Pierre YAMBUYA LOTIRA KIBESI
2ème Edition,Kinshasa, avril 2003
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Préface
Le temps retrouvé
Il y a un aspect qui se cache en RDC d'aujourd'hui: la redécouverte des racines du
développement du Congo-Belge.
On la découvre à la Direction Générale de Migration (DGM) dans sa lutte infinie pour le
changement de mentalité de l’homme dans ce vaste pays de 2. 345.000 pour que tes
Congolais entrent dans le concert mondial des hommes soucieux d'être heureux dans
la paix, et aussi que les autres êtres humains (étrangers) puissent définitivement
considérer la RDC comme leur seconde patrie. Le Congo-Belge était l'espoir de
développement à travers sa scandaleuse potentialité de richesses naturelles.
La DGM est en train de sonner la cloche mondiale pour que toute l'humanité sans
discrimination puisse participer à la réhabilitation socio-économico-industnielle de ce
vaste territoire appelé autrefois: Etat Indépendant du Congo (EIC); Congo-Belge (CB);
République du Congo (RC); République Démocratique du Congo (RDC); République
du Zaire (RZ) et redevenu République Démocratique du Congo (RDC) depuis le 17
mai 1997. En tous cas, notre pays a toujours été le bon rêve du bien-être pour tous
sans considération raciale.
Voyager enseigne l'égalité humaine
Venez et revenez visiter l'actuelle République Démocratique du Congo (RDC) par la
grande porte accueillante de la Direction Générale de Migration (DGM), car participer
à sa réhabilitation ou tout simplement revivre le lointain Etat Indépendant du Congo et
même le proche Congo-Belge est très facile aujourd'hui dans ce projet réaliste de
quatre siècles de demain, et d'ailleurs à l'avantage de l'existence de notre monde. La
RDC doit renaître sur ses bases historiques de la conférence de Berlin de 1885
jusqu'au 30 juin 1960
Oui !, cette portion de la terre est un pays de l'histoire, un vaste territoire plein
de richesses naturelles que l'homme n'a pas encore totalement découvert, dont
l'humanité toute entière peut vivre tranquille. Enfin, un lieu où l'histoire veut que
chaque être humain sans distinction raciale soit membre effectif de son
développement
J’ai rêvé de vivre en RDC, ici tout est à la porté de la main dans la nature la plus
merveilleuse de notre monde, le plus beau jardin secret du Bon Dieu, dont la
DGM détient tout simplement les solutions d'un meilleur avenir pour tous, car
nous n'avons pas droit de refuser le modernisme pour revenir en grande vitesse
à l'Antiquité.
C'est pourquoi la DGM veut offrir au monde entier le plus beau festival de
développement à travers l'expérience congolaise de ses nombreux passés
jusqu'à la fin de la 2 e me République et la 3èm e République aujourd'hui.
L'auteur
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Avant – Propos
La RDC a tout intérêt à devenir une destination ouverte pour beaucoup
d'entrepreneurs, de touristes, grâce à la Direction Générale de Migration
(DGM) qui est le plus grand support du d é v e l o p p e m e n t é c o n o m i q u e du
pays : l'instrument sécuritaire garantissant la longévité des projets par le
maintien des mesures ouvertes traduisant un changement des mentalités.
La Direction Générale de Migration (DGM) demeure la première institution
par excellence qui modifie par la qualité de ses services, l 'i m a g e ternie du
pays par des raisons bureaucratiques et des fins d'extorsion où chacun
cherche sa tartine.
Etant donné que le développement du pays est en grande pa rt ie tributaire
de la vision migratoire de l'institution spécialisée en la matière, la
Direction Générale de Migration (DGM) doit redéfinir des "à priori" en
cherchant à améliorer le statut des étrangers vivant en RDC, en optant
pour une attitude de respect des expatriés trop souvent considérés comme
des vaches à lait potentielles.
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I n t r o d u c ti o n
La date du 30 juin 1960 fut, pour la plupart des congolais, l'ère d'un nouveau
développement dont les stratégies devraient être choisies par eux-mêmes
comparativement au soleil qui s'élève à l’horizon amorçant un jour radieux
puissance des lobbies destructeurs menaçant le développement du pays,
voire les infrastructures héritées de la colonisation belge.
Malgré l'indépendance, ceux des étrangers tels les belges, pakistanais,
portugais, grecs, Indiens, arabes.. qui regagnèrent leur pays d'origine,
laissèrent leurs biens tant immobiliers qu'industriel au Congo. Le comble
intervint en 1973 sous le règne de Monsieur Mobutu et sa clique qui
précipitèrent le pays vers la voie de sous-développement. A l'avènement du
Feu Laurent-Désiré Kabila, tous les espoirs étaient permis pour relever le pays
du grand défi de la reconstruction nationale. La Direction Générale de
Migration (DGM) a été le premier grand service qui a répondu aux attentes
du peuple au lendemain du 17 mai 1997.
Pour le moment, des grands projets doivent s'enraciner sur le décor laissé par
les belges dans le domaine des infrastructures afin de refonder une société
plus prospère.
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Chapitre 1 : Histoire migratoire
Les Politiques d ' immigration et d'émigration en RDC
Depuis l ' accession de notre pays à l ' indépendance le 30 juin 1960. Il n'y a
jamais eu une politique officielle sur l'immigration. Aujourd'hui, il est temps
pour que notre 3 éme République puisse c o n s t i t u e r l a grande occasion d e
f a i r e c o m p r e n d r e à notre p e u p l e l a p e r t i n e n c e d e migrations en
RDC. C'est p o u r q u o i , nous mettons à votre disposition ce projet sur
l'avenir de l'immigration dans l'intérêt du développement de la nation
congolaise.
L'histoire nous apprend que beaucoup de pays économiquement
développés ont réussi à s'industrialiser le plus rapidement possible grâce
aux migrations internationales. Il nous est donc très impérieux d'élaborer une
politique nationale d'immigration du fait q ue certains obstacles conjoncturels
ne permettent pas à la RDC de se développer. Ainsi, nous devons réfléchir
sur la meilleure politique d'immigration en améliorant le statut des étrangers
qui vivent dans notre pays et ceux qui sont appelés à y séjourner.
Cette publication se situe à un moment clé de la vie économique et sociale
congolaise, car la quasi-interruption des migrations actuelles permet
d'envisager la situation avec optimisme. L'immigration sélective doit
reprendre inéluctablement son cours en RDC, comme jadis à l'époque de la
naissance de l'Etat Indépendant du Congo en 1885.
Nous ne devons pas oublier que ceci est une source d'alimentation du circuit
de travail indispensable au développement des entreprises et sera la
conséquence directe à l'industrie en RDC pour résorber le chômage et créer
une nouvelle dynamique de développement grâce aux étrangers ayant
choisi de vivre dans notre pays.
Il y a donc nécessité de favoriser l'immigration sélective de développement
en harmonisant la législation en la matière; faire adapter l'immigration à la
conjoncture économique nationale et internationale; réduire progressivement
l'éca rt entre les grandes villes et les centres ruraux en y favorisant
l 'insertion des étrangers dans la vie socio économique à travers le territoire
national librement.
Pour atteindre positivement les objectifs d’une immigration de
développement, la RDC doit se pencher sur les trois points suivants :
1. Immigration cohérente et empirique
- cohérente : harmoniser immigration et opportunité économique
- empirique : adapter l'immigration aux variations de l'économie
2. Immigration et rentrée des devises
- harmoniser immigration et tourisme
- admettre des ressortissants de certains pays développés à séjourner
sur l'ensemble du territoire national sans visa pendant une période ne
dépassant pas 30 jours
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3. Intégration des congolais de la diaspora
- favoriser l'exploitation des capacités professionnelles des congolais de
la diaspora.
L'attitude des congolais à l'immigration
L'attitude des congolais à l'égard de l'immigration doit être cohérente dans
la mesure où le souci permanent consiste à harmoniser l'immigration et
l'opportunité économique.
Grâce au patrimoine national de la RDC, dont la découverte réelle a été
rendue possible par le mouvement migratoire européen bien avant la
conférence de Berlin de 1885 et sa mise en valeur par l'administration
coloniale belge, tous les Congolais doivent accorder plus d'attention aux
projets de développement nous remettant au travail, et non aux projets
visant des profits égoïstes rapides ou d'exploitation.
Il faut apprendre aux congolais à pécher et non leur donner seulement du
poisson Si hier c'était la découverte et la valor i s a t i o n , n a t i o n a l e par
l a seule volonté coloniale en dehors de la création de la population congolaise
sans connaissance de technologie de développement, l’indépendance nous a
donné la grande opportunité d ' accroître nos connaissances à travers le
monde, dont l'ouverture de la RDC vers l'extérieur doit devenir réelle. Les
étrangers sont les bienvenus comme nous aimons être bien accueillis à
l'étranger.
La Direction Générale de Migration en rendant plus facile l ' obtention des
visas auprès des Missions Diplomatiques Congolaises et en créant les
conditions optimales de la confiance entre les étrangers et les nationaux,
permettra de favoriser l ' éclosion d'un cadre harmonieux de développement
dans la concorde avec le reste du monde.
Une place importante doit être accordée à des INTERFACES : des
intermédiaires de développement, des gens à qui on donne la gestion des
dossiers, des hommes polyvalents parmi les étrangers nés au Congo ou
ayant vécus plus de 30 ans qui connaissent l'environnement du pays. Dans
le cadre du mouvement des capitaux, les interfaces deviennent des outils de
référence.
Conditions de moralité et d'honorabilité
La Direction Générale de Migration (DGM) en se référant sur une "à priori"
de confiance, doit avoir de la part des étrangers résidents en RDC des
personnes de référence qui peuvent témoigner sur la moralité et
l'honorabilité de nouveaux résidents afin de décourager ceux des étrangers
venant blanchir l'argent sale.
De manière informelle les missions diplomatiques et consulaires accréditées
en RDC, ainsi que les représentations des communautés étrangères doivent
aider la DGM à sélectionner les nouveaux arrivants pour leur intégration
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dans la société congolaise de développement. L'accès au territoire sera
inte r d i t aux aventuriers et m e n d i a n t p r o f e s s i o nnel
Période Pré-colonial
Cette période mal définie dans la partie congolaise par manque d'écrits,
s'est caractérisée par un sous-développement par rapport à d'autres régions
africaines qui n'ont pas attendu l'arrivée des occidentaux pour connaître un
haut degré de civilisation. Tels sont les cas de la ville de Tombouctou, des
civilisations égyptiennes (pharaon), éthiopienne, etc. Une lecture
consciencieuse de l'histoire nous montre combien l'occident est redevable à
l'Afrique pour ses multiples apports à la science, à la médecine, aux arts
plastiques, à la musique, etc.. Tous ces facteurs démontrent combien
l'Afrique en général avait atteint à un moment de son histoire, un haut degré
de développement ayant fait sa fierté.
Le cas en particulier du Congo est éloquent. Nous devons nous interroger:
pourquoi n’avons –nous pas assez de nos ancêtres avant l'arrivée des
européens? Les quelques mosquées et autres objets d'arts réalisés par nos
ancêtres n'étaient pas "congolais", car le Congo entant qu'entité
administrative n'existait pas.
En effet, nous vivions dans un amalgame d'ethnies très limitées sans
grande ouverture sur le monde. Nos populations vivaient sous le c o n c e p t
des villages dont les frontières s'arrêtaient là où les hommes ne se
comprenaient pas sur le plan linguistique. Dans une telle société, le
développement était enfreint par certaines us.
Quand nous observons le peuple Kongo par exemple, nous constatons qu'il
continue jusqu'à ce jour à préparer sa chikwangue avec les mêmes
instruments et méthodes de l'époque précoloniale, malgré son évolution
spatio-temporelle.
Ceci v e u t a i r e que I homme dans les confinements tribaux d'hier
n ' a v a i t p ro je t ambitieux pour améliorer l’ensemble de ses conditions
de vie.
Période coloniale et son incidence migratoire
En réalité la période coloniale ne date pas de 1885 avec la conférence de
Berlin. Déjà la découverte du fleuve Congo en 1482 par Diego Cao, était le
commencement de la colonisation dans le bassin du majestueux fleuve
Congo, beaucoup d'échanges commerciaux naquirent entre le Portugal
développé et le peuple Kongo.
Dans cette perspective historique, David Livingstone et Henry Morton
Stanley furent les plus grands artisans de la naissance de la Colonie belge
en 1885.
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C'est à partir de cette période que le mouvement migratoire international
devenait officiel car les ca lons missionnaires colons étaient les premiers
arrivés pour dispenser un enseignement de haute qualité morale envers des
noirs unifiés à l'intérieur des frontières établies par la conférence de Berlin
en 1885. Malgré nos diversités culturelles avec l ' occident, les colons
missionnaires avaient réussi à nous tenir égaux aux blancs dans la parole du
Seigneur.
L ' évangélisation chrétienne était une étape très importante du processus
d'intégration de ceux qui étaient devenus des congolais dans un vaste
territoire de 2.345,000 Km 2 . Toutefois, c'est celui qui se déplace de son pays
pour un autre qui doit s'adapter dans le pays d'accueil.
Le cas de notre pays était différent, car les colons venus du Nord étaient
beaucoup plus développés, c'est-à-dire que s'intégrer dans notre culture
noire constituait, pour eux, une régression
I'homme noir congolais de I époque se sentait inférieur aux réalismes
blancs, les moyens de transports modernes qui les amenaient chez nous par
la voie des eaux par rapport à nos petites pirogues les construct i o n s
modernes commencèrent, habillement, les écoles et même les cloches des
églises épatèrent nos compatriotes de l'époque. Donc les colons européens
ne pouvaient pas s'intégrer dans notre civilisation. Dans Les nouvelles villes,
les immigrés coloniaux construisaient leur quartier moderne à l'écart, mais
chez les colonisés ils tracèrent des avenues suivant un urbanisme
occidental.
