Eds2016 4M
Eds2016 4M
Le Livre de
MOLDAVIE
JOB
BIELORUSSIE
E
ROUMANIE
LETTONIE
LITHUANIE
GRECE
E
E
M er Méditerranée
SLOVAQUIE
E
HONGRIE
E
POLOGNE
E et
REP. TCHEQUE
E
SUEDE
AUTRICHE
IE
BELGIQUE ALLEMAGNE
DANEMARK
I TA L I E
TUNISIE
E
SUISSE
ITALIE
P.-B.
M er Morte
LE LIVRE DE JOB
LES BALÉARES
ALGÉRIE
R.U.
PROJETS:
1 Construction d’une église à Vienne, Autriche.
n
Eglise
Carte et informations du Comité de la Mission Adventiste Adventiste
Les offrandes iront à ces projets dans les limites légales; autrement, des dispositions particulières seront prises avec la
Conférence Générales pour la distribution des fonds selon les lois en vigueur dans les pays où ces offrandes ont été collectées.
du Septieme Jour
Sommaire
1 La fin— 24–30 Septembre 5
© 2015 Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour ®. Tous droits réservés. Aucune partie
du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte, ne peut être éditée, changée, adaptée, traduite, reproduite
ou publiée par une personne physique ou morale sans autorisation écrite de la Conférence Générale des Églises
Adventistes du Septième Jour ®. Les bureaux des divisions de la Conférence Générale des Églises Adventistes
du Septième Jour ® sont autorisés à prendre des dispositions pour la traduction du Guide d’Étude Biblique de
l’École du Sabbat Adulte, en vertu des lignes directrices spécifiques. Le droit d’auteur de ces traductions et de leur
publication doit dépendre de la Conférence Générale. “Adventiste du Septième Jour,” “Adventiste,” et le logo de
la flamme sont des marques commerciales de la Conférence Générale des Églises Adventistes du Septième Jour et
ne peuvent être utilisées sans autorisation préalable de la Conférence Générale.
1
L’éternelle question
2
dans un monde incroyablement proche, bien que loin de nous en un sens. Le livre de
Job nous montre ce que le reste de la Bible révèle aussi bien: le naturel et le surnaturel
sont indissociablement liés. Job est un drame qui dépeint le principe et la mise en
garde que Paul a exprimé des années plus tard: « Car nous n’avons pas à lutter contre
la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes
de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants
dans les lieux célestes. » (Eph. 6:12, LSG).
Bien que parlant pratiquement d’un seul homme, le Job enlève un voile et ré-
livre de Job est l’histoire en ce sens que nous souffrons vèle au lecteur une réali-
tous d’une manière qui semble n’avoir aucun sens. Et té au-delà de ce que nos
même l’histoire de quatre hommes qui viennent à lui sens, même au moyen
reflète aussi notre situation, car qui parmi nous n’a pas
tenté de venir à bout des souffrances des autres?
des dispositifs scienti-
Pourtant, nous aurions manqué un point crucial sur fiques, ne peuvent nous
le livre de Job si nous nous limitions seulement à la montrer.
souffrance née des tentatives des humains pour com-
prendre la misère de l’humanité. L’histoire apparait
dans un contexte, celui du grand conflit entre Christ
et Satan, qui est dépeint ici en des termes les plus littéraux. Et cela parce que c’est
le plus littéral des conflits, qui a commencé dans le ciel et se joue ici dans le cœur,
l’esprit et le corps de tout être humain.
Les leçons de ce trimestre analysent l’histoire de Job, à la fois de près, dans le
drame immédiat du récit, et de loin, en ce sens que nous savons non seulement com-
ment le livre se termine, mais aussi le plus grand fond dans lequel il se déroule. En
tant que lecteurs, avec la connaissance, non seulement du livre de Job, mais aussi de
toute la Bible, une question cruciale pour nous est d’essayer de mettre tout ensemble.
Nous essayons de comprendre autant que possible, non seulement pourquoi nous
vivons dans un monde du mal, mais plus important, comment nous vivons dans un
tel monde.
Bien sûr, même après avoir étudié le livre de Job, même dans le contexte du reste
de la Bible, l’éternelle question reste. Nous sommes assurés, cependant, de la réponse
pérenne: Jésus-Christ, en qui « nous avons la rédemption par Son sang » (Eph. 1: 7,
LSG) – Celui par qui viennent toutes les réponses.
Clifford Goldstein est l’éditeur du Guide d’Étude Biblique de l’École du Sabbat Adulte.
Il travaille à la Conférence Générale depuis 1984.
3
Comment utiliser ce guide
du moniteur
Soyez motivé à explorer, appliquer et créer.
Nous espérons que cette version du guide du moniteur encouragera les membres dans les
cellules de l’École du Sabbat Adulte, pour faire exactement cela — explorer, appliquer, et
créer. Chaque leçon hebdomadaire du moniteur amène votre classe à travers le processus
d’apprentissage suivant, basé sur le cycle d’apprentissage naturel:
1. Pourquoi cette leçon est-elle importante pour moi? (Motiver);
2. Que dois-je savoir de la Parole de Dieu? (Explorer);
3. Comment puis-je pratiquer ce que j’ai appris de la Parole de Dieu? (Appliquer); et
4. Que puis-je faire de ce que j’ai appris de la Parole de Dieu? (Créer).
Et pour les moniteurs qui n’ont pas eu le temps de se préparer suffisamment pendant
la semaine, il y a un résumé d’une page, facile à assimiler, dans la section « La leçon en
bref ».
Voici un bref aperçu des quatre étapes du cycle d’apprentissage naturel et des sugges-
tions sur la façon dont vous, en tant que moniteur, pouvez aborder chaque partie:
Étape 1—Motiver: Établissez un lien entre les expériences des membres et la
notion centrale de la leçon pour montrer pourquoi la leçon est importante pour leur
vie. Aidez-les à répondre à la question: pourquoi la leçon de cette semaine est-elle
importante pour moi?
Étape 2—Explorer: Présentez aux membres les informations bibliques dont ils
ont besoin pour comprendre la notion centrale de la leçon. (Ces informations pour-
raient inclure des faits sur des personnes; des lieux; des détails sur des faits culturels,
historiques et / ou géographiques; l’intrigue ou ce qui se passe; et les conflits ou les
tensions dans les textes que vous étudiez). Aidez les apprenants à répondre à la ques-
tion : que dois-je savoir de la Parole de Dieu?
Étape 3—Appliquer: Fournir des occasions aux membres pour pratiquer les
informations données à l’étape 2. Cette étape est cruciale; les informations à elles
seules ne suffisent pas pour aider une personne à grandir en Christ. Aidez les membres
à répondre à la question : comment puis-je appliquer à ma vie ce que j’ai appris?
Étape 4—Créer: Enfin, encouragez les membres à appliquer la parole suivante:
« Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s’abusent
eux-mêmes » (Jacques 1:22, BJ). Invitez-les à répondre à la leçon d’une manière pra-
tique. Cette étape donne aux membres, individuellement et en groupe, des occasions
d’expression de soi et d’exploration créative. Toutes ces activités devraient aider les
membres à répondre à la question: par la grâce de Dieu, que puis-je faire de ce que j’ai
appris de la leçon de cette semaine?
Si les moniteurs utilisent le matériel de chacune de ces quatre étapes, ils toucheront
presque chaque membre de leurs classes: ceux qui aiment parler de ce qui se passe dans
leur vie, ceux qui veulent plus d’informations sur les textes en cours d’étude, ceux qui
veulent savoir comment tout s’applique dans la vie pratique, et ceux qui veulent sortir et
appliquer ce qu’ils ont appris.
4
L eçon 1 * 24–30 Septembre
(page 6 de l’édition standard)
La fin
Sabbat Après-Midi
Lecture de la semaine: Job 42:10–17; Gen. 4:8; Matt.
14:10; 1 Cor. 4:5; Dan. 2:44; Job 14:14, 15.
L
ors des cours de dissertation, les élèves apprennent l’importance
d’une bonne fin de rédaction. En particulier, dans la fiction,
où tout est imaginaire, l’auteur a besoin d’amener la fin à une
conclusion satisfaisante. Même dans le cas des écrits qui ne sont pas des
fictions, une bonne fin est importante.
Mais qu’en est-il de la réalité? Qu’en est-il de la vie elle-même, vécue,
non pas dans les pages d’un livre ou dans un script de film, mais dans la
chair et le sang? Que dire de nos propres histoires? Quel genre de fina-
lité ont-elles? Comment se terminent-elles? Ces fins désespérées sont-
elles soigneusement liées ensemble, comme dans un bon écrit littéraire?
Cela ne semble pas être le cas, n’est-ce pas? Comment nos histoires
pourraient-elles bien finir, alors qu’elles se terminent toujours par la
mort? Dans ce sens, nous n’avons jamais de vraies fins heureuses, car
depuis quand la mort est-elle un événement heureux?
La même chose est vraie avec l’histoire de Job. Bien que sa conclusion
soit souvent dépeinte comme une fin heureuse, du moins contrairement
à tout ce que Job avait souffert, elle n’est vraiment pas heureuse, parce
que cette histoire aussi se termine par la mort.
Cette semaine, alors que nous commençons le livre de Job, nous
allons le commencer par la fin, car il soulève des questions au sujet de
notre propre finalité, aussi bien pour aujourd’hui que pour l’éternité.
5
D imanche 25 Septembre
(page 7 de l’édition standard)
Lisez Job 42: 10-17, les derniers versets de tout le livre. Que nous
disent-ils sur la façon dont Job finit ses jours?
Nous aimons tous des histoires avec une fin heureuse, n’est-ce
pas? Quelles histoires connaissez-vous qui finissent bien? Quelles
leçons pouvons-nous tirer d’elles?
6
L undi 26 Septembre
(page 8 de l’édition standard)
Comme nous pouvons le voir, la Bible est pleine d’histoires qui n’ont
pas eu des dénouements heureux. Et ce, parce que la vie elle-même est
pleine d’histoires sans fins heureuses. Soit martyrisé pour une bonne
cause, ou mort d’une maladie horrible, ou ayant une durée de vie
réduite à la douleur et à la misère, beaucoup de gens ne triomphent pas
sur leurs épreuves comme Job. En effet, pour être honnête, combien de
fois les choses fonctionnent-elles bien, comme dans le cas de Job? Et
on n’a pas besoin de la Bible pour savoir ce fait terrible. Qui d’entre
nous ne connait pas de fins malheureuses?
Quelles sont certaines des histoires qui ont une fin malheureuse
que vous avez entendues parler?
7
M ardi 27 Septembre
(page 9 de l’édition standard)
La restauration (partielle)
Oui, l’histoire de Job a fini sur une note positive, contrairement à
l’histoire d’autres personnages de la Bible et, souvent, d’autres per-
sonnes en général. Les érudits de la Bible parlent parfois du sujet de
la « restauration » de Job. Et en effet, à un certain degré, beaucoup de
choses lui ont été restaurées.
Mais si c’était la fin complète de l’histoire, alors, en toute honnêteté,
l’histoire serait-elle vraiment complète? Certes, les choses se sont
mieux passées pour Job, beaucoup mieux, mais quand même Job est
mort par la suite. Et tous ses enfants sont morts. Et tous les enfants de
ses enfants, et ainsi de suite, sont tous morts. Et sans doute dans une
certaine mesure chacun d’eux à fait face à plusieurs des mêmes trauma-
tismes et épreuves de la vie que nous connaissons tous, lesquelles vicis-
situdes sont tout simplement les faits de la vie dans un monde déchu.
Et, autant que nous le sachions, Job n’a jamais connu les raisons de
toutes les calamités qui l’ont frappé. Oui, il a eu plus d’enfants, mais
que dire de sa tristesse et de son deuil pour ceux qu’il a perdus? Qu’en
est-il des cicatrices, sans doute, qu’il portait pour le reste de sa vie? Job
avait une joyeuse fin, mais ce n’est pas une fin complètement heureuse.
Beaucoup de finalités perdues restent et il y a maintes questions sans
réponse.
La Bible dit que « L’Éternel rétablit Job dans son premier état » (Job
42:10), et en effet, Il l’a fait, surtout par rapport à tout ce qui était avant.
Mais il reste encore beaucoup de choses incomplètes, sans réponse, et
insatisfaites.
Cela ne devrait pas être surprenant, n’est-ce pas? Après tout, dans
ce monde tel qu’il est aujourd’hui, indépendamment de notre « fin »,
bonne ou mauvaise, certaines choses restent incomplètes, sans réponse.
Voilà pourquoi, dans un sens, la fin de Job pourrait être considérée
comme un symbole, si faible, de la vraie fin de tout malheur humain
et de la souffrance. Elle préfigure l’ultime espoir et la promesse que
nous avons, par l’évangile de Jésus-Christ, d’une restauration pleine et
complète, d’une manière qui palisse et dépasse de loin la restauration
de Job.
8
M ercredi 28 Septembre
(page 10 de l’édition standard)
Le royaume final
Entre autres choses, la Bible est un livre d’histoire. Mais elle n’est
pas que cela. Elle raconte des événements passés ou historiques et les
utilise (entre autres choses) pour nous donner des leçons spirituelles.
Elle utilise les événements passés pour nous enseigner des vérités sur
la façon dont nous devons vivre ici et maintenant. (cf. 1 Cor. 10:11).
Mais la Bible ne parle pas que du passé. Elle parle aussi de l’avenir.
Elle nous parle non seulement des événements passés, mais aussi de
ceux qui arriveront. Elle nous renvoie à l’avenir, même à la fin des
temps. Le terme théologique pour les événements des derniers jours, à
propos de la fin des temps, est « l’eschatologie », formé à partir d’un
mot grec qui signifie « dernier ». Parfois, il est utilisé pour englober
la croyance au sujet des morts, le jugement, le ciel et l’enfer. Il traite
également de la promesse d’espérance que nous avons d’une nouvelle
existence dans un nouveau monde.
Et la Bible nous rapporte maintes choses sur la fin des temps. Bien
sûr que le livre de Job a pris fin avec la mort de Job, et si c’était le
seul livre qu’il fallait lire, on pourrait croire que l’histoire de Job est
terminée, comme les nôtres à nous tous, avec la mort – ce serait ainsi et
point final. Il n’y aurait rien d’autre à espérer, parce que, aussi loin que
nous pouvons dire et de tout ce que nous voyons, rien ne vient après.
Cependant, la Bible nous enseigne quelque chose d’autre. Elle
enseigne qu’à la fin, le royaume éternel de Dieu sera établi, il
existera pour toujours, et il sera la demeure éternelle des rachetés.
Contrairement aux royaumes du monde qui viennent et s’évanouissent,
celui-ci est éternel.
Lisez Daniel 2:44, 7:18. Quel espoir ces versets signalent-ils à propos
de la fin?
9
J eudi 29 Septembre
(page 11 de l’édition standard)
La résurrection et la vie
Lisez Job 14:14, 15. Quelle question Job pose-t-il, et comment la
répond-il à sa manière?
10
V endredi 30 Septembre
(page 12 de l’édition standard)
Discussion:
Que signifie l’idée de révélation progressive? Quels sont d’autres
exemples de la façon dont cette idée fonctionne? Comme par
exemple, on commence l’arithmétique par l’apprentissage des numé-
ros, à savoir comment compter. Nous apprenons ensuite comment
ajouter, soustraire, multiplier et diviser ces chiffres. Nous pouvons
ensuite passer aux choses plus profondes telles que l’algèbre, la géo-
métrie et le calcul, tous fonctionnant toujours avec ces chiffres de
base. Comment cette analogie nous aide-t-elle à comprendre aussi
l’idée de la révélation progressive en théologie?
Lisez Job 42:11. Les commentateurs à travers les âges ont posé
la question de savoir où les parents de Job et ses amis étaient à
l’époque de sa plus grande nécessité. Autrement dit, ils sont venus
après que sa fortune lui fût ramenée et quand les choses allaient
mieux pour lui. Qu’est-ce qui est mauvais avec cette image?
À suivre ….
La leçon en bref
Textes clés: Job 42:10, 1 Corinthiens 4:5, Job 14:14
Objectifs:
Savoir: Appréhender le livre de Job par rapport à sa fin heureuse et venir
à la réalisation que, avec le jugement final et la résurrection, il y a une fin
heureuse pour les enfants de Dieu.
Ressentir: Apprécier la réalité de la vie selon laquelle toute chose ne finit
pas bien sur cette terre, mais que Dieu restaure tout en Son temps.
Agir: Accepter le changement de cœur dans notre vie comme la façon dont
Dieu nous amène en toute sécurité à une fin heureuse.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir : En route pour une fin heureuse
A Comment Dieu a-t-Il restauré Job à la fin de sa vie? Était-ce une res-
tauration complète? Expliquez.
B Est-il de toute façon possible de parler d’une fin heureuse pendant que
nous vivons ici sur terre? Pourquoi ou pourquoi pas?
Résumé: Nous abordons le livre de Job à sa fin, ce qui semble être une histoire de
type « Ils vécurent heureux pour toujours ». Il est vrai que Dieu est capable
de changer la tragédie en bonheur, mais cela n’arrive pas forcement dans
tous les cas. Ainsi, le point final de Job n’est pas tant la restitution de ses
biens terrestres, mais plutôt le changement de cœur qu’il a connu et que
nous pouvons aussi expérimenter.
13
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
ÉTAPE 2—Explorer
14
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
notre étude ne commence pas par une introduction au livre, son auteur,
la date à laquelle il a été écrit, les principaux thèmes, et ainsi de suite.
Au contraire, il faut un saut courageux jusqu’à la fin du livre, pour
fournir, de cette façon, un bon point de vue sur le thème général, qui
est le fait que Dieu change notre vie et (parfois) aussi nos circonstances.
En mettant l’accent sur la restauration de Job en tant que point de
départ, nous sommes obligés de voir les résultats étonnamment positifs
à la fin de ses souffrances. Dans le même temps, nous devons réaliser
que dans ce monde, ce n’est pas toute souffrance qui se termine par la
restauration. Au contraire, la restauration de Job peut servir de type
pour la restauration finale de Dieu sur la nouvelle terre, qui dépend
d’un changement de cœur et non de circonstances.
Commentaire biblique
La souveraineté de Dieu est au centre des chapitres finals du livre de
Job (Job 38-41), en mettant l’emphase sur les images de la création et de
la nature. Sans répondre à la question de Job qui est le « pourquoi » de sa
souffrance, Dieu est décrit avec autant d’amour, encore majestueusement,
régnant sur Sa création. Ainsi, éventuellement, Job doit reconnaitre Dieu
comme son Créateur. Cette reconnaissance catalyse le grand changement
ou le renouvèlement qui prend place dans le cœur de Job.
Dans les premiers versets de ce chapitre final (42: 2, 3), Job se réfère
cinq fois à la compréhension, à la connaissance et au conseil, ce qui indique
qu’il est venu à une meilleure compréhension de Dieu et à comment Il
se rapporte à Sa création. Même si nous nous interrogeons sur Dieu – et
Dieu ne critique jamais Job de l’avoir fait – nous finissons par arriver à la
conclusion de Job, que nous parlons des choses que nous ne comprenons
pas (Job 42: 3b, comparer avec Prov. 16: 9). La repentance de Job dans le
verset suivant n’est ni un aveu tardif de sa culpabilité, ni l’acceptation de la
rétribution selon la théologie de ses amis, mais plutôt, la rétractation de sa
plainte contre Dieu. Il se rend comme une créature finie devant la sagesse
infinie de Yahvé (cf. Gen. 18 :27).
15
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
III. Les trois filles de Job (Revoyez Job 42: 13-15 avec la classe.)
La mention des trois filles de Job par leurs noms – en contraste avec les sept
fils anonymes – lesquels enfants Dieu lui a rendus à la fin du livre, a intrigué
les commentateurs à travers les âges. Certains ont allégoriquement relié les dix
enfants aux Dix commandements (les trois premiers représentés par les filles,
les sept autres par les fils); d’autres ont vu la Trinité représentée dans les trois
filles. Un sens eschatologique dans les noms des trois filles a été suggéré, par
exemple, Jemimah signifie « jour après jour » ou « colombe » et souligne le Jour
de la résurrection ou le Saint-Esprit; Keziah est l’écorce aromatique de l’arbre de
cassia, soi-disant se référant à « l’Oint », le Messie; et Keren-Happuch signifie
« corne d’antimoine », une poudre de couleur utilisée comme maquillage des
yeux, généralement stockée dans une corne, ce qui pourrait eschatologique-
ment pointer vers la beauté et l’abondance de la vie éternelle.
16
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Alors que tous les noms bibliques ont un sens, il est probablement plus sûr
de rester loin de ces spéculations spiritualisées; mais la mention spéciale des
noms des filles, leur beauté exceptionnelle, et leur inclusion inhabituelle dans
la loi d’héritage (cf. Nombres 36) pointe au fait que l’histoire une fois de plus
bouleverse nos attentes et conventions. Autant que les amis de Job ne sont pas
corrects dans leur compréhension de Dieu, il y a maintenant non seulement
les fils, mais aussi les filles de Job – et avec plus d’insistance – qui portent
l’héritage de Job. Ainsi, le patrimoine de Job est universel. Trois belles filles
de Job étendent le récit au-delà de l’attendu, dans la mesure où la réponse de
Dieu va au-delà de la théologie de la rétribution.
Considérez ceci: Quelles sont nos idées fixes sur Dieu et nos théologies
personnelles qui doivent être revues et modifiées?
ÉTAPE 3—Appliquer
Application:
Pourquoi est-ce si tentant de croire en la théologie de la rétribution dans
la vie réelle?
Que pouvez-vous faire dans votre église et dans la communauté pour
promouvoir la vraie religion du cœur?
ÉTAPE 4—Créer
Activités:
Observez la beauté de la création en regardant les photos de la nature ou
un film sur la nature. Vous pouvez également faire une promenade dans la
nature avec votre classe. Pensez à la majesté de Dieu et à Sa souveraineté dans
l’univers.
17
L eçon 2 * 1 er–7 Octobre
(page 14 de l’édition standard)
Le Grand Conflit
Sabbat Après-Midi
Lecture de la semaine: Job 1:1–5, Job 1:6–12, Zach.
3:2, Matt. 4:1, Ez. 28:12–16, Rom. 3:26, Heb. 2:14.
R
épandues à travers les pages à la fois de l’Ancien et du Nouveau
Testament, de nombreuses références et allusions parlent d’une
guerre acharnée entre Dieu et Satan, entre le bien et le mal,
aussi bien au niveau cosmique que personnel. En comparant ces pas-
sages, nous incrustons leurs idées éparses pour former une fenêtre de
mosaïque sur la vérité à travers laquelle nous pouvons percevoir le mes-
sage total de l’Écriture avec une plus grande clarté. » – The Handbook
of Seventh-day Adventist Theology, p. 969.
Le thème du grand conflit constitue un modèle qui peut nous aider
à mieux comprendre « le message total » de la Bible, en particulier
le plan du salut. Bien que le thème soit beaucoup plus apparent dans
le Nouveau Testament, il se trouve dans l’Ancien Testament aussi. Et
peut-être nulle part dans l’Ancien Testament, il ne nous est donné un
aperçu plus clair de Satan et de ce conflit, et comment ils peuvent puis-
samment affecter la vie ici-bas, que dans le livre de Job.
Cette semaine, nous allons examiner la réalité plus large derrière
cette réalité immédiate qu’est le défi principal de Job. Et si notre vie et
nos histoires sont différentes de Job, nous avons une chose en commun:
tout comme Job, nous sommes tous impliqués dans ce conflit.
18
D imanche 2 Octobre
(page 15 de l’édition standard)
Lisez Job 1: 1-4. Qu’est-ce que les textes révèlent sur le genre de vie
que Job menait? Quels étaient les aspects positifs de l’existence de
Job?
Job semble tout avoir, y compris un caractère juste. Le mot traduit par
« irréprochable » dans Job 1: 1 vient d’un mot qui peut signifier « com-
plet » ou « plein d’intégrité ». Le mot pour « debout » signifie « droit »,
ce qui peut donner l’idée de marcher sur un droit chemin. En bref, le livre
s’ouvre sur une scène presqu’édénique représentant un homme riche,
fidèle et intègre qui a tout.
Néanmoins, il a tout dans un monde déchu.
19
L undi 3 Octobre
(page 16 de l’édition standard)
Conflit cosmique
Le livre de Job commence sur la terre, dans un lieu de paix et de
tranquillité. Cependant, au sixième verset du premier chapitre, un
changement s’est opéré. Il décale instantanément à un tout autre aspect
de la réalité, celui que les humains ne peuvent voir, sauf par révélation
divine. Et curieusement, cet autre aspect de la réalité, le ciel, ne semble
pas être aussi tranquille et paisible que sur la terre, du moins dans ce
qui est d’abord présenté ici.
Lisez Job 1: 6-12. Bien que nous allons étudier ces textes plus en détail
plus loin dans ce trimestre, qu’est-ce qui se passe ici? Comment
cela est contraire à ce que nous venons de voir se produire avec Job
sur la terre?
20
M ardi 4 Octobre
(page 17 de l’édition standard)
Gen. 3:1–4
Zach. 3:2
Matt. 4:1
_____________________________________________________
1 Pie. 5:8
1 Jean 3:8
Apo. 12:9
Ces textes sont juste un petit échantillon des nombreux textes qui
illustrent, explicitement ou implicitement, un diable littéral, un être surna-
turel avec des intentions malveillantes. Bien que de nombreuses personnes
considèrent l’idée de Satan comme un mythe primitif, il est clair avec un
tel témoignage de la Bible que nous ne devrions pas tomber dans une telle
supercherie.
Quels sont les moyens par lesquels, même maintenant, vous voyez
la réalité de l’œuvre de Satan dans notre monde? Quelle est notre
seule protection?
21
M ercredi 5 Octobre
(page 18 de l’édition standard)
Réponses à la croix
Le livre de Job soulève de nombreuses questions importantes. Mais
beaucoup de ces mêmes questions n’ont pas de réponse dans son
contexte. Nous avons besoin du reste de la Bible. Et même alors, nous
verrons encore « au moyen d’un miroir, d’une manière obscure » (1
Cor. 13:12). Comme nous l’avons vu hier, par exemple, le livre de
Job ne dit rien sur la façon dont la rébellion de Satan a commencé. En
outre, rien n’est dit sur la façon dont Satan est finalement vaincu dans
le grand conflit. En fait, en dépit de son rôle majeur dans tout ce qui
suit dans le livre – après être apparu seulement deux fois dans Job (Job
1: 6-12, 2: 1-7) – Satan ne s’est plus manifesté. Il disparait tout simple-
ment, même si la destruction qu’il a causée reste. Le reste du livre ne le
mentionne même pas; à la place, presque tout ce qui suit dans le livre
est au sujet de Dieu, pas de Satan. Et cela fait sens parce que, après
tout, le livre de Job parle de Dieu et de ce qu’Il est vraiment.
Néanmoins, la Bible ne nous laisse pas sans réponses à la question
sur la défaite de Satan dans le grand conflit. Et au cœur de cette défaite
se trouve la mort de Jésus sur la croix.
23
V endredi 7 Octobre
(page 20 de l’édition standard)
Discussion:
Quels sont les autres textes qui parlent de Satan et d’autres
puissances démoniaques? Que perdons-nous si nous interprétions
ces textes comme de simples symboles du côté sombre de l’huma-
nité?
24
Histoire
La conversion d’un condamné: 2e partie
Alexandru partit en Norvège, où il commença le commerce de drogue. Il fut
presque tué deux fois, mais survécut, et pensait que c’était le pouvoir de Satan
qui le rendait invincible.
