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Sip Lpee

Ce document présente le Laboratoire Public d'Essais et d'Etudes (LPEE) au Maroc. Il décrit les différents secteurs d'activité du LPEE, ses centres expérimentaux à Casablanca, ses moyens humains et matériels, ainsi que son évolution financière entre 1990 et 2010.

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Ecole Hassania des Travaux publics Sommaire

Sommaire
REMERCIEMENT........................................................................................................................ 2

INTRODUCTION ....................................................................................................................... 3

PRESENTATION DE L’ORGANISME ..................................................................................... 4

GÉNÉRALITÉS SUR LES PRÉLÈVEMENTS ............................................................................ 9

LA TENEUR EN EAU ................................................................................................................ 11

LA MASSE VOLUMIQUE ....................................................................................................... 12

ANALYSE GRANULOMÉTRIQUE PAR TAMISAGE......................................................... 14

VALEUR AU BLEU DU METHYLENE D’UN SOL ............................................................ 16

L’ÉQUIVALENT DE SABLE..................................................................................................... 19

LES LIMITES D’ATTERGERG ................................................................................................. 22

ESSAI PROCTOR NORMAL ET PROCTOR MODIFIE .................................................... 25

ESSAI CBR .................................................................................................................................. 30

LE MICRO-DEVAL .................................................................................................................. 33

ESSAI DEVAL ............................................................................................................................. 35

LOS ANGELES ........................................................................................................................... 37

COEFFICIENT D’APLATISSEMENT ..................................................................................... 39

L’INDICE DE CONTINUITÉ .................................................................................................. 41

CISAILLEMENT À LA BOITE DE CASAGRANDE............................................................. 44

L’ESSAI TRIAXIAL .................................................................................................................... 50

ESSAI DE COMPRESSIBILITÉ PAR PALIER À L’ŒDOMÈTRE ...................................... 58

1
Ecole Hassania des Travaux publics Remerciement

Remerciement

Je tiens à remercier dans un premier temps toute l’équipe


pédagogique de l’Ecole Hassania des Travaux Publics pour m’avoir accordé
cette opportunité.

Je remercie Mr Khalid KHABBAZ responsable en chef des essais sur sol


pour ses conseils, pour le temps qu’il m’a accordé et pour m’avoir fourni
tous les documents nécessaires.
Je tiens à remercier particulièrement Mr Abdelmalek chef division
essais d’identification et tous les encadrants et techniciens pour leurs
explications et notamment pour leurs accueil chaleureux.

2
Ecole Hassania des Travaux publics introduction

INTRODUCTION

Ce rapport est le fruit d’un stage d’un mois passé au Centre


Expérimental des Sols (C.E.S.) de l’organisme : le Laboratoire Public
d’Essais et d’Etudes (L.P.E.E.).

Du transport à l’environnement, de l’industrie à l’aménagement du


territoire, des barrages aux ouvrages d’art en passant par le bâtiment et
l’urbanisme, le L.P.E.E. est présent dans l’ensemble des activités de génie
civil assurant ainsi une mission de service public située au carrefour des
interventions dans le bâtiment, le génie civil et les industries.
Le but de ce stage d’initiation est de connaître les méthodes de
caractérisation des sols en laboratoire, d’apprendre les étapes et les
normes de la réalisation de ces essais, et d’interpréter les résultats obtenus
en se basant sur les notions acquises durant ma première année à l’EHTP
notamment le module de la mécanique des sols (MDS).
Après une brève présentation de l’organisme, ce rapport traite
essentiellement les essais géotechniques au laboratoire. Certains vus et
réalisés en présence du groupe des stagiaires suite aux demandes des
clients du laboratoire ou seulement expliqués par les techniciens
responsables et complétés par l’étude des normes en vigueur.

3
Ecole Hassania des Travaux publics Présentation de l’organisme

PRESENTATION DE L’ORGANISME

I. Le Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes: L.P.E.E.

Créé en 1947, le Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes (L.P.E.E.)


intervient dans toutes les étapes de réalisation et d’exploitation des
projets. Initialement service de l’administration, le L.P.E.E. est aujourd’hui
une entreprise publique au statut de Société Anonyme (S.A.) au capital de
570 000 000 Dirhams, sous tutelle du Ministère de l’Equipement (en 2010).
Du transport à l’environnement, de l’industrie à l’aménagement du
territoire, des barrages aux ouvrages d’art en passant par le bâtiment et
l’urbanisme, le L.P.E.E. est présent dans l’ensemble des activités de génie
civil, bâtiment et les industries.
II. Secteurs d’activités

Activités de base:
 le sol ;
 les matériaux et les structures ;
 les infrastructures de transport ;
 les aménagements hydrauliques et
portuaires ;

Le L.P.E.E. a ensuite étendu ses activités à:


 l’environnement et la pollution ; Fig1 : logo de l’organisme
 la métallurgie ;
 l’emballage et le conditionnement ;
 la métrologie et la certification ;
 la prévention des risques naturels ;

4
Ecole Hassania des Travaux publics Présentation de l’organisme

III. Les centres du L.P.E.E.

Le siège (25 rue d’Azilal Casablanca) de la direction générale:


 D.L.R.H: Direction de la Logistique et de Ressources Humaines ;
 D.R.D : Direction Recherche et Développement ;
 D.F : Direction Financière ;
 C.F.D : Centre de Formation, Documentation communication
et coopération ;
 C.I : Centre Informatique ;

Les centres à Casablanca (route d’El Jadida, kilomètre 7, Casablanca):


 C.S.C.T : Centre Scientifique et Technique des Constructions ;
 C.E.R.I.T: Centre d’Etudes et de Recherche des Infrastructures et
de Transport ;
 C.E.G.T : Centre Expérimental des Grands Travaux ;
 C.E.S : Centre Expérimental des Sols ;
 C.E.E.E : Centre d’Essais et d’Etudes Electriques ;
 L.N.M : Laboratoire National de Métrologie ;
 C.E.H : Centre Expérimental de l’Hydraulique ;
 C.E.G.I : Centre Expérimental du Génie Industriel ;
 D.Q : Direction de la Qualité ;

IV. Moyens humains et matériels

Le L.P.E.E. compte plus de 850 salariés dont plus de 25 % d’ingénieurs


et de cadres supérieurs avec les moyens matériels nécessaires afin de
fournir des prestations de qualité.
 équipements d’essais géotechniques et de mécanique des sols ;
 matériels de forage, de sondage et de réalisation d’essais
géotechniques in-situ ;
 laboratoires d’études de la qualité des matériaux de
construction ;
 équipements spécifiques aux infrastructures routières…

5
Ecole Hassania des Travaux publics Présentation de l’organisme

V. chiffre d’affaire

Le chiffre d’affaire a augmenté de 120MDH en 1990 à 270 MDH en 2000


En 2010 le chiffre d’affaire a dépassé 570MDH

Répartition du chiffre d'affaire par


secteur d'activité

Routes
Matériaux
Géotechnique
Industrie
Hydraulique
Divers

Répartition du chiffre d'affaire par nature de


prestation

Contrôle
Etudes
Expertises
Autres (formation etc)
Recherche

6
Ecole Hassania des Travaux publics Présentation de l’organisme

VI. Organigramme général du L.P.E.E.

DIRECTION GENERALE

Audit-
Direction de Pôle Direction
Conseil-Suivi
la Logistique Géotechnique
& des Financière
Ressources
Humaines

Service Direction Service


Pôle
Construction de la Qualité
Approvisionne Commercial
ment

Service du
Service

Personnel
Développe- Comptabilité
Pôle Routes ment
Recherche
Centre
Service
K.BENJELLOU
Informatique
Des Marchés

Formation R.HAJOUANE
Service
Documentation
Parc-Auto
Coopération

Etant donné que mon stage est effectué au Centre


Expérimentale des Sols. Les titres suivants vont concerner
seulement ce centre.

