0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
265 vues310 pages

Économie et Société Sénégal 2019

Transféré par

Mouhamed Coulibaly
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
265 vues310 pages

Économie et Société Sénégal 2019

Transféré par

Mouhamed Coulibaly
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Janvier 2022

SES 2019

Directeur Général, Directeur de publication Allé Nar DIOP


Directeur Général Adjoint Abdou DIOUF
Directeur des Statistiques Economiques et de la Comptabilité Nationale Mamadou Ngalgou KANE
Directeur des Statistiques Démographiques et Sociales Samba NDIAYE
Directeur du Management de l’Information Statistique Oumar FALL
Directeur de l’Administration Générale et des Ressources Humaines (p.i.) Hawa SAMBA
Directeur de l’Ecole nationale de la Statistique et de l’Analyse économique
(ENSAE, Pierre NDIAYE) Idrissa DIAGNE
Agent Comptable (AC) Papa Amadou Moustapha NIANG
Chef de la Cellule de Programmation, d’Harmonisation, de Coordination
Statistique et de Coopération Internationale (p.i.) Meissa NDOUR

COMITE DE LECTURE ET DE CORRECTION


Assane THIOUNE, Jean Rodrigue MALOU, El Hadji Malick GUEYE, Mamadou Ngalgou KANE, Macoumba DIOUF,
Jean Pierre Diamane BAHOUM, Samba NDIAYE, Insa SADIO, Mamadou AMOUZOU, Momath CISSE, Mamadou
BAH, Alain François DIATTA, Ndeye Binta DIEME COLY, Awa CISSOKHO, Bintou DIACK, Nalar K. Serge MANEL,
Ramlatou DIALLO, Djiby DIOP, Omar SENE, Mamadou BALDE, Jean Paul DIAGNE, Woudou DEME KEITA,
Oumy DIOP, Mamadou DAFFE.

COMITE DE REDACTION
0. PRESENTATION DU PAYS Djiby DIOP
1. ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION Maguette SARR/Khady BA
2. EDUCATION Alioune TAMBOURA / Fatimatou SY
3. EMPLOI Tidiane CAMARA /Serge MANEL
4. SANTE Amy Collé CISSE
5. JUSTICE Maguette SARR
6. ASSISTANCE SOCIALE Fatimatou SY /Alioune TAMBOURA
7. EAU ET ASSAINISSEMENT Ndeye Binta DIEME
8. AGRICULTURE Kandé CISSE
9. ENVIRONNEMENT Mouhamadou Bassirou DIOUF
10. ELEVAGE Bintou Diack LY/ Penda AMAR
11. PECHE MARITIME Khadim SOURANG
12. TRANSPORT Jean Paul DIAGNE
13. BTP Madiaw DIBO
14. PRODUCTION INDUSTRIELLE Mamadou THIOUB/Ramlatou DIALLO
15. INSTITUTIONS FINANCIERES Abdou Aziz DIOUF
16. COMMERCE EXTERIEUR El Hadj Omar Senghor/ Sophie DIOP
17. COMPTES ECONOMIQUES Adama SECK
18. PRIX A LA CONSOMMATION El Hadji Malick CISSE / Baba NDIAYE
19. INDICE DU COUT A LA CONSTRUCTION Mor LÔ/ Ndeye Mareme dit Maguette DIOP
20. PRIX DES SERVICES Muhamed NDIAYE / Mamadou THIOUB
21. FINANCES PUBLIQUES Hamady DIALLO/ Abdoul Aziz DIAW
22. ENERGIE, MINES ET CARRIERES Woudou DEME KEITA

AGENCE NATIONALE DE LA STATISTIQUE ET DE LA DEMOGRAPHIE


Rocade Fann Bel-air Cerf-volant - Dakar. B.P. 116 Dakar R.P. - Sénégal
Téléphone (221) 33 869 21 39 / 33 869 21 60 - Fax (221) 33 824 36 15
Site web : [Link] ; Email: statsenegal@[Link]
Distribution : Division de la Documentation, de la Diffusion et des Relations avec les Usagers
ISSN 0850-1491

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX II


SES 2019

TABLE DES MATIERES

LISTE DES TABLEAUX __________________________________________________________XI


LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES ______________________________________________ XIII
LISTE DES FIGURES _________________________________________________________ XVI
ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES ____________________________________________ XVII
AVANT PROPOS ______________________________________________________ XXII
PRESENTATION DU PAYS ____________________________________________ XXIII
DONNEES PHYSIQUES ___________________________________________________________ XXIII
DONNEES CLIMATOLOGIQUES ______________________________________________________ XXIII
DONNEES HYDROGRAPHIQUES _____________________________________________________ XXIV
ORGANISATION ADMINISTRATIVE ___________________________________________________ XXIV
ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE____________________________________________________ XXVI
ENVIRONNEMENT SOCIAL_________________________________________________________ XXIX
Chapitre I : ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION __________________ 34
I.1. EFFECTIF DE LA POPULATION EN 2019 ___________________________________________ 35
I.2. STRUCTURE DE LA POPULATION PAR AGE ET PAR SEXE ____________________________________ 35
I.3. RAPPORT DE DEPENDANCE DEMOGRAPHIQUE__________________________________________ 36
I.4. RAPPORT DE MASCULINITE _______________________________________________________ 37
I.5. REPARTITION DE LA POPULATION SUR LE TERRITOIRE NATIONAL _____________________________ 38
I.5.1. Répartition de la population du Sénégal dans les régions ________________________________38
I.5.2. Répartition de la population du Sénégal selon le milieu de résidence ______________________40
I.6. ÉVOLUTION DE LA POPULATION DES INDEPENDANCES A NOS JOURS ___________________________ 41
Chapitre II : EDUCATION ______________________________________________ 43
II.1. L’ENSEIGNEMENT PRESCOLAIRE ______________________________________________ 44
II.1.1. établissements et effectifs ________________________________________________________44
II.2. L’ENSEIGNEMENT ELEMENTAIRE ______________________________________________ 46
II.2.1. L’offre et la capacité d’accueil du primaire ___________________________________________47
II.2.2. L’accès à l’élémentaire et l’intensité de la fréquentation scolaire _________________________47
II.3. L’ENSEIGNEMENT MOYEN ___________________________________________________ 49
II.3.1. Les établissements du moyen _____________________________________________________49
II.3.2. la transition et l’intensité de la scolarisation __________________________________________50
II.4. L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE GENERAL _______________________________________ 51
II.4.1. Les établissements du secondaire __________________________________________________52
II.4.2. L’intensité de la scolarisation______________________________________________________52
II.5. LA FORMATION PROFESSSIONNELLE ET L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE _______________ 53
II.5.1. les établissements de la formation professionnelle et technique _________________________53
II.6. L’EFFICACITE INTERNE DANS L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ________________________ 54

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX III
SES 2019
Chapitre III : EMPLOI _________________________________________________ 56
III.1. POPULATION EN ÂGE DE TRAVAILLER __________________________________________ 57
III.1.1. Répartition spatiale de la population en âge de travailler _______________________________57
III.1.2. Structure de la population en âge de travailler _______________________________________57
III.1.3. Population ni en emploi ni en formation ____________________________________________58
III.2. MAIN‐D’OEUVRE __________________________________________________________ 59
III.2.1. La participation dans la main‐d’œuvre ______________________________________________59
III.2.1.1. Participation de la main‐d’œuvre par milieu de résidence __________________________59
III.2.1.2. Participation de la main‐d’œuvre selon les caractéristiques sociodémographiques ______60
III.2.2. Structure de la main‐d’œuvre_____________________________________________________61
III.2.2.1. Répartition spatiale de la main d’œuvre ________________________________________61
III.2.2.2. Composante de la main‐d’œuvre par sexe, classe d’âges et le niveau d’instruction ______61
III.3. POPULATION EN EMPLOI ____________________________________________________ 62
III.3.1. Taux d’emploi de la main‐d’œuvre _________________________________________________62
III.3.1.1. Taux d’emploi par milieu de residence __________________________________________62
III.3.1.2. Taux d’emploi par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction ________________________63
III.3.2. Structure et profil de la main‐d’œuvre en emploi _____________________________________64
III.3.2.1. Répartition spatiale de la main d’œuvre en emploi ________________________________64
III.3.2.2. Structure de la main‐d’œuvre en emploi par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction __65
III.3.2.3. Statut dans l’emploi de la main‐d’œuvre ________________________________________65
III.4. TRAVAIL FAMILIAL _________________________________________________________ 67
III.4.1. Participation des aides familiaux dans la main‐d’œuvre ________________________________67
III.4.1.1. Taux d’aide familial par milieu de residence _____________________________________67
III.4.1.2. Taux de travail familial par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction _________________67
III.4.1. Structure et profil des aides familiaux ______________________________________________68
III.4.1.1. Répartition spatiale des aides familiaux _________________________________________68
III.4.1.2. Structure du travail familial par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction _____________69
III.5. POPULATION AU CHOMAGE _________________________________________________ 69
III.5.1. Taux de chômage dans la main d’œuvre ____________________________________________69
III.5.1.1. Taux de chômage par milieu de residence _______________________________________69
III.5.1.2. Taux de chômage par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction _____________________70
III.5.2. Structure de la main‐d’œuvre au chômage __________________________________________70
III.5.2.1. Répartition des chômeurs par milieu de résidence ________________________________71
III.5.2.2. Structure de la population au chômage par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction ___71

Chapitre IV : SANTE ___________________________________________________ 73


IV.1. ORGANISATION DU SYSTEME DE SANTE AU SENEGAL _____________________________ 74
IV.2. LA POLITIQUE EN MATIERE DE SANTE ET LA SITUATION SANITAIRE __________________ 75
IV.3. LES RESSOURCES DU SYSTEME _______________________________________________ 75
IV.3.1. Les ressources humaines ________________________________________________________75
IV.3.2. Les infrastructures _____________________________________________________________76
IV.3.2.1. Offre publique de services de soins ____________________________________________76
IV.3.2.2. Offre privée de services de soins ______________________________________________78
IV.3.3. Ressources financières __________________________________________________________78
IV.4. ACTIVITES DU SECTEUR _____________________________________________________ 79
IV.4.1. Disponibilité des services de base _________________________________________________79
IV.4.2. Santé de la reproduction / santé maternelle, néonatale, infantile et de l'adolescent _________80
IV.4.2.1. Santé maternelle ___________________________________________________________80
IV.4.2.2. Santé infantile _____________________________________________________________82
IV.4.2.3. Santé de la reproduction ____________________________________________________84
IV.4.3. Autres pathologies : prévalence et prise en charge ____________________________________85
IV.4.3.1. Prise en charge et prévention du paludisme _____________________________________85
IV.4.3.2. Lutte contre la tuberculose___________________________________________________86
IV.4.3.3. VIH/SIDA et infections sexuellement transmissibles _______________________________87

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX IV


SES 2019
Chapitre V : JUSTICE __________________________________________________ 89
V.1. CLARIFICATION DE QUELQUES CONCEPTS _____________________________________________ 90
V.2. REPARTITION DE L’OFFRE EN ETABLISSEMENTS PENITENTIAIRES ____________________ 90
V.3. CARACTERISTIQUES DE LA POPULATION PENALE _________________________________ 91
V.3.1. Analyse de la population carcérale _________________________________________________91
V.3.1.1. Répartition de la population carcérale adulte selon le sexe __________________________91
V.3.1.2. Evolution des effectifs carcéraux au cours de l’ année 2019 _________________________91
V.3.1.3. Population carcérale et région d’incarcération ____________________________________92
V.3.1.4. Population carcérale et durée de détention ______________________________________93
V.3.2. personnes écrouées _____________________________________________________________94
V.3.2.1. Personnes écrouées et type d’infractions ________________________________________94
V.3.2.2. Personnes écrouées mineurs et type d’infractions _________________________________95
V.3.2.3. Personnes écrouées de sexe féminin et type d’infractions __________________________95
V.3.2.4. Etrangers écroués et type d’infractions commises _________________________________96
V.3.2.5. Etrangers écroués selon leur nationalité _________________________________________97
V.4. ANALYSE DE LA POPULATION PENALE __________________________________________ 97
Chapitre VI : ASSISTANCE SOCIALE___________________________________ 101
VI.1. PRESENTATION DU SYSTEME DE PROTECTION SOCIALE____________________________ 102
VI.2. ALLOCATIONS FAMILIALES REÇUES PAR LES SALARIES ET EMPLOYEURS AFFILIES A LA CSS __________ 103
VI.2.1. Prestations familiales __________________________________________________________104
VI.2.2. Indemnités d’accidents de travail (AT) et maladies professionnelles (MP) _________________106
VI.2.3. Actions sanitaires sociales et familiales (ASSF) ______________________________________107
VI.3. INTERVENTIONS DES SAPEURS POMPIERS EN 2019 ______________________________ 108
VI.4. ANALYSE DES PROGRAMMES D’ASSISTANCE SOCIALE ___________________________________ 110
VI.4.1. Le programme national de bourses De sécurité familiale ______________________________110
VI.4.2. Couverture maladie universelle des bénéficiaires de bourse ___________________________111

Chapitre VII : EAU ET ASSAINISSEMENT ______________________________ 113


VII.1. L’HYDRAULIQUE _________________________________________________________ 114
VII.1.1. L’accès à l’eau _______________________________________________________________115
VII.1.1.1. Type de source d’eau ______________________________________________________115
VII.1.1.2. Durée de trajet pour la collecte de l’eau potable ________________________________119
VII.1.1.3. La collecte de l’eau, une affaire d’adultes et de femmes __________________________123
VII.1.1.4. Traitement de l’eau _______________________________________________________124
VII.1.2. Point de vue des ODD _________________________________________________________128
VII.2. ASSAINISSEMENT __________________________________________________________ 131
VII.2.1. L’accès à l’assainissement ______________________________________________________131
VII.2.1.1. L’accès à des toilettes améliorées ____________________________________________131
VII.2.1.2. Partage des lieux d’aisance : une pratique plus fréquente en milieu urbain ___________133
VII.2.2. Echelle JMP de mesure ________________________________________________________134

Chapitre VIII : AGRICULTURE ________________________________________ 138


VIII.1. ORIENTATIONS STRATEGIQUES ET ACTIONS ENTREPRISES PAR LE GOUVERNEMENT EN
2019 _______________________________________________________________________ 139
VIII.1.1. Orientations stratégiques ______________________________________________________139
VIII.1.2. Etat de mise en œuvre des mesures et réformes en 2019 ____________________________139
VIII.1.3. situation des mises en place et cessions des semences en 2019 _______________________140
VIII.1.4. SITUATION DE MISE EN PLACE DES ENGRAIS ET DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES EN 2019 _141
VIII.2. PLUVIOMETRIE DE LA CAMPAGNE AGRICOLE 2019/2020 ________________________ 142
VIII.3. PERFORMANCES DU SECTEUR AGRICOLE _____________________________________ 142
VIII.3.1. Céréales____________________________________________________________________142

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX V


SES 2019
VIII.3.2. FRUITS ET LEGUMES __________________________________________________________144
VIII.3.3. Arachide, coton et autres oléagineux_____________________________________________146
VIII.3.4. Commercialisation ___________________________________________________________147
Commercialisation de l’arachide _____________________________________________________147
Commercialisation des produits horticoles ____________________________________________147
VIII.3.5. Performances macroéconomiques_______________________________________________148
VIII.4. SITUATION DE LA SECURITE ALIMENTAIRE ET DE LA NUTRITION __________________ 148
VIII.5. CONTRAINTES DU SECTEUR _______________________________________________ 150
Chapitre IX : ENVIRONNEMENT ______________________________________ 151
IX.1. ORIENTATIONS STRATEGIQUES ET PROGRAMMES DU SECTEUR ___________________ 152
IX.2. ETAT ET CONDITIONS DE L’ENVIRONNEMENT ET DES RESSOURCES NATURELLES ______ 154
IX.2.1. Protection des forêts __________________________________________________________154
IX.2.2. Lutte contre les effets néfastes des changements climatiques __________________________156
IX.2.3. Exploitation forestière et sylviculture______________________________________________158
IX.3. PERFORMANCES MACRO‐ECONOMIQUES DE LA SYLVICULTURE ___________________ 159
Chapitre X : ELEVAGE ________________________________________________ 161
X.1. STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT DE L’ELEVAGE ________________________________ 162
X.2. PERFORMANCES ECONOMIQUES DU SECTEUR DE L’ELEVAGE ______________________ 163
X.2.1. Etat du cheptel et de la volaille ___________________________________________________163
X.2.1.1. Le cheptel ________________________________________________________________163
X.2.1.2. La volaille ________________________________________________________________164
X.2.1.3. Les œufs _________________________________________________________________165
X.2.1.4. La viande et les abats _______________________________________________________165
X.2.1.5. Le lait ___________________________________________________________________166
X.2.1.6. Les exportations de cuirs et peaux brutes _______________________________________166
X.2.2. INDICATEURS MACROECONOMIQUES _____________________________________________167
X.2.3. Contraintes du secteur de l’élevage _______________________________________________168

Chapitre XI : PECHE ET AQUACULTURE _______________________________ 170


XI.1. POLITIQUE DE LA PECHE ___________________________________________________ 171
XI.1.1. Suivi, contrôle et surveillance des pêches __________________________________________171
XI.1.2. Sécurité de la pêche artisanale ___________________________________________________172
XI.1.3. Aménagement des pêcheries ____________________________________________________173
XI.1.4. Projet de Modernisation du parc piroguier _________________________________________173
XI.1.5. Modernisation des moyens de production _________________________________________174
XI.1.6. Le repos biologique ____________________________________________________________174
XI.1.7. Immatriculation des pirogues et permis de pêche artisanale ___________________________175
XI.1.8. Développement de l’aquaculture _________________________________________________175
XI.2. RESULTATS GENERAUX DE LA PECHE MARITIME ________________________________ 175
XI.2.1. LA PECHE ARTISANALE _________________________________________________________176
XI.2.1.1. Débarquements de la pêche artisanale ________________________________________176
XI.2.1.2. Débarquements par région __________________________________________________177
XI.2.1.3. Transformation artisanale___________________________________________________178
XI.2.2. LA PECHE INDUSTRIELLE ________________________________________________________179
XI.3. LA PECHE CONTINENTALE __________________________________________________ 180
XI.4. L’AQUACULTURE _________________________________________________________ 180
XI.5. EXPORTATIONS DE PRODUITS HALIEUTIQUES __________________________________ 181
XI.5.1. Analyse des exportations par produit______________________________________________182
XI.5.1.1. Analyse des exportations par destination ______________________________________182
XI.6. CONTRIBUTION ECONOMIQUE DE LA PECHE ___________________________________ 183

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX VI


SES 2019
Chapitre XII : TRANSPORT ___________________________________________ 185
XII.1. TRANSPORT ET ECONOMIE ____________________________________________________ 186
XII.1.1. Analyse de la contribution des services de transport au Produit Intérieur Brut ____________186
XII.1.2. Analyse financière des entreprises modernes du secteur du transport ___________________188
XII.1.3. Les prix à la consommation dans le secteur du transport______________________________189
XII.2. ANALYSE DE LA DYNAMIQUE SECTORIELLE PAR MODE DE TRANSPORT _______________________ 190
XII.2.1. Analyse du trafic par mode _____________________________________________________191
XII.2.1.1. Le transport routier _______________________________________________________191
XII.2.1.2. Le transport aérien ________________________________________________________191
XII.2.1.3. Le transport maritime _____________________________________________________192
XII.2.1.4. Le transport ferroviaire ____________________________________________________193
XII.2.2. Dépenses en infrastructures dans le transport ______________________________________193
XII.2.2.1. Infrastructures de transport routier, __________________________________________193
XII.2.2.2. Situation du réseau routier _________________________________________________194
XII.2.2.3. Infrastructures de transport aérien ___________________________________________195
XII.2.2.4. Infrastructures du transport maritime ________________________________________196
XII.2.2.5. Infrastructures ferroviaires _________________________________________________196
XII.2.3. Situation du parc roulant et des conditions de transport ______________________________196
XII.2.3.1. Situation du parc automobile _______________________________________________196
XII.2.3.2. Achats extérieurs de matériel de transport_____________________________________198
XII.2.3.3. Sécurité routière _________________________________________________________199

Chapitre XIII : BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS ____________________ 201


XIII.1. LES INDICATEURS MACROECONOMIQUES DES BTP _____________________________ 202
XIII.1.1. Les matériaux de construction __________________________________________________202
XIII.1.2. La construction ______________________________________________________________203
XIII.2. REALISATIONS, PROJETS ET PROGRAMMES DANS LE SECTEUR DES BTP ____________ 203
XIII.2.1. Construction résidentielle______________________________________________________203
XIII.2.2. Construction non résidentielle __________________________________________________204
XIII.2.3. Infrastructures routières _______________________________________________________205
XIII.2.4. autres infrastructures _________________________________________________________207
XIII.2.4.1. cas du projet « Train express régional » (TER) et du Bus Rapid Transit (BRT) __________207

Chapitre XIV : PRODUCTION INDUSTRIELLE __________________________ 209


XIV.1. ANALYSE D’ENSEMBLE DU SECTEUR INDUSTRIEL _____________________________________ 210
XIV.2. EVOLUTION DE L’ACTIVITE DE PRODUCTION DES INDUSTRIES EXTRACTIVES ________ 211
XIV.3. EVOLUTION DE L’ACTIVITE DE PRODUCTION DES INDUSTRIES MANUFACTURIERES ___ 211
XIV.4. EVOLUTION DE L’ACTIVITE DE PRODUCTION D’ELECTRICITE, GAZ ET EAU ___________ 212
XIV.5. EVOLUTION DE L’ACTIVITE DE PRODUCTION DES INDUSTRIES ENVIRONNEMENTALES 213
XIV.6. EVOLUTION DE L’ACTIVITE D’EGRENAGE DE COTON ____________________________ 214
Chapitre XV : INSTITUTIONS FINANCIERES___________________________ 215
XV.1. SITUATION MONETAIRE DU SENEGAL _____________________________________________ 216
XV.1.1. Amélioration des Avoirs Extérieurs Nets (AEN)______________________________________219
XV.1.2. Crédit intérieur ______________________________________________________________219
XV.1.3. Passifs nets non monétaires ____________________________________________________220
XV.1.4. Masse monétaire _____________________________________________________________220
XV.2. SITUATION DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES (SFD) ___________________________ 221
XV.2.1. Sociétariat __________________________________________________________________221
XV.2.2. Encours de crédit et d’épargne __________________________________________________221
XV.3. ANALYSE DE LA SITUATION DES ASSURANCES________________________________________ 222
XV.3.1. Assurances DOMMAGES _______________________________________________________223

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX VII
SES 2019
XV.3.2. Assurances vie _______________________________________________________________224

Chapitre XVI : COMMERCE EXTERIEUR _______________________________ 226


XVI.1. EVOLUTION GLOBALE DES EXPORTATIONS ___________________________________ 227
XVI.2. PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTES __________________________________________ 227
XVI.2.1. Poissons frais de mer _________________________________________________________227
XVI.2.2. Coquillages, crustacés et mollusques _____________________________________________228
XVI.2.3. Acide phosphorique __________________________________________________________228
XVI.2.4. Produits pétroliers ___________________________________________________________229
XVI.2.5. Or non monétaire ____________________________________________________________229
XVI.2.6. Ciment _____________________________________________________________________230
XVI.2.7. Arachides non grillées_________________________________________________________230
XVI.2.8. Préparations pour soupes, potages, bouillons ______________________________________230
XVI.3. EVOLUTION GLOBALE DES IMPORTATIONS ___________________________________ 231
XVI.4. PRINCIPAUX PRODUITS IMPORTES__________________________________________ 232
XVI.4.1. Machines et appareils _________________________________________________________232
XVI.4.2. Produits pétroliers finis _______________________________________________________232
XVI.4.3. Riz ________________________________________________________________________233
XVI.4.4. Froment et méteil ou blé ______________________________________________________233
XVI.4.5. Huile brute de pétrole ________________________________________________________233
XVI.4.6. Matériels de transport et pièces détachées________________________________________234
XVI.5. LES PARTENAIRES COMMERCIAUX __________________________________________ 234
XVI.5.1. L’orientation des exportations __________________________________________________234
XVI.5.2. L’origine des importations _____________________________________________________235
XVI.6. LA BALANCE COMMERCIALE _____________________________________________ 236
XVI.7. INDICE DES PRIX A L’EXPORTATION ET A L’IMPORTATION _______________________ 237
XVI.7.1. Les prix à l’exportation ________________________________________________________237
XVI.7.2. Les prix à l’importation ________________________________________________________237
XVI.8. LES TERMES DE L’ECHANGE ________________________________________________ 238
Chapitre XVII : COMPTES ECONOMIQUES _____________________________ 240
XVII.1. EVOLUTION DES AGREGATS MACROECONOMIQUES ___________________________ 241
XVII.2. EVOLUTION DES RESSOURCES ET DES EMPLOIS DU PIB _________________________ 243
XVII.2.1. Evolution des ressources du PIB ________________________________________________243
XVII.2.2. Evolution des emplois du PIB __________________________________________________247

Chapitre XVIII : PRIX A LA CONSOMMATION _________________________ 249


XVIII.1. ANALYSE DE L’EVOLUTION DES PRIX DES DOUZE FONCTIONS DE CONSOMMATION _____________ 250
XVIII.1.1. Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants _______________________________________250
XVIII.1.2. Enseignement ______________________________________________________________250
XVIII.1.3. Restaurants et hôtels ________________________________________________________250
XVIII.1.4. Transports _________________________________________________________________250
XVIII.1.5. Produits alimentaires et boissons non alcoolisées _________________________________251
XVIII.1.6. Loisirs et culture ____________________________________________________________252
XVIII.1.7. Services de sante ___________________________________________________________252
XVIII.1.8. Biens et services divers _______________________________________________________253
XVIII.1.9. Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles______________________________253
XVIII.1.10. Articles d’habillement et chaussures ___________________________________________253
XVIII.1.11. Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer _________________________254
XVIII.1.12. communication ____________________________________________________________254
XVIII.2. ANALYSE DES INDICES DES NOMENCLATURES SECONDAIRES ____________________________ 254
XVIII.2.1. Origine des produits _________________________________________________________254
XVIII.2.2. Secteur de production _______________________________________________________255

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX VIII
SES 2019
XVIII.2.3. Durabilité _________________________________________________________________255
XVIII.2.4. L’inflation sous‐jacente_______________________________________________________256

Chapitre XIX : INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION ______________ 257


XIX.1. EVOLUTION DU COÛT DES MOYENS DE GESTION _____________________________________ 258
XIX.2. EVOLUTION DU COÛT DE LA MAIN D'ŒUVRE _______________________________________ 259
XIX.3. EVOLUTION DES PRIX DES MATERIAUX DE CONSTRUCTION ______________________________ 259
XIX.4. EVOLUTION DU COUT DE LOCATION DU MATERIEL ____________________________________ 261
Chapitre XX : PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES __________________ 263
XX.1. EVOLUTION DES PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES DE TRANSPORT ET D’ENTREPOSAGE ___ 264
XX.2. EVOLUTION DES PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES SPECIALISES, SCIENTIFIQUES ET
TECHNIQUES _________________________________________________________________ 264
XX.3. EVOLUTION DES SERVICES DE SOUTIEN ET DE BUREAU __________________________ 265
XX.4. EVOLUTION DES SERVICES D’HEBERGEMENT ET DE RESTAURATION________________ 266
XX.5. EVOLUTION DES PRIX DES SERVICES IMMOBILIERS _____________________________ 266
Chapitre XXI : FINANCES PUBLIQUES _________________________________ 268
XXI.1. LES RECETTES ___________________________________________________________ 269
XXI.1.1. les recettes fiscales ___________________________________________________________269
XXI.1.2. Les dons____________________________________________________________________271
XXI.1.3. les autres recettes____________________________________________________________272
XXI.2. LES DEPENSES BUDGETAIRES ______________________________________________ 274
XXI.2.1. LES CHARGES ________________________________________________________________274
XXI.2.1. les transactions nettes d’actifs non financiers ______________________________________277
XXI.2.2. les dépenses en capital ________________________________________________________277
XXI.3. LE FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE _________________________________ 278
XXI.4. PRINCIPAUX INDICATEURS DE LA GESTION BUDGETAIRE ________________________ 279
Chapitre XXII : MINES, CARRIERES ET ENERGIE _____________________ 281
XXII.1. MINES ET CARRIERES ____________________________________________________ 282
XXII.1.1. Les instruments de la politique minière __________________________________________282
XXII.1.1.1. Le code minier de 2016 : Décret 2017‐459 fixant les modalités d’application _________282
XXII.1.1.2. La lettre de politique sectorielle ____________________________________________283
XXII.1.2. L’évolution des projets prévus dans le Plan Sénégal Emergent pour le secteur minier ______284
XXII.1.2.1. Le développement de la filière phosphates‐fertilisants __________________________284
XXII.1.2.2. La relance du Projet intégré sur le fer de la Falémé/axe Sud ______________________284
XXII.1.2.3. L’accélération de l’exploitation du secteur aurifère/région de Kédougou ____________285
XXII.1.2.4. L’encadrement et la promotion des mines artisanales ___________________________285
XXII.1.2.5. L’accélération de l’exploitation des gisements de zircon _________________________285
XXII.1.2.6. Le développement d’un hub minier régional __________________________________285
XXII.1.3. Performances du secteur minier en 2019 _________________________________________286
XXII.1.3.1. Les phosphates__________________________________________________________286
XXII.1.3.2. L’or ___________________________________________________________________287
XXII.1.3.3. Le Sel _________________________________________________________________288
XXII.1.3.4. Le Zircon et le titane _____________________________________________________289
XXII.1.4. Les produits des carrières _____________________________________________________290
XXII.2. ENERGIE ______________________________________________________________ 291
XXII.2.1. Extraction d’hydrocarbures ____________________________________________________291
XXII.2.1.1. Extraction de gaz naturel __________________________________________________293
XXII.2.1.2. Extraction de pétrole brut _________________________________________________293

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX IX


SES 2019
XXII.2.2. Raffinage des hydrocarbures ___________________________________________________293
XXII.2.3. Production d’électricité _______________________________________________________294
XXII.3. PERSPECTIVES DU SECTEUR _______________________________________________ 295
Chapitre XXIII : ANNEXES ____________________________________________ 297
ANNEXE 1 : JUSTICE ____________________________________________________________ 298
ANNEXE 2 : PÊCHE ET AQUACULTURE ______________________________________________ 299
ANNEXE 3 : TRANSPORT_________________________________________________________ 300
ANNEXE 4 : BÂTIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS _______________________________________ 301
ANNEXE 5 : PRODUCTION INDUSTRIELLE ___________________________________________ 303
ANNEXE 6 : PRIX A LA CONSOMMATION ___________________________________________ 305
ANNEXE 7 : INDICE DU COUT DE LA CONSTRUCTION ________________________________________ 306
ANNEXE 8 : FINANCES PUBLIQUES ________________________________________________ 308

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX X


SES 2019

LISTE DES TABLEAUX


Tableau I‐1 : Répartition (%) de la population par groupe d'âges et par le sexe ________________________35
Tableau I‐2 : Répartition de la population par grands groupes d’âges et par sexe ______________________36
Tableau I‐3 : Évaluation des rapports de dépendance démographique en 2019 ________________________37
Tableau I‐4 : Répartition de la population du Sénégal par région selon le sexe, 2019 ____________________38
Tableau I‐5 : évolution de la population du Sénégal de 1960 à 2019 _________________________________41
Tableau II‐1. Répartition des structures du préscolaire par région en 2019 ____________________________45
Tableau II‐2. Répartition par région et la part des filles et du milieu rural dans l’effectif des apprenants du
préscolaire en 2019 _______________________________________________________________________45
Tableau II‐3. Répartition des écoles par région et selon le statut en 2019 _____________________________47
Tableau II‐4.Répartition régionale des établissements et des effectifs et part des filles dans l’effectif du moyen
en 2019 ________________________________________________________________________________49
Tableau II‐5 : Répartition des structures de la formation professionnelle et technique par région en 2019 ___54
Tableau II‐6 : Résultats du baccalauréat technique et des examens professionnels en 2019 ______________55
Tableau III‐1 : Structure par sexe, par âge et par niveau d’instruction de la population en âge de travailler __58
Tableau III‐2 : Jeunes ni en scolarisation, ni en formation, ni en emploi selon le sexe, le groupe d’âges et le
niveau d’instruction _______________________________________________________________________59
Tableau III‐3 : Taux d’activité selon le sexe, l’âge et le niveau d’instruction ___________________________60
Tableau III‐4: Structure de la main‐d’œuvre par sexe, par âge et par niveau d’instruction ________________62
Tableau III‐5: taux d’emploi de la main d’œuvre par sexe, âge et niveau d’instruction ___________________64
Tableau III‐6: Structure de la main‐d’œuvre en emploi par sexe, âge et niveau d’instruction ______________65
Tableau III‐7: Statut dans l’emploi selon le milieu de résidence, le sexe, l’âge et le niveau d’instruction. _____66
Tableau III‐8: Taux de travail familial par sexe, âge et niveau d’instruction ___________________________68
Tableau III‐9: Répartition des aides familiaux par sexe, âge et niveau d’instruction _____________________69
Tableau III‐10: Taux de chômage selon le sexe, l’âge et le niveau d’instruction ________________________70
Tableau III‐11: Répartition de la main‐d’œuvre au chômage selon le sexe le groupe d’âges ______________71
Tableau IV‐1 : Répartition du personnel de soins (Médecin, Infirmier et assistant diplômés d’État, sage‐femme
d’État) selon la région en 2019 ______________________________________________________________76
Tableau IV‐2 : Répartition des structures sanitaires par région _____________________________________78
Tableau IV‐3 : Synthèse du budget du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale 2019 _________________79
Tableau IV‐4 : Disponibilité des services de base dans les structures de santé__________________________80
Tableau IV‐5 : Disponibilité des services de consultations prénatales en 2019 _________________________81
Tableau IV‐6 : Disponibilité des services de santé infantiles en 2019 _________________________________82
Tableau IV‐7 : Indicateurs de mortalité et de morbidité palustre en 2019 _____________________________86
Tableau V‐1 : Répartition des établissements pénitentiaires par région en 2019. _______________________90
Tableau V‐2 : Répartition de la population carcérale adulte par sexe en 2019 _________________________91
Tableau V‐3 : Répartition de la population carcérale selon la région, en 2019 _________________________92
Tableau V‐4 : Répartition des personnes écrouées selon le type d’infraction___________________________94
Tableau V‐5 : Répartition des mineurs écroués selon le type d’infraction _____________________________95
Tableau V‐6 : Répartition des personnes écrouées de sexe féminin selon le type d’infraction _____________96
Tableau V‐7 : Répartition des personnes écrouées de nationalité étrangère selon le type d’infraction ______96
Tableau V‐8 : Résumé des indicateurs de la démographie pénale au Sénégal en 2019 ___________________99
Tableau VI‐1: Indicateurs de la bourse de sécurité familiale en 2019________________________________111
Tableau VI‐2 : Répartition des ménages bénéficiant de la BSF enrôlés à la CMU en 2019________________112
Tableau VII‐1 : Échelle de suivi mondial du JMP pour les services d’alimentation en eau potable _________128
Tableau VII‐2. Répartition des ménages par type de toilettes utilisées selon le milieu de résidence ________132
Tableau VII‐3. Répartition des ménages par type de toilettes utilisées selon le niveau de vie _____________132
Tableau VII‐4. Echelle de mesure de l'accès à l'assainissement du JMP ______________________________134
Tableau VIII‐1 : Mises en place des semences en 2019 en valeur ___________________________________140
Tableau VIII‐2 : Mises en place et cessions des semences en 2019 __________________________________140
Tableau VIII‐3 : Situation de la mise en place des engrais en 2019 _________________________________141
Tableau VIII‐4 : Evolution de la quantité d’engrais subventionnée allouée à l’horticulture _______________141
Tableau VIII‐5 : Situation macro sectorielle de l’agriculture _______________________________________148
Tableau IX‐1 : dispositif institutionnel et inscrits dans le Fonds Vert Climat (FVC) ______________________157
Tableau IX‐2 : Recettes issues de la campagne d’exploitation forestière 2019 (en milliers de FCFA) _______158
Tableau IX‐3 : Evolution des prélèvements contrôlés effectués sur quelques produits forestiers __________159

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX XI


SES 2019
Tableau IX‐4 : Evolution des indicateurs macroéconomiques du sous‐ secteur de la sylviculture et de
l’exploitation forestière ___________________________________________________________________160
Tableau XI‐1 : Débarquements de la pêche artisanale (en tonnes) de 2016 à 2019_____________________176
Tableau XI‐2 : Valeur commerciale des débarquements de la pêche artisanale (en million de FCFA) _______177
Tableau XI‐3 : Evolution des débarquements de la pêche industrielle (en tonnes) entre 2016 et 2019 ______180
Tableau XI‐4 : Production aquacole de 2017 à 2019 _____________________________________________181
Tableau XI‐5 : Exportations en quantité des produits halieutiques (en tonnes) ________________________182
Tableau XI‐6 : Exportations en quantité et en valeur des produits halieutiques selon la destination _______183
Tableau XII‐1 : Equilibre ressources‐emplois des services de transport (valeurs en milliards de FCFA) de 2015 à
2019 __________________________________________________________________________________186
Tableau XII‐2 : Evolution de la contribution à la production de service de transport par mode (en %) ______187
Tableau XII‐3 : VA par mode de transport (en milliards de FCFA) ___________________________________187
Tableau XII‐4 : Echanges extérieurs de services du transport (en millions de FCFA) ____________________188
Tableau XII‐5 : Evolution du chiffre d’affaires (en milliards de FCFA) des entreprises modernes du secteur du
transport par mode entre 2015 et 2019 ______________________________________________________189
Tableau XII‐6 : Valeur ajoutée des entreprises modernes du secteur du transport par mode _____________189
Tableau XII‐7 : Situation nationale du trafic aérien______________________________________________192
Tableau XII‐8 : Trafic du transport maritime (Port Autonome de Dakar) en milliers de tonne_____________192
Tableau XII‐9 : Evolution du trafic de voyageurs et de marchandises (en tonnes) entre 2015 et 2019 ______193
Tableau XII‐10 : Structure des importations de matériels de transport (En milliards de FCFA) ____________198
Tableau XII‐11 : Evolution du nombre de décès_________________________________________________199
Tableau XII‐12 : Répartition des décès à la suite d’un accident routier en 2019 _______________________199
Tableau XIII‐1 : Valeur ajoutée des activités de construction (milliards FCFA aux prix courants) __________203
Tableau XIII‐2 : Valeur ajoutée aux prix de 2014 de la construction (milliards FCFA) ___________________203
Tableau XV‐1 : Évolution des agrégats de la situation monétaire __________________________________218
Tableau XV‐2 : Évolution de la masse monétaire _______________________________________________220
Tableau XV‐3 : Répartition du sociétariat par type de personnes ___________________________________221
Tableau XV‐4 : Encours de crédit et d'épargne des SFD entre 2017 et 2019 __________________________222
Tableau XVII‐1 : Principaux agrégats économiques _____________________________________________242
Tableau XVII‐2 : Evolution de l’activité économique dans le secteur secondaire _______________________245
Tableau XVII‐3 : Evolution de l’activité économique dans le secteur tertiaire _________________________246
Tableau XVII‐4 : Evolution du PIB en volume selon les emplois (%) _________________________________247
Tableau XXIII‐1 : Quantités et valeurs de certaines substances extraites des carrières en 2019 ___________290
Tableau XXIII‐1 : Evolution mensuelle de la population carcérale selon le type de détenus en 2019________298
Tableau XXIII‐2 : Débarquements de la pêche artisanale en tonnes de 2014 à 2019 ____________________299
Tableau XXIII‐3 : Quantités de produits transformés (en tonnes) selon le type de produits de 2014 à 2019 _299
Tableau XXIII‐4 : Débarquements (en tonnes) de la pêche industrielle par type de 2014 à 2019 __________299
Tableau XXIII‐5 : Evolution du nombre d’entreprises entre 2015 et 2019 selon le mode _________________300
Tableau XXIII‐6 : Evolution de l’indice des prix du groupe « transport » (base 100 en 2014) ______________300
Tableau XXIII‐7 : Production et ventes de ciment (milliers de tonnes) _______________________________301
Tableau XXIII‐8 : Indice Harmonise de la Production Industrielle (Base 100 en 2015) ___________________303
Tableau XXIII‐9 : Indice des Prix e Production Industrielle (Base 100 en 2015)_________________________304
Tableau XXIII‐10 Evolution de l’indice des 12 fonctions de consommation en 2019 ____________________305
Tableau XXIII‐11 : Evolution annuelle de l’IHPC selon la nomenclature secondaire _____________________305
Tableau XXIII‐12 : Evolution des différents sous‐indices de l'ICC____________________________________306
Tableau XXIII‐13 : Prix moyens de certains matériaux de construction ______________________________307
Tableau XXIII‐14 : Tableau des opérations Financières de l’Etat (TOFE) (en milliards FCFA) ______________308
Tableau XXIII‐15 : Tableau des opérations Financières de l’Etat (TOFE) (en milliards FCFA) (suite) ________309
Tableau XXIII‐16 : Les recettes du TOFE (en milliards FCFA) _______________________________________310

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX XII
SES 2019

LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES


Graphique I‐1 : Evolution des rapports de masculinité selon le groupe d'âge __________________________37
Graphique I‐2 : Cartographie des densités de population des régions du Sénégal en 2019 ________________39
Graphique I‐3 : comparaison des structures par âges des populations du milieu urbain (en gris) et du milieu
rural (en trait bleu)________________________________________________________________________40
Graphique I‐4 : comparaison des structures par âge de la population du Sénégal de 2013 (en jaune) avec celle
de 2019 (en trait rouge) ____________________________________________________________________41
Graphique II.1.Répartition (%) des structures du préscolaire par type en 2019 _________________________44
Graphique II.2. Taux brut de préscolarisation (TBPS) et indice de parité en 2019 _______________________46
Graphique II.3. Taux brut d’admission à l’élémentaire selon le sexe et la région en 2019 _________________48
Graphique II.4. Taux brut de scolarisation à l’élémentaire selon le sexe et la région en 2019 ______________48
Graphique II.5. Taux de transition (TT) CM2‐6ème selon le sexe et la région en 2018‐2019 ________________50
Graphique [Link] brut de scolarisation au moyen par région et par sexe en 2019 ____________________51
Graphique II.7. Répartition des établissements dispensant un enseignement secondaire selon le milieu de
résidence en 2019 ________________________________________________________________________52
Graphique II.8. Taux brut de scolarisation au secondaire par sexe et par région en 2019 _________________53
Graphique III‐1 : Répartition spatiale de la population en âge de travailler____________________________57
Graphique III‐2 : Taux d’activité au niveau national et par milieu résidence ___________________________60
Graphique III‐3 : Répartition spatiale de la main‐d'œuvre _________________________________________61
Graphique III‐4 : Taux d’emploi au niveau national et par milieu de résidence _________________________63
Graphique III‐5 : Répartition spatiale de la main‐d'œuvre en emploi _________________________________64
Graphique III‐6 : Taux de travail familial au niveau national et par milieu de résidence __________________67
Graphique III‐7 : Répartition selon le milieu de résidence des aides familiaux _________________________68
Graphique III‐8 : Taux de chômage au niveau national et par milieu de résidence (en %) _________________70
Graphique III‐9: Répartition spatiale de la main‐d’œuvre au chômage _______________________________71
Graphique V‐1 : Evolution mensuelle de la composition (en %) de la population carcérale________________92
Graphique V‐2 : Répartition en pourcentage des détenus provisoires selon la durée de détention__________93
Graphique V‐3 : Répartition en pourcentage des détenus condamnés selon la peine d’emprisonnement ____94
Graphique V‐4 : Répartition en % des étrangers écroués selon la nationalité __________________________97
Graphique VII‐1 : Répartition en pourcentage des ménages selon le type de source d’eau_______________116
Graphique VII‐2 : Répartition en pourcentage des ménages selon le type de source d’eau par milieu de
résidence ______________________________________________________________________________116
Graphique VII‐3 : Répartition en pourcentage des ménages selon le type de source d’eau par milieu de
résidence ______________________________________________________________________________116
Graphique VII‐4 : Répartition en pourcentage des ménages usant d’une source améliorée selon le type de
point d'eau par milieu de résidence __________________________________________________________117
Graphique VII‐5 : Répartition en pourcentage des ménages usant une source améliorée selon le type de point
d'eau par zone de résidence _______________________________________________________________118
Graphique VII‐6 : Répartition en pourcentage des ménages utilisant une source améliorée selon le type de
point d'eau par quintile de niveau de vie______________________________________________________119
Graphique VII‐7 : Répartition en pourcentage des ménages selon leur durée de collecte de l'eau de boisson 120
Graphique VII‐8 : Répartition en pourcentage des ménages selon la durée de collecte par milieu de résidence
______________________________________________________________________________________121
Graphique VII‐9 : Répartition en pourcentage des ménages n’ayant pas de raccordement domestique selon la
durée de collecte par milieu de résidence _____________________________________________________121
Graphique VII‐10 : Répartition des ménages selon le temps mis pour collecter l'eau par quintile de niveau de
vie ____________________________________________________________________________________122
Graphique VII‐11 : Répartition des ménages sans raccordement domestique selon le temps mis pour collecter
l'eau par quintile de niveau de vie ___________________________________________________________123
Graphique VII‐12 : Répartition en pourcentage des ménages selon la personne responsable de la collecte de
l'eau __________________________________________________________________________________123
Graphique VII‐13 : Répartition des ménages selon la personne responsable de la collecte de l'eau par milieu de
résidence ______________________________________________________________________________124
Graphique VII‐14 : Répartition des ménages selon la personne responsable de la collecte de l'eau par quintile
de niveau de vie _________________________________________________________________________124
Graphique VII‐15 : Répartition des ménages selon le nombre de méthodes utilisées pour traiter l’eau par
milieu de résidence ______________________________________________________________________125

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES XIII
SES 2019
Graphique VII‐16 : Répartition des ménages selon le nombre de méthodes utilisées par type de point d’eau
potable ________________________________________________________________________________126
Graphique VII‐17 : Proportion de ménages par méthodes de traitement de l’eau utilisées_______________127
Graphique VII‐18 : Proportion de ménages par méthodes traitement de l’eau utilisées (selon le milieu de
résidence) ______________________________________________________________________________127
Graphique VII‐19 : Répartition des ménages selon le niveau d’accès au service d’eau potable ___________130
Graphique VII‐20 : Répartition des ménages selon le niveau d’accès au service par milieu de résidence ____130
Graphique VII‐21 : Répartition des ménages selon le niveau d’accès au service par quintile de niveau de vie 130
Graphique VII‐22 : Proportion des ménages partageant les toilettes par type de toilettes utilisées ________133
Graphique VII‐23 : Proportion de ménages utilisant des toilettes partagées selon la zone et le milieu de
résidence ______________________________________________________________________________134
Graphique VII‐24 : Répartition des ménages selon le type de service d'assainissement utilisé ____________136
Graphique VII‐25 : Répartition des ménages selon le type de service d'assainissement par milieu de résidence
______________________________________________________________________________________136
Graphique VII‐26 : Répartition des ménages selon le type de service d'assainissement par quintile de niveau de
vie ____________________________________________________________________________________136
Graphique VIII‐1 : Cumul de pluies de quelques stations (en mm) __________________________________142
Graphique VIII‐2 : Evolution de la production céréalière (en tonnes) entre 2013 et 2019 ________________143
Graphique VIII‐3 : Production des céréales (en tonnes) __________________________________________143
Graphique VIII‐4 : Evolution de la production de légumes ________________________________________145
Graphique VIII‐5 : Evolution de la production de fruits ___________________________________________146
Graphique VIII‐6 : Productions de l’arachide, coton et sésame (en tonnes) ___________________________147
Graphique VIII‐7 : Situation du cadre harmonisé (CH) novembre 2019 ______________________________149
Graphique VIII‐8 : Evolution de la situation nutritionnelle de 2014 à 2019 ___________________________149
Graphique IX‐1 : Evolution de la production et de la valeur ajoutée en termes réels du secteur de la sylviculture
et de l’exploitation forestière (en milliards de FCFA) ____________________________________________159
Graphique X‐1 : Répartition du cheptel en 2018 et 2019 _________________________________________164
Graphique X‐2 : Evolution des poids dans la filière avicole entre 2011 et 2019 ________________________164
Graphique X‐3 : Evolution du nombre d’œufs de consommation entre 2011 et 2019 (en millions d’unités) __165
Graphique X‐4 : Répartition de la production de viande et abats en 2019(%) _________________________166
Graphique X‐5 : Evolution des exportations des cuirs et peaux entre 2015 et 2019 (en tonnes) ___________167
Graphique X‐6 : évolution des importations de produits laitiers en valeur entre 2015 et 2019 (en millions de
FCFA) _________________________________________________________________________________168
Graphique XI‐1 : Evolution des débarquements de la pêche maritime (en tonnes) _____________________176
Graphique XI‐2: Évolution des débarquements (en tonnes) de la pêche artisanale de 2011 à 2019 ________177
Graphique XI‐3 : Débarquement de la pêche artisanale par région en 2019 __________________________178
Graphique XI‐4 : Transformation artisanale en 2019 (tonnes) _____________________________________179
Graphique XI‐5 : Evolution des quantités (en kg) de production des captures (eaux intérieures) entre 2010 et
2019 __________________________________________________________________________________180
Graphique XI‐6 : Evolution des exportations de produits halieutiques (en valeur en millions FCFA) ________181
Graphique XII‐1 : Evolution du nombre d’entreprises du secteur moderne de 2014 à 2019 ______________188
Graphique XII‐2 : Evolution de l’indice des prix à la consommation du groupe des transports entre 2016 et
2019 __________________________________________________________________________________190
Graphique XII‐3 : Evolution du réseau routier en (km) ___________________________________________195
Graphique XII‐4 : Evolution des routes revêtues en bon/moyen état ________________________________195
Graphique XII‐5 : Evolution du parc automobile ________________________________________________197
Graphique XII‐6 : Structure du parc automobile ________________________________________________197
Graphique XII‐7 : Répartition du parc automobile par région______________________________________198
Graphique XIII‐1 : Niveau de la production et des ventes de ciment (milliers de tonnes)_________________202
Graphique XIV‐1 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI entre 2015 et 2019________________________________210
Graphique XIV‐2 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des industries extractives entre 2015 et 2019 ___________211
Graphique XIV‐3 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des industries manufacturières entre 2015 et 2019 ______212
Graphique XIV‐4 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des secteurs de l’électricité, gaz et eau entre 2015 et 2019 213
Graphique XIV‐5 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI de l’activité de production des industries environnementales
entre 2015 et 2019_______________________________________________________________________213
Graphique XIV‐6 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI de l’activité d’égrenage de coton entre 2015 et 2019_____214
Graphique XV‐1 : Evolution du chiffre d’affaires des compagnies d’assurance (en milliards FCFA) _________223
Graphique XV‐2 : Evolution et Répartition du chiffre d'affaires de l’assurance dommage _______________224
Graphique XVI‐1 : Evolution des exportations (en millions FCFA) ___________________________________227

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES XIV
SES 2019
Graphique XVI‐2 : Evolution des importations (en millions FCFA) ___________________________________231
Graphique XVI‐3 : Répartition des exportations par continent en 2019 ______________________________235
Graphique XVI‐4 : Répartition des importations en 2019 par continent ______________________________236
Graphique XVI‐5 : Evolution des termes de l’échange ____________________________________________238
Graphique XVII‐1 : Evolution de l’activité économique selon le secteur d’activité ______________________241
Graphique XVII‐2 : Evolution des composantes du PIB en volume selon l’optique demande ______________242
Graphique XVII‐3 : Evolution de la structure du PIB en ressources __________________________________243
Graphique XVII‐4 : Evolution de l’activité économique dans le secteur primaire _______________________244
Graphique XVIII.1. Evolution de certains composants des produits alimentaires _______________________252
Graphique XIX‐1 : Evolution annuelle des Indices _______________________________________________258
Graphique XIX‐2 : Evolution de l'indice du coût des moyens de gestion ______________________________258
Graphique XIX‐3 : Evolution de l’indice du coût de la main d'œuvre ________________________________259
Graphique XIX‐4 : Evolution de l'indice des prix des matériaux de construction _______________________260
Graphique XIX‐5 : Evolution de l'indice des prix des matériaux pour le gros œuvre _____________________260
Graphique XIX‐6 : Evolution du coût de location du matériel ______________________________________262
Graphique XX‐1 : Evolution des prix production des services de transport et d’entreposage _____________264
Graphique XX‐2 : Evolution de l’Indice des Prix de Production des Services Spécialisés, Scientifiques et
Techniques _____________________________________________________________________________265
Graphique XX‐3 : Evolution des Prix des Services de Soutien et de Bureau____________________________265
Graphique XX‐4 : Evolution des Prix des Services d’hébergement et de restauration ___________________266
Graphique XX‐5 : Evolution des Prix des Services immobiliers _____________________________________266
Graphique XXII‐1 : Evolution des recettes fiscales (milliards FCFA)__________________________________269
Graphique XXII‐2 : Evolution des impôts sur les biens et services de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ______270
Graphique XXII‐3 : Evolution des impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital de 2017 à 2019
(milliards de FCFA) _______________________________________________________________________271
Graphique XXII‐4 : Evolution des dons de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ___________________________272
Graphique XXII‐5 : Evolution des autres recettes de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ___________________272
Graphique XXII‐6 : Evolution des différents types de charges de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) _________274
Graphique XXII‐7 : Evolution des intérêts sur la dette publique de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ________275
Graphique XXII‐8 : Evolution des dons de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ___________________________276
Graphique XXII‐9 : Evolution des autres charges de 2018 à 2019 (milliards FCFA) _____________________276
Graphique XXII‐10 : Evolution des acquisitions nettes d’actifs fixes de 2016 à 2018 (milliards de FCFA) ____277
Graphique XXII‐11 : Evolution des dépenses en capital de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ______________278
Graphique XXII‐12 : Structure du financement du déficit budgétaire en 2019 (en milliards de FCFA) _______279
Graphique XXIII‐1 : Evolution de la production de phosphates en volume de 2015 à 2019 (en milliards FCFA)
______________________________________________________________________________________286
Graphique XXIII‐2 : Evolution de la production de minerai d'or en valeur (en milliards de FCFA) de 2014 à 2019
______________________________________________________________________________________288
Graphique XXIII‐3 : Evolution de la production de sel en valeur (milliards FCFA) de 2014 à 2019 __________289
Graphique XXIII‐4 : Carte des blocs pétroliers au Sénégal en 2019 __________________________________292

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES XV
SES 2019

LISTE DES FIGURES


Figure IV‐1 : Organisation du système de santé au Sénégal, pyramide socio‐sanitaire ___________________74

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES FIGURES XVI
SES 2019

ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES

AATR : Agence Autonome des Travaux Routiers


ADEPME : Agence de Développement et d'Encadrement des Petites et Moyennes
Entreprises
ADIE : Agence de l’Informatique de l’Etat
ADS : Agence des Aéroports du Sénégal
AEMO : Service de l’Action Educative en Milieu Ouvert
AEP : Adduction Eau Potable
AFD : Agence Française de Développement
AGEROUTE : Agence des Travaux et de Gestion des Routes
AGETIP : Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public
AIBD : Aéroport International Blaise Diagne
AILSS : Aéroport International Léopold-Sédar-Senghor
ANACS : Agence Nationale de l’Aviation Civile du Sénégal
ANAM : Agence Nationale des Affaires Maritimes
ANEJ : Agence Nationale pour l’Emploi des Jeunes
ANOCI : Agence Nationale de l’Organisation de la Conférence Islamique
ANPT : Agence Nationale de Promotion du Tourisme
ANREVA : Agence Nationale de Retour Vers l'Agriculture
ANSD : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie
APIX : Agence Nationale Chargée de la Promotion de l’Investissement et des Grands Travaux
BAfD : Banque Africaine de Développement
BCEAO : Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest
BDP : Balance des Paiements
BFEM : Brevet de Fin d’Etudes Moyennes
BIT : Bureau International du Travail
BRS : Banque Régionale de Solidarité
BTP : Bâtiments et Travaux Publics
CBV : Coups et Blessures Volontaires
CCP : Comptes Courants Postaux
CDEPS : Centres départementaux d’éducation populaire et sportive
CDSMT : Cadre de Dépense Sectoriel à Moyen Terme
CEA : Commission Economique pour l’Afrique
CEDEAO : Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest
CESTI : Centre d'Etudes des Sciences et des Techniques de l'Information
CETUD : Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar
CFEE : Certificat de Fin d’Etudes Elémentaires
CIMA : Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES XVII
SES 2019
CNES : Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal
CNGSOE : Commission nationale de Gestion et de Suivi des Offres d'Emploi
CNP : Conseil National du Patronat
CNQP : Centre national de Qualification professionnelle
COA : Côte Ouest Africaine
COGEPAS : Cogestion des Pêcheries Artisanales au Sénégal
COSAMA : Consortium Sénégalais d’Activités Maritimes
COSEC : Conseil sénégalais des Chargeurs
CPC : Consultation Primaire Curative
CPN : Consultation prénatale
CRES : Consortium pour la Recherche économique et sociale
CSE : Centre de Suivi Ecologique
CSS : Caisse de Sécurité Sociale
CTA : Combinaisons Antipaludiques
CTPS : Comité technique des Programmes statistiques
CTRS : Coûts Temporaires des Réformes Structurelles
DA : Direction des Assurances
DEFCCS : Direction des Eaux et Forêts, Chasse et Conservation des Sols
DGPRE : Direction de la Gestion et la Planification des Ressources en Eau
DPEE : Direction de la Prévision et des Etudes Economiques
DPM : Direction des Pêches Maritimes
DPS : Direction de la Prévision et de la Statistique
DRS-SFD : Direction de la Réglementation et de la Supervision des Systèmes Financiers
Décentralisés
DSRP : Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté
EAA : Enquête Agricole Annuelle
EMUS : Enquête Migration et Urbanisation au Sénégal
ENEA : Ecole Nationale d`Economie Appliquée
ENSETP : École Normale Supérieure d'Enseignement Technique et Professionnel
ESAM : Enquête Sénégalaise Auprès des Ménages
ESIS : Enquête Sénégalaise sur les Indicateurs de Santé
ESP : Etablissements Publics de Santé
ESPS : Enquête de Suivi de la Pauvreté au Sénégal
FAISE : Fonds d’Appui aux Investissements des Sénégalais de l’Extérieur
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
FARPAS : Fédération des Associations de Retraités et Personnes Agées
FASTEF : Faculté des Sciences et Technologies de l'Education et de la Formation
FBCF : Formation Brute de Capital Fixe
FESMAN : Festival Mondial des Arts Nègres
FNAE : Fonds National d’Action pour l’Emploi
FNIJ : Fonds national d’Insertion des Jeunes

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES XVIII
SES 2019
FONDEF : Fonds de Développement de la Formation Professionnelle
FPEF : Fonds de Promotion de l’Entreprenariat Féminin
FRONTEX : Agence européenne de gestion des frontières extérieures
FSIPP : Fonds de Sécurisation des Importations de Produits Pétroliers
GAR : Gestion Axés sur les Résultats
GDRH : Projet de Gestion Durable des Ressources Halieutiques
GEC : Groupement d’Epargne et de Crédit
GIE : Groupement d’Intérêt Economique
GIRMAC : Programme de Gestion Intégrée des Ressources Marines et Côtières
GNSP : Groupement National des Sapeurs Pompiers
GOANA : Grande Offensive pour l’Agriculture et la Nourriture en Abondance
HAALSS : Haute Autorité de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor
HMO : Hôpital Militaire de Ouakam
IADM : Initiative d’Allégement de la Dette Multilatérale
ICPE : Installations Classées pour la Protection de l’Environnement
IDH : Indice de Développement Humain
IEC : Information, Education, Communication
IMF : Institutions de Micro Finance
INED : Institut National d’Etudes Démographiques
INTAC : Projet d’intégration de l’adaptation au changement climatique dans le développement
durable
IP : Indice de Parité
IPDSR : Institut de Population, de Développement et de la Santé de la Reproduction
IPP : Incapacité Permanente Partielle
IPT : Incapacité Partielle Totale
IRA : Infections Respiratoires Aigües
IRVM : Impôt sur le Revenu des Valeurs Mobilières
ISF : Indice Synthétique de Fécondité
ISPE : Instrument de Soutien à la Politique Economique
JMP : Programme Conjoint de Suivi de l’OMS et de l’UNICEF
LOASP : Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale
LPSPA : Lettre de Politique Sectorielle des Pêches et de l’Aquaculture
LSS : Léopold Sédar Senghor
MAFE : Migrations entre l'Afrique et l'Europe
MCA : Millenium Challenge Account
MEDS : Mouvement des Entreprises du Sénégal
MICS : Multiple Indicator Cluster Survey
MII : Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides
MPAM : Ministère de la Pêche des Affaires Maritimes
MPP : Maux Perforants Plantaires
NISDEL : Nouvelle Initiative Sectorielle pour le Développement de l’Elevage

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES XIX
SES 2019
NTIC : Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication
OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economiques
OFEJBAN : Office National pour l'Emploi des Jeunes de la Banlieue
OIM : Organisation Internationale sur les Migrations
OIT : Organisation Internationale du Travail
OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ONFP : Office National pour la Formation professionnelle
ONG : Organisation Non Gouvernementale
OUA : Organisation de l’Unité Africaine
PAD : Port Autonome de Dakar
PAISD : Programme d’Appui aux Initiatives de Solidarité pour le Développement
PAMU : Programme d’Amélioration de la Mobilité Urbaine
PAPA : Projet d’Appui aux Personnes Agées
PAREP : Programme d’Appui à la Réduction de la Pauvreté
PASEF : Projet d’Amélioration et de Valorisation des Services des Ecosystèmes Forestiers
PAST : Projet d’Ajustement Sectoriel des Transports
PECTA : Programme des Emplois et des Compétences Techniques pour l'Afrique
PEPAM : Programme d'Eau Potable et d'Assainissement du Millénaire
PEV : Programme Elargi de Vaccination
PGES : Plans de Gestion Environnementale et Sociale
PGIES : Projet de Gestion Intégrée des Ecosystèmes du Sénégal
PIB : Produit Intérieur Brut
PLASEPRI : Plateforme d’appui au Secteur Privé et à la Valorisation de la Diaspora
Sénégalaise en Italie
PLCP : Programme de Lutte contre la Pauvreté
PMI : President Malaria Initiative
PNDA : Programme National de Développement Agricole
PNDE : Plan National de Développement de l’Elevage
PNDS : Plan National de Développement Sanitaire
PNI : Programme National d’Immatriculation Informatisée
PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement
PPGV : Promotion et de la Protection sociale des Groupes vulnérables
PPTE : Pays Pauvres Très Endettés
PRAO : Projet Régional de Pêche en Afrique de l’Ouest
PRN : Programme de Renforcement Nutritionnel
PSJ : Programme Sectoriel de la Justice
PST : Projet Sectoriel des Transports
PTB : Petit Train de Banlieue
PTF : Partenaires Techniques et Financiers
RAC : Revue Annuelle Conjointe

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES XX


SES 2019
RBC : Réhabilitation à Base Communautaire
REVA : Plan de Retour Vers l’Agriculture
RGP : Recensement Général de la Population
RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat
RNC : Réserves Naturelles Communautaires
ROME : Répertoire Opérationnel des métiers et Emplois
RSA : Republic of South Africa
SAO : Substances appauvrissant la couche d’Ozone
SAPCO : Société d'Aménagement et de Promotion des Côte et Zone Touristiques du Sénégal
SCA : Stratégie de Croissance Accélérée
SE-SNCDS : Société d’Exploitation - Société Nationale des Conserveries du Sénégal
SFD : Systèmes Financiers Décentralisés
SICAP : Société Immobilière du Cap-Vert
SIGEM : Système d’Information pour la Gestion Efficace de la Migration
SNCFS : Société Nationale des Chemins de Fer
SNDES Stratégie Nationale de Développement Economique et Sociale
SNHLM : Société Nationale d’Habitat à Loyer Modéré
SRO : Sel de Réhydratation Orale
SSA : Statistic South Africa
TBA : Taux Brut d’Admission
TBM : Taux Brut de Mortalité
TBN : Taux Brut de Natalité
TBPS : Taux Brut de Préscolarisation
TBS : Taux Brut de Scolarisation
TICAA : Tourisme - Industries Culturelles - Artisanat d’Art
TMI : Taux de Mortalité Infantile
TMIJ : Taux de Mortalité Infantile et Juvénile
TMJ : Taux de Mortalité Juvénile
TNR : Taux Net de Reproduction
TOFE : Tableau des Opérations Financières de l’Etat
TOKTEN : Knowledge Through Expatriate Nationals
TPI : Traitement Préventif Intermittent
TRO : Thérapie de Réhydratation Orale
UCAD : Université Cheikh Anta Diop de Dakar
UEMOA : Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest
UNFPA : Fonds des Nations Unies pour la Population
UNHCR : Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés
VRS : Village de Reclassement Social
WCMC : Centre Mondial de Surveillance Continue et de Conservation de la Nature
YEN : Youth Employment Network
ZEE : Zones Economiques Exclusives

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES XXI
SES 2019

AVANT PROPOS

La Situation Economique et Sociale Nationale (SESN) est une publication


annuelle qui fait la synthèse des informations statistiques émanant de
l’ANSD et des autres structures du Système National Statistique (SSN),
dans le cadre de l’exécution de leurs tâches quotidiennes.

La SESN essaie d’embrasser la quasi- totalité des secteurs de l’activité


économique et sociale en mettant en relief l’information quantitative,
fournissant ainsi les principaux indicateurs économiques, sociaux et
démographiques du Sénégal.

Réalisée pour une année (N) en utilisant les données recueillies l’année
précédente (N-1), la SESN constitue un véritable instrument de
planification et d’aide à la prise de décision pour les principaux acteurs
du développement de notre pays.

La réalisation de la SESN 2019 n’a été possible que grâce à l’appui et la


collaboration de l’ensemble des partenaires de l’ANSD, constitués des
membres du SSN que je remercie vivement, pour leur franche et
précieuse contribution.

Les remarques et suggestions seront mises à profit pour améliorer la


qualité de ce précieux document.

Allé Nar DIOP


Directeur général
Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AVANT PROPOS XXII


SES 2019

PRESENTATION DU PAYS
La population du pays est estimée à 16 209 125 personnes en 2019. Les femmes
représentent 8 140 343 et les hommes 8 068 782, soit respectivement 50,22% et
49,78%. Cette population se caractérise par sa jeunesse, en effet 48% sont âgés de
18 ans ou moins. Chez les femmes, cette proportion est de 47% tandis que chez les
hommes, elle est de 49,3%.

Données physiques

Situé à l’extrême ouest de l’Afrique occidentale avec une façade maritime de plus de
700 km sur l’océan atlantique qui le limite à l’Ouest, le Sénégal couvre une superficie
de 196 712 Km². Il est situé à l’extrême ouest du continent africain, entre 12°5 et
16°5 de latitude Nord et 11°5 et 17°5 de longitude Ouest. Le territoire sénégalais est
limité au Nord par la Mauritanie, à l’Est par le Mali et au Sud par la Guinée et la
Guinée Bissau. La République de Gambie, qui occupe tout le cours inférieur du fleuve
du même nom, constitue une enclave de 25 km de large et près de 300 km de
profondeur à l’intérieur du territoire sénégalais. Les îles du Cap-Vert sont situées à
560 km au large de la côte sénégalaise.

Données climatologiques

Le Sénégal est un pays de l’Afrique subsaharienne, avec un climat de type soudano-


sahélien. Le climat est tropical au Sud et semi désertique au Nord. Il se caractérise
par l’alternance d’une saison sèche de novembre à mi-juin et d’une saison humide et
chaude de mi-juin à octobre. La pluviométrie moyenne annuelle suit un gradient
décroissant du Sud au Nord du pays. Elle passe de 1200 mm au Sud à 300 mm au
Nord, avec des variations d’une année à l’autre. Trois principales zones de
pluviométrie correspondant à trois zones climatiques sont ainsi déterminées : une
zone forestière au Sud, une savane arborée au centre et une zone semi-désertique
au Nord.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXIII


SES 2019

Données hydrographiques

Outre l’Océan Atlantique qui le limite à l’Ouest, les ressources en eaux de surface au
Sénégal sont constituées par quatre fleuves : le fleuve Sénégal au Nord (1700 Km de
long), le fleuve Saloum (250 km) au Centre, le fleuve Gambie (1 130 km) au Centre
et le fleuve Casamance (300 km) au Sud. Des lacs et des rivières complètent le
régime hydrologique. La réalisation des grands barrages de Diama et de Manantali,
en particulier, que le Sénégal partage avec le Mali et la Mauritanie à travers
l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), contribue à la
maîtrise des ressources hydrauliques et, partant, au développement de l'agriculture,
de l'élevage, de la navigation, de l'approvisionnement en eau potable et en énergie
pour les populations.

Organisation administrative

L’égalité de tous les citoyens devant la loi est assurée au Sénégal par un Etat laïque,
démocratique et sociale. Cette égalité s’applique sans distinction d’origine, de race,
de sexe, de religion et qui respecte toutes les croyances. Le peuple sénégalais est
souverain. Il l’exprime par ses représentants à l’assemblée nationale et par voie
référendaire. La constitution du Sénégal quant à elle consacre le principe de la
démocratie. La séparation et l’indépendance des pouvoirs exécutif, législatif et
judiciaire définissent le caractère républicain de l’Etat. La constitution du Sénégal est
sous la responsabilité du chef de l’Etat qui en est le gardien. Au même titre, il est le
protecteur des Arts et Lettres. Le fonctionnement régulier des institutions,
l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire sont garantis par le Chef de l’Etat
qui incarne l’unité nationale. La présidence du conseil des ministres ainsi que la
politique de la nation restent sous sa responsabilité.

Le président est élu pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable une fois. Le
suffrage est universel et à deux tours.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXIV


SES 2019

Au Sénégal, le pouvoir législatif est assuré par les représentants du peuple à


l’assemblée nationale. Les députés les votent des lois, contrôlent l’activité
gouvernementale et peuvent provoquer la démission du Gouvernement par le vote
d’une motion de censure.

La loi 2008-14 du 18 mars 2008 sur l’organisation du territoire national a ramené le


nombre de régions à quatorze (14) grâce à la création de trois nouvelles. Il s’agit
de : Kaffrine, Kédougou et Sédhiou. Les subdivisions administratives que sont les
départements sont au nombre de 45 avec des sous composantes que sont
Arrondissements, Communes, Communautés rurales et Villages. Les communes
d’arrondissement constituent les grandes communes du Sénégal (Dakar, Rufisque,
Pikine, Guédiawaye et Thiès). Le terroir est géré par un pouvoir local assuré par les
agents de l’Etat et un pouvoir décentralisé assuré par les élus locaux.

La région, le département et l’arrondissement sont placés sous l’autorité du


Gouverneur, du Préfet et du Sous-préfet dans le mode déconcentré,.

La région en tant que collectivité locale, , la commune et la communauté rurale,


dans le mode décentralisé, sont gérées par le Conseil régional, le Conseil communal
et le Conseil rural.

L’érection en 2013 des communautés rurales et des communes d’arrondissement en


communes découle de l’Acte III de la décentralisation procède à la communalisation
intégrale. par.

Ainsi une autorité administrative est désignée à la tête de chaque circonscription, à


savoir :
- un Gouverneur pour chaque région ;
- un Préfet pour chaque département ;
- un Sous- Préfet par arrondissement ;
- un Maire par commune ;
- et un Chef de village ou de quartier au niveau le plus fin.

La capitale du Sénégal, Dakar, est située dans la presqu’île du Cap-Vert. La région de


Dakar couvre une superficie de 550 km² située à l’extrême Ouest du pays. , .

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXV


SES 2019

Environnement économique1

A. Croissance et compétitivité

a) Estimation des ressources et emplois du PIB en 2019

- Les ressources du PIB

L’année 2019 est marquée par un ralentissement de l’activité économique. En effet,


le taux de croissance est ressorti à 4,4% en 2019, après 6,2% en 2018. Cette
situation est consécutive au ralentissement de l’activité des secteurs primaire (4,5%,
après 8,1% en 2018), secondaire (3,7%, contre 6,5% en 2018) et tertiaire (4,6%,
après 5,4% en 2018).

- Le secteur primaire

La valeur ajoutée du secteur primaire s’est accrue de 4,5% en 2019 contre 8,1% en
2018. Cette décélération est consécutive au ralentissement de l’agriculture et des
activités d’élevage et de chasse qui ont cru, respectivement de 4,8% et 2,9% en
2019, après 10,2% et 3,8% en 2018. En revanche, le bon comportement des
activités de la pêche (7,5% en 2019, après 6,9% en 2018) et de la sylviculture
(3,5% en 2019, après 1,5% en 2018) ont amoindri les contreperformances au
secteur primaire.

- Le sous-secteur de l’agriculture :

La performance du sous-secteur de l’agriculture a été limitée par le repli de certaines


sous-branches de l’agriculture, notamment les « Céréales » (mil (-10%), sorgho (-
9%)) et « Arachide et autres oléagineux (sauf graine de coton) » (arachide (-5%)).
Cette contreperformance est essentiellement imputable à l’effet conjuguée de la
baisse des rendements du riz et du mil et du repli des superficies emblavées qui sont
passées à 1 729 124 hectares, soit une diminution de 1,6% par rapport à la
campagne antérieure 2018/2019.

- Le sous-secteur de l’élevage

Le sous-secteur de l’élevage et de la chasse a enregistré un ralentissement (2,9% en


2019, après 3,8% en 2018) en rapport avec la faible progression de la production

[Link]
[Link]

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXVI


SES 2019

des bovins, ovins et caprins (1,8%). Cette situation est principalement imputable à
une forte pluie suivie d’une vague de froid en juin 2018, qui aurait impacté l’élevage
de petits ruminants entraînant ainsi des mortalités relativement importantes
notamment chez les femelles dans la zone sylvopastorale et dans les zones d’accueil
de transhumants des régions de Kaffrine et Tambacounda.

- Le sous-secteur de la pêche

La bonne tenue de l’activité de la pêche est impulsée par l’augmentation de 7,9%


des quantités débarquées de la pêche maritime notamment sa composante artisanale
(+13,4%).

