Économie et Société Sénégal 2019
Économie et Société Sénégal 2019
SES 2019
COMITE DE REDACTION
0. PRESENTATION DU PAYS Djiby DIOP
1. ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION Maguette SARR/Khady BA
2. EDUCATION Alioune TAMBOURA / Fatimatou SY
3. EMPLOI Tidiane CAMARA /Serge MANEL
4. SANTE Amy Collé CISSE
5. JUSTICE Maguette SARR
6. ASSISTANCE SOCIALE Fatimatou SY /Alioune TAMBOURA
7. EAU ET ASSAINISSEMENT Ndeye Binta DIEME
8. AGRICULTURE Kandé CISSE
9. ENVIRONNEMENT Mouhamadou Bassirou DIOUF
10. ELEVAGE Bintou Diack LY/ Penda AMAR
11. PECHE MARITIME Khadim SOURANG
12. TRANSPORT Jean Paul DIAGNE
13. BTP Madiaw DIBO
14. PRODUCTION INDUSTRIELLE Mamadou THIOUB/Ramlatou DIALLO
15. INSTITUTIONS FINANCIERES Abdou Aziz DIOUF
16. COMMERCE EXTERIEUR El Hadj Omar Senghor/ Sophie DIOP
17. COMPTES ECONOMIQUES Adama SECK
18. PRIX A LA CONSOMMATION El Hadji Malick CISSE / Baba NDIAYE
19. INDICE DU COUT A LA CONSTRUCTION Mor LÔ/ Ndeye Mareme dit Maguette DIOP
20. PRIX DES SERVICES Muhamed NDIAYE / Mamadou THIOUB
21. FINANCES PUBLIQUES Hamady DIALLO/ Abdoul Aziz DIAW
22. ENERGIE, MINES ET CARRIERES Woudou DEME KEITA
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX III
SES 2019
Chapitre III : EMPLOI _________________________________________________ 56
III.1. POPULATION EN ÂGE DE TRAVAILLER __________________________________________ 57
III.1.1. Répartition spatiale de la population en âge de travailler _______________________________57
III.1.2. Structure de la population en âge de travailler _______________________________________57
III.1.3. Population ni en emploi ni en formation ____________________________________________58
III.2. MAIN‐D’OEUVRE __________________________________________________________ 59
III.2.1. La participation dans la main‐d’œuvre ______________________________________________59
III.2.1.1. Participation de la main‐d’œuvre par milieu de résidence __________________________59
III.2.1.2. Participation de la main‐d’œuvre selon les caractéristiques sociodémographiques ______60
III.2.2. Structure de la main‐d’œuvre_____________________________________________________61
III.2.2.1. Répartition spatiale de la main d’œuvre ________________________________________61
III.2.2.2. Composante de la main‐d’œuvre par sexe, classe d’âges et le niveau d’instruction ______61
III.3. POPULATION EN EMPLOI ____________________________________________________ 62
III.3.1. Taux d’emploi de la main‐d’œuvre _________________________________________________62
III.3.1.1. Taux d’emploi par milieu de residence __________________________________________62
III.3.1.2. Taux d’emploi par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction ________________________63
III.3.2. Structure et profil de la main‐d’œuvre en emploi _____________________________________64
III.3.2.1. Répartition spatiale de la main d’œuvre en emploi ________________________________64
III.3.2.2. Structure de la main‐d’œuvre en emploi par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction __65
III.3.2.3. Statut dans l’emploi de la main‐d’œuvre ________________________________________65
III.4. TRAVAIL FAMILIAL _________________________________________________________ 67
III.4.1. Participation des aides familiaux dans la main‐d’œuvre ________________________________67
III.4.1.1. Taux d’aide familial par milieu de residence _____________________________________67
III.4.1.2. Taux de travail familial par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction _________________67
III.4.1. Structure et profil des aides familiaux ______________________________________________68
III.4.1.1. Répartition spatiale des aides familiaux _________________________________________68
III.4.1.2. Structure du travail familial par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction _____________69
III.5. POPULATION AU CHOMAGE _________________________________________________ 69
III.5.1. Taux de chômage dans la main d’œuvre ____________________________________________69
III.5.1.1. Taux de chômage par milieu de residence _______________________________________69
III.5.1.2. Taux de chômage par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction _____________________70
III.5.2. Structure de la main‐d’œuvre au chômage __________________________________________70
III.5.2.1. Répartition des chômeurs par milieu de résidence ________________________________71
III.5.2.2. Structure de la population au chômage par sexe, classe d’âges et niveau d’instruction ___71
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX VII
SES 2019
XV.3.2. Assurances vie _______________________________________________________________224
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX VIII
SES 2019
XVIII.2.3. Durabilité _________________________________________________________________255
XVIII.2.4. L’inflation sous‐jacente_______________________________________________________256
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES TABLEAUX XII
SES 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES XIII
SES 2019
Graphique VII‐16 : Répartition des ménages selon le nombre de méthodes utilisées par type de point d’eau
potable ________________________________________________________________________________126
Graphique VII‐17 : Proportion de ménages par méthodes de traitement de l’eau utilisées_______________127
Graphique VII‐18 : Proportion de ménages par méthodes traitement de l’eau utilisées (selon le milieu de
résidence) ______________________________________________________________________________127
Graphique VII‐19 : Répartition des ménages selon le niveau d’accès au service d’eau potable ___________130
Graphique VII‐20 : Répartition des ménages selon le niveau d’accès au service par milieu de résidence ____130
Graphique VII‐21 : Répartition des ménages selon le niveau d’accès au service par quintile de niveau de vie 130
Graphique VII‐22 : Proportion des ménages partageant les toilettes par type de toilettes utilisées ________133
Graphique VII‐23 : Proportion de ménages utilisant des toilettes partagées selon la zone et le milieu de
résidence ______________________________________________________________________________134
Graphique VII‐24 : Répartition des ménages selon le type de service d'assainissement utilisé ____________136
Graphique VII‐25 : Répartition des ménages selon le type de service d'assainissement par milieu de résidence
______________________________________________________________________________________136
Graphique VII‐26 : Répartition des ménages selon le type de service d'assainissement par quintile de niveau de
vie ____________________________________________________________________________________136
Graphique VIII‐1 : Cumul de pluies de quelques stations (en mm) __________________________________142
Graphique VIII‐2 : Evolution de la production céréalière (en tonnes) entre 2013 et 2019 ________________143
Graphique VIII‐3 : Production des céréales (en tonnes) __________________________________________143
Graphique VIII‐4 : Evolution de la production de légumes ________________________________________145
Graphique VIII‐5 : Evolution de la production de fruits ___________________________________________146
Graphique VIII‐6 : Productions de l’arachide, coton et sésame (en tonnes) ___________________________147
Graphique VIII‐7 : Situation du cadre harmonisé (CH) novembre 2019 ______________________________149
Graphique VIII‐8 : Evolution de la situation nutritionnelle de 2014 à 2019 ___________________________149
Graphique IX‐1 : Evolution de la production et de la valeur ajoutée en termes réels du secteur de la sylviculture
et de l’exploitation forestière (en milliards de FCFA) ____________________________________________159
Graphique X‐1 : Répartition du cheptel en 2018 et 2019 _________________________________________164
Graphique X‐2 : Evolution des poids dans la filière avicole entre 2011 et 2019 ________________________164
Graphique X‐3 : Evolution du nombre d’œufs de consommation entre 2011 et 2019 (en millions d’unités) __165
Graphique X‐4 : Répartition de la production de viande et abats en 2019(%) _________________________166
Graphique X‐5 : Evolution des exportations des cuirs et peaux entre 2015 et 2019 (en tonnes) ___________167
Graphique X‐6 : évolution des importations de produits laitiers en valeur entre 2015 et 2019 (en millions de
FCFA) _________________________________________________________________________________168
Graphique XI‐1 : Evolution des débarquements de la pêche maritime (en tonnes) _____________________176
Graphique XI‐2: Évolution des débarquements (en tonnes) de la pêche artisanale de 2011 à 2019 ________177
Graphique XI‐3 : Débarquement de la pêche artisanale par région en 2019 __________________________178
Graphique XI‐4 : Transformation artisanale en 2019 (tonnes) _____________________________________179
Graphique XI‐5 : Evolution des quantités (en kg) de production des captures (eaux intérieures) entre 2010 et
2019 __________________________________________________________________________________180
Graphique XI‐6 : Evolution des exportations de produits halieutiques (en valeur en millions FCFA) ________181
Graphique XII‐1 : Evolution du nombre d’entreprises du secteur moderne de 2014 à 2019 ______________188
Graphique XII‐2 : Evolution de l’indice des prix à la consommation du groupe des transports entre 2016 et
2019 __________________________________________________________________________________190
Graphique XII‐3 : Evolution du réseau routier en (km) ___________________________________________195
Graphique XII‐4 : Evolution des routes revêtues en bon/moyen état ________________________________195
Graphique XII‐5 : Evolution du parc automobile ________________________________________________197
Graphique XII‐6 : Structure du parc automobile ________________________________________________197
Graphique XII‐7 : Répartition du parc automobile par région______________________________________198
Graphique XIII‐1 : Niveau de la production et des ventes de ciment (milliers de tonnes)_________________202
Graphique XIV‐1 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI entre 2015 et 2019________________________________210
Graphique XIV‐2 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des industries extractives entre 2015 et 2019 ___________211
Graphique XIV‐3 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des industries manufacturières entre 2015 et 2019 ______212
Graphique XIV‐4 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des secteurs de l’électricité, gaz et eau entre 2015 et 2019 213
Graphique XIV‐5 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI de l’activité de production des industries environnementales
entre 2015 et 2019_______________________________________________________________________213
Graphique XIV‐6 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI de l’activité d’égrenage de coton entre 2015 et 2019_____214
Graphique XV‐1 : Evolution du chiffre d’affaires des compagnies d’assurance (en milliards FCFA) _________223
Graphique XV‐2 : Evolution et Répartition du chiffre d'affaires de l’assurance dommage _______________224
Graphique XVI‐1 : Evolution des exportations (en millions FCFA) ___________________________________227
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES XIV
SES 2019
Graphique XVI‐2 : Evolution des importations (en millions FCFA) ___________________________________231
Graphique XVI‐3 : Répartition des exportations par continent en 2019 ______________________________235
Graphique XVI‐4 : Répartition des importations en 2019 par continent ______________________________236
Graphique XVI‐5 : Evolution des termes de l’échange ____________________________________________238
Graphique XVII‐1 : Evolution de l’activité économique selon le secteur d’activité ______________________241
Graphique XVII‐2 : Evolution des composantes du PIB en volume selon l’optique demande ______________242
Graphique XVII‐3 : Evolution de la structure du PIB en ressources __________________________________243
Graphique XVII‐4 : Evolution de l’activité économique dans le secteur primaire _______________________244
Graphique XVIII.1. Evolution de certains composants des produits alimentaires _______________________252
Graphique XIX‐1 : Evolution annuelle des Indices _______________________________________________258
Graphique XIX‐2 : Evolution de l'indice du coût des moyens de gestion ______________________________258
Graphique XIX‐3 : Evolution de l’indice du coût de la main d'œuvre ________________________________259
Graphique XIX‐4 : Evolution de l'indice des prix des matériaux de construction _______________________260
Graphique XIX‐5 : Evolution de l'indice des prix des matériaux pour le gros œuvre _____________________260
Graphique XIX‐6 : Evolution du coût de location du matériel ______________________________________262
Graphique XX‐1 : Evolution des prix production des services de transport et d’entreposage _____________264
Graphique XX‐2 : Evolution de l’Indice des Prix de Production des Services Spécialisés, Scientifiques et
Techniques _____________________________________________________________________________265
Graphique XX‐3 : Evolution des Prix des Services de Soutien et de Bureau____________________________265
Graphique XX‐4 : Evolution des Prix des Services d’hébergement et de restauration ___________________266
Graphique XX‐5 : Evolution des Prix des Services immobiliers _____________________________________266
Graphique XXII‐1 : Evolution des recettes fiscales (milliards FCFA)__________________________________269
Graphique XXII‐2 : Evolution des impôts sur les biens et services de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ______270
Graphique XXII‐3 : Evolution des impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital de 2017 à 2019
(milliards de FCFA) _______________________________________________________________________271
Graphique XXII‐4 : Evolution des dons de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ___________________________272
Graphique XXII‐5 : Evolution des autres recettes de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ___________________272
Graphique XXII‐6 : Evolution des différents types de charges de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) _________274
Graphique XXII‐7 : Evolution des intérêts sur la dette publique de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ________275
Graphique XXII‐8 : Evolution des dons de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ___________________________276
Graphique XXII‐9 : Evolution des autres charges de 2018 à 2019 (milliards FCFA) _____________________276
Graphique XXII‐10 : Evolution des acquisitions nettes d’actifs fixes de 2016 à 2018 (milliards de FCFA) ____277
Graphique XXII‐11 : Evolution des dépenses en capital de 2017 à 2019 (milliards de FCFA) ______________278
Graphique XXII‐12 : Structure du financement du déficit budgétaire en 2019 (en milliards de FCFA) _______279
Graphique XXIII‐1 : Evolution de la production de phosphates en volume de 2015 à 2019 (en milliards FCFA)
______________________________________________________________________________________286
Graphique XXIII‐2 : Evolution de la production de minerai d'or en valeur (en milliards de FCFA) de 2014 à 2019
______________________________________________________________________________________288
Graphique XXIII‐3 : Evolution de la production de sel en valeur (milliards FCFA) de 2014 à 2019 __________289
Graphique XXIII‐4 : Carte des blocs pétroliers au Sénégal en 2019 __________________________________292
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES FIGURES ET GRAPHIQUES XV
SES 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | LISTE DES FIGURES XVI
SES 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES XVII
SES 2019
CNES : Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal
CNGSOE : Commission nationale de Gestion et de Suivi des Offres d'Emploi
CNP : Conseil National du Patronat
CNQP : Centre national de Qualification professionnelle
COA : Côte Ouest Africaine
COGEPAS : Cogestion des Pêcheries Artisanales au Sénégal
COSAMA : Consortium Sénégalais d’Activités Maritimes
COSEC : Conseil sénégalais des Chargeurs
CPC : Consultation Primaire Curative
CPN : Consultation prénatale
CRES : Consortium pour la Recherche économique et sociale
CSE : Centre de Suivi Ecologique
CSS : Caisse de Sécurité Sociale
CTA : Combinaisons Antipaludiques
CTPS : Comité technique des Programmes statistiques
CTRS : Coûts Temporaires des Réformes Structurelles
DA : Direction des Assurances
DEFCCS : Direction des Eaux et Forêts, Chasse et Conservation des Sols
DGPRE : Direction de la Gestion et la Planification des Ressources en Eau
DPEE : Direction de la Prévision et des Etudes Economiques
DPM : Direction des Pêches Maritimes
DPS : Direction de la Prévision et de la Statistique
DRS-SFD : Direction de la Réglementation et de la Supervision des Systèmes Financiers
Décentralisés
DSRP : Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté
EAA : Enquête Agricole Annuelle
EMUS : Enquête Migration et Urbanisation au Sénégal
ENEA : Ecole Nationale d`Economie Appliquée
ENSETP : École Normale Supérieure d'Enseignement Technique et Professionnel
ESAM : Enquête Sénégalaise Auprès des Ménages
ESIS : Enquête Sénégalaise sur les Indicateurs de Santé
ESP : Etablissements Publics de Santé
ESPS : Enquête de Suivi de la Pauvreté au Sénégal
FAISE : Fonds d’Appui aux Investissements des Sénégalais de l’Extérieur
FAO : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
FARPAS : Fédération des Associations de Retraités et Personnes Agées
FASTEF : Faculté des Sciences et Technologies de l'Education et de la Formation
FBCF : Formation Brute de Capital Fixe
FESMAN : Festival Mondial des Arts Nègres
FNAE : Fonds National d’Action pour l’Emploi
FNIJ : Fonds national d’Insertion des Jeunes
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES XVIII
SES 2019
FONDEF : Fonds de Développement de la Formation Professionnelle
FPEF : Fonds de Promotion de l’Entreprenariat Féminin
FRONTEX : Agence européenne de gestion des frontières extérieures
FSIPP : Fonds de Sécurisation des Importations de Produits Pétroliers
GAR : Gestion Axés sur les Résultats
GDRH : Projet de Gestion Durable des Ressources Halieutiques
GEC : Groupement d’Epargne et de Crédit
GIE : Groupement d’Intérêt Economique
GIRMAC : Programme de Gestion Intégrée des Ressources Marines et Côtières
GNSP : Groupement National des Sapeurs Pompiers
GOANA : Grande Offensive pour l’Agriculture et la Nourriture en Abondance
HAALSS : Haute Autorité de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor
HMO : Hôpital Militaire de Ouakam
IADM : Initiative d’Allégement de la Dette Multilatérale
ICPE : Installations Classées pour la Protection de l’Environnement
IDH : Indice de Développement Humain
IEC : Information, Education, Communication
IMF : Institutions de Micro Finance
INED : Institut National d’Etudes Démographiques
INTAC : Projet d’intégration de l’adaptation au changement climatique dans le développement
durable
IP : Indice de Parité
IPDSR : Institut de Population, de Développement et de la Santé de la Reproduction
IPP : Incapacité Permanente Partielle
IPT : Incapacité Partielle Totale
IRA : Infections Respiratoires Aigües
IRVM : Impôt sur le Revenu des Valeurs Mobilières
ISF : Indice Synthétique de Fécondité
ISPE : Instrument de Soutien à la Politique Economique
JMP : Programme Conjoint de Suivi de l’OMS et de l’UNICEF
LOASP : Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale
LPSPA : Lettre de Politique Sectorielle des Pêches et de l’Aquaculture
LSS : Léopold Sédar Senghor
MAFE : Migrations entre l'Afrique et l'Europe
MCA : Millenium Challenge Account
MEDS : Mouvement des Entreprises du Sénégal
MICS : Multiple Indicator Cluster Survey
MII : Moustiquaires Imprégnées d’Insecticides
MPAM : Ministère de la Pêche des Affaires Maritimes
MPP : Maux Perforants Plantaires
NISDEL : Nouvelle Initiative Sectorielle pour le Développement de l’Elevage
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES XIX
SES 2019
NTIC : Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication
OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economiques
OFEJBAN : Office National pour l'Emploi des Jeunes de la Banlieue
OIM : Organisation Internationale sur les Migrations
OIT : Organisation Internationale du Travail
OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ONFP : Office National pour la Formation professionnelle
ONG : Organisation Non Gouvernementale
OUA : Organisation de l’Unité Africaine
PAD : Port Autonome de Dakar
PAISD : Programme d’Appui aux Initiatives de Solidarité pour le Développement
PAMU : Programme d’Amélioration de la Mobilité Urbaine
PAPA : Projet d’Appui aux Personnes Agées
PAREP : Programme d’Appui à la Réduction de la Pauvreté
PASEF : Projet d’Amélioration et de Valorisation des Services des Ecosystèmes Forestiers
PAST : Projet d’Ajustement Sectoriel des Transports
PECTA : Programme des Emplois et des Compétences Techniques pour l'Afrique
PEPAM : Programme d'Eau Potable et d'Assainissement du Millénaire
PEV : Programme Elargi de Vaccination
PGES : Plans de Gestion Environnementale et Sociale
PGIES : Projet de Gestion Intégrée des Ecosystèmes du Sénégal
PIB : Produit Intérieur Brut
PLASEPRI : Plateforme d’appui au Secteur Privé et à la Valorisation de la Diaspora
Sénégalaise en Italie
PLCP : Programme de Lutte contre la Pauvreté
PMI : President Malaria Initiative
PNDA : Programme National de Développement Agricole
PNDE : Plan National de Développement de l’Elevage
PNDS : Plan National de Développement Sanitaire
PNI : Programme National d’Immatriculation Informatisée
PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement
PPGV : Promotion et de la Protection sociale des Groupes vulnérables
PPTE : Pays Pauvres Très Endettés
PRAO : Projet Régional de Pêche en Afrique de l’Ouest
PRN : Programme de Renforcement Nutritionnel
PSJ : Programme Sectoriel de la Justice
PST : Projet Sectoriel des Transports
PTB : Petit Train de Banlieue
PTF : Partenaires Techniques et Financiers
RAC : Revue Annuelle Conjointe
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ABREVIATIONS, SIGLES ET ACRONYMES XXI
SES 2019
AVANT PROPOS
Réalisée pour une année (N) en utilisant les données recueillies l’année
précédente (N-1), la SESN constitue un véritable instrument de
planification et d’aide à la prise de décision pour les principaux acteurs
du développement de notre pays.
PRESENTATION DU PAYS
La population du pays est estimée à 16 209 125 personnes en 2019. Les femmes
représentent 8 140 343 et les hommes 8 068 782, soit respectivement 50,22% et
49,78%. Cette population se caractérise par sa jeunesse, en effet 48% sont âgés de
18 ans ou moins. Chez les femmes, cette proportion est de 47% tandis que chez les
hommes, elle est de 49,3%.
Données physiques
Situé à l’extrême ouest de l’Afrique occidentale avec une façade maritime de plus de
700 km sur l’océan atlantique qui le limite à l’Ouest, le Sénégal couvre une superficie
de 196 712 Km². Il est situé à l’extrême ouest du continent africain, entre 12°5 et
16°5 de latitude Nord et 11°5 et 17°5 de longitude Ouest. Le territoire sénégalais est
limité au Nord par la Mauritanie, à l’Est par le Mali et au Sud par la Guinée et la
Guinée Bissau. La République de Gambie, qui occupe tout le cours inférieur du fleuve
du même nom, constitue une enclave de 25 km de large et près de 300 km de
profondeur à l’intérieur du territoire sénégalais. Les îles du Cap-Vert sont situées à
560 km au large de la côte sénégalaise.
Données climatologiques
Données hydrographiques
Outre l’Océan Atlantique qui le limite à l’Ouest, les ressources en eaux de surface au
Sénégal sont constituées par quatre fleuves : le fleuve Sénégal au Nord (1700 Km de
long), le fleuve Saloum (250 km) au Centre, le fleuve Gambie (1 130 km) au Centre
et le fleuve Casamance (300 km) au Sud. Des lacs et des rivières complètent le
régime hydrologique. La réalisation des grands barrages de Diama et de Manantali,
en particulier, que le Sénégal partage avec le Mali et la Mauritanie à travers
l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), contribue à la
maîtrise des ressources hydrauliques et, partant, au développement de l'agriculture,
de l'élevage, de la navigation, de l'approvisionnement en eau potable et en énergie
pour les populations.
Organisation administrative
L’égalité de tous les citoyens devant la loi est assurée au Sénégal par un Etat laïque,
démocratique et sociale. Cette égalité s’applique sans distinction d’origine, de race,
de sexe, de religion et qui respecte toutes les croyances. Le peuple sénégalais est
souverain. Il l’exprime par ses représentants à l’assemblée nationale et par voie
référendaire. La constitution du Sénégal quant à elle consacre le principe de la
démocratie. La séparation et l’indépendance des pouvoirs exécutif, législatif et
judiciaire définissent le caractère républicain de l’Etat. La constitution du Sénégal est
sous la responsabilité du chef de l’Etat qui en est le gardien. Au même titre, il est le
protecteur des Arts et Lettres. Le fonctionnement régulier des institutions,
l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire sont garantis par le Chef de l’Etat
qui incarne l’unité nationale. La présidence du conseil des ministres ainsi que la
politique de la nation restent sous sa responsabilité.
Le président est élu pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable une fois. Le
suffrage est universel et à deux tours.
Environnement économique1
A. Croissance et compétitivité
- Le secteur primaire
La valeur ajoutée du secteur primaire s’est accrue de 4,5% en 2019 contre 8,1% en
2018. Cette décélération est consécutive au ralentissement de l’agriculture et des
activités d’élevage et de chasse qui ont cru, respectivement de 4,8% et 2,9% en
2019, après 10,2% et 3,8% en 2018. En revanche, le bon comportement des
activités de la pêche (7,5% en 2019, après 6,9% en 2018) et de la sylviculture
(3,5% en 2019, après 1,5% en 2018) ont amoindri les contreperformances au
secteur primaire.
- Le sous-secteur de l’agriculture :
- Le sous-secteur de l’élevage
[Link]
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des bovins, ovins et caprins (1,8%). Cette situation est principalement imputable à
une forte pluie suivie d’une vague de froid en juin 2018, qui aurait impacté l’élevage
de petits ruminants entraînant ainsi des mortalités relativement importantes
notamment chez les femelles dans la zone sylvopastorale et dans les zones d’accueil
de transhumants des régions de Kaffrine et Tambacounda.
- Le sous-secteur de la pêche
- Le secteur secondaire
- Le secteur tertiaire
Toutefois, le secteur tertiaire a enregistré une décélération de 0,8 point par rapport à
2018 en partie liée aux activités spécialisées, scientifiques et techniques qui ont vu
leur valeur ajoutée stagner en 2019 après une hausse de 6,5% en 2018. A cela
s’ajoute le ralentissement de la valeur ajoutée des activités de service de soutien et
de bureau (6,1% contre 8,6% en 2018), des activités d’administration publique
(5,6% contre 8,5% en 2018), des activités pour la santé humaine, action sociale
(4,5% contre 6,3% en 2018).
Les emplois du PIB ont été caractérisés en 2019 par une progression de 3,7% de la
consommation finale, soit une décélération de 0,8 point par rapport à 2018. Ce
ralentissement est imputable au comportement de la dépense de consommation
marchande qui s’est accrue de 3,5% en 2019, après 4,7% en 2018. Toutefois, la
tendance baissière a été atténuée par la consommation publique qui a augmenté de
5,5% en 2019 contre 3,5% en 2018.
Concernant la Formation brute de Capital fixe (FBCF) des agents économiques, elle a
progressé moins vite en 2019 (8,4%, après 13,7% en 2018). Cette perte de vitesse
est imputable au ralentissement de l’investissement privé qui est ressorti en hausse
de 9,3%, après 19,5% en 2018. La progression de l’investissement privé est
principalement amoindrie par la baisse des dépenses consacrées à la prospection
minière. En effet, certaines entreprises qui étaient en prospection, les années
précédentes, ont entamé la phase production à partir de 2019. En revanche, la FBCF
publique a enregistré une reprise de 5,0% en 2019 après un repli de 3,1% en 2018.
Cette progression intervient dans le contexte de poursuite des projets structurants,
notamment la finalisation du prolongement de la Voie de dégagement nord (VDN) II
et des travaux relatifs au Train Express Régional (TER).
S’agissant des échanges extérieurs de biens et services, ils sont caractérisés par la
vigueur des exportations en valeur (12,7%) et un ralentissement des taux de
croissance des importations en valeur (5,5%, après 14,3% en 2018). Par
conséquent, le déficit du solde extérieur des biens et services en valeur s’est
amélioré (-1 940,5 milliards en 2019, contre -2 040,5 en 2018).
Environnement social2
A. Caractéristiques sociodémographiques
- La pauvreté
2Les informations sont principalement tirées du rapport de l’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des
Ménages (EHCVM 2018/2019)
[Link]
(EDS-continue) 2019, que 47,3% des femmes sont sans niveau (Au cours de
l’enquête, des questions ont été posées concernant le plus haut niveau d’instruction
atteint par les membres des ménages âgés de six ans et plus) contre 34,9% chez les
hommes. Un peu plus d’une femme sur 5 (21,1%) a atteint le niveau primaire contre
23,8% chez les hommes. Le niveau secondaire/moyen ou plus est atteint par 36,1%
pour les femmes contre 41,3% pour les hommes.
-
- Religion et ethnie
Les principales ethnies sont les Sérères, les Pulaar, les Wolofs, les Mandingues, les
Diolas, les Soninkés, entre autres. Le cousinage à plaisanterie entre ces différentes
ethnies participe au maintien de la cohésion sociale. Les ethnies étrangères viennent
renforcer ce brassage.
- L’approvisionnement en eau
Les indicateurs d'accès à l'eau montrent qu’au Sénégal, 78,7% des ménages ont
accès à une source d’eau potable (EHCVM 2018/2019). L’accès considéré ici prend en
compte les robinets (interne, public, du voisin et de la concession) et les puits
couverts. Cependant, le niveau d’accès à l’eau potable des ménages cache certaines
disparités. L’accès est quasi universel dans la zone urbaine de Dakar (97,0%) et dans
une moindre mesure en milieu urbain des autres régions (82,0%). Environ 6
ménages ruraux sur 10 ont accès à une eau potable. Il en est de même pour les
ménages pauvres (66,7% contre 83,2% chez les non pauvres).
- Les toilettes
Les résultats de l’EHCVM 2018/2019 montrent qu’au Sénégal, six ménages sur dix
utilisent les W.C avec chasse d’eau, moins de deux ménages sur dix les latrines
dallées, et 11,8% utilisent les fosses rudimentaires/trou ouvert. En revanche, 9,1%
des ménages ne disposent pas de toilettes dans leur logement et font leurs besoins
soit dans la nature (8,4%) soit dans des toilettes publiques (0,7%).
Le niveau d’accès selon le milieu de résidence révèle une plus forte utilisation des
W.C avec chasse d’eau dans la zone urbaine de Dakar (87,7%), tandis que dans les
autres zones urbaines du pays ce type d’aisance est utilisé par 68,1% des ménages
et par 38,0% de ceux du milieu rural.
La proportion de ménages ruraux qui font leurs besoins dans la nature reste élevée
(17,1%).
- Le revêtement du sol
Le ciment et le béton sont le principal revêtement du sol (soit 42,9% selon l’EHCVM
2018/2019). Par ailleurs en milieu urbain de Dakar, plus de six ménages sur dix
logent dans des habitations dont le sol est revêtu de carreaux ou de marbre (soit
69,1%). Toutefois, un peu plus d'un ménage sur deux dans les autres centres
urbains et plus de quatre ménages sur dix en milieu rural occupent des logements
dont le sol est revêtu de ciment ou de béton. En outre, 40,2% des ménages du
milieu rural habitent dans des logements dont le revêtement du sol est en terre
battue ou en sable.
- Indices de peuplement
Trois types de ménages ont été défini pour analyser les normes d’occupation du
logement : les ménages sous peuplés (nombre de pièces d’habitation supérieur au
nombre d’occupants), les ménages surpeuplés (trois personnes ou plus partagent
une même pièce) et les ménages normalement peuplés (nombre de personnes par
pièce égal à 1 ou 2). Globalement, il ressort des résultats de l’EHCVM 2018/2019 que
les ménages sénégalais respectent les normes d’occupation des pièces dans les
logements. En effet, près de 7 ménages sur 10 (69,8%) sont normalement peuplés
et 5,5% des ménages occupent des logements sous peuplés. Néanmoins, il existe
près d’un quart des ménages (24,7%) qui vit dans la promiscuité.
Par ailleurs, dans chacune des zones de résidence, plus de la moitié des ménages
sont normalement peuplés : la proportion de ménages normalement peuplés est
respectivement de 69,7%, 71,6% et 70,0% à Dakar urbain, dans les autres centres
urbains et dans le milieu rural. Les ménages surpeuplés par contre sont plus
répandus dans le milieu rural (26,5%) alors que la zone urbaine de la capitale
présente la plus grande proportion de ménages sous peuplés (8,8%) (Dakar urbain).
Les principaux combustibles utilisés pour la cuisson sont le bois (45,2% dont 32,8%
pour le bois ramassé et 12,4% pour le bois acheté), le gaz (34,0%) et le charbon de
bois (18,7%). La part des ménages qui font recourt aux déchets d’animaux reste
faible (1,1%). L’utilisation de l’électricité comme combustible pour la cuisson est
marginale. Selon le milieu de résidence, il est noté que dans la zone urbaine de
Dakar, le gaz et le charbon de bois constituent les deux principaux combustibles
utilisés pour la cuisson (respectivement 76,5% et 20,2%). Dans les autres centres
urbains, le gaz (35,0%) est le principal combustible pour la cuisson, suivi du charbon
de bois (31,1%), du bois acheté (20,6%) et du bois ramassé (11,8%). En revanche,
dans le milieu rural, c’est le bois de façon générale qui est le plus usité par les
ménages pour faire la cuisson (78,7%). En faisant la distinction entre les types de
bois, on constate que dans le milieu rural, 63,6% des ménages utilisent le bois
ramassé contre 15,1% pour le bois acheté.
