Mémoire de Fin D'études: Master en Agronomie
Mémoire de Fin D'études: Master en Agronomie
DEPARTEMENT D’AGRONOMIE
Dembélé Maissata
Pour l’obtention du diplôme de
Master en agronomie
Spécialité : contrôle de qualité des aliments
Thème
Devant le Jury
• Mon père Bourama Coulibaly pour les efforts fournis jour et nuit. Ce travail est le fruit de tes
sacrifices pour mon éducation et ma formation.
• Ma mère Fanta Théra qui représente toute ma vie, qui n’a pas cessé de m’encourager et de prier
pour moi.
• Mes frères et sœurs pour leur encouragement tout au long de mes études.
• Monsieur Diarra Sinaly qui m’a beaucoup encouragé et motivé durant tous mes études univer-
sitaires.
I Bibliographie 3
II Expérimentale 28
4 Matériels et méthodes 29
I. Matériel végétal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
II. Echantillonnage, traitement préliminaire des produits et autres matériels utilisés . . . 33
III. Traitement des échantillons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
1. Traitement à la vapeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
2. Traitement à la Friture à l’huile . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3. Séchage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
IV. Analyses physico-chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
1. Détermination du taux de matière sèche et l’humidité (AFNOR,1985) . . . . 34
2. Détermination de la matière minérale(AFNOR,1985) . . . . . . . . . . . . . 35
3. Détermination du potentiel d’hydrogène (pH) . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4. Détermination de la matière organique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
V. Préparation de l’extrait pour les sucre reducteurs et les sucres totaux . . . . . . . . . 36
1. Détermination de la teneur en sucres totaux (Dubois et al., 1956) . . . . . . . 36
2. Détermination de la teneur en sucre reducteurs . . . . . . . . . . . . . . . . 37
VI. Extraction des lipides (méthode de Folch et al, 1957) . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
VII. Estimation du degré d’oxydation des lipides Genot (1996) . . . . . . . . . . . . . . 39
VIII. Dosage de la vitamine C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
1. Extraction par l’acide métaphosphorique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2. Dosage spectrophotométrique par KMnO4 de l’acide ascorbique pur . . . . 40
IX. Extraction des polyphénols . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
1. Dosage des polyphénols totaux : Miliauskas et al. (2004) . . . . . . . . . . . 41
2. Mesure de l’activité antioxydante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
X. Extraction et dosage des pigments photosynthétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
XI. Analyses physico-chimiques du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
1. Humidité résiduelle du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
2. Détermination du pH, norme AFNOR NF X31-103 (1992) . . . . . . . . . . 43
3. Détermination de la conductivité, norme AFNOR NF X31-103 (1992) . . . . 43
4. Détermination de la matière organique (MO), norme NF ISO 10694 . . . . . 43
5. Granulométrie par tamisage, norme AFNOR NF X31-101 . . . . . . . . . . 44
XII. Test hédonique sur le poivron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
5 Résultat et Discussion 47
I. Caractérisation des régions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
II. Caractéristiques biophysiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
III. Paramètres physico-chimiques des poivrons mis au froid positif et négatif . . . . . . 50
1. Teneur en eau et matière sèche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
2. Teneur en matière minérale et matière organique . . . . . . . . . . . . . . . 55
3. Teneur en Lipide et peroxydation lipidique . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
IV. Vitamine C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
1. Polyphénols totaux : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
V. Evaluation de l’activité antioxydante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
1. Les sucres totaux et réducteurs : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
VI. Analyse organoleptique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
Table des figures
— De déduire le mode de conservation favorable à adopter pour mieux préserver les proprié-
tés physicochimiques et sensorielles du poivron ;
1
— De déterminer les polyphénols totaux et l’activité antioxydante du poivron Ces différents
paramètres nous permettront de faire une étude comparative entre les deux régions.
- Hypothèse
• Les poivrons provenant de la commune de Sirat sont-ils meilleurs par rapport à celle de
Achacha ?
- L’intérêt de l’étude
L’étude a été réalisé au niveau de l’école supérieure d’Agronomie de Mostaganem. Cette étude
a pour intérêt de démontrer la variation physico-chimique, nutritionnelle et organoleptiques du
poivron du :
• Au mode de conservation,
2
Première partie
Bibliographie
3
Chapitre 1
Généralités de la plante et sa culture
I. L’origine et histoire
Doux ou légèrement piquant, rouge, jaune ou vert, aux formes arrondies, l’espèce Capsicum an-
nuum est originaire des Amériques (Acevedo-Rodriguez et strong, 2012) mais son origine exacte est
incertaine. Il a été supposé qu’elle provenait d’un district d’Amérique centrale (Basu et De, 2013) ou
qu’elle aurait été domestiqué au Mexique (aguilar –Melendez et al.,2009).
Ce fut soit Christophe Colomb ou son médecin accompagnateur Chanca qui rapporta pour la
première fois l’utilisation du Capsicum dans les Amériques vers 1493-1494 et certainement Colomb
qui l’introduisit en [Link] milieu du 17ème siècle, le capsicum était cultivé dans toute l’Europe
du sud et du milieu comme une épice et drogue médicale, avec l’introduction d’une espèce au japon
et cinq en inde (pour la culture de masse dans les colonies, du portugais) à cette époque (Basu et De
,2003).
Kalloo(1989) de même que DE Witt et Bosland (1993) rapportent que les premières variétés de
Capsicum, genre crée par Valerius cordus en 1506 (chaux et Foury, 1994) seraient originaires d’une
zone localisée entre les montagnes sud brésiliennes à l’Est, la Bolivie à l’Ouest, le Paraguay et le nord
Argentine au Sud.
Le piment doux a été domestiqué il y a plusieurs millénaires. Il était notamment cultivé par les
aztèques pour ses propriétés médicales. Le piment doux a fait l’objet d’un important travail de sélec-
tion, qui a donné naissance aux nombreuses formes, des tailles et de saveurs variées. Plus adapté au
climats tempéré, le poivron est devenu un légume de serre largement cultivé en Europe tandis que
le piment fort est essentiellement cultivé dans les pays tropicaux et subtropicaux, où ils sont utilisés
comme condiments dans la cuisine locale Cette solanacée apparue relativement récemment fait désor-
mais partie intégrante de presque toutes les traditions culinaires mondiales. Son usage est tellement
répandu qu’on en oublierait presque, en Corée(premier pays consommateurs), par exemple, ou en
chine (premier pays producteur) que ce fruit est finalement une introduction récente.
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II. Systématique et botanique
Le poivron appartient au genre capsicum de la famille des solanacées comme les aubergines (sola-
num melongena, S. aethiopicum), la tomate (lycopersicon. Esculentum), la pomme de terre (solanum
tuberrosum) ou encore la tabac (nicotiana tabacum), espèce annuum, ordre de polémoniacées, classe
des dicotylédones, subdivision des angiospermes dont la graine sont cachées à l’intérieur du fruit (Pur-
seglove, 1966). Contrairement à ce que le nom annuum (annuelle) pourrait laisser croire, le piment est
une plante vivace qui, dans les régions ou il ne gèle pas l’hiver, peut devenir arbustive. Néanmoins, il
est traité comme une annuelle en culture. Les tiges fortement ramifiées un buisson pouvant atteindre
60 à 80 cm de hauteur, garni de feuilles étroites, ovales a lancéolées. Les fleurs solitaires, branches,
s’épanouissent à l’aisselle des feuilles. Les fruits qui leur succèdent sont des baies creuses, cylin-
driques, d’abord vertes, puis jaunes ou rouges à maturité selon les variétés, on obtient des piments à
saveur forte, ou des poivrons doux et légèrement sucrée.
Comme succédant du poivre, une épice alors rare et couteuse. Il a ensuite été diffusé dans les
autres régions chaudes du globe. Par suite, le piment a fait l’objet d’un important travail de sélection,
qui a donné naissance aux nombreuses formes cultivées actuellement, avec des formes, des tailles et
des saveurs variées.
La saveur piquante de certaines espèces qualifiées de piments forts (par opposition aux piments
doux ) est lieux à présence de la capsaicine (C18H27NO3), substance irritante du groupe des vanillyl-
amides localisée au niveau du placenta (Anu et Peter, 2000) et dont la plus forte concentration se
rencontre au voisinage des graines (Messiaen ,1975) Les fruits peuvent êtres allongés, flexueux, co-
niques, globuleux a 3 ou 4 loges (lisses ou flexueux), sphériques pu plats côtelés.
