L'horticulture (PDFDrive)
L'horticulture (PDFDrive)
J. r e v e l
L’horticulture
Plantes ornementales
Fruits et légumes
. Jardins paysagers
. Multiplication
• Techniques^
de culture
. Environnemen
NATHAN
L’horticulture
J. Revel
NATHAN
SOMMAIRE
PLANTES ORNEM ENTALES La réussite d'un bouturage 8 4
L’horticulture en France 4 La division 86
La nomenclature des plantes 6 Le marcottage 88
Les plantes vertes d’intérieur 8 Le greffage 9 0
Les plantes fleuries 10 Le greffon et le porte-greffe 9 2
Les Fougères 12 La multiplication in vitro 9 4
Les plantes annuelles 14
Les plantes bisannuelles 16 T E C H N IQ U E S D E C U L T U R E
Les plantes vivaces 18 Le repiquage 9 6
Les plantes bulbeuses 20 Le rempotage 98
Les Orchidées 22 L'arrosage des plantes en pot 100
Les plantes de terre de bruyère 2 4 L’hydroculture 102
Les plantes aromatiques et condimentaires 2 6 La culture hors-sol 104
Les plantes aquatiques 28 Le tuteurage 106
Les arbres et arbustes 30 La taille des plantes d’intérieur 108
La taille des arbustes à fleurs 110
F R U IT S ET L É G U M E S Les compositions florales 112
Les cultures fruitières 32 L’art floral 114
La taille des arbres fruitiers 3 4
L’élagage des arbres fruitiers 3 6 E N V IR O N N E M E N T
La cueillette des fruits 38 Le sol 116
Les plantes potagères 40 Les engrais 118
Les légumes feuilles et les légumes racines 4 2 Le terreau 120
Les légumes bulbeux et les légumes graines 4 4 Les facteurs climatiques 122
Les légumes vivaces et les légumes fruits 4 6 Les parasites des plantes 124
Les mauvaises herbes 126
JA R D IN S P A Y S A G E R S Les produits phytosanitaires 128
La topographie 48 La préparation du produit traitant 130
L’organisation de l'espace 5 0 La lutte intégrée 132
L’arrosage intégré 52 Le cycle de l'azote 134
Le dallage 54 La photosynthèse 136
Les escaliers 56 Les fonctions de la plante 138
Les murs et dallages fleuris 58 La sensibilité des plantes 140
Le bassin dans le jardin 60
Les constructions décoratives 62 ANNEXES
La terrasse 64 La prévention des risques 142
Le jardin de rocaille 66 Les nouvelles règles de signalisation
Les gazons 68 sur les lieux de travail 144
La plantation des arbres, arbustes. Conifères 70 La signalisation à l'heure européenne 145
Les massifs de fleurs 72 La tondeuse 146
La mosaïculture 74 La motobineuse et le motoculteur 147
Le jardin d’intérieur 76 Les travaux d'entretien du jardin 148
L'outillage manuel 150
M U L T IP L IC A T IO N Les abris de culture 152
Les semis 78 Tableaux 153
Le succès d’un semis 80
Le bouturage 82 IN D E X 159
à g a u ch e à d r o it e
Une page synthèse a p p o rte to u te s les Une page e xp lica tio n m et l’éclairage
inform ations p o u r co m p re n d re le sujet sur un p o in t particulier.
de la d ou b le page.
Un repérage
par thèm e.
Les Fougères
Les Fougères sont des planten vertes rem a rq u ab le p
feuillage. FJIex se distinguent des autres planten par l'aha
fleur* et de graine*, celles-ci étant remplacées par a aut- •
ductlons,
ductlons. aDoelées
appelées y■snores
spores -, portées à laI face inférial w
frondes {feuilles). Il existe plus d« dl« mlllf
L ’e n c a d ré révèle un
Les so u s-titre s p e rm e tte n t Des p h o to s ou a s p e c t pra tiq u e .
de saisir l’essentiel de s d e ssin s illu stre n t
en un c o u p d ’œil. la pa g e d e d roite.
3
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
L’horticulture en France
JARDINS PAYSAGERS L’horticulture est l’art de cultiver les jardins et espaces verts. Elle
MULTIPLICATION
se caractérise par des productions très spécialisées en légumes,
fruits et fleurs et par des activités diversifiées. L’horticulture orne
TECHNIQUES DE CULTURE mentale représente, à elle seule, 12 500 entreprises de production
ENVIRONNEMENT sur 21800 hectares et emploie 53 000 personnes.
La production maraîchère
19 500 exploitations m araîchères produisent plus de 6 millions de tonnes de légumes
sur une surface de 331500 hectares avec 13 300 salariés permanents. Les productions
dom inantes : Carotte, Salade, Tomate.
La production fruitière
On dénom bre plus de 17 000 exploitations arboricoles produisant plus de 4 millions
de tonnes de fruits sur une surface de 210 000 hectares avec 32 500 salariés per
m anents. Les principales productions : pomme, poire, prune, pêche, abricot.
Le paysage
□ L’am énagem ent et l’entretien de l’espace rural et forestier :
La forêt, par exemple, représente 15 millions d ’hectares en France, soit 25 % de la
superficie du territoire, elle em ploie 50 000 personnes qui assurent la multiplica
tion, la plantation, l’entretien, l’abattage, l’élagage, le débroussaillage et la vente.
□ L’am énagem ent et l’entretien des jardins espaces verts :
L’art des jardins et le paysage sont des secteurs en développem ent. Les entreprises
de jardins espaces verts réalisent les travaux de conception, de création (maçon
nerie, engazonnem ent, plantation) et d ’entretien. On com pte 7 100 en trep rises
em ployant 50 000 salariés environ.
□ Ces chiffres proviennent de l’Office national interprofessionnel des fruits, des
légumes et de l’horticulture (ONIFLHOR).
4
DES REGIONS SPECIALISEES
La production de fruits
de feuillages coupés (hors fru its e xotiques et agrum es)
- Ile-de-France - Val-de-Loire : pom m e, poire
- P rovence-C ôte d ’A zur - Sud-Ouest : prune, poire, pêche, noix,
i ; La production de bulbes raisin, kiwi
(bulbiculture) - Languedoc-Roussillon : abricot, cerise,
- A quitaine pêche, kiwi
- Pays-de-Loire - Rhône-Alpes. Provence : abricot, pêche,
- Provence cerise, poire, raisin, noix, kiwi, fraise
5
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La nomenclature
JARDINS PAYSAGERS des plantes
MULTIPLICATION
L’identité des plantes est fixée par un ensemble de règles, défi
TECHNIQUES DE CULTURE nies par le Code international de nomenclature botanique. Cette
ENVIRONNEMENT méthode de classification répertorie toutes les plantes connues.
Le nom scientifique
□ C’est pour éviter que chaque pays donne un nom différent à une même plante
que le Code international de nom enclature botanique a choisi la langue latine pour
désigner les plantes, sans risque de confusion. Dans un texte imprimé, les noms
latins doivent, en principe, être écrits en italique.
□ Le plus souvent possible, il est recom m andé de désigner les plantes ornem en
tales par leur nom scientifique de préférence à leur nom commun. Mais, dans le lan
gage usuel, on dit : « Pois de senteur », « Arum », « Reine-marguerite », plutôt que
Lathyrus, Zantedeschia, Callistephus.
□ Les plantes potagères, les plantes condim entaires et les arbres fruitiers sont géné
ralem ent désignés en français : nom com m un ou vernaculaire (Tom ate, Melon,
Cerfeuil, Estragon, Pommier, Poirier...) pour faciliter la consultation des ouvrages.
La famille
□ Ainsi, la famille regroupe des genres se rap p ro ch an t par des caractères bota
niques communs.
□ Les Rosacées, par exemple, sont caractérisées par un grand nom bre d ’étamines
réunies au calice par leur base. Le Poirier fait partie de la famille des Rosacées.
7
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les plantes vertes
JARDINS PAYSAGERS d’intérieur
MULTIPLICATION
Si leur floraison présente un moindre intérêt décoratif, les plantes
TECHNIQUES DE CULTURE vertes ornementales charment par la richesse de leur feuillage et
ENVIRONNEMENT offrent une variété de couleur, de forme et de texture.
La multiplication
La plupart se m ultiplient par bouturage, m éthode simple qui assure le renouvelle
ment rapide des plantes. Le semis est plus rare, la germination plus longue, et il est
souvent difficile de se procurer des graines.
■ Le Ficus benjamina
Ficus Figuier Dracaena
, Moracees Dracaena A garacées
benjam ina pleureur m arginata
Description Plante arbustive pouvant Description Plante à tige dressée de 0,5 m
atteindre 1,8 m à 2 m, à plus de 2 m. Les feuilles
petites feuilles vertes. Les rubanées sont vertes avec une
branches souples retombent bordure pourpre. Souvent, la
légèrement ; elle est tige se ramifie
appréciée pour son élégance M ultiplication Par bouturage de tête ou par
M ultiplication Par bouturage de ram eaux tronçon de la tige
herbacés Tem pérature M aintenir une tem pérature
Tem pérature En hiver, m aintenir une de culture de 18 °C à 20 °C
de culture tem pérature d e 1 5 ° C à 1 6 ° C Arrosage Faire des arrosages et bassi
Arrosage A rroser copieusem ent en nages fréquents en été,
période estivale les réduire en hiver
Exigences Plante peut exigeante, on la Exigences Plante à croissance lente.
de culture rem pote au printem ps, elle de culture R em poter au printem ps et
supporte un pot tro p petit. apporter des engrais tous les
Faire des apports d ’engrais quinze jours, du printem ps à
liquide tous les quinze jours ; l’autom ne
elle craint les courants d ’air Exposition Lum ineuse
Exposition Lum ineuse Terreau Terre de bruyère, terreau de
Terreau Tourbe, terreau de couche feuilles, tourbe
Utilisation En bac, en association avec Utilisation Décorative par son feuillage
d ’autres p lan te s ve rte s panaché, en appartem ent
9
¿¡.ANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les plantes fleuries
ESPACES VERTS Ces plantes, choisies pour la qualité décorative de leur floraison,
LA MULTIPLICATION
sont originaires des régions chaudes et humides (tropicales, équa
toriales, subtropicales). Elles retrouvent, dans nos intérieurs, les
TECHNIQUES DE CULTURE conditions de vie propices à leur épanouissement. Quelques soins
ENVIRONNEMENT attentifs permettent de garder leur fraîcheur et leur beauté.
Le cycle végétatif
Il varie suivant les genres : beaucoup ont une durée de vie relativem ent courte
(in fé rie u re à un an ) : C a lc é o la ire h y b rid e , C in é ra ire h y b rid e , P rim e v è re
obconique, etc. et d ’autres plus vivaces peuvent refleurir l’année suivante, si on
leu r a s s u re les so ins n é c e s sa ire s a p rè s la d éflo raiso n : Azalée, A nthurium ,
Gloxinia élégant.
La multiplication
Les plantes herbacées, souvent éphém ères, se m ultiplient par semis, alors que les
plantes vivaces, semi-ligneuses, se multiplient plus facilement par bouturage.
11
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les Fougères
JARDINS PAYSAGERS Les Fougères sont des plantes vertes remarquables par leur
MULTIPLICATION
feuillage. Elles se distinguent des autres plantes par l’absence de
fleurs et de graines, celles-ci étant remplacées par d’autres pro
TECHNIQUES DE CULTURE ductions, appelées « spores », portées à la face inférieure des
ENVIRONNEMENT frondes (feuilles). Il existe plus de dix mille espèces de Fougères.
Le cycle végétatif
Le développement des Fougères, à partir des spores, s ’effectue à une vitesse variable
selon les espèces ; elles vivent plusieurs années, mais dès qu’elles atteignent la taille
optimale, il faut les diviser ou les m ultiplier pour augm enter la longévité.
La multiplication
□ Elle peut s ’effectuer par semis de spores récoltées sous une fronde dont les spo
ranges (contenant les spores) sont mûrs. On met la fronde sur une feuille de papier ;
une fine poussière de spores va se déposer deux à trois jours plus tard. On prépare un
mélange de tourbe et de terreau de feuilles, stérilisé, on remplit la terrine du compost
légèrement humide ; on épand les spores à la surface sans les enterrer, on met en serre
à 20 °C en recouvrant la terrine. Quatre à douze semaines seront nécessaires pour
obtenir des « prothalles », qui seront repiqués pour donner des petites Fougères.
□ On pratique aussi la division de souche (rhizom e) au printem ps com m e pour
YAdiantum, et la séparation de stolons sur Nephrolepis.
On repique
les jeunes
Fougères
quand elles
atteignent
3 cm à 5 cm.
13
PLjintsoRHEM
EHTaiEsI
FRUITS ET LEGUMES
p|antes annuelles
r
JARDINS PAYSAGERS Le cycle de développement des plantes annuelles s’étend sur une
MULTIPLICATION
année : semée au printemps, la graine germe, la plante se déve
loppe et fleurit en été avant de fructifier puis de mourir en
TECHNIQUES DE CULTURE automne. La sélection par croisements a encore accru la richesse
ENVIRONNEMENT de la gamme colorée des plantes annuelles.
L’intérêt décoratif
□ La production de plantes à massif s ’est considérablem ent développée du fait de
la facilité de culture, de la rapidité de croissance, de l’aspect décoratif et du large
éventail d ’utilisation : massifs, plates-bandes, bordures, rocailles, talus, jardinières,
balcons, fleurs coupées, bouquets secs.
□ On com pose des massifs de plusieurs espèces différentes, afin de produire un
effet décoratif nuancé et délicat.
La multiplication
□ Les plantes annuelles se m ultiplient par semis suivant plusieurs m éthodes.
□ Semis en place, en avril-début mai : pour les plantes au développem ent rapide, ne
supportant pas la transplantation. Les graines sont sem ées directem ent, en pleine
terre, après les dernières gelées printanières (Clarkia, Nigelle...).
□ Semis sous abri (châssis, tunnel plastique), en mars-avril : réservé aux plantes
dont le cycle végétatif est un peu plus long et qu’il faut abriter des gelées encore fré
quentes (Œillet d ’inde, Reine-marguerite, Amaranthe, Zinnia...).
□ Semis en serre chauffée, en janvier-février : certaines plantes ont un cycle de
développem ent long et dem andent une vigilance particulière pendant la période de
germination (Agératum, Bégonia, Pétunia, Sauge...).
J F M A M A S 0 N D
J
Sem is Plantation Floraison
Le Bégonia Le Pétunia
Petunia X Pétunia _ .
hybrida hybride Solanacees
15
PUNTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les plantes bisannuelles
JARDINS PAYSAGERS Le cycle de végétation des plantes bisannuelles est étalé sur deux
MULTIPLICATION années. En effet, le semis, la germination, le développement ont
lieu en été et en automne tandis que la floraison et la fructifica
TECHNIQUES DE CULTURE tion interviennent au printemps de l’année suivante. Au contraire
ENVIRONNEMENT des annuelles, les bisannuelles font face à l’hiver.
16
D’UN PRINTEMPS À L’AUTRE
■ Calendrier de culture
J J A S 0 N D J F M A M
■ La Pâquerette ■ La Pensée
Viola hybride
Pensée Violacées
wittrockiana
Description Plante basse. Hauteur 15 cm à
25 cm. Feuilles vertes ovales ou
lancéolées, fleurs abondantes
en automne et printemps, coloris
vifs, variés, souvent maculés
Multiplication Par semis en couche en juillet
Température Température estivale pendant
de culture la période de croissance
Arrosage Abondant pendant la période
estivale
Exigences On assure un repiquage en
de culture godet après le semis (août), la
plantation a lieu en automne à
une distance de 15 cm x 15 cm
Exposition Soleil ou mi-ombre
Terre Plantation dans un sol riche
Utilisation Bordures, massifs, racailles,
jardinières
Bellis
Pâquerette Composées
perennis
Description Plante basse, touffue. Hauteur i r Les conseils du jardinier
15 cm. Feuilles vertes disposées
Une fois la gam m e de couleurs choisie, on d e
en rosette, fleurs abondantes au
printemps, en pompons, rouges, v ra te n ir c o m p te , d a n s la c o m p o sitio n des
roses, blanches m assifs, des ca ra ctè re s et des e xig e n ce s de
chaque espèce, en particulier des dim ensions
Multiplication Par semis, en couche, en juillet et des distances de plantation recom m andées.
Température Température estivale pendant À la p la n ta tio n , les su je ts tra p u s et bien ra
de culture la période d'élevage m ifié s sont p ré fé ra b le s aux p lantes d é jà tro p
Arrosage Abondant pendant la période de fle u rie s. Un tro u de p la n ta tio n est cre u sé au
développement tra n s p la n to ir, a sse z la rg e et p ro fo n d p o u r
c o n te n ir la m otte. La tig e ne d oit pas être e n
Exigences Le semis est suivi d’un repiquage
terré e . Il fa u t tasser à la m ain et a rro se r a u s
de culture en godet au cours de l’été. La sitôt. O n peut protéger les plantes des grands
plantation a lieu en automne ou
fro id s en les a b rita n t so u s u n e c o u c h e de
au printemps dans les régions p a ille , de fe u ille s ou d e Fougères.
froides, distance : 15 cm x 15 cm
Les p la n te s b is a n n u e lle s les p lu s u tilis é e s
Exposition Soleil ou mi-ombre so n t : P â q u e re tte , P ensée, M yo sotis, Œ ille t
Terre Plantation en terre légère d e p o è te , V io le tte c o rn u e , G iro flé e r a v e
Utilisation Massifs, bordures, jardinières... n e lle .
17
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Les plantes vivaces
JARDINS PAYSAGERS Rustiques, peu exigeantes, réclamant peu d’entretien, les plantes
MULTIPLICATION
vivaces sont des végétaux herbacés, résistants au froid de l’hiver,
qui fleurissent tous les ans. Elles appartiennent à des genres et des
TECHNIQUES DE CULTURE familles très variés, avec des milliers d’espèces, d’hybrides et de
ENVIRONNEMENT variétés.
L’intérêt décoratif
Les plantes vivaces sont utilisées :
- pour la confection de massifs (seules ou associées à d ’autres végétaux) ;
- pour la réalisation de bordures, plates-bandes, rocailles...
- pour agrém enter les m urets, garnir les talus ;
- pour confectionner des bouquets ;
- pour décorer les pièces d ’eau.
La multiplication
Elle s ’effectue par semis pour un grand nom bre d ’espèces, suivi d ’un repiquage et
d ’une plantation en pleine terre. La division de touffes se réalise en sép aran t la
souche en plusieurs fragments, munis de bourgeons et remis en terre (trois à cinq
touffes par variété sont recom m andées). La reprise est immédiate.
La plantation
Il faut d ’abord préparer le sol par un bêchage profond, en incorporant une fumure
minérale et organique. La terre bien am eublie est nivelée, les pierres et racines de
m auvaises herbes extirpées. Les plantes restent plusieurs années au même empla
cem ent ; il convient de bien soigner cette préparation en plantant par groupe de
trois à cinq plantes pour obtenir de belles taches de couleur.
L’entretien
□ Pendant la période de végétation, on assure des binages pour am eublir la sur
face du sol, des désherbages pour limiter le développem ent des mauvaises herbes,
des arrosages fréquents, surtout en période estivale.
□ Les engrais à action rapide favorisent le développem ent des tiges, des feuilles et
des fleurs.
□ Le tu teu rag e est parfois nécessaire pour m aintenir certaines vivaces à hautes
tiges fragiles.
□ En fin d ’autom ne et après floraison, il est recom m andé d ’enlever les fleurs fanées,
de nettoyer les plantes, en supprim ant les tiges, les feuilles desséchées et jaunies*
Dans les régions froides, les souches so n t recouvertes de feuilles m ortes ou de
paille afin de les protéger des rigueurs de l’hiver. Les plantes au feuillage persis
tant seront sim plem ent nettoyées.
Les ennem is
Les p arasite s co u ran ts so n t le Puceron, la Limace, le Ver blanc. Les m aladies :
l’oïdium, la rouille, le mildiou. Des traitem ents préventifs spécifiques réduisent bien
le développem ent de ces ennemis.
18
LES VIVACES ; BELLES ET RÉSISTANTES
■ Calendrier de culture
J F M A M J J A S 0 N D
Vivaces
Développement Floraison Fructification Repos vâg
printanières
Vivaces
Développement Floraison Fructification Repos vég.
estivales
Le semis est réalisé au printemps ou en été. La division des touffes est faite au printemps (vivace esti
vale) ou en automne (vivace printanière), suivie de la plantation.
L’Hosta Le Lupin
Lupinus
Lupin Légumineuses
polyphyllus
Description Plante avec de fortes tiges,
hautes de 1 m à 1,50 m. Les
feuilles sont composées,
digitées, vertes. Floraison en épi
souvent bicolore de mai à juillet
Multiplication Par semis au printemps ou au
début de l’été
Température Une température de 12 °C à 15 °C
de culture est nécessaire pour le
Hosta développement
Hosta Liliacées
crispula
Arrosage Régulier pendant la saison estivale
Description Plante basse. Hauteur 40 cm à Exigences Plante peu exigeante.
80 cm. Feuilles larges, de culture La plantation a lieu en automne
lancéolées, vertes bordées de ou au printemps ; distance :
blanc. 60 cm x 60 cm. Elle reste
Fleurs réunies en épis, en forme plusieurs années en terre.
de trompette, en été Rabattre les tiges en automne
Multiplication Par division de touffes au Exposition Soleil ou mi-ombre
printemps Terre Plante s’adaptant à tous les sols
Température Une bonne température Utilisation Massifs, bordures mixed-border. .
de culture printanière est nécessaire au
développement
Arrosage Maintenir une humidité Les conseils du jardinier
constante en été
Exigences Planter en sol frais, en automne Les p la n te s a lp in e s ou de ro ca ille s so n t des
de culture ou au printemps ; distance : v é g é ta u x v iv a c e s , ru s tiq u e s , n a in s, ta p is
60 cm x 60 cm. Couper les fleurs sants.
fanées et nettoyer la touffe de Peu e xigeants, v iva n t en sol p auvre m ais f il
feuillage à l’automne tra n t, ils d e m a n d e n t u n e e x p o s itio n p lu tô t
e n s o le illé e .
Exposition Préfère les endroits ombragés T rè s peu d ’e s p è c e s se p la is e n t d a n s les
Terre Prospère dans un sol léger te rre s rich e s et fe rtile s.
enrichi de tourbe Les plus courantes sont : Alysum (P), Arabis (P),
Utilisation Plates-bandes, bordures, sous Armeria (P), Aubrietia (P), Sedum (E). (P : flo
bois, bords d’étang. raison p rin ta n iè re ; E : flo ra iso n estivale.)
19
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Les plantes bulbeuses
JARDINS PAYSAGERS Des organes de réserve souterrains caractérisent les plantes bul
MULTIPLICATION
beuses. Bulbes, rhizomes, tubercules, griffes, connus accumulent
des matières nutritives à partir desquelles les plantes se dévelop
TECHNIQUES DE CULTURE pent. Ainsi, de janvier à décembre, Perce-neige, Narcisses, Glaïeuls
ENVIRONNEMENT
et Cyclamens se succèdent avec bonheur dans nos jardins.
20
DES PLANTES PLEINES DE RÉSERVES
■ L’iris des jardins ■ Le Glaïeul
Gladiolus
Glaïeul Iridacées
Hybride
Description Plante à feuilles vertes, longues,
dressées en pointe. Les fleurs,
groupées en épis sur une tige
épaisse, portent de six à douze
fleurons. Coloris variés en été.