Finalement, il fut arrêté pour trafic de drogue et renvoyé en Roumanie, où il
continuait à acheter et à vendre des armes à feu illégales. Son beau-père était
tellement en colère qu’il a appelé la police.
Alexandru fut emprisonné pendant deux ans. Les responsables de la prison
étaient désespérés et ne savaient que faire de cet homme. Dans une ultime
tentative de le réformer, ils le nommèrent responsable de la salle d’activités
sociales de la prison. Dans le cadre de son travail, Alexandru devait assister à
toutes les réunions.
Des services religieux avaient lieu là, y compris les réunions de l’Église
Adventiste du Septième Jour, menées par des évangélistes laïcs. Alexandru
se passionnait dans des questions difficiles et confuses aux prédicateurs. Il a
même lu la Bible pour trouver des questions en vue de déconcerter ces hommes
humbles.
Mais lutter contre la religion signifiait le fait d’écouter plusieurs sermons,
et poser des questions signifie recevoir beaucoup de réponses. Peu à peu,
Alexandru apprit l’amour de Dieu. Au cours d’une réunion, l’évangéliste laïc
demanda à Alexandru de prier. Son esprit était dans la tourmente, et il eut du
mal à prier.
Après la réunion, l’évangéliste laïc toucha Alexandru et dit, « Vous n’êtes
pas loin du royaume de Dieu. » Profondément ému, Alexandru commença à
étudier la Bible avec ferveur, à la recherche de la foi et du réconfort plutôt que
des questions pour confondre l’orateur. Il se rendit compte qu’il croyait main-
tenant en Dieu.
Les autres détenus et les gardiens remarquèrent le changement d’Alexandru.
Il commença à traiter les prisonniers avec bonté et les gardes avec respect.
Quand ses amis ont fait cas du changement, Alexandru leur dit que c’est Dieu
qui a fait la différence.
Alexandru demanda à l’évangéliste laïc d’informer sa famille à Bucarest du
changement dans sa vie. Sa femme était étonnée. Elle eut du mal à croire que
son mari infâme pourrait changer de façon si radicale. Pendant les derniers mois
de son incarcération, Alexandru enseignait la Bible aux codétenus.
Après sa libération, Alexandru et sa femme, Florentina, passèrent des heures
à discuter sérieusement et à étudier la Bible. Étape par étape, il lui montra le
beau message d’amour de Dieu et le salut. Peu à peu, elle est venue à com-
prendre la puissance qui avait transformé son mari, d’un criminel endurci à un
doux, gentil, et aimable homme de Dieu.
Les mois qui suivent la sortie d’Alexandru de prison étaient difficiles. Ses
amis brigands l’incitaient à réintégrer le monde lucratif de la fortune illicite.
Mais il tint bon.
Plus tard, Alexandru et Florentina furent baptisés ensemble dans l’église près
de la prison où il s’était converti.
La leçon en bref
Textes clés: Job 1: 1-12, Ézéchiel 28: 12-16, Apo. 12: 9
Objectifs:
Savoir: Identifier le thème du grand conflit comme modèle sous-jacent
pour comprendre le livre de Job et toute la Bible.
Ressentir: Favoriser un sentiment de sécurité dans la protection que
Dieu accorde à Ses enfants au sein du conflit cosmique qui fait rage.
Agir: S’engager à choisir quotidiennement Christ victorieux comme
Seigneur de sa vie alors que le grand conflit se joue dans le cœur de
chaque personne.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: Le grand conflit
A Comment le thème du grand conflit apparait-il dans les premiers ver-
sets du livre de Job?
B Quel est le rôle de Satan dans la scène du conseil céleste? Comment
Dieu a-t-Il réagi envers Satan?
Résumé: Le thème du grand conflit est introduit dès le départ dans le livre de
Job. Satan vient comme l’accusateur de Job. Son accusation selon laquelle
Job sert Dieu seulement à cause de ses bénédictions est dirigée dans son
entièreté contre Dieu. C’est la même accusation qui a été à l’origine du
conflit cosmique dans le ciel, qui se joue sur la terre dans la chute de l’hu-
manité, à laquelle Christ a répondu sur la croix, et sera finalement résolue
quand Satan sera détruit.
26
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
Pleins feux sur l’Écriture: Job 1:6–10
27
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 2—Explorer
Commentaire biblique
Le mot hébreu pour Satan (sātān) dans l’Ancien Testament est traduit
comme adversaire (également un adversaire humain, par exemple, 1 Rois
11:14), accusateur (Ps 109: 6), ou nom propre, Satan (Zach. 3: 2). En par-
ticulier dans le livre de Job, le mot est utilisé pour décrire l’adversaire de
Dieu, le diable (Job 1: 7-9, 12; 2: 1-4, 6, 7; 1 Chron. 21: 1). Dans tous ces
versets, Satan apparait toujours comme une véritable personne, montrant
son rôle actif dans le grand conflit.
28
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Considérez ceci: Quelles sont les choses dans votre vie que vous trouvez
difficiles à expliquer? Combien de fois ces choses ont à voir avec la réalité
du péché?
II. Le thème du grand conflit (Relisez Job 1: 6-12 et Apocalypse 12: 4-9 avec la
classe.)
Le début de la bataille décisive dans le grand conflit, comme il s’est joué ici,
était la tentation de Christ dans le désert. La chute de l’humanité dans l’Éden
a commencé avec la tentation sur la nourriture. Satan a également initié la
tentation du Fils de l’homme avec la nourriture (Matthieu 4: 1-4). Toutefois,
la victoire de Christ sur les tentations physique (la nourriture), mentale (la
puissance) et spirituelle (la culte) a clairement signifié à Satan sa perte dans la
bataille contre le ciel depuis le début du ministère de Christ sur la terre. Satan a
finalement dû être écarté de la présence du Sauveur sur Son ordre (Matt. 4:10).
Cette bataille a tranché la question du péché (Rom. 5: 12-17).
29
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 3—Appliquer
Application:
Pourquoi est-il dangereux d’insister trop sur Satan et ses activités?
ÉTAPE 4—Créer
Activités:
En tant que classe, lisez ensemble le dernier chapitre de La tragédie
des siècles d’Ellen G. White, et partagez vos pensées et sentiments après
l’avoir lu.
Planifiez de lire le livre en entier dans le cadre de vos dévotions quoti-
diennes dans les semaines ou les mois à venir.
Partagez La tragédie des siècles avec quelqu’un qui ne l’a jamais lue
auparavant.
30
L eçon 3 * 8–14 Octobre
(page 22 de l’édition standard)
Sabbat Après-Midi
Lecture de la semaine: Job 1, Job 2, 1 Cor. 4:9, Gen.
3:1–8, Phil. 4:11–13, Matt. 4:1–11, Phil. 2:5–8.
L
e livre de Job nous ouvre une toute nouvelle dimension de la
réalité. Il nous donne un aperçu sur le grand conflit entre Christ
et Satan. Et ce faisant, il nous fournit également un modèle, un
cadre, un aperçu pour nous aider à mieux comprendre le monde dans
lequel nous vivons, un monde qui déconcerte souvent, étourdit, nous
effraie même avec ce qu’il jette sur notre chemin. Mais le livre de Job
montre également que ce grand conflit n’est pas seulement la lutte de
quelqu’un d’autre, comme si nous n’en avions rien à y voir. Si seule-
ment c’était le cas; malheureusement, cela ne l’est pas: « Malheur aux
habitants de la terre et à la mer! Car le diable est descendu vers vous,
animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps » (Apocalypse
12:12). Satan est venu à la terre et à la mer, et nous savons par nous-
mêmes que sa colère est grande. Qui d’entre nous, en chair, n’a pas
ressenti cette colère?
Cette semaine, nous allons continuer à parcourir les deux premiers
chapitres de Job en cherchant à avoir une meilleure compréhension de
la façon dont nous nous situons dans le grand conflit qui fait rage.
31
D imanche 9 Octobre
(page 23 de l’édition standard)
« Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui? Tu as béni
l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. » (Job 1:10, LSG).
Le livre de Job s’ouvre en référençant non seulement la justice de Job et son
bon caractère mais aussi ses bénédictions matérielles et son ménage béni.
Ce sont les choses spécifiques qui ont contribué à faire de Job un homme
vénéré comme « le plus considérable de tous les fils de l’Orient » (Job 1:
3, LSG). Et ces choses aussi, sont spécifiquement celles que Satan jette à la
face de Dieu, en disant essentiellement que c’est parce qu’Il a fait ces choses
que Job Le sert.
Qu’est-ce qui est alors implicite dans l’accusation de Satan que si Dieu
retirait ces choses loin de Job, « je suis sûr qu’il te maudit en face » (Job
1:11)? Cette attaque est vraiment dirigée contre Dieu Lui-même. (C’est tout
l’objet du grand conflit de toute façon.) Si Dieu était si merveilleux, si bon,
alors Job Lui obéirait, Le craindrait et L’adorerait par amour et appréciation
seuls. Après tout, qui n’aimerait pas un Dieu qui a tant fait pour lui? Dans un
sens, Satan disait que Dieu avait tout, mais qu’Il soudoyait Job pour qu’il Lui
soit fidèle. Ainsi, selon lui, Job servait Dieu non par amour pour Dieu, mais
pour ses propres motifs égoïstes.
Pensez à certains des plus méchants et belliqueux dirigeants politiques qui
ont des copains fidèles à la mort parce que ce dirigeant était bon pour eux.
Si, en effet, le Seigneur était vraiment bienveillant, amour et miséricordieux
comme Il est dépeint, alors même si Job perd toutes ces bonnes choses, il
servirait encore le Seigneur. Cependant, en réclamant que Job ne pouvait
pas être fidèle, Satan insinuait que même Job ne Lui faisait pas entièrement
confiance et que Job était fidèle seulement à cause de ce que Dieu lui avait
donné. Autrement dit, après tout (selon Satan) la fidélité de Job dépend à peu
près de ce qui va bien pour lui.
Pourquoi servez-vous le Seigneur? Supposons que vos motiva-
tions ne soient pas parfaites. Si vous deviez attendre jusqu’à
ce que vos motivations soient parfaites (si elles ne le sont pas),
qu’est-ce qui peut vous arriver, à vous et à votre foi?
32
L undi 10 Octobre
(page 24 de l’édition standard)
Lisez Job 2. Que se passe-t-il dans ces textes? Aussi, quelle est l’impor-
tance du fait qu’à la fois dans Job 1 et 2 ces « Fils de Dieu » fussent
là pour assister au dialogue entre Dieu et Satan?
33
M ardi 11 Octobre
(page 25 de l’édition standard)
Comparez ce qui est arrivé dans Job 1 à ce qui est arrivé avec Adam
et Ève dans Genèse 3: 1-8. Comment le contraste fait paraitre leur
péché encore plus terrible?
Adam et Ève, des êtres sans péché au milieu d’un véritable paradis,
ont transgressé la loi en tombant dans le péché à cause de l’attaque de
Satan; Job, au milieu de la douleur, la tragédie et la ruine, est resté fidèle
au Seigneur, malgré les attaques de Satan. Dans les deux cas, nous avons
un exemple puissant des grands enjeux en ce qui concerne le libre arbitre.
Comment la réaction de Job ici nous montre-t-elle combien mes-
quines, faciles et fausses peuvent souvent être nos excuses pour le
péché?
34
M ercredi 12 Octobre
(page 26 de l’édition standard)
La femme de Job
C’est aussi probablement le bon moment plus que tout de parler d’une
autre victime dans l’histoire de Job: sa femme. Elle apparait seulement
dans Job 2: 9, 10. Après cela, elle disparait de la scène et de l’histoire dans
son ensemble. Rien ne nous est plus dit sur elle. Cependant, compte tenu
de tout ce qui est arrivé, qui pouvait imaginer la douleur que cette malheu-
reuse femme subissait? Sa tragédie, celle de ses enfants et celle des autres
victimes dans le chapitre 1, montrent l’universalité de la souffrance. Nous
sommes tous impliqués dans le grand conflit; personne n’y échappe.
Lisez Job 2:10. Quel puissant témoignage Job donne-t-il ici aussi? Voir
aussi Phil. 4: 11-13.
35
J eudi 13 Octobre
(page 27 de l’édition standard)
36
V endredi 14 Octobre
(page 28 de l’édition standard)
Discussion:
En temps de crise, pourquoi est-il si naturel pour les gens de
remettre en cause l’existence ou le caractère de Dieu? Au milieu de
la dure réalité de ce que signifie vivre dans un monde déchu, un
monde dans lequel le grand conflit est réel, pourquoi devons-nous
garder la réalité de la croix toujours devant nous?
37
Histoire
Combler le vide: 1e partie
En tant que benjamine et la seule fille dans une famille roumaine,
Elena était comblée d’amour. Pourtant elle sentait un vide profond à
l’intérieur, sans savoir son besoin réel. Ses amis l’avaient invitée à la
discothèque, où elle pouvait combler son vide avec la musique et la
danse, mais ses parents lui interdisaient d’y aller.
Un des amis d’Elena l’invita à visiter l’église Adventiste du
Septième Jour. Elena avait apris que les Adventistes étaient des gens
bons et honnêtes. Mais sa grand-mère l’avait avertie que les fidèles
orthodoxes ne visitent pas les églises protestantes. Alors, Elena n’y
alla pas.
Puis quelqu’un, invita Elena à participer à une série de prières
pendant une semaine. Ces réunions ne sont pas des cultes réguliers,
raisonnait-elle, donc il n’y a aucun mal à y aller. Son père lui permit
d’y aller, alors elle participa aux réunions, en partie par curiosité
pour savoir ce qu’enseignent les autres églises. Elle participa à
toutes les réunions et apprit que Jésus veut être son ami personnel,
qu’Il l’aime, est mort pour elle et qu’Il revient encore. Pour la pre-
mière fois dans sa vie, Elena sentait le bonheur. Elle voulait en savoir
plus et décida d’aller à l’église le samedi.
Quand le père d’Elena s’est rendu compte qu’elle voulait assis-
ter aux services religieux le sabbat, il fut en colère. Mais Elena
avait goûté l’amour du Christ et savait qu’elle doit en savoir plus.
Cependant, quand elle a essayé de quitter la maison pour aller à l’église,
son père l’a arrêtée. « Cette famille n’a qu’une seule religion », dit-il.
« Personne dans cette maison ne doit appartenir à une autre religion ».
Mais comme Elena lisait sa Bible et apprit d’autres vérités qu’elle
ne connaissait pas, elle fut convaincue que le samedi est le sabbat de
Dieu. Elle voulut aller à l’église, mais elle savait que ses parents ne
lui permettraient pas. Alors, elle leur dit qu’elle allait rendre visite à
sa grand-mère. Sur sa route vers l’église, elle s’arrêta chez sa grand-
mère pendant quelques minutes et partit ensuite à l’église. Sa grand-
mère sut ce qu’Elena faisait et elle l’avertit que cela apporterait de
la tristesse à la famille.
Une veuve vivait à côté de la famille d’Elena. Elle avait entendu
parler du désir d’Elena de fréquenter l’église. Elle invita Elena à
venir dans sa maison le vendredi soir où elle pouvait aller à l’église
pour participer au programme de prière du soir. Elena prenait soin
d’aller à l’église tôt, pour qu’on ne la voie pas cheminer avec les
Adventistes.
À suivre …. .
La leçon en Bref
Textes clés: Job 2; Genèse 3:1–8
Objectifs:
Savoir: Examiner comment le grand conflit se joue dans la vie de Job
et préfigure la vie de Christ au milieu de la douleur et de la souffrance.
Ressentir: Apprécier l’acceptation de Job de ses circonstances et sa sou-
mission à Dieu comme la seule réponse adéquate et pieuse à la tentation.
Agir: S’engager à imiter l’intégrité de Job face à la tragédie et à la dou-
leur, même face à la suggestion de sa femme d’abandonner Dieu.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: Job et Christ
A Quelles similitudes avez-vous découvertes entre Job et Jésus-Christ?
B De quelle manière les souffrances de Christ vont-elles bien au-delà
de ce que Job a connu?
Résumé: L’implication de Job (et la nôtre) dans le grand conflit n’était pas
nécessairement sur le plan théologique, mais sur un plan personnel. Sa
souffrance était une forte tentation de nier Dieu (cela l’est encore pour
nous), mais sa fidélité nous donne le courage dans l’adversité. Et la vic-
toire de Christ sur la tentation et Sa volonté de passer par la souffrance
nous donnent de l’espoir pour défendre notre intégrité.
39
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
ÉTAPE 2—Explorer
Commentaire biblique
Il y a un certain nombre de questions théologiques importantes soulevées
dans le deuxième chapitre du livre de Job que nous étudions cette semaine.
Il devient clair que la souffrance de Job est vraiment un moment de tentation
qui fait écho à la tentation originelle dans Genèse 3 et préfigure la tentation de
Jésus telle que rapportée dans Matthieu 4. Et puis il y a l’accusateur (Satan) et
Celui qu’il accuse (Dieu), dont les conflits sous-tendent ce chapitre.
souffrance et la mort. Une autre différence importante est que le premier couple
humain tombe, mais Job résiste à la tentation de maudire Dieu et de chuter; ainsi,
il devient un type de Christ, qui résiste aussi à la tentation dans le désert. Nous
devons aussi remarquer que l’antitype (Christ) est toujours plus grand et plus
complet que le type (Job) et que la victoire de Christ sur la tentation représente la
victoire sur le péché dans le grand conflit.
II. L’accès de Satan au ciel (Relisez Job 1: 6; 2: 1; Luc 10:18 et Apocalypse 12: 3, 7-9
avec la classe.)
L’une des questions les plus embarrassantes qui découle de l’étude de Job 1
et 2 est le libre accès au ciel que Satan semble profiter. Deux fois de suite, Satan
est venu en la présence de Dieu (Job 1: 6 et 2: 1). Mais il est intéressant de noter
que dans les deux cas, c’est Dieu qui initie le dialogue et demande à Satan de
rendre compte de ses actes. De toute évidence, Dieu est au contrôle, même dans
le cas de l’accès de Satan au ciel. Il est également intéressant de noter que, après
sa deuxième tentative avortée de tenter Job de rejeter Dieu, Satan disparait com-
plètement du livre de Job, presque de la même manière dont il disparait après la
troisième tentation de Jésus dans le désert. En revanche, plusieurs versets dans la
Bible parlent clairement du sort de Jésus après les tentations de nature sauvage et
Son accès au trône de Dieu.
L’existence de Satan à un moment donné dans le ciel est rapportée dans la
Bible. Apocalypse 12: 7-9 décrit dans un flashback comment le grand conflit
commence par une bataille dans le ciel qui se termine avec l’être de Satan expulsé
du ciel et tombant sur la terre, avec un tiers des anges (Apocalypse 12: 4). Bien
qu’il soit difficile d’imposer un calendrier continu entre les évènements qui ont
lieu dans le ciel et sur la terre, cette expulsion se produit avant la création de la
terre, là où Satan tente d’abord la femme en Éden (Genèse 3: 1-8), avant de livrer
combat à la Semence de la femme (Genèse 3:15), Jésus-Christ, au cours de Sa
vie terrestre.
Pendant le temps de l’Ancien Testament, Satan avait encore un accès limité au
ciel (Job 1: 6, 2: 1; Zacharie 3: 1), mais c’est toujours sur la demande et sous
l’autorité de Dieu. La croix représente le moment où la victoire sur les puissances
du mal devient visible. L’accès de Satan au ciel ne semble plus continuer (cf. Luc
10:18, Jean 12:31). Satan est donc limité à la terre, où il finira par être lié de
chaines au cours du millénaire (Apocalypse 20).
42
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 3—Appliquer
Pour les moniteurs: Dieu démontre une patience incroyable avec les
attaques de Satan sur Job, qui sont en fait dirigées contre Lui-même,
sachant que la croix répondrait à toutes les questions, même celles de Job.
Application:
Pensez à un moment où vous (ou quelqu’un que vous connaissez) êtes faus-
sement accusé. Comment chacun a-t-il répondu? Quel a été le résultat final?
Pour les moniteurs: Satan est toujours le père de tous les mensonges,
qui continue d’insinuer des contrevérités sur les enfants de Dieu.
Activité:
Étape 1: À la maison, écrivez une liste des mensonges sur vous-même que
Satan a tentés de murmurer à votre oreille. Cela peut être une expérience
douloureuse.
Étape 2: Prenez cette liste et brulez-la (ou détruisez-la autrement de façon
permanente), sachant que Dieu vous aime et vous voit à travers le sacrifice de
Christ sur la croix, par lequel Il vous a sauvé.
43
L eçon 4 *15–21 Octobre
(page 30 de l’édition standard)
Sabbat Après-Midi
Étude de la semaine: Rom. 1:18–20; Job 12:7–10;
Apo. 4:11; Col. 1:16, 17; Matt. 6:34; Job 10:8–12; Rom. 3:1–4.
C
ontrairement à tous les autres livres de la Bible, le livre de
Job est complètement éliminé du contexte de la terre et du
peuple d’Israël. De la Genèse, avec la promesse à Abram que le
Seigneur fera de lui « une grande nation » (Gen.12: 2), à l’Apocalypse,
qui décrit « la ville sainte », Jérusalem (Apo. 22:19), d’une certaine
façon, directement ou indirectement, le contexte d’Israël et sa relation
d’alliance avec Dieu contribue à façonner chaque livre.
Dans Job, il n’y a rien de cela, pas même l’événement séminal dans
l’histoire israélite antique, l’exode. La raison la plus immédiate est que
Moïse a écrit Job, en Madian ensemble avec Genèse (voir aussi SDA
Bible Commentary, vol. 3, p. 1140); l’exode n’avait pas encore eu lieu,
ce qui explique pourquoi cela n’est pas mentionné.
Mais il se pourrait qu’il y ait une autre raison, encore plus impor-
tante. L’un des thèmes clés de Job, la souffrance humaine, est universel.
Ce sujet n’est pas limité à un seul peuple ou à une seule époque. Juif
ou Gentil, nous tous savons quelque chose des malheurs de Job, de la
douleur de l’existence dans un monde déchu. Bien que sa douleur soit
unique en son genre, Job nous représente tous dans nos souffrances.
44
D imanche 16 Octobre
(page 31 de l’édition standard)
Lisez Job 12: 7-10. Comment ces paroles reflètent-elles les idées présen-
tées dans Romains 1: 18-20?
Ici aussi, on nous dit que la réalité de Dieu se voit dans le monde créé.
Bien que dans son état déchu, la nature ne révèle pas le caractère complet
de Dieu, elle révèle certainement Sa puissance créatrice et les aspects de
Sa bonté.
Quelles sont les choses dans la nature qui vous parlent plus
de la puissance et de la bonté de Dieu? Comment pouvez-vous
apprendre à tirer la force et l’encouragement de ce message?
45
L undi 17 Octobre
(page 32 de l’édition standard)
Apo. 4:11
Col. 1:16, 17
Jean 1:1–3
46
M ardi 18 Octobre
(page 33 de l’édition standard)
47
M ercredi 19 Octobre
(page 34 de l’édition standard)
Le dilemme
Lisez les textes suivants dans Job. Quel problème constitue un défi
pour Job? Quelle question ne pose-t-il pas? Job 6:4–8, Job 9:1–12.
Oui, la question aux prises avec Job est la même que la plupart des
croyants en Dieu ont affronté et affrontent encore: si Dieu existe, un
Dieu bon et aimant, pourquoi les humains souffrent-ils? Pourquoi
même les « bonnes » personnes, telles que Job, passent-elles par des
calamités et épreuves qui semblent si souvent ne produire rien d’im-
portant? Encore une fois, si l’univers était sans Dieu, la réponse serait
que c’est tout simplement ce que cela signifie de vivre dans un cosmos
sans but et purement matérialiste où les êtres humains ne sont que des
sous-produits accidentels des atomes et des molécules.
Job savait mieux que cela. Nous en savons aussi mieux; d’où le
dilemme.
48
J eudi 20 Octobre
(page 35 de l’édition standard)
La théodicée
Lisez Romains 3: 1-4. Bien que le contexte immédiat soit l’infidélité
de certains du peuple d’alliance de Dieu, quel est le plus grand pro-
blème que soulève Paul ici? Que dit Paul au sujet de Dieu?
49
V endredi 21 Octobre
(page 36 de l’édition standard)
Discussion:
Insistez sur la question de la souffrance de ceux qui ne croient
pas en Dieu. Comme nous l’avons vu, ils ne doivent pas être
confrontés aux mêmes questions que les croyants en Dieu face à
la tragédie. D’autre part, quel espoir peuvent-ils avoir en n’ayant
jamais de réponses, en ne trouvant jamais de solution? Imaginez
tout ce que nous subissons ici dans ce monde et ensuite, croire
que tout se termine dans la tombe, avec rien au-delà. Ce n’est pas
étonnant que tant d’incroyants se découragent de la vie ou même
ne trouvent aucun sens à la vie. La littérature séculaire est pleine
de leurs exclamations et protestations sur la façon dont tout est
inutile. Comment pouvons-nous, alors, même au milieu de nos
douleurs ici, tirer l’espoir de notre foi, malgré les questions diffi-
ciles qui restent?
50
Histoire
Combler le vide: 2e partie
Après plusieurs semaines d’astuces, Elena s’est rendu compte qu’elle
disait des mensonges afin d’adorer Dieu, et cela ne saurait plaire au
Seigneur. Elle décida de dire la vérité et d’accepter les conséquences.
Mais son père avait déjà soupçonné ce qu’elle était en train de faire.
Il la laissa entrer chez la veuve, puis une demi-heure plus tard, il y alla
demander d’après sa fille. La veuve lui dit qu’elle avait quitté, mais elle
serait de retour dans une demi-heure. Mais cette nuit-là, Elena était si
profondément touchée quand l’orateur décrivait comment Jésus a souf-
fert pour l’humanité, au point qu’elle n’avait pas pu partir avant la fin
du service.
En rentrant, elle pensait: « si Dieu a tellement souffert pour moi,
peut-être que j’aurai à souffrir pour Lui. Je serai fidèle en m’attendant
à Jésus pour avoir la force ». Elle n’avait aucune idée de ses souffrances
à venir.
Elle retourna à la maison de la veuve, enchantée par ce qu’elle avait
appris. Mais la veuve la mit en garde: « sois prudente; ton père est en
colère. »
Elle trouva son père qui l’attendait à la maison. Il cria sur elle et exi-
gea de savoir où elle avait été.
« J’ai été à l’église » dit-elle. « J’ai beaucoup apprécié. »
« Tu n’iras plus jamais à cette église! », cria-t-il. « Tu n’auras rien à
voir avec les Adventistes du septième jour ! » Il alla dans la chambre de
sa fille et rassembla tous ses livres religieux et les déchira. Puis il les
jeta sur un tas dans la cour et les brûla.
Son père essaya par tous les moyens qu’il avait pour convaincre Elena
d’arrêter « ces absurdités ». Mais Elena avait vu la meilleure voie de
Dieu et elle refusa de Lui désobéir. Quand elle a dit ce qu’elle pensait à
son père, il a crié : « je voudrais te tuer plutôt que d’avoir une fille qui
me désobéit! Tu n’es plus ma fille! »
« OK, » dit-elle. « Si tu ne veux pas que je sois ta fille, je serai la fille
de Dieu! »
Un Sabbat, Elena se réveille et trouve tout le monde endormi. Elle
décida d’aller à l’église malgré les menaces de son père. Quand elle se
préparait à quitter la maison, il la vit. « Où vas-tu? » demanda-t-il.