Au niveau de la pêche artisanale, les quantités débarquées en 2019 ont augmenté de


13,4% pour s’établir à 451 964 tonnes, après 398 643 tonnes en 2018. Elles sont
essentiellement constituées de poissons, des mollusques et des crustacés dans une
moindre mesure. Comparativement à l’année 2018, les quantités de poissons et de
crustacés débarquées ont enregistré des hausses respectives de 14,3% et de 7,6%.
En revanche, celle des mollusques s’est repliée de 1,1% sur la période sous-revue.

- Le secteur secondaire

La valeur ajoutée du secteur secondaire a augmenté de 3,7% en 2019 contre 6,5%


en 2018 en liaison avec la contreperformance des branches « activités extractives »
(-8,2%), « raffinage du pétrole et cokéfaction » (-5,9%). La régression des activités
extractives est l’effet conjugué des baisses de la production de gaz naturel (-43,9%),
des « activités de soutien aux industries extractives » (-18,0%) et du repli de la
production secondaire de prospection minière notamment dans le secteur de l’or où
elle s’est repliée de 46,4%. L’évolution du raffinage de pétrole est imputable aux
difficultés financières que connait la Société Africaine de Raffinerie (SAR). A cet
égard, les achats en volume d’huiles brutes de pétrole ont diminué malgré la baisse
des cours mondiaux de Brent de 9,4%. En revanche, les achats à l’international de
produits pétroliers finis se sont accrus de 18,2% pour juguler la baisse de l’activité de
raffinage et satisfaire la croissance de la demande locale de produits pétroliers finis.

Par ailleurs, l’évolution des activités de fabrication de produits agroalimentaires a


contribué au fléchissement du secteur secondaire. En effet, la valeur ajoutée de la
fabrication de produits agroalimentaires s’est amoindrie de 1,6 point en 2019 pour
s’établir à 4,3%, en particulier sous l’effet de la contreperformance notée dans la
fabrication de produits à base de tabac (-12,7%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXVII


SES 2019

- Le secteur tertiaire

La valeur ajoutée du secteur tertiaire est ressortie en hausse de 4,6% en 2019. La


bonne tenue du secteur tertiaire est imputable à la performance des activités
financières et d’assurance (12,0% en 2019, après 6,0% en 2018), du transport
(6,7% en 2019, contre 6,0% en 2018), des activités immobilières (3,3%, après 2,7%
en 2018) et de l’enseignement (5,0% en 2019 contre 2,7% en 2018). Le
raffermissement des services financiers est impulsé par la bonne tenue des sous-
secteurs bancaire et d’assurance qui se sont bonifiés de 8,3% et 23,1% entre 2018
et 2019 et d’un dynamisme des activités des auxiliaires financières et d’assurance.

Toutefois, le secteur tertiaire a enregistré une décélération de 0,8 point par rapport à
2018 en partie liée aux activités spécialisées, scientifiques et techniques qui ont vu
leur valeur ajoutée stagner en 2019 après une hausse de 6,5% en 2018. A cela
s’ajoute le ralentissement de la valeur ajoutée des activités de service de soutien et
de bureau (6,1% contre 8,6% en 2018), des activités d’administration publique
(5,6% contre 8,5% en 2018), des activités pour la santé humaine, action sociale
(4,5% contre 6,3% en 2018).

- Les emplois du PIB

Les emplois du PIB ont été caractérisés en 2019 par une progression de 3,7% de la
consommation finale, soit une décélération de 0,8 point par rapport à 2018. Ce
ralentissement est imputable au comportement de la dépense de consommation
marchande qui s’est accrue de 3,5% en 2019, après 4,7% en 2018. Toutefois, la
tendance baissière a été atténuée par la consommation publique qui a augmenté de
5,5% en 2019 contre 3,5% en 2018.

Concernant la Formation brute de Capital fixe (FBCF) des agents économiques, elle a
progressé moins vite en 2019 (8,4%, après 13,7% en 2018). Cette perte de vitesse
est imputable au ralentissement de l’investissement privé qui est ressorti en hausse
de 9,3%, après 19,5% en 2018. La progression de l’investissement privé est
principalement amoindrie par la baisse des dépenses consacrées à la prospection
minière. En effet, certaines entreprises qui étaient en prospection, les années
précédentes, ont entamé la phase production à partir de 2019. En revanche, la FBCF
publique a enregistré une reprise de 5,0% en 2019 après un repli de 3,1% en 2018.
Cette progression intervient dans le contexte de poursuite des projets structurants,
notamment la finalisation du prolongement de la Voie de dégagement nord (VDN) II
et des travaux relatifs au Train Express Régional (TER).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXVIII


SES 2019

S’agissant des échanges extérieurs de biens et services, ils sont caractérisés par la
vigueur des exportations en valeur (12,7%) et un ralentissement des taux de
croissance des importations en valeur (5,5%, après 14,3% en 2018). Par
conséquent, le déficit du solde extérieur des biens et services en valeur s’est
amélioré (-1 940,5 milliards en 2019, contre -2 040,5 en 2018).

Environnement social2

A. Caractéristiques sociodémographiques
- La pauvreté

Au Sénégal, le taux de pauvreté monétaire est estimé à 37,8% en 2018/2019


(EHCVM 2018/2019). Cependant de grandes disparités sont notées, d’une part, entre
les milieux de résidence et, d’autre part, entre les régions du pays. En effet, la
pauvreté touche plus la population rurale où, plus de la moitié (53,6%) vit sous le
seuil de pauvreté alors qu’en milieu urbain, elle n’affecte que deux personnes sur dix
(19,8%). Par ailleurs, 75,4% des pauvres vivent en milieu rural contre 24,6% en
milieu urbain.

La région de Dakar, de par ses opportunités économiques, présente le niveau de


pauvreté le plus bas avec moins d’une personne sur dix, soit un taux de 9,0%. Elle
est suivie par la région de Thiès où le tiers de la population (34,1%) est touché par
la pauvreté. Les autres régions pourraient être regroupées en deux groupes ou
catégories. Le premier groupe concerne principalement les régions de Sédhiou
(65,6%), Kédougou (61,9%), Tambacounda (61,9%), Kolda (56,6%), Ziguinchor
(51,1%) et Kaffrine (53,0%) où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de
pauvreté. Le second groupe est composé des régions de Saint-Louis (40,1%),
Kaolack (41,5%), Louga (43,4%), Diourbel (43,9%), Matam (47,7%) et Fatick
(49,2%).

- Niveau d’instruction atteint:


Si on analyse la situation pour chaque sexe, le niveau d’instruction chez les femmes
reste faible. Il ressort des résultats de l’Enquête démographique de santé continue

2Les informations sont principalement tirées du rapport de l’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des
Ménages (EHCVM 2018/2019)
[Link]

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXIX


SES 2019

(EDS-continue) 2019, que 47,3% des femmes sont sans niveau (Au cours de
l’enquête, des questions ont été posées concernant le plus haut niveau d’instruction
atteint par les membres des ménages âgés de six ans et plus) contre 34,9% chez les
hommes. Un peu plus d’une femme sur 5 (21,1%) a atteint le niveau primaire contre
23,8% chez les hommes. Le niveau secondaire/moyen ou plus est atteint par 36,1%
pour les femmes contre 41,3% pour les hommes.

-
- Religion et ethnie

Le Sénégal se caractérise du point de vue social par sa diversité linguistique et


religieuse. Au niveau linguistique, la cohabitation crée de forts liens entre les
différents groupes à travers le cousinage à plaisanterie. Celle-ci neutralise les
tensions sociales et contribue à la cohésion et à la stabilité nationale.

Les principales ethnies sont les Sérères, les Pulaar, les Wolofs, les Mandingues, les
Diolas, les Soninkés, entre autres. Le cousinage à plaisanterie entre ces différentes
ethnies participe au maintien de la cohésion sociale. Les ethnies étrangères viennent
renforcer ce brassage.

La liberté de culte au Sénégal permet à tout un chacun de s’épanouir dans ses


croyances. Les musulmans, chrétiens, animistes et ceux sans religions se côtoient.
Cette solidarité entre religions se manifeste à travers les fêtes religieuses qui
constituent des occasions de partage et de solidarité.

B. Condition de vie des ménages

- L’approvisionnement en eau

Les indicateurs d'accès à l'eau montrent qu’au Sénégal, 78,7% des ménages ont
accès à une source d’eau potable (EHCVM 2018/2019). L’accès considéré ici prend en
compte les robinets (interne, public, du voisin et de la concession) et les puits
couverts. Cependant, le niveau d’accès à l’eau potable des ménages cache certaines
disparités. L’accès est quasi universel dans la zone urbaine de Dakar (97,0%) et dans
une moindre mesure en milieu urbain des autres régions (82,0%). Environ 6
ménages ruraux sur 10 ont accès à une eau potable. Il en est de même pour les
ménages pauvres (66,7% contre 83,2% chez les non pauvres).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXX


SES 2019

En ce qui concerne la source, le robinet constitue le principal mode


d’approvisionnement en eau de boisson des ménages (75,5%). Une différence non
négligeable est relevée entre le milieu rural (60,8 %) et le milieu urbain (88,4%),
mais aussi, au sein des ménages urbains. En effet, dans la zone urbaine de Dakar, ce
taux d’accès des ménages au robinet est de 97% tandis que dans les autres villes, il
est de 78,6%. L’eau de puits est la seconde source d’accès à l’eau de boisson des
ménages, avec un pourcentage de 17,7%. Dans la zone rurale, 29,4% des ménages
l’utilisent comme source principale d’eau de boisson tandis que dans la zone urbaine
de Dakar elle ne représente que 0,4%. Dans les autres centres urbains 15,6% des
ménages utilisent l’eau de puits.

- Les toilettes

Les résultats de l’EHCVM 2018/2019 montrent qu’au Sénégal, six ménages sur dix
utilisent les W.C avec chasse d’eau, moins de deux ménages sur dix les latrines
dallées, et 11,8% utilisent les fosses rudimentaires/trou ouvert. En revanche, 9,1%
des ménages ne disposent pas de toilettes dans leur logement et font leurs besoins
soit dans la nature (8,4%) soit dans des toilettes publiques (0,7%).

Le niveau d’accès selon le milieu de résidence révèle une plus forte utilisation des
W.C avec chasse d’eau dans la zone urbaine de Dakar (87,7%), tandis que dans les
autres zones urbaines du pays ce type d’aisance est utilisé par 68,1% des ménages
et par 38,0% de ceux du milieu rural.

La proportion de ménages ruraux qui font leurs besoins dans la nature reste élevée
(17,1%).

C. Caractéristiques des logements :


- L’électricité

Il ressort de l’EHCVM 2018/2019 que plus de 7 ménages sur 10 (74,3%) disposent


de l’électricité. Toutefois, une forte disparité est observée selon le milieu de
résidence. Plus de la moitié des ménages ruraux a accès l’électricité (52,5%), alors
que près de 9 ménages urbains sur 10 en disposent (97,4% à Dakar et 88,7% dans
les autres milieux urbains). Ce déséquilibre est aussi noté selon le niveau de vie du
ménage.

- Le revêtement du sol

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXXI


SES 2019

Le ciment et le béton sont le principal revêtement du sol (soit 42,9% selon l’EHCVM
2018/2019). Par ailleurs en milieu urbain de Dakar, plus de six ménages sur dix
logent dans des habitations dont le sol est revêtu de carreaux ou de marbre (soit
69,1%). Toutefois, un peu plus d'un ménage sur deux dans les autres centres
urbains et plus de quatre ménages sur dix en milieu rural occupent des logements
dont le sol est revêtu de ciment ou de béton. En outre, 40,2% des ménages du
milieu rural habitent dans des logements dont le revêtement du sol est en terre
battue ou en sable.

- Indices de peuplement

Trois types de ménages ont été défini pour analyser les normes d’occupation du
logement : les ménages sous peuplés (nombre de pièces d’habitation supérieur au
nombre d’occupants), les ménages surpeuplés (trois personnes ou plus partagent
une même pièce) et les ménages normalement peuplés (nombre de personnes par
pièce égal à 1 ou 2). Globalement, il ressort des résultats de l’EHCVM 2018/2019 que
les ménages sénégalais respectent les normes d’occupation des pièces dans les
logements. En effet, près de 7 ménages sur 10 (69,8%) sont normalement peuplés
et 5,5% des ménages occupent des logements sous peuplés. Néanmoins, il existe
près d’un quart des ménages (24,7%) qui vit dans la promiscuité.

Par ailleurs, dans chacune des zones de résidence, plus de la moitié des ménages
sont normalement peuplés : la proportion de ménages normalement peuplés est
respectivement de 69,7%, 71,6% et 70,0% à Dakar urbain, dans les autres centres
urbains et dans le milieu rural. Les ménages surpeuplés par contre sont plus
répandus dans le milieu rural (26,5%) alors que la zone urbaine de la capitale
présente la plus grande proportion de ménages sous peuplés (8,8%) (Dakar urbain).

- Accès à l’énergie pour la cuisson

Les principaux combustibles utilisés pour la cuisson sont le bois (45,2% dont 32,8%
pour le bois ramassé et 12,4% pour le bois acheté), le gaz (34,0%) et le charbon de
bois (18,7%). La part des ménages qui font recourt aux déchets d’animaux reste
faible (1,1%). L’utilisation de l’électricité comme combustible pour la cuisson est
marginale. Selon le milieu de résidence, il est noté que dans la zone urbaine de
Dakar, le gaz et le charbon de bois constituent les deux principaux combustibles
utilisés pour la cuisson (respectivement 76,5% et 20,2%). Dans les autres centres
urbains, le gaz (35,0%) est le principal combustible pour la cuisson, suivi du charbon
de bois (31,1%), du bois acheté (20,6%) et du bois ramassé (11,8%). En revanche,

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXXII


SES 2019

dans le milieu rural, c’est le bois de façon générale qui est le plus usité par les
ménages pour faire la cuisson (78,7%). En faisant la distinction entre les types de
bois, on constate que dans le milieu rural, 63,6% des ménages utilisent le bois
ramassé contre 15,1% pour le bois acheté.

- Biens d’équipement des ménages

Concernant les biens d’équipement du ménage, ils permettent d’améliorer les


conditions de vie des ménages et constituent en ce sens un indicateur du niveau de
vie.

Dans l’ensemble, il est noté un accès quasi universel des ménages à la téléphonie
mobile quels que soient le milieu de résidence et le niveau de vie. En effet, les
résultats de l’EHCVM 2018/2019 montrent que dans 9 ménages sur 10 au moins un
membre dispose d’un téléphone mobile. En revanche, les ménages disposant d’un
abonnement à la téléphonie fixe sont rares, à peine 2,6% sur l’étendue du territoire
et 6,7% dans la zone urbaine de Dakar.

S’agissant des équipements de conforts, il peut s’agir de climatiseurs/split faisant


partie du logement, de chauffe-eaux (pour eau chaude) ou de ventilateurs incrustés
au plafond, on note une faible disponibilité de ces équipements au niveau des
logements. En effet, les ventilateurs incrustés au plafond sont disponibles dans les
logements de 7,8% des ménages.

Les climatiseurs/split faisant partie du logement et les chauffe-eaux sont présents


dans moins de 1% des logements : 0,9% des ménages ont des logements ayant un
climatiseur /split et 0,4% disposent de chauffe-eaux dans leur logement.

Selon le milieu de résidence, les proportions restent toujours faibles. C’est dans les
autres zones urbaines que ces équipements de confort sont plus répandus : 1,6% de
ménages ont des climatiseurs/splits faisant partie de leur logement ; 0,7% ont des
chauffe-eaux dans le logement et 14,3% disposent de ventilateurs incrustés au
plafond. La disponibilité de ces équipements est par contre moins ressentie dans la
partie urbaine de la capitale. En effet, ils sont seulement 0,8% de ménages à
disposer de climatiseur/split faisant partie du logement ; 0,3% de chauffe-eau et
4,5% de ventilateur incrusté au plafond. Dans le rural, ces proportions sont de 0,6%,
0,2% et 6,3% respectivement pour les climatiseurs/splits, les chauffe-eaux et les
ventilateurs incrustés au plafond.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRESENTATION DU PAYS XXXIII


SES 2019

Chapitre I : ETAT
Chapitre I : ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION

Selon les projections des Nations unies, la population du monde


serait de l'ordre de 9,73 milliards d’habitants en 2050, contre 7,7
milliards en 20194, soit 2 milliards de plus d’êtres humains sur la
terre dans les 31 prochaines années.

Dans ce contexte, certains pays font face à des défis majeurs en


matière d'accès aux services sociaux de base et d’insertion dans le

ET STRUCTURE DE LA POPULATION
marché du travail. Au Sénégal, le PSE (plan Sénégal émergent)
élaboré en 2014 constitue une référence en matière de politique
économique et sociale sur le moyen et le long terme. Ce plan met
l’accent sur les aspects démographiques pour mieux atteindre les
objectifs fixés.

Il est important de rappeler que l’élaboration d’une politique de


population et son évaluation reposent nécessairement sur l'état et la
structure de cette population.

Le présent chapitre sur l’état et la structure de la population présente


la population du Sénégal à travers un certain nombre d’indicateurs,
discute du rapport de dépendance démographique et de celui de
masculinité. Sa dernière partie passe en revue la répartition de la
population sur le territoire nationale ainsi que la dynamique de la
population au cours des dernières décennies.

3
[Link]
4
[Link]
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION 34
SES 2019

I.1. EFFECTIF DE LA POPULATION EN 2019

En 2019, la population du Sénégal est estimée à 16 209 125 habitants contre


15 726 056 habitants en 2018 pour un taux de croissance intercensitaire de 2,5%. La
population féminine (50,22%) est légèrement plus nombreuse que celle masculine
(49,78%) en 2019. Ainsi, le rapport de masculinité est de l’ordre de 99 (en d’autres
termes, il y a 99 hommes pour 100 femmes).

Aussi, le Sénégal est caractérisé par la jeunesse de sa population. La valeur de l'âge


médian indique que la moitié de la population du pays n'a pas 18 ans. Quant à la
moyenne d’âge de la population, elle vaut 19 ans en 2019.

I.2. STRUCTURE DE LA POPULATION PAR AGE ET PAR SEXE

Le tableau ci-dessous donne la répartition de la population par groupe d’âges selon


le sexe. Ce tableau montre qu’à la naissance (0 an) les garçons sont plus nombreux
que les filles. Cette tendance se maintient jusqu’à l’âge de 24 ans. Au-delà de cet
âge, un renversement de la tendance est noté avec une supériorité numérique des
femmes sur les hommes.

Tableau I-1 : Répartition (%) de la population par groupe d'âges et par le sexe

Groupe d'âges Hommes Femmes Ensemble Proportion (%)


0 an 284 922 279 946 564 868 3,48
1 - 4 ans 1 056 914 1 036 090 2 093 004 12,91
5 - 9 ans 1 113 309 1 060 613 2 173 922 13,41
10 - 14 ans 988 672 935 479 1 924 151 11,87
15 - 19 ans 864 738 821 584 1 686 322 10,40
20 - 24 ans 744 382 728 314 1 472 696 9,09
25 - 29 ans 617 768 653 688 1 271 456 7,84
30 - 34 ans 515 385 565 619 1 081 004 6,67
35 - 39 ans 425 746 460 516 886 262 5,47
40 - 44 ans 350 239 378 954 729 193 4,50
45 - 49 ans 270 894 304 015 574 909 3,55
50 - 54 ans 217 585 246 905 464 490 2,87
55 - 59 ans 186 967 204 178 391 145 2,41
60 - 64 ans 151 258 161 682 312 940 1,93
65 - 69 ans 108 787 114 907 223 694 1,38
70 - 74 ans 75 129 79 385 154 514 0,95
75 - 79 ans 48 050 51 737 99 787 0,62
80 ans + 48 037 56 731 104 768 0,65
Total 8 068 782 8 140 343 16 209 125 100,00
Source : ANSD, Données de projection, 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION 35


SES 2019

Il ressort de l’examen du tableau ci-dessus, une tendance décroissante de la


population lorsque l’âge augmente. Le premier groupe 0 – 4 ans est celui où il y a le
plus d’individus, il représente 16,39 % de la population totale. En revanche, de
faibles proportions d’individus sont notées dans les groupes d’âges les plus élevés
(au-delà de 70ans).

I.3. RAPPORT DE DEPENDANCE DEMOGRAPHIQUE

La structuration de la population permet d’avoir une meilleure appréciation des


rapports de dépendance démographique. Le "rapport de dépendance
démographique" est le rapport de la population combinée des jeunes (0-14 ans) et
des personnes âgées (65 ans ou plus) à la population en âge de travailler (15-64
ans).

Le tableau ci-après donne la répartition de la population par âge selon le sexe. Il


permet de distinguer d’une part la population en âge de travailler et d’autre part celle
inactive (les jeunes de 0 – 14 ans et les personnes âgées de 65 ans ou plus).

Tableau I-2 : Répartition de la population par grands groupes d’âges et par sexe

Masculin Féminin Ensemble


Groupe
d'âges Proportion Proportio Proportion
Effectif Femmes Effectif
(%) n (%) (%)
0 - 14 ans 3 443 817 42,68 3 312 128 40,69 6 755 945 41,68
15 - 64 ans 4 344 962 53,85 4 525 455 55,59 8 870 417 54,72
65 ans + 280 003 3,47 302 760 3,72 582 763 3,60
16 209
Total 8 068 782 100,00 8 140 343 100,00 125 100,00
Source : ANSD, Données de projection, 2019

Il ressort de la lecture du tableau ci-dessus que plus de la moitié de la population du


pays (54,72%) est en âge de travailler. Selon le sexe, le pourcentage des hommes
en âge de travailler est de 53,85% contre 55,59%. Femmes.

En outre, quel que soit le sexe, la proportion des jeunes n’ayant pas encore atteint
l’âge de travailler est relativement élevée (plus de 40%). En revanche, la proportion
des personnes âgées demeure relativement faible (environ 3%) aussi bien chez les
hommes que chez les femmes.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION 36


SES 2019

Tableau I-3 : Évaluation des rapports de dépendance démographique en 2019


Type de rapport de dépendance Valeur
Rapport de dépendance démographique des Jeunes 76
Rapport de dépendance démographique des Personnes âgées 7
Rapport de dépendance démographique Global 83
Source : ANSD, Données de projection, 2019

Le rapport de dépendance démographique peut être calculé aussi bien pour les
jeunes que pour les femmes. En 2019, le rapport de dépendance démographique des
jeunes est estimé à 76 personnes de moins de 15 ans pour 100 personnes en âge de
travailler contre 7 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes en âge de
travailler. Ainsi, en 2019, les jeunes de moins de 15 ans constituent les principales
charges pour les personnes en âges de travailler.

I.4. RAPPORT DE MASCULINITE

Le rapport de masculinité est de l’ordre de 99 hommes sur 100 femmes. L’analyse


selon les groupes d’âges révèle de grandes disparités. Dans le groupe d’âges des
moins de 25 ans, les garçons sont plus nombreux que les filles. Au-delà de 25 ans, le
rapport Homme/Femme reste inférieur à 1. Cet écart en faveur du sexe féminin est
plus marqué au-delà de 80 ans où il est enregistré 85 hommes pour 100 femmes.

Graphique I-1 : Evolution des rapports de masculinité selon le groupe d'âge

Source : ANSD, Données de projection, 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION 37


SES 2019

I.5. REPARTITION DE LA POPULATION SUR LE TERRITOIRE


NATIONAL

Dans cette sous-section, il sera d’abord abordé la répartition de la population par


région administrative puis par milieu de résidence.

I.5.1. REPARTITION DE LA POPULATION DU SENEGAL DANS LES


REGIONS

Le Sénégal est caractérisé par une répartition disproportionnée de sa population sur


son territoire. D’un côté, il y a des régions fortement peuplées et de l’autre des
régions très faiblement peuplées. Les régions les plus peuplées sont Dakar avec un
poids démographiques de 23,0%, Thiès (12,99%), Diourbel (11,12%) et Kaolack
(7,12%). Ces quatre régions, à elles seules, concentrent plus de la moitié (54,26%)
de la population totale du Sénégal. Parmi les régions les moins peuplées, il y a
Kédougou, Sédhiou, Ziguinchor et Kaffrine, avec des poids démographiques de
l’ordre de 1,14% ; 3,41% ; 4,09% et 4,34% respectivement. Ces quatre régions
prises ensemble pèsent moins de 13% de la population totale du Sénégal en 2019.

Tableau I-4 : Répartition de la population du Sénégal par région selon le sexe, 2019
Sexe Poids
Région Ensemble démographique
Masculin Prop. (%) Féminin Prop. (%) (%)
Dakar 1 852 477 49,63 1 879 805 50,37 3 732 282 23,03
Diourbel 869 071 48,23 932 928 51,77 1 801 999 12,99
Fatick 432 257 49,66 438 104 50,34 870 361 11,12
Kaffrine 349 547 49,68 354 013 50,32 703 560 7,13
Kaolack 571 826 49,49 583 607 50,51 1 155 433 6,56
Kédougou 95 423 51,78 88 853 48,22 184 276 6,37
Kolda 402 366 50,51 394 215 49,49 796 581 5,37
Louga 513 779 49,75 518 865 50,25 1 032 644 5,19
Matam 348 971 49,43 357 071 50,57 706 042 4,91
Saint-Louis 532 881 50,10 530 658 49,90 1 063 539 4,36
Sédhiou 279 830 50,60 273 176 49,40 553 006 4,34
Tambacounda 425 216 50,53 416 296 49,47 841 512 4,09
Thiès 1 055 167 50,11 1 050 544 49,89 2 105 711 3,41
Ziguinchor 339 971 51,34 322 208 48,66 662 179 1,14
Ensemble 8 068 782 49,78 8 140 343 50,22 16 209 125 100,0
Source : ANSD, Données de projection, 2019

Contrairement à la situation du pays, dans 7 régions, la proportion des hommes dans


la population totale est plus élevée que celle des femmes. Il s’agit des régions de
Kédougou, Kolda, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor. Ce
phénomène pourrait être expliqué soit par une forte mobilité des femmes vers ces
régions ou par une arrivée massive d’immigrants de travail dans ces régions.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION 38
SES 2019

La densité de population est l’indicateur par excellence de mesure du niveau de


concentration humaine dans un territoire donné. La densité de population d’une
région est déterminée par le rapport entre sa population et sa superficie. Le
graphique ci-après présente la cartographie des densités de population des régions
administratives du Sénégal en 2019.

Graphique I-2 : Cartographie des densités de population des régions du Sénégal en 2019

Source : ANSD, Données de projection, 2019

D’après la carte précédente, Dakar est la région la plus densément peuplée du pays.
Elle occupe 0,3% de la superficie du territoire national avec une superficie estimée à
550 km². Cette petite région en termes de superficie concentre à elle seule 23% de
la population totale du pays pour une population de 3 732 282 d’habitants soit une
densité de l’ordre de 6 386 habitants au km2.

Hormis Dakar, les autres régions les plus densément peuplées, sont Kaolack, Thiès et
Diourbel avec respectivement 219, 319 et 371 habitants/km2.

Les régions de Matam, Tambacounda, Kédougou, comparées aux autres régions,


sont très faiblement peuplées avec des densités respectives de 24, 20 et 11
habitants/km2.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION 39
SES 2019

I.5.2. REPARTITION DE LA POPULATION DU SENEGAL SELON LE


MILIEU DE RESIDENCE

En 2019, la population urbaine du Sénégal est estimée à 7 606 692 individus contre
8 602 419 ruraux. La population du Sénégal est majoritairement féminine et rurale
(53,07% de la population totale avec 50,27% de femmes). Le taux d'urbanisation est
estimé à 46,93%.

Cependant, il existe de grandes disparités dans la structure par âge de la population


selon le milieu de résidence. En effet, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural,
la pyramide des âges a la forme d’un « parassol ». Ce type de pyramides (base large
et un sommet rétréci) est caractéristique des territoires à taux de natalité et taux de
mortalité élevés.

La pyramide du milieu rural a sa base plus élargie comparativement à celle du milieu


urbain aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Ce qui signifierait que les
enfants sont relativement plus nombreux en milieu rural comparé au milieu urbain.
En revanche, au niveau des âges avancés, les effectifs d’hommes et de femmes
semblent identiques aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.

Graphique I-3 : comparaison des structures par âges des populations du milieu urbain (en
gris) et du milieu rural (en trait bleu)

Source : ANSD, Données de projection, 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION 40


SES 2019

I.6. ÉVOLUTION DE LA POPULATION DES INDEPENDANCES A NOS


JOURS

Les données contenues dans le tableau ci-après montrent une dynamique de


croissance démographique soutenue de la population du Sénégal de 1960 à 2019. En
effet, la population du pays est passée de 1 678 673 habitants en 1960 à 4 997 934
habitants au RGP de 1976, 13 508 765 habitants au RGPHAE 2013 avant de s’établir
à 16 209 125 habitants selon les données de projection. La population du pays
double quasiment tous les 25 ans et les femmes sont toujours plus nombreuses que
les hommes, quel que soit le recensement.

Tableau I-5 : évolution de la population du Sénégal de 1960 à 2019


Hommes Femmes Ensemble
Année
Effectif Proportion (%) Effectif Proportion (%) Effectif Proportion (%)
1960 1 678 673 49,5 1 714 412 50,5 3 393 134 100,00
RGP 1976 2 472 622 49,5 2 525 263 50,5 4 997 934 100,00
RGPH 1988 3 353 599 48,6 3 543 209 51,4 6 896 857 100,00
RGPH 2002 4 852 764 49,2 5 005 718 50,8 9 858 531 100,00
RGPHAE 2013 6 735 420 49,9 6 773 295 50,1 13 508 765 100,00
2019 8 068 782 49,8 8 140 343 50,2 16 209 125 100,00
Source : ANSD, Données de projection, 2019

Selon le quatrième recensement général de la population réalisé en 2013, le taux de


croissance annuel intercensitaire est estimé 2,5%. Cet accroissement de la
population est soutenu par la jeunesse de la population comme illustré par la
pyramide ci-dessous.

Graphique I-4 : comparaison des structures par âge de la population du Sénégal de 2013
(en jaune) avec celle de 2019 (en trait rouge)

Source : ANSD, Données de projection, 2019


Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION 41
SES 2019

En effet, la structure de la population du Sénégal est marquée d’une part, par une
forte présence d’enfants, aussi bien chez les garçons que chez les filles. Ce qui
signifierait que le niveau de fécondité des femmes en âges de procréer reste
relativement élevé entre 2013 et 2019.

Conclusion

La population du Sénégal suit toujours une tendance croissante des indépendances à


nos jours. En outre, la proportion des femmes est légèrement supérieure à celle des
hommes, quel que soit le recensement.

Par ailleurs, la population est relativement caractérisée par sa jeunesse et son


inégale répartition entre les régions administratives.

Malgré un taux d’urbanisation assez élevé, la population sénégalaise reste


majoritairement rurale.

La structure par âge de la population est marquée, d’une part, par de grands
effectifs aux jeunes âges aussi bien chez les garçons que chez les filles, et d’autre
part, des effectifs très faibles aux âges avancés aussi bien chez les hommes que chez
les femmes.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION 42


SES 2019

Chapitre II :
Chapitre II : EDUCATION

Introduction
L’éducation est un facteur fondamental pour le développement

EDUCATION
intégral et la socialisation de l’humain. Selon la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme de 1948 (UNESCO 2000) « Toute
personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au
moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et
fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire.
L’enseignement technique et professionnel doit être généralisés ;
l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à
tous en fonction de leur mérite ». Ainsi, l’éducation en tant qu’outil
de promotion de la compétitivité et de l’innovation pour le
développement économique, est reconnue comme un droit
universel. A ce titre, le Sénégal s’est engagé à l’instar de la
communauté internationale, pour l’accès universel à l’éducation de
sa population jeune à l’aube du troisième millénaire. Cet
engagement du gouvernement dans le secteur de l’Education se
matérialise par la mise en œuvre de programmes tels que le «
Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Ethique et de la
Transparence du secteur de l'Éducation et de la Formation »
(PAQUET-EF, 2013-2025) dont l’objectif fondamental est
l’amélioration de l’accès à l’éducation pour tous et de la qualité de
celle-ci.

Le suivi régulier de ces politiques devient une nécessité pour assurer


une bonne orientation des politiques éducatives inclusives,
équitables et durables ; et une atteinte des objectifs. Ce présent
chapitre de la situation économique et sociale du Sénégal en 20195
aborde les questions relatives aux besoins de suivi et fait une
situation de l’éducation au Sénégal dans les différents niveaux et
cycles d’enseignement aussi bien général que technique.

5
Pour l’édition de 2019, à l’instar de celles à partir de 2014, les groupes d’âge scolaire utilisés ont connu une différence par
rapport à ceux des années précédentes consécutivement à l’application de la loi rabaissant d’une année l’âge d’entrée à l’école
primaire. Les nouvelles tranches sont déclinées ainsi : 3-5 ans pour le préscolaire, 6-11 ans pour le primaire, 12-15 ans pour le
moyen et 16-18 ans pour le secondaire. Cette situation limite la portée de l’analyse dynamique (tendancielle) de certains
indicateurs.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 43


SES 2019

II.1. L’ENSEIGNEMENT PRESCOLAIRE

L’enseignement préscolaire est destiné aux enfants de 3 à 5 ans. Il a pour objectif


majeur de préparer l’enfant à aborder avec succès les apprentissages scolaires. Il
comprend trois sections : petite, moyenne et grande.

II.1.1. ETABLISSEMENTS ET EFFECTIFS

Entre 2018 et 2019, le réseau des structures de prise en charge de la Petite Enfance
est passé de 3293 à 3581 établissements, soit un taux d’accroissement de 8,7%.
L’enseignement préscolaire est marqué par l’implication de structures non étatiques.
En 2019, 45,0% des établissements préscolaires sont privés et 14,4% sont des
structures communautaires et associatives. En 2018, ces proportions étaient
respectivement de 43,7% et de 15,7%.

Graphique II.1.Répartition (%) des structures du préscolaire par type en 2019

45,0
40,6

14,4

Public Privé Communautaire

Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

L’offre préscolaire est plus importante dans la région de Dakar (31,8%) qui
concentre près de trois établissements préscolaires sur dix. Elle est suivie par la
région de Thiès (12,8%), qui en comptabilise moins du sixième en 2019. Les
établissements préscolaires sont moins fréquents dans les régions de Matam,
Kédougou et Kaffrine où leur part n’atteint pas 2%.

S’agissant du statut des établissements, la participation des structures non étatiques


dans l’enseignement préscolaire est plus remarquée dans la région de Dakar où près
de neuf établissements sur dix (89,8%) sont privés. Elle est relativement faible dans
les régions de Matam (2,9%), Kédougou (4,5%) et Sédhiou (5,5%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 44


SES 2019

Tableau II-1. Répartition des structures du préscolaire par région en 2019


Région Nombre de structures Part de la région Part des établissements privés
Dakar 1 139 31,8 89,8
Diourbel 131 3,7 24,4
Fatick 157 4,4 33,1
Kaffrine 62 1,7 11,3
Kaolack 129 3,6 27,9
Kédougou 44 1,2 4,5
Kolda 196 5,5 8,2
Louga 308 8,6 13,6
Matam 68 1,9 2,9
St-Louis 200 5,6 27,5
Sédhiou 218 6,1 5,5
Tambacounda 157 4,4 16,6
Thiès 459 12,8 49,7
Ziguinchor 313 8,7 25,6
SENEGAL 3 581 100 45,0
Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

La population préscolarisée a progressé de 2,3% entre 2018 et 2019 en passant de


246 677 apprenants en 2018 à 252 330 en 2019. La part des filles dans cette
population est de 52,2% et n’a presque pas connu une évolution depuis 2016.

La répartition de l’effectif par région met en avant le fait que, plus de 60% des
élèves du préscolaire sont concentrés dans les régions de Dakar (29,9%), Thiès
(13,8%), Ziguinchor (9,3%) et Louga (7,1%). Par ailleurs, les filles sont majoritaires
dans toutes les régions à l’exception de Ziguinchor et Sédhiou où leur effectif reste
légèrement inférieur à celui des garçons.

Tableau II-2. Répartition par région et la part des filles et du milieu rural dans l’effectif
des apprenants du préscolaire en 2019
Région Effectif Part (%) de la région dans Part (%) des filles dans
l’effectif total l’effectif de la région
Dakar 75 398 29,9 51,5
Diourbel 10 257 4,1 55,4
Fatick 11 100 4,4 52,3
Kaffrine 4 216 1,7 56,2
Kaolack 10 428 4,1 53,8
Kédougou 3 323 1,3 52,2
Kolda 12 949 5,1 50,3
Louga 17 906 7,1 53,4
Matam 5 965 2,4 55,6
Saint-Louis 14 823 5,9 54,0
Sédhiou 14 990 5,9 49,5
Tambacounda 12 681 5,0 51,9
Thiès 34 734 13,8 53,5
Ziguinchor 23 560 9,3 49,8
Sénégal 252 330 100 52,2
Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 45


SES 2019

II.1.2. L’INTENSITE DE LA PRESCOLARISATION

Le taux brut de préscolarisation (TBPS) est une mesure de la participation des


enfants dans le préscolaire. C’est un indicateur utilisé pour mesurer le degré de
fréquentation du préscolaire. Il est égal au rapport entre le nombre total d’inscrits au
préscolaire indépendamment de l’âge sur la population scolarisable à ce cycle (3 à 5
ans). Le TBPS au préscolaire est de 17,6% en 2019. Le TPBS des filles est plus élevé
que celui des garçons et ce constat reste valable quelle que soit la région, comme le
montre l’indice de parité.

La préscolarisation est plus faible dans les régions de Kaffrine, Diourbel, Matam et
Kaolack. Elle est plus élevée à Ziguinchor (38,7%) et à Dakar (31,6%) et
relativement importante à Sédhiou (26,4%).

Graphique II.2. Taux brut de préscolarisation (TBPS) et indice de parité en 2019

1,4 1,4 1,3 1,3 1,2


1,1 1,2 1,1 1,0 1,2 1,0 1,1 1,2 1,0 1,1
30,5
32,6
31,6

11,5
13,4
12,4

10,4

16,7
18,8
17,8
16,0
16,6
16,3
18,0
21,3
19,6

14,6
18,1
16,3
26,3
26,6
26,4
13,6
15,1
14,3
17,8
21,2
19,5
38,2
39,2
38,7
16,4
18,8
17,6
4,9
6,8
5,8

4,6
6,4
5,5
8,1

9,2

6,9
8,8
7,9

TBPS Garçon TBPS Fille TBPS ensemble Indice de parité fille/garçon

Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

II.2. L’ENSEIGNEMENT ELEMENTAIRE

Dans l’enseignement élémentaire, la tranche d’âge 6-11 ans constitue la demande


potentielle d’éducation ou population scolarisable.

Le cycle est articulé autour de six niveaux : le cours d’initiation (CI), le cours
préparatoire (CP), les cours élémentaires (1ère et 2e année) et les cours moyens (1ère
et 2e année). Il est sanctionné par le Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 46


SES 2019

II.2.1. L’OFFRE ET LA CAPACITE D’ACCUEIL DU PRIMAIRE

Le réseau des structures d’enseignement primaire est chiffré à 10 343 établissements


en 2019 contre 10 102 en 2018. Au niveau national et dans les régions (excepté
Dakar où la part du public n’atteint pas 30%), plus de 80% de ces structures sont du
secteur public. S’agissant de la répartition des établissements scolaires du primaire
par région, les régions de Dakar (15,0%) et de Thiès (11,4%) ont les plus grandes
parts alors que la région de Kédougou concentre moins de 3% des établissements
du primaire.

Tableau II-3. Répartition des écoles par région et selon le statut en 2019
Etablissements
Région Nombre Part du secteur public Part de la région dans
d'établissements dans la région (%) le nombre global (%)
Dakar 1 556 28,0 15,0
Diourbel 594 88,9 5,7
Fatick 715 94,1 6,9
Kaffrine 492 98,4 4,8
Kaolack 750 92,3 7,3
Kédougou 291 98,6 2,8
Kolda 797 98,0 7,7
Louga 948 94,6 9,2
Matam 432 99,8 4,2
Saint-Louis 833 96,0 8,1
Sédhiou 512 97,9 5,0
Tambacounda 769 96,6 7,4
Thiès 1 177 80,4 11,4
Ziguinchor 477 90,6 4,6
SENEGAL 10 343 83,4 100,0
Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

II.2.2. L’ACCES A L’ELEMENTAIRE ET L’INTENSITE DE LA


FREQUENTATION SCOLAIRE

L’accès à l’élémentaire est mesuré à partir du taux brut d’admission (TBA) et


l’intensité de la fréquentation à partir du taux brut de scolarisation. Le TBA indique le
nombre d’enfants nouvellement admis au CI, rapporté à la population ayant l’âge
légal de fréquenter la première année de l’élémentaire. En 2019, le TBA est de
98,8% (105,7% chez les filles et 92,2% pour les garçons) contre de 102,6% en 2017
(109,5% chez les filles et 96,0% pour les garçons) et 102,2% (110,1% chez les filles
et 95,8% chez les garçons) en 2018. Le TBA reste relativement faible dans les
régions de Kaffrine (62,7%) et de Diourbel (62,5%) où il est en deçà de 80%.

En 2019, la parité entre fille et garçon en termes d’admission au primaire est


constatée dans les régions de Dakar, Kédougou, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor alors
que dans les autres régions, le TBA des filles reste plus élevé.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 47
SES 2019

Graphique II.3. Taux brut d’admission à l’élémentaire selon le sexe et la région en 2019
1,4 1,5 1,3 1,6 1,3
1,0 1,1 1,2 1,0 1,0 1,0 1,1 1,1 1,0 1,2
106,6
109,3
108,0

102,9

100,8

132,4
127,6
130,1
119,3
121,1
120,2

101,2

129,8
114,3
117,1
119,5
118,3

108,0
101,3
116,1
128,5
122,2
106,9
102,6
104,8

105,7
53,2
72,7
62,5
93,0

97,8
51,0
75,3
62,7
85,0

92,5

80,7

90,6
63,5
98,3
80,6
99,6

95,0

92,2

98,8
TBA Garçon TBA Fille TBSA ensemble Indice de parité fille/garçon

Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

S’agissant du taux brut de scolarisation au primaire (TBS), c’est le rapport entre les
effectifs inscrits et la population en âge de fréquenter le primaire. Le TBS de
l’élémentaire est 84,9% en 2019. Au niveau régional, la scolarisation est plus
importante dans les régions de Kédougou (113,2%), Ziguinchor (107,2%), Thiès
(106,9%), Sédhiou (103,5%) et Dakar (101,0%). Les plus faibles TBS sont notés
dans les régions de Kaffrine (45,6%), et Diourbel (50,3%). L’analyse de l’indice de
parité montre que la scolarisation au primaire est plus intense chez les filles (91,6%),
comparativement aux garçons (78,4%), et ce dans toutes les régions, excepté la
région de Kédougou.

Graphique II.4. Taux brut de scolarisation à l’élémentaire selon le sexe et la région en


2019

1,4 1,7
1,3 1,1 1,2 1,3 1,4 1,2 1,2 1,2
1,1 1,0 1,1 1,0 1,0
104,5
101,0

114,3
112,0
113,2

109,2

102,4
104,6
103,5

114,4
106,9
106,9
107,4
107,2
97,5

43,2
57,7
50,3
80,7
89,4
84,9
37,6
54,0
45,6
70,7
83,8
77,0

90,1
96,3
93,1
61,9
79,5
70,4
51,2
85,5
67,8
80,8
94,6

73,2
84,6
78,7
99,8

78,4
91,6
84,9

TBS Garçon TBS Fille TBS ensemble Indice de parité fille/garçon

Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 48


SES 2019

II.3. L’ENSEIGNEMENT MOYEN

L’enseignement moyen fait suite à celui du primaire. Il a pour but de développer les
capacités d’observation, d’expérimentation, d’analyse, de synthèse, de jugement et
de création des élèves, mais aussi de compléter leur éducation sociale, morale et
civique.6 La fin de l’enseignement moyen est sanctionnée par le Brevet de Fin
d’Etudes moyennes (BFEM).

II.3.1. LES ETABLISSEMENTS DU MOYEN

Le réseau d’offre de l’enseignement moyen est évalué à 13297 établissements en


2019. Au niveau national, le réseau est constitué majoritairement d’établissements
publics. En effet, le public regroupe 76,4% des établissements d’enseignement
moyen. Cette prépondérance des établissements publics dans l’enseignement moyen
est également constatée pour toutes les régions à l’exception de Dakar où plus du
tiers des établissements sont publics (36,0%).

Au niveau national, plus de la moitié des élèves de l’enseignement moyen sont des
filles soit 53,1% en 2019. Cette prépondérance de la présence des filles dans
l’effectif du moyen est plus notable dans les régions de Matam (60,6%), Saint-Louis
(55,9%), Diourbel (55,6%), Louga (55,2%) et Dakar (54,4%). Par contre, dans les
régions de Kédougou, Kolda et Sédhiou, l’effectif des filles est nettement moins
important que celui des garçons. La répartition des élèves selon la région laisse
apparaître un poids important des régions de Dakar (27,1%) et Thiès (16,6%) qui
concentrent près de 44% des élèves du moyen.
Tableau II-4.Répartition régionale des établissements et des effectifs et part des filles
dans l’effectif du moyen en 2019
Etablissement Effectif
Proportion de fille dans Part de la région
Nombre Part du secteur public Part de la région dans Effectif
Région l'effectif global de la dans l'effectif
d'établissements dans la région (%) le nombre global (%) total
région global
Dakar 308 36,0 23,2 202 410 54,4 27,1
Diourbel 61 72,1 4,6 41 837 55,6 5,6
Fatick 98 78,6 7,4 52 399 53,7 7,0
Kaffrine 32 100,0 2,4 15 094 53,5 2,0
Kaolack 95 94,7 7,1 55 713 51,8 7,5
Kédougou 26 100,0 2,0 8 361 43,3 1,1
Kolda 82 97,6 6,2 33 857 47,1 4,5
Louga 78 92,3 5,9 33 779 55,2 4,5
Matam 69 98,6 5,2 24 376 60,6 3,3
Saint‐Louis 92 96,7 6,9 49 347 55,9 6,6
Sédhiou 66 95,5 5,0 28 897 44,7 3,9
Tambacounda 59 81,4 4,4 24 741 49,8 3,3
Thiès 159 78,6 12,0 123 813 54,0 16,6
Ziguinchor 104 87,5 7,8 51 873 49,3 6,9
Sénégal 1 329 76,4 100,0 746 497 53,1 100,0
Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

6 [Link]
7 Non inclus les établissements secondaires ayant un cycle moyen
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 49
SES 2019

II.3.2. LA TRANSITION ET L’INTENSITE DE LA SCOLARISATION

L’accès à l’enseignement moyen est mesuré par le taux de transition du CM2 à la


Sixième, qui est la proportion d’élèves de la classe de CM2 de l’année précédente qui
passe en classe de sixième des collèges l’année suivante. Le taux de transition CM2-
6ème est estimé à 73,9% en 2018-2019 contre 66,4% en 2015-2016, 68,7% en 2016-
2017 et 68,2% en 2017-2018. En 2019, ce taux est de 75,8% pour les garçons et de
72,3% pour les filles soit un écart de 3,5 points de pourcentage.

Au niveau régional, la situation diffère nettement selon les régions. En 2019, les plus
forts taux de transition sont enregistrés dans les régions de Ziguinchor (86,8%),
Dakar (86,1%), Kaolack (75,8%) et Thiès (75,4%) où le taux de transition est au-
dessus du taux constaté au niveau national. Dans les autres régions, le taux de
transition est en deçà du taux national mais reste plus faible dans les régions de
Diourbel (58,3%), et Tambacounda (58,5%), où moins de six élèves sur dix de CM2
sont passés en 6ème.

L’analyse de l’Indice de parité montre que le taux de transition des garçons est plus
élevé que celui des filles dans la majeure partie des régions.

Graphique II.5. Taux de transition (TT) CM2-6ème selon le sexe et la région en 2018-2019

1,0 1,0 1,0 0,9 0,9 1,0 0,9 1,0 0,9 0,9 1,0 0,9 0,9 1,0 1,0
86,1
86,1
86,1
59,5
57,5
58,3
71,8
71,2
71,5
71,3
61,5
65,5
80,9
71,5
75,8
60,3
60,7
60,5
69,7
65,5
67,5
67,5
65,7
66,5
76,0
66,2
69,7
75,2
71,2
73,0
63,7
61,6
62,7
61,6
55,6
58,5
78,1
73,3
75,4
87,8
85,7
86,8
75,8
72,3
73,9

TT CM2‐6ème Garçon TT CM2‐6ème Fille TT CM2‐6ème ensemble Indice de parité fille/garçon

Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

Le TBS du cycle moyen, utilisé pour capter l’intensité de la fréquentation dans le


cycle est le rapport entre les effectifs inscrits et la population scolarisable au moyen.
Il est estimé à 49,8% en 2019 contre 49,5% en 2018, soit une baisse de 0,1 point de
pourcentage entre 2018 et 2019. Il est plus important chez les filles (54,1%) que
chez les garçons (45,8%).
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 50
SES 2019

L’analyse par région montre que les régions de Kaffrine (22,2%), Diourbel (24,8%),
Tambacounda (30,7%), Louga (33,9%)et Matam (35,9%) font face à un niveau
relativement faible de fréquentation scolaire du moyen avec des TBS qui sont
inférieurs de plus de 10 points de pourcentage au TBS national, alors que les régions
de Ziguinchor (91,7%), Dakar (66,1%) et Thiès (63,8%) se particularisent par un
fort niveau de fréquentation du moyen avec des TBS qui dépassent de plus de 10
points de pourcentage le TBS national.

L’analyse de la parité fille garçon révèle que le TBS des filles est plus élevé que celui
des garçons dans toutes les régions sauf à Kédougou, Kolda et Sédhiou ou l’indice de
parité est inférieur à 1.

Graphique [Link] brut de scolarisation au moyen par région et par sexe en 2019

1,7
1,2 1,2 1,4 1,4 1,3
1,2 1,2 1,1 1,1 1,1 1,2
0,8 1,0 0,9
61,0
71,1
66,1
22,2
27,4
24,8
53,6
65,2
59,3
20,7
23,8
22,2
45,8
51,6
48,6
55,5
44,9
50,3
43,3
41,4
42,4
28,7
39,6
33,9
26,8
46,0
35,9
41,6
56,3
48,7
55,6
49,3
52,6
29,7
31,8
30,7
56,7
71,3
63,8
88,9
94,7
91,7
45,8
54,1
49,8

TBS Garçon TBS Fille TBS ensemble Indice de parité fille/garçon

Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

II.4. L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE GENERAL

L’enseignement secondaire, constitué de deux volets (l’enseignement général et la


formation professionnelle et technique), comporte trois niveaux d’études que sont la
seconde, la première et la terminale. La population de la tranche d’âges de 16 à 18
ans constitue la demande potentielle pour l’enseignement secondaire.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 51


SES 2019

II.4.1. LES ETABLISSEMENTS DU SECONDAIRE

Le réseau d’établissements dans lesquels l’enseignement secondaire est dispensé


comporte 982 en 2019 contre 962 en 2018, soit une augmentation de 2,1% en 2019.
Les structures associant l’enseignement moyen à l’enseignement secondaire
représentent 83% en 2019 et sont majoritaires dans toutes les régions.

Graphique II.7. Répartition des établissements dispensant un enseignement secondaire


selon le milieu de résidence en 2019

91,7 93,0 86,7 88,2 86,7 87,5 57,6 64,9 87,1 64,2
82,1 58,3 80,6 82,8
67,7

19

35

43
24
21

813
148
25
32
265

13

13

42
67
66

10 14 25 13 24
24 7 5 2 9 2 6 6 22 169
289

170

982
39

71

15

76

15

31

48

33

60

37

31

67
Etablissement ayant un 2ème cycle Etablissements ayant un 2ème cycle

Etablissements du 1er et 2ème cycle Part des etablissement des 1 et 2 cycle

Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

II.4.2. L’INTENSITE DE LA SCOLARISATION

L’intensité de la fréquentation scolaire est mesurée à travers le TBS au secondaire


général qui est estimée à 33,2% en 2019 contre 33,8% en 2018. L’analyse selon le
sexe montre que le TBS est légèrement plus élevé chez les filles avec 34,7% contre
31,7% pour les garçons, soit un indice de parité de 1,1 en faveur des filles.

D’importantes disparités sont notées entre les régions. En effet, dans la région de
Ziguinchor, le taux brut de scolarisation au secondaire est de 72,3% en 2019 alors
que dans les autres régions, ce taux n’atteint pas 50 %. La disparité reste plus
remarquable pour les régions de Kaffrine (15,1%), Diourbel (15,0%) et
Tambacounda (18,5%) où les TBS du secondaire sont inférieurs à 20 %. Par ailleurs,
l’analyse de l’indice de parité montre que le niveau de scolarisation des filles au
secondaire en 2019 est plus élevé que celui des garçons dans les régions de Dakar,
Fatick, Louga, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor. Par contre, dans les autres régions le
niveau de scolarisation des garçons est supérieur à celui des filles.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 52


SES 2019

Graphique II.8. Taux brut de scolarisation au secondaire par sexe et par région en 2019

1,2 1,3 1,4


1,1 1,2 1,2 1,0 1,1
1,0 0,9 1,0 1,0
0,6 0,7 0,7
36,9
44,8
41,0
15,3
14,7
15,0
36,8
42,0
39,3
16,4
13,9
15,1
38,2
37,3
37,7
28,7
16,6
22,8
23,4
17,4
20,5
20,4
25,9
23,0
19,2
26,7
22,7
30,7
36,1
33,3
35,0
24,8
30,1
18,8
18,2
18,5
41,7
49,5
45,5
72,0
72,8
72,3
31,7
34,7
33,2
TBS Garçon TBS Fille TBS ensemble Indice de parité fille/garçon

Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019

II.5. LA FORMATION PROFESSSIONNELLE ET L’ENSEIGNEMENT


TECHNIQUE

Le réseau des établissements dispensant une formation professionnelle et/ou un


enseignement technique est constitué de lycées d’enseignement technique et de
centres de formation professionnelle (CFP) couvrant plusieurs filières dans des
secteurs divers et variés.

II.5.1. LES ETABLISSEMENTS DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE


ET TECHNIQUE

Les structures de la formation professionnelle et technique (FPT), sont de 406


établissements en 2019 avec douze (12) lycées techniques tous publics. Le secteur
privé concentre 70,4% des structures de formation. Elles sont inégalement réparties
entre les régions. La région de Dakar concentre 50,5% des établissements
d’enseignement professionnel et technique, celle de Thiès 10,6%, celle de Ziguinchor
7,1% et celle de Kaolack (6,4%). L’ensemble des structures des 10 autres régions
représentent moins du quart du réseau national.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 53


SES 2019

Tableau II-5 : Répartition des structures de la formation professionnelle et technique par


région en 2019
Centres/instituts de Lycées techniques
Ensemble
formation professionnelle publics
Région Pourcentage de la
Nombre Part du privé Nombre Nombre Part du privé région dans l’effectif
global
Dakar 202 90,1 3 205 88,8 50,5
Diourbel 16 50,0 1 17 47,1 4,2
Fatick 1 0,0 1 1 0,0 3,0
Kaffrine 5 40,0 0 5 40,0 1,2
Kaolack 25 80,0 1 26 76,9 6,4
Kédougou 4 50,0 1 5 40,0 1,2
Kolda 15 53,3 1 16 50,0 3,9
Louga 6 33,3 0 6 33,3 1,5
Matam 7 0,0 0 7 0,0 1,7
Saint‐Louis 17 58,8 1 18 55,6 4,4
Sédhiou 3 33,3 0 3 33,3 0,7
Tambacounda 13 61,5 1 14 57,1 3,4
Thiès 42 64,3 1 43 62,8 10,6
Ziguinchor 28 57,1 1 29 55,2 7,1
SENEGAL 394 72,6 12 406 70,4 100,0

Source : Rapport national sur l’Emploi, la Formation professionnelle et technique et l’Artisanat, 2019

II.6. L’EFFICACITE INTERNE DANS L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE

L’efficacité interne est abordée sous l’angle du taux de réussite aux examens dans
l’enseignement technique et la formation professionnelle.

Le niveau de réussite dans les établissements de la formation professionnelle et


technique (FPT) est analysé séparément entre les deux types de formation.
Globalement, le taux de réussite est estimé à 50,7% en 2019 dans la formation
professionnelle contre 53,8% dans l’enseignement technique.

Dans la formation professionnelle, l’analyse a porté sur les taux de réussite au Brevet
Professionnel (BP), au Brevet d'Etudes Professionnelles (BEP), au Brevet de
Technicien (BT), au Brevet de Technicien Supérieur (BTS) et au Certificat d'Aptitude
Professionnelle (CAP). Le niveau global de réussite dans la FPT masque des
différences entre ces types d’examen. En effet, plus de la moitié des candidats aux
examens de BP (81,8%) et CAP (59,9) réussissent, alors que ce taux est inférieur à
47% pour le BEP, le BT et le BTS.

L’examen de l’enseignement technique selon les séries met en lumière une faiblesse
relative de résultats en S5 (33,3%). Il faut noter que dans l’enseignement technique,
en 2019, le taux de réussite le plus élevé est enregistré dans la série S3.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 54


SES 2019

Tableau II-6 : Résultats du baccalauréat technique et des examens professionnels en


2019
Type d'enseignement Séries/Diplômes Taux de réussite en
G 54,0
T1 52,9
T2 55,5
S3 87,1
S4 39,6
Enseignement technique
S5 33,3
Total 53,8
CAP 59,9
BEP 45,4
BT 46,8
Formation professionnelle BTS 45,6
BP 81,8
Total 50,7
Source : Rapport national sur l’Emploi, la Formation professionnelle et technique et l’Artisanat, 2019

Conclusion
L’application de nouvelles tranches d’âge en 2014, a eu des répercussions sur le
système d’information des statistiques du secteur de l’éducation et a engendré des
ruptures dans l’évolution des indicateurs phares, à savoir les taux de scolarisation et
ceux d’accès.

Globalement, à l’élémentaire, les indicateurs d’accès ont atteint un niveau élevé avec
des taux bruts de scolarisation (TBS)et des taux d’admission au CI qui sont
supérieurs à 100%. . Au moyen, les taux de transition CM2-6ème ont connus une
hausse entre 2015-2016 et 2018-2019. Cependant force est de constater que et le
taux brut de scolarisation (TBS) reste toujours faible dans les cycles moyen et
secondaire général. Par ailleurs, Les indicateurs de qualité comme la transition ou la
réussite nécessitent encore une amélioration par la prise de dispositions pour relever
leur niveau. En effet, le taux de transition du cycle élémentaire au cycle moyen
général, même s’il a connu une augmentation en 2015-2016 et (2018-2019) n’atteint
toujours pas 80%. De surcroît, il est plus élevé pour les garçons que pour les filles
et reste moins important dans les régions de Diourbel et Tambacounda.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 55


SES 2019

Chapitre III : EMPLOI

Chapitre III :
Introduction

Le chapitre emploi de l’édition de la Situation Economique et Sociale


de 2019 présente la situation du marché du travail à partir des

EMPLOI
résultats des Enquêtes Nationales sur l’Emploi au Sénégal (ENES).
En effet, l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie
(ANSD) réalise des collectes trimestrielles sur le niveau d’activité et
d’emploi de la population. La compilation de ces collectes permet
d’avoir des résultats représentatifs jusqu’au niveau régional. Ce
chapitre fait ainsi la synthèse de ces résultats.

Le contexte économique reste marqué par une crise et une


restructuration du marché du travail marqué par la faiblesse des
investissements dans les activités et secteurs ayant une forte
propension de création d’emplois entrainant des niveaux d’insertion
relativement faibles pour les demandeurs d’emploi, des restrictions à
la mobilité et à la reconversion notamment par le développement de
l’auto-emploi, l’automatisation voire la digitalisation des pans entiers
des chaines de production, etc.

Ce chapitre présente la structure de la population en âge de


travailler, les niveaux d’activité, d’emploi et du chômage. Pour toutes
ces dimensions une déclinaison selon le milieu de résidence, l’âge, le
sexe et le niveau d’éducation est faite.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 56


SES 2019

III.1. POPULATION EN ÂGE DE TRAVAILLER

Cette partie présente la répartition de la population en âge de travailler, sa structure


ainsi que certaines caractéristiques sociodémographiques. L’analyse est faite en
relation avec l’occupation.

III.1.1. REPARTITION SPATIALE DE LA POPULATION EN AGE DE


TRAVAILLER

La répartition selon le milieu de résidence de la population en âge de travailler


montre qu’elle réside majoritairement en zone urbaine qui concentre 51,8% des
individus en âge de travailler. Cette concentration de la population en âge de
travailler en milieu urbain est souvent expliquée par son poids économique qui en fait
une zone d’attraction d’individus à la recherche d’emploi.

Au niveau régional, cette population est principalement concentrée à Dakar (26,9%),


Thiès (11,5%) et Diourbel (13,0%) qui regroupent 51,4% des personnes en âge de
travailler.

Graphique III-1 : Répartition spatiale de la population en âge de travailler

60,0
51,8
50,0 48,2
40,0
26,9
30,0
20,0 11,5 4,6 13,0
4,3 6,5 6,5 6,0 5,0 4,6 3,7 3,8
10,0 1,1 2,8
0,0

Source : ANSD. ENES 2019

III.1.2. STRUCTURE DE LA POPULATION EN AGE DE TRAVAILLER

La répartition par groupe d’âges et par sexe de la population en âge de travailler fait
ressortir son caractère jeune et féminin avec des niveaux d’instruction faibles. En
effet, cette population, qui est légèrement à dominante féminine (51,3%) est
constituée à 58,2% de jeunes âgés de 15 à 34 ans. Une personne sur trois en âge de
travailler a moins de 25 ans ; 57,9% n’ont jamais fréquenté l’école ; 15,3% ont le
niveau primaire.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 57


SES 2019

Tableau III-1 : Structure par sexe, par âge et par niveau d’instruction de la population en
âge de travailler

Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 48,7
Femme 51,3
Selon la tranche d'âges
[15-24] 33,4
[25-34] 24,8
[35-44] 17,1
[45-59] 15,2
60 ans et plus 9,5
Selon le niveau scolaire
Aucun 57,9
Préscolaire/Primaire 15,3
Secondaire 22,2
Supérieur 4,6
Selon le statut matrimonial
Célibataires 37,5
Mariés 55,8
Divorcés/ séparés/Veufs 6,7
Source : ANSD. ENES 2019

III.1.3. POPULATION NI EN EMPLOI NI EN FORMATION

L’analyse de la structure de la population en âge de travailler particulièrement celle


des jeunes (15 à 34 ans), montre que 33,1% ne sont ni en scolarisation, ni en
formation, ni en emploi (NEET)8. Cette catégorie de jeunes très vulnérables qui sont
en dehors du marché du travail et en dehors du processus d’acquisition de capital
humain (éducation ou formation) est plus importante en milieu rural où 38,6% des
jeunes sont concernés contre 26,0% à Dakar et 30,5% dans les autres zones
urbaines. Par rapport au sexe, les femmes sont plus affectées que les hommes. En
effet, près la moitié (47,4%) des jeunes femmes sont ni en scolarisation, ni en
formation, ni en emploi contre 18,4% pour les hommes.

Par ailleurs, le taux de NEET diminue avec le niveau d’instruction. Il passe de 45,2%
pour les jeunes qui n’ont aucun niveau d’instruction à près de 19% pour ceux qui ont
le niveau secondaire ou supérieur.

8
Not in Education, Employment or Training
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 58
SES 2019

Tableau III-2 : Jeunes ni en scolarisation, ni en formation, ni en emploi selon le sexe, le


groupe d’âges et le niveau d’instruction

Modalité Taux (en %)


Selon le milieu de résidence
Dakar 26,0
Autres urbains 30,5
Rural 38,6
Selon le sexe
Homme 18,4
Femme 47,4
Selon la tranche d'âges
[15-24] 30,9
[25-34] 35,7
Selon le niveau scolaire
Aucun 45,2
Préscolaire/Primaire 28,4
Secondaire 19,0
Supérieur 19,4
Ensemble 33,1
Source : ANSD. ENES 2019

III.2. MAIN-D’OEUVRE

Au sens de la comptabilité nationale, la main-d’œuvre désigne la population


disponible dans une économie pour la production de biens et services. Une main-
d’œuvre plus abondante traduit un plus grand dynamisme des individus en âge de
travailler sur le marché du travail.

III.2.1. LA PARTICIPATION DANS LA MAIN-D’ŒUVRE

Le taux de participation de la main-d’œuvre est un indicateur de mesure du


dynamisme dans la population en âge de travailler.

III.2.1.1. Participation de la main-d’œuvre par milieu de


résidence

En 2019, le taux de participation est estimé à 61,0%. La participation au marché du


travail est plus importante à Dakar et en milieu rural où elle est évaluée
respectivement à 63,8% et 62,0% contre 56,1% dans les autres milieux. Le niveau
de participation de la main-d’œuvre a augmenté de 1,2 point de pourcentage par
rapport à 2018 où il été estimé à 59,8%.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 59


SES 2019

Graphique III-2 : Taux d’activité au niveau national et par milieu résidence

66,0
63,8
64,0
62,0
62,0 61,0
60,0
58,0
56,1
56,0
54,0
52,0
National Dakar Autres urbains Rural

Source : ANSD. ENES 2019

III.2.1.2. Participation de la main-d’œuvre selon les


caractéristiques sociodémographiques

Le taux national cache des disparités selon le sexe, l’âge et le niveau d’instruction. En
effet, les taux de participation les plus élevés sont observés dans la tranche d’âges
35-44 ans (82,8%) et 45-59 ans (79,0%), chez les personnes qui n’ont aucun niveau
d’instruction (67,4%), celles qui ont le niveau préscolaire/primaire (69,1%) et chez
les hommes (70,5%).

Tableau III-3 : Taux d’activité selon le sexe, l’âge et le niveau d’instruction

Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 70,5
Femme 51,9
Selon la tranche d'âges
[15-24] 39,4
[25-34] 70,4
[35-44] 82,8
[45-59] 79,0
60 ans et plus 44,3
Selon le niveau scolaire
Aucun 67,4
Préscolaire/Primaire 69,1
Secondaire 40,7
Supérieur 55,6
Source : ANSD. ENES 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 60


SES 2019

III.2.2. STRUCTURE DE LA MAIN-D’ŒUVRE

Cette section décrit la structure de la main-d’œuvre en présentant notamment sa


répartition selon le milieu ainsi que sa composition.

III.2.2.1. Répartition spatiale de la main d’œuvre

Comme la population en âge de travailler, celle de la main-d’œuvre est, aussi, plus


importante en milieu urbain (52,2%). Il faut noter que Dakar et les autres milieux
urbains comptabilisent respectivement 28,6% et 23,6% de la main-d’œuvre.

Graphique III-3 : Répartition spatiale de la main-d'œuvre

28,6
47,8

23,6

Dakar Autres urbains Rural

Source : ANSD. ENES 2019

III.2.2.2. Composante de la main-d’œuvre par sexe, classe


d’âges et le niveau d’instruction

La structure par âge de la main-d’œuvre diffère de celle de la population en âge de


travailler. Les résultats de l’ENES montrent une présence relativement faible des
jeunes âgés de 15 à 34 ans au regard de leur poids dans la population en âge de
travailler. Ces derniers qui représentent près de 58,0% de la population en âge de
travailler ne constituent que 50,2% de la main-d’œuvre. Cette situation peut être
expliquée par le fait qu’une partie de cette frange de la population est encore dans le
système éducatif.

La structure par sexe montre que la sous-utilisation de la main-d’œuvre est plus


prononcée chez les femmes comparativement aux hommes. En effet, les femmes qui
constituent près de 51,0% de la population en âge de travailler, représentent 43,7%
de la main-d’œuvre.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 61


SES 2019

Par rapport au niveau d’instruction qui est un facteur déterminant dans le


positionnement des individus sur le marché du travail, l’analyse des résultats montre
une faible qualification de l'offre globale de travail, avec près de 80% des individus
qui ont au plus le niveau primaire dont 63,4% n’ont jamais fréquenté le système
éducatif. La proportion de la main-d’œuvre qui a le niveau supérieur est estimée à
4,4%.

Tableau III-4: Structure de la main-d’œuvre par sexe, par âge et par niveau d’instruction
Modalités Proportion
Sexe
Homme 56,3
Femme 43,7
Tranche d'âges
[15-24] 21,6
[25-34] 28,6
[35-44] 23,2
[45-59] 19,7
60 ans et plus 7,0
Niveau scolaire
Aucun 63,4
Préscolaire/Primaire 16,9
Secondaire 15,3
Supérieur 4,4
Source : ANSD. ENES 2019

III.3. POPULATION EN EMPLOI

Les personnes en emploi sont celles qui s’engagent dans la production de biens et
services marchands dans l’économie en contrepartie d’une rémunération. Leur
importance relative reflète le dynamisme du marché du travail en termes de capacité
de création d’emplois.

III.3.1. TAUX D’EMPLOI DE LA MAIN-D’ŒUVRE

Le taux d’emploi constitue une mesure de l’utilisation de la main-d’œuvre disponible


dans l’économie pour la production de biens et services au sens de la comptabilité
nationale. Il mesure la part des personnes en emploi, c’est-à-dire ayant un emploi
rémunéré, parmi les personnes en âge de travailler.

III.3.1.1. Taux d’emploi par milieu de residence

Le taux d’emploi est estimé au niveau national à 43,9% en 2019. Le niveau global
d’emploi observé montre de fortes disparités entre Dakar et les autres milieux des
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 62
SES 2019

résidences. En effet, la zone rurale qui concentre 47,8% de la main-d’œuvre a un


taux d’emploi de 37,8% contre 33,6% pour la région de Dakar et 26,0% pour les
autres zones urbains.

Graphique III-4 : Taux d’emploi au niveau national et par milieu de résidence

50,0
43,9
45,0 40,5
40,0
33,6
35,0
30,0 26,0
25,0
20,0
15,0
10,0
5,0
0,0
National Dakar Autres urbains Rural

Source : ANSD. ENES 2019

III.3.1.2. Taux d’emploi par sexe, classe d’âges et niveau


d’instruction

Le niveau d’emploi varie selon le sexe et le niveau d’instruction. En effet, le taux


d’emploi est plus élevé chez les hommes (57,3%) comparativement aux femmes
(31,2%). La proportion de la main-d’œuvre en emploi augmente avec l’âge jusqu’à la
tranche d’âges 45-59 ans où elle atteint un maximum. Au-delà de cette tranche
d’âge, on observe une baisse progressive du niveau d’emploi. Le niveau d’emploi des
jeunes de 25-24 ans est estimé à 21,6%.

Par rapport au niveau d’instruction, on note que le taux d’emploi le plus élevé
(55,4%) est observé chez les personnes ayant le niveau préscolaire ou primaire et
chez les personnes qui n’ont jamais fréquenté l’école (46,1%). Toutefois, on
remarque qu’à partir du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, le taux
d’emploi augmente avec le niveau d’instruction. En effet, il passe de 31,1% pour les
personnes qui ont le niveau secondaire à 43,8% pour celles du niveau supérieur.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 63


SES 2019

Tableau III-5: taux d’emploi de la main d’œuvre par sexe, âge et niveau d’instruction

Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 57,3
Femme 31,2
Selon la tranche d'âges
[15-24] 21,6
[25-34] 48,4
[35-44] 65,4
[45-59] 66,1
60 ans et plus 36,9
Selon le niveau scolaire
Aucun 46,1
Préscolaire/Primaire 55,4
Secondaire 31,1
Supérieur 43,8
Source : ANSD. ENES 2019

III.3.2. STRUCTURE ET PROFIL DE LA MAIN-D’ŒUVRE EN EMPLOI

La répartition régionale de la main-d’œuvre en emploi ainsi que sa structure par


sexe, âge et niveau d’instruction seront présentées dans cette section.

III.3.2.1. Répartition spatiale de la main d’œuvre en emploi

La main-d’œuvre est aussi plus importante en milieu urbain qui concentre 59,5% de
la population en emploi. Au niveau régional, après la région de Dakar (33,6%), c’est
Thiès et Diourbel qui suivent avec des parts respectives de 15,0% et 11,4%. Ces
trois régions regroupent 60,0% de la population en emploi.

Graphique III-5 : Répartition spatiale de la main-d'œuvre en emploi


59,5
60
50 40,5
40 33,6
30
20 15
11,4
4,1 5,7 4,1 5,4 6,3 4,6
10 2,6 1,6 3,4 1,3 0,9
0

Source : ANSD. ENES 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 64


SES 2019

III.3.2.2. Structure de la main-d’œuvre en emploi par sexe,


classe d’âges et niveau d’instruction

L’analyse de la structure de la main-d’œuvre en emploi, par âge et par sexe, montre


une sous-représentation des femmes et des jeunes, eu égard à leur poids
démographique dans la population en âge de travailler. En effet, ces personnes de la
tranche d’âges 15-34 ans, qui représentent près de 58,2% de la population en âge
de travailler, ne constituent que 43,7% de la main-d’œuvre en emploi.

Il en est de même pour les femmes qui font près de 51,0% de la population en âge
de travailler mais ne représentent que 36,5% de la main-d’œuvre en emploi. Par
rapport au niveau d’instruction, 60,2% des personnes en emploi n’ont jamais
fréquenté l’école et 18,8% ont le niveau préscolaire ou primaire.

Tableau III-6: Structure de la main-d’œuvre en emploi par sexe, âge et niveau


d’instruction
En %
Selon le sexe
Homme 63,5
Femme 36,5
Selon la tranche d'âges
[15-24] 16,4
[25-34] 27,3
[35-44] 25,4
[45-59] 22,9
60 ans et plus 8,0
Selon le niveau scolaire
Aucun 60,2
Préscolaire/Primaire 18,8
Secondaire 16,2
Supérieur 4,8
Source : ANSD. ENES 2019

III.3.2.3. Statut dans l’emploi de la main-d’œuvre

L’analyse du statut dans l’emploi de la main-d’œuvre, montre le caractère vulnérable


des emplois. En effet, 45,3% et 14,8% des emplois sont respectivement des
indépendants non agricoles et agricoles, soit 60,1% du totale. Cette situation est plus
accentuée en milieu rural, où les indépendants non agricoles et agricoles
représentent respectivement 43,4% et 31,9% des emplois. Quant à l’emploi salarié
qui représente 28,9% des emplois, il est plus important à Dakar (42,5%) et dans les
autres milieux urbains (31,7%). Les patrons/employeurs constituent 2,1% de la
population en emploi.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 65


SES 2019

Le statut dans l’emploi varie selon le sexe, l’âge et le niveau d’instruction.


