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Équations et inéquations quadratiques

Ce document présente les notions de base sur les équations et inéquations du second degré. Il définit les fonctions polynômes du second degré, introduit la notion de discriminant et étudie les propriétés des équations et inéquations en fonction des valeurs du discriminant.

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Équations et inéquations quadratiques

Ce document présente les notions de base sur les équations et inéquations du second degré. Il définit les fonctions polynômes du second degré, introduit la notion de discriminant et étudie les propriétés des équations et inéquations en fonction des valeurs du discriminant.

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Chapitre 1: Second degré

Programme :

Table des matières


1 Equations du second degré 2

2 Inéquations du second degré 5

3 Interprétation graphique 7

1
Chapitre 1 : Second degré

1 Equations du second degré


Définition :

• On appelle fonction polynôme du second degré toute fonction f


qui s’écrit pour tout réel x, f (x) = ax2 + bx + c où a, b et c sont
trois réels avec a 6= 0.
• Toute solution de l’équation ax2 + bx + c = 0 est appelée racine
du trinôme ax2 + bx + c.

Propriété et définition :

Pour toute fonction polynôme du second degré f définie par f (x) = ax2 +
bx + c avec a, b, c ∈ R et a 6= 0, on a :

f (x) = a(x − α)2 + β


b
α=−
2a
et
b2 − 4ac
β = f (α) = −
4a
Cette écriture est appelée forme canonique de la fonction f .
On appelle discriminant du trinôme le réel ∆ défini par

∆ = b2 − 4ac

Preuve :
On a :

f (x) = ax2 + bx + c
b c
= a(x2 + x + )
a a
b 2 b2 c
= a((x + ) − 2 + )
2a 4a a
2
b b 4ac
= a((x + )2 − 2 + 2 )
2a 4a 4a
b 2 b2 − 4ac
= a((x + ) − )
2a 4a2
b b2 − 4ac
= a(x − (− ))2 − )
2a 4a

2
Chapitre 1 : Second degré

Exemple :
2 est une racine de 2x2 − 5x + 2.
Le discriminant du trinôme 2x2 − 5x + 2 est δ = 52 − 4 × 2 × 2 = 25 − 16 = 9.

Remarque :
Ordonner les termes du trinôme avant de calculer le discriminant.

Propriété :

Soit ∆ = b2 −4ac le discriminant du trinôme du second degré ax2 +bx+c.


• Si ∆ < 0, alors l’équation ax2 + bx + c = 0 n’a pas de solution
réelle.
• Si ∆ = 0, alors l’équation ax2 + bx + c = 0 a une unique solution
b
réelle dite racine double x0 = − 2a .
2
• Si ∆ > 0, alors l’équation

ax + bx √ + c = 0 a deux solutions réelles
−b+ ∆ −b− ∆
distinctes x1 = 2a et x2 = 2a .

Preuve :
b 2 −4ac
On a vu auparavant que f (x) = a((x − α)2 + β) où α = − 2a et β = − b 4a 2 .
2 b2 −4ac
On a f (x) = 0 qui s’écrit encore puisque a 6= 0, (x − α) − 4a2 = 0
2 −4ac
Donc (x − α)2 = b 4a 2 .

On reconnaît le discriminant ∆ = b2 − 4ac.


• si ∆ < 0, comme le premier membre (x − α)2 est nécessairement positif, l’équation n’a pas de
solution ;
b
• si ∆ = 0, l’équation s’écrit (x − α)2 = 0 donc x = α = − 2a est l’unique solution ;
q q √
b ∆ b ∆ b ∆
• si ∆ > 0, l’équation donne x + 2a = 4a2
ou x + 2a
= − 4a2
donc x = − 2a
+ √
4a2
ou

b √∆
x = − 2a − 4a2
d’où les deux solutions x1 et x2 en simplifiant.

Exemple [Savoir résoudre une équation du second degré] :


On considère l’équation 2x2 − 5x + 2 = 0.
On a vu que ∆ = 9 = 32 est positif.
Il y a donc

deux solutions à cette équation

:
−b+ ∆ −b− ∆
x1 = 2a = 2×2 = 2 et x2 = 2a = 2×2 = 12 .
5+3 5−3

3
Chapitre 1 : Second degré

Algorithmique :
Algorithme de résolution des équations du second degré c’est à dire de l’équation ax2 + bx + c = 0.

Données : a, b, c
Début traitement
∆ ← b2 − 4ac ;
si ∆ < 0 alors
"Pas de solution réelle"
fin
si ∆ = 0 alors
x0 ← −b
2a
;
"Une unique solution ",x0 ;
fin
si ∆ > 0 alors √
x1 ← −b+2a√∆ ;
x2 ← −b−2a ∆ ;
Afficher "Deux solutions réelles distinctes",x0 ," et ",x1 ;
fin
Fin

Exemple de programmation en langage python :

d e f secondDegre ( a , b , c ) :
d=b∗∗2−4∗a∗ c
i f d<0:
r e t u r n none
i f d==0:
r e t u r n −b /(2∗ a )
i f d>0:
r e t u r n (−b+math . s q r t ( d ) ) / ( 2 ∗ a ) ,( −b−maths . s q r t ( d ) ) / ( 2 ∗ a )
Attention : cette implémentation de l’algorithme peut être mise en défaut lors du test de l’égalité en
raison de limitation dans le codage des nombres réels dans les langages de programmation. Pour pallier
à ce problème, on préfère tester l’égalité à une précision e près (par exemple 0,000001) en utilisant la
fonction ci-dessous plutôt que le « == ».
def testeEgalite (x , y , e ) :
r e t u r n math . abs ( x−y)<e

