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114 Enun demi-sidcle (1948-1998), le commerce international s'est qutant aceru gu'au cours du sigcle précédant la Seconde Guerre mondiale. Au sein des échanges mondiaes, ies produits maniacturés sont devenus prépondérants et les pay-développés mani. nent leur domination. 1. DEPUIS LA FIN DES ANNEES 40, LE COMMERCE INTERNATIONAL S’ACCROIT FORTEMENT SACCROD ee A~ Entre 1948 et 1998, le volume des échanges mondiaux est miltiplié par presque 20 > De 1948 2 1973, le volume du commerce international de bien et serviessextple pe recule qu'une seule fois en 1958, année de récession mondiale, Le tux te oni canoe des échanges dépasse 7 % paren en moyenne. Jamas, en un quar desicl, pte {elle eroissence n'avat 6 consttée, Son rythme le plus soutemu étantcareist Pe Gant les années 60, lessor da commerce mondial va done bien au-delk d'un rtrapage compensantI'atonie des échanges des années 30. . > Au cours des 25 années suivants, ln croissance des échangess'inféeit:le youre du eae smondial ile, soi une eossance de 4 25 par an eu BoyeRoe rel eux fois (1975 et 1982) lor Ge récessions tondiales maxquées. Cet infigchisserent GeQfaccroissement des échanges ext comlé avec celui de Ie croissance mondiale. B ~ La croissance des échanges dépasse celle du PNB mondial \epuis 1948, le PNB mondial aun pev plus que vintuplé. Le taux exportation mon Gial s'est Gone accns puisque le ‘oume des changes a davantage augment fo d'exportation évalue les exportations en pourcentag® du PIB ov du PNB). eage a eararment 22 alors q'l uitinféieu 810 % Ba fn des années 40, Last ont done été un moteur de le croissance. L’essor ‘du commerce! international ® Sostenu la croissance mondiale au moment ob celle-ci connaissaitun & parts de 1974, aiexpor > Cette €volution du taux d'exportation mondial est comroborée Par celle desta Teiea navonsva, Ain lee expration de marchandises repésentaien Pore, du PNB frangais en 1950 pour atteindre aujourd'hui 20%. Le taux expona ees shand est actellsment de 26 (6% en 1950) et cel t Grande 75 % (10% en 1950), Enfn les taux exportation américin#JeP0T également mais restent largement inférieurs 8 ceux des ‘Européens puisd! sent pas 10% (223 % en 1950). ; > La croissance économique et celle des échanges sont interdépend® tions constituent un élément de la demande globale et fin x PNB. Celle-ci permet la basse des coGts unitsires de POT prociite),En effet, certains cots sont fixes lorsque la producto? ig sa p's ne ciysing de montege, 1€ nombre d' ation emt) rane TED “rain seul La baisse ds colts unitaies qui en résulté améliore la com te jus yp evdope les EXOT 3 lu, roisance de la podneton mpligue ie Bpriaions(aabre premites, bien equipement... Lesézhangeexé- elle 5 cede Ngo done ORES. sor ine rome g, LA STRUCTURE DES ECHANGES A EVOLUE A ~ La part croissante des produits manufacturés et des services art des produits manufacturés dans le commerce mondial est erois- , ae aie ceivelizment 80% des échanges de marchandises, Paralltlement, Tamporence relative des produits primaires décline depuis 1950 (20% des échappes spsschandises en 1998). Par ailleurs, es services occupent une place non nBghi geable: ils eprésentent envizon 20 % es échanges mondiaux depuis eb années 70 + austin des pays développés, notamment ceux de OCDE, la part des échanges ints branches s'accrott. Ces flux croisés entre pays portent sur des produits appartenant & le imme branche, Par exemple, des automobiles frangaises sont exportées en Allemagne ctdes voitures allemandes sont importées en France ou des firmes tchéques exporient des pidces détachées en Allemagne pourla construction d" automobiles qui seront expor- tézsen République ichéque. Ces échanges intrabranches occupent une place d’avtant plus importante que Je niveau de développement des pays est élevs, Ba revanche, let + changes Nord/Sud relevent encore, pour Pessentiel, de échange intesbranche. B~La«Triade », aucentre des échanges ~ oss » L'Europe de l'Ouest occupe une place prépundéranie dant le commerce international + @5¥odecéchenges mendiaux de biens et services en 1998) L' Amérique du Nord assure presque 20% du commerce mondial etle Japon, 7 % seulement. Ainsi, plus de 70 % du commerce mondial zelévent des trois poles dela « Triade », Ces pays échangent d’abord enue eux. Ainsi, 'Evrope de l"Ovest recount pour une grande part (60 & 70% de ses échanges) au commerce intrazone (échanges entre partenaires de lz méme zone géo- graphigue).L' Amérique du Nord développe également, mais dans une moindre mesure, ‘changes. + Lapart du reste du monde dans Jes échanges mondiaux est done limitée. En 1950, les pays en développement (PED) représentaient 30 % des Echanges mondiaux. En 1970, cette part est tombée & moins de 20%. Elle remonte & presque 30% au début det années 80 du fait de la revalorisation des prix des produits primeires, puis chute 822 & €0.1990. Bll s'accroft parla suite et atteint 27 % en 1998, en raison du dynamisme des pays émergents d'Asie. Les PED orientent environ 60% de leurs échenges vers Is « Triade », le reste correspondant @ leur commerce intrazone, Quant aux pays d'Europe centrale et orientale (PECO) et & la Russie, ilsn’assurent plus gut 3.44% dv commerce mondial (environ 10 % de 1950 & 1990). 608 70 % de leurs échanges sont centrés sur la « Trade » (essentiellement l'Union européenne) et 20 2 25% comespondent & leurs échanges intrazones. . Depuis 1945, 1a croissance du commerce international a donc été rapide. La pré- Tonibce des produits manufacrarés au sein des échanges mondiawx reflete lo position de ven des pays développds parm! lesquels figurent aussi les premiers exporiateurs conmtg e eiat Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Ialie..). Cee domination ‘tue um défi que certains PED et PECO semblent vouloir relever. >> obiles assembléss peut axgracn- | LAPOSSPURG APEARRE A EEOC ATEALE MVE NALS INA SAR Peg DES FIRMES ET INVESTISSEMENTS, DIRECTS ALETRANGER Une firme multinationale (FMN) exerce son activité dans plusieurs pays en onc. tion d'mne-stratégic élaborée et mise en cuvre parla maison mire et ses filales, Cette stratégie se traduit par l'essor des imvestissements directs & t'érranger. 1, DEPUIS DEUX SIECLES, LES ENTREPRISES i SE MULTINATIONALISENT . A ~ Une typologie des FMN + L'¥économiste C. A. Michalet distingue plusieurs types de FMN : les « FMN primaizes », produiseat des matigres premitres, des produits agricoles, etc., pour répondre aux tesoins des industries de transformation; les « FMN-relais » produisent dans les pays rangers plutét que d’y exporter; ies « FMN-ateliers # développent des stratégies des- tinées & sbaisser les cofts de production, notamment en s'immplantant dans des pays 8 ‘bas salaires. . » ILfaut ajouter & cette typologie les FIMIN de services. Elles sont Al'origine de le pata lus importante des iavestissements & I'étranger provenant des pays développés. I —Fgit pour!’ essentiel de bangues, de compagnies d’ assurances, ‘institutions financites ¢t, A un moindre degré, de sociétés de commerce, d’agences de publicité, de So nies de tléetmmunication, etc Par slleuss, depuis les années 80, certains auteurs reajlémergence de « FMIN plotales ». Cellesci associent les formes précédentes tm méme ensemble intégré & échelle mondiale, 8 ~ Depuis Ie xx* siécle, la multinationalisation des firmes s'est amplifiée , ae Au 2ax¢ sitcle, Jes FMN, en nombre plus réduit qu' aujourd'hui, sont "ba ha aa dele domination britannique. Eles le restet jusqu'aux années 30 malgré PSO oy puissance des FMN américaines,Celles-ci sont dominantes depuis es ates domination est contest pa les fires européennes et japonsses depts =A ig Jusqu aux années 40, ce sont Jes «MN primaires » qui prédomineat com idemes cas aujourd'hui: depuis les anntes 60, les « FMIN-relais » se dEvelODPEN TT icon dv Ces firmes sont implantées préférentiellement dans les pays G€VS10PP™ T Sance riveau élevé du pouvoir d'achat, Toutefois, depuis les années 70, cee aac revenuréel Gans les pays esiatiques & développement rapide exeree UR. coisan te type de firme. Par ailleurs, depuis cette période, le ralentisseme® B ialsstion dans les pays d€veloppés et intensification de Ia concurrence ite accélérent le développement-des « FMN-ateliers ». fon des Pr A course la dcerinie 1980, extension du bre -change, le bre cI "gat ‘aux, etc., somt autant de facteurs du développement des « i urs, 1s sombre reste cependant limité (Exxon, Disney, Coce-Cole...)-P& Sf, goeitls Ge services, déja repérables au xax* sitcle (compagnies de chemin 116 ne oaisedt vn essorremarquabe, C'ést le résultit dee tenirisarion veloppées dela ibéralisaion des échanges de services, ete 'expan PFLIN (gar exemple, le production d'antoracbiles 3 l'écbelle téseay commercial de méme ampleur). ‘goramence..) des éconoraies & sjun ces sues 1788 mondislerequiert UD ~ 9; Les FMIN SONT A LORIGINE DES FLUX: D'INVESTISSEMENTS DIRECTS A VETRANGER (IDE) & ‘A~ Lévolution des IDE depuis le xixt siécle ¥ UnIDEsinsitpiriairereot dans une lgigue productive et non finance. agit oa dason ode acquisition (d’aumoins 10 % du capita d'une entreprise a) éran- Ger etd invesssement sur place des bénéfces des Hiisles Sosqu'an années 30, les fx &"TDE sot en grande pare dirigés vers les ps corss- Jesan soot bul aux pays en développement (PED), notamment jes celonies des Pgrinsalis (ef fiche 9), CertanesFMN insllent des ilies dans les pays indas- {Halisés poor pénétrer leur marché :c'estle cas de Ford en Grande-Bretagne,en 1911... reno des ennées 50, lapar des pays développés destinataies des IDE devient majo- ‘nie (ps 6e 40% des IDE au début des années 90), Au cours de la décennie 1990, rte prt iminve ei oi de 60 % en 1997, C'est le résltat de Ja pls grande attrac- tivité de le zone asiatique (débouchés et réduction des cobs). 5 Depuis exis siecle, les IDE émanent des pays développés. Depuis le début des smesdes 90, cere lendance s'infléchit modérément: 15 820 % du moniant des IDE pro- Sjennent de SMN originaires de PED, principalement é'Asie de l'Est (3 % au début de Ia décesniey. B ~ Depuls les années 80, 13 libéralisation des IDE > Aprésla Seconde Guerre mondiale, ]'évolution du commerce intemational s'inserit dans tune perspective nettement libre-échangiste (cf. fiche 53).Ce n'est pas le cas des IDE ‘evant les années 80. Jusqu'alors, de nombreuses eptraves — Jes TRIM (trade-relared invesrment meatures) ~ s'opposent aux flux d"IDE. dans les PED comme dans les pays développés. Certaines contraintes pésent sur le localisation des FMN (par exemple, __ nécesstédautorisations administratives) ;é° autres influent sur leur activité productive (par exemple, obligation d’exporter une parte de le production eVou de recourir & des fourisseurs et sous-traitants Jocaux...). 