5
début d’été et peut se poursuivre alors que les fruits sont déjà en formation.
Leur fleurs actinomorphe en forme d’Etoilesprésentent 6 pétales blancs, verdâtres ou mauves.
Elles sont axillaires, solitaires, ou groupées par 2 ou plus.
Leurs fruits sont des baies de formes et de tailles variées, souvent pointues, dressées ou pendantes
(dans ce cas le pédoncule a la forme d’un crochet), et de différentes couleurs (jaune, rouge, violet,
vert ...).
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F IGURE 1.3 – Capsicum baccatum
7
F IGURE 1.5 – Capsicum pubescens
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V. variétés et morphologie
1. variétés
Il existe plusieurs centaines de variétés de poivron, se distinguant par leur taille, leur forme, leur
saveur et leur couleur. Les poivrons peuvent être carrés, avec quatre lobes bien marqués, coniques ou
allongés. Les plus grands atteignent 25cm de long. Selon leur forme on classe les poivrons en deux
types : Les variétés italiennes : allongées et pointue plus mince Les variétésaméricaines : carrées ; a
trois ou quatre lobes et a chair épaisses Parmi ces nombreuses variétés on peut citer :
9
2. morphologie
Les traces des pièces florales (sépales) sont visibles autour du pédoncule. Ce fruit dérive donc de
la transformation d’un ovaire supère.
10
2.2. Coupe longitudinale
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2.3. Section transversale
L’ovaire de type de Solanacées (poivrons, piments, tomates) est classiquement formé de deux
carpelles soudés à placentation axile. Chez les plantes cultivées, on observe souvent trois carpelles
(cloisons surnuméraires).
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Chapitre 2
Agronomie du capsicum annuum
I. Culture du poivron
1. choix du sol et le pH
Le poivron est très exigeant en qualité de sol. Ses exigences sont plus grandes que celles de la
tomate. Le sol préféré présente les caractéristiques suivantes : sol profond, bien drainé, chaud et bien
pourvu en humus et en matières nutritives aisément assimilables (Basu et De, 2003). Les sols légers
conviennent à la culture de primeur ; les sols frais, silico-argileux sont convenables à la culture de
saison. Le poivron redoute plus l’acidité de sol que son alcalinité. L’optimum se situe vers un pH de
5,5 et 7.
2. Exigences écologiques
Fondamentalement, le poivron peut être cultivé dans le monde entier, mais il se développe mieux
dans les régions tropicales et les régions subtropicales. Il nécessite des conditions climatiques humides
et chaudes ayant une température idéale allant de 18°C à 28°C ainsi que des précipitations annuelles
uniformément reparties. Bien que les plantes de capsicum poussent comme un arbuste vivace dans les
conditions climatiques appropriées, elles sont généralement cultivées comme annuelles ailleurs.
Les piments capsicum sont considérés comme des plantes de saison chaude, neutres pour le jour,
bien que certaines formes puissent montrer une réaction photopériodique. Le cycle végétatif peut
être accéléré en imposant certaines photopériode, mais les rapports de littérature sont contradictoires.
Les poivrons ont tendance à tolérer des conditions d’ombre jusqu’à 45% du rayonnement solaire
dominant, bien que l’ombre puise retarder la floraison.
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3. Exigences en chaleur
Le poivron est l’une des plantes maraichères les plus exigeantes en température, mais moins exi-
geant en ensoleillement que la [Link] poivron est très sensible aux températures basses, le zéro
végétatif est de 14°C. Son développement optimal s’observe sous des températures variant entre 16
à 26°C et pour un éclairement de l’ordre de 50 à 60% du rayonnement solaire tropical, surtout les
jeunes plantes. Sous les tropiques, une altitude de 400 à 800 m lui est favorable (CIRAD, 2002). Son
optimum de croissance se situe à 24°C. Les températures supérieures à 35°C réduisent la fructification
et la photosynthèse. Les exigences de la culture en lumière sont très grandes (Skiredj, et al, 2005).
4. Exigence en lumière
Le poivron requiert une bonne luminosité, dans le cas contraire, le cycle végétatif du poivron
se raccourcit. Les Capsicum sont des plantes de jours-courts facultatifs, cela veut dire que la florai-
son se réalise mieux et est plus abondante en jours courts pourvu que la température et les facteurs
climatiques soient adéquats. Les exigences photopériodiques varient de 12 à 15 heures (Valdez, 1994)
5. Exigence en eau
Le poivron est fort exigeant en humidité de sol. Celui-ci doit avoir 80-85% d’humidité afin d’ob-
tenir de bons rendements. Lorsque l’humidité relative de l’air est basse (inférieure à 60%) et la tempé-
rature est élevée, les fruits ne grandissent pas. Le poivron fatigue rapidement le sol. Les besoins de la
culture se situent aux environs de 400 mm pendant la période végétative et de 200 à 400 mm pendant
la période de cueillette, soit 600 à 800 mm/cycle. Le but essentiel de tout système d’irrigation consiste
à mettre à la disposition de la plante la quantité d’eau nécessaire à ses besoins en temps opportun.
Toute erreur en irrigation a des conséquences graves sur la production puisque la faculté restauratrice
des racines du poivron est faible (Skiredj, et al, 2005).
6. Rotation
Changer chaque année l’emplacement des poivrons car ils consomment en grande quantité d’élé-
ments nutritifs du sol et attirent les maladies. Attendre au moins 3 ans entre deux semis ou plantations
de poivron sur un même emplacement.
Le poivron est conduit comme une culture de renouvellement. Il ne doit pas se succéder a lui-
même ni les plantes de la même famille (aubergine, tomates, pommes de terre) ou les courges, elles
sont aussi très gourmandes en éléments nutritifs. Les poivrons apprécient de succéder à une culture
de légumes racines, moyennement gourmands, comme les carottes ou les navets.
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Si le sol n’est pas trop appauvri, privilégier les légumes bulbes (ail, oignon ou poireau). Les
poivrons peuvent terminer une rotation. Dans ce cas, faire succéder aux poivrons des engrais verts ou
des légumineuses améliorantes (fèves, pois, haricots).
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cycle d’un an. Les croisements sont faciles et la maturation du semis s’échelonne sur les deux mois de
juillet et aout. On peut produire jusqu’à 10 grammes de graines par plante. Les semences possèdent
une durée de faculté germinative de 3 à 4 ans.
La mise en place de plants sains et de qualité est indispensable. L’élevage en mottes, mini mottes,
petits pots plastiques de 5 par 6 ou en plaques alvéolées est recommandé.
Cet élevage sera conduit en pépinière abritée, sur tablette, ou au niveau du sol sur bâche plas-
tique en cas de grande surface à mettre en culture. Le semis se fait directement en pots ou mottes.
Les semences petites, sont peu enterrées (théoriquement, il est conseillé de ne pas dépasser 1,5 fois
la taille de la graine). Le substrat est légèrement tassé avant le semis, et la graine est recouverte de
perlite après semis. Le terreau doit être enrichi en minéraux (dans les éléments majeurs). Des appli-
cations foliaires complémentaires sont nécessaires, en particulier lorsque les irrigations par aspersion
entraînent une lixiviation du terreau en éléments solubles (azote, potasse) ; les oligo-éléments com-
pléteront utilement l’alimentation minérale. Les semences de poivron étant sensibles à la chaleur,
les semis réalisés en saison chaude seront recouverts d’une plaque de polystyrène blanc. En saison
fraîche, les germinations seront améliorées par une couverture plastique transparente, qui a pour effet
d’augmenter la température. Les matériaux seront retirés dès le début de la germination. Les traite-
ments phytosanitaires doivent commencer à la pépinière, afin d’éviter les contaminations précoces.
L’utilisation des bacs en sub-irrigation assurant une alimentation en eau par remontée capillaire per-
met une meilleure efficacité des traitements et en conséquence une meilleure maîtrise des maladies
bactériennes et cryptogamiques (infestations moindres et contrôle chimique plus efficace). Le temps
de présence en pépinière variera selon la saison, entre 30 jours en été à 40 jours en saison fraîche.
La taille optimum du plant à la mise en place sera d’environ de 20 cm de haut, à 8-10 feuilles, juste
avant apparition du premier bouquet floral. Les plants ne devant pas être étiolés, devront recevoir
suffisamment de lumière. Leur écartement en cours d’élevage devra probablement être nécessaire,
particulièrement par temps couvert, peu lumineux, et chaud. (Saint louis et al,2001).
