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L'horticulture (PDFDrive)

Ce document traite de l'horticulture et fournit des informations sur la culture de plantes ornementales, de fruits et légumes, l'aménagement paysager, ainsi que des techniques de multiplication des plantes. Il contient également des sections sur les techniques de culture et l'environnement.

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Repères pratiques

J. r e v e l

L’horticulture
Plantes ornementales
Fruits et légumes
. Jardins paysagers
. Multiplication

• Techniques^
de culture
. Environnemen

NATHAN
L’horticulture

J. Revel

NATHAN
SOMMAIRE
PLANTES ORNEM ENTALES La réussite d'un bouturage 8 4
L’horticulture en France 4 La division 86
La nomenclature des plantes 6 Le marcottage 88
Les plantes vertes d’intérieur 8 Le greffage 9 0
Les plantes fleuries 10 Le greffon et le porte-greffe 9 2
Les Fougères 12 La multiplication in vitro 9 4
Les plantes annuelles 14
Les plantes bisannuelles 16 T E C H N IQ U E S D E C U L T U R E
Les plantes vivaces 18 Le repiquage 9 6
Les plantes bulbeuses 20 Le rempotage 98
Les Orchidées 22 L'arrosage des plantes en pot 100
Les plantes de terre de bruyère 2 4 L’hydroculture 102
Les plantes aromatiques et condimentaires 2 6 La culture hors-sol 104
Les plantes aquatiques 28 Le tuteurage 106
Les arbres et arbustes 30 La taille des plantes d’intérieur 108
La taille des arbustes à fleurs 110
F R U IT S ET L É G U M E S Les compositions florales 112
Les cultures fruitières 32 L’art floral 114
La taille des arbres fruitiers 3 4
L’élagage des arbres fruitiers 3 6 E N V IR O N N E M E N T
La cueillette des fruits 38 Le sol 116
Les plantes potagères 40 Les engrais 118
Les légumes feuilles et les légumes racines 4 2 Le terreau 120
Les légumes bulbeux et les légumes graines 4 4 Les facteurs climatiques 122
Les légumes vivaces et les légumes fruits 4 6 Les parasites des plantes 124
Les mauvaises herbes 126
JA R D IN S P A Y S A G E R S Les produits phytosanitaires 128
La topographie 48 La préparation du produit traitant 130
L’organisation de l'espace 5 0 La lutte intégrée 132
L’arrosage intégré 52 Le cycle de l'azote 134
Le dallage 54 La photosynthèse 136
Les escaliers 56 Les fonctions de la plante 138
Les murs et dallages fleuris 58 La sensibilité des plantes 140
Le bassin dans le jardin 60
Les constructions décoratives 62 ANNEXES
La terrasse 64 La prévention des risques 142
Le jardin de rocaille 66 Les nouvelles règles de signalisation
Les gazons 68 sur les lieux de travail 144
La plantation des arbres, arbustes. Conifères 70 La signalisation à l'heure européenne 145
Les massifs de fleurs 72 La tondeuse 146
La mosaïculture 74 La motobineuse et le motoculteur 147
Le jardin d’intérieur 76 Les travaux d'entretien du jardin 148
L'outillage manuel 150
M U L T IP L IC A T IO N Les abris de culture 152
Les semis 78 Tableaux 153
Le succès d’un semis 80
Le bouturage 82 IN D E X 159

© É ditions N athan, 9, rue M échain - 75014 P aris - 1998 - ISBN 2 .0 9.177817.6


MODE D’EMPLOI
Divisé en six parties, l’o uvrage s ’o rganise p ar d o u b le s pages.
C haque d o u b le page fa it le p o in t su r un thèm e.

à g a u ch e à d r o it e
Une page synthèse a p p o rte to u te s les Une page e xp lica tio n m et l’éclairage
inform ations p o u r co m p re n d re le sujet sur un p o in t particulier.
de la d ou b le page.

Un repérage
par thèm e.

Le titre an n o n ce le su je t Le titre p ré cise le th è m e tra ité


de la d o u b le page. su r la pa g e d e dro ite .

Q u elques lignes d 'in tro d u c tio n p ré se n te n t


et s o u lig n e n t les p o in ts e sse n tie ls du sujet.

Les Fougères
Les Fougères sont des planten vertes rem a rq u ab le p
feuillage. FJIex se distinguent des autres planten par l'aha
fleur* et de graine*, celles-ci étant remplacées par a aut- •
ductlons,
ductlons. aDoelées
appelées y■snores
spores -, portées à laI face inférial w
frondes {feuilles). Il existe plus d« dl« mlllf

Les caractéristiques de* Fougère«


La plupart des espèces d'intérieur sonl originaires des forêts tropicales et subtro­
picales. Certaines sont rustiques et s'accommodent d'u n e vie en plein air. D'autres
sont épiphytes, se développant dans le creux des arbres ou sont terrestres.
Le cycle végétatif
Le développement des Fougères, à partir des spores, s'effectue à une vitesse variable
selon les espèces ; elles vivent plusieurs années, mais dès quelles atteignent la taille
optimale. Il faut les diviser ou les multiplier pour augmenter la longévité.
La multiplication
□ Elle peut s'ellectuer par semis de spores récollées sous une (ronde dont les spo­
ranges (contenant les spores) sont mür» On met la ironde sur une feuille de papier ;
une line poussière de spores va se déposer deux à trois Jours plus tard. On prépare un
mélange de tourbe et d e terreau d e feuilles, stérilisé, on remplit la terrine du compost
légèrement humide ; on épand las spores à la surface sans les enterrer, on met en serre
à 2(1 "C en recouvrant la terrine. Quatre A douze semaines seront nécessaires pour
obtenir des » prolhalles >, qui seront repiqués pour donner des petites Fougères.
□ On pratique aussi la division d e souche (rhizome) au printem ps comme pour
VAdtanlum. et la séparation d e stolons su r Nephmlepis.
» l<es exigence« de culture
it demandent et

m tem pératures plus basses, voisines de 12 “C II (aut alors réduire les


La croissance s’arrête et la Fougère entre en repos végétatif. Dès que la
re remonte, la végétation repart.
re : la plupart des Fougères d'inférieur demandent une exposition ombra-
je leur milieu naturel est la forêt tropicale.
ige les Fougères consomment une grande quantité d'e au qui s'éllmine
liage. Il (aut donc maintenir une humidité constante dans les apparte-
aire des bassinages fréquents du feuillage, si la température est maintenue
18 ‘C. Un bain de la plante de quelques minutes humidifie la motte
>ost : dans le milieu naturel, les Fougères poussent dans un sol riche en
irganiques Un mélange d u commerce, léger et aéré est recommandé (ter-
ullies bien décomposé, de tourbe et de perllfe)
Isatlon : lous les quinze jours, de mai à octobre. Des apports d'engrais
lué, riche en azote, phosphore el potasse, assure un bon développement
........... -s de végétation, un peu d'engrais foliaire revitalise

L ’e n c a d ré révèle un
Les so u s-titre s p e rm e tte n t Des p h o to s ou a s p e c t pra tiq u e .
de saisir l’essentiel de s d e ssin s illu stre n t
en un c o u p d ’œil. la pa g e d e d roite.

3
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
L’horticulture en France
JARDINS PAYSAGERS L’horticulture est l’art de cultiver les jardins et espaces verts. Elle
MULTIPLICATION
se caractérise par des productions très spécialisées en légumes,
fruits et fleurs et par des activités diversifiées. L’horticulture orne­
TECHNIQUES DE CULTURE mentale représente, à elle seule, 12 500 entreprises de production
ENVIRONNEMENT sur 21800 hectares et emploie 53 000 personnes.

L’horticulture ornementale : quatre spécialités


□ La production de fleurs et de feuillages coupés : on estim e à 3 900 le nom bre de
producteurs de fleurs coupées sur une surface de 2 230 hectares, soit une superfi­
cie m oyenne de 5 800 m2 par entreprise. Les principales productions cultivées :
Rose, Œillet, Tulipe, Glaïeul, Chrysanthèm e.
□ La production de plantes en pot et à massif : on a recensé 6 600 entreprises pro­
duisant de la plante en pot et/ou à massif sur une superficie de 2 480 hectares. Les
productions dom inantes : plantes en pot fleuries (Chrysanthème, Cyclamen, Aza­
lée), plantes vertes en pot (Fougères, Ficus, Dieffenbachia), plantes à massif (Bégo­
nia, Géranium lierre, Pétunia).
□ La production de bulbes (bulbiculture) : on chiffre environ à 550 les producteurs
de bulbes pour une superficie de 600 hectares, la surface moyenne par entreprise
est de 1 hectare. Les principales productions de bulbes : Glaïeul, Tulipe, Iris.
□ La pépinière : on com pte 3 750 producteurs de plants de pépinière sur une super­
ficie de 13 700 hectares, produisant 160 à 170 millions de plants. La pépinière est
orientée vers la production et la vente d ’arbres d ’ornem ent, fruitiers ou forestiers.

La production maraîchère
19 500 exploitations m araîchères produisent plus de 6 millions de tonnes de légumes
sur une surface de 331500 hectares avec 13 300 salariés permanents. Les productions
dom inantes : Carotte, Salade, Tomate.

La production fruitière
On dénom bre plus de 17 000 exploitations arboricoles produisant plus de 4 millions
de tonnes de fruits sur une surface de 210 000 hectares avec 32 500 salariés per­
m anents. Les principales productions : pomme, poire, prune, pêche, abricot.

Le paysage
□ L’am énagem ent et l’entretien de l’espace rural et forestier :
La forêt, par exemple, représente 15 millions d ’hectares en France, soit 25 % de la
superficie du territoire, elle em ploie 50 000 personnes qui assurent la multiplica­
tion, la plantation, l’entretien, l’abattage, l’élagage, le débroussaillage et la vente.
□ L’am énagem ent et l’entretien des jardins espaces verts :
L’art des jardins et le paysage sont des secteurs en développem ent. Les entreprises
de jardins espaces verts réalisent les travaux de conception, de création (maçon­
nerie, engazonnem ent, plantation) et d ’entretien. On com pte 7 100 en trep rises
em ployant 50 000 salariés environ.
□ Ces chiffres proviennent de l’Office national interprofessionnel des fruits, des
légumes et de l’horticulture (ONIFLHOR).
4
DES REGIONS SPECIALISEES

La production de fruits
de feuillages coupés (hors fru its e xotiques et agrum es)
- Ile-de-France - Val-de-Loire : pom m e, poire
- P rovence-C ôte d ’A zur - Sud-Ouest : prune, poire, pêche, noix,
i ; La production de bulbes raisin, kiwi
(bulbiculture) - Languedoc-Roussillon : abricot, cerise,
- A quitaine pêche, kiwi
- Pays-de-Loire - Rhône-Alpes. Provence : abricot, pêche,
- Provence cerise, poire, raisin, noix, kiwi, fraise

La production de plantes en pot La production de légumes frais


- Ile-de-France - Nord de la France : Endive, C hou-fleur,
- P ays-de-Loire C arotte, O ignon, Poireau, C hou, H aricot
- Ile-de-France : Salade, Poireau
La production d'arbres
- Région Ouest : C hou-fleur, C arotte, Poireau,
et d’arbustes (pépinières)
A rticha u t, Salade, Tom ate, C oncom bre,
- R hône-A lpes
H aricot, A sperge
- Ile-de-France
- Sud-Ouest : Tom ate, C arotte, A sperge, Ail,
- Pays-de-Loire
C oncom bre, C ourgette, A ubergine, Poivron
- Languedoc-Roussillon : Tom ate, Asperge,
C ourgette, O ignon, C oncom bre, S alade

5
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
La nomenclature
JARDINS PAYSAGERS des plantes
MULTIPLICATION
L’identité des plantes est fixée par un ensemble de règles, défi­
TECHNIQUES DE CULTURE nies par le Code international de nomenclature botanique. Cette
ENVIRONNEMENT méthode de classification répertorie toutes les plantes connues.

Le nom scientifique
□ C’est pour éviter que chaque pays donne un nom différent à une même plante
que le Code international de nom enclature botanique a choisi la langue latine pour
désigner les plantes, sans risque de confusion. Dans un texte imprimé, les noms
latins doivent, en principe, être écrits en italique.
□ Le plus souvent possible, il est recom m andé de désigner les plantes ornem en­
tales par leur nom scientifique de préférence à leur nom commun. Mais, dans le lan­
gage usuel, on dit : « Pois de senteur », « Arum », « Reine-marguerite », plutôt que
Lathyrus, Zantedeschia, Callistephus.
□ Les plantes potagères, les plantes condim entaires et les arbres fruitiers sont géné­
ralem ent désignés en français : nom com m un ou vernaculaire (Tom ate, Melon,
Cerfeuil, Estragon, Pommier, Poirier...) pour faciliter la consultation des ouvrages.

■ ■ i Les règles de classification des plantes


□ Les classifications (taxonom ie ou systém ique) imaginées par les botanistes dans
le règne végétal sont complexes. Chaque division regroupe des végétaux partageant
des caractères communs. Soit dans l’ordre décroissant :
em branchem ent —> classe —> ordre -» famille —» genre —> espèce.
□ Les deux d ern ières divisions identifient la plante et com posent son nom. Le
genre : nom générique désignant la plante, l’espèce, le nom spécifique (Betula ver­
rucosa).

La famille
□ Ainsi, la famille regroupe des genres se rap p ro ch an t par des caractères bota­
niques communs.
□ Les Rosacées, par exemple, sont caractérisées par un grand nom bre d ’étamines
réunies au calice par leur base. Le Poirier fait partie de la famille des Rosacées.

Les subdivisions de l’espèce


□ La variété : elle désigne une variété naturelle (plante originale trouvée dans 1^
nature) (Hamamelis japónica var. arbórea).
□ Le cultivar est le résultat de la sélection horticole : au cours de cultures succes­
sives, les caractères souhaités sont retenus (Magnolia grandiñora cv. rotundifolia).
□ L’hybride : il provient du croisem ent de deux espèces du même genre. Exemple :
deutzia x carnea. L’hybride bigénérique est obtenu par croisem ent de deux genres
différents : Fatshedera résulte du croisem ent d ’un Fatsia avec un Hederá.
□ Le clone : plante provenant d ’une variété dont on ne peut m aintenir les carac­
tères que par la multiplication végétative. Exemple : Hydrangea macrophylla cl. « Mer­
veille ».
6
COMMENT NOMMER UNE PLANTE?
■ L’origine du nom

T y p o g ra p h ie O rig in e E xem ples

G enre En italiq ue, p re m iè re L atin ou grec, Platanus de Platanos,


lettre en m a ju scu le pays d ’o rig in e , an cie n nom g re c
nom d e bota n iste , d u P latane
c a ra c tè re p a rtic u lie r

E spèce En ita liq u e , p re m iè re A sp e ct, fo rm e , H a m a m e lis


lettre en m in u s c u le lie u x d ’o rig in e , ja p o n ic a :
p ro p rié té , o rig in a ire
u tilis a tio n , c o u le u r du Ja p o n

V arié té En ita liq u e Port, fo rm e , H a m a m e lis


sans m a ju scu le , c o u le u r ja p o n ica arborea :
sous fo rm e la tin e po rt étalé,
fe u ille s te in té e s
de ro u g e

H ybride S ig n e x placé C ro is e m e n t e n tre P rim ula x


entre le nom d e u x espèces p u b e s ce n s :
de g e n re et ce lu i issu du
de l’espèce, en ita liq u e cro is e m e n t
P rim u la a u ric u la e t
P rim ula rulia

C u ltivar C a ra ctè re s rom ains, Issu d e la s é le ctio n H edera h élix cv.


placé e n tre g u ille m e ts h o rtic o le « a rb o re s ce n s »
sim ples, p ré cé d é d e : cv.

■ L’identification d’une plante


Nom de genre : Forsythia.
Nom de fam ille : Oléacées.
Nom d ’espèce : F. viridissim a.
Nom de variété naturelle : F. viridissim a
koreana.
Nom d ’hybride : F. x interm edia.
Nom de variété cultivée (cultivar) : F. sus­
pensa cv. « variegata ».

La désignation des plantes rem onte à


l’A n tiq u ité m ais c ’est le natura liste et
médecin suédois Cari Von Linné (1707­
1778) q u ia établi la nom enclature binaire
pour désigner les êtres vivants par le nom
du genre et de l’espèce.

7
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les plantes vertes
JARDINS PAYSAGERS d’intérieur
MULTIPLICATION
Si leur floraison présente un moindre intérêt décoratif, les plantes
TECHNIQUES DE CULTURE vertes ornementales charment par la richesse de leur feuillage et
ENVIRONNEMENT offrent une variété de couleur, de forme et de texture.

Les caractéristiques des plantes vertes ornem entales


Souvent issues des régions ch au d es et hum ides des forêts tropicales, leur
culture nécessite des serres chauffées, avec une forte hygrométrie. Toutefois, un
grand nom bre de ces plantes trouve, en appartem ent, les conditions de vie adé­
quates. R egroupées par famille, elles ont, dans la plupart des cas, des exigences
identiques. Les Aracées, les Araliacées, les Liliacées, les M oracées... peuvent ainsi
être utilisées dans la décoration.

WÊtttm Le cycle végétatif


Les plantes vertes ont un cycle de développem ent pluriannuel : elles peuvent vivre
plusieurs années en appartem ent, si on respecte une période de repos hivernal.

La multiplication
La plupart se m ultiplient par bouturage, m éthode simple qui assure le renouvelle­
ment rapide des plantes. Le semis est plus rare, la germination plus longue, et il est
souvent difficile de se procurer des graines.

Les exigences de culture


□ La tem pérature : souvent, leur habitat naturel se situe dans des régions où régnent,
en permanence, une tem pérature et un degré hygrom étrique élevés. On maintient
donc des tem pératures de 18 C à 20 UC pour les Ficus, Philodendron, Palmiers, Fou­
gères... En hiver, certaines plantes préfèrent des tem pératures plus basses, voisines
de 10 °C à 12 °C. C’est le cas des Chlorophytum, Cissus, Fatshedera, Hedera...
□ La lum ière : est un facteur essentiel à la bonne croissance des plantes. Certaines
plantes n ’exigent pas une forte lum inosité : les Fougères aim ent les expositions
om bragées. En revanche, les plantes au feuillage pourpre et celles à feuillage pana­
ché dem andent davantage de lumière.
□ L’arrosage : les besoins en eau d ’une plante sont fonction du stade végétatif, de
l’im portance du feuillage et de la tem pérature ambiante.
□ L’hygrom étrie : s ’acclim atant difficilem ent dans l’atm o sp h ère sèche des inté-,
rieurs, ces plantes ont besoin d ’une hygrom étrie proche de la saturation (70% à 1
90 %). Des pulvérisations d ’eau régulières, sur le feuillage, augm entent l’humidité de
l’air et réduisent l’évapo-transpiration des plantes.
□ Le com post : les mélanges proposés dans le com m erce répondent aux exigences
des différentes catégories de plantes : terreau de feuilles, tourbe et sable, plus ou
moins enrichis d ’élém ents fertilisants.
□ La fertilisation : les plantes disposent d ’une quantité limitée de terre, et elles épui­
sent tous les élém ents contenus dans le com post. Des apports d ’engrais sont néces­
saires en cours de végétation (tous les dix à quinze jours, d ’avril à octobre).
8
APPRIVOISER UNE PLANTE VERTE
■ Prendre soin d’une plante ■ Le Dracaena
- Il est possible de redonner de la
vigueur à une plante desséchée par trem -
page de la motte.
- Dès que les racines tapissent la paroi
du pot, on rempote (au printem ps, avant
la montée de sève).
Les sujets âgés seront rem potés tous les
deux ou trois ans, à l’automne ou au prin -
temps.
- D urant la période de repos (de
novem bre à février), on réduit les a rro ­
sages et on abaisse la tem pérature.
- Il faut craindre les courants d ’air, les
rayons directs du Soleil, la proxim ité des
radiateurs et chem inées.
- Un manque de lumière provoque l’étio-
lement des tiges, les feuilles s’espacent,
restent petites et pâlissent.

■ Le Ficus benjamina
Ficus Figuier Dracaena
, Moracees Dracaena A garacées
benjam ina pleureur m arginata
Description Plante arbustive pouvant Description Plante à tige dressée de 0,5 m
atteindre 1,8 m à 2 m, à plus de 2 m. Les feuilles
petites feuilles vertes. Les rubanées sont vertes avec une
branches souples retombent bordure pourpre. Souvent, la
légèrement ; elle est tige se ramifie
appréciée pour son élégance M ultiplication Par bouturage de tête ou par
M ultiplication Par bouturage de ram eaux tronçon de la tige
herbacés Tem pérature M aintenir une tem pérature
Tem pérature En hiver, m aintenir une de culture de 18 °C à 20 °C
de culture tem pérature d e 1 5 ° C à 1 6 ° C Arrosage Faire des arrosages et bassi­
Arrosage A rroser copieusem ent en nages fréquents en été,
période estivale les réduire en hiver
Exigences Plante peut exigeante, on la Exigences Plante à croissance lente.
de culture rem pote au printem ps, elle de culture R em poter au printem ps et
supporte un pot tro p petit. apporter des engrais tous les
Faire des apports d ’engrais quinze jours, du printem ps à
liquide tous les quinze jours ; l’autom ne
elle craint les courants d ’air Exposition Lum ineuse
Exposition Lum ineuse Terreau Terre de bruyère, terreau de
Terreau Tourbe, terreau de couche feuilles, tourbe
Utilisation En bac, en association avec Utilisation Décorative par son feuillage
d ’autres p lan te s ve rte s panaché, en appartem ent

9
¿¡.ANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les plantes fleuries
ESPACES VERTS Ces plantes, choisies pour la qualité décorative de leur floraison,
LA MULTIPLICATION
sont originaires des régions chaudes et humides (tropicales, équa­
toriales, subtropicales). Elles retrouvent, dans nos intérieurs, les
TECHNIQUES DE CULTURE conditions de vie propices à leur épanouissement. Quelques soins
ENVIRONNEMENT attentifs permettent de garder leur fraîcheur et leur beauté.

Le cycle végétatif
Il varie suivant les genres : beaucoup ont une durée de vie relativem ent courte
(in fé rie u re à un an ) : C a lc é o la ire h y b rid e , C in é ra ire h y b rid e , P rim e v è re
obconique, etc. et d ’autres plus vivaces peuvent refleurir l’année suivante, si on
leu r a s s u re les so ins n é c e s sa ire s a p rè s la d éflo raiso n : Azalée, A nthurium ,
Gloxinia élégant.

La multiplication
Les plantes herbacées, souvent éphém ères, se m ultiplient par semis, alors que les
plantes vivaces, semi-ligneuses, se multiplient plus facilement par bouturage.

Les exigences de culture


□ La tem pérature est un facteur im portant de croissance. Certaines plantes sont
cultivées en serre froide (10 °C-15 °C) : Primevère, Calcéolaire, Cinéraire hybride.
D’autres plantes préfèrent les serres tem pérées (15 °C-18 °C) : Sairxtpaulia ou les
serres chaudes (18 "C-20 °C) : Poinsettia, Gloxinia élégant, Cyclamen.
□ La lumière : pour assurer un bon développem ent, il faut se rapprocher des condi­
tions de vie de la plante que l’on désire cultiver. Seules les Cactées et les plantes suc­
culentes, ont besoin d ’un ensoleillem ent direct. En général, les plantes florifères
dem andent une bonne lum inosité (éviter les rayons directs du Soleil pour assurer
une bonne floraison).
□ L’arrosage (et bassinage) vont conditionner la vie d ’une plante ; la quantité d ’eau
et la fréquence des apports sont fonction de la tem pérature et du stade de végéta­
tion. En période de croissance et de floraison, il est nécessaire de faire des apports
réguliers, mais sans excès.
□ L’hum idité atm osphérique est aussi un élém ent de croissance : la chaleur des­
sèche l’atm osphère et nuit à la santé des plantes. Elle peut provoquer la chute des
fleurs, des boutons floraux et la fanaison prém aturée des fleurs. L’utilisation d ’humi­
dificateur, le bassinage des feuilles par pulvérisation peuvent réduire la sécheresse
de l’air et com penser la perte par transpiration.
□ Le com post : on utilise des mélanges standards à base de tourbe, ils sont légers,
poreux, adaptés aux plantes d ’appartem ent. Toutefois, leur défaut est l’absence de
m atière nutritive qu’il faut com penser par des apports réguliers d ’engrais durant la
période de croissance. Certaines plantes dem andent un com post spécifique : terre
de bruyère pour l’Azalée.
□ La fertilisation : elle va perm ettre à la plante de prélever dans la terre, les élé­
m ents nutritifs nécessaires à sa croissance ; des apports réguliers vont assurer cette
alimentation, de la période de développem ent jusqu’à la floraison. Ces apports se
feront tous les dix à quinze jours.
10
LES EXIGENCES DES PLANTES FLEURIES
■ Le Cyclamen de Perse ■ La Prim evère obconique
Primula Primevere n. .
u Primutacees
obconica obconique .....
Description Plante herbacée de 20 cm à
25 cm de haut, feuilles arrondies,
velues d’où se dégagent des
bouquets de fleurs blanches,
roses... qui s’épanouissent en
hiver et au printemps
Multiplication Par semis en terrine de janvier à
juillet
Température Température idéale pour
de culture les plantes: 10°C -12°C
Arrosage Arroser modérément car la
plante craint la pourriture
Exigences La durée de culture est de
de culture huit à neuf mois. La floraison est
de longue durée mais il faut
supprimer les fleurs fanées. Elle
craint les courants d’air et
l’excès d’eau
Exposition Aime la lumière mais craint les
rayons de Soleil
Terreau Terre de jardin, terreau de
Cyclamen Cyclamen n. . feuilles, sable
persicum de Perse Pnmulacees
Utilisation Plante d’appartement,
Description Plante possédant un tubercule compositions florales
rond, des feuilles cordiformes
marbrées.
Des fleurs abondantes rouges,
saumon, roses, blanches i r Les conseils du jardinier
s’épanouissent surtout de
septembre à Noël Les cultures spéciales
- Les B ro m é la cé e s : da n s ce tte fa m ille , de
Multiplication Par semis en terrine de juillet à
n o m b re u x g e n re s o n t p o u r c a ra c tè re s l’a b ­
décembre
sence de tige, des feuilles rubanées, coriaces,
Température Maintenir une température de re to m b a n te s et d is p o sé e s en ro se tte . E lles
de culture 13 °C à 16 °C durant la culture fle u risse n t une seule fois et se m u ltip lie n t par
Arrosage Arroser régulièrement mais sans division des rejets qui se développent au pied
excès de la p la n te m ère, a près floraison.
- Les C actées : elles se d is tin g u e n t p a r les
Exigences Repiquer après le semis et aréoles portant les aiguillons et les fleurs. Elles
de culture prévoir deux rempotages peuvent rester lo ngtem ps sans arrosage, car
successifs jusqu’à la floraison. les tissus c h a rn u s re n fe rm e n t de l’eau. Elles
La durée de culture est de neuf p ré s e n te n t une flo ra is o n a g ré a b le , bien
à douze mois q u ’é p h ém ère : Echinocereus, Mam illaria. . .
Exposition Lumineuse mais ombrer en été - Les p la n te s g rasses : e lle s n ’o n t pas
Terreau de feuilles, tourbe, sable d ’aré o le s c o m m e les C a cté e s m ais p ré s e n ­
Terreau
te n t les m êm es ca ractéristiques de stockage
Utilisation Plante d’appartement, de l’eau d ans leurs fe u ille s c h a rn u e s ou leur
compositions florales tige {Echeveria. . .).

11
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les Fougères
JARDINS PAYSAGERS Les Fougères sont des plantes vertes remarquables par leur
MULTIPLICATION
feuillage. Elles se distinguent des autres plantes par l’absence de
fleurs et de graines, celles-ci étant remplacées par d’autres pro­
TECHNIQUES DE CULTURE ductions, appelées « spores », portées à la face inférieure des
ENVIRONNEMENT frondes (feuilles). Il existe plus de dix mille espèces de Fougères.

Les caractéristiques des Fougères


La plupart des espèces d ’intérieur sont originaires des forêts tropicales et subtro­
picales. Certaines sont rustiques et s ’accom m odent d ’une vie en plein air. D’autres
sont épiphytes, se développant dans le creux des arbres ou sont terrestres.

Le cycle végétatif
Le développement des Fougères, à partir des spores, s ’effectue à une vitesse variable
selon les espèces ; elles vivent plusieurs années, mais dès qu’elles atteignent la taille
optimale, il faut les diviser ou les m ultiplier pour augm enter la longévité.

La multiplication
□ Elle peut s ’effectuer par semis de spores récoltées sous une fronde dont les spo­
ranges (contenant les spores) sont mûrs. On met la fronde sur une feuille de papier ;
une fine poussière de spores va se déposer deux à trois jours plus tard. On prépare un
mélange de tourbe et de terreau de feuilles, stérilisé, on remplit la terrine du compost
légèrement humide ; on épand les spores à la surface sans les enterrer, on met en serre
à 20 °C en recouvrant la terrine. Quatre à douze semaines seront nécessaires pour
obtenir des « prothalles », qui seront repiqués pour donner des petites Fougères.
□ On pratique aussi la division de souche (rhizom e) au printem ps com m e pour
YAdiantum, et la séparation de stolons sur Nephrolepis.

Les exigences de culture


□ La tem pérature : les Fougères d ’appartem ent dem andent en général une tem pé­
rature moyenne de 18 3C à 20 °C. En hiver, elles peuvent supporter, dans la majorité
des cas, des tem pératures plus basses, voisines de 12 °C. Il faut alors réduire les
arrosages. La croissance s ’arrête et la Fougère entre en repos végétatif. Dès que la
tem pérature rem onte, la végétation repart.
□ La lumière : la plupart des Fougères d ’intérieur dem andent une exposition ombra­
gée, puisque leur milieu naturel est la forêt tropicale.
□ L’arrosage : les Fougères consom m ent une grande quantité d ’eau qui s ’élimine
par le feuillage. 11 faut donc m aintenir une hum idité co nstante dans les ap p arte­
ments et faire des bassinages fréquents du feuillage, si la tem pérature est maintenue
au-delà de 18 °C. Un bain de la plante de quelques m inutes humidifie la motte.
□ Le com post : dans le milieu naturel, les Fougères poussent dans un sol riche en
m atières organiques. Un mélange du commerce, léger et aéré est recom m andé (ter­
reau de feuilles bien décom posé, de tourbe et de perlite).
□ La fertilisation : tous les quinze jours, de mai à octobre. Des apports d ’engrais
liquide, dilué, riche en azote, phosphore et potasse, assure un bon développem ent
du feuillage. En cours de végétation, un peu d ’engrais foliaire revitalise.
12
LES FOUGÈRES s UNE REPRODUCTION ORIGINALE
■ La Fougère nid d’oiseau ■ La reproduction des Fougères
Les spores sont semées
Asplénium Fougère . ... . dans une terrine
nidus-avis nid d’oiseau Asplemacees désinfectée et
humidifiée par
Description Plante d'appartement formée de trempage. On couvre
grandes et belles frondes vertes avec une plaque
brillantes, disposées en rosette de verre.
formant une sorte de nid
Multiplication Par semis de spores
Température Maintenir une température
de culture supérieure à 18 °C
Arrosage Régulier en période de
croissance
Exigences Rempoter au printemps.
de culture En période estivale, faire des
pulvérisations d’eau sur le
feuillage. Apport d’engrais
une fois/mois d'avril à octobre
Exposition Lumineuse, éviter le Soleil
Chaque
Terreau Tourbe fibreuse, terreau de prothalle
feuilles, sable produira
Utilisation Plante décorative par son une nouvelle
feuillage, en appartement Fougère.

On repique
les jeunes
Fougères
quand elles
atteignent
3 cm à 5 cm.

Les conseils du jardinier


- Les re m p o ta g e s s ’e ffe c tu e n t d e p r é fé ­
— rence au prin te m ps, ju ste a vant le re d é m a r­
j|h rage d e la v é g é ta tio n .
- U ne p é rio d e h iv e rn a le est in d isp e n sa b le
en abaissant la tem pérature, en réduisant les
a rro sa g e s et en s to p p a n t les a p p o rts d ’e n ­
grais.
- Les c o u ra n ts d ’a ir et les e x p o s itio n s au
S oleil s e ro n t évités.
- Les com posts stériles peuvent réduire les
atta q u e s de parasites.
- On p e u t p ro fite r du re m p o ta g e p o u r divi -
ser la so u ch e de ce rta in e s Fougères.

13
PLjintsoRHEM
EHTaiEsI
FRUITS ET LEGUMES
p|antes annuelles
r
JARDINS PAYSAGERS Le cycle de développement des plantes annuelles s’étend sur une
MULTIPLICATION
année : semée au printemps, la graine germe, la plante se déve­
loppe et fleurit en été avant de fructifier puis de mourir en
TECHNIQUES DE CULTURE automne. La sélection par croisements a encore accru la richesse
ENVIRONNEMENT de la gamme colorée des plantes annuelles.

Un cycle végétatif annuel

Semis -> Développem ent —> Floraison —» Fructification -> Mort

Les plantes annuelles fleurissent en période estivale et so n t donc considérées


com m e plantes saisonnières. Elles sont « gelives », c ’est-à-dire q u ’elles disparais­
sent avec les prem ières gelées d ’autom ne (arrachage).

L’intérêt décoratif
□ La production de plantes à massif s ’est considérablem ent développée du fait de
la facilité de culture, de la rapidité de croissance, de l’aspect décoratif et du large
éventail d ’utilisation : massifs, plates-bandes, bordures, rocailles, talus, jardinières,
balcons, fleurs coupées, bouquets secs.
□ On com pose des massifs de plusieurs espèces différentes, afin de produire un
effet décoratif nuancé et délicat.

La multiplication
□ Les plantes annuelles se m ultiplient par semis suivant plusieurs m éthodes.
□ Semis en place, en avril-début mai : pour les plantes au développem ent rapide, ne
supportant pas la transplantation. Les graines sont sem ées directem ent, en pleine
terre, après les dernières gelées printanières (Clarkia, Nigelle...).
□ Semis sous abri (châssis, tunnel plastique), en mars-avril : réservé aux plantes
dont le cycle végétatif est un peu plus long et qu’il faut abriter des gelées encore fré­
quentes (Œillet d ’inde, Reine-marguerite, Amaranthe, Zinnia...).
□ Semis en serre chauffée, en janvier-février : certaines plantes ont un cycle de
développem ent long et dem andent une vigilance particulière pendant la période de
germination (Agératum, Bégonia, Pétunia, Sauge...).

Les exigences de culture


□ La culture se résum e à un repiquage et une mise en godet des plantes issues d ’un
semis, sous châssis ou en serre. On m aintient les plantes sous abri, pour les proté-J
ger du froid, avant la plantation. Une protection sanitaire sera nécessaire pendant
cette période, pour ne pas com prom ettre leur croissance.
□ La plantation et l’entretien : la plantation a lieu à partir de la mi-mai en région
parisienne, lorsque les risques de gelée sont écartés. Après la mise en place, des
binages, des désherbages, des arrosages sont indispensables. Pour prolonger la flo­
raison, il faut supprim er régulièrem ent les fleurs fanées et em pêcher ainsi la for­
m ation des graines qui ép u isen t la plante. Les p lantes annuelles s ’adap ten t
généralement à toutes les situations, préférant toutefois les expositions ensoleillées.
14
SEMER CHAQUE ANNEE
I Calendrier de culture

J F M A M A S 0 N D
J
Sem is Plantation Floraison

Le Bégonia Le Pétunia
Petunia X Pétunia _ .
hybrida hybride Solanacees

Description Plante buissonnante, compacte


retombante, feuilles vertes,
velues. Fleurs en trompette,
coloris variés. Hauteur 20 cm à
25 cm, de mai à octobre
Multiplication Par semis en serre (janvier-février)
Température Maintenir une température
de culture de 18 °C jusqu’à la plantation
Arrosage Abondant pendant la période
estivale
Exigences Le semis est suivi d’un repiquage.
de culture La plantation a lieu à partir de
mai : distance 20 cm x 20 cm.
Supprimer régulièrement les
fleurs fanées
Exposition Ensoleillée
Terreau Bonne terre de jardin légère
Bégonia Bégonia Bégoniacées Utilisation Massifs, bacs, jardinières,
suspensions.
Description Plante touffue. Hauteur 20 cm,
feuillage luisant, vert ou cuivré.
Fleurs abondantes, roses, rouges, Les conseils du jardinier
blanches de juin à octobre
Multiplication Par semis, en serre, en terrine Les plantes « molles » : elles co n trib u e n t à la
(janvier) décoration des m assifs d ’été. Elles nous v ie n ­
nent des ré g io n s tro p ic a le s et su b tro p ica le s.
Température Maintenir une température E lles c ra ig n e n t d o n c les rig u e u rs de l’h ive r
de culture de 18 °C jusqu'à la plantation pendant lequel il faut les abriter en serre froide.
Arrosage Faire des arrosages réguliers O n les m u ltip lie p ar b o u turage à la fin de l'é té
pendant toute la culture ou au d é b u t d u p rin te m p s . O n les p la n te
Exigences Le semis est délicat et le d a n s les m assifs dés q u e les g e lé e s ne sont
de culture développement est lent, il est p lu s à c ra in d re (m ai) a p rè s les a v o ir a c c li­
suivi par un repiquage. La m a té e s p ro g re s s iv e m e n t au p le in a ir. E lle s
plantation a lieu à partir de mai : s e ro n t tra ité e s c o m m e les p la n te s a n n u e lle s
distance 15 cm x 15 cm p e n d a n t la saison e stiva le . O n les re n tre en
s e rre en a u to m n e .
Exposition Mi-ombre de préférence
- P la n te s à fe u illa g e d é c o ra tif : A lternan-
Terreau Bonne terre de jardin thera, Coleus, Echeveria, Gnaphalium, ...
Utilisation Massifs, plates-bandes - P la n te s à fle u rs d é c o ra tiv e s : A gathea,
mosaïculture... Anthémis, Fuchsia, Lantana, Pélargonium ...

15
PUNTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les plantes bisannuelles
JARDINS PAYSAGERS Le cycle de végétation des plantes bisannuelles est étalé sur deux
MULTIPLICATION années. En effet, le semis, la germination, le développement ont
lieu en été et en automne tandis que la floraison et la fructifica­
TECHNIQUES DE CULTURE tion interviennent au printemps de l’année suivante. Au contraire
ENVIRONNEMENT des annuelles, les bisannuelles font face à l’hiver.

Les caractéristiques des plantes bisannuelles


□ Les plantes bisannuelles se m ultiplient par semis.
□ Leur floraison est printanière, elles sont capables de résister au froid de l’hiver.
Le cycle végétatif
Il com m ence en été et prend fin au début de l’été de l’année suivante.
Prem ière année : semis —> germination —> développem ent.
Seconde année : floraison —>fructification —» mort.
■ H L’intérêt décoratif
□ Les plantes bisannuelles jouent un peu le même rôle, au printemps, que les plantes
annuelles en été et on les associe souvent aux plantes bulbeuses à floraison prin­
tan ière : Tulipe, Jacinthe, M uscari... dans les m assifs, bordures, plates-bandes,
rocailles, jardinières. Certaines sont utilisées en fleurs coupées.
□ La gam m e des p lantes bisannuelles est m oins riche que celles des plantes
annuelles. Toutefois, la recherche a perm is la création de nom breux hybrides de
génération Fl. Ainsi, davantage d ’espèces et de variétés, reconnues pour la qualité
et la durée de leur floraison, s ’épanouissent dans nos jardins.
La multiplication
□ Le semis est effectué en coffre, en juin-juillet, dans un terreau stérilisé ; les graines
sont sem ées en sillon ou à la volée, légèrem ent recouvertes et arrosées.
□ Un om brage est nécessaire pour protéger les jeunes sem is du Soleil ; le sol est
maintenu frais par des arrosages fréquents. Les jeunes plants resteront environ six
sem aines en place.
Les exigences de culture
□ La culture : les jeunes plants sont repiqués au stade deux à trois feuilles, en pleine
te rre ou en godet. Pour favoriser la croissance, on arro se abondam m ent et on
apporte des engrais « plantes à massif » afin d ’obtenir un développem ent rapide et
de fortifier les plantes.
□ La p lantation : elle a lieu en octobre-novem bre, ap rès arrachage des plantes
annuelles qui arrivent au term e de leur cycle végétatif. La mise en place est faite
su r un sol préalablem ent bêché, travaillé, nivelé ; les plantes sont distancées de
20 cm x 20 cm et disposées en quinconce. Dans les régions de l’Est de la France, on
préfère planter les bisannuelles au début du printem ps (mars), car le froid de l’hiver
abîm e les plantes.
□ On intercale parfois des p lantes bulbeuses, à floraison printanière, entre les
plantes bisannuelles.

16
D’UN PRINTEMPS À L’AUTRE
■ Calendrier de culture

J J A S 0 N D J F M A M

Sem is Plantation Floraison

■ La Pâquerette ■ La Pensée
Viola hybride
Pensée Violacées
wittrockiana
Description Plante basse. Hauteur 15 cm à
25 cm. Feuilles vertes ovales ou
lancéolées, fleurs abondantes
en automne et printemps, coloris
vifs, variés, souvent maculés
Multiplication Par semis en couche en juillet
Température Température estivale pendant
de culture la période de croissance
Arrosage Abondant pendant la période
estivale
Exigences On assure un repiquage en
de culture godet après le semis (août), la
plantation a lieu en automne à
une distance de 15 cm x 15 cm
Exposition Soleil ou mi-ombre
Terre Plantation dans un sol riche
Utilisation Bordures, massifs, racailles,
jardinières
Bellis
Pâquerette Composées
perennis
Description Plante basse, touffue. Hauteur i r Les conseils du jardinier
15 cm. Feuilles vertes disposées
Une fois la gam m e de couleurs choisie, on d e ­
en rosette, fleurs abondantes au
printemps, en pompons, rouges, v ra te n ir c o m p te , d a n s la c o m p o sitio n des
roses, blanches m assifs, des ca ra ctè re s et des e xig e n ce s de
chaque espèce, en particulier des dim ensions
Multiplication Par semis, en couche, en juillet et des distances de plantation recom m andées.
Température Température estivale pendant À la p la n ta tio n , les su je ts tra p u s et bien ra ­
de culture la période d'élevage m ifié s sont p ré fé ra b le s aux p lantes d é jà tro p
Arrosage Abondant pendant la période de fle u rie s. Un tro u de p la n ta tio n est cre u sé au
développement tra n s p la n to ir, a sse z la rg e et p ro fo n d p o u r
c o n te n ir la m otte. La tig e ne d oit pas être e n ­
Exigences Le semis est suivi d’un repiquage
terré e . Il fa u t tasser à la m ain et a rro se r a u s ­
de culture en godet au cours de l’été. La sitôt. O n peut protéger les plantes des grands
plantation a lieu en automne ou
fro id s en les a b rita n t so u s u n e c o u c h e de
au printemps dans les régions p a ille , de fe u ille s ou d e Fougères.
froides, distance : 15 cm x 15 cm
Les p la n te s b is a n n u e lle s les p lu s u tilis é e s
Exposition Soleil ou mi-ombre so n t : P â q u e re tte , P ensée, M yo sotis, Œ ille t
Terre Plantation en terre légère d e p o è te , V io le tte c o rn u e , G iro flé e r a v e ­
Utilisation Massifs, bordures, jardinières... n e lle .

17
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Les plantes vivaces
JARDINS PAYSAGERS Rustiques, peu exigeantes, réclamant peu d’entretien, les plantes
MULTIPLICATION
vivaces sont des végétaux herbacés, résistants au froid de l’hiver,
qui fleurissent tous les ans. Elles appartiennent à des genres et des
TECHNIQUES DE CULTURE familles très variés, avec des milliers d’espèces, d’hybrides et de
ENVIRONNEMENT variétés.

L’intérêt décoratif
Les plantes vivaces sont utilisées :
- pour la confection de massifs (seules ou associées à d ’autres végétaux) ;
- pour la réalisation de bordures, plates-bandes, rocailles...
- pour agrém enter les m urets, garnir les talus ;
- pour confectionner des bouquets ;
- pour décorer les pièces d ’eau.

La multiplication
Elle s ’effectue par semis pour un grand nom bre d ’espèces, suivi d ’un repiquage et
d ’une plantation en pleine terre. La division de touffes se réalise en sép aran t la
souche en plusieurs fragments, munis de bourgeons et remis en terre (trois à cinq
touffes par variété sont recom m andées). La reprise est immédiate.
La plantation
Il faut d ’abord préparer le sol par un bêchage profond, en incorporant une fumure
minérale et organique. La terre bien am eublie est nivelée, les pierres et racines de
m auvaises herbes extirpées. Les plantes restent plusieurs années au même empla­
cem ent ; il convient de bien soigner cette préparation en plantant par groupe de
trois à cinq plantes pour obtenir de belles taches de couleur.

L’entretien
□ Pendant la période de végétation, on assure des binages pour am eublir la sur­
face du sol, des désherbages pour limiter le développem ent des mauvaises herbes,
des arrosages fréquents, surtout en période estivale.
□ Les engrais à action rapide favorisent le développem ent des tiges, des feuilles et
des fleurs.
□ Le tu teu rag e est parfois nécessaire pour m aintenir certaines vivaces à hautes
tiges fragiles.
□ En fin d ’autom ne et après floraison, il est recom m andé d ’enlever les fleurs fanées,
de nettoyer les plantes, en supprim ant les tiges, les feuilles desséchées et jaunies*
Dans les régions froides, les souches so n t recouvertes de feuilles m ortes ou de
paille afin de les protéger des rigueurs de l’hiver. Les plantes au feuillage persis­
tant seront sim plem ent nettoyées.
Les ennem is
Les p arasite s co u ran ts so n t le Puceron, la Limace, le Ver blanc. Les m aladies :
l’oïdium, la rouille, le mildiou. Des traitem ents préventifs spécifiques réduisent bien
le développem ent de ces ennemis.
18
LES VIVACES ; BELLES ET RÉSISTANTES
■ Calendrier de culture

J F M A M J J A S 0 N D
Vivaces
Développement Floraison Fructification Repos vâg
printanières
Vivaces
Développement Floraison Fructification Repos vég.
estivales
Le semis est réalisé au printemps ou en été. La division des touffes est faite au printemps (vivace esti­
vale) ou en automne (vivace printanière), suivie de la plantation.

L’Hosta Le Lupin
Lupinus
Lupin Légumineuses
polyphyllus
Description Plante avec de fortes tiges,
hautes de 1 m à 1,50 m. Les
feuilles sont composées,
digitées, vertes. Floraison en épi
souvent bicolore de mai à juillet
Multiplication Par semis au printemps ou au
début de l’été
Température Une température de 12 °C à 15 °C
de culture est nécessaire pour le
Hosta développement
Hosta Liliacées
crispula
Arrosage Régulier pendant la saison estivale
Description Plante basse. Hauteur 40 cm à Exigences Plante peu exigeante.
80 cm. Feuilles larges, de culture La plantation a lieu en automne
lancéolées, vertes bordées de ou au printemps ; distance :
blanc. 60 cm x 60 cm. Elle reste
Fleurs réunies en épis, en forme plusieurs années en terre.
de trompette, en été Rabattre les tiges en automne
Multiplication Par division de touffes au Exposition Soleil ou mi-ombre
printemps Terre Plante s’adaptant à tous les sols
Température Une bonne température Utilisation Massifs, bordures mixed-border. .
de culture printanière est nécessaire au
développement
Arrosage Maintenir une humidité Les conseils du jardinier
constante en été
Exigences Planter en sol frais, en automne Les p la n te s a lp in e s ou de ro ca ille s so n t des
de culture ou au printemps ; distance : v é g é ta u x v iv a c e s , ru s tiq u e s , n a in s, ta p is ­
60 cm x 60 cm. Couper les fleurs sants.
fanées et nettoyer la touffe de Peu e xigeants, v iva n t en sol p auvre m ais f il­
feuillage à l’automne tra n t, ils d e m a n d e n t u n e e x p o s itio n p lu tô t
e n s o le illé e .
Exposition Préfère les endroits ombragés T rè s peu d ’e s p è c e s se p la is e n t d a n s les
Terre Prospère dans un sol léger te rre s rich e s et fe rtile s.
enrichi de tourbe Les plus courantes sont : Alysum (P), Arabis (P),
Utilisation Plates-bandes, bordures, sous­ Armeria (P), Aubrietia (P), Sedum (E). (P : flo ­
bois, bords d’étang. raison p rin ta n iè re ; E : flo ra iso n estivale.)

