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TRT Eccas

Ce document décrit la création de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) par onze États africains. Il contient les objectifs, principes et institutions de la CEEAC ainsi que les domaines de coopération.

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COMMUNAUTE ECONOMIQUE

DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE

C.E.E.A.C

INSTITUANT
LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE

DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE

(C.E.E.A.C)
TABLE DES MATIERES
Page
PREAMBULE

CHAPITRES

I EXPRESSIONS EMPLOYEES 1
n CREATION. PRINCIPES. OBJECTIFS ET MODALITES 3

m INSTITUTIONS DE LA COMMUNAUTE 7

CONFERENCE DES CHEFS D'ETAT ET DE GOUVERNEMENT 7

CONSEIL DES MINISTRES 9

COUR DE JUSTICE 11
SECRETARIAT GENERAL 12
COMMISSION CONSULTATIVE 14
COMITES TECHNIQUES SPECIALISES 14
IV LIBERALISATION DES ECHANGES 15

v LIBRE CIRCULATION. RESIDENCE ET DROIT


D'ETABLISSEMENT 21

VI COOPERATION DANS LES DOMAINES MONETAIRE.


FINANCIER ET DES PAIEMENTS 23

vn COOPERATION EN MATIERE D'AGRICULTURE ET


D'ALIMENTATION 25

vra COOPERATION EN MATIERE D'INDUSTRIE 27

DC COOPERATION EN MATIERE D'INFRASTRUCTURE ET


D'EQUIPEMENT. DE TRANSPORTS ET DE COMMUNICA-
TIONS . " " 29
Page
CHAPITRES

X COOPERATION EN MATIERE DE SCIENCE ET DE


TECHNOLOGIE , . 31

XI COOPERATION EN MATIERE D'ENERGIE ET DES


RESSOURCES NATURELLES' , 33

XII COOPERATION EN MATIERE DE RESSOURCES


HUMAINES ET DES AFFAIRES SOCIALES - 35

XIII COOPERATION EN MATIERE D'EDUCATION. DE


FORMATION ET DE CULTURE 37

XIV COOPERATION EN MATIERE DE TOURISME 39

XV FORMALITES ET DOCUMENTS COMMERCLAUX 41

XVI COOPERATION DANS LES AUTRES DOMAINES 43

XVH DISPOSITIONS SPECIALES EN FAVEUR DES PAYS


SANS LITTORAL, INSULAIRES, PARTIELLEMENT
INSULAIRES. SEMI-ENCLAVES ET/OU APPARTE-
NANT A LA CATEGORIE DES PAYS LES MOINS
AVANCES 45

XVIII MOYENS ET INSTRUMENTS DE COOPERATION 47

XIX DISPOSITIONS FINANCIERES 49

XX REGLEMENT DES LITIGES 51

XXI DISPOSITIONS GENERALES ET TRANSITOIRES 53

Page

ANNEXES
I. PROTOCOLE RELATIF AUX REGLES D'ORIGINE OES PRODUITS QUI SERONT
ECHANGES ENTRE LES ETATS MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ECONO-
MIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE 59

II. PROTOCOLE RELATIF AUX OBSTACLES NON TARIFAIRES AU COMMERCE 75

ni. PROTOCOLE RELATIF A LA REEXPORTATION DES MARCHANDISES A


L'INTERIEUR DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE
L'AFRIQUE CENTRALE -. SI

IV. . . PROTOCOLE RELATIF AU TRANSIT ET AUX FACILITES DE TRANSIT 87


Page
ANNEXES

V. PROTOCOLE RELATIF A LA COOPERATION DOUANIERE A L'INTERIEUR


DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE 121

VI. PROTOCOLE RELATIF AU FONDS DE COMPENSATION POUR PERTE DE


RECETTES 129

VII. PROTOCOLE RELATIF A LA LIBRE CIRCULATION ET AU DROIT D'ETABLIS


SEMENT DES RESSORTISSANTS DES ETATS MEMBRES DE LA COMMU-
NAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE 135

VU!. PROTOCOLE RELATIF A LA CHAMBRE DE COMPENSATION DE LA COM-


MUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE 141
DL PROTOCOLE RELATIF A LA COOPERATION DANS LE DOMAINE DU
DEVELOPPEMENT AGRICOLE ENTRE LES ETATS MEMBRES DE LA
COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE 151

X. PROTOCOLE RELATIF A LA COOPERATION DANS LE DOMAINE DU


DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL ENTRE LES ETATS MEMBRES DE LA
COMMUNAUTE ECONOMIQ UE DÉS ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE 159
XL PROTOCOLE RELATIF A LA COOPERATION DANS LE DOMAINE DES
TRANSPORTS ET DES COMMUNICATIONS ENTRE LES ETATS MEMBRES
DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE
CENTRALE 167

XH. PROTOCOLE RELATIF A LA COOPERATION DANS LES DOMAINES DE


LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE ENTRE LES ETATS MEMBRES
DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE
CENTRALE 179

XIII. PROTOCOLE RELATIF A LA COOPERATION EN MATIERE D'ENERGIE


ENTRE LES ETATS MEMBRES DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE
DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE 183

