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Myelome Multiple: I - Physiopathologie Ii - Circonstances Diagnostiques

Le document décrit le myélome multiple, une affection maligne caractérisée par une prolifération plasmocytaire médullaire sécrétant une immunoglobuline monoclonale. Il présente la physiopathologie, les circonstances diagnostiques incluant les manifestations osseuses, l'état général et les analyses biologiques, ainsi que l'évolution et les complications possibles de la maladie.

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Myelome Multiple: I - Physiopathologie Ii - Circonstances Diagnostiques

Le document décrit le myélome multiple, une affection maligne caractérisée par une prolifération plasmocytaire médullaire sécrétant une immunoglobuline monoclonale. Il présente la physiopathologie, les circonstances diagnostiques incluant les manifestations osseuses, l'état général et les analyses biologiques, ainsi que l'évolution et les complications possibles de la maladie.

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MYELOME MULTIPLE

INTRODUCTION

I - PHYSIOPATHOLOGIE

II - CIRCONSTANCES DIAGNOSTIQUES

1) Manifestations osseuses
2) Atteinte de EG
3) Anomalies du bilan biologique
a - bilan immunochimique
b - bilan hématologique
c - bilan métabolique

III - EVOLUTION

IV - FORMES CLINIQUES

V - DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

VI - TRAITEMENT
MYELOME MULTIPLE

INTRODUCTION :

 Le myélome est une affection maligne, caractérisée par

 une prolifération monoclonale d'une lignée


plasmocytaire médullaire.

 la sécrétion d'une immunoglobuline unique


monomoléculaire ou Iglo monoclonale.
I - PHYSIOPATHOLOGIE

 Plasmocyte myélomateux secrète :

1) Une immunoglobuline complète

Fab Fab  témoin du clone - > facile à quantifier


 même chaîne L, même chaîne H, même idiotype...
 se dégrade si augmentation malignité
Iglo entière -> micromoléculaire.
Fc
 traduction clinique:
 hyperprotidémie
hyperviscosité
hypervolémie -> hémodilution
 Fab: fonction anticorps : ACC, FR,
ASO...
 Fc: cryoglobulinémie
2) OAF = ostéoclaste activating factor

IL6, Rank ligand, Ostéoprotégerine,


- activation ostéoclastique et
- inhibition ostéoblastique

 lacunes osseuses
 calcémie élevée

3) LIF = Facteur inhibiteur de la prolifération


des lymphocytes B

MIP-1
 hypogammmaglobulinémie par effondrement
des clones lymphocytaires normaux

 1 à 2% de tous les cancers


Maladie inguérissable
survie médiane de 3ans
MYELOME MULTIPLE
Terpos

MYELOME MULTIPLE
II - CIRCONSTANCES DIAGNOSTIQUES

1) Manifestations osseuses

 Clinique :
a) Douleurs : souvent révélatrices (80 %)
 siège : rachis, cage thoracique, bassin.
 caractères : fixes, sourdes, profondes avec des
paroxysmes, tenaces, rebelles aux antalgiques,
à recrudescence nocturne.
 réveillées à la pression des os.
 algies radiculaires sont rares
craindre une compression médullaire.
b) Tumeurs : + rares (10 %)
 sur les os plats (maxillaire inf.), crâne, gril costal.
 molles, élastiques, parfois crépitants
 douloureuses.

c) Fractures "spontanées" (40 %)


 provoquées par 1 traumatisme minime
 siège idem + tassements vertébraux
 consolidation dans délai normal.
 Iconographie :

1 - RX : différents types d'image sur le squelette entier ou sur les zones axiales
 crâne F.P. rachis F.P, bassin F., gril thorax, 2 fémurs F.P.

 Lacune osseuse ou géode à l'emporte pièce


 zone d'ostéolyse arrondie, à contours nets, sans
condensation périphérique ni réaction périostée.
 multiples et disséminées sur la totalité du squelette
(crâne / côtes).
 Iconographie :
 Décalcification diffuse de Wiessenbach et Lièvre.
- peut simuler une "ostéoporose douloureuse"
- les 2 types sont parfois associés.
 Myélomes condensants, exceptionnels,
spécifique des POEMS
Polyneuropathie, Organomégalie, Endocrinopathie.
Monoclonal component, Skin lésions
2 - IRM du rachis :

 Doit être effectuée systématiquement


- car montre des lésions méconnues sur les RX standards

 dépistage d ’une épidurite plasmocytaire


2) Atteinte de l’état général

 précoce et fréquente
 anorexie, amaigrissement, asthénie + pâleur.