Hauteur : 0,60 m à 1,20 m
Multiplication Par séparation de caïeux
Température Mettre en culture dès la fin
de culture des grosses gelées
Arrosage Arroser régulièrement pendant
la période de développement
Exigences Planter de mars à juin ; distance :
de culture 10 cm x 10 cm. La cueillette a
lieu en été et l’arrachage des
bulbes en automne. Laisser
sécher puis rentrer dans un
local, au sec
Exposition Ensoleillée
Terre Sol léger, profond, bien drainé
Iris Utilisation
Iris des jardins Iridacées Fleurs coupées principalement
Germanica
21
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les Orchidées
JARDINS PAYSAGERS Répandues sur tous les continents, à l’exception des régions polaires,
MULTIPLICATION
les Orchidées appartiennent toutes à la famille des Orchidacées. Ce
sont des plantes vivaces, herbacées, originales par leurs fleurs et
TECHNOUES DECULTURE leurs couleurs. Les Orchidées tropicales produites sur le continent
ENVIRONNEMENT européen sont cultivées en serre ; elles sont très appréciées.
22
LA SÉDUCTION D’UNE ORCHIDÉE
■ Le Sabot de Vénus ■ Le Phalaenopsis
23
PUNTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les plantes de terre
JARDINS PAYSAGERS de bruyère
MULTIPLICATION
Les plantes dites de terre de bruyère, sont des arbustes qui exi
TECHNIQUES DE CULTURE gent une terre de bruyère ou un mélange acide riche en terre de
ENVIRONNEMENT bruyère : Azalée, Bruyère. Hortensia, Skimmia.
L’origine
Souvent originaires de Chine, du Japon, d ’Europe centrale et d ’Amérique du Nord,
elles s ’adaptent bien à nos clim ats mais dem andent des soins particuliers.
■ H L’intérêt décoratif
Elles sont rem arquables par la qualité de leur floraison, souvent précoce, et leur
feuillage persistant. Isolées ou en massif, elles conviennent bien aux petits jardins du
fait de leur faible taille. On com pte une quarantaine de genres couram m ent cultivés
et commercialisés, avec de très nom breuses espèces hybrides et cultivars.
La multiplication
La m ultiplication végétative reste la m éthode la plus simple et la plus utilisée, par
bouturage en été et par m arcottage, au printem ps. L’enracinem ent est souvent long
et se fait dans un mélange de tourbe et de sable, sous châssis ou en serre froide.
Les exigences de culture
□ La tem pérature : ce sont des plantes rustiques ; elles résistent bien au froid de nos
hivers. Mais pour obtenir de bons résultats, il est im portant de les protéger du vent.
Les régions de l’O uest de la France, au clim at océanique hum ide et doux, leur
conviennent bien. Le climat méridional est moins favorable, du fait d ’un fort enso
leillement et de la sécheresse de l’air.
□ Une exposition om bragée est nécessaire aux plantes de terre de bruyère. Cer
taines espèces acceptent une situation plus exposée, à condition d ’être protégées
du Soleil aux heures chaudes de la journée.
□ Plantation-culture : si le degré d ’acidité est trop faible, un apport massif de tourbe
et de terre de bruyère am éliorera sensiblem ent l’acidité (pH < 6,5). Si le sol est
neutre ou calcaire, il faut faire une fosse ou un bac remplis de terre de bruyère avant
de les planter.
□ Il faut planter les arbustes dans un sol frais, bien drainé, en enterrant bien le col
let, après avoir humidifié la m otte avant la mise en place. Au printemps, des apports
d ’engrais com plet « spécial plantes de terre de bruyère » apportent de l’azote et
sont riches en phosphore et potasse.
□ Arrosage : ces plantes dem andent d ’abondantes quantités d ’eau en particulier en
période de végétation. Une hum idité constante est nécessaire pour éviter le dessè
chem ent qui se manifeste par des feuilles pendantes, molles parfois enroulées sur
elles-mêmes. Des arrosages, le soir, sont indiqués en période de forte chaleur.
□ Entretien : il est bon d ’alléger la terre et de m aintenir l’acidité. Tous les ans, au
début du printem ps, on peut incorporer par bêchage, de la tourbe, de la terre de
bruyère, des aiguilles de Pin ou du terreau de feuilles.
24
DES ARBUSTES FLORIFÈRES
■ Le Cam élia ■ Le Rhododendron
Rhododendron Rhododendron Éricacées
Description Arbuste cultivé en intérieur ou
en plein air. Les feuilles
persistantes sont ovales, vert
sombre. Les fleurs terminales
sont réunies en bouquet et
s’épanouissent d’avril à juin
Multiplication Par bouturage, ou marcottage,
en automne
Température Cultiver en plein air dans les
de culture régions tempérées, en serre
froide ailleurs
Arrosage Maintenir une humidité
constante
Exigences Plante qui craint les fortes gelées,
de culture il est préférable de la cultiver en
bac si le climat est rude. Faire
des apports d’engrais en mars.
Supprimer les fleurs fanées
Exposition Mi-ombre
Terreau Terre de bruyère
Utilisation Massifs d’arbustes, sous-bois...
Camellia
Description
Camélia Théacées
Plante à feuilles persistantes,
LF Les conseils du jardinier
25
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les plantes aromatiques
JARDINS PAYSAGERS et condimentaires
MULTIPLICATION
Les plantes aromatiques et condimentaires exhalent une odeur
TECHNIQUES DECULTURE agréable et donnent une saveur particulière, relevant le goût des
ENVIRONNEMENT aliments. La beauté du feuillage et le parfum sont aussi leurs atouts.
L’origine
Un grand nom bre de ces plantes sont originaires d ’Asie, d ’Afrique du Nord, d ’Europe
centrale. Actuellement une cinquantaine de genres de plantes aromatiques et condi
m entaires sont cultivés dans les jardins am ateurs de France.
■ ■ ■ ■ Le cycle végétatif
□ Certaines sont arbustives et ligneuses com m e le Laurier sauce, le Romarin, le
Thym. D’autres sont herbacées, vivaces et rustiques comme la Ciboulette, l’Estra
gon, le Fenouil.
□ Certaines sont bisannuelles, d ’autres annuelles, ces dernières devant être renou
velées tous les ans comme le Cerfeuil, la Coriandre, le Persil.
La multiplication
Le semis est réservé aux annuelles et à quelques vivaces ; le bouturage est également
utilisé pour les espèces ligneuses. La division de touffes est une m éthode facile et
répandue pour les espèces vivaces.
■ Le Basilic ■ Le Romarin
Rosmarinus
Romarin Labiacées
officinalis
Description Arbuste rustique aromatique à
feuillage persistant, petites
feuilles pointues, fleurs bleu clair
au printemps. Hauteur 1,50 m à
2 m. Les jeunes pousses sont
utilisées en condiment
Multiplication Par semis en mars et bouturage
en été
Température Plante rustique supportant
de culture le froid hivernal
Arrosage Arroser modérément
Exigences Plantation en automne ou au
Oc imum de culture printemps. Couper les branches
basilicum Basilic Labiacées mortes, couper la plante de
moitié si elle envahit. Récolter
Description Plante aromatique annuelle à les bouts des rameaux après
tiges carrées. Feuilles ovales vert floraison
clair. Les feuilles au parfum fort
sont utilisées fraîches ou séchées Exposition Ensoleillée
Multiplication Par semis, au printemps sous Terre Peu exigeante, plante redoutant
châssis l’humidité stagnante
Température Maintenir une température de Utilisation Viandes, poissons, crudités...
de culture 12 °C à 15 °C en cours de culture
Arrosage Faire des arrosages réguliers
Les conseils du jardinier
Exigences Repiquer après le semis et
de culture planter en mai, en plein air. De n o m b re u se s p lantes ont une a ctio n p h y
Distances : 30 cm x 30 cm. sio lo g iq u e , et so n t e m p lo yé e s en th é ra p e u -
Couper les fleurs pour favoriser tiq u e sous fo rm e d e p o u d re s, d ’e x tra its , de
le développement du feuillage teintures, d ’infusions ou de d é co ctio n s. C e r
Exposition Lumineux et chaud ta in e s sont inoffensives, te ls q u e le T ille u l, la
C a m o m ille , la M e n th e ... D ’autres, te lle s q ue
Terre Terre de jardin la D ig ita le , la B e lla d o n e , le C o lc h iq u e so n t
Utilisation Potages, poissons, omelettes, to xiq u e s et d o ive n t être m in u tie u se m e n t d o
sauces sées sous fo rm e p h a rm a ce u tiq u e .
27
PUNTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les plantes aquatiques
JARDINS PAYSAGERS Les plantes aquatiques ne peuvent vivre qu’immergées, totale
MULTIPLICATION ment ou partiellement. Issues des régions tropicales, subtropi
cales, de l’hémisphère nord, ou simplement cosmopolites, elles
TECHNIQUES DE CULTURE sont indispensables à l’équilibre de leur environnement aqueux.
ENVIRONNEMENT Dans un jardin, elles agrémentent bassins, plans d’eau...
28
________UN ÉCRIN DE FLEURS ET D’EAU
■ Le Nénuphar ■ L’Iris
Aconus
Lysimachia
punctata
Prìmula JL C!al[h?
palustris
Ceratophyllum _ Trapa
demersum Eichhornia natans
Nymphaea crassipes
Ranunculi
■* : r
*
Plantes en bordure de Plantes aux racines Plantes Plantes Planles flottantes,
rives, racines en terrain immergées, à faible enracinees oxygénatrices racines’traînantes
humide profondeur au fond, immergees
feuilles et
fleurs
flottantes
29
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les arbres et arbustes
JARDINS PAYSAGERS Les arbres et les arbustes sont des végétaux caractérisés par leurs
MULTIPLICATION vaisseaux ligneux conducteurs de sève, leurs tiges dures, leur
grande taille ou leur port imposant. Ils contribuent à la décoration
TECHNIQUES DE CULTURE des jardins, parcs, avenues. L’été, leur ombre bienfaisante pro
ENVIRONNEMENT tège d’autres végétaux.
■ Le Forsythia
Forsythia Forsythia Oléacées Betula Bouleau .
□etuiacees
verrucosa verruqueux
Description Arbuste à feuilles caduques
parmi les plus populaires, à Description Arbre à feuilles caduques, au port
floraison printanière jaune. gracieux, écorce blanche, rameaux
Les fleurs apparaissent avant les fins, souples, pendants. Feuilles
feuilles. Hauteur : 2 m à 2,50 m ovales, vertes avec des chatons.
Multiplication Par bouturage, en automne Hauteur moyenne : 6 m à 8 m
Température Arbuste rustique sous nos climats Multiplication Par semis, au printemps
de culture Température Plante rustique qui s’adapte
Arrosage Assurer un arrosage au début de de culture à tous nos climats
son développement Arrosage Assurer un arrosage au début de
Exigences Plante de culture facile. A planter son développement
de culture en automne. Exigences Plante peu exigeante qui s’adapte
Tailler dès la fin de floraison en de culture à toutes les situations, ne
mai, supprimer le vieux bois et demande pas de taille.
conserver une silhouette Éviter de planter près d’une
élégante clôture
Exposition Préfère les situations Exposition Indifférent à l’exposition
ensoleillées Terre Prospère bien dans les sols
Terre Peu exigeant sur la nature du sol pauvres, argileux ou acides
Utilisation En isolé, en groupe ou en haie Utilisation En isolé ou en groupe
31
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Les cultures fruitières
JARDINS PAYSAGERS L’arboriculture fruitière désigne les arbres, cultivés pour la pro
MULTIPLICATION
duction de fruits comestibles, dans un jardin aménagé à cet effet,
appelé verger. Les arbres qui y sont plantés sont des végétaux
TECHNIQUES DE CULTURE rustiques, ligneux, avec un tronc, des branches charpentières et
ENVIRONNEMENT
des rameaux fruitiers portant les fleurs puis les fruits.
HHBB L’origine
Dès la plus haute antiquité, les civilisations m anifestèrent un grand intérêt pour les
cultures fruitières. Au Moyen Âge, les jardins m onastiques en particulier produi
saient des fruits mais c’est au xvie siècle (à la Renaissance), que les plantations frui
tières vont être regroupées pour former le verger.
L’intérêt
Outre l’intérêt qu’ils représentent pour la consom m ation, les arbres fruitiers sont
décoratifs par leur floraison qui ap p o rte au jardin une fraîcheur printanière fort
agréable. Les scions sont de jeunes arbres greffés depuis une année. C’est à partir
de ces scions que l’on peut obtenir toutes les formes désirées.
La multiplication
Les arbres fruitiers sont multipliés et élevés par les pépiniéristes. La multiplication
est difficile par semis ; il faut donc, pour obtenir des arbres identiques aux espèces
cultivées, faire une m ultiplication végétative par division ou drageonnage, m arcot
tage ou bouturage. Mais la plupart des espèces fruitières produites dans les pépi
nières sont obtenues par greffage, et surtout par écussonnage au pied.
F o rm e lo s a n g e Fuseau
G obelet
33
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La taille des arbres fruitiers
JARDINS PAYSAGERS Pour favoriser la fructification ou donner une forme harmonieuse
MULTIPLICATION
aux arbres fruitiers, il est souvent nécessaire de réduire la lon
gueur des rameaux ou de les supprimer. Cette opération consti
TECHNIQUES DE CULTURE tue la taille. L’évolution des organes de l’arbre impose des règles
ENVIRONNEMENT strictes dans l’art de tailler les arbres fruitiers.
Le but de la taille
Plusieurs raisons justifient la taille des arbres fruitiers à pépins :
- éliminer les pousses en surnom bre pour aider la mise à fruit ;
- donner à l’arb re une forme équilibrée, entre les branches charpentières et les
coursonnes qui sont des branches fruitières rattachées à ce dernier ;
- faciliter la cueillette en em pêchant une croissance désordonnée des rameaux ;
- limiter la croissance en freinant le développem ent par la taille ;
- rajeunir l’arbre en privilégiant la croissance des jeunes rameaux.
■ ■ H Le principe de la taille trigemme
Le term e trigem m e signifie trois bourgeons (yeux), le principe de base étant une
taille à une distance de trois yeux des ram eaux qui resten t sur la coursonne, en
hiver.
Certaines règles sont prim ordiales :
- conserver les dards, boutons à fleurs, brindilles ;
- couper sur em pattem ent les ram eaux longs « gourm ands » ;
- tailler les ram eaux de vigueur norm ale à trois yeux ;
- ne pas laisser les coursonnes s ’allonger ;
- supprim er les fourches pour avoir des ram eaux simples ;
- conserver le ram eau le plus horizontal ou le plus faible et supprim er les autres ;
- supprim er les chapelets de bourses pour ne conserver que les prem ières ;
- tailler long un arbre vigoureux et peu productif pour ralentir la circulation de la sève ;
- tailler les prolongem ents des b ran ch es ch a rp en tière s à trois yeux sur un œil
orienté vers l’extérieur.
L e d a r d e st l’é v o lu tio n L a c o u rs o n n e d o it re s L a b o u rs e e s t u n e
p o s s ib le d ’ un œ il à (la m b o u rd e ) ré s u lte te r c o u rte p o u r q u e les m a s s e c h a rn u e qu i
b o is , il e s t a llo n g é et d e la tra n s fo rm a tio n fru its s o ie n t le p lu s re s te s u r l’a rb re a p rè s
p o in tu . du d a rd p o u r d o n n e r p rè s p o s s ib le d e s la c u e ille tte d e s fru its.
n a is s a n c e à u n b o u c h a rp e n tiè re s . E lle p o rte s o u v e n t des
q u e t d e fle u rs . d a rd s e t b o u to n s à
fle u rs .
34
_____________LA TAILLE TRIGEMME
■ L’évolution d’une coursonne sur trois ans jusqu’à la mise à fruit
HIVER
Première
année
Deuxième
année
Troisième
année
35
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
L’élagage
JARDINS PAYSAGERS des arbres fruitiers
MULTIPLICATION
L’élagage est une opération de taille utilisée pour les arbres frui
TECHNIQUES DE CULTURE tiers aux formes naturelles. U favorise la fructification et permet
ENVIRONNEMENT de conserver une forme harmonieuse.
L’époque de l’élagage
□ Il faut élaguer chaque année ou, au maximum, tous les deux ans en éclaircissant la
couronne de l’arbre. L’élagage annuel perm et d ’éviter les suppressions importantes
de bois et, par conséquent, la présence de grandes plaies plus difficiles à cicatriser.
□ Les arbres abandonnés depuis plusieurs années doivent être élagués progressi
vem ent sur deux ou trois ans pour ne pas com prom ettre la récolte fruitière.
□ Il faut pratiquer l’élagage pendant le repos végétatif entre novem bre et mars.
La croissance et le développem ent
L’élagage favorise une croissance régulière et équilibrée des arbres fruitiers, permet
de m aintenir une croissance raisonnable des arbres aux formes naturelles et d ’obte
nir des fruits de qualité, plus gros et plus savoureux. De plus, les fruits sont cueillis
plus facilement grâce à la suppression des branches superflues et peu accessibles.
Les techniques de l’élagage
□ On supprim e les branches en surnom bre ainsi que celles qui se croisent, qui sont
fourchues ou qui s ’enchevêtrent, pour ne conserver que les plus jeunes et les mieux
garnies.
□ Les branches trop hautes sont élaguées. En effet, elles se développent verticale
m ent et il est difficile de cueillir les fruits intérieurs qui sont rares et peu colorés.
□ Les branches âgées, épuisées sont coupées. Il en est de même de celles qui retom
bent et gênent les opérations de culture.
□ L’élagage est réalisé à la scie égoïne en ayant soin de ne laisser aucun chicot et
en réduisant le plus possible la surface des plaies. Ces coupes occasionnent des
blessures qu’il faut recouvrir par un enduit protecteur (goudron ou mastic) pour évi
ter le dessèchem ent des tissus et la pénétration des cham pignons parasites.
36
LES OPÉRATIONS D’ÉTÉ
■ Le palissage de form ation ■ Le pincem ent
■ La taille au vert
37
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La cueillette des fruits
JARDINS PAYSAGERS La cueillette des fruits est une opération délicate voire détermi
MULTIPLICATION
nante qu’il convient de ne pas négliger pour assurer une bonne
maturation, conservation, et avoir une excellente qualité gusta
TECHNIQUES DE CULTURE tive. Les fruits cueillis tardivement se conservent mal, sont sen
ENVIRONNEMENT sibles à la pourriture. S’ils sont récoltés trop tôt, ils se déshydratent.
L’époque de récolte
□ Les variétés de pom m es et de poires précoces (m aturité en août) ne se conser
vent pas et doivent être cueillies lorsqu’elles ont atteint leur m aturité (juillet/août)
pour être consom m ées rapidem ent. C’est le cas, par exemple, des pommes « Reines
des Reinettes » et poires « William ».
□ Les v ariétés de dem i-saison et les tardives cueillies en septem bre-octobre
ju sq u ’aux prem ières gelées arriveront à m aturité progressivem ent pendant leur
conservation.
□ L’époque favorable pour la cueillette est déterm inée par le stade de « m aturité
physiologique » : grosseur et coloration propres à chaque variété, cueillette facile,
fruit se détachant aisém ent, chute naturelle des fruits témoins.
□ Une échelle de végétation indique le temps nécessaire de la floraison à la cueillette.
Exemple : poire William : de 115 à 125 jours après floraison. Ces repères peuvent
varier : production abondante, déséquilibre nutritionnel, tem pérature trop basse,
peuvent retard er la m aturité des fruits.
La conservation en chambre froide
□ Dans le local de conservation, les fruits
so n t d isp o sés sur des clayettes ou pla
teaux en bois (ou plastique) et empilés
par em boîtem ent. Un esp ace en tre les
caisses facilite la m anutention et l’obser
vation des fruits. Ainsi, le stockage sera
assuré dans les m eilleures conditions, la
tem pérature avoisinant 3 °C à 5 T.
□ Toutes les semaines, il faudra contrôler
l’état de maturité des fruits mais aussi vérifier
l’état sanitaire, éliminer les fruits malades.
□ Par ailleurs, on doit s ’assurer du bon
degré d ’hygrom étrie et aérer quelques
heures pour éliminer les gaz émis par les
fruits (hygrom étrie 75 % à 80 %).
□ II e st déconseillé de conserver les
légumes au fruitier : ils risquent de com
m uniquer leurs odeurs aux fruits et d ’en
altérer la saveur.
□ Les agrum es (oranges, m andarines,
citrons) se conservent en cham bre froide
entre 4 ’C et 7 JC.
38
LES GESTES DE LA CUEILLETTE
■ Comm ent cueillir?
- Le fru it doit être pris à pleine m ain,
l’extrém ité de l’index appuyant lé g è re
ment sur le point d ’insertion du p é d o n
cule. Pour la pom m e, on e ffe ctu e un
mouvement de rotation qui la détache de
l’arbre.
- Le fruit doit être cueilli avec le pédon -
cule et m anipulé avec précaution.
- L’opérateur doit avoir les ongles courts
pour éviter toute blessure qui e ntra în e
rait une altération.
P our cueillir une poire, il faut envelopper le fruit
- Sur un rameau souple, maintenir d’une avec la paum e de la m ain.
main et cueillir de l’autre, sans tirer sur le
fruit.
- La cu eille tte doit être fa ite en c o m
mençant à la base de l’arbre, en remon -
tant progressivem ent.
- Le fond et les parois des récipients
servant à la cueillette seront garnis d ’une
protection pour éviter les meurtrissures.
- Le cueilleur doit isoler les fruits to m
bés, parasités pour ne pas provoquer de
contam ination.
- La cueillette sera faite par tem ps sec,
le matin après disparition de la rosée.
- Les fru its seront entreposés v in g t-
quatre à q ua ran te -h uit heures dans un Le fruit est basculé vers le haut ju s q u ’au d é ta
local aéré, om bragé et abrité des intem - chem ent du pédoncule.
péries pour sécher avant le stockage
définitif au fruitier.
39
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Les plantes potagères
JARDINS PAYSAGERS On désigne sous le nom de plantes potagères, les légumes culti
MULTIPLICATION
vés au jardin potager et destinés à la consommation familiale. La
culture maraîchère est une production intensive de légumes four
TECHNIQUES DE CULTURE nis par les professionnels maraîchers pour ravitailler le marché
ENVIRONNEMENT
et les grandes surfaces.
L’origine
Une grande majorité des plantes potagères viennent des régions tempérées de
l’Europe, du bassin méditerranéen et de l’Asie. Les vivaces supportent bien l’hiver.
Les autres espèces demandent un abri si l’on souhaite une récolte précoce.
41
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Les légumes feuilles
JARDINS PAYSAGERS et les légumes racines
MULTIPLICATION
Au-delà de l’intérêt culinaire, les légumes consommés apportent
TECHNIQUES DE CULTURE l’eau, les sels minéraux, les vitamines, la cellulose nécessaires
ENVIRONNEMENT au bon fonctionnement de l’organisme.
43
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Les légumes bulbeux
JARDINS PAYSAGERS et les légumes graines
MULTIPLICATION
Ail, Échalote, Oignon sont des légumes bulbeux utilisés comme
TECHNIQUES DE CULTURE condiments pour assaisonner les préparations culinaires. Pois,
ENVIRONNEMENT
Haricot, Fève sont des légumes graines, riches en glucides.
Utilisation Se consomme cru ou cuit pour Terre Sol léger, profond, perméable
accompagner de nombreuses Utilisation Le Pois est consommé frais, en
recettes conserve ou surgelé
45
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les légumes vivaces
JARDINS PAYSAGERS et les légumes fruits
MULTIPLICATION
Chaque espèce légumière a ses exigences climatiques. Les
TECHNIQUES DE CULTURE légumes vivaces (Artichaut, Asperge) supportent bien le froid.
ENVIRONNEMENT
Les légumes fruits cultivés en plein air, craignent le gel.
47
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La topographie
JARDINS PAYSAGERS La topographie est l’art de représenter les formes sur un plan et
MULTIPLICATION
d’en faire le tracé sur le terrain pour réaliser le projet aux dimen
sions réelles. Il convient de prendre en compte divers éléments :
TECHNIQUES DE CULTURE situation, contraintes et environnement du jardin à aménager,
ENVIRONNEMENT
facteurs en relation avec le projet d’aménagement.