XIV. PROTOCOLE RELATIF A LA COOPERATION DANS LE DOMAINE DES


RESSOURCES NATURELLES ENTRE LES ETATS MEMBRES DE LA
COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE 187

XV PROTOCOLE RELATIF A LA COOPERATION DANS LES DOMAINES DU


DEVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES, DE L'EDUCATION.
DE" LA FORMATION ET DE LA CULTURE ENTRE LES ETATS MEMBRES
DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE
CENTRALE 191
Page

ANNEXES

XVI PROTOCOLE RELATIF A LA COOPERATION DANS LE DOMAINE DU


TOURISME ENTRE LES ETATS MEMBRES DE LA COMMUNAUTE
ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE 195

XVII. PROTOCOLE RELATIF A LA SIMPLIFICATION ET A L'HARMONISATION


DES PROCEDURES ET DOCUMENTS COMMERCHUX A L'INTERIEUR DE
LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE 199

XVIII. PROTOCOLE RELATIF A LA SITUATION DES PAYS SANS LITTORAL,


LNSULAIRES, PARTIELLEMENT LNSULAIRES, SEMI-ENCLAVES ET/OU
APPARTENANT A LA CATÉGORIE DES PAYS LES MOLNS AVANCES 203
PREAMBULE
Le Président de la République populaire d'Angola.
Le Président de la République du Burundi,
Le Président de la République-Unie du Cameroun,
Le Président de la République centrafricaine.
Le Président de la République populaire du Congo,
Le Président de la République gabonaise.
Le Président de la République de Guinée équatoriale,
Le Président de la République rwandaise.
Le Président de la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe,
Le Président de la République du Tchad,
Le Président de la République du Zaïre,
CONSCIENTS de la nécessité de promouvoir le développement économique et social
de leurs Etats dans le but d'améliorer 1= niveau de vie de leurs peuples,
RAPPELANT
- les objectifs énoncés par la Charte de l'Organisation de l'unité africaine, notamment
en son article 2, paragraphe 1, b) et paragraphe 2,
. la Déclaration sur la coopération, le développement et l'indépendance économique
de l'Afrique adoptée par la dixième Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement
de l'Organisation de l'unité africaine (mai 1973),
- la Déclaration d'engagement de Monrovia (juillet 1979) sur les principes directeurs
à respecter et les mesures à prendre pour réaliser l'autosuffisance nationale et collec-
tive dans le domaine économique et social en vue de l'instauration d'un nouvel ordre
économique international,
- le Plan d'action et l'Acte final-de Lagos (avril 1980), notamment les mesures visant
au développement économique, social et culturel de l'Afrique et définissant, entre
autres, celles relatives à. la création de structures sous-régionales et au renforcement
des structures existantes en vue de l'établissement graduel et progressif d'un marché
commun africain, prélude à une communauté économique africaine,
- leur engagement solennel contenu dans la Déclaration de Libreville (décembre 19311
de tout mettre en oeuvre'pour instituer une communauté économique des Etats de
l'Afrique centrale.
AYANT A L'ESPRIT les principes du droit international qui régissent les relations entre-
les Etats, notamment les principes de souveraineté, d'égalité et d'indépendance de tousJes !
Etats, de non-ingérence dans leurs affaires intérieures et le principe fie la prééminence du
'\ :
droit dans leurs rapports mutuels, - - Vf

\ S
CONVAINCUS qu'une coopération efficace au sein de grands ensembles soutenue par
une politique résolue et concertée favorise le développement économique accéléré et har­
monieux de leurs Etats,
CONSCIENTS de ce que le progrès dans la voie de la coopération économique sous­
régionale ne peut s'accomplir qu'en tenant compte de la situation et des intérêts de chaque
Etat,

CONSCIENTS de la diversité des niveaux de développement des pays de la sous-région


et particulièrement de la situation des pays sans littoral, insulaires, semi-enclaves et/ou
appartenant à la catégorie des pays les moins avancés,

CONVAINCUS que les formes actuelles de coopération économique dans la sous région
constituent des étapes décisives vers une coopération plus étendue,

RECONNAISSANT que les effortj en vue de la coopération sous-régionale ne doivent


ni entraver ni contrarier d'autres efforts du même genre pour promouvoir une plus large
coopération en Afrique,

DETERMINES à établir les fondements d'un espace économique sous-régional plus


large.
PRENANT l'engagement de collaborer sincèrement et activement à la poursuite des buts
définis par le présent Traité en s'abstenant notamment de prendre toute mesure susceptible
de compromettre la réalisation de ces buts:
DECIDES à mettre en oeuvre toutes mesures et à prendre les dispositions requises pour
l'adoption de textes législatifs propres à assurer l'exécution des obligations découlant du
présent Traité ou résultant des institutions de la Communauté,
DECIDENT d'instituer une communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, et

CONVIENNENT de ce qui suit :