19
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Les plantes bulbeuses
JARDINS PAYSAGERS Des organes de réserve souterrains caractérisent les plantes bul­
MULTIPLICATION
beuses. Bulbes, rhizomes, tubercules, griffes, connus accumulent
des matières nutritives à partir desquelles les plantes se dévelop­
TECHNIQUES DE CULTURE pent. Ainsi, de janvier à décembre, Perce-neige, Narcisses, Glaïeuls
ENVIRONNEMENT
et Cyclamens se succèdent avec bonheur dans nos jardins.

Les caractéristiques des plantes bulbeuses


□ La plupart ont en commun de pouvoir se conserver hors du sol, pendant un temps
plus ou moins long, à l’état de dorm ance. Les plantes bulbeuses s ’adaptent à toutes
les situations et p rospèrent dans la plupart des sols, en réclam ant un minimum de
soins.
□ Le cycle végétatif se renouvelle tous les ans, pour une même plante :
Mise en végétation -» Développem ent -» Floraison -> Arrachage -» Conservation
□ Les bulbes à floraison printanière sont plantés à l’autom ne de l’année précédente.
Les bulbes à floraison estivale sont plantés au printem ps de la même année.
L’intérêt décoratif
Les plantes bulbeuses sont rech erch ées pour la forme, la couleur, le parfum de
leurs fleurs. On les utilise en rocaille, en bordure, en bac et jardinière, au premier
rang d ’un massif d ’arbustes, en mélange dans les massifs de plantes annuelles ou bis­
annuelles, en fleurs coupées.
■ i H La multiplication
□ Elle s ’effectue assez facilement :
- par séparation de caïeux développés autour du bulbe (Glaïeul) ;
- par division de bulbes à la main (Narcisse), de rhizome au greffoir (Iris rhizomateux) ;
- par bouturage d ’écailles, en les détachant du bulbe (Lis).
□ Le semis est possible mais peu pratiqué.
La plantation
□ La culture de ces plantes ne présente pas de difficultés particulières et ne demande
que peu de soins pendant leur période de croissance. Il est préférable de désherber
manuellem ent, les désherbants sont à éviter. Par tem ps sec, on arrosera au pied
des plantes.
□ L’apport d ’engrais n ’est généralem ent pas nécessaire. On peut incorporer au sol
du phosphore et de la potasse, pour des bulbes restant dans le sol plusieurs années.
Pour les bulbes cultivés en fleurs coupées, on peut égalem ent apporter un engraii
foliaire, dès l’ap p arition des boutons floraux. Il faut co u p er les fleurs fanées et
attendre la fanaison des feuilles avant d ’arracher les bulbes.
Les parasites
De nom breux parasites affectent les plantes bulbeuses mais peuvent être com bat­
tus efficacement pendant leur conservation com m e en cours de culture. Il en est
ainsi des ravageurs tels que Thrips, Puceron, Anguillule et des maladies comme la
pourriture sèche, la pourriture grise, la virose.

20
DES PLANTES PLEINES DE RÉSERVES
■ L’iris des jardins ■ Le Glaïeul

Gladiolus
Glaïeul Iridacées
Hybride
Description Plante à feuilles vertes, longues,
dressées en pointe. Les fleurs,
groupées en épis sur une tige
épaisse, portent de six à douze
fleurons. Coloris variés en été.
Hauteur : 0,60 m à 1,20 m
Multiplication Par séparation de caïeux
Température Mettre en culture dès la fin
de culture des grosses gelées
Arrosage Arroser régulièrement pendant
la période de développement
Exigences Planter de mars à juin ; distance :
de culture 10 cm x 10 cm. La cueillette a
lieu en été et l’arrachage des
bulbes en automne. Laisser
sécher puis rentrer dans un
local, au sec
Exposition Ensoleillée
Terre Sol léger, profond, bien drainé
Iris Utilisation
Iris des jardins Iridacées Fleurs coupées principalement
Germanica

Description Sur le rhizome se développent les


feuilles longues disposées en éventail L F Les conseils du jardinier
et une longue tige florale solitaire.
La fleur est blanche, rose, bleue, P endant les périodes de sécheresse, il est re ­
violette et s’épanouit en mai-juin. c o m m a n d é d e fa ire des a rro sa g e s, au pied
Hauteur de 0,30 m à 1,20 m des plantes si elles sont en fleurs.
A prè s la floraison, les fe u ille s ja u n isse n t puis
Multiplication Par division de rhizome en été
se dessèchent, les bulbes sont alors arrachés,
Température Plante vivace ne craignant pas sé ch é s, n e tto yés, d é b a rra s sé s d e leurs
de culture le froid feuilles et placés dans un local, au sec. Ils s e ­
Arrosage Arroser après plantation et maintenir ront m aintenus dans ces conditions ju s q u ’à la
l’arrosage selon les besoins saison suivante.
Planter les rhizomes en septembre C e rta in s b u lb e s et rh izo m e s s u p p o rte n t m al
Exigences
d ’ê tre conservés hors du sol ; ils restent donc
de culture après un bon bêchage en les recou - en te rre et ne sont a rrachés q u e to u s les trois
vrant légèrement de terre et de sable, ou q u a tre ans, pour division. E xem ple : N a r­
supprimer les fleurs fanées. En hiver, cisse, M uscari, Iris rhizo m a te u x. ..
détacher les feuilles mortes et rabattre
le feuillage. Transplanter les Iris tous Il est c o n s e illé d ’a c h e te r des b u lb e s de fo rt
les 3 ans pour assurer une bonne calibre (indiqué sur l’em ballage par un chiffre
floraison m esurant la circonférence). Il g a rantit la q u a ­
Exposition Bien ensoleillée lité des fle u rs.
Terre Une bonne terre de jardin profonde On choisira des bulbes dans un état sanitaire
et fraîche p a rfa it, sa n s ta c h e , ni m a rq u e de p o u r ri­
Utilisation Rocailles, massifs d’iris, bords de tu re .
bassins...

21
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les Orchidées
JARDINS PAYSAGERS Répandues sur tous les continents, à l’exception des régions polaires,
MULTIPLICATION
les Orchidées appartiennent toutes à la famille des Orchidacées. Ce
sont des plantes vivaces, herbacées, originales par leurs fleurs et
TECHNOUES DECULTURE leurs couleurs. Les Orchidées tropicales produites sur le continent
ENVIRONNEMENT européen sont cultivées en serre ; elles sont très appréciées.

Les caractéristiques des O rchidées


Les O rchidacées reg ro u p en t environ 800 genres et près de 20 000 espèces. Les
espèces terrestres (vivant sur le sol) présentent des racines charnues ou des tuber­
cules souterrains. Les espèces épiphytes (vivant sur un support : branches d ’arbre)
p o rten t un rhizom e horizontal d ’où so rten t des tiges renflées appelées pseudo­
bulbes.
L’in térêt décoratif
Les fleurs sont solitaires ou en bouquets, quelquefois parfumées. La durée de flo­
raison est longue, de vingt à quarante jours, parfois plus. Les fleurs peuvent être
portées par des ham pes dressées ou retom bantes.
La m ultiplication
□ Les O rchidées se m ultiplient par division de rhizom e, avec quelques pseudo­
bulbes. C’est la m éthode la plus simple et la plus courante.
□ Le semis reste une technique particulière réservée aux spécialistes.
■ ■ Les exigences de culture
□ La tem pérature : selon le pays d ’origine, les O rchidées sont cultivées en serre
froide, tem pérée ou chaude. Elles supportent des tem pératures de 10 °C à 20 °C. Il
est nécessaire de m aintenir une tem pérature constante, plus faible en période de
repos végétatif et plus élevée en période de croissance pour favoriser la floraison.
□ La lumière : on exposera les Orchidées sous une lumière plutôt tamisée, en évitant
les rayons directs du Soleil : ces plantes sont sensibles aux brûlures.
□ L’arrosage : en période de croissance, il faut arroser de façon régulière, dans les
pots et maintenir l’humidité mais sans excès. Les plantes épiphytes aiment être plon­
gées quelques minutes dans l’eau, par tem ps chaud, deux à trois fois par semaine.
□ L’hygrom étrie : la plupart des O rchidées exigent une forte hygrométrie, de 60 %
à 80 %. Le feuillage doit être bassiné en été. Pendant la période de repos végétatif,
on réduira au maximum les arrosages.
□ Le com post :
- espèces épiphytes : on peut mélanger du sphagnum (M ousse des m arais) et des
racines fibreuses de Fougères ou encore de l’écorce de Pin avec de la m ousse et de
l’argile expansée, enrichie de feuilles sèches de Hêtre ;
- espèces terrestres : un mélange de tourbe, de terreau de feuilles, de loam (terreau
de gazon) est préparé. Le com post doit toujours rester souple, aéré et bien drainé.
□ La fertilisation : les O rchidées n ’ont pas de besoins particuliers d ’engrais. Une
légère fertilisation donne de bons résultats. Un apport trop im portant favorise le
développem ent du feuillage, au détrim ent des fleurs.

22
LA SÉDUCTION D’UNE ORCHIDÉE
■ Le Sabot de Vénus ■ Le Phalaenopsis

Phalaenopsis Phalaenopsis Orchidacées


Description Plante épiphyte, elle possède un
rhizome portant deux rangées
de grandes feuilles larges,
rubanées.
Longues racines aériennes. Les
fleurs sont groupées par 10 ou 15
Multiplication Par séparation de rejet en
automne ou au printemps
Température Maintenir une température
de culture de 10 °C à20 °C
Arrosage Arroser modérément mais faire
des bassinages fréquents
Exigences Le rempotage doit être fait
de culture tous les ans. Cultiver dans des
pots ajourés ou des paniers pour
faciliter le développement des
racines. Floraison : surtout en
hiver. Durée de la floraison :
trois semaines
Exposition Lumière vive, éviter les rayons
du Soleil
Terreau Fibres d’osmonde, sphagnum
Utilisation Fleurs coupées, bouquets

Paphiopedilum Sabot de Vénus Orchidacées


Description Plante à rhizome, portant des Les conseils du jardinier
feuilles charnues, épaisses. Les
fleurs, solitaires sur une longue - Les O rc h id é e s s o n t re m p o té e s to u s les
tige, ont un aspect cireux en d e u x ans, im m é d ia te m e n t a p rè s la p é rio d e
automne et au printemps de repos, au p rin te m ps.
- Il est p ré fé ra b le d ’a rro s e r p o u r é v ite r le
Multiplication Par division de touffe après la
d e s s è c h e m e n t du c o m p o s t m ê m e si c e r ­
floraison
ta in e s O rch id é e s p e rd e n t leurs fe u ille s pen -
Température Maintenir une température d a n t la p é rio d e d e repos.
de culture de18°C - Les tig e s flo ra le s s o n t s u p p rim é e s dès
Arrosage Arrosages réguliers en période q u e les fle u rs se fa n e n t, p o u r p ro lo n g e r la
de croissance flo ra iso n .
Exigences Rempoter tous les ans. - D es tra ite m e n ts sp é cifiq u e s p e u ve nt ré ­
de culture Éviter d'enterrer le feuillage. Les d u ire les attaques d e parasites sur les feuilles
racines sont fragiles et craignent et les fle u rs (c e u x -c i p ro vo q u e n t taches, d é ­
l’excès d’eau. Tuteurer les tiges c o lo ra tio n s et d é fo rm a tio n s).
florales - Les rh izo m e s sont divisés lors du re m p o ­
tage.
Exposition Lumière tamisée - Les tig e s d e s g ra n d s s u je ts s o n t tu te u -
Terreau Sphagnum, tourbe fibreuse rées.
Utilisation Fleurs coupées, composition de - Il fa u t a rro s e r a ve c de l’eau d e p lu ie , ou
bouquets d é m in é ra lis é e et te m p é ré e .

23
PUNTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les plantes de terre
JARDINS PAYSAGERS de bruyère
MULTIPLICATION
Les plantes dites de terre de bruyère, sont des arbustes qui exi­
TECHNIQUES DE CULTURE gent une terre de bruyère ou un mélange acide riche en terre de
ENVIRONNEMENT bruyère : Azalée, Bruyère. Hortensia, Skimmia.

L’origine
Souvent originaires de Chine, du Japon, d ’Europe centrale et d ’Amérique du Nord,
elles s ’adaptent bien à nos clim ats mais dem andent des soins particuliers.
■ H L’intérêt décoratif
Elles sont rem arquables par la qualité de leur floraison, souvent précoce, et leur
feuillage persistant. Isolées ou en massif, elles conviennent bien aux petits jardins du
fait de leur faible taille. On com pte une quarantaine de genres couram m ent cultivés
et commercialisés, avec de très nom breuses espèces hybrides et cultivars.
La multiplication
La m ultiplication végétative reste la m éthode la plus simple et la plus utilisée, par
bouturage en été et par m arcottage, au printem ps. L’enracinem ent est souvent long
et se fait dans un mélange de tourbe et de sable, sous châssis ou en serre froide.
Les exigences de culture
□ La tem pérature : ce sont des plantes rustiques ; elles résistent bien au froid de nos
hivers. Mais pour obtenir de bons résultats, il est im portant de les protéger du vent.
Les régions de l’O uest de la France, au clim at océanique hum ide et doux, leur
conviennent bien. Le climat méridional est moins favorable, du fait d ’un fort enso­
leillement et de la sécheresse de l’air.
□ Une exposition om bragée est nécessaire aux plantes de terre de bruyère. Cer­
taines espèces acceptent une situation plus exposée, à condition d ’être protégées
du Soleil aux heures chaudes de la journée.
□ Plantation-culture : si le degré d ’acidité est trop faible, un apport massif de tourbe
et de terre de bruyère am éliorera sensiblem ent l’acidité (pH < 6,5). Si le sol est
neutre ou calcaire, il faut faire une fosse ou un bac remplis de terre de bruyère avant
de les planter.
□ Il faut planter les arbustes dans un sol frais, bien drainé, en enterrant bien le col­
let, après avoir humidifié la m otte avant la mise en place. Au printemps, des apports
d ’engrais com plet « spécial plantes de terre de bruyère » apportent de l’azote et
sont riches en phosphore et potasse.
□ Arrosage : ces plantes dem andent d ’abondantes quantités d ’eau en particulier en
période de végétation. Une hum idité constante est nécessaire pour éviter le dessè­
chem ent qui se manifeste par des feuilles pendantes, molles parfois enroulées sur
elles-mêmes. Des arrosages, le soir, sont indiqués en période de forte chaleur.
□ Entretien : il est bon d ’alléger la terre et de m aintenir l’acidité. Tous les ans, au
début du printem ps, on peut incorporer par bêchage, de la tourbe, de la terre de
bruyère, des aiguilles de Pin ou du terreau de feuilles.
24
DES ARBUSTES FLORIFÈRES
■ Le Cam élia ■ Le Rhododendron
Rhododendron Rhododendron Éricacées
Description Arbuste cultivé en intérieur ou
en plein air. Les feuilles
persistantes sont ovales, vert
sombre. Les fleurs terminales
sont réunies en bouquet et
s’épanouissent d’avril à juin
Multiplication Par bouturage, ou marcottage,
en automne
Température Cultiver en plein air dans les
de culture régions tempérées, en serre
froide ailleurs
Arrosage Maintenir une humidité
constante
Exigences Plante qui craint les fortes gelées,
de culture il est préférable de la cultiver en
bac si le climat est rude. Faire
des apports d’engrais en mars.
Supprimer les fleurs fanées
Exposition Mi-ombre
Terreau Terre de bruyère
Utilisation Massifs d’arbustes, sous-bois...

Camellia
Description
Camélia Théacées
Plante à feuilles persistantes,
LF Les conseils du jardinier

rustique, les feuilles sont - Il est im p o s s ib le d e p la n te r q u a n d le sol


luisantes, coriaces, vert foncé. est sec ou en p é rio d e de gel ; l’a u to m n e est
Fleurs simples ou doubles la p é rio d e la p lu s fa v o ra b le p o u r fa ire une
s’épanouissant de février à mai, p la n ta tio n .
selon les variétés - U ne je u n e p la n te v ig o u re u s e s u p p o rte ra
m ie u x la tra n s p la n ta tio n q u ’un su je t a d u lte .
Multiplication Bouture à talon au cours de l’été De plus, les s u je ts je u n e s s o n t m o in s co û -
Température Plante de plein air dans te u x . Le c h o ix d e la p la n te est d é te rm in é en
de culture les régions aux hivers doux fo n c tio n de l’e m p la c e m e n t q u ’on va lui
Arrosage Arroser en période de a ttrib u e r, en co n sid é ra tio n d e sa ta ille et de
croissance surtout pour les son e n v e rg u re à l’âge a d u lte .
cultures en bac - P ou r m a in te n ir le sol fra is et hu m id e , on
p eut m e ttre un « p aillis », en éta la n t sur le sol
Exigences Planter en automne en évitant
une couche de feuilles, de paille ou d ’écorces
de culture l’orientation à l’Est de crainte
broyées. C ette litière etalée en a u tom ne p ro ­
des trop fortes gelées. Il n’aime
tè g e du gel, re tie n t l’h u m id ité et e m p ê ch e le
ni le plein vent ni les endroits
d é v e lo p p e m e n t des m auvaises herbes.
humides. Il craint les fortes
- La ta ille n ’est pas nécessaire pour la m a ­
températures en appartement
jo rité des espèces. Elles supportent une taille
Exposition Ombre légère qui ré é q u ilib re la plante et lui redonne
Terreau Terre franche, tourbe, terreau de une form e harm onieuse. Il faut c ouper les ra ­
bruyère m e a u x ch é tifs, d é fo rm é s ou cassés et a s s u ­
Utilisation Dans les petits jardins rer une ta ille légère après floraison.

25
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les plantes aromatiques
JARDINS PAYSAGERS et condimentaires
MULTIPLICATION
Les plantes aromatiques et condimentaires exhalent une odeur
TECHNIQUES DECULTURE agréable et donnent une saveur particulière, relevant le goût des
ENVIRONNEMENT aliments. La beauté du feuillage et le parfum sont aussi leurs atouts.

L’origine
Un grand nom bre de ces plantes sont originaires d ’Asie, d ’Afrique du Nord, d ’Europe
centrale. Actuellement une cinquantaine de genres de plantes aromatiques et condi­
m entaires sont cultivés dans les jardins am ateurs de France.

■ ■ ■ ■ Le cycle végétatif
□ Certaines sont arbustives et ligneuses com m e le Laurier sauce, le Romarin, le
Thym. D’autres sont herbacées, vivaces et rustiques comme la Ciboulette, l’Estra­
gon, le Fenouil.
□ Certaines sont bisannuelles, d ’autres annuelles, ces dernières devant être renou­
velées tous les ans comme le Cerfeuil, la Coriandre, le Persil.

L’intérêt décoratif et culinaire


Bien qu’elles soient appréciées comme plantes décoratives, dans les plates-bandes,
ces p lan tes so n t su rto u t cultivées pour leurs qualités culinaires. On les utilise
fraîches, après séchage ou même congelées sans altérer leur arôme. Dans les jardins,
il est bon de leur réserver une petite place. Il est d ’ailleurs possible de les cultiver
en pot, sur une terrasse. Les plantes aromatiques séchées sont également appréciées
p o u r la confection de p o ts p o u rris ou de sac h ets o d o ra n ts qui parfum ent les
armoires.

La multiplication
Le semis est réservé aux annuelles et à quelques vivaces ; le bouturage est également
utilisé pour les espèces ligneuses. La division de touffes est une m éthode facile et
répandue pour les espèces vivaces.

Les exigences de culture


□ Pour la plupart, les plantes aromatiques réclament un sol léger, fertile, bien drainé.
Beaucoup s ’adaptent aux terrains secs et chauds.
□ Exposition : un endroit ensoleillé, exposé au Sud est idéal, si possible à l’abri du
froid et des courants d ’air.
□ Plantation : il faut les disposer de m anière à pouvoir les cueillir facilement. Pour
resp ecter l’harm onie du jardin, il convient de les placer selon la taille et le déve­
loppem ent : les plantes basses en bordure. La M enthe et l’Estragon deviennent vite
envahissants : il faut donc les isoler ou les cultiver en pot. Un arrosage régulier est
indispensable.
□ Chaque genre se récolte à une époque déterm inée, par tem ps sec et tôt le matin.
Les branches et les feuilles sont coupées et m anipulées délicatem ent, les feuilles
abîm ées et décolorées sont éliminées. Les bouquets sont séchés et mis en bocaux.
26
ODEUR, COULEUR ET SAVEUR
■ Historique
Comme l’attestent certains vestiges, Romains héritèrent de ces connaissances.
l’Homme préhistorique utilisait les plantes Au Moyen Âge, l’usage des plantes a ro ­
aromatiques pour relever le goût du gibier m atiques et m édicinales revient à l’h o n ­
(40000 av. J.-C.). Les Égyptiens établis­ neur dans les monastères et les châteaux.
saient des régim es équilibrés, où les Le retour des grands navigateurs apporte
plantes arom atiques et condim entaires de nouvelles espèces aromatiques. Sous
avaient leur place. Les Grecs préconisaient Louis XIV, ces plantes deviennent popu­
l’usage des plantes arom atiques dans la laires, mais c ’est aux xvne et xixesiècles
préparation de mets et de remèdes. Les qu’elles jouissent d ’une grande renommée.

■ Le Basilic ■ Le Romarin
Rosmarinus
Romarin Labiacées
officinalis
Description Arbuste rustique aromatique à
feuillage persistant, petites
feuilles pointues, fleurs bleu clair
au printemps. Hauteur 1,50 m à
2 m. Les jeunes pousses sont
utilisées en condiment
Multiplication Par semis en mars et bouturage
en été
Température Plante rustique supportant
de culture le froid hivernal
Arrosage Arroser modérément
Exigences Plantation en automne ou au
Oc imum de culture printemps. Couper les branches
basilicum Basilic Labiacées mortes, couper la plante de
moitié si elle envahit. Récolter
Description Plante aromatique annuelle à les bouts des rameaux après
tiges carrées. Feuilles ovales vert floraison
clair. Les feuilles au parfum fort
sont utilisées fraîches ou séchées Exposition Ensoleillée
Multiplication Par semis, au printemps sous Terre Peu exigeante, plante redoutant
châssis l’humidité stagnante
Température Maintenir une température de Utilisation Viandes, poissons, crudités...
de culture 12 °C à 15 °C en cours de culture
Arrosage Faire des arrosages réguliers
Les conseils du jardinier
Exigences Repiquer après le semis et
de culture planter en mai, en plein air. De n o m b re u se s p lantes ont une a ctio n p h y ­
Distances : 30 cm x 30 cm. sio lo g iq u e , et so n t e m p lo yé e s en th é ra p e u -
Couper les fleurs pour favoriser tiq u e sous fo rm e d e p o u d re s, d ’e x tra its , de
le développement du feuillage teintures, d ’infusions ou de d é co ctio n s. C e r­
Exposition Lumineux et chaud ta in e s sont inoffensives, te ls q u e le T ille u l, la
C a m o m ille , la M e n th e ... D ’autres, te lle s q ue
Terre Terre de jardin la D ig ita le , la B e lla d o n e , le C o lc h iq u e so n t
Utilisation Potages, poissons, omelettes, to xiq u e s et d o ive n t être m in u tie u se m e n t d o ­
sauces sées sous fo rm e p h a rm a ce u tiq u e .

27
PUNTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les plantes aquatiques
JARDINS PAYSAGERS Les plantes aquatiques ne peuvent vivre qu’immergées, totale­
MULTIPLICATION ment ou partiellement. Issues des régions tropicales, subtropi­
cales, de l’hémisphère nord, ou simplement cosmopolites, elles
TECHNIQUES DE CULTURE sont indispensables à l’équilibre de leur environnement aqueux.
ENVIRONNEMENT Dans un jardin, elles agrémentent bassins, plans d’eau...

M M i Les caractéristiques des plantes aquatiques


□ Elles peuvent être enracinées ou non. Celles dites am phibies poussent aussi bien
su r la terre que dans l’eau.
□ Ces plantes participent à plusieurs fonctions vitales pour leur environnem ent :
l’oxygénation de l’eau, le maintien de l’équilibre biologique, la nourriture des pois­
sons, la décoration de bassins.
□ La végétation d ’un bassin est utile à la faune qui y trouve abri et nourriture. Les
feuilles flottantes filtrent les rayons solaires et évitent la formation d ’algues.
Le cycle végétatif
Les plantes aquatiques sont des plantes vivaces. Cependant, en hiver, il faut abriter
les espèces exotiques à une tem pérature supérieure à 5 ’C dans un bac d ’eau.
L’intérêt décoratif
Elles sont idéales dans le milieu hum ide des jardins, assurant la décoration des bas­
sins d ’ornement. Elles habillent les berges humides des ruisseaux, des étangs, miroirs
d ’eau, garnissant le centre et les rives des plans d ’eau, avec des feuilles et des fleurs
en surface ou hors de l’eau.
■ ■ ■ ■ La multiplication
Elle s ’effectue le plus souvent au printem ps, par division de touffes, de souches, de
rhizom es. Le bouturage s ’applique à quelques espèces. D’autres s ’accom m odent
bien d ’un sem is réalisé au cours de l’été.
Les exigences de culture
□ La tem pérature de l’eau est un facteur im portant pour la réussite. Une eau tiède
favorise le développem ent et la floraison des plantes.
□ L’exposition : le bassin sera exposé en pleine lumière. Souvent, les plantes aqua­
tiques aim ent un bon ensoleillement.
□ La plantation a généralem ent lieu au printem ps, dans un récipient ou un bac rem­
pli de terre fraîche additionnée de terreau et recouvert de gravillons. L’engrais ou
le fumier sont à proscrire dans le com post, car ils risquent de favoriser le déve­
loppem ent des algues. Un niveau d ’eau constant est nécessaire (40 cm).
□ Une partie de la surface de l’eau est am énagée sans plantes de façon à accroître
la réverbération de la lum ière et le réchauffem ent de l’eau.
□ Un excès de végétation risque d ’étouffer un plan d ’eau : il faut équilibrer les plan­
tations et ôter régulièrem ent lentilles, feuilles tom bées, algues.
□ Les espèces exotiques craignent les rigueurs de l’hiver.
□ Le nettoyage au jet d ’eau élimine les pucerons et évite de traiter.

28
________UN ÉCRIN DE FLEURS ET D’EAU
■ Le Nénuphar ■ L’Iris

Nymphaea Nénuphar Nympheacées Iris


Iris d’eau Iridacées
pseudacorus
Description Plante aquatique à feuilles
flottantes, circulaires, vert foncé. Description Plante semi-aquatique, rustique,
Les fleurs s’épanouissent en été, feuilles linéaires, vertes.
elles sont blanches, roses, Fleurs jaune vif sur des tiges
rouges, jaunes fortes en mai-juin.
Multiplication Division de souches au Hauteur : 0,80 m à
printemps 1,40 m
Température Plante rustique supportant Multiplication Par division de touffe, en
de culture le froid de l’hiver septembre
Arrosage Maintenir la plante dans l’eau Température Ne craint pas le froid de l’hiver
de culture
Exigences Plante de culture facile.
de culture Choisir une eau calme et propre, Arrosage Maintenir les pieds dans l’eau
cultiver en caisse au fond du Exigences Plantation au printemps ou en
bassin. de culture automne, à 10 cm de
Profondeur de 0,50 m à 1,50 m. profondeur.
En cas de gel, faire un trou dans Densité: 10 plants/m2.
la glace Supprimer les vieilles feuilles et
Exposition Ensoleillée les fleurs fanées
Terre Terre franche, terreau de Exposition Ensoleillée
couche, gravillons Terre Terre franche, sable
Utilisation Bassins, étangs, rivières Utilisation Bord des rivières et des étangs

Les zones de végétation

Aconus

Lysimachia
punctata
Prìmula JL C!al[h?
palustris
Ceratophyllum _ Trapa
demersum Eichhornia natans
Nymphaea crassipes
Ranunculi

■* : r
*
Plantes en bordure de Plantes aux racines Plantes Plantes Planles flottantes,
rives, racines en terrain immergées, à faible enracinees oxygénatrices racines’traînantes
humide profondeur au fond, immergees
feuilles et
fleurs
flottantes

Plantes de marais Plantes semi-aquatiques Plantes aquatiques

29
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les arbres et arbustes
JARDINS PAYSAGERS Les arbres et les arbustes sont des végétaux caractérisés par leurs
MULTIPLICATION vaisseaux ligneux conducteurs de sève, leurs tiges dures, leur
grande taille ou leur port imposant. Ils contribuent à la décoration
TECHNIQUES DE CULTURE des jardins, parcs, avenues. L’été, leur ombre bienfaisante pro­
ENVIRONNEMENT tège d’autres végétaux.

Les caractéristiques des arbres et arbustes


Les végétaux ligneux sont classés en trois catégories :
- les arbres développent un tronc non ramifié à la base, avec une taille supérieure
à cinq m ètres ;
- les arbrisseaux se ramifient depuis la base (certaines ramifications présentent
l’aspect de tronc) et m esurent entre deux à cinq m ètres ;
- les arbustes sont aussi ramifiés à la base mais leur taille se situe entre 0,50 m à 2 m.
L’origine
C’est au Moyen-Orient, semble-t-il, que furent plantés les prem iers arbres d ’orne­
ment, plus de 3 000 ans avant notre ère. Entre le Tigre et l’Euphrate apparaissent de
véritables jardins de verdure, plantés de Palmiers à l’om bre desquels se développent
des arbres plus fragiles.
i ^ H i L’intérêt décoratif
□ Les arbres d ’ornem ent agrém entent les pelouses, les parcs, les espaces urbains
et, pour certaines espèces, assurent le reboisem ent des forêts (sylviculture).
□ Les arbustes entrent dans la com position des massifs. En mélangeant les espèces
caduques et persistantes, en diversifiant les formes, les couleurs, les hauteurs et
les époques de floraison, on prolonge la décoration des massifs. Ces végétaux com­
posent aussi les haies libres, cham pêtres, taillées...
La multiplication
Le bouturage est largem ent pratiqué et le greffage couram m ent em ployé par les
pépiniéristes. Le m arcottage est réservé aux espèces qui s ’enracinent mal par bou­
turage. Enfin, le semis est utilisé lorsque la multiplication végétative est difficile.

h im Les exigences de culture


□ La plantation : l’époque de plantation la plus favorable s ’étend de novem bre à
m ars, pendant le repos végétatif. Les végétaux à feuilles caduques, livrés à racines
nues, devront être plantés dès réception. Les végétaux à feuilles persistantes, les
Conifères et les caducs à reprise délicate, élevés en containers, peuvent être plan­
tés toute l’année en évitant les périodes de gel et de sécheresse.
□ L’arrosage est indispensable à la reprise des végétaux au cours de la première
année mais il devra se poursuivre en période de sécheresse.
□ La taille ne s ’applique pas à tous les végétaux. En effet, certains dem andent une
taille régulière mais d ’autres végétaux ne la supportent pas. On taille les végétaux
à floraison estivale en février-mars. Les végétaux à floraison printanière sont taillés
après celle-ci.
30
ARBRES ET ARBUSTES D’ORNEMENT
■ Com m ercialisation ■ Le Bouleau
Les arbres sont vendus sous trois formes :
- hautes tiges mesurant de 2 m à 2,50 m
de hauteur ;
- dem i-tiges : jeu n es arbres avec un
tronc de 1,50 m de hauteur ;
- baliveaux : sujets jeunes non formés.
Les arbres sont calibrés 8/10,10/12,12/14:
circonférence du tronc, m esurée à 1 m
du sol à racines nues, en motte ou contai -
ner. Les arbustes sont vendus dans les
m êm es conditions, avec les m entions
« touffe », « touffe forte ». La hauteur en cm
est de 30/40, 60/80. La mention C4 sur le
container signifie que le volume du contai -
ner est de 4 L. Les Conifères sont égale­
ment livrés en motte, avec mention de la
taille et du volum e du container.
En dessous de 2 m de hauteur, les
plantes sont placées à 0,50 m de la lim ite
du terrain voisin. Au-dessus de 2 m, ils
doivent être plantés à 2 m.

■ Le Forsythia
Forsythia Forsythia Oléacées Betula Bouleau .
□etuiacees
verrucosa verruqueux
Description Arbuste à feuilles caduques
parmi les plus populaires, à Description Arbre à feuilles caduques, au port
floraison printanière jaune. gracieux, écorce blanche, rameaux
Les fleurs apparaissent avant les fins, souples, pendants. Feuilles
feuilles. Hauteur : 2 m à 2,50 m ovales, vertes avec des chatons.
Multiplication Par bouturage, en automne Hauteur moyenne : 6 m à 8 m
Température Arbuste rustique sous nos climats Multiplication Par semis, au printemps
de culture Température Plante rustique qui s’adapte
Arrosage Assurer un arrosage au début de de culture à tous nos climats
son développement Arrosage Assurer un arrosage au début de
Exigences Plante de culture facile. A planter son développement
de culture en automne. Exigences Plante peu exigeante qui s’adapte
Tailler dès la fin de floraison en de culture à toutes les situations, ne
mai, supprimer le vieux bois et demande pas de taille.
conserver une silhouette Éviter de planter près d’une
élégante clôture
Exposition Préfère les situations Exposition Indifférent à l’exposition
ensoleillées Terre Prospère bien dans les sols
Terre Peu exigeant sur la nature du sol pauvres, argileux ou acides
Utilisation En isolé, en groupe ou en haie Utilisation En isolé ou en groupe

31
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LÉGUMES
Les cultures fruitières
JARDINS PAYSAGERS L’arboriculture fruitière désigne les arbres, cultivés pour la pro­
MULTIPLICATION
duction de fruits comestibles, dans un jardin aménagé à cet effet,
appelé verger. Les arbres qui y sont plantés sont des végétaux
TECHNIQUES DE CULTURE rustiques, ligneux, avec un tronc, des branches charpentières et
ENVIRONNEMENT
des rameaux fruitiers portant les fleurs puis les fruits.

HHBB L’origine
Dès la plus haute antiquité, les civilisations m anifestèrent un grand intérêt pour les
cultures fruitières. Au Moyen Âge, les jardins m onastiques en particulier produi­
saient des fruits mais c’est au xvie siècle (à la Renaissance), que les plantations frui­
tières vont être regroupées pour former le verger.
L’intérêt
Outre l’intérêt qu’ils représentent pour la consom m ation, les arbres fruitiers sont
décoratifs par leur floraison qui ap p o rte au jardin une fraîcheur printanière fort
agréable. Les scions sont de jeunes arbres greffés depuis une année. C’est à partir
de ces scions que l’on peut obtenir toutes les formes désirées.

La multiplication
Les arbres fruitiers sont multipliés et élevés par les pépiniéristes. La multiplication
est difficile par semis ; il faut donc, pour obtenir des arbres identiques aux espèces
cultivées, faire une m ultiplication végétative par division ou drageonnage, m arcot­
tage ou bouturage. Mais la plupart des espèces fruitières produites dans les pépi­
nières sont obtenues par greffage, et surtout par écussonnage au pied.

Les exigences de culture


□ La plantation : en règle générale, la plantation a lieu pendant le repos végétatif, de
novem bre à mars. Elle est précédée d ’un labour profond avec une fumure de fond
appropriée aux choix des espèces et des formes de culture envisagées. Les trous et
les distances de plantation sont en rapport avec le développem ent du sujet. Avant
la mise en place, on équilibre les parties aériennes et souterraines en réduisant la
taille des racines et des branches (habillage). On arrose après plantation.
□ Le climat : pour chacune des essences fruitières, il existe une affinité climatique :
le Pommier et le Poirier par exemple, s ’accom m odent pratiquem ent de toutes les
expositions et se cultivent dans toute la France, excepté le littoral m éditerranéen.
L’Abricotier et l’Amandier affectionnent les situations ensoleillées, où luminosité
et chaleur se conjuguent...
□ La taille : on distingue la taille de formation, destinée à développer la charpente
et les ramifications des jeunes sujets et la taille de fructification, en relation avec le
développem ent des boutons à fleurs en fruits. On pratique cette taille en hiver.
□ Beaucoup d ’espèces fruitières telles que Cerisiers, Pommiers, Poiriers, Pruniers...
ne so n t pas en tièrem ent autofertiles : elles ont besoin pour fructifier de la pré­
sence dans le voisinage, de variétés dites pollinisatrices. Le pollen de ces variétés
perm et la fécondation. Il est donc conseillé de planter côte à côte des variétés dif­
férentes et de resp ecter les Insectes pollinisateurs.
32
DES ARBRES DE TOUTES LES FORMES
■ Les formes palissées ■ Les form es non palissées
Dans les petits jardins, on choisit de pré -
férence les formes palissées pour habiller
les murs, m arquer la périphérie des te r­
rains, border les allées. L’entretien et la
récolte sont ainsi facilités.
C o rd o n h o riz o n ta l d o u b le

u9Jt V ~ ' '

F o rm e lo s a n g e Fuseau

H aie fru itiè re p a lis s é e p a lm e tte v e rrie r

G obelet

33
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La taille des arbres fruitiers
JARDINS PAYSAGERS Pour favoriser la fructification ou donner une forme harmonieuse
MULTIPLICATION
aux arbres fruitiers, il est souvent nécessaire de réduire la lon­
gueur des rameaux ou de les supprimer. Cette opération consti­
TECHNIQUES DE CULTURE tue la taille. L’évolution des organes de l’arbre impose des règles
ENVIRONNEMENT strictes dans l’art de tailler les arbres fruitiers.

Le but de la taille
Plusieurs raisons justifient la taille des arbres fruitiers à pépins :
- éliminer les pousses en surnom bre pour aider la mise à fruit ;
- donner à l’arb re une forme équilibrée, entre les branches charpentières et les
coursonnes qui sont des branches fruitières rattachées à ce dernier ;
- faciliter la cueillette en em pêchant une croissance désordonnée des rameaux ;
- limiter la croissance en freinant le développem ent par la taille ;
- rajeunir l’arbre en privilégiant la croissance des jeunes rameaux.
■ ■ H Le principe de la taille trigemme
Le term e trigem m e signifie trois bourgeons (yeux), le principe de base étant une
taille à une distance de trois yeux des ram eaux qui resten t sur la coursonne, en
hiver.
Certaines règles sont prim ordiales :
- conserver les dards, boutons à fleurs, brindilles ;
- couper sur em pattem ent les ram eaux longs « gourm ands » ;
- tailler les ram eaux de vigueur norm ale à trois yeux ;
- ne pas laisser les coursonnes s ’allonger ;
- supprim er les fourches pour avoir des ram eaux simples ;
- conserver le ram eau le plus horizontal ou le plus faible et supprim er les autres ;
- supprim er les chapelets de bourses pour ne conserver que les prem ières ;
- tailler long un arbre vigoureux et peu productif pour ralentir la circulation de la sève ;
- tailler les prolongem ents des b ran ch es ch a rp en tière s à trois yeux sur un œil
orienté vers l’extérieur.

L e d a r d e st l’é v o lu tio n L a c o u rs o n n e d o it re s ­ L a b o u rs e e s t u n e
p o s s ib le d ’ un œ il à (la m b o u rd e ) ré s u lte te r c o u rte p o u r q u e les m a s s e c h a rn u e qu i
b o is , il e s t a llo n g é et d e la tra n s fo rm a tio n fru its s o ie n t le p lu s re s te s u r l’a rb re a p rè s
p o in tu . du d a rd p o u r d o n n e r p rè s p o s s ib le d e s la c u e ille tte d e s fru its.
n a is s a n c e à u n b o u ­ c h a rp e n tiè re s . E lle p o rte s o u v e n t des
q u e t d e fle u rs . d a rd s e t b o u to n s à
fle u rs .

34
_____________LA TAILLE TRIGEMME
■ L’évolution d’une coursonne sur trois ans jusqu’à la mise à fruit

HIVER

Première
année

Le p re m ie r h iv e r, il fa u t ta ille r le Au cours de l’été suivant, l’œ il à bois


ram eau à trois yeux. le p lu s é lo ig n é se d é v e lo p p e en
ram eau à bois.

Deuxième
année

L ’ oeil d e b a s e e t le s e c o n d o n t L ’é té s u iv a n t, l’oeil d ’e x tré m ité se


évolué en dard. d é v e lo p p e en ra m e a u fe u illé . Le
A u c o u rs du s e c o n d h iv e r, la s e c o n d d a rd , m ie u x a lim e n té ,
coursonne est de nouveau taillée à grossit, le prem ier reste latent.
trois yeux.

Troisième
année

Le dard s’est transform é en bouton à Au p rintem ps, le bouton déve lo p p e


fle u r. A u tro is iè m e h iv e r, on ta ille des fle u rs, on ré co lte les p re m ie rs
juste après le bouton à fleur. fruits à l’autom ne.

35
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
L’élagage
JARDINS PAYSAGERS des arbres fruitiers
MULTIPLICATION
L’élagage est une opération de taille utilisée pour les arbres frui­
TECHNIQUES DE CULTURE tiers aux formes naturelles. U favorise la fructification et permet
ENVIRONNEMENT de conserver une forme harmonieuse.

Le développem ent d’un arbre fruitier


□ Un arb re fruitier h aute tige prend peu à peu une form e naturelle. Différentes
phases se succèdent au cours de sa vie.
□ Phase de formation : les prem ières années, l’arbre pousse vigoureusem ent et la
ram ure s ’établit, les branches charpentières s ’allongent et com m encent à s ’incli­
ner vers le sol, les jeunes pousses s ’élèvent verticalem ent.
□ Phase de production : les années suivantes, l’arbre produit des fruits, les branches
courbent davantage sous le poids des fruits, les branches verticales s ’allongent et
s ’inclinent à leur tour.
□ Phase de vieillissement : l’arbre est touffu, la végétation se ralentit, la production
se réduit, les fruits deviennent petits, les parasites se développent, les traitem ents
deviennent plus difficiles et l’arbre dépérit progressivem ent.

L’époque de l’élagage
□ Il faut élaguer chaque année ou, au maximum, tous les deux ans en éclaircissant la
couronne de l’arbre. L’élagage annuel perm et d ’éviter les suppressions importantes
de bois et, par conséquent, la présence de grandes plaies plus difficiles à cicatriser.
□ Les arbres abandonnés depuis plusieurs années doivent être élagués progressi­
vem ent sur deux ou trois ans pour ne pas com prom ettre la récolte fruitière.
□ Il faut pratiquer l’élagage pendant le repos végétatif entre novem bre et mars.
La croissance et le développem ent
L’élagage favorise une croissance régulière et équilibrée des arbres fruitiers, permet
de m aintenir une croissance raisonnable des arbres aux formes naturelles et d ’obte­
nir des fruits de qualité, plus gros et plus savoureux. De plus, les fruits sont cueillis
plus facilement grâce à la suppression des branches superflues et peu accessibles.
Les techniques de l’élagage
□ On supprim e les branches en surnom bre ainsi que celles qui se croisent, qui sont
fourchues ou qui s ’enchevêtrent, pour ne conserver que les plus jeunes et les mieux
garnies.
□ Les branches trop hautes sont élaguées. En effet, elles se développent verticale­
m ent et il est difficile de cueillir les fruits intérieurs qui sont rares et peu colorés.
□ Les branches âgées, épuisées sont coupées. Il en est de même de celles qui retom ­
bent et gênent les opérations de culture.
□ L’élagage est réalisé à la scie égoïne en ayant soin de ne laisser aucun chicot et
en réduisant le plus possible la surface des plaies. Ces coupes occasionnent des
blessures qu’il faut recouvrir par un enduit protecteur (goudron ou mastic) pour évi­
ter le dessèchem ent des tissus et la pénétration des cham pignons parasites.
36
LES OPÉRATIONS D’ÉTÉ
■ Le palissage de form ation ■ Le pincem ent

O pération co m p lém e ntaire de la ta ille


d ’hiver, il consiste à supprim er l’e x tré ­
Le palissage a pour but de fixer v e rtic a ­ mité des rameaux secondaires ; seuls les
lement l'axe principal, les deux pousses ram eaux term inaux ne sont jam ais pin -
latérales sont palissées à l’horizontal. Une cés car il font office de tire -sè ve et sont
orientation des jeunes arbres est ainsi destinés à form er la charpente de l'arbre.
définie en vue de continuer leur dévelop­ On pratique le pincem ent pour dim inuer
pement. On fixe les ram eaux de 15 cm à la vigueur d ’un arbre, favoriser le d é ve ­
20 cm sur une armature. loppem ent d ’yeux, de fruits et rétablir son
équilibre. Le pincem ent, réalisé en été,
■ L’éclaircissage des fruits peut être répété plusieurs fois sur le
m êm e rameau.

■ La taille au vert

Une réduction raisonnée du nom bre de


fruits sur chaque bouquet ne dim inue pas Cette opération parfait l’action des p in ­
le poids total de la récolte mais les fruits cements. Elle a pour but de supprim er les
sont plus gros, de m eille u re qualité, ram eaux ve rtica u x pour co nce ntrer la
l’arbre ne s’épuise pas. Un éclaircissage sève sur les petits rameaux latéraux. Des
prudent a lieu en mai : le fruit central sou - yeux peuvent être activés par cette
vent déform é est supprim é. Un second m éthode, des coursonnes sont ra je u ­
éclaircissage peut être nécessaire en nies... On réalise cette taille au sécateur
juillet si la récolte est im portante. au cours de l’été sur Pommier, P o irie r...

37
PLANTES ORNEMENTALES
FRUITS ET LEGUMES
La cueillette des fruits
JARDINS PAYSAGERS La cueillette des fruits est une opération délicate voire détermi­
MULTIPLICATION
nante qu’il convient de ne pas négliger pour assurer une bonne
maturation, conservation, et avoir une excellente qualité gusta­
TECHNIQUES DE CULTURE tive. Les fruits cueillis tardivement se conservent mal, sont sen­
ENVIRONNEMENT sibles à la pourriture. S’ils sont récoltés trop tôt, ils se déshydratent.

