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TFC Thérèse

Ce document présente une introduction générale sur la démocratie représentative en droit constitutionnel congolais. Il présente l'objet d'étude, le choix et l'intérêt du sujet, ainsi qu'un état de la question sur des travaux antérieurs traitant de thèmes similaires. Le document contient de nombreuses informations sur l'histoire et les principes de la démocratie représentative.

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TFC Thérèse

Ce document présente une introduction générale sur la démocratie représentative en droit constitutionnel congolais. Il présente l'objet d'étude, le choix et l'intérêt du sujet, ainsi qu'un état de la question sur des travaux antérieurs traitant de thèmes similaires. Le document contient de nombreuses informations sur l'histoire et les principes de la démocratie représentative.

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12

INTRODUCTION GENERALE

1. PRESENTATION DE L’OBJET D’ETUDE

Il est de coutume dans toutes les universités, que chaque étudiant est soumis à
une obligation, à la fin de cycle académique, de rédiger un travail en rapport avec sa filière ou
son domaine de formation académique.

C'est ainsi que, pour clôturer notre formation du 1er cycle, nous réalisons ce travail qui porte sur
« La Démocratie représentative en Droit constitutionnel congolais : atouts et limites ».

Le Droit constitutionnel moderne est dominé par un mythe, celui de fonder la


société politique et son pouvoir sur la volonté du groupe lui-même ; il s'agit en fait de faire de
chacun un gouvernement gouverné par lui-même. Formellement, un régime démocratique est
fondé sur le système représentatif des élections libres et transparentes aptes à générer
l'alternance, le multipartisme qui consacre la compétitivité et ce régime institue le principe
contradictoire, c'est-à-dire la possibilité de dire et d'être contredit, la liberté de la presse, le refus
de la censure, la bonne gouvernance. Tous ces éléments étant garantis par une justice
indépendante.

En réalité, s'il est peut-être difficile de définir conceptuellement la démocratie,


« l'on sait immédiatement à qui ou à quoi on a à faire lorsqu'on se trouve en sa présence

Historiquement la démocratie, qui est née dans la Grèce antique, est à la fois un
idéal et un modèle de gouvernement. Le mot démocratie qui signifie littéralement le «
gouvernement du peuple » ou « le peuple au pouvoir », « le gouvernement du peuple par lui-
même ». Self-government selon l'expression anglo-saxonne ou mieux encore selon la formule
qu'employait Abraham LINCOLN : « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple
»1 et le terme Etat de Droit, appelé aussi principe de primauté du droit, qui est une situation
juridique dans laquelle chacun est soumis au respect du droit, du simple individu jusqu'à la
puissance publique, sont devenus de nos jours, plus qu'hier l'objectif même de toute société

1
Formule employée par le président Américain Abraham LINCOLN ; le 19 novembre 1863 sur le champ de bataille
de Gettysburg
12

moderne. Placer l'individu au cœur de la société et soumettre l'Etat au Droit paraît bien être la
finalité de tout Etat de droit démocratique.

De plus, la démocratie, solidement implantée dans les pays occidentaux,


semble partie à la conquête du monde. C'est à ce titre que la constitution congolaise du 18 février
2006 a, d'entrée de jeux, à son article premier définit la RDC dans ses frontières du 30 juin 1960
comme étant un Etat de droit ; indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et
laïc. 2

Depuis de lustres, les congolais ont toujours aspiré à une société démocratique
où la violence doit céder le pas au dialogue, la domination au service rendu, le profit personnel à
la solidarité, l'arbitraire à la justice et l'oppression à la garantie de la liberté tout en sachant que le
développement politique reste la toile de fond d'un véritable Etat de Droit démocratique
garantissant et assurant d'abord la sécurité des personnes et de leurs biens, qui à son tour serait
une source de foisonnement d'initiatives et de liberté. 3

En effet, l'Etat de Droit suppose que la constitution qui en est le soubassement


procède à une répartition équilibrée des compétences entre les différents organes de l'Etat et que
le droit ne soit pas seulement les textes mais surtout ce qu'en font les acteurs. Il reste de ce fait
que l'ancrage constitutionnel des fondements d'un Etat de Droit démocratique ne suffit pas pour
placer la notion dans le domaine du vécu. L'avènement de l'Etat de droit démocratique demeure
encore tributaire des comportements humains et de l'usage que l'on en fait. En Afrique, et
particulièrement en RDC, il est confronté à plusieurs obstacles.

Cependant, dans toute société humaine, la lutte pour le pouvoir demeure une
donnée permanente. Elle détermine de nos jours la classification des régimes politiques. En
RDC, à l'approche des échéances électorales déterminantes beaucoup sont les citoyens qui
s'interrogent encore sur l'utilité des élections, la nécessité d'aller voter. En effet, ayant vite
compris que le gain immédiat des élections allait revenir en premier au personnel politique, pour
ne pas attendre des promesses jugées fallacieuses, le futur électorat a en 2006 par exemple, lors

2
Article 1 de la constitution de la RDC du 18 février 2006.
3
J. L. ESAMBO KANGASHE, La constitution congolaise du 18 février 2006 à l'épreuve du constitutionnalisme,
contraintes pratiques et perspectives, éd Bruylant, 2009, p 156
12

des campagnes électorales conditionné sa participation aux réunions des propagandes à sa


rétribution immédiate.

2. CHOIX ET INTERET DU SUJET


2.1. Choix du sujet

Le choix de ce présent travail qui fait l’objet de notre dissertation n’est pas une
chose à négliger, mais c’est une étude qui résulte des enseignements que nous avons suivis et des
recherches menées par nous dont notre souci est d’essayer de réveiller la conscience du congolais
à tous problèmes que pose la démocratie.

2.2. Intérêt du sujet

Le professeur KALUNGA TSHIKALA Victor, Dans son ouvrage rédaction de


mémoire en Droit, nous fait savoir que l’intérêt du sujet consiste à faire la motivation qui conduit
son choix.4

Cependant l'intérêt que nous portons à ce travail est triple : scientifique, social et personnel.

a) Sur le plan personnel

Ce travail constitue notre modeste contribution sur l'attitude des dirigeants ou


ces élites politiques, en ce sens qu'il élabore à leur attention les voies et moyens en vue de
l'instauration d'une démocratie forte par le biais de l'utilisation de la démocratie représentativité.

b) Sur le plan scientifique

Ce travail pourrait constituer un document de référence au profit d’autres


chercheurs dans le domaine de recherche : dans la mesure où il donne un certain nombre des
suggestions au lecteur éventuel lui permettant de connaitre la démocratie en général et de la
démocratie représentative en particulier, en ce sens que nous enrichissons la science de nouvelles
connaissances empiriques, susceptibles d'apporter des réponses plausibles aux nouveaux
problèmes liés à l'aspect démocratique en RDC.

4
KALUNGA TSHIKALA V. ; Rédaction des mémoires en droit « Guide pratique » Médias Paul, Lubumbashi 2012.
P.19.
12

c) Sur le plan social

Ce travail vient réveiller la conscience des congolais, dans le sens de les


mobiliser à la gestion de la vie en R.D. Congo et plus particulièrement à la prise des décisions,
surtout que l'avenir de tout pays en dépend.