ISa

CHAPITRE PREMIER

EXPRESSIONS EMPLOYEES
ARTICLE PREMIER
Expressions employées
Aux fins du présent Traité, on entend par :
a) «Accord de troc», tout accord en vertu duquel des articles sont importés dans un
Etat membre, articles dont l'importation peut être réglée, en totalité ou en partie, par un
échange direct de marchandises;
b) «Comité», tout comité créé par l'article 26 du présent Traité ou en vertu de celui­
ci;

c) «Commission», la Commission consultative créée par l'article 23 du présent Traité;


d) «Communauté», la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale dont
l'article 2 du présent Traité porte création;
e) «Conférence», la réunion des Chefs d'État et de Gouvernement de la Communauté
instituée en vertu de l'article 8 du présent Traité;
f) «Conseil», toute réunion des ministres dont l'article 12 du présent Traité porte
création;
g) «Cour de justice», la Cour de justice de la communauté dont l'article 16 du présent
Traité porte création;
h) «Droit de douane», le droit protecteur et les taxes d'effet équivalent perçus sur les
marchandises du fait de leur importation;

i) «Droits fiscaux à l'importation», le droit non protecteur et les taxes d'effet équi­
valent perçus sur les marchandises du fait de leur importation;

j) «Droits et taxes à l'exportation», le droit de sortie et les taxes d'effet équivalent


perçus sur les marchandises du fait de leur exportation;

k) «Droits et taxes de douane», l'ensemble des droits et taxes tels que définis ci-dessus;
1) «Etat membre», tout Etat membrê'de la communauté;

l
m) «Etat tiers», tout Etat autre qu'un Etat membre;

n) «Fonds», le Fonds de coopération et de développaient créé par l'article 75 du pré­


sent Traité;

o) «Marchandises en transit», les marchandises acheminées entre deux Etata membres


ou entre un Etat membre et un pays tiers et traversant un ou plusieurs Etats membres;
p) «Personne)», une personne physique ou morale;
m
q) «Régime des échanges intra-communautaires», les avantages accordés aux mar­
chandises mentionnées au paragraphe 1 de l'article 30 du présent Traité;
r) «Ressortissant de la Communauté», toute personne physique considérée comme
citoyen d'un Etat membre conformément aux lois en vigueur dans cet Etat; les personnes
morales constituées conformément à la législation en vigueur dans un Etat membre sont
assimilées aux personnes physiques, à condition que leur siège social soit établi dans ledit
Etat et qu'au moins 30 p. 100 de leur capital social soit détenu par des citoyens ou des
organismes publics de cet Etat membre;

s) «Secrétaire général», le Secrétaire générai de la Communauté prévu à l'article 19 du


présent Traité;
t) «Secrétariat général», le Secrétariat général de la Communauté dont l'article 19 du
présent Traité porte création;
u) «Traité», le Traité instituant la Communauté.

CHAPITRE II

CREATION. PRINCIPES, OBJECTIFS ET MODALITES

ARTICLE 2

Création de la Communauté

Par le présent Traité, LES HAUTES PARTIES CONTRACTANTES instituent entre


elles une Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), ci-après
dénommée «La Communauté».

ARTICLE 3

Principes

Par le présent Traité. LES HAUTES PARTIES CONTRACTANTES s'engagent à res­


pecter les principes du droit international qui régissent les relations entre les Etats, notam­
ment les principes de souveraineté, d'égalité et d'indépendance de tous les Etats, de bon
voisinage, de non-ingérence dans leurs affaires intérieures, de non recours à la force pour le
règlement des différends et le respect de la prééminence du droit dans leurs rapports mu­
tuels.

ARTICLE 4

Objectifs de la Communauté

1. Le but de la Communauté est de promouvoir et de renforcer une coopération harmo­


nieuse et un développement équilibré et auto-entretenu dans tous les domaines de l'activité
économique et sociale, en particulier dans les domaines de l'industrie, des transports et
communications, de l'énergie, de l'agriculture, des ressources naturelles, du commerce, des
douanes, des questions monétaires et financières, des ressources humaines, du tourisme, de
l'enseignement, du perfectionnement, de la culture, de la science et de la technologie et du
mouvement des personnes, en vue de réaliser l'autonomie collective, d'élever le niveau, de^
vie des populations, d'accroître et-de maintenir la stabilité économique, de renforcer les"
étroites relations pacifiques entre ses Etats membres et de contribuer au progrès et au déve­
loppement du continent africain.

2. Aux fins énoncées au paragraphe1 ci-dessus et conformément aux dispositions pertinen


tes du présent Traité, la Communauté a pour objectifs :
3
a) l'élimination, entre les Etats membres, des droits de douane et toutes autres taxes
-d'effet équivalent à l'importation et à l'exportation des marchandises;

b) l'abolition, entre les Etats membres, des restrictions quantitatives et autres entraves
au commerce;

c) l'établissement et le maintien d'un tarif douanier extérieur commun;

d) l'établissement d'une politique commerciale à l'égard des Etats tiers;

e) la suppression progressive, entre les Etats membres, des obstacles à la libre circula­
tion des personnes, des biens, des services, des capitaux et au droit d'établissement;

f) l'harmonisation des politiques nationales en vue de la promotion des activités


communautaires, notamment dans les domaines de l'industrie, des transports et commu­
nications, de l'énergie, de l'agriculture, des ressources naturelles, du commerce, de la mon­
naie et des finances, des ressources humaines, du tourisme, de l'enseignement et de la
culture de la science et de la technique;
g) la création d'un Fonds de coopération et de développement;
h) le développement rapide des Etats membres sans littoral, insulaires, partiellement
insulaires, semi-enclaves, et/ou appartenant à la catégorie des pays les moins avancés;
* i) toutes 'autres activités visant à atteindre les objectifs communautaires que les Etats
membres pourront entreprendre en commun.