7
Ecole Hassania des Travaux publics Présentation du CES

VII. Le Centre Expérimental des Sols : C.E.S

1) Organisation du C.E.S.

Le C.E.S. est composé de trois laboratoires selon le type


d’essais à effectuer. Il comporte en plus une unité assurant la réalisation
d’essais in-situ :

 laboratoire des essais d’identification ;


 laboratoire des essais mécaniques;
 laboratoire des essais de mécanique des roches ou matériaux
rocheux ;
 A.C.R.E.I.: Agence Centrale de Réalisation des Essais In-situ ;

2) Assurance qualité

Accrédité par le COFRAC (COmité FRançais d'ACcréditation) pour de


nombreux programmes d'essais (génie civil et électricité) et pour les
activités environnementales par le Ministère de la Faune et de la Flore du
Québec, le LPEE est régulièrement soumis à des audits de contrôle internes
et externes de son système de management de la qualité.

8
Ecole Hassania des Travaux publics la teneur en eau

Généralités sur les prélèvements

I. Définitions

Les termes sondage et forage, souvent confondus, sont différenciés


par le degré de précision apporté dans la détermination des sols traversés.
Le sondage englobe l’investigation quel que soit son mode, ainsi que
l’ensemble des informations recueillies concernant le sol ou autre chose sur
une population quelconque. Le forage désigne l’exécution du trou
proprement dit.

Les buts des sondages sont divers en voici quelques-uns:


 établissement d’une coupe lithologique ;
 prélèvements d’échantillons de sol remanié ou non-remanié;
 permettre la réalisation d’essais in-situ (essais
pressiométriques, de pompage etc.).

II. Les différents types de sondages

 Les sondages par puits, tranchées, fouilles ou galeries ;


 Les sondages carottés ;
 Les sondages semi-destructifs:

 La tarière à main ;

 La tarière mécanique ;

 Le sceau rotatif ;

 La benne preneuse ;
 Les sondages destructifs ;

9
Ecole Hassania des Travaux publics la teneur en eau

10
Ecole Hassania des Travaux publics la teneur en eau

La teneur en eau

I. Définition

C’est le rapport de la masse d’eau évaporée lors de l’étuvage par la


masse des grains solides exprimée en pourcentage. Le symbole est w.

II. Procédure d’essai

On prend une masse de l’échantillon en fonction de la dimension des


éléments passant à travers le tamis à maille carrées de dimension dm.

dm en µm 400 500 630 800


Masse en gramme 20 50 100 150

Cette masse est pesée immédiatement (m1) puis mise dans une
coupelle ou un bac pour être introduite dans un étuve à une température
en fonction de la nature de l’échantillon :
 105 °C si l’échantillon est insensible à la chaleur pour une durée
minimum de 8 heures ;
 50 à 65 °C si l’échantillon est dit sensible à la température par
exemple les sols contenant la matière organique ou gypsifère
pour une durée minimum de 4 heures ;
En fin l’échantillon est pesé après étuvage (m2).
𝑚1 −𝑚2
La teneur en eau W sera : 𝑤= 𝑚2
Note : pour plus de détails voir norme NF P 94-050

11
Ecole Hassania des Travaux publics la masse volumique

La masse volumique

I. Définition

La masse volumique d’un sol 𝜌 est le quotient de la masse (m) du


sol par le volume (V) qu’il occupe (y compris les fluides qu’il contient).
𝑚
𝜌=
𝑣
La masse de l’échantillon est obtenu par pesage et pour mesurer le
volume trois méthodes sont utilisables.
II. Détermination du volume V

 La Trousse coupante
La prise d’essai est comprise entre 0.1 et 15 kg, prise sur site (intacte)
ou préparée dans un moule avec un processus prédéfinis.
Pour procéder au poinçonnement, l’une des faces parallèles de
l’échantillon doit être placée sur une surface plane et la trousse coupante
sur l’autre face .Le poinçonnement se fait alors en appliquant une pression
manuellement sur la trousse. Une fois le poinçonnement est terminé les
deux faces de l’échantillon sont arasés par avec un fil à découper.

Le volume de l’échantillon est V=S*h


Avec :
- S la section de la trousse coupante ;
- h la hauteur de la trousse coupante ;

Pour plus de détails voir norme NF P 94-053 fig 2 : trousse coupante

12
Ecole Hassania des Travaux publics la masse volumique

 la méthode du moule
Le moule sera rempli jusqu’à débordement avec un processus
prédéfinis. La partie débordante sera arasée.

 méthode de l’immersion dans l’eau


L’échantillon à peser doit être de forme simple afin de pouvoir être
paraffiné facilement. Il sera au besoin taillé pour avoir une masse comprise
entre 100 et 500 grammes.
La prise d’essai est pesée (sa masse vaut m) et paraffinée
immédiatement après. Lorsque la température de l’échantillon paraffiné
est revenue à celle de la salle d’essais, on pèse la prise d’essai à l’air libre
(on obtient la masse mp) puis on procède à la pesée hydrostatique
proprement dite. L’échantillon est placé dans un panier suspendu à l’étrier
de la balance et est immergé afin d’être pesé avec la balance hydrostatique:
on a alors la masse m’p.

𝑚𝑝 − 𝑚′𝑝 𝑚 − 𝑚′𝑝
𝑣= ⁄ᵨ − 𝑝 ⁄ᵨ
𝑤 𝑝

Avec :

ᵨ𝑤 : La masse volumique
de la paraffine.

ᵨ𝑝 : La masse volumique de
l’eau.

Pour plus de détails voir norme NF P


Fig3 balance hydrostatique
94-053

13
Ecole Hassania des Travaux publics analyse granulométrique

Analyse granulométrique par tamisage

I. Définition

L’essai consiste à caractériser la granularité (distribution


dimensionnelle des grains) à l’aide d’une série de tamis permettant le
fractionnement de l’échantillon.
II. Exécution de l’essai

On prend une masse (m) de l’échantillon m ≥0.2*D avec D est la plus


grande dimension spécifié en millimètre et(m) en kilogramme. Cette masse
sera lavée au tamis 80 micromètre. On lave jusqu’ ce que l’eau sortant du
tamis soit clair. Puis on met l’échantillon à l’étuve.
Une fois le matériau lavé et séché on le verse dans la colonne de tamis.
Cette colonne est constituée par l´emboîtement des tamis, en les classant
de haut en bas dans l´ordre de mailles décroissantes.
Agiter la colonne de tamis et peser les refus des tamis en commençant
par celui d’en haut (la plus grande maille) pour construire la suite R1, R2,
R3…
Rapporter ces masses à la masse totale de l’échantillon et donner une
représentation sous forme de tableau ou courbe.
III. Expression des résultats

La figure suivante présente les résultats sous forme d’une courbe. On en tire les
paramètres nécessaires à la description granulométrique du sol.

 Le coefficient d’uniformité
𝐷
𝐶𝑢 = 𝐷60
10

Avec di : le diamètre du tamis qui correspond au passage d’i%.

