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Correction Bac 1992 2005 SET

Le document traite des concepts de force électromagnétique, de travail, et d'induction électromagnétique à travers des applications numériques. Il aborde également les notions de régime oscillatoire forcé, de résonance, de catalyse homogène et hétérogène, ainsi que des exercices de calorimétrie. Les calculs incluent des intensités de courant, des forces électromagnétiques, et des échanges de chaleur entre systèmes.

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Correction Bac 1992 2005 SET

Le document traite des concepts de force électromagnétique, de travail, et d'induction électromagnétique à travers des applications numériques. Il aborde également les notions de régime oscillatoire forcé, de résonance, de catalyse homogène et hétérogène, ainsi que des exercices de calorimétrie. Les calculs incluent des intensités de courant, des forces électromagnétiques, et des échanges de chaleur entre systèmes.

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CORRIGE : Compositions nationales : 2ème période 1992 - Série : SE, MTGC, MTI

r
1) La force électromagnétique F qui s'exerce sur MN La batterie d'accumulateurs de f.e.m E =
6V fait circuler à travers le circuit AMNA’ de résistance R = 2 ohms un courant I tel que I = E/R
= 3A. La barre MN est donc un élément de courant (de longueur l = 20 cm) plongé r dansrun
champ
r r magnétique, selon Laplace MN est soumis à la force électromagnétique F telle que F =
B ∧ I ×l d’intensité
r r : r r
F = B×I×l× (B, I ) . Le champ magnétique étant vertical et la barre horizontale on a l’angle (B, I ) =
π
⇒ F = BIl. Application numérique : B = 0,5T, I = 3A, l = 2.10-1m et F = 0,3N.
2

Le travail W pour un déplacement x = 1cm


Le travail de la force électromagnétique est W = I×Δφ avec Δφ la variation de flux lors du
→ → r r r
déplacement x : Δφ = Δ S× B ⇒ Δφ = ΔS×B×cos (B, n) avec n vecteur normal à la surface S et
r r r r
ΔS la surface du circuit : ΔS = l.x. Les vecteurs B et n ont même direction (la verticale) ⇒ (B, n)
= 0 et W = B×ΔS = BIlx.
Application numérique : B = 0,5T, I = 3A, l = 2.10-1m, x = 10-2m et W = 3.10-3J.
2) Calculer l'intensité i du courant induit r
On a le conducteur MN en déplacement dans le champ magnétique B il se produit le
phénomène d’induction électromagnétique et le circuit AMNA’ devient un dipôle générateur de

résistance interne R, de f.e.m. induite e = − . L’intensité du courant induit dans le circuit est :
dt
e 1 dφ
i= = × ⇒ la connaissance de l’expression de φ en fonction du temps.
R R dt
On a φ = BS avec la surface S = lx, x étant le déplacement à l’instant t de la barre MN. Le
mouvement de la barre étant rectiligne uniforme de vitesse constante v on a x = vt ⇒ φ = Blvt et
e = Blv.
B× l × v
L’expression du courant induit est alors i = .
R
Application numérique : B = 0,5T, l = 2.10-1m, v = 5 ms-1, R = 2Ω on trouve i = 0,25A.
3) Quelles seraient les valeurs de l'intensité
r
Le sens du vecteur intensité i du courant débité par le générateur dans le circuit AMNA’ choisi
est indiqué sur la figure (ci-dessous) : r
B
A M C

- r r
v
rf
+ r
I i

A’ N C’
r
Le déplacement de la barre MN dans le champ magnétique B est à la base d’un courant induit
d’intensité i dont le sens obéit à la loi de Lenz, c’est-à-dire que de part ses effets magnétiques
le courant induit à tendance à s’opposer à sa cause. La cause du courant induitr i étant r r le
déplacement de la barre r MN, l’effet magnétique est le vecteur force de Laplace f = B ∧ i × l
r r r
opposé à v . Le trièdre ( f , B, i ) étant direct :

1
- les courants I et i sont opposés lorsque la barre se déplace de A vers C : l’intensité
finale IC dans le circuit est alors IC = I – i (figure ci-dessus).
- les courants I et i sont de même sens lorsque la barre se déplace en sens inverse de A
vers C : l’intensité finale IC dans le circuit est alors IC = I + i.
Application numérique : I = 3A, i = 0,25A on a IC = 2,75A si MN se déplace de A vers C et
IC = 3,25A dans le cas contraire.
4) a) L'intensité i0.
Le circuit AMNA’ est un circuit générateur de courant d'intensité i0 telle que i0 = e /R avec e la
f.e.m. induite et R la résistance du circuit.
On sait que la f.e.m est la variation par rapport au temps du flux φ reçu par le circuit (ou

traversant le circuit) : e = .
dt
r r r r r
L’expression du flux φ est φ = B.S ⇔ φ = BScos (B, n) , n le vecteur normal à la surface du
r
circuit. Les plans du circuit et du plan incliné étant les mêmes, les vecteurs normal n et réaction

Q du plan incliné ont même direction.
r r r
Le vecteur champ magnétique B étant vertical l’angle (B, n) = α comme angles à cotés
respectivement perpendiculaires.
La surface S du circuit, rectangle de largeur l et de longueur L = vt, est S = lvt. L’expression
de φ est alors : φ = Blvtcosα et la valeur absolue de la f.e.m. e = Blvcosα.
Blv
L’expression de l’intensité i0 est : i 0 = cosα.
R
Application numérique :B = 0,5T, l = 2.10-1m, v = 5 ms-1, α = 30°, R = 2Ω on trouve i0 = 0,216 A.

Schéma donnant le sens de i0


r
A B
Q b) Caractéristiques de la force électromagnétique
r r r F
α La force électromagnétique F0 = B ∧ i .l dont le point
A’
M
r α d'application est le milieu O de l'élément de courant MN est
F0 r r perpendiculaire au plan formé par le vecteur champ magnétique
i0 v r r r r r
C
B et l'élément de courant l = MN ou i0 le trièdre (F0 ,B, i 0 ) est
direct). Le vecteur est de direction
C’ r verticale, de sens ascendant,
α
la force électromagnétique F0 est de direction horizontale
r
c’est-à-dire que la direction de F0 est inclinée de l’angle α par rapport aux rails ; son sens
r
est lié à celui de B et l = MN par la règle du bonhomme d'Ampère : ce dernier est couché sur
la barre MN, il regarde r le champ B fuir devant lui, son bras gauche (tendu) indique les
directions et sens de F0 le courant lui entrant par les pieds et lui sortant par la tête. Le sens de
r
F0 est tel que par son action elle tend à s’opposer à la descente de la barre. Son module
r r
est F0 = B × i 0 × l × sin B, i0 . ( )
r r
( π
)
Comme (B, i ) = B, MN = alors F0 = B×i0×l.
2
Application numérique : B = 0,5T, l = 2.10-1m, i0 = 0,216 A on a F0 = 2,16.10-2N.
r r
c) Le vecteur accélération γ est de sens opposé au vecteur vitesse v

2
r r
Le vecteur accélération γ est tel que γ =
∑Foù m est la masse de la barre MN et ∑ F la
m
résultante des forces extérieures appliquées à la barre MN. On en déduit, m étant positif, que
r
les vecteurs γ et ∑ F ont même sens.
Les forces appliquées sur MN sont :
- le poids P de la barre MN : force de direction verticale dirigée vers la terre
- la réaction Q du plan incliné : force de direction perpendiculaire au plan
incliné de sens vers le hautr (ou
r sortant
r du plan incliné) r r
- la force de Laplace F0 = B ∧ i .l perpendiculaire au plan (B, i ) : sa direction est alors
horizontale et son sens est celui qui a tendance à s’opposer au mouvement de descente de la
barre selon la loi de Lenz.
La résultante des forces appliquées sur la barre MN est telle
y que, selon la relation fondamentale de la dynamique :
r
F0 x α
Q
∑ F = P + Qr+ F 0 = mγ ,
r
r r γ étant l’accélération
B prise par la barre.
nr
F0 α
r O
v r
F0 y Px Dans le repère ( Ox, Oy ), d’origine O le centre de gravité de
r α x
MN, d’axes Ox parallèle à la plus grande pente du plan incliné
Py et Oy perpendiculaire à cette direction on a :
r
P α
Pr ojP / Oy = − Py = − mg cos α ⎫

- selon l’axe Oy : Pr ojF 0 / Oy = − F0 y = − F0 sin α ⎬ ⇒
Pr ojQ / Oy = Q ⎪

r
Pr oj∑ F / Oy = ∑ Fy = − mg cos α − F0 sin α + Q = mγ y ⇒
Q − (mg cos α + F0 sin α )
γy = . Puisque la barre ne se déplace pas selon l’axe Oy on a γy = 0.
m
( )
r r r
(On aurait pu simplement dire que Q = − Px + F0 y d’après le principe de l’action et de la
réaction ⇒ γy = 0).
Pr ojP / Ox = Px = mg sin α ⎫

- selon l’axe Ox : Pr ojF 0 / Ox = − F0 cos α ⎬ ⇒
Pr ojQ / Ox = 0 ⎪

mg sin α − F0 cos α
Pr oj∑ F / Ox = ∑ Fx = mg sin α − F0 cos α = mγ x ⇒ γ x = .
m
Comme l’accélération γ est telle que :
mgsinα − F0 cosα
γ = γ 2x + γ 2y = γx on trouve γ = .
m
Application numérique : m = 2.10-3kg, g = 10 m.s-2, F0 = 2,16.10-2N, α = 30°.
1 3
2.10 −3 × 10 × − 2,16.10 −2 ×
On a γ = 2 2 ⇒ γ = - 4,35 m.s-2 ; par conséquent le mouvement de
−3
2.10
la barre est décéléré et les vecteurs vitesse et accélération sont de sens opposé.

Sens de variation de l’intensité

3
Le mouvement de la barre étant décéléré, sa vitesse décroît au fur et à mesure que le
temps s’écoule. L’intensité du courant induit diminue ; elle s’annule pour v = 0.

CORRIGÉ : SESSION DE JUILLET 1995 - Série : SE, MTGC, MTI

A - Questions de cours

I - Physique
Quand dit-on qu’un système est en régime oscillatoire forcé ?
Un système appelé oscillateur est en régime oscillatoire forcé s’il oscille avec une
période qui n’est pas sa période propre.
Définir l’état de la résonance
Il y a résonance lorsque le résonateur oscille avec sa plus grande amplitude possible.
Définir la bande passante
On appelle bande passante pour un système résonateur en régime oscillatoire forcé
l’ensemble des pulsations (ou des fréquences ou des périodes) pour lesquelles
l’amplitude (ou la réponse) du résonateur est égale ou supérieure à l’amplitude maximale
divisée par racine de deux.
Dire les résonateurs amortis, les résonateurs sélectifs

Oscillateurs amortis Oscillateurs sélectifs


Tympan Récepteur radio
L’écouteur téléphonique Récepteur de télévision
La salle de concert Le fréquencemètre
Le haut parleur Le cadre d’un ampèremètre en circuit fermé

II - Chimie
Définir la catalyse
On appelle catalyse le phénomène consistant en ce que la présence dans un système
chimique, d’une substance quelconque provoque, accélère ou décélère une réaction
chimique ; l’état et la qualité de cette substance restant inchangés à la fin de la réaction
chimique. La substance provoquant, accélérant ou inhibant (décélérant) une réaction
chimique quelconque et retrouvé, à l’issue de la réaction, pratiquement inaltéré est
appelé un catalyseur.
Catalyse homogène
Lorsque le catalyseur et le mélange réactionnel constituent une seule phase (liquide ou
gazeuse), la catalyse est dite homogène.
Exemple : La réaction d’estérification entre l’acide acétique et l’alcool éthylique est
catalysée par les ions hydronium H3O+ apportés par une solution d’acide : le mélange
(réactifs, catalyseur) formant un liquide homogène.
Catalyse hétérogène
Lorsque le catalyseur et le mélange réactionnel ne constituent pas une seule phase, la
catalyse est dite hétérogène.
Exemple : La réaction de synthèse de l’eau utilise la mousse de platine (solide) : le
dioxygène et le dihydrogène étant des gaz.
Caractères distinctifs à ces deux types de catalyse
Dans la catalyse homogène le catalyseur forme des intermédiaires à partir desquels il se
régénère complètement par la suite
Dans tous les processus de catalyse hétérogène la réaction se déroule sur la surface
même du catalyseur. Les dimensions et les propriétés de surface (non homogénéité de la
surface, propriétés d’absorption des réactifs et de désorption des molécules des
produits de la réaction), la composition chimique de la couche superficielle, sa structure

4
et son état (existence de centres actifs) ont une influence fondamentale sur l’activité du
catalyseur hétérogène.

B - Exercices

I - Physique
1) La capacité calorifique μ du vase calorimétrique et de ses accessoires
Les systèmes considérés sont :
Système c constitué de la masse m1 = 200 g d’eau, le vase calorimétrique et de ses
accessoires (de capacité calorifique μ).
Le système c est à la température de t1 = 12°C.
Système d constitué de la masse m2 = 200 g d’eau de chaleur massique c = 4180 J.kg-1.K-1 à
la température t2 = 27,9°C
En s’échauffant de la température t1 à la température tf le système c reçoit la quantité de
chaleur Q1 = (μ + m1c)(tf - t1)
En se refroidissant de la température t2 à la température tf le système d fournit la quantité de
chaleur Q2 = m2c( t2 – tf).
A la température d’équilibre, le système dans lequel a lieu les échanges étant considéré comme
parfait (il n’y a pas de déperdition de chaleur) les quantités de chaleur reçue et cédée sont
égales :
Q1 = Q2 ⇔ (μ + m1c)(tf - t1) = m2c( t2 – tf).
m c(t − t f )
On déduit de cette égalité que μ = 2 2 − m1c .
t f − t1
Application numérique : tf = 19,5°C, t1 = 12°C, m1 = m2 = m = 2.10-1 kg, c = 4180 J.kg-1.K-1 :
mc ( t 2 − 2t f + t 1 ) 2.10 −1 (27,9 + 12 − 2 × 19,5)
μ= = ⇔ μ ≈ 100 J.kg-1.
t f − t1 19,5 − 12

2) La chaleur latente de la glace


Les nouveaux systèmes sont maintenant :
Système c constitué du vase calorimétrique, de ses accessoires et des masses m1 et m2 g
d’eau à la température de tf.
Système d constitué du morceau de glace de masse m = 50 g, de chaleur massique c’ = 2100
J.kg-1.K-1.
En se refroidissant de la température tf à la nouvelle température d’équilibre t’ = 7,4 le système
c absorbe la quantité de chaleur Q’ = [μ + (m1 + m2)](tf – t’).
Le système d constitué de la glace s’échauffe de la température t = - 30°C à 0°C, puis fond à
0°C et enfin l’eau de fusion s’échauffe de 0°C à la température t’= 7,4°C. La quantité de chaleur
reçue par le système d est Q″ = mc’(0 – t) + mL + mc(t’ – 0) : L étant la chaleur de fusion de
Q′′ + mc ′t − mct '
fusion de la glace à calculer. On a L = .
m
[μ + (m1 + m 2 )]( t f − t' ) + mc' t − mct'
A l’équilibre Q″ = Q’ ⇒ L = .
m
Application numérique : μ = 100 J.kg-1, c’ = 2100 Jkg-1.K-1, m’ = 50 kg, m = 2.10-1 kg, c = 4180
J.kg-1.K-1, t = - 30°C, t’= 7,4°C, tf = 19,5°C :
−1 −3 −3
(100 + 2 × 2.10 × 4180 )(19,5 − 7,4 ) − (50 × 10 × 2100 × 30 ) − (50.10 × 4180 × 7,4 )
L= −3
⇒ L = 334,892×10-3
50 × 10
-5 -1
⇒ L ≈ 3,35×10 J.kg .

II - Chimie

5
1) La valeur de la constante pka du couple NH 4+ /NH3.
Le pka d’un couple acide/base est pka = - logka, ka étant la constante d’acidité du couple en
question. La détermination de la valeur de pka implique le calcul de la constante ka.
[H3 O + ] × [Base ]
Pour un couple acide/base la constante d’acidité est k a = ; c’est-à-dire pour le
[ Acide]
couple NH+4 /NH3 :
[H3 O + ] × [NH3 ]
ka = +
⇒ calcul de [H3O+] = ? [NH3] = ? et [NH+4 ] = ?
[NH4 ]
La réaction de dissolution de l’ammoniac s’écrit : NH3 + H2O → NH+4 + OH-La base ammoniac
étant une base faible, son acide conjugué qui est l’ion ammonium est fort et réagit avec l’eau
selon la réaction dont l’équation bilan est : NH+4 + H2O ← → NH3 + H3O+. Les espèces présentes
dans la solution sont : les cations NH+4 et H3O+, les molécules NH3 non dissociées, les anions
hydroxyle OH-.
Par hypothèse le pH de la solution est :
pH = 10,9 = - log [H3O+] ⇔ [H3O+] = 10-10,9 = 1,3.10-11mol/L à partir du tableau de valeurs de
l’énoncé (les ions protonium sont minoritaires ce qui est normal dans une solution basique).
La solution est électriquement neutre : [ NH+4 ] + [H3O+] = [OH-].
[ ]
On en déduit que NH +4 = [OH-] - [H3O+] ⇒ [OH-] = ?
On sait que l’équilibre ionique de l’eau est donné par la relation [H3O+]×[OH-] = ke.
ke 10 −14
Comme ke = 10-14 on a alors [OH − ] = +
= −11
= 7,69×10-4 mol/L.
[H3 O ] 1,3 × 10
On en déduit [NH+4 ] = [OH-] - [H3O+] = 7,69×10-4 - 1,3.10-11 ≈ 7,69×10-4 mol/L.
La conservation des masses s’écrit : [NH+4 ] + [NH3] = c = 4.10-2mol/L.
On en déduit [NH3] = c - [NH+4 ] ⇒ [NH3] = 4.10-2 - 7,69×10-4 = 3,92.10-2mol/L.
[H O + ] × [NH3 ] 1,3 × 10 −11 × 3,92 × 10 −2
ka = 3 = ⇔ ka = 0,66×10-9mol/L et pka = - log0,66×10-9 ⇔
[NH+4 ] 7,69 × 10 − 4
pka = 9,18 ou encore pka ≈ 9,2.

2) a) L'équation bilan de la réaction

H3 O + + Cl − + NH 4+ + OH − → 2H2 O + NH +4 + Cl −
14243 14243 { 14243
solution d'acide chlorhydrique solution d'hydroxyde d'ammonium eau chlorure d'ammonium

b) La valeur de x pour obtenir une solution de pH égal à 9,2


Soit y = 20 cm3 le volume de solution d’hydroxyde d’ammonium, le pH de la solution est : pH =
[Base]
pka + log et comme pH = pka = 9,2 alors [Base] = [Acide] on est au point d’équivalence
[ Acide]
c×y
et c×y = c’×x ⇔ x = .
c'
Application numérique : c = 4.10-4mol/L, c’ = 3.10-2mol/L et y = 20 cm3 on trouve : x = 26,7cm3.

C - Problème
1) La valeur Um de u(t)
Puisque 1 cm sur l’écran représente 60V et que Um fait 2cm alors Um = 120 V.

2) Le décalage horaire θ, le déphasage φ entre u(t) et l'intensité i(t) dans le circuit, l'expression
de i(t)
6
• Le décalage horaire θ
Le décalage horaire θ correspond au sixième de la période T du courant.
Sachant que la pulsation ω du courant est ω = 2π/T = 100π rad/s on a T = 2.10-2s et
T 1
θ = = × 10 −2 s.
6 3
• Le déphasage φ entre u(t) et l'intensité i(t)
φ
Le décalage horaire φ est tel que θ = ⇔ φ = θ×ω.
ω
1 π
Application numérique : θ = × 10 −2 s, ω = 100π rad/s on trouve φ = rad.
3 3
• Expression de i(t)
La convention d’écriture des expressions instantanées des intensité et tension aux bornes d’un
circuit sont :
u(t) = Umsin(ωt + φ) alors i(t) = Imsinωt ou u(t) = Umsinωt alors :
i(t) = Imsin(ωt - φ) avec Im intensité maximale du courant.
On sait d’une part, qu’un oscilloscope cathodique mesure uniquement les tensions aux bornes
d’un circuit et d’autre part que dans un circuit quelconque le courant i(t) dans le circuit et la
tension uR(t) aux bornes de la résistance pure sont en phase, la courbe représentant la fonction
u ( t ) RIm
uR(t) est celle de l’intensité i(t), l’oscilloscope effectuant l’opération i( t ) = R = sin ωt .
R R
D’après le graphe la courbe uR(t) est en retard de phase sur u(t) alors l’expression de i(t) est :
i(t) = Imsinωt et i(t) = Imsin100πt.

3) La construction de Fresnel relative à ce dipôle


Le circuit est un circuit (R, L, C) série. La tension u(t) aux bornes de ce circuit est telle que :
u(t) = uR(t) + uL(t) + uC(t) ; uR(t), uL(t) et uC(t) étant les tensions
1/Cω − π/2
respectives aux bornes de la résistance R, de l’inductance L et
de la capacité C.
Les vecteurs de Fresnel associés à ces fonctions sont en les
caractérisant par leur module et leur déphasage par rapport à un
Lω axe horizontal orienté Ox :
U
1
R r Lω r
UR ; UL et UC Cω .
φR = 0 π π
φL = + φC = −
φ = + π/3 + π/2 2 2
Comme u(t) est en avance de π/3 sur i(t) le vecteur
O R
r r r r U
correspondant U = UR + UL + UC est donné par la figure ci-
π
φ=
3
contre. φ = π/3 indique que l’effet d’inductance l’emporte sur l’effet de capacitance : Lω > 1/Cω.

4) La tension efficace U aux bornes du dipôle, l'impédance Z du circuit et l'intensité efficace I du


courant
La tension efficace U
U
On sait que Um = U 2 ⇒ U = m . Application numérique : Um = 120V on a U = 84,85 V.
2

L'impédance Z

7
R R
Le facteur de puissance du circuit est cos φ =
⇔ Z= .
Z cosφ
π 1
Application numérique : R = 200Ω, φ = ⇔ cosφ = on a Z = 400Ω
3 2

L'intensité efficace I

L’intensité efficace I du courant dans le circuit (R, L, C) série dont Z est l’impédance est telle
U
que I = .
Z

Application numérique U = 84,85V et Z = 400Ω et I = 0,21A.

5) a) La valeur C0 de la capacité du condensateur

Le courant i(t) est en phase avec la tension u(t), le circuit est à la résonance. L’état de
1 1
résonance est aussi caractérisé par la relation L0ω = dans laquelle on déduit C 0 = .
C0 ω L0ω2
Application numérique : L0 = 1H, ω =100π rad/s, π2 ≈ 10 on a C0 = 10-5F.

b) L'allure de la courbe I = f(L) de l'intensité efficace lorsque L varie


U
On sait que I = . L’impédance Z du circuit (R, L, C) série a aussi pour expression :
Z
1 2
Z = R 2 + (Lω − ) .

En portant dans l’expression de I celle de Z il vient l’équation de la courbe :


U
I = f (L ) = .
1 2
R + (Lω −
2
)

L’allure de la courbe est obtenue à partir du tableau de variation de la fonction I = f(L). On a L ∈


[0, + ∞[.

U
Pour L = 0 on a I = I0 = et pour L → + ∞, I → 0.
1
R2 + 2 2
C ω
1
Uω (Lω − )
dI dI Cω
La dérivée est telle que =− .
dL dL ⎡ 2 1 2⎤ 2 1 2
⎢R + (Lω − Cω ) ⎥ R + (Lω − Cω )
⎣ ⎦
1
La dérivée est nulle pour L = .
Cω2

Le tableau de variation est :

8
L 0 1/Cω2 +∞
dI/dL + 0 -
U/R

N P
I U 0
1
R2 +
C ω22

La courbe I = f(t) a l’allure suivante :

c) L'intensité efficace du courant peut avoir pour une même valeur de I deux valeurs distinctes
L1 et L2 de l'inductance de la bobine

En effet pour toute valeur de I telle que :


U U
≤I< , la droite I = constante rencontre la courbe de résonance I = f(L) en
1 R
R2 + 2 2
C ω
deux points dont les abscisses sont L1 et L2.