Propriété :
Avec les mêmes notations que précédemment, f (x) = ax2 + bx + c admet
pour factorisation :
• si ∆ = 0, f (x) = a(x − x0 )2 où x0 est la racine double du trinôme ;
• si ∆ > 0, f (x) = a(x−x1 )(x−x2 ) où x1 et x2 sont les deux racines
distinctes du trinôme.
• si ∆ < 0, f (x) n’admet pas de factorisation dans R ;

4
Chapitre 1 : Second degré

Preuve :
b 2 2 −4ac
On a vu précédemment que f (x) = a((x + 2a ) − b 4a 2 ).
b 2
• Si ∆ = 0, on a donc f (x) = a((x + 2a ) ) ce qui est bien la factorisation attendue ;
• si ∆ > 0, on a a(x√ − x1 )(x √− x2 ) = a(x2 − (x1 + x2 )x + x1 x2 ) pour tout x réel.
Or x1 + x2 = −b+2a ∆ + −b−2a ∆ = −2b 2a
= −b a
.
√ √ √ √ √ 2
En outre, x1 x2 = 4a2 (−b + ∆)(−b − ∆) = 4a12 = (b2 − b ∆ + b ∆ − ∆ ) donc x1 x2 =
1
1
4a2
(b2 − ∆) = 4a12 (b2 − b2 + 4ac) = ac .
D’où a(x − x1 )(x − x2 ) = a(x2 + ab x + ac ) = ax2 + bx + c = f (x) ce qui justifie le deuxième cas.
• Par l’absurde : si f (x) admettait une factorisation dans R, f (x) sécrirait f (x) = (x − r)P (x) où
P est un polynôme de degré inférieur strictement à 2 et r est un réel. f (x) admettrait donc une
racine r réelle ce qui est n’est pas le cas d’après la propriété précédente.
Exemple :
On a vu que l’équation 2x2 − 5x + 2 = 0 a pour discriminant ∆ = 9 et admet deux solutions 2 et 21 .
On a donc 2x2 − 5x + 2 = a(x − x1 )(x − x2 ) = 2(x − 2)(x − 12 ).
Remarque :
Soit f une fonction définie par f (x) = ax2 + bx + c avec a, b et c réels,
a 6= 0 et dont le discriminant ∆ est positif. Alors, d’après la preuve de
la propriété précédente, les deux racines distinctes x1 et x2 de f vérifient
x1 + x2 = −ba
et x1 x2 = ac .

2 Inéquations du second degré


Propriété :
Avec les mêmes notations que précédemment,
• si ∆ < 0, f (x) est du signe de a sur R et ne s’annule pas ;
• si ∆ = 0, f (x) est du signe de a sur R et s’annule en x0 unique-
ment ;
• si ∆ > 0, f (x) est du signe de a à l’extérieur des racines x1 et x2
et du signe opposé à l’intérieur.

Preuve :
b 2 2 −4ac
• Si ∆ < 0, on utilise la forme canonique f (x) = a((x + 2a ) − b 4a b 2
2 ). On a (x + 2a ) qui est positif
2 −4ac
pour tout réel x et − b 4a 2 = − 4a∆2 qui est strictement positif donc f (x) est du signe de a pour
tout réel x.
• Si ∆ = 0, f (x) = a(x − x0 )2 d’après la propriété précédente donc f (x) est du signe de a pour
tout x réel et ne s’annule que pour x = x0 .
• Si ∆ > 0, f (x) = a(x − x1 )(x − x2 ). On fait un tableau de signe suivant le signe a. Faisons le par
exemple pour a < 0. On obtient :
x −∞ x1 x2 +∞
a - - -
x − x1 - 0 + +
x − x2 - - 0 +
f (x) - 0 + 0 -
ce qui justifie la propriété dans le cas où a < 0. On procède de même pour le cas a > 0.

5
Chapitre 1 : Second degré

Exemple [Savoir résoudre une inéquation comprenant une inéquation du second degré] :
2 +6+7
Résolution de −xx+2 ≥ 0.
x + 2 = 0 équivaut à x = −2 donc -2 est la seule valeur interdite.
Résolution de −x2 + 6x + 7 = 0 :
On a ∆ = 36 − 4 × (−1) × 7 = 64.
∆ > 0 donc l’équation admet deux solutions distinctes :
x1 = −6+8
−2
= −1 et x2 = −6−8
−2
= 7.
Étude de signe :
x −∞ -2 -1 7 +∞
x+2 - 0 + + +
−x2 + 6x + 7 - - 0 + 0 -
−x2 +6x+7
x+2
+ k - 0 + 0 -

Donc S =] − ∞; −2[∪[−1; 7]

6
Chapitre 1 : Second degré

3 Interprétation graphique
Propriété :

Les solutions de l’équation ax2 + bx + c = 0 sont les abscisses des points


d’intersection s’ils existent de la parabole représentant la fonction f et
de l’axe des abscisses.

Interprétation :
• Si ∆ > 0, la courbe coupe l’axe des abscisses en deux points distincts ;
• si ∆ = 0, la courbe a pour unique point commun avec l’axe des abscisses son sommet ;
• si ∆ < 0, la courbe ne coupe pas l’axe des abscisses.
En outre, si a > 0, la parabole a ses branches tournées vers le haut et tournées vers le bas si a < 0.

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