Les paroisses chrétiennes (catholiques et protestantes) étaient des centres de
transit des noirs vers la nouvelle culture venue du Nord (occident), de même
que les mosquées musulmanes venus du monde arabe. Ainsi naquirent de
nombreux centres commerciaux.
Sans plus se référer aux écritures de nombreux européens sur les atrocités et
autres méfaits des colonisateurs sur les colonisés. Nous devons tout
simplement avouer que le mouvement migratoire colonial belge était très
positif. Des écoles, des hôpitaux, des quartiers modernes, des usines de
production de toute sorte, des entreprises de construction, des centres de
recherche agronomique et surtout l'unité étaient réalisées grâce à ce
mouvement migratoire colonial.
L'intégration était facilitée par une langue de référence commune sur les 350
tribus existantes, donc le français était enseigné dans toutes les écoles. Ce
qui était impossible hier, était devenu une réalité, car le peuple Kongo quittait
son environnement tribal ou ethnique pour aller s'installer plus loin à l'Est vers
la frontière ougandaise ou soudanaise, jusqu'à constituer leur foyer avec les
ressortissants qu'ils ne connaissaient pas hier. Ce mouvement migratoire
interne provoqué par le mouvement migratoire externe venu du Nord était à
la base de l'unité congolaise, car il avait réussi à briser les frontières
linguistiques dans l ' ensemble de ce grand territoire de 2.345.000 Km'.
La grande réussite de migrations du nord vers le Congo-Belge, c’est
l’industrialisation. Cet événement n’était pas l'oeuvre de la seule Belgique,
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car le mouvement migratoire colonial belge avait su mettre en place une
structure d'immigration coloniale sélective.
Pendant que les grandes industries s'installaient dans les grandes villes
(Léopoldville, Elisabethville et Stanleyville) contrôlées par les grandes
firmes belges, françaises, britanniques, hollandaises, américaines, etc., les
petites et moyennes entreprises qui proliféraient, étaient celles des immigrés
grecs, portugais, indiens, pakistanais et urubus à l’intérieur du pays dans des
coins surtout reculés.
Grâce à la politique migratoire sélective coloniale belge, notre pays avait
valorisé ses terres par de nombreux planteurs et éleveurs grecs, portugais,
belges, etc. La belle hôtellerie de l'époque était en grande partie tenue pa r
les grecs ,
de même que le grand commerce à l'intérieur du pays fut géré par les Grecs,
Portugais, Indiens, Pakistanais c'est-à-dire les techniques de développement
de notre pays à l'époque étaient entre les mains des immigrés coloniaux sous
une rigoureuse administration belge.
Le monde colonial offrait aux colonisés sur toute l'étendue du territoire
national une vie entièrement acceptable fondé sur le bien-être, car même les
soins médicaux étaient octroyés aux villageois vivant dans les coins les plus
reculés des centres urbains, de même que l'enseignement demeura accessi-
ble, car gratuit.
Les routes étaient entretenues dans tout le Congo-Belge, et le transport
routier des marchandises comme celui des voyage-voyageurs était très
développé. La valorisation coloniale de nos richesses émanant de nos lacs
et cours d'eau avait permis de mettre en place des grands chantiers de
construction navale (des petits c h a l u t i e r s , d e s remorqueurs de
marchandises, des bateaux de voyageurs et des bacs) .
Ainsi la pèche lacustre aux lacs Tanganyka, Edouard, Albert, Moero,
Léopold I,etc. inondait de poissons frais le territoire belge jusqu'à
l'exportation, car le poisson capitaine recherché dans le monde avait sa
première base de pêche chez nous.
L'aéronautique civile coloniale avait donné l'occasion aux constructions de
nombreux aéroports et aérodromes à travers le pays. La Sabena, ainsi que
l'Air Brousse et très peu d'autres petites compagnies aériennes étaient à la
hauteur de leur responsab i lité dans le ciel con g olais en créant beau-coup
d'emplois (c'est-à-dire une fierté congolaise sous une administration
migratoire coloniale).
Quant à notre fleuve et ses nombreux affluents, I'OTRACO en fut la plus
grande entreprise de transport dans le monde avec une flotte de plus de
1.000 unités qui naviguaient entre Léopodville et Stanleyville liant
production à la ponctualité d'horaires exceptionnels dont tous les riverains
sur ses différents tronçons étaient très satisfaits : vers Zongo, Port-Franquit,
Kikwit, Boende, Baningville et que sais-je encore de ses nombreuses
destinations. L 'é co le de n a viga t io n fluviale de Léopoldville était l'un des
meilleurs centres de formation technique au Congo-Belge.
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Son réseau de chemins de fer Matadi-Léopoldville et ses ateliers de
réparation à Thysville, l'école des machinistes et des techniciens
demeuraient des lieux de travail très développés, dans l'ensemble, l'activité
coloniale de I'OTRACO était l'un des centres de développement de notre
pays.
En dehors de I'OTRACO, l ' exploitation ferroviaire de KDL, CFL et de
VICICONGO favorisait la découverte de notre territoire colonial et offrait des
possibilités touristiques de développement. Grâce à la main d'oeuvre locale
toutes ces réalisations furent possibles. Ce qui a permis de chasser le
chômage,
L’indépendance
L'accession du Congo-beige à l ' indépendance offrait aux colonisés Noirs,
intégrés à la culture occidentale, des nouvel-les perspectives d'avenir.
D'ailleurs, les congolais évolués étaient appelés jusqu'en 1960 des assimilés
avec un numéro d'immatriculation.
C'est ce privilège d ' immatriculé qui m'avait permis en 1957 d'entrer à
l'Athénée Royal de Stanleyville réservé uniquement aux enfants des blancs,
cor mon père avait déjà grimpé le rang de haut fonctionnaire noir de la
colonie. Déjà dans chaque grande ville du congo-belge au milieu des
années 50, le nombre des immatriculés devenait de plus en plus important
avec comme transit le stade des évolués.
Ces deux catégories, bien que sans aucune formation universitaire se
limitaient très souvent aux diplômes de moniteurs et des infirmiers, attirèrent
plus des candidats pour prendre les places des blancs, car les formations
techniques étaient considérées de moindre importance. L'avènement du
Ghana à l'indépendance était très déterminant à l ' épanouissement des
futurs hommes politiques congolais. Ainsi, Patrice Lumumba l'un des apôtres
africains de N'Krumah se lança définitivement dans la lutte pour
l'indépendance nationale.
Mais des hommes beaucoup plus instruits que lui, avaient une autre vision,
c'est le cas de Joseph Kasa-Vubu, ancien grand séminariste, qui lutta pour
une indépendance régionale, donc du seul Bas-Congo. De maturité
grandissante, la préoccupation de Patrice Lumumba était de ramener la vie
sociale des congolais au degré comparable à celui de l'homme blanc.
Pour atteindre ses objectifs, il demandait aux noirs congolais de vivre en
harmonie avec tous les blancs (étrangers), car c'est avec eux que nous
accomplirons notre bien-être.
Dans l'ensemble, l'indépendance n'était pas une mauvaise chose pour les
congolais, seulement le manque d’une période transitoire constructive était
à la base du désordre.
Si durant toute la période de colonisation, l'administration belge donnait la
nationalité congolaise aux colons étrangers dans son ensemble (Belges,
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Grecs, Portugais, Indiens, Juifs, pakistanais, Arabes et autres), en tout cas,
l'indépendance congolaise n'allait pas être une affaire des noirs congolais,
mais elle impliquerait toutes les couches présentes dans ce pays de
scandale naturel agro - minier de notre monde.
Au 30 juin 1960, un gouvernement constitué par les immatriculés noirs et les
Congolais d ' o r i g i n e étrangère allait être le belle continuité du développement
de ce qui était devenu l'ex-Congo-Belge. Un noir congolais Président de la
République, un Premier ministre congolais d'origine belge, le ministre de
l'agriculture d'origine portugaise, le ministre de tourisme d ' o r i g i n e
g r e c q u e , le ministre de l'industrie d 'o ri g i n e allemande, celui de commerce
d'origine indienne et que sais-je encore, toutefois un pouvoir entre tous ceux
qui ont construit l'ex-Congo-Beige allait être le progrès infini pour cette
grande nation multiraciale.
Hélas ! Malheureusement, l'histoire prouve le contraire donc l'indépendance
de bras de fer, les Congolais étaient congolais et les étrangers dans son
ensemble étaient étrangers. Ces derniers quittèrent tristement le territoire
national de leur naissance car beaucoup étaient nés au Congo-Belge.
L'assassinat de Patrice Lumumba et de nombreux nationalistes qui pensaient
que la continuité multiraciale était la clé de développement congolais, virent
leur rêve devenir utopique
Les auteurs de ces assassinats étaient des néo-colonialistes noirs avec le
soutien de certains étrangers qui ne voyaient pas l'intérêt de tout le monde,
mais celui de leur poche au détriment du peu p le noir congolais et aussi des
étrangers moins Influents.
C'était plus particulièrement les minerais qui intéressaient les néo-
colonialistes et leurs appuis étrangers. Et pourtant durant toute la période
coloniale, les mines de l'UMHK, de Kilo-Moto, Miba, Cimétain et autres
n'étaient pas à la portée de tous les étrangers, mais leur exploitation
prospérait au bénéfice du pays. Ce n'était même pas ce secteur qui
développera tout le Congo-Belge, les activités agro-forestières étaient beau-
coup plus florissantes dans la production interne. D ' ailleurs la première
construction du premier building de plus de 6 étages en béton armé, fut
l ' immeuble Forescom à Léopoldville. Cette ville n'était pas construite avec
l ' argent de l ' exploitation minière du K a t a n g a , province orientale, K i v u ,
m aniema et le Kasa, mais plutôt par les agriculteurs éleveurs, forestiers et
commerçants coloniaux.
L ' administration coloniale n ' entrava pas l ' exploitation publique des
substances minérales précieuses (diamants et or) et si les grands planteurs
de café, canne à suc r e, cacao, caoutc h o u c , palmerais, papayers, etc.
étaient des étrangers coloniaux sélectifs, le développement de la
production agricole locale était entre les mains des villageois noirs sous le
contrôle agronomique de l ' administration belge par l'intermédiaire des
grands chefs coutumiers.
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Malheureusement, les ambitions démesurées des néo-colonialistes et leurs
maîtres à penser sont à l'origine de la débâcle actuelle.
La politique de la fixation de la population
A la lecture du passé, ce sont des portugais, des grecs, des belges, des
français, des Italiens, des Indiens, des pakistanais, des arabes, des juifs,... qui
ont favorisé l'épanouissement des populations locales par l’exercice du
commerce de proximité, la création des écoles,des hôpitaux, .
Avant l'indépendance, l'immigration des occidentaux et des asiatiques
correspondait au besoin fonctionnel du pays. Le Congo recevait utilement
pour son développement des étrangers: commerçants, médecins, ingénieurs,
et des missionnaires dans un cadre moral très bénéfique. Le mouvement des
capitaux se faisait sans "à priori" de méfiance.
Ces étrangers avaient la clef du développement du pays en utilisant la
grande main d'oeuvre variée locale. Il n'en est pas le cas aujourd ' hui.
D'ailleurs lors de ma première visite d'inspection à l'intérieur du pays plus
particulièrement au Katanga et les deux Kasaï, le constat à ce 21 éme siècle
est amer.
La ville de Kananga , ex-Luluabourg n'existe plus que de nom à travers les
ruines du modernisme hérité de la colonie, la salle de fête de l'ex-Athénée
Royal de Luluabourg qui abrita le forum de la constitution congolaise en
1963, les herbes ont poussé au-dessus des bétons des murs sans toitures
dans une incroyable forêt qui sert de lieu public d'aisance aux élèves.
Au 30 juin 1960, la ville contenait plusieurs étrangers utilisant des milliers des
travailleurs congolais et à la zaïrianisation tout était rasé. Au 12 mars 2002 la
période de ma visite, la désolation fut totale. Il n'y a plus que 13 étrangers,
tous travailleurs dont 5 à la société Ruf-Congo, 7 indiens à la Beltexco et 1
portugais natifs de Kananga, Chef d'escale de Hewa Bora Airways. Toute
cette illustration n'est qu'un exemple sur ce qui est devenu notre pays dans
ce 21 ème siècle.
La population congolaise doit être fixée dans le cadre de sa politique
migratoire, car le jour où qu'il y aura la réinstallation à Kananga de 100
immigrés occidentaux et asiatiques dans divers secteurs de production
locale, certainement 100 chauffeurs, 100 cuisiniers, 100 jardiniers, 1 00
sentinelles, 600 vendeurs des magasins, ... auront du travail c'est-à-dire 1000
salariés vaqueront chaque jour à leurs occupations, ce chiffre d'exemple
ajouté à la composition familiale congolaise veut dire10.000 personnes vivront
dans un nouveau souffle de vie et d'espoir.
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Chapitre 2 : immigration et rentrée des devises
Harmonisation immigratoire et Tourisme
Le Tourisme est l'une des plus importantes industries de développement
d' u n p a y s C’est un secteur où les hommes découvrent les réalités des
autres pays, un s u p p o r t qui permet à l’homme de s’installer dans un
nouvel horizon loin de son pays d’origine.
Le cas de notre pays est l'une des exceptions de la planète, car il regorge
des richesses incommensurables, dont personne ne connaît l'ensemble de
ses diversités. Toutefois, son paysage : savanes, steppes, forêts, faune,
zones montagneuses, plateaux, mines à ciel ouvert, le majestueux fleuve
Congo et ses nombreux affluents, les chutes et autres, constituent une
richesse touristique inépuisable de notre vaste territoire national.
Les monuments historiques d'une nation représentent des s i t e s des valeurs
touristiques inépuisables à travers les siècles. Ainsi, tous les monuments du
Congo-Belge qui avaient embelli fièrement notre pays jusqu'au jour
malheureux où Mobutu a ordonné leur enlèvement sauvage, doivent être
replacé avec honneur sur leurs lieux de départ dans l'ensemble de notre
territoire national.