II - Soit m la masse du skieur. La seule force à laquelle le skieur est soumis lorsqu’il a quitté le
plan incliné est son poids P = mg . La nature de la trajectoire de la masse m est obtenue en
éliminant la variable temps t entre les équations
y paramétriques. Pour cela on applique à la masse m le
r
g principe fondamental de la dynamique dans le repère
( )
r r
V sinα V + Ox, Oy (voir schéma ci-contre).
0
0

r Selon l’axe Ox :
α V cosα
O 0 x Pr oj P / Ox = 0 = mγ x ⇒ γ x = 0⎫⎪
β ⎬ ⇒ Le mouvement du
Pr oj V 0 / Ox = V0 cos α ⎪⎭
r skieur selon Ox est rectiligne uniforme de vitesse V0cosα.
P
Son équation s’écrit : x = V0tcosα c.
C

9
Selon l’axe Oy :
Pr oj P / Oy = mg = − mγ y ⇒ γ x = − g⎫⎪

Pr oj V 0 / Oy = V0 sin α ⎪⎭
⇔ le mouvement du skieur est accéléré avec une vitesse initiale V0sinα et l’équation de ce
1
mouvement est : y = − gt 2 + V0 t sin α d. Les équations c et d sont les équations
2
paramétriques du mouvement et en remplaçant t par sa valeur tirée de c dans d on trouve :
g
y=− x 2 + xtanα ⇔ que la trajectoire de la masse m est une parabole.
2V0 cos α
2 2

La longueur OC
x’
O x La longueur OC est telle que : OC = x' 2 + Z 2 (voir schéma ci-dessous).
β L’équation de la droite OC est z = - xtanβ. Au point de chute C on a y = z,
c’est-à-dire
Z
g 2V02 (tanα + tanβ ).cos 2 α
− × x + x tan α = − x tan β soit x =
2
.
2V02 cos 2 α g
C Application numérique : V0 = 12m/s, α = 60° ⇔ cosα = 1/2 et tgα = 3,
β = 45° ⇔ tanβ = 1, g = 10m.s-2 on trouve x = x’ = 19,7m.

En remplaçant x par sa valeur dans l’expression de z on a Z = x’ (le triangle obtenu est


rectangle isocèle : β = 45°) on obtient OC = x’ 2 = 27,86 m.
La durée du saut
x'
On a x = V0tcosα = x’ ⇒ t = = 3,28 s.
V0 cosα

CORRIGÉ : SESSION DE JUILLET 1996 - Série : SE, MTGC, MTI

A – Questions de cours

I - Physique
Mise en évidence
Elle se fait avec une diode thermoélectronique. La diode thermoélectronique est une ampoule
constituée d’un tube où l’on a fait un vide aussi poussé que possible (pression résiduelle
inférieure à un dix millionième de mm Hg) à l’intérieur duquel sont disposés parallèlement :
Un filament F en tungstène, que l’on peut porter à incandescence par effet joule à l’aide d’un
circuit de chauffage Ge.
Une plaque métallique P reliée à l’extérieur de la diode au filament par un circuit plaque
comportant un milliampèremètre mA et une batterie d’accumulateurs Gp.
Si F est à la température ambiante le milliampèremètre n’indique aucun courant quelque soit la
valeur de la tension plaque Up de la batterie d’accumulateurs Gp.
Si F est porté à incandescence :
Si Up = 0 ou Up < 0, il n’y a aucun courant décelé par mA.
Par contre si Up > 0 le milliampèremètre mA indique le passage d’un courant allant de la plaque
a la filament à l’intérieur de la diode.
Conclusion : le filament porté à incandescence libère ses électrons. Pour se rendre compte de
ce phénomène il faut nécessairement trouver un moyen de le visualiser :
- Soit en faisant atteindre la plaque P par les électrons à l’aide du champ électrique crée par la
tension Up et observer le passage d’un courant décelé par le milliampèremètre.

10
- Soit, toujours à l’aide de champs électrique, accélérer les électrons et les recevoir sur un
écran fluorescent comme dans les cas des tubes d’oscilloscope ou de téléviseur.
Définition
L’effet thermoélectronique est la production d’électrons par la matière (généralement un
métal) sous l’action de la chaleur.

II – Chimie
Définition
On appelle isomérie la partie de la chimie qui s’occupe de l’étude de composés ayant
même composition chimique et même masse moléculaire mais dont la structure
atomique et les propriétés sont différentes.
Les types d’isomérie présentes dans la molécule
„ Isomérie géométrique ou isomérie alcénique (isomérie de configuration)
„ Isomérie optique ou énantiomérie (existence de carbones asymétriques)
Le nombre d’isomères possibles
„ Isomérie géométrique : deux isomères (Z et E)
„ Isomérie optique : la présence de deux atomes de carbone asymétrique indique la
possibilité de quatre isomères optiques
Le nombre d’isomères possibles est six (6).
B – Exercices

I – Physique
1) La température d’équilibre te du système
Le calorimètre est à la température de 20°C, l’eau à 70°C. Le calorimètre absorbe la quantité de
chaleur cédée par l’eau. Cet échange d’énergie cesse lorsque les deux systèmes auront la
même température appelée température d’équilibre te.
Soit Qc la quantité de chaleur absorbée par le calorimètre de capacité calorifique μ = 270 J.kg-1
pour passer de la température t0 = 20°C à la température te : on a Qc = μ(te – t0).
De même en posant Qe la quantité de chaleur cédée par m = 120.10-3kg d’eau, de chaleur
massique c = 4180 J.kg-1, pour passer de la température t1 = 70°C à la température te on a
Qe = mc(t1 – te).
μt + mct 1
A l’équilibre Qc = Qe ⇒ μ(te – t0) = mc(t1 – te) et te(μ + mc) = μt0 + mct1 ⇔ t e = 0 .
μ + mc
Application numérique : m = 12.10-2kg, t0 = 20°C, t1 = 70°C, et μ = 270 J.kg-1 on trouve
te = 52,5°C.

2) La chaleur latente Lf de la glace


Il y a maintenant échange de chaleur entre les systèmes (calorimètre + m kg d’eau) à la
température te et la masse m’ = 5.10-2kg de glace (de chaleur massique cg = 2100 J.kg-1) à la
température t2 = - 10°C.
Le nouvel équilibre ayant lieu à la température T = 24,2°C la quantité de chaleur cédée par le
premier système est Q1 = (μ + mc)(T – te) et celle absorbée par la glace est :
Q2 = m' c g (0 − t 2 ) + m' L f + m' c(T − 0) .
1424 43 4 { 14243
Quantité de chaleur absorbée par les Quantité de chaleur pour Quantité de chaleur pour faire
m' kg de glace pour passer de la fondre les m' kg de glace à la passer les m' kg d'eau de la températur e
températur e t 2 = - 10° C à températur e constante de 0° C de 0° C à la températur e T ° C

A l’équilibre Q1 = Q2 ⇒ (μ + mc)(T – te) = - m’cgt2 + m’Lf + m’cT et

L f = c g t 2 − cT −
(
(μ + mc ) T − t e )
.
m'
Application numérique : m’ = 5.10-2kg, cg = 2100 J.kg-1, c = 4180 J.kg-1, t2 = - 10°C, T = 24,2°C
on a Lf = 3,15×105J.kg-1.

11
II – Chimie
a) La concentration c de la solution
m
La masse volumique de la solution commerciale est ρ = ; m étant la masse de la solution et
V
V son volume. Pour V = 1m3 on a alors m = 1190 kg ou encore qu’un litre de la solution a une
masse m’ = 1190g.
'
Cette masse mHCl de solution contient 37% de soluté pur HCl ; la masse d’acide chlorhydrique
pure contenue dans cette solution est donc :
37
mHCl = ×1190 = 440,3 kg.
100
La quantité de matière correspondant à la masse mHCl, sachant que la masse molaire de l’acide
est MHCl, est :
'
mHCl 440,3
nHCl = = = 12,1 mol.
MHCl 36,5
La solution commerciale a une concentration c = 12,1mol.L-1.

b) La concentration c’ de la solution obtenue


Soient V et V’ respectivement les volumes des solutions avant et après dilution, c et c’ les
concentrations correspondantes, la loi de dilution s’écrit
V
c×V = c’×V’ ⇔ c' = ×c .
V'
Application numérique : V = 1,0 mL, c = 12,1mol.L-1, V’ = 500 mL on en déduit : c’ = 2,42×10-2
mol.L-1.

C – Problème
1) La nature du mouvement d'un électron entre F et A
U0 est croissant, du filament F (chargé négativement) vers la plaque A (chargée positivement).
Le champ E 0 dérivant de la tension U0 est de direction parallèle à xx’ (perpendiculaire aux
armatures F et A), dirigé de A vers F (voir figure ci-dessous).
Un électron de charge e = -1,6.10-19 C quittant le filament F est soumis à l’action de la force
A
r
F
r r électrique : F 0 = − e E 0.
E0 e F 0 Sous l’effet de cette force l’électron de masse m amorcer un
r
x x’ F eE0
mouvement d’accélération a telle que a = 0 ou a = − .
⊕ U0 m m
E
L’intensité de cette accélération est a = e. 0 = constante
m
positive (m, e et E0 sont constants) et que le mouvement de l’électron entre F et A est
rectiligne uniformément accéléré.
L’équation horaire du mouvement de l’électron
1
L’élongation x de l’électron à instant t quelconque s’écrit : x = at2.
2
1 eE
La vitesse VF de l’électron au départ de F est considérée comme nulle on trouve x = . 0 t 2
2 m

2) Vitesse VA de l’électron en O1

12
Posons que la distance entre F et A est l0. La variation d’énergie cinétique de l’électron entre F
et A est E C − E C = ΔE C = W r , travail de la force électrique, seule force appliquée à l’électron
A F F0

(le poids de l’électron est négligeable).


1 ⎫
E C = mV 2 A ⎪
⎪ 1 e.U0
A
2 ⇒ m VA2 = WF = F0.l0 = e.E.l0. Or E.l0 = U0 VA = .
1 ⎬ ⇒
2
E C = mVF = 0( VF = 0)⎪
0
2 2m
F
2 ⎪⎭
e = 1,6.10 −19 C ⎫

Application numérique : m = 9.10 −31Kg⎬ ⇒ VA = 2.107 m.s-1.
U0 = 1125 V ⎪⎭

3) a) Mouvement d’un électron à l’intérieur der C1


y Le champ E1 dérivant du potentiel U1 est de direction verticale,
r +++++++++++++ dirigé vers l’armature inférieure
r négative. L’électron arrivant
F1 en O2 avec la vitesse initiale VA est soumis à la force
r
V r r
e A x F1 = − e E1 .
r
E0 Le mouvement de l’électron comme précédemment est
--------------- rectiligne uniformément accéléré d’accélération
eE
a2 = − .
m
Équation y de la trajectoire : y = f (U0, U1 et d)
L’équation de la trajectoire de l’électron est obtenue en éliminant la variable temps t entre les
équations paramétriques x et y ⇒ x(t) = ? et y(t) = ?
Pour cela étudions le mouvement de l’électron de masse m possédant la vitesse initiale V A et
sur lequel est appliqué la seule force F1 dans le repère choisi ( O 2 x, O 2 y ) (voir figure ci-
dessous).

y
l
r +++++++++++++ Y
+
F1
yS
α
d O r x
vA I O3
r
E1
-------------------
l/2
D

Selon l’axe O 2 y :
eE1
Pr oj F1 / O 2 y = F1y = F1 = eE 1 = ma y ⇔ a y = = constante > 0 ⎫
m ⇔ le mouvement de

Pr oj V A / O 2 y = VA y = 0 ⎭

l’électron selon O 2 y est rectiligne uniformément accéléré, sans vitesse initiale, son équation
1 eE1 2
horaire est : y = t c.
2 m
13
Pr ojF1 / O 2 x = F1x = F1 = 0 = ma x ⇔ a x = 0 ⎫
Selon l’axe O 2 x : ⎬ ⇔ le mouvement de l’électron
Pr ojVA / O 2 x = VA x = VA = constante ⎭
selon O 2 x est rectiligne uniforme, son équation horaire est : x = VA.t d.
x 1 eE1 2
De d on tire t = qui porté dans c donne y = .x : équation de la trajectoire de
VA 2 mVA2
l’électron.

Cette trajectoire est une parabole de sommet O2.


eU0 U 1
Sachant que E1d = U1 et VA2 = l’équation de la trajectoire devient : y = 1 × × x 2 .
2m U0 d
Condition pour U1 pour une sortie de l’électron sans rencontrer les armatures
Soit ys l’ordonnée de sortie de l’électron, on a à la sortie x = l = 5.10-2m.
d
Pour ne pas rencontrer les armatures, il faut que ys < c’est-à-dire :
2
U1 1 2 d U0d2
ys = × × l p ⇔ U1 p .
U0 d 2 2l 2
Application numérique : d = 2.10-2m, l = 5.10-2m on a U1 < 90V.

b) Détermination de Y sur O3 y
A la sortie de C1, on a F1 = 0 et ay = 0 et le mouvement de l’électron devient rectiligne uniforme.
La déviation α est telle que :
Y 2D U D
tgα ≈ α(rad) = = et l’on déduit Y = 2 × 1 × × l .
ys l U0 d
Application numérique : D = 3.10 m, U1 = 45V, U0 = 1125V, l = 5.10-2m on trouve Y = 6cm.
-1

K1 = f(D, d, l, U0)
U U .U .d.l U0 × d
k1 = 1 = 1 0 2 ⇔ k1 = .
Y 2 × U1.D.l 2 × U1 × D × l
Application numérique : D = 3.10-1m, U1 = 45V, d = 2.10-2m, l = 5.10-2m on trouve k1 = 7,5
V.cm-1 (c’est-à-dire que 1cm représente sur l’axe O3 y : 7,5 V).

c) Figure observée sur l’écran


On observe sur l’écran une sinusoïde de grandeur Y = U1/k1 = 6cm.

II – 1) u2 = at + b pour 0 < t < T2


Il suffit de constater que dans le domaine cité la courbe u2(t) est une droite dont l’équation
effectivement u2 = at + b ; a et b étant des constantes à déterminer.
⎧t = 0 ⇒ u2 = − 60V
De la courbe u2(t) on constate que pour ⎨ on en déduit que b = 60V,
⎩t = 0 ⇒ u2 = + 60V
a = 6.103V/s et u2 = 6000t – 60 (V).

2) X (en cm) est une fonction du temps : X = f(t)


u u
X = 2 = 2 ⇒ X = 800t – 8 (cm)
k 2 k1

3) Figure observée sur l’écran


On observe sur l’écran un segment de droite de longueur :
14
X(t =T2) = 2.10-2×800 – 8.
La longueur du segment de droite est X = 8cm.

4) Le spot lumineux décrit une sinusoïde


La trajectoire du spot a pour équation Y = f(X). Elle obtenue en remplaçant l’expression de la
variable temps t tirée de l’expression de X(t) dans celle de Y(t).
X−8
X = 800t – 8 ⇔ t = .
800
u
L’expression de Y est Y = 1 avec k1 = 7,5 V.cm-1 et u1 = 45sin100πt on obtient en remplaçant t
k1
45 X−8 π
par sa valeur Y = sin100π ⇔ Y = 6sin (X + 8 ) .
7,5 100 8
π
Le spot lumineux décrit une sinusoïde de pulsation ω = rad/s ou de période T = 12s.
8
Qu’observe-t-on si T1 = 2T2 ?
ω1 = 100π = 2π/T1 ⇒ T1 = 2.10-2s et T2 = 4.10-2s. Les nouvelles expressions de u2 et X
deviennent alors u2 = 3000t – 60 et X = 400t – 8. La nouvelle expression de Y est alors : Y =
U1 π π
sin X fonction sinusoïdale de X dont la pulsation est ω’ = rad/s. L’ancienne pulsation
k1 4 4
π
π ω' T 4
étant ω = on a = = 2 ⇒ ω’ = 2ω ou que T = 2T’.
4 ω T' π
8
On en déduit que si la première courbe observée avait la grandeur d’une sinusoïté par
exemple on verra maintenant deux sinusoïtés occupant le même espace (voir figures ci-
dessous).

Une sinusoïté de période T

Deux sinusoïtés de période T’ sur le même espace

15
CORRIGÉ : SESSION DE JUILLET 1996 - Série : SE, MTI, MTGC
(Sujet de remplacement)

A – Questions de cours

I - Physique
1) Définition d’une réaction de désintégration
Une réaction de désintégration est une transformation spontanée ou provoquée d’un
noyau atomique, d’une particule élémentaire donnant naissance à un ou plusieurs autres
atomes et d’autres particules.

2) Les équations bilans des désintégrations 1, 2 et 3.


238
92
U → 234
90
Th + 42 He c ; 234
90
Th → 234
91
Pa + −01e d ; 234
91
Pa → 234
92
X+ 0
−1
e e.
Expliciter les règles appliquées
A A
Si AZ X + AZ''Y → Z1 X' + Z2 Y est l’équation bilan d’une réaction nucléaire on a : A + A’ = A1 + A2 et
1 2

Z + Z’ = Z1 + Z2.
Par exemple dans c : 238 = 234 +4 et 92 = 90 + 2.
La réaction c est une radioactivité α (émission de noyaux d’hélium ou particules α, les
réactions d et e sont une désintégration β- (émission d’électrons).
Préciser le type de désintégration et le nom de X
Le nucléide X est un isotope de l’uranium : X = U.
II – Chimie
1) Distinction entre une réaction simple et une réaction complexe
Une réaction qui s’effectue en un seul stade est dite simple tandis qu’elle est complexe
lorsque sa réalisation demande plusieurs stades.
2) Les différentes étapes
Toute réaction en chaîne ou réaction radicalaire implique trois stades principaux :
L’initialisation (naissance des radicaux) : étape 1.
La propagation (croissance) : étapes 2, 3 et 4.
La rupture de chaîne (disparition des valences libres) : étape 5.
Les centres actifs sont les radicaux.

B – Exercices

I - Physique
1) La valeur de l’induction B
Le champ B créé par le passage du courant I dans le solénoïde est tel que : B = μ0nI ; n étant le
nombre de spires par unité de longueur du solénoïde, μ0 = 4π10-7 u.S.I. la perméabilité
magnétique ou permittivité du vide ou de l’air.
Application numérique : n = 1250, I = 5A on a B = 78,5.10-4T.

2) Le flux Φ et l’inductance L
Le flux Φ à l’intérieur de la bobine est Φ = NBS avec N le nombre de spires de la bobine, S la
surface d’une spire : S = πR2 (R le rayon d’une spire). On a N = nl avec l la longueur de la
bobine.
Application numérique : l = 4.10-1m, R = 2.10-2m, S = 12,56.10-4m2, n = 1250 spires/m, on a
B = 78,5.10-4T on trouve Φ = 4,9.10-3Wb.
Φ
L’inductance L de la bobine est L =
I

16
Application numérique : Φ = 4,9.10-3Wb, I = 5A on a L = 0,98.10-3H.

II - Chimie
1) a) La réaction est exothermique ou endothermique
La réaction est endothermique.
Une réaction de craquage (ou cracking) est la décomposition d’un composé sous l’effet
uniquement de la chaleur, elle est par conséquent endothermique (l’augmentation du volume du
mélange final est également une justification).

b) Le nombre de nH de dihydrogène
2


L’équation bilan de la réaction est : CH4 ← C + 2 H2 .
gaz solide gaz

Soient x H et x CH les fractions molaires, nH et n CH les nombres de mole, PH , PCH les


2 4 2 4 2 4

pressions partielles respectifs du dihydrogène et du méthane, la loi d’action des masses relative
PH2
aux pressions partielles s’écrit : k p = 2
. Si P la pression totale du mélange on a PH =
PCH 2
4

x H2 nH
x H ×P et PCH = x CH ×P ⇒ kp = 2
× P , d’une part, xH = 2
(les conditions
2 4 4 x CH 2 3
4

stœchiométriques donnent une mole de méthane et deux moles de dihydrogène, soient 3 moles
gazeuses pour le mélange final) on a :
nH2 3 × k p × nCH4
kp = 2
× P et nH2 = .
3 × n CH P
4

Application numérique : kp = 4,2.10-4Pa, nCH4 = 1 mol, P = 1,4.105Pa on trouve nH2 = 0, 95 mol.

2) Le nouveau nombre de mole n'H 2


3 × k p × nCH4
La nouvelle pression est P’ = 1,6.105Pa ⇒ nH' 2 = = 5,85 mol.
P'

C – Problème
I – 1) L’expression de l’équation différentielle
Soit le circuit (C, L) série ci-contre. En posant respectivement u, uC et uL les tensions
instantanées respectives aux bornes de l’ensemble du circuit, du condensateur et de la bobine
on a u = uC + uL.
C L q
On a u C = , q étant la charge instantanée de la capacité et
C
di
uL = − e = L , e la f.e.m. induite aux bornes de la self et i l’intensité
uC uL dt
instantanée dans le circuit. En remplaçant uC et uL par leurs valeurs on a
u
q di di q d2 q
u = +L et comme i = on trouve u = + L 2 .
C dt dt C dt
Le circuit étant fermé on a u = 0 et l’équation différentielle régissant le circuit est alors
q di d2 q 1 C 1C 2
0 = +L ou encore + × q = 0 avec C = pour le montage en série et C = C1
C dt dt 2
LC C1 + C 2
+ C2 pour le montage en parallèle, des condensateurs.

17
2) La période T en fonction de L, C1 et C2
d 2q 1
L’équation différentielle + × q = 0 peut se mettre sous la forme :
dt 2 LC
d2 q 1
2
+ ω 2q = 0 avec ω2 = la pulsation propre des oscillations électriques. Sachant que la
dt LC

période T des oscillations est T = on en déduit T = 2π LC .
ω
C1C 2 CC
Comme C = pour le montage en parallèle on a T = 2π L 1 2 .
C1 + C 2 C1 + C 2

3) La période T’ en fonction de L, C1 et C2 pour le montage en série


On a C = C1 + C2 et T = 2π L(C1 + C 2 ) .

II – 1) a) Les ressorts ont même tension T1 = T2


Le système étant en équilibre et les ressorts ayant r des masses négligeables, la seule force qui
provoque l’allongement des ressorts est le poids P de la masse m.
Par définition, la tension d’un ressort de masse négligeable (ou d’un fil inextensible) en
un point du ressort est la force qu’il faudrait appliquer à chaque extrémité du ressort
supposé coupé en ce point pour que l’état de mouvement ou de repos soit conservé. Le
système présent étant au repos les tensions, T1 et T2, sont égales parce que chacune
égale au poids P de la masse m.
Les allongements a1 et a2 des ressorts R1 et R2 en fonction de m, g, k1 et k2
La tension T d’un ressort est proportionnelle à l’allongement a du ressort :
on a donc T1 = k1a1 et T2 = k2a2 (k1 et k2 étant respectivement les raideurs des ressorts R1 et
mg mg
R2) et comme T1 = T2 = P = mg on en déduit que : a 1 = et a 2 = .
k1 k2

b) les allongements x1 et x2 en fonction de x, k1 et k2


A l’instant t > 0, OA = x. Par rapport à l’état d’équilibre, le ressort R1 s’est allongé de x1 et le
ressort R2 de x2, d’où x1 + x2 = x.
La nouvelle tension est T’ = T1' = T2' ⇒ k1 a ' = k2 a ' , a ' et a ' étant les nouveaux allongements.
1 2 1 2

Sachant que a ' = a1 + x1 et a ' = a2 + x2, il vient k1(a1 + x1) = k2(a2 + x2) ⇒
1 2
k1a1 – k2a2 = k2x2 – k1x1, d’une part, que d’autre part k1a1 = k2a2 = mg
et x2 = x - x1 on a k1x1 = k2x2 = k2(x – x1).
k2
De l’égalité k1x1 = k2(x – x1) on déduit x 1 = ×x.
k1 + k2
R1 r
T1 De l’égalité k2x2 = k2(x – x1) on tire x2 = x – x1, et en remplaçant
k2 k1
R2 r x1 par sa valeur x 1 = × x on trouve x 2 = ×x.
T2 k1 + k 2 k1 + k 2
r
a1 + a2 T2 r
O T'
m d2x
c) Établir = f(x, m)
A
x dt 2
P On applique le principe fondamental de la dynamique à la masse
A l’équilibre
r r r r
m. Les forces appliquées sur la masse m sont :
P+T = 0 P • le poids P force de direction verticale dirigée vers la terre
r r r
T1 + T2 = 0 • la tension T ' des ressorts, force de direction verticale
puisque de même direction que l’axe du ressort, dirigée en sens opposé de P .
18
d2 x ' '
On a P+T' = m . P = mg = k 1 a1 et T ' = − k 1 a 1 = − k 1 (a 1 + x 1 ) on obtient :
dt 2
d2 x d2 x k2 d2 x k .k
m = k 1 a 1 − k 1 a 1 − k 1 x ⇒ m = − k 1 x 1 . Or on a x 1 = × x ⇒ m = − 1 2 ×x .
dt 2
dt 2
k1 + k 2 dt 2
k1 + k2
Nature du mouvement et expression de la période T
d2 x
La résultante des forces P + T ' = m s’exerçant sur A est de la forme F = − k x force de
dt 2
rappel ⇔ le mouvement de la masse est rectiligne sinusoïdal.