2. La plantation
Le sol doit être profond, de texture moyenne, se ressuyant bien, bien aéré, légèrement motteux. La
culture peut se conduire à plat en saison fraîche et en sol drainant. En sol de texture argilo- limoneuse,
et en période pluvieuse, la conduite sur planche est préférable. Cette technique est souvent utilisée
en association avec le paillage du sol et l’irrigation au goutte-à goutte. La densité et les écartements
entre plants dépendent des moyens matériels de culture et de la superficie en culture. Les rangs simples
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assurent une meilleure aération, une facilité de 9 récolte. Sur le rang, les plants peuvent être disposés
de 0,40 m (variété à végétation limitée) à 0,50 m (variété à végétation plus vigoureuse). L’écartement
entre rangs va dépendre des outils de travail. Le jumelage des rangs sur planches est souhaitable, car
cela permet d’élever la densité à 22 000 plants par hectare environ ; par exemple planches à 1,70 m
– 1,80 m entre-axes, plantation en quinconce à 0,50 m d’écartement sur lignes jumelées distantes
de 0,50m – 0,60m. Sur grandes surfaces l’élargissement des passages à l’écartement des roues de
tracteur pour l’exécution des traitements, le ramassage des récoltes, sera à préciser. La plantation est
une opération délicate ; elle doit être réalisée si possible par temps frais, ou le soir, les mottes ou
pots ayant été suffisamment humidifiés au préalable. Le collet des plants ne doit jamais être enterré,
sous peine de favoriser les pourritures et le flétrissement des plants. La plantation doit être précédée
d’une irrigation si nécessaire ; celles-ci seront particulièrement surveillées pendant la phase de reprise
(petites irrigations facilitant le développement du système racinaire). (Saint louis et al,2001).
3. Le Tuteurage
Les plants sont fragiles, les branches cassent facilement sous l’effet du poids des fruits, du vent.
Il faut donc les tuteurer. Deux méthodes sont praticables :
— plusieurs étages de deux ficelles horizontales tous les 20 à 30 cm tendues le long de la ligne des
plants entrecroisées sur piquets d’un diamètre de 10 cm distants de 3-4 mètres. Ce système est
mieux adapté aux rangs doubles.
— une armature en double tous les 3-4 mètres sur la ligne de plantation sous tendant de part et
d’autre deux fils de fer à 60 et 40 cm du sol et un fil unique à environ 20 cm du sol au premier
niveau de ramification. Ce système est bien adapté aux rangs simples. Il est préférable en zone
ventée d’attacher les plants à la ficelle se trouvant le plus près du sol. (Saint louis et al,2001).
Cette technique présente plusieurs avantages. Tout d’abord, elle empêche les feuilles et les fruits
de toucher le sol. En même temps, la taille laisse une espace supplémentaire pour l’aération. De
plus, la récolte devient beaucoup plus facile. Les producteurs en extérieur utilisent des piquets
et y attachent doucement les plantes.
4. Irrigation
Les besoins de la culture se situent aux environs de 400 mm pendant la période végétative et de
200 à 400 mm pendant la période de cueillettes, soit 600 à 800 mm/cycle Les besoins en eau sont
élevés durant la végétation et a l’approche de la récolte. Il faut maintenir une humidité constante
dans le sol avec des irrigations modérées. Deux à trois binage-sarclages sont nécessaires ainsi que des
arrosages réguliers le long du cycle cultural.
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IV. Situation phytosanitaire du poivron
Plusieurs nuisibles sont responsables des dégâts que subissent le poivron durant son cycle de pro-
duction. La pépinière doit être bien entretenue : lutte contre les larves de noctuelle (insecticides à
base d’Endosulfan, de Methomyl ou de Methamidophos), contre les pucerons (Pirimicarbe, Isolane,
Diméthoate, méthomyl) et les rongeurs (appâts empoisonnées). Les traitements par des fongicides
à base de manèbe, mancozèbe ou produits similaires pourront être utilisés pour éviter certaines at-
taques cryptogamiques. Il est recommandé de lutter contre les principaux agents pathogènes par des
traitements préventifs. En particulier, la culture doit être protégée contre l’oïdium, la pourriture grise
(Botrytis Cinerea), les acariens en temps chaud, le mildiou, Rhizoctonia et le coup de soleil (en cas
de fort effeuillage). Les produits de traitement sont disponibles sur le marché ; les doses d’utilisation
sont prescrites sur les emballages.
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V. Maladies et ravageurs
Pucerons
• Présence des insectes de petite 1. Inspection régulière suivi de
taille sur la face inferieure des la destruction par arrachage de
feuilles, plantes attaquées ;
19
Acariens Utilisation d’acaricide
• Présence en dessous des feuilles,
• Apparition de jaunissement à la
base des feuilles âgées, suivie de,
l’épaississement et du rabougris-
sement de feuillage.
Champignons (ex :
• Jaunissement du feuillage, 1. Destruction des résidus de récolte.
Fusarium oxyspo-
rum) • Flétrissement de la plante. 2. Traitement préventif avec des pro-
duits à base de mancozeb ;
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récolte. Toutefois, dans la plupart des cas, les producteurs récoltent les poivrons manuellement. Ils
les récoltent en coupant le pédoncule avec un sécateur. Les branches et le système racinaire de ces
plantes sont fragiles Le moment adéquat varie. De nombreux producteurs récoltent lorsque les fruits
ont une taille acceptable de leur variété mais restent en même temps croquants et verts (pour les va-
riétés vertes). Les variétés colorées doivent avoir juste commencé à obtenir la couleur caractéristique
de leur variété. Ceci est crucial, surtout pour les poivrons qui vont être transportés sur de longues
distances. La période de récolte peut durer plusieurs mois. Ainsi, les agriculteurs récoltent les fruits
en plusieurs fois (2 à 3 fois par semaine). Après la récolte, la durée de conservation des fruits du
poivron est principalement limitée par le flétrissement associé à une perte d’eau rapide, à la vulnéra-
bilité aux dommages dus au froid et à la pourriture pathologique (Maalekuu et al., 2014). Murs, les
fruits se gardent nettement plus longtemps qu’immature, le plus simple étant de les faire sécher tout
simplement, puis de les employer au fur et à mesure des besoins, râpés, réduits en poudre, etc. on peut
aussi les conserver à l’huile ou en pickles avec du vinaigre. Le poivron peut se conserver environ une
semaine dans le bac à légumes du réfrigérateur.
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Chapitre 3
propriété physico-chimiques et nutritionnelles
du poivron
• Le poivron vert contient moins de xanthophylles libres que le poivron jaune, mais plus que le
poivron rouge. En revanche, il contient moins d’esters de xanthophylle et de carotènes que le
poivron jaune et que le poivron rouge (Bonaccorsi, 2016).
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II. Composition nutritionnelle
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III. Apport calorique et analyse nutritionnelle
Le poivron provient du même arbuste que le piment. Et bien qu’il soit consommé comme légume,
il s’agit en réalité du fruit d’une variété de solanacée. Très riche en vitamine C, il fournit de nombreux
autres micronutriments protecteurs, notamment des caroténoïdes et des flavonoïdes. Plus il est mûr,
rouge donc, plus sa concentration en substances anti -oxydantes est importante. Composé à plus
de 90% d’eau, le poivron contient peu de nutriments énergétiques. Son apport calorique reste par
conséquent très modeste. Il est essentiellement dû à ses glucides, qui comprennent surtout du glucose
et du fructose. Les protéines et les lipides ne sont présents qu’en très faibles quantités. Le poivron
frais constitue le légume frais le plus riche en vitamine C(76 à 243mg/100g, base de poids frais.
. Il apporte aussi de la vitamine A et des provitamines A, surtout lorsqu’il est bien mûr (rouge).
Il constitue également une bonne source de vitamines de groupe B, notamment B6 et B9 et de la
vitamine E.
Le poivron jaune cru est particulièrement bien pourvu en vitamine B9 tandis que le poivron vert
est source de vitamine K. Il renferme de nombreux minéraux et oligo-éléments : beaucoup de fer,
du cuivre, du calcium, du potassium, du phosphore, du manganèse et du zinc. Sa chair et sa peau
offrent des teneurs élevées en substances anti oxydantes : caroténoïdes et flavonoïdes. Les poivrons
rouges présentent quant à eux de bonne concentration en bêta-carotène et en bêta-crypto xanthine,
des composés précurseurs de vitamine A dans l’organisme. Il contient aussi du lycopène, un composé
antioxydant (caroténoïde non pro vitaminique A) Ses fibres (celluloses et des hémicelluloses) sont re-
lativement abondantes. Pour profiter aux maximum des bienfaits des vitamines et minéraux contenus
dans le poivron, il est conseillé de consommer cru. Il est d’une très grande richesse en vitamine C
(surtout le rouge), en bêta-carotène et pauvre en calories.