3. ETAT DE LA QUESTION

KALUNGA TSHIKALA, définit l'état de la question comme une relève des


publications antérieures qui, de manière directe ou indirecte ont porté le même thème et non le
même sujet que celui abordé par de recherche dans un domaine ».5

Le domaine scientifique, plus précisément celui de la recherche reste celui où


la complémentarité s’impose.

Il est recommandé que toute recherche scientifique, notamment en Droit


public, soit précédée par une lecture profonde de la littérature existante. Par la suite, le chercheur
devra en produire un résumé critique afin de tracer une ligne de démarcation entre celle-ci et ce
qu'il envisage entreprendre6. En ce qui nous concerne, nous avons exploité la littérature existante
sur la « démocratie participative », en vue de nous en démarquer pour un point de vue original.
Dans cette catégorie figurent les nombreux travaux.

TAMIDRIBE TANYOBE7, dans ses analyses il constate qu'à chaque moment


de l'histoire de la démocratie en République Démocratique du Congo, certains facteurs semblent
se répéter : il s'agit de : l'instabilité constitutionnelle ; le non-respect des textes constitutionnels ;
il a invoqué l'exemple de l'acte portant dispositions constitutionnelles relatives à la transition mis
au point par la Conférence Nationale Souveraine le 02 Août 1992 et fut unilatéralement révisé et
5
KALUNGA TSHIKALA, op.cit. p.21
6
KUFIMA, Incidence socio-économique du phénomène fille mère sur la famille à Kinshasa, Travail de Fin de Cycle,
UNIKIN, 2011-2012, p.2 inédit.
7
TAMIDRIBE TANYOBE, Démocratie et stabilité des institutions politiques en République Démocratique du Congo
(1960 - 2005), Mémoire (inédit) en SPA, FSSAP, UNIKIS 2004 - 2005.
12

rendu publique par le chef de l'Etat sous l'appellation de l'acte Constitutionnel harmonisé relatif à
la période la Transition ou Loi N° 93-001 du 02 avril 1993. Il a constaté que les gestes politiques
liés au réflexe et non au respect de textes ont créé plusieurs confusions politiques honteuses dans
le pays.

A l'issue de son étude sur la crise de démocratisation en République


Démocratique du Congo : une remise en question du constitutionnalisme congolais, BELA 8 a
abouti aux résultats selon lesquels l'invention de la politique au Congo, dépendait plus de la prise
en charge des problèmes socio - politiques que des textes constitutionnels ; l'incompatibilité et
l'insubordination de ces textes aux réalités congolaises ont eu comme conséquence la rébellion.

Ainsi dans une étude faite par NGOMA-BINDA P., OTEMIKONGO


MANDEFU YAHISULE J. et MOSWA MOMBO L. 9 arrivent à la conclusion selon laquelle :
«...si les élections de 2006 étaient fondatrices de la Troisième République, celles de 2011
devraient donner l'occasion de consolider les mécanismes d'une meilleure participation des
citoyens à la vie publique. Les recommandations contenues dans ce document pourront
contribuer, nous l'espérons, à planter le contexte d'une telle consolidation des principes
démocratiques ».

Ces quelques travaux évoqués, ci - haut, parmi des milliers qui existent, ont
certes tous l'avantage d'aborder les problèmes ayant trait à la crise de la démocratie en
République Démocratie du Congo. Cependant, une chose reste vraie, aucun d'eux n'a inscrit au
centre de sa préoccupation, l'analyse sur les Congolais et la démocratie représentative, la
démocratie participative est une forme de partage et d'exercice du pouvoir fondé sur le
renforcement des citoyens au processus de prise des décisions politiques.

En effet, il importe de dire en ce qui concerne la République Démocratique du


Congo ; qu'il est l'un des pays du continent Africain dont la politique est restée soumise à une
crise aiguë. Depuis son accession à l'indépendance, intervenue le 30 juin 1960 ; les mutations de

8
BELA C., Crise de démocratisation et rébellion armée en République Démocratique du Congo : une remise en
question du constitutionnalisme congolais, Travail de Fin de Cycle (inédit) en SPA, FSSAP, UNIKIS, 1998 - 1999.
9
NGOMA-BINDA P., OTEMIKONGO MANDEFU YAHISULE J. et MOSWA MOMBO L., République Démocratique du
Congo Démocratie et participation à la vie politique : une évaluation des premiers pas dans la IIIème République ,
Johannesburg Novembre 2010, Open Society Initiative for Southern Africa.
12

plusieurs ordres ont marqué particulièrement le domaine politique et de manière générale,


l'ensemble des secteurs de la vie nationale. Point n'est besoin de démontrer que les actes
politiques posés par les dirigeants étaient désastreux. Comme conséquence, l'instabilité politique
permanent.

4. PROBLEMATIQUE

La problématique est l'approche ou la perspective qu'on décide d'adopter pour


traiter le problème posé par la question de départ.10

Après avoir passé en revue la situation générale, des crises qu'a connu la
République Démocratique du Congo en général, nous avons comme cheval de batail, l'analyse
sur la participation des congolais au processus de prise des décisions et les retombés d'une telle
participation dite démocratique depuis 2011 jusqu'en 2014, par rapport aux enjeux actuels et
futur sur la gouvernance congolaise, liés notamment à la crise de légitimité à la suite des
élections de 2011, mais également au désintérêt de la participation des congolais à cette
deuxième élections couplées de présidentielles et législatives dans cette troisième République.

Autrement dit, notre problématique se pose des questions suivantes :

1) Donnez la nuance entre la démocratie représentative et la démocratie participative ?

2) En quoi la démocratie représentative à fait avancer notre pays la RDC ?

5. HYPOTHESES

L’hypothèse de travail est une réponse provisoire donnée aux questions de la


problématique. Elle servira de fil conducteur, car elle est une conjecture ou « une proposition de
réponse à la question posée ».11 A dire vrai, l’hypothèse de travail est le point de départ d’une
investigation scientifique.

En guise de réponses provisoires aux questions majeures de notre


problématique ci-dessus, nous estimons que la nuance entre la démocratie participative et la
10
MWAKA BWENGE A., Initiation au Travail Scientifique (Cours Inédit), G1SPA/FSSAP, UNIKIN, 2012-2013, p.1
11
Louis MPALA MBABULA ; Initiation à la Recherche Scientifique, Lubumbashi, 6e Ed. Mpala 2011, P.59.
12

démocratie représentative se résulte dans le fait que la démocratie participative ou directe est
l'une des formes premières de la démocratie dans laquelle le peuple exerce directement le
pouvoir politique, alors que dans une démocratie représentative, il l'exerce de manière indirecte.

L'expression « démocratie indirecte » désigne un système démocratique dans


lequel les citoyens élisent des représentants chargés d'établir en leur nom des lois (pouvoir
législatif) et de les exécuter (pouvoir exécutif). Il y a délégation des prises de décision à des
assemblées de représentants (de niveau national, régional ou local) et à un gouvernement. Les
représentants doivent défendre et appliquer les programmes sur la base desquels ils ont été
choisis. Dans une démocratie indirecte le peuple détient une souveraineté de principe. Il n'exerce
ses pouvoirs que de manière épisodique, lors des élections ou des referendums. La démocratie
indirecte, qui s'oppose à la démocratie directe, est la forme de démocratie la plus répandue dans
le monde. On distingue deux types de démocratie indirecte : Représentatif, fondé sur le mandat
représentatif, et Fédératif, fondé sur le mandat impératif (les options sur la base desquelles l'élu
a été désigné sont contraignantes).