Le plan
□ Après avoir pris les mesures du terrain et dressé l’état des lieux, on établit le
plan : cette opération s’appelle le lever du terrain. Ensuite, ce plan du jardin est
reproduit sur le terrain : c’est l’implantation.
□ Il est judicieux de commencer, en premier lieu, à mesurer la maison en notant la
dimension des ouvertures, son orientation et ses servitudes.
□ À partir du plan de masse établi pour la demande de permis de construire, on
peut reporter sur un agrandissement les indications observées lors de l’état des
lieux. Au moment de l’implantation, il suffira de prendre les mesures en respectant
une échelle convenue.
■ M B La situation
□ L’emplacement de la maison : il détermine les surfaces à aménager, les zones
d’ombre, les courants d’air, les dénivellations, les talus, les pentes, les accès à la
maison. On pourra ainsi envisager les constructions et aménagements particuliers :
mur de soutènement, rocaille, terrasse.
□ L’orientation, l’exposition : les zones exposées au Soleil ou à l’ombre permettent
de décrire et visualiser la rotation du Soleil au cours de la journée, la présence des
vents dominants dans le jardin. Le choix des espèces végétales en dépend.
□ La voirie : la situation du garage, de l’entrée principale de la maison, l’emplacement
du séjour et de la terrasse vont déterminer le tracé des chemins d’accès à la maison,
au garage, aux bâtiments annexes.
■ ■ ■ L’environnement
Les habitations voisines, les vues à conserver, à protéger, les zones à isoler du voi
sinage, les plantations existantes, les clôtures permettent de localiser les zones de
plantation et la nature des végétaux à mettre en place.
Les servitudes
Elles correspondent aux arrivées d’eau, d’électricité, gaz, téléphone, tout-à-l’égout,
canalisations, regards... qui devront être matérialisés sur le plan en mentionnant la
profondeur. Dans les lotissements, il faut prendre connaissance du cahier des
charges (réglementation des plantations...).
Le sol
La nature du sol, la profondeur, la structure, la perméabilité sont des facteurs impor
tants à prendre en compte. Avant d’envisager les plantations, il sera parfois néces
saire d’effectuer des améliorations foncières comme le drainage, l’apport de sable
ou d’amender afin d’améliorer la qualité du terrain.
48
LE RELEVÉ DES MESURES
■ Les instruments de topographie ■ Les nivelettes
1. L e m a té rie l d e b a s e est constitué : Les nivelettes (jeu de trois éléments) sont
- d’instruments de mesures linéaires et des instruments de balisage pour dres
leurs accessoires : règle, mètre, déca ser une pente régulière entre deux points
mètre ou double décamètre ruban, topo donnés, faire un terrassement, poser des
fil (mesureur à fil perdu de 0 à 5 000 m) bordures. Deux nivelettes de même hau
et cordeau ; teur ont un voyant blanc, la troisième
- de matériel de balisage : jalons, nive- nivelette a un voyant double coloré et
lettes, fiches, piquets pour marquer les blanc. Pour déterm iner le niveau entre
repères. deux points fixes, on place la nivelette
2. L e s p rin c ip a u x in s tru m e n ts d e p r é c i bicolore sur le point B le plus éloigné et
sion : une nivelette sur le repère A de départ.
- le niveau de chantier (mesure la déni - Puis on dispose des piquets repères entre
velée d’un point à un autre du terrain) ; les deux nivelettes en assurant le niveau
- l’équerre optique (mesure des angles avec la dernière nivelette sur la ligne de
droits) ; foi.
- l’odomètre ou roue de géomètre
(mesure ou contrôle les distances) ;
- l’équerre de raccordement pour le
tracé : courbe d’une allée...
3. L e n iv e a u d e c h a n tie r mesure la déni -
velée mais aussi les angles et la distance.
La m ire est une règle graduée longue de
quatre à cinq mètres indiquant le niveau
par rapport au plan horizontal donné par
le niveau de chantier.
Lecture
sur B : 0,91
T d én ive llé e 0 ,6 0 m
49
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
L’organisation de l’espace
JARDINS PAYSAGERS Après avoir noté, sur le plan, toutes les informations relatives
aux servitudes, contraintes, communications... il faut bâtir le pro
MULTIPLICATION
jet, répartir les futurs espaces du jardin. Les besoins de la famille,
TECHNIQUES DE CULTURE le choix des espèces végétales seront pris en compte pour éla
ENVIRONNEMENT
borer un jardin harmonieux mais aussi pratique.
Les espaces
□ Le jardin de façade : cette partie exposée sur la rue, est la vitrine de la maison, le
jardin d’accueil, un lieu de passage fréquent qu’il faudra soigner. Sa surface est sou
vent réduite et les contraintes parfois importantes (servitudes, accès...).
□ Le jardin familial : situé sur l’arrière de l’habitation, cet espace de verdure est
fréquenté du printemps à l’automne ; une terrasse permettra d’y séjourner et de se
détendre à l’abri des regards du voisinage.
□ Le coin repos est un endroit isolé du jardin, abrité du vent, ombragé, calme,
entouré d’une végétation arbustive dense, colorée, parfumée. L’espace peut être
dallé ou engazonné sans oublier un accès facile à la maison.
□ Le coin jeu : espace réservé aux jeux des enfants, sa surface est engazonnée avec
un bac à sable, un portique, une cabane en bois... Adaptés aux enfants, les jeux doi
vent respecter les normes de sécurité, résister aux intempéries et être toujours
visibles de la maison pour assurer la surveillance.
Les circulations
□ Le piquetage : c’est la première opération à réaliser sur le terrain une fois le pro
jet terminé. On indique par des piquets ou fiches l’emplacement des espaces à amé
nager. Chacune des surfaces sera délimitée au cordeau ou au tracé à la chaux.
□ Elles devront être définies sur le plan : l’accès au garage aura une largeur de 3 m
(en prévoyant un dégagement pour le stationnement). Pour l’entrée principale, on
respectera une largeur de 1,20 m à 1,40 m et pour les circulations secondaires, une
largeur de 0,90 m à 1,20 m d’accès au jardin.
□ Il est préférable de dessiner des allées simples, directes et d’éviter les courbes
sinueuses et trop longues ainsi que les changements brutaux de direction.
50
LA CONCEPTION D’UN PLAN
DE JARDIN
L’organisation spatiale L’état des lieux
N i
Soleil
couchant
Vue Arbre
à existant
conserver
Pente î Vue
Penle £ > de la
m aison
ESI m a
liM lllll u n voisine
_i I H abitation,
Garage — -a-
Vents
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Rue
1
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-É chelle 1/200
51
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
L’arrosage intégré
JARDINS PAYSAGERS C’est un système d’arrosage automatique assuré par des canali
sations enterrées et équipées d’arroseurs répartis sur l’ensemble
MULTIPLICATION
des espaces verts. Le dispositif est programmé pour assurer un
TECHNIQUES DE CULTURE arrosage le matin et le soir afin d’éviter les pertes d’eau par éva
ENVIRONNEMENT
poration et transpiration foliaire importantes l’été.
■ H IB Le projet
□ Avant d’envisager l’installation, il faut faire un état des lieux pour déterminer quel
type de système et quel matériel seront les mieux adaptés.
□ La nature du sol : un sol sableux ou argileux nécessite une amélioration foncière
pour assurer une meilleure perméabilité ou une meilleure rétention de l’eau.
□ La pente : le vallonnement, le morcellement des espaces seront évalués pour
déterminer l’emplacement des arroseurs et le tracé du réseau à mettre en place.
□ La quantité d’eau disponible sur le réseau est mesurée grâce au débit et à la pres
sion au robinet.
□ Les conditions climatiques : l’ensoleillement, l’exposition et les vents dominants
peuvent modifier sensiblement le projet.
□ La nature des plantations et les surfaces sont déterminantes : les plantes orne
mentales ont en effet des besoins différents des plantes potagères.
52
MISE EN PLACE DU SYSTEME
■ Faire un plan - Recouvrir légèrement et dérouler un
- Faire un plan à l’échelle 1/100 (1 cm/m) filet rouge pour indiquer la présence de
ou 1/200 du jardin. tuyaux.
- Indiquer les surfaces à arroser - Combler la tranchée en damant régu
(pelouse, massif, potager...). lièrement.
- Tracer les canalisations (réseau) en - Prévoir un purgeur en fin de réseau
ligne droite de préférence. pour éviter les risques de gel de l’instal
- Tracer le rayon d ’action des asper- lation.
seurs pour connaître la portée.
- Prévoir un recoupement dans le rayon ■ Le plan d’arrosage intégré
d’action.
Ll I I
faible pour répondre aux besoins, un
second circuit est envisagé.
53
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Le dallage
JARDINS PAYSAGERS Le dallage recouvre la surface du sol : des pierres plates, des
pavés, des dalles, des briques, du bois sont disposés harmonieu
MULTIPLICATION
sement pour habiller une allée, une terrasse, un coin repos ou
TECHNIQUES DE CULTURE pour cheminer dans le jardin. Le dallage est à la fois un élément
ENVIRONNEMENT
du décor et permet de circuler librement dans le jardin.
Les assemblages
□ L’opus incertum : puzzle réalisé avec des pierres naturelles, c’est un assemblage
de dalles irrégulières d’épaisseur et de taille différentes (terrasses, allées...).
□ L’opus rives sciées : formé de dalles irrégulières aux bords coupés droit ; l’ardoise
et le schiste se prêtent bien à ce type d’assemblage (terrasse).
□ L’opus romain : assemblage de dalles carrées, rectangulaires aux dimensions dif
férentes, il présente une grande élégance pour terrasses, allées...
□ Le dallage à l’antique est composé de grandes dalles de même dimension, car
rées ou rectangulaires. Proche de l’opus romain, il est utilisé pour terrasses et allées
dans les styles de construction rustique ou contemporaine.
□ Le dallage pavé : réalisé à partir de pavés de granit aux formes régulières avec les
quels on compose des motifs particuliers en rosaces, en écailles de poisson ou en
alignement (allées, zones de stationnement, entrées de jardin).
□ Le dallage briques se présente sous des formes et des couleurs très variées ; on
l’assemble en chevrons, damiers, quinconces (terrasses et allées).
□ Les pavés autobloquants : posés par simple emboîtement sur un lit de sable, ils
offrent un choix par leur forme et leur couleur. Ils sont résistants, non glissants.
54
LA POSE DU DALLAGE
La pose de dallage sur béton ■ La pose de dallage sur sable
pour la circulation des véhicules pour une allée piétonnière
légers
f
15 cm 5 cm - Sable
20 7 cm - Béton
(cim ent + sable . 5 cm - Hérisson
25 < + gravier)
10 cm - H érisson (cailloux)
S ta b ilise r à la p la q u e vibrante
55
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les escaliers
JARDINS PAYSAGERS Dans le jardin, l’escalier facilite la circulation entre les différents
niveaux. 11a un rôle fonctionnel mais c’est aussi un élément déco
MULTIPLICATION
ratif : de nombreuses espèces végétales peuvent en agrémenter
TECHNIQUES DE CULTURE l’abord. L’escalier reste toutefois un obstacle pour les personnes
ENVIRONNEMENT
à mobilité réduite. La rampe permet une meilleure accessibilité.
Les dimensions
La dimension des marches est importante, elle permet une montée et une descente
confortables et sûres. La hauteur des marches (contremarche) est en moyenne de
10 cm à 15 cm. La profondeur du giron est de 30 à 50 cm. L’emmarchement doit
avoir un maximum de 60 cm. La largeur de l’allée vient en continuité de l’escalier.
Le nez de la marche devra dépasser de 2 cm à 3 cm de la contremarche.
Le nombre de marches
□ Pour connaître le nombre de marches, il faut mesurer la hauteur de la dénivella
tion puis diviser par la hauteur d’une contremarche (10 cm à 15 cm).
□ Si le nombre de marches est supérieur à sept, il faut prévoir un ou plusieurs
paliers pour réduire la dénivellation. La construction d’un petit muret (le limon)
évite le glissement du sol sur les marches.
Les matériaux
Les matériaux sont choisis en fonction de l’environnement, non glissants et en har
monie avec l’allée. Pour la construction d’un limon, on utilise des matériaux de
même nature que l’emmarchement. On peut réaliser des escaliers en briques, pavés,
dallage rustique, gravillons, béton, pavés autobloquants... On peut aussi utiliser
des rondins de bois. Les matériaux
doivent être non glissants.
56
LA CONSTRUCTION D’UN ESCALIER
■ La préparation du sol - Les dalles de première marche sont
Dans le cas d’un escalier enterré, le corps alignées et ajustées au niveau à bulle
de l'escalier est découpé dans la terre. pour avoir une légère pente, le bord de la
Après avoir mesuré le dénivelé et calculé dalle doit être placé légèrement en avant
le nombre de marches, on matérialise, à de la contremarche.
l’aide du cordeau, le tracé de l’escalier - La seconde contremarche est posée
dans sa longueur et sa largeur. On creuse au fond du premier giron, légèrement à
ensuite la forme des marches et on garde cheval sur la dalle et le béton en re s
une marge suffisante compte tenu de pectant toujours l’alignem ent et le
l’épaisseur de la contremarche et de la niveau.
dalle du giron. - La construction se poursuit en plaçant
à nouveau des dalles avec une légère
■ La construction de l’escalier déclivité jusqu’à l’achèvement de l’esca
- Une assise de béton est coulée pour lier.
stabiliser l’escalier, avec un volume de Il est utile de prévoir, dans l’aménage
ciment, deux volumes de sable, trois ment, une rampe et une main courante
volumes de gravier. destinées à faciliter l’accès des p e r
- On pose la première contremarche en sonnes à mobilité réduite principalement
brique, pavé ou pierre. dans les jardins publics et les aménage
- L’arrière de la contremarche est garni ments collectifs.
avec du béton ou du gravier et damé avec - La mise en place d ’un éclairage per
précaution pour préparer l’assise de la met de signaler la présence de l’escalier
dalle. et facilite le passage pendant la nuit.
■ La structure de l’escalier
Hauteur
de la
dénivellation
_*____
Pente
Contre-m arche
Em m archem ent
Hauteur ur ‘
de la
dénivellation
Sem elle
de béton
57
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les murs et dallages
JARDINS PAYSAGERS fleuris
MULTIPLICATION
Les murets, dallages, terrasses... constituent l’ossature minérale
TECHNIQUES DE CULTURE du jardin. Ces constructions décoratives, agrémentées de plantes
ENVIRONNEMENT
adaptées, devront s’intégrer le plus possible à l’environnement.
Les murets
□ Ils sont parfois nécessaires :
- pour rompre la monotonie d’un terrain plat ;
- pour couper un talus, retenir la terre et éviter les glissements de terrain ;
- pour construire des terrasses à des niveaux différents quand les dénivellations
sont trop importantes ;
- pour surélever un massif et mettre en valeur une plantation florale.
□ Dans tous les cas, une construction simple est de bon ton, il est d’ailleurs préfé
rable de dissimuler les murets en partie sous une végétation abondante et fleurie,
habilement disposée.
La construction
□ Dès que le muret dépasse 0,80 m, il faut faire une fondation.
□ La forme et les dimensions sont délimitées par un piquetage, on incline le mur
légèrement en arrière pour assurer la stabilité.
□ Des niches à fleurir sont prévues entre les blocs.
Le dallage fleuri
Il assure une présence moins pesante des matériaux dans le jardin, on le destine
aux passages piétonniers. Les dallages intéressants sont les pierres naturelles dis
posées en opus incertum, opus romain ou antique : elles ont un caractère rustique.
58
LES PLANTES TAPISSANTES
■ Une utilisation variée Le mur fleuri
Les plantes rampantes tapissent les
rocailles qu’elles agrém entent d ’ une
parure végétale parfaite. Les plus
robustes supportant le piétinement sont
disposées entre les dalles des allées.
Elles sont recherchées aussi pour fleurir
les talus et les endroits ravinés par la
pluie, ou encore pour décorer un mur,
pour aménager un jardin miniature dans
une auge...
Elles rendent aussi de grands services ;
certaines espèces remplacent avanta
geusement le gazon lorsqu’elles dissi
mulent bien la terre et ne s’élèvent pas
trop haut. La floraison est toujours abon -
dante avec des coloris variés.
La décoration du muret
Les plantes qui conviennent le mieux sont
gazonnantes et résistantes aux piétine
ments, les plus naines se placent dans
l’axe du cheminement, les plus hautes en
bordure.
■ Les soins
On multiplie souvent ces plantes par
semis, au printemps. On les cultive dans
un sol bien drainé, à base de terre
franche, tourbe, gravier. La plantation a Les plantes tapissantes
lieu au printemps après les grands froids
et avant les journées chaudes qui risquent
de dessécher les plantes prématurément.
La plantation sera suivie d ’un arrosage
copieux. On pourra harmoniser les
plantes par groupe, sur différents niveaux.
Les soins qu’elles réclament sont in si
gnifiants, il n’est pas nécessaire de leur
donner des engrais car souvent, en raison
de leurs origines montagnardes, elles
préfèrent occuper une terre peu humifère
voire même stérile. L’entretien consiste
en l’arrachage des mauvaises herbes du
printemps à l’automne, en binages, en
arrosages et en un nettoyage des plantes
à l’automne.
59
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Le bassin dans le jardin
JARDINS PAYSAGERS La présence de l’eau dans le jardin est source de vie, de curio
MULTIPLICATION
sité, d’animation, de fraîcheur, créant une atmosphère reposante.
Des plantes aquatiques en complètent le décor avec bonheur.
TECHNIQUES DE CULTURE Quelques règles simples devront être appliquées pour assurer au
ENVIRONNEMENT
plan d’eau tout son caractère décoratif.
La forme
□ Toutes les formes, dimensions et profondeurs sont possibles. C’est le style du
jardin qui va déterminer la forme et l’emplacement.
□ La forme géométrique : circulaire, rectangulaire ou carrée, convient dans les jar
dins réguliers et classiques.
□ La forme libre, aux contours sinueux rappelant la mare, s’adapte mieux au jardin
rustique ; le tracé doit rester simple, sans goulet.
L’emplacement
□ L’emplacement peut être choisi en fonction de la forme et de la grandeur du jar
din, de préférence à proximité d’un coin repos...
□ L’espace sera dégagé, bien éclairé, ensoleillé, éloigné des arbres à cause de la
chute des feuilles en automne et surtout du soulèvement possible du bassin par les
racines (Peuplier, Saule...).
L’environnement
11faut créer artificiellement un paysage aquatique. On conçoit généralement le bas
sin en contrebas d’une masse végétale surplombant une rocaille ou un muret fleuri.
Diverses plantes ou arbustes s’échelonnent en ordre croissant à partir du bord du
bassin pour former un ensemble harmonieux. Des espaces plus profonds seront
aménagés dans le bassin pour accueillir les plantes aquatiques.
La fontaine
Elle se différencie des bassins par le fait qu’elle ne fonctionne que dans un bac pour
provoquer des effets d’eau en l’absence de toute végétation. La pompe placée au
fond du récipient recycle l’eau pour donner des jets de différentes formes et hau
teurs. Elle fonctionne par alimentation électrique, sa puissance est fonction de son
débit, en L/min, et de la hauteur à laquelle l’eau devra s’élever.
60
LA RÉALISATION DU PLAN D’EAU
■ Le tracé et les fouilles bien la forme du bassin, on plisse les
Pour délimiter la surface et donner une bords du liner. On découpe les rebords
jolie forme au plan d’eau, il est conseillé et on borde le bassin d ’ une rangée de
de dessiner le contour à l’aide d’un cor dalles ou de galets pour en cacher les
deau, sur le sol, et de saupoudrer de limites. Une fois les plantes aquatiques
plâtre afin de repérer ses limites. installées et stabilisées, on remplit le plan
Le sol est creusé sur une profondeur de d ’eau progressivement sans brouiller
0,50 m à 0,80 m ; les parois sont inclinées l’eau ni déplacer les plantes.
à 45° environ. On vérifie l’horizontalité
des bords, on enlève pierres et racines,
■ Les plantes du bassin
on dame la terre pour stabiliser le fond, - Astilble : en bordure de berge humide,
et enfin on étale une couche de sable sur aux plumets d’été gracieux.
2 cm à 3 cm. - Hémérocalle : dont les fleurs s’é pa
nouissent à la fin du printemps.
■ Le revêtement - Hosta : plante basse au feuillage très
Pour évaluer la dimension du revêtement, décoratif.
on mesure la longueur et la largeur et on - Houttuynia : plante semi-aquatique,
leur ajoute deux fois la profondeur. excellent couvre sol, au feuillage déco
Exemple : pour une profondeur de ratif.
0,50 m, ajouter 1 m à la longueur et 1 m à - Iris : plante semi-aquatique qui déve
la largeur. loppe ses fleurs au printemps.
Le liner de polyéthylène ou de ca o u t - Osmunde : Fougère au feuillage abon -
chouc est étendu, il prendra la forme du dant ; ses racines aiment le contact de
bassin au remplissage. Pour qu’il épouse l’eau.
Dalles
Pour anim er le plan d ’eau et recycler l’eau, on équipe le bassin d’une pom pe im m ergée qui
actionne un jet d'eau ou alim ente une cascade. L’eau est utilisée en circuit fermé, du bassin au
somm et de la cascade. Les dalles du pourtour (en béton) em pêchent la terre et les débris végé
taux de souiller l’eau.
61
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les constructions
JARDINS PAYSAGERS décoratives
MULTIPLICATION
Pour compléter l’aménagement du jardin, on confectionne des
TECHNIQUES DE CULTURE structures décoratives : pergola, gloriette, treillage, kiosque... qui
ENVIRONNEMENT s’intégrent au décor et servent de support aux plantes grimpantes.
La pergola
C’est une structure légère décorative, établie sur une allée, une terrasse, une salle
de repos ou pour marquer l’entrée du jardin. Par ailleurs, c’est un support idéal
pour les plantes grimpantes qui fournissent un espace de fraîcheur et d’ombre pen
dant la période estivale. De nombreux modèles existent sur le marché, générale
ment en bois, elles sont constituées de piliers ou colonnes supportant des traverses
qui forment une toiture à claire-voie.
La gloriette
Appelée parfois belvédère, c’est une sorte de petit abri en bois situé dans un lieu pri
vilégié du jardin, au fond, contre un long mur, dans un angle d’où on peut dominer
et observer l’ensemble du décor. Elle est fermée sur deux ou trois côtés par des
panneaux de treillage où s’accrochent des plantes grimpantes. Il est possible d’y
installer table et chaises.
Le treillage et le treillis
□ Il met en valeur certaines parties du jardin, peut habiller un mur et masquer ses
imperfections, supporter des plantes grimpantes. Il peut également servir de clô
ture légère. Il existe de nombreux modèles aux formes particulières : le trompe-l’œil
est la forme la plus élaborée. Appliqué au mur (en laissant un vide de quelques cen
timètres) il donne un effet de profondeur. Toutes les formes peuvent se combiner
et donner du volume au jardin.
□ Elément décoratif vertical en bois plus ou moins ajouré et plus rigide que le
treillage, le treillis permet de cloisonner le jardin, de compléter le garnissage d’une
pergola, soutenir des plantes grimpantes, isoler un coin. Il peut se combiner de
façon harmonieuse avec une jardinière.
Le claustra
Constitué de panneaux en bois, il est formé de lattes et réalise un mur. On l’utilise
pour clôturer un jardin ou un terrain de jeu, pour isoler un espace, garantir l’indé
pendance, créer l’intimité sur une terrasse, cacher une vue inesthétique. Il occupe
peu de place au sol et ne nécessite pratiquement pas d’entretien. Il est souhaitable
d’isoler la base des panneaux du contact du sol pour assurer la longévité.