La période T du mouvement
d2 x k .k r d2 x 2r
r
La relation m 2 = − 1 2 ×x peut se mettre sous la forme + ω x = 0 avec
dt k1 + k 2 dt 2
k 1k 2
ω= la pulsation du mouvement. On en déduit l’expression de la période T des
m(k 1 + k 2 )
2π m(k 1 + k 2 )
oscillations est : T = = 2π .
ω k 1k 2
2) a) Montrer que la force exercée a pour expression F = (k1 + k2).y
r
Avant
r' d’exercer
r' la force F la masse m est en équilibre sous l’action
r r' r' r du poids P et des tensions
T1 et T2 : les ressorts R1 et R2 s’allonge de a et on a P + T1 + T2 = 0 . Par projection sur un axe
orienté O 2 O1 il en résulte que mg + k1a – k2a = 0.
Soit y le déplacement vertical auquel le centre de gravité de m, est soumis du fait de
l’application de la force F ; les allongements des deux ressorts R1 et R2 sont (a + y) et (a – y)
(un des ressorts s’allonge tandis que l’autre est comprimé). Avant d’exercer la force F la masse
r ' '
m est en équilibre sous l’action du poids P et des tensions T 1 et T 2 : les ressorts R1 et R2
r r r r
s’allonge de a et on a P + T1' + T2' = 0 .
Avant d’exercer la force F la masse m est en équilibre sous l’action du poids P et des tensions
' ' r r r r
T 1 et T 2 : les ressorts R1 et R2 s’allonge de a et on a P + T1' + T2' = 0 . Par projection sur un axe
orienté O 2 O1 il en résulte que mg + k1a – k2a = 0.
O 2 O 2
Soit y le déplacement vertical auquel le centre de gravité de
m, est soumis du fait de l’application de la force F ; les
r r allongements des deux ressorts R1 et R2 sont (a + y) et (a –
T '2 T "2 y) (un des ressorts s’allonge tandis que l’autre
r r est r ' comprimé).
r' r
y
O m a La nouvelle condition d’équilibre s’écrit : F + P + T1 + T2 = 0.

r O m x Par projection sur un axe orienté O1O 2 on a :


T1'
r
T1"
F – P - T1' + T2' = 0 avec T1' = k1(a + y) et T2' = k2(a – y).
On en déduit F – mg + k1a – k2a + y(k1 + k2) = 0
r
P r et F = y(k1 + k2)
P
(On rappelle que mg + k1a – k2a = 0).
O1 O1
r r r r
F=0 F≠0 b) L’expression de la raideur k du « ressort équivalent »
r r' r' r r r r" r" r Si k est la raideur du ressort R équivalent à l’ensemble (R1,
P+T +T =0 F+ P+T +T =0
1 2 1 2 R2) sa période T sous l’action de la masse m est

19
m
T = 2π ; le ressort équivalent R a même période que le système de ressorts (R1, R2) sous
k
l’action de la même masse m.
m (k 1 + k 2 ) m
Pour la question 1) on a 2π = 2π ce qui après simplification donne :
k 1k 2 k
k 1k 2
k= . Pour la question 2) on a comme équation différentielle :
k1 + k2
d2 y m
– (k1 + k2)y = m et pour période T = 2π .
dt 2
k1 + k 2
La raideur k du ressort équivalent est k = k1 + k2.

c) Récapitulation

Systèmes Grandeurs analogues Relations analogues


Équations
différentielles
Oscillateur électrique C1 et C2 en série d q
2
C 1C 2
Capacité 2
+ L =0
Inductance dt C1 + C 2
Oscillateur électrique C1 et C2 en parallèle Pulsation 2
Période
d q
2
(
+ L C1 + C 2 = 0 )
dt
Oscillateur mécanique R1 et R2 en série 2
d x k 1k 2
Raideur + =0
2
dt m (k + k )
Masse 1 2
Oscillateur mécanique R1 et R2 en parallèle Pulsation 2
d x (k 1 + k 2 )
Période + =0
2
dt m
Équations horaires
Oscillateur électrique C1 et C2 en série q = Qmcos(ωt + φ)
Oscillateur électrique C1 et C2 en parallèle i = Imcos(ωt + φ)
Oscillateur mécanique R1 et R2 en série
x = Xmcos(ωt + φ)
Oscillateur mécanique R1 et R2 en parallèle
Périodes
Oscillateur électrique C1 et C2 en série C 1C 2
T = 2π L
C1 + C 2

Oscillateur électrique C1 et C2 en parallèle T = 2π L(C + C )


1 2

Oscillateur mécanique R1 et R2 en série k1 + k2


T = 2π m
k 1k 2

Oscillateur mécanique R1 et R2 en parallèle m


T = 2π
k1 + k 2

Raideurs
Oscillateur mécanique R1 et R2 en série 1 1 1
= +
k k1 k2
Oscillateur mécanique R1 et R2 en parallèle
k = k1 + k2
Capacités
Oscillateur électrique C1 et C2 en série 1 1 1
= +
C C1 C2
Oscillateur électrique C1 et C2 en parallèle C = C1 + C2

20
c) Deux ressorts en « série », en « parallèle »
Deux ressorts sont en « série »lorsqu’un seul des ressorts a une extrémité en contact avec la
masse oscillante et en « parallèle » lorsque une extrémité de chaque ressort est en contact
avec la masse oscillante.

CORRIGÉ : SESSION DE JUILLET 1997 - Série : SE, MTGC, MTI


(District de Bamako)

A – Questions de cours

I – Physique
1) Un oscillateur subit des oscillations forcées s’il oscille avec une période qui n’est pas
sa période propre.
Les oscillations sont libres si l’oscillateur oscille avec sa période propre.

2) Il y’a résonance lorsque le résonateur oscille avec sa grande amplitude possible.

3)
Oscillateurs amortis Oscillateurs sélectifs
™ tympan de l’oreille
™ Récepteur radio
™ Stade « Modibo Kéïta »
™ Station émettrice de l’ORTM
™ Microphone

4) L’œil est un oscillateur amorti.

II - Chimie :
Définition
Les alcools sont des composés organiques dont la molécule contient un groupement hydroxyde
(-OH) lié à un carbone tétragonal (alcools aliphatiques).
Formules générales des alcools
R, R’ et R’’ étant des radicaux alkyles les formules générales des alcools sont :
R'

R - OH R - CHOH - R' R C R"


OH
Alcool Alcool Alcool
primaire secondaire tertiaire
La structure de la fonction alcool

..
C O
.. H

Produits de déshydratation du butan-2 ol


La formule du butanol-2 est CH3 – CHOH – CH2 – CH3. Une réaction de déshydratation est la
perte de molécule d’eau par un composé.
Al2O3
CH3 – CHOH – CH2CH3 H2O + CH2 = CH – C2H5 but-1 ène

21
Al2O3
CH3 – CHOH – CH2CH3 H2O + CH3 – CH = CH – CH3 but-2 ène

H2O + CH3 – CH – O – CH – CH3


H2 SO4 oxyde d’éthyl-2
2 CH3 – CHOH – C2H5 ⎢ ⎜
éthyle
C2H5 C2H5
Equations bilan de l’oxydation du butan-2 ol
CH3 – CHOH – C2H5 + 6 O2 → 4 CO2 + 5 H2O

CH3 – CHOH – C2H5 ⎯⎯→


⎯ CH3 – CO – C2H5 + H2O
[O]

butan-2 one
B – Exercices
Exercice 1

1) Calcul de E1, E2, E3, E4 et tracé du diagramme


13,6
E n = − 2 ⇒ E1 = - 13,6eV ; E2 = - 3,4eV ; E3 = - 1,51eV et E4 = - 0,85eV
n
Diagramme Représentation
En n=∞
E4 n=4

E3 n=3

E2 n=2

E1 n=1

Série de Série de Série de


Lymann Balmer Paschen

Les longueurs d’onde extrêmes de chaque série


La longueur d’onde λnp de la radiation émise (ou absorbée) lors du passage d’un niveau p à un
niveau n est telle que :
hc 1 1 hc RH hc
En – Ep = ⇒ 2− 2 = ⇒ λ np = avec RH = ⇒
λ np n p E1.λ np 1 1 E1

n2 p2
6,62.10 −34 × 3.10 8
RH = −19
= 0,9127.10 −7 .
13,6 × 1,6.10
On trouve les résultats suivants en μm :

Série de Lymann Série de Balmer Série de


Paschen
n = 4 et p = 1 n = 2 et p = 1 n = 3 et p = 2 n = 4 et p = 2 n = 4 et p = 3
λnp = 0,1043 λnp = 0,1217 λnp = 0,6571 λnp = 0,4868 λnp = 1,8775
Ultraviolet Ultraviolet Spectre Spectre Infrarouge
visible visible

II - Exercice 2
1) Nom, équation bilan et caractéristiques de la réaction
La réaction est une réaction d’éstérification-hydrolyse.
Son équation bilan s’écrit :
22
CH3 – COOH + HOCH2 – CH3 → CH3 – CO – O – CH2 – CH3 + H2O
La réaction est lente, limitée et athermique

2) Quantité d’acide restant et la composition du mélange


Cette quantité ou nombre de mole d’acide restant, est égale au nombre de mole d’acide
neutralisé par la base multiplié par 10.
Calcul du nombre de mole d’acide restant dans 1/10ème du volume V du mélange
Le point d’équivalence acido-basique étant atteint on a :
Nacide = NNaoH = CNaOH×VNaOH = 0,5×13,3.10-3 = 6,65.10-3 mol.
Le nombre de mole d’acide restant dans le volume est donc
La composition initiale du mélange est :
⎧ macide 12
⎪⎪ nAinitial = M =
60
= 0,2 mol

acide
.
m 9,2
⎪nAlcool = alcool = = 0,2 mol
⎪⎩ Malcool 46
Calcul du nombre de mol d’acide restant dans 1/10ème du volume V du mélange
Le point d’équivalence acido-basique étant atteint on a :
nacide = nNaOH = CNaOH.VNaOH =0,5.13,3.10-3 = 6,65.10-3mol
Le nombre de mole d’acide restant dans le volume est donc :
n A res tan t = 10.nAcide = 6,65.10-2 mol
La composition du mélange est :
⎪⎧n Arestant = n alcoolrestant = 6,65.10 mol
−2

⎨ −2
⎪⎩n ester = n eau = 0,2 − 6,65.10 = 0,13mol

C - Problème
1) Volumes VNH3 et VNH4
L’énoncé permet d’écrire VNH4 + VNH3 = 100 ml et d’autre part on sait que le pH d’une solution
[NH3 ] V
tampon a pour expression pH = pka + log ou encore : pH = pka + log NH3 . pH = 9 et pka
[NH 4 ] VNH4
VNH3
= 9,2 ⇒ = 10-0,2 = 0,63.
VNH+ 4
VNH3 + VNH4 = 100 ⎫
VNH3 ⎪
⇒ VNH3 = 38,8 mL et VNH4 = 62,2mL.
= 10 − 0,2
= 0,63⎬
VNH4 ⎪

2) Volume VHCl
L’addition d’acide provoque la réaction de neutralisation d’une partie de la base NH3 selon
l’équation du bilan : NH3 + H2O → H3O+ + CI-. L’addition de VHCI ml de HCI, soit 0,1 × VHCI mmol
de H3O+, entraîne :
™ [
la formation de 0,1× VHCI mmol de NH+4 , soit NH+4 = ] 0,1× VHcI
100 + v HCI
10 − 0,1VHCI
™ la disparition de 0,1 × VHCI mmol de NH3, soit [NH3 ] =
100 + VHCI
10 − 0,1× VHCI
En portant ces valeurs dans l’expression du pH on a pH = pka + log et l’on en
0,1× VHCI
déduit sachant que pH = 9,2 que VHCI = 61,3 mL.

23
3) La solution diluée a toujours le pH = 9. Pourquoi ?

Les concentrations de 1) sont divisées par 10, soit :


0,01× VNH
[NH+4 ] = 4
= 6,12 mmol
100
[NH3] = 3,88 mmol ⇒ pH = 9,2 + = 9,2 - 0,197 ⇒ pH ≈ 9.

4) Les molarités en NH3 et en avant et après addition


Les molarités avant addition sont : [NH+4 ] = 6,12 mmol et = 3,88 mmol.
Les molarités après addition sont :
[NH+4 ] = 6,12 + 0,5 = 6,62 mmol et [NH3] = 3,88 – 0,5 = 0,38mmol.
3,88
On vérifie que pH = 9,2 + log = 8,9 qui montre effectivement l’effet tampon du couple
6,62
NH+4 /NH3, la solution d’acide chlorhydrique servant de testeur. Le pH d’une solution tampon
varie peu par addition modérée d’acide ou de base même forts.

II – 1) Justifier l’appellation « oscillations forcées » pour désigner le courant i


La source S impose sa fréquence au circuit qui oscille également avec cette fréquence qui n’est
pas forcément la sienne propre, d’où l’expression «d’oscillations forcées » pour désigner le
courant i.
Relation entre les fréquences de la tension u et du courant i
L’intensité instantanée i a même fréquence que la tension instantanée u.

2) Expressions des impédances ZL,R, ZC,R et ZC,L,R pour respectivement les circuits (L, R), (C,
R) et (C, L, R) séries

La courbe (a) est une courbe hyperbolique croissante de A vers + ∞ (asymptotique à la droite
z = kω avec k constante positive) ce qui correspond à une impédance Z = R 2 + (Lω) = Z L,R .
2

La courbe (b) est une courbe parabolique de sommet A variant de + ∞ vers A (minimum) et A
1 2
vers + ∞. Elle correspond à la représentation d’une impédance Z = R 2 + (Lω − ) = Z L,C,R .

1
La courbe (c) correspond à l’impédance Z = R 2 + 2 2 = Z C,R
C ω
L’ordonnée commune est A = R.

CORRIGÉ : SESSION DE JUILLET 1997- Série : SE, MTGC, MTI


(Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao et Tombouctou)

A – Questions de cours

I – Physique
La radioactivité est l’émission spontanée ou provoquée de particules par un noyau atomique.
92 U → 90Th + 2 He : émission de particules α = 2 He par l’atome d’uranium 238
Exemple : 238 234 4 4

La fission nucléaire est la participation d’un noyau massif, consécutive au choc d’un neutron.
Exemple : 23892 U + 0 n → 92 U
1 239

La radioactivité β+ est l’émission de positons ou anti-électrons 01 e par un noyau atomique


(présentant un défaut de neutrons par rapport aux nucléïdes stables)
27 Co → 1 e + 26 Fe (stable).
Exemple : 56 0 56

24
II - Chimie

Définitions
L’isomérie est l’étude des composés chimiques qui possèdent la même formule brute,
mais qui différent par leurs formules développées et leurs propriétés.
Deux composés sont isomères s’ils ont la même formule brute mais des formules
développées différentes.

Les types d’isomérie


Les types d’isomérie dans le composé sont : l’isomérie géométrique (Z, E) et l’isomérie optique
Le nombre d’isomères
Le composé peut présenter six (6) isomères possibles (quatre isomères optiques et deux
géométriques).
Le nom du composé
Le composé est l’acide 2-amino 5-chloro 4-ène 3-ol hexanoïque.
Les propriétés chimiques de la solution du composé
La solution de ce composé présente les caractères amphotères (acido-basique).
R − CH(NH2 ) − COOH + H3 O + → R − CH(NH3+ ) − COOH + H2 O
Acide

R − CH(NH2 ) − COOH + OH − → R − CH(NH2 ) − COO − + H2 O


Base
avec R = CH3 - CCl = CH - CHOH –

II Exercices

Exercice 1
Peut-on provoquer la coupure photochimique par un rayonnement visible
Il suffit de calculer la longueur d’onde λ du rayonnement ayant une énergie
hc
E = 240 Kg.mol-1. L’énergie E portée par un rayonnement de longueur d’onde λ est λ = .
E
240
Application numérique : E = 240 kg.mol-1 = 23
J , h = 6,62.10-34 J.s, c = 3.108 m.s-1 on
6,02.10
trouve λ = 0,498 μm. Cette longueur d’onde fait bien partie du spectre visible.

Exercice 2
La valeur du produit ionique ka aux différentes températures
La valeur ke du produit ionique est : ke = [H3O+]×[HO-]

Solutions A B C D
t°C 15 25 55 65
[H3O°] 10-3,18 3,6.10-9 10-6,80 10-6,41
[HO-] 5,6.10-12 2,8.10-8 5,7.10-7 10-6,41
ke 4,4.10-13 1,0.10-14 8,2.10-14 1,5.10-13

Nature des solutions

Solutions A B C D
°
[HO ] < [H3O ] [HO ] > [H3O°]
- ° - - °
[HO ] > [H3O ] [H3O ] = [HO-]
Nature acide basique basique neutre

C - Problème
I – La pulsation propre ω et la raideur K
25
L’énergie absorbée passe par un maximum pour N = 8,7.1013Hz ⇒ l’état de résonance et que
par conséquent l’excitateur qui est le champ électrique et le résonateur qui est la molécule de
chlorure d’hydrogène ont même pulsation ω = 2πN ≈ 5,46.1014 rad/s.
K
La raideur K du ressort correspondant est ω = ⇒ K = ω2 .m avec m la masse de la molécule
m
de chlorure d’hydrogène :
(1 + 35,5).10 −3
m = mH + mCI = 23
, ce qui donne K = 180,75.102 N/m.
6,02.10

II - 1) La formule de A
La formule générale des alcènes est CnH2n [avec n entier naturel (n ≥2)].
Il suffit pour connaître la formule de A de déterminer la valeur de n. La fixation du dichlore par
l’alcène est une réaction d’addition dont l’équation bilan s’écrit :
C n H 2n + Cl 2 → C nH2n Cl 2
14n g 35,5 g
5,6 g 7,1 g
14n 35,5
La règle des proportions donne = ⇒ n = 4 et la formule de l’alcène est C4H8. Il s’agit du
5,6 7,1
butène.
ƒ Les formules développées de A

CH2 = CCH3– CH3 CH2 = CH - CH2 - CH3 CH3 – CH = CH - CH3


2-Méthylpropène But-1 ène But-2 ène

ƒ Nature des atomes de carbones de A


Les atomes de carbone doublement liés sont trigonaux, tous les autres sont tétragonaux

A est chirale ?
A n’est pas chirale car sa molécule ne possède pas de carbone asymétrique C*.

2) Ecrire les formules développées de B ? Représentation de Newman ?


Nombre d’énantiomères ?
La formule brute de B est C2H8Cl2.
Les formules développées possibles, les représentations de Newman correspondantes et le
nombre d’énantiomères sont rassemblés dans le tableau ci-dessous :

CH2ClCCl(CH3)CH3 CH3ClCHClCH2CH3 CH3CHClCHClCH3


H H H
Cl CH3 Cl H Cl CH3

H Cl H Cl H Cl
CH3 C2H5 CH3
Zéro énantiomère (pas 2 énantiomères 4 énantiomères
de carbone asymétrique) (1carbone asymétrique)(2 carbones asymétriques)

3) Concentration molaire volumique c


Le racémique est un mélange équimolaire. La solution contient 10 g par litre de chaque
énantiomère. La masse molaire de B étant 127 g/mol, la concentration molaire volumique c est :
c = 10/127 = 0,079 mol/l.

4) Le corps C obtenu

26
L’hydrogénation de l’alcène conduit à un alcane C :
C4H8 + H2 ⎯⎯→ Ni
C4H10 : butane
ƒ Formules développées de C
Les formules développées correspondantes sont :
CH3CH2CH2CH3 : le butane normal ou n - butane

et CH3 - CH(CH3) - CH3 : le méthylpropane


ƒ Formule et nom du dérivé monochloré et nom du dérivé monochloré de C ayant des
isomère optiques
Le seul dérivé monochloré ayant des isomères optiques est :

CH3 − C HCl − CH2 − CH3 : le 2-chlorobutane.
Les isomères optiques sont représentés ci-dessous :
CH2Cl CH2Cl

C C

C2H5 H5C2 H
H
Cl Cl

CORRIGÉ : SESSION DE JUILLET 1998 - Série : SE, MTGC, MTI

A – Questions de cours

I – Physique
1) Phénomène observé
L’électron dans le domaine où existe le champ magnétique (zone colorée) décrit une
trajectoire circulaire (ou un arc de cercle).
Les caractéristiques du mouvement r
Toute particule de charge q, animée d’un mouvement de vitesse v dans un champ magnétique
r r r
B , subit une force magnétique appelée force de Lorentz, telle que : F = q × v 0 ∧ B . La particule
r r r
dans le cas présent est l’électron de charge q = - e, on a donc : F = − e × v 0 ∧ B .
Cette force est la seule qui agit sur l’électron, le poids de l’électron étant négligeable.
D’après le principe fondamental de la Dynamique, l’électron, de masse m, est en mouvement
d’accélération γ telle que : F = mγ .
r r r r r r r r r r
r F = − e × v ∧ B ⇔ F ⊥ ( v , B ) c’est-à-dire F ⊥ v on en déduit que F est une
v ∧B 0 0 0
0
force centripète et le mouvement de l’électron est circulaire uniforme.
r r
v0 v2
L’intensité de la force F est telle que F = m 0 avec R le rayon de courbure de
r α R
B r r r
r ⊗ la trajectoire circulaire de l’électron. On sait que : F = − e × v 0 ∧ B , son intensité
F r r
F est telle que F = ev × B sin ( v ,B) .
0 0
R
Or v 0 ⊥ B ⇔ F = ev0×B. On en déduit une caractéristique du mouvement
mv 0
O qui est le rayon R de la trajectoire R = .
eB
Une autre caractéristique du mouvement circulaire est sa période T ou sa fréquence N
inverse de la période.
27

On a F = mω2R avec ω la pulsation du mouvement et ω = .
T
mv 0 2π m
Sachant que F = mω2R= ev0× B et R = on trouve T = .
eB eB
r
2) Variation de la trajectoire quand l’induction B croît, v 0 restant fixe et inversement ?
Le rayon du cercle diminue quand l’induction B croît en intensité, l’intensité de la
vitesse restant constante, inversement l’intensité du champ r restant constante, le rayon
augmente avec l’augmentation de l’intensité de la vitesse v 0 .
r
Le mouvement si v 0 et B colinéaires
r r r r r
v 0 et B colinéaires ( v 0 ,B) = 0 ⇔ F = eBv0sin (v 0 , B) = 0 : le mouvement de l’électron reste
rectiligne uniforme de vitesse constante v0.

II – Chimie
Définition de la vitesse d’apparition, de disparition d’une substance
On appelle vitesse d’apparition (ou de disparition) d’une substance lors d’une
transformation chimique la variation de la concentration de la substance par rapport au
temps. Cette variation est négative si la substance disparaît (la substance est un réactif)
et positive si la substance se forme au cours de la réaction (la substance est un produit
de la réaction). Les vitesses de disparition d’un réactif et d’apparition d’un produit ont
d[réactif ] d[produit ]
pour expressions : vréactif = − et v produit = [réactif] et [produit] étant
dt dt
les concentrations du réactif et du produit.
Les facteurs pouvant influer sur cette vitesse
Les facteurs influençant la vitesse de réaction sont : la température, les concentrations
des réactifs et les catalyseurs.

B – Exercices

I – Physique
1) a) L’énergie mécanique E du système
La masse m est maintenue immobile à la hauteur h = 3m du sol, sa vitesse est nulle et son
énergie mécanique est égale à la variation de son énergie potentielle :
E = Ep(h) – Ep(0) avec Ep(h) = mgh et Ep(0) = 0. On a E = 30m J.

b) L’énergie cinétique et la vitesse acquise


La masse est à la distance h’ = 1m du sol, son énergie potentielle E’p est maintenant E’p = mgh’.
L’énergie mécanique de la masse m est, Ec étant son énergie cinétique à la hauteur h’ ;
1
on a Ec = mv2, v étant la vitesse acquise lors de la chute de la masse de la hauteur h = 3m à
2
h’ = 1m. De la relation E = E’p + Ec on tire Ec = E – E’p = mg(h – h’).
1 2E c
De Ec = mv2 on tire v = ou encore v = 2g(h − h') .
2 m
Application numérique : h = 3m, h’ = 1m et g = 10 m.s2 v = 40 d’où v = 6,32 m/s.

2) Les énergies cinétique Ec et potentielle Ep et de leurs dérivées en fonction de k, m, v et a.