L’entreprenariat est plus important chez les femmes avec une part de 74,4% contre
55,1% pour les hommes. Il augmente avec l’âge et diminue avec le niveau
d’instruction. En effet, l’entreprenariat est plus important chez les personnes qui ont
45 ans et plus et chez celles qui n’ont aucun niveau d’instruction où plus sept (07)
personne sur dix (10) en emploi sont des patrons/employeurs ou des indépendants
agricoles ou non agricoles. S’agissant de l’emploi salarié il est plus important chez les
hommes (32,9%) et chez les jeunes de la tranche d’âges 25-34 ans (36,6%).
Contrairement à l’entreprenariat, le niveau de l’emploi salarié augmente avec le
niveau d’instruction. En effet, la part de l’emploi salarié passe de 17,6% chez les
personnes qui n’ont aucun niveau d’instruction à 77,2% chez celles qui ont le niveau
supérieur.

Par ailleurs, 41,1% des personnes de la tranche d’âges 15-24 ans en emploi sont des
apprentis ou des stagiaires.

Tableau III-7: Statut dans l’emploi selon le milieu de résidence, le sexe, l’âge et le niveau
d’instruction.
Apprentis/ Patrons/ Indépendants Indépendants
Salariés Stagiaires Employeurs non agricoles agricoles
National 28,9 9,0 2,1 45,3 14,8
Milieu de résidence
Dakar 42,5 8,3 3,0 44,5 1,6
Urbain 31,7 11,8 2,2 49,4 5,0
Rural 15,8 7,7 1,2 43,4 31,9
Selon le sexe
Homme 32,9 12,0 2,8 34,7 17,6
Femme 21,9 3,7 0,8 63,9 9,7
Selon la tranche d'âges
[15-24] 29,3 41,1 0,3 19,7 9,7
[25-34] 36,6 7,6 1,8 43,3 10,7
[35-44] 30,4 0,6 2,4 52,5 14,1
[45-59] 24,1 0,1 3,1 54,9 17,8
60 ans et plus 10,8 0,0 2,6 54,7 31,9
Selon le niveau scolaire
Aucun 17,6 7,4 1,4 52,4 21,2
Préscolaire/Primaire 34,4 14,4 2,6 42,4 6,2
Secondaire 49,9 9,8 3,8 32,1 4,4
Supérieur 77,2 5,4 2,0 13,4 2,0
Source : ANSD. ENES 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 66


SES 2019

III.4. TRAVAIL FAMILIAL

Les aides familiaux sont des personnes qui travaillent dans une (ou plusieurs)
entreprise(s) appartenant à un membre de leur ménage sans y recevoir de
rémunération. Ils constituent une composante importante de la main-d’œuvre en
participant dans la production de biens et services marchands dans l’économie.

III.4.1. PARTICIPATION DES AIDES FAMILIAUX DANS LA MAIN-


D’ŒUVRE

Le niveau du travail familial constitue une mesure de l’utilisation du travail non


rémunéré dans production des biens et services au sens de la comptabilité nationale.
Il mesure la part des aides familiaux dans la main-d’œuvre.

III.4.1.1. Taux d’aide familial par milieu de residence

Le taux d’aide familial qui est la proportion d’aides familiaux sur la population active
ou main-d’œuvre est estimée à près de 12,7% au niveau national. La part des aides
familiaux dans l’offre de travail globale est plus importante en milieu rural où il est
estimé à 22,4% contre 1,3% à Dakar et 7,0% dans les autres zones urbaines.

Graphique III-6 : Taux de travail familial au niveau national et par milieu de résidence

25,0 22,4

20,0

15,0 12,7

10,0
7,0

5,0
1,3
0,0
Dakar Autres urbains Rural National

Source : ANSD. ENES 2019

III.4.1.2. Taux de travail familial par sexe, classe d’âges et


niveau d’instruction

La part des aides familiaux dans l’offre de travail globale diminue avec l’âge. Elle est
plus élevée chez les femmes. Selon l’âge, le taux le plus élevé est noté chez les
personnes de la tranche d’âge 15-24 où 25,5% des actifs sont des aides familiaux.
Selon le niveau d’instruction, le taux le plus élevé est noté chez les personnes qui
n’ont jamais fréquenté l’école (15,8%).
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 67
SES 2019

Tableau III-8: Taux de travail familial par sexe, âge et niveau d’instruction
Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 11,6
Femme 14,2
Selon la tranche d'âges
[15-24] 25,5
[25-34] 13,1
[35-44] 8
[45-59] 6,1
60 ans et plus 6,2
Selon le niveau scolaire
Aucun 15,8
Préscolaire/Primaire 8,2
Secondaire 8,6
Supérieur 1,2
Source : ANSD. ENES 2019

III.4.1. STRUCTURE ET PROFIL DES AIDES FAMILIAUX

La répartition du travail familial selon le milieu de résidence, sa structure par sexe,


âge et niveau d’instruction seront présentées dans cette section.

III.4.1.1. Répartition spatiale des aides familiaux

Le recours au travail familial demeure un phénomène essentiellement rural. En effet,


plus de huit aides familiaux sur dix résident en zone rurale. Dakar et les autres
milieux urbains regroupent respectivement 2,9% et 13,1% des aides familiaux. La
prépondérance du travail familial en zone rurale pourrait être liée à l’importance de la
main-d’œuvre agricole.

Graphique III-7 : Répartition selon le milieu de résidence des aides familiaux

2,9

13,1

84,0

Dakar Autres urbains Rural

Source : ANSD. ENES 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 68


SES 2019

III.4.1.2. Structure du travail familial par sexe, classe d’âges et


niveau d’instruction

Les aides familiaux sont majoritairement constitués de jeunes et personnes qui n’ont
aucun niveau d’instruction. En effet, 72,5% des aides familiaux sont des jeunes (15-
34 ans) et 78,0% d’entre eux n’ont aucun niveau d’instruction. Par rapport au sexe,
plus de la moitié (51,4%) des aides familiaux sont des femmes.

Tableau III-9: Répartition des aides familiaux par sexe, âge et niveau d’instruction
Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 51,4
Femme 48,6
Selon la tranche d'âges
[15-24] 43,2
[25-34] 29,3
[35-44] 14,6
[45-59] 9,5
60 ans et plus 3,4
Selon le niveau scolaire
Aucun 78,5
Préscolaire/Primaire 10,8
Secondaire 10,3
Supérieur 0,4
Source : ANSD. ENES 2019

III.5. POPULATION AU CHOMAGE

Les personnes au chômage constituent la composante non utilisée de la main-


d’œuvre dans la production des biens et services.

III.5.1. TAUX DE CHOMAGE DANS LA MAIN D’ŒUVRE

Le taux de chômage évalue le poids en pourcentage des chômeurs dans la main-


d’œuvre. Il est défini comme le ratio : nombre de chômeurs/nombre d'actifs.

III.5.1.1. Taux de chômage par milieu de residence

Le taux de chômage est estimé à 15,2% en 2019. Le niveau du chômage diffère


selon le milieu de résidence. Il est plus accentué en zone rurale où il se situe à
16,6% contre 14,0% à Dakar et 13,9% dans les autres milieux urbains.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 69


SES 2019

Graphique III-8 : Taux de chômage au niveau national et par milieu de résidence (en %)

17 16,6
16,5
16
15,5 15,2
15
14,5 14 13,9
14
13,5
13
12,5
National Dakar Autres urbains Rural

Source : ANSD. ENES 2019

III.5.1.2. Taux de chômage par sexe, classe d’âges et niveau


d’instruction
Le taux de chômage diminue en fonction des classes d’âges et est plus important
chez des jeunes âgés de 15 à 24 ans (19,8%) et de 25 à 34 ans (18,2%). Le
chômage touche davantage les femmes avec un taux estimé à 25,7% soit plus du
triple de celui des hommes estimé à 7,1%.
Par rapport au niveau d’instruction, les taux les plus élevés sont observés chez les
personnes ayant le niveau supérieur (20,1%) et celles qui n’ont aucun niveau
(15,9%).
Tableau III-10: Taux de chômage selon le sexe, l’âge et le niveau d’instruction
Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 7,1
Femme 25,7
Selon la tranche d'âges
[15-24] 19,8
[25-34] 18,2
[35-44] 13,0
[45-59] 10,1
60 ans et plus 10,7
Selon le niveau scolaire
Aucun 15,9
Préscolaire/Primaire 11,6
Secondaire 14,9
Supérieur 20,1
Source : ANSD. ENES 2019

III.5.2. STRUCTURE DE LA MAIN-D’ŒUVRE AU CHOMAGE

La répartition spatiale de la population au chômage ainsi que sa structure par sexe,


âge et niveau d’instruction seront présentées dans cette section.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 70


SES 2019

III.5.2.1. Répartition des chômeurs par milieu de résidence

La répartition des chômeurs par milieu de résidence montre qu’un (1) chômeur sur
dix (10) réside en milieu rural. Au niveau régional, Dakar (26,3%), Diourbel (20,9%)
et Thiès (13,5%) concentrent 60,7% de la demande d’emploi non satisfaite.

Graphique III-9: Répartition spatiale de la main-d’œuvre au chômage

60 52,1
47,9
50
40
26,3
30 20,9
20 13,5
8,4 7,5 6,8
10 2,9 1,3 0,9 2,5 1,3 4,6 0,9 2,2
0

Source : ANSD. ENES 2019

III.5.2.2. Structure de la population au chômage par sexe, classe


d’âges et niveau d’instruction

La main-d’œuvre au chômage est majoritairement composée de femmes, de jeunes


et de personnes ayant un faible niveau d’instruction. En effet, sept chômeurs sur dix
(73,7%) sont des femmes, six sur dix (62,3%) sont des jeunes et près huit sur dix
(79,1%) ont au plus le niveau primaire. Parmi les chômeurs, seuls 5,8% ont le
niveau supérieur.

Tableau III-11: Répartition de la main-d’œuvre au chômage selon le sexe le groupe d’âges

En %
Selon le sexe
Homme 26,3
Femme 73,7
Selon la tranche d'âges
[15-24] 28,1
[25-34] 34,2
[35-44] 19,8
[45-59] 13,1
60 ans et plus 4,9
Selon le niveau scolaire
Aucun 66,3
Préscolaire/Primaire 12,8
Secondaire 15
Supérieur 5,8
Source : ANSD. ENES 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 71
SES 2019

Conclusion

La population en âge de travailler (15 ans ou plus) est dans sa majorité féminine et
majoritairement jeune parmi lesquels 33,1% des 15-34 ans ne sont ni en
scolarisation, ni en formation, ni en emploi. La main-d’œuvre, constituée d’individus
en emploi, des aides familiaux et ceux au chômage, est estimée en à moyenne à
61,0% de la population en âge de travailler. La main-d’œuvre est en moyenne
majoritairement constituée de jeunes et des personnes qui n’ont jamais fréquenté
l’école.

L’analyse des situations dans l’occupation (emploi et travail familial) révèle le


caractère vulnérable et masculin du marché du travail au Sénégal.

Concernant le chômage, le taux global de chômage est évalué à 15,2% en 2019 et


est nettement plus important chez les jeunes de 15 à 34 ans et les femmes pour
lesquelles il est supérieur au double de celui des hommes. Les chômeurs résident
majoritairement en milieu rural et dans les régions de Dakar, Diourbel et Thiès.
L’analyse du niveau de chômage selon le niveau d’instruction montre que le taux de
chômage est plus élevé chez la main-d’œuvre ayant un niveau d’enseignement
supérieur. Cependant, plus de six chômeurs sur dix n’ont jamais fréquenté l’école.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 72


SES 2019

Chapitre IV : SANTE

Chapitre IV :
Introduction

Le troisième Objectif de Développement durable (ODD) avec ses dix-


sept (17) cibles consacrées exclusivement à la santé et au bien-être

SANTE
montre l’importance accordée à la santé dans les agendas
internationaux et nationaux. Améliorer la santé des hommes, des
femmes et des enfants constitue d’ailleurs un défi majeur des projets
et programmes du Sénégal. Le Plan Sénégal émergent (PSE) et le
Plan national de Développement sanitaire et social (PNDSS 2019-
2028) en sont une parfaite illustration.

Ainsi, pour permettre à toute la population d’accéder à ce droit


fondamental garanti par la Constitution, plusieurs programmes ont
été élaborés et exécutés avec des objectifs et des cibles bien
spécifiés.

Le présent chapitre fait l’économie des informations statistiques


disponibles sur la situation du secteur de la santé. La première partie
présente le système de santé du Sénégal, la deuxième fait état des
ressources du secteur, la troisième présente les activités du secteur,
la quatrième traite de l’état de santé de la population et enfin la
cinquième et dernière partie est consacrée aux performances du
secteur.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 73


SES 2019

IV.1. ORGANISATION DU SYSTEME DE SANTE AU SENEGAL

L’organisation du secteur socio-sanitaire sénégalais est de type pyramidal et adossée


au découpage administratif du pays. Le système comprend :

 un niveau central qui regroupe le Cabinet du Ministre de la Santé et de l’Action


sociale, le Secrétariat général, les Directions générales, les Directions
nationales, les Services centraux rattachés, les Centres nationaux de
Réinsertion sociale et les Etablissements publics de Santé de niveau 3 ;

 un niveau intermédiaire stratégique qui regroupe les régions médicales, les


Brigades régionales de l’Hygiène (BRH), les Services régionaux de l’Action
sociale (SRAS) et les Etablissements publics de Santé de niveau 2 ;

 un niveau périphérique opérationnel avec les Districts sanitaires, les Sous –


Brigades de l’Hygiène, les Services départementaux de l’Action sociale, les
Centres de Promotion et de Réinsertion sociale (CPRS) et les Etablissements
publics de Santé de niveau 1.
Figure IV-1 : Organisation du système de santé au Sénégal, pyramide socio-sanitaire

Source : Plan national de Développement sanitaire et social (PNDSS) 2019-2028

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 74


SES 2019

IV.2. LA POLITIQUE EN MATIERE DE SANTE ET LA SITUATION


SANITAIRE

La mise en œuvre de la politique de santé du Sénégal est guidée par le Plan national
de Développement sanitaire et social (PNDSS) de la période allant de 2019 à 2028.
Ce plan, élaboré après trois cycles de planification stratégique, repose sur la vision
« d’un Sénégal où tous les individus, tous les ménages et toutes les collectivités
bénéficient d’un accès universel à des services de santé et d’action sociale de qualité
sans aucune forme d’exclusion et où il leur est garanti un niveau de santé et de bien-
être économiquement et socialement productif ». Son objectif est de contribuer à
l’amélioration des conditions de vie socio-sanitaires de la population sénégalaise sans
aucune forme d’exclusion.

Avec la mise en œuvre du PNDSS 2019-2028, trois résultats sont attendus au niveau
sectoriel :

 la gouvernance et le financement du secteur sont renforcés à travers des


mécanismes de pilotage, de régulation, de supervision, de contrôle et d’audit,
de mobilisation et de rationalisation de l’utilisation des ressources ;
 l’offre de services de santé et d’action sociale de base et de référence de
qualité est universellement accessible aux populations ;
 la protection sociale en particulier des groupes vulnérables est améliorée à
travers l’accessibilité aux services de santé et d’action sociale sans aucune
discrimination.

A long terme, il est attendu une amélioration de l’état de santé et de bien-être des
populations par le biais d’une disponibilité effective des services de santé et d’action
sociale de base et de référence de qualité.

IV.3. LES RESSOURCES DU SYSTEME

IV.3.1. LES RESSOURCES HUMAINES

Au Sénégal, la répartition du personnel de la santé selon la région révèle que la


région de Dakar concentre plus du tiers (36%) des professionnels de santé. Ainsi,
36% du personnel de soins du pays se trouvent à Dakar suivi de Thiès (11%). La
région de Diourbel occupe la troisième position avec 8% du personnel de soins du
pays. Cette situation de Dakar s’explique par sa forte démographie (23% de la

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 75


SES 2019

population totale du pays) et sa position stratégique qui lui confère le statut de pôle
lucratif des dépenses de santé abritant le plateau technique le plus relevé du pays.
Toutes les autres régions regroupent moins de 10% de professionnels de santé
(allant de 1% à Kédougou en passant par 2% à Sédhiou, 3% à Kaffrine et Kolda
jusqu’à 7% à Ziguinchor).

Tableau IV-1 : Répartition du personnel de soins (Médecin, Infirmier et assistant diplômés


d’État, sage-femme d’État) selon la région en 2019
Catégorie socio-professionnelle
Assistant Infirmier Sage- Pource
Région
infirmier Chirurgien diplômé Médecin femme Total ntage
d'état d’Etat d'Etat
Dakar 404 111 781 767 568 2 631 36%
Diourbel 132 12 141 104 222 611 8%
Fatick 59 3 81 26 118 287 4%
Kaffrine 60 1 44 14 100 219 3%
Kaolack 81 3 79 19 140 322 4%
Kédougou 23 1 29 7 35 95 1%
Kolda 58 4 48 15 59 184 3%
Louga 65 5 96 31 116 313 4%
Matam 79 3 75 24 102 283 4%
Saint Louis 119 8 84 58 136 405 6%
Sédhiou 47 1 24 14 71 157 2%
Tambacounda 117 4 96 35 141 393 5%
Thiès 165 17 255 108 240 785 11%
Ziguinchor 153 9 159 65 148 534 7%
Total 1 562 182 1 992 1 287 2 196 7 219
Source : MSAS, Annuaire statistiques des ressources humaines 2019

IV.3.2. LES INFRASTRUCTURES9

Les infrastructures seront traitées ici en termes d’offres publiques et privées de


services de soins de santé.

IV.3.2.1. Offre publique de services de soins

L’offre publique de services de soins de santé émane de plusieurs types de


structures.

 Les Établissements Publics de Santé (EPS)

Les établissements publics de santé au Sénégal sont au nombre de quarante (40)


dont trente-six (36) hospitaliers et quatre (4) non hospitaliers.

9
Source : Annuaire des statistiques sociales et sanitaires 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 76
SES 2019

Les EPS hospitaliers sont structurés en trois niveaux : les EPS de niveau 1 ; les EPS
de niveau 2 et les EPS de niveau 3 (localisés uniquement dans les régions de Dakar
et de Diourbel).

Les EPS non hospitaliers sont constituées par le Service d’Assistance médicale
d’Urgence (SAMU), le Centre national d’Appareillage et d’Orthopédie (CNAO), Centre
national de Transfusion sanguine (CNTS) et la Pharmacie nationale
d’Approvisionnement (PNA). La PNA compte des services déconcentrés, appelés
Pharmacies régionales d’Approvisionnement (PRA) qui sont au nombre de dix (10).

 Les points de prestation des districts sanitaires

Le Sénégal compte, en 2019, soixante-dix-neuf (79) districts sanitaires, cent trois


(103) centres de santé, mille quatre cent quinze (1 415) postes de santé polarisant
deux mille six cent soixante-seize (2 676) cases de santé.

 Les structures de l’hygiène

Les structures d’hygiène sont constituées de quatorze (14) Brigades régionales de


l’Hygiène qui épousent les contours territoriaux des régions ; deux (2) Brigades
spéciales d’Hygiène à Touba et Tivaouane ; soixante et un (61) Sous Brigades de
l’Hygiène logées au sein des Districts sanitaires et douze (12) Postes d’hygiène.
Cependant, dix-sept (17) districts sanitaires ne disposent pas de sous brigades
d’hygiène.

 Les structures de l’Action sociale

Dans le domaine de l’Action sociale, l’offre est composée de quatre (04) Centres
nationaux de Réinsertion sociale (CNRS) localisés à Bambey, Darou Mousty, Kaolack
et Bignona ; 14 Services régionaux de l’Action sociale (SRAS) ; 45 Services
départementaux de l’Action sociale (SDAS) ; 49 Centres de Promotion et de
Réinsertion sociale (CPRS).

L’offre de proximité et communautaire est assurée par des intervenants de première


ligne au sein des CPRS, des Postes de Santé et des Cases de Santé.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 77


SES 2019

IV.3.2.2. Offre privée de services de soins

Le secteur privé de la santé compte 27 5410 Structures privées sanitaires (SPS)


constituées de :

 1 225 SPS de soins dont 03 hôpitaux, 37 centres de santé, 359 cabinets


médicaux, 118 cliniques, 443 cabinets paramédicaux, 132 structures
d’entreprise, 111 postes de santé privés ;
 33 SPS de diagnostic dont 26 laboratoires d’analyse biomédicale, 07 centres
de radiologie et d’imagerie médicale.

Tableau IV-2 : Répartition des structures sanitaires par région

Cliniques privées
Centres de santé

communautaires

médicaux privés
Hôpitaux privés

Postes de santé

Cases de santé

paramédicaux

paramilitaires
Laboratoires

militaires et
hospitaliers

Structures
dentaires
Cabinets

Cabinets

Cabinets
EPS non

privés
EPS 2
EPS3

EPS1

Sites
REGIONS

Dakar 10 1 3 4 1 24 126 39 540 218 65 179 141 14 35


Diourbel 1 1 1 0 0 8 85 99 348 8 5 62 3 0 7
Fatick 0 1 0 0 0 10 122 175 401 1 2 8 7 2 8
Kaffrine 0 0 1 0 0 4 94 108 262 1 1 5 1 0 2
Kaolack 0 1 0 0 0 4 115 222 438 11 9 51 6 4 6
Kédougou 0 0 0 0 0 3 42 88 0 0 4 0 2 0 1
Kolda 0 1 0 0 0 4 67 248 555 0 4 1 0 0 4
Louga 0 1 1 0 0 10 120 325 154 6 6 23 7 1 8
Matam 0 2 0 0 0 6 100 63 636 0 0 12 3 0 4
Saint-Louis 0 2 1 1 0 9 117 192 222 12 4 18 9 2 10
Sédhiou 0 0 1 0 0 4 61 103 232 0 0 2 0 0 4
Tambacounda 0 1 0 0 0 7 102 144 263 1 1 7 3 0 7
Thiès 0 1 2 0 2 9 155 252 460 26 22 67 2 3 10
Ziguinchor 0 2 0 0 0 5 125 108 246 4 4 8 5 1 11
SENEGAL 11 14 10 5 3 107 1431 2166 4757 288 127 443 189 27 117
Source : MSAS. Annuaire Statistique 2019.

IV.3.3. RESSOURCES FINANCIERES

Le financement de la santé provient essentiellement de l’État, des partenaires au


développement, des ménages et des collectivités territoriales. L’État est le principal
pourvoyeur en ressources financières du secteur de la santé. La part du budget de
l’État allouée au secteur de la santé est en hausse régulière ces dernières années. La
priorité accordée au secteur de la santé s’est traduite par une augmentation
constante du budget du Ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ce budget
représente aujourd’hui 10 % du budget de fonctionnement de l’État.

10 Source : DPRS, cartographie des structures privées de santé, 2017


Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 78
SES 2019

Les populations apportent leur contribution directement au financement du secteur


de la santé à travers le système de contribution dans les prestations de soins (tickets
modérateurs, recouvrement des coûts).

Tableau IV-3 : Synthèse du budget du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale 2019


Montants alloués Part du budget
Types de dépenses
(FCFA) (%)
Dépenses de personnel 44 527 602 481 26
Dépenses de fonctionnement 16 448 513 916 9
Transferts courants 35 571 649 000 20
Investissements exécutés Financement intérieur 22 548 744 156 13
par l'État Financement extérieur 49 252 064 007 28
Transferts en capital 6 068 841 992 3
Total budget MSAS 174 417 415 552
Source : Ministère des Finances et du Budget /Loi de finance rectificative 2019.

IV.4. ACTIVITES DU SECTEUR

IV.4.1. DISPONIBILITE DES SERVICES DE BASE

La disponibilité d’un « paquet de base » de services de santé, facilite l’accessibilité


générale au système de soins de santé et contribue à l’utilisation de ces services
dans une structure de santé.

Au Sénégal, les services de base comprennent :

 les soins curatifs ambulatoires pour enfant malade ;


 le suivi de la croissance infantile ;
 les services de vaccination infantile dans la structure ;
 les méthodes modernes de planification familiale ;
 les services de consultations prénatales ;
 les services pour les infections sexuellement transmissibles (IST).

Globalement, un peu plus de six structures sur dix (62 %) offrent tous les services de
base. Cette disponibilité est nettement plus élevée dans les structures du secteur
public que dans celles du privé (97 % contre 4 %). Les postes de santé (64 %)
offrent plus fréquemment tous ces services de base que les hôpitaux (19 %). Seuls
les services d’IST et les soins curatifs infantiles sont offerts dans la grande majorité
des structures, quel que soit le type. Les services de suivi de la croissance des
enfants, ceux de la vaccination ainsi que les méthodes modernes de planification
familiale sont plus fréquemment disponibles dans les centres de santé et les postes

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 79


SES 2019

de santé que dans les hôpitaux. Par contre, les services des soins prénatals et les IST
sont plus souvent offerts dans les hôpitaux que dans les autres structures.

Tableau IV-4 : Disponibilité des services de base dans les structures de santé

2019
Disponibilité des services de base
Hôpital Centre de santé Poste de santé Sénégal
Tous les services de base 18,8% 62,9% 64,2% 62,3%
Soins curatifs infantiles 82,4% 90,6% 80,5% 81,3%
Suivi de la croissance des enfants 43,2% 69,2% 72,1% 70,8%
Vaccination infantile 34,7% 66,9% 68,2% 66,8%
Méthodes moderne de PF 61,4% 77% 68,5% 68,8%
Soins prénatals (CPN) 83,5% 79,3% 76,2% 76,7%
Services pour les IST 97,4% 95% 86,8% 87,8%
Source : ANSD. Enquête sur la prestation des services de soins de santé 2019.

IV.4.2. SANTE DE LA REPRODUCTION / SANTE MATERNELLE,


NEONATALE, INFANTILE ET DE L'ADOLESCENT
IV.4.2.1. Santé maternelle

Selon l’OMS, la santé maternelle prend en compte tous les aspects de la santé de la
femme de sa grossesse, à l’accouchement jusqu'au postpartum. La plupart des décès
maternels peuvent être évités en dispensant des soins qualifiés à l’accouchement et
en donnant accès aux soins obstétriques d’urgence.

Les services de soins de santé durant la grossesse, l’accouchement et après


l’accouchement sont importants pour la survie et le bien-être de la mère et de
l’enfant. A cet effet, différentes stratégies sont mises en œuvre pour une
amélioration durable de la santé maternelle et néonatale. L’ODD-3 vise à faire passer
le taux mondial de mortalité maternelle au-dessous de 70 pour 100 000 naissances
vivantes d’ici à 2030, aucun pays ne devant présenter un taux de mortalité
maternelle égal à 2 fois la moyenne mondiale. De plus, le gouvernement du Sénégal
a fait de la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent/jeune,
une priorité. A ce titre, un plan stratégique intégré SRMNIA11, un dossier
d’investissement pour l’amélioration de la Santé Maternelle et Infantile (SMI) et un
Plan d’urgence de la santé de la mère et du nouveau - né ont été élaborés.

11
Santé de la Reproduction / Santé maternelle, néonatale, infantile et de l'adolescent.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 80
SES 2019

 Disponibilité des services de santé maternelle

La consultation prénatale permet au prestataire de faire le bilan de santé de la


femme enceinte, afin de lui administrer les soins préventifs, le traitement
prophylactique, curatif (au besoin), les conseils et de détecter assez tôt les facteurs
de risque, en fournissant des soins prénatals de qualité.

En 2019, les services de CPN sont disponibles dans la grande majorité des structures
de santé avec 77% à l’échelle nationale. Selon les types de structures, les hôpitaux
avec 84% offrent plus fréquemment des services de CPN que les centres (79%) et
les postes de santé (76%). La proportion des hôpitaux offrant des services de CPN,
d’accouchement normal et de césarienne est de 65% au niveau national.

Tableau IV-5 : Disponibilité des services de consultations prénatales en 2019

2019
Disponibilité des services de santé
maternelle Centre de Poste de
Hôpital Sénégal
santé santé
Soins prénatals (CPN) 83,5% 79,3% 76,2% 76,7%
Services d'accouchement normal 89,7% 74,7% 64,9% 66,5%
Césarienne 71,1% 11% 0,1% 3,6%
CPN et services d'accouchement normal 83,5% 74,7% 64,9% 66,3%
CPN-Accouchement normal-Césarienne 64,9% 11% 0,1% 3,3%

Source : ANSD, Enquête sur la prestation des services de soins de santé 2019.

 Couverture en soins prénatals

L’OMS recommande à chaque femme enceinte de faire au moins quatre visites


prénatales et d’effectuer la première dans le premier trimestre de la grossesse.

Les femmes qui ne se soumettent pas aux contrôles nécessaires perdent l'occasion
de bénéficier de soins et de traitements appropriés pour un problème qui aurait pu
être détecté. Il en va de même pour la vaccination et la prévention de la
transmission mère-enfant du VIH/sida.

Au Sénégal, bien que la quasi-totalité des femmes (98%) consulte un prestataire de


santé qualifié au moins une fois pendant leur grossesse, seul un peu plus de la
moitié (56%) a fait les quatre visites prénatales minimum recommandées (EDS-C,
2019).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 81


SES 2019

 Lieu et assistance à l’accouchement

D’après les données de l’EDS-C 2019, au cours des cinq dernières années (2013-
2018), trois quarts (75%) des naissances se sont déroulées avec l’assistance de
personnel considéré au Sénégal comme étant du personnel de santé qualifié. Par
ailleurs, la proportion de ces naissances qui ont eu lieu dans un établissement de
santé est de 80%.

 Soins postnatals de la mère

Les jours et les semaines qui suivent la naissance, appelés période postnatale,
représentent une phase cruciale dans la vie d'une mère et de son nouveau-né. Parmi
les femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années (2016-
2018), 80 % ont reçu des soins postnatals dans les 48 heures suivant la naissance,
conformément aux recommandations de l’OMS.

IV.4.2.2. Santé infantile


 Disponibilité des services de santé infantile dans les
structures de santé

Les données de l’ECPSS 2019 permettent d’évaluer la disponibilité des services de


santé infantile et le degré de préparation des structures sanitaires, offrant ces
services spécifiques, à fournir des services de qualité.

Au niveau national, en 2019, plus de sept structures de santé sur dix (72 %) offrent
les trois services de santé infantile de base qui regroupent les soins curatifs
infantiles, le suivi de la croissance et de l’état nutritionnel et la vaccination infantile.
La disponibilité de services de soins curatifs pour les enfants malades est la plus
fréquente avec 81 % des structures, le service de la vaccination est disponible dans
67% des structures. Les services de suivi de la croissance sont disponibles dans 87%
des structures.
Tableau IV-6 : Disponibilité des services de santé infantiles en 2019
2019
Disponibilité des services de santé
infantile Centre de Poste de
Hôpital Sénégal
santé santé
Soins curatifs infantiles 82,4% 90,6% 80,5% 81,3%
Suivi de la croissance 43,2% 69,2% 72,1% 70,8%
Vaccination infantile 34,7% 66,9% 68,2% 66,8%
Tous les services de santé infantile de 28,4% 65,2% 67,9% 66,2%
base
Source : ANSD, Enquête sur la prestation des services de soins de santé 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 82


SES 2019

 Vaccination des enfants

La vaccination consiste à immuniser une personne contre une maladie infectieuse,


généralement en lui administrant un vaccin. Les vaccins, qui stimulent le système
immunitaire, prémunissent la personne d’une infection ou d’une maladie.

La couverture vaccinale est mesurée par la proportion d’enfants ayant reçu tous les
vaccins de base (une dose du vaccin BCG, trois doses de DTC-HepB-Hib, trois doses
du vaccin oral contre la polio et une dose de vaccin contre la rougeole). La
couverture vaccinale peut aussi être mesurée par la proportion d’enfants ayant reçu
tous les vaccins appropriés pour le groupe d’âges. Au Sénégal, le PEV considère
qu’un enfant a reçu tous les vaccins appropriés pour le groupe d’âges si, en plus de
recevoir tous les vaccins de base, il a reçu trois doses du vaccin contre le
pneumocoque, une dose d’hépatite B à la naissance et deux doses de vaccin contre
le rotavirus.

En 2019, 77 % des enfants de 12-23 mois ont reçu tous les vaccins de base. En
outre, 61 % d’entre eux ont reçu tous les vaccins appropriés pour leurs âges. Parmi
les enfants de 24-35 mois, 37 % ont reçu tous les vaccins appropriés pour leurs
âges.

 Prévalence et traitement des maladies de l’enfance

Les infections respiratoires aiguës (IRA), la fièvre et la déshydratation provoquée par


des diarrhées sévères constituent les principales causes de décès d’enfants dans la
plupart des pays en développement. Une prise en charge médicale rapide et
appropriée, chaque fois qu’un enfant présente ces symptômes, est cruciale et
déterminante dans la réduction de la mortalité infantile.

Dans l’ensemble, 4 % ont présenté des symptômes d’IRA, 13 % de la diarrhée et 15


% ont eu de la fièvre. Parmi les enfants qui ont eu une IRA au cours des deux
semaines avant l’interview, un traitement médical a été recherché auprès d’un
prestataire de santé pour 54 % d’entre eux.

En ce qui concerne les enfants ayant eu de la fièvre, au niveau national seulement la


moitié des cas (50 %), a recherché des conseils ou un traitement.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 83


SES 2019

Parmi les 13 % d’enfants de moins de cinq ans qui ont eu, au moins, un épisode de
diarrhée, des conseils ou un traitement auprès d’un établissement de santé ou d’un
prestataire de santé ont été recherchés dans 45 % des cas.

 Etat nutritionnel des enfants

Au Sénégal, la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) est chargée d’assister le


gouvernement dans la définition et le suivi de la politique de nutrition et de
promouvoir l’approche multisectorielle pour une amélioration du statut nutritionnel
des populations. Elle assure aussi la coordination de la mise en œuvre de projets et
programmes dont le Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN) avec comme
objectif l’amélioration de la croissance des enfants de 0 à 5 ans, vivant dans les
zones urbaines ou rurales pauvres du Sénégal.

Les données sur l’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans issus de l’EDS-C
2019 montrent que 18% souffrent de malnutrition chronique, dont 5% sous la forme
sévère. Le pourcentage d’enfants atteints de malnutrition aiguë est de 8 % dont 1
% sous la forme sévère. Dans l’ensemble, 14 % des enfants au Sénégal présentent
une insuffisance pondérale, y compris 3 % sous la forme sévère.

IV.4.2.3. Santé de la reproduction

 Planification familiale

Il est reconnu que la Planification Familiale (PF) contribue de manière importante à


améliorer la santé de la femme et de l’enfant et à réduire la mortalité maternelle et
infantile. Le Sénégal a fait le choix stratégique de faire de la planification familiale
une priorité nationale en vue d’une réduction rapide de la mortalité maternelle et
infantile. Pour accroitre le taux actuel d’utilisation des méthodes de PF, il est
nécessaire d’atteindre une plus large fraction de la population, de la fidéliser et
d’offrir des services de qualité.

 Disponibilité des services de PF

Environ 7 structures de santé sur 10 offrent des services de PF au Sénégal (69 %).
Les méthodes réversibles sont offertes dans 69 % des structures de santé et les
méthodes permanentes (la stérilisation masculine ou féminine) dans 23 %. Un peu
plus des deux tiers des structures de santé offrent une méthode moderne de PF (69
%) et, dans 57 % des cas, les structures offrent une méthode traditionnelle. Dans

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 84


SES 2019

tous les cas, toutes les méthodes sont plus fréquemment offertes dans les centres de
santé. La quasi-totalité des structures de santé du secteur public offre au moins un
service de PF (99 % contre 20 % dans le privé).

 Prévalence de la contraception

A l’échelle nationale, 27 % des femmes en union ont utilisé une méthode


contraceptive, dans la majorité des cas, une méthode moderne (26 %). Seulement 1
% avait recours à une méthode traditionnelle. Parmi les méthodes modernes, les
plus utilisées figurent les implants (10 %), les injectables (8 %) et la pilule (4 %).

IV.4.3. AUTRES PATHOLOGIES : PREVALENCE ET PRISE EN CHARGE


IV.4.3.1. Prise en charge et prévention du paludisme

 Disponibilité des services de prise en charge du paludisme

En 2019, la grande majorité des structures de santé (91%) ont offert des services de
diagnostic et/ou de traitement du paludisme, cela dans toutes les structures
publiques et seulement dans 76% de celles du privé. Globalement, 93 % des
structures, y compris toutes les structures publiques, offrant un service de prise en
charge du paludisme ont disposé soit d’un kit non périmé pour effectuer un test de
diagnostic rapide (TDR) du paludisme, soit d’un microscope en état de
fonctionnement avec des lames en verre et colorants appropriés pour la réalisation
de la microscopie du paludisme, le jour de l’enquête.

 Prévention du paludisme

La prévention du paludisme repose sur deux types de mesures : un ensemble de


précautions visant à limiter les risques d’infections et la prise préventive de certains
médicaments. La moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) reste l’un des moyens
de prévention le plu efficace. Les données collectées au cours de l’EDS-Continue
2019, ont permis d’évaluer les proportions de ménages disposant d’une moustiquaire
traitée ou Moustiquaire imprégnée d’Insecticide (MII) et leur utilisation par les
enfants de moins de cinq 5 ans et les femmes enceintes.

Au Sénégal, environ 8 ménages sur dix 10 possèdent au moins une moustiquaire


(82%), dans la quasi-majorité des cas une Moustiquaire imprégnée d’Insecticide
(MII) (81%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 85


SES 2019

La proportion d’enfants ayant dormi sous une MII est de 65% et de 68% chez les
femmes enceintes.

 Morbidité et mortalité du paludisme

En 2019, 354 708 cas de paludisme sont confirmés au niveau des structures
sanitaires soit un taux d’incidence12 de 2 188 pour 100 000 habitants au niveau
national. Le nombre de cas de paludisme confirmés chez les femmes enceintes est
de 7 155 ;

Concernant la mortalité, sur les 260 cas de décès liés au paludisme tous âges,
enregistrés en 2019, les 39% (102 décès) sont notifiés par trois régions (Kolda,
Tambacounda et Kédougou). Chez les enfants de moins de 5 ans, 62 décès liés au
paludisme sont enregistrés, dont 58% (36 décès) notifiés par les mêmes régions de
Kédougou, Tambacounda et Kolda.

Tableau IV-7 : Indicateurs de mortalité et de morbidité palustre en 2019


Indicateurs de mortalité et de morbidité palustre au niveau national13
Cas confirmés de paludisme dans la population totale 354 708
Cas confirmés de paludisme chez les femmes enceintes 37 941
Cas confirmés de paludisme chez les enfants de moins de cinq ans 7 155
Incidence pour 100 000 habitants 2 188
Décès liés au paludisme tout âge 260
Décès liés au paludisme chez les enfants de moins de 5 ans 62

IV.4.3.2. Lutte contre la tuberculose

La tuberculose reste la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde, selon


l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Adoptée en 2015 par l’Organisation des
Nations Unies, une des cibles des ODD consiste à mettre un terme à l’épidémie
mondiale de tuberculose. La Stratégie de l’OMS pour mettre fin à la tuberculose,
approuvée par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2014, appelle à réduire de 90%
le nombre de décès causé par tuberculose et de 80% le taux d’incidence de la
maladie d’ici 2030,par rapport à 2015. Le programme national de lutte contre la
tuberculose est une réponse de l’Etat à la pandémie tuberculeuse. La lutte contre la
tuberculose, figurant parmi les priorités définies par le Ministère de la Santé et de
l’Action sociale, a été érigée en programme depuis 1985.

12
Le taux d'incidence est le rapport du nombre de nouveaux cas de paludisme confirmés en 2019 à la population totale de 2019
13
[Link]
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 86
SES 2019

 Disponibilité des services de prise en charge de la


tuberculose
En 2017, parmi toutes les structures de santé incluses dans l’ECPSS, 86 % ont
déclaré offrir un service quelconque de diagnostic, de traitement et/ou de suivi de
traitement de la tuberculose. Ces services sont plus fréquemment fournis dans les
centres de santé (96 %) et dans les structures du secteur public (94 %) que dans les
autres structures de santé.

 Prévalence de la tuberculose
Au niveau national, la tuberculose demeure un problème de santé prioritaire au
Sénégal. Selon l’OMS, le taux d’incidence de la tuberculose toutes formes est estimé
à 122 cas (87-163) en 2017 contre 118 cas (84-158) en 2018 pour 100 000
habitants. En 2017 et 2018, 13 660 et 13 250 nouveaux cas et rechutes ont été
notifiés14.

IV.4.3.3. VIH/SIDA et infections sexuellement transmissibles


 Disponibilité des services de conseils et de dépistage du
VIH
Parmi toutes les structures de santé, les trois quart (75 %) ont déclaré disposer d’un
système de dépistage du VIH. Cette disponibilité est élevée, quel que soit le niveau
de l’offre des soins, elle est de 85% au niveau des hôpitaux, 88 % dans les centres
de santé et de 73 % dans les postes. Cependant, la disponibilité est plus élevée dans
les structures publiques (99 %) comparativement à celles du secteur privé (34 %).

La grande majorité des structures offre des services d’IST (88 %) avec 68 % dans le
secteur privé contre 100 % dans le secteur public.

 Prévalence du VIH dans la population générale


Les dernières estimations de l’ONUSIDA en 2019 estiment que les nouvelles
infections à VIH sont passées de 4428 en 2005 à 1427 en 2019 soit une baisse de
67,7%.

Les estimations font état d’environ 1200 décès liés au VIH en 2019 (ONUSIDA,
2019).

Durant l’année 2019, au total 229 361 cas d’IST ont été notifiés dont 214 911 (93,7
%) chez les femmes selon les données de routine recueillies auprès des sites de
prise en charge des IST (rapport CNLS 2019).
14
Source :[Link]
tryProfile&ISO2=SN&outtype=html

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 87


SES 2019

Conclusion

« Donner les moyens de vivre une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tous
les âges est essentiel pour le développement durable » est l’un des objectifs des
ODD. Le Sénégal s’est inscrit dans cette lancée en mettant en place des stratégies
pour une meilleure prise en charge des questions sanitaires.

Un financement plus efficace des systèmes de santé, l’amélioration de


l’assainissement et de l’hygiène, une meilleure gestion des ressources humaines de la
santé, et une meilleure prise en charge des patients, des progrès significatifs peuvent
être réalisés pour sauver des vies.

Concernant la santé de la reproduction / santé maternelle, néonatale, infantile et de


l'adolescent, une amélioration et une mise à disposition de paquets de services
adéquats et suffisants ainsi que la disponibilité des services de base est nécessaire
pour une meilleure prise en charge de la santé de la mère et du jeune enfant.

Des efforts sont à promouvoir pour une baisse de la mortalité palustre chez les
jeunes enfants de 0 à 5 ans et particulièrement dans les régions de Kédougou,
Tambacounda et Kolda.

Des efforts doivent être faits la lutte contre le VIH/SIDA avec une disponibilité plus
large des services de conseils et de dépistage du VIH.

Au 31 décembre 2019, les autorités chinoises ont informé l’Organisation Mondiale de


la Santé (OMS) d’un groupe de cas de pneumonie d’origine inconnue survenus dans
la ville de Wuhan, Province de Hubei. Le 07 janvier 2020, les autorités chinoises ont
isolé un nouveau type de coronavirus, dénommée COVID-19, responsable de cette
épidémie. Des cas confirmés d’infection au COVID19 rapportés en dehors de la
Chine, notamment en Thaïlande, au Japon et en République de Corée, l’OMS a
déclaré le 30 janvier 2020 l’épidémie de COVID-19 comme urgence de santé
publique de portée internationale. Le Sénégal n’étant pas en reste a identifié 45
districts prioritaires sur les 78 que compte le pays pour la préparation de la riposte
au COVID19 en utilisant un outil d’analyse fourni par l’OMS.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 88


SES 2019

Chapitre V : JUSTICE

Chapitre V :
Introduction

JUSTICE
Dans son volet justice, le Plan Sénégal Émergent (PSE) s’est fixé
pour objectif « d’améliorer l’accès, la qualité et l’efficacité de la
justice, par la réduction de la durée des détentions préventives,
l’amélioration des conditions de prise en charge des mineurs, le
renforcement des sanctions pour atteinte aux droits des femmes,
des enfants et des minorités, l’amélioration des conditions de séjour
dans les prisons ainsi que le renforcement de l’accessibilité à une
justice de proximité et des capacités institutionnelles et humaines
des juridictions et des services centraux et déconcentrés ».

Le présent chapitre présente la situation judiciaire de l’année 2019,


en s’appuyant sur les statistiques pénitentiaires. Il est structuré en
quatre parties. La première partie est consacrée à la définition de
quelques concepts, la deuxième analyse la répartition de l’offre en
établissements pénitentiaires, la troisième partie fait le point sur les
caractéristiques de la population pénale et enfin la quatrième et
dernière partie fait l’analyse de la situation des indicateurs de
démographie pénale.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 89


SES 2019

V.1. CLARIFICATION DE QUELQUES CONCEPTS

Cette section est consacrée à la définition de quelques concepts juridiques.

Mineur : Est mineur, la personne qui n’a pas atteint l’âge de 18 ans accompli (article
276 du Code de la famille (C F) modifié par la loi N° 99-82 du 03 septembre 1999).

Prise en charge : selon le motif de placement de l’enfant concerné, la prise en


charge consiste à lui assurer l’accueil, l’observation, le suivi, l’évaluation,
l’accompagnement, le soutien et l’orientation en vue de favoriser sa réadaptation, sa
rééducation et sa réinsertion.

Population carcérale : c’est le stock d’individus détenus dans l’ensemble des


prisons du pays, à un moment précis de l’année. Ici, on prendra comme référence le
31 décembre de l’année d’étude pour la population carcérale annuelle et le dernier
jour du mois pour la population carcérale mensuelle.

Les écroués : ils représentent le flux d’individus incarcérés durant toute une année ;
autrement dit, ce sont l’ensemble des personnes qui sont entrées en détention au
cours d’une année civile.

Prévenus : ce sont les personnes incarcérées et qui n’ont pas encore été jugées.

Condamnés : Représentent les personnes incarcérées après décision du tribunal et


qui ont épuisé toutes les voies de recours possibles

V.2. REPARTITION DE L’OFFRE EN ETABLISSEMENTS


PENITENTIAIRES

Depuis 2017, le Sénégal compte 37 établissements pénitentiaires dont 8 localisés


dans la région de Dakar, soit 21,6% des établissements pénitentiaires du pays. Les
régions de Thiès, Fatick, Kaolack, Diourbel, Louga, Saint-Louis et Ziguinchor
disposent chacune de trois établissements pénitentiaires tandis que Kolda et
Tambacounda n’en comptent que deux, chacune. Les autres régions (Kaffrine,
Kédougou, Matam et Sédhiou) sont dotées, chacune, d’un (1) établissement
pénitentiaires.

Tableau V-1 : Répartition des établissements pénitentiaires par région en 2019.


Région Nombre
Dakar 8
Diourbel 3
Fatick 3
Kaffrine 1
Kaolack 3
Kédougou 1

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 90


SES 2019

Région Nombre
Kolda 2
Louga 3
Matam 1
Saint-Louis 3
Sédhiou 1
Tambacounda 2
Thiès 3
Ziguinchor 3
Total 37
Source : DAP, 2019.

V.3. CARACTERISTIQUES DE LA POPULATION PENALE

Au Sénégal, la population pénale est constituée de la population carcérale (prévenus


et condamnés) et des écroués. Dans cette partie, seront d’abord analysées certaines
caractéristiques de la population carcérale avant d’étudier les personnes écrouées.

V.3.1. ANALYSE DE LA POPULATION CARCERALE

L’effectif de la population carcérale s’élève à 11 576 d’individus en 2019 dont 241


mineurs. Seule la répartition par sexe de la population carcérale adulte est
disponible. S’agissant des données de la population carcérale mineure, elles sont
réparties par type de peine et non par sexe.

V.3.1.1. Répartition de la population carcérale adulte selon le


sexe

La population carcérale adulte du Sénégal est majoritairement composée d’individus


de sexe masculin. Elle est estimée à 11 335 individus dont 319 femmes (2,8%) et 11
016 hommes (97,2%) au 31 décembre 2019.

Tableau V-2 : Répartition de la population carcérale adulte par sexe en 2019


SEXE EFFECTIF CARCERAL PROPORTION %
Homme 11016 97,2
Femme 319 2,8
ENSEMBLE 11335 100
Source : DAP, 2019

V.3.1.2. Evolution des effectifs carcéraux au cours de l’ année


2019

Au cours de l’année 2019, la population carcérale reste en majorité constituée de


condamnés, quel que soit le mois considéré. En effet, la proportion de condamnés
varie entre 55% à 62% de la population carcérale.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 91
SES 2019

L’année 2019 a enregistré des entrées importantes en mars (+476), octobre (+399)
et en juillet (+395), ainsi que d’importantes sorties en avril (-467) et en décembre (-
544). Ce qui pourrait s’expliquer entre autre par les grâces présidentielles.

Graphique V-1 : Evolution mensuelle de la composition (en %) de la population carcérale

70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%

Prévenus Condamnés
Source : DAP, 2019

V.3.1.3. Population carcérale et région d’incarcération

Les régions de Dakar (35,4%), Thiès (14,5%), Kaolack (9,3%) et Diourbel (7,9%)
regroupent 67,1% de la population carcérale du Sénégal en 2020. Les régions de
Saint-Louis et Tambacounda viennent en cinquième et sixième position avec
respectivement 6,0% et 4,74% de l’effectif carcéral du pays.

Tableau V-3 : Répartition de la population carcérale selon la région, en 2019


Région Effectif carcéral Proportion (%)
Dakar 4102 35,4
Diourbel 920 7,9
Fatick 523 4,5
Kaffrine 81 0,7
Kaolack 1073 9,3
Kédougou 275 2,4
Kolda 457 3,9
Louga 514 4,4
Matam 194 1,7
Saint-Louis 691 6,0
Sédhiou 103 0,9
Tambacounda 540 4,7
Thiès 1684 14,5
Ziguinchor 419 3,6
Total 11576 100
Source : DAP, 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 92


SES 2019

V.3.1.4. Population carcérale et durée de détention


a) Détenus provisoires et durée de détention

En 2019, les durées de détention provisoire les plus fréquentes sont celles comprises
entre un 1 et 30 jours et concernent 39,9% des détenus provisoires. Suivent ensuite,
celles comprises entre 6 mois un jour et 3 ans (32,7%), puis celles comprises entre
31 jours et 6 mois (22,5%). Par ailleurs, les durées de détention dépassant 6 ans
sont très faibles.

Graphique V-2 : Répartition en pourcentage des détenus provisoires selon la durée de


détention

45%
39,94%
40%
35% 32,75%

30%
25% 22,51%
20%
15%
10%
4,05%
5%
0,73% 0,02%
0%
l jour à 3O jours Plus 30 jours à 6 Plus 6 mois à 3 Plus 3 ans à 4 Plus de 4à 6ans Plus de 6 ans
mois ans ans
Source : DAP, 2019

b) Détenus condamnés et peine d’emprisonnement

La lourdeur de la peine d’emprisonnement est déterminée par la gravité de


l’infraction commise. En 2019, 36,0% des détenus condamnés le sont pour des
peines allant de 1 an 1 jour à 2 ans. Les peines d’emprisonnement allant de 15 jours
à 1 an viennent en seconde position avec 23,4% des cas. Les condamnations pour
des peines de travaux forcés à perpétuité sont relativement faibles avec 1,5% des
cas.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 93


SES 2019

Graphique V-3 : Répartition en pourcentage des détenus condamnés selon la peine


d’emprisonnement

40%
36,0%
35%

30%

25% 23,4%

20%

15% 13,1% 13,4%

10% 6,8%
5,8%
5% 1,5%
0%
15 Jours à 1 Plus 01 an à Plus 2 ans à Plus 4 ans à Plus de 5 ans Travaux Travaux
an 2 ans 4 ans 5 ans forcés à forcés à
temps perpétuité
Source : DAP, 2019

V.3.2. PERSONNES ECROUEES


V.3.2.1. Personnes écrouées et type d’infractions

En 2019, « le vol et le recel » (30,4%) ainsi que « la détention, l’usage et le trafic de


drogue » (20,1%) représentent un peu plus de la moitié (50,5%) des cas
d’infractions commises par les personnes écrouées au Sénégal. Suivent ensuite les
autres types d’infractions (14,1%), « l’escroquerie et l’abus de confiance » (10,6%)
et « les coups et blessures volontaires » (8,2%).

Tableau V-4 : Répartition des personnes écrouées selon le type d’infraction


Type d’infractions commises Nombre de cas Pourcentage
1- Vol et Recel 9063 30,4%
2-Détention-usage de chanvre indien 5984 20,1%
3-Trafic de drogue 1104 3,7%
4-Détournement de deniers publics 44 0,1%
5-Coups et blessures volontaires 2458 8,2%
6-Escroquerie. Abus de confiance. Faux et usage de faux 3149 10,6%
7-Viol-attentat à la pudeur-pédophilie 759 2,5%
8-Défaut de carnet sanitaire et social-proxénétisme 293 1,0%
9-Infanticide 22 0,1%
10-Avortement 33 0,1%
11-Meurtre- Assassinat-parricide. 208 0,7%
12-Homicide volontaire ou involontaire 717 2,4%
13-Menaces -violences -voies de faits-injures 993 3,3%
14-Outrage et rébellion 346 1,2%
15-Vagabondage et mendicité 144 0,5%

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 94


SES 2019

Type d’infractions commises Nombre de cas Pourcentage


16-Evasion et tentative 16 0,1%
17-Fraude 42 0,1%
18-Débit de boissons 220 0,7%
19-Terrorisme 17 0,1%
20-Autres 4217 14,1%
TOTAUX 29829 100%
Source : DAP, 2019

V.3.2.2. Personnes écrouées mineurs et type d’infractions

Chez les mineurs âgés entre 13 et 18 ans écroués en 2019, les infractions les plus
courantes représentent le « vol et recel » (56,8%), la « détention et l’usage de
chanvre indien » (10,7%) et les « coups et blessures volontaires » (9,8%). Ces 3
infractions commises sont suivies par les « trafics de drogue » (5,9%) et le « viol,
l’attentat à la pudeur et la pédophile » (4,1%).

Tableau V-5 : Répartition des mineurs écroués selon le type d’infraction


Type d’infractions commises Nombre de cas Pourcentage
1- Vol et Recel 794 56,8%
2-Détention-usage de chanvre indien 149 10,7%
3-Trafic de drogue 83 5,9%
4-Détournement de deniers publics 1 0,1%
5-Coups et blessures volontaires 137 9,8%
6-Escroquerie. Abus de confiance. Faux et usage de faux 37 2,6%
7-Viol-attentat à la pudeur-pédophilie 58 4,1%
8-Défaut de carnet sanitaire et social-proxénétisme 7 0,5%
9-Avortement 1 0,1%
10-Meurtre- Assassinat-parricide. 20 1,4%
11-Homicide volontaire ou involontaire 24 1,7%
12-Menaces -violences -voies de faits-injures 21 1,5%
13-Outrage et rébellion 11 0,8%
14-Vagabondage et mendicité 29 2,1%
15-Evasion et tentative 4 0,3%
16-Fraude 2 0,1%
17-Autres 20 1,4%
TOTAUX 1398 100%
Source : DAP, 2019

V.3.2.3. Personnes écrouées de sexe féminin et type


d’infractions

Chez les personnes écrouées de sexe féminin, ce sont les « coups et blessures
volontaires » qui constituent le principal motif d’incarcération. Ce type d’infraction

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 95


SES 2019

représente 21,7% des cas et est suivi du « défaut de carnet sanitaire et social-
proxénétisme » et de « l’escroquerie ensuite viennent l’abus de confiance et le faux
et usage de faux avec 16,8% pour chacune et enfin le « vol et recel » avec 16,6%.

Tableau V-6 : Répartition des personnes écrouées de sexe féminin selon le type
d’infraction
Type d’infractions commises Nombre de cas Pourcentage
1- Vol et Recel 213 16,6%
2-Détention-usage de chanvre indien 55 4,3%
3-Trafic de drogue 7 0,5%
4-Détournement de deniers publics 5 0,4%
5-Coups et blessures volontaires 279 21,7%
6-Escroquerie. Abus de confiance. Faux et usage de faux 215 16,8%
7-Viol-attentat à la pudeur-pédophilie 8 0,6%
8-Défaut de carnet sanitaire et social-proxénétisme 215 16,8%
9-Infanticide 21 1,6%
10-Avortement 19 1,5%
11-Meurtre- Assassinat-parricide. 12 0,9%
12-Homicide volontaire ou involontaire 8 0,6%
13-Menaces -violences -voies de faits-injures 63 4,9%
14-Outrage et rébellion 18 1,4%
15-Vagabondage et mendicité 7 0,5%
16-Evasion et tentative 1 0,1%
17-Fraude 5 0,4%
18-Débit de boissons 57 4,4%
19-Autres 75 5,8%
TOTAUX 1283 100%
Source : DAP, 2019

V.3.2.4. Etrangers écroués et type d’infractions commises

Mis à part les autres types d’infractions commises qui représentent 27,8%, «la
détention-usage de chanvre indien » est le type d’infractions le plus fréquent chez les
étrangers écroués, avec 23,1% des cas. Le « vol et recel » vient en seconde position
avec 19,0%. Le troisième rang est occupé par l’« escroquerie-abus de confiance-faux
et usage de faux » avec 9,6%.

Tableau V-7 : Répartition des personnes écrouées de nationalité étrangère selon le type
d’infraction
Type d’infractions commises Nombre de cas Pourcentage
1- Vol et Recel 558 19,0%
2-Détention-usage de chanvre indien 680 23,1%
3-Trafic de drogue 77 2,6%
4-Détournement de deniers publics 1 0,0%
5-Coups et blessures volontaires 135 4,6%
6-Escroquerie. Abus de confiance. Faux et usage de faux 283 9,6%
7-Viol-attentat à la pudeur-pédophilie 46 1,6%
8-Défaut de carnet sanitaire et social-proxénétisme 48 1,6%
9-Infanticide 2 0,1%
11-Meurtre- Assassinat-parricide. 12 0,4%
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 96
SES 2019

Type d’infractions commises Nombre de cas Pourcentage


12-Homicide volontaire ou involontaire 96 3,3%
13-Menaces -violences -voies de faits-injures 80 2,7%
14-Outrage et rébellion 27 0,9%
15-Vagabondage et mendicité 36 1,2%
17-Fraude 13 0,4%
18-Débit de boissons 27 0,9%
19-Terrorisme 1 0,0%
20-Autres 819 27,8%
TOTAUX 2941 100%
Source : DAP, 2019.

V.3.2.5. Etrangers écroués selon leur nationalité

Au Sénégal, les guinéens représentent 19,3% des étrangers écroués en 2019. En


deuxième position, nous retrouvons, les personnes de nationalité nigériane qui
représentent 16,0% et le troisième pays le plus représenté parmi les étrangers
écroués est le Mali, avec 14,1%.

Graphique V-4 : Répartition en % des étrangers écroués selon la nationalité

25%
19,3% 20,3%
20% 16,0%
14,1%
15%
9,2%
10% 6,8% 7,4%
5% 1,6% 0,8% 0,3% 1,8% 0,5% 0,9% 0,7% 0,3%
0%

Source : DAP, 2019.

V.4. ANALYSE DE LA POPULATION PENALE

La situation et les indicateurs de la population pénale permettent de mieux analyser


la dynamique et d'évaluer l'ampleur de la délinquance en 2019.

- Taux d’accroissement des personnes écrouées


Ce taux est obtenu en faisant le rapport de la différence entre la population des
écroués de l’année d’arrivée à la population des écroués de l’année de départ sur la
population de l’année de départ.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 97


SES 2019

En 2019, l’effectif des personnes écrouées est de 29 826 individus contre 27 720
individus en 2018, soit un taux d’accroissement de 7,6%.

- Proportion de récidivistes parmi les personnes écrouées


Est considérée comme récidiviste, toute personne déjà condamnée dans le passé et
libérée qui commet à nouveau une infraction susceptible de la sanctionner d’une
peine plus lourde que celle normalement applicable. La proportion de récidivistes
parmi les personnes écrouées est de 16,8% en 2019.

- Taux d’entrée en détention avant condamnation définitive par


habitant
Cet indicateur est un indice de flux qui mesure la fréquence d’un évènement
renouvelable. En 2019, le taux d’entrée en détention avant condamnation définitive
est de 30,3 détenus pour 100.000 habitants, soit une augmentation d’environ deux
(2) points par rapport à 2018.

- Taux d’entrée en détention par habitant


La nature de cet indicateur de flux dont les unités de compte au numérateur
(évènements renouvelables : les entrées) et au dénominateur (les individus qui
constituent la population susceptible de connaitre l’évènement) sont différentes,
impose, en toute rigueur, la nécessité d’enlever du dénominateur les moins de 13
ans qui, au Sénégal, ne peuvent pas être mis en détention.

Au total, 29 826 entrées en détention ont été recensées dans le milieu carcéral
sénégalais en 2019.

La population moyenne âgée de 13 ans et plus est estimée à 9 737 987 habitants en
2018 contre 10 194 338 habitants en 2019. Ainsi, le taux d’entrée en détention par
habitant s’élève à 297 détenus pour 100 000 habitants en 2019.

- Taux de détention par habitant


Le taux de détention est un indice de stock qui représente la proportion de détenus
dans l’ensemble de la population du pays. En effet, il passe de 70 pour 100 000
habitants en 2018 à 71,4 pour 100 000 habitants en 2019 soit une légère hausse de
1,4 point.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 98


SES 2019

- Proportion de détenus non encore jugés

Cet indicateur représente la proportion de détenus non encore jugés dans la


population carcérale. Cet indice de stock ne tient pas compte des détenus déjà
condamnés en première instance mais dont la condamnation n’est pas définitive car
ils ont usé d’une voie de recours ou sont encore dans les délais pour le faire.

En 2019, la proportion de détenus non encore jugés s’élève à 41,8% contre 41,6%
en 2018.

- Durée moyenne de détention provisoire


La durée moyenne de détention avant condamnation définitive en 2019 est la même
que celle de 2018 et en 2019, elle estimée à près de 2 mois (1,9 mois).

- Durée moyenne de détention


La durée moyenne de détention a connu une légère hausse. En effet, elle est passée
de 4,4 mois à 4,5 mois entre les années 2018 et 2019.

Tableau V-8 : Résumé des indicateurs de la démographie pénale au Sénégal en 2019


NIVEAU DE L'INDICATEUR EN
INDICATEURS
2019
Taux d'accroissement des personnes écrouées en %
7,6
Proportion de récidivistes parmi les personnes écrouées en % 16,8
Taux d'entrée en détention avant condamnation définitive par
habitant pour 100.000 30,3
Taux d'entrée en détention par habitant pour 100 000 297
Taux de détention par habitant p. 100 000 71,4
Proportion de détenus non encore jugés en % 41,8
Durée moyenne de détention provisoire (en mois) 1,9
Durée moyenne de détention (en mois) 4,5
Source : DAP, 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 99


SES 2019

Conclusion

La situation judiciaire de l’année 2019 fait ressortir une augmentation de l’effectif


carcéral par rapport à l’année 2018. Cette population est constituée majoritairement
par des détenus de sexe masculin.

La population carcérale se caractérise également par la variation des durées de


détention selon le sexe. On constate également que les détenus carcéraux étrangers
sont essentiellement originaires des pays de l’Afrique de l’Ouest.

En outre, les niveaux des indicateurs de démographie pénale restent élevés dans
l’ensemble au niveau national. La densité carcérale et le taux d’encadrement des
détenus révèlent que la situation de la démographie pénale s’écarte des normes
requises pour un bon traitement des détenus.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 100


SES 2019

Chapitre VI :
Chapitre VI : ASSISTANCE SOCIALE

Introduction

ASSISTANCE SOCIALE
Dans un contexte de mise en œuvre de l’agenda 2030 dont le
paradigme est de ne laisser personne en rade, les politiques de
protection sociale occupent à ce jour une place de choix dans la
politique cadre de référence du Sénégal ; le Plan Sénégal Emergent.
Elles doivent cette place outre à la prévention des risques et la
protection des personnes et des biens, à leur rôle dans le
rétablissement d’une meilleure justice sociale par le biais de la
réduction des inégalités et la promotion d’un développement inclusif
et endogène à travers les mesures d’assistanat en termes de
revenus, de sécurité sociale et de facilitation d’accès aux secteurs
sociaux de base. Ainsi, elles peuvent contribuer fortement à la
réduction de la pauvreté.

Le régime sénégalais de protection sociale est bâti autour de deux


axes : l’assistance sociale et la sécurité sociale. L’assistance sociale
est principalement prise en compte dans les programmes entrepris
par l’Etat en matière de revenus et de politiques discriminatoires au
bénéfice des personnes en situation de vulnérabilité. Dans le cadre
de ces programmes, l’approche des filets sociaux a été adoptée
d’une part, avec l’établissement d’un registre national unique (RNU)
des ménages vulnérables pour identifier les bénéficiaires des
programmes d’assistanat à l’instar du Programme national des
Bourses de Sécurité Familiale (PNBSF). Et d’autre part, les
programmes ont eu une portée universelle à l’image de la
Couverture Maladie Universelle (CMU). En outre, des cartes d’égalité
des chances ont été délivrées pour les personnes en situation
d’handicap. Quant à la protection sociale, elle est fournie par la
Direction de l’Action Sociale sur la base de consultations sociales, la
Caisse de Sécurité Sociale (CSS) aux salariés et partant par la
Brigade nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP) dans sa mission de
secours et d’assistance aux victimes.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 101


SES 2019

Le présent chapitre comporte outre une brève présentation du système de protection


sociale trois parties. Les deux premières concernent respectivement les activités de
CSS et celles de la BNSP et la dernière porte sur l’analyse des programmes
d’assistance sociale.

VI.1. PRESENTATION DU SYSTEME DE PROTECTION SOCIALE

Le régime sénégalais de protection sociale repose sur deux axes : l’assistance sociale
et la prévoyance ou sécurité sociale.

L’assistance sociale est fondée sur un système non contributif qui est principalement
assuré par l’État qui l’organise, le finance et le met en œuvre. Elle est menée au
profit des groupes vulnérables. La politique d’assistance sociale vise à améliorer le
développement social du pays à travers des transferts sociaux octroyés directement
aux ménages ou aux individus vulnérables. Ces transferts peuvent aussi être
implicites c’est–à-dire sous forme de subventions et/ou de prises en charge gratuite
des services sociaux de base. Ils sont soit sans contrepartie soit contre des
conditions concernant l’utilisation des services de base dans une optique de
renforcement du capital humain. L’objectif à travers les transferts sociaux est de
réduire les inégalités et la vulnérabilité par l’augmentation de l’accès aux services
sociaux de base. Une bonne politique d’assistance sociale demeure donc importante
pour atteindre une croissance inclusive et une réduction durable de la pauvreté. C’est
dans ce cadre que le Sénégal a, à travers la Stratégie nationale de Protection sociale,
décliné des objectifs d’assistance sociale qui sont entre autres:

 d’atteindre à l’horizon 2035 un taux de vulnérabilité suffisamment faible pour


être compatible avec une croissance maîtrisée, signe d’un développement
durable ;

 d’améliorer la capacité de réponse aux chocs et risques pour les groupes


vulnérables ;

 d’assurer l’équité dans la prise en charge des besoins de protection des


groupes vulnérables ;

 de garantir l’accès aux services sociaux de base des groupes vulnérables ;

 de renforcer les mécanismes de transferts directs des ressources en faveur


des groupes vulnérables.

Ces dernières années, des mesures ont été prises par les pouvoirs publics afin de
permettre à certains groupes dits vulnérables de bénéficier de soins de santé par le
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 102
SES 2019

biais de la Couverture Maladie Universelle (CMU) et le Programme nationale de


Bourses de Sécurité familiale (PNBSF).

S’agissant du système de prévoyance sociale, créé dans les années 1970, il vise à
offrir une couverture à tous les travailleurs et à leur famille. La prévention et la prise
en charge du risque santé pour les travailleurs se font à travers la Caisse de Sécurité
sociale (CSS) et les Institutions de Prévoyance Maladie (IPM) tandis que la retraite
est gérée par l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et le Fonds
national de Retraite (FNR). Cette diversification des structures sociales a pour
objectif de permettre aux Sénégalais, dans le cadre de leur travail, de se couvrir des
risques liés à la santé et à la vieillesse.

VI.2. ALLOCATIONS FAMILIALES REÇUES PAR LES SALARIES ET


EMPLOYEURS AFFILIES A LA CSS

La Caisse de Sécurité sociale (CSS) joue un rôle de premier plan dans la politique
nationale de protection sociale des travailleurs salariés en apportant pleinement sa
contribution dans la lutte contre la pauvreté. Elle a pour mission de verser des
prestations, en nature ou en espèces aux familles et aux salariés des entreprises
affiliées. Dans le domaine de la protection de la mère et de l'enfant, des centres
médico-sociaux sont mis en place pour assurer la consultation des enfants malades
et des femmes enceintes. La Caisse de Sécurité sociale a également pour mission
d’offrir des indemnités en espèces ou en nature aux travailleurs victimes d’accidents
de travail ou de maladies professionnelles. De surcroît, elle joue un rôle déterminant
dans la prévention des risques professionnels par le contrôle, l'assistance-conseil et
la formation des entreprises. Dans ce qui suit, il s’agira de présenter les différentes
prestations effectuées au bénéfice des travailleurs.

Pour l’année 2019, les prestations familiales représentent 78,4% des prises en
charge effectuées par la CSS. Elles sont suivies par la prise en charge des victimes
d’accidents de travail qui constitue 20,2% en moyenne de l’enveloppe globale. Par
conséquent, la part des actions sanitaires, sociales et familiales et des préventions
est très faible.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 103


SES 2019

Graphique VI-1 : Répartition des allocations reçues par type d’allocation en 2019
Charges accidents
de travail/maladies Charges Prévention;
professionnelles; 0,5%
20,2%

Charges Action
Sanitaire, Sociale et
Familiale; 0,8%

Charges Prestations
familiales; 78,4%

Source : Rapport général de la Caisse de Sécurité sociale, 2019.

VI.2.1. PRESTATIONS FAMILIALES

Les prestations familiales sont composées des allocations prénatales, familiales et de


maternité, des indemnités de congé de maternité, des allocations de chômage et des
allocations CAF.

Les allocations prénatales sont dues à toute femme salariée ou conjointe d'un
travailleur salarié, à toute femme salariée non mariée et à toute femme salariée
mariée dont le mari n'exerce aucune activité professionnelle rémunérée à compter du
jour où l'état de grossesse est déclaré et pour les neuf mois de la grossesse.

Les allocations de maternité sont versées aux femmes salariées ou conjointes des
travailleurs salariés qui donnent naissance, sous contrôle médical, à des enfants nés
viables et inscrits à l'état civil.

Les allocations familiales sont attribuées au travailleur, pour chacun des enfants à sa
charge, âgé de plus de 2 ans et de moins de 14 ans. Cet âge limite est porté à 18
ans, pour l'enfant placé en apprentissage et à 21 ans si l'enfant poursuit des études
ou si, par suite d'infirmité ou de maladie incurable, il est dans l'impossibilité d'exercer
un travail salarié ou de poursuivre des études. La limite du nombre d’enfants
assujettis aux allocations familiales est de six (6).

Les indemnités journalières de congé de maternité sont dues à la femme salariée


pendant la durée du congé de maternité qui ne peut excéder six (6) semaines avant
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 104
SES 2019

la date présumée de l'accouchement et huit (8) semaines après l'accouchement.


Cependant, le congé peut être prolongé de trois (3) semaines en cas de maladie
dûment constatée par le médecin traitant et résultant de la grossesse ou des
couches.

Les allocations de chômage constituent des maintiens d’allocations familiales en cas


de chômage de l’allocataire.

Les allocations CAF représentent les cotisations versées par les caisses d’allocations
familiales françaises pour le compte des travailleurs sénégalais établis en France
dans le cadre de la Convention franco-sénégalaise sur les prestations familiales.

En 2019, la Caisse de Sécurité sociale a versé en termes de prestations familiales un


montant global de 14 752 630 335. Ce montant était estimé en 2018, à 14 230 787
483 soit une hausse de 3,7%. Les prestations familiales sont essentiellement
composées d’allocations familiales (61,3%) et d’indemnités de congé de maternité
(30,1%). La part des indemnités de chômage et des allocations CAF dans les
prestations familiales reste négligeable.

Graphique VI-2 : Répartition (%) des indemnités de prestation familiale reçues par les allocataires
par type en 2019
Allocations CAF; Allocations
0,4% Prénatales; 2,2%
Allocations de
Indemnités de Maternité; 6,1%
Congé Mat.; 30,1%

Allocations de
chômage; 0,0%

Allocations
Familiales; 61,3%
Source : Rapport général de la Caisse de Sécurité sociale, 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 105


SES 2019

VI.2.2. INDEMNITES D’ACCIDENTS DE TRAVAIL (AT) ET MALADIES


PROFESSIONNELLES (MP)

Est considéré comme accident de travail, tout accident survenu au travailleur, par le
fait ou à l’occasion du travail, pendant le trajet d'aller et de retour entre sa résidence
et son lieu du travail et vice versa ; pendant les voyages ou les déplacements dont
les frais sont à la charge de l'employeur15.

Pour ce qui est de la maladie professionnelle, elle concerne toute maladie désignée
dans un tableau de maladies professionnelles et contractée dans les conditions
prévues dans ledit tableau.

Les indemnités d’accident de travail et de maladie professionnelle sont composées de


prestations en nature et en espèces. Les prestations en nature sont constituées
d’indemnités journalières, de rentes et d’honoraires.

Les indemnités journalières sont versées pendant toute la durée de l'incapacité


temporaire de travail (ITT), sans distinction entre les jours ouvrables, les dimanches
et jours fériés.

Les rentes sont payées à tout travailleur salarié atteint d'une incapacité permanente
partielle (IPP) ou totale (IPT) à la suite d'un accident du travail ou d'une maladie
professionnelle, à son conjoint survivant, ses enfants et descendants en charge ou à
tout ascendant direct en cas d’accident mortel.

Les indemnités d’accident de travail versées pour des travailleurs et salariés affiliés à
la CSS sont de l’ordre de 3 802 480 062 f CFA en 2019 contre 3 274 230 329 f CFA
en 2018. Ces indemnités sont généralement des rentes versées aux victimes ou
ayants droit (85,4% en 2019). En outre, elle comporte les indemnités journalières
versées aux allocataires en situation d’incapacité temporaire sont de 9,0% en 2019.