D'autre part, le gouvernement doit encourager l'édification des monuments
de grandes figures congolaises qui ont marqué notre histoire précoloniale,
coloniale et celle de l'indépendance, jusqu'à ce jour, et qui sont passés outre
tombales. Deux saisons de notre pays offrent des climats spectaculaires qui
donneront l'occasion aux touristes de revenir régulièrement pour en
assouvir davantage leur curiosité. Le développement touristique d'un pays
en est une source financière très forte.
Les Etats-Unis d'Amérique, l'Australie, la France, la Nouvelle-zélande, le
Japon, l'Italie, l'Indonésie, la Thaïlande, le Singapour, la Chine, le Brésil,
l'Argentine, l'inde, la Tunisie, l'Egypte, le Kenya, le Zimbabwe, l'Afrique du
Sud, l'île Maurice, etc., sont des pays très avancés dans l'industrie
touristique Malheureusement la 2éme République n'a pas su faire découvrir
ses réalités touristiques au reste du monde comme à l’époque du Congo-
Belge.
La 3éme République où la R.D.C soucieuse de son développement a le devoir
d'inscrire notre pays dans la spirale du progrès touristique m ond ia l.
L'obtention de ce visa doit être la source de l'enthousiasme et la confiance
d'un accueil d'étrangers dans l'ensemble de notre territoire national. Il
s'obtiendra dans nos représentations diplomatiques ou à l'arrivée dans
certains postes frontières. D'une durée allant de 1 à 6 mois, à son
expiration, il sera renouvelé pour un frais administratif de 20 $US.
L'obstacle Sauf Conduit, photographie et caméra-vidéo
Ce document de circulation interne des étrangers, mis en place par les
Ministres de l'intérieur de la 2ème République, est l'outil de la destruction
de l'industrie touristique en RDC, de même que l ' interdiction de faire des
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photos touristiques et les prises des caméra-vidéo, ne favorisent pas
l'arrivée des étrangers sur l'ensemble du territoire national sous prétexte
des zones minières, bien que détenteurs de titre de séjour ou de visa de
voyage (touriste).
Ces pratiques doivent être supprimées car elles sont des preuves de la
mauvaise politique d ' accueil des étrangers en RDC. A partir de la
suppression immédiate de ce modus o p e r a n d i de la honte, l'industrie
touristique congolaise vivra l'ère de la mondialisation et de la grande
ouverture de notre territoire national.
Tourisme des zones minières
Ce sera un nouveau-né dans l'histoire touristique dans notre pays, une
expérience qui va attirer des millions d'étrangers à visiter les différents
endroits d'exploitations
Artisanale de nos minerais précieux
Ceci ne doit pas engendrer un climat de peur de se faire exploiter, au
contraire il va créer un contact visuel dans la découverte des différentes
méthodes de cette exploitation dans une réglementation bien définie, car les
touristes seront tentés judicieusement à l'achat des diamants et or à la source
artisanale. De ce fait, le jour touristique des zones minières artisanales doit
être de courte durée allant de 3 à 7 jours maximum avec droit d'achat de ces
minerais en très faible quantité de souvenir.
Le visa touristique minier s'obtiendra directement au poste frontalier ou
frontière de la zone concernée moyennant une taxe migratoire ne dépassant
pas 50$US pour la durée de séjour, à la sortie de la zone le touriste sera
obligé de déclarer à la douane la quantité des minerais achetés dans sa
limite de souvenir.
Des sanctions très sévères seront prises à l'endroit des touristes des zones
minières artisanales ayant dépassées la quantité autorisée. Chaque fois que
ce genre de touriste changera de province pour une autre zone minière
artisanale, d'une autre province, il payera la taxe migratoire dans la nouvelle
zone. Toutefois le visa touristique reste valable pour l'ensemble du territoire
national.
Tourisme de campagnes
Notre politique d'ouverture touristique dans les campagnes permettra aux
touristes des pays développés d'apporter un espoir à l'avenir de notre nation,
car cela favorisera l'éclosion de différents services entre les villes et les
campagnes.
Ce type de tourisme sera appelé tourisme de campagne, dont la durée de
séjour par rapport à l'étendue de notre territoire national et ses difficultés de
communication sera 365 jours pour chaque voyage moyennant une taxe
administrative de 50US$
15
Tourisme industriel des villes
L'avenir touristique de nos grandes villes et autres centres importants peut
être une occasion de réhabilitation industrielle au regard du progrès
technique européen et asiatique. Permettre un tourisme massif des
entrepreneurs des pays développés de séjourner dans des grandes villes
pour une période de 90 jours moyennant une taxe administrative de 30US$,
à chaque entrée. Ceci va modifier les mentalités des congolais dans le sens
de s'inscrire dans la spirale du modernisme.
Un pays, on y entre et on sort avec une idée de l'ensemble de la vie de sa
population. Bien sûr, les différents paysages et architectures tentent de vous
retenir davantage et à la fois vous faire programmer une prochaine visite,
très souvent avec succès, surtout quand l ' accueil est parfait. Pour la RDC,
son territoire national n'est qu'une interface de l'histoire pré-coloniale,
coloniale, l ' indépendance et son après, c'est-à-dire à ces jours encore le
regard à l'avenir doit être l'affaire
des hommes de tous les continents sans distinction raciale. Si vous devenez
touriste régulier de la RDC, il n'y aura aucun doute que vous soyez attachés
à beaucoup de souvenirs pour s'impliquer dans son développement et dans
l ' épanouissement du congolais.
La grande ouverture touristique sur l'ensemble de la RDC constitue un de
matériaux de développement et une rentrée de devises très importantes,
car pour ces visiteurs libres, la qualité de notre accueil doit être un facteur
humain non négligeable, de la prospérité du pays. Contrairement à nos
populations urbaines, les populations villageoises sont beaucoup plus
accueillantes que celles des grandes villes.
La vie touristique de la RDC n'est pas en retard. Toutefois les tracasseries
policières et bureaucratiques n'étaient qu'une étape passagère que nous
sommes fermement déterminés à surmonter avec succès grâce à la volonté
administrative d'un grand service d'immigration de développement qui est la
Direction Générale de d e s M i g ration (DGM).
16
Chapitre 3 : Intégration des congolais de la
Diaspora
L'émigration congolaise
Il faut très rapidement changer des comportements de nos postes
frontaliers. La D i r ection Générale de Migration (DGM) ne doit pas favoriser
l’exode de congolais qui voyagent à l’étranger avec de faux papiers,des
documents de tierces personnes. Il faut vite remédier a l'image ternie du
pays par cette émigration illégale des congolais. Cette situation engendre
une image négative au sein de l'opinion occidentale, car ceci prouve notre
incapacité de s'épanouir dans le modernisme.
Par contre, la DGM doit favoriser une émigration sélective des congolais en
parfaite collaboration avec des pays dont nous avons grand besoin de leur
développement, pour qu’ensemble, le bénéfice soit communautaire.
La diaspora congolaise
La DGM doit mettre en place les mécanismes qui vont organiser notre
diaspora qui à son stade actuel est la plus désorganisée de l'Afrique. Il y a
aujourd'hui à travers le monde des millions dus congolais sans idéal commun
pour l'avenir de leur pays qui, dans la plupart des cas, rêvent de devenir
ministre, PDG, bref ne s'occuper que des fonctions politiques dans un pays
où le besoin de la technologie se fait sentir avec autant d'acuité.
La Direction Générale de Migration (DGM) incitera les congolais de la
diaspora à participer, fut-ce à distance, à la reconstruction nationale.
Ainsi, il leur sera proposé une "caisse de développement" dans laquelle
chaque travailleur congolais de l'étranger pourra verser 10 Dollars US
mensuellement.
Imaginez-vous, 50.000 Congolais de la diaspora pour 10 Dollars US chaque
mois au profit de la reconstruction nationale. Bien que n'étant pas une
institution économico financière, la DGM fera de cette caisse un modèle de
l'orthodoxie financière en RDC.
Les Congolais de la diaspora ceux-là qui ne reviendront plus jamais vivre au
congo, devront tout de même se sentir impliqués dans le processus de
développement de notre pays dans la mesure où ils y ont des parents. Ils ne
peuvent en aucun cas ignorer la RDC, vu leur appartenance et dans la
mesure où elle (RDC) ne les ignore pas.
Et d'ailleurs, la DGM est en pourparlers avec les pays qui ont l'habitude
d'expulser nos compatriotes. En effet, la Direction Générale s'oppose
farouchement contre toute expulsion arbitraire. Elle demande d'être au
courant de l'expulsion de tout compatriote ainsi que des circonstances
précises de sa reconduction à la frontière. Cela dans le souci de préserver la
dignité humaine de ces infortunés qui, à l'époque de Mobutu étaient expulsés
pieds et poings liés. Donc désormais, pas d'ex-pulsés menottés ou escortés
17
par la police jusque dans notre territoire national. Ils doivent dorénavant
rentrer dignement avec tous leurs biens.
Pour arriver à conscientiser Io diaspora congolaise dans un idéal commun, il
est impératif que la DGM réalise une vaste campagne de sensibilisation afin
d'expliquer aux congolais de l'étranger le bien fondé de notre institution
comme un grand outil de développement et non un service secret répressif
comme nous l'avons vécu il y a très peu de temps dans la 2 é m e République.
L ' Emigration en RDC
La DGM, en ce qui concerne l'émigration des congolais, propose une
politique ambitieuse: La création d'une Direction Centrale de l'Emigration
disposant d'une banque des données sur les com p atriotes de la diaspora Il
est à noter que l'émigration (assimilée a la sécurité extérieure) était un
véritable service de l'oppression. L e s compatriotes de la diaspora au moins
ceux qui étaient conscients, ne supportaient pas la présence de ces agents
du SNIP-ANI.
L ' avènement de la 3 è m e République doit restaurer le climat de confiance
devant exister entre les compatriotes de la diaspora et leurs racines dans
notre pays. La DGM se sent ainsi investi de cette mission de contacter tous
les fils et les filles de la RDC éparpillés à travers le monde pour que leurs
traces ne se perdent pas. La banque des données que la DGM entend
mettre sur pied consiste à répertorier de façon systématique tous nos
compatriotes vivant à l'étranger et préciser ce qu'ils y font. Elle permettra
aussi, après connaissance de leur situation, de faire des propositions
concrètes sur le marché national de l'emploi.
Ainsi, chaque fois qu'un investisseur d ébarque en RDC, il entrera en contact avec
le Directeur Central de l ' Emigration pour examen approfondi de
l'organigramme de la société qu'il entend créer afin de pouvoir associer,
selon les compétences requises, quelques compatriotes de la diaspora.
Si donc un investisseur anglais crée 60 emplois dont 10 pour cadres
expatriés, la Direction Générale de Migration (DGM) proposera que dans
pareil cas, il engage, parmi les 10 expatriés, 3 congolais de la diaspora
avec les mêmes avantages que les 7 autres expatriés.
Bref, chaque fois qu'un investisseur étranger débarque pour créer des
emplois, il lui sera proposé d'engager quelques cerveaux congolais sous
employés à l'étranger. La banque des données des congolais de lu diaspora
sera la clé de contact entre les étrangers vivant en RDC, les Congolais de la
diaspora nous permettra de créer une dynamique sociale dans cette phase
de reconstruction na-
La Direction Générale de Migration (DGM) entend pourvoir de hauts cadres
dans la conception de grandes lignes de cette Direction Centrale de
18
l'Emigration afin que tous les objectifs soient atteints dans la satisfaction
générale (nationaux et étrangers). De même aussi, la Direction Centrale de
l'Emigration disposera d'un centre d'information et de documentation pour
les congolais désirant se rendre à l'étranger afin de leur faciliter les
formalités de voyage.
Ce centre d'informations et de documentation sur les pays étrangers fournira
aux compatriotes Mates émigrants des renseignements ponctuels sur tous
les pays du monde. Là encore, la Direction Générale de Migration (DGM)
entend orienter les compatriotes émigrants tout en les encourageant de
revenir travailler en RDC où ils seront mieux que partout ailleurs.
La Direction Centrale de l'Emigration sera constituée d'une division qui
s'occupera des congolais ayant opté pour d'autres nationalités. Pour les
ramener davantage à leurs racines, la Direction Générale de Migration
(DGM) compte instaurer deux types de carte de séjour pour ces étrangers
d'origine congolaise. Nombreux de nos compatriotes ont choisi d'acquérir
d'autres nationalités soit par alliance, par naissance ou même par simple
naturalisation. N'importe comment, ils restent toujours fils de ce pays et, ipso
facto, ont le droit d'y résider au même titre que ceux restés fidèles à la
nationalité congolaise.
Voilà pourquoi, la Direction Centrale de l ' Emigration disposera en son sein
de la Division "Réinsertion Nationale" qui jouera le rôle de trait d'union entre
les congolais étrangers et leurs sources.
La Carte de séjour orange:
Ainsi, à leur arrivée dans les 8 jours qui suivront, ils obtiendront cette carte
d’une durée de 3ans renouvelable. Elle ser a g r a t u i t e , excepté la taxe
administrative qui ne dépassera pas les 20 Dollars US. Les époux et épouses
étrangers des congolais, ainsi que leurs enfants, bénéficieront eux aussi de
cette carte orange, tout en étant dispensés de visas pour la RDC durant
toute la période de sa validité.
La Carte de séjour verte:
Elle sera délivrée à tout congolais de nationalité étrangère qui entend
s'installer en RDC. Elle sera gratuite, taxe administrative exceptée. Le
détenteur de cette carte bénéficiera des mêmes avantages que les
congolais, de même aussi pour les membres directs de sa famille (enfants,
mari ou épouse). Ces deux cartes pour étrangers d'origine congolaise ont
pour objectif majeur l'élimination totale des pratiques de visa d'entrée et de
séjour en RDC pour cette catégorie des p ersonnes. Il est à noter que la
validité de la carte verte coïncidera avec celle du passeport du bénéficiaire.
