fonctions spécifiques
Requêtes, états

System_sag.mdw Groupes d’utilisateurs Gérée par le SGBD


Droits d’accès Maintenue par l’administrateur
La connexion « programmes » - « données » se fait à l’aide du mécanisme de lien (attache)
qui consiste à accéder et mettre à jour les informations se trouvant dans une base distante
de type ACCESS ou autre (SQL SERVER, ORACLE, …).

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Plusieurs utilisateurs peuvent se partager une même et unique base de données => unicité
de la source de données. De plus chaque utilisateur peut développer des programmes et
requêtes spécifiques en plus de ceux qui ont été réalisés durant le projet.
La protection des données est assurée, puisqu’on peut pas accéder directement aux tables à
la base « Données » que si on est administrateur.
Par l’intermédiaire de la base « Programme », les accès sont réglementés par les
autorisations attribuées par l’administrateur aux différents groupes. Chaque groupe
disposant d’un compte et d’un mot de passe.
3.1.1 Présentation des tables de données
La partie « Données » se compose des informations suivantes classées par catégorie :

• Identification, localisation et caractéristiques des points d’eau


• Description lithologique, géologie, toit et mur des couches captées
• Informations descriptives des entités spatiales (région administrative, zone de
prélèvement, aquifère, …)
• Historiques : niveaux, exploitation, qualité
• Données sommaires sur l’usage de l’eau
• Tables de liaison avec le modèle PM5: maillage, relation points d’eau – maillage,
valeurs d’alimentation aux mailles
• Dictionnaire de codification
• Les tables utilitaires utilisées par le système pour son fonctionnement.

[Link] Table « points »

Elle contient toutes les informations relatives à l’identification, et à la localisation des points
d’eau.

L’identifiant ou clé primaire de chaque enregistrement est le n° de classement (« NoClas »).


Il a été conservé la codification qui existe déjà au sein des pays pour des raisons pratiques.
Les risques de doublons sont inexistants parce que la manière de coder le champ diffère
d’un pays à l’autre.

De plus, l’adoption d’une codification spécifique SASS aurait nécessité de renuméroter tous
les points d’eau et d’assurer la correspondance code national – code SASS.

Codification en vigueur

ANRH : le code comporte 9 positions alphanumériques ayant le format «A999-99999»

- A999 : représente le n° du carreau dans lequel est situé l’ouvrage dans un


quadrillage de 1 grade carré dans le système Lambert Paris. Les ordonnées sont
exprimées à l’aide d’une lettre (A à V) et les abscisses en nombres .
- 99999 : est le n° séquentiel du point d’eau dans la grille.

DGRE : le n° IRH, code attribué par le bureau d’inventaire, se présente sur 8 positions
numériques au format 99999-99-9

- 99999 : N° chronologique dans la région


- 99 : 00, 01, 02 ou 03 servant à indiquer les remplacements successifs
- 9: N° de région

56
GWA : la codification employée est du type T/2B/0030/0/85. Ce code se décompose
comme suit :

• lettre représentant le lieu où l’autorisation est délivrée (T pour Tripoli par exemple)
• 9A, le code du secteur dans la région
• 9999, étant le n° séquentiel du point d’eau
• 9 prend les valeurs 1 s’il s’agit d’un forage de remplacement, 0 sinon.
• 99 : ces deux derniers chiffres désignent l’année de réalisation.

Les points d’eau ne disposant pas d’identifiant national ont été codifiés au SASS.

[Link].1 Coordonnées

Les informations de localisation ont été enrichies et mise en cohérence. Deux catégories de
coordonnées sont possibles : degrés décimaux et Lambert. Les champs suivants ont été
créés pour cela :
• « Type géo » : qui peut prendre les valeurs « D » si les coordonnées sont exprimées en
degrés, « G » si elles sont en grades et « L » si elles sont données directement en
Lambert.
• « Long_dec » et « Latit_dec » qui contiennent les coordonnées en degrés décimaux.
Ces champs sont calculés automatiquement lors de l’entrée des données.
• « Zone_UTM » : pour préciser le n° de fuseau UTM (valeur comprise entre 29 et 33).

[Link].2 Type de point d’eau

Les types suivants ont été répertoriés : forage, source, foggaras, piezomètre, forage
artésien, forage pétrolier, sondes à main (DGRE).

Pour les besoins du projet, d’autres types ont été créés : groupe d’exploitation, groupe de
foggara.

[Link].3 Aquifère

Ce champ fait la liaison avec la table « Aquifer » et peut contenir les valeurs suivantes :

Tableau 16 : codification des aquifères et numérotation PM5

[Link] Table «Exploitation»

Deux champs renferment l’information sur les prélèvements : le débit exprimé en l/s et le
volume annuel exprimé en m3/an. La saisie de l’un des deux champs déclenche le calcul
automatique de l’autre.

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Elle renferme les historiques annuels de prélèvement. A chaque donnée est rattachée la
source d’information qui l’a fournie :

Tableau 27 : Liste des différentes sources des historiques de prélèvement

Origine Signification
ERESS : Historiques utilisés dans l’étude ERESS
Invent Foggara : Données issues des inventaires sur les foggaras
Invent. ANRH : Inventaires réalisés par l’ANR ou par les DHW et contrôlés par l’ANRH
RAB : Historiques utilisés dans le cadre du projet RAB
SASS : Données collectées et saisies par l’équipe du SASS
DGRE : Historiques constitués par la DGRE
GWA : Informations fournies par la GWA

[Link] Table « Piezometrie »

Il a été prévu deux champs pour le stockage des données : le niveau statique et le niveau
piézométrique. Cette situation a été dictée par le fait que certaines valeurs de n’ont été
retrouvées que sous forme de niveaux piézométriques .

En cours de saisie, une seule donnée est saisie, l’autre étant calculée automatiquement
quand l’altitude du point d’eau est renseignée.

Comme pour les prélèvements, un champ destiné à contenir l’origine de l’information a été
créé :

Tableau 18 : Origines de l’information piézométrique

Origine
ANNUAIRE PIEZO. Annuaires piézométriques de la DGRE
ANRH Données fournies par l’ANRH
ARMINES_ENIT Historiques de niveaux utilisés dans le cadre de l’étude
ARMINES/ENIT
BRL Etude BRL (1994) : partie libyenne
BRL (1998) Etude BRL (1998) : partie algérienne
DRE_1981 Historiques constitués par la DGRE
ERESS Etude ERESS
GEOMATH Etude GEOMATH (partie libyenne)
GWA Données fournies par la GWA
RAB Historiques utilisés dans le cadre du projet RAB
Rapport inédit_DGRE Recueillies dans des rapports inédits

[Link] Tables relatives à la géologie

L’organisation des données géologiques se fait au moyen des tables :

- « Ages » qui contient les âges géologiques codifiés comme suit :

58
Tableau 19 : Contenu de la table des âges géologiques

Age_Cod Age_descrip
02 Quaternaire
03 Quaternaire Neogene
04 Neogene
05 Neogene Paleogene
06 Palaeogene
07 Cretace
08 Cretace Jurassique
09 Jurassique Triassique
10 Trias
11 Carbonifere
12 Devonien
13 Silurien
14 Ordovicien
15 Ordovicien Cambrien
16 Precambrien

« Etages » où sont listés les étages se rapportant à un âge géologique donné.

Tableau 20 : Exemple des étages et formation du néogène

Etage_Cod Etage_Class Formation Age_cod


0400 N MP 04
0401 N2 MP 04
0402 N1 MP 04
0403 N13 MP 04
0404 N12 MP 04
0405 N11 MP 04
0406 N-Pg MP 04

- « formation » qui représente la dénomination des formations litho-stratigraphiques


existantes dans la zone du SASS. A titre d’exemple, voici les étages appartenant au
secondaire :

Formation Designation
SenC Senonien Carbonifere
SenL Senonien Lagunaire
Trias Trias
Tu Turonien

- « stratigraphie » qui contient la description des différentes couches traversées par le


sondage.

Un module a été développé pour le transfert automatique des données géologiques issues
du logiciel « ROCKWORKS ». Il met à jour l’ensemble des tables concernées par le domaine
« Géologie ».

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Les données de la table EXCEL créée par ROCKWORKS sont réparties à travers les tables
ACCESS prévues à cet effet, comme le montre l’exemple suivant :

ID X Y Z MP Em Ei Pal Sen Sen Tu Ce CIK LIK Tria Palz Td


Ab 2 - 185 679 679 659 659 659 659 659 659 609 529 -538 -538 -538 -538
Al 1 - - 440 440 440 440 440 370 370 370 350 327 -251 -251 -251 -351
Aj 1 - 105 540 540 540 540 540 540 540 540 540 468 -658 -758 -758 -758
AMg - 16 659 659 499 499 499 499 499 499 499 499 169 169 169 169
Arb 1 265 2 175 175 -40 -40 -40 -40 -200 -500 - -784 -1532 - - -
Baa 3 220 430 430 300 300 300 300 130 -70 - -366 -1225 - - -

BAR 283 302 46 46 - - - - -534 -624 - - -2989 - - -

Noclas From To age_cod Etage_code Formation


Ab 2 0 20 06 0613 Em Table
Ab 2 20 70 07 0710 Cen Stratigraphie
Ab 2 70 150 07 0711 CIK
Ab 2 150 1217 08 0801 LIK

En plus de la série de lignes concernant la stratigraphie, un enregistrement est créé dans la


table « Points ». les champs « Noclas », « X_lamb », « Y_lamb » et « profondeur » sont mis
à jour automatiquement par le module de transfert.

[Link] tables de liaison avec le modèle PM5


La liaison BD – Modèle est prévue par le biais des tables :
• « aquifer » en y incorporant le champ n° de couche PM5
• « Points-maillage » qui contient pour chaque point d’eau son n° de maille
• « Aliment » où figurent les valeurs d’alimentation des aquifères en m3/s au centre des
mailles.

Table « Points-maillage »

Elle assure le lien entre le point d’eau et son numéro de maille dans un maillage donné.
L’affectation se fait automatiquement par le système, à l’aide d’une procédure qui est
développé plus loin, en fonction des coordonnées du point d’eau.

C’est en fait la table qui réalise l’interface entre la BD et le modèle PM5 au moment de la
préparation des données d’entrée.

Cette approche, permet une meilleure souplesse dans la gestion et l’actualisation des
données car l’information de base n’est plus la maille, mais le point d’eau : un changement
de maillage n’affecte en rien ces données de base (information originale). Il devient
désormais possible, grâce à cette architecture, de réutiliser l’ensemble des données
collectées et mises en forme durant le projet SASS, ce qui n’est pas le cas pour les autres
études réalisées jusqu’ici.

60
Table «Aliment»

Cette table a été créée pour contenir les valeurs d’alimentation des aquifères (recharge), car
le modèle PM5 ne fait pas la distinction entre prélèvement et recharge (il a besoin de la
somme algébrique des deux valeurs).

Sa structure ressemble à celle de la table « points », mais ne contient que l’identifiant (qui
peut être le n° de maille par exemple), l’aquifère, les coordonnées et la valeur de la recharge
en m3/s.

3.1.2 La partie «programmes»

Quant à la partie « Programmes », elle regroupe les autres objets ACCESS nécessaire à la
gestion et le traitement des données. Un certain nombre d’outils ont été développés pour
permettre :
d’entrer des informations, de les visualiser et de les corriger
d’interroger le système pour extraire des tableaux synthétiques et d’analyse croisée, et
préparer les traitements de modélisation
de réaliser automatiquement les transformations de coordonnées et de préparer les
représentations cartographiques
d’actualiser le système et de mettre en cohérence les informations recueillies par les équipes
des pays.

[Link] Les formulaires de saisie et de modification des données

Pour procéder à la saisie et à la mise à jour des données, un certain nombre de formulaires
ont été réalisés. Mais ils n’ont pas été réellement exploités, la totalité des données ayant été
transféré par le biais de requêtes. Ils sont néanmoins utiles pour afficher la totalité des
données relatives à un point d’eau, réaliser des visualisations graphiques et rechercher des
enregistrements répondant à un critère déterminé.

Ils pourront être adaptés et complétés pour une exploitation au niveau des BD nationales.

Un formulaire à plusieurs onglets a été créé pour contenir l’ensemble des informations
concernant un point d’eau. Une zone commune comprenant le numéro d’identification et le
nom du point d’eau courant (voir annexe 2).

Les avantages fournis par l’usage des formulaires sont multiples :

• saisie des données contrôlées et donc plus fiable


• possibilité d’opérer simultanément sur des informations issues de plusieurs tables en
relation (sous formulaires)
• meilleure souplesse offerte par les contrôles (listes déroulantes, boutons, …)

[Link] Requêtes

Les requêtes réalisées durant le projet SASS peuvent être classées en quatre catégories :
• de mise à jour des données : de loin les plus nombreuses car elles ont permis de
convertir, transférer et organiser les données issues des fichiers existants.
• statistiques et de synthèse utilisées pour le contrôle des données
• spécifiques préparant les traitements pré-modèle et les liens BD - SIG
• de sélection et d’affichage d’informations diverses.

61
[Link] Les modules

Les traitements les plus importants concernent les interfaces BD – SIG et BD – PM5 :

• procédure de constitution du fichier «[Link] »


• génération automatique du maillage selon les paramètres fournis par l’utilisateur
• synchronisation BD – SIG en cas de modification des coordonnées des points d’eau au
niveau de la base de données.
• Affectation automatique de numéros de mailles PM5 à tous les points ayant des
coordonnées.

Mais de nombreuses procédures et fonctions ont été développées à l’aide du langage VBA
pour exécuter des tâches spécifiques. Elles sont appelées par les formulaires et par les
requêtes (voir annexe 2 pour plus de détail).:

3.2 Les outils d’analyse de données

3.2.1 Les requêtes statistiques


Tableau 21 : Pourcentage de lacunes pour les champs
d’identification - localisation

Champ Désignation Valeurs Pourcentage de


non nulles lacunes
NoClas N° d’identification 5598 25,14%
nom Nom du point d’eau 7202 3,69%
typ_ouv Type de point d’eau 7467 0,15%
Aquifere Code aquifère 7172 4,09%
Pays Code pays 7469 0,12%
Wilaya Région administrative 6241 16,54%
long_dec Longitude en degrés décimaux 6575 12,08%
latit_dec Latitude en degrés décimaux 6580 12,01%
x_lamb X Lambert 7061 5,58%
y_lamb Y Lambert 7061 5,58%
Datfin Date de réalisation 5192 30,57%
Altitu Altitude 2651 64,55%
ProInv Profondeur totale du point 5064 32,28%

3.3 Le logiciel SAGESSE

La constitution de la base de données du SASS a donné lieu à la mise en place d’un nombre
considérable d’outils ayant servi à :
• transférer les données mises à disposition par les pays pour le projet,
• introduire des données nouvelles,
• procéder aux vérifications et corrections par formulaires et de façon interactive,
• élaborer des requêtes statistiques et de synthèse permettant de contrôler à tout moment
la fiabilité des données recueillies
• réaliser l’interface avec le modèle PM5 et à automatiser ainsi la préparation des données
pour ce dernier.
• Assurer les connections BD – SIG à travers les fonctions spécifiques.

62
Ces outils développés dans l’environnement ACCESS au fur et à mesure que se sont
constitués les contenus la base de données, ont été regroupés au sein d’un package unique
baptisé « SAGESSE » (Système d’Aide à la Gestion des Eaux du Sahara Septentrional).

L’idée d’élaborer un tel package répond au souhait de mettre en place progressivement un


dispositif permanent de recueil et de gestion des informations relatives au bassin du SASS.
En effet « SAGESSE » comporte tous les éléments de base pour constituer un véritable
tableau de bord pour le suivi de l’exploitation des eaux du bassin.

Destiné principalement aux utilisateurs du SASS (décideurs, équipe chargée du modèle


numérique, administrateur de la BD..), SAGESSE est conçu comme un explorateur qui
affiche les informations recueillies durant le projet sous forme tabulaire ou géographique. Le
basculement entre ces deux modes ainsi que le contrôle des couches SIG se font sur simple
click et ce, sans quitter l’environnement ACCESS.

Il a été réalisé pour regrouper et valoriser l’ensemble des travaux réalisés dans le domaine
de l’organisation et de la gestion des données recueillies et les traitements divers ayant été
développés dans le cadre du projet.