L’époque de récolte
□ Les variétés de pom m es et de poires précoces (m aturité en août) ne se conser­
vent pas et doivent être cueillies lorsqu’elles ont atteint leur m aturité (juillet/août)
pour être consom m ées rapidem ent. C’est le cas, par exemple, des pommes « Reines
des Reinettes » et poires « William ».
□ Les v ariétés de dem i-saison et les tardives cueillies en septem bre-octobre
ju sq u ’aux prem ières gelées arriveront à m aturité progressivem ent pendant leur
conservation.
□ L’époque favorable pour la cueillette est déterm inée par le stade de « m aturité
physiologique » : grosseur et coloration propres à chaque variété, cueillette facile,
fruit se détachant aisém ent, chute naturelle des fruits témoins.
□ Une échelle de végétation indique le temps nécessaire de la floraison à la cueillette.
Exemple : poire William : de 115 à 125 jours après floraison. Ces repères peuvent
varier : production abondante, déséquilibre nutritionnel, tem pérature trop basse,
peuvent retard er la m aturité des fruits.
La conservation en chambre froide
□ Dans le local de conservation, les fruits
so n t d isp o sés sur des clayettes ou pla­
teaux en bois (ou plastique) et empilés
par em boîtem ent. Un esp ace en tre les
caisses facilite la m anutention et l’obser­
vation des fruits. Ainsi, le stockage sera
assuré dans les m eilleures conditions, la
tem pérature avoisinant 3 °C à 5 T.
□ Toutes les semaines, il faudra contrôler
l’état de maturité des fruits mais aussi vérifier
l’état sanitaire, éliminer les fruits malades.
□ Par ailleurs, on doit s ’assurer du bon
degré d ’hygrom étrie et aérer quelques
heures pour éliminer les gaz émis par les
fruits (hygrom étrie 75 % à 80 %).
□ II e st déconseillé de conserver les
légumes au fruitier : ils risquent de com­
m uniquer leurs odeurs aux fruits et d ’en
altérer la saveur.
□ Les agrum es (oranges, m andarines,
citrons) se conservent en cham bre froide
entre 4 ’C et 7 JC.

38
LES GESTES DE LA CUEILLETTE
■ Comm ent cueillir?
- Le fru it doit être pris à pleine m ain,
l’extrém ité de l’index appuyant lé g è re ­
ment sur le point d ’insertion du p é d o n ­
cule. Pour la pom m e, on e ffe ctu e un
mouvement de rotation qui la détache de
l’arbre.
- Le fruit doit être cueilli avec le pédon -
cule et m anipulé avec précaution.
- L’opérateur doit avoir les ongles courts
pour éviter toute blessure qui e ntra în e ­
rait une altération.
P our cueillir une poire, il faut envelopper le fruit
- Sur un rameau souple, maintenir d’une avec la paum e de la m ain.
main et cueillir de l’autre, sans tirer sur le
fruit.
- La cu eille tte doit être fa ite en c o m ­
mençant à la base de l’arbre, en remon -
tant progressivem ent.
- Le fond et les parois des récipients
servant à la cueillette seront garnis d ’une
protection pour éviter les meurtrissures.
- Le cueilleur doit isoler les fruits to m ­
bés, parasités pour ne pas provoquer de
contam ination.
- La cueillette sera faite par tem ps sec,
le matin après disparition de la rosée.
- Les fru its seront entreposés v in g t-
quatre à q ua ran te -h uit heures dans un Le fruit est basculé vers le haut ju s q u ’au d é ta ­
local aéré, om bragé et abrité des intem - chem ent du pédoncule.
péries pour sécher avant le stockage
définitif au fruitier.

Si la cu e ille tte est d ifficile , il fa u t d é ta ch e r le


fruit avec l'in d e x à la jo in tu re du pédoncule.

39
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Les plantes potagères
JARDINS PAYSAGERS On désigne sous le nom de plantes potagères, les légumes culti­
MULTIPLICATION
vés au jardin potager et destinés à la consommation familiale. La
culture maraîchère est une production intensive de légumes four­
TECHNIQUES DE CULTURE nis par les professionnels maraîchers pour ravitailler le marché
ENVIRONNEMENT
et les grandes surfaces.

Les deux types de cultures


□ On cultive en pleine terre un grand nombre d’espèces légumières sans protec­
tion particulière contre le froid, à condition de respecter leur cycle végétatif.
□ On cultive d’autres espèces sous abris (serre et châssis), avec des techniques
de production particulières, permettant une récolte à des saisons différentes de
l’époque habituelle.

L’origine
Une grande majorité des plantes potagères viennent des régions tempérées de
l’Europe, du bassin méditerranéen et de l’Asie. Les vivaces supportent bien l’hiver.
Les autres espèces demandent un abri si l’on souhaite une récolte précoce.

La classification des plantes légumières


On classe généralement les plantes légumières suivant les parties de la plante
consommée.

Les légumes feuilles Chou, Poireau, Salade


Les légumes racines Carotte, Navet, Radis
Les légumes fruits Aubergine, Melon, Tomate
Les légumes graines Fève, Lentille, Pois
Les légumes bulbeux Ail, Echalote, Oignon
Les légumes vivaces Artichaut, Asperge

Les différents modes de production


□ Les cultures de plein air regroupent de nombreuses espèces légumières cultivées
sans protection hivernale particulière :
- la culture légumière « champêtre » ou de plein champ assure la production de « gros
légumes » destinés au marché du frais (Carotte, Chou, Poireau) ou à la conserve
(Pois, Haricot, Chou de Bruxelles) ;
- la culture maraîchère de pleine terre se différencie par une production plus inten­
sive, les espèces se succèdent sur les parcelles à un rythme plus rapide (Laitue,
Radis, Mâche).
□ Les cultures hâtées ou retardées : les cultures sont conduites sous abris (coffre,
tunnel...) mais sans source de chaleur. Les abris permettent, au printemps, d’avan­
cer de quelques semaines la mise en culture d’espèces sensibles au froid, ou d’assu­
rer en automne la poursuite des cultures tardives (Radis, Laitue, Mâche, Carotte).
□ Les cultures forcées : ce sont des cultures conduites sous abris chauffés (en serre
le plus souvent). Elles permettent de produire en plein hiver (Laitue, Tomate,
Concombre). La conduite des cultures est facilitée par un contrôle des tempéra­
tures, une maîtrise de l’arrosage, de meilleures conditions de travail.
40
ASSOLEMENT ET ROTATION
■ La rotation ■ La pratique
Elle correspond à la succession des Le rythme de retour sur une même par­
cultures sur une même parcelle du sol celle ne doit pas être inférieur à deux ou
pendant un temps déterminé. trois ans si l’on souhaite éviter la persis­
tance des germes pathogènes. Il est par­
■ L’assolement fois nécessaire d’attendre cinq à six ans
pour les cultures sensibles.
Il consiste à faire varier les cultures sur
Par ailleurs, il convient d’être attentif à la
plusieurs parcelles.
fumure minérale et organique, compte
Ces deux techniques interdépendantes
tenu des exigences de certaines espèces :
et parfois confondues ont pour intérêt
- les légumes feuilles (Épinard, Chou,
d’alterner les cultures et d’éviter les pro -
Salade, Poireau) demandant beaucoup
ductions successives au même endroit
d’azote ;
de deux espèces appartenant à la même
- les légumes racines (Carotte, Navet,
famille botanique.
Betterave) exigent de la potasse et pui­
sent leur nourriture assez profondément
■ L’intérêt dans le sol ;
La culture continue d’une même espèce - les légumes fruits (Tomate, Aubergine)
ou son retour fréquent sur le même ou les légumes graines (Pois, Haricot) ont
emplacement, contribue au déséquilibre surtout besoin d’acide phosphorique.
de cet emplacement par prélèvement
continu des mêmes éléments minéraux ■ Le plan d’assolement
du sol. Le potager peut être divisé en quatre parties
Il convient donc d ’alterner les cultures pour faciliter l’assolement. L’un des carrés
d ’une espèce à enracinement profond sera consacré aux légumes feuilles, le
(Carotte, Poireau...) avec une autre second aux légumes racines, le troisième
espèce aux racines superficielles (M â­ aux légumes fruits et le quatrième aux
che, Radis...). légumes bulbeux. Chaque année, les affec­
Cette technique permettra aussi d ’éviter tations des différents carrés varieront de
la multiplication de parasites spécifiques telle sorte que le même groupe de légumes
à certaines cultures, mettant en danger ne puisse revenir au même emplacement
la croissance d ’autres essences. que dans un délai de quatre ans.

41
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Les légumes feuilles
JARDINS PAYSAGERS et les légumes racines
MULTIPLICATION
Au-delà de l’intérêt culinaire, les légumes consommés apportent
TECHNIQUES DE CULTURE l’eau, les sels minéraux, les vitamines, la cellulose nécessaires
ENVIRONNEMENT au bon fonctionnement de l’organisme.

Les légumes feuilles


□ Les légumes feuilles regroupent une gamme importante de cultures potagères
Ils ont une tolérance plus ou moins grande au froid. Leur feuillage, fragile, doit tou­
jours présenter une belle coloration et doit être agréable au palais. Un feuillage flé­
tri ou décoloré n’est pas un bon signe de fraîcheur.
□ La récolte est délicate. Aussi, les emballages devront maintenir les plantes en
bon état de fraîcheur, du lieu de la récolte jusqu’au lieu de vente.
□ La durée de conservation est limitée à quelques jours et dépend des conditions
de température, de récolte, de stockage et de transport.
□ Caractéristiques :
- le Poireau s’accommode de tous les climats et prospère même dans les régions aux
hivers rigoureux. Il s’adapte à tous les sols. C’est un aliment diurétique ;
- l’Épinard ne craint pas le froid bien que les températures basses puissent endom­
mager le feuillage. Il redoute la sécheresse comme l’excès d’eau. On le consomme
cuit, le plus souvent en conserve ou en surgelé, c’est un aliment fortifiant, riche en
vitamines, en fer et en calcium.

Les légumes racines


□ Le plus souvent, les légumes racines sont produits en culture champêtre, dans un
climat plutôt tempéré, frais et humide. Un temps froid ou une chaleur excessive
nuisent à leur développement.
□ Ils préfèrent les sols légers, profonds, à structure stable et bien ameublis. Ils crai­
gnent la sécheresse ; une irrigation est donc indispensable pour assurer un bon
développement et de bons rendements.
□ Pour la commercialisation, les critères de qualité recherchés sont : une belle colo­
ration, une forme régulière et une bonne qualité gustative. On commercialise le plus
souvent en frais, parfois en conserve. On consomme ces légumes et on les apprécie
pour leur valeur diététique, leur saveur agréable et leur propriété digestive.
□ Caractéristiques :
- plante maraîchère de plein champ, le Céleri-rave aime le climat océanique doux et
humide ainsi qu’un sol profond, riche en humus et frais. Ce légume précieux contient
des sels minéraux et des vitamines ;
- le Radis ne supporte ni le gel ni les fortes chaleurs, il aime les régions tempérées
et les sols légers, sableux, frais. Consommé en toutes saisons en légume de hors-
d’œuvre, cru, il est diurétique ;
- la Betterave potagère cultivée en plein champ prospère bien sous tous les climats
bien que préférant les climats doux et humides avec un sol meuble et profond. C’est
un légume particulier par sa coloration rouge foncé et ses qualités gustatives, nutri­
tives et rafraîchissantes.
42
DES LÉGUMES QUI AIMENT L’EAU
■ La Laitue ■ La Carotte

Lactuca Laitue Astéracées Daucus carota Carotte Apiacées


saliva (Composées) Description Plante à racine comestible
Description La laitue est un légume feuille longue, fine, fibreuse, charnue.
cultivé comme plante annuelle. Feuilles profondément divisées.
Les feuilles de base sont épais­ La carotte est une plante bisan­
ses, lisses. La pomme globu­ nuelle. Durée de culture : 6 mois
leuse a des feuilles tendres. Il environ
existe de très nombreuses varié - Multiplication Par semis presque toute l’année
tés aux exigences techniques et
commerciales différentes Température Le semis d’automne est protégé
de culture par un tunnel plastique
Multiplication Par semis sous abri ou en plein
air selon la saison Arrosage Arrosages réguliers, du semis à
la récolte
Température Les variétés cultivées répondent
de culture à une gamme de climats très d if­ Exigences Après la levée, éclaircir, arroser et
férents de culture désherber pendant la culture. À la
récolte, les laisser sécher puis les
Arrosage La laitue est forte consommatrice laver, couper les fanes au-des­
d’eau sus du collet et mettre en silo
Exigences Afin d’approvisionner le marché en Exposition Ensoleillée
de culture toute saison, on cultive la laitue :
- en pleine terre : production de Terre Sol frais léger, profond
mai à octobre ; Utilisation Légume à consommer cru ou cuit
- sous châssis : récolte en mars­
avril ;
- en serre : deux cultures se
Les conseils du jardinier
succèdent en automne et hiver
Exposition Redoute les fortes chaleurs, le froid - Q u e lq ue s binages su p e rficie ls sont n é ­
hivernal et les vents desséchants cessaires après les pluies battantes.
Terre Aime les sols riches en humus - L 'éclaircissage est une o p é ra tio n m a ­
mais s’adapte à tous les sols frais n u e lle q u i ré d u it le n o m b re des p la n tu le s
et neutres lorsque la levée est tro p dense.
- La conservation peut se fa ire en m a in te ­
Utilisation Légume frais, préparation facile
et consommation dans toutes les nant les plantes au sol dans les régions à hi -
cuisines ver doux.

43
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Les légumes bulbeux
JARDINS PAYSAGERS et les légumes graines
MULTIPLICATION
Ail, Échalote, Oignon sont des légumes bulbeux utilisés comme
TECHNIQUES DE CULTURE condiments pour assaisonner les préparations culinaires. Pois,
ENVIRONNEMENT
Haricot, Fève sont des légumes graines, riches en glucides.

Les légumes bulbeux


□ Ce sont des plantes cultivées dans les jardins familiaux, on les emploie plutôt en
frais, comme condiments. Les exigences climatiques varient au cours du cycle de
culture, de la levée de la dormance jusqu’à la récolte. Les températures favorables
se situent entre 5 °C et 18 °C.
□ La rotation des cultures est fortement conseillée : elle évite le développement de
parasites du sol. Le terrain drainé sera préparé soigneusement mais pas trop fine­
ment pour éviter les phénomènes de battance.
□ Le moment de la récolte est déterminé par le jaunissement du feuillage, il est suivi
par le séchage. Ces deux opérations conditionnent la conservation, toujours délicate.
La commercialisation en botte tressée reste une présentation originale appréciée.
□ Caractéristiques :
- l’Ail est une plante rustique qui peut se développer sous tous les climats. Peu exi­
geant sur la nature du sol, l’Ail craint l’humidité et une fertilité excessive. Utilisé en
frais, à l’état cru ou cuit, il est riche en protides, glucides, manganèse et vitamine C.
11a aussi des vertus thérapeutiques reconnues ;
- l’Échalote : plante rustique, elle supporte l’hiver dans le sol en région méditerra­
néenne. Elle est peu exigeante sur la nature du sol, elle craint cependant les sols
lourds et humides. Excellent condiment, on la consomme plutôt cru. L’Échalote est
riche en glucides, potassium et calcium. Elle a aussi des vertus thérapeutiques.
Les légumes graines
□ Bien que présents dans la plupart des jardins potagers pour la consommation en
frais, ces légumes graines ne représentent qu’une faible part de la production totale
qui est, pour une part importante, transformée par traitement industriel, pour une
consommation en conserve ou en surgelé.
□ Les graines doivent respecter des normes de qualité rigoureuses : être bien for­
mées, tendres, sans altération. Le stade de récolte est donc défini précisément et
nécessite une observation attentive.
□ La recherche s’oriente actuellement vers une amélioration de la qualité gusta­
tive, une plus grande tendreté, une belle coloration, une augmentation de rende­
ments et une meilleure résistance aux maladies.
□ Caractéristiques :
- selon les variétés, le Haricot se consomme au stade « gousse » (Haricot vert, Hari­
cot beurre), au stade « grain frais » (demi-sec) ou au stade « grain sec » (Haricot
sec). Le Haricot craint le froid et demande une température printanière pour germer.
Il aime un sol plutôt léger, riche, non calcaire, ni trop sec, ni trop humide ;
- la Fève supporte sans dommages les températures négatives. Peu exigente sur la
nature du sol, elle préfère les terres légères, profondes et fraîches. Cette graine est
consommée fraîche, crue, ou cuite ; c’est un aliment énergétique.
44
DES LÉGUMES PLEINS DE RÉSERVES
■ L’Oignon ■ Le Pois

Allium cepa Oignon Lillacées Pisum Pois Légumineuses


Description Plante bisannuelle bulbeuse. sativum
On distingue deux groupes : Description Le Pois est cultivé en plein air ;
- culture de l’Oignon blanc plante herbacée aux tiges
pour une récolte de printemps ; souples, il porte des gousses
- culture de l'Oignon de co u ­ renferm ant des grains verts.
leur pour une récolte estivale On com pte environ trois mois
Multiplication Semis en été pour l’Oignon entre le sem is et la prem ière
blanc, semis au printemps pour récolte
l’Oignon de couleur. En pleine Multiplication Par semis en pleine terre, en
terre mars-avril, en planche sur deux
Température Plante rustique, elle résiste lignes
de culture bien au gel et supporte l’hiver en Température Le Pois aime le climat tempéré
pleine terre de culture et humide.
Arrosage Il fa u t a rro se r en d é b u t de Il craint les températures in fé ­
culture, une période de sèche - rieures à 5 °C
resse permettra la formation du Arrosage Des arrosages modérés sont
bulbe conseillés : un excès d'eau est
Exigences Plantation en automne ou au nuisible au développement
de culture printemps. Exigences - Les fortes températures pro­
Il faut m aintenir un sol propre de culture voquent le jaunissement des
par des binages et faire des a p ­ plantes et arrêtent la croissance.
ports de potasse en cours de vé - Le Pois est peu exigeant sur la
gétation. Il faut assurer l’a rra ­ fumure.
chage dès que les feuilles - Les Pois à rame doivent être
sèchent et maintenir les bulbes supportés par des tuteurs pour
au sec se développer.
Exposition Ensoleillée Une récolte avant maturité donne
des Pois savoureux et sucrés
Terre S’adapte à tous les sols mais
craint l’humidité Exposition Ensoleillée

Utilisation Se consomme cru ou cuit pour Terre Sol léger, profond, perméable
accompagner de nombreuses Utilisation Le Pois est consommé frais, en
recettes conserve ou surgelé

45
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les légumes vivaces
JARDINS PAYSAGERS et les légumes fruits
MULTIPLICATION
Chaque espèce légumière a ses exigences climatiques. Les
TECHNIQUES DE CULTURE légumes vivaces (Artichaut, Asperge) supportent bien le froid.
ENVIRONNEMENT
Les légumes fruits cultivés en plein air, craignent le gel.

Les légumes vivaces


□ Les légumes vivaces sont produits en culture champêtre. Leurs caractéristiques com­
munes est de demeurer en place plusieurs années grâce à leur souche rhizomateuse.
□ La préparation du sol doit être soignée. En effet, avant la mise en place des
cultures, un labour profond dans un sol bien drainé et bien ameubli est nécessaire.
□ Ce sont des produits frais et fragiles qui ne supportent pas une conservation pro­
longée ; le traitement en conserve reste limité.
□ Caractéristiques :
- parmi les légumes vivaces, on trouve l’Asperge et l’Artichaut. On cultive l’Asperge
en production de plein champ. La durée de culture s’étale sur dix à quinze ans. On
multiplie par semis pour obtenir des « griffes ». Il est préférable d’acheter le plant
chez un spécialiste. La récolte a lieu à partir de la quatrième année de plantation, au
printemps, pendant quatre à six semaines. L’Asperge est consommée cuite ou en
conserve ; c’est un légume rafraîchissant, diurétique, de digestion facile ;
- le Fraisier est considéré comme une plante vivace, elle supporte des tempéra­
tures hivernales très basses. La production est surtout printanière pour une consom­
mation en frais mais la demande de l’industrie agro-alimentaire est importante :
congelé, confiture, sirop, glace, pâtisserie. La cueillette, le conditionnement et les
techniques de conservation sont des opérations délicates car la fraise est fragile.

■■■■ Les légumes fruits


□ De nombreux fruits mûris dans les jardins sont issus de la sélection par l’intro­
duction de nouvelles variétés provenant de l’hybridation.
□ Le travail de recherche consiste à trouver, par croisement de deux variétés com­
plémentaires d’une même espèce, la combinaison idéale pour obtenir un bon ren­
dement, une plus grande précocité, une bonne qualité gustative ou encore une
possibilité de conservation plus longue, une belle coloration et un aspect appétissant.
□ Caractéristiques :
- la Tomate exige chaleur et exposition ensoleillée. Elle s’adapte à de nombreux
types de sols pour peu qu’ils soient profonds, perméables et riches en humus. Elle
est cultivée en serre en saison froide et en plein air en saison estivale. La Tomate est
presque aussi riche en vitamines que les agrumes ;
- les Cucurbitacées sont des légumes fruits à grand développement, rampantes,
aux feuilles larges et piquantes, aux fleurs jaunes. On distingue : Cornichons,
Concombres, Courges, Melons, Potirons. Leur chair est ferme. Originaires des pays
chauds, elles demandent chaleur et eau. Elles exigent une terre riche en matière
organique, fraîche et profonde. On produit les Cucurbitacées en serre, sous châssis
ou en plein air. La durée de culture est de trois mois environ. On les multiplie par
semis, en motte, en godet ou en pleine terre.
46
MANGER LA FLEUR OU LE FRUIT
■ L’Artichaut ■ La Tomate

Cynara Artichaut Astéracées Lycopersicon Tomate Solanacées


scolymus es culentum
Description Plante vivace avec une souche Description Plante aux fruits charnus.
rhizomateuse pourvue de puis­ Culture en plein air, la récolte a
santes racines. lieu de ju illet à octobre soit
Les plantes sont maintenues soixante jours environ après la
trois années en production. La plantation.
récolte a lieu du printem ps à Culture en serre pour récolte
l’automne suivant les régions printanière
Multiplication Par œilletonnage au printemps. Multiplication Par semis en février-mars, en
On prélève les rejets sur la touffe serre à une température de 20 °C
et on les repique
Température Plantation lorsque les gelées ne
Température La température de croissance de culture sont plus à craindre, à partir de
de culture est de 18 °C . La végétation mi-mai. Température de 15 °C
s’arrête en-dessous de 8 °C à 18 °C
Arrosage Faire des arrosages réguliers en
Arrosage Faire des arrosages fréquents
période de croissance et de pro­ au pied, surtout par fortes ch a ­
duction leurs
Exigences On plante les rejets après avoir
Exigences - Faire un tuteurage à la
de culture coupé la moitié du feuillage, il faut
de culture plantation et un paillage plas­
arroser pour assurer sa reprise.
tique.
On récolte de huit à douze têtes
- T ailler régulièrem ent pour
par pied. On coupe les têtes au
maintenir une tige unique.
sécateur avant que les p re ­
- Apport d’engrais complet, de
mières écailles ne s’ouvrent. On
la plantation à la récolte.
protège les souches en hiver par
- La taille consiste à supprimer
un paillage
les bourgeons axillaires pour une
Exposition Bien ensoleillée fructification sur une tige unique
Terre Sol profond, frais et bien drainé Exposition Ensoleillée
Utilisation On consomme le réceptacle Terre Sol léger, perméable, profond
charnu (lefond d’artichaut) et la
base des bractées ou feuilles Utilisation Légume à consommer cru ou
après cuisson cuit et en conserve

47
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
La topographie
JARDINS PAYSAGERS La topographie est l’art de représenter les formes sur un plan et
MULTIPLICATION
d’en faire le tracé sur le terrain pour réaliser le projet aux dimen­
sions réelles. Il convient de prendre en compte divers éléments :
TECHNIQUES DE CULTURE situation, contraintes et environnement du jardin à aménager,
ENVIRONNEMENT
facteurs en relation avec le projet d’aménagement.

Le plan
□ Après avoir pris les mesures du terrain et dressé l’état des lieux, on établit le
plan : cette opération s’appelle le lever du terrain. Ensuite, ce plan du jardin est
reproduit sur le terrain : c’est l’implantation.
□ Il est judicieux de commencer, en premier lieu, à mesurer la maison en notant la
dimension des ouvertures, son orientation et ses servitudes.
□ À partir du plan de masse établi pour la demande de permis de construire, on
peut reporter sur un agrandissement les indications observées lors de l’état des
lieux. Au moment de l’implantation, il suffira de prendre les mesures en respectant
une échelle convenue.

■ M B La situation
□ L’emplacement de la maison : il détermine les surfaces à aménager, les zones
d’ombre, les courants d’air, les dénivellations, les talus, les pentes, les accès à la
maison. On pourra ainsi envisager les constructions et aménagements particuliers :
mur de soutènement, rocaille, terrasse.
□ L’orientation, l’exposition : les zones exposées au Soleil ou à l’ombre permettent
de décrire et visualiser la rotation du Soleil au cours de la journée, la présence des
vents dominants dans le jardin. Le choix des espèces végétales en dépend.
□ La voirie : la situation du garage, de l’entrée principale de la maison, l’emplacement
du séjour et de la terrasse vont déterminer le tracé des chemins d’accès à la maison,
au garage, aux bâtiments annexes.

■ ■ ■ L’environnement
Les habitations voisines, les vues à conserver, à protéger, les zones à isoler du voi­
sinage, les plantations existantes, les clôtures permettent de localiser les zones de
plantation et la nature des végétaux à mettre en place.

Les servitudes
Elles correspondent aux arrivées d’eau, d’électricité, gaz, téléphone, tout-à-l’égout,
canalisations, regards... qui devront être matérialisés sur le plan en mentionnant la
profondeur. Dans les lotissements, il faut prendre connaissance du cahier des
charges (réglementation des plantations...).

Le sol
La nature du sol, la profondeur, la structure, la perméabilité sont des facteurs impor­
tants à prendre en compte. Avant d’envisager les plantations, il sera parfois néces­
saire d’effectuer des améliorations foncières comme le drainage, l’apport de sable
ou d’amender afin d’améliorer la qualité du terrain.
48
LE RELEVÉ DES MESURES
■ Les instruments de topographie ■ Les nivelettes
1. L e m a té rie l d e b a s e est constitué : Les nivelettes (jeu de trois éléments) sont
- d’instruments de mesures linéaires et des instruments de balisage pour dres­
leurs accessoires : règle, mètre, déca­ ser une pente régulière entre deux points
mètre ou double décamètre ruban, topo­ donnés, faire un terrassement, poser des
fil (mesureur à fil perdu de 0 à 5 000 m) bordures. Deux nivelettes de même hau­
et cordeau ; teur ont un voyant blanc, la troisième
- de matériel de balisage : jalons, nive- nivelette a un voyant double coloré et
lettes, fiches, piquets pour marquer les blanc. Pour déterm iner le niveau entre
repères. deux points fixes, on place la nivelette
2. L e s p rin c ip a u x in s tru m e n ts d e p r é c i­ bicolore sur le point B le plus éloigné et
sion : une nivelette sur le repère A de départ.
- le niveau de chantier (mesure la déni - Puis on dispose des piquets repères entre
velée d’un point à un autre du terrain) ; les deux nivelettes en assurant le niveau
- l’équerre optique (mesure des angles avec la dernière nivelette sur la ligne de
droits) ; foi.
- l’odomètre ou roue de géomètre
(mesure ou contrôle les distances) ;
- l’équerre de raccordement pour le
tracé : courbe d’une allée...
3. L e n iv e a u d e c h a n tie r mesure la déni -
velée mais aussi les angles et la distance.
La m ire est une règle graduée longue de
quatre à cinq mètres indiquant le niveau
par rapport au plan horizontal donné par
le niveau de chantier.

■ La dénivelée entre deux points


Le point le plus élevé est celui qui a la
cote la plus petite sur la mire. La d iffé ­
rence de niveau entre A et B donne la
dénivelée.

Lecture
sur B : 0,91

T d én ive llé e 0 ,6 0 m

1 j Paire u ne le ctu re su r la m ire p la cé e en A (visée a rriè re ) : 1,51 m.

2 Faire u ne le cture s u r la m ire p la cé e en B (visée avant) : 0,91 m .

3 Faire la d iffé re n c e e n tre A e t B p o u r o b te n ir la d é n iv e llé e : 0 ,6 0 m.

49
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
L’organisation de l’espace
JARDINS PAYSAGERS Après avoir noté, sur le plan, toutes les informations relatives
aux servitudes, contraintes, communications... il faut bâtir le pro­
MULTIPLICATION
jet, répartir les futurs espaces du jardin. Les besoins de la famille,
TECHNIQUES DE CULTURE le choix des espèces végétales seront pris en compte pour éla­
ENVIRONNEMENT
borer un jardin harmonieux mais aussi pratique.

Les espaces
□ Le jardin de façade : cette partie exposée sur la rue, est la vitrine de la maison, le
jardin d’accueil, un lieu de passage fréquent qu’il faudra soigner. Sa surface est sou­
vent réduite et les contraintes parfois importantes (servitudes, accès...).
□ Le jardin familial : situé sur l’arrière de l’habitation, cet espace de verdure est
fréquenté du printemps à l’automne ; une terrasse permettra d’y séjourner et de se
détendre à l’abri des regards du voisinage.
□ Le coin repos est un endroit isolé du jardin, abrité du vent, ombragé, calme,
entouré d’une végétation arbustive dense, colorée, parfumée. L’espace peut être
dallé ou engazonné sans oublier un accès facile à la maison.
□ Le coin jeu : espace réservé aux jeux des enfants, sa surface est engazonnée avec
un bac à sable, un portique, une cabane en bois... Adaptés aux enfants, les jeux doi­
vent respecter les normes de sécurité, résister aux intempéries et être toujours
visibles de la maison pour assurer la surveillance.

Les masses végétales


Ces masses correspondent à toutes les zones consacrées aux plantations : haie déli­
mitant la propriété, massifs d’arbres et d’arbustes, végétaux isolés... Le volume, la
taille des plantes adultes, l’emplacement, l’ombrage qu’ils vont procurer, l’exposi­
tion et les contraintes liées à l’entretien sont fondamentaux. Les conseils d’un pépi­
niériste seront précieux avant d’envisager les plantations afin de choisir et de mieux
connaître les exigences des végétaux.

Les circulations
□ Le piquetage : c’est la première opération à réaliser sur le terrain une fois le pro­
jet terminé. On indique par des piquets ou fiches l’emplacement des espaces à amé­
nager. Chacune des surfaces sera délimitée au cordeau ou au tracé à la chaux.
□ Elles devront être définies sur le plan : l’accès au garage aura une largeur de 3 m
(en prévoyant un dégagement pour le stationnement). Pour l’entrée principale, on
respectera une largeur de 1,20 m à 1,40 m et pour les circulations secondaires, une
largeur de 0,90 m à 1,20 m d’accès au jardin.
□ Il est préférable de dessiner des allées simples, directes et d’éviter les courbes
sinueuses et trop longues ainsi que les changements brutaux de direction.

Les surfaces annexes


Elles seront aménagées suivant les besoins et les nécessités du décor :
- l’aire de travail correspond à l’espace rangement (bois, terreau, outils, poubelle...) ;
- les décors annexes correspondent aux aménagements particuliers (rocailles, bas­
sin, pergola... qui viennent en complément).

50
LA CONCEPTION D’UN PLAN
DE JARDIN
L’organisation spatiale L’état des lieux

N i

Soleil
couchant

Vue Arbre
à existant
conserver

Pente î Vue
Penle £ > de la
m aison
ESI m a
liM lllll u n voisine
_i I H abitation,
Garage — -a-
Vents
■UJ N
dominants
:m
l<3
Soleil
levant LU : ta
rHU

Rue
1
..
-É chelle 1/200

Le plan de masse devra m entionner


toutes les informations sur la parcelle :
maçonnerie, végétaux, bâtiments, cana­
lisations, regards... l’exposition et l’envi­
ronnement, les mesures et les courbes
de niveaux.

t o r Les conseils du jardinier


Échelle 1/200 L’éch e lle est le rap p o rt en tre le plan et la
pro je ctio n ho rizo n ta le du te rra in , c ’est un
rapport constant exprim é sous form e d ’une
© Haie ou clôture fraction.
® Accès entrée et garage L’échelle 1/200 signifie que 1 m représente
200 m sur le te rra in ou 5 m m /m . L’échelle
3 Jardin de façade
1/100 signifie que 10 mm représentent 1 m
i4) Aire de travail : bois, outillage sur le te rrra in . L ’échelle 1/50 correspond à
'J) Terrasse 20 m m /m . Pour faire le tracé du plan, il est
(1) Jardin familial : aire de jeu préférable de se p ro cu re r du papier m illi­
@ Zone de plantation : arbres, arbustes m étré ou du papier calque.
?) Coin repos

51
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
L’arrosage intégré
JARDINS PAYSAGERS C’est un système d’arrosage automatique assuré par des canali­
sations enterrées et équipées d’arroseurs répartis sur l’ensemble
MULTIPLICATION
des espaces verts. Le dispositif est programmé pour assurer un
TECHNIQUES DE CULTURE arrosage le matin et le soir afin d’éviter les pertes d’eau par éva­
ENVIRONNEMENT
poration et transpiration foliaire importantes l’été.

Les intérêts de l’arrosage intégré


Les arroseurs reliés entre eux par des canalisations souterraines émergent du sol.
Ils assurent un arrosage régulier et uniforme. En période d’arrosage, la tâche s’en
trouve simplifiée :
- pas de manutention de tuyaux, d’arroseurs ;
- installation fixe et définitive dans le jardin ;
- pas de gêne dans les opérations d’entretien et de tonte ;
- contrôle de l’usage de l’eau et arrosage uniforme.

■ H IB Le projet
□ Avant d’envisager l’installation, il faut faire un état des lieux pour déterminer quel
type de système et quel matériel seront les mieux adaptés.
□ La nature du sol : un sol sableux ou argileux nécessite une amélioration foncière
pour assurer une meilleure perméabilité ou une meilleure rétention de l’eau.
□ La pente : le vallonnement, le morcellement des espaces seront évalués pour
déterminer l’emplacement des arroseurs et le tracé du réseau à mettre en place.
□ La quantité d’eau disponible sur le réseau est mesurée grâce au débit et à la pres­
sion au robinet.
□ Les conditions climatiques : l’ensoleillement, l’exposition et les vents dominants
peuvent modifier sensiblement le projet.
□ La nature des plantations et les surfaces sont déterminantes : les plantes orne­
mentales ont en effet des besoins différents des plantes potagères.

Les différents types d ’arrosage adaptés aux végétaux


□ Un arroseur simple rotatif et fixe convient aux plantes potagères pour un arrosage
en pluie fine.
□ Un asperseur escamotable est conseillé pour les pelouses afin de ne pas gêner les
opérations d’entretien et de tonte.
□ Un asperseur fixe réglable en hauteur permet d’arroser la totalité d’un massif au
centre de l’espace.
□ Un arrosage au goutte à goutte distille l’eau juste au pied de la plante (haies).

m ttutm La programmation : deux systèmes de mise en fonctionnement


□ La minuterie mécanique est le plus simple des systèmes : la mise en route du sys­
tème s’effectue naturellement, l’eau est coupée après un temps déterminé.
□ Le programmateur électronique est équipé d’une horloge intégrée qui déclenche
l’ouverture et la fermeture des vannes. Il est couplé à une sonde d’humidité et
d’hygrométrie, qui détermine la durée, la fréquence des arrosages, le volume d’eau
nécessaire et les heures de fonctionnement.

52
MISE EN PLACE DU SYSTEME
■ Faire un plan - Recouvrir légèrement et dérouler un
- Faire un plan à l’échelle 1/100 (1 cm/m) filet rouge pour indiquer la présence de
ou 1/200 du jardin. tuyaux.
- Indiquer les surfaces à arroser - Combler la tranchée en damant régu­
(pelouse, massif, potager...). lièrement.
- Tracer les canalisations (réseau) en - Prévoir un purgeur en fin de réseau
ligne droite de préférence. pour éviter les risques de gel de l’instal­
- Tracer le rayon d ’action des asper- lation.
seurs pour connaître la portée.
- Prévoir un recoupement dans le rayon ■ Le plan d’arrosage intégré
d’action.

■ Calculer la pression et le débit


- La pression au compteur se mesure
avec un manomètre branché sur le robi - — -
net du jardin, la pression est indiquée en
bars (ou kg/cm2) ; le service des eaux
peut communiquer cette pression.
- Le débit se lit en m3/heure (1 m3/h
= 1 000 L/h). i Terrasse
Pour le calculer, compter en secondes le *
temps nécessaire pour remplir un seau
de dix litres et faire le calcul du débit : H a b ita tio n
1ger 1I I 1 j li
c a ra
G
volume du seau en litres x 3,6 (coefficient)
'
temps de remplissage en secondes

Le nombre d ’asperseurs sur un même


circuit est ainsi connu. Si le débit est trop

Ll I I
faible pour répondre aux besoins, un
second circuit est envisagé.

■ Réaliser la mise en place


- Creuser une tranchée de 30 cm à
40 cm de pronfondeur.
- Déposer un lit de gravier au fond de la
tranchée.
- Placer le tuyau et les asperseurs au
fond, sur le gravier.
- Vérifier que le niveau des asperseurs
escamotables ne dépasse pas de la sur­
face.
- Contrôler le fonctionnement de l’ins­
tallation avant de remettre la terre.

53
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Le dallage
JARDINS PAYSAGERS Le dallage recouvre la surface du sol : des pierres plates, des
pavés, des dalles, des briques, du bois sont disposés harmonieu­
MULTIPLICATION
sement pour habiller une allée, une terrasse, un coin repos ou
TECHNIQUES DE CULTURE pour cheminer dans le jardin. Le dallage est à la fois un élément
ENVIRONNEMENT
du décor et permet de circuler librement dans le jardin.

■ ■ I Les utilisations du dallage


□ L’allée carrossable destinée à supporter le passage de véhicules demande une
fondation solide pour assurer une bonne stabilité des dalles.
□ L’allée piétonne : pratique pour accéder dans tous les coins du jardin et esthétique
pour s’intégrer dans le paysage. Son revêtement doit être agréable. La pose ne néces­
site pas une fondation aussi solide que pour l’allée carrossable.
□ Le pas japonais est un dallage discontinu ; les dalles sont espacées régulièrement
et intégrées dans la pelouse. On les pose simplement sur un lit de sable ou direc­
tement sur la terre.
□ Le dallage fleuri où s’intercalent des touffes de plantes et des dalles, est réalisé sur
un sol stable avec des joints de terre larges : des plantes vivaces s’y épanouissent.

Les matériaux du dallage


□ Leur choix dépend du style de la construction, de la nature de l’espace à aména­
ger, du goût personnel et du budget. Il devra s’harmoniser avec l’environnement.
□ Les pierres naturelles plates, résistent au gel, sont peu glissantes et solides :
pierre de Bavière, marbre, granit de Bretagne, grès rose, ardoise...
□ Les dallages préfabriqués : dalles gravillonnées, pavés autobloquants, briques,
dalles de ciment teintées, dalles alvéolées.
□ Les dallages en bois : pavés de bois, rondelles de bois, caillebotis, traverses de che­
min de fer. Ces matériaux chauds s’intégrent dans les constructions contemporaines.

Les assemblages
□ L’opus incertum : puzzle réalisé avec des pierres naturelles, c’est un assemblage
de dalles irrégulières d’épaisseur et de taille différentes (terrasses, allées...).
□ L’opus rives sciées : formé de dalles irrégulières aux bords coupés droit ; l’ardoise
et le schiste se prêtent bien à ce type d’assemblage (terrasse).
□ L’opus romain : assemblage de dalles carrées, rectangulaires aux dimensions dif­
férentes, il présente une grande élégance pour terrasses, allées...
□ Le dallage à l’antique est composé de grandes dalles de même dimension, car­
rées ou rectangulaires. Proche de l’opus romain, il est utilisé pour terrasses et allées
dans les styles de construction rustique ou contemporaine.
□ Le dallage pavé : réalisé à partir de pavés de granit aux formes régulières avec les­
quels on compose des motifs particuliers en rosaces, en écailles de poisson ou en
alignement (allées, zones de stationnement, entrées de jardin).
□ Le dallage briques se présente sous des formes et des couleurs très variées ; on
l’assemble en chevrons, damiers, quinconces (terrasses et allées).
□ Les pavés autobloquants : posés par simple emboîtement sur un lit de sable, ils
offrent un choix par leur forme et leur couleur. Ils sont résistants, non glissants.
54
LA POSE DU DALLAGE
La pose de dallage sur béton ■ La pose de dallage sur sable
pour la circulation des véhicules pour une allée piétonnière
légers

S ce lle r les join ts


avec un m o rtier
gras 2 cm - Colle
(1 volum e de cim ent,
Dalle 2 volum es de sable) D alle

f
15 cm 5 cm - Sable
20 7 cm - Béton
(cim ent + sable . 5 cm - Hérisson
25 < + gravier)

10 cm - H érisson (cailloux)
S ta b ilise r à la p la q u e vibrante

Il faut com pacter l’ensemble du dallage


Si l’allée doit supporter de lourdes charges, avec une plaque vibrante équipée d ’un
on arme le béton avec un treillis pour patin de m oquette pour éviter d’abîm er les
augm enter la résistance. dalles.

■ Les différents assemblages


Pavés autobloquants Opus incertum :

Dallage bois : caille bo tis

55
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les escaliers
JARDINS PAYSAGERS Dans le jardin, l’escalier facilite la circulation entre les différents
niveaux. 11a un rôle fonctionnel mais c’est aussi un élément déco­
MULTIPLICATION
ratif : de nombreuses espèces végétales peuvent en agrémenter
TECHNIQUES DE CULTURE l’abord. L’escalier reste toutefois un obstacle pour les personnes
ENVIRONNEMENT
à mobilité réduite. La rampe permet une meilleure accessibilité.

Les dimensions
La dimension des marches est importante, elle permet une montée et une descente
confortables et sûres. La hauteur des marches (contremarche) est en moyenne de
10 cm à 15 cm. La profondeur du giron est de 30 à 50 cm. L’emmarchement doit
avoir un maximum de 60 cm. La largeur de l’allée vient en continuité de l’escalier.
Le nez de la marche devra dépasser de 2 cm à 3 cm de la contremarche.

Le nombre de marches
□ Pour connaître le nombre de marches, il faut mesurer la hauteur de la dénivella­
tion puis diviser par la hauteur d’une contremarche (10 cm à 15 cm).
□ Si le nombre de marches est supérieur à sept, il faut prévoir un ou plusieurs
paliers pour réduire la dénivellation. La construction d’un petit muret (le limon)
évite le glissement du sol sur les marches.

Les matériaux
Les matériaux sont choisis en fonction de l’environnement, non glissants et en har­
monie avec l’allée. Pour la construction d’un limon, on utilise des matériaux de
même nature que l’emmarchement. On peut réaliser des escaliers en briques, pavés,
dallage rustique, gravillons, béton, pavés autobloquants... On peut aussi utiliser
des rondins de bois. Les matériaux
doivent être non glissants.

L’aménagement des abords


On garnit les abords pour intégrer
l’escalier dans le décor végétal. De
chaque côté des marches, on plante
des espèces vivaces colorées, tapis­
santes (Aubrietia, Campanule),
quelques arbrisseaux en bordure
(Lavande, Genêt, Santoline) et, plus
loin, des Conifères et arbustes de taille
réduite.
Des Conifères garnissent les escaliers
(Juniperus horizontalis, Taxus baccata
« repandens ») avec des arbustes à
fleurs (Forsythia, Hibiscus, Horten­
sia...). Dans un jardin paysager rus­
tique, l’escalier en rondins s’intégre
parfaitement à l’environnement. Escalier en rondins

56
LA CONSTRUCTION D’UN ESCALIER
■ La préparation du sol - Les dalles de première marche sont
Dans le cas d’un escalier enterré, le corps alignées et ajustées au niveau à bulle
de l'escalier est découpé dans la terre. pour avoir une légère pente, le bord de la
Après avoir mesuré le dénivelé et calculé dalle doit être placé légèrement en avant
le nombre de marches, on matérialise, à de la contremarche.
l’aide du cordeau, le tracé de l’escalier - La seconde contremarche est posée
dans sa longueur et sa largeur. On creuse au fond du premier giron, légèrement à
ensuite la forme des marches et on garde cheval sur la dalle et le béton en re s ­
une marge suffisante compte tenu de pectant toujours l’alignem ent et le
l’épaisseur de la contremarche et de la niveau.
dalle du giron. - La construction se poursuit en plaçant
à nouveau des dalles avec une légère
■ La construction de l’escalier déclivité jusqu’à l’achèvement de l’esca­
- Une assise de béton est coulée pour lier.
stabiliser l’escalier, avec un volume de Il est utile de prévoir, dans l’aménage­
ciment, deux volumes de sable, trois ment, une rampe et une main courante
volumes de gravier. destinées à faciliter l’accès des p e r­
- On pose la première contremarche en sonnes à mobilité réduite principalement
brique, pavé ou pierre. dans les jardins publics et les aménage­
- L’arrière de la contremarche est garni ments collectifs.
avec du béton ou du gravier et damé avec - La mise en place d ’un éclairage per­
précaution pour préparer l’assise de la met de signaler la présence de l’escalier
dalle. et facilite le passage pendant la nuit.

■ La structure de l’escalier

1. Recherche de la hauteur du dénivelé 2. S tructure de l’escalier


Niveau Limon
a bulle

Hauteur
de la
dénivellation
_*____
Pente
Contre-m arche
Em m archem ent

Hauteur ur ‘
de la
dénivellation
Sem elle
de béton

57
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les murs et dallages
JARDINS PAYSAGERS fleuris
MULTIPLICATION
Les murets, dallages, terrasses... constituent l’ossature minérale
TECHNIQUES DE CULTURE du jardin. Ces constructions décoratives, agrémentées de plantes
ENVIRONNEMENT
adaptées, devront s’intégrer le plus possible à l’environnement.

Les murets
□ Ils sont parfois nécessaires :
- pour rompre la monotonie d’un terrain plat ;
- pour couper un talus, retenir la terre et éviter les glissements de terrain ;
- pour construire des terrasses à des niveaux différents quand les dénivellations
sont trop importantes ;
- pour surélever un massif et mettre en valeur une plantation florale.
□ Dans tous les cas, une construction simple est de bon ton, il est d’ailleurs préfé­
rable de dissimuler les murets en partie sous une végétation abondante et fleurie,
habilement disposée.

Les différents matériaux


□ Le muret de pierre sèche est constitué de blocs bruts ou retaillés, posés à sec,
pierre par pierre, joints croisés. L’assemblage est relativement délicat, sa hauteur
ne devra pas dépasser 0,50 m à 0,70 m sinon, il faut le sceller au mortier. On l’utilise
pour stabiliser une petite retenue de terre ou pour rompre la monotonie d’un ter­
rain plat.
□ Le muret maçonné est plus solide car les pierres sont liées par du ciment. On
l’emploie comme mur de soutènement dans les fortes dénivellations, en aména­
geant des cavités remplies de terre pour disposer les plantes.
□ Le muret préfabriqué est constitué de blocs de béton coloré, de formes multiples.
Les éléments s’empilent sans scellement avec des parties creuses que l’on remplit
de terre végétale destinée aux plantations. On utilise ces murets pour renforcer les
talus.
□ Le muret en bois est formé par des rondins traités et plantés verticalement ou
des traverses de chemin de fer placées verticalement ou horizontalement. Ce type
de muret est retenu lorsque l’on souhaite rehausser un massif et mettre les plan­
tations en évidence pour en faciliter l’entretien.

La construction
□ Dès que le muret dépasse 0,80 m, il faut faire une fondation.
□ La forme et les dimensions sont délimitées par un piquetage, on incline le mur
légèrement en arrière pour assurer la stabilité.
□ Des niches à fleurir sont prévues entre les blocs.