Dans l’ensemble, il est noté un accès quasi universel des ménages à la téléphonie
mobile quels que soient le milieu de résidence et le niveau de vie. En effet, les
résultats de l’EHCVM 2018/2019 montrent que dans 9 ménages sur 10 au moins un
membre dispose d’un téléphone mobile. En revanche, les ménages disposant d’un
abonnement à la téléphonie fixe sont rares, à peine 2,6% sur l’étendue du territoire
et 6,7% dans la zone urbaine de Dakar.
Selon le milieu de résidence, les proportions restent toujours faibles. C’est dans les
autres zones urbaines que ces équipements de confort sont plus répandus : 1,6% de
ménages ont des climatiseurs/splits faisant partie de leur logement ; 0,7% ont des
chauffe-eaux dans le logement et 14,3% disposent de ventilateurs incrustés au
plafond. La disponibilité de ces équipements est par contre moins ressentie dans la
partie urbaine de la capitale. En effet, ils sont seulement 0,8% de ménages à
disposer de climatiseur/split faisant partie du logement ; 0,3% de chauffe-eau et
4,5% de ventilateur incrusté au plafond. Dans le rural, ces proportions sont de 0,6%,
0,2% et 6,3% respectivement pour les climatiseurs/splits, les chauffe-eaux et les
ventilateurs incrustés au plafond.
Chapitre I : ETAT
Chapitre I : ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION
ET STRUCTURE DE LA POPULATION
marché du travail. Au Sénégal, le PSE (plan Sénégal émergent)
élaboré en 2014 constitue une référence en matière de politique
économique et sociale sur le moyen et le long terme. Ce plan met
l’accent sur les aspects démographiques pour mieux atteindre les
objectifs fixés.
3
[Link]
4
[Link]
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ETAT ET STRUCTURE DE LA POPULATION 34
SES 2019
Tableau I-1 : Répartition (%) de la population par groupe d'âges et par le sexe
Tableau I-2 : Répartition de la population par grands groupes d’âges et par sexe
En outre, quel que soit le sexe, la proportion des jeunes n’ayant pas encore atteint
l’âge de travailler est relativement élevée (plus de 40%). En revanche, la proportion
des personnes âgées demeure relativement faible (environ 3%) aussi bien chez les
hommes que chez les femmes.
Le rapport de dépendance démographique peut être calculé aussi bien pour les
jeunes que pour les femmes. En 2019, le rapport de dépendance démographique des
jeunes est estimé à 76 personnes de moins de 15 ans pour 100 personnes en âge de
travailler contre 7 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes en âge de
travailler. Ainsi, en 2019, les jeunes de moins de 15 ans constituent les principales
charges pour les personnes en âges de travailler.
Tableau I-4 : Répartition de la population du Sénégal par région selon le sexe, 2019
Sexe Poids
Région Ensemble démographique
Masculin Prop. (%) Féminin Prop. (%) (%)
Dakar 1 852 477 49,63 1 879 805 50,37 3 732 282 23,03
Diourbel 869 071 48,23 932 928 51,77 1 801 999 12,99
Fatick 432 257 49,66 438 104 50,34 870 361 11,12
Kaffrine 349 547 49,68 354 013 50,32 703 560 7,13
Kaolack 571 826 49,49 583 607 50,51 1 155 433 6,56
Kédougou 95 423 51,78 88 853 48,22 184 276 6,37
Kolda 402 366 50,51 394 215 49,49 796 581 5,37
Louga 513 779 49,75 518 865 50,25 1 032 644 5,19
Matam 348 971 49,43 357 071 50,57 706 042 4,91
Saint-Louis 532 881 50,10 530 658 49,90 1 063 539 4,36
Sédhiou 279 830 50,60 273 176 49,40 553 006 4,34
Tambacounda 425 216 50,53 416 296 49,47 841 512 4,09
Thiès 1 055 167 50,11 1 050 544 49,89 2 105 711 3,41
Ziguinchor 339 971 51,34 322 208 48,66 662 179 1,14
Ensemble 8 068 782 49,78 8 140 343 50,22 16 209 125 100,0
Source : ANSD, Données de projection, 2019
Graphique I-2 : Cartographie des densités de population des régions du Sénégal en 2019
D’après la carte précédente, Dakar est la région la plus densément peuplée du pays.
Elle occupe 0,3% de la superficie du territoire national avec une superficie estimée à
550 km². Cette petite région en termes de superficie concentre à elle seule 23% de
la population totale du pays pour une population de 3 732 282 d’habitants soit une
densité de l’ordre de 6 386 habitants au km2.
Hormis Dakar, les autres régions les plus densément peuplées, sont Kaolack, Thiès et
Diourbel avec respectivement 219, 319 et 371 habitants/km2.
En 2019, la population urbaine du Sénégal est estimée à 7 606 692 individus contre
8 602 419 ruraux. La population du Sénégal est majoritairement féminine et rurale
(53,07% de la population totale avec 50,27% de femmes). Le taux d'urbanisation est
estimé à 46,93%.
Graphique I-3 : comparaison des structures par âges des populations du milieu urbain (en
gris) et du milieu rural (en trait bleu)
Graphique I-4 : comparaison des structures par âge de la population du Sénégal de 2013
(en jaune) avec celle de 2019 (en trait rouge)
En effet, la structure de la population du Sénégal est marquée d’une part, par une
forte présence d’enfants, aussi bien chez les garçons que chez les filles. Ce qui
signifierait que le niveau de fécondité des femmes en âges de procréer reste
relativement élevé entre 2013 et 2019.
Conclusion
La structure par âge de la population est marquée, d’une part, par de grands
effectifs aux jeunes âges aussi bien chez les garçons que chez les filles, et d’autre
part, des effectifs très faibles aux âges avancés aussi bien chez les hommes que chez
les femmes.
Chapitre II :
Chapitre II : EDUCATION
Introduction
L’éducation est un facteur fondamental pour le développement
EDUCATION
intégral et la socialisation de l’humain. Selon la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme de 1948 (UNESCO 2000) « Toute
personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au
moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et
fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire.
L’enseignement technique et professionnel doit être généralisés ;
l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à
tous en fonction de leur mérite ». Ainsi, l’éducation en tant qu’outil
de promotion de la compétitivité et de l’innovation pour le
développement économique, est reconnue comme un droit
universel. A ce titre, le Sénégal s’est engagé à l’instar de la
communauté internationale, pour l’accès universel à l’éducation de
sa population jeune à l’aube du troisième millénaire. Cet
engagement du gouvernement dans le secteur de l’Education se
matérialise par la mise en œuvre de programmes tels que le «
Programme d’Amélioration de la Qualité, de l’Ethique et de la
Transparence du secteur de l'Éducation et de la Formation »
(PAQUET-EF, 2013-2025) dont l’objectif fondamental est
l’amélioration de l’accès à l’éducation pour tous et de la qualité de
celle-ci.
5
Pour l’édition de 2019, à l’instar de celles à partir de 2014, les groupes d’âge scolaire utilisés ont connu une différence par
rapport à ceux des années précédentes consécutivement à l’application de la loi rabaissant d’une année l’âge d’entrée à l’école
primaire. Les nouvelles tranches sont déclinées ainsi : 3-5 ans pour le préscolaire, 6-11 ans pour le primaire, 12-15 ans pour le
moyen et 16-18 ans pour le secondaire. Cette situation limite la portée de l’analyse dynamique (tendancielle) de certains
indicateurs.
Entre 2018 et 2019, le réseau des structures de prise en charge de la Petite Enfance
est passé de 3293 à 3581 établissements, soit un taux d’accroissement de 8,7%.
L’enseignement préscolaire est marqué par l’implication de structures non étatiques.
En 2019, 45,0% des établissements préscolaires sont privés et 14,4% sont des
structures communautaires et associatives. En 2018, ces proportions étaient
respectivement de 43,7% et de 15,7%.
45,0
40,6
14,4
L’offre préscolaire est plus importante dans la région de Dakar (31,8%) qui
concentre près de trois établissements préscolaires sur dix. Elle est suivie par la
région de Thiès (12,8%), qui en comptabilise moins du sixième en 2019. Les
établissements préscolaires sont moins fréquents dans les régions de Matam,
Kédougou et Kaffrine où leur part n’atteint pas 2%.
La répartition de l’effectif par région met en avant le fait que, plus de 60% des
élèves du préscolaire sont concentrés dans les régions de Dakar (29,9%), Thiès
(13,8%), Ziguinchor (9,3%) et Louga (7,1%). Par ailleurs, les filles sont majoritaires
dans toutes les régions à l’exception de Ziguinchor et Sédhiou où leur effectif reste
légèrement inférieur à celui des garçons.
Tableau II-2. Répartition par région et la part des filles et du milieu rural dans l’effectif
des apprenants du préscolaire en 2019
Région Effectif Part (%) de la région dans Part (%) des filles dans
l’effectif total l’effectif de la région
Dakar 75 398 29,9 51,5
Diourbel 10 257 4,1 55,4
Fatick 11 100 4,4 52,3
Kaffrine 4 216 1,7 56,2
Kaolack 10 428 4,1 53,8
Kédougou 3 323 1,3 52,2
Kolda 12 949 5,1 50,3
Louga 17 906 7,1 53,4
Matam 5 965 2,4 55,6
Saint-Louis 14 823 5,9 54,0
Sédhiou 14 990 5,9 49,5
Tambacounda 12 681 5,0 51,9
Thiès 34 734 13,8 53,5
Ziguinchor 23 560 9,3 49,8
Sénégal 252 330 100 52,2
Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019
La préscolarisation est plus faible dans les régions de Kaffrine, Diourbel, Matam et
Kaolack. Elle est plus élevée à Ziguinchor (38,7%) et à Dakar (31,6%) et
relativement importante à Sédhiou (26,4%).
11,5
13,4
12,4
10,4
16,7
18,8
17,8
16,0
16,6
16,3
18,0
21,3
19,6
14,6
18,1
16,3
26,3
26,6
26,4
13,6
15,1
14,3
17,8
21,2
19,5
38,2
39,2
38,7
16,4
18,8
17,6
4,9
6,8
5,8
4,6
6,4
5,5
8,1
9,2
6,9
8,8
7,9
Le cycle est articulé autour de six niveaux : le cours d’initiation (CI), le cours
préparatoire (CP), les cours élémentaires (1ère et 2e année) et les cours moyens (1ère
et 2e année). Il est sanctionné par le Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE).
Tableau II-3. Répartition des écoles par région et selon le statut en 2019
Etablissements
Région Nombre Part du secteur public Part de la région dans
d'établissements dans la région (%) le nombre global (%)
Dakar 1 556 28,0 15,0
Diourbel 594 88,9 5,7
Fatick 715 94,1 6,9
Kaffrine 492 98,4 4,8
Kaolack 750 92,3 7,3
Kédougou 291 98,6 2,8
Kolda 797 98,0 7,7
Louga 948 94,6 9,2
Matam 432 99,8 4,2
Saint-Louis 833 96,0 8,1
Sédhiou 512 97,9 5,0
Tambacounda 769 96,6 7,4
Thiès 1 177 80,4 11,4
Ziguinchor 477 90,6 4,6
SENEGAL 10 343 83,4 100,0
Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019
Graphique II.3. Taux brut d’admission à l’élémentaire selon le sexe et la région en 2019
1,4 1,5 1,3 1,6 1,3
1,0 1,1 1,2 1,0 1,0 1,0 1,1 1,1 1,0 1,2
106,6
109,3
108,0
102,9
100,8
132,4
127,6
130,1
119,3
121,1
120,2
101,2
129,8
114,3
117,1
119,5
118,3
108,0
101,3
116,1
128,5
122,2
106,9
102,6
104,8
105,7
53,2
72,7
62,5
93,0
97,8
51,0
75,3
62,7
85,0
92,5
80,7
90,6
63,5
98,3
80,6
99,6
95,0
92,2
98,8
TBA Garçon TBA Fille TBSA ensemble Indice de parité fille/garçon
S’agissant du taux brut de scolarisation au primaire (TBS), c’est le rapport entre les
effectifs inscrits et la population en âge de fréquenter le primaire. Le TBS de
l’élémentaire est 84,9% en 2019. Au niveau régional, la scolarisation est plus
importante dans les régions de Kédougou (113,2%), Ziguinchor (107,2%), Thiès
(106,9%), Sédhiou (103,5%) et Dakar (101,0%). Les plus faibles TBS sont notés
dans les régions de Kaffrine (45,6%), et Diourbel (50,3%). L’analyse de l’indice de
parité montre que la scolarisation au primaire est plus intense chez les filles (91,6%),
comparativement aux garçons (78,4%), et ce dans toutes les régions, excepté la
région de Kédougou.
1,4 1,7
1,3 1,1 1,2 1,3 1,4 1,2 1,2 1,2
1,1 1,0 1,1 1,0 1,0
104,5
101,0
114,3
112,0
113,2
109,2
102,4
104,6
103,5
114,4
106,9
106,9
107,4
107,2
97,5
43,2
57,7
50,3
80,7
89,4
84,9
37,6
54,0
45,6
70,7
83,8
77,0
90,1
96,3
93,1
61,9
79,5
70,4
51,2
85,5
67,8
80,8
94,6
73,2
84,6
78,7
99,8
78,4
91,6
84,9
L’enseignement moyen fait suite à celui du primaire. Il a pour but de développer les
capacités d’observation, d’expérimentation, d’analyse, de synthèse, de jugement et
de création des élèves, mais aussi de compléter leur éducation sociale, morale et
civique.6 La fin de l’enseignement moyen est sanctionnée par le Brevet de Fin
d’Etudes moyennes (BFEM).
Au niveau national, plus de la moitié des élèves de l’enseignement moyen sont des
filles soit 53,1% en 2019. Cette prépondérance de la présence des filles dans
l’effectif du moyen est plus notable dans les régions de Matam (60,6%), Saint-Louis
(55,9%), Diourbel (55,6%), Louga (55,2%) et Dakar (54,4%). Par contre, dans les
régions de Kédougou, Kolda et Sédhiou, l’effectif des filles est nettement moins
important que celui des garçons. La répartition des élèves selon la région laisse
apparaître un poids important des régions de Dakar (27,1%) et Thiès (16,6%) qui
concentrent près de 44% des élèves du moyen.
Tableau II-4.Répartition régionale des établissements et des effectifs et part des filles
dans l’effectif du moyen en 2019
Etablissement Effectif
Proportion de fille dans Part de la région
Nombre Part du secteur public Part de la région dans Effectif
Région l'effectif global de la dans l'effectif
d'établissements dans la région (%) le nombre global (%) total
région global
Dakar 308 36,0 23,2 202 410 54,4 27,1
Diourbel 61 72,1 4,6 41 837 55,6 5,6
Fatick 98 78,6 7,4 52 399 53,7 7,0
Kaffrine 32 100,0 2,4 15 094 53,5 2,0
Kaolack 95 94,7 7,1 55 713 51,8 7,5
Kédougou 26 100,0 2,0 8 361 43,3 1,1
Kolda 82 97,6 6,2 33 857 47,1 4,5
Louga 78 92,3 5,9 33 779 55,2 4,5
Matam 69 98,6 5,2 24 376 60,6 3,3
Saint‐Louis 92 96,7 6,9 49 347 55,9 6,6
Sédhiou 66 95,5 5,0 28 897 44,7 3,9
Tambacounda 59 81,4 4,4 24 741 49,8 3,3
Thiès 159 78,6 12,0 123 813 54,0 16,6
Ziguinchor 104 87,5 7,8 51 873 49,3 6,9
Sénégal 1 329 76,4 100,0 746 497 53,1 100,0
Source : Rapport national sur la Situation de l’Education, 2019
6 [Link]
7 Non inclus les établissements secondaires ayant un cycle moyen
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EDUCATION 49
SES 2019
Au niveau régional, la situation diffère nettement selon les régions. En 2019, les plus
forts taux de transition sont enregistrés dans les régions de Ziguinchor (86,8%),
Dakar (86,1%), Kaolack (75,8%) et Thiès (75,4%) où le taux de transition est au-
dessus du taux constaté au niveau national. Dans les autres régions, le taux de
transition est en deçà du taux national mais reste plus faible dans les régions de
Diourbel (58,3%), et Tambacounda (58,5%), où moins de six élèves sur dix de CM2
sont passés en 6ème.
L’analyse de l’Indice de parité montre que le taux de transition des garçons est plus
élevé que celui des filles dans la majeure partie des régions.
Graphique II.5. Taux de transition (TT) CM2-6ème selon le sexe et la région en 2018-2019
1,0 1,0 1,0 0,9 0,9 1,0 0,9 1,0 0,9 0,9 1,0 0,9 0,9 1,0 1,0
86,1
86,1
86,1
59,5
57,5
58,3
71,8
71,2
71,5
71,3
61,5
65,5
80,9
71,5
75,8
60,3
60,7
60,5
69,7
65,5
67,5
67,5
65,7
66,5
76,0
66,2
69,7
75,2
71,2
73,0
63,7
61,6
62,7
61,6
55,6
58,5
78,1
73,3
75,4
87,8
85,7
86,8
75,8
72,3
73,9
L’analyse par région montre que les régions de Kaffrine (22,2%), Diourbel (24,8%),
Tambacounda (30,7%), Louga (33,9%)et Matam (35,9%) font face à un niveau
relativement faible de fréquentation scolaire du moyen avec des TBS qui sont
inférieurs de plus de 10 points de pourcentage au TBS national, alors que les régions
de Ziguinchor (91,7%), Dakar (66,1%) et Thiès (63,8%) se particularisent par un
fort niveau de fréquentation du moyen avec des TBS qui dépassent de plus de 10
points de pourcentage le TBS national.
L’analyse de la parité fille garçon révèle que le TBS des filles est plus élevé que celui
des garçons dans toutes les régions sauf à Kédougou, Kolda et Sédhiou ou l’indice de
parité est inférieur à 1.
Graphique [Link] brut de scolarisation au moyen par région et par sexe en 2019
1,7
1,2 1,2 1,4 1,4 1,3
1,2 1,2 1,1 1,1 1,1 1,2
0,8 1,0 0,9
61,0
71,1
66,1
22,2
27,4
24,8
53,6
65,2
59,3
20,7
23,8
22,2
45,8
51,6
48,6
55,5
44,9
50,3
43,3
41,4
42,4
28,7
39,6
33,9
26,8
46,0
35,9
41,6
56,3
48,7
55,6
49,3
52,6
29,7
31,8
30,7
56,7
71,3
63,8
88,9
94,7
91,7
45,8
54,1
49,8
91,7 93,0 86,7 88,2 86,7 87,5 57,6 64,9 87,1 64,2
82,1 58,3 80,6 82,8
67,7
19
35
43
24
21
813
148
25
32
265
13
13
42
67
66
10 14 25 13 24
24 7 5 2 9 2 6 6 22 169
289
170
982
39
71
15
76
15
31
48
33
60
37
31
67
Etablissement ayant un 2ème cycle Etablissements ayant un 2ème cycle
D’importantes disparités sont notées entre les régions. En effet, dans la région de
Ziguinchor, le taux brut de scolarisation au secondaire est de 72,3% en 2019 alors
que dans les autres régions, ce taux n’atteint pas 50 %. La disparité reste plus
remarquable pour les régions de Kaffrine (15,1%), Diourbel (15,0%) et
Tambacounda (18,5%) où les TBS du secondaire sont inférieurs à 20 %. Par ailleurs,
l’analyse de l’indice de parité montre que le niveau de scolarisation des filles au
secondaire en 2019 est plus élevé que celui des garçons dans les régions de Dakar,
Fatick, Louga, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor. Par contre, dans les autres régions le
niveau de scolarisation des garçons est supérieur à celui des filles.
Graphique II.8. Taux brut de scolarisation au secondaire par sexe et par région en 2019
Source : Rapport national sur l’Emploi, la Formation professionnelle et technique et l’Artisanat, 2019
L’efficacité interne est abordée sous l’angle du taux de réussite aux examens dans
l’enseignement technique et la formation professionnelle.
Dans la formation professionnelle, l’analyse a porté sur les taux de réussite au Brevet
Professionnel (BP), au Brevet d'Etudes Professionnelles (BEP), au Brevet de
Technicien (BT), au Brevet de Technicien Supérieur (BTS) et au Certificat d'Aptitude
Professionnelle (CAP). Le niveau global de réussite dans la FPT masque des
différences entre ces types d’examen. En effet, plus de la moitié des candidats aux
examens de BP (81,8%) et CAP (59,9) réussissent, alors que ce taux est inférieur à
47% pour le BEP, le BT et le BTS.
L’examen de l’enseignement technique selon les séries met en lumière une faiblesse
relative de résultats en S5 (33,3%). Il faut noter que dans l’enseignement technique,
en 2019, le taux de réussite le plus élevé est enregistré dans la série S3.
Conclusion
L’application de nouvelles tranches d’âge en 2014, a eu des répercussions sur le
système d’information des statistiques du secteur de l’éducation et a engendré des
ruptures dans l’évolution des indicateurs phares, à savoir les taux de scolarisation et
ceux d’accès.
Globalement, à l’élémentaire, les indicateurs d’accès ont atteint un niveau élevé avec
des taux bruts de scolarisation (TBS)et des taux d’admission au CI qui sont
supérieurs à 100%. . Au moyen, les taux de transition CM2-6ème ont connus une
hausse entre 2015-2016 et 2018-2019. Cependant force est de constater que et le
taux brut de scolarisation (TBS) reste toujours faible dans les cycles moyen et
secondaire général. Par ailleurs, Les indicateurs de qualité comme la transition ou la
réussite nécessitent encore une amélioration par la prise de dispositions pour relever
leur niveau. En effet, le taux de transition du cycle élémentaire au cycle moyen
général, même s’il a connu une augmentation en 2015-2016 et (2018-2019) n’atteint
toujours pas 80%. De surcroît, il est plus élevé pour les garçons que pour les filles
et reste moins important dans les régions de Diourbel et Tambacounda.
Chapitre III :
Introduction
EMPLOI
résultats des Enquêtes Nationales sur l’Emploi au Sénégal (ENES).
En effet, l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie
(ANSD) réalise des collectes trimestrielles sur le niveau d’activité et
d’emploi de la population. La compilation de ces collectes permet
d’avoir des résultats représentatifs jusqu’au niveau régional. Ce
chapitre fait ainsi la synthèse de ces résultats.
60,0
51,8
50,0 48,2
40,0
26,9
30,0
20,0 11,5 4,6 13,0
4,3 6,5 6,5 6,0 5,0 4,6 3,7 3,8
10,0 1,1 2,8
0,0
La répartition par groupe d’âges et par sexe de la population en âge de travailler fait
ressortir son caractère jeune et féminin avec des niveaux d’instruction faibles. En
effet, cette population, qui est légèrement à dominante féminine (51,3%) est
constituée à 58,2% de jeunes âgés de 15 à 34 ans. Une personne sur trois en âge de
travailler a moins de 25 ans ; 57,9% n’ont jamais fréquenté l’école ; 15,3% ont le
niveau primaire.
Tableau III-1 : Structure par sexe, par âge et par niveau d’instruction de la population en
âge de travailler
Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 48,7
Femme 51,3
Selon la tranche d'âges
[15-24] 33,4
[25-34] 24,8
[35-44] 17,1
[45-59] 15,2
60 ans et plus 9,5
Selon le niveau scolaire
Aucun 57,9
Préscolaire/Primaire 15,3
Secondaire 22,2
Supérieur 4,6
Selon le statut matrimonial
Célibataires 37,5
Mariés 55,8
Divorcés/ séparés/Veufs 6,7
Source : ANSD. ENES 2019
Par ailleurs, le taux de NEET diminue avec le niveau d’instruction. Il passe de 45,2%
pour les jeunes qui n’ont aucun niveau d’instruction à près de 19% pour ceux qui ont
le niveau secondaire ou supérieur.
8
Not in Education, Employment or Training
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 58
SES 2019
III.2. MAIN-D’OEUVRE
66,0
63,8
64,0
62,0
62,0 61,0
60,0
58,0
56,1
56,0
54,0
52,0
National Dakar Autres urbains Rural
Le taux national cache des disparités selon le sexe, l’âge et le niveau d’instruction. En
effet, les taux de participation les plus élevés sont observés dans la tranche d’âges
35-44 ans (82,8%) et 45-59 ans (79,0%), chez les personnes qui n’ont aucun niveau
d’instruction (67,4%), celles qui ont le niveau préscolaire/primaire (69,1%) et chez
les hommes (70,5%).
Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 70,5
Femme 51,9
Selon la tranche d'âges
[15-24] 39,4
[25-34] 70,4
[35-44] 82,8
[45-59] 79,0
60 ans et plus 44,3
Selon le niveau scolaire
Aucun 67,4
Préscolaire/Primaire 69,1
Secondaire 40,7
Supérieur 55,6
Source : ANSD. ENES 2019
28,6
47,8
23,6
Tableau III-4: Structure de la main-d’œuvre par sexe, par âge et par niveau d’instruction
Modalités Proportion
Sexe
Homme 56,3
Femme 43,7
Tranche d'âges
[15-24] 21,6
[25-34] 28,6
[35-44] 23,2
[45-59] 19,7
60 ans et plus 7,0
Niveau scolaire
Aucun 63,4
Préscolaire/Primaire 16,9
Secondaire 15,3
Supérieur 4,4
Source : ANSD. ENES 2019
Les personnes en emploi sont celles qui s’engagent dans la production de biens et
services marchands dans l’économie en contrepartie d’une rémunération. Leur
importance relative reflète le dynamisme du marché du travail en termes de capacité
de création d’emplois.
Le taux d’emploi est estimé au niveau national à 43,9% en 2019. Le niveau global
d’emploi observé montre de fortes disparités entre Dakar et les autres milieux des
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 62
SES 2019
50,0
43,9
45,0 40,5
40,0
33,6
35,0
30,0 26,0
25,0
20,0
15,0
10,0
5,0
0,0
National Dakar Autres urbains Rural
Par rapport au niveau d’instruction, on note que le taux d’emploi le plus élevé
(55,4%) est observé chez les personnes ayant le niveau préscolaire ou primaire et
chez les personnes qui n’ont jamais fréquenté l’école (46,1%). Toutefois, on
remarque qu’à partir du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, le taux
d’emploi augmente avec le niveau d’instruction. En effet, il passe de 31,1% pour les
personnes qui ont le niveau secondaire à 43,8% pour celles du niveau supérieur.
Tableau III-5: taux d’emploi de la main d’œuvre par sexe, âge et niveau d’instruction
Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 57,3
Femme 31,2
Selon la tranche d'âges
[15-24] 21,6
[25-34] 48,4
[35-44] 65,4
[45-59] 66,1
60 ans et plus 36,9
Selon le niveau scolaire
Aucun 46,1
Préscolaire/Primaire 55,4
Secondaire 31,1
Supérieur 43,8
Source : ANSD. ENES 2019
La main-d’œuvre est aussi plus importante en milieu urbain qui concentre 59,5% de
la population en emploi. Au niveau régional, après la région de Dakar (33,6%), c’est
Thiès et Diourbel qui suivent avec des parts respectives de 15,0% et 11,4%. Ces
trois régions regroupent 60,0% de la population en emploi.
Il en est de même pour les femmes qui font près de 51,0% de la population en âge
de travailler mais ne représentent que 36,5% de la main-d’œuvre en emploi. Par
rapport au niveau d’instruction, 60,2% des personnes en emploi n’ont jamais
fréquenté l’école et 18,8% ont le niveau préscolaire ou primaire.
Par ailleurs, 41,1% des personnes de la tranche d’âges 15-24 ans en emploi sont des
apprentis ou des stagiaires.
Tableau III-7: Statut dans l’emploi selon le milieu de résidence, le sexe, l’âge et le niveau
d’instruction.
Apprentis/ Patrons/ Indépendants Indépendants
Salariés Stagiaires Employeurs non agricoles agricoles
National 28,9 9,0 2,1 45,3 14,8
Milieu de résidence
Dakar 42,5 8,3 3,0 44,5 1,6
Urbain 31,7 11,8 2,2 49,4 5,0
Rural 15,8 7,7 1,2 43,4 31,9
Selon le sexe
Homme 32,9 12,0 2,8 34,7 17,6
Femme 21,9 3,7 0,8 63,9 9,7
Selon la tranche d'âges
[15-24] 29,3 41,1 0,3 19,7 9,7
[25-34] 36,6 7,6 1,8 43,3 10,7
[35-44] 30,4 0,6 2,4 52,5 14,1
[45-59] 24,1 0,1 3,1 54,9 17,8
60 ans et plus 10,8 0,0 2,6 54,7 31,9
Selon le niveau scolaire
Aucun 17,6 7,4 1,4 52,4 21,2
Préscolaire/Primaire 34,4 14,4 2,6 42,4 6,2
Secondaire 49,9 9,8 3,8 32,1 4,4
Supérieur 77,2 5,4 2,0 13,4 2,0
Source : ANSD. ENES 2019
Les aides familiaux sont des personnes qui travaillent dans une (ou plusieurs)
entreprise(s) appartenant à un membre de leur ménage sans y recevoir de
rémunération. Ils constituent une composante importante de la main-d’œuvre en
participant dans la production de biens et services marchands dans l’économie.
Le taux d’aide familial qui est la proportion d’aides familiaux sur la population active
ou main-d’œuvre est estimée à près de 12,7% au niveau national. La part des aides
familiaux dans l’offre de travail globale est plus importante en milieu rural où il est
estimé à 22,4% contre 1,3% à Dakar et 7,0% dans les autres zones urbaines.
Graphique III-6 : Taux de travail familial au niveau national et par milieu de résidence
25,0 22,4
20,0
15,0 12,7
10,0
7,0
5,0
1,3
0,0
Dakar Autres urbains Rural National
La part des aides familiaux dans l’offre de travail globale diminue avec l’âge. Elle est
plus élevée chez les femmes. Selon l’âge, le taux le plus élevé est noté chez les
personnes de la tranche d’âge 15-24 où 25,5% des actifs sont des aides familiaux.
Selon le niveau d’instruction, le taux le plus élevé est noté chez les personnes qui
n’ont jamais fréquenté l’école (15,8%).
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 67
SES 2019
Tableau III-8: Taux de travail familial par sexe, âge et niveau d’instruction
Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 11,6
Femme 14,2
Selon la tranche d'âges
[15-24] 25,5
[25-34] 13,1
[35-44] 8
[45-59] 6,1
60 ans et plus 6,2
Selon le niveau scolaire
Aucun 15,8
Préscolaire/Primaire 8,2
Secondaire 8,6
Supérieur 1,2
Source : ANSD. ENES 2019
2,9
13,1
84,0
Les aides familiaux sont majoritairement constitués de jeunes et personnes qui n’ont
aucun niveau d’instruction. En effet, 72,5% des aides familiaux sont des jeunes (15-
34 ans) et 78,0% d’entre eux n’ont aucun niveau d’instruction. Par rapport au sexe,
plus de la moitié (51,4%) des aides familiaux sont des femmes.
Tableau III-9: Répartition des aides familiaux par sexe, âge et niveau d’instruction
Modalités Proportion
Selon le sexe
Homme 51,4
Femme 48,6
Selon la tranche d'âges
[15-24] 43,2
[25-34] 29,3
[35-44] 14,6
[45-59] 9,5
60 ans et plus 3,4
Selon le niveau scolaire
Aucun 78,5
Préscolaire/Primaire 10,8
Secondaire 10,3
Supérieur 0,4
Source : ANSD. ENES 2019
Graphique III-8 : Taux de chômage au niveau national et par milieu de résidence (en %)
17 16,6
16,5
16
15,5 15,2
15
14,5 14 13,9
14
13,5
13
12,5
National Dakar Autres urbains Rural
La répartition des chômeurs par milieu de résidence montre qu’un (1) chômeur sur
dix (10) réside en milieu rural. Au niveau régional, Dakar (26,3%), Diourbel (20,9%)
et Thiès (13,5%) concentrent 60,7% de la demande d’emploi non satisfaite.
60 52,1
47,9
50
40
26,3
30 20,9
20 13,5
8,4 7,5 6,8
10 2,9 1,3 0,9 2,5 1,3 4,6 0,9 2,2
0
En %
Selon le sexe
Homme 26,3
Femme 73,7
Selon la tranche d'âges
[15-24] 28,1
[25-34] 34,2
[35-44] 19,8
[45-59] 13,1
60 ans et plus 4,9
Selon le niveau scolaire
Aucun 66,3
Préscolaire/Primaire 12,8
Secondaire 15
Supérieur 5,8
Source : ANSD. ENES 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EMPLOI 71
SES 2019
Conclusion
La population en âge de travailler (15 ans ou plus) est dans sa majorité féminine et
majoritairement jeune parmi lesquels 33,1% des 15-34 ans ne sont ni en
scolarisation, ni en formation, ni en emploi. La main-d’œuvre, constituée d’individus
en emploi, des aides familiaux et ceux au chômage, est estimée en à moyenne à
61,0% de la population en âge de travailler. La main-d’œuvre est en moyenne
majoritairement constituée de jeunes et des personnes qui n’ont jamais fréquenté
l’école.