15
Code de la sécurité sociale, 1973
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 106
SES 2019

Graphique VI-3 : Répartition (%) des indemnités d’accident de travail (AT) et de MP par type
d’assistance 2019

produits Pharmaceutiques; contrôle Médical,


1,7% rééducation et
prothèse; 0,3%
Frais Médicaux; 2,2%
Indemnités
journalières;…
hospitalisations; 1,5%
transport AT; 0,0%

Rentes; 85,4%

Source : Rapport général de la Caisse de Sécurité sociale, 2019.

VI.2.3. ACTIONS SANITAIRES SOCIALES ET FAMILIALES (ASSF)

Elles sont réalisées au profit des épouses d'allocataires, des femmes salariées, des
enfants d'allocataires, des épouses de non allocataires et leurs enfants.

Ces actions sont menées sous forme de soins médicaux, de consultations, de


vaccinations, de conseils, de planification familiale, de fournitures de médicaments
génériques à bas prix conformément à l’initiative de Bamako, d’analyses médicales et
de consultations gynécologiques.

En 2019, les actions sanitaires et sociales menées par la CSS, pour ses affiliés sont
majoritairement constituées d’aides financières avec les secours en espèces (37,2%)
et les subventions sociales en espèces (15,1%) qui représentent plus de 50% du
montant global. Les secours en nature et les journées médicales sont évaluées
respectivement à 5,5% et à 3,0%.

En 2019, les secours en espèces (54,1%) et la fourniture de produits


pharmaceutiques (24,0%) concentrent la majeure partie des actions sanitaires et
sociales dont bénéficient les employeurs et salariés déclarés à la CSS. La part des
secours en nature (0,2%) est presque négligeable alors que les produits diététiques
sont estimés à 12,6%.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 107


SES 2019

Graphique VI-4 : Répartition (%) des prestations en ASSF par type d’actions en 2019
Produits
dietetiques; 12,6%

Produits
pharmaceutiques; Secours en especes;
24,0% 54,1%

Subventions Secours en nature;


sociales en espèces; 0,2%
9,1%
Source : Rapport général de la Caisse de Sécurité sociale, 2019

VI.3. INTERVENTIONS DES SAPEURS POMPIERS EN 2019

La Brigade nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP) effectue des interventions pour


secourir les populations. Ces interventions se déclinent en secours aux victimes
d’accidents et d’incendie, assistance aux malades et opérations et activités diverses.
Les opérations diverses sont composées d’opérations d’assainissement, de
ravitaillement en eau, de réponse aux alertes motivées et aux fausses alertes, et de
prise en charge des corps sans vie. Les activités diverses visant à sensibiliser la
population s’articulent autour de services de représentation, de visite de prévention
et de tournées de Bouches d’Incendie (BI).

En 2019, la BNSP a effectué sur le territoire national 41543 sorties contre 37224 en
2018, soit une augmentation de 11,6%. Ces interventions concernent
majoritairement les secours aux victimes d’accidents qui concentrent près de la
moitié (48,3%) des interventions. Les activités diverses ont fait l’objet de près de
20% des sorties. Les sorties relatives aux incendies (8,2%) et aux opérations
diverses (10,8%) sont moins fréquentes.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 108


SES 2019

Graphique VI-5 : Répartition (%) des interventions de la BNSP par nature d’intervention en 2019

60,0%

48,3%
50,0%

40,0%

30,0%

19,7%
20,0%
13,1%
10,8%
8,2%
10,0%

0,0%
INCENDIES Secours aux Malades OPERATIONS ACTIVITES DIVERSES
victiomes DIVERSES
d'accidents
Source : Rapport de la BNSP, 2019

L’analyse des interventions faites en 2019 par la BNSP pour secourir des victimes
d’accident, met en évidence des secours apportés principalement pour les victimes
d’accident sur la voie publique (85,9% des sorties pour ce type d’intervention contre
14,1% pour les autres accidents).

Graphique VI-6 : Répartition (%) des interventions de la BNSP par type d’accidents

14,1%

85,9%

Accidents sur la voie publique Accidents divers

Source : Rapport de la BNSP, 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 109


SES 2019

Concernant les victimes d’accidents sur la voie publique au nombre de 27465 en


2019, près de la moitié d’entre elles (47,8%) est âgée de 15 à 35 ans. La proportion
de victimes âgées de 60 ans ou plus est de 6,8%.

Graphique VI-7 : Répartition (%) des victimes d’accidents sur la voie publique par âge en 2019

16,0%
13,6%
14,0%
12,0%
12,0% 11,4%
10,9%

10,0% 9,3%
8,4%
8,0%
5,5% 5,6%
6,0% 5,1%
4,5%
4,0% 3,2%
2,5% 2,7%
1,9%
2,0% 1,0% 1,1%
0,5% 0,7%
0,0%

Source : Rapport de la BNSP, 2019.

VI.4. ANALYSE DES PROGRAMMES D’ASSISTANCE SOCIALE

Les principaux programmes d’assistance sociale mis en place par le gouvernement


tournent autour des programmes de gratuité des soins de santé, des programmes de
nutrition et des bourses de sécurité familiale.

VI.4.1. LE PROGRAMME NATIONAL DE BOURSES DE SECURITE


FAMILIALE

Le gouvernement du Sénégal a, en 2013 avec la mise en place de la Délégation


générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN), instauré le
Programme national de Bourses de Sécurité familiale (PNBSF). Ce programme a pour
objectif de contribuer à la lutte contre la vulnérabilité et l’exclusion sociale des
familles à travers une protection sociale intégrée visant à renforcer leurs capacités
productives et éducatives. Il s’agissait plus spécifiquement de :
 mettre à la disposition de 300 000 ménages vulnérables une bourse de
sécurité familiale de 100 000 F CFA/an entre 2013 et 2017 ;

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 110


SES 2019

 contribuer au développement d’un Registre national unique pour faciliter le


ciblage des ménages vivant dans une situation de vulnérabilité et/ou
d’extrême pauvreté aussi bien au niveau national, régional que local ;

 favoriser l’inscription et le maintien des enfants à l’école et l’enregistrement à


l’état civil ;

 dérouler des mécanismes de suivi évaluation pour accompagner les familles


bénéficiaires de bourses de sécurité familiale16.

Entre 2013 et 2019, un total de 458 550 ménages sont inscrits dans le Registre
national unique (RNU) pour un objectif de 464 548 ménages, parmi les plus pauvres,
soit un écart relatif de -1,3% par rapport à la cible de 2019. Sur l’ensemble des
ménages inscrits dans le RNU, 316 941 (69,1%) ont bénéficié d’une bourse familiale.
Pour l’année 2019, 18 560 ménages ont bénéficié d’une bourse familiale dont 92%
qui ont au moins eu à recevoir des transferts en 2019.
Tableau VI-1: Indicateurs de la bourse de sécurité familiale en 2019
Effectif
Réalisations cumulées enrôlé en Cible 2019
2019
2018 2019
Nombre de ménages
442 053 458 550 16 497 464 548
inscrits dans le RNU
Nombre de ménages
316 941 316 941 ND - 300 000
bénéficiaires de la BSF
Pourcentage (%) de
ménages bénéficiaires
95% 92% ND 100%
ayant reçu des transferts
monétaires du PNBSF
Source : DGPSN, Rapport d’activité 2019.

VI.4.2. COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE DES BENEFICIAIRES DE


BOURSE

En 2019, 53% des ménages enrôlés dans la couverture maladie universelle sont
bénéficiaires de la BSF.

Les régions de Dakar (12,7%), Fatick (10,7%), Ziguinchor (10,3%), Kolda (9,5%)
et Kaolack (9,1%) concentrent plus ménages bénéficiant de la BSF et d’une
couverture maladie universelle (CMU), soit plus de la moitié des ménages
bénéficiaires de CMU. A l’inverse, les régions de Kédougou (1,9%) et de Louga
(3,2%) regorge les les plus faibles parts.

16
DGPSN (2013)
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 111
SES 2019

Tableau VI-2 : Répartition des ménages bénéficiant de la BSF enrôlés à la CMU en 2019
Ménages Individus
Région
Effectif Part Effectif Part
Dakar 25186 12,7% 174938 12,5%
Diourbel 16 353 8,3% 130 906 9,4%
Fatick 21 046 10,7% 124 975 9,0%
Kaffrine 13 463 6,8% 104 512 7,5%
Kaolack 17 930 9,1% 135 110 9,7%
Kédougou 3 746 1,9% 26 681 1,9%
Kolda 18 715 9,5% 139 370 10,0%
Louga 6 182 3,1% 53 009 3,8%
Matam 8 182 4,1% 65 624 4,7%
St‐Louis 9 587 4,9% 64 255 4,6%
Sédhiou 11 270 5,7% 76 556 5,5%
Tambacounda 12 137 6,1% 87 780 6,3%
Thiès 13 418 6,8% 93 433 6,7%
Ziguinchor 20 377 10,3% 118 202 8,5%
Total 197 592 100,0% 1 395 351 100,0%
Source : DGPSN, Rapport d’activité 2019

Conclusion
La protection sociale est un élément fondamental pour lutter contre la pauvreté et
pour la prévention des risques naturels et sociaux. Elle permet d’atténuer les risques
sociaux vieillesse, la maladie, l’invalidité, le chômage, la maternité, etc.) et facilitent
les interventions en cas de risques naturels tels que la survenance d’incendies ou
d’accidents.

En 2019, les allocations versées par la CSS sont essentiellement composées de


prestations familiales, les activités de prévention et les actions sociales restant
négligeables.

Dans un autre registre de la protection sociale, la Brigade nationale des Sapeurs-


Pompiers a réalisé 41 543 sorties en 2019 pour secourir des populations en danger et
particulièrement des victimes d’accidents sur la voie publique.

En outre, en termes d’assistance sociale, 458 550 ménages sont inscrits sur le
Registre national unique (RNU), entre 2013 et 2019 pour un objectif de 464 548
ménages. Sur cette période 316 941 de ces ménages ont bénéficié du Programme
national de Bourses de Sécurité familiale (PNBSF). De même, à travers le partenariat
entre la DGPSN et la CMU, 197 592 ménages bénéficiaires de la BSF (62,3%) ont
été enrôlés à la CMU.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 112


SES 2019

Chapitre VII :
Chapitre VII : EAU ET ASSAINISSEMENT

Introduction

L’eau constitue un élément vital pour la survie de l’homme.

EAU ET ASSAINISSEMEENT
L’utilisation d’une eau salubre amoindrit le risque de contracter des
maladies d’origine hydrique.

Les risques sanitaires sont encore plus accentués en cas de déficit de


système d’assainissement adéquat, alors que dans la plupart des
pays en développement, le secteur de l’assainissement est peu
développé.

A la suite des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD),


les Objectifs de Développement Durable (ODD) mettent l’accent non
seulement sur l’accès à l’eau potable et à un assainissement
convenable, mais aussi sur la qualité et la disponibilité du service. La
cible 6.1 de l’ODD 6 vise à, « d’ici à 2030, assurer l’accès universel et
équitable à l’eau potable, à un coût abordable, pour tous ». L’accès
universel en question vise pratiquement tous les contextes (les
ménages, les écoles, les établissements sanitaires, le milieu
professionnel, etc.). La réduction des inégalités entre les différents
sous-groupes de la société et une meilleure prise en compte des
besoins des populations vulnérables sont également recherchées.
Cette ambition est également affichée à travers la cible 6.2 : « D’ici à
2030, assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des
services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la
défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux
besoins des femmes et des filles et des personnes en situation
vulnérable ».

L’Objectif 6 cherche, en fait, à « garantir l’accès de tous à des


services d’approvisionnement en eau et d’assainissement et assurer
une gestion durable des ressources en eau ». Il concerne ainsi tout
le cycle de l’eau.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 113
SES 2019

Du fait de son influence sur d’autres domaines tels que la santé et l’économie, le
secteur de l’eau et de l’assainissement fait l’objet d’une attention particulière et est
suivi par différents acteurs. Au niveau mondial, UN Water (ONU Eau) et ses
différentes composantes ont développé une méthodologie pour le suivi des
indicateurs de l’eau et de l’assainissement et publient régulièrement des rapports
thématiques. Au niveau du continent africain, le Conseil des Ministres africains
chargés de l’Eau (CMACE ou AMCOW sigle anglais) a mis en place une plateforme de
suivi des indicateurs liés à l’eau et élabore un rapport continental sur le secteur.

L’objectif principal de ce chapitre est de faire un point de la situation du pays en


matière d’eau et d’assainissement. De manière spécifique, il s’agira de faire l’état des
lieux des indicateurs, dans le contexte des ODD, pour faciliter le suivi des indicateurs
de l’ODD 6 au niveau du pays.

Ce chapitre est structuré en deux parties. La première est consacrée au secteur de


l’eau et la seconde fait le point sur le secteur de l’assainissement, essentiellement les
types de toilettes utilisés par les ménages.

Dans chaque partie, un sous-point relatif à l’échelle JMP17 de mesure de l’accès aux
services d’eau potable/assainissement est abordé.

Encadré
Les données de l’Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue) réalisée en
2019 sont principalement utilisées dans ce chapitre. Le volet ménage de cette enquête
comporte un certain nombre de questions relatives à l’accès à l’eau, au type de toilettes et à
l’hygiène qui permettent de dresser le profil des ménages sénégalais en ce qui concerne leur
accès à l’eau et à l’assainissement

VII.1. L’HYDRAULIQUE

Au niveau national, divers acteurs interviennent dans le secteur de l’hydraulique. Les


structures assurant la desserte ou le suivi de l’eau sont différentes selon le milieu. En
général, la Sénégalaise des Eaux (SDE) et la Société nationale des Eaux du Sénégal
(SONES) assurent l’approvisionnement en eau potable des zones urbaines alors que
l’Office des Forages Ruraux (OFOR) est responsable de l’alimentation des zones
rurales.

17
JMP= Joint Monitoring Programme (Programme conjoint de suivi). Il s’agit d’un programme commun OMS/UNICEF de suivi de
l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, mis en place en 1990.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 114
SES 2019

VII.1.1. L’ACCES A L’EAU

L’accès à l’eau est appréhendé au moyen de plusieurs variables dont les sources
d’eau de boisson, les distances à ces sources et le traitement de l’eau recueillie.

VII.1.1.1. Type de source d’eau


La source d’eau est l’un des éléments les plus considérés dans l’accès à l’eau. Celle-ci
peut être améliorée ou non. Selon la méthode du Programme Conjoint de Suivi (JMP
en anglais) de l’OMS et de l’UNICEF, la source d’eau est dite améliorée dès lors
qu’elle est protégée de la contamination (des eaux de ruissellements et des fientes
d’oiseaux notamment). Sont considérées comme sources améliorées les points
d’approvisionnement en eau suivants : branchement domestique (robinet dans le
logement ou la concession), robinet public, puits à pompe, forage, puits protégé,
source protégée, eau de pluie, camion-citerne et eau en bouteille ou en sachet. Les
puits et sources non protégés correspondent aux sources d’eau non améliorées.

Au Sénégal, la majorité des ménages a accès à une eau de boisson issue d’une
source améliorée. En effet, comme l’illustrent les graphiques ci-dessous, plus de
quatre ménages sur cinq (86,2%) s’approvisionnent en eau de boisson auprès d’une
source d’eau améliorée.

Malgré un écart considérable par rapport à la zone urbaine, le milieu rural présente
une part importante de ses ménages utilisant un point d’eau amélioré pour collecter
l’eau de boisson (76,5%). En milieu urbain, plus de 9 ménages sur 10 utilisent une
source améliorée. En outre, un peu plus du tiers des ménages appartenant au
quintile18 le plus pauvre (36,7%) n’a pas accès à une source d’eau améliorée là où
pratiquement la presque totalité des riches (97,7%) ou plus riches (98,6%) utilisent
une source d’eau améliorée. Il faut noter que plus le niveau de vie est élevé, plus la
probabilité d’avoir accès à un point d’approvisionnement en eau amélioré est élevée.

18
Il s’agit des quintiles de niveau de vie tels que définis dans le rapport de l’EDS-Continue 2019
téléchargeable sur le site : [Link]
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 115
SES 2019

Graphique VII-1 : Répartition en pourcentage des ménages


Graphique VII-2 : Répartition en pourcentage des ménages
selon le type de source d’eau selon le type de source d’eau par milieu de résidence

0,2
100,0
13,6
80,0
source non améliorée
60,0 76,5
source améliorée 86,2
95,7
autre 40,0

20,0
23,4
13,6
0,0 4,0
86,2
urbain rural Total
source non amelioree source amelioree autre

Graphique VII-3 : Répartition en pourcentage des ménages


selon le type de source d’eau par milieu de résidence

100,0

80,0
63,2
60,0 76,2
91,5 97,7 98,6
40,0

20,0 36,7
23,8
0,0 8,5 2,1 1,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche

source non amelioree source amelioree autre

Source : ANSD. EDS, 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 116


SES 2019

Pour ce qui est des points d’eau, le puits non protégé constitue le principal type de
point d’eau (99,5%) non amélioré. Tandis que du côté des sources améliorées, le
robinet, pour l’essentiel domestique, est utilisé par près de 8 ménages sur 10. En
milieu urbain, 77,2% des ménages disposent d’un raccordement domestique (dans
leur logement ou dans la concession) et le robinet public est utilisé par environ 5,2%
des ménages. Dans des proportions moindres, un recours plus important au robinet
domestique est aussi noté en milieu rural. Ce type de point d’eau amélioré est utilisé
par la majorité des ménages ruraux usant d’un point d’eau amélioré (54,4%) et plus
d’un cinquième s’approvisionne à partir d’un robinet public (20,8%).

Il faut noter que l’eau en bouteille apparaît comme la troisième source d’eau
améliorée au niveau national (6,4%) et la deuxième source en zone urbaine (10,8%)
tandis qu’en zone rurale, 9,8% des ménages utilisent l’eau du camion-citerne pour la
boisson faisant de cette source le troisième plus important type de point d’eau pour
ladite zone.

Graphique VII-4 : Répartition en pourcentage des ménages usant d’une source améliorée
selon le type de point d'eau par milieu de résidence

100,0 0,7
6,4
10,8 9,8
90,0 6,2
3,4
80,0 5,2
12,0
70,0 eau en bouteille
20,8
camion citerne/chariot
60,0
eau de pluie
50,0
puits/source protégé
40,0 77,2 puits à tube/forage
67,2 robinet public
30,0
54,4 robinet domestique
20,0

10,0

0,0
urban rural Total
Source : ANSD. EDS, 2019.

Au niveau des grandes zones, parmi les ménages ayant accès à une source d’eau
améliorée, la prééminence du robinet domestique se retrouve partout, même si les
proportions les plus fortes sont relevées à l’Ouest (77,5%) et au Nord (63,0%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 117


SES 2019

Le robinet (domestique et public) constitue ainsi le principal point de collecte de l’eau


de boisson d’au moins sept ménages sur dix utilisant une source améliorée, le
deuxième type de source d’eau étant, selon la zone, soit un camion-citerne au centre
(20,6%) soit un puits au nord (12,7% pour puits à pompe/forage) et au sud (puits
ou une source protégée 10,9%, puits à pompe ou forage 13,3%) soit de l’eau en
bouteille à l’ouest (12,1%).

Graphique VII-5 : Répartition en pourcentage des ménages usant une source améliorée selon le
type de point d'eau par zone de résidence

100,0 2,6
12,1 10,9
90,0 12,7
20,6
80,0 6,8 13,4
20,4
70,0 1,5
12,7 18,8
60,0
50,0
40,0 77,5
30,0 63,0
57,7 55,3
20,0
10,0
0,0
Nord Ouest Centre Sud

robinet domestique robinet public puits à tube/forage puits/source protégé


eau de pluie camion citerne/chariot eau en bouteille

Source : ANSD. EDS, 2019

Par ailleurs, les ménages les plus pauvres ont le moins accès au robinet domestique.
Seuls 31,5% d’entre eux utilisent ce type de source pour s’approvisionner en eau. Le
robinet public semble être le mode d’approvisionnement le plus fréquent chez les
plus pauvres. En effet, 38,8% des ménages les plus pauvres ayant accès à une
source améliorée utilisent un robinet public ou une borne fontaine. A l’inverse, plus le
niveau de vie du ménage est élevé, plus il a recours à un robinet domestique. En
outre, 18,8% des ménages du quintile le plus riche utilisent l’eau embouteillée
comme eau de boisson.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 118


SES 2019

Graphique VII-6 : Répartition en pourcentage des ménages utilisant une source améliorée
selon le type de point d'eau par quintile de niveau de vie
100,0 0,1 5,3
5,0
9,3
90,0 9,7 18,8
4,3 1,1
21,1 2,4
80,0 9,7 5,3 4,7
19,7
70,0 0,8
0,8
60,0
50,0 38,8

40,0 76,7
74,3 73,6
30,0 65,4

20,0
31,5
10,0
0,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche

robinet domestique robinet public puits à tube/forage puits/source protégé


eau de pluie camion citerne/chariot eau en bouteille

Source : ANSD. EDS, 2019

VII.1.1.2. Durée de trajet pour la collecte de l’eau potable

Etant donné les risques de contamination entre le point d’accès à l’eau et la


destination finale (domicile), il est important de mesurer la distance parcourue pour
s’approvisionner en eau. Toutefois, du fait de la difficile évaluation des distances, il
est le plus souvent utilisé le temps mis pour collecter l’eau. Ce temps inclut les files
d’attente.

a) Temps de collecte et type de point d’eau

Au Sénégal, l’essentiel des ménages disposent d’un point d’eau à domicile (71,5%)
ou se procurent l’eau à proximité de leur résidence (18,7% mettent moins de 30 mn,
file d’attente inclus pour collecter l’eau). Ce constat concorde avec le fait que le
raccordement à domicile constitue la principale source d’eau potable pour la plupart
des ménages (à l’exception des plus pauvres). Les ménages ne disposant pas d’un
raccordement à domicile mettent en général moins de 30 mn pour collecter l’eau.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 119


SES 2019

Graphique VII-7 : Répartition en pourcentage des ménages selon leur durée de collecte
de l'eau de boisson

9,8

18,7

71,5

sur place moins de 30 mn 30 mn et plus

Source : ANSD. EDS, 2019.

b) Temps de collecte et milieu de résidence

Le milieu de résidence pourrait être un facteur discriminant en ce qui concerne la


desserte en eau potable. En effet, les temps d’accès sont généralement plus élevés
en milieu rural qu’urbain. Comme illustré sur le graphique ci-dessous, 9 ménages
urbains sur 10 s’approvisionnent en eau sur place. Alors qu’en milieu rural, plus de 5
ménages sur 10 disposent d’une source d’eau à domicile et plus d’un quart
s’approvisionnent à proximité de leur habitat. En outre, 17,3% des ménages ruraux
mettent au moins 30 minutes pour collecter l’eau destinée à la boisson contre moins
de 2,4% en zone urbaine.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 120


SES 2019

Graphique VII-8 : Répartition en pourcentage des ménages selon la durée de collecte par
milieu de résidence

100,0
90,0
80,0
70,0
60,0
50,0
88,9

40,0
30,0
53,6

20,0

29,0

17,3
10,0

8,6

2,4
0,0
sur place moins de 30 mn 30 mn et plus

urban rural

Source : ANSD, EDS 2019.

Lorsqu’on s’intéresse uniquement aux ménages ne disposant pas d’un robinet


domestique, l’écart entre les proportions de ménages consacrant moins de trente
minutes à la recherche d’eau diminue considérablement. Quel que soit le milieu, il
ressort, dans ce cas, qu’une part importante des ménages se procure l’eau à
proximité (33,0% en milieu urbain et 49,8% dans le rural) et plus du quart des
ruraux parcourt une certaine distance pour trouver l’eau (29,7%).

Graphique VII-9 : Répartition en pourcentage des ménages n’ayant pas de raccordement


domestique selon la durée de collecte par milieu de résidence

100,0
90,0
80,0
70,0
60,0
50,0
40,0
57,7

30,0
49,8

20,0
33,0

29,7
20,5

10,0
9,3

0,0
sur place moins de 30 mn 30 mn et plus

urban rural

Source : ANSD. EDS, 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 121


SES 2019

c) Temps de collecte et niveau de vie

Le niveau de vie distingue nettement les populations en termes d’accessibilité des


sources d’eau potable. Plus le ménage est riche, plus il a un accès facile à l’eau avec
la présence d’un point d’eau à domicile et plus le ménage est pauvre, plus il a
tendance à trouver de l’eau hors de son domicile. En effet, les ménages du quintile le
plus pauvre affichent la plus faible proportion de ceux s’approvisionnant sur place en
eau potable (29,5%), alors que, parmi les plus riches, moins de 6,0% collectent l’eau
en dehors du domicile dont 1,0% met plus d’une demi-heure pour se procurer le
précieux liquide.

Graphique VII-10 : Répartition des ménages selon le temps mis pour collecter l'eau par quintile de
niveau de vie

100,0 3,9 1,0


11,1 2,4 4,5
90,0 10,8
16,0
32,7
80,0
28,7
70,0
60,0
50,0 37,8 94,5
86,8
40,0 80,2
30,0 60,3
20,0
29,5
10,0
0,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche

sur place moins de 30 mn 30 mn et plus

Source : ANSD. EDS, 2019

Lorsqu’on s’intéresse aux ménages ne disposant pas d’un robinet domestique, la


tendance précédemment relevée persiste. Toutefois, les écarts entre les différents
quintiles sont plus réduits. Les ménages les plus pauvres sont proportionnellement
les plus nombreux à utiliser les points situés à au moins 30 minutes du domicile. La
majorité des plus riches dispose d’un point d’eau à proximité du domicile.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 122


SES 2019

Graphique VII-11 : Répartition des ménages sans raccordement domestique selon le


temps mis pour collecter l'eau par quintile de niveau de vie

100,0 3,6
12,1 9,5
90,0 22,1 16,5
80,0 40,9
70,0 42,8
60,0 49,7
50,0 57,1
40,0 79,8
47,1
30,0
20,0 47,7
38,1
10,0 20,8
12,0
0,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche

sur place moins de 30 mn 30 mn et plus

Source : ANSD. EDS, 2019

VII.1.1.3. La collecte de l’eau, une affaire d’adultes et de femmes

Dans les ménages ne disposant pas d’un point d’eau sur place, la collecte de l’eau est
généralement assurée par les femmes adultes (80,4%). Il existe quelques ménages
(5,4%) pour lesquels les corvées d’eau sont assurées par les enfants âgés de moins
de 15 ans.

Graphique VII-12 : Répartition en pourcentage des ménages selon la personne


responsable de la collecte de l'eau

garçon moins de
15 ans; 2,4
homme adulte;
14,2

femme Autre; 5,4


adulte;
80,4

fille moins de 15
ans; 3,0

Source : ANSD. EDS, 2019

Quel que soit le milieu de résidence, les adultes, en particulier les femmes, sont plus
impliquées dans la collecte d’eau hors du domicile. Toutefois, une différence notable
est relevée en ce qui concerne la participation des hommes. Les hommes résidant en
milieu urbain participent plus aux corvées d’eau. Lorsque le ménage ne dispose pas
d’une source d’eau sur place, près d’un cinquième des responsables de la collecte
d’eau en milieu urbain (19,7% contre 12,8% en zone rurale) sont des hommes
adultes.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 123
SES 2019

Graphique VII-13 : Répartition des ménages selon la personne responsable de la collecte


de l'eau par milieu de résidence

90,0 82,0
80,0 74,3
70,0
60,0
50,0
40,0
30,0
19,7
20,0 12,8
10,0 2,1 3,2 3,8 2,0
0,0
femme adulte homme adulte fille moins de 15 ans garçon moins de 15 ans
urbain rural

Source : ANSD. EDS, 2019

La « spécialisation » des femmes adultes pour la collecte de l’eau est notée


également, quel que soit le quintile de niveau de vie considéré. Toutefois, la
participation masculine est plus marquée dans les ménages les plus riches.

Graphique VII-14 : Répartition des ménages selon la personne responsable de la collecte


de l'eau par quintile de niveau de vie

100,0
13,4 14,0 22,0
11,0 19,1
80,0

60,0

40,0 82,6 80,8 80,5


73,2 74,4

20,0

0,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche

femme adulte homme adulte fille moins de 15 ans garçon moins de 15 ans

Source : ANSD, EDS2019.

VII.1.1.4. Traitement de l’eau

a) Pratique du traitement de l’eau avant sa consommation

Le traitement de l’eau avant usage permet de lutter contre certaines maladies telles
que la dysenterie, la diarrhée et le choléra. Au Sénégal, pour sept ménages sur dix,
l’eau ne fait l’objet d’aucun traitement avant la consommation. Cette situation est
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 124
SES 2019

plus fréquente en milieu urbain. En milieu rural, plus du tiers des ménages use au
moins d’une méthode de traitement pour rendre l’eau potable (contre 17,0% en zone
urbaine). Peu de ménages usent de deux méthodes ou plus pour rendre l’eau
potable (3,1% pour le milieu urbain et 5,3% pour le rural).

Graphique VII-15 : Répartition des ménages selon le nombre de méthodes utilisées pour
traiter l’eau par milieu de résidence

100,0
3,1 4,2
5,3
90,0 13,9
20,3
80,0 26,7

70,0
60,0
50,0
40,0 83,0
75,6
68,0
30,0
20,0
10,0
0,0
urban rural Total
0 1 2+

Source : ANSD, EDS2019.

En général, le traitement de l’eau est plus fréquent dans les ménages


s’approvisionnant en eau d’une source non améliorée.

L’eau de pluie se démarque par le fait que la totalité des ménages la traite avant son
usage en utilisant au moins deux méthodes distinctes.

Dans une moindre mesure, l’eau des puits et sources, protégés ou non, est quasi
systématiquement traitée. En effet, au moins 7 ménages sur 10 traitent l’eau
collectée des puits et sources protégés ou non. En outre, plus de 20% d’entre eux
utilisent au moins deux méthodes pour rendre l’eau potable.

L’eau collectée des puits à tube/forage ou des camions citernes fait l’objet d’un
traitement avant son emploi dans respectivement 20,4% et 28,8% des ménages qui
s’y approvisionnent. L’eau en bouteille et celle du robinet sont généralement
consommées sans traitement préalable.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 125


SES 2019

Graphique VII-16 : Répartition des ménages selon le nombre de méthodes utilisées par
type de point d’eau potable

autre 100,0 0,0


1,2
eau en bouteille 97,2
1,5
camion citerne/chariot 71,2 24,8 4,0

eau de pluie 0,0 100,0

puits/source non protégé 15,8 64,9 19,3

puits/source protégé 25,7 50,4 23,9

puits foré 79,6 18,2 2,2

robinet public 84,7 15,2 0,1


0,7
robinet domestique 88,6 10,7

0,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100,0

0 1 2+

Source : ANSD. EDS, 2019

b) Méthode de traitement eau potable

En général, les méthodes de traitement de l’eau comprennent l’ébullition, l’ajout de


javel ou de chlore, l’utilisation d’un linge pour passer l’eau, le filtrage et la
désinfection solaire. Au Sénégal, les méthodes les plus fréquentes sont l’utilisation
d’un linge pour passer l’eau (14,9%) et l’ajout de javel ou de chlore (11,3%). Rares
sont les ménages qui laissent reposer ou font bouillir l’eau et 1,0% utilisent un filtre
à eau moderne pour la rendre potable avant sa consommation.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 126


SES 2019

Graphique VII-17 : Proportion de ménages par méthodes de traitement de l’eau utilisées

16,0 14,9
14,0

12,0 11,3

10,0

8,0

6,0

4,0

2,0 1,0 0,7 0,6


0,2
0,0
faire bouillir ajouter faire passer à utiliser un filtre laisser reposer autre
javel/chlore travers un linge à eau
Source : ANSD, EDS 2019.

Quel que soit le milieu de résidence, les principales méthodes utilisées pour le
traitement de l’eau sont le filtrage à travers un linge et l’ajout de javel ou de chlore.
Cette dernière méthode est plus fréquente en milieu urbain, tandis que la première
l’est en zone rurale.

Graphique VII-18 : Proportion de ménages par méthodes traitement de l’eau utilisées


(selon le milieu de résidence)

25,0 23,3

20,0

15,0
12,4
10,3 urbain
10,0
6,6 rural

5,0
1,4 0,6 0,8
0,5
0,0
ajouter javel/chlore faire passer à travers utiliser un filtre à eau laisser reposer
un linge
Source : ANSD, EDS 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 127


SES 2019

VII.1.2. POINT DE VUE DES ODD

En vue de suivre l’évolution des indicateurs ODD, au sein des pays, aux échelles
régionale et mondiale, le Programme Conjoint de Suivi (JMP en anglais) de l’OMS et
de l’UNICEF a développé une méthodologie de suivi des indicateurs de l’ODD6.

La méthode JMP pour l’accès à l’eau potable consiste à élaborer une échelle de
mesure tenant compte de l’accessibilité, la disponibilité et la qualité de l’eau. Le
tableau ci-dessous présente les composantes de cette échelle pour le suivi mondial
des progrès en matière d’alimentation en eau potable.

Tableau VII-1 : Échelle de suivi mondial du JMP pour les services d’alimentation en eau
potable
Niveau du Définition
service
Géré en toute Source améliorée située sur site, disponible si nécessaire, et protégée de toute
sécurité contamination microbiologique ou de produits chimiques prioritaires
Source améliorée nécessitant un trajet aller-retour de 30 minutes au maximum
Élémentaire
pour la collecte
Source améliorée nécessitant un trajet aller-retour supérieur à 30 minutes
Limité
pour la collecte
Non amélioré Source non améliorée qui ne protège pas contre les contaminations
Aucun service Eaux de surface
Source : OMS ; UNICEF. JMP Thematic Report on Safely Managed Drinking Water

Les données collectées dans le cadre de l’EDS ne permettent pas de mesurer la


gestion en toute sécurité, car celle-ci requiert de prendre en compte non seulement
la disponibilité sur place et en continue de l’eau mais aussi d’avoir une information
sur sa qualité, notamment l'absence de matières fécales et de substances chimiques
prioritaires. De ce fait, l’analyse est restreinte aux autres catégories de l'échelle de
mesure JMP à savoir élémentaire, limité, non amélioré et aucun service.

Au Sénégal, la plupart des ménages (81,4%) ont accès à un service élémentaire


d'eau potable, c'est-à-dire qu'ils disposent d’un point d'eau amélioré à domicile ou à
proximité. Moins de deux ménages sur dix (13,7%) utilisent une source d'eau non
améliorée. Une faible proportion de ménages dispose d'un accès limité à l'eau
potable.

L'accès à un service élémentaire d'eau potable est certes observé dans la majorité
des ménages, quel que soit le milieu de résidence, mais il est de loin plus important
en zone urbaine où près de neuf ménages sur 10 utilisent l'eau d'une source
améliorée disponible sur place ou à moins de 30 minutes (file d'attente incluse).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 128


SES 2019

Du point de vue régional, l'Ouest se distingue par la proportion la plus forte de


ménages disposant d'un service élémentaire d'eau potable (93,9%), alors qu'à
l'inverse, le Sud se caractérise par la plus forte proportion de ménages ayant recours
à un service non amélioré d'approvisionnement en eau potable (45,5%).

Le niveau de vie influe sur le type de service d'eau potable. En effet, plus le ménage
est aisé, plus il a accès à un service élémentaire. A contrario, les ménages les plus
pauvres sont les plus dépourvus en termes d'accès à un service d'eau potable,
puisqu'ils disposent le plus souvent d'un service non amélioré (36,7%) ou limité
(17,7%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 129


SES 2019

Graphique VII-19 : Répartition des ménages selon le niveau Graphique VII-20 : Répartition des ménages selon le niveau d’accès
d’accès au service d’eau potable au service par milieu de résidence

0,0 0,4 100,0 4,2


90,0 13,7
23,5
13,7 80,0
4,5
70,0 autre
60,0 pas de service
50,0 94,3 non amélioré
40,0 81,4
68,3 limité
30,0
81,4
20,0 élémentaire
10,0
0,0
élémentaire limité non amélioré pas de service autre
urban rural Total

Graphique VII-21 : Répartition des ménages selon le niveau d’accès


au service par quintile de niveau de vie

plus riche 97,8


1,0
riche 95,7
2,4
moyen 90,4 8,6

pauvre 73,0 23,8


3,2
plus pauvre 45,5 17,7 36,7

0,0 20,0 40,0 60,0 80,0 100,0

élémentaire limité non amélioré pas de service autre

Source : ANSD. EDS, 2019


Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 130
SES 2019

VII.2. ASSAINISSEMENT

Les toilettes sont dites améliorées dès lors qu’elles « assurent une séparation
hygiénique des excrétas humains empêchant tout contact avec les personnes »19. La
défécation à l’air libre peut être source de contamination de l’eau de boisson et de la
nourriture à la suite de la dispersion par le vent notamment des matières fécales.
Cela peut ainsi générer des maladies et entrainer des dommages économiques aux
ménages concernés.

VII.2.1. L’ACCES A L’ASSAINISSEMENT


VII.2.1.1. L’accès à des toilettes améliorées

Au Sénégal, un peu plus du quart des ménages ne dispose pas de toilettes


améliorées (29,9%) dont environ 12,5% pratiquent la défécation à l’air libre. La
plupart des ménages utilisent des toilettes améliorées. Il s’agit en général de toilettes
munies d’une chasse d’eau ou chasse manuelle reliée à une fosse septique (43,7%).
Le réseau d’égout est peu développé. Les toilettes raccordées à un réseau d’égout ne
sont utilisées que par environ 9,0% des ménages.

Quel que soit le milieu de résidence, la majorité des ménages utilisent des toilettes
améliorées. Toutefois, en milieu rural, plus de 4 ménages sur 10 utilisent des
toilettes non améliorées dont près du quart ne dispose pas de toilettes et utilise la
nature comme lieu d’aisance (23,8%) et 15,5% ont recours à des latrines sans dalle.

En milieu urbain, les ménages utilisent généralement des toilettes améliorées, pour
l’essentiel des lieux d’aisance munis d’une chasse mécanique ou manuelle raccordée
à une fosse septique (60,0%) ou un réseau d’égout (17,6%).

19
JMP

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 131


SES 2019

Tableau VII-2. Répartition des ménages par type de toilettes utilisées selon le milieu de
résidence

Type de toilettes urbain rural Total


Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à un système
d’égout 17,6 0,1 9,0
Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 60,0 27,1 43,7
Chasse d’eau reliée à une latrine 4,9 6,4 5,6
Chasse d’eau reliée quelque part 0,2 1,3 0,7
Fosse d’aisances améliorée autoaérée 8,0 9,6 8,8
Fosse d’aisances avec dalle 5,0 12,5 8,7
Fosse d’aisances sans dalle 2,5 15,5 8,9
Pas de toilette /nature 1,4 23,8 12,5
Toilettes à compostage 0,0 0,2 0,1
Latrines/ toilettes suspendues 0,2 2,7 1,4
Autre 0,4 1,0 0,7
Total 100,0 100,0 100,0
Source : ANSD, EDS 2019.

Des différences sont également notées sur le type d’aisance utilisé par les ménages
en considérant leur niveau de vie. Les ménages pauvres font plus souvent usage de
toilettes non améliorées (latrines sans dalle ou la nature) tandis que les plus riches
disposent de toilettes avec chasse mécanique ou manuelle raccordée à l’égout ou à
une fosse septique.

Tableau VII-3. Répartition des ménages par type de toilettes utilisées selon le niveau de
vie
plus plus
Type de toilettes pauvre pauvre moyen riche riche Ensemble
Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à un système
d’égout 0,0 0,0 3,4 14,7 22,9 9,0
Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 2,1 22,5 53,0 68,2 65,3 43,7
Chasse d’eau reliée à une latrine 2,2 10,0 8,6 5,3 3,1 5,6
Chasse d’eau reliée quelque part 0,6 2,5 0,6 0,0 0,1 0,7
Fosse d’aisances améliorée autoaérée 2,5 14,4 13,2 6,8 7,9 8,8
Fosse d’aisances avec dalle 15,4 13,6 11,1 4,7 0,8 8,7
Fosse d’aisances sans dalle 24,6 16,9 5,5 0,3 0,1 8,9
Pas de toilette /nature 49,9 12,9 2,3 0,0 0,0 12,5
Toilettes à compostage 0,2 0,4 0,0 0,0 0,0 0,1
Latrines/ toilettes suspendues 1,9 4,4 1,5 0,0 0,0 1,4
Autre 0,8 2,3 0,7 0,0 0,0 0,7
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Source : ANSD, EDS 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 132


SES 2019

VII.2.1.2. Partage des lieux d’aisance : une pratique plus


fréquente en milieu urbain

Le partage des toilettes est pratiqué par un tiers des ménages (33%). En général,
cette pratique est un peu plus fréquente dans les ménages utilisant des latrines à
fosse avec dalle (37%) ou des lieux d’aisance munis d’une chasse manuelle ou
mécanique raccordé au réseau d’égout (34%) ou des latrines ventilées améliorées
(33%).

Graphique VII-22 : Proportion des ménages partageant les toilettes par type de toilettes
utilisées

100,0
90,0
80,0
70,0
60,0
50,0

91,5
40,0
30,0
45,8

40,3

20,0
35,5

31,3

25,8

25,7
25,4

25,2
22,2

10,0
0,0
Chasse Chasse Chasse d’eau Chasse d’eau Fosse Fosse Fosse Latrines/ Autre Ensemble
d’eau/chasse d’eau/chasse reliée à une reliée d’aisances d’aisances d’aisances toilettes
manuelle manuelle latrine quelque part améliorée avec dalle sans dalle suspendues
connectée à reliée à une autoaérée
un système fosse
d’égout septique

Source : ANSD, EDS 2019.

Le partage des toilettes est observé dans toutes les zones, mais est plus courant
dans la zone Ouest où près de 4 ménages sur 10 utilisent des lieux d’aisance
partagés avec d’autres ménages. Dans les autres zones, l’usage de toilettes
partagées concerne près du quart des ménages (nord et centre) voire un peu plus
(sud).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 133


SES 2019

Graphique VII-23 : Proportion de ménages utilisant des toilettes partagées selon la zone
et le milieu de résidence

40,0

35,0

30,0

25,0

20,0

36,7
35,0

15,0

26,5
22,2

21,9
21,8
10,0

5,0

0,0
urban rural Nord Ouest Centre Sud
Source : ANSD, EDS 2019.

En milieu urbain, 35,0% des ménages utilisent des toilettes partagées contre 21,8%
en zone rurale. Cela concorde avec la situation notée selon les zones dans la mesure
où la zone Ouest concentre les régions du pays les plus fortement urbanisés, en
l’occurrence Dakar et Thiès.

VII.2.2. ECHELLE JMP DE MESURE

A l’image du secteur de l’eau, le JMP a développé une échelle de mesure visant à


rendre compte des progrès réalisés en matière d’assainissement. L’objectif final visé,
à savoir le développement d’une gestion sécurisé des excrétas humains in situ ou
dans un lieu dédié via un transport sécurisé, ne peut être mesuré à travers cette
enquête. Tout au plus, l’enquête ne permet de suivre que les autres indicateurs
intermédiaires développés par le JMP et rappelés dans le tableau ci-dessous.

Tableau VII-4. Echelle de mesure de l'accès à l'assainissement du JMP


Niveau du service Définition
Utilisation d’installations améliorées qui ne sont pas
Services gérés en toute partagées avec d’autres ménages et où les excréments sont
sécurité éliminés en toute sécurité sur site ou transportés et traités
hors site
L’utilisation des installations d’assainissement améliorées qui
Service élémentaire
ne sont pas partagées par plusieurs familles
L’utilisation des installations d’assainissement améliorées
Service limité
partagées par deux ou plusieurs familles
L’utilisation des latrines à fosse sans dalle ou plateforme,
Service non amélioré
latrines suspendues et latrines à seau
Aucun service Défécation en plein air
Source : OMS ; UNICEF. JMP, WASH dans l’agenda 2030, 2017

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 134


SES 2019

En termes de résultats notés dans le secteur suivant l’échelle JMP, il faut noter qu’un
peu plus des trois quarts des ménages ont accès à des toilettes améliorées dont
53,7% disposent d’un service élémentaire d’assainissement.

L’absence de service d’assainissement (environ 12,5% au niveau national) est plus


notée dans les zones rurales. En effet, près du quart des ménages y résidant, ne
disposent pas de toilettes et utilisent la nature comme lieu d’aisance. Un peu plus de
4 ménages sur 10 y disposent d’un service élémentaire (45,2%).

A l’inverse du monde rural, l’essentiel des ménages urbains a accès à des toilettes
améliorées (95,4%) dont près des deux tiers (62,0%) ont accès à un service
élémentaire. La défécation à l’air libre y est très peu pratiquée (1,4%).

Au niveau régional, ce n’est que dans la région Ouest que l’immense majorité des
ménages (95,4%) utilisent des toilettes améliorées même si dans environ 35,1% des
cas, celles-ci sont partagées avec d’autres ménages. Par contre, comme souligné
plus haut, au Sud, l’usage d’un service non amélioré est un peu plus fréquent
qu’ailleurs.

Selon le niveau de vie, plus le ménage est riche, plus il a accès à un service
élémentaire d’assainissement. A l’inverse, plus le ménage est pauvre, moins il a
accès à un service d’assainissement adéquat. Les ménages du quintile le plus pauvre
sont plus nombreux à utiliser la nature (49,9%) ou un service non amélioré comme
lieu d’aisance (27,2%). Moins de 2 ménages sur 10 du quintile le plus pauvre ont
accès à un service élémentaire d’assainissement, alors que plus des trois quarts des
ménages les plus riches disposent de ce type de service.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 135


SES 2019

Graphique VII-24 : Répartition des ménages selon le type de service Graphique VII-25 : Répartition des ménages selon le type de
d'assainissement utilisé service d'assainissement par milieu de résidence

aucun service autre 100,01,4


2,8
12% 1% 90,0 23,8
80,0 33,5
70,0
service non 19,4
ameliore 60,0 autre
11% 50,0 10,6 aucun service
service service non ameliore
40,0
service limite elementaire
30,0 62,0 service limite
22% 54%
20,0 45,2 service elementaire
10,0
0,0
urban rural

Graphique VII-26 : Répartition des ménages selon le type de


service d'assainissement par quintile de niveau de vie

100,0 0,3 0,0 0,2


90,0 12,9 7,7 2,3 15,6

80,0 39,4
49,9 23,9 35,3
70,0
60,0
13,8
50,0
40,0 84,3
27,1
30,0 60,3
54,1
47,1
20,0 5,7
10,0 16,6
0,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche

service elementaire service limite service non ameliore aucun service autre

Source : ANSD, EDS 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 136


SES 2019

Conclusion

Ce chapitre a permis d’avoir un aperçu du niveau des indicateurs relatifs à l’eau et à


l’assainissement pour l’année 2019 et de relever en ce sens qu’il reste un gap pour
l’accès universel visé par le nouveau programme mondial développé à la suite des
OMD nécessite. Les ODD dont il est question, incluent un aspect qualitatif et de
continuité des services d’eau et d’assainissement mais aussi une meilleure prise en
compte des problèmes environnementaux que soulèvent notamment le dérèglement
climatique observé sur la planète.

Même si par endroit, notamment les zones urbaines, l’universalité est frôlée, les
inégalités persistent au sein de la population d’une zone donnée. Des analyses
complémentaires et plus spécifiques sont toutefois nécessaires pour mieux guider les
politiques dans la prise des mesures adéquates pour un bon ciblage.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 137


SES 2019

Chapitre VIII : AGRICULTURE

Chapitre VIII :
Introduction

AGRICULTURE
L’agriculture sénégalaise a enregistré des performances
encourageantes au cours de ces dernières années, dues en grande
partie aux efforts engagés par l’Etat1. Ce secteur est le principal
moteur de croissance du primaire. Ce qui lui confère une place
importante dans le Plan Sénégal Emergent (PSE) à travers son
Programme de Relance et d’Accélération de la Cadence de
l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS 2).

La valeur ajoutée du sous-secteur agricole a enregistré une hausse


en 2019 malgré la perturbation de la pluviométrie dans certaines
zones. En effet, la valeur ajoutée agricole en volume est évaluée à
1 262,2 milliards FCFA après 1 204,9 milliards en 2018, soit une
hausse de 4,8%. L’agriculture contribue à hauteur de 9,6% du PIB
et de 65,8% de la valeur ajoutée (en terme nominal) du secteur
primaire en 20192. La performance du sous-secteur a été amoindrie,
d’une part, par la baisse de la production de certaines spéculations
céréalières (riz, mil et sorgho) et, d’autre part, par celle de l’arachide
par rapport à 2018.

Ce chapitre aborde d’abord les orientations stratégiques liées à


l’agriculture et les actions entreprises par le Gouvernement en 2019.
La situation de la pluviométrie sur la période susvisée sera ensuite
décrite. A la lumière de ces deux éléments, les performances du
secteur agricole seront analysées avant de terminer par les
contraintes dudit secteur.

1
Revue Conjointe du Secteur Agricole (RCSA, 2019)
2
ANSD, comptes nationaux du Sénégal
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 138
SES 2019

VIII.1. ORIENTATIONS STRATEGIQUES ET ACTIONS ENTREPRISES


PAR LE GOUVERNEMENT EN 2019

VIII.1.1. ORIENTATIONS STRATEGIQUES

Le Programme d'Accélération de la Cadence de l'Agriculture Sénégalaise (PRACAS),


volet important du PSE, a pour objectif stratégique une agriculture compétitive,
diversifiée et durable. Pour concrétiser cette vision, le PRACAS 2 (2018-2022) vise
l'atteinte à moyen terme de la cible de sécurité alimentaire et nutritionnelle à partir
des produits prioritaires à haut potentiel de développement et à haute valeur
ajoutée.

Le PRACAS adopte une "approche filière" portant essentiellement sur la facilitation de


l'accès aux intrants et aux équipements agricoles, l'élargissement des aménagements
hydro agricoles tant au niveau des vallées fluviales que des bas-fonds secondaires, la
fourniture d'un appui technique aux producteurs et transformateurs (innovations
techniques et transferts de technologies), la formation et le renforcement des
capacités desdits acteurs, etc.

Les documents stratégiques, ci-après, ont permis d’orienter les actions menées pour
la transformation du sous-secteur agricole. Il s’agit en particulier :

 de la Stratégie nationale de reconstitution du capital semencier pour la


période 2016-2020 ;
 de la Lettre de Politique Sectorielle de Développement Agricole (LPSDA) sur la
période 2019-2023 ;
 du cadre national d’investissements stratégiques pour la Gestion Durable des
Terres (GDT) ;
 du Plan Stratégique de Développement des Statistiques Agricoles et Rurales
(PSSAR).

VIII.1.2. ETAT DE MISE EN ŒUVRE DES MESURES ET REFORMES EN


2019

Le Ministère de l'Agriculture et de l’Équipement Rural (MAER) a poursuivi le


processus de restructuration de la filière « arachide » entamé depuis 2016 mais aussi
la Stratégie nationale de reconstitution du capital semencier pour la période
2016/2020. Celle-ci a mis l’accent sur un programme de formation et de
renforcement des capacités au profit du personnel des laboratoires chargés de la
certification de semences. Le secteur privé et les producteurs ont aussi été impliqués
dans le processus.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 139
SES 2019

La mise en œuvre de la LPSDA permettra, d’une part, l’augmentation de la


production et de la productivité agricole et, d’autre part, la diversification des
spéculations et des systèmes de production agricoles.

L’Etat a également poursuivi le processus de mise en place des chambres


d’agriculture, l’accompagnement des coopératives et des privés à produire et à
distribuer des semences certifiées, la restructuration et l’optimisation des
performances de la filière arachide.

VIII.1.3. SITUATION DES MISES EN PLACE ET CESSIONS DES


SEMENCES EN 2019

Au titre de la facilitation de l’accès aux intrants pour les producteurs en vue de créer
les conditions d'une bonne productivité agricole, l'Etat a décidé de poursuivre sa
politique de subvention. Cet appui pour l’acquisition de semences concerne la culture
de l’arachide et des spéculations diverses (sorgho, maïs, riz, sésame, fonio, niébé,
etc.).

Ainsi, en 2019, les dépenses en semences d’arachide écrémées et certifiées s’élèvent


à 11,5 milliards FCFA tandis que celles des céréales, espèces diverses et boutures est
de 11,3 milliards FCFA. Au niveau de l’horticulture, les dépenses en termes de
semences de pomme de terre sont évaluées à 3,9 milliards FCFA en 2019.

Tableau VIII-1 : Mises en place des semences en 2019 en valeur

Rubriques Montant (FCFA)


Semences céréales et espèces diverses et boutures manioc 11 295 000 000
Semences d'arachide écrémées et certifiées 11 500 000 000
Semences de pomme de terre 3 887 763 750
Montant total 26 682 763 750
Source : Direction de l’Agriculture

L’hivernage 2019-2020 a connu un niveau de cession aux producteurs de 78 579


tonnes de semences d’arachide, 2 138 tonnes de maïs certifié et 14 762 tonnes de
niébé. Le tableau suivant renseigne sur ce qui était prévu et ce qui est vendu.

Tableau VIII-2 : Mises en place et cessions des semences en 2019

Spéculations Prévu (t) Vendu (t)


Arachide 75 000 78 579
Maïs certifié 1 750 2 138
Sorgho certifié 1 000 1 035
Niébé 14 453 14 762

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 140


SES 2019

Spéculations Prévu (t) Vendu (t)


Sésame 500 238
Fonio 100 54
Riz certifié 8 000 -
Manioc (ha) 13 000 13 252
Source : Direction de l’Agriculture

VIII.1.4. SITUATION DE MISE EN PLACE DES ENGRAIS ET


DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES EN 2019

Au total, 92 764 tonnes d’engrais, toutes formules confondues, ont été vendues aux
producteurs, soit un taux de vente de 74,8%. L’engrais de type 15-10-10 a le taux
de cession le plus élevé (88,7%). Il est suivi par le 6-20-10 (85,7%). Le DAP
enregistre les plus faibles ventes (34,0%).

Tableau VIII-3 : Situation de la mise en place des engrais en 2019

Formules Prévu (t) Vendu (t)


6-20-10 35 000 29 997
15-10-10 9 000 7 987
15-15-15 15 000 12 704
Urée 55 000 38 679
DAP 10 000 3 396
Total 124 000 92 764
Source : Direction de l’Agriculture

Dans le domaine de l’horticulture, l’Urée reste la principale formule subventionnée.


En effet, la quantité livrée aux producteurs est estimée à 6 551 tonnes en 2019, soit
un montant de 1,1 milliards FCFA représentant un taux de subventions de 50%.
Globalement, le montant alloué dans le secteur est évalué à 2,6 milliards FCFA.

Tableau VIII-4 : Evolution de la quantité d’engrais subventionnée allouée à l’horticulture


Quantité
Objectif mise en Quantité livrée Valeur de la Taux de
Formule (T) place (T) producteurs subvention (FCFA) subvention (%)
Urée 8000 7825 6551 1 120 930 075 50
9 23 30 3000 3000 3 000 574 200 000 50
10 10 20 6000 5650 5370 935 640 000 50
Total 17 000 16 475 14 920 2 630 770 075 50
Source : Direction de l’Horticulture

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 141


SES 2019

VIII.2. PLUVIOMETRIE DE LA CAMPAGNE AGRICOLE 2019/2020

La pluviométrie enregistrée en 2019 a été jugée globalement bonne,


comparativement à 2018. Le cumul debtoutes les stations est de 15 840 mm en 2019
contre 15 681 mm en 2018, soit une hausse 1,0%. En outre, la pluviométrie a
dépassé les 1000 mm dans certaines zones comme Kédougou, Ziguinchor et Cap
Skirring malgré quelques perturbations notées dans d’autres zones.

Graphique VIII-1 : Cumul de pluies de quelques stations (en mm)

1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0

2018 2019

Source : Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM) du Sénégal

VIII.3. PERFORMANCES DU SECTEUR AGRICOLE

VIII.3.1. CEREALES

La culture céréalière est composée essentiellement de mil, sorgho, mais, riz paddy et
fonio. La production céréalière de la campagne agricole 2019-2020 s'est établie à
2 768 799 tonnes contre 2 889 022 tonnes obtenue lors de la campagne précédente,
soit une baisse de 120 223 tonnes (4,2%).

Cette contre-performance est essentiellement imputable à l’effet conjuguée de la


baisse des rendements du riz et du mil et du repli des superficies emblavées qui sont
passées à 1 729 124 hectares, soit une diminution de 1,6% par rapport à la
campagne antérieure 2018/20191.

1
MAER/DAPSA/EAA 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 142
SES 2019

Graphique VIII-2 : Evolution de la production céréalière (en tonnes) entre 2013 et 2019

2768 799
2516 465
2889 022
2152 245

2124 668

1270 937
1251 248

2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : DAPSA/EAA 2019

La production de riz paddy, en 2019, est estimée à 1 155 730 tonnes. Elle a connu
une baisse de 4,2% par rapport à 2018 (1 206 587 tonnes).

La production de mil est estimée à 807 044 tonnes en 2019. Comparée à 2018
(897 348 tonnes), cette production a régressé de 10,1%. Quant à la production de
maïs, elle est évaluée à 485 703 tonnes, en 2019, a enregistré une hausse de 9,3%,
comparée à l’année précédente (410 364 tonnes).

Graphique VIII-3 : Production des céréales (en tonnes)

1400 000

1200 000

1000 000

800 000

600 000

400 000

200 000


Riz paddy Mil Mais Sorgho Fonio

2017 2018 2019

Source : DAPSA/EAA 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 143


SES 2019

VIII.3.2. FRUITS ET LEGUMES

L’horticulture constitue une composante importante du PRACAS avec un objectif de


relèvement des exportations de fruits et légumes. Elle constitue l’une des
composantes les plus performantes du sous-secteur agricole. En effet, la production
horticole a atteint 1 624 456 tonnes en 2019, soit une hausse de 12,3% par rapport
à 2018. Cette performance est essentiellement tirée par les légumes (1 349 016
tonnes) avec une contribution de 83%.

Les performances du sous-secteur sont favorisées par la subvention des intrants, les
efforts de suivi, l’appui conseil par les services techniques et l’engagement des
producteurs.

- Les légumes

La production de légumes s’est relevée de 12,3% par rapport à 2018 (1 349 016
tonnes) et de 18% par rapport à la moyenne des cinq (05) dernières années (1
142 844 tonnes) sous l’effet de la mise à disposition d’intrants de qualité ainsi que
des mesures de protection contre les importations de certains produits durant une
partie de l’année.

L’oignon est la spéculation horticole la plus importante du Sénégal. Sa production est


évaluée à 444 871 tonnes contre 434 112 tonnes en 2018, soit un accroissement de
2,5% par rapport à 2018 et 11,6 % par rapport à la moyenne des cinq (05) dernières
années. La production d’oignon est plus développée dans la vallée du fleuve Sénégal
et dans la zone des Niayes.

Cependant, la production d’oignon, bien qu’ayant augmentée, demeure insuffisante


pour assurer la demande intérieure en raison des pertes importantes subies lors de la
commercialisation. Comme la campagne de commercialisation ne s’étend que sur six
mois, le niveau des importations pour combler le gap par rapport aux besoins des
consommateurs est toujours important.

La production de pomme de terre est estimée à 158 875 tonnes en 2019 contre
140 000 tonnes en 2018, soit une hausse de 13,5%. Comparée à la moyenne des
cinq (5) dernières années, elle a progressé de 67,9%. Cette production permet une
couverture des besoins nationaux de sept (07) mois en 2019 comme en 2018.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 144


SES 2019

Ces résultats sont l’effet conjugué, d’une part, de l’augmentation importante des
quantités de semences subventionnées et, d’autre part, du climat favorable à la
production sur une longue période.

Graphique VIII-4 : Evolution de la production de légumes

280000

270000

260000

250000

240000

230000

220000

210000

200000
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : DHORT

- Les fruits

La production fruitière est une partie importante de la production horticole. Elle a


connu une croissance de 12,8% passant de 244 072 tonnes à 275 440 tonnes en
2019. Par rapport au cinq (5) dernières années, elle a évolué de 12,5%.

La mangue représente une part importante (47,2%) dans la production de fruits.


Toutefois, la performance de cette filière reste toujours faible (1,2%) en raison
notamment des problèmes liés à la mouche des fruits qui freinent son
développement.

Quant aux agrumes, leurs productions sont passées de 35 700 tonnes en 2018 à
52 540 tonnes en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 145


SES 2019

Graphique VIII-5 : Evolution de la production de fruits

280000

270000

260000

250000

240000

230000

220000

210000

200000
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : DHORT

VIII.3.3. ARACHIDE, COTON ET AUTRES OLEAGINEUX

La production d’arachide est évaluée 1 421 288 tonnes, en 2019, soit une baisse de
5,6% par rapport à la campagne 2018 et une hausse de 1,1% par rapport à 2017.
En 2019, la culture de l’arachide occupe 1 134 330 hectares, soit un repli de 2% par
rapport à la campagne antérieure. Concernant les rendements, une baisse de 4% par
rapport à la campagne agricole 2018/20191 a été notée.

Quant à la production de coton, elle a enregistré une performance en s’établissant à


16 511 tonnes en 2019 contre 15 121 tonnes en 2018, soit une augmentation de
8,4%. Cependant, comparée à 2017 la production a reculé de 21,1%.

Concernant le sésame, une tendance haussière est notée. En particulier, sa


production est passée de 18 552 tonnes en 2018 à 24 306 tonnes en 2019, soit une
progression de 23,7%.

1
MAER, RCSA 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 146
SES 2019

Graphique VIII-6 : Productions de l’arachide, coton et sésame (en tonnes)

24304
Arachide
20000 18552
1500588 1512116511
12879

1421288
1405223

Coton Sesame

2017 2018 2019 2017 2018 2019

Source : DAPSA/EAA 2018

VIII.3.4. COMMERCIALISATION

Commercialisation de l’arachide

Le prix administré de collecte de l’arachide a été fixé à 210 FCFA/kg pour la


campagne de commercialisation 2019/2020. Les ventes locales ou les achats des
huiliers sont estimés à 346 853 tonnes. Les acteurs impliqués dans la
commercialisation au niveau local sont essentiellement composés des huiliers basés
au niveau national (SONACOS SA, la COPEOL, le WAO, le CAIT, le CNIA, etc.).

L’arachide occupe une place de choix dans l’exportation des produits agricoles du
Sénégal. En effet, les exportations en graine d’arachide de 2019 sont évaluées à
309 852 tonnes contre 88 688 tonnes en 2018. Cette performance est en partie liée
à la présence des chinois sur le marché après la suspension de la taxe sur
l’exportation.

Commercialisation des produits horticoles

Les ventes à l’extérieur de produits horticoles étaient dans une dynamique de


croissance depuis la mise en œuvre du PRACAS. Toutefois, une quantité de 108 000
tonnes est enregistrée en 2019, soit une baisse de 11,5% par rapport à 2018. Les
exportations sont essentiellement tirées par la mangue avec un total de 19 450
tonnes après 21 297 tonnes en 2018.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 147


SES 2019

VIII.3.5. PERFORMANCES MACROECONOMIQUES

La valeur ajoutée brute (VA) agricole s’est bonifiée sur la période 2018-2019, passant
de 1 204,9 à milliards FCFA en 2018 à 1 262,2 milliards FCFA en 2019 en volume,
soit une hausse de 4,8%.

Le sous-secteur agricole contribue, en 2019, à hauteur de 9,6% à la formation du


PIB et de 65,8% à la VA du secteur primaire en volume. Cependant, le taux de
croissance du secteur a ralenti par rapport à 2018 ou il était de 10,2%. Cette
diminution est essentiellement imputable à la contre-performance de la production
de céréales (mil, riz paddy et sorgho) mais aussi de la production arachidière.

Tableau VIII-5 : Situation macro sectorielle de l’agriculture


Année 2017 2018 2019
VA primaire en volume (prix de référence de
1 699 1 836 1 919
2014) en milliards de FCFA
VA agriculture en volume 1 093 1 205 1 262
Taux de croissance du secteur agricole (%) 16,4% 10,2% 4,8%
Source : DAPSA/EAA 2018

VIII.4. SITUATION DE LA SECURITE ALIMENTAIRE ET DE LA


NUTRITION

Selon, l’analyse sur la situation de la sécurité alimentaire et de la nutrition effectuée


par le Secrétariat Exécutif du Conseil National de Sécurité Alimentaire (SECNSA),
durant le deuxième trimestre de 2019, la situation alimentaire était assez
satisfaisante durant la période courante (mars-avril-mai 2019). Sur les quarante-deux
(42) départements analysés, trente-trois (33) sont en phase minimale et neuf (9) en
phase sous pression. La population totale en phase minimale s’élève à 10 970 717
personnes et celle en phase sous pression à 1 840 799 personnes ; 151 413
personnes, soit 1,4% sont en phase crise.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 148


SES 2019

Graphique VIII-7 : Situation du cadre harmonisé (CH) novembre 2019

Source : SECNSA, résultats CH novembre 2019

Les prévalences de la malnutrition aigüe (rapport poids/taille) et de la malnutrition


chronique (rapport taille/âge) ont enregistré un léger repli. Cette situation peut être
justifiée par le volume des interventions qui ont connu un accroissement ces cinq (5)
dernières années avec la mise en œuvre de plusieurs projets de nutrition.

Cependant, les prévalences de l’anémie restent élevées et les performances obtenues


resteront précaires tant que les causes structurelles de la malnutrition ne seront pas
prises en charge et la mise en œuvre des plans d’Actions Sectoriels/nutrition ne soit
effective conformément aux prévisions en termes de couverture géographique et
catégorielle.

Graphique VIII-8 : Evolution de la situation nutritionnelle de 2014 à 2019

Source : CLM 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 149


SES 2019

VIII.5. CONTRAINTES DU SECTEUR

Malgré une dynamique soutenue ces dernières années, le secteur agricole rencontre
des difficultés liées, entre autres à :

 la vulnérabilité de la base productive (faible fertilité des sols, accélération de


la dégradation du sol, menace de l’urbanisation galopante sur le foncier de la
zone des Niayes, forte dépendance de la pluviométrie…) ;
 le déficit en infrastructures de stockage, de conditionnement et de
conservation (centres logistiques) des produits horticoles ;
 l’inadaptation du système financier et les difficultés d’accès au crédit dans le
monde agricole ;
 la défaillance des systèmes d’approvisionnement et de distribution des
intrants.

Conclusion

Le secteur agricole demeure le moteur du secteur primaire. Il constitue la source de


revenu de la plupart des ménages ruraux. Toutefois, il a été principalement
caractérisé en 2019 par une pluviométrie qui a démarré tardivement dans certaines
localités et un arrêt précoce dans d’autres zones.

Cependant, le secteur reste dans une bonne dynamique de performance. Les


résultats obtenus en 2019 sont encourageants malgré une contre-performance dans
la production de céréales et d’arachide.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 150


SES 2019

Chapitre IX : ENVIRONNEMENT

Chapitre IX :
Introduction

ENVIRONNEMENT
Le secteur de l’environnement est un levier clé pour renforcer
l’engagement du Sénégal dans la réalisation de sa politique de
développement durable. Ce dernier constitue un défi matérialisé par
l’élaboration de la Lettre de Politique du Secteur de l’Environnement
et du Développement Durable (LPSEDD 2016-2020) qui est en
parfaite cohérence avec les politiques mises en œuvre aux plans
international, africain, sous régional et national. Elle définit le cadre
stratégique global de mise en œuvre de la politique
environnementale et constitue la base de la mission du département
afin de contribuer à la réduction de la pauvreté dans une perspective
de développement durable.

Par ailleurs, compte tenu de la nécessité de mettre en œuvre des


actions de consolidation des acquis, de combler les gaps issus de
quelques résultats encore tardifs et d’ouvrir de nouvelles
perspectives en rapport avec les moyens mis à la disposition du
Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD),
le Document de Programmation pluriannuelle des Dépenses (DPPD)
2019-2021 a été élaboré. Ce document représente un outil de
planification stratégique et opérationnelle réalisé conformément aux
directives de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain
(UEMOA) internalisées dans la loi organique portant Loi des finances
pour amener le MEDD à développer la budgétisation par programme.

Ce chapitre, outre les orientations stratégiques du secteur de


l’environnement pour l’année 2019, passe en revue l’état et les
conditions des ressources naturelles et les performances macro-
économiques réalisées en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 151


SES 2019

IX.1. ORIENTATIONS STRATEGIQUES ET PROGRAMMES DU SECTEUR

La mission assignée au secteur de l’Environnement et du Développement Durable est


« d’assurer une gestion rationnelle des ressources naturelles et du cadre de vie dans
une perspective d’émergence économique et sociale à travers une trajectoire de
développement durable ». Celle-ci est en conformité avec les orientations
stratégiques du PSE.

Les actions du secteur sont ainsi orientées vers l’atteinte de l’objectif global
consistant à « créer une dynamique nationale pour l’amélioration de la gestion de
l’environnement et des ressources naturelles, l’intégration des principes du
développement durable dans les politiques publiques, ainsi que le renforcement de la
résilience des écosystèmes et des communautés aux changements climatiques ». Cet
objectif global se décline en deux objectifs spécifiques et en quatre programmes à
savoir :

Objectif Spécifique 1. Réduire la dégradation de l’environnement, les effets


néfastes du changement climatique et la perte de biodiversité.

• Programme 1 : Lutte contre la déforestation et la dégradation des terres ;


• Programme 2 : Conservation de la biodiversité et gestion des aires protégées ;
• Programme 3 : Lutte contre les pollutions, les nuisances et les effets néfastes
des changements climatiques.

Objectif Spécifique 2. Intégrer les principes du développement durable dans les


politiques publiques, la gestion du cadre de vie, la promotion de moyens
d’existences, la résilience des groupes vulnérables et les modes de production et de
consommation.

Au titre de l’exécution du programme 1, le MEDD contribue à la mise en œuvre de


la Stratégie nationale d’émergence à travers l’axe 2 du Plan Sénégal Emergent visant
la promotion du capital humain, la protection sociale et le développement durable.
Pour l’année 2019, la stratégie adoptée est corrélée aux principaux résultats du
Projet Annuel de Performance du programme de lutte contre la déforestation et la
dégradation des terres à savoir :

 la protection des formations forestières ;


 la pérennisation des formations forestières ;
 la restauration des terres dégradées ;
 la pérennisation et l’accroissement des superficies forestières sous gestion
durable.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 152
SES 2019

Le programme 2 vise à obtenir une meilleure gestion et valorisation de la diversité


biologique au niveau des aires protégées, dont la réalisation de ses activités a pour
finalité de contribuer à l’atteinte des objectifs stratégiques de l’axe 1 de la LPSEDD,
conformément à l’axe 2 du PSE et aux objectifs de développement durable (ODD) 14
(ODD14) et 15 (ODD15). Les principaux résultats du Projet Annuel de Performance
du programme de conservation de la biodiversité et la gestion des aires protégées en
2019 sont :

 la diversité spécifique et l’accroissement des effectifs sont maintenus ;


 les habitants fauniques dans les aires protégées et dans les zones amodiées
sont améliorées ;
 le cadre juridique et institutionnel de la biodiversité est amélioré ;
 les capacités des acteurs intervenant dans la conservation de la biodiversité
et la gestion des zones humides sont renforcées.

Le programme 3 participe à la réduction de la dégradation de l’Environnement et


des Ressources Naturelles. A cela, s’ajoutent les autres activités de lutte contre les
pollutions nuisances et les effets néfastes des changements climatiques. Ce
programme a un rôle primordial à remplir, à partir de 2017, par rapport à l’accord
historique et universel de Paris sur le climat visant à contenir la hausse de la
température moyenne du globe en dessous de deux degrés Celsius. Dans ce cadre, il
devra d’année en année, s’articuler davantage avec le document de Contribution
Déterminée (CDN) établi par le Sénégal pour participer à cet effort sur le climat.

Le programme 4 participe au pilotage, à la coordination, au soutien aux services, à


l’amélioration des connaissances et à la promotion du développement durable en vue
de :

 réformer le cadre institutionnel et juridique ;


 renforcer le rôle et l’autorité du ministère en matière de développement
durable ;
 renforcer la base de connaissance et le système national d’information, de
prévision et de veille environnementale ;
 collecter des données et mettre en place un système d’alerte précoce ;
 etc.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 153


SES 2019

IX.2. ETAT ET CONDITIONS DE L’ENVIRONNEMENT ET DES


RESSOURCES NATURELLES

Les actions anthropiques (déforestation, dégradation des sols, etc.), accentuées par
le phénomène des changements climatiques, continuent d’impacter le secteur de
l’environnement. Les conséquences de ces phénomènes sont la réduction de la
biodiversité et la destruction de la microfaune et de la microflore du sol. Il s’avère
alors nécessaire d’avoir une gestion efficace et rationnelle de l’environnement et des
ressources naturelles afin de pouvoir asseoir un développement durable dans le
pays.

IX.2.1. PROTECTION DES FORETS1

La Direction des Eaux et Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols (DEFCCS) a


en charge la lutte contre la déforestation et la dégradation des ressources naturelles.
Les actions de la DEFCCS sont axées sur la lutte contre les feux de brousse,
l’aménagement et l’exploitation durable des formations forestières, la reforestation et
la reconstitution du couvert végétale et la lutte contre la dégradation des terres.

 Pour la lutte contre les feux de brousse, les résultats suivants ont été
enregistrés :
 la création et la redynamisation de 604 comités de lutte contre les feux de
brousse sur une prévision de 645, soit un taux de réalisation de 94,4% ;
 une réduction de 36% des superficies brulées par rapport à la saison
précédente ;
 l’ouverture de 1 527,06 km de pare-feu, soit 93% de niveau de réalisation
;
 l’entretien de 670,85 km de pare-feu sur une cible de 1670, soit 40,2% de
taux de réalisation;
 la diminution de 9,4% des cas de feux de brousse passant de 424 à 384
cas.

 Concernant l’action relative à l’exploitation et l’aménagement durable des


formations forestières, les résultats attendus sont l’accroissement et la
pérennisation des productions forestières. Pour les atteindre, les prévisions
étaient les suivantes :

 la mise en œuvre de Plans d’Aménagement et de Gestion (PAG) de forêts ;

1
Les données de cette section proviennent de la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et de la
Conservation des Sols (DEFCCS)
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 154
SES 2019

 le suivi de la production du charbon de bois.

Ainsi, en termes de résultats notés en 2019, sur les 61 forêts disposant d’un
plan d’aménagement, 53 ont été aménagées (986 841 ha), soit un taux de
réalisation de 86,9%.

 Par rapport à l’exploitation du charbon de bois, les possibilités de production


dans les forêts aménagées sont évaluées à 1 002 066 quintaux (soit 644 895
m3) sur une superficie totale de 97 795 ha. La production durable de charbon
de bois a augmenté de 3,4% passant de 916 607 à 948 478 quintaux entre
2018 et 2019. La cible consistant à domicilier 100% de la production de
charbon dans les zones aménagées a été atteinte.

