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Interdit Telephone

Le document présente les arguments pour et contre l'interdiction des téléphones portables à l'école. Il explique que les téléphones ont un potentiel pédagogique avec l'accès à Internet mais peuvent aussi distraire. Il propose de mieux intégrer leur usage à l'école plutôt que de les bannir.

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Interdit Telephone

Le document présente les arguments pour et contre l'interdiction des téléphones portables à l'école. Il explique que les téléphones ont un potentiel pédagogique avec l'accès à Internet mais peuvent aussi distraire. Il propose de mieux intégrer leur usage à l'école plutôt que de les bannir.

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PLAN D’UN TEXTE ARGUMENTATIF

Ce plan a servi à faire l’analyse du texte Doit-on bannir le téléphone portable de nos écoles? (p. 6 à 12).

TITRE TITRE

Sujet amené

INTRODUCTION Sujet posé (thèse)


(paragraphe 1)
prouve

Sujet divisé
DÉVELOPPEMENT
(paragraphes 2, 3, 4) égalent

Argument 1* Argument 2* Argument 3*


(paragraphe 2) (paragraphe 3) (paragraphe 4)
appuient appuient appuient

PREUVES PREUVES PREUVES


appuient appuient appuient

Détails et Exemples Détails et Exemples Détails et Exemples

Reformulation de la thèse Reformulation de la thèse Reformulation de la thèse

*Les arguments sont présentés par la démonstration, la comparaison, la confrontation et les stratégies
argumentatives telles que la concession et la réfutation.

Synthèse reflète les arguments

CONCLUSION Résultat réaffirme la thèse


(paragraphe 5)
prolongement, question
Ouverture ouverte ou remarque finale
Sources bibliographiques
4
l’organisation d’uN texte

Voici des marqueurs de relation pour vous aider à organiser votre texte. On s’en sert pour
indiquer les rapports logiques entre les idées de l’argument, qui s’inscrivent dans la continuité
et la progression de son texte. Dans les critères de notation pour l’examen de Français 30-1 en
vue de l’obtention du diplôme, on met l’accent sur l’utilisation des marqueurs de relation dans la
section « Organisation ». (Activité à suivre après l’analyse du texte argumentatif : Doit-on bannir
le téléphone portable de nos écoles?)
Rapport entre les idées : la cause à cause de, car, comme, en effet, en raison de, étant
donné, étant donné que, grâce à, parce que, puisque,
Expliquer ce qui cause l’idée émise
vu que,
Rapport entre les idées : la conséquence ainsi, alors, au point que, c’est pourquoi, de là, de
sorte que, donc, d’où, en conséquence, en somme,
Faire le bilan d’une idée et de l’effet de cette
par conséquent, par suite de, pour conclure, si bien
idée
que
Rapport entre les idées : la comparaison autant que, comme, de même que, parallèlement,
plus que, (aussi... autant... plus... moins...) que
Faire ressortir les ressemblances
Rapport entre les idées : la concession bien sûr, bien que, certes, en dépit de, malgré,
malgré que, même si, néanmoins, or, pourtant,
Donner une limite à une idée émise, nuancer
une idée, peser le pour et le contre, limiter l’idée quoique
Rapport entre les idées : l’addition alors, aussi, d’une part… d’autre part,
Ajouter une idée complémentaire à celle déjà deuxièmement, enfin, en plus, ensuite, et, et puis,
ni, outre que, premièrement, puis, quant à, sans
émise
compter que, troisièmement, voire
Rapport entre les idées : l’opposition à l’opposé, alors que, au contraire, au lieu
que, cependant, contrairement à, en revanche,
Mettre en parallèle deux différences
inversement, mais, or, par contre, tandis que, toutefois
Rapport entre les idées : la restriction excepté, malgré tout, sauf
Donner une limite à une idée émise, nuancer
une idée, peser le pour et le contre, limiter l’idée
Rapport entre les idées : la supposition à condition que (+ subj.), à moins que (+ subj.),
Exprimer une condition, une supposition, une au cas où (+ condition), comme si, même si, pour
peu que (+ subj.), pourvu que (+ subj.), quand bien
hypothèse
même, si
Rapport entre les idées : le but afin que, de façon que, de manière que, pour cela,
pour que
Donner le point visé par l’idée
Rapport entre les idées : le temps alors que, après que, au moment où, aussi
longtemps que, chaque fois que, depuis que, dès
Situer le moment ou la durée d’une idée
que, en même temps que, jusqu’à ce que, lorsque,
pendant que, quand, tandis que
Références bibliographiques
*Voir avec Brio pour le vocabulaire d’un texte d’opinion
5
Exemple d’un texte argumentatif
suivi d’un modèle d’analyse de ce texte

L3. L’élève sera capable de comprendre des textes divers, y compris des produits
médiatiques, pour répondre à un besoin d’information.

Doit-on bannir le téléphone portable de nos écoles?

L’usage des téléphones cellulaires ou « portables » a augmenté à un point tel qu’il est désormais
rare d’avoir des élèves qui n’en possèdent pas. Pour bon nombre d’enseignants, ce phénomène
pose plusieurs problèmes dans la salle de classe. Le plagiat, la messagerie texte (SMS) et la vidéo
caméra ne sont que quelques exemples auxquels les enseignants souhaiteraient des solutions
radicales. Parmi celles-ci, la plus simple et certainement la moins coûteuse consiste à bannir les
portables de nos salles de classe et de nos écoles. Mais est-ce vraiment la meilleure chose à faire
devant ce phénomène omniprésent chez nos élèves? À notre avis, cette mesure irait en quelque
sorte à l’encontre du besoin intrinsèque de l’école de suivre tout courant technologique. De bannir
le téléphone cellulaire sans considérer la polyvalence de cet outil est un pas dans la mauvaise
direction. C’est pourquoi il faut considérer d’une part le potentiel technologique de cet appareil,
d’autre part la dimension organisationnelle de l’outil et, enfin, la dimension environnementale
offerte par le portable.