Ce produit, qui au départ avait pour seul objectif l’interfaçage avec le modèle PM5, a été
enrichi et progressivement transformé en un véritable instrument de gestion qui peut être
précieux aussi bien pour les pays que pour la structure de concertation qui serait mise en
place.

3.3.1 Caractéristiques générales

SAGESSE a été élaboré pour les opérations de consultation et de mise à jour des données,
de préparation des entrées pour le modèle PM5 et également pour visualiser des tableaux
synthétiques.

Son architecture ouverte permet l’exploration guidée par le logiciel et la possibilité de


développer des requêtes et traitements supplémentaires non prévus et ce directement sous
l’environnement ACCESS.

Parmi les fonctionnalités innovantes du système, on peut citer :

• Les informations nécessaires au modèle numérique proviennent directement de la base


de données : ce qui offre les avantages suivants :
Ø les données collectées sont réutilisables pour les études d’actualisation futures,

Ø Le système développé est utilisé aussi bien pour la modélisation (but principal )
que pour satisfaire les besoins des décideurs : statistiques, tableaux synthétiques,
cartes thématiques.

Ø l’utilisateur n’aura pas à se soucier du format des fichiers d’entrée pour le logiciel
« modèle », ni de celui des résultats => moins de dépendance vis à vis des
logiciels de modélisation.

Ø les informations ne sont pas introduites par maille, mais par point d’eau : ce qui
garantit une meilleure souplesse. Le maillage est dynamique.

63
• Le SIG s’intègre judicieusement avec la base de données permettant ainsi :

Ø des visualisations cartographiques des thèmes essentiels sans quitter ACCESS,


Ø une mise à jour automatique de la couche «point d’eau » à chaque fois que les
coordonnées sont modifiées ou après introduction de points d’eau nouveaux,
Ø l’affectation automatique, par requête spatiale, d’un numéro de maille aux points
d’eau.
3.3.2 Structure du système
C’est un système ouvert et évolutif élaboré à l’aide d’outils standards sous l’environnement
ACCESS : composants ACTIVEX développés par Microsoft et ESRI, langage de
programmation VBA. Ceci offre les avantages d’une administration non coûteuse du système
et d’une maintenance évolutive et corrective relativement aisée.

SIG
ARCVIEW
Modèle
numérique
SGBD
ACCESS

Données
Données
géographiques
numériques

Autour des noyaux constitués par le SGBD, un certain nombre de développements ont été
réalisés à l’aide du langage VBA et grâce à des composants dédiés (boites de dialogue,
fonctions d’accès au SIG, ).

Ces fonctions permettent essentiellement :

• d’accéder aux fonctionnalités du SIG sans charger ce dernier pour effectuer la plupart
des opérations de visualisation cartographiques.
• d’explorer le contenu de la BD avec des clés d’entrée diverses
• de préparer de façon aisée les données nécessaires au modèle

64
L’interface graphique est composée d’un formulaire principal de consultation qui sert
également de menu général, qui permet d’accéder aux autres fenêtres :

• formulaire « données générales » pour saisir et corriger les données


• formulaires : « graphiques Exploitation », « graphique piézométrie » et « graphique
résidu sec »
• fenêtre de préparation des données pour le modèle PM5 ou Wingép

Le Formulaire « principal » qui s’exécute automatiquement au démarrage sert à guider


l’utilisateur dans l’exploration de la BD. La visualisation peut être numérique ou
géographique.

Formulaire principal

La fenêtre d’exploration des données est en même temps un menu principal à partir duquel
on accède à toutes les fonctionnalités du logiciel. L’exploration tabulaire se fait, pour le
moment, de deux manières: par entité administrative (pays, wilaya) et par aquifère (couche
et type de point d’eau) ; mais Il est possible d’ajouter d’autres clés de sélection ou de
développer davantage les clés existantes (exemple : ajout du niveau « commune » à la clé
« wilaya »)

Le bouton permet de basculer au mode géographique qui affiche une fenêtre carte
contenant les couches principales du SIG.

65
Visualisation de la fenêtre carte

les boutons correspondants aux tâches les plus courantes du SIG ont été incorporés : zoom,
Pan, contrôle des couches et possibilité d’accéder aux informations d’un point d’eau à l’aide
du bouton « info » après avoir zoomé suffisamment.
La sélection géographique et l’accès aux informations de la BD ne ciblent pour le moment
que les points d’eau : seule couche active de la fenêtre carte. Les traitements
cartographiques plus élaborés doivent se faire sous ARCVIEW.

Le bouton permet de contrôler les couches chargées : visibilité ou pas, couleur, affichage
ou non de labels.
Couches principales du SIG
SAGESSE utilise pour l’affichage cartographique une partie des fichiers SHP constitués dans le
cadre du projet.
• le fond topographique : courbes de niveau, agglomérations principales, réseau
hydrographique
• les limites administratives
• les couches représentant les maillages des différentes couches du modèle
• les points d’eau en parfaite synchronisation avec la base de données
3.3.3 Fonctionnalités du logiciel
[Link] avigation et consultation des données
L’explorateur est un moyen souple et convivial de visualisation des données. Le
basculement entre le mode numérique et géographique constitue une facilité supplémentaire
pour les utilisateurs.

66
Plusieurs critères de parcours des données sont disponibles : par région administrative,
par aquifère, par type de points d’eau. D’autres clés peuvent être intégrées moyennant de
légères modifications dans les formulaires.
[Link] Edition des données et contrôles
La mise à jour des données se fait à l’aide d’interfaces adaptées qui facilitent la procédure
de saisie. Les champs importants sont contrôlés et le système n’accepte que des
informations valides.
La structure relationnelle rejette toutes les données qui ne répondent pas aux critères de
cohérence
Les tâches d’adaptation à d’autres besoins sont possibles : ajout de champs dans les
formulaires, contrôles spécifiques sur les données, incorporation d’autres formulaires.
[Link] liens BD-SIG-modèle
Une des innovations du projet SASS est de ne pas considérer la maille comme l’entité
élémentaire d’entrée des données pour le modèle numérique. C’est au point d’eau que sont
rattachées les informations quantitatives de prélèvement, de piézométrie, … et c’est à ce
niveau que l’utilisateur effectue les modifications. Les regroupements et totaux par maille,
sont quant à eux, réalisés au moyen de requêtes exécutées automatiquement lors de la
préparation des données pour le modèle.
Ainsi, les changements au niveau des paramètres du maillage ne constituent plus une
contrainte.
Cette vision permet une meilleure souplesse mais exige qu’une connexion permanente soit
établie entre la base de données et le SIG pour que toute modification sur les points d’eau
se répercutent immédiatement et de façon transparente au niveau des données par maille.
Un formulaire a été élaboré pour réaliser ces opérations de connexion et pour assurer la
synchronisation BD-SIG-modèle.

67
A partir de ce formulaire trois tâches fondamentales peuvent être lancées par l’utilisateur :
• génération d’un maillage pour le modèle
• affectation automatique d’un numéro de maille à tous les points d’eau comportant des
coordonnées Lambert
• synchronisation permanente BD – SIG afin de garder la cohérence entre la table
« points » et la couche SIG correspondante.
[Link].1 génération automatique du maillage
Le premier traitement consiste à générer un maillage adapté au modèle PM5 et
suffisamment paramétré pour fournir plus de souplesse à l’utilisateur.
Un module a été développé dans SAGESSE pour fabriquer un maillage régulier avec les
paramètres suivants : taille de la maille en mètres, nombre de mailles en X et en Y, Origine
du point de départ, angle d’orientation :
Ce maillage peut ou non être circonscrit dans un polygone représentant les limites d’une
zone (extension du CI par exemple). Une fois créé, ce maillage est enregistré en tant que
couche SIG au format SHP. Ceci permet l’élaboration des requêtes diverses par maille et
facilite le transfert des données vers le modèle PM5.
Formulaire d’entrée des paramètres du maillage

Une fois créée, il est possible de charger la grille sur la fenêtre carte et de procéder à des
visualisations par maille :

68
En sélectionnant une maille, cette dernière est mise en évidence et on peut par exemple
lister tous les points d’eau qu’elle contient.

La sélection d’un point quelconque dans la liste produit le fait apparaître dans une autre
couleur au sein de la fenêtre carte pour le mettre en relief.

[Link].2 Affectation d’un numéro de maille aux points d’eau

Le lien BD – modèle se fait par l’affectation à l’aide d’une procédure VBA, d’un numéro de
maille à chaque point d’eau dans le maillage considéré. Ces valeurs sont mises à jour
automatiquement au sein de la base de données.

Cette opération est nécessaire à chaque fois qu’une mise à jour les numéros de maille
s’impose, c'est-à-dire après les événements ci-après :

• modifications au niveau des coordonnées des points d’eau


• ajout de nouveaux points d’eau
• création d’un nouveau maillage ou modification des paramètres d’un maillage donné.

La procédure est lancée en cliquant sur le bouton

[Link].3 Préparation des fichiers PM5

Cette opération se base :

• sur des requêtes ACCESS mettant en jeu les tables « points », « exploitation» /
« piézométrie », « maillage »
• des fonctions écrites en VBA qui transcrivent ces requêtes dans le format exigé par
PM5.

Plusieurs fichiers sont ainsi générés couvrant les besoins de l’équipe chargée du modèle
numérique:

• Somme des prélèvements par maille


• Forages témoins pour la piezométrie
• Observations de niveaux piézométriques en certains points.

Les procédures de récupération des résultats et leur stockage dans la BD ou le SIG sont
également possibles. Celles-ci vont permettre de dresser les différentes cartes de
paramètres hydrauliques calculés par le modèle.

[Link] Explorateur de requêtes

Un nombre important de requêtes et de traitements synthétiques, ayant été réalisés durant le


projet, ont fait l’objet d’un regroupement au sein d’un explorateur de requêtes pour permettre
leur utilisation aisée. Comme le montre l’image suivante :

69
Il est possible d’incorporer d’autres requêtes au sein de cet explorateur : seuls les
administrateurs sont habilités à réaliser ces ajouts.

[Link] Conversion des coordonnées

Lors de la saisie des données, le système calcule automatiquement les coordonnées en


degrés décimaux.

La conversion en Lambert se fait par un utilitaire développé dans le cadre du projet SASS à
l’aide du langage « Avenue »

Cette extension effectue directement sur la table « Points » la conversion en Lambert des
coordonnées géographiques et met automatiquement à jour les champs correspondants.

70
2EE PARTIE

ANALYSE ET SYNTHESE
DES INFORMATIONS
COLLECTEES DANS LE
CADRE DU SASS
4. DONNEES DISPONIBLES REUNIES PAR LE PROJET ET DONNEES
COMPLEMENTAIRES RECOLTEES

Une masse considérable d’informations concernant la zone du SASS est sensée être
disponible vu le nombre d’études réalisées depuis 1970. Mais cette information est en
réalité très fragmentaire et donc pas exploitable sans mise en forme et traitements
préalables. Cette situation est due à divers facteurs :

Ø souvent les données réunies durant ces études ne sont pas mémorisées et se
trouvent dispersées dans les rapports
Ø les bases de données n’ont pas été suffisamment bien conçues pour prendre en
charge les traitements de modélisation
Ø les informations originales par point d’eau sont difficiles à retrouver car toutes les
données étaient exprimées par maille

4.1 Organisation de la collecte des données

Deux sources principales ont été utilisées pour la collecte de données :

Ø fichiers existants au niveau des pays énumérés plus haut


Ø informations provenant des études antérieures et se trouvant sur des fichiers EXCEL
ou sur support papier

Pour le premier groupe, des requêtes et procédures automatiques ont été utilisées pour les
importer dans la BD. Une saisie manuelle a été effectuée pour le deuxième groupe.

Dans les deux cas des procédures ont été développées pour la mise en forme, le contrôle et
l’intégration dans la base commune.

La diversité des sources d’informations et l’opération de transfert dans la base de données


ont nécessité un travail important de vérification, de correction et d’homogénéisation afin de
rendre ces données exploitables.

L’opération de collecte s’est effectuée en deux étapes pour ce qui concerne les données
disponibles au niveau des trois pays. La première phase a été l’occasion de mettre au point
les procédures de mise à jour par requêtes. La deuxième phase est surtout qualitative
puisque faisant suite aux résultats de l’opération d’analyse de données et de détection des
anomalies.
4.1.1 Collecte initiale
Cette procédure entamée avant la mise en place des interfaces d’entrée des données sous
ACESS, a permis d’activer l’opération de mise en place des contenus de la BD. Mais en
contrepartie, une étape d’analyse et de validation a été nécessaire afin de détecter et de
corriger les erreurs éventuelles engendrées par la diversité des sources de collecte et
l’absence de contrôles au moment de la saisie.

[Link] Fichiers ANRH

Trois types de données ont été transmises par l’ANRH et ce pour les deux aquifères
principaux (CI et CT) :

72
• Caractéristiques des points d’eau : un fichier EXCEL par aquifère
• Données d’inventaires et historiques de débits
• Historiques piézométriques.

Tableau 22 : liste des fichiers fournis par l’ANRH

Nom du Fichier Description Nombre de


lignes
Forage ci unique Caractéristiques des points d’eau du CI 898

Forage ct unique Caractéristiques des points d’eau du CT 1750

Ciunique Inventaires réalisés dans le CI 1830

Ctunique Inventaires réalisés dans le CT 1900

Fic1piezCI Historique Piézométrique dans le CI 1320

Fic1piezCT Historique Piézométrique dans le CT 2296

i) Caractéristiques des points d’eau :


Ce fichier contient, en plus des informations sur l’identification des points d’eau, les données
sur les captages et les analyses chimiques.

Table ACCESS
Colonne Signification Traitements effectués
de destination
Wilaya Wilaya où se situe le point d’eau Standardisation des noms
Aquifère CT ou CI
N° de classification des points Standardisation du format des
NOCLAS d’eau représentations « L999-99999 »
LOG Existence des LOG (oui ou non)
DATFIN Date de fin de réalisation Conversions en type date
Longitude au format texte Correction des séparateurs Points
LONGIT exprimée en deg. Min sec degrés, minutes, secondes
LATITU Idem Idem
Altitude du point d’eau Suppression des caractères non
ALTITU numériques
Profondeur totale en m Suppression des caractères non
PROINV numériques
DEBEXP Débit d’exploitation en l/s
Année de la mesure de ce débit Conversion en date
ANEXPL d’exploitation
NIVREP Niveau statique
Niveaux corrigés tenant compte Transformation en valeurs Piezométrie
NIVREP du signe (artésianisme)
DATPOM Date de l’essai de pompage
débit (l/s) Débit de l’essai Suppression des caractères
autres que numériques
Paramètres
rabattement Rabattement
hydrodynamiques
TR( m2/s) Transmissivité ou perméabilité Correction manuelle

73
Coefficient d’emmagasinement Très peu de données
Table ACCESS
Colonne Signification Traitements effectués
de destination
RS(mg/l) Résidu sec Conversion en numérique
ANMESUR Année de mesure du Transformation en date
résidu/sec
ca
mg
k
na
cl
so4
co3

Qualité
co2
ph
temp°C
date Date de l’analyse chimique

haut Hauteurs crépinées (début et Unification des séparateurs,


crépinée fin en m) puis extraction des différentes
couches et conversion des
profondeurs en numérique. Captage
Formation Nom de la formation captée Attribution d’un nom identique
captée à la même formation

DEBPOM Débit nominal


Débit d’exploitation en l/s Exploitation
DEBEXP
Année de la mesure de ce Conversion en date
ANEXPL débit d’exploitation

La première étape a consisté à importer ces deux fichiers « Forages CI » et « forages CT »


en vue de constituer une table des points d’eau ayant un identifiant unique transcrit de la
même façon.
Une fois importé dans ACCESS, plusieurs requêtes « mise à jour » ont du être écrites et
notamment pour:
Ø éclater les colonnes LONGIT et LATITU, après leur transformation en numérique, en
trois rubriques (degrés, minutes et secondes). Ces trois attributs serviront pour le
calcul des coordonnées en degrés décimaux puis en Lambert (liens avec le SIG).
Ø Ajouter des champs supplémentaires du fait que la table contiendra les données
issues des trois pays (pays, type de coordonnées, Est ou Ouest) et attribution
automatique de valeurs à ces champs.

ii) Fichiers inventaires :


Ces fichiers constituent un complément pour la table des points d’eau et contiennent les
historiques de débits pour la période 1982-2000. Un traitement particulier a été effectué sur
ces fichiers :
Ø traitement similaires au fichier « caractéristiques »