14
Ecole Hassania des Travaux publics analyse granulométrique

 Le coefficient d’uniformité
(𝐷30 )∗(𝐷30 )
𝐶𝑐 =
𝐷60 ∗𝐷10

Fig4 : exemple de courbe granulométrique

Note :

- Le refus sur chaque tamis ne doit pas excéder une limite donnée
- On n’accepte pas une perte supérieure à 2 % de la masse totale
- Pour plus de détail voir norme P 18-560 .

15
Ecole Hassania des Travaux publics VBS

VALEUR AU BLEU DU METHYLENE D’UN


SOL

I. Principe de l’essai

L'essai consiste à mesurer par dosage la quantité de bleu de méthylène


pouvant être adsorbée par le matériau mis en suspension dans l'eau. Cette
quantité est rapportée par proportionnalité directe à la fraction 0/50 mm
du sol. La valeur de bleu du sol est directement liée à la surface spécifique
des particules constituant le sol ou le matériau rocheux. Le dosage
s'effectue en ajoutant successivement différentes quantités de bleu de
méthylène et en contrôlant l'adsorption après chaque ajout. Pour ce faire,
on prélève une goutte de la suspension que l'on dépose sur un papier filtre,
ce qui provoque la création d'une tache. L’adsorption maximale est atteinte
lorsqu'une auréole bleu clair persistante apparaît à la périphérie de la
tâche.
II. Préparation de l’échantillon

La masse de la prise d’essai varie en fonction du diamètre maximal des


grains solides :
Si Dmax >50mm
- prendre une masse m1=10 kg de la fraction 0/50 mm ;
- tamiser m1 et prendre la masse m2 dans la fraction 0/5mm ;
𝑚2
- calcluler le coéfficient : 𝐶 = × 100 ;
𝑚1

- préparer deux prises d’essai de la fraction 0/5


Sensiblement égales à :
 30g à 60 g dans le cas d’un sol argileux notée mh ;
 60g à 120g dans le cas d’un sol peu argileux notée mh ;

16
Ecole Hassania des Travaux publics VBS

Si 5mm<Dmax <50mm :
-prendre une masse m1>200×Dmax et reprendre les trois
Dernières étapes du cas précédent ;
Si Dmax<5mm :
-prendre une masse m1>200×Dmax et la dernière étape
Des autres cas.
La première prise d’essai sert à la détermination de la V.B.S. La
deuxième servira à la mesure de la teneur en eau (comme spécifié dans le
paragraphe « La teneur en eau»).

III. Exécution de l’essai

On introduit la première prise d’essai dans un bécher. On ajoute 500


ml d’eau distillée. Cette solution est homogénéisée par agitation
mécanique pendant 5 minutes à 700 tours par minute.
Procéder aux injections successives par pas de 5 cm3 à 10cm3 selon
l’argilosité du sol jusqu‘à l’aparition de l’auréole qui entoure la tache ,
l’essai est dit positif.
Poursuivre le prélevement des goutes au bout de chaque minute sans
ajout de solution de bleu de méthylène .
Si l’essai redevient négatif à la 5ème tache ou avant,on procéde à des
nouvelles injections par pas de 2cm3à 5cm3.
IV. Expression des résultats

La valeur VBS sera :


Si Dmax ≤5 mm
𝐵
𝑣𝑏𝑠 = ∗ 100
𝑚0

17
Ecole Hassania des Travaux publics VBS

Si Dmax ≥5 mm
𝐵
𝑣𝑏𝑠 = ∗ 𝐶 ∗ 100
𝑀0

Avec
B=0.1*V V le volume versé.

fig4 : dispositif de dosage


Tache avec auréole

fig5 : taches sur papier filtre

18
Ecole Hassania des Travaux publics l’équivalent de sable

L’équivalent de sable

I. Définition

L’essai d’équivalent de sable permet de mesurer la propreté d’un


sable. Il est effectué sur la fraction d’un granulat passant au tamis à mailles
carrées de 5 mm. Cet essai rend globalement compte de la quantité des
éléments fins et de leur qualité, en exprimant un rapport conventionnel
volumétrique entre les éléments sableux et les éléments fins qui floculent.
Il est principalement exécuté sur des granulats dans le but de caractériser
leur qualité pour des remblais et couches de formes dans les infrastructures
routières ou les bétons.
L’équivalent de sable (Es) est le rapport, multiplié par 100, de la
hauteur de la partie sableuse sédimentée, à la hauteur totale de floculat et
de la partie sableuse sédimentée.
II. Exécution de l’essai

L’échantillon doit avoir une masse telle que la fraction passant au


tamis de 5 mm pèse entre 500 et 700 g.
On procède à la préparation d’un échantillon pour la mesure de la
teneur en eau W (voir paragraphe « Teneur en eau») et de deux
échantillons pour l’essai. L’essai s’exécute à teneur en eau naturelle et la
masse sèche de la prise d’essai doit être 120 grammes.
Ainsi la masse de l’échantillon sera :
𝑤
𝑚 = 120(1 + )
100

Une éprouvette cylindrique est remplie d’une solution lavante à base


de glycérine ayant un fort pouvoir défloculant jusqu’au trait repère
inférieur. La prise d’essai humide est introduite dans l’éprouvette posée
verticalement grâce à un entonnoir. Il faut veiller à éliminer les bulles

19
Ecole Hassania des Travaux publics l’équivalent de sable

d’air éventuelles en frappant l’éprouvette sur la paume de la main et ainsi


favoriser le mouillage de l’échantillon. Le tout est laissé au repos pendant
10 minutes. L’éprouvette est ensuite bouchée à l’aide d’un bouchon de
caoutchouc puis elle est fixée sur la machine d’agitation.

Fig5 : Machine d’agitation

L’éprouvette doit subir 90 cycles (va-et-vient horizontal) pendant 30


secondes. Elle est ensuite démontée du système d’agitation et posée
verticalement sur la table d’essai. Les parois de l’éprouvette sont rincées
avec la solution lavante tout comme son contenu afin de faire remonter les
particules fines qui floculeront en surface au repos pendant 20 minutes 
10 secondes.
Une fois ce temps de latence écoulé,
on mesure à l’aide d’un réglet, la hauteur h1
du niveau supérieur du floculat par rapport
au fond de l’éprouvette, ainsi que la hauteur
h2 du niveau supérieur de la partie
sédimentée par rapport au fond de
l’éprouvette. On mesure également la
hauteur h3 du sédiment. (Voir ci-après)

20
Ecole Hassania des Travaux publics l’équivalent de sable

III. Expression des résultats

L’équivalent de sable est la valeur :

ℎ2
𝐸𝑠 = 100 ∗
ℎ1
La valeur de la moyenne des deux essais est arrondie à l´entier le
plus voisin.
A titre d’exemple :
ES < 60 : sable argileux, excès de fines et donc un risque de retrait ou
de gonflement pour les bétons en plus de la nécessité d’un dosage élevé
d’eau.
70 < ES < 80 : sable propre à faible pourcentage de fines argileuses,
recommandé pour les bétons de haute qualité.
Note :
- Il est aussi possible de prendre cette mesure à l’aide d’un piston normalisé
qui traverse la couche d’argile pour se reposer sur la couche du sable.

- Il existe une autre variante de cet essai : équivalent de sable à 10%.

- Pour plus de détails voir norme P 18-597.