Le dallage fleuri
Il assure une présence moins pesante des matériaux dans le jardin, on le destine
aux passages piétonniers. Les dallages intéressants sont les pierres naturelles dis­
posées en opus incertum, opus romain ou antique : elles ont un caractère rustique.
58
LES PLANTES TAPISSANTES
■ Une utilisation variée Le mur fleuri
Les plantes rampantes tapissent les
rocailles qu’elles agrém entent d ’ une
parure végétale parfaite. Les plus
robustes supportant le piétinement sont
disposées entre les dalles des allées.
Elles sont recherchées aussi pour fleurir
les talus et les endroits ravinés par la
pluie, ou encore pour décorer un mur,
pour aménager un jardin miniature dans
une auge...
Elles rendent aussi de grands services ;
certaines espèces remplacent avanta­
geusement le gazon lorsqu’elles dissi­
mulent bien la terre et ne s’élèvent pas
trop haut. La floraison est toujours abon -
dante avec des coloris variés.
La décoration du muret
Les plantes qui conviennent le mieux sont
gazonnantes et résistantes aux piétine­
ments, les plus naines se placent dans
l’axe du cheminement, les plus hautes en
bordure.

■ Les soins
On multiplie souvent ces plantes par
semis, au printemps. On les cultive dans
un sol bien drainé, à base de terre
franche, tourbe, gravier. La plantation a Les plantes tapissantes
lieu au printemps après les grands froids
et avant les journées chaudes qui risquent
de dessécher les plantes prématurément.
La plantation sera suivie d ’un arrosage
copieux. On pourra harmoniser les
plantes par groupe, sur différents niveaux.
Les soins qu’elles réclament sont in si­
gnifiants, il n’est pas nécessaire de leur
donner des engrais car souvent, en raison
de leurs origines montagnardes, elles
préfèrent occuper une terre peu humifère
voire même stérile. L’entretien consiste
en l’arrachage des mauvaises herbes du
printemps à l’automne, en binages, en
arrosages et en un nettoyage des plantes
à l’automne.

59
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Le bassin dans le jardin
JARDINS PAYSAGERS La présence de l’eau dans le jardin est source de vie, de curio­
MULTIPLICATION
sité, d’animation, de fraîcheur, créant une atmosphère reposante.
Des plantes aquatiques en complètent le décor avec bonheur.
TECHNIQUES DE CULTURE Quelques règles simples devront être appliquées pour assurer au
ENVIRONNEMENT
plan d’eau tout son caractère décoratif.

La forme
□ Toutes les formes, dimensions et profondeurs sont possibles. C’est le style du
jardin qui va déterminer la forme et l’emplacement.
□ La forme géométrique : circulaire, rectangulaire ou carrée, convient dans les jar­
dins réguliers et classiques.
□ La forme libre, aux contours sinueux rappelant la mare, s’adapte mieux au jardin
rustique ; le tracé doit rester simple, sans goulet.

L’emplacement
□ L’emplacement peut être choisi en fonction de la forme et de la grandeur du jar­
din, de préférence à proximité d’un coin repos...
□ L’espace sera dégagé, bien éclairé, ensoleillé, éloigné des arbres à cause de la
chute des feuilles en automne et surtout du soulèvement possible du bassin par les
racines (Peuplier, Saule...).

L’environnement
11faut créer artificiellement un paysage aquatique. On conçoit généralement le bas­
sin en contrebas d’une masse végétale surplombant une rocaille ou un muret fleuri.
Diverses plantes ou arbustes s’échelonnent en ordre croissant à partir du bord du
bassin pour former un ensemble harmonieux. Des espaces plus profonds seront
aménagés dans le bassin pour accueillir les plantes aquatiques.

■ M SI Les différents types de bassin


□ Le béton est recommandé pour les formes régulières, un coffrage solidement
étayé permet de couler les parois.
□ Le revêtement souple imperméable convient aux formes libres. Ce sont des maté­
riaux économiques en polyéthylène épais, en PVC, ou caoutchouc synthétique de
butylène.
□ Le plastique moulé semi-rigide ou rigide en fibres de verre ; la coque a des formes
diverses et résiste bien au gel, à la corrosion, aux ultra-violets.
□ Les récipients susceptibles de recueillir l’eau et les plantes aquatiques : auge,
abreuvoir, vasque, tonneau.

La fontaine
Elle se différencie des bassins par le fait qu’elle ne fonctionne que dans un bac pour
provoquer des effets d’eau en l’absence de toute végétation. La pompe placée au
fond du récipient recycle l’eau pour donner des jets de différentes formes et hau­
teurs. Elle fonctionne par alimentation électrique, sa puissance est fonction de son
débit, en L/min, et de la hauteur à laquelle l’eau devra s’élever.
60
LA RÉALISATION DU PLAN D’EAU
■ Le tracé et les fouilles bien la forme du bassin, on plisse les
Pour délimiter la surface et donner une bords du liner. On découpe les rebords
jolie forme au plan d’eau, il est conseillé et on borde le bassin d ’ une rangée de
de dessiner le contour à l’aide d’un cor­ dalles ou de galets pour en cacher les
deau, sur le sol, et de saupoudrer de limites. Une fois les plantes aquatiques
plâtre afin de repérer ses limites. installées et stabilisées, on remplit le plan
Le sol est creusé sur une profondeur de d ’eau progressivement sans brouiller
0,50 m à 0,80 m ; les parois sont inclinées l’eau ni déplacer les plantes.
à 45° environ. On vérifie l’horizontalité
des bords, on enlève pierres et racines,
■ Les plantes du bassin
on dame la terre pour stabiliser le fond, - Astilble : en bordure de berge humide,
et enfin on étale une couche de sable sur aux plumets d’été gracieux.
2 cm à 3 cm. - Hémérocalle : dont les fleurs s’é pa ­
nouissent à la fin du printemps.
■ Le revêtement - Hosta : plante basse au feuillage très
Pour évaluer la dimension du revêtement, décoratif.
on mesure la longueur et la largeur et on - Houttuynia : plante semi-aquatique,
leur ajoute deux fois la profondeur. excellent couvre sol, au feuillage déco­
Exemple : pour une profondeur de ratif.
0,50 m, ajouter 1 m à la longueur et 1 m à - Iris : plante semi-aquatique qui déve­
la largeur. loppe ses fleurs au printemps.
Le liner de polyéthylène ou de ca o u t­ - Osmunde : Fougère au feuillage abon -
chouc est étendu, il prendra la forme du dant ; ses racines aiment le contact de
bassin au remplissage. Pour qu’il épouse l’eau.

■ Le bassin : son environnement et son équipement

Dalles

Pour anim er le plan d ’eau et recycler l’eau, on équipe le bassin d’une pom pe im m ergée qui
actionne un jet d'eau ou alim ente une cascade. L’eau est utilisée en circuit fermé, du bassin au
somm et de la cascade. Les dalles du pourtour (en béton) em pêchent la terre et les débris végé­
taux de souiller l’eau.

61
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les constructions
JARDINS PAYSAGERS décoratives
MULTIPLICATION
Pour compléter l’aménagement du jardin, on confectionne des
TECHNIQUES DE CULTURE structures décoratives : pergola, gloriette, treillage, kiosque... qui
ENVIRONNEMENT s’intégrent au décor et servent de support aux plantes grimpantes.

La pergola
C’est une structure légère décorative, établie sur une allée, une terrasse, une salle
de repos ou pour marquer l’entrée du jardin. Par ailleurs, c’est un support idéal
pour les plantes grimpantes qui fournissent un espace de fraîcheur et d’ombre pen­
dant la période estivale. De nombreux modèles existent sur le marché, générale­
ment en bois, elles sont constituées de piliers ou colonnes supportant des traverses
qui forment une toiture à claire-voie.

La gloriette
Appelée parfois belvédère, c’est une sorte de petit abri en bois situé dans un lieu pri­
vilégié du jardin, au fond, contre un long mur, dans un angle d’où on peut dominer
et observer l’ensemble du décor. Elle est fermée sur deux ou trois côtés par des
panneaux de treillage où s’accrochent des plantes grimpantes. Il est possible d’y
installer table et chaises.

Le treillage et le treillis
□ Il met en valeur certaines parties du jardin, peut habiller un mur et masquer ses
imperfections, supporter des plantes grimpantes. Il peut également servir de clô­
ture légère. Il existe de nombreux modèles aux formes particulières : le trompe-l’œil
est la forme la plus élaborée. Appliqué au mur (en laissant un vide de quelques cen­
timètres) il donne un effet de profondeur. Toutes les formes peuvent se combiner
et donner du volume au jardin.
□ Elément décoratif vertical en bois plus ou moins ajouré et plus rigide que le
treillage, le treillis permet de cloisonner le jardin, de compléter le garnissage d’une
pergola, soutenir des plantes grimpantes, isoler un coin. Il peut se combiner de
façon harmonieuse avec une jardinière.

Le claustra
Constitué de panneaux en bois, il est formé de lattes et réalise un mur. On l’utilise
pour clôturer un jardin ou un terrain de jeu, pour isoler un espace, garantir l’indé­
pendance, créer l’intimité sur une terrasse, cacher une vue inesthétique. Il occupe
peu de place au sol et ne nécessite pratiquement pas d’entretien. Il est souhaitable
d’isoler la base des panneaux du contact du sol pour assurer la longévité.

Le kiosque
C’est un élément intéressant dans le décor végétal. Il peut être intégré dans le jar­
din si l’espace est suffisamment important pour envisager son implantation. Sa
forme hexagonale et sa structure en bois lui donnent un caractère décoratif parti­
culier. Il sert de coin repos-détente.

62
QUELLES CONSTRUCTIONS CHOISIR ?
La passerelle ■ La pergola-tonnelle

La passerelle meuble et donne un intérêt Elle est combinée avec des treillis pour
particulier et attractif au plan d’eau. entrer dans le jardin.
■ La gloriette ■ Le claustra

Elle est placée au fond du jardin. Le claustra isole le coin repas.


■ Le treillage ■ Le kiosque

Il sert de support aux plantes grimpantes. L’espace de repos décoratif.

63
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
La terrasse
JARDINS PAYSAGERS La terrasse est le salon de plein air pour le repos et la détente. Elle
MULTIPLICATION
peut accueillir des arbustes persistants de petit développement ou
des Conifères de petite taille. On les associe à des plantes plus petites
TECHNIQUES DE CULTURE touffues ou retombantes, non envahissantes. Les plantes condi-
ENVIRONNEMENT
mentaires décoratives ont aussi leur place dans cet environnement.

Les différentes formes de terrasse


□ La terrasse du pavillon individuel de plain-pied est la transition naturelle entre la
maison et le jardin. Son revêtement est constitué de dalles, de pavés ou de pierres. On
prévoit des emplacements destinés à recevoir des plantations directement en pleine
terre. L’exposition la plus favorable reste l’orientation Sud-Ouest ou Ouest. On peut
y aménager une pergola pour abriter la
végétation de l’ensoleillement excessif.
□ La terrasse suspendue qui équipe de
nombreux appartements, dans les
immeubles, peut également être agré­
mentée par des espaces de plantation.
Cependant, son aménagement est diffé­
rent et soumis à des règles de charges,
d’étanchéité, et de drainage que seul
l’architecte peut définir. L’exposition
varie souvent d’un appartement à l’au­
tre. On peut protéger la terrasse du
plein soleil, du vent, des intempéries et
l’isoler du voisinage par une palissage
ou un claustra. Le revêtement, toujours
étanche, est fait de carrelage, de dalles
ou recouvert de caillebotis d’entretien
facile. Am énagem ent d'une terrasse de plain-pied
^ ^ M l Les bacs, jardinières et suspensions
□ Ces récipients spécialement destinés aux terrasses suspendues et aux balcons
peuvent aussi décorer une entrée ou un coin de jardin. La législation interdit de
poser les jardinières en surplomb d’une rue ou d’un lieu de passage ; elles doivent
être fixées à l’intérieur du balcon.
□ Il existe sur le marché une gamme étendue de récipients, variés par leur nature,
leur forme, leur capacité. Les plantes herbacées ou ligneuses peuvent y être culti­
vées dans un environnement rustique ou contemporain.
□ La plantation d’arbustes persistants à petit développement ou de Conifères de
petite taille détermine le décor. On les mélange à des plantes plus petites, touffues
ou retombantes. Les plantes condimentaires peuvent également y être disposées. On
place ainsi Taxus, Bougainvillier, Fuschia, Bruyère, Thym...
□ Les végétaux seront choisis pour leur forme, leur couleur, les époques de florai­
son différentes (et leur encombrement réduit) afin de créer des contrastes et don­
ner un aspect harmonieux. Les sujets de grande taille sont disposés en arrière-plan
et les petits devant.
64
DES TERRASSES FLEURIES
■ Les plantes des terrasses ■ Les récipients mobiles
1. Plantes à floraison printanière 1. La suspension
Exposition : à l’ombre : Azalée, Saxifrage,
Narcisse, Primevère, Pervenche ; au
Soleil : Tulipe, Crocus, Pensée, Pâque­
rette.
2. Plantes à floraison estivale
Port étalé ou retombant, à l’ombre :
Asparagus, Impatiente, Chlorophytum,
Lierre, Bégonia ‘Elatior’ ; au Soleil :
Capucine, Pétunia.
Port touffe ou dressé, à l’ombre : Cal-
céolaire, Coleus, Fuchsia ; au Soleil :
Agératum, Belle de jour, Œ illet d ’inde,
Pétunia, Verveine.
3. Plantes à floraison automnale : C hry­
santhème, Dahlia, Aster. 2. La vasque

4. Arbustes: Aucuba, Érable, Buis,


Camélia, Cotoneaster, Hibiscus.

■ L’entretien des plantes


- Des arrosages réguliers et abondants
sont effectués en période estivale.
- Les fleurs fanées doivent être suppri­
mées.
- Des apports d’engrais tous les dix jours
environ sont nécessaires pendant la
période de croissance. 3. Le pot en terre
- Les plantes rustiques sont rempotées
tous les trois-quatre ans.
- La taille, le tuteurage et le palissage
sont renouvelés chaque année au p rin­
temps.
- Il faut traiter pour lutter contre les
parasites dès que l’occasion se présente.
- La protection hivernale est parfois
nécessaire en cas d ’hiver rigoureux. Il
faut alors isoler les contenants en m et­
tant une protection de polystyrène, un
paillage...
- La mise en place d ’un brise-vent évite
la chute précoce des boutons floraux des
arbustes au printemps.

65
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET l EGUMES
Le jardin de rocaille
JARDINS PAYSAGERS La rocaille est l’association de pierres et de fleurs disposées har­
monieusement pour aménager une pente, un talus.
MULTIPLICATION
Les formes et les teintes du feuillage, la taille des plantes accen­
TECHNIQUES DE CULTURE tuées par la disposition des arbustes nains et des pierres, com­
ENVIRONNEMENT
posent un ensemble naturel et rustique.

■■■■ L’emplacement de la rocaille, l’exposition


□ Le paysage de montagne constitue le cadre idéal d’une rocaille, c’est pourquoi
on choisit un emplacement vallonné. Pour réaliser cet aménagement, on modifie le
nivellement du terrain alentour. En l’absence de dénivellation, on adosse la rocaille
au mur.
□ Un emplacement ensoleillé exposé au Sud ou Sud-Ouest, à l’abri des vents domi­
nants est préférable. L’orientation Nord à Nord-Est et les endroits ombragés sont à
éviter.

La plantation
□ On plante à l’automne ou au printemps suivant l’époque de floraison. Compte
tenu de leur particularité, les rocailles ne peuvent pas recevoir toutes les espèces
végétales.
□ Les arbres de grande taille en sont pratiquement exclus en raison de l’ombre
qu’ils produisent. Quelques arbustes et Conifères à petit développement et au
feuillage léger dans le voisinage rocheux de la rocaille, en arrière-plan, servent de
fond de scène, et procurent de l’ombre aux plantes qui craignent un ensoleillement
excessif.
□ Les arbustes dont le port est étalé ou rampant donnent le caractère rustique et
sauvage d’un paysage montagneux.
□ Les plantes alpines, vivaces, naines tapissantes s’accommodent bien des situations
rocailleuses. On les dispose dans les emplacements correspondant à leur dévelop­
pement ultérieur. On les répartit en respectant les hauteurs, les couleurs, les époques
de floraison et l’exposition. On regroupe la plupart des espèces par petits groupes
pour former une masse compacte produisant un effet décoratif.
□ Les plantes annuelles et bisannuelles comblent les espaces libres pour donner
des couleurs en période printanière et estivale.

■■HB L’entretien
Les rocailles ont besoin d’un entretien régulier :
- un binage, du printemps à l’automne ;
- un toilettage : suppression des fleurs fanées, des tiges et feuilles mortes à l’automne ;
- une taille pour réduire le développement des plantes envahissantes, une fois par
an, après floraison ;
- une protection des plantes les plus fragiles au début de l’hiver à l’aide d’une litière
formée d’une couche de feuilles ;
- un certain nombre de plantes vivaces doivent être périodiquement remplacées, au
printemps de préférence ;
- un arrosage et un bassinage réguliers sont nécessaires en période de sécheresse.
66
UN DÉCOR DE MONTAGNE
■ Comment le réaliser ?
1. La préparation du terrain - Des affleurements en gradin construi­
- Une fois que l’emplacement est défini, ront des terrasses en laissant des vides
il faut matérialiser par un cordeau pour les végétaux.
l’espace réservé, enlever la terre arable - Toute dénivellation excessive au-
sur 15 cm : elle sera réutilisée dans un dessus du sol est déconseillée, ainsi que
compost définitif à la finition des travaux. les alignements de pierres debout et les
- Le terrain est nettoyé et débarrassé amoncellements.
des racines et des mauvaises herbes. - Les pierres sont enterrées à moitié en
- Le sol est égalisé ; on lui donne une façonnant une assise suffisante pour les
inclinaison. On prévoit le drainage par un stabiliser. La solidité de la fondation
lit de cailloux ou galets. pourra être accrue par un lit de cailloux
- L’emplacement des blocs de pierre est qui servira de drainage.
préparé en stabilisant la terre par une - On stabilise définitivem ent et s o i­
assise large et profonde. gneusement par un bourrage des joints
- Des pierres de pays, larges et plates avec la terre.
de grosseurs différentes sont idéales. Les - Tous les espaces entre les pierres
pierres de carrière à angles et saillies sont comblés avec un compost : terre
aigus sont à éviter : elles doivent avoir un franche, tourbe et sable. Pour les plantes
aspect poli et usé par le temps. Les les plus exigeantes, il est possible
mélanges, dans la même rocaille, de d ’am éliorer la qualité du sol dans un
roches d’origines géologiques différentes espace aménagé.
sont à éviter. - On conseille d’assortir des vivaces telles
2. L ’enrochement qu 'Alyssum, Aubrieta (Soleil) ; Primevère,
Les pierres sont dispersées n aturelle­ Pervenche (ombre) ; des Bulbeuses : Cro­
ment, les roches doivent donner l’illusion cus, Scilla ; des arbustes : Azalée, Santo­
d ’être à cet endroit depuis toujours, line ; des Conifères : Taxus baccata. .
dégagées par l’érosion.

■ La mise en place des pierres


Pierres

Terre
végétale

67
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Les gazons
JARDINS PAYSAGERS C’est la répétition des opérations d’entretien tout au long du prin­
MULTIPLICATION
temps, de l’été et de l’automne qui donne au gazon son aspect
velouté, sa couleur verte et lui assure sa longévité. La pelouse est
TECHNIQUES DE CULTURE un élément de décor essentiel du jardin. Lieu de détente, elle met
ENVIRONNEMENT
l’habitation et les plantes en valeur.

La composition des gazons


Ils sont formés de quelques graminées aux qualités différentes. On note dans les
compositions : les ray-grass anglais et les fétuques en quantité importante puis les
pâturins et agrostis en plus faible quantité. Il apparaît aujourd’hui que la composi­
tion est déterminée par l’usage que l’on en fait.

Les types de gazons


□ Les gazons d’ornement doivent avant tout être décoratifs, c’est-à-dire fins, denses,
pouvant supporter des tontes rases et fréquentes. Les espèces permettant d’obte­
nir ce type de gazon sont les agrostis, les fétuques rouges et, éventuellement, le
ray-grass anglais.
□ Les gazons d’agrément et de détente, notamment les gazons dits « rustiques » ou
« d’espace », ont pour qualité une bonne résistance au piétinement moyen. Ils sont
esthétiques, d’installation rapide et nécessitent peu d’entretien. Les espèces adap­
tées sont des ray-grass anglais, les fétuques et les pâturins.
□ Les gazons sport ont pour qualité principale une bonne résistance au piétine­
ment d’où la présence indispensable de ray-grass anglais, et du pâturin, voire de la
fétuque (région méditerranéenne).
□ Les gazons de regarnissage sont employés pour rénover un gazon abîmé par le pié­
tinement ou pour reboucher les trous et les emplacements dégarnis ou clairsemés.
Ils sont composés, en grande partie, de ray-grass anglais.
□ Les gazons pour golfs diffèrent selon la nature du terrain : les départs : ray-grass
et pâturin ; les fairways : ray-grass, fétuque, pâturin ; les greens : agrostis.
□ Le gazon de placage livré en rouleau sert à regarnir un espace, à installer un gazon
définitif sur un sol préparé ou à aménager un espace vert temporaire (salon, expo­
sition, floralies...). On y trouve l’agrostis et la fétuque.

La lutte contre les parasites végétaux


□ Le désherbage : pour obtenir une belle pelouse, il faut lutter contre les nom­
breuses adventices indésirables qui compromettent sa longévité. On détruit les Pis­
senlits, Plantains, Trèfles par pulvérisation à faible pression de désherbant sélectif.
Il est déconseillé de traiter en plein Soleil et par temps venteux. On devra s’assurer
de l’absence de pluie dans les dix heures qui suivent le traitement. Les consignes du
fabricant seront scrupuleusement respectées.
□ Lutte contre les Mousses : de nombreux gazons sont envahis par les Mousses
surtout dans les zones ombragées et sur les sols compacts. Des produits anti-mousse
ou du sulfate de fer (1 kg/100 m2) sont épandus. Cette opération est suivie d’un
ratissage énergique ou d’un passage au scarificateur pour enlever les Mousses. Ce
traitement se pratique de préférence à la fin de l’hiver.
68
LA CRÉATION D’UNE PELOUSE
■ L’implantation du gazon ■ L’entretien
Bêcher Tondre
Après a voir nettoyé le
La tonte est régulière, de m ars à
sol des débris, cailloux,
octobre, dès que le gazon atteint
m auvaises herbes, on
10 cm de haut. Plus le gazon est
am eublit la terre par
tondu, plus il est dense. Il faut
bêchage ou labour sur
ram asser les déchets de tonte
30 à 50 cm de p ro fo n ­
qui étouffent le gazon et peu­
deur. Si le sol est lourd,
vent provoquer des maladies.
on incorpore du sable,
On tond par tem ps sec, en
m élangé à un com post
a lte rn a n t le sens des p a s­
léger à base de tourbe.
sages. La hauteur de tonte
est réglée pour couper 1/3
de la hauteur du gazon.
Niveler
On égalise la surface du
sol par un griffage en
ém iettant les m ottes et
en retirant les pierres.
Pour obtenir une surface
bien plane, on tasse le
sol avec un rouleau.

A rroser
Semer
Par tem ps chaud et sec, on
Pour semer, on choi­ arrose deux à trois fois par
sit une journée sans sem aine. En sol sableux,
vent et sans pluie. on arrose de façon plus
Avant l’opération, on régulière qu’en sol argi­
fait un filet en traçant leux mais la durée sera
un sillon sur les bor­ plus courte ca r la
dures de la pelouse, vite sse d ’infiltration
des m assifs, est plus importante.
autour des C haque arrosage
arbres. apporte l’éq u iva ­
lent d ’une pluie
de 20 mm à
25 mm.
On arrose
su rto u t le
m atin ou
le soir.

On sème le gazon au printem ps (avril-m ai) ou Les conseils du jardinier


en autom ne (septem bre-octobre). On choisit
le sem is croisé et on re co u vre les g ra in e s La fumure : elle est nécessaire pour q ue le
avec une griffe ou un râteau. On passe le rou­ gazon se renouvelle et pour co m p e n se r les
leau pour a ssurer le contact avec le sol. S ui­ pertes dues au lessivage des substances n u ­
vant les m élanges, on sèm e de 3 à 5 kg /1 00 tritives dans le so u s-so l. Au printem ps, faire
m2. La levée se pro d u it e ntre 8 et 15 jours. un a p p ort d ’e n g ra is spécial gazon à dom i -
Après la levée, on roule pour fix e r le gazon. nante azotée et en autom ne, un engrais g a ­
Après la p re m iè re to n te (qu a n d le gazon zon à lib é ratio n progressive réduisant ainsi
a tte in t 10 cm ), on d é c o u p e le gazon à la le n o m b re des é p a n d a g e s. C h a q u e é p a n ­
bêche pour fa ire a p p a ra ître les co n tou rs de dage est suivi d ’ un arrosage.
la pelouse.

69
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
La plantation des arbres,
JARDINS PAYSAGERS arbustes, Conifères
MULTIPLICATION
Cette opération consiste à transplanter des végétaux ligneux de
TECHNIQUES DE CULTURE la pépinière où ils sont élevés pour une mise en place définitive
ENVIRONNEMENT
dans le jardin.

L’époque de plantation
□ La période de plantation des arbres, arbustes et Conifères se situe de la fin octobre
à la fin mars pendant le repos végétatif et en dehors des fortes gelées.
□ Pour les végétaux cultivés en « containers », la plantation peut être assurée toute
l’année sauf en période de sécheresse, de forte chaleur et de gel. Les plantations
hors saison devront toutefois faire l’objet d’arrosages fréquents.
■ ■ La plantation à racine nue
M ise en place
de l’arbre et du
On trem pe tuteur côté vent
les racines dominant.
dans une On recouvre les
On protège bouillie racines de terre
les racines épaisse m euble et
On taille du gel ou de d ’argile on tasse
en la enrichie légèrement.
réduisant sécheresse d ’une On fait
de 1/3 les à la hormone une
ram eaux et réception d ’enracine­ au pied
les racines des ment : de l’arbre
(habillage) végétaux. « pralinage ». et on arrose

La plantation en motte

Étaler la tontine au fond du trou, On dégage la m otte du pot On plante la motte sans l'abîmer.
tuteurer en biais pour éviter la après l’avoir plongée On tasse légèrement la terre
motte, recouvrir de terre, tasser quelques instants dans autour d’elle. On fait un haubanage
et arroser. l’eau. en fixant des liens entourés de
mousse autour du tronc.
70
LA RÉGLEMENTATION
■ Distance de la clôture ■ Distance entre les végétaux
La plantation des végétaux ligneux est En haie, les végétaux de moins de 1,50 m
soumise à une réglementation : article de hauteur seront espacés de 0,50 m et
671 du Code civil. ceux de 1,50m à 2 m de haut seront
La clôture doit se situer entièrement sur la espacés de 0,80 m à 1 m.
propriété qu’elle défend (ainsi une haie Les arbustes isolés ou en massif, de petite
de moins de 2 m peut être légalement taille, seront espacés de 0,80 m et les
plantée à 0,50 m de la limite). Cependant, espèces de taille moyenne de 1 m à 3 m.
il est recommandé de la planter à 1 m de Pour les arbres, il faut respecter un
la clôture pour permettre le passage et espace minimal de 5 m pour les sujets à
assurer une taille dans les meilleures faible développement et jusqu'à 10 m
conditions. pour les sujets à grand développement.
Pour une haie de plus de 2 m de hauteur, Les Conifères en végétation lente et de
il faut respecter une distance de 2 m de petit développement seront espacés de
la limite de terrain, cette limite permet par 0,50 m à 1,50 m.
ailleurs d ’assurer l’entretien. Végétation moyenne et moyen dévelop­
La mitoyenneté est possible, elle doit être pement : 1,50 m à 2 m.
librement consentie et faire l’objet d'un Végétation rapide et grand développe­
accord écrit entre les voisins. ment : 6 m à 10 m.
Dans les lotissements, un cahier des Au moment de l’achat d ’un arbuste, il est
charges réglemente la copropriété impo­ bon de s’informer de sa taille et de son
sant parfois un modèle de clôture et une volume au stade adulte pour évaluer
hauteur à respecter. Il est bon de consul - l’espace nécessaire à son développe­
ter les documents concernant ces o b li­ ment.
gations. La plantation est parfois réalisée sur film
Par rapport à une voie publique, la distance plastique, ce qui empêche le développe­
minimale d’une plantation est de 1 m. ment des mauvaises herbes et retient
La haie libre remplace la traditionnelle haie l’humidité du sol.
de Conifères par un mélange de végétaux La haie basse inférieure à 1 m est sou­
caducs ou persistants décoratifs par le vent constituée de végétaux touffus à
feuillage ou les fleurs : Forsythia, Coto- croissance lente et supportant bien la taille
neaster... comme le Berberis pourpre, le Buis...

Haie supérieure à 2 m de hauteur Haie inférieure à 2 m de hauteur

71
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Les massifs de fleurs
JARDINS PAYSAGERS Les massifs sont des espaces composés d’une association de
MULTIPLICATION
plantes basses herbacées, à fleurs ou à feuillage décoratif, qui se
succèdent du printemps à l’automne dans le jardin d’ornement.
TECHNIQUES DE CULTURE Une grande diversité de plantes herbacées colorent les massifs,
ENVIRONNEMENT
les saisons vont déterminer leur choix.

Les types de massifs


□ La corbeille : c’est un massif de forme géométrique, régulière, en carré, rond,
ellipse, étoile... composé de plantes ornementales saisonnières (annuelles, bisan­
nuelles). Le centre de la corbeille est généralement surélevé pour obtenir un effet
de relief, visible de tous les côtés. On trouve aussi ce massif au centre des grandes
pelouses, dans les jardins publics. Il agrémente aussi les ronds-points des axes rou­
tiers, les abords des constructions.
□ La plante-bande : elle désigne un massif régulier aux formes allongées rectangu­
laires, sur une pelouse, le long d’une allée, dans les jardins à la française. On la gar­
nit de plantes saisonnières, basses avec quelques sujets plus élevés au milieu.
□ La bordure : elle délimite une allée ou une pelouse, borde une clôture ou un mur,
sa largeur est régulière ou tracée en courbe. On la garnit le plus souvent de plantes
vivaces groupées en taches de hauteur et couleur variées (mixed-borders).

Le choix des fleurs


□ Les plantes vivaces ont l’avantage de refleurir chaque année. Groupées par espèces,
elles sont associées pour créer des contrastes ou des harmonies avec des floraisons
échelonnées le long de la belle saison (Delphinium, Campanule, Aster, ...).
□ Les plantes annuelles fleurissent abondamment tout l’été. On les plante à la mi­
mai et on les arrache aux premières gelées, à partir de la fin octobre (Agératum,
Bégonia, Œillet d’inde, Sauge).
□ Les plantes bulbeuses ont une floraison courte, de mars à mai. La mise en place
a lieu en automne. L’association avec les bisannuelles est fréquente (Tulipe...).
□ Les plantes bisannuelles se mettent en place dans les massifs comme les bulbes,
en automne. Elles s’épanouissent surtout au printemps et sont arrachées avant l’été
pour laisser place aux annuelles (Myosotis, Giroflée, Pensée, Pâquerette).

Les associations
□ Les hauteurs : il est essentiel de les coordonner. Les espèces hautes sont placées
au fond (au centre dans les corbeilles), les plus basses en bordure.
□ On peut choisir une à deux couleurs dominantes, savamment dosées. Les meilleurs
effets sont obtenus par contraste ou au contraire en harmonie.
□ Il faut tenir compte de l’ensoleillement : certaines plantes réclament de l’ombre
(Impatiente), d’autres le plein Soleil (Géranium) pour épanouir leurs fleurs.
□ Fréquemment, les arbustes bordent des pelouses, à l’arrière-plan des décora­
tions florales, dans les angles et dans les endroits à masquer. Ils sont constitués de
plusieurs espèces s’associant harmonieusement, à feuillage persistant ou caduc, à
floraison printanière ou estivale. Trois à cinq genres de végétaux sont suffisants
mais on regroupe plusieurs espèces de ces genres pour parvenir à un bel effet.
72
DES MASSIFS DE TOUTES LES FORMES
L’ellipse L’étoile à six branches

V
Sur un cercle, on porte six fois la m esure du
rayon, p o u r fo rm e r six a rcs égaux. On relie
ensuite les points obtenus de deux en deux
(AE, FD ...).
Deux axes perpendiculaires sont tracés.
On indique les points A et B puis on reporte la
m esure OA en O ’A ’ et O ’B’. Le p oint O ’ est ■ La spirale à deux centres
quelconque sur l’axe ; les points À ’ et B’ m ar­
quent les foyers. Le cordeau est fixé en A’O ’B’.
Les points A ’ et B ’ so n t fixes. Le point O ’,
mobile, décrit ainsi des arcs de cercle de part
et d’autre de l’axe AB.

Le cœur

On prend, sur un axe, deux points A et B. Du


point A, on trace un dem i-cercle partant de B.
Du point B, on trace un dem i-cercle se raccor­
dant au premier. On passe ainsi de A à B pour
tracer des dem i-cercles.

Les conseils du jardinier


Des travaux de préparation sont nécessaires
pour avoir un jo li m assif :
- p re n d re les m esures et les rep è re s du
m assif ;
- tra ce r les bords à l’aide d 'u n cordeau ;
- d é co up e r les bords à la pe lle -b ê ch e pour
bien d é lim ite r l'espace ;
- a m e u b lir le sol par un bêchage profond ;
- g riffe r la surface au croc pour niveler ;
On trace deux triangles équilatéraux inversés - tra c e r le m assif à l'a id e d ’un co rd e a u et
et on place 01 et 0 2 . Il faut tracer les dem i- des fiches repères ;
cercles AD et BD puis, de D, trace r les arcs
- placer les végétaux à l'a id e du transplan -
A A ’, BB’. Joindre enfin les points A ’C et B’C
to ir et bien arroser.
par des arcs de centres F et E.

73
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
La mosaïculture
JARDINS PAYSAGERS Cet art des jardins a pour principe de reproduire un motif dans
MULTIPLICATION
un massif en combinant des plantes décoratives. Les premières
mosaïques florales appelées « parterres à broderie » datent de la
TECHNIQUES DE CULTURE fin du xvie siècle. Des techniques récentes sont à l’origine de la
ENVIRONNEMENT
création de motifs de plus en plus complexes.

L’emplacement, la forme
□ On réalise ces décors dans les jardins publics et grandes propriétés, aux abords
des allées piétonnières, sur un talus gazonné, sur les ronds-points du réseau routier,
à l’entrée des agglomérations.
□ La dimension et la forme des massifs varient selon le cadre, l’architecture et le
point d ’intérêt particulier du lieu : monument, fontaine, statue, vasque... Ils sont
généralement en forme d’ovale, de rond, de croissant, en couronne ou plate-bande
allongée.
□ Les motifs représentés sont très variés souvent symétriques avec des courbes, des
droites, des lignes brisées, ondulées, formant des festons, arabesques, guirlandes.
On a coutume aussi de représenter le blason des villes ou encore des personnages
ou animaux populaires de dessins animés.
□ L’exposition Sud ou Sud-Ouest, assez chaude et bien aérée favorise le dévelop­
pement et donne des coloris plus vifs.
□ La mosaïculture verticale : le renouveau de la pratique de la mosaïculture a
entraîné des innovations et les horticulteurs font preuve d’imagination en réalisant
des mosaïques verticales représentant des personnages, des oiseaux, des dau­
phins... Grâce au développement de quelques techniques, la constitution de cer­
tains sujets est devenue plus facile à maîtriser.

La plantation
□ Il faut une bonne terre meuble, perméable, facile à travailler. Le sol est bêché,
griffé, ratissé puis le tracé est réalisé sur le terrain à partir d’un plan à l’échelle. On
recherche des formes aux contours bien définis avec des coloris très contrastés.
Les contours et lignes des dessins sont piquetés avec des fiches pour délimiter le
tracé. Parfois, il est nécessaire de faire un gabarit que l’on reporte sur le terrain.
□ La plantation a lieu à partir de début mai, après la fin des gelées printanières. La
densité de plantation est plus importante que dans un massif ordinaire car les
plantes doivent recouvrir le sol rapidement pour bien délimiter les contours des
motifs. Les distances de plantation varient suivant les espèces (7 cm à 15 cm).

L’entretien
□ L’arrosage doit être régulier dans les mosaïques sur talus. Un arrosage intégré, en
pulvérisation fine, évite le ruissellement de l’eau en bas du massif.
□ Les plantes au feuillage coloré doivent être taillées régulièrement à la cisaille tous
les quinze jours pour maintenir la forme et les contours des motifs.
□ Les plantes fleuries doivent être nettoyées (suppression des fleurs fanées). La
taille peut parfois être pratiquée pour conserver une forme régulière. On profite de
cet entretien pour enlever les quelques mauvaises herbes qui se sont incrustées.
74
LES PLANTES DE MOSAÏCULTURE
■ Quelles plantes choisir?
1. Les couleurs
- Effet blanc ou blanc grisâtre : Santo­
lina, Echeveria glauca, Senecio cineraria,
Bégonia semperflorens.
- Effet bleu : Agératum.
- Effet rose : Bégonia semperflorens,
Alternanthera rosea.
- Effet rouge : Bégonia, Alternanthera
amoena.
- Effet jaune : Alternanthera versicolor
aurea, Pyrethrum parthenium, Gnapha-
lium lanatum aureum. D ans le cas d ’ une c o rb e ille ron d e en
- Effet marron : Achyranthes lindeni m osaïque, le ce n tre est souvent occu p é par
compacta, Coleus président Druez, une plante à grande végétation qui en donne
Coleus othello. le re lie f : D racaena, Abutilon, Cham aerops,
C an na ...
2. La densité
Ces plantes supportent une densité de ■ Les armatures métalliques
plantation importante et une taille régulière. Des armatures m étalliques donnent la
Exemples : Alternanthera : 60 plants/m2, form e du sujet : le substrat est m a in ­
Senecio maritima : 60 plants/m2, Coleus : tenu par un grillage et une toile.
45 plants/m2, Echeveria : 125 plants/m2. La plantation est réalisée par étape.
Pyrethrum : 55 plants/m2. Une fois le sujet term iné, le système
d ’arrosage est installé. La qualité du
3. Les plantes bisannuelles substrat et la fertilisation sont essen­
Plantées à l’automne après l’arrachage tie lle s pour réussir le fleurissem ent :
des plantes d ’été, elles fleurissent au celui-ci est à base de fibres de coco et
début du printemps et façonnent de la fe rtilisatio n est assurée par un
magnifiques décors. Elles ne se taillent engrais à libération lente.
pas ; les contours des motifs ne sont donc Généralement, il faut compter 400 pieds/m2
pas très bien définis. On utilise ainsi la en moyenne.
Pensée jaune et bleu, le Myosotis rose et Alternanthera, Echeveria, Pyrethrum sont
bleu, la Pâquerette pomponnette rose, idéales pour ces réalisations.
rouge et blanche, la Primevère jaune.
■ Des formes variées
Un massif en grand rectangle est fra c ­
tionné en plusieurs surfaces, le décor
respectant une symétrie.
D’une manière générale, les rectangles
très allongés sont décorés d’un ou p lu ­
sieurs motifs répétés, disposés les uns à
la suite des autres dans le même ordre
ou inversés.

75
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Le jardin d’intérieur
JARDINS PAYSAGERS Le jardin d’intérieur est un aménagement floral qui a pour objectif
MULTIPLICATION
de créer un espace de verdure en harmonie avec le décor et l’envi­
ronnement d’un intérieur. Avant d’envisager sa réalisation, une
TECHNIQUES DE CULTURE étude sera nécessaire pour analyser les contraintes et définir les
ENVIRONNEMENT
exigences. Un décor agréable est ainsi adapté à l’environnement.

■ M La nature des lieux


□ Le type d’intérieur : il détermine la nature du décor floral : l’aménagement sera dif­
férent selon qu’il s’agit d’un pavillon individuel, d’une habitation collective, d’une
galerie commerciale, d’une entreprise, d’un hall de gare, d’un palais des congrès...
□ L’objectif du décor : la création d ’un environnement végétal sera menée de
manière différente selon la durée de la décoration :
- des décorations temporaires pour une exposition, un vernissage, un salon, un
congrès, une réception, une inauguration ;
- des décorations définitives pour un lieu public ou privé, un self, un salon.
□ La nature des lieux entre en jeu : entrée, hall d’accueil, salon, salle d’attente,
véranda... On détermine ainsi la qualité de l’espace et sa fréquentation : lieu de
séjour, de rencontre, de passage, de détente.

■ H B I Les caractéristiques de l’espace à aménager


□ Le caractère spécifique : une description détaillée des lieux va guider le décora­
teur et orienter ses choix. Il va mesurer l’espace, calculer les surfaces et les volumes,
relever la forme des pièces, détailler les équipements, observer le mobilier, noter le
revêtement et les couleurs.
□ Les conditions climatiques du milieu : il faut observer l’exposition, la luminosité,
l’ensoleillement, relever la température, le type de chauffage (air puisé, chauffage par
le sol...), indiquer la présence de courant d’air ou d’autres facteurs susceptibles
de gêner ou de modifier le comportement des plantes.
□ Un plan à l’échelle : il permet de représenter les lieux, de visualiser les espaces
à aménager, d’indiquer les mesures, de matérialiser les passages, les issues, les obs­
tacles, les vues à conserver.

■ ■ ■ L’emplacement
Le décor doit être proportionnel à la surface totale de l’espace : une disposition
fonctionnelle permet de circuler et d’entretenir aisément. Les issues, les baies seront
dégagées pour le passage. Il est possible d’utiliser les supports existants en pre­
nant appui sur un mur, une colonne... Un emplacement bien visible met les lieux en
valeur.

■■■■ La plantation et l’entretien


On choisit un compost léger, poreux, fertile, à base de terreau et de tourbe. Il faut
incorporer un engrais complet à libération lente et humecter la terre avant planta­
tion. L’entretien consiste à arroser régulièrement mais sans excès, à apporter des
engrais foliaires en période de végétation, à bassiner le feuillage en période de fortes
chaleurs, à tuteurer, palisser, pincer, tailler, nettoyer les plantes.
76
DES PLANTES DANS TOUS LES COINS
■ L’exposition ■ Le salon professionnel

Dans les lieux publics ou les espaces, les volumes sont importants : salons, expositions, galeries,
musées. On am énage des îlots de verdure en utilisant des végétaux de grande taille pour m eu­
bler l’espace. La circulation doit être facile, les issues libres d ’accès, les règles de sécurité res­
pectées.

■ Le hall d’accueil
JT Les conseils du jardinier
Il est im portant de so u lig n e r les c a ra c ­
té ristiq u e s des plantes ornem entales pour
m ieux les associer.
- La silhouette : elle se tra d u it par des
form es très diverses : port dressé, pleureur,
buisso n na n t, g rim p a n t, reto m b a nt, a rb u s -
tif...
- La form e des feuilles c o n s titu e une des
p rin cip a le s ca ra cté ristiq u e s visu e lle s : d é ­
coupée, ronde, cordiform e, lancéolée, ruba-
née.
- La couleur des feuilles perm et de réaliser
des c o m p o sitio n s h a rm o n ie u se s en jo u a n t
su r les e ffe ts co m b in é s de d e u x ou tro is
teintes.
- La texture est un caractère p a rticulier des
plantes à feuillage : mat, brillant, gaufré, pu -
bescent.
- Les plantes à fleurs : elles donnent un in -
térêt supplém entaire au décor mais on lim ite
leur n o m bre com pte tenu de leur caractère
Le décor doit être accu e illa n t su g g éra n t le éphém ère.
repos, la détente ; on y intègre des plantes de - La présence d ’ une co lo n n e, d ’ une cloi -
taille, de form e et de couleur différentes à la son, d ’un tre illa g e peut se rvir de su p p ort à
mesure de l’espace en respectant un équilibre une plante volubile. On peut ainsi habiller ou
harm onieux dans les espèces. La fontaine, m asquer un espace, un volum e.
source de vie, anime l’espace.

77
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les semis
JARDINS PAYSAGERS Le semis est un mode de multiplication naturel (multiplication
sexuée) effectué à partir de graines récoltées sur la plante. C’est
MULTIPLICATION
une méthode simple et courante pour obtenir un grand nombre
TECHNIQUES DE CULTURE de plantes. Elle consiste à mettre une graine en terre pour la faire
ENVIRONNEMENT
germer, et obtenir ainsi une nouvelle plante.

La reproduction sexuée
Le semis est surtout réservé aux plantes potagères, florales et à certaines essences
forestières. La reproduction sexuée assure la conservation du patrimoine génétique
ou la création de nouvelles variétés.

La fécondation
Si la fécondation a lieu entre deux plantes identiques (ce que les sélectionneurs
appellent les lignées pures), la graine reproduira les caractères de la plante mère.
Cependant, beaucoup de plantes horticoles résultent d’un croisement de deux varié­
tés. En conséquence, elles ne présentent pas des caractères identiques aux plantes
mères mais affichent des caractères recombinés.

L’hybridation
□ La sélection a permis de produire des graines par hydridation c’est-à-dire par
croisement entre deux variétés horticoles. Ces graines de génération FI donnent
des plantes de meilleure qualité, plus résistantes aux maladies, plus vigoureuses
et plus productives : ce sont des hybrides. Les graines produites par ces hybrides
ne reproduisent pas des plantes homogènes, il est donc nécessaire de racheter de
nouvelles graines sélectionnées FI chaque année.
□ Pour certaines plantes, on dispose de « graines enrobées » c’est-à-dire de graines
recouvertes d’un produit à la fois protecteur et nutritif.

tÊm tm Le réveil des graines


□ La dormance des graines : la graine, bien que mûre en apparence, n’a pas tou­
jours atteint sa maturité physiologique, elle n’est donc pas en état de germer. Après
la récolte, il faudra un certain temps avant que cet état soit réalisé. Pour certaines
espèces, la levée de dormance nécessite une période de froid.
□ En plein air, le semis s’effectue au printemps. Sous abri, il se réalise toute l’année.
□ La stratification a pour but de ramollir les enveloppes dures, qui renferment les
graines (noisettes), ou les téguments épais enveloppant d ’autres graines (châ­
taignes). Pour cela, les graines sont mises en pot ou en caissette dans du sable,
maintenu humide pendant deux à trois mois.

Les conditions de conservation


□ La désinfection : il est parfois nécessaire de désinfecter les semences avant de
les mettre en terre, pour éviter le développement de maladies cryptogamiques : on
poudre ou on trempe les graines à l’aide d’un produit fongicide.
□ Les graines sélectionnées sont garanties par les professionnels grainetiers qui
les conditionnent en sachets hermétiques, à l’abri de la lumière et de l’humidité.

78
LA GERMINATION D’UNE GRAINE
La graine ■ La germination
Dans le sol, la graine se gonfle et les
téguments éclatent, la radicule et la
Renflement dû à la présence tigelle se développent.
Les cotylédons nourrissent la jeune plan -
tuie, jusqu’au moment où ses racines et
ses feuilles pourront assurer les besoins
nutritifs de la plante.

1. Germination épigée du haricot


Pendant la germination, les cotylédons
sortent de terre, le développement de la
tigelle est important.

Cotylédons flétris

Cotylédons

La graine provient de la fécondation : à


la suite de la pollinisation de la fleur, un
ou plusieurs ovules se transforment en
graine. Une graine contient un embryon
composé d’une gemmule, d ’une tigelle
et d’une radicule. La forme et la dim en­
sion des graines varient : certaines sont
sèches, d ’autres charnues, petites ou
grosses.
2. Germination hypogée du pois
Gemm ule "
Pendant la germination, les cotylédons
restent en terre, la tigelle est courte. La
plantule commence sa croissance sous
terre.
Embryon

Cotylédons
Radicule .