L'objectif étant de le dispenser du visa d'entrée et de séjour en RDC et les
étrangers d'origine congolaise, qui n'auront pas sollicité la carte verte
seront d’offices assimilés aux étrangers vivant en RDC.
19
Chapitre 4 : La Politique d'accueil
En raison de l'insuffisante attention accordée dans l'accueil des étrangers,
l'information et l'orientation administrative des étrangers désirant séjourner en
RDC doivent être réalisées par l es dépliants et publications distribuées à
travers le monde par nos représentations diplomatiques, les agences des
migrations internationales; les agences de \/oyage et tourisme; des
compagnies aériennes, maritimes et autres. Ils vont faire véhiculer
l'information sur les conditions d'octroi des visas, d'admission au séjour,
conditions d'accès à la nationalité.
Comment les étrangers s'installeront en RDC?
C'est le titre de séjour obtenu qui déterminera l'enthousiasme de cet accueil
que nous voulons chaleureux envers les étrangers qui apprendront à
considérer la RDC officiellement comme leur seconde patrie.
Les Titres de séjour
1. Titre de séjour temporaire
Sera octroyé à tout étranger candidat à un long séjour en RDC dans le cadre
de son développement socio - économique. D'une validité d'une année, il
sera obtenu après avoir rempli respectueusement le formulaire conçu à cette
fin.
Le bénéficiaire de ce titre aura le droit d'exercer temporairement toute
activité concourant au développement socio-économique de la RDC, pour le
bien-être de l'ensemble de la communauté humaine sans distinction raciale.
Le détenteur de ce titre aura droit à un visa de sortie retour correspondant à
sa validité pour plusieurs voyages. De même, Il doit s'acquitter des taxes
d'exercice des activités socio- économico professionnelles comme les
nationaux. Donc il n’y aura pas de suppléments de taxes jadis réservées aux
étrangers. Si le détenteur de ce titre s'affirme dans ses activités
officiellement, il obtiendra un titre de long séjour ou à durée indéterminée
suivant son affirmation en RDC.
a. Titre de 5ans
-- payer régulièrement des taxes administratives au même titre que les
nationaux
sur l'exercice de ses activités
− présenter la liste de paie de ses employés
− présenter le contrat d'habitation de sa résidence
− présenter le certificat communal de résidence
b. Titre de 10 ans
− avoir créé au moins vingt postes de travail aux congolais
− mêmes conditions que celui de cinq (5) ans.
20
c. Titre à durée indéterminée
- avoir créé plus de trente (30) postes de travail aux congolais
- mêmes conditions que ceux de cinq et dix ans
Il est à noter que ces trois titres de séjour seront octroyés dans le cadre de
regroupement familial (Époux ou épouse + enfants mineurs) avec droit de
travail et d'étude.
3) Titre de séjour du travail trois (3) ans
Celui-ci sera octroyé à tout étranger ayant un contrat de travail en RDC
après avoir obtenu sa carte du travail pendant le séjour temporaire en
remplissant les conditions suivantes :
− présenter le contrat du travail
− présenter le bulletin de paie
− présenter le contrat d ' habitation de sa résidence
− présenter le certificat communal de résidence
− présenter la carte de travail
Ce titre autorise le regroupement familial (Epoux ou épouse + enfants
mineurs) avec droit au travail et étude.
L'employé immigré ayant un contrat de travail, en cas de mise en chômage,
son titre de séjour restera valable jusqu'à l'expiration en justifiant des
moyens nécessaires de subsistance.
Si il a des moyens de créer des emplois dans une autre activité productrice
personnelle, il n’aura qu’à remplir les conditions du titre de long séjour (de 3
à 10 ans).
Il faut noter que la carte de travail est une autorisation qui s'obtient même
sans travail et permettra au détenteur de changer d'employeur.
4)Titre de séjour ordinaire (3 ans)
Sera octroyé à tout étranger s'installant en RDC dans les petites activités
employant de 2 à 4 congolais. Les conditions d'obtention sont les mêmes avec
les titres de cinq (5) et dix (10) ans, mais en y ajoutant la prise en charge du
sponsor en RDC.
Lorsqu'il s'agit:
∗ d'un congolais (RDC):
− preuve des moyens de son revenu
− contrat de bail ou de propriété
− profession et fonction
− Adresse de résidence
∗ d'un immigré
Mêmes conditions que le congolais, mais en ajoutant la preuve d'un séjour
régulier en RDC (n°du visa d'établissement ou du titre de séjour, date de
délivrance et la date d'expiration). Le bénéficiaire de ce visa peut obtenir sur
demande un visa de 5 ans, si il a réussit de créer plus de 5 postes de travail
21
aux congolais pendant la validité de son visa ordinaire, et ayant son propre
domicile dans le commune de sa résidence. Il est à noter que ce titre de
séjour sera octroyé également dans le cadre de regroupement familial (mari
ou épouse + les enfants mineurs) avec droit de travailler et d'étudier
5) Titre de séjour pour Etude
Ce titre sera octroyé à tout étudiant étranger présentant :
− un bulletin d ' inscription dans une institution d ' enseignement (primaire,
secondaire, supérieur ou université de la R.D.C)
− prouver les moyens de subsistance + soins médicaux en R.D.C
− remplir soigneusement le formulaire d'obtention de titre de séjour.
Il faut noter que ce titre de séjour est renouvelable annuellement pour les
mêmes conditions qu'en son obtention.
6) Titre de séjour pour missionnaire
Sera octroyé à tout étranger qui s'installe dans le but d'exercer les activités
socio-religieuses et pastorales en RDC. Celui-ci s'obtiendra en 3 phases :
- Titre temporaire (1 année)
− présenter la lettre de transfert de son chef de congrégation dans le pays
d'origine ou de résidence avant de venir en RDC
− présenter la lettre du chef de sa congrégation en RDC
− remplir respectueusement le formulaire de demande de titre de séjour
missionnaire.
- Titre de séjour missionnaire (5 ans)
Celui-ci s'obtiendra qu'après s'être affirmé pendant la période temporaire.
Titre de séjour missionnaire permanent
Celui-ci s'obtiendra lors du renouvellement du titre de 5 ans et sur demande
de sa congrégation.
NB: Tout étudiant missionnaire étranger qui obtientle t i tre de
sa formation religieuse en RDC et qui exerce son ministère dans le territoire
national et uniquement sur demande du chef de sa congrégation, obtiendra le
titre de séjour a durée indéterminée (permanent).
7) Titre de séjour naissance
Tout enfant étranger né en RDC obtiendra gratuitement le titre de séjour
permanent dès la naissance quel que soit le type de titre de séjour de ses
parents.
8) Titre de séjour retraité
Tout étranger ayant obtenu sa retraite en RDC. Après avoir réalisé des
22
loyaux services dans le secteur d'Etat ou privé, et désirant y rester, obtiendra
gratuitement ce titre de séjour à durée indéterminée, excepté les frais
administratifs d'environ 20 Dollars. Condition: fournir les moyens de
subsistance.
NB: Peut également obtenir ce titre de séjour, tout étranger retraité dans son
pays d'origine, mais qui venait régulièrement passer ses vacances en RDC
avant sa retraite. Condition: fournir les moyens de subsistance.
9) Titre de séjour spécial
Ce titre sera octroyé aux étrangers qui pendant la période temporaire ou de
long séjour, deviennent des propriétaires de terrains et exerçant des activités
agroalimentaires (usine de conserverie alimentaire, laitière, agriculture);
artisanale (fabrique artisanale, moderne de chaussures, d'habillement, des
sacs de voyage, etc.); sanitaire (hôpitaux et centre de santé): construction
(construction d'habitation à loyer modéré et d ' utilisation publique), sera
également octroyé à tout étranger créant plus de 50 postes d'emplois aux
congolais dans n ' importe quel secteur d ' activité productrice. Le titre de séjour
spécial s'obtiendra gratuitement, excepté les frais administratifs ne
dépassant pas 50$ US et d'une durée indéterminée (per m a n e n t e )
Ce titre de séjour sera octroyé en priorité aux étrangers s'installant à
l'intérieur du pays. Les membres de leurs familles (mari, épouse, enfants, frères
et soeurs adultes) bénéficieront de ce titre sur demande du chef de
l'entreprise, ainsi ils auront droit de soutenir l'accomplissement fructueux de
leur production en oeuvrant en son sein.
D'autre part, la Direction Générale de Migration doit fonctionner à la fois
comme l'avocat des étrangers produc t eurs du bien-être en RDC ; Veiller à
leur sécurité en supprimant totalement toutes les sources des tracasseries
administratives, policières et autres de l'héritage honteux et malheureux de la
2 6 m e République.
-Visa de confiance
Ce visa sera le trait d'union historique entre les congolais et tous les
étrangers ayant vécu au Congo-belge jusqu'au 30 juin 1960, et ceux qui sont
restés courageusement jusqu'en 1973, année par laquelle Mobutu et son
gang public avaient opéré le plus grand hold-up du siècle passé contre les
étrangers qui avaient construit économiquement l ' ex-Congo-Belge depuis sa
création.
En posant cet acte, Mobutu et son groupe avaient détruit l'avenir de la nation
indépendante congolaise, de son peuple et celui de nombreux étrangers.
Notre peuple et les étrangers immigrés au Congo-Belge doivent se souvenir
du passé colonial, cette phase historique a fait des congolais des hommes
modernes dans le monde. Les erreurs doivent être corrigées et évitées : plus
particulièrement celle de ne pas octroyer la nationalité congolaise à la masse
migratoire coloniale venue monde entier pour l'édification de ces 2.345.000
Km2 d'une partie de la terre africaine, appelée à la fois Congo-belge, devenu
23
indépendant et baptisé Zaïre par Mobutu.
Pour ce pays redevenu RDC, depuis le 17 mai 1997, les étrangers migrants
venus du monde entier et la main-d'oeuvre congolaise ont le noble devoir de
corriger les erreurs des colonisateurs, de l'indépendance et du hold-up opéré
par le gang Mobutu en 1973.
C'est la raison d'être de ce visa de confiance. Ce visa doit être la voie légale
pour se souvenir de la belle époque où les congolais bénéficiaient du bien-
être dans les domaines de l'alimentation, de l'enseignement, de la santé, de
l'habitation, etc. Ce visa sera octroyé à tous les étrangers qui ont participé à
l'édification de ce qui était le pays au début de la colonisation jusqu'en 1973 et
même à ceux qui ont quitté notre pays suite aux malheureux pillages des
années 90.
Tous les descendants de cette catégorie d'étrangers bénéficieront de ce type
de visa, même s'ils ne sont pas nés au Congo, il suffira d'en présenter les
preuves (documents ou photos et autres).
D'une validité d ' une année et plusieurs entrées, il sera gratuit, excepté une
taxe administrative d'environ 20$ US. A chaque voyage, ils circuleront
librement dans l'ensemble du territoire construit par nos ancêtres sans dis-
tinction de couleur de la peau.
Tous les bénéficiaires de ce visa qui auront découvert le réalisme de l'époque
dans le bien-être commun, et la réalité de ce qui est devenu leurs biens
spoliés, et détruits par les méchants acquéreurs Zaïrois, suite au hold-up de
1973. Ceux qui manifesteront le désir de refaire leur vie dans le pays bâti par
leurs ancêtres et les nôtres, introduiront une demande de rétrocession de leurs
biens auprès de l'Office des Biens Mal acquis (OBMA).
La Direction Générale de Migration (DGM) à la fois clé de développement
socio-économique de la RDC, proposera des projets très ambitieux pour que
le gouvernement ou le parlement puisse doter notre pays délabré, des règles
justes en matière du mouvement migratoire, créateur d'emplois et du bien-
être. Le Congo-belge en était un exemple éloquent.
La Direction Générale de Migration (DGM) créera un climat d e c o n c o r d e
e n t r e l e s s p o l i é s b i e n f a i t e u r s d ’ h i e r e t l e s a c q u é r e u r s destructeurs
zairois au gang Mobutu, car nous ne pouvons plus continuer en ces temps
moderne de vivre impuissant devant la prolifération des entreprises en faillite
et en ruine qui avaient fait à une période de l'histoire la fierté de
développement de notre pays.
Le Congo-belge et le Congo indépendant jusqu'en 1973, étaient des grands
exportateurs de nombreux produits naturels et finis de ce qui est appelé
encore aujourd'hui le pays du scandale naturel agro forestier et néologique.
Accès à la nationalité est un droit universel.
Oui est Congolais et qui le deviendra ?
Les congolais nés congolais depuis leur existence, donc issus de toutes les
24
tribus existantes depuis l ' Unité nationale établie par la conférence de Berlin
en 1885, donc de père
2. Tout celui qui est né de père ou de mère d'origine étrangère. La double
nationalité à la naissance ne peut pas souffrir d'acceptation dans notre pays.
Que l'on soit né de père australien et mère congolaise, on devient
automatiquement congolais sans aucune procédure, de même si on est né
de père congolais et mère Norvégienne. Cette catégorie des congolais peut
détenir des passeports de leur double nationalité dignement.
3. Tout enfant né en RDC de père et mère étranger, est congolais. Il peut
bénéficier de la nationalité d'origine de ses parents et détenir des
passeports de leur double nationalité dignement. Tous les étrangers nés au
Congo belge deviennent congolais sur la simple d e m a n d e écrite avec
preuve, et ils seront libres de conserver la double nationalité.
4. Tout étranger ayant rempli les conditions de long séjour et propriétaire
terrien avec habitation construite par lui devient congolais sur simple
demande écrite après 10 ans de séjour sans interruption.
Quels sont les devoirs des congolais à double nationalité?