Un pendule élastique de masse m et de raideur k constitue un oscillateur harmonique : le
mouvement de la masse m est sinusoïdal d’équation :
x = xmcos(ωt + φ) avec xm l’amplitude du mouvement, ω la pulsation et φ la phase à l’origine des
temps.
28
dx
La vitesse de la masse m en fonction du temps est v = x’ = = - xmωsin(ωt + φ).
dt
dv
Son accélération a est : a = v’ = = xmω 2 cos(ωt + φ).
dt
Le pendule élastique est formé par la masse pesante m, liée à un ressort. Elle possède une :
1
ƒ énergie potentielle de pesanteur Ep = kx2
2
1
ƒ énergie cinétique du fait du mouvement rectiligne Ec = mv2
2
dE dx
En dérivant ces expressions par rapport au temps il vient que : p = kx = kxx' et
dt dt
dE c dE p dE c
= mvv ' . On a finalement = kxv et = mva .
dt dt dt

II – Chimie
1) a) Nommer cette substance et donner la représentation spatiale autour de la double liaison
Le composé est l’acide ène-2 one-9 décanoïque ou acide oxo-9 décène-2 oïque.
H COOH
C C

CH3CO(CH2)5 H

b) La molécule présente-t-elle des stéréoisomères isolables ? Si oui, en donner la


représentation et préciser la nature de la stéréoisomérie

La molécule présente des isomères isolables la double liaison étant rigide.

COOH H H
H
C C C C

CH3CO(CH2)5 H CH3CO(CH2)5 COOH


Isomère Z Isomère E

Il s’agit d’isomérie géométrique et les isomères obtenus sont des diastéréoisomères.

2) a) La formule semi-développée de l’alcool

CH3 – CHOH – (CH2)5 - CH = CH – COOH (alcool secondaire)

b) L’alcool obtenu est-il unique ? Justification de l’existence de deux isomères. Représentation


conventionnelle nature de l’isomérie.
On obtient deux alcools isomères l’un de l’autre. En effet l’alcool obtenu, possède dans sa
molécule un carbone asymétrique (le carbone portant la fonction alcool), il existe alors sous la
forme de deux énantiomères (isomères optiques).

29
CH3 CH3

C C
H H
X
X
OH OH

X = – (CH2)5 - CH = CH – COOH
C – Problème

Partie I
1) Quelle est la nature de chaque dipôle ?
Le dipôle A est traversé par un courant d’intensité IA = 5 A quand on lui applique une tension
continue UA = 6 V : le conducteur n’est pas un condensateur ; il est soit un conducteur ohmique
ou une bobine de résistance RA = UA/IA = 1,2 Ω.
Le dipôle A est traversé par un courant d’intensité efficace I1 = 5 A quand il est traversé par une
tension alternative sinusoïdale de valeur efficace U1 = 6 V et de fréquence 50 Hz. Son
impédance Z1 = U1/I1 = 1,2 Ω = RA : le dipôle A est un conducteur ohmique de résistance
RA = 1,2 Ω.
Le dipôle B est traversé par un courant d’intensité IB = 5,3A quand on lui applique une tension
continue de UB = 6V ; comme précédemment le dipôle B est un conducteur ohmique ou une
bobine de résistance RB = UB/IB = 1,13 Ω.
Quand on applique une tension alternative sinusoïdale de valeur efficace U2 = 6V et de
fréquence 50Hz, B est parcouru par un courant d’intensité efficace I2 = 3A : son impédance est
Z2 = U2/I2 ⇔ Z = 2Ω > RB.
Sachant que pour une bobine ou inductance avec résistance, l’impédance est ZB = RB + L2ω2
on conclut que le dipôle B est une bobine de résistance RB = 1,3Ω d’inductance
L = 5,26.10-3H.

Le dipôle C n’est pas traversé par un courant continu : le dipôle C est un condensateur. Il est
parcouru par un courant d’intensité efficace I3 = 0,01A quand on lui applique une tension
sinusoïdale de valeur efficace U3 = 6 V et de fréquence 50 Hz ; son impédance est ZC = U3/I3 ⇔
1
ZC = 600Ω et sa capacité est C telle que : C = = 5,31.10 − 6 F .
ZCω
2) Quelles sont les caractéristiques de chaque dipôle ?
Dipôle A : La résistance du dipôle est : RA = UA/IA = 1,2 Ω.
Dipôle B : La résistance du dipôle est RB = UB/IB = 1,13Ω, son impédance est ZB = U2/I2
c’est-à-dire ZB = 2 Ω.
Dipôle C : Son impédance est ZC = U3/I3 = 600Ω , sa capacité est :
C = 5,3.10-6F.

3) Le déphasage entre l’intensité et la tension.


Le déphasage φ entre l’intensité et la tension pour un circuit en courant alternatif est tel que :
R
cosφ = . Pour le circuit A, Z1 = RA et φA = 0.
Z
Pour le circuit B, Z2 = 2Ω et R2 = 1,13Ω ; cosφB = 1,13/2 = 0,565 ⇔ φB = 0,97 rad (φB = 56°).
Pour le circuit C, Z3 = 600Ω et R3 = 0Ω ⇔ φC = π/2 rad.

30
4) L’intensité et le déphasage. L’ordre des dipôles influe-t-il sur les résultats ?
On a un circuit R = (RA + R2), L, C série, parcouru par le courant I sous la tension efficace U =
U R
30V. L’intensité efficace I et le déphasage φ sont tels que : I = et cosφ = ; Z est
Z Z
1 2
l’impédance du circuit (R, L, C) série. On a Z = R 2 + (Lω − )

1
Application numérique : R = 3,13Ω, Lω = 5,26.10-3. 100π = 1,65Ω, = 600Ω, Z = 598,35 ⇔

Z ≈ 598Ω.
On a I = U/Z = 30/598 ≈30/600 ⇒ I = 5.10-2 A.
1
Lω −
Le déphasage φ est tel que tgφ = Cω = 1,65 − 600 ⇒ φ = - 1,56 rad ou φ = - 89,7°.
R+r 410
L’ordre n’a aucune influence sur les résultats.

Partie II
1) Écrire la formule générale d’un chlorure d’acyle et en déduire celles des acides éthanoïque et
benzoïque

R C Cl C OH CH3 C OH
O O O
Chlorures d'acide Acide benzoïque Acide éthanoïque

2) Écrire l’équation bilan de la réaction


CH3 C OH + PCl5 POCl3 + CH3 C Cl + HCl
O O

C OH + PCl5 C Cl + POCl3 + HCl

O O

3) Action du phosgène sur le benzène


C6H5 C OH + COCl2 C6H5 C Cl + HCl

O O

4) Équation bilan d’un alcool sur un chlorure d’acide


R C Cl + R' OH R C O R' + HCl
O O Acide
Chlorure d'acide Alcool Ester chlorhydrique

Cette réaction est totale et rapide alors que celle d’un alcool sur un acide est lente, réversible
donc limitée (réaction d’estérification).

31
CORRIGÉ : SESSION DE JUIN 1999 - Série : SE, MTI, MTGC

A - Questions de cours

I – Physique

Mise en évidence du phénomène de courant induit

Description et schéma du dispositif r


B
A M A’
0 r r
f v
r r
I i
G N C’
C
On disposer d’un système de rails AA’ et CC’, placé horizontalement, d’une barre métallique
légère MNr pouvant glisser sans frottement sur ces rails, d’un champ d’induction magnétique
uniforme B de direction verticale, d’un galvanomètre G à zéro central très sensible et dont les
bornes sont reliées aux extrémités A et C des rails par des fils de connexion. L’ensemble AMNC
forme un circuit fermé (voir figure ci-dessus).
Manipulations r
On fait déplacer la barre MN parallèlement à elle-même dans le champ B .
Constatation r
L’aiguille du galvanomètre dévie tant que la barre est en mouvement dans le champ B
Conclusion
La déviation de l’aiguille indique le passage d’un courant dans le circuit. Ce courant est appelé
courant induit. Ce phénomène ayant entraîné l’apparition du courant dans le circuit AMNC
est appelé phénomène d’induction électromagnétique.
Pour observer le phénomène d’induction électromagnétique il est indispensable de disposer :
- d’un circuit électrique dans lequel apparaît le phénomène (ce circuit est l’induit)
- d’un champ magnétique pour produire le phénomène (ce champ est le champ inducteur et le
dispositif qui le produit est l’inducteur).
Le phénomène d’induction électromagnétique apparaît chaque fois qu’un circuit
électrique est soumis de façon variable à l’action d’un champ magnétique.
Énoncer de la loi de Lenz.
Le courant induit a un sens tel que ses effets magnétiques tentent de s’opposer à la
cause de ce courant.
Cette loi est-elle vérifiée dans votre expérience ?
En effetr la cause du courant est le déplacement de la barre MN dans un sens (sens de la
vitesse v de déplacement) et selon la loi de Lenz les effets magnétiques du courant s’opposent
à ce déplacement. On sait r que lorsqu’un courant i (ici le courant
r induit) est soumis à l’action
d’un champ magnétique B il s’exerce sur ce courant une force f appelé force de Lorentz telle
r r r q
que f = B ∧ i l . Sachant que i = (q étant la charge des porteurs de charge et t le temps) et
t
r
r l r r r r r r r r
v = il vient f = qv ∧ B ⇔ f ⊥ ( v, B) : Le vecteur B est vertical ascendant, le vecteur v est
t r r
horizontal le vecteur f a la direction du vecteur v . Son sens est tel que le bonhomme
d’Ampère couché sur le rconducteur MN, le courant lui entrant par les pieds et luir sortant par la
tête il regarde le champ B fuir devant, son bras gauche tendu indique le sens de f .
32
r r r
Les vecteurs f et v sont colinéaires de sens opposés : la force f s’oppose au
mouvement de la barre MN.

I – Chimie
- Faux : le radical R peut contenir un carbone asymétrique.
- Faux : le propan-2 ol de formule : CH3 – CHOH – CH3 ne possède pas de carbone
asymétrique.
- Vrai : l’hydratation du but-2 ène conduit au but-2 ol de formule :

CH3 – C HOH – CH2 - CH3 dont la molécule contient un carbone asymétrique (le carbone 2).
- Vrai : les molécules des composés chiraux possèdent au moins un carbone asymétrique et
par conséquent présentent des énantiomères.
- Faux : le glycérol de formule CH2OH – CHOH – CH2OH est un triol.

B - Exercices

I – Physique
1°) La pulsation ω
La pulsation est telle que ω = 2πF1 avec F1 = 4800,9555Hz la fréquence du courant sinusoïdal.
Application numérique : F1 = 4800,9555Hz ; ω = 3,14 on trouve ω= 30190 rad/s.
Les valeurs de la capacité C qui produisent un déphasage de π/4
1
Lω −
Le déphasage courant - tension ( pour un circuit (R, L, C) série est tel que tgφ = Cω . On en
R
1 1
déduit = Lω - Rtgφ et C = .
Cω Lω 2 − Rωtgφ
π
Comme φ = ± et tgφ = ±1 on trouve les deux expressions suivantes pour la capacité :
4
1 1
C1 = et C 2 =
Lω − Rω2
Lω + Rω
2

Application numérique : R = 6Ω ; L = 2,0.10 H ; ω = 30190 rad/s on trouve C1 = 0,5.10-6 F et C2


-3

= 0,611μF.

2) Les intensités efficaces dans les deux et dans chaque cas pris séparément
L’intensité efficace dans les deux cas a pour expression I = U/Z, avec U la tension efficace aux
bornes du circuit (R, L, C) série et Z l’impédance du circuit.
Le facteur de puissance du circuit est cosφ = R/Z, ce qui implique que :
R U cos φ
Z= . En portant cette expression de Z dans celle de I, il vient I = .
cos φ R
2
Application numérique : U = 0,2V ; φ = π/4 (cosφ = ) ; R = 6Ω on trouve I = 23,6 mA.
2
Les intensités I1 et I2 correspondant respectivement aux valeurs C1 et C2 de la capacité sont :
Ucos φ 1 Ucos φ 2
I1 = et I2 = .
R R
On a φ1 = + π/4 rad et φ2 = - π/4 rad et I1 = I2 = I = 23,6 mA.

II – Chimie
a) La masse molaire M du corps et sa formule brute

33
On peut encore écrire la formule du chlorure d’acyle sous la forme CnH2n + 1 – COCl avec n
entier. Soient MCl la masse molaire atomique du chlore, Cl% le pourcentage de chlore, M la
M M 100 × MCl
masse molaire du chlorure d’acyle on a Cl = . On en déduit M = et M = 120,5
C% 100 C%
g.mol-1 sachant que MCl = 35,5 g.mol-1 et Cl% = 29,46.
56
Par ailleurs on a M = 14n + 12 + 16 + 35,5 = 120,5 ⇒ n = et n = 4.
14
La formule brute du chlorure d’acyle est C5H9OCl.

b) L’équation bilan de la réaction, le nom de A, sa masse molaire MA et sa fonction chimique


La réaction d’hydratation d’un chlorure d’acyle conduit à la formation d’un acide carboxylique.
C4H9 C Cl + H OH C4H9 C OH + HCl
O O
(A) = C4H9COOH est un acide carboxylique (acide pentanoïque).
Sa masse molaire MA = 102 g.mol-1.

c) L’équation bilan de la réaction, identification des corps B et C et celui qui contient un carbone
asymétrique
C4H9 C OH + R OH C4H9 C O R + H2O
O O
(B) = R – OH est un alcool, (C) = C4H9COOR est un ester de masse molaire M(C) = 159
g.mol-1.
Comme précédemment on pose R = Cn’ H2n’ + 1 et n’ = 4.

(B) = C4H9OH : butanol, (C) = C4H9COOC4H9



Le butan-2 ol : CH3 – C HOH – CH2 - CH3 contient un carbone asymétrique.

C - Problème
I – 1) Représentation de [I2] = f(t)

34
2) Calculer les concentrations molaires en ions iodure et peroxodisulfate du mélange initial
Soient [I-]0 et [ S 2 O 8− ]0 les concentrations initiales du mélange initial, c(I-)0 et c( S 2 O 8− )0 les
concentrations des solutions d’ions iodure et de peroxodisulfate de départ, V(I-), V( S 2 O 8− ) et V
les volumes d’ions iodure, peroxodisulfate de départ et de mélange initial. On a :

c(I − ) 0 × v(I− ) c(S 2 O 28 − ) 0 × v(S 2 O 28 − )


[ I-]0 = et [ S 2 O 8− ]0 = .
V V

Application numérique : c(I-)0 = 4.10-1mol.L-1, c( S 2 O 8− )0 = 2.10-1mol.L-1, V(I-) = V( S 2 O 8− ) = 0,5L,


V = V(I-) + V( S 2 O 8− ) = 1L
On trouve [I -]0 = 0,2mol.L-1 et [ S 2 O 8− ]0 = 0,1mol.L-1.

Le temps t1/2 de demi-réaction


2I- + S 2 O 82− → I2 +2 SO 24−
Le temps t1/2 de demi-réaction est celui au cours duquel la moitié de la concentration d’ions
[I− ] 0
iodure a disparu, c’est-à-dire à t = t1/2 on a [I-] = . Le temps t1/2 serait celui lu sur la courbe
2
- [I− ] 0
[I ] = f(t) au point d’ordonnée . La courbe disponible étant celle de [I2] = f(t) il faut alors
2
[I− ] 0
trouver l’ordonnée du point [I2] t correspondant à .
1/ 2 2
La relation stœchiométrique donne à tout instant pour les nombres de moles les proportions
n − nS O2 − nI nSO2 −
suivantes : I = 2 4 = 2 = 4
.
2 1 1 2
Sachant que d’autre part le nombre de moles n d’un composé présent dans un mélange de
volume V est : n = cV, c étant la concentration du composé.
[I− ] 0
On en déduit à tout instant = [I2] ⇒ à t = t1/2 on a :
2
[I2 ]t1/2 = [I]0 = 0,05mol.L-1 et le temps t1/2 correspondant sur la courbe est t1/2 = 23,5 min.
4

3) La vitesse de disparition v I− ( t1/ 2 ) des ions iodures


d[I- ]
La vitesse de disparition des ions iodures v I− est v I− = − .
dt
d[I2 ]
On a [I-] = 2[I2] ⇒ v I− = −2 × = −2 × v I2 . A partir de la courbe, la vitesse v I est égale à la
dt 2

tangente de l’angle α d’inclinaison de la tangente à la courbe au point t1/2 et en constatant que


la tangente à la courbe en ce point est confondu avec le segment AB de la courbe on en déduit
que :
BC (5,6 − 5) × 10 −2
v I2 = tgα = = = 0,09 × 10 − 2 ≈ 10 − 3
AC 30 − 23,5
et v − = 2.10 mol.L .min-1.
-3 -1
I

4) Expliquer les avantages de ce mode opératoire.


Le mode opératoire consistant à refroidir rapidement et vigoureusement le prélèvement
(on dit qu’on a «figé» la réaction) a pour but de diminuer la vitesse de réaction du
35
prélèvement de telle sorte à pouvoir la considérer comme pratiquement nulle. Les
résultats quantitatifs obtenus en fin de dosage peuvent être considérés comme les
quantités lors du prélèvement.

II - 1°) La nature des dipôles et la justification des réponses

Dipôles Observations Nature du dipôle Justification


entre N
et P
Un courant circule Dipôle Un tel dipôle en régime
(1) dès la fermeture de condensateur de continu, n’est plus le
K puis son capacité C siège d’un courant une
intensité décroît fois le condensateur
pour ensuite chargé
s’annuler.
Un courant circule Dipôle résistor de Le courant continu
(2) dès la fermeture de résistance R circule permanent dans
K et son intensité une résistance
reste constante
( I = 1mA).
Un courant s’établit Dipôle solénoïde Un solénoïde, de part le
(3) mais avec un léger d’inductance pure flux propre qu’elle
retard à la L s’envoie à travers elle-
fermeture de K. même a tendance à
«étouffer» le courant

La valeur de la résistance R
La loi d’Ohm appliquée à un circuit constitué des résistances rp et R en série, soumises à la
tension UPN et traversées par un courant I s’écrit :
UPN = (R + rp)I.
U
On en déduit : R = PN − rP .
I
Application numérique : rp = 90Ω ; UNP = 10V et I = 10-3A ⇒ R = 10Ω.

2°) a) La formule de l’inductance L1 du solénoïde B1 en fonction de R1, L1 et sa valeur


Le flux propre à travers un solénoïde lorsque ce dernier est parcouru par un courant variable
d’intensité I1 est φ = L1I1, d’une part et φ = N1B1S1, d’autre part ; B1 étant le champ créé par le
courant i et S1 la section de la spire. Le champ créé par un courant I1 à l’intérieur d’un solénoïde
I
a pour expression B1 = 4π10-7N1 1 .
l1
Sachant que la section du solénoïde est circulaire : S1 = π R 12 .
En remplaçant B1 et S1 par leurs expressions il vient :
I 1
φ = 4π2×10-7 N2 1 × R12 = L1I1 ⇒ L 1 = 4π 2 × 10 −7 × N12 × R 12 × .
1
l1 l1
Application numérique : R1 = 10-1m, N1 = 500, l1 = 1 m et π2 = 10 ; on obtient L1 = 197,19.10-7
c’est-à-dire L1 ≈ 10 -2H.

b) La f.é.m. e1 d’auto-induction produite dans la bobine B1


di di
La f.é.m. d’auto-induction e1 aux bornes de la bobine B1 est e 1 = − L 1 ; étant la variation
dt dt
du courant pendant le temps dt.
Les résultats sont ceux dans le tableau ci-dessous :

36
i1 = 2 A i2 = 5t + 2 i3 = 2 2 sin100πt
di1 di 2 di 3
=0 =5 = 2.102π 2 cosπt
dt dt dt
e1 = 0 V e1 = 5.10-2 V e1 = 2π 2 cos100πt

3) a) Le flux φ2/1 envoyé à travers la bobine B2 par la bobine B1


La bobine B1 étant parcourue par le courant I1 = 2A, le champ créé à l’intérieur de la bobine B1
a pour intensité :
I
B1 = 4π.10-7N1 1 = 4π.10-7×5.102×2 = 125,6.10-5T.
l1
Le flux φ2/1 envoyé à travers la bobine B2 par la bobine B1 est :
φ2/1 = N2B1S2.
I N
B1 = 4π.10-7N1 1 et S2 = π R 22 on a φ 2 / 1 = 4 π 2 .10 − 7 . 1 .N2 .R 22 .I1
l l1
1
Application numérique : N2 = 102 spires, B1 = 125,6.10-5T et S2 = π R 22 = 3,14×10-4m2.
On trouve φ2/1 = 394,38410-7 ou φ2/1 = 3,94.10-5 ⇒ φ2/1 ≈ 4.10-5Wb.

b) La f.é.m. e2 induite dans B2

La f.é.m. induite e2 dans B2 est telle que :

dφ 2/1 4π 2 × 10 −7 × N1 × N2 × R 22 dI
e2 = − =− × .
dt l1 dt
dI
Application numérique : N1 = 5.102, N2 = 102, R2 = 10-1m et π2 = 10 ⇒ e 2 = − 2.10 − 3 .
dt
On aura successivement :
di 2 di
e 2 = − 2.10 − 3 et e 2 = − 2.10 − 3 3
dt dt

di2 i3 = 2 2 sin100πt ⇒
i2 = 5t + 2 ⇒ = 5 A.s-1
dt di 3
= 200π 2 cos100πt
dt
di2 di
e 2 = − 2.10 − 3 e 2 = − 2.10 − 3 3 et
dt dt
-2 -1
et e2 = - 10 V e2 = - 8,88.10 cos100πt (V)

d) La résistance R de la bobine B2
La résistance R de la bobine B2, de longueur l2, de section s2 est celle du fil conducteur qui la
constitue et dont la longueur est L2, la section s2 de rayon r2 et de résistivité ρ. La résistance
L
d’un tel fil est R = ρ 2 ⇒ L2 = ? et s2 = ?
s2
Calcul de L2 et s2
La longueur du fil pour une spire est égale au périmètre p de la spire : p = 2πr2 ⇒ la longueur
L2 = N2×p = 2πN2r2.

37
La longueur de la bobine B2 est l2 ; cette longueur est alors l2 = N2d2 = 2N2r2 (avec d2 le
l l2
diamètre du fil) ⇒ r2 = 2 on trouve L2 = πl2 et comme s2 = π r22 on a s 2 = π 2 2 2 .
2N2 4N2
2 × π × N2 × l 2 × 4 × N22 4 × N22
Il vient R = ρ × ⇔ R=ρ .
2 × N2 × π 2 × l 22 π × l2
Application numérique : ρ = 1,6.10-8Ω.m, N2 = 100 et l2 = 10-1m ⇒ R = 2,04.10-3Ω.

CORRIGE : Baccalauréat malien : SESSION DE JUILLET 2000


Séries : SE, MTGC, MTI

A - Questions de cours

I – Physique
Les ondes électromagnétiques : définition, propriétés et applications
Définition d’une onde électromagnétique r
On appelle onder électromagnétique un ensemble de deux vecteurs r champs, électrique E
et magnétique B se propageant dans l’espace à une vitesse V constante dans un milieu
homogène isotrope, tels que : r r
Les mesures algébriques de E et de B sont des fonctions sinusoïdales
Les deux vecteurs champs sont perpendiculaires entre eux et perpendiculaires à la
direction de propagation de l’onde en tout point
Les deux champs
r r r s’annulent en même temps
( )
Le trièdre E, B, V est direct
Propriétés générales des ondes électromagnétiques
Dans un milieu « transparent » homogène, isotrope les ondes électromagnétiques
se propagent à vitesse constante
Les ondes électromagnétiques obéissent aux lois générales de l’optique :
réflexion, réfraction, diffraction, polarisation, interférences, formation d’ondes
stationnaires.
Applications des ondes électromagnétiques
Les ondes électromagnétiques sont utilisées en télécommunication (radiodiffusion, télévision,
radar, radiotéléphonie).

II – Chimie
1. L’influence d’une variation de température
4HCl + O2 ←⎯⎯→
⎯⎯
1
2Cl2 + 2H2O + Q kJ
2
Une élévation de température favorise la réaction 2 (réaction endothermique).
Une diminution de température favorise la réaction 1 (réaction exothermique).
L’influence d’une variation de pression
Une élévation de pression favorise la réaction 1 (diminution de volume).
Une diminution de pression favorise la réaction 2 (augmentation de volume).