La démocratie représentative a fait avancer notre pays dans le fait que


aujourd’hui les citoyens y élisent des représentants chargés de prendre des décisions politiques,
d'élaborer des lois et d'administrer des programmes pour le bien commun. Au nom du peuple, ces
personnalités peuvent délibérer sur des questions complexes de caractère public, de façon
systématique et réfléchie, ce qui exige une dépense de temps et d'énergie interdite à une vaste
majorité de particuliers. La façon dont ces représentants sont élus peut varier énormément. A
l'échelon national par exemple, ils peuvent être choisis par des circonscriptions dont chacune élit
un seul représentant.
Par ailleurs, dans le système de la représentation proportionnelle, chaque parti
politique est représenté au sein des assemblées législatives en fonction du pourcentage des voix
qu'il a obtenu à l'échelon local, provincial ou national, ou encore choisit ses représentants de
façon moins formaliste, grâce à des consensus entre différents groupes plutôt que par les
élections. Quelle que soit la méthode

En enfin les défis à relever peuvent être entres autres l'inconscience que
caractérise les congolais sur leurs droits et libertés fondamentaux en tant que citoyen d'un Etat au
12

scandale géographique qu'est la RDC, dont la responsabilité de la participation active de chaque


citoyen en dépend pour sa survie.

6. METHODES ET TECHNIQUES

A. METHODES

Pour MULUMA MUNANGA la méthode est l'ensemble des règles et des


principes qui organisent le mouvement d'ensemble de la connaissance, c'est-à-dire les relations
entre l'objet de recherche et le chercheur, entre les informations concrètes rassemblées à l'aide
des techniques et le niveau de la théorie et des concepts. 12

- La méthode juridique

Elle permet d’interpréter les tests normatifs dans le champ spécifique d’une
étendue. La méthode autorise la démarche juridique par rapport aux mécanismes de son applicabilité.

Cette méthode en droit, consiste à l’interprétation et à la compréhension des


textes par la recherche de l’intention du législateur.13

- Méthode Analytique

Cette méthode nous sera d’une grande importance pour la simple raison qu’elle
nous aidera à combler les lacunes que nous aurons à rencontrer à la suite de l’interprétation des
textes légaux qui seront l’objet de notre travail.

B. TECHNIQUES

Le choix de la technique comprend justement les différents moyens que le


chercheur utilise pour mener à bout sa recherche. Lorsque le sujet est très bien défini et présenté,
et la méthode circonscrite, les techniques utilisés sont déjà faciles à déterminer. Elles sont des
moyens mis à la disposition des chercheurs pour bien mener les investigations. Selon Goode

12
MULUMA, M., Le guide du chercheur en sciences sociales et humaines, éd. SOGEDES, Kinshasa, 2003, P.88
13
KWANDA MUJINGA Simplice ; « Initiation à la recherche Scientifique en Droit » UNILU 2020-2021
12

J.W. les techniques « sont des outils utilisés dans la collecte des informations (chiffrées ou non)
qui devront être plus tard soumises à l'interprétation et l'explication grâce aux méthodes ».14

Pour nous donc, la technique, l'ensemble des procédés exploités par le


chercheur dans la phase de collecter les données qui intéressent son étude. Dans le cadre de cette
étude, les techniques utilisées sont les suivantes, à savoir : documentaire, observation directe et
interview.

- Documentaire

La technique documentaire permet à un chercheur d'entrer en contact direct


avec les données se rapportant à son sujet de recherche (données primaires ou secondaires). « Il
s'agit de tous les écrits antérieurs se rapportant directement ou indirectement à la recherche.
Ces documents peuvent être sous plusieurs formes : de textes écrits (livres, articles de revue ou
de journal, documents administratifs, correspondances...), des productions enregistrées sur
bandes magnétiques (sonores ou audiovisuelles), des photographies ou autres vestiges
archéologiques, monuments ou œuvres d'art, etc. ».15

Elle nous a permis d'une part, de puiser dans les ouvrages, revues et autres
documents écrits officiels (constitution) et non officiels les informations ayant trait à notre
étude et d'autre part, de réunir la documentation vue à l'internet en vue d'avoir des données
nécessaires pour concourir à l'exécution dudit travail.

7. DELIMITATION DU TRAVAIL

Pour présenter un travail efficace, il faut procéder fatalement par un découpage


de la réalité, car le champ d'investigation doit être toujours restreint pour éviter de papillonnage
dans le travail. Cette étude est délimitée dans le temps et dans l'espace.

14
GOODE J., Méthodologie de la recherche scientifique en sciences sociale, éd. Sirius, Kinshasa, 2003, p. 46

15
BONGELI YEKELO YA ATO E., Méthodes de Recherche en Sciences Sociales (Cours Inédit), G2 SPA, UNIKIN, 2013-
2014.
12

- Dans le temps

Notre étude couvrira la période de la promulgation de la constitution du 18 février 2006 jusqu’à


nos jours

- Dans l’espace

Notre travail couvre uniquement les réalités rencontrées en République


démocratique du Congo dans la limite de ses frontières du 30 juin 1960.

8. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l'introduction et la conclusion, notre travail est subdivisé en deux


chapitres. Le premier chapitre aborde les Généralités sur la Démocratie représentative et Le
deuxième chapitre parle des atouts et limites de la Démocratie représentative en RDC.
12

CHAPITRE PREMIER : LES GENERALITES SUR LA DEMOCRATIE


REPRESENTATIVE

Pour mieux cerner notre étude, nous allons procéder par la définition des
concepts y fréquemment utilisés. Donc, ce premier chapitre est structuré autour de deux
sections ; dans la première nous allons définir le concept de démocratie, parler de ses
caractéristiques, ainsi que les principes essentiels de la démocratie ; dans la deuxième section
nous allons parler de typologies de démocraties.

SECTION 1 : LA DEMOCRATIE

§1 : DEFINITION DES CONCEPTS

La définition de la démocratie a tout le temps, en dépit des expérimentations


historiques observées constitué une des tâches les plus hasardeuses de la recherche et de la
théorisation. Pour tenter ou risquer une définition, les penseurs se sont toujours inspirés dans un
premier temps de l'étymologie grecque du concept avant d'essayer dans un deuxième temps d'y
inclure les résultats de la pratique politique occidentale. Sans vouloir aller plus loin, le terme
démocratie engendre le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, régime dans
lequel les citoyens possèdent à l’égard du pouvoir un droit de participation illustré par le droit de
vote et un droit de contestation illustré par la liberté d’opinion.

Etymologiquement, le terme « démocratie » apparu à Athènes, provient de


démos (peuple) et de Kretos (commander, exercer le pouvoir ; gouverner). L'étymologie sera
enrichie par les conquêtes des diverses luttes menées par les peuples occidentaux contre
l'absolutisme monarchique, achevant ainsi de donner à la démocratie le cadre théorique et
institutionnel qui lui est aujourd'hui presque universellement reconnu.16

Depuis bien d'années, le vent de la démocratisation secoue fort la politique


mondiale à tel point que d'un bout à l'autre du globe, la politique subit sa pression. Toute
l'histoire de la démocratie prouve que c'est un mouvement qui jamais ne s'arrête car, pour les
hommes qui la suscitent, c'est un bien. Elle n'est pas seulement une formule d'organisation

16
N'GBANDA NZAMBOKO H., Afrique : démocratie piégée, éd. Foulibre, Paris, 1993, p.23.
12

politique ou une modalité d'aménagement des rapports sociaux, elle est une valeur. « Et c'est
cette valeur (inaliénable vocation des hommes à prendre leur destin tant individuel que collectif)
qui constitue l'unité profonde de ce que la clarté de l'analyse, on appelle les différentes
conceptions de la démocratie.