« À l’Église Adventiste », répondit-elle.
« OK », dit-il calmement. « Mais ne reste pas longtemps. »
Plus tard, le père d’Elena la vit venir à la maison et il demanda : « qui
t’a dit d’aller à l’église? »
« C’est toi, papa », dit Elena. « Quand? », demanda-t-il, confondu.
« Ce matin. Tu ne te rappelles plus? »
La tension entre Elena et son père la rendait difficile la vie à la mai-
son. Mais Elena n’avait nulle part où aller.
À suivre … .
La leçon en Bref
Textes clés: Job 10: 8-12, Romans 3: 1-4, Colossiens 1:16, 17
Objectifs:
Savoir: Observer comment à la fois la nature créée et les êtres créés sou-
lignent le fait qu’il y a un Créateur au contrôle de l’univers.
Ressentir: Vivre l’ultime révélation du caractère de Dieu qui a envoyé
Son Fils pour mourir sur la croix pour nos péchés.
Agir: Être déterminé à ne pas poser la question « pourquoi, Dieu? », mais
plutôt « Dieu, quelle est l’importance de mon épreuve? »
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: Dieu dans la nature
A Qu’y a-t-il dans la nature qui nous parle d’un Créateur aimant?
B Quelles sont les limites de tout ce que la nature peut nous révéler à
propos d’un Créateur aimant? Où pouvons-nous en savoir plus sur Lui?
52
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
Discussion d’ouverture : Écoutez les paroles d’un bon ami qui a perdu sa
fille de suite d’un cancer (les noms et les dates sont modifiés): « Le couvercle
du coffre est tombé avec la finalité cruelle. Je pouvais encore voir le cercueil
de pin de couleur claire à travers le rétroviseur, mais l’entrepreneur des pompes
funèbres a démarré le moteur et partit. Disparue. Mon enfant a disparu! Mes
lunettes embuées de larmes. Cela faisait si mal, comme si j’avais été réduit à
moitié. Même si j’avais su pendant des mois que ce moment finirait par arriver,
même si j’avais hoché la tête lorsque l’entrepreneur des pompes funèbres a
demandé: « Puis-je fermer le cercueil maintenant? », même si mon esprit l’avait
depuis longtemps accepté quand Andrea a prié: « Seigneur, laisse-moi mourir,
je ne peux plus me battre », même si je suis soulagé qu’elle n’a plus besoin de
souffrir de douleurs et plus jamais besoin de craindre un autre résultat de test,
mon cœur criait: « non! C’est tellement injuste! Elle est encore si jeune! Je
voudrais mourir à sa place! Andrea avait seulement 25 ans quand son combat
contre le cancer a pris fin ».
Ceci est loin d’être une histoire unique, et bien sûr, chacun d’entre nous peut se
substituer nos propres expériences. Comment pouvons-nous rapporter le concept
d’un Dieu d’amour à la souffrance incompréhensible que nous vivons dans notre vie?
53
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 2—Explorer
Commentaire biblique
La souffrance est en effet un sujet universel et intemporel. Le livre de
Job l’engage d’une manière qui est toujours d’actualité, même après 3500
ans d’histoire remplie de souffrance personnelle et collective. Il est impor-
tant d’examiner le contexte historique de l’ouvrage et de comprendre
comment la question de Dieu et de la souffrance a été vue et exprimée
depuis la création jusqu’à la fin des temps.
II. Révélation générale et spéciale (Relisez Job 12: 8-10; Colossiens 1:16, 17; et
Romains 1: 18-20 avec la classe.)
L’attaque de Satan sur Job est vraiment dirigée contre le caractère de Dieu.
Cette affirmation est au cœur du grand conflit. La résolution du conflit sur le
caractère de Dieu doit être encrée dans la connaissance de Dieu, qui dérive de
ce qu’Il a révélé sur Lui-même, et non de ce que Satan dit qu’Il est.
Nous nourrissons habituellement notre compréhension à la fois de la révé-
lation générale (ou naturelle) et spéciale dans ce contexte plus large de la
connaissance de Dieu. Les deux formes de révélation sont présentes dans le
livre de Job. Il y a une possibilité pour chaque personne de connaitre Dieu à
travers la nature (Rom. 1: 18-20). Savoir sur Dieu ou reconnaitre Son existence
ne signifie pas nécessairement Le connaitre personnellement. Mais ce que nous
voyons dans la nature pointe à Lui en tant que Créateur. Paul dans Romains
continue de parler d’une morale fondamentale que Dieu a mise dans l’huma-
nité qui se reflète dans l’ordre naturel (Rom. 2:14, 15). Cependant, un monde
de péché et une nature humaine pécheresse ont obscurci cette connaissance
générale de Dieu et de la moralité de base de sorte qu’une révélation spéciale
est nécessaire. Dieu Lui-même s’est révélé dans Sa Parole, et la révélation la
plus complète de Dieu peut être trouvée en Christ, qui est le logos « parole »
incarné de Dieu (cf. Jean 1: 1-3). Ces deux aspects, la révélation générale et
spéciale, se trouvent dans le livre de Job. Alors que la révélation générale pointe
à Dieu (Job 12: 7-10), elle peut, néanmoins, répondre aux questions de Job de
façon satisfaisante. Mais c’est la révélation spéciale de Dieu seule – Ses paroles
directes à Job – qui a fournit finalement de vraies réponses à Job (Job 38-41).
55
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 3—Appliquer
Application:
Pensez à un moment de souffrance dans votre vie où vous avez senti
de l’amertume envers Dieu. Comment pouvez-vous vous débarrasser de
ces sentiments d’amertume dans votre relation avec Lui?
Qu’en est-il des sentiments d’amertume envers les autres? Comment
vous êtes-vous senti quand quelqu’un vous a injustement traité? En consé-
quence, de quelle manière retenez-vous l’amertume envers ceux qui vous
ont blessé? Que pouvez-vous faire pour résoudre ces sentiments de dou-
leur et de ressentiment et favoriser plutôt la guérison et le renouvèlement?
ÉTAPE 4—Créer
Activités:
Au cours de la semaine, pensez à votre image préférée de Dieu dans
la Bible, peut-être une histoire préférée ou une métaphore préférée pour
Dieu (Dieu comme Berger, Roc, Forteresse, et ainsi de suite).
56
L eçon 5 *22–28 Octobre
(page 38 de l’édition standard)
Maudire le Jour
Sabbat Après-Midi
Étude de la semaine: Job 3:1–10, Jean 11:11–14,
Job 6:1–3, 7:1–11, Jacques 4:14, Job 7:17–21, Ps. 8:4–6.
Q
uand nous lisons l’histoire de Job, nous avons deux avantages
distincts: d’abord, nous savons comment cela se termine, et
deuxièmement, nous connaissons l’arrière-plan, l’exploitation
du conflit cosmique en coulisses.
Job ne savait rien de tout cela. Tout ce qu’il savait est que tout allait
très bien dans sa vie quand tout à coup une calamité après l’autre, une
tragédie après l’autre, s’abattirent sur lui. Et tout à coup, cet homme, «
le plus grand de tous les hommes de l’orient » (Job 1: 3), fut réduit en
deuil, et en deuil sur un tas de cendres.
En étudiant Job, nous essayons de nous mettre dans la position de
Job, car cela nous aidera à mieux comprendre la confusion, la colère
et le chagrin qu’il traversait. Et en un sens, cela ne devrait pas être très
difficile pour nous, n’est-ce pas? Pas que nous ayons connu la même
expérience que Job, mais, qui parmi nous, né de la chair humaine dans
un monde déchu, n’a pas connu la perplexité que la tragédie et la souf-
france apportent, surtout quand nous cherchons à servir fidèlement le
Seigneur et à faire ce qui est droit devant Lui?
57
D imanche 23 Octobre
(page 39 de l’édition standard)
Lisez Job 3: 1-10. Comment Job exprime-t-il son chagrin ici au premier
abord? De quelles manières chacun de nous se rapporte-t-il à ce qu’il
dit?
La vie, bien sûr, est un don de Dieu. Nous existons seulement parce
que Dieu nous a créés (Actes 17:28, Apo. 4:11). Notre existence même
est un miracle, un qui a déconcerté la science moderne. En effet, les
scientifiques ne sont pas encore totalement d’accord sur ce qu’est la
définition de la « vie », encore moins comment elle est venue, voire plus
important, pourquoi la vie. Qui, cependant, dans les moments de déses-
poir, n’a pas demandé si la vie valait la peine? Nous ne parlons pas des
malheureux cas de suicide. Plutôt, que dire des moments où nous pour-
rions avoir souhaité, comme Job, n’être pas venu du tout à l’existence?
Un ancien Grec a dit que la meilleure chose qui pourrait arriver à une
personne, à part la mort, est de n’être jamais né. C’est-à-dire, la vie peut
être si misérable que nous aurions été mieux si nous n’existions même
pas, et donc être épargné de l’angoisse inévitable qui vient avec la vie
d’une personne dans ce monde déchu.
58
L undi 24 Octobre
(page 40 de l’édition standard)
Ici, dans l’un des plus anciens livres de la Bible, nous avons ce qui
est peut-être l’une des premières expressions de ce que nous appelons
« l’état des morts. » Tout ce que Job voulait à ce point était d’être « au
repos ». La vie est soudainement devenue si dure, si difficile et si dou-
loureuse qu’il aspirait à ce qu’il savait être la mort, un repos paisible
dans la tombe. Il était si triste et avait si mal au point d’oublier toute la
joie qu’il avait dans la vie avant les calamités, il souhaitait être mort,
même à sa naissance.
59
M ardi 25 Octobre
(page 41 de l’édition standard)
Cette image nous donne une idée sur la façon dont Job perçoit sa souf-
france. Si tout le sable de la mer était mis sur un plateau de la balance et
sa « douleur » et ses « calamités » sur l’autre, ses souffrances seraient plus
pesantes que tout le sable. Voilà comment Job ressentait sa douleur. Et
c’était la douleur de Job seul et personne d’autre.
Parfois, nous entendons parler de la « somme totale de la souffrance
humaine ». Et pourtant, cela n’exprime pas vraiment la vérité. Nous ne
souffrons pas en groupe. Nous ne souffrons pas de la douleur de quelqu’un,
mais de la nôtre. Nous connaissons seulement notre propre douleur, seule-
ment notre propre souffrance. La douleur de Job, bien que grande, n’était
pas supérieure à ce que quiconque pourrait jamais expérimenter.
Certaines personnes bien intentionnées pourraient dire à quelqu’un:
« Je ressens votre douleur. » Ce n’est pas vrai; elles ne le peuvent pas.
Tout ce qu’elles peuvent sentir c’est leur propre douleur qui pourrait
venir en réponse à la souffrance de quelqu’un d’autre. Mais qui est
toujours et seulement ce qu’elle est, leur propre douleur, pas de l’autre
personne.
Nous entendons parler de catastrophes, d’origine humaine ou autre, avec
de nombreuses pertes de vies humaines. Le nombre de morts ou de blessés
nous paralysant. Nous pouvons à peine imaginer de telles souffrances mas-
sives. Mais, avec Job, tout comme avec tous les cas de l’humanité déchue
d’Adam et Ève de l’Éden à la fin de ce monde, chaque être déchu qui a une
fois gouté à la vie ne peut savoir que sa propre douleur et rien d’autre. Bien
sûr, nous ne voulons jamais minimiser la souffrance individuelle, et en tant
que chrétiens, nous sommes appelés à chercher à aider à atténuer le mal
quand et où nous pouvons (cf. Jacques 1:27, Matt. 25: 34-40.) Pourtant, peu
importe l’énormité de la souffrance dans le monde, combien devrions-nous
être reconnaissant qu’aucun homme tombé ne peut souffrir plus que ce qu’un
individu ne puisse supporter. (Il y a une seule exception; voir la leçon 12.)
Insistez plus sur cette idée que la souffrance humaine est limitée seu-
lement à chaque individu. Comment cela vous aide (le cas échéant) à
examiner la question troublante de la souffrance humaine dans une
perspective un peu différente?
60
M ercredi 26 Octobre
(page 42 de l’édition standard)
La navette du tisserand
Imaginez la conversation suivante. Deux personnes se lamentent sur le
sort de toute l’humanité: la mort. Autrement dit, peu importe la qualité
de la vie qu’elles mènent, peu importe ce qu’elles accomplissent, tout
finit dans la tombe.
« Ouais », ronchonne Metuschélah à un ami. « Nous vivons, quoi,
800, 900 années, et alors nous sommes partis. Qu’est-ce que 800 ou
900 années contrairement à l’éternité? » (cf. Genèse 5.) Bien qu’il soit
difficile pour nous aujourd’hui d’imaginer ce que ce serait de vivre des
centaines d’années (Metuschélah avait 187 ans quand naquit son fils
Lémec, et Metuschélah vécut 782 ans après cela); Pourtant, même les
antédiluviens, face à la réalité de la mort, doivent avoir déploré ce qui
semblait être la brièveté de la vie.
Lisez Job 7: 1-11. Quelle est la plainte de Job? Voir aussi Ps. 39: 5, 11;
Jacques 4:14.
61
J eudi 27 Octobre
(page 43 de l’édition standard)
Lisez Job 7: 17-21. Qu’est-ce que Job exprime ici? Quelles questions
pose-t-il? Considérant sa situation, pourquoi ces questions sont-
elles compréhensibles?
Discussion:
Comment décririez-vous, en tant que chrétien, la réponse à
la question, « Qu’est-ce que l’homme? » Comment votre réponse
serait-elle différente de celle des gens qui ne croient pas au Dieu
de la Bible?
« Qu’il est certain que les morts sont au-delà de la mort », écrit
Cormac McCarthy. « La mort est ce que les vivants emportent
avec eux. » Pourquoi notre compréhension de ce qui se passe après
la mort nous donne-t-elle du réconfort à propos de nos bien-aimés
morts? Ne pouvons-nous pas tirer quelque consolation, ou toute,
en sachant qu’ils sont en paix, au repos, libérés de tant de fatigues
et des peines de la vie?
La leçon en Bref
Textes clés: Job 7:7–21, Psaume 8:4–6, Jean 11:11–14
Objectifs:
Savoir: Explorer le concept biblique de la croyance au sujet de l’état des
morts telle que communiquée dans les lamentations de Job.
Ressentir: Faire preuve de sympathie avec Job qui exprime sa souf-
france à travers un langage dramatique et imaginaire.
Agir: Embrasser la vision biblique de l’humanité, qui trouve son expres-
sion la plus étonnante en Christ qui s’est fait homme pour mourir pour
nous.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: L’état des morts
A Jusqu’où la croyance en l’immortalité de l’âme a-t-elle pénétré la
culture moderne?
B Quelles sont les implications pratiques de la croyance biblique selon
laquelle les morts « dorment », surtout quand un proche meurt?
65
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
ÉTAPE 2—Explorer
Pour les moniteurs: Alors que nous dépassons les premiers cha-
pitres de Job en étudiant plus en détail les différents discours, nous
66
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Commentaire biblique
Les lamentations de Job font écho à une anthropologie biblique qui met
la lumière sur sa vision de la vie et de la mort. Alors qu’elles ne sont que
ce qu’elles sont – des lamentations – et de cette façon, en mettant l’accent
sur la mort et le négatif, les lamentations ouvrent également la voie à la
communication avec Dieu. Si nous dirigeons même nos plaintes les plus
amères à Dieu, nous sommes au bon endroit, et Dieu en prend soins.
I. Structure du livre de Job (Lisez Job 1-42 avec la classe.)
II. L’état des morts (Lisez Job 14 et Jean 11: 11-14 avec la classe.)
Alors que Job très probablement n’a pas l’intention que son récit serve
d’amorce à la doctrine biblique de l’état des morts, les déclarations tout au long
de son discours montrent clairement qu’il comprenait la mort comme un sommeil
inconscient, un point de vue partagé dans toute la Bible. Il est intéressant de noter
que sur les deux livres (Job et Genèse) qui se dressent au début de l’écriture de
la Bible, le livre de Job traite des questions de la souffrance et de la mort, des
questions qui ont été déformées à travers les âges en déformant également le
caractère de Dieu et en amenant les gens à croire en l’immortalité de l’âme. Les
deux questions pointent vers le mensonge initial de Satan en Éden (cf. Genèse
3: 1-5). Job parle de la vie humaine comme étant éphémère (Job 14: 2), ce qui
contraste la mortalité humaine avec l’immortalité exclusive de Dieu (1 Tim 6:16).
Puis il compare la mort humaine à un sommeil (Job 14: 10-12; cf. aussi Ps. 13:
3; Jer. 51:39, 57; Dan. 12: 2) au cours duquel il n’y a aucun état de conscience
(Ecc. 9: 5, 6).
Puisqu’il y a une harmonie dans l’Écriture et la continuité entre l’Ancien et
le Nouveau Testament, cette imagerie de la mort comme un sommeil est reprise
dans le Nouveau Testament et appliquée de la manière la plus spectaculaire par
Jésus Lui-même à la mort de Son ami Lazare (Jean 11:11 -14). Ses disciples et
apôtres réitèrent à travers leurs écrits cette compréhension de la mort comme un
sommeil (Actes 7:60; 1 Cor 15:51, 52; 1 Thes. 4: 13-17; 2 Pierre 3: 4). Enfin,
les dernières scènes de l’Apocalypse se réfèrent à un moment où il n’y aura plus
de souffrance et de mort (Apocalypse 21: 4), à la suite de la résurrection à la vie
éternelle ou à la destruction finale. (1 Cor 15: 26, Apo. 2: 11, 20:14, 21: 8).
68
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
III. L’état des vivants (Relisez Job 7: 17-21; 14: 13-15; 19:25, 26; et Jean 3:16 avec
la classe.)
ÉTAPE 3—Appliquer
Application:
Certains chrétiens se sentent coupables de leurs pensées dépressives.
Pourquoi cela pourrait-il être ainsi?
Comment gérez-vous la réalité des pensées négatives et de la dépression?
ÉTAPE 4—Créer
Activités:
Invitez un conférencier, peut-être votre pasteur ou un psychologue de
votre église, pour présenter le sujet de la dépression à votre classe de l’École
du Sabbat. Il serait bon d’inclure des stratégies pratiques dans la présentation
sur la façon de traiter la dépression.
Tendez la main à quelqu’un qui traverse une dépression et partagez avec lui
vos idées nouvellement acquises sur le sujet. Assurez-vous de prier avec lui.
69
Tout au sujet
des gens
Sabbat Après-Midi
Étude de la semaine: Ps. 119: 65-72; Job 2: 11-13; Job 4:
1-21; Rom. 3:19, 20; 1 Cor. 3 :19; Heb. 12: 5; Matt. 7: 1.
L
a semaine dernière, nous avons souligné l’importance de nous
placer nous-mêmes dans la position de Job, du moins dans la
mesure du possible. En un sens, cela ne devrait pas avoir été que
dur, parce que nous avons tous été là; c’est-à-dire, dans une certaine
mesure, nous nous sommes tous trouvés plongés dans la souffrance
qui semble souvent n’avoir aucun sens et certainement ne semble pas
juste.
En essayant de garder ce point de vue dans le reste de la leçon, nous
devrions également trouver le point de vue des autres personnes dans
l’histoire, les hommes qui sont venus se lamenter et pleurer avec Job.
Et cela ne devrait pas être si difficile non plus. Qui parmi nous n’a pas
vu la souffrance des autres? Qui n’a pas cherché à consoler les autres
dans leur douleur et perte? Qui ne sait pas ce que cela signifie d’essayer
de trouver les mots justes pour parler à ceux dont la douleur coupe nos
propres cœurs? En fait, tant du livre de Job est vraiment repris avec le
dialogue entre Job et ces hommes, car ils ont tous essayer de donner
un sens à ce qui semble si souvent n’avoir aucun sens: l’interminable
défilé de la souffrance humaine et la tragédie dans un monde créé par
un Dieu aimant, puissant et bienveillant.
72
D imanche 30 Octobre
(page 47 de l’édition standard)
73
L undi 31 Octobre
(page 48 de l’édition standard)
Lisez Job 4: 1-11. Quel est le sens des paroles d’Éliphaz à Job?
Peut-être une bonne ouverture pour un livre sur le conseil en cas de dou-
leur pourrait mettre en exergue Éliphaz. Le chapitre d’ouverture pourrait
avoir été intitulé « Que ne puis-je dire à une âme dans la douleur ». Bien
évidemment, ces hommes sympathisaient avec Job, seulement la sympa-
thie est allée trop loin. Il semble que pour Éliphaz, la pureté théologique
était plus importante que la consolation de base. C’est dur d’imaginer
quelqu’un venir à une personne qui passe par toutes les épreuves telles que
Job et lui dire essentiellement: Eh bien, vous devez l’avoir mérité, parce
que Dieu est juste, et que seuls les méchants souffrent de cette façon.
Même si on estime que c’était cela dans le cas de Job, quel bien produit-il
en lui disant pareilles paroles? Supposons qu’un chauffeur conduise en
toute vitesse et qu’il fasse un accident de voiture et perde toute sa famille.
Pouvez-vous imaginer quelqu’un aller chez lui tout de suite, au milieu de
sa douleur, et lui dire: Dieu vous punit pour votre excès de vitesse? Le pro-
blème avec la parole d’Éliphaz n’est pas seulement sa théologie douteuse;
le plus gros problème est son insensibilité à Job et à tout ce qu’il traversait.
74
M ardi 1 er Novembre
(page 49 de l’édition standard)
75
M ercredi 2 Novembre
(page 50 de l’édition standard)
L’enracinement de la folie
Dans le chapitre 5, Éliphaz continue avec son argument. C’est
presque la même chose que ce qu’il a dit dans le chapitre précédent:
le mal n’arrive qu’aux mauvaises personnes. Imaginez comment Job a
dû se sentir, lui qui savait que ce n’était pas vrai et qu’il ne méritait pas
sa situation. Cependant, il y a un problème ici: ce n’est pas tout ce que
dit Éliphaz ici qui est erroné. Au contraire, beaucoup de ces pensées
trouvent un écho dans d’autres parties de la Bible.
Ps. 37:10
Prov. 26:2
Luc 1:52
1 Cor. 3:19
Ps. 34:6
Heb. 12:5
Os. 6:1
Ps. 33:19
76
J eidi 3 Novembre
(page 51 de l’édition standard)
Prompt à juger
Beaucoup de ce qu’Éliphaz dit à Job est correct. C’est-à-dire, il a relevé
beaucoup de points valides, lesquels sujets se retrouvent exprimés plus
tard dans la Bible. Et pourtant, quelque chose était encore terriblement
mauvaise avec sa réponse à Job. Le problème n’était pas tellement ce qu’il
disait; le problème était plus le contexte dans lequel il l’a dit. Ce qu’il
disait, les vérités qu’il soulignait, n’étaient tout simplement pas applicables
à la situation spécifique. (Voir la leçon de la semaine prochaine.)
Notre monde est un endroit compliqué. Il est facile de regarder une situa-
tion et ensuite se jeter sur quelques clichés ou même quelques textes de la
Bible que vous pensez appliquer. Peut-être qu’ils le font. Mais souvent, ils
ne s’appliquent pas à la situation. Voyez cette déclaration d’Ellen G. White
sur comment nous sommes souvent responsables de ce qui nous arrive. « La
Bible nous enseigne d’une façon parfaitement claire que ce que nous faisons
est le résultat de ce que nous sommes. Nos expériences sont essentiellement
le fruit de nos pensées et de nos actions. » – Éducation, p. 119.
Ceci est une vérité profonde et importante. Mais pourriez-vous imaginez
un saint bien intentionné aller chez quelqu’un dans une situation comme
celle de Job et lire à cette personne la précédente déclaration d’Ellen White?
(Dans certains cas, malheureusement, nous pouvons l’imaginer.) Combien
ce saint ferait-il beaucoup mieux en suivant ce conseil! « Il en est beaucoup
qui prétendent représenter la justice de Dieu et qui sont loin de manifester
Sa tendresse et Son grand amour. Il arrive souvent que ceux envers lesquels
ils se montrent si sévères sont assaillis par la tentation. Satan lutte avec
ces âmes, et des paroles dures et méchantes les découragent au point d’en
faire la proie facile du tentateur. » – Ellen G. White, Le ministère de la
guérison, p. 137.
En effet, comme c’est souvent le cas, il y a beaucoup plus de choses ici
qu’Éliphaz et tous les autres, y compris Job, ne savaient. Ainsi, la prompti-
tude d’Éliphaz au jugement, même avec toute sa théologie correcte, était à
peine la bonne chose à faire, étant donné les circonstances.
Pourquoi les textes suivants doivent-ils toujours être dans nos esprits
lorsque nous traitons avec les gens, et surtout ceux que nous croyons
qu’ils ont péché? Matt. 7:1, 2; Rom. 2:1–3; 1 Cor. 4:5.
Même si Éliphaz avait raison, et que Job méritait ces souffrances, ses
paroles étaient imprudentes et mal venues. Job est comme un symbole
pour toute l’humanité, car nous sommes tous pris dans le grand conflit, et
nous en souffrons tous. Et nous avons tous, à un certain moment, besoin de
compassion et de sympathie, pas de sermon. Bien sûr, il y a un temps pour
les sermons. Mais quand un homme s’assied sur un tas de cendres, sa vie
ruinée, ses enfants morts, et son corps plein de plaies – ce n’est vraiment
pas le moment.
77
V endredi 4 Novembre
(page 52 de l’édition standard)
Discussion:
Comment peut-on connaitre la différence entre le moment où
quelqu’un a besoin de compassion et de sympathie et quand une
personne a besoin des sermons et peut-être même de la répri-
mande? Pourquoi serait-il généralement préférable de rester du
côté de la compassion et de la sympathie quand nous avons affaire
à ceux qui souffrent, même par leurs propres péchés et méfaits?
78
Histoire
Belle au moment voulu par Dieu: 1e partie
Mihaela était la seule enfant dans sa famille en Roumaine. Ses parents
étaient des enseignants, et la famille aimait passer du temps ensemble.
Quand la mère de Mihaela a commencé à fréquenter l’Église Adventiste
du Septième Jour, son père ne s’y opposa pas, mais plutôt Mihaela. Elle
avait 18 ans à l’époque et elle contesta les nouvelles idées de sa mère.
Quand sa mère se débarrassait de ses bijoux, Mihaela lui dit qu’elle avait
l’air nu. Néanmoins, Mihaela aimait toujours sa mère et voulait lui plaire.
Lorsque Mihaela est entrée à l’université, elle sentait souvent que ses pen-
sées étaient opposées à Dieu et à la religion. Elle pensa à ce que sa mère lui
avait dit au sujet des croyances adventistes et commença même à défendre
ces croyances dans les débats avec d’autres étudiants. Mais elle résistait à
un intérêt plus profond en la religion. Elle raisonnait en disant qu’elle était
jeune et avait toute la vie à penser à Dieu et à la religion.
Pendant ses études à l’université, Mihaela fit la connaissance d’un
jeune homme très populaire. Il semblait que toutes les filles sur le campus
voulaient sortir avec lui. Il était beau et charmant, et sa famille était riche.
Mais il a choisi avoir Mihaela comme amie. Quand elle avait 21 ans, ils se
marièrent. Mihaela sentait que Dieu l’avait comblée avec Son approbation
en lui permettant d’épouser un tel homme souhaitable.