Plusieurs auteurs ont rapporté que le piment est une source très riche en polyphénols (Marin et al.,
2004 ; Materska et Perucka, 2005 ; Wahyuni et al., 2011 ; Materska, 2014). Parmi ces composées, les
acides hydroxycinnamiques (acide transferulique et Trans-sinapique) et les flavonoïdes (quercétine,
lutéoline et apigénine sous leurs formes glycosides) sont les plus représentés (Marin et al., 2004 ; Ma-
terska et Perucka, 2005). Le contenu en polyphénols varie selon la variété et la maturité du piment. Le
taux des flavonoïdes varie de 1 à 852 mg/kg dans les différents types de piment en fonction des fac-
teurs génétiques de la plante et des conditions environnementales (Lee et al., 1995). Les antioxydants
sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres.
Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des
maladies cardiovasculaires, de certainscancers et d’autres maladies liées au vieillissement(Willcox et
24
al., 2004 ; chuah et al., Obah et Rocha, 2007) . L’activité antioxydant des poivrons peut varier selon
leur stade de mûrissement, mais aussi selon leur origine géographique, la saison et les conditions de
culture (Bosland, 2004 ; Obohet Rocha, 2007). Les poivrons verts et rouges contiennent des quantités
variables de plusieurs types d’antioxydants tels que les caroténoïdes et les flavonoïdes. Le poivron
est une excellente source de vitamine C dont les propriétés antioxydante contribués aussi à la santé
des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus la vitamine C protèges contre les infections,
favorise l’absorption du fer et accélères la cicatrisation ( Lee et al., 1995 ;Topuz et Ozdemir, 2007 ;
pegeon, 2009)
2.1. Chlorophylle
La chlorophylle, de par sa couleur verte, est le principal pigment contenu dans le poivron. Elle se
trouve dans le chloroplaste des cellules végétales. Elle est indispensable pour l’activité photosynthé-
tique de la plante qui consiste à produire de l’énergie chimique(ATP) à partir de l’énergie lumineuse
du soleil. En effet la lumière du soleil est captée par la chlorophylle.
2.2. Caroténoïdes
Les caroténoïdes sont des pigments responsables de la couleur jaune, orange et rouge de nom-
breux types de piments. Cependant, ils sont de plus que des simples pigments et jouent également un
rôle important en tant qu’antioxydant. En leur qualité d’antioxydants, les caroténoïdes protègent les
cellules et les tissus contre les espèces oxygénées radicalaires (ROS)nocives, agissantcomme piégeurs
d’oxygène moléculaire singulier, de radicaux peroxyles et d’espèces azotées réactives (RNS).
25
V. Propriétés médicinales
Il contient une substance, la lutéoline, une flavone qui agit en activant des circuits neuronaux
impliqués dans l’apprentissage. Le poivron est aussi une source d’anticancer : les capsiates sont des
substances chimiques dans le poivron qui peuvent provoquer la mort des cellules tumorales et ainsi
permettre d’éviter le développement des tumeurs cancéreuses7. Les capsiates sont très proches des
capsinoïdes contenues dans le piment et elles ont le même effet. Il est aussi riche en vitamine C,
laquelle a été extraite pour la première fois en 1933 à partir du poivron et du paprika par Albert
Szent-Györgyi.
26
nières étapes de murissement, la synthèse d’une vaste de gamme de composés volatils contribuent
également au gout et a l’arôme du fruit. Des sélections pour la forme et le calibre ont été essentielle-
ment conduites par des mesures du nombre de loges, de poids du fruit et de la précocité.
27
Deuxième partie
Expérimentale
28
Chapitre 4
Matériels et méthodes
29
F IGURE 4.1 – Localisation de Achacha
30
Objectif :
• Le but de ce travail est à priori d’analyser l’évolution au froid à 4°C(poivron frais) et dans le
congélateur à -18°C (poivron frit) de certains paramètres physicochimiques tel que : le pH, M.S,
humidité, M.M, M.O, lipides avec un suivi de 10 jours (chaque 5 jours) pour les frais et 1 mois
(chaque 7 jours) pour les frits.
• Le dosage de la vit C, chlorophyle a, chloroplyle b, et carotenoides ont été effectués sur les
poivrons a l’etait frais et la peroxydation lipidique sur les poivrons frits.
• Avec la poudre obtenue après séchage les analyses comme : les polyphénols, activité antioxy-
dante, sucre totaux, sucre reducteurs ont été effectués.
• le test de dégustation a été mene sur le poivron à l’état cru et à la vapeur donc l’influence de la
vapeur sur la vit C a été contrôlé.
• Pour parfaire la comparaison qualitative entre les deux zones d’étude quelques paramètres sur
le sol ont été déteminés : humidité, M.O, pH, conductivité ainsi que la granulométrie.
I. Matériel végétal
L’origine des poivrons (capsicum annuum) utilisé dans cette étude a été récolté dans deux régions
de Mostaganem à savoir : Sirat et Achacha. Les poivrons provenant de Achacha ont une forme allon-
gée à trois lobes (variété Nour selon l’agriculteur) quand a Sirat elle est plutôt carrée a quatre lobes
(nom de la variété inconnu). Les poivrons des deux régions à la cueillette étaient vert. Certains mu-
rissent avec le temps pour changer de couleur (rouge généralement). Le poids Moyen du poivron est
de 125g.
31
F IGURE 4.3 – Poivron provenant de la région de Achacha
32
II. Echantillonnage, traitement préliminaire des produits et autres
matériels utilisés
Après notre descente sur terrain, nous avons pesé, trié manuellement, et lavé . Après, les échan-
tillons de chaque régions ont été répartis en 05 groupes comme suit :
ã Lot II : produit ayant subi une friture et conservés à une température 0°C,
ã Lot V : un poivron conservé à 4°C pendant 10 jours pour évaluer la perte de poids, largeur.
1. Traitement à la vapeur
Une quantité de poivron frais nettoyée est mise sur en vapeur sur un feu doux, pendant 20 minutes.
Couper en petits tranches, 500g de poivron a été mise dans une poêle contenant environ 250 ml
d’huile d’olive, la friture sera réalisée sur un feu fort pendant environ 20 min.
3. Séchage
Le séchage d’une partie de mes échantillons a été effectué dans l’étuve à 40°C pendant une se-
maine.
33
F IGURE 4.5 – Poivron à des fins de séchage
Après leur cuisson, les différents échantillons sont conservés à -18°C pour des analyses ultérieures
(sauf le poivron séché).
a. Principe :
Le principe de cette méthode consiste à faire subir aux échantillons un chauffage de 100 à105°C
pendant 24h dans une étuve ventilée. La teneur en eau est exprimée en % du poids d’eau par
rapport au poids de matière sèche.
b. Mode opératoire :
ã Faire pénétrer les échantillons dans l’étuve (100 à 105 °C) pendant 24h.
34
Ainsi, le taux d’humiditéest déterminé par déduction :
%H2O=100% - %MS
MS : matière sèche
M : la masse de l’ensemble
Mo : le poids du creuset vide(g)
m : masse de l’échantillon(g)
a. Principe :
La matière minérale(MM) représente la partie d’un produit qui reste une fois que la matière
organiquea été totalement extraite. Elle est déterminée par incinération de l’échantillon.
b. Mode opératoire :
ã Placer l’échantillon sec préalablement obtenu dans une étuve portée à 550°C pendant 3
heure.
La teneur en matière minérale est calculée de la manière suivante : %MM= (M1 - Mo/PE) *100
MM : matière minérale
M1 : poids du creuset avec le poids des cendres bruts (g)
PE : prise d’essai
Le pH des échantillons de poivrons a été déterminée selon la norme (Rejsek,2002). A partir d’un
mélange résultant du broyage de 10g de poivron dans 90ml d’eau distillée. La suspension est homo-
généisée à l’aide d’un homogénéisateur<ultra thurax> pendant [Link] ph est obtenu à l’aide
d’un PH-mètre préalablement étalonner en introduisant l’électrode dans l’homogénat.
ã On met le produit/pelure séché dans un bécher et on ajoute neuf fois son volume d’eau distillée
(ED).
ã On chauffe dans un bain marie pendant 30 minutes en remuant de temps en temps, ensuite le
mélange et broyé dans un mortier (AFNOR, 1982).