3) Diminution de l’acuité visuelle

au fond d ’oeil :

 recherche courant granuleux


 hémorragie
 stase
4) Anomalies du bilan biologique

A - BILAN IMMUNOCHIMIQUE :

 VS > 100 liée à la présence d'Immunoglobulines sur les hématies

 hyperprotidémie > 100 g/l

 électrophorèse des protéines : pic élevé à base étroite dans


les gammaglobulines (IgG)
2 globulines (IgA, IgM).
 Immunoélectrophorèse ou Immunofixation:

 permet de caractériser l ’immunoglobuline (IgA, IgG,


IgM, IgD) avec des antisérums spécifiques.
 chaines L ds sérum (24 %)
 cryoglobulinémie , pyroglobuline.
 dosage des immunoglobulines :

 20 à 30 g IgG
 10 g IgA
 baisse des autres Immunoglobulines ++++

 étude de la protéinurie des 24h :

 protéinurie de Bence Jones ancienne technique


formation d'un précipité à 53°, dissolution à ébullition
et réapparition à refroidissement.
 électrophorèse : chaîne légère +/- Iglo complète.
si albuminurie: rechercher une amylose.
B - BILAN HEMATOLOGIQUE

 NFS :
 hématies en rouleaux témoin d'hyperprotidémie
 anémie modérée normochrome, normocytaire
 fausse anémie par hémodilution
 les plasmocytes circulants exceptionnels.
 MO : ponction sternale prudente.

1) Prolifération plasmocytaire pathologique


 augmentée quantitativement 20 à 60 %
 soit avec des anomalies cytoplasmiques :
- cellules de Mott fortement vacuolées
- cellules à inclusion cristalline (avec
corps de Russell).
- cellules flammées
 soit anomalies nucléaires :
- cellules plurinucléées.
- images de division nucléaire
- volumineux nucléoles.
2) Si plasmocytose discrète 5-10 % :
Faire BOM car prolifération médullaire.
nodulaire +++
C - BILAN METABOLIQUE

1 - Métabolisme phosphocalcique
 hypercalcémie liée à ostéolyse.+++++

2 - fonctions rénales, uricémie +++

BILAN PRONOSTIC

1 - béta 2 microglobuline, LDH

2 - CRP reflet de la sécrétion IL6

3 - une étude cytogénétique:


 recherche d ’anomalies du chromosome 13
de valeur pronostic défavorable
2 buts :
 rechercher les complications
 classification de Durie et Salmon.

CLASSIFICATION de DURIE et SALMON

Masse tumorale x 1012 cellules survie


STADE I Hb > 10 g/100 ml
Ca < 120 mg > 60 mois
Tous les critères suivants radio normale
IgG plasma < 50 g/l ou IgA < 30 g/l
PBJ < 4g/24h

STADE II
Toute autre situation 41 mois

STADE III Hb < 8,5 g/100 ml


Ca > 120 mg
Un seul des critères suivants radios lyses multiples 23 mois
IgG > 70 g/l ou IgA 50 g/l
PBJ > 12g/24h
III - EVOLUTION

Asymptomatique Symptomatique Aigue

MGUS Pancytopenie
MM Stable leucémie à plasmo

Pic

Traitements

ans mois jours


III - EVOLUTION

 MM affection mortelle
 délai moyen de survie : 2-4 ans.
 complications +++.