Le kiosque
C’est un élément intéressant dans le décor végétal. Il peut être intégré dans le jar
din si l’espace est suffisamment important pour envisager son implantation. Sa
forme hexagonale et sa structure en bois lui donnent un caractère décoratif parti
culier. Il sert de coin repos-détente.
62
QUELLES CONSTRUCTIONS CHOISIR ?
La passerelle ■ La pergola-tonnelle
La passerelle meuble et donne un intérêt Elle est combinée avec des treillis pour
particulier et attractif au plan d’eau. entrer dans le jardin.
■ La gloriette ■ Le claustra
63
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La terrasse
JARDINS PAYSAGERS La terrasse est le salon de plein air pour le repos et la détente. Elle
MULTIPLICATION
peut accueillir des arbustes persistants de petit développement ou
des Conifères de petite taille. On les associe à des plantes plus petites
TECHNIQUES DE CULTURE touffues ou retombantes, non envahissantes. Les plantes condi-
ENVIRONNEMENT
mentaires décoratives ont aussi leur place dans cet environnement.
65
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET l EGUMES
Le jardin de rocaille
JARDINS PAYSAGERS La rocaille est l’association de pierres et de fleurs disposées har
monieusement pour aménager une pente, un talus.
MULTIPLICATION
Les formes et les teintes du feuillage, la taille des plantes accen
TECHNIQUES DE CULTURE tuées par la disposition des arbustes nains et des pierres, com
ENVIRONNEMENT
posent un ensemble naturel et rustique.
La plantation
□ On plante à l’automne ou au printemps suivant l’époque de floraison. Compte
tenu de leur particularité, les rocailles ne peuvent pas recevoir toutes les espèces
végétales.
□ Les arbres de grande taille en sont pratiquement exclus en raison de l’ombre
qu’ils produisent. Quelques arbustes et Conifères à petit développement et au
feuillage léger dans le voisinage rocheux de la rocaille, en arrière-plan, servent de
fond de scène, et procurent de l’ombre aux plantes qui craignent un ensoleillement
excessif.
□ Les arbustes dont le port est étalé ou rampant donnent le caractère rustique et
sauvage d’un paysage montagneux.
□ Les plantes alpines, vivaces, naines tapissantes s’accommodent bien des situations
rocailleuses. On les dispose dans les emplacements correspondant à leur dévelop
pement ultérieur. On les répartit en respectant les hauteurs, les couleurs, les époques
de floraison et l’exposition. On regroupe la plupart des espèces par petits groupes
pour former une masse compacte produisant un effet décoratif.
□ Les plantes annuelles et bisannuelles comblent les espaces libres pour donner
des couleurs en période printanière et estivale.
■■HB L’entretien
Les rocailles ont besoin d’un entretien régulier :
- un binage, du printemps à l’automne ;
- un toilettage : suppression des fleurs fanées, des tiges et feuilles mortes à l’automne ;
- une taille pour réduire le développement des plantes envahissantes, une fois par
an, après floraison ;
- une protection des plantes les plus fragiles au début de l’hiver à l’aide d’une litière
formée d’une couche de feuilles ;
- un certain nombre de plantes vivaces doivent être périodiquement remplacées, au
printemps de préférence ;
- un arrosage et un bassinage réguliers sont nécessaires en période de sécheresse.
66
UN DÉCOR DE MONTAGNE
■ Comment le réaliser ?
1. La préparation du terrain - Des affleurements en gradin construi
- Une fois que l’emplacement est défini, ront des terrasses en laissant des vides
il faut matérialiser par un cordeau pour les végétaux.
l’espace réservé, enlever la terre arable - Toute dénivellation excessive au-
sur 15 cm : elle sera réutilisée dans un dessus du sol est déconseillée, ainsi que
compost définitif à la finition des travaux. les alignements de pierres debout et les
- Le terrain est nettoyé et débarrassé amoncellements.
des racines et des mauvaises herbes. - Les pierres sont enterrées à moitié en
- Le sol est égalisé ; on lui donne une façonnant une assise suffisante pour les
inclinaison. On prévoit le drainage par un stabiliser. La solidité de la fondation
lit de cailloux ou galets. pourra être accrue par un lit de cailloux
- L’emplacement des blocs de pierre est qui servira de drainage.
préparé en stabilisant la terre par une - On stabilise définitivem ent et s o i
assise large et profonde. gneusement par un bourrage des joints
- Des pierres de pays, larges et plates avec la terre.
de grosseurs différentes sont idéales. Les - Tous les espaces entre les pierres
pierres de carrière à angles et saillies sont comblés avec un compost : terre
aigus sont à éviter : elles doivent avoir un franche, tourbe et sable. Pour les plantes
aspect poli et usé par le temps. Les les plus exigeantes, il est possible
mélanges, dans la même rocaille, de d ’am éliorer la qualité du sol dans un
roches d’origines géologiques différentes espace aménagé.
sont à éviter. - On conseille d’assortir des vivaces telles
2. L ’enrochement qu 'Alyssum, Aubrieta (Soleil) ; Primevère,
Les pierres sont dispersées n aturelle Pervenche (ombre) ; des Bulbeuses : Cro
ment, les roches doivent donner l’illusion cus, Scilla ; des arbustes : Azalée, Santo
d ’être à cet endroit depuis toujours, line ; des Conifères : Taxus baccata. .
dégagées par l’érosion.
Terre
végétale
67
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Les gazons
JARDINS PAYSAGERS C’est la répétition des opérations d’entretien tout au long du prin
MULTIPLICATION
temps, de l’été et de l’automne qui donne au gazon son aspect
velouté, sa couleur verte et lui assure sa longévité. La pelouse est
TECHNIQUES DE CULTURE un élément de décor essentiel du jardin. Lieu de détente, elle met
ENVIRONNEMENT
l’habitation et les plantes en valeur.
A rroser
Semer
Par tem ps chaud et sec, on
Pour semer, on choi arrose deux à trois fois par
sit une journée sans sem aine. En sol sableux,
vent et sans pluie. on arrose de façon plus
Avant l’opération, on régulière qu’en sol argi
fait un filet en traçant leux mais la durée sera
un sillon sur les bor plus courte ca r la
dures de la pelouse, vite sse d ’infiltration
des m assifs, est plus importante.
autour des C haque arrosage
arbres. apporte l’éq u iva
lent d ’une pluie
de 20 mm à
25 mm.
On arrose
su rto u t le
m atin ou
le soir.
69
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La plantation des arbres,
JARDINS PAYSAGERS arbustes, Conifères
MULTIPLICATION
Cette opération consiste à transplanter des végétaux ligneux de
TECHNIQUES DE CULTURE la pépinière où ils sont élevés pour une mise en place définitive
ENVIRONNEMENT
dans le jardin.
L’époque de plantation
□ La période de plantation des arbres, arbustes et Conifères se situe de la fin octobre
à la fin mars pendant le repos végétatif et en dehors des fortes gelées.
□ Pour les végétaux cultivés en « containers », la plantation peut être assurée toute
l’année sauf en période de sécheresse, de forte chaleur et de gel. Les plantations
hors saison devront toutefois faire l’objet d’arrosages fréquents.
■ ■ La plantation à racine nue
M ise en place
de l’arbre et du
On trem pe tuteur côté vent
les racines dominant.
dans une On recouvre les
On protège bouillie racines de terre
les racines épaisse m euble et
On taille du gel ou de d ’argile on tasse
en la enrichie légèrement.
réduisant sécheresse d ’une On fait
de 1/3 les à la hormone une
ram eaux et réception d ’enracine au pied
les racines des ment : de l’arbre
(habillage) végétaux. « pralinage ». et on arrose
La plantation en motte
Étaler la tontine au fond du trou, On dégage la m otte du pot On plante la motte sans l'abîmer.
tuteurer en biais pour éviter la après l’avoir plongée On tasse légèrement la terre
motte, recouvrir de terre, tasser quelques instants dans autour d’elle. On fait un haubanage
et arroser. l’eau. en fixant des liens entourés de
mousse autour du tronc.
70
LA RÉGLEMENTATION
■ Distance de la clôture ■ Distance entre les végétaux
La plantation des végétaux ligneux est En haie, les végétaux de moins de 1,50 m
soumise à une réglementation : article de hauteur seront espacés de 0,50 m et
671 du Code civil. ceux de 1,50m à 2 m de haut seront
La clôture doit se situer entièrement sur la espacés de 0,80 m à 1 m.
propriété qu’elle défend (ainsi une haie Les arbustes isolés ou en massif, de petite
de moins de 2 m peut être légalement taille, seront espacés de 0,80 m et les
plantée à 0,50 m de la limite). Cependant, espèces de taille moyenne de 1 m à 3 m.
il est recommandé de la planter à 1 m de Pour les arbres, il faut respecter un
la clôture pour permettre le passage et espace minimal de 5 m pour les sujets à
assurer une taille dans les meilleures faible développement et jusqu'à 10 m
conditions. pour les sujets à grand développement.
Pour une haie de plus de 2 m de hauteur, Les Conifères en végétation lente et de
il faut respecter une distance de 2 m de petit développement seront espacés de
la limite de terrain, cette limite permet par 0,50 m à 1,50 m.
ailleurs d ’assurer l’entretien. Végétation moyenne et moyen dévelop
La mitoyenneté est possible, elle doit être pement : 1,50 m à 2 m.
librement consentie et faire l’objet d'un Végétation rapide et grand développe
accord écrit entre les voisins. ment : 6 m à 10 m.
Dans les lotissements, un cahier des Au moment de l’achat d ’un arbuste, il est
charges réglemente la copropriété impo bon de s’informer de sa taille et de son
sant parfois un modèle de clôture et une volume au stade adulte pour évaluer
hauteur à respecter. Il est bon de consul - l’espace nécessaire à son développe
ter les documents concernant ces o b li ment.
gations. La plantation est parfois réalisée sur film
Par rapport à une voie publique, la distance plastique, ce qui empêche le développe
minimale d’une plantation est de 1 m. ment des mauvaises herbes et retient
La haie libre remplace la traditionnelle haie l’humidité du sol.
de Conifères par un mélange de végétaux La haie basse inférieure à 1 m est sou
caducs ou persistants décoratifs par le vent constituée de végétaux touffus à
feuillage ou les fleurs : Forsythia, Coto- croissance lente et supportant bien la taille
neaster... comme le Berberis pourpre, le Buis...
71
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Les massifs de fleurs
JARDINS PAYSAGERS Les massifs sont des espaces composés d’une association de
MULTIPLICATION
plantes basses herbacées, à fleurs ou à feuillage décoratif, qui se
succèdent du printemps à l’automne dans le jardin d’ornement.
TECHNIQUES DE CULTURE Une grande diversité de plantes herbacées colorent les massifs,
ENVIRONNEMENT
les saisons vont déterminer leur choix.
Les associations
□ Les hauteurs : il est essentiel de les coordonner. Les espèces hautes sont placées
au fond (au centre dans les corbeilles), les plus basses en bordure.
□ On peut choisir une à deux couleurs dominantes, savamment dosées. Les meilleurs
effets sont obtenus par contraste ou au contraire en harmonie.
□ Il faut tenir compte de l’ensoleillement : certaines plantes réclament de l’ombre
(Impatiente), d’autres le plein Soleil (Géranium) pour épanouir leurs fleurs.
□ Fréquemment, les arbustes bordent des pelouses, à l’arrière-plan des décora
tions florales, dans les angles et dans les endroits à masquer. Ils sont constitués de
plusieurs espèces s’associant harmonieusement, à feuillage persistant ou caduc, à
floraison printanière ou estivale. Trois à cinq genres de végétaux sont suffisants
mais on regroupe plusieurs espèces de ces genres pour parvenir à un bel effet.
72
DES MASSIFS DE TOUTES LES FORMES
L’ellipse L’étoile à six branches
V
Sur un cercle, on porte six fois la m esure du
rayon, p o u r fo rm e r six a rcs égaux. On relie
ensuite les points obtenus de deux en deux
(AE, FD ...).
Deux axes perpendiculaires sont tracés.
On indique les points A et B puis on reporte la
m esure OA en O ’A ’ et O ’B’. Le p oint O ’ est ■ La spirale à deux centres
quelconque sur l’axe ; les points À ’ et B’ m ar
quent les foyers. Le cordeau est fixé en A’O ’B’.
Les points A ’ et B ’ so n t fixes. Le point O ’,
mobile, décrit ainsi des arcs de cercle de part
et d’autre de l’axe AB.
Le cœur
73
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
La mosaïculture
JARDINS PAYSAGERS Cet art des jardins a pour principe de reproduire un motif dans
MULTIPLICATION
un massif en combinant des plantes décoratives. Les premières
mosaïques florales appelées « parterres à broderie » datent de la
TECHNIQUES DE CULTURE fin du xvie siècle. Des techniques récentes sont à l’origine de la
ENVIRONNEMENT
création de motifs de plus en plus complexes.
L’emplacement, la forme
□ On réalise ces décors dans les jardins publics et grandes propriétés, aux abords
des allées piétonnières, sur un talus gazonné, sur les ronds-points du réseau routier,
à l’entrée des agglomérations.
□ La dimension et la forme des massifs varient selon le cadre, l’architecture et le
point d ’intérêt particulier du lieu : monument, fontaine, statue, vasque... Ils sont
généralement en forme d’ovale, de rond, de croissant, en couronne ou plate-bande
allongée.
□ Les motifs représentés sont très variés souvent symétriques avec des courbes, des
droites, des lignes brisées, ondulées, formant des festons, arabesques, guirlandes.
On a coutume aussi de représenter le blason des villes ou encore des personnages
ou animaux populaires de dessins animés.
□ L’exposition Sud ou Sud-Ouest, assez chaude et bien aérée favorise le dévelop
pement et donne des coloris plus vifs.
□ La mosaïculture verticale : le renouveau de la pratique de la mosaïculture a
entraîné des innovations et les horticulteurs font preuve d’imagination en réalisant
des mosaïques verticales représentant des personnages, des oiseaux, des dau
phins... Grâce au développement de quelques techniques, la constitution de cer
tains sujets est devenue plus facile à maîtriser.
La plantation
□ Il faut une bonne terre meuble, perméable, facile à travailler. Le sol est bêché,
griffé, ratissé puis le tracé est réalisé sur le terrain à partir d’un plan à l’échelle. On
recherche des formes aux contours bien définis avec des coloris très contrastés.
Les contours et lignes des dessins sont piquetés avec des fiches pour délimiter le
tracé. Parfois, il est nécessaire de faire un gabarit que l’on reporte sur le terrain.
□ La plantation a lieu à partir de début mai, après la fin des gelées printanières. La
densité de plantation est plus importante que dans un massif ordinaire car les
plantes doivent recouvrir le sol rapidement pour bien délimiter les contours des
motifs. Les distances de plantation varient suivant les espèces (7 cm à 15 cm).
L’entretien
□ L’arrosage doit être régulier dans les mosaïques sur talus. Un arrosage intégré, en
pulvérisation fine, évite le ruissellement de l’eau en bas du massif.
□ Les plantes au feuillage coloré doivent être taillées régulièrement à la cisaille tous
les quinze jours pour maintenir la forme et les contours des motifs.
□ Les plantes fleuries doivent être nettoyées (suppression des fleurs fanées). La
taille peut parfois être pratiquée pour conserver une forme régulière. On profite de
cet entretien pour enlever les quelques mauvaises herbes qui se sont incrustées.
74
LES PLANTES DE MOSAÏCULTURE
■ Quelles plantes choisir?
1. Les couleurs
- Effet blanc ou blanc grisâtre : Santo
lina, Echeveria glauca, Senecio cineraria,
Bégonia semperflorens.
- Effet bleu : Agératum.
- Effet rose : Bégonia semperflorens,
Alternanthera rosea.
- Effet rouge : Bégonia, Alternanthera
amoena.
- Effet jaune : Alternanthera versicolor
aurea, Pyrethrum parthenium, Gnapha-
lium lanatum aureum. D ans le cas d ’ une c o rb e ille ron d e en
- Effet marron : Achyranthes lindeni m osaïque, le ce n tre est souvent occu p é par
compacta, Coleus président Druez, une plante à grande végétation qui en donne
Coleus othello. le re lie f : D racaena, Abutilon, Cham aerops,
C an na ...
2. La densité
Ces plantes supportent une densité de ■ Les armatures métalliques
plantation importante et une taille régulière. Des armatures m étalliques donnent la
Exemples : Alternanthera : 60 plants/m2, form e du sujet : le substrat est m a in
Senecio maritima : 60 plants/m2, Coleus : tenu par un grillage et une toile.
45 plants/m2, Echeveria : 125 plants/m2. La plantation est réalisée par étape.
Pyrethrum : 55 plants/m2. Une fois le sujet term iné, le système
d ’arrosage est installé. La qualité du
3. Les plantes bisannuelles substrat et la fertilisation sont essen
Plantées à l’automne après l’arrachage tie lle s pour réussir le fleurissem ent :
des plantes d ’été, elles fleurissent au celui-ci est à base de fibres de coco et
début du printemps et façonnent de la fe rtilisatio n est assurée par un
magnifiques décors. Elles ne se taillent engrais à libération lente.
pas ; les contours des motifs ne sont donc Généralement, il faut compter 400 pieds/m2
pas très bien définis. On utilise ainsi la en moyenne.
Pensée jaune et bleu, le Myosotis rose et Alternanthera, Echeveria, Pyrethrum sont
bleu, la Pâquerette pomponnette rose, idéales pour ces réalisations.
rouge et blanche, la Primevère jaune.
■ Des formes variées
Un massif en grand rectangle est fra c
tionné en plusieurs surfaces, le décor
respectant une symétrie.
D’une manière générale, les rectangles
très allongés sont décorés d’un ou p lu
sieurs motifs répétés, disposés les uns à
la suite des autres dans le même ordre
ou inversés.
75
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Le jardin d’intérieur
JARDINS PAYSAGERS Le jardin d’intérieur est un aménagement floral qui a pour objectif
MULTIPLICATION
de créer un espace de verdure en harmonie avec le décor et l’envi
ronnement d’un intérieur. Avant d’envisager sa réalisation, une
TECHNIQUES DE CULTURE étude sera nécessaire pour analyser les contraintes et définir les
ENVIRONNEMENT
exigences. Un décor agréable est ainsi adapté à l’environnement.
■ ■ ■ L’emplacement
Le décor doit être proportionnel à la surface totale de l’espace : une disposition
fonctionnelle permet de circuler et d’entretenir aisément. Les issues, les baies seront
dégagées pour le passage. Il est possible d’utiliser les supports existants en pre
nant appui sur un mur, une colonne... Un emplacement bien visible met les lieux en
valeur.
Dans les lieux publics ou les espaces, les volumes sont importants : salons, expositions, galeries,
musées. On am énage des îlots de verdure en utilisant des végétaux de grande taille pour m eu
bler l’espace. La circulation doit être facile, les issues libres d ’accès, les règles de sécurité res
pectées.
■ Le hall d’accueil
JT Les conseils du jardinier
Il est im portant de so u lig n e r les c a ra c
té ristiq u e s des plantes ornem entales pour
m ieux les associer.
- La silhouette : elle se tra d u it par des
form es très diverses : port dressé, pleureur,
buisso n na n t, g rim p a n t, reto m b a nt, a rb u s -
tif...
- La form e des feuilles c o n s titu e une des
p rin cip a le s ca ra cté ristiq u e s visu e lle s : d é
coupée, ronde, cordiform e, lancéolée, ruba-
née.
- La couleur des feuilles perm et de réaliser
des c o m p o sitio n s h a rm o n ie u se s en jo u a n t
su r les e ffe ts co m b in é s de d e u x ou tro is
teintes.
- La texture est un caractère p a rticulier des
plantes à feuillage : mat, brillant, gaufré, pu -
bescent.
- Les plantes à fleurs : elles donnent un in -
térêt supplém entaire au décor mais on lim ite
leur n o m bre com pte tenu de leur caractère
Le décor doit être accu e illa n t su g g éra n t le éphém ère.
repos, la détente ; on y intègre des plantes de - La présence d ’ une co lo n n e, d ’ une cloi -
taille, de form e et de couleur différentes à la son, d ’un tre illa g e peut se rvir de su p p ort à
mesure de l’espace en respectant un équilibre une plante volubile. On peut ainsi habiller ou
harm onieux dans les espèces. La fontaine, m asquer un espace, un volum e.
source de vie, anime l’espace.
77
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les semis
JARDINS PAYSAGERS Le semis est un mode de multiplication naturel (multiplication
sexuée) effectué à partir de graines récoltées sur la plante. C’est
MULTIPLICATION
une méthode simple et courante pour obtenir un grand nombre
TECHNIQUES DE CULTURE de plantes. Elle consiste à mettre une graine en terre pour la faire
ENVIRONNEMENT
germer, et obtenir ainsi une nouvelle plante.
La reproduction sexuée
Le semis est surtout réservé aux plantes potagères, florales et à certaines essences
forestières. La reproduction sexuée assure la conservation du patrimoine génétique
ou la création de nouvelles variétés.
La fécondation
Si la fécondation a lieu entre deux plantes identiques (ce que les sélectionneurs
appellent les lignées pures), la graine reproduira les caractères de la plante mère.
Cependant, beaucoup de plantes horticoles résultent d’un croisement de deux varié
tés. En conséquence, elles ne présentent pas des caractères identiques aux plantes
mères mais affichent des caractères recombinés.
L’hybridation
□ La sélection a permis de produire des graines par hydridation c’est-à-dire par
croisement entre deux variétés horticoles. Ces graines de génération FI donnent
des plantes de meilleure qualité, plus résistantes aux maladies, plus vigoureuses
et plus productives : ce sont des hybrides. Les graines produites par ces hybrides
ne reproduisent pas des plantes homogènes, il est donc nécessaire de racheter de
nouvelles graines sélectionnées FI chaque année.
□ Pour certaines plantes, on dispose de « graines enrobées » c’est-à-dire de graines
recouvertes d’un produit à la fois protecteur et nutritif.
78
LA GERMINATION D’UNE GRAINE
La graine ■ La germination
Dans le sol, la graine se gonfle et les
téguments éclatent, la radicule et la
Renflement dû à la présence tigelle se développent.
Les cotylédons nourrissent la jeune plan -
tuie, jusqu’au moment où ses racines et
ses feuilles pourront assurer les besoins
nutritifs de la plante.
Cotylédons flétris
Cotylédons
Cotylédons
Radicule .
Cotylédon
79
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Le succès d’un semis
JARDINS PAYSAGERS La réussite d’un semis est étroitement liée au traitement des
MULTIPLICATION
semences après la récolte, aux conditions de conservation mais
aussi aux moyens mis en œuvre pour assurer la germination et le
TECHNIQUES DE CULTURE développement des plantules. Différents types de semis sont envi
ENVIRONNEMENT
sageables suivant le type de graines.
■ ■ ■ La température
Une température adéquate est nécessaire pour lever la dormance des graines :
l’idéal se situe entre 20 °C et 25 °C. Il faut donc attendre un réchauffement du sol, au
printemps, pour entreprendre le semis en pleine terre. On peut cependant hâter le
développement en semant sous abri (serre, châssis).
■ ■ ■ L’hum idité
C’est un facteur fondamental au développement de l’embryon. Il faut assurer des
arrosages et bassinages, en évitant les excès qui risquent de provoquer la pourriture.
L’aération
Autre facteur essentiel, l’aération est assurée par une bonne préparation du sol,
qui facilite la circulation de l’air et favorise ainsi la germination. La terre doit être
meuble, légère, constituée de sable, de tourbe, de terreau. Une bonne terre de jar
din sableuse peut aussi convenir.