ã Puis on étalonne le pH mètre avec une solution tampon dont pH est de 7 et 4, en plongeant
l’électrode dans la solution de produit et la lecture se fait directement sur le pH mètre. (En
prenant soins que l’électrode soit complètement immergée dans la solution).
35
4. Détermination de la matière organique
• Récupérer le surnageant
a. Principe :
Les sucres sont déterminés par le test au phénol. En présence de l’acide sulfurique concentré,
les oses sont déshydratés en composés de la famille des dérivées furfurique. Ces produits se
36
condensent avec le phénol pour donner des complexes jaune-orangé. La teneur en sucre to-
taux est déterminée par spectrophotométrie à une longueur d’onde de 490 nm. Une solution
hydrologique à 80% a été utilisé pour l’extraction des sucres solubles dans l’échantillon.
b. Mode opératoire :
a. Principe :
Les sucres réducteursont été dosés par la méthode de Miler(1959). Les sucres reducteurs ré-
agissent avec la DNS (acide di-nitrosalycilique) en le réduisant en acide 3-amino-5-nitrosalycilique,
générant une coloration orangée qui est proportionnelle à la teneur en sucres reducteurs. La
courbe d’étalonnage (solution de glucose de 0 à 1g /l) est utilisée pour la détermination de la
teneur en sucres réducteur. Les résultats ont été exprimé en pourcentage par gramme de poudre
de l’échantillon.
b. Mode opératoire :
ã Homogénéisation au vortex.
37
VI. Extraction des lipides (méthode de Folch et al, 1957)
a. Principe :
Le principe de cette méthode est d’extraire à froid les lipides de l’échantillon préalablement
broyé par un mélange de solvants chloroforme-méthanol. La phase organique du mélange est
récupérée et le solvant est évaporé. La quantité de lipide est alors déterminée par pesée du résidu
après dessiccation. De manière générale, les lipides du poivron sont extrait par le mélange
chloroforme-méthanol (2V :1V) selon la méthode Folchet al, 1957 (Bouderouaet al, 2006).
b. Mode opératoire :
ã Mettre la solution dans une ampoule à décanter pendant deux heures environ jusqu’à sa-
turation c’est-à-dire lors de l’apparition du ménisque.
ã Filtrer la phase inférieure après 1h -Mettre la solution sous la hot pour l’évaporation du
chloroforme.
38
F IGURE 4.7 – Les ballons contenant la solution lipidique
39
VIII. Dosage de la vitamine C
L’extraction de la vitamine C se fait par des méthodes bien précises et fines car elle se dégrade
facilement au chauffage, en présence de la lumière et à l’oxydation ; la méthode la plus courante est :
• Solution de KMnO4 (100 mg/L) 25 mg de KMnO4 +H2O distillée jusqu’à 250 ml.
Pour chaque 10 ml étalon, ajouter 10 ml de KMnO4 (100 mg/L), attendre entre 20 mn. Echantillon de
poivron + Acide métaphosphorique (1%) + KMnO4 2 g de poivron + 10 ml d’acide métaphosphorique
(1%) (froid), attendre 2 mn, puis ajouter encore 10 ml d’acide métaphosphorique (1%) (froid). A
ce mélange ajouter 10 ml de KMnO4 attendre20 mn. La lecture de la DO des solutions se fait à
λ max = 525nm.
40
1. Dosage des polyphénols totaux : Miliauskas et al. (2004)
Le dosage des polyphénols totaux a été fait selon la méthode de Folin-Ciocalteu. Ce réactif est
constitué d’un mélange d’acide phosphotungstique (H3PW12O40) et d’acide phosphomolybdique
(H3PMO12O40). Lors de l’oxydation, il est réduit en un mélange d’oxyde bleu. La coloration pro-
duite est proportionnelle à la quantité de polyphénols présents dans l’extrait analysé (Boizot et Char-
pentier, 2006). La teneur des polyphénols contenus dans les extraits de poivron a été déterminée
suivant la méthode décrite par Miliauskas et al. (2004). Cette méthode consiste à mélanger un volume
de 1 ml d’extrait (0,5 mg/ml) avec 5 ml de Folin-Ciocalteu (2M) dilués 10 fois. Après 5 minutes d’in-
cubation, 4 ml de carbonate de sodium à concentration de 75g/l ont été additionnés. Parallèlement,
dans les mêmes conditions, un étalon a été réalisé avec des concentrations croissantes d’acide gallique
(standard) allant de 0 à 100 µg/l. Après une heure d’incubation à la température ambiante, l’absor-
bance a été lue à 765 nm contre un blanc (eau distillée) à l’aide d’un spectrophotomètre UV-Visible
(Jenway 6715). Les teneurs en polyphénols totaux ont été exprimées en milligramme équivalent stan-
dard (acide gallique) par gramme d’extrait "lyophilisat" (mg EAG/g). Toutes les mesures ont été
réalisées en triplicata. La teneur en composés phénoliques des échantillons analysés est calculée par
la méthode suivante :
TPC : C.V/m
C : Concentration de l’extrait ;
V : Volume de solvant utilisé pour l’extraction ;
m : Masse en grammes de la prise d’essai
41
2. Mesure de l’activité antioxydante
42
XI. Analyses physico-chimiques du sol
Avant de procéder à l’analyse, les échantillons doivent subir impérativement un traitement préa-
lable. Ce prétraitement consiste à laisser sécher les échantillons à l’air libre pendant une nuit. Puis
Broyage des échantillons Les échantillons sont ensuite tamisés par un tamis dont la maille est de 2
mm afin d’obtenir une terre fine d’une part et de se débarrasser de toute matière grossière d’autre part.
L’humidité du sol est déterminée par une différence des pesées avant et après séchage d’un échan-
tillon du sol dans une étuve à 105 °C pendant 24h. Le résultat de l’humidité obtenu est exprimé en
pourcentage. L’humidité résiduelle H est exprimée en pourcentage massique et elle est calculée par la
relation suivante :
H (%) = 100*(m1- mO/mO)
mO : étant la masse initiale d’échantillon et m1 sa masse finale, après séchage à 105 °C et refroidis-
sement.
10 g de sol sont mis en suspension dans 50 ml d’eau distillée, agités pendant 1 heure sur une
plaque d’agitation. Puis laisser au repos pendant 2 heures. Le pH est ensuite mesuré à l’aide d’un
pH-mètre de type RADIOMETER M220.
10 g de sol sont mis en suspension dans 50 ml d’eau distillée, agités pendant 45 minutes sur une
plaque d’agitation. Puis laisser au repos pendant 1 heure. La conductivité est mesurée à l’aide d’un
conductimètre.
Principe : La teneur en matière organique a été déterminée par la norme décrite ci-dessus, 5g
des sols ont été misent à l’étuve à 105°C pendant 24hen fin d’avoir la matière sèche puis calcinés
à une température de 500°C dans un four pendant 3h. La teneur en matière organique représente la
différence entre les deux masses (avant – après calcination) (la teneur ensuite a été rapportée à 100g
de l’échantillon initial).
%MO = M.S%-M.M%
43
M.S : matière sèche
M1 : matière minérale
L’essai consiste à classer les différents grains constituant l’échantillons en utilisant une série de
tamis en boites les uns sur les autres, dont les dimensions des ouvertures. Ils sont décroissants du
haut vers le bas. Le tamis supérieur est fermé par une couvercle évitant ainsi toute perte de sédiment
durant l’opération de tamisage. L’échantillon étudié est placé dans la partie supérieure tamis et les
classements des grains s’obtiennent par tamisage de la colonne.
Une portion d’échantillon est séchée et séparée par vibration sur une série de tamis superposés.
Par la suite, le contenu de chaque tamis est pesé et la fraction d’échantillon recueillie par tamis est
rapportée sur la quantité d’échantillon totale. Les résultats sont exprimés en % pour chaque fraction
obtenue, selon l’équation suivante :
C = 100 × (A - B) /D
D’où :
C : fraction de l’échantillon sur un tamis (A : poids du tamis avec fraction (g) ;
B : poids du tamis vide (g) ;
D : poids d’échantillon total utilisé (g)
44
XII. Test hédonique sur le poivron
Un test de dégustation composé de 15 panelistes a été effectué au niveau de l’école supérieur
d’agronomie au cours du quel deux modes de consommation- dégustation de du poivron on été pro-
posés à savoir : le cru et le poivron a la vapeur.