74
Ø reconstitution des numéros de classement quand ceci est possible
Ø comparaison avec le fichier des points d’eau (recherche de correspondance pour
éviter les doublons).
Ce troisième point est particulièrement complexe car de nombreux points inventoriés n’ont ni
nom, ni n°de classement, ni coordonnées. Une liste de ces forages a été transmise à
l’ANRH. Quand une de ces rubriques existe, un rapprochement a été effectué avec la table
« points ».
La structure du fichier est la suivante :
Tableau 23 : structure des fichiers d’inventaire
Colonne Signification Traitements effectués Table
destination
Nom Nom du point d’eau
N° BIRH N° de classement Standardisation du format
Année ou date de réalisation Conversion en date (si année
Année de
seulement compléter mois et
Réalisation
jour par « 01/01/ »
Nappe CI ou CT
Wilaya ou « foggara » Supprimer « foggara ». ces Points
Région valeurs sont mises dans une
colonne « type_ouv »
WILAYA Nom de la wilaya Uniformisation des noms
Longitude(géo) Longitude (deg-min-sec) Arranger séparateurs
Latitude(géo) Latitude (deg-min-sec) idem
Ignoré (ne tient pas compte
Longitude(déc) des longitudes négatives)
Latitude(déc)) ignoré
Altitude Altitude
Profondeur Profondeur
Débit initial (à la date de Conversion en numérique et
Débit initial réalisation) en volume annuel
Débit actuel Débit actuel (année d’inventaire) Idem
Si période comprenant début
Année d'inventaire Année ou période d’inventaire et fin, extraire l’année fin.
Conversion en numérique Exploitation
Organisme ayant réalisé
Source d'inventaire
l’inventaire
1982 Débit de l’année 1982 en l/s Conversion en volume annuel
… …
2000 Débit de l’année 2000 en l/s
Niveau statique Niveau statique Niveau statique relevé
Année d’inventaire Piezométrie
Heures Nombre d’heures de pompage
Jours Jours
mois Mois
Débit annuel saisi Volume annuel saisi sur le
terrain
Débit annuel calculé volume annuel calculé en néant
utilisant les colonnes heures,
jours et mois
Diff. de débit Ecart saisi - calculé
(saisi- calculé)
Débit fictif continue Volume ramené en l/s
Etat du forage Etat du forage N’a pas été importé (a servi
pour reconstituer l’historique)

75
Cette troisième partie du tableau n’a pas été traitée et le sera dans la base de données
propre à ANRH. Seuls les résultats issus de ces rubriques et constitués par les colonnes
« 1982 » à « 2000 » ont été exploités car au niveau du SASS, le niveau annuel est
amplement suffisant.

L’importation de ces fichiers « inventaires » s’est réalisée en plusieurs étapes, la première


étape a consisté en la recherche de correspondance avec la table « points » et transfert des
données vers cette dernière et ce, selon la règle suivante :

• si le point d’eau existe dans les deux fichiers (n°de classement identique) : les
informations du fichier « inventaire » mettent à jour les données de la table « Points
SASS »

• si le point d’eau n’a pas de n° d’inventaire :


Ø a) soit il y a correspondance au niveau du nom et dans ce cas le n° est extrait de
la table point d’eau et la règle (a) est appliquée
Ø b) soit le nom n’existe pas et un numéro fictif de classement est attribué au point
d’eau. L’enregistrement est ensuite ajouté à la table « point ». C’est un nouveau
point d’eau.

Cette règle risque tout de même d’engendrer des doublons car ne tenant pas compte de la
comparaison des coordonnées, mais il a été privilégié le risque de doublons par rapport au
risque de perte d’informations. De plus, les coordonnées ne sont pas toujours exactes du fait
de leur transformation préalable du Lambert ou UTM vers les degrés. Une vérification
systématique par l’ANRH est prévue pour épurer la base de données et éliminer les points
d’eau redondants.

Ensuite, l’importation des données sous ACCESS a été effectuée dans les trois tables
concernées, à savoir :

• « points » pour les informations d’identification – localisation


• « exploitation » en ce qui concerne les historiques. Ces historiques regroupent les
débits initiaux, les débits relevés lors de l’inventaire et la série reconstituée par
l’équipe de l’ANRH (1982-2000).
• « piézométrie » dans laquelle a été ajoutée la valeur de la colonne « niveau
statique », l’année de cette mesure étant l’année d’inventaire.

iii) Fichiers « piézométrie »

Ils ont pratiquement la même structure que les fichiers d’inventaire. Il a été procédé à la
comparaison des valeurs piézométriques contenues dans ce fichier avec celles du fichier
« caractéristiques », qui se trouvent être identiques. Les seules valeurs transférées sont
celles des forages « Sonatrach ».

[Link] Fichiers DGRE


Trois types de fichiers ont été communiqués par la DGRE. Ces fichiers sont tous au format
DBASE et leur structure est homogène :

i) Caractéristiques des points d’eau


Fichiers d’identification – localisation des points d’eau situés dans les gouvernorats de
Tozeur, Kebili, Gabes et Tataouine. Ces fichiers ont la structure suivante :

76
Tableau 24 : Structure des fichiers DGRE

Colonne Signification Traitements effectués Table


destination
N° d’identification Arrangement au format
NIRH fixe à 8 caractères
numériques
NOM Nom du point d’eau
NAPPE Nom de la nappe
Latitude en grades Uniformisation des Points
LATI séparateurs
LONG Longitude en grades Idem
ALTI Altitude en m
Date de début des travaux Transformation en type
DATDEB date
DATFIN Date de fin de réalisation Idem
PROF Profondeur
ARRONDIS N° d’arrondissement Libellé au lieu du n°
FORMCAPT Formation captée
COT_DEB Côte début en m Captages
COT_FIN Côte fin en m
DATE Date de l’essai
DEBIT Débit de l’essai Paramètres
RABAT Rabattement hydrodynamiques
NS Niveau statique
RS Résidu sec Conversion en mg/l dans Qualité
le fichier Tozeur

L’importation de ces fichiers s’est effectuée après création des rubriques communes et
homogénéisation avec le fichier des points d’eau issu des données ANRH.

• création des rubriques communes (pays, aquifère (CI ou CT), type de coordonnées)
et mise à jour des valeurs correspondantes
• extraction des attributs grades, minutes et secondes et calcul des degrés décimaux
(après conversion et application du coefficient correcteur 2,5969213 pour les
longitudes correspondant à la longitude de Paris par rapport à Grenwitch)
• mise en forme des champs « date »

Le champ « DATFIN » a été reconstitué comme suit quand il n’est pas renseigné :

• égal à « DATDEB » si celui-ci existe


• égal à DATE (date de l’essai)

ii) Fichiers « exploitation »

Ce sont des fichiers au format Dbase pour Tozeur et Kebili et EXCEL pour Gabes –
Tataouine. Leur structure est la suivante :

77
Colonne Signification Traitements effectués Table
destination
N° d’identification Le n° a été arrangé par la
NIRH
DGRE
NOM Nom du point d’eau
NAPPE Nom de la nappe Exploitation
Q_1982 Volume en 1982 (m3)
… …
Q_1999 Volume en 1999 (m3)

iii) Fichiers « piézométrie »

Colonne Signification Traitements effectués Table


destination
Le n° a été arrangé par la
NIRH N° d’identification
DGRE
NOM Nom du point d’eau
Piézométrie
TN Côte du terrain naturel
NS_1982 niveau en 1982 (m)
NS_1999 niveau en 1999 (m)

[Link] Fichiers GWA

La GWA a transmis au SASS un fichier EXCEL comportant les caractéristiques de 168


forages. Ce fichier ne comporte pas d’anomalies et n’a donc pas subi de traitements
importants à l’exception des points qui n’ont pas d’identifiant et pour lesquels il a été attribué
un n° fictif de classement.

Le fichier contient les colonnes suivantes :

Colonne Signification Traitements effectués Table


destination
well no Identification du point
Other_no Deuxième identifiant
location Localité
xd degrés
xm Minutes
xs Secondes
Longitude en degrés
Long_dec décimaux Points
Yd Degrés latitude
Ym Minutes
Ys Secondes
Latitude en degrés
Lat_dec décimaux

78
T.D Profondeur
G.L (m.a.s.l) Altitude
Uniformisation et
Compl. Date Date de réalisation
conversion
Profondeur début du Ajout de séparateurs et
Tapped from
captage standardisation
Captage
Tapped To Profondeur fin du captage
S.W.L Niveau statique
Yield débit
D.D rabattement Paramètres
Tp Transmissivité en descente hydrodynamiques
Tr Transmissivité en remontée
T.D.S Résidu sec Qualité
T Température

Il manque deux champs importants : l’aquifère (CI ou CT) et la région administrative où est
situé le forage. Le champ aquifère a été rempli manuellement à l’aide du formulaire. Quant
au champ Wilaya, il a été reconstitué à l’aide du SIG pour les points ayant des coordonnées.

4.1.2 Compléments parvenus en mars 2001

[Link] Fichiers ANRH

Les modifications suivantes ont été opérées suite aux recommandations de l’expert chargé
du modèle :

• vérification des données de prélèvement qui après simulations se sont avérées


aberrantes par endroit. Il faut souligner que ces valeurs ont été reconstituées par
l’équipe ANRH puisque issues d’inventaires imprécis.
• Elimination de doublons engendrés par des inventaires réalisés aux mêmes endroits
par la DHW (Direction de l’Hydraulique de Wilaya)
• Intégration de nouveaux inventaires réalisés en 98 et 99.
• Identification des points dont le numéro de classement n’était pas transmis
initialement.
• Vérification de toutes les coordonnées.
• Ajout de la colonne « usage ».

[Link] Fichiers DGRE

La DGRE a procédé aux vérifications des données relatives à la partie tunisienne dont la
saisie a été faite au SASS. Ces données ont porté sur les historiques de prélèvement et de
piézométrie.

De nouveaux points d’eau ont été communiqués : points d’eau situés dans les gouvernorats
de GABES, GAFSA, et MEDENINE + points d’eau de TOZEUR et KEBILI non transmis
initialement.

Un travail de correction important a été réalisé pour attribuer les bons numéros de
classement et pour corriger les coordonnées.

79
Il faut souligner que la DGRE a transmis les données directement sous forme de tables
ACCESS.

[Link] Fichier GWA

Pour la partie libyenne, un complément d’information a été transmis sur support papier et a
été introduit dans la BD commune à l’aide des formulaires.

Ces données ont concerné :

• les données de prélèvement par groupe d’exploitation


• les historiques de piézométrie issus du réseau national
• les historiques de salinité (Résidu sec).

Certaines coordonnées UTM ont été transformées en géographique par l’équipe de la GWA
puis mises à jour dans la BD.

4.2 Procédure de validation

Données fournis par les pays


+
BD Commune Données recueillies par le
SASS

Requêtes statistiques
Détection et correction
d’anomalies de premier ordre Cartes
liste des erreurs repérées

Tableaux croisés

Envoi d’une copie de la


BD aux pays concernés

Vérification – comblement
des lacunes et corrections

Transmission au
SASS

Cette procédure a servi durant le projet à faire les différentes mises à jour : corrections, ajout
de nouvelles données, reconstitution de lacunes, … Les fichiers EXCEL sont de moins en

80
moins utilisés et de nouvelles traditions se sont instaurées progressivement consistant à
opérer directement sur la base de données et non sur des fichiers libres.

Les actualisations à venir seront encore moins lourdes, grâce notamment :

• à la réduction très significative des erreurs aberrantes,


• à l’homogénéisation des formats, codes et procédures,
• aux nouvelles fonctionnalités de mises à jour et de contrôle des données au moment
de la saisie
• au mécanisme de réplication (garantie de cohérence entre les BD)

4.3 Informations collectées

4.3.1 Données ANRH

Trois types de données ont été transmise par l’ANRH et ce pour les deux aquifères
principaux (CI et CT) :

• Caractéristiques des points d’eau : un fichier EXCEL par aquifère


• Données d’inventaires et historiques de débits
• Historiques piézométriques .

Deux grandes catégories d’informations ont été fournies par l’ANRH :

• informations préparées pour les besoins de l’étude BRL


• derniers inventaires réalisés durant la période 91 – 99
le tout se présentant au format EXCEL

Les données ANRH sont celles qui ont posé le plus de difficultés. Ceci s’explique d’abord par
le volume plus important d’informations, mais aussi par la manière dont les inventaires ont
été réalisés :

• absence de numéro de classement pour la plupart des forages,


• beaucoup de champs non renseignés
• présence de doublons par les coordonnées et par les noms de forages
• reconstitution des historiques de débits, les mesures régulières n’étant pas
disponibles
• absence de mesures régulières de niveaux

Plusieurs corrections ont été nécessaires pour parvenir à les importer dans la base ACCESS
(voir annexe 2):

• uniformisation de colonnes : afin de pouvoir regrouper ces fichiers. Il a été nécessaire


de mettre au même endroit les colonnes portant la même information (la rubrique
« niveau » par exemple n’a pas été mise au même endroit pour l’ensemble des
fichiers).

• correction des types de données : concernent surtout les colonnes de type « date »
et « numérique » (date de fin de forage, date de l’essai de pompage et de mesure du
Résidu sec, débit, niveau, altitude, …) qui ont été fournies sous un format texte.

• homogénéisation du n° de classement qui constitue la clé primaire au niveau de la


base de données et qui doit être représenté de la même façon (L000-00000).

81
• correction des valeurs de coordonnées et la standardisation de leur format en vue de
leur importation dans ACCESS.

[Link] Validation des données


La complexité des problèmes conjuguée au volume très important d’informations ont conduit
à rechercher dans un premier temps des méthodes et outils basés sur un traitement
statistique et sur les requêtes spatiales à l’aide du SIG. (voir rapport d’analyse des données
hydrogéologiques du SASS).

Globalement la procédure a touché les domaines qui influent directement sur le modèle
numérique, à savoir :

• la localisation des points d’eau


• leurs caractéristiques hydrauliques
• les historiques piézométriques
• les prélèvements

Identification et localisation des points d’eau :

La représentation cartographique des points d’eau a permis de mettre en évidence certaines


anomalies telles :

• l’absence de coordonnées
• les erreurs dans les unités géographiques (degrés / grades)
• l’interversion des longitudes et latitudes

D’autre part, beaucoup de points d’eau ne possèdent pas de coordonnées du tout (points
issus des inventaires ). Une liste de ces points a été établie, puis transmise à l’équipe de
l’ANRH. La priorité a été accordée à ceux qui disposent d’un historique de prélèvement.
Cette liste comporte également les points d’eau ayant des lacunes au niveau des champs
primordiaux qui sont :

Ø Numéro d’identification,
Ø Nom du point d’eau,
Ø Unité administrative,
Ø Type de point,
Ø Aquifère,
Ø Date de réalisation,
Ø Profondeur,
Ø Profondeurs captées,
Ø Altitude du point d’eau,
Ø Données hydrogéologiques : niveau, débit, Rabattement, RS.

Le cas des données d’inventaires

La plupart des points d’eau figurant dans les fichiers d’inventaire ne disposent ni d’un
numéro d’identification, ni de coordonnées. La démarche suivante a été adoptée pour leur
transfert dans la BD :
Recherche manuelle et rapprochement au moyen des champs : nom, aquifère, date
de réalisation, profondeur, altitude. Si le point existe dans la BD, mettre à jour ses
données par celles de l’inventaire. Sinon il fait l’objet d’une numérotation sous forme
« X000-00000 » comme s’il s’agissait d’un nouveau forage.

82
Cette méthode qui a pour avantage d’exploiter toute l’information collectée, risque
d’engendrer des doublons.

Un certain nombre de requêtes numériques et spatiales ont été mises au point pour atténuer
ces effets : recherches par nom, coordonnées, profondeur et altitude quand ces informations
existent

Ces traitements ne pouvant pas être réalisés de manière systématique, ont été effectués au
cas par cas, manuellement.

Ces données, une fois mises en forme ont été transmises à l’ANRH pour compléter les
lacunes des points d’eau importants et qui disposent d’un historique d’exploitation. Les
coordonnées de ces points ont été reconstituées pour les besoins du modèle.

4.3.2 Données DGRE

Trois types de fichiers ont été communiqués par la DGRE. Ces fichiers sont tous au format
DBASE et leur structure est homogène (voir annexe 2)

§ caractéristiques des points d’eau

fichiers d’identification – localisation des points d’eau situés dans les gouvernorats de
Tozeur, Kebili, Gabes, Tataouine et Gafsa.