 S’agissant de la reforestation et la reconstitution du couvert végétal, le


résultat visé pour cette action est l’évolution positive du ratio
reboisement/déboisement qui doit conduire à un taux de couverture forestière
satisfaisant au niveau national pour assurer la reconstitution et la préservation
du couvert végétal. Dans ce cadre, les activités prévues sont de :

 réaliser 10 070 ha de mise en défens1 ;


 réaliser 200 ha de régénération naturelle assistée (RNA) ;
 produire 9 000 000 de plants ;
 réaliser 11 020 ha de plantations massives, 530 ha de mangrove, 08 ha de
fixation de dunes et 2420 km de plantations linéaires ;
 enrichir 10 ha de forêts, 10 ha avec des essences locales de valeur ;
 planter et/ou régénérer 20 ha de palmeraie, avec des variétés adaptées à
Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.

Les résultats obtenus en 2019 se résument ainsi qu’il suit :


 mise en place de 1 240 ha de mise en défens, soit 12% de niveau de
réalisation ;
 réalisation de 290 ha de RNA dépassant la cible fixée ;
 production de 9 000 000 de plants ;
 plantation massive de 6 400 ha ;
 réalisation de 86,2 km de brise vent et 18,2 ha de fixation de dune ;
 enrichissement de 10 ha en espèces forestières de valeur à Ziguinchor ;
 plantation de 60 ha de palmeraie par les Inspections Régionales des Eaux
et Forêts (IREF) de Kolda, Sédhiou et Kolda.

1
se dit d'un bois, d'une parcelle interdits au pâturage
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 155
SES 2019

 Par rapport à la restauration des terres dégradées, les résultats visés sont la
préservation de la qualité des sols par la lutte contre la salinisation et les
autres formes de dégradation. Les activités menées pour atteindre ces
résultats ont porté sur des actions de Conservation des Eaux et des
Sols/Défense et Restauration des sols (CES/DRS) et de promotion de
technologies de Gestion Durable des Terres (GDT) pour la récupération des
terres salées. Ces activités de reforestation, d’aménagement, de lutte contre la
dégradation de sols doivent permettre une augmentation annuelle de 5% des
superficies de terres forestières sous gestion durable.

L’augmentation des superficies des terres forestières sous gestion durable en


2019 s’est établie à 6 657 ha équivalent à la somme de : Reboisement + RNA
+ Mise en défens + Superficie totale aménagée + superficie de terres salées
récupérées. Ainsi, par rapport à la cible de 95 735 ha des SFGD1,
l’augmentation de 5% attendue à fin 2019 n’est pas atteinte.

IX.2.2. LUTTE CONTRE LES EFFETS NEFASTES DES CHANGEMENTS


CLIMATIQUES

La Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés (DEEC) est chargée de


la lutte contre les pollutions, les nuisances et les effets néfastes des changements
climatiques. En 2019, les activités liées à la lutte contre les effets néfastes du
changement climatique sont traduites en quatre composantes :

 Composante 1 : Atténuation des Emissions de gaz à effet de Serre ;


 Composante 2 : Adaptation et vulnérabilité ;
 Composante 3 : Renforcement de Capacité et Communication ;
 Composante 4 : Financement.

Dans le cadre de la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques, en
décembre 2015, 193 parties, acteurs de la Société́ civile, du secteur privé, du
Gouvernement, etc. se sont réunis à Paris en France à la COP21 pour négocier et
aboutir à un accord dit Accord de Paris sur le Climat dont l’objectif est de maintenir la
température globale entre 1,5 °C et 2 °C. La spécificité de cet Accord est
l’engagement de chaque pays Partie, à faire des efforts de réduction de ses
émissions de gaz à effet de serre sous la forme de « Contribution Déterminée au
niveau national ».

1
Superficie foncière sous gestion durable
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 156
SES 2019

La lutte contre les effets néfastes des changements climatiques s’inscrit dans le cadre
de la vision prospective, « Plan Sénégal Émergent (PSE) », de sa stratégie et des
plans de développement ainsi que des programmes sectoriels de gestion durable de
ses ressources naturelles et environnementales.

La contribution est mise en œuvre principalement par :

 la séquestration de carbone, grâce à des projets liés aux secteurs de


l’agriculture et de la foresterie ;
 la transition énergétique, qui vise à intégrer les énergies renouvelables et à
améliorer l’efficacité énergétique dans la production électrique et dans les
secteurs industriels, du transport et du résidentiel/tertiaire ;
 l’amélioration de la gestion des déchets solides et liquides ;
 et l’amélioration des procédés industriels.

La lutte contre le changement climatique a également trait à la mobilisation de


financements dans le cadre du Fonds Vert Climat (FVC) mis en place par le Système
des Nations Unies. A ce titre, un dispositif institutionnel a été mis en place et des
projets approuvés pour le Sénégal sont consignés dans le tableau ci-après :

Tableau IX-1 : dispositif institutionnel et inscrits dans le Fonds Vert Climat (FVC)
Intitulé du projet Objectif Entité d’exécution/ Ancrage Entité accréditée
Accroître le financement climatique dans les
Programme Transformation des
pays ciblés, réorienter les flux financiers et Agence Française
systèmes financiers pour le climat Structures privées nationales
renforcer les capacités des partenaires de Développement
(17 pays dont le Sénégal)
locaux dans les secteurs liés au climat
Accélérer la croissance des marchés des
modes de cuisson sensibles au Kenya et au
Sénégal et augmenter de manière
Promotion des modes de cuisson Coopération
significative le niveau et la qualité de la GIZ-Endev / Ministère du Pétrole et
sensibles au climat Kenya et Allemande/ GIZ
production et des ventes, en particulier dans des Energies
Sénégal /ENDEV
les zones rurales reculées. objectifs de
réduction des émissions de GES déclarés
dans leurs CDN
International Union for Conservation
of Nature (IUCN), Institut
Projet de renforcement de la
Renforcer la capacité d'élaborer des plans de National de Pédologie (INP), Réseau Centre de Suivi
résilience des écosystèmes et des
dessalement et de gestion des terres. Africain Ecologique
communautés
pour le Développement Intégré
(RADI)
Ministère de l’Eau et de
Projet de gestion intégrée des Protéger les zones urbaines du Sénégal l’Assainissement / Direction de la Agence Française
inondations au Sénégal contre les risques d'inondations, prévention et de la gestion des de Développement
inondations.
Projet « Bâtir la résilience
Accroître la résilience des ménages Programme Alimentaire mondial
climatique des petits agriculteurs Programme
vulnérables du Sénégal aux risques liés au /Secrétariat Exécutif du Conseil
vulnérables à travers une gestion Alimentaire
climat (gestion des risques, à la National de Sécurité Alimentaire
intégrée des risques climatiques mondial
conservation de l'eau et des sols) (SECNSA)
(l'initiative 4R)

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 157


SES 2019

IX.2.3. EXPLOITATION FORESTIERE ET SYLVICULTURE

La campagne d’exploitation forestière 2018-2019 s’est tenue suivant l’arrêté


N°027149/MEDD/DEFCCS du 31 décembre 2018 fixant les modalités de son
organisation. Les recettes de la campagne d’exploitation forestière sont de 2,885
milliards FCFA en 2019.

Tableau IX-2 : Recettes issues de la campagne d’exploitation forestière 2019 (en milliers
de FCFA)
Région Recettes domaniales S/Total Recettes contentieuses S/Total TOTAL
Exploitation Chasse Exploitation Chasse 2019
Tambacounda 1 037 538 82 476 1 120 014 235 362 235 362 1 355 376
Kolda 250 882 33 736 284 618 444 211 444 211 728 829
Kédougou 74 605 24 315 98 920 24 116 100 24 216 123 136
Ziguinchor 68 518 68 518 39 327 39 327 107 845
Sédhiou 38 884 6 630 45 514 142 097 142 097 187 611
Saint-Louis 31 272 24 235 55 507 12 654 12 654 68 161
Dakar 16 898 107 17 005 14 624 14 624 31 629
Kaffrine 34 880 3 903 38 783 29 958 29 958 68 741
Kaolack 11 396 6 618 18 014 22 695 515 23 210 41 224
Louga 21 862 2 113 23 975 17 644 17 644 41 619
Thiès 29 217 29 217 42 882 42 882 72 099
Diourbel 1 451 20 1 471 5 677 5 677 7 147
Fatick 6 007 11 471 17 477 13 518 17 477
Matam 33 591 33 591 7 320 7 320 40 911
TOTAL 1 657 001 188 993 1 845 995 1 052 083 615 1 039 181 2 885 175
Source : MEDD. Bilan des campagnes forestières 2018-2019

Le tableau suivant présente les évolutions des prélèvements effectués sur quelques
produits forestiers. Les productions contrôlées de bois de chauffe (+7,7%), de bois
d’œuvre (+24,6%) et de gomme naturelle (+4,6%) ont augmenté en 2019
contrairement en 2018. S’agissant du pain de singe, il enregistre une légère hausse
de 2,9%, passant de 3 129 tonnes en 2019 contre 3 041 tonnes en 2018.

Par ailleurs, l’évolution de la production contrôlée du charbon de bois est restée


stable en 2019 comparativement à son niveau de 2018.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 158


SES 2019

Tableau IX-3 : Evolution des prélèvements contrôlés effectués sur quelques produits
forestiers
Evolution Evolution
Produits Unité 2014 2015 2016 2017 2018 2019
2017/2018 2018/2019
Charbon de bois Tonne 184 970 237 007 211 642 132 486 144 421 144 451 9,0% 0,0%
Bois de chauffe Stère 251 586 290 270 255 486 178 138 151 987 163 685 -14,7% 7,7%
Bois d'œuvre Pied 853 587 1 570 1 095 281 350 -74,3% 24,6%
Gomme naturelle Tonne 249 239 219 828 249 261 -69,9% 4,6%
Pain de singe Tonne 289 856 2 840 2 725 3 041 3 129 11,6% 2,9%
Source : MEDD

IX.3. PERFORMANCES MACRO-ECONOMIQUES DE LA SYLVICULTURE

Le sous-secteur de la sylviculture et de l’exploitation forestière est constitué des


produits de l’exploitation forestière et de la cueillette. Suite à une légère hausse
observée en 2018, sa production a progressé de 3,9% en 2019 pour s’établir à 72,3
milliards FCFA. De même, sa valeur ajoutée est passée de 54,2 milliards FCFA en
2018 à 56,2 milliards FCFA en 2019, soit une augmentation de 3,7% en termes
nominal.
Graphique IX-1 : Evolution de la production et de la valeur ajoutée en termes réels du
secteur de la sylviculture et de l’exploitation forestière (en milliards de FCFA)

80
72,3
68,5 69,6
70 64,4 65,9
63,5
60 53,9 54,2 56,2
50,7 48,6 51,0
50
40
30
20
10
0
2014 2015 2016 2017 2018 2019

2014 2015 2016 2017 2018 2019


Production 64,4 63,5 65,9 68,5 69,6 72,3
VA 50,7 48,6 51,0 53,9 54,2 56,2

Production VA

Source : ANSD. Comptes nationaux du Sénégal (Base 2014)

En outre, la valeur ajoutée, en termes réels1, de la branche « Sylviculture,


exploitation forestière et activités de soutien » a progressé de 3,6%, après 1,4% en
2018.

1
Aux prix de référence de 2014
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 159
SES 2019

Cette hausse est principalement imputable à la production des produits de


l’exploitation forestière. En effet, cette production a augmenté de 4,4% et celle de la
cueillette et des activités forestières de 2,5% en volume.
Le comportement de la sylviculture pourrait être expliqué par la levée de la
suspension de la production de charbon de bois et des autres produits contingentés
dans les régions du Sud.
Tableau IX-4 : Evolution des indicateurs macroéconomiques du sous- secteur de la
sylviculture et de l’exploitation forestière

2014 2015 2016 2017 2018 2019

Contribution à la croissance du PIB 0,0% 0,0% 0,0% 0,0% 0,0%

Taux de croissance 1,6% 3,1% 2,7% 1,4% 3,6%

VA courant (en mds FCFA) 50,7 48,6 51,0 53,9 54,2 56,2

VA constant (en mds FCFA) 50,7 51,5 53,1 54,5 55,3 57,3
Source : ANSD. Comptes nationaux du Sénégal (Base 2014)

Conclusion

Au cours des cinq dernières années, plusieurs structures ont concouru à la mise en
œuvre de la politique environnementale au gré des changements institutionnels.
Cette situation engendre des difficultés en termes de capitalisation et de mise en
cohérence des interventions. Un processus de réforme institutionnelle est
actuellement en cours pour mieux adapter la mission du secteur avec les moyens
stratégiques développés.
Par ailleurs, durant l’exécution du Plan d’Actions Prioritaires (PAP) 2019, les
contraintes et difficultés rencontrées ont essentiellement porté sur :
 l’insuffisance des crédits d’investissement pour des actions prioritaires du
programme 1 telles que la lutte contre les feux de brousse, la reforestation et la
reconstitution du couvert végétal, et la restauration des terres dégradées ;
 les contraintes relatives à la mobilisation des ressources externes liées aux
procédures de certains bailleurs ;
 la persistance du trafic illicite de bois au niveau des frontières malgré les efforts
déployés ;
 l’insuffisance des ressources (financières et matérielles) pour inverser la baisse
tendancielle du ratio reboisement/déboisement.

Toutefois, les performances enregistrées dans le secteur de l’environnement se sont


globalement révélées positives en 2019, comparativement aux objectifs fixés.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 160


SES 2019

Chapitre X :
Chapitre X : ELEVAGE

ELEVAGE
Introduction

En 2019, l’activité d’élevage représente 3,4% du Produit Intérieur


Brut (PIB) et contribue à hauteur de 0,1 point à la croissance
économique (4,4%). L’activité occupe près d’un tiers des ménages et
près de la moitié de la population rurale1. L’importance du secteur
dans l’atteinte de la sécurité alimentaire, la nutrition et la création
d’emplois amène les autorités à entreprendre des actions pour son
développement. Ainsi, le secteur de l’élevage figure parmi les
secteurs prioritaires du Plan Sénégal Emergent (PSE).

Son développement participera, entres autres, à renforcer la sécurité


alimentaire et à rééquilibrer une balance commerciale dégradée par
les importations de produits alimentaires, à développer des filières
intégrées compétitives, à haute valeur ajoutée, à préserver les
équilibres socio-économiques et à dynamiser l’économie rurale (axe
1 du PSE).

Ce présent chapitre fait état de la situation du secteur de l’élevage


en 2019. Il est subdivisé en trois sections : la première présente les
orientations stratégiques du secteur ; la deuxième se focalise sur les
performances du secteur et la troisième relate les contraintes qui
entravent son développement.

1
PSE, Plan d’action prioritaires 2019-2023
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 161
SES 2019

X.1. STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT DE L’ELEVAGE

Dans le cadre du PSE, la politique de l’élevage doit permettre de créer à l’horizon


2035 « un secteur de l’élevage compétitif, satisfaisant de manière durable la
demande nationale en produits animaux et assurant la promotion socio-économique
de ses acteurs ». A cet effet, cinq (05) axes d’interventions stratégiques ont été
définis. Il s’agit :

 de l’accroissement de la productivité et des productions animales ;


 de la création d’un environnement favorable au développement durable des
systèmes d’élevage ;
 de l’amélioration de la mise en marché des produits animaux ;
 du renforcement du cadre institutionnel d’intervention ;
 du développement des infrastructures relatives à l’élevage.

La mise en œuvre de ces axes a été effectuée à travers des programmes déclinés en
projets et actions et consignés dans le Document de Programmation Pluriannuelle
des Dépenses (DPPD) du Ministère chargé de l’élevage. Ils sont au nombre de quatre
(04) :

 Programme 1 : « productions animales »

L’objectif global du programme est d’accroître la productivité et les productions


animales. Plus spécifiquement, il s’agira de moderniser et d’intensifier de manière
progressive les exploitations d’élevage et de créer un environnement favorable au
développement durable des systèmes d’élevage.

 Programme 2 : « santé animale et sante publique vétérinaire »


Le but est d’améliorer la santé animale et la santé publique vétérinaire. Plus
spécifiquement, il s’agira de :
 contrôler et éradiquer les maladies prioritaires ;
 renforcer la sécurité sanitaire des denrées d'origine animale.
 Programme 3 : « mise en marche des produits animaux »

Ce programme vise à promouvoir la mise en marché de produits animaux de qualité,


au travers des actions prioritaires suivantes :

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 162


SES 2019

 action 1 : renforcement des infrastructures et équipements de collecte, de


transformation et de commercialisation des produits animaux ;
 action 2 : valorisation des produits animaux et promotion de la création de
produits innovants et adaptés à la demande ;
 action 3 : soutien au programme "Mise en marché des produits animaux".
 Programme 4 : « pilotage, coordination et gestion administrative »

L’objectif global est d’améliorer la gouvernance du secteur dans la perspective de la


mise en œuvre des réformes sur les finances publiques.

Par ailleurs, en vue de renforcer la productivité du secteur et également de


consolider les acquis, les mesures et les réformes ci-après ont été entreprises :

 la nécessité d’adapter le crédit au cycle de production ;


 le renforcement des infrastructures d’appui à la production ;
 la structuration des filières ;
 la création d’un environnement favorable au développement durable des
systèmes d’élevage, etc.

X.2. PERFORMANCES ECONOMIQUES DU SECTEUR DE L’ELEVAGE

Les indicateurs clés habituellement retenus pour le suivi des performances du secteur
de l’élevage portent sur les effectifs du cheptel (bovins, ovins, caprins, porcins,
équins, asins et camelins) et de la filière avicole (volaille industrielle et traditionnelle),
mais aussi sur la production nationale annuelle de viande et abats, de lait, d’œufs de
consommation, de cuirs et de peaux.

X.2.1. ETAT DU CHEPTEL ET DE LA VOLAILLE


X.2.1.1. Le cheptel

L’effectif du cheptel est évalué en 2019 à 18 813 mille têtes, après 18 314 mille têtes
en 2018 soit une augmentation de 2,7% en 2019. Cette hausse enregistrée est
principalement imputable au croît des principales composantes du cheptel. Ainsi, il
est observé une bonne tenue des effectifs dans la filière d’élevage des ovins (+
3,5%), des caprins (+3,0%) et des bovins (+1,2%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 163


SES 2019

Graphique X-1 : Répartition du cheptel en 2018 et 2019

45,0%
39,2%
40,0% 38,9%

35,0% 33,0% 33,1%

30,0%
25,0%
19,8%
20,0% 19,5%

15,0%
10,0%
5,0% 3,1% 3,1% 2,6% 2,6%
2,5% 2,5%
0,0%
0,0%
Bovins Ovins Caprins Porcins Equins Asins Camelins

2018 2019

Source : MEPA/Direction de l’Elevage

X.2.1.2. La volaille

L’effectif de la volaille s’élève à 80 733 mille têtes en 2019 contre 81 492 mille têtes
en 2018, soit une baisse de 0,9% de l’effectif. Cette situation est expliquée par une
contraction de l’effectif de la volaille industrielle (-3,3%). Elle est, toutefois, atténuée
par la progression de l’effectif de la volaille familiale (+3,5%). Cette dernière
représente 36,4% de l’effectif global en 2019.

Graphique X-2 : Evolution des poids dans la filière avicole entre 2011 et 2019

70%

65%

60%

55%

50%

45%

40%

35%

30%
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Volaille familiale Volaille industrielle
Source : MEPA/Direction de l’Elevage

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 164


SES 2019

X.2.1.3. Les œufs

La production d’œufs de consommation est passée de 736 millions d’unités en 2018


à 829 millions d’unités en 2019, soit une augmentation de 93 millions d’unités (en
valeur absolue). Cette performance (+12,6%) est en liaison avec l’amélioration des
pratiques d’élevage avicole menées depuis quelques années et le dynamisme du
secteur privé. Depuis l’année 2015, il est amorcé une bonne orientation de l’activité
qui se poursuit en 2019 (voir graphique).

Graphique X-3 : Evolution du nombre d’œufs de consommation entre 2011 et 2019 (en
millions d’unités)

850

800

750

700

650

600

550

500

450
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : MEPA/Direction de l’Elevage

X.2.1.4. La viande et les abats

La hausse de la production de viande et d’abats amorcée depuis 2013, s’est


poursuivie en 2019 avec une évolution de +4,5%. A cet égard, la production de
viande et abats s’est établie à 267 358 tonnes en 2019 contre 255 830 tonnes en
2018. Ce résultat est en liaison avec le bon comportement de la production de viande
et des abats de la volaille (+10,5%), de porc (+4,9%) et de bovins (+4,3%).
Toutefois, il est noté une baisse de 1,2% des ovins et de 14,1% de celle des caprins.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 165


SES 2019

Graphique X-4 : Répartition de la production de viande et abats en 2019(%)

29,8%
43,6% Bovins
Ovins
Caprins

11,9% Porcins
Camélins
7,0% 7,7% Volaille

Source : MEPA/Direction de l’Elevage

X.2.1.5. Le lait1

En 2019, la production nationale de lait s’est établie à 264,6 millions de litres contre
249,4 millions de litres en 2018, soit une augmentation de 6,1% par rapport à
l’année précédente. Ce résultat est consécutif à la performance de l’activité de
l’élevage moderne (races pures exotiques), qui a connu une progression considérable
en 2019 pour ressortir à 45,7 millions de litres, après 22,0 millions de litres en 2018.
Cependant, la hausse de la production de lait a été limitée par les contre-
performances notées dans l’activité d’élevage de type mixte (-5,0%), ainsi que de
celle de type pastoral (-2,9%).

X.2.1.6. Les exportations de cuirs et peaux brutes

La bonne tenue des exportations de cuirs et peaux amorcée depuis 2016, s’est
poursuivie en 2019, avec une hausse de 67,9%. En effet, elles se sont établies à 3
470 tonnes en 2019 contre 2 067 tonnes en 2018.

1
Les données proviennent de la direction de l’élevage
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 166
SES 2019

Graphique X-5 : Evolution des exportations des cuirs et peaux entre 2015 et 2019 (en
tonnes)

4 000

3 500

3 000

2 500

2 000

1 500
2015 2016 2017 2018 2019

Exportations de cuirs et peaux (en tonne)

Source : ANSD, Note d’Analyse du Commerce extérieur

X.2.2. INDICATEURS MACROECONOMIQUES

La valeur ajoutée de l’élevage a augmenté de 2,9% en 2019 en termes réels, après


3,8% en 2018. De plus, il faut noter que le poids de l’élevage dans le secteur
primaire est passé de 23,7% en 2018 à 23,4% en 2019.

S’agissant de la part de l’élevage dans le PIB, elle est ressortie à 3,4% en 2019
contre 3,5% en 2018.

En terme nominal, la valeur ajoutée créée par la branche élevage s’est établie à 492
milliards de FCFA en 2019 contre 468 milliards en 2018.

Comparées à l’année 2018, les importations de produits laitiers en valeur ont baissé
de 6,7% en 2019. En effet, elles sont passées de 43 635 millions de FCFA en 2018 à
40 712 millions de FCFA en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 167


SES 2019

Graphique X-6 : évolution des importations de produits laitiers en valeur entre 2015 et
2019 (en millions de FCFA)

47 000
45 717
46 000
45 000
43 916 43 635
44 000
42 856
43 000
42 000
40 712
41 000
40 000
39 000
38 000
2015 2016 2017 2018 2019
Source : ANSD/Bureau des Echanges Extérieurs

S’agissant des importations des moutons de Tabaski, elles ont porté sur un effectif
global de 235 799 têtes en 2019 contre 402 438 têtes en 2018, soit une baisse de
41,4%. Néanmoins, 3 593 moutons sont restés invendus au lendemain de la Tabaski
de 2019 contre 124 903 en 2018.

X.2.3. CONTRAINTES DU SECTEUR DE L’ELEVAGE

Le secteur de l’élevage fait face à certaines contraintes qui freinent son


développement. Ces contraintes sont principalement liées à :

 l’insuffisance de la couverture sanitaire et de la sécurité alimentaire du


cheptel ;
 l’accès au crédit ;
 le vol de bétail ;
 les difficultés liées à la collecte, à la transformation, à la conservation et à la
distribution des produits animaux ;
 une faible capacité des organisations de producteurs ;
 l’insuffisance de financement dans le secteur.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 168


SES 2019

Conclusion

Dans le but de contribuer à l'autosuffisance alimentaire, l’Etat du Sénégal a mis en


place des stratégies et programmes visant l'augmentation et la sécurisation des
productions animales, ainsi qu’à l'amélioration de leur qualité. Etant un secteur très
important, l’élevage contribue à lutter contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la
malnutrition.

Au regard de l’évolution du secteur, il est constaté un ralentissement de la croissance


de l’activité avec une progression de 2,9% en 2019, comparée à l’année 2018 où sa
valeur ajoutée s’est accrue de 3,8%. Cette perte de vitesse est expliquée
principalement par la contre-performance enregistrée dans la production de viande
et d’abats d’ovins (-1,2%) et de caprins (-14,1). Cependant, il faut retenir que la
production de viande et d’abats de la filière avicole a enregistré une hausse de
10,5%. Au titre des effectifs, il est observé un repli de l’effectif de la filière avicole (-
0,9%), imputable à un repli de celui de la volaille industrielle (-3,3%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 169


SES 2019

Chapitre XI : PECHE ET AQUACULTURE

Chapitre XI :
Introduction
Le Sénégal est l’un des principaux pays de pêche maritime de

PECHE ET AQUACULTURE
l’Afrique intertropicale. La pêche maritime est un important pilier de
l’économie et un élément fondamental tant sur le plan social
qu'alimentaire. Elle occupe une place importante en raison de sa
contribution significative à la sécurité alimentaire des populations, à
la création de revenus et d’emplois, ainsi qu’au renforcement de la
compétitivité.

En outre, l’Etat a mis en place des structures administratives et


techniques servant de support au développement du secteur et a
arrêté certaines mesures pour assurer l’accès aux ressources
halieutiques dans la perspective d’un aménagement et d’une gestion
durable.
Ce chapitre, outre le rappel de la politique de la pêche mise en
œuvre, passe en revue les résultats généraux de la pêche maritime
artisanale et industrielle, la pêche continentale, l’aquaculture ainsi
que les exportations de produits halieutiques.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 170


SES 2019

XI.1. POLITIQUE DE LA PECHE

En 2019, la poursuite de la mise en œuvre des programmes du Document de


Programmation Pluriannuelle des Dépenses (DPPD) 2017-2019 a été marquée par les
principales actions suivantes :

XI.1.1. SUIVI, CONTROLE ET SURVEILLANCE DES PECHES

Les équipes de la Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches (DPSP)


ont menées des opérations régulières d’inspection et de contrôle à quai, dans les
usines et en mer. Les stations côtières, les centres de surveillance de la pêche
continentale, la gendarmerie et la marine nationale ont également contribué aux
opérations de surveillance et de contrôle des pêches.

Globalement, 3 121 inspections et/ou contrôles ont été effectuées en 2019 contre 2
412 en 2018, soit une hausse de 29,4%. Cette augmentation témoigne des efforts
fournis ces dernières années dans le cadre du renforcement de la surveillance des
pêches et de l’application des mesures pour lutter contre la pêche Illicite, Non
déclarée et Non réglementée (INN).

A l’intérieur du pays, les activités combinées de contrôle et d’inspection ont été


effectuées par les services déconcentrés chargés de la surveillance des pêches, avec
le concours de la brigade de la gendarmerie des différentes localités. En 2019, 6 951
pirogues ont été contrôlées contre 3 442 pirogues en 2018, soit une augmentation
de près de 102%. Cette intensification de la surveillance participative résulte de la
forte implication des communautés de pêcheurs artisans dans l’effort de surveillance.

Avec les opérations de suivi/contrôle et surveillance des pêches, 919


arraisonnements ont été effectués en 2019, dont 9 navires de pêche industrielle et
910 pirogues sénégalaises de pêche artisanale.

S’agissant de la certification, le nombre total de certificats de capture délivrés s’est


nettement accru de 10,5%, passant de 15 109 certificats pour une quantité de
186 475,0 tonnes en 2018 à 16 881 certificats pour une quantité de 270 402,4
tonnes en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 171


SES 2019

XI.1.2. SECURITE DE LA PECHE ARTISANALE

La Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches a mis en cohérence un


dispositif de sécurisation des acteurs de la pêche artisanale, à travers la mise en
œuvre du programme « gilet de sauvetage », l’organisation des missions de
formation et de sensibilisation et le suivi des accidents en mer.

- Programme gilet de sauvetage

Démarré en 2003, le programme « gilet de sauvetage » constitue des moyens de


protection des pêcheurs en cas de problèmes en mer. Pour l’année 2019, 2000 gilets
de sauvetage ont été acquis sur le fonds revolving du « compte gilet ».

- Programme de formation et sensibilisation

Plusieurs programmes de formation et de sensibilisation au profit des communautés


de pêche ont été planifiés en relation avec les sociétés TOTAL et BP, dans le cadre
de l’exploration et de l’exploitation des ressources en pétrole et gaz au large des
côtes sénégalaises. La campagne de sensibilisation sur la sécurité de la pêche
artisanale a été réalisée dans 27 sites de débarquement (maritime et continental) et
a duré 35 jours. Ces opérations ont permis de former 810 capitaines de pirogues en
2019.

- Accidents en mer

Malgré les difficultés engendrées par la brèche au niveau de Saint Louis, l’année
2019 a été marquée par une diminution du nombre d’accidents de pirogue. En effet,
la DPSP a enregistré 79 accidents de pirogue en mer contre 86 en 2018, soit une
baisse de 8,1%. Cette contraction est principalement en liaison avec les efforts
consentis par la DPSP dans la sensibilisation des acteurs et la plateforme de
transmission des informations météorologiques aux acteurs de la pêche artisanale
par l'Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie du Sénégal
(ANACIM), communément appelée Système d’Alertes Précoces (SAP).

Des efforts d’assistance menés avec la Marine Nationale ont permis de sauver 430
personnes sur les 519 membres d’équipage victimes d’accidents au niveau national.
Ces accidents ont causé 89 pertes en vies humaines et portés disparus en 2019
(contre 109 en 2018) et des dégâts matériels estimés à 57,2 millions de FCFA.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 172


SES 2019

- Programme de géolocalisation

Le Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime (MPEM), à travers la DPSP, a


entamé un programme de géolocalisation des embarcations de pêche artisanale avec
le concours des acteurs et des partenaires techniques. Cette géolocalisation consiste
à installer des balises à bord des pirogues qui permettent de fournir, avec précision,
à la plateforme de la DPSP, des informations actualisées sur la position, l’identité, le
type de pêche, le cap, la vitesse de la pirogue, la date, l’heure et d’autres paramètres
liés à la sécurité.

XI.1.3. AMENAGEMENT DES PECHERIES

La mise en œuvre du plan d’aménagement de la pêcherie de crevettes profondes se


poursuit avec la Coopérative Sénégalaise des Exploitants de Crevettes profondes
(COSECPRO). En 2019, sur un quota initial de 2 400 tonnes de crevettes profondes
proposé par COSECPRO et approuvé par le MPEM, 1 918,2 tonnes ont été pêchées,
soit 79,9%.

Concernant le plan d’aménagement de pêcherie de poulpe, la mise en œuvre se


poursuit avec l’implication des CLPA pour l’instauration du repos biologique en vue de
la protection de juvéniles, de l’immersion des vases à poulpe et le respect de la taille
minimale des espèces.

S’agissant des plans d’aménagement de crevette côtière, du cymbium et de la


sardinelle, les documents de plan ont été élaborés.

XI.1.4. PROJET DE MODERNISATION DU PARC PIROGUIER

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de construction navale, les actions


suivantes ont été réalisées :

 l’inauguration le 29 janvier 2019, à Ouakam, d’une usine de construction


d’embarcations en fibre de verre d’une capacité de production annuelle d’une
centaine de pirogues ;
 la réception de deux prototypes destinés à la pêche artisanale et aux
transports fluviomaritimes ;
 la réception de 35 embarcations en fibre de verre dont 20 destinées à la
pêche artisanale et 15 aux transports fluviomaritime. La commercialisation de
ces embarcations a démarré depuis octobre 2019. Pour mieux vulgariser ces
embarcations, des comités régionaux de développement ont été organisés à
Ziguinchor, Saint-Louis et Fatick ;
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 173
SES 2019

 la mise en place d’un système de récupération des pirogues en bois ;


 la signature d’un Mémorandum of Cooperation (MOC) entre le gouvernement
de la République du Sénégal, l’Agence Japonaise de Coopération
internationale (JICA), le Yamaha Motor, la CFAO et la TOYOTA TSUSHO
CORPORATION en août 2019.

XI.1.5. MODERNISATION DES MOYENS DE PRODUCTION

Pour la modernisation des moyens de production, la première phase de la subvention


des moteurs s’est poursuivie en 2019. A ce titre, 5 000 moteurs ont été distribués
pour un montant de 5 milliards. La mise en œuvre de la deuxième phase est prévue
pour un montant global de 10 milliards.

XI.1.6. LE REPOS BIOLOGIQUE

Pour faire face à la diminution continue de la biomasse des ressources démersales et


pélagiques, la DPSP initie chaque année des concertations en relation avec
l’ensemble des acteurs de la pêche pour définir des périodes de repos biologique. Les
périodes ainsi définies se présentent comme suit :

1er au 31 juillet 2019 par arrêté n°016002 du 02 juillet 2019 : démersale


profonde option chalutiers poissonniers ;
1er au 31 octobre 2019 par arrêté n°024064 du 02 octobre 2019 : démersale
et pélagique côtière ;
1er au 31 décembre 2019, la COSECPRO a notifié l’arrêt de la pêche
démersale profonde option crevettier. Toutefois, aucun acte n’a été pris pour
concrétiser la fermeture ;
1er au 31 octobre 2019 : cette période concerne la pêche artisanale de
poulpe.

En outre, dans le cadre de l’harmonisation des mesures de gestion des ressources,


des concertations ont été initiées en relation avec les CLPA pour l’interdiction de la
pêche nocturne. Cette interdiction a été actée par l’arrêté n°016001 du 02 juillet
2019 abrogeant et remplaçant l’arrêté n°12336 du 04 juin 2018 portant interdiction
de la pêche nocturne aux embarcations de pêche artisanale utilisant certains engins.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 174


SES 2019

XI.1.7. IMMATRICULATION DES PIROGUES ET PERMIS DE PECHE


ARTISANALE

L’immatriculation des pirogues s’est poursuivie en 2019. Le nombre total de pirogues


saisies dans la base de données de l’immatriculation est passé de 26 985 en 2018 à
24 293 en 2019. Cette baisse est due à la radiation des pirogues qui n’ont pas payé
le permis au cours des trois dernières années. Par contre, le nombre de pirogues
avec plaques n’a pas varié entre 2018 et 2019. Sur un total de 24 293 pirogues
saisies dans la base de données, 17 964 pirogues ont été immatriculées et 10 405
pirogues ont payé le permis de pêche artisanale pour un montant de 180,9 millions
de FCFA. A cet effet, le taux de marquage s’est établi à 71% en 2019 contre 69% en
2018 et 43% des pirogues exerçant au niveau de la pêche artisanale ont payé le
permis.

XI.1.8. DEVELOPPEMENT DE L’AQUACULTURE

En 2019, l’Agence Nationale de l’Aquaculture (ANA) a formé 553 personnes. Le taux


de réalisation par rapport à la cible de 2019, attendu à 1 000 acteurs formés, est de
55,3%. Les femmes représentent 58,5 % soit 324 et gèrent 36 fermes sur un total
de 160. Les formations ont porté sur les nouvelles techniques de cultures d’huitres,
de production d’alevins mâles de Tilapias, de confection de cages, de gestion
d’élevages, de fabrication d’aliment de poissons, de biosécurité et de bonnes
pratiques en aquaculture et sur la rentabilité économique d’une ferme aquacole. Les
séances théoriques ont été accompagnées des travaux pratiques sur le terrain pour
une capitalisation.

La mise en œuvre du projet de développement de l’aquaculture du Plan Sénégal


Émergent (PSE) se poursuit à travers le renforcement des infrastructures de
production dans les pôles aquacoles de Sédhiou et de Matam. En effet, des
infrastructures ont été réalisées à Diamel dans le département de Matam et à
Thiempin dans le département de Kanel. Le taux de réalisation physique de ces
infrastructures est de 57,0% à Diamel et 56,2% à Thiemping.

XI.2. RESULTATS GENERAUX DE LA PECHE MARITIME1

La pêche maritime joue un rôle capital dans l’activité économique. En 2019 les
quantités débarquées ont augmenté de 7,9%, imputable à la pêche artisanale. En
effet, les mises à terre sont passées de 398 643 tonnes en 2018 à 451 964 tonnes en
2019, soit une hausse de 13,4%.

1 Sauf indication contraire, les données proviennent de la Direction des Pêches Maritimes/MPEM.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 175
SES 2019

Graphique XI-1 : Evolution des débarquements de la pêche maritime (en tonnes)

600 000

500 000

400 000

300 000

200 000

100 000


2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
PECHE ARTISANALE 370 405 372 956 405 974 398 214 373 652 383 222 397 871 396 053 398 643 451 964
PECHE INDUSTRIELLE 36 168 47 923 42 411 43 040 52 454 47 445 89 564 108 723 118 561 106 118
TOTAL DEBARQUEMENT 406 574 420 879 448 385 441 254 426 106 430 667 487 435 504 776 517 204 558 081

Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime

XI.2.1. LA PECHE ARTISANALE

La pêche artisanale se caractérise en 2019 par un parc piroguier composé de 12 851


pirogues actives, soit une hausse de 8% par rapport à 2018. C’est une activité ayant
un certain ancrage ethnique, voire familial. En 2019, elle est pratiquée en moyenne
par 75 369 pêcheurs.

XI.2.1.1. Débarquements de la pêche artisanale

Les quantités débarquées en 2019 ont augmenté de 13,4% pour s’établir à 451 964
tonnes, après 398 643 tonnes en 2018. Elles sont essentiellement constituées de
poissons, des mollusques et des crustacés dans une moindre mesure.
Comparativement à l’année 2018, les quantités de poissons et de crustacés
débarquées ont enregistré des hausses respectives de 14,3% et de 7,6%. En
revanche, celle des mollusques s’est repliée de 1,1% sur la période sous-revue.

Tableau XI-1 : Débarquements de la pêche artisanale (en tonnes) de 2016 à 2019


Evolution
ANNEE 2016 2017 2018 2019
2018/2017
Poissons 377 765 371 732 372 067 425 375 14,3%
Crustacés 2 305 3 582 3 521 3 789 7,6%
Mollusques 17 801 18 721 23 055 22 799 -1,1%
TOTAL 397 871 396 053 398 643 451 964 13,4%

Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 176


SES 2019

La valeur commerciale des débarquements de la pêche artisanale s’est bonifiée de


12,9% entre 2018 et 2019 pour s’établir à 182,3 milliards FCFA. Cette amélioration
est en liaison avec la progression de la valeur des poissons (+9,7%), des mollusques
(+14,7%) et des crustacés (+145,3%).

Tableau XI-2 : Valeur commerciale des débarquements de la pêche artisanale (en million
de FCFA)
Evolution
ANNEE 2016 2017 2018 2019
2018/2017
Poissons 100 780 791 112 844 100 127 613 976 139 947 398 9,7%
Crustacés 3 747 165 5 551 543 2 724 123 6 681 036 145,3%
Mollusques 18 632 838 21 288 039 31 099 635 35 668 763 14,7%
TOTAL 123 160 794 139 683 683 161 437 734 182 297 197 12,9%
Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime

Globalement, l’analyse des débarquements de la pêche artisanale au cours des


dernières années montre une évolution assez contrastée. Après avoir atteint 405 974
tonnes en 2012, les quantités débarquées ont chuté sur la période 2013-2014. Par la
suite, une reprise est enregistrée à partir de 2015 jusqu’à 2019 pour atteindre 451
964 tonnes.

Graphique XI-2: Évolution des débarquements (en tonnes) de la pêche artisanale de 2011
à 2019

500 000 451 964


450 000 405 974 398 214 397 871 396 053 398 644
372 956 373 652 383 222
400 000
350 000
300 000
250 000
200 000
150 000
100 000
50 000
-
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime


XI.2.1.2. Débarquements par région
La région de Thiès est la principale zone de captures mises à terre. En effet, 44,9%
des débarquements de 2019 proviennent de Thiès. Elle est suivie de Ziguinchor
(21,8%), Dakar (16,6%), Saint Louis (12,4%), et par les autres régions à savoir
Fatick, Louga et Kaolack qui fournissent 4,3% de l’ensemble des débarquements.

La hausse des débarquements de la pêche artisanale en 2019 est imputable à la


performance observée au niveau des régions de Saint-Louis (+31,2%), de Ziguinchor
(+15,9%) et de Thiès (+13,7%). Toutefois, une baisse des débarquements a été
notée dans les régions de Fatick (-23,3%), -de Louga (-11,4%) et de Kaolack (-
0,6%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 177


SES 2019

Graphique XI-3 : Débarquement de la pêche artisanale par région en 2019

250 000

202 725
200 000

150 000

98 565
100 000
74 829
56 094
50 000
16 548
2 324 879

Thies Ziguinchor Dakar Saint‐Louis Fatick Louga Kaolack

Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime


XI.2.1.3. Transformation artisanale

La transformation artisanale est une filière à fort potentiel de main d’œuvre,


notamment féminine. Elle permet la valorisation des produits de la pêche et une
facilité de conservation du poisson par séchage, fumage, cuisson ou fermentation.
Elle absorbe près du tiers des débarquements de produits halieutiques frais.

Par rapport à 2018, les quantités transformées ont enregistré une progression de
5,8%, atteignant 41 201 tonnes en 2019. Le Kéthiakh reste le principal produit de la
transformation en 2019 (58,1%), suivi du Méthorah (20,7%), du Guédj (13,5%), du
Tambajang (7,8%), du Yet (2,0%), du Salé-séché (1,9%) et autres (1,8%).

La production de Méthorah a connu une forte augmentation de 286,3% en 2019,


tandis que les autres produits transformés ont enregistré des baisses de leurs
productions en 2019.

Un peu plus de la moitié (59,1%) des produits transformés est destinée à


l’exportation au niveau principalement de la sous-région, de l’Union Européenne et
de l’Asie. S’agissant de la consommation intérieure de produits transformés, la région
de Dakar représente la plus grande destination avec 26,8% de la consommation
intérieure suivi des régions de Diourbel (17,7%), Kolda (14,9%) et Kaolack (13,6%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 178


SES 2019

Graphique XI-4 : Transformation artisanale en 2019 (tonnes)

AUTRE 701

YET 779

TAMBADJANG 3 047

SALE SECHE 752

GEDJ 5 263

METORAH 8 058

KETHIAKH 22 601

‐ 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000


Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime

XI.2.2. LA PECHE INDUSTRIELLE

La pêche industrielle est portée par une flotte nationale de 118 navires et une flotte
étrangère de 19 navires en 2019 contre 122 navires nationaux et 19 navires
étrangers en 2018, soit une diminution de 4 navires nationaux. La pêche industrielle
est composée des segments de la pêche chalutière, de la pêche thonière et de la
pêche sardinière. Cette pêcherie représente 19,0% des mises à terre de la pêche
maritime. Sa production s’élève à 106 118 tonnes en 2019 contre 118 561 tonnes en
2018, soit une baisse de 10,5%. Comparativement à 2018, la valeur commerciale
s’est également contractée de 15,6% en 2019 pour s’établir à 74,5 milliards de FCFA.
La pêche industrielle approvisionne les usines de transformation et constitue une part
importante dans les exportations de produits halieutiques.

La pêche chalutière demeure la principale source de produits mis à terre dans la


pêche industrielle en assurant 63,9% des débarquements de ce type de pêche en
2019. Les débarquements sont passés de 68 576 tonnes en 2018 à 69 068 tonnes en
2019, soit une légère augmentation de 0,7%.

La pêche thonière occupe la deuxième place avec 33,8% des mises à terre de la
pêche industrielle. Avec un total de 36 567 tonnes débarqués en 2019, sa production
a baissé de 25,9% par rapport à 2018. Elle est estimée à une valeur commerciale de
24,0 milliards de francs CFA en 2019 contre 23,6 milliards de francs CFA en 2018,
soit une diminution de 26,3%.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 179


SES 2019

Les débarquements de la pêche sardinière sont particulièrement faibles et se sont


contractés en 2019. En effet, ils ont enregistré un repli de 20,6% pour s’établir à 482
tonnes en 2019.

Tableau XI-3 : Evolution des débarquements de la pêche industrielle (en tonnes) entre
2016 et 2019

Evolution
ANNEE 2016 2017 2018 2019
2019/2018
Chalutière 54 553 60 234 68 576 69 068 0,07%
thonière 25 186 37 627 49 377 36 567 -25,9%
sardinière 3 459 815 608 482 -20,6%
Pêche industrielle 83 198 98 676 118 561 106 118 -10,5%
Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime

XI.3. LA PECHE CONTINENTALE1

Les débarquements de la pêche continentale ont connu une augmentation de 18,2%


après une baisse de 18,3% en 2018 (13 011 tonnes en 2019 contre 11 003 tonnes
en 2018).

Graphique XI-5 : Evolution des quantités (en kg) de production des captures (eaux
intérieures) entre 2010 et 2019

16 000 000
14 000 000
12 000 000
10 000 000
8 000 000
6 000 000
4 000 000
2 000 000
0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : DPC. Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime

XI.4. L’AQUACULTURE2

La production aquacole est passée de 1 109 tonnes en 2018 à 1 010 tonnes en 2019,
soit une diminution de 8,9%. Cette baisse de la production est expliquée
principalement par les difficultés dans la mobilisation des ressources. Cette situation

1 Les données proviennent de la Direction de la Pêche Continentale du Ministère de la Pêche et de l’Economie

Maritime.
2
Les données proviennent de l’Agence nationale de l’aquaculture du Ministère de la Pêche et de l’Economie
Maritime.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 180
SES 2019

n’a pas permis une bonne mise en œuvre des activités techniques. Toutefois, la
valeur marchande de cette production a augmenté de 99,8% sous l’effet d’une forte
appréciation des prix.

Tableau XI-4 : Production aquacole de 2017 à 2019

Evolution
2017 2018 2019
2019/2018
Production (en tonnes) 1 011 1 109 1 010 -8,9%
Production (en millier
FCFA) 1 464 300 1 108 600 2 215 000 99,8%

Source : ANA. Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime

XI.5. EXPORTATIONS DE PRODUITS HALIEUTIQUES

En 2019, les exportations de produits halieutiques du Sénégal ont atteint 318 485
tonnes contre 244 881 tonnes en 2018, soit une hausse de 30,1% et généré 330,7
milliards FCFA contre 274,2 milliards FCFA en 2018. Elle constitue l’une des
principales sources de devises du pays avec 10,0 % des recettes générées.
L’accroissement des exportations est induit par une hausse presque généralisée des
quantités des différents produits exportés et particulièrement celles des poissons.

Graphique XI-6 : Evolution des exportations de produits halieutiques (en valeur en


millions FCFA)

250 000

200 000
POISSON

CRUSTACES MOLLUSQUES 150 000


COQUILLAGES
CONSERVES DE POISSON 100 000

POISSONS SECHES, SALES OU EN


SAUMURE 50 000

0
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : ANSD. Bureau des Échanges Extérieurs

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 181


SES 2019

XI.5.1. ANALYSE DES EXPORTATIONS PAR PRODUIT

Les principaux produits halieutiques exportés par le Sénégal sont le poisson, les
crustacés les mollusques, les conserves et les produits transformés.

En 2019, les quantités exportées ont progressé 30,1%, sous l’effet de


l’accroissement de celle des poissons frais (+28,2%), des crustacés et mollusques
(+13,1%) des conserves de poisson (+226,3%) et des poissons séchés salés ou en
saumure (+70,0%).

Le poisson frais demeure le principal produit d’exportation avec 86,1% des quantités
expédiées en 2019, suivi des crustacés, mollusques et coquillages (8,7%), des
conserves de poissons (3,7%) et des poissons séchés, salés ou en saumure (1,5%).
Du fait de leur forte valeur marchande, les crustacés et mollusques ont généré
28,4% des recettes.

Tableau XI-5 : Exportations en quantité des produits halieutiques (en tonnes)

Evolution
2016 2017 2018 2019 2019/2018
POISSON FRAIS DE MER 185 888 206 149 213 963 274 331 28,2%
CRUSTACES MOLLUSQUES
16 416 17 826 24 623 27 847 13,1%
COQUILLAGES
CONSERVES DE POISSON 1 580 1 963 3 588 11 705 226,3%
POISSONS SECHES, SALES OU
3 537 1 728 2 707 4 601 70,0%
EN SAUMURE
TOTAL 207 421 227 667 244 881 318 485 30,1%
Source : ANSD. Bureau des Échanges Extérieurs
XI.5.1.1. Analyse des exportations par destination

Les exportations en quantité de produits halieutiques vers l’Afrique (72,7%) occupent


une place prépondérante par rapport aux autres destinations. L’Union Européenne,
l’Asie et l’Amérique représentent respectivement 14,1%, 7,4% et 5,8% des quantités
expédiées vers l’extérieur. Quant aux recettes, l’Afrique occupe la seconde place avec
120,1 milliards FCFA, soit 36,3% des recettes générées.

Les principales destinations des produits en Afrique sont la Côte d’Ivoire (58,4%), le
Burkina Faso (9,7%), le Mali (9,1%), et le Cameroun (8,1%).

L’Union Européenne constitue le principal marché en termes de recettes


d’exportation (39,6%). Elle a enregistré, par rapport à 2018, une augmentation de
2,0% de sa demande en quantité tirée particulièrement par l’accroissement de celle
des crustacés et mollusques. Toutefois, son poids dans les exportations en quantité
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 182
SES 2019

s’est replié (14,1% en 2019 contre 18,0% en 2018) au profit particulièrement de


l’Afrique. Les principaux clients dans l’Union Européenne sont l’Espagne (55,7%),
l’Italie (24,3%) et la France (10,6%).

L’Asie, troisième destination des produits halieutiques du Sénégal, a vu ses achats en


quantité augmenter de 1,5% par rapport à 2018, avec une baisse de 9,4% des
valeurs.

Le marché américain, est de plus en plus ouvert aux exportateurs du Sénégal avec
une augmentation de 217,3% des quantités exportées par rapport à 2018. Cette
évolution est imputable aux quantités de conserves de poisson qui sont passées de
1 551,7 tonnes en 2018 à 9 331,7 tonnes en 2019 et des poissons frais de mer (3
904,0 tonnes en 2018 à 8 806,5 tonnes en 2019). Les Etats-Unis et le Chili sont les
principaux clients avec, respectivement, 51,4% et 25,9% des exportations vers
l’Amérique.

Les produits halieutiques d’origine sénégalaise ne sont pas bien présents sur le
marché de l’Océanie, bien que les exportations vers ce continent aient augmenté en
termes de quantités passant de 96,8 tonnes en 2018 à 301,9 tonnes en 2019.

Tableau XI-6 : Exportations en quantité et en valeur des produits halieutiques selon la


destination

CONTINENT POIDS NET (tonne) VALEUR FAB (million FCFA)


AFRIQUE 231 010 120 102
AMERIQUE 18 344 43 024
ASIE 23 969 35 123
EUROPE 44 860 130 871
OCEANIE 302 1 619
TOTAL 318 485 330 740
Source : ANSD. Bureau des Échanges Extérieurs

XI.6. CONTRIBUTION ECONOMIQUE DE LA PECHE

La richesse créée par l’activité de pêche maritime et de la transformation représente


2,3% du PIB courant de l’année 2019.

La valeur commerciale des débarquements de la pêche s’est élevée à 274,0 milliards


de FCFA en 2019 contre 280,1 milliards de FCFA en 2018, créant une valeur ajoutée
qui représente 1,5% du PIB en 2019, après 1,6% en 2018 et correspondant, en
outre, à 10,2% de la valeur ajoutée du secteur primaire. La transformation contribue
à 0,8% du PIB et représente 3,4% de la valeur ajoutée du secteur secondaire. En
termes d’emploi, les activités de pêche et de la transformation ont mobilisé un
effectif de 97 444 travailleurs en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 183


SES 2019

Conclusion
Au Sénégal, la pêche et l’économie maritime contribuent significativement à
l’alimentation de la population, à la création de revenus et d’emplois, ainsi qu’aux
exportations. La pêche continentale et l’aquaculture ont également un potentiel
significatif dans la création de revenus et d’emplois, notamment en milieu rural.

La demande extérieure des produits tels que les crustacés et les mollusques ainsi
que les poissons séchés, salés ou en saumure, le poisson frais et les conserves de
poisson a augmenté. Les exportations en quantité se sont renforcées de 30,1% en
2019, avec une progression quel que soit le continent de destination. Cependant,
certains marchés restent encore peu ouverts aux produits halieutiques sénégalais,
notamment l’Océanie.

Au titre des résultats économiques, la valeur commerciale des débarquements de la


pêche s’est élevée à 274,0 milliards de FCFA en 2019 contre 280,1 milliards de FCFA
en 2018, créant une valeur ajoutée qui représente 1,5% du PIB en 2019, après 1,6%
en 2018 et correspondant, en outre, à 10,2% de la valeur ajoutée du secteur
primaire.1

1 ANSD. Comptes nationaux, Base 2014. Les produits transformés sont dans le secteur secondaire.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 184
SES 2019

Chapitre XII : TRANSPORT

Chapitre XII :
Introduction
L’activité de transport est définie comme le déplacement des biens
et personnes d’un point à un autre pour des objectifs bien précis.
Elle s’effectue sous plusieurs formes ou modes à savoir : routier,

TRANSPORT
ferroviaire, aérien et par eau.

Le secteur du transport occupe une part importante dans les


politiques publiques. Sur le plan institutionnel, le secteur est
organisé selon le mode au Sénégal. En effet, chaque mode est géré
par un département ministériel. Cependant, pour certains pays tels
que la Guinée, il est géré par un seul département ministériel.
L’organisation institutionnelle adoptée par le Sénégal explique le
faible niveau d’interaction entre les différents modes.

L’existence d’infrastructures est un préalable fondamental à l’activité


de transport. Ainsi d’importantes infrastructures de transport ont été
réalisées en 2019 pour améliorer la mobilité urbaine, désenclaver les
zones rurales et les espaces dédiés à la production agricole. La
construction d’infrastructures routières occupe une place importante
dans le Plan d’Actions Prioritaires (PAP) du Programme Sénégal
Emergent (PSE) notamment dans l’axe 1 correspondant à la
transformation structurelle de l’économie. L’amélioration de la
qualité du réseau routier constitue une priorité pour l’Etat du
Sénégal. Les programmes et projets tels que le Projet d’Appui au
Transport et à la Mobilité Urbaine (PATMUR), le Programme
d’Urgence et de Modernisation des Axes (PUMA) et le Programme
d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) ont été
développés dans le cadre de la politique de désenclavement.

La première partie de ce chapitre met en exergue les aspects


économiques du transport notamment sa contribution au PIB, les
échanges extérieurs et les prix des produits à la consommation ; la
deuxième partie a trait à l’évolution de l’activité du secteur selon les
quatre modes. La troisième partie porte sur l’analyse de l’évolution
du réseau, de la sécurité routière et des différentes réalisations dans
le domaine des infrastructures de transport.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 185


SES 2019

XII.1. TRANSPORT ET ECONOMIE

XII.1.1. ANALYSE DE LA CONTRIBUTION DES SERVICES DE


TRANSPORT AU PRODUIT INTERIEUR BRUT

Les données présentées dans cette partie sont tirées des comptes nationaux où les
calculs ont été effectués en considérant l’année 2014 comme année de base. En
effet, en 2014, le Sénégal a procédé au changement d’année de base pour prendre
en compte la nouvelle structure de l’économie.

Le service de transport répond à la loi de l’offre et de la demande. L’offre de service


de transport est évaluée à 1 283, 2 milliards de FCFA contre 1 206,0 milliards de
FCFA en 2018. Quant à la production des services de transport, qui est une
composante de l’offre, elle est passée de 1 105,5 milliards de FCFA en 2018 à 1
164,5 milliards de FCFA en 2019, soit une progression de 5,3%. Les services de
transport importés sont relativement importants soit 619,6 milliards de FCFA en 2019
étant liés notamment au fret sur les achats à l’extérieur de biens qui sont acheminés
par les navires étrangers1.

En 2019, les services de transport sont utilisés essentiellement comme


consommation intermédiaire par les entreprises soit (67,8%) et en consommation
finale (21,6%) par les ménages, l’Etat et les Instituts Sans But Lucratif au Service
des Ménages (ISBLM).

La richesse créée par les services de transport contribue à hauteur de 2,1% du


Produit Intérieur Brut (PIB) en 2019. Par rapport à 2018, cette part de richesse
produite par les activités de transport a enregistré un repli de 0,1 point de
pourcentage.

Tableau XII-1 : Equilibre ressources-emplois des services de transport (valeurs en


milliards de FCFA) de 2015 à 2019
Var (%)
2015 2016 2017 2018 2019
2019/2018
Production 916,85 972,66 1 031,14 1 105,48 1 164,54 5,3%
Importations 411,75 403,7 469,58 527,06 619,6 17,6%
Correction CAF/FAB -326,02 -309,64 -369,07 -421,83 -496,07 17,6%
Subventions sur les produits -6,25 -6,1 -6,38 -5,04 -5,15 2,2%
TVA 0,2 0,22 0,25 0,3 0,32 6,7%
Total ressources 996,5 1 060,8 1 125,5 1 205,97 1 283,24 6,4%
Consommations Intermédiaires 679,34 729,11 778,09 821,21 869,63 5,9%
Dépenses de consommation finale 223,47 231,34 240,23 270,65 277,75 2,6%
Exportations 93,73 100,39 107,22 114,12 135,85 19,0%
VA +taxes nettes subventions 241,8 247,2 257,2 279,5 290,1 3,8%
PIB total 10508,7 11283,4 12191,8 12840,1 13655,4 6,3%
VA transport/PIB 2,3% 2,2% 2,1% 2,2% 2,1%
Source : ANSD, compte nationaux définitifs 2015-2018, et définitifs 2019

1
ANSD, comptes nationaux provisoires 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 186
SES 2019

Selon le mode de transport, le sous -secteur de l’entreposage et des auxiliaires


occupe la part la plus importante et représente 46,2% de la production de services
de transport en 2019. Sur les cinq dernières années, la part de ce sous-secteur
dépasse 45% en moyenne. Il est suivi de celui du transport routier avec 45,7%. Ces
deux sous-secteurs du transport contribuent ainsi à plus de 90% de la production du
secteur.

Tableau XII-2 : Evolution de la contribution à la production de service de transport par


mode (en %)
Production par mode CN2015 CN2016 CN2017 CN2018 CN2019P
Ferroviaire 2,1% 2,1% 2,0% 2,4% 2,2%
Routier 46,8% 46,2% 46,1% 45,8% 45,7%
Eau 1,2% 1,3% 1,4% 1,5% 1,3%
Aérien 3,0% 3,1% 3,1% 3,2% 3,3%
Entreposage et auxiliaires 45,2% 45,7% 45,8% 45,7% 46,2%
Poste et courrier 1,7% 1,5% 1,5% 1,4% 1,4%
Total 100,0% 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%
Source : ANSD, compte nationaux définitifs 2015-2018, et définitifs 2019

S’agissant de la valeur ajoutée du secteur du transport, elle s’est établie à 290,1


milliards de FCFA en 2019 alors que l’année précédente elle était évaluée 279,1
milliards de FCFA soit une hausse de 3,8%. Les sous-secteurs de l’entreposage et
auxiliaires (9,4%) et du routier (4,6%) ont enregistré les hausses les plus
importantes. En revanche, les sous-secteurs du transport aérien (-17 ,8%), par eau
(-17,4%) et du ferroviaire (-0,3%) ont connu des fléchissements de leur VA.

Pour le transport aérien, la VA est négative en 2019 malgré une production 37,9
milliards de FCFA. Cette situation pourrait s’expliquer par des charges importantes
par rapport aux ressources générées.

Tableau XII-3 : VA par mode de transport (en milliards de FCFA)


Var (%)
CN2015 CN2016 CN2017 CN2018 CN2019P
VA (2019/2018)
ferroviaire 13,2 13,7 14,7 16,8 16,8 -0,3%
Routier 199,8 205,4 209,6 231,6 242,2 4,6%
Eau 2,5 2,1 2,2 2,3 1,9 -17,4%
Aérien -24,1 -22,6 -20,9 -20,7 -24,4 17,8%
Entreposage et
auxiliaires 40,1 39,1 41,3 39,0 42,7 9,4%
Poste et courrier 10,3 9,6 10,2 10,5 10,9 3,5%
Total 241,8 247,2 257,2 279,5 290,1 3,8%
Source : ANSD, comptes nationaux définitifs 2015-2018, et provisoires 2019

Concernant les échanges extérieurs de services de transport, le solde s’est détérioré


et s’est établi à -483,7 milliards de FCFA en 2019 contre -412,9 milliards de FCFA
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 187
SES 2019

l’année précédente. Cette situation s’explique par le déficit enregistré dans le sous-
secteur maritime soit 481,3 milliards de FCFA. Celui du transport aérien a également
enregistré un déficit de 57,3 milliards FCFA. Cependant, ces déficits ont été
amoindris par les excédents dans les sous-secteurs de l’entreposage et auxiliaire de
transport (35,6 milliards de FCFA), du transport ferroviaire (14,9 milliards de FCFA)
et du transport routier (4,2 milliards de FCFA).

Tableau XII-4 : Echanges extérieurs de services du transport (en millions de FCFA)


Solde par mode CN2015 CN2016 CN2017 CN2018 CN2019P
ferroviaire 12027 12374 13336 14993 14914
Routier 1394 5613 1746 -1722 4192
Eau -316029 -304325 -362553 -407946 -481381
Aérien -49287 -49503 -49500 -50640 -57358
Entreposage et 33873 32523 34604 32227 35684
auxiliaires
Poste et courrier 124 163 189 145 202
Total -317898 -303155 -362178 -412943 -483747
Source : ANSD, comptes nationaux définitifs 2015-2018, et provisoires 2019

XII.1.2. ANALYSE FINANCIERE DES ENTREPRISES MODERNES DU


SECTEUR DU TRANSPORT

Les entreprises modernes du secteur du transport sont celles qui ont déposé leurs
états financiers au Guichet Unique de Dépôt des Etats Financiers (GUDEF) de la
Direction générale des Impôts et Domaines (DGID). Le nombre d’entreprises du
secteur du transport enregistré dans ce guichet a progressé de 4,9%. La hausse est
due à celle des entreprises du secteur routier de 4,9% et d’entreposage et auxiliaires
de transport de 5,2%.

Graphique XII-1 : Evolution du nombre d’entreprises du secteur moderne de 2014 à 2019

2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : ANSD/BDEF

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 188


SES 2019

S’agissant du chiffre d’affaires (CA), il a progressé de 6,5% en 2019, comparé à


2018. Le CA des entreprises de transport du secteur moderne a augmenté pour tous
les modes. En outre, le CA des entreprises du sous-secteur du transport ferroviaire a
connu la hausse la plus significative, soit 31,8%, suivi de ceux du transport aérien
(13,6%), du transport par eau (5,6%), de l’entreposage et auxiliaires de transport
(5,2%) et du transport routier (4,5%).

Tableau XII-5 : Evolution du chiffre d’affaires (en milliards de FCFA) des entreprises
modernes du secteur du transport par mode entre 2015 et 2019
Var
2015 2016 2017 2018 2019
Mode (%)
Transports ferroviaires 14,4 21,3 15,5 17,6 23,2 31,8%
Transports routiers, transports par conduite 103,5 119,8 136,4 156,3 163,4 4,5%
Transports par eau 18,3 18,5 14,2 16,2 17,1 5,6%
Transports aériens 58,0 48,3 50,9 54,5 61,9 13,6%
Services annexes et auxiliaires de transport 322,1 361,1 388,5 419,6 441,5 5,2%
Total 516,2 569,0 605,5 664,2 707,1 6,5%
Source : ANSD/BDEF

La valeur ajoutée nominale produite par les entreprises du secteur moderne a connu
un accroissement de 7,2% en 2019. Cette situation s’explique par la hausse de celle
du sous-secteur de l’entreposage et auxiliaires (12,3%) et du transport routier
(7,9%). Malgré leur faible contribution, les sous-secteurs du transport aérien, des
transports ferroviaire et maritime ont enregistré une progression de leurs valeurs
ajoutées respectivement de 88,1%, 10,4% et 7,1%.

Tableau XII-6 : Valeur ajoutée des entreprises modernes du secteur du transport par
mode
Mode 2015 2016 2017 2018 2019
Transports ferroviaires 6,0 5,3 6,3 6,7 6,0
Transports routiers, transports par conduite 32,5 38,7 47,5 55,1 60,0
Transports par eau 3,2 6,5 5,6 7,0 6,5
Transports aériens 10,3 0,4 10,5 10,1 1,2
Services annexes et auxiliaires de transport 151,1 176,6 194,1 213,0 239,1
Total 176,1 227,5 264,0 291,9 312,8
Source : ANSD/BDEF

XII.1.3. LES PRIX A LA CONSOMMATION DANS LE SECTEUR DU


TRANSPORT

Les services de transport constituent un important poste de consommation pour les


ménages. La part du budget des ménages alloués au transport a été évaluée à
550 FCFA pour 10 000 FCFA en 2018 (EHCVM) contre 563 FCFA en 2011 (ESPS), soit
une baisse de 2,6%.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 189


SES 2019

Les prix à la consommation des produits du groupe transport ont connu une hausse
de 1,0% en 2019, après 0,1% en 2018. Cet accroissement est imputable à la hausse
des prix des produits liés à l’utilisation des véhicules (4,5%) et d’achat de véhicules
(1,3%). Le repli des prix des services de transport (-0,2%) a atténué cette
progression.

L’accroissement des prix des produits liés à l’utilisation de véhicule s’explique


principalement par celui des prix du carburant (3,5%) et des frais d’entretien et de
réparation (1,7%).

S’agissant des prix du sous-groupe achat de véhicules, la progression est sous l’effet
du relèvement des achats d’automobile (1,7%).

Concernant les prix des services de transport, le repli est dû au fléchissement de


ceux du transport routier (-0,5%) et amoindri par la hausse de ceux du transport
aérien (5,5%).

Graphique XII-2 : Evolution de l’indice des prix à la consommation du groupe des


transports entre 2016 et 2019

99,5

99,0

98,5

98,0

97,5

97,0

96,5
2016 2017 2018 2019

Source : ANSD, Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC)

XII.2. ANALYSE DE LA DYNAMIQUE SECTORIELLE PAR MODE DE


TRANSPORT

Dans cette partie l’activité de transport est analysée selon les quatre modes routier,
aérien, maritime et ferroviaire.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 190


SES 2019

XII.2.1. ANALYSE DU TRAFIC PAR MODE


XII.2.1.1. Le transport routier

L’analyse sur le trafic est effectuée dans ce rapport à travers les types de moyen de
transport existant. Sont présentés le nombre de réseaux existant ainsi que le nombre
de lignes exploitées.

Dans la région de Dakar sept réseaux de transports sont identifiés. La société Dakar
Dem Dikk (DDD) est la seule société publique de transport. Elle a été créée en 2001
après la liquidation de la Société de Transport du Cap-Vert (SOTRAC).

Pour faciliter la mobilité urbaine, l’Etat a mis en place l’Association pour le


Financement des professionnels du Transport Urbain (AFTU) en 2006. Ce qui a
permis d’organiser les transporteurs en Groupements d’Intérêt Economique (GIE).
L’objectif était de renouveler le parc de transport public vieillissant. L’AFTU exploite
en 2019 plus 64 lignes. Ce système d’organisation a été élargi au niveau national
avec une flotte de plus de 450 bus répartie dans les autres régions.

Pour les taxis, depuis 2016, l’Etat a suspendu la délivrance des licences dans la
région de Dakar. Cette décision a été prise pour réduire le nombre et maitriser
l’évolution du parc.

XII.2.1.2. Le transport aérien

Dans le sous-secteur du transport aérien, les mouvements d’aéronefs, le nombre de


passagers et le volume du fret permettent de suivre l’activité. Ces données portent
sur l’ensemble du pays.

Le sous-secteur du transport aérien en 2019 a enregistré une progression du fret


(37,6%), des mouvements d’aéronef (13,4%), du nombre de passagers (10,0%).

L’accroissement du fret s’explique par l’augmentation de celui des départs (59,7%) et


des arrivées (25,9%) comparés à l’année précédente.

Quant aux mouvements d’aéronef, la progression est liée à celui des départs et des
arrivées respectivement de 13,2% et 13,6%. L’année précédente cette activité s’était
repliée de 4,1%. S’agissant des mouvements de personnes, le relèvement est dû à
celui des départs (2,2%), des arrivées (17,0%) et des transits (16,8%). En 2018, le
nombre de passagers avait progressé de 12,6%.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 191


SES 2019

Tableau XII-7 : Situation nationale du trafic aérien


2015 2016 2017 2018 2019 Var (%)
MOUVEMENTS
D'AERONEFS (en 34 827 33140 33539 32157 32 892 13,4
nombre)
Départs 17 372 16599 16733 16097 16 443 13,2
Arrivées 17 455 16541 16806 16060 16 449 13,6
TOTAL PASSAGERS
2 004 020 2 078 756 2199274 2477013 2 628 911 10,0
(en nombre)
Départs 922 810 981 844 1066451 1154175 1 241 458 2,2
Arrivées 902 710 960 393 978071 1134880 1 215 985 17,0
En transit 178 500 136 855 154836 187958 171 468 16,8
TOTAL FRET (en
36 019 37 619 35235 35410 36 615 37,6
Tonnes)
Départs 20 656 19 961 18195 13988 14 709 59,7
Arrivées 15 363 17 658 17040 21423 21 907 25,8
Source : Agence des Aéroports du Sénégal (ADS)
XII.2.1.3. Le transport maritime

L’activité de transport maritime au Sénégal est suivie au niveau des ports de Dakar,
Ziguinchor et Kaolack. Le trafic du port de Dakar constitue l’essentiel du trafic
maritime. Les données présentées portent sur les activités de ce dernier.

Le trafic maritime, évalué par la somme des débarquements et embarquements a


augmenté de 4,7% en 2019. Cet accroissement est lié à celui des débarquements
(1,8%) et des embarquements (2,9%). En 2018, le trafic avait crû de 2,8% et les
embarquements s’étaient repliés de 1,2%. Les débarquements en quantité font trois
fois les embarquements. Cette structure reflète celle des échanges extérieurs.

Tableau XII-8 : Trafic du transport maritime (Port Autonome de Dakar) en milliers de


tonne
Variation
(en milliers de tonnes) 2015 2016 2017 2018 2019 (%)

TOTAL DEBARQUEMENT 1 1799 13 263 14 253 14851 15 122 1,8%


-MARCHANDISES DIVERSES 9 585 10 958 11 788 12 373 12 542 1,1%
-PETROLE BRUT 989 1 159 1 200 997 768 -1,5%
-HYDROCARBURES RAFFINES 1 043 930 995 12 001 1 500 2,0%
- PRODUITS DE LA MER 182 214 269 280 312 0,2%
dont débarquement 80 97 132 166 187,4 12,7%
transbordement 101 117 137,4 114 125 9,4%
- - - -
TOTAL EMBARQUEMENT 4 416 4 671 5 011 4 949 5 374 2,9%
-MARCHANDISES DIVERSES 3 864 4 186 3 946 4 039 4 262 1,5%
-PHOSPHATES 317 234 792 667 829 1,1%
- PRODUITS DE LA MER 234 250 273 243 283 0,3%
TOTAL EMBARQT +DEBARQT 16 216 17 934 19 264 19 800 20 496 4,7%
Source : Agence nationale des Affaires maritimes du Sénégal (ANAMS)

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 192


SES 2019

XII.2.1.4. Le transport ferroviaire

En 2019, le trafic ferroviaire s’est limité aux activités du Petit Train de la Banlieue
(PTB) qui assure la liaison de Dakar-Thiès. La liaison Dakar-Bamako qui assure le
transport de marchandises entre le Sénégal et les pays de la sous-région n’est plus
fonctionnelle.

L’activité du Petit Train de la Banlieue (PTB) a connu une baisse de 27,5% en 2019
par rapport à 2018 et depuis 2017, l’activité du PTB ne cesse de décroître.

Tableau XII-9 : Evolution du trafic de voyageurs et de marchandises (en tonnes) entre


2015 et 2019
2015 2016 2017 2018 2019 %
Trafic voyageurs du PTB 2 711 589 3 087 299 2 821 999 981 447 711 371 -27,5%
(nombre de voyageurs)
Trafic de marchandises 210 008 74 989 29957 0 0 -
Exports de marchandises 138 087 43074 18432 0 0 -
Imports de marchandises 71 921 31915 11525 0 0 -
Sources : PTB/TRANSRAIL SA

XII.2.2. DEPENSES EN INFRASTRUCTURES DANS LE TRANSPORT

Les investissements sur les infrastructures de transport ont des impacts significatifs
sur le développement économique du secteur et sur la création de richesse
intérieure. En effet, le développement des infrastructures de transport facilite la
mobilité des populations dans leurs activités économiques et contribuent au
désenclavement des zones.

Le programme de réalisation d’infrastructures dans le domaine du transport


notamment routier est mis en œuvre par l’AGEROUTE. L’année 2019 a vu la
réalisation de grandes infrastructures notamment dans les sous-secteurs du routier,
du ferroviaire et du maritime. D’autres programmes tels que le PUDC et Promoville
ont contribué également à la réalisation d’infrastructures notamment pour le
désenclavement et la mobilité urbaine.

XII.2.2.1. Infrastructures de transport routier,

Dans le sous-secteur du transport routier, plusieurs réalisations ont été faites dans
l’ensemble du territoire.

En 2019, en plus des travaux d’entretien et de construction des pistes de production


qui ont été mises en œuvre, les axes routiers suivants ont été réalisés :
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 193
SES 2019

 Dialacoto – Mako (63 km) ;


 Lompoul-Leona (33km) ;
 Sedhiou – Kamoya-Marsasoum (54km) ;
 Sédhiou-Bambali-Djibabouya-Marsassoum (81 Km) ;
 Ourossogui-Hamady Ounaré (52 km).

En 2018, les infrastructures suivantes ont été achevées :

 autoroute Ila-Touba ;
 autoroute AIBD-Thies ; AIBD-Malicounda ;
 réhabilitation de la nationale 2 entre Ndioum-Ourossoguie-Bakel.