Le semis
□ La profondeur du semis : on enterre les graines en fonction de leur grosseur. Les
petites graines ne seront que très légèrement recouvertes de terreau ou de sable (Sauge,
Radis, Tomate). Les graines fines seront directement semées sur le sol. On complétera
par un plombage (Agératum, Bégonia, Pétunia). Les grosses graines seront enterrées à
une profondeur de deux à trois fois leur diamètre (Pois de senteur, Haricot).
□ Le roulage-plombage consiste à tasser la surface du sol après le semis, pour que
la graine soit bien au contact avec la terre.
□ Une surveillance sanitaire est nécessaire pour éviter « la fonte des semis « (pour
riture des plantules) provoquée par un excès d’humidité et une ventilation insuffi
sante. Il convient aussi d’ombrer les jeunes plantules, sensibles aux rayons du Soleil.
80
QUELLE MÉTHODE DE SEMIS
CHOISIR?
■ Deux types de semis
- Le semis en pépinière, réalisé pour des
plantes repiquées après germination.
- Le semis en place, réalisé à l’endroit
même où les plantes effectueront tout
leur cycle végétatif.
■ Comment semer ?
- Semer à la volée consiste à répandre
les graines à la surface du sol en les 3. Semis sous châssis
répartissant régulièrement. Il concerne les graines semées tôt (mars,
- Semer en ligne : il faut déposer les avril) afin d’assurer une protection contre
graines dans un sillon. Elles seront le froid. Le semis sera suivi d ’un re p i
ensuite légèrement recouvertes. quage (Laitue, Reine-marguerite).
- Semer en poquets : plusieurs graines
sont déposées à intervalles réguliers dans
un sillon. Elles sont ensuite recouvertes.
2. Semis en pot
Il est utilisé pour les graines supportant
mal le repiquage, les graines de gros
calibre, les graines demandant à être
semées tôt sous abri (Melon, Capucine,
Pois de senteur).
81
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Le bouturage
JARDINS PAYSAGERS Diverses portions d’un végétal (feuilles, tiges, racines...) peuvent
être séparées de la plante originelle puis placées dans des condi
MULTIPLICATION
tions propices à leur enracinement. Les jeunes pousses ainsi iso
TECHNIQUES DE CULTURE lées, régénèrent un végétal entier qui présente les mêmes
ENVIRONNEMENT
caractéristiques que la plante mère.
■ ■ I Le principe du bouturage
□ Le bouturage est un mode de multiplication végétative privilégié pour de nom
breuses espèces ornementales : plantes vertes et arbustes d’ornement. Suivant les
espèces, on choisira de bouturer plus particulièrement les tiges, les racines ou les
feuilles.
□ Le bouturage de tiges est le plus couramment répandu et peut être réalisé avec
des rameaux ligneux, semi-ligneux ou herbacés.
Le bouturage de tiges
□ Boutures ligneuses : elles sont formées de rameaux dépourvus de feuilles (« bou
tures à bois sec ») lors de l’arrêt de la végétation en hiver. Les jeunes pousses cou
pées au sécateur présentent de 15 cm à 20 cm de long. Repiquées dans un sol
sableux, elles seront protégées du froid pendant la saison hivernale (Deutzia, For
sythia).
□ Boutures semi-ligneuses : de 12 cm à 15 cm, issues des extrémités de rameaux
feuillés, en début de lignification. Ces pousses, prélevées en août-septembre
(rameaux aoûtés) sont repiqués dans la tourbe et le sable sous abri : Thuya, Aucuba,
Buis, Cotonéaster.
□ Boutures herbacées : on prélève des pousses tendres (7 cm à 10 cm) en pleine
végétation, au printemps. Les feuilles de base sont enlevées et les rameaux repi
qués dans un mélange tourbe-sable, sous abri. Sous nos climats, on bouture ainsi de
nombreuses plantes semi-arbustives et souvent non rustiques : Chrysanthème,
Fuchsia.
82
LES TYPES DE BOUTURES
Bouture ligneuse Bouture de feuille
Bouture formée
15 a U de portions de
20 cm rameaux ligneux
■ Bouture semi-ligneuse
1. Bouture feuillée d ’arbuste Les boutures sont placées
en terrine en enterrant
à feuilles persistantes le pétiole.
12 à
15 cm
Bouture en début
de lignification
Bouture de tronçon
2. Boutures de Conifères
Bouture herbacée
7à
10 cm
Les feuilles de base Sur les tronçons,
sont supprimées. On les racines
fait une coupe franche et bourgeons
sous un noeud. se développent.
83
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La réussite d’un bouturage
JARDINS PAYSAGERS La réussite du bouturage est fonction de plusieurs facteurs : le
MULTIPLICATION
mode de bouturage, la température, l’humidité, le compost. Une
fois la portion végétale isolée, il faut aussi assurer hygiène et ven
TECHNIQUES DE CULTURE tilation puis accompagner le jeune plant enraciné jusqu’à sa com
ENVIRONNEMENT
plète acclimatation aux conditions du milieu.
^ ^ M l L’acclimatation
Après enracinement, les boutures sont souvent fragiles. La période d’acclimatation aux
conditions normales de serre doit être progressive, en réduisant graduellement la
température, en diminuant la fréquence des arrosages et pulvérisations et en assurant
une ventilation plus régulière. Il faut aussi éviter un ensoleillement trop vif. Le premier
empotage sera assuré dans un compost bien fertilisé, garant d’une bonne reprise.
84
COMMENT BOUTURER
■ Le prélèvement
1. Des boutures sont choisies sur des
pieds mères sains, vigoureux, ne p ré Prélever un rameau
sentant aucun signe de parasitisme, de tendre sur l’extrémité
décoloration, de déformations. de la tige.
2. Sur les pieds mères, on coupe des por
tions de rameaux plus grandes que ce qui
est nécessaire pour faire la bouture. La
bouture sera préparée dans un second
temps.
3. Le bouturage se pratique avec des
outils (sécateur, greffoir), bien affûtés,
Enlever les fleurs et
désinfectés (alcool ou formol) pour éviter réduire
la transmission de parasites. La coupe le nombre de feuilles à 2-3.
devra être nette, franche, pratiquée sous Couper le rameau sous
un nœud pour obtenir
un nœud. une bouture de 7 à 10 cm
4. Il faut réduire la surface foliaire, pour environ.
diminuer la transpiration, en sectionnant
les feuilles à la base. Les fleurs ou les
boutons floraux seront supprimés car ils
nuiraient au développement des b ou
tures.
5. Quand elle s’enracine difficilement, la
base de la bouture est plongée dans une
solution hormonale afin de cicatriser la
blessure et d ’empêcher la pénétration
des parasites. Cette méthode permet La durée d’enracinement
varie suivant les espèces
aussi le développement des racines, ainsi d’une semaine à
stimulées. plusieurs mois.
■ L’enracinement
1. L’enracinement des boutures varie sui -
vant les espèces : de dix jours pour les
plantes herbacées à plusieurs mois pour
les plantes ligneuses. Les boutures enra
cinées seront ensuite mises en pots. On
les protégera du Soleil, jusqu’au déve
loppement complet des racines. La bouture est mise
en pot lorsque
2. Certaines boutures peuvent laisser
l’enracinement
écouler de la sève ou du latex, lors de la est assuré par
coupe. des racines abondantes
On peut arrêter cet écoulement en pion - pour permettre
un bon développement.
géant la base des boutures dans de la
poussière de charbon de bois.
85
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La division
JARDINS PAYSAGERS La plante produit elle-même des « excroissances » destinées à
assurer sa multiplication végétative. La division consiste à déta
MULTIPLICATION
cher d’une touffe, d’une souche, d’un bulbe, une de ces portions
TECHNIQUES DE CULTURE de végétal, munie de racines, d’yeux ou de tiges potentiellement
ENVIRONNEMENT
capables de produire une nouvelle plante.
L’intérêt de la division
□ La division est un mode de reproduction qui permet d’obtenir une plante iden
tique à la plante mère. Un nouvel individu est ainsi régénéré ; cette méthode
simple de renouvellement des plantes donne rapidement naissance à des sujets
adultes.
□ Elle est aussi utilisée pour réduire la végétation de plantes devenues envahis
santes ou encore pour régénérer de vieilles plantes. Beaucoup de plantes herba
cées, vivaces et ligneuses peuvent ainsi se diviser.
86
DIVISER POUR MULTIPLIER
■ Sept principes pour réussir
une division
1. La division s’effectue sur des plantes
saines et vigoureuses.
2. Il faut arracher les plantes en évitant
de les blesser ; la souche sera nettoyée
pour enlever la terre et les mauvaises
herbes.
3. Des outils désinfectés (sécateur, g re f Séparation de stolons portant un bourgeon
qui s’enracine au contact de la terre
foir, serpette) permettent d’éviter la trans
mission des maladies.
4. Les parties abîmées sont supprimées,
les feuilles mortes sont éliminées, l’extré
mité des racines est coupée.
5. Chaque division obtenue doit porter
des bourgeons, des pousses vigoureuses
et des racines saines.
6. Les fragm ents de division sont
replantés sitôt la multiplication assurée ;
un arrosage abondant est in d isp e n
Division de rhizomes en segments
sable. de 8 cm à 10 cm, au greffoir
7. Il est préférable de p ratiquer cette
multiplication en période de dormance :
(octobre à avril, en évitant les périodes
de gel) ou après la période de flo ra i
son.
87
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Le marcottage
JARDINS PAYSAGERS Le marcottage est une technique de multiplication végétative : un
rameau, non détaché du pied mère, est mis en terre afin de pro
MULTIPLICATION
voquer le développement des racines. Le rameau, une fois enra
TECHNIQUES DE CULTURE ciné, sera séparé du pied d’origine (sevrage) et mis en pot. Des
ENVIRONNEMENT
plantes développent naturellement des racines au contact du sol.
L’intérêt du marcottage
Le marcottage permet de multiplier des plantes qui seront semblables au pied mère.
C’est une méthode de multiplication plus sûre et plus facile que le bouturage. Un
grand nombre de végétaux peuvent se reproduire ainsi. On applique cette tech
nique aux espèces se bouturant mal, en particulier aux espèces fruitières et orne
mentales.
L’époque
On marcotte les arbres et arbustes de plein air, lors de la reprise de la végétation,
en mars-avril. Le marcottage aérien peut se pratiquer en toutes saisons, en serre.
Le sevrage
« La marcotte » enracinée n’est séparée de la plante mère que lorsque les racines
qu’elle a émises, sont capables d’assurer son alimentation. On effectue donc géné
ralement la séparation à l’automne de la même année ou au printemps de l’année sui
vante.
88
COMMENT UNE TIGE
DEVIENT RACINE?
■ Réussir un marcottage
1. Le choix des rameaux
Pour marcotter, on choisit des rameaux
sains et vigoureux, les plus proches du sol,
parmi les tiges ligneuses âgées de un à
deux ans ; les rameaux plus âgés s’enra
cinent difficilement et plus lentement.
2. La terre
Le mélange terreux ou la terre dans
lequel on réalise le marcottage doit être
léger et riche ; on y ajoute de la tourbe et
du sable. Maintenir le sol frais, par des
arrosages périodiques pour favoriser un
bon enracinement : la « marcotte » craint Marcottage chinois
la sécheresse.
89
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Le greffage
JARDINS PAYSAGERS Le greffage tient une place fondamentale dans la multiplication
MULTIPLICATION
des arbres fruitiers, des arbres et arbustes d’ornement. C’est une
opération de multiplication : sur un végétal dit porte-greffe, on
TECHNIQUES DE CULTURE fixe un fragment de plante (œil ou rameau) appelé greffon, qui
ENVIRONNEMENT développera le système aérien du nouvel individu.
90
L’ART DE LA GREFFE
■ Greffage par approche ou placage 2. Greffage en incrustation
Greffon
L’écorce du
sujet est fendue
Le greffon est
taille en biseau
simple Ligature solide
et mastic
91
LES PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Le greffon
JARDINS PAYSAGERS et le porte-greffe
LA MULTIPLICATION
La réussite de toute greffe dépend du choix du sujet et du greffon.
TECHNIQUES DE CULTURE Mais elle dépend aussi du mode de greffage utilisé, de l’époque,
ENVIRONNEMENT des conditions climatiques et de la nature du sol.
L’intérêt du greffage
□ Il permet de multiplier des espèces qui ne se reproduisent pas fidèlement par le
semis de pépins ou de noyaux. En effet, le greffage reproduit exactement les carac
tères du greffon.
□ Le greffage réunit un sujet et son greffon pour une meilleure adaptation au terrain,
une plus grande résistance aux parasites du sol, une floraison plus éclatante et une
fructification plus abondante et régulière.
□ Enfin, on greffe pour diminuer la vigueur, le volume et la forme d’une espèce grâce
à l’influence du sujet à forte ou faible végétation.
□ Par une sélection judicieuse du greffon, on peut maintenir mais aussi sélection
ner les qualités d ’une variété.
L’époque de greffage
Le greffage se fait de préférence au printemps et à la fin de l’été ; les greffons des
tinés aux greffes de printemps (mars, avril, mai) sont récoltés après arrêt complet
de la végétation (janvier, février).
92
DES TECHNIQUES POUR GREFFER
■ Un matériel adapté
1. Il faut utiliser des outils bien affûtés
pour assurer des coupes franches,
s’équiper d ’un sécateur, d ’un greffoir,
d’une serpette et d’une scie égoïne.
2. Les ligatures : l’assemblage du sujet et
du greffon nécessite une ligature pour
assurer une bonne soudure des tissus.
On utilise souvent des lanières en caout
avec son germe
chouc élastique, souples qui disparais et un lambeau
sent avec le temps, sans provoquer d’écorce
d étranglement. Prélèvement de l'écusson
3. Le mastic à greffer doit recouvrir les
plaies, empêcher le dessèchement des 2. Pose de l ’écusson
tissus, la pénétration de l’eau et des
parasites et favoriser la cicatrisation. Le
mastic à froid est directement utilisable
par l’opérateur.
3. Développement de l ’écusson
Étêtage du sujet
Ébourgeonnage,
développem ent
de l’écusson 1j
Désonglettage et présence
Rameau greffon Rameau effeuillé du « scion »
93
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
La multiplication in vitro
JARDINS PAYSAGERS Les intérêts de la multiplication in vitro sont multiples et en les ana
lysant, on comprend pourquoi cultures légumières, ornementales,
MULTIPLICATION
fruitières, florales en bénéficient. Les tissus végétaux (amas cellu
TECHNIQUES DE CULTURE laires, fragments de bourgeons ou de feuilles...) issus de ces plantes
ENVIRONNEMENT
sont élevés dans un milieu nutritif approprié, en laboratoire.
L’asepsie
L’opérateur doit observer des règles d ’asepsie strictes : se laver les mains fré
quemment et les passer à l’alcool à 70°, stériliser les instruments : les mettre sous
la flamme ou les tremper dans l’alcool, stériliser les milieux de culture (autoclave
pendant 20 min à 120 °C). Les tissus végétaux seront stérilisés avant la mise en cul
ture par trempage dans des produits chimiques à une concentration définie et pen
dant un temps déterminé.
94
LES VÉGÉTAUX-ÉPROUVETTES
■ Les quatre étapes de la culture 3. Troisième étape : développement des
Choisissons la multiplication végétative feuilles et des racines
in vitro du Saintpaulia (mise au point par À nouveau, une division est assurée ; les
Dauxen 1975, Pottieren 1976, Boccon- bourgeons sont repiqués en tubes dans
Gibod en 1978). un milieu nutritif différent. On obtient une
1. Première étape: mise en culture des micro-rosette qui racine et se développe.
fragments de pétioles Quatre semaines plus tard, on la trans
Les pétioles entiers des feuilles de Saint fère en milieu ordinaire.
paulia sont stérilisés par trempage dans 4. Quatrième étape : repiquage en milieu
i’éthanol puis l’hypochlorite de calcium, ordinaire
et rinçages à l’eau stérile. Les jeunes plants sont retirés des tubes
On sectionne en segments les pétioles et les racines soigneusement lavées pour
sous la hotte stérile et on les met en élim iner la gélose. Les plantules sont
culture dans un milieu nutritif gélosé, repiquées en pots, dans un compost sté-
dans des tubes à essais. On les dispose rilisé, enrichi de tourbe, et mises en serre.
sur des étagères, dans la salle de culture,
éclairée par des tubes fluorescents ■ La phase d’acclimatation
blancs (intensité 4 000 lux), dix-huit Les jeunes plantes issues d'un milieu arti
heures par jour, à une tem pérature de ficiel (in vitro) doivent passer dans le milieu
23 °C. naturel (in vivo), étape toujours délicate. Il
2. Deuxième étape : développement des est parfois difficile d’acclimater certaines
bourgeons et microfeuilles plantes. On assure la transition en les cul -
Quatre à six semaines de culture sont tivant en serre à multiplication, dans un
nécessaires pour développer un grand compost stérilisé et en maintenant une
nombre de bourgeons. température de 23 °C à 25 °C. On assure
Toujours dans les conditions stériles, on un arrosage minutieux et une surveillance
prélève ces petits bourgeons et les sanitaire. Trois à quatre semaines seront
feuilles que l’on repique dans un milieu nécessaires pour assurer l’acclimatation
nutritif identique au premier. et le premier rempotage.
mm mm ta ta
'S # W
Étape 1 Étape 2 Etape 3 Étape 4
Mise en culture Développement Développement Repiquage et acclimatation
des fragments des bourgeons des feuilles en milieu ordinaire
de pétioles et microfeuilles et racines en serre
95
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Le repiquage
JARDINS PAYSAGERS Le repiquage est une opération consistant à transplanter des jeunes
plants issus d’un semis pour favoriser leur développement. Le repi
MULTIPLICATION
quage est un exercice gestuel délicat : la manipulation des plan-
TECHNIQUES DE CULTURE tules est fragile. De nombreuses plantes potagères et plantes à
ENVIRONNEMENT
massifs doivent être repiquées avant leur mise en place définitive.
■■■■ L’intérêt
Un semis dense est pratiqué en profitant au maximum de la place disponible en
pépinière, ceci est précieux dans le cas de cultures commençant leur cycle sous
abri en janvier, février ou mars (sous serre ou châssis...).
■ H B i Le stade de repiquage
Pour les plantes supportant un repiquage définitif après le semis, il faut attendre
qu’elles soient suffisamment grandes et manipulables : stade quatre ou cinq feuilles.
Pour les repiquages en pépinière sous abri, il est fréquent d’effectuer un repiquage
dès que deux feuilles sont apparues.
■ La plantation en motte
Les plantes sont mises en place avec leur
motte à l’aide du transplantoir et espa
cées régulièrement (entre 15 cm et 40 cm
selon le volume de chaque espèce).
On les dispose en quinconce dans les
massifs pour bien couvrir le terrain.
On borne les plantes et on les arrose.
On pratique cette méthode pour les
plantes annuelles (Bégonia, Agératum,
Pétunia...) et bisannuelles (Pensée,
Pâquerette, Myosotis).
97
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Le rempotage
JARDINS PAYSAGERS Lorsqu’une plante en pot atteint un certain stade de son déve
MULTIPLICATION
loppement, il faut l’ôter de son pot devenu trop petit pour la pla
cer dans un pot plus grand : c’est le rempotage. Il présente un
TECHNIQUES DE CULTURE aspect esthétique : le contenant est ainsi proportionnel à la taille
ENVIRONNEMENT
de la plante.
■■■■ Le surfaçage
La couche superficielle de vieux terreau est retirée et remplacée par un compost plus
riche. On pratique le surfaçage pour des plantes trop difficiles à rempoter, du fait de
la grosseur du contenant et des difficultés de manipulation (plantes palissées sur un
treillage...). Il a toujours lieu au printemps.
98
LES RÉCIPIENTS DE CULTURE
■ La nature des récipients
- Les pots de terre cuite sont poreux,
stables, mais fragiles et lourds. On les
classe par dimension.
- Les pots en matière plastique, ont des
parois étanches. Ils sont légers, et peu
fragiles. On les classe par dimension.
- Les coupes et jardinières : elles sont
en terre cuite, en fibro-cim ent, ou en
plastique aux dimensions variées pour
grouper les plantes. La coupe à fleurs
- Les bacs : en plastique, parfois en La coupe florale circulaire est destinée aux
com positions florales.
bois, résine ou pierre, sont conçus pour
recevoir des plantes volumineuses et leur
taille n’est pas normalisée.
■ La dimension
On indique généralement la dimension
d ’un pot par son diamètre supérieur, égal
à sa profondeur (du 4 cm au 38 cm).
Exemple : un pot de 12 correspond à un
diamètre de 12 cm et à une profondeur
de 12cm.
Les containers sont normalisés en La poterie de ja rdin terre cuite
volume : 2 L, 3 L, 5 L, etc. Les poteries de jardin : de form e et de style
variés, elles sont utilisées dans les parcs et
jardins pour recevoir les végétaux d’extérieur.
■ Les différents récipients
95
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
L’arrosage des plantes en pot
JARDINS PAYSAGERS L’eau est un élément important à partir duquel la plante se
MULTIPLICATION
construit. Presque chaque jour, il faut examiner les plantes
cultivées pour connaître leur besoin en eau. Une déshydratation
TECHNIQUES DE CULTURE répétée aboutit à une perte du feuillage, compromettant la crois
ENVIRONNEMENT
sance et la floraison.
100
LE BAC À RÉSERVE D’EAU
■ Le principe de fonctionnement ■ L’entretien
Les bacs à double fond sont pourvus Verser l’eau dans la réserve une semaine
d ’une réserve d ’eau qui donne aux après la plantation. Vérifier régulièrement
plantes une grande autonomie. L’eau est la réserve d’eau. Lorsqu’elle est vide, la
contenue au fond du bac de culture, une remplir, quelques jours après, au 3/4 pour
grille couverte d ’une toile imputrescible faciliter la circulation de l’air. Un em pla
sépare le compost de la couche d’air et cement lumineux, loin des rayons du
de la nappe d ’eau. L’eau remonte par Soleil, d ’ une source de chaleur et des
capillarité pour humidifier le terreau grâce courants d ’air est souhaité.
à une mèche qui pompe l’eau dans la
réserve (autonomie d ’environ trois à
quatre semaines). Un dispositif est prévu
pour assurer le remplissage et la vidange
et un système permet de mesurer le
niveau d’eau.
■ La préparation du bac
On épand une couche de terreau léger
(terreau standard + tourbe) et humide au
fond du bac. Les plantes sont placées sur
ce lit de terreau avec la motte complète,
c’est-à-dire avec la terre qui les nourrissait
lorsqu’elles étaient encore en pot. Les
espaces sont ensuite comblés autour des
plantes avec le compost jusqu’à 1 cm du
bord, en tassant la terre autour de la motte.
101
PUNTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
L’hydroculture
JARDINS PAYSAGERS Cette technique consiste à cultiver des plantes dans un milieu
MULTIPLICATION
composé d’eau et de sels minéraux, un support inerte constitué
de billes d’argile assure le maintien des plantes dans le pot. Cette
TECHNIQUES DE CULTURE culture sans sol assure aux plantes une croissance équilibrée en
ENVIRONNEMENT
leur fournissant une alimentation conforme à leurs besoins.
■ ■ ■ Le principe de culture
□ Dans la culture en pot traditionnelle, la terre a deux fonctions :
- une fonction de support pour les racines et de maintien pour les tiges ;
- une fonction nutritive par les éléments minéraux qu’elle contient.
□ La terre joue un rôle régulateur dans les apports de sels minéraux et dans la pro
tection de la plante contre les excès d ’humidité.
□ Dans l’hydroculture appelée culture hydroponique, les deux fonctions sont dif
férenciées : l’eau et les éléments minéraux sont fournis directement à la plante et par
faitement contrôlés sinon ils risquent de provoquer l’intoxication des plantes,
entraînant un jaunissement puis le dépérissement.