Pour permettre leur importation, des traitements préalables ont été réalisés sur ces fichiers :

• adaptation des formats et types de données


• corrections des colonnes contenant les coordonnées
• éclatement de colonnes présentées sous forme groupée

Il a été également nécessaire de procéder à la correction des coordonnées et leur


transformation en degrés décimaux : uniformisation des positions et symboles séparateurs
puis transformation grades – degrés décimaux (avec ajout du coefficient correcteur
« 2,5969213» qui correspond au changement d’origine Paris – GreenWich).

§ Fichiers « exploitation »

Ce sont des fichiers au format EXCEL concernent les gouvernorats concernés. Ces données
se rapportent aux historiques 1981-1999, les données antérieures ayant été prises en
charge par le SASS.

§ Fichiers piezométrie

Concernent les historiques des niveaux sur la période 1981-2000 (une mesure par an).

Les fichiers issus des BD « exploitation », « piézométrie » ont été transférés par des
programmes réalisés pour la circonstance, tandis que les données de caractéristiques des
points d’eau ont été incorporées par requêtes.

4.3.3 Données GWA

Le plus gros des informations ont été saisies au niveau du SASS, car provenant de sources
diverses et non disponibles dans la BD libyenne: rapports d’études, fiches manuelles,…

83
Un fichier contenant les caractéristiques des points d’eau a été fourni par la GWA. Son
transfert n’a pas posé de problèmes majeurs, mise à part le fait que certaines coordonnées
exprimées dans le système UTM ne comporte pas le n° de fuseau.

Les historiques de prélèvement ont été fournis par groupe d’exploitation et non par point
d’eau.

Quant aux historiques de piézométrie, ils ont été livrés sous forme de fiches manuelles, puis
saisis au SASS.

4.3.4 Contribution de l’équipe de projet


L’équipe de projet au niveau du SASS a procédé à la mise à jour des données qui ne
pouvaient pas être prises en charge par les équipes des pays. Ces données touchent
principalement les domaines suivants :

[Link] les informations géologiques


• établissement et interprétation des coupes de forages et entrée des données
géologiques dans la base de données.
• Elaboration de la carte géologique
Les données géologiques traitées et transférées dans la BD concernent 83 forages répartis
sur toute la zone du SASS.

[Link] Les historiques de prélèvement et de piézométrie


Les données de prélèvement et de piézométrie relatives à la période 1950-1981 ont été dans
leur grande majorité recueillies et saisies par l’équipe de projet.

Les sources suivantes ont été utilisées :

• l’étude ERESS complétée par le RAB et l’étude ARMINES/ENIT


• les études récentes réalisées par BRL (1994 et 1998), GEFLI et GEOMATH

Ces données, une fois regroupées dans la BD ont été transmises aux pays pour contrôle et
validation.

[Link] Les données de qualité (salinité)

Les historiques de salinité ont dans leur grande majorité été saisis par l’équipe du SASS.
Des sources diverses ont été consultées voir volume 2-SASS.

4.4 Synthèse des données recueillies dans le cadre du projet

Après divers allers – retours entre le SASS et les trois administrations pour corrections et
comblement des lacunes, le niveau maximum de fiabilité des données a été atteint. Toutes
les possibilités ont en effet été exploitées pour ce faire :

• outils de vérification et de détection d’anomalies


• corrections manuelles
• recoupement entre divers type de données
• déplacements des équipes nationales vers les structures régionales pour valider
certaines informations.

84
Les tableaux suivants indiquent le volume de données recueillies à ce jour.

Caractéristiques générales :

Pays Caractéristiques Paramètres profondeurs de Usages


points d’eau hydrodynamiques captage
Algérie 6147 4176 1009 893

Libye 1054 374 116 29

Tunisie 1172 240 157 146

Total SASS 8373 4790 1282 1068

Historiques :

Exploitation Piézométrie Salinité


Pays
Nombre de Période Nombre de Période Nombre Période
points points de points
Algérie 1654 1950-2000 2135 1950-2000 1091 1889-2000

Libye 36 1980-2000 184 1970-2000 237 1970-2000

Tunisie 837 1950-2000 420 1950-2000 365 1947-2000

Total SASS 2527 2739 1693

4.4.1 Répartition par origine

Plusieurs sources d’informations ont été utilisées pour la collecte des données :

• BD nationales pour les caractéristiques des points d’eau


• Fichiers EXCEL contenant les données d’inventaires (ANRH)
• Saisie manuelle au sein du SASS pour les historiques : exploitation, piézométrie et
résidu sec pour les périodes non couvertes par les BD des pays.

[Link] Historiques de prélèvements

Pays Origine des données Nombre de Mode d’entrée


mesures dans la BD
Algérie ERESS 120 Saisie par le SASS
RAB 298 Idem
Inventaires ANRH 2490 Transfert par programme
Inventaires Foggaras 176 Idem
Libye SASS 37 Saisie par le SASS
Tunisie ERESS 290 Saisie par le SASS
RAB 280 Idem
Réseau DGRE 964 Transfert par programme

85
Les données libyennes sont estimées à partir des renseignements sur les superficies
irriguées. Elles sont fournies par centre de prélèvement qui sont donc au nombre de 37 dans
les deux aquifères confondus. Ils sont positionnés comme suit :

[Link] Historiques de piézométrie


Pays Origine des données Nombre de Mode d’entrée
mesures dans la BD
Algérie ERESS 131 Saisie par le SASS
RAB 30 Idem
Fichiers ANRH 2050 Transfert par programme
BRL 98 22 Saisie par le SASS

Libye ERESS 1 Saisie par le SASS


GEOMATH 119
BRL 45
GWA 26 Transfert automatique
Tunisie ERESS 4 Saisie par le SASS
RAB 5 Idem
ARMINES / ENIT 131 Idem
Réseau DGRE 265 Transfert par programme
Rapport inédit DGRE 232 Saisie par le SASS

le tableau suivant montre la répartition temporelle des mesures piézométriques


collectées pour chacun des deux aquifères principaux :

Aquifère 1950 1960 1970 1981 1990 2000


CI 04 13 77 20 56 202
CT 19 60 219 87 146 66

86
La DGRE et la GWA effectuent un suivi régulier des niveaux par le biais d’un réseau. Ce
qui n’est pas le cas de l’ANRH qui recueille ces informations au moment des inventaires ou
à l’occasion d’études.

Peu de points d’eau disposent d’un historique de longue durée, en dehors des points d’eau
tunisiens. Le tableau suivant montre l’étendue des séries piézométriques :

Série la plus Nombre de points ayant 3 mesures et plus


Pays longue (ans)
Algérie 7 48
Libye 16 39
Tunisie 25 225

87
88
89
[Link] Historique salinité (résidu sec)

Pays Nombre de points Origine de l’information


avec mesure de RS
Algérie 1294 Base ANRH
Données des études anciennes
Libye 175 Fiches points d’eau
Tunisie 365 Base de données
Etudes précédentes

Le tableau suivant synthétise l’évolution du nombre d’observations de Résidu sec par


période :

Période Avant 1972 Entre 1972 et Entre 1982 et Après 1990


Aquifère 1981 1990
CI 165 256 262 73
CT 803 1853 803 347

90
5 TRAITEMENT DES DONNEES ET LEUR VALIDATION

Trois grandes familles de requêtes numériques ont été mises au point pour l’interrogation, le
contrôle et la mise à jour des données :

• Tableaux statistiques sur l’état et le volume de données recueillies


• Requêtes de synthèse et tableaux croisés
• Requêtes statistiques de contrôle et d’analyse

Ces requêtes sont complétées parfois par des représentations graphiques et


cartographiques pour une meilleure interprétation .

5.1 Requêtes statistiques

Un ensemble de requêtes statistiques ont été élaborées pour évaluer l’état des données
recueillies dans la BD. Ces requêtes ont permis de mettre en évidence les lacunes et de
déceler les anomalies que comportent les informations collectées.

Il faudrait souligner que c’est probablement la première fois, au sein des trois
administrations, que les opérations de contrôle et de correction des données ont lieu sur la
Base de Données et non sur des fichiers de travail comme cela se faisait dans le passé.

Ceci représente un acquis important pour les actualisations futures du SASS et constitue un
apport certain pour la validation des données de la zone.

L’ensemble des outils ayant été mis à disposition des pays, leur usage pour le traitement des
informations dans d’autres régions est possible.

5.1.1 Statistiques sur le taux de remplissage des champs importants

Ces champs sont ceux qui permettent d’identifier, de localiser et de caractériser un point
d’eau.

Ces chiffres représentent la situation à la fin de l’opération de collecte, après une longue
opération de contrôle, de correction et de comblement des lacunes menée par les équipes
nationales de projet et par l’équipe du SASS.

Toujours dans ce même domaine, le nombre de points d’eau dont les champs ci-dessus sont
tous renseignés (100% pour l’ensemble) est relativement important comme le montre le
tableau suivant :

91
Le nombre total de points d’eau étant de l’ordre de 8000.

5.1.2 Nombre de points d’eau par Wilaya et par aquifère

Aquifère Pays Wilaya 1950 1960 1970 1980 1990 2000


Adrar 176 176 177 450 412
Biskra 1 1 5 19 19
El Oued 1 1 2 5 13 13
A Ghardaia 3 39 47 119 210
Illizi 22 29
Ouargla 1 16 25 83 85
Tamanghasset 1 1 66 72
Al Jufrah 1 1
CI Ghadamis 1 1 1 1
L Gharyan 1 1 1
Misratah 1 1 1
Sawfajjin 17 18 18
Gabes 3 2 3 3 11 13
Kebili 9 4 10 12 31 42
T Medenine 4 11
Tataouine 6 8 31 36 26 45
Tozeur 10 12
Total CI 23 193 279 331 876 985

Biskra 4 7 7 7
El Oued 7 12 21 43 297 396
A
khenchela 22 22
Ouargla 16 20 21 113 966 979
Tebessa 16 14
Al Jufrah 3 3 5 5 5 5
CT Al Khums 1 1 1 2 2 2
L Misratah 4 4 6 6 6 6
Sawfajjin 2 11 11
Zlitan 3 3 3 4 5 5
Gafsa 6 5
T Kebili 34 48 65 126 290 341
Tataouine 1 2
Tozeur 9 17 37 102 127 151
Total CT 81 115 166 410 1754 1939

Les points d’eau manquants sont ceux dont le champ Wilaya n’est pas renseigné.

92
5.1.3 Répartition du nombre de forages par Type

5.1.4 Listes des lacunes et anomalies

• Points d’eau sans altitude et ayant des mesures piézométriques


• Liste des doublons par les coordonnées
• Points d’eau situés en dehors du maillage et ayant un historique d’exploitation
• …

5.1.5 Nombre de forages par période de réalisation

Quatre périodes ont été définies :

0 - Indéterminée (points d’eau n’ayant pas de date de réalisation)


1 - Avant 1972
2 - 1972-1982
3 - 1983-1990
4 - 1991-2000

Le nombre de forages dont la période est indéterminée est trop important. On constate
également que la période 83 – 2000 a connu un fort taux d’accroissement qui peut
s’expliquer par le développement de l’agriculture.

93
Le regroupement des périodes montre l’importance du nombre de forages réalisés après
l’étude ERESS en 1972.

5.2 Requêtes de synthèse


Statistique des forages par tranche d’age
Les classes d’âge suivantes ont été définies :

1 : <= 20 ans
2 : > 20 et <= 40 ans
3 : > 40 et <= 60 ans
4 : > 60 et <= 80 ans
5 : > 80 et <= 100 ans
6 > 100 ans

La date d’arrêt du forage n’a jamais été renseignée : ceci explique peut être la présence de
forages qui dépassent le siècle. Dans l’exemple suivant, la requête se base également sur
les données d’exploitation (un forage n’ayant pas de donnée de prélèvement a de fortes
chances d’être arrêté).

Etat des prélèvements des forages ayant plus de 80 ans d’age

94
Le nombre de forages dépassant le siècle n’est que de 21 pour les deux aquifères
confondus. Ce qui est nettement inférieur aux chiffres du tableau précédent (>120). On
remarque le débit élevé du forage J01000814.
Graphique d’évolution des prélèvements par aquifère et par pays

Débits globaux par wilaya en 2000

95
Evolution des prélèvements par aquifère et par wilaya (106 M3/an)

Aquifère Pays Wilaya 1950 1960 1970 1980 1990 2000


Adrar 0 0 0 163 200.5
Biskra 3.2 3.2 14.7 51.3 51.3
El Oued 5.5 6.8 13.9 21.8 71.7 71.7
Alg Ghardaia 4.9 27.2 39.4 144.2 252.8
Illizi 22.9 32.5
Ouargla 0.3 34.9 54.5 145.6 148
Tamanghasset 5 0.1 84.8 100.4
Al Jufrah 5 14
Ghadamis 0.1 4.3 4.3 4.3
CI
Lib Gharyan 1.6 1.6 0
Misratah 0 20 6
Sawfajjin 45 117.6 64.7
Gabes 2.2 7.5 3.4 14.8 24.9
Kebili 2.8 5.4 2.1 26.6 38
Tun Medenine 0.1 0.1
Tataouine 0.1 1.6 14.2 12.2 8 9.1
Tozeur 8.4 9.3
Total CI 15.5 16.9 106.4 199.1 889.9 1027.6
Biskra 3.7 10.1 13.1 10.5
El Oued 94.9 95.7 135.2 127.9 201.6 294.2
khenchela 9 9.6
Alg
Ouargla 83.4 93.9 110.6 112.9 387.6 391.3
Tebessa 8.1 7.2

Al Jufrah 2 3 10 94 130 107.8


Al Khums 0.5 0.5 1 12 13 14
CT
Lib Misratah 28.9 24.7 16.9 58 55.9 57.4
Sawfajjin 1 7 27
Zlitan 2 3.1 4.6 6 21.2 26.2
Gafsa 4.9 2.8
Kebili 30.6 50.4 56.5 111.1 240.2 318.2
Tun
Tataouine 1.4 1.5
Tozeur 10.1 15.8 26.9 80 159.1 132.5
Total CT 256.1 297.2 374.8 613.4 1239 1389.8

Total général 271.6 314.1 481.2 812.5 2129 2417.4

96
Relation age - profondeur - prélèvements

Tranches d’âge :

1 : ≤ 20 ans
2 : ≤ 40
3 : ≤ 60
4 : ≤ 80
5 : ≤ 100
6 : > 100

Cette comparaison ne concerne que l’Algérie et la Tunisie parce que les données de
prélèvement pour la Libye sont fournies par groupe d’exploitation (Profondeur inexistante).

5.3 Requêtes de contrôle et d’analyse des données

Ces requêtes ont été élaborées pour tester et détecter les incohérences engendrées par le
transfert des données à partir de fichiers hétérogènes. En général, ces requêtes préparent
l’élaboration de cartes ou graphiques, mieux indiqués pour ce type de traitement

Parmi ces requêtes, qui seront reprises dans le chapitre suivant consacré au SIG, on peut
citer :

• Extraction des points d’eau ayant fait l’objet d’au moins une mesure de prélèvement
• Points d’eau disposant d’au moins une valeur de piézométrie mais dont une, le
champ « altitude » est manquant
• Préparation de la carte des rabattements (deux mesures de niveau :avant 72 et après
90)
• Liste des points d’eau sensés appartenir à une Wilaya et se trouvant à l’extérieur de
celle-ci.
• Préparation de la carte des points d’eau situés en dehors du maillage et disposant
d’un historique de prélèvement

5.4 Le SIG et les requêtes spatiales

Les couches du SIG sont constituées du fond topographique traité et homogénéisé par
IMAGIS et SOMAPHO, des couches hydrogéologiques et hydrauliques issues de la
digitalisation de l’ERESS et complétées par l’équipe du SASS.

97
A ces couches, ont été rajoutées la couverture des points d’eau issus de la BD, les maillages
relatifs aux couches du modèle et bien entendu l’ensemble des cartes thématiques
fabriquées à, partir des requêtes ACCESS ou ARCVIEW.

Le SIG joue un rôle important dans le système qui a été mis en place dans la mesure où il
est utilisé à chaque étape durant le processus de traitement des données :

• correction ou reconstitution de certains paramètres


• requêtes spatiales de détection d’anomalies
• génération du maillage à l’aide du langage incorporé dans le logiciel SIG
• liaison avec le modèle numérique.