Cotylédon

Entre les deux cotylédons, on observe l’ensemble


de la plantule.

79
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Le succès d’un semis
JARDINS PAYSAGERS La réussite d’un semis est étroitement liée au traitement des
MULTIPLICATION
semences après la récolte, aux conditions de conservation mais
aussi aux moyens mis en œuvre pour assurer la germination et le
TECHNIQUES DE CULTURE développement des plantules. Différents types de semis sont envi­
ENVIRONNEMENT
sageables suivant le type de graines.

M Les conditions de la germination


La réussite de la germination dépend de la maturité et de la faculté germinative des
graines, c’est-à-dire de leur aptitude à germer dans les conditions normales du
milieu. Cette faculté germinative diminue avec l’âge des graines. La longévité varie
suivant les plantes.

Plantes potagères Longévité Plantes florales Longévité Arbres et arbustes Longévité


Carotte 4 à 5 ans Asparagus 3 à 6 mois Bouleau 2 à 3 ans
Haricot 3 ans Gloxinia 4 ans Forsythia 1 an
Poireau 2 ans Primevère 3 ans Magnolia 6 mois

■ ■ ■ La température
Une température adéquate est nécessaire pour lever la dormance des graines :
l’idéal se situe entre 20 °C et 25 °C. Il faut donc attendre un réchauffement du sol, au
printemps, pour entreprendre le semis en pleine terre. On peut cependant hâter le
développement en semant sous abri (serre, châssis).

■ ■ ■ L’hum idité
C’est un facteur fondamental au développement de l’embryon. Il faut assurer des
arrosages et bassinages, en évitant les excès qui risquent de provoquer la pourriture.

L’aération
Autre facteur essentiel, l’aération est assurée par une bonne préparation du sol,
qui facilite la circulation de l’air et favorise ainsi la germination. La terre doit être
meuble, légère, constituée de sable, de tourbe, de terreau. Une bonne terre de jar­
din sableuse peut aussi convenir.

Le semis
□ La profondeur du semis : on enterre les graines en fonction de leur grosseur. Les
petites graines ne seront que très légèrement recouvertes de terreau ou de sable (Sauge,
Radis, Tomate). Les graines fines seront directement semées sur le sol. On complétera
par un plombage (Agératum, Bégonia, Pétunia). Les grosses graines seront enterrées à
une profondeur de deux à trois fois leur diamètre (Pois de senteur, Haricot).
□ Le roulage-plombage consiste à tasser la surface du sol après le semis, pour que
la graine soit bien au contact avec la terre.
□ Une surveillance sanitaire est nécessaire pour éviter « la fonte des semis « (pour­
riture des plantules) provoquée par un excès d’humidité et une ventilation insuffi­
sante. Il convient aussi d’ombrer les jeunes plantules, sensibles aux rayons du Soleil.

80
QUELLE MÉTHODE DE SEMIS
CHOISIR?
■ Deux types de semis
- Le semis en pépinière, réalisé pour des
plantes repiquées après germination.
- Le semis en place, réalisé à l’endroit
même où les plantes effectueront tout
leur cycle végétatif.

■ Comment semer ?
- Semer à la volée consiste à répandre
les graines à la surface du sol en les 3. Semis sous châssis
répartissant régulièrement. Il concerne les graines semées tôt (mars,
- Semer en ligne : il faut déposer les avril) afin d’assurer une protection contre
graines dans un sillon. Elles seront le froid. Le semis sera suivi d ’un re p i­
ensuite légèrement recouvertes. quage (Laitue, Reine-marguerite).
- Semer en poquets : plusieurs graines
sont déposées à intervalles réguliers dans
un sillon. Elles sont ensuite recouvertes.

■ Comment disposer les graines ?


1. Semis en terrine ou caissette
Il est destiné aux graines très fines ou
délicates, qui doivent bénéficier d ’une
surveillance particulière. La terrine sera
recouverte pour conserver l’humidité
jusqu’à la levée et placée à une tem pé­
rature de 20 °C. Le semis sera suivi d’un
4. Semis en pleine terre
repiquage (Bégonia,Tomate, Pétunia).
On sème directement en pleine terre les
graines qui ne supportent pas le re p i­
quage, qui ont un développement rapide.
Ces graines, parfaitement adaptées, ne
craignent pas les gelées tardives (Clar-
kia, Mâche, Radis).

2. Semis en pot
Il est utilisé pour les graines supportant
mal le repiquage, les graines de gros
calibre, les graines demandant à être
semées tôt sous abri (Melon, Capucine,
Pois de senteur).

81
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Le bouturage
JARDINS PAYSAGERS Diverses portions d’un végétal (feuilles, tiges, racines...) peuvent
être séparées de la plante originelle puis placées dans des condi­
MULTIPLICATION
tions propices à leur enracinement. Les jeunes pousses ainsi iso­
TECHNIQUES DE CULTURE lées, régénèrent un végétal entier qui présente les mêmes
ENVIRONNEMENT
caractéristiques que la plante mère.

■ ■ I Le principe du bouturage
□ Le bouturage est un mode de multiplication végétative privilégié pour de nom­
breuses espèces ornementales : plantes vertes et arbustes d’ornement. Suivant les
espèces, on choisira de bouturer plus particulièrement les tiges, les racines ou les
feuilles.
□ Le bouturage de tiges est le plus couramment répandu et peut être réalisé avec
des rameaux ligneux, semi-ligneux ou herbacés.

Le bouturage de tiges
□ Boutures ligneuses : elles sont formées de rameaux dépourvus de feuilles (« bou­
tures à bois sec ») lors de l’arrêt de la végétation en hiver. Les jeunes pousses cou­
pées au sécateur présentent de 15 cm à 20 cm de long. Repiquées dans un sol
sableux, elles seront protégées du froid pendant la saison hivernale (Deutzia, For­
sythia).
□ Boutures semi-ligneuses : de 12 cm à 15 cm, issues des extrémités de rameaux
feuillés, en début de lignification. Ces pousses, prélevées en août-septembre
(rameaux aoûtés) sont repiqués dans la tourbe et le sable sous abri : Thuya, Aucuba,
Buis, Cotonéaster.
□ Boutures herbacées : on prélève des pousses tendres (7 cm à 10 cm) en pleine
végétation, au printemps. Les feuilles de base sont enlevées et les rameaux repi­
qués dans un mélange tourbe-sable, sous abri. Sous nos climats, on bouture ainsi de
nombreuses plantes semi-arbustives et souvent non rustiques : Chrysanthème,
Fuchsia.

Les autres bouturages


□ Bouture de feuilles : certaines feuilles ont la faculté de donner naissance à de
nouvelles plantes. Ce genre de bouturage peut ainsi bénéficier au Bégonia rex, au
Pépéromia, au Saintpaulia.
□ Bouture de tronçon : on sectionne en plusieurs morceaux une tige charnue munie
d’un œil bien constitué. On multiplie ainsi certaines plantes en serre : Dracaena,
Dieffenbachia.
□ Bouture de racines : les boutures sont arrachées et coupées en tronçons de 8 cm
à 10 cm, diposés horizontalement ou verticalement dans le sol : Bignonia, Paulow­
nia.

■ H Le bouturage dans l’eau


Cette technique de multiplication consiste à plonger l’extrémité d’une bouture dans
l’eau. On ajoutera quelques morceaux de charbon de bois pour éviter la dégradation
du milieu (Laurier-rose, Papyrus, Coléus).

82
LES TYPES DE BOUTURES
Bouture ligneuse Bouture de feuille

Bouture formée
15 a U de portions de
20 cm rameaux ligneux

Sur Saintpaulia, on prélève des feuilles avec le pétiole.

■ Bouture semi-ligneuse
1. Bouture feuillée d ’arbuste Les boutures sont placées
en terrine en enterrant
à feuilles persistantes le pétiole.

12 à
15 cm
Bouture en début
de lignification

Bouture de tronçon
2. Boutures de Conifères

Bouture Sur Dracaena, la tige


à talon dépourvue de feuilles
est coupée en tronçons
de 5 à 10 cm.

Bouture herbacée


10 cm
Les feuilles de base Sur les tronçons,
sont supprimées. On les racines
fait une coupe franche et bourgeons
sous un noeud. se développent.

83
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
La réussite d’un bouturage
JARDINS PAYSAGERS La réussite du bouturage est fonction de plusieurs facteurs : le
MULTIPLICATION
mode de bouturage, la température, l’humidité, le compost. Une
fois la portion végétale isolée, il faut aussi assurer hygiène et ven­
TECHNIQUES DE CULTURE tilation puis accompagner le jeune plant enraciné jusqu’à sa com­
ENVIRONNEMENT
plète acclimatation aux conditions du milieu.

Les conditions du m ilieu


□ Un compost léger, aéré, est désinfecté à la vapeur ou chimiquement. Il est com­
posé de tourbe et sable ou tourbe et perlite ou tourbe et vermiculite, dans une pro­
portion moitié-moitié.
□ Il faut maintenir une température de fond entre 20 3C et 25 °C, voisine de la tem­
pérature ambiante de 20 °C, pour permettre une croissance rapide des racines.
□ Les boutures feuillées sont bassinées fréquemment par des pulvérisations. Une
hygrométrie élevée est maintenue (90 % à 95 %). On dispose le végétal à l’étouffée
sous un film plastique pour conserver une chaleur et une humidité constantes.
□ La lumière artificielle est préférable : elle a un effet stimulant sur la précocité de
l’enracinement et le nombre des racines.
□ Surveillance et protection sanitaire sont de rigueur pour éviter le développement
de champignons parasites qui provoquent la pourriture des boutures (« fonte des
boutures » ou « pied noir »).
□ Une ventilation régulière assure un renouvellement de l’air et assainit l’environ­
nement, propice au développement des parasites.

■ M BI Les époques et les lieux


Les plantes de serre peuvent se bouturer en toutes saisons si les conditions d’envi­
ronnement sont respectées.
- Boutures ligneuses d’arbres et d’arbustes à feuilles caduques : de décembre à
mars, sous châssis ou en pleine terre.
- Boutures semi-ligneuses d’arbustes à feuilles persistantes : en juillet-août, sous
châssis et repiquées en pleine terre en mars-avril de l’année suivante.
- Boutures herbacées : en mars et septembre, le plus souvent en serre, mais aussi
sous châssis et hivernage sous abri.

La préparation des boutures


Les rameaux portent de quatre à six feuilles en moyenne. On supprime les feuilles
de la base et on réduit une partie des feuilles restantes pour diminuer l’évapo-
transpiration. S’il s’agit d’une bouture de « tête », on coupe à quelques millimètres
sous le nœud ; pour la bouture à talon, la coupe est faite à l’empattement du rameau.

^ ^ M l L’acclimatation
Après enracinement, les boutures sont souvent fragiles. La période d’acclimatation aux
conditions normales de serre doit être progressive, en réduisant graduellement la
température, en diminuant la fréquence des arrosages et pulvérisations et en assurant
une ventilation plus régulière. Il faut aussi éviter un ensoleillement trop vif. Le premier
empotage sera assuré dans un compost bien fertilisé, garant d’une bonne reprise.

84
COMMENT BOUTURER
■ Le prélèvement
1. Des boutures sont choisies sur des
pieds mères sains, vigoureux, ne p ré ­ Prélever un rameau
sentant aucun signe de parasitisme, de tendre sur l’extrémité
décoloration, de déformations. de la tige.
2. Sur les pieds mères, on coupe des por­
tions de rameaux plus grandes que ce qui
est nécessaire pour faire la bouture. La
bouture sera préparée dans un second
temps.
3. Le bouturage se pratique avec des
outils (sécateur, greffoir), bien affûtés,
Enlever les fleurs et
désinfectés (alcool ou formol) pour éviter réduire
la transmission de parasites. La coupe le nombre de feuilles à 2-3.
devra être nette, franche, pratiquée sous Couper le rameau sous
un nœud pour obtenir
un nœud. une bouture de 7 à 10 cm
4. Il faut réduire la surface foliaire, pour environ.
diminuer la transpiration, en sectionnant
les feuilles à la base. Les fleurs ou les
boutons floraux seront supprimés car ils
nuiraient au développement des b ou ­
tures.
5. Quand elle s’enracine difficilement, la
base de la bouture est plongée dans une
solution hormonale afin de cicatriser la
blessure et d ’empêcher la pénétration
des parasites. Cette méthode permet La durée d’enracinement
varie suivant les espèces
aussi le développement des racines, ainsi d’une semaine à
stimulées. plusieurs mois.

■ L’enracinement
1. L’enracinement des boutures varie sui -
vant les espèces : de dix jours pour les
plantes herbacées à plusieurs mois pour
les plantes ligneuses. Les boutures enra­
cinées seront ensuite mises en pots. On
les protégera du Soleil, jusqu’au déve­
loppement complet des racines. La bouture est mise
en pot lorsque
2. Certaines boutures peuvent laisser
l’enracinement
écouler de la sève ou du latex, lors de la est assuré par
coupe. des racines abondantes
On peut arrêter cet écoulement en pion - pour permettre
un bon développement.
géant la base des boutures dans de la
poussière de charbon de bois.

85
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
La division
JARDINS PAYSAGERS La plante produit elle-même des « excroissances » destinées à
assurer sa multiplication végétative. La division consiste à déta­
MULTIPLICATION
cher d’une touffe, d’une souche, d’un bulbe, une de ces portions
TECHNIQUES DE CULTURE de végétal, munie de racines, d’yeux ou de tiges potentiellement
ENVIRONNEMENT
capables de produire une nouvelle plante.

L’intérêt de la division
□ La division est un mode de reproduction qui permet d’obtenir une plante iden­
tique à la plante mère. Un nouvel individu est ainsi régénéré ; cette méthode
simple de renouvellement des plantes donne rapidement naissance à des sujets
adultes.
□ Elle est aussi utilisée pour réduire la végétation de plantes devenues envahis­
santes ou encore pour régénérer de vieilles plantes. Beaucoup de plantes herba­
cées, vivaces et ligneuses peuvent ainsi se diviser.

■■■■ La division des parties aériennes


□ Séparation de drageons ou rejets : les drageons prennent naissance à la base de
certains végétaux comme de nombreuses Broméliacées (Aechmea, Vriesea). C’est
aussi le cas de l’Artichaut. Les pousses sont séparées à la main. On désigne parfois
cette méthode : œilletonnage ou éclatage.
□ Séparation de stolon : ce sont des tiges aériennes qui portent à leur extrémité un
bourgeon : le stolon. Celui-ci s’enracine spontanément au contact de la terre. Il suf­
fit alors de détacher la tige. On multiplie ainsi le Chlorophytum, le Saxifrage et sur­
tout le Fraisier.

La division des parties souterraines


□ Division de tubercules : on divise un tubercule en plusieurs segments à condi­
tion qu’il soit muni d’un bourgeon (Bégonia ‘Elatior’, Pomme de terre). On peut éga­
lement diviser la racine tubéreuse avec une petite partie de tige (Dahlia).
□ Division de rhizomes : on sectionne les tiges souterraines, épaisses, en segments
de 8 cm à 10 cm de long, avec des bourgeons. Chaque division est alors replantée.
On multiplie ainsi l’iris rhizonateux, le Canna, le Bergenia.
□ Séparation de bulbes : de nombreuses plantes bulbeuses se multiplient en pro­
duisant de petits bulbes qui, détachés, sont remis en culture pour reproduire:
Glaïeul, Narcisse, Tulipe.

La division des touffes


□ On arrache la plante avec sa touffe et on la sépare, soit à la main, soit en tran­
chant à la serpette ou à la pelle bêche pour les fortes touffes. On laisse plusieurs
pousses à chaque éclat. Les touffes sont ensuite préparées pour être replantées.
Un arrosage copieux est nécessaire. On privilégie cette méthode pour l’Aster, l’Hémé-
rocalle et de nombreuses autres plantes vivaces.
□ Certains arbustes se prêtent bien à la division de touffes, par exemple : le Deut-
zia, le Millepertuis, le Bambou. Cette opération a lieu pendant la période de repos
végétatif, en hiver. Les nouvelles plantes sont aussitôt replantées.

86
DIVISER POUR MULTIPLIER
■ Sept principes pour réussir
une division
1. La division s’effectue sur des plantes
saines et vigoureuses.
2. Il faut arracher les plantes en évitant
de les blesser ; la souche sera nettoyée
pour enlever la terre et les mauvaises
herbes.
3. Des outils désinfectés (sécateur, g re f­ Séparation de stolons portant un bourgeon
qui s’enracine au contact de la terre
foir, serpette) permettent d’éviter la trans­
mission des maladies.
4. Les parties abîmées sont supprimées,
les feuilles mortes sont éliminées, l’extré­
mité des racines est coupée.
5. Chaque division obtenue doit porter
des bourgeons, des pousses vigoureuses
et des racines saines.
6. Les fragm ents de division sont
replantés sitôt la multiplication assurée ;
un arrosage abondant est in d isp e n ­
Division de rhizomes en segments
sable. de 8 cm à 10 cm, au greffoir
7. Il est préférable de p ratiquer cette
multiplication en période de dormance :
(octobre à avril, en évitant les périodes
de gel) ou après la période de flo ra i­
son.

■ Les plantes : des stratégies


variées de division

Division de bulbes en détachant


à la main les jeunes bulbes

Séparation de rejets se développant à la base Division de la touffe d’une plante herbacée,


du pied mère à la main

87
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Le marcottage
JARDINS PAYSAGERS Le marcottage est une technique de multiplication végétative : un
rameau, non détaché du pied mère, est mis en terre afin de pro­
MULTIPLICATION
voquer le développement des racines. Le rameau, une fois enra­
TECHNIQUES DE CULTURE ciné, sera séparé du pied d’origine (sevrage) et mis en pot. Des
ENVIRONNEMENT
plantes développent naturellement des racines au contact du sol.

L’intérêt du marcottage
Le marcottage permet de multiplier des plantes qui seront semblables au pied mère.
C’est une méthode de multiplication plus sûre et plus facile que le bouturage. Un
grand nombre de végétaux peuvent se reproduire ainsi. On applique cette tech­
nique aux espèces se bouturant mal, en particulier aux espèces fruitières et orne­
mentales.

Différentes méthodes de marcottage


□ Le marcottage par couchage simple : il consiste à mettre une partie d’un rameau
au contact de la terre. Pour favoriser l’enracinement, on pratique quelques inci­
sions sur la partie enterrée du rameau. Cette méthode est particulièrement adaptée
aux plantes qui possèdent des tiges suffisamment longues et souples : Noisetier,
Groseiller à fleur.
□ Le marcottage en serpenteau : la technique est identique à la précédente, en répé­
tant plusieurs fois le couchage du rameau. On réserve cette méthode aux plantes
grimpantes et sarmenteuses qui possèdent des rameaux longs et souples (Chèvre­
feuille des jardins, Vigne, Glycine).
□ Le marcottage chinois : un rameau est étendu de tout son long dans la terre ; on
le maintient avec des crochets. Les bourgeons vont alors développer des jeunes
pousses que l’on recouvre progressivement de terre au fur et à mesure de l’allon­
gement (buttage). On pratique ainsi pour le Forsythia, le Chèvrefeuille et le Saule.
□ Le marcottage par buttage ou cépé : le pied, taillé au ras du sol, développe des
rejets que l’on recouvre de terre après allongement des rameaux. On utilise cette
méthode pour multiplier les porte-greffes d’arbres fruitiers, d’Hibiscus, de Spirée.
□ Le marcottage aérien : il s’agit d’enrober une tige dénudée à un endroit donné
avec de la tourbe et du sphanium recouvert d’un plastique. On ligature la tige sur
le tronc pour maintenir l’humidité et favoriser le développement des racines. Une
plante de serre ou d’appartement dégarnie de feuilles pourra bénéficier de ce pro­
cédé (Croton, Dracaena, Ficus).

L’époque
On marcotte les arbres et arbustes de plein air, lors de la reprise de la végétation,
en mars-avril. Le marcottage aérien peut se pratiquer en toutes saisons, en serre.

Le sevrage
« La marcotte » enracinée n’est séparée de la plante mère que lorsque les racines
qu’elle a émises, sont capables d’assurer son alimentation. On effectue donc géné­
ralement la séparation à l’automne de la même année ou au printemps de l’année sui­
vante.

88
COMMENT UNE TIGE
DEVIENT RACINE?
■ Réussir un marcottage
1. Le choix des rameaux
Pour marcotter, on choisit des rameaux
sains et vigoureux, les plus proches du sol,
parmi les tiges ligneuses âgées de un à
deux ans ; les rameaux plus âgés s’enra­
cinent difficilement et plus lentement.
2. La terre
Le mélange terreux ou la terre dans
lequel on réalise le marcottage doit être
léger et riche ; on y ajoute de la tourbe et
du sable. Maintenir le sol frais, par des
arrosages périodiques pour favoriser un
bon enracinement : la « marcotte » craint Marcottage chinois
la sécheresse.

■ Les différentes méthodes


de marcottage

Marcottage par buttage ou cépée

Marcottage par couchage simple

Marcottage en serpenteau Marcottage aérien

89
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Le greffage
JARDINS PAYSAGERS Le greffage tient une place fondamentale dans la multiplication
MULTIPLICATION
des arbres fruitiers, des arbres et arbustes d’ornement. C’est une
opération de multiplication : sur un végétal dit porte-greffe, on
TECHNIQUES DE CULTURE fixe un fragment de plante (œil ou rameau) appelé greffon, qui
ENVIRONNEMENT développera le système aérien du nouvel individu.

Le greffage par approche ou en placage


□ Il a pour but de souder entre elles deux parties de végétaux, généralement des
rameaux non séparés de la plante mère.
□ Il se pratique de mars à octobre.
□ L’emploi de ces greffes reste limité à l’arboriculture fruitière et à quelques arbres
d’ornement (Bouleau, Charme, Chêne, Conifères...).

Le greffage par rameau détaché


□ Cette technique a pour but d’insérer un fragment de rameau, muni de quelques
yeux, sur un sujet rabattu ou entier.
□ Le greffage en fente simple ou double : on place un ou deux greffons à l’extrémité
d’un sujet préalablement rabattu (mars ou septembre). Après la pause du greffon,
on ligature solidement et on enduit les plaies de mastic. On utilise cette technique
pour les Pommier, Poirier, Cerisier, Olivier...
□ Le greffage en incrustation : on taille le greffon en coin triangulaire et on le place
dans une cavité de même forme pratiquée en tête du sujet. Ensuite, on ligature et on
mastique les plaies. On privilégie cette méthode lorsque le diamètre du sujet est
très supérieur à celui du greffon. Elle s’effectue à la même époque que le greffage en
fente pour les arbres fruitiers ou ornementaux à hautes tiges.
□ Le greffage en couronne : on insère sous l’écorce préalablement décollée d’un
sujet, plusieurs greffons taillés en biseaux simples. On termine en ligaturant et en
appliquant le mastic. Cette technique s’applique à de gros sujets pour remplacer
une variété par une autre, au printemps, sur Pommier, Poirier, Olivier...
□ La greffe à l’anglaise : elle est pratiquée sur des tiges d’arbres fruitiers de faible
diamètre, aux mêmes époques que la greffe en fente (mars et septembre). Il existe
plusieurs systèmes d’assemblage :
- le greffage à l’anglaise simple ;
- la greffe à l’anglaise compliqué : elle est choisie pour la Vigne, mais aussi pour de
nombreuses espèces ornementales (Berberis, Charme, Hêtre, Magnolia...).

La greffe par œ il ou en écusson


□ Appelé aussi écussonnage, cette greffe est employée pour la multiplication des
arbres fruitiers et des Rosiers, en mars-avril ou juillet-août.
□ Sous l’écorce du sujet (ou porte-greffe), on insère un bourgeon avec une portion
d’écorce, prélevé sur un rameau issu d’une variété choisie.

■■■■ Le microgreffage in vitro


Cette technique est particulièrement délicate. Difficile à réaliser, elle est réservée aux
spécialistes, en laboratoire.

90
L’ART DE LA GREFFE
■ Greffage par approche ou placage 2. Greffage en incrustation

Greffon

Sujet entaillé Greffon '


en biseau Ligature et
mastic
1. On entaille sur cinq à six centimètres
3. Greffage en couronne
l’écorce du sujet et du rameau. Les deux
plaies sont mises en contact.

L’écorce du
sujet est fendue
Le greffon est
taille en biseau
simple Ligature solide
et mastic

2. On ligature puis on applique le mastic. 4. Greffage à l ’anglaise simple et compli­


Le sevrage a lieu quelques mois après la qué
soudure de la greffe.

■ Greffage par rameau détaché


1. Greffage en fente double

Greffage à l’anglaise simple : le sujet et


le greffon de deux ou trois yeux sont
Tige du sujet taillés en biseau de la même longueur, ils
fendue Greffons taillés en
Ligature et mastic
biseau double sont assemblés et ligaturés.
Le porte-greffe est fendu sur trois à Greffage à l’anglaise com pliqué: une
quatre centimètres, les greffons sont incision est pratiquée sur le biseau du
taillés en biseau double et insérés dans sujet et du greffon. À l’assemblage, les
la fente du sujet. languettes viennent s’incruster.

91
LES PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Le greffon
JARDINS PAYSAGERS et le porte-greffe
LA MULTIPLICATION
La réussite de toute greffe dépend du choix du sujet et du greffon.
TECHNIQUES DE CULTURE Mais elle dépend aussi du mode de greffage utilisé, de l’époque,
ENVIRONNEMENT des conditions climatiques et de la nature du sol.

L’intérêt du greffage
□ Il permet de multiplier des espèces qui ne se reproduisent pas fidèlement par le
semis de pépins ou de noyaux. En effet, le greffage reproduit exactement les carac­
tères du greffon.
□ Le greffage réunit un sujet et son greffon pour une meilleure adaptation au terrain,
une plus grande résistance aux parasites du sol, une floraison plus éclatante et une
fructification plus abondante et régulière.
□ Enfin, on greffe pour diminuer la vigueur, le volume et la forme d’une espèce grâce
à l’influence du sujet à forte ou faible végétation.
□ Par une sélection judicieuse du greffon, on peut maintenir mais aussi sélection­
ner les qualités d ’une variété.

■MBH Le greffon et son porte-greffe : la com patibilité


□ Il faut une certaine affinité entre le sujet et son greffon. En règle générale, on ne
peut greffer que des végétaux du même genre ou, au moins, de la même famille bota­
nique.
□ Le sujet et le greffon doivent être au même stade de végétation ; il est même sou­
haitable que le porte-greffe soit en période de végétation plus avancée que le gref­
fon. Une meilleure reprise est ainsi assurée.
□ Les tissus du sujet et du greffon doivent avoir la même consistance (semi-ligneux
ou ligneux) et être bien en contact au niveau de leurs zones génératrices pour favo­
riser la symbiose.

La sélection des greffons


Les greffons doivent toujours être sélectionnés sur des arbres sains, fertiles, de
grosseur convenable, porteurs de fleurs ou de fruits de qualité et représentant par­
faitement les caractères de la variété que l’on désire multiplier.

L’époque de greffage
Le greffage se fait de préférence au printemps et à la fin de l’été ; les greffons des­
tinés aux greffes de printemps (mars, avril, mai) sont récoltés après arrêt complet
de la végétation (janvier, février).

La préparation des greffons


□ Les rameaux greffons sont empaquetés, étiquetés et enterrés aux deux tiers de leur
longueur, à l’abri d’un mur exposé au nord.
□ Les greffons destinés au greffage d’été et d’automne sont récoltés au moment de
l’emploi, effeuillés aussitôt, mis dans un emballage humide, en chambre froide, pour
éviter le flétrissement.

92
DES TECHNIQUES POUR GREFFER
■ Un matériel adapté
1. Il faut utiliser des outils bien affûtés
pour assurer des coupes franches,
s’équiper d ’un sécateur, d ’un greffoir,
d’une serpette et d’une scie égoïne.
2. Les ligatures : l’assemblage du sujet et
du greffon nécessite une ligature pour
assurer une bonne soudure des tissus.
On utilise souvent des lanières en caout­
avec son germe
chouc élastique, souples qui disparais­ et un lambeau
sent avec le temps, sans provoquer d’écorce
d étranglement. Prélèvement de l'écusson
3. Le mastic à greffer doit recouvrir les
plaies, empêcher le dessèchement des 2. Pose de l ’écusson
tissus, la pénétration de l’eau et des
parasites et favoriser la cicatrisation. Le
mastic à froid est directement utilisable
par l’opérateur.

■ Une technique précise :


le greffage en écusson
1. Levée de l'écusson

Incision Introduction Ligature ne


de l'écorce de l'écusson recouvrant
du sujet en T pas l'œil

3. Développement de l ’écusson
Étêtage du sujet

Ébourgeonnage,
développem ent
de l’écusson 1j

Désonglettage et présence
Rameau greffon Rameau effeuillé du « scion »

93
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
La multiplication in vitro
JARDINS PAYSAGERS Les intérêts de la multiplication in vitro sont multiples et en les ana­
lysant, on comprend pourquoi cultures légumières, ornementales,
MULTIPLICATION
fruitières, florales en bénéficient. Les tissus végétaux (amas cellu­
TECHNIQUES DE CULTURE laires, fragments de bourgeons ou de feuilles...) issus de ces plantes
ENVIRONNEMENT
sont élevés dans un milieu nutritif approprié, en laboratoire.

■■¡¡H L’intérêt de la m ultiplication in vitro


□ Production de plantes identiques à la plante mère.
□ Multiplication accrue dans un espace réduit (stockage).
□ Augmentation de la vitesse de division des plantes à multiplication difficile.
□ Accélération du développement.
□ Production de plantes saines, indemnes de Champignons, Bactéries et Virus.
□ Sauvegarde des espèces en voie de disparition.
□ Création de nouvelles espèces par appariement de cellules.
□ Amélioration du port et de la vigueur des sujets.

Les principes de la m ultiplication


□ On prélève sur une plante un fragment de tissu appelé « expiant » (bourgeon, frag­
ment de feuilles, de racines, de tiges...). Ces tissus sont mis en culture dans une
enceinte stérilisée, sur un premier milieu. Des fragments de tissus se multiplient
activement. On les divise pour les mettre dans un second milieu afin de favoriser le
développement de bourgeons puis de racines.
□ Tous ces fragments, mis en culture dans des tubes à essai, sont disposés dans
une salle de culture, à une température et une luminosité contrôlées.
□ Les jeunes plantules obtenues seront repiquées et mises en serre dans des condi­
tions particulières, pour favoriser l’acclimatation dans le milieu ordinaire.

■■■■ Le m ilieu de culture


C’est une solution aqueuse contenant de nombreux éléments, dans des proportions
variées suivant le type de plantes :
- les sels minéraux comprennent les macro-éléments (azote, acide phosphorique,
potasse, calcium, magnésium) et les micro-éléments (manganèse, sulfate de zinc,
de cuivre, chlorure de cobalt...) ;
- les substances organiques : saccharose (sucre), vitamines (thiamine, biotine...),
acides aminées (glutamine, thyrosine) ;
- les régulateurs de croissances : auxine, cytokinine, gibbérelline ;
- les produits naturels complexes : la peptone, l’hydrolisat de caseïne et divers pro­
duits, tels que le jus de noix de coco, de banane, de tomate, d’orange.

L’asepsie
L’opérateur doit observer des règles d ’asepsie strictes : se laver les mains fré­
quemment et les passer à l’alcool à 70°, stériliser les instruments : les mettre sous
la flamme ou les tremper dans l’alcool, stériliser les milieux de culture (autoclave
pendant 20 min à 120 °C). Les tissus végétaux seront stérilisés avant la mise en cul­
ture par trempage dans des produits chimiques à une concentration définie et pen­
dant un temps déterminé.
94
LES VÉGÉTAUX-ÉPROUVETTES
■ Les quatre étapes de la culture 3. Troisième étape : développement des
Choisissons la multiplication végétative feuilles et des racines
in vitro du Saintpaulia (mise au point par À nouveau, une division est assurée ; les
Dauxen 1975, Pottieren 1976, Boccon- bourgeons sont repiqués en tubes dans
Gibod en 1978). un milieu nutritif différent. On obtient une
1. Première étape: mise en culture des micro-rosette qui racine et se développe.
fragments de pétioles Quatre semaines plus tard, on la trans­
Les pétioles entiers des feuilles de Saint­ fère en milieu ordinaire.
paulia sont stérilisés par trempage dans 4. Quatrième étape : repiquage en milieu
i’éthanol puis l’hypochlorite de calcium, ordinaire
et rinçages à l’eau stérile. Les jeunes plants sont retirés des tubes
On sectionne en segments les pétioles et les racines soigneusement lavées pour
sous la hotte stérile et on les met en élim iner la gélose. Les plantules sont
culture dans un milieu nutritif gélosé, repiquées en pots, dans un compost sté-
dans des tubes à essais. On les dispose rilisé, enrichi de tourbe, et mises en serre.
sur des étagères, dans la salle de culture,
éclairée par des tubes fluorescents ■ La phase d’acclimatation
blancs (intensité 4 000 lux), dix-huit Les jeunes plantes issues d'un milieu arti­
heures par jour, à une tem pérature de ficiel (in vitro) doivent passer dans le milieu
23 °C. naturel (in vivo), étape toujours délicate. Il
2. Deuxième étape : développement des est parfois difficile d’acclimater certaines
bourgeons et microfeuilles plantes. On assure la transition en les cul -
Quatre à six semaines de culture sont tivant en serre à multiplication, dans un
nécessaires pour développer un grand compost stérilisé et en maintenant une
nombre de bourgeons. température de 23 °C à 25 °C. On assure
Toujours dans les conditions stériles, on un arrosage minutieux et une surveillance
prélève ces petits bourgeons et les sanitaire. Trois à quatre semaines seront
feuilles que l’on repique dans un milieu nécessaires pour assurer l’acclimatation
nutritif identique au premier. et le premier rempotage.

■ Déroulement de la multiplication végétative « in vitro »

mm mm ta ta

'S # W
Étape 1 Étape 2 Etape 3 Étape 4
Mise en culture Développement Développement Repiquage et acclimatation
des fragments des bourgeons des feuilles en milieu ordinaire
de pétioles et microfeuilles et racines en serre

95
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Le repiquage
JARDINS PAYSAGERS Le repiquage est une opération consistant à transplanter des jeunes
plants issus d’un semis pour favoriser leur développement. Le repi­
MULTIPLICATION
quage est un exercice gestuel délicat : la manipulation des plan-
TECHNIQUES DE CULTURE tules est fragile. De nombreuses plantes potagères et plantes à
ENVIRONNEMENT
massifs doivent être repiquées avant leur mise en place définitive.

■■■■ Les deux objectifs du repiquage


□ De jeunes plants sont transplantés dans un emplacement définitif, ils achèveront
là leur croissance. C’est le cas de nombreuses plantes potagères peu fragiles et au
développement rapide : Aubergine, Céleri, Laitue, Poireau.
□ De jeunes plants sont repiqués en pépinière, pour les espacer et assurer leur
développement en favorisant le système radiculaire avant la plantation définitive.
C’est le cas des plantes à massif au développement plus lent : Bégonia, Pétunia.

■■■■ L’intérêt
Un semis dense est pratiqué en profitant au maximum de la place disponible en
pépinière, ceci est précieux dans le cas de cultures commençant leur cycle sous
abri en janvier, février ou mars (sous serre ou châssis...).

■ H B i Le stade de repiquage
Pour les plantes supportant un repiquage définitif après le semis, il faut attendre
qu’elles soient suffisamment grandes et manipulables : stade quatre ou cinq feuilles.
Pour les repiquages en pépinière sous abri, il est fréquent d’effectuer un repiquage
dès que deux feuilles sont apparues.

■■■■ Les conditions de repiquage


Le repiquage en pépinière nécessite un terreau léger, à base de tourbe. Les jeunes
plantules seront maintenues à une température de 18 °C à 20 °C pour permettre une
bonne reprise avec des arrosages et bassinages réguliers.

Le repiquage en pépinière Le repiquage en godet


96
LA TRANSPLANTATION
■ La mise en place définitive ■ La plantation à racines nues
La transplantation s’effectue après repi - On transplante ainsi les jeunes plants
quage et permet une mise en place défi - cultivés en pépinière, principalement en
nitive des plants. On transplante des culture légumière (Chou, Céleri, Poireau).
légumes (Tomate), des fleurs (Muflier, Après l’arrachage des plants à la fourche
Pois de senteur), des plantes décoratives ou à la bêche, on pratique « l’habillage »
de massifs (Œillet d ’Inde, Pétunia). en réduisant de moitié la longueur des
racines et du feuillage pour éviter une
■ Les exigences de la plantation fanaison et une reprise difficile des plants.
La plantation s’effectue en pleine terre, Chaque sujet est planté à intervalles
après la fin des gelées printanières (mi- réguliers à l’aide du plantoir et pour assu­
avril, mi-mai), car les jeunes plants é le ­ rer un alignement correct, on utilise le
vés en serre au début de leur cycle (semis cordeau. On borne les plantes au plan­
et repiquage) craignent le froid. toir pour bien les maintenir en place et on
Une bonne terre de jardin, meuble, bien arrose copieusement.
préparée est nécessaire à la reprise.

■ La plantation en motte
Les plantes sont mises en place avec leur
motte à l’aide du transplantoir et espa­
cées régulièrement (entre 15 cm et 40 cm
selon le volume de chaque espèce).
On les dispose en quinconce dans les
massifs pour bien couvrir le terrain.
On borne les plantes et on les arrose.
On pratique cette méthode pour les
plantes annuelles (Bégonia, Agératum,
Pétunia...) et bisannuelles (Pensée,
Pâquerette, Myosotis).

97
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Le rempotage
JARDINS PAYSAGERS Lorsqu’une plante en pot atteint un certain stade de son déve­
MULTIPLICATION
loppement, il faut l’ôter de son pot devenu trop petit pour la pla­
cer dans un pot plus grand : c’est le rempotage. Il présente un
TECHNIQUES DE CULTURE aspect esthétique : le contenant est ainsi proportionnel à la taille
ENVIRONNEMENT
de la plante.

■■■■ Le but du rempotage


□ Les racines doivent bénéficier d’un espace suffisant pour leur développement.
□ Le milieu peut être enrichi avec un nouveau terreau fertile, riche en éléments fer­
tilisants.
□ Un support et un ancrage suffisants permettent à la plante de se maintenir debout.

■■■■ L’époque du rempotage


□ L’examen du système racinaire va déterminer le moment du rempotage : on enlève
la plante de son pot pour examiner la quantité des racines. Lorsqu’elles tapissent
le fond et le bord du pot, il est temps de procéder au rempotage. Certaines plantes
supportent très bien d’être à l’étroit dans le pot, c’est le cas par exemple du Ficus
ou de certaines plantes aux racines charnues comme le Chlorophytum.
□ Au stade adulte, les plantes vont stabiliser leur croissance ; on rempote au prin­
temps, juste au départ de la végétation.

■■■■ La technique de rempotage


Il faut arroser généreusement la plante avant de la dépoter, choisir un pot d’un dia­
mètre supérieur de 2 cm à 4 cm. On nettoie la plante en éliminant des feuilles abî­
mées, desséchées et en réduisant les racines trop envahissantes.

La motte est déposée au fond


On dépose un tesson au fond du pot. Les vides sont comblés
du pot pour assurer le drainage, avec le terreau. On tasse la
La plante est dépotée en on couvre le fond du pot terre et on forme une cuvette
renversant le pot. d ’un m élange frais. pour arroser.

■■■■ Le surfaçage
La couche superficielle de vieux terreau est retirée et remplacée par un compost plus
riche. On pratique le surfaçage pour des plantes trop difficiles à rempoter, du fait de
la grosseur du contenant et des difficultés de manipulation (plantes palissées sur un
treillage...). Il a toujours lieu au printemps.
98
LES RÉCIPIENTS DE CULTURE
■ La nature des récipients
- Les pots de terre cuite sont poreux,
stables, mais fragiles et lourds. On les
classe par dimension.
- Les pots en matière plastique, ont des
parois étanches. Ils sont légers, et peu
fragiles. On les classe par dimension.
- Les coupes et jardinières : elles sont
en terre cuite, en fibro-cim ent, ou en
plastique aux dimensions variées pour
grouper les plantes. La coupe à fleurs
- Les bacs : en plastique, parfois en La coupe florale circulaire est destinée aux
com positions florales.
bois, résine ou pierre, sont conçus pour
recevoir des plantes volumineuses et leur
taille n’est pas normalisée.

■ La dimension
On indique généralement la dimension
d ’un pot par son diamètre supérieur, égal
à sa profondeur (du 4 cm au 38 cm).
Exemple : un pot de 12 correspond à un
diamètre de 12 cm et à une profondeur
de 12cm.
Les containers sont normalisés en La poterie de ja rdin terre cuite
volume : 2 L, 3 L, 5 L, etc. Les poteries de jardin : de form e et de style
variés, elles sont utilisées dans les parcs et
jardins pour recevoir les végétaux d’extérieur.
■ Les différents récipients

Le pot de terre cuite La plaque alvéolée


Le p o t : de p lu s g ra n d e d im e n s io n , il est L e s p la q u e s a lv é o lé e s en p la s tiq u e
d e stin é à la c u ltu re des p la n te s v e rte s et sont très utiles, elles servent au repiquage
fleuries. Il est en plastique ou en terre cuite. des jeunes plants en serre.

95
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
L’arrosage des plantes en pot
JARDINS PAYSAGERS L’eau est un élément important à partir duquel la plante se
MULTIPLICATION
construit. Presque chaque jour, il faut examiner les plantes
cultivées pour connaître leur besoin en eau. Une déshydratation
TECHNIQUES DE CULTURE répétée aboutit à une perte du feuillage, compromettant la crois­
ENVIRONNEMENT
sance et la floraison.

■■■■ Les facteurs conditionnant les besoins en eau


Toutes les espèces n’ont pas les mêmes besoins. Ceux-ci augmentent avec la tem­
pérature et l’ensoleillement. Ils sont d’autant plus importants que la plante est déve­
loppée mais diminuent lorsque la température baisse, au cours du repos végétatif.

Les signes de la déshydratation


□ Lorsque les feuilles d’une plante deviennent molles, ternes, ridées, la plante est
déshydratée, il est urgent d’arroser.
□ Lorsque la motte de la plante se décolle complètement du pot, la terre est sèche,
la plante a besoin d’eau. Dans ce cas, on observe aussi que la terre est claire.
□ La légèreté du pot est également un signe de dessèchement ; lorsqu’on frappe le
pot avec un objet dur, un son creux indique que la terre est sèche.

■■■■ Les conseils pratiques


□ Une humidité constante mais sans excès doit être maintenue en période de flo­
raison. Une eau tiède (15 °C) est préférable, l’eau froide risque de freiner la crois­
sance des plantes.
□ L’arrosage des plantes vertes est réduit en période de repos végétatif (hiver),
parallèlement à la température.
□ Il faut éviter de laisser l’eau séjourner dans la soucoupe, à moins que le pot ne
repose sur un lit de graviers.
□ En été, on arrose tôt le matin ou tard le soir, mais en hiver on arrose en matinée.
□ Le feuillage des plantes vertes peut être bassiné, par pulvérisaton d’eau pour
réduire l’évaporation pendant les fortes chaleurs.

■■■■ Les techniques d ’arrosage


□ En serre, on arrose à la lance équipée
d’un pistolet. Les plantes sont arrosées
individuellement mais on peut utiliser des
moyens plus perfectionnés comme le
goutte à goutte, les rampes et la brumi­
sation.
□ Si on a laissé la terre se dessécher trop
longtemps dans le pot, il faut alors le plon­
ger dans un récipient plein d’eau pendant
quelques minutes pour imbiber la motte,
laisser s’égoutter et remettre la plante en
place. Le bassinage

100
LE BAC À RÉSERVE D’EAU
■ Le principe de fonctionnement ■ L’entretien
Les bacs à double fond sont pourvus Verser l’eau dans la réserve une semaine
d ’une réserve d ’eau qui donne aux après la plantation. Vérifier régulièrement
plantes une grande autonomie. L’eau est la réserve d’eau. Lorsqu’elle est vide, la
contenue au fond du bac de culture, une remplir, quelques jours après, au 3/4 pour
grille couverte d ’une toile imputrescible faciliter la circulation de l’air. Un em pla­
sépare le compost de la couche d’air et cement lumineux, loin des rayons du
de la nappe d ’eau. L’eau remonte par Soleil, d ’ une source de chaleur et des
capillarité pour humidifier le terreau grâce courants d ’air est souhaité.
à une mèche qui pompe l’eau dans la
réserve (autonomie d ’environ trois à
quatre semaines). Un dispositif est prévu
pour assurer le remplissage et la vidange
et un système permet de mesurer le
niveau d’eau.

■ La préparation du bac
On épand une couche de terreau léger
(terreau standard + tourbe) et humide au
fond du bac. Les plantes sont placées sur
ce lit de terreau avec la motte complète,
c’est-à-dire avec la terre qui les nourrissait
lorsqu’elles étaient encore en pot. Les
espaces sont ensuite comblés autour des
plantes avec le compost jusqu’à 1 cm du
bord, en tassant la terre autour de la motte.

■ Le choix des plantes


Il faut associer dans le bac, des plantes
de mêmes exigences (eau, température,
exposition) mais différentes par leur
feuillage, leur couleur, leur forme tout en
les disposant de façon harmonieuse. Il
est préférable d ’éviter de mettre des
plantes fragiles ou des plantes à flo ra i­
son courte car il faudra les renouveler Q uelques plantes ju d icie u se m e n t disposées
souvent. Le nombre de plantes varie dans un bac viennent apporter une touche de
selon la taille du bac (dans la plupart des ve rd u re et de vie dans un hall d ’accueil, un
bureau, un cabinet m édical...
cas, un à trois sujets). Après la mise en La form e et le coloris du co n ten a n t doivent
place, on arrose la motte des plantes que s'harm oniser avec le revêtem ent et le mobilier
l’on vient d'installer par dessus et on de la pièce.
De nom breuses plantes vertes conviennent :
renouvelle cet arrosage à deux ou trois
Kentia, Dracaena, Dieffenbachia, Asparagus,
reprises par la suite et suivant les besoins M onstera, Ficus benjam ina, Chlorophytum
pour assurer une bonne reprise. nephrolepis, Schefftera', Asplénium, H edera...

101
PUNTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
L’hydroculture
JARDINS PAYSAGERS Cette technique consiste à cultiver des plantes dans un milieu
MULTIPLICATION
composé d’eau et de sels minéraux, un support inerte constitué
de billes d’argile assure le maintien des plantes dans le pot. Cette
TECHNIQUES DE CULTURE culture sans sol assure aux plantes une croissance équilibrée en
ENVIRONNEMENT
leur fournissant une alimentation conforme à leurs besoins.

■■■i Les techniques de culture


Le plus souvent, les plantes sont cultivées dans un système de doubles contenants :
le plus petit est perforé et rempli de matières granulaires argileuses, le plus grand,
étanche, contient la solution nutritive. Le liquide s’infiltre donc dans les matières gra­
nulaires pour aller vers les racines qui, en se développant, plongent dans la solution.
Une jauge indique le niveau q u ’il faudra rétablir périodiquement (environ toutes
les quatre à six semaines).