Le jeune couple visitait souvent leurs familles respectives. Alors que
les parents de Mihaela jouissaient d’une maison paisible qui se vouait aux
recherches intellectuelles, la famille de son mari n’aimait pas les plaisirs de
la famille très unie.
Les beaux-parents de Mihaela cessèrent de supporter les études de leur
fils après son mariage, alors Mihaela obtint un emploi pour aider à payer
ses frais de scolarité. Elle ne travaillait pas le samedi et le plus souvent, elle
passait toute la journée à faire le ménage. Mais elle se trouvait souvent aux
prises avec sa conscience sur ce que sa mère lui avait enseigné au sujet de
l’observation appropriée du sabbat.
Comme le temps passait et que son mari n’avait toujours pas encore
terminé ses études, le jeune couple commença à avoir des problèmes dans
leur mariage. Souvent, quand une crise vient, elle prie que si Dieu les aide
à résoudre leurs problèmes, elle deviendrait Adventiste. Mais quand la crise
passait, elle oubliait sa promesse.
Quand les beaux-parents de Mihaela apprirent que son mari n’avait pas
encore terminé ses études, ils devinrent furieux contre lui et l’accusèrent de
perdre sa vie et leur argent. En colère, il appela Mihaela au service et lui dit
qu’ils allaient quitter l’appartement que ses parents leur avaient donné. « Je
vais quitter l’école et pourvoir aux besoins de ma famille avec mes propres
mains! », dit-il hardiment.
À contrecœur, Mihaela rentra chez eux et emballa leurs affaires. Ils
allèrent loger avec la sœur de son mari qui vivait dans la même ville.
Mihaela continuait à travailler pendant que son mari travaillait sur l’obten-
tion d’un visa pour quitter le pays.
A suivre .....
La leçon en Bref
Textes clés: Job 4:1–21, Matthieu 7:1
Objectifs:
Savoir: Comprendre le rôle des amis de Job dans leur intention de se
joindre à lui dans son deuil.
Ressentir: Ressentir la vulnérabilité et la frustration de Job quand
Éliphaz commence à parler de la cause de la souffrance de Job.
Agir: S’abstenir de juger facilement d’autres, et dans le même temps, ne
pas négliger l’importance de l’exhortation biblique.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: Conseil en matière de deuil
A Comment d’autres personnes ont-ils réagi envers vous dans une situa-
tion dans laquelle vous avez vécu la souffrance?
B Quelle a été la réaction la plus utile des autres envers votre souf-
france? Que voulez-vous qu’ils aient fait différemment?
Résumé: Alors que l’arrivée des amis de Job comporte des éléments réconfor-
tants pour la souffrance de leur ami, une fois qu’ils commencent lentement
et surement à juger sans pitié Job sur la base de ce qu’ils comprennent de
la théologie. Bien que ce ne soit pas tout qui soit faux de cette théologie,
elle est essentiellement viciée. En outre, des réponses et des généralisa-
tions théologiques ne devraient jamais être des réponses à la souffrance.
80
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
ÉTAPE 2—Explorer
Commentaire biblique
Comment peut-on répondre de manière adéquate aux personnes qui
subissent une souffrance? Comment pouvons-nous faire preuve de com-
passion, tout comme les amis de Job, qui sont restés et ont pleuré avec Job
pendant sept jours, tandis que, dans le même temps, ne pas tomber dans les
pièges des réponses faciles aux situations déconcertantes que la vie jette
sur nous? Comment pouvons-nous faire face à notre propre souffrance
dans une perspective biblique?
Les amis de Job sont venus rester avec lui pendant sept jours, ce qui
donne peut-être l’origine du rituel du deuil juif appelé « assise de shiva
(sept) ». Sept jours de sympathie et de compassion. Il est intéressant de
noter que c’est Job qui rompt le silence à la fin des sept jours dans une
tentative de traiter sa douleur.
Il y a quelques dénominateurs communs dans la façon dont nous traitons
notre chagrin en tant qu’humain. En tant que chrétiens, nous pouvons aider
les autres (et parfois nous-mêmes) à être conscient de ces étapes:
(1) La cause de notre douleur doit être acceptée comme une réalité. Il
existe une tendance intéressante dans l’esprit humain à fermer nos portes
mentales sur les choses qui ne nous plaisent pas, en espérant que, de cette
façon, elles disparaitront en quelque sorte. Si vous souhaitez traiter votre
douleur et votre souffrance, la première étape consiste à accepter la réalité.
(2) La deuxième étape dans le « processus de deuil » est la volonté de
souffrir réellement des douleurs et de la perte. Personne n’aime souffrir.
C’est un instinct humain d’éviter la douleur. Toutefois, si nous voulons
aller vers la guérison intérieure, nous devons être prêts à marcher à travers
82
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
83 83
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 3—Appliquer
Application:
Quand nous parlons aux autres à propos du caractère de Dieu, quelles
sources utilisons-nous pour notre argument? Sont-elles fondées sur autre
chose que la Bible?
Devrions-nous connecter la souffrance au péché? Si oui, quand et dans
quelles circonstances?
ÉTAPE 4—Créer
Activités:
1. Créer une liste des « faites » et « ne faites pas » concernant la question
de l’observance du sabbat. Puis discutez de cette liste avec votre classe
et posez la question importante: Ces listes d’autorisations et d’interdic-
tions sont-elles la meilleure façon de considérer l’observance du sabbat?
Pourquoi ou pourquoi pas?
84
L eçon 7 * 5–11 Novembre
(page 56 de l’édition standard)
La répression punitive
Sabbat Après-Midi
Lecture de la semaine: Job 8:1–22, Esa. 40:12–14,
Job 11:1–20, Gen. 6:5–8, 2 Pie. 3:5–7.
L
e problème de la souffrance humaine continue sûrement de
décourager l’humanité. Nous voyons les « bonnes » personnes
souffrir d’immenses tragédies, alors que des méchants mènent
impunément leur vie. Il y a quelques années un livre est sorti intitulé:
Pourquoi de mauvaises choses arrivent-elles aux bonnes personnes?
C’était l’une des nombreuses tentatives au cours des millénaires à venir
à une réponse satisfaisante à ce problème. Ce n’était qu’une tentative.
Beaucoup d’autres écrivains et penseurs ont écrit de leur lutte pour se
réconcilier avec la souffrance humaine. Ils ne semblent pas avoir trouvé
les bonnes réponses.
Ce thème, bien sûr, est celui du livre de Job, et nous continuons
à explorer pourquoi même les « bonnes » personnes telles que Job,
souffrent dans ce monde. La différence fondamentale entre le livre de
Job et les autres, cependant, est que Job ne se fonde pas sur les pers-
pectives humaines de la souffrance (bien que nous voyions beaucoup
de cela dans le livre); plutôt, parce que c’est la Bible, nous avons un
regard sur la perspective de Dieu sur le problème.
Cette semaine, nous lisons plus de discours des hommes qui sont
venus à Job dans sa misère. Que pouvons-nous apprendre d’eux, en
particulier de leurs erreurs, et tout comme ils l’ont essayé, et plusieurs
autres après eux, essayer de venir à bout du problème de la douleur?
85
D imanche 6 Novembre
(page 57 de l’édition standard)
Plus d’accusations
Comme si le sermon d’Éliphaz n’avait pas causé assez de tort, Job a
fait alors face à Bildad, qui dit quelque chose de semblable à ce qu’avait
dit Éliphaz. Malheureusement, Bildad était plus grossier et plus sévère
envers Job que même Éliphaz. Imaginez que vous alliez chez quelqu’un
dont les enfants étaient morts et vous lui dites: « Si tes fils ont péché
contre Lui, Il les a livrés à leur péché » (Job 8: 4, LSG).
Ceci est ironique, parce que dans le premier chapitre de Job (Job
1: 5), il est clair que Job offrait des sacrifices au nom de ses enfants
pour cette raison même, au cas où ils avaient péché. Ainsi, nous voyons
ici un contraste entre une compréhension de la grâce (comme on le
voit dans les actions de Job) et les paroles d’ouverture de Bildad, qui
révèlent un dur légalisme rétributif. Ce qui est pire encore, cependant,
est que Bildad parle de cette façon dans sa tentative de défendre le
caractère de Dieu.
Qui peut trouver à redire contre ce qu’il a tant dit ici? « Car nous
sommes d’hier, et nous ne savons rien, nos jours sur la terre ne sont
qu’une ombre » (Job 8: 9, LSG). Voilà une puissante vérité, assez vraie
et biblique (Jacques 4:14). Ou qu’y a-t-il de mal avec son avertissement
que l’impie qui met son espoir dans les choses terrestres du monde se
confie vraiment en quelque chose d’incertain qu’une « toile d’araignée »
(Job 8:14)? Voilà aussi une pensée bien biblique qu’une personne peut
apprendre. Peut-être le plus gros problème est que Bildad ne présentait
qu’un seul aspect du caractère de Dieu. C’est comme si vous étiez dans
un fossé sur un côté de la route ou de l’autre. Aucun de ces endroits
n’est vraiment là où vous devriez être. Quelqu’un peut, par exemple, se
concentrer uniquement sur le droit, la justice et l’obéissance, alors que
quelqu’un d’autre peut se concentrer sur la grâce, le pardon et la rédemp-
tion. Insister trop sur un aspect conduit souvent à une image déformée de
Dieu et de la vérité. Nous voyons un problème similaire ici.
En tant qu’êtres humains, nous devons toujours lutter pour le
juste équilibre entre la loi et la grâce dans notre théologie et dans
nos relations avec les autres. Si, toutefois, vous étiez dans l’erreur
sur un côté ou l’autre (et en tant qu’êtres humains, nous le faisons
souvent), quel côté serait préférable lorsqu’il s’agit des défauts des
autres, et pourquoi?
86
L undi 7 Novembre
(page 58 de l’édition standard)
Quelle vérité est exprimée ici, et pourquoi est-il important pour nous
de toujours nous en souvenir?
Lisez Job 11: 1-20. Qu’est-ce qui est vrai dans ce que disait Tsophar,
et qu’est-ce qui est mauvais avec son argument dans son ensemble?
Rétribution divine
Les trois amis de Job avaient sans aucun doute une certaine connaissance
de Dieu. Et ils étaient sérieux dans leurs efforts de Le défendre aussi. Et,
comme nous l’avons vu, aussi erronées que leurs paroles à Job aient été (sur-
tout dans le contexte), ces hommes exprimaient quelques vérités cruciales.
Et au centre de leurs arguments était l’idée que Dieu est un Dieu de justice
et que le péché apporte le châtiment divin rétributif sur le méchant et les
bénédictions spéciales sur le bon. Bien que nous ne sachions pas le moment
exact où vivaient ces hommes, parce que nous acceptons que c’est Moïse
qui a écrit le livre de Job alors qu’il était à Madian, ils ont vécu un certain
temps avant l’exode. Le plus probablement aussi, ils ont vécu après le déluge.
Lisez Genèse 6: 5-8. Bien que nous ne sachions pas si ces hommes (Éliphaz,
Bildad et Tsophar) connaissaient le déluge, comment pouvons-nous dire
que son histoire a certainement influencé leur théologie?
Il est clair que l’histoire du déluge est un exemple du châtiment divin pour
le péché. Là, Dieu a directement envoyé un châtiment spécifique sur ceux
qui le méritaient. Pourtant, même là, le concept de la grâce se révèle telle que
vue dans Genèse 6: 8. Ellen G. White a écrit aussi sur le fait que « chaque
coup [de marteau] sur l’arche prêchait au peuple. » – The Spirit of Prophecy,
vol. 1, p. 70. Néanmoins, à un certain degré, nous pouvons voir dans cette
histoire un exemple de ce que ces hommes prêchaient à Job.
88
M ercredi 9 Novembre
(page 60 de l’édition standard)
Quelle grande promesse est donnée ici pour l’obéissance? Deut. 6:24, 25.
Lisez Nombres 16: 1-33. Qu’est-ce que cet incident enseigne sur la
réalité de la rétribution divine?
Compte tenu de la façon dont les rebelles ont été détruits, cet inci-
dent ne peut pas être évoqué pour soutenir l’idée du « péché apportant
son propre châtiment. » Ces personnes ont fait face à la rétribution
divine directe de Dieu pour leur péché et leur rébellion. Dans ce cas,
nous voyons des manifestations surnaturelles de la puissance de Dieu;
il semblait que les lois mêmes de la nature fussent renversées. « Mais
si l’Éternel fait une chose inouïe, si la terre ouvre sa bouche pour les
engloutir avec tout ce qui leur appartient, et qu’ils descendent vivants
dans le séjour des morts, vous saurez alors que ces gens ont méprisé
l’Éternel. » (Nomb. 16:30, LSG).
Le verbe « fait » ici est de la même racine utilisée pour la création
dans Genèse 1: 1. Le Seigneur voulait que tout le monde sache que
c’était Lui-même qui avait immédiatement et directement infligé
cette punition aux rebelles.
89
J eudi 10 Novembre
(page 61 de l’édition standard)
La seconde mort
Certainement la plus grande et la plus puissante manifestation du
jugement par rétribution sera à la fin des temps, avec la destruction
des méchants, appelée dans la Bible « la seconde mort » (Apocalypse
20:14). Cette mort, bien sûr, ne doit pas être confondue avec la mort
commune à tous les descendants d’Adam. C’est la mort par laquelle
le second Adam, Jésus-Christ, séparera les justes à la fin des temps
(1 Cor. 15:26). En revanche, la seconde mort, tout comme certains
des autres châtiments vus dans l’Ancien Testament, est la rétribution
directe sur les pécheurs qui ne se sont pas repentis et qui n’ont pas reçu
le salut en Jésus.
Lisez 2 Pierre 3: 5-7. Qu’est-ce que la Parole de Dieu nous dit sur le sort
de ceux qui sont perdus?
90
V endredi 11 Novembre
(page 62 de l’édition standard)
Discussion:
Que nous apprend la réalité de la rétribution punitive sur la
façon dont nous pouvons faire confiance à l’ultime justice de Dieu,
même en dépit de la façon dont les choses semblent être mainte-
nant?
91
Histoire
Belle au moment voulu par Dieu: 2e partie
Alors que Mihaela travaillait pour prendre soin de la maison, son mari ne
travaillait ni n’étudiait. Un jour, il lui dit qu’il avait reçu un visa pour aller en
Espagne, mais le sien n’était pas encore prêt. Alors il partit en Espagne sans
elle.
Mihaela vivait avec sa belle-famille après le départ de son mari. Elle avait
beaucoup de temps, alors elle commença à lire la littérature adventiste que sa
mère lui avait donnée. Enfin, son visa était prêt, et elle se préparait à rejoindre
son mari. Elle promit à Dieu que si elle pouvait être réunie à nouveau avec son
mari, elle se ferait baptiser à la première occasion.
Quand Mihaela est arrivée en Espagne, elle et son mari logeaient dans un
appartement avec deux autres familles et une femme célibataire. Elle fut ravie
de constater que l’une des familles était adventiste, et ils amenaient souvent
son mari à l’église. Joyeusement, le couple commença à fréquenter l’église
ensemble.
Mihaela trouva un emploi en tant que nourrice, qui exigeait qu’elle soit loin
de la maison du lundi matin au vendredi soir. Elle n’attendait que les week-
ends pour passer du temps avec son mari.
Les choses semblaient aller bien pour le couple. Son mari avait trouvé du
travail, et elle attend avec impatience d’être en mesure de payer leur propre
appartement bientôt.
Puis, un par un, les gens commencèrent à dire à Mihaela que son mari pas-
sait trop de temps avec la femme célibataire qui vivait dans le même apparte-
ment. Mihaela remarqua que les deux avaient une attitude assez amicale, mais
ils nièrent toute relation secrète.
Puis l’intérêt de son mari à l’église diminua. Il commença à demander à
Mihaela de cuisiner ou faire du shopping avec lui le jour du sabbat. Quand elle
a refusé, il a menacé d’épouser l’autre femme en remplacement. Enfin, elle a
cédé et fait des courses avec son mari et l’autre femme. Elle était misérable et
décida de ne plus céder à ses menaces.
La semaine suivante, le pasteur adventiste les visita, et Mihaela lui dit
qu’elle voulait se faire baptiser. Plus tard cette semaine le patron de son mari
confirma que son mari et l’autre femme étaient plus que des amis. Mihaela
confronta la femme, qui admit enfin que c’était vrai.
Mihaela ne pouvait pas retourner à l’appartement, elle demanda à ses
employeurs si elle pouvait rester dans leur maison le week-end.
Malgré la perte de son mari aux dépens d’une autre femme, Mihaela trou-
vait la joie en son ami constant, Jésus, qui lui donnait la foi et la force pour
faire face à son mariage brisé. Elle se réjouit de voir comment Dieu travaille
dans sa vie, et ses parents sont heureux d’elle.
La leçon en Bref
Textes clés: Job 11:7, 8; 2 Pierre 3:5–7
Objectifs:
Savoir: Faire la différence entre les exemples historiques de jugement
rétributif de Dieu avec la situation spécifique de Job.
Ressentir: Apprécier la souveraineté de Dieu dans Sa façon de traiter de
l’humanité à travers l’histoire avec amour et justice.
Agir: Chercher un équilibre sain et biblique dans la compréhension de la
justice et de la miséricorde de Dieu dans sa propre vie et dans la vie des
autres.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: Le jugement rétributif
A Comment comprenez-vous ce qui est arrivé pendant le déluge ou dans
Sodome et Gomorrhe en termes de jugement rétributif de Dieu?
B Quelle est la grande différence entre ces évènements et la façon dont
les amis de Job ont réagi envers Job?
Résumé: Les arguments de Bildad et de Tsophar ont pris un ton qui devient de
plus en plus sévère à mesure que Job affirme son innocence. Bien qu’il y ait
un jugement divin rétributif direct dans la Bible, les voies de Dieu ne sont
pas les nôtres, et il est impossible pour nous de déterminer quand Dieu punit
directement quand Il ne le fait pas. Notre tâche est de réduire la souffrance
quelle que soit la cause.
93
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
Pour les moniteurs: L’unité de notre église est souvent contestée par
des points de vue qui représentent les extrêmes. Mais ceux qui présentent
ces deux extrêmes font valoir qu’une chose de moins que leur point de vue
reviendrait à compromettre la vérité. Il semble très difficile pour nous de
trouver une approche équilibrée, un terrain d’entente qui respecte l’unité.
94
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 2—Explorer
Pour les moniteurs: L’un des principes les plus importants de l’in-
terprétation biblique est la question de contexte. Bildad et Tsophar ont
commis la grosse erreur de ne pas regarder le contexte de la souffrance
de Job. Ils se sont basés sur une compréhension limitée de Dieu qui
ne prend pas en compte un contexte variant. Alors que le jugement
de Dieu sur Sodome et Gomorrhe est un exemple de punition divine
directe, la situation de Job nécessite un contexte complètement diffé-
rent. Voilà un homme juste à fond et de manière cohérente qui souffre.
Mais comment ses amis pourraient-ils mieux savoir? En évitant de
regarder la grande image, ils se sont rendus insensibles à la question
réelle qu’est le fait de pécher par leurs paroles, conduisant finalement
à la nécessité de l’intercession de Job en leur faveur à la fin du livre.
Commentaire biblique
Il y a un certain nombre de déclarations véridiques et importantes qui
parsèment à la fois les discours de Bildad et de Zophar qui sont pourtant
si difficiles et douloureuses qu’il vaut la peine d’analyser. Alors qu’ils ne
parviennent pas à dépeindre correctement Dieu et n’apportent aucun sou-
lagement à la souffrance de leur ami, ils ont néanmoins une compréhen-
sion partielle de Dieu. Cependant, une compréhension partielle peut par-
fois être plus nocive que rien du tout, surtout en ce qui concerne la Bible.
I. Des paroles dures (Relisez Job 8: 1-20, 11: 1-20 avec la classe.)
déclaration sur les « choses profondes de Dieu » qui se trouve être vraie (Job
11: 7, 8): Dieu est insondable et mystérieux. Ce fait même ironise la rétribu-
tion mécanique de la théologie de Bildad et de Tsophar, faisant place à une
relation inattendue entre la souffrance et la justice.
Considérez ceci: Quels sont les moments de votre vie où Dieu n’a pas réagi
de la façon dont Il était « supposé » réagir?
Les amis de Job se sentaient très fortement sur la défense de Dieu; leurs
arguments sont le prototype de l’apologétique chrétienne. Cependant, dans leur
défense passionnée, ils ont oublié que Dieu n’a pas besoin de nos faibles efforts
humains pour Le défendre.
Nous voyons cette grande vérité dans le récit évangélique de Marc 15: 3-5.
Jésus se tient devant Pilate, accusé et battu. Deux fois, Marc rapporte que Jésus
ne dit rien. De manière connexe, quand Dieu commence enfin à parler, dans
Job 38, Il ne répond à aucune des innombrables questions que Job Lui a posées
directement ou indirectement tout au long du livre. Il reste silencieux, pour ainsi
dire, sur ces questions.
Il y a une citation qui, dans ses diverses formes, a été attribuée alternativement
à Martin Luther, Oswald Chambers, et Charles Spurgeon (ce dernier étant l’au-
teur le plus probable): « L’évangile est comme un lion en cage. Il n’a pas besoin
d’être défendu, il a seulement besoin d’être libéré de sa cage. » On n’a pas besoin
de défendre Dieu. Toute tentative de Le défendre est vouée à l’échec lamentable
et n’est souvent qu’une piètre auto-défense de nos propres théologies déformées.
Nous avons plutôt besoin de donner raison de notre foi comme le dit la Bible (1
Pi. 3:15). L’apologétique chrétienne est aussi nécessaire, mais pas pour défendre
les droits du Tout-Puissant, dont les limites sont insondables (Job 11: 7-9).
III. Dieu punit activement le méchant (Lisez Exode 15: 7, 22:22, 32:10, Nombres 16,
Apocalypse 18: 8, 19:15 avec la classe.)
96
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 3—Appliquer
Application:
Comment vous sentez-vous au sujet de Dieu détruisant Satan et tous les
maux à la fin de l’histoire, à la deuxième résurrection?
ÉTAPE 4—Créer
Activités:
Visitez un lieu de souffrance dans votre communauté (par exemple, un
hôpital pour les malades en phase terminal ou un hôpital ordinaire) et tendez
la main aux personnes qui éprouvent la souffrance en ce moment.
Quelles sont les paroles ou les actions que vous avez partagées qui ont
fourni de l’espoir à ceux que vous avez visités? Partagez avec votre classe la
semaine prochaine.
97
L eçon 8 * 12–18 Novembre
(page 64 de l’édition standard)
Le sang innocent
Sabbat Après-Midi
Lecture de la semaine: Job 10, Esa. 53:6, Rom. 3:10–
20, Job 15:14–16, Job 1:18–20, Matt. 6:34.
L
’écrivain algérien Albert Camus a lutté avec la question de la
souffrance humaine. Dans son livre intitulé La Peste, il a uti-
lisé un fléau comme métaphore pour représenter les maux qui
apportent la douleur et les souffrances à l’humanité. Il a représenté une
scène dans laquelle un petit garçon, atteint de la peste, meurt d’un ter-
rible décès. Après, un prêtre qui avait été témoin de la tragédie, dit à un
médecin qui avait été là aussi: « Ce genre de chose est révoltant car cela
dépasse notre compréhension humaine. Mais peut-être que nous devrions
aimer ce que nous ne pouvons pas comprendre. » Le médecin, furieux,
répliqua: « Non, Père. J’ai une idée très différente de l’amour. Et jusqu’à
mon dernier jour, je vais refuser d’aimer un schéma des choses dans
lequel les enfants sont mis à la torture. » – Albert Camus, The Plague
(New York: First Vintage International Edition, 1991), p. 218.
Cette scène reflète ce que nous avons vu dans Job: des réponses boi-
teuses et grossières à ce qui n’a pas de solution simple. Job savait, tout
comme le médecin ici, que les réponses données ne sont pas adaptées à la
réalité à portée de main. Ainsi, voilà le défi: comment trouvons-nous des
réponses qui donnent un sens à ce qui semble si souvent insensé? Cette
semaine, nous continuons la réflexion.
98
D imanche 13 Novembre
(page 65 de l’édition standard)
La protestation de Job
Éliphaz, Bildad et Tsophar avaient un point en commun: Dieu punit
le mal. Malheureusement, ce point ne s’applique pas à la situation de
Job. La souffrance de Job n’était pas un cas de rétribution punitive.
Dieu ne le punissait pas pour ses péchés, comme ce fut le cas de Koré,
Dothan et Abiram. Job ne récoltait non plus ce qu’il avait semé, comme
cela peut souvent être le cas. Job était un homme juste; Dieu Lui-même
le dit (voir Job 1: 8), et ainsi, non seulement Job ne méritait pas ce qui
lui arrivait, il savait aussi qu’il ne le méritait pas. Voilà ce qui rendait
ses plaintes si dures et si amères.
Lisez Job 10. Qu’est-ce qu’il dit ici à Dieu, et pourquoi cela est vrai-
ment compréhensible, vue sa situation?
99
L undi 14 Novembre
(page 66 de l’édition standard)
Le sang innocent?
Nous entendons souvent la question de la souffrance « innocente ».
La Bible utilise même l’expression « sang innocent » (Ésaïe 59: 7, Jer.
22:17, Joël 3:19), généralement dans le contexte de l’agression, ou même
de l’assassinat, de personnes qui ne méritaient pas l’acte. En ayant cette
compréhension de « sang innocent », et aussi, comme nous le savons tous,
notre monde est rempli de nombreux exemples.
D’autre part, la Bible parle de la réalité du péché de l’homme et de
la corruption humaine, qui soulève une question valable du sens du mot
« innocent ».
Si tout le monde a péché, si tout le monde a violé la loi de Dieu, alors
qui est vraiment innocent? Comme quelqu’un l’a dit, « Votre certificat de
naissance est la preuve de votre culpabilité ».
Bien que les théologiens et les savants aient débattu pendant des siècles
de la nature exacte de la relation entre l’homme et le péché, la Bible est
claire que le péché a touché toute l’humanité. L’idée de péché de l’homme
ne se trouve pas seulement dans le Nouveau Testament. Au contraire, l’ex-
ploration de ce thème dans le Nouveau Testament se développe sur ce qui
a été écrit dans l’Ancien Testament.
100
M ardi 15 Novembre
(page 67 de l’édition standard)
Encore une fois, Éliphaz disait la vérité (tout comme les autres), cette
fois en ce qui concerne le péché de l’humanité tout entière. Le péché
est un fait universel de la vie sur terre; de même que la souffrance. Et
comme nous le savons aussi, toute souffrance humaine aboutit finale-
ment au péché. Et il ne fait aucun doute que Dieu peut utiliser la souf-
france pour nous enseigner des leçons importantes. « En tout temps,
Dieu a fait passer Son peuple par la fournaise de l’affliction. C’est sous
l’ardeur de cette fournaise que la gangue se sépare de l’or dans le carac-
tère du chrétien. » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 101.
Il y a, cependant, un problème plus profond de la souffrance. Qu’en
est-il des moments où nous ne voyons aucun bien venir de la souffrance?
Que dire de la souffrance de ceux dont les scories ne se séparent pas de
l’or dans leur caractère parce qu’ils sont tués sur coup? Que dire de ceux
qui souffrent, ne connaissant jamais le vrai Dieu ou quoi que ce soit à Son
sujet? Qu’en est-il de ceux dont les souffrances ne font que les rendre
amers, coléreux, et haineux envers Dieu? Nous ne pouvons pas ignorer
ces exemples ou essayer de les mettre dans une formule simple; faire ainsi
nous rendrait coupables des mêmes erreurs que les accusateurs de Job.