Premièrement, interdire la présence du cellulaire à l’école priverait les élèves d’un outil de travail
dont les capacités techniques et pédagogiques sont multiples. On a tendance à vouloir étiqueter
à tort le portable comme une source de distraction nuisible à l’apprentissage. Or, les cellulaires
qui sont maintenant à notre disposition sont capables de prouesses technologiques qu’on ne peut
ignorer, ce que beaucoup de nos élèves ont déjà saisi, et ce, bien malgré leurs enseignants. En fait,
les multiples logiciels et l’accès aux ressources innombrables qu’offre Internet font en sorte que ce
petit ordinateur de poche peut rendre de précieux services à l’enseignement et aux apprentissages.
Souvent, la pénurie d’ordinateurs fait en sorte que les enseignants limitent leur enseignement à
la salle de classe. Avec l’accès à Internet en permanence (Wi-Fi), le cellulaire permet au même
titre que l’ordinateur d’avoir accès, de la salle de classe, aux différentes ressources, pages Web,
encyclopédies, etc. Donc, malgré les différents problèmes tels que le plagiat relié à la présence
du cellulaire en salle de classe, nous pensons qu’il faut éviter de soustraire l’usage de ce dernier
et de saisir le potentiel pédagogique du portable et chercher à mieux l’intégrer à nos différents
programmes pédagogiques tout en éduquant les élèves au potentiel de cet outil de travail.

Deuxièmement, que ce soit au travail, à la maison ou dans nos autres activités quotidiennes, le
téléphone portable possède également de nombreuses capacités d’organisation et de planification
que l’on pourrait mettre au service de l’école. L’usage de l’agenda scolaire, par exemple, est de
moins en moins courant dans nos écoles. Plusieurs établissements n’ont en fait aucun agenda à offrir
aux élèves, car ils sont trop coûteux à produire et souvent peu utilisés par les élèves. En 2007, au
Canada, environ 66,8 % des Canadiens possédaient un téléphone cellulaire. Par ailleurs, comme le

6
démontrait un sondage réalisé en 2005 chez les jeunes Canadiens, ils sont de grands utilisateurs des
télécommunications sans fil. En effet, cette étude affirmait que 6 % des élèves de 4e année possèdent
un téléphone cellulaire et que, chez les élèves de 11e année, plus de 46 % en avait un. Que ce soit
pour les dates de remise de travaux, d’examens et les congés scolaires, les élèves qui possèdent
un cellulaire ont en leur possession un agenda électronique de loin supérieur à son ancêtre-papier.
Plutôt que de supprimer le droit des élèves au téléphone portable parce qu’ils interfèrent parfois
avec le travail des enseignants, nous croyons que les enseignants pourraient encourager l’usage
pratique de ce dernier en l’exploitant au même titre qu’ils ont, pendant des années, encouragé
l’usage de l’agenda traditionnel. Sans nier les efforts d’adaptation des enseignants, des élèves et les
différents problèmes relatifs à la transition entre l’agenda papier et l’agenda électronique, il nous
paraît évident que l’école ferait un pas dans la mauvaise direction en supprimant l’utilisation des
téléphones portables. C’est pourquoi il faut à tout prix « se rallier à cette technologie » plutôt que
la « combattre ».

Troisièmement, dans un contexte où l’environnement occupe une place importante dans le discours
sur l’engagement environnemental, l’école ne peut rejeter du revers de la main une technologie qui
lui offre de réduire sa consommation de papier. La majorité des écoles et des conseils scolaires en
tant qu’organisation publique vont de l’avant dans leur engagement social avec des programmes
de recyclage dans leurs établissements afin de protéger l’environnement. Néanmoins, malgré les
courriels et les sites Web où l’on peut accéder à la majeure partie des informations et documentations
scolaires que l’on imprimait autrefois, tous sont d’avis que trop de papier demeure en circulation et
ce, tant les enseignants que les élèves. Si, par exemple, on encourageait les élèves à se servir de leur
portable pour prendre des notes, les photographier ou les enregistrer, les enseignants diminueraient
considérablement le nombre de photocopies. Quant aux élèves, ils pourraient plus facilement avoir
accès à leurs notes en tout temps et sans les perdre aussi facilement que celles imprimées. En
somme, il est de notre avis que bannir le cellulaire de nos écoles, bien que les raisons invoquées
par les enseignants semblent légitimes, constituerait un recul des milieux de l’éducation face à une
technologie qui pourrait servir davantage la cause environnementale que lui nuire.

Pour conclure, la plupart des acteurs de l’éducation s’entendent pour dire que les cellulaires sont
dérangeants et inutiles à l’école, et que trop souvent ils nuisent aux apprentissages de l’élève.
Bon nombre d’entre eux sont donc pessimistes quant au potentiel du portable en salle de classe.
Néanmoins, lorsque l’on s’arrête aux avantages évidents, tant sur le plan pédagogique, sur le plan
pratique, que sur le plan environnemental du cellulaire à l’école, on réalise que le potentiel de ces
appareils est méconnu, voire largement sous-estimé, par les enseignants et même les élèves. En
somme, comme nous l’avons clairement illustré, l’interdiction du téléphone cellulaire ne semble
qu’une solution temporaire aux problèmes décriés par les enseignants à l’égard de son utilisation.
Il ne faut donc pas éliminer sans juste mesure un outil qui pourrait s’avérer la prochaine panacée
de l’éducation.

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