ETHIQUE ET
Présentées par : DEONTOLO
LAYATI Nourhane Hafssa
GIE
AIT YALA Louisa [Sous-titre du document]
MASTER 01 EH
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Éthique, déontologique cadre juridique ?
•Chacun a son éthique personnelle et en répond devant sa
Conscience :
•Les codes de déontologie consignent les principes et règles
(éthiques) d’une profession; les membres de celle-ci en
répondent devant des instances professionnelles qui peuvent
prendre des sanctions relevant de la sphère professionnelle
•Le cadre juridique est constitué des normes (conventions
internationales, Constitution, lois, décrets, ordonnances,
arrêtés royaux…) adoptées par l’Etat, qui s’imposent à tous;
chacun peut être appelé à en répondre devant les cours et
tribunaux, lesquels prononcent des condamnations de nature
civile (ex.: indemnités) ou pénale (amendes, prison…)Force
normative des codes et sanctions ?
•Des codes fondés sur des bases légales:
Médecins, psychologues, aide à la jeunesse
Instances ayant reçu de la loi la mission de veiller au
respect de la déontologie et de sanctionner les
manquements (sanctions pouvant aller jusqu’à la
radiation ou au retrait d’agrément)
•Des codes adoptés par des associations professionnelles:
Assistants sociaux, psychanalystes…
Dispositions statutaires permettant d’infliger des
sanctions (pouvant aller jusqu’à l’exclusion) limitées au
cercle de l’association
alors si en parlons sur déontologique Sources et champ
d’application
- Trois codes de base: psys, A.S., médecins
- S’appliquent quel que soit leur pratique ou leur cadre
professionnel
- Des codes ou instructions spécifiques transposant les
règles générales dans des contextes professionnels
particuliers (ex. aide à la jeunesse, espaces rencontres, assistants
de justice)
- Repères importants pour l’identité professionnelle
Principes généraux :
- Respect inconditionnel de la personne, considérée
comme autonome et responsable
- Pas de jugement de valeur
- Respect du libre choix: les services sont offerts
- Consentement requis avant toute intervention, action ou
investigation (même en cas de mission confiée par une
autorité)
- Abstention de méthodes pouvant nuire ou porter atteinte
à la dignité
- Pas d’intrusion dans la vie privée au-delà de ce qui est
nécessaire
- Respect du secret professionnel
Situations spécifiques (cadre judiciaire)
- Principes déontologiques restent applicables
- Rechercher un positionnement professionnel adéquat
conciliant nature de la mission et identité – éthique
professionnelle
- ex.: assistants de justice (responsabilisation,
approche non-normative, non-substitution)
- ex.: experts (indépendance professionnelle à l’égard
du mandant, consentement, pas de méthodes
incompatibles avec l’éthique professionnelle)
- Clarté quant au cadre de la mission (guidance,
expertise, thérapie, etc.)
- Clarté quant à la communication éventuelle
d’informations au mandant
N.B. Consentement et enfants mineurs ?
Les principes généraux consacrés par la loi du 22 août 2002
relative aux droits du patient (art. 12) doivent servir de guides :
•§ 1er
. Si le patient est mineur, les droits […] sont exercés par
les parents exerçant l’autorité sur le mineur ou par son tuteur.
•§ 2. Suivant son âge et sa maturité, le patient est associé à
l’exercice de ses droits. Les droits […] peuvent être exercés de
manière autonome par le patient mineur qui peut être estimé apte à
apprécier raisonnablement ses intérêts.
- demande d’aide émanant du mineur : l’intervenant doit
respecter le secret professionnel et n’a pas l’obligation
d’entrer en contact avec les parents ;
- mineur orienté par un parent : il appartient à l’intervenant
de veiller au respect de l’exercice conjoint de l’autorité
parentale, ce qui nécessite d’impliquer chacun des deux
parents par rapport aux éléments importants qui
concernent la vie de l’enfant, et très certainement si des
décisions sont à prendre ; en cas de conflit de loyauté
ou si l’enfant est instrumentalisé par un parent dans un
conflit parental, il convient d’impliquer les deux parents
dans la recherche du meilleur intérêt du jeune.
N.B. Consentement et patient incapable d’exprimer sa
volonté ?
Les principes généraux consacrés par la loi du 22 août 2002
relative aux droits du patient (art. 14) doivent servir de guides :
•Les §§ 2 et 3 organisent un système en cascade: les droits sont
exercés par le mandataire désigné par la personne, à défaut par
l’administrateur de la personne, à défaut par le cohabitant, à défaut
par un enfant majeur, un parent, un frère ou une sœur, à défaut par le
praticien professionnel, le cas échéant dans le cadre d’une
concertation pluridisciplinaire.