Aussi, quel bien tire-t-on du sort des animaux dans un incendie de
forêt qui brûle lentement de leur vivant à une terrible mort? Ou qu’en
est-il des milliers de personnes tuées dans une catastrophe naturelle? Ou
qu’en est-il des civils en temps de guerre? Quelles leçons possibles pour-
raient-ils avoir apprises, ou leur familles, quand leurs familles mêmes
sont emportées avec eux? Et l’on pourrait raisonnablement poser des
questions non seulement au sujet des dix enfants de Job morts, mais aussi
au sujet de ses serviteurs qui ont été tués « au fil de l’épée » (Job 1:15) ou
ceux brûlés vivants par « le feu de Dieu » (Job 1:16) ou les autres agents
passés « au fil de l’épée » (Job 1:17).
Quelle que soit la leçon que Job et ses accusateurs peuvent avoir apprise,
et quelle que soit la défaite de Satan face à la fidélité de Job, le sort des
autres personnes ne semble certainement pas juste. Le fait est que ces
choses ne sont ni justes, ni équitables, ni raisonnables. Nous sommes
confrontés à des défis semblables aujourd’hui. À six ans, un enfant meurt
du cancer, et cela est juste? Une collégienne de 20 ans est tirée hors de sa
voiture et agressée sexuellement, et cela est juste? À 35 ans, une mère de
trois enfants est tuée dans un accident de voiture, et qu’est-ce qui est juste
dans cela? Que dire des 19 000 Japonais tués dans le tremblement de terre
de 2011? Les 19 000 étaient-ils tous coupables de quelque chose qui a
attiré ce châtiment sur eux? Si non, alors leur mort n’est pas juste non plus.
Ce sont là des questions difficiles.
101
M ercredi 16Novembre
(page 68 de l’édition standard)
Job 1:18–20
Gen. 4:8
Exode. 12:29, 30
2 Sam. 11:17
Jer. 38:6
Matt. 14:10
Heb. 11:35–38
La Bible reflète une dure réalité de la vie dans notre monde déchu: le
mal et la souffrance sont réels. C’est seulement une lecture superficielle
de la Parole de Dieu, en tirant quelques textes hors du contexte général,
qui pourrait donner à une personne l’idée que la vie ici est équitable,
juste et bonne, et que la souffrance ne viendra pas si nous restons fidèles
à Dieu. Certes, la fidélité peut apporter de grandes récompenses main-
tenant, mais cela ne signifie pas qu’elle constitue une barrière absolue
à la souffrance et à la douleur. Il suffit de poser la question à Job.
Dans le sermon sur la montagne, Jésus a donné une puis-
sante homélie sur les raisons pour lesquelles nous devons faire
confiance à Dieu et ne pas se soucier de ce que nous voulons man-
ger, boire, ou porter. Et Jésus a utilisé des exemples de la nature
comme objet des leçons sur la raison pour laquelle nous pouvons
avoir confiance en la bonté de Dieu qui pourvoit à nos besoins. Il
a ensuite inclus ces mots célèbres: « Ne vous inquiétez donc pas
du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque
jour suffit sa peine. » (Matt. 6:34).
Notez bien l’expression « À chaque jour suffit sa peine ». Jésus
ne nie pas la présence du mal dans nos vies, même la présence
quotidienne (le mot « mal » a une racine grecque qui peut signifier
« méchanceté », « dépravation » et « malignité »). Ce que Jésus
a dit serait juste le contraire. Il reconnaissait la prévalence et la
présence du mal dans nos vies quotidiennes. Comment pouvait-Il
ne pas le savoir? En tant que Seigneur, Il en savait plus sur le mal
dans le monde qu’aucun d’entre nous ne pourrait savoir, et certai-
nement, nous tous savons cela.
Bien que le cas de Job soit extrême, il reflète la triste réalité de la souf-
france humaine dans notre monde déchu. Nous n’avions même pas besoin
de l’histoire de Job ou même des autres histoires que nous lisons dans la
Bible pour voir cette réalité. Nous voyons tout autour de nous. En effet,
dans une certaine mesure, nous vivons tous ce fait. « L’homme né de la
femme! Sa vie est courte, sans cesse agitée. Il nait, il est coupé comme une
fleur; Il fuit et disparait comme une ombre » (Job 14: 1, 2). Encore une
fois, la question contre laquelle nous luttons est comment nous pouvons
rendre compte de la souffrance, cette souffrance qui semble n’avoir aucun
sens pour nous, celle dans laquelle le sang innocent est versé? Comme les
premiers chapitres de Job l’ont montré, et tout comme la Bible le révèle
d’ailleurs, Satan est un être réel qui cause, directement ou indirectement,
tant de souffrances. Comme nous l’avons vu au début de ce trimestre (voir
la leçon deux), l’échantillon du grand conflit fonctionne si bien et nous
aide à traiter avec la réalité du mal dans notre monde.
Pourtant, il est encore difficile de comprendre pourquoi parfois les
choses qui se déroulent arrivent. Parfois – à plusieurs reprises actuelle-
ment – les choses ne font pas de sens. Il est des moments comme ceux-ci,
où des choses que nous ne comprenons pas arrivent, nous avons besoin
d’apprendre à faire confiance en la bonté de Dieu. Nous devons apprendre
à faire confiance à Dieu, même quand les réponses ne sont pas évidentes
et quand nous ne pouvons rien voir de bon venir du mal et de la souffrance
autour de nous.
Hébreux 11: 1 se lit comme suit: « Or la foi est une ferme assu-
rance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on
ne voit pas ». À partir des choses que nous voyons, comment pou-
vons-nous apprendre à faire confiance à Dieu sur les choses que
nous ne voyons pas? De ce que nous avons lu dans le livre de Job
jusqu’ici, en quel sens Job a-t-il appris à faire exactement cela?
Comment pouvons-nous apprendre à faire la même chose?
103
V endredi 18 Novembre
(page 70 de l’édition standard)
Discussion:
Un argument que les gens évoquent en ce qui concerne la
question du mal est l’idée que, eh bien, oui, il y a le mal dans le
monde, mais il y a aussi le bien, et le bien l’emporte sur le mal. La
première question serait, comment sait-on que le bien l’emporte sur
le mal? Comment peut-on faire cette comparaison? La deuxième
question serait, à supposer que cela soit vrai, quel bien cette idée
a-t-elle apporté à Job (ou à d’autres) au milieu de ses souffrances?
Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer a utilisé un puissant
exemple pour démystifier toute la notion d’équilibre entre le bien
et le mal dans ce monde maintenant. « Le plaisir dans ce monde »,
écrit-il, « a-t-on dit, l’emporte sur la douleur; ou, en tout cas, qu’il
y a un équilibre entre les deux. Si le lecteur veut savoir sur coup si
cette affirmation est vraie, qu’il compare les sentiments respectifs
de deux animaux, un étant décidé à manger l’autre ». Comment
voulez-vous répondre à l’idée que le bien équilibre en quelque sorte
le mal?
104
Histoire
Les mensonges du diable: 1e partie
Rui vivait avec ses grands-parents au Portugal. Quand il avait 7
ans, ses grands-parents moururent. Rui voulut savoir ce qui arrivait
aux morts, mais son oncle, avec qui il vivait alors, n’avait pas les
réponses.
Rui commencé une longue recherche de réponses. Il commença
par assister à une école du dimanche près de la maison de son oncle.
Dans l’espoir d’y trouver des réponses à ses questions spirituelles, il
récitait souvent des prières qu’il avait mémorisées, mais il ne sem-
blait pas pouvoir combler le fossé entre lui et Dieu.
Rui s’acheta une Bible, en espérant que cela l’aiderait à com-
prendre Dieu. Mais parce qu’il avait appris que les gens ordinaires
ne pouvaient la comprendre, il la plaça sur une étagère d’honneur et
ne la lut point.
Puis un jour, il déplaça la Bible pour nettoyer le plateau. La Bible
s’ouvrit sur Exode 20. Rui remarqua que le titre de la page dit « Les
Dix Commandements. » Il s’assit et lut le chapitre. Il avait mémorisé
les Dix Commandements à l’église, mais il fut surpris de constater
que les commandements de la Bible diffèrent de ceux qu’il avait
mémorisés.
Ce dimanche, il demanda au prêtre pourquoi les commandements
qu’il avait appris à l’église différaient de ceux dans la Bible. Il fut
déçu quand le prêtre lui dit simplement de suivre les commande-
ments de l’église et d’ignorer la version de la Bible. La frustration
de Rui grandissait. Il cessa de fréquenter l’église, mais le vide dans
sa vie continuait.
Rui se souvenait avoir entendu ses parents dire que sa grand-mère
avait l’habitude de parler aux esprits. Rui demanda s’il avait la même
capacité. Se sentant frustré parce qu’il n’avait pas pu trouver les
réponses à ses questions spirituelles à l’église, il décida de chercher
les réponses chez les morts.
Il participa aux réunions d’invocation des esprits et bientôt il
commença à sentir une présence spirituelle avec lui. Bientôt, il fut
profondément impliqué dans le monde des esprits. Il trouva un livre
sur la sorcellerie et commença à l’étudier. Mais certaines des ins-
tructions étaient si horribles qu’il détruisit tout ce qu’il avait de cette
relation avec les esprits. Il garda seulement sa Bible.
Rui commença alors à chercher des réponses au sujet de Dieu. Il
fréquenta plusieurs églises et posa de nombreuses questions. Mais ce
qu’on disait le laissait confus et frustré.
À suivre ...
La leçon en Bref
Textes clés: Job 15:14–16, Hébreux 11:1
Objectifs:
Savoir: Découvrir la signification de la nature humaine pécheresse et son
impact sur la souffrance dans ce monde.
Ressentir: Ressentir le profond chagrin de Dieu et notre impuissance
humaine face à la souffrance infligée par l’injustice humaine et le péché
dans ce monde.
Agir: Chercher la réponse à la souffrance de la vie, pas en faisant recourt
à l’amertume contre Dieu, mais en renforçant notre foi.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: La nature humaine pécheresse
A Pourquoi l’innocence de Job, soulignée à plusieurs reprises, n’est que
partiellement vraie?
B Comment la réalisation de l’état de péché de la nature humaine contri-
bue-t-elle à notre compréhension de la souffrance dans le livre de Job?
106
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
ÉTAPE 2—Explorer
Pour les moniteurs: Jusqu’à présent, nous avons toujours fait réfé-
rence à l’innocence de Job dans toutes les souffrances qu’il a connues.
En fait, le livre de Job précise à plusieurs reprises dès le début que Job
était « intègre et droit » (Job 1: 1, 8; 2: 3). Le mot hébreu utilisé pour
« intègre » (tam) signifie « être complet, faire preuve d’intégrité, être
équitable, être innocent » mais pas nécessairement être sans péché.
Tout comme tout autre être humain vivant après Genèse 3 (la chute),
Job était un pécheur qui arrive à un point de sa repentance à la fin du
livre (Job 42). Il est important de garder à l’esprit la réalité du péché
dans la leçon de cette semaine, même dans la vie de Job. En fait, cette
notion amène Job un peu plus près de notre propre réalité.
Commentaire biblique
Toute l’humanité vit avec les conséquences de la chute. Le péché est devenu
une partie de notre ADN. Le cri désespéré de Job à Dieu, dans le chapitre 10,
fait écho à ce brisement. Même dans ses plaintes d’innocence, on retrouve des
paroles amères d’une personne qui, bien que souffrant injustement, est encore
un pécheur, comme nous tous.
II. La nature pécheresse et la foi (Relisez Romains 3: 10-20, Job 15: 14-16, et
Hébreux 11: 1 avec la classe.)
III. La création (Revoyez Job 10: 8-12, Psaume 139: 13-16, Jérémie 18: 5-12, Ésaïe
53: 5 avec la classe.)
109
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Considérez ceci: Qu’est-ce que la valeur que Dieu met sur chaque vie
humaine signifie pour vous?
ÉTAPE 3—Appliquer
Pour les moniteurs: Bien que ne fournissant pas une réponse directe
à la question de la souffrance, cette leçon commence à regarder au-delà.
Application:
Comment pouvez-vous trouver de l’espoir au milieu de votre propre
souffrance?
Qu’est-ce qui vous a donné de l’espoir quand vous faisiez face à une
souffrance?
ÉTAPE 4—Créer
Pour les moniteurs: Des innocents ont été persécutés pour leur
foi en Dieu à travers tous les âges. Leurs histoires de persévérance
fournissent une source d’inspiration dans les moments où nous nous
sentons persécutés comme Job.
Activités:
Présentez l’histoire des Vaudois qui vivaient dans les vallées piémon-
taises du nord de l’Italie au temps des grandes persécutions papales (12e
– 16es ap. j-c).
110
L eçon 9 * 19–25 Novembre
(page 72 de l’édition standard)
Intimations d’Espérance
Sabbat Après-Midi
Lecture de la semaine: Prov. 17:28, Job 13:1–15, Jacques
2:20–22, 1 Cor. 15:11–20, 1 Pie. 1:18–20, Gen. 22:8.
L
’essayiste britannique William Hazlitt a écrit : « l’homme est le
seul animal qui rit et qui pleure; car il est le seul animal qui est
frappé de la différence entre ce que les choses sont, et ce qu’elles
devraient être ».
Les choses ne sont certainement pas ce qu’elles devraient être.
Cependant, pour un chrétien qui vit avec la promesse du second avè-
nement de Christ, il y a de l’espoir – un grand espoir par rapport à ce
que les choses seront (2 Pie. 3:13). Les choses vont devenir si merveil-
leuses que nous ne pouvons à peine l’imaginer aujourd’hui, avec nos
esprits obscurcis par le péché (1 Cor. 13:12). Ceci est un espoir que
l’esprit séculaire, dans toute son étroitesse, a perdu depuis longtemps.
Cette semaine, alors que nous continuons d’explorer la question de
la souffrance dans le livre de Job, nous allons constater que, même au
milieu de la tragédie injuste qu’il a subie, qui n’a pas de sens, et qui
n’a pas été justifiée, Job pouvait encore prononcer les paroles d’espoir.
Quel était cet espoir, et qu’est-ce que cela nous dit sur ce qui doit être
notre fondement d’espérance?
111
D ima nch e November 20
(page 73 de l’édition standard)
Faussaires de mensonges
« L’insensé même, quand il se tait, passe pour sage; celui qui
ferme ses lèvres est un homme intelligent » (Prov. 17:28, LSG).
Quoi qu’on dise à propos de l’homme Job, on ne peut pas dire qu’il
devrait s’asseoir là dans son chagrin et écouter tranquillement ce que
ses amis jetaient sur lui. Au contraire, une grande partie du livre de Job
se compose de la riposte de Job contre ce qu’il sait être un mélange de
vérité et d’erreur. Comme nous l’avons vu, ces hommes ne montraient
pas beaucoup de tact et de sympathie; ils prétendaient parler au nom
de Dieu en justifiant ce qui était arrivé à Job; et fondamentalement,
ils disaient qu’il était ce qu’il méritait ou qu’il méritait encore pire!
Une seule de ces lignes de pensée aurait été assez mauvaise; mais Job
répond à tous les trois (et à d’autres aussi).
Lisez Job 13: 1-14. Quelle approche Job utilise-t-il ici pour répondre
à ce qui est dit de lui?
Nous avons vu dans le chapitre 2 que lorsque ces hommes sont venus
voir Job premièrement, ils ne lui dirent rien pendant sept jours. En consi-
dérant ce qui a finalement commencé à sortir de leurs bouches, le silence
aurait pu être la meilleure approche. Voilà certainement ce que Job pensait.
Remarquez aussi: Job dit que non seulement ces hommes disent des
mensonges, ils disent des mensonges sur Dieu. (Voilà qui est intéressant
à la lumière de ce qui se passe à la fin du livre [Voir Job 42: 7]). Certes,
ce serait préférable de ne rien dire que de dire des faussetés. (Qui parmi
nous n’a pas connu combien cela est vrai?) Mais il semble que dire des
choses qui sont fausses à propos de Dieu est bien pire. L’ironie, bien
sûr, est que ces hommes pensaient en réalité qu’ils défendaient Dieu et
Son caractère contre les plaintes amères de Job au sujet de ce qui lui
est arrivé. Bien que Job fusse concentré à comprendre pourquoi toutes
ces choses se jetaient sur lui, il a assez reconnu que ce que ces hommes
disaient était des « paroles mensongères » (Job 13:4).
À quand remonte la dernière fois où vous avez dit de mauvaises
choses qui ne devraient pas être dites? Comment pouvez-vous
apprendre de cette expérience pour ne pas commettre le même
genre d’erreur encore?
112
L undi 21 Novembre
(page 74 de l’édition standard)
Lisez Job 13:15. Quel espoir est présenté ici dans ce verset? Que dit
Job?
Intimations d’espérance
Qu’est-ce une piste intéressante pour suivre ce qui est venu avant!
Même si Job venait à mourir, même si Dieu le tuait, Job aura toujours
confiance en son Dieu pour le salut. Bien que cela soit un étrange
contraste sur un plan, sur un autre, c’est parfaitement logique. Après
tout, qu’est-ce que le salut si ce n’est que la délivrance de la mort? Et
qu’est-ce que la mort, du moins pour ceux qui sont sauvés, si ce n’est
qu’un petit moment de repos, un instant de sommeil, suivi par la résur-
rection à la vie éternelle? Cet espoir de la résurrection à la vie éternelle
n’est-il pas la plus grande espérance de tout le peuple de Dieu à travers
les millénaires? C’était aussi l’espérance de Job.
Lisez 1 Corinthiens 15: 11-20. Quel est l’espoir qui nous est présenté
là? Sans cet espoir, pourquoi n’aurions-nous rien à espérer?
Aussi, après cette forte affirmation de foi au salut, Job dit que le « hanef
ne viendra pas devant lui ». La racine de ce mot signifie « profane » ou
« sans Dieu », un mot à connotations très négatives en hébreu. Job savait
que son salut ne se trouvait qu’en Dieu seul, dans une vie d’obéissance
fidèle à Lui. C’est pourquoi l’homme insensé et irréligieux, le hanef, n’a
pas cet espoir. Job exprimait probablement ce qu’il comprenait par son
« assurance du salut ». Bien que Job ait fidèlement offert des sacrifices
d’animaux pour le péché, nous ne savons pas combien il comprenait leur
importance. Avant la croix, les plus fidèles serviteurs du Seigneur comme
Job n’avaient sûrement pas une aussi complète compréhension du salut
comme nous qui vivons après la croix. Néanmoins, Job savait encore assez
pour savoir que son espoir de salut se trouvait seulement dans le Seigneur
et que ces sacrifices étaient une expression de la façon dont ce salut devait
être trouvé.
114
M ercredi 23 Novembre
(page 76 de l’édition standard)
115
J eudi 24 Novembre
(page 77 de l’édition standard)
Imagerie de l’espérance
Lisez les textes suivants. Quelle espérance chacun d’eux fait-il appa-
raitre?
Gen. 3:15
Gen. 22:8
Lev. 17:11
Jean 1:29
Gal. 2:16
Phil. 1:6
1 Cor. 10:13
Dan. 7:22
Dan. 12:1, 2
Matt. 24:27
Dan. 2:44
116
V endredi 25 Novembre
(page 78 de l’édition standard)
Discussion:
Quels sont les autres textes de la Bible qui nous parlent de l’es-
pérance? Lesquels sont particulièrement importants pour vous et
pourquoi?
117
Histoire
Les mensonges du diable: 2e partie
Rui commença à lire la Bible lui-même. Alors, il découvrit des
références au jour du sabbat.
Rui savait que le sabbat était samedi, parce que les mots sont les
mêmes en portugais. Mais il ne connaissait aucune église qui ado-
rait le samedi. Puis, quelques semaines plus tard, Rui écouta une
émission de radio au cours de laquelle l’orateur offrait des études
bibliques gratuites. Il s’inscrivit et commença à étudier les leçons.
Presque immédiatement, Rui commença à trouver des réponses
aux questions qui l’avaient troublé pendant tant d’années. Mais
avant de prendre une décision au sujet de ce qu’il apprenait, l’étude
de Rui s’interrompit quand il a fait la connaissance d’une jeune
femme. Rui mit de côté les études bibliques et passa son temps
avec sa bien-aimée. Finalement, ils se marièrent. Enfin, il sentait un
accomplissement dans sa vie.
Mais chaque fois que le couple fréquentait l’église, Rui sentait les
anciens conflits qui font rage dans son cœur. Il ne croyait plus que
le dimanche fusse le jour biblique du culte, et il comprenait main-
tenant que les morts sont endormis, pas vivants dans un autre lieu.
Ces tensions religieuses débordèrent dans sa vie de famille, ce qui
provoqua des troubles et de vives discussions. Rui craignait que son
mariage ne se rompe s’il suit ses convictions.
Rui apprit que le cousin de sa femme était un Adventiste du
septième jour et que les études bibliques qu’il avait prises étaient
parrainées par les Adventistes. Tout à coup, les questions qu’il avait
posées toute sa vie eurent des réponses. Tout est tombé en place.
Mais encore, il faisait face à un dilemme: que dirait sa femme si elle
apprenait son intérêt en cette église?
Rui commença à suivre une chaine de télévision adventiste quand
sa femme était absente de la maison. Quand elle allait rendre visite
à ses parents pendant plusieurs semaines, Rui fréquentait l’Église
Adventiste. Il trouva une maison spirituelle et fut convaincu que
c’était là où Dieu voulait qu’il soit.
Rui luttait pour dire cela à sa femme, et quand il lui a finalement
dit, elle ne prenait pas sa ferveur religieuse au sérieux. Elle avait
vu ses luttes spirituelles quand ils s’étaient rencontrés. Mais Rui
savait qu’il avait trouvé ce qu’il cherchait. Il étudia plus la Bible et
demanda ensuite à être baptisé. « Je suis en paix », dit-il. « Les men-
songes du diable ne pestent plus en moi, car j’ai trouvé la vérité. »
La leçon en Bref
Textes clés: Job 13:15, 16; 14:7; Jacques 2:20–22
Objectifs:
Savoir: Examiner la logique de l’espérance de Job telle que prévue dans
le fait historique de la résurrection de Christ.
Ressentir: Apprécier la relation entre la foi et l’espérance, en particulier
dans le contexte de la souffrance désespérée.
Agir: Choisir des paroles d’espoir, plutôt que celles qui découragent, pour
s’adresser à ces gens qui souffrent.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: L’espérance de la résurrection
A Comment Job peut-il parler de l’espoir et au même moment, parler de
la mort?
B Quelle relation y a-t-il entre la résurrection de Christ la souffrance de
Job? Quelle relation y a-t-il entre cette résurrection et notre souffrance?
Résumé: À travers les énigmes apparemment sans fin des amis de Job et ses
réponses désespérées, il y a soudainement des rayons d’espoir. Cette leçon
se base sur ces rayons, qui pointent à une espérance de la résurrection que
Job s’approprie. En fin de compte, la raison de cet espoir ne peut être
trouvée que dans la résurrection de Jésus-Christ.
119
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
120
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 2—Explorer
Pour les moniteurs: L’espoir est le fil d’or qui traverse l’Écriture. Dès
la chute dans la Genèse 3, Dieu a répondu par un message d’espoir, au
verset 15. La semence de la femme, au singulier, a été prise comme réfé-
rence pour désigner le Messie. Tout en étant blessé par Satan (« tu Lui
blesseras le talon »), le Messie, toutefois détruira la puissance de l’ennemi
(« Celle-ci t’écrasera la tête » LSG) à travers Sa mort et Sa résurrection.
Fait intéressant, la plus ancienne traduction de l’Ancien Testament avant
l’ère chrétienne, la Septante, avait déjà compris cette référence comme
pointant à un individu, le Messie, puisqu’il y a un désaccord grammatical
en grec entre la semence, sperma (genre neutre), et le pronom personnel
autos (genre masculin). Ainsi, dès le début, l’espoir au salut avenir était
le remède aux moments les plus sombres de l’humanité. Il l’est encore.
Commentaire biblique
Il est intéressant de noter les traces d’espoir à travers le livre de Job. Alors
qu’elles apparaissent peu dans les tons généralement désespérés des princi-
paux protagonistes, elles relient néanmoins le destin de Job au futur Messie,
qui devient le gage de l’espoir de l’humanité.
121
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
II. Un espoir obstiné (Relisez Genèse 22: 8, Daniel 3: 16-18, Jacques 2: 20-22, 1
Corinthiens 15: 11-20 avec la classe.)
Une définition populaire d’un hypocrite est quelqu’un qui prêche une
chose et fait une autre. En particulier dans le domaine religieux, les hypo-
crites peuvent causer beaucoup de dégâts, bien que nous soyons tous sen-
sibles à l’hypocrisie.
L’utilisation du mot hébreu chanaf dans Job 13: 16 par Job lui-même
comme une référence implicite à ses amis est très forte, et ce mot peut aussi
être traduit par « profane, impie, athée, pervers ». En fait, dans sa forme
adjectivale, il est le plus fréquemment attesté dans le livre de Job (huit fois,
contre cinq autres fois dans le reste de l’Ancien Testament). Donc, l’hypo-
crisie est en fait plus que simplement ne pas faire ce que l’on prêche; c’est
une forme d’impiété, qui pervertit le caractère de Dieu. Cette impiété est ce
122
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
que Job détecte chez ses amis (cf. Job 8:13, 15:34, 17: 8, 20: 5, 27: 8,
34:30, 36:13). Nous ne pouvons que prier Dieu de nous protéger de la
culpabilité de l’hypocrisie.
ÉTAPE 3—Appliquer
Application:
Comment comprenez-vous l’expression « la foi obstinée »?
Pouvez-vous rappeler toutes les situations de votre vie où votre foi était
durement gagnée? Si oui, partagez votre expérience.
ÉTAPE 4—Créer
123
L eçon 10 * 26 Novembre –2 Décembre
(page 80 de l’édition standard)
La Colère d’Élihu
Sabbat Après-midi
Lecture de la semaine: Job 13:28, Job 28:28, Job 32:1–5,
Job 34:10–15, Ez. 28:12–17, Job 1–2:10.
C
’est toujours la guerre de mots entre Job et ces trois hommes,
des mots qui sont parfois profonds, beaux, lourds de sens et
vrais. Combien de fois les gens citent le livre de Job, citant
même Éliphaz, Bildad, ou Zophar. Tout cela parce que, comme nous
l’avons vu à plusieurs reprises, ils avaient beaucoup de bonnes choses
à dire. Ils ne les ont tout simplement pas dites au bon endroit, au bon
moment, en de bonnes circonstances. Ce que cela doit nous apprendre
c’est la puissante vérité de ces textes dans Proverbes 25: 11-13:
Comme des pommes d’or sur des ciselures d’argent,
Ainsi est une parole dite à propos.
Comme un anneau d’or et une parure d’or fin,
Ainsi pour une oreille docile est le sage qui réprimande.
Comme la fraicheur de la neige au temps de la moisson,
Ainsi est un messager fidèle pour celui qui l’envoie;
Il restaure l’âme de son maitre. (LSG)
Malheureusement, ce ne sont pas les paroles que Job écoutait de
ses amis. En fait, le problème n’allait que s’empirer parce que, au lieu
que trois personnes seulement lui disent qu’il avait tort, une nouvelle
personne entre en scène.