Fig :6 Mesure des hauteurs avec un piston


taré

21
Ecole Hassania des Travaux publics Les limites d’Atterberg

LES LIMITES D’ATTERGERG

I. Définition

Les limites d’Atterberg sont des paramètres géotechniques


permettant d’identifier un sol et à caractériser son état grâce à son indice
de consistance. Ces limites ont donc pour but de définir les états d’humidité
correspondant aux limites entre les états liquide, solide et plastique ; l’état
d’humidité du sol étant exprimé par sa teneur en eau.
Les limites d’Atterberg sont:
- La limite de liquidité Wl qui traduit le passage entre
l’état liquide et plastique ;
- La limite de plasticité Wp traduisant le passage entre
l’état plastique et solide ;

Etat Etat Etat


solide plastique liquide

Teneur en eau
0 wP wL w

II. Principe de l’essai

Après échantillonnage et brassage, une masse (m) de matériau est


mise à imbiber dans un récipient à température constante pendant au
moins 24 heures.
Cette masse doit être telle que le tamisat au 400 µm soit supérieur à
200 grammes.

22
Ecole Hassania des Travaux publics Les limites d’Atterberg

 Limite de liquidité
Il existe deux méthodes de détermination de la limite de liquidité, ici on
verra seulement la méthode du pénétromètre à cône, la méthode de
Casagrande est moins utilisable.
Après imbibition vider le matériau sur la plaque de marbre et malaxer avec
la spatule jusqu’à l’obtention d’une patte presque fluide et exempte de bulles
de gaz. Ensuite placer la patte dans la coupelle cylindrique en évitant
d’emprisonner des bulles d’air. Le remplissage doit être excédentaire pour
permettre l’arasage.
Placer la coupelle sous le cône (position centrale) et débloquer le cône
pendant 5 minutes.
On tache à avoir un enfoncement du cône de l’ordre de 20 mm. Si ce
n’est pas le cas on sèche la patte avec un souffleur d’air ou on ajoute l’eau.
On prend une quantité de la patte près de la zone de pénétration pour la
détermination de la teneur en eau.

Fig7 Enfoncement du cône dans la patte Fig8 : pénétromètre à cône

23
Ecole Hassania des Travaux publics Les limites d’Atterberg

 Limites de plasticité
On prélève une portion d’échantillon afin de former une boule.
Celle-ci est roulée à la main sur la plaque de marbre dans le but d’obtenir
un rouleau qui est aminci progressivement jusqu’à ce qu’il atteigne 3 mm
de diamètre. Au moment où il atteint 3 mm de diamètre, le rouleau doit
mesurer environ 10 cm de long. La limite de plasticité est atteinte lorsque
simultanément le rouleau se fissure et que son diamètre est de 3 mm  0.5
mm.
Une fois les fissures apparues, le centre du rouleau est prélevé et placé
dans une boîte de Pétri afin de mesurer sa teneur en eau.
Si aucune fissure n’apparait le rouleau est réintégré à la boule et séché
légèrement avec un souffleur d’air ou simplement par malaxage avec une
spatule.
Une fois la fissure apparait on prend la partie centrale du rouleau pour
avoir la teneur en eau.

Fig9 Boite Pétri contenant la prise d’essai

 Expression des résultats


Indice de plasticité indice de consistance

𝑤𝑙 −𝑤
𝐼𝑐 = 𝐼𝑝 = 𝑤𝑙 − 𝑤𝑝
𝐼𝑝

Note : ces essais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, sont précis et l’erreur ≤2% !!

24
Ecole Hassania des Travaux publics Essai Proctor

ESSAI PROCTOR NORMAL ET PROCTOR


MODIFIE

I. But de l’essai

L’ingénieur américain appelé Proctor a démontré que, pour une


énergie de compactage donnée, le sol compacté atteint sa masse
volumique sèche maximale ρd pour une teneur en eau dite optimale Wopt.
L’essai consiste à déterminer ces caractéristiques géotechniques (Wopt, ρd)
du sol compacté destiné à la construction des remblais et des couches de
forme.
II. préparation de l’échantillon

L’échantillon reçu par le laboratoire doit avoir une masse entre 15kg
et 100kg selon ce que l’on cherche à déterminer.Il est séché à l’étuve à 50°C
, tamisé à 20 mm puis divisé en 5 parts de 7kg environ.Le technicien se base
sur son expérience pour estimer la teneur en eau optimale de l’échantillon
(plus le matériau est argileux, plus la teneur en eau optimale est grande par
exemple). Cette estimation joue un rôle important dans l’attribution des
teneurs en eau à chaque prise d’essai.
III. Execution de l’essai

L’execution de l’essai nécessite le choix préalable de :


-Type de moule : moule CBR ou moule Proctor .
-Energie de compactage : Proctor modifié( pour les
barrages et digues), Proctor normal(des remblais,
fondations des chaussées et couches de forme).
Le tableau de la page suivante résume la différence entre ces modes
d’essais (extrait de la norme) :

25
Ecole Hassania des Travaux publics Essai Proctor

Important :
L’humidification est une étape assez délicate qui nécessite beaucoup
d’attention pour bien répartir l’eau à la surface du matériau surtout lorsque
le matériau est argileux et qu’elle se fait manuellement.

Les étapes de l’exécution sont les suivantes :

 Solidariser : moule, embase et rehausse ;

 lubrifier le cas échéant les parois du moule ;

26
Ecole Hassania des Travaux publics Essai Proctor

 placer éventuellement un papier-filtre ou un film plastique au fond


du moule Proctor ou sur le disque d’espacement du moule CBR
pour faciliter le démoulage ;

 Introduire alors la quantité de matériau pour que la hauteur de la


première couche après compactage soit légèrement supérieure au
tiers ou au cinquième de la hauteur du moule en fonction du moule
choisit ;

 Compacter cette couche avec la dame correspondante en


appliquant le nombre de coup nécessaire suivant les prescriptions
du tableau précèdent ;
La dernière couche doit être débordante par rapport au moule pour
être araser par la suite avec un fil à araser.
IV. Expression des résultats

Pour chaque éprouvette compactée il convient de calculer :


— la teneur en eau ;
— la masse de matériau sec contenu dans le moule ;
— la masse volumique du matériau sec en tenant compte du volume
réel du moule utilisé, déterminé à partir de mesures
géométriques réalisées à 0,1 mm près.
Et finalement on trace la courbe ρd =f(W) la figure donne un exemple.
Voir la page suivante.

27
Ecole Hassania des Travaux publics Essai Proctor

Fig 10 : exemple de courbe ρd =f(W)

Remarques générales :
 Cet essai est une étape de l’essai CBR : détermination de l’indice
CBR et l’indice portant immédiat.
 Il existe des particularités applicables aux matériaux traités avec
de la chaux et/ou un liant hydraulique.
 Le choix du moule CBR ou PROCTOR se fait suivant le diamètre
maximal des grains :

28
Ecole Hassania des Travaux publics Essai Proctor

 La masse de l’échantillon est fonction des paramètres


recherchés et les essais à exécuter.
 S’il existe une portion du sol dont le diamètre des grains
dépassent 20 mm et dont le pourcentage est inférieur à 30 % on
fait des corrections.
 Pour plus de détails voir norme NF P 94-093.