□ Les matières granulaires inertes qui remplissent le pot servent seulement de sup
port et sont constituées d ’argile expansée présentée en petites boulettes. Les gaz
contenus dans cette argile se sont expansés et ont donné naissance aux cavités
d ’où la porosité, la légèreté de l’argile.
102
LA METHODE DE CULTURE
■ L’entretien La culture double récipient
On peut laisser une plante en hydrocul U n c a c h e p o t et un
ture longtemps, il n’est pas nécessaire de p o t p e r fo r é c o n s
t i t u e n t le d o u b le
la rempoter pour lui apporter de nou récipient. En hydro -
veaux éléments nutritifs car ceux-ci sont c u ltu re , les p la n te s
fournis régulièrement. s o n t c u l t i v é e s le
p lu s s o u v e n t d a n s
Le seul problème que l’on peut rencontrer
u n d o u b le p o t. L e
provient de la stabilité car une plante trop p lu s p e t it est
haute a moins d’équilibre dans son pot. p e rfo ré , p e r m e t
Pour assurer la stabilité de la plante dans t a n t a u x r a c in e s
d ’a tte in d re la s o lu
son pot, il suffit alors d’enlever le pot de tio n n u tr itiv e d a n s
culture pour le remplacer par un pot plus le f o n d d u g r a n d
grand en complétant le volume d’argile po t é ta n c h e .
expansée.
Les arrosages sont moins fréquents, il I La structure du bac
suffit de vérifier l’indicateur de niveau 1. Disposer les plantes dans le bac.
d’eau et de refaire le plein. La fréquence 2. Combler les vides avec
les billes d’argile.
des apports varie selon les plantes, les 3. Remplir la réserve d’eau
saisons, la température. Il est important et d’éléments nutritifs.
4. Contrôler le fonc
que le bac soit pratiquement asséché tionnement de
avant de le remplir à nouveau, ceci pour la jauge.
103
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La culture hors-sol
JARDINS PAYSAGERS Dans la culture hors-sol, les plantes développent leurs racines sur un
support ou un substrat particulier imbibé d’une solution nutritive
MULTIPLICATION
pour satisfaire leurs exigences. La culture hors-sol connaît un essor
TECHNIQUES DE CULTURE important sur les exploitations horticoles depuis les années 1980.
ENVIRONNEMENT
Les cultures légumières et florales peuvent en bénéficier.
■ ■ ■ L’intérêt de la culture
□ Dans les cultures traditionnelles, le sol s’épuise ce qui oblige à faire des rotations
de culture. Dans le système hors-sol, le milieu physico-chimique est spécifique à
chaque plante.
□ II est souvent nécessaire de faire des apports d ’engrais massifs dans le sol, pro
voquant parfois des déséquilibres préjudiciables au développement des plantes.
Dans le système hors-sol, on apporte une fertilisation en quantité proche des besoins
de la culture.
□ En serre, il faut faire une désinfection régulière du sol, alors que dans la culture
hors-sol, les supports sont indemnes de parasites, maladies et mauvaises herbes. De
plus, le contrôle sanitaire est plus efficace.
□ Enfin, en culture hors-sol, les produits sont de meilleure qualité, les rendements
supérieurs et la période de production est allongée.
104
DES CONDITIONS DE CULTURE IDÉALES
■ La culture horS'SÔI en container
105
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Le tuteurage
JARDINS PAYSAGERS Pour tuteurer une plante, on la fixe sur un support qui favorise la
production, le soutien, la protection ou encore qui lui donne une
MULTIPLICATION
forme harmonieuse et décorative. Les plantes tuteurées peuvent
TECHNIQUES DE CULTURE garnir une rampe, une pergola, un pilier, un mur... Suivant le
ENVIRONNEMENT
type de plantes, de nombreux types de tuteurage existent.
■ ■ ■ L’intérêt du tuteurage
□ Les tuteurs remplissent de nombreuses fonctions, adaptées aux plantes :
- le soutien des plantes aux tiges grêles, faibles (Pois de senteur) ;
- le maintien des plantes aux tiges cassantes (Géranium lierre, Chrysanthème) ;
- le support des plantes portant de lourdes inflorescences ou fruits (Hortensia).
□ Ils empêchent les plantes de retomber ou de pousser de manière désordonnée.
□ Support décoratif de certaines plantes (Rosier tige, Fuchsia), ils stabilisent les
arbres contre les intempéries ou les protègent lorsqu’ils sont exposés à la circula
tion ou placés dans les parcs de stationnement (Platane, Magnolia).
106
_____________ FIXER ET PROTÉGER
■ Les attaches des tuteurs
R u b a n d e tu te u ra g e lé g e r, s o u p le , en vin yl,
fix é p a r u n e a g ra fe u s e e n fo r m e d e p in c e
p o u r les ra m e a u x lé g e rs d e s je u n e s p la n te s
h e rb a c é e s .
L ie n s d e t u t e u r a g e a r m é s p o u r p e t it e s
pla n te s d ’in té rie u r et d ’e xté rieur.
La protection des troncs
G a in e en
p o ly é th y lè n e
se m i-rig id e , fixé e
p a r lig a tu re s po ur
h a b ille r le tro n c des
je u n e s a rb u ste s
C o llie r de c a o u tc h o u c ép a is, m o u lé s u r d e u x d ’o rn e m e n t, fru itiers,
fils d 'a c ie r p o u r fix e r d e s a rb re s d ’a lig n e m e n t ou fo re s tie rs
d ’o rn e m e n t ou fru itie rs . (co n tre les La pins).
B and e en m a tière
p la stiq u e , so u p le ,
a é ré e , d é ro u lé e
s u r le tro n c
A tta c h e en p o ly é th y lè n e n o ir, s o u p le , c ra n d e s je u n e s
tée, ré g la b le s u iv a n t le d ia m è tre d e s je u n e s a rb re s (co n tre les
pla n ts de pé p in iè re . m o rs u re s du g ibie r).
107
La taille des Plantes d’intérieur
JARDINS PAYSAGERS La taille des plantes d’intérieur n’est pas systématique mais par
MULTIPLICATION
fois nécessaire. Elle consiste à couper quelques rameaux pour
m aintenir des plantes saines et vigoureuses. D’autres gestes
TECHNIQUES DE CULTURE simples contribuent à conserver la beauté des plantes : ébour
ENVIRONNEMENT
geonnage, éboutonnage, suppression des fleurs fanées.
Le pincement
□ Il consiste à supprimer l’extrémité des pousses juste au-dessus du premier nœud
ou au point d ’insertion d ’une ou deux feuilles sur la tige.
□ La méthode est simple : on taille à la main sur des plantes herbacées, en pinçant
la tige entre le pouce et l’index. Pour les plantes plus dures, aux tiges ligneuses, on
utilise le greffoir ou le sécateur. Le pincement ralentit la végétation en réduisant la
croissance des tiges en hauteur lorsque le développement est trop rapide.
□ Il favorise le départ des ramifications latérales et permet d ’obtenir une plante
plus trapue, plus touffue, plus florifère. En effet, chaque rameau « pincé » provoque
le départ de petits bourgeons axillaires sur la tige.
□ L’époque de pincement se situe au printemps, au début de la reprise de végéta
tion et à chaque fois que la plante a tendance à se développer exagérément.
On pince les « plantes molles » (Coleus, Irésine...) et les plantes fleuries (Chrysan
thème).
L e r a b a t ta g e
p in c e m e n t
SUPPRIMER POUR EMBELLIR
■ L’ébourgeonnage 2. L ’éboutonnage
et l’éboutonnage Tous les boutons secondaires se déve
Ce sont deux opérations qui ont pour but loppant autour du bourgeon principal sont
de maîtriser le système aérien des plantes éliminés afin de le fortifier, et donner des
afin de favoriser un meilleur développe fleurs de plus gros calibre. On pratique
ment nécessaire à une bonne floraison et cette opération sur Œillet, Rosier...
une bonne fructification. On réalise ce travail à la main ou au
On réalise ces manipulations en période greffoir pour supprimer les extrémités
de végétation active, sur de nombreuses herbacées. L'éboutonnage demande
plantes herbacées. beaucoup d’attention pour ne pas abîmer
les végétaux. Il faut renouveler l'opéra
1. L ’ébourgeonnage tion régulièrement pendant la végétation.
La suppression des pousses se dévelop -
pant à l'aisselle des feuilles, le long de la
tige principale entraîne une concentra
tion de la sève sur une tige unique. On
réalise cette opération régulièrement en
période de végétation sur Œillet, Chry
santhème, Tomate...
109
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La taille des arbustes
JARDINS PAYSAGERS à fleurs
MULTIPLICATION
Tailler les arbustes est nécessaire pour réduire les rameaux en
TECHNIQUES DE CULTURE surnombre, maintenir une croissance raisonnable afin de don
ENVIRONNEMENT
ner une forme harmonieuse et assurer une floraison éclatante.
110
LA TAILLE DES ROSIERS
■ L’époque de taille
w
Dans les régions au climat tempéré, on
effectue la taille du Rosier buisson ou
Rosier massif à partir de la mi-février et au
début mars dans la région parisienne. Dans
les régions plus froides, on taille début avril. Une taille sévère est nécessaire pour assurer,
Dans tous les cas, il faut attendre la fin des chaque année, une floraison abondante.
fortes gelées. Pour les Rosiers grimpants,
on procède de manière différente :
■ La taille du Rosier grimpant
- les Rosiers grimpants non remontants
seront taillés, en été, après floraison ; Les Rosiers grimpants sont généralement
- les Rosiers grimpants remontants très vigoureux, produisant des rameaux
seront taillés soit au début de l’automne longs et souples que l’on fixe sur un mur,
soit à la fin de l’hiver. une clôture, un treillage, une pergola.
Pour maîtriser leur système aérien, il faut :
■ La taille du Rosier buisson - couper les bouquets floraux après flo
De nombreux rameaux existent : des raison ;
rameaux morts, cassés ou vieux, des - éliminer le bois mort ou abîmé ;
rameaux faibles ou déformés et enfin des - rabattre les tiges principales sur une
rameaux jeunes, sains, vigoureux. À par nouvelle tige vigoureuse ;
tir de ce constat : - réduire de moitié les tiges non renou -
- on supprime les branches mortes ; velées ;
- on élimine les tiges faibles et on garde - palisser les nouvelles pousses pour
les tiges vigoureuses ; favoriser la floraison.
- on coupe les tiges déformées qui
gênent le développement des autres ;
- on conserve trois à cinq rameaux
jeunes, vigoureux que l’on taille à trois ou
cinq yeux de la base (20 cm de hauteur).
Les Rosiers tiges sont taillés sur le même
principe que le Rosier buisson.
Il fau t sélectionner les ram eaux à conserver Les jeunes pousses sont conservées
et couper les autres, sur em pattem ent. pour constituer la charpente du rosier grimpant.
111
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET l EGUMES
Les compositions florales
JARDINS PAYSAGERS Dans une composition florale, on réunit de manière harmonieuse,
MULTIPLICATION
des plantes différentes dans un récipient. L’ensemble réalise un
décor floral. Des méthodes originales sont exploitées pour culti
TECHNIQUES DE CULTURE ver de jeunes plantes (bonbonne, panier...) et obtenir un petit
ENVIRONNEMENT
jardin décoré d’accessoires.
L a c a fe tiè r e L e p a n ie r La co u p e
112
LES JARDINS MINIATURES
■ Le jardin en bonbonne ■ Le jardin des Cactées
1. La mise en place et plantes grasses
- On choisit une bonbonne en verre 1. La mise en place
blanc, propre et sèche. - Une couche de gravillons est étalée au
- On verse une couche de billes d’argile fond du récipient.
expansée au fond. - On recouvre de terre franche.
- À l’aide d’un entonnoir, on introduit - Les plantes sont disposées en variant
une couche de terreau humide. leurs espèces et leurs volumes.
- Pour la plantation, on utilise une - On tasse la terre autour de chaque
cuillère longue pour faire les trous et une plante pour assurer la stabilité.
fourchette piquée dans la petite motte
pour mettre les plantes au fond. 2. L ’entretien
- On recouvre les racines et on tasse. Les plantes grasses ne demandent pas
- Les espaces nus sont garnis avec des d’entretien particulier. Elles sont expo
gravillons colorés. sées dans un endroit lumineux et main
tenues à des températures supérieures à
2. L ’entretien 10 °C en hiver. Lorsque la terre est
La bonbonne est bouchée après la plan - sèche, on l’arrose mais il faut éviter
tation et placée dans un endroit lumineux, l’excès d’eau qui pourrit les racines.
à l’abri des rayons du Soleil. Si la conden -
sation est excessive, il faut déboucher la
bonbonne quelques heures.
En cas de fortes chaleurs, on pulvérise
un peu d’eau sur le feuillage. Les feuilles
mortes sont coupées avec un rasoir fixé
sur une baguette ; on les enlève avec une
pince.
/y
D a n s u n e c o u p e ou u n e te rrin e la rg e e t peu
p ro fo n d e , o n re p ré s e n te le p a y s a g e a rid e et
' \' to u rm e n té d e s p la n te s du d é s e rt (A s tro p h y -
+ 71 ’
tum , E c h in o c e re u s , L ith o p s , P a c h y p h y tu m ,
E c h e v e ria ...). Le s u p p o rt d e c u ltu re e s t fo rm é
de te rre fra n c h e a d d itio n n é e d e gra villo n s.
P o u r é g a y e r la c o m p o s itio n d e s b o n b o n n e s
et a u tre s ré c ip ie n ts tra n sp a re n ts, on p e u t uti -
On utilise de jeunes plantes cultivées en petit pot, lis e r d e s s a b le s d e c o u le u rs d iffé re n te s , d is
à cro issa n ce lente et su p p o rta n t bien la tra n s po sé s e n c o u c h e s s u p e rp o sé e s, d ’é p a is s e u r
plantation. Le support de culture est form é de ter v a r ia b le . Ils a p p a ra îtro n t e n tra n s p a re n c e ,
reau sté rilisé sab le ux, en rich i de to u rb e et c ré a n t un e ffe t d é c o ra tif e t h a rm o n ie u x avec
verm iculite (Cryptanthus, Maranta, Ficus repens, les p la n te s .
Hedera, Hypoestes, Pillea, P eperom ia...).
113
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
L’art floral
JARDINS PAYSAGERS L’art floral a pour objet de disposer des fleurs, des branches, du
feuillage, des fruits d’une façon harmonieuse pour réaliser un
MULTIPLICATION
ensemble plaisant et agréable à l’œil. Composer un bouquet, c’est
TECHNIQUES DE CULTURE l’art de réunir des fleurs. Suivant les saisons, il aura un caractère
ENVIRONNEMENT
différent.
■■■■ Le style
□ Le style des bouquets « artistiques » évolue sans cesse. 11 est sujet à des modes,
il varie selon le but de la décoration florale, les pays, les régions, les saisons, les
espèces produites.
□ Mis à part l’art traditionnel japonais d’ikebana où les associations de végétaux
ont une signification symbolique bien précise, il n ’y a pas de règles strictes.
□ La réalisation d ’un bouquet est basée, d’une part, sur l’appréciation des formes,
teintes, textures, d ’autre part, sur la particularité des fleurs et la façon de les disposer
pour mettre leurs qualités en valeur.
■■■■ Le matériel
Le fleuriste doit disposer d ’un certain nombre d ’outils et d ’accessoires :
- un sécateur pour la coupe des rameaux ligneux ;
- un greffoir ou petite serpette pour supprimer les épines, les feuilles et tiges tendres ;
- du fil de fer pour maintenir les tiges trop souples de certaines fleurs ;
- de la mousse naturelle ou synthétique telles que oasis ou brique ;
- des pique-fleurs et pique-oasis avec de la cire adhésive pour fixer les piques aux
vases ;
- des galets, graviers, billes de verre pour maintenir les compositions et dissimuler
certains montages ;
- un vaporisateur, un petit arrosoir, et des accessoires : écorce, petits objets...
114
LA CONFECTION DU BOUQUET
La cueillette
Les fle u rs M o u s s e ta illé e
s o n t c u e illie s à q u e lq u e s
au d é b u t d e leur c e n tim è tre s
é p a n o u is s e m e n t, au -d e s s u s
le m atin. du ré c ip ie n t
D es co u p e s
en b is e a u so n t
fa ite s au s é c a te u r
(ou a u x c is e a u x
La tig e d e s fle u rs e s t p iq u é e d ro ite ou a v e c
de fle u ris te ).
in c lin a is o n se lo n la fo rm e e n visa g é e , en d o n
na n t l’im p re s s io n d 'é m e rg e r n a tu re lle m e n t du
v a s e a u to u r de la b ra n ch e ce n tra le . O n g a rn it
le s e s p a c e s lib re s d e fe u illa g e e t on ra jo u te
l’eau.
O n r e g r o u p e le s f le u r s e n b o tte s e t o n
e n ve lo p p e les b o tte s de fle u rs d o n t les tig e s ■ La conservation du bouquet
sont f r a g ile s . O n p la c e le s fle u r s ,
d é b a rra ssé e s de leurs fe u ille s d e ba se, d a n s - Choisir un emplacement abrité du
l’eau, d a n s un local fra is e t s o m b re . Soleil et des courants d’air, loin des
fenêtres, dans un endroit plutôt sombre.
Une température de 18 °C est conseillée.
■ La préparation du récipient - Disposer le bouquet dans une pièce
plus fraîche durant la nuit.
M o u sse im b ib é e d ’eau
- Maintenir un niveau d’eau constant.
- Vaporiser de l’eau sur le bouquet
lorsque l’atmosphère est sèche.
P iq u e -o a sis
C ire a d h é s iv e
— R é c ip ie n t
115
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Le sol
JARDINS PAYSAGERS Le sol a deux fonctions essentielles : servir de support aux végé
taux et leur apporter la nourriture. La plupart des plantes s’accom
MULTIPLICATION
modent d ’une grande diversité de sol. Cependant, un
TECHNIQUES DE CULTURE développement rapide et harmonieux nécessite une terre adap
ENVIRONNEMENT
tée et fertile. Certains facteurs sont propices à cette fertilité.
La texture
La texture représente le pourcentage des différents éléments physiques qui compo
sent le sol. L’analyse « granulométrique » classe ainsi, par grosseur, tous les compo
sants tels que : argile, limon, sable.. . La texture va donc permettre de déterminer les
qualités du sol.
■■■■ La structure
□ La manière dont sont assemblés les éléments physiques du sol représente sa struc
ture.
□ La structure grumeleuse est celle qui convient le mieux à la majorité des plantes ;
elle correspond à un mélange équilibré de tous les éléments. C’est la terre de jardin,
dite « terre franche ».
□ La structure particulaire s’apparente aux sols sableux. Les éléments n’ont aucune
cohésion. À dominante sableuse, ce sol n’assure pas aux plantes la stabilité néces
saire à leur développement.
□ La structure compacte est constituée de particules d ’argiles en quantité impor
tante, formant un sol lourd. Les plantes s’y développent mal, les racines n’y trouvent
pas les conditions favorables pour prospérer.
116
CONNAÎTRE LA TERRE DU JARDIN
■ L’analyse chimique La coloration du papier test, comparée à
1. L ’acidité ou l'alcalinité : elle est déter une gamme de couleurs étalonnées,
minée par le pH (potentiel hydrogène) du donne une valeur approchée du pH.
On peut aussi demander une analyse en
sol. On le définit par un chiffre : si le pH
est égal à 7, le sol est neutre, si le pH est laboratoire spécialisé.
inférieur à 7, le sol est acide, si le pH est 3. La préparation de l ’échantillon
supérieur à 7, le sol est alcalin (calcaire). - Plusieurs échantillons de terre sont
Il faut connaître le pH d’une terre, car prélevés (l’équivalent d’une pelletée) sur
chaque espèce présente un développe une profondeur de 10 cm à 25 cm, dans
ment optimum pour un pH déterminé : le différents endroits du terrain. Si la terre
Rosier préfère un pH neutre, les Cactées n’est pas homogène, des analyses sépa
un pH alcalin, l’Azalée un pH acide. rées sont préférables.
- L’ensemble est mélangé et on prend
2. La recherche du p H : on peut l’obte
250 g à 300 g pour l’analyse, il faut éviter
nir par la méthode colorimétrique, qui
de prélever la terre dans un sol détrempé,
consiste à plonger un papier réactif dans
après un épandage d’engrais ou après
un filtrat préparé à partir d’eau distillée,
apport d’un amendement calcaire ou
dans laquelle on a délayé un échantillon
humique.
de terre.
Nature du sol Terre de jardin Terre humifère Terre argileuse Terre sableuse Terre calcaire
Sol brun foncé, Sol noirâtre, Sol grisâtre, com Sol beige foncé Sol blanchâtre,
équilibré dans ses composé de pact, lourd, formé sans cohésion, terre pauvre, sans
composants déchets végétaux de particules formé de cohésion
Caractéristiques en décomposition d’argile particules de sable
Meuble, perméa Légère, Bon pouvoir Facile à travailler, Rôle nutritif pour
ble, aérée, facile à spongieuse, facile nutritif et forte se réchauffe vite, les plantes
travailler, riche en ¿travailler, capacité de très perméable calcicoles
éléments fertili réservée aux rétention en eau
sants, convient à plantes de terre
Qualités beaucoup de de bruyère
plantes
Structure fragile Terre acide, ne Terre lourde, Ne retient ni l’eau, Terre séchante qui
qui peut être dé convenant pas à asphyxiante, dif ni les engrais, Im s’échauffe vite, elle
gradée par l’eau, toutes les plantes ficile à travailler, plique des arrosa provoque la chlo
le tassement ou collante par temps ges réguliers et des rose des feuilles
les engins rotatifs humide, elle dur apports d’engrais (jaunissement), par
Défauts cit par temps sec en petite quantité excès de calcaire
117
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les engrais
JARDINS PAYSAGERS Le sol a tendance à s’appauvrir avec le temps, il est donc nécessaire
de l’enrichir non seulement pour compenser le déficit en éléments
MULTIPLICATION
fertilisants mais aussi pour augmenter le rendement et la qualité des
TECHNIQUES DE CULTURE végétaux qui y sont cultivés. Connaître la composition des engrais est
ENVIRONNEMENT
indispensable pour procéder à un épandage correct et approprié.
118
LIRE LA COMPOSITION D’UN ENGRAIS
■ La lecture de l’étiquette Pour agir sur les rendements, il faut
L’étiquette accompagne l’emballage, elle d ’abord améliorer la structure foncière
comporte, outre le dosage, les trois élé (drainage, amendements calcaires ou
ments majeurs N, P, K (azote, phosphore, humiques) puis, en temps voulu, travailler
potasse) et l’origine de ces éléments. le sol.
Exemple : le dosage 10 - 10 - 20 signifie
que dans 100 kg d’engrais, il y a 10 kg ■ La composition d’un engrais
d’azote (N), 10 kg de phosphore (P) et
20 kg de potasse (K). Le reste est consti
tué par des matières inertes pouvant t r 3 L
apporter des éléments secondaires (cal
cium, magnésium...) et les oligo-éléments
(fer, cuivre...), en quantités très faibles. IORVAVIT
119
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Le terreau
JARDINS PAYSAGERS On désigne sous le nom de terreau des composts provenant de la
décomposition de matières organiques (déchets végétaux, feuilles,
MULTIPLICATION
fumier...) qui, sous l’effet des bactéries, se transforment en humus
TECHNIQUES DE CULTURE pour servir de support aux cultures ornementales et légumières.
ENVIRONNEMENT
On utilise les terreaux en mélange le plus souvent.
■■■■■ L’intérêt
Les terreaux, généralement très acides, jouent un rôle important dans l’amélioration
de la structure des terres, en les allégeant, en favorisant une bonne rétention en
eau et en apportant des éléments fertilisants.
120
LA FABRICATION DU COMPOST
■ Le compostage Le compost se décompose en terreau
après six mois selon les conditions c li
Il consiste à transformer les déchets
végétaux du jardin en humus, sous matiques et la nature des déchets végé
l’action de micro-organismes. taux stockés.