5.4.1 Requêtes spatiales de contrôle des données

Procédures permettant de déceler les anomalies de positionnement des points d’eau


(coordonnées, appartenance à une entité spatiale).
Anomalies de coordonnées ou d’appartenance à une entité

Ici les points sensés appartenir au gouvernorat de Kebili et positionnés à l’extérieur du


gouvernorat sont identifiés. Une liste de ces points à vérifier peut être enregistrée dans tous
les formats standards (Dbase, Excel, …) .
CARTE DES POINTS NECESSITANT DES MESURES DE NIVEAU OU D’ALTITUDE.
Cette requête a été élaborée dans le but de définir les travaux complémentaires de terrain à
réaliser en vue d’avoir des cartes piézométriques de référence pour le modèle. L’opération
consiste à extraire de la BD l’ensemble des points d’eau qui disposent d’une valeur de
niveau et parmi eux ceux qui nécessitent une mesure d’altitude sur le terrain.

98
Le résultat de la requête est repris sous ARCVIEW pour l’élaboration de la carte ci-après :

En jaune les points répondant aux critères.

99
5.4.2 requêtes de synthèse et cartes thématiques diverses
Répartition des prélèvements globaux par wilaya en 2000

L’utilisation de requêtes présente l’avantage inestimable d’une mise à jour automatique de la


carte chaque fois qu’un changement se produit au niveau des données de base (ajout de
valeurs nouvelles d’exploitation, changement des limites de wilaya, …).

La fonctionnalité « HOTLINK » du logiciel « ARCVIEW » permet de zoomer sur une Wilaya


pour avoir une répartition détaillée de ces prélèvements au niveau des communes comme le
montre l’exemple suivant :

100
Dans cet exemple, un click sur la Wilaya de Ghardaia affiche une carte de répartition des
volumes extraits par commune. On peut définir ainsi plusieurs niveaux de liens
correspondants à des échelles de plus en plus grandes.
Evolution des prélèvements globaux de 1975 a 2000

On constate rapidement que pour les wilaya « Ouargla » et « El Oued » les prélèvements en
1985 sont à vérifier.
Points d’eau encore exploites disposant d’un historique de prélèvement (>3 valeurs)
Cette carte, qui montre en magenta les points du CI obéissant à ce critère, est le fruit d’une
requête ACCESS mettant en jeu les tables « points d’eau » et « exploitation » qui est
représentée ci-après :

cette requête est reprise directement sous ARCVIEW :

101
Ce traitement peut servir à sélectionner par exemple les points d’eau à inclure dans le futur
réseau de mesure des débits extraits.

102
3EE PARTIE

CONCLUSIONS
ET
RECOMMANDATIONS
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

La mise en place de la base de données du SASS a permis de rassembler et de rendre


homogène l’ensemble des informations disponibles à ce jour sur la zone au sein d’une
structure relationnelle cohérente.

Sans cette architecture ouverte, il aurait été difficile d’imaginer que se réalisent tous les
traitements, requêtes et cartes thématiques que le projet a pu produire.

L’investissement et les efforts consentis sont déjà largement rentabilisés dans le cadre de ce
projet quand on sait, à titre d’exemple, le temps que nécessitait il y a juste quelques années
l’opération d’actualisation d’un modèle après un changement de maillage, l’intégration de
données nouvelles ou l’incorporation d’un nouveau scénario de prélèvement.

Le système développé durant ce projet, qui s’articule autour des liaisons BD – SIG – modèle,
a été d’un grande utilité et constitue pour les pays une base de départ non négligeable pour
le développement d’outils de gestion performants.

Au plan des contenus, beaucoup de choses ont été faites, mais des anomalies subsistent
encore :

• bon nombre de forages sont encore sans identifiant ou sans coordonnées


• la répartition spatiale et temporelle des données n’est pas homogène
• les prélèvements ne sont pas bien maîtrisés

Si on veut se hisser au niveau de fiabilité suffisant pour que les données ne soient plus
entachées de doute, il est nécessaire de travailler davantage sur ces données collectées et
de définir des procédures claires pour le recueil de données nouvelles.

La première tâche ne pourra être réalisée que par les pays eux-mêmes en utilisant les outils
et moyens mis à leur disposition par le SASS. Quant aux mises à jour futures, elles ne seront
fiables que si les procédés de collecte, de codification et de contrôle sont réalisés au niveau
local.

Une décentralisation des moyens de gestion et de traitement devra être prévue et


encouragée pour faciliter les mises à jour futures et pourquoi pas régulières des données.

Mais, le plus urgent consiste à «nettoyer» et à stabiliser la BD actuelle pour mieux refléter la
situation réelle. Cette opération devra impliquer essentiellement les équipes des pays.

104
Les tâches à mener par pays sont récapitulées dans le tableau ci-après :

Tableau 25 : Tâches devant être réalisées sur les contenus des BD nationales

Pays Tâches
Algérie - Vérification des données d’inventaire, affectation d’un numéro d’identification et
élimination des doublons
- Saisie des informations manquantes : coordonnées, profondeur, formation captée,
altitude, dates de réalisation et d’arrêt, état, , …
- Confrontation des historiques de prélèvement avec les informations disponibles au
niveau des usagers
- Constitution de la table des groupes d’exploitation et les rattacher aux points d’eau
- Vérification des informations concernant la géologie
- Délimitation précise des zones d’exploitation et leur cartographie

Libye - confrontation des données saisies au niveau du SASS avec les forages existants
réellement, élimination des doublons et affectation d’identifiants
- constitution d’historiques de prélèvement par forage
- Constitution de la table des groupes d’exploitation et les rattacher aux points d’eau
- Vérification des informations concernant la géologie
- Délimitation précise des zones d’exploitation et cartographie
Tunisie - Vérifier les caractéristiques de points d’eau et compléter les informations
manquantes
- Constituer la table des groupes d’exploitation et les rattacher aux points d’eau
- Vérifier les informations concernant la géologie
- Délimiter avec précision les zones d’exploitation et les cartographier

Dans une deuxième phase, il sera peut-être nécessaire d’intégrer les informations relatives à
la description des équipements de forage et des installations annexes (pompes, moteurs, )
au moins pour les forages les plus importants.

Sur le plan du SIG, il y a lieu de réaliser une cartographie numérique plus précise des zones
présentant un intérêt hydrogéologique particulier : fond topographique à grande échelle,
MNT plus précis, limites des zones agricoles et des extensions envisagées, …

Cependant, les outils techniques ne sont pas suffisants à eux seuls pour garantir le bon
fonctionnement du dispositif de collecte et de mise à jour du système d’information. Il faudrait
également mettre en place une organisation adaptée et des procédures de travail
compatibles avec celles qui sont déjà en place au sein de chaque pays.

C’est ce volet qu’il y a lieu de développer afin que la structure de concertation joue
pleinement son rôle de production d’éléments décisionnels fiables pour une gestion
rationnelle des eaux du bassin.

La mise en place d’un circuit de l’information et de procédures formalisées de traitement est


déterminante pour la réussite du mécanisme de concertation. Ce sont ces aspects, souvent
occultés dans le passé, qui permettent d’accompagner et de pérenniser les outils techniques
développés dans le cadre de l’étude et de les rendre plus efficaces.

105
ANNEXES
ANNEXE 1

Description des tables et


champs de la BD commune
Table: ADMIN_SASS : unités administratives (wilaya, gouvernorat, province)

Champ Désignation Type Taille


Admin_name Nom de l’unité administrative Texte 42
Pays Code du pays : A,L ou T Texte 1
Population Population du dernier recensement Entier long 4
Superficie Superficie en km2 Réel double 8
nom_loc Dénomination locale Texte 20

Table: AQUIFERE : aquifères principaux (CI, CT, Turonien)

Champ Désignation Type Taille


Code Code aquifère : CI, CT, TU Texte 2
Nom Nom complet Texte 30

Table: CAPTAGE : hauteurs crépinées des forages

Champ Désignation Type Taille


noclas No de classement Texte 14
Num_capt N° séquentiel de la couche Octet 1
prof_deb Profondeur début de la crépine (m) Réel simple 4
prof_fin Profondeur fin de la crépine (m) Réel simple 4
formation Formation Texte 40

Table: COUCHES SIG : couches du SIG utilisées dans la fenêtre carte

Nom Désignation Type Taille


layer_id N° de couche (séquentiel) Entier 2
nom Nom de la couche (nom du fichier shp) Texte 12
description Description de la couche en clair Texte 30
affichage Affichée ou non dans la fenêtre carte Oui/Non 1
étiquette Visibilité des labels Oui/Non 1
color_back Couleur du fond Entier long 4
color_out Couleur du trait Entier long 4
style Style remplissage Entier 2
symb_pt Symbole pour les entités ponctuelles Entier long 4
chp_etiq Champ utilisé pour l’étiquette Entier 2

Table: EXPLOITATION : chronique de débits ou prélèvements

Nom Désignation Type Taille


Noclas N° de classement Texte 14
an_mesure Année de mesure du débit ou Entier 2
prélèvement
débit Débit en l/s Réel simple 4
prélèvement Volume annuel prélevé en m3 Réel double 8
origine Origine de la mesure ou de l’information Texte 20

3
Table: HYDRODYNAMIC : valeurs des paramètres hydrodynamiques

Nom Désignation Type Taille


Noclas N° de classement Texte 14
Date_mesure Date de mesure Date/Heure 8
Duree Durée de l’essai de pompage Octet 1
NS Niveau statique en m Réel simple 4
Debit Débit en l/s Réel simple 4
Rabattement Rabattement en m Réel simple 4
Transmiss Transmissivité Réel double 8
Permeab Perméabilité Réel simple 4
Coeff_emmag Coefficient d’emmagasinement Réel simple 4

Table: PAYS : liste des pays concernés par la zone

Nom Désignation Type Taille


Code Code du pays : A, L ou T Texte 1
Nom Nom complet Texte 20

Table: PIEZOMETRIE : historique des mesures piézométriques

Nom Désignation Type Taille


Noclas N° de classement Texte 14
An_mes Année de mesure Entier 2
Niveau Niveau piézométrique en m Réel simple 4
Rpere Altitude du Repère en m Réel simple 4
Alt_np Altitude du niveau piézométrique Réel simple 4
Origine Origine de la mesure Texte 20
Observation Observation sur la qualité de la mesure texte 10
(lexique)

Table: POINTS : caractéristique des points d’eau

Nom Désignation Type Taille


Noclas N° de classement du point d’eau Texte 14
nom Nom Texte 40
typ_ouv Type de points d’eau (lexique) Texte 20
Aquifère Code aquifère Texte 2
nappe Formation Texte 40
Pays Code du pays Texte 1
Wilaya Unité administrative Texte 30
Region Région économique Texte 30
grp_exp Groupe d’exploitation Texte 20
Longit Longitude telle que recueillie Texte 12
Latitu latitude Texte 12
type_geo Type de coordonnées (lexique) Texte 1
X_geo Longitude degrés Octet 1
x_min Longitude minutes Octet 1
x_sec Longitude secondes Octet 1
est_ouest Est ou Ouest de Greenwich (E ou W) Texte 1
Y_geo Latitude degrés Octet 1
y_min Latitude minutes Octet 1
y_sec Latitude secondes Octet 1

4
long_dec Longitude en degrés décimaux Réel double 8
latit_dec Latitude en degrés décimaux Réel double 8
x_lamb X Lambert en m Réel double 8
y_lamb Y Lambert en m Réel double 8
LOG Existence de log de forage Logique 1
Datfin Année de fin de réalisation Date/Heure 8
objet Objet du point d’eau (lexique) Texte 30
Altitu Altitude en m Réel double 8
Proinv Profondeur de l’ouvrage en m Réel double 8
etat Etat du point d’eau (lexique) Texte 20

Table: QUALITE : valeurs des paramètres chimiques

Nom Désignation Type Taille


Noclas N° de classement Texte 14
date Date de mesure Date/Heure 8
RS Résidu sec Réel simple 4
ca Calcium Réel simple 4
mg Magnésium Réel simple 4
k Potassium Réel simple 4
na Sodium Réel simple 4
cl Chlore Réel simple 4
so4 sulfates Réel simple 4
co3 Réel simple 4
co2 Réel simple 4
ph Réel simple 4
temp Température de l’eau en °C Réel simple 4

Table: LITHOLOGIE : codes et description des formations lithologiques traversées

Nom Désignation Type Taille


code_litho Code de la formation lithologique Texte 4
description Description en clair Texte 50

Table: LITHO_POINT : lithologie au point d’eau

Nom Désignation Type Taille


Noclas N° de classement du point d’eau Texte 14
Code_Litho Code de la couche lithologique Texte 4
Prof_deb Profondeur début en m Réel simple 4
Prof_fin Profondeur fin en m Réel simple 4
media_cond Conditions du milieu (lexique) Octet 1
type_aquifer Type d’aquifère (lexique) Octet 1
Porosité Porosité Réel simple 4
Perméabilité Perméabilité Réel simple 4

5
Table: MAILLAGE : liste et caractéristiques des maillages créés

Nom Désignation Type Taille


maillage N° de maillage Octet 1
X_orig X du point de départ en m Réel simple 4
Y_orig Y du point de départ en m Réel simple 4
Taille Taille de la maille en m Entier 2
nb_grille_x Nombre de mailles en X Entier 2
nb_grille_y Nombre de mailles en Y Entier 2
Angle Angle d’orientation en ° Réel simple 4

Table: MAILLAGE_POINTS : relation points – maillage

Nom Désignation Type Taille


noclas N° de classement du point d’eau Texte 14
maillage N° de maillage Texte 10
maille N° de maille dans le maillage considéré Texte 12

Le numéro de maille est mis à jour par une procédure faisant appel à une requête spatiale.

Cette procédure doit être lancée à chaque fois qu’un changement de coordonnées a lieu.

Table: ALIMENT : zone d’alimentation (dans cette version, c’est un élément ponctuel). Cette
table a été ajoutée pour les besoins de PM5 qui traite le débit aux mailles comme la somme
algébrique [alimentation + prélèvements])

Nom Désignation Type Taille


Couche Couche du modèle Texte 50
Aquif N° d’aquifère (n° PM5) Réel double 8
Noclas N° d’identification de la zone d’alimentation Texte 255
X X lambert de la zone en m Réel double 8
Y Y lambert en m Réel double 8
Alim Alimentation en m3/s Réel double 8

Table: ALIM_MAILLAGE : relation alimentation – maillage

Nom Désignation Type Taille


Noclas N° de classement pour zone d’alimentation Texte 254
Maille N° de maille Texte 10

Le numéro de maille est mis à jour automatiquement par une procédure utilisant une requête
spatiale d’affectation. Cette procédure doit être lancée à chaque changement de
coordonnées ou à l’occasion d’un nouveau maillage.
Table: LEXIQUE : contient la signification des codifications utilisées

Nom Désignation Type Taille


Nom Nom du lexique Texte 25
Code Code de l’élément de lexique (numéro Octet 1
séquentiel)
Description-Fr Description en langue française Texte 50
Description- Description en anglais Texte 50
Eng
Observation remarques Texte 20

6
ANNEXE 2

Notice d’utilisation
de SAGESSE
INTRODUCTION

SAGESSE a été développé dans le souci de regrouper et de capitaliser l’ensemble des


développements informatiques réalisés dans le cadre du projet SASS afin de constituer
progressivement un outil de gestion des données utilisables aussi bien par les pays pour
leurs besoins propres que par la structure de gestion concertée du bassin prévue pour
l’après projet.

La mise en place de ce système a permis entre autre :

• Une synthèse de toutes les données disponibles (informations recueillies par les
pays, données collectées dans le cadre des études réalisées dans la zone) qui ont
été regroupées et organisées sous la forme d’une base relationnelle exhaustive qui
permettra à l’avenir de réduire considérablement les coûts et délais de la phase de
collecte de données.
• Des outils facilitant la préparation des données d’entrée pour le modèle numérique
ont été développés. Ces outils ont permis et permettront de mettre en œuvre plus
facilement les scénarii d’exploitation.
• Des procédés de mise à jour et de transfert des données qui rendent aisés les
opérations d’actualisation du modèle du fait de l’harmonisation des données devant
provenir des trois pays.

SAGESSE c’est donc en résumé :

• une base de données relationnelle conçue pour répondre de façon durable à la


gestion du bassin et pouvant apporter des réponses concrètes aux préoccupations
des trois pays,
• un ensemble de modules permettant de s’affranchir des opérations fastidieuses de
préparation des données pour le modèle et de fournir plus de possibilités au
modéliste pour intégrer plus d’hypothèses,
• une interface conviviale de navigation, de recherche, de sélection des données et de
mise à jour des données
• un arsenal de requêtes statistiques pouvant être enrichi et personnalisé selon les
besoins.