PROMVILLE a contribué à la réalisation de beaucoup de projets routiers et


d’assainissement à Dakar et dans les collectivités territoriales pour améliorer la
mobilité urbaine.

En 2019, l’Etat et les partenaires ont investi 396 milliards FCFA sur les infrastructures
routières contre 402 milliards FCFA en 2018 et 450 milliards FCFA en 2017. La part
des partenaires techniques et financiers s’est établie à 261,7 milliards FCFA, soit plus
de 50% du montant des investissements.

Sur le montant total des investissements, plus de 53 milliards de FCFA sont


consacrés à l’entretien du réseau routier à travers le Fonds d’Entretien Routier
Autonome (FERA). Ce fonds, mis en place en 2007, est destiné à l’entretien des
infrastructures routières et à améliorer significativement la qualité du réseau.

En plus, l’Etat, à travers le Programme d’Urgence pour le Développement


Communautaire (PUDC), a construit plusieurs pistes de production pour faciliter
l’accès aux zones agricoles.

XII.2.2.2. Situation du réseau routier

La longueur du réseau routier du Sénégal est de 16 495 km en 2019, s’est stagné


depuis 2014. En effet, la politique de l’Etat en matière d’infrastructure est orientée
vers l’amélioration de la qualité du réseau existant plutôt que vers l’accroissement de
sa longueur.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 194


SES 2019

Graphique XII-3 : Evolution du réseau routier en (km)

17 000

16 500 16 495 16495 16 496 16 496 16 496 16 495

16 000
15 843
15 500
15 200
15 000

14 500

14 000
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : AGEROUTE

En 2019, la proportion de route revêtue en bon état s’est établie à 82,3% soit un
accroissement de près de 3 points par rapport à 2018.

Graphique XII-4 : Evolution des routes revêtues en bon/moyen état

85%
82,3%
80% 80,1% 79,7%
77,0%
75%
74,0%
70%

65%
63% 62,2%
60%

55% 54,6%
50%

45%

40%
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : AGEROUTE

XII.2.2.3. Infrastructures de transport aérien

Les infrastructures de transport aérien sont constituées en 2019 de l’Aéroport


International Blaise DIAGNE (AIBD) de DIASS, des aéroports de Ziguinchor et de
Cap-Skiring et des aérodromes régionaux à savoir ceux de Saint-Louis, Kaolack et
Tambacounda. Cette situation prévaut depuis plusieurs années. L’AIBD, situé dans la
région de Thiès, a démarré ses activités en décembre 2017. L’ancien aéroport est
réservé particulièrement aux vols spéciaux de l’Etat et à l’armée nationale.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 195


SES 2019

XII.2.2.4. Infrastructures du transport maritime

Les activités du sous-secteur du transport maritime sont concentrées essentiellement


au Port autonome de Dakar. Ce dernier est constitué de trois terminaux à savoir le
terminal à conteneurs dont la gestion est confiée depuis 2008 à la société Dubaï Port
World (DPW) pour 25 ans, le terminal RORO du mole 2 dont le groupe Bolloré est
depuis 2014 le concessionnaire et le terminal à vrac concédé en 2014 à Necotrans.

Dans le cadre du PSE, l’Etat a envisagé la construction des ports de Dayane et celui
de Daga Kholpa afin de désengorger celui de Dakar. Un port sec est également prévu
dans la région de Tambacounda.
XII.2.2.5. Infrastructures ferroviaires

Le transport ferroviaire constitue une opportunité pour le Sénégal et pour la sous-


région. L’Etat du Sénégal a entrepris la construction d’un Train Express régional
(TER) qui permettra de relier le centre-ville de Dakar et l’AIBD. Les travaux entamés
sur le TER ont entrainé un arrêt des activités de la ligne ferroviaire du PTB et de celle
Dakar-Bamako.

XII.2.3. SITUATION DU PARC ROULANT ET DES CONDITIONS DE


TRANSPORT

Cette partie présente la structure du parc automobile et sa répartition régionale, les


achats extérieurs de matériel de transport ainsi que la sécurité routière.

XII.2.3.1. Situation du parc automobile

Le parc automobile est défini comme l’ensemble des moyens de déplacement


motorisé. Le Sénégal a entrepris un programme de renouvellement de
l’immatriculation des véhicules depuis 2019. Cette opération permettra de bien
évaluer la base du parc automobile roulant. Ces travaux sont en cours et les
informations obtenues depuis 2017 restent provisoires jusqu’à la fin du projet de
renouvellement des plaques.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 196


SES 2019

Graphique XII-5 : Evolution du parc automobile

700 000

600 000

500 000

400 000

300 000
2012 2013 2014 2015 2016 2 017 2 018 2 019

Source : Direction des Transports Routiers

Le parc était composé en 2018 de 57% de voitures particulières, de 11,3% de


camionnettes, de 9% de gros porteurs (les tracteurs, autocars et camions) et 7% de
motocycles1.

Graphique XII-6 : Structure du parc automobile

11% 7%
16% 4%

9% 2%

3%
57%

voiture particulière camionette mocycle (deux roues autres Tracteurs autocars camion

Source : Direction des Transports Routiers

Le parc automobile est inégalement réparti par région. Dakar a la part la plus
importante du parc automobile national (71,2%), suivie des régions de Thiès (8,2%)
et de Diourbel (5,1%). Les régions de Sédhiou, de Kaffrine et de Kédougou ont les
proportions les plus faibles soit respectivement 0,1%, 0,2% et 0,3%.

1
Les données sur la répartition du parc en 2019 ne sont pas disponibles. La Direction des Transport terrestre est
dans une opération de renouvellement des numéros de plaques minéralogiques
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 197
SES 2019

Graphique XII-7 : Répartition du parc automobile par région

Thiès; 8,20% Tambacounda; 1,89%


Louga; 3,33%
Diourbel; 5,05% Kaolack; 2,96%
Ziguinchor; 2,03%
Kaffrine; 0,23%
Sédhiou; 0,09%
Saint Louis; 2,45%
Kolda; 1,17%
Kédougou; 0,27%

Autre; 1,75%
Matam; 0,59%

Fatick; 0,56%
Dakar ; 71,16%

Dakar Thiès Diourbel Louga Kaolack


Saint Louis Tambacounda Ziguinchor Kolda Fatick
Matam Kaffrine Sédhiou Kédougou

Source : Direction des Transports Routiers

XII.2.3.2. Achats extérieurs de matériel de transport

Le matériel de transport au Sénégal provient principalement de l’extérieur. En 2019,


les importations en matériel de transport ont enregistré une baisse 27,9% par
rapport l’année précédente. En effet, cette situation s’explique essentiellement par le
repli de celles des pièces détachées (-85,2%) et de véhicules particuliers (-6,7%).
Par contre, la hausse est amoindrie par l’accroissement des importations de matériel
de transport ferroviaire (811,0%) et de véhicules pour transport en commun
(41,5%). Ces achats de matériel du transport ferroviaire seraient liés aux travaux du
TER.

Tableau XII-10 : Structure des importations de matériels de transport (En milliards de


FCFA)
Var (%)
Produit 2015 2016 2017 2018 2019
2019-2018
Matériel pour transport ferroviaire 2,4 3,6 3,4 10,7 97,6 811,0%
Véhicule pour transport en commun 12,9 41,7 4,5 7,1 10,0 41,5%
Véhicule particulier 70,8 83,2 104,6 110,4 103,1 -6,7%
Véhicule pour transport de
marchandises 61,5 55,0 63,4 67,4 65,6 -2,7%
Pièces détachées de véhicule 23,1 26,9 222,6 244,5 36,3 -85,2%
Motocycle et bicyclette 4,2 5,1 12,9 9,1 7,9 -12,6%
Transport aérien 0,6 0,7 2,9 1,1 1,2 10,0%
Transport maritime 9,9 10,4 13,4 61,9 47,9 -22,6%
Total 185,4 226,5 427,6 512,2 369,5 -27,9%
Source : ANSD/BDEF.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 198


SES 2019

XII.2.3.3. Sécurité routière

Les accidents corporels sont ceux qui entrainent des blessés ou des décès de
personnes. Dans les statistiques du transport, ce sont ces accidents qui sont
comptabilisés. Les statistiques de la brigade des sapeurs-pompiers ont montré que le
nombre de décès à la suite de ces accidents ont augmenté de 21,7% en 2019 alors
qu’ils avaient régressé de 3,6% en 2018. Cette situation du nombre de décès serait
liée à l’amélioration de la qualité du réseau routier qui inciterait conducteurs à rouler
à grande vitesse, d’une part, et d’autre part à l’état défectueux des véhicules.

Tableau XII-11 : Evolution du nombre de décès1

2014 2015 2016 2017 2018 2019


Nombre d'accidents corporels 3839 4760 4669 4234 3940 ND

Nombre de décès 518 569 604 635 612 745


Evolution du nombre d’accidents corporels -16.0% 24.0% -1.9% -9.3% -6.9% ND
Evolution du nombre de décès -9,1% 9,8% 6,2% 5,1% -3,6% 21,7%
Source : Direction des Transports Routiers

Le tableau ci-dessous donne la répartition du nombre de décès par type. Selon la


nature de l’accident, la part des décès à la suite d’un heurt de véhicule (22,6%) est
la première cause de décès en 2019 contre 28,8% en 2018, suivie de ceux survenus
à la suite de collision entre véhicules automobiles (15,0%) et de ceux à la suite d’un
dérapage et renversement de véhicule (11,4%).

Tableau XII-12 : Répartition des décès à la suite d’un accident routier en 2019
Type d'accident Nombre part (%)
Piéton renversé par un véhicule 168 22,6%
Collision entre véhicule automobile 112 15,0%
Dérapage de véhicule Automobile 85 11,4%
Dérapage suivi de renversement automobile 79 10,6%
Chute à partir d’un véhicule en mouvement 73 9,8%
Dérapage suivi de heurt 50 6,7%
Cyclomoteur renversé par véhicule automobile 43 5,8%
Carambolages de véhicules automobiles 26 3,5%
Hypo mobile renversé par véhicule automobile 23 3,1%
Autres 86 11,5%
Total 745 100,0%
Source : Brigade nationale des sapeurs-pompiers

1
Les données sur la sécurité routière ne sont pas disponibles pour l’année 2019 ;
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 199
SES 2019

Conclusion
En 2019, la valeur ajoutée de la branche d’activités du transport s’est établie à 2,1%
du PIB. Cette part s’est repliée de 0,1 point de pourcentage rapport à 2018. Selon le
mode, les services d’entreposage et auxiliaires et ceux du transport routier
contribuent à près de 92% de la production globale du secteur. Comme en 2018, le
mode aérien continue d’enregistrer des pertes avec une valeur ajoutée négative (-
24,4 milliards de FCFA).

Le Sénégal dispose d’une entreprise de transport public à savoir la société Dakar


Dem Dikk. En plus de cette dernière, l’Etat a mis en place un important programme
d’organisation des acteurs à travers l’AFTU qui est une organisation regroupant les
transporteurs individuels sous forme de GIE et disposant d’une flotte de plus 1 400
bus exploitant plus de 36 lignes concédées par le Conseil Exécutif des Transports
Urbains de Dakar (CETUD). Ce programme a pour objectif de renouveler le parc
automobile.

S’agissant du transport maritime, le trafic a connu une hausse de 4,7% après un


accroissement 2,8% en 2018. Cependant, pour le trafic ferroviaire, le nombre de
passagers du PTB a connu une chute de 27,5% en 2019, après un repli de 65,2% en
2018. La société Transrail qui effectuait le transport de marchandises entre le
Sénégal et le Mali a arrêté ses activités en 2018.

Les données sur le parc restent provisoires en raison des travaux de renouvellement
des plaques minéralogiques en cours. En raison de ces travaux, les données de 2018
sur la structure du parc et sa répartition par région ont été reconduites.

Les réalisations de l’Etat sur les infrastructures sont destinées essentiellement vers
l’amélioration de la qualité du réseau existant. La proportion du réseau routier
revêtue en bon état s’est améliorée de 3 points passant de 79,7% en 2018 à 82,3%
en 2019. S’agissant de la sécurité routière, la brigade nationale des sapeurs-
pompiers relève une hausse des décès de 21,7% en 2019 contre un repli de 3,6%
l’année précédente.

L’Etat du Sénégal s’est lancé sur de grands chantiers qui vont améliorer la mobilité et
changer la structure modale du transport. Ces projets sont essentiellement le Train
Express Régional (TER), le BRT, l’autoroute Mbour Fatick Kaolack et la construction
de la route des Niayes. Dans le sous-secteur maritime, les travaux du port de
Ndayane ont été lancés. Ceci permettra de désengorger le port autonome de Dakar.
Cependant, il convient de noter que, malgré une façade maritime de plus de 700 km,
le transport maritime de personnes et de biens n’est pas bien développé. Pourtant, il
constituerait une opportunité pour améliorer la mobilité urbaine et interurbaine.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 200


SES 2019

Chapitre XIII :
Chapitre XIII : BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS

Introduction

Le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) occupe une place

BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS


prépondérante dans l’économie Sénégalaise du fait de sa part dans
le PIB et du nombre important d’acteurs dans ce secteur. Les
activités des BTP sont principalement la conception, la construction,
la déconstruction, la réhabilitation, l’entretien et la dépollution des
ouvrages publics et privés. Elles sont réparties en deux groupes à
savoir les constructions résidentielles (immeubles, villas, etc.) et les
constructions non résidentielles. Ces dernières comprennent, entre
autres, les infrastructures de transport (routes, voies ferrées, ports,
aéroports, etc.), les infrastructures urbaines (centres commerciaux,
monuments, etc.), les constructions industrielles (usines, entrepôts,
réservoirs, etc.) et hydrauliques (barrages, digues, etc.).

L’offre sur le marché des BTP est faite par les sociétés et les
ménages. Les sociétés sont réparties en deux catégories à savoir les
grandes entreprises s’affairant, notamment, dans le gros-œuvre et
les petites et moyennes structures assurant la sous-traitance et le
second œuvre. Les ménages (unités de production individuelle)
s’activent principalement dans l’offre des constructions à usage
d’habitation. Les exigences des normes de construction et de
capacités techniques et matérielles dans le secteur des BTP rendent
l’entrée très sélective. En particulier, les spécifications techniques
requises pour la réalisation de certains ouvrages qui sont
contraignantes (routes, aéroports, ponts, grands immeubles, etc.)
font que les entreprises pouvant répondre aux besoins sont en
nombre limité. La demande est structurée à travers l’Etat pour les
infrastructures publiques, les entreprises pour les infrastructures
urbaines (centres commerciaux, etc.) et industrielles (usines,
laboratoires, etc.) ainsi que les ménages (individuellement ou
collectivement à travers des coopératives d’habitat) pour les
constructions à usage d’habitation.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 201
SES 2019

Ce chapitre vise à faire l’économie des activités des BTP en 2019. Les différentes
parties étudiées portent sur :

- les indicateurs macroéconomiques issus des comptes nationaux annuels ;


- les réalisations, projets et programmes en cours dans le secteur routier, ainsi
que la situation de l’exécution financière et budgétaire de l’AGEROUTE ;
- les projets portant sur d’autres infrastructures majeures.

XIII.1. LES INDICATEURS MACROECONOMIQUES DES BTP

XIII.1.1. LES MATERIAUX DE CONSTRUCTION

L’estimation de la construction requiert des informations sur l’utilisation des


matériaux de construction. La production en volume de la branche « Matériaux de
Construction » a connu une faible progression de 0,2% en 2019.

Le ciment qui domine les matériaux de construction, a enregistré une diminution de


sa production en quantité de 0,1% en 2019 pour s’établir à 6 775 mille tonnes. Cette
évolution s’est traduite par la poursuite de la baisse des exportations de 11,9% à la
suite de celle de 2018 de 24,1%. En revanche, les ventes locales de ciment ont
progressé de 5,2% pour s’établir à 4 924 mille tonnes.

S’agissant de l’orientation des exportations de ciment, le Mali demeure le principal


client du Sénégal avec 86,4% du total des quantités exportées de ciment (voir en
annexe tableau 2).

Graphique XIII-1 : Niveau de la production et des ventes de ciment (milliers de tonnes)1

8 000
7 000
6 000
5 000
4 000
3 000
2 000
1 000

2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Production Ventes locales Exportations

Source : DPEE. Tableau de bord

1
La différence entre la production et la somme des ventes résulte des mouvements de stocks (stockage, déstockage).
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 202
SES 2019

XIII.1.2. LA CONSTRUCTION

La valeur ajoutée (VA) en valeur de la branche « construction » a atteint 386,2


milliards FCFA en 2019, représentant 2,8% du PIB.

L’activité de construction s’est accélérée en 2019 avec une croissance de 13,3% de


sa valeur ajoutée en volume, après 5,7% en 2018. Ces performances sont en liaison
avec la bonne tenue des ventes locales de ciment, imputable à la poursuite des
grands travaux de l’Etat et au renforcement de la demande intérieure privée.

Tableau XIII-1 : Valeur ajoutée des activités de construction (milliards FCFA aux prix
courants)

2 015 2 016 2 017 2 018 2 019


VA construction 234,8 305,5 334,8 350,9 386,2
VA secondaire 2 478,6 2 634,0 2 838,0 3 083,3 3 153,7
PIB 10 508,7 11 283,4 12 191,8 12 840,1 13 655,4
Source : ANSD. Comptes nationaux définitifs 2018 et provisoires 2019.

Tableau XIII-2 : Valeur ajoutée aux prix de 2014 de la construction (milliards FCFA)

2 015 2 016 2 017 2 018 2 019


VAB construction 269,8 284,8 330,2 349,1 395,6
Evolution 15,5% 5,6% 15,9% 5,7% 13,3%
Source : ANSD. Comptes nationaux définitifs 2018 et provisoires 2019.

XIII.2. REALISATIONS, PROJETS ET PROGRAMMES DANS LE


SECTEUR DES BTP

Le développement des BTP au Sénégal est du ressort à la fois des secteurs public et
privé. Le Gouvernement du Sénégal a poursuivi, en 2019, ses programmes phares de
construction de logements pour l’habitat social et les travaux de génie civil (routes,
chemins de fer, etc.). Les réalisations de logements pour l’habitat social l’ont été, en
partie, en collaboration avec le secteur privé.

XIII.2.1. CONSTRUCTION RESIDENTIELLE

La construction de logements est faite par les ménages, pour compte propre en
général et les promoteurs privés et publics.

Les structures publiques qui sont des acteurs majeurs dans la construction sont la
Société Nationale d’Habitat à Loyer Modéré (SNHLM), la Société Immobilière du Cap-

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 203
SES 2019

Vert (SICAP) et la Caisse de Dépôts et de Consignation (CDC). De plus, l’Institution


de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et la Caisse de Sécurité sociale (CSS) ont
des programmes d’habitats de grande envergure.

L’année 2019 est marquée par la poursuite des programmes de construction


d’habitats. Ces programmes sont répartis selon les composantes suivantes :

 la composante PUD-Pôle Urbain de Diamniadio : le Pôle Urbain de


Diamniadio (PUD) est le projet de ville nouvelle et moderne à aménager pour
désengorger la ville de Dakar ;
 la composante CDC-Bambilor : ce projet immobilier de la Caisse de Dépôt
et de Consignation (CDC) vise à développer un programme de logements de
qualité à des prix très accessibles ;
 la composante Cité de l’Emergence : un nombre de 700 unités de
logement, en R+11, est en cours sur une superficie dépassant les 2 hectares
dans la ville de Dakar ;
 la composante SN-HLM : cette composante, sous le pilotage de la Société
Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN-HLM), vise à mettre à la
disposition des sénégalais plus de 20 000 unités d’habitation à l’horizon 2021,
avec un volet social important, et pratiquement sur l’ensemble des régions du
Sénégal ;
 la composante Sicap-SA : cette composante, mise en œuvre par la Société
Immobilière du Cap-Vert (Sicap-SA), consiste à finaliser 10 000 unités
d’habitation à l’horizon 2025, avec un volet social important, à Dakar et dans
certaines régions du Sénégal.
 les autres programmes d’habitation sont réalisés par l’IPRES et la CSS.

XIII.2.2. CONSTRUCTION NON RESIDENTIELLE

La construction non résidentielle porte essentiellement sur les infrastructures


routières, aéroportuaires, portuaires et ferroviaires, les ouvrages d’art, les bâtiments
et édifices à accès public.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 204
SES 2019

XIII.2.3. INFRASTRUCTURES ROUTIERES1

Pour doter le Sénégal d’infrastructures structurantes aux meilleurs standards, le


Gouvernement met en œuvre des projets importants à travers le Ministère des
Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. A ce titre,
l’AGEROUTE qui pilote une bonne partie de ces projets, joue un rôle capital dans le
renforcement des infrastructures routières sur l’ensemble du territoire national.

Durant l’année 2019, il est noté l’achèvement de certains projets d’aménagement, de


réhabilitation de routes ou de pistes et la poursuite d’autres projets. De plus, le
démarrage de nouveaux projets est enregistré. L’état d’avancement des travaux se
présente comme suit :

a) Les travaux achevés en 2019

En 2019, plusieurs grands projets ont été achevés en vue de renforcer la mobilité
urbaine et inter urbaine. Ces projets constitués pour l’essentiel d’axes stratégiques
vont redynamiser les échanges économiques et commerciaux dans les différentes
zones d’intervention. Les travaux achevés en 2019 ont porté sur :

 l’aménagement de la Boucle du Boudier (Sédhiou-Kamoya-Marsassoum (54


km) et de la piste Sédhiou-Bambali-Djibabouya-Marsassoum ;
 la réhabilitation et le bitumage de la route Lompoul-Léona (y compris des
pistes de production) pour un linéaire de 33 km ;
 la réhabilitation et le bitumage de la route Potou-Gandiol pour un linéaire de
27 km ;
 l’aménagement de voiries urbaines en pavés à Dakar en connexion à la route
des Niayes dans les zones : Parcelles Assainies, Pikine, Sanglakam, Keur
Ndiaye Lo pour un linéaire de 15 km ;
 l’aménagement de voiries urbaines en pavés à Dakar en connexion à la route
des Niayes dans les zones : Guédiawaye, Grand Yoff, Patte d’Oie sur une
longueur de 15 km ;
 la réhabilitation de la route Ourossogui-Hamady Ounaré pour 52 km ;
 la réhabilitation de la route Dialakoto Mako : Section Pk120-Mako pour un
linéaire de 63 km ;
 la réhabilitation de la Nationale 2 : section Ourossogui-Hamady Ounaré 52 km.

1 Cette partie s’appuie sur les informations fournies par l’Ageroute dans son Rapport d’activités de 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 205
SES 2019

b) Les travaux en cours en 2019

En 2019, un important lot de projets était en cours de réalisation. Globalement, la


réalisation des projets progressait convenablement malgré les difficultés budgétaires.
Les travaux en cours sont présentés comme suit :

 réhabilitation de la Nationale 2 Ndioum-Thilogne : Sections Ndioum –


Ourossogui, Hamady Ounaré-Bakel et Kidira ;
 aménagement d’axes routiers dans l’île à Morphile : Ndioum- Halwar-Démeth,
Podor-Tarédji, voiries Ndioum et Podor ainsi que carrefour National 2 Médina
Ndiatbé-Cas-Cas-Saldé-Pété ;
 aménagement de la Voie de Dégagement Nord (CICES-Golf Club de
Guédiawaye), de la Boucle du Blouff (Balinghor- Koutenghor), de la Boucle du
Fouladou, de la route Kédougou-Salémata, de la route Kaffrine-Nganda et de
la liaison avec la Gambie ;
 travaux d’élargissement et d’aménagement de la route des Niayes ;
 conception et réalisation de 13 autoponts à Dakar ;
 programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles avec le
financement de la Banque africaine de Développement (BAD) et de la Banque
islamique de Développement (BID)).
c) Exécution budgétaire et financière

Le budget consolidé définitif (AGEROUTE et Unités de Gestion) pour l’exercice 2019


est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 396 milliards de FCFA. Le
budget est réparti entre le fonctionnement et l’équipement d’AGEROUTE (7,2
milliards FCFA), d’une part, et les investissements (388,8 milliards FCFA) de l’Etat et
des Partenaires techniques et financiers (PTF), d’autre part.

Le budget d’investissements (388,8 milliards FCFA) (Etat et PTF) est composé des
financement des PTF pour un montant de 261,8 milliards FCFA (67,4%), du
Programme d’Entretien routier annuel (PERA) pour 53,4 miliards FCFA (13,7%), du
Budget consolidé d’Investissement (BCI) pour 45,8 milliards (11,8%) et les chèques
Trésor pour 27,8 milliards FCFA (7,1%).

L’exécution du budget d’investissement est réalisée à hauteur de 74,6 % en recettes


(290,2 milliards FCFA) et de 67,7% en dépenses (263,2 milliards FCFA).

En recettes, les recouvrements ont atteint 77,3% pour les PTF (202,2 milliards
FCFA), 59,9% pour le PERA (32,0 milliards FCFA), 87,4% pour le BCI (40,0 milliards
FCFA) et 50,1% pour les chèques Trésor (13,9 milliards FCFA).
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 206
SES 2019

En dépenses, les réalisations sont évaluées à 67,2% pour les PTF (175,9 milliards
FCFA), 46,1% pour le PERA (24,6 milliards FCFA), 93,3% pour le BCI (42,7 milliards
FCFA) et 71,7% pour les chèques Trésor (19,9 milliards FCFA).

A fin décembre 2019, le montant des disponibilités était de 3,5 milliards FCFA.

L’exécution budgétaire et financière a eu comme principales difficultés : (i)


l’insuffisance de ressources budgétaires pour certains projets et (ii) le retard accusé
dans la mobilisation des ressources et dans le paiement des décomptes des
entreprises et missions de contrôle.

XIII.2.4. AUTRES INFRASTRUCTURES


XIII.2.4.1. cas du projet « Train express régional » (TER) et du
Bus Rapid Transit (BRT)
Le Gouvernement continue de renforcer les infrastructures pour améliorer davantage
la mobilité des personnes et des biens, en particulier dans la région de Dakar. A ce
titre, il a mis en oeuvre des projets importants comme le Train Express Régional
(TER) et les Bus Rapides sur Voies Réservées (Bus Rapid Transit en anglais : BRT).

Le projet Train Express Régional (TER) a pour objectif principal de mieux connecter
la capitale avec le reste du Sénégal et de s'orienter vers les réseaux de chemins de
fer internationaux. Le projet est réparti en deux tronçons, avec 14 haltes et gares. Le
premier tronçon de 36 km va de Dakar à Diamniadio et le second tronçon de 19 km
reliera cette dernière à l'aéroport international Blaise Diagne.

Les réalisations effectuées ont permis de faire circuler un train inaugural le 14 janvier
2019. Toutefois, la date de mise en service pour les voyageurs n’est pas encore
éffective, en raison de la nécessité de compléter les infrastructures et d’opérer les
tests suffisants pour assurer la sécurité du TER. L’année 2019 a été marquée par la
poursuite des travaux de ce projet.

Concernant le Bus Rapid Transit (BRT) qui est un projet de Bus à haut niveau de
service, il vise à augmenter le niveau de service en améliorant la qualité et le confort
du déplacement et à optimiser au mieux l'exploitation commerciale. Il est prévu sur
un linéaire de 18,3 km allant de la Préfecture de Guédiawaye à la gare routière de
Petersen dans le quartier du Plateau, pour un financement global de 306 milliards de
FCFA. Le lancement des travaux a été effectué le mardi 29 octobre 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 207
SES 2019

Conclusion
L’activité du secteur des BTP (fabrication de matériaux de construction et
construction) s’est accélérée en 2019, avec notamment une croissance en volume de
la VA de la construction de 13,3 % contre 5,7% en 2018.

Pour les matériaux de construction, la production de ciment a connu un repli de


0,1% en 2019, traduisant le flêchissement des exportations de 11,9%. Toutefois, il
est enregistré un accroissemnt des ventes locales (+5,2%).

Au titre des infrastructures, il est noté en 2019 la finalisation d’importants travaux,


notamment l’aménagemt de voiries urbaines en pavées à Dakar, la réhabilation de
routes pour un total de plus de 175 km. De plus, l’éxecution du projet du TER a
considérablement progressé et celui du BRT est lancé en octobre 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 208
SES 2019

Chapitre XIV :
Chapitre XIV : PRODUCTION INDUSTRIELLE

Introduction

Il est presque unanimement admis qu’un pays ne peut se

PRODUCTION INDUSTRIELLE
développer sans industrie. Exerçant un effet d’entraînement puissant
sur les autres activités, en particulier par ses consommations
intermédiaires, l’industrie est l’un des principaux moteurs de l’activité
économique en termes de valeur ajoutée et de création d’emploi.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour le Développement


Industriel (ONUDI), les pays qui ont connu une croissance
économique soutenue tirée par l'industrialisation et le commerce
international sont ceux ayant réussi à réduire la pauvreté plus
efficacement39. A travers son objectif « développement industriel
inclusif et durable (ISID) », l'ONUDI vise pour ses états membres,
un niveau d'industrialisation qui profitera à toutes les catégories de
la population.

Au niveau national, le Sénégal ambitionne de faire du secteur


industriel un des piliers du développement durable. En effet, parmi
les objectifs du Plan Sénégal Emergent (PSE), figure le parc
industriel intégré qui vise la création d’un pôle manufacturier à haute
valeur ajoutée. Ceci s’est concrétisé avec la construction du Parc
industriel international de Diamniadio, d’une superficie de 13
hectares, dont la mise en service est effective depuis février 2018.

Le secteur soutient le dynamisme de la croissance économique du


pays depuis quelques années. En effet, la valeur ajoutée du
secondaire est ressortie à 3,7% en 2019, après 6,5% en
2018, contribuant ainsi à hauteur de 0,9 point à la croissance du
PIB40 pour l’année sous revue.

39
Selon le document ISID Promotion Brochure1Pde l’ONUDI « Pour un développement industriel inclusif et durable », février 2014.
40
Note d’analyse des comptes nationaux provisoires de 2019 et définitifs de 2018, ANSD

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRODUCTION INDUSTRIELLE 209


SES 2019

Dans ce chapitre, le secteur industriel sera présenté à travers la production et les


prix de production des différentes sous branches du secteur.

XIV.1. ANALYSE D’ENSEMBLE DU SECTEUR INDUSTRIEL

En 2019, l’activité industrielle a connu un redressement de 3,8%, en variation


annuelle. Ce résultat est imputable à la bonne performance notée dans la totalité des
sous-secteurs, en l’occurrence les industries extractives (+7,7%), manufacturières
(+2,7%), d’électricité, gaz et eau (+6,5%) ainsi que les industries
environnementales (+1,1%).

Les prix de production industrielle poursuivent leur tendance haussière amorcée


depuis 2017. Ils se sont accrus de 1,0% entre 2018 et 2019. Cette hausse résulte
principalement de l’augmentation des prix des produits des industries extractives
(+11,5%) et ceux d’électricité, eau et gaz (+0,7%). Cette augmentation est
cependant jugulée par la baisse des prix des industries environnementales (-3,6%).

Graphique XIV-1 : Evolution de l’IHPI41 et de l’IPPI42 entre 2015 et 2019

160
140
120
100
80
60
40
20
0

IHPI IPPI

Source : ANSD

41
Indice Harmonisé de la Production Industrielle (base 100=2015)
42
Indice des Prix de Production Industrielle (base 100=2015)

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRODUCTION INDUSTRIELLE 210


SES 2019

XIV.2. EVOLUTION DE L’ACTIVITE DE PRODUCTION DES


INDUSTRIES EXTRACTIVES

A la suite de la chute enregistrée sur la période 2017-2018, la production des


industries extractives, au cours de l’année 2019, est ressortie en hausse de 7,7% en
référence à celle de l’année précédente. Cette évolution a été enregistrée suite à une
bonne performance de l’activité des autres industries extractives, en l’occurrence
l’extraction de pierre, sables et d’argiles (+14,1%).

Toutefois, cette croissance a été amoindrie par une chute de l’activité d’extraction
de minerais métalliques (-2,0%).

Durant l’année 2019, les prix de production dans les industries extractives se sont
accrus de 11,5%, comparativement à ceux de l’année précédente. Cette situation est
principalement due à la progression des prix d’extraction de minerais métalliques
(+14,9%).

Graphique XIV-2 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des industries extractives entre 2015 et
2019

140,0
130,0
120,0
110,0
100,0
90,0
80,0
2015

2016

2017

2018

2019

IPPI IHPI

Source : ANSD

XIV.3. EVOLUTION DE L’ACTIVITE DE PRODUCTION DES


INDUSTRIES MANUFACTURIERES

La production des industries manufacturières s’est redressée de 2,7% en 2019


comparativement à celle de l’année précédente. Cette évolution est attribuable à la
performance notée dans les industries agro-alimentaires (+6,5%), du papier et du
carton (+4,9%), chimiques, pharmaceutiques, du travail du caoutchouc et du
plastique (+2,0%) et les industries métallurgiques et de fonderie (+4,0%).
Toutefois, il est noté une baisse de l’activité du cuir travaillé et articles de voyage (-
57,5%), d’électronique, d’informatique et d’équipement électronique (-47,3%), des

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRODUCTION INDUSTRIELLE 211


SES 2019

textiles et articles d’habillement (-7,8%), du raffinage et de la cokéfaction (-6,1%),


des matériaux minéraux (-1,5%), ainsi que celle des autres industries
manufacturières (-0,9%).

Les prix à la production des produits manufacturiers ont diminué de 1,1% en 2019
comparativement à ceux de 2018. Cette baisse est consécutive au repli des prix des
produits métallurgiques et de fonderie (-7,0%), du cuir travaillé, articles de voyage
et chaussures (-6,4%), du raffinage et de la cokéfaction (-6,0%), des produits
textiles et articles d’habillement (-2,3%), des produits agro-alimentaires (-1,0%)
ainsi que celui des autres industries manufacturières (-3,1%).

Graphique XIV-3 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des industries manufacturières entre


2015 et 2019

140,0
130,0
120,0
110,0
100,0
90,0
80,0
2015

2016

2017

2018

2019
IPPI IHPI

Source : ANSD

XIV.4. EVOLUTION DE L’ACTIVITE DE PRODUCTION D’ELECTRICITE,


GAZ ET EAU

La tendance haussière amorcée depuis 2018 de la production d’électricité, gaz et eau


se poursuit en 2019 avec une augmentation de 6,5% par rapport à l’année
précédente. Cette amélioration résulte de l’accroissement de la production
d’électricité, gaz (+7,6%), et celle du captage et distribution d’eau (+3,2%).

Les prix de l’électricité, gaz et eau se sont également redressés de 0,7% en variation
annuelle. Cette situation s’explique principalement par la hausse des prix d’électricité
(+0,9%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRODUCTION INDUSTRIELLE 212


SES 2019

Graphique XIV-4 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des secteurs de l’électricité, gaz et eau
entre 2015 et 2019

140,0
130,0
120,0
110,0
100,0
90,0
80,0
2015

2016

2017

2018

2019
IPPI IHPI

Source : ANSD

XIV.5. EVOLUTION DE L’ACTIVITE DE PRODUCTION DES


INDUSTRIES ENVIRONNEMENTALES

En variation annuelle, l’activité des industries environnementales s’est redressée de


1,1% en 2019. Cette amélioration découle principalement de l’augmentation de
l’activité de collecte de boues et eaux (+53,8%) sur la période sous-revue. Au même
moment, il est noté une réduction de l’activité de collecte, traitement et élimination
des déchets (-1,3%).

En revanche, les prix de production des industries environnementales ont baissé de


3,6% sur la période, en liaison avec le recul des prix de l’activité de collecte, du
traitement et de l’élimination des déchets (-3,8%).

Graphique XIV-5 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI de l’activité de production des


industries environnementales entre 2015 et 2019

140,0
130,0
120,0
110,0
100,0
90,0
80,0
70,0
2015

2016

2017

2018

2019

IPPI IHPI

Source : ANSD

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRODUCTION INDUSTRIELLE 213


SES 2019

XIV.6. EVOLUTION DE L’ACTIVITE D’EGRENAGE DE COTON

L’activité d’égrenage de coton poursuit sa tendance baissière observée depuis 2017.


Elle a régressé de 14,4% en 2019 par rapport à l’année précédente.

Toutefois, les prix d’égrenage de coton ont connu une hausse de 13,7% sur la
période sous-revue.

Graphique XIV-6 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI de l’activité d’égrenage de coton entre


2015 et 2019

140,0

120,0

100,0

80,0

60,0

40,0
2015

2016

2017

2018

2019
IPPI IHPI

Source : ANSD

Conclusion

L’activité industrielle est marquée, au courant de l’année 2019, par une hausse de
3,8%, par rapport à l’année précédente. Cette progression du secteur industriel est
portée par la bonne performance de l’activité des industries extractives, des
industries manufacturières ainsi que celles d’électricité, gaz et eau. Toutefois, cette
progression a été notamment amoindrie par une réduction de l’activité de
production des industries textiles et du cuir, chimiques, des matériaux minéraux,
électroniques et informatiques ainsi que celle des autres industries manufacturières
et environnementales.

Les prix à la production ont également progressé de 1,0% en raison de


l’augmentation de ceux des produits des industries extractives et de l’électricité.
Cette hausse est jugulée par la baisse des prix de production des industries
manufacturières et environnementales.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRODUCTION INDUSTRIELLE 214


SES 2019

Chapitre XV :
Chapitre XV : INSTITUTIONS FINANCIERES

Introduction

Au cours de l’année 2019, la Banque centrale des Etats de l’Afrique

INSTITUTIONS FINANCIERES
de l’Ouest (BCEAO) a poursuivi la mise en œuvre de sa politique
monétaire en maintenant le coefficient de réserves obligatoires
applicables aux banques qui est de 3% depuis le 16 mars 2017.
Parallèlement, il a maintenu le taux d’intérêt de son guichet de prêt
marginal à 4,5% pour tenir compte des imperfections du marché
interbancaire ainsi que de la nécessité de renforcer l’efficacité de la
politique de gestion de la liquidité. Au titre de la réforme monétaire,
le Président de la Conférence des Chefs d’Etats de l’UEMOA a
annoncé, le 21 décembre 2019, que les huit membres ont réalisé
une avancée majeure en mettant en place des bases permettant leur
adhésion au projet de monnaie unique (ECO) de la CEDEAO.

Au Sénégal, le secteur financier, constitué par la Direction nationale


de la BCEAO, les banques et établissements financiers, les Systèmes
financiers décentralisés (SFD), les sociétés d’assurance et les
auxiliaires financiers et d’assurances, se renforce avec une bonne
performance enregistrée en 2019. Il est constitué de 30
établissements de crédit dont 26 banques et 4 établissements
financiers. Le système bancaire a enregistré l’agrément en qualité
de banque en 2019 de la succursale Coris Bank International (CBI-
Sénégal SA). Ce changement de statut juridique s’accompagne d’un
renforcement du capital social qui passe de 3,5 milliards de FCFA en
2018 (avec une dotation venant du siège Coris Bank International du
Burkina vers la succursale au Sénégal) à 20,0 milliards à 2019 et une
augmentation du nombre de guichets permanents à cinq. En 2019,
le paysage des SFD s’est également accru d’un nouvel agrément,
portant ainsi le nombre d’institutions à 304 dotés d’un réseau de 905
points de services.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 215


SES 2019

Au plan économique, la valeur ajoutée (VA) du secteur financier est évaluée à 339,9
milliards FCFA en 2019, dont 71,8% sont produites par le sous-secteur bancaire
(banques et établissements financiers et systèmes financiers décentralisés), 20,6%
par les sociétés d’assurance et 7,6% par les auxiliaires financiers. La richesse
générée par le secteur a augmenté de 12,9% par rapport à 2018. En 2019, les
sociétés financières participent à hauteur de 2,5% à la formation du PIB.

L’objet de ce chapitre est d’analyser la situation des institutions financières en 2019.


Il est subdivisé en trois principales sections. La première traite de la situation
monétaire du Sénégal en mettant en évidence l’évolution de la masse monétaire et
de ses contreparties. La deuxième s’intéresse à la situation des SFD en se focalisant
sur le niveau de l’encours de crédit et de l’épargne des sociétés de micro finance. La
troisième fait l’état de la situation des sociétés d’assurances en distinguant celles de
l’assurance vie et de l’assurance dommage.

Encadré 1 : Structure du secteur financier


Le secteur financier est essentiellement constitué du système bancaire, du système financier
décentralisé et des sociétés d’assurance.
Le système bancaire est composé de la Direction nationale de la Banque Centrale des États
de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), des banques secondaires ou commerciales et des
établissements financiers.
La BCEAO est l’institut d’émission commun des huit États membres de l’Union Monétaire
Ouest Africaine (UMOA). Ses principales missions sont l’émission de monnaie, la conduite de
la politique monétaire, la gestion des systèmes et moyens de paiement, l’organisation et la
surveillance de l’activité bancaire et l’assistance aux États membres.
Les banques de second rang, les établissements financiers et les systèmes financiers
décentralisés, communément appelés institutions de dépôts, s’activent principalement dans
l’intermédiation financière. Elles contribuent à la collecte de l’épargne, l’octroi de crédits aux
sociétés et aux particuliers, etc. Leurs interventions dans la sphère financière sont contrôlées
par la BCEAO.
Les sociétés d’assurances, quant à elles, ont pour fonction principale de proposer des
assurances sur la survie ou le décès (assurance vie), les accidents, la maladie, le feu ou
d’autres formes d’assurances à des unités institutionnelles (assurance dommage ou non vie).
Leur activité principale se résume à la mutualisation des risques en garantissant le paiement
d’une indemnité en cas de réalisation d’un risque.

XV.1. SITUATION MONETAIRE DU SENEGAL

Cette partie fait l’état de la situation monétaire en fin décembre 2019. Elle décrit les
différents agrégats ainsi que les statistiques monétaires de la BCEAO, des banques
secondaires et des établissements de crédit. Chaque agrégat est présenté avec

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 216


SES 2019

l’ensemble des sous postes qui le composent. Ainsi, la situation des avoirs extérieurs
nets (AEN) est composée de ceux de la BCEAO et des banques, du crédit intérieur
composé des créances nettes de l’Administration centrale et des créances sur
l’économie, les passifs à caractère non monétaire subdivisés en actions et autres
participations dans les Institutions de dépôts (ID) et les engagements non
monétaires des ID et des autres postes.

La masse monétaire est constituée de l’ensemble des billets et pièces, plus connus
sous l’appellation monnaie fiduciaire, et des dépôts. Ces derniers sont décomposés
en dépôts transférables et autres dépôts inclus dans la masse monétaire. Ses
contreparties sont constituées des avoirs extérieurs nets (AEN), du crédit intérieur,
des passifs à caractère non monétaire et des autres postes nets (réévaluation,
dévaluation, immobilisation et capital, etc.).

Encadré 2 : Réaménagement de l’accord de coopération monétaire entre les Etats


de l’UEMOA et la France
La création de la monnaie unique de la CEDEAO est un des objectifs fondamentaux de cette
Communauté, depuis sa création le 28 mai 1975. A compter de cette date, cet objectif a été
régulièrement réaffirmé par les plus Hautes Autorités de la Communauté lors de leurs
sessions, dont la dernière s’est tenue en juin 2019 à Abuja (Nigeria). Son objectif est
double : améliorer les échanges entre les différents pays membres, renforcer la stabilité et la
résilience des économies et impulser une croissance forte, durable et inclusive au niveau de
la région.
En vue de permettre aux économies de l’UEMOA de se préparer à l’ECO, l’accord de
coopération monétaire liant les Etats membres de la Zone à la France a été remanié. Les
principaux éléments de cette réforme se résument aux points ci-après :
1) le changement du nom de la monnaie Franc CFA en ECO, lorsque les pays de
l’UEMOA intégreront la nouvelle zone ECO de la CEDEAO ;
2) l’arrêt de la centralisation des réserves de change au Trésor Français, la fermeture
du compte d’opérations et le transfert dans les comptes de la BCEAO des ressources
disponibles dans le compte ;
3) le retrait des représentants français des organes de décision et de gestion de
l’Union (Conseil d’Administration et Comité de Politique Monétaire de la BCEAO, Commission
Bancaire de l’UMOA).
Par ailleurs, dans l’optique de faire de l’ECO le fondement du dynamisme de l’union
économique, ainsi que de la prospérité des populations des pays concernés, les plus Hautes
Autorités de l’UEMOA ont souhaité conserver deux piliers clefs de la stabilité monétaire de la
Zone :
1) le taux de change fixe par rapport à l’euro (qui assure la parité actuelle) ;
2) la garantie de convertibilité illimitée de la monnaie par la France.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 217


SES 2019

La situation monétaire est marquée par une hausse de la masse monétaire de 8,2%
entre 2018 et 2019, qui, néanmoins, est moindre que celle enregistrée entre 2017 et
2018 (14,2%). Cette augmentation résulte de l’accroissement du crédit intérieur, des
avoirs extérieurs nets43 (AEN) et des passifs à caractère non monétaire qui ont
progressé, respectivement, de 8,7%, 8,0% et de 13,7% en fin décembre 2019.
Toutefois, les autres postes nets ont amoindri l’évolution de la masse monétaire avec
une baisse de -7,6% en fin décembre 2019.

Les avoirs extérieurs nets (AEN) se sont établis à 1 970,3 milliards de FCFA en fin
2019 contre 1 823,8 milliards de FCFA en fin 2018, soit une augmentation de 8,1%.
Cette performance s’explique par le relèvement de 23,4% des AEN au niveau de la
Banque Centrale pour atteindre 1 468,8 milliards de FCFA en 2019. Parallèlement, les
AEN des banques ont connu une baisse 23,2% passant à 501,5 milliards de FCFA en
fin 2019.

Le crédit intérieur44, quant à lui, a augmenté de 410,8 milliards de FCFA en fin


décembre 2019, soit une hausse de 8,7% par rapport à fin décembre 2018, après
une hausse de 13,5% entre 2017 et 2018 L’évolution obtenue en 2019 est
consécutive à la hausse des créances nettes sur l’Administration Centrale de 19,0%
entre 2018 et 2019 et des créances sur l’économie de 7,5% en 2019.

Concernant les passifs à caractère non monétaire, la progression (13,7%) notée


entre 2018 et 2019 s’explique par une augmentation de 111,9 milliards de FCFA des
engagements non monétaires des institutions de dépôts (soit 33,6%), tandis que la
hausse était de 29,9% en 2018.

Tableau XV-1 : Évolution des agrégats de la situation monétaire

Agrégats (en milliards FCFA) 2017 2018 2019


AVOIRS EXTERIEURS NETS 1 296,6 1 823,8 1 970,3
BCEAO 789,0 1 171,1 1 468,8
Banques 507,6 652,7 501,5
CREDIT INTERIEUR 4 608,1 4 742,8 5 153,6
Créances nettes sur l'Administration Centrale 399,1 467,8 556,9
Créances sur l'économie 4209,0 4 275,0 4 596,7
PASSIFS A CARACTERE NON MONETAIRE 934,0 1 050,7 1 195,1
Actions et autres participations dans les ID 677,2 717,2 749,7
Engagements non monétaires des ID 256,8 333,5 445,4
AUTRES POSTES NETS 363,0 256,2 236,8
Source : BCEAO

4343
La totalité des créances sur les non-résidents nette des engagements en monnaies étrangères n'ayant pas pour
contrepartie le FMI.
44
Il est composé des créances nettes de l’Administration centrale et des créances sur l’économie nationale.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 218


SES 2019

XV.1.1. AMELIORATION DES AVOIRS EXTERIEURS NETS (AEN)

Par rapport à fin décembre 2018, les avoirs extérieurs nets (AEN) des institutions
monétaires se sont renforcés de 146,5 milliards pour s’établir à 1970,3 milliards en
fin décembre 2019. Cette hausse est expliquée par une augmentation des AEN de la
Banque Centrale de 297,7 milliards. La progression est limitée par la baisse de 151,2
milliards du niveau des stocks d'actifs nets détenus sur le reste du monde par les
banques. En conséquence, les avoirs extérieurs du Sénégal détenus par la BCEAO
ont connu une augmentation de dix points de pourcentage pour s’établir à 74,5% en
2019 contre 64,2% en 2018. Quant aux banques, elles ne détiennent que 25,5% du
total des AEN de 2019.

S’agissant des AEN de la Banque Centrale, l’accroissement est soutenu par une
progression de 22,2% des créances sur les non-résidents qui s’établissent à 1731,9
milliards en 2019. Cependant, la hausse des AEN de la Banque centrale a été ralentie
par les engagements envers les non-résidents qui ont augmenté de 7,0% entre 2018
et 2019 pour s’établir 263,2 milliards FCFA.

Les AEN des Institutions de dépôts ont connu, comparativement à 2018, une baisse
de 23,2% pour s’établir à 501,7 milliards à fin décembre 2019. Cette situation est à
mettre en relation avec la baisse plus importante des créances sur les non-résidents
(16,9%), comparée à l’évolution des engagements envers les non-résidents (-6,9%).

XV.1.2. CREDIT INTERIEUR

En fin décembre 2019, les encours des créances intérieures se sont inscrits en
hausse de 8,7%, en liaison avec l’accroissement des créances sur l'Administration
centrale (AC) et des créances sur l’économie qui ont crû, respectivement, de 19,0%
et 7,5%.

Les encours de créances sur l’Administration centrale ont connu une augmentation
de 89,1 milliards de FCFA pour s’établir à 556,9 milliards de FCFA en fin 2019. Ces
résultats découlent d’une hausse de 16,5% des encours des créances nettes des
banques secondaires sur l'Administration Centrale en fin décembre 2019.
Parallèlement, les créances de la Banque Centrale se sont repliées pour s'établir à -
194,0 milliards FCFA imputable à la contraction des crédits de 84,4%.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 219


SES 2019

Comparativement à fin décembre 2018, les encours de créances sur l’économie se


sont améliorés de 7,5% pour s'établir à 4 596,7 milliards de FCFA en fin décembre
2019.

XV.1.3. PASSIFS NETS NON MONETAIRES

Quant aux passifs nets non monétaires, une augmentation de 13,7% a été notée
pour les porter à 1 195,1 milliards en décembre 2019 contre 1 050,7 milliards en fin
décembre 2018. Cet accroissement est la résultante d’une augmentation des actions
et autres participations dans les banques de 4,5% en 2019. De même, les
engagements non monétaires ont crû, respectivement, de 33,6% et 29,9% sur les
deux années susvisées.

XV.1.4. MASSE MONETAIRE

Malgré un repli de son rythme de progression de six (6) points de pourcentage


comparativement en 2018, la masse monétaire a connu une hausse de 8,2% en fin
décembre 2019. Ainsi, elle se situe à 5 692,0 milliards de FCFA en fin décembre
2019 ; principalement formée des dépôts transférables (47,0%), des autres dépôts
inclus dans la masse monétaire (30,2%) et de la circulation fiduciaire (22,8%).

L’analyse de l’évolution de la masse monétaire sous l’angle de ses composantes,


indique une hausse de 9,5% de la circulation fiduciaire et de 7,9% des dépôts entre
fin décembre 2018 et fin décembre 2019.

Tableau XV-2 : Évolution de la masse monétaire

Agrégats (en milliards FCFA) 2017 2018 2019


MASSE MONETAIRE 4 607,7 5 259,7 5 692,0
Composantes de la masse monétaire
Circulation fiduciaire 1 028,8 1 187,0 1 299,3
Dépôts 3 578,9 4 072,7 4 392,7
Dépôts transférables 2 099,4 2 425,6 2 674,2
Autres dépôts inclus dans la masse
monétaire 1 479,5 1 647,1 1 718,5
Source : BCEAO

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 220


SES 2019

XV.2. SITUATION DES SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES


(SFD)

La dynamique du secteur des Systèmes financiers décentralisés s’est poursuivie en


2019. Cette situation est marquée par une amélioration de la plupart des indicateurs
d’activités, notamment le sociétariat ou la clientèle, l’épargne et le crédit.

XV.2.1. SOCIETARIAT

Le sociétariat au niveau des SFD est composé de personnes physiques et de


personnes morales.

En ce qui concerne les personnes physiques, le sociétariat s’est accru de 12,1% en


2019, pour se chiffrer à 3 124 680. Cette évolution notée en 2019 est
principalement liée à la hausse simultanée des sociétaires femmes (13,5%) et
hommes (11,0%) en 2018. Par ailleurs, constituant 9,4% du sociétariat de 2019, le
nombre de personnes morales s’est accru de 12,5% en 2019 pour s’établir à 309
665.

Tableau XV-3 : Répartition du sociétariat par type de personnes

Personnes/Année 2018 2019 2019/2018


Personnes Physiques 2 786 967 3 124 680 12,1%
Hommes 1 573 984 1 747 363 11,0%
Femmes 1 212 983 1 377 317 13,5%
Personnes Morales 275 360 309 665 12,5%
Total 3 062 327 3 434 345 12,1%
Source : DRS-SFD, fin décembre 2019

XV.2.2. ENCOURS DE CREDIT ET D’EPARGNE

L’encours de crédits des SFD s’élève à 440,1 milliards à fin décembre 2019, soit une
hausse de 9,3% par rapport à fin décembre 2018. Cette progression résulte
simultanément de l’augmentation des crédits à court terme (6,3%), de ceux à moyen
terme (8,8%) et à long terme (13,8%) entre 2018 et 2019.

Avec une part de 5,8% du total des encours de crédits à fin 2019, les crédits en
souffrance ont aussi progressé de 12,4%, par rapport à l’année précédente. Ce taux
demeure toujours au-dessus du seuil 3% préconisé par la norme réglementaire du
secteur.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 221


SES 2019

L’encours d’épargne des SFD s’est établi à 363,9 milliards de FCFA à fin 2019, soit
une hausse de 8,3% par rapport à 2018. Il est composé de 45,0% des dépôts à vue,
de 45,3% de dépôts à terme et de 9,7% des autres dépôts.

Avec une hausse de 9,9%, les emprunts effectués par les SFD sont passés de 72,5
milliards de FCFA en 2018 à 79,7 milliards de FCFA en 2019. Cette évolution est liée
aux emprunts à moyen et long termes (représentant 98,4% du total) qui se sont
accrus de 11,2% entre 2018 et 2019. Elle a été amoindrie par la forte baisse (-
40,0%) des emprunts à court terme sur la même période.

Tableau XV-4 : Encours de crédit et d'épargne des SFD entre 2017 et 2019
Données SFD (en Evolution Evolution
2017 2018 2019
milliards de FCFA) 2017/2018 2018/2019
Encours de crédit 370,9 402,7 440,1 8,6% 9,3%
Court terme 118,3 127,6 135,6 7,9% 6,3%
Moyen terme 147,8 163,1 177,4 10,4% 8,8%
Long terme 86,2 89,4 101,7 3,7% 13,8%
Crédits en souffrance 18,6 22,6 25,4 21,5% 12,4%
Encours d'épargne 309,5 335,9 363,9 8,5% 8,3%
Dépôts à vue 128,7 144,4 163,9 12,2% 13,5%
Dépôts à terme 71,9 73,4 164,9 2,1% 124,7%
Autres dépôts 108,9 118,1 35,1 8,4% -70,3%
Emprunts des SFD 67,5 72,5 79,7 7,4% 9,9%
Court terme 1,2 2,0 1,2 66,7% -40,0%
Moyen et long termes 66,3 70,5 78,4 6,3% 11,2%
Source : DRS-SFD, fin décembre 2019

XV.3. ANALYSE DE LA SITUATION DES ASSURANCES

Depuis l’année 2016, le secteur des assurances du Sénégal est composé de 29


sociétés, dont 19 en Assurances Dommages et 10 en Assurance Vie.

Le chiffre d’affaires des sociétés d’assurances est passé de 176,1 FCFA milliards en
2018 à 196,0 milliards en 2019, soit une progression de 11,3%. Ce bon
comportement du secteur est imputable à la bonne tenue simultanée de ses sous
composantes. En effet, le secteur de l’Assurance dommage a connu une amélioration
des primes de 10,1% pour atteindre 125,9 milliards FCFA en 2019. Au même
moment, celles de l’assurance vie se sont renforcées de 13,4 % pour s’établir à 70,1
milliards en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 222


SES 2019

Graphique XV-1 : Evolution du chiffre d’affaires des compagnies d’assurance (en milliards
FCFA)

Assurance non vie Assurance vie Total CA

200,0 196,0
180,0
174,4
160,0 162,5

140,0 140,7 125,9


120,0 120,6 113,6
104,6
94,8
100,0 101,0 86,4
93,6 91,6 95,5
70,8 70,3 71,0 74,3 70,1
80,0
57,9 60,8
60,0 45,9
34,2
40,0 24,5 26,7
22,8 21,3
20,0
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : Direction des Assurances (DA)

XV.3.1. ASSURANCES DOMMAGES

Le chiffre d’affaires généré par les dix-neuf (19) sociétés d’assurances dommages
s’élève à 125,9 milliards FCFA en 2019 contre 114,5 milliards FCFA en 2018, soit un
relèvement de 10,0% en 2019.

Toutes les catégories de l’assurance dommage ont connu des évolutions positives de
leurs chiffre d’affaires (accidents corporels et maladie (+10,8%) ; automobile
(+3,8%) ; incendie et autres risques aux dommages (+22,4%) ; responsabilité civile
générale (+4,5%) ; Transports (+22,3%) ; et acceptations des dommages
(+12,4%)) à l’exception de la branche autres risques directs dommages qui a connu
un recul de 5,6%.

En termes de parts de marché, les sociétés s’activant dans l’assurance automobile


viennent en tête avec une part de 29,0%. Elles sont suivie par celles des assurances
des accidents corporels (27,2%) ; de l’incendie et autres dommages aux biens
(20,1%) ; des transports (10,1%) ; des autres risques (7,9%) ; de la responsabilité
civile générale (3,9%) et des acceptations (1,7%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 223


SES 2019

Graphique XV-2 : Evolution et Répartition du chiffre d'affaires de l’assurance dommage

2018 2019
Automobile
121,0 1,7%

101,0 3,9% Accidents


10,1% corporels
81,0
Incendie
61,0
29,0%
41,0 7,9% Autres risques
21,0 directs
20,2%
1,0 Transport
27,2%

Responsabilité
civile générale
Dommages
acceptations

Source : Direction des Assurances (DA)

XV.3.2. ASSURANCES VIE

Le chiffre d’affaires des dix (10) sociétés de l’assurance vie a connu une croissance
de 13,1% pour atteindre 69,9 milliards FCFA en 2019. Le marché de l’assurance vie
est dominé par la branche de l’assurance collective qui représente 64,5% en 2019.
Elle est suivie par les branches individuelle (34,6%) et acceptations (0,9%).

L’évolution en 2019 est principalement imputable aux branches de l’assurance


individuelle qui ont progressé de 17,5%, passant de 20,6 milliards de FCFA en 2018
à 24,2 milliards de FCFA en 2019. Parallèlement, la branche de l’assurance
« collective» a connu une hausse de 4,0 milliards de FCFA en 2019, soit une
évolution de 10,5% par rapport à l’année 2018. De même, le chiffre d’affaires de la
branche acceptation vie a augmenté de 50,2% en 2019, comparé à l’année
précédente. Cependant, malgré ce fort accroissement du chiffre d’affaires de
l’acceptation vie, cette branche ne représente que 0,9% du total de l’assurance vie.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 224


SES 2019

Conclusion

L’analyse de la situation des institutions financières au Sénégal en 2019 est marquée


par une consolidation de la masse monétaire à hauteur de 5 692,0 milliards de FCFA,
sous l’effet du dynamisme observé au niveau de l’ensemble des agrégats monétaires.
Les avoirs extérieurs se situent à 1 970,3 milliards de FCFA à fin décembre 2019 et
ont ainsi réalisé une croissance de 8,1% par rapport à 2018. Le crédit intérieur a
progressé de 8,7%, passant de 4 742,8 milliards de FCFA en 2018 à 5153,6 milliards
de FCFA en 2019.

Le secteur de la micro finance maintient ses performances grâce à l’augmentation


des encours de crédits et d’épargne, respectivement, de 9,3% et 8,3% par rapport à
2018, en liaison avec l’augmentation des crédits à moyen terme et des dépôts à vue.

Les sociétés d’assurances du Sénégal ont produit un chiffre d’affaires global de 196,0
milliards de FCFA en 2019, soit une hausse de 11,3% par rapport à l’année 2018.
Cette progression est imputable aux secteurs de l’Assurance dommages et de
l’Assurance vie qui occupent respectivement 64,2% et 35,8% du chiffre d’affaires
global du secteur. Par ailleurs, le chiffre d’affaires des dix (10) sociétés de l’assurance
vie se situe à 70,1 milliards de FCFA et celui des dix neufs (19) sociétés d’assurances
dommages à 125,9 milliards de FCFA en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INSTITUTIONS FINANCIERES 225


SES 2019

Chapitre XVI :
Chapitre XVI : COMMERCE EXTERIEUR

COMMERCE EXTERIEUR
Introduction

La croissance économique mondiale a connu une deuxième année


de ralentissement en 2019 en s’établissant à 2,445%. Ce niveau
s’éloigne des 3,8% atteint en 2017, année où l’économie connaissait
un redressement synchronisé. L’atonie de la croissance en 2019 est
la conséquence de l’augmentation des obstacles commerciaux
(notamment les tensions entre la Chine et les Etats-Unis), d’une
faible productivité et d’un vieillissement de la population dans les
pays avancés ainsi que des tensions géopolitiques dans plusieurs
pays émergents. Ainsi, le volume des échanges commerciaux de
biens et services est ressorti en hausse de 1,0% en 2019 contre
3,9% en 2018, soit le plus faible niveau au cours des dix dernières
années.

Les relations commerciales du Sénégal avec le Reste Du Monde


(RDM) sont caractérisées par l’exportation de produits non
transformés à faible valeur ajoutée et l’importation massive de
produits finis.

Dans le contexte de décélération de l’activité économique mondiale


ainsi que des échanges commerciaux internationaux, ce chapitre
analysera l’évolution des exportations, des importations, des indices
de prix du commerce extérieur et des termes de l’échange.

45
Perspectives de l’économie mondiale, janvier 2020, FMI

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 226


SES 2019

XVI.1. EVOLUTION GLOBALE DES EXPORTATIONS

Les exportations du Sénégal ont poursuivi leur tendance à la hausse avec une
bonification de 18,9% en 2019, ayant passé de 1670,0 milliards de FCFA en 2018 à
1985,1 milliards de FCFA en 2019. Elles bénéficient de la bonne tenue des industries
chimiques et du secteur aurifère qui a accueilli d’autres exploitants. La composition
des expéditions du Sénégal s’est modifiée ces dernières années en faveur des
produits horticoles et de certains biens manufacturés tels que l’acide phosphorique,
au détriment du ciment hydraulique.

Cependant, le Sénégal conserve en 2019 la même structure de produits phares qu’en


2018 avec en tête l’or non monétaire (375,7 milliards de FCFA), les produits de la
pêche (330,7 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (195,7 milliards de FCFA), les
produits arachidiers (153,0 milliards de FCFA) et les produits pétroliers (148,1
milliards de FCFA). Les produits horticoles, le zirconium et le titane confirment leur
place parmi les principaux produits expédiés vers l’extérieur.

Graphique XVI-1 : Evolution des exportations (en millions FCFA)

2 200 000

2 000 000

1 800 000

1 600 000

1 400 000

1 200 000

1 000 000
2015 2016 2017 2018 2019
EXPORTATIONS (millions FCFA) 1 342 629 1 371 237 1 486 399 1 669 954 1 985 091
Source : ANSD

XVI.2. PRINCIPAUX PRODUITS EXPORTES

XVI.2.1. POISSONS FRAIS DE MER

Les expéditions de poissons frais de mer du Sénégal ont connu une croissance
soutenue de 2015 à 2019. Elles sont évaluées à 194,0 milliards de FCFA en 2019
contre 169,0 milliards de FCFA en 2018, soit une augmentation de 14,8%. Cette
croissance est expliquée par le relèvement des expéditions vers les pays tels que la
Côte d’Ivoire (69,4 milliards de FCFA en 2019 contre 45,6 milliards de FCFA en
2018), l’Italie (11,5 milliards de FCFA en 2019 contre 7,6 milliards de FCFA en 2018)
et le Chili (3,6 milliards de FCFA en 2019 contre 0 milliard de FCFA l’année

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 227


SES 2019

précédente). Toutefois, cette tendance haussière a été atténuée par la réduction des
expéditions vers les principaux partenaires à savoir le Burkina Faso (-11,9%) et
l’Espagne (-7,4%).

La part des exportations de poissons frais de mer dans le niveau global des ventes à
l’extérieur est de 9,8% ; ce qui les positionne à la troisième place. Les principaux
clients du Sénégal en 2019 sont la Côte d’Ivoire (35,8%), l’Espagne (8,8%), la
France (7,1%), le Burkina Faso (6,0%) et l’Italie (5,9%).

XVI.2.2. COQUILLAGES, CRUSTACES ET MOLLUSQUES

Le niveau des exportations de crustacés, mollusques et coquillages est passé de 91,6


milliards de FCFA en 2018 à 94 milliards de FCFA en 2019, soit une hausse de 2,6%.
Cette évolution reflète une progression des expéditions de ces produits halieutiques
vers les pays européens tels que l’Espagne (37,7 milliards de FCFA en 2019 contre
32,9 milliards de FCFA en 2018) et la France (4,1 milliards de FCFA en 2019 contre
3,0 milliards de FCFA l’année précédente) et la Chine (6,8 milliards de FCFA en 2019
contre 4,7 milliards de FCFA en 2018). En revanche, cette hausse a été amoindrie
par la diminution des ventes vers les principaux partenaires à savoir l’Italie (28,8
milliards de FCFA en 2019 contre 33,8 milliards de FCFA en 2018) et le Japon (3,7
milliards de FCFA en 2019 contre 4,5 milliards de FCFA en 2018).

Les principaux clients du Sénégal sont l’Espagne (40,1%), l’Italie (30,6%), la Chine
(7,2%), la France (4,4%) et le Japon (4,0%).

XVI.2.3. ACIDE PHOSPHORIQUE

Les ventes à l’extérieur d’acide phosphorique ont connu, au cours des cinq dernières
années, une tendance haussière passant de 94,0 milliards de FCFA en 2015 à 195,7
milliards de FCFA en 2019. Le relèvement a été de 24,5% entre 2018 et 2019. Ainsi,
depuis l’arrivée d’Indorama, il est noté une bonne dynamique du sous-secteur,
malgré son unique repli en 2017, pour s’établir à presque 96,0 milliards de FCFA.

L’Inde se positionne comme principal partenaire pour l’acide phosphorique sénégalais


avec l’achat de la quasi-totalité du produit en 2019, soit 99,1%. Il partage le marché
de ce produit avec Singapour qui détient 0,9% des parts du marché.

L’acide phosphorique représente 9,9% des exportations totales et occupe la


deuxième place des produits exportés du Sénégal.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 228


SES 2019

XVI.2.4. PRODUITS PETROLIERS

Les exportations de produits pétroliers ont connu, sur les cinq dernières années, une
tendance haussière passant de 133,0 milliards de FCFA en 2015 à 148,1 milliards de
FCFA en 2019, soit une amélioration de 11,4% en cinq ans. Toutefois, malgré la
hausse enregistrée en 2019 (12,4%), un recul des ventes vers les principaux clients
est noté notamment avec le Mali (-29,8%), le Burkina Faso (-22,2%) et le Liberia (-
71,4%) en relation avec l’instabilité et la recrudescence des violences qui ont frappé
ces pays au cours de cette période. Cependant, le fléchissement des exportations
vers ces pays a été atténué par le relèvement des expéditions vers le Gabon (3,4
milliards de FCFA en 2019 contre 1,4 milliards de FCFA en 2018), le Cameroun (3,2
milliards de FCFA en 2019 contre 1,4 milliards de FCFA en 2018) et les provisions de
bord liées à l’avitaillement des navires et aéronefs (107,9 milliards de FCFA en 2019
contre 88,8 milliards de FCFA en 2018).

Les principaux partenaires du Sénégal sont le Togo (4,2%), le Mali (4,0%), le


Burkina Faso (4,0%), la Mauritanie (2,6%) et le Gabon (2,3%).
Les produits pétroliers, parmi les principaux produits exportés par le Sénégal,
représentent 7,5% des expéditions totales.

XVI.2.5. OR NON MONETAIRE

Les exportations d’or non monétaire du Sénégal se sont rehaussées sur les cinq
dernières années, passant de 150,5 milliards de FCFA en 2015 à 375,7 milliards de
FCFA en 2019. Ce produit minier, représente l’un des produits phares des expéditions
du Sénégal avec un taux de croissance de 19,9% en 2019 par rapport à l’année
précédente. Ce relèvement des expéditions résulte des récentes découvertes des
gisements de Mako (Toro Gold) mis en exploitation en 2018, de Makabingui (Bassari
Ressources) et de Malikoundi (IAMGold) associés aux travaux avancés de Massawa-
Sofia (Randgold Ressources).

L’or non monétaire, le produit le plus exporté en valeur en 2019, conserve la


première place des expéditions du Sénégal. La plus grande partie de ce produit
minier est vendue en Suisse (90,9%), suivie des Emirats Arabes Unis (8,5%) et
l’Italie (0,6%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 229


SES 2019

XVI.2.6. CIMENT

Les exportations du ciment, contrairement aux autres produits, ont connu une baisse
sur les cinq dernières années avec un niveau maximal de 122,8 milliards de FCFA en
2016. Elles s’établissent à 104,9 milliards de FCFA en 2015 et 77,7 milliards de FCFA
en 2019, soit un fléchissement de 25,9%. Cette baisse tendancielle s’explique par le
repli des ventes vers les pays de la sous-région tels que la Guinée-Bissau (-52,6%),
la Mauritanie (-22,1%) et le Mali (-11,5%).

Par ailleurs, il convient de noter que la position du Sénégal, principal pays fournisseur
de ciment dans la sous-région, est de plus en plus menacée d’une part, par
l’instabilité dans des pays clients comme le Mali et d’autre part, par l’installation des
unités de production de ciment dans la sous-région.

Les principaux clients du Sénégal sur le ciment demeurent le Mali (86,4%), la


Gambie (11,6%), la Guinée-Bissau (1,2%) et la Mauritanie (0,6%).

XVI.2.7. ARACHIDES NON GRILLEES

Les exportations d’arachides non grillées ont connu une évolution à la hausse sur les
cinq dernières années. Elles ont pris une ampleur importante en 2019 en
s’établissant à 111,5 milliards de FCFA contre 36,5 milliards de FCFA en 2015 suite à
la forte demande de ce produit par la Chine. Par ailleurs, pour ce produit, le Sénégal
enregistre en 2019 de nouveaux clients tels que le Kenya (0,7 milliard de FCFA),
l’Afrique du Sud (0,4 milliard de FCFA) et le Ghana (0,4 milliard de FCFA) qui
occupent une part très faible par rapport à la Chine qui est le principal client.

Ainsi, les principaux clients du Sénégal sont la Chine (97,3%), le Kenya (0,7%),
l’Afrique du Sud (0,4%) et le Ghana (0,4%).

Les arachides non grillées constituent, en 2019, l’un des principaux produits exportés
par le Sénégal avec une part de 5,6% des exportations totales.

XVI.2.8. PREPARATIONS POUR SOUPES, POTAGES, BOUILLONS

Les exportations de soupes, potages et bouillons sont en progression depuis 2015.


Elles ont enregistré en 2019 une amélioration de 7,2%, par rapport à 2018. Cet
accroissement des ventes à l’extérieur de ces produits agro-alimentaires est dû à la
demande du Congo (4,0 milliards de FCFA en 2019 contre 2,9 milliards de FCFA en
2018) et de certains pays membres de la CEDEAO, notamment le Nigeria (8,9
milliards de FCFA en 2019 contre 6,8 milliards de FCFA en 2018) et le Mali (3,4%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 230


SES 2019

Par ailleurs, ces produits sont principalement destinés en 2019 au Mali (27,8%), au
Nigeria (11,7%), au Burkina Faso (11,0), à la Guinée (10,5%) et au Niger (6,9%).
Les expéditions de soupes, potages et bouillons représentent 3,9% du total des
ventes du Sénégal, ce qui les positionne à la neuvième place.

XVI.3. EVOLUTION GLOBALE DES IMPORTATIONS

Au cours de la période 2015-2019, les importations ont globalement progressé


atteignant 4229,3 milliards de FCFA en 2019 contre 3032,9 milliards de FCFA en
2015, soit un taux d’accroissement moyen annuel de 8,9%. En particulier, elles ont
progressé de 8,0% en 2019 par rapport à 2018 où elles étaient évaluées à 3916,3
milliards de FCFA. Cette croissance observée en 2019 est consécutive à la hausse des
achats à l’extérieur des machines et appareils (+32,1%), des huiles et graisses
(+31,8%), des matériels de transport et pièces détachées (+19,7%), des produits
pétroliers finis (+16,9%) et des produits pharmaceutiques (+15,1%). Toutefois, cet
accroissement a été atténué par la baisse notée sur les achats d’huile brute de
pétrole (-37,8%) et de matières plastiques et artificielles (-4,6%).

Par ailleurs, la structure des importations du Sénégal a été relativement stable au


cours de ce quinquennat. Le panier des principaux produits importés n’a pas connu
de changement de structure. Ainsi, en 2019, les principaux produits importés sont
demeurés les machines et appareils (656,8 milliards de FCFA), les produits pétroliers
finis (497,1 milliards de FCFA), les matériels de transports et pièces détachées (464,3
milliards de FCFA), les céréales (357,3 milliards de FCFA dont le riz 207,6 milliards de
FCFA), les métaux communs et ouvrage en ces matières (317,3 milliards de FCFA) et
l’huile brute de pétrole (236,4 milliards de FCFA). Ces produits totalisent 59,8% des
importations du Sénégal.

Graphique XVI-2 : Evolution des importations (en millions FCFA)

4500 000

4000 000

3500 000

3000 000

2500 000

2000 000
2015 2016 2017 2018 2019
IMPORTATIONS (millions FCFA) 3032 912 2977 512 3536 496 3916 257 4229 294

Source : ANSD

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 231


SES 2019

XVI.4. PRINCIPAUX PRODUITS IMPORTES

XVI.4.1. MACHINES ET APPAREILS

Les importations de machines et appareils ont globalement progressé durant les cinq
dernières années, passant de 479,2 milliards de FCFA en 2015 à 656,8 milliards de
FCFA en 2019, soit une hausse de 37,1% correspondant à un accroissement annuel
moyen de 9,5%.