45
Troisième partie
Résultats et discussion
46
Chapitre 5
Résultat et Discussion
Analyses statistiques
Les données obtenues ont été analysées à l’aide du logiciel statistique « Statbox version 2006 ».
Les résultats ont subi un test d’analyse de la variance (ANOVA) mono-factorielle en randomisation et
une comparaison des moyennes deux a deux selon le test de Newman et Kenls.
Les données sont présentées sous forme de moyenne + écart types. Tous les échantillons ont été
analysés en triple.
P > 0,05 différence non significative
P < 0,05 différence moyennement significative
P < 0,05 différence hautement significative
Résultats et discussion
47
Régions
Types d’analyse Effets régions
Achacha Sirat
PH 18,18 ± 0,07 21,22 ± 0,14 P > 0,05
Sol
Conductivité 1,4 ± 0,025 2,19± 0,04 P > 0,05
Humidité 2,15 ± 0,06 2,43 ± 0,06 P > 0,05
M.O 2,65 ± 0,3 11,22 ± 0,12 P > 0,05
Ces résultats montrent que les sols des deux régions étudiées ont une même humidité, des pH qui
sont plus élevés par rapport à la bibliographie ; mais la matière organique du sol de Sirat dépasse de
loin celle de Sirat (plus de 05 fois) sachant que la matière organique est un point essentiel pour la
culture, par ailleurs la conductivité du sol n’est pas réellement décisive dans la culture des solanacées
malgré qu’on remarque une salinité plus élevée dans la région de Sirat.
48
Sable Limon Argile
98,06 0,329 0,13
Le sol sableux
Le sol idéal pour le poivron est silico-argileux mais à travers nos résultats on remarque que le sol
de nos deux communes sont sableux.
Ces résultats montrent qui n’y pas d’effet significative du temps sur la longueur et le diamètre
du poivron mais par contre on remarque une perte de poids (environ 2g) chaque 5 jours et la graine
49
représente 4,2g du poids total du poivron.
A travers les différents paramètres étudiés on remarque que le poivron poursuit sa maturité dans
le réfrigérateur. Plusieurs études ont signalé précédemment que le poids des poivrons diminuait au
cours de la maturité. Cette perde de poids est lié à la résistance de la cuticule du fruit (Diaz-Perez,
Muy-Rangel et Mascorro, 2007).
Le processus de maturation n’a pas affecté la longueur et le diamètre du fruit.
Régions de culture
Période(Jours) Effet Régions
Achacha Sirat
1er jour 5, 87b ± 0, 02 6, 2a ± 0, 03 P > 0,05
PH
5me jours 5, 95b ± 0, 02 6, 3a ± 0, 02 P > 0,05
10me jours 6, 09b ± 0, 04 6, 34a ± 0, 03 P > 0,05
Régions de culture
Période(Jours) Effet Régions
Achacha Sirat
1er jour 5, 87b ± 0, 02 6, 2a ± 0, 03 P > 0,05
PH
7me jours 5, 95b ± 0, 02 6, 3a ± 0, 02 P > 0,05
14me jours 6, 09b ± 0, 04 6, 34a ± 0, 03 P > 0,05
21me jours 6, 09b ± 0, 04 6, 34a ± 0, 03 P > 0,05
28me jours 6, 09b ± 0, 04 6, 34a ± 0, 03 P > 0,05
50
Ces résultats relèvent que l’effet région a une légère variation sur le pH du poivron, d’autre part la
réfrigération (pour les poivrons frais) et la congélation pour les poivrons cuits ont montré une légère
variation. Par ailleurs, on remarque que le poivron de Achacha a un pH plus approximatif à la valeur
théorique (Francis, 2017) (de 5,2 à 5,93) par rapport à celle de Sirat.
Cette différence de pH entre les deux régions s’explique par l’état de murissement du poivron lors
de l’échantillonnage car le pH baisse au fur et à mesure que le poivron murit. Le changement observé
sur le pH pourrait être dus à des variations des concentrations d’acide citrique, malique puisque ces
acides sont connus pour diminuer pendant la maturation.
Atoniali et coll. (2007) ont également signalé qu’il n’y avait pas de différences significatives dans
les valeurs de pH du poivron pendant la maturation. Cependant, Medelicott et al., (1986) avaient
précédemment confirmé qu’il y avait une tendance à augmenter les valeurs de ph et à réduire l’acidité
avec le temps de stockage prolongé, puisque le fruit précédant le processus de maturation va diminuer
son acide malique prédominant.
51
F IGURE 5.4 – Variation du pH au cours de la congélation
• Nécessité commerciale : les contrats d’achat et vente stipulent la limite supérieure de la teneur
en eau à ne pas dépasser.
La perte d’eau est un facteur physiologique primaire qui a un impact sur la qualité des fruits du
poivron pendant l’expédition, le stockage et la commercialisation (Dumville & Fry 2000).
52
Les résultats de l’humidité du poivron sont illustrés dans le tableau ci-dessous :
Région Région
Période(Jours) Effet régions
Achacha Sirat Achacha Sirat
1er jr 93,97±0,06 93,73±0,21 6,03±0.06 6,26±0,2 P > 0,05
Humidité(%) M.S(%)
5me jrs 94,4a ±0,2 94b ±0,1 5,6b ±0,2 6,00a ±0,1 P < 0,05
10me jrs 95a ±0,1 94 ,03b ±0,06 5,00b ±0,1 6,00a ±0,06 P < 0,05
TABLE 5.7 – Variation de l’humidité et la matière sèche des deux régions au cours de la réfrigération
Région Région
Période(Jours) Effet régions
Achacha Sirat Achacha Sirat
1er jr 65,76±0,4 75,7±0,36 34,23±0,4 24,03±1,00 P > 0,05
Humidité(%) M.S(%)
7me jrs 62,83±0,21 67,77±0,55 37,16±0,2 32,23±0,21 P > 0,05
14me jrs 59,37±1,29 59,93±0,95 40,63±1,3 40,07±0,5 P > 0,05
21me jrs 57,53±0,6 55,13±0,5 42,47±0,6 44,87±1,04 P > 0,05
28me jrs 56,1a ±0,3 53,9b ±0,1 43,9±0,3 46,01±1,3 P < 0,05
Le poivron est un fruit hautement riche en eau et cela se remarque dans les deux régions qui ont
des valeurs approximatives entre eux mais aussi à la valeur théorique en eau du poivron. La teneur en
eau des échantillons frais est beaucoup plus élevée par rapport aux échantillons frits. Cela est dû au
fait que d’une grande partie de l’humidité est perdue lors de la friture. Dans le cas des poivrons frais
on remarque qu’en même une légère augmentation au fur et à mesure que le temps passe ceci est dû
au phénomène de l’osmose entre l’humidité du réfrigérateur (hypotonique) et l’humidité du poivron.
En ce qui concerne les poivrons frit on remarque plutôt un abaissement de la valeur car l’humidité du
congélateur est très élevée donc hypertonique par rapport à celle du poivron. Les poivrons des deux
régions ont la même réaction par rapport aux différents traitements. La teneur en matière sèche est
inversement proportionnelle à la teneur en eau c’est-à-dire plus l’un est élevé plus l’autre diminue.
53
F IGURE 5.5 – humidité et M.S du poivron réfrigéré de Achacha
54
F IGURE 5.7 – humidité et matière sèche du poivron congelé de Achacha
Elle représente la quantité totale en sels minéraux présents dans un échantillon. Sur le plan nu-
tritionnel il n’ya pas d’intérêt à connaitre la teneur en cendre totale sauf pour fournir une estimation
approximative de la matière inorganique totale et de vérifier si la matière a été bien détruite. La teneur
en cendre est cependant essentielle pour déterminer les glucides totaux par différence.
55
Résultat de la matière organique et minérale du poivron
Région
Période(Jours)
Achacha Sirat
1er jr 2,47a ±0,06 1,2b ±0,2
Humidité(%)
7me jrs 2,5a ±00 2b ±0,1
14me jrs 2,5±0,1 2,6±0,4
21me jrs 2,53a ±0,06 1,53b ±0,06
28me jrs 2,53a ±0,06 1,5b ±00
Au cours de la réfrigération la matière minérale et organique a gardé une valeur constante et égale
pour les deux régions soit 1,4±0.05% pour la M.M et 98.5±0,9% pour la M.O. Ces valeurs sont en
accord avec les travaux de Famurewa et al (2006)., et Durucasu et tokusoglu (2007) qui ont également
montré que la teneur en cendres des poivrons frais était 1,35g/100g.