- Les congolais à double nationalité seront libres de participer à n'importe
quelle activité productrice socio-économique en RDC dans les mêmes
conditions que ceux ayant l'unique nationalité congolaise.
- Ils pourront exercer les fonctions administratives dans la fonction
publique et les fonctions municipales à tous les niveaux après avoir été
élus dans leurs juridictions administratives: province, district, territoire,
commune et localité. C'est-à-dire ils pourront devenir gouverneur,
commissaire de district administrateur du territoire, bourgmestre de
commune et chef de localité.
− Ils pourront participer à toutes l e s activités politiques des partis de
leur choix en RDC au niveau des membres et faire autres fonctions
internes.
Quels sont les devoirs des Congolais d'origine étrangère ayant renoncé
entièrement à sa nationalité d'origine ?
− Ils pourront participer à toutes les activités politiques de
leur choix et à tous les niveaux : créer leurs partis politiques
− Etre candidat dans toutes les élections politiques pour
devenir député ou sénateur.
−Exercer les hautes fonctions politiques jusqu'au niveau du Premier
Ministre.
−Exercer les hautes fonctions dans l'armée, la police et la sécurité d'Etat.
−Exercer les hautes fonctions dans la magistrature.
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Quel est le devoir commun de tous tes Congolais d'origine
étrangère ?
Tout congolais ou toute congolaise d'origine entièrement étrangère doit
opter obligatoirement pour l'appartenance à une tribu congolaise de son
choix. Ainsi, il aura une province, un district, un territoire, une commune,
une localité ou village reconnu par l'administration du territoire de la RDC.
NB. Le couple congolais d'origine entièrement étrangère (mari et épouse)
optera librement pour sa tribu congolaise ou les deux une seule tribu de leur
choix commun. Les enfants nés de ce couple seront automatiquement de coutume
optée par leurs parents.
Qui d'origine étrangère ne deviendra pas congolais dans des conditions
décrites dans ce projet?
La RDC partage les frontières avec 9 pays voisins dont l'histoire commune
ethnique, tribale et autres est très significative. Nos voisins frontaliers sont
nos frères, mais leur mouvement migratoire en RDC sera rigoureusement
contrôlé dans la courtoisie sans porter préjudice aux étrangers
commerciaux directs. Ainsi,ils seront soumis a des conditions très
exceptionnelles pour acquérir la nationalité congolaise.
A titre d'exemple un azande du Soudan qui veut opter la nationalité
congolaise après avoir rempli les conditions requises à tous les étrangers, ne
doit pas s'installer dans les provinces de l'Equateur et Orientale.
Cette catégorie de congolais pourra s'installer avec ses activités
p ro d u c t rice s dans le Bas-Congo, le Katanga, le Maniema, les Kasai en
optant à l'une des tribus de ces provinces. Leur nombre sera déterminé par
les administrations provinciales des services de migrations ensemble aux
administrations provinciales de la territoriale. Ces conditions ne seront
nullement considérées comme une discrimination, mais un souhait de paix
très durable tant que ce monde existera, écartant toute forme de confusion
ethnique, tribale et clanique le long de nos frontières terrestres, lacustres,
fluviales et m a rit ime.
26
Chapitre 5 : La politique migratoire à travers les provinces
L'administration provinciale (gouvernorat) doit disposer d'une personnalité
distincte de celle du gouvernement central, c'est-à-dire avoir en son sein un
support de réflexion en totale collaboration avec la Direction Générale de la
DGM pour harmoniser le besoin de nouveaux résidents étrangers dans sa
juridiction, de même pour les nationaux se déplaçant d'une des emplois.
Cas des étrangers
Avoir la vision de l'avenir sans un regard objectif du passé est un exercice très
difficile pour le développement de n'importe quel coin de notre monde. La
RDC a un passé de développement très positif, donc des références
économico-migratoires coloniales de nos 6 provinces de l'époque, sont des
richesses non négligeables pour la reconstruction nationale.
A titre illustratif (Congo-Belge) (*)
Provinces Superficie/K Population Population congolaise
'
léopoldville 363.000 33.641 3.024.000
Equateur 403.293 6.224 1.723.449
Orientale 504.037 16.459 2.347.745
Kivu 256.570 13.756 2.112.477
Katanga 496.965 34.936 1.561.344
Kasaï 321.535 8.360 2.074.457
Total 2.345.400 113.375 12.843.574
4ème
(*) source : guide du voyageur, In for Congo, édition, 1958.
Au regard du passé, les administrations provinciales (gouvernorats) et les
divisions provinciales des études de la Direction Générale de Migration
(DGM) doivent fonctionner en parfaite collaboration permettant aux
gouverneurs des provinces d'élaborer des arrêtés économico migratoires
provinciaux pour leurs développements.
Les divisions provinciales des études de la Direction Générale de Migrations
être informées régulièrement des activités économico-industrielles relevant
des mouvements migratoires étrangers dans l'exploitation et production de
toutes nos ressources naturelles (agricole-forestière et minière). Ceci
permettra à la Direction Générale de Migration (DGM) provinciale de
conseiller chaque Gouverneur selon l'importance économique de son entité
administrative, d'avoir un regard positif envers les différents ressortissants
étrangers dans sa juridiction.
A titre d'exemple : l'immigré italien peut être très positif dans l'exploitation du
bois dans l'Equateur, et un grand producteur de l'huile de palme dans le Bas-
27
Congo. Le Grec peut être un grand producteur de café dans la province
orientale et un bon éleveur de bovins dans le Bandundu.
Le Portugais peut être un grand planteur d'elaeis dans le Maniema, et un
grand cultivateur d'haricot dans le Nord-Kivu. L'Ouest africain peut être un
grand planteur d'arachides dans La province de Kinshasa, et un bon éleveur
de moutons dans le Katanga.
Le Belge peut être un bon exploitant des pierres précieuses dans n'importe
quel coin de notre pays, comme le vietnamien exploitant de rizière aux
bords de nos nombreux cours d'eaux. Bref, l'immigration de développement
est un art qui unit les diverses communautés des peuples sans distinction
raciale à accomplir le bien-être commun à l'intérieur d'un pays donné.
Contrairement à l'immigration d'hier, celle de la 2eme République qui a
contribué à la grande marche vers le sous-développement de notre pays, car
les services d'Immigration dans les provinces se voyaient au-dessus des
gouverneurs provinciaux.
La 3 éme République est la plus grande occasion de notre peuple de donner i.
sens juste de , ser v ices d'i mmigration de développement sur toute l’étendue
.Désormais les
Directions provinciales de la DGM doivent être des grands supports
d'orientation migratoire unissant les hauts responsables provinciaux
(gouverneurs) à la préférence migratoire des étrangers, car la RDC a
grandement besoin d'esprit de créativité étrangère dans la gestion de nos
potentialités naturelles comme autrefois.
Les asiatiques (pakistanais, indiens) et certains arabes sont très spécialisés
dans les activités commerciales de proximité avec toutes les couches
sociales d'un pays. En RDC, leur présence migratoire dans l'import-export
doit servir une grande école des futurs petits et moyens commerces
manufacturés.
Par contre que les japonais, les coréens et les chinois sont très importants
dans la réalisation des petites et moyennes industries de production
manufacturée à partir des produits naturels locaux d'un pays à la recherche
de développement.
La relance du mouvement migratoire étranger en RDC à travers sa
dimension continentale, doit devenir un facteur de confiance avec notre
peuple qui réellement a besoin d'apprendre la bonne gestion des affaires
dans la concorde avec les autres peuples ayant beaucoup d'expérience et
l'honnêteté en la matière. Ainsi, la RDC Terre d'Avenir pour Tous c'est-à-dire
les congolais à travers leur mouvement migratoire national, doivent devenir
également des hommes des créativités dans tous les secteurs du
développement.
28
La Migration nationale .
En ce qui concerne le mouvement migratoire des nationaux sur toute
l'étendue du territoire national, les Directions provinciales de la DGM doivent
jouer le rôle de premier plan ensemble aux administrations provinciales du
ministère du travail et de plan prévoyance Sociale, des travaux publics,de
l’industrie et de l’agriculture,gérés par les Gouverneurs des provinces.
Chaque province doit avoir un centre d'orientation de main d'oeuvre (COMO),
dont la Direction provinciale de la Direction Générale de Migration (DGM)
sera la banque des données sur les besoins des travailleurs qualifiés et non
qualifiés.
Tout congolais travailleur ou chômeur doit être enregistré à la division
migratoire nationale de la Direction provinciale de la DGM de sa résidence, et
obtiendra une carte de stabilité migratoire (CSM) après avoir rempli une fiche
d'application en 5 exemplaires (voir aux annexes), Une copie de la fiche sera
transmise à la Direction centrale de mouvement migratoire national pour
enregistrement .
La carte de stabilité migratoire (CSM) sera exigée à toute demande d’emploi
ou engagement sur l’ensemble du territoire national, ceci permettra un
contrôle très efficace de mouvement migratoire des nationaux à travers le
pays, et surtout être en connaissance des différents besoins en main d'oeuvre
de chaque province. Ainsi, la DGM parviendra à organiser l'orientation des
congolais dans le marché d'emploi national sur toute l'étendue du territoire
national, car il y aura en son sein une division d'enregistrement industriel des
petites et moyennes entreprises. Les contacts entre la Direction Générale de
Migration (DGM) et les Ministères du Travail, de l'Industrie, des Travaux
publics et de l'Agriculture seront très permanents.
Bref, le service de migration d'un pays aux dimensions continentales est une
grande sécurité publique de l’Etat et un support important du gouvernement
dans la prévention du chômage incontrôlé qui est en fait la grande source de
l'insécurité publique d'une nation.
Délivrance des passeports ordinaires
Le Développement de la RDC par la Direction Générale de Migration (DGM),
c'est aussi se conformer aux usages universels sur les méthodes
d'identification des personnes car ceci est une pratique de la sécurité
publique de tous les pays du monde. Dans plus de 98%, c'est le Ministère de
l'intérieur qui a la gestion de la délivrance des passeports ordinaires, car
c'est lui qui a le contrôle physique de la population.
Le passeport ordinaire est une carte d'identité nationale permettant à chaque
citoyen du monde de se déplacer pour d'autres pays, donc, effectuer des
voyages internationaux. On ne délivre pas ce document à la classe
délinquante d'un pays. Ceci veut dire, ce document doit être délivré avec un
29
maximum de sûreté et de sécurité. En RDC, la DGM doit gérer ce secteur qui
garantit la sécurité de l'Etat.
Kinshasa, notre capitale où la demande des passeports ordinaires demeure
très forte, est une agglomération pas moins de 8.000.000 d'habitants,
éparpillés à travers ses 24 communes, avec une moyenne de 330.000
habitants par commune.
Katanga, Kinshasa, les grandes villes et autres centres importants, de même
que l'Equateur, le Bandundu, les Kivu, les deux Kasaï, le Bas-Congo, le
Maniema et la Province orientale en sont une illustration d'environ
60.000.000 d'habitants ou plus.
Ceci étant, par la dimension continentale de notre pays, tous les congolais
ne doivent pas se déplacer jusqu'à Kinshasa pour obtenir le passeport
ordinaire. La modalité actuelle de d é l i v r a n c e du d it passeport est une
preuve de sous développement et ceci étonne le monde enlier dans ce 21è me
siècle
Pour toutes ces raisons, la Direction Générale de Migration (DGM) a
l'urgence d e mettre en plac e une modalité efficace doublée de sûreté et de
sécurité dans la délivrance des passeports ordinaires sur toute l'étendue du
territoire nationale en association avec nos administrations territoriales
(localités, quartiers et communes).
Ces entités administratives territoriales constituent la sûreté publique à la
base tandis que la charge de la sécurité publique en la matière revient à la
Direction Générale de Migration (DGM). Désormais, les passeports seront
délivrés avec un maximum de sécurité.
30
Chapitre 6: Le sol congolais et ses milliards de Dollars
La RDC est une illustration d'un vaste territoire de 2.345.00C Km, soit environ
80 fois la superficie de la Belgique (30.50C Km') ou 4 fois celle de la France
ou encore 8 fois celle de l'Italie.
Ce vaste territoire est composé de 11 provinces, alors que l’Italie en a environ
80.La grande difficulté éprouvée pour la bonne gestion de nos nombreuses
ressources naturelles, vient avant tout de la mauvaise répartition
administrative territoriale.
L'espoir pour l'avenir de notre pays repose sur la connaissance de son histoire
qui ne doit pas nous échapper, sur celle de la gestion de son passé dont nous
connaissons toutes les périodes essentielles: une bonne partie du
développement socio-économique du Congo-Belge, l'indépendance et ses
conséquences jusqu'au 24 novembre 1965, de celte date à laminée
destructrice 1973 et ses conséquences jusqu'à ce jour.
Nous pouvons tout simplement en déduire que la RDC, comparé à un être
humain, est en train d'offrir le spectacle le plus désolant de la planète terre,
c'est-à-dire celui du développement de sous-développement. Tandis que Ia
RDC comme sources d'immenses potentialités ou richesses naturelles jouit de
son innocence et a énormément besoin de se faire exploiter pour le bien-être
de l'humanité sans distinction sociale.
Et voilà ce Congo-Belge
Je me souviens de ce magnifique tableau de l'époque coloniale pour y avoir
vécu. Certains membres de ma génération sont morts et d'autres sont
encore vivants pour plusieurs années encore, de même que beaucoup de
nos grands frères, parents et quelques uns de nos grands parents sont
encore en vie.
Le regret ou mieux l'inquiétude en est que cette belle référence est très
inconnue de la mémoire collective de nos enfants, belle référence que nous
avons le devoir sacré de conserver grâce à l'instruction moderne que nous
avons acquise et que nous acquérons toujours par nos multiples voyages à
travers le moins.