En Europe Occidentale, la culture démocratique date de longtemps. Selon C.


POUTHAS, elle date de 1848 bien que ses prémices soient apparentes depuis fort longtemps. Il
précise que la période qui s'étend de 1848, aux alentours de 1860 a imprimé sa marque dans
l'histoire et parce qu'elle a détruit et commencé à construire. Elle s'ouvre au fracas des
révolutions, elle entraine l'Europe, on peut dire même le monde, dans une suite de convulsions
belliqueuses, inaugurées par le libéralisme, elle a un point de départ précis, mais elle n'a pas de
termes, car les faits qui forment l'histoire du monde après 1860 ont leur source dans ces douze
années. Ces faits liés étroitement sont la démocratie et l'économie capitaliste ».17

Aujourd'hui, l'Europe occidentale est libérale, industrialisée et s'oriente de plus


en plus vers la démocratie. Son système tend à inclure la liberté dans les relations de
commandement à obéissance inséparables de toutes les sociétés organisées. En plus de cela, le
peuple seul reste souverain dans le choix de ses représentants. Il s'ajoute aussi le multipartisme
devenu monnaie courante dans cette partie du globe.

L'Amérique du Nord, à l'instar de l'Europe Occidentale, s'est dotée d'une


véritable démocratie. Celle - ci est le produit d'une longue histoire. En effet, si l'on voulait
caractériser d'un mot l'adoption par les Etats - Unis du système de la démocratie gouvernée, il
faudra savoir qu'elle s'y est introduite sous une forme peu démocratique. Georges BURDEAU
souligne que rien n'est plus éloigné de l'esprit d'une constitution véritablement démocratique que
le texte adopté à Philadelphie en 1787. Il dit ensuite que même si la structure politique était peu
démocratique, la société l'était profondément.18 C'est grâce à cette contradiction que la
démocratie a réussi en Amérique, car si l'homme Américain n'avait été foncièrement démocrate,
les institutions auraient à la monarchie ou peut être à l'anarchie. C'est ainsi que J. M
BESNIER 19ajoute en disant que la philosophie américaine n'a vraiment pas besoin de puiser le
17
POUTHAS C., Démocratie et capitalisme (1848 - 1860), Paris, PUF, 1948, p.1.
18
BURDEAU G., Traite de science politique tome 1, Paris, LGDJ, 1970, p.594.
19
BESNIER J. M., Tocqueville et la démocratie, Paris, Hatier, 1995, p.62.
12

modèle démocratique chez les Européens, la démocratie est devenue selon lui, comme la rosée
au matin, naturellement, de simple fait que les hommes sont nés égaux et se ressemblent.

L'auteur français Alexis de Tocqueville évoque comme raisons ayant milité en


faveur de la démocratie en Amérique :

1. La situation géographique de l'Amérique : Elle est loin du continent


Européen habitué aux guerres ; ce qui a permis au peuple Américain à vivre dans une certaine
stabilité, base de toute démocratie ;

2. Les lois du pays : ces lois découlent de la forme fédérale. Certaines lois
fédérées amoindrissent certaines dispositions fédérales qui ne sont pas conformes aux intérêts
des Etats fédérés.

Cependant, en Afrique, depuis le début des années 1990 le vent de la


démocratisation souffle partout dans le continent. Les contestations se multiplièrent dans
plusieurs pays pour exiger les réformes démocratiques qui, jusque-là, étaient sous

Les régimes autoritaires incarnés pour la plupart par des juntes militaires. Ces
régimes étaient caractérisés par la concentration des pouvoirs dans l'exécutif incarné par le père
de la nation, le guide suprême, à travers une constitution taillée sur mesure. Comme corolaire, les
droits civils et politiques y sont sacrifiés au profit, semble-t- il, des droits économiques, sociaux
et culturels dont on peut s'interroger sur la réalisation effective. Autrement dit, ces régimes à
quelques rares exceptions, ne se sont pas préoccupés du bien-être des populations et par
conséquents, le continent battait et continue à battre dans certains pays le record de la régression
et du mal : réfugiés, luttes fratricides, épidémies, exilés, politiques, corruption, détournement.20

Dans son ouvrage « L'homme et la Politique », Martin SEYMOUR LIPSET


définit la démocratie comme « un système politique qui, à l'intérieur d'un complexe social,
permet le renouvellement légal du personnel dirigeant, et comme un mécanisme social qui
permet à une très grande partie de la population d'exercer une influence sur les décisions
importantes en choisissant les responsables ». Cette définition largement inspirée des travaux de
20
N'GBANDA NZEMBO KOATUMBA H., Ainsi sonne le glas ! le dernier jour de Marechal Mobutu, éd. Gideppe, Paris,
1990, p.97.
12

l'économiste américain Joseph SCHUMPETERS et du sociologue allemand Max


WEBER21. Cette définition nous est proche, par rapport à notre étude, la démocratie participative.

§2 : Les éléments caractéristiques de la démocratie

Quand on dit « démocratie », on pense généralement aux élections. C'est juste,


mais il ne faut pas limiter la démocratie à l'existence des partis politiques. Ceux-ci peuvent en
effet n'être que de pures existences juridiques, dépourvues de toute nature sociale.

Pour Touraine, « la formation de l'Etat dans le monde moderne a été favorisée


par l'apparition de la catégorie du social. Et la démocratie se définit non plus comme la création
politique de la cité, mais comme la pénétration du plus grand nombre d'acteurs sociaux,
individuels et collectifs, dans le champ de la décision ».22

Les caractéristiques de la démocratie telle que conçue dans la modernité politique :

- La valorisation et la protection de la vie privée ;


- Le pluralisme reconnu et représenté ;
- La participation effective des groupes d'intérêts divergents au processus de décision ;
- Le suffrage universel garanti sans aucune limitation de fortune, d'instruction de rang
social ;
- L'alternance effective du pouvoir, selon des mécanismes prévisibles et institués.
Concrètement le mandat sera de durée limitée, et le pouvoir sera acquis après
compétition23

§3 : Principes essentiels de la démocratie

Coller une définition étymologique ou encyclopédique de la démocratie en est


une et le comprendre en cas concret une autre. La démocratie répondrait à type d'environnement
qui remplirait un certain nombre des principes, relate David BEETHAM, d'où il parle de trois
principes essentiels de la démocratie :

21
SEYMOUR LIPSET M., L'homme et la politique, Archives Européennes de Sociologie, Genève, 1960, p.37
22
KABUYA-LUMUNA SANDO, Sociologie Politique, PUK, Kinshasa, 2011. p.155
23
(KABUYA-LUMUNA SANDO, Op.cit, p.156).
12

- L'accès du peuple au pouvoir ;


- Les garanties pour le citoyen ;
- La promotion de la démocratie.24

 L'accès du peuple au pouvoir

Elle suppose une bonne gestion, équitable des opinions des uns comme des
autres, il faut donc la possibilité pour tous d'avoir la même parcelle d'expression et la même
chance d'accéder au pouvoir sans discrimination ni de race, de religion, d'ethnie.

