Optimisation Directe en Chimie
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MÉTHODES DIRECTES D’OPTIMISATION ____________________________________________________________________________________________________
x2
Max
x2 max
xA xmax xB x x1 max x1
courbes isovaleurs de y
(valeurs croissantes de A vers Max)
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1. Méthodes directes y
Pour que ces méthodes puissent être employées avec effica- 1,2
cité, il est nécessaire que, dans l’intervalle étudié, la fonction de
réponse soit unimodale, c’est-à-dire qu’elle présente un seul
optimum. Cela est souvent le cas dans la mesure où l’expéri- 0,8
mentateur, compte tenu de son expérience du phénomène, se
place dans une zone relativement peu éloignée de l’optimum.
0,4
C’est la méthode intuitive la plus simple et elle procède, pour la Figure 1 – Recherche de l’optimum par la méthode dichotomique
recherche d’un maximum, par exemple, de la façon suivante séquentielle
(figure 1) [1] et [11c] : (0)
Dans l’intervalle de recherche [xA ; xB], deux mesures sont effec- Tableau 1 – Évolution et efficacité de la recherche
tuées aux points d’abscisses x1 et x2 proches du milieu de l’inter- dichotomique séquentielle
valle et suffisamment éloignés l’un de l’autre pour que les réponses Nombre Nombre Intervalle
en ces points soient significativement différentes. On constate, Étape d’expériences total conservé
figure 1, que la réponse au point d’abscisse x1 est inférieure à la nouvelles d’expériences ∆
réponse au point d’abscisse x2 (y1 < y2). On élimine alors la zone
[xA ; x1] soit approximativement la moitié de l’intervalle d’étude. 1 2 2 xA xB × 1
---
On effectue ensuite à nouveau deux mesures de part et d’autre du 2
centre de l’intervalle restant, [x1 ; xB], c’est-à-dire aux points d’abs- 2
2 2 4 xA xB × 1
cisses x3 et x4. Ici, la réponse au point d’abscisse x3 étant la plus fai- --2-
ble, on éliminera, la zone [x1 ; x3].
3
3 2 6 xA xB × 1
On procède de cette manière jusqu’à l’obtention de la précision --2-
souhaitée.
... ... ... ...
Pour évaluer l’efficacité de cette méthode, on peut relier le nom- m
bre d’essais, N, à l’intervalle initial, [xA ; xB], et à l’intervalle restant, m 2 N = 2m xA xB × 1
∆ (tableau 1). --2-
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On a : 3
y
m
∆ = xA xB × 1 N 2,5
et m = ---- ,
--2- 2 1
2
m étant le nombre d’itérations.
On obtient ainsi : 1,5
d
ln ∆ – ln x A x B 1
N = – 2 --------------------------------------
ln 2
0,5
Pour obtenir une précision de 10−3, il est nécessaire de réaliser xA x1 x2 xB
20 mesures.
a 1re itération
Bien qu’intuitivement satisfaisante, cette méthode n’est pas très 3
efficace. En effet, il est nécessaire de réaliser à chaque itération deux y
nouvelles expériences ; une technique n’impliquant qu’une mesure
2,5
à chaque itération permettrait d’économiser des expériences. C’est
à cet objectif que répond la méthode du nombre d’or.
2
1,5
1.2 Méthode du nombre d’or
1
dente. Cela est possible dans la mesure où x1 partage l’intervalle Tableau 2 – Évolution et efficacité de la méthode
[xA ; x2] de la même façon que x2 partage l’intervalle [xA ; xB] ; pour du nombre d’or
cela on doit avoir la relation :
Nombre Nombre Intervalle
Étape d’expériences total conservé
xA x1 xA x2 1–d nouvelles d’expériences ∆
d
------------- = ------------- ⇒ ------------- = --- ;
xA x2 xA xB d 1
1 2 2 x A x B × 0 ,618
ceci permet de déterminer la valeur de d. 2 1 3 x A x B × ( 0 ,618 ) 2
–1+ 5
On a : d 2 + d – 1 = 0 ⇒ d = --------------------- ce qui correspond au rap-
port d’or soit 0,618. 2 3 1 4 x A x B × ( 0 ,618 ) 3
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(0)
■ Exemple d’application
Tableau 4 – Évolution des nombres de Fibonacci
et des réponses f (x) selon la première méthode
Détermination de la longueur optimale d’une chaîne hydrocar-
Nombre Terme Un−2 Terme Un−1 bonée [23]
de Intervalle
Fibonacci corres- L’activité biologique des esters de la testostérone dépend de la lon-
Un pondant Fibonacci Essai Réponse Fibonacci Essai Réponse gueur de la chaîne correspondant à l’acide. Les auteurs ont voulu obte-
nir l’ester dont l’activité est maximale. Ils ont pensé que le domaine
987 100 - 377 477 16 280 610 710 7 030
1 087 d’intérêt était compris entre C0 et C20. La variable est donc discontinue
et la méthode de Fibonacci, bien appropriée.
610 100 - 710 233 333 16 568 377 477 16 280
377 100 - 477 144 244 14 672 233 333 16 568
Le nombre 21 est associé à l’intervalle d’étude, les deux nombres
précédant 21 dans la suite sont : 13 et 8 ; les esters en C13 et C8 sont
233 244 - 477 89 333 16 568 144 388 16 947
synthétisés puis analysés et donnent respectivement 192 % et 420 %
144 333 - 477 55 388 16 947 89 422 16 879 d’activité. L’essai en C13 donnant le plus mauvais résultat, le domaine
89 333 - 422 34 367 16 874 55 388 16 947 C13 à C21 peut alors être éliminé.
55 367 - 422 21 388 16 947 34 401 16 948 On procède de la même façon à chaque itération comme on peut le
34 388 - 422 13 401 16 948 21 409 16 932 voir dans le tableau 6 et sur la figure 5, où est représentée la suite des
21 388 - 409 8 396 16 952,4 13 401 16 948 expériences. Comme dans la méthode du nombre d’or, un seul essai
13 388 - 401 5 393 16 952,1 8 396 16 952,4 est effectué à chaque itération.
8 393 - 401 3 396 16 952,4 5 398 16 951,6
5 393 - 398 2 395 16 952,5 3 396 16 952,4
3 393 - 396 1 394 10 952,4 2 395 16 952,5
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2. Méthode directe x2
à variables multiples :
la méthode Simplex x2, max
M 75 y
4
65
2
3 45
2.1 Généralités et principe de la méthode 0
1 35
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Le but de la méthode est, rappelons-le, de rechercher la zone opti- Nous allons donner successivement les différentes règles de
male, c’est-à-dire de cerner au mieux la position du point M de coor- construction et d’évolution de la méthode.
données x 1 max et x 2 max.
X i, 1 X i, 2 X i, 1 X i, 2
C point A ou encore :
p 0 0 0 0
point B cos 15° sin 15° 0 ,9659 0 ,2588
point C sin 15° cos 15° 0 ,2588 0 ,9659
q B
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(0)
(0)
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q1 X3
A B
p1 X1
p2 p2 C
X2
q1 p1
a à deux variables
X1
q2
X3
A B
a à deux variables
p3
D X3
p3 D
q2
0,5 p1 B q1 p1
A
0,5 p2 p1 X1 A B X1
q3
p2
p2
C
C
X2 X2
(0)
A 0 0 0
C
B p1 0 0
p1 p2 0 X1
C ------ D
2
p1 p2 p3
D ------ ------ Figure 13 – Construction d’un simplex à partir d’un plan
2 2
fractionnaire
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■ Simplex initial selon Phan Tan Luu [31] ■ Simplex initial quelconque
Le simplex initial est centré sur le point de base, on a alors les Enfin, la figure initiale peut aussi être un triangle quelconque, ceci
simplex ABC (à deux variables) et ABCD (à trois variables) de la est utile lorsque la nature des variables est semi-continue [32] [33].
figure 12 ; le centre de gravité du simplex est placé au centre du
repère.
Les coordonnées des points sont données dans le tableau 12. La
généralisation à k variables est indiquée dans le tableau 13. 2.3 Exemple de calcul des coordonnées
(0)
des points du simple x initial
Tableau 12 – Matrice de construction du simplex
selon Phan Tan Luu Considérons l’exemple suivant : on désire optimiser les paramè-
tres PID (Proportionnel Intégrale Dérivée) d’un régulateur chaud/
Essai i Xi, 1 Xi, 2 Xi, 3 froid [34].
A − 0,5 − 0,289 − 0,204 Cinq variables ont été retenues, il s’agit de :
B 0,5 − 0,289 − 0,204
— la bande proportionnelle du canal chaud, XPC, exprimée en % ;
C 0 0,577 − 0,204
— la bande proportionnelle du canal froid, XPF, exprimée en % ;
D 0 0 0,632
— le temps intégral, TI, exprimé en secondes ;
— le temps dérivé, TD, exprimé en secondes ;
(0)
— le recouvrement des deux canaux, R, exprimé en %.
Tableau 13 – Expression générale de la matrice du simplex La fonction de réponse, FR, est la somme pondérée de plusieurs
initial selon Phan Tan Luu réponses (figure 14) :
Essai i Xi, 1 Xi, 2 Xi, 3 Xi, 4 ... Xi, k
0 q1 q2 q3 q4 ... qk
FR = ∑ S i + aT osc + b ∑ E i
Les valeurs des termes diagonaux, pn et non diagonaux, qn, sont XPC = 15 % ; XPF = 6 % ; TI = 570 s ; TD = 10 s ; R = 5 %
obtenues à partir des relations suivantes :
n 1 Les pas de variations choisis sont respectivement :
p n = ------------------------------ et q n = – ------------------------------
2n ( n + 1 ) 2n ( n + 1 ) ∆XPC = 5 % ; ∆XPF = 5 % ; ∆TI = 50 s ; ∆TD = 20 s ; ∆R = 20 %
avec n variant de 1 à k.
■ Simplex initial selon Spendley et al.
■ Simplex initial construit à partir d’un plan fractionnaire
Le nombre de variables, k, étant égal à 5, on obtient pour p et q les
Dans le cas d’un simplex à trois variables, (tétraèdre à quatre valeurs suivantes :
sommets), les points peuvent être issus d’un plan fractionnaire 23-1,
correspondant à quatre essais. La figure obtenue (figure 13) est un
tétraèdre régulier puisque chaque arête est la diagonale d’un carré 1
p = ----------- ( 5 + 1 + 5 – 1 ) → p = 0 ,912
du cube. Les coordonnées des points A, B, C et D sont données dans 5 2
le tableau 14.
1
q = ----------- ( 5 + 1 – 1 ) → q = 0 ,205
(0)
5 2
Tableau 14 – Matrice de construction d’un simplex
On trouve ainsi :
à trois dimensions à partir d’un plan fractionnaire
Xi, 1 Xi, 2 Xi, 3 x1,1 = x0,1 + X1,1 × ∆x1
Essai i
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(0)
Température
Tableau 16 – Matrices en variables réduites et réelles
S du simplex selon Czech
Température
de consigne E
Tosc Essai X1 X2 X3 X4 X5 XPC XPF TI TD R
Figure 14 – Fonction de réponse FR 5 0,5 0,289 0,204 0,158 0,775 17,5 7,4 580 13 20
0 ,866 1 1
et q 2 = --------------- d’où q2 = 0,289 n=1 p 1 = ------- d’où p1 = 0,5 et q 1 = – ------- d’où q1 = − 0,5
3 4 4
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(0)
k+1
∑
1
X G, j = --- X i, j avec i ≠ W
k
i=1
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3. Exemples d’application I
de la méthode Simplex Cd Zn
Cu
Mn Ca
∑ ln Si
1
P inf = i----------------------
=1
avec S i = ----------------------------------------
t Ω i – 1, i + Ω i, i + 1
gDMSO /kgsolution
avec Ωi, j recouvrement entre le i e et le j e pic, 0,05
0,10
n nombre de substances, 0,20
0,25
3 7 0,30 14
t temps d’élution. 250
4 8 13
La phase éluante est constituée d’eau, d’acide chlorhydrique et de 1 1 2 5 6 13 12
diméthylsulfoxyde (DMSO).
2 3 4 7 8 11
200 6
Les variables sont les concentrations, exprimées en gramme par 0,32
kilogramme de solution, en acide chlorhydrique et en diméthylsul- 5
9 10
9 12
foxyde. La figure 19 montre la séparation correspondant au point de
départ du simplex pour une phase éluante composée de 57 g 11
150
d’acide chlorhydrique, 225 g de diméthylsulfoxyde et 718 g d’eau.
L’évolution du simplex est donnée dans le tableau 19 et la 100 200 300
figure 20. gHCl/kgsolution
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CRF = ∑ Ri + N x – a tM – tN – b tm – t1
i
0 100 f (t ) i variant de 1 à N,
tM temps maximal d’analyse,
a séparation correspondant à l'optimum 10
tN temps de rétention du dernier pic,
100 200 xC, 2 = 3,45 + 0,965 9 × (− 0,5) ⇒ xC, 2 = 2,97 cm3 · s−1
gHCl/kgsolution
Le tableau 21 rassemble données et résultats pour le premier
Figure 22 – Évolution avec contrainte simplex.
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(0)
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(0)
donc toute variable binaire, c’est-à-dire celles qui possèdent seule-
Tableau 22 – Évolution du simplex pour la séparation ment deux états.
d’un mélange d’alcools par CPG Le domaine de variation des variables est, a priori, illimité mais peut
être soumis à des contraintes qui dépendent du phénomène étudié.
Simplex Sommets CRF
L’augmentation du nombre de variables entraîne seulement une
1 A, B, C A − 9,68 B − 9,58 C − 7,32 augmentation linéaire du nombre d’expériences, k + 1, pour établir
le simplex initial. Le nombre nécessaire d’essais pour obtenir l’opti-
2 D, B, C D − 7,24 B − 9,58 C − 7,32 mum n’est, ensuite, pas lié de façon directe au nombre de variables.
3 D, E, C D − 7,24 E − 6,52 C − 7,32 Il est bien évident qu’il est plus sage de limiter le nombre de varia-
bles. Néanmoins, il est rassurant de savoir qu’une variable non-
4 D, E, F D − 7,24 E − 6,52 F − 3,63
influente ne perturbe en rien la marche du simplex. Par contre, il
5 G, E, F G − 3,56 E − 6,52 F − 3,63 n’est pas possible de mettre en évidence le fait qu’elle n’influence
pas la progression du simplex car sa valeur évolue comme celle de
6 G, H, F G − 3,56 H − 3,42 F − 3,63
variables influentes.
7 G, H, I G − 3,56 H − 3,42 I − 3,53 Il est aisé d’ajouter une variable au cours de l’exploitation du
8 J, H, I J − 2,98 H − 3,42 I − 3,53 simplex ; il suffit, pour cela, de construire un nouveau simplex en pre-
nant comme point de base l’optimum déjà obtenu, avec une dimen-
9 J, H, K J − 2,98 H − 3,42 K − 3,48 sion supplémentaire.
10 J, L, K J − 2,98 L − 1,96 K − 3,48 ■ Réponses
11 J, L, M J − 2,98 L − 1,96 M − 2,23 Il existe, là encore, deux aspects principaux en rapport avec la
12 N, L, M N − 1,48 L − 1,96 M − 2,23 nature et le nombre des réponses.
Comme on l’a vu, la seule exigence de la méthode est d’être capa-
13 N, L, O N − 1,48 L − 1,96 O − 1,55 ble d’estimer le plus mauvais point et ceci entraîne deux conséquen-
14 N, P, O N − 1,48 P − 0,66 O − 1,55 ces principales : d’une part, il est possible de travailler avec une
réponse qualitative qui peut être un critère subjectif de qualité ou
15 N, P, Q N − 1,48 P − 0,66 Q − 0,11
d’esthétique et, d’autre part, la méthode tolère des erreurs aléatoi-
16 R, P, Q R 0,33 P − 0,66 Q − 0,11 res sur la réponse et, donc, ne nécessite pas une grande précision ce
qui est souvent le cas dans le domaine expérimental.
17 R, S, Q R 0,33 S − 0,67 Q − 0,11
La méthode ne peut tolérer plusieurs réponses simultanées car le
18 R, S, T R 0,33 S − 0,67 T 5,05 simplex progresserait probablement dans des directions différen-
19 R, U, T R 0,33 U 2,77 T 5,05 tes. Par contre, il est possible d’établir une réponse unique en utili-
sant une relation pondérée de diverses fonctions de réponse.
20 V, U, T V 8,22 U 2,77 T 5,05
■ Méthodologie
21 V, W, T V 8,22 W 7,27 T 5,05
La méthode envisage aussi le cas où il y a une erreur, même gros-
22 V, W, X V 8,22 W 7,27 X 12,21 sière, sur l’estimation du meilleur point puisque, lorsqu’un point est
23 Y, W, X Y 10,05 W 7,27 X 12,21 conservé dans k + 1 simplex, il est répété. La méthode prévoit donc
de s’autocontrôler.
Ce principe de droit à l’erreur confère à la méthode une grande
souplesse d’utilisation qui lui permet de se diriger obligatoirement
4. Principales caractéristiques vers l’optimum, mais avec plus ou moins de rapidité, tout particuliè-
rement dans le cas de manipulations délicates dont les résultats
de la méthode Simplex sont susceptibles d’être entachés d’erreurs importantes.
La méthode est évolutive, elle peut ainsi suivre un optimum qui
évolue avec le temps, en raison, par exemple, de la dérive d’un
À partir des règles d’utilisation de la méthode et de ces exemples appareillage ou de la qualité d’une matière première.
d’application, les caractéristiques principales suivantes peuvent être
dégagées. De même que pour les variables, on peut, comme on l’a vu dans
le troisième exemple, imposer une contrainte à la réponse ou
■ Variables encore une fonction de contrainte.
Il existe deux aspects principaux relatifs à la nature et au nombre Enfin, il est possible de changer de critère de réponse au cours de
des variables : l’optimisation : par exemple, on peut commencer l’optimisation
avec un premier critère de rendement puis continuer avec un critère
Comme on l’a vu, les variables peuvent être continues ou discon- de pureté, le rendement optimal servant alors de fonction de
tinues mais doivent pouvoir prendre plusieurs valeurs. Ceci exclut contrainte.
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