Énumérer toutes les riche s ses minérales que contient ce vaste territoire de
2.345.000km2 serait un profond délit que de prétendre ainsi préfigurer
l'avenir de la RDC et celui de toute l' h u ma n ité . Toutefois, je peux tout
simplement soutenir qu'aujourd'hui comme dans le passé, presque dans
chaque avion de ce monde, il y a toujours des mélanges des produits
minéraux qui proviennent de notre sol et sous-sol, de même dans toute sorte
de navire, train, véhicule, télévision, appareil téléphonique, et même dans
l'industrie d'armement dont le plus triste souvenir sont les deux (2) bombes
atomiques larguées au Japon lors de la deuxième guerre mondiale par les
Américains à base de l'uranium congolais.
31
Bref, le développement technologique de ce monde repose aussi sur la
grande potentialité des richesses naturelles de la RDC, car il n'y a rien qui
manque aux Congolais sauf d'être à jour.
Comme déjà dit ; les richesses congolaises sont nombreuses dans les forêts,
savanes, steppes, le bassin du majestueux fleuve Congo et ses nombreux
affluents, les gaz lacustres et que sais-je encore — Dans les grumes se
trouvant derrière nos villages, très curieusement, nous manquons de lits,
chaises, armoires et tant d'autres biens dérivés du bois.
Au 30 juin 1960: Quelques données agricoles
− la production de l'huile de palme a été évaluée de 237.079 tonnes plaçant
le Congo-Belge au rang mondial, et celle de plusieurs milliers d'autres
tonnes de ses dérivés comme huile de palmistes tourteaux de palmistes et
les noix palmistes. Il y avait au moins 500 huileries dans cet ex-pays
développe de l'Afrique centrale ,
− plus d e 1 2 0 . 0 0 0 ha de plantations de café qui produisaient environ
45.000 tonnes;
− environ 22.000 ha de culture du cacaoyer pour 4.000 tonnes de cacao;
− 80.000 ha d'hévéa pour 35.000 tonnes de caoutchouc ;
− 2.000 tonnes de quinquina étaient cultivées sur environ 5.000 ha;
− plus de 3.000 tonnes de pyrèthre cultivés sur environ 4.000 ha;
− le théier produisa i t 900 tonnes sur environ 3.000 ha .
− la production de la canne à sucre était de 18.000 tonnes sur environ
3.000 ha;
− la superficie plantée de coton était de 350.000 ha environ pour 43.000
tonnes de coton, 2.500 tonnes de déchets de coton, 7.000 tonnes d'huile
de coton et 24.000 tonnes de tourteaux de coton;
− le copal est une résine solidifiée provenant de grands arbres aux abords
des cours d'eau et dans les forêts marécageuses; son exploitation était de
7.500 tonnes;
− le sisal venu de l'Amérique centrale: le Congo-Belge produisait 433
tonnes sur 1.400 ha;
La culture vivrière était très prospère : le riz vient de l'Asie, 130.000 tonnes
étaient exploitées sur 168.000 ha environ ;190.000 tonnes d'arachide étaient
produites sur 300.000 ha, tandis que la production de son huile était de 9.000
tonnes et celle de ses tourteaux estimée à 12.0000 tonnes ; le maïs exploité
sur environ 347.000 ha produisait 310.000 tonnes ; le manioc planté
sur630.000 ha produisait 7.500.000 tonnes ; les bananeraies couvraient
250.000 ha pour une production d'environ 1.700.000 tonnes de bananes ;
toute sorte de légume était produite dans l'Ituri et le Nord-Kivu jusqu'à leur
expédition par avion vers Léopoldville, de même que des millions de tonnes de
fruits de tout genre étaient produits dans l'ensemble du Congo-Belge.
L’élevage : était très développé ou C o n g o - B e l g e avec plus de 1.000.000
de têtes de bœuf et vaches laitières avec ses dizaines de millions de litres
de lait frais naturel qu'ils produisaient dans l'Ituri, le Nord-Kivu, le Bas-Congo
et le Katanga ; plus de 500.000 porcs ; les volailles n'en parlons pas ;
32
La pêche : maritime le long de notre petite côte atlantique, elle offrait plus de
4.000 tonnes de poisson frais au Congo-Belge, tandis que la pêche lacustre,
fluviale et ses nombreux affluents produisaient plus de 150.000 tonnes ; il
existait plus de 100.000 étangs sur une superficie d'environ 4.000 ha pour
une scandaleuse production de tilapia dont le tonnage était incalculable ;
La chasse : les produits de la chasse indigène et européenne étaient d'un
scandale inédit par la diversité de la grande faune congolaise avec ses
nombreux types d'antilope, buffle, éléphant, sanglier, singe, oiseau, etc.
Les mines : c'était le plus puissant facteur de la prospérité du Congo-Belge,
car partout où elles étaient exploitées, elles ont favorisé le développement des
voies de communication, la création des entreprises agricoles, d'élevage et
d'industries annexes, de nombreuses belles villes, centres importants et villages
modernes avec des écoles et des hôpitaux . Signalons en passant qu'il y avait
au Congo-Belge jusque quelque temps après l'indépendance : environ 750
industries minières et métallurgiques ; 8.500 exploitations et industries
agricoles dont 4.500 plantations ; 1.400 exploitations d'élevage ; 1.200 industries
forestières et coupe de bois ; 437 industries de traitement de café ; 120
industries de traitement de caoutchouc ; 500 huileries ; 350 minoteries ; 170
rizeries ; 825 industries mécaniques ; 2.880 industries de la construction et de
l'ameublement ; 615 briqueteries ; 4 cimenteries ; 65 fours à chaux ; 1.245
scieries ; 753 industries textiles ; 126 industries chimiques ; 1.820 industries
électriques, d'eau et d ' é n e r g i e , dont 132 centrales électriques et 75 de
distribution d'eau : 2 818 industries alimentaires et parmi elles 203 produisant
lait ,beurre et fromage,8 brasseries ; 41 fabricants de limonade et d’eaux
gazeuses ; 364 industries de la viande fumée ; 1.100 du poisson fumé.
Sur les 42.000 établissements commerciaux, industriels et agricoles recensés
au Congo-Belge quelques jours avant l'indépendance, 11.250 étaient belges,
14.500 appartenaient aux autres européens et asiatiques, 15.000
appartenaient aux autochtones et le reste aux divers ressortissants africains .
La RDC au début de l'an 2003
Avec ses 2.345.000km2 de superficie ; la population étrangères évaluée à
17.000 et la population congolaise à 60.000.000 pour les 11 provinces.
Les Industries, 42 ans après le 30 juin 1960
Sur le plan industriel, nous avons suffisamment exprimé notre grand regret
dans les deux premiers chapitres de cet ouvrage et encore davantage.
Toutefois, nous tenons à préciser que toutes les productions industrielles de
la RDC n'ont pas dégringolé, mais elles ont tout simplement disparu à travers
les mécanismes mis en place par la zaïrianisation honteuse de 1973.
Que faire aujourd'hui ?
C'est ici que les Congolais doivent réfléchir dans la voie de la réhabilitation de
33
nombreuses ressources de notre sol et sous-sol (2.345.000 Km2) devenus
curieusement presque inexistant.
Au lieu d'aller mendier indéfiniment des dettes qui, d'ailleurs, n apparieront
pas la solution au ma heur o u peuple causé par r égime Inhumain de la
2ème République nous avons le devoir sacre de revoir le p a s s e c o l o n i a l
pour pouvoir corriger ce triste passé mobutiste.
Ainsi, avec ses 2.345.000 Km 2 des forêts, savanes, steppes, montagnes,
plateaux, cours d'eau, faune, etc., la RDC doit s'ouvrir sur le marché
migratoire de terre le plus important dans notre monde actuel et qui fera de
l'humanité le plus bel exemple de l'intégration humaine sans distinction
raciale.
Marché migratoire de terres
Ceci signifie mettre à la disposition des Congolais et des étrangers un
ensemble de superficies ciblées et éparpillées sur toute l'étendue du territoire
national pour la vente libre à un taux (prix) très bas en vue de les rendre
acceptables. Nous pouvons observer que quand on survole à n'importe
quelle altitude vers n'importe quelle destination à partir de Kinshasa, de
Lubumbashi, de Matadi, de Kisangani, de Bukavu, de MbuJi Mayi, etc. pour
l'ensemble de l'intérieur du Congo Démocratique, c'est le vide inexploité qui
s'impose et le triste regard braqué sur ce qu'était hier le Congo-Belge
développé (un pays prospère).
C'est pourquoi nous devons proposer 45.000 Km 2 de superficie ciblée et
éparpillée sur toute l'étendue du territoire national au marché migratoire
pour un prix moyen d'environ entre 20 Cent et 10 dollars américain le mètre
carré (m 2 ) suivant l'emplacement. C'est-à-dire, par exemple : 45.000 Km 2 =
45.000.000.000 m 2 X 1$ US = 45.000.000.000$ US (45 milliards de dollars US).
L'acheteur
Tout être humain de bonne moralité est libre d'acquérir la superficie de son
choix dans un endroit où plusieurs selon son désir et son projet d'avenir.
Superficie achetée
Elle devient la propriété de l’acquéreur avec le droit d’exploitation du sol
et du sous-sol, c’est –à-dire celui d ériger tout ce qui est t utile au
développement socio-économique du lieu pour l'intérêt général de la
communauté. A titre d'exemple : si cette superficie est constituée des forêts
et eaux, l'exploitation forestière et de la pêche revient à l'acquéreur. A cet
effet, les bois exploités à partir de cette concession ne subiront aucune taxe
à l'égard de I'Etat Congolais.
Mais un droit de transit entre ce lieu d'exploitation et d'utilisation industrielle
où le port d'embarquement p our l'exportation sera imposé, car ce trajet
n'est pas une propriété privée. De même, des impôts seront fixés pour tous
les employés travaillant dans cette superficie selon la loi en vigueur en
RDC.
34
Droit annuel de terre
C'est une taxe foncière annuelle imposée à la propriété acquise par le
privé, et dont le montant sera l'équivalent de 2 centimes US le mètre carré
(m 2 ) aux environs des centres urbains et de 7 centimes US dans des zones
forestières, admettons une moyenne de 5 centimes US. Donc sur les
45.000.000.000 m 2 vendus à 45.000.000.000 dollars américains par exemple,
ce droit sera de l'ordre de 2.250.000.000 dollars américain. La gestion
rationnelle de ce revenu foncier annuel servira à l'amélioration des
conditions sociales des Congolais dans les domaines de santé,
enseignement, alimentation, habitat et la fonction publique, car en même
temps de nouveaux centres modernes seront construits par ces nombreux
acquéreurs terriens qui viendront certainement de loin avec d'autres
capitaux créant ainsi du travail qui résorbera le chômage.
Comment réaliser cet ambitieux projet?
Relire jalousement et régulièrement cet ouvrage "Le Développement de la
RDC par la Direction Générale d e Migration" , car notre pays a des atouts
pour être la Terre d'Avenir pour Tous (TAT); une nation accueillante qui doit
servir un jour de plus be au modèle d' int ég rat ion des hommes dans le monde.
si le racisme existe encore dans certains pays du monde que nous
connaissons, en tout cas la RDC à travers les expériences des autres et les
nôtres, nous-mêmes Congolais d'aujourd'hui sur ce qu'était hier le Congo-
Belge, a la possibilité incommensurable de préparer le meilleur avenir des
citoyens de demain pour des siècles infinis.
Cet exemple que nous souhaitons offrir dans le monde doit pouvoir créer
l'espoir sans frontière pour l'humanité toute entière sans distinction raciale;
raisons pour lesquelles le Bon Dieu se reposa dans notre pays avec plus de
80% d'échantillons de tous les produits qu'il a offerts à la planète terre. Par
son inspiration, la conférence de Berlin en 1885 n'était que pour concrétiser
nos limitations géographiques et juridiques terrestres. Le Roi Léopold Il de la
Belgique fut la matérialisation de ce projet divin. Malheureusement, la réalité
aujourd'hui est une autre chose. Ayons le courage de la réparer par une
politique rationnelle de la migration.
La gestion du marché migratoire de terre
Elle reviendra automatiquement au Ministère de l'Intérieur (Direction
Générale de Migration, DGM) en collaboration avec le Ministère des
Affaires Foncières, c'est ici qu'on parlera de cette Institution de I'Etat
comme génératrice des recettes pour le compte du Trésor public, car c'est
elle la conceptrice de l'orientation de la politique migratoire de la RDC.
Bref exemple
− les recettes de la vente seront versées directement à la Banque
Centrale du Congo par la Direction Centrale des Finances de la DGM;
− les recettes de la taxe annuelle de droit de terres seront versées dans
les succursales de la Banque Centrale des provinces pour le compte
35
des Gouvernorats;
− tout acheteur étranger d'une portion de terre congolaise qui n'est pas
résidant en RDC obtiendra le visa permanent gratuitement;
− un visa sera mis en place (visa d'achat de terre) et s'obtiendra
gratuitement auprès de la DGM pour une validité de 12 mois avec droit
de libre circulation sur toute l'étendue du territoire national. Ceci
permettra au futur acquéreur de choisir le lieu de sa c o n v e n a n c e ;
− tout étranger détenteur d'un visa d'établissement en RDC accèdera à
ce marché sans aucune autre formalité migratoire. S'il n'est pas
détenteur d'un visa permanent, il l'obtiendra gratuitement après l'achat
de terre.
- les Congolais s'adresseront directement à la DGM ;
Les acquéreurs terriens (Congolais et étrangers) seront exemptés des taxes
douanières à l'exportation et à l'importation de tous leurs produits .
36
Chapitre 7 : L'apport de la Direction Générale de Migration
à la douane
La dynamique de là Direction Générale de Migration (DGM) ne se limite pas
seulement aux mouvements migratoires humains, mais pour leurs biens
également. C'est pourquoi l'immigration ` dans un pays à la recherche d e
son développement doit s'adapter à la variation économique nationale par
l'heure actuelle.