La démocratie est certes la voix de la majorité, au-delà des procédures


d'accession au pouvoir par les élections à tous les niveaux, local, provincial et national ; la
démocratie semble limité cette accession à la minorité, les élites politiques, tous citoyens n'est
pas candidats aux élections ; la majorité restante ne peut avoir comme la seule possibilité
d'exprimer sa désapprobation sur une certaine question que par voie de veto, votation,
référendum ; mais aussi il faut qu'ils existent des mécanismes qui permettent aux citoyens
d'accéder au parcelle de pouvoir pour influencer le processus de prise des décisions les
concernant. D'où l'importance de la démocratie de proximité, locale, participative ; car la finalité
de l'action voulu des gouvernants est de permettre à ce que la décision prise se conforme aux
réalités locales ou permettre aux citoyens de prendre part à ce processus.

En sus, par l'accès du peuple au pouvoir, la démocratie alimente l'interaction


entre les structures gouvernementales et le peuple et ce dernier doit être de façon continuelle,
dynamique (élection, votation, jury citoyen, budget participatif, etc.), constante et se produire à
des divers niveaux : local, provincial et national.

1. Les garanties pour les citoyens

Ces garanties sont d'abord de l'ordre déclaratif, constitutionnel et ensuite


sociétal. Un Etat qui se veut démocratique doit pouvoir se prononcer par le biais d'un traité sur
les déclarations qui garanties les droits inaliénables ou universelles des citoyens, de droits de
l'homme, soit en le ratifiant ou en le déclarant dans sa constitution.
24
BASSIOUNI Cherit, et alii., Démocratie : les principes essentielles et réalisation , la publication de l'Union
Interparlementaire, Genève, 1998
12

Le fonctionnement d'un d'Etat de droit doit non seulement assurer la


soumission de règles de droit par tous ; mais surtout sa garantie contre l'arbitrage ; d'où l'idée
d'une justice indépendante et équitable. Le pouvoir judiciaire doit assurer son rôle de rendre
justice ; mais aussi cet Etat doit doter les institutions spéciales pour la garantie de ce droit,
notamment le droit à la vie, à l'égalité devant la loi, au libre exercice d'activité politique, à la
liberté de mouvement, à la liberté d'expression.25

2. La promotion de la démocratie

Il faut qu'un Etat qui se veut démocratique, assure également l'image


démocratique, et c'est par la promotion de cette dernière.

Cette promotion doit être entretenu par la protection de droits élémentaires ; à


l'organisation à échéance régulier des élections et à la participation effective de tous, à tous
niveaux de la société, à la prise des décisions qui les concerne leur vie, quel que soit le domaine
dont elles relèvent, par exemple économico-social par le Conseil Economique et social.

L'Etat démocratique doit donner le pouvoir à tous les citoyens, en leur


garantissant les mêmes chances de se prononcer sur une question. Il appartient donc aux médias
de jouer le rôle qui leur dévolus, puissant instrument de diffusion de l'information impartiale et
équitable (accessible à toutes les couches de la nation), les médias sont donc un des mécanismes
utiles au renforcement de la démocratie, pour ce fait il faut qu'ils soient protégés par la liberté
d'expression, d'association et de publication ; bref de dire ce qu'ils pensent vrais comme ils les
veulent.26

SECTION 2 : TYPOLOGIES DES DÉMOCRATIES

Généralement on distingue la démocratie directe de la démocratie indirecte.


Mais il y a également certains éléments ou critères de différenciation puissent intervenir pour
distinguer la démocratie : soit en terme de régime politique (présidentiel, semi-présidentiel et
parlementaire) ; soit de la finalité de l'action (démocratie sociale, éducationnelle, économique,
participative etc.) ; des approches (directe, indirect et participative) ou autres.
25
BASSIOUNI Cherit, et alii., op.cit.p,258.
26
BASSIOUNI Cherit, et alii., op.cit.p,259.
12

§1 : La démocratie directe

La démocratie directe est l'une des formes premières de la démocratie dans


laquelle le peuple exerce directement le pouvoir politique, alors que dans une démocratie
représentative, il l'exerce de manière indirecte.

Les Etats démocratiques modernes qui se sont construits à partir de la fin du


XVIIIe siècle, sont caractérisés par une démocratie représentative. La seule exception notable est
la Suisse, dotée d'une forme originale de démocratie directe que facilite le fédéralisme (toutes les
décisions d'orientation sont soumises au principe de la votation). Certains pays ont intégré des
éléments de démocratie directe dans leurs institutions pour que les citoyens soient davantage
impliqués dans les décisions politiques (référendums d'initiative citoyennes, assemblées locales,
pétitions,...). Dans le secteur économique, l'autogestion est une application de la démocratie
directe, que met en œuvre une partie de l'économie sociale (SCOOP notamment).

§2 : La démocratie indirecte

L'expression « démocratie indirecte » désigne un système démocratique dans


lequel les citoyens élisent des représentants chargés d'établir en leur nom des lois (pouvoir
législatif) et de les exécuter (pouvoir exécutif). Il y a délégation des prises de décision à des
assemblées de représentants (de niveau national, régional ou local) et à un gouvernement. Les
représentants doivent défendre et appliquer les programmes sur la base desquels ils ont été
choisis. Dans une démocratie indirecte le peuple détient une souveraineté de principe. Il n'exerce
ses pouvoirs que de manière épisodique, lors des élections ou des referendums. La démocratie
indirecte, qui s'oppose à la démocratie directe, est la forme de démocratie la plus répandue dans
le monde.

On distingue deux types de démocratie indirecte :

· Représentatif, fondé sur le mandat représentatif,

· Fédératif, fondé sur le mandat impératif (les options sur la base desquelles l'élu a été désigné
sont contraignantes).
12

Un pont existe entre la démocratie directe et la démocratie indirecte, il s'agit de


la démocratie mixte, la démocratie semi-directe. La démocratie est semi-directe ou mixte si les
citoyens ont la possibilité d'établir ou de refuser des lois par referendums. «Nos démocraties
électives ne sont pas, ou de façon inaccomplie, des démocraties représentatives». (Paul
Ricoeur).27

§3 : Contexte historique de la démocratie en République Démocratique du Congo

A la suite de plusieurs facteurs internes : pressions populaires dues à la misère,


contestation politiques internes et externes (la chute du mur de Berlin, l'influence de la
pérestroïka, le discours de Mitterrand à la boule) un grand nombre des pays africains en général
et en particulier le Zaïre va entamer une phase de transition démocratique. Suite à une situation
économique pire qui avait des retombés sur la survie de la population zaïroise, une forte pression
était faite à l'endroit du président Mobutu pour une transformation radicale du système politique
Zaïrois.