ARTICLE 5
Engagement général
1. Les Etats membres s'engagent à orienter leurs efforts pour réunir les conditions favora­
bles au développement de la Communauté et à la réalisation de ses objectifs ainsi qu'à
l'harmonisation de leurs politiques pour la concrétisation desdits objectifs à travers les ins­
titutions de la Communauté. Ils s'abstiennent de prendre toute mesure unilatérale suscep­
tible d'en compromettre la réalisation.
2. Chaque Etat membre s'engage à prendre toutes les dispositions conformément à ses
procédures constitutionnelles pour assurer l'adoption et la diffusion des textes législatifs
nécessaires à l'exécution des dispositions du présent Traité.

ARTICLE 6
Modalités de mise en place de la Communauté

1- La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale est progressivement .m


en placé au cours d'une période de douze années subdivisée en trois étapes de ouatre ann<
chacune. . - - ~

0
J
2. A chaque étape est assigné un ensemble d'actions qui doivent être engagées et poursi
vies concurremment de la manière suivante :

a) Première étape : stabilité du régime fiscal et douanier en vigueur à la date de l'entre


en application du Traité, et élaboration des études afin de fixer le calendrier pour l'éliminj
tion progressive des obstacles tarifaires et non tarifaires au commerce intra-communautairi
fixation d'un calendrier des hausses ou des baisses des tarifs douaniers des Etats membre
vers un tarif extérieur commun;

b) Deuxième étape : création d'une zone de libre échange (application du calendrie


pour l'élimination progressive des obstacles tarifaires et non tarifaires au commerce intra
communautaire);

c) Troisième étape : mise en place de l'union douanière (adoption du tarif extérieui


commun).
3. Le passage d'une étape à l'autre est conditionné par la constatation que l'essentiel des
objectifs spécifiques fixés par le présent Traité ou la Conférence a été atteint et que les
engagements ont été tenus.
La Conférence, sur proposition du Conseil, constate que les objectifs assignés à une
étape ont été atteints et décide du passage à l'étape suivante.
4. La durée totale des étapes ne peut être prolongée ou abrégée qu'en vertu d'une déci­
sion adoptée par consensus. Toutefois, les décisions prises ne peuvent avoir pour effet de
ramener la période de transition à dix ans ou de la prolonger au-delà de vingt ans à partir
de l'entrée en vigueur du présent Traité.
CHAPITRE III

INSTITUTIONS DE LA COMMUNAUTE

ARTICLE 7

Institutions
1. Les institutions de la Communauté sont :
a) La Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement;
b) Le Conseil des ministres;
c) La Cour de justice;
d) Le secrétariat général;
e) La Commission consultative;
f) Tout Comité ou organe technique spécialisé créé ou prévu par le présent Traité.

2. Les institutions de la Communauté exercent leurs fonctions et agissent dans les limites
des pouvoirs qui leur sont conférés par le présent Traité.

CONFERENCE DES CHEFS D'ETAT ET DE GOUVERNEMENT

ARTICLE 8

Création et composition

1. Il est créé une Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté.

2. La Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement est l'organe suprême de la Commu­


nauté.

3. Eiie se compose des chefs d'Etat et-de gouvernement des Etats membres

ARTICLE 9

Compétence

1. La. Conférence est chargée de la réalisation des objectifs de.la Communauté.

2. A cet effet, elle :

a) définit la politique générale et les grandes orientations de la Communauté, oriente


et harmonise les politiques socio-économiques des Etats membres;

b) prend, conformément aux dispositions du présent Traité, toute mesure en vue d'at­
teindre les objectifs de la Communauté;

c) assure le contrôle du fonctionnement des institutions de la Communauté;

d) établit son règlement intérieur et approuve celui du Conseil des ministres;

e) approuve l'organigramme du secrétariat général de la Communauté;

f) nomme le Secrétaire général, les secrétaires généraux adjoints, le contrôleur financier


et l'agent comptable;
»-­
g) nomme un collège de commissaires aux comptes sur proposition du Conseil des
ministres;

h) arrête le budget de la Communauté et fixe la contribution annuelle de chaque Etat


membre sur proposition du Conseil des ministres;

i) peut déléguer au Conseil des ministres lé pouvoir de prendre des décisions et des
directives dans les matières qui relèvent de sa compétence;

j) saisit la Cour de justice lorsqu'elle constate par un vote acquis à la majorité des deux
tiers qu'un Etat membre manque à une ou plusieurs des obligations qui lui incombent en
vertu du présent Traité, d'une décision ou d'une directive de la Conférence ou d'un règle­
ment du Conseil des ministres;

k) peut demander à la Cour de justice un avis consultatif sur toute question juridique;

1) fixe le statut du personnel du secrétariat général.