■ ■ ■ Le principe de culture
□ Dans la culture en pot traditionnelle, la terre a deux fonctions :
- une fonction de support pour les racines et de maintien pour les tiges ;
- une fonction nutritive par les éléments minéraux qu’elle contient.
□ La terre joue un rôle régulateur dans les apports de sels minéraux et dans la pro­
tection de la plante contre les excès d ’humidité.
□ Dans l’hydroculture appelée culture hydroponique, les deux fonctions sont dif­
férenciées : l’eau et les éléments minéraux sont fournis directement à la plante et par­
faitement contrôlés sinon ils risquent de provoquer l’intoxication des plantes,
entraînant un jaunissement puis le dépérissement.
□ Les matières granulaires inertes qui remplissent le pot servent seulement de sup­
port et sont constituées d ’argile expansée présentée en petites boulettes. Les gaz
contenus dans cette argile se sont expansés et ont donné naissance aux cavités
d ’où la porosité, la légèreté de l’argile.

■■■■ L’intérêt de l’hydroculture


□ L’argile expansée est un élément propre, léger. Elle ne se dégrade pas, elle est simple
à manipuler. L’argile a une bonne capillarité puisque l’humidité remonte et hydrate par­
faitement les racines sur toute l’épaisseur de l’argile, elle a une structure stable, ne se
tasse pas et sa forme permet une excellente circulation de l’air et de l’eau.
□ L’argile est, par ailleurs, chimiquement neutre c’est-à-dire qu’elle n’apporte aucun
élément chimique qui pourrait déséquilibrer la solution nutritive. On observe éga­
lement l’absence de parasites du sol car l’argile est cuite à 1 100 JC.

■■■■i La solution nutritive


□ Elle contient l’eau et les éléments nutritifs (azote, phosphore, oligo-éléments...).
□ Dans le commerce, on trouve des engrais spéciaux pour l’hydroculture. Il faut se
conformer aux indications du fabricant pour préparer la solution et respecter les
concentrations données. Ces apports sont assurés chaque fois que l’indicateur de
niveau marque 0 c’est-à-dire toutes les quatre à six semaines.
□ Une vidange complète est souhaitable tous les ans afin de renouveler la solution.

102
LA METHODE DE CULTURE
■ L’entretien La culture double récipient
On peut laisser une plante en hydrocul­ U n c a c h e p o t et un
ture longtemps, il n’est pas nécessaire de p o t p e r fo r é c o n s ­
t i t u e n t le d o u b le
la rempoter pour lui apporter de nou­ récipient. En hydro -
veaux éléments nutritifs car ceux-ci sont c u ltu re , les p la n te s
fournis régulièrement. s o n t c u l t i v é e s le
p lu s s o u v e n t d a n s
Le seul problème que l’on peut rencontrer
u n d o u b le p o t. L e
provient de la stabilité car une plante trop p lu s p e t it est
haute a moins d’équilibre dans son pot. p e rfo ré , p e r m e t­
Pour assurer la stabilité de la plante dans t a n t a u x r a c in e s
d ’a tte in d re la s o lu ­
son pot, il suffit alors d’enlever le pot de tio n n u tr itiv e d a n s
culture pour le remplacer par un pot plus le f o n d d u g r a n d
grand en complétant le volume d’argile po t é ta n c h e .
expansée.
Les arrosages sont moins fréquents, il I La structure du bac
suffit de vérifier l’indicateur de niveau 1. Disposer les plantes dans le bac.
d’eau et de refaire le plein. La fréquence 2. Combler les vides avec
les billes d’argile.
des apports varie selon les plantes, les 3. Remplir la réserve d’eau
saisons, la température. Il est important et d’éléments nutritifs.
4. Contrôler le fonc­
que le bac soit pratiquement asséché tionnement de
avant de le remplir à nouveau, ceci pour la jauge.

permettre aux racines de s’aérer. Indicateur


de niveau
■ Les bacs
Solution
On trouve dans le commerce une gamme
complète de bacs de tailles, de formes,
de couleurs variées, en plastique, céra­
mique, verre.. toujours étanches.
Les bacs d’hydroculture sont souvent
constitués de deux récipients : cache-pot
et pot perforé pour la plante.
Les conseils du jardinier
■ L’historique T o u te s les p la n te s p e u v e n t se d é v e lo p p e r en
h y d ro c u ltu re . O n y c u ltiv e p rin c ip a le m e n t les
Cette technique de culture a été décou­ p la n te s v e rte s d ’a p p a rte m e n t m a is trè s peu
verte à la fin du xixe siècle par deux d e p la n te s fle u rie s d u fa it d e le u r v ie é p h é ­
scientifiques allemands Knop et Sachs m è re.
qui cultivèrent des plantes dans une solu­ Les c o n d itio n s c lim a tiq u e s s o n t im p o rta n te s
p o u r a s s u re r u n e b o n n e c r o is s a n c e d e s
tion nutritive, sans terre. Beaucoup plus p la n te s e n h y d ro c u ltu re . Il fa u t m a in te n ir un e
tard, on a expérimenté cette technique te m p é ra tu re e n tre 18 ° C e t 2 2 ° C en é v ita n t
pour l’appliquer, pendant la guerre de d e s é c a rts b ru ta u x , s u r v e ille r l’ h u m id ité d e
Corée, au début des années 1950, afin l ’ a ir e t lim ite r le s c o u ra n ts d ’a ir q u i n u is e n t
a u d é v e lo p p e m e n t d e s p la n te s . U n e trè s
d’approvisionner les troupes américaines
b o n n e lu m in o s ité est in d isp e n sa b le , sa n s e x ­
en légumes frais pour éviter les pro­ p o s e r la p la n te a u x ra y o n s d ire c ts d u S o le il.
blèmes de scorbut.

103
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
La culture hors-sol
JARDINS PAYSAGERS Dans la culture hors-sol, les plantes développent leurs racines sur un
support ou un substrat particulier imbibé d’une solution nutritive
MULTIPLICATION
pour satisfaire leurs exigences. La culture hors-sol connaît un essor
TECHNIQUES DE CULTURE important sur les exploitations horticoles depuis les années 1980.
ENVIRONNEMENT
Les cultures légumières et florales peuvent en bénéficier.

■■■■■ Le principe de culture


Les plantes développent leurs racines dans un volume réduit, sur un support inerte
(argile expansée, pouzzolane, laine de roche...) ou un substrat actif, à base de
tourbe. Dans tous les cas, il est impératif d ’apporter en permanence l’eau et les élé­
ments minéraux nécessaires à la plante. Les solutions nutritives utilisées sont adap­
tées de manière très précise à chaque type de plante en fonction du climat et des
différents stades de végétation.

■ ■ ■ L’intérêt de la culture
□ Dans les cultures traditionnelles, le sol s’épuise ce qui oblige à faire des rotations
de culture. Dans le système hors-sol, le milieu physico-chimique est spécifique à
chaque plante.
□ II est souvent nécessaire de faire des apports d ’engrais massifs dans le sol, pro­
voquant parfois des déséquilibres préjudiciables au développement des plantes.
Dans le système hors-sol, on apporte une fertilisation en quantité proche des besoins
de la culture.
□ En serre, il faut faire une désinfection régulière du sol, alors que dans la culture
hors-sol, les supports sont indemnes de parasites, maladies et mauvaises herbes. De
plus, le contrôle sanitaire est plus efficace.
□ Enfin, en culture hors-sol, les produits sont de meilleure qualité, les rendements
supérieurs et la période de production est allongée.

■■■■ Les substrats


□ Les matériaux minéraux sont naturels ou traités (substrats inertes) : argile expan­
sée, sable, gravier, pouzzolane (roche volcanique), perlite. Ils se présentent en élé­
ments particulaires avec une granulométrie variable. La laine de roche est formée
de fibres et se présente sous forme de granules de pin ou de mottes. Ces matériaux
sont durables et d ’une grande stabilité, mais ont une faible rétention en eau (sauf la
laine de roche) et une absence de pouvoir tampon qui peut avoir des conséquences
graves lorsque la solution nutritive est mal contrôlée.
□ Les matériaux organiques naturels (substrats actifs) peuvent être utilisés : les
tourbes, les écorces, les déchets cellulo-ligneux (sciure, copeaux...), les déchets
urbains. Ces matériaux retiennent l’eau et les éléments nutritifs, permettant à la
plante de subvenir à ses besoins plus longtemps, de moins souffrir d ’une diminu­
tion hydrique momentanée mais leur durabilité est plus réduite.
□ Le résidu des fibres de coco est un nouveau substrat pour la culture hors-sol. Il
est léger, avec une forte capacité de rétention en eau, une structure plus stable et
une plus grande longévité que la tourbe. Il ne se tasse pas, il est sans parasites.

104
DES CONDITIONS DE CULTURE IDÉALES
■ La culture horS'SÔI en container

105
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Le tuteurage
JARDINS PAYSAGERS Pour tuteurer une plante, on la fixe sur un support qui favorise la
production, le soutien, la protection ou encore qui lui donne une
MULTIPLICATION
forme harmonieuse et décorative. Les plantes tuteurées peuvent
TECHNIQUES DE CULTURE garnir une rampe, une pergola, un pilier, un mur... Suivant le
ENVIRONNEMENT
type de plantes, de nombreux types de tuteurage existent.

■ ■ ■ L’intérêt du tuteurage
□ Les tuteurs remplissent de nombreuses fonctions, adaptées aux plantes :
- le soutien des plantes aux tiges grêles, faibles (Pois de senteur) ;
- le maintien des plantes aux tiges cassantes (Géranium lierre, Chrysanthème) ;
- le support des plantes portant de lourdes inflorescences ou fruits (Hortensia).
□ Ils empêchent les plantes de retomber ou de pousser de manière désordonnée.
□ Support décoratif de certaines plantes (Rosier tige, Fuchsia), ils stabilisent les
arbres contre les intempéries ou les protègent lorsqu’ils sont exposés à la circula­
tion ou placés dans les parcs de stationnement (Platane, Magnolia).

■■■M Les types de tuteurage


□ Tuteurage individuel : un support unique, droit, fixe une tige, un tronc (Ficus).
□ Baguettage : consiste à mettre de petits tuteurs fins pour soutenir toutes les tiges
d ’une même plante (Hortensia, Chrysanthème).
□ Palissage horizontal sous forme de treillage métallique : il est placé près du sol
pour soutenir la hampe florale des fleurs coupées (Glaïeul, Œillet).
□ Palissage vertical (en espalier) : il soutient les plantes grimpantes ou guide la
végétation (Capucine, Poirier).
□ Haubanage : consiste à fixer une plante par trois fils de fer attachés au tronc et
fixés au sol (pour stabiliser les Conifères : Cèdre, Pin).
□ Support décoratif : il met en valeur la floraison. De plus, la tige est soutenue : sup­
port en forme de colonne, parapluie, arceau (Rosier tige, Fuchsia).

■■■■ Les qualités des tuteurs


Plusieurs matériaux peuvent être envisagés : le bois, le bambou, le plastique, le fer,
la fibre synthétique... La fixation est assurée par des attaches plastiques, des clips,
des colliers pour éviter les meurtrissures. Les attaches doivent être souples autour
de la tige pour éviter tout étranglement.

■■■m La mise en place des tuteurs


□ De nombreuses plantes d ’appartement, vertes et fleuries exigent le soutien d ’un
tuteur pour parvenir à un développement harmonieux et décoratif. Fixé au cours
du développement végétatif, le tuteur est placé verticalement, près de la tige, de
manière à le faire disparaître au maximum dans le feuillage (Ficus, Fatshedera).
□ Les plantes potagères ont également besoin de supports. Le tuteur est fixé à la
plante après la mise en place définitive de la culture (Tomate, Concombre).
□ Dans les jardins et espaces verts, les arbres, arbustes d ’ornement et fruitiers pré­
sentent une végétation exposée au vent. Le tuteur est placé près du tronc, côté vent
dominant et aide la plante à soutenir sa végétation (Bouleau...).

106
_____________ FIXER ET PROTÉGER
■ Les attaches des tuteurs

R u b a n d e tu te u ra g e lé g e r, s o u p le , en vin yl,
fix é p a r u n e a g ra fe u s e e n fo r m e d e p in c e
p o u r les ra m e a u x lé g e rs d e s je u n e s p la n te s
h e rb a c é e s .
L ie n s d e t u t e u r a g e a r m é s p o u r p e t it e s
pla n te s d ’in té rie u r et d ’e xté rieur.
La protection des troncs

G a in e en
p o ly é th y lè n e
se m i-rig id e , fixé e
p a r lig a tu re s po ur
h a b ille r le tro n c des
je u n e s a rb u ste s
C o llie r de c a o u tc h o u c ép a is, m o u lé s u r d e u x d ’o rn e m e n t, fru itiers,
fils d 'a c ie r p o u r fix e r d e s a rb re s d ’a lig n e m e n t ou fo re s tie rs
d ’o rn e m e n t ou fru itie rs . (co n tre les La pins).

B and e en m a tière
p la stiq u e , so u p le ,
a é ré e , d é ro u lé e
s u r le tro n c
A tta c h e en p o ly é th y lè n e n o ir, s o u p le , c ra n ­ d e s je u n e s
tée, ré g la b le s u iv a n t le d ia m è tre d e s je u n e s a rb re s (co n tre les
pla n ts de pé p in iè re . m o rs u re s du g ibie r).

107
La taille des Plantes d’intérieur
JARDINS PAYSAGERS La taille des plantes d’intérieur n’est pas systématique mais par­
MULTIPLICATION
fois nécessaire. Elle consiste à couper quelques rameaux pour
m aintenir des plantes saines et vigoureuses. D’autres gestes
TECHNIQUES DE CULTURE simples contribuent à conserver la beauté des plantes : ébour­
ENVIRONNEMENT
geonnage, éboutonnage, suppression des fleurs fanées.

■■■■ La taille et le rabattage


□ La taille a pour but de régulariser le port d ’une plante, de lui donner une forme,
de stimuler le développement des ramifications, en lui conservant toujours une
forme harmonieuse. La taille doit être soignée, la coupe nette, franche, juste au-des­
sus d ’un bourgeon pour éviter toute nécrose.
□ Le rabattage consiste à couper l’ensemble des tiges pour ne conserver q u ’une
dizaine de centimètres sur chaque rameau. Ce rabattage sévère est nécessaire à
l’automne lorsque l’on rentre les plantes pour l’hivernage (Datura, Fuschia...).
Le rabattage est parfois nécessaire lorsque les tiges des plantes sont trop longues,
se déforment, s’entrecroisent ou lorsque les rameaux sont malades, chétifs ou
vieillissants. Cette opération permettra l’apparition de nouvelles pousses.

Le pincement
□ Il consiste à supprimer l’extrémité des pousses juste au-dessus du premier nœud
ou au point d ’insertion d ’une ou deux feuilles sur la tige.
□ La méthode est simple : on taille à la main sur des plantes herbacées, en pinçant
la tige entre le pouce et l’index. Pour les plantes plus dures, aux tiges ligneuses, on
utilise le greffoir ou le sécateur. Le pincement ralentit la végétation en réduisant la
croissance des tiges en hauteur lorsque le développement est trop rapide.
□ Il favorise le départ des ramifications latérales et permet d ’obtenir une plante
plus trapue, plus touffue, plus florifère. En effet, chaque rameau « pincé » provoque
le départ de petits bourgeons axillaires sur la tige.
□ L’époque de pincement se situe au printemps, au début de la reprise de végéta­
tion et à chaque fois que la plante a tendance à se développer exagérément.
On pince les « plantes molles » (Coleus, Irésine...) et les plantes fleuries (Chrysan­
thème).

L e r a b a t ta g e

p in c e m e n t
SUPPRIMER POUR EMBELLIR
■ L’ébourgeonnage 2. L ’éboutonnage
et l’éboutonnage Tous les boutons secondaires se déve­
Ce sont deux opérations qui ont pour but loppant autour du bourgeon principal sont
de maîtriser le système aérien des plantes éliminés afin de le fortifier, et donner des
afin de favoriser un meilleur développe­ fleurs de plus gros calibre. On pratique
ment nécessaire à une bonne floraison et cette opération sur Œillet, Rosier...
une bonne fructification. On réalise ce travail à la main ou au
On réalise ces manipulations en période greffoir pour supprimer les extrémités
de végétation active, sur de nombreuses herbacées. L'éboutonnage demande
plantes herbacées. beaucoup d’attention pour ne pas abîmer
les végétaux. Il faut renouveler l'opéra­
1. L ’ébourgeonnage tion régulièrement pendant la végétation.
La suppression des pousses se dévelop -
pant à l'aisselle des feuilles, le long de la
tige principale entraîne une concentra­
tion de la sève sur une tige unique. On
réalise cette opération régulièrement en
période de végétation sur Œillet, Chry­
santhème, Tomate...

■ La suppression des fleurs fanées


Supprimer régulièrement à la main ou au
sécateur les fleurs fanées des plantes
décoratives conduit à empêcher la fo r­
mation de fruits, généralement peu déco­
ratifs (Rosier, Dahlia.. .).

109
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
La taille des arbustes
JARDINS PAYSAGERS à fleurs
MULTIPLICATION
Tailler les arbustes est nécessaire pour réduire les rameaux en
TECHNIQUES DE CULTURE surnombre, maintenir une croissance raisonnable afin de don­
ENVIRONNEMENT
ner une forme harmonieuse et assurer une floraison éclatante.

■■■■ Les arbustes à floraison printanière (Forsythia, Deutzia)


□ Les arbustes à floraison printanière forment leurs boutons floraux en été, les
fleurs s’épanouissent au printemps de l’année suivante.
□ La taille peut intervenir tous les ans mais seulement après floraison, à la fin du
printemps ou en été ; l’objectif est de maintenir une silhouette correcte.
□ La technique de taille est simple, il faut aérer le centre de la plante :
- supprimer le bois mort, déformé, les rameaux faibles ;
- rabattre les rameaux longs, trop vigoureux, ne conserver que les jeunes pousses.

C e rta in s a rb u s te s à flo ra is o n p rin ta n iè re


d e v ie n n e n t vite to u ffu s s ’ils ne s o n t pas ta illé s
ré g u liè re m e n t e t la flo ra is o n s ’a p p a u v rit.
¥
i ta ille le v ie u x b o is s u r e m p a tte m e n t po ur
ne c o n s e rv e r q u e les je u n e s ram eaux.

■■■■ Les arbustes à floraison estivale (Buddleia, Caryopteris, Ceanothus)


□ Ces arbustes fleurissent à partir des rameaux jeunes qui poussent au printemps.
□ La taille s’effectue tous les ans, au printemps : une taille courte limite le nombre
des rameaux et un développement excessif ; les fleurs seront plus belles.
□ La technique de taille :
- tailler sur empattement les rameaux chétifs, déformés, vieux ;
- couper les tiges de l’année précédente en conservant trois à quatre yeux de la base ;
- réduire le nombre de rameaux.
■■■■ Les plantes de terre de bruyère (Azalée, Cam élia...)
La taille consiste à régulariser la silhouette pour donner à l’arbuste une forme har­
monieuse. Il est aussi nécessaire de supprimer les fleurs fanées.

110
LA TAILLE DES ROSIERS
■ L’époque de taille

w
Dans les régions au climat tempéré, on
effectue la taille du Rosier buisson ou
Rosier massif à partir de la mi-février et au
début mars dans la région parisienne. Dans
les régions plus froides, on taille début avril. Une taille sévère est nécessaire pour assurer,
Dans tous les cas, il faut attendre la fin des chaque année, une floraison abondante.
fortes gelées. Pour les Rosiers grimpants,
on procède de manière différente :
■ La taille du Rosier grimpant
- les Rosiers grimpants non remontants
seront taillés, en été, après floraison ; Les Rosiers grimpants sont généralement
- les Rosiers grimpants remontants très vigoureux, produisant des rameaux
seront taillés soit au début de l’automne longs et souples que l’on fixe sur un mur,
soit à la fin de l’hiver. une clôture, un treillage, une pergola.
Pour maîtriser leur système aérien, il faut :
■ La taille du Rosier buisson - couper les bouquets floraux après flo­
De nombreux rameaux existent : des raison ;
rameaux morts, cassés ou vieux, des - éliminer le bois mort ou abîmé ;
rameaux faibles ou déformés et enfin des - rabattre les tiges principales sur une
rameaux jeunes, sains, vigoureux. À par­ nouvelle tige vigoureuse ;
tir de ce constat : - réduire de moitié les tiges non renou -
- on supprime les branches mortes ; velées ;
- on élimine les tiges faibles et on garde - palisser les nouvelles pousses pour
les tiges vigoureuses ; favoriser la floraison.
- on coupe les tiges déformées qui
gênent le développement des autres ;
- on conserve trois à cinq rameaux
jeunes, vigoureux que l’on taille à trois ou
cinq yeux de la base (20 cm de hauteur).
Les Rosiers tiges sont taillés sur le même
principe que le Rosier buisson.

Les rosiers grim pants produisent des ram eaux


longs q u ’il faut renouveler par des pousses
jeunes.

Il fau t sélectionner les ram eaux à conserver Les jeunes pousses sont conservées
et couper les autres, sur em pattem ent. pour constituer la charpente du rosier grimpant.

111
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET l EGUMES
Les compositions florales
JARDINS PAYSAGERS Dans une composition florale, on réunit de manière harmonieuse,
MULTIPLICATION
des plantes différentes dans un récipient. L’ensemble réalise un
décor floral. Des méthodes originales sont exploitées pour culti­
TECHNIQUES DE CULTURE ver de jeunes plantes (bonbonne, panier...) et obtenir un petit
ENVIRONNEMENT
jardin décoré d’accessoires.

■■■■ Le principe de composition


□ Le choix des plantes : pour réussir l’association, il faut réunir des plantes exi­
geant les mêmes soins. On combine des espèces différentes dont la texture, la cou­
leur et la forme s’opposent ou s’harmonisent.
□ La texture correspond au caractère du feuillage : brillant, mat, gaufré, duveteux...
que l’on juxtapose dans l’association.
□ La forme est une excellente manière de mettre les plantes en valeur en créant
des contrastes : plante haute, basse, érigée, touffue, grimpante, retombante...
□ La couleur est également un facteur important dans la composition : on joue sur
les effets combinés de deux ou trois teintes.
□ Les plantes fleuries ont un rôle important dans la réalisation d ’une composition :
pour raviver le feuillage des plantes vertes, les fleurs donnent un éclat particulier
par la diversité de leurs couleurs. On choisit de préférence des plantes à floraisons
prolongées tel que Azalée, Cyclamen, Primevère car le renouvellement est toujours
délicat lorsque la composition est bien déeloppée.

■■■■ La disposition des plantes


Les plantes sont disposées pour former un assemblage harmonieux, la plus grande
au centre ou en arrière de la composition, les autres sur les côtés et devant pour
assurer un équilibre et former un ensemble rond, triangulaire, rectangulaire dont on
soulignera le dessin par une forme adaptée du récipient. Le nombre de plantes sera
limité en principe à trois sujets dans la composition pour assurer une bonne pré­
sentation et éviter la dissymétrie.

Les différents types de compositions florales

L a c a fe tiè r e L e p a n ie r La co u p e
112
LES JARDINS MINIATURES
■ Le jardin en bonbonne ■ Le jardin des Cactées
1. La mise en place et plantes grasses
- On choisit une bonbonne en verre 1. La mise en place
blanc, propre et sèche. - Une couche de gravillons est étalée au
- On verse une couche de billes d’argile fond du récipient.
expansée au fond. - On recouvre de terre franche.
- À l’aide d’un entonnoir, on introduit - Les plantes sont disposées en variant
une couche de terreau humide. leurs espèces et leurs volumes.
- Pour la plantation, on utilise une - On tasse la terre autour de chaque
cuillère longue pour faire les trous et une plante pour assurer la stabilité.
fourchette piquée dans la petite motte
pour mettre les plantes au fond. 2. L ’entretien
- On recouvre les racines et on tasse. Les plantes grasses ne demandent pas
- Les espaces nus sont garnis avec des d’entretien particulier. Elles sont expo­
gravillons colorés. sées dans un endroit lumineux et main­
tenues à des températures supérieures à
2. L ’entretien 10 °C en hiver. Lorsque la terre est
La bonbonne est bouchée après la plan - sèche, on l’arrose mais il faut éviter
tation et placée dans un endroit lumineux, l’excès d’eau qui pourrit les racines.
à l’abri des rayons du Soleil. Si la conden -
sation est excessive, il faut déboucher la
bonbonne quelques heures.
En cas de fortes chaleurs, on pulvérise
un peu d’eau sur le feuillage. Les feuilles
mortes sont coupées avec un rasoir fixé
sur une baguette ; on les enlève avec une
pince.

/y
D a n s u n e c o u p e ou u n e te rrin e la rg e e t peu
p ro fo n d e , o n re p ré s e n te le p a y s a g e a rid e et
' \' to u rm e n té d e s p la n te s du d é s e rt (A s tro p h y -
+ 71 ’
tum , E c h in o c e re u s , L ith o p s , P a c h y p h y tu m ,
E c h e v e ria ...). Le s u p p o rt d e c u ltu re e s t fo rm é
de te rre fra n c h e a d d itio n n é e d e gra villo n s.

TJX*r Les conseils du jardinier

P o u r é g a y e r la c o m p o s itio n d e s b o n b o n n e s
et a u tre s ré c ip ie n ts tra n sp a re n ts, on p e u t uti -
On utilise de jeunes plantes cultivées en petit pot, lis e r d e s s a b le s d e c o u le u rs d iffé re n te s , d is ­
à cro issa n ce lente et su p p o rta n t bien la tra n s ­ po sé s e n c o u c h e s s u p e rp o sé e s, d ’é p a is s e u r
plantation. Le support de culture est form é de ter­ v a r ia b le . Ils a p p a ra îtro n t e n tra n s p a re n c e ,
reau sté rilisé sab le ux, en rich i de to u rb e et c ré a n t un e ffe t d é c o ra tif e t h a rm o n ie u x avec
verm iculite (Cryptanthus, Maranta, Ficus repens, les p la n te s .
Hedera, Hypoestes, Pillea, P eperom ia...).

113
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
L’art floral
JARDINS PAYSAGERS L’art floral a pour objet de disposer des fleurs, des branches, du
feuillage, des fruits d’une façon harmonieuse pour réaliser un
MULTIPLICATION
ensemble plaisant et agréable à l’œil. Composer un bouquet, c’est
TECHNIQUES DE CULTURE l’art de réunir des fleurs. Suivant les saisons, il aura un caractère
ENVIRONNEMENT
différent.

■■■■ Le style
□ Le style des bouquets « artistiques » évolue sans cesse. 11 est sujet à des modes,
il varie selon le but de la décoration florale, les pays, les régions, les saisons, les
espèces produites.
□ Mis à part l’art traditionnel japonais d’ikebana où les associations de végétaux
ont une signification symbolique bien précise, il n ’y a pas de règles strictes.
□ La réalisation d ’un bouquet est basée, d’une part, sur l’appréciation des formes,
teintes, textures, d ’autre part, sur la particularité des fleurs et la façon de les disposer
pour mettre leurs qualités en valeur.

■ ■ m Les arrangements floraux


□ En général, on inscrit les compositions dans une forme géométrique : sphère,
cône, triangle... Toutefois, une trop grande symétrie est à éviter ; il faut veiller au
bon équilibre des éléments qui composent le bouquet.
□ La hauteur d’une composition doit atteindre environ deux fois la hauteur du réci­
pient. Les fleurs sont présentées naturellement comme si elles étaient encore sur la
plante, en les orientant sur la bonne face (comme les rameaux garnis de feuilles).

L’harm onisation des couleurs


□ Il existe trois couleurs fondamentales : bleu, jaune, rouge et trois couleurs inter­
médiaires : vert, orange, violet.
□ La juxtaposition des couleurs fondamentales est agréable. La juxtaposition des
couleurs intermédiaires est aussi plaisante. On peut aussi associer une couleur pri­
maire à une couleur secondaire.
□ Les fleurs foncées doivent être employées avec prudence car elles donnent des
plages d ’ombre. Les fleurs blanches, au contraire, éclairent les bouquets et per­
mettent une transition acceptable entre deux fleurs qui ne s’accordent pas.

■■■■ Le matériel
Le fleuriste doit disposer d ’un certain nombre d ’outils et d ’accessoires :
- un sécateur pour la coupe des rameaux ligneux ;
- un greffoir ou petite serpette pour supprimer les épines, les feuilles et tiges tendres ;
- du fil de fer pour maintenir les tiges trop souples de certaines fleurs ;
- de la mousse naturelle ou synthétique telles que oasis ou brique ;
- des pique-fleurs et pique-oasis avec de la cire adhésive pour fixer les piques aux
vases ;
- des galets, graviers, billes de verre pour maintenir les compositions et dissimuler
certains montages ;
- un vaporisateur, un petit arrosoir, et des accessoires : écorce, petits objets...

114
LA CONFECTION DU BOUQUET
La cueillette
Les fle u rs M o u s s e ta illé e
s o n t c u e illie s à q u e lq u e s
au d é b u t d e leur c e n tim è tre s
é p a n o u is s e m e n t, au -d e s s u s
le m atin. du ré c ip ie n t
D es co u p e s
en b is e a u so n t
fa ite s au s é c a te u r
(ou a u x c is e a u x
La tig e d e s fle u rs e s t p iq u é e d ro ite ou a v e c
de fle u ris te ).
in c lin a is o n se lo n la fo rm e e n visa g é e , en d o n ­
na n t l’im p re s s io n d 'é m e rg e r n a tu re lle m e n t du
v a s e a u to u r de la b ra n ch e ce n tra le . O n g a rn it
le s e s p a c e s lib re s d e fe u illa g e e t on ra jo u te
l’eau.

O n r e g r o u p e le s f le u r s e n b o tte s e t o n
e n ve lo p p e les b o tte s de fle u rs d o n t les tig e s ■ La conservation du bouquet
sont f r a g ile s . O n p la c e le s fle u r s ,
d é b a rra ssé e s de leurs fe u ille s d e ba se, d a n s - Choisir un emplacement abrité du
l’eau, d a n s un local fra is e t s o m b re . Soleil et des courants d’air, loin des
fenêtres, dans un endroit plutôt sombre.
Une température de 18 °C est conseillée.
■ La préparation du récipient - Disposer le bouquet dans une pièce
plus fraîche durant la nuit.
M o u sse im b ib é e d ’eau
- Maintenir un niveau d’eau constant.
- Vaporiser de l’eau sur le bouquet
lorsque l’atmosphère est sèche.

P iq u e -o a sis

C ire a d h é s iv e

— R é c ip ie n t

■ La disposition des fleurs


La base des tiges est nettoyée de leurs
feuilles. On place la branche directrice du
bouquet autour de laquelle s’articule
l’ensemble de la composition, les fleurs
les plus massives en principe vers le
centre ou la base, les fleurs plus légères
dans la partie supérieure, à l’avant et sur
les côtés pour créer la sensation de pro­
fondeur.

115
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Le sol
JARDINS PAYSAGERS Le sol a deux fonctions essentielles : servir de support aux végé­
taux et leur apporter la nourriture. La plupart des plantes s’accom­
MULTIPLICATION
modent d ’une grande diversité de sol. Cependant, un
TECHNIQUES DE CULTURE développement rapide et harmonieux nécessite une terre adap­
ENVIRONNEMENT
tée et fertile. Certains facteurs sont propices à cette fertilité.

La texture
La texture représente le pourcentage des différents éléments physiques qui compo­
sent le sol. L’analyse « granulométrique » classe ainsi, par grosseur, tous les compo­
sants tels que : argile, limon, sable.. . La texture va donc permettre de déterminer les
qualités du sol.

■■■■ La structure
□ La manière dont sont assemblés les éléments physiques du sol représente sa struc­
ture.
□ La structure grumeleuse est celle qui convient le mieux à la majorité des plantes ;
elle correspond à un mélange équilibré de tous les éléments. C’est la terre de jardin,
dite « terre franche ».
□ La structure particulaire s’apparente aux sols sableux. Les éléments n’ont aucune
cohésion. À dominante sableuse, ce sol n’assure pas aux plantes la stabilité néces­
saire à leur développement.
□ La structure compacte est constituée de particules d ’argiles en quantité impor­
tante, formant un sol lourd. Les plantes s’y développent mal, les racines n’y trouvent
pas les conditions favorables pour prospérer.

Les éléments fertilisants


□ La matière organique est constituée de tous les déchets organiques végétaux ou
animaux (fumier, feuilles, paille...). Sous l’action de micro-organismes, ces déchets
se décomposent pour se transformer en humus. L’humus est un élément essentiel
pour corriger les défauts du sol ; il en améliore sa structure et l’enrichit en éléments
fertilisants, utilisables par la plante.
□ La chaux : elle a une action bénéfique sur les sols argileux : elle en modifie la
structure. En effet, elle flocule les particules d ’argile qui cimentent le sable. Le sol
devient moins compact, plus facile à travailler et perméable.
□ Les amendements : ce sont des apports de matières organiques, de calcaire,
d ’argile ou de sable en quantités importantes dans le sol. Grâce à eux, on rééquilibre
et on améliore la texture et la structure d ’un sol lorsqu’il est fortement déficitaire
en l’un de ces éléments.

■■■■ La solution du sol


□ Elle est constituée d ’eau, de sels minéraux et de substances organiques dissoutes
qui seront absorbés par le système racinaire.
□ La capacité d ’échange du sol (c’est-à-dire son pouvoir à fixer les éléments miné­
raux et sa capacité à les restituer aux plantes pour assurer leur nutrition) est déter­
minée à partir de la texture de ce sol.

116
CONNAÎTRE LA TERRE DU JARDIN
■ L’analyse chimique La coloration du papier test, comparée à
1. L ’acidité ou l'alcalinité : elle est déter­ une gamme de couleurs étalonnées,
minée par le pH (potentiel hydrogène) du donne une valeur approchée du pH.
On peut aussi demander une analyse en
sol. On le définit par un chiffre : si le pH
est égal à 7, le sol est neutre, si le pH est laboratoire spécialisé.
inférieur à 7, le sol est acide, si le pH est 3. La préparation de l ’échantillon
supérieur à 7, le sol est alcalin (calcaire). - Plusieurs échantillons de terre sont
Il faut connaître le pH d’une terre, car prélevés (l’équivalent d’une pelletée) sur
chaque espèce présente un développe­ une profondeur de 10 cm à 25 cm, dans
ment optimum pour un pH déterminé : le différents endroits du terrain. Si la terre
Rosier préfère un pH neutre, les Cactées n’est pas homogène, des analyses sépa­
un pH alcalin, l’Azalée un pH acide. rées sont préférables.
- L’ensemble est mélangé et on prend
2. La recherche du p H : on peut l’obte­
250 g à 300 g pour l’analyse, il faut éviter
nir par la méthode colorimétrique, qui
de prélever la terre dans un sol détrempé,
consiste à plonger un papier réactif dans
après un épandage d’engrais ou après
un filtrat préparé à partir d’eau distillée,
apport d’un amendement calcaire ou
dans laquelle on a délayé un échantillon
humique.
de terre.

Nature du sol Terre de jardin Terre humifère Terre argileuse Terre sableuse Terre calcaire

Sol brun foncé, Sol noirâtre, Sol grisâtre, com­ Sol beige foncé Sol blanchâtre,
équilibré dans ses composé de pact, lourd, formé sans cohésion, terre pauvre, sans
composants déchets végétaux de particules formé de cohésion
Caractéristiques en décomposition d’argile particules de sable

Meuble, perméa­ Légère, Bon pouvoir Facile à travailler, Rôle nutritif pour
ble, aérée, facile à spongieuse, facile nutritif et forte se réchauffe vite, les plantes
travailler, riche en ¿travailler, capacité de très perméable calcicoles
éléments fertili­ réservée aux rétention en eau
sants, convient à plantes de terre
Qualités beaucoup de de bruyère
plantes

Structure fragile Terre acide, ne Terre lourde, Ne retient ni l’eau, Terre séchante qui
qui peut être dé­ convenant pas à asphyxiante, dif­ ni les engrais, Im­ s’échauffe vite, elle
gradée par l’eau, toutes les plantes ficile à travailler, plique des arrosa­ provoque la chlo­
le tassement ou collante par temps ges réguliers et des rose des feuilles
les engins rotatifs humide, elle dur­ apports d’engrais (jaunissement), par
Défauts cit par temps sec en petite quantité excès de calcaire

Apports réguliers Amendement Apports de chaux Apports de matière Apport de matière


d’engrais et de calcaire par un et de matière organique pour lui organique ;
matière organique apport de chaux organique pour donner plus de apporter aux
pour maintenir la pour réduire alléger la terre, la corps et améliorer plantes chlorosées
fertilité l’acidité rendre perméable sa fertilité en rete­ des sels de fer
Améliorations nant les éléments sous forme de
minéraux chélate de fer ou
de sulfate de fer
ien arrosage)

117
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les engrais
JARDINS PAYSAGERS Le sol a tendance à s’appauvrir avec le temps, il est donc nécessaire
de l’enrichir non seulement pour compenser le déficit en éléments
MULTIPLICATION
fertilisants mais aussi pour augmenter le rendement et la qualité des
TECHNIQUES DE CULTURE végétaux qui y sont cultivés. Connaître la composition des engrais est
ENVIRONNEMENT
indispensable pour procéder à un épandage correct et approprié.

■■■■ Le rôle des principaux éléments fertilisants


□ L’azote (N) est un constituant indispensable à la croissance des plantes, il favo­
rise le développement des feuilles et des tiges et donne la couleur verte aux par­
ties végétales. Un excès retarde cependant la floraison et la fructification.
□ Le phosphore (P) favorise le développement du système racinaire, il constitue
un facteur de précocité (rôle inverse de celui de l’azote). Il favorise la fécondation,
la mise à fruit et la maturité des fruits et des graines.
□ La potasse (K), élément important qui diminue la transpiration des végétaux et per­
met ainsi une économie d ’eau. Il augmente la résistance au gel et aux Champignons,
contribue à une plus grande rigidité des tissus et à la beauté des fruits.

■■■■ Les éléments secondaires


□ Le calcium (Ca) favorise une meilleure activité microbienne.
□ Le magnésium (Mg) entre dans la constitution de la chlorophylle, il est indis­
pensable au fonctionnement de certaines enzymes.
□ Le soufre (S) favorise la multiplication cellulaire et la cicatrisation des blessures.

■■■■I Les éléments mineurs : les oligo-éléments


Six éléments constituent ce groupe (le fer, le bore, le molybdène, le zinc, le cuivre,
le manganèse). Ils interviennent à des doses infinitésimales dans la physiologie de
la plante, leur carence entraîne de graves dysfonctionnements se traduisant par
l’apparition de maladies.

■■■■ Les différentes sortes d ’engrais


□ La différence principale entre engrais minéraux et engrais organiques est essen­
tiellement due au degré de solubilité des éléments. Par exemple, pour être absorbé
par les racines, l’azote doit être sous forme de nitrate. Lorsqu’il est sous forme orga­
nique, les bactéries le transforment en sels ammoniacaux puis en nitrate. En consé­
quence, un engrais azoté organique aura une action lente, alors q u’un engrais azoté
sous forme de nitrate aura une action rapide.
□ Les engrais chimiques apportent à la plante les éléments directement assimilables.
□ Les engrais naturels ont souvent des formules à faible concentration en éléments
fertilisants ce qui implique des doses d ’emploi plus élevées.
□ Les engrais organo-minéraux : ils réunissent les deux premiers et agissent à la
fois rapidement et longtemps.
□ Les engrais longue durée agissent beaucoup plus longtemps : ils permettent une
fertilisation contrôlée et progressive, ils réduisent au maximum le risque de lessi­
vage. Ils agissent même en période hivernale à partir d ’une température de 4 °C,
assurant ainsi une reprise précoce au printemps.

118
LIRE LA COMPOSITION D’UN ENGRAIS
■ La lecture de l’étiquette Pour agir sur les rendements, il faut
L’étiquette accompagne l’emballage, elle d ’abord améliorer la structure foncière
comporte, outre le dosage, les trois élé­ (drainage, amendements calcaires ou
ments majeurs N, P, K (azote, phosphore, humiques) puis, en temps voulu, travailler
potasse) et l’origine de ces éléments. le sol.
Exemple : le dosage 10 - 10 - 20 signifie
que dans 100 kg d’engrais, il y a 10 kg ■ La composition d’un engrais
d’azote (N), 10 kg de phosphore (P) et
20 kg de potasse (K). Le reste est consti­
tué par des matières inertes pouvant t r 3 L
apporter des éléments secondaires (cal­
cium, magnésium...) et les oligo-éléments
(fer, cuivre...), en quantités très faibles. IORVAVIT

■ Les formules des engrais


1. Engrais simple : il ne possède qu’un
seul élément fertilisant (potasse. . .). Engrais complet longue durée
2. Engrais composé binaire : il contient “ ' f! 5-9-15 + 2 Mg + oligo-éléments
deux éléments fertilisants (N et K...).
3. Engrais composé tertiaire : il apporte Engrais complet à libération
Mit*, résiste au lessivage.
trois éléments, ledosage de chacun des
éléments étant indiqué par les chiffres Utilisation cultures potaaères et
'□ ra lii.
dans l’ordre : N, P, K.

i
■ Les principes de la fertilisation
Quatre principes de base commandent la 6 0 Kg
fertilisation du sol et le rendement des D ose em p lo i : 5 0 0 k g /h a
cultures.
- Loi de restitution : il faut restituer au
sol ce que les récoltes ont exporté. C et engrais com plet con tient :
- Loi des avances aux cultures : des 15 % d ’azote (N) ;
9 % de phosphore (P) ;
avances sont faites aux cultures avant
15 % de potasse (K) ;
que les plantes n’en manifestent le 2 % de m agnésium (M g) ;
besoin. + des oligo-élém ents : fer, bore, zinc.
- Loi du minimum : le rendement Il a s s u re une a lim e n ta tio n c o n tin u e et ré g u ­
lière des cu ltu re s pe ndan t trois à qu atre mois,
dépend de l’élément fertilisant qui se il co n tie n t tous les élé m e n ts n u tritifs ind isp e n ­
trouve en faible quantité par rapport au sab le s aux cultu res. Il résiste au le ssivag e et
besoin de la culture. re ste e n tiè re m e n t d is p o n ib le p o u r la plante.
La p o llu tion des n a ppes p h ré a tiq u e s e st é v i­
- Loi des rendements moins que pro­ tée.
portionnels : à partir d’une certaine limite, Le dosage indiqué est de 500 kg/ha, soit 50 g/m2.
les rendements ne sont plus proportion­ Il est conseillé de l’apporter avant la culture plu­
tôt q u ’en cours de culture pour une plus grande
nels aux doses d’engrais apportées. Un
efficacité.
excès ne contribuera donc pas à aug­ Il est présenté sous form e de granulés pour faci­
menter les rendements. liter l’épandage.

119
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Le terreau
JARDINS PAYSAGERS On désigne sous le nom de terreau des composts provenant de la
décomposition de matières organiques (déchets végétaux, feuilles,
MULTIPLICATION
fumier...) qui, sous l’effet des bactéries, se transforment en humus
TECHNIQUES DE CULTURE pour servir de support aux cultures ornementales et légumières.
ENVIRONNEMENT
On utilise les terreaux en mélange le plus souvent.

■■■■■ L’intérêt
Les terreaux, généralement très acides, jouent un rôle important dans l’amélioration
de la structure des terres, en les allégeant, en favorisant une bonne rétention en
eau et en apportant des éléments fertilisants.

■■■B Les principaux terreaux


□ Le terreau de feuilles : fabriqué à partir de la décomposition de feuilles mortes,
il est riche en matières nutritives et convient aux plantes acidophiles (Fougères,
Azalée, Bégonia ‘Eliator’).
□ Le terreau de couche est formé par la décomposition d ’un mélange de feuilles et
de fumier, utilisé pour la constitution de couches chaudes des cultures précoces.
C’est un terreau riche qui entre dans la composition de nombreux mélanges, notam­
ment pour les plantes vertes.
□ La terre de bruyère provient de la décomposition des feuilles, tiges, racines de
bruyère. Elle est recherchée pour la culture de certaines espèces ornementales.
□ La sapinette est formée par la décomposition des aiguilles de Conifères. Terreau
très acide, il convient aux Fougères, et autres plantes calcifuges.
□ La tourbe : vient de la décomposition de certains végétaux en zone marécageuse.
Elle contient peu de matières nutritives. Excellent support d ’engrais, elle a une forte
capacité de rétention en eau, et améliore la qualité des terreaux.
□ La sphaigne : sorte de mousse des marais se transformant en tourbe spongieuse,
acide et peu putrescible ; utilisée pour former des milieux de culture (Orchidées).
□ La terre franche : bonne terre de jardin, composée des éléments principaux consti­
tuant le sol, en quantité équilibrée, elle convient à toutes les plantes.

■■■■ Les composants secondaires


□ Le sable de rivière : élément important qui entre dans la composition des mélanges
pour les alléger et en améliorer la perméabilité.
□ La perlite : roche volcanique stérilisée et broyée. Incorporée aux mélanges terreux
pour absorber l’eau et les éléments minéraux, elle allège aussi les composts.
□ La vermiculite : formée de particules de mica éclaté, elle absorbe l’eau et les sub­
stances nutritives ; on l’emploie dans les mélanges terreux et particulièrement pour
l’enracinement des boutures.
□ L’écorce est formée de morceaux de taille variée. On l’incorpore à différents com­
posts pour aérer et réchauffer le sol, on l’utilise comme paillis sur les massifs pour
limiter l’évaporation, la levée d ’adventices et le phénomène de « battance ».
□ Le charbon de bois, absorbe l’excédent de sels minéraux et assainit les substrats.
Il est idéal pour les jardins en bouteille dépourvus de trous de drainage où l’excès
d ’eau risque de faire pourrir les racines.

120
LA FABRICATION DU COMPOST
■ Le compostage Le compost se décompose en terreau
après six mois selon les conditions c li­
Il consiste à transformer les déchets
végétaux du jardin en humus, sous matiques et la nature des déchets végé­
l’action de micro-organismes. taux stockés.
Le terreau sera tamisé ou broyé avant
d’être employé pour les semis, les repi­
■ La composition
quages, les rempotages de plantes en
Le meilleur compost est formé à partir de pot. On l’utilise aussi en épandage à la
déchets végétaux tendres de la maison surface du sol pour en améliorer la struc­
et du jardin : tonte de gazon, feuilles ture et enrichir le sol.
mortes, épluchures, fannes de légumes.
Certains déchets minéraux et animaux
peuvent également être ajoutés, mais en
faible proportion. Il faut éviter d’introduire
dans le compost des plantes malades qui
pourraient le contaminer, certaines mau­
vaises herbes (Chiendent, Liseron, Oxa-
lis) ou les mauvaises herbes montées en
graines. On ne doit pas incorporer les
déchets cuits ou gras.

■ La réalisation du compost
On creuse une tranchée de 1,5 m sur
L e ta s d e c o m p o s t
1,5 m, profonde de 0,3 m environ. Une e st fo rm é d e c o u c h e s su c c e s s iv e s
première couche de déchets végétaux d e d é c h e ts v é g é ta u x e t d e terre.
tendres est constituée sur une épaisseur
de 0,3 m puis on édifie le tas par couches
successives de végétaux et de terre, en
tassant et en arrosant copieusement.
La décomposition des déchets est accé­
lérée en saupoudrant à chaque couche
une poignée de sulfate d’ammoniaque
avant de recouvrir d’une couche de 5 cm
de terre calcaire. Si la terre n'est pas cal­
caire, on saupoudre un peu de chaux
pour corriger l’acidité du compost et on
continue la formation du tas, en couches,
jusqu’à 1 m à 1,5 m.
La fermentation est activée en mainte­
L e s ilo à c o m p o s t
nant l’humidité du tas. e st c o n s titu é c o m m e un c o ffre en bois,
On accélère la décomposition du com­ il p e rm e t de s to c k e r les d é c h e ts v é g é ta u x
post en le retournant au bout de trois à l’o rig in e du te rre a u .
mois. On ramène alors vers le centre les
' parties périphériques et on arrose les
endroits desséchés.