Notre pays doit réaliser l'ouverture de la grande porte de l'importation la
moins coûteuse de l'Afrique si pas du monde, ceci fera de la RDC un modèle
de développement. Nous avons le noble devoir de préparer la jeunesse
congolaise à la bonne gestion de leur développement ensemble avec le
reste du monde dans la concorde et franche collaboration migratoire en
corrigeant les erreurs de 41 ans du néocolonialisme mobutiste qui n'avait
qu'enrichi un petit groupe d'égoïstes jusqu'à ce jour. Quand on aime
réellement son pays et son peuple, l'intérêt national doit être à la portée de
l'ensemble de ses habitants sans distinction des classes en associant les
autres Communautés.
La douane du Congo Belge au Zaïre
Nous n'avons aucune référence pré-coloniale dans ce domaine. Le système
d'entrée des recettes dans le trésor public n'existait pas. Entre nos villages
de l'époque, de nombreux marchés hebdomadaires, mensuels, etc. se
constituaient, car il n'y avait aucune barrière douanière, malgré les
frontières linguistiques. De ce fait, nos ancêtres ne connaissaient pas
l'inflation et surtout qu'ils ne pouvaient pas élaborer des calculs budgétaires
comme de nos jours. C'est la diminution de la production des produits
agricoles, de chasses, de pêches, etc. très souvent liée aux saisons
climatiques qui créait des périodes de pénuries, toutefois il y avait des
grandes garanties des réserves alimentaires dans tous les villages congolais
de cette époque-là.
Les présences arabe et européenne
Dans son ensemble, les villages de l'Est (partie orientale) constituaient un
vaste marché économique contrôlé par les arabes qui avaient déjà une
longue expérience dans le commerce. A cette époque-là, ce marché était
dominé par l'ivoire et l'or y compris les esclaves pour l’exportation. Tandis
que le sel, les outils du travail agricole, de pêche de chasse, etc
Par contre l'Ouest, surtout sur le majestueux fleuve Congo depuis sa
découverte par le Portugais Diego Cao en 1482, de son embouchure à
l'Atlantique jusqu'aux cataractes à Matadi, constituait en fait un vaste
marché sans douane entre le Portugal et c e t t e partie de ce qui est devenue
la RDC aujourd'hui. Même ici, l'ivoire et l'or étaient des cibles d'exportation
portugaise, tandis que l'importation était dominée par le sel, les outils de
travail agricole, l ' habillement et d'autres produits manufacturés portugais.
La conférence de Berlin et ses résolutions de partage de l'Afrique entre les
37
puissances occidentales, déterminaient pour la première fois l'existence des
pays en Afrique. L'implantation des cultures industrielles comme le café, le
caoutchouc, le cacao, le coton le palmier à huile, etc., favorisa la création
de nombreuses plantations à l'intérieur des Frontières .
Le Congo-Belge deviendra le scandale agro minier de la planète terre, ainsi
la mise en place des pratiques douanières. Durant toute cette période, la
douane n'était jamais une grande source de l'inflation. Toutefois, ce
phénomène existait et progressait au même rythme que l'Occident
colonisateur, en respectant les règles modernes du bien-être qui s'étaient
implantées jusqu'au 30 juin 1960. Effectivement, la douane du Congo-
Belge était une importante source de recettes du trésor public, dont l'argent
était réellement encaissé et contrôlé par les institutions financières de I'Etat
aux bénéfices de la réalisation de nombreux projets pour l'ensemble du
bien-être de tous sans distinction raciale.
De l'indépendance au Zaïre
Du 30 juin 1960 en 1973 furent les années de transition pour réaliser la
destruction de la nation congolaise jusqu'à ce jour. Aujourd'hui nous sommes
à la recherche des moyens qui peuvent nous ramener au développement,
car la marche dans le sous-développement et dans la destruction causée par
les dirigeants de la 2 é m e R é p u b l i q u e e s t p r o f o n d e et aggravée
surtout suite à la guerre injuste d’agression ougandais-rwando-burundaise
déclenchée au moment même où la RDC renaissait aux yeux du monde
entier.
L'OFIDA est cet outil, aujourd'hui, qui ne favorise pas entièrement le
développement de notre nation. Cette institution d'Etat avait connu des
années très fastes pour l'enrichissement d'un petit groupe d'hommes dans
la deuxième république avec ri sque de pérenniser le système dont la
nécessité de l'innovation.
Quand la douane d'un pays sous-développé devient une source de
marchandage financier entre I'Etat et les opérateurs économiques pour
aboutir aux accords des montants (prix) à payer pour les dédouanements
des marchandises, les recettes d a n s ces opérations p re n n e n t deux
destinations :les poches privées des individus
et le trésor public.
Les poches privées : des hommes conservateurs des habitudes maléfiques
de la 2ème République ensemble avec les héritiers de la 3 ème République qui
rêvent de devenir beaucoup plus riche que leurs enseignants en matière de
pillage des biens de Etat.
Le Trésor de l'Etat : malheureusement cette caisse ne reçoit que les
miettes, environ 10% sur les vraies recettes qu'elle réalise.
Jamais l'Ofida dans ses habitudes devenues une coutume d'Etat par la
volonté destructrice de la 2ème République, et dont le maintien est un souci
38
majeur de la 2 République, ne répondra aux besoins du bien être de la
nation congolaise comme à la belle époque de notre histoire économique.
Pour que la d o u a n e puisse répondre aux attentes nationales,nous devons
proposer des pistes d’une bonne gestion en la matière, une gestion qui doit
chasser toutes sortes de corruption qui est à la base des hausses des prix de
t
ous les produits commerciaux en RDC, surtout à l ' importation dans un pays
qui ne produit absolument rien. Nous devons faciliter les Congolais à devenir
des grands exportateurs ensemble avec les résidents étrangers dans notre
pays. D'où la Direction Générale de Migration (DGM) qui est l'oeil du
Gouvernement doit proposer voies et moyens à la douane :
* La suppression immédiate des principes des négociations e ntr e l’ O fida
e t le s opérateurs économiques a Import-export pour conclure les prix à
payer pour les dédouanements des marchandises, ceci aura des effets très
favorables contre toutes sortes des spéculations conduisant aux
surenchères des produits dans un marché qui ne répond pas aux avoirs
d'environ 98% de la population congolaise.
* La suppression de celle-ci doit être remplacée par un système
révolutionnaire innovateur qui répondra aux attentes populaires, un pas
d'éléphant vers notre longue marche au développement dont les objectifs
de la reconstruction nationale doivent être au centre de nos
préoccupations.
Quelques pistes de solutions
Du payement sans négociation à l'Ofida
Ce système consistera à favoriser le déchargement de plusieurs milliers
de containers et des tonnes de marchandises aux ports internationaux de
Matadi et Boma.
De même que les passages aux frontières terrestres, et arrivées des frontières
aéroportuaires et ferroviaires de la RDC.
Des Containers
Les containers ont plusieurs dimensions de capacité de chargement des
produits entre les lieux d’achats (étranger) et les lieux de vente (RDC).
Désormais, en application de ce projet d’innovation douanière,les opérateurs
économiques ne payeront aux dédouanements que les containers de la ma-
nière suivante :
Un container de 10 mètres de long x 3 mètres de large x 3 mètres de hauteur,
quelle que soit la valeur de son contenu, c'est-à-dire il peut contenir les
marchandises d'une valeur globale de 100.0005, 200.000$ US et plus, le prix
de dédouanement sans négociation sera de 3.000$ US. Donc les prix de dé-
douanement suivant les dimensions des containers varieront entre 3.000$ et
1.500$ US. Si mensuellement nos ports déchargeaient 10.000 containers de la
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plus grande dimension, 15.000 de la dimension moyenne et 20.000 de la plus
petite dimension, l'Ofida encaissera sans négociation plus de 50.000.000$ US
par mois pour le compte du trésor public .
Du dédouanement des véhicules
Ici aussi l'innovation doit être une très grande réalité avec une considérable
réduction des prix. Sur ce plan, tout doit se payer selon la durée de vie du
véhicule et plus particulièrement en quatre catégories :
Véhicules utilitaires (voiture et jeep)
− de 0 à 1 an de vie : 600 $US
− plus de 1 an à 5 ans : 400 $US
− de 5 à I o ans : 200 SUS
− plus de 10 ans : 100 SUS
Véhicules de transport (camion, camionnette et fourgon)
− plus de 1 à 5 ans : 300 $US
− d e 5 à 10 ans : 150$US
− plus de 10 ans : 85 $US
Véhicules de transport public (bus et minibus)
− de 0 à 1 an de vie : 250 $US
− plus de l an à 5 ans : 150 $US
− de 5 à l0 ans : 100 $US
− plus de 10 ans : 75 $US
Matériels roulants à usage agro-forestier et construction (tracteur)
Quelque soit la durée de vie (neuf ou d'occasion) seront dédouanés à un prix unique
de 200$ US.
Des moteurs à usage navigable
Les hors-bord doivent bénéficier d'un prix unique de dédouanement quelle que soit la
durée de vie et la puissance d'utilisation, ceci peut être fixer à 50$ US. L'objectif est
celui de favoriser leur utilisation sur tous les cours d'eau de la RDC.
Des Motocyclettes
Tout type de motocyclette quel que soit l'âge de fabrication et la puissance
d'utilisation doivent bénéficier d'un prix unique de dédouanement fixé à 50$ US.
L'objectif est celui de permettre sa grande utilisation en RDC.
Des produits alimentaires transportés en vrac
Sans aucune limitation de tonnage, le dédouanement sera à un prix unique de
25$US la tonne; par exemple: une cargaison de 10.000 tonnes de riz en vrac dans un
navire coûtera 10000Tx 25$ US = 250.000$ US, Par contre s'ils sont transportés dans
les containers, se référer à leurs conditions douanières.
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N.B : - Tous les produits alimentaires transportés dans un même container
quelle que soit leur variété, le p ri x sera unique, celui de la dimension
du container.
-Tous les produits alimentaires transportés en vrac dans un même
navire, avion, train ou camion, quelle que soit leur diversité, le prix
sera unique, celui de la tonne.
Des produits vestimentaires, des matériels de construction, des matériels
électroménagers
Il sera conseillé aux opérateurs économiques d'utiliser les containers pour
leur transport, car le dédouanement se fera aux prix de leurs dimensions
quelles que soient la qualité et la quantité.
De la collaboration avec l'Office Congolais de Contrôle (OCC)
I! est tout à fait juste de disposer de ce service qui a un grand rôle pour
contrôler tous les produits importés qui entrent en RDC, car ceci détermine
la bonne qualité de ces produits à consommer sur tout le territoire national.
Notre objectif étant celui de supprimer entièrement toutes les tracasseries qui
sont les sources permanentes des hausses des prix dans le c o m m e r c e en
défaveur de la misérable population congolaise, l'OCC doit devenir une
Institution de l'Etat qui favorise le bien-être national. Raisons pour lesquelles,
les prix à payer par les opérateurs économiques pour le contrôle de leurs
produits importés doivent être limités à 5% du prix fixé par l'Ofida.
Par exemple : un container de 3.000$US à l'Ofida reviendra à 150$ US au contrôle
de OCC. Comme aussi 10.000 tonnes de riz en vrac dans un navire reviendront à
250.000$ US à l'Ofida, son contrôle à l'OCC se limitera à 12.500$ US. Par contre
tous les matériels roulants (voiture, jeep, camion, camionnette, tracteur hors-bord
moto ) ne seront pas t axés à l’ OCC.
De la collaboration avec l’Office National de Transport (ONATRA)
C'est cette entreprise publique de I'Etat qui dispose de toutes les
infrastructures d'entrepôts (entrepôt à ciel ouvert et entrepôt couvert) de tous
les produits importés jusqu'à nos ports internationaux de Borna et Matadi, la
voie principale de l ' importation et exportation de la RDC.
Entrepôt à ciel ouvert : c'est un lieu où l'on carde avec beaucoup de
protection tous les matériels importés avec peine de la saison pluvieuse par
exemple, c'est-à-dire s'il pleuvait, les produits gardés peuvent être
endommagés.
Entrepôt couvert: ce sont des grands bâtiments ou les produits importés
sont gardés jusqu'à leur retrait surtout les produits qui doivent être protéger
contre la pluie et l’humidité.
Ainsi l'Onatra doit être expéditif pour permettre une évacuation rapide des
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marchandises, des produits de toutes sortes, des matériels entreposés dans
ces diverses installations par ses nombreux clients.
Et pour répondre à cette exigence, une grande révolution innovatrice doit
s'effectuer en son sein du point de vue de coût (prix) d'entreposage qui
dépasse à la fois I'Of ida. Aujourd'hui, les deux ports internationaux de
l'Onatra (Borna et Matadi) sont les plus chers du monde entier et tristement
les moins fréquentés par les armateurs mondiaux.
Une entreprise de I'Etat d'une telle importance ne doit pas être trop chère
envers ses clients "armateurs et importateurs" car elle les décourage
davantage.
vu cet aspect très critique de l'Onatra, en lout cos, il doit prendre entre ses
responsabilités le courage de réduire considérablement les coûts (prix)
d'entreposage dans ses installations de Boma,Matadi et ailleurs en RDC.
Pour atteindre rapidement les objectifs avantageux, le coût (prix) de tout
entreposage peut être fixé à 1 o% des frais douaniers. Par exemple un
container de 3.000$ US à la douane, le coût (prix) d'entreposage reviendra à
300$ US pour une durée de 1 à 15 jours. Dépasser ce délai, l'importateur sera
obligé de payer un forfait journalier de 300$ US. Cette disposition est juste pour
encourager les importateurs de retirer leurs affaires rapidement, enfin de
permettre toujours une bonne capacité d'accueil permanent.