3. Dans l'exercice de ses fonctions, la Conférence est assistée du Conseil des ministres.

4. Elle exerce toutes autres compétences que lui reconnaît le présent Traité.

P
ARTICLE 10

Organisation

1. La Conférence se réunit une fois par an en session ordinaire. Elle peut être convoquée
en session extraordinaire à l'initiative du Président de la Conférence ou à la demande d'un
Etat membre sous réserve de l'approbation des deux tiers de ses membres.

2. La présidence de la Conférence est assurée chaque année par l'un des chefs d'Etat selon
l'ordre alphabétique de désignation des Etats membres indiqués dans le présent Traité.

3. Dans l'éventualité où de nouveaux Etats adhéreraient à la Communauté, leurs chefs


d'Etat assureraient la présidence de la Conférence à la suite de l'Etat membre signataire du
présent Traité placé le dernier dans l'ordre alphabétique.

ARTICLE 11

Décision et directive

1. La Conférence agit par décision et directive.

2. Les décisions ont force obligatoire à l'égard des Etats membres et des institutions de la
Communauté, à l'exclusion de la Cour de justice.

Elles sont exécutoires de plein droit dans les Etats membres trente jours (30) après la
date de leur publication au journal officiel de la Communauté.

3. Les directives ont force obligatoire à l'égard des institutions auxquelles elles s'adressent,
à l'exclusion de la Cour de justice.

Elles prennent effet dès leur notification et sont publiées au journal officiel de la Com­
munauté.
4. Sauf dispositions contraires du présent Traité, les décisions et directives de la Confé­
rence sont prises par consensus.

CONSEIL DES MINISTRES

ARTICLE 12

Création et composition

1. D est crée un Conseil des ministres dé la Communauté'.

2. Le Conseil des" ministres se compose des ministres chargés des questions de développe
ment-économique ou de tout autre Ministre désigné .à cette ffn-par chaque Etat mefcnbre
ARTICLE 13

Attributions

1. Le Conseil est chargé d'assurer le fonctionnement et le développement de la Commu­


nauté.

2. A cet effet, il :

a) formule des recommandations à l'intention de la Conférence sur toute action ten­


dant à la réalisation des objectifs de la Communauté dans le cadre de la politique générale et
des grandes orientations définies et arrêtées par la Conférence;

b) oriente les activités des autres institutions subordonnées de la Communauté;

c) soumet à la Conférence le projet de budget de la Communauté et lui propose la


contribution annuelle de chaque Etat membre;

d) propose à la Conférence la nomination du Collège des commissaires aux comptes;

e) élabore son règlement intérieur et le soumet à l'approbation de la Conférence;



«.­

f) exerce toutes attributions que lui reconnaît le présent Traité ou toute compétence
que la Conférence pourra lui déléguer;

g) peut demander à la Cour de justice des avis consultatifs sur toute question juridi­
que.
ARTICLE 14

Organisation.

1. Le Conseil se réunit deux fois par an en session ordinaire. L'une des sessions doit pré­
céder la session ordinaire de la Conférence.

D peut être convoqué en session extraordinaire à l'initiative de son Président ou à la


demande d'un Etat membre, sous réserve de l'approbation des deux tiers de ses membres.

2. La présidence du Conseil est assurée par le Ministre de l'Etat membre dont le Chef
d'Etat préside la Conférence.
ARTICLE 15

Règlement

1. Le Conseil agit par règlement. - -. ­


2. Les règlements ont force obligatoire à regard des Etats, membres et des institutio

auxquelles Us s'adressent, à l'exclusion de. la Cour de justice.

Ils sont exécutoires de plein droit dans les Etats membres trente jours (30) après la

de leur publication au journal officiel de la Communauté.

Ils prennent effet à l'égard des institutions auxquelles ils s'adressent dés leur notifica­
tion.

3. Sauf dispositions contraires du present Traité, les règlements du Conseil sont pris par
consensus.

COUR DE JUSTICE

ARTICLE 16

Création et compétence

1. Il est créé une Cour de justice de la Communauté.

2. La Cour de justice .assure le respect du droit dans l'interprétation et l'application du pré­


sent-Traité et statue sur les litiges dont elle peut être «aûrie en vertu des dispositions du
présent Traité.

3. A cet effet, elle : ­

a) contrôle la légalité des décisions, dircctrves et règlements des institutions de la


Communauté;

b) se prononce sur les recours pour incompétence, excès de pouvoir, violation des

formes substantielles des dispositions du present Traité formulés par un Etat membre ou

la Conférence;

c) statue à titre préjudiciel :

sur l'interprétation du présent Traité;

sur la validité des décisions, directives et règlements pris par les institutions de la
Communauté; . . . ,

• d) donne des avis conruftatifj sur toute question juridique, a la demande de la Confe­
.rence oO-du Conseil. -- - ­

4. 'Des décisions prises par U Conférence en vertu du présent Traité peuvent attribuer
x
la Cour compétence pour connaître d'autres litiges. f\ 'y

'^ 11
ARTICLE 17

Arrêta de la Cour

Les arrêts de la Cour de justice ont force obligatoire à l'égard des Etats membres et des
institutions de la Communauté.

ARTICLE 18

Organisation

La composition, la procédure, le statut et les autres questions concernant la Cour «ont


déterminés par la Conférence.