4 Dans ie contexte libéral des années 80, les Etats libéralisent leur politigue 21°égard des IDE réalisés surdeur teritoire (allégement des TRIM). En ouwe, les Brats privilégient ._ Ses interventions destinées & améliorer I’ environnement dans lequel les firmes, quelle eee ‘ational, exercent Jeur activicé (développement des infrastuctures, par ‘Av niveau mondial, en 1995,1'Organisation de coopération et de développement éeo- Fle (OCDE) ane une négoratondestinéebconcire un Accord smultilatére) sor putitsement (AMI En 1988, eprojetestabandonné apres lerefus dels Francs ée Sion, Eneff la négociation. C'est dans le cadre de !"OMC que doit reprendre ls discus- Salpeter: TRIM sont contazes aux regls du ibre-€change (Per exemple, e recourir aux fournisseurs locetx). Larnutt i Bley mnultinationatisation des firmes est un facteur déterminant de la mondialisation. le sera d : i onder gpm ala tendance ala libralisation des IDE s'intensife au cours des > . tA ANNE RAL oh BA OLVISION INTERNAT Au DUTRAVAIL = DEPUIS LE XIX! Siecle Les pays développés @ économie demarché de 70% du commerce mondial. Par ailleurs, sements directs a 1 (PDEM) contribuent ayjourd'hy r Ces pays attrent plus de 60% de j étranger (IDE) es fimes multinaionales (FMN), Ladvsion iver nationale du travail, c'est-d-dire la spécalisation des pays sur Certaines productions alimentant les couranus d’échanges mondiaux, place done les PDEM en sition don. nante. Ce phénoméne n'est pas nouveau: est perceptible és le xow sic, dps invest 1, LA DIVISION INTERNATIONALE DU TRAVAIL (DIT) -AU XIX® SIECLE - ee A-~ La DIT résulte de plusieurs facteurs La possession de ressources naturelles et les fecteurs de production disponibles (api- «1, travail) commandent le spécialisetion de nombreux pays. Certains érigent des bu- titres dousnitres pour établir et fee évoluer leor spécialisation. Cest le cx, pur exemple, aux Btats-Unis-(¢f. fiche 51) 5 Afin d'approvisionner les pays industialisés en produits primaires, des FMIN oes. tale onientent leurs IDE vers les aes productices et alimentent es baat aationaux entre pays producteurs de bens industriels, et pays produceus de pro de base. . “inagonnts » Laspécialisation des pays colonisés est imposée par leurs métropoles: i ne produits primaires et importent des produits manufacturés. SO aie Inportation de inde sont constitute de produits manafactt prove Fes! tiel de Grande-Bretagne, en échange de matitres premitres dot f 6 ie mondiale B~ Ces différents éléments structurent économie mondi : sims, etpayst=™ » Dcnange entre pays peu développésexportateursde produits Em cfs, éxportateurs de produits manuimtars, caacéist le modele de BOTT ig nelle, Or, ce type d'échange représeate moins de 20% du Come du xDe sidcle, La DIT est donc pluscomplexe. De nombreok rs 4 se BP eneffet de grands exportateurs de produits primaires : par exer me Saxe sel, les in? -exporte du charbon, En outre, av cous de In deunitme moitié WUT ees tations de produits maziufacturés des pays avancés s'accroiss ve importations totales. ; ston le » Ale fin du xox* sitcle, la DIT conduitd une organisation oA beak a Bm suivant: les échanges sont polarisés sur les pays développs sponges itt 3) (Gf fiche 52), 40% des échanges européens sont intemes hoes “pauses ei am a Proportion est de 80% pour } Europe continue, Let PAY Opis fchangent ene eux des produits mavfactrts malt ss Or rt ds cerins cas, oceupent une plc importante dans es OPP pis. £11896, 40 % des exportations frangaises comespondent 18 . ~ ye i spas, auxquelé il faatratacher Ja Russie, les Baro- outs manufactars en éhange de produits primates, Les pens a n importemt des Diens manufacuurés st exportent des produits primaires ‘Uniset le Jar ran des produits manofecots dans leurs exporaions seer . EVELOPPES yys en développement {PED) dans la DIT ~ ition des PED dans la DIT évolue. La part des produits manufacturés dans les » La posits de mazchandises Ges PED atteint 65% en 1997 contre moins de 10 % au Sau ele ; cele des produits primsires régresse. De plus, les exportations de prodoits mmanufacturés des PED se diversifient. > qIfautcependantuancer le portée de ces des exportat ‘A w'la place des Pa évolutions. Les PED ne représentent que 20% saan rarales de produits manvfaeunts (16 % en 1990), Ces exportation, des enPcenucs sor on pet nombre de pays Ds PINs, Me parte des’exporations des PED sont en fait celles de Biliales de 'FMN localisant les différents segments de pro- PED sojans plusieurs pays (division intemetionle des processus produetifs ou DIFP). Soe a ome de PED sont lass parls FMN c parisipet peu a2 or; merce intemational. 5 Parslleur, les PED ne forment pas un groupe bomogene (cf Br*s 98). Une division Pa ren uavalles diffrence : certains sonspéilists ure produon et Texpor- ___- Neo penis indusels courans oo se ent A Ja sous-tratence dbs FMN (iz. Cig, pa exemple; 6 aobes font évolur leur spéteiseion vers oes productions indvs- wrée du Sud...) ; enfin, ce nombreux PED restent spéciali- exportation de produits primaires (en Afrique et 20 Jatine est dans une situation intermédiaire). sés sur Js po “Moyen-Ouient; Vamérique B ~ Les pays développés sont encore au cceur de l'économie mondiale » Conteiemnt aa xax* side, ob les pays aujourd’hui en développement constituaient ta principale destination des IDE, ceux-ci sont pluc orientés vers le «Tried» (cf Tene 60), Par eileurs, les pays développés commescent d'abord avec eox-mémes (Gene 54). Comme av xD@ sitcle, ces pays sont b la fois exportateurs de produits primaires (50 % des produits minéraux 70 & 75% des produits agricoes) et de pro- Gvits manufacturés, ls concentrent l'essentiel des exportetions de services. » Les échanges croisés intrabranches enue pays industrialisés prennent de }'ampleur (cf. fiche 54),ce que ne prévoit pes le schéme dela DIT traitionnelle. L'échange mon- dial ant polaisé sur les pays développés 2 sucture de demande comparable, les changes voot porter sor des produits similares, L’échange intrabrenche peot aussi i a des produits différenciés verticalement do fait de la DIPP mise en ceuvre pat jIESFMIN.C'etle cas, epuis Jes années 90, des échanges entre I" Union européennt ct pays les plus avancés d'Europe de I'Est. = pint lexae siéle, donomie mondiale est dominée par les PDEM, Certains PED taplip on es décollage économique et leur place dans la DIT a changé, Iireste que pour dlls, PED, la spécialisarion sur les produits primaires subsiste et ensrave leur veloppement, sa0, LST INT Nf S INSTITUTION a: . Wel L'échange marchand git ¢ a naturel. I nécessite un cadre, )-Acette fn, 8 cycles 04 rounds ~ soni organisés jusqu'en 1963, ls abou, le des droits de douane, sgticoles ne faisaient pas l'objet de ' scale des stuntions paniulitres, Par empleen | 1968; la Conférence des Nations unies pour le enone et le développement (CNU- "| CED) adopte le principe du systime pénéralisé ae référence, eiédné pale GATT! sexier Le réciprocté les pays développésalégent evs ins cas, ils les annulent ~sur Jeors importation de pro- finis en provenance des pays en développement (FED) Ts Feet avantage Atous lessignataires duGATT :s'gitdone G"une dérogation 2 la clause de la nation le plus favesise. Par ailleurs, depuis 1974, un aménagementdes regles du GATT permet soir inte : trielisés de protéger, enprincipe temporairement,leurinduste texte de aco des PED en inst ‘taurant des contingents & l"importaticn (accords multifibres ov AMF? b Groits de douane ~ dans cert uits manufacturés et semi-i ne sont pas tenus d’ accorde: B ~ Organisation mondiale du commerce (OC) * " round. En 1994, la conférence de Marrakech officialise les conclusions ma Lael 08. St Dorénavant, te GATT est supervisé par ]"OMC, mise en ee : ss aut respe" su&stituant aux rounds, des conférertces ministérielles, réunissant a iene pou Sables politiques des pay membres de 'OMC, sont, cael ye confit come Promouvoir l'extension du multilatéralisme. Au sein de I oe (oRD):e8e Cieux entre nations sont soumis 8 un Organe de réglement des dif eae de manguements aux régles du libre-échange, "ORD peut autorist if nfs 7 es pays fa Victimes i appliquer des mesures de zétorsion A l'enconte dv ov ent prowess Plusieitis mesures de libéralisation sont décidées. Le: a produits les contingents, notamment ceux és aux AMF, est progr pest de mem rvuetérale. Dene ices Sontexplicitement inclus dans Je champ de lanégociation mul aries and nt on Ges services: & cette fin, est institué le General Agreeme 120 s . caste. =p 1 selseommuni (cd Ce icles servi 1, Cependatiau nom del'exception cult ea A opi = rl béralsation des échanges visue] ueie ener fx spon D'surnss RAINES S'INSCRIVENT DANS SN CADRE” © ip-bes accords promouvant le Ifore-€change ou atténuant ie protectionnisme isle site, des accords de ibre-change sont sigtsbilatérelement cote pays. Dep | emblénatigne tse franco-britannique é 2860 (of. iene SD, Les card biéraux de lire-Echange sont encore d'actualité:per exemple, depuis le débot see tinéas 80, les Btas-Unis appliquent le clause de la mstion la plus favorisée & la Chine Jusqu'en 1945, les pradeues protectionnistes puiseht & Pextension du Wbre-échenge (g. Gene 51). Pourtet, seuf apzts la Premitre Guerre mondiale et.au début des unées 30, les Echanges s'accroissent (cf. fiche 52)..En effet, dans certains cas, des fcconds bilatéraux prévoient des concessions muidélles. Par exemple, les tarifs Méline de 1892 protegent I'éeonomie francaise. Mais, dans ce éxdre, un tarf plus favorable ‘applique aux pays qui, aprés négociation, accordent a la France une réduction des droits Ge dovane, Cette procddure est relativement courante au éébut du xX* sidcle. Elle est adoptée cgeloment en 1934 par les Américsins et certains de leurs pertemnires com- ~ marcia Laconsituien de zones é échanges privilégiés (cf. fiche $9) est une avancée surla voie tu libre-echange, Le GATT avtorise de telles zones des lors qu’elles ne renforcent pas le protection doaaniéze &"égard des pays tiers. C'est le cas, notzmment, de "Union curopéeans. Per ailleurs, le signature de taités de libre-échange entre zones et pays, voir enze zones, conubve &l'extension dv commerce international. Pax exemple, en 1996, leChili eta Bolivie ont signé un accord de