La teneur en cendres et en matière organique a doublé avec les échantillons frit cela s’explique par
une déshydratation lors de la friture. Par ailleurs il existe une différence moyennement significative p <
0.05 entre les deux sites de culture. Les poivrons de La région de Achacha contient plus de composé
organique que celle de Sirat. Les variations en fonction du temps n’ont pas donné de signification
importante.
56
F IGURE 5.10 – M.M et M.O du poivron congelé de Sirat
Les résultats des lipides et peroxydation lipidique sont illustrés dans les tableaux ci-dessous
Les principaux facteurs impliqués dans l’oxydation des lipides au cours des procédés de transfor-
mations et de conservation des aliments et de leurs produits transformés sont : la température, le PH,
l’activité de l’eau et la pression partielle en oxygène. L’oxydation des lipides conduit à la formation
des produits primaires : hydro peroxydes, radicaux libres, diènes conjugués, très instables et rapide-
ment décomposés en produits secondaires : aldéhydes, alcools, cétones. Ainsi lors du développement
des réactions d’oxydation vont successivement apparaitre les produits primaires et secondaires de
l’oxydation.
Régions de culture
Période(Jours) Effet Régions
Achacha Sirat
1er jour 0,61a ±0,04 0,27b ±0,03 P < 0,05
Lipides(%)
5me jours 0,47a ± 0,06 0,18b ±0,03 P < 0,05
10me jours 0,42a ±0,05 0,11b ±0,03 P < 0,05
57
Régions de culture
Période(Jours) Effet Régions
Achacha Sirat
1er jour 11,18± 0,83 8,11±2,28 P > 0,05
Lipides(%)
7me jours 20,87 ± 2,7 23,84 ± 2,36 P > 0,05
14me jours 16, 21b ± 0, 24 20, 88a ± 1, 18 P < 0,05
21me jours 15, 3b ± 0, 7 18, 54a ± 1, 18 P < 0,05
28me jours 12,8 ± 0,56 17,07 ± 0,2 P > 0,05
MDA 5,3 ± 0,53 4,8 ± 0,63 P > 0,05
Pour les poivrons frais le taux lipidique est respectivement 0.61±0.04 g/100g pour Achacha et
0.27 ± 0.03 g/100g pour Sirat, ces résultats sont en accord avec la bibliographie et proche de la valeur
trouvée par AH El-Ghorab et al., (2010) qui est de 0,33± 0,08g/100g. L’augmentation du taux de
lipides dans les échantillons frit est dû à l’huile de friture vu que le poivron a absorbé l’huile de
friture. La diminution du taux lipidique dans les deux échantillons (frais et frit) au cours du temps de
conservation est dû à l’oxydation des lipides.
58
F IGURE 5.12 – évolution des lipides des poivrons congelés
La peroxydation lipidique affecte particulièrement les acides gras, les acides gras saturés ne sont
pas affectés par la peroxydation lipides, ils sont difficilement éliminés par le corps. Ils peuvent cau-
ser une augmentation du taux de mauvais cholestérol, ainsi que de nombreuses affections cardio-
vasculaires s’ils sont consommés en trop grande quantité.
La faible valeur de nos résultats en MDA pour les deux communes est dû à leur richesse en
composés antioxydant comme les polyphénols et la vitamine C. Les antioxydants peuvent avoir deux
modes d’actions différents :
— Ils peuvent empêcher la formation d’espèces réactives de l’oxygène (les fameux ROS) pour
éviter tout bonnement la peroxydation lipidique,
— Agir en piégeant les radicaux produits lors de la peroxydation lipidique, et donc en mettant fin
à la réaction en chaine.
Les résultats de la répartition des différents pigments du poivron sont consignés dans le tableau
suivant :
59
Régions
Types de pigments Effet Régions
Achacha Sirat
Chl.a 14,1±0,05 28,2±0,12 P < 0,05
Pigment(µg/g MF)
Chl.b 7,47±0,05 8,08±0,04 P < 0,05
Chl.a + Chl.b 21,55±0.2 36,20±0.12 P < 0,05
Cart 1,5±0,06 0,9±0,08 P < 0,05
La teneur en chlorophylle totaux des poivrons provenant de Sirat est beaucoup plus importante
par rapport à celle de Achacha surtout la chlorophylle a qui a carrément une valeur double.
Par ailleurs, les échantillons étant cueillis au stade vert mature le pigment dominant pour ces poi-
vrons restent les chlorophylles. La valeur du caroténoïde du poivron devient signifiante au fur et à
mesure qu’ils murissent c’est-à-dire tendre vers la couleur rouge. M.J. Oruna-concha et al., (1996)
ont trouvé des valeurs supérieures aux poivrons des deux régions soit 5.92 mg/100g pour la chloro-
phylle a et 2.66mg/100g ; cette différence peut être due à la méthode utilisée, au degré de maturité de
l’échantillon et même aux pays de provenance car la variation est visible même entre les deux régions.
IV. Vitamine C
La vitamine c est de loin la vitamine la plus abondante contenue dans le capsicum annuum L.
Le taux de vitamine C augmente dans le poivron au fur et à mesure qu’il murit. Plusieurs auteurs,
comme Linus Pauling (1970), recommandent une consommation de vitamine C journalière de plu-
sieurs grammes (3 à 18g). Il joue un rôle clé dans la défense contre le stress oxydatif, sa capacité
60
antioxydante associée à d’autres composés bioactifs comme les caroténoïdes et les capsaïcinoïdes
font du poivron un fruit apprécié sur le plan nutritionnel.
Régions
Période(Jours) Effet Commune
Achacha Sirat
1er jour 52,97 ± 3,35 60,43a ±0,86 P < 0,01
Vitamine C(g/100g)
5me jours 72,63 ± 2,41 68,5 ± 2,7 P < 0,05
10me jours 73,56 ± 3,63 88,96a 2, 51 P < 0,01
Poivron cuit à la vapeur 29,77 ± 1,36 30,9 ± 1,15 P > 0,05
A travers ces résultats on remarque à priori l’effet géographique, la vitamine C du poivron de Sirat
dépasse de loin celle de Achacha et ceci malgré l’augmentation de la teneur en vitamine C des deux
régions au cours de la réfrigération. Ces valeurs sont supérieures à celle de la bibliographie.
L’augmentation de la teneur en vitamine C au cours de la réfrigération pourrait être du a au pro-
cessus de maturation du fruit car on a remarqué une augmentation de pH au cours de celle-ci. Par
ailleurs la teneur en vitamine C dépend principalement du métabolisme des plantes, de l’apport en
micronutriments, de la teneur en eau et la qualité du sol, ainsi que les conditions et du temps de sto-
ckage. De plus la teneur en vitamine C dépend des conditions climatiques et est fortement influencée
par la variété elle-même. Il ya destruction d’environ 50H% de vitamine C de la valeur initiale des
poivrons pendant sa mise en vapeur. La teneur en vitamine C dépend du degré de maturité, de la taille
des fruits et de leur condition immédiatement après la récolte (Ilic et al., 2012).
Ces résultats sont compatibles avec ceux de L_R Howard et al., (1994) qui ont trouvé que la
concentration de l’acide ascorbique variait de 76.1 à 243.1 (mg/100g) et aussi que le traitement ther-
mique a provoqué une diminution d’environ 75% de l’acide ascorbique total. L’acide ascorbique dis-
paraît significativement après cuisson en raison de leur thermolabilité et de leur solubilité dans l’eau.
Ainsi la meilleure façon de profiter de la vitamine C du poivron serait la consommation a l’Etat cru.
La perte la plus élevée d’acide ascorbique (64,71%) a été observée chez les poivrons après 30
min. La perte d’acide ascorbique dans les poivrons cuits est dû à l’oxydation thermique de l’acide
ascorbique en acide déhydroascorbique, suivie d’une hydrolyse en acide 2, 3 dicétogluconique et
d’une conversion en d’autres composés polymères. Yadav et Shegal ont signalé que la cuisson à
haute température pendant une longue période entraîne l’oxydation atmosphérique des constituants
alimentaires.
61
F IGURE 5.14 – vitamine C des poivrons réfrigérés
Régions
Types d’analyse Effets régions
Achacha Sirat
Polyphénol(mgGAE/g DW) 18,18 ± 1,22 21,22 ± 4,5 P < 0,05
Activité anti-oxydant (mg/ml) 67,63 ± 0,32 9,954 ± 0,27 P < 0,01
Sucres totaux(g/100g) 9,73 ± 0,3 20,56 ± 1,2 P < 0,01
Sucres réducteurs(g/100g) 0,43 ± 0,08 3,99 ± 0,34 P < 0,05
1. Polyphénols totaux :
La teneur en polyphénols totaux des extraits obtenus à partir des poivrons provenant de Achacha
et Sirat, a été estimée par le dosage spectrophotométriques, en utilisant le réactif de Folin-Ciocalteu.