La situation sociale était devenue explosive, les ambitions sociales du régime


de 1965 avaient échoué. Le Maréchal Mobutu qui prétendait mettre l'homme au centre de sa
révolution ; prisonnier de la mafia qui s'était formée autour de lui, il dut s'avouer impuissant et
reconnaitre son échec en qualifiant son troisième mandat (1984 - 1991) de « septennat du social
».28

Le 14 janvier 1990 le Maréchal Mobutu annonça pompeusement qu'il allait


procéder à des consultations populaires pour connaitre la « volonté du peuple » quant à
l'organisation générale du pays. 6128 formulaires furent dénombrés en réponse à la requête
présidentielle avec les critères sévères et des propositions impitoyables à l'égard du régime.
Mobutu répondit à ces réclamations le 2 avril 1990 ; il annonça dans son discours qu'une série
des mesures avaient été prises, parmi lesquelles la suppression de la constitution, le renvoi du
gouvernement (Kengo) en place, la réhabilitation du multipartisme mais à trois, le congé du
président par rapport au M.P.R la libération vestimentaire peu après, à la suite de pressions,
certaines mesures furent revues et renforcées : le multipartisme n'étaient plus limité mais
27
POUTHAS G., la définition de démocratie, dans Semaines Sociales, Reims le 20/10/2011.inédit.
28
NDAYWEL è NZIEM IS., Histoire du Zaïre de l'héritage ancien à l'âge contemporain, Duculot Paris, 1997, p. 149
12

intégral. La conférence nationale souveraine réclamée pendant le long mois, fut enfin
promise.29 Des centaines de partis politiques sans véritable base politique populaire vont voir le
jour et sont de jour en jour enregistrés par les services du gouvernement de Mobutu, dans une
atmosphère d'anarchie et de corruption généralisée.

§4 : La démocratie et la troisième République

Au regard de toutes ces définitions caractéristiques ou principes essentielles de


la démocratie que pourrons-nous dire sur la société congolaise ou son système politique ! Pour
nous au regard de tous ces définitions caractéristiques ou principes essentielles si nous
commençons par interroger la société congolaise, en ce qui concerne d'une part, la constitution
congolaise du 18 février 2006 votée au référendum du 18 au 19 décembre 2005, telle que modifié
en ces jours, nous constaterons sur le plan juridique que la démocratie existe en RDC et pour des
raisons ci-après :

- La valorisation et la protection de la vie privée


- Le pluralisme reconnu et représenté
- La participation effective des groupes d'intérêts divergents au processus de décision
- La séparation du pouvoir
- Le contrôle juridictionnel
- La bonne gouvernance

Et enfin, si nous partons du principe selon lequel « dans une démocratie la


souveraineté appartient au peuple, qui l'exerce directement par référendum et indirectement par
le biais de ses représentants », on peut conclure que la RDC est une démocratie, car il y a
l'organisation du référendum en RDC, celui organisés le 18 et le 19 décembre 2005 qui approuvé
la constitution actuelle et il en est de même de la représentation prévue dans0 la législation de
2011, Assemblée Nationale. Bien sûr que certaines conditions ne sont pas remplies à cent
pourcent. La démocratie est un processus et non un état de chose et aucun Etat n'est forcément
démocratisé à cent pourcent, c'est un processus que la RDC comme presque le cas dans tous les
Etats modernes ont embrassés.

29
Idem p. 753.
12

CHAPITRE DEUXIEME : LA DEMOCRATIE REPRESENTATIVE EN DROIT


CONSTITUTIONNEL CONGOLAIS, ATOUTS ET LIMITES

SECTION 1 : LES AVANTAGES ET INCONVENIENTS DE LA DEMOCRATIE


REPRESENTATIVE

Certes avant de donner les avantages de la démocratie représentative en Droit


constitutionnel congolais, il sied de faire une approche lexicale du terme Démocratie
représentative en soi. C’est une forme d’organisation où des élus prennent des décisions
concernant un plus grand nombre de personnes qu’eux-mêmes.

Par définition, elle s’oppose donc complètement à la démocratie directe, où


l’ensemble des citoyens peut décider des lois sans passer par des élus. Mais dans la pratique, ces
12

deux formes de démocratie peuvent cohabiter en paix, comme c’est le cas en Suisse ou dans
d’autres pays.

On utilise parfois aussi le terme “démocratie indirecte” pour parler d’une


démocratie représentative30.

Nous allons donc balayer les avantages et inconvénients pour :

 Les citoyens ;
 Les élus locaux ou nationaux.

§1 : Les avantages de la démocratie représentative

Les avantages de la démocratie représentative pour les citoyens et les élus.

1. Pour les citoyens

Dans une démocratie exclusivement représentative, les citoyens ne sont


sollicités que pour élire des représentants. Cela leur prend peu de temps, et ils peuvent utiliser
leur temps à autre chose qu’à réfléchir à la vie collective31.

Ils peuvent aussi se considérer comme non responsables de ce qu’il advient,


surtout de négatif, dans la mesure où ils ne prennent pas part directement aux décisions.

La démocratie représentative peut donc en quelque sorte être considérée comme :

- Un gain de temps pour les citoyens ;


- Un moyen de les déresponsabiliser des éventuelles mauvaises orientations politiques
prises.

Enfin, les citoyens peuvent parfois se satisfaire de ne pas réélire quelqu’un qui les aurait déçu.
C’est le seul pouvoir qu’ils ont vraiment sur les élus en démocratie représentative.

2. Pour les élus locaux et nationaux

En démocratie représentative, les élus locaux comme nationaux ont beaucoup plus de pouvoir :

30
http//Google.Keyword.ideas.democratie.represenative.avantages.com
31
Louis FAVOREU et al., Droit constitutionnel, 16ème édition, Dalloz, Paris, 2014, p. 377
12

- Eux-seuls peuvent voter des lois ;


- Eux-seuls peuvent initier des lois ;
- Eux-seuls peuvent véritablement prendre part très souvent et quand ils le souhaitent aux
discussions débouchant sur des prises de décision pour tout le monde.

Ce sont aussi eux-mêmes qui décident de leur rémunération, de la façon dont


ils doivent rendre des comptes ou des contraintes qui s’exercent sur eux. La démocratie
représentative augmente donc la probabilité qu’ils aient des privilèges par rapport aux citoyens
ordinaires32.

§2 : Inconvénients de la démocratie représentative

Voyons maintenant les inconvénients de la démocratie représentative. Pour les


citoyens d’abord, puis pour les représentant(e)s.

1. Pour les citoyens

Lorsqu’on interroge les citoyens sur leur souhait de plus s’impliquer dans les
prises de décisions collectives, les résultats vont toujours dans le même sens : les citoyens
souhaitent disposer des moyens permettant qu’ils s’impliquent plus directement, sans
l’intermédiaire des représentants33.

2. Pour les représentant(e)s

L’objectif d’un homme politique au sein d’une démocratie représentative est


d’être élu représentant. Cela incite les politiciens à dire ou à faire n’importe quoi, afin qu’ils
puissent gagner les élections. De nombreux politiciens offriront des promesses générales au
grand public pour obtenir suffisamment de voix pour gagner. Ensuite, une fois élus, ils ne sont
plus liés par les promesses qu’ils ont faites. Les gens peuvent être contrariés, traiter le politicien
de menteur et même commencer à les forcer à quitter leurs fonctions. Rien de tout cela n’a
d’importance. Une fois que le politicien est élu, il peut commencer à influencer la législation
pour presque n’importe quelle fin34.