29
Ecole Hassania des Travaux publics Essai CBR

ESSAI CBR

I. Définition

Il s’agit d’un essai permettant la détermination de trois paramètres :

 L’Indice Portant Immédiat

 L’Indice CBR immédiat

 L’Indice CBR après Immersion


Ce sont des paramètres pour évaluer la stabilité des sols lorsqu’ils
sont soumis à des contraintes données. Ils permettent de dimensionner les
chaussées, d’analyser la capacité des sols à supporter la circulation des
engins au cours des travaux. Enfin, pour la construction des remblais et des
couches de forme d’infrastructure, le Guide des Travaux Routier offre une
classification des sols à partir de plusieurs paramètres dont l’Indice CBR.
II. Exécution

On choisit tout d’abord les paramètres d’état pour lesquelles on veut


exécuter l’essai. En fait ces indices ne constituent pas des caractéristiques
intrinsèques du sol. Ils dépendent de la teneur en eau, la masse volumique
sèche et l’état de saturation. C’est des conditions sont en fonction des
conditions de la mise en œuvre et d’environnement.
On procède à la préparation du sol et au compactage suivant les
mêmes étapes que l’essai Proctor.
 Indice Portance Immédiat
- On passe directement au poinçonnement à l’aide
d’une presse équipée d’un piston et d’un dispositif pour mesurer
l’enfoncement au 0,1mm près et l’effort de poinçonnement
correspondant avec une précision de l’ordre de 1%.

30
Ecole Hassania des Travaux publics Essai CBR

- On centre l’échantillon par rapport au piston et on


actionne la presse jusqu’à ce que l’éprouvette soit en contact avec le
piston.
- On initialise alors les différents paramètres. On met en
marche le dispositif à une vitesse constante de l’ordre de 1,27 mm/min.
La machine est arrêtée lorsque le piston s’enfonce à 10±0,1 mm.
- On note les efforts de poinçonnement relatifs aux
enfoncements 1,25, 2, 2,5, 5, 7,5, 10 et on trace la courbe effort-
enfoncement.

Fig11 : courbe effort déformation

 L’indice CBR Immédiat


On interpose des charges équivalentes aux contraintes apportées
par la chaussée. En général, deux disques d’une masse de 4,6 Kg. Le
poinçonnement est alors exécuté similairement au cas de l’IPI.
 l‘indice CBR avec immersion
Le moule avec le matériau est immergé dans un bac, recouvert par
une hauteur de 20 mm d’eau, pendant 4 jours. On détermine la valeur du
gonflement puis on le retire du bac. Après égouttage, on procède au
poinçonnement comme expliqué précédemment.

31
Ecole Hassania des Travaux publics Essai CBR

Fig12 : Exécution du poinçonnement fig13 : immersion des moules 4 jours

III. Expression des résultats

On calcule les valeurs suivantes :


𝑒𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑑𝑒 𝑝é𝑛é𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 à 2.5 𝑚𝑚 𝑑 ′ 𝑒𝑛𝑓𝑜𝑛𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑒𝑛 (𝐾𝑁)
∗ 100
13.35
𝑒𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑑𝑒 𝑝é𝑛é𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 à 5 𝑚𝑚 𝑑 ′ 𝑒𝑛𝑓𝑜𝑛𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑒𝑛 (𝐾𝑁)
∗ 100
19.93
Par convention l’indice recherché est la plus grande valeur.
Note :
- La bonne interprétation de l’essai CBR nécessite l’exécution d’une
multitude d’essai CBR.

- La norme donne plus de détail concernant l’exécution et l’interprétation


de l’essai.

32
Ecole Hassania des Travaux publics les essais sur les granulats

Le micro-Deval

I. Définition

L’essai micro-Deval a pour principe de simuler les phénomènes d’usure


par attrition liés aux frottements entre les granulats en présence de charges
abrasives et de l’eau.
A noter que dans certains cas, l’essai est réalisé à sec et que l’essai peut
s’effectuer sur les classes granulaires suivantes :
4-6.3mm ; 6.3-10mm ; 10-14mm et 25-50mm.ici on verra seulement le
cas de la série 10-14mm, les autres cas étant similaires.
II. Préparation de l’échantillon

La masse de l’échantillon envoyé au laboratoire doit être au minimum


2 kg et sa courbe granulométrique doit vérifier l’une des conditions
suivantes :
60 % à 70 % des granulats passent au travers d'un tamis de 12,5 mm.
Ou
30 % à 40 % des granulats passent au travers d'un tamis de 11,2 mm.
III. Exécution de l’essai

- Laver les deux classes ((10-11.2 et 11.2-14) ou (10-12.5 et 12.5-


14)) séparément.
- Étuver les prises d’essai jusqu’à masse constante.
- laisser refroidir et introduire dans chaque cylindre une masse
de 500 grammes de l’échantillon, 5 kg de billes et 2.5 litres
d’eau.
- En fin mettre les cylindres en rotation à une vitesse de 500 tours
par minutes pour un total de 12000 tours.

33
Ecole Hassania des Travaux publics Micro-Deval

L’échantillon est retiré du cylindre et il est séparé des billets à l’aide


d’un aimant avant de subir le lavage et le tamisage au tamis 1,6 mm avec
protection du 8mm.
IV. Expression des résultats

Le coefficient micro-Deval est la moyenne des deux résultats de l’essai


500 − 𝑚
𝑀𝐷𝐸 =
5

Fig15 les billes d’acier inox

Fig16dispositif permettant la rotation des cylindres

Note :

Pour les dimensions des cylindres et des billes et pour les tolérances sur les mesures voir la
norme NF EN 1097-1 ou la norme p18-572.

34
Ecole Hassania des Travaux publics l’essai Deval

Essai Deval

I. Définition

L’essai consiste à mesurer la quantité d’éléments inferieurs à 1.6 mm


produit dans la machine Deval par les frottements modérés et les chocs
entre les éléments d’un échantillon.
II. Préparation de l’échantillon

La masse de l’échantillon envoyé au laboratoire doit être au moins 15


kg de la classe granulaire 25-50 mm.
- Laver et sécher l’échantillon à 105 °C jusqu’à masse constante.
- Répartir l’échantillon comme suit :
4200 𝑔𝑟𝑎𝑚𝑚𝑒𝑠 ± 30 𝑔 𝑑𝑒 25 − 50𝑚𝑚
2800 𝑔𝑟𝑎𝑚𝑚𝑒𝑠 ± 20 𝑔 𝑑𝑒 40 − 50𝑚𝑚
- Introduire l’échantillon dans le cylindre et le mettre en rotation
à vitesse de 30 à 33 tours par minute pour un total de 10 000
tours.
- A la fin de rotation placer un bac sous le cylindre et basculer le
cylindre de façon à permettre l’écoulement du contenu dans le
bac.
- Laver le produit au tamis 1.6 mm et étuver le passant jusqu’à
masse constante.
III. Expression des résultats

2800
𝐷ℎ =
𝑚

35
Ecole Hassania des Travaux publics l’essai Deval

Avec Dh le coefficient Deval et m la masse du passant après étuvage.

Note :
- Les cylindres sont inclinés pendant la rotation de 32°.
- On peut remplir le cylindre d’eau, le coefficient sera noté Dh.
- L’essai est destiné pour les granulats de ballast des voies ferrées ou les
chaussées pour se donner une idée sur leur comportement sous le
mouvement des voitures.
- L’essai dure environ 5 heures.
- Pour plus de détails sur les dimensions géométriques des appareils voir
norme p18-577.

Fig17 machine Deval avec cylindres obliques

36
Ecole Hassania des Travaux publics Los Angeles

Los Angeles

I. Définition

Le coefficient Los Angeles est un paramètre pour évaluer la dureté des


granulats en les faisant subir à des chocs de boulets en acier combinés à
l’attrition par frottement entre les particules.