2. Énoncer les lois correspondantes


• Loi de Vant’ Hoff relative à la température
A pression constante, toute augmentation de la température déplace l’équilibre
dans le sens de la réaction endothermique, et inversement, toute diminution de
température déplace l’équilibre dans le sens de la réaction exothermique.
• Loi de Le Chatélier relative à la pression

38
A température constante, une augmentation de pression déplace l’équilibre dans le
sens d’une diminution du nombre de moles gazeuses et inversement, une diminution de
pression le déplace dans le sens d’une augmentation du nombre de moles gazeuses.

3. Donner pour cette équation bilan les expressions de kc et kp.


4HCl + O2 ← ⎯⎯→
1
⎯⎯ 2Cl2 + 2H2O + Q kJ
2
kc et kP sont respectivement les constantes d’équilibre relatives aux concentrations et aux
pressions. Les expressions de ces constantes sont les suivantes :
[Cl 2 ] 2 × [H2 O] 2 PCl2 2 × PH22O
kc = et k P = avec [Cl2], [H2O], [HCl], [O2] les concentrations molaires
[HCl] 4 × [O 2 ] 4
PHCl × PO2
respectives du dichlore, de l’eau, de l’acide chlorhydrique et du dioxygène ;
PCl2 , PH2O , PHCl , PO2 les pressions partielles des gaz dichlore, eau (vapeur), gaz chlorhydrique et
de dioxygène.

B - Exercices

I - Physique
1. Expression du module du vecteur vitesse v du point M en fonction de θ
Le système étudié est la masse m et la terre. Aucune force extérieure
y r n’étant exercé sur ce système, il est isolé et il y’a conservation de son
r Re
A vA énergie mécanique : ΔE = 0.En A l’énergie mécanique de la masse a
pour expression :
M 1
H θ r E = m VA2 + mg OA
v 2
r (VA étant la vitesse instantanée de la masse en A et g l’accélération
θ P de la pesanteur).
O x r
R En M la masse m quitte la sphère avec la vitesse V dans la position
( )
Ox, OM = θ.
1
Son énergie mécanique a pour expression E’ = m V 2 + mg OH .
2
1 1
On a ΔE = E’ – E = 0 c’est-à-dire m V 2 + mg OH - m VA2 - mg OA = 0
2 2
⇒ V - VA = 2g( OA - OH ). On a VA = 0 par hypothèse, OA = R et
2 2
OH = Rsinθ (dans le
triangle rectangle OHM en H).
Il vient V2 = 2g(R - Rsinθ) ou V = 2gR (1 − sinθ ) .
r
2. Le module de la réaction R e en fonction de l’angle θ
Le système considéré est la masse m en M. r
r r r
Soit le repère de Frenet (n, τ ) d’origine M et d’axes n de direction OM de sens contraire à R e et
r r
y r τ perpendiculaire à n (tangent à la trajectoire en M). Les forces
r
Re extérieures exercées sur la masse m sont la réaction R e de la
r
trajectoire et le poids P de la masse m.
M r L’application r de rla relation fondamentale de la dynamique à la masse
r
Pn Pτ r r
r r m donne : R e + P = ma avec a l’accélération de la masse m.
n
θ r
P
τ
Selon l’axe
r
n on a Pr oj
r r
P / n = Pn = P sin θ (
(l’angle P
r r n
)
r r
, P = θ (angles à
O x cotés respectivement perpendiculaires) et Pr oj R / n = − R ⇒ selon
e e

39
r
l’axe n que - Re + Psinθ = man.
v2
La trajectoire de la masse étant circulaire, son accélération an est telle que an = et que par
R
v2
conséquent on a : Psinθ - m . Sachant que V2 = 2gR(1 - sinθ) et P = mg il vient :
R
2R
Re = mg[sinθ - (1 - sinθ)] et Re = mg(3sinθ - 2).
R
La valeur de l’angle θ lorsque le point matériel quitte la sphère
2
Le point matériel quitte la sphère ⇒ Re = 0 c’est-à-dire 3sinθ - 2 = 0 ou sin θ = ⇔ θ = 0,73
3
rad (θ ≈ 42°).
La valeur de la vitesse V lorsque le point matériel quitte la sphère
V = 2gR (1 − sinθ ) .
Application numérique : m = 10-2kg et R = 1 m on a V = 2,58m.s-1.

II - Chimie
1. Écrire l’équation bilan de la réaction
→ CO2 + H2
H2O + CO ←
Indiquer la température en degré Celsius et déduire les différentes phases présentes dans la
réaction.
T = 413 K étant la température absolue du milieu, la température t en degré celcius est telle que
T = t + 273 d’où t = 140°C. Le système est gazeux.

2. Le nombre de moles nH' 2 de dihydrogène après rétablissement de l’équilibre


H2O + CO →
← CO2 + H2
t=0 0,8 0,2 0,86 0,7
t > 0 0,8 - x 0,2 - x 0,86 + x 0,7 + x

Premier état d’équilibre : la composition du mélange, au premier état d’équilibre, est :


n CO2 = 0,86 mol, nH2 = 0,7 mol, nH2O = 0,8 mol et n CO = 0,2 mol.
Second état d’équilibre : l’ajout de 0,5 mol de dihydrogène rompt le premier état d’équilibre. La
réaction s’effectue, selon la loi de modération, dans le sens de la formation du gaz carbonique
et du dihydrogène.
La composition du mélange à tout instant est maintenant :
n 'CO = (0,2 – x) mol, nH' 2O = (0,8 – x) mol, n 'CO2 = (0,86 + x) mol et nH' 2 = 0,7 + x ; x étant le
nombre de mole de dihydrogène formé.

La constante d’équilibre kc de l’équilibre est telle que :


[CO 2 ][H2 ]
kc = , [CO2], [H2], [H2O] et [CO] étant respectivement les concentrations des produits
[H2 O][CO]
de la réaction : dioxyde de carbone et dihydrogène et des réactifs : eau et monoxyde de
carbone à un instant t quelconque.
A l’atteinte du premier état d’équilibre on a [CO2] = 0,86 mol.L-1, [H2] = 0,7 mol.L-1, [H2O] = 0,3
0,86 × 0,7
mol.L-1 et [CO] = 0,2 mol.L-1, on en déduit que : k c = = 10.
0,3 × 0,2
A l’ajout de 0,5 mol d’eau, les concentrations deviennent :
[CO2] = (0,8 – x), [H2] = (0,7 – x), [H2O] = (0,7 + x) et [CO] = (0,86 + x).
(0,86 + x )(0,7 + x )
On a toujours k c = 10 = .
(0,8 − x )(0,2 − x )
40
On trouve 9x2 – 11,56x + 0,998 = 0 équation du second degré de discriminant
Δ = 11,562 - 4×9×0,998 = 97,70 et dont les racines sont :
11,56 − 9,88 11,56 + 9,88
x1 = = 0,093 et x 2 = = 1,19 .
18 18
La solution x2 = 1,19 étant supérieure à 0,8 valeur du nombre de mole initiale d’eau on retient x1
= 0,093 mol. Le nombre de mole de dihydrogène est alors nH' 2 = 0,7 + x = 0,793 mol.
(La composition du mélange est maintenant :
n 'CO = (0,2 – x) = 0,107 mol, nH' 2O = (0,8 – x) = 0,707 mol, n 'CO2 = (0,86 + x) = 0,953 mol
et nH' 2 = 0,793 mol).

II - 1) a) Expression littérale de l’accélération g en fonction de g0, R et l’altitude h r


Le satellite de masse m se trouve à la distance (R + h) du centre de la Terre. Soit Gh le champ
r r r
de gravitation à la hauteur h et g le champ de pesanteur à la même altitude on a Gh = g .
Terre r M
L’intensité Gh de Gh est Gh = K 2 où M est la masse de
r
R r r r la Terre, r = R + h (R le rayon de la Terre), K est la
P = mg g
M m constante de gravitation universelle. On a alors le champ
h M
de pesanteur g = K c.
(R + h) 2
Pour h = 0 on a le champ de pesanteur à la surface de la
Terre :
M g M R2 R2
g0 = K 2 d. c/d ⇒ =K × ⇔ g = g0 .
R g0 ( R + h) 2 KM (R + h) 2
Déduction de l’expression de v
r v2
L’accélération g est centripète et s’écrit : g = , v étant la vitesse de la masse.
R+h
R2 v2 R2 R2 g0
On a g = g0 ⇒ = g0 ⇔ v = g0 ×
2
⇔ v =R
(R + h) 2
R+h (R + h) 2
R+h R +h

b) Calcul de la masse M de la Terre


M g R2
g0 = K 2 ⇒ M = 0
R K
Application numérique : g0 = 9,8 N.kg-1, R = 64.105, K = 6,67.10-11 u.S.I. m on trouve
9,8 × 64.10 5
M= −11
⇒ M = 6,02.1024kg.
6,67.10

2) Vitesse du satellite
g0
v=R .
R +h
Application numérique : g0 = 9,8 N.kg-1, R = 64.105, h = 16.105 m on trouve
9,8
v = 64.10 5 ⇔ v = 7,08.103 m.s-1.
(64 + 16 ).10 5

3) Durée T d’une révolution


2π(R + h)
La durée T d’une révolution est telle que 2π(R + h) = vT ⇔ T = .
v

41
Application numérique : R = 64.105 m, h = 16.105 m, v = 7,08.103 m.s-1 on trouve T = 7096s ou
encore T = 1h 58mn 16s

4°) Energies
1
Energie cinétique Ec de la masse m : E c = mv 2 .
2
Application numérique : m = 3.103kg, v = 7,08.103m.s-1 on a Ec = 7,52.1010J.
g R2
Energie potentielle EP de la masse m : Ep = mgh ⇒ E P = mh 0 2 .
( R + h)
Application numérique : g0 = 9,8 N.kg , R = 64.10 , h = 16.10 m on trouve EP = 3,01.1010J.
-1 5 5

5) Calcul de la distance r séparant les centres de la terre et du soleil


2π(R + h) g0
La période de révolution du satellite autour de la Terre est : T = avec v = R .
v R +h
2π (R + h) R + h M 2π (R + h) R + h
Il s’ensuit que T = et sachant que g0 = K on trouve T = .
R g0 R2 KM
4π 2 (R + h)3
On peut encore écrire T 2 = .
KM
En posant r la distance entre les centres de la Terre et du Soleil, T’ la période de révolution de
4π 2 r 3
la Terre autour du Soleil, MS la masse du Soleil on a T ' 2 = .
KMS
KM S T ' 2
On déduit r = 3 .
4π 2
Application numérique : T’ = 4444,2×T = 4444,2×7096 s, MS = 2.1030kg, K = 6,67.10-11 u.S.I. on
trouve r = 1,49.1011 m.

CORRIGÉ : SESSION DE JUILLET 2001 - Séries : SE, MTGC, MTI

A - Questions de cours

I - Physique
Expression de la tension aux bornes d’un circuit RLC
Soit un circuit constitué d’une résistance pure R, d’une inductance pure L et d’un condensateur
de capacité C en série. Le circuit est soumis à une tension alternative sinusoïdale, u, de
pulsation ω. En posant uR, uL et uC les tensions instantanées respectivement aux bornes des
dipôles R, L et C, la loi d’additivité des tensions donne u = uR + uL + uC.
Les lois d’Ohm applicables aux valeurs instantanées donne :
di q
uR = Ri ; uL = - e = L ; uC = avec i l’ intensité instantanée dans le circuit, e la f.é.m. aux
dt C
bornes de l’inductance et q la charge instantanée du condensateur.
t t
dq di 1
⇔ q = ∫ idt . On déduit que u = Ri + L
C ∫0
On sait que i = + idt .
dt 0
dt
En régime sinusoïdal l’expression de l’intensité instantanée s’écrit i = Imcosωt (Im intensité
maximale), on a alors :
di di π
• = - Imωsinωt ou encore que = Imωcos(ωt + )
dt dt 2

42
t t t t
I I π
• ∫0 idt = ∫0 Im cos ωtdt ⇔ ∫0 idt = ωm sinωt ou que ∫0 idt = ωm cos(ωt - 2 ).
En remplaçant dans l’expression de u ces grandeurs concernées par les nouvelles expressions
on trouve pour u l’expression suivante :
π I π
u = RIm cos ωt + LIm ω cos(ωt + ) + m cos(ωt − ) .
2 Cω 2
Expression de l’impédance Z et de la phase φ de ce circuit.
Les expressions de l’impédance Z et de la phase φ pour un circuit RLC série
1
Lω -
1 R Cω .
sont Z = R 2 + (Lω − ) 2 et cos φ = ou tgφ =
Cω Z R

II - Chimie

1) Les facteurs qui influent sur un équilibre


Les facteurs qui influent sur un équilibre chimique sont : la température, la pression et les
concentrations des constituants (réactifs et produits).
Les lois de déplacement des équilibres chimiques
• Loi de Vant’Hoff relative à la température
A pression constante, toute augmentation de la température déplace l’équilibre dans le
sens de la réaction endothermique, et inversement, toute diminution de température
déplace l’équilibre dans le sens de la réaction exothermique.
• Loi de le Chatélier relative à la pression
A température constante, une augmentation de pression déplace l’équilibre dans le sens
d’une diminution du nombre de moles gazeuses et inversement, une diminution de
pression le déplace dans le sens d’une augmentation du nombre de moles gazeuses.
• Loi de modération relative aux concentrations molaires
L’augmentation de la concentration de l’un des constituants d’un système en équilibre
chimique, déplace cet équilibre dans le sens tendant à faire disparaître ce constituant, et
inversement la diminution de la concentration d’un constituant déplace l’équilibre dans
le sens tendant à former ce constituant.

2) La relation existant entre les constantes Kc et Kp à la température T.


Soit l’équilibre C + CO 2 ← → 2 CO . Pour un équilibre hétérogène solide gaz, on ne tient compte
solide gaz gaz

que des concentrations et pressions partielles des phases gazeuses. Les constantes d’équilibre
aux concentrations kc et aux pressions partielles kp, relatives à cet équilibre ont pour
2
[CO] 2 PCO
expressions : k c = et k p = : [CO], [CO2] sont les concentrations et PCO et PCO les
[CO 2 ] PCO2 2

pressions partielles de monoxyde de carbone CO et de dioxyde de carbone CO2. Les gaz étant
considérés comme parfait on peut leur appliquer la loi des gaz parfait :
PgazVgaz = ngazRTgaz où Pgaz, Vgaz, ngaz, Tgaz et R sont respectivement la pression, le volume, le
nombre de moles, la température absolue du gaz et la constante des gaz parfaits. On en
n gaz n gaz
déduit : Pgaz = RTgaz et sachant que = [Gaz] on aboutit à la relation Pgaz = [Gaz] RTgaz
Vgaz Vgaz
Par application aux composés gazeux de l’équilibre on a PCO = [CO]RT et PCO = [CO2] RT.
2

[CO]
En remplaçant les pressions partielles par ces expressions dans kp on trouve k p = × RT
[CO 2 ]
et kp = kc×RT.

43
Pour l’équilibre FeO + CO ←→ Fe + CO 2 qui est un équilibre hétérogène la loi d’action
gaz
solide solide gaz

[CO 2 ] PCO2 [CO 2 ] RT [CO 2 ]


s’applique aux seuls gaz : kc = et kp = = = ⇔ Kc = kp.
[CO] PCO [CO] RT [CO]
L’action de la pression sur chacun des équilibres
Une augmentation de la pression fait déplacer l’équilibre C + CO 2 ← → 2 CO dans le sens
solide gaz gaz

de l’augmentation de la concentration du gaz carbonique et une diminution de pression


provoquerait l’effet inverse (augmentation de la concentration du monoxyde de carbone)
tandis que pour l’équilibre FeO + CO ← → Fe + CO la pression n’est pas un facteur de
solide gaz solide gaz

cet équilibre.

B - Exercices

I – Physique
1) Le signe de UAB (ou la d.d.p. VA – VB) pour que les électrons soient déviés vers l’armature A
Lorsqu’un électron de charge négative (- e) est soumis à l’action d’un champ électrique E , il
r r r
subit l’action d’une force F dite électrique telle que : F = − eE ⇒ les vecteurs F et E sont
colinéaires de sens opposés et comme le vecteur champ électrique est toujours dirigé dans
le sens des potentiels décroissants alors l’armature B est chargée négativement et A
positivement et uAB = VA – VB > 0.

2°) Coordonnées du point M


L’ordonnée du point M où les électrons sortent du champ
A la date t = 0, l’électron pénètre dans le champ E , à partir du point O (voir figure ci-dessus)
r V
avec une vitesse initiale V 0 de composantes : V0 0 . Il est
y
0
r r
XM = l soumis à l’action de la force électrostatique F = − eE et
+ + + + + + + + + + + + + +A r
r M effectue dans le champ E un mouvement. Il sort du champ au
F YM
YM point M dont les coordonnées sont : M .
O r x X M = l
v I H
r 0 Calcul de YM
E
Les forces déterminant le mouvement de l’électron dans le
B champ E sont la force électrique F = − eE et le poids P de
-------------------
l/2 l’électron. La ddp entre les armatures, distantes de d, est UAB.
Or l’intensité du champ électrique est E = UAB/d.
U
On en déduit que : F = e AB .
d
Application numérique : e = 1,6.10-19C, UAB = 400 V et d = 4.10-2m.
On a F = 1,6.10-15N.
(Le poids P de l’électron est P = mg avec m = 9,1.10-31kg la masse et g l’accélération de la
pesanteur. En adoptant pour g la valeur de 10m.s-2 il vient P = 9,1.10-30N. On a alors
F 1,6 × 10 −15
= −30
⇒ F ≈ 1015P ⇒ le poids de l’électron est négligeable devant F.)
P 9,1× 10
L’application de la relation fondamentale de la dynamique à l’électron donne
eE
F = − e E = ma ⇒ a = − avec a le vecteur accélération de l’électron.
m

44
U AB U AB
Fy = e ay = e
( )
Dans le repère Ox, Oy on a : F d ,a md et V 0 V0 x = V0 . Par suite que le
V0 y = 0
Fx = 0 ax = 0

mouvement de l’électron est rectiligne uniformément accéléré sans vitesse initiale selon l’axe
1 eU AB 2
Oy (Fy = may et V0 y = 0), d’équation horaire : y = × t 1.
2 md
Selon l’axe Ox le mouvement est rectiligne uniforme (Fx = max et V0 x = V0), d’équation horaire
x
x = V0t 2. De 2 on tire t = .
V0
1 eU AB 2
En portant cette valeur de t dans 1 : on trouve y = × x : la trajectoire de l’électron est
2 mdV02
une trajectoire parabolique.
1 eU AB 2
Pour le point M : y = YM alors x = XM = l : YM =
× l .
2 mdV02
Application numérique : e = 1,6.10-19C, UAB = 400V, d = 4.10-2m, l = 10-1m, V0 = 25.106m/s et
m = 9,1.10-31kg, l’ordonnée du point M est : YM = 1,4 cm.
10 −1
Les coordonnées du point de sortie M sont : M .
1,4.10 −2
La déviation électriquement α
Au point M de sortie du champ, la force électrique est nulle et le mouvementr de l’électron à
partir de M et hors du champ est rectiligne uniforme. La vitesse de sortie VM est la tangente à la
trajectoire rde l’électron
r en M. La déviation électriquement est l’angle α entre les directions des
vecteurs VM et V0 . On sait que la tangente à la trajectoire au point M passe par le point I tel
que OI = l/2.
2YM
Dans le triangle rectangle IHM (rectangle en H) on a tgα = .
l
Application numérique : YM = 1,4.10-2m, l = 10-1m ⇒ tgα = 15,7°.

L’équation de la transmutation
210
83 B → −01 e + 210
84 Po

II - Chimie

Le nom dans la nomenclature officielle et la fonction chimique de chacun des composés.


(A) est une cétone : le 2-méthylbutan-2 one ; (B) est alcool primaire : le 2-méthylbutan-1
ol ; (C) est un aldéhyde : le 2-méthylbutanal et (D) est un acide carboxylique : l’acide 2-
méthylpropanoïque.

Les isomères de fonction


(A) et (C) sont des isomères de fonction

Préciser quelles sont les molécules chirales et pourquoi ? Représenter les énantiomères.
Les molécules (B) et (C) sont chirales parce que possédant dans leurs molécules un
carbone asymétrique (le carbone 2).

45
C2H5 C2H5 C2H5
C2H5

C C C
C H
CH3 H
CH3 CH3 CH3
H H
CH2OH CHO
CH2OH CHO

C - Problème

1) a)
• La valeur de la réactance X1
1
La réactance du circuit est : X 1 = L 1ω − .
C 1ω
Application numérique : L1 = 0,314H = π×10-1H, C1 = 2π×10-6F et ω = 2πN = 100π rad/s. On a
1 10 4
alors L1ω = 10π2Ω et = Ω.
C1ω 2π 2
1
En adoptant π2 = 10 il vient L1ω = 100Ω et = 500Ω et X1 = - 400Ω.
C1ω
• La valeur de l’impédance Z1
L’impédance Z1 du circuit a pour expression :
1 2
Z 1 = R 12 + (L 1ω − ) = R 12 + X 12 .
C1ω
Application numérique : R1 = 300Ω, X1 = - 400Ω et Z1 = 500Ω.
• La valeur de l’intensité efficace I
U
L’intensité efficace I est telle que U = Z1I ⇒ I = .
Z1
Application numérique : U = 220V, Z1 = 500Ω on a I = 0,44A.

b) Le diagramme de Fresnel
En prenant pour expression de l’intensité instantanée i1 = I 2 cosωt celle de la tension
instantanée aux bornes du circuit est u = U 2 cos(ωt + φ).
Les tensions instantanées aux bornes des dipôles résistance pure R1, self pure L1 et capacité
C1 sont respectivement uR1 , uL1 et u C1 .
La loi d’additivité des tensions donne u = uR1 + uL1 + u C1 .
di1 q
Les lois d’Ohm appliquées à ces dipôles donnent uR1 = R1i1 , uL1 = L 1 et u C1 = avec q la
dt C1
charge instantanée du condensateur.
dq I 2
On sait aussi que i1 = ⇔ dq = i1dt et q = ∫ i1dt = ∫ I 2 cos ωt ⇒ q = − sin ωt .
dt ω
I 2 π
On obtient à partir des relations de transformation q = cos(ωt − ) .
ω 2
I 2 π
On en déduit u C1 = cos( ω t − ) .
C1ω 2

46
di1 d(cos ωt ) π
u L1 = L 1 = L 1I 2 = L 1ωI 2 sin ωt ou encore que uL1 = L 1ωI 2 cos(ω t + ) .
dt dt 2
u R1 = R1I 2 cos ωt . La tension instantanée u est alors :
π I 2 π
u = U 2 cos(ω t + φ) = R1 2 cos ωt + L 1ω 2 cos(ω t + ) + cos(ω t − ) .
2 C1ω 2
A chacune des fonctions sinusoïdales on associe un vecteur appelé vecteur de Fresnel. On
représente ce vecteur à l’instant t = 0 de telle manière que son module soit l’amplitude de la
fonction sinusoïdale et dont la direction fait avec un axe horizontal orienté Ox un angle égal à la
phase à l’origine de la fonction sinusoïdale.
Ainsi les vecteurs de Fresnel correspondant respectivement aux fonctions sinusoïdales u, uR1 ,
1
L 1ω
U R1
uL1 et u C1 sont U , UR1 , UL1 π , UC1 C1ω .
φ 0 + π
2 −
2
La somme u = uR 1 + uL2 + u C2 revient à la somme vectorielle U = UR1 + UL1 + UC1 .
Le tracé de cette somme de vecteurs est la construction de Fresnel et la figure géométrique
obtenue (dans ce cas un triangle) est le diagramme de Fresnel.
1
Pour ce tracé on détermine les valeurs des modules des vecteurs : = 500Ω, L1ω = 100Ω et
C1ω
+π/2 1
L1ω L1ω
R1 = 300Ω on en déduit R1 = 3L1ω et = 5L1ω.
− π/2
C 1ω
R1
0 La figure obtenue est un triangle rectangle dont
φ
l’hypoténuse U est telle que :
1 2
U2 = R 12 + (L 1ω − ) .
1/C1ω C 1ω
U
1
Comme R1 = 3L1ω et = 5L1ω
C1ω
il vient U2 = 9(L1ω)2 + 16(L1ω)2 ⇒

U = 5L1ω et U = 500V.
Le déphasage φ tension courant
1
L 1ω −
C1ω − 4 L 1ω 4
Le déphasage φ est tel que : tgφ = = ⇒ tgφ = − = −1,33 ⇔ φ = 0,93 rad
R 3L ω 3
1 1

ou φ = 53°.
L’effet prépondérant
1
L 1ω − = − 400Ω < 0 ⇔ l’effet capacitif l’emporte sur l’effet inductif.
C 1ω

2. a) La réactance X2
1
La réactance X2 a pour expression : X 2 = L 2ω − .
C2 ω

47
Application numérique : L2 = 0,314H, C2 = 63,7.10-6F on trouve X2 = 48,6Ω. (L2ω = 98,596 et
1
= 49,9955).
C1ω

L’impédance Z2
Z 2 = R 22 + X 22 .
Application numérique : R2 = 50Ω, X2 = 48,6Ω on a Z2 = 69,7Ω.

b) Valeur de la fréquence pour l’intensité efficace maximale


L’intensité efficace est maximale à la résonance ; si l’on pose f0 la fréquence de résonance
1
alors L 2 C 2 × 4π 2 f02 = 1 ⇔ f0 = .
2π L 2 C 2
Application numérique : L2 = 0,314H, C2 = 63,7.10-6F on a f0 = 35,6Hz.
L’intensité I0
A la résonance l’intensité efficace maximale est I0 telle que I0 = U/R2.
Application numérique : U = 220V, R2 = 50Ω on a I = 4,4 A.

c) Exprimez Q2 en fonction de R2, C2, ω2 d’une part, et en fonction de R2, L2, ω2 d’autre part, ω2
désignant la pulsation à la résonance
UC
Le facteur de qualité a pour expression Q 2 = 2 avec UC2 la tension aux bornes de la
U
I
capacité à la résonance et U la tension aux bornes du circuit. UC2 = Z C2 × I0 = 0 et comme
C 2 ω2
U U 1
I0 = on en déduit UC2 = ⇒ Q2 = avec ω2 = 2πf0.
R2 R 2C 2 ω2 R 2C2ω 2
Calculer Q2
1
ω2 = 2πf0 = 2×3,14×35,6 = 223,568 on a Q 2 = ⇒ Q2 = 1,404.
50 × 63,7 × 10 −6 × 223,56

3. a) Montrer que ce circuit est équivalent à un circuit RLC dont on calculera les valeurs
Aux bornes du circuit RLC série la différence de potentiel instantanée u est telle que :
u = uR1 + uL1 + u C1 + uR2 + uL 2 + u C2 avec :
Im
uR = R1Imcosωt, uL = L1ωImcos(ωt + π/2), u C = cos(ωt - π/2),
1 1 1 C1ω
I
uR = R2Imcosωt, uL = L2ωImcos(ωt + π/2) et u C = m cos(ωt - π/2).
2 2 2 C2ω
En mettant les termes semblables en facteur il vient :
π I I π
u = (R1 + R 2 ) cos ωt + (L 1 + L 2 )ωIm cos( ωt + ) + ( m + m ) cos( ωt − ) .
2 C1ω C 2 ω 2
Le circuit équivalent est tel que :
I
u = RImcosωt + LωImcos(ωt + π/2) + m cos(ωt - π/2) ce qui donne par identification :

48
1 1 1 C1C2
R = R1 + R2, L = L1 + L2 = 2L1 = 2L2 et = + ⇔C= .
C C1 C 2 C1 + C2
Application numérique :R1 = 300Ω, R2 = 50Ω, L1 = L2 = 0,314H, C1 = 6,28.10-6F, C2 = 63,7.10-6F
on trouve :
R = 350Ω, L = 0,628H et C = 5,71μF.

b) La valeur de la réactance
1
• La réactance est X = Lω − .