32
Louis FAVOREU et al., op.cit, p. 379
33
Louis FAVOREU et al., op.cit, p. 380
34
Louis FAVOREU et al., op.cit, p. 371
12

Pour qu’une démocratie représentative fonctionne correctement, le peuple qui a


élu son représentant doit avoir confiance qu’il représentera les besoins locaux auprès du
gouvernement. Parce que la structure de représentation est souvent définie de manière vague, les
politiciens peuvent représenter leurs propres intérêts auprès du gouvernement plutôt que les
intérêts de ceux qui les ont élus. Si un rappel n’est pas possible, cela peut prendre jusqu’à 5 ans
avant que cette personne puisse être remplacée par une personne plus intègre35.

SECTION 2 : LES LIMITES DE LA DEMOCRATIE REPRESENTATIVE EN RD-


CONGO
Il s’avère évident qu’au sein d’une société humaine surgissent de temps à
autres des différends et même des contradictions qui nécessitent la mise en place d’une
réglementation politique.

A l’époque antique, l’absolutisme du pouvoir, notamment la monarchie


absolue, l’autocratie et la dictature, avait montré ses limites. L’exercice du pouvoir absolu détenu
par un monarque ne pouvait nullement aboutir à un développement intégral de tout citoyen au
sein d’une société, ce qui poussait le peuple à s’opposer à ces systèmes totalitaires, à travers des
revendications en vue de récupérer le pouvoir et de l’exercer à son souhait «contrat social».

Pour ne pas plonger dans un désordre généralisé et ne trouvant aucun


mécanisme d’exercice de son pouvoir, le peuple pouvait choisir ses représentants pour un
exercice républicain du pouvoir. C’est l’ère de la «Démocratie». La problématique serait de

35
Ibedem
12

savoir si cette démocratie représentative constitue un facteur de paix sociale et du


développement.

Dans son exposé de motif, la Constitution de notre pays a, d’une part, relevé la
principale cause des crises politiques récurrentes: la contestation de la légitimité des institutions
et de leurs animateurs. D’autre part, elle met en exergue les injustices sociales, la discrimination
fondée sur le régionalisme, le tribalisme, le népotisme et autres comme facteurs des crises dans
notre société.

La solution à la première préoccupation serait de mettre en place un cadre


constitutionnel sur base duquel le peuple RD-congolais se choisirait librement ses dirigeants.

Peu à peu, notre pays fait un pas vers l’intégration de la population dans les
affaires de l’Etat. Le principe selon lequel le peuple dispose des représentants à la tête des
institutions répond à l’esprit des principes démocratiques et du respect de sa souveraineté
populaire. C’est une nouvelle donnée qui rend au peuple son pouvoir détenu depuis par un
monarque -dictateur- afin de l’exercer à travers ses représentants36.

Considérant cet aspect sociologique des faits, il y a bien des questions à se


poser: la démocratie représentative telle que prônée dans notre pays a-t-elle résolu, dans son
entièreté, les contestations sur la représentativité au pouvoir? Toutes les couches de la population
se sentent-elles représenter dans les institutions du pays?

Autant de préoccupations à développer pour arriver à des solutions définitives.

§1 : Définition des concepts

1. Définition du concept Démocratie

Il y a plusieurs définitions du concept «démocratie». Nous préférons dire de la


«Démocratie», un régime dans lequel le peuple demeure au centre de toute impulsion politique.
C’est lui qui exerce le pouvoir à travers ses représentants; c’est pour ses intérêts et son
36
Moïse Moni DELLA IDI., Les limites de la démocratie représentative en RD-Congo, la représentation miroir comme
perspective et alternative, 2e Ed. PUK ; Kinshasa, 2010, p. 58
12

épanouissement que le pouvoir fonctionne. Ce nouveau système d’exercice du pouvoir par le


peuple à travers ses représentants se heurte à des obstacles qui empêchent certaines catégories de
la classe sociale à se sentir moins ou pas du tout représentées. Face à cette défaillance de la
démocratie représentative qui favoriserait une frange de la population au détriment d’une autre et
qui, à la longue, pourrait provoquer des frustrations, des contradictions et des mécontentements
dus à l’exclusion et qui peuvent aboutir à des crises politiques pouvant dégénérer en rébellion
armée, «la représentation miroir» nous parait résolutoire à cette défaillance qui résulterait du
défaut de la représentativité de toutes les couches sociales37.

2. La représentation miroir

La représentation miroir est une photocopie de la population représentée par


chaque catégorie de personnes qui se ressemblent à travers leur culture, leur morphologie, leur
phénotype, et ceux partageant le même environnement géographique, le cas de la Diaspora. Elle
est une représentation inclusive de toutes les couches de la société. Dans un immense pays de
2.345.000 Km2 de superficie avec une population avoisinant les 100 millions d’habitants et
2.500 ethnies, le système de la démocratie représentative avec comme mode, la représentation
miroir, paraît le mieux adapter pour résoudre la crise de légitimité afin que toutes les couches de
la population puissent se reconnaître à travers leurs représentants38.

Le député mandaté doit refléter son mandant, être le miroir de sa société. Cela
conduit à la discrimination positive qui exige un quota de chaque couche sociale, notamment la
minorité à se sentir représenter dans les institutions. Il est sans nul doute évident que chaque
catégorie de la population a ses aspirations ou ses revendications. A titre indicatif, les personnes
vivant avec handicap -les albinos, les sourds-muets, les aveugles, les invalides, les pygmées…-
ont toujours caressé l’espoir de voir un de leurs dans les institutions du pays en vue de faire
entendre leur voix. Nous citerons, en outre, la problématique sur la parité homme-femme qui n’a
pas résolu le problème de la représentation et qui ne cesse de faire couler encre et salive en RD-
Congo. Les femmes se sentent jusqu’à ce jour, moins représentées par rapport aux hommes dans
les institutions de la République. Tous ces problèmes doivent être résolus par une représentation
équitable et équilibrée de toutes les couches de la population. Voilà pourquoi une

37
P. AVRIL et J. GICQUEL, Lexique de Droit constitutionnel, Paris, PUF, 4ème éd., coll. Que sais-je ? 2004, p. 34.
38
Moïse Moni DELLA IDI., op.cit. p. 59
12

«discrimination positive» s’impose comme piste de solution à ce que nous considérons comme
crise39.

3. Discrimination positive

Selon le lexique de science politique, la discrimination positive est l’ensemble


des dispositions juridiques visant à favoriser l’accès à l’éducation et/ou à l’emploi des groupes
souffrant de désavantages sociaux. Aux Etats-Unis, ce principe fut appliqué en 1960 pour faire
bénéficier une catégorie de la population d’un traitement préférentiel. Le fait de favoriser une
frange de la population considérée comme minoritaire pour arriver à l’équilibre sociologique,
nous parait évident et positif. Etant donné que la démocratie représentative favorise la majorité
au détriment de la minorité et que cette dernière crie à la discrimination, la discrimination
positive nous paraît résolutoire et équilibriste. La Constitution de notre pays dans son préambule
met beaucoup plus l’accent sur l’égalité de tous, des sexes. En d’autres termes, la Constitution
est favorable à la représentation de toutes les couches de la population dans les institutions. A
titre illustratif, l’on a assisté lors des Concertations nationales de 2013, à une manifestation des
albinos à l’entrée du Palais du peuple, réclamant leur représentation à ces assises. Aussi
récemment, après la publication du gouvernement, les ressortissants de la Mongala ont-ils
manifesté leurs mécontentements pour leur non-participation dans le gouvernement. Ils les ont
fait part au Premier ministre et au Chef de l’Etat sans tenir compte de leurs appartenances
politiques. A chaque fois qu’il y a publication d’un nouveau gouvernement, on voit toujours les
ressortissants d’une province, territoire ou ethnie, se réunir pour fêter la nomination de l’un de
leurs. Comme pour dire que nous aussi, nous sommes représentés. L’exemple le plus récent,
c’est les Anamongo -association culturelle réunissant les Anamongo des anciennes
configurations de provinces Maniema, Kasaï, Province Orientale, Bandundu, Equateur40.