SECRETARIAT GENERAL

ARTICLE 19

Création et composition

1. Il est créé un secrétariat général de la Communauté.

2. "Le secrétariat général comprend un Secrétaire général, des secrétaires généraux adjoint»,

un contrôleur financier, un agent comptable et le personnel que peut exiger le fonctionne­


ment de la Communauté.

ARTICLE 20

Attributions

1. Le Secrétaire général est le principal administrateur exécutif de la Communauté.

2. A cet effet, il a pour mission :

a) de préparer et d'exécuter les décisions et les directives de la Conférence et les règle­


ments du Conseil;

b) de promouvoir les programmes de développement et les projets communautaires;

c) d'élaborer Le projet de budget de la Communauté et d'en assurer l'exécution;

d) d'établir annuellement le programme d'action de la Communauté;

«) de présenter, an rapport mr les activités de la Communauté à toutes-les.réunions


de la Conférence etdu Conseil;­

f) de prépareras réunions de la Conférence et du Conseil et d'assurer le secréLariaX /


aoprès dft-oes organe
g) d'effectuer des études en vue d'atteindre les objectifs de la Communauté et de
faire des propositions susceptibles de contribuer au fonctionnement et au développement
harmonieux de la Communauté; fl peut à cet effet demander à un Etat membre de lui
fournir tous les renseignements nécessaires;
h) de recruter le personnel du secrétariat général et nommer aux fonctions autres que
celles prévues à l'article 9, paragraphes 2 f) du présent Traité.

ARTICLE 21

Nominations

1. Le Secrétaire général et les secrétaires généraux adjoints sont nommés par la Conféren­
ce pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois.

2. Les ressortissants de l'Etat qui abrite le siège de la Communauté ne peuvent être nom­
més au poste de Secrétaire général.

3. Le contrôleur financier et l'agent comptable sont nommés par la Conférence pour un


mandat de trois ans renouvelable.
4. ^Lors de la nomination du personnel du secre'tariat général, il sera tenu compte, en plus
des conditions d'intégrité morale et de compétence, d'une répartition équitable des postes
entre les ressortissants de tous les Etats membres.

ARTICLE 22

Rapports entre le personnel du secrétariat général


et les Etats membres

1. Dans l'accomplissement de leurs fonctions, le Secrétaire général, les secrétaires généraux

adjoints, le contrôleur financier, l'agent comptable et le personnel du secrétariat généra] ne

sont responsables que devant la Communauté.

A cet effet, fls ne peuvent ni solliciter, ni accepter d'instructions d'aucun gouvernement,


d'aucune instance nationale ou internationale extérieure à la Communauté.

Us doivent s'abstenir de toute attitude incompatible avec leur qualité de fonctionnai­


re international.

2.- Chaque Etat membre s'engage à ne .pas influencer le personnel d.u secrétariat général,
dans l'accomplissement de ces devoirs et à respecter le caractère international des fonctions
de secrétaire général, de secrétaire général adjoint, de contrôleur financier, d'agent comp­
table et de to'ut autre fonctionnaire du secrétariat général.
13
3. Les Etats membres s'engagent à coopérer avec le secrétariat général et à l'aider dans
l'accomplissement de la mission qui lui est confiée en vertu du présent Traité.

COMMISSION CONSULTATIVE

ARTICLE 23

Création et composition
1. Il est créé une Commission consultative de la Communauté.

2. La Commission consultative se compose d'experts désignés par les Etats membres.

ARTICLE 24

Attributions
1. La Commission consultative est chargée d'étudier ou d'instruire, sous la responsabilité
du Conseil, les questions et projets que lui soumettent les autres institutions de la Commu­
nauté.

2. A cet effet, elle :

a) assiste le Conseil dans l'exercice de ses fonctions;


b). examine les rapports des comités techniques spécialisés et fait des recommandations
au Conseil;
c) s'acquitte de toutes autres missions qui lui sont confiées en application du présent
Traité.
ARTICLE 25
Organisation
1. Sous réserve des règlements du Conseil, la Commission se réunit aussi souvent que né­
cessaire à la bonne exécution de sa mission.

2. Elle élabore son règlement intérieur et le soumet au Conseil pour approbation.

COMITES TECHNIQUES SPECIALISES

ARTICLE 26

1. Les comités techniques spécialisés sont créés en application des protocoles annexes
au présent Traité- ou peuvent être créés par la Conférence sur recommandation TJU Conseil1

2. Ds agissent dans le cadre dés missions, qui leur sont confiées.


3. Sous réserve des règlements-dû Conseil, les comités techniques spécialisés se réunissent
aussi souvent que nécessaire a U bonne exécution de leurs missions. • " '_
4. Ds élaborent leur" règlement intérieur et le soumettent au Conseil pour "approbation.
14

vy
CHAPITRE IV
LIBERALISATION DES ECHANGES
ARTICLE 27
Union douanière
Les Etats membres conviennent d'établir progressivement entre eux, au cours d'une
période transitoire telle que prévue à l'article 6 du présent Traité, une Union douanière
qui comporte :
a) l'élimination, entre les Etats membres, des droits de douane, des contingentements,
restrictions ou prohibitions ainsi que les obstacles d'ordre administratif au commerce;
b) l'adoption par les Etats membres d'un tarif douanier extérieur commun.