Application numérique : L = 0,628H, C = 5,71.10-6F et ω = 314 rad/s :
10 6
X = 0,628 × 314 − ⇒ X = - 360,55Ω.
5,71× 314
• La valeur de l’impédance
L’impédance est Z = R 2 + X 2 .
Application numérique : R = 350Ω, X = - 360,55Ω on a Z = 502,5Ω.
• La valeur de l’intensité
U
L’intensité efficace est I = .
Z
Application numérique : U = 220V et I = 0,44A.
• Calculer le déphasage φ existant entre l’intensité et la tension
Le déphasage φ existant entre l’intensité et la tension est tel que :
X − 360,55
tgφ = = = −1,031 ⇒ φ = - 0,8 rad = - 45,85°.
R 350
• Laquelle de ces deux grandeurs est en avance de phase sur l’autre ?
φ < 0 ⇒ la tension est en retard sur l’intensité.

b) Montrez que l’on peut trouver une autre fréquence N’ pour laquelle le déphasage φ aura la
même valeur absolue
• La pulsation pour la nouvelle la fréquence N’ est ω’ = 2πN’ et les nouveaux déphasage et
1
réactance correspondant sont X’ et φ’ tels que X' = Lω'− .
Cω'
⎧ tgφ = tgφ'

Le déphasage φ a la même valeur absolue ⇔ ⎨ou .
⎪⎩ tgφ = − tgφ'
Pour tgφ = tgφ’ on a X = X’, ω = ω’ et N = N’ : solution triviale.
1 1 1 1 1
Pour tgφ = - tgφ’ on a X = - X’ ⇔ Lω − = − Lω' ⇔ L(ω + ω' ) = ( + ) ⇔
Cω Cω' C ω ω'
1 ω' + ω 1
L(ω + ω' ) = ( ) d’où LC = ⇔
C ωω' ωω'

1 1
ωω' = ⇔ 4π 2N × N' = .
LC LC
• Montrez que N×N’ = N02 . N0 étant la fréquence de résonance.
1
On a 4π 2N × N' = c. On sait que pour un circuit RLC série en résonance, la fréquence N0 de
LC
1 1
résonance est telle que N0 = ⇔ 4π 2N02 = d.
2π LC LC

49
N20
Des expressions c et d on tire N × N' = N02 et N' = .
N
• Calculer N’
N 02
N' = . Application numérique : N = 50Hz, N0 = f0 = 35,6Hz ⇒ N’ = 25,35Hz.
N

CORRIGÉ : SESSION DE JUILLET 2002 - Séries : SE, MTGC, MTI

A - Questions de cours

I – Chimie
Définitions des réactions de polyaddition et de polycondensation
Une polyaddition est la réaction entre plusieurs molécules insaturées (le plus souvent
identiques).
Une polycondensation est l’ensemble des réactions par lesquelles diverses substances
polyfonctionnelles, comme un diacide et une diamine, se soudent entre elles pour
donner un corps de masse moléculaire élevée avec élimination de petites molécules
(eau, acide chlorhydrique, alcool méthylique, etc.).
Les formules du chlorure de décanedioyle et de l’hexan-1,6 diamine
O O
H2N (CH2)6 NH2
C (CH2) C
8
Cl Cl Hexan - 1,6 diamine
Chlorure de décanediyole
Le motif et le nom du polymère
L’équation bilan de la réaction de polycondensation entre le chlorure de décanedioyle et
l’hexan-1,6diamine est :

O O H O O
H
n C(CH2)8C +n n C (CH2)8 C HN (CH2)6 N H + 2nHCl
N(CH2)6N
Cl Cl H H
Motif du nylon 10,6

Le polymère obtenu est un polypeptide appelé nylon-10,6 dont le motif est entre parenthèses ;
la fonction peptidique ou amidique est encadrée.

II – Physique
Expression de la puissance moyenne en courant alternatif
Soit un dipôle soumis à la date t à la tension instantanée u et parcouru par un courant
instantané d’intensité i. La puissance instantanée du circuit est p = ui.
En posant u = Umcosωt et i = Imcos(ωt + φ) on a p = UmIm cosωt cos(ωt + φ) qui peut encore
U I
s’écrire : p = m m [cosφ + cos(2ωt - φ)]
2
Lorsqu’on passe aux valeurs efficaces U = Um/ 2 et I = Im/ 2 , on aboutit à :
p = UI[cosφ + cos(2ωt - φ)].
L’expression P = UIcosφ est appelée la puissance moyenne du circuit.
La puissance moyenne est égale au produit de la tension efficace aux bornes du circuit
par l’intensité efficace traversant le circuit et par le cosinus du déphasage φ entre les
intensité et tension instantanés.

50
Le cosinus du déphasage φ entre les intensité et tension instantanées (cosφ) est appelé
le facteur de puissance du circuit.
Importance du facteur de puissance
Lorsqu’un circuit est alimenté sous une tension efficace U, il possède la puissance P ; les fils
P
d’amenée du courant au circuit sont parcourus par le courant I = . En posant R la
Ucosφ
2 P2
résistance totale des fils d’amenée il y’a une perte d’énergie p = RI = R 2 due à l’effet
U cos 2 φ
joule.
Cette perte d’énergie doit être réduite en réduisant la résistance R des fils, en opérant sous
haute tension et en augmentant le facteur de puissance, d’où l’importance du facteur de
puissance. En effet lorsque un fournisseur de courant comme E. D. M. apporte de l’énergie
électrique jusqu’au consommateur, il peut réduire la perte d’énergie dans les fils d’amenée :
a) par utilisation de câbles de cuivre :
- de gros diamètre (plus la section du câble est grande plus sa résistance est faible),
- creux parce que le courant circule à la surface du conducteur (effet de peau ou effet skin)
et pour réduire le poids, les câbles étant très souvent suspendus)

b) par l’emploi de tensions hautes (ramenées à des basses tensions par l’intermédiaire de
transformateurs au niveau du consommateur).
La perte p est fonction aussi de P la puissance consommée par le client et E. D. M. a tout
intérêt à ce que cette consommation soit la plus élevée possible, la facturation étant fonction de
cette puissance.
L’augmentation de P implique une augmentation de l’intensité I dans les fils d’amenée et par
conséquent une plus grande perte par effet joule.
Cette perte est au compte de E. D. M. raison pour laquelle pour deux consommateurs utilisant
la même puissance, celui utilisant l’intensité la plus grande paye un montant plus élevé.
Le facteur de puissance dépend de la nature du circuit consommateur qui est fonction des
besoins du consommateur et E. D. M. ne peut avoir aucune influence sur le facteur de
puissance.
Les pertes par effet joule sont réduites lorsque le facteur de puissance est grand (cosφ
proche de un ou φ petit), c’est-à-dire lorsque le circuit consommateur est inductif (le
consommateur place entre les bornes de son circuit un condensateur convenable).
Lorsque le circuit consommateur a un facteur de puissance faible, E. D. M. perd plus
d’énergie par effet joule dans les fils.
Le consommateur qui fait modifier dans le sens de la baisse son facteur de puissance
fait perdre à E. D. M. de l’énergie (il subit une taxation) et celui qui modifie son facteur de
puissance dans le sens de la hausse évite à E. D. M. une perte d’énergie (il est
normalement bonifié).

B - Exercices

I - Chimie
1. a) La nature de la catalyse dans cette réaction
La catalyse est homogène (le catalyseur et le réactif forme un mélange liquide homogène).

b) Les concentrations molaires d’eau oxygénée

2H2O2 → 2H2O + O2
t=0 n0 0 0
nH2O2 nH2O n O2
t>0 2 2
51
Soient nH O disp le nombre de mole d’eau oxygénée disparue et n O2 le nombre de mole de
2 2

dioxygène formé à l’instant t > 0, on a nH2O2disp = 2 n O2 (conditions stœchiométriques) avec n O2 =


VO 2
, VO2 et Vm étant respectivement les volumes de dioxygène formé et le volume molaire
Vm
(Vm = 24 L).

ƒ nH2O2rest le nombre de mole d’eau oxygénée non transformée à l’instant t > 0

ƒ V0 le volume d’eau oxygénée à t = 0 (V0 = 10-1 L),

ƒ VT le volume total du mélange


nH2O2rest n 0 − nH2O2disp
On a = et en passant aux concentrations correspondantes :
V0 VT
n 0 − nH2O2disp
[H2 O 2 ] = c 0 − .
VT
6.10 −4
Application numérique : c0 = = 5.10-3mol.L-1 et VT = 24×0,12 ⇒ VT =2,88L d’où :
0,12
VO2
[H2 O 2 ] = 5.10 −3 − .
1,44
On obtient les valeurs suivantes de [H2O2] consignées dans le tableau ci-dessous.

temps (min) 0 5 10 15 20
VO 0 1,68 2,76 3,72 4,44
2
-3
10 ×[H2O2]rest 5 3,83 3,08 2,41 1,91

1. a) Tracé de la courbe C : [H2O2] = f(t)

52
b) Les vitesses de disparition de l’eau oxygénée entre les instants t = 5min et t = 10min
L’eau oxygénée est le réactif, sa vitesse de disparition moyenne entre les instants tf = 10 min
c − ci
et ti = 5 min est vm = - f ; cf et ci étant les concentrations respectives aux temps tf et ti.
t f − ti

3,08 − 3,83
Le tableau donne cf = 3,08.10-3 et ci = 3,83.10-3 : vm = - × 10 −3
10 − 5
et vm = - 1,5.10-4mol.L-1min-1.

b) La vitesse à t = 5 min
d[H2 O 2 ]
La vitesse v à t = 5 min est v = − = - tgα, α étant l’angle d’inclinaison de la tangente à
dt
la courbe [H2O2] = f(t) au point t = 5 min.
4,70 − 3,83
On trouve par lecture sur le graphe que tgα = − et par conséquent v = 1,74.10-4
10 − 5
mol.L-1.min-1.

Le temps t est en seconde


1,74.10 −4
On aura : v = et v = 2,9.10-6 mol.L-1.s-1.
60

II – Physique
a) L’expression de la surface S du circuit OMN en fonction du temps
OM × ON
La surface S du circuit OMN est S = . OM = x = f(t) et ON = g(t) à déterminer.
2
( )
Le triangle OMN est rectangle en O et l’angle MO, MN = α est tel que tgα =
OM
.
ON
2
x
α = 45° ⇒ OM = ON = x on a donc S = et comme la vitesse v de MN est constante alors
2
x = vt.
v2t2
Par suite l’expression de la surface S en fonction du temps est : S = .
2

b) L’expression de la f.é.m. induite e dans le circuit OMN



La f.é.m. induite e dans un circuit a pour expression e = - ; dφ/dt étant la variation du flux
dt
reçu par le circuit au cours du temps. On sait que le flux φ reçu par le circuit OMN dont la
surface estr S et qui est soumis à l’action du champ d’intensité B a pour expression
r r
φ = BScos (B , n) ; n étant la normale à la surface S.
La figure montre que le champ B est soit sortant, soit rentrant, les vecteurs B et n sont
r r B dφ 2 × Bv 2 t
colinéaires c’est-à-dire cos (B , n) = 1 et φ = SB = × v t . On en déduit
2 2
= et
2 dt 2
e = - Bv2t.

La valeur maximale em de e ?
Lorsque les points M et N sont respectivement confondus avec les points B et A, c’est-à-dire
OM = ON = x = OA = OB = l = 1m la valeur de la f.é.m. e est maximale et égale à em. Sachant
que x = l = vt ⇒ t = l/v on trouve em = Bvl.

53
Application numérique : B = 10-1T, v = 25.10-2 m.s-1 et l = 1m on a em = 2,5.10-2 V.
Le sens du courant induit
Le courant induit i est tel que ses effets magnétiques ont tendance à s’opposer à sa cause.
Cette cause étant le déplacement de la barre MN, la force de Laplace créé par le courant à
tendance à empêcher la barre de se déplacer vers les points A et B.
Le sens du courant induit est donné par lar règle du bonhomme d’Ampère : ce dernier est
couché sur la barre MN, il regarde le champ B fuir devant lui, son bras gauche tendu indique le
sens de la force, le courant lui entre par les pieds et lui sorte par la tête.
Le courant a le sens de N vers M lorsque le champ est sortant et de M vers N lorsque le
champ est rentrant.

C – Problème
I – 1) Calcul des valeurs de R et L
Calcul de R
La tension UAB aux bornes du dipôle étant continue, ce dernier est traversé par un courant
continu d’intensité IAB telle que UAB = RIAB, R étant la résistance de la bobine.
On en déduit que : R = UAB/IAB.
La courbe de la figure (a) donne pour la valeur de IAB = 50.10-3A, la tension UAB aux bornes du
dipôle est UAB = 5V.
Application numérique : R = 5/5.10-2 ⇒ R = 100 Ω.
Calcul de la valeur de L
La tension uAB aux bornes du dipôle est maintenant alternative de valeur efficace UAB, de
fréquence N = 1000 Hz. L’intensité instantanée iAB, dans le circuit a pour de valeur efficace IAB.
La loi d’Ohm appliquée à ce circuit en régime sinusoïdal donne UAB = ZAB. IAB avec ZAB
l’impédance du circuit (R, L).
On sait que dans ce cas ZAB = R 2 + L2 ω2 ; L est l’inductance de la bobine (L = ?) et ω la
pulsation du courant.
U2AB
En remplaçant ZAB par sa valeur dans l’expression de UAB on obtient 2
= R 2 + L2 ω2 ⇒
I AB
1 U2AB
L= − R2 .
ω I2AB
Application numérique : N = 1000 Hz, ω = 2πN = 2000π rad/s, UAB = 6V, IAB = 5.10-2A,
U AB 1 66,33
= Z AB = 120Ω ⇒ L = 120 2 − 100 2 = = 0,0105 ⇒ L ≈ 10-2 H.
I AB 2000 π 6280

2) a) L’expression numérique de la tension


La tension instantanée uAB(t) aux bornes du circuit a pour expression :
uAB(t) = UAB 2 cos(ωt + φ) avec UAB = 6V, ω = 2000π rad/s et φ la phase à l’origine des temps.
R 100
On a cosφ = = = 0,833 ⇒ φ = 0,58 rad (φ = 33,56°).
Z AB 120

54
On a alors u AB (t ) = 6 2 cos(2000 π t + 0,58) V

b) L’expression de l’intensité i(t)


L’expression de l’intensité i(t) est i(t) = I 2 cos2000πt. Comme I = 5.10-2 A on a :
i(t ) = 5.10 −2 2 cos 2000 π t (A) .

c) La construction de Fresnel du circuit considéré


La tension uAB(t) aux bornes du circuit (R, L) s’écrit aussi : uAB(t) = uR + uL avec uR et uL les
tensions respectives aux bornes de la résistance pure R et de l’inductance pure L de la bobine.
di
On a : uR = Ri ; uL = - e = L et i( t ) = 5.10 −2 2 cos 2000 π t (e étant la f.é.m. aux bornes de
dt
l’inductance pure L). Sachant que R = 100Ω et L = 10-2 H, on en déduit :
uR = 5 2 cos2000πt et uL = -10-2×5.10-2 2 ×2.103πsin2000πt ou encore uL = π 2 cos(2000πt
+ π/2). r r
Les vecteurs de Fresnel UR et UL relatifs à uR et uL sont tels que :

r 5 r π
UR et UL .
0 π
+
2
En prenant comme unité d’amplitude 5 V on a la construction de Fresnel ci-dessous à partir de
laquelle on peut constater que U AB = 5 2 + π 2 = 5,9 ≈ 6 V.

6 cm
3,1 cm
UAB LωI = π

φ = 33,56° RI = 5 + π/2

5 cm

d) La puissance maximale
La puissance maximale Pmax dissipée dans le dipôle (R, L) est : Pmax = RI2.
Application numérique : R = 100Ω, I = 5.10-3A et Pmax = 0,25W.

3) La capacité du condensateur
La courbe de la figure (c) : IAB = g(f) est une courbe de résonance d’intensité.
La résonance a lieu pour la valeur de f0 de f telle que f0 = 1500 Hz sur le graphe.
1 1
La capacité C du condensateur est alors C = = .
Lω 0 4 π f0 × L
2 2 2

Application numérique : f0 = 1500 Hz, π2 = 10 et L = 10-2 H on trouve C = 10-6F.


La construction de Fresnel du circuit RLC

55
4) La fréquence f0 pour laquelle la puissance P dissipée dans le
-π/2
dipôle RLC est maximale
La puissance est maximale ⇒ cosφ = 1 et le déphasage φ courant
LωI 1/Cω
- tension est nul, c’est-à-dire f0 = 1500 Hz selon la figure (c). Voir
figure ci-dessous.
U
+π/2
RI 5) a) Détermination graphique de f1 et f2
La puissance P du circuit est maximum égale à Pm implique que Pm = R I02 avec I0 l’intensité du
courant à la résonance.
RI02 I
Pour les fréquences f1 et f2, la puissance est P = RI2 = Pm/2 ⇒ = RI2 ou que I = 0 .
2 2
Application numérique : On lit sur le graphe la valeur de I0 et on trouve I0 = 47,5 mA et que
I = 33,6 mA.
Pour déterminer graphiquement les valeurs de f1 et f2, on trace la droite I = 33,6 mA qui
rencontre la courbe aux points de coordonnées (I, f1) et (I, f2).
Les valeurs lues sont : f1 = 900 Hz et f2 = 2600 Hz.

b) La bande passante du dipôle RLC et le facteur de qualité du circuit.


La bande passante Δf = f2 – f1 = 1700 Hz.
f 1500
Le facteur de qualité est Q = 0 = = 0,88 .
Δf 1700

II – 1. Les formules brute et semi-développée et le nom de A.


A étant un monoacide carboxylique à chaîne saturée on peut lui attribuer pour formule brute : A
= CnH2n + 1COOH avec n entier.
La masse molaire de A est alors M(A) = (14n + 46) g.mol-1 d’une part et d’autre part cette
masse a pour valeur M(A) = 74g.mol-1.
On en déduit 14n + 46 = 74 et n = 2.
Le composé A a pour formules brute : C3H6O2 et semi-développée : CH3CH2COOH : l’acide
propanoïque

2) a) La formule semi-développée et le nom de chacun des composés organiques B, C, D, E et


F

56
CH3 - CH2 - C - O - C - CH2 - CH3 CH3 - CH2 - C - Cl

O O O
B est un anhydride d’acide en C est le chlorure de
l’occurrence l’anhydride propanoyle
propanoïque
CH3 - CH2 - C - NH2 CH3 - CH2 - C - O - CH2 - CH3

O O
D est une amide : la propanamide E est un ester : le propanoate
d’éthyle
F est un savon : le propanoate de
sodium : CH3CH2COO-Na+

b) Les équations bilan des réactions 1 à 5

CH3 - CH2 - C - OH + HO - CH2 - CH3 CH3 - CH2 - C - O - CH2 - CH3 + H2O

O O
O
CH3 - CH2 - COOH + SOCl2 CH3 -CH2 - C + SO2 + HCl
Cl
⎯→ (CH3 CH2 CO )2 + H2 O
P4 O10
CH3 − CH2 − COOH ⎯⎯

CH3 – CH2 – COOH + NH3 → CH3 – CH2 – COO- NH+4

CH3 - CH2 - COO- NH+4 à chaud CH3 - CH2 - C - NH2 + H2O

O
CH3 – CH2 – COCl + C2H5OH → CH3 – CH2COOC2H5 + HCl

c) Noms et caractéristiques des réactions 1 et 5.


La réaction 1 est une estérification directe. Elle est réversible, lente, athermique et
limitée.
La réaction 5 est une estérification indirecte. Elle est rapide et totale.

CORRIGÉ : SESSION DE JUIN 2003 - Séries : SE, MTGC, MTI

A - Questions de cours

I - Physique

1. Qu’appelle-t-on oscillation ?
On appelle oscillation le mouvement effectué par un oscillateur pendant une période du
mouvement.
Les deux expressions employées dans le texte pour désigner une oscillation
Les expressions employées dans le texte pour désigner une oscillation sont : «allées et
venues» et «vibrations».

2. La position d’équilibre ?

57
La position d’équilibre est désignée par «la position perpendiculaire»

3. La période T du pendule dépend-t-elle ou non de : la masse m de la boule ; la longueur l du


fil ?
Le texte permet de montrer que la période T ne dépend pas de la masse : « une bonne
centaine d’allées et venues, accomplies par les boules elles-mêmes, m’ont clairement
montré qu’entre la période du corps pesant et celle du corps léger, la coïncidence est
telle que sur mille vibrations comme sur cent, le premier n’acquiert sur le second aucune
avance, fût-ce la plus minime, mais que tous deux ont un rythme de mouvement
rigoureusement identique ».
Les pendules de masses différentes («l’une en plomb et l’autre de liège, celle-là au moins
cent fois plus lourde que celle-ci») ont la même période.
Par contre le texte ne permet de montrer une dépendance entre la période du pendule et sa
longueur.

4. L’expression correcte de la période ?


La période est une grandeur temporelle dont l’unité est par conséquent l’unité de temps qui est
la seconde (s).

A partir des équations aux dimensions on trouve :

[m] kg [l ] m
[T1 ] = = ⇒ [T3 ] = =
[l ] m [m][g] kg × m.s −2
[T1] = kg1/2.m1/2 ≠ s [T3] = m1/2.kg-1/2.m-1/2s ≠ s
[l ] m
[T2 ] = =
m
=s [ T4 ] = [ l ] = m1 2
≠s
[ g]
s2

L’expression correcte est celle de T2.