Chapitre IV : SANTE
Chapitre IV :
Introduction
SANTE
montre l’importance accordée à la santé dans les agendas
internationaux et nationaux. Améliorer la santé des hommes, des
femmes et des enfants constitue d’ailleurs un défi majeur des projets
et programmes du Sénégal. Le Plan Sénégal émergent (PSE) et le
Plan national de Développement sanitaire et social (PNDSS 2019-
2028) en sont une parfaite illustration.
La mise en œuvre de la politique de santé du Sénégal est guidée par le Plan national
de Développement sanitaire et social (PNDSS) de la période allant de 2019 à 2028.
Ce plan, élaboré après trois cycles de planification stratégique, repose sur la vision
« d’un Sénégal où tous les individus, tous les ménages et toutes les collectivités
bénéficient d’un accès universel à des services de santé et d’action sociale de qualité
sans aucune forme d’exclusion et où il leur est garanti un niveau de santé et de bien-
être économiquement et socialement productif ». Son objectif est de contribuer à
l’amélioration des conditions de vie socio-sanitaires de la population sénégalaise sans
aucune forme d’exclusion.
Avec la mise en œuvre du PNDSS 2019-2028, trois résultats sont attendus au niveau
sectoriel :
A long terme, il est attendu une amélioration de l’état de santé et de bien-être des
populations par le biais d’une disponibilité effective des services de santé et d’action
sociale de base et de référence de qualité.
population totale du pays) et sa position stratégique qui lui confère le statut de pôle
lucratif des dépenses de santé abritant le plateau technique le plus relevé du pays.
Toutes les autres régions regroupent moins de 10% de professionnels de santé
(allant de 1% à Kédougou en passant par 2% à Sédhiou, 3% à Kaffrine et Kolda
jusqu’à 7% à Ziguinchor).
9
Source : Annuaire des statistiques sociales et sanitaires 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 76
SES 2019
Les EPS hospitaliers sont structurés en trois niveaux : les EPS de niveau 1 ; les EPS
de niveau 2 et les EPS de niveau 3 (localisés uniquement dans les régions de Dakar
et de Diourbel).
Les EPS non hospitaliers sont constituées par le Service d’Assistance médicale
d’Urgence (SAMU), le Centre national d’Appareillage et d’Orthopédie (CNAO), Centre
national de Transfusion sanguine (CNTS) et la Pharmacie nationale
d’Approvisionnement (PNA). La PNA compte des services déconcentrés, appelés
Pharmacies régionales d’Approvisionnement (PRA) qui sont au nombre de dix (10).
Dans le domaine de l’Action sociale, l’offre est composée de quatre (04) Centres
nationaux de Réinsertion sociale (CNRS) localisés à Bambey, Darou Mousty, Kaolack
et Bignona ; 14 Services régionaux de l’Action sociale (SRAS) ; 45 Services
départementaux de l’Action sociale (SDAS) ; 49 Centres de Promotion et de
Réinsertion sociale (CPRS).
Cliniques privées
Centres de santé
communautaires
médicaux privés
Hôpitaux privés
Postes de santé
Cases de santé
paramédicaux
paramilitaires
Laboratoires
militaires et
hospitaliers
Structures
dentaires
Cabinets
Cabinets
Cabinets
EPS non
privés
EPS 2
EPS3
EPS1
Sites
REGIONS
Globalement, un peu plus de six structures sur dix (62 %) offrent tous les services de
base. Cette disponibilité est nettement plus élevée dans les structures du secteur
public que dans celles du privé (97 % contre 4 %). Les postes de santé (64 %)
offrent plus fréquemment tous ces services de base que les hôpitaux (19 %). Seuls
les services d’IST et les soins curatifs infantiles sont offerts dans la grande majorité
des structures, quel que soit le type. Les services de suivi de la croissance des
enfants, ceux de la vaccination ainsi que les méthodes modernes de planification
familiale sont plus fréquemment disponibles dans les centres de santé et les postes
de santé que dans les hôpitaux. Par contre, les services des soins prénatals et les IST
sont plus souvent offerts dans les hôpitaux que dans les autres structures.
Tableau IV-4 : Disponibilité des services de base dans les structures de santé
2019
Disponibilité des services de base
Hôpital Centre de santé Poste de santé Sénégal
Tous les services de base 18,8% 62,9% 64,2% 62,3%
Soins curatifs infantiles 82,4% 90,6% 80,5% 81,3%
Suivi de la croissance des enfants 43,2% 69,2% 72,1% 70,8%
Vaccination infantile 34,7% 66,9% 68,2% 66,8%
Méthodes moderne de PF 61,4% 77% 68,5% 68,8%
Soins prénatals (CPN) 83,5% 79,3% 76,2% 76,7%
Services pour les IST 97,4% 95% 86,8% 87,8%
Source : ANSD. Enquête sur la prestation des services de soins de santé 2019.
Selon l’OMS, la santé maternelle prend en compte tous les aspects de la santé de la
femme de sa grossesse, à l’accouchement jusqu'au postpartum. La plupart des décès
maternels peuvent être évités en dispensant des soins qualifiés à l’accouchement et
en donnant accès aux soins obstétriques d’urgence.
11
Santé de la Reproduction / Santé maternelle, néonatale, infantile et de l'adolescent.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 80
SES 2019
En 2019, les services de CPN sont disponibles dans la grande majorité des structures
de santé avec 77% à l’échelle nationale. Selon les types de structures, les hôpitaux
avec 84% offrent plus fréquemment des services de CPN que les centres (79%) et
les postes de santé (76%). La proportion des hôpitaux offrant des services de CPN,
d’accouchement normal et de césarienne est de 65% au niveau national.
2019
Disponibilité des services de santé
maternelle Centre de Poste de
Hôpital Sénégal
santé santé
Soins prénatals (CPN) 83,5% 79,3% 76,2% 76,7%
Services d'accouchement normal 89,7% 74,7% 64,9% 66,5%
Césarienne 71,1% 11% 0,1% 3,6%
CPN et services d'accouchement normal 83,5% 74,7% 64,9% 66,3%
CPN-Accouchement normal-Césarienne 64,9% 11% 0,1% 3,3%
Source : ANSD, Enquête sur la prestation des services de soins de santé 2019.
Les femmes qui ne se soumettent pas aux contrôles nécessaires perdent l'occasion
de bénéficier de soins et de traitements appropriés pour un problème qui aurait pu
être détecté. Il en va de même pour la vaccination et la prévention de la
transmission mère-enfant du VIH/sida.
D’après les données de l’EDS-C 2019, au cours des cinq dernières années (2013-
2018), trois quarts (75%) des naissances se sont déroulées avec l’assistance de
personnel considéré au Sénégal comme étant du personnel de santé qualifié. Par
ailleurs, la proportion de ces naissances qui ont eu lieu dans un établissement de
santé est de 80%.
Les jours et les semaines qui suivent la naissance, appelés période postnatale,
représentent une phase cruciale dans la vie d'une mère et de son nouveau-né. Parmi
les femmes ayant eu une naissance au cours des deux dernières années (2016-
2018), 80 % ont reçu des soins postnatals dans les 48 heures suivant la naissance,
conformément aux recommandations de l’OMS.
Au niveau national, en 2019, plus de sept structures de santé sur dix (72 %) offrent
les trois services de santé infantile de base qui regroupent les soins curatifs
infantiles, le suivi de la croissance et de l’état nutritionnel et la vaccination infantile.
La disponibilité de services de soins curatifs pour les enfants malades est la plus
fréquente avec 81 % des structures, le service de la vaccination est disponible dans
67% des structures. Les services de suivi de la croissance sont disponibles dans 87%
des structures.
Tableau IV-6 : Disponibilité des services de santé infantiles en 2019
2019
Disponibilité des services de santé
infantile Centre de Poste de
Hôpital Sénégal
santé santé
Soins curatifs infantiles 82,4% 90,6% 80,5% 81,3%
Suivi de la croissance 43,2% 69,2% 72,1% 70,8%
Vaccination infantile 34,7% 66,9% 68,2% 66,8%
Tous les services de santé infantile de 28,4% 65,2% 67,9% 66,2%
base
Source : ANSD, Enquête sur la prestation des services de soins de santé 2019.
La couverture vaccinale est mesurée par la proportion d’enfants ayant reçu tous les
vaccins de base (une dose du vaccin BCG, trois doses de DTC-HepB-Hib, trois doses
du vaccin oral contre la polio et une dose de vaccin contre la rougeole). La
couverture vaccinale peut aussi être mesurée par la proportion d’enfants ayant reçu
tous les vaccins appropriés pour le groupe d’âges. Au Sénégal, le PEV considère
qu’un enfant a reçu tous les vaccins appropriés pour le groupe d’âges si, en plus de
recevoir tous les vaccins de base, il a reçu trois doses du vaccin contre le
pneumocoque, une dose d’hépatite B à la naissance et deux doses de vaccin contre
le rotavirus.
En 2019, 77 % des enfants de 12-23 mois ont reçu tous les vaccins de base. En
outre, 61 % d’entre eux ont reçu tous les vaccins appropriés pour leurs âges. Parmi
les enfants de 24-35 mois, 37 % ont reçu tous les vaccins appropriés pour leurs
âges.
Parmi les 13 % d’enfants de moins de cinq ans qui ont eu, au moins, un épisode de
diarrhée, des conseils ou un traitement auprès d’un établissement de santé ou d’un
prestataire de santé ont été recherchés dans 45 % des cas.
Les données sur l’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans issus de l’EDS-C
2019 montrent que 18% souffrent de malnutrition chronique, dont 5% sous la forme
sévère. Le pourcentage d’enfants atteints de malnutrition aiguë est de 8 % dont 1
% sous la forme sévère. Dans l’ensemble, 14 % des enfants au Sénégal présentent
une insuffisance pondérale, y compris 3 % sous la forme sévère.
Planification familiale
Environ 7 structures de santé sur 10 offrent des services de PF au Sénégal (69 %).
Les méthodes réversibles sont offertes dans 69 % des structures de santé et les
méthodes permanentes (la stérilisation masculine ou féminine) dans 23 %. Un peu
plus des deux tiers des structures de santé offrent une méthode moderne de PF (69
%) et, dans 57 % des cas, les structures offrent une méthode traditionnelle. Dans
tous les cas, toutes les méthodes sont plus fréquemment offertes dans les centres de
santé. La quasi-totalité des structures de santé du secteur public offre au moins un
service de PF (99 % contre 20 % dans le privé).
Prévalence de la contraception
En 2019, la grande majorité des structures de santé (91%) ont offert des services de
diagnostic et/ou de traitement du paludisme, cela dans toutes les structures
publiques et seulement dans 76% de celles du privé. Globalement, 93 % des
structures, y compris toutes les structures publiques, offrant un service de prise en
charge du paludisme ont disposé soit d’un kit non périmé pour effectuer un test de
diagnostic rapide (TDR) du paludisme, soit d’un microscope en état de
fonctionnement avec des lames en verre et colorants appropriés pour la réalisation
de la microscopie du paludisme, le jour de l’enquête.
Prévention du paludisme
La proportion d’enfants ayant dormi sous une MII est de 65% et de 68% chez les
femmes enceintes.
En 2019, 354 708 cas de paludisme sont confirmés au niveau des structures
sanitaires soit un taux d’incidence12 de 2 188 pour 100 000 habitants au niveau
national. Le nombre de cas de paludisme confirmés chez les femmes enceintes est
de 7 155 ;
Concernant la mortalité, sur les 260 cas de décès liés au paludisme tous âges,
enregistrés en 2019, les 39% (102 décès) sont notifiés par trois régions (Kolda,
Tambacounda et Kédougou). Chez les enfants de moins de 5 ans, 62 décès liés au
paludisme sont enregistrés, dont 58% (36 décès) notifiés par les mêmes régions de
Kédougou, Tambacounda et Kolda.
12
Le taux d'incidence est le rapport du nombre de nouveaux cas de paludisme confirmés en 2019 à la population totale de 2019
13
[Link]
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | SANTE 86
SES 2019
Prévalence de la tuberculose
Au niveau national, la tuberculose demeure un problème de santé prioritaire au
Sénégal. Selon l’OMS, le taux d’incidence de la tuberculose toutes formes est estimé
à 122 cas (87-163) en 2017 contre 118 cas (84-158) en 2018 pour 100 000
habitants. En 2017 et 2018, 13 660 et 13 250 nouveaux cas et rechutes ont été
notifiés14.
La grande majorité des structures offre des services d’IST (88 %) avec 68 % dans le
secteur privé contre 100 % dans le secteur public.
Les estimations font état d’environ 1200 décès liés au VIH en 2019 (ONUSIDA,
2019).
Durant l’année 2019, au total 229 361 cas d’IST ont été notifiés dont 214 911 (93,7
%) chez les femmes selon les données de routine recueillies auprès des sites de
prise en charge des IST (rapport CNLS 2019).
14
Source :[Link]
tryProfile&ISO2=SN&outtype=html
Conclusion
« Donner les moyens de vivre une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tous
les âges est essentiel pour le développement durable » est l’un des objectifs des
ODD. Le Sénégal s’est inscrit dans cette lancée en mettant en place des stratégies
pour une meilleure prise en charge des questions sanitaires.
Des efforts sont à promouvoir pour une baisse de la mortalité palustre chez les
jeunes enfants de 0 à 5 ans et particulièrement dans les régions de Kédougou,
Tambacounda et Kolda.
Des efforts doivent être faits la lutte contre le VIH/SIDA avec une disponibilité plus
large des services de conseils et de dépistage du VIH.
Chapitre V : JUSTICE
Chapitre V :
Introduction
JUSTICE
Dans son volet justice, le Plan Sénégal Émergent (PSE) s’est fixé
pour objectif « d’améliorer l’accès, la qualité et l’efficacité de la
justice, par la réduction de la durée des détentions préventives,
l’amélioration des conditions de prise en charge des mineurs, le
renforcement des sanctions pour atteinte aux droits des femmes,
des enfants et des minorités, l’amélioration des conditions de séjour
dans les prisons ainsi que le renforcement de l’accessibilité à une
justice de proximité et des capacités institutionnelles et humaines
des juridictions et des services centraux et déconcentrés ».
Mineur : Est mineur, la personne qui n’a pas atteint l’âge de 18 ans accompli (article
276 du Code de la famille (C F) modifié par la loi N° 99-82 du 03 septembre 1999).
Les écroués : ils représentent le flux d’individus incarcérés durant toute une année ;
autrement dit, ce sont l’ensemble des personnes qui sont entrées en détention au
cours d’une année civile.
Prévenus : ce sont les personnes incarcérées et qui n’ont pas encore été jugées.
Région Nombre
Kolda 2
Louga 3
Matam 1
Saint-Louis 3
Sédhiou 1
Tambacounda 2
Thiès 3
Ziguinchor 3
Total 37
Source : DAP, 2019.
L’année 2019 a enregistré des entrées importantes en mars (+476), octobre (+399)
et en juillet (+395), ainsi que d’importantes sorties en avril (-467) et en décembre (-
544). Ce qui pourrait s’expliquer entre autre par les grâces présidentielles.
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Prévenus Condamnés
Source : DAP, 2019
Les régions de Dakar (35,4%), Thiès (14,5%), Kaolack (9,3%) et Diourbel (7,9%)
regroupent 67,1% de la population carcérale du Sénégal en 2020. Les régions de
Saint-Louis et Tambacounda viennent en cinquième et sixième position avec
respectivement 6,0% et 4,74% de l’effectif carcéral du pays.
En 2019, les durées de détention provisoire les plus fréquentes sont celles comprises
entre un 1 et 30 jours et concernent 39,9% des détenus provisoires. Suivent ensuite,
celles comprises entre 6 mois un jour et 3 ans (32,7%), puis celles comprises entre
31 jours et 6 mois (22,5%). Par ailleurs, les durées de détention dépassant 6 ans
sont très faibles.
45%
39,94%
40%
35% 32,75%
30%
25% 22,51%
20%
15%
10%
4,05%
5%
0,73% 0,02%
0%
l jour à 3O jours Plus 30 jours à 6 Plus 6 mois à 3 Plus 3 ans à 4 Plus de 4à 6ans Plus de 6 ans
mois ans ans
Source : DAP, 2019
40%
36,0%
35%
30%
25% 23,4%
20%
10% 6,8%
5,8%
5% 1,5%
0%
15 Jours à 1 Plus 01 an à Plus 2 ans à Plus 4 ans à Plus de 5 ans Travaux Travaux
an 2 ans 4 ans 5 ans forcés à forcés à
temps perpétuité
Source : DAP, 2019
Chez les mineurs âgés entre 13 et 18 ans écroués en 2019, les infractions les plus
courantes représentent le « vol et recel » (56,8%), la « détention et l’usage de
chanvre indien » (10,7%) et les « coups et blessures volontaires » (9,8%). Ces 3
infractions commises sont suivies par les « trafics de drogue » (5,9%) et le « viol,
l’attentat à la pudeur et la pédophile » (4,1%).
Chez les personnes écrouées de sexe féminin, ce sont les « coups et blessures
volontaires » qui constituent le principal motif d’incarcération. Ce type d’infraction
représente 21,7% des cas et est suivi du « défaut de carnet sanitaire et social-
proxénétisme » et de « l’escroquerie ensuite viennent l’abus de confiance et le faux
et usage de faux avec 16,8% pour chacune et enfin le « vol et recel » avec 16,6%.
Tableau V-6 : Répartition des personnes écrouées de sexe féminin selon le type
d’infraction
Type d’infractions commises Nombre de cas Pourcentage
1- Vol et Recel 213 16,6%
2-Détention-usage de chanvre indien 55 4,3%
3-Trafic de drogue 7 0,5%
4-Détournement de deniers publics 5 0,4%
5-Coups et blessures volontaires 279 21,7%
6-Escroquerie. Abus de confiance. Faux et usage de faux 215 16,8%
7-Viol-attentat à la pudeur-pédophilie 8 0,6%
8-Défaut de carnet sanitaire et social-proxénétisme 215 16,8%
9-Infanticide 21 1,6%
10-Avortement 19 1,5%
11-Meurtre- Assassinat-parricide. 12 0,9%
12-Homicide volontaire ou involontaire 8 0,6%
13-Menaces -violences -voies de faits-injures 63 4,9%
14-Outrage et rébellion 18 1,4%
15-Vagabondage et mendicité 7 0,5%
16-Evasion et tentative 1 0,1%
17-Fraude 5 0,4%
18-Débit de boissons 57 4,4%
19-Autres 75 5,8%
TOTAUX 1283 100%
Source : DAP, 2019
Mis à part les autres types d’infractions commises qui représentent 27,8%, «la
détention-usage de chanvre indien » est le type d’infractions le plus fréquent chez les
étrangers écroués, avec 23,1% des cas. Le « vol et recel » vient en seconde position
avec 19,0%. Le troisième rang est occupé par l’« escroquerie-abus de confiance-faux
et usage de faux » avec 9,6%.
Tableau V-7 : Répartition des personnes écrouées de nationalité étrangère selon le type
d’infraction
Type d’infractions commises Nombre de cas Pourcentage
1- Vol et Recel 558 19,0%
2-Détention-usage de chanvre indien 680 23,1%
3-Trafic de drogue 77 2,6%
4-Détournement de deniers publics 1 0,0%
5-Coups et blessures volontaires 135 4,6%
6-Escroquerie. Abus de confiance. Faux et usage de faux 283 9,6%
7-Viol-attentat à la pudeur-pédophilie 46 1,6%
8-Défaut de carnet sanitaire et social-proxénétisme 48 1,6%
9-Infanticide 2 0,1%
11-Meurtre- Assassinat-parricide. 12 0,4%
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | JUSTICE 96
SES 2019
25%
19,3% 20,3%
20% 16,0%
14,1%
15%
9,2%
10% 6,8% 7,4%
5% 1,6% 0,8% 0,3% 1,8% 0,5% 0,9% 0,7% 0,3%
0%
En 2019, l’effectif des personnes écrouées est de 29 826 individus contre 27 720
individus en 2018, soit un taux d’accroissement de 7,6%.
Au total, 29 826 entrées en détention ont été recensées dans le milieu carcéral
sénégalais en 2019.
La population moyenne âgée de 13 ans et plus est estimée à 9 737 987 habitants en
2018 contre 10 194 338 habitants en 2019. Ainsi, le taux d’entrée en détention par
habitant s’élève à 297 détenus pour 100 000 habitants en 2019.
En 2019, la proportion de détenus non encore jugés s’élève à 41,8% contre 41,6%
en 2018.
Conclusion
En outre, les niveaux des indicateurs de démographie pénale restent élevés dans
l’ensemble au niveau national. La densité carcérale et le taux d’encadrement des
détenus révèlent que la situation de la démographie pénale s’écarte des normes
requises pour un bon traitement des détenus.
Chapitre VI :
Chapitre VI : ASSISTANCE SOCIALE
Introduction
ASSISTANCE SOCIALE
Dans un contexte de mise en œuvre de l’agenda 2030 dont le
paradigme est de ne laisser personne en rade, les politiques de
protection sociale occupent à ce jour une place de choix dans la
politique cadre de référence du Sénégal ; le Plan Sénégal Emergent.
Elles doivent cette place outre à la prévention des risques et la
protection des personnes et des biens, à leur rôle dans le
rétablissement d’une meilleure justice sociale par le biais de la
réduction des inégalités et la promotion d’un développement inclusif
et endogène à travers les mesures d’assistanat en termes de
revenus, de sécurité sociale et de facilitation d’accès aux secteurs
sociaux de base. Ainsi, elles peuvent contribuer fortement à la
réduction de la pauvreté.
Le régime sénégalais de protection sociale repose sur deux axes : l’assistance sociale
et la prévoyance ou sécurité sociale.
L’assistance sociale est fondée sur un système non contributif qui est principalement
assuré par l’État qui l’organise, le finance et le met en œuvre. Elle est menée au
profit des groupes vulnérables. La politique d’assistance sociale vise à améliorer le
développement social du pays à travers des transferts sociaux octroyés directement
aux ménages ou aux individus vulnérables. Ces transferts peuvent aussi être
implicites c’est–à-dire sous forme de subventions et/ou de prises en charge gratuite
des services sociaux de base. Ils sont soit sans contrepartie soit contre des
conditions concernant l’utilisation des services de base dans une optique de
renforcement du capital humain. L’objectif à travers les transferts sociaux est de
réduire les inégalités et la vulnérabilité par l’augmentation de l’accès aux services
sociaux de base. Une bonne politique d’assistance sociale demeure donc importante
pour atteindre une croissance inclusive et une réduction durable de la pauvreté. C’est
dans ce cadre que le Sénégal a, à travers la Stratégie nationale de Protection sociale,
décliné des objectifs d’assistance sociale qui sont entre autres:
Ces dernières années, des mesures ont été prises par les pouvoirs publics afin de
permettre à certains groupes dits vulnérables de bénéficier de soins de santé par le
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 102
SES 2019
S’agissant du système de prévoyance sociale, créé dans les années 1970, il vise à
offrir une couverture à tous les travailleurs et à leur famille. La prévention et la prise
en charge du risque santé pour les travailleurs se font à travers la Caisse de Sécurité
sociale (CSS) et les Institutions de Prévoyance Maladie (IPM) tandis que la retraite
est gérée par l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) et le Fonds
national de Retraite (FNR). Cette diversification des structures sociales a pour
objectif de permettre aux Sénégalais, dans le cadre de leur travail, de se couvrir des
risques liés à la santé et à la vieillesse.
La Caisse de Sécurité sociale (CSS) joue un rôle de premier plan dans la politique
nationale de protection sociale des travailleurs salariés en apportant pleinement sa
contribution dans la lutte contre la pauvreté. Elle a pour mission de verser des
prestations, en nature ou en espèces aux familles et aux salariés des entreprises
affiliées. Dans le domaine de la protection de la mère et de l'enfant, des centres
médico-sociaux sont mis en place pour assurer la consultation des enfants malades
et des femmes enceintes. La Caisse de Sécurité sociale a également pour mission
d’offrir des indemnités en espèces ou en nature aux travailleurs victimes d’accidents
de travail ou de maladies professionnelles. De surcroît, elle joue un rôle déterminant
dans la prévention des risques professionnels par le contrôle, l'assistance-conseil et
la formation des entreprises. Dans ce qui suit, il s’agira de présenter les différentes
prestations effectuées au bénéfice des travailleurs.
Pour l’année 2019, les prestations familiales représentent 78,4% des prises en
charge effectuées par la CSS. Elles sont suivies par la prise en charge des victimes
d’accidents de travail qui constitue 20,2% en moyenne de l’enveloppe globale. Par
conséquent, la part des actions sanitaires, sociales et familiales et des préventions
est très faible.
Graphique VI-1 : Répartition des allocations reçues par type d’allocation en 2019
Charges accidents
de travail/maladies Charges Prévention;
professionnelles; 0,5%
20,2%
Charges Action
Sanitaire, Sociale et
Familiale; 0,8%
Charges Prestations
familiales; 78,4%
Les allocations prénatales sont dues à toute femme salariée ou conjointe d'un
travailleur salarié, à toute femme salariée non mariée et à toute femme salariée
mariée dont le mari n'exerce aucune activité professionnelle rémunérée à compter du
jour où l'état de grossesse est déclaré et pour les neuf mois de la grossesse.
Les allocations de maternité sont versées aux femmes salariées ou conjointes des
travailleurs salariés qui donnent naissance, sous contrôle médical, à des enfants nés
viables et inscrits à l'état civil.
Les allocations familiales sont attribuées au travailleur, pour chacun des enfants à sa
charge, âgé de plus de 2 ans et de moins de 14 ans. Cet âge limite est porté à 18
ans, pour l'enfant placé en apprentissage et à 21 ans si l'enfant poursuit des études
ou si, par suite d'infirmité ou de maladie incurable, il est dans l'impossibilité d'exercer
un travail salarié ou de poursuivre des études. La limite du nombre d’enfants
assujettis aux allocations familiales est de six (6).
Les allocations CAF représentent les cotisations versées par les caisses d’allocations
familiales françaises pour le compte des travailleurs sénégalais établis en France
dans le cadre de la Convention franco-sénégalaise sur les prestations familiales.
Graphique VI-2 : Répartition (%) des indemnités de prestation familiale reçues par les allocataires
par type en 2019
Allocations CAF; Allocations
0,4% Prénatales; 2,2%
Allocations de
Indemnités de Maternité; 6,1%
Congé Mat.; 30,1%
Allocations de
chômage; 0,0%
Allocations
Familiales; 61,3%
Source : Rapport général de la Caisse de Sécurité sociale, 2019
Est considéré comme accident de travail, tout accident survenu au travailleur, par le
fait ou à l’occasion du travail, pendant le trajet d'aller et de retour entre sa résidence
et son lieu du travail et vice versa ; pendant les voyages ou les déplacements dont
les frais sont à la charge de l'employeur15.
Pour ce qui est de la maladie professionnelle, elle concerne toute maladie désignée
dans un tableau de maladies professionnelles et contractée dans les conditions
prévues dans ledit tableau.
Les rentes sont payées à tout travailleur salarié atteint d'une incapacité permanente
partielle (IPP) ou totale (IPT) à la suite d'un accident du travail ou d'une maladie
professionnelle, à son conjoint survivant, ses enfants et descendants en charge ou à
tout ascendant direct en cas d’accident mortel.
Les indemnités d’accident de travail versées pour des travailleurs et salariés affiliés à
la CSS sont de l’ordre de 3 802 480 062 f CFA en 2019 contre 3 274 230 329 f CFA
en 2018. Ces indemnités sont généralement des rentes versées aux victimes ou
ayants droit (85,4% en 2019). En outre, elle comporte les indemnités journalières
versées aux allocataires en situation d’incapacité temporaire sont de 9,0% en 2019.
15
Code de la sécurité sociale, 1973
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 106
SES 2019
Graphique VI-3 : Répartition (%) des indemnités d’accident de travail (AT) et de MP par type
d’assistance 2019
Rentes; 85,4%
Elles sont réalisées au profit des épouses d'allocataires, des femmes salariées, des
enfants d'allocataires, des épouses de non allocataires et leurs enfants.
En 2019, les actions sanitaires et sociales menées par la CSS, pour ses affiliés sont
majoritairement constituées d’aides financières avec les secours en espèces (37,2%)
et les subventions sociales en espèces (15,1%) qui représentent plus de 50% du
montant global. Les secours en nature et les journées médicales sont évaluées
respectivement à 5,5% et à 3,0%.
Graphique VI-4 : Répartition (%) des prestations en ASSF par type d’actions en 2019
Produits
dietetiques; 12,6%
Produits
pharmaceutiques; Secours en especes;
24,0% 54,1%
En 2019, la BNSP a effectué sur le territoire national 41543 sorties contre 37224 en
2018, soit une augmentation de 11,6%. Ces interventions concernent
majoritairement les secours aux victimes d’accidents qui concentrent près de la
moitié (48,3%) des interventions. Les activités diverses ont fait l’objet de près de
20% des sorties. Les sorties relatives aux incendies (8,2%) et aux opérations
diverses (10,8%) sont moins fréquentes.
Graphique VI-5 : Répartition (%) des interventions de la BNSP par nature d’intervention en 2019
60,0%
48,3%
50,0%
40,0%
30,0%
19,7%
20,0%
13,1%
10,8%
8,2%
10,0%
0,0%
INCENDIES Secours aux Malades OPERATIONS ACTIVITES DIVERSES
victiomes DIVERSES
d'accidents
Source : Rapport de la BNSP, 2019
L’analyse des interventions faites en 2019 par la BNSP pour secourir des victimes
d’accident, met en évidence des secours apportés principalement pour les victimes
d’accident sur la voie publique (85,9% des sorties pour ce type d’intervention contre
14,1% pour les autres accidents).
Graphique VI-6 : Répartition (%) des interventions de la BNSP par type d’accidents
14,1%
85,9%
Graphique VI-7 : Répartition (%) des victimes d’accidents sur la voie publique par âge en 2019
16,0%
13,6%
14,0%
12,0%
12,0% 11,4%
10,9%
10,0% 9,3%
8,4%
8,0%
5,5% 5,6%
6,0% 5,1%
4,5%
4,0% 3,2%
2,5% 2,7%
1,9%
2,0% 1,0% 1,1%
0,5% 0,7%
0,0%
Entre 2013 et 2019, un total de 458 550 ménages sont inscrits dans le Registre
national unique (RNU) pour un objectif de 464 548 ménages, parmi les plus pauvres,
soit un écart relatif de -1,3% par rapport à la cible de 2019. Sur l’ensemble des
ménages inscrits dans le RNU, 316 941 (69,1%) ont bénéficié d’une bourse familiale.
Pour l’année 2019, 18 560 ménages ont bénéficié d’une bourse familiale dont 92%
qui ont au moins eu à recevoir des transferts en 2019.
Tableau VI-1: Indicateurs de la bourse de sécurité familiale en 2019
Effectif
Réalisations cumulées enrôlé en Cible 2019
2019
2018 2019
Nombre de ménages
442 053 458 550 16 497 464 548
inscrits dans le RNU
Nombre de ménages
316 941 316 941 ND - 300 000
bénéficiaires de la BSF
Pourcentage (%) de
ménages bénéficiaires
95% 92% ND 100%
ayant reçu des transferts
monétaires du PNBSF
Source : DGPSN, Rapport d’activité 2019.
En 2019, 53% des ménages enrôlés dans la couverture maladie universelle sont
bénéficiaires de la BSF.
Les régions de Dakar (12,7%), Fatick (10,7%), Ziguinchor (10,3%), Kolda (9,5%)
et Kaolack (9,1%) concentrent plus ménages bénéficiant de la BSF et d’une
couverture maladie universelle (CMU), soit plus de la moitié des ménages
bénéficiaires de CMU. A l’inverse, les régions de Kédougou (1,9%) et de Louga
(3,2%) regorge les les plus faibles parts.