1) Complications rénales

 Insuffisance rénale fréquente.

 néphropathie tubulaire : chronicité


 azotémique, pur sans HTA ni oedème.
 PBR : cylindres protéiques intratubulaires
 à prévenir en alcalinisant les urines+++
 Insuffisance rénale aigüe secondaire à:
déshydratation, infection, hypercalcémie
injection de produits iodés: UIV, scanner injecté.
 sd néphrotique amylose.
 hypercalcémie  néphrocalcinose, lithiase.
 hyperuricémie aigue.
2) Hypercalcémies

 peut survenir à tt moment de l'évolution


 soit latente -> à rechercher
 soit patente: torpeur, déshydratation, polyurie,
troubles digestifs ( nausées vomissements,…)

Risque cardiaque++ -> traitement d'urgence.

3) Manifestations neurologiques

Assez fréquentes, très variables.

 Syndrome de compression médullaire +++


 soit par TV liée à une fracture.
 soit par coulée épidurale.

 polyneuropathie sensitivomotrice.

 manifestations centrales beaucoup + rares


 crises comitiales, hypertension intracranienne...
 éliminer une hypercalcémie.
4)Amylose AL
 surtout si MM à chaînes légères ou IgA
 topographie digestive (macroglossie+++), cutanée, musculaire, articulaire,
rénale(sd néphrotique), cardiaque et neuromusculaire.
 parenté entre chaînes légères - protéine amyloïde.
5) Syndrome de Randall
 infiltration d ’une substance amorphe ressemblant à
l ’amylose rénale
 protéinurie tubulaire + glomérulaire
 mais: en microscopie électronique substance fibrillaire
 localisation rénale pure

6) Infections
 fréquentes et graves

7) Syndrome d'hyperviscosité sanguine


 neurosensoriel
 à corriger par plasmaphérèses

8) Complications hémorragiques
 thrombopénie
 thrombopathie
 anticoagulant circulant
9) Bilan lipidique
 Lipides totaux / cholestérol surtout si xanthome
 hyperlipémie liée à activité anti-béta lipoprotéine
IV - FORMES CLINIQUES

A - MYELOME A CHAINE LEGERE

 10-24 % MM

 signes manquants:
 VS normale,
 protidémie normale.
 absence de pic en gamma,

 mais un bon signe indirect sur electrophorèse Sg

 hypogammaglobulinémie
 Diagnostic sur Immunoélectroph des PT urinaires :
 Chaînes légères
 Mauvais pronostic
 Atteinte rénale fréquente.
B - MYELOME NON SECRETANT

 infiltration plasmocytaire sans sécrétion


d'Immunoglobuline synthétisée mais non excrétée.

 Dg sur la cytologie + IF des plasmocytes


avec des AC antiK, antiintra-cytoplasmique
MONOTYPIE DES CHAINES LEGERES

Kappa lambda
C - PLASMOCYTOMES SOLITAIRES

 Plasmocytome osseux : prolifération plasmocytaire


localisée sur les os longs.

 Plasmocytome extra-osseux :
 voies aérodigestives supérieures: ORL, gastrique…..
 diagnostic histologique.
 3 évolutions possibles :
 aigue sarcomateuse
 lente
 dissémination vers un myélome multiple
D - LA à PLASMOCYTES

 tableau de LA + syndrome tumoral hématopoïétique


 plasmocytes circulants > 2000/mm3
 pronostic très sombre.
V - DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

1) Sur le plan radiologique

 devant une déminéralisation diffuse :


 ostéoporose
 hypoparathyroïdie

 devant des géodes :


 tumeurs bénignes
 cancers secondaires

2) Devant une plasmocytose médullaire

 les plasmocytoses réactionnelles :


 cancers
 collagénoses
 réactions d'hypersensibilité
mais caractère polyclonal en IF.
3) Sur le plan immunochimique:

3-1- les MGUS: IgG, IgA, IgM

 Immunoglobulinémies monoclonales de signification indéterminée


 isolées: 75% des Iglo monoclonales des sujets agés
 aucun argument n'est formel mais en faveur du caractère bénin :
 absence de manifestation radiologique
 absence d'anémie
 plasmocytose médullaire < 10 %
 IgG < 20 g, IgA < 10 g
 les autres Iglo ne sont pas abaissées
 absence de protéinurie de Bence Jones
 surveillance prolongée car risque de transformation tardive

 immunoglobulinémies monoclonales d'accompagnement :


 hémopathies lymphoprolifératives
 cancers
 collagénoses (LED, PR)
 infections chroniques
 cirrhoses
 maladies de surcharge (Gaucher)
Kyle
3-2- IgM

 très rares:
 Myélome à IgM
 maladies des chaînes lourdes
 caractérisées par le fragment Fc d'unechaîne lourde.
 3 types :
  : associé à une prolifération lymphoplasmocytaire.
  infiltration diffuse du grêle.
 : souvent associé à une LLC.
 diagnostic par l'immunoélectrophorèse.