Sa valeur pour l = 4×50 = 200 cm = 2m et g = 9,8 m.s-2 est : T2 = 2,837 s

5. a) Les pendules ont-ils la même énergie cinétique au passage par leur position d’équilibre ?
L’énergie cinétique Ec d’un pendule est Ec = 1/2mv2, v étant la vitesse acquise pour une
position correspondante.
Les masses étant différentes les énergies cinétiques des deux pendules sont différentes.

b) Que dire de l’énergie mécanique au cours du temps ?


L’énergie mécanique des pendules est conservée, les frottements étant négligeables
(systèmes isolés).

II - Chimie
1. Expression de la concentration de la constante d’équilibre relative aux concentrations
molaires.
1

Soit l’équilibre, en phase gazeuse : αA + βB ←⎯→ γC + δD
⎯⎯
2

On sait que la vitesse v1 de la réaction 1 est v1 = k1[A]α[B]β et celle de la réaction 2 est v2


= k2[C]γ[D]δ, k1 et k2 étant les constantes de vitesse des réactions 1 et 2 et [A], [B], [C], [D] les
concentrations des composés A, B, C et D.

A l’équilibre, la composition globale du mélange ne varie plus on a v1 = v2.

58
[C] γ × [D] δ
Par conséquent k1[A]α[B]β = k2[C]γ[D]δ ou que k c = .
[ A ] α × [B] β
k1 et k2 étant des constantes, k1/k2 est une constante ; c’est la constante d’équilibre relative aux
concentrations et on la note kc.
[C] γ × [D] δ
Il vient alors k c = .
[ A ]α × [B] β

2. Expression de la constante d’équilibre relative aux pressions partielles kp à partir de celle de


kc.
Les constituants A, B, C et D étant gazeux, on peut leur appliquer la loi des gaz parfaits : PV =
nRT avec P la pression partielle du gaz, V le volume occupé par le gaz, n le nombre de mole du
n n
gaz et T la température absolue du gaz. De cette relation on déduit P = RT et comme est
V V
la concentration du composé on peut alors écrire pour chaque composé de la réaction :
PA = [A].RT, PB = [B].RT, PC = [C].RT et PD = [D].RT ⇒
P P P P
[A] = A , [B] = B , [C] = C , et [D] = D .
RT RT RT RT
En portant ces valeurs dans l’expression de kc il vient :
PCγ × PDδ
kc = × RT [( α +β )−( γ + δ )] .
α β
PA × PB
PCγ × PDδ
On pose k p = , constante d’équilibre relative aux pressions partielles.
PAα × PBβ
La relation entre kc et kp ?
La relation entre les deux constantes est k c = k p × (RT ) [(α + β ) − ( γ + δ )] .

B - Exercices

I - Physique
1. La capacité calorifique μ du calorimètre.
Posons m1 la masse des 115mL d’eau tiède, t1 = 35°C, t2 = 47°C, tf = 45°C et μ la capacité
calorifique du calorimètre. Pour le calorimètre recevant la quantité de chaleur Q1, lui permettant
de passer d’une température t1 à une température tf, sa capacité calorifique est :
Q1
μ= .
(t f − t 1 )
La quantité de chaleur absorbée par le calorimètre est cédée par l’eau tiède dont la température
passe de t2 à tf. On a alors : Q1 = m×ceau(t2 – tf), ceau étant la capacité calorifique de l’eau.
(
m × c eau t 2 − t f )
On déduit : μ = .
t f − t1
Application numérique : m = 0,115 kg, ceau = 4180 kJ.kg-1.°C-1, t1 = 35°C, t2 = 47°C, tf = 45°C.
0,115 × 4180 × (47 − 45)
On trouve μ = et μ = 96,14 J.kg-1K-1.
45 − 35

2. a) La chaleur massique Cz du zinc.


La masse mz = 69g cède la quantité de chaleur Qz lorsque sa température passe de t3 = 120°C
à t 'f = 50°C.
59
Qz
Sa chaleur massique est alors cz = .
m z (t' f − t 3 )
Cette chaleur est absorbée par le calorimètre et son contenu dont la température passe de tf à
t 'f : Qz = (μ + mceau)( t 'f – tf).
(μ + mc eau )(t 'f − t f )
On en déduit que c z = .
m z (t 'f − t 3 )
Application numérique : m = 0,115 kg, mz = 69.10-3kg, μ = 96,14 J.K-1, t3 = 120°C, t 'f = 50°C,
tf = 45°C, ceau = 4,18.103 kJ.kg-1 on trouve cz = 597,14 J.kg-1K-1.

b) La nouvelle température t "f d’équilibre ?


Posons t "f la nouvelle température d’équilibre, m’ kg la masse correspondant à 28 cm3 d’eau, et
t4 = 20°C la température de m’ kg d’eau, de l’ensemble (calorimètre + m kg d’eau + mz kg de
zinc + m’ kg correspondant à 28 cm3 d’eau).
Le système (calorimètre + m kg d’eau + mz kg de zinc) passe de la température t 'f à la
température t "f , la quantité de chaleur correspondant est Q2 = (μ + mceau + mzcz)( t 'f - t "f ).
Le système m’ kg d’eau passe de la température t4 à la température t "f , la quantité de chaleur
correspondant est Q3 = m’ceau( t "f - t4).
A l’équilibre Q2 = Q3 ⇒
(μ + mceau +mzcz)( t 'f - t "f ) = m’ceau( t "f - t4)
(μ + mceau + mzcz) t 'f - (μ + mceau + mzcz) t "f = m’ceau t "f - m’ceaut4
(μ + mceau +mzcz) t 'f + m’ceaut4 = t "f (μ + mceau +mzcz + m’ceau)
m' c eau × t 4 + (μ + mc eau + m z c z ) t 'f
On trouve t "f = .
(μ + mc eau + m z c z + m' c eau )
Application numérique : m = 0,115 kg, m’ = 28.10-3 kg, t 'f = 50°C, mz = 69.10-3kg, μ = 96,14
J.K-1, ceau = 4,18.103 kJ.kg-1 on a :
0,028 × 4180 × 20 + (96,14 + 0,115 × 4180 + 0,069 × 597,14) × 50
t "f = ⇒
96,14 + 0,115 × 4180 + 0,069 × 597,14 + 0,028 × 4180
t "f = 45,2°C.

II - Chimie
1. a) Les groupes fonctionnels figurant dans cette molécule.
Les groupements fonctionnels présents dans la molécule sont les groupements acide
carboxylique – COOH et amine – NH2
Le nom de cet acide en nomenclature officielle
Le nom de la valine en nomenclature officielle est «acide méthyl-3 amino-2 butanoïque»

b) La molécule A1 est-elle chirale ?


La molécule A1 est chirale.
Pourquoi ?
La molécule de A1 contient un carbone asymétrique (le carbone n°2).
Les représentations de Fischer, des configurations L et D de la valine
(On rappelle que dans la représentation de Fischer d’un acide α aminé, par convention, le
groupe acide est placé en haut de la croix, le radical R en bas.

60
Si le groupe amine est à droite, la configuration est D, inversement si le groupe amine est à
gauche la configuration est L).

COOH COOH

H2N H H NH2

CH(CH3)2 CH(CH3)2

Valine L Valine D

2. a) Écris la formule semi-développée plane des deux dipeptides obtenus par la réaction de A1
sur A2. Encadre la dans chacune des formules précédentes.
Les dipeptides obtenus sont P1 et P2 de formules ci-dessous :
O R
P1 : H2N CH C NH CH COOH
CH(CH3)2
O CH(CH3)2

P2 : H2N CH C NH CH COOH
R
Qu’appelle-t-on liaison peptidique ?
La liaison peptidique ou amidique est la liaison qui résulte de l’élimination
intermoléculaire d’une molécule d’eau entre les fonctions acide carboxylique et amine de
deux acides α aminés.

b) Détermination de R = CnH2n+1 -
La masse molaire du dipeptide est :
M(P1) = 7×12 + 14n + 48 + 28 = 216 ; on en déduit n = 3 (n entier) et R = C3H7 – radical
propyle.

C - Problème
I - 1. L’expression en fonction du temps de la tension uAD ?
La tension uAD est une tension alternative sinusoïdale ; son expression est de la forme uAD =
Umcos(ωt + φ) dans laquelle les valeurs des grandeurs Um, la tension maximale, ω la pulsation
(ω = 2π/T avec T la période de uAD) et φ la phase à l’origine des temps (t = 0) sont à déterminer.
A partir de la figure 1 l’on constate que le maximum atteint par uAD est de 2 cm et qu’une
oscillation «dure» 8 cm. Or on a à partir des caractéristiques de l’oscilloscope que :
- le balayage horizontal Ox de 1cm dure 2,5.10-3 s, par conséquent pour la période T qui
s’étale sur 8 cm on a : T = 2,5.10-3 ×8 = 2.10-2s et que ω = 2π/T = 200π/2 = 314 rad/s.
- le balayage vertical donne une valeur de 5V de la tension pour 1 cm, par conséquent la
valeur de Um correspondant à 2 cm sur le graphe est Um = 2×5 = 10V.

A l’origine O des axes la courbe uAD est nulle, décroissante :

61

⎪ u = 0 ⇒ U cos φ = 0 ⇒ cos φ = 0 ⎫
⎪ AD m

⇒A t=0⇒⎨ et ⎬ ⇔ φ = −π / 2 .
du
⎪ AD ⎪
⎪ p 0 ⇒ − Um ω sin φ p 0 ⇒ sin φ p 0 ⎭
⎩ dt
L’expression de uAD est uAD = 10cos (314t - π/2).

2. Les déphasages entre l’intensité iAD = i et la tension uAD pour les dipôles 1 et 2.
L’intensité iAD = i est le courant instantané qui circule dans le circuit.
Circuit 1, figure 1: Le décalage horaire Δt entre les courbes uAD et uBD représenté par 1 cm est
T 2π T π
Δt = Δφ/ω = T/8 ⇒ Δφ = ω. = . ⇔ Δφ = rad ⇒ uAD est en quadrature avance sur uBD,
8 T 8 4
π
Δφ = φ u − φ u = ; or uBD la tension aux bornes de la résistance r1 est telle que uBD = r1i (loi
AD BD
4
u
d’Ohm appliquée à une résistance pure) ⇒ i = BD .
r1
Par conséquent uBD et i ont la même phase et uAD est donc en quadrature avance sur
l’intensité i.
Cas correspondant au dipôle 2
Circuit 2, figure 2 : uAD et uBD sont en phase et par conséquent uAD et i sont aussi en phase :
c’est la résonance d’intensité.

3. La résistance r de la bobine
Circuit 2, figure 2 : A la résonance, l’intensité est maximale et notée Imax, et l’impédance Z du
circuit est minimale :
U AD
Z = r1 + r2 + r = max
avec U AD = Um = 10V.
Imax max

Um
On en déduit que r = − (r1 + r2 ) ⇒ Imax = ?
Imax
Calcul de Imax :
On a aux bornes de la résistance r1 par application de la loi d’Ohm :
UBD
Imax = max
.
r1
La tension uBDmax est représentée par 4 divisions à 0,5 V par division, c’est-à-dire uBDmax = 4×0,5
et uBDmax = 2 V . Sachant que r1 = 10Ω, on trouve Imax = 0,2A et r = 8Ω par application
numérique.

La valeur de l’inductance L de la bobine ?


Circuit 1, figure 1 : Le déphasage entre la tension uAD et l’intensité i qui traverse le circuit est φu/i
π
= Δφ1 = φ u − φ u = .
AD BD
4
Lω (r + r + r)tgφ u/i
On a tgφu/i = ⇒ L= 1 2 .
r +r +r ω
1 2

On trouve L = 0,159H ou L ≈ 0,16H.

62
La valeur de la capacité C du condensateur
1 1
Circuit 2, figure 2 : A la résonance, Lω = ⇒ LCω2 -1 = 0 et C = .
Cω Lω 2
Sachant que L = 0,16H et ω = 314 rad/s on trouve C = 6,34.10-5F.

II - 1. a) Une des solutions diluées est une solution d’acide faible et l’autre une solution d’acide
fort ?
Les solutions S1 et S2, après prélèvement ont toujours le même pH de 2,4, les concentrations
des ions hydronium sont les mêmes dans les deux solutions.
Après dilution les concentrations des ions protonium dans chacune des solutions prélevées est
Vi
multipliée par le coefficient de dilution : , Vi = 10 mL et Vf = 50 mL.
Vf
Vi ci
La nouvelle concentration des ions hydronium cf d’une solution est devenue c f = c i = , ci
Vf 5
étant la concentration initiale correspondant à pH = 2,4.
Les pH sont devenus pH1 = 3,1 pour la solution S1 et pH2 = 6,25 pour la solution S2.
Calculons le pH de la nouvelle solution contenant cf mol/L et en la considérant comme une
solution d’acide fort.
Le pH d’un acide fort est égal au cologarithme décimal de sa concentration :
ci
pH = - log = - log ci + log5 = 2,4 + log 5 = 2,4 + 0,69 = 3,09 ≈ 3,1.
5
La solution S1 est la solution d’acide fort.
(Une autre possibilité est le calcul des concentrations des ions hydronium des deux solutions
après dilution.
Pour la solution S1 diluée on a [H3O+]1 = 10 − pH1 = 10-3,1 ⇔
[H3O+]1 = 7,94.10-4 molL-1 et pour S2 diluée :
[H3O+]2 = 10 − pH2 = 10-6,25 = 5,62.10-7 molL-1.
[H3O+]1 > [H3O+]2 .
Un acide plus fort qu’un autre fournit, à molarité égale, un plus grand nombre d’ions hydronium
et comme dans le cas présent les deux solutions ont subit la même dilution, la solution S1 est la
solution d’acide fort).

b) La concentration de la solution initiale d’acide fort ?


La concentration de la solution S1 est c1 = 10-pH = 10-2,4 = 3,9.
On a c1 ≈ 4.10-3 mol.L-1.

2. a) La concentration de l’acide faible dans la solution finale ?


Soient c1 et c2 les concentrations respectives des solutions S1 et S2 initiales, v le volume des
solutions S1 et S2, V et V’ les volumes respectifs de solution d’hydroxyde de sodium de
concentration c3 ayant servi à la neutralisation des volumes v de solutions S1 et S2, on a c1 =
3,9.10-3 mol.L-1, V’ = 25V.
Au point équivalent on a :
- pour la solution S1 : c1v = c3V 1
- pour la solution S2 : c2 ×v = c3 ×V’ ou c2 ×v = 25×c3 ×V 2.
En faisant 2/1 on trouve c2 = 25×c1 = 10-1 mol.L-1.

b) La concentration de toutes les espèces chimiques présentes dans la solution initiale d’acide
faible.
Posons AH la formule de l’acide faible, l’équation bilan de sa dissolution s’écrit :
AH + H2O ← → A- + H3O+
63
Les espèces présentes dans la solution sont : les molécules AH d’acide non dissociées, les
anions A-, les ions oxonium H3O+ et les ions hydroxyde OH-. Le pH de la solution étant 2,4 on
a [H3O+] = 10-2,4 = 4.10-3 mol.L-1.
Le produit ionique de l’eau donne :
ke 10 −14
-
[OH ] = = et [OH-] = 2,5.10-12 mol.L-1.
[H3 O + ] 4.10 −3
La neutralité électrique de la solution donne :
[A-] + [OH-] = [H3O+].
On en déduit [A-] = [H3O+] - [OH-] ≈ [H3O+] (les ions OH- sont minoritaires) ⇒ [A-] = 4.10-3
mol.L-1.
La conservation de la matière donne : [AH] + [A-] = c2.
On déduit [AH] = c2 - [A-] ⇒ [AH] = 10-1 – 4.10-3 ⇒ [AH] = 9,6 mol.L-1.

CORRIGE : SESSION DE JUIN 2004 - Série : SE, MTI, MTGC

A – Questions de cours

I – Physique
1) Les équations différentielle et horaire du mouvement d’un pendule de torsion
Une tige en acier de longueur AB, disposé horizontalement, est solidaire en son milieu d’un fil
d’acier F élastique disposé verticalement, à une extrémité du fil. L’autre extrémité du fil F est
maintenue immobile dans un étau. Le fil d’acier F est un fil de torsion, caractérisé par sa
constante de torsion C.
O étau O O

F A
A
+αm α
A B
Position
d’équilibre B
stable B
Figure 1 Figure d : t = 0 Figure e : t > 0

Lorsque le système est en équilibre stable aucune contrainte n’est exercée sur le fil F (figure
1). De cette position d’équilibre stable on fait tourner la tige AB d’un angle αm et à l’instant t = 0
on le lâche (figure 2). La barre AB se met à osciller autour de sa position d’équilibre stable
entre les positions - αm et + αm. Soit α (- αm ≤ α ≤ + αm) la position de la tige AB en un instant t
quelconque (figure 3), la loi dynamique pour un solide en rotation autour d’un axe s’écrit :
d2 α d2 α C
J = − Cα ou + α = 0 . J est le moment d’inertie du pendule et C la constante de
2 2
dt dt J
torsion du fil F.
d2 α C
L’équation + α = 0 est l’équation différentielle du pendule de torsion. J et C du fil
dt 2 J
sont des grandeurs positives.
C d2 α
En posant = ω l’équation différentielle devient
2
+ ω2α = 0 .
2
J dt

64
Cette équation est analogue à celle d’un mobile en mouvement rectiligne
d2 x
sinusoïdal + ω2 x = 0 dont la solution est x = acos(ωt + φ).
2
dt
De même la solution de l’équation différentielle du pendule de torsion est α = αmcos(ωt - φ),
avec ω (en rad/s) la pulsation du mouvement et φ (en rad) la phase à l’origine des temps.
α = αmcos(ωt - φ) est l’équation horaire du mouvement du pendule de torsion.
Les expressions de la pulsation ω, de la fréquence f et de la période T propres des
oscillations.

On sait que la pulsation ω est telle que ω = 2πf = avec f et T respectivement les fréquence
T
et période propres du pendule de torsion.
C 1 C J
De l’expression = ω2 on déduit f = et T = 2π .
J 2π J C

2) Définition du transformateur
Un transformateur est un appareil quadripolaire statique à induction électromagnétique qui
transforme un système de courants variables en un ou plusieurs autres systèmes de courants
variables de même fréquence, mais d’intensité ou de tension différentes.

Principe de fonctionnement
Il apparaît toujours aux bornes d’un circuit ouvert une ddp induite chaque fois que ce circuit est
soumis de façon variable à l’action d’un champ magnétique. Dans le cas où le circuit est fermé
la tension induite est source de courant induit. Dans le cas d’un transformateur le secondaire
est soumis à l’action d’un champ magnétique variable au cours du temps (champ alternatif).
Une carcasse de fer de forme généralement rectangulaire porte deux enroulements ou
bobines constitués de spires : le primaire dont les bornes seront reliées à un générateur de
courant alternatif, le secondaire dont les bornes seront reliées au circuit utilisateur (voir figure
ci-dessous). Les nombres de spires des deux enroulements sont en général différents.
Le passage du courant alternatif dans le primaire crée dans cet enroulement un champ
magnétique alternatif dont l’intensité est proportionnelle à l’intensité du courant et aux
caractéristiques du primaire. La carcasse métallique canalise les lignes de champ magnétique
vers le secondaire. Le flux variable ainsi reçu par le secondaire, induit dans le secondaire, un
courant alternatif de même fréquence que celui dans le courant du primaire ou encore aux
bornes du secondaire une tension induite dont l’amplitude dépend des caractéristiques des
deux enroulements. Le rapport des amplitudes des tensions Us de sortie aux bornes du
secondaire et de rentrée Up aux bornes du primaire est sensiblement égal au rapport des

65
UP NP Np
nombres de spires Np du primaire et Ns du secondaire : = . Si < 1 ⇒ Up < Us le
Us Ns Ns
Np
transformateur est survolteur et > 1 le transformateur est sous - volteur (abaisseur de
Ns
tension).

II – Chimie
1) a) Nomenclature officielle des composés A, B, C, D

(A) ∗ Butan-2 ol
CH3 – C HOH – CH2 – CH3

(B) CH3 - O - CO - CH3 Éthanoate de phénylméthyle

(C) CH3 – CH = CH – CH3 But-2 ène


(D) CH3 – CH = CH2 propène

b) - L’origine de la chiralité
Le composé A est chiral parce que possédant dans sa molécule un carbone asymétrique : le
carbone n°2
- Une représentation spatiale de chacun des énantiomères

OH OH

C C
H C2H5 H5C2 H
CH3 CH3

c) Les représentations spatiales et les noms de ces isomères


La molécule qui présente des stéréoisomères de configuration est la molécule C.
H3C CH3 H CH3

C C et C C

H H H3C H
Z-but-2ène E-but-2ène

d) Les formules semi-développées de cet alcool, de cet acide et les caractéristiques de la


réaction
Le composé B peut être obtenu à partir de l’alcool de formule φ - CH2OH et de l’acide
carboxylique de formule CH3COOH.
La réaction entre ces deux composés est une réaction d’estérification-hydrolyse. Elle est
limitée, lente et athermique.

2) Définition d’une réaction en chaîne


Une réaction en chaîne est une réaction dont le mécanisme met en jeu des radicaux ou centres
actifs, un radical étant un atome ou un groupe d’atomes possédant un électron célibataire.
Les différentes phases d’une réaction en chaîne
Les différentes phases d’une réaction en chaîne sont :

66
ƒ La phase d’initiation au cours de laquelle il y’a formation de radicaux par rupture
homolytique d’une liaison covalente (chacune des entités formées emporte un électron issu de
la liaison covalente). La rupture homolytique a lieu soit par photolyse (l’énergie absorbée pour
la rupture de la liaison covalente est d’origine lumineuse), soit par thermolyse (élévation de la
température du milieu réactionnel) soit par le choc d’une molécule avec un autre radical. Le
radical formé au cours de cette étape est appelé un centre actif.
ƒ La phase de propagation constituée par un maillon de la chaîne ou ensemble des étapes
de propagation débute par un acte élémentaire au cours duquel un centre actif (radical formé
lors de la phase d’initiation) réagit avec une molécule du milieu et se termine par un acte
élémentaire au cours duquel ce centre actif est régénéré. Le centre actif est consommé au
cours d’un acte élémentaire et ce même centre réapparaît au cours d’un autre acte élémentaire.
Il est appelé le porteur de chaîne.
La phase de rupture ou de terminaison au cours de laquelle les centres actifs, mis en jeu dans
le mécanisme réactionnel sont consommés.
Exemple
La réaction de chloration du méthane :
( hν )
CH4 + Cl2 ⎯Lumière
⎯⎯⎯ ⎯→ CH3Cl + HCl

ƒ Initiation : formation de centre actif Cl − Cl ⎯⎯→ Cl • + Cl •
ƒ Propagation : deux actes élémentaires
Cl• + H − CH3 → Cl − H + CH•3 et CH3• + Cl − Cl → CH3 − Cl + Cl•
ƒ Rupture : trois actes élémentaires
Cl • + Cl • → Cl 2 , Cl• + CH3• → CH3 Cl et CH3• + CH3• → CH3 − CH3 .

B - Exercices

I – Physique
1) Définition de l’effet photoélectrique
La photoélectricité consiste en l’émission d’électron par la matière, en l’occurrence un
métal, sous l’action de la lumière.
Énoncés des lois de l’effet photoélectrique
ƒ Pour un métal pur, l’émission photoélectrique ne se produit que si la fréquence ν de la
lumière excitatrice est supérieure à une fréquence limite ν0 caractéristique de ce métal et
appelée fréquence seuil photoélectrique du métal.
ƒ L’émission photoélectrique est instantanée.
ƒ L’intensité de l’émission photoélectrique est proportionnelle à la puissance rayonnante
reçue par la cathode.
ƒ L’énergie maximale des électrons qui sortent du métal de la cathode est indépendante
de la puissance rayonnante reçue par la cathode d’une part et est une fonction croissante de la
fréquence de la radiation qui frappe la cathode d’autre part.
ƒ L’énergie transportée par une radiation de fréquence ν a une structure discontinue : elle
est répartie en « grains », ou photons, transportant chacun le même quantum d’énergie hν,
égal au produit de la fréquence de la radiation par la constante de Planck h.