La classe granulaire standard prévue dans l’essai de référence est


10/14mm. Cependant, la norme indique la possibilité d’utiliser d’autres
classes granulaires selon le besoin (voir le tableau du paragraphe suivant).
II. Préparation de l’échantillon

Sélectionner la classe granulaire 10/14 en tamisant l‘échantillon sur les


trois tamis 10-12.5-14.
Lavage à 63 µm et étuvage à 105°C jusqu’à masse constante.
Essentiellement pour éliminer les impuretés.
Elaborer la prise d’essai en veillent à avoir 60 à 70 % des passants du
tamis 12,5.pour une masse total de 5000 grammes.
III. Exécution de l’essai

L’échantillon sera introduit dans le tambour de la machine, libéré de


toutes les impuretés avec une charge abrasive de 11 boulets d’acier
normalisés.
La machine Los Angeles fait tourner le granulat dans le cylindre avec
les billes d’acier à une vitesse de 33 tr/min pendant 15 min (soit 500 tours).
Par la suite, Le matériau est recueilli soigneusement dans un bac en
évitant toute perte.
Les granulats sont alors tamisés puis lavés au tamis 1,6 mm. Le refus
est étuvé à 110 °C jusqu’à masse constante.

37
Ecole Hassania des Travaux publics Los Angeles

Peser le refus une fois séché .soit m cette masse.


IV. Expression des résultats

Le coefficient Los Angeles est le rapport :


5000 − 𝑚
𝐿𝐴 =
50
Note :

- Sachant que ‘essai est exécuté aussi sur d’’autres classe granulaire le tableau suivant donne
les masses et le nombre de boules et les proportions granulométrique pour chaque classe :

Classe
granulométrique Nombre de boulets Masse totale de la charge
en mm
4 - 6.3 7 3080 +20
6.3 - 10 9 3960 À
10 - 14 11 4840 -150
10 - 25 11 4840 +20
16 - 31.5 12 5280 À
25 - 50 12 5280 -150

Fig18 machine Los Angeles fig19 les boules et les granulats après exécution

Note : La norme p18-573 donne les dimensions et les caractéristiques du matériel utilisé pour
confectionner l’essai.

38
Ecole Hassania des Travaux publics Coefficient d’aplatissement

Coefficient d’aplatissement

I. Définition

L´essai consiste à effectuer un double tamisage :


- Tamisage sur tamis à mailles carrées, pour classer l´échantillon étudié en
différentes classes d/D (avec D = 1,25 d), suivant leur grosseur G.
- Puis tamisage des différentes classes granulaires d/D, sur des grilles à
fentes parallèles d´écartement :
𝑑
1.58

Avec d/D est l’ensemble des éléments dont le diamètre est compris entre d et D.

II. Exécution de l’essai

La masse M de l´échantillon pour essai doit être supérieure à 0,2D,


avec M exprimé en kilogrammes et D la plus grande dimension spécifiée,
exprimé en millimètres.
- Procéder au tamisage de l´échantillon par voie sèche sur les tamis.
(voir tableau).
- Recueillir les différentes fractions d/D ; peser chaque classe
granulaire avec une précision relative de 0,1 %.
- Tamiser chaque classe granulométrique sur une grille dont les
dimensions sont données par le tableau de la page suivante :

39
Ecole Hassania des Travaux publics Coefficient d’aplatissement

Classe granulaire Ecartement


𝒅⁄ E
𝑫
>50 31.5
40 --- 50 25
31.5 --- 40 20
25 --- 31.5 16
20 --- 25 12.5
16 --- 20 10
12.5 --- 16 8
10 --- 12.5 6.3
8 --- 10 5
6.3 --- 8 4
5 --- 6.3 3.15
4 --- 5 2.5

III. Expression des résultats

Le coefficient d´aplatissement de chaque classe granulaire est donné


Par:
𝑀𝑒
∗ 100
𝑀𝑔

Avec Mg masse de chaque classe granulaire et Me masse des éléments


de chaque classe granulaire passant à la grille correspondante.

Fig :20 grilles à fentes

40
Ecole Hassania des Travaux publics Indice de continuité

L’indice de continuité

I. Généralités

Une roche comporte généralement des microfissures, des pores ou


des minéraux altérés. La vitesse de propagation des ondes longitudinales
est très sensible à ces discontinuités. Ainsi en comparant la vitesse des
ondes au laboratoire avec celle obtenue théoriquement on détermine
l’indice de continuité de la roche.
II. Appareillage

Pour l’exécution de l’essai, l’appareillage est le suivant :

 Générateur d’impulsions électriques.

 Emetteur et récepteur piézoélectrique.

 Système pour mesurer le temps de parcours des ondes


longitudinales.
III. Echantillons pour essai

Les échantillons peuvent être des carottes, des éléments de roche ou


des granulats. Leurs diamètre moyen dans la direction perpendiculaire à
celle de la mesure est environ 30 mm et la longueur environ 100 mm.
On élimine tout d’abord les éléments aux fissurations macroscopiques.
Les échantillons doivent séjournés au moins 16 heures à l’étuve.
IV. Exécution de l’essai

On exécutera l’essai sur au moins cinq éprouvettes.


La vitesse sera le quotient :
𝐿
𝑉𝐿𝑚 =
𝑡

41
Ecole Hassania des Travaux publics Indice de continuité

Avec L : la longueur de l’échantillon, et t la durée de parcours.


V. La vitesse de propagation théorique

La composition minéralogique déterminée en lame mince permet de


calculer sa vitesse théorique de propagation des ondes longitudinale, par un
simple calcul des pondérations.

1 𝐶𝑖
=∑
𝑉𝐿𝑐 𝑉𝐿𝑖
𝑖

Avec Ci la pondération et 𝑉𝐿𝑖 la vitesse de propagation dans le minéral i.


Le tableau suivant donne les𝑉𝐿𝑖 des minéraux les plus rencontrés :

Minéraux 𝑽𝑳𝒊 en m/s


Amphibole 7210
Augite 7200
Biotite 5130
Calcite 6630
Dolomite 7200
Magnétite 7410
Muscovite 5810
Oligoclase 6260
Olivine 8400
Orthose 5690
Quartz 6030
Verre 6500

VI. Expression des résultats

𝑉𝐿𝑚
L’indice de continuité de la roche 𝐼𝐶 est le rapport : 𝐼𝐶 =
𝑉𝐿𝑐

42
Ecole Hassania des Travaux publics les essais mécaniques

43
Ecole Hassania des Travaux publics Cisaillement à la boite

Cisaillement à la boite de Casagrande

I. Généralités sur l’essai

L’échantillon de sol, placé dans deux demi boites qui peuvent glisser
l’une par rapport à l’autre, est soumis sur l’élément supérieur à une
contrainte normale (σ=N/S, S : section horizontale de la boite de
cisaillement), puis à un effort de cisaillement T jusqu’à la rupture tout en
mesurant le déplacement horizontal de la demi boite.

Fig21 : schéma explicatif de l’essai.

La résistance au cisaillement dépend de c’ : la cohésion et de φ’ :


l’angle de frottement interne qui sont fonction de plusieurs paramètres :
- composition du sol (teneur en eau essentiellement pour les sols fins).
- indice des vides.
- conditions de drainage.
- histoire des contraintes.
- vitesse de déformation.
- direction des contraintes principales pour matériaux anisotrope.

44
Ecole Hassania des Travaux publics Cisaillement à la boite

Lorsqu’on écrit la résistance au cisaillement sous la forme :


ζ = c’+σ’tanφ’, il faut réaliser que l’on a affaire à un cas particulier, et
qu’il peut exister d’autre c’ et φ’ pour le même sol. Il n’existe donc pas un
c’ et φ’ universelles pour un sol. Mais c’est toujours un c’ et φ’ sous
certaines conditions.
Pour la détermination des paramètres de résistance au cisaillement du
sol on dispose de trois essais exécutables au laboratoire :

 Essai de cisaillement direct.