Au titre de l’année 2019, les achats de machines et appareils ont représenté 15,5%
des importations du Sénégal. Elles ont enregistré une hausse de 32,1% en 2019 par
rapport à 2018. Ce regain résulte de celui des importations de moteurs et machines à
moteurs (+73,9%), des autres machines et appareils (+39,8%) et des machines et
appareils pour les autres industries (+16,9%). Cependant, cette bonification des
achats à l’extérieur de machines et appareils a été atténuée par le repli des
importations de machines et appareils pour l’agriculture (-18,6%) et des machines et
appareils pour les industries alimentaires (-3,5%).
En 2019, les machines et appareils importés par le Sénégal proviennent, pour
l’essentiel, de la France (27,5%), de la Chine (19,1%), du Danemark (8,0%), de
l’Italie (4,1%) et de la Turquie (4,0%).

XVI.4.2. PRODUITS PETROLIERS FINIS

Les produits pétroliers finis regroupent le carburant d’aviation, le supercarburant, le


gasoil et les huiles lubrifiantes. Les importations de produits pétroliers finis ont connu
une hausse durant le quinquennat 2015-2019 pour atteindre 497,1 milliards de FCFA
en 2019 contre 329,4 milliards de FCFA en 2015.

Elles ont également augmenté de 16,9% en 2019 relativement à l’année 2018. Ce


bond s’explique par la demande croissante des produits pétroliers finis destinés
principalement à la consommation locale.
En 2019, les produits pétroliers finis ont représenté 11,8% des importations totales
et sont fournis essentiellement par les Pays Bas (+26,2%), la Belgique-Luxembourg
(+23,6%), la Russie (+9,0%), l’Espagne (+7,5%), le Royaume Uni (+6,3%), la
France (+5,0%), la Suisse (3,7%) et le Togo (+3,3%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 232


SES 2019

XVI.4.3. RIZ

Le riz occupe une place prépondérante dans la consommation des ménages du


Sénégal. Les importations de riz ont été évaluées à 207,6 milliards de FCFA en 2019
contre 210,0 milliards de FCFA en 2018, soit un repli de 1,1% en valeur. Au même
moment, les achats extérieurs, en volume, ont reculé de 4,0% en 2019 pour se
situer à 957 729 tonnes contre 997 300 tonnes en 2018.

La part des importations de riz est ressortie à 4,9% en 2019. Au courant de l’année
2019, les achats extérieurs de riz sont essentiellement effectués depuis l’Inde
(+36,6%), la Thaïlande (+19,8%), le Brésil (+13,8%) et le Pakistan (+12,1%). Les
parts de marché du Pakistan et du Brésil se sont bonifiées au détriment de celles de
l’Inde (43,6% en 2018) et de la Thaïlande (25,6% en 2018).
Toutefois, l’Inde est demeurée, ces dernières années le premier fournisseur de riz
devant la Thaïlande et le Brésil.

XVI.4.4. FROMENT ET METEIL OU BLE

Durant la période 2015-2019, les importations de froment et méteil se sont accrues


de 21,6% passant de 88,6 milliards de FCFA en 2014 à 107,8 milliards en 2019. Par
ailleurs, elles ont enregistré un regain de 23,6% en 2019 par rapport à l’année
précédente. En outre, le volume des importations a progressé de 16,3% en 2019
pour atteindre 702,8 milliers de tonnes contre 604,5 milliers de tonnes en 2018.

Le blé représente 2,5% des importations totales en 2019. Il est fourni en grande
partie par la Russie (+51,4%), la France (+32,2%), l’Ukraine (+6,0%), le Canada
(4,0%) et l’Argentine (+3,3%). Toutefois, l’Ukraine (24,1% en 2018) et l’Argentine
(8,6% en 2018) ont vu leur part de marché se rétrécir en 2019 au profit de la Russie
(45,9% en 2018), de la France (15,0% en 2018) et du Canada (3,6% en 2018).

XVI.4.5. HUILE BRUTE DE PETROLE

Les achats extérieurs d’huiles brutes de pétrole ont connu une tendance baissière
durant le quinquennat 2015-2019 pour chuter à 236,4 milliards de FCFA en 2019
contre 267,4 milliards de FCFA en 2015. Cette baisse est expliquée, en partie, par la
régression des cours mondiaux de pétrole brut qui passe de 71,0 US dollars le baril à
64,3 US dollars le baril en 2019. Au même moment, les importations en volume se
sont contractées de 22,4%. En outre, en 2019, elles se sont amoindries de 37,8% en
variation annuelle.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 233


SES 2019

Dans ce sillage, la part des importations d’huile brute de pétrole a chuté en 2019
pour s’établir à 5,6%, après 9,7% en 2018. Par ailleurs, le Nigéria demeure le
principal fournisseur du Sénégal en pétrole brut en 2019.

XVI.4.6. MATERIELS DE TRANSPORT ET PIECES DETACHEES

Les achats à l’extérieur de matériels de transports et pièces détachées sont évalués à


464,3 milliards de FCFA en 2019 contre 248,5 milliards de FCFA en 2015, soit une
hausse de 86,8% au cours des cinq dernières années, correspondant à un taux
d’accroissement annuel moyen de 17,8%.

Les importations des matériels de transport et pièces détachées en 2019 ont


enregistré une hausse de 19,7% par rapport à l’année précédente. Cette
augmentation est due essentiellement à un accroissement des importations des
autres véhicules terrestres46 (+86,8%) et des pièces détachées automobiles
(+20,5%).
En 2019, les matériels de transports et pièces détachées ont représenté 11,0% des
importations totales du Sénégal contre 9,9% l’année précédente. Ils proviennent
essentiellement de la France (+32,3%), de la Chine (+16,2%), du Japon (+6,0%) et
des Etats Unis (+5,9%).

XVI.5. LES PARTENAIRES COMMERCIAUX

XVI.5.1. L’ORIENTATION DES EXPORTATIONS

Le Sénégal a principalement dirigé ses exportations de l’année 2019 vers les


continents européen (34,1%), africain (32,1%) et asiatique (24,2%). Malgré la
diversification des expéditions vers l’Amérique avec l’avènement du zircon et du
titane, la part de ce continent demeure faible (3,8%), comparée aux trois principales
destinations.

Il a été enregistré un relèvement des exportations du Sénégal suite à la hausse des


ventes vers l’Amérique (+79,2%), l’Asie (+45,2%), l’Europe (+17,5%) et l’Afrique
(+5,7%). Toutefois, cette hausse a été atténuée par le fléchissement des
exportations vers l’Océanie (-42,4%) et celles destinées aux divers47 (-0,5%),
composés principalement des provisions à bord de produits pétroliers.

46
Motocycles, bicyclettes, remorques, semi-remorques, chariots, tracteurs, etc.
47
Navires et aéronefs dont le pavillon n’est pas déterminé

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 234


SES 2019

Le continent asiatique augmente sa part de marché des exportations du Sénégal,


passant de 19,8% du total des exportations en 2018 à 24,2% en 2019. Il occupe la
troisième place des expéditions du Sénégal derrière l’Europe (34,1%) et l’Afrique
(32,1%).
Graphique XVI-3 : Répartition des exportations par continent en 2019

AFRIQUE
32,1%
AMERIQUE
3,8%

ASIE
24,3%

EUROPE
34,1%
OCEANIE ET AUSTRALIE
0,2%
DIVERS
(PBE,PBF,OM,NDA)
5,6%

Source : ANSD

XVI.5.2. L’ORIGINE DES IMPORTATIONS

Au cours de la période 2015-2019, les importations du Sénégal ont connu une


hausse avec un taux d’accroissement annuel moyen de 7,8%, correspondant à une
progression passant de 3 032,9 milliards de FCFA en 2015 à 4 229,3 milliards de
FCFA en 2019.

Les principaux fournisseurs du Sénégal demeurent les pays de l’Europe (53,4%) et


de l’Asie (25,6%). Ils sont suivis de ceux de l’Afrique (14,1%), de l’Amérique (6,4%)
et de l’Australie-Océanie (0,2%). Les parts des pays d’Afrique et du continent
Australie-Océanie se sont affaiblies au profit de celles des pays du continent
Européen.

En 2019, les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (18,8%), la


République Populaire de Chine (11,8%), le Nigéria (5,8%), la Belgique-Luxembourg
(5,0%) et les Pays Bas (5,0%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 235


SES 2019

Graphique XVI-4 : Répartition des importations en 2019 par continent

OCEANIE ET DIVERS
AUSTRALIE; 0,2% (PBE,PBF,OM,nda..);
ASIE; 25,6% 0,4%

AMERIQUE; 6,4% EUROPE; 53,4%

AFRIQUE; 14,1%

Source : ANSD

XVI.6. LA BALANCE COMMERCIALE

La balance commerciale des biens est ressortie, en 2019, à -2244,2 milliards de FCFA
contre -2246,3 milliards de FCFA l’année précédente. Cette légère amélioration du
solde est expliquée par le renforcement de l’excédent de la balance commerciale de
l’or non monétaire (+374,9 milliards de FCFA contre +312,6 milliards de FCFA), de
l’acide phosphorique (+195,4 milliards de FCFA contre +156,9 milliards de FCFA) et
de poissons frais de mer (+161,7 milliards de FCFA contre +123,4 milliards de FCFA).

Toutefois, le renforcement du déficit de produits pétroliers (-343,7 milliards de FCFA


contre -288,1 milliards de FCFA l’année précédente) a limité cette amélioration du
solde de la balance commerciale des biens.

En outre, au cours de l’année 2019, le Sénégal a vu le solde de sa balance


commerciale des biens s’améliorer vis-à-vis du Nigéria (-230,0 milliards de FCFA
contre -375,3 milliards de FCFA en 2018) de la Chine (-338,2 milliards de FCFA
contre -424,0 milliards de FCFA l’année précédente) et des Etats-Unis (-24,7 milliards
de FCFA contre -75,5 milliards de FCFA en 2018).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 236


SES 2019

XVI.7. INDICE DES PRIX A L’EXPORTATION ET A L’IMPORTATION

XVI.7.1. LES PRIX A L’EXPORTATION

Les prix à l’exportation ont fléchi de 0,4% en 2019, relativement à l’année


précédente, sous l’effet essentiellement de la baisse des prix des produits des
groupes « alimentation-boisson-tabac » (-5,4%), « matières premières minérales »
(-2,1%), « matières premières animales et végétales » (-0,3%) et « énergie et
lubrifiant » (-0,2%).

La régression de 5,4% des prix des produits du groupe « alimentation-boisson-


tabac » est imputable à celle des prix des poissons frais (-19,7%), des poissons
congelés (-10,4%) et des extraits de malt et préparation alimentaire (-2,1%).

La dépréciation des produits du groupe « matières premières minérales » de 2,1%,


en variation annuelle, résulte de la chute des prix des débris ou fonte de fers ou en
acier (-10,4%) et du sel (-0,1%).

La baisse des prix des produits du groupe « matières premières animales et


végétales » en rythme annuel de 0,3% est essentiellement imputable à celle des prix
du coton (-3,1%).

La diminution des prix des produits du groupe « énergie et lubrifiant » (-0,2%) est
due au recul des prix de sa principale composante qui est le pétrole raffiné.

XVI.7.2. LES PRIX A L’IMPORTATION

Les prix à l’importation se sont repliés de 0,4% en 2019 par rapport à l’année
précédente. Cette chute est portée essentiellement par celle des prix des produits
des groupes « autres demi-produits » (-3,9%), « produits finis destinés à la
consommation » (-3,6%) et « matières premières animales et végétales » (-3,1%).
En revanche, cette régression a été modérée par l’accroissement des prix des
produits des groupes « alimentation-boisson-tabac » (+4,8%).

Le fléchissement des prix des produits du groupe « autres demi-produits » (-3,9%)


en 2019, relativement à 2018, est dû essentiellement à celui des prix du ciment
hydraulique (-9,2%), des céramiques (-8,6%) et des fils de machine en fer (-5,6%).
La baisse des prix des produits du groupe « produits finis destinés à la
consommation », en rythme annuel de 3,6%, est expliquée par celle des prix des
voitures de tourisme (-13,0%), des ventes de détails (-8,0%) et des véhicules pour
le transport en commun (-4,5%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 237


SES 2019

Le repli des prix des produits du groupe « matières premières animales et


végétales » (-3,1%) est imputable à celui des prix du bois brut (-7,3%) et de l’huile
de soja (-2,6%)

XVI.8. LES TERMES DE L’ECHANGE

Les termes de l’échange sont ressortis à 1,25 en 2019. Ce résultat fait suite à la
bonne tenue des prix des produits des groupes « autres demi-produits » (1,41),
« produits finis destinés à la consommation » (1,38), « matières premières
minérales » (1,36), « énergie et lubrifiant » (1,29) et « alimentation-boisson-tabac »
(1,02).

Graphique XVI-5 : Evolution des termes de l’échange

1,36

1,34

1,32

1,30

1,28

1,26

1,24

1,22

1,20
2015 2016 2017 2018 2019
Source : ANSD

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 238


SES 2019

Conclusion

Les exportations du Sénégal ont été marquées en 2019 par l’apparition d’un nouveau
gisement d’or d’où le positionnement de l’or non monétaire à la première place des
produits exportés. Par ailleurs, la Chine continue de pénétrer le marché de l’arachide
avec des niveaux d’achat de plus en plus élevés. Ainsi, les exportations du Sénégal
sont ressorties en 2019 à 1985,1 milliards de FCFA contre 1670,0 milliards de FCFA
en 2018, soit une hausse de 18,9%. Ce relèvement est consécutif à celui des
expéditions d’arachides non grillées (111,5 milliards de FCFA contre 39,5 milliards de
FCFA en 2018), de conserves de poisson (40,2 milliards de FCFA contre 11,7 milliards
de FCFA l’année précédente), d’acide phosphorique (+24,5%), d’or non monétaire
(+19,9%) et de poissons frais de mer (+14,8%). En revanche, le repli des ventes à
l’extérieur, de cigarettes (-12,8%) et de ciment (-10,2%), a modéré cette tendance
haussière.

Au cours de la période 2015-2019, les importations du Sénégal ont globalement


évolué atteignant 4229,3 milliards de FCFA en 2019 contre 3032,9 milliards de FCFA
en 2015, soit un taux d’accroissement moyen annuel de 8,9%. En outre, elles ont
progressé de 8,0% en 2019 par rapport à 2018 où elles sont évaluées à 3916,3
milliards de FCFA. Cette croissance observée en 2019 est consécutive à la hausse des
achats à l’extérieur des machines et appareils (+32,1%), des huiles et graisses
(+31,8%), des matériels de transport et pièces détachées (+19,7%), des produits
pétroliers finis (+16,9%) et des produits pharmaceutiques (+15,1%). Cependant, la
baisse notée sur les achats d’huile brute de pétrole (-37,8%) et de matières
plastiques et artificielles (-4,6%) a atténué cet accroissement.

Par ailleurs, comparés à 2018, les indices des prix, aussi bien à l’importation qu’à
l’exportation, se sont repliés en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMMERCE EXTERIEUR 239


SES 2019

Chapitre XVII : COMPTES ECONOMIQUES

Chapitre XVII :
Introduction
Sur le plan international, l’année 2019 est marquée par un
ralentissement de l’activité économique mondiale avec un taux de
croissance de 2,8%, après 3,5% un an plutôt48. Ce fléchissement est

COMPTES ECONOMIQUES
le reflet des difficultés des pays avancés et émergents consécutives
aux tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

Au niveau de la zone UEMOA, la croissance économique est restée


dynamique (croissance de 5,8% en 201949) dans un contexte de
maitrise des prix. En effet, le taux d’inflation annuel moyen s’est
replié de 0,7%, après s’être établi à 1,2% en 2018. Cette contraction
des prix est en rapport avec la bonne campagne agricole réalisée
dans plusieurs Etats membres et les mesures prises par les
gouvernements pour un meilleur approvisionnement des marchés en
produits alimentaires.

Sur le plan interne, le taux de croissance économique du Sénégal est


ressorti à 4,4% en 2019, après 6,2% en 2018. Cette situation est
consécutive au ralentissement de l’activité des secteurs primaire
(4,5%, après 8,1% en 2018), secondaire (3,7%, contre 6,5% en
2018) et tertiaire (4,6%, après 5,4% en 2018).

Du côté de la demande, la consommation finale et la Formation


brute de Capital fixe (FBCF) ont enregistré, respectivement, des
progressions de 3,7% et 8,4% en 2019 contre 4,5% et 13,7% en
2018. Les exportations ont progressé plus vite (+11,2%) que les
importations (+5,3%). En conséquence, le solde des échanges
extérieurs s’est amélioré en 2019.

Ce chapitre, outre l’analyse des évolutions des principaux agrégats


macroéconomiques, passe en revue les comportements des
ressources et des emplois du PIB.

48
FMI, World Economic outlook, octobre 2020
49
UEMOA, Rapport semestriel d’exécution de la surveillance multilatérale, décembre 2020

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMPTES ECONOMIQUES 240


SES 2019

XVII.1. EVOLUTION DES AGREGATS MACROECONOMIQUES

La croissance économique est ressortie à 4,4% en 2019, après avoir atteint 6,2% en
2018, soit un ralentissement de 1,8 point de croissance. Ce fléchissement de la
croissance est imputable à la perte de vitesse notée dans les secteurs primaire
(4,5%, après 8,1% en 2018), secondaire (3,7%, contre 6,5% en 2018) et tertiaire
(4,6%, après 5,4% en 2018).

En volume, le Produit intérieur brut (PIB) s’est établi à 13 170 milliards FCFA en 2019
contre 12 615 milliards FCFA en 2018.

Graphique XVII-1 : Evolution de l’activité économique selon le secteur d’activité

14,0% 8,0%

12,0% 7,0%
7,4%
6,0%
10,0%
6,2% 5,0%
8,0%
4,4%
4,0%
6,0%
3,0%
4,0%
2,0%
2,0% 1,0%

0,0% 0,0%
2017 2018 2019

Secteur primaire Secteur secondaire Secteur tertiaire Taxes nettes sur les produits Produit interieur brut

Source : ANSD/comptes nationaux, décembre 2020

Du côté de la demande, la consommation finale globale a progressé de 3,7% en


volume en 2019, après 4,5% en 2018. Rapportée au PIB en volume, la
consommation finale représente 82,6%, demeurant ainsi le principal emploi.

La Formation brute de Capital fixe (FBCF) a augmenté de 8,4% en 2019 contre


13,7% en 2018. Malgré cette perte de vigueur, le taux de FBCF s’est bonifié de 0,6
point pour s’établir à 28,9% du PIB en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMPTES ECONOMIQUES 241


SES 2019

Graphique XVII-2 : Evolution des composantes du PIB en volume selon l’optique demande

35,0% 8,0%
7,4%
30,0% 7,0%
28,9%
25,0% 6,2% 6,0%

20,0% 5,0%
15,4% 4,4%
15,0% 13,7% 4,0%
10,0%
10,0% 8,4% 3,0%
4,7% 4,5% 3,7%
5,0% 2,0%

0,0% 1,0%
2 017 2 018 2 019
‐5,0% ‐1,8% 0,0%

Consommation finale Formation brute de capital fixe Exportations nettes de biens et services PIB

Source : ANSD/comptes nationaux, décembre 2020

Les échanges extérieurs ont été marqués par une amélioration du solde de la
balance des biens et services qui s’est établi à -1 940 milliards en 2019 après -2 041
milliards FCFA en 2018. Cette situation résulte de l’augmentation plus rapide des
exportations (12,7% en 2019) que des importations (5,5%, en 2019).

Au titre de l’inflation, le déflateur du PIB a progressé de 1,9% en 2019, par rapport à


2018, sous l’effet de la hausse substantielle du prix des taxes nettes effectivement
perçues sur les produits (+22,8%). Le prix à la consommation finale globale a évolué
de 1,3% sous l’effet de l’accroissement des prix à la consommation marchande
(+1,6%). La FBCF a enregistré une légère amélioration des prix en 2019 de 0,3%,
notamment par le biais de l’appréciation de sa composante publique (1,2%).

Tableau XVII-1 : Principaux agrégats économiques


Agrégats (milliards de FCFA) 2 015 2 016 2 017 2 018 2 019
PIB au prix du marché 10 509 11 283 12 192 12 840 13 655
Consommation finale 9 134 9 661 10 245 10 689 11 235
Formation brute de capital fixe 2 419 2 700 3 149 3 637 3 952
Exportations de biens et services 2 383 2 433 2 674 2 947 3 320
Importations de biens et services 3 724 3 672 4 362 4 987 5 260
Solde de la balance des biens et services - 1 340 - 1 240 - 1 688 - 2 041 - 1 940
Revenu National Disponible Brut (RNDB) 11 293 12 048 12 993 13 650 14 505
PIB en volume (année de référence des prix 2014) 9 775 10 397 11 058 11 877 12 633
Indice des prix à la consommation finale (C. nat) 0,33% 0,61% 1,24% -0,20% 1,32%
Déflateur du PIB 1,07% 0,96% 0,60% -0,84% 1,86%
Indice des prix à l'importation (C. nat) -3,57% -7,61% 1,76% 4,89% 0,21%
Indice des prix à l'exportation (C. nat) 2,36% -1,98% 1,59% 1,87% 1,30%
Termes de l'échange (C. nat) 6,10% 6,13% -0,18% -2,85% 1,10%
Taux de croissance annuel du PIB 6,40% 6,40% 7,40% 6,20% 4,40%
Indice des prix à la production (C. nat) -0,64% -0,62% 1,37% 0,82% 0,19%
Source : ANSD/comptes nationaux, décembre 2020

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMPTES ECONOMIQUES 242


SES 2019

Le PIB nominal est évalué à 13 655 milliards FCFA en 2019, contre 12 840 milliards
FCFA en 2018. Quant au Revenu national disponible brut (RNDB), il a progressé de
855 milliards FCFA pour s’établir 15 505 milliards FCFA à fin 2019, soit un
accroissement de 6,3%. L’augmentation du RNDB plus rapide que la croissance
démographique a impulsé le relèvement du revenu national par tête qui est passé de
867 989 FCFA en 2018 à 894 866 FCFA en 2019. Par ailleurs, le taux d’épargne
intérieure s’est bonifié en passant de 16,8% en 2018 à 17,1% en 2019.

XVII.2. EVOLUTION DES RESSOURCES ET DES EMPLOIS DU PIB

XVII.2.1. EVOLUTION DES RESSOURCES DU PIB

La structure de l’économie sénégalaise reste caractérisée par la prédominance du


secteur tertiaire qui représente 51,2% du PIB en valeur en 2019 contre 23,1% pour
le secondaire et 15,0% pour le primaire, la part des taxes nettes des subventions
s’élevant à 10,7%. Comparativement à leur poids dans l’économie en 2018, les parts
du tertiaire et du secondaire ont respectivement baissé de 1 point et 0,9 point sous
l’effet de la progression de la contribution des taxes au PIB.

Graphique XVII-3 : Evolution de la structure du PIB en ressources

Secteur primaire Secteur secondaire Secteur tertiaire Taxes nettes sur les produits

100% 9,6% 8,8% 10,7% 10,6% 10,7% 10,7%


80%
52,2% 52,2% 51,2% 51,9% 51,5% 51,6%
60%
40%
23,3% 24,0% 23,1% 23,2% 23,3% 23,1%
20%
15,0% 15,0% 15,0% 14,3% 14,6% 14,6%
0%
2 017 2 018 2 019 2 017 2 018 2 019
A prix courants A prix constants 2014

Source : ANSD/comptes nationaux, décembre 2020

Le secteur primaire a enregistré une croissance de 4,5% en 2019, après une


progression de 8,1% en 2018. Il a contribué à hauteur de 0,7 point à la croissance
en 2019, après 1,2 point en 2018.

Cette évolution est imputable au raffermissement des sous-secteurs de la pêche et


de la sylviculture qui affichent des accroissements respectifs de 7,5% et 3,5% en
2019, après 6,9% et 1,5% en 2018. La bonne tenue de l’activité de la pêche est

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMPTES ECONOMIQUES 243


SES 2019

impulsée par l’augmentation de 7,9% des quantités débarquées de la pêche


maritime notamment sa composante artisanale (+13,4%). Le comportement de la
sylviculture pourrait être expliqué par la levée de la suspension de la production de
charbon de bois et des autres produits contingentés dans les régions du Sud.

En revanche, le dynamisme du secteur primaire a été limité par la contreperformance


de certaines sous-branches de l’agriculture, notamment les « Céréales » (mil (-10%),
sorgho (-9%)) et « Arachide et autres oléagineux (sauf graine de coton) » (arachide
(-5%)).

Par ailleurs, le sous-secteur de l’élevage et de la chasse a enregistré un


ralentissement (2,9% en 2019, après 3,8% en 2018) en rapport avec la faible
progression de la production des bovins, ovins et caprins (1,8%). Cette situation est
principalement imputable à une forte pluie suivie d’une vague de froid en juin 2018,
qui aurait impacté l’élevage de petits ruminants entraînant ainsi des mortalités
relativement importantes notamment chez les femelles dans la zone sylvopastorale et
dans les zones d’accueil de transhumants des régions de Kaffrine et Tambacounda.

Graphique XVII-4 : Evolution de l’activité économique dans le secteur primaire

18,0% 14,0%

16,0%
12,0%
11,5%
14,0%
10,6%
10,0%
12,0%

10,0% 8,1% 8,0%

8,0% 6,0%
5,4%
6,0% 4,5% 4,0%
4,0%
2,0%
2,0%

0,0% 0,0%
2 015 2 016 2 017 2 018 2 019
A00 AGRICULTURE ET ACTIVITES ANNEXES 16,0% 3,8% 16,4% 10,2% 4,8%
B00 ELEVAGE ET CHASSE 2,7% 8,7% 3,6% 3,8% 2,9%
C00 SYLVICULTURE ET ACTIVITÉS DE SOUTIEN 1,7% 3,1% 2,7% 1,5% 3,5%
D00 PECHE, PISCICULTURE ET AQUACULTURE 3,4% 8,5% 3,8% 6,9% 7,5%
SECTEUR PRIMAIRE 10,6% 5,4% 11,5% 8,1% 4,5%

Source : ANSD/comptes nationaux, décembre 2020

Le secteur secondaire a été marqué par une progression de 3,7% de sa valeur


ajoutée en volume en 2019 contre 6,5% en 2018. Ce ralentissement a porté la
contribution à la croissance du secteur à 0,9 point en 2019, soit un recul de 0,6 point
par rapport à l’année précédente.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMPTES ECONOMIQUES 244


SES 2019

Le comportement du secondaire est en liaison avec la contreperformance des


branches « activités extractives » (-8,2%) et « raffinage du pétrole et cokéfaction »
(-5,9%). La régression des activités extractives est sous l’effet conjugué des baisses
de la production de gaz naturel (-43,9%), des « activités de soutien aux industries
extractives » (-18,0%) et du repli de la production secondaire de prospection
minière notamment dans le secteur de l’or où elle s’est repliée de 46,4%. L’évolution
du raffinage de pétrole est imputable aux difficultés financières que connait la
Société Africaine de Raffinage (SAR). A cet égard, les achats en volume d’huiles
brutes de pétrole ont diminué malgré la baisse des cours mondiaux de Brent de
9,4%. En revanche, les achats à l’international de produits pétroliers finis se sont
accrus de 18,2% pour juguler la baisse de l’activité de raffinage et satisfaire la
croissance de la demande locale de produits pétroliers finis.

Par ailleurs, l’évolution des activités de fabrication de produits agroalimentaires a


contribué au fléchissement de la part du secteur secondaire dans le PIB. En effet, la
contribution de la valeur ajoutée de la fabrication de produits agroalimentaires s’est
amoindrie de 1,6 point en 2019 pour s’établir à 4,3%, en particulier sous l’effet de la
contreperformance notée dans la fabrication de produits à base de tabac (-12,7%).

Tableau XVII-2 : Evolution de l’activité économique dans le secteur secondaire


Croissance de la Contribution à la
valeur ajoutée (%) croissance du PIB
(%)
2 018 2 019 2 018 2 019
ACTIVITES EXTRACTIVES 29,6 -8,2 0,6 -0,2
FABRICATION DE PRODUITS AGRO ALIMENTAIRES 5,9 4,3 0,5 0,3
RAFFINAGE DU PETROLE ET COKEFACTION -15,1 -5,9 -0,1 0,0
FABRICATION DE PRODUITS CHIMIQUES DE BASE 15,1 6,4 0,1 0,0
FABRICATION DE MATERIAUX DE CONSTRUCTION 4,2 0,2 0,0 0,0
FABRICATION D'AUTRES PRODUITS MANUFACTURIERS 2,5 3,6 0,2 0,2
PRODUCTION ET DISTRIBUTION D'ÉLECTRICITÉ ET DE GAZ 6,4 7,4 0,1 0,1
DISTRIBUTION D'EAU, ASSAINIS. ET TRAIT. DES DECHETS 2,7 5,2 0,0 0,0
CONSTRUCTION 5,7 13,3 0,2 0,4
Source : ANSD/comptes nationaux, décembre 2020

Le secteur tertiaire a connu une hausse de 4,6% de sa valeur ajoutée en 2019, soit
une contribution de 2,3 points à la croissance.

La progression du secteur tertiaire est imputable à la performance des activités


financières et d’assurance (12,0% en 2019, après 6,0% en 2018), du transport
(6,7% en 2019, contre 6,0% en 2018), des activités immobilières (3,3%, après 2,7%
en 2018) et de l’enseignement (5,0% en 2019 contre 2,7% en 2018).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMPTES ECONOMIQUES 245


SES 2019

Le raffermissement des services financiers est impulsé par la bonne tenue des sous-
secteurs bancaire et d’assurance qui se sont bonifiés de 8,3% et 23,1% entre 2018
et 2019 et d’un dynamisme des activités des auxiliaires financières et d’assurance.

Toutefois, le secteur tertiaire a enregistré une décélération de 0,8 point par rapport à
2018 en partie liée aux activités spécialisées, scientifiques et techniques qui ont vu
leur valeur ajoutée stagner en 2019 après une hausse de 6,5% en 2018.

A cela s’ajoute le ralentissement de la valeur ajoutée des activités de services de


soutien et de bureau (6,1% contre 8,6% en 2018), des activités d’Administration
publique (5,6% contre 8,5% en 2018) et des activités pour la santé humaine, action
sociale (4,5% contre 6,3% en 2018).

Tableau XVII-3 : Evolution de l’activité économique dans le secteur tertiaire


Croissance de la Contribution à la
valeur ajoutée (%) croissance du PIB (%)
2 018 2 019 2 018 2 019
COMMERCE 7,4 5,6 1,0 0,7
TRANSPORTS 6,0 6,7 0,2 0,2
HEBERGEMENT ET RESTAURATION 4,3 4,4 0,1 0,1
INFORMATION ET COMMUNICATION 1,8 1,3 0,1 0,1
ACTIVITES FINANCIERES ET D'ASSURANCE 6,0 12,0 0,1 0,3
ACTIVITES IMMOBILIERES 2,3 3,3 0,2 0,3
ACTIVITES SPECIALISEES, SCIENTIFIQUES, TECHNIQUES 6,5 0,0 0,3 0,0
ACTIVITES DE SERVICES DE SOUTIEN ET DE BUREAU 8,6 6,1 0,2 0,1
ACTIVITES D'ADMINISTRATION PUBLIQUE 8,5 5,6 0,5 0,3
ENSEIGNEMENT 2,7 5,0 0,1 0,2
ACTIVITÉS POUR LA SANTÉ HUMAINE, ACTION SOCIALE 6,3 4,5 0,1 0,1
ACTIVITÉS ART. CULTU. SPORTIVES ET RECREATIVES 5,2 -0,2 0,0 0,0
ACTIVITES DOMESTIQUES 3,7 3,5 0,0 0,0
AUTRES ACTIVITES NCA 5,2 3,2 0,1 0,0
Source : ANSD/comptes nationaux, décembre 2020

Quant aux taxes nettes sur les produits (en valeur), elles ont progressé de 29,0% en
2019. La vigueur des taxes est imputable aux performances enregistrées dans le
recouvrement des taxes spécifiques (26,7%), de la TVA intérieure (20,2%) et de la
baisse des subventions sur les produits. La hausse de la TVA intérieure est en liaison
avec la bonne dynamique des industries de grain, de farine, des cimenteries et du
sous-secteur de la télécommunication et du transport. Le raffermissement des taxes
spécifiques est en grande partie consécutif au rapatriement de la taxe d’usage routier
à hauteur de 41 milliards de FCFA.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMPTES ECONOMIQUES 246


SES 2019

XVII.2.2. EVOLUTION DES EMPLOIS DU PIB

Les emplois du PIB ont été caractérisés en 2019 par une progression de 3,7% de la
consommation finale, soit une décélération de 0,8 point par rapport à 2018. Ce
ralentissement est imputable au comportement de la dépense de consommation
marchande qui s’est accrue de 3,5% en 2019, après 4,7% en 2018. Toutefois, la
tendance baissière a été atténuée par la consommation publique qui a augmenté de
5,5% en 2019 contre 3,5% en 2018.

Concernant la Formation brute de Capital fixe (FBCF) des agents économiques, elle a
progressé moins vite en 2019 (8,4%, après 13,7% en 2018). Cette perte de vitesse
est imputable au ralentissement de l’investissement privé qui est ressorti en hausse
de 9,3%, après 19,5% en 2018. La progression de l’investissement privé est
principalement amoindrie par la baisse des dépenses consacrées à la prospection
minière. En effet, certaines entreprises qui étaient en prospection, les années
précédentes, ont entamé la phase production à partir de 2019. En revanche, la FBCF
publique a enregistré une reprise de 5,0% en 2019 après un repli de 3,1% en 2018.
Cette progression intervient dans le contexte de poursuite des projets structurants,
notamment la poursuite du prolongement de la Voie de dégagement nord (VDN) II
et des travaux relatifs au Train Express Régional (TER).

S’agissant des échanges extérieurs de biens et services, ils sont caractérisés par la
vigueur des exportations en valeur (12,7%) et un ralentissement des taux de
croissance des importations en valeur (5,5%, après 14,3% en 2018). Par
conséquent, le déficit du solde extérieur des biens et services en valeur s’est
amélioré (-1 940,5 milliards en 2019, contre -2 040,5 en 2018).

Tableau XVII-4 : Evolution du PIB en volume selon les emplois (%)


En taux de croissance annuel 2 018 2 019
Consommations intermédiaires 4,5 3,7
Consommation finale 4,7 3,5
marchande 4,3 4,4
non marchande 3,5 5,5
publique 5,3 2,9
autoconsommation et ISBLSM 13,7 8,4
Formation brute de capital fixe -3,1 5,0
publique 19,5 9,3
privée 4,5 3,7
Acquisition d'objets de valeur 6,5 8,0
Exportations de biens et services 8,2 11,2
Importations de biens et services 9,0 5,3
Source : ANSD/comptes nationaux, décembre 2020

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMPTES ECONOMIQUES 247


SES 2019

Conclusion

L’économie sénégalaise a été caractérisée en 2019 par le ralentissement de tous les


secteurs en particulier le primaire et le secondaire qui ont perdu, respectivement, 3,6
et 2,8 points de croissance comparativement à leur évolution de l’année précédente.
Toutefois, le taux de croissance de 4,4% plus élevé que celui de la population a
permis de consolider le PIB par tête qui est ressorti à 842 mille FCFA après 816 mille
en 2018.

Du côté de la demande, la consommation finale demeure le principal emploi de la


richesse créée. Toutefois, son poids dans le PIB continue de s’effriter. La formation
brute de capital fixe reste vigoureuse malgré un léger ralentissement de
l’investissement privé. Quant aux échanges extérieurs, ils sont marqués par
l’amélioration du déficit commercial impulsé par la forte hausse des exportations.

En ce qui concerne les prix, la progression est en liaison avec l’augmentation


substantielle du prix des taxes.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | COMPTES ECONOMIQUES 248


SES 2019

Chapitre XVIII : PRIX A LA CONSOMMATION

Chapitre XVIII :
Introduction

PRIX A LA CONSOMMATION
Au Sénégal, le taux d’inflation a rebondi et s’est établi à +1,0% en
2019, après +0,5% en 2018, malgré une désinflation dans l’espace
communautaire de l'UEMOA. L’accroissement des prix à la
consommation, en rythme annuel, résulte principalement de celui
des prix des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants »
(+10,4%), des services de « l’enseignement » (+1,9%), de «
restaurants et hôtels » (+1,2%), de « transport » (+1,0%).
Egalement, les prix des « produits alimentaires et boissons non
alcoolisées » (+1,0%), ainsi que ceux des biens et services de «
loisirs et culture » (+0,9%) ont progressé au cours de la période
sous revue.

L’inflation sous-jacente, qui représente l’évolution de l’indice général


des prix calculé hors produits frais et produits énergétiques, s’est
établie à +0,9%. Le niveau des prix des produits frais s’est accentué
de 0,8% en 2019, de même que celui de l’énergie qui a évolué de
+0,9%.

Les prix des produits locaux et importés ont augmenté


respectivement de 1,0% et 0,9% sur un an. Et du point de vue de la
classification par secteur de production, la hausse des prix à la
consommation est ressentie partout et particulièrement au niveau
des prix du secteur primaire (+1,3%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX A LA CONSOMMATION 249


SES 2019

XVIII.1. ANALYSE DE L’EVOLUTION DES PRIX DES DOUZE


FONCTIONS DE CONSOMMATION

XVIII.1.1. BOISSONS ALCOOLISEES, TABACS ET STUPEFIANTS

Les prix des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » se sont accrus de 10,4%
en variation annuelle. Cette flambée des prix provient principalement d’un
renchérissement des tabacs et stupéfiants (+13,9%), essentiellement porté par celui
des cigarettes. Le plein effet de la hausse de 20% sur les droits d’accises sur les
tabacs en juillet 2018 a impacté fortement sur les prix de la fonction au cours de la
période sous revue. De même, les prix des boissons alcoolisées ont légèrement
augmenté (+0,1%), du fait d’une hausse de ceux de l’alcool de bouche (+2,2%).
Toutefois, ils ont été amoindris par le repli des prix de la bière (-1,3%).

XVIII.1.2. ENSEIGNEMENT

Les prix des services de « l’enseignement » ont progressé de 1,9% au cours de la


période sous revue, du fait de la revalorisation annuelle des frais d’inscription et de
scolarité. Cette accélération des prix des services d’éducation s’explique par une
hausse prononcée des prix des services de l’enseignement supérieur (+2,8%), de
l’enseignement préélémentaire et primaire (+2,3%), ainsi que de l’enseignement
secondaire (+0,9%). Quant aux services de l’enseignement post-secondaire non
supérieur, leurs prix sont restés quasi stables (+0,1%).

XVIII.1.3. RESTAURANTS ET HOTELS

Les prix des biens et services de « restaurants et hôtels » ont augmenté de 1,2%,
sous l’effet d’un renchérissement de ses composants « services de restauration »
(+1,3%) et « services d’hébergement » (+1,0%). La hausse des prix des « services
de cantines » (+1,6%), ainsi que ceux des « restaurants, cafés et établissements
similaires » (+1,3%) explique celle des prix des services de restauration. La cherté
des intrants en est une cause.

XVIII.1.4. TRANSPORTS

Les prix des services de « transports » se sont accrus de 1,0% en 2019, en liaison
essentiellement avec l’augmentation de ceux des dépenses d'utilisation des véhicules
(+4,5%). L’évolution des prix de ces derniers résulte d’un renchérissement des
carburants et lubrifiants (+3,5%), des autres services relatifs aux véhicules
personnels (+3,8%), ainsi que des dépenses d’entretien et de réparations de

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX A LA CONSOMMATION 250


SES 2019

véhicules particuliers (+1,7%). Le comportement des prix intérieurs des carburants


est consécutif à une mesure de révision à la hausse des prix à la pompe au mois de
juin 2019. Par ailleurs, la hausse des prix des services d’achat de véhicules (+1,3%),
notamment de l’automobile (+1,2%), a également contribué à celle des prix de la
fonction « transports ».

Toutefois, les prix des autres services de transports se sont repliés de 0,2%, du fait
d’une baisse de ceux du transport routier de passagers (-0,5%), modérée par le
renchérissement du transport aérien de passagers (+5,5%).

XVIII.1.5. PRODUITS ALIMENTAIRES ET BOISSONS NON


ALCOOLISEES

Les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » ont augmenté de
1,0% en rythme annuel, tirés principalement par ceux des légumes, des pains et
céréales, ainsi que de la viande. Les plus importantes hausses de prix sont celles des
légumes frais en feuilles (+11,2%), des légumes secs et oléagineux (+4,4%), des
légumes frais en fruits ou racines (+3,3%), de la viande de mouton ou de chèvre
(+7,1%) et de bœuf (+2,0%), ainsi que des céréales non transformées (+2,0%).
Une baisse de l’offre, notamment en période hivernale et de soudure, explique en
grande partie l’évolution des prix desdits produits. Par ailleurs, le relèvement des prix
des sels, épices, sauces et autres produits alimentaires (+3,3%), des farines,
semoules et gruaux (+2,7%), des autres fruits frais (+2,6%), des pains (+1,3%) et
des huiles (+1,1%) a également concouru à celui des prix des produits alimentaires.

En revanche, le repli des prix de certains produits tels que les poissons frais (-3,2%),
les poissons et autres produits séchés ou fumés (-0,5%), les agrumes (-0,9%), et le
lait (-0,8%), ont modéré la tendance haussière des prix au cours de la période sous
revue.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX A LA CONSOMMATION 251


SES 2019

Graphique XVIII.1. Evolution de certains composants des produits alimentaires


115,0

113,0

111,0

109,0

107,0

105,0

103,0

101,0

99,0

97,0
janv.‐19 févr.‐19 mars‐19 avr.‐19 mai‐19 juin‐19 juil.‐19 août‐19 sept.‐19 oct.‐19 nov.‐19 déc.‐19

Indice global Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Produits alimentaires Boissons non alcoolisées

Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

XVIII.1.6. LOISIRS ET CULTURE

Les prix des services de « loisirs et culture » ont progressé de 0,9% en 2019. Cet
accroissement résulte principalement d’un renchérissement des forfaits touristiques
(+5,1%), à la suite du réajustement annuel des frais de voyage à la Mecque
(+5,7%). Les prix des autres articles et matériel de loisirs, de jardinage et animaux
de compagnie (+1,8%) ont également augmenté. Toutefois, les prix du matériel
audiovisuel, photographique et de traitement de l'image et du son ont poursuivi leur
repli (-1,0%). Cette baisse des prix résulte de celle des prix des appareils de
réception, enregistrement et reproduction (-1,5%), ainsi que des équipements
photographique, cinématographique, optique, autre bien durable à fonction
récréative et culturelle (-1,2%). De même, les prix des journaux, livres et articles de
papeterie (-0,3%), ainsi que des services culturels, récréatifs et sportifs (-0,1%) ont
reculé au cours de la période sous revue.

XVIII.1.7. SERVICES DE SANTE

L’accélération des prix des services de « santé » (+0,6%) résulte notamment de celle
des prix des services ambulatoires (+1,3%) et hospitaliers (+1,0%). La révision à la
hausse des coûts des services de laboratoires et de radiologie (+3,4%) et de ceux
des auxiliaires médicaux (+3,7%) explique le relèvement des prix des services
ambulatoires. En outre, les prix des produits, appareils et matériels médicaux
(+0,2%) ont aussi augmenté en rythme annuel, consécutivement à la majoration de
ceux des médicaments modernes (+0,4%), ainsi que des appareils et matériel
thérapeutiques (+0,9%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX A LA CONSOMMATION 252


SES 2019

XVIII.1.8. BIENS ET SERVICES DIVERS

La majoration des prix des « biens et services divers » (+0,6%) en rythme annuel,
est soutenue par la hausse de ceux des effets personnels n.c.a.50 (+1,4%) et des
autres services (+0,7%) n.c.a. Le relèvement des prix des articles de bijouterie et
d'horlogerie (+1,7%), de façon concomitante avec celui des cours mondiaux des
métaux, notamment l’or (+9,7%), explique en partie l’évolution des prix des effets
personnels n.c.a. Par ailleurs, les prix des biens et services pour soins corporels et
des services financiers, qui ont progressé du même ordre de 0,2%, ont concouru à
cette tendance haussière de la fonction.

XVIII.1.9. LOGEMENT, EAU, ELECTRICITE, GAZ ET AUTRES


COMBUSTIBLES

Le relèvement des prix des services de « logement, eau, électricité, gaz et autres
combustibles » (+0,5%) est soutenu fortement par celui des prix des services de
loyers effectifs (+1,0%), ainsi que d’entretien et réparation des logements (+1,7%).
Egalement, le regain des prix de l’alimentation en eau et services divers liés au
logement (+0,3%), ainsi que de l’électricité, gaz et autres combustibles (+0,2%) a
contribué à ce renchérissement. L’évolution des prix de l’alimentation en eau et
services divers est autant tirée par une hausse de ceux des services liés au logement
(+1,4%) que de l’alimentation en eau (+0,1%). Le renchérissement noté au niveau
du secteur de l’électricité, gaz et autres combustibles est dû à celui des combustibles
liquides (+1,9%) et surtout de l'électricité (+0,5%), à la suite de l’application, en
décembre 2019, d’une nouvelle grille tarifaire de la SENELEC51.

XVIII.1.10. ARTICLES D’HABILLEMENT ET CHAUSSURES

Les prix des « articles d’habillement et chaussures » (+0,4%) se sont relevés en


2019, après un repli (-0,6%) l’année précédente. Cette situation résulte, à la fois,
d’une augmentation des prix des articles d’habillement (+0,4%) et des chaussures
(+0,7%). Le regain des prix des sous-vêtements pour homme (+6,2%), des tenues
scolaires (+3,8%), des vêtements pour enfants et nourrissons (+1,2%), également
des tissus d'habillement (+0,7%) explique l’évolution de ceux des articles
d’habillement. Quant aux prix des chaussures, leur variation est tributaire de ceux
des enfants (+2,5%) et des femmes (+0,5%), ainsi que des services de réparation
et location d'articles chaussants (+3,2%).

50
Non classés ailleurs
51
Société Nationale d’Electricité du Sénégal

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX A LA CONSOMMATION 253


SES 2019

XVIII.1.11. MEUBLES, ARTICLES DE MENAGE ET ENTRETIEN


COURANT DU FOYER

Les prix des « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » se sont
relevés de 0,2% en 2019, comparés à l’année précédente. Cette augmentation
résulte de celle des prix des meubles, articles d'ameublement, tapis et autres
revêtement (+1,5%), des articles de ménage en textiles (+2,3%), ainsi que des
appareils ménagers (+0,6%). Toutefois, elle est amoindrie par le recul des prix des
biens et services liés à l'entretien courant du foyer (-0,2%) et des articles de ménage
en textiles (-0,7%), ainsi que des outillages et autres matériels pour maison et jardin
(-1,6%).

XVIII.1.12. COMMUNICATION

Les prix des services de « communication » sont demeurés quasi stables en rythme
annuel, comparés à l’année 2018. En effet, la stabilité des prix résulte, d’une part, du
renchérissement des services de téléphonie et de télécopie (+0,5%) et, d’autre part,
d’une diminution des prix du matériel de téléphonie et de télécopie (-1,1%).
L’augmentation des prix des services de téléphonie provient de celle des prix des
services de communications téléphoniques (+0,7%), en raison d’une baisse des
offres de bonus de crédits traditionnels des opérateurs au profit d’autres types
d’offres, et d’une progression des frais de connexion internet et assimilés (+1,3%).

XVIII.2. ANALYSE DES INDICES DES NOMENCLATURES


SECONDAIRES

L’analyse des indices des nomenclatures secondaires permet de ressortir l’évolution


des prix selon l’origine des produits (locaux, importés), les secteurs de production
(primaire, secondaire, tertiaire), la durabilité (durable, semi-durable, non durable,
service) et l’inflation sous-jacente (produits frais, énergie, hors produits frais et
énergie).

XVIII.2.1. ORIGINE DES PRODUITS

Au regard de la provenance des produits, la hausse du niveau général des prix


provient à la fois d’une augmentation des prix des produits locaux (+1,0%) et de
ceux des produits importés (+0,9%).

Le relèvement des prix des produits locaux en 2019, comparés à l’année précédente,
est lié en grande partie à celui des prix des produits alimentaires, particulièrement

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX A LA CONSOMMATION 254


SES 2019

les légumes frais, et certains biens et services de l’enseignement, de restaurants, de


santé, de transports, des forfaits et circuits touristiques composites, des cigarettes
locales, ainsi que de l’habillement.

Par ailleurs, les prix des produits importés sont tirés particulièrement par le
mouvement haussier de ceux de certains produits alimentaires importés, des
carburants, des cigarettes importées, ainsi que de certains articles d’habillement.

XVIII.2.2. SECTEUR DE PRODUCTION

En 2019, tous les secteurs de production ont enregistré une augmentation de prix. La
hausse la plus importante est enregistrée par les prix du secteur primaire (+1,3%).
Cette évolution est tirée essentiellement par celui des prix des produits alimentaires,
tels que les céréales, les légumes et la viande. Par ailleurs, le relèvement des prix
des produits du secteur tertiaire (+0,8%) est en liaison principalement avec
l’augmentation de ceux de certains services liés au logement, eau et électricité, à la
santé, aux transports, à l’enseignement, ainsi qu’aux forfaits et circuits touristiques.
Quant aux produits du secteur secondaire (+0,4%), leur renchérissement est dû
principalement à celui des produits manufacturés tels que le tabac, l’habillement, les
produits d’entretien et réparation des logements, les carburants, ainsi que de
quelques produits alimentaires manufacturés.

XVIII.2.3. DURABILITE

Tous les prix des produits classés selon la durabilité ont progressé sur un an. Les prix
des produits durables (+1,3%) et non durables (+1,1%) ont davantage augmenté
au cours de la période sous revue. L’évolution des prix des produits non durables, qui
représentent plus de 43% du panier des biens et des services de consommation,
provient essentiellement du renchérissement des produits alimentaires, ainsi que de
certains produits des tabacs et stupéfiants, ainsi que des services de restauration. La
hausse des prix des services (+0,8%) est liée surtout à celle des services de
logement, eau et électricité, ainsi que des services de santé, de transports, de
communication, et d’enseignement. Par ailleurs, les prix des services et des produits
semi durables sont majorés de 0,4%.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX A LA CONSOMMATION 255


SES 2019

XVIII.2.4. L’INFLATION SOUS-JACENTE52

L’inflation sous-jacente permet de suivre l’évolution du niveau général des prix,


débarrassé de sa composante conjoncturelle. Ainsi, elle permet d’exclure dans le
calcul de l’indice les produits à prix volatils, tels que les produits énergétiques et les
produits frais.

Sur un an, les prix des produits frais et énergétiques ont enregistré une
augmentation du même ordre de 0,8%. La fluctuation des prix des produits frais en
2019 a contribué à tirer à la hausse le niveau général des prix à la consommation à
hauteur de 29,8%. Du côté des produits énergétiques, les prix se sont accrus après
cinq années de repli, du fait d’une progression de ceux des produits pétroliers et de
l’électricité. Ils ont contribué à hauteur de 4,5% à l’évolution de l’indice global.

En isolant ces deux phénomènes, l’inflation sous-jacente mesurée par l’indice « hors
produits frais et énergie » a progressé de 0,9% en rythme annuel. Ainsi, les prix ont
davantage influé sur la montée de ceux de l’indice global en 2019, avec une
contribution de 65,7%.

Conclusion
En 2019, une accélération des prix à la consommation est constatée mais le taux
d’inflation au Sénégal (+1,0%) est resté en dessous du seuil de 3% de la norme
communautaire. Le niveau général des prix est continuellement influencé par la
conjoncture économique interne et l’environnement international. Ainsi, la hausse
des cours internationaux des produits alimentaires (+1,8% selon la FAO), de même
que celle du taux de change euro/dollar (+5,5%) se sont faits ressentir, en dépit du
recul des prix des produits pétroliers. Cela a occasionné, au plan interne, un
relèvement des prix, avec la mise en place de certaines taxes et un renchérissement
de certains produits alimentaires notamment importés. De ce fait, une expansion des
prix est notée presque sur toutes les fonctions de consommation, hormis celle de la
communication qui est resté quasi stable.

52
Classification permettant de suivre le niveau de l’inflation qui serait obtenu en dehors des phénomènes
perturbateurs que sont les produits saisonniers et les produits énergétiques

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX A LA CONSOMMATION 256


SES 2019

Chapitre XIX : INDICE


Chapitre XIX : INDICE DU COÛT DE LA
CONSTRUCTION

Introduction

Le coût de la construction des logements neufs à usage d'habitation


a progressé de 0,4% en 2019. Cette évolution résulte
essentiellement de celle des coûts des moyens de gestion et de la
main d'œuvre. Toutefois, la réduction des prix des matériaux de

DU COÛT DE LA CONSTRUCTION
construction et du coût de la location du matériel a atténué cette
hausse.

En outre, le marché des matériaux de construction est


principalement marqué, en 2019, par l’accroissement des prix du
ciment, contrairement à ceux du fer à béton qui se sont réduits,
comparativement à l’année précédente.

Le présent chapitre s’intéresse à l’évolution des coûts de


construction au cours de la période sous revue.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 257
SES 2019

Graphique XIX-1 : Evolution annuelle des Indices

Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

XIX.1. EVOLUTION DU COÛT DES MOYENS DE GESTION

Le coût des moyens de gestion s’est relevé de 4,0% en 2019, comparé à l’année
précédente. Cette progression est liée au rebond des prix des carburants et
lubrifiants (+2,3%), consécutif à la mesure de hausse des prix des hydrocarbures
intervenue en fin juin 2019. En outre, les services de communications téléphoniques
se sont renchéris de 1,2%, en rythme annuel.

Toutefois, comparés à l’année 2018, les prix de l’eau et de l’électricité ont chuté
respectivement de 0,1% et de 0,3% en 2019.

Graphique XIX-2 : Evolution de l'indice du coût des moyens de gestion

Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 258
SES 2019

XIX.2. EVOLUTION DU COÛT DE LA MAIN D'ŒUVRE

Le coût de la main d’œuvre a poursuivi sa tendance haussière avec un


renchérissement de 3,0%, en 2019. Cette évolution est, en grande partie, liée à
l’augmentation de la rémunération des services des coffreurs (+5,8%), des
électriciens (+4,1%), des manœuvres (+3,8%), des ferrailleurs (+2,0%) et des
maçons (+2,8%).

Cependant, le repli de la rémunération des services des plâtriers (-2,1%) a atténué


cette remontée.

Graphique XIX-3 : Evolution de l’indice du coût de la main d'œuvre

110,0

108,0

106,0

104,0

102,0

100,0

98,0

96,0

94,0
T1‐2018 T2‐2018 T3‐2018 T4‐2018 T1‐2019 T2‐2019 T3‐2019 T4‐2019

Main d'œuvre Maçon Manœuvre

Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

XIX.3. EVOLUTION DES PRIX DES MATERIAUX DE CONSTRUCTION

En 2019, les prix des matériaux de construction ont baissé de 0,5%. Ce


fléchissement résulte essentiellement de celui des prix des matériaux de base (-
1,1%), de plomberie et sanitaire (-0,9%), des peintures (-0,6%), des matériaux pour
étanchéité (-0,6%), des matériaux pour travaux d'électricité (-0,2%) et de ceux pour
le revêtement des murs et sol (-0,1%). Toutefois, la hausse des prix des matériaux
de menuiserie (+1,1%) a atténué la tendance baissière des prix des matériaux de
construction au cours de la période sous revue.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 259
SES 2019

Graphique XIX-4 : Evolution de l'indice des prix des matériaux de construction

Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

Le repli de 7,4% des prix du fer à béton explique en grande partie la contraction des
prix des matériaux de base en 2019. La chute des prix du fer au cours de cette
période est imputable à un affaiblissement de la demande face à l'offre. Les prix des
graviers ont également baissé de 0,5%, après une contraction de 0,2% en 2018.

Cependant, cette tendance régressive est affaiblie par le rebond des prix du ciment,
suite à l’augmentation de 5 000 FCFA appliquée sur le prix de la tonne en août 2019.

Quant aux prix du sable, ils sont restés stables en rythme annuel.

Graphique XIX-5 : Evolution de l'indice des prix des matériaux pour le gros œuvre

Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 260
SES 2019

Les prix des matériaux de plomberie ont fléchi de 0,9%, au courant de l’année 2019.
Ce repli s’explique par celui des prix des tuyaux en plastique (-1,5%), des robinets
(-1,2%) et des matériaux pour sanitaire en porcelaine (-0,7%).

Les prix des peintures se sont contractés de 0,6%, sous l’effet de la baisse des prix
de la peinture à eau (-0,9%) et de la peinture à huile (-0,4%).

Les prix des matériaux pour étanchéité ont également chuté de 0,6%, en liaison avec
la réduction des prix de l’enduit d’application à froid (-0,8%) et du flintkote (-0,7%).

Les prix des matériaux pour les travaux d’électricité ont diminué de 0,2%, après une
hausse de 1,8% en 2018. Cette variation s’explique par celle des prix des matériaux
pour protection électrique (-1,1%), des matériaux pour connexion électrique
(-0,5%), des tubes orange (-0,3%) et des interrupteurs (-0,1%).

Les prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols se sont dépréciés de
0,1%, suite à la baisse des prix des carreaux pour mur (-0,3%).

Par ailleurs, la variation des prix des matériaux de menuiserie a amoindri cette
tendance dépréciative au cours de l’année 2019. En effet, ils ont progressé de 1,1%,
faisant suite à la montée des prix des articles métalliques (+3,5%) et de ceux en
bois (+0,9%).

Cependant, les prix des articles en aluminium ont régressé de 1,5%, au cours de la
période sous revue.

XIX.4. EVOLUTION DU COUT DE LOCATION DU MATERIEL

Le coût de location du matériel de construction s’est réduit de 0,8%, en 2019. Cette


évolution est consécutive au fléchissement du coût de location des chevrons en bois
(-1,1%), des étais en fer (-1,1%), des planches en bois (-1,0%) et des consoles
métalliques (-0,9%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 261
SES 2019

Graphique XIX-6 : Evolution du coût de location du matériel

Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

Conclusion

Le coût de la construction des logements neufs à usage d'habitation s'est légèrement


renchéri au cours de l’année 2019. Cette tendance fait suite à la progression des
coûts des moyens de gestion, marquée par la hausse des prix des hydrocarbures
intervenue en fin juin 2019. En outre, la main d’œuvre s’est appréciée, sous l’effet de
la hausse de la rémunération des services de la maçonnerie.

Par contre, les prix des matériaux de construction se sont contractés au cours de la
période sous revue. Cette évolution résulte essentiellement de la baisse des prix des
matériaux de base, consécutive au repli des prix du fer à béton. De même, les coûts
de location des matériels de construction ont décliné en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 262
SES 2019

Chapitre XX : PRIX
Chapitre XX : PRIX DE PRODUCTION DES
SERVICES

Introduction

L’économie sénégalaise a connu depuis plusieurs décennies une


tertiarisation constante. Le secteur des services est le principal

DE PRODUCTION DES SERVICES


pourvoyeur d’emploi et de revenu. Outre le commerce et
l’Administration Publique, le secteur est dominé par les services de
transport, de postes et télécommunication, financiers et les services
divers aux entreprises. Ils représentent une partie importante des
coûts de production des entreprises du secteur moderne. Leur
qualité et le niveau de leur prix influent sur la rentabilité des
entreprises.

Le présent chapitre s’intéresse à l’évolution des prix de production


des services au titre de l’année de 2019. Les services abordés sont
ceux « de transport et d’entreposage », « spécialisés, scientifiques
et techniques », « de soutien et de bureau », « d’hébergement et de
restauration » et d’immobiliers.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES 263
SES 2019

XX.1. EVOLUTION DES PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES DE


TRANSPORT ET D’ENTREPOSAGE

Après une baisse de 1,2% observée en 2018, les prix des services de transport et
d’entreposage ont enregistré une diminution de 0,7% en 2019 comparée à l’année
précédente. Ceci est imputable à la réduction des prix des services de transport
routier de marchandises (-0,1%), d’entreposage (-21,4%) et des infrastructures de
transport (-0,6%). Toutefois, la hausse des prix des services du transport maritime
et côtiers (1,1%), du transport aérien de passagers (3,6%), de manutention (1,5%)
et des autres services de courriers et de distribution (32,4%) n’a pas permis d’éviter
la baisse des prix des services de transport et d’entreposage.

En outre, une stabilité des prix est notée au niveau des services de transport
ferroviaire, de transport aérien de fret et lancement spatiaux, d’organisation de
transport de fret et postal universel.

Graphique XX-1 : Evolution des prix production des services de transport et d’entreposage

Source: ANSD/DSECN/DSC/BEC

XX.2. EVOLUTION DES PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES


SPECIALISES, SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES

La tendance baissière des prix de production des services spécialisés, scientifiques et


techniques observée en 2018 (-0,1%) s’est davantage accentuée en 2019 (-0,8%).
Cette situation est liée à la réduction des prix de la publicité (-0,5%), d’architecture
et activités d’ingénierie (-0,1%) ainsi que ceux des activités comptables (-4,1%).
Toutefois, les prix des services juridiques ont connu une évolution positive (+0,3%)
entre 2018 et 2019, alors que ceux des études de marché et sondages sont
demeurés stables sur cette même période.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES 264
SES 2019

Graphique XX-2 : Evolution de l’Indice des Prix de Production des Services Spécialisés,
Scientifiques et Techniques

Source: ANSD/DSECN/DSC/BEC

XX.3. EVOLUTION DES SERVICES DE SOUTIEN ET DE BUREAU

Après un relèvement de 0,1% en 2018, les prix des services de soutien et de bureau
ont enregistré une hausse de 1,1% en 2019. Cette évolution positive des prix est
expliquée par le relèvement des prix des services de location de véhicules
automobiles (+0,8%), des services d’enquêtes et de sécurité (+1,6%) et des
services de nettoyage (+4,9%). Néanmoins, une diminution des prix des services des
agences de réservation et voyagistes (-1,9%) et une stabilité de ceux des services
liés aux ressources humaines sont observées.

Graphique XX-3 : Evolution des Prix des Services de Soutien et de Bureau

Source : ANSD/DSECN/DSC/BEC

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES 265
SES 2019

XX.4. EVOLUTION DES SERVICES D’HEBERGEMENT ET DE


RESTAURATION

La hausse des prix des services d’hébergement et de restauration notée en 2018


s’est poursuivie en 2019. En effet, ils ont progressé de 0,8% sur cette période en
relation avec l’augmentation des prix des services d’hébergement (+1,4%).
Cependant, il est noté une diminution des prix des services de restauration (-0,8%)
entre 2018 et 2019.

Graphique XX-4 : Evolution des Prix des Services d’hébergement et de restauration

107
106
105
104
103
102
101
100
99
98
97
96
2015 2016 2017 2018 2019

Source : ANSD/DSECN/DSC/BEC

XX.5. EVOLUTION DES PRIX DES SERVICES IMMOBILIERS

Après avoir augmenté de 3% en 2018, les prix des services immobiliers ont
enregistré une hausse de 0,4% en 2019. Cette évolution est consécutive à
l’appréciation des prix des services de location immobilière et d’activités sur biens
propres car les prix des services des agences immobilières n’ont pas évolué entre
2018 et 2019.

Graphique XX-5 : Evolution des Prix des Services immobiliers

Source : ANSD/DSECN/DSC/BEC

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES 266
SES 2019

Conclusion

En 2019, les prix de production des services de transport et d’entreposage se sont


repliés, à la suite de la diminution notamment des prix de services des infrastructures
de transport et d’entreposage. En outre, les prix des services spécialisés,
scientifiques et techniques se sont rétrécis en variation annuelle, sous l’effet d’une
baisse des prix des services d’architecture et d’activités d’ingénierie, de la publicité
ainsi que ceux juridiques.

Par contre, les services de soutien et de bureau ont enregistré une augmentation de
leurs prix de production. Cette évolution est en relation avec le renchérissement des
services de nettoyage, de location de véhicules automobiles et de ceux de
réservation et voyagistes. De même, les prix de production des services
d’hébergement et de restauration et ceux des services immobiliers se sont relevés
sur la période sous revue.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES 267
SES 2019

Chapitre XXI :
Chapitre XXI : FINANCES PUBLIQUES

FINANCES PUBLIQUES
Introduction

La gestion des finances publiques au titre de l’année 2019 est


marquée par la progression de la mobilisation des recettes et la
maitrise progressive des dépenses.

La bonne tenue des recettes est impulsée par un accroissement des


recettes fiscales en relation avec l’élargissement de l’assiette fiscale.

Les dépenses publiques, au titre de l’année 2019, sont caractérisées


par la poursuite de la politique de rationalisation des dépenses
courantes de l’État à travers la gestion prudente des charges de
fonctionnement et du maintien d’un niveau soutenu des
investissements structurants.

En conséquence, le déficit budgétaire global est passé de 3,7% du


PIB en 2018 à 3,9% en 2019.

Le présent chapitre décrit la situation des finances publiques du


Sénégal en 2019. A cet effet, la première partie présente la situation
des recettes budgétaires. La seconde et la troisième s’intéressent
respectivement aux dépenses publiques et aux sources de
financement du déficit budgétaire. Enfin, la dernière partie se
focalise sur les principaux indicateurs de la gestion budgétaire.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 268


SES 2019

XXI.1. LES RECETTES53

Les recettes de l’Etat sont constituées des recettes fiscales, des dons et des autres
recettes. Elles ont connu une hausse de 15,0% entre 2018 et 2019, passant de 2
425,5 milliards54 à 2 788,0 milliards, imputable essentiellement à la forte progression
des recettes fiscales (19,2%).

XXI.1.1. LES RECETTES FISCALES

Les recettes fiscales (y compris le Fonds de Soutien à l’Energie (FSE)) de l’Etat ont
augmenté de 388,0 milliards pour s’établir à 2 410,0 milliards en 2019, soit une
progression de 19,2% par rapport à 2018. Cette performance est imputable au bon
recouvrement des droits de douane (+25,9%), des impôts sur les biens et services
(y compris le Fonds de Sécurisation des Importations de Produits Pétroliers (FSIPP))
(+19,0%) ainsi que des impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
(17,8%).

Graphique XXI-1 : Evolution des recettes fiscales (milliards FCFA)

3 000,0

2 500,0
2 410,0
1 877,3
2 000,0
2 022,0

1 500,0 1 247,2
987,3 1 047,8
1 000,0 710,6
543,5 603,3
365,5
500,0 34,232,0
14,0
290,3 40,0 37,7 9,0
266,4 39,336,0 5,3

2017 2018 2019
Impôts sur les biens et services (y compris FSIPP et FSE) Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Droits de douane Impôts patrimoine
Autres recettes fiscales Impôts sur les salaires et main d'œuvre
Recettes fiscales

Source : DGCPT, DGPPE, TOFE

Les impôts sur les biens et services ont progressé de 19,0% entre 2018 et 2019,
passant de 1047,8 milliards à 1247,2 milliards FCFA, à la faveur de la taxe sur la
valeur ajoutée (TVA) (+20,2%), des accises55 (+13,1%), des autres impôts sur biens

53
Le tableau xx-10 de l’annexe présente la décomposition détaillée des recettes budgétaires.
54
Les valeurs sont en FCFA sauf indication contraire.
55
Taxe prélevée sur la consommation de certains produits comme le tabac manufacturé, l'alcool ou
encore le pétrole

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 269


SES 2019

et services non classés (34,7%), des taxes sur les services déterminés (+3,9%), et
des taxes sur les véhicules à moteur (+15,7%). L’évolution des impôts sur la valeur
ajoutée (883,3 milliards en 2019 contre 734,9 milliards en 2018) est impulsée par
l’augmentation conjointe de la TVA intérieure (+13,3%) et de la TVA à l’import
(+18,1%). Les taxes spécifiques sur la consommation (accises), quant à elles, se
sont bien comportées après une stabilisation notée en 2018, passant ainsi de 156,9
milliards à 177,4 milliards en 2019. Cette bonne dynamique des taxes spécifiques est
en liaison avec le rapatriement de la taxe d’usage de la route (TUR), recrouvée à
hauteur de 41,8 milliards en 2019.

Graphique XXI-2 : Evolution des impôts sur les biens et services de 2017 à 2019 (milliards
de FCFA)

1 400,0
1 247,2
1 200,0
1 047,8
1 000,0 987,3 883,3

800,0 699,2 734,9

600,0

400,0
156,0 156,9 177,4
200,0 75,3 69,6 101,472,3
59,4 61,9
10,8 11,1 12,8

2017 2018 2019
Impôts sur la valeur ajoutée (TVA) Taxes spécifiques sur la consommation (Accises)
Autres taxes sur biens et services non classées Taxes sur des services déterminés
Taxes sur les véhicules à moteur Impôts sur les biens et services (y compris FSIPP et FSE)
Source : DGCPT, DGPPE, TOFE

Les impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital ont connu une hausse
de 17,8% entre 2018 et 2019, passant de 603,3 milliards à 710,6 milliards, à la
faveur de celle des impôts à la charge des personnes physiques (+12,3%) et des
impôts à la charge des sociétés et autres entreprises (+24,7%). Le bon
comportement de l’impôt sur les sociétés (IS) est le résultat de la bonne tenue de
l’activité économique dans les secteurs secondaire et tertiaire en 2018. Quant à
l’impôt sur le revenu, sa progression atteste de la mobilisation efficiente des retenues
à la source ainsi que des reversements des entreprises soumises à la retenue sur les
bénéfices non commerciaux (BNC).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 270


SES 2019

Graphique XXI-3 : Evolution des impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
de 2017 à 2019 (milliards de FCFA)

800 711
700
603
600 544

500
400 352 350
314
261 276 281
300
200
100
8 9 8

2017 2018 2019
Impôts à la charge des personnes physiques Impôts à la charge des sociétés et autres entreprises

Non ventilables Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital

Source : DGCPT, DGPPE, TOFE

Concernant les droits de douanes, ils ont progressé de 25,9% en 2019, passant de
290,3 milliards en 2018 à 365,5 milliards en 2019.

S’agissant des impôts sur les salaires et la main d’œuvre, ils ont augmenté de 79%
pour s’établir à 8,9 milliards en 2019, après la chute enregistrée en 2018.

Au titre des impôts sur le patrimoine, ils ont enregistré un accroissement de 2,0%
entre 2018 et 2019, passant de 39,3 milliards à 40,0 milliards.

XXI.1.2. LES DONS

Les dons, composés des dons budgétaires et des dons en capital, se sont repliés de
12,5% entre 2018 et 2019, passant de 256,4 milliards à 224,3 milliards. Cette
contraction est expliquée par la baisse des dons budgétaires (16,4 milliards après
19,5 milliards en 2018) et celle des dons en capital qui sont passés de 236,9 milliards
en 2018 à 207,9 milliards en 2019.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 271


SES 2019

Graphique XXI-4 : Evolution des dons de 2017 à 2019 (milliards de FCFA)

300
256
232 224
250
237
200 215 208
150

100

50 17 20 16

2017 2018 2019
Dons budgétaires Dons en capital Dons

Source : DGCPT, DGPPE, TOFE

XXI.1.3. LES AUTRES RECETTES

Les autres recettes, constituées des recettes non fiscales et des recettes diverses non
identifiées, ont augmenté de 5,1% en 2019, après une baisse de 45,0% en 2018.
Cette progression est sous l’effet du bon comportement des recettes diverses non
identifiées qui ont enregistré une hausse de 42,7 milliards. Les recettes non fiscales,
en revanche, ont connu une baisse de 23,9% en 2019, atténuant ainsi
l’accroissement des autres recettes qui se sont établies à 154,5 milliards, après 147,0
milliards l’année d’avant.

Graphique XXI-5 : Evolution des autres recettes de 2017 à 2019 (milliards de FCFA)

300,0
267,2
250,0

200,0 147,0
170,3
154,5
150,0
111,8
96,9 147,0
100,0

42,7
50,0


2017 2018 2019
Recettes non fiscales Recettes diverses non identifiées Autres recettes

Source : DGCPT, DGPPE, TOFE

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 272


SES 2019

Réforme des finances publiques au sein de l’UEMOA : point sur le budget programme

La Directive de l’UEMOA relative à la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) vise à instaurer
une gestion plus démocratique et plus efficace des dépenses publiques. En effet, en tant que levier de la
réforme de l’État, son ambition est de changer la gestion des finances publiques tout entière, c’est-à-dire
la façon dont le budget est préparé, présenté et exécuté.
Toutefois, cette directive dont la transposition effective est prévue le 1er janvier 2020, a commencé à
être appliquée depuis 2013 avec l’élaboration du premier Document de Programmation budgétaire et
économique pluriannuelle (DPBEP), la production de Rapports trimestriels sur l’Exécution du Budget
(RTEB) ainsi que l’élaboration, pour chaque ministère, d’un Document de Programmation pluriannuelle
des Dépenses (DPPD).
Les autres aspects du changement introduit par la LOLF devraient intégralement être appliqués avec le
budget de 2020 notamment le budget programme et la déconcentration de l’ordonnancement
Budget Programme
Les budgets programmes constituent la nouvelle forme de gestion financière publique. Au Sénégal,
l'entrée en vigueur de la loi organique n° 2011-15 du 08 juillet 2011 relative aux lois de finances,
adoptée dans le cadre de la transposition des directives du cadre harmonisé des finances publiques au
sein de l'UEMOA de 2009, entraine une réforme en profondeur de son dispositif budgétaire. Celle-ci
s’articule autour de quatre axes principaux à savoir le passage d’un budget de moyens à celui de
résultats, la responsabilisation des acteurs budgétaires, la rénovation des cadres comptable et statistique
de l’Etat et le renforcement du rôle du Parlement et de la Cour des comptes.
i) Le passage d’un budget de moyens à un budget de résultats : Le budget de l'Etat, jusqu'alors
construit selon une logique de moyens, change ainsi de paradigme et s'adosse désormais sur une
logique de gestion axée sur les résultats (GAR). En conséquence, le budget dit de moyens laisse place
au budget dit de programme, construit à partir des politiques publiques, décomposées en
programmes. A ces programmes sont associés des objectifs précis, arrêtés en fonction de finalité
d'intérêt général et des résultats attendus. L'atteinte de ces résultats est mesurée par des indicateurs
de performance (cf. article 12 de la LOLF). La Performance est donc au cœur du nouveau dispositif qui
s’articule autour des points suivants : la gestion axée sur les résultats, les programmes, le principe de
sincérité, la programmation budgétaire et économique pluriannuelle, la mise en cohérence des soldes
avec le Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité, le contrôle interne et le
contrôle de gestion.
ii) La responsabilisation des acteurs budgétaires : Les maitres môts de la nouvelle réforme sont
donc l’efficacité et la transparence dans l’exécution des programmes mis en place. A cet effet, des
responsables de programmes doivent être désignés. La responsabilisation des acteurs budgétaires se
traduit par de nouveaux procédés de gestion visant à permettre aux gestionnaires d’atteindre leurs
résultats. Ces procédés sont la déconcentration du pouvoir d’ordonnateur principal, la fongibilité des
crédits, la régulation budgétaire et le contrôle financier rénové.
iii) La rénovation des cadres comptable et statistique de l’Etat : La rénovation des cadres
comptables et statistique de l’Etat s’articule autour des points suivants : l’introduction du principe de
constatation des droits et obligations dans la Comptabilité générale de l’Etat, la prise en compte de la
dimension patrimoniale, la définition d’un nouveau plan de comptes, les classifications administrative,
économique, fonctionnelle et par programme, le classement des tirages et remboursements d’emprunts
en opérations de trésorerie.
iv) Le renforcement du rôle du Parlement et de la Cour des comptes : L’adoption des budgets
programmes exige que les contrôles budgétaires soient renforcés ; notamment le contrôle
parlementaire et juridictionnel. Le renforcement du pouvoir du Parlement se traduit par l’instauration
d’un débat d’orientation budgétaire, le contrôle parlementaire lors du vote de la loi de finances de
l’année, le contrôle parlementaire renforcé sur l’exécution des lois de finances, le contrôle
parlementaire lors du vote de la loi de règlement. La réforme réaffirme, en outre, les missions
traditionnelles de la Cour des comptes et renforce ses pouvoirs de contrôle et d’évaluation de la gestion

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 273


SES 2019

XXI.2. LES DEPENSES BUDGETAIRES

Les dépenses budgétaires, constituées des charges et des acquisitions nettes d’actifs
non financiers, sont passées de 2 903,0 milliards en 2018 à 3 326,6 milliards en
2019, soit une hausse de 14,6%. Cette progression est sous l’effet combiné de celle
des charges (+16,0%) et des acquisitions nettes d’actifs non financiers (+9,0%).