La représentation que ces ressortissants saluent n’est pas du type de la


démocratie représentative, mais du type miroir qui se rapproche de la démocratie «consociative»,
terme forgé par le politiste Arend Lijphart, alliant «consensus» et «association», pour désigner
les régimes démocratiques qui font une place particulière à différentes communautés religieuses
ou linguistiques, en droit ou par convention41.
39
Ibidem
40
Moïse Moni DELLA IDI., op.cit. p. 62
41
Ibidem
12

§2 : Forme des démocraties

Il y a plusieurs sortes de démocraties, mais nous retenons ici: la démocratie


représentative de type universel et la démocratie directe.

1. La démocratie représentative de type universel

Une démocratie représentative qui est de type universel, la représentation ne


tient pas compte de la race, du genre, de la morphologie ou du phénotype. Dans une démocratie
indirecte -démocratie représentative-, le peuple choisit ses représentants dans les institutions du
pays, tandis que dans une démocratie directe, le peuple n’a pas besoin des représentants pour
décider, il le fait directement. C’est le type de démocratie qui s’exprimait en Grèce antique, dans
l’Agora. Dans notre temps, la démocratie directe s’exerce lors des referendums populaires,
comme c’est le cas de notre pays lorsqu’il a fallu adopter la Constitution en février 2006 qui régit
actuellement notre pays, on fait recours à la démocratie directe, le peuple approuve directement
par oui ou non. En dehors de ces deux formes de démocraties, il y a la démocratie «partidaire»
où les partis politiques sont au centre de la conquête du pouvoir. Depuis l’accession de notre
pays à l’indépendance, on peut dire que toutes ces formes de démocraties ont été expérimentées
dans une certaine mesure dans notre pays. La démocratie du type miroir est une représentation
spécifique de ses semblables et des comparables qui tient compte de race, ethnie, groupe social,
groupe religieux, handicapé, albinos, etc.

La démocratie est, certes, un régime de la majorité mais il faut protéger la


minorité, sinon la spécificité peut s’accommoder surtout en RD-Congo. Avec la représentation
miroir dans notre pays, on éviterait l’exclusion et la crise de légitimité qui crée la frustration
voire les rébellions, comme l’a épinglé notre Constitution dans son préambule. La loi sur la
parité homme-femme n’a pas résolu la sous-représentation des femmes dans les institutions.
C’est une variante de la représentation miroir qui voulait résoudre le problème de la
représentation des femmes, jusque-là exclues dans la sphère des décisions. Le système
proportionnel permet la représentation dans les assemblées de toutes sensibilités politiques dans
un pays, particulièrement le nôtre. Mais, elle ne résout pas le problème spécifique de la
représentation -Groupe ethnique, religieux, etc. Le cas de l’exclusion des Banyamulenge peut
12

aussi être évoqué dans le cas de la représentation pour appuyer la raison d’expérimenter la
représentation miroir42.

En définitive, la démocratie représentative ayant montré ses limites, il faudrait


expérimenter la représentation miroir qui est le reflet d’un Congo uni dans sa diversité. Ce type
de représentation inclusive aura répondu aux attentes des millions de personnes qui ne se sentent
pas représenter dans les institutions provinciales et nationales du pays.

Elle aura le mérite de mettre fin aux multiples crises de légitimité qui ont
souvent dégénéré en rébellion, comme l’a fait remarquer notre Constitution dans son préambule.
Plusieurs penseurs ont défini la démocratie, tous sont unanimes que dans ce régime, le peuple est
au centre, il est l’acteur, il est le bénéficiaire, il est l’ordonnateur et le contrôleur. Après toutes
ces définitions, nous aimerons innover en définissant la démocratie d’une manière arithmétique.

La démocratie est l’addition, la multiplication et non la soustraction et la


division. Cette définition se rapproche de la logique de la démocratie de la représentation miroir
qui prône d’ajouter sur la carte politique, toutes les couches de la population et non les soustraire.
L’addition et la multiplication de toutes ces forces politiques, ethniques, linguistiques, raciales
feront la force de la RD-Congo. Ce serait consacrer l’unité dans la diversité43.

42
Moïse Moni DELLA IDI., op.cit. p. 66
43
Moïse Moni DELLA IDI., op.cit. p. 67
12

CONCLUSION

Nous voici arriver à la fin de notre travail qui s’est basé sur la Démocratie
représentative en Droit constitutionnel congolais : Atouts et limites.

Pourtant, il nous a été loisible de nous intronisé en invitant deux méthodes et


quelques techniques dont la méthode juridique et analytique, ainsi que la technique
documentaire.

Cette démarche nous a permis de répondre stricto-sensu à quelques questions


qui constituent notre problématique. C’est ainsi, notre problématique se résume en ce sens :

- Donnez la nuance entre la démocratie représentative et la démocratie participative ?


- En quoi la démocratie représentative à fait avancer notre pays la RDC ?

En guise de réponses provisoires aux questions majeures de notre


problématique ci-dessus, nous estimons que la nuance entre la démocratie participative et la
démocratie représentative se résulte dans le fait que la démocratie participative ou directe est
12

l'une des formes premières de la démocratie dans laquelle le peuple exerce directement le
pouvoir politique, alors que dans une démocratie représentative, il l'exerce de manière indirecte.

La démocratie représentative a fait avancer notre pays dans le fait que


aujourd’hui les citoyens y élisent des représentants chargés de prendre des décisions politiques,
d'élaborer des lois et d'administrer des programmes pour le bien commun. Au nom du peuple, ces
personnalités peuvent délibérer sur des questions complexes de caractère public, de façon
systématique et réfléchie, ce qui exige une dépense de temps et d'énergie interdite à une vaste
majorité de particuliers. La façon dont ces représentants sont élus peut varier énormément. A
l'échelon national par exemple, ils peuvent être choisis par des circonscriptions dont chacune élit
un seul représentant.
Par ailleurs, dans le système de la représentation proportionnelle, chaque parti
politique est représenté au sein des assemblées législatives en fonction du pourcentage des voix
qu'il a obtenu à l'échelon local, provincial ou national, ou encore choisit ses représentants de
façon moins formaliste, grâce à des consensus entre différents groupes plutôt que par les
élections. Quelle que soit la méthode
En définitive, les défis à relever peuvent être entres autres l'inconscience que
caractérise les congolais sur leurs droits et libertés fondamentaux en tant que citoyen d'un Etat au
scandale géographique qu'est la RDC, dont la responsabilité de la participation active de chaque
citoyen en dépend pour sa survie.

C’est de cette façon que nous avons abordés le présent travail avec tout ce qu’il
y a eu comme pertinence.

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