 Essai triaxial.

 Essai de compression simple.


Les deux premiers essais passent par deux phases :
o La consolidation : mise du sol sous les contraintes auxquelles sera
soumis ou remise du sol sous les contraintes d’origines.la
saturation et le chargement jusqu’à u=0.
o Le cisaillement proprement dit.
Selon la consolidation et les conditions de drainages de la deuxième phase on
distingue trois types d’essais :
•Essai non consolidé non drainé (UU).
• Essai consolidé non drainé (CU).
• Essai consolidé drainé (CD).
Important : avec la boite de cisaillement de Casagrande on exécute
le type CD, vue l’impossibilité de maitriser les conditions de drainages de
l’éprouvette et surtout sur les types de sol pulvérulent qui sont plus ou
moins insensible aux conditions de drainage.

45
Ecole Hassania des Travaux publics Cisaillement à la boite

II. Préparation des éprouvettes de l’essai

On distingue deux cas de figures :


 Echantillon intacte : on extrait l’échantillon de son étui
(généralement carotte) et on le façonne pour épouser la forme
des boites par un matériel spécifique de découpage des
éprouvettes.
 Echantillon remanié : le responsable géotechnicien détermine
les conditions de l’exécution notamment la densité et la classe
granulométrique des grains qui vont composer l’éprouvette. Le
matériau sera compacté à l’intérieur des boites ou taillé et
compacté puis mis dans des boites dans le cas des sols
cohérents.

Puis on passe à la saturation des éprouvettes contenues dans les


boites dans un bassin d’eau déminéralisée pendant 24 heures
généralement ou plus dans le cas d’argile très fins.
III. Exécution de l’essai

O Choix des efforts normaux à appliquer aux trois éprouvettes

Ces trois efforts sont fonction de la contrainte à laquelle soumis le sol


à l’état initial (dans la nature).
Le tableau donne les valeurs de ces efforts :(en kilopascals)
𝜎′𝑣0 <100 >=100
50 0.5 ∗ 𝜎′𝑣0
𝑁 100 𝜎′𝑣0
𝐴 200 2 ∗ 𝜎′𝑣0

46
Ecole Hassania des Travaux publics Cisaillement à la boite

O Consolidation
On place les trois éprouvettes dans le bâti de la machine de
cisaillement et on les charges des efforts normaux déjà déterminés
tout en en mesurant les tassements à l’aide des capteurs de
déplacements horizontales.

On trace la courbe
correspondante et on
détermine t100.

Fig22 : mode de
détermination de t100.

O Cisaillement

Libérer le système de solidarisation des deux boites et imposer un


déplacement relatif de l’ordre de :(en micromètre par minute) :

125
𝑉𝑚𝑎𝑥 = Avec 𝑉𝑚𝑎𝑥 ≤ 25
𝑡100

47
Ecole Hassania des Travaux publics Cisaillement à la boite

O Mesurage
La lecture de tous les appareils se fait au même temps à chaque
augmentation du déplacement horizontal de 0.2 mm jusqu’à 2 mm puis
tous les 0.5 mm après.

Note : la lecture entre les appareils de mesure ne doit pas dépasser 2 secondes.

IV. Expression des résultats

Tracer pour chacune des trois éprouvettes les courbes suivantes :


- La contrainte de cisaillement en fonction du déplacement horizontal.
- Le déplacement vertical en fonction du déplacement horizontal.

Fig23 : contrainte de cisaillement en fonction du déplacement horizontal

Tracer sur la même courbe les couples des points (𝜎 ′ − 𝜁𝑓,𝑓 )

48
Ecole Hassania des Travaux publics Cisaillement à la boite

Fig24 : courbe intrinsèque ζ en fonction de σ’.

V. Remarques générales

O Les pierres poreuses (plaques drainantes) qui permettent le


drainage de l’éprouvette sont généralement utilisées avec des papiers
filtres pour limiter la fuite des particules fines.

O Il existe deux variantes de boites de cisaillement carrées ou


circulaires.

O La mesure de l’effort de cisaillement se fait par un anneau


dynamométrique.

Fig25 machine de
cisaillement géant à la
boite

49
Ecole Hassania des Travaux publics essai triaxial

L’essai triaxial

I. Principe de l’essai

L’essai est réalisé sur des éprouvettes de sol saturées. L’éprouvette


protégée par une gaine est placée dans une cellule cylindrique remplie
d’eau permettant la génération d’une contrainte hydrostatique.
Deux pierres poreuses sont mises aux extrémités de l’éprouvette pour
assurer le drainage ou la mesure de la pression interstitielle au cours de
l’essai. Les pierres poreuses sont liées soit à :
- Un système permettant le drainage de l’éprouvette contrôlé par un robinet.
- Un système de mesure de la pression interstitielle.
Le dispositif permet de comprimer l’éprouvette verticalement par le
biais d’un piston jusqu’à la rupture de l’éprouvette tout en maintenant la
pression cellulaire (hydrostatique) constante.

Fig26 : Schéma de l’appareillage triaxial

50
Ecole Hassania des Travaux publics essai triaxial

II. Préparation des éprouvettes

 Cas des échantillons non remaniés


L’échantillon est reçu généralement sous forme de carotte
dans son étui, à l’aide d’un extracteur on confectionne une éprouvette dont
le diamètre est fonction de la granulométrie du sol. Souvent le diamètre
est de l’ordre de cinq fois la dimension du plus grand grain et la hauteur
deux fois le diamètre.
 Cas des échantillons remaniés
Le responsable géotechnicien impose une teneur en eau et
une masse volumique de l’éprouvette et ainsi on compacte le sol d’une
manière quasi-statique pour avoir l’état requise.

Fig27 : Eprouvette taillé dans l’embase inférieure

Après le montage de l’éprouvette dans la cellule avec l’installation des


pierres poreuses on passe à une éventuelle saturation.

51
Ecole Hassania des Travaux publics essai triaxial

III. Saturation et consolidation des éprouvettes

Pour la saturation on utilise une méthode plus efficace que celle de


l’immersion de l’éprouvette. En fait, on applique une contre pression sur
l’éprouvette à travers le réseau qui sera utilisé pour le drainage. La contre
pression est augmenté par palier, le passage d’un palier à l’autre se fait dès
que la vitesse d’absorption de l’eau est très faible. On augmente au fur et à
mesure la pression de la cellule pour tenir constante la pression isotrope
sur l’éprouvette. Les différents paliers sont au plus les suivants : 50-100-
200-400-600-800. En kilopascal.
Le rôle de la consolidation est de mettre le sol sous des conditions qui
se rapproche de son état lors du prélèvement. En effet le sol subit un
déchargement après le prélèvement. Le choix de la contrainte de
confinement est selon les conditions dans lesquelles on veut déterminer la
résistance au cisaillement.
IV. Ecrasement des éprouvettes

La dernière étape est l’écrasement proprement dit, il s’agit


d’augmenter la contrainte axiale avec une vitesse d’écrasement constante
jusqu’à la rupture de l’éprouvette. La vitesse est généralement fonction du
type d’essai.