XXI.2.1. LES CHARGES

Les charges sont constituées de la rémunération des salariés, des utilisations de


biens et services, du paiement des intérêts sur la dette publique, des subventions,
des dons, des prestations d’assistance sociales et des autres charges.

Les charges ont augmenté de 16,0% en 2019. Elles sont évaluées à 2 686,2
milliards, après 2 315,4 milliards en 2018. La hausse entre 2018 et 2019 est
imputable à celle des dons (+49,1%), de la rémunération des salariés (+7,5%), des
autres charges (+4,0%) et des intérêts sur la dette (+3,0%).

Graphique XXI-6 : Evolution des différents types de charges de 2017 à 2019 (milliards de
FCFA)

3 000,0
2 686
2 500,0
2 315
2 214
2 000,0

1 500,0
682 969
1 000,0 725 733
600 650
326 415 431 271
500,0 330 234 306 263 281


2017 2018 2019

Dons Rémunération des salariés Autres charges


Utilisations de biens et services Intérêts Charges

Source : DGCPT, DGPPE TOFE

La rémunération des salariés du secteur public a progressé de 7,5% en 2019 passant


de 682,0 milliards en 2018 à 733,3 milliards en 2019. Cette hausse est imputable à
l’augmentation des effectifs, notamment avec l’intégration des contractuels des
secteurs de l’éducation et de la santé dans la fonction publique.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 274


SES 2019

Les utilisations de biens et services ont connu une baisse de 8,0% entre 2018 et
2019, passant de 305,5 milliards à 281,1 milliards. Cette diminution est liée aux
politiques de rationalisation des dépenses de l’Etat, accompagnées d’une stabilité des
prix à la consommation.

Concernant les paiements des intérêts sur la dette publique, ils ont connu une
hausse de 3,0% en 2019. Ils sont évalués à 263,2 milliards en 2018 et à 271,2
milliards en 2019. L’évolution enregistrée en 2019 est imputable aux intérêts sur la
dette extérieure qui sont passés de 210,3 milliards en 2018 à 232,9 milliards en
2019, soit une progression de 10,7%.

Graphique XXI-7 : Evolution des intérêts sur la dette publique de 2017 à 2019 (milliards
de FCFA)

300 271
263

250 234 233


210
200 178

150

100
56 53
50 38


2017 2018 2019

Exterieur Interieur Interets

Source : DGCPT, DGPPE TOFE

Composés de dons courants et de dons en capital, les dons ont globalement bondi de
49,1% en 2019. Ils sont passés de 649,8 milliards en 2018 à 969,2 milliards en 2019.
Cette performance est consécutive à la hausse conjointe des dons courants (116,8%)
et des dons en capital (17,5%) qui se sont respectivement établis en 2019 à 448,9
milliards et à 520,3 milliards.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 275


SES 2019

Graphique XXI-8 : Evolution des dons de 2017 à 2019 (milliards de FCFA)

969
1 000

800 725
650
600 535 520
443 449
400
190 207
200


2017 2018 2019

Dons courants Dons en capital Dons

Source : DGCPT, DGPPE TOFE

Les autres charges sont réparties entre « autres charges courantes » et « autres
charges en capital ». Les autres charges courantes portent sur les subventions, les
prestations d’assistance sociale et les transferts courants vers les unités
institutionnelles en dehors des administrations publiques.

Les autres charges ont progressé de 4,0% en 2019. Elles sont passées de 414,9
milliards en 2018 à 431,5 milliards en 2019. Cette évolution notée en 2019 est liée à
la hausse des autres charges courantes de 4,5%, qui sont passées de 412,9 milliards
en 2018 à 431,5 milliards en 2019. Cependant, les autres charges en capital se sont
contractées en passant de 2,0 milliards en 2018 à 0,0 milliards en 2019.

Graphique XXI-9 : Evolution des autres charges de 2018 à 2019 (milliards FCFA)

500 431
415
400 330 431
413
300
312
200

100
18 2 ‐

2017 2018 2019
Autres charges courantes Autres charges en capital Autres charges

Source : DGCPT, DPEE TOFE

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 276


SES 2019

XXI.2.1. LES TRANSACTIONS NETTES D’ACTIFS NON FINANCIERS

Les transactions nettes d’actifs non financiers sont composées des acquisitions nettes
d’actifs fixes, des objets de valeurs et d’actifs non produits ainsi que des variations
de stocks.

Les transactions nettes d’actifs non financiers, constituées de plus de 99,9% des
actifs fixes, ont connu une hausse de 9,0% en 2019, passant de 587,7 milliards en
2018 à 640,3 milliards. Cette évolution est impulsée par celle des actifs fixes qui ont
progressé de 8,9% entre 2018 et 2019 pour s’établir à 640,0 milliards.

Cette augmentation des actifs fixes entre 2018 et 2019 est en liaison avec celle des
investissements sur ressources externes (+15,9%) et amoindrie par les
investissements sur ressources internes (-4,2%).

Graphique XXI-10 : Evolution des acquisitions nettes d’actifs fixes de 2016 à 2018
(milliards de FCFA)

700 640
588 600
600 525 518
500 457

400

300

200

100 68 70
40

2017 2018 2019
Investissement financé sur ressources internes Investissement financé sur ressources externes
Actifs fixes

Source : DGCPT, DGPPE, TOFE

XXI.2.2. LES DEPENSES EN CAPITAL

Les dépenses en capital sont formées des dons en capital, des acquisitions nettes
d’actifs non financiers et autres charges en capital.

Les dépenses en capital ont connu une amélioration de 12,4% en 2019. Elles sont
évaluées à 1 160,6 milliards en 2019 contre 1 032,4 milliards en 2018. L’évolution
enregistrée en 2019 est consécutive à la hausse simultanée des dons en capital
(+17,5%) et des acquisitions nettes d’actifs non financiers (+9,0%).

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 277


SES 2019

Graphique XXI-11 : Evolution des dépenses en capital de 2017 à 2019 (milliards de FCFA)

1 500

1 200

900

640
588
600 535 525 520
443

300

18 2 ‐

2017 2018 2019

Dons en capital Acquisition nette actifs non financiers

Autres charges en capital Total dépenses en capital

Source : DGCPT, DGPPE, TOFE

XXI.3. LE FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE56

En 2019, le solde budgétaire global de l’Administration publique est déficitaire de


537,5 milliards de FCFA, soit 3,9% du PIB.

Le financement de ce déficit a nécessité une accumulation nette de passifs de 810,7


milliards amoindrie par une acquisition nette d’actifs financiers évaluée à 271,9
milliards de FCFA.

L’accumulation nette de passifs de 810,7 milliards s’explique par un engagement de


source extérieure estimé à 818,7 milliards et un désengagement d’origine intérieure
de 8,0 milliards. Le financement extérieur est constitué des titres de créances (65,2
milliards) en liaison avec des crédits (753,5 milliards). Ceux-ci sont essentiellement
constitués d’engagements sur les prêts projets (395,0 milliards), les rétrocessions
(162,5 milliards) et les tirages sur prêts programmes (257,0 milliards) ainsi que des
désengagements sur les crédits bilatéraux et multilatéraux et commerciaux (-405,0
milliards). Au niveau intérieur, le désengagement de 8,0 milliards est sous l’effet de
remboursement des crédits (-61,3 milliards) contrebalancé par des émissions de
titres de créances (+12,9 milliards) et des autres comptes à payer (+40,4 milliards).

56
Cf. tableau XX-9 de l’annexe.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 278


SES 2019

L’acquisition nette d’actifs financiers de 271,9 milliards en 2019 est totalement


limitée au niveau intérieur. Elle est réalisée principalement avec les crédits (168,5
milliards) et les numéraires et dépôts (94,9 milliards).

Graphique XXI-12 : Structure du financement du déficit budgétaire en 2019 (en milliards


de FCFA)

600 459
400 272
197
200

‐ 200 2017 2018 2019
‐ 400
‐ 362
‐ 600 ‐ 478
‐ 562 ‐ 537
‐ 800
‐1 000 ‐ 811
‐ 936
‐1 200

Financement Acquisition nette actifs financiers Accumulation nette de passifs

Source : DGCPT, DPEE, TOFE

XXI.4. PRINCIPAUX INDICATEURS DE LA GESTION BUDGETAIRE

Le déficit budgétaire global de l’Administration centrale et des entités non financières


publiques s’est détérioré en passant de 3,7% du PIB en 2018 à 3,9% en 2019.

La pression fiscale, au titre de l’année 2019, est ressortie à 17,6% du PIB contre
15,5% observé un an auparavant, soit un gain de 2,1 points de pourcentage. Ainsi,
le seuil de pression fiscale fixé à 20,0% par le pacte de convergence, de stabilité, de
croissance et de solidarité des pays membres de l’Union Economique et Monétaire
Ouest Africaine (UEMOA) n’est pas atteint malgré la croissance des recettes fiscales.

Le rapport entre la masse salariale et les recettes fiscales a baissé en 2019,


confortant ainsi le Sénégal en dessous du plafond communautaire fixé à 35%. En
effet, il est ressorti à 30,4%, après 34,3% en 2018.

Le ratio « dépenses en capital financées sur ressources internes rapportées aux


recettes fiscales » est ressorti à 23,3%, après 25,9% en 2018, soit une baisse de 2,6
points de pourcentage. Malgré cette contreperformance, le Sénégal maintient sa
position au-dessus du plancher communautaire fixé à 20,0%.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 279


SES 2019

Conclusion

Le déficit budgétaire global est ressorti à 3,9% en 2019 contre 3,7% en 2018. Cette
situation s’est produite dans un contexte d’une progression des dépenses plus
soutenue que des recettes.

Les recettes globales sont passées de 2 425,5 milliards en 2018 à 2 789,1 milliards
en 2019 et celles fiscales de 2 022,0 milliards à 2 410,0 milliards respectivement.
Quant aux dépenses, elles sont évaluées à 3 326,6 milliards en 2019 contre 2 903,0
milliards en 2018.

Au titre des critères de convergence de l’UEMOA liés à la gestion budgétaire en 2019,


le Sénégal n’a pas rempli le critère relatif au déficit budgétaire en plus de celui de la
pression fiscale.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | FINANCES PUBLIQUES 280


SES 2019

Chapitre XXII : MINES, CARRIERES ET

Chapitre XXII :
ENERGIE

Introduction
Le Sénégal se situe dans un terrain géologique riche en ressources
extractives. Toutefois, l’exploitation des ressources du sous-sol s’est
centrée à l’ouest dans la zone de Thiès et dans la partie orientale

MINES, CARRIERES ET ENERGIE


sud du Sénégal. Le secteur extractif s’est positionné ces dernières
années comme un véritable moteur du développement économique
avec 523,7 milliards FCFA de recettes d’exportation soit 26,4% des
ventes à l’extérieur en 2019.

Le secteur extractif est resté dynamique en 2019 avec une légère


hausse de sa production. En effet, évaluée à 765,8 milliards FCFA en
2018, la production est passée à 766,9 milliards FCFA en 2019 avec
des valeurs ajoutées respectives de 443,5 et 480,1 milliards FCFA.
La contribution de ce secteur au PIB, évaluée à 3,5%, est restée
stable entre 2018 et 2019.

Par ailleurs, la production d’électricité en volume a été évaluée à


551,2 milliards FCFA en 2019 contre 512,7 milliards FCFA en 2018.
Cette production a permis de dégager une valeur ajoutée de 192,2
milliards FCFA en 2019, après 178,7 milliards FCFA en 2018, soit une
hausse de 7,5 %.

La maitrise de la production d’électricité représente un atout


stratégique majeur pour le développement du secteur énergétique.

Ce dernier compte selon le Plan Sénégal Emergent parmi les «


fondements de l’Émergence » visant à garantir un accès large et
fiable à une énergie à bon marché à l’horizon 2035. Au Sénégal,
l’accès à l’énergie reste un défi malgré les avancées notées dans ce
secteur. En effet, la demande en produits et services énergétiques
suit une tendance haussière en relation avec la progression de la
richesse nationale et de la population. A cet égard, la nouvelle lettre
de politique de l’énergie vise « une énergie de qualité, disponible et
accessible à tous, à moindre coût et respectueuse de
l’environnement ».

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 281
SES 2019

Ce chapitre s’intéresse au secteur des activités extractives et de l’énergie au Sénégal.


Il est subdivisé en trois (3) parties. La première traite du secteur des activités
extractives en abordant le cadre réglementaire, l’avancée des projets prévus dans le
secteur, les performances du secteur minier. La deuxième se focalise sur l’extraction
et le raffinage des hydrocarbures, la production d’électricité et la troisième présente
quelques perspectives dans le secteur.

XXII.1. MINES ET CARRIERES

XXII.1.1. LES INSTRUMENTS DE LA POLITIQUE MINIERE

Les activités minières sont réglementées par le Code Minier de 2016 et ses décrets
d’application. Toutefois, d’autres textes entrent dans le cadre réglementaire du
secteur minier. Il s’agit notamment du Code Général des Impôts, du Code des
Douanes, du Code Minier Communautaire, du Code des Investissements et du Code
de l’Environnement. La Lettre de Politique Sectorielle 2017-2023 vient s’ajouter à ces
textes susmentionnés. Elle oriente la mise en œuvre de la politique du secteur en
décrivant les objectifs et stratégies.

XXII.1.1.1. Le code minier de 2016 : Décret 2017-459 fixant les


modalités d’application

Le nouveau code minier accompagné de ses textes d’application est entré en vigueur
en novembre 2016.

Plusieurs changements ont été apportés par le nouveau code minier. Il s’agit
notamment de :

 l’introduction des notions de « permis d’exploitation » et de « contrat de


recherche et de partage de production » ;
 l’extension de l’obligation de réhabilitation de la mine en phase de recherche ;
 le renforcement du régime juridique des contrôles par de nouvelles sanctions ;
 le relèvement des droits d’entrée et également des redevances à 5% pour l’or
et les métaux précieux ;
 l’institution d’une redevance superficiaire ; l’assiette de calcul de la redevance
étant désormais basée sur la valeur marchande du produit minier.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 282
SES 2019

Le code de 2016 a également introduit les quatre (4) nouveaux fonds d’appui suivants :

 Fonds d’Appui au développement local : financé par les entreprises à travers


une contribution de 0,5 % du chiffre d’affaires hors taxe annuel ;
 Fonds d’Appui et de Péréquation destiné aux collectivités locales : alimenté
par le versement de 20% des redevances minières et droits fixes payés par les
sociétés minières ;
 Fonds d’Appui au Secteur minier : alimenté par le versement de 20% des
recettes de l’Etat provenant des opérations minières ; et
 Fonds de Réhabilitation des Sites Miniers alimenté par tous les titulaires de
permis minier et destiné à la constitution d’un fonds pour couvrir les coûts de
la mise en œuvre du plan de gestion environnementale.

XXII.1.1.2. La lettre de politique sectorielle

La Lettre de Politique Sectorielle des Mines couvre la période 2017-2023 et vise à


mettre en œuvre un ensemble de stratégies afin d’accroitre la mise en valeur du
potentiel minéral du Sénégal de façon responsable et durable et pour tous.

La mise en œuvre de la Lettre est pilotée par les directions du Ministère des Mines et
de la Géologie. Ces dernières déroulent trois programmes qui constituent le cadre
d’orientation stratégique du secteur :

 le Programme « Mines » qui a pour objectif d’« accroitre la contribution du


secteur au développement économique et social ». Les actions prioritaires de
ce programme sont le renforcement du système d’information minier ; la
modernisation du contrôle et du suivi des opérations minières ; et la
valorisation du potentiel minéral ;
 le Programme « Géologie » dont le but est de « valoriser le secteur tout en
améliorant la connaissance du potentiel géologique » à travers la valorisation
des géosites ;
 le Programme « Pilotage, coordination et gestion administrative » dont
l’objectif principal est l’amélioration de la gouvernance minière et l’intégration
des principes et standards internationaux dans les politiques et programmes
du secteur des mines et de la géologie.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 283
SES 2019

XXII.1.2. L’EVOLUTION DES PROJETS PREVUS DANS LE PLAN


SENEGAL EMERGENT POUR LE SECTEUR MINIER

L’année 2019 marque l’entrée en vigueur de la deuxième phase du Plan d’action


prioritaire (PAP) du Plan Sénégal Emergent (PSE) 2019-2023 qui considère le secteur
minier comme l’un des leviers de développement de notre économie. L’évaluation
des six projets phares de la phase I s’est soldée par un taux de réalisation de 70%.
En sus, le secteur des mines s’est affirmé comme un véritable moteur de la
croissance économique sénégalaise. A cet effet, le diagnostic a permis de maintenir
les six projets phares et d’orienter certaines actions pour mieux impliquer les acteurs
locaux dans la création et distribution de richesse.

XXII.1.2.1. Le développement de la filière phosphates-fertilisants

Le but visé, qui est de produire 3,6 millions de tonnes de phosphates par an à
l’horizon 2023, est atteint à 72,0% en 2019 où la production est chiffrée à 2 593 498
tonnes. Plusieurs projets concourent au développement, dans les prochaines années,
de la filière phosphates-fertilisants notamment :

 le projet Kébémer avec AFRIG qui prévoit une production annuelle de


concentré de phosphates de 180 mille tonnes et 200 mille tonnes d’acide
phosphorique ;
 la transformation de la petite mine de Gadde Bissik en grande mine après la
découverte de ressources estimées à 42 millions de tonnes de phosphates ;
 le projet Begal-Baiti de G-PHOS avec des ressources estimées à 29 millions
tonnes de phosphates.

XXII.1.2.2. La relance du Projet intégré sur le fer de la


Falémé/axe Sud

L’objectif de ce Projet était l’exploitation effective du fer de la Falémé avant 2020


avec une production prévue de 700 millions de tonnes de minerai de fer (hématite et
magnétite) à 62-64%. Dans le cadre de la concrétisation de ce projet, l’Etat du
Sénégal a signé le 9 Octobre 2018 un Protocole d’Accord (PDA) avec la société
turque TOSYALI HOLDING. En 2019, l’entreprise a entamé les études de faisabilité
pour mettre en place une usine de fabrication de fer à béton et de fil machine, et à
moyen terme un complexe minier et sidérurgique.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 284
SES 2019

XXII.1.2.3. L’accélération de l’exploitation du secteur


aurifère/région de Kédougou

Une production de 18 tonnes d’or par an à l’horizon 2023 est l’ambition affichée de
ce projet. En 2019, cet objectif est réalisé à 72,8% contre 69,8% en 2018. Cette
performance est consécutive au relèvement de la production d’or qui s’est chiffrée à
13,1 tonnes, après 12,57 tonnes en 2018. Il est prévu un renforcement de la
production d’or notamment avec la reprise de l’exploitation de Karakaena par
Afrigold, le rachat de RANGOLD par BARRICK GOLD, le démarrage de l’exploitation
de Makabingui avec WATIC, l’exploitation de concession minière de Niamia avec
SORED MINES, la signature du décret n°2019-2098 accordant à AGEM Sénégal un
permis d’exploitation sur le périmètre de « BOTO ».

XXII.1.2.4. L’encadrement et la promotion des mines artisanales

Ce projet a pour objectif principal de transformer les mines artisanales en


opportunité de développement économique et social. A cet effet, pour mieux
encadrer l’exploitation artisanale de l’or en vue de son insertion dans le tissu
économique du pays, un processus d’élaboration de la stratégie de formalisation de
l’Exploitation Minière Artisanale à petite échelle (EMAPE) a été entamé au Sénégal.

XXII.1.2.5. L’accélération de l’exploitation des gisements de


zircon

L’objectif visé par ce projet est de positionner le pays dans le Top 4 des producteurs
mondiaux de zircon avec une production annuelle de 90 000 tonnes. Avec une
production de 93 569 tonnes en 2018, l’objectif a été dépassé. Toutefois, l’entreprise
a réajusté sa production selon les objectifs initiaux soit entre 80 et 85 mille tonnes.
En outre, l’acceptation des populations de Nianfourang du projet d’extraction de
zircon permettrait de renforcer la production nationale.

XXII.1.2.6. Le développement d’un hub minier régional

L’objectif recherché à travers ce projet est de faire du Sénégal un centre de


référence des services miniers d’Afrique de l’Ouest. A cet égard, des dispositifs
d’offres diversifiées d’équipements (y compris la logistique), de services et de
formation dans l’économie minière sont à mettre en place notamment dans la
deuxième phase du PSE pour positionner le Sénégal comme leader dans le domaine.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 285
SES 2019

XXII.1.3. PERFORMANCES DU SECTEUR MINIER EN 2019

La production minière au Sénégal est assez diversifiée et est composée de métaux


précieux, de métaux de base, de minéraux industriels, des minéraux lourds, des
pierres, des matériaux de construction, etc.

XXII.1.3.1. Les phosphates

L’extraction de phosphates a été pendant des décennies, l’activité phare du secteur


minier sénégalais. Elle est assurée par quelques entreprises dans les régions de Thiès
et de Matam.

La production de phosphates en volume a enregistré une baisse de 6,1% en 2019,


après une hausse 12,2% en 2018. Cette légère régression est l’effet conjugué des
baisses de production dans presque toutes les entreprises productrices de
phosphates. En effet, les Industries Chimiques du Sénégal ont enregistré une légère
baisse (-1,0%) de leur production. La SOMIVA a également vu sa production passer
de 570 997 tonnes en 2018 à 460 000 tonnes en 2019. Cette baisse de 19,4% est
imputable au ralentissement du rythme d’exploitation visant la diminution des stocks
de 2018. Enfin, Baobab Mining et Chemical Corporation (BMCC) a réduit
considérablement sa production car elle est dans une phase d’extension de sa mine
en une usine de traitement en vue d’augmenter sa capacité de production.

Au total, en 2019, la production de phosphates se situe à 71,0 milliards FCFA en


termes réels et 83,4 milliards FCFA en valeur.

Graphique XXII-1 : Evolution de la production de phosphates en volume de 2015 à 2019


(en milliards FCFA)

80 73,2 75,6
71
70 67,4

60
50 46,5

40
30
20
10
0
2015 2016 2017 2018 2019

Source : ANSD. Comptes nationaux rénovés, Décembre 2020

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 286
SES 2019

Les exportations de phosphates en quantité enregistrent une progression de 17,4%


en 2019 pour s’établir à 587 216 tonnes. Les ventes à l’extérieur ont été impulsées,
consécutivement à la hausse des prix à l’exportation.

XXII.1.3.2. L’or

L’exploitation de l’or se fait dans la zone orientale du Sénégal, dans les régions de
Kédougou et de Tambacounda. Elle constitue une activité importante de l’économie
locale et régionale. Outre l’exploitation industrielle assurée par les sociétés minières,
cette activité est marquée par une forte implantation de diverses communautés qui
pratiquent l’orpaillage.

La production d’or non monétaire a connu un bond en 2018, sous l’effet de l’entrée
en production de la nouvelle mine de Mako exploitée par Petowal Mining Company
(PMC). Cette situation s’est traduite par une hausse de 71,1% de la production d’or
en quantité. En 2019, la production d’or en quantité s’est consolidée passant de 12,6
tonnes à 13,1 tonnes, soit une hausse de 4,2%. Cette évolution est essentiellement
imputable à l’augmentation de 19,0% (+0,93 tonne) enregistrée par PMC. En
revanche, une baisse de 4,3% de la production d’or de Sabodola Gold Opération
(SGO) a été notée. La production d’or est estimée à 392,9 milliards FCFA en valeur,
soit 8,8% de plus qu’en 2018.

Concernant les ventes d’or à l’étranger, après des recettes de 350,8 milliards FCFA
en 2018, elles culminent à 375,757 milliards FCFA en 2019, soit un poids de 18,9%
des exportations totales du Sénégal. Cette hausse de 7,1% est en liaison avec les
performances enregistrées dans la production en quantité mais également le
relèvement des cours mondiaux de l’or en 2019. En effet, après la baisse des taux
d’intérêt opéré par la FED (Réserve Fédérale des Etats-Unis), les investisseurs ont
préféré le placement dans l’or qui constitue une valeur refuge.

L’or non monétaire extrait au Sénégal est essentiellement expédié en Suisse (90,9%)
et vers les Emirats Arabes Unis (8,5%).

57
Balance des Paiements BCEAO

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 287
SES 2019

Graphique XXII-2 : Evolution de la production de minerai d'or en valeur (en milliards de


FCFA) de 2014 à 2019

450
400
392,90
350 361,2
300
250
231,3
200
202,8
150 185 179,8
100
50
0
2014 2015 2016 2017 2018 2019

Source : ANSD. Comptes nationaux rénovés, décembre 2020

XXII.1.3.3. Le Sel

L’exploitation de sel se fait tout au long de la façade atlantique sénégalaise favorisée


par le climat sahélien chaud qui permet une cristallisation rapide. La production
s’effectue, la plupart du temps, à l’état artisanal à Fatick, Kaffrine et Kaolack mais
aussi à Dakar (Lac Rose) et à Saint-Louis.

En 2018, la production de sel avait reculé de 9,1% en liaison avec la baisse de la


production industrielle en quantité. La production en quantité de sel a renoué avec la
progression en 2019. Toutefois, cela s’est traduit par une légère hausse de 1,1% en
valeur, consécutive à la dépréciation des prix du sel.

Le sel produit au Sénégal est exporté principalement dans la sous-région. Les


expéditions de sel connaissent des replis successifs depuis 2016. Les recettes
obtenues des exportations de sel en 2019 sont évaluées à 10,258 milliards FCFA,
après 12,4 milliards FCFA en 2018.

58
Balance des Paiements BCEAO

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 288
SES 2019

Graphique XXII-3 : Evolution de la production de sel en valeur (milliards FCFA) de 2014 à


2019

40

35
33,0 33,4
32,2
30 30,4 30,5

25 26,2

20

15

10

0
2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : ANSD. Comptes nationaux rénovés, décembre 2020

XXII.1.3.4. Le Zircon et le titane

Le zircon est un sable de fonderie "réfractaire", ce qui veut dire qu’il résiste à de très
fortes températures. Au Sénégal, il est extrait des sables de DIOGO en association
avec l’ilménite, le rutile et le leucoxène59.

En 2019, la production de zircon a enregistré un recul de 13,7% s’établissant à 80


747 tonnes après 93 569 tonnes en 2018. Cette régression est imputable à l’effet
conjugué de la baisse de la teneur des sables extraits et du réajustement de la
production conformément à l’intervalle de production (80 000 et 85 000) fixé par
Grande Cote Opération (GCO) à son installation. La production d’ilménite en 2019 est
également passée de 506 937 tonnes en 2018 à 491 604 tonnes, soit une baisse de
3,1%.

Le zircon sénégalais est destiné principalement au marché européen. En 2019, 88


712 tonnes de zircon d’une valeur de 61,2 milliards FCFA ont été exportées contre 85
994 tonnes évaluées à 57,7 milliards FCFA en 2018. Concernant le titane, les
exportations sont passées à 525 720 tonnes (valorisées à 54,1 milliards FCFA) en
2019, après 458 850 tonnes (41,9 milliards FCFA) en 2018.

59
Ces trois minéraux sont pris en compte dans la nomenclature nationale dans la position du « Titane ».

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 289
SES 2019

XXII.1.4. LES PRODUITS DES CARRIERES

Au Sénégal, les personnes physiques et morales peuvent exploiter des carrières sous
condition d’avoir une autorisation. L’exploitation des carrières est classée en deux
catégories : les carrières publiques et les carrières privées. Les carrières publiques et
les carrières privées peuvent être temporaires (la durée inférieure ou égale à un an),
ou permanentes (durée dépasse un an). Les carrières peuvent être ouvertes aussi
bien sur le domaine public que sur le domaine privé. Les ressources apparaissent
significatives et concernent le basalte, le calcaire, l’argile, la latérite, le sable
etc. Leur quantité est estimée par le Ministère chargé des mines en fonction des
redevances payées aux Services des Mines et de la Géologie des régions d’extraction.

Le calcaire est une roche d’origine sédimentaire utilisée dans la production de ciment
et de granulats. En 2019, sa production est chiffrée à 5 551 741 tonnes pour une
valeur de 13,1 milliards FCFA. L’argile est également un des intrants de la fabrication
de ciment et sa production est évaluée en 2019 à 559 333 tonnes valorisée à
1,9 milliards CFA.

Le basalte est une roche d’origine volcanique utilisée surtout dans les travaux
publics. Il convient parfaitement à la confection de béton de qualité et à la réalisation
de couches de roulement de chaussée. Son extraction est focalisée essentiellement
sur Diack dans la région de Thiès. En 2019, la quantité de basalte extraite est de 3
206 280 tonnes en volume et 26,4 milliards en valeur.

Tableau XXII-1 : Quantités et valeurs de certaines substances extraites des carrières en


2019

Substances minérales Quantité (tonnes) Valeur (milliards)

Calcaire granulats 5 551 741 13,1

Basalte 3 206 280 26,4

Argile 559 333 1,9


Source : Rapport ITIE 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 290
SES 2019

XXII.2. ENERGIE

Le Sénégal importe du pétrole brut et des produits pétroliers finis pour satisfaire la
demande en énergie et en carburant. La facture pétrolière a connu une baisse de
9,1% en 2019 où elle s’élève à 733,560 milliards FCFA, après 805,1 milliards FCFA en
2018. Malgré ce repli, les importations de produits pétroliers restent importantes
pour l’économie sénégalaise.

La Lettre de Politique de Développement de l’Energie qui définit la stratégie à


adopter pour la gestion efficace du secteur a pour objectif général « le renforcement
de l’accès de tous à une énergie en qualité et en quantité suffisante à moindre coût
et durable ». Elle a quatre orientations stratégiques :

 la sécurisation de la production et de l’approvisionnement du pays en énergie


en quantité suffisante et au moindre coût ;
 l’accès à l’électricité avec une qualité et une continuité de service à moindre
coût et de façon durable ;
 l’accès des populations aux combustibles modernes de cuisson ;
 le renforcement de la gouvernance, de la régulation et du suivi-évaluation.

XXII.2.1. EXTRACTION D’HYDROCARBURES

Le bassin sédimentaire sénégalais dispose d’un potentiel en hydrocarbures


aujourd’hui prouvé sur certaines zones « offshore ». Plusieurs compagnies pétrolières
sont en phase d’exploration, d’autres en phase d’investissement pour préparer
l’extraction future de pétrole et de gaz et un seul produit du gaz naturel à Gadiaga.

En 2019, il n’y a pas eu de nouvel octroi de permis pour l’exploration-production des


hydrocarbures. Par conséquent, la carte des blocs octroyés compte douze (12) blocs
attribués dont onze (11) en offshore et un (1) en onshore.

60 ANSD. Note d’Analyse du Commerce Extérieur (NACE) 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 291
SES 2019

Graphique XXII-4 : Carte des blocs pétroliers au Sénégal en 2019

Source : Rapport ITIE 2019

Le Sénégal a revu sa législation pétrolière en 2019 avec un nouveau code pétrolier


qui rend caduque celui du 08 janvier 1998 mais inclut une clause de stabilité des
contrats pétroliers antérieurs, sauf si les coûts additionnels relèvent de la sécurité
des personnes, la protection de l’environnement, le contrôle des opérations
pétrolières ou du droit du travail. Ce texte régit le secteur des hydrocarbures et a
introduit plusieurs changements notamment au niveau de la fiscalité :

 le taux de redevance pour les hydrocarbures fixé à 10% (terre), 9% (mer peu
profond) ; 8% (mer profond) ; 7% (mer ultra profond) ; 6% (gaz naturel) ;
 l’impôt minimum forfaitaire est égal à 0,5% du chiffre d’affaires hors taxes
avec un minimum de 500 000 FCFA et un maximum de 5 000 000 FCFA ;
 le loyer superficiaire qui dépendait des contrats est fixé à 30 dollars US par
Km² par an pour la phase initiale d’exploration, 50 dollars US par Km² par an
pour la première phase d’exploitation et 75 dollars US par Km² par an pour la
dernière ;
 un pourcentage maximal est défini suivant le ratio des revenus cumulés sur
les investissements cumulés appelé facteur R61 pour effectuer le partage de la
production entre l’Etat et les compagnies pétrolières ;

61
La part de l’Etat est de 40% si le facteur R< 1 ; 45% si facteur R<2 ; 55% si le facteur R <3 et 60% si le facteur R > 3

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 292
SES 2019

 la création d’un droit de douane de sortie à hauteur de 1% sur la production à


exporter pour prioriser le pétrole pour la consommation locale ;
 l’introduction des frais d’instruction non remboursables fixés à 50 000 dollars
US en cas de renouvellement ou d’extension des titres miniers
d’hydrocarbures.

XXII.2.1.1. Extraction de gaz naturel

Une seule compagnie est en production dans l’amont pétrolier sénégalais au niveau
du bloc de DIENDER. Il s’agit de Fortesa Corporation qui a un contrat de mise en
production depuis 2001 à Gadiaga.

Le gaz naturel extrait du sous-sol sénégalais est utilisé essentiellement par l’industrie
du ciment pour produire de l’électricité. Après une régression continue depuis 2016,
la production de gaz naturel renoue avec la hausse en 2019 en liaison avec
l’augmentation de la capacité d’un des puits exploités par FORTESA. En effet,
évaluée à 1,9 milliards FCFA en 2018, la production a augmenté de 41,8% en 2019
pour s’établir à 2,7 milliards FCFA.

L’exploitation prochaine des champs gaziers de « Grande Tortue Ahmeyim »,


gisement qui est à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, permettra d’augmenter
de manière substantielle la production de gaz naturel. En outre, les entreprises
concernées par la prospection du gaz naturel ont engagé des dépenses qui augurent
d’une hausse de la production mais également de la valeur ajoutée dans cette
sous-branche.

XXII.2.1.2. Extraction de pétrole brut

L’extraction de pétrole au Sénégal débutera en 2023, selon les prévisions. En outre,


des entreprises s’activent dans l’exploration et la prospection. Ces entreprises
engagent des dépenses très importantes dans cette phase de recherche qui doivent
être évaluées, selon le SCN 2008, comme des productions immobilisées et, donc,
concourir à la formation de la valeur ajoutée du secteur extractif.

XXII.2.2. RAFFINAGE DES HYDROCARBURES

La Société Africaine de Raffinage (SAR) importe du pétrole brut pour produire des
produits pétroliers finis notamment du supercarburant, de l’essence, du gasoil, du
diesel, du fuel, du pétrole lampant, du naphta, des lubrifiants, etc. Le raffinage
assure près de la moitié des besoins du Sénégal en produits pétroliers finis.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 293
SES 2019

La production de produits pétroliers finis qui s’élevait à 0,97 millions de tonnes en


2018 enregistre une baisse pour s’établir à 0,87 millions de tonnes en 2019 en liaison
avec la diminution de la production de presque tous les produits : supercarburant
(-25,1%), fuel oil (-13,1%), gaz-oil (-9,7%) et diesel-oil (-8,9%). Il est important de
souligner que la SAR ne produit plus de carburéacteur depuis 2016.

A cet effet, le sous-secteur du raffinage de pétrole enregistre une contraction de


5,9% de sa valeur ajoutée en 2019, après une progression de 15,1% en 2018. Cette
évolution est imputable aux difficultés financières que connait la SAR. Les achats en
volume d’huiles brutes de pétrole ont diminué malgré la baisse des cours mondiaux
de Brent de 9,4%. A l’opposé, les achats à l’international de produits pétroliers finis
se sont accrus de 18,2% en liaison avec le repli de l’activité de raffinage et la
croissance de la demande locale.

XXII.2.3. PRODUCTION D’ELECTRICITE

La source thermique est celle dominante dans la production d’électricité au Sénégal


(86,3%). Elle est suivie de loin par l’hydraulique (7,2%) et le solaire (6,0%). L’éolien
ne représente qu’une infime partie de la production (0,5%).

La puissance totale installée au Sénégal en 2019 est de 1435,9 MW. Les unités des
producteurs privés (IPP) dominent avec une capacité totale de 930,1 MW, soit
64,8 %. Le parc propre de la SENELEC quant à lui a une puissance totale installée de
505,9 MW (35,2%). A cela s’ajoutent les productions des industriels auto producteurs
qui consomment leur propre électricité et vendent à la SENELEC en cas d’excédent.

La politique d’optimisation des sources de production d’énergie et d’amélioration de


la qualité du service dans le sous-secteur de l’électricité continue de porter ses fruits.
En effet, l’activité de production et de distribution d’électricité a enregistré une
hausse de sa valeur ajoutée de 7,4 % en 2019, après 6,4 % en 2018. Cette
performance est le résultat d’une hausse de 10,3% de la production d’électricité qui
est passée de 4 037,9 GWH en 2018 à 4 454,4 GWH en 2019 notamment en raison
de l’augmentation de la production des producteurs indépendants qui ont vendu à la
SENELEC 20,3% de plus qu’en 2018. En effet, les capacités installées par la
« location » et « les centrales photovoltaïques solaires » ont augmenté
respectivement de 131% et 16%.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 294
SES 2019

XXII.3. PERSPECTIVES DU SECTEUR

Plusieurs actions sont en perspective afin de développer le secteur minier et


d’accroître son apport à la richesse nationale, notamment :

 l’entrée en production de Bassari Resources Senegal et IAMGOLD Corporation,


dans le domaine de l’or ; et d’African Investment Group (AFRIG), Amafrique et
G-PHOS, dans le domaine des phosphates ;

 la prospection de basalte sur deux (2) sites à Keur Samba Kane et Diack,
situés dans la région de Thiès ;

 la proposition d’un nouveau décret pour une répartition plus équitable du


Fonds d’Appui et de Péréquation aux collectivités territoriales ;

 l’opérationnalisation des Fonds d’appui au développement local et d’appui au


secteur minier et de réhabilitation ;

 l’opérationnalisation des comptoirs commerciaux de l’or autorisés ;

 la dématérialisation des procédures des affaires ;

 l’actualisation de la Lettre de Politique Sectorielle de développement (LPSD)


2017-2023 du secteur ;

 l’élaboration du document de la deuxième phase du projet de recherche de


substances de carrières (calcaires, grès et basaltes) ;

 l’élaboration de la stratégie nationale du contenu local ;

 l’exploitation du gaz naturel et du pétrole en 2023.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 295
SES 2019

Conclusion

Le secteur extractif est l’une des industries les plus rentables au monde et pour qu’il
contribue de façon optimale au développement économique et à la croissance, il a
besoin de cadres de politique publique stables. Au Sénégal, le code minier ainsi que
la législation qui l’accompagne assure cette stabilité. A cet effet, les industries
extractives jouent un rôle politique, social, économique majeur. En outre, elles
représentent le premier poste d’entrée de recettes pour les échanges extérieurs et
occupent également une place importante dans la formation du PIB.

En sus du secteur extractif, l’énergie est un pilier important pour le développement


économique du Sénégal qui a l’ambition de devenir un pays émergent. L’offre
énergétique s’est diversifiée et arrive à répondre à une bonne partie de la demande.
Toutefois, cette dernière augmente très rapidement et des stratégies doivent être
développées afin de satisfaire les besoins des sénégalais en matière d’énergie. Les
perspectives d’exploitation de pétrole et de gaz ainsi que la politique affichée de la
SENELEC d’augmenter et de diversifier son offre permettent d’espérer que l’énergie
sera accessible à tous dans les prochaines années.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 296
SES 2019

Chapitre XX :
ANNEXES

Chapitre XXIII : ANNEXES

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 297


SES 2019

Annexe 1 : JUSTICE

Tableau XXIII-1 : Evolution mensuelle de la population carcérale selon le type de détenus


en 2019

Variation mensuelle
Mois Prévenus Condamnés Total
(m)-(m-1)

Janvier 4722 5854 10576


Février 4473 6160 10633 57
Mars 4737 6372 11109 476
Avril 4654 5988 10642 -467
Mai 4499 6466 10965 323
Juin 4504 6776 11280 315
Juillet 4432 7243 11675 395
Août 4537 6883 11420 -255
Septembre 4541 6994 11535 115
Octobre 4632 7302 11934 399
Novembre 4714 7406 12120 186
Décembre 4833 6743 11576 -287
Moyenne 4607 6682 11289
Source : DAP, 2019

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 298


SES 2019

Annexe 2 : PÊCHE ET AQUACULTURE

Tableau XXIII-2 : Débarquements de la pêche artisanale en tonnes de 2014 à 2019

ANNEE 2014 2015 2016 2017 2018 2019


Poissons 355 612 359 719 377 765 371 732 372 067 425 375
Crustacés 3 118 2 782 2 305 3 582 3 521 3 789
Mollusques 14 922 20 722 17 801 18 721 23 055 22 799
TOTAL 373 652 383 222 397 871 396 053 398 643 451 964
Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime

Tableau XXIII-3 : Quantités de produits transformés (en tonnes) selon le type de


produits de 2014 à 2019
Erreur ! Liaison incorrecte.

ANNEE 2014 2015 2016 2017 2018 2019

GEDJ 4 613 5 044 5 606 6 995 6 650 5 263


TAMBADJANG 2 911 4 223 3 246 1 959 2 421 3 047
KETHIAKH 26 392 17 388 20 826 22 942 24 555 22 601
METORAH 7 159 9 015 8 964 6 491 2 086 8 058
YET 937 1 331 1 246 960 829 779
TOUFFA 207 458 271 249 239 237
YOKHOSS 41 9 2 11 6 2
SALE SECHE 3 147 2 600 1 867 1 124 1 172 752
PAGNE 108 166 211 436 625 227
AILERON 46 49 43 29 24 69
CREVETTES 43 14 13 14 43 79
AUTRE 22 42 21 263 275 87
TOTAL 45 626 40 339 42 318 41 474 38 925 41 201
Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime

Tableau XXIII-4 : Débarquements (en tonnes) de la pêche industrielle par type de 2014 à
2019

ANNEE 2016 2017 2018 2019


chalutière 54 553 60 234 68 576 69 068
thonière 25 186 37 627 49 377 36 567
sardinière 3 459 815 608 482
Pêche industrielle 83 198 98 676 118 561 106 118
Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 299


SES 2019

Annexe 3 : TRANSPORT

Tableau XXIII-5 : Evolution du nombre d’entreprises entre 2015 et 2019 selon le mode
Var (% )
2015 2016 2017 2018 2019
Mode de transport 2019 /2018
Transports ferroviaires 3 4 4 4 4 0,0%
Transports routiers, transports par conduite 192 243 266 266 279 4,9%
Transports par eau 13 19 20 20 21 5,0%
Transports aériens 26 27 27 27 27 0,0%
Services annexes et auxiliaires de transport 450 548 597 596 627 5,2%
Total 684 841 914 913 958 4,9%
Source : ANSD/BDEF

Tableau XXIII-6 : Evolution de l’indice des prix du groupe « transport » (base 100 en
2014)
Pond Var (%)
2019-
Libellé 2016 2017 2018 2019 2018
Transports 563 97,5 97,8 97,9 98,9 1,0%
Achat de véhicules 42 100,3 99,8 100,8 102,2 1,3%
Automobile 37,7 98,8 98,4 99,3 100,5 1,2%
Cycle, motocycle et véhicule à traction animale 4,4 97,4 96,2 96,6 97,9 1,4%
Dépenses d'utilisation des véhicules 146 92,0 92,1 92,7 96,9 4,5%
Pièces détachées et accessoires 8,9 99,7 101,6 101,5 102,2 0,7%
Carburants et lubrifiants 102,8 90,8 88,1 88,1 91,2 3,5%
Entretien et réparations de véhicules particuliers 23,6 100,7 100,2 101,4 103,1 1,7%
Autres services relatifs aux véhicules personnels 10,6 101,3 99,3 100,5 104,4 3,8%
Services de transport 374,7 99,5 100,0 99,9 99,7 -0,2%
Transport routier de passagers 346,2 100,5 100,7 100,4 100,0 -0,5%
Transport aérien de passagers 21,8 102,9 104,9 105,9 111,7 5,5%
Autre type de transport de passagers et autre
6,7
service de transport 99,8 101,5 116,1 116,2 0,1%
Indice général 10 000 102,1 103,2 103,7 104,8 1,0%
Source : ANSD, Indice Harmonisé des prix à la consommation (IHPC)

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 300


SES 2019

Annexe 4 : BÂTIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS

Tableau XXIII-7 : Production et ventes de ciment (milliers de tonnes)1

2015 2016 2017 2018 2019


Production de ciment 5 576,8 6 181,2 6 441,1 6 782,5 6 775,0
Ventes locales de ciment 3 317,2 3 292,4 3 670,7 4 681,1 4 924,3
Exportations de ciment 2 253,8 2 899,6 2 770,4 2 101,4 1 850,7
Source : DPEE. Tableau de bord

1 La différence entre la production et les ventes est liée aux mouvement de stocks.

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 301


SES 2019

Tableau 2 : Principaux clients du Sénégal pour l’exportation de ciment de 2015 à 2019

2015 2016 2017 2018 2019


VALEUR DOUANE1 POIDS NET2 VALEUR DOUANE POIDS NET VALEUR DOUANE POIDS NET VALEUR DOUANE POIDS NET VALEUR DOUANE POIDS NET

TOTAL EXPORTATIONS DE CIMENT 104 901 310 877 2 348 040 619 122 799 091 777 2 881 676 123 117 743 337 977 2 770 424 536 86 503 306 869 2 101 426 175 77 682 220 336 1 850 659 780

FRANCE 2 635 20 40 660 225 160 010 204 386 843 1 011 174 452 3 200

ROYAUME UNI 138 810 000 3 500 000 51 300 001 3 000 000 700 882 040 17 866 000 381 047 240 9 711 000 30 825 600 1 000 000

BULGAR 3 371 760 84 000 41 500 000 1 000 000

MAURITANIE 1 610 842 000 40 308 550 10 559 106 232 251 632 500 9 359 809 580 216 201 000 552 505 000 11 598 000 430 575 506 10 480 000

MALI 83 721 890 060 1 821 150 150 84 623 128 824 1 967 514 373 89 496 753 260 2 110 184 614 75 773 582 150 1 835 939 574 67 092 650 875 1 593 675 825

BURKINA FASO 1 089 902 000 27 751 500 3 805 084 80 200

TCHAD 66 000 1 000

ILES DU CAP VERT 68 000 000 2 000 000 91 547 662 2 000 000

GAMBIE 11 522 212 454 301 434 899 24 965 387 879 598 891 030 15 539 857 119 366 718 955 7 508 465 581 192 243 620 9 033 440 548 220 990 570

GUINEE BISSAU 2 309 220 728 57 129 000 2 161 206 266 49 765 600 2 363 415 388 55 372 600 2 047 885 245 46 573 500 969 921 505 21 786 799

GUINEE REPUBLIQUE 185 931 000 1 365 000 6 579 200 160 000 105 377 500 2 635 000 88 725 000 2 250 000 63 780 940 1 498 116

SIERRA LEONE 3 080 600 000 65 101 500 298 597 438 8 040 000

COTE D'IVOIRE 781 900 000 18 800 000 56 514 193 504 000 167 051 806 1 291 500 1 400 000 35 000

GHANA 6 644 514 70 500 17 442 352 109 270 28 184 910 389 270

BENIN 2 066 000 4 195

BOTSWANA 3 360 000 84 000

CANADA 15 000 163

MONGOLIE 31 200 000 800 000

SURINAM 460 000 000 11 500 000

BRUNEI

REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE 219 796 200

Source : ANSD, Bureau des échanges extérieurs

1 VALEUR DOUANE (en FCFA)


2 Poids (unité en kilogramme)

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 302


SES 2019

Annexe 5 : PRODUCTION INDUSTRIELLE

Tableau XXIII-8 : Indice Harmonise de la Production Industrielle (Base 100 en 2015)


Codes Produits
2019/
agrégés Libellé Produits agrégés 2015 2016 2017 2018 2019
NOPEMA rev1 2018
05-09 PRODUITS DES INDUSTRIES EXTRACTIVES dont… 100,0 110,2 109,8 103,0 110,9 7,7
07 Minerais métalliques 100,0 114,5 132,5 144,4 141,5 -2,0
08 Autres produits des industries extractives 100,0 103,9 87,5 69,9 84,7 21,2
10-33 PRODUITS MANUFACTURIERS dont… 100,0 112,2 111,1 105,3 108,2 2,7
10-12 PRODUITS AGRO-ALIMENTAIRES dont… 100,0 110,1 108,7 104,5 111,3 6,5
10 Produits alimentaires 100,0 104,2 102,0 99,4 106,0 6,6
11 Boissons 100,0 172,1 191,3 160,8 164,0 2,0
12 Produits à base de tabac 100,0 80,9 67,7 65,8 82,0 24,5
13-14 PRODUITS TEXTILES ET ARTICLES D’HABILLEMENT 100,0 81,8 110,7 124,4 114,7 -7,8
15 CUIR TRAVAILLE ET ARTICLES DE VOYAGE, CHAUSSURES 100,0 90,3 59,5 62,8 26,7 -57,5
17-18 PAPIER ET CARTON, TRAVAUX D’IMPRESSION ET REPRODUCTION D’ENREGISTREMENTS 100,0 98,9 86,0 88,9 93,3 4,9
19 PRODUITS DU RAFFINAGE ET DE LA COKÉFACTION 100,0 116,4 128,1 105,1 98,6 -6,1
20-22 PRODUITS CHIMIQUES, PHARMACEUTIQUES, DU TRAVAIL DU CAOUTCHOUC ET DU PLASTIQUE dont… 100,0 133,7 141,0 120,3 122,7 2,0
20 Produits chimiques 100,0 147,3 159,9 116,3 120,5 3,6
21 Produits pharmaceutiques, 100,0 86,1 72,3 67,2 94,1 40,0
22 Produits du travail du caoutchouc et du plastique 100,0 116,7 120,1 129,8 123,5 -4,8
23 MATERIAUX MINERAUX 100,0 128,6 116,0 124,7 122,8 -1,5
24-25 PRODUITS MÉTALLURGIQUES ET DE FONDERIE, OUVRAGES EN MÉTAUX ; PRODUIT DU TRAVAIL DES MÉTAUX dont… 100,0 110,7 90,3 77,5 80,6 4,0
24 Produits métallurgiques et de fonderie, 100,0 111,2 89,1 76,2 79,7 4,7
25 Ouvrages en métaux ; produit du travail des métaux 100,0 97,7 126,2 133,8 119,5 -10,7
26-28 PRODUITS ÉLECTRONIQUES ET INFORMATIQUES, EQUIPEMENTS ELECTRIQUES, MACHINES ET EQUIPEMENTS NCA dont… 100,0 90,7 29,2 14,5 7,6 -47,3
26 Produits électroniques et informatiques 100,0 39,7 39,7 17,9 0,0 -100,0
27 Equipements électriques 100,0 92,2 27,3 13,6 7,5 -44,9
31-33 AUTRES INDUSTRIES MANUFACTURIÈRES dont… 100,0 91,8 85,0 85,5 84,7 -0,9
31 Meubles et matelas 100,0 99,9 97,8 50,0 40,6 -18,7
32 Produits manufactures divers 100,0 83,5 72,5 113,7 137,4 20,9
35-36 ELECTRICITE, GAZ ET EAU dont… 100,0 106,6 108,9 115,3 122,8 6,5
35 ELECTRICITE, GAZ 100,0 103,9 112,3 117,6 126,5 7,6
36 EAU CAPTEE ET DISTRIBUEE 100,0 111,9 101,0 109,9 113,4 3,2
37-39 PRODUITS DES INDUSTRIES ENVIRONNEMENTALES dont… 100,0 102,4 104,3 117,1 118,4 1,1
37 Eaux usées collectées et boues 100,0 365,1 132,4 209,2 321,7 53,8
38 Déchets collectés, traités et éliminés 100,0 97,9 103,8 110,9 109,5 -1,3
ENSEMBLE HORS EGRENAGE DE COTON 100,0 111,3 110,6 106,2 110,3 3,8
EGRENAGE DE COTON 100,0 95,7 95,8 66,7 57,1 -14,4

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 303


SES 2019

Tableau XXIII-9 : Indice des Prix e Production Industrielle (Base 100 en 2015)
Codes Produits
2019/
agrégés Libellé Produits agrégés 2015 2016 2017 2018 2019
NOPEMA rev1 2018
05-09 PRODUITS DES INDUSTRIES EXTRACTIVES dont… 100,0 103,3 115,1 121,2 135,0 11,5
07 Minerais métalliques 100,0 106,3 107,3 103,1 118,4 14,9
08 Autres produits des industries extractives 100,0 99,1 120,3 136,7 145,9 6,7
10-33 PRODUITS MANUFACTURIERS dont… 100,0 95,5 97,7 99,7 98,7 -1,1
10-12 PRODUITS AGRO-ALIMENTAIRES dont… 100,0 96,2 97,0 96,2 95,3 -1,0
10 Produits alimentaires 100,0 98,5 99,4 98,5 97,6 -0,8
11 Boissons 100,0 74,5 74,6 74,6 74,6 0,0
12 Produits à base de tabac 100,0 100,0 100,0 96,7 85,6 -11,5
13-14 PRODUITS TEXTILES ET ARTICLES D’HABILLEMENT 100,0 102,2 103,2 112,7 110,1 -2,3
15 CUIR TRAVAILLE ET ARTICLES DE VOYAGE, CHAUSSURES 100,0 83,6 80,8 82,5 77,2 -6,4
17-18 PAPIER ET CARTON, TRAVAUX D’IMPRESSION ET REPRODUCTION D’ENREGISTREMENTS 100,0 100,9 100,9 100,9 100,8 0,0
19 PRODUITS DU RAFFINAGE ET DE LA COKÉFACTION 100,0 76,4 89,3 109,5 102,9 -6,0
20-22 PRODUITS CHIMIQUES, PHARMACEUTIQUES, DU TRAVAIL DU CAOUTCHOUC ET DU PLASTIQUE dont… 100,0 88,9 81,1 80,7 83,2 3,0
20 Produits chimiques 100,0 84,1 71,7 73,0 74,3 1,7
21 Produits pharmaceutiques, 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 0,0
22 Produits du travail du caoutchouc et du plastique 100,0 96,2 98,2 93,4 98,6 5,6
23 MATERIAUX MINERAUX 100,0 97,8 96,3 95,9 98,5 2,6
24-25 PRODUITS MÉTALLURGIQUES ET DE FONDERIE, OUVRAGES EN MÉTAUX ; PRODUIT DU TRAVAIL DES MÉTAUX dont… 100,0 111,0 146,3 177,1 164,6 -7,0
24 Produits métallurgiques et de fonderie, 100,0 111,6 147,6 179,2 166,1 -7,3
25 Ouvrages en métaux ; produit du travail des métaux 100,0 95,6 108,1 108,0 106,4 -1,4
26-28 PRODUITS ÉLECTRONIQUES ET INFORMATIQUES, EQUIPEMENTS ELECTRIQUES, MACHINES ET EQUIPEMENTS NCA dont… 100,0 97,0 87,0 86,4 86,4 0,0
26 Produits électroniques et informatiques 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 0,0
27 Equipements électriques 100,0 96,9 86,5 85,9 85,9 0,0
31-33 AUTRES INDUSTRIES MANUFACTURIÈRES dont… 100,0 102,5 115,7 122,8 119,0 -3,1
31 Meubles et matelas 100,0 101,7 105,8 114,7 109,0 -5,0
32 Produits manufactures divers 100,0 103,4 126,3 130,8 129,7 -0,8
35-36 ELECTRICITE, GAZ ET EAU dont… 100,0 100,0 95,0 94,4 95,1 0,7
35 ELECTRICITE, GAZ 100,0 100,0 92,6 91,8 92,6 0,9
36 EAU CAPTEE ET DISTRIBUEE 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 0,0
37-39 PRODUITS DES INDUSTRIES ENVIRONNEMENTALES dont… 100,0 100,0 91,8 82,1 79,1 -3,6
37 Eaux usées collectées et boues 100,0 100,0 99,3 99,0 99,0 0,0
38 Déchets collectés, traités et éliminés 100,0 100,0 91,3 80,6 77,5 -3,8
ENSEMBLE HORS EGRENAGE DE COTON 100,0 97,0 99,5 101,5 102,5 1,0
EGRENAGE DE COTON 100,0 113,6 123,5 125,0 142,2 13,7

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 304


SES 2019

Annexe 6 : PRIX A LA CONSOMMATION

Tableau XXIII-10 Evolution de l’indice des 12 fonctions de consommation en 2019


Moy. Indices Moy. Variation
Libellé 2018 janv-19 févr-19 mars-19 avr-19 mai-19 juin-19 juil-19 août-19 sept-19 oct-19 nov-19 déc-19 2019 19/18
Produits alimentaires et boissons non alcoolisées 120,5 108,3 107,9 106,9 107,5 106,8 107,3 107,7 111,1 112,1 112,8 112,1 110,4 109,2 1,0%
Boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants 116,2 115,1 114,5 114,3 115,1 115,2 115,1 114,9 115,5 114,9 115,1 115,1 114,8 115,0 10,4%
Articles d'habillement et chaussures 96,1 101,8 101,8 101,3 100,8 100,7 101,2 101,5 103,1 102,7 102,9 102,8 102,3 101,9 0,4%
Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles 94,6 98,2 98,2 98,3 98,3 98,4 98,3 98,3 98,4 98,4 98,5 98,7 99,3 98,5 0,5%
Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer 101,8 103,9 103,9 103,9 103,9 103,8 103,8 103,6 103,6 103,6 103,8 103,7 103,8 103,8 0,2%
Santé 110,0 105,2 105,6 106,2 105,9 106,4 105,8 105,2 106,4 106,0 106,3 107,2 106,6 106,1 0,6%
Transports 102,4 97,8 97,9 98,2 98,4 98,4 98,5 99,7 99,8 99,8 99,6 99,4 99,5 98,9 1,0%
Communication 71,6 88,3 89,3 88,9 88,0 87,6 88,9 89,9 90,4 89,5 88,9 87,8 88,9 88,9 0,0%
Loisirs et culture 105,6 101,1 101,1 101,0 100,5 100,6 100,5 101,4 101,3 101,2 101,4 101,4 101,6 101,1 0,9%
Enseignement 114,9 107,7 107,7 107,7 107,7 107,7 107,7 107,7 107,7 107,7 108,8 108,8 108,8 108,0 1,9%
Restaurants et Hôtels 114,5 102,7 103,0 103,4 103,7 102,9 103,7 103,8 103,8 103,7 103,8 104,2 104,2 103,6 1,2%
Biens et services divers 96,5 100,9 100,8 100,8 100,8 100,7 100,8 101,1 101,3 101,3 101,5 101,7 101,9 101,1 0,6%
Indice global 106,2 103,8 103,6 103,1 103,4 103,4 103,8 104,1 106,1 106,5 106,9 106,6 105,8 104,8 1,0%
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

Tableau XXIII-11 : Evolution annuelle de l’IHPC selon la nomenclature secondaire


Pondérati variation
janv-19 févr-19 mars-19 avr-19 mai-19 juin-19 juil-19 août-19 sept-19 oct-19 nov-19 déc-19 Moy.-19
Libellé on 2019/2018
Produits locaux 6991 106,0 105,9 105,2 105,6 105,6 106,1 106,4 108,3 108,9 109,8 109,3 108,5 107,1 1,0%
Produits importés 3009 100,1 99,8 99,7 99,7 99,8 99,9 100,2 100,9 101,0 100,5 100,6 100,3 100,2 0,9%
Primaire 4076 111,7 111,3 110,3 111,0 110,1 110,5 110,8 114,2 115,6 116,9 116,6 114,4 112,8 1,3%
Secondaire 3638 98,6 98,4 98,2 98,1 98,3 98,6 98,8 99,0 98,7 99,0 98,7 98,6 98,6 0,4%
Tertiaire 2286 102,0 102,2 102,3 102,3 102,2 102,5 102,8 102,9 102,7 102,8 102,6 103,1 102,5 0,8%
Produits non durables 5817 107,0 106,6 105,8 106,4 105,9 106,3 106,6 108,8 109,7 110,6 110,1 108,7 107,7 1,1%
Produits semi durable 1654 99,7 99,7 99,6 99,2 99,2 99,2 99,7 100,6 100,4 100,7 100,8 100,5 100,0 0,4%
Produits durables 243 106,5 106,8 107,1 107,5 107,8 107,7 107,9 108,3 108,2 108,0 108,1 108,2 107,7 1,3%
Services 2286 102,0 102,2 102,3 102,3 102,2 102,5 102,8 102,9 102,7 102,8 102,6 103,1 102,5 0,8%
Produits frais 2530 114,3 114,0 112,3 113,0 110,0 110,4 110,8 115,4 117,8 121,1 120,2 116,9 114,7 0,8%
Energie 612 89,7 89,8 89,7 89,4 89,5 89,5 90,6 90,6 90,6 90,5 90,6 91,9 90,2 0,8%
Hors produits frais et énergie 6858 102,8 102,7 102,6 102,8 103,2 103,6 103,8 104,0 103,8 104,0 103,9 103,8 103,4 0,9%
INDICE GLOBAL 10000 103,8 103,6 103,1 103,4 103,4 103,8 104,1 106,1 106,5 106,9 106,6 105,8 104,8 1,0%
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 305


SES 2019

Annexe 7 : Indice du coût de la construction

Tableau XXIII-12 : Evolution des différents sous-indices de l'ICC


Indices
Pondération Variation (%)
Groupe de matériaux et services 2018 2019
Matériaux de construction 7304 102,4 101,9 -0,5
Matériaux de base 4116 103,8 102,6 -1,1
Matériaux de menuiserie 1349 101,8 102,9 1,1
Plomberie et sanitaire 358 100,2 99,3 -0,9
Travaux Electricité 280 100,6 100,4 -0,2
Revêtement mur et sol 536 98,8 98,7 -0,6
Peinture 389 99,6 99,0 -0,6
Etanchéité 231 94,0 93,4 -0,6
Autres matériaux 45 97,3 97,3 0,0
Moyens de gestion 46 100,0 104,0 4,0
Location du matériel 105 100,0 99,2 -0,8
Main d'œuvre 2546 101,4 104,4 3,0
ICC 10000 102,1 102,6 0,4
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 306


SES 2019

Tableau XXIII-13 : Prix moyens de certains matériaux de construction


Matériaux Unité T4-18 T1-19 T2-19 T3-19 T4-19
Ciment 32,5 R Tonne 60 340 59 752 61 251 62 913 64 624
Ciment 42,5 R Tonne 62 434 62 456 62 994 63 511 64 348
Gravier 5/15 - 8/16 charge camion 112 454 109 441 108 302 107 586 107 145
Gravier 3/8 ou grain de riz charge camion 125 336 125 328 124 940 124 700 124 814
Sable de dune charge camion 58 810 58 859 58 976 58 944 60 001
Fer 6 100 Kg 47 797 46 878 46 733 44 531 41 753
Fer 8 100 Kg 47 333 46 872 46 811 43 754 41 496
Fer 10 100 Kg 46 952 46 680 46 707 44 406 41 915
Fer 12 100 Kg 46 651 46 429 46 465 44 256 41 632
Fer 14 100 Kg 53 891 53 772 53 153 50 774 48 413
Pointes 7 Kg 887 896 893 893 888
Pointes 8 Kg 918 922 912 912 911
Porte en bois rouge pour salon unité 156 469 156 793 155 764 153 737 153 685
Porte en bois rouge pour
unité 106 137 106 256 106 364 106 830 107 034
cuisine ou pour chambre
Porte en bois blanc pour
unité 86 344 86 889 87 187 87 799 86 203
chambre
Porte en bois blanc pour salle
unité 79 552 79 759 79 827 80 363 80 072
de bain
Porte métallique pour garage unité 257 955 259 625 259 032 259 279 257 534
Porte métallique pour entrée -
unité 109 633 110 179 110 576 105 334 103 667
maison
Porte aluminium pour salon unité 192 501 189 059 187 131 187 856 189 938
Fenêtre aluminium unité 93 447 92 809 91 573 91 014 93 150
Carreaux mural en faïence m2 3 048 3 060 3 062 3 067 3 029
Carreaux sol en grès cérame m2 3 662 3 705 3 657 3 680 3 629
Carreaux sol en grès polis m2 6 011 5 987 6 026 6 062 5 962
peinture à eau seau 8 493 8 495 8 375 8 237 8 215
Peinture à huile seau 23 606 23 227 23 500 23 508 23 567
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 307


SES 2019

Annexe 8 : FINANCES PUBLIQUES

Tableau XXIII-14 : Tableau des opérations Financières de l’Etat (TOFE) (en milliards
FCFA)
Variation en %
2017 2018 2019
2018/2017 2019/2018

Recettes 2 376,60 2 425,50 2 789 2,1 15,0

Recettes fiscales 1 877,30 2 022,00 2 410,01 7,7 19,2

Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital 543,5 603,3 710,59 11,0 17,8

Impôts sur les salaires et main d'œuvre 14 5,3 8,95 - 62,1 68,9

Impôts patrimoine 34,2 39,3 40,04 14,9 1,9

Impôts sur les biens et services (y compris FSIPP et FSE) 987,3 1 047,80 1 247,18 6,1 19,0

Impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales 266,4 290,3 365,54 9,0 25,9

Autres recettes fiscales 32 36 37,70 12,5 4,7

Dons 232,1 256,4 224,6 10,5 - 12,4

Budgétaire 17 19,5 16,7 14,7 - 14,4

En capital 215,1 236,9 207,9 10,1 - 12,3

Autres recettes 267,2 147 154,49 - 45,0 5,1

dont recettes non fiscales 96,9 147 154,49 51,7 5,1

dont recettes diverses non identifiées 170,3 0 0,00 - 100,0 -

Dépenses 2 738,80 2 903,00 3 326,56 6,0 14,6

Charges 2 214,30 2 315,40 2 686,21 4,6 16,0

Rémunération des salariés 600 682 733,27 13,7 7,5

Utilisations de biens et services 325,5 305,5 281,11 - 6,1 - 8,0

Intérêts 233,9 263,2 271,18 12,5 3,0

Extérieur 178,3 210,3 232,89 17,9 10,7

Intérieur 55,6 52,8 38,29 - 5,0 - 27,5

Dons 725 649,8 969,16 - 10,4 49,1

Dons courants 190,2 207,1 448,91 8,9 116,8

Dons en capital 534,8 442,7 520,26 - 17,2 17,5

Autres charges 329,9 414,9 431,48 25,8 4,0

Autres charges courantes 312,2 412,9 431,48 32,3 4,5

Autres charges en capital 17,7 2 0,00 - 88,7 -100,0

Solde brut de gestion 162,4 110,1 102,86 - 32,2 - 6,6


TRANSACTIONS SUR ACTIFS NON FINANCIERS : - 0,00

Acquisition nette actifs non financiers 524,6 587,7 640,4 12,0 9,0

Actifs fixes 524,6 587,6 640,0 12,0 8,9

Investissement financé/ressources internes 68 69,9 40,2 2,79 - 42,5

Investissement financé/ressources externes 456,6 517,7 599,8 13,4 15,9

Variation de stocks 0,1 0,4 0,0 250,0

Objets de valeur 0,1 0,0 0,0 - 80,0

Actifs non produits 0,0 0,0 -

Capacité/besoin financement (excèdent/déficit) -362,2 -477,6 -537,5 31,9 12,5


Source : DGCPT, DPEE, TOFE

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 308


SES 2019

Tableau XXIII-15 : Tableau des opérations Financières de l’Etat (TOFE) (en milliards FCFA)
(suite)
Variation en %
2017 2018 2019 2017/2018 2019/2018

Financement -362,2 -477,6 -537,5 31,86 12,54

Acquisition nette actifs financiers 197,3 458,7 271,9 132,49 - 40,73

Intérieur 197,3 458,7 271,9 132,49 - 40,73

Numéraire et dépôts 27,2 307,8 94,9 1 031,62 - 69,16

Titres de créance 0 0 0,0


Crédits 166,9 123,6 168,5 - 25,94 36,36
Actions et parts de fonds d'investissement 4,3 0 0,00 - 100,00 #DIV/0!
Autres comptes à recevoir -1,2 27,3 8,39 - 2 375,00 - 69,27
Extérieur 0 0 0,00
Accumulation nette de passifs 561,7 936 810,7 66,64 - 13,39
Intérieur -270,2 -157,6 -8,0 - 41,67 - 94,92
Titres de créances (publics) (net) -120,1 -240 12,9 99,83 - 105,38
Bons du trésor en compte de dépôt -10 0 0,0 - 100,00
Bons du trésor en adjudication -16,6 -100,2 -35,9 503,61 - 64,17
Emprunts obligataires par APE -25,2 -12 -25,2 - 52,38 110,12
Emprunts obligataires en adjudication -54,4 -108,3 89,0 99,08 - 182,21
Emprunts Sukkur -13,9 -19,5 -15,0 40,29 - 22,98
Crédits -49,8 -36 -61,3 - 27,71 70,22
Dépôt koweitien -6 -3,2 0,0 - 46,67 - 100,00

FMI et DTS -31,7 -19 -18,1 - 40,06 - 4,54

Autres emprunts Bancaires (dont BIS, Sukkur, etc.) -12,1 -13,9 -43,1 14,88 210,38

Autres comptes à payer -100,3 118,5 40,4 - 218,15 - 65,93

Extérieurs 831,9 1093,5 818,7 31,45 - 25,13

Numéraire et dépôts 0 0 0,0

Titres de créances 516,9 842,2 65,2 62,93 - 92,26

Bons du trésor par adjudication -16 -64,3 -1,5 301,88 - 97,67


Obligation du Trésor par adjudication -49,1 -133,6 112,3 172,10 - 184,09

Obligation du Trésor par APE -23,7 -31,4 -35,7 32,49 13,71

Euro-obligations émissions 641,2 1077 0,0 67,97 - 100,00

Sukkuk -11,1 -5,5 -10,0 - 50,45 81,49

Autres -24,5 0 - 100,00

Crédits 315,01 251,37 753,5 - 20,20 199,77

dont Tirages sur prêts programme 79,8 4,9 257,0 - 93,86 5 145,43

dont Prêts-projets 241,5 280,7 395,0 16,23 40,71

dont Rétrocessions 103,5 96,2 162,5 - 7,05 68,97

dont autres emprunts (BA,) -17,5 -9,6 347,0 - 45,14 - 3 715,01

dont bilatéraux et multilatéraux et commerciaux -92,2 -121 -405,0 31,24 234,69


dont crédit-Suisse et Afrieximbank 0 0,0
Erreurs et omissions 2,2 -0,3 1,3 - 113,64 - 549,91
Source : DGCPT, DPEE TOFE

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 309


SES 2019

Tableau XXIII-16 : Les recettes du TOFE (en milliards FCFA)


Variation en %
2017 2018 2019
2018/2017 2019/2018

Recettes 2 376,60 2 425,50 2 788,83 2,1 15,0

Recettes fiscales 1 877,30 2 022,00 2 410,01 7,7 19,2


Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital 550 603,3 711 9,7 17,8
à la charge des personnes physiques 260,5 313,6 352,2 20,4 12,3
-
à la charge des sociétés et autres entreprises 289,5 280,6 350,0 24,7
3,1
-
non ventilés 0 9,1 8,4
7,2
-
Impôts sur les salaires et main d'œuvre 14 5,3 9,0 68,9
62,1
Impôts sur le patrimoine 34,2 39,3 40,0 14,9 1,9

Impôts sur les biens et services (y compris FSIPP et FSE) 987,3 1 047,80 1 247,2 6,1 19,0

Impôts sur la valeur ajoutée (TVA) 699,2 734,9 883,3 5,1 20,2
TVA intérieure 316,8 330,7 374,8 4,4 13,3
TVA à l'import 382,4 404,1 477,4 5,7 18,1
Taxes spécifiques sur la consommation (Accises) 156 156,9 177,4 0,6 13,1
Taxes sur des services déterminés 61,9 69,6 72,3 12,4 3,9
Taxes sur les véhicules à moteur 10,8 11,1 12,8 2,8 15,7
Autres taxes sur biens et services non classées 59,4 75,4 101,4 26,9
Impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales
266,4 290,3 365,5 9,0 25,9
(droits de douane)
Autres recettes fiscales 25,5 36 37,7 41,2 4,7
-
Dons 232,1 256,4 224,3 10,5
12,5
-
Budgétaire 17 19,5 16,5 14,7
15,6
-
En capital 215,1 236,9 207,9 10,1
12,3
-
Autres recettes 267,2 147 154,5 5,1
45,0
-
Recettes non fiscales 96,9 147 111,8 51,7
23,9
-
dont dividendes 42,7 32,1 35,4 10,1
24,8

dont licence SONATEL

-
Recettes diverses non identifiées 170,3 0 42,7
100,0
Source : DGCPT, DPEE, TOFE

Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ANNEXES 310

Vous aimerez peut-être aussi