2) a) La lumière verte (λv = 0,546 μm) et la lumière jaune (λj = 0,578 μm) peuvent-elles extraire
un électron de ce métal
L’émission photoélectrique ne se produit que si l’énergie W d’un photon de la lumière excitatrice
est supérieure à l’énergie d’extraction W0 d’un électron du potassium : W > W0.
hc
Sachant que l’énergie W d’un photon de longueur d’onde λ a pour expression W =
λ

67
(h constante de Planck et c célérité de la lumière dans le vide) celle λ0 correspondant à la
hc
longueur d’onde seuil du potassium est λ 0 = .
W0
Application numérique : W0 = 2,2×1,6.10-19J, h = 6,63.10-34J.s et c = 3,0.108 m/s on trouve
6,63.10 −34 × 3.10 8
λ0 = ⇒ λ0 = 0,565μm.
2,2 × 1,6.10 −19
Comme W > W0 on a donc la longueur d’onde λ de la lumière excitatrice est inférieure à la
longueur d’onde seuil λ0 du potassium par conséquent seule la lumière verte (λv = 0,546 μm
< λ0 = 0,565μm) peut extraire un électron du potassium.

b) La vitesse maximale d’émission des électrons


L’énergie W d’un photon de la radiation verte sert à l’extraction d’un électron et à lui faire
acquérir une vitesse v. On a W = W0 + Ec ; Ec étant l’énergie cinétique acquise par l’électron. En
posant m comme masse de l’électron il vient :
1 2 × Ec
E c = mv 2 ⇔ v = .
2 m
hc hc 2hc 1 1
Ec = W - W0 = − et v = ( − ).
λv λ0 m λv λ0
Application numérique : h = 6,63.10-34J.s, m = 0,91.10-30kg, λv = 0,546.10-6 m, λ0 = 0,565.10-6 m
2 × 6,6.10 −34 × 3.10 8 1 1 1
v= −31
× −6 ( − ) ⇒ v ≈ 1,64.105m.s-1.
9,1.10 10 0,546 0,565

c) La vitesse les électrons


L’application du théorème de l’énergie cinétique à l’électron entre la cathode où sa vitesse est v
et l’anode où sa vitesse est v’ donne :
1 1 2ΔE c 2ΔE c
ΔEc = mv’2 - mv2 ⇒ v’2 - v2 = et v’ = + v2 .
2 2 m m
L’énergie ΔEc acquise entre la cathode et l’anode par l’électron de charge |-e| sous la ddp U
2− e ×U
est : ΔEc = |-e|.U. En définitive on a v' = + v2 .
m
Application numérique : m = 0,91.10 kg, U = 30V, |- e | = 1,6.10-19C, v = 1,64.105 m.s-1 on
-30

trouve v’ = 3,25.106 m.s-1.

II – Chimie
1) L’équation bilan de la réaction et le nom officiel de l’acétate d’isoamyle

CH3COOH + (CH3)2CHCH2CH2OH →
← H2O + CH3COOCH2CH2CH(CH3)2
Acide 3-méthylbutan-1ol eau Éthanoate de
acétique 3-méthylbutyle

2) a) Les nombres de moles d’alcool nalcool et d’acide nacide à t = 0


On pose malcool, macide les masses d’alcool et d’acide du mélange, Malcool, Macide les masses
molaires de l’alcool et de l’acide, Valcool, Vacide les volumes d’alcool et d’acide, ρalcool et ρacide les

68
m alcool m alcool
masses volumiques de l’alcool et de l’acide on a n alcool = , ρ alcool = et
Malcool Valcool
ρ alcool × Valcool ρacide × Vacide
n alcool = . De même on a nacide = .
M alcool Macide
Application numérique : ρacide = 1,05.10 g/L, ρalcool = 0,81.103g/L,
3
Malcool = 88 g.mol-1 et
Macide = 60 g.mol-1 on trouve nalcool = 1,003 et nacide = 1,002 c’est-à-dire nalcool = nacide ≈ 1
mol.

b) En déduire la composition en moles du mélange à l’équilibre


Sachant que l’alcool est primaire la composition du mélange à l’équilibre est :
alcool acide ester eau
1 1 2 2
mol mol mol mol
3 3 3 3

c) La constante d’équilibre de cette réaction


[ ester ][ eau]
L’expression de la constante d’équilibre kc est k c = avec [ester], [eau], [alcool]
[ alcool][ acide ]
et [acide] les concentrations respectives d’ester, d’eau, d’alcool et d’acide. En posant V le
n n n n
volume du mélange on a : [ester ] = ester , [eau] = eau , [alcool] = alcool , [acide] = acide .
V V V V
2 2
×
A l’équilibre il vient : k c = 3 V 3 V ⇒ k = 4.
c
1 1
×
3V 3V

3) a) Le sens de déplacement de l’équilibre


L’équilibre se déplace dans le sens de l’estérification.

b) En déduire la quantité de matière d’acétate d’isoamyle formé

acide + alcool →
← eau + ester
État initial 1 1 2 2
+1
3 3 3 3
État final 4 1 2 2
-x -x +x +x
3 3 3 3

2
( + x)2 4 4 4 1 4
On a k c = 3 = 4 ⇒ x2 + x + = 4(x2 - x - x + ) ⇔ 9x2 + 24x + 4 = 0.
4 1 3 9 3 3 9
( − x )( − x )
3 3

Les racines de cette équation sont x1 = 2,488 et x2 = 0,178.


1
La racine x1 est physiquement impossible car supérieure à par conséquent x = x2 ≈ 0,18.
3
2
La quantité d’acétate d’isoamyle est + 0,18 = 0,85 mol.
3
69
C – Problème

I – 1) Le schéma du circuit ainsi que la courbe de variations de I quand f varie

2) a) Le nom du phénomène
Le phénomène est une résonance d’intensité

b) La relation liant f0, L et C. Calcul de C.


1
La relation liant f0, L et C est 4π2 f02 LC = 1 ⇒ C = .
4 π f0 L
2 2

Application numérique : L = 0,2 H, f0 = 503 Hz on trouve C = 5.10-7F.

c) Détermination graphique de la bande passante Δf = f2 – f1


I
I = 0 avec I0 = 21,4mA à partir du graphe ⇒ I = 15,1 mA. Graphiquement les valeurs des
2
fréquences sont f1 = 472 Hz et f2 = 545 Hz et la bande passante Δf = f2 – f1 = 73 Hz.

d) La signification du facteur de qualité


Le facteur de qualité est le coefficient de surtension ; il exprime la sélectivité du circuit.
Plus le facteur de qualité du circuit est grand plus la résonance est aigue.
f
e) Calcul de Q = 0
Δf
f 503
Q= 0 = = 6,9.
Δf 73
70
f) Les variations des grandeurs en fonction de l’augmentation de la résistance (R + r)
La bande passante est d’autant plus grande que la résistance (R + r) est plus grande
R+r
( Δf = ). Le facteur de qualité est d’autant plus grand que la résonance est plus aigue
2πL
Lω 0
c’est-à-dire qu’il augmente quand la résistance totale du circuit diminue ( Q = ).
R+r
3) Représentation des courbes u(t) et i(t)
Soit k le calibre des déviations verticales, d et d’ respectivement les longueurs verticales sur
l’écran respectivement des amplitudes Um = U 2 de la tension u(t) et Im = I 2 = RI0 2 ; on a
U 2 = kd et RI0 2 = kd’.
U 2 2,8 × 2
Application numérique : U = 2,8 V, R = 100Ω et I0 = 21,4 mA d = = = 4 cm et
k 1
RI0 2 100 × 21,4 × 10 −3 2
d' = = = 3 cm .
k 1
Le calibre de la base de temps est n = 5.10-4s/cm.
1 1
La période T0 est telle que T0 = = ≈ 2.10 − 3 s.
f0 503
T0 2.10 −3
La distance D correspondant à T0 est D = = = 4 cm.
n 5.10 − 4

On voit sur l’écran de l’oscilloscope deux sinusoïtés et demie

II – 1) Écrire l’équation de la réaction


CH3COOCH2CH3 + (Na+ + OH-) → CH3COO –Na+ + C2H5OH
2) La relation entre nA et nB
Le mélange choisi est un mélange stœchiométrique : nA = nB
3) La courbe nA = f(t)

71
4) a) La composition quantitative (en moles) du milieu réactionnel à la date t = 20 min

On peut lire qu’à t = 20 min, nA = 30,5 ⇒


nsavon = (50 - 30,5).10-3 = 19,5.10-3 mol.
La composition du mélange est :

CH3COOCH2CH3 (Na+ + OH-) CH3COO – Na+ C2H5OH

30,5.10-3 mol 30,5.10-3 mol 19,5.10-3 mol 19,5.10-3 mol


b) L’instant t1/2 correspondant à la disparition de la moitié du composé A
Le temps t1/2 de demi-réaction correspond à la disparition de la moitié de la quantité initiale de
réactif c’est-à-dire nA = 25.10-3 mol.
Le temps correspondant est sur le graphe environ t1/2 = 31 min.

c) La vitesse de disparition de A en fonction du temps


La vitesse de disparition de A diminue en fonction du temps (A est un réactif).
d) La valeur de la vitesse V t1 / 2 en mol.min-1 à la date t1/2
On a la vitesse V t1 / 2 à l’instant est telle que :
AC 36 − 15
Vt = tan α = = × 10 − 3 ⇒ V1/2 = 3,5.10-4mol.min-1.
1/ 2
AB 60

CORRIGE : Baccalauréat malien : SESSION DE JUIN 2005 - Série : SE – MTI - MTGC

A Question de cours

I – Physique
1) - Enoncé du 1er principe de la thermodynamique
La variation de l’énergie interne d’un système ne dépend que de l’état final.

- Définition d’une onde électromagnétique : Voir CORRIGÉ : SESSION DE JUIN 1996 - Série :
SB
72
- Définition d’un dipôle
Un dipôle est tout composant électrique ayant deux pôles ou tout système électrique
relié à l’extérieur par deux bornes.

2. Répondre par Vrai ou Faux en justifiant votre réponse :


™ Une enceinte adiabatique est un milieu qui a :
• un échange de chaleur avec le milieu extérieur : Faux
• pas d’échange de chaleur avec le milieu extérieur : Vrai car une enceinte
adiabatique est un système thermiquement isolé.
™ On dit qu’un pendule simple de longueur l = l m bat la seconde si sa période est T = 2 s :
l 1
Vrai ; T = 2π = 2 × 3,14 = 2,006 ≈ 2s
g 9,8
• T = 1 s : Faux
™ L’œil humain peut percevoir la lumière dont les longueurs d’ondes sont :
• Comprises entre 0,4 μm et 0,8 μm : Vrai : domaine du spectre visible
• Inférieures à 0,4 μm et supérieures a 0,3 μm : Faux
™ Une particule chargée se déplace dans un champ magnétique :
• elle est accélérée par la force de Lorentz : Faux : le champ magnétique ne modifie
ni l’énergie cinétique de la particule, ni l’intensité de la vitesse de la particule chargée ; le
mouvement de la particule est uniforme, le champ magnétique ne pouvant modifier que
la direction du vecteur vitesse de la particule
• elle est accélérée par la force de Newton : Faux : cette force a lieu entre deux
masses
• elle est accélérée par la force de Coulomb : Faux : cette force a lieu entre deux
charges
• elle se déplace à vitesse constante : Vrai : la variation de l’énergie cinétique de la
particule est nulle

II - CHIMIE

™ Etablir l’expression de la loi de variation de la concentration d’une réaction du premier


ordre
Soit A → B + D l’équation d’une réaction d’ordre 1 pour laquelle la concentration [A]0 du réactif
A à l’instant initial est c0.
On a :
A → B + D
t = 0 [A]0
t > 0 [A]

La vitesse de disparition du composé, à un instant quelconque t > 0, est d’une part : VA = -


d [A ]
et d’autre part VA = k[A] avec [A] la concentration de A à l’instant t > 0 et k la constante de
dt
vitesse.
d [A ] d [A ] d [A ]
Il vient l’égalité : - = k[A] ou encore = - kdt ⇒ ∫ = − k ∫ dt .
dt [A ] [A ]
On obtient alors ln[A] = - kt + constante.
Sachant qu’à t = 0 on [A] = [A]0, il vient ln[A]0 = constante et la solution devient :
[A ] [A ]
ln[A] - ln[A]0 = - kt ⇔ ln = - kt. On en déduit que = e- kt et [A] = [A]0 .e- kt.
[A ] 0 [A ] 0

73
™ Définition du temps de demi réaction
Le temps de demi réaction est le temps au bout duquel la concentration initiale du réactif
a diminué de moitié.
Expression du temps t1/2 de demi réaction pour la réaction d’ordre 1
[A]0

2 − kt 1 / 2 1 1
Par définition, à t = t1/2 on a [A] = [A]0/2, c’est-à-dire =e ⇔ = ou encore
[A]0 2 e
kt 1/ 2

kt 0 , 693
e 1/ 2
= 2 . On a alors kt1/2 = ln2 ⇔ t1/2 = ; le temps de demi réaction d’une réaction
k
d’ordre 1 est indépendant du temps.

B EXERCICES

I PHYSIQUE
Le Polonium 210
84 Po est un nucléide radioactif qui se désintègre avec une émission d’une

particule α.
1. Ecrire l’équation bilan de la désintégration en indiquant les lois de la conservation à respecter
On donne un extrait de la classification périodique les éléments, 61Th, 82Pb, 83Bi, 84Po, 85A.
210
84
Po → AZ X + 42 He . Les lois respectées sont données par application des relations
suivantes : 210 = A + 4 et 84 = Z + 2. On en déduit que A = 206 et Z = 82 qui caractérise
l’atome de plomb. L’équation de la réaction de désintégration est donc :
210
84
Po → 206
82
Pb + 42 He
210
2. A la date t = 0 on dispose de N0 noyaux de 84 Po radioactif. A la date t on détermine N
noyaux dans le tableau ci-dessous :

t (jours) 0 40 80 120 160 200 240


N
1 0,84 0,67 0,55 0,45 0,37 0,30
N0
N
a) Tracer sur un papier millimètre le graphe − ln = f(t)
N0

1,4 t
1,2
1
0,8 B
0,6
0,4
A
0,2
C
0
0 40 80 120 160 200 240

-lnN/N0

b) - Calculer la pente de la courbe

74
⎛ N ⎞
Δ ⎜⎜ − ln ⎟

N0
(
La pente de la courbe est tan AB , AC = ) ⎝ ⎠
=
BC
=
0,8−0, 2
=
0,6
.
Δt AC 160 − 40 120
( )
On trouve tan AB , AC = 5.10-3.
- Déduire la constante radioactive λ du polonium
N
La loi de décroissance radioactive s’écrit − ln = λt avec λ la constante radioactive de
N0
l’élément radioactif, on en déduit :
( )
λ = tan AB , AC = 5.10-3jours-1.
1. Les formules semi développées le nom et la classe des alcools
Les formules, noms et la classes des alcools dérivant du 2-méthylbutane sont indiqués dans le
tableau ci-dessous

Formule Nom Classe


CH3 CH(CH3)CH2CH2OH 3-méthylbutan-1ol Alcool primaire
CH3CH(CH3)CHOH CH3 3-méthylbutan-2ol Alcool secondaire
CH3 COH(CH3)CH2CH3 2-méthylbutan-2ol Alcool tertiaire
CH2OHCH(CH3)CH2 CH3 2-méthylbutan-1ol Alcool primaire

2. a) Identifiez en justifiant les 4 alcools A, B, C, D

Test sur les


produits Identification
A’, B’ et C’
Alcools Stéréochimie
Liqueur
DNPH de
Fehling
Alcool primaire
Carbone Test Test
A ∗
asymétrique positif positif CH2 OH C H(CH3 )C 2H5
Carbone Test Test Alcool secondaire
B
asymétrique positif négatif CH3CH(CH3)CHOH CH3
Test Test Alcool primaire
C
positif positif CH3 CH(CH3)CH2CH2OH
Test Test Alcool tertiaire
D
négatif négatif CH3 COH(CH3)CH2CH3

b) Les formules semi développées des produits : A’, B’, et C’.

Test sur les produits


Produits Nature Formule et nom
A’; B’; C’
par
Liqueur
oxydation
DNPH de
ménagée
Fehling

Précipité Précipité C2H5 C H(CH3 )CHO
A’ Aldéhyde
jaune rouge
2-méthylbutanal
B’
Précipité
Rien Cétone
CH3CH(CH3)COCH3
jaune 3-méthylbutanone
C’
Précipité Précipité
Aldéhyde
CH3CH(CH3)CH2CHO
jaune rouge 3-méthylbutanal

75
c) La formule semi développée de E.

On peut préparer les alcools à partir des alcènes par hydratation.

E est le 3-méthylbut-1ène : CH3CH(CH3)CH = CH2

1
1
CH3 CH CHOH CH3

CH3 CH CH CH2 CH3


+ H OH

CH3
2 2
CH3 CH CH2 CH2OH

CH3
C. Problème
r
I - 1. a) Les caractéristiques
r du vecteur champ B magnétique créé à l’intérieur de cette bobine
Le vecteur champ B créé par le courant I, a la direction de l’axe de la bobine, son sens
est donné par la règle du bonhomme d’Ampère (il est couché sur la spire, le courant rlui
rentre par les pieds et lui sorte par la tête, son bras gauche tendu indique le sens deB ),
N
son intensité B est donnée par la relation B = μ 0 I , avec μ0 la perméabilité magnétique
l
du vide ou de l’air, N le nombre de spires de la bobine, l la longueur de la bobine et I
l’intensité du courant dans la bobine.
Application numérique : μ0 = 4 π×10-7 unités SI, N = 1000 spires, l = 50cm, I = 5A on trouve B =
125,6.10-4T.

b) - Le flux propre ϕ à travers la bobine


Le flux propre ϕ à travers la bobine a pour expression ϕ = NBS avec S la surface commune
aux spires.
Application numérique : N = 1000 spires, S = 2.10-2 m2, B = 125,6.10-4T on a ϕ = 25,12.10-2Wb.
- Le coefficient d’auto-induction L de la bobine
Le coefficient d’induction L de la bobine est telle que L = ϕ/I.
Application numérique : ϕ = 25,12.10-2Wb, I = 5A : L ≈ 5.10-2H.
c) La bobine est maintenant parcourue par un courant qui varie linéairement de 0 à 5A en 0,1 s.
Calculer la f. e. m. e d’auto-induction qui apparaît à ses bornes.
Δi
La f.e.m. d’auto-induction e est telle que : e = − L .
Δt
Application numérique : Δi = 5A, Δt = 0,1s, L = 5.10-2H on a e = - 2,5V.

2. a) Calculer les caractéristiques L et r de la bobine

UMN
- En courant continu la loi d’Ohm s’écrit UMN = (R + r)I1 ⇔ r = −R.
I1
Application numérique : R = 30Ω UMN = 9V I1 = 0,2A on trouve r = 15Ω.
En courant alternatif la loi d’Ohm appliquée aux valeurs efficaces donne UMN = ZI2 avec
Z= (R + r )2 + L2 ω2 l’impédance du circuit, ω = 2πf la pulsation.
2 2
UMN 1 UMN
On en déduit 2 = (R + r ) + L ω et L = − (R + r ) .
2 2 2 2

I2 ω I2
2

76
Application numérique : UMN = 110V, f = 100 Hz, I2 = 2A, R = 30Ω, r = 15Ω on trouve Z = 55Ω et
L = 5.10-2H.
b) Calculer l’impédance ZB de la bobine
- L’impédance ZB de la bobine est telle que Z B = r 2 + L2 ω 2 . Application numérique : r = 15Ω, L
= 5.10-2H, ω2 = 4π2f2 ≈ 4.105 on trouve Lω = 31,4Ω et ZB = 34,79 ≈ 35Ω.
- La Construction de Fresnel
La loi d’Ohm relative aux valeurs instantanées donne uMN
= uR + uB, uR et uB étant respectivement les tensions
instantanées aux bornes de la résistance R et de la
bobine B. Les vecteurs de Fresnel r correspondants
r r
vérifient également la relation UMN = UR + UB . Les
UL = 62,8V coordonnées de ces vecteurs sont :

U r 110 V r RI2 = 60 V
UB UMN , UR
φR = ? φR = 0
.
r Z BI2 = 70 V
et UB
φB = ?
r r r r
φ φB +π/2
On sait que le vecteur U B est tel que U B = U r + U L avec
UR = 60V Ur = 30V
r rI2 = 30 V r LωI2 = 62,8 V
Ur et UL π .
φr = 0 φL = +
2
Pour la rconstruction
r r de Fresnel relative aur circuit r on procédera comme suit : construire le
vecteur UB = Ur + UL et ensuite la résultante UR + UB .
De la construction de Fresnel ci-contre on déduit :
U= (60 + 30 )2 + 62,8 2 ⇒
U = 109,7 ≈ 110V et UB = 30 2 + 62,8 2 ⇒ UB = 69,59 ≈ 70V.
- Le facteur de puissance du circuit
Le facteur de puissance cosφ du circuit est :
U + Ur 90
cos φ = R = = 0,82 .
U 110

c) - La valeur C de la capacité du condensateur


1 1
La valeur du facteur de puissance devient cosφ’ = 1 ou que tanφ’ = Lω − =0 ⇔ C= .
Cω Lω 2
Application numérique : L = 5.10-2H, ω2 = 4.105 on trouve C = 50μF.
- Déduction : le circuit (R, B, C) est à la résonance

II – 1. a) Le bilan de la réaction et dire quel est cet équilibre

CO 2 + C → 2 CO . Il s’agit d’un équilibre hétérogène



gaz solide gaz

b) La variance V de ce système
La variance d’un système s’écrit V = c + 2 - ϕ ou c est le nombre de constituants indépendants
et ϕ le nombre de phase. Le nombre de constituants indépendants c = N – 1, N est le nombre
de corps purs du système : N = 3 ; ϕ = 2 on a V = 2 le système est divariant.
c) Expression littérale de la constante d’équilibre Kc.
Si [CO2] et [CO] sont les concentrations respectives de gaz carbonique et de monoxyde de
carbone l’expression de la constante kc est :
77
[CO]2
kc = mol.L-1.
[CO 2 ]
2. a) La quantité n0 de dioxyde de carbone au début

CO2 + C →
← 2CO
t=0 n0 n0 0
0 < t < téquilibre n0 – x n0 - x 2x
A l’équilibre 1,55 1,55 1,90

Soit n0 le nombre de moles initial de dioxyde de carbone, à l’équilibre on a 2x = 1,90 ⇔


x = 0,95mol et n0 – x = 1,55 ⇔ n0 = 2,5mol.

b) Calculer numériquement KC à cette température


Sachant que [CO] = 2x/v et [CO2] = (n0 – x)/v avec v le volume du système on a
4x 2
2 4x 2 1
kc = v = × .
2,5 − x 2,5 − x v
v
Application numérique : x = 0,95mol, v = 100L on a kc = 2,33.10-2mol.L-1.

'
3. a) Quelles sont les valeurs de PCl 2 , PPCl 3 , PPCl 5
à l’équilibre
PCl5 →
← PCl3 + Cl2 Mélange
t=0 1 0 0
t>0 1-x x x 1+x
Fractions 1− x x x
1
molaires 1+ x 1+ x 1+ x
Pressions ' 1− x x x
PPCl = P PPCl3 = P PCl2 = P P
partielles 5
1+ x 1+ x 1+ x

Le système est gazeux. On sait que la constante relative aux pressions partielles a pour
x2
× P2
PPCl3 × PCl2 (1 + x )2 x2
expression k p = = ⇔ k = × P . On a P = PPCl5 = 10 atm (PCl5 est le
'
PPCl 1− x p
1 − x 2
5 ×P
1+ x
seul réactif) et kp = 11,5 atm ce qui donne 11,5(1 – x2) = 10x2 ⇔ 21,5x2 = 11,5 et x =
115 23
= mol.
215 43
23 23
1−
'
On a alors PPCl = 43 × 10 = 200 = 100 ⇔ P ' = 3,03030303 atm ; P = P = 43 × 10
PCl5 PCl3 Cl2
5
23 66 33 23
1+ 1+
43 43
⇔ PPCl3 = PCl2 = 3,48484848 atm.

b) Les nouvelles valeurs des pressions partielles PCl' 2 , PPCl


'
3
"
, PPCl 5

P' V 1
On a le nouveau volume V’ = 10V. La loi des gaz parfaits donne = = ⇔ P’ = P/10. On a
P V ' 10
x' 2
toujours k p = × P' c’est-à-dire :
1 − x' 2
78
x' 2 23
11,5 = (P’ = 1 atm) et 12,5x’2 = 11,5. On trouve x’ = mol.
1 − x' 2
25
Les nouvelles valeurs des pressions partielles sont :
1 23
"
PPCl = = 0,04166667 atm et PPCl '
= PCl' 2 = = 0,47916667 atm.
5
24 3
48
(On constatera que la somme des pressions partielles est égale à la pression totale).

79

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