Les procédés utilisés pour le développement de ce système offrent une solution


technologique durable et une migration aisée vers des systèmes haut de gamme dans le cas
où cela deviendrait nécessaire (volume de la BD, utilisation accrue par plusieurs utilisateurs,
multiplication des intervenants, intégration de données supplémentaires…). Ces techniques
d’actualité se résument en :

• l’usage de la technologie ACTIVEX


• l’exploitation des outils SIG pour l’interfaçage avec le modèle numérique
• le paramétrage qui permet une maintenance aisée du système.

SAGESSE comporte donc trois parties essentielles qui sont :

• la BD proprement dite : structure des tables et requêtes


• l’interface utilisateur : navigateur, formulaires de saisie
• les modules permettant le lien avec le modèle numérique et les fonctions VB de
personnalisation et de connection avec le SIG.

8
Installation

Configuration requise

SAGESSE a été conçu pour fonctionner en mono-poste sous Windows 9x, 2000 ou NT. Il
fonctionne de façon optimale avec les équipements acquis dans le cadre du projet pour
chacun des trois pays et au niveau du SASS à Tunis, c’est à dire des Pentium III avec :

• 128 Mo de RAM
• 1 écran 17’’
• 1 Lecteur ZIP

les logiciels suivants sont requis pour le fonctionnement de SAGESSE :

• OFFICE 2000 Professionnel incluant ACCESS


• ARCVIEW 3.2
• SPATIAL ANALYST

Procédure d’installation

L’installation se fait de façon manuelle par simple copie des fichiers figurant dans le
CDROM. Il faut créer deux dossiers au sein d’un même lecteur :

• Le dossier «SAGESSE» devant contenir la base de données


• Le dossier «CARTES_SASS» où seront recopiés les fichiers cartographiques

Fichiers fournis avec le logiciel :

• Le dossier «SAGESSE» qui renferme les fichiers suivants :


Ø Sagesse_data : fichier contenant les données seulement (tables)
Ø [Link] : fichier contenant les autres objets de base de données
Ø [Link] : fichier d’informations sur les groupes de travail

Ø [Link] : fichier icône


Ø [Link]
Ø [Link]
Ø [Link]

Ø Init_lamb.ave : Initialisation de l’extension «Maj_DB_Lamb»


Ø Maj_DB_Lamb.avx : extension pour la conversion géographique–Lambert et
mise à jour de la BD
Ø gen_maille_clip.mbx : génération du maillage
Ø histo_maille.mbx : affectation de numéros de mailles aux points d’eau.

9
• Le dossier «CARTE_SASS» qui comporte les fichiers ARCVIEW suivants :

Ø admin_sass.dbf
Ø admin_sass.sbn
Ø admin_sass.sbx Limites administratives
Ø admin_sass.shp
Ø admin_sass.shx

Ø courbes_niv.dbf
Ø courbes_niv.sbn Courbes de niveaux
Ø courbes_niv.sbx
Ø courbes_niv.shp
Ø courbes_niv.shx

Ø ext_ci.dbf
Ø ext_ci.shp Extension du CI
Ø ext_ci.shx

Ø ext_ct.dbf
Ø ext_ct.shp
Extension du CT
Ø ext_ct.shx

Ø ext_sass.dbf
Ø ext_sass.sbn
Ø ext_sass.sbx
Extension de la zone
Ø ext_sass.shp
Ø ext_sass.shx

Ø [Link]
Ø [Link]
Ø [Link] Failles

Ø grille_ci.dbf
Ø grille_ci.sbn
Ø grille_ci.sbx
Maillage du CI
Ø grille_ci.shp
Ø grille_ci.shx

Ø grille_ct.dbf
Ø grille_ct.shp
Maillage du CI
Ø grille_ct.shx

Ø [Link]
Ø [Link]
Ø [Link] Réseau Hydrographique
Ø [Link]
Ø [Link]

Ø [Link]
Ø [Link] Méridiens
Ø [Link]

10
Ø [Link]
Ø [Link]
Ø [Link] Parallèles

Ø points_sass.dbf
Ø points_sass.sbn
Ø points_sass.sbx
Ø points_sass.shp Points d’eau
Ø points_sass.shx

Ø [Link]
Ø [Link]
Ø [Link] Routes principales
Ø [Link]
Ø [Link]

villes_1.dbf
Ø villes_1.sbn
Ø villes_1.sbx Agglomérations principales
Ø villes_1.shp

Procédure d’installation

Etape 1 :

• Copie des fichiers ci-dessus énumérés dans les dossiers respectifs. Une seule condition
la même unité de disque doit abriter les dossiers «SAGESSE» et «CARTE_SASS».
• Création du raccourci avec les propriétés suivantes :

"C:\Program Files\Microsoft Office\Office\[Link]" U:\sagesse\[Link]


/wrkgrp U:\sagesse\[Link] »

Avec comme répertoire de démarrage : U:\sagesse

La lettre U représentant la lettre du lecteur où ont été recopiés les fichiers.

Etape 2 : Copie des modules annexes

Cette opération concerne les programmes «Avenue» et «Mapbasic» développés pour


assurer des fonctions de connection BD - SIG – PM5

• Fichiers «Avenue» :
Ø Init_lamb.ave dans le répertoire «Sagesse »
Ø Maj_DB_Lamb.avx dans le dossier «U:\esri\AV_GIS30\ARCVIEW\EXT32»

U désignant le lecteur où est installé le logiciel ARCVIEW.

• Fichiers «Mapbasic» :
Ø gen_maille_clip.mbx : dans le répertoire «Sagesse »
Ø histo_maille.mbx également dans «Sagesse»

11
Etape 3 : configuration ODBC

Pour cela lancer le module «Odbc 32 » à partir du panneau de configuration :

Le but de la manœuvre est d’ajouter la source de données «SAGESSE» afin de pouvoir s’y
connecter à partir d’Arcview .

L’écran suivant apparaît :

• A ce niveau, cliquer sur le bouton «Add» après avoir sélectionné le driver «MS
ACCESS DATABASE». Ensuite dans l’écran suivant taper :

Le nom de la data source : «SAGESSE» et choisir le nom de la base système copiée


auparavant dans le dossier adéquat (qui contient la BD).

12
Cliquer sur OK et fermer les fenêtres du panneau de configuration.

Informations sur les groupes de travail :

Trois groupes ont été créés possédant chacun des privilèges et droits d’accès. Un mot de
passe et un compte sont attribués à chacun de ces groupes :

Le groupe «Administrateur»

Dispose de tous les droits de mise à jour des données et de modification des autres objets
de la base. Un administrateur unique existe pour l’instant (siège du SASS à Tunis).

Le groupe «équipes de projet»

Il s’agit des utilisateurs des équipes des trois pays qui disposent chacune d’un compte et
d’un mot de passe propre. seules les données pourront être mises à jour par ce groupe qui
n’est pas autorisé à modifier certains objets comme les tables utilitaires, les formulaires
communs et de configuration.

Chaque pays peut accéder aux informations des deux autres, mais seules les modifications
apportées aux données du pays en question sont prises en compte lors de l’actualisation de
la base commune se trouvant au SASS.

Le groupe «équipe modèle»

Celui-ci possède les droits d’accès en lecture seule sur l’ensemble des données et peut
modifier certains objets de la BD propre au modèle numérique.

Liste des groupes :


Ø SASS (Administrateur)

Ø ANRH
Ø DGRE
Ø GWA

Ø Modele :

Ø Invité: Seulement la consultation.

13
Présentation de la base de données

Les objets de la BD

Comme toute base ACCESS, la base du SASS est composée d’objets système et
utilisateurs :

• les tables où sont stockées les données de base,


• les requêtes qui contiennent les commandes permettant de visualiser une partie des
données provenant d’une ou plusieurs tables et répondant à des critères,
• les formulaires permettant d’afficher et de saisir les données
• les rapport qui servent à présenter sous forme d’états les résultats de requêtes ou de
tables afin des les imprimer ou de les envoyer vers d’autres logiciels bureautiques.
• les macros qui exécutent des actions prédéfinies en réponse à des évènements (click
sur un bouton par exemple),
• et enfin les modules où sont rangés les programmes spécifiques développés dans le
langage VBA pour réaliser des fonctions non prévues dans ACCESS (procédures ou
fonctions spécifiques).

Schéma de la BD :

Des relations sont établies entre ces différentes tables selon les règles recensées lors de
l’étude conceptuelle. Ces relations permettent de veiller à chaque modification l’intégrité du
système:

• on ne peut pas par exemple créer un historique d’un point d’eau qui n’est pas encore
dans la table «POINTS»
• Si l’identifiant d’un point est modifié, l’ensemble des tables en relation sont
automatiquement mises à jour.

14
• Si on tente de supprimer une wilaya qui comporte au moins un point d’eau, le
système affiche un message d’erreur.

Ces relations sont également très intéressantes pour l’élaboration de requêtes (jointures).

Cette structure provient du modèle conceptuel des données dont il représente un sous
ensemble car seules les informations nécessaires au projet ont été prises en compte. Ce qui
a donné les tables suivantes, classées par catégorie:

Les tables :

Tables de données statiques:

• Points : caractéristiques des points d’eau identifiés par un code unique qui est le
champ «NOCLAS». Ce champ est repris tel qu’il existe au niveau de chaque pays
(codification identique).
• Adm_lmb et Pays représentent respectivement les entités administratives (Wilaya
ou municipalités) et les pays.
• Captage et Aquifère contiennent les informations sur les couches captées.
• Maillage et Maillage-points : la première comporte les caractéristiques des
maillages (on peut en avoir plusieurs selon la taille des mailles, l’extension, la prise
en compte ou non d’une couche aquifère). La deuxième est une table intermédiaire
faisant le lien entre les deux (un point d’eau appartient à une maille dans un maillage
considéré).
• Usages: principaux usages des points d’eau (AEP, irrigation, …). Un point d’eau peut
avoir plusieurs destinations.
• Ages, étages et Formations : contiennent respectivement les ages géologiques, les
étages et les différentes formations litho-stratigraphiques existantes dans le SASS.
• Stratigraphie : description des différentes couches géologiques des points ayant
servi au tracé des coupes.

Tables d’historiques :

• Piézométrie : série des valeurs piézométriques par point et par année. La valeur est
soit un niveau statique, soit un niveau piézométrique. La conversion est réalisée par
le système quand le champ «altitude» est renseigné.
• Exploitation : historique des prélèvements également par année. Deux champs sont
acceptés : le débit en l/s ou bien le volume en m3/an, la transformation de l’un en
l’autre est effectuée automatiquement au cours de la saisie.
• Qualité : contient les valeurs d’analyses chimiques par date et par point.
• Hydrodynamic : historique des valeurs des paramètres hydrauliques. Nous avons
préféré associer une date à ce type de données, même si, actuellement, une seule
mesure au plus est rattachée à chaque point d’eau.

Tables utilitaires :
Ce sont des tables utilisées par le système pour son fonctionnement. En général ces tables
ne peuvent être mise à jour que par l’administrateur :

• Lexique: contient l’ensemble des codifications utilisées dans la base. Elle se


présente sous la forme d’un dictionnaire Code – Signification en clair.
• Couches_SIG : liste des couvertures SIG et des attributs associés.
• Liste_requete : liste de toutes les requêtes que l’on peut exécuter par le biais de

l’explorateur (bouton ).

15
Tables de liaison modèle :

Ces tables annexes sont créées et mises à jour par des programmes et servent
exclusivement pour les opérations de préparation des données pour le modèle numérique.
Leur présence est indispensable pour le bon fonctionnement du système.

• Aliment : comporte les données d’alimentation par maille en m3/s. Les données
d’alimentation sont saisies par maille et non pas par point.
• Alim_maillage: relation entre Point et Aliment

Les formulaires:

Ils constituent l’interface utilisateur pour parcourir et modifier les données de façon simple et
conviviale. Les formulaires indispensables sont les suivants :

• «Principal» : c’est le formulaire qui est lancé automatiquement lors du chargement


de la BD et qui affiche l’explorateur. Il joue le rôle de menu principal et de navigateur
des données de points d’eau.
• «Données générales» : c’est le formulaire qui permet de saisir les données sur les
points d’eau. Il se présente sous la forme d’onglets à plusieurs page qui comporte
chacune une catégorie d’information pour un point donné.
• «Rechercher par Noclas»: permet d’introduire un n° de point à rechercher
• «Import_géeologie» : procédure d’importation des données issues du logiciel
«ROCKWORKS»

Les sous formulaires reliés au formulaire «données générales»

• «sf_hydro»: pour la saisie des paramètres hydrauliques


• «sf_captage» : introduction des niveaux captés
• «sf_usage» : pour l’introduction des informations sur les usages
• «sf_exploit» pour la saisie des historiques d’exploitation
• «sf_piezo» : saisie des chroniques de niveaux
• «sf_qualite» : pour l’entrée des données de qualité
• «sf_strati» : introduction des coupes stratigraphiques

• «Graphique exploitation» : affichage du graphique d’évolution des prélèvements au


niveau d’un point d’eau
• «Graphique NS» «graphique piézométrie» graphiques pour les séries de niveaux
statiques et de niveaux piézométriques
• «Graphique Salinité»: courbe des valeurs de résidu sec pour le point en cours.

• «maj liste requete»: Explorateur des différentes requêtes réalisées et classées par
catégorie

• «Controle couches» : permet de configurer les paramètres de la fenêtre carte

• «Vers mapinfo»: transfert des données vers le SIG pour affectation d’un n° de
maille
• «Vers mapinfo_alim»: Idem que précédent mais pour les données d’alimentation
• «De mapinfo»: récupération des résultats de la requête spatiale pour l’affectation
des n° de mailles
• «De mapinfo_alim»:Idem mais pour les données d’alimentation

16
• «Pre_modele» fenêtre de saisie des paramètres et d’exécution de la procédure de
transfert des données vers le modèle numérique (format PM5).

Les requêtes :

Un grand nombre de requêtes a été réalisé durant le projet. Les plus importantes ont été
regroupées dans un catalogue (table liste_requete) afin de fournir à l’utilisateur la possibilité
de les lancer par simple click au sein d’un explorateur de requêtes.

Le classement de ces requêtes peut être revu ou adapté à des besoins spécifiques et l’ajout
d’autres requêtes au catalogue est une opération aisée (voir description plus loin) qui doit,
soulignons le, être réalisée par l’administrateur de la BD.

Contenu du catalogue des requêtes :

groupe Nom
Nombre de points par période
Nombre de mesures exploitation par origine
Nombre de mesures piezo par origine
Nombre de mesures piezo par période
Nombre de points par pays ayant usage
Nombre de points par tranche age
Nombre de points par tranches débits
Nombre de points par type ouvrage
Nombre par aquifère et par pays
Nombre par aquifère et wilaya
mesures piezo avant 81 et après
Piézomètres par maille
piézométrie par origine
Statistiques points d'eau points avec exp en 2000
Points ayant 1 prélèvement avant 82 et un autre après 82
Points ayant au moins deux mesures piezo
Points ayant captages
Points ayant données hydrodynamiques
Points bien renseignés
Points exploités après 95 et ayant plus de 3 mesures
Points par pays ayant historique exploitation
Points par pays ayant historique Qualité
Points par pays ayant Historique piezo
points par Wilaya et Aquifère
Points tous renseignés
Taux de remplissage des champs
Historiques prélèvements
Prélèvements CI par Unité Administrative et par année
prélèvements comparés en 2000
prélèvements comparés en 82
Prélèvements CT par Unité Administrative et par année

17
groupe Nom
Prélèvements globaux par année et par wilaya
Prélèvements Globaux par Unité Administrative et par année
Prélèvements
prélèvements par aquifère année et wilaya
Historique prélèvements par maille
somme des prélèvements par pays et aquifère en 2000
somme des prélèvements par wilaya
Relation prélèvements profondeur age par année
Piézométrie synthèse exploitation par maille et par année
Volumes par usage et par pays
Exploitation en fonction de l’ age
Requêtes de synthèse Forages dont age est sup. à une valeur et qui sont exploités
Forages par classes de profondeur

Seules les requêtes sélection figurent dans ce catalogue. Les autres requêtes action doivent
être lancées au sein de la fenêtre base de données ou pour certaines d’entre elles par
programme.