ARTICLE 28
Elimination des droits de douane
entre les Etats membres
1. Au cours de la première étape, les Etats membres s'abstiennent de créer entre eux de
nouveaux droits 'de douane et d'augmenter ceux qu'ils appliquent dans leurs relations
commerciales mutuelles. Ils feront parvenir régulièrement au Secrétaire général toutes in­
fo.mations relatives aux droits de douane, pour étude.
2. A la fin de la première étape et au cours de la deuxième étape, les Etats membres ré­
duisent progressivement et éliminent finalement entre eux lés droits de douane, selon un
programme qui est fixé par la Conférence sur proposition du Conseil.
3. La Conférence peut, à tout moment, sur recommandation du Conseil, décider que tout
droit de douane soit réduit plus rapidement ou supprimé plus tôt. Toutefois, le Conseil
examine la question au moins douze mois avant la date à laquelle cette réduction ou cette
suppression doit s'appliquer à une partie ou à la totalité des marchandises et à certains
ou à tous les Etats membres; 0 présente le résultat de cet examen à la Conférence pour
décision.
ARTICLE 29
Etablissement d'un tarif douanier extérieur commun
1. Les Etats membres conviennent de .l'établissement progressif d'un tarif douanier ex­
térieur commun, applicable aux marchandises importées dans les Etats "membres en prove­
nance" de pays tiers.
2. A la fin de la première étape et au cours de la deuxième étape, les Etats .membres suppri­
ment, conformément à un programme à proposer par le Conseil, les différences qui exis­
tent entre les taux de droits de douane inscrits dans leurs tarifs douaniers respectifs.

3. A la fin de la deuxième étape et au cours de la troisième étape, le Conseil proposera


à la Conférence l'adoption d'une nomenclature douanière et statistique commune à tous les
Etats membres.

ARTICLE 30

Régime des échanges intra-communautaires

1. A la fin de la deuxième étape, aucun Etat membre ne prélèvera de droits de douane


sur les marchandises originaires d'un Etat membre et transférées à un autre Etat membre.
Il en est de même des marchandises en provenance des pays tiers qui se trouvent en libre
pratique dans les Etats membres et transférées d'un Etat membre à un autre Etat membre.

2. La définition de cette notion de produits originaires des Etats membres et les règles
régissant l'application du présent article figurent dans le protocole annexé au présent Traité
en tant qu'Annexé I.
3. Sont considérés comme étant en libre pratique dans un Etat membre les produits en
provenance des pays tiers pour lesquels les formalités d'importation ont été accomplies et
les droits de douane perçus dans cet Etat membre, et qui n'ont pas bénéficié d'une ristourne
partielle ou totale de ces dro 'As.
4. Les Etats membres s'engagent à ne pas adopter des textes législatifs qui impliquent une

discrimination directe ou indirecte à l'égard des produits identiques ou similaires d'un autre

Etat membre. . *

ARTICLE 31
Déséquilibre du commerce

1. Conformément aux dispositions du présent article, le commerce est déséquilibré lors­


que :
a) les importations d'un produit particulier par un Etat membre en provenance d'un
autre Etat membre augmentent d'une manière significative;
b) cette augmentation des importations cause ou risque de causer un préjudice grave
à la fabrication de ce produit par l'Etat membre importateur.
2. Lorsqu'un Etat membre est victime d'un déséquilibre du commerce résultant d'une
réduction ou suppression abusive des droits et taxes opérée par un autre Etat membre, par
suite du commerce non .enregistré ou pour toute autre cause, il adresse un rapport au Secré­
taire général qui saisit le Conseil.

Le Conseil propose à la Conférence les mesures à prendre.

16
ARTICLE 32
Imposition intérieure
1. Les Etats membres s'engagent à ne pas appliquer directement ou indirectement aux
marchandises originaires des Etats membres et importées dans tout Etat membre une impo­
sition intérieure supérieure à celle qui frappe des produits nationaux similaires et à ne pas
percevoir ladite imposition dans le but d'assurer suxdiis produits une protection effective.

2. Les Etats membres éliminent progressivement toute imposition intérieure destinée à


la protection des produits nationaux similaires dans les mêmes conditions que celles pré­
vues à l'article 28 du présent Traité. Au cas où, en raison des obligations découlant d'un
accord conclu par un Etat membre, celui-ci se trouvé dans l'impossibilité de se conformer aux
dispositions du présent article, ledit Etat membre notifie ce fait au Conseil et s'engage à
ne pas proroger ni renouveler cet accord à son expiration, sous réserve des dispositions de
l'article 31.