16
DGPSN (2013)
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ASSISTANCE SOCIALE 111
SES 2019
Tableau VI-2 : Répartition des ménages bénéficiant de la BSF enrôlés à la CMU en 2019
Ménages Individus
Région
Effectif Part Effectif Part
Dakar 25186 12,7% 174938 12,5%
Diourbel 16 353 8,3% 130 906 9,4%
Fatick 21 046 10,7% 124 975 9,0%
Kaffrine 13 463 6,8% 104 512 7,5%
Kaolack 17 930 9,1% 135 110 9,7%
Kédougou 3 746 1,9% 26 681 1,9%
Kolda 18 715 9,5% 139 370 10,0%
Louga 6 182 3,1% 53 009 3,8%
Matam 8 182 4,1% 65 624 4,7%
St‐Louis 9 587 4,9% 64 255 4,6%
Sédhiou 11 270 5,7% 76 556 5,5%
Tambacounda 12 137 6,1% 87 780 6,3%
Thiès 13 418 6,8% 93 433 6,7%
Ziguinchor 20 377 10,3% 118 202 8,5%
Total 197 592 100,0% 1 395 351 100,0%
Source : DGPSN, Rapport d’activité 2019
Conclusion
La protection sociale est un élément fondamental pour lutter contre la pauvreté et
pour la prévention des risques naturels et sociaux. Elle permet d’atténuer les risques
sociaux vieillesse, la maladie, l’invalidité, le chômage, la maternité, etc.) et facilitent
les interventions en cas de risques naturels tels que la survenance d’incendies ou
d’accidents.
En outre, en termes d’assistance sociale, 458 550 ménages sont inscrits sur le
Registre national unique (RNU), entre 2013 et 2019 pour un objectif de 464 548
ménages. Sur cette période 316 941 de ces ménages ont bénéficié du Programme
national de Bourses de Sécurité familiale (PNBSF). De même, à travers le partenariat
entre la DGPSN et la CMU, 197 592 ménages bénéficiaires de la BSF (62,3%) ont
été enrôlés à la CMU.
Chapitre VII :
Chapitre VII : EAU ET ASSAINISSEMENT
Introduction
EAU ET ASSAINISSEMEENT
L’utilisation d’une eau salubre amoindrit le risque de contracter des
maladies d’origine hydrique.
Du fait de son influence sur d’autres domaines tels que la santé et l’économie, le
secteur de l’eau et de l’assainissement fait l’objet d’une attention particulière et est
suivi par différents acteurs. Au niveau mondial, UN Water (ONU Eau) et ses
différentes composantes ont développé une méthodologie pour le suivi des
indicateurs de l’eau et de l’assainissement et publient régulièrement des rapports
thématiques. Au niveau du continent africain, le Conseil des Ministres africains
chargés de l’Eau (CMACE ou AMCOW sigle anglais) a mis en place une plateforme de
suivi des indicateurs liés à l’eau et élabore un rapport continental sur le secteur.
Dans chaque partie, un sous-point relatif à l’échelle JMP17 de mesure de l’accès aux
services d’eau potable/assainissement est abordé.
Encadré
Les données de l’Enquête Démographique et de Santé Continue (EDS-Continue) réalisée en
2019 sont principalement utilisées dans ce chapitre. Le volet ménage de cette enquête
comporte un certain nombre de questions relatives à l’accès à l’eau, au type de toilettes et à
l’hygiène qui permettent de dresser le profil des ménages sénégalais en ce qui concerne leur
accès à l’eau et à l’assainissement
VII.1. L’HYDRAULIQUE
17
JMP= Joint Monitoring Programme (Programme conjoint de suivi). Il s’agit d’un programme commun OMS/UNICEF de suivi de
l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, mis en place en 1990.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 114
SES 2019
L’accès à l’eau est appréhendé au moyen de plusieurs variables dont les sources
d’eau de boisson, les distances à ces sources et le traitement de l’eau recueillie.
Au Sénégal, la majorité des ménages a accès à une eau de boisson issue d’une
source améliorée. En effet, comme l’illustrent les graphiques ci-dessous, plus de
quatre ménages sur cinq (86,2%) s’approvisionnent en eau de boisson auprès d’une
source d’eau améliorée.
Malgré un écart considérable par rapport à la zone urbaine, le milieu rural présente
une part importante de ses ménages utilisant un point d’eau amélioré pour collecter
l’eau de boisson (76,5%). En milieu urbain, plus de 9 ménages sur 10 utilisent une
source améliorée. En outre, un peu plus du tiers des ménages appartenant au
quintile18 le plus pauvre (36,7%) n’a pas accès à une source d’eau améliorée là où
pratiquement la presque totalité des riches (97,7%) ou plus riches (98,6%) utilisent
une source d’eau améliorée. Il faut noter que plus le niveau de vie est élevé, plus la
probabilité d’avoir accès à un point d’approvisionnement en eau amélioré est élevée.
18
Il s’agit des quintiles de niveau de vie tels que définis dans le rapport de l’EDS-Continue 2019
téléchargeable sur le site : [Link]
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 115
SES 2019
0,2
100,0
13,6
80,0
source non améliorée
60,0 76,5
source améliorée 86,2
95,7
autre 40,0
20,0
23,4
13,6
0,0 4,0
86,2
urbain rural Total
source non amelioree source amelioree autre
100,0
80,0
63,2
60,0 76,2
91,5 97,7 98,6
40,0
20,0 36,7
23,8
0,0 8,5 2,1 1,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche
Pour ce qui est des points d’eau, le puits non protégé constitue le principal type de
point d’eau (99,5%) non amélioré. Tandis que du côté des sources améliorées, le
robinet, pour l’essentiel domestique, est utilisé par près de 8 ménages sur 10. En
milieu urbain, 77,2% des ménages disposent d’un raccordement domestique (dans
leur logement ou dans la concession) et le robinet public est utilisé par environ 5,2%
des ménages. Dans des proportions moindres, un recours plus important au robinet
domestique est aussi noté en milieu rural. Ce type de point d’eau amélioré est utilisé
par la majorité des ménages ruraux usant d’un point d’eau amélioré (54,4%) et plus
d’un cinquième s’approvisionne à partir d’un robinet public (20,8%).
Il faut noter que l’eau en bouteille apparaît comme la troisième source d’eau
améliorée au niveau national (6,4%) et la deuxième source en zone urbaine (10,8%)
tandis qu’en zone rurale, 9,8% des ménages utilisent l’eau du camion-citerne pour la
boisson faisant de cette source le troisième plus important type de point d’eau pour
ladite zone.
Graphique VII-4 : Répartition en pourcentage des ménages usant d’une source améliorée
selon le type de point d'eau par milieu de résidence
100,0 0,7
6,4
10,8 9,8
90,0 6,2
3,4
80,0 5,2
12,0
70,0 eau en bouteille
20,8
camion citerne/chariot
60,0
eau de pluie
50,0
puits/source protégé
40,0 77,2 puits à tube/forage
67,2 robinet public
30,0
54,4 robinet domestique
20,0
10,0
0,0
urban rural Total
Source : ANSD. EDS, 2019.
Au niveau des grandes zones, parmi les ménages ayant accès à une source d’eau
améliorée, la prééminence du robinet domestique se retrouve partout, même si les
proportions les plus fortes sont relevées à l’Ouest (77,5%) et au Nord (63,0%).
Graphique VII-5 : Répartition en pourcentage des ménages usant une source améliorée selon le
type de point d'eau par zone de résidence
100,0 2,6
12,1 10,9
90,0 12,7
20,6
80,0 6,8 13,4
20,4
70,0 1,5
12,7 18,8
60,0
50,0
40,0 77,5
30,0 63,0
57,7 55,3
20,0
10,0
0,0
Nord Ouest Centre Sud
Par ailleurs, les ménages les plus pauvres ont le moins accès au robinet domestique.
Seuls 31,5% d’entre eux utilisent ce type de source pour s’approvisionner en eau. Le
robinet public semble être le mode d’approvisionnement le plus fréquent chez les
plus pauvres. En effet, 38,8% des ménages les plus pauvres ayant accès à une
source améliorée utilisent un robinet public ou une borne fontaine. A l’inverse, plus le
niveau de vie du ménage est élevé, plus il a recours à un robinet domestique. En
outre, 18,8% des ménages du quintile le plus riche utilisent l’eau embouteillée
comme eau de boisson.
Graphique VII-6 : Répartition en pourcentage des ménages utilisant une source améliorée
selon le type de point d'eau par quintile de niveau de vie
100,0 0,1 5,3
5,0
9,3
90,0 9,7 18,8
4,3 1,1
21,1 2,4
80,0 9,7 5,3 4,7
19,7
70,0 0,8
0,8
60,0
50,0 38,8
40,0 76,7
74,3 73,6
30,0 65,4
20,0
31,5
10,0
0,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche
Au Sénégal, l’essentiel des ménages disposent d’un point d’eau à domicile (71,5%)
ou se procurent l’eau à proximité de leur résidence (18,7% mettent moins de 30 mn,
file d’attente inclus pour collecter l’eau). Ce constat concorde avec le fait que le
raccordement à domicile constitue la principale source d’eau potable pour la plupart
des ménages (à l’exception des plus pauvres). Les ménages ne disposant pas d’un
raccordement à domicile mettent en général moins de 30 mn pour collecter l’eau.
Graphique VII-7 : Répartition en pourcentage des ménages selon leur durée de collecte
de l'eau de boisson
9,8
18,7
71,5
Graphique VII-8 : Répartition en pourcentage des ménages selon la durée de collecte par
milieu de résidence
100,0
90,0
80,0
70,0
60,0
50,0
88,9
40,0
30,0
53,6
20,0
29,0
17,3
10,0
8,6
2,4
0,0
sur place moins de 30 mn 30 mn et plus
urban rural
100,0
90,0
80,0
70,0
60,0
50,0
40,0
57,7
30,0
49,8
20,0
33,0
29,7
20,5
10,0
9,3
0,0
sur place moins de 30 mn 30 mn et plus
urban rural
Graphique VII-10 : Répartition des ménages selon le temps mis pour collecter l'eau par quintile de
niveau de vie
100,0 3,6
12,1 9,5
90,0 22,1 16,5
80,0 40,9
70,0 42,8
60,0 49,7
50,0 57,1
40,0 79,8
47,1
30,0
20,0 47,7
38,1
10,0 20,8
12,0
0,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche
Dans les ménages ne disposant pas d’un point d’eau sur place, la collecte de l’eau est
généralement assurée par les femmes adultes (80,4%). Il existe quelques ménages
(5,4%) pour lesquels les corvées d’eau sont assurées par les enfants âgés de moins
de 15 ans.
garçon moins de
15 ans; 2,4
homme adulte;
14,2
fille moins de 15
ans; 3,0
Quel que soit le milieu de résidence, les adultes, en particulier les femmes, sont plus
impliquées dans la collecte d’eau hors du domicile. Toutefois, une différence notable
est relevée en ce qui concerne la participation des hommes. Les hommes résidant en
milieu urbain participent plus aux corvées d’eau. Lorsque le ménage ne dispose pas
d’une source d’eau sur place, près d’un cinquième des responsables de la collecte
d’eau en milieu urbain (19,7% contre 12,8% en zone rurale) sont des hommes
adultes.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 123
SES 2019
90,0 82,0
80,0 74,3
70,0
60,0
50,0
40,0
30,0
19,7
20,0 12,8
10,0 2,1 3,2 3,8 2,0
0,0
femme adulte homme adulte fille moins de 15 ans garçon moins de 15 ans
urbain rural
100,0
13,4 14,0 22,0
11,0 19,1
80,0
60,0
20,0
0,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche
femme adulte homme adulte fille moins de 15 ans garçon moins de 15 ans
Le traitement de l’eau avant usage permet de lutter contre certaines maladies telles
que la dysenterie, la diarrhée et le choléra. Au Sénégal, pour sept ménages sur dix,
l’eau ne fait l’objet d’aucun traitement avant la consommation. Cette situation est
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | EAU ET ASSAINISSEMENT 124
SES 2019
plus fréquente en milieu urbain. En milieu rural, plus du tiers des ménages use au
moins d’une méthode de traitement pour rendre l’eau potable (contre 17,0% en zone
urbaine). Peu de ménages usent de deux méthodes ou plus pour rendre l’eau
potable (3,1% pour le milieu urbain et 5,3% pour le rural).
Graphique VII-15 : Répartition des ménages selon le nombre de méthodes utilisées pour
traiter l’eau par milieu de résidence
100,0
3,1 4,2
5,3
90,0 13,9
20,3
80,0 26,7
70,0
60,0
50,0
40,0 83,0
75,6
68,0
30,0
20,0
10,0
0,0
urban rural Total
0 1 2+
L’eau de pluie se démarque par le fait que la totalité des ménages la traite avant son
usage en utilisant au moins deux méthodes distinctes.
Dans une moindre mesure, l’eau des puits et sources, protégés ou non, est quasi
systématiquement traitée. En effet, au moins 7 ménages sur 10 traitent l’eau
collectée des puits et sources protégés ou non. En outre, plus de 20% d’entre eux
utilisent au moins deux méthodes pour rendre l’eau potable.
L’eau collectée des puits à tube/forage ou des camions citernes fait l’objet d’un
traitement avant son emploi dans respectivement 20,4% et 28,8% des ménages qui
s’y approvisionnent. L’eau en bouteille et celle du robinet sont généralement
consommées sans traitement préalable.
Graphique VII-16 : Répartition des ménages selon le nombre de méthodes utilisées par
type de point d’eau potable
0,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100,0
0 1 2+
16,0 14,9
14,0
12,0 11,3
10,0
8,0
6,0
4,0
Quel que soit le milieu de résidence, les principales méthodes utilisées pour le
traitement de l’eau sont le filtrage à travers un linge et l’ajout de javel ou de chlore.
Cette dernière méthode est plus fréquente en milieu urbain, tandis que la première
l’est en zone rurale.
25,0 23,3
20,0
15,0
12,4
10,3 urbain
10,0
6,6 rural
5,0
1,4 0,6 0,8
0,5
0,0
ajouter javel/chlore faire passer à travers utiliser un filtre à eau laisser reposer
un linge
Source : ANSD, EDS 2019.
En vue de suivre l’évolution des indicateurs ODD, au sein des pays, aux échelles
régionale et mondiale, le Programme Conjoint de Suivi (JMP en anglais) de l’OMS et
de l’UNICEF a développé une méthodologie de suivi des indicateurs de l’ODD6.
La méthode JMP pour l’accès à l’eau potable consiste à élaborer une échelle de
mesure tenant compte de l’accessibilité, la disponibilité et la qualité de l’eau. Le
tableau ci-dessous présente les composantes de cette échelle pour le suivi mondial
des progrès en matière d’alimentation en eau potable.
Tableau VII-1 : Échelle de suivi mondial du JMP pour les services d’alimentation en eau
potable
Niveau du Définition
service
Géré en toute Source améliorée située sur site, disponible si nécessaire, et protégée de toute
sécurité contamination microbiologique ou de produits chimiques prioritaires
Source améliorée nécessitant un trajet aller-retour de 30 minutes au maximum
Élémentaire
pour la collecte
Source améliorée nécessitant un trajet aller-retour supérieur à 30 minutes
Limité
pour la collecte
Non amélioré Source non améliorée qui ne protège pas contre les contaminations
Aucun service Eaux de surface
Source : OMS ; UNICEF. JMP Thematic Report on Safely Managed Drinking Water
L'accès à un service élémentaire d'eau potable est certes observé dans la majorité
des ménages, quel que soit le milieu de résidence, mais il est de loin plus important
en zone urbaine où près de neuf ménages sur 10 utilisent l'eau d'une source
améliorée disponible sur place ou à moins de 30 minutes (file d'attente incluse).
Le niveau de vie influe sur le type de service d'eau potable. En effet, plus le ménage
est aisé, plus il a accès à un service élémentaire. A contrario, les ménages les plus
pauvres sont les plus dépourvus en termes d'accès à un service d'eau potable,
puisqu'ils disposent le plus souvent d'un service non amélioré (36,7%) ou limité
(17,7%).
Graphique VII-19 : Répartition des ménages selon le niveau Graphique VII-20 : Répartition des ménages selon le niveau d’accès
d’accès au service d’eau potable au service par milieu de résidence
VII.2. ASSAINISSEMENT
Les toilettes sont dites améliorées dès lors qu’elles « assurent une séparation
hygiénique des excrétas humains empêchant tout contact avec les personnes »19. La
défécation à l’air libre peut être source de contamination de l’eau de boisson et de la
nourriture à la suite de la dispersion par le vent notamment des matières fécales.
Cela peut ainsi générer des maladies et entrainer des dommages économiques aux
ménages concernés.
Quel que soit le milieu de résidence, la majorité des ménages utilisent des toilettes
améliorées. Toutefois, en milieu rural, plus de 4 ménages sur 10 utilisent des
toilettes non améliorées dont près du quart ne dispose pas de toilettes et utilise la
nature comme lieu d’aisance (23,8%) et 15,5% ont recours à des latrines sans dalle.
En milieu urbain, les ménages utilisent généralement des toilettes améliorées, pour
l’essentiel des lieux d’aisance munis d’une chasse mécanique ou manuelle raccordée
à une fosse septique (60,0%) ou un réseau d’égout (17,6%).
19
JMP
Tableau VII-2. Répartition des ménages par type de toilettes utilisées selon le milieu de
résidence
Des différences sont également notées sur le type d’aisance utilisé par les ménages
en considérant leur niveau de vie. Les ménages pauvres font plus souvent usage de
toilettes non améliorées (latrines sans dalle ou la nature) tandis que les plus riches
disposent de toilettes avec chasse mécanique ou manuelle raccordée à l’égout ou à
une fosse septique.
Tableau VII-3. Répartition des ménages par type de toilettes utilisées selon le niveau de
vie
plus plus
Type de toilettes pauvre pauvre moyen riche riche Ensemble
Chasse d’eau/chasse manuelle connectée à un système
d’égout 0,0 0,0 3,4 14,7 22,9 9,0
Chasse d’eau/chasse manuelle reliée à une fosse septique 2,1 22,5 53,0 68,2 65,3 43,7
Chasse d’eau reliée à une latrine 2,2 10,0 8,6 5,3 3,1 5,6
Chasse d’eau reliée quelque part 0,6 2,5 0,6 0,0 0,1 0,7
Fosse d’aisances améliorée autoaérée 2,5 14,4 13,2 6,8 7,9 8,8
Fosse d’aisances avec dalle 15,4 13,6 11,1 4,7 0,8 8,7
Fosse d’aisances sans dalle 24,6 16,9 5,5 0,3 0,1 8,9
Pas de toilette /nature 49,9 12,9 2,3 0,0 0,0 12,5
Toilettes à compostage 0,2 0,4 0,0 0,0 0,0 0,1
Latrines/ toilettes suspendues 1,9 4,4 1,5 0,0 0,0 1,4
Autre 0,8 2,3 0,7 0,0 0,0 0,7
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Source : ANSD, EDS 2019.
Le partage des toilettes est pratiqué par un tiers des ménages (33%). En général,
cette pratique est un peu plus fréquente dans les ménages utilisant des latrines à
fosse avec dalle (37%) ou des lieux d’aisance munis d’une chasse manuelle ou
mécanique raccordé au réseau d’égout (34%) ou des latrines ventilées améliorées
(33%).
Graphique VII-22 : Proportion des ménages partageant les toilettes par type de toilettes
utilisées
100,0
90,0
80,0
70,0
60,0
50,0
91,5
40,0
30,0
45,8
40,3
20,0
35,5
31,3
25,8
25,7
25,4
25,2
22,2
10,0
0,0
Chasse Chasse Chasse d’eau Chasse d’eau Fosse Fosse Fosse Latrines/ Autre Ensemble
d’eau/chasse d’eau/chasse reliée à une reliée d’aisances d’aisances d’aisances toilettes
manuelle manuelle latrine quelque part améliorée avec dalle sans dalle suspendues
connectée à reliée à une autoaérée
un système fosse
d’égout septique
Le partage des toilettes est observé dans toutes les zones, mais est plus courant
dans la zone Ouest où près de 4 ménages sur 10 utilisent des lieux d’aisance
partagés avec d’autres ménages. Dans les autres zones, l’usage de toilettes
partagées concerne près du quart des ménages (nord et centre) voire un peu plus
(sud).
Graphique VII-23 : Proportion de ménages utilisant des toilettes partagées selon la zone
et le milieu de résidence
40,0
35,0
30,0
25,0
20,0
36,7
35,0
15,0
26,5
22,2
21,9
21,8
10,0
5,0
0,0
urban rural Nord Ouest Centre Sud
Source : ANSD, EDS 2019.
En milieu urbain, 35,0% des ménages utilisent des toilettes partagées contre 21,8%
en zone rurale. Cela concorde avec la situation notée selon les zones dans la mesure
où la zone Ouest concentre les régions du pays les plus fortement urbanisés, en
l’occurrence Dakar et Thiès.
En termes de résultats notés dans le secteur suivant l’échelle JMP, il faut noter qu’un
peu plus des trois quarts des ménages ont accès à des toilettes améliorées dont
53,7% disposent d’un service élémentaire d’assainissement.
A l’inverse du monde rural, l’essentiel des ménages urbains a accès à des toilettes
améliorées (95,4%) dont près des deux tiers (62,0%) ont accès à un service
élémentaire. La défécation à l’air libre y est très peu pratiquée (1,4%).
Au niveau régional, ce n’est que dans la région Ouest que l’immense majorité des
ménages (95,4%) utilisent des toilettes améliorées même si dans environ 35,1% des
cas, celles-ci sont partagées avec d’autres ménages. Par contre, comme souligné
plus haut, au Sud, l’usage d’un service non amélioré est un peu plus fréquent
qu’ailleurs.
Selon le niveau de vie, plus le ménage est riche, plus il a accès à un service
élémentaire d’assainissement. A l’inverse, plus le ménage est pauvre, moins il a
accès à un service d’assainissement adéquat. Les ménages du quintile le plus pauvre
sont plus nombreux à utiliser la nature (49,9%) ou un service non amélioré comme
lieu d’aisance (27,2%). Moins de 2 ménages sur 10 du quintile le plus pauvre ont
accès à un service élémentaire d’assainissement, alors que plus des trois quarts des
ménages les plus riches disposent de ce type de service.
Graphique VII-24 : Répartition des ménages selon le type de service Graphique VII-25 : Répartition des ménages selon le type de
d'assainissement utilisé service d'assainissement par milieu de résidence
80,0 39,4
49,9 23,9 35,3
70,0
60,0
13,8
50,0
40,0 84,3
27,1
30,0 60,3
54,1
47,1
20,0 5,7
10,0 16,6
0,0
plus pauvre pauvre moyen riche plus riche
service elementaire service limite service non ameliore aucun service autre
Conclusion
Même si par endroit, notamment les zones urbaines, l’universalité est frôlée, les
inégalités persistent au sein de la population d’une zone donnée. Des analyses
complémentaires et plus spécifiques sont toutefois nécessaires pour mieux guider les
politiques dans la prise des mesures adéquates pour un bon ciblage.
Chapitre VIII :
Introduction
AGRICULTURE
L’agriculture sénégalaise a enregistré des performances
encourageantes au cours de ces dernières années, dues en grande
partie aux efforts engagés par l’Etat1. Ce secteur est le principal
moteur de croissance du primaire. Ce qui lui confère une place
importante dans le Plan Sénégal Emergent (PSE) à travers son
Programme de Relance et d’Accélération de la Cadence de
l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS 2).
1
Revue Conjointe du Secteur Agricole (RCSA, 2019)
2
ANSD, comptes nationaux du Sénégal
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 138
SES 2019
Les documents stratégiques, ci-après, ont permis d’orienter les actions menées pour
la transformation du sous-secteur agricole. Il s’agit en particulier :
Au titre de la facilitation de l’accès aux intrants pour les producteurs en vue de créer
les conditions d'une bonne productivité agricole, l'Etat a décidé de poursuivre sa
politique de subvention. Cet appui pour l’acquisition de semences concerne la culture
de l’arachide et des spéculations diverses (sorgho, maïs, riz, sésame, fonio, niébé,
etc.).
Au total, 92 764 tonnes d’engrais, toutes formules confondues, ont été vendues aux
producteurs, soit un taux de vente de 74,8%. L’engrais de type 15-10-10 a le taux
de cession le plus élevé (88,7%). Il est suivi par le 6-20-10 (85,7%). Le DAP
enregistre les plus faibles ventes (34,0%).
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
2018 2019
VIII.3.1. CEREALES
La culture céréalière est composée essentiellement de mil, sorgho, mais, riz paddy et
fonio. La production céréalière de la campagne agricole 2019-2020 s'est établie à
2 768 799 tonnes contre 2 889 022 tonnes obtenue lors de la campagne précédente,
soit une baisse de 120 223 tonnes (4,2%).
1
MAER/DAPSA/EAA 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 142
SES 2019
Graphique VIII-2 : Evolution de la production céréalière (en tonnes) entre 2013 et 2019
2768 799
2516 465
2889 022
2152 245
2124 668
1270 937
1251 248
La production de riz paddy, en 2019, est estimée à 1 155 730 tonnes. Elle a connu
une baisse de 4,2% par rapport à 2018 (1 206 587 tonnes).
La production de mil est estimée à 807 044 tonnes en 2019. Comparée à 2018
(897 348 tonnes), cette production a régressé de 10,1%. Quant à la production de
maïs, elle est évaluée à 485 703 tonnes, en 2019, a enregistré une hausse de 9,3%,
comparée à l’année précédente (410 364 tonnes).
1400 000
1200 000
1000 000
800 000
600 000
400 000
200 000
‐
Riz paddy Mil Mais Sorgho Fonio
Les performances du sous-secteur sont favorisées par la subvention des intrants, les
efforts de suivi, l’appui conseil par les services techniques et l’engagement des
producteurs.
- Les légumes
La production de légumes s’est relevée de 12,3% par rapport à 2018 (1 349 016
tonnes) et de 18% par rapport à la moyenne des cinq (05) dernières années (1
142 844 tonnes) sous l’effet de la mise à disposition d’intrants de qualité ainsi que
des mesures de protection contre les importations de certains produits durant une
partie de l’année.
La production de pomme de terre est estimée à 158 875 tonnes en 2019 contre
140 000 tonnes en 2018, soit une hausse de 13,5%. Comparée à la moyenne des
cinq (5) dernières années, elle a progressé de 67,9%. Cette production permet une
couverture des besoins nationaux de sept (07) mois en 2019 comme en 2018.
Ces résultats sont l’effet conjugué, d’une part, de l’augmentation importante des
quantités de semences subventionnées et, d’autre part, du climat favorable à la
production sur une longue période.
280000
270000
260000
250000
240000
230000
220000
210000
200000
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : DHORT
- Les fruits
Quant aux agrumes, leurs productions sont passées de 35 700 tonnes en 2018 à
52 540 tonnes en 2019.
280000
270000
260000
250000
240000
230000
220000
210000
200000
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : DHORT
La production d’arachide est évaluée 1 421 288 tonnes, en 2019, soit une baisse de
5,6% par rapport à la campagne 2018 et une hausse de 1,1% par rapport à 2017.
En 2019, la culture de l’arachide occupe 1 134 330 hectares, soit un repli de 2% par
rapport à la campagne antérieure. Concernant les rendements, une baisse de 4% par
rapport à la campagne agricole 2018/20191 a été notée.
1
MAER, RCSA 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | AGRICULTURE 146
SES 2019
24304
Arachide
20000 18552
1500588 1512116511
12879
1421288
1405223
Coton Sesame
VIII.3.4. COMMERCIALISATION
Commercialisation de l’arachide
L’arachide occupe une place de choix dans l’exportation des produits agricoles du
Sénégal. En effet, les exportations en graine d’arachide de 2019 sont évaluées à
309 852 tonnes contre 88 688 tonnes en 2018. Cette performance est en partie liée
à la présence des chinois sur le marché après la suspension de la taxe sur
l’exportation.
La valeur ajoutée brute (VA) agricole s’est bonifiée sur la période 2018-2019, passant
de 1 204,9 à milliards FCFA en 2018 à 1 262,2 milliards FCFA en 2019 en volume,
soit une hausse de 4,8%.
Malgré une dynamique soutenue ces dernières années, le secteur agricole rencontre
des difficultés liées, entre autres à :
Conclusion
Chapitre IX : ENVIRONNEMENT
Chapitre IX :
Introduction
ENVIRONNEMENT
Le secteur de l’environnement est un levier clé pour renforcer
l’engagement du Sénégal dans la réalisation de sa politique de
développement durable. Ce dernier constitue un défi matérialisé par
l’élaboration de la Lettre de Politique du Secteur de l’Environnement
et du Développement Durable (LPSEDD 2016-2020) qui est en
parfaite cohérence avec les politiques mises en œuvre aux plans
international, africain, sous régional et national. Elle définit le cadre
stratégique global de mise en œuvre de la politique
environnementale et constitue la base de la mission du département
afin de contribuer à la réduction de la pauvreté dans une perspective
de développement durable.
Les actions du secteur sont ainsi orientées vers l’atteinte de l’objectif global
consistant à « créer une dynamique nationale pour l’amélioration de la gestion de
l’environnement et des ressources naturelles, l’intégration des principes du
développement durable dans les politiques publiques, ainsi que le renforcement de la
résilience des écosystèmes et des communautés aux changements climatiques ». Cet
objectif global se décline en deux objectifs spécifiques et en quatre programmes à
savoir :
Les actions anthropiques (déforestation, dégradation des sols, etc.), accentuées par
le phénomène des changements climatiques, continuent d’impacter le secteur de
l’environnement. Les conséquences de ces phénomènes sont la réduction de la
biodiversité et la destruction de la microfaune et de la microflore du sol. Il s’avère
alors nécessaire d’avoir une gestion efficace et rationnelle de l’environnement et des
ressources naturelles afin de pouvoir asseoir un développement durable dans le
pays.
Pour la lutte contre les feux de brousse, les résultats suivants ont été
enregistrés :
la création et la redynamisation de 604 comités de lutte contre les feux de
brousse sur une prévision de 645, soit un taux de réalisation de 94,4% ;
une réduction de 36% des superficies brulées par rapport à la saison
précédente ;
l’ouverture de 1 527,06 km de pare-feu, soit 93% de niveau de réalisation
;
l’entretien de 670,85 km de pare-feu sur une cible de 1670, soit 40,2% de
taux de réalisation;
la diminution de 9,4% des cas de feux de brousse passant de 424 à 384
cas.
1
Les données de cette section proviennent de la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et de la
Conservation des Sols (DEFCCS)
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 154
SES 2019
Ainsi, en termes de résultats notés en 2019, sur les 61 forêts disposant d’un
plan d’aménagement, 53 ont été aménagées (986 841 ha), soit un taux de
réalisation de 86,9%.
1
se dit d'un bois, d'une parcelle interdits au pâturage
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 155
SES 2019
Par rapport à la restauration des terres dégradées, les résultats visés sont la
préservation de la qualité des sols par la lutte contre la salinisation et les
autres formes de dégradation. Les activités menées pour atteindre ces
résultats ont porté sur des actions de Conservation des Eaux et des
Sols/Défense et Restauration des sols (CES/DRS) et de promotion de
technologies de Gestion Durable des Terres (GDT) pour la récupération des
terres salées. Ces activités de reforestation, d’aménagement, de lutte contre la
dégradation de sols doivent permettre une augmentation annuelle de 5% des
superficies de terres forestières sous gestion durable.
Dans le cadre de la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques, en
décembre 2015, 193 parties, acteurs de la Société́ civile, du secteur privé, du
Gouvernement, etc. se sont réunis à Paris en France à la COP21 pour négocier et
aboutir à un accord dit Accord de Paris sur le Climat dont l’objectif est de maintenir la
température globale entre 1,5 °C et 2 °C. La spécificité de cet Accord est
l’engagement de chaque pays Partie, à faire des efforts de réduction de ses
émissions de gaz à effet de serre sous la forme de « Contribution Déterminée au
niveau national ».
1
Superficie foncière sous gestion durable
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 156
SES 2019
La lutte contre les effets néfastes des changements climatiques s’inscrit dans le cadre
de la vision prospective, « Plan Sénégal Émergent (PSE) », de sa stratégie et des
plans de développement ainsi que des programmes sectoriels de gestion durable de
ses ressources naturelles et environnementales.