•§ 4: Le patient est associé à l’exercice de ses droits autant qu’il est
possible et compte tenu de sa capacité de compréhension.
Principes déontologique de base Code de déontologie de
l’aide à la jeunesse Préambule:
Le code de déontologie fixe les règles et les principes qui
doivent servir de référence tant à l'égard des bénéficiaires
et des demandeurs de l'aide qu'à ceux qui l'apportent ou
qui contribuent à sa mise en œuvre.
Il garantit le respect de leurs droits en général et plus
particulièrement celui du secret professionnel, de l'intimité
des personnes, de leur vie privée et familiale, des
convictions personnelles et des différences, ainsi que
l'utilisation correcte des informations recueillies.
Le secret professionnel :
Les médecins, chirurgiens, officiers de santé, pharmaciens,
sage-femmes et toutes autres personnes dépositaires par
état ou par profession, des secrets qu’on leur confie, qui,
or le cas où ils sont appelés à rendre témoignage en
justice ou devant une commission d’enquête parlementaire
et celui où la loi, le décret ou l’ordonnance les oblige ou les
autorise à faire connaître ces secrets, les auront révélés,
seront punis d’un emprisonnement d’un an à trois ans et
d’une amende de cent euros à mille euros ou d’une de ces
peines seulement.
• Avant d’être un droit, il s’agit d’un devoir : l’obligation de
garder le secret, dont la violation est punissable
• Règle d’ordre public (fondements) :
- Protection des personnes + des professions
- Aspect vie privée des personnes concernées
- Condition nécessaire à l’exercice de certaines
missions: « outil de travail » = relation de confiance
- Valeur supérieure à la répression des crimes et délits
- Pas protection des professionnels
Règle d’ordre public (conséquences) :
- Principe = garder le secret. Parler est l’exception.
- Pas d’appréciation « personnelle » des exceptions: les
exceptions sont uniquement celles reconnues par la loi
(et la jurisprudence).
- Pas de caractère contractuel: l’autorisation de la
personne concernée ne suffit pas à libérer du secret.
- Conséquences en cas de poursuites pénales fondées
sur une violation du secret.
Le secret s’étend à tous documents, correspondances,
communications, dossiers portant sur des questions
couvertes par ce secret
• Saisies, perquisitions… en principe seulement dans le
cadre d’instructions relatives à des infractions dont le
professionnel lui-même est soupçonné
• Protection particulière des cabinets médicaux
• Circulaires des procureurs généraux du 10 juin 2005 pour
les locaux des SAJ – SPJ
• Cour de cassation: Le secret médical protège la relation
de confiance entre le patient et le médecin
• Sénateur Rik Tors: Il est crucial que le droit de
signalement ne fasse pas redouter à la victime de se
rendre auprès d’une personne de confiance. Si la victime
hésite à ce faire parce qu’en agissant de la sorte elle perd
le contrôle sur ce qui sera fait des informations qu’elle
aura fournies, il y a réellement un problème.
• Députée Karine La lieux: Sans cela, la personne qui
souhaite être aidée et confier une information décidera
désormais de ne plus se confier à personne et de
s’abstenir.
Le secret professionnel partagé
principes généraux :
•Uniquement entre intervenants
- tenus eux-mêmes au secret professionnel
- dont les missions s’inscrivent dans les mêmes objectifs
(respect de la finalité qui a justifié le recueil des informations)
•Uniquement ce qu’il est nécessaire de partager
- dans l’intérêt de la personne concernée
- à l’exclusion des confidences faites personnellement
•Avec l’accord de la personne concernée
- soit dès le début de la relation (équipe, réseau)
- soit dès que le partage paraît nécessaire
- en cas de transfert de dossier ou de notes
Le médecin qui soupçonne qu'une personne vulnérable
est menacée par un danger grave et imminent ou qu'il y a
des indices d'un danger sérieux et réel que d'autres
personnes vulnérables soient victimes de maltraitance ou
de négligence peut, dans le cadre de son obligation légale
d'assistance, avertir le procureur du Roi lorsqu'il ne peut
pas lui-même ou avec l'aide d'autrui protéger l'intégrité
physique ou psychique.
. L’état de nécessité
• Des points d’attention communs aux différents textes:
- Subsidiarité de l’approche pénale par rapport au relais
dans l’aide (y compris l’aide sous contrainte judiciaire
via le conseiller de l’aide à la jeunesse)
- Principe de non-substitution, sauf impossibilité
- Association de la personne concernée, dans toute la
mesure du possible
- Se concerter avec d’autres professionnels, sauf
urgence extrême