Le dosage des polyphénols totaux nous donne une estimation globale de la teneur en différentes
classes de composés phénoliques contenus au niveau de l’extrait hydrologique de la poudre de poi-
vron.
L’analyse quantitative des polyphénols totaux est déterminée à partir de l’équation de la régression
linéaire suivante y=0.0141x avec un coefficient de corrélation (R=99.01%) de courbe d’étalonnage
exprimé en mg équivalent acide gallique par gramme d’extrait sec ((mgGAE/g DW) (figure.)
62
F IGURE 5.15 – courbe d’étalonnage d’acide gallique
Les résultats du dosage des polyphénols totaux nous montrent la richesse des poivrons en com-
posés phénoliques totaux des deux types de poivron malgré une légère différence qui favorise plus la
région de Sirat avec une valeur de 21,22±4,5g EGA/g contre 18.18±1,22g EGA/g pour Achacha.
La valeur du poivron de Sirat se rapproche de celle de AH El-Ghorab et al., (2010) qui ont trouvé
27,37±0,63mg/g d’extrait sec et supérieur par rapport au poivron de Achacha. Plusieurs facteurs
peuvent expliquer ces différences, des études ont montré que les facteurs extrinsèques tel que des
facteurs géographiques, climatique, et les facteurs génétiques, mais également le degré de maturation
du fruit, période de récolte, solvant d’extraction et la durée de stockage ont une forte influence sur le
contenu en polyphénols (Forucci, 2006).
La raison principale pour le choix des polyphénols réside dans ces propriétés antioxydants plus
importantes (Haleng et al., 2007), ainsi qu’à leurs utilisations en phytothérapie (Hannebelle et al.,
2004). Par ces résultats on peut considérer le poivron comme étant une source d’antioxydant naturelle.
63
F IGURE 5.16 – teneur en polyphénol totaux des extraits du capsicum annuum des deux communes
64
Activité antioxydant Vitamine C Sirat Achacha
IC50 (mg/ml) 0.3 9.95 67.63
I. (%) max (mg/ml) 90.83% 69,11 ± 1,7% 52,52 ± 2,8%
D’après les résultats obtenus lors de l’activité antioxydante, nous avons révélé que tous les extraits
étudiés possédant un pouvoir antioxydant important et ils sont capables de piéger le radical DPPH.
Les valeurs des IC50 se diffèrent d’un extrait à un autre, et l’extrait du poivron de Sirat, représenté
le pouvoir anti radicalaire le plus élevé (IC50 : 9,954mg/ml), par rapport à l’extrait de Achacha avec
une valeur d’IC50 de 67,63mg/ml et l’acide ascorbique (0,3 mg/ml).
AH El-Ghorab et al., (2010) ont trouvé pour les poivrons séchés extrait par le méthanol une activité
antioxydante maximale a 56.921 ± 3.56 %. Ces résultats sont compatibles aux résultats obtenus pour
les deux régions. La valeur dei. Max pour la région de Sirat est en accord avec les travaux de Deepa
et al., (2007) qui ont trouvé qu’une activité antioxydante du poivron était de 70%.
Cette variation entre les deux régions pourrait être due à la différence de variété, de contenu
en vitamine C et de conditions environnementales mais également culturales et du savoir-faire des
agriculteurs des deux régions. L’acide ascorbique, le TP sont les principaux composés associés à
l’activité antioxydante.
Théoriquement il a été rapporté que les polyphénols sont des donateurs efficaces d’atome d’hy-
drogène au radical DPPH, en raison de leurs structures chimiques idéales (Erol et al., 2010), de très
grande différence de points de vue sont notées à propos de cette corrélation. Certains travaux ont
montré une bonne corrélation entre les IC50 et la teneur en polyphénols et en flavonoïdes, à l’ap-
posé d’autre études n’ont pas établi cette corrélation (Athamena et al., 2010 ; Mariod et al.,2010).
Par ailleurs, il est bien établi que l’activité antioxydante est corrélée positivement avec la structure
des polyphénols. Généralement, les polyphénols avec un nombre élevé du groupements hydroxyles
présentent l’activité antioxydante la plus élevée (Heim, et al., 2002) due à leur pouvoir de donner plus
d’atomes pour stabiliser les radicaux libres (Torres de pinedo et al., 2007).
65
F IGURE 5.17 – IC50 de la vit C et des deux régions
Selon la figure, le taux de sucre totaux et réducteur des poivrons provenant de Achacha est dou-
blement supérieur à celle de Sirat. On remarque que ce taux varie en fonction des régions, il est
également lié à la réaction de brunissement non enzymatique (Georgelis et al., 2006 ; Mehdi Ghiafeh
et al., 2006).
66
VI. Analyse organoleptique
Au cours du test de dégustation les jugements des échantillons de poivron était basé sur l’appa-
rence, couleur externe, forme, fermeté, aspect interne, chair. Ces critères permettent de qualifier le
poivron et par la même occasion connaitre la préférence des consommateur(panelistes). A travers les
résultats obtenus, on remarque que les panelistes ont opter pour les poivrons de Sirat les caractéris-
tiques suivantes : 40% ont jugé la chair comme épaisse avec une apparence lisse, pour la forme 90%
des dégustateurs affirme que le fruit est carré et une fermeté farineuse (38%), aspect interne légère-
ment acide (60%) avec une couleur externe vert foncé. Après cuissons, les panelistes (86%) n’ont pas
remarqué beaucoup de changement après la cuisson mis à part que c’était plus fondant avec un gout
plus prononcé.
Les poivrons provenant de la région de Achacha a été jugé par 95% de paneliste comme triangle
et de couleur rouge, avec une apparence lisse et brillante (59%) .la majorité des dégustateurs (96%)
ont trouvé que le poivron de Achacha étaient sucré a chair savoureuse, par contre 63% des panelistes
disent du poivron de Achacha comme étant moyennement ferme car il cède à la pression du [Link]
cuisson a amplifié l’appréciation des dégustateurs pour le poivron de Achacha.
67
F IGURE 5.20 – résultats d’analyses organoleptique du poivron de la région de Achachat en pourcen-
tage
Appréciation globale On remarque que les poivrons le plus apprécient sont celle provenant de
la région de Achacha car ils ressortent avec des notes globales assez élevés répondant au critères
suivants : rouge, lisse et brillante avec un gout sucé. Sur 15panelistes 87% ont préféré les poivrons de
Achacha contre 15% qui ont opté pour ceux provenant de la région de Sirat.
68
Conclusion
La qualité nutritionnelle des produits végétaux varie tout au long de la filière du champ à la
l’assiette. La qualité nutritionnelle n’est qu’une composante de la qualité globale, qui intègre d’autres
dimensions, sensorielle, microbiologique, toxicologique mais aussi d’usage comme la praticité. Pour
avoir une offre alimentaire saine, sure, et savoureuse il faudra une combinaison de tous ces qualités
dans le respect bien sûr de l’homme et de son environnement.
L’objectif principal de cette étude consiste en premier étant la quantification des composés bio-
actifs du poivron à savoir les polyphénols totaux, l’activité antioxydante et la vitamine C pour faire
une comparaison des deux régions ; mais aussi de l’effet de la conservation et de la friture sur certains
paramètres physicochimiques du poivron.
Les résultats nous révèlent que la zone géographique, la composition du sol, le degré de maturité le
temps et la température sont des facteurs de variation de la composition du poivron et a une influence
sur l’appréciation des consommateurs.
La comparaison de la composition globale des poivrons provenant des deux régions, il ressort que
les échantillons de Sirat au cours de la réfrigération ont donné la valeur la plus importante en vitamine
C, et une valeur plus élevée en activité antioxydant et en polyphénols. Les teneurs en sucres totaux et
sucres réducteurs étaient les plus élevés. D’un point de vue nutritionnel on pourra dire que le poivron
de Sirat est meilleur par apport à ceux provenant de la région de Achacha. Par contre les panelistes,
donc les consommateurs, ont une grande préférence pour les poivrons provenant de Achacha. Il est
à retenir que le poivron de Sirat s’apprête mieux à la conservation que celle de Achacha qui est
facilement périssable.
69
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