Iibre-échange avec le Mercado comin del sur (MERCOSUR) qui réunit Argentine, le Brésil, le Pareguay et "Uruguay. B ~ Des accords tempérant le libre-échange Laconstation de zonesd'échanges privilégiés pourrait éxe un frein au Ubre-échange : [gteistence du commerce intrazone pourritse uaduire pe un recul des Echanges avec {D2Y tits, Par exemple, av cours des années 30, la Grande-Bretagne 2 recenvé ses MABE su Soa Empir(reité ¢ Ortawa en 1952) av dévient de son commerce avec Greene PHYS. Cependant, s‘agissent de le période actuelle constitution de zones ‘anges ne semble pas nuire b la progression dv libre-échange (cf. fiche 59). ran onde mitent les échanges en prévoyant des clauses limitalives tempo- Coningerr alos ecards de 1991 entre le Jpon et Unico européenne imposent des Epalement fear dae tons o automobiles jeponaises en Europe. Mais ils prévoient rent soul démanttiement a début des années 2000, Les promoteurs de telles mesv- pent g v"ellesont permis d'éviter un recours de plus grande 7 gues proecionmiatg on Perm @ vier un ecours de phis grande armpleu aux pre Le rable f fOMMETCE internat store 'Mernationahise, ee mal ne peut s*épanouir sans un cadre insrinuionnel favo- riche f 5 i ee che daccords et de maites démontran que l'économie de marché ‘Peut seposser de réglementations. | ayemyeropacenns “= : 128 SFRIIFO AE UE LES PSRiviee YE RECHANGE DEPUIS LE XIXe SIECLE Pour un pays ou un groupe de pays, les termes de l'échange sont les prt rly des produits exportés eh regard des prix des produitsinportds indice despri der rations /indice des prixdes importations). Une dégradaton destermesde 'chonge fie soit que les prix des produits exportés.diminent devantage que les pista “importations, soit qu'ls augmentent moins. Dans les deux ca, i faut expan davanug, our obtenirleméme volime importation. L'évoluion des tees de thange deapys particfstnt au commerce mondial dépend de leur spécalisarion,c'est-idie de lannun des produits échangés,- " 1, JUSQU’AUX ANNEES 40, VEVOLUTION DES TERMES DE LECHANGE EST INCERTAINE A ~ La détérioration des termes de l’échange des pays exportateurs de produits primaires b S'appuyant sur des données staustiques de 1a Sotiéé des Nations (SDN), Rat Prébishet °-" Hans Singer dénoncent, dans les années 50, la détérioration des termes del’échengesitie parles pays du tiers monde : entre 1876-1880 et 1926-1938, leur dégradaton est 50% Les prix relatifs des produits primeires exportés pirles pays pacvres ontdone dimiost b Ladétérioration des termes del'échange des produits primaires peut égslementcoutry ner certains pays avancés : ces pays assurent, en 1913, presque Ja mailé des expense tions mondiales de produits primaires. Toutefos, la stuctore des exportations ess | importations de ces pays rele leur niveau de développement: ils sont plutOe aye tateurs de biens manufecturés et importateurs de produits primairesetinversementP les pays en retard. \ B ~ Une approche contestée | > Paul Bairoch souligne le caractére atypique de la baisse des prix ées produits a \ au cours des années 30, qui amplifie la détériortion des termes d¢ 1 fenange | da Hers monde. I faut done exclure cette période partculitre du chan? ‘gel ‘aioe | tion, Dans ce cas, entre 1876-1880 et 1926-1929, ledétérioration des eI aa des pays du uers monde n'estque de 20 %. De pis, d'auues Eudes fondest ge | tistques n'émanant pas de la SDN révelent une amelioration 6 20% ° | Yéchangg gor cere méme période. \ dgPar ailleurs le calcul des termes de l'échange pose probleme eo. | fproduits pris en compte : par exemple, les mathnes des annéet |, | antes que celles des années 1900 tandis que le cacao est F650 2, | faut fourir plus de cacao pour se procurer unemachine, cole i rieure, la détérioration des termes de l"échangeestelors a¥ appé des 2 jt de 1a na jeme du fait sus pe 199 os «ena renmes el ehnage Gps primeies ex done neering c ui fra- 7 alee Ot eriaota vinta Cae : pase eines vest pas possible de conclre sur” évotton des termesde'échange, us SORE tains pays et & certanes EpOqUes, lle &é réelle : c'est le cas, selon et ie or gyse AmEigue tne exporates de suere entre 1830 et 1910. p.Bairchs 4. pervs Ly SECONDE GUERRE MONDIALE, UNE EVOLUTION "pes TERMES DE LECHANGE DEFAVORABLE AUX PAYS EXPORTATEURS DE PRODUITS PRIMAIRES NON PETROLIERS A~ Les termes de l'échange des pays exportateurs de produits primaires depuis 1945 - ent, depuis fin des années 40, les termes de 'échange des pays en déve- ' Te po produits primaies non ptrolier se égradent. Au miico des vorpemod leur nivesoesinfricrb celui de I fin ss wins 50 et équivaut& celui de 1938 (. Bairoch). Ls sitvation des pays exportateurs de pétcle est plus contrastée: apres aes ade degradation endacille usgu'h 1970 lear es de 'échange se rele- + Yentoés forte jusqu' au milieu des années 80, Depiis,iischutent & novvesu. Cepen- ent ies des années 00 is sont encore supésens bleurnivean des années 50-60. » Lespsys développés,#origine de le moité det exportations mondiales de produits ‘fines, sont globeement oncemés par cs volssons plut6t éfavorables aux expor- Pros de ee type de produits, Cependant a diversification de leurs échanges leur per- net dy fase face. Depuis la Fin‘des années 40, leurs termes de I'échange s'inscrivent ~ —. uronetendance stable qui n’exclui pas des variations ’ certaines périodes (par exemple, aay meinen Ges deux oes peuolers de 1975-1874 vt 1979-1880). B ~ Ces évolutions traduisent les difficultés auxquelles sont confrontés les pays se spécialisant sur la production etl'exportation de produits primaires > Les poy spésalsts dans la production et exportation de produits primaires ne bé {cient pas é'une demande mondiale tts €ypamique, Cet demande est fablement fs. tinue, Cest-bdire quelle saccrot peu lorsque les prix diminuent. De plus, pour fare fare ha baisse des prix relatifs des produits primaircs, les pays producteurs du ters ‘taonde acerassent souvent leur offre ce qui absisse davantage les cours. L'insertion de ces pays dans les échanges mondiaux se raduit alors par leur appavvrissement » Enrevanche, la demende de produits manufscturés est plus dynamique surtout lorsque Ja spécialisation se raduit non seulement par une compétitivité-prix élevée, mais aussi per une capecité & répondre & Ja demande mondiale (compéitivité hors prix ov struce ‘urelle): par exemple, depuis 1975, les PED d’Asie de l'Est, exportateurs de produits rmancfsctrés,ont subi une éé:érioration Ge leurstermes e'échange, au moins jusa’ av début de enndes 90, Cependant, is ont pu eugmenter le volume de Jeurs exportations 40 point acco Jers termes de I'éehange event, Clestedize le pouvoir d’achet c leurs recettes exportation. plete années 40, "évoution des termes de Téchange des pays exportateurs de ane ria est incertaine, Depuis 1945, lear évolution est défavorable aux pays tatu de pr a primaires non pérroliers. En revanche, le sort des pays exp0r- ion cas anafacrres es plus favorable. Ce constat global synthéise des év0~ ntrastées parm les pays insérés dans les échanges mondiaux. PE 198 ie. _ | ra AESAIAMALICATIAN EPR Pu RO ENE USSU EEN DESECHANGES = - Liinsertion de nombreux pays dans le commerce international passe parleur appar. tenance @ urig union régionale au sein dé laguélle les entraves aux échanges sont and nudes ou abolies. L'extension du muttilaréralisme sie semble pas en pati. 1. LA CONSTITUTION DE ZONES D'ECHANGES EST FACTEUR . INTEGRATION ECONOMIQU! A ~ Une typologie des zones régionales d’échanges : > Au seifid’une zone de libre-échange, les barsitres dovanitres sont abolis e plus vent progressivement, L'accord de libre-échange nord-américain (ALENA), signé pt le Cenada, les Etats-Unis et le Mexique en 1992 et appliqué depuis 1994, en etn exemple. C'est aussi le cas de T'ASEAN (Association ‘of South-East Asian Nations), reproupe plusieurs pays d'Asie du Sud-Est (Brunei, Indonésie, Malaisie, Philippines.Si- gapour, Thailande, Birmanie, Viet-Nam et Laos). En 1993, ces poyssignent 2 accord prévoyant une zone de libre-échange en 2003 (ASEAN Free Trade Area ov AFTA) Fe | ailleurs, lorsque les pays appartenant une zone de libre-échange appliquent tari { ------. peur commun aux pays ters, ils constituent tne union douaniére, comme Ye Comme. nauté andine (Bolivie, Pérou, Venezuela, Colombie et Equateur), depuis 1995. \ + Liimtégration économique estrenforée lorsque, av sein d'une unicn duane tele | circulation des biens, des services, des capitaux et des hommes est asset - an fembres de union constinent alors un marché commun (ou marché unique) . | \ \ cas, depuis 1995, du Mercado comin del Sur (MERCOSUR) qui réonitle Brésil,! ra fs Paraguay et]"Uruguay (depois 1996, le Chil etla Boive ontasoees re, COSUR par des accords de libre-échange). Par ailleurs, le marché comm dev ‘union économique, ds lors que ses membres coordonnent leurs politiques €0! Le coopération monétaire enize les pays de |'uritn pevt abou naie unique : este cas de l'Union européenne (UE) depuis tir ala création "p02 MO 11999 (¢. fiche 60- B ~ La constitution de zones d’échanges n'est pes eur | \ un phénoméne nouveau mais prend une grande amp! depuis les années 60 } Depuis le xxx* sitcle et jusqu'anx années SP accords cr nales d’ échanges : par exemple, en 1834, des Etats allemands instvar nitre, le Zollverein (cf fiche 51) ;en 1921, c'est le ces dele Belgigne re Luxer en 1951, la France, Allemagne, 'Taie, le Belgign, les tablissent une union douanitre portant sur Jes échanges © munauté etropéenne du charbon et del'acier ou CECA). > A partir des années 60, le mouvement s"accélére. En Europe, °F Communauté économique européenne (CEE) en 1957 (of Bene péenne dg libre-échange (AELE) établit en 1960 une zone de f i 15° was créent des 2068 tr envne vsion 1% & | —o * \ i jourd" hi, cette 2one est rBduite & rn it Ja Grande-Bretagne. Avjourd’ ‘nui, cette zene est it » joan pays ube 1 lgde ee Liechtenstein, En Ainéighs du Nord, en Amérique jasuiste i ns régionales sont constituées (ALENA, MERCO- EGIONALES D’ECHANGES - STITUTION DE, ZONES RE! BLE LE PLUS SOUVENT A LESSOR DU COMMERCE MONDIAL ET DU MULTILATERALISME A~ be commerce extrazone n'est pas entravé i *échanges favorise eénéralement le commerce intre- oT, sean ee bstoces changes del"Union européenne et 40 8 50% aN ALENA. Dans les autres unions régioneles, mEme s'ils augmentent, les de cea tesones sont d'importance moindre: 20 i 25 % des échanges de I" AFTA sana EOSUR, 102 15 Sede ceux de la Communauté andine... ParallBlement, la fide Me panges exuazones dans le PTB ces unions régionales augments, sauf en Petes es Onest Toutefois, dans ce dernier cas, le recul relaif des échanges extre- — n'est pas un rect! absolu : leur volume s’accrott. 