Tableau IX-1 : dispositif institutionnel et inscrits dans le Fonds Vert Climat (FVC)
Intitulé du projet Objectif Entité d’exécution/ Ancrage Entité accréditée
Accroître le financement climatique dans les
Programme Transformation des
pays ciblés, réorienter les flux financiers et Agence Française
systèmes financiers pour le climat Structures privées nationales
renforcer les capacités des partenaires de Développement
(17 pays dont le Sénégal)
locaux dans les secteurs liés au climat
Accélérer la croissance des marchés des
modes de cuisson sensibles au Kenya et au
Sénégal et augmenter de manière
Promotion des modes de cuisson Coopération
significative le niveau et la qualité de la GIZ-Endev / Ministère du Pétrole et
sensibles au climat Kenya et Allemande/ GIZ
production et des ventes, en particulier dans des Energies
Sénégal /ENDEV
les zones rurales reculées. objectifs de
réduction des émissions de GES déclarés
dans leurs CDN
International Union for Conservation
of Nature (IUCN), Institut
Projet de renforcement de la
Renforcer la capacité d'élaborer des plans de National de Pédologie (INP), Réseau Centre de Suivi
résilience des écosystèmes et des
dessalement et de gestion des terres. Africain Ecologique
communautés
pour le Développement Intégré
(RADI)
Ministère de l’Eau et de
Projet de gestion intégrée des Protéger les zones urbaines du Sénégal l’Assainissement / Direction de la Agence Française
inondations au Sénégal contre les risques d'inondations, prévention et de la gestion des de Développement
inondations.
Projet « Bâtir la résilience
Accroître la résilience des ménages Programme Alimentaire mondial
climatique des petits agriculteurs Programme
vulnérables du Sénégal aux risques liés au /Secrétariat Exécutif du Conseil
vulnérables à travers une gestion Alimentaire
climat (gestion des risques, à la National de Sécurité Alimentaire
intégrée des risques climatiques mondial
conservation de l'eau et des sols) (SECNSA)
(l'initiative 4R)
Tableau IX-2 : Recettes issues de la campagne d’exploitation forestière 2019 (en milliers
de FCFA)
Région Recettes domaniales S/Total Recettes contentieuses S/Total TOTAL
Exploitation Chasse Exploitation Chasse 2019
Tambacounda 1 037 538 82 476 1 120 014 235 362 235 362 1 355 376
Kolda 250 882 33 736 284 618 444 211 444 211 728 829
Kédougou 74 605 24 315 98 920 24 116 100 24 216 123 136
Ziguinchor 68 518 68 518 39 327 39 327 107 845
Sédhiou 38 884 6 630 45 514 142 097 142 097 187 611
Saint-Louis 31 272 24 235 55 507 12 654 12 654 68 161
Dakar 16 898 107 17 005 14 624 14 624 31 629
Kaffrine 34 880 3 903 38 783 29 958 29 958 68 741
Kaolack 11 396 6 618 18 014 22 695 515 23 210 41 224
Louga 21 862 2 113 23 975 17 644 17 644 41 619
Thiès 29 217 29 217 42 882 42 882 72 099
Diourbel 1 451 20 1 471 5 677 5 677 7 147
Fatick 6 007 11 471 17 477 13 518 17 477
Matam 33 591 33 591 7 320 7 320 40 911
TOTAL 1 657 001 188 993 1 845 995 1 052 083 615 1 039 181 2 885 175
Source : MEDD. Bilan des campagnes forestières 2018-2019
Le tableau suivant présente les évolutions des prélèvements effectués sur quelques
produits forestiers. Les productions contrôlées de bois de chauffe (+7,7%), de bois
d’œuvre (+24,6%) et de gomme naturelle (+4,6%) ont augmenté en 2019
contrairement en 2018. S’agissant du pain de singe, il enregistre une légère hausse
de 2,9%, passant de 3 129 tonnes en 2019 contre 3 041 tonnes en 2018.
Tableau IX-3 : Evolution des prélèvements contrôlés effectués sur quelques produits
forestiers
Evolution Evolution
Produits Unité 2014 2015 2016 2017 2018 2019
2017/2018 2018/2019
Charbon de bois Tonne 184 970 237 007 211 642 132 486 144 421 144 451 9,0% 0,0%
Bois de chauffe Stère 251 586 290 270 255 486 178 138 151 987 163 685 -14,7% 7,7%
Bois d'œuvre Pied 853 587 1 570 1 095 281 350 -74,3% 24,6%
Gomme naturelle Tonne 249 239 219 828 249 261 -69,9% 4,6%
Pain de singe Tonne 289 856 2 840 2 725 3 041 3 129 11,6% 2,9%
Source : MEDD
80
72,3
68,5 69,6
70 64,4 65,9
63,5
60 53,9 54,2 56,2
50,7 48,6 51,0
50
40
30
20
10
0
2014 2015 2016 2017 2018 2019
Production VA
1
Aux prix de référence de 2014
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ENVIRONNEMENT 159
SES 2019
VA courant (en mds FCFA) 50,7 48,6 51,0 53,9 54,2 56,2
VA constant (en mds FCFA) 50,7 51,5 53,1 54,5 55,3 57,3
Source : ANSD. Comptes nationaux du Sénégal (Base 2014)
Conclusion
Au cours des cinq dernières années, plusieurs structures ont concouru à la mise en
œuvre de la politique environnementale au gré des changements institutionnels.
Cette situation engendre des difficultés en termes de capitalisation et de mise en
cohérence des interventions. Un processus de réforme institutionnelle est
actuellement en cours pour mieux adapter la mission du secteur avec les moyens
stratégiques développés.
Par ailleurs, durant l’exécution du Plan d’Actions Prioritaires (PAP) 2019, les
contraintes et difficultés rencontrées ont essentiellement porté sur :
l’insuffisance des crédits d’investissement pour des actions prioritaires du
programme 1 telles que la lutte contre les feux de brousse, la reforestation et la
reconstitution du couvert végétal, et la restauration des terres dégradées ;
les contraintes relatives à la mobilisation des ressources externes liées aux
procédures de certains bailleurs ;
la persistance du trafic illicite de bois au niveau des frontières malgré les efforts
déployés ;
l’insuffisance des ressources (financières et matérielles) pour inverser la baisse
tendancielle du ratio reboisement/déboisement.
Chapitre X :
Chapitre X : ELEVAGE
ELEVAGE
Introduction
1
PSE, Plan d’action prioritaires 2019-2023
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 161
SES 2019
La mise en œuvre de ces axes a été effectuée à travers des programmes déclinés en
projets et actions et consignés dans le Document de Programmation Pluriannuelle
des Dépenses (DPPD) du Ministère chargé de l’élevage. Ils sont au nombre de quatre
(04) :
Les indicateurs clés habituellement retenus pour le suivi des performances du secteur
de l’élevage portent sur les effectifs du cheptel (bovins, ovins, caprins, porcins,
équins, asins et camelins) et de la filière avicole (volaille industrielle et traditionnelle),
mais aussi sur la production nationale annuelle de viande et abats, de lait, d’œufs de
consommation, de cuirs et de peaux.
L’effectif du cheptel est évalué en 2019 à 18 813 mille têtes, après 18 314 mille têtes
en 2018 soit une augmentation de 2,7% en 2019. Cette hausse enregistrée est
principalement imputable au croît des principales composantes du cheptel. Ainsi, il
est observé une bonne tenue des effectifs dans la filière d’élevage des ovins (+
3,5%), des caprins (+3,0%) et des bovins (+1,2%).
45,0%
39,2%
40,0% 38,9%
30,0%
25,0%
19,8%
20,0% 19,5%
15,0%
10,0%
5,0% 3,1% 3,1% 2,6% 2,6%
2,5% 2,5%
0,0%
0,0%
Bovins Ovins Caprins Porcins Equins Asins Camelins
2018 2019
X.2.1.2. La volaille
L’effectif de la volaille s’élève à 80 733 mille têtes en 2019 contre 81 492 mille têtes
en 2018, soit une baisse de 0,9% de l’effectif. Cette situation est expliquée par une
contraction de l’effectif de la volaille industrielle (-3,3%). Elle est, toutefois, atténuée
par la progression de l’effectif de la volaille familiale (+3,5%). Cette dernière
représente 36,4% de l’effectif global en 2019.
Graphique X-2 : Evolution des poids dans la filière avicole entre 2011 et 2019
70%
65%
60%
55%
50%
45%
40%
35%
30%
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Volaille familiale Volaille industrielle
Source : MEPA/Direction de l’Elevage
Graphique X-3 : Evolution du nombre d’œufs de consommation entre 2011 et 2019 (en
millions d’unités)
850
800
750
700
650
600
550
500
450
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
29,8%
43,6% Bovins
Ovins
Caprins
11,9% Porcins
Camélins
7,0% 7,7% Volaille
X.2.1.5. Le lait1
En 2019, la production nationale de lait s’est établie à 264,6 millions de litres contre
249,4 millions de litres en 2018, soit une augmentation de 6,1% par rapport à
l’année précédente. Ce résultat est consécutif à la performance de l’activité de
l’élevage moderne (races pures exotiques), qui a connu une progression considérable
en 2019 pour ressortir à 45,7 millions de litres, après 22,0 millions de litres en 2018.
Cependant, la hausse de la production de lait a été limitée par les contre-
performances notées dans l’activité d’élevage de type mixte (-5,0%), ainsi que de
celle de type pastoral (-2,9%).
La bonne tenue des exportations de cuirs et peaux amorcée depuis 2016, s’est
poursuivie en 2019, avec une hausse de 67,9%. En effet, elles se sont établies à 3
470 tonnes en 2019 contre 2 067 tonnes en 2018.
1
Les données proviennent de la direction de l’élevage
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | ELEVAGE 166
SES 2019
Graphique X-5 : Evolution des exportations des cuirs et peaux entre 2015 et 2019 (en
tonnes)
4 000
3 500
3 000
2 500
2 000
1 500
2015 2016 2017 2018 2019
S’agissant de la part de l’élevage dans le PIB, elle est ressortie à 3,4% en 2019
contre 3,5% en 2018.
En terme nominal, la valeur ajoutée créée par la branche élevage s’est établie à 492
milliards de FCFA en 2019 contre 468 milliards en 2018.
Comparées à l’année 2018, les importations de produits laitiers en valeur ont baissé
de 6,7% en 2019. En effet, elles sont passées de 43 635 millions de FCFA en 2018 à
40 712 millions de FCFA en 2019.
Graphique X-6 : évolution des importations de produits laitiers en valeur entre 2015 et
2019 (en millions de FCFA)
47 000
45 717
46 000
45 000
43 916 43 635
44 000
42 856
43 000
42 000
40 712
41 000
40 000
39 000
38 000
2015 2016 2017 2018 2019
Source : ANSD/Bureau des Echanges Extérieurs
S’agissant des importations des moutons de Tabaski, elles ont porté sur un effectif
global de 235 799 têtes en 2019 contre 402 438 têtes en 2018, soit une baisse de
41,4%. Néanmoins, 3 593 moutons sont restés invendus au lendemain de la Tabaski
de 2019 contre 124 903 en 2018.
Conclusion
Chapitre XI :
Introduction
Le Sénégal est l’un des principaux pays de pêche maritime de
PECHE ET AQUACULTURE
l’Afrique intertropicale. La pêche maritime est un important pilier de
l’économie et un élément fondamental tant sur le plan social
qu'alimentaire. Elle occupe une place importante en raison de sa
contribution significative à la sécurité alimentaire des populations, à
la création de revenus et d’emplois, ainsi qu’au renforcement de la
compétitivité.
Globalement, 3 121 inspections et/ou contrôles ont été effectuées en 2019 contre 2
412 en 2018, soit une hausse de 29,4%. Cette augmentation témoigne des efforts
fournis ces dernières années dans le cadre du renforcement de la surveillance des
pêches et de l’application des mesures pour lutter contre la pêche Illicite, Non
déclarée et Non réglementée (INN).
- Accidents en mer
Malgré les difficultés engendrées par la brèche au niveau de Saint Louis, l’année
2019 a été marquée par une diminution du nombre d’accidents de pirogue. En effet,
la DPSP a enregistré 79 accidents de pirogue en mer contre 86 en 2018, soit une
baisse de 8,1%. Cette contraction est principalement en liaison avec les efforts
consentis par la DPSP dans la sensibilisation des acteurs et la plateforme de
transmission des informations météorologiques aux acteurs de la pêche artisanale
par l'Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie du Sénégal
(ANACIM), communément appelée Système d’Alertes Précoces (SAP).
Des efforts d’assistance menés avec la Marine Nationale ont permis de sauver 430
personnes sur les 519 membres d’équipage victimes d’accidents au niveau national.
Ces accidents ont causé 89 pertes en vies humaines et portés disparus en 2019
(contre 109 en 2018) et des dégâts matériels estimés à 57,2 millions de FCFA.
- Programme de géolocalisation
La pêche maritime joue un rôle capital dans l’activité économique. En 2019 les
quantités débarquées ont augmenté de 7,9%, imputable à la pêche artisanale. En
effet, les mises à terre sont passées de 398 643 tonnes en 2018 à 451 964 tonnes en
2019, soit une hausse de 13,4%.
1 Sauf indication contraire, les données proviennent de la Direction des Pêches Maritimes/MPEM.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 175
SES 2019
600 000
500 000
400 000
300 000
200 000
100 000
‐
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
PECHE ARTISANALE 370 405 372 956 405 974 398 214 373 652 383 222 397 871 396 053 398 643 451 964
PECHE INDUSTRIELLE 36 168 47 923 42 411 43 040 52 454 47 445 89 564 108 723 118 561 106 118
TOTAL DEBARQUEMENT 406 574 420 879 448 385 441 254 426 106 430 667 487 435 504 776 517 204 558 081
Les quantités débarquées en 2019 ont augmenté de 13,4% pour s’établir à 451 964
tonnes, après 398 643 tonnes en 2018. Elles sont essentiellement constituées de
poissons, des mollusques et des crustacés dans une moindre mesure.
Comparativement à l’année 2018, les quantités de poissons et de crustacés
débarquées ont enregistré des hausses respectives de 14,3% et de 7,6%. En
revanche, celle des mollusques s’est repliée de 1,1% sur la période sous-revue.
Tableau XI-2 : Valeur commerciale des débarquements de la pêche artisanale (en million
de FCFA)
Evolution
ANNEE 2016 2017 2018 2019
2018/2017
Poissons 100 780 791 112 844 100 127 613 976 139 947 398 9,7%
Crustacés 3 747 165 5 551 543 2 724 123 6 681 036 145,3%
Mollusques 18 632 838 21 288 039 31 099 635 35 668 763 14,7%
TOTAL 123 160 794 139 683 683 161 437 734 182 297 197 12,9%
Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime
Graphique XI-2: Évolution des débarquements (en tonnes) de la pêche artisanale de 2011
à 2019
250 000
202 725
200 000
150 000
98 565
100 000
74 829
56 094
50 000
16 548
2 324 879
‐
Par rapport à 2018, les quantités transformées ont enregistré une progression de
5,8%, atteignant 41 201 tonnes en 2019. Le Kéthiakh reste le principal produit de la
transformation en 2019 (58,1%), suivi du Méthorah (20,7%), du Guédj (13,5%), du
Tambajang (7,8%), du Yet (2,0%), du Salé-séché (1,9%) et autres (1,8%).
AUTRE 701
YET 779
TAMBADJANG 3 047
GEDJ 5 263
METORAH 8 058
KETHIAKH 22 601
La pêche industrielle est portée par une flotte nationale de 118 navires et une flotte
étrangère de 19 navires en 2019 contre 122 navires nationaux et 19 navires
étrangers en 2018, soit une diminution de 4 navires nationaux. La pêche industrielle
est composée des segments de la pêche chalutière, de la pêche thonière et de la
pêche sardinière. Cette pêcherie représente 19,0% des mises à terre de la pêche
maritime. Sa production s’élève à 106 118 tonnes en 2019 contre 118 561 tonnes en
2018, soit une baisse de 10,5%. Comparativement à 2018, la valeur commerciale
s’est également contractée de 15,6% en 2019 pour s’établir à 74,5 milliards de FCFA.
La pêche industrielle approvisionne les usines de transformation et constitue une part
importante dans les exportations de produits halieutiques.
La pêche thonière occupe la deuxième place avec 33,8% des mises à terre de la
pêche industrielle. Avec un total de 36 567 tonnes débarqués en 2019, sa production
a baissé de 25,9% par rapport à 2018. Elle est estimée à une valeur commerciale de
24,0 milliards de francs CFA en 2019 contre 23,6 milliards de francs CFA en 2018,
soit une diminution de 26,3%.
Tableau XI-3 : Evolution des débarquements de la pêche industrielle (en tonnes) entre
2016 et 2019
Evolution
ANNEE 2016 2017 2018 2019
2019/2018
Chalutière 54 553 60 234 68 576 69 068 0,07%
thonière 25 186 37 627 49 377 36 567 -25,9%
sardinière 3 459 815 608 482 -20,6%
Pêche industrielle 83 198 98 676 118 561 106 118 -10,5%
Source : DPM. Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime
Graphique XI-5 : Evolution des quantités (en kg) de production des captures (eaux
intérieures) entre 2010 et 2019
16 000 000
14 000 000
12 000 000
10 000 000
8 000 000
6 000 000
4 000 000
2 000 000
0
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
XI.4. L’AQUACULTURE2
La production aquacole est passée de 1 109 tonnes en 2018 à 1 010 tonnes en 2019,
soit une diminution de 8,9%. Cette baisse de la production est expliquée
principalement par les difficultés dans la mobilisation des ressources. Cette situation
Maritime.
2
Les données proviennent de l’Agence nationale de l’aquaculture du Ministère de la Pêche et de l’Economie
Maritime.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 180
SES 2019
n’a pas permis une bonne mise en œuvre des activités techniques. Toutefois, la
valeur marchande de cette production a augmenté de 99,8% sous l’effet d’une forte
appréciation des prix.
Evolution
2017 2018 2019
2019/2018
Production (en tonnes) 1 011 1 109 1 010 -8,9%
Production (en millier
FCFA) 1 464 300 1 108 600 2 215 000 99,8%
En 2019, les exportations de produits halieutiques du Sénégal ont atteint 318 485
tonnes contre 244 881 tonnes en 2018, soit une hausse de 30,1% et généré 330,7
milliards FCFA contre 274,2 milliards FCFA en 2018. Elle constitue l’une des
principales sources de devises du pays avec 10,0 % des recettes générées.
L’accroissement des exportations est induit par une hausse presque généralisée des
quantités des différents produits exportés et particulièrement celles des poissons.
250 000
200 000
POISSON
0
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Les principaux produits halieutiques exportés par le Sénégal sont le poisson, les
crustacés les mollusques, les conserves et les produits transformés.
Le poisson frais demeure le principal produit d’exportation avec 86,1% des quantités
expédiées en 2019, suivi des crustacés, mollusques et coquillages (8,7%), des
conserves de poissons (3,7%) et des poissons séchés, salés ou en saumure (1,5%).
Du fait de leur forte valeur marchande, les crustacés et mollusques ont généré
28,4% des recettes.
Evolution
2016 2017 2018 2019 2019/2018
POISSON FRAIS DE MER 185 888 206 149 213 963 274 331 28,2%
CRUSTACES MOLLUSQUES
16 416 17 826 24 623 27 847 13,1%
COQUILLAGES
CONSERVES DE POISSON 1 580 1 963 3 588 11 705 226,3%
POISSONS SECHES, SALES OU
3 537 1 728 2 707 4 601 70,0%
EN SAUMURE
TOTAL 207 421 227 667 244 881 318 485 30,1%
Source : ANSD. Bureau des Échanges Extérieurs
XI.5.1.1. Analyse des exportations par destination
Les principales destinations des produits en Afrique sont la Côte d’Ivoire (58,4%), le
Burkina Faso (9,7%), le Mali (9,1%), et le Cameroun (8,1%).
Le marché américain, est de plus en plus ouvert aux exportateurs du Sénégal avec
une augmentation de 217,3% des quantités exportées par rapport à 2018. Cette
évolution est imputable aux quantités de conserves de poisson qui sont passées de
1 551,7 tonnes en 2018 à 9 331,7 tonnes en 2019 et des poissons frais de mer (3
904,0 tonnes en 2018 à 8 806,5 tonnes en 2019). Les Etats-Unis et le Chili sont les
principaux clients avec, respectivement, 51,4% et 25,9% des exportations vers
l’Amérique.
Les produits halieutiques d’origine sénégalaise ne sont pas bien présents sur le
marché de l’Océanie, bien que les exportations vers ce continent aient augmenté en
termes de quantités passant de 96,8 tonnes en 2018 à 301,9 tonnes en 2019.
Conclusion
Au Sénégal, la pêche et l’économie maritime contribuent significativement à
l’alimentation de la population, à la création de revenus et d’emplois, ainsi qu’aux
exportations. La pêche continentale et l’aquaculture ont également un potentiel
significatif dans la création de revenus et d’emplois, notamment en milieu rural.
La demande extérieure des produits tels que les crustacés et les mollusques ainsi
que les poissons séchés, salés ou en saumure, le poisson frais et les conserves de
poisson a augmenté. Les exportations en quantité se sont renforcées de 30,1% en
2019, avec une progression quel que soit le continent de destination. Cependant,
certains marchés restent encore peu ouverts aux produits halieutiques sénégalais,
notamment l’Océanie.
1 ANSD. Comptes nationaux, Base 2014. Les produits transformés sont dans le secteur secondaire.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PECHE ET AQUACULTURE 184
SES 2019
Chapitre XII :
Introduction
L’activité de transport est définie comme le déplacement des biens
et personnes d’un point à un autre pour des objectifs bien précis.
Elle s’effectue sous plusieurs formes ou modes à savoir : routier,
TRANSPORT
ferroviaire, aérien et par eau.
Les données présentées dans cette partie sont tirées des comptes nationaux où les
calculs ont été effectués en considérant l’année 2014 comme année de base. En
effet, en 2014, le Sénégal a procédé au changement d’année de base pour prendre
en compte la nouvelle structure de l’économie.
1
ANSD, comptes nationaux provisoires 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 186
SES 2019
Pour le transport aérien, la VA est négative en 2019 malgré une production 37,9
milliards de FCFA. Cette situation pourrait s’expliquer par des charges importantes
par rapport aux ressources générées.
l’année précédente. Cette situation s’explique par le déficit enregistré dans le sous-
secteur maritime soit 481,3 milliards de FCFA. Celui du transport aérien a également
enregistré un déficit de 57,3 milliards FCFA. Cependant, ces déficits ont été
amoindris par les excédents dans les sous-secteurs de l’entreposage et auxiliaire de
transport (35,6 milliards de FCFA), du transport ferroviaire (14,9 milliards de FCFA)
et du transport routier (4,2 milliards de FCFA).
Les entreprises modernes du secteur du transport sont celles qui ont déposé leurs
états financiers au Guichet Unique de Dépôt des Etats Financiers (GUDEF) de la
Direction générale des Impôts et Domaines (DGID). Le nombre d’entreprises du
secteur du transport enregistré dans ce guichet a progressé de 4,9%. La hausse est
due à celle des entreprises du secteur routier de 4,9% et d’entreposage et auxiliaires
de transport de 5,2%.
Source : ANSD/BDEF
Tableau XII-5 : Evolution du chiffre d’affaires (en milliards de FCFA) des entreprises
modernes du secteur du transport par mode entre 2015 et 2019
Var
2015 2016 2017 2018 2019
Mode (%)
Transports ferroviaires 14,4 21,3 15,5 17,6 23,2 31,8%
Transports routiers, transports par conduite 103,5 119,8 136,4 156,3 163,4 4,5%
Transports par eau 18,3 18,5 14,2 16,2 17,1 5,6%
Transports aériens 58,0 48,3 50,9 54,5 61,9 13,6%
Services annexes et auxiliaires de transport 322,1 361,1 388,5 419,6 441,5 5,2%
Total 516,2 569,0 605,5 664,2 707,1 6,5%
Source : ANSD/BDEF
La valeur ajoutée nominale produite par les entreprises du secteur moderne a connu
un accroissement de 7,2% en 2019. Cette situation s’explique par la hausse de celle
du sous-secteur de l’entreposage et auxiliaires (12,3%) et du transport routier
(7,9%). Malgré leur faible contribution, les sous-secteurs du transport aérien, des
transports ferroviaire et maritime ont enregistré une progression de leurs valeurs
ajoutées respectivement de 88,1%, 10,4% et 7,1%.
Tableau XII-6 : Valeur ajoutée des entreprises modernes du secteur du transport par
mode
Mode 2015 2016 2017 2018 2019
Transports ferroviaires 6,0 5,3 6,3 6,7 6,0
Transports routiers, transports par conduite 32,5 38,7 47,5 55,1 60,0
Transports par eau 3,2 6,5 5,6 7,0 6,5
Transports aériens 10,3 0,4 10,5 10,1 1,2
Services annexes et auxiliaires de transport 151,1 176,6 194,1 213,0 239,1
Total 176,1 227,5 264,0 291,9 312,8
Source : ANSD/BDEF
Les prix à la consommation des produits du groupe transport ont connu une hausse
de 1,0% en 2019, après 0,1% en 2018. Cet accroissement est imputable à la hausse
des prix des produits liés à l’utilisation des véhicules (4,5%) et d’achat de véhicules
(1,3%). Le repli des prix des services de transport (-0,2%) a atténué cette
progression.
S’agissant des prix du sous-groupe achat de véhicules, la progression est sous l’effet
du relèvement des achats d’automobile (1,7%).
99,5
99,0
98,5
98,0
97,5
97,0
96,5
2016 2017 2018 2019
Dans cette partie l’activité de transport est analysée selon les quatre modes routier,
aérien, maritime et ferroviaire.
L’analyse sur le trafic est effectuée dans ce rapport à travers les types de moyen de
transport existant. Sont présentés le nombre de réseaux existant ainsi que le nombre
de lignes exploitées.
Dans la région de Dakar sept réseaux de transports sont identifiés. La société Dakar
Dem Dikk (DDD) est la seule société publique de transport. Elle a été créée en 2001
après la liquidation de la Société de Transport du Cap-Vert (SOTRAC).
Pour les taxis, depuis 2016, l’Etat a suspendu la délivrance des licences dans la
région de Dakar. Cette décision a été prise pour réduire le nombre et maitriser
l’évolution du parc.
Quant aux mouvements d’aéronef, la progression est liée à celui des départs et des
arrivées respectivement de 13,2% et 13,6%. L’année précédente cette activité s’était
repliée de 4,1%. S’agissant des mouvements de personnes, le relèvement est dû à
celui des départs (2,2%), des arrivées (17,0%) et des transits (16,8%). En 2018, le
nombre de passagers avait progressé de 12,6%.
L’activité de transport maritime au Sénégal est suivie au niveau des ports de Dakar,
Ziguinchor et Kaolack. Le trafic du port de Dakar constitue l’essentiel du trafic
maritime. Les données présentées portent sur les activités de ce dernier.
En 2019, le trafic ferroviaire s’est limité aux activités du Petit Train de la Banlieue
(PTB) qui assure la liaison de Dakar-Thiès. La liaison Dakar-Bamako qui assure le
transport de marchandises entre le Sénégal et les pays de la sous-région n’est plus
fonctionnelle.
L’activité du Petit Train de la Banlieue (PTB) a connu une baisse de 27,5% en 2019
par rapport à 2018 et depuis 2017, l’activité du PTB ne cesse de décroître.
Les investissements sur les infrastructures de transport ont des impacts significatifs
sur le développement économique du secteur et sur la création de richesse
intérieure. En effet, le développement des infrastructures de transport facilite la
mobilité des populations dans leurs activités économiques et contribuent au
désenclavement des zones.
Dans le sous-secteur du transport routier, plusieurs réalisations ont été faites dans
l’ensemble du territoire.
autoroute Ila-Touba ;
autoroute AIBD-Thies ; AIBD-Malicounda ;
réhabilitation de la nationale 2 entre Ndioum-Ourossoguie-Bakel.
En 2019, l’Etat et les partenaires ont investi 396 milliards FCFA sur les infrastructures
routières contre 402 milliards FCFA en 2018 et 450 milliards FCFA en 2017. La part
des partenaires techniques et financiers s’est établie à 261,7 milliards FCFA, soit plus
de 50% du montant des investissements.
17 000
16 000
15 843
15 500
15 200
15 000
14 500
14 000
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : AGEROUTE
En 2019, la proportion de route revêtue en bon état s’est établie à 82,3% soit un
accroissement de près de 3 points par rapport à 2018.
85%
82,3%
80% 80,1% 79,7%
77,0%
75%
74,0%
70%
65%
63% 62,2%
60%
55% 54,6%
50%
45%
40%
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : AGEROUTE
Dans le cadre du PSE, l’Etat a envisagé la construction des ports de Dayane et celui
de Daga Kholpa afin de désengorger celui de Dakar. Un port sec est également prévu
dans la région de Tambacounda.
XII.2.2.5. Infrastructures ferroviaires
700 000
600 000
500 000
400 000
300 000
2012 2013 2014 2015 2016 2 017 2 018 2 019
11% 7%
16% 4%
9% 2%
3%
57%
voiture particulière camionette mocycle (deux roues autres Tracteurs autocars camion
Le parc automobile est inégalement réparti par région. Dakar a la part la plus
importante du parc automobile national (71,2%), suivie des régions de Thiès (8,2%)
et de Diourbel (5,1%). Les régions de Sédhiou, de Kaffrine et de Kédougou ont les
proportions les plus faibles soit respectivement 0,1%, 0,2% et 0,3%.
1
Les données sur la répartition du parc en 2019 ne sont pas disponibles. La Direction des Transport terrestre est
dans une opération de renouvellement des numéros de plaques minéralogiques
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 197
SES 2019
Autre; 1,75%
Matam; 0,59%
Fatick; 0,56%
Dakar ; 71,16%
Les accidents corporels sont ceux qui entrainent des blessés ou des décès de
personnes. Dans les statistiques du transport, ce sont ces accidents qui sont
comptabilisés. Les statistiques de la brigade des sapeurs-pompiers ont montré que le
nombre de décès à la suite de ces accidents ont augmenté de 21,7% en 2019 alors
qu’ils avaient régressé de 3,6% en 2018. Cette situation du nombre de décès serait
liée à l’amélioration de la qualité du réseau routier qui inciterait conducteurs à rouler
à grande vitesse, d’une part, et d’autre part à l’état défectueux des véhicules.
Tableau XII-12 : Répartition des décès à la suite d’un accident routier en 2019
Type d'accident Nombre part (%)
Piéton renversé par un véhicule 168 22,6%
Collision entre véhicule automobile 112 15,0%
Dérapage de véhicule Automobile 85 11,4%
Dérapage suivi de renversement automobile 79 10,6%
Chute à partir d’un véhicule en mouvement 73 9,8%
Dérapage suivi de heurt 50 6,7%
Cyclomoteur renversé par véhicule automobile 43 5,8%
Carambolages de véhicules automobiles 26 3,5%
Hypo mobile renversé par véhicule automobile 23 3,1%
Autres 86 11,5%
Total 745 100,0%
Source : Brigade nationale des sapeurs-pompiers
1
Les données sur la sécurité routière ne sont pas disponibles pour l’année 2019 ;
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | TRANSPORT 199
SES 2019
Conclusion
En 2019, la valeur ajoutée de la branche d’activités du transport s’est établie à 2,1%
du PIB. Cette part s’est repliée de 0,1 point de pourcentage rapport à 2018. Selon le
mode, les services d’entreposage et auxiliaires et ceux du transport routier
contribuent à près de 92% de la production globale du secteur. Comme en 2018, le
mode aérien continue d’enregistrer des pertes avec une valeur ajoutée négative (-
24,4 milliards de FCFA).
Les données sur le parc restent provisoires en raison des travaux de renouvellement
des plaques minéralogiques en cours. En raison de ces travaux, les données de 2018
sur la structure du parc et sa répartition par région ont été reconduites.
Les réalisations de l’Etat sur les infrastructures sont destinées essentiellement vers
l’amélioration de la qualité du réseau existant. La proportion du réseau routier
revêtue en bon état s’est améliorée de 3 points passant de 79,7% en 2018 à 82,3%
en 2019. S’agissant de la sécurité routière, la brigade nationale des sapeurs-
pompiers relève une hausse des décès de 21,7% en 2019 contre un repli de 3,6%
l’année précédente.