Le terreau sera tamisé ou broyé avant
d’être employé pour les semis, les repi
■ La composition
quages, les rempotages de plantes en
Le meilleur compost est formé à partir de pot. On l’utilise aussi en épandage à la
déchets végétaux tendres de la maison surface du sol pour en améliorer la struc
et du jardin : tonte de gazon, feuilles ture et enrichir le sol.
mortes, épluchures, fannes de légumes.
Certains déchets minéraux et animaux
peuvent également être ajoutés, mais en
faible proportion. Il faut éviter d’introduire
dans le compost des plantes malades qui
pourraient le contaminer, certaines mau
vaises herbes (Chiendent, Liseron, Oxa-
lis) ou les mauvaises herbes montées en
graines. On ne doit pas incorporer les
déchets cuits ou gras.
■ La réalisation du compost
On creuse une tranchée de 1,5 m sur
L e ta s d e c o m p o s t
1,5 m, profonde de 0,3 m environ. Une e st fo rm é d e c o u c h e s su c c e s s iv e s
première couche de déchets végétaux d e d é c h e ts v é g é ta u x e t d e terre.
tendres est constituée sur une épaisseur
de 0,3 m puis on édifie le tas par couches
successives de végétaux et de terre, en
tassant et en arrosant copieusement.
La décomposition des déchets est accé
lérée en saupoudrant à chaque couche
une poignée de sulfate d’ammoniaque
avant de recouvrir d’une couche de 5 cm
de terre calcaire. Si la terre n'est pas cal
caire, on saupoudre un peu de chaux
pour corriger l’acidité du compost et on
continue la formation du tas, en couches,
jusqu’à 1 m à 1,5 m.
La fermentation est activée en mainte
L e s ilo à c o m p o s t
nant l’humidité du tas. e st c o n s titu é c o m m e un c o ffre en bois,
On accélère la décomposition du com il p e rm e t de s to c k e r les d é c h e ts v é g é ta u x
post en le retournant au bout de trois à l’o rig in e du te rre a u .
mois. On ramène alors vers le centre les
' parties périphériques et on arrose les
endroits desséchés.
121
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Les facteurs climatiques
JARDINS PAYSAGERS Le climat, un facteur essentiel pour les activités agricoles et hor
ticoles, conditionne la conduite et le choix des cultures, les tra
MULTIPLICATION
vaux du sol, la plantation, les traitements, les récoltes... La France
TECHNIQUES DE CULTURE se situe dans la zone tempérée. Elle subit l’influence de trois types
ENVIRONNEMENT
de climat.
■ ■ L’ensoleillement
□ L’insolation : correspond à la durée d ’ensoleillement au cours de la journée.
□ Le rayonnement : représente l’énergie que nous envoie le Soleil, transformée en
chaleur par la terre qui réchauffe l’atmosphère.
□ Les nuages : l’évaporation de l’eau par le Soleil donne naissance aux nuages atmo
sphériques. Formés de fines gouttelettes d ’eau, les nuages grossissent sous l’effet
du froid. Devenues trop lourdes, celles-ci tombent sous forme de précipitations.
□ La nébulosité : la notion de ciel couvert correspond à la quantité des nuages par
rapport à la surface totale du ciel. Les météorologistes la chiffrent de 0 à 8 (0 : ciel
clair, 8 : ciel couvert).
■ ■ H L’orage
Des décharges brusques d ’électricité atmosphérique sont à l’origine des éclairs et
du tonnerre. L’éclair, manifestation lumineuse, nous parvient à la vitesse de la
lumière, soit 300 000 km/s. Le tonnerre est une onde de choc qui se propage à la
vitesse du son, soit 340 m/s.
122
LA PREVISION DU TEMPS
■ La circulation des masses d’air ■ Un poste d’observation
1. L ’anticyclone : zone de hautes pres météorologique
sions, il nous apporte du temps chaud et On recueille les informations météorolo
sec en été (anticyclone des Açores) et du giques, journellement, à l’aide de
temps froid et sec en hiver (anticyclone quelques appareils de mesure spéci
polaire). fiques, installés dans un abri. Les relevés
donnent les indications sur la tendance
2. La dépression est une zone de basses ultérieure du temps.
pressions. Lorsqu’elle est apportée par
les vents d’Ouest, les précipitations qui
en résultent radoucissent les tempéra
tures, en hiver.
L’installation de l’abri
Fixé à 1,4 m du sol,
3. Front chau d et front froid : selon la dans une zone dégagée,
position géographique des anticyclones engazonnée, l'abri est
orienté au Nord et peint
et des dépressions, le vent dirige des en blanc pour renvoyer
masses tropicales ou polaires. Tantôt l’air le maximum de chaleur
et préserver les instruments
chaud repousse l’air froid, c’est un front du rayonnement solaire
chaud. Tantôt l’air froid s’enfonce et sou -
lève l’air chaud, c’est un front froid.
Le baromètre
Il mesure la pression atmosphérique et détermine le changement de temps
par lecture d'une échelle graduée, sur un cadran. Quand la pression baisse,
le mauvais temps s'installe, quand elle remonte, le beau temps revient.
Lunité de mesure est l'hectopascal (HPa). Dans nos régions de moyenne
latitude, la mesure varie de 950 HPa à 1 050 HPa. La pression moyenne
est de 1 013 HPa.
Le pluviomètre
Il recueille l'eau tombée et permet de mesurer, par lecture directe sur l’éprouvette, la hauteur
et la quantité d'eau. On exprime la hauteur en mm et le volume en L /m 2.
L’anémomètre
Il affiche la vitesse et la force du vent. La force est donnée par l'échelle
de Beaufort (de 0 calme à 12 ouragan). La vitesse est exprimée en m/s,
en km /h ou en nœuds.
La girouette
Elle donne la direction du vent. On la place au faîtage du toit de manière à ce qu'aucun
obstacle ne vienne perturber l'orientation.
L’hygromètre
Il permet de mesurer la quantité de vapeur d’eau contenue dans l'air.
La graduation va de 0 à 100, on l’exprime en pourcentage. La situation
la plus favorable se situe entre 60% et 80% d'hygrométrie.
Le thermomètre « minima-maxima »
Il relève les températures les plus basses de la nuit et les températures les plus élevées
de la journée ainsi que la température au moment du relevé. On exprime cette mesure
en degrés Celsius (°C).
123
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les parasites des plantes
JARDINS PAYSAGERS De nombreux parasites menacent l’épanouissement et la vie des
plantes. En se nourrissant aux dépens des végétaux, ils entraî
MULTIPLICATION
nent altération, destruction ou réduction des récoltes. Certains
TECHNIQUES DE CULTURE parasites ont besoin des plantes pour accomplir leurs cycles
ENVIRONNEMENT
vitaux.
1H 1 Les Champignons
Les Champignons phytopathogènes constitués de filaments très fins appelés myce
lium, vivent dans le sol, à la surface ou à l’intérieur des plantes. Ils s’alimentent du
contenu des cellules. Les symptômes engendrés par les Champignons sont mul
tiples et peuvent être localisés sur toutes les parties de la plante : nécroses, pour
ritures, flétrissements, malformations, décolorations, taches...
H H H I Les Bactéries
Les Bactéries sont des êtres unicellulaires s’attaquant aux végétaux et provoquant
des pourritures, des nécroses, des flétrissements. Des mesures d ’hygiène sont appli
quées : désinfection du sol, des outils, élimination des plantes contaminées...
■ ■ M Les Virus
□ Les Virus sont minuscules, ils vivent et se multiplient aux dépens de végétaux
vivants. Ils sont disséminés par l’Homme, les Insectes, les Champignons, les graines.
□ Ils attaquent toutes les parties de la plante et sont à l’origine de réactions diverses :
des malformations (enroulement, crispation, cloque), des nécroses, des décolora
tions, des réductions de croissance... Aucune lutte chim ique n ’est envisageable
contre les Virus, il faut éliminer les plantes contaminées, désinfecter les outils, n’uti
liser que des plantes certifiées indemnes de Virus.
124
___________ DE NOMBREUX ENNEMIS
■ Les manifestations du parasitisme
R o uille
A le u ro d e s
C h e n ille s
F u sa rio se
P u c e ro n s
A c a rie n s
O ïd iu m
C loqu e
C o ch e n ille s
M ildio u
T o rd e u se s
T a u p in s
P o u rritu re
125
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les mauvaises herbes
JARDINS PAYSAGERS Une mauvaise herbe, dénommée aussi adventice, est une plante
herbacée ou ligneuse qui concurrence et gêne le développement
MULTIPLICATION
des plantes cultivées. Se reproduisant souvent par graines, leur
TECHNIQUES DE CULTURE dissémination parfois rapide dévalorise les espaces verts et réduit
ENVIRONNEMENT
les récoltes.
Le cycle de végétation
Les mauvaises herbes ont des cycles identiques aux plantes cultivées :
- les annuelles : germination au printemps, floraison en été, production de graines
en automne (Chénopode, Moutarde, Mercuriale) ;
- les bisannuelles : germent et se développent en été et en automne. Les plantules
passent l’hiver sous forme de rosette, ont leur floraison au printemps suivie de la
production de graines (Véronique, Capselle bourse à pasteur) ;
- les vivaces se perpétuent d ’une année sur l’autre, elles peuvent se reproduire par
graines mais surtout par m ultiplication végétative grâce à leurs organes souter
rains, rhizomes ou stolons (Chardon, Liseron, Chiendent) et tubercules ou bulbes
(Oxalis, Renoncule).
126
LES HERBICIDES
■ Les caractères particuliers ■ Le mode d’action des herbicides
des herbicides 1. Les produits antigerminatifs
1. Les herbicides sélectifs détruisent cer
taines espèces de mauvaises herbes tout
en respectant les plantes cultivées
(légumes, fleurs, gazons). Leur action est
limitée dans le temps.
2. Les herbicides totaux détruisent toutes
les plantes. On les utilise sur les surfaces
non cultivées, leur action est persistante.
3. Les débroussaillants s’attaquent aux
plantes ligneuses et broussailles sur pied.
Ils sont appliqués à l’arrosoir ou au pul
vérisateur, ils permettent une remise en
culture après quatre à cinq semaines.
127
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les produits
JARDINS PAYSAGERS phytosanitaires
MULTIPLICATION
Les produits phytosanitaires couramment appelés pesticides sont
TECHNIQUES DE CULTURE destinés à lutter contre les parasites animaux et végétaux de
ENVIRONNEMENT
cultures. Us sont à l’origine de dommages sur l’environnement.
■ ■ La persistance du produit
□ Après application, les produits se dégradent dans le sol à des vitesses variables.
Certains produits sont rapidement biodégradables, d ’autres ont une persistance de
quelques mois, enfin certains restent dans le sol plusieurs années et s’accumulent
dans les tissus vivants, ils ont de lourdes conséquences sur les chaînes alimentaires.
□ Les pluies et les ruissellements entraînent de grandes quantités de produits phy
tosanitaires vers les fossés, étiers, rivières, nappes phréatiques et océans. Les
réserves souterraines d ’eau potable contaminées risquent d ’entraîner à long terme,
pour l’Homme, des effets cancérigènes (teneurs supérieures à 2 ng/L).
■■■■ La toxicité
□ La mesure utilisée pour qualifier la toxicité d’un produit est la dose létale (DL50) :
elle correspond à la quantité de matière active (MA) qui, administrée en une seule
fois par ingestion ou par voie cutanée (concentration létale CL50), entraîne la mort
de 50 % des animaux expérimentés.
□ Elle se mesure en milligrammes de matière active par kilo de poids vif des ani
maux. Plus le nombre exprimant la DL50 est petit, plus le produit est toxique.
□ Il existe une autre mesure : la DJA (Dose journalière acceptable) qui indique la
quantité de produit chimique q u ’un être humain peut quotidiennement absorber
tout au long de sa vie, sans danger pour sa santé.
128
DES PRODUITS VARIÉS
ET DANGEREUX
Comment lire l’étiquette d’un produit phytosanitaire
M a tiè re a c tiv e :
q u a n tité d e su b s ta n c e
qui d é tru it le p a ra site
D élivré p a r le m in is tè re
de l’A g ricu ltu re T y p e s de p a ra s ite s
co m b a ttu s
N om co m m e rcia l
D o se s d ’e m p lo i :
S y m b o le : trè s to x iq u e - d é la i d ’utilisa tio n
a v a n t ré co lte ;
In d ica tio n s :
- u tilisa tio n p e n d a n t la
p ré ca u tio n s d ’em ploi
flo ra iso n
N o m e t a d re s s e
du fa b ric a n t
129
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET l EGUMES
La préparation
JARDINS PAYSAGERS du produit traitant
MULTIPLICATION
La protection des cultures est nécessaire pour lutter contre les enne
TECHNIQUES DE CULTURE mis des plantes mais des règles seront respectées pour assurer l’effi
ENVIRONNEMENT
cacité d’un traitement tout en préservant santé et environnement.
L’analyse préalable
Avant de réaliser un traitement, il est important d ’observer la végétation, d ’identi
fier le ravageur et son stade de développement. Enfin, l’importance des dégâts est
évaluée et le seuil de nuisibilité pour la récolte est déterminé. À partir de cette ana
lyse, on prendra la décision d ’intervenir en choisissant le produit le mieux adapté.
La préparation du produit
Toutes les indications portées sur l’emballage du produit doivent être lues attenti
vement, il faut respecter scrupuleusement les consignes définies par le fabricant :
- respecter les doses d’emploi indiquées sur l’étiquette du produit ;
- prendre garde au délai d ’utilisation d ’un produit avant récolte ;
- préparer le produit près d ’un robinet, loin de l’habitation ;
- porter des vêtements de protection : lunettes, gants, masque ;
- éloigner les enfants et animaux domestiques ;
- rincer plusieurs fois les emballages vides ;
- utiliser le matériel approprié et réglé ;
- ne pas laisser un appareil plein et prêt à l’emploi sans surveillance.
130
DES PRECAUTIONS DRACONIENNES
■ Le stockage des produits Les symboles des dangers
phytosanitaires
Le stockage des produits phytosanitaires T + : très toxique
Produit extrêmement dangereux pou
fait l’objet d’une réglementation, par
vant provoquer des intoxications par
décret du 27 mai 1987 art. 4. Des règles inhalation, ingestion ou par contact
sont à respecter : avec la peau. Il peut entraîner des
- tenir les produits hors de la portée des risques graves et même la mort
enfants (local fermant à clé) ;
T : toxique
- conserver les produits dans leur Produit dangereux pouvant provoquer
emballage d’origine sans les transvaser ; des intoxications par inhalation, inges
- classer les produits par catégories tion ou par contact avec la peau. Il peut
(insecticides, fongicides, herbicides) ; entraîner des risques graves avec des
effets irréversibles et même la mort
- regrouper en hauteur les produits les
xj
plus dangereux ; CCN : nocif
- équiper le local d’un extincteur à Produit dont la nocivité peut être obser
poudre et prévoir une réserve de sable vée en cas d’ingestion, inhalation ou
contact avec la peau. Il peut entraîner
ou de sciure en cas de renversement des
des risques graves aigus ou chroniques
produits sur le sol ; dans certaines circonstances
- afficher les consignes de sécurité avec
les numéros d’urgence ; Si : irritant
X
Produit dont les irritations sont provo -
- marquer le matériel servant à la pré quées par contact immédiat sur la
paration des produits pour éviter d’autres peau les muqueuses ou les voies res
usages ; piratoires avec des réactions inflam
- nettoyer et ranger dans un autre local, matoires
vêtements et protections ; N : dangereux pour l’environnement
- assurer une bonne ventilation du local. Ce sont des produits pouvant entraî
ner des dommages sur la flore et la
faune et provoquer la pollution des
m eaux naturelles
C : corrosif
Produit qui, en contact avec la peau,
peut provoquer de graves brûlures ou
des lésions définitives
F : facilement inflammable
Produit pouvant s’enflammer sponta
nément avec, parfois, des risques de
dégagement de gaz
E : explosif
Produit présentant un risque d’explo
sion par le choc, la friction ou le feu
131
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La lutte intégrée
JARDINS PAYSAGERS Ce système de lutte utilise toutes les méthodes compatibles avec
l’environnement pour limiter les ennemis des cultures en dessous
MULTIPLICATION
du seuil de nuisibilité et préserver ainsi les plantes cultivées. À
TECHNIQUES DE CULTURE l’heure actuelle, la recherche et l’expérimentation connaissent un
ENVIRONNEMENT
essor certain (protection des légumes et des fleurs).
132
UNE TECHNIQUE REFLECHIE
ET NATURELLE
■ Les conditions de réussite 3. Un ennemi international
Des mesures prophylactiques sont La côte Ouest de l’Amérique du Nord est
nécessaires pour cultiver des plantes la région d’origine des Thrips californiens.
saines dans une serre propre et introduire Le marché international intensif des pro
des auxiliaires dans un environnement duits horticoles a provoqué la dispersion
favorable à leur activité : de cet Insecte dans le monde entier. Sa
- désinfecter le sol, les serres et le maté présence en Europe a été constatée la
riel, sources de contamination et de dis première fois en Allemagne, en 1984, et
sémination de parasites ; au Pays-Bas. Depuis, sa dispersion s’est
- vérifier la qualité des plantes cultivées ; élargie à toute l’Europe.
- choisir des auxiliaires de qualité en
fonction de leur période d’efficacité ;
- traiter raisonnablement avec des pro
duits chimiques compatibles avec la lutte
biologique (produits à faible rémanence).
133
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Le cycle de l’azote
JARDINS PAYSAGERS L’azote entre pour 1,5 % à 3 % dans la compostion de la matière
MULTIPLICATION
sèche. Son importance est considérable dans la matière vivante car
elle entre dans la composition de nombreuses substances (protéine,
TECHNIQUES DE CULTURE chlorophylle, enzymes, vitamines). L’azote existe sous diverses
ENVIRONNEMENT
formes, lesquelles ne sont pas toutes assimilables par les plantes.
F ix a t io n d e l’a z o t e A zote a m m o n ia c a l
d a n s le s n o d o s it é s
d e s L é g u m in e u s e s — \ZOTE MINÉRAL
L e s s iv a g e ( le s n it r a t e s )
134
LES POLLUTIONS PAR L’AZOTE
■ Les sources de pollution ■ L’auto-épuration
1. L'origine domestique : les rejets des Elle résulte de la dégradation naturelle
substances organiques sont observés dans des matières organiques par des micro
les eaux usées (nitrates, phosphates). organismes : les Bactéries minéralisent
2. L ’origine industrielle et agro-alim en les matières organiques (nitrates). Dans
taire : les rejets sont déversés dans les les rivières, les nitrates participent au
cours d’eau. développement des Algues chlorophy-
3. L ’origine agricole : les élevages indus liennes, servant de nourriture aux
triels produisent purin et lisier, répandus espèces animales.
sur les terres.
■ L’eutrophisation
■ Les nitrates C’est le résultat d’un rejet excessif des élé -
S’ajoutent aux substances organiques, ments fertilisants qui provoquent la proli
les nitrates, nitrites et sels ammoniacaux fération asphyxiante des Algues, en
qui accentuent la pollution à la suite surface. Elle a pour conséquence une dimi -
d’épandages excessifs d’engrais. Les nution de l’oxygène à l’origine de la dispa
nitrates, solubles dans l’eau, sont par rition des espèces aquatiques. Ce
tiellement lessivés lors des pluies abon phénomène est accentué par la décompo -
dantes et des orages vers les cours d’eau sition des matières végétales, provoquant
et nappes souterraines. des fermentations et des productions de
Les conséquences sont une élévation du gaz (hydrogène sulfureux, ammoniac).
taux de nitrates dans les eaux de
consommation : leur teneur a quintuplé ■ Les solutions
en quinze ans. La norme européenne fixe Il faut limiter les épandages divers et uti -
la concentration maximale, acceptable à liser des engrais stables, mieux retenus
la consommation, à 50 mg/L. Au-delà de par le sol. Il est bon de favoriser l’implan
100 mg/L, la loi interdit le captage des tation d’une couverture végétale, consom -
eaux, dangereux pour la santé. matrice de fertilisants.
P ré c ip ita tio n s
M a t iè r e
o r g a n iq u e
H u m ifica tio n
H/ ^A b s o r p tio n -
C'issoiutoi R
Mê
R u is s e lle m e n t
«tsar
P ,a n d e a u d e s é lé m e n t s n u t r it if s
... . // R
■ag geeAb
L e isvs aiv L e s s iv a g e |n f i|t r a t io n x _ / ' ( d r a in a g e ,
M in é r a lis a t io n in f ilt r a t io n , r u is s e lle m e n t )
N a p p e s p h ré a tiq u e s
135
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La photosynthèse
JARDINS PAYSAGERS La croissance des plantes est conditionnée par l’eau, l’air, la
MULTIPLICATION
lumière, la température, les substances minérales. Un mécanisme
situé principalement au niveau des feuilles (la photosynthèse)
TECHNIQUES DE CULTURE permet à la plante d’élaborer sa matière organique à partir de
ENVIRONNEMENT
ces éléments.
La fonction chlorophyllienne
□ La photosynthèse est un mécanisme de transform ation des matériaux bruts
(lumière et dioxyde de carbone) en glucides (glucose, amidon) et en protéines sous
l’action de l’énergie lumineuse captée par la chlorophylle de la plante. C’est pour
quoi on parle aussi de fonction chlorophyllienne.
□ On a remarqué que lorsque l’on coupe des feuilles et les tiges de Pommes de
terre, la croissance des tubercules s’arrête. Les parties vertes jouent donc un rôle
important dans la synthèse des matières de réserve contenues dans les tubercules.
Dans la partie verte (tige et feuilles) a lieu la fabrication de la matière organique.
La sève élaborée
Les glucides et les protéines fabriqués dans les feuilles lors de la photosynthèse
sont transportés à travers toute la plante sous forme de sève élaborée, circulant
dans les vaisseaux du liber. La sève élaborée apporte à toutes les cellules de la
plante les substances nutritives dont elle a besoin pour croître, se multiplier et fruc
tifier.
136
SE NOURRIR : DE L’EAU
DE L’AIR, DE LA LUMIERE
■ Le mécanisme de la photosynthèse
D io x y d e d e c a rb o n e
L u m iè re
F E U IL L E S
E a u + S e ls m in é ra u x , , /
E a u -^ I S u c re s
S e ls ^ P r o té n e s
m in é ra u x
L u m iè re
D io x y d e d e c a r b o n e + e a u , s e ls m i n é r a u x -------------- ► m a t iè r e o r g a n iq u e + d io x y g è n e
137
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
Les fonctions de la plante
JARDINS PAYSAGERS La plainte se nourrit, respire, rejette et absorbe l’eau. Ces échanges
MULTIPLICATION
lui permettent de fabriquer sa matière organique (photosynthèse)
et de l’utiliser pour prospérer (respiration). Des échanges gazeux
TECHNIQUES DE CULTURES avec l’atmosphère ambiante sont garants de sa vitalité. Deux types
ENVIRONNEMENT de sèves véhiculent les produits puisés ou fabriqués par la plante.
La respiration
□ La respiration est un processus de dégradation des composés organiques qui
fournit de l’énergie et aboutit à la formation de dioxyde de carbone et de vapeur
d ’eau.
□ La respiration s’accompagne de la dégradation des réserves organiques réutilisées
dans la croissance et la production d ’énergie.
□ La respiration est la réaction inverse de la photosynthèse, elle restitue l’énergie
solaire et le dioxyde de carbone emmagasinés.
□ Plusieurs facteurs interviennent sur l’intensité respiratoire d ’une plante :
- la respiration s’intensifie avec l’augmentation de la température ;
- la lumière influence indirectement la respiration par réchauffement ;
- l’activité respiratoire des plantes s’élève à mesure de leur croissance.