-ARTICLE 33
Obstacles non tarifaires au commerce ultra-communautaire

1. Sous réserve des dispositions du présent article, chaque Etat membre.dès l'entrée en
vigueur définitive du présent Traité, s'engage à assouplir progressivement et à éliminer fina­
lement au plus tard à la fin de la deuxième étape et conformément au paragraphe 2 du
présent article, les contingentements, restrictions ou prohibitions alors en vigueur, qui
s'appliquent auz transferts vers ledit Etat membre de marchandises originaires des autres
Etats membres et, sous réserve des dispositions ou des autorisations du présent Traité,
s'engage à s'abstenir par la suite d'imposer d'autres restrictions ou prohibitions en ce qui
concerne lesdites marchandises.
2 «înu< ré<&at*-d*s--évipa*âtirrrsf~itïr~prê*t>nt article, la Commission, après avoir considéré
les propositions que le Secrétaire général lui aura transmises, recommande au Conseil pour
approbation un programme tendant à l'assouplissement progressif et, en définitive, à l'élimi­
nation, au plus tard à la fin de la deuxième étape, de tous les contingentements, restrictions
ou prohibitions qui s'appliquent dans un Etat membre à l'importation de marchandises
originaires des autres Etats membres, étant entendu que le Conseil peut décider par la suite
que tous les contingentements, restrictions ou prohibitions soient assouplis plus rapidement
ou éliminés plus tôt que ne le prévoient les dispositions du présent paragraphe.
3. Les dispositions spéciales en matière de restrictions, prohibitions, contingentements,
dumping, subventions et pratiques discriminatoires font l'objet d'un protocole relatif
aux obstacles non tarifaires au commerce joint au présent Traité en tant qu'Annexé II.
ARTICLE 34
Exceptions
1. Nonobstant, les" dispositions de l'article 33, tout Etat-membre, après avoir notifié son
intention aux-autres Etats membres, est habilité à imposer ou~_à continuer d'imposer des
restrict ions ou des prohibitions qui concernent :

a) l'application des lois et des règlements de sécurité;

b) la réglementation relative aux armes, aux munitions, aux autres matériels de guerre
et équipements militaires;
c) la protection de la santé ou de la vie des hommes, des animaux et des plantes ou

la protection de la moralité publique;

d) le transfert d'or, d'argent, de platine et de pierres précieuses;

e) la protection des trésors nationaux ayant une valeur artistique, archéologique ou

la protection de la propriété industrielle et commerciale;

f) la réglementation relative aux matières nucléaires, aux produits radio-actifs ou tout


autre matériel utilisé dans la mise au point ou l'exploitation de l'énergie nucléaire;

g) la réglementation des produits stratégiques.


2. Toutefois, ces prohibitions ou restrictions ne doivent constituer en aucun cas ni un
moyen de discrimination arbitraire, ni une restriction déguisée dans le commerce entre Etats
membres.
3. Lorsqu'un Etat membre se heurte à des difficultés de balance des paiements dues à
l'application des dispositions du présent chapitre, il est habilité, à condition qu'il ait
pris toutes mesures utiles raisonnables pour surmonter ces difficultés, à imposer des res­
trictions quantitatives ou équivalentes ou des prohibitions sur les marchandises originaires
des autres Etats membres, mais exclusivement en vue de surmonter lesdites difficultés.
4. En vue de protéger une industrie naissante ou stratégique, un Etat membre peut, sous
réserve d'avoir pris toutes les mesures raisonnables conséquentes,imposer, dans le seul but de
protéger cette industrie pendant une période donnée qui sera déterminée par le Conseil, des
restrictions quantitatives ou équivalentes ou des prohibitions sur des marchandises sembla­
bles originaires des autres Etats membres.
5. Un Etat membre, qui impose des restrictions quantitatives ou équivalentes ou des pro­
hibitions aux termes des paragraphes 1, 3 et 4 du présent article, adresse un rapport au
Secrétaire général qui saisit le Conseil en vue de déterminer la durée d'application de ces
mesures.
6. Le Conseil observe en permanence le fonctionnement des restrictions quantitatives ou
équivalentes ou des prohibitions imposées en vertu des dispositions des paragraphes 1, 3
et 4 du présent article et prend les mesures nécessaires à ce sujet.

ARTICLE 35
Traitement de la nation la plus favorisée
1. Les Etats membres s'accordent, en ce qui concerne le commerce intracommunautaire, le
traitement H--ja"nation là plus favorisée. En aucun cas, lès concessions; tarifaires consenties à s ?-. T.

un pays tiers en application d'un accord conclu avec un Etat membre ne peuvent être plus
favorables que celles qui sont appliquées en vertu du présent Traité.

2. Le texte des accords visés au paragraphe 1 du présent article est communiqué au Secré­
taire général par les Etats qui y sont parties.
3. Aucun accord conclu entre un Etat membre et un pays tiers prévoyant l'octroi de con­
cessions tarifaires ne peut être incompatible avec les obligations assumées en vertu du pré­
sent Traité.
4. Aucun Etat membre ne peut conclure avec un pays tiers un accord en venu duquel celui­
ci accorderait à l'Etat membre des concessions tarifaires qui ne seraient pas octroyées
aux autres Etats membres.

ARTICLE 36
Réexportation de marchandises et
transît

Conformément aux dispositions du présent article, les Etats membres s'engagent :


a) à faciliter la réexportation des marchandises entre eux, conformément aux disposi­
tions du Protocole sur la réexportation des marchandises joint au présent Traité en tant
qu'Annexé III.' et ce, en attendant l'étape de mise en place de l'union douanière;