L’Etat du Sénégal s’est lancé sur de grands chantiers qui vont améliorer la mobilité et
changer la structure modale du transport. Ces projets sont essentiellement le Train
Express Régional (TER), le BRT, l’autoroute Mbour Fatick Kaolack et la construction
de la route des Niayes. Dans le sous-secteur maritime, les travaux du port de
Ndayane ont été lancés. Ceci permettra de désengorger le port autonome de Dakar.
Cependant, il convient de noter que, malgré une façade maritime de plus de 700 km,
le transport maritime de personnes et de biens n’est pas bien développé. Pourtant, il
constituerait une opportunité pour améliorer la mobilité urbaine et interurbaine.
Chapitre XIII :
Chapitre XIII : BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS
Introduction
L’offre sur le marché des BTP est faite par les sociétés et les
ménages. Les sociétés sont réparties en deux catégories à savoir les
grandes entreprises s’affairant, notamment, dans le gros-œuvre et
les petites et moyennes structures assurant la sous-traitance et le
second œuvre. Les ménages (unités de production individuelle)
s’activent principalement dans l’offre des constructions à usage
d’habitation. Les exigences des normes de construction et de
capacités techniques et matérielles dans le secteur des BTP rendent
l’entrée très sélective. En particulier, les spécifications techniques
requises pour la réalisation de certains ouvrages qui sont
contraignantes (routes, aéroports, ponts, grands immeubles, etc.)
font que les entreprises pouvant répondre aux besoins sont en
nombre limité. La demande est structurée à travers l’Etat pour les
infrastructures publiques, les entreprises pour les infrastructures
urbaines (centres commerciaux, etc.) et industrielles (usines,
laboratoires, etc.) ainsi que les ménages (individuellement ou
collectivement à travers des coopératives d’habitat) pour les
constructions à usage d’habitation.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 201
SES 2019
Ce chapitre vise à faire l’économie des activités des BTP en 2019. Les différentes
parties étudiées portent sur :
8 000
7 000
6 000
5 000
4 000
3 000
2 000
1 000
‐
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
1
La différence entre la production et la somme des ventes résulte des mouvements de stocks (stockage, déstockage).
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 202
SES 2019
XIII.1.2. LA CONSTRUCTION
Tableau XIII-1 : Valeur ajoutée des activités de construction (milliards FCFA aux prix
courants)
Tableau XIII-2 : Valeur ajoutée aux prix de 2014 de la construction (milliards FCFA)
Le développement des BTP au Sénégal est du ressort à la fois des secteurs public et
privé. Le Gouvernement du Sénégal a poursuivi, en 2019, ses programmes phares de
construction de logements pour l’habitat social et les travaux de génie civil (routes,
chemins de fer, etc.). Les réalisations de logements pour l’habitat social l’ont été, en
partie, en collaboration avec le secteur privé.
La construction de logements est faite par les ménages, pour compte propre en
général et les promoteurs privés et publics.
Les structures publiques qui sont des acteurs majeurs dans la construction sont la
Société Nationale d’Habitat à Loyer Modéré (SNHLM), la Société Immobilière du Cap-
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 203
SES 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 204
SES 2019
En 2019, plusieurs grands projets ont été achevés en vue de renforcer la mobilité
urbaine et inter urbaine. Ces projets constitués pour l’essentiel d’axes stratégiques
vont redynamiser les échanges économiques et commerciaux dans les différentes
zones d’intervention. Les travaux achevés en 2019 ont porté sur :
1 Cette partie s’appuie sur les informations fournies par l’Ageroute dans son Rapport d’activités de 2019.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 205
SES 2019
Le budget d’investissements (388,8 milliards FCFA) (Etat et PTF) est composé des
financement des PTF pour un montant de 261,8 milliards FCFA (67,4%), du
Programme d’Entretien routier annuel (PERA) pour 53,4 miliards FCFA (13,7%), du
Budget consolidé d’Investissement (BCI) pour 45,8 milliards (11,8%) et les chèques
Trésor pour 27,8 milliards FCFA (7,1%).
En recettes, les recouvrements ont atteint 77,3% pour les PTF (202,2 milliards
FCFA), 59,9% pour le PERA (32,0 milliards FCFA), 87,4% pour le BCI (40,0 milliards
FCFA) et 50,1% pour les chèques Trésor (13,9 milliards FCFA).
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 206
SES 2019
En dépenses, les réalisations sont évaluées à 67,2% pour les PTF (175,9 milliards
FCFA), 46,1% pour le PERA (24,6 milliards FCFA), 93,3% pour le BCI (42,7 milliards
FCFA) et 71,7% pour les chèques Trésor (19,9 milliards FCFA).
A fin décembre 2019, le montant des disponibilités était de 3,5 milliards FCFA.
Le projet Train Express Régional (TER) a pour objectif principal de mieux connecter
la capitale avec le reste du Sénégal et de s'orienter vers les réseaux de chemins de
fer internationaux. Le projet est réparti en deux tronçons, avec 14 haltes et gares. Le
premier tronçon de 36 km va de Dakar à Diamniadio et le second tronçon de 19 km
reliera cette dernière à l'aéroport international Blaise Diagne.
Les réalisations effectuées ont permis de faire circuler un train inaugural le 14 janvier
2019. Toutefois, la date de mise en service pour les voyageurs n’est pas encore
éffective, en raison de la nécessité de compléter les infrastructures et d’opérer les
tests suffisants pour assurer la sécurité du TER. L’année 2019 a été marquée par la
poursuite des travaux de ce projet.
Concernant le Bus Rapid Transit (BRT) qui est un projet de Bus à haut niveau de
service, il vise à augmenter le niveau de service en améliorant la qualité et le confort
du déplacement et à optimiser au mieux l'exploitation commerciale. Il est prévu sur
un linéaire de 18,3 km allant de la Préfecture de Guédiawaye à la gare routière de
Petersen dans le quartier du Plateau, pour un financement global de 306 milliards de
FCFA. Le lancement des travaux a été effectué le mardi 29 octobre 2019.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 207
SES 2019
Conclusion
L’activité du secteur des BTP (fabrication de matériaux de construction et
construction) s’est accélérée en 2019, avec notamment une croissance en volume de
la VA de la construction de 13,3 % contre 5,7% en 2018.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | BATIMENTS ET TRAVAUX PUBLICS 208
SES 2019
Chapitre XIV :
Chapitre XIV : PRODUCTION INDUSTRIELLE
Introduction
PRODUCTION INDUSTRIELLE
développer sans industrie. Exerçant un effet d’entraînement puissant
sur les autres activités, en particulier par ses consommations
intermédiaires, l’industrie est l’un des principaux moteurs de l’activité
économique en termes de valeur ajoutée et de création d’emploi.
39
Selon le document ISID Promotion Brochure1Pde l’ONUDI « Pour un développement industriel inclusif et durable », février 2014.
40
Note d’analyse des comptes nationaux provisoires de 2019 et définitifs de 2018, ANSD
160
140
120
100
80
60
40
20
0
IHPI IPPI
Source : ANSD
41
Indice Harmonisé de la Production Industrielle (base 100=2015)
42
Indice des Prix de Production Industrielle (base 100=2015)
Toutefois, cette croissance a été amoindrie par une chute de l’activité d’extraction
de minerais métalliques (-2,0%).
Durant l’année 2019, les prix de production dans les industries extractives se sont
accrus de 11,5%, comparativement à ceux de l’année précédente. Cette situation est
principalement due à la progression des prix d’extraction de minerais métalliques
(+14,9%).
Graphique XIV-2 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des industries extractives entre 2015 et
2019
140,0
130,0
120,0
110,0
100,0
90,0
80,0
2015
2016
2017
2018
2019
IPPI IHPI
Source : ANSD
Les prix à la production des produits manufacturiers ont diminué de 1,1% en 2019
comparativement à ceux de 2018. Cette baisse est consécutive au repli des prix des
produits métallurgiques et de fonderie (-7,0%), du cuir travaillé, articles de voyage
et chaussures (-6,4%), du raffinage et de la cokéfaction (-6,0%), des produits
textiles et articles d’habillement (-2,3%), des produits agro-alimentaires (-1,0%)
ainsi que celui des autres industries manufacturières (-3,1%).
140,0
130,0
120,0
110,0
100,0
90,0
80,0
2015
2016
2017
2018
2019
IPPI IHPI
Source : ANSD
Les prix de l’électricité, gaz et eau se sont également redressés de 0,7% en variation
annuelle. Cette situation s’explique principalement par la hausse des prix d’électricité
(+0,9%).
Graphique XIV-4 : Evolution de l’IHPI et de l’IPPI des secteurs de l’électricité, gaz et eau
entre 2015 et 2019
140,0
130,0
120,0
110,0
100,0
90,0
80,0
2015
2016
2017
2018
2019
IPPI IHPI
Source : ANSD
140,0
130,0
120,0
110,0
100,0
90,0
80,0
70,0
2015
2016
2017
2018
2019
IPPI IHPI
Source : ANSD
Toutefois, les prix d’égrenage de coton ont connu une hausse de 13,7% sur la
période sous-revue.
140,0
120,0
100,0
80,0
60,0
40,0
2015
2016
2017
2018
2019
IPPI IHPI
Source : ANSD
Conclusion
L’activité industrielle est marquée, au courant de l’année 2019, par une hausse de
3,8%, par rapport à l’année précédente. Cette progression du secteur industriel est
portée par la bonne performance de l’activité des industries extractives, des
industries manufacturières ainsi que celles d’électricité, gaz et eau. Toutefois, cette
progression a été notamment amoindrie par une réduction de l’activité de
production des industries textiles et du cuir, chimiques, des matériaux minéraux,
électroniques et informatiques ainsi que celle des autres industries manufacturières
et environnementales.
Chapitre XV :
Chapitre XV : INSTITUTIONS FINANCIERES
Introduction
INSTITUTIONS FINANCIERES
de l’Ouest (BCEAO) a poursuivi la mise en œuvre de sa politique
monétaire en maintenant le coefficient de réserves obligatoires
applicables aux banques qui est de 3% depuis le 16 mars 2017.
Parallèlement, il a maintenu le taux d’intérêt de son guichet de prêt
marginal à 4,5% pour tenir compte des imperfections du marché
interbancaire ainsi que de la nécessité de renforcer l’efficacité de la
politique de gestion de la liquidité. Au titre de la réforme monétaire,
le Président de la Conférence des Chefs d’Etats de l’UEMOA a
annoncé, le 21 décembre 2019, que les huit membres ont réalisé
une avancée majeure en mettant en place des bases permettant leur
adhésion au projet de monnaie unique (ECO) de la CEDEAO.
Au plan économique, la valeur ajoutée (VA) du secteur financier est évaluée à 339,9
milliards FCFA en 2019, dont 71,8% sont produites par le sous-secteur bancaire
(banques et établissements financiers et systèmes financiers décentralisés), 20,6%
par les sociétés d’assurance et 7,6% par les auxiliaires financiers. La richesse
générée par le secteur a augmenté de 12,9% par rapport à 2018. En 2019, les
sociétés financières participent à hauteur de 2,5% à la formation du PIB.
Cette partie fait l’état de la situation monétaire en fin décembre 2019. Elle décrit les
différents agrégats ainsi que les statistiques monétaires de la BCEAO, des banques
secondaires et des établissements de crédit. Chaque agrégat est présenté avec
l’ensemble des sous postes qui le composent. Ainsi, la situation des avoirs extérieurs
nets (AEN) est composée de ceux de la BCEAO et des banques, du crédit intérieur
composé des créances nettes de l’Administration centrale et des créances sur
l’économie, les passifs à caractère non monétaire subdivisés en actions et autres
participations dans les Institutions de dépôts (ID) et les engagements non
monétaires des ID et des autres postes.
La masse monétaire est constituée de l’ensemble des billets et pièces, plus connus
sous l’appellation monnaie fiduciaire, et des dépôts. Ces derniers sont décomposés
en dépôts transférables et autres dépôts inclus dans la masse monétaire. Ses
contreparties sont constituées des avoirs extérieurs nets (AEN), du crédit intérieur,
des passifs à caractère non monétaire et des autres postes nets (réévaluation,
dévaluation, immobilisation et capital, etc.).
La situation monétaire est marquée par une hausse de la masse monétaire de 8,2%
entre 2018 et 2019, qui, néanmoins, est moindre que celle enregistrée entre 2017 et
2018 (14,2%). Cette augmentation résulte de l’accroissement du crédit intérieur, des
avoirs extérieurs nets43 (AEN) et des passifs à caractère non monétaire qui ont
progressé, respectivement, de 8,7%, 8,0% et de 13,7% en fin décembre 2019.
Toutefois, les autres postes nets ont amoindri l’évolution de la masse monétaire avec
une baisse de -7,6% en fin décembre 2019.
Les avoirs extérieurs nets (AEN) se sont établis à 1 970,3 milliards de FCFA en fin
2019 contre 1 823,8 milliards de FCFA en fin 2018, soit une augmentation de 8,1%.
Cette performance s’explique par le relèvement de 23,4% des AEN au niveau de la
Banque Centrale pour atteindre 1 468,8 milliards de FCFA en 2019. Parallèlement, les
AEN des banques ont connu une baisse 23,2% passant à 501,5 milliards de FCFA en
fin 2019.
4343
La totalité des créances sur les non-résidents nette des engagements en monnaies étrangères n'ayant pas pour
contrepartie le FMI.
44
Il est composé des créances nettes de l’Administration centrale et des créances sur l’économie nationale.
Par rapport à fin décembre 2018, les avoirs extérieurs nets (AEN) des institutions
monétaires se sont renforcés de 146,5 milliards pour s’établir à 1970,3 milliards en
fin décembre 2019. Cette hausse est expliquée par une augmentation des AEN de la
Banque Centrale de 297,7 milliards. La progression est limitée par la baisse de 151,2
milliards du niveau des stocks d'actifs nets détenus sur le reste du monde par les
banques. En conséquence, les avoirs extérieurs du Sénégal détenus par la BCEAO
ont connu une augmentation de dix points de pourcentage pour s’établir à 74,5% en
2019 contre 64,2% en 2018. Quant aux banques, elles ne détiennent que 25,5% du
total des AEN de 2019.
S’agissant des AEN de la Banque Centrale, l’accroissement est soutenu par une
progression de 22,2% des créances sur les non-résidents qui s’établissent à 1731,9
milliards en 2019. Cependant, la hausse des AEN de la Banque centrale a été ralentie
par les engagements envers les non-résidents qui ont augmenté de 7,0% entre 2018
et 2019 pour s’établir 263,2 milliards FCFA.
Les AEN des Institutions de dépôts ont connu, comparativement à 2018, une baisse
de 23,2% pour s’établir à 501,7 milliards à fin décembre 2019. Cette situation est à
mettre en relation avec la baisse plus importante des créances sur les non-résidents
(16,9%), comparée à l’évolution des engagements envers les non-résidents (-6,9%).
En fin décembre 2019, les encours des créances intérieures se sont inscrits en
hausse de 8,7%, en liaison avec l’accroissement des créances sur l'Administration
centrale (AC) et des créances sur l’économie qui ont crû, respectivement, de 19,0%
et 7,5%.
Les encours de créances sur l’Administration centrale ont connu une augmentation
de 89,1 milliards de FCFA pour s’établir à 556,9 milliards de FCFA en fin 2019. Ces
résultats découlent d’une hausse de 16,5% des encours des créances nettes des
banques secondaires sur l'Administration Centrale en fin décembre 2019.
Parallèlement, les créances de la Banque Centrale se sont repliées pour s'établir à -
194,0 milliards FCFA imputable à la contraction des crédits de 84,4%.
Quant aux passifs nets non monétaires, une augmentation de 13,7% a été notée
pour les porter à 1 195,1 milliards en décembre 2019 contre 1 050,7 milliards en fin
décembre 2018. Cet accroissement est la résultante d’une augmentation des actions
et autres participations dans les banques de 4,5% en 2019. De même, les
engagements non monétaires ont crû, respectivement, de 33,6% et 29,9% sur les
deux années susvisées.
XV.2.1. SOCIETARIAT
L’encours de crédits des SFD s’élève à 440,1 milliards à fin décembre 2019, soit une
hausse de 9,3% par rapport à fin décembre 2018. Cette progression résulte
simultanément de l’augmentation des crédits à court terme (6,3%), de ceux à moyen
terme (8,8%) et à long terme (13,8%) entre 2018 et 2019.
Avec une part de 5,8% du total des encours de crédits à fin 2019, les crédits en
souffrance ont aussi progressé de 12,4%, par rapport à l’année précédente. Ce taux
demeure toujours au-dessus du seuil 3% préconisé par la norme réglementaire du
secteur.
L’encours d’épargne des SFD s’est établi à 363,9 milliards de FCFA à fin 2019, soit
une hausse de 8,3% par rapport à 2018. Il est composé de 45,0% des dépôts à vue,
de 45,3% de dépôts à terme et de 9,7% des autres dépôts.
Avec une hausse de 9,9%, les emprunts effectués par les SFD sont passés de 72,5
milliards de FCFA en 2018 à 79,7 milliards de FCFA en 2019. Cette évolution est liée
aux emprunts à moyen et long termes (représentant 98,4% du total) qui se sont
accrus de 11,2% entre 2018 et 2019. Elle a été amoindrie par la forte baisse (-
40,0%) des emprunts à court terme sur la même période.
Tableau XV-4 : Encours de crédit et d'épargne des SFD entre 2017 et 2019
Données SFD (en Evolution Evolution
2017 2018 2019
milliards de FCFA) 2017/2018 2018/2019
Encours de crédit 370,9 402,7 440,1 8,6% 9,3%
Court terme 118,3 127,6 135,6 7,9% 6,3%
Moyen terme 147,8 163,1 177,4 10,4% 8,8%
Long terme 86,2 89,4 101,7 3,7% 13,8%
Crédits en souffrance 18,6 22,6 25,4 21,5% 12,4%
Encours d'épargne 309,5 335,9 363,9 8,5% 8,3%
Dépôts à vue 128,7 144,4 163,9 12,2% 13,5%
Dépôts à terme 71,9 73,4 164,9 2,1% 124,7%
Autres dépôts 108,9 118,1 35,1 8,4% -70,3%
Emprunts des SFD 67,5 72,5 79,7 7,4% 9,9%
Court terme 1,2 2,0 1,2 66,7% -40,0%
Moyen et long termes 66,3 70,5 78,4 6,3% 11,2%
Source : DRS-SFD, fin décembre 2019
Le chiffre d’affaires des sociétés d’assurances est passé de 176,1 FCFA milliards en
2018 à 196,0 milliards en 2019, soit une progression de 11,3%. Ce bon
comportement du secteur est imputable à la bonne tenue simultanée de ses sous
composantes. En effet, le secteur de l’Assurance dommage a connu une amélioration
des primes de 10,1% pour atteindre 125,9 milliards FCFA en 2019. Au même
moment, celles de l’assurance vie se sont renforcées de 13,4 % pour s’établir à 70,1
milliards en 2019.
Graphique XV-1 : Evolution du chiffre d’affaires des compagnies d’assurance (en milliards
FCFA)
200,0 196,0
180,0
174,4
160,0 162,5
Le chiffre d’affaires généré par les dix-neuf (19) sociétés d’assurances dommages
s’élève à 125,9 milliards FCFA en 2019 contre 114,5 milliards FCFA en 2018, soit un
relèvement de 10,0% en 2019.
Toutes les catégories de l’assurance dommage ont connu des évolutions positives de
leurs chiffre d’affaires (accidents corporels et maladie (+10,8%) ; automobile
(+3,8%) ; incendie et autres risques aux dommages (+22,4%) ; responsabilité civile
générale (+4,5%) ; Transports (+22,3%) ; et acceptations des dommages
(+12,4%)) à l’exception de la branche autres risques directs dommages qui a connu
un recul de 5,6%.
2018 2019
Automobile
121,0 1,7%
Responsabilité
civile générale
Dommages
acceptations
Le chiffre d’affaires des dix (10) sociétés de l’assurance vie a connu une croissance
de 13,1% pour atteindre 69,9 milliards FCFA en 2019. Le marché de l’assurance vie
est dominé par la branche de l’assurance collective qui représente 64,5% en 2019.
Elle est suivie par les branches individuelle (34,6%) et acceptations (0,9%).
Conclusion
Les sociétés d’assurances du Sénégal ont produit un chiffre d’affaires global de 196,0
milliards de FCFA en 2019, soit une hausse de 11,3% par rapport à l’année 2018.
Cette progression est imputable aux secteurs de l’Assurance dommages et de
l’Assurance vie qui occupent respectivement 64,2% et 35,8% du chiffre d’affaires
global du secteur. Par ailleurs, le chiffre d’affaires des dix (10) sociétés de l’assurance
vie se situe à 70,1 milliards de FCFA et celui des dix neufs (19) sociétés d’assurances
dommages à 125,9 milliards de FCFA en 2019.
Chapitre XVI :
Chapitre XVI : COMMERCE EXTERIEUR
COMMERCE EXTERIEUR
Introduction
45
Perspectives de l’économie mondiale, janvier 2020, FMI
Les exportations du Sénégal ont poursuivi leur tendance à la hausse avec une
bonification de 18,9% en 2019, ayant passé de 1670,0 milliards de FCFA en 2018 à
1985,1 milliards de FCFA en 2019. Elles bénéficient de la bonne tenue des industries
chimiques et du secteur aurifère qui a accueilli d’autres exploitants. La composition
des expéditions du Sénégal s’est modifiée ces dernières années en faveur des
produits horticoles et de certains biens manufacturés tels que l’acide phosphorique,
au détriment du ciment hydraulique.
2 200 000
2 000 000
1 800 000
1 600 000
1 400 000
1 200 000
1 000 000
2015 2016 2017 2018 2019
EXPORTATIONS (millions FCFA) 1 342 629 1 371 237 1 486 399 1 669 954 1 985 091
Source : ANSD
Les expéditions de poissons frais de mer du Sénégal ont connu une croissance
soutenue de 2015 à 2019. Elles sont évaluées à 194,0 milliards de FCFA en 2019
contre 169,0 milliards de FCFA en 2018, soit une augmentation de 14,8%. Cette
croissance est expliquée par le relèvement des expéditions vers les pays tels que la
Côte d’Ivoire (69,4 milliards de FCFA en 2019 contre 45,6 milliards de FCFA en
2018), l’Italie (11,5 milliards de FCFA en 2019 contre 7,6 milliards de FCFA en 2018)
et le Chili (3,6 milliards de FCFA en 2019 contre 0 milliard de FCFA l’année
précédente). Toutefois, cette tendance haussière a été atténuée par la réduction des
expéditions vers les principaux partenaires à savoir le Burkina Faso (-11,9%) et
l’Espagne (-7,4%).
La part des exportations de poissons frais de mer dans le niveau global des ventes à
l’extérieur est de 9,8% ; ce qui les positionne à la troisième place. Les principaux
clients du Sénégal en 2019 sont la Côte d’Ivoire (35,8%), l’Espagne (8,8%), la
France (7,1%), le Burkina Faso (6,0%) et l’Italie (5,9%).
Les principaux clients du Sénégal sont l’Espagne (40,1%), l’Italie (30,6%), la Chine
(7,2%), la France (4,4%) et le Japon (4,0%).
Les ventes à l’extérieur d’acide phosphorique ont connu, au cours des cinq dernières
années, une tendance haussière passant de 94,0 milliards de FCFA en 2015 à 195,7
milliards de FCFA en 2019. Le relèvement a été de 24,5% entre 2018 et 2019. Ainsi,
depuis l’arrivée d’Indorama, il est noté une bonne dynamique du sous-secteur,
malgré son unique repli en 2017, pour s’établir à presque 96,0 milliards de FCFA.
Les exportations de produits pétroliers ont connu, sur les cinq dernières années, une
tendance haussière passant de 133,0 milliards de FCFA en 2015 à 148,1 milliards de
FCFA en 2019, soit une amélioration de 11,4% en cinq ans. Toutefois, malgré la
hausse enregistrée en 2019 (12,4%), un recul des ventes vers les principaux clients
est noté notamment avec le Mali (-29,8%), le Burkina Faso (-22,2%) et le Liberia (-
71,4%) en relation avec l’instabilité et la recrudescence des violences qui ont frappé
ces pays au cours de cette période. Cependant, le fléchissement des exportations
vers ces pays a été atténué par le relèvement des expéditions vers le Gabon (3,4
milliards de FCFA en 2019 contre 1,4 milliards de FCFA en 2018), le Cameroun (3,2
milliards de FCFA en 2019 contre 1,4 milliards de FCFA en 2018) et les provisions de
bord liées à l’avitaillement des navires et aéronefs (107,9 milliards de FCFA en 2019
contre 88,8 milliards de FCFA en 2018).
Les exportations d’or non monétaire du Sénégal se sont rehaussées sur les cinq
dernières années, passant de 150,5 milliards de FCFA en 2015 à 375,7 milliards de
FCFA en 2019. Ce produit minier, représente l’un des produits phares des expéditions
du Sénégal avec un taux de croissance de 19,9% en 2019 par rapport à l’année
précédente. Ce relèvement des expéditions résulte des récentes découvertes des
gisements de Mako (Toro Gold) mis en exploitation en 2018, de Makabingui (Bassari
Ressources) et de Malikoundi (IAMGold) associés aux travaux avancés de Massawa-
Sofia (Randgold Ressources).
XVI.2.6. CIMENT
Les exportations du ciment, contrairement aux autres produits, ont connu une baisse
sur les cinq dernières années avec un niveau maximal de 122,8 milliards de FCFA en
2016. Elles s’établissent à 104,9 milliards de FCFA en 2015 et 77,7 milliards de FCFA
en 2019, soit un fléchissement de 25,9%. Cette baisse tendancielle s’explique par le
repli des ventes vers les pays de la sous-région tels que la Guinée-Bissau (-52,6%),
la Mauritanie (-22,1%) et le Mali (-11,5%).
Par ailleurs, il convient de noter que la position du Sénégal, principal pays fournisseur
de ciment dans la sous-région, est de plus en plus menacée d’une part, par
l’instabilité dans des pays clients comme le Mali et d’autre part, par l’installation des
unités de production de ciment dans la sous-région.
Les exportations d’arachides non grillées ont connu une évolution à la hausse sur les
cinq dernières années. Elles ont pris une ampleur importante en 2019 en
s’établissant à 111,5 milliards de FCFA contre 36,5 milliards de FCFA en 2015 suite à
la forte demande de ce produit par la Chine. Par ailleurs, pour ce produit, le Sénégal
enregistre en 2019 de nouveaux clients tels que le Kenya (0,7 milliard de FCFA),
l’Afrique du Sud (0,4 milliard de FCFA) et le Ghana (0,4 milliard de FCFA) qui
occupent une part très faible par rapport à la Chine qui est le principal client.
Ainsi, les principaux clients du Sénégal sont la Chine (97,3%), le Kenya (0,7%),
l’Afrique du Sud (0,4%) et le Ghana (0,4%).
Les arachides non grillées constituent, en 2019, l’un des principaux produits exportés
par le Sénégal avec une part de 5,6% des exportations totales.
Par ailleurs, ces produits sont principalement destinés en 2019 au Mali (27,8%), au
Nigeria (11,7%), au Burkina Faso (11,0), à la Guinée (10,5%) et au Niger (6,9%).
Les expéditions de soupes, potages et bouillons représentent 3,9% du total des
ventes du Sénégal, ce qui les positionne à la neuvième place.
4500 000
4000 000
3500 000
3000 000
2500 000
2000 000
2015 2016 2017 2018 2019
IMPORTATIONS (millions FCFA) 3032 912 2977 512 3536 496 3916 257 4229 294
Source : ANSD
Les importations de machines et appareils ont globalement progressé durant les cinq
dernières années, passant de 479,2 milliards de FCFA en 2015 à 656,8 milliards de
FCFA en 2019, soit une hausse de 37,1% correspondant à un accroissement annuel
moyen de 9,5%.
Au titre de l’année 2019, les achats de machines et appareils ont représenté 15,5%
des importations du Sénégal. Elles ont enregistré une hausse de 32,1% en 2019 par
rapport à 2018. Ce regain résulte de celui des importations de moteurs et machines à
moteurs (+73,9%), des autres machines et appareils (+39,8%) et des machines et
appareils pour les autres industries (+16,9%). Cependant, cette bonification des
achats à l’extérieur de machines et appareils a été atténuée par le repli des
importations de machines et appareils pour l’agriculture (-18,6%) et des machines et
appareils pour les industries alimentaires (-3,5%).
En 2019, les machines et appareils importés par le Sénégal proviennent, pour
l’essentiel, de la France (27,5%), de la Chine (19,1%), du Danemark (8,0%), de
l’Italie (4,1%) et de la Turquie (4,0%).
XVI.4.3. RIZ
La part des importations de riz est ressortie à 4,9% en 2019. Au courant de l’année
2019, les achats extérieurs de riz sont essentiellement effectués depuis l’Inde
(+36,6%), la Thaïlande (+19,8%), le Brésil (+13,8%) et le Pakistan (+12,1%). Les
parts de marché du Pakistan et du Brésil se sont bonifiées au détriment de celles de
l’Inde (43,6% en 2018) et de la Thaïlande (25,6% en 2018).
Toutefois, l’Inde est demeurée, ces dernières années le premier fournisseur de riz
devant la Thaïlande et le Brésil.
Le blé représente 2,5% des importations totales en 2019. Il est fourni en grande
partie par la Russie (+51,4%), la France (+32,2%), l’Ukraine (+6,0%), le Canada
(4,0%) et l’Argentine (+3,3%). Toutefois, l’Ukraine (24,1% en 2018) et l’Argentine
(8,6% en 2018) ont vu leur part de marché se rétrécir en 2019 au profit de la Russie
(45,9% en 2018), de la France (15,0% en 2018) et du Canada (3,6% en 2018).
Les achats extérieurs d’huiles brutes de pétrole ont connu une tendance baissière
durant le quinquennat 2015-2019 pour chuter à 236,4 milliards de FCFA en 2019
contre 267,4 milliards de FCFA en 2015. Cette baisse est expliquée, en partie, par la
régression des cours mondiaux de pétrole brut qui passe de 71,0 US dollars le baril à
64,3 US dollars le baril en 2019. Au même moment, les importations en volume se
sont contractées de 22,4%. En outre, en 2019, elles se sont amoindries de 37,8% en
variation annuelle.
Dans ce sillage, la part des importations d’huile brute de pétrole a chuté en 2019
pour s’établir à 5,6%, après 9,7% en 2018. Par ailleurs, le Nigéria demeure le
principal fournisseur du Sénégal en pétrole brut en 2019.
46
Motocycles, bicyclettes, remorques, semi-remorques, chariots, tracteurs, etc.
47
Navires et aéronefs dont le pavillon n’est pas déterminé
AFRIQUE
32,1%
AMERIQUE
3,8%
ASIE
24,3%
EUROPE
34,1%
OCEANIE ET AUSTRALIE
0,2%
DIVERS
(PBE,PBF,OM,NDA)
5,6%
Source : ANSD
OCEANIE ET DIVERS
AUSTRALIE; 0,2% (PBE,PBF,OM,nda..);
ASIE; 25,6% 0,4%
AFRIQUE; 14,1%
Source : ANSD
La balance commerciale des biens est ressortie, en 2019, à -2244,2 milliards de FCFA
contre -2246,3 milliards de FCFA l’année précédente. Cette légère amélioration du
solde est expliquée par le renforcement de l’excédent de la balance commerciale de
l’or non monétaire (+374,9 milliards de FCFA contre +312,6 milliards de FCFA), de
l’acide phosphorique (+195,4 milliards de FCFA contre +156,9 milliards de FCFA) et
de poissons frais de mer (+161,7 milliards de FCFA contre +123,4 milliards de FCFA).
La diminution des prix des produits du groupe « énergie et lubrifiant » (-0,2%) est
due au recul des prix de sa principale composante qui est le pétrole raffiné.
Les prix à l’importation se sont repliés de 0,4% en 2019 par rapport à l’année
précédente. Cette chute est portée essentiellement par celle des prix des produits
des groupes « autres demi-produits » (-3,9%), « produits finis destinés à la
consommation » (-3,6%) et « matières premières animales et végétales » (-3,1%).
En revanche, cette régression a été modérée par l’accroissement des prix des
produits des groupes « alimentation-boisson-tabac » (+4,8%).
Les termes de l’échange sont ressortis à 1,25 en 2019. Ce résultat fait suite à la
bonne tenue des prix des produits des groupes « autres demi-produits » (1,41),
« produits finis destinés à la consommation » (1,38), « matières premières
minérales » (1,36), « énergie et lubrifiant » (1,29) et « alimentation-boisson-tabac »
(1,02).