 maladie de Waldenström
 caractérisée par:
 une infiltration lympho-plasmocytaire médullaire.
 une Iglo monoclonale de type IgM>5g/l
 hétérogene du fait d'une différentiation +/- avancée
 maladie proliférative lente et cumulative
classée entre les LLC B et les Myélomes
 clinique: hommes agés 50 - 70 ans, avec quelques formes familiales

 Splénomégalie parfois des adénopathies


 Manifestations hémorragiques muqueuses et cutanées.
 Liées à une anomalie de l'hémostase primaire
 Syndrome d'hyperviscosite sanguine :
 Prurit à l’eau
 Fond d’oeil : courant granuleux  thrombose de ACR
 Manifestations liées au Fc de l'IgM Cryosyndrome
 Biologie:

1) NFS :

 hyperlymphocytose entre 4000 et 15000/mm3


 Anémie :
 fréquente normocytaire, normochrome
 fausse anémie par hémodilution II
(surtout si IgM > 30 g/l)
 AHAI à Coombs + (8%)

2) MOELLE  infiltration lymphocytes B et de plasmocytes

3) Hémostase :
 Atteinte de l'hémostase primaire
 allongement du temps de saignement
 plaquettes normales ou abaissées
 thrombopathie acquise II à l'IgM
VI - TRAITEMENT
2 buts  éradiquer ou abaisser en plateau la masse
tumorale plasmocytaire le plus bas possible
 traitement symptomatique = DOULEUR

Traitement cytoréducteur

1 - Chimiothérapies actives :
 MELPHALAN (M)ou ALKERAN*
 CYCLOPHOSPHAMINE(C) ou ENDOXAN*
 ANTHRACYCLINES (A)
 Corticothérapie (P)
 Radiothérapie

2 - associations conventionnelles
 MP
 VBAP/VMCP
 VAD (Vincristine, Adriamycine, Dexamethasone)

 risque de Myélodysplasie puis de LA secondaire +++


 Traitement symptomatique
a - réanimation :
 Hyperhydratation alcaline (boire 3litres/j)
 hypouricémiant
 corriger l’anémie: transfusions et EPO
 ttter l’infection : antibiotique + veinoglobulines

b - traitement des douleurs


 radiothérapie préventive ou curative
 traitement chirurgical
 corticothérapie
 antalgiques = MORPHINE

c - traitement de l’hypercalcémie
 biphosphonates = AREDIA°: palmidronate 90mgIV /
ZOMETA°: zolindronate 4 mgIV

d - plasmaphérèses si
 complications neurologiques périphériques
 sd d’ hyperviscosité sanguine menaçant
3 - intensification avec autogreffe

 ALKERAN HD + ABMT (CSP)


 avec ou sans ICT -> répondeur 75 %

4 - allogreffes < 50 ans ??

5 - THALIDOMIDE
 immunosuppresseur
 posologie 400 à 800mg/j
 effets secondaires : constipation, somnolence

6 – INHIBITEUR du PROTEASOME
bortézomide ou Velcade
 indications

MM masse tumorale I avec IRM normale = ABSTENSION

MM masse tumorale I progressif/II/III

 sujets âgés:
- Melphalan+ Prednisone ou DXM séquentiel

 sujets jeunes
- VAD
- Thalidomide Dexaméthasone
- puis autogreffe avec irradiation TBI
- en entretien
abstension /thalidomide

 fracture/CM/ zone douloureuse/ plasmocytome


= radiothérapie
Kyle
MYELOME MULTIPLE

Pronostic redoutable

Recherche et
progrès thérapeutiques sont nécessaires
La pathologie des
blancs……
c’est FINI !

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