124
D imanche 27 Novembre
(page 81 de l’édition standard)
Consolateurs fâcheux
Même après la puissante expression de foi de Job (Job 13: 15, 16),
la joute oratoire a continué. Tout au long de nombreux chapitres, les
hommes vont et viennent, en faisant valoir beaucoup de questions pro-
fondes et importantes sur Dieu, le péché, la mort, la justice, la méchan-
ceté, la sagesse et la nature transitoire de l’humanité.
Job 13:28
Job 15:14–16
Job 19:25–27
Job 28:28
À travers tous ces chapitres, les arguments ont continué, aucune des
parties ne concédant sa position. Éliphaz, Bildad et Zophar, chacun à
sa façon, chacun avec son propre ordre du jour, n’ont cessé de clamer
haut et fort comment les gens obtiennent ce qu’ils méritent dans la vie;
et donc, ce qui est arrivé à Job devait être un juste châtiment pour ses
péchés. Job, quant à lui, a continué à déplorer le sort cruel qui lui était
arrivé, étant certain qu’il ne méritait pas cette souffrance. Chacun à son
tour, chaque « consolateur » a accusé Job de proférer des paroles vides
et vaines, et Job faisait de même pour eux.
En fin de compte, aucun d’entre eux, y compris Job, ne comprenait
tout ce qui se passait. Comment pouvaient-ils? Ils parlaient par rapport
à un point de vue très limité, que tous les humains ont. Si nous pou-
vons retenir une leçon du livre de Job (celle qui devrait être évidente
maintenant, surtout après tous les discours de ces hommes), c’est que
nous, les humains, nous devons être assez humbles quand nous pro-
fessons parler de Dieu et de ce qu’Il fait. Nous pourrions savoir une
part de la vérité, peut-être même beaucoup de vérité, mais la plupart
du temps – comme nous pouvons le voir avec ces trois hommes – nous
ne connaissons nécessairement pas la meilleure façon d’appliquer les
vérités que nous connaissons.
125
L undi 28 Novembre
(page 82 de l’édition standard)
L’entrée d’Élihu
De Job 26 à 31, le héros tragique de cette histoire, Job, donne son
dernier discours aux trois hommes. Bien qu’éloquent et passionné, il
reprend essentiellement l’argument qu’il avait déjà fait valoir: je ne
mérite pas ce qui m’arrive. Point final. Encore une fois, Job représente
tellement d’humanité où beaucoup de personnes souffrent des choses
qu’elles ne méritent pas. Et la question, la question la plus difficile dans
tous les sens est – pourquoi? Dans certains cas, la réponse à la souffrance
est relativement facile. Les gens apportent la peine sur eux-mêmes. Mais
souvent, et en particulier dans le cas de Job, ce n’est pas ce qui est arrivé,
et la question de la souffrance reste.
Comme le chapitre 31 touche à sa fin, Job a parlé du genre de vie qu’il
menait, une vie dans laquelle rien de ce qu’il avait fait ne justifiait ce qui
lui arrivait maintenant. Puis le dernier verset du chapitre se lit comme
suit: « Qu’il y croisse des épines au lieu de froment, et de l’ivraie au lieu
d’orge! Fin des paroles de Job. » (Job 31:40).
Lisez Job 32: 1-5. Qu’est-ce qui se passe ici, et quelle est l’accusation
d’Élihu contre Job et les autres hommes?
C’est la première fois que cet homme, Élihu, est mentionné dans le
livre de Job. Il est évident qu’il a entendu quelques-unes des longues
discussions, mais rien ne nous est dit à quel moment précis il est entré
en scène. Il a dû venir plus tard, parce qu’il n’était pas mentionné parmi
les trois autres à leur arrivée. Cependant, ce que nous savons est qu’il
n’était pas satisfait des réponses qu’il avait entendues, quelle que soit la
partie du dialogue qu’il avait entendue. En fait, il est rapporté quatre fois
dans ces cinq versets qu’il s’était mis en « colère » à cause de ce qu’il
avait entendu. Alors, dans les six chapitres suivants, cet homme, Élihu,
cherche à donner sa compréhension et son explication des questions que
tous ces hommes ont confrontées à cause de la calamité qui a frappé Job.
Job 32: 2 dit qu’Élihu était en colère contre Job, « parce qu’il se
disait juste devant Dieu » une distorsion de la véritable position de
Job. Qu’est-ce que cela devrait nous dire sur combien nous devons
être prudents dans la façon dont nous interprétons les paroles des
autres? Comment pouvons-nous apprendre à essayer de donner
une meilleure interprétation plutôt que la pire de ce que les gens
disent?
126
M ardi 29 Novembre
(page 83 de l’édition standard)
Lisez Job 34: 10-15. Quelles vérités Élihu exprime-t-il ici? Quelles
parallèles révèlent-elles avec ce que les autres hommes ont dit avant?
Et si ses paroles étaient vraies, pourquoi sont-elles inappropriées à
la situation?
Peut-être ce que nous pouvons voir avec Élihu, tout comme avec
les autres hommes, est la peur – la peur que Dieu ne soit pas ce qu’ils
pensent qu’Il est. Ils veulent croire en la bonté, en la justice et en la puis-
sance de Dieu; et ainsi, que profère Élihu si ce ne sont que des vérités sur
la bonté, la justice, et la puissance de Dieu?
« Car Dieu voit la conduite de tous, Il a les regards sur les pas de cha-
cun. Il n’y a ni ténèbres ni ombre de la mort, où puissent se cacher ceux
qui commettent l’iniquité. » (Job 34:21, 22, LSG).
« Dieu est puissant, mais Il ne rejette personne; Il est puissant par la
force de Son intelligence. Il ne laisse pas vivre le méchant, et Il fait droit
aux malheureux. Il ne détourne pas les yeux de dessus les justes, Il les
place sur le trône avec les rois, Il les y fait asseoir pour toujours, afin
qu’ils soient élevés » (Job 36: 5-7, LSG).
« Nous ne saurions parvenir jusqu’au Tout Puissant, Grand par la
force, par la justice, par le droit souverain: Il ne répond pas! C’est pour-
quoi les hommes doivent Le craindre; Il ne porte les regards sur aucun
sage. » (Job 37:23, 24, LSG).
Si tout cela est vrai, alors la seule conclusion logique qu’on doit en
tirer est que Job obtient ce qu’il mérite. Qu’est-ce que cela peut-il être?
En effet, Élihu essayait de protéger sa propre compréhension de Dieu
face à un tel mal terrible qui affligeait un homme si bon comme Job.
127
M ercredi 30 Novembre
(page 84 de l’édition standard)
L’irrationalité du mal
Tous les quatre hommes, des croyants en Dieu, croyants en un Dieu
de justice, se trouvent dans un dilemme: comment expliquer la situation
de Job d’une manière rationnelle et logique qui soit conforme à leur
compréhension du caractère de Dieu? Malheureusement, ils ont fini par
prendre une position qui s’est avérée fondamentalement fausse dans leur
tentative de comprendre le mal, ou du moins le mal qui a frappé Job.
Ellen G. White propose un commentaire puissant à ce sujet.
« Il n’est pas possible de donner de l’apparition du péché une expli-
cation qui en justifie l’existence… Le péché est un intrus mystérieux et
inexplicable ; sa présence est injustifiable. L’excuser, c’est le défendre.
S’il pouvait être excusé, s’il avait une raison d’être, il cesserait d’être le
péché. » – La tragédie des siècles, pp. 55, 56.
Bien qu’elle utilise le mot péché, à supposer que nous remplacions
ce mot par un autre mot qui a une signification similaire: le mal. Alors,
la citation peut se lire: Il n’est pas possible de donner de l’apparition
du mal une explication qui en justifie l’existence… Le mal est un intrus
mystérieux et inexplicable; sa présence est injustifiable. L’excuser, c’est
le défendre. S’il pouvait être excusé, s’il avait une raison d’être, il ces-
serait d’être le mal.
Très souvent, quand la tragédie frappe, les gens disent ou pense: « Je
ne comprends pas » ou « Cela n’a pas de sens ». C’est précisément ce
que la plainte de Job avait été à peu près tout le long.
Il y a une bonne raison que Job et ses amis ne peuvent pas expliquer:
le mal lui-même n’a pas de sens. Si nous pouvions le comprendre, si cela
avait un sens, si cela rentrait dans un certain plan logique et rationnel,
alors ce ne serait pas si mal, ce ne serait pas si tragique, car cela servirait
un objectif rationnel.
128
J eudi 1 Décembre
(page 85 de l’édition standard)
Le défi de la foi
Certes, les personnages principaux dans le livre de Job, en tant que simples
mortels, voyant « au moyen d’un miroir, d’une manière obscure. » (1 Cor.
13:12), travaillaient dans une perspective très limitée, avec une compréhension
très limitée de la nature du monde physique, beaucoup moins spirituel.
Il est intéressant aussi que dans tous ces débats sur le malheur qui a frappé
Job, aucun des hommes, y compris Job, n’a parlé du rôle du diable – la
cause directe et immédiate de tous les maux de Job. Et Pourtant, malgré leur
confiance en leur raisonnement, en particulier Élihu (voir Job 36: 1-4), leurs
tentatives pour expliquer rationnellement la souffrance de Job furent vaines. Et
bien sûr, Job savait que leurs tentatives avaient échoué.
À l’ouverture des premiers chapitres de Job, nous avons une vision des
choses qu’aucun de ces hommes n’avaient. Néanmoins, même maintenant, il
reste des questions difficiles à comprendre. Comme nous l’avons vu, ce n’est
jamais son péché qui apportait cette souffrance sur lui, au contraire, c’était
précisément la bonté de Job qui a poussé Dieu à le signaler au diable. Donc,
la bonté et le désir de l’homme à être fidèle à Dieu ont conduit à ce qui lui est
arrivé? Comment pouvons-nous comprendre cela? Et même si Job avait su
ce qui se passait, n’aurait-il pas crié : « S’il Te plait, Dieu, utilise quelqu’un
d’autre. Rends-moi mes enfants, ma santé, ma propriété! »? Job ne se portait
pas volontaire pour être un bouc émissaire. Qui le serait? Ainsi, comment tout
cela pouvait être juste pour Job et pour sa famille?
En attendant, même si Dieu a remporté la guerre contre le diable, nous savons
que le diable n’a pas concédé sa défaite (Apo. 12:12); donc, quel était le but? Et
aussi, quelle que soit la bonne fin de ce qui est arrivé à Job, la mort de tous ces
gens et toutes les souffrances que Job a traversées valaient-elles la peine?
Si ces questions restent pour nous (bien qu’il y ait plus de réponses à venir),
imaginez toutes les questions que Job avait! Et pourtant, voici l’une des leçons
les plus importantes que nous pouvons tirer du livre de Job: celle de vivre par
la foi et non par la vue; celle d’avoir confiance en Dieu et de Lui rester fidèles
même lorsque, comme Job, nous ne pouvons pas rationaliser ou expliquer
pourquoi certaines choses arrivent. Nous ne vivons pas par la foi quand tout est
entièrement et rationnellement expliqué. Nous vivons par la foi quand, comme
Job, nous faisons confiance à Dieu et Lui obéissons même quand nous ne
pouvons pas donner un sens à ce qui se passe autour de nous.
Quelles sont les choses pour lesquelles vous devez faire confiance à Dieu,
même si vous ne les comprenez pas? Comment pouvez-vous continuer
à bâtir cette confiance, même lorsque vous n’avez pas de réponses?
129
V endredi 2 Décembre
(page 86 de l’édition standard)
Discussion:
Comme nous l’avons vu, dans tous les longs discours sur la
situation du pauvre Job et pourquoi cela est arrivé, le diable
n’était pas mentionné, pas même une seule fois. Pourquoi est-ce
ainsi? Qu’est-ce que cela nous apprend sur combien ces hommes
étaient limités dans leur compréhension, en dépit de toutes les
vérités qu’ils avaient? Qu’est-ce que leur ignorance peut nous
apprendre sur la nôtre, malgré toutes les vérités que nous avons?
130
Histoire
Être dans les affaires de Dieu: 1e partie
Cette histoire ne me concerne pas. C’est au sujet de ce que Dieu
fait à travers moi et ce qu’Il peut faire par quelqu’un qui est prêt à se
laisser utiliser par Lui.
J’ai toujours aimé les affaires. J’ai créé ma première entreprise de
vente d’ordinateurs à l’école quand j’avais 21. Dès le début, Dieu était
mon partenaire, et Il m’a abondamment béni.
Plus tard, j’ai acheté une franchise de logiciel qui a grandi rapi-
dement. En cinq ans, elle a augmenté d’un employé à 50 et cela
rapportait beaucoup d’argent. J’ai donné beaucoup d’argent pour les
missions, mais je me sentais vide. Au fil du temps, je me suis aperçu
que même si je soutenais la mission de l’église, je ne suis pas person-
nellement impliqué dans la mission. Ma femme et moi sommes conve-
nus que nous devions participer personnellement à l’évangélisation
pour Dieu à l’humanité.
Nos intérêts commerciaux continuaient à croitre, mais je me suis
senti que Dieu me conduisait à vendre la plus grande entreprise. Je
confiai la vente dans les mains de Dieu, et la société se vendit assez
rapidement que je ne l’avais prévu.
Je savais que Dieu n’avait pas besoin de mon argent, mais je com-
mençais à réaliser que ce que Dieu voulais de moi était mon temps.
La mission n’est pas quelque chose que nous faisons le sabbat. C’est
quelque chose que nous faisons à temps plein. Je voulais être person-
nellement impliqué dans la mission. Donc, je demandai à Dieu ce qu’Il
voulait que je fasse pour Lui.
Un jour alors que je parlais avec un homme d’affaires chrétien, un
membre des Services et Industries des Adventistes Laïcs (ASI), je lui
ai parlé de mon fardeau pour être personnellement impliqué dans un
projet de mission d’évangélisation. La place du projet m’importait
peu, je voulais juste être les mains de Dieu. Je lui demandai s’il avait
des idées pour un tel projet. Il dit qu’il allait y penser.
En ce moment, son téléphone sonna, et il s’excusa de prendre
l’appel. Quand il est revenu, il me dit que l’appel était d’un dirigeant
d’église qui lui parlait d’un projet dans un pays qui n’était pas ouvert
à l’évangélisation.
Quand il m’a parlé du projet, je me suis rendu compte que Dieu
répondait à ma prière! Le projet était dans un pays que je connaissais.
Je connaissais la langue et la culture de ce pays, et en tant qu’homme
d’affaires, je pouvais aider les dirigeants d’église à y arriver. Je savais
que je pouvais y voyager, un endroit que beaucoup d’autres ne seraient
pas en mesure d’atteindre.
A suivre ...
La leçon en Bref
Textes clés: Job 32: 1-5, Ézéchiel 28: 12-17
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: Les pièges de la colère juvénile
A Qu’est-ce qui était prometteur au début du discours du jeune Élihu –
un discours marqué ensuite par l’impatience et la colère?
B Comment la conclusion d’Élihu se rapporte-t-elle aux réponses que
les trois autres amis avaient fournies à Job dans sa souffrance?
Résumé: Quand Élihu apparait sur la scène, il semble y avoir une brise d’air
frais. Il est jeune et en colère, en attendant son tour. Cependant, il manque
encore d’humilité, et en fin de compte, ses paroles ne sont pas différentes
des autres amis. Le mal reste inexplicable, et seule une foi humble peut
nous donner de l’espoir.
132
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
133 133
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 2—Explorer
Commentaire biblique
Le message d’Élihu couvre six chapitres du livre de Job (Job 32-37),
le plus long discours continu de l’ensemble du livre. Il suit le discours de
Job (Job 31:40) et est motivé par une déclaration de sa colère à environ
quatre fois dans la prose introductive de son discours (Job 32: 1-5), ce qui
mérite un commentaire: Élihu comprend la défense de l’innocence de Job
comme une tentative arrogante d’auto-justification. Il est également en
colère contre les trois amis qui ne parviennent pas à convaincre Job de sa
culpabilité. Tout son discours est né de la colère, ce qui n’est donc pas un
bon point de départ pour tout argument, même si elle est présentée comme
une colère sainte et juste.
L’apparence d’Élihu est marquée par une illustre ascendance qui le relie
éventuellement à Abraham (Buz était le neveu d’Abraham, Gen. 22:21) et
même fait de lui un ancêtre de David (Ram était un ancêtre de David, Ruth
4:19). Il est certainement Hébreu, contrairement aux trois amis, qui sont
Édomites. Ainsi Élihu commence son discours en affirmant son inspira-
tion divine directe (Job 32: 6-10), qui le pousse à parler contre les hommes
plus âgés et sans doute plus sages (Job 32: 11-22).
Au chapitre 33, Élihu résume les précédents discours de Job et lui pro-
met la restauration s’il écoute ce qu’il a à dire. Le suspense est presque
insupportable à ce stade, et chacun attend impatiemment des réponses à
toutes les souffrances de Job. Toutefois, le chapitre 34 est presque déce-
vant dans la présentation de la solution d’Élihu, qui, en dernière analyse,
coïncide exactement avec ce que les trois autres amis ont suggéré. Dieu
rembourse tout le monde conformément à ses actes (Job 34: 10-15). La
théologie de la rétribution resurgit encore une fois! Et, pire, Élihu ajoute
l’accusation de la rébellion aux péchés présumés de Job (Job 34:36, 37)
par le fait d’insister sur son innocence.
Les chapitres 35 et 36 brossent un sombre tableau de Dieu, Le décrivant
134
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Ézéchiel 28, le plus souvent mis en relation avec Ésaïe 14, est utilisée pour
étudier l’origine du mal, ainsi que la chute de Satan. En effet, le guide d’étude
biblique avait étudié ces textes avant dans ce contexte. Cependant, il y a un
autre aspect qui découle de cette complainte épique qui semble d’abord décrire
le roi de Tyr (une ville phénicienne qui fut célèbre pour son implication cruelle
dans le commerce des esclaves dans la Méditerranée). Mais alors, il prend une
allure plus universelle et cosmique qui va bien au-delà de la description d’un
roi terrestre. Il devient une description de Lucifer dans le ciel, l’être le plus
parfait jamais créé. Le texte ne laisse aucun doute sur l’incroyable beauté du
« chérubin » qui réside sur la sainte montagne de Dieu. Cette scène est alors
mise en contraste frappant avec la plus profonde chute jamais expérimentée
par un être créé. De la présence de Dieu à la profondeur de la dépravation
démoniaque, le sort de Satan finira par aboutir à un millénium solitaire et à la
destruction finale (Apocalypse 20, 21).
Cela n’a aucun sens! Et c’est exactement le problème. Le péché et la souf-
france ne font pas de sens; ils sont absurdes. Nous pourrions les rationaliser,
mais faire ainsi serait excuser ou défendre le péché. Donc, dans ce sens, toutes
les intentions des trois amis, plus Élihu, pour donner un sens à la souffrance de
Job, sont vouées à l’échec. En fait, Dieu a dit en fin de compte qu’ils ont eux-
mêmes péché par leurs discours. Peut-être que nous aussi, nous ne devrions
plus tenter d’expliquer l’absurde.
135
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Dieu donne la grâce aux humbles, mais résiste fermement aux orgueilleux
(Jacques 4: 6). L’orgueil nous ramène directement au chérubin déchu.
ÉTAPE 3—Appliquer
Pour les moniteurs: Le long discours d’Élihu est une grosse décep-
tion, même avec un début prometteur. Nous devons trouver des moyens
pratiques pour nous aider à éviter le piège dans lequel Élihu est tombé,
sans quoi nous allons aussi tourner en rond.
Application:
Comment pouvons-nous faire la différence entre la colère juste et la
colère volontaire?
ÉTAPE 4—Créer
Activités:
1. Apportez en classe un beau récipient (par exemple, une coupe
d’argent avec un couvercle) et laissez vos élèves admirer. Puis, ouvrez-le
et son contenu, qui doit être préparé à l’avance avec une nourriture pour-
rie. Lisez Matthieu 23:27, 28 et discutez avec votre classe leur réaction
après avoir ouvert le récipient.
136
L eçon 11 * 3–9 Décembre
(page 88 de l’édition standard)
Du milieu de la tempête
Sabbat Après-midi
Étude de la semaine: Job 38–39, Jean 1:29, Matt.
16:13, 1 Cor. 1:18–27, Job 40:1–4, 42:1–6, Luc 5:1–8.
Q
uelles que soient leurs différences, les personnages du livre de
Job avaient une chose en commun: chacun d’eux avait beau-
coup à dire au sujet de Dieu, ou du moins au sujet de sa com-
préhension de Dieu. Et, comme nous l’avons vu, nous pourrions être
d’accord avec eux sur une grande partie de ce qu’ils ont dit. Après tout,
qui dira le contraire de ceci: « Interroge les bêtes, elles t’instruiront,
Les oiseaux du ciel, ils te l’apprendront; parle à la terre, elle t’instruira;
et les poissons de la mer te le raconteront. Qui ne reconnait chez eux
la preuve que la main de l’Éternel a fait toutes choses? Il tient dans Sa
main l’âme de tout ce qui vit, le souffle de toute chair d’homme. » (Job
12: 7-10, LSG)? Ou avec ceci: « Dieu renverserait-Il le droit? Le Tout
Puissant renverserait-Il la justice? » (Job 8: 3, LSG). Et alors que le
contexte était la souffrance de Job, le principal centre des discussions
était Dieu. Et cependant, à part les deux premiers chapitres, le Seigneur
est resté caché dans l’arrière-plan dans les chapitres qui ont suivi. Tout
cela, cependant, était sur le point de changer. Dieu Lui-même: le sujet
de tant de discussions et de débats dans le livre de Job – va maintenant
parler Lui-même.
137
D ima nch e 4 Décembre
(page 89 de l’édition standard)
Du milieu de la tempête
Lisez Job 38: 1. Qu’est-ce qui se passe ici qui soit différent de tous les
autres dialogues?
Qu’est-ce que ces textes nous apprennent sur la façon dont Dieu
peut être près de nous? Gen. 15:1–6, Gen. 32:24–32, Jean 1:29.
La question de Dieu
Après ce qui doit avoir été pour Job comme un très long silence, Dieu
lui parle enfin, même si ce qu’Il a dit en premier pourrait ne pas avoir
été ce que Job voulait entendre.
139
M ardi 6 Décembre
(page 91 de l’édition standard)
140
M ercredi 7 Décembre
(page 92 de l’édition standard)
Lisez les questions que Dieu a posées à Job dans les chapitres 38 et 39.
Comment pouvons-nous mieux les répondre aujourd’hui?
Cela ne fait aucun doute que la science nous a révélé des facettes
de la réalité qui étaient auparavant cachées. Cependant, il nous reste
encore beaucoup à apprendre. À bien des égards, loin de retirer la
majesté et le mystère de la création de Dieu, la science a rendu encore
plus fascinant les faits, en révélant la profondeur et la complexité du
monde naturel que les générations précédentes ne savaient point.
« Ce qui est caché appartient à l’Éternel, notre Dieu; mais la révéla-
tion est pour nous et pour nos enfants à jamais.” Dieu n’a pas révélé à
l’homme la façon dont Il s’est pris pour créer l’univers. La science est
impuissante à sonder les secrets du Très-Haut, dont la vertu créatrice
est aussi incompréhensible que Son existence. » – Ellen G. White,
Patriarches et prophètes, p. 90.
Bien que tous les êtres humains aient des connaissances accumu-
lées dans les dernières centaines d’années, la création reste pleine
de merveilles et des mystères que nous pouvons à peine com-
prendre. Plus nous apprenons sur le monde créé, plus étonnant
et mystérieux il nous parait. En quoi la création du monde vous
amène-t-elle à vous émerveiller devant la puissance de notre Dieu?
141
J eudi 8 Décembre
(page 93 de l’édition standard)
Évidemment Job était submergé par ce que Dieu lui montrait. En fait,
dans Job 42: 3, quand il dit : « Quel est celui qui a la folie d’obscurcir
Mes desseins? » (LSG), il répétait simplement la première question de
Dieu pour lui-même. Job savait la réponse maintenant: c’était Job lui-
même qui parlait de ce qu’il ne connaissait pas vraiment.
Remarquez aussi ce que Job a dit dans Job 42: 5. Bien qu’il ait déjà
entendu parler de Dieu, c’est en ce moment qu’il a vu Dieu – c’est-
à-dire, c’est alors qu’il a reçu une meilleure vue de Dieu, et Il se voit
comme Il est vraiment. Voilà pourquoi il a ainsi réagi, ayant horreur de
lui-même et se repentant dans la poussière et dans la cendre.
Ce que nous voyons dans tous ces cas sont des manifestations d’une
vérité clé dans la Bible, et c’est le péché de l’humanité. Job était « intègre
et droit; il craignait Dieu, et se détournait du mal. » (Job 1: 1, LSG). Et
malgré les pires tentatives de Satan pour le retourner contre Dieu, Job
est resté fidèle à travers tout cela. Nous avons affaire ici à un croyant
ferme et fidèle dans le Seigneur. Et pourtant, quoi? Comme avec Ésaïe
et Pierre, un aperçu de la sainteté et de la puissance de Dieu était assez
pour faire grincer des dents à Job avec un sens de son propre péché
et de sa petitesse. Cela parce que nous sommes tous des êtres déchus,
endommagés par le péché dont la vraie nature même nous amène à
entrer en conflit contre Dieu. Voilà pourquoi, à la fin, personne ne
peut se sauver; personne ne peut faire assez de bonnes œuvres pour
mériter une faveur devant Dieu. C’est pourquoi nous-mêmes – même
le « meilleur » parmi nous, ceux qui, tout comme Job, sont intègres et
sans reproche et qui craignent Dieu et évitent le mal – ont besoin de
la grâce, d’un Sauveur, de quelqu’un pour faire pour nous ce que nous
ne pouvons jamais faire pour nous-mêmes. Heureusement, nous avons
tout cela, et de plus, en Jésus.
Imaginez-vous, à l’instant même, être debout face à face avec
Dieu. Que pensez-vous que votre réaction serait?
142
V endredi 9 Décembre
(page 94 de l’édition standard)
Discussion:
Voyez la déclaration d’Ellen White dans la leçon de vendredi.
Quelles sont les preuves que l’objet même de sa mise en garde se
passe actuellement, en particulier dans le domaine de la science?
Quelles sont les choses que la science, du moins telle que prati-
quée aujourd’hui, enseigne, et qui soient en flagrante contradic-
tion avec la Parole de Dieu?
143
Histoire
Être dans les affaires de Dieu: 2e partie
Je rencontrai les dirigeants de l’église dans la région du projet, et
nous faisions des plans pour former et équiper 1000 laïcs afin de
répandre l’évangile dans leur pays. Bien que l’évangélisation dans
ce pays soit techniquement illégale, Dieu a ouvert les portes.
Quand nous sommes arrivés, nous avons pensé que quelques-uns
des 1000 personnes qui s’étaient faites enregistrer ne viendraient
pas. Mais 1300 personnes vinrent! Certains savaient qu’ils ne rece-
vraient pas les matériaux, mais ils voulaient venir apprendre de
toute façon. Quel incroyable groupe de laïcs nous avons là!
Nous ne pouvions pas importer du matériel d’évangélisation ou
un lecteur de DVD pour les évangélistes laïcs, nous avons donc
dû acheter ou produire ces articles dans le pays. Chaque personne
est autorisée à acheter un seul lecteur de DVD, et nous avons dû
être sûr qu’ils vont tous sortir pour acheter les lecteurs de DVD en
même temps ou au même endroit. Nous avons acheté des matériaux
de papier et d’impression sur le marché noir pour imprimer les
pamphlets qui accompagnent les DVD que nous avons donnés aux
volontaires. Tout cela devait être fait en secret, et nous ne pouvons
pas parler de la façon dont Dieu a fait que cela se produise, mais
Il l’a fait!