Tous les matériels roulants entreposés à ciel découvert dans les installations
de l'Onatra, le coût (prix) d'entreposage pourra être de 20$US par jour jusqu'à 7
jours. Dépasser ce délai, le propriétaire sera obligé de payer un forfait
journalier de 100$US.
Du déchargement, du chargement et accostage aux ports de Boma et
Matadi
Ici encore, c'est l'Onatra qui dispose de tous les moyens de ces manutentions.
Ainsi, il doit se faire violence de réduire considérablement le coût (prix) de ces
opérations pour permettre aux armateurs d'être compétitifs vers leurs deux grandes
destinations en RDC, les ports de Boma et celui de Matadi.
Il sera .souhaitable que tout soit calculé en fonction des heures de
déchargements, chargement et accostage des navires par exemple 100$ US
par heure dans l'ensemble de ces opérations.
Toutefois une autre solution beaucoup plus avantageuse peut être trouvée à
travers l'expérience et la volonté qui doivent animer les responsables de
l'Onatra, l'objectif étant celui de créer un climat favorable aux activités
commerciales en RDC pour que le bien-être soit réalisé dans la concorde sans
aucun esprit régressif dans l’économie nationale
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De la Régie des voies Maritimes(RVM)
Cette entreprise de I'Etat a la charge de la gestion de toutes les activités
d'usage de notre espace maritime jusqu'aux ports de Boma et Matadi, c'est-à-
dire nos 30 Km de côte atlantique jusqu'à sa frontière avec les eaux
internationales à 40Km à l' intérieur de l' océan.
Tous les navires en navigation dans cette espace maritime nationale, sont
gérés par la RVM qui fixe les divers coûts (prix) pour l'utilisation des eaux
qu’elle contrôle et dont elle s’occupe de la maintenance.
C'est elle qui a toutes les informations sur les cargaisons des navires et leurs
destinations finales en RDC. L ' importance de cette entreprise est tellement
capitale, car elle a toutes les possibilités de prévenir les entrées des recettes
de I'Etat par le trio OFIDA-ONATRA-OCC à partir du moment où le navire
confirme son entrée dans les eaux territoriales congolaises. Tous les
pétroliers en déchargement des produits pétroliers raffinés et ceux de
chargement de notre brut à Moanda, sont sous contrôle de la RVM. Ici aussi,
cette entreprise doit être compétitive dans la révolution innovatrice.
De la gestion des recettes générées par OFIDA-ONATRA-OCC
Le système doit être simple et performant :
− Payement unique de tous les frais dus au trio OFIDA – ONATRA- OCC
-Suppression immédiate de tout contact d’argent liquide entre les agents
de ces entreprises de l’Etat et les opérateurs économiques,de même avec
les simples propriétaires des effets transportés,
− Payement obligatoire de tous ces frais au compte unique du trésor public
aux guichets des banques autorisées en RDC.
− Mise en place d'un bordereau unique de payement de tous les frais.
- L'unique contact entre le trio OFIDA-ONATRA OCC et leurs clients, c'est le
moment de déclaration des effets à dédouaner, consistant égaiement à
l'achat du bordereau de déclaration dont le coût (prix) ne doit pas dépasser
50$US.
Ce sera l'unique frais à payer au comptant directement au trio. Les recettes
encaissées seront partagées équitablement en pourcentage selon
l'importance de chaque partenaire par exemple OCC 20%, OFIDA 30% et
ONATRA 50%.
De l'opération de payement en banque
Remplir soigneusement le bordereau de versement en spécifiant la quantité
de containers, les tonnages, la quantité de matériel roulant,... par exemple :
le container le plus grand :
− OFIDA : 3.000 $ US
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− ONATRA : 300 $ US, soit 10%
− OCC : 150 $ US, soit 5%
Donc, le coût total pour dédouaner ce type de container sera de 3.450$ US
sans aucune négociation.
Tous ces payements se feront directement à la banque et non au guichet de la
douane pour les trois entreprises de I'Etat concernées. C'est la banque qui
fera les répartitions des bénéfices de chacune et leurs informera pour leur
comptabilité. A partir de cette formule, le suivi des recettes se fera par les
services des finances de chacune des entreprises, et uniquement sur papier car
l’argent est loge globalement dans le compte de chaque entreprise dans la
banque qui gère l’ensemble des avoirs de l’Etat
Par contre, la sortie de l'argent logé dans la banque au compte de chacune de
ses entreprises de I'Etat pour les dépenses effectuées ou à effectuer se fera
également sur papiers, de compte en compte bancaire sous le contrôle du
Ministère des Finances. Même les payements des salaires des cadres
employés de ses entreprises se feront directement à partir des banques entre
les dates très précises.
De la politique de l'espace et des taxes
L'ensemble de la nouvelle politique douanière sera appliqué en fonction de
l ' environnement socio-économique. L ' ONATRA n'a pas d'entrepôts dans toute
la RDC, l'exemple du Katanga est très éloquent car cette province a deux
grands passages (routier et ferroviaire).
C'est la Soci été Nationale des C h e m i n s d e Fer du Cong (SNCC) qui a des
entrepôts partout dans le Katanga, dans les deux Kasai, dans la Province
Orientale et dans le Maniema, tandis que I'OFIDA et l'OCC sont ses
partenaires. Il n'y a qu'un seul changement dans la pratique douanière
comme à Boma et Matadi. La SNCC bénéficie de tous ses droits dans ces
parties de la RDC comme l'ONATRA à l'Ouest.
Les routiers ne connaissent pas souvent le problème d'entreposage dans
toutes nos frontières, car les véhicules utilisent les entrepôts des
importateurs exportateurs. Dans ce cas, aucun frais (l'entreposage existe, et
I ' OFIDA et l'OCC sont les seuls à régler directement leurs problèmes
douaniers ).
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Chapitre 8 : Les taxes économiques gouvernementales
Il est impérieux d'instaurer une autre politique des taxes, car ces pratiques
engendrent des tracasseries qui détruisent l'économie du pays par une
corruption qui clochardise les plus démunis (le peuple) en favorisant un petit
groupe d ' hommes. Ainsi, pour remédier efficacement au payement des taxes
Économiques, tout doit s'effectuer qu'une seule fois et pour une seule caisse
du trésor public.
Ceci s’effectuera sur tous les produits destinés à la commercialisation, et
seuls les importateurs payeront cette taxe économique avant de mettre leurs
produits sur le marché. D'ailleurs il sera conseillé que cela se fasse au
moment même de dédouanement à un coût très bas (20%) des dépenses
douanières et toujours suivant les dimensions des containers et les tonnages
en vrac. Cette formule permettra d'éviter des nombreuses spéculations dans
le marché congolais, car il n'y aura plus une autre taxe à payer aux divers
ministères, provinces, communes et autres jusqu'à la consommation .
Les Taxes Commerciales
C'est ici que les provinces et communes auront à bénéficier directement de
leurs avoirs. Les grands opérateurs économiques d'import-export ont à régler
leurs licences avec le Ministère de l'économie. Tandis qu'ils s'acquitteront de
Taxe Provinciale de Commerce (IPC)) pour la vente de leurs produits en
gros, demi-gros et en détail.
La Taxe provinciale de Commerce (TPC)
Consiste à payer annuellement le 5% du capital déclaré pour l'exercice de
commerce dans la province concernée. Ceci est l'unique taxe que la division
provinciale de l'économie doit encaisser auprès des opérateurs économiques
de sa province. C'est-à-dire, l'opérateur économique doit déclarer le chiffre
(montant) annuel de son commerce dans la province par exemple
:100.000$US, donc il doit à la Province annuellement 5.000$US.
La Taxe Communale de Commerce (TCC)
Consiste à faire payer annuellement aux détenteurs des magasins,
boutiques, restaurateurs, débits de boissons et toute autre activité à
caractère commercial suivant l ' importance, un montant forfaitaire allant de
100 à 500$ US, Ceci doit être la taxe directe de la commune concernée :
La taxe de marchés communaux (TMC)
Consiste à faire payer journellement à tous les vendeurs dans le marché de la
commune concernée suivant la catégorie des produits (manufacturés et
d'alimentations), allant de 10 à 50 FC.
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Conclusion
Il nous revient de trouver des pistes pour rendre à la RDC sa place de grande
nation où le monde d'investissement s'accroît chaque année.
L'application de cette grande ouverture économique douanière,entre les
opérateurs économiques de l’import – export et l’Etat congolais aura un
impact très positif sur la vie sociale congolaise, car elle répondra aux
attentes de toutes les communautés présentes en RDC (nationaux et
étrangers),
La RDC a toujours été considérée comme le coeur de l'Afrique. A ce point il
est très important de faire de notre pays la plaque tournante de commerce
en Afrique Centrale. Pour atteindre un tel objectif, favoriser l'import des
produits commerciaux de toutes sortes est un devoir.
En inondant notre marché national à très bas prix des produits importés, cette
politique favorisera une grande stabilité dans l'export même de nos produits
locaux, donc réaliser la relance des petites et moyennes industries de
production. Ceci est une démarche réelle, car nous ferons de nos
consommateurs nationaux et nos acheteurs étrangers du reste de l'Afrique
un grand marché sans beaucoup de taxes en répondant positivement aux
attentes africaines, et même au delà de l'Afrique, car ce sera un grand
centre commercial sans frontières.
La Direction Générale de Migration (DGM), notre service d'immigration,
pour sa part, jouera un grand rôle pour faciliter l'entrée et la sortie
harmonieuse de tous les nationaux et les étrangers qui fréquenteront ce
grand marché international sans frontières au coeur de l'Afrique pour que la
sécurité et la circulation des personnes et de leurs biens soient une réalité
incontournable des congolais dans l'histoire de développement de notre
monde.
En réalisant cette nouvelle politique économico migratoire en RDC, nous
voulons que la réussite soit globale pour l'humanité tout entière, car tous les
peuples de ce monde sans distinction de race doivent se sentir dans leur
seconde nation pour toutes les générations à venir. Ainsi, la République
Démocratique du Congo (RDC) deviendra la Terre d'Avenir pour Tous.
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ANNEXES.
Fiche d'identification des étrangers (à remplir 8 jours dès
l'entrée en RDC)
1. Identité
Nom :………………prénom :…………………………..
Lieu et date de naissance : …………….. profession :………………..
Nationalité :……………….Etat civil…………..N°Passeport :……………Rue :…………
Quartier :……………….Commune :…………………Province :…………..
Delivré à ………………..Date de délivrance…………………date
d’expiration :……………………………………..
2. Adresse du pays d’origine
Rue :………………Quartier :…………………….Commune :……………Province……
3. Adresse en RDC
Rue…………………Quartier ;……………………Commune :…………Province :………
4. Entrée en RDC
Date :……………..Frontière :……………type de visa :……………Delivré
par :…………
Date de délivrance :…. N°visa…………..Raison réelle du séjour :……………
Durée : ………….. du séjour :…………………..
Moyensde substances :……………………………………………………………………….
Personnes à charge :
1………………………………………….tutelle en RDC…………………………………….
2………………………………………….Profession :………………………………………
3………………………………………….Adressse :……………………………………….
.
Reconnaissance consulaire
Avis & Considérations
Représentation en RDC Représentation de la
communauté en RDC
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Reconnaissance territoriale
Avis & Considérations
Chef du Quartier Bourgmestre de la
Communauté en RDC
Reconnaissance de l'immigration:
Avis & Considérations
Chef de poste adjoint de la Police N°d'enregistrement communal
des Etranges
N.B: Tout changement d'adresse doit être signalé à la DGM communale
dans 72 heures
Signature du requérant Fait à ………………
Vu et approuvé par le Chef de poste
48
Aperçu biographique de l'auteur
Les mouvements migratoires à travers le monde contemporain ont atteint une
ampleur qui nécessité une analyse lucide 'du phénomène.
La Direction Générale de migration en tant que gestionnaire officiel des flux
migratoires en République Démocratique du Congo, trouve ici sa raison de
s' affirmer face au grand defi de la reconstruction n a t i o n a l e très chère ou
peuple congolais et au reste du monde.
L'expérience combien remarquable de l'auteur a travers ses nombreux
voyages et missions de par le monde trouve ià un champs d'action approprié.
Monsieur Pierre Yambuya Lotika Kibesi est né le 12.12.1950 à Stanleyville
(Kisangani). Il débuta ses études primaires à l'Athénée royal de la même ville
en 1957 et termina ses études secondaires dans la province du Bas-Congo
(RDC) en 1970.
Très jeune nationaliste, Combattant-Muleliste de l'Armée Populaire de Li-
bération (APL) en 1964, aux cotés de Gaston Soumialot, Nicolas Olenga,
Christophe Gbenye, Laurent-Désiré Kabila, Edouard Tupa, Ismael Tutwemoto,
etc, ce qui lui conduira en exil au Soudan,en Ouganda,en Egypte,et en
Bulgarie.
Revenu au pays mi-1966 et après ses études secondaires dans le Bas-Congo, il
s'enrôla dans l'Armée Nationale Congolaise (ANC) en 1970 et obtenu sa
licence de vol en hélicoptère à Marignane (France) en mai 1975. En 1984, il se
révolta publiquement contre le régime criminel de Mobutu pour prendre le
chemin de l'exil en Italie.
Ex.-Officier aviateur, ancien Haut fonctionnaire de I'Amriisty International, de
l'Organisation Internationale pour les Migrations (01M) et de la Confédération
Italienne du Syndicat des Travailleurs.
Pierre Yambuya Lotika Kibesi est auteur de plusieurs articles et publications
dont «L'autopsie d'une armée sans coeur ni âme», lui a valu le Grand Prix
Africain du livre en 1997.
Au début novembre 1996, il s'allia sans réserve à la lutte de son ancien
compagnon Laurent-Désiré Kabila dans I'AFDL. Après la victoire populaire du
17 mai 1997 contre le régime criminel de Mobutu, Pierre Yambuya Lotika Kibesi
sera appelé à réorganiser les services d'immigration de la République
Démocratique du Congo.