1,36
1,34
1,32
1,30
1,28
1,26
1,24
1,22
1,20
2015 2016 2017 2018 2019
Source : ANSD
Conclusion
Les exportations du Sénégal ont été marquées en 2019 par l’apparition d’un nouveau
gisement d’or d’où le positionnement de l’or non monétaire à la première place des
produits exportés. Par ailleurs, la Chine continue de pénétrer le marché de l’arachide
avec des niveaux d’achat de plus en plus élevés. Ainsi, les exportations du Sénégal
sont ressorties en 2019 à 1985,1 milliards de FCFA contre 1670,0 milliards de FCFA
en 2018, soit une hausse de 18,9%. Ce relèvement est consécutif à celui des
expéditions d’arachides non grillées (111,5 milliards de FCFA contre 39,5 milliards de
FCFA en 2018), de conserves de poisson (40,2 milliards de FCFA contre 11,7 milliards
de FCFA l’année précédente), d’acide phosphorique (+24,5%), d’or non monétaire
(+19,9%) et de poissons frais de mer (+14,8%). En revanche, le repli des ventes à
l’extérieur, de cigarettes (-12,8%) et de ciment (-10,2%), a modéré cette tendance
haussière.
Par ailleurs, comparés à 2018, les indices des prix, aussi bien à l’importation qu’à
l’exportation, se sont repliés en 2019.
Chapitre XVII :
Introduction
Sur le plan international, l’année 2019 est marquée par un
ralentissement de l’activité économique mondiale avec un taux de
croissance de 2,8%, après 3,5% un an plutôt48. Ce fléchissement est
COMPTES ECONOMIQUES
le reflet des difficultés des pays avancés et émergents consécutives
aux tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.
48
FMI, World Economic outlook, octobre 2020
49
UEMOA, Rapport semestriel d’exécution de la surveillance multilatérale, décembre 2020
La croissance économique est ressortie à 4,4% en 2019, après avoir atteint 6,2% en
2018, soit un ralentissement de 1,8 point de croissance. Ce fléchissement de la
croissance est imputable à la perte de vitesse notée dans les secteurs primaire
(4,5%, après 8,1% en 2018), secondaire (3,7%, contre 6,5% en 2018) et tertiaire
(4,6%, après 5,4% en 2018).
En volume, le Produit intérieur brut (PIB) s’est établi à 13 170 milliards FCFA en 2019
contre 12 615 milliards FCFA en 2018.
14,0% 8,0%
12,0% 7,0%
7,4%
6,0%
10,0%
6,2% 5,0%
8,0%
4,4%
4,0%
6,0%
3,0%
4,0%
2,0%
2,0% 1,0%
0,0% 0,0%
2017 2018 2019
Secteur primaire Secteur secondaire Secteur tertiaire Taxes nettes sur les produits Produit interieur brut
Graphique XVII-2 : Evolution des composantes du PIB en volume selon l’optique demande
35,0% 8,0%
7,4%
30,0% 7,0%
28,9%
25,0% 6,2% 6,0%
20,0% 5,0%
15,4% 4,4%
15,0% 13,7% 4,0%
10,0%
10,0% 8,4% 3,0%
4,7% 4,5% 3,7%
5,0% 2,0%
0,0% 1,0%
2 017 2 018 2 019
‐5,0% ‐1,8% 0,0%
Consommation finale Formation brute de capital fixe Exportations nettes de biens et services PIB
Les échanges extérieurs ont été marqués par une amélioration du solde de la
balance des biens et services qui s’est établi à -1 940 milliards en 2019 après -2 041
milliards FCFA en 2018. Cette situation résulte de l’augmentation plus rapide des
exportations (12,7% en 2019) que des importations (5,5%, en 2019).
Le PIB nominal est évalué à 13 655 milliards FCFA en 2019, contre 12 840 milliards
FCFA en 2018. Quant au Revenu national disponible brut (RNDB), il a progressé de
855 milliards FCFA pour s’établir 15 505 milliards FCFA à fin 2019, soit un
accroissement de 6,3%. L’augmentation du RNDB plus rapide que la croissance
démographique a impulsé le relèvement du revenu national par tête qui est passé de
867 989 FCFA en 2018 à 894 866 FCFA en 2019. Par ailleurs, le taux d’épargne
intérieure s’est bonifié en passant de 16,8% en 2018 à 17,1% en 2019.
Secteur primaire Secteur secondaire Secteur tertiaire Taxes nettes sur les produits
18,0% 14,0%
16,0%
12,0%
11,5%
14,0%
10,6%
10,0%
12,0%
8,0% 6,0%
5,4%
6,0% 4,5% 4,0%
4,0%
2,0%
2,0%
0,0% 0,0%
2 015 2 016 2 017 2 018 2 019
A00 AGRICULTURE ET ACTIVITES ANNEXES 16,0% 3,8% 16,4% 10,2% 4,8%
B00 ELEVAGE ET CHASSE 2,7% 8,7% 3,6% 3,8% 2,9%
C00 SYLVICULTURE ET ACTIVITÉS DE SOUTIEN 1,7% 3,1% 2,7% 1,5% 3,5%
D00 PECHE, PISCICULTURE ET AQUACULTURE 3,4% 8,5% 3,8% 6,9% 7,5%
SECTEUR PRIMAIRE 10,6% 5,4% 11,5% 8,1% 4,5%
Le secteur tertiaire a connu une hausse de 4,6% de sa valeur ajoutée en 2019, soit
une contribution de 2,3 points à la croissance.
Le raffermissement des services financiers est impulsé par la bonne tenue des sous-
secteurs bancaire et d’assurance qui se sont bonifiés de 8,3% et 23,1% entre 2018
et 2019 et d’un dynamisme des activités des auxiliaires financières et d’assurance.
Toutefois, le secteur tertiaire a enregistré une décélération de 0,8 point par rapport à
2018 en partie liée aux activités spécialisées, scientifiques et techniques qui ont vu
leur valeur ajoutée stagner en 2019 après une hausse de 6,5% en 2018.
Quant aux taxes nettes sur les produits (en valeur), elles ont progressé de 29,0% en
2019. La vigueur des taxes est imputable aux performances enregistrées dans le
recouvrement des taxes spécifiques (26,7%), de la TVA intérieure (20,2%) et de la
baisse des subventions sur les produits. La hausse de la TVA intérieure est en liaison
avec la bonne dynamique des industries de grain, de farine, des cimenteries et du
sous-secteur de la télécommunication et du transport. Le raffermissement des taxes
spécifiques est en grande partie consécutif au rapatriement de la taxe d’usage routier
à hauteur de 41 milliards de FCFA.
Les emplois du PIB ont été caractérisés en 2019 par une progression de 3,7% de la
consommation finale, soit une décélération de 0,8 point par rapport à 2018. Ce
ralentissement est imputable au comportement de la dépense de consommation
marchande qui s’est accrue de 3,5% en 2019, après 4,7% en 2018. Toutefois, la
tendance baissière a été atténuée par la consommation publique qui a augmenté de
5,5% en 2019 contre 3,5% en 2018.
Concernant la Formation brute de Capital fixe (FBCF) des agents économiques, elle a
progressé moins vite en 2019 (8,4%, après 13,7% en 2018). Cette perte de vitesse
est imputable au ralentissement de l’investissement privé qui est ressorti en hausse
de 9,3%, après 19,5% en 2018. La progression de l’investissement privé est
principalement amoindrie par la baisse des dépenses consacrées à la prospection
minière. En effet, certaines entreprises qui étaient en prospection, les années
précédentes, ont entamé la phase production à partir de 2019. En revanche, la FBCF
publique a enregistré une reprise de 5,0% en 2019 après un repli de 3,1% en 2018.
Cette progression intervient dans le contexte de poursuite des projets structurants,
notamment la poursuite du prolongement de la Voie de dégagement nord (VDN) II
et des travaux relatifs au Train Express Régional (TER).
S’agissant des échanges extérieurs de biens et services, ils sont caractérisés par la
vigueur des exportations en valeur (12,7%) et un ralentissement des taux de
croissance des importations en valeur (5,5%, après 14,3% en 2018). Par
conséquent, le déficit du solde extérieur des biens et services en valeur s’est
amélioré (-1 940,5 milliards en 2019, contre -2 040,5 en 2018).
Conclusion
Chapitre XVIII :
Introduction
PRIX A LA CONSOMMATION
Au Sénégal, le taux d’inflation a rebondi et s’est établi à +1,0% en
2019, après +0,5% en 2018, malgré une désinflation dans l’espace
communautaire de l'UEMOA. L’accroissement des prix à la
consommation, en rythme annuel, résulte principalement de celui
des prix des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants »
(+10,4%), des services de « l’enseignement » (+1,9%), de «
restaurants et hôtels » (+1,2%), de « transport » (+1,0%).
Egalement, les prix des « produits alimentaires et boissons non
alcoolisées » (+1,0%), ainsi que ceux des biens et services de «
loisirs et culture » (+0,9%) ont progressé au cours de la période
sous revue.
Les prix des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » se sont accrus de 10,4%
en variation annuelle. Cette flambée des prix provient principalement d’un
renchérissement des tabacs et stupéfiants (+13,9%), essentiellement porté par celui
des cigarettes. Le plein effet de la hausse de 20% sur les droits d’accises sur les
tabacs en juillet 2018 a impacté fortement sur les prix de la fonction au cours de la
période sous revue. De même, les prix des boissons alcoolisées ont légèrement
augmenté (+0,1%), du fait d’une hausse de ceux de l’alcool de bouche (+2,2%).
Toutefois, ils ont été amoindris par le repli des prix de la bière (-1,3%).
XVIII.1.2. ENSEIGNEMENT
Les prix des biens et services de « restaurants et hôtels » ont augmenté de 1,2%,
sous l’effet d’un renchérissement de ses composants « services de restauration »
(+1,3%) et « services d’hébergement » (+1,0%). La hausse des prix des « services
de cantines » (+1,6%), ainsi que ceux des « restaurants, cafés et établissements
similaires » (+1,3%) explique celle des prix des services de restauration. La cherté
des intrants en est une cause.
XVIII.1.4. TRANSPORTS
Les prix des services de « transports » se sont accrus de 1,0% en 2019, en liaison
essentiellement avec l’augmentation de ceux des dépenses d'utilisation des véhicules
(+4,5%). L’évolution des prix de ces derniers résulte d’un renchérissement des
carburants et lubrifiants (+3,5%), des autres services relatifs aux véhicules
personnels (+3,8%), ainsi que des dépenses d’entretien et de réparations de
Toutefois, les prix des autres services de transports se sont repliés de 0,2%, du fait
d’une baisse de ceux du transport routier de passagers (-0,5%), modérée par le
renchérissement du transport aérien de passagers (+5,5%).
Les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » ont augmenté de
1,0% en rythme annuel, tirés principalement par ceux des légumes, des pains et
céréales, ainsi que de la viande. Les plus importantes hausses de prix sont celles des
légumes frais en feuilles (+11,2%), des légumes secs et oléagineux (+4,4%), des
légumes frais en fruits ou racines (+3,3%), de la viande de mouton ou de chèvre
(+7,1%) et de bœuf (+2,0%), ainsi que des céréales non transformées (+2,0%).
Une baisse de l’offre, notamment en période hivernale et de soudure, explique en
grande partie l’évolution des prix desdits produits. Par ailleurs, le relèvement des prix
des sels, épices, sauces et autres produits alimentaires (+3,3%), des farines,
semoules et gruaux (+2,7%), des autres fruits frais (+2,6%), des pains (+1,3%) et
des huiles (+1,1%) a également concouru à celui des prix des produits alimentaires.
En revanche, le repli des prix de certains produits tels que les poissons frais (-3,2%),
les poissons et autres produits séchés ou fumés (-0,5%), les agrumes (-0,9%), et le
lait (-0,8%), ont modéré la tendance haussière des prix au cours de la période sous
revue.
113,0
111,0
109,0
107,0
105,0
103,0
101,0
99,0
97,0
janv.‐19 févr.‐19 mars‐19 avr.‐19 mai‐19 juin‐19 juil.‐19 août‐19 sept.‐19 oct.‐19 nov.‐19 déc.‐19
Indice global Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Produits alimentaires Boissons non alcoolisées
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP
Les prix des services de « loisirs et culture » ont progressé de 0,9% en 2019. Cet
accroissement résulte principalement d’un renchérissement des forfaits touristiques
(+5,1%), à la suite du réajustement annuel des frais de voyage à la Mecque
(+5,7%). Les prix des autres articles et matériel de loisirs, de jardinage et animaux
de compagnie (+1,8%) ont également augmenté. Toutefois, les prix du matériel
audiovisuel, photographique et de traitement de l'image et du son ont poursuivi leur
repli (-1,0%). Cette baisse des prix résulte de celle des prix des appareils de
réception, enregistrement et reproduction (-1,5%), ainsi que des équipements
photographique, cinématographique, optique, autre bien durable à fonction
récréative et culturelle (-1,2%). De même, les prix des journaux, livres et articles de
papeterie (-0,3%), ainsi que des services culturels, récréatifs et sportifs (-0,1%) ont
reculé au cours de la période sous revue.
L’accélération des prix des services de « santé » (+0,6%) résulte notamment de celle
des prix des services ambulatoires (+1,3%) et hospitaliers (+1,0%). La révision à la
hausse des coûts des services de laboratoires et de radiologie (+3,4%) et de ceux
des auxiliaires médicaux (+3,7%) explique le relèvement des prix des services
ambulatoires. En outre, les prix des produits, appareils et matériels médicaux
(+0,2%) ont aussi augmenté en rythme annuel, consécutivement à la majoration de
ceux des médicaments modernes (+0,4%), ainsi que des appareils et matériel
thérapeutiques (+0,9%).
La majoration des prix des « biens et services divers » (+0,6%) en rythme annuel,
est soutenue par la hausse de ceux des effets personnels n.c.a.50 (+1,4%) et des
autres services (+0,7%) n.c.a. Le relèvement des prix des articles de bijouterie et
d'horlogerie (+1,7%), de façon concomitante avec celui des cours mondiaux des
métaux, notamment l’or (+9,7%), explique en partie l’évolution des prix des effets
personnels n.c.a. Par ailleurs, les prix des biens et services pour soins corporels et
des services financiers, qui ont progressé du même ordre de 0,2%, ont concouru à
cette tendance haussière de la fonction.
Le relèvement des prix des services de « logement, eau, électricité, gaz et autres
combustibles » (+0,5%) est soutenu fortement par celui des prix des services de
loyers effectifs (+1,0%), ainsi que d’entretien et réparation des logements (+1,7%).
Egalement, le regain des prix de l’alimentation en eau et services divers liés au
logement (+0,3%), ainsi que de l’électricité, gaz et autres combustibles (+0,2%) a
contribué à ce renchérissement. L’évolution des prix de l’alimentation en eau et
services divers est autant tirée par une hausse de ceux des services liés au logement
(+1,4%) que de l’alimentation en eau (+0,1%). Le renchérissement noté au niveau
du secteur de l’électricité, gaz et autres combustibles est dû à celui des combustibles
liquides (+1,9%) et surtout de l'électricité (+0,5%), à la suite de l’application, en
décembre 2019, d’une nouvelle grille tarifaire de la SENELEC51.
50
Non classés ailleurs
51
Société Nationale d’Electricité du Sénégal
Les prix des « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » se sont
relevés de 0,2% en 2019, comparés à l’année précédente. Cette augmentation
résulte de celle des prix des meubles, articles d'ameublement, tapis et autres
revêtement (+1,5%), des articles de ménage en textiles (+2,3%), ainsi que des
appareils ménagers (+0,6%). Toutefois, elle est amoindrie par le recul des prix des
biens et services liés à l'entretien courant du foyer (-0,2%) et des articles de ménage
en textiles (-0,7%), ainsi que des outillages et autres matériels pour maison et jardin
(-1,6%).
XVIII.1.12. COMMUNICATION
Les prix des services de « communication » sont demeurés quasi stables en rythme
annuel, comparés à l’année 2018. En effet, la stabilité des prix résulte, d’une part, du
renchérissement des services de téléphonie et de télécopie (+0,5%) et, d’autre part,
d’une diminution des prix du matériel de téléphonie et de télécopie (-1,1%).
L’augmentation des prix des services de téléphonie provient de celle des prix des
services de communications téléphoniques (+0,7%), en raison d’une baisse des
offres de bonus de crédits traditionnels des opérateurs au profit d’autres types
d’offres, et d’une progression des frais de connexion internet et assimilés (+1,3%).
Le relèvement des prix des produits locaux en 2019, comparés à l’année précédente,
est lié en grande partie à celui des prix des produits alimentaires, particulièrement
Par ailleurs, les prix des produits importés sont tirés particulièrement par le
mouvement haussier de ceux de certains produits alimentaires importés, des
carburants, des cigarettes importées, ainsi que de certains articles d’habillement.
En 2019, tous les secteurs de production ont enregistré une augmentation de prix. La
hausse la plus importante est enregistrée par les prix du secteur primaire (+1,3%).
Cette évolution est tirée essentiellement par celui des prix des produits alimentaires,
tels que les céréales, les légumes et la viande. Par ailleurs, le relèvement des prix
des produits du secteur tertiaire (+0,8%) est en liaison principalement avec
l’augmentation de ceux de certains services liés au logement, eau et électricité, à la
santé, aux transports, à l’enseignement, ainsi qu’aux forfaits et circuits touristiques.
Quant aux produits du secteur secondaire (+0,4%), leur renchérissement est dû
principalement à celui des produits manufacturés tels que le tabac, l’habillement, les
produits d’entretien et réparation des logements, les carburants, ainsi que de
quelques produits alimentaires manufacturés.
XVIII.2.3. DURABILITE
Tous les prix des produits classés selon la durabilité ont progressé sur un an. Les prix
des produits durables (+1,3%) et non durables (+1,1%) ont davantage augmenté
au cours de la période sous revue. L’évolution des prix des produits non durables, qui
représentent plus de 43% du panier des biens et des services de consommation,
provient essentiellement du renchérissement des produits alimentaires, ainsi que de
certains produits des tabacs et stupéfiants, ainsi que des services de restauration. La
hausse des prix des services (+0,8%) est liée surtout à celle des services de
logement, eau et électricité, ainsi que des services de santé, de transports, de
communication, et d’enseignement. Par ailleurs, les prix des services et des produits
semi durables sont majorés de 0,4%.
Sur un an, les prix des produits frais et énergétiques ont enregistré une
augmentation du même ordre de 0,8%. La fluctuation des prix des produits frais en
2019 a contribué à tirer à la hausse le niveau général des prix à la consommation à
hauteur de 29,8%. Du côté des produits énergétiques, les prix se sont accrus après
cinq années de repli, du fait d’une progression de ceux des produits pétroliers et de
l’électricité. Ils ont contribué à hauteur de 4,5% à l’évolution de l’indice global.
En isolant ces deux phénomènes, l’inflation sous-jacente mesurée par l’indice « hors
produits frais et énergie » a progressé de 0,9% en rythme annuel. Ainsi, les prix ont
davantage influé sur la montée de ceux de l’indice global en 2019, avec une
contribution de 65,7%.
Conclusion
En 2019, une accélération des prix à la consommation est constatée mais le taux
d’inflation au Sénégal (+1,0%) est resté en dessous du seuil de 3% de la norme
communautaire. Le niveau général des prix est continuellement influencé par la
conjoncture économique interne et l’environnement international. Ainsi, la hausse
des cours internationaux des produits alimentaires (+1,8% selon la FAO), de même
que celle du taux de change euro/dollar (+5,5%) se sont faits ressentir, en dépit du
recul des prix des produits pétroliers. Cela a occasionné, au plan interne, un
relèvement des prix, avec la mise en place de certaines taxes et un renchérissement
de certains produits alimentaires notamment importés. De ce fait, une expansion des
prix est notée presque sur toutes les fonctions de consommation, hormis celle de la
communication qui est resté quasi stable.
52
Classification permettant de suivre le niveau de l’inflation qui serait obtenu en dehors des phénomènes
perturbateurs que sont les produits saisonniers et les produits énergétiques
Introduction
DU COÛT DE LA CONSTRUCTION
construction et du coût de la location du matériel a atténué cette
hausse.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 257
SES 2019
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP
Le coût des moyens de gestion s’est relevé de 4,0% en 2019, comparé à l’année
précédente. Cette progression est liée au rebond des prix des carburants et
lubrifiants (+2,3%), consécutif à la mesure de hausse des prix des hydrocarbures
intervenue en fin juin 2019. En outre, les services de communications téléphoniques
se sont renchéris de 1,2%, en rythme annuel.
Toutefois, comparés à l’année 2018, les prix de l’eau et de l’électricité ont chuté
respectivement de 0,1% et de 0,3% en 2019.
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 258
SES 2019
110,0
108,0
106,0
104,0
102,0
100,0
98,0
96,0
94,0
T1‐2018 T2‐2018 T3‐2018 T4‐2018 T1‐2019 T2‐2019 T3‐2019 T4‐2019
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 259
SES 2019
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP
Le repli de 7,4% des prix du fer à béton explique en grande partie la contraction des
prix des matériaux de base en 2019. La chute des prix du fer au cours de cette
période est imputable à un affaiblissement de la demande face à l'offre. Les prix des
graviers ont également baissé de 0,5%, après une contraction de 0,2% en 2018.
Cependant, cette tendance régressive est affaiblie par le rebond des prix du ciment,
suite à l’augmentation de 5 000 FCFA appliquée sur le prix de la tonne en août 2019.
Quant aux prix du sable, ils sont restés stables en rythme annuel.
Graphique XIX-5 : Evolution de l'indice des prix des matériaux pour le gros œuvre
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 260
SES 2019
Les prix des matériaux de plomberie ont fléchi de 0,9%, au courant de l’année 2019.
Ce repli s’explique par celui des prix des tuyaux en plastique (-1,5%), des robinets
(-1,2%) et des matériaux pour sanitaire en porcelaine (-0,7%).
Les prix des peintures se sont contractés de 0,6%, sous l’effet de la baisse des prix
de la peinture à eau (-0,9%) et de la peinture à huile (-0,4%).
Les prix des matériaux pour étanchéité ont également chuté de 0,6%, en liaison avec
la réduction des prix de l’enduit d’application à froid (-0,8%) et du flintkote (-0,7%).
Les prix des matériaux pour les travaux d’électricité ont diminué de 0,2%, après une
hausse de 1,8% en 2018. Cette variation s’explique par celle des prix des matériaux
pour protection électrique (-1,1%), des matériaux pour connexion électrique
(-0,5%), des tubes orange (-0,3%) et des interrupteurs (-0,1%).
Les prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols se sont dépréciés de
0,1%, suite à la baisse des prix des carreaux pour mur (-0,3%).
Par ailleurs, la variation des prix des matériaux de menuiserie a amoindri cette
tendance dépréciative au cours de l’année 2019. En effet, ils ont progressé de 1,1%,
faisant suite à la montée des prix des articles métalliques (+3,5%) et de ceux en
bois (+0,9%).
Cependant, les prix des articles en aluminium ont régressé de 1,5%, au cours de la
période sous revue.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 261
SES 2019
Source : ANSD/DSECN/DSC/BP
Conclusion
Par contre, les prix des matériaux de construction se sont contractés au cours de la
période sous revue. Cette évolution résulte essentiellement de la baisse des prix des
matériaux de base, consécutive au repli des prix du fer à béton. De même, les coûts
de location des matériels de construction ont décliné en 2019.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION 262
SES 2019
Chapitre XX : PRIX
Chapitre XX : PRIX DE PRODUCTION DES
SERVICES
Introduction
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES 263
SES 2019
Après une baisse de 1,2% observée en 2018, les prix des services de transport et
d’entreposage ont enregistré une diminution de 0,7% en 2019 comparée à l’année
précédente. Ceci est imputable à la réduction des prix des services de transport
routier de marchandises (-0,1%), d’entreposage (-21,4%) et des infrastructures de
transport (-0,6%). Toutefois, la hausse des prix des services du transport maritime
et côtiers (1,1%), du transport aérien de passagers (3,6%), de manutention (1,5%)
et des autres services de courriers et de distribution (32,4%) n’a pas permis d’éviter
la baisse des prix des services de transport et d’entreposage.
En outre, une stabilité des prix est notée au niveau des services de transport
ferroviaire, de transport aérien de fret et lancement spatiaux, d’organisation de
transport de fret et postal universel.
Graphique XX-1 : Evolution des prix production des services de transport et d’entreposage
Source: ANSD/DSECN/DSC/BEC
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES 264
SES 2019
Graphique XX-2 : Evolution de l’Indice des Prix de Production des Services Spécialisés,
Scientifiques et Techniques
Source: ANSD/DSECN/DSC/BEC
Après un relèvement de 0,1% en 2018, les prix des services de soutien et de bureau
ont enregistré une hausse de 1,1% en 2019. Cette évolution positive des prix est
expliquée par le relèvement des prix des services de location de véhicules
automobiles (+0,8%), des services d’enquêtes et de sécurité (+1,6%) et des
services de nettoyage (+4,9%). Néanmoins, une diminution des prix des services des
agences de réservation et voyagistes (-1,9%) et une stabilité de ceux des services
liés aux ressources humaines sont observées.
Source : ANSD/DSECN/DSC/BEC
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES 265
SES 2019
107
106
105
104
103
102
101
100
99
98
97
96
2015 2016 2017 2018 2019
Source : ANSD/DSECN/DSC/BEC
Après avoir augmenté de 3% en 2018, les prix des services immobiliers ont
enregistré une hausse de 0,4% en 2019. Cette évolution est consécutive à
l’appréciation des prix des services de location immobilière et d’activités sur biens
propres car les prix des services des agences immobilières n’ont pas évolué entre
2018 et 2019.
Source : ANSD/DSECN/DSC/BEC
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES 266
SES 2019
Conclusion
Par contre, les services de soutien et de bureau ont enregistré une augmentation de
leurs prix de production. Cette évolution est en relation avec le renchérissement des
services de nettoyage, de location de véhicules automobiles et de ceux de
réservation et voyagistes. De même, les prix de production des services
d’hébergement et de restauration et ceux des services immobiliers se sont relevés
sur la période sous revue.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES 267
SES 2019
Chapitre XXI :
Chapitre XXI : FINANCES PUBLIQUES
FINANCES PUBLIQUES
Introduction
Les recettes de l’Etat sont constituées des recettes fiscales, des dons et des autres
recettes. Elles ont connu une hausse de 15,0% entre 2018 et 2019, passant de 2
425,5 milliards54 à 2 788,0 milliards, imputable essentiellement à la forte progression
des recettes fiscales (19,2%).
Les recettes fiscales (y compris le Fonds de Soutien à l’Energie (FSE)) de l’Etat ont
augmenté de 388,0 milliards pour s’établir à 2 410,0 milliards en 2019, soit une
progression de 19,2% par rapport à 2018. Cette performance est imputable au bon
recouvrement des droits de douane (+25,9%), des impôts sur les biens et services
(y compris le Fonds de Sécurisation des Importations de Produits Pétroliers (FSIPP))
(+19,0%) ainsi que des impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
(17,8%).
3 000,0
2 500,0
2 410,0
1 877,3
2 000,0
2 022,0
1 500,0 1 247,2
987,3 1 047,8
1 000,0 710,6
543,5 603,3
365,5
500,0 34,232,0
14,0
290,3 40,0 37,7 9,0
266,4 39,336,0 5,3
‐
2017 2018 2019
Impôts sur les biens et services (y compris FSIPP et FSE) Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Droits de douane Impôts patrimoine
Autres recettes fiscales Impôts sur les salaires et main d'œuvre
Recettes fiscales
Les impôts sur les biens et services ont progressé de 19,0% entre 2018 et 2019,
passant de 1047,8 milliards à 1247,2 milliards FCFA, à la faveur de la taxe sur la
valeur ajoutée (TVA) (+20,2%), des accises55 (+13,1%), des autres impôts sur biens
53
Le tableau xx-10 de l’annexe présente la décomposition détaillée des recettes budgétaires.
54
Les valeurs sont en FCFA sauf indication contraire.
55
Taxe prélevée sur la consommation de certains produits comme le tabac manufacturé, l'alcool ou
encore le pétrole
et services non classés (34,7%), des taxes sur les services déterminés (+3,9%), et
des taxes sur les véhicules à moteur (+15,7%). L’évolution des impôts sur la valeur
ajoutée (883,3 milliards en 2019 contre 734,9 milliards en 2018) est impulsée par
l’augmentation conjointe de la TVA intérieure (+13,3%) et de la TVA à l’import
(+18,1%). Les taxes spécifiques sur la consommation (accises), quant à elles, se
sont bien comportées après une stabilisation notée en 2018, passant ainsi de 156,9
milliards à 177,4 milliards en 2019. Cette bonne dynamique des taxes spécifiques est
en liaison avec le rapatriement de la taxe d’usage de la route (TUR), recrouvée à
hauteur de 41,8 milliards en 2019.
Graphique XXI-2 : Evolution des impôts sur les biens et services de 2017 à 2019 (milliards
de FCFA)
1 400,0
1 247,2
1 200,0
1 047,8
1 000,0 987,3 883,3
600,0
400,0
156,0 156,9 177,4
200,0 75,3 69,6 101,472,3
59,4 61,9
10,8 11,1 12,8
‐
2017 2018 2019
Impôts sur la valeur ajoutée (TVA) Taxes spécifiques sur la consommation (Accises)
Autres taxes sur biens et services non classées Taxes sur des services déterminés
Taxes sur les véhicules à moteur Impôts sur les biens et services (y compris FSIPP et FSE)
Source : DGCPT, DGPPE, TOFE
Les impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital ont connu une hausse
de 17,8% entre 2018 et 2019, passant de 603,3 milliards à 710,6 milliards, à la
faveur de celle des impôts à la charge des personnes physiques (+12,3%) et des
impôts à la charge des sociétés et autres entreprises (+24,7%). Le bon
comportement de l’impôt sur les sociétés (IS) est le résultat de la bonne tenue de
l’activité économique dans les secteurs secondaire et tertiaire en 2018. Quant à
l’impôt sur le revenu, sa progression atteste de la mobilisation efficiente des retenues
à la source ainsi que des reversements des entreprises soumises à la retenue sur les
bénéfices non commerciaux (BNC).
Graphique XXI-3 : Evolution des impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
de 2017 à 2019 (milliards de FCFA)
800 711
700
603
600 544
500
400 352 350
314
261 276 281
300
200
100
8 9 8
‐
2017 2018 2019
Impôts à la charge des personnes physiques Impôts à la charge des sociétés et autres entreprises
Non ventilables Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital
Concernant les droits de douanes, ils ont progressé de 25,9% en 2019, passant de
290,3 milliards en 2018 à 365,5 milliards en 2019.
S’agissant des impôts sur les salaires et la main d’œuvre, ils ont augmenté de 79%
pour s’établir à 8,9 milliards en 2019, après la chute enregistrée en 2018.
Au titre des impôts sur le patrimoine, ils ont enregistré un accroissement de 2,0%
entre 2018 et 2019, passant de 39,3 milliards à 40,0 milliards.
Les dons, composés des dons budgétaires et des dons en capital, se sont repliés de
12,5% entre 2018 et 2019, passant de 256,4 milliards à 224,3 milliards. Cette
contraction est expliquée par la baisse des dons budgétaires (16,4 milliards après
19,5 milliards en 2018) et celle des dons en capital qui sont passés de 236,9 milliards
en 2018 à 207,9 milliards en 2019.
300
256
232 224
250
237
200 215 208
150
100
50 17 20 16
‐
2017 2018 2019
Dons budgétaires Dons en capital Dons
Les autres recettes, constituées des recettes non fiscales et des recettes diverses non
identifiées, ont augmenté de 5,1% en 2019, après une baisse de 45,0% en 2018.
Cette progression est sous l’effet du bon comportement des recettes diverses non
identifiées qui ont enregistré une hausse de 42,7 milliards. Les recettes non fiscales,
en revanche, ont connu une baisse de 23,9% en 2019, atténuant ainsi
l’accroissement des autres recettes qui se sont établies à 154,5 milliards, après 147,0
milliards l’année d’avant.