La transpiration
□ C’est un phénomène facile à observer chez la plante, il suffit de la mettre sous
une cloche. On constate alors un dépôt de gouttelettes d ’eau sur le verre, cette eau
provient bien de la plante. La transpiration varie suivant la surface des feuilles, la
température, l’intensité lumineuse et le degré d ’hygrométrie.
□ On appelle évapotranspiration l’émission totale d ’eau dans l’atmosphère due, à
la fois, à l’évaporation du sol et à la transpiration des plantes.
L’absorption
La plante absorbe l’eau et les sels minéraux par ses racines, au niveau des poils
absorbants. Cette solution minérale pénètre dans la plante par osmose.
La nutrition
□ Le mécanisme de la photosynthèse résulte de l’action de la lumière sur la chlo
rophylle, pigment vert contenu dans les feuilles des plantes.
□ L’eau et les sels minéraux, puisés dans le sol au niveau des racines, sont ache
minés jusqu’aux feuilles ; le dioxyde de carbone, prélevé dans l’atmosphère, arrive
jusqu’aux cellules chlorophylliennes et le dioxygène est rejeté. Durant la nuit ou
lorsque la plante est privée de lumière, le mécanisme cesse.
□ À partir des éléments absorbés (eau, sels minéraux, dioxyde de carbone, éner
gie lum ineuse), la plante fabrique la matière organique (sucres et protéines)
q u ’elle met en réserve ou q u ’elle utilise p our sa croissance et ses fonctions
vitales.
□ Pendant la nuit, seule la respiration persiste. Ainsi, on comprend mieux qu’il est
d’usage de retirer les plantes de la chambre d ’un malade, la nuit.
138
___________ LA PLANTE EST VIVANTE
■ Les échanges de la plante avec son milieu
E d if ic a t io n
c r o is s a n c e d e la p la n te
M is e
e n ré s e rv e
F le u r
S u e ro
p ro té in e s
T r a n s p ir a t io n
F o n c t io n
c h lo r o p h y llie n n e
P o u s s é e r a d ic u la ir e
T u b e r c u le
A b s o r p t io n
Mise
en reserve
E au
S e ls
m in é ra u x
S è v e b ru te
S è v e é la b o r é e
139
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
La sensibilité des plantes
JARDINS PAYSAGERS Quoique dépourvues de mobilité, les plantes n’en sont pas moins
MULTIPLICATION sensibles aux facteurs de leur environnement. Lumière, tempé
rature, humidité influencent la croissance des plantes ainsi que les
TECHNIQUES DE CULTURE principales étapes de leur vie. Les tissus végétaux sont d’ailleurs
ENVIRONNEMENT capables de s’orienter pour profiter au maximum de leur milieu.
La vernalisation ou printanisation
□ Une transformation opérée par le froid, la vernalisation, donne à certaines plantes
l’aptitude à fleurir. Certaines plantes doivent subir une période de froid pour fleurir.
□ La floraison des plantes bisannuelles, par exemple, nécessite une vernalisation ;
l’hiver constitue une période favorable pour déclencher le processus de floraison.
Le thermopériodisme
□ Dans certains cas, ce n ’est pas la période de froid qui confère à la plante l’aptitude
à fleurir mais une alternance de température élevée et de température basse. Ainsi,
pour q u’un bulbe soit apte à fleurir, il doit subir successivement :
- une température chaude pour la formation des organes floraux ;
- une période de froid pour lever la dormance ;
- une période d ’élévation progressive de la température.
□ On peut réaliser artificiellement cette périodicité (Tulipe fleurissant à Noël...).
Le photopériodisme
□ La formation des boutons floraux est parfois conditionnée par la durée du jour et
de la nuit. Les Chrysanthèmes forment leurs boutons floraux lorsque la durée de la
nuit commence à dépasser la durée du jour : ce sont des plantes de jours courts. Les
Pétunias, à l’inverse des Chrysanthèmes, forment leurs boutons lorsque le jour est
plus long que la nuit. Ce sont des plantes de jours longs.
□ D’autres plantes sont indifférentes à la durée de la lumière.
□ Chez les espèces sensibles au photopériodisme, on peut changer les dates de flo
raison en modifiant artificiellement les conditions d ’éclairement.
■■■■I La photosensibilité
Les graines sont sensibles à l’éclairement ou à l’obscurité. Les graines germant seu
lement sous l’effet de la lumière ont une photosensibilité positive, les graines qui,
au contraire, germent à l’obscurité ont une photosensibilité négative.
Jours courts
140
LES TROPISMES
Le phototropisme ■ L’haptotropisme
■ L’hydrotropisme
■ Le chimiotropisme
■ Le géotropisme
La plante s'oriente par rapport à la dlrec -
tlon de la pesanteur, les tiges vers le haut,
les racines vers le bas.
141
ANNEXE 1
■ ■ ■ La protection de l’opérateur
- Des bottes ou des chaussures de sécurité antidérapantes sont recommandées.
- On s’équipe d’un casque avec jugulaire et visière et de gants.
- Un masque protège les voies respiratoires des risques chimiques.
- Une protection auditive est idéale contre les nuisances sonores (risque de surdité
au-dessus de 85 Dba).
- Un balisage matérialise la zone de travail.
142
ANNEXE 1
■ M B Les bons gestes de la manutention
La vérification du matériel Le transport des charges
L’état du matériel est contrôlé. On protège Les charges lourdes sont transportées en
les mains. utilisant le matériel de manutention et en
équilibrant la charge. En prenant de bons
appuis, on pousse la brouette sans effort.
L ’utilisation de l’échelle
On s’assure de la stabilité d’une échelle
avant de commencer à travailler.
Le travail au sol
Il ne faut pas se courber, mais s’agenouiller
pour éviter les courbatures et les douleurs
lombaires.
143
ANNEXE 2
■ ■ 1 Informations et formation
- C’est à l’employeur de déterminer la signalisation de santé et de sécurité à installer
et à utiliser sur les lieux de travail après avoir consulté la CHSCT (Commission d’hygiène
et de sécurité sur les conditions de travail) ou, à défaut, les délégués du personnel.
- L’employeur a également obligation d’assurer l’information et la formation des sala
riés sur la signification des indications.
- Les nouvelles règles de signalisation précisent les conditions d’utilisation des signaux
lumineux ou sonores (déclenchement, durée, réenclenchement).
Tous ces dispositifs doivent être nettoyés régulièrement, les signaux lumineux ou sonores
doivent être vérifiés avant chaque mise en service et contrôlés une fois par trimestre.
- Ces dispositions s’appliquent aux chefs d’entreprises depuis le 1er janvier 1996.
L’inobservation de ces règles peut entraîner une mise en demeure par l’inspecteur du
travail ainsi que des pénalités.
•
c o u p u r e d ’ u rg e n c e . S ig n a u x
d ’ in te r d ic tio n
D é s ig n e a u s s i le m a té rie l d e lu tte c o n tr e l ’ in c e n d ie
A tte n tio n ! R is q u e d e d a n g e r s S ig n a lis a tio n d e s ris q u e s
A
(in c e n d ie , e x p lo s io n , r a y o n n e
m e n t...) .
S ig n a lis a tio n d e p a s s a g e s
d a n g e r e u x , o b s ta c le s
■
s o r tie s d e s e c o u rs .
D o u c h e , p o s te d e s e c o u rs , d e
s a u v e ta g e
144
ANNEXE 3
La signalisation à l’heure
européenne
Les panneaux d ’interdiction Les panneaux sauvetage-
secours
D o u ch e de
s é c u rité
D é fe n se d ’é te in d re In te rd it au x
a ve c de l’eau pié to n s
A A D anger
g é néra l
M a tiè re s ra d io a c tiv e s ,
ra d ia tio n s io n is a n te s
R inçag e
des yeux
C iviè re
/ft\ A
R a yo n n e m e n t R is q u e s b io -
A
Danger
s
la se r lo g iq u e s de ch u te
145
ANNEXE 4
La tondeuse
La motobineuse et le motoculteur
■ ■ i La motobineuse
La motobineuse est un engin à moteur sans
roues motrices et muni d’outils rotatifs ; elle
est d’une puissance relativement limitée (3
à 6 CV). Légère et maniable, elle s’adapte
bien au travail des petits jardins : prépara
tion du sol pour semis, repiquage, planta
tion. On l’utilise pour décroûter la surface
du sol entre les rangs de culture.
La fraise du motoculteur effectue le même
travail que la motobineuse mais plus fine
ment et plus profondément.
L’utilisation de tous ces engins nécessite
C o u te a u x de fra is e de lire attentivement les notices d’utilisa
(a m e u b lit le so l) tion et d’entretien et de bien se familiariser
avec les commandes.
Le motoculteur
T rin g le de d é b ra y a g e
de s é c u rité (m ise en
m a rc h e d e la fra ise )
P rise d e fo rc e a rriè re
(fix a tio n d e s o u tils )
R ég la g e d e s m o y e u x
(é la rg ir o u ré tré c ir
la voie d e s ro u e s )
Le motoculteur est constitué d’un bloc moteur entraînant deux roues. Il est pourvu d’un
système d’attelage à l’arrière qui traîne une charrue simple ou à double soc. Il peut rece
voir des accessoires rotatifs (comme la fraise) entraînés par une prise de force tournant
à grande vitesse. D’autres outils peuvent s’adapter : herse, bineuse, faucheuse... Le
labour obtenu par la charrue est équivalent au travail de la bêche mais il est physique
ment moins éprouvant. Il permet d’ameublir le sol.
147
ANNEXE 6
S econde coupe
P re m iè re c o u p e
L’élagage Le tronçonnage
149
ANNEXE 7
L’outillage manuel
■■■■ Les grands outils
Outils Fonctions
1. F o u r c h e - b ê c h e R e to u r n e r la te r r e d u re , c o m p a c te
2 . F o u rc h e à fu m ie r É p a n d re le fu m ie r , e n ta s s e r l ’ h e rb e , le s v é g é ta u x
3 . G r iffe o u c ro c É m ie tte r le s o l, n iv e le r le te r r a in
4 . G r iffe s a r c le u s e B ris e r le s m o tte s , a m e u b lir e t a é re r la s u r fa c e d u s o l s e c
5 . R â te a u N e tto y e r la s u r fa c e d u s o l, ra tis s e r le s d é b r is e t p r é p a r e r le s e m is
6. B ê ch e R e to u r n e r la te r re , a m e u b lir , a é re r le s o l, d é c o u p e r le s b o rd u re s
7 . P e lle d e te r r a s s ie r M é la n g e r le s c o m p o s ts , c h a r g e r u n e b r o u e tte
8 . B in e tte à p o u s s e r D é s h e rb e r u n e a llé e , a m e u b lir , d é c r o û te r la s u r fa c e d u sol
9 . S e rfo u e tte A m e u b lir le s o l, d é s h e r b e r e t tr a c e r d e s s illo n s
10. B a la i ja p o n a is N e tto y e r le s p e lo u s e s a p rè s la to n te , ra s s e m b le r les fe u ille s m o rte s
11. P io c h e d e te r ra s s ie r C re u s e r d e s tr o u s d e p la n ta tio n , fa ir e d e s tra n c h é e s , d é s o u c h e r
L’outillage annexe
Outils Fonctions
2 5 . P u lv é ris a te u r T r a ite r le s a r b re s , le s a r b u s te s
26. É p a n d e u r A s s u re r u n e ré p a rtitio n ré g u liè re d e s e n g ra is e t d u s a b le s u r les c u ltu re s
2 7 . R o u le a u à g a z o n R o u le r la p e lo u s e , fa v o r is e r le ta lla g e , ta s s e r le s o l a p rè s le s e m is
150
L 3X3NNV
ANNEXE 8
Abri léger, mobile, constitué par des Le coffre est constitué de planches hautes
arceaux métalliques enfoncés dans la terre et basses assemblées, sans fond.
et recouvert d’un film PVC transparent. Il est posé sur le sol ou un lit de feuilles
La largeur du tunnel est d’environ 1,20 m. mortes et il est recouvert de châssis vitrés.
Carottes, Radis, Laitues peuvent ainsi être Il est utile pour les plantes craignant
récoltés avec trois semaines d’avance, au l’humidité de l’hiver plutôt que le gel
printemps. Durant les hivers rigoureux, les (Choux, Carottes, Primevères).
bisannuelles y sont abritées : Pensées,
Pâquerettes, Myosotis.
Abri de culture démontable, de grande La serre est un abri vitré, pratique pour
taille, formé d’une armature métallique en cultiver des plantes originaires de divers
demi-cercle, recouverte d’un film PVC continents : climats équatorial, tropical,
renforcé. Sa largeur varie de 4,5 m à 9 m méditerranéen ou tempéré (Orangers,
et sa hauteur de 2,5 m à 3,5 m. Sans équi Bougainvillers, Tomates...). Des équi
pement de chauffage, il permet de pro pements sont possibles : chauffage, om
duire Tomates, Melons, Héliotropes, brage, aération, arrosage manuel ou
Chrysanthèmes, Tulipes avec quatre contrôlé par ordinateur.
semaines d’avance environ.
152
ANNEXE 9
Tableaux
Les plantes fleuries
Nom Famille Forme Méthode de Température Caractéris Observations
populaire multiplication de culture tiques
(nom des fleurs
botanique) (° C)
Violette du Cap Gesnériacées Touffe basse Bouturage de 18-20 Petites fleurs Floraison pres
(■Saintpaulia) acaule feuille en hiver simples roses, que continue.
violettes, Se cultive plu
bleues sieurs années
Les Orchidées
153
ANNEXE 9
Les cultures potagères
Nom populaire Classification Méthode de Culture Récolte Observations
(nom botanique) multiplication,
époque
Chou-fleur Légume fleur Semis Aime les climats Pour une récolté Protéger les
(Brassica principalement au doux et humides, en juin, semer en jeunes plants
oleracea) printemps les sols riches et septembre- repiqués en hiver
frais octobre, sinon la
récolte est en été -
automne
Lentille (Lens Légume graine Semis automne Cultiver en sol Couper les tiges Plante annuelle
esculenta) ou printemps léger, sableux, en juillet. qui aime les
fertile, bien drainé Laisser sécher et climats doux mais
battre les pieds qui craint la
pour récolter les sécheresse
graines
Radis (Raphanus Légume racine Semis de mars à Demande un sol Récoltes d’avril à Faire des semis
sativus) septembre en léger, sableux, octobre dès qu’ils successifs au prin
pleine terre fertile sont formés, temps-été pour
jeunes et tendres une récolte 4 à 6
semaines après
154
ANNEXE 9
Les plantes vivaces
155
ANNEXE 9
Les plantes annuelles
Lis (Lilium 60-140 Division des Juin à septembre Fleurs coupées Ensoleillée
hybride) bulbes : automne
156
ANNEXE 9
Les Fougères
Nom populaire Famille Forme Méthode de Description Température Observations
(nom multiplication du feuillage en cours de
botanique) culture (°C)
Acore (Acorus Semi-aquatique Division : automne, 10-20/60-80 hors Juin ¿juillet Bord de mares,
calamus) printemps de l’eau étangs, rivières
157
ANNEXE 9
Les plantes de terre de bruyère et de terre acide
Bruyère (Erica- 0,20 à 0,50 Bouturage de En hiver, pour le Fleurs en épis Les bruyères
Calluna) juillet à septembre. genre Erica et en rose, rouge, blanc forment des tapis
Marcottage en été pour le genre couvre-sol, déco
mars Caiiuna ratives toute l’année
Érable du Japon 1,50 à 5 Greffage Décoratif par son Les feuilles sont Plante à feuilles
(Acer palmatum feuillage vertes, finement caduques,
•<dissectum ») découpées croissance lente,
forme arrondie
Ciboulette (Aiiium 20-30 Division en octo Feuilles fraîches, Avril/octobre Potages, salades,
schœnoprasum) bre-novembre, se congèle omelettes, froma
tous les deux ans ge blanc,
Pommes de terre,
sauce
Persil (Petrose- 15 à 20 Semis février- Feuilles fraîches, Avril à novembre Salades, farces,
linum sativum) mars et juillet peut se congeler viandes, poissons
Sarriette (Satureia 20 à 30 Semis en avril Feuilles fraîches Mai à septembre Salades, crudités,
hortensis) et séchées potages, farces,
viandes, poissons
Thym (Thimus 10 à 25 Division octobre Branches fraîches Avril à octobre Bouquets garnis,
vuigaris) et séchées viandes grillées,
rôtis, salades,
potages
158
INDEX
Nom latin Nom com m un Nom latin Nom com m un
ou vernaculaire ou vernaculaire
1 La g r a m m a ir e fra n ç a is e 30 D é m a rc h e s q u o tid ie n n e s
2 * La c o m m u n ic a tio n o ra le 3I L’ in d u s tr ie en F ra n c e
3 La c o rre s p o n d a n c e 32 La F ra n c e to u r is t iq u e
4 L’h is to ir e de F ra n c e 33 P ré c is d e m a r k e tin g
5 L a g é o g ra p h ie d e la F ra n c e 35 La B ib le
6 L a lé g is la tio n d u tra v a il 36 L ’é le c tr ic ité d an s l’ h a b ita t
7 Les in s t it u t io n s de la F ra n ce 37 • P ré c is d e fin a n c e
8 Les m a th é m a tiq u e s 38 P ré c is d e p h ilo s o p h ie
9 L a c o m m u n ic a tio n p a r l’ im a g e 39 P ré c is d e fra n ç a is
10 L e p ré c is d 'o r th o g r a p h e 40 • P ré c is d ’h is to ir e
II G u id e de l ’E u ro p e des I 5 41 P ré c is d e g é o g ra p h ie
12 Le c o rp s h u m a in 42 • P ré c is d e g e s tio n d ’e n tr e p r is e
13 P ré c is d e c o m p t a b ilit é 43 P ré c is d e s o c io lo g ie
1 4 - P ré c is d ’ é c o n o m ie 45 L a m u s iq u e
15 * La g é o g ra p h ie de l’ E u ro p e des 15 46 P ré c is de p é d a g o g ie
16 L a p r a tiq u e de l'e x p re s s io n é c r ite 48 L a p r a tiq u e d u s p o r t
I 7 • L a l it t é r a t u r e fra n ç a is e 49 L’e n v ir o n n e m e n t
18 La c o rre s p o n d a n c e c o m m e r c ia le a n g la is e 50 L’a u to m o b ile
19 L a p r a tiq u e d u v o c a b u la ire a n g la is 5I L a g é o g ra p h ie d u m o n d e
20 L e v o c a b u la ire fra n ç a is p a r la p ra tiq u e 52 P ré c is de fis c a lité
21 Les ris q u e s p ro fe s s io n n e ls 53 L a c u is in e
22 H is to ir e d u m o n d e c o n te m p o r a in 54 L’é c o n o m ie d u m o n d e
23 C lé s des r e la tio n s in te r n a tio n a le s 55 L a p e in tu r e
24 L’h y g iè n e a lim e n ta ir e 57 • La p r a tiq u e du v o c a b u la ire e s p a g n o l
25 * L a re c h e rc h e d o c u m e n ta ir e 58 • Les p r e m ie r s s e c o u rs
26 L a c o rre s p o n d a n c e c o m m e r c ia le fra n ç a is e 59 • Le v ê te m e n t
27 La p la n è te T e rre 60 Le c in é m a
28 * Les vin s d e F ra n ce 6 I • L 'h o r tic u lt u r e
29 * S ty le e t r h é t o r iq u e 6 2 * La p r a tiq u e d u v o c a b u la ire a lle m a n d
t\|
NATHAN
Perennials like Hosta and Lupin persist for many years and do not have to be replanted annually, unlike annuals that complete their lifecycle within one year. Hostas prefer shady locations and require consistent soil moisture, growing from 40cm to 80cm tall and requiring fall maintenance to remove dead leaves. Lupins, reaching 1m to 1.5m, thrive in full sun or partial shade in any soil and are cut back in autumn . Biennials differ in that their lifecycle involves two growth seasons, with vegetative growth in the first year and flowering in the second, such as with Pâquerette and Pensée .
Decorative foliage plants, such as Alternanthera and Coleus, provide aesthetic appeal through their vibrant colors and patterns, offering contrast and visual interest beyond blooms. Mass planting and strategic grouping enhance these effects by creating color patches and texture variations, making the garden more layered and visually engaging. The grouping of three to five plants promotes an impactful color display, contributing to overall garden harmony and depth .
Pruning involves removing undesired plant parts to promote healthier growth, shape maintenance, and aesthetic appeal. Techniques like thinning create air flow and light penetration, sustaining health and enhancing flowering and fruiting. Pincing and trimming maintain shape, control size, and direct growth, particularly for aesthetic forms. Light penetration boosts photosynthesis while air circulation reduces disease risk, ensuring healthier growth and more productive yields in both ornamental and fruiting plants .
Modern gardening tools, like lightweight, ergonomically designed pruners and versatile, maneuverable garden trimmers, improve maintenance efficiency and user comfort. Techniques such as integrated pest management and precision irrigation optimize resource use and plant health while minimizing environmental impact. Together, they streamline maintenance tasks, increase gardener productivity, and promote healthier ecosystems within gardens .
Massing vegetation provides depth, privacy, and windbreaking effects, contributing to the design's structure. Water features offer auditory and visual relaxation, attracting wildlife and enhancing ambiance. Seating areas allow for user interaction with the landscape, creating comfortable spaces for rest and observation. Together, these elements balance aesthetics with utility, making the garden a more inviting and multi-sensory experience .
Biennials such as Pâquerette and Pensée germinate and develop in the summer and autumn, facing winter, with flowering and fruiting in the following spring, thus spanning a two-year vegetative cycle. Pâquerette requires summer sowing followed by repotting and autumn or spring planting in cool areas, in light soil and partial sun . Pensée follows similar cultural timelines and needs, but annuals like Begonia and Petunia complete their entire cycle in one year, from sowing to flowering and dying, requiring close exposure to sunlight and are planted as soon as frost is not a concern .
Mulching helps retain moisture, suppress weeds, and improve soil health by adding organic matter as it decomposes. Adjusting drainage promotes optimal water levels, preventing root rot while ensuring necessary moisture for plant health. These practices enhance sustainability by reducing water use and chemical dependency, while boosting plant resilience through the creation of a balanced, supportive environment for root development and nutrient uptake .
Incorporating a pond offers aesthetic and biological benefits, introducing life, curiosity, movement, and coolness, creating a peaceful atmosphere enhanced by aquatic plants. It allows flexibility in design, whether geometric for formal gardens or naturalistic for rustic ones with contours that blend into surroundings. However, it requires careful positioning away from deciduous trees to avoid leaf clutter, and maintenance challenges include debris collection, algae control, and ensuring a balanced ecosystem for water quality and aquatic life .
Begonia and Petunia require regular deadheading to prevent seed formation which exhausts the plant. Begonia is a bushy plant with glossy, green, or copper foliage and flowers profuse from June to October. It is begun by seed in a terrine in January at a cultivation temperature of 18°C and needs consistent watering through cultivation. It prefers a half-shaded location and good garden soil for planting starting from May at 15cm intervals . Petunia is a compact or sprawling plant with trumpet-shaped flowers in various colors, blooming from May to October. It is propagated by seed in a greenhouse from January to February, also at 18°C. It demands abundant watering during summer and prefers sunny exposure in light, good garden soil, planted from May at 20cm intervals .
The steps include removing superfluous, crisscrossing, or interfering branches, focusing on retaining young, well-furnished ones. High branches are pruned because they grow vertically and make fruit harvesting difficult. Reducing older, exhausted branches or those impeding cultural operations is crucial. Pruning is done with a saw, leaving no stubs and minimizing wound surfaces. Wounds are covered with protective tar or mastic to avoid tissue drying and fungi penetration, ensuring healthier growth by encouraging efficient nutrient distribution and sunlight exposure .