121
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Les facteurs climatiques
JARDINS PAYSAGERS Le climat, un facteur essentiel pour les activités agricoles et hor­
ticoles, conditionne la conduite et le choix des cultures, les tra­
MULTIPLICATION
vaux du sol, la plantation, les traitements, les récoltes... La France
TECHNIQUES DE CULTURE se situe dans la zone tempérée. Elle subit l’influence de trois types
ENVIRONNEMENT
de climat.

■■■■ Les différents types de climat en France


□ Le climat océanique : en bordure du littoral Atlantique, il bénéficie de la présence
des courants marins chauds. Les hivers sont peu marqués, les étés sont doux, les
pluies abondantes et les vents d ’Ouest dominants.
□ Le climat continental : localisé sur la moitié Est de la France, il se manifeste par
des hivers froids et longs, le printemps est court mais les températures augmen­
tent rapidement, l’été est chaud et relativement pluvieux.
□ Le climat méditerranéen : les hivers y sont doux mais souvent accompagnés de
vents forts et de pluies. En été, le beau temps sec et chaud domine.

■ ■ L’ensoleillement
□ L’insolation : correspond à la durée d ’ensoleillement au cours de la journée.
□ Le rayonnement : représente l’énergie que nous envoie le Soleil, transformée en
chaleur par la terre qui réchauffe l’atmosphère.
□ Les nuages : l’évaporation de l’eau par le Soleil donne naissance aux nuages atmo­
sphériques. Formés de fines gouttelettes d ’eau, les nuages grossissent sous l’effet
du froid. Devenues trop lourdes, celles-ci tombent sous forme de précipitations.
□ La nébulosité : la notion de ciel couvert correspond à la quantité des nuages par
rapport à la surface totale du ciel. Les météorologistes la chiffrent de 0 à 8 (0 : ciel
clair, 8 : ciel couvert).

HBBB Les différentes formes de condensation


□ Le brouillard : suspension de fines gouttelettes d ’eau dans l’atmosphère, réduisant
la visibilité. On dit q u’il y a brouillard ou brume (brouillard de mer) lorsque la visi­
bilité est réduite à moins de 1 km.
□ La grêle : précipitation de particules de glaces de 5 mm à 50 mm de diamètre. Celles-
ci prennent naissances dans les cumulo-nimbus à la suite de violents courants et
tombent en averses courtes et drues, provoquant de graves dégâts sur les cultures.
□ La rosée : condensation nocturne de vapeur d ’eau en gouttelettes sur le sol. Elle
est provoquée par l’écart de température entre la terre et l’air.
□ La gelée blanche : phénomène identique à la rosée, elle survient en période hiver­
nale ou printanière : la vapeur d ’eau se dépose sur le sol à des températures néga­
tives, propres à la transformer en gelée, dangereuse pour les cultures au printemps.

■ ■ H L’orage
Des décharges brusques d ’électricité atmosphérique sont à l’origine des éclairs et
du tonnerre. L’éclair, manifestation lumineuse, nous parvient à la vitesse de la
lumière, soit 300 000 km/s. Le tonnerre est une onde de choc qui se propage à la
vitesse du son, soit 340 m/s.

122
LA PREVISION DU TEMPS
■ La circulation des masses d’air ■ Un poste d’observation
1. L ’anticyclone : zone de hautes pres­ météorologique
sions, il nous apporte du temps chaud et On recueille les informations météorolo­
sec en été (anticyclone des Açores) et du giques, journellement, à l’aide de
temps froid et sec en hiver (anticyclone quelques appareils de mesure spéci­
polaire). fiques, installés dans un abri. Les relevés
donnent les indications sur la tendance
2. La dépression est une zone de basses ultérieure du temps.
pressions. Lorsqu’elle est apportée par
les vents d’Ouest, les précipitations qui
en résultent radoucissent les tempéra­
tures, en hiver.
L’installation de l’abri
Fixé à 1,4 m du sol,
3. Front chau d et front froid : selon la dans une zone dégagée,
position géographique des anticyclones engazonnée, l'abri est
orienté au Nord et peint
et des dépressions, le vent dirige des en blanc pour renvoyer
masses tropicales ou polaires. Tantôt l’air le maximum de chaleur
et préserver les instruments
chaud repousse l’air froid, c’est un front du rayonnement solaire
chaud. Tantôt l’air froid s’enfonce et sou -
lève l’air chaud, c’est un front froid.

Le baromètre
Il mesure la pression atmosphérique et détermine le changement de temps
par lecture d'une échelle graduée, sur un cadran. Quand la pression baisse,
le mauvais temps s'installe, quand elle remonte, le beau temps revient.
Lunité de mesure est l'hectopascal (HPa). Dans nos régions de moyenne
latitude, la mesure varie de 950 HPa à 1 050 HPa. La pression moyenne
est de 1 013 HPa.
Le pluviomètre
Il recueille l'eau tombée et permet de mesurer, par lecture directe sur l’éprouvette, la hauteur
et la quantité d'eau. On exprime la hauteur en mm et le volume en L /m 2.

L’anémomètre
Il affiche la vitesse et la force du vent. La force est donnée par l'échelle
de Beaufort (de 0 calme à 12 ouragan). La vitesse est exprimée en m/s,
en km /h ou en nœuds.

La girouette
Elle donne la direction du vent. On la place au faîtage du toit de manière à ce qu'aucun
obstacle ne vienne perturber l'orientation.

L’hygromètre
Il permet de mesurer la quantité de vapeur d’eau contenue dans l'air.
La graduation va de 0 à 100, on l’exprime en pourcentage. La situation
la plus favorable se situe entre 60% et 80% d'hygrométrie.

Le thermomètre « minima-maxima »
Il relève les températures les plus basses de la nuit et les températures les plus élevées
de la journée ainsi que la température au moment du relevé. On exprime cette mesure
en degrés Celsius (°C).

123
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les parasites des plantes
JARDINS PAYSAGERS De nombreux parasites menacent l’épanouissement et la vie des
plantes. En se nourrissant aux dépens des végétaux, ils entraî­
MULTIPLICATION
nent altération, destruction ou réduction des récoltes. Certains
TECHNIQUES DE CULTURE parasites ont besoin des plantes pour accomplir leurs cycles
ENVIRONNEMENT
vitaux.

■■■■ Les principaux ennemis animaux


□ Les chenilles des Papillons sont de redoutables ennemis des jardins. Elles consom­
ment les racines, les feuilles, les fleurs ou les fruits.
□ Les Cochenilles ressemblent à de petites croûtes plaquées sur le feuillage ou le
bois. Ce sont des Insectes suceurs de sève qui affaiblissent les plantes.
□ Les Mouches ou Vers des fruits et légumes creusent des galeries. Les Vers sont
difficiles à détruire quand ils sont à l’intérieur du végétal.
□ Les Pucerons, très nuisibles, s’attaquent à de nombreuses espèces fruitières,
ornementales ou potagères. Ils piquent les tissus et absorbent la sève.
□ Les Acariens sont de petits Arachnides cachés sur la face inférieure des feuilles
dont ils provoquent des crispations, des déformations, des décolorations.
□ Les Nématodes sont des vers de très petite taille, cylindriques, ils perforent les
tissus des plantes avec leur stylet pour prélever leur nourriture. Ils provoquent des
dégâts au niveau des parties aériennes ou souterraines des plantes.
□ Les autres ennemis animaux sont les Mollusques (Limaces, Escargots), les Oiseaux
(Passereaux, Corvidées), les Rongeurs (Souris, Mulots). Les ennemis animaux sont
polyphages quand ils s’attaquent à des plantes très variées, ils sont spécifiques
quand ils parasitent un seul type de plante.

1H 1 Les Champignons
Les Champignons phytopathogènes constitués de filaments très fins appelés myce­
lium, vivent dans le sol, à la surface ou à l’intérieur des plantes. Ils s’alimentent du
contenu des cellules. Les symptômes engendrés par les Champignons sont mul­
tiples et peuvent être localisés sur toutes les parties de la plante : nécroses, pour­
ritures, flétrissements, malformations, décolorations, taches...

H H H I Les Bactéries
Les Bactéries sont des êtres unicellulaires s’attaquant aux végétaux et provoquant
des pourritures, des nécroses, des flétrissements. Des mesures d ’hygiène sont appli­
quées : désinfection du sol, des outils, élimination des plantes contaminées...

■ ■ M Les Virus
□ Les Virus sont minuscules, ils vivent et se multiplient aux dépens de végétaux
vivants. Ils sont disséminés par l’Homme, les Insectes, les Champignons, les graines.
□ Ils attaquent toutes les parties de la plante et sont à l’origine de réactions diverses :
des malformations (enroulement, crispation, cloque), des nécroses, des décolora­
tions, des réductions de croissance... Aucune lutte chim ique n ’est envisageable
contre les Virus, il faut éliminer les plantes contaminées, désinfecter les outils, n’uti­
liser que des plantes certifiées indemnes de Virus.

124
___________ DE NOMBREUX ENNEMIS
■ Les manifestations du parasitisme

R o uille
A le u ro d e s

C h e n ille s

F u sa rio se

P u c e ro n s
A c a rie n s

O ïd iu m

C loqu e

C o ch e n ille s

M ildio u

T o rd e u se s

T a u p in s

P o u rritu re

125
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les mauvaises herbes
JARDINS PAYSAGERS Une mauvaise herbe, dénommée aussi adventice, est une plante
herbacée ou ligneuse qui concurrence et gêne le développement
MULTIPLICATION
des plantes cultivées. Se reproduisant souvent par graines, leur
TECHNIQUES DE CULTURE dissémination parfois rapide dévalorise les espaces verts et réduit
ENVIRONNEMENT
les récoltes.

■■■■■ Les deux groupes de mauvaises herbes


□ Les Monocotylédones sont reconnaissables à leurs feuilles allongées avec les ner­
vures parallèles (Ray-grass, Pâturin...).
□ Les Dicotylédones se caractérisent par des feuilles aux formes très variables,
avec une nervure principale et des nervures secondaires disposées latéralement
(Chénopode...).

Le cycle de végétation
Les mauvaises herbes ont des cycles identiques aux plantes cultivées :
- les annuelles : germination au printemps, floraison en été, production de graines
en automne (Chénopode, Moutarde, Mercuriale) ;
- les bisannuelles : germent et se développent en été et en automne. Les plantules
passent l’hiver sous forme de rosette, ont leur floraison au printemps suivie de la
production de graines (Véronique, Capselle bourse à pasteur) ;
- les vivaces se perpétuent d ’une année sur l’autre, elles peuvent se reproduire par
graines mais surtout par m ultiplication végétative grâce à leurs organes souter­
rains, rhizomes ou stolons (Chardon, Liseron, Chiendent) et tubercules ou bulbes
(Oxalis, Renoncule).

Les mauvaises herbes nuisibles


□ Les mauvaises herbes entrent en compétition avec les plantes cultivées en pré­
levant l’eau et les éléments minéraux, en réduisant la lumière et l’air nécessaires
au développement des végétaux.
□ Elles favorisent la multiplication des maladies par l’humidité entretenue à la base
des plantes. Les Insectes nuisibles trouvent nourriture, abri et lieu de reproduction
sur de nombreuses mauvaises herbes (les Pucerons, vecteurs de maladies à virus
sont souvent hébergés par les mauvaises herbes).
□ Les mauvaises herbes entravent les travaux de récolte et de conservation en
retardant la maturité, réduisant les rendements.
□ Ces végétaux sont parfois toxiques pour les animaux (les Fougères sèches pro­
voquent fièvres et hémorragies chez les bovins, la Renoncule des troubles divers).

M H ü I La lutte contre les mauvaises herbes


□ La méthode culturale est une lutte régulière par le binage, le paillage (couverture
du sol avec du plastique, de l’écorce), par l’assolement et la rotation des cultures
(répartition des cultures dans l’espace et le temps), par une irrigation et une ferti­
lisation rationnelles, par le passage des instruments à dents (canadien, herse...).
□ La méthode chimique : on utilise des herbicides en tenant compte de la nature des
lieux, du stade végétatif des adventices, de l’environnement et des espèces.

126
LES HERBICIDES
■ Les caractères particuliers ■ Le mode d’action des herbicides
des herbicides 1. Les produits antigerminatifs
1. Les herbicides sélectifs détruisent cer­
taines espèces de mauvaises herbes tout
en respectant les plantes cultivées
(légumes, fleurs, gazons). Leur action est
limitée dans le temps.
2. Les herbicides totaux détruisent toutes
les plantes. On les utilise sur les surfaces
non cultivées, leur action est persistante.
3. Les débroussaillants s’attaquent aux
plantes ligneuses et broussailles sur pied.
Ils sont appliqués à l’arrosoir ou au pul­
vérisateur, ils permettent une remise en
culture après quatre à cinq semaines.

■ Les précautions d’emploi 2. Les produits systémiques


Il est recommandé de lire et de respec­
ter les consignes de sécurité prescrites
par le fabricant :
- respecter les doses d’emploi, traiter
lorsque les conditions climatiques sont
favorables : absence de vent, de pluie ou
de chaleur excessive ;
- mettre un cache pour éviter les pro­
jections sur les cultures ;
- rincer soigneusement les appareils Appliqués par arrosage sur le sol, les produits
sont absorbés par les racines. Leur action
après utilisation ; est persistante.
- se laver après le traitement pour éviter Pulvérisés sur la niante, ils sont absorbés
et véhiculés oar la sève.
tout risque d’intoxication.

■ Les principaux herbicides 3. Les produits de contact


On commercialise de très nombreuses
familles d’herbicides parmi lesquelles :
- les composés phénoliques qui ont une
toxicité très élevée ;
- les carbonates relativement peu
toxiques ;
- les phytohormones sont sélectives et
préservent les Graminées ;
- les dérivés de l’urée ont une grande
rémanence (trois à six mois) ;
Appliqués par pulvérisation, ils agissent
- les triazines diazines sont toxiques, ont par contact foliaire. Leur action est rapide
une grande persistance. mais ne persiste pas.

127
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les produits
JARDINS PAYSAGERS phytosanitaires
MULTIPLICATION
Les produits phytosanitaires couramment appelés pesticides sont
TECHNIQUES DE CULTURE destinés à lutter contre les parasites animaux et végétaux de
ENVIRONNEMENT
cultures. Us sont à l’origine de dommages sur l’environnement.

■ La composition des pesticides


Les pesticides, de formulations chimiques simples ou complexes, contiennent deux
éléments :
- la substance active, qui détruit ou empêche le développement du parasite ;
- les adjuvants qui servent de supports (mouillants, dispersants, stabilisants) et
renforcent l’action de la substance active.

■ ■ La persistance du produit
□ Après application, les produits se dégradent dans le sol à des vitesses variables.
Certains produits sont rapidement biodégradables, d ’autres ont une persistance de
quelques mois, enfin certains restent dans le sol plusieurs années et s’accumulent
dans les tissus vivants, ils ont de lourdes conséquences sur les chaînes alimentaires.
□ Les pluies et les ruissellements entraînent de grandes quantités de produits phy­
tosanitaires vers les fossés, étiers, rivières, nappes phréatiques et océans. Les
réserves souterraines d ’eau potable contaminées risquent d ’entraîner à long terme,
pour l’Homme, des effets cancérigènes (teneurs supérieures à 2 ng/L).

■■■■ La toxicité
□ La mesure utilisée pour qualifier la toxicité d’un produit est la dose létale (DL50) :
elle correspond à la quantité de matière active (MA) qui, administrée en une seule
fois par ingestion ou par voie cutanée (concentration létale CL50), entraîne la mort
de 50 % des animaux expérimentés.
□ Elle se mesure en milligrammes de matière active par kilo de poids vif des ani­
maux. Plus le nombre exprimant la DL50 est petit, plus le produit est toxique.
□ Il existe une autre mesure : la DJA (Dose journalière acceptable) qui indique la
quantité de produit chimique q u ’un être humain peut quotidiennement absorber
tout au long de sa vie, sans danger pour sa santé.

■ H B I Les conséquences sur l’environnem ent et l’alim entation


Les produits phytosanitaires peuvent détruire le milieu animal :
- les Oiseaux herbivores, granivores, insectivores... consomment et accumulent
des pesticides dans leurs tissus ;
- les Poissons sont particulièrement sensibles aux pollutions provoquées par les
pesticides décimant la faune du milieu aquatique ;
- les Mammifères sont aussi victimes de ces produits (les ruminants consomment
les pesticides à l’état brut), certains produits sont particulièrement nocifs pour les
animaux sauvages ;
- les Abeilles (agents pollinisateurs), les Coccinelles (destructeurs des Pucerons)
sont des Insectes utiles pour l’environnement et très sensibles aux pesticides.

128
DES PRODUITS VARIÉS
ET DANGEREUX
Comment lire l’étiquette d’un produit phytosanitaire
M a tiè re a c tiv e :
q u a n tité d e su b s ta n c e
qui d é tru it le p a ra site
D élivré p a r le m in is tè re
de l’A g ricu ltu re T y p e s de p a ra s ite s
co m b a ttu s
N om co m m e rcia l
D o se s d ’e m p lo i :
S y m b o le : trè s to x iq u e - d é la i d ’utilisa tio n
a v a n t ré co lte ;
In d ica tio n s :
- u tilisa tio n p e n d a n t la
p ré ca u tio n s d ’em ploi
flo ra iso n

N o m e t a d re s s e
du fa b ric a n t

■ La classification des produits phytosanitaires


Lutte Catégories Mode d'action

Insecticides Insectes (œufs, larves) Organochlorés Par contact, ingestion, inhalation

Organophosphorés À la surface des végétaux ou dans


la sève, atteint le système nerveux

Carbonates Par contact, ingestion, inhalation,


détruisent le système nerveux

Pyrethrinoïdes de synthèse Par contact et ingestion, sur une


gamme étendue d’insectes

Fongicides Champignons, Fongicides multisites Empêchent la germination des


en traitement spores
curatif ou préventif
Fongicides unisites Perturbent le développement

Fongicides antimitotiques Bloquent la division cellulaire

Herbicides Mauvaises herbes Dérivés nitrés des phénols Utilisés en post-levée

Carbonates Utilisés en post-levée

Phytohormones Absorbés par les feuilles, sélectifs

Dérivés de l’urée Absorbés par les racines

Diazines, triazines Absorbés par les racines

Rodenticides Rongeurs Anticoagulants, en appâts

Nématicides Petits Vers Dithiocarbamates Appliqués sur le sol, sous forme


gazeuse

Molluscicides Limaces, Escargots Carbamates Granulés ou appâts

129
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET l EGUMES
La préparation
JARDINS PAYSAGERS du produit traitant
MULTIPLICATION
La protection des cultures est nécessaire pour lutter contre les enne­
TECHNIQUES DE CULTURE mis des plantes mais des règles seront respectées pour assurer l’effi­
ENVIRONNEMENT
cacité d’un traitement tout en préservant santé et environnement.

L’analyse préalable
Avant de réaliser un traitement, il est important d ’observer la végétation, d ’identi­
fier le ravageur et son stade de développement. Enfin, l’importance des dégâts est
évaluée et le seuil de nuisibilité pour la récolte est déterminé. À partir de cette ana­
lyse, on prendra la décision d ’intervenir en choisissant le produit le mieux adapté.

La préparation du produit
Toutes les indications portées sur l’emballage du produit doivent être lues attenti­
vement, il faut respecter scrupuleusement les consignes définies par le fabricant :
- respecter les doses d’emploi indiquées sur l’étiquette du produit ;
- prendre garde au délai d ’utilisation d ’un produit avant récolte ;
- préparer le produit près d ’un robinet, loin de l’habitation ;
- porter des vêtements de protection : lunettes, gants, masque ;
- éloigner les enfants et animaux domestiques ;
- rincer plusieurs fois les emballages vides ;
- utiliser le matériel approprié et réglé ;
- ne pas laisser un appareil plein et prêt à l’emploi sans surveillance.

■■■■ La réalisation du traitement


Pour obtenir une efficacité maximale du traitement et dim inuer les risques pour
l’utilisateur, il faut prendre des précautions :
- porter des vêtements imperméabilisés et réservés au traitement ;
- éviter de traiter si les conditions météorologiques sont défavorables : forte cha­
leur, pluie ou vent violent ;
- ne pas fumer, ne pas manger ni boire pendant le traitement ;
- vérifier que les produits sont inoffensifs pour les Insectes butineurs (Abeilles) ;
- limiter à trois-quatre heures maximum la durée de traitement ;
- veiller, en cours de traitement, à la régularité de pulvérisation ;
- assurer une protection supplémentaire des voies respiratoires pour l’opérateur
dans l’atmosphère confinée de la serre.

■■■■ Les précautions faisant suite au traitement


Une protection sérieuse, une hygiène et une manipulation soignée sont nécessaires
pour assurer un traitement sans risque :
- ne pas déverser les résidus de traitement dans les caniveaux, les fossés...
- rincer à l’eau les appareils de traitement et les vider sur la parcelle traitée ;
- détruire les emballages vides ou les déposer dans une déchetterie ;
- se laver soigneusement après le traitement, laver les vêtements souillés ;
- consulter rapidement le médecin à l’apparition d ’un trouble.

130
DES PRECAUTIONS DRACONIENNES
■ Le stockage des produits Les symboles des dangers
phytosanitaires
Le stockage des produits phytosanitaires T + : très toxique
Produit extrêmement dangereux pou­
fait l’objet d’une réglementation, par
vant provoquer des intoxications par
décret du 27 mai 1987 art. 4. Des règles inhalation, ingestion ou par contact
sont à respecter : avec la peau. Il peut entraîner des
- tenir les produits hors de la portée des risques graves et même la mort
enfants (local fermant à clé) ;
T : toxique
- conserver les produits dans leur Produit dangereux pouvant provoquer
emballage d’origine sans les transvaser ; des intoxications par inhalation, inges­
- classer les produits par catégories tion ou par contact avec la peau. Il peut
(insecticides, fongicides, herbicides) ; entraîner des risques graves avec des
effets irréversibles et même la mort
- regrouper en hauteur les produits les

xj
plus dangereux ; CCN : nocif
- équiper le local d’un extincteur à Produit dont la nocivité peut être obser­
poudre et prévoir une réserve de sable vée en cas d’ingestion, inhalation ou
contact avec la peau. Il peut entraîner
ou de sciure en cas de renversement des
des risques graves aigus ou chroniques
produits sur le sol ; dans certaines circonstances
- afficher les consignes de sécurité avec
les numéros d’urgence ; Si : irritant

X
Produit dont les irritations sont provo -
- marquer le matériel servant à la pré­ quées par contact immédiat sur la
paration des produits pour éviter d’autres peau les muqueuses ou les voies res­
usages ; piratoires avec des réactions inflam­
- nettoyer et ranger dans un autre local, matoires
vêtements et protections ; N : dangereux pour l’environnement
- assurer une bonne ventilation du local. Ce sont des produits pouvant entraî­
ner des dommages sur la flore et la
faune et provoquer la pollution des
m eaux naturelles

C : corrosif
Produit qui, en contact avec la peau,
peut provoquer de graves brûlures ou
des lésions définitives

F : facilement inflammable
Produit pouvant s’enflammer sponta­
nément avec, parfois, des risques de
dégagement de gaz

E : explosif
Produit présentant un risque d’explo­
sion par le choc, la friction ou le feu

131
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
La lutte intégrée
JARDINS PAYSAGERS Ce système de lutte utilise toutes les méthodes compatibles avec
l’environnement pour limiter les ennemis des cultures en dessous
MULTIPLICATION
du seuil de nuisibilité et préserver ainsi les plantes cultivées. À
TECHNIQUES DE CULTURE l’heure actuelle, la recherche et l’expérimentation connaissent un
ENVIRONNEMENT
essor certain (protection des légumes et des fleurs).

■■■■ L’origine de la lutte intégrée


□ C’est à partir des années 1950, alors que l’on assiste à l’extension rapide des pro­
duits de traitement, que des chercheurs américains alertent la communauté scien­
tifique des dangers de l’emploi intensif et irraisonné des produits phytosanitaires
sur le milieu biologique. Pour en réduire les effets, ces chercheurs recommandent
alors un changement radical dans la conception de la production des cultures.
□ Dès la fin des années 1960, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation
et l’agriculture recommande aux gouvernements de mettre en place des systèmes
de lutte intégrée pour les différents types de production agricole et contribue à la
réalisation de tels projets.

■■Mi Les objectifs de la lutte intégrée


□ Cette lutte intervient au bon moment, au bon endroit et en évitant les traitements
inutiles.
□ L’usage, la fréquence et le dosage des pesticides sont réduits pour limiter les pro­
blèmes de toxicité.
□ Il faut veiller aux risques de pollution de l’environnement (pollution de l’eau).
Les phénomènes de résistance des parasites aux pesticides doivent être réduits.

W Êil^m Les concepts de la lutte intégrée


□ Une stratégie combine toutes les méthodes de lutte dont on dispose : méthodes
biologique, technique et chimique, en prenant en compte la protection de l’envi­
ronnement, la rentabilité et les exigences sociales.
□ L’objectif initial de l’horticulteur est de conduire ses cultures de façon à ce qu’elles
soient le moins sensibles possible aux ennemis et q u ’elles présentent le meilleur
état de résistance ou de tolérance à leur égard. Pour cela, il dispose de tout l’arse­
nal des méthodes culturales (variétés résistantes, rotations, assolements...). Il les
adapte sans bouleverser son système de production ni s’imposer de contraintes.
□ L’horticulteur doit maintenir un équilibre biologique tel que les niveaux de popu­
lation des phytophages soient abaissés en dessous des seuils de nuisibilité. Les
opérations de lutte biologique par acclimatation d ’un parasite ou d ’un prédateur
(auxiliaire) répondent à ce premier objectif.

■■■■ La lutte chim ique dirigée


En dépit de cela, il peut se faire que les ennemis des cultures soient épisodiquement
nuisibles (le seuil de nuisibilité est atteint), l’horticulteur met alors en œuvre des
techniques spécifiques de protection : la lutte chimique. Celle-ci est réalisée à des
dates précises, avec des produits et des techniques d ’application choisis avec soin,
pour ne pas perturber l’équilibre biologique établi.

132
UNE TECHNIQUE REFLECHIE
ET NATURELLE
■ Les conditions de réussite 3. Un ennemi international
Des mesures prophylactiques sont La côte Ouest de l’Amérique du Nord est
nécessaires pour cultiver des plantes la région d’origine des Thrips californiens.
saines dans une serre propre et introduire Le marché international intensif des pro­
des auxiliaires dans un environnement duits horticoles a provoqué la dispersion
favorable à leur activité : de cet Insecte dans le monde entier. Sa
- désinfecter le sol, les serres et le maté­ présence en Europe a été constatée la
riel, sources de contamination et de dis­ première fois en Allemagne, en 1984, et
sémination de parasites ; au Pays-Bas. Depuis, sa dispersion s’est
- vérifier la qualité des plantes cultivées ; élargie à toute l’Europe.
- choisir des auxiliaires de qualité en
fonction de leur période d’efficacité ;
- traiter raisonnablement avec des pro­
duits chimiques compatibles avec la lutte
biologique (produits à faible rémanence).

■ La lutte intégrée du Concombre


1. Le Thrips de Californie
Cette méthode de lutte en expérimentation
sur le Concombre fait intervenir des auxi­
liaires prédateurs ou parasites ravageurs
s’attaquant au Thrips de Californie (Frank-
liniella occidentalis), redoutable ennemi des
Frankliniella occidentalis (Thrips de C alifornie)
cultures florales et potagères (Rosiers, R a v a g e u r da ns les cu ltu re s so u s serre, il se
Chrysanthème, Géranium, Concombre, tro uve s u r la partie sup érieu re de la plante. Au
Aubergine, Poivron). Les larves se nourris­ stade adulte, il m esure environ 0,8 mm à 1 mm.

sent des tissus végétaux et provoquent des


taches sur les feuilles puis un flétrissement
rapide, des déformations des boutons flo­
raux et des fruits. De plus, ce Thrips trans -
met des maladies virales.

2. Les Amblyseius à la rescousse


Les traitements chimiques ne sont pas
&
efficaces à tous les stades de son déve­
loppement mais les acariens prédateurs
(Amblyseius cucumeris et Amblyseius bar-
keri) semblent être des auxiliaires inté­
ressants pour la lutte biologique en serre.
Les prédateurs piquent les Thrips et les
vident de leur contenu. Le succès des Amblyseius cucumeris
P our la lutte biologique en serre, il est l’ennem i
ennemis du Thrips dépend de facteurs naturel des Thrips, il est difficilem ent distinguable
environnants (méthode de culture, climat, à l'œ il nu. De form e ovale, il ressem ble à un œ uf
lutte chimique). d ’environ 0,14 mm de diam ètre.

133
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
Le cycle de l’azote
JARDINS PAYSAGERS L’azote entre pour 1,5 % à 3 % dans la compostion de la matière
MULTIPLICATION
sèche. Son importance est considérable dans la matière vivante car
elle entre dans la composition de nombreuses substances (protéine,
TECHNIQUES DE CULTURE chlorophylle, enzymes, vitamines). L’azote existe sous diverses
ENVIRONNEMENT
formes, lesquelles ne sont pas toutes assimilables par les plantes.

■■■■ Les différents états de l’azote


□ L’azote de l’air est présent à l’état libre dans la nature mais il est inassimilable par
les plantes. Toutefois les Légumineuses (Haricot, Trèfle...) ont le pouvoir de fixer
l’azote de l’air dans les nodosités de leurs racines grâce aux Bactéries fixatrices
d ’azote (Bacillus radicicola). Ces Bactéries transforment l’azote de l’air en azote
minérale (nitrates) assimilable.
□ Les orages produisent des décharges électriques (éclairs), provoquant avec l’azote
de l’air, la formation de nitrate d ’ammoniaque.
□ L’azote organique est la forme de stockage provisoire de l’azote dans le sol ; il
provient des déchets animaux et végétaux (fumier, feuilles...) qui subissent une
décomposition lente pour se transformer en humus (humification).
□ L’azote am m oniacal provient de la décom position de l’hum us. Celui-ci libère
l’azote ammoniacal (ammonisation), assimilable directement par certaines plantes
(Pommes de terre). Cette forme est intermédiaire entre l’azote organique et l’azote
nitrique.
□ L’azote nitrique est la dernière phase de l’évolution de l’azote dans le sol : l’azote
ammoniacal se transforme en nitrates (nitrification). Les nitrates sont très solubles
dans l’eau, assimilables directement par la plante mais ne sont pas retenus dans le
sol car les eaux de pluie les entraînent en profondeur, par lessivage.

■■■■ Le cycle de l’azote

F ix a t io n d e l’a z o t e A zote a m m o n ia c a l
d a n s le s n o d o s it é s
d e s L é g u m in e u s e s — \ZOTE MINÉRAL
L e s s iv a g e ( le s n it r a t e s )

134
LES POLLUTIONS PAR L’AZOTE
■ Les sources de pollution ■ L’auto-épuration
1. L'origine domestique : les rejets des Elle résulte de la dégradation naturelle
substances organiques sont observés dans des matières organiques par des micro­
les eaux usées (nitrates, phosphates). organismes : les Bactéries minéralisent
2. L ’origine industrielle et agro-alim en­ les matières organiques (nitrates). Dans
taire : les rejets sont déversés dans les les rivières, les nitrates participent au
cours d’eau. développement des Algues chlorophy-
3. L ’origine agricole : les élevages indus­ liennes, servant de nourriture aux
triels produisent purin et lisier, répandus espèces animales.
sur les terres.
■ L’eutrophisation
■ Les nitrates C’est le résultat d’un rejet excessif des élé -
S’ajoutent aux substances organiques, ments fertilisants qui provoquent la proli­
les nitrates, nitrites et sels ammoniacaux fération asphyxiante des Algues, en
qui accentuent la pollution à la suite surface. Elle a pour conséquence une dimi -
d’épandages excessifs d’engrais. Les nution de l’oxygène à l’origine de la dispa­
nitrates, solubles dans l’eau, sont par­ rition des espèces aquatiques. Ce
tiellement lessivés lors des pluies abon­ phénomène est accentué par la décompo -
dantes et des orages vers les cours d’eau sition des matières végétales, provoquant
et nappes souterraines. des fermentations et des productions de
Les conséquences sont une élévation du gaz (hydrogène sulfureux, ammoniac).
taux de nitrates dans les eaux de
consommation : leur teneur a quintuplé ■ Les solutions
en quinze ans. La norme européenne fixe Il faut limiter les épandages divers et uti -
la concentration maximale, acceptable à liser des engrais stables, mieux retenus
la consommation, à 50 mg/L. Au-delà de par le sol. Il est bon de favoriser l’implan­
100 mg/L, la loi interdit le captage des tation d’une couverture végétale, consom -
eaux, dangereux pour la santé. matrice de fertilisants.

■ Les conséquences d’une fertilisation excessive sur l’environnement

P ré c ip ita tio n s

M a t iè r e
o r g a n iq u e

H u m ifica tio n
H/ ^A b s o r p tio n -
C'issoiutoi R

R u is s e lle m e n t
«tsar
P ,a n d e a u d e s é lé m e n t s n u t r it if s
... . // R
■ag geeAb
L e isvs aiv L e s s iv a g e |n f i|t r a t io n x _ / ' ( d r a in a g e ,
M in é r a lis a t io n in f ilt r a t io n , r u is s e lle m e n t )

N a p p e s p h ré a tiq u e s

135
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
La photosynthèse
JARDINS PAYSAGERS La croissance des plantes est conditionnée par l’eau, l’air, la
MULTIPLICATION
lumière, la température, les substances minérales. Un mécanisme
situé principalement au niveau des feuilles (la photosynthèse)
TECHNIQUES DE CULTURE permet à la plante d’élaborer sa matière organique à partir de
ENVIRONNEMENT
ces éléments.

La fonction chlorophyllienne
□ La photosynthèse est un mécanisme de transform ation des matériaux bruts
(lumière et dioxyde de carbone) en glucides (glucose, amidon) et en protéines sous
l’action de l’énergie lumineuse captée par la chlorophylle de la plante. C’est pour­
quoi on parle aussi de fonction chlorophyllienne.
□ On a remarqué que lorsque l’on coupe des feuilles et les tiges de Pommes de
terre, la croissance des tubercules s’arrête. Les parties vertes jouent donc un rôle
important dans la synthèse des matières de réserve contenues dans les tubercules.
Dans la partie verte (tige et feuilles) a lieu la fabrication de la matière organique.

■ H i Les éléments nécessaires à la photosynthèse


□ L’intensité de la photosynthèse dépend de la luminosité, de la teneur en dioxyde
de carbone et de la température.
□ La température : les plantes ne prospèrent que si la température ambiante leur
convient. Aucune ne résiste à une très basse ou une très haute température ou à des
écarts de température violents. En revanche, elles tolèrent des températures plus
fraîches que la normale dans la mesure où elles sont constantes.
□ L’eau : elle est indispensable à la végétation : elle favorise la germination des
plantes, elle alimente les végétaux dont elle constitue 80 % du poids, elle dissout les
éléments nutritifs du sol et les véhicule. Dans les régions sèches, les plantes déve­
loppent un système racinaire important pour puiser l’eau présente en faible quan­
tité dans le sol et réduisent leur système foliaire pour limiter l’évapotranspiration.
□ La lumière : facteur essentiel à la photosynthèse. Lorsqu’une plante manque de
lumière, elle tend à s’incliner vers la source lumineuse existante puis les tiges s’allon­
gent, les feuilles s’espacent, se décolorent et restent petites.

■■■■ La sève brute


L’eau et les sels minéraux constituent la sève brute qui circule dans les vaisseaux
du bois. La montée de la sève s’effectue par poussée radiculaire et aspiration résul­
tant de l’évaporation. La vitesse d’ascension de la sève brute est en général comprise
entre 1 m/h et 6 m/h mais peut atteindre 100 m/h dans les situations les plus favo­
rables.

La sève élaborée
Les glucides et les protéines fabriqués dans les feuilles lors de la photosynthèse
sont transportés à travers toute la plante sous forme de sève élaborée, circulant
dans les vaisseaux du liber. La sève élaborée apporte à toutes les cellules de la
plante les substances nutritives dont elle a besoin pour croître, se multiplier et fruc­
tifier.

136
SE NOURRIR : DE L’EAU
DE L’AIR, DE LA LUMIERE
■ Le mécanisme de la photosynthèse

D io x y d e d e c a rb o n e
L u m iè re
F E U IL L E S

E a u + S e ls m in é ra u x , , /
E a u -^ I S u c re s
S e ls ^ P r o té n e s
m in é ra u x
L u m iè re
D io x y d e d e c a r b o n e + e a u , s e ls m i n é r a u x -------------- ► m a t iè r e o r g a n iq u e + d io x y g è n e

■ L’eau et ses besoins en eau. Un excès ou un


Elle est indispensable à la vie de la manque d’eau entraîne des troubles de
plante, elle constitue environ 80 % de développement qui se manifestent par un
son poids et participe donc à sa crois­ étiolement, un dessèchement, la chute
sance. L’eau dissout les éléments nutri­ des feuilles, un rabougrissement.
tifs du sol pour les rendre assimilables La température règle la consommation
par la plante. en eau de la plante : plus il fait chaud,
On estime qu’une plante a besoin de plus la plante transpire. Par ailleurs, en
300 g à 700 g d’eau pour constituer 1 g période de végétation active, les besoins
de matière sèche (MS). des plantes sont plus importants. Pen­
Pour bien cultiver une plante, il est donc dant le repos végétatif, la température est
important de connaître son habitat naturel réduite et les besoins en eau sont limités.

137
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LEGUMES
Les fonctions de la plante
JARDINS PAYSAGERS La plainte se nourrit, respire, rejette et absorbe l’eau. Ces échanges
MULTIPLICATION
lui permettent de fabriquer sa matière organique (photosynthèse)
et de l’utiliser pour prospérer (respiration). Des échanges gazeux
TECHNIQUES DE CULTURES avec l’atmosphère ambiante sont garants de sa vitalité. Deux types
ENVIRONNEMENT de sèves véhiculent les produits puisés ou fabriqués par la plante.

La respiration
□ La respiration est un processus de dégradation des composés organiques qui
fournit de l’énergie et aboutit à la formation de dioxyde de carbone et de vapeur
d ’eau.
□ La respiration s’accompagne de la dégradation des réserves organiques réutilisées
dans la croissance et la production d ’énergie.
□ La respiration est la réaction inverse de la photosynthèse, elle restitue l’énergie
solaire et le dioxyde de carbone emmagasinés.
□ Plusieurs facteurs interviennent sur l’intensité respiratoire d ’une plante :
- la respiration s’intensifie avec l’augmentation de la température ;
- la lumière influence indirectement la respiration par réchauffement ;
- l’activité respiratoire des plantes s’élève à mesure de leur croissance.

La transpiration
□ C’est un phénomène facile à observer chez la plante, il suffit de la mettre sous
une cloche. On constate alors un dépôt de gouttelettes d ’eau sur le verre, cette eau
provient bien de la plante. La transpiration varie suivant la surface des feuilles, la
température, l’intensité lumineuse et le degré d ’hygrométrie.
□ On appelle évapotranspiration l’émission totale d ’eau dans l’atmosphère due, à
la fois, à l’évaporation du sol et à la transpiration des plantes.

L’absorption
La plante absorbe l’eau et les sels minéraux par ses racines, au niveau des poils
absorbants. Cette solution minérale pénètre dans la plante par osmose.

La nutrition
□ Le mécanisme de la photosynthèse résulte de l’action de la lumière sur la chlo­
rophylle, pigment vert contenu dans les feuilles des plantes.
□ L’eau et les sels minéraux, puisés dans le sol au niveau des racines, sont ache­
minés jusqu’aux feuilles ; le dioxyde de carbone, prélevé dans l’atmosphère, arrive
jusqu’aux cellules chlorophylliennes et le dioxygène est rejeté. Durant la nuit ou
lorsque la plante est privée de lumière, le mécanisme cesse.
□ À partir des éléments absorbés (eau, sels minéraux, dioxyde de carbone, éner­
gie lum ineuse), la plante fabrique la matière organique (sucres et protéines)
q u ’elle met en réserve ou q u ’elle utilise p our sa croissance et ses fonctions
vitales.
□ Pendant la nuit, seule la respiration persiste. Ainsi, on comprend mieux qu’il est
d’usage de retirer les plantes de la chambre d ’un malade, la nuit.

138
___________ LA PLANTE EST VIVANTE
■ Les échanges de la plante avec son milieu

E d if ic a t io n
c r o is s a n c e d e la p la n te

M is e
e n ré s e rv e
F le u r

S u e ro
p ro té in e s

T r a n s p ir a t io n

F o n c t io n
c h lo r o p h y llie n n e
P o u s s é e r a d ic u la ir e

T u b e r c u le

A b s o r p t io n

Mise
en reserve

E au
S e ls
m in é ra u x

S è v e b ru te
S è v e é la b o r é e

139
PLANTES ORNEMENTALES

FRUITS ET LÉGUMES
La sensibilité des plantes
JARDINS PAYSAGERS Quoique dépourvues de mobilité, les plantes n’en sont pas moins
MULTIPLICATION sensibles aux facteurs de leur environnement. Lumière, tempé­
rature, humidité influencent la croissance des plantes ainsi que les
TECHNIQUES DE CULTURE principales étapes de leur vie. Les tissus végétaux sont d’ailleurs
ENVIRONNEMENT capables de s’orienter pour profiter au maximum de leur milieu.

La vernalisation ou printanisation
□ Une transformation opérée par le froid, la vernalisation, donne à certaines plantes
l’aptitude à fleurir. Certaines plantes doivent subir une période de froid pour fleurir.
□ La floraison des plantes bisannuelles, par exemple, nécessite une vernalisation ;
l’hiver constitue une période favorable pour déclencher le processus de floraison.

Le thermopériodisme
□ Dans certains cas, ce n ’est pas la période de froid qui confère à la plante l’aptitude
à fleurir mais une alternance de température élevée et de température basse. Ainsi,
pour q u’un bulbe soit apte à fleurir, il doit subir successivement :
- une température chaude pour la formation des organes floraux ;
- une période de froid pour lever la dormance ;
- une période d ’élévation progressive de la température.
□ On peut réaliser artificiellement cette périodicité (Tulipe fleurissant à Noël...).

Le photopériodisme
□ La formation des boutons floraux est parfois conditionnée par la durée du jour et
de la nuit. Les Chrysanthèmes forment leurs boutons floraux lorsque la durée de la
nuit commence à dépasser la durée du jour : ce sont des plantes de jours courts. Les
Pétunias, à l’inverse des Chrysanthèmes, forment leurs boutons lorsque le jour est
plus long que la nuit. Ce sont des plantes de jours longs.
□ D’autres plantes sont indifférentes à la durée de la lumière.
□ Chez les espèces sensibles au photopériodisme, on peut changer les dates de flo­
raison en modifiant artificiellement les conditions d ’éclairement.

■■■■I La photosensibilité
Les graines sont sensibles à l’éclairement ou à l’obscurité. Les graines germant seu­
lement sous l’effet de la lumière ont une photosensibilité positive, les graines qui,
au contraire, germent à l’obscurité ont une photosensibilité négative.
Jours courts

Nuit Jour Nuit Jour

i------14 h ----- ► -*---10 h --- ►



Jours longs

Nuit Jour Nuit Jour

--- 11 h --- ► -s----- 13 h ---- ►

140
LES TROPISMES
Le phototropisme ■ L’haptotropisme

La racine se déforme pour contourner


l’obstacle. Le phénomène est identique
chez les plantes grimpantes ; les tiges
s’enroulent autour de leur tuteur.

■ L’hydrotropisme

Les feuilles des plantes s'orientent vers


la source de lumière. Lorsque l’on expose
une plante à la lumière venant d'un seul
côté, la tige et les feuilles se courbent vers
la source de lumière. Un manque de
lumière provoque l’allongement des tiges,
l’étiolement et la décoloration.

■ Le chimiotropisme

Les racines orientent leur croissance vers


une zone humide si la teneur en eau du
sol n’est pas homogène.

■ Le géotropisme
La plante s'oriente par rapport à la dlrec -
tlon de la pesanteur, les tiges vers le haut,
les racines vers le bas.

Les racines ont tendance à s’orienter vers


les zones riches du sol.

141
ANNEXE 1

La prévention des risques


■■■■ La prévention des risques sur le matériel à moteur
- Il convient de lire attentivement la notice d’utilisation et les consignes de sécurité.
- On porte des vêtements ajustés, pas d’écharpe, ni de cravate, de cheveux longs non
attachés, de bracelets. Éventuellement, on peut porter casque et gants.
- L’état des carters, boucliers de protection, le fonctionnement des commandes, les
niveaux d’huile, de carburant seront contrôlés.
- L’état des pneus, des courroies, la fixation des lames, couteaux, crochets et tous les
organes en mouvement seront vérifiés.
- On signale les défaillances, les réparations à effectuer.
- Il est bon de consigner toutes ces observations sur le registre d’entretien.
- Il ne faut pas fumer lors du remplissage du réservoir d’essence.
- Avant le nettoyage, on arrête le moteur et on débranche la bougie (tondeuse).

■■■■I La conduite du matériel auto-porté


- Une personne responsable de la conduite et des manœuvres est désignée.
- La signalisation, l’éclairage, l’avertisseur sonore et optique sont vérifiés.
Sur les chantiers et axes routiers, on équipe l’engin d’un gyrophare.
- À chaque arrêt, on met au point mort et on arrête les appareils en prise.
- Les manœuvres s’effectuent au ralenti ; on reste vigilant en terrain accidenté.
- On nettoie les chaussures et le marchepied avant de conduire.

■■■■ Le chargement et le déchargement


- Les manœuvres délicates seront assurées avec une personne guide, les gestes sont
précis et connus.
- Sur des surfaces planes et stables, on manœuvre en balisant la zone.
- Les personnes et animaux sont éloignés de la zone de travail.
- On veille au bon équilibre des masses et on respecte la charge maximale autorisée.
- On arrime le matériel à transporter (bâche ou filet).
- Conformément au code de la route, on signale tout chargement dépassant les normes.

■■■■ L’utilisation de l’échelle


- Il faut prévoir une échelle adaptée à la hauteur du travail envisagé.
- Son état est contrôlé avant utilisation, on vérifie le cordage.
- On s’assure de sa stabilité et des appuis (attention aux rafales de vent).
- L’échelle est dressée par deux personnes, sans mettre le pied sur le premier éche­
lon.
- Une inclinaison correcte (écartement 1/3 à 1/4 de la hauteur) est préférable.

■ ■ ■ La protection de l’opérateur
- Des bottes ou des chaussures de sécurité antidérapantes sont recommandées.
- On s’équipe d’un casque avec jugulaire et visière et de gants.
- Un masque protège les voies respiratoires des risques chimiques.
- Une protection auditive est idéale contre les nuisances sonores (risque de surdité
au-dessus de 85 Dba).
- Un balisage matérialise la zone de travail.
142
ANNEXE 1
■ M B Les bons gestes de la manutention
La vérification du matériel Le transport des charges
L’état du matériel est contrôlé. On protège Les charges lourdes sont transportées en
les mains. utilisant le matériel de manutention et en
équilibrant la charge. En prenant de bons
appuis, on pousse la brouette sans effort.