Voici la liste de celles qui doivent absolument exister dans «SAGESSE» pour que celui-ci
fonctionne :

Type Nom de la requête Fonction


Affecter période Affecter un n° de période à chaque point d’eau (∗)
age des forages Calculer l’âge des forages
calcul ratio Calcul du ration «Nombre de forages»/ «Somme
Requêtes
des prélèvements»
Intermédiaires tranches débits Affectation d’une tranche de débit au points
d’eau(∗)
Exploitation distinct Points d’eau ayant historique d’exploitation
piezo distinct Points d’eau ayant historique de piezométrie
qualite distinct Points d’eau ayant historique de qualité
usages distinct Points d’eau ayant informations sur l’usage

bd_mapinfo Extrait les points ayant des coordonnées Lambert


pour envoi vers le SIG
Requêtes de bd_mapinfo_alim Extrait les données d’alimentation ayant des
liaison – PM5 coordonnées Lambert pour envoi vers le SIG
historique exploitation Constitution des historiques de prélèvements par
par maille aquifère et par maille. Seuls les points ayant un n°
de maille sont pris en compte
calcul NP par altitude Mise à jour du niveau piézométrique par le valeur
du niveau statique. Altitude non nulle
calcul NS par altitude Mise à jour du niveau statique par le valeur du
niveau piezimétrique. Altitude non nulle


Voir annexe 3

18
Requêtes conversion en degrés Rectification des longitudes par shift de 2,5969213
Mise à jour décimaux DGRE + transformation en degrés décimaux pour les
points de la DGRE dont les coordonnées sont
exprimés en grades Paris.
Conversion en degrés Conversion en degrés décimaux pour les autres
décimaux points.
maj_Prelev_parDebit Mise à jour du volume annuel par le débit fictif
continu
maj_Debits_parPrelev Mise à jour du débit fictif continu par le volume
annuel

Les autres requêtes ayant servi pour le transfert des données hétérogènes issues des trois
pays ont été supprimées car n’ayant plus aucune utilité (d’autres procédures de transfert ont
été développées à partir des BD installées au niveau de ces derniers).

Les Macros :

Les macros sont en général utilisées pour réaliser des actions prédéfinies dans ACCESS en
réponse à des événements.

«Autoexec» : macro de démarrage de «SAGESSE» qui ouvre l’explorateur


«Editer points d'eau» : permet de charger le formulaire de saisie des points d’eau après un

click sur
«grades ou degrés» : affiche le texte «Degré» ou «Grad» selon le choix opéré par
l’utilisateur pour le contrôle «unité geog.»
«graphique exploitation» : charge le formulaire qui permet d’afficher le graphique
exploitation.
«graphique piézométrie» : Idem pour le graphique niveau piézométrique
«graphique ns» : affiche le graphique Niveau statique.

«graph_RS»: montre le graphique d’évolution du résidu sec pour le point en cours.

«ouvrir formulaire requêtes» : affiche l’explorateur de requêtes (bouton )

«vers mapinfo»: ouvre la fenêtre de dialogue pour l’entrée du nom de fichier d’exportation
vers Mapinfo

«de mapinfo»: Idem pour l’importation.

Les modules :

Les modules sont des programmes Visual Basic pour Application (VBA) qui permettent
d’exécuter des tâches spécifiques ou complexes qui ne peuvent pas être réalisées avec
l’aide des macros.

Il y a deux catégories de modules :

• les procédures liées aux contrôles (objets de l’interface utilisateur) en réponse à des
événements,
• la bibliothèque de programmes VBA où se regroupent les fonctions et procédures
propres à SAGESSE développées dans le cadre du projet

19
Nous décrirons ici les fonctions de SAGESSE susceptibles d’être adaptées ou améliorées
par les administrateurs des BD :
Module «proced et fonct» contient les procédures et fonctions générales communes
Type Nom Valeur retournée
Function piquer_code Libellé d’un lexique à partir du code
tranche_age Tranche d’âge pour un âge donné
tranche_prof Tranche de profondeur pour une profondeur
donnée
affecter_periode Affecter une période à un point d’eau
(avant 72, 72-82, 82-90, >90).
tranche_debits Tranche de débit
Fonctions former_noclas Constituer un n° de classement sous le format
exigé par la BD
degrés_dec Conversion en degrés décimaux des
coordonnées exprimées en DMS
x_grades_to_DD Conversion grades vers degrés décimaux
avec prise en compte de l’origine (Paris ou
Greenwich)
dd_to_dms Conversion degrés décimaux au format DMS
cadrer_dec Ecrire un nombre écrit sur une certaine
longueur et un nombre de décimales désiré
Module «Maths» fonctions mathématiques communes
Type Nom Valeur retournée
arrondisup Arrondit les nombres en entier par excès
Fonctions interpolin Retourne une valeur par interpolation linéaire
Deg_2_Rad Retourne la constante de conversion degré -
radians
Module «Liens modele» : fonctions utilisées dans les programmes d’interfaçage avec le
modèle PM5
Type Nom Valeur retournée
de_mapinfo Retourne le nom du fichier Mapinfo contenant les n°
de mailles
Fonctions versMapinfo Nom du fichier d’exportation vers Mapinfo
ligne_colonne Retourne les n° de ligne, colonne dans un maillage
pm5_dat Retourne le nom du fichier PM5 devant accueillir les
historiques de prélèvement par maille
aquif_couche Relation aquifère – couche du modèle
«Module Importations» Procédures et fonctions utilisées pour le transfert automatique des
anciennes données DGRE
Type Nom Valeur retournée
importer_expl Importe les données d’exploitation qui sont au
format Dbf.
Procédures importer_piezo Importe les données de piézométrie
import_hist_qual Transfert des données de qualité saisies au niveau
du SASS
arrange_irh Transforme le numéro des points d’eau DGRE en
Fonctions numéro IRH conforme
aquif_couche Relation aquifère – couche du modèle

20
Module «Lancer_debits» :rattachée au formulaire «pre_modele» cette procédure permet le
calcul de la somme algébrique «Alimentation – prélèvement» au niveau de chaque maille en
partant de tables «Exploitation» , «Points» et «aliment».

L’explorateur

L’explorateur est l’élément principal du logiciel à partir duquel toutes les autres fonctions sont
activées. Il se lance automatiquement au chargement de la base de données et permet de
visualiser et de parcourir l’ensemble des données disponibles sous des formes diverses et
selon des points d’entrée multiples.
Etant affiché en permanence (jusqu’à sa fermeture par l’utilisateur), il fournit un aperçu sur la
localisation, le nombre et la répartition des points d’eau qui représentent le composant
essentiel de la BD.

Deux modes de représentation sont offerts : le mode numérique (attributs principaux) et le


mode cartographique (localisation géographique)

Ce navigateur servant également de menu principal, comporte les boutons qui actionnent
chacun une fonction prédéfinie dans SAGESSE.

Permet de choisir le critère de tri des points d’eau: par


pays et entité administrative ou bien par aquifère et type de point d’eau.

Utilisé pour basculer entre le mode numérique et le mode cartographique

21
Ouvre le formulaire «donnees generales» en vue d’éditer les points d’eau (création
ou mise à jour)

Permet d’explorer les résultats des requêtes mises au point dans le cadre du projet.

Lance le module qui permet le transfert des données vers PM5 : débits par maille,
piézométrie

Prévu pour le lancement des états de sortie. Très peu utilisé dans le cadre du projet

Quitte l’explorateur pour revenir à la fenêtre Base de données.

La fenêtre de droite peut contenir soit un tableau contenant les caractéristiques essentielles
des points d’eau appartenant à l’entité sélectionnée, soit une carte des points d’eau sur un
fond contenant les couches du SIG. Dans les deux cas un double click sur un point d’eau fait
apparaître un formulaire qui porte les informations détaillées sur le point choisi.

Dans le cas d’un tableau numérique, les caractéristiques affichées diffèrent selon que l’on
choisisse la clé «entité administrative» ou «par aquifère et type». Dans le premier cas, les
données suivantes sont montrées :

les colonnes N° de classement, nom, Type d’ouvrage, coordonnées Lambert, altitude,


profondeur, aquifère et date de réalisation sont affichés.

Par contre si le critère d’entrée est l’aquifère et type de point, le tableau est modifié :

les colonnes Type et aquifère sont remplacées par pays et Wilaya.


Par défaut, les données sont triées par n° de classement. Mais en cliquant sur une entête de
colonne, les données sont triées selon cette dernière.

22
L’appui sur le bouton bascule permet d’afficher les couches du SIG les plus
importantes figurant dans le dossier «CARTE_SASS».

Les couvertures ARCVIEW ne peuvent être modifiées qu’à l’aide du logiciel SIG, mais ces
mises à jour se répercutent automatiquement sur le contenu de cette fenêtre.

Des boutons ont été créés pour exécuter chacune des fonctions principales du SIG, à
savoir :

Bouton de sélection d’un point d’eau ou de zoom par rectangle.

Zoom in : facteur 2.

Zoom out : facteur 0.5.

Pan : ne fonctionne pas en full extent.

Full extent : Vue complète.

Bouton Identify: permet d’afficher le formulaire «Donnees generales» qui contient les
informations détaillées sur le point d’eau

Contrôle des couches : permet d’activer le fenêtre de contrôle de la fenêtre carte


(visibilité des couvertures, couleur des objets, affichage des étiquettes).

23
Lorsqu’un zoom est effectué, le click sur une wilaya permet de centrer cette dernière au sein
de la fenêtre carte.

Le bouton permet d’agir sur le contrôle des couches. En cliquant sur ce bouton, la
fenêtre suivante apparaît :

La liste des différentes couches est affichée et en face les cases à cocher pour les
propriétés:
• Visible : c’est à dire figurant au sein de la fenêtre
• Etiquette : case activée signifie que les étiquettes (label) des objets de la couche en
question sont affichées.

24
• Couche active : permet de spécifier la couche prioritaire en sélection. Cette option a
été prévue mais n’a actuellement aucun effet (la couche active est toujours celle des
points d’eau).

Le bouton permet de modifier les couleurs des objets de la couche sélectionnée


dans la liste.

La fenêtre de dialogue «Couleurs» de Windows est appelée pour faciliter ce choix :

Utilisation du logiciel

Edition des données :

Cette option permet de consulter et d’éditer les données relatives aux points d’eau. Il y a
deux manières d’accéder au formulaire qui réalise cette procédure :

• en faisant un double click sur un point d’eau dans la fenêtre d’exploration (Carte ou
fenêtre de données)

• En cliquant sur le bouton

La différence entre les deux modes réside dans le fait que dans le premier cas, le formulaire
contient un filtre qui ne fait apparaître que le point courant et de ce fait, on ne peut pas
consulter les autres points. Par contre le second mode permet de parcourir, de rechercher et
de modifier l’ensemble des points d’eau de la BD.

25
Le formulaire se présente sous forme d’un onglet à pages multiples contenant les
informations suivantes:

• Page 1 : informations sur l’identification et la localisation des points, les


caractéristiques hydrauliques, les données sur les usages et enfin une description
des hauteurs crépinées.
• Page 2 : données sur les niveaux lithologiques traversés
• Page 3 : Stratigraphie
• Page 4 : Historique exploitation
• Page 5 : Chronique des mesures piézométriques
• Page 6 : Historique qualité

La partie entête du formulaire comporte l’identifiant du point d’eau qui est commun à
l’ensemble des pages : N° de classement et affichage du nom.
Les boutons de navigations situés en bas de page permettent de parcourir les données et de
créer de nouveaux points d’eau ( ).

Caractéristiques générales :

Entête du formulaire :

Lors de l’ouverture du formulaire, les données du premier point d’eau selon la clé, qui est le
n° de classement) sont affichées. Les boutons de déplacement permettent ensuite de
parcourir les enregistrements (suivant, précédent, premier, dernier).

Dans SAGESSE, un bouton supplémentaire a été ajouté afin de rechercher un point d’eau
connaissant son n° de classement : il s’agit du bouton .

En cliquant sur ce dernier, une fenêtre s’affiche pour effectuer cette recherche :

26
Une fois la sélection effectuée, le pointeur se positionne, dans le formulaire «données
générales», sur le point d’eau ainsi choisi.

Si on veut que la recherche se fasse sur n’importe quel autre critère, un autre bouton peut

être utilisé ( ). C’est le procédé du SGBD ACCESS qui fait apparaître la fenêtre
suivante pour rechercher des données selon le champ courant dans le formulaire (endroit où
se trouve le curseur au moment de l’appui sur ce bouton):

On tape alors dans la zone de recherche, l’expression à rechercher et dans la zone «où» le
mode de comparaison :

• champ entier : recherche sur l’expression complète


• début de champ : comparaison sur les n premiers caractères tapés
• n’importe où dans le champ : existence de la chaine tapée dans le champ recherché.

Il est possible de laisser ouverte la fenêtre de recherche et de parcourir l’ensemble des


données qui obéissent au critère de recherche à l’aide du bouton «Suivant». Les données
affichées dans le formulaire sont celles du point trouvé. La fermeture de la fenêtre se fait en
cliquant sur «Ignorer» .

Remarques sur la saisie des champs :

Les champs représentés dans des Combo box sont de deux types :

• les informations proviennent du lexique


• les informations proviennent d’une autre table qui est en relation avec la table
«Points»

27
Par exemple les données des champs : «Type ouvrage», «Objet» et «Etat» proviennent du
lexique. Par contre les «Wilaya» relatives à un pays sont remplies à partir d’une requête qui
extrait toutes les wilaya d’un pays donné.

Voici un exemple illustrant chacun des cas :

• A partir du lexique

Pour obtenir ce résultat, il a fallu fournir à la propriété «contenu» de la combo box la requête
illustrée à droite.

• A partir d’une table : liste des wilaya d’un pays

28
Cette fois, la propriété «Contenu» de la Combo a été définie comme suit :

Une procédure a été ajoutée au contrôle «Pays» qui permet de rafraîchir la liste des wilaya
quand on change la valeur de ce dernier (afin de présenter à l’utilisateur les wilaya
appartenant au pays choisi).

Private Sub pays_BeforeUpdate(Cancel As Integer)


[Link]
End Sub
LES CONTROLES EFFECTUES EN COURS DE SAISIE :

Les contrôles en cours de saisie des champs important comme : les dates, les coordonnées,
les altitudes et profondeurs ont été incorporés. Des bornes inférieures et supérieures pour
ces champs ont été calculés à partir d’une statistique sur les valeurs collectées au niveau de
chaque pays.

A titre d’exemple, voici les bornes inférieures et supérieures pour les données DGRE:

Champ Valeur Min Valeur Max


Profondeur 30 3780
Altitude 0 640
Date de réalisation 1910 Année en cours
Longitude (degrés) 7.5 12
Latitude (Degrés) 30 35
Prelevement 0 1000
Niveaux -350 390
Temperature 25 85
RS 14 15900
Année de mesure piezo > Date de réalisation. Si Année en cours
celui-ci n’est pas
renseigné => 1950
Année de mesure Débit > Date de réalisation. Si Année en cours
celui-ci n’est pas
renseigné => 1950

29
Ces valeurs pourront être modifiées en ouvrant les formulaires en mode création puis en
agissant sur les événements « Before_Update » des contrôles concernés, comme le montre
l’exemple suivant :

Champ calculés invisibles :

Certaines rubriques dont le système a besoin sont calculées automatiquement et ne peuvent


donc être manipulées par l’utilisateur. Il s’agit essentiellement de :

• La date de mise à jour des données : nécessaire pour mettre l’actualisation de la base du
SASS à partir des BD nationales.
• Les champs longitude et latitude en «degrés décimaux» : dont le calcul se fait à chaque
changement au niveau des coordonnées

Cette opération permet d’alléger les manipulations assez difficiles de mise à jour des
coordonnées à des fins de positionnement des points d’eau à l’aide du SIG.
Historiques exploitation :

C’est un sous formulaire du formulaire «Donnees generales», la liaison se faisant par


l’intermédiaire du n° de classement.

Quitter
Et retourner à
l’explorateur

Visualisation du
graphique de la série
Il comporte les quatre colonnes visibles que l’on voit
sur l’écran précédent plus
Création d’un enregistrement

30
un champ invisible qui est le n° de classement (celui-ci prend automatiquement la valeur du
point d’eau en cours).
Nous avons gardé les colonnes «débits» et «prélèvement» parce que souvent les données
d’exploitation s’expriment parfois en m3/an et parfois en l/s. Afin d’éviter la saisie simultanée
des deux colonnes, une procédure de calcul automatique d’une colonne à partir de l’autre à
été intégrée.