Fig28 : la presse triaxiale Fig29 : Cellule triaxiale

52
Ecole Hassania des Travaux publics essai triaxial

Les paragraphes suivants traitent les trois types d’essais triaxiaux, les
différentes interprétations possibles seront données.
Tout dépend du drainage pendant les deux phases de consolidation et
de cisaillement.
V. L’essai UU

Le robinet de drainage sera fermé pendant la consolidation et le


cisaillement.
Après le montage et l’application de la pression de confinement le
cisaillement commence avec une vitesse dans les environs de 1% de
déformation par minute. On prend les mesures de la déformation et de la
force axiale. L’essai sera arrêté à 15% de déformation.
Pour chacune des trois éprouvettes on déterminera σ1 et σ3.
On représente les cercles de Mohr de cet essai, on remarque que les
cercles ont le même diamètre.

Fig31 : représentation en contraintes totales des cercles de Mohr

 Remarques générales :
- Pas de drainage donc la représentation se fait en contraintes totales.
- L’essai est utilisé généralement pour les argiles peu perméables.
- La représentation en contraintes effectives donne un seul cercle.
- Le résultat de l’essai est : 𝜏 = 𝐶𝑢

53
Ecole Hassania des Travaux publics essai triaxial

- Ces paramètres Cu et u sont des paramètres à court terme.


- Les mêmes paramètres sont déduits d’un essai non consolidé rapide à la
boite de cisaillement.
- La durée totale de l’essai est de l’ordre d’une heure (rapide).
- Cu n’est pas une caractéristique du sol, elle varie avec l’état de compacité
du sol.
VI. L’essai CD

Pour cet essai, l’orifice de drainage sera ouvert pendant la


consolidation et le cisaillement.
De la même façon on augmente la contrainte axiale de chacune des
éprouvette jusqu’à la rupture et on note la valeur de σ1 correspondante.
L’essai sera très lent, la vitesse de l’ordre de quelque micromètres par
minute pour les argiles, pour que les pressions interstitielles ne se
développent pas dans l’éprouvette. Pour chaque éprouvette on
déterminera les contraintes à la rupture : σi1 ,σi3.

Fig31 cercles de Mohr en contraintes effectives pour l’essai CD

54
Ecole Hassania des Travaux publics essai triaxial

 Remarques générales
- Les paramètres calculés sont des caractéristiques à long terme.
- Les pressions interstitielles sont nulles donc les représentations sont
en contraintes effectives.
- L’essai est très long !!!.
- Les essais ont montré qu’un sol normalement consolidé a une cohésion
effective voisine de zéro et souvent négligeable.
- On démontre par un calcul géométrique simple les deux relations
suivantes :
𝜙 𝜋 𝜙 𝜋
𝜎3 = 𝜎1 ∗ 𝑡𝑔2 ( + ) + 2 ∗ 𝑐 ∗ 𝑡𝑔 ( + )
2 4 2 4

𝜙 𝜋 𝜙 𝜋
𝜎1 = 𝜎3 ∗ 𝑡𝑔2 ( − ) − 2 ∗ 𝑐 ∗ 𝑡𝑔 ( − )
2 4 2 4
- Les mêmes paramètres sont calculés à partir d’un essai consolidé lent
à l’appareil triaxial ou par un essai CU+u.

VII. L’essai CU avec mesure de u

Le drainage sera permit dans la phase de consolidation et le


cisaillement se fera en conditions non drainées.
Cet essai est plus rapide que l’essai CD, sa durée totale est de l’ordre
de deux semaines. La représentation sera en contrainte effective, même si
on n’a pas drainage ici, on mesure la pression interstitielle. Pour chaque
éprouvette la contrainte de confinement et celle rupture seront
déterminées.

55
Ecole Hassania des Travaux publics essai triaxial

Fig32 : cercles de Mohr pour l’essai Cu +u

 Remarques générales :
- L’essai donne les mêmes paramètres que l’essai CD aux imprécisions
expérimentales prés.
- L’essai est plus rapide par rapport à l’essai CD.
- Les paramètres calculés servent pour les calculs de stabilité à long
terme.
- Pour caractériser la rupture du sol (appartenant à la famille des
gématériaux) on a utilisé le critère de Mohr. Il existe d’autres critères :
Tresca,Von MISES.
- Il existe d’autre variantes de l’essai triaxial : le triaxial alterné par
exemple.
- Les mesures sur l’appareil triaxial sont de plus en plus informatisées, on
utilise des logiciels pour l’asservissement et le suivi des différents
paramètres.

56
Ecole Hassania des Travaux publics essai triaxial

Fig. 33 système triaxial asservi

Nous avons vu dans le paragraphe précèdent les essais traitant le


phénomène de cisaillement des sols, dans ce paragraphe on verra un type
d’essai permettant le calcul expérimental des tassements ainsi que le
gonflement.

57
Ecole Hassania des Travaux publics essai œdométrique

Essai de compressibilité par palier


à l’œdomètre

I. Principe de l’essai

L’essai consiste à charger verticalement l’éprouvette du sol dans


l’enceinte rigide de l’appareil appelé œdomètre. Cet appareil permet la
déformation verticale de l’éprouvette sous une augmentation des charges
par palier. Le mot œdomètre est devenu équivalent à « sans déformation
axiale». La diminution de la hauteur de l’éprouvette est mesurée en
fonction du temps pour chaque palier, ainsi on obtiendra la courbe de
consolidation. Si l’évolution de la hauteur est fonction des charges la courbe
sera nommée courbe œdométrique.

Fig34 : Schéma simplifié de l’œdomètre

II. Préparation des éprouvettes

La préparation des éprouvettes se fait de la même manière que celle


de l’essai triaxial.
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Ecole Hassania des Travaux publics essai œdométrique

III. Exécution de l’essai

Après saturation de l’éprouvette, on passe à un programme de


chargement défini par la norme en vigueur. Cette loi de chargement
dépend de la contrainte verticale initiale σ’v0. Si le sol a tendance de
soulever le dispositif de chargement (c.-à-d. Gonflement) on passe
directement à la mise de la charge suivante et ainsi de suite jusqu’à la
stabilisation du dispositif.
On lit la différence de hauteur après 24 heures de la mise de la charge
correspondante.

IV. Expression des résultats

On trace la courbe 𝑒 = 𝑓(log(𝜎𝑣 ) donnant l’indice des vides en


fonction de la contrainte verticale appliquée au sol. En effet, l’indice des
vides est facilement déductible de la variation de la hauteur vue que les
déformations radiales sont interdites.
On trace également la courbe de consolidation donnant l’indice des
vides en fonction du temps au moins pour les charges supérieures à la
contrainte de préconsolidation.

Fig35 exemple de courbe


œdométrique

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Ecole Hassania des Travaux publics essai œdométrique

Fig36 : exemple de courbe de consolidation

Cette courbe comporte le t90 qui fait partie de la construction de Taylor


pour le calcul de Cv.

Fig37 : type d’ œdomètre disponible sur le marché

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Ecole Hassania des Travaux publics essai œdométrique

Remarques :
- On dispose de deux méthodes pour le calcul de l’indice des
vides.
- On utilise la courbe de consolidation essentiellement pour le
calcul du paramètre Cv.
- A partir de la courbe œdométrique on détermine les
caractéristiques de compressibilité du sol qui servent par la suite
pour la détermination des tassements :

 Cs : indice e gonflement qui la pente de la première


partie de la courbe (presque linéaire).

 Cc : indice de compression qui la pente de la


deuxième partie de la courbe (presque linéaire
aussi)

 Pression de préconsolidation σ’p.

 Il existe plusieurs méthodes de détermination de la


pression de préconsolidation, la plus connue est
celle de CASAGRANDE.

Fin

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