L ’utilisation de l’échelle
On s’assure de la stabilité d’une échelle
avant de commencer à travailler.

Le soulèvem ent des charges


Lorsque l’on soulève un objet, la charge
appliquée sur les disques intervertébraux
est cinq fois plus importante dans une mau­
vaise posture : dos rond, objet éloigné. On
détériore alors les disques vertébraux,
muscles, ligaments.

Le travail au sol
Il ne faut pas se courber, mais s’agenouiller
pour éviter les courbatures et les douleurs
lombaires.

Avant de soulever une charge, il faut réflé­


chir et se placer le plus près possible de la
charge. Le dos est bien plat et les pieds
écartés. On fléchit les jambes et on soulève
en utilisant la force des cuisses.

143
ANNEXE 2

Les nouvelles règles


de signalisation
sur les lieux de travail
■■■■■ La législation
- De nouvelles règles en matière de signalisation sont applicables depuis le 1er janvier
1994 pour les nouveaux lieux de travail, les nouveaux aménagements et au 1er janvier
1996 pour les lieux existants (arrêté du 4 novembre 1993 publié au JO du 17 décembre
1993).
- La signalisation de santé et de sécurité est mise en œuvre toutes les fois qu’il y a un
risque sur un lieu de travail sans porter préjudice aux obligations prioritaires. Par ailleurs,
les signalisations routières, ferroviaires et fluviales peuvent s'appliquer à l’intérieur des
lieux de travail s’il y a nécessité.

■ ■ 1 Informations et formation
- C’est à l’employeur de déterminer la signalisation de santé et de sécurité à installer
et à utiliser sur les lieux de travail après avoir consulté la CHSCT (Commission d’hygiène
et de sécurité sur les conditions de travail) ou, à défaut, les délégués du personnel.
- L’employeur a également obligation d’assurer l’information et la formation des sala­
riés sur la signification des indications.
- Les nouvelles règles de signalisation précisent les conditions d’utilisation des signaux
lumineux ou sonores (déclenchement, durée, réenclenchement).
Tous ces dispositifs doivent être nettoyés régulièrement, les signaux lumineux ou sonores
doivent être vérifiés avant chaque mise en service et contrôlés une fois par trimestre.
- Ces dispositions s’appliquent aux chefs d’entreprises depuis le 1er janvier 1996.
L’inobservation de ces règles peut entraîner une mise en demeure par l’inspecteur du
travail ainsi que des pénalités.

Recommandations selon la norme NFX 08-003


Panneau Signification ou but Exemples d ’application
S to p , in te r d ic tio n S ig n a u x d ’ a r rê t. D is p o s itif d e


c o u p u r e d ’ u rg e n c e . S ig n a u x
d ’ in te r d ic tio n
D é s ig n e a u s s i le m a té rie l d e lu tte c o n tr e l ’ in c e n d ie
A tte n tio n ! R is q u e d e d a n g e r s S ig n a lis a tio n d e s ris q u e s

A
(in c e n d ie , e x p lo s io n , r a y o n n e ­
m e n t...) .
S ig n a lis a tio n d e p a s s a g e s
d a n g e r e u x , o b s ta c le s

• O b lig a tio n d e p o r te r u n é q u ip e m e n t in d iv id u e l d e s é c u rité


In s tru c tio n , in fo r m a tio n , in d ic a tio n
S itu a tio n d e s é c u r ité S ig n a lis a tio n d e p a s s a g e s e t


s o r tie s d e s e c o u rs .
D o u c h e , p o s te d e s e c o u rs , d e
s a u v e ta g e

144
ANNEXE 3

La signalisation à l’heure
européenne
Les panneaux d ’interdiction Les panneaux sauvetage-
secours

D éfe nse E au non A c c è s in te rd it S o rtie issue


de fu m e r po ta b le a u x p e rs o n n e s de s e c o u rs P o ste de
non a u to ris é e s p re m ie r

D o u ch e de
s é c u rité

D é fe n se d ’é te in d re In te rd it au x
a ve c de l’eau pié to n s

■I Les risques de dangers

A A D anger
g é néra l
M a tiè re s ra d io a c tiv e s ,
ra d ia tio n s io n is a n te s
R inçag e
des yeux
C iviè re

■ Les panneaux sécurité-


incendie

/ft\ A
R a yo n n e m e n t R is q u e s b io -
A
Danger
s

la se r lo g iq u e s de ch u te

Les panneaux d’obligation 1 T E L E r HU NL



0 ALARME
E x tin c te u r
T é lé p h o n e
de s e c o u rs

C asque, lune ttes V ê te m e n ts P ro te c tio n des


an ti-bru it de p ro te c tio n v o ie s re s p ira -
ob lig atoires o b lig a to ire s to ire s o b lig a to ire

rité o b lig a to ire s


Q
C h a u s s u re s d e s é cu - P ro te c tio n du v is a g e
o b lig a to ire L a n ce à ince n d ie

145
ANNEXE 4

La tondeuse

La to n d e u s e e s t un m a té rie l de ja rd in in d is p e n s a b le à l’e n tre tie n d e la p e lo u se . E lle re p ré ­


s e n te un in v e s tis s e m e n t im p o rta n t. A v a n t de fa ire s o n ch o ix, il fa u t s ’in fo rm e r e t prendre
en c o m p te ce rta in s c ritè re s : surface en gazo n n é e , to p o g ra p h ie du terrain, na ture du gazon.

Les consignes d ’utilisation


© Il faut prendre connaissance du maniement de l’appareil avant de s’en servir et,
notamment, de la manière de l’arrêter !
(D Des chaussures résistantes sont nécessaires.
Il est déconseillé de tondre pieds nus ou en sandales.
® Les fixations du bac de ramassage sont vérifiées et l’état du carter (déformations,
fêlures. . .) est contrôlé.
© Il faut contrôler l’état de la lame, les fixations et le serrage des boulons.
© La hauteur de coupe est réglée à la valeur souhaitée.
© Les pieds et les mains doivent être distants des éléments rotatifs au démarrage au lan­
ceur et pendant le fonctionnement de la tondeuse.
® On débranche la bougie ou la prise électrique et on attend l’arrêt complet du moteur
et de la lame avant toute intervention sous le carter.
© Les personnes et animaux seront éloignés pendant la période de tonte.
© Le moteur est arrêté si la rotation de la lame n’est pas dissociée de l’avancement
pour franchir une allée, un chemin...
146
ANNEXE 5

La motobineuse et le motoculteur
■ ■ i La motobineuse
La motobineuse est un engin à moteur sans
roues motrices et muni d’outils rotatifs ; elle
est d’une puissance relativement limitée (3
à 6 CV). Légère et maniable, elle s’adapte
bien au travail des petits jardins : prépara­
tion du sol pour semis, repiquage, planta­
tion. On l’utilise pour décroûter la surface
du sol entre les rangs de culture.
La fraise du motoculteur effectue le même
travail que la motobineuse mais plus fine­
ment et plus profondément.
L’utilisation de tous ces engins nécessite
C o u te a u x de fra is e de lire attentivement les notices d’utilisa­
(a m e u b lit le so l) tion et d’entretien et de bien se familiariser
avec les commandes.

Le motoculteur

T rin g le de d é b ra y a g e
de s é c u rité (m ise en
m a rc h e d e la fra ise )

P rise d e fo rc e a rriè re
(fix a tio n d e s o u tils )

R ég la g e d e s m o y e u x
(é la rg ir o u ré tré c ir
la voie d e s ro u e s )

Le motoculteur est constitué d’un bloc moteur entraînant deux roues. Il est pourvu d’un
système d’attelage à l’arrière qui traîne une charrue simple ou à double soc. Il peut rece­
voir des accessoires rotatifs (comme la fraise) entraînés par une prise de force tournant
à grande vitesse. D’autres outils peuvent s’adapter : herse, bineuse, faucheuse... Le
labour obtenu par la charrue est équivalent au travail de la bêche mais il est physique­
ment moins éprouvant. Il permet d’ameublir le sol.
147
ANNEXE 6

Les travaux d’entretien du jardin


■■■■ Le tronçonnage et l’élagage

S econde coupe

P re m iè re c o u p e

L’élagage Le tronçonnage

- L’élagage : avant de couper une grosse branche il faut d’abord la débarrasser de


toutes ses ramifications pour réduire le poids et l’encombrement. On entaille d’abord
en dessous de la branche sur une profondeur de 3 cm à 4 cm. On coupe ensuite au-
dessus, légèrement en décalage. En tombant, la branche se brise net sans entraîner
une déchirure sur le tronc. Puis, on scie la partie restante, « le chicot », on nettoie la
plaie à la serpette pour avoir une coupe nette et on badigeonne un mastic cicatrisant
pour éviter les risques d’infection.
- Le tronçonnage consiste à débiter un tronc pour faire des bûches de 1 m environ
avant de les stocker. Une fois les branches superflues éliminées, on positionne le tronc
sur un rondin de manière à faire tomber la bûche peu à peu sans que la lame se bloque
et sans que la chaîne de tronçonneuse touche le sol.
- L’abattage est une technique particulière qui demande de l’expérience et du maté­
riel adapté. Il est préférable de s’adresser à un professionnel.

La taille des haies


Pour tailler, on tend un cordeau
entre deux piquets, à la hauteur
souhaitée. On taille en suivant
le cordeau et en maintenant
fermement l’appareil à deux
mains. On travaille d’abord sur
le dessus, horizontalement, par
mouvements d'aller-retour. On
balaie ensuite les côtés, de bas
en haut.
La taille favorise le développement en épaisseur, rajeunit la plante et la fortifie ; l’absence
de taille entraîne une montée des plantes qui se dégarnissent à la base.
On taille les haies à feuillage décoratif deux fois par an : au printemps (mai) et en automne
(octobre).
148
ANNEXE 6
Le débroussaillage L’aspiration

Ce sont des appareils à moteur qui assu­


rent le nettoyage et le ramassage des
feuilles mortes qui s’accumulent sur le sol,
en automne.
- Les souffleurs dégagent les feuilles sur
une pelouse, un massif, une allée pour les
concentrer en tas à l’endroit voulu.
- Les aspiro-souffleurs sont mixtes, ils
sont souffleurs et peuvent se transformer
facilement en aspirateurs équipés d’un
sac de récupération.
- Les aspiro-broyeurs sont des appareils
aspirateurs qui broient les feuilles et brin -
dilles grâce à des couteaux rotatifs, rédui­
sant leur volume. Ainsi, ces débris
végétaux, finement hachés, se décompo­
seront rapidement en excellent compost.
- Les aspirateurs à roues sont des appa­
reils professionnels de grande capacité
d’aspiration, souvent équipés d’un sys­
tème de broyage. Ils sont utilisés dans les
parcs et les jardins.

La débrousailleuse permet de maintenir


le jardin en état surtout dans les endroits
inaccessibles.
Le long d’une bordure de grillage, autour
d’un arbre, sur un talus, la débrous­
sailleuse nécessite un équipement de
sécurité. L’éventail des outils de coupe
assure une grande variété de travaux :
- la tête faucheuse fil nylon, utile pour
aller dans les coins, autour des arbres,
couper les petites herbes et le gazon, pra­
tique pour les travaux de finition ;
- le couteau à herbe (disque rotatif à
lames) s’attaque à la petite végétation
sauvage et aux orties ;
- le couteau à taillis (lames trois dents)
peut s’utiliser dans les haies épineuses et
les ronces. Outil polyvalent, il convient à
de nombreux travaux ;
- le disque tronçonneur (lame scie) : il
tranche les branches et les jeunes arbres
dans les fourrés et les petits bois.

149
ANNEXE 7

L’outillage manuel
■■■■ Les grands outils
Outils Fonctions
1. F o u r c h e - b ê c h e R e to u r n e r la te r r e d u re , c o m p a c te
2 . F o u rc h e à fu m ie r É p a n d re le fu m ie r , e n ta s s e r l ’ h e rb e , le s v é g é ta u x
3 . G r iffe o u c ro c É m ie tte r le s o l, n iv e le r le te r r a in
4 . G r iffe s a r c le u s e B ris e r le s m o tte s , a m e u b lir e t a é re r la s u r fa c e d u s o l s e c
5 . R â te a u N e tto y e r la s u r fa c e d u s o l, ra tis s e r le s d é b r is e t p r é p a r e r le s e m is
6. B ê ch e R e to u r n e r la te r re , a m e u b lir , a é re r le s o l, d é c o u p e r le s b o rd u re s
7 . P e lle d e te r r a s s ie r M é la n g e r le s c o m p o s ts , c h a r g e r u n e b r o u e tte
8 . B in e tte à p o u s s e r D é s h e rb e r u n e a llé e , a m e u b lir , d é c r o û te r la s u r fa c e d u sol
9 . S e rfo u e tte A m e u b lir le s o l, d é s h e r b e r e t tr a c e r d e s s illo n s
10. B a la i ja p o n a is N e tto y e r le s p e lo u s e s a p rè s la to n te , ra s s e m b le r les fe u ille s m o rte s
11. P io c h e d e te r ra s s ie r C re u s e r d e s tr o u s d e p la n ta tio n , fa ir e d e s tra n c h é e s , d é s o u c h e r

Le petit outillage à m ain


Outils Fonctions
12 . T r a n s p la n to ir P la n te r, d é p la n te r u n e p la n te e n m o tte , r e to u r n e r la te r re
13. P la n to ir R e p iq u e r o u p la n te r d e je u n e s p la n ts à r a c in e s n u e s d a n s le ja rd in
14. P la n to ir à b u lb e P la n ta tio n d e s b u lb e s e t tu b e r c u le s
15. G o u g e à a s p e rg e s R é c o lte r le s a s p e rg e s s a n s a b îm e r le s g r iffe s , d é s h e rb e r

Les outils de coupe


Outils Fonctions
16. S é c a te u r T a ille r le s a r b r e s fr u itie r s , le s a r b u s te s , c u e illir le s fle u rs
17. G r e ffo ir M u lt ip lie r le s p la n te s p a r b o u tu r e : g r e ffa g e , é c u s s o n n a g e
18. C is e a u x à g a z o n C o u p e r l ’ h e rb e là o ù la to n d e u s e n e p e u t p a s s e r
19. C is a ille à h a ie T a ille r u n e h a ie , d o n n e r u n e fo r m e p a r tic u liè r e à u n a r b re
20. S é c a te u r é b ra n c h e u r C o u p e r le s ra m e a u x d e g ro s d ia m è tre e t fa ir e d e s c o u p e s fra n c h e s
21. F a u c ille o u v o la n t C o u p e r le s h e rb e s h a u te s e t d é b r o u s s a ille r
22. H ache A b a ttr e le s a r b re s d e p e tite ta ille e t fe n d r e le s b û c h e s
23. É c h e n illo ir T a ille r le s ra m e a u x e n h a u te u r
24. S c ie d ’ é la g a g e D é b r o u s s a ille r, é la g u e r le s a r b re s e n c o u p a n t le s b r a n c h e s

L’outillage annexe
Outils Fonctions
2 5 . P u lv é ris a te u r T r a ite r le s a r b re s , le s a r b u s te s
26. É p a n d e u r A s s u re r u n e ré p a rtitio n ré g u liè re d e s e n g ra is e t d u s a b le s u r les c u ltu re s
2 7 . R o u le a u à g a z o n R o u le r la p e lo u s e , fa v o r is e r le ta lla g e , ta s s e r le s o l a p rè s le s e m is

Les équipements de protection


Outils Fonctions
28. C asque P r o té g e r la tê te d e la c h u te d e s b r a n c h e s lo rs d e l ’ é la g a g e
29. C a s q u e a n ti- b r u it S e p r o té g e r d e s n u is a n c e s s o n o re s p ro v o q u é e s p a r le s a p p a re ils
30. L u n e tte s P r o té g e r le s y e u x lo rs d e s tr a ite m e n ts p e s tic id e s
31. V is iè re P r o té g e r le v is a g e d e s p r o je c tio n s lo rs d e s ta ille s , é la g a g e s
32. G a n ts d e tr a v a il É v ite r le s b le s s u re s a v e c le s a p p a r e ils d e ta ille
33. M asque P r o té g e r le s v o ie s re s p ir a to ir e s p e n d a n t le s tr a ite m e n ts
34. C h a u s s u re s A n tid é r a p a n te s , a v e c b o u ts r e n fo r c é s p o u r p r o té g e r le s o r te ils

150
L 3X3NNV
ANNEXE 8

Les abris de culture


Le petit tunnel Le coffre

Abri léger, mobile, constitué par des Le coffre est constitué de planches hautes
arceaux métalliques enfoncés dans la terre et basses assemblées, sans fond.
et recouvert d’un film PVC transparent. Il est posé sur le sol ou un lit de feuilles
La largeur du tunnel est d’environ 1,20 m. mortes et il est recouvert de châssis vitrés.
Carottes, Radis, Laitues peuvent ainsi être Il est utile pour les plantes craignant
récoltés avec trois semaines d’avance, au l’humidité de l’hiver plutôt que le gel
printemps. Durant les hivers rigoureux, les (Choux, Carottes, Primevères).
bisannuelles y sont abritées : Pensées,
Pâquerettes, Myosotis.

■^ Le grand tunnel La serre florale

Abri de culture démontable, de grande La serre est un abri vitré, pratique pour
taille, formé d’une armature métallique en cultiver des plantes originaires de divers
demi-cercle, recouverte d’un film PVC continents : climats équatorial, tropical,
renforcé. Sa largeur varie de 4,5 m à 9 m méditerranéen ou tempéré (Orangers,
et sa hauteur de 2,5 m à 3,5 m. Sans équi­ Bougainvillers, Tomates...). Des équi­
pement de chauffage, il permet de pro­ pements sont possibles : chauffage, om­
duire Tomates, Melons, Héliotropes, brage, aération, arrosage manuel ou
Chrysanthèmes, Tulipes avec quatre contrôlé par ordinateur.
semaines d’avance environ.
152
ANNEXE 9

Tableaux
Les plantes fleuries
Nom Famille Forme Méthode de Température Caractéris­ Observations
populaire multiplication de culture tiques
(nom des fleurs
botanique) (° C)

Poinsettia Euphorbiacées Érigée Bouturage 12-15 Bractées rouges, Il est difficile de


(Euphorbia printemps blanches, faire refleurir
pulcherrima) saumon. car technique
Novembre-avril de culture
particulière

Hortensia Saxifragacées Érigée Bouturage 6-10 Fleurs Mettre en pleine


(Hydrangea juillet- blanches, terre après flo ­
macrophylla) septembre rouges, roses, raison, rentrer
bleues. en serre froide
Avril à juin l’hiver suivant
pour refleurir

Violette du Cap Gesnériacées Touffe basse Bouturage de 18-20 Petites fleurs Floraison pres­
(■Saintpaulia) acaule feuille en hiver simples roses, que continue.
violettes, Se cultive plu­
bleues sieurs années

Gloxinia Gesnériacées Touffe basse Semis février- 20 Fleurs en Mise en


(Sinningia acaule mars cloche végétation des
speciosa) veloutées tubercules en
blanches, février.
roses, carmin Durée de
culture : 4 mois

Les Orchidées

Nom populaire Epoque Méthode de Température de Caractéristiques Observations


(nom botanique) de floraison multiplication culture (°C) des fleurs

ûattleya Automne, hiver Division de 16-18 Nombre de fleurs La durée de florai­


(Cattleya) rhizomes par tige : 2 à 15, son est de 4 à 5
parfumées semaines ; on les
cultive pour la
fleur coupée

Cymbidium Hiver, printemps Division de 18-20 Coloris variés, Les fleurs se d é ­


(iCymbidium) rhizomes nombre de fleurs veloppent sur des
par tig e : 10 à 20 hampes arquées
ou érigées, durée
de floraison 7 à 8
semaines

Dendrobium Printemps Division de 18-20 Floraison légère La durée de florai­


(Dendrobium) rhizomes en grappe de 10 à son est de 4 à 6
15 fleurs, coloris semaines, on
variés trouve une grande
diversité de tailles
et de formes

153
ANNEXE 9
Les cultures potagères
Nom populaire Classification Méthode de Culture Récolte Observations
(nom botanique) multiplication,
époque

Chou-fleur Légume fleur Semis Aime les climats Pour une récolté Protéger les
(Brassica principalement au doux et humides, en juin, semer en jeunes plants
oleracea) printemps les sols riches et septembre- repiqués en hiver
frais octobre, sinon la
récolte est en été -
automne

Lentille (Lens Légume graine Semis automne Cultiver en sol Couper les tiges Plante annuelle
esculenta) ou printemps léger, sableux, en juillet. qui aime les
fertile, bien drainé Laisser sécher et climats doux mais
battre les pieds qui craint la
pour récolter les sécheresse
graines

Radis (Raphanus Légume racine Semis de mars à Demande un sol Récoltes d’avril à Faire des semis
sativus) septembre en léger, sableux, octobre dès qu’ils successifs au prin­
pleine terre fertile sont formés, temps-été pour
jeunes et tendres une récolte 4 à 6
semaines après

Les plantes vertes


Nom Famille Forme Méthode de Description Température Observations
populaire multiplication du feuillage en cours de
(nom végétation
botanique) co
Asparagus Liliacées Buissonnante Semis au Feuillage vert, 13-15 L’Asparagus
(Asparagus) retombante printemps fin, appelé plumosus est
clodode utilisé par les
fleuristes pour
garnir les
bouquets

Chlorophytum Liliacées Graminiforme Division de Feuilles 10-15 Plante


(Chlorophytum) touffe. souples, résistante qui
Bouturage de rubanées, s’accommode
stolons à arquées et de conditions
l’automne- panachées difficiles
printemps

Dieffenbachia Aracées Érigée Bouturage de Grandes 16-18 Plante


(Dieffenbachia) tête ou de feuilles vertes, remarquable
tronçon panachées par son grand
(nervurées ou feuillage mais
pictées) fragile

Aralia elegans Araliacées Érigée Semis de Feuilles 16-18 Plante élégante


(Dizygotheca graines digitées, au feuillage
elegantissima) formées de 7 gracieux, inté­
à 11 folioles ressante dans
rouge cuivre les composi­
tions florales

154
ANNEXE 9
Les plantes vivaces

Nom populaire Hauteur Méthode de Floraison Utilisation Exposition


(nom botanique) (cm) multiplication,
époque

Aster (Aster) 30-130 Semis et division Mai à octobre Bordures, Ensoleillée


en touffe : massifs, racailles,
printemps fleurs coupées

Delphinium 70-180 Semis : printemps. Juin ¿septembre Massifs, plates­ Ensoleillée


(,Delphinium) Division : bandes, fleurs
automne coupées

Hemerocalle 50-120 Division : Juin ¿octobre Bordures, berges Ensoleillée


(Hemerocallis) printemps de bassins, ou mi-ombre
étangs

Pivoine (Paeonia 60-80 Division : Avril à juin Massifs, fleurs Ensoleillée


officinalis) printemps coupées

Lupin 70-100 Semis et division Avril à juillet Massifs, bordures, Ensoleillée,


(Lupinus au printemps fleurs coupées mi-ombre
polyphyllus)

Les plantes bisannuelles

Nom populaire Hauteur Culture Floraison Utilisation Exposition


(nom botanique) (cm)

Giroflée ravenelle 20 à 60 Semis mai-juin. Fleurs veloutées Bordures massifs, Ensoleillée.


(Cheiranthus Repiquage et parfumées en racailles Soleil
cheirii) mise en place en épis rouge, jaune,
octobre 25 x 25 violet

Myosotis des 15 à 25 Semis juin-août. Fleurs réunies en Bordures, Soleil


Alpes Repiquage et grappes bleues, massifs, racailles, ou mi-ombre
(Myosotis mise en place roses, blanches potées
aipestris) octobre 20 x 20

Œillet de poète 30 à 60 Semis avril à Fleurs en bou­ Bordures, massifs, Soleil


(Dianthus juillet. quets compacts, fleurs coupées
barbatus) Repiquage et maculées roses,
mise en place en rouges, blanches,
octobre à 20 x 25 mauves

Primevère des 15 à 20 Semis mars à juin. Fleurs Bordures, Soleil


jardins Repiquage et abondantes en massifs, sous­ ou mi-ombre
(Primula acaulis) mise en place ombelles, coloris bois, jardinières
octobre 20 x 20 vifs

Violette cornue 20 Semis Petites fleurs bleu Bordures, Soleil, mi-ombre


(Viola cornuta) juillet-août. lavande, violettes, racailles, tapis
Repiquage et jaunes fleuris
mise en place en
octobre, 1 5 x 1 5

155
ANNEXE 9
Les plantes annuelles

Nom Hauteur Mode de Epoque, lieu Epoque de Utilisation Exposition


populaire (cm) semis de semis floraison et
(nom coloris
botanique)

Agératum du 15-30 Semis en Janvier-février Juin à octobre, Massifs, Ensoleillée


Mexique terrine en serre coloris : bleu bordures,
(Agératum plates-bandes
mexicanum)

Cinéraire mari­ 20-30 Semis en Février-mars Décorative par Massifs, Ensoleillée


time (Senecio terrine en serre son feuillage bordures,
maritima) argenté plates-bandes

Impatiente 20-40 Semis en Février-mars Juillet/octobre, Massifs, Ombre


(Impatiens) terrine en serre coloris : blanc, bordures, ou mi-ombre
rose, rouge, jardinières
étoilé

Œ illet d ’Inde 20-30 Semis sous Mars-avril Mai/octobre, Massifs, Indifférente


(Tagète patula) abri sous châssis coloris : jaune, bordures,
orange racailles

Sauge (Salvia 25-45 Semis en Février en Juillet/octobre, Massifs, Indifférente


splendens) terrine terrine coloris : rouge bordures

Les plantes bulbeuses

Nom populaire Hauteur Méthode de Epoque Utilisation Exposition


(nom botanique) (cm) multiplication, de floraison
époque

C anna(Canna) 100-120 Division de rhizo­ Juillet à octobre Massifs, Ensoleillée


mes : printemps jardinières,
plates-bandes

Dahlia 30-150 Division de tuber­ Juin à octobre Massifs, fleurs Ensoleillée


(Dahlia) cules : printemps coupées

Lis (Lilium 60-140 Division des Juin à septembre Fleurs coupées Ensoleillée
hybride) bulbes : automne

Narcisse 40 Séparation de Mars à avril Massifs, racailles, Ensoleillée


(Narcissusj bulbes : été fleurs coupées, ou mi-ombre
pots

Tulipe (Tulipal 40 Séparation des Mars à mai Massifs, Ensoleillée


caïeux : été jardinières, fleurs
coupées

Glaïeul 60-120 Séparation de Juillet à Fleurs coupées Ensoleillée


(Gladiolus caïeux en septembre
hybride) automne

Muscari 15-20 Séparation des Mars à mai Massifs, bordures, Ensoleillée


(Muscarî) bulbes en été racailles,
jardinières

156
ANNEXE 9
Les Fougères
Nom populaire Famille Forme Méthode de Description Température Observations
(nom multiplication du feuillage en cours de
botanique) culture (°C)

Capillaire Adiantacées Buissonnante Division de Frondes vertes 18-20 Maintenir une


(Adiantum) rhizomes et finement forte humidité,
semis de dentelées craint la séche­
spores resse et les
courants d’air

Nephrolepis Oleandracées Buissonnante Division, Frondes lon­ 18-20 Fougère


(Nephrolepis séparation de gues, pennées, d'appartement
exaltata) stolons arquées, fine­ populaire,
ment divisées, résistante,
vert clair elle demande
une forte
hygrométrie

Scolopendre Aspleniacées Buissonnante Division et Frondes 18 Fougère appré­


(Phyllitis) semis de allongées, ciée pour son
spores coriaces, vert port gracieux et
luisant le bord des fron­
des ondulées

Corne-de-cerf Polypodiacées Étalée Semis de Fronde en 20 Fougère épi-


(iPlatycerium pendante spores bouclier à la phyte d ’allure
alcicorne) base, l’autre très particulière,
fronde est se cultive sur
étalée, pendante une souche ou
découpée en écorce, cultiver
corne de cerf en suspension

Pteris Pteridiacées Touffe Division de Frondes 16-18 Fougère à


(Pteris) touffe et semis allongées rhizome.
de spores portées sur un Espèces
long pétiole variées

Les plantes aquatiques


Nom populaire Catégorie de Multiplication, Profondeur Floraison, Utilisation
(nom botanique) plante époque plantation, époque
hauteur (cm)

Acore (Acorus Semi-aquatique Division : automne, 10-20/60-80 hors Juin ¿juillet Bord de mares,
calamus) printemps de l’eau étangs, rivières

Jacinthe d ’eau Aquatique. Division : été -/15-25 Juin ¿septembre Bassins


(Eichomia Plante flottante
crassipes)

Massette (Jypha Semi-aquatique Division : 15-15/40-100 Juillet à août Bords de rivière,


minima) orintemps étangs, bassins

Renoncule Aquatique. Bouturage : été 15-30/40-60 Juin à juillet Bassins, mares


aquatique Feuilles flottantes,
(Ranunculus hautes et immer-
aquatilis) qées. oxygénatrices

157
ANNEXE 9
Les plantes de terre de bruyère et de terre acide

Nom populaire Hauteur Méthode de Epoque de Caractéristiques Observations


(nom botanique) (m) multiplication, floraison des fleurs
époque

Andromède du 2 Bouturage en été Mars/avril Inflorescences en Feuilles persis­


Japon (Pieris grappes pendan­ tantes qui passent
Japónica ) tes, fleurs blanches du rouge au vert à
l’état adulte

Azalée (Azalea) 1,20 à 2 Bouturage au Avril/mal Multitude de Caduque ou


printemps ou été. fleurs, gamme de persistant,
Marcottage coloris variée floraison massive

Bruyère (Erica- 0,20 à 0,50 Bouturage de En hiver, pour le Fleurs en épis Les bruyères
Calluna) juillet à septembre. genre Erica et en rose, rouge, blanc forment des tapis
Marcottage en été pour le genre couvre-sol, déco­
mars Caiiuna ratives toute l’année

Érable du Japon 1,50 à 5 Greffage Décoratif par son Les feuilles sont Plante à feuilles
(Acer palmatum feuillage vertes, finement caduques,
•<dissectum ») découpées croissance lente,
forme arrondie

Skimmla 1 à 1,50 Bouturage en Mars/avril Floraison blanc Plante à feuilles


(Skimmia juillet-septembre crème, parfumée persistantes avec
japónica) des fruits rouges
en hiver

Les plantes aromatiques et condimentaires


Nom populaire Hauteur Multiplication, Partie utilisée Epoque de Emplois
(nom botanique) (cm) époque récolte culinaires

Ciboulette (Aiiium 20-30 Division en octo­ Feuilles fraîches, Avril/octobre Potages, salades,
schœnoprasum) bre-novembre, se congèle omelettes, froma­
tous les deux ans ge blanc,
Pommes de terre,
sauce

Estragon 50-60 Division en mars­ Feuilles fraîches Mai/octobre Cornichons, cru­


(Artemisia avril et séchées dités, salades,
dracunculus) omelettes, mari­
nades, farces,
sauces, potages,
mayonnaise

Persil (Petrose- 15 à 20 Semis février- Feuilles fraîches, Avril à novembre Salades, farces,
linum sativum) mars et juillet peut se congeler viandes, poissons

Sarriette (Satureia 20 à 30 Semis en avril Feuilles fraîches Mai à septembre Salades, crudités,
hortensis) et séchées potages, farces,
viandes, poissons

Thym (Thimus 10 à 25 Division octobre Branches fraîches Avril à octobre Bouquets garnis,
vuigaris) et séchées viandes grillées,
rôtis, salades,
potages

158
INDEX
Nom latin Nom com m un Nom latin Nom com m un
ou vernaculaire ou vernaculaire

A butilon Abutilon Clarkia Clarkia


A cer Érable Coleus Coleus
A c e r palm atum Érable du Japon C onvolvulus Belle de jour
Achillea Achillée C oriandrum sativum Coriandre
Achyranthes Irésine C otoneaster Cotonéaster
A corus Acore C rocus Crocus
Adiantum Capillaire C ryptanthus Cryptanthus
A echm ea Bilbergia C ucum is m elo Melon
A gératum m exicanum Agératum du Mexique C ucurbita p ep o Coloquinte
Allium cepa Oignon Cyclam en Cyclamen
Alternanthera Alternanthera C ym bidium Cymbidium
Althaea rosea Rose trémière Cyperus Papyrus
Alyssum Alysse Cynara scolym us Artichaut
A nthriscus cerefolium Cerfeuil C yrtom ium falcatum Cyrtomium falcatum
A nthurium Anthurium
Muflier Dahlia Dahlia
Antirrhinum
Aphelandra Daphne Daphne
Aphelandra squarrosa
Datura Datura
Aponogeton Aponogeton
Ancolie D aucus carota Carotte
Aquilegia
D elphinium Delphinium
A rabis Arabis
Estragon D endrobium Dendrobium
Artem isia d racunculus
Deutzia Deutzia
A sparagus Asparagus
Asperge D ianthus caryophyllus Œ illet des fleuristes
A sparagus offinalis
D ianthus B arbatus Œ illet de poète
A splénium nidus avis Fougère nid d'oiseau
D ieffenbachia Dieffenbachia
A ster Aster
D igitalis Digitale
Astilbe Astilbe
Mitre d’évêque D izygotheca Aralia elegans
A strophytum
elegantissim a
Aubrieta Aubriète
Aucuba Dracaena Dracaena
A ucuba
Azalea Azalée Echeveria Écheveria
Echinocereus Cactus arc-en-ciel
Begonia elator Bégonia tubéreux Elaeagnus Elaeagnus
Begonia rex Bégonia rex Erica/Calluna Bruyère
Begonia sem perflorens Bégonia semperflorens E ucalyptus Eucalyptus
Beilis perennis Pâquerette Euonym us Fusain
Berberis Épine-vinette Euphorbia pulch e rrim a Poinsettia
Berberis ‘A tro p u rp u ra ’ Berbéris pourpre Fagus Hêtre
Bergenia Bergenia Fatshedera Fatshedera
Betula Bouleau Felicia Agathea
Blechnum Blechnum Ficus benjam ina Figuier pleureur
Brassica oleracea Chou Ficus pum ila Ficus repens
Buddieia Buddléia Foeniculum vulgare Fenouil
Buxus Buis Forsythia Forsythia
Fuchsia Fuchsia
Cadiaeum Croton
Calceolaria rugosa Calcéolaire rugueux G alanthus nivalis Perce-neige
Calla Calla Gazania Gazania
Callicarpa Callicarpa Geum Benoîte
Callistephus chinensis Reine-marguerite Gladiolus Glaïeul
Caltha Souci d ’eau Gnaphalium Gnaphalium
Camellia jap o n ica Camélia commun Godetia Godétia
Cam panula Campanule Hedera Lierre
Canna Canna H elichrysum Immortelle
Capsella bursa pastoris Capselle bourse à pasteur bracte atum
Carum petroselinum Persil H eliotropium Héliotrope
Carpinus Charme H em erocallis Hémérocalle
Carum petroselinum Persil H ibiscus Mauve en arbre Althéa
Caryopteris Caryopteris Hosta Hosta
Cattleya Cattleya H ow ea Kentia
Ceanothus Ceanothe H yacinthus Jacinthe
Cedrus Cèdre H ydrangea Hortensia commun
Ceratophyllum Corniflé nageant m acrophylla
dem ersum H ypericum Millepertuis
Cheiranthus Giroflée Hypoetes Hypoetes
Chenopodium Chénopode
Chlorophytum Chlorophytum Im patiens Balsamine
Chrysanthem um Chrysanthème Iris p seu d a coru s Iris des marais
Cissus Vigne d ’appartement Juniperus Génévrier
INDEX

Nom latin Nom com m un Nom latin Nom com m un


ou vernaculaire ou vernaculaire

Kalmia Kalmia Pinus Pin


Pisum sativum Pois
L actu ca sativa Laitue P tatycerium alcicorne Corne d ’Elan
Laelia Laelia P olystichum Polystichum
Lantana Lantana P ortulaca Pourpier
Lathyrus odoratus Pois de senteur Prim ula o bconica Primevère obconique
Laurus m obilis Laurier-sauce Pteris Pteris
L avandula Lavande Pyrethrum Pyrèthre
Lavatera Lavatère
Lens esculenta Lentille R anunculus Renoncule
Lilium Lis R anunculus aquatilis Renoncule aquatique
L ithops Plante-caillou R aphanus sa tivus Radis
L onicera nitida Chamaecerasus R hododendron Rhododendron
Lunaria annua Monnaie du pape R hus Sumac
L uplnus Lupin R ibes G roseilleràfleur
R osm arinus officinalis Romarin
M agnolia Magnolia
M aranta Maranta
M axillaria Maxillaria Salvia Sauge
M entha Menthe S antolina Santoline
M ercurialis Mercuriale Satureia hortensis Sarriette
M esem bryanthem um Ficoïde Saxífraga Saxifrage
M iltonia Miltonia S chefflera Shefflera
M onstera Philodendron S cindapsus Pothos
M u scari Muscari Senecio cineraria Cinéraire maritime
M ysotis alpestris Myosotis des Alpes Senecio cruentus Cinéraire
S inningia speciosa Gloxinia elegant
N arcissus Narcisse Skim m ia Çkimmia
N ephrolepis exaltata Nephrolepis exaltata S pinacia oleracea Epinard
Nerium Laurier rose Spirea Spirée
N igella Nivelle
N ym phaea Nénuphar Tagete p a tu la Œ illet d ’inde
Taxus If
O cim um basilicu m Basilic Thym us vulgaris Thym commun
O dontoglossum Odontoglossum Trachycarpus excelsa Chamaerops
Trapa natans Châtaigne d'eau
Pachyphytum Pierre de Lune Tropaeolum Capucine
Paeonia Pivoine Tulipa Tulipe
P aphiopedilum Sabot de Vénus Typha Massette
P aulow nia Paulownia
Pélargonium p elta tum Géranium lierre
Pellea rotundifolia Pellea rotundifolia Vaccinium Airelle/Myrtille
P eperom ia Pépéromia Vanda Vanda
Petunia Pétunia Verbena Verveine
P halaenopsis Phalaenopsis Veronica Véronique
P hiladelphus Seringa Vinca Pervenche
P hilodendron Philodendron Viola cornuta Violette cornue
Phlox Phlox Viola hybride Pensée
Phyllitis Scolopendre Vriesea Vriesea
P hyllostachys Bambou
Pieris Andromède Zinnia Zinnia
Pitea Piléa Zyg o ca ctu s Cactus de Noël

C rédits ph otograph iques


C ouvertu re (Schlumbergera ou Cactus de Noël - Z yg o ca ctu s) : Jeanlin Henry
Jacques Revel sauf pages :
p. 11, 27, 39, 43, 45, 47, 77, 101, 112 (compositions 1 et 3), 113, 115 : Jacques Jouanno ; p. 13, 25, 56, 59
(mur fleuri), 63 (kiosque), 63 (passerelle), 64, 65 (pot de terre), 67 : Jeanlin Henry ; p. 19, 23, 59 (plantes
tapissantes), 75 (m osaïque-ballon), 99, 112 (panier) : Alain Duval ; p. 53 (arrosage intégré) : RAIN BIRD
EUROPE ; p. 59 (muret fleuri), 63 (pergola, tonnelle, gloriette, claustra, treillage) : Super Idées Jardin
Nantes ; p. 65 (suspension), 75 (mosaïculture) : Didier Baron ; p. 65 (vasque) : Joël Godin.

S e c ré ta riat d ’édition : N. Bonnechère


M aquette de c ouvertu re : Favre-Lhaïk
Illustration de c ouvertu re : G. de Montrond - A. Vuarnesson
Illustrations (dessins trad itio nnels) : C. Adam
Illustrations (dessins PAO) : Domino
Fabrication : P. David

N° d’éditeur : 10043475 - (I) - (5) - CABF 80° - Mai 1998


Imprimé en France par C l e r c s .a . - 18200 Saint-Amand-Montrond
Repères pratiques

Les ouvrages de la Collection Repères pratiques répondent


à une exigence de formation générale et professionnelle.
Ch aque titre propose à tous des références précises et
actualisées ainsi que des synthèses faciles à mémoriser.

1 La g r a m m a ir e fra n ç a is e 30 D é m a rc h e s q u o tid ie n n e s
2 * La c o m m u n ic a tio n o ra le 3I L’ in d u s tr ie en F ra n c e
3 La c o rre s p o n d a n c e 32 La F ra n c e to u r is t iq u e
4 L’h is to ir e de F ra n c e 33 P ré c is d e m a r k e tin g
5 L a g é o g ra p h ie d e la F ra n c e 35 La B ib le
6 L a lé g is la tio n d u tra v a il 36 L ’é le c tr ic ité d an s l’ h a b ita t
7 Les in s t it u t io n s de la F ra n ce 37 • P ré c is d e fin a n c e
8 Les m a th é m a tiq u e s 38 P ré c is d e p h ilo s o p h ie
9 L a c o m m u n ic a tio n p a r l’ im a g e 39 P ré c is d e fra n ç a is
10 L e p ré c is d 'o r th o g r a p h e 40 • P ré c is d ’h is to ir e
II G u id e de l ’E u ro p e des I 5 41 P ré c is d e g é o g ra p h ie
12 Le c o rp s h u m a in 42 • P ré c is d e g e s tio n d ’e n tr e p r is e
13 P ré c is d e c o m p t a b ilit é 43 P ré c is d e s o c io lo g ie
1 4 - P ré c is d ’ é c o n o m ie 45 L a m u s iq u e
15 * La g é o g ra p h ie de l’ E u ro p e des 15 46 P ré c is de p é d a g o g ie
16 L a p r a tiq u e de l'e x p re s s io n é c r ite 48 L a p r a tiq u e d u s p o r t
I 7 • L a l it t é r a t u r e fra n ç a is e 49 L’e n v ir o n n e m e n t
18 La c o rre s p o n d a n c e c o m m e r c ia le a n g la is e 50 L’a u to m o b ile
19 L a p r a tiq u e d u v o c a b u la ire a n g la is 5I L a g é o g ra p h ie d u m o n d e
20 L e v o c a b u la ire fra n ç a is p a r la p ra tiq u e 52 P ré c is de fis c a lité
21 Les ris q u e s p ro fe s s io n n e ls 53 L a c u is in e
22 H is to ir e d u m o n d e c o n te m p o r a in 54 L’é c o n o m ie d u m o n d e
23 C lé s des r e la tio n s in te r n a tio n a le s 55 L a p e in tu r e
24 L’h y g iè n e a lim e n ta ir e 57 • La p r a tiq u e du v o c a b u la ire e s p a g n o l
25 * L a re c h e rc h e d o c u m e n ta ir e 58 • Les p r e m ie r s s e c o u rs
26 L a c o rre s p o n d a n c e c o m m e r c ia le fra n ç a is e 59 • Le v ê te m e n t
27 La p la n è te T e rre 60 Le c in é m a
28 * Les vin s d e F ra n ce 6 I • L 'h o r tic u lt u r e
29 * S ty le e t r h é t o r iq u e 6 2 * La p r a tiq u e d u v o c a b u la ire a lle m a n d

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NATHAN

Common questions

Alimenté par l’IA

Perennials like Hosta and Lupin persist for many years and do not have to be replanted annually, unlike annuals that complete their lifecycle within one year. Hostas prefer shady locations and require consistent soil moisture, growing from 40cm to 80cm tall and requiring fall maintenance to remove dead leaves. Lupins, reaching 1m to 1.5m, thrive in full sun or partial shade in any soil and are cut back in autumn . Biennials differ in that their lifecycle involves two growth seasons, with vegetative growth in the first year and flowering in the second, such as with Pâquerette and Pensée .

Decorative foliage plants, such as Alternanthera and Coleus, provide aesthetic appeal through their vibrant colors and patterns, offering contrast and visual interest beyond blooms. Mass planting and strategic grouping enhance these effects by creating color patches and texture variations, making the garden more layered and visually engaging. The grouping of three to five plants promotes an impactful color display, contributing to overall garden harmony and depth .

Pruning involves removing undesired plant parts to promote healthier growth, shape maintenance, and aesthetic appeal. Techniques like thinning create air flow and light penetration, sustaining health and enhancing flowering and fruiting. Pincing and trimming maintain shape, control size, and direct growth, particularly for aesthetic forms. Light penetration boosts photosynthesis while air circulation reduces disease risk, ensuring healthier growth and more productive yields in both ornamental and fruiting plants .

Modern gardening tools, like lightweight, ergonomically designed pruners and versatile, maneuverable garden trimmers, improve maintenance efficiency and user comfort. Techniques such as integrated pest management and precision irrigation optimize resource use and plant health while minimizing environmental impact. Together, they streamline maintenance tasks, increase gardener productivity, and promote healthier ecosystems within gardens .

Massing vegetation provides depth, privacy, and windbreaking effects, contributing to the design's structure. Water features offer auditory and visual relaxation, attracting wildlife and enhancing ambiance. Seating areas allow for user interaction with the landscape, creating comfortable spaces for rest and observation. Together, these elements balance aesthetics with utility, making the garden a more inviting and multi-sensory experience .

Biennials such as Pâquerette and Pensée germinate and develop in the summer and autumn, facing winter, with flowering and fruiting in the following spring, thus spanning a two-year vegetative cycle. Pâquerette requires summer sowing followed by repotting and autumn or spring planting in cool areas, in light soil and partial sun . Pensée follows similar cultural timelines and needs, but annuals like Begonia and Petunia complete their entire cycle in one year, from sowing to flowering and dying, requiring close exposure to sunlight and are planted as soon as frost is not a concern .

Mulching helps retain moisture, suppress weeds, and improve soil health by adding organic matter as it decomposes. Adjusting drainage promotes optimal water levels, preventing root rot while ensuring necessary moisture for plant health. These practices enhance sustainability by reducing water use and chemical dependency, while boosting plant resilience through the creation of a balanced, supportive environment for root development and nutrient uptake .

Incorporating a pond offers aesthetic and biological benefits, introducing life, curiosity, movement, and coolness, creating a peaceful atmosphere enhanced by aquatic plants. It allows flexibility in design, whether geometric for formal gardens or naturalistic for rustic ones with contours that blend into surroundings. However, it requires careful positioning away from deciduous trees to avoid leaf clutter, and maintenance challenges include debris collection, algae control, and ensuring a balanced ecosystem for water quality and aquatic life .

Begonia and Petunia require regular deadheading to prevent seed formation which exhausts the plant. Begonia is a bushy plant with glossy, green, or copper foliage and flowers profuse from June to October. It is begun by seed in a terrine in January at a cultivation temperature of 18°C and needs consistent watering through cultivation. It prefers a half-shaded location and good garden soil for planting starting from May at 15cm intervals . Petunia is a compact or sprawling plant with trumpet-shaped flowers in various colors, blooming from May to October. It is propagated by seed in a greenhouse from January to February, also at 18°C. It demands abundant watering during summer and prefers sunny exposure in light, good garden soil, planted from May at 20cm intervals .

The steps include removing superfluous, crisscrossing, or interfering branches, focusing on retaining young, well-furnished ones. High branches are pruned because they grow vertically and make fruit harvesting difficult. Reducing older, exhausted branches or those impeding cultural operations is crucial. Pruning is done with a saw, leaving no stubs and minimizing wound surfaces. Wounds are covered with protective tar or mastic to avoid tissue drying and fungi penetration, ensuring healthier growth by encouraging efficient nutrient distribution and sunlight exposure .

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