Graphique XXI-5 : Evolution des autres recettes de 2017 à 2019 (milliards de FCFA)
300,0
267,2
250,0
200,0 147,0
170,3
154,5
150,0
111,8
96,9 147,0
100,0
42,7
50,0
‐
‐
2017 2018 2019
Recettes non fiscales Recettes diverses non identifiées Autres recettes
Réforme des finances publiques au sein de l’UEMOA : point sur le budget programme
La Directive de l’UEMOA relative à la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) vise à instaurer
une gestion plus démocratique et plus efficace des dépenses publiques. En effet, en tant que levier de la
réforme de l’État, son ambition est de changer la gestion des finances publiques tout entière, c’est-à-dire
la façon dont le budget est préparé, présenté et exécuté.
Toutefois, cette directive dont la transposition effective est prévue le 1er janvier 2020, a commencé à
être appliquée depuis 2013 avec l’élaboration du premier Document de Programmation budgétaire et
économique pluriannuelle (DPBEP), la production de Rapports trimestriels sur l’Exécution du Budget
(RTEB) ainsi que l’élaboration, pour chaque ministère, d’un Document de Programmation pluriannuelle
des Dépenses (DPPD).
Les autres aspects du changement introduit par la LOLF devraient intégralement être appliqués avec le
budget de 2020 notamment le budget programme et la déconcentration de l’ordonnancement
Budget Programme
Les budgets programmes constituent la nouvelle forme de gestion financière publique. Au Sénégal,
l'entrée en vigueur de la loi organique n° 2011-15 du 08 juillet 2011 relative aux lois de finances,
adoptée dans le cadre de la transposition des directives du cadre harmonisé des finances publiques au
sein de l'UEMOA de 2009, entraine une réforme en profondeur de son dispositif budgétaire. Celle-ci
s’articule autour de quatre axes principaux à savoir le passage d’un budget de moyens à celui de
résultats, la responsabilisation des acteurs budgétaires, la rénovation des cadres comptable et statistique
de l’Etat et le renforcement du rôle du Parlement et de la Cour des comptes.
i) Le passage d’un budget de moyens à un budget de résultats : Le budget de l'Etat, jusqu'alors
construit selon une logique de moyens, change ainsi de paradigme et s'adosse désormais sur une
logique de gestion axée sur les résultats (GAR). En conséquence, le budget dit de moyens laisse place
au budget dit de programme, construit à partir des politiques publiques, décomposées en
programmes. A ces programmes sont associés des objectifs précis, arrêtés en fonction de finalité
d'intérêt général et des résultats attendus. L'atteinte de ces résultats est mesurée par des indicateurs
de performance (cf. article 12 de la LOLF). La Performance est donc au cœur du nouveau dispositif qui
s’articule autour des points suivants : la gestion axée sur les résultats, les programmes, le principe de
sincérité, la programmation budgétaire et économique pluriannuelle, la mise en cohérence des soldes
avec le Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité, le contrôle interne et le
contrôle de gestion.
ii) La responsabilisation des acteurs budgétaires : Les maitres môts de la nouvelle réforme sont
donc l’efficacité et la transparence dans l’exécution des programmes mis en place. A cet effet, des
responsables de programmes doivent être désignés. La responsabilisation des acteurs budgétaires se
traduit par de nouveaux procédés de gestion visant à permettre aux gestionnaires d’atteindre leurs
résultats. Ces procédés sont la déconcentration du pouvoir d’ordonnateur principal, la fongibilité des
crédits, la régulation budgétaire et le contrôle financier rénové.
iii) La rénovation des cadres comptable et statistique de l’Etat : La rénovation des cadres
comptables et statistique de l’Etat s’articule autour des points suivants : l’introduction du principe de
constatation des droits et obligations dans la Comptabilité générale de l’Etat, la prise en compte de la
dimension patrimoniale, la définition d’un nouveau plan de comptes, les classifications administrative,
économique, fonctionnelle et par programme, le classement des tirages et remboursements d’emprunts
en opérations de trésorerie.
iv) Le renforcement du rôle du Parlement et de la Cour des comptes : L’adoption des budgets
programmes exige que les contrôles budgétaires soient renforcés ; notamment le contrôle
parlementaire et juridictionnel. Le renforcement du pouvoir du Parlement se traduit par l’instauration
d’un débat d’orientation budgétaire, le contrôle parlementaire lors du vote de la loi de finances de
l’année, le contrôle parlementaire renforcé sur l’exécution des lois de finances, le contrôle
parlementaire lors du vote de la loi de règlement. La réforme réaffirme, en outre, les missions
traditionnelles de la Cour des comptes et renforce ses pouvoirs de contrôle et d’évaluation de la gestion
Les dépenses budgétaires, constituées des charges et des acquisitions nettes d’actifs
non financiers, sont passées de 2 903,0 milliards en 2018 à 3 326,6 milliards en
2019, soit une hausse de 14,6%. Cette progression est sous l’effet combiné de celle
des charges (+16,0%) et des acquisitions nettes d’actifs non financiers (+9,0%).
Les charges ont augmenté de 16,0% en 2019. Elles sont évaluées à 2 686,2
milliards, après 2 315,4 milliards en 2018. La hausse entre 2018 et 2019 est
imputable à celle des dons (+49,1%), de la rémunération des salariés (+7,5%), des
autres charges (+4,0%) et des intérêts sur la dette (+3,0%).
Graphique XXI-6 : Evolution des différents types de charges de 2017 à 2019 (milliards de
FCFA)
3 000,0
2 686
2 500,0
2 315
2 214
2 000,0
1 500,0
682 969
1 000,0 725 733
600 650
326 415 431 271
500,0 330 234 306 263 281
‐
2017 2018 2019
Les utilisations de biens et services ont connu une baisse de 8,0% entre 2018 et
2019, passant de 305,5 milliards à 281,1 milliards. Cette diminution est liée aux
politiques de rationalisation des dépenses de l’Etat, accompagnées d’une stabilité des
prix à la consommation.
Concernant les paiements des intérêts sur la dette publique, ils ont connu une
hausse de 3,0% en 2019. Ils sont évalués à 263,2 milliards en 2018 et à 271,2
milliards en 2019. L’évolution enregistrée en 2019 est imputable aux intérêts sur la
dette extérieure qui sont passés de 210,3 milliards en 2018 à 232,9 milliards en
2019, soit une progression de 10,7%.
Graphique XXI-7 : Evolution des intérêts sur la dette publique de 2017 à 2019 (milliards
de FCFA)
300 271
263
150
100
56 53
50 38
‐
2017 2018 2019
Composés de dons courants et de dons en capital, les dons ont globalement bondi de
49,1% en 2019. Ils sont passés de 649,8 milliards en 2018 à 969,2 milliards en 2019.
Cette performance est consécutive à la hausse conjointe des dons courants (116,8%)
et des dons en capital (17,5%) qui se sont respectivement établis en 2019 à 448,9
milliards et à 520,3 milliards.
969
1 000
800 725
650
600 535 520
443 449
400
190 207
200
‐
2017 2018 2019
Les autres charges sont réparties entre « autres charges courantes » et « autres
charges en capital ». Les autres charges courantes portent sur les subventions, les
prestations d’assistance sociale et les transferts courants vers les unités
institutionnelles en dehors des administrations publiques.
Les autres charges ont progressé de 4,0% en 2019. Elles sont passées de 414,9
milliards en 2018 à 431,5 milliards en 2019. Cette évolution notée en 2019 est liée à
la hausse des autres charges courantes de 4,5%, qui sont passées de 412,9 milliards
en 2018 à 431,5 milliards en 2019. Cependant, les autres charges en capital se sont
contractées en passant de 2,0 milliards en 2018 à 0,0 milliards en 2019.
Graphique XXI-9 : Evolution des autres charges de 2018 à 2019 (milliards FCFA)
500 431
415
400 330 431
413
300
312
200
100
18 2 ‐
‐
2017 2018 2019
Autres charges courantes Autres charges en capital Autres charges
Les transactions nettes d’actifs non financiers sont composées des acquisitions nettes
d’actifs fixes, des objets de valeurs et d’actifs non produits ainsi que des variations
de stocks.
Les transactions nettes d’actifs non financiers, constituées de plus de 99,9% des
actifs fixes, ont connu une hausse de 9,0% en 2019, passant de 587,7 milliards en
2018 à 640,3 milliards. Cette évolution est impulsée par celle des actifs fixes qui ont
progressé de 8,9% entre 2018 et 2019 pour s’établir à 640,0 milliards.
Cette augmentation des actifs fixes entre 2018 et 2019 est en liaison avec celle des
investissements sur ressources externes (+15,9%) et amoindrie par les
investissements sur ressources internes (-4,2%).
Graphique XXI-10 : Evolution des acquisitions nettes d’actifs fixes de 2016 à 2018
(milliards de FCFA)
700 640
588 600
600 525 518
500 457
400
300
200
100 68 70
40
‐
2017 2018 2019
Investissement financé sur ressources internes Investissement financé sur ressources externes
Actifs fixes
Les dépenses en capital sont formées des dons en capital, des acquisitions nettes
d’actifs non financiers et autres charges en capital.
Les dépenses en capital ont connu une amélioration de 12,4% en 2019. Elles sont
évaluées à 1 160,6 milliards en 2019 contre 1 032,4 milliards en 2018. L’évolution
enregistrée en 2019 est consécutive à la hausse simultanée des dons en capital
(+17,5%) et des acquisitions nettes d’actifs non financiers (+9,0%).
Graphique XXI-11 : Evolution des dépenses en capital de 2017 à 2019 (milliards de FCFA)
1 500
1 200
900
640
588
600 535 525 520
443
300
18 2 ‐
‐
2017 2018 2019
56
Cf. tableau XX-9 de l’annexe.
600 459
400 272
197
200
‐
‐ 200 2017 2018 2019
‐ 400
‐ 362
‐ 600 ‐ 478
‐ 562 ‐ 537
‐ 800
‐1 000 ‐ 811
‐ 936
‐1 200
La pression fiscale, au titre de l’année 2019, est ressortie à 17,6% du PIB contre
15,5% observé un an auparavant, soit un gain de 2,1 points de pourcentage. Ainsi,
le seuil de pression fiscale fixé à 20,0% par le pacte de convergence, de stabilité, de
croissance et de solidarité des pays membres de l’Union Economique et Monétaire
Ouest Africaine (UEMOA) n’est pas atteint malgré la croissance des recettes fiscales.
Conclusion
Le déficit budgétaire global est ressorti à 3,9% en 2019 contre 3,7% en 2018. Cette
situation s’est produite dans un contexte d’une progression des dépenses plus
soutenue que des recettes.
Les recettes globales sont passées de 2 425,5 milliards en 2018 à 2 789,1 milliards
en 2019 et celles fiscales de 2 022,0 milliards à 2 410,0 milliards respectivement.
Quant aux dépenses, elles sont évaluées à 3 326,6 milliards en 2019 contre 2 903,0
milliards en 2018.
Chapitre XXII :
ENERGIE
Introduction
Le Sénégal se situe dans un terrain géologique riche en ressources
extractives. Toutefois, l’exploitation des ressources du sous-sol s’est
centrée à l’ouest dans la zone de Thiès et dans la partie orientale
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 281
SES 2019
Les activités minières sont réglementées par le Code Minier de 2016 et ses décrets
d’application. Toutefois, d’autres textes entrent dans le cadre réglementaire du
secteur minier. Il s’agit notamment du Code Général des Impôts, du Code des
Douanes, du Code Minier Communautaire, du Code des Investissements et du Code
de l’Environnement. La Lettre de Politique Sectorielle 2017-2023 vient s’ajouter à ces
textes susmentionnés. Elle oriente la mise en œuvre de la politique du secteur en
décrivant les objectifs et stratégies.
Le nouveau code minier accompagné de ses textes d’application est entré en vigueur
en novembre 2016.
Plusieurs changements ont été apportés par le nouveau code minier. Il s’agit
notamment de :
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 282
SES 2019
Le code de 2016 a également introduit les quatre (4) nouveaux fonds d’appui suivants :
La mise en œuvre de la Lettre est pilotée par les directions du Ministère des Mines et
de la Géologie. Ces dernières déroulent trois programmes qui constituent le cadre
d’orientation stratégique du secteur :
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 283
SES 2019
Le but visé, qui est de produire 3,6 millions de tonnes de phosphates par an à
l’horizon 2023, est atteint à 72,0% en 2019 où la production est chiffrée à 2 593 498
tonnes. Plusieurs projets concourent au développement, dans les prochaines années,
de la filière phosphates-fertilisants notamment :
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 284
SES 2019
Une production de 18 tonnes d’or par an à l’horizon 2023 est l’ambition affichée de
ce projet. En 2019, cet objectif est réalisé à 72,8% contre 69,8% en 2018. Cette
performance est consécutive au relèvement de la production d’or qui s’est chiffrée à
13,1 tonnes, après 12,57 tonnes en 2018. Il est prévu un renforcement de la
production d’or notamment avec la reprise de l’exploitation de Karakaena par
Afrigold, le rachat de RANGOLD par BARRICK GOLD, le démarrage de l’exploitation
de Makabingui avec WATIC, l’exploitation de concession minière de Niamia avec
SORED MINES, la signature du décret n°2019-2098 accordant à AGEM Sénégal un
permis d’exploitation sur le périmètre de « BOTO ».
L’objectif visé par ce projet est de positionner le pays dans le Top 4 des producteurs
mondiaux de zircon avec une production annuelle de 90 000 tonnes. Avec une
production de 93 569 tonnes en 2018, l’objectif a été dépassé. Toutefois, l’entreprise
a réajusté sa production selon les objectifs initiaux soit entre 80 et 85 mille tonnes.
En outre, l’acceptation des populations de Nianfourang du projet d’extraction de
zircon permettrait de renforcer la production nationale.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 285
SES 2019
80 73,2 75,6
71
70 67,4
60
50 46,5
40
30
20
10
0
2015 2016 2017 2018 2019
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 286
SES 2019
XXII.1.3.2. L’or
L’exploitation de l’or se fait dans la zone orientale du Sénégal, dans les régions de
Kédougou et de Tambacounda. Elle constitue une activité importante de l’économie
locale et régionale. Outre l’exploitation industrielle assurée par les sociétés minières,
cette activité est marquée par une forte implantation de diverses communautés qui
pratiquent l’orpaillage.
La production d’or non monétaire a connu un bond en 2018, sous l’effet de l’entrée
en production de la nouvelle mine de Mako exploitée par Petowal Mining Company
(PMC). Cette situation s’est traduite par une hausse de 71,1% de la production d’or
en quantité. En 2019, la production d’or en quantité s’est consolidée passant de 12,6
tonnes à 13,1 tonnes, soit une hausse de 4,2%. Cette évolution est essentiellement
imputable à l’augmentation de 19,0% (+0,93 tonne) enregistrée par PMC. En
revanche, une baisse de 4,3% de la production d’or de Sabodola Gold Opération
(SGO) a été notée. La production d’or est estimée à 392,9 milliards FCFA en valeur,
soit 8,8% de plus qu’en 2018.
Concernant les ventes d’or à l’étranger, après des recettes de 350,8 milliards FCFA
en 2018, elles culminent à 375,757 milliards FCFA en 2019, soit un poids de 18,9%
des exportations totales du Sénégal. Cette hausse de 7,1% est en liaison avec les
performances enregistrées dans la production en quantité mais également le
relèvement des cours mondiaux de l’or en 2019. En effet, après la baisse des taux
d’intérêt opéré par la FED (Réserve Fédérale des Etats-Unis), les investisseurs ont
préféré le placement dans l’or qui constitue une valeur refuge.
L’or non monétaire extrait au Sénégal est essentiellement expédié en Suisse (90,9%)
et vers les Emirats Arabes Unis (8,5%).
57
Balance des Paiements BCEAO
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 287
SES 2019
450
400
392,90
350 361,2
300
250
231,3
200
202,8
150 185 179,8
100
50
0
2014 2015 2016 2017 2018 2019
XXII.1.3.3. Le Sel
58
Balance des Paiements BCEAO
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 288
SES 2019
40
35
33,0 33,4
32,2
30 30,4 30,5
25 26,2
20
15
10
0
2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : ANSD. Comptes nationaux rénovés, décembre 2020
Le zircon est un sable de fonderie "réfractaire", ce qui veut dire qu’il résiste à de très
fortes températures. Au Sénégal, il est extrait des sables de DIOGO en association
avec l’ilménite, le rutile et le leucoxène59.
59
Ces trois minéraux sont pris en compte dans la nomenclature nationale dans la position du « Titane ».
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 289
SES 2019
Au Sénégal, les personnes physiques et morales peuvent exploiter des carrières sous
condition d’avoir une autorisation. L’exploitation des carrières est classée en deux
catégories : les carrières publiques et les carrières privées. Les carrières publiques et
les carrières privées peuvent être temporaires (la durée inférieure ou égale à un an),
ou permanentes (durée dépasse un an). Les carrières peuvent être ouvertes aussi
bien sur le domaine public que sur le domaine privé. Les ressources apparaissent
significatives et concernent le basalte, le calcaire, l’argile, la latérite, le sable
etc. Leur quantité est estimée par le Ministère chargé des mines en fonction des
redevances payées aux Services des Mines et de la Géologie des régions d’extraction.
Le calcaire est une roche d’origine sédimentaire utilisée dans la production de ciment
et de granulats. En 2019, sa production est chiffrée à 5 551 741 tonnes pour une
valeur de 13,1 milliards FCFA. L’argile est également un des intrants de la fabrication
de ciment et sa production est évaluée en 2019 à 559 333 tonnes valorisée à
1,9 milliards CFA.
Le basalte est une roche d’origine volcanique utilisée surtout dans les travaux
publics. Il convient parfaitement à la confection de béton de qualité et à la réalisation
de couches de roulement de chaussée. Son extraction est focalisée essentiellement
sur Diack dans la région de Thiès. En 2019, la quantité de basalte extraite est de 3
206 280 tonnes en volume et 26,4 milliards en valeur.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 290
SES 2019
XXII.2. ENERGIE
Le Sénégal importe du pétrole brut et des produits pétroliers finis pour satisfaire la
demande en énergie et en carburant. La facture pétrolière a connu une baisse de
9,1% en 2019 où elle s’élève à 733,560 milliards FCFA, après 805,1 milliards FCFA en
2018. Malgré ce repli, les importations de produits pétroliers restent importantes
pour l’économie sénégalaise.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 291
SES 2019
le taux de redevance pour les hydrocarbures fixé à 10% (terre), 9% (mer peu
profond) ; 8% (mer profond) ; 7% (mer ultra profond) ; 6% (gaz naturel) ;
l’impôt minimum forfaitaire est égal à 0,5% du chiffre d’affaires hors taxes
avec un minimum de 500 000 FCFA et un maximum de 5 000 000 FCFA ;
le loyer superficiaire qui dépendait des contrats est fixé à 30 dollars US par
Km² par an pour la phase initiale d’exploration, 50 dollars US par Km² par an
pour la première phase d’exploitation et 75 dollars US par Km² par an pour la
dernière ;
un pourcentage maximal est défini suivant le ratio des revenus cumulés sur
les investissements cumulés appelé facteur R61 pour effectuer le partage de la
production entre l’Etat et les compagnies pétrolières ;
61
La part de l’Etat est de 40% si le facteur R< 1 ; 45% si facteur R<2 ; 55% si le facteur R <3 et 60% si le facteur R > 3
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 292
SES 2019
Une seule compagnie est en production dans l’amont pétrolier sénégalais au niveau
du bloc de DIENDER. Il s’agit de Fortesa Corporation qui a un contrat de mise en
production depuis 2001 à Gadiaga.
Le gaz naturel extrait du sous-sol sénégalais est utilisé essentiellement par l’industrie
du ciment pour produire de l’électricité. Après une régression continue depuis 2016,
la production de gaz naturel renoue avec la hausse en 2019 en liaison avec
l’augmentation de la capacité d’un des puits exploités par FORTESA. En effet,
évaluée à 1,9 milliards FCFA en 2018, la production a augmenté de 41,8% en 2019
pour s’établir à 2,7 milliards FCFA.
La Société Africaine de Raffinage (SAR) importe du pétrole brut pour produire des
produits pétroliers finis notamment du supercarburant, de l’essence, du gasoil, du
diesel, du fuel, du pétrole lampant, du naphta, des lubrifiants, etc. Le raffinage
assure près de la moitié des besoins du Sénégal en produits pétroliers finis.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 293
SES 2019
La puissance totale installée au Sénégal en 2019 est de 1435,9 MW. Les unités des
producteurs privés (IPP) dominent avec une capacité totale de 930,1 MW, soit
64,8 %. Le parc propre de la SENELEC quant à lui a une puissance totale installée de
505,9 MW (35,2%). A cela s’ajoutent les productions des industriels auto producteurs
qui consomment leur propre électricité et vendent à la SENELEC en cas d’excédent.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 294
SES 2019
la prospection de basalte sur deux (2) sites à Keur Samba Kane et Diack,
situés dans la région de Thiès ;
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 295
SES 2019
Conclusion
Le secteur extractif est l’une des industries les plus rentables au monde et pour qu’il
contribue de façon optimale au développement économique et à la croissance, il a
besoin de cadres de politique publique stables. Au Sénégal, le code minier ainsi que
la législation qui l’accompagne assure cette stabilité. A cet effet, les industries
extractives jouent un rôle politique, social, économique majeur. En outre, elles
représentent le premier poste d’entrée de recettes pour les échanges extérieurs et
occupent également une place importante dans la formation du PIB.
Situation Economique et Sociale du Sénégal Ed. 2019 | MINES, CARRIERES ET ENERGIE 296
SES 2019
Chapitre XX :
ANNEXES
Annexe 1 : JUSTICE
Variation mensuelle
Mois Prévenus Condamnés Total
(m)-(m-1)
Tableau XXIII-4 : Débarquements (en tonnes) de la pêche industrielle par type de 2014 à
2019
Annexe 3 : TRANSPORT
Tableau XXIII-5 : Evolution du nombre d’entreprises entre 2015 et 2019 selon le mode
Var (% )
2015 2016 2017 2018 2019
Mode de transport 2019 /2018
Transports ferroviaires 3 4 4 4 4 0,0%
Transports routiers, transports par conduite 192 243 266 266 279 4,9%
Transports par eau 13 19 20 20 21 5,0%
Transports aériens 26 27 27 27 27 0,0%
Services annexes et auxiliaires de transport 450 548 597 596 627 5,2%
Total 684 841 914 913 958 4,9%
Source : ANSD/BDEF
Tableau XXIII-6 : Evolution de l’indice des prix du groupe « transport » (base 100 en
2014)
Pond Var (%)
2019-
Libellé 2016 2017 2018 2019 2018
Transports 563 97,5 97,8 97,9 98,9 1,0%
Achat de véhicules 42 100,3 99,8 100,8 102,2 1,3%
Automobile 37,7 98,8 98,4 99,3 100,5 1,2%
Cycle, motocycle et véhicule à traction animale 4,4 97,4 96,2 96,6 97,9 1,4%
Dépenses d'utilisation des véhicules 146 92,0 92,1 92,7 96,9 4,5%
Pièces détachées et accessoires 8,9 99,7 101,6 101,5 102,2 0,7%
Carburants et lubrifiants 102,8 90,8 88,1 88,1 91,2 3,5%
Entretien et réparations de véhicules particuliers 23,6 100,7 100,2 101,4 103,1 1,7%
Autres services relatifs aux véhicules personnels 10,6 101,3 99,3 100,5 104,4 3,8%
Services de transport 374,7 99,5 100,0 99,9 99,7 -0,2%
Transport routier de passagers 346,2 100,5 100,7 100,4 100,0 -0,5%
Transport aérien de passagers 21,8 102,9 104,9 105,9 111,7 5,5%
Autre type de transport de passagers et autre
6,7
service de transport 99,8 101,5 116,1 116,2 0,1%
Indice général 10 000 102,1 103,2 103,7 104,8 1,0%
Source : ANSD, Indice Harmonisé des prix à la consommation (IHPC)
1 La différence entre la production et les ventes est liée aux mouvement de stocks.
TOTAL EXPORTATIONS DE CIMENT 104 901 310 877 2 348 040 619 122 799 091 777 2 881 676 123 117 743 337 977 2 770 424 536 86 503 306 869 2 101 426 175 77 682 220 336 1 850 659 780
FRANCE 2 635 20 40 660 225 160 010 204 386 843 1 011 174 452 3 200
ROYAUME UNI 138 810 000 3 500 000 51 300 001 3 000 000 700 882 040 17 866 000 381 047 240 9 711 000 30 825 600 1 000 000
MAURITANIE 1 610 842 000 40 308 550 10 559 106 232 251 632 500 9 359 809 580 216 201 000 552 505 000 11 598 000 430 575 506 10 480 000
MALI 83 721 890 060 1 821 150 150 84 623 128 824 1 967 514 373 89 496 753 260 2 110 184 614 75 773 582 150 1 835 939 574 67 092 650 875 1 593 675 825
BURKINA FASO 1 089 902 000 27 751 500 3 805 084 80 200
ILES DU CAP VERT 68 000 000 2 000 000 91 547 662 2 000 000
GAMBIE 11 522 212 454 301 434 899 24 965 387 879 598 891 030 15 539 857 119 366 718 955 7 508 465 581 192 243 620 9 033 440 548 220 990 570
GUINEE BISSAU 2 309 220 728 57 129 000 2 161 206 266 49 765 600 2 363 415 388 55 372 600 2 047 885 245 46 573 500 969 921 505 21 786 799
GUINEE REPUBLIQUE 185 931 000 1 365 000 6 579 200 160 000 105 377 500 2 635 000 88 725 000 2 250 000 63 780 940 1 498 116
SIERRA LEONE 3 080 600 000 65 101 500 298 597 438 8 040 000
COTE D'IVOIRE 781 900 000 18 800 000 56 514 193 504 000 167 051 806 1 291 500 1 400 000 35 000
GHANA 6 644 514 70 500 17 442 352 109 270 28 184 910 389 270
BRUNEI
Tableau XXIII-9 : Indice des Prix e Production Industrielle (Base 100 en 2015)
Codes Produits
2019/
agrégés Libellé Produits agrégés 2015 2016 2017 2018 2019
NOPEMA rev1 2018
05-09 PRODUITS DES INDUSTRIES EXTRACTIVES dont… 100,0 103,3 115,1 121,2 135,0 11,5
07 Minerais métalliques 100,0 106,3 107,3 103,1 118,4 14,9
08 Autres produits des industries extractives 100,0 99,1 120,3 136,7 145,9 6,7
10-33 PRODUITS MANUFACTURIERS dont… 100,0 95,5 97,7 99,7 98,7 -1,1
10-12 PRODUITS AGRO-ALIMENTAIRES dont… 100,0 96,2 97,0 96,2 95,3 -1,0
10 Produits alimentaires 100,0 98,5 99,4 98,5 97,6 -0,8
11 Boissons 100,0 74,5 74,6 74,6 74,6 0,0
12 Produits à base de tabac 100,0 100,0 100,0 96,7 85,6 -11,5
13-14 PRODUITS TEXTILES ET ARTICLES D’HABILLEMENT 100,0 102,2 103,2 112,7 110,1 -2,3
15 CUIR TRAVAILLE ET ARTICLES DE VOYAGE, CHAUSSURES 100,0 83,6 80,8 82,5 77,2 -6,4
17-18 PAPIER ET CARTON, TRAVAUX D’IMPRESSION ET REPRODUCTION D’ENREGISTREMENTS 100,0 100,9 100,9 100,9 100,8 0,0
19 PRODUITS DU RAFFINAGE ET DE LA COKÉFACTION 100,0 76,4 89,3 109,5 102,9 -6,0
20-22 PRODUITS CHIMIQUES, PHARMACEUTIQUES, DU TRAVAIL DU CAOUTCHOUC ET DU PLASTIQUE dont… 100,0 88,9 81,1 80,7 83,2 3,0
20 Produits chimiques 100,0 84,1 71,7 73,0 74,3 1,7
21 Produits pharmaceutiques, 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 0,0
22 Produits du travail du caoutchouc et du plastique 100,0 96,2 98,2 93,4 98,6 5,6
23 MATERIAUX MINERAUX 100,0 97,8 96,3 95,9 98,5 2,6
24-25 PRODUITS MÉTALLURGIQUES ET DE FONDERIE, OUVRAGES EN MÉTAUX ; PRODUIT DU TRAVAIL DES MÉTAUX dont… 100,0 111,0 146,3 177,1 164,6 -7,0
24 Produits métallurgiques et de fonderie, 100,0 111,6 147,6 179,2 166,1 -7,3
25 Ouvrages en métaux ; produit du travail des métaux 100,0 95,6 108,1 108,0 106,4 -1,4
26-28 PRODUITS ÉLECTRONIQUES ET INFORMATIQUES, EQUIPEMENTS ELECTRIQUES, MACHINES ET EQUIPEMENTS NCA dont… 100,0 97,0 87,0 86,4 86,4 0,0
26 Produits électroniques et informatiques 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 0,0
27 Equipements électriques 100,0 96,9 86,5 85,9 85,9 0,0
31-33 AUTRES INDUSTRIES MANUFACTURIÈRES dont… 100,0 102,5 115,7 122,8 119,0 -3,1
31 Meubles et matelas 100,0 101,7 105,8 114,7 109,0 -5,0
32 Produits manufactures divers 100,0 103,4 126,3 130,8 129,7 -0,8
35-36 ELECTRICITE, GAZ ET EAU dont… 100,0 100,0 95,0 94,4 95,1 0,7
35 ELECTRICITE, GAZ 100,0 100,0 92,6 91,8 92,6 0,9
36 EAU CAPTEE ET DISTRIBUEE 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 0,0
37-39 PRODUITS DES INDUSTRIES ENVIRONNEMENTALES dont… 100,0 100,0 91,8 82,1 79,1 -3,6
37 Eaux usées collectées et boues 100,0 100,0 99,3 99,0 99,0 0,0
38 Déchets collectés, traités et éliminés 100,0 100,0 91,3 80,6 77,5 -3,8
ENSEMBLE HORS EGRENAGE DE COTON 100,0 97,0 99,5 101,5 102,5 1,0
EGRENAGE DE COTON 100,0 113,6 123,5 125,0 142,2 13,7
Tableau XXIII-14 : Tableau des opérations Financières de l’Etat (TOFE) (en milliards
FCFA)
Variation en %
2017 2018 2019
2018/2017 2019/2018
Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital 543,5 603,3 710,59 11,0 17,8
Impôts sur les salaires et main d'œuvre 14 5,3 8,95 - 62,1 68,9
Impôts sur les biens et services (y compris FSIPP et FSE) 987,3 1 047,80 1 247,18 6,1 19,0
Impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales 266,4 290,3 365,54 9,0 25,9
Acquisition nette actifs non financiers 524,6 587,7 640,4 12,0 9,0
Tableau XXIII-15 : Tableau des opérations Financières de l’Etat (TOFE) (en milliards FCFA)
(suite)
Variation en %
2017 2018 2019 2017/2018 2019/2018
Autres emprunts Bancaires (dont BIS, Sukkur, etc.) -12,1 -13,9 -43,1 14,88 210,38
dont Tirages sur prêts programme 79,8 4,9 257,0 - 93,86 5 145,43
Impôts sur les biens et services (y compris FSIPP et FSE) 987,3 1 047,80 1 247,2 6,1 19,0
Impôts sur la valeur ajoutée (TVA) 699,2 734,9 883,3 5,1 20,2
TVA intérieure 316,8 330,7 374,8 4,4 13,3
TVA à l'import 382,4 404,1 477,4 5,7 18,1
Taxes spécifiques sur la consommation (Accises) 156 156,9 177,4 0,6 13,1
Taxes sur des services déterminés 61,9 69,6 72,3 12,4 3,9
Taxes sur les véhicules à moteur 10,8 11,1 12,8 2,8 15,7
Autres taxes sur biens et services non classées 59,4 75,4 101,4 26,9
Impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales
266,4 290,3 365,5 9,0 25,9
(droits de douane)
Autres recettes fiscales 25,5 36 37,7 41,2 4,7
-
Dons 232,1 256,4 224,3 10,5
12,5
-
Budgétaire 17 19,5 16,5 14,7
15,6
-
En capital 215,1 236,9 207,9 10,1
12,3
-
Autres recettes 267,2 147 154,5 5,1
45,0
-
Recettes non fiscales 96,9 147 111,8 51,7
23,9
-
dont dividendes 42,7 32,1 35,4 10,1
24,8
-
Recettes diverses non identifiées 170,3 0 42,7
100,0
Source : DGCPT, DPEE, TOFE