Comme le montre l’exemple ci-dessus, si le champ «débit» est saisi par l’utilisateur, le
champ «[Link]» est calculé par le programme (le curseur ne s’arrête pas au niveau de
la zone de saisie de ce champ). La situation inverse est également prévue.
Dans le cas ou un changement ou ajout de données a besoin d’être annulé il faudrait
appuyer sur la touche «Echap». Ceci est valable dans tous les formulaires.
La valeur de la colonne «Origine_Info» est choisie au sein d’une liste dont les valeurs
proviennent de la table «Lexique»
Dans sa version actuelle, seule la représentation en histogramme est disponible pour le
graphique.
Historique piézométrie

Comme pour les données d’exploitation, et vue les diverses sources de données, une
colonne «Origine_Info» a été créée. Il en est de même pour l’existence des champs «NS»

31
et «NP» qui représentent respectivement les niveaux statiques et les niveaux
piézométriques.
La mise à jour d’un champ connaissant l’autre est assurée par le programme avec en plus
l’attribution de la valeur «C» aux colonnes «Mode_mes_NS» ou «Mode_mes_NP» selon le
cas (NS calculé ou NP calculé). Ce calcul n(est possible que si le champ «altitude» est
renseigné.
Deux graphiques peuvent être réalisés pour la série courante : courbe NS ou courbe NP
comme le montre l’exemple suivant :

Pour revenir au formulaire, appuyer sur «Fermer»


On peut également agir sur le graphique en cliquant sur le bouton droit de la souris pour faire
apparaître un menu contextuel comme suit :

Copier le graphique pour l’insérer dans


un autre document Office

Modification avec appel du module


Microsoft Graph

Modifier les attributs du graphique


Tout en restant dans ACCESS

32
Dans le cadre du projet, une seule observation annuelle de piézométrie a été collectée pour
chaque point d’eau. Mais, afin de répondre aux besoins des pays, nous avons rajouté une
option qui permet de stocker plusieurs valeurs par an en modifiant :

a) La structure de la table «piezometrie» : ajout du champ «mois» et changement de la clé


primaire.

b) le formulaire «sf_piezo» qui tient compte du nouveau champ


c) les deux graphiques associés qui affichent quand il est renseigné le mois où la mesure
piézométrique a été effectuée, comme le montre l’exemple ci-dessous

si le mois est renseigné, il figure dans l’étiquette des abscisses.

Historique Qualité
Les données de qualité sont stockées sous forme de table multi paramètres pour faciliter les
opérations de saisie. Au vu des données collectées, seul le paramètre résidu sec («RS») et
à un degré moindre la température («Temp») sont renseignés.

33
La saisie se fait de la même manière que pour les historiques exploitation et piézométrie.

Seul le graphique «Résidu Sec» a donc été incorporé car présentant un intérêt pour le
projet. L’ajout d’autres graphiques est cependant possible en s’inspirant de ceux qui ont été
élaborés

Connexion BD – SIG - modèle numérique

Trois phases sont nécessaires pour assurer et synchroniser les liaisons Base de données –
SIG - modèle PM5.

• Une étape de génération du maillage avec les paramètres fournis par l’utilisateur,
• une étape d’affectation de n° de maille à chacun des points d’eau qui disposent de
coordonnées

34
• et enfin une phase de préparation des données par la génération d’un fichier au format
«.dat» exploitable directement par PM5. D’autres type de fichiers ont également été
réalisés (données piézométriques : points + historiques) mais non utilisés dans le cadre
du projet.

Une interface graphique interactive a été créée pour permettre à l’utilisateur de réaliser ces
tâches : formulaire « BD-SIG-Modele »

Ce formulaire a été rajouté en vue de prendre en charge les liaisons entre la table «Points»,
la couche SIG représentant les points d’eau et le maillage du modèle numérique. Il faut noter
que ce maillage peut être modifié à n’importe quel moment : génération ou importation d’un
fichier DXF.

Fonctionnalité 1 : la représentation cartographique des points d’eau est automatique : elle


se fait à chaque chargement du formulaire et utilise de ce fait la table «points» actualisée. Le
shapefile associé est lui aussi mis à jour automatiquement, ce qui assure une
synchronisation totale et permanente entre la BD et le SIG.

Fonctionnalité 2 : le maillage est généré dans l’environnement de SAGESSE et il est mieux


paramétré : prise en compte d’une limite polygonale d’extension ou non, taille des mailles et
orientation du maillage, nom du fichier de sauvegarde.

Fonctionnalité 3 : la possibilité de sélectionner grahiquement une maille et de lister tous les


points d’eau qu’elle contient. Il est possible d’afficher les données de ce point uniquement
par double click sur son numéro (comme cela se fait dans le formulaire «principal»). Cela
représente un outil précieux de vérification des données avant le lancement de PM5.

Présentation du formulaire : X et Y Lambert

Ouvrir
ou
générer
maillage

Mise à
jour
N° de
Maille

Sélection
Maille

La fenêtre carte affiche en premier lieu les limites administratives (fichier «Admin_sass» se
trouvant dans le dossier \carte_sass)

35
Ensuite, la table «Points» est parcourue et chaque point d’eau disposant de coordonnées
Lambert est projeté sur cette fenêtre. Deux champs X et Y ont été rajoutés afin d’afficher en
permanence les coordonnées correspondantes à la position de la souris sur la carte.

Les boutons et permettent respectivement d’ouvrir un maillage existant ou de créer


un nouveau maillage.

Etape 1 : génération du maillage ou chargement d’un maillage existant

Ouverture d’un maillage existant :

En cliquant sur le bouton de commande , la boîte de dialogue suivante apparaît pour


sélectionner un nom de fichier à partir du dossier «\carte_sass»

Deux types de fichiers peuvent être choisis : «shp» et «dxf»


Une fois le fichier sélectionné, cliquer sur «Ouvrir».

Un contrôle est effectué avant le chargement du fichier pour vérifier s’il est conforme à un
fichier de maillage. Dans le cas contraire, le fichier n’est pas ouvert.

Création d’un nouveau maillage

Le bouton lance le formulaire «Param_maillage» qui permet d’introduire les paramètres


du maillage et de procéder à sa création, puis à son affichage sur la fenêtre carte.

36
Sélection d’une
couche
d’extension

Dossier et nom du
fichier Arcview
résultat

Choix d’une couche d’extension : on peut fournir une extension (limite polygonale) afin de
ne retenir que les mailles se trouvant à l’intérieur de cette extension. Les exemples ci-
dessous montrent les deux possibilités.

Avec extension Sans extension

Pour cela, soit l’extension est chargée et donc proposée dans la zone de liste, soit on clique
sur «Autre» et on choisit un nom de fichier par le biais d’une boîte de dialogue d’ouverture de
fichier. Il faudrait s’assurer bien entendu que cette couche est dans le même système de
projection.

Cette manœuvre doit se faire obligatoirement, dans les cas suivants :


• modification du maillage
• changement dans les coordonnées des points
• ajout de points nouveaux

37
Manipulations de la barre d’outils :

Une fois le maillage affiché, l’utilisateur peut procéder aux opérations suivantes :
• sélectionner une maille et afficher les points d’eau qu’elle contient
• mettre à jour les numéros de maille pour chaque point d’eau
• supprimer le maillage de la vue (pour créer ou en charger un autre)

La barre d’outils qui se trouve en dessous de la fenêtre carte permet de réaliser les
opérations les plus répandues : Zoom, Pan, sélection,

Zoom rectangle effectué à l’aide de la souris

Zoom In facteur 2

Zoom Out facteur 0.5

Pan en cas de Zoom

Full extent

Ce bouton permet de sélectionner une maille sur la vue . La sélection d’une maille
produit le résultat suivant :

La maille choisie est mise en évidence, et une liste des points d’eau qu’elle contient apparaît.

L’utilisateur peut alors :


• par double click sur un n° de point dans la liste, afficher le formulaire «Données
générales» pour visualiser l’ensemble des données concernant ce point d’eau.
• mettre en évidence un point sur la carte, par simple click sur son numéro dans la liste

38
Exemple :

Le point sélectionné dans la liste est mis en évidence sur la vue (couleur magenta).

Pour plus de détails sur le point, faire un double click.

Suppression d’un maillage :

Le bouton permet d’enlever la couche maillage de la fenêtre carte. Il faut noter


que cette suppression n’affecte pas le fichier shp stocké dans le dossier «carte_sass».

Etape 2 : Mise à jour des numéros de mailles

Cette fonction permet d’assurer le lien entre la base de données et le modèle en vue de
préparer les données d’entrée pour PM5 (débits par maille) ou de récupérer les résultats
fournis par ce dernier.

Une procédure a été développée dans le langage de «Mapobject» afin que cette fonction soit
effectuée sans quitter l’environnement SAGESSE : facilité de mise en œuvre et garantie de
fiabilité.

Le bouton lance la procédure qui consiste en une requête spatiale


réalisée sur chaque maille et une mise à jour du champ «Maille» de la
table «Points» en utilisant la règle suivante :

• si un point d’eau est situé dans une maille, son numéro est mis à jour
• sinon, la valeur nulle est attribuée à ce champ

C’est pour cela que le maillage devra envelopper l’ensemble des couches du modèle (on est
sûr que tous les points vont disposer d’un numéro de maille).

39
Etape 3 : Lancement de la procédure d’envoi des données vers PM5

La préparation des données est l’opération la plus difficile à réaliser manuellement.


l’élaboration de la procédure de transfert automatique permet non seulement de faciliter la
tache du modéliste, mais également de garantir la cohérence des données et de réduire les
erreurs.

Une plus grande souplesse est fournie a l’utilisateur qui ne s’intéresse qu’au point d’eau
sans se soucier de la maille ou il se trouve. l’opération de regroupement par maille étant
devenue une simple requête, le modéliste peut multiplier les hypothèses en :

• modifiant les données d’exploitation (on agit seulement au niveau des points d’eau)
• ou en créant des points fictifs (simulations prévisionnelles)

Pour accéder a cette option, il faut :

• au niveau de l’explorateur principal, appuyer sur le bouton


• dans la fenêtre base de données, lancer le formulaire «PRE_MODELE»

Trois types de transfert sont possibles :

• piézomètres témoins (nécessaires pour le calage du modèle)


• historiques de niveaux rattaches a ces piézomètres
• historiques de débits (somme algébrique alimentation – prélèvement)

Quoique fonctionnels, les deux premiers n’ont pas été utilises dans le cadre du projet. par
contre c’est au moyen de la troisième option que toutes les simulations ont été préparées.

40
En cliquant sur le bouton «débits par maille (pm5)», le programme donne la main a
l’utilisateur d’introduire les années début et fin (pour le permanent donner les mêmes valeurs
pour les deux années).

Cliquer su ok pour commencer la génération des prélèvements par maille après avoir fourni
le nom et l’emplacement du fichier pm5 que l’on souhaite générer.

Le système lance alors le traitement en se basant sur les n° de maille affectes, lors de
l’étape précédente, aux points d’eau ayant un historique d’exploitation.

Un fichier au format « [Link] » est généré. celui-ci est exploitable directement par pm5.

Conversion des coordonnées et mise à jour de la BD

La conversion des coordonnées est une opération nécessaire à chaque fois que celles ci
sont modifiées ou que de nouveaux points d’eau sont rajoutés.

En cours de saisie la transformation en degrés décimaux est assurée par le programme de


saisie et la mise à jour est automatique.

Par contre, la transformation en coordonnées Lambert ne peut se faire qu’à l’intérieur du


logiciel SIG. Pour cette raison et pour simplifier cette procédure, nous avons développé une
extension Arcview qui permet d ‘effectuer cette transformation et de mettre à jour les
colonnes «X_Lamb» et «Y_Lamb» de la table «Points»

Procédure

[Link] de connection :
Ø Fermer SAGESSE et lancer ARCVIEW
Ø Charger l’extension « Conversion Lambert » : menu « fichier », « extension »
Ø Se connecter à la source de données « SAGESSE » par la procédure suivante :

41
Sélectionner « SAGESSE » puis sur le bouton « Connect » a fenêtre suivante s’affiche

Introduire le compte et le mot de passe.

[Link] de conversion des coordonnées et de mise à jour de la table « points » :

Ø Ouvrir la requête « Maj_Lambert » par double clique


Ø Double cliquer également sur « all columns »

Vous pouvez fournir un nom à la table qui par défaut s’appelle « Table1 »

Cliquer sur Ok pour charger le contenu de la requête.

42
Cette requête contient tous les points qui nécessitent une mise à jour : c’est à dire qui
contiennent des degrés décimaux valides et dont le champ « Type_geo » est différent de
«L»

Ø Créer une vue contenant ces points :

Vew, New et menu « Add Event Theme » comme suit : pour le moment la vue est en
degrés décimaux (il le faut).

43
- Charger et Lancer le script « init_lamb» qui initialise le processus (création du bouton

Si ce bouton n’apparaît pas, cliquer sur la vue (sinon fermer la vue et la rouvrir).

Dernière étape :

Cliquer sur le bouton pour lancer l’extension.

Un message d’avertissement apparaît pour confirmer la mise à jour de la table « points ».


Remarquer que la projection aura changé à la fin du traitement (c’est le Lambert Sud).

Ainsi, la procédure de conversion en Lambert et de mise à jour de la BD a été allégée et


facilitée :
• pas d’introduction fastidieuse des paramètres de la projection qui en plus peut générer
des erreurs
• moins d’étapes qu’auparavant (conversion en Shape File), lancement d’un script qui
génère un DBF, transfert manuel vers la table Points …
• Risques d’erreurs inexistants.

44
Imprimerie : Finzi
Conception et réalisation de la couverture : Faiez TAARIT
SYSTEME AQUIFERE
DU SAHARA SEPTENTRIONAL
UNE CONSCIENCE DE BASSIN

BASE DE DONNES ET SIG VOLUME III, JUIN 2003

Agisssant en tant que centre d'impulsion et de facilitation, l'OSS s'est appuyé, pour la réalisation du pro-
gramme SASS, en premier lieu sur l'expertise des institutions spécialisées dans les trois pays, qui dis-
posent d'une importante expérience dans le domaine et sur un large partenariat internationanal.

Le Système Aquifère du Sahara Septentrional [SASS], partagé par l'Algérie, la Tunisie et la Libye, ren-
ferme des réserves d'eau considérables, qui ne sont pas exploitables en totalité et se renouvellent peu.
Le SASS s'étend sur un Million de Km2 ; il comprend les deux grandes nappes du Continental Intercalaire
et du Complexe Terminal. Au cours des trente dernières années, l'exploitation par forages est passée de
0,6 à 2,5 milliards de m3/an. Cette exploitation se trouve aujourd'hui confrontée à de nombreux risques :
fortes interférences entre pays, salinisation des eaux, disparition de l'artésianisme, tarissement des exu-
toires... Les simulations réalisées sur le Modèle du SASS ont mis en évidence les zones les plus vul-
nérables et permis de dresser la carte des risques du SASS.... Les trois pays concernés par le devenir
du SASS sont amenés à rechercher ensemble une forme de gestion commune du Bassin : la mise en
place d'un mécanisme institutionnel de concertation s'avère nécessaire, sa mise en oeuvre devant se
faire d'une manière progressive.

Le présent rapport se rapporte au volet "base de données et système d'information géographique" et


résume les différents rapports de phases élaborés durant cette activité. Il se compose de deux parties
principales :
- la première traite de l'architecture de cette base de données et des produits logiciels réalisés durant le
projet ;
- la seconde fournit une description détaillée des données rassemblées aussi bien par les équipes des
pays que par l'équipe permanente du SASS
Sa structure reflète les différentes étapes de conception et de mise en place de la base de données du
SASS.

LES PARTENAIRES

Agence Nationalledes Ressources Hydrauliques


(ANRH, Algérie) Fonds Internationanal de
Développement Agricole
Direction Générale des Ressources en Eau
(DGRE, Tunisie) Département du Développement
et de la Coopération Suisse
General Water Authority
(GWA, Libye) UNESCO

Organisation des Nations-unies


pour l’Alimentation et l’Agriculture

Allemagne (GTZ)

Fonds Français pour


l’Environnement Mondial (FFEM)

Fonds Mondial pour l’Environnement


(GEF)

Suisse Federal Institute of


Technology Zurich

ISBN : 9773-856-01-5

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