Nous avons formé et équipé les laïcs et les avions envoyés à la
maison pour commencer à travailler. Une centaine de ces membres
laïcs travaillent maintenant à temps plein, en tant que pionniers de
mission globale, enseignant, baptisant et établissant de nouvelles
églises. Ils ont été secrètement déplacés vers des régions du pays où
nous n’avons pas d’ églises. Là, ils enseignent à leurs nouveaux voi-
sins au sujet de l’ amour et plante de nouvelles églises pour Dieu.
Au cours des six premiers mois du programme, les croyants de
ce pays ont étudié avec des milliers de personnes désireuses. Plus
de 650 personnes furent baptisées, et six nouvelles églises furent
plantées. Et ces braves gens n’ont fait que commencer!
Je suis étonné de ce que Dieu fait à travers ma famille et moi et
d’autres qui se consacrent au service de Dieu quelque soient Ses
directives. Nous sommes les mains de Dieu, les gardiens de Ses
ressources. Il nous a aidés à poursuivre Son œuvre dans un endroit
que je n’avais jamais cru possible.
Chaque croyant est un intendant des ressources de Dieu, et Il
bénira chacun de nous quand nous Lui confions nos vies et nos
ressources.
La leçon en Bref
Texte clé: Job 42:1–6
Objectifs:
Savoir: Comprendre comment la longue liste des questions de Dieu
apparemment sans rapport, relatives à la création, a finalement fourni une
réponse à Job.
Ressentir: Percevoir l’horreur de Job quand il se rend compte de com-
bien il était en erreur dans sa quête de justice.
Agir: Délaisser nos conceptions sur Dieu et la façon de résoudre nos
problèmes.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: Questions rhétoriques
A Y a-t-il quelque chose que les questions de Dieu dans Job 38 et 39
peuvent nous enseigner des souffrances de Job? Si oui, qu’est-ce?
B Quelle est l’importance de l’acceptation de la doctrine biblique de la
création dans le contexte de notre vision chrétienne du monde?
145
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
ÉTAPE 2—Explorer
Commentaire biblique
Quand on commence à lire le chapitre 38, on ne peut que constater une
certaine déconnexion d’avec les chapitres précédents qui rapportent le dis-
cours d’Élihu. Élihu prétend à la fin de ses discours que Dieu parle de la
tempête (Job 37: 1-13) pour corriger Job, mais quand l’Éternel parle vrai-
ment, Il contourne toute la rhétorique d’Élihu et répond à Son serviteur
Job. Élihu dépeint une image d’un Dieu lointain qui n’apparait que pour
corriger et rendre justice, alors que la révélation de l’Éternel est celle d’un
Dieu personnel qui est intéressé et impliqué dans les plus petites affaires
de Son univers, y compris le sort de Job.
147
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
L’un des effets secondaires qui donnent à réfléchir en voyant Dieu est que
nous nous voyons plus clairement tels que nous sommes – des pécheurs. « Plus
vous vous approcherez de Jésus, plus vous vous rendrez compte de vos lacunes;
car votre vision spirituelle sera plus claire, et vos imperfections offriront un
contraste de plus en plus frappant avec la perfection de Sa nature. » – Ellen
148
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 3—Appliquer
Application:
Le discours de Dieu a-t-il fourni une réponse à Job? Expliquez votre
position.
ÉTAPE 4—Créer
Activité:
1. Demandez aux membres de passer volontairement une heure dans la
nature (sous la pluie ou le soleil) chaque jour de la semaine prochaine.
Demandez-leur d’écrire un journal sur la façon dont leur expérience quoti-
dienne de la nature a changé la façon dont ils ont passé leur semaine.
149
L eçon 12 * 10–16 Décembre
(page 96 de l’édition standard)
Le Rédempteur de Job
Sabbat Après-midi
Lecture de la semaine: Job 19: 25-27; Jean 1: 1-14; Job
10: 4, 5; Luc 2:11; Gal. 4:19; Luc 9:22; Esa. 53: 1-6.
A
vec l’apparition soudaine du Seigneur Lui-même, commen-
çant au chapitre 38, le livre de Job a atteint son apogée. Dieu
Lui-même s’est révélé à Job d’une manière puissante et mira-
culeuse, et cela a abouti à la confession et à la contrition de Job. Le
Seigneur a ensuite réprimandé les trois amis de Job pour leurs mau-
vaises paroles, et Job a prié pour eux. « L’Éternel rétablit Job dans son
premier état, quand Job eut prié pour ses amis; et l’Éternel lui accorda
le double de tout ce qu’il avait possédé. » (Job 42:10, LSG), et par la
suite, Job vécut une vie longue et pleine.
Cependant c’est une chose troublante, quelque chose d’insatisfaisant
dans l’histoire et comment elle se termine. Dieu et Satan, se disputant
dans le ciel, en décousent sur la terre dans la vie et la chair du pauvre
Job? Cela ne semble pas juste que Job ait à supporter le fardeau hor-
rible de ce conflit entre Dieu et Satan, tandis que le Seigneur est resté
dans le ciel pour ne faire qu’observer. Il doit y avoir plus dans cette
histoire. Et il y en a. Cela s’est révélé de nombreux siècles plus tard,
en Jésus et en Sa mort sur la croix. En Jésus seul nous trouvons les
réponses merveilleuses et réconfortantes aux questions que le livre de
Job n’a pas pleinement répondues.
Lisez Job 19: 25-27. Que révèlent ces paroles sur l’espérance que Job
a du salut?
Ces célèbres versets montrent que Job avait une certaine connais-
sance du Rédempteur, la connaissance que, même si les gens meurent,
il y aura de l’espoir au-delà de la tombe, et cet espoir se trouvait dans
le Rédempteur, qui viendrait un jour sur la terre.
Ces paroles de Job illustrent la vérité la plus cruciale et la plus
importante dans la Bible: Dieu en tant que notre Rédempteur. Oui,
Dieu est notre Créateur. Mais dans un monde déchu, dans un monde
de pécheurs condamnés à mourir éternellement dans leurs péchés, nous
avons besoin de plus qu’un Créateur. Nous avons aussi besoin d’un
Rédempteur. Et voilà précisément ce qu’est notre Dieu: à la fois notre
Créateur et notre Rédempteur (voir Ésaïe 48: 13-17), et c’est en Ses
deux rôles que nous avons le grand espoir de la vie éternelle.
Le Fils de l’homme
Dans les premiers chapitres de Job, nous avons un aperçu de la réalité
du grand conflit entre Christ et Satan. Comme nous le savons, c’est
un conflit qui a commencé dans le ciel, et qui est finalement venu sur
la terre (voir Apocalypse 12: 7-12). Dans le livre de Job, nous avons
vu la même dynamique: un conflit dans le ciel qui vient sur la terre.
Malheureusement pour Job, ce conflit particulier sur la terre est centré
sur lui.
Lisez Job 10: 4, 5. Quelle était la plainte de Job? N’avait-il pas raison?
Pensez à ce que cela signifie que Jésus ait pris sur Lui l’huma-
nité. Qu’est-ce que cela vous dit sur comment Il peut vous secou-
rir dans toutes vos luttes que vous affrontez en ce moment?
152
M ardi 13 Décembre
(page 99 de l’édition standard)
La mort de Christ
Qu’est-ce que les textes suivants nous disent de Jésus et comment
nous devons Le voir?
1 Jean 2:6
Gal. 4:19
Sans aucun doute, Jésus est l’homme de modèle. Sa vie – Son carac-
tère – est l’exemple que tous ceux qui Le suivent devraient chercher,
par la grâce de Dieu, à imiter. Jésus est le seul exemple parfait que nous
avons sur la façon de vivre le genre de vie à laquelle Dieu nous appelle.
Pourtant, Jésus n’est pas venu sur cette terre pour simplement nous
donner un exemple. Notre situation de pécheurs exigeait beaucoup plus
que juste le développement du caractère. En fait, la réforme de notre
caractère à Son image ne constitue pas toute Son œuvre de rédemption.
Nous avons besoin de plus que cela; nous avons besoin d’un Substitut,
quelqu’un pour payer la pénalité de nos péchés. Il est venu non seulement
pour vivre une vie parfaite comme un exemple pour nous tous; mais
aussi pour mourir de la mort que nous méritons afin que Sa vie parfaite
nous soit créditée.
Jésus a dû mourir pour nous parce que l’obéissance à la loi, bien qu’au
centre de la vie chrétienne, n’est pas ce qui sauve le pécheur. « La loi
est-elle donc contre les promesses de Dieu? Loin de là! S’il eût été donné
une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi »
(Gal. 3:21, LSG). Si une loi pouvait sauver un pécheur, ce serait celle de
Dieu, mais même Sa loi ne peut pas nous sauver.
Seule la vie parfaite de notre exemple parfait, Jésus, peut nous sauver,
et ainsi, Christ est venu s’offrir Lui-même comme « un seul sacrifice
pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu » (Heb.
10:12, LSG).
153
M ercredi 14 Décembre
(page 100 de l’édition standard)
Ésaïe 53: 4 dit que Jésus a porté nos souffrances et nos douleurs.
Cela doit inclure les douleurs et les peines de Job. Et pas seulement
de Job, mais aussi de tout le monde. C’était à cause du péché de tous
les êtres humains qui ont une fois goûté à la vie que Jésus est mort
sur la croix. Donc, c’est à la croix seulement que le livre de Job
peut être mis en perspective. Ici, nous avons le même Dieu qui s’est
révélé Lui-même à Job – le Dieu qui enseigne à l’aigle à voler, le
Dieu qui relie les quarks – souffrir plus que tout humain, même Job,
n’a jamais souffert ou ne peut souffrir. La douleur et les peines que
nous rencontrons individuellement, Il l’a assumé collectivement;
alors personne ne peut faire des discours à Dieu sur la souffrance, en
tout cas, pas quand Lui-même dans Son humanité a supporté à plein
fouet toutes les souffrances que le péché a répandu dans le monde
entier. Nous ne connaissons que nos propres chagrins, seulement
nos propres douleurs; à la croix, Jésus les a tous expérimentés.
Le Dieu qui a demandé à Job: « Connais-tu les lois du ciel?
Règles-tu son pouvoir sur la terre? » (Job 38:33, LSG) devient plus
merveilleux quand nous nous rendons compte que, bien qu’Il ait créé
les « lois du ciel », Il a aussi pris sur Lui la chair terrestre et dans
cette chair, Il est mort « afin que, par la mort, Il anéantît celui qui
a la puissance de la mort, c’est à dire le diable » (Heb. 2:14, LSG).
Vu à travers la croix, le livre de Job a plus de sens, parce que
la croix répond aux nombreuses questions que le livre laisse sans
réponse. Et la plus grande question de toutes les transactions avec
la façon dont il est juste ou non pour Dieu d’être dans le ciel au
moment où Job est livré à la souffrance sur la terre, le tout afin
de contribuer à réfuter les accusations de Satan. La croix montre
que peu importe à quel point Job ou tout humain ait souffert dans
ce monde, notre Seigneur a souffert volontairement bien pire que
chacun de nous, le tout afin de nous donner l’espoir et la promesse
du salut.
Job a vu Dieu en tant que Créateur; après la croix, nous Le ver-
rons en tant que Créateur et Rédempteur, ou particulièrement, le
Créateur qui est devenu notre Rédempteur (Phil 2: 6-8). Et pour ce
faire, Il devait souffrir du péché de manière qu’aucun être humain,
y compris Job, ne pourrait jamais souffrir. Ainsi, comme Job, même
d’autant plus, que pouvons-nous faire devant un tel spectacle, sinon
de s’écrier: « C’est pourquoi je me condamne et je me repens Sur la
poussière et sur la cendre » (Job 42: 6, LSG)?
154
J eudi 15 Décembre
(page 101 de l’édition standard)
Satan démasqué
Lisez Jean 12: 30-32. Qu’est-ce que Jésus dit à propos de Satan dans
le contexte de la croix et du grand conflit?
Après avoir parlé de la mort de Jésus sur la croix, Ellen White a écrit
à propos du puissant impact que cela a eu dans le ciel et dans l’univers
spectateur.
« Les accusations mensongères de Lucifer contre le caractère et le
gouvernement de Dieu apparurent sous leur vrai jour. Il avait affirmé
qu’en exigeant de Ses créatures la soumission et l’obéissance, Dieu
demandait d’elles un renoncement et des sacrifices auxquels Il n’eût
pas consenti Lui-même et recherchait uniquement Sa gloire person-
nelle. Or chacun pouvait maintenant constater que, pour sauver une
race pécheresse, le Maitre de l’univers n’avait pas reculé devant le plus
grand sacrifice auquel Son amour eût pu consentir ; “car Dieu était en
Christ, réconciliant le monde avec lui-même”. On vit aussi que Lucifer,
assoiffé de gloire et de domination, avait ouvert la porte au péché, tan-
dis que, pour détruire le mal, le Fils de Dieu s’était humilié en devenant
obéissant jusqu’à la mort. » – La tragédie des siècles, p. 545.
Quel que soit les péchés que vous avez commis, Jésus a payé toute
leur condamnation à la croix. Pourquoi cette merveilleuse vérité
change-t-elle votre vie et vous amène à vivre dans l’obéissance à
Lui?
155
V endredi 16 Décembre
(page 102 de l’édition standard)
Discussion:
Quelles sont les autres façons de penser au fait que la vie et la
mort de Jésus a répondu aux questions que le livre de Job a lais-
sées sans réponse?
156
Histoire
Préparer mon cœur: 1e partie
J’ai grandi dans une maison aimable et intellectuellement stimulante.
Mes parents traitaient mon frère et moi avec respect. Nous n’avions
jamais faim et avions toujours ce dont nous avions besoin. Mais la reli-
gion ne faisait pas partie de notre maison. Je ne pouvais pas imaginer
que quelque chose ou quelqu’un puisse réellement exister quelque part
au-delà de mon monde tangible. Je n’avais jamais rêvé que Dieu pouvait
me parler.
Mes parents se disputaient beaucoup, et quand j’avais 10 ans, ils ont
divorcé. Mon père avait un emploi top-secret dans l’armée, et ma mère
était employée à la mairie. Après le divorce, mon frère et moi vivions
avec notre mère. Là, je terminai le lycée et pensai à mon avenir.
Un jour, je rencontrai un ancien camarade de classe dans la rue de
notre ville. Nous ne sommes pas des amis proches, mais nous partagions
la même philosophie de la vie. Je fus surpris quand il a commencé à
parler de la religion. Juste là dans la rue, Kveto a commencé à me parler
de Jésus-Christ, à propos de l’amour de Dieu pour moi, et à propos de
la Bible et de la prophétie. Il parlait avec enthousiasme, et je devins
embarrassé quand les passants nous regardaient. Bientôt, je l’eus assez
entendu. Je m’excusai et partis, en me demandant ce qui avait changé
Kveto si radicalement.
Je rencontrai Kveto dans la rue à plusieurs reprises peu après. Chaque
fois que nous nous rencontrions, il tournait le sujet de notre conversation
autour de la religion. Il parlait, j’écoutais, et de temps en temps, j’es-
sayais de le déjouer avec une question que je pensais qu’il ne pouvait pas
répondre. Mais mon manque de formation religieuse et la connaissance
de la Bible ne pouvait rivaliser le zèle chrétien de Kveto.
Chaque fois que nous nous rencontrions, Kveto m’invitait à sa mai-
son pour étudier la prophétie. Enfin, j’acceptai d’aller. Alors que Kveto
voulait prouver que Dieu existe, je suis plus intéressé à prouver qu’Il
n’existe pas. Je lui ai dit que je pensais que la Bible a pu être écrite par
quelqu’un et qu’elle n’était certainement pas vraie. Je voulais ramener
Kveto à la raison.
Kveto priais toujours avant d’ouvrir la Bible, et plus tard, il a admis
qu’il priait avant de quitter sa maison. Quand nous avions commencé à
étudier les prophéties, j’ai senti une curiosité croissante au sujet de ce
que la Bible avait à dire à propos de l’avenir. Nous avons étudié les livres
de Daniel et de l’Apocalypse et quelques écrits d’Ellen G. White.
Puis quelque chose d’étrange est arrivé. Je suis rentré d’une étude de
la Bible et commençai à prier par moi-même, seul, pour la première fois
dans ma vie. Je n’ai rien de spécial à dire dans ma prière; je me suis
retrouvé tout simplement tendant la main pour prendre contact avec la
puissance de l’univers.
À suivre …
La leçon en Bref
Texte clé: Job 19:25–27
Objectifs:
Savoir: Étudier comment la mort substitutive de Christ sur la croix
fournit la réponse ultime à toutes les questions de la souffrance humaine.
Ressentir: Apprécier la souffrance que Dieu a supportée en voyant Son
Fils souffrir sur la croix.
Agir: Vivre la vie des rachetés, sur le modèle de la vie de Christ.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: La mort substitutive de Christ
A Comment la mort de Christ au calvaire se rapporte-t-elle à la souf-
france de Job?
B Pourquoi c’est la mort expiatoire de Jésus-Christ seule qui rend notre
salut possible?
Résumé: Bien avant que Jésus ne vienne vivre et mourir pour nous, Job savait
que son Rédempteur vit. Nous regardons maintenant en arrière à la croix
plus de deux mille ans plus tard. Alors, nous comprenons la mort expia-
toire de notre Rédempteur, dont la souffrance englobe la somme totale de
toutes les souffrances et les peines que les générations de ce monde ont
vécues et vivront. Cette connaissance salvatrice nous conduit, à travers
nos souffrances, à la vie des rachetés.
158
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Cycle d’apprentissage
ÉTAPE 1—Motiver
159 159
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 2—Explorer
Commentaire Biblique
La vie et la mort du Rédempteur sur la terre étaient préfigurées typo-
logiquement dans l’Ancien Testament. La typologie peut être définie
comme l’étude de diverses personnes, des évènements ou institutions dans
l’histoire du salut, que Dieu a spécifiquement conçus comme prédictifs et
qui préfigurent leur accomplissement eschatologique antitype en Christ
et aux réalités de l’évangile apportées par Christ. Les commentateurs se
demandent si Job avait un concept de Christ le Messie quand il parlait du
Rédempteur. Mais il ne faut pas sous-estimer la compétence théologique et
prophétique du peuple de l’Ancien Testament, étant donné que le Messie
avait été promis depuis la chute en Éden (cf. Genèse 3:15).
Le mot hébreu Goel, qui est traduit par « Rédempteur » dans Job 19:25,
est l’un des mots les plus importants dans l’Ancien Testament pour décrire
l’œuvre du salut que Dieu apporte en termes d’une institution humaine
qui fournit un moyen légal pour sortir de la misère sociale. C’est aussi l’un
des mots clés dans l’histoire de Ruth et de Boaz. Le goel ou « rédempteur
parental » apparait 10 fois dans Ruth (Ruth 2:20; 3: 9, 12, 13; 4: 1, 3, 4,
6, 8, 14), un livre avec seulement quatre chapitres, et par conséquent, sert
de mot clé dans le livre.
Dans certains contextes, dans l’Ancien Testament, goel est utilisé avec
Dieu comme sujet. Il est celui qui rachète, (Exode 15:13). Il est utilisé comme
épithète divin dans le livre des Psaumes (Ps 19:14, 69:18, 72:14, 74: 2, etc.).
Mais le terme est également utilisé dans le cadre de l’être humain dans un
contexte juridique, qui fournit le contexte original (Lévitique 25: 23-34, dans
le cadre de la loi de la rédemption; Nombres 5: 8, dans le cadre de la loi de
la restitution; Nombres 35:12, 19, 21, 24, 25, 27, en relation avec des villes
de refuge, où il traduit goel comme « vengeur »). Mais il est important de
se rappeler que l’élément salvateur est toujours présent dans les exigences
légales de l’Ancien Testament. Par exemple, dans Ésaïe 49:26; 60:16; 63:9,
160
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Considérez ceci: Comment Christ, en tant que Goel, a rempli les condi-
tions légales requises? Quel aspect du Goel trouvez-vous le plus attrayant
pour votre propre situation dans la vie?
II. La souffrance divine (Lisez Luc 9:22 et Matthieu 27:46 avec la classe.)
Quand Jésus a crié dans l’angoisse sur la croix, « Mon Dieu, Mon Dieu,
pourquoi M’as-Tu abandonné? » (Matt. 27:46), c’était parce qu’Il sentait
une séparation d’avec Son père à cause des péchés accumulés de ce monde
(2 Cor. 5:21). Satan semblait avoir gagné à la croix au moment où Christ
était suspendu au calvaire entre ciel et terre au milieu de trois croix. Les
disciples qui ont osé suivre leur Maitre jusqu’alors voient leurs espoirs se
dissoudre au milieu des souffrances du Fils de Dieu. Le triomphe du mal
semble parfait. La nature se cache dans l’obscurité et souffre avec son
Créateur. Même Dieu semble silencieux. C’est assurément la souffrance
ultime.
Pourtant, il y a un autre point de vue de cette scène déprimante, tel que
rapporté par Ellen White: « Les anges qui assistaient à l’agonie désespérée
du Sauveur se voilaient la face devant cet effrayant spectacle. La nature
elle-même exprimait sa sympathie à son Auteur injurié et mourant. Le
soleil refusait d’éclairer une scène aussi atroce. En plein midi, alors qu’il
brillait auparavant de tout son éclat, il parut disparaitre soudain. Une obs-
curité complète, semblable à un suaire, enveloppait la croix. « Jusqu’à la
neuvième heure, il y eut des ténèbres sur toute la terre. » Aucune éclipse,
aucune cause naturelle n’expliquait ces ténèbres, aussi épaisses que celles
de minuit quand ne brillent ni la lune ni les étoiles. C’était un témoignage
miraculeux que Dieu donnait pour confirmer la foi des générations à venir.
Ces épaisses ténèbres cachaient la présence de Dieu. Il fait des ténèbres Son
pavillon, et Il dérobe Sa gloire aux yeux des humains. Dieu et Ses saints
anges se tenaient près de la croix. Le Père restait, invisible, près de Son
Fils. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 756, 757. Le Père a souffert avec
Son Fils, et la souffrance divine combinée constitue le point culminant dans
le plan du salut qui a permis à l’humanité d’appartenir à Dieu à nouveau.
Toute souffrance humaine trouve sa résolution dans cette scène unique.
III. Christ notre substitut (Lisez Ésaïe 53: 1-6 et Galates 3:13, 4:19 avec la
classe.)
La vie de Christ sert de modèle pour notre vie, et nous aspirons à vivre
comme Lui. Cependant, la simple aspiration ne fournit pas de salut.
C’est la mort substitutive de Christ sur la croix qui nous donne le salut.
L’expiation est accomplie seulement par Christ qui a pris ma place en
faisant Sien mon péché et en faisant mienne Sa justice.
ÉTAPE 3—Appliquer
Application:
Comment les exemples d’un substitut dans la sphère humaine
illustrent-ils ce que Christ a fait pour nous sur la croix?
Quels ont été les moments de votre vie où Jésus, en tant que votre
Rédempteur, est devenu le plus précieux pour vous?
ÉTAPE 4—Créer
Activités:
Écoutez en tant que classe, ou seul, un enregistrement de « Messiah » de
Handel et surtout le morceau « Je sais que mon rédempteur est vivant ».
162
L eçon 13 * 17–23 Décembre
(page 104 de l’édition standard)
Le caractère de Job
Sabbat Après-midi
Lecture de la semaine: Job 1:1, 8; Job 29:8–17; Job
31:1–23; Exode 20:17; Matt. 7:22–27; Matt. 5:16; Eph. 3:10.
A
u milieu de toutes les grandes questions abordées dans le livre
de Job, il ne faut pas perdre de vue un autre sujet majeur: celui
de Job lui-même. Qui était cet homme en qui le Seigneur avait
tellement confiance au point de contester le diable sur sa fidélité et son
intégrité? Qui était cet homme qui ne comprenait pas pourquoi tout cela
lui arrivait, et qui savait que ce qui lui arrivait n’était pas juste, qui a
exprimé sa colère et sa frustration sur tout cela, et qui soit resté fidèle
et intègre jusqu’à la fin?
Même si le contenu du livre de Job traite de Job après que les cala-
mités l’aient frappé, à partir de cette histoire, nous pouvons réunir des
informations sur la vie antérieure de Job. Et ce que nous apprenons du
passé de Job et le genre d’homme qu’il était, nous donne une meil-
leure compréhension des raisons pour lesquelles Job est resté fidèle au
Seigneur, même au milieu de toutes les souffrances terribles, même au
milieu de tout ce que Satan a fait pour essayer de le détourner de Dieu.
À quoi ressemblait Job? Que pouvons-nous apprendre davantage sur
la façon dont il a vécu qui puisse nous aider à être plus fidèles au
Seigneur dans notre propre vie?
163
D imanche 18 Décembre
(page 105 de l’édition standard)
Du pays d’Uts
Lisez Job 1: 1 et Job 1: 8. Qu’est-ce que cela nous apprend sur le
caractère de Job?
Bien que les amis de Job lui aient dit à travers les dialogues qu’il
doit avoir fait quelque chose de mal pour que ces malheurs lui
arrivent, le contraire semble être le cas. C’était sa bonté, sa fidélité,
qui faisait de lui la cible spéciale de Satan.
Quel était le degré de sa fidélité et de sa bonté? Tout d’abord, le
texte nous dit qu’il était « parfait ». Ce mot ne signifie pas « sans
péché », comme ce fut le cas de Jésus. Plutôt, il véhicule l’idée
d’exhaustivité, d’intégrité, de sincérité, mais au sens relatif. Une per-
sonne « parfaite » aux yeux de Dieu est celle qui a atteint le degré de
développement que le ciel attend d’elle à un moment donné. Le mot
hébreu pour « parfait », tam, est équivalent au mot grec teleios, qui est
souvent traduit par « parfait » dans le [Nouveau Testament], mais qui
est mieux traduit par « plein développement » ou « mature ». – The
SDA Bible Commentary, vol. 3, p. 499. Les expériences ultérieures de
Job ont révélé qu’il n’avait pas atteint l’ultime perfection de carac-
tère. Bien que fidèle et intègre, il continuait toujours par grandir.
Deuxièmement, le texte dit qu’il était « droit ». Ce mot signifie « juste »,
« intègre », « irréprochable ». Job avait vécu d’une manière qu’il pouvait
être appelé « un bon citoyen ».
Troisièmement, le texte dit qu’il « craignait Dieu ». Bien que l’An-
cien Testament dépeigne l’idée de « craindre » Dieu dans le cadre
de ce que signifie être un Israélite fidèle, l’expression a également
été utilisée dans le Nouveau Testament pour les Gentils qui servaient
fidèlement le Dieu d’Israël (voir Actes 10: 2, 22).
Enfin, Job « évitait », ou fuyait le mal. Cette attitude de Job a été
confirmée par le Seigneur Lui-même, quand Il disait à Satan : « As-tu
remarqué Mon serviteur Job? Il n’y a personne comme lui sur la terre;
c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du
mal. » (Job 1: 8).
En conclusion, Job était un homme de Dieu dont la foi était révé-
lée par le genre de vie qu’il menait; et donc, il a vraiment témoigné
auprès des « anges » et des « humains » (1 Cor. 4: 9) à propos de ce
que cela signifie pour une personne d’être en Christ.
Si le livre de Job était écrit sur vous, comment les lignes d’ouverture se
liraient-elles? « Il y avait ______________ un homme [ou une femme]
qui s’appelait ______________ Et cet homme [ou cette femme] était
______________ et ______________; il [ou elle] ______________
Dieu, et se ______________du mal. »
164
L undi 19 Décembre
(page 106 de l’édition standard)
Lisez Job 29: 8-17. Qu’est-ce que ces versets nous disent à propos de
comment d’autres voyaient Job et la façon dont il traitait ceux qui
étaient en difficulté?
Il est facile d’être gentil et respectueux envers les riches et ceux qui
sont puissants et célèbres. Cependant, comment traitez-vous ceux
qui n’ont rien du tout à vous offrir?
165
M ardi 20 Décembre
(page 107 de l’édition standard)
Cœur et yeux
À première vue, dans les textes ci-dessous, cela pourrait sembler
comme si Job se vantait, comme s’il s’exaltait de sa sainteté, de sa vertu
et de sa bonne conduite devant les autres. Cette attitude, bien sûr, est
précisément le genre de chose que la Bible condamne (voir Matthieu
23). Mais ce n’était pas le cas avec Job. Encore une fois, il est crucial
de se rappeler le contexte: ses amis lui avaient dit que sa vie passée,
une vie supposée être assez mauvaise, est la cause de sa souffrance.
Job, quant à lui, sait que cela ne peut tout simplement pas être vrai et
que rien de ce qu’il avait fait ne méritait ce qu’il traversait. Donc, il
passe ce temps à raconter le genre de vie qu’il menait et le genre de
personne qu’il était.
Lisez Job 31: 1-23. Que dit Job encore au sujet de la façon dont il
vivait avant les calamités?
Remarquez aussi que Job ne traitait pas seulement avec ses actions
extérieures. Le texte « mon cœur a suivi mes yeux » (Job 31: 7, LSG)
montre que Job comprenait le sens profond de la sainteté, du bien et du
mal et de la loi de Dieu. Job savait apparemment que Dieu se soucie
du cœur, de nos pensées, ainsi que de nos actions (voir 1 Sam. 16: 7,
Exode 20:17, Matt. 5:28). Job savait que c’était mauvais de convoiter
une femme et non pas seulement de commettre l’adultère avec elle.
(Voilà encore une puissante preuve que la connaissance du vrai Dieu
avait existé avant même que le Seigneur n’appelât la nation d’Israël à
être Son peuple de l’alliance et pour Lui servir de témoins.)
Lisez ce que dit Job dans Job 31: 13-15. Pourquoi est-ce un message
si important?
Pas étonnant que le Seigneur ait dit ces choses sur la vie et le carac-
tère de Job. Voilà un homme qui vivait clairement sa foi, un homme
dont les œuvres révélaient la réalité de sa relation avec Dieu. Ceci, bien
sûr, rend sa plainte d’autant plus amère: Pourquoi ceci m’arrive-t-il?
Et, Bien sûr, il a présenté les arguments de ses amis comme vains et
vides, et ils l’étaient.
Mais il y a un message plus profond et plus important que nous
pouvons prendre de la réalité de la vie fidèle et obéissante de Job.
Remarquez combien la vie qu’il a menée dans le passé était liée à la
façon dont il a répondu aux tragédies qui l’ont frappé plus tard. Ce
ne fut pas par hasard, ou par chance, ou par pure volonté que Job a
refusé de maudire Dieu et de mourir! (Job 2: 9). Plutôt, c’était parce
que toutes ces années de fidélité et d’obéissance à Dieu lui ont donné
la foi et le caractère qui lui ont permis de faire confiance au Seigneur,
indépendamment de ce qui lui arrivait.
Lisez Matthieu 7: 22-27. Qu’est-ce qu’on trouve dans ces versets qui
révèle la raison pour laquelle Job est resté fidèlel?
Lisez Éphésiens 3:10. Comment le principe exprimé ici fut révélé dans
le livre de Job, mais sur une plus petite échelle?
Ce que nous voyons dans ce texte, et dans le livre de Job, est l’ex-
pression du fait que Dieu travaille dans la vie de Ses disciples pour les
changer, pour Sa gloire, à Sa propre image. « L’image de Dieu doit
se reproduire au sein de l’humanité. L’honneur de Dieu et du Christ
exige que Son peuple atteigne la perfection divine. » – Ellen G. White,
Jésus-Christ, p. 675. La vie de Job était un exemple de la façon dont
les êtres humains peuvent révéler ce principe, même si Job a vécu il y
a plusieurs milliers d’années. Le peuple de Dieu dans tous les âges a
aussi le privilège de vivre la même vie.
168
V endredi 23 Décembre
(page 110 de l’édition standard)
Discussion:
Quels sont les choix que nous pouvons faire et qui influencent
le degré auquel le Seigneur peut œuvrer en nous? Nous savons que
Dieu seul peut changer le cœur, mais nous devons coopérer. À quoi
ressemble la coopération? Comment se manifeste-t-elle?
Colossiens 2: 6 se lit comme suit: « Ainsi donc, comme vous
avez reçu le Seigneur Jésus Christ, marchez en Lui » (LSG).
Comment ces paroles nous aident-elles à comprendre ce que cela
signifie de vivre dans la foi et l’obéissance?
Comment pouvons-nous en tant qu’une église, pas seulement
en tant qu’individus, apporter la gloire au Seigneur devant les
humains et devant les anges?
169
Histoire
Préparer mon cœur: 2e partie
Environ six mois après ma première visite chez Kveto, il m’a invité
à aller à l’église avec lui. J’avais lu la Bible et j’étais intéressé au genre
d’église qui enseignait ces choses, alors je décidai d’y aller. J’étais
intéressé, mais je prêtais attention, car je ne voulais pas être séduit dans
quelque chose d’irrationnel.
Le bâtiment de l’église était exceptionnel, mais quand nous sommes
entrés, tout le monde voulait me serrer la main. Kveto savait que j’étais
une personne réservée, donc il m’avait averti que les gens étaient sym-
pathiques. Je sentis une atmosphère différente à cet endroit, remplie de
paix, d’ordre et d’amour.
J’appréciai vraiment le service à l’église et la chaleur amicale des
gens, et je commençai à aller à l’église chaque sabbat. Maintenant, je
sais que le Saint-Esprit éveillait mon cœur et mon esprit pour que je
puisse comprendre la vérité. Je reconnaissais ma propre pauvreté spiri-
tuelle. Dieu m’a donné la foi et changé mon cœur.
Ma famille a remarqué les changements dans ma vie. Tous me
remirent en question, craignant que je ne sois trompé par une secte. Ils
remarquèrent que ma conviction religieuse était forte et personne ne
m’interdit de visiter l’église ou de lire la Bible.
Quand Kveto et moi étudions ensemble, nous traitons des autres
aspects de la foi en Dieu et des doctrines. J’assistais régulièrement aux
réunions publiques sur les sujets qu’on trouve dans les livres de Daniel
et d’Apocalypse. La répétition m’a aidé à comprendre ces choses et à
répondre aux questions que je ne savais pas comment poser.
Un an après ma première rencontre avec Kveto dans la rue, je m’en-
gageai à donner ma vie à Dieu. Un vendredi soir, sous la voûte céleste,
je fus baptisé. Je me sentais comme si le ciel était tout près au moment
où je répondais aux questions du pasteur et affirmais ma foi. Le sabbat,
je fus officiellement reçu par l’église. J’avais 20 ans.
Notre Dieu tout-puissant est si patient et attentionné! Je suis étonné
de savoir que Celui qui contrôle tout l’univers se soit abaissé pour me
libérer des erreurs de ce monde! Il m’a sauvé, et Il me conduit chaque
jour vers une plus grande compréhension du salut! Il m’a arrêté quand
je décidais par moi-même de ma vie. Après mon baptême, j’ai étudié au
séminaire théologique adventiste du septième jour à Prague pour que je
puisse être un instrument dans la main de Dieu pour conduire d’autres
âmes qui cherchent à aller à Lui.
Je loue Dieu et je Le remercie pour Kveto, qui n’a jamais renoncé à
moi quand je ne croyais pas.
La leçon en Bref
Texte clé: Job 1:1, 8
Objectifs:
Savoir: Examiner le caractère de Job avant sa souffrance, en mettant cela
en relation avec les différentes scènes tout au long du livre.
Ressentir: Apprécier la vie de Job comme une personne qui a vécu une
vie en harmonie cohérente avec Dieu, en mettant sa foi en action tangible.
Agir: S’engager à vivre une vie sanctifiée de foi pratique dans la puis-
sance du Saint-Esprit.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: Une vie irréprochable
A Jusqu’où s’arrête l’irréprochabilité? En regardant à la vie de Job,
quelle réponse donnez-vous à cette question?
B Quels traits de caractère de Job sont les plus attrayants pour vous, et
comment sont-ils pertinents dans votre situation actuelle?
Résumé: Un examen plus attentif de Job avant sa souffrance, telle que recons-
tituée à partir de divers passages du livre, révèle une personnalité qui est
toujours en harmonie avec Dieu, qui se traduit par une foi pratique. Cette
foi est caractérisée par des valeurs éthiques élevées, l’intégrité person-
nelle, et un cœur pour les personnes socialement vulnérables.
171
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
tion ne fût écrite sur un toison. Quelle importance revêt le fait que la plus
ancienne inscription hébraïque parle du soin des pauvres, du traitement
des veuves et des orphelins, et de la protection de l’étranger qui vit parmi
nous?
ÉTAPE 2—Explorer
Commentaire biblique
Le personnage de Job, comme discuté cette semaine, soulève quelques
questions théologiques importantes, l’une étant la question de la perfec-
tion biblique qui entraine souvent une discussion animée dans nos églises.
Peut-on atteindre un niveau de caractère parfait ici-bas? Est-ce possible,
en particulier face à l’échec personnel continu et à la chute dans le péché?
173
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
façon dont nous voyons le rôle de Christ dans l’œuvre du salut. Si le rôle de
Christ comme notre modèle est surestimé, alors notre tâche doit être d’assi-
miler ce modèle à l’extrême et d’essayer de parvenir à un état sans péché,
comme Christ, ce qui nous rend vulnérables à une forme de christianisme
axée sur les œuvres.
Si, d’autre part, nous acceptons la mort substitutive de Christ sur la croix
comme ayant un impact aussi bien dans notre rédemption que dans notre
sanctification, nous pouvons accepter Sa perfection comme nôtre. Bien que
nous devions toujours faire attention à ne pas tomber dans l’idée de « la
grâce moins chère », une personne qui a pleinement confié sa vie à Christ est
parfaite en Lui. Cette union est le salut par la grâce seule, et par notre union
quotidienne avec Christ, nous participons à Sa vie sainte. Nous aurons atteint
notre perfection, notre but et notre objectif, comme le mot grec teleios l’ex-
prime (cf. Jean 15: 5, 1 Cor. 1:30; Eph 3:19; 4:13; Phil 2:12, 13).
II. Le christianisme dans la sphère publique (Relisez Job 29: 8-17, 31: 1-24, Ésaïe
1:17, Psaume 72: 4, et Exode 23: 3 avec la classe.)
Beaucoup a été dit et écrit sur le rôle des chrétiens dans la sphère publique,
se référant à l’endroit où les chrétiens et les non-chrétiens se rencontrent. Le
concept de sphère publique, est ancien. La plupart des cultures anciennes
vantaient un lieu public où les citoyens (et autres) de la communauté interagis-
saient. Dans les pays hispanophones, chaque ville avait, et a encore, une sphère
publique. Dans l’ancien Israël, l’entrée de la porte de la ville était le lieu public
où les affaires publics, de droit, et d’autres questions d’intérêt public, étaient
traitées (cf. Ruth 4: 1, 2).
Cependant, certaines formes du christianisme ont choisi de suivre une
mentalité de forteresse. Cet état d’esprit est centré sur la conviction que leur
église a besoin d’être défendue contre les intrus du monde, conduisant à une
idée très exclusiviste de l’église qui réduit fortement son interaction sociale.
Par conséquent, ils ont très peu de connexion avec les communautés dans
lesquelles ils se trouvent.
Cependant, la Bible suggère fortement et de façon constante que les imi-
tateurs de Dieu doivent être socialement sensibles, en particulier en ce qui
concerne les groupes vulnérables de la société. Ces groupes sont mentionnés
à plusieurs reprises dans Job, ce qui démontre que Job était vraiment engagé
à servir sa communauté. Il « sauvait le pauvre qui implorait du secours, et
l’orphelin qui manquait d’appui » (Job 29:12) ou se mettait à leur disposition
(Job 31:16); il soutenait la « veuve » (Job 29:13, 31:16) et honorait les droits
de ses serviteurs (Job 31:13). La justice est mesurée dans l’Ancien Testament
par de tels actes. En revanche, lorsque les choses tournent mal, les prophètes
dénoncent constamment le péché (par exemple, le livre d’Amos, qui dénonce
les méfaits sociaux de Samarie). Le christianisme doit être tangible. Notre
impact sur ces groupes traditionnels (les pauvres, les veuves, les orphelins,
les étrangers) ou groupes additionnels modernes (les travailleurs migrants, les
demandeurs d’asile, les personnes atteintes du VIH sida, les toxicomanes, les
opprimés raciaux, et ainsi de suite) est une bonne mesure pour notre christia-
nisme pratique.
174
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Considérez ceci: Qu’est-ce que notre interaction avec les groupes sociale-
ment vulnérables susmentionnés a à voir avec notre justice?
Une des caractéristiques les moins mentionnées de Job avant ses souf-
frances était sa prière d’intercession en faveur de ses enfants. Ses prières
et sacrifices ouvraient la porte à l’Esprit Saint pour œuvrer avec plus de
force dans la vie de ses enfants, en renversant les puissances du mal. C’est
ainsi que fonctionne la prière d’intercession, et nos prières d’intercession
prennent Christ comme modèle.
ÉTAPE 3—Appliquer
Pour les moniteurs: Job a fait alliance avec ses yeux (Job 31: 1). La
quantité de données visuelles qui entrent dans nos esprits par les yeux
chaque jour est presque incompréhensible et certainement presque
impossible à traiter. Nous avons besoin de certains filtres. Nous avons
besoin d’une alliance.
Application:
À quoi ressemble une « alliance avec nos yeux » en termes pratiques?
Quels sont les moyens par lesquels vous pouvez atteindre une classe
de personnes socialement vulnérables dans votre communauté?
ÉTAPE 4—Créer
Activité:
Planifiez un évènement de sensibilisation sociale avec votre classe.
Envisagez de participer à une soupe populaire, faites du bénévolat dans
un orphelinat, aidez les victimes d’une catastrophe, collectez des éléments
essentiels à la difficulté économique, ou visitez un camp des sans-abris.
Assurez-vous que cet effort ne va pas être un évènement ponctuel!
175
L eçon 14 * 24–30 Décembre
(page 112 de l’édition standard)
Sabbat Après-midi
Lecture de la semaine: 2 Cor. 5:7, Job 1–2:8, Matt.
4:10, Matt. 13:39, Jean 8:1–11, Heb. 11:10, Heb. 4:15.
N
ous sommes arrivés à la fin de l’étude de ce trimestre sur Job.
Bien que nous ayons couvert beaucoup dans le livre, nous
devons admettent qu’il y a encore tellement plus à couvrir,
plus à apprendre. Bien sûr, même dans le monde séculier, tout ce que
nous découvrons et apprenons conduit simplement à plus de choses à
apprendre et à découvrir. Et si cela est le cas avec les atomes, les étoiles,
les méduses, et les équations mathématiques, combien plus donc avec
la Parole de Dieu? « Nous n’avons pas à douter de la Parole de Dieu
parce que nous ne pouvons pas comprendre les mystères de sa provi-
dence. La nature nous offre constamment des merveilles qui dépassent
notre compréhension. Serions-nous donc surpris de trouver dans le
monde spirituel des mystères insondables? C’est dans la faiblesse et
dans l’étroitesse de l’esprit humain que réside la difficulté. » – Ellen G.
White, Éducation, p. 140.
Oui, des mystères subsistent, en particulier dans un livre comme
Job, où la plupart des questions les plus difficiles de la vie sont posées.
Néanmoins, nous nous pencherons sur quelques leçons que nous pou-
vons retenir de cette histoire qui puissent nous aider, comme Job, à être
fidèle au Seigneur dans un monde plein de problèmes.
176
D imanche 25 Décembre
(page 113 de l’édition standard)
Quelles sont les autres choses que nous ne pouvons pas voir (telles que
la radiation ou la gravité) et qui existent autour de nous? Quelles leçons
spirituelles pouvons-nous tirer du fait que ces forces invisibles, non seu-
lement existent, mais aussi, peuvent avoir un impact sur nos vies?
L’existence du mal
Une des grandes questions auxquelles les humains sont confrontés traite
de l’existence du mal. Bien que certains philosophes et même religion-
naires ont nié l’existence du mal ou estimé que nous devrions du moins
abandonner le terme, la plupart des gens ne les approuvent pas. Le mal est
réel; c’est une partie de ce monde. Bien que nous puissions discuter de ce
qui est mal et de ce qui ne l’est pas, la plupart d’entre nous (pour paraphra-
ser un juge de la Cour Suprême des États-Unis dans un autre contexte) « le
reconnaissent quand ils le voient ».
Le mal est parfois mis dans deux grandes catégories: naturelle et morale.
Le mal naturel est défini comme le type qui cause des catastrophes natu-
relles, telles que les tremblements de terre, les inondations ou les pestes.
Le mal moral est l’ensemble des résultats des actions délibérées des autres
êtres humains, tels que l’assassinat ou le vol.
Toutes sortes de théories, anciennes et modernes, tentent de rendre
compte de l’existence du mal. En tant qu’Adventistes du Septième Jour,
nous croyons que la Bible enseigne que le mal est né de la chute d’un être
créé, Satan. La culture populaire, soutenue par les spéculations philoso-
phiques matérialistes, nie l’existence de Satan. Mais une personne ne peut
faire ainsi qu’en rejetant le témoignage clair de l’Écriture, qui dépeint
Satan comme un être réel dont l’objectif est de causer aux humains autant
de mal que possible. Ceci est une vérité particulièrement révélée dans le
livre de Job.
Lisez Job 1: 1 à Job 2: 8. Comment ces deux chapitres nous aident à com-
prendre le rôle de Satan dans le mal qui est si répandu dans le monde?
Lisez Jean 8: 1-11. Qu’est-ce que Jésus révèle ici que ces hommes man-
quaient grandement?
179
M ercredi 28 Décembre
(page 116 de l’édition standard)
Quels sont les textes bibliques qui disent explicitement que nous
avons une grande espérance qui transcende tout ce que ce monde
offre? (Voir, par exemple, Heb. 11 :10, Apocalypse 21: 2.)
180
J eudi 29 Décembre
(page 117 de l’édition standard)
Jésus et Job
Les étudiants de la Bible à travers les âges ont cherché à trouver des
parallèles entre l’histoire de Job et celle de Jésus. Même si Job n’est
pas exactement un « type » de Jésus (comme l’étaient les animaux dans
le système sacrificiel), certains parallèles existent. Dans ces parallèles,
nous pouvons trouver une autre leçon de Job: celle de ce que notre salut
a coûté au Seigneur.
Lisez Matthieu 4: 1-11. Quels parallèles existent ici entre Jésus et Job?
Lisez Matthieu 26:61; Luc 11:15, 16; et Jean 18:30. Comment ces
textes se rapportent-ils à l’expérience de Job?
Comparez Job 1:22 avec Hébreux 4:15. Quel parallèle s’y trouve?
Ces textes font apparaitre des parallèles intéressants entre les expé-
riences de Job et de Jésus. Job, bien sûr, n’était pas sans péché comme
Jésus; néanmoins, c’était un homme fidèle et juste dont la vie appor-
tait gloire au Père. Job était mis à rude épreuve par le diable, comme
ce fut le cas de Jésus. Tout au long du livre qui porte son nom, Job a
été faussement accusé; Jésus aussi a fait face aux fausses accusations.
Enfin, et peut-être le plus important, malgré tout ce qui s’est passé,
Job est resté fidèle au Seigneur. Beaucoup plus par conséquent, pour
nous tous, Jésus resta fidèle en toutes choses. Malgré tout ce qui
Lui était arrivé, Jésus a vécu une vie sans péché, celle qui incarne
parfaitement le caractère de Dieu. Jésus était « le reflet de Sa gloire
et l’empreinte de Sa personne » (Hébreux 1: 3. LSG), et donc, Lui
seul avait la justice nécessaire pour donner le salut: « justice de Dieu
par la foi en Jésus Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point
de distinction. » (Rom 3:22). Aussi grand que tout cela, Job, avec sa
souffrance et sa fidélité au milieu de la souffrance, n’était qu’un petit
reflet imparfait de ce que Jésus, son Rédempteur, ferait face pour Job
et pour nous tous, quand Il viendrait « Et qu’Il se lèvera le dernier sur
la terre » (Job 19:25).
181
V endredi 30 Décembre
(page 118 de l’édition standard)
Discussion:
Placez-vous dans l’esprit d’un Juif qui, connaissant le livre de
Job, a vécu avant la venue de Jésus. Quelles questions pensez-vous
que la personne pourrait avoir, questions que nous aujourd’hui,
qui vivons après la première venue de Jésus, ne posons plus?
C’est-à-dire, comment l’histoire de Jésus et ce qu’Il a fait pour
nous nous aide à mieux comprendre le livre de Job?
Si vous rencontriez Job, quelle est la première question que
vous lui poseriez et pourquoi?
Quelles sont les questions et les problèmes que le livre de Job
a abordés et que nous ne couvrons pas dans cette étude?
Quel était le concept spirituel principal que vous avez retenu
de cette étude sur Job? Partagez vos réponses avec votre classe.
182
Histoire
Trouver un sens spiritual
par Vojtech Pekarik
La leçon en bref
Texte clé: 2 Corinthiens 5:7
Objectifs:
Savoir: Revoir quelques principaux enseignements qui découlent de
l’étude du livre de Job.
Ressentir: Apprécier les similitudes entre Job et Jésus (ainsi que les
différences) en vivant par la foi en Jésus et non par la vue.
Agir: Apprendre à vivre par la foi en dépit de nos souffrances.
Plan d’apprentissage:
I. Savoir: Leçons apprises
A Si vous deviez résumer le message du livre de Job en une courte
phrase, quelle serait-elle?
B Quelle est la leçon la plus importante que vous avez apprise en étu-
diant le livre de Job ce trimestre?
Résumé: Le livre de Job est tellement complexe et multiforme qu’il est difficile
de condenser tous ses enseignements sur un trimestre. Toutefois, ce qui
ressort à la fin de notre étude est le message christocentrique du livre.
Encore et encore, il nous montre notre Rédempteur, le salut et une vie de
foi.
184
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
Développement
ÉTAPE 1—Motiver
185
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
ÉTAPE 2—Explorer
Commentaire biblique
L’universalité de la souffrance est contrecarrée par l’universalité de
la rédemption. Cette leçon est probablement l’une des plus grandes à
apprendre du livre de Job. Comme Job est devenu le symbole de la souf-
france de l’humanité (combien de fois avons-nous entendu quelqu’un se
référer à lui en parlant de sa propre souffrance), Job, dans le même temps,
préfigure Christ qui a fourni la solution finale à la souffrance sur la terre.
Considérez ceci: Si vous pensez à votre propre vie, quel type de vision du
monde voyez-vous venir dans les situations de crise?
II. Perceptions de la réalité (Relisez Matthieu 4:10, 13:10, Hébreux 4.15, 11:10
avec la classe.)
187
c o m m e n ta i r e s p o u r l e s m o n i t e u r s
les amis de Job l’ont fait, en essayant de convaincre Job de sa propre culpabilité,
ou comme nous pouvons parfois être tentés de faire aux autres.
L’attitude de Jésus face à la femme surprise en flagrant délit d’adultère
illustre de façon plus précise ce que notre tâche devrait être: faire preuve de
compassion, réconforter, ne pas condamner, et conduire la victime vers la seule
source d’espoir, Jésus-Christ (Rom. 8: 1).
ÉTAPE 3—Appliquer
Application:
Qu’est-ce qui vous a le plus touché dans l’étude du livre de Job au
cours du trimestre?
ÉTAPE 4—Créer
Activités:
Divisez votre classe en plus petits groupes et visitez les gens dans
votre église pour partager avec eux les leçons les plus importantes que
vous avez apprises du livre de Job.
188
N O T E S
Voyage à travers la Bible vous aide à ne
manquer aucune des directives que Dieu
a pour vous. La série est une étude de
l’histoire, de l’importance et de la signi-
fication de chaque livre de la Bible de
la Genèse à l’Apocalypse. Ces trois vo-
lumes, Voyage à travers la Bible de Ge-
nèse à Job, Voyage à travers la Bible, de
Psaumes à Malachie, et Voyage à travers
la Bible, de Matthieu à l’Apocalypse,
vous aideront à saisir le message cen-
tral de chaque livre et vous encourager à
persévérer à travers les parties qui vous
semblent obscures ou difficiles. Lisez-le
et soyez bénis dans votre voyage vers le
royaume de Dieu.
$14,99 par série
N O T E S
2017 Guide d’Étude Biblique du premier trimestre
Le Saint-Esprit est au cœur de notre expérience chrétienne. Le Saint-
Esprit, qui est Dieu Lui-même, connait Dieu plus que quiconque et nous
révèle Dieu d’une manière digne de confiance et fiable. Le Saint-Esprit
a d’abord inspiré les auteurs de la Bible, et le Saint-Esprit nous guide
aujourd’hui dans notre étude de ce qu’il avait inspiré ces écrivains à com-
muniquer. Le Saint-Esprit donne l’assurance de notre salut par Jésus-
Christ (Rom. 8:16) et donne des preuves de l’œuvre de Dieu en nous(1
Jean 3:24). Le Saint-Esprit nous purifie aussi du péché et nous sanctifie.
L’Esprit produit en nous une croissance continue dans la sainteté, en
faisant émerger le fruit de l’Esprit en nous – « l’amour, la joie, la paix,
la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur et la maitrise de
soi » (Gal. 5:22, 23).
En raison de Son rôle crucial dans nos vies en tant que croyants, la
leçon de ce trimestre, intitulé Le Saint-Esprit et la spiritualité, écrite
par Frank Hasel, nous aide à mieux comprendre le grand don que nous
avons dans le Saint-Esprit.
Le Livre de
MOLDAVIE
JOB
BIELORUSSIE
E
ROUMANIE
LETTONIE
LITHUANIE
GRECE
E
E
M er Méditerranée
SLOVAQUIE
E
HONGRIE
E
POLOGNE
E et
REP. TCHEQUE
E
SUEDE
AUTRICHE
IE
BELGIQUE ALLEMAGNE
DANEMARK
I TA L I E
TUNISIE
E
SUISSE
ITALIE
P.-B.
M er Morte
LE LIVRE DE JOB
LES BALÉARES
ALGÉRIE
R.U.
PROJETS:
1 Construction d’une église à Vienne, Autriche.
n
Eglise
Carte et informations du Comité de la Mission Adventiste Adventiste
Les offrandes iront à ces projets dans les limites légales; autrement, des dispositions particulières seront prises avec la
Conférence Générales pour la distribution des fonds selon les lois en vigueur dans les pays où ces offrandes ont été collectées.
du Septieme Jour