1 extrazone bénéficie de I'essor des €changes intrazones pour plusieurs rai- «Leto commerce inrrégionel dope ia croissance éecnomigpe des pays membres de jrgone. en résulte la croissance des importations, y compris celles en provenance des pay ers Ba ovte, la nécessté larg ls marchés pour absisser les cotts unitaires, {Gzmnomies échelle) incite #accroftre les expontations hors 2one, Par ailleurs, les unions réshnales pastent des accords eve d'zutres unions régonales ou des pays, Parexemp) depuis le dSbut des années 90, "Union européenne 2 signé une série d'accords avec les antiens peys socielistes d'Europe de "Est afin é"instaurer une zone de Iibre-échange vers 2005, Depuis 1994, elle a institué avec les pays de I" AELE (Suisse exceptée), un Espace économique européen (EEE) qui constitve pratiquement un marché unique 8 ~ La compatibilité entre régionlisation des échanges * et multilatéralisme Le axtgionslisme minimaliste » (selon'l'expression de |"économiste J.M. Siro#n) pro- ‘meut essentiellement la libgralisation des échanges : il est totalement compatible avec le mulilatérelisme. C'est le cas, par exemple, de l'ALENA. Enrevanche, un « régionalisme fédérateur », unissant des pays autour d'un projet com- ‘mun nes: réduisant pas & extension do libre-échange, est incompatible avec le multi- lagralisme carilseleve plus ou moins d'une logique d'autarcie, C'est le cas de la politique gricole commune européenne destinge & assurer I'autosuffisance alimentaire de {Europe la protection dont bénéficie Iegriculture européenne contredit les principes ralisme et du libre-échange. Il en est de méme du projet européen Airbus. Cependant, i projet communaulaire européen nese réduit pas hoes politiques : dans 82 ‘obalt le régioneisme européen est compatible evecI'essor du multlatéralisme. 5 aa tones d'échanges régionales contribuent d l'intégrarion économique des pays inratonens neers: Iniégraion régionale en raison du développement des échanges double jog ne” ation mondiale en raison de Wessor des échanges extrazones. Cette ' inlégration est r evionales(f. fiche cea par'les flux a"investissements directs des firmes mulri- > . 2 ie. | VEDHIOM EUBODEENINE DENEVE BINT SSP Ney LINTEGRATION ECONOMIQUE REGIONALE LA PLUS ABOUTIE Conformémenté la perspective arrétée aprés la Seconde Guerre mondiale per des européens convaincus (par exemple, les Franggis R. Schumenet J. Monnet, l’Allemond K, Adenauer, le Belge P.H. Spaak, italien A. de Gasperi..),' Union européenne (UE) s'est consttuée « 4 petits pas »autourde projets concrets. Ceusci touchent, ewiourd’hu, ‘au domaine politique. 1. LA GENESE DE L UNION EUROPEENNE A~ De la CECA &l'union douaniére (1951-1968) > Le9 mai 1950, faisaat suite aux réflexions du Commisnire au plan J. Monet, Je ministre frangais des Affaires étrengtres, R. Schuman, propose au gouvememeit alle mand « ée placer I'unionde Ja production franco-allemande de charbon et aier, sous une Haute Autorité commune, et largement ouverte & la participation d'autres pays euro- péens », Ce projet est conerétisé parle taité de Paris (18 avi 1951) qulinstve le Com- monauté européenne du charbon et de l’acier Ja CECA (¢f. fiche 59) - entre 6 pays (France, tli, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg). ® Letraité de Rome (25 mars 1957), signé par les six Etats fondateurs dele CECA, 2ppro- fondit I'intégration en institvant le Communauté Econonique européenne (CEB). prévoit, dans un premier ternps, une union douanidre portant sur les échanges int ones de marchandises dont la part dans le commerce toal de la CEE piste de 25% en 1957 Aplus de 50 % en 1968, lorsque l’union douaniére est -réalisée, Parallélemer es politiques communsutaires sont mises en cuvre: politique agricole comm (PAC) de soutien aux prix et de modernisation des explitations; politigue de loppement des régions ea retard; politique de |'énengie (par exemple, le Commissi? européenne de I'énergie atomique, EURATOM, est iasituée Te mEme jour a°° CEE); etc. B~ De 'union douaniére & I'union économique et monétalre (1968-1999) 3 , . 1 Denemark en 1973; > Malgré l’adhésion de nouveaux pays (Grande-Bretagne, i j toma eet 9. Gréce en 1981) et I'instauration du systtme monétaire exrop: H intégration économiques" essoffe au cours des années Tet aug 08 eps par exemple, les Echanges intracommuneotaires ralentssent. La réalisah€ e des ché common, prévu parle taité de Rome, devient alos le projet mob 56), membres de la CEE. Apris I'adbésion de "Espagne et dx Portugal ("F200 993, ’Acte whigue européen (fvrier 1986) prévoit la créationd'un marche vale’ renfore® que I'adhéSion de Ia Subde, de I’Avuiche et de le Finlande(1" i Désormais, 60 & 70 % des échanges commerciaux européens sont commit » Depuis ies années 60, le projet communeutaire conduit ks pays membies ner leurs politiques éensomiques. Le systzme monéisreexropéet,® puis Padopton de eu par 11 dx quige pays de Ton (cf Heb» a coord” pg vie, impose _ Depuis mars 1998, des négociationsd'adhésion sont entamées avec la Pologne, la H Poe le Républigu eh que, Esto, la Sloveie et Chypre. 1 epest de méme, pus Fret ood, avec Ta Slovequie, le Bulgerie, le Roumanie, la Lirvane, la Lettone Malte Pourl'ensemble de ces pays.I'adhésion est envisagée en 2003 ov 2004, Le prin- cipe de|'adhésion de a Turquie est également retenu, mais les négocisfions commen ceron’uléreuremest Ces nowelles adhésions peuvent éire source de croissance pour 'UE (économiss | Géchell, meilleure allocation de I'épargne européenne av financement des invssus= sements, ele), Elies posent aussi de-nombreux problemes. Ainsi, Yaccueil de 12 ov TB novveain membres nécessitera une réforme des insGtutions communautaires, E> oute fancier deh pour chague candidat Ie niveau @'intgration le plus adept? est parexemple dificil appliques immétiatement les regs du mucae unigue & la Roumaniov 8 Bulgare,confontées b@imporsntes ifficultés dons levr wansition verse cailisme (gf fiche 95), Le renforeement des aides destinges aux pays cendi- Gus va pests sore budge! europten domi favre revo Xe financement. Ces diffieo! Font actuellement l'objet de discussions av sein de "UE. L'VE est 'union régionale In plus intégrée dans le monde, Elle consitue, ace jour, ep “ mete anigue digrarion dont Ppproondiaement extn des eens du sidcle a BLE ARIE LE SYSTeme MCNETAIRE | INTERNATIONAL AU XIXe’SIECLE : LETALON-OR Le systdme monéaie international dX idle usqu’d etree gues y plac sous le régime de l'alonor, rgposant sur um ensemble de rglesimplctes an mécanismes gui lui conférent une remarquable stabilié. 11 ses mis en place au reg mesure de Vadoption, tout au long du xn sic, dt monométalisme or por le gran pays industriel. 1, UN sYSTEME FONDE AVANT TOUT SUR LA STABILITE MONETAIRE es A ~ La double nature de l'étalon-or > Surle plan interne, I’étalon-or repose sur une circulation monétaire convertible en r. ‘Sur ce point, deux conceptions s'opposent au xax* siecle : Je currency principle, défendy notamment par D. Ricardo, préconise une stricte équivalence entre le stock d'or dteou par le bangue centrale et la quantité de billets en circulation. L'or constitve I'ancrage du papier-monnaié et en garaatit Ie stabilité, La création monétaire est done strctement Uimitée A 'accroissement du stock d'or. La convertbilité esttatale, intégrale et sans dis- ‘crimination. La Grande-Bretagne sst le principal pays ayant adopté ce principe park] Bank Charter Act de 1844. Le banking principle, lui est fondé sur une émission pls souple, tenant compte avant tout des besoins de I’activité économique’ c'est Ie cis de la France, qui met toutefois en place un plafond d*émission. ¥ Surle plan international, I'étalon-or est caractérisé par I'adoption généralisée du mono métallisme or surle plan inteme et la référence a l’or pour les transactions inemnationales. Le monométallisme or n'est adopté par l’ensemble des grands pays industriels os les années 1875-1880: la Grande-Bretagne dés 1844, la France en 1875 apres aba don du bimérallisme or-argent, "Allemagne en 1871. 1 nerésulte donc pas d'un ace international. ‘Au sens strict, la période d’étalon-or ne couvre done que les années 1880-1914 B ~ Les grandes caractéristiques de I’étalon-or | Le preiiére caractéristique de I'éalon-or repose donc sut existence fe nationales convertibles 8 vor, dont 'unité est définie par un poids dot I le franc germinal (1803) vaut 32,5 mg d'or (soit 290 mg d'or fi) et anaes ple? eid a" vaut 7.32 g or. La fixation des taux de chenge des différentes monies se a rellement parla comparaison de leur poids d'or respect: pair ov Pa 3 Par exemple, le taux de change entre le franc et la livre s'éablit ins 0,29 =25.22'F. age vic jeut set feete D'autre pari, il y a Libre circulation interne et surtout externe de J'0r oe Us lors des paiementsinterationaux. En fit, avec le développement 5 City et'importance du commerce britannique au x0e sitet, C'S! PAT coal ling qui sere wilisée comme instrument de transactions au niveav 0! 198 SS re 9: Les piGodnISMeS DE STABILISATION-YRO3 2S D'OR ET ae ig EMENT AUTOMATIQUE DES BALANCI ea 3 DES PAIRMENTS ‘A+ be mécanisme des points d'or igon de ses caractéristques, gst Jolé d'un raécanisme de réyalation yee fokinaars change :c'est le ialene des gud points (points d'cn), rant ex eréances et des detes au nivea ntemationls'ffecmue habiuee- u eaerare de change. Si un déficit commercial apparail entre un pays A étun ave sie pat Mire, le roonnaie du pays A Se déprécie. II devient done pls cofteax, pour pays parties du pays A, de payer avec la mole du pays partenaire. Mais cee dépré- ‘sent dzpacserunplenche rapidement ating plobt que de subir une pete ci eves dicate Gu pays A ont nt bayer dretement eno, sépréciation é¢1e monnaie du pays A se limite done Bune marge comesfondint aux ¥ Le peenunement et d'asurace de 'r sont estinés & 0.2% des montans fs Sansféré. Ls situation inverse (Je pays A est excédentaire) déclenche un phénc- nine d'austement symétrique. . Point dene d'or “apna € on hc do papdvieis un at penemie 5 ~ L'ajustement automatique des balances des palements # Enthéorie les caractéristiques de 'étalon-or permettent un équilibrage automatique des balances des paiements. En effet, un pays déficitare au niveau commercial subit une sortie d'or, done une baisse de sa masse monétaire. Compte tenv des enseignements de le théorie quantitative de larmonnaie, il y aura'donc baisse du niveau des prix qui sti- ‘mulera les exportations et rétablira I'équilire, Inversement, un pays excédentaire Connaft une entrée dor qui renchérit les prix, ce qui pénelise les exportations. C+ mécanisme, décrit par les classiques comme Ricardo ou Say, permttrait donc, par Jelibre jeu du marché, d'équilibrer les balances des paiements. I suppose une libre cir- Calation des biens et des moyens de paiement, condition indispensable qui « été pew -Rspectée au x0 sitcle, ob le protectionnisme esta régle, notamment durant es périodes ps Lerégime d'étalon-or margue une préférence incontestable pour la stabilité moné- Mas le prix €conomigue et social de cere stabil est lev. 'éralomor en en effet “Homlste etait reposer le poids des ajustements sur 'économi réelle. PE Wg taaaie am akar APOGEE ET DECLIN DE LETALON-OR , . _ Le systime mondfaire iiitenational du xn siécle, fonde sur l'éalon-or, appore, dum point de vie théorique, comme wn syttine reutre et égiilibr En rll lap, dominante de la Gronde-BretagnedansI'économieet le commercennondil fait dele ine sterling un véritable équivalent général pour les échanges innternationaus, 1, ETALON-OR OU ETALON-STERLING ? Fe etal nee A-~En théorie, I'étalon-or se présente comme un systéme 2 monétaire neutre. L’étalon-or s'estimposé dansle seconde moitié du xn‘tsiécle avec’ abandon progres uv bimétallisme or-argentet!'sdoption dv monométalisme cr.L'échec de "Utionlaine (tentative de relance du biméallisme), créée en 1866 et grovpant autour dele France V'lalie, la Roumanie, 1a Suisse, la Belgique, les Etats pontificauy, 1a Gree, Espege, Ja Bulgarie et In Serbie, marque Je tiomphe du mouométallisme or. ‘Dans son principe, le systime é'étalon-or est & Ja fois nevire et contraiguant. New, cat Ia monnaie de référence a'est pas une monnaie nationale (coinme le dollar dense systéme de Bretton Woods) e contraignant car les banques centrales sont tenues parla _ discipline de I'or qui agit comme un stabilisatéur autornatigit. ~~ ° > Ly adone un ré€quilibrage sutomatique des balances des paiements, mis en lumitre par D. Hume au xvii sigcle,et par D. Ricardo au début du xr sitcle. Ce mécaniane, décrit par J. Rueff comme état « d'une efficacité absolue », repose surtois éléments: ~ lesystéme des points d'or oi empéche toute fluctuation pronoacée des aux dechangt (cf fiche 61); : . —1athéorie quantitative delamonnaie, pour laquelle 1a variation de la masse monde se traduit intégralemnent en variation des prix : oy ~ lacontrainte de convertibilité (ou discipline de}'or) : 1a circulation fiduciaire est gralement couverte par unstock é’or. : B ~ La livre sterling au cceur du SMI sissanet » En fait, loind’éue un systime neutre et égaliice, ealon-oretcenueea APA Economique et monétaire de le Grande-Bretagne. De par le le coors i ne est devenu évident de considérer que la période d'étalon-or 880-191 vee econo ut périoded'étalon-sterling:LeGrande-Bretagneest,en effet lagnee Paes et finatciére de la planéte, Premitre puissance industrielle, exportaat ee comes machines dans le monde enter, elle est aussi, avec Ja City, I ence annie tion financitre internationale ete principal marché de "or. LapestOT de les cing continents, grce & une politique systématique de cols gua se une véritable monnaie intemationale, Les reglements des €chang#s Je plus souvent en lettres de change libellées en livres. aH fonda Danse contexte, 1"action dela Bangue centrale bitenniqve O00 gs mah Son taux d'escompte est devenu aprés 1870 le véritable taut ace doit sre : ee coe ee A as ening Os sipercusions st le ree du monde Tain one foe \ jest neutre, vet instrament discré lisé dans Is seut souei des intézéne pritanmigues. i 4, PROBLEMES ET DECLIN DE. LETALON-OR PROBLEMES EY ‘A~ Unsystéme privilégiant fa stabllité monétaire au détriment de la croissance économique ciel avantage de I'éalon-or est la stabiité. Le xo sitcle est caractrsé par une , pane a ié des taux de change, des taux d'intéEt et des prix Along tem. L'infla; fon, entat que phéoomne structure, est inconnue : Ie terme, é'aileurs,sexiste pes tncore, Dece fit les anticipations des agents économiques, base de toute atte, se for. ment hnsun contest de faible ncerttude quirédvitconsdérablement la prise disque, Mais cetestabilité a aussi son revers. Les contraintes pesant sur le systéme monétaire sont tellesque chaque dépréciation du change, aussi minime soit-lle, impose une poli- tigue de déflation, fondée sur la réduction de l'offre de monnaie et le heusse des taux yer. La conséquence ext double: Ja dépréciation est jugulée, mais en méme temps, Tsctivité économique est contractée, l'investissement diminue, le chémage progresse En d'autres termes, ia-sicbilité monétaire se paie par 'instabilité économigue, qui explique, en partie, le caractére ts cy=lique de la conjoncture du xixt siécle, | B ~ La contestation de I'hégémonie britannique et la Premiére Guerre mondiale sonnent le déclin de l'étalon-or y b Alaveitle dos Premiére Guerre mondiale, le systtme de I'étalon-or est en déclin. Deux Evolutions irréversibles ont entratné cemte dégénérescence, ~La contestation du Jeadership britannique est sensible dés le troisitme quart dv xix sitle, avec la montée en puissance des Etats-Unis et de IAllemagne, deux éco- nomies ivales de la Grande Bretagne. La seconde s6volvtion industrielle (éecwricité, chime sidérargie, pole...) s'est traduite par une fore progression de ces deux pays, i alors que la Grande-Bretagne apparait comme une-économie lie a la. ‘premiére révo- lution industrielle (textile, machine & vapeur...). ~ Ceite remise en cause économique nourzt une contestation du pouvoir financier : le recul de la Grande-Bretagne sur les marchés industriel se traduit par un recul de la livre au bénéfice du mark et du dollar qui deviennent progressivement des monnaies de réserve et de réglement international. Le financement de la Premitre Guerre mondiale va porter un coup décisif &'étslon- or, Les pays en guerre furent, en effei, contraints d'engager toutes leurs ressources et de les angmenter par des moyens inflationnistes : . ~Vémission de billets détachée de toute contingence met fin'au dogme,de la couver- ture en or de ia monnaie fiduciaire ; ainsi, dans Je cas frangais, la couverture en Or passe de 69.4% en 19148 21,5 % eD 1919; . ~leceriude, Jargement partagée par les belligérants, qué le guerre serait de courte durée 4 envainé une mnolplication des empronts, : Aprésla guerre, le monde devait découvrir les conséquences de ces politiques finan it fondees ‘Sur l'inflation, Le retour 1'étalon-or, tel qu'il fonctionnait au xt sidcie ‘WElera impossible malgré les tentarives britamniques. ciére OO ——— + smI@e AEE RAID ipe ta “LA RISE DES FAIEMEN INTERNATIONAUX DANS L'ENTRE-DEUX-GUERRES- Ala stabilité monéraire du xn siécle suce8de, dans 'entre-deux-guerres, une période dé bouleversements et de crises monétaires. Le finaiiceinent inflationniste de la Preniére Guerre mondiale, les diffcultés & mattriser l'expansion des liquidités intériationales om rendu impossible, malgré les tentacives britanniques, un retour @I'éialon:or du xe stele Cente instabilité chronique débouche, dans les années 30, sur !effondrement du SHI issu de la Conférence de Genes er'sur une véritable balkanisation monétaire 1, UAPRES-GUERRE ET VILWUSION DU RETOUR A L'ETALON-OR A~ Les conséquences monétaires et financiéres de la Premiére Guerre mondiale » La guerre a entrainé un bouleverseinent de le higrarchie monétaire et fnaneitre: Las Etats-Unis apparaissent comme la puissance montane, face & une Europe décise et une Grande-Bretagne en déclin, Le financement de la guerre @ amené Jes Etats-Unis 8 H une position de eréancier net suite av déficit commercial de I"Europe drant ls go - L’émission monétaire s'étant affranchie de la contrainte de]'cr, Je: ‘cours force estinév- ~ cable; Ta question du retour Ala converibiié et, an-del 8 Ealon-or tl ql fone tionnait av x0X¢ sidcle, et paré de toutes les vertus, est Jone posée, Les situations nationzales sont toutefois ees contastées. sesloner — La Grande-Bretagne est sans doute le pays le plos d&ermin€ 2 revert 869% exit ls converbilie. C'est ce que précis le apport Cane (1919) au es ce retour comme le garant de fa stabilité monstate et do prestige Gelelive = Le dollar sort considérablement renforcé de la guerre, L'affiux der et an af avx Etats-Unis, suite & la politique de hauts taux inte pratiquee pat ae dt fermi ls monnaie américaine qui se pose de plus en plus comme 1a grande Je livre dans les transactions internationales. des net —La France subit de plein fouet les conséquences monéteires Ge la guest Or ese titudes politiques des années 20. Le franc cdinnalt une crise de canis ace enrayée qu’avec la dévaluation Poincaré de 1928 (of. fiche 33). Quast? ‘mand, victime de hyperinflation des années 1922-1923, il est marBD ; . 4922) B - La Conférence de Génes et le Gold Exchahge stands va b La Conférence de Genes, en 1922, cherche & définirun nouvel ordre mee est anet national tenant compte de la situation héritée de ls guerre. CF NOW sur deux principes : ent sete tonjours unica .o- aocum pitys ayant véulu éliminer I ancrage &'0nil existe 0% as Jes monnaies et I'or : c'est done un systeme de changes fixes: a ane aux lin Js pay ~ cependant, a converibilité n'est plus obligatoire. Seuls les grand réserves dor peuvent garanir ne convert, le pus soOve™" (cas de a France et de la Grande-Bretagne). 132 S - ‘ ss wenibes en onsont done,‘ fac, des monnaies de résérve, dob ai srg Sanda (ln 6 cing) ystne ut pa » Pappebaptale qu'un systeme é'éialon-pt. soople a . o, LEFFONDREMENT pu SMI DANS LES ANNEES 36 rise €conomique & la crise financiére qe elec , Conférence de Génes ne tiendre pas ses promesses et se evé- 5 Batt Sie sat, pour trois raisons essentells dem pat ds sytbmes monétaires nationaux,particul fe rpercte sur le SMI \ sans on dx mous cds do eyti' plsI presige u'll svt le ve se. la moma d'une économie briamnigue en pete de vitesse, face ax el pants ui refuse assumes leadership; i de coopération international t'zbsence instances de régule: “ks ao iagnisme 40 GES, "exemple de ce que sere Je FMI én 1944. p save de 1929 va révéler tutes ces contradictions et Elsiet les dys- De ere ee SML. DBs Jes G¢buts dele cise, I repli sur les politiques nal fence jee empore srl coopération temstionle. La eifsion de le nae i le del économie mondiale se fea essetellementparlescaneox fnan- changes internation, Les engagements wnéricsins ont parcliéemect cen Aemape, cst! en Auch of I flit Koedieotl de ‘Vieone met en danger 60% de l'industrie du pays. a ment importante duréni” snstabilité de { “esannées20, \ \ \ ‘ \ ! # Vers la balkahisation monééaire LLanotsee est contrainte é abandonner Is référence or en 1951 et a eévaluation sein fwe aint 30% Ala fin de cette mzme année: c'est Ja fin du GES, totelement pin ies pa avec une seule devise cle dll. Ain, les pays ch- gece in pai de leur monnaie soit enor, soit dan la devise elé, “ition 6 m a a eit = Mle de monnaie internationale et d'insiument de réserve, it don guise nt a eréation d'un fonds de subilisation monéteire (pour epi Wit es ‘ assuret la stabilité de leur monuaie), fame par oer is PAYS ays membres. Bien que moins ambitieus, c'est le plan White qui aos cer OS jetozeenfsne la erie d'nfiuence de la Grande-Bretsgne dans'éco- Yer ee et la prééminence des Btats-Unis sur le scéne internationele::le dollar - adie Ia poisance américaine et d'unleadership incontestable, e banque cent sie [eS-RESULTATS DE LA CONFERENCE DE BRETTON Woops ar el ‘Aj le contenu des Accords . de volte du system est Ja pasité du dollar vis-A-vis de or: la parité est fixée 8. 1 Lact pce (1 once 31g, done 1éollar= OS86 mgd'or). C'es un syste de Zing fe, svec one faible marge de fluctuation de = 1 ©. Dis 1947 (ence de Sny- ayes law Unis s'engagent convert les dollars en orb ce tau, . + Pourconuéleret géserce systéme, un orgavisme international est cxéé, le FMA (Fonds smonétire international). Chaque pays membre oxricipe au financement du FML& hao- teard'ane gvote-partpreportionnelle& son povds dat. écouamie mondiale, et gui déter~ mine égeleinent ses dzoi'sd'emprunt, Ainsi, un pays en difficulté sur le plen monétaire pect beticier d'une aide du FMI, évitant ainsi en principe, le recoure ba dévaloa- tion Selon J. Denizet. «Le FMI est une société de secours muruel B~ Lacunes et ambiguités 6 Ba premier lie, le sysizme de Bretton Woods apparait comme un systtime fortement asymérigue, qui donne un pouvoir considérable aux Etats-Unis, Cente asymétrie est ¢onnve sous]e nom de «principe N-1 » : dans un systéme formé de N paysetob la mon- aie d'un de ces N’ pays jove le role de monnaie internationale, iI'n'y a que N-1 taux de henge pr apport 2 la monnaie dominante ; le pays centre n'a pas de taux de change & ‘especie ce qui lui donneune autonomie tolale en matiére ée politique monétaire. C'est one aux autres pays des'idaprer aux inflexions de la politique monéiaire du pays centre. # En second lieu, le dollar étant simultanément Je monnaie des Etats-Unis et lz monnaie interationale, le déficit de la balance commerciale américeine n¢ pose aucun pro~ me les dolass revenant se placer aux Erats-Unis : c'est le mécanisme du « déficit is leurs». dénoncé en son ternps par J. Rueff, qui incite fortement les Btats-Unis & nance Jeu croissance etJeur expansion dans le monde par le création monétare, par ‘ature inflatonniste, * tine ood dde GES, résultan d'un accord assez large, iss de la conférence ten pars le monde dispose d'un systéme monéraire international prox stable dite mpagtttions intemaionees capablesdefairerspecter un cde dé borne 2nftaire. Mais cene sabiliténe durera que usqu’aux années 60, rant que I'hégé- on, Menie écoy 7 : Q ‘Omigue et politique des Erats-Unis ne souffrira aucune contestation. Ieee —(i‘“‘“‘™ HPL CAR ISIALT RAS RIPE, LEYORUTION DU Sroreme DE BRETTON WOODS : ‘DE LHEGEMONIE A LA Crise Nee li volond des Eteus-Unis ote les crises mondares ete reply rignnise des amées 30, le systéme de Bretton Woods ex fondésurun conpromen Texigence de stabiltéhéritéede!'éalon-oret le besoin deflexiilr e1d‘adaprabitiaa, éconoimies modernes. ls 1, Jusqu’en 1958, UN SYSTEME STABLE REPOSANT SUR'LHEGEMONIE AMERICAINE _. A~ Une période marquée par le dollar gap Les débuts du systtme de Bretton Woods sont marqués par une situation de pénuriede dollars (ou dollar gap). Les réserves de devises des pays enropéens éant au plorb, Ja circulation du dollar comme monnaie internationale ne peut venir que de deuxac- nes : le défcit de Ia balance commerciale américaine en premier liu (le fait que es : tats-Unis importent des biens permet de faire sortir des dollars hors ées Exat- is) et les préts et dons dans le cadre, notamment, del'side Marshall. Annoneé par leseat- taire d’Btat américein lors de son discours ¢ Harvard en juin 1947, le plan Mazshalde __ ...-_-_ Feconstruction de I"Europe se présente donc comme un complément indispensablesx accords de Bretton Woods. D Cette sous-liquidité du SMI, lige & la rareté du dollar, fait de celui-cile véritable mate: u jeu: le dollar est as good as gold. La domination est totale : J tentative brite . de rendre la livre convertible en oret d’en faire une devise clé, en 1947, est un te Enfin, le situation de dépendance économique surtout technologigue del Europe fice aux Etats-Unis accentue encore le besoin de dollars et renforce le prestige Ge Ih naje américaine. B ~ Le redressement de l'Europe et la montée en puissance du Japon b La’teéation de I’Union européenne de paiements (UEP), en septembre 1950. ee bien l'état de faiblesse monétaie de l'Europe, cbligée de recounir le cOmPT pour le réglement des transactions commerciales intra-européeanes. Mais 02°F 3, tion évolue au cours des années 50. L’expansion des pays européens est cD rapide, nettement supérieure & la croissance américaine. =~ ie pact Le Japon, gui retrouve sa souveraineté en 1952aprés la signature GOURIE NT Tage les Etats-Unis, bénéficie des effets économiques de la guerre de Cot aL période de croissance particulitrement forte: son PIB triple durent 8 Gevient un acteur économique de premier, plan. ts Urs ® Cette évlution, des rapports de force économiques au détriment aa “posits béaéfice del'Europeet du Jeponne peut manque d' avoir des TEP og Last Ala fin des années 50, le dollar n'exerce plusle méme pouvo'’ © ture do ueité de Rome en 1957 fait de le CEE une puissance comm plan; le confiance dans le dollar'en est durabiement ébranl#e- 4 1958-1974: LA MARCHE VERS LA.CRISE ‘4 ~ Dela pénurie & la surabondance dé dollars de forces qui s'installe 2 le fin des années 50 met fin la période 2 nownenule ob olla Une période de surligudit et d'sbondance du della va Screr Jes années 60 et saper les fondements dv systtme de Bretton Woods. Ce Gihinombae ext dD & la conjoncton de vis évoluions. Pepe premier Liev, 'émergence et expansion du marché des eurodollars: le monnaie intomatonae s'affranchit partiellement de Ja tuelle américaine et donne lieu 2 la ~ _ Bastitution d’énormes masses de capitavx flottants rés spéculatifs (Hot Money), qui ‘éstabilisent les monnaies nationales. __Ea second leu, le développement des investissements directs I"étranger (IDE) : le <éveloppement des grandes firmes américeines &'étranger se traduit par des sorties Ge capitaux hors des Etaté-Unis. ~Enfin, l'accroissement des dépenses de I'Etat, et en particulier Jes dépenses militaires Tiges i Mengegement au Viét-Nam, source & la fois de sorties de capitaux et d'inflation. En 1959, lesystéme de Bretton Woods connalt sa premiére crise : certains pays dont la France demandent le conversion en or de leurs encaisses en dollars (on parle d’hémor- ragie de or) ; c'est Je signe d'une baisse de confiance dans le dollar: le stock d'or amé- ricain diminue de plus en plus. Pour contrecarrer cette évolution, diverses mesures palliaives sont prises on peut en distinguer deux : = la création du pool de 'or en 1960 :‘huit bangues centrales (celles des pays de la CEE, des Etats-Unis et de la Grande Bretagne) organisent un stock sé gulateur d’ or pour évi- teres fluctuations de covrs en vendant notamment ée'or sure iarché libre et main. tenir sini In pasité du dollar; oe 7 les « bons Rocea » sont des tives du Trésor fédéral éinis 3 des taux avantageux qui soni prope res aux bangues centrales afin de les incites & placer leurs dollars aux Etats- Unis plutat que de les convertir en or. B ~ La chute du systéme de Bretton Woods > Lecrise de confiance éclate au grand jour en 1967-1968 lorsque la spéculation contre le dollar s'intensfie: les banques centrales échangent systématiquement les dollars conte de'or. Le stock d'or amnéricain ne cesse de fondse. Le Congrés décide de votez ¢n mars 1968 le suspension de Je convertibilité extefne du dollar en or sauf pour les bangues eentales, C'est le double marché de ler. - > Ces mesures ne changent rien. Le désajustement entre le quentilé de dollars en circu- lation et le stock "or est désormais iméparable. Aussi, le 15 aoGt 1971, dans une inter tension célebre, le président Nixon, déclarant que «les Etats-Unis ne peuvent plus oninver& se bate avec une main attachée dans Je dos». décide de suspendre lz GprNertbté do dolla enor (en fat, elle ne sera plus rétablie), de dévaluer le dollar ‘instaurer une taxe de 10% sur les imporiations. (Ces mesures signent Ia fin du systéme de Bretton Woods. lence ladn du systdme de Brenon Woods, le monde entre dans une eré de terbu- lug oe La référence d un étalon de mesure commun, l'or ou le dollar, n "mais, Paradoxalement, loin de rentrer dans le rang, le dollar est plus que Jamais ay cc 7 ur du SMI et ar . Mire des Ban an instrament privilégié dela domination économique et mone > OS — IF RAI AR LS PULLATY, MOWNNAIE INTERNATIONALE Institué en 1792 comme: unité monétaire des Etats-Unis, le dollar a acquis, ay 2ar siéele, un statu le monnale internationale confiriné parles accords de Breton Woods Cestanut international en afeitlinktrument privilégié de la domination économique amé, ricaine de l'aprés-guerre, Le systdme de changes flottants a pas remis en cause cesta tut, méme si le dollar est désormais concurrencé et contesté. ~ 1, LE DOLLAR, INSTRUMENT PRIVILEGIE DE La DOMINATION AMERICAINE . — A ~ Une histoire nationale mouvementée Avantd’atieindre le strut de monnaie intemationale, le dollar a 6t¢1e monnaie des seuls Etats-Unis, Cr€€ par le Coinage Act de 1792, qui fonde la monnaie américaie sure principe du bisnétailisme or-argeat, Je dollar connaft une grande stabiité puisque s1 valeur (1 dollat = 1,5 g d'or) reste pratiquement stable jusqu’en 1933. En revanche, !"organisation financitre américaine apparaft chaotigue jusqu'en 1913. L'émission fiduciaire este du ressort des Etats, voire des grandes bangues privées Fret ~ Banking Act) Tl feudn atendse loi du 23 décembye 1913 (Federal Rese Ac pow que ies Etats-Unis se dotent d’ une banaue centrale, en fuitun systeme groupant en résea0 les douze banques fédirales, contrdlées par un Board indépendant situé & Washington et qui constitue la Banque centrale fédérale ov Fed. C'est surtout aprés la Premitre Guerre mondiale que le r6le intemational do doll devient évident, Lors de la conférence de Génes (1922),le dollar devient une monneie cg, ejoignant la livre ierling dans le r6le de ménnaie de réserve internationale. 8 ~ Lé dollar au coeur du systéme de Bretton Woods » Les accords de Brettes Woods constituent in toumant cist: rompant avec I'isO% Uonnisme des années 20 et 30, les Erats-Unus assument désormais leur posino® nante, Le dollar est instrument de cette hégémonie, La victoire du plan Waits dollar le seule monnaie clé du systtme d’étalon de change-or adopté & Bretton convertible en or & 35 dollars l’once (cf. fiche 64). > L’évoluvion du r6le dollar jusqu'en 1971 se feraendeun GS: opie ~ Jusqu'en. 1958, 1 demande de dollars est tele que V'on évoquere un dV SOF institutions officielles, mais aussi une demande privée quine cesse crt us tion de la progression du commerce ‘imemational, sovhaitent Saat quence ca comme instrument de réserve et moyen de transaction universtl COMTHE ge. guerre froide et dels réglementation américaine qui limite Jes votre (dll ‘entation Q), c'est aussi a certeépoque que le marché des cute us bors des-Etats-Unis par des non-résidents américsins) se 7 aa ~ A paris de 1958, a pénurie de iquidités internationles Lasse BF enw sion, de plas en plus mal contrélée, de la masse de dollars €” ane - 138 re - confiarce dans [0 pscanale amnéticaing Les mesures palliatives one crise som double marché de Yor en 1968 n'ont pas peimis d'as iasitsion 1" oe one demi-éches Jes DTS (aris de tragespéciaux émis parle Fonds son. 6 ere emational), présentés comme voe possibie alternative au dollar comme amon onde oonre que Goll garde ensor beaucoup de on presg. sans, suite abn atlaguesspéculaives conte i liar, le pésient Nizon a oprmantlaconyertbiié enor du dollar, deremete en eausele syste de Brewon Woods. 9, UN DOLLAR PLUS INSTABLE, MAIS TOUSOURS EN POSITION pEFORCE A~Le dollar, instrument de la reconquéte du leadership économique’ } Avec /abandon de I convertiblité eno, le dollar s‘affrencit de toute convaint lige Me tivation de morinaie internationale, Désomoais, le dol est uli comme un ins- trument derétablissement de 1a compétitivtéindustriells et commerciale des Etats-Unis, Jenperessement concureneés pa I'Europe et le Japon, Les monvements pendulares do gol illuswent les variations de la politique économique américaine, + Trois grandes phases d’évolution peuvent éue distinguées. “pe 19732 1979, Je flotement des monies est général; I baisse du dollr est alors pratiquement conti face aux antes monaaies, ce qui permet aux Btats-Unis de res- Tier leur compéstivité, mais éngendre de fortes tensions inflationnistes. ° De 1979 & 1985, Ie paovlé est donnée 3 Ia lute conte linflation sous I"égide de P. Velexer, président de la Fed et morstariste convaineu. Le collar entame une mon- de veri incase (10,6) Fen mars 1985). Les effets sur "économie mondiale sont consi- Jrablest aggravation ée l'endetiement du ters mopde (en raison de Y'envolée des taux d'interét), expansion considérable de le sphere financitre... . ~Depuis 1985 et avec les accords du Plazza (1985) et du Louvee (1987) instnuant un sy's~ ‘ime de zones-cibles, le dollar semble revenu & vn niveau d'équibibre. Ces accords insv- surent une gestion plus concertée des taux de change entre pays éveloppés. Son Evolution st, depuis, assez erratigne : on asiste& une succession de phases de beisse (moins 25 entre janvier et avril 1995) et de hausse (plus 22 % entre juillet 1995 et mai 1998). Le crise financidre internationale o'a pes affecté trts fortementla monnaie emériceine. B ~ Une domination désormais contestée + La position dominante du dollar est contestée par In moniée en puissance du mark et dv yen, de plus en plus uilisés comme monnaies de réserve; & terme, l'euro devrait sossifonement concurrencer Je dollar dans ce domaine, } Mais en méme temps, le dollar demeure, et de loin, le principale mounaie de factura- tion sure plan international. L'économiste Ch. De Boissieu résume bien Ie situation : « Depuis guinze ans, le dollar est contesté sans etre remplacé... Tl restert Is monnai¢ internationale, qui s*appuie sur deux béquilles, le yen et lemark. » ee comme dans les années d'aprés-guerve, le dollar reste In principale omen tteratonae Monnaie clé du systéme de Bretton Woods, le passage aux changes vanes egeenatnd de tbl peed influence du doi Let Eta Unison Pm Consequence ser & des fisis de polirique économique intérieure, quelles qu’en soient les +s pour le reste dumonde. >E_ ‘ % Lesaccords conclus la Jamaiqueen janvier 1976 marquent|'enrd oficial aun systéme manéigira international de changes flottants, C'est la premigre i a susteme est appliqué: il st fondé sur le libre jeu du marché, censé daulrer of ni demande sur le marché des changes. Mais cette capacité d'edaptation et cette fest se paient au prix d'une grande instabilité des monnaies. - : 1, LES ACCORDS DE LA JAMAIQUE ET LEURS CONSEQUENCES A~ Le contexte : le SMI 8 la dérive (1971-1976) La fin du systdme de Bretton Woods en aodt 1971 plonge Je monde dans ne, période Ginceritude mondtare, Cette période est marguée parla mise en place progressive taux de change flexibles (ou flottants) qui ont faitentrer "économie monciale dans "ere dv non-systeme international. En décembre 1971, les accords de Washington wnetenten place un syste de « er ou de flexibili limitée des taux de change (bande de fluctuation de 225 9, - jours centrée sur le dollar): il agit d'un compromis ménageant une teantition ent ‘SMI fixe et flexible. speaeee ayes {Las Européen, pevsatisfaits de amplitude des marges de luctuation, le serpent monétaire lors des accords de Bale de 1972. Ces constructions ne résisteront pes au premier choc péuolier et 8 ses consequences Gaflation, déséquiibre des balances des paiements..) Les diferentes monnses tent du tunnel et le flottement est généralisé en décembre 1973. C'est. ta seconde ™ oe du systéme de Brelton Woods, Le monde en ans les oe tants en 1973. Ses bgles (ou plutétses non-régles) lisées lors Ce de le Jamaigue de 1976. - B ~ Les accords de-la Jamaique entérin de flottement des monnaies e bratel avx changes stations et de conférences, dent de rte re done, de facto, seront official ent a situation ys GEVE™ » Devantles problémes posés par le passas: pom eres oppés chercheat, aprés une série de const! rigles de fonctionnement. Les accords dele Jamaique (ou de Kingston) ~ émonéiisationtotsle de I'or, Cette décision symbolic i és ‘or: les monnaies ne sont plus définies par wn poids é’cr ct sont Temnot désnatérialisées, Sel le marché libre de I'ot fonctions «= abandon officiel du systme de pais fines et fotement $° ; Beal Vartcle IV autorise chaque pays & choisirUbremett 7, irene “Trois catégories se distinguent: ixité (ou ser peut eve le dolar, le franc Ia livre, le DTS (cf. ich ‘ment concerté (type serpent monétaire européen). ) définissent les reales sivas nae symboligue met fia 801 sro i ort Bune ee Ey tee simple 140 { | { i 1 | i 1 | 1 1 : sox changes Hlotants" 2 igriments de Ia théurie Hbérale, ' pai omibreux aventages: + et te seule ‘avitéinatique des eraent : + systtme de changes fixes od la banque centrale 4 eu: oan le, cous’ de la monnaie (ce qui implique que le rééquili- Powe peut ete Obt" que par dst mesures visant &amélirer la com- comple esteindre a deride de produits &angers), le systéme des changes on Moore, brapprocher Ie change du taux de change vrai defini par le sjtusts tends fr gchat, Bo second lie, la flexbiité des changes, dans un contexte | __ parted POO ation des capitaux, rend théoriquement les politiques économiques de bet de o™ Sgque l'équilibre des comptes extérieurs est assuré par I'sustement pls a de de devises: Ainsi les instruments de politigite économique pev- en nsmnigues egeravent Jes désEquilibres au lieu de les comiger. En effet, Gzn8 fe contexte ve glabaiisation financiére, des perturbations localisées et, au départ, de tiblenivee, sont considérablement amplifiées par les marchés financiers, comme le mone l'étude des perturbations récentes: krach d’ociobre 1987, crise dx SME de septembre 1992, crise dela Barings en févsier 1995, crise mexicaine de 1995 et surtout Incrse quia touché le Sud-Est asiatique en 1997-1998. B~ Quels garde-fous ? 5 Lerisqpe systémique est suffisamment important pour que de nombreux économistes, ptconiseat un renforcement de la réglementation bancaire et financitre, anjourd’bui insuffisante et dépassée. La principale approche dans ce domaine est Ja mise au point e ratios prudentils, sous I"égide notamment de 1s Banque des réglements internatio- aux (BRI). Ainsi, l'accord de Bale de 1988 établit un cadre international de fixation ts normes bancaires meitant en adéquation fonds propres et engagements bancaires. , Une ‘autre voie explorée est celle d'une taxation des mouvements intemationaux de capi- nal Cene solution Préconisée par l'économiste keynésien J. Tobin, des la fi des wee, 20 consists & «jeer quelques grains de sable dens les rouages top bien Moilés ‘nance interationale » (J. Tobin). Mais cette mesure soultve de flombreuses cri- ue 7 Hit fond en pancules, it avoir, pour éue efficace, une portée universelle, lle Ametae en euvze, 7 La globatisati . , inoue tation financiére est désormaissolidement ancrée au car de 'écono- le We et ane ee” ® meilleur et pour le pire. Le meilleur, c'est-d-dire une grande fi Permanence efficience des marchés financiers ; le pire, c'est-d-dire une menace risque systémique aux conséquences incalculables. . . sa HINE DEDANCE ELIBABEEAniE BNE REF wwe Sve! SONNE “LINSTABILITE MONETAIRE \ SME.ET UEM a L’Europe a sguvent 4d présentée, comme une zone de stabilité monéicire ‘face & insrabilité engendrée par le.passage aux changes flotiants,.en 1973 Méme sicene sig > pied a éré toute relarive, elle a favoriséla construction européenne, Ave le triléde Maa iricht et l'Union économique et monéiaire, c'est un projet plus ambitieitx qui est vise: étage ultime de Vintégration éconamique et mongiaire parla fixité des taut de change t, pour 2002, l'utilisation d'une monnaie unique, l'euro, ‘T, FACE A LINSTABILITE DES CHANGES FLOTTANTS, LE SME CONSTITUE UNE ZONE DE PARITES FIXES MAIS AJUSTABLES A,~ Otigines et principes fondamentaux du SME Le projet d'une coordination monéaire européenne avait été avanot és etait de Rome. curtant, aucune initiative concrte dans ce sens n'est prise avant 1972 etl craton dv serpent monétzire européen, Ce sot les bouleversements monéiais lis la alte du systéme dg Bretton Woods eta persistance de la récession dans les années 70 gui voot amenerles pays membres de la CEE prendre conscience de leurs divergences monétaires. La sohttion du serpent monétaire, dopiée lors des accords de Balede 1972,ne fut gue durable : elle ne résista pas aux eifets du choc pétrolier de 1973. C'est pour remédier aux imperfections de ce systtmeet établir une coopération monétaire durable et eit, mais aussi pour parer aux effets néfastes pour Ja construction européenne du flotteraen es monnties effectif depuis 1973 que le systéme monétaire européen (SME) estadopté 2 le suite du sommet de Brémeen juillet 1978. ‘Le SME repose sur trois principes essentiels: aa ~ rattachement des monnaies européennes & un étalon commun, ECU CT rency Unit), défini @ partir des monnaies.des pays membres, la part de chaque: aie lant pondérée parle pots économique du pays au sein dela CEE ~ shague banque centrale qui sdtére au mécnisme de change dl s'engget tenirle taux de change dans lemarges définies; une bande de fseruationde*2v autour du cours pivot est instaurée; ales S00 ~V'ECU est une unité de compte tt un moyen de paiement entre bangues 270 0° ‘mission est gérée par le Fonts européen de coopération moréite (rec B ~ Un bilan contrasté & Le SME s'estbien comporté dans la tempéte monétaire des années 80. oe nt de nombreux réaménagements de parité— 17 entre 1979 et 1 oh en alte estrestée limitée parrépportaux{ortes variations dv dollar ou du yet. DEP nxint, de lutte contre I'inflation, le SMB a été un succes évident; il a2 anaoo nti in, $0 P comme un levier de convergence. En buisse constante depuis 1991, aujourd'hui, avec 1,3 % ea moyenne annuelle pour I"Union & niveau de 'eprés-puerre. 144 eee t ait ener, ouefois, dincootestablesfeiblesses, ire de croissance et dé lutte contre-le chOmags ont tis tare restrictive ott fait de "Union etropéerm: vassion économique. Soe jp SME a fté excessivement usymétriqué jounément it sot allemande etlerdle central du deutsche mark ont feit qualifier le SME sevésable zone mati . - Le foul signe mon . ta pas ét 8 Yabri de la spéculation ét des crises monétaires. En 1993, Ja eLe SME® de fluctuation du SME &+ 15 % pour éviter une explosion du fat porter les mATEeS syste ‘ 2, Le TRAITE DE MaastricuT ET LUEM A~ Les ofigines de 'UEM ‘1 le plan Delors pose les jalons du passage & l'intégration monétaire. Ses , Se ne de base au Uaité de Maastich,signé le 7 février 1992, + Le mide Manse dint le processus de ens vers "Union éeenemigue et mmonétaire (UEM). . ; . re pemite phase, qui s'est achevés fin 1993, concere Is ibéralisation des mou- ‘yements de capitaux en Europe. : ~Laseconde phase vise une préparation active 8 entrée dans J"UEM : les pays membres sont tenvs de mener des politiques économiques permettant de satisfaire t cing cri- fares de convergence macraéconomiques: stablit des prix, déficit budgétire limite 1B, dette publique-inférieure & 60 % du PIB, respect des marges de fluc- nies par le SME et réduction des taux d’intérét & long terme. nce phsse, qui a débuté le 1" janvier 1999, marque I'entrée en vigueur de GEM: gel des taux de change (ainsi 1 euro = 6,55957 F), unification de le politique ronéaire, transactions interbancaires en euros. La Gieulation fiduciaire en euros est prévve poor 2002. B~ Les enjeux de I'VEM 5 L’adoption d'une monnait unique présente de nombreux avantages, en particulier la suppression du risque de change entre monnales européennes et la suppression des coats de transaction résultant de la conversion des monnaies. Au-del&, les options de poli- lique monétzire et le choix d'une banque centrale européenne indépendante du pouvoir Politique devraient favoriser une inflation trés basse sur le long terme. 5 Toutefois, de nombreux économistes ont émis des dovies sur I'efficacité de la monneie Unique. En particulier, I'unification de Ia politique monétaire signifie pout les Etats ‘abandon d'une variable d'ajustement en cas de choc asymétrique (un choc asymétrique St soit un choc local, soit un choc commun n'éffectant pas de le méme manitre les Pays membres; ce sont les chocs asymeétriques qui rendent nécessaire un ajustergent Pour le seul pays affecté) : le choix d'une politique monétaire essentiellement tou! Vers le désinflation peut s'avérer, & terme, déflationniste. . sen an @'ume monnaie unique, gui semblat, ity a peu, un objecifiréaliste, red ht hl fl acquis La cieulton de monnae deer bile pices) acces Ht" 2002, "UEM tangible et concrdte aux yeux des ctoyens européens e 0 Uinégration économique. > tas my Wee we SS ISTE Ee INTERNATIONALES : LE FMI ET LA BANQUE MONDIALE: RELY FOANKES INGTITI ITlOne 3 rite la suite des accords de Brenan Woods en 1944, le Fonds montiire inten national (FMI) e1 la Banque internationale pou: la reconstruction et le développement (BIRD, agpelée désormais Banque mondiale) sont des institutions internationales de pré- mier plan, Le FMI, gui était congu & Vorigine Comme devant assurer @ la fois un réle de régulation (favoriser l'ajustement des balances de paiement des pays membres) et de contréle (empécher le recours aux dévaluations compétitives), a vu son ectvité s‘orien- ter vers lide au développement et Ig transition des économies des pays de l'Est. La Bangue mondiale a connu une évolution semblable. . 1, FMI EY BANQUE MONDIALE : DEUX INSTITUTIONS CLES . DU SYSTEME DE BRETTON Woops A-~ Une origine commune : les accords de Bretton Woods ® LEFMI a été créé en juillet 1944 lors de la conférence de Bretton Woods. Il constitue un ées éléments fondamentaux du nowveau systéme monéiaire interoational, marquent la volonté de définir des rgles de tomportement dans les relations monétaires inter- rationales, Le FMI est, seloa I’ expression de J. Denizet, une « société de secours mutgel », Chaqee membre participe au Fonds'selon une quote-part propartionnellé & son poids dans l'éco- nomic mondiale et qui détermine ses droits d’emprunts, Tout membre endifficulté (¢&f cit persistant de se balance des paiements, qui se répercvte sur la stabilité monéiit) peutbénéficier des ressources du FMI 8 raison de 125 % de sa quote-part, voire au-delt ‘sous réserve de l'accord des autres membres. Acmellement, le FMI regroupe 182 pays (29 pays en 1945). > Créée également en 1944, pour favoriser la reconstruction en Europe, le Banque ee Giles’ est ovientée, ds les années 50, vers Je financement du développement des ance payscolonisés accédant Al'indépendace, Elle est anjourdhui la principale instr intemationale de financement du développement, spécislisée dans les projets &-0 strstre Along terme. Les préts distibués sont conditionnés par la reatbilité desi tissements, —-. B~ Le FMI: un réle de survellance du systeme monétalre international . is » Dassa création et juqu’ au début des ames 70, le FMI joule rle de gorant 40 tent monétare international, Ses stats Jui donnent le pouvoir réglementtl® © gs respecter le systeme de changes fixes: es Etats membres doivent malotenir Oe Fy Visl-vis de or ou du dollar dans unemarge de fluctuation de # 1 %. Les sO parte supésieurs & 10 % sont soomis A I'approbation du Fonds. 30529. "39573 dificultés de le reconstruction rendeat difficile le stabilié monétires m#S cquise. Surtout, aves ta cs#étion der droits ds tirage spéciauy, TS) , celesio edo dv pouvoir de créer des liquditésintemationales danse bey 1969, Je PTY pVinsffisence de liquidilés internationales. Crlés ex nihio(osoe on versement en devises, Contrazement aux droits de rage nomnaux), DIPS aux pays membres du FMl st fait au prorata des quotes-pans. sutés comunencent 8 la fin des années 60, Le FMI ne pent empécher assole by tysteme de Bretton Woods, puis son effondrement en 1671 te Je déclin oe changes flottants en! 1973 constitue pout ie Fonds uae rupture fondémen- passage 80> © jg fonction de régulation et de suveillance du syst#me monétair inter. tne: dso objet Cette nouvelle situationnécesste une refonte des status, opérés a ris de la Jemaique en 1976, qui entérinentle passage aux changes flouants tor ern ens Je doit por les Etats membres de ment les politiques de change ge Jeur chois. c 5 a deme contepare fallocation 2, LORIENTATION VERS L'ASSISTANCE FINANCIERE AUX PAYS EN DEVELOPPEMENT A-~ Lassistance financiére du FMI et de la Banque mondiale ase milieu des années 70, Je FMI s'est orienté vers l'assistance aux PVD; ceux-ci | constituent d'stleurs tne fone majorité des pays membres. L'action du Fonds rejoint | désormais celle de 1a Bangve mondiale. Ces devx institutions travaillent en coordins- | ton dans le cadre de politiques d’ajustement strcturel. La Banque mondiale finence __._-essentiellemeat des projets ¢'infrasurvcture ainsi que I'side wux réformes structuele: alors que le FMI intervient plus ponetuellement, dans le cadre des politiques Economiques de court at moyen terme. Les pidts conditionnels du FMI et de 1a Banque mondiale s'sccompagnent de politiques ment structural; i s'agit de reccmsmandations de politique économique visent ‘ comiger les désEquilibres macroéconomiques des pays hénficiaires de préts et les fire paster d'une Jogique de développement autocentsé & une stratégie d’extraversion et ¢insertion dans le commerce mondial. | B+ Une action trés critiquée La premitre vague de critiques concerne la pertinence des politiques dajustement strae- turel. De nombreux observateurs ont, en effet, dénonct le coat social de ces mesures ; lecure d'ausésté souvent érastique est supponée d’ abord par les moins favorisésag' ob lerejet, voi les révoltes antisFMI et anti-Banque mondiale dazs de nombreux pes. 1 seconde vague de critiques tient & le’ multiplication des crises finaneigres et&l'incs- Pacit€ du FMI 3 les juguler. 1! s'agit de critiques plus récentes :Je FMI est av coeur de Hi ctse fiomeiare acruelle. Si son action a pernis.de maltiser la crise mexicsine 6t Hpi 1995.i)n'en vapas de méme dans Je casde la crise asitique de 1997-1998 plus quutile &résorber, et qui a montré les limites du FMI a femplir son rble de preéteur en lemniee ressort, | | \ | ets FMletla Banque mondiale, malgré la transformation de leur mission originelle, | leur aes CteMstres importants de l'économie mondiale, Parfois violemment critigué€, oe ra on reste eutefois indispensable pour les pays en développement Bite

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