Cours de 2nde2
Cours de 2nde2
Kevin Tanguy
2 juillet 2019
2n’importe quoi
Table des matières
1 Probabilités sur un ensemble fini 7
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.1 Vocabulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2 Equations algébriques 15
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.2 Développement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.3 Factorisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.1 Historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.8.1 Distance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.8.2 Pythagore . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3
4 TABLE DES MATIÈRES
4 Algorithmique, première partie 29
5.4.3 Extremum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
6 Vecteurs 43
8 Vecteurs et colinéarité 51
9 Equations de droite.................................................................................................................................. 53
10.2 if......................................................................................................................................................... 55
12.1 Introduction......................................................................................................................................... 61
12.2 Vocabulaire.......................................................................................................................................... 61
12.4.2 Histogrammes................................................................................................................................... 63
12.5 Moyenne............................................................................................................................................. 64
12.6 Quantiles............................................................................................................................................. 66
13 Fonction inverse..................................................................................................................................... 69
16 Evolution............................................................................................................................................... 83
Il fallut attendre la deuxième moitié du XVII-ième siècle, à la suite des travaux de Blaise Pascal et
Pierre de Fermat, pour que le terme « probabilité » prenne peu à peu son sens actuel, grâce aux études
menées par Jakob Bernoulli.
A la fin du XVIII-ième siècle, cette nouvelle théorie fera son apparition dans l’encyclopédie de Diderot.
Cependant, il fallut patienter jusqu’au début du XX-ième siècle pour que la théorie des probabilités un
nouvel essor. Celui-ci est du à la mise en place, en 1933, par le mathématicien russe Kolmogorov, d’une
axiomatisation mathématique (que nous utilisons toujours actuellement) permettant de traiter la théorie
des probabilités avec une véritable rigueur. Il fut d’ailleurs à l’origine de travaux révolutionnaires dans
cette branche et résolu un grand nombre de problèmes qui avait dérouté de nombreux mathématiciens
de l’époque.
1.2.1 Vocabulaire
Définition 1.2.1. • Une expérience aléatoire est une expérience dont les résultats possibles sont connu sans
pour autant que nous puissions prédire lequel d’entre eux va se réaliser.
7
9
• Les éventuels résultats d’une expérience aléatoire sont appelés issues.
• L’ensemble des issues d’une expérience aléatoire s’appelle l’univers et sera désigné par Ω.
Il est possible de proposer de nombreuses expérience aléatoire apparaissant dans la vie commune,
voici quelques exemples.
Exemple 1.2.1. 1. Lancer un dé (à six faces) et observer son résultat est une expérience aléatoire. « six »
est une issue de cette expérience et Ω = {1,2,3,4,5,6} l’univers associé.
2. Tirer une carte (dans un paquet de 32 cartes). « As de pique » est une issue possible et Ω = {as de
pique, roi de pique, dame de pique,...} l’univers associé.
Remarque. Bien entendu, il existe de nombreuses expériences aléatoires beaucoup plus complexes dont
la description dépasse largement le cadre de ce cours. A titre d’exemple, voici un phénomène qu’il est
possible de visualiser chez soi : imaginons que nous observions un grain de poivre dans une casserole
d’eau bouillante. Les molécules d’eau, agitées, vont venir frapper et déplacer le grain de poivre. La
trajectoire du grain de poivre devient alors erratique, imprévisible et correspond à un objet probabiliste
très célèbre : le mouvement Brownien. Celui-ci a été découvert par le botaniste Brown (en 1827) et fut
étudié par Einstein (en 1905), cet objet est notamment utilisé, entre autre, en finance pour décrire
l’évolution de la bourse. Il est également possible de visualiser ceci en ligne, sur le site http :
//[Link]/Brownian− Motion/.
La plupart du temps nous allons étudier des sous-ensembles de l’univers, il s’agit de la notion
d’évènement.
• à unCertains évènements portent un nom particuliers. L’ensemble vide, noté évènement impossible
{Aobtenir un nombre pair= {2;4;6}. }. Il est évident que l’ensemble A se décrit de manière équivalente
comme
Quelques mots sur la terminologie : si jamais nous avions obtenu le nombre 4 après avoir lancer le
dés, nous dirions que « l’issue 4 réalise l’évènement A » ; au contraire, l’issue 1 (par exemple) ne réalise
pas l’évènement A.
1.3. LOI DE PROBABILITÉ SUR UN ENSEMBLE FINI
Voici des diagrammes, inventés par le mathématicien Venn (1834−1923), permettant d’illustrer
graphiquement les définitions ci dessus.
11
Exemple 1.2.3. 1. Reprenons l’exemple du jeu de cartes avec les évènements A = {obtenir une figure} et
l’évènement B = {obtenir un pique}. L’évènement A ∩ B correspond donc à A ∪ B = { obtenir un
pique ou obtenir une figure ou obtenir une figure de pique}. L’évènement A ∩ B = {obtenir une
figure de pique} et Bc = { ne pas obtenir un pique}.
2. Si nous considérons un lancer de dés (à six faces) avec les évènements A = {obtenir un nombre pair}
et B = {obtenir un nombre impair}, ces deux évènements sont incompatibles : A ∩ B = ∅.
et .
Si jamais la pièce n’était pas équilibrée, nous pourrions obtenir plus souvent P que F, par exemple
et .
Dans les deux cas présentés ci-dessus, les nombres p1 et p2 (décrivant l’aléa) correspondent à une loi
de probabilité sur l’ensemble {P,F}. Pour traiter le cas général, il est nécessaire de considérer un univers
comportant plus de deux issues possibles.
Dans cette section nous considérons donc un univers fini Ω = {ω1,...,ωd} composé de d ∈ N issues
distinctes ω1,...,ωd. Il est à noter que le nombre d sera toujours déterminer par les données de l’énoncé
d’un exercice. Lors du pile ou face, nous avions
d=2 , ω1 = P et ω2 = F.
Si nous avions procédé à un lancer de dé (à 6 faces) nous aurions eu d = 6, ω1 = « obtenir1 »,
Dans le cas général, nous devons donc préciser la probabilité pi d’obtenir l’issue ωi pour i = 1,...,d.
Définition 1.3.1. 1. Définir une loi de probabilité sur cet univers Ω correspond à associer à chaque issues
ωi, i = 1,...,d un nombre réel pi ∈ [0,1] tel que
12 CHAPITRE 1. PROBABILITÉS SUR UN ENSEMBLE FINI
p1 + ... + pd = 1
}
Autrement dit P {ωi = pi pour tout i = 1,...,d. L’ensemble des nombres (pi)i=1,...,d, décrivant le
Remarque. Il est important de noter que, pour tout évènement A ⊂ Ω, nous avons
0 ≤ P(A) ≤ 1
De plus, l’évènement certain Ω se réalise avec une probabilité 1 : P(Ω) = 1. Tandis que l’évènement
impossible de réalise avec une probabilité nulle : P(∅) = 0.
1.3. LOI DE PROBABILITÉ SUR UN ENSEMBLE FINI
Exemple 1.3.2. Supposons que nous ayons à disposition un sac contenant six boules (indiscernables au
touché) dont une rouge, deux vertes et trois bleues. Si nous mettons en place l’expérience aléatoire
suivante : « tirer une boule du sac, au hasard » il est possible d’associer une loi de probabilité à l’univers Ω
= {rouge, vert, bleue}.
Pour alléger les notations, nous désignerons ces évènements élémentaires par R,V,B. Voici la loi de
probabilité que nous obtiendrons :
Issue ωi R V B
probabilité pi 1 1 1
6 3 2
Ainsi, si nous voulions calculer la probabilité de l’évènement A = {ne pas obtenir une rouge} nous
Fréquence et probabilité
Souvent, nous pouvons avoir accès à la fréquence d’un évènement. Cette fréquence est reliée à la
probabilité de cet évènement par le Théorème de la loi forte des grands nombres (du à Kolmogorov en
1929) dont nous donnons un énoncé simplifié ci-dessous.
Théorème 1 (Loi forte des grands nombres). • Lorsque nous répétons, dans les mêmes conditions, n fois
une expérience aléatoire. La fréquence d’un évènement se rapproche de la probabilité de cet
évènement lorsque n devient de plus en plus grand.
13
• Ainsi, l’ensemble des fréquence d’évènements complémentaires se rapproche de la loi de
probabilité (de l’expérience aléatoire) lorsque n devient de plus en plus grand.
Remarque. Typiquement, cela signifie qu’après avoir effectuer un certain nombre de lancer d’une pièce
équilibrée, nous obtiendrons autant de pile que de face.
Equiprobabilité
Dans de nombreux exemples (lancer de dés, pile ou face, etc...) les probabilités pi, i = 1,...,d des
évènements élémentaires sont toutes égales : il s’agit d’une situation d’équiprobabilité.
En outre, puisque nous sommes dans une situation d’équiprobabilité, nous avons p1 = ... = pd. Donc
dpd = 1
d’où le résultat.
1 1 k P(A)
= + ... + = . d dd
Exemple 1.3.3. Supposons que Sofiane ait un C.D. de dix morceaux proposant une compilation de
• trois morceaux de musique classique,
• trois morceaux de jazz,
• deux morceaux de death metal,
• deux morceaux d’électro.
14 CHAPITRE 1. PROBABILITÉS SUR UN ENSEMBLE FINI
Il place le C.D. en mode « shuffle » dans sa chaine hi-fi : laquelle choisit donc, au hasard, l’un des titres de
la compilation. Nous sommes en situation d’équiprobabilité (toutes les pistes ont la même chance d’être
choisie) et obtenons les probabilités suivantes :
Issue ωi C J DM E
probabilité pi 3 3 2 = 15 1
10 10 5
10
où les lettres C,J,DM et E correspondent de manières évidentes aux différents styles de musique
composant le C.D. .
puisque A ∩ B = ∅ et donc P(A ∩ B) = 0. Attention, ce genre de formule n’est pas valable pour
l’intersection!
Démonstration. 1. Supposons, dans un premier temps que A et B sont des évènements incompatibles.
Ainsi, l’évènement A ∪ B est uniquement composé de la somme des évènements complémentaires
composant A et B (puisque A et B sont disjoints). Autrement dit, P(A ∪ B) = P(A) + P(B).
Il suffit alors de substituer cette nouvelle expression de P(A1) dans l’équation (1.4.1) pour conclure.
1.4.2Probabilité du complémentaire
Proposition 4. Soit A un évènement de l’univers Ω alors
P(Ac) = 1 − P(A)
Démonstration. Par définition, A et son complémentaire Ac (ou A¯) sont incompatibles et A∪Ac = Ω
(puisque Ac contient tous les éléments de l’univers Ω n’appartenant pas à A). Ainsi, en utilisant la forme de
l’union et le fait que Ω est un évènement certain, nous avons
d’où le résultat.
Traitons à présent un exemple permettant de manipuler les deux formules précédemment introduites.
Exemple 1.4.1. Considérons trois évènements A,B et C issus d’une expérience aléatoire. Nous supposons
que A et B sont des évènements incompatibles et que
• Déterminer un univers ainsi que les issues d’une expérience aléatoire. Etre capable de déterminer
une loi de probabilité associé à une expérience aléatoire.
• Modéliser, à l’aide d’un arbre ou d’un tableau à double entrée, une expérience aléatoire.
Chapitre 2
Equations algébriques
2.1 Introduction
Exemple 2.2.1. 1. La fonction f(x) = x2 − 2x − 3 se trouve sous forme développée, sa forme factorisée est f(x) = (x +
1)(x − 3).
2. La fonction g(x) = 4 − 3
2x +3, x =6 − se trouve sous forme développée. Sa forme factorisée est g(x) =
28x+3+9, x =6 − . x
Remarque. 1. La fonction g, sous forme factorisée, fait partie de la famille des fractions rationnelles.
2. Suivant le problème à résoudre, il faudra être à même de déterminer la forme la mieux adaptée.
2.2.2 Développement
Pour passer d’une forme factorisée à une forme développée, il suffit de développer l’expression et d’effectuer
les éventuelles simplifications.
Exemple 2.2.2.
(2x + 1)(−x + 3)−2(5x + 7) = 2x ×2(−x) + 2x × 3 + 1 × (−x) + 1 × 3 + (−2) × 5x + (−2) × 7
=
= −2x2 + 6x − x + 3−10x − 14
−2x − 5x − 11
15
CHAPITRE 2. EQUATIONS ALGÉBRIQUES
18
Au début des calculs précédents, nous avons donc distribué le terme 2x dans la deuxième parenthèse. Ceci nous a
donné les termes 2x × (−x) + 2x × 3. Puis nous avons procédé de manière similaire en distribuant 1 dans la
deuxième parenthèse et obtenu 1 × (−x) + 1 × 3. Enfin, nous avons effectué des calculs semblables pour
développer −2(5x + 7).
Pour gagner du temps lors de certains développements, il sera essentiel de connaître, sur le bout des doigts, les
identités remarquables suivantes.
Remarque. Notons que, dans chacune des égalités précédentes, le membre de droite correspond à la partie
développée tandis que le membre de gauche correspond à la partie factorisée.
Démonstration. Démontrons la première égalité. Pour cela, il suffit d’observer que (a + b)2 = (a + b)(a + b). Ensuite,
il suffit de distribuer les termes de la premières parenthèses dans la deuxième. Nous obtenons donc a × a + a × b +
b × a + b × b = a2 + 2ab + b2 puisque ab = ba. Il est aisée de reproduire cette démonstration lorsque nous souhaitons
traiter (a − b)2 et le même procédé (de distribution) permet d’obtenir la dernière identité remarquable.
Exemple 2.2.3. 1. (2x + 3)2 = 4x2 + 12x + 9, ici nous utilisons l’identité remarquable (a + b)2 = a2 + 2ab + b2 avec a = 2x
et b = 3.
2. (2x − 1)(2x + 1) = 4x2 − 1, ici nous utilisons l’identité remarquable (a + b)(a − b) = a2 − b2 avec a = 2x et b = 1.
2.2.3 Factorisation
En classe de seconde, plusieurs outils sont à notre disposition pour factoriser une expression algébrique.
Observons ces différentes méthodes par le biais d’exemples. Par la suite, ces méthodes seront essentielles pour
résoudre des équations algébriques.
Si les identités remarquables sont utilisées pour développer une expression, elles sont aussi utiles pour obtenir
une factorisation. Pour cela, il suffit de les lire « dans l’autre sens ».
2.3. RÉSOLUTION D’ÉQUATION 17
Exemple 2.2.5. En utilisant l’identité a2−b2 = (a+b)(a−b), nous pouvons factoriser l’expression suivante :
Enfin, pour obtenir une fraction rationnelle à partir d’une somme de quotient, il suffit de déterminer un
dénominateur commun.
Exemple 2.2.6.
2 3 =
−x + 3 − 2x + 1 2(2x + 1) 3(−x + 3)
= (−x + 3)(2x + 1) − (2x + 1)(−x + 3)
4x + 2 + 3x − 9
(−x + 3)(2x + 1)
=
7x − 7 = 7(x − 1)
(−x + 3)(2x + 1) (−x + 3)(2x + 1)
2.3 Résolution d’équation
Dans ce qui suit, nous allons résoudre des équations de la forme
f(x) = k (2.3.1)
où f est une fonction donnée et k un nombre réel connu.
Définition 2.3.1. Résoudre l’équation (2.3.1) dans un ensemble de nombre réels I ⊂ R revient à déterminer tout les
élements appartenant à I pour lesquels l’égalité (2.3.1) est vérifiée.
Exemple 2.3.1. 1. 2 n’est pas solution de l’équation x2−4x+3 = 0 car 22−4×2+3 = −1 = 0.6
Remarque. Une équation peut avoir une unique solution, plusieurs solutions ou aucune solution.
Equation de dégré un
20
Pour résoudre une équation de degré un, il faut et il suffit d’isoler x dans un membre de l’égalité. Pour cela, il
est possible d’utiliser les opérations élémentaires d’addition, de soustraction, de division, de multiplication, sur
chacun des membres de l’équation pour arriver à nos fins.
CHAPITRE 2. EQUATIONS ALGÉBRIQUES
2 x 10
−2x + 3−3 = −7−3 ⇐⇒ −2x = −10 ⇐⇒ −− 2 = −− 2
Pour enfin conclure que x == 5, nous indiquerons ensuite que l’ensemble des solutions S vaut S = {5}
signifiant que l’unique solution à l’équation est le nombre réels x = 5.
⇐⇒ (2x + 1)(x + 3 + 2x − 2) = 0
⇐⇒ (2x + 1)(3x + 1) = 0
PropriétésNous nous sommes ramenés à une forme du type1 précédentes, nous avons donc A × B = 0. Ainsi,
d’après le point 1 des
2x + 1 = 0 ou 3x + 1 = 0
En d’autres termes
1 1
(2x1 + 1)(x + 3) = (2x + 1)(−2x + 2) ⇐⇒ x=− 2 ou x=− 3
Exemple 2.3.4. Tâchons de résoudre l’équation 2xx−+12 = 3 lorsque x ∈ R\{2}. Observons qu’il est important d’exclure
les réels annulant le dénominateur. Ici, cela signifie qu’il exclure les réels tels que x − 2 = 0, i.e. x = 2.
2x + 1 2x + 1 3
x−2 ⇐⇒ x−2 = 1
=3
⇐⇒ (2x + 1) × 1 = 3 × (x − 2)
⇐⇒ 2x + 1 = 3x − 6
⇐⇒ x=7
L’ensemble des solutions de l’équations, dans R\{2} est
donc S = {7}.
• Résoudre une équation (en utilisant les règles de produit ou quotient nul).
Définition 3.2.1. Définir un repère du plan consiste à choisir 3 points, distincts, non-alignés dans un ordre précis :
O,I,J. Le repère est alors noté (O,I,J). et :
• le point O est appelé origine du repère;
• la droite (OI) est l’axe des abscisses et le point I donne l’unité sur cet axe;
• la droite (OJ) est l’axe des ordonnées et le point J donne l’unité sur cet axe.
Remarque. 1. Bien que l’axe des abscisses soit souvent horizontales, ce n’est pas une obligation.
2. Lorsque le triangle OIJ est rectangle en O, le repère (O,J,I) est dit orthogonal et les axes du repère sont
perpendiculaires.
3. Lorsque le triangle OIJ est rectangle-isocèle en O, le repère (O,J,I) est dit orthonormée. Les axes du repère
sont perpendiculaires et l’unité de mesure est la même sur chaque axe.
Voyons à présent de quelle manière attribuer des coordonnées à un point du plan une fois qu’un repère ait été
choisi.
• En traçant la parallèle à (OI) passant par M, nous obtenons l’ordonnée yM du point M sur l’axe (OJ).
21
• Le couple de réels (xM,yM) est le couple de coordonnées du point M dans le repère (O;I;J).
Comme nous le verrons par la suite, l’introduction d’un repère dans une figure fournit un outil supplémentaire
pour faire de la géométrie. Nous reverrons, en exercice, de quelle manière procéder et comment les coordonnées
cartésiennes permettent de revisiter certains résultats vu au collège.
24 CHAPITRE 3. COORDONNÉES D’UN POINT DU PLAN
Proposition 6. Considérons le plan muni d’un repère (O;I;J) ainsi que des points A(xA;yA) et B(xB;yB). Le milieu M du
segment [AB] a pour coordonnée
M xA + xB ; yA + yB
22
Remarque. Les coordonnées du point M correspondent à la moyenne arithmétique des coordonnées des points A
et B.
Voyons ceci sur un exemple.
xK = xA + xB = 1 − 3 = −1 et yK = yA + yB = −2 + 0 = −1.
2 2 2 2
Autrement dit, K(−1;−1).
2. Le symétrique de B′ de B par rapport au point C, est tel que C est le milieu du segment [BB′]. Ses coordonnées
vérifient donc :
xB′ + xB yB′ + yB
= xC et = yC.
2 2
D’où xB = 2xC − xB = −2 − (−3) = 1 et yB = 2yC − yB = 4. C’est à dire, B′(1;4).
′ ′
Nous noterons cette fonction x 7→ √x. Celle-ci est définie comme suit : étant donné un nombre b ≥ 0,
nous dirons qu’un nombre a ∈ R est la racine carré de b si a × a = a2 = b. De manière un peu grossière,
cette fonction permet de « défaire le carré d’un nombre ». D’un point de vue plus géométrique, cela
revient à déterminer le côté d’un carré lorsque nous connaissons l’aire de celui-ci.
x2 = 4
x2 − 4 = 0 ⇐⇒ x2 − 22 = 0 ⇐⇒ (x + 2)(x − 2) = 0
où nous avons utilisé l’identité remarquable a2−b2 = (a+b)(a−b). Il convient alors d’utiliser la règle du
produit nul pour trouver l’ensemble des solutions suivant : S = {−2;2} qui vérifient l’équation x2 = 4.
Il est important procéder ainsi pour ne pas oublier l’une des deux solutions. En pratique, lorsque
nous ferrons de la géométrie et calculerons des distances, la racine négative sera régulièrement
exclue car une telle valeur ne peut correspondre à une longueur.
n
d
Ceci entraine, en élevant l’expression précédente au carré, que 2d = n . Ceci implique donc que n2
2 2
est divisible par 2, en particulier n est aussi divisible par 2 (puisque, par contraposée, si n est impair
alors n2 est également impair). En définitive, n = 2k avec k ∈ Z. Ainsi, après substitution, nous
obtenons donc que
26 CHAPITRE 3. COORDONNÉES D’UN POINT DU PLAN
2d2 = 4k2 ⇐⇒ d2 = 2k2
prouve donc que √2 ne peut s’écrire sous la forme d’une fraction irréductible. Le même type de
démonstration reste valable, à quelques modifications près, si nous remplaçons 2 par un nombre
premier (i.e un nombre uniquement divisible par lui même et par 1).
Pour conclure ces brefs rappels, voici une propriété importante permettant de simplifier des racines
carrées.
√ √ √
Propriétés 2. Soient a,b ≥ 0 alors ab= a b
√ √ √
Remarque. Attention, la propriété suivante n’est jamais vraie : a + b = a+ 6 b. Pour s’en
convaincre, il suffit de choisir a = 16 et b = 9. Avec un tel choix, nous avons bien d’un part
5 tandis que
Voici un exemple d’application de ce qui précède.
Exemple 3.4.2. 1. × ×
2. ××
Cette propriété est notamment utile pour résoudre des équations lorsqu’il n’y a pas de carré parfait.
Par exemple, avec ce qui précède,
x2 − 12 = 0 ⇐⇒ ⇐⇒ x
Nous reviendrons sur tout ceci plus en détails dans une leçon ultérieure.
Remarque. Sans grande surprise, la présence du carré dans la formule permet de constater que
AB = BA.
Démonstration. Le fait que le repère soit orthonormé est essentiel et permet d’appliquer le Théorème de
Pythagore. Sans perdre en généralité, nous pouvons supposer que xA < xB et yA > yB (essentiellement, les
27
autres cas de figures sont similaires). Soit E le point du plan ayant même abscisse que le point A et la
même ordonnée que le point B. Les axes du repère étant orthogonaux, le triangle AEB est donc rectangle
en E. Il est alors possible d’appliquer le Théorème de Pythagore, qui nous assure que
or BE = xB − xA et AE = yA − yB. D’où, AB2 = (xB − xA)2 + (yB − yA)2. Une distance étant
positive, nous en déduisons que
Proposition 8. Soient A,B et C trois points du plan. Ces points sont alignés si et seulement si AB + BC = AC.
Théorème 9 (Pythagore). Soit ABC un triangle (non aplati). L’équivalence suivante est vérifiée :
3. ABCD est un parallélogramme si et seulement si ses côtés opposés sont deux à deux de même
longueur.
2. ABCD est un rectangle si et seulement si ses diagonales ont même longueur et se coupent en leur
milieu.
3. Si ABCD est un parallélogramme admettant un angle droit alors il s’agit d’un rectangle.
Enfin, observons qu’un carré combine les propriétés des losanges et des rectangles. En conséquence,
pour démontrer qu’un quadrilatère ABCD est un carré il suffit de prouver qu’il s’agit à la fois d’un losange
et d’un rectangle.
3.6 Bilan du chapitre
Voici les savoirs faire à acquérir dans ce chapitre :
Bien que notre intuition soit un peu gênée par des espaces de dimension supérieurs à trois, ces
ensembles interviennent très rapidement lors de l’étude de certains problèmes. En effet, grossièrement,
ajouter une dimension revient à considérer un paramètre supplémentaire. Par exemple, pour décrire le
mouvement d’un oiseau nous avons besoin de connaître sa position dans l’espace. En revanche, il est
possible que nous ayons également besoin de connaitre la durée de son mouvement, la pression
atmosphérique, la température, etc ...la considération de ceci force à introduire plus de dimensions pour
prendre en compte ces nouveaux paramètres. En statistiques, certains problèmes de modélisation
comme la météorologie met en jeu plusieurs milliers de paramètres.
L’un des intérêts majeur des coordonnées cartésiennes est que nous pouvons étudier des choses qui
dépasse notre imagination. En effet, pour ajouter une dimension il suffit d’ajouter une coordonnée à
notre vecteur. Il devient donc possible de faire des calculs sur des choses que nous ne pouvons visualiser.
Cela va parfois à l’encontre de notre intuition. Voyons ceci au travers d’un exemple.
Débutons dans le plan et considérons un carré de côté 2 dont le centre est placé en (0,0).
Plaçons des disques de rayon 1 dans les zones suivantes : un premier disque centré au point (1;1), un
deuxième en (1;−1), un autre en (−1;1) et un dernier en (−1;−1). Il est alors possible de placer un dernier
diqque en (0;0) puis de l’agrandir jusqu’à ce qu’il touche les quatre disques que nous avons disposer. dans
le carré au préablable.
Bien sûr, il est possible de procéder de manière similaire dans l’espace. Cette fois-ci nous avons un
cube de côté 2, 8 boules de rayon 1 centrées aux points (±1;±1;±1) et enfin une dernière boule placée en
(0;0;0 dont le rayon est plus grand possible (avec pour condition que cette nouvelle boule ne puisse
empiéter sur les autres).
A vrai dire, pourquoi s’arrêter en si bon chemin? Il n’est plus possible de faire de dessin mais nous
pouvons imaginer un hypercube de côté 2 (que nous noterions [−2;2] d) en dimension d et placer des
boules aux points (±1;...,±1) comme auparavant pour enfin placer une dernière boule au centre avec les
mêmes restrictions qu’auparavant.
De manière intuitive, nous serions tenter de répondre : jamais! Voyons ce que nous disent les calculs.
Nous avons vu que la distance d’un point M = (x1;x2) à l’origine valait
Or, dans le problème que nous considérons les points M, centres des boules, ont des coordonnées de la
forme (±1;...;±1 donc d(O,M) = √d. Ainsi, puisque ces boules sont de rayon 1, cela entraine√ − que le plus
grand rayon possible pour la boule centrale vaut d 1. En conséquence, la boule centrale déborde du cube
si
⇐⇒ d>9
ce qui n’était pas du tout intuitif. En fait, il est même possible de préciser ce résultat. Il s’agit d’un
domaine des mathématiques qui s’appelle la concentration de la mesure. L’un des résultats de cette
théorie permet d’affirmer que le volume de la boule centrale restant dans le cube s’approche très vite
(exponentiellement vite) de zéro lorsque la dimension devient de plus en plus grande.
3.8.1 Distance
La distance que nous venons de voir s’appelle la distance euclidienne. Il existe d’autre façon de
mesurer la distance entre deux points, l’une d’elle s’appelle la distance de « Manhattan » (en rapport avec
le quartier de New-York). La raison derrière cette terminologie est la suivante : la plupart des villes
américaines sont construites sur la forme d’un quadrillage. Ainsi, pour rejoindre un point A à un point B
de la ville, nous sommes forcés de suivre ce quadrillage et d’arpenter les côtés des carrés de ce
quadrillage. Ainsi, la distance calculée correspond à celle qui est effectivement parcouru à pied plutôt que
celle obtenue « à vol d’oiseau ».
où | · | désigne la valeur absolue d’un nombre réel. Cette formulation n’engendre que très peu de
différences notables avec la géométrie classique (grossièrement tout diffère d’une constante
multiplicative universelle). En revanche, certain objets bien connu sont un peu modifiés. Pour voir cela
nous devons adopter quelques notations : d2(A,B) pour désigner la distance euclidienne (celle vu en
cours) entre deux points et par d1(A,B) pour la distance de Manhattan. Avec ces notations, il est possible
de définir un disque de centre A et de rayon r > 0 comme étant l’ensemble des points M vérifiant :
d2(A,M) ≤ r
et nous obtiendrons la figure classique que vous avez pu rencontré au collège. En revanche, si nous
remplaçons d2 par d1 dans le formule précédente, notre cercle prendra alors la forme d’un carré!
31
Il existe d’innombrables distances en mathématiques, chacune ayant une utilité, les quelques mots
précédents ne font qu’effleurer la surface de cette notion.
3.8.2 Pythagore
Durant votre scolarité du collège, le théorème de Pythagore fut, sans doute, l’un des résultats qui a
occupé une grande partie du programme. Il est même fort possible que votre professeur ait proposé une
démonstration permettant de vous assurer que l’énoncé de ce théorème était vrai. Néanmoins, votre
professeur, a sûrement du omettre une chose fondamentale à son propos. Ma question est donc la
suivante :
Cette question peut sembler incongrue, pourtant elle mérite quelques mots. Votre professeur du
collège a du présenter le théorème de Pythagore et dessiner des triangles sur le tableau noir de la salle de
cours. Implicitement, cela signifie que ses dessins sont fait sur une surface plane! A votre avis, le
théorème de Pythagore est-il encore vrai si nous dessinions nos triangles sur un ballon? ou à l’intérieur
d’un bol?
La réponse à ces questions est négative! D’ailleurs, il est même possible de construire, sur un un
ballon, un triangle possédant 3 angles droits! En d’autres termes, cette remarque signifie qu’il existe
d’autre géométrie que celle d’Euclide (étudiée au collège, puis au lycée). Grossièrement, il y a aussi la
géométrie sphérique (celle-ci pouvant être visible à l’échelle de la Terre, permettant aux avions
d’effectuer des vols optimaux entre Paris et Tokyo) et la géométrie hyperbolique. Bien sûr, il existe
d’autres géométries que celles que nous venons d’énoncer (bien qu’il s’agisse des principales). Par
exemple, la géométrie qui a permis au physicien Albert Einstein de formaliser sa théorie de la relativité
repose sur une géométrie dite « pseudo-riemannienne ».
32
Chapitre 4
En ce qui nous concerne, nous utiliseront principalement des variables numériques. Autrement dit, les
variables mises en jeu stockeront des valeurs numériques.
Pour stocker une valeur dans une variable, il faut utiliser un précédé d’affectation. En langage Python, cela
revient à utiliser le symbole = avec la syntaxe nom_de_la_variable=valeur.
29
CHAPITRE 4. ALGORITHMIQUE, PREMIÈRE PARTIE
Puisque nous avons affaire à des variables numériques, il est possible d’effectuer des opérations élémentaires
entre elles. Voici un exemple dans lequel la variable a reçoit la valeur 22 et la valeur b reçoit la valeur 6.
Voici un exemple permettant d’appréhender ces nouvelles opérations ainsi que les résultats fourni par
l’ordinateur après l’exécution de telles commandes.
Exemple 4.1.2. Le loyer mensuel d’un appartement est de 500 euros au cours de l’année 2018. Ce loyer augmente
de 5% en 2019.
1. Expliquer ce que font les instructions suivantes.
(a) loyer = 500
2. Le locataire veux calculer le montant de l’augmentation ainsi que le nouveaux prix du loyeren 2019, et
affecter ces deux valeurs à deux variables nommées augmentation et nouveau-prix. Proposer des
instructions en langage Python puis donner le résultat affiché par l’ordinateur.
Exemple 4.2.1. La fonction somme_carres ci dessous calcule et renvoie la somme a2 +b2 lorsque l’utilisateur donne
les valeurs de variables a et b.
4.2. LES FONCTIONS 31
34
Remarque. A nouveau, le nom de la fonction ne doit comporter aucun espace. Il est possible de les substituer par
des tirets « _ ». Si la fonction n’utilise aucun paramètre, nous la noterons def nom_de_la_fonction().
L’instruction return permet de renvoyer une valeur (entier, décimal ou chaine de caractère) qui peut-être
utiliser de nouveau dans un autre programme ou une autre fonction. Elle interrompt le programme dès qu’elle
s’est exécutée.
Notons qu’il est également possible d’utiliser une fonction écrite dans l’éditeur en utilisant directement son
nom dans la console.
Exemple 4.2.2. Supposons que nous avons entré dans l’éditeur le programme déterminant la fonction
somme_carres définies ci-dessus. Si nous tapons ensuite l’instruction somme_carres(10,2) dans la console de
Python, celui-ci ira utilisera la fonction pour fournir le résultat 104.
Voici quelques exercices pour se familiariser avec cette nouvelle notion. Exercice 1.
Considérons la fonction
2. Que renvoit la fonction exercice1 lorsque l’on tape les instructions suivantes?
(a)
(b)
CHAPITRE 4. ALGORITHMIQUE, PREMIÈRE PARTIE
Exercice 2. Compléter la fonction vitesse ci-dessous pour qu’elle renvoit la vitesse (en km/h) lorsque l’utilisateur
donne une distance en kilomètre et une durée en heure.
3. Parmi les propositions suivante, entourer celles qui ne peuvent pas être un résultat de cettefonction
2 ; 3,1 ; 7 ; 1,412 ; 6 ; 1
Chapitre 5
33
36 CHAPITRE 5. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS
Un peu comme une recette de cuisine, il faut suivre les étapes dans l’ordre pour arriver au résultat.
Définition 5.2.1. Une fonction f est définie sur l’ensemble I lorsque à tout point x ∈ I nous associons un
unique nombre noté f(x). Nous emploierons fréquemment la notation f : x 7→ f(x).
Remarque (Vocabulaire). 1. L’ensemble des réels I pour lesquels il est possible de déterminer f(x) est
appelée l’ensemble de définition de f.
3. Si pour un nombre réel donné y, il est possible de trouver un autre réel x tel que y = f(x) nous dirons
que x est l’antécédent de y par f.
Voici quelques exemples pour illustrer cette définition afin de la rendre plus concrète.
Exemple 5.2.1. 1. Il est possible de définir la fonction qui à un nombre lui associe le double de sa valeur.
C’est-à-dire, f : x 7→ 2x. Pour ce choix de fonction, l’image du point x = 2 vaut f(2) = 2× 2 = 4. Tout
nombre réel admet un antécédent par la fonction f, par exemple y = 17 admet pour antécédent
2. Il est aussi possible de définir la fonction carrée qui à tout nombre associe son carré.C’est-à-dire : f :
x 7→ x2. Observons que les nombres négatifs n’admettent pas d’antécédent. En effet, si y = −1 il
n’est pas possible de trouver x ∈ R tel que f(x) = x2 = −1 car x2 ≥ 0 et −1 < 0.
3. Bien entendu, il est possible de regarder des fonctions beaucoup plus compliquées en précisantles
opérations que doit subir un nombre réel x pour obtenir la valeur de f(x).
2
− 3x + 12 ou f(x) = 6xx+ 1− 1, x =6 −1 ou f(x) = 3x2 − (xx2+ 2)(+ 1x3 − π) ...
f(x) = x
Ces fonctions existent mais nous ne les étudierons que plus tard dans l’année.
5.3Représentation graphique
Une manière de visualiser ces fonctions est d’utiliser une représentation graphique. Cela nous
permettra, notamment, de résoudre certains problèmes ou certaines équations à partir d’un graphique.
Définition 5.3.1. Soient (0;I;J) un repère du plan et f : I → R une fonction. La courbe réprésentative Cf de la
fonction f est l’ensemble des points M de coordonnées (x;y) avec x ∈ I et y = f(x).
Remarque. L’axe des abscisses permet de trouver les antécédents d’un point y tandis que l’axe des
ordonnées permet de trouver l’image d’un point x.
Ces manipulations doivent êtres sues : en cas de doute, aller voir les tutoriels d’Y. Monka sur le site
maths et tiques.
38 CHAPITRE 5. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS
1. Sur la calculatrice, il suffit d’utiliser la touche f(x) pour entrer la formule y1 = f(x) définissant la
fonction puis d’appuyer sur la touche graphique pour obtenir une figure.
2. Attention, il faut parfois ajuster la fenêtre de visualisation pour voir la courbe en entiè[Link] cela,
il faut cliquer sur la touche fenêtre pour ensuite modifier les abscisses avec Xmin et Xmax; ainsi que
les ordonnées avec Y min et Y max.
3. Xgrad et Y grad permettent de définir la taille des graduations sur les axes des abscisses et des
ordonnées.
4. La touche zoom peut également être utile pour choisir judicieusement la fenêtre de visualisation du
graphique.
Il est important de savoir utiliser ce graphique pour trouver l’image d’un point, déterminer des
antécédents, l’ensemble de définition.
5.4Etude qualitative
Nous allons étudier certaines propriétés d’une fonction. Nous allons donc aborder la notion de
monotonie et d’extremum.
5.4.1Sens de variation
Dire qu’une fonction est croissante, sur un intervalle I, revient à dire que lorsque la valeur de x
augmente dans l’intervalle I la valeur de f(x) augmente également.
Définition 5.4.1. La fonction est dite croissante sur l’intervalle I si, pour tous réels a ≤ b alors
f(a) ≤ f(b)
Une fonction croissante préserve l’ordre : c’est-à-dire, les réels de l’intervalle I et leurs images par f sont
rangés dans le même ordre.
40 CHAPITRE 5. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS
Remarque. Une fonction est dite strictement croissante si a ≤ b entraine que f(a) < f(b).
Par exemple, si f est croissante nous aurions 2 < 3 entraine que f(2) < f(3).
De manière analogue, une fonction est décroissante sur un intervalle I lorsque la valeur de l’image f(x)
diminue lorsque x augmente dans l’intervalle I.
Définition 5.4.2. La fonction est dite décroissante sur l’intervalle I si, pour tous réels a ≤ b alors
f(a) ≥ f(b)
Une fonction décroissante renverse l’ordre : c’est-à-dire, les réels de l’intervalle I et leurs images par f sont
rangés dans un ordre contraire.
Remarque. Une fonction est dite strictement décroissante si a ≤ b entraine que f(a) > f(b). Par exemple, si
f est croissante nous aurions 2 < 3 entraine que f(2) > f(3).
41
5.4.2Tableau de variation
Il est commode de résumer le sens de variations d’une fonction par un tableau de variations.
x −2 0 +2
f(x) = x2 4 4
0
Ce tableau signifie que la fonction est décroissante sur l’intervalle [[0;2]. Le tableau annonce aussi que
f(−2) = 4, f(0) = 0 et f(2) = 4.−2;0], puis croissante sur
x −3 +2
f(x) = 2x 6
-4
− Il est important de maîtriser les compétences exposées
page 21 de votre livre : construire un tableau de variation à partir d’un graphique, comparer des images à
partir d’un tableau de variation.
42 CHAPITRE 5. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS
précisément dans un chapitre ulté[Link] étudierons la fonction x →7 x2 (et ses généralisations)
1
ainsi que la fonction x 7→ x plus
5.4.3Extremum
Il est parfois utile de déterminer, lorsqu’elles existent, la plus grande ou la plus petite valeur atteinte
par une fonction f donnée.
Définition 5.4.3. 1. Le maximum d’une fonction f sur un intervalle I est, s’il existe, la plus grande valeur
possible des images, atteinte pour un réel b ∈ I. Ainsi, pour tout réel x ∈ I nous avons
f(x) ≤ f(b).
2. Le minimum d’une fonction f sur un intervalle I est, s’il existe, la plus petite valeur possible des
images, atteinte pour un réel a ∈ I. Ainsi, pour tout réel x ∈ I nous avons
f(a) ≤ f(x).
Remarque. Le mot extremum désigne sans distinction le minimum ou le maximum d’une fonction.
Attention à l’intervalle d’étude. Sur l’exemple ci-dessus, observons que sur [−2;5] le maximum est
atteint en x = 4 et vaut f(4) = 6. Tandis que sur l’intervalle [−2;2], le maximum est atteint en x = −1 et vaut
f(−1) = 4. Le minimum sur [−2;6] est atteint en x = 1 et vaut f(1) = −2.
Remarque. La calculatrice est de nouveau utile pour déterminer, de manière approximative, les
extremums. Pour cela, il suffit :
1. d’aller dans l’onglet f(x) de la calculatrice pour définir y1 = f(x).
2. La représentation graphique, dans un repère (O;I;J), d’une telle fonction est une droite qui passe
l’origine O du repère.
Définition 5.5.2. Etant donnés des nombres réels a et b, une fonction affine est définie sur R par la
formule suivante
f(x) = ax + b
Remarque. 1. Lorsque b = 0 nous retrouvons le cas des fonctions linéaires. Les fonctions affines sont une
généralisation des fonctions linéaires.
2. Le nombre b est souvent désigné sous le nom de « ordonnée à l’origine ». En effet, lorsque x = 0 une
fonction affine vaut donc f(x) = a×0+b = b. Ceci signifie que la courbe Cf d’une telle fonction passe
par le point (0,b). Graphiquement, lorsque b = 06 , la droite représentant la courbe d’une fonction
affine ne passe pas par l’origine du repère. En revanche, cette droite coupe l’axe des ordonnées au
point b.
44 CHAPITRE 5. GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS
Théorème 13. Soit f(x) = ax + b, avec a,b ∈ R, une fonction affine définie sur R. Alors
Remarque. Graphiquement, si a > 0 la droite pointe vers le « haut » du repère tandis que si a < 0 elle
pointe vers le « bas » du repère. Il est facile de caractériser les variations d’une fonction affine à partir de
son coefficient directeur "a"
Démonstration. Montrons le premier point, la deuxième assertion est laissée en exercice. Soit f(x) = ax + b
une fonction affine avec (a,b) ∈ R2. Soient x et y deux réels tels que x ≤ y, montrons alors que f(x) ≤ f(y) à
condition que a > 0. Le point important est que la multiplication d’une inégalité par un nombre
strictement positif ne change pas le sens de celle-ci; l’ajout d’un nombre réel dans chaque membre non
plus.
5.6Bilan du chapitre
Voici les compétences à maitriser dans ce chapitre.
• Notion d’intervalle (représentation graphique, notations, inégalités).
croissante, • Savoir déterminer les extremums d’une fonction à l’aide d’un tableau de variations ou
d’unereprésentation graphique.
• Connaitre les représentations graphiques des fonctions affines et savoir déterminer samonotonie en
fonction du coefficient directeur.
45
• extremums, trouver les points d’intersection avec une [Link] de la calculatrice : tracer une
fonction, tableau de valeur, déterminer les
46
Chapitre 6
Vecteurs
Nous allons poursuivre notre étude des repères du plan, qui nous ont permis d’associer des
coordonnées à un point, en introduisant la notion de vecteurs.
2. A cette translation, nous associons le vecteur AB−−→ qui symbolise le déplacement de A vers B (ou
de M vers N). Il est commode de représenter un tel objet par une flèche allant de A jusqu’au point B
Remarque. 1. De manière plus pratique, étant donné deux points distincts A et B du plan, il est possible de
tracer le vecteur permettant de les relier (en dessinant une flèche). Cette flèche est alors déterminé
par plusieurs choses
• sa direction qui est définie par l’unique droite passant par les points A et B ;
• son sens qui précise si nous allons du point A vers le point B ou le contraire;
ces caractéristiques coïncident avec la définition d’un vecteur proposée en Physique. Ainsi, étant
donné un vecteur AB−−→ et un point N, il est facile de construire le point M, translaté du point N,
en « déplaçant la flèche AB−−→ »(tout en s’assurant que le parallélisme est conservé) afin de
l’apposé au point M pour obtenir le point N à l’extrémité de cette flèche.
43
CHAPITRE 6. VECTEURS
2. Lorsque les points A et B sont confondus, le vecteur que nous obtenons −AA→ est communément
appelé vecteur nul et noté −→0 .
3. Bien entendu, une fois construit le vecteur −−MN→ à partir du vecteur −−AB→, ces deux vecteurs
sont égaux. En effet, ils conduisent tout les deux à la même translation.
Définition 6.2.1 (Relation de Chasles). Soient A,B et C trois points, le vecteurs −AC→ obtenu en appliquant
successivement les translations t−−AB→ et t−−BC→ est appelé somme des vecteurs −−AB→ et −−BC→. Nous
écrivons alors
−−AB→ + −−BC→ = −AC→
Remarque. 1. Pour n’importe quels triplets de points A,B et C la relation de Chasles est toujours vérifiée.
2. En particulier, −−AB→ + −−BA→ = −AA→ = −→0 . Dans ce cas, nous dirons que BA−−→ est l’opposé
de AB−−→. C’est-à-dire,
−−BA→ = −−−AB→
48
xy
Remarque. D’un point de vu pratique, signifie que pour obtenir le M à partir du point O il
faut se déplacer (dans le repère) « x fois vers la droite et y fois vers le haut ».
L’introduction d’un repère et l’utilisation de coordonnées pour repérer un vecteur simplifie beaucoup
de choses.
Propriétés 5. 1. Egalité entre deux vecteurs : deux vecteurs sont égaux si et seulement si, leurs
coordonnées sont égales. C’est-à-dire
x x
−→u y = −→v y′′ ⇐⇒ x = x′ et y = y′.
x x
2. Somme de vecteurs : soient −→u y et −→v y alors
Proposition 14. Soient A(xA,yA) et B(xB;yB) deux points du plan. Nous avons alors les coordonnées suivantes
xB x
−−AB→ B−
A
yA . y −
Remarque. Il faut être prudent dans cette relation et observer qu’il faut faire la différence des
coordonnées du point B (l’extrémité) avec celles du points A (le point de départ du vecteur).
Démonstration. Notons par M(x;y) le point obtenu en effectuant la translation de l’origine O par le vecteur
x
−−AB→. Par définition, cela signifie aussi −−AB→ . Déterminons une expression de x et de y y
en fonction des coordonnées des points A et B. Pour cela, notons que par construction, nous avons
−−OM→ = −−AB→. Ainsi, en utilisant la propriété (3), les segments [AM] et [OB] ont le même milieu. Nous
CHAPITRE 6. VECTEURS
pouvons donc calculer les coordonnées de celui-ci à partir des coordonnées des points impliqués.
C’est-à-dire,
xA + x 0 + xB yA + y 0 + yB
= et =
2 2 2 2
D’où, x = xB − xA et y = yB − yA. Ce qui est bien le résultat attendu.
3 2 1
Exemple 6.3.1. Soient A(2;1) et B(3;−1) alors −−AB→− 1−− 1 = − 2.
x kx
Définition 6.3.2. Soient k ∈ R et −→u y. Le vecteur −→v = ky est alors noté k−→u .
Remarque. Nous admettons que le vecteur k−→u ainsi obtenu ne dépend pas du choix du repère (O;I;J)
sous-jacent.
2 6
Exemple 6.3.2. Si −→u − 1 alors −3−→u −3 .
50
Chapitre 7
5
2x − 5 > 0 ⇐⇒ x > 2
Voyons plutôt quels moyen ont été mis en oeuvre pour résoudre l’inéquation précédente.
2. Si a > 0 alors multiplier ou diviser par a les deux membres d’une inégalité ne change pas le sens de
celle-ci.
3. Si a < 0 alors multiplier ou diviser par a les deux membres d’une inégalité change le sens de celle-
ci.
47
CHAPITRE 7. RÉSOLUTION D’INÉQUATION ET TABLEAU DE SIGNE
1. Si a < 0 alors
x +∞
signe de
+ 0
ax + b −
2. Si a > 0 alors
x +∞
signe de
0 +
ax + b −
Ces résultats, combinés à une règle de signe évidente, permet de résoudre des inéquations produit ou
quotient. Voyons plutôt sur des exemples.
où nous avons utilisé l’identité remarquable a2 −b2 = (a+b)(a−b) pour factoriser le membre de
gauche.
7.2. TABLEAU DE SIGNE 49
2. Nous allons dresser un tableau de signe à partir de la proposition 15 qui va permettre de résoudre
l’inégalité ci-dessus.
52
x −3 3 +∞
−∞
signe de 6 − 2x + + 0 −
signe de 6 + 2x − 0 + +
(6 − 2x)(6 + 2x) − 0 + 0 −
Commentons le tableau précédent. La proposition 15 permet d’obtenir le signe de la deuxième et
troisième ligne. La dernière ligne est obtenue en utilisant la règle suivante :
+ × + = +, +×−=− et − ×− = +.
Cette dernière ligne fournit donc le signe du produit (6 − 2x)(6 + 2x). Ainsi, la solution de notre
inégalité est l’intervalle [−3;3]. Autrement dit,
36 − 4x2 ≥ 0 ⇐⇒ x ∈ [−3;3]
+4
−2 ≥
Par exemple, résoudre l’inéquation x
x
0 revient à déterminer le signe du quotient.
x −4 2 +∞
−∞
signe de x + 4 − 0 + +
signe de x − 2 − − 0 +
+ 0 − +
A nouveau, commentons le tableau précédent. La proposition 15 permet d’obtenir le signe de la
deuxième et troisième ligne. La dernière ligne est obtenue en utilisant la règle suivante :
+ = +, + = − et −− = +. + −
dernière ligne est là pour indiquer que 2 est une valeur interdite. Finalement, la solution de notre
inégalité est l’intervalle ] − ∞;−4]∪]2;+∞[. Autrement dit,
CHAPITRE 7. RÉSOLUTION D’INÉQUATION ET TABLEAU DE SIGNE
x+4
x −
2 ⇐⇒ ∈ − ∞ − ∪ ∞ x ] ;
4] ]2;+ [
7.3 Etude graphique
7.3.1 Résolution graphique d’inéquations de la forme f(x) >k
Dans cette section, nous chercherons à résoudre graphiquement des inéquations de la forme f(x) > k
ou f(x) < k pour une fonction f donnée et un réel k prescrit.
Pour résoudre ce genre de problème, il est important de placer sur le graphique la droite horizontale
D d’équation y = k (les points d’intersection de cette droite avec la courbe C f sont solutions de l’équation
f(x) = k).
Proposition 16. Les solutions de l’inéquation f(x) > k sont les abscisses des points de la courbes Cf situés
au-dessus de la droite D.
Remarque. 1. Autrement dit, après avoir identifier la partie de la courbe se situant au dessous de la droite
D, il ne reste plus qu’à déterminer les antécédents de ces points sur l’axe des abscisses afin
d’obtenir un intervalle ou une réunion d’intervalles.
2. La méthode de résolution pour une inéquation de la forme f(x) < k s’effectue de la même manière
en considérant les points de la courbe situés en dessous de la droite D. Exemple 7.3.1. insérer un
graphique
Proposition 17. 1. Les solutions de l’équation f(x) = g(x) sont les abscisses des points d’intersections des
courbes Cf et Cg.
2. Les solutions de l’inéquation f(x) > g(x) sont les abscisses des points de la courbes Cf situés au-dessus
de la courbe Cg.
3.
54
4. Les solutions de l’inéquation f(x) < g(x) sont les abscisses des points de la courbes Cf situés en-
dessous de la courbe Cg.
Remarque. En particulier, si Cg est une droite horizontale d’équation y = k nous retrouvons l’étude faite à
la section précédente.
Chapitre 8
Vecteurs et colinéarité
Dans ce chapitre nous allons poursuivre l’étude initié dans le chapitre introduisant les vecteurs et leurs
coordonnées. Nous allons voir de quelle manière il est possible de traduire des notions de géométrie rencontrées
au collège à l’aide de vecteurs. Ici nous allons étudié la notion de parallélisme
k−→v
Remarque. Géométriquement, cela signifie que ces vecteurs possèdent la même direction (pas nécessairement le
même sens). La définition précédente est symétrique : −→u est colinéaire à −→v si et seulement si −→v est
colinéaire à −→u . En effet, si −→u est colinéaire à −→v , il existe k ∈ R non nul tel que −→u = k × −→v
Puisque−→ k−→6= 0. Autrement dit,ceci peut aussi s’écrirev est colinéaire à−→v = k
1
×u.−→u . Si nous posons k′
Exemple 8.1.1. 1. Les vecteurs −→u = (1;2) et −→v = (−2;−4) sont colinéaires car −→v = −2×−→u . 2. Les vecteurs
Lorsqu’un repère du plan (O;I;J) est disponible, la notion de colinéarité entre deux vecteurs correspond à une
relation de proportionnalité entre les coordonnées de ces vecteurs. Nous avons le critère suivant permettant
d’établir la colinéarité entre deux vecteurs à partir de leurs coordonnées.
x x
Proposition 18 (Critère de colinéarité). Soient −→u y et −→v y′′ deux vecteurs. Ces vecteurs sont colinéaires si et
xy′ − xy = 0
55
56
Remarque. La quantité précédente correspond au déterminant des vecteurs −→u et −→v . Elle est souvent notée
de la manière suivante :
x x
det(−→u ,−→v ) = y ′
y′ = xy′ − yx′.
Géométriquement, elle correspond à l’aire du parallélogramme engendré par les vecteurs −→u et −→v .
Exemple 8.1.2.−→ Utilisons le critère précédent pour montrer que les vecteurs −→u = (6;−3) et v = (4;−2) sont
Proposition 19. Soient A,B et C trois points du plan, deux à deux distincts. Les points A,B et C sont alignés si et
seulement si les vecteurs −−AB→ et −AC→ sont colinéaires.
Remarque. Bien entendu, il est possible remplacer, dans le théorème précédent, les vecteurs −−AB→ et −AC→ par
les vecteurs −−BA→ et −−BC→ ou −AC→ et −−CB→. L’important est que les vecteurs mis en jeu aient un point en
commun.
La colinéarité de vecteurs permet également de savoir si des droites sont parallèles.
Théorème 20. Soient A,B,C et D quatre points du plan, deux à deux distincts. Les droites (AB) et (CD) sont parallèles
si et seulement si les vecteurs −−AB→ et −−CD→ sont colinéaires.
Chapitre 9
Equations de droite
Dans ce chapitre nous allons déterminer une représentation algébrique des droites : il s’agira d’une équation
qui caractérisera les points du plan appartenant à une droite donnée.
• fonction affinesoit sécante à l’axe des ordonnées. Dans ce cas, il s’agit de la courbe représentative d’unef (i.e.
f(x) = ax + b).
Proposition 21. Une droite D sécante à l’axe des ordonnées a une équation de la forme
y = mx + p
ses coordonnées vérifient la relation suivanteoù m,p ∈ R. En particulier, un point du plan M(x;y) appartient à la
droite D si et seulement si
y = mx + p
Les nombres m et p introduits plus haut porte un nom. Plus précisément, nous avons la définition suivante.
Définition 9.1.1. 1. L’équation d’une droite D, de la forme y = mx+p, est appelée équation réduite de la droite D.
CHAPITRE 9. EQUATIONS DE DROITE
Remarque. Le point B(0;p) correspond à l’intersection d’une droite D avec l’axe des ordonnées. Ainsi, à l’origine (x =
0) la droite D passe par le point B d’ordonnée y = p. Ceci expliquant la terminologie.
57
58
Proposition 22. Soient A(xA;yA et B(xB;yB) deux points du plan vérifiant xA 6= xB alors le coefficient directeur de la
droite (AB) est :
m = yb − ya xB − xA
Remarque. 1. Lorsque le coefficient directeur est connu, il n’est pas difficile de déterminer l’ordonnée à l’origine en
utilisant le fait que A(xA;yA) doit vérifier l’équation y = mx + p. Puisque m est connu, il ne reste plus qu’à
trouver la valeur de p en remplaçant y par yA et x par xA.
2. Il est important d’avoir une interprétation géométrique de ce coefficient directeur. Le plus simple est de se
souvenir de la phrase suivante qui permet de passer d’un point A d’une droite D à un autre : « en partant du
point A, si je me décale de 1 sur l’axe des abscisses, il faut que je monte de m sur l’axe des ordonnées pour
être à nouveau sur la droite ».
Chapitre 10
Algorithmie partie 2
10.1 Boucle for et while
10.2 if
56 CHAPITRE 10. ALGORITHMIE PARTIE 2
59
Chapitre 11
formefonctions peuvent être également désignées sous le nom de polynôme du premier degré. Dans cef(x) = ax +
b avec a ∈ R le coefficient directeur et b ∈ R l’ordonnée à l’origine. Ces chapitre nous allons étudié des polynômes
du second degré.
x −∞ 0 +∞
f(x) = x2 0
Remarque. 1. Deux réels positifs et leurs carrés sont rangés dans le même ordre.
2. Deux réels négatis et leurs carrés sont rangés dans l’ordre contraire.
3. La représentation graphique y = x2 correspond à une parabole. Celle-ci est symétrique par rapport à l’axe des
ordonnée.
Proposition 24 (Forme canonique). Tout polynôme du second degré f(x) = ax2 + bx + c peut s’écrire sous la forme
2. .
Proposition 25. Les variations, sur R, de la fonction x 7→ a(x−α)2 +β dépendent du signe de a.
• Si a > 0 alors
x −∞ α +∞
f(x) β
Ainsi, f admet pour mininum β atteint en x = α.
• si a < 0 alors
x −∞ α +∞
f(x)
Ainsi, f β admet pour maximum
β atteint en x = α.
2. Si a > 0 la parabole est tournée vers le bas tandis que si a < 0 la parabole est tournée vers le haut.
3. Dans un repère orthogonal, la parabole admet pour axe de symétrie la droite parallèle à l’axedes ordonnées
passant par le sommet. Autrement dit, la droite d’équation x = α.
61
11.3. REPRÉSENTATION GRAPHIQUE D’UN POLYNÔME DU SECOND DEGRÉ 59
Exemple 11.3.1.a pour coordonnées1. SiS(1f(;x−) = 23). x2 − 4x − 1, la parabole est tournée vers le bas et son
sommet
2. Si f(x) = −x2+4x−3, la parabole est tournée vers le haut et son sommet a pour coordonnées S(2;1).
60 CHAPITRE 11. FONCTION POLYNÔME DU SECOND DEGRÉ
Chapitre 12
12.2 Vocabulaire
Dans ce chapitre, nous considèrerons une série de n observations ordonnées, notées x1,...,xn, avec n ∈ N. Par
exemple, pour fixer les idées, on peut penser à aux notes obtenues par une classe lors d’un devoir surveillé.
Voici quelques mots de vocabulaire à connaitre .
Définition 12.2.1. Une série d’observations, ou série statistique, se définit à partir de deux paramètres :
1. Une population qui est l’ensemble des individus (ou objets) observés.
2. Un caractère qui est la qualité étudiée dans la [Link]. Observons que le
Exemple 12.2.1. Supposons que nous ayons un sondage à disposition. Celui-ci a été réalisé auprès de n personnes
(composant la population étudiée) pour connaître leur intention de vote au second
61
65
tour d’une élection (il s’agit du caractère étudié). Les réponses possibles de ce sondage sont : « Oui», «
Non » et « Ne se prononce pas »(il s’agit caractère qualitatif).
Exemple 12.2.2. Un professeur reporte les notes de son dernier contrôle sur son ordinateur. Pour chaque
copie (l’ensemble des copies correspond à la population), il a attribué une note (correspondant au
caractère étudié) pouvant aller de 0 à 20 avec un pas de 0,25 (il s’agit donc d’un caractère quantitatif
discret).
déterminer la fréquence d’une observation (l’un des x1,...,xn) par la formule suivante
effectif de la valeur
fréquence d’une valeur =
effectif total
Remarque. Cette formule est similaire à ce que nous faisions en probabilité dans une situation
d’équiprobabilité avec le quotient « nombre de cas favorables / nombre de cas total ».
Exemple 12.3.1. Sur un parking, nous étudions la couleur des voitures. Le caractère étudié est dit
qualitatif (les valeurs ne sont pas numériques). La distribution des effectifs est donnée dans le tableau ci-
dessous :
Couleur grise blanche bleue rouge
Effectif 18 7 5 2
Ainsi, l’effectif total vaut 32, l’effectif de la valeur grise vaut 18; en conséquence, le fréquence de cette
valeur vaut = = 0,5625 = 56,25%.
Dans les exercices, il vous sera parfois demander de compléter un tableau en calculant des effectifs
cumulés croissant ou des fréquences cumulées croisantes. Illustrons ceci par un exemple.
Exemple 12.3.2. Dans un village, nous avons dénombré les foyers selon leur nombre d’enfants. Voici les
données obtenues
Nombre d’enfants par foyers 0 1 2 3 4
Effectif (nombre de foyers) 18 14 8 7 3
Effectif cumulé croissant 18 32 40 47 50
L’effectif cumulé croissant de la valeur 2 vaut bien 40 car 18 + 14 + 8 = 40. Cela signifie que 40 foyers ont
deux enfants ou moins. Bien entendu, si nous avions calculé les fréquences de chacun des caractères
étudiés nous aurions pu, en procédant de la même manière, calculer les fréquences cumulées
croissantes.
12.4.1Diagrammes circulaires
Il est possible d’utiliser des diagrammes circulaires (chaque secteur est proportionnel à la fréquence
du caractère réprésenté) :
L’exemple des voitures (et leurs couleurs) aurait pu être résumer par un diagramme circulaire.
12.4.2Histogrammes
Nous aurions pu aussi représenter ce genre de chose à l’aide d’histogrammes :
12.5 Moyenne
Dans cette section, nous présentons une valeur numérique qu’il est possible d’associer à une série
statistiques.
Définition 12.5.1. La moyenne de la série statistique x1,...,Xn est le nombre x¯ défini par :
n
x¯ = x1 + x2 +
... + xn = 1 Xxi n
n i=1
Il est important de savoir calculer des moyennes pondérées. Cela signifie que les valeurs x 1,...,xp sont
respectivement affectées de coefficients n1,...,np dans ce cas
x¯
= x1 + x2 + ... + xp n1
+ ... + np
Exemple 12.5.1. Imaginons qu’un élève ait obtenu les notes suivantes durant un trimestre
6;12;7;14;10. La moyenne de celui-ci vaut alors
6 + 12 + 7 + 14 + 10 49
x¯ = = = 9,8
5 5
68 CHAPITRE 12. STATISTIQUES DESCRIPTIVES ET ANALYSE DE DONNÉES
Si jamais les sont affectées, de manière respective, des coefficients 2;5;3;6;4, la moyenne pondérée de
ses notes vaut alors
2 6+5 12 + 3 7+6 14 + 4 10
x¯ = × × × × ×
2+5+3+6+4
Voici un autre exemple dans lequel nous calculons une moyenne pondérée.
12.5. MOYENNE
Exemple 12.5.2.
Don (en euros) 10 15 20 30 50 Total
Effectif 12 17 10 11 5 55
C’est pourquoi, le don moyen ¯x est de 21 = 12×10+17×15+1055×20+11×30+5×50 euros.
La moyenne seule n’est qu’un outil limité ne tenant pas compte de la dispersion des valeurs de la série
statistique. Pour palier ce manque, nous définissons les quantités suivantes.
Définition 12.5.2. . La variance de la série statistique (xk;nk), pour 1 ≤ k ≤ l, est notée V est définie par
l l
1X − 2
= Xfi(¯x − xi)2
V =ni(¯x xi) N
i=1 i=1
Remarque. Pour fixer les idées, l’écart type permet de quantifier de quelle manière les valeurs se
répartissent autour de la moyenne. Prenons l’exemple suivant pour illustrer ceci.
Imaginons qu’une classe ait obtenu une moyenne de 11 à un devoir. L’enseignant décide alors de
calculer l’écart-type (associé à la série statistique des notes du devoir) pour obtenir plus d’information. Si
σ est grand (σ = 6 par exemple), grossièrement cela signifie que certains élèves ont au 6 points de plus par
rapport à la moyenne tandis que d’autres ont eu 6 points de moins par rapport à la moyenne. Il est
possible de montrer qu’une large partie de la classe a donc ses notes comprises entre [¯x−σ; ¯x+σ] =
[5;17]. Cela signifie que la classe a un niveau plutôt hétérogène.
Au contraire, si σ est petit (σ = 1,5 par exemple). La majorité des notes sera comprise entre [9,5;12,5]
attestant que la classe a un niveau homogène.
σ peut aussi s’interpréter comme une mesure de précision, plus celui-ci est petit plus les valeurs de la
série vont rester proche de la moyenne. Cela peut notamment s’utiliser en sport si nous décidions de faire
des statistiques sur les tirs réussi d’un joueur de basket. Plus σ sera petit, plus le sportif sera régulier et
obtiendra des scores proches de son score moyen.
Exemple 12.5.3. Comme nous allons le voir sur l’exemple suivant, la variance permet d’en apprendre plus
sur une série statistique et complète l’information apportée par la moyenne.
69
Considérons les deux séries statistiques suivantes :
S1 : {9;9;11;11} et S2 : {1;1;19;19}.
Ces deux séries ont la même moyenne : 10. Calculons la variance et l’écart-type de ces deux séries :
1. Pour la première série S1, nous avons
Définition 12.6.1. Soit (x1,...,xn) une série statistique à caractère quantitatif. Voici la définition de certains
quantiles.
• La médiane est une valeur telle que :
• Le premier quartile Q1 est la plus petite valeur de la série telle que 25% des valeurs de la série lui
soient inférieures ou égales.
• Le troisième quartile Q3 est la plus petite valeur de la série telle que 75% des valeurs de la série lui
soient inférieures ou égales.
La quantité Q3 − Q1 est appelé « écart interquartile »et correspond à 50% de la population étudiée.
Remarque. 1. Rappelons que « l’étendue » d’une série statistiques est la différence entre la plus grande
valeur de la série ( son maximum) et la plus petite (son minimum). Nous la noterons e.
70 CHAPITRE 12. STATISTIQUES DESCRIPTIVES ET ANALYSE DE DONNÉES
2. En pratique, lorsque les valeurs sont rangées par ordre croissant, si l’effectif total n est impair la
médiane est la n+12 valeur; si n est pair la médiane est la moyenne de la n2-ième valeur et de la n+12
valeur.
2. Il est facile de déterminer le 1er quartile, puisque = 6,5, Q1 est la 7ème longueur, à savoir : Q1 =
39m.
12.6. QUANTILES
3. Ce qui permet d’obtenir le troisième quartile : Q3 est la 20ème longueur, puisque 3 × 6,5 = 19,5, à
savoir : Q3 = 44m.
L’ensemble de ces informations donne une première description de la série (x1,...,xn). Elles sont
résumées dans la représentation graphique suivante.
Définition 12.6.2. Un diagramme de Tukey (aussi appelé « boîte à moustache ») est un résumé, sur un axe
gradué, des quantiles définis ci-dessus. Ce diagramme est constitué
• d’une boîte (dont la hauteur est prise de manière arbitraire) délimitée par le 1er et 3ème quartiles.
Cette même boite est ensuite partagée par la médiane.
Un exemple est donné ci-dessous correspondant aux notes (sur 10) d’étudiants.
71
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Exemple 12.6.3. Il est souvent utile de comparer des diagrammes de ce genre pour émettre des
hypothèses. Par exemple, imaginons que nous ayons relevé, à différents intervalles (toutes les heures,
pendant quatre jours), les températures dans une forêt (en noir ) et dans un champ (en bleu ) proche de
cette même forêt. Ces mesures ont donné lieu aux diagrammes suivants.
12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28
Quelle semble être l’influence des arbres sur la température à l’intérieur de la forêt?
• champs. Il est possible de supposer que les arbres permettent de maintenir une températureCes
diagrammes montrent que les températures sont beaucoup plus dispersées dans les plus stable.
• il est possible émettre l’hypothèse que les arbres aident à conserver la fraî[Link] diagrammes
montrent aussi que les températures sont globalement plus basses en forêt,
72
Chapitre 13
Fonction inverse
Définition 13.0.1. La fonction inverse est la fonction f qui a tout réel non nul associe son inverse.
1
f(x) = x pour x ∈ R∗
Remarque. La fonction inverse n’est pas définie en 0, il est usuel de dire que 0 est une valeur interdite pour la
fonction inverse.
Voici le tableau de variation de la fonction inverse.
x −∞ 0 +∞
1
x
69
CHAPITRE 13. FONCTION INVERSE
Remarque. Autrement dit, la fonction x 7→ x1 est décroissante sur ] − ∞;0[ et sur ]0;+∞[. En conséquence, deux
réels (non nuls) de même signe et leurs inverses sont rangés dans des ordres contraires.
Exemple 13.0.1.
Puisque 2 ≤ 4 nous avons .
13.1 Fonctions homographiques
La fonction inverse, permet de considérer des fonctions plus complexes. Il s’agit des fonctions
homographiques.
(translatée).
Remarque. 1. Par exemple, ce genre de fonction apparait naturellement lorsque nous étudions une fonction
comme f(x) = −3 + x+5
2
. En effet, en regroupant les termes définissant f au même dénominateur, nous
trouvons
13.1. FONCTIONS HOMOGRAPHIQUES 71
f
x+5 x+5 x+5 x+5
2. L’ensemble de définition d’une fonction homographique est puisque le réel −dc annule le
dénominateur.
74
Dans ce chapitre nous allons revoir comment résoudre une inéquation impliquant une fonction
homographique.
x
Exemple 13.1.1. Supposons que nous soyons amené à résoudre l’inégalité suivante x+1 < 1. Nous devons alors nous
ramener à une étude de signe.
x ⇐⇒ x − ⇐⇒ x −x+1 ⇐⇒ −1
< 11 < 0< 0< 0
x+1 x+1 x+1 x+1 x+1
Il ne reste plus qu’à établir, en prenant garde aux valeurs interdites, le signe de x 7→ −x+11 pour conclure et résoudre
l’inéquation de départ.
72 CHAPITRE 13. FONCTION INVERSE
Chapitre 14
14.0.1Droites parallèles
Proposition 27. Une droite D d’équation y = mx + p et une droite D′ d’équation y = m′x + p sont parallèles si
et seulement si elles ont le même coefficient directeur. En abrégé,
D//D′ ⇐⇒ m = m′
2. Observons que des droites de la forme x = c et x = c′ sont parallèles à l’axe des ordonnées, donc
entre elles.
Démonstration. Soient D//D′ de telles droites. Considérons alors A et B deux points distincts de la droite D.
Les droites parallèles à l’axe des ordonnées passant par A et par B coupent la droite D′ en deux points
notés A′ et B′. Par construction,
73
74 CHAPITRE 14. POSITION RELATIVE DE DROITE
solution du systèmemProposition 28.=6 m′. Dans ce cas, les coordonnées du point d’intersection des
droitesSoient D : y = mx + p et D′ : y = m′x + p′ deux droites du plan telles queD et D′ est l’unique
y = mx + p
y = m′x + p′
d : y = 2x − 3 et d : y = −x + 3
Puisque les coefficients directeurs sont différents, ces droites sont sécantes. Notons par A(x;y) le point
d’intersection de celles-ci. Pour déterminer les coordonnées de A, il faut et il suffit de résoudre le système
suivant :
Ainsi A(2;1).
Comme nous allons le voir, les équations cartésiennes englobent les deux cas de figures de la
Proposition ??.
Proposition 29. A toute droite (d) il est possible d’associer une équation cartésienne où le couple (a,b) 6=
(0,0) et réciproquement.
Démonstration.1. Considérons une équation cartésienne (E) pour laquelle (a,b) 6= (0,0).
2. Réciproquement, considérons une droite (d) du plan. Deux cas de figures s’offrent à nous.
• correspondant aux paramètres (Si (d) a pour équation x = k, k ∈a,b,cR, alors elle admet pour
équation cartésienne) = (1,0,−k). x−k = 0 • −Si (mxd)+a pour équationy − p = 0 ce qui correspond
au triplety = mx+p, (m,p) ∈ R2, alors elle admet pour équation cartésienne(a,b,c) = (−m,1,−p).
Exemple 14.1.1. 1. Par exemple, si d est la droite d’équation réduite y = 2x−3. Cette équation peut se
reformuler en
−2x + y + 3 = 0
x−3=0
i.e. a = 1, b = 0 et c = −3.
14.2Vecteur directeur
Le lien entre droites et calcul vectoriel s’effectue via la notion de vecteur directeur.
Définition 14.2.1. Un vecteur directeur d’une droite (d) est un vecteur dont la direction est parallèle à celle
de (d).
Remarque. En particulier, pour tout couple (A,B) de points appartenant à la droite (d), le vecteur −−AB→
est un vecteur directeur de cette même droite. Aussi, si −→u est un vecteur directeur de (d) alors k−→u
avec k ∈ R∗ l’est également.
76 CHAPITRE 14. POSITION RELATIVE DE DROITE
Voyons à présent de quelle manière il est possible d’obtenir un vecteur directeur à partir d’une
équation cartésienne de droite.
Proposition 30. Soit (d) une droite du plan. Si (d) a pour équation cartésienne ax + by + c = 0, avec (a,b,c)
∈ R3, alors −→u (−b;a) est un vecteur directeur de (d).
Démonstration. Soit (d) une droite admettant pour équation cartésienne ax + by + c = 0 ainsi que A(x ;y )
∈ (d) et M(x;y) ∈ (d) deux points de cette droite. Le vecteur AM−−→(x − x ;y vecteur directeur de la droite
(a a d). Vérifions que ce vecteur est bien colinéaire au vecteur−−AM→ et utilisons le fait que les coordonnées des
pointsa −→u− y= (a)−est unb;a).
Donc les vecteurs sont bien colinéaires et −→u est un vecteur directeur de (d).
La proposition suivante nous affirme qu’une droite (d) peut être caractérisée par la donnée d’un point
A ∈ (d) et d’un vecteur directeur −→u .
avons la caractérisation suivante des pointsProposition 31. Soient (d) une droite, A M∈ (appartenant à la
droited) et −→u un vecteur directeur de cette droite. Nous(d).
M ∈ (d) ⇐⇒ −→u et −−AM→ sont colinéaires.
Exemple 14.2.1. Dans un repère, déterminons une équation cartésienne des droites suivantes :
1. (d) passant par le point A(−1;1) et de vecteur directeur −→u (3;2).
• Puisquecartésienne de la forme (−→u est un vecteur directeur de (E) : 2x−3y+dc)= 0, cela signifie
que cette droite admet une équationE). Autrement dit,pour un certain c2∈×R(. De plus, le point−1)
savons alors que le vecteur −−AM→(x + 131;y. Considérons un point− 1) est colinéaire au vecteur
−−BC→(−5,2) est un vecteur directeur de (d′). C’est pourquoi (d′) admet pour équation cartésienne
(E′) : 2x + 5y + c = 0 c∈R
Pour déterminer la valeur de c, il suffit d’utiliser le fait que les coordonnées du point B (ou C) vérifie
l’équation (E′). Nous obtenons ainsi c = −19.
14.2. VECTEUR DIRECTEUR 77
Enfin, voici une condition de parallélisme entre deux droites à partir de leurs vecteurs directeurs.
Proposition 32 (Condition de parallèlisme). Deux droites sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs
directeurs sont colinéaires.
Remarque. Cette condition peut se vérifier à l’aide du déterminant. En particulier, lorsque les vecteurs
directeurs ne sont pas colinéaires, les droites sont donc sécantes. Pour conclure ce chapitre, traitons un
dernier exemple Exemple 14.2.2. Considérons les droites suivantes :
d : 2x − y − 3 = 0 et d : −x − y + 3 = 0
Alors −→u = (1;2) dirige d et −→v = (1;−1) dirige d′. De plus, Det(−→u ;−→v ) =A(x−;y1)−le point
d’intersection2 = −3 = 06 , ainsi les
vecteurs ne sont pas colinéaires et les droites sont donc sécantes. Soit de
celles-ci, déterminons ces coordonnées en résolvant le système suivant
Observons à présent que l’addition (membre à membre) de la ligne L1 avec la ligne L2 supprime la
variable x de l’équation et permet de trouver la valeur de y. En effet,
Ainsi, en substituant la valeur de y dans la ligne L1 (par exemple), nous en déduisons que
2x − 1 − 3 = 0 ⇐⇒ x = 2.
Cette méthode, portant le nom de « pivot de Gauss », nous permet de retrouver un résultat obtenu plus
tôt. L’avantage de cette façon de faire est quelle est robuste et se généralise à autant des systèmes plus
complexes (3 inconnues, trois equations par exemple).
78 CHAPITRE 14. POSITION RELATIVE DE DROITE
Chapitre 15
c2 = d.
Il est usuel de noter c par .
Exemple 15.1.1. 1. √4 = 2 puisque 22 = 4. Puisque , nous dirons que que 4 est un carré
parfait.
Les racines carrées sont utiles pour résoudre certaines équations : Proposition 33.
(E) : x2 − d = 0
.
Il suffit d’utiliser la règle du produit nul pour conclure.
79
80 CHAPITRE 15. RACINE CARRÉE ET FONCTION CUBE
Remarque. 1. Il est important d’observer que cette propriété n’est valable que pour la multiplication. En
effet, en général, . Ceci peut être démontrer à l’aide d’un contre-exemple. Si a
= 9 et b = 16 nous avons, d’une part
et d’autre part
.
Comme nous allons le voir, cette propriété est utile pour simplifier des racines carrées.
√ √ √ √ √
Exemple 15.1.3. 1. 8= 4 2= 4 2=2 2× ×
2. × ×
Il sera également important de savoir supprimer une racine carrée d’un dénominateur.
Il est possible d’étudier la fonction x 7→ √x. Cette fonction est définie sur R+ et admet les variations
suivantes :
x 0 +∞
√x 0
Remarque. Attention, avant la classe de Terminale, la racine carrée d’un nombre négatif n’a pas de sens.
15.2. FONCTION CUBE 81
15.2Fonction cube
Voici une autre fonction qui sera étudiée plus en détails l’année prochaine : il s’agit de la fonction qui a
un nombre réel lui associe son cube.
Voici les variations de la fonction x 7→ x3
x −∞ +∞
x3
Remarque. Observons que la courbe passe par l’origine (0,0) puisque f(0) = 0. Elle vérifie également une
propriété de symétrie centrale par rapport à ce même point. Il est usuel de dire que la fonction est
impaire :
Ceci est à comparer avec la symétrie axiale de la fonction x 7→ x2 qui est une fonction paire :
Evolution
16.1 Variation absolue et taux d’évolution
Soient y1 et y2 deux nombres réels strictement positifs.
Remarque. Lorsque t est positif, il s’agit dune évolution; lorsqu’il est négatif nous parlerons de diminution.
Observons qu’un taux d’évolution peut toujours s’exprimer sous la forme d’un pourcentage, lorsque cela
sera le cas, nous parlerons de pourcentage d’évolution de y1 à y2.
Exemple 16.1.1. L’ancien prix de la bouteille de soda est y1 = 1,17 euros, le nouveau prix est y2 = 1,23
euros. Le taux d’évolution du prix de la bouteille est donc
t
y1 1,17 1,17
En d’autres termes, le prix de la bouteille a augmenté de t ≈ 5,1%.
16.2Coefficient multiplicateur
Il est possible d’exprimer différemment la relation t = y2y−1y1. En effet, cette formule est équivalente à y2
= (1 + t)y1. Ceci mène à la définition suivante.
Remarque. Faire évoluer une quantité d’un taux t revient à la multiplier par 1 + t. Ainsi, lorsque t est sous
forme d’un pourcentage :
• augmenter une quantité d’un pourcentage égal à t revient à la multiplier par 1 + t;
83
84 CHAPITRE 16. EVOLUTION
Exemple 16.2.1. La masse de céréales d’un paquet est augmenté de 20% pendant une période de
promotion. La masse initiale dans un paquet était de 350g.
Le coefficient multiplicateur correspondant à cette évolution est donc de 1 + = 1,2. Ainsi, la masse
du paquet en promotion contient 350 × 1,2 = 420 grammes de céréales.
Autrement dit, si cette grandeur subit une première évolution de taux t 1, puis une seconde de taux t2
alors elle est multipliée par (1 + t1)(1 + t2).
Exemple 16.3.1. Le prix de l’essence subit une première évolution de taux égal à 0,3 (augmentation de
30% du prix initial) puis une seconde évolution de taux égal à −0,2 (diminution de 20%). Le prix initial a
donc été multiplié par 1 + 0,3 = 1,3 puis par 1 − 0,2 = 0,8.
Le prix a donc été, globalement, multiplié par 1,3 × 0,8 = 1,04. Le taux d’évolution global du prix est
ainsi : 1,04 − 1 = 0,04. En définitive, le prix a augmenté de 4%. Nous venons donc de voir qu’un
augmentation de 30% suivi d’une diminution de 20% correspond donc à une unique augmentation de 4%.
Définition 16.4.1. Soit y1 et y2 deux valeurs d’une même grandeur. Ces valeurs permettent de définir deux
évolutions réciproques : la première est celle de y1 à y2 et la seconde de y2 à y1.
Proposition 35. Deux évolutions de taux respectifs t et t ′ sont réciproques si et seulement si le produit des
coefficients multiplicateurs est égal à 1. C’est-à-dire, si et seulement si
(1 + t)(1 + t′) = 1
Exemple 16.4.1. Un prix subit une augmentation de 23%, soit un taux d’évolution t égal à 0,23, ce qui
fournit un coefficient multiplicateur (correspondant à cette évolution) égal à 1,23. Le taux d’évolution
réciproque t′ (permettant de retrouver le prix initial après l’évolution décrite ci-dessus) est tel que
16.4. EVOLUTION RÉCIPROQUE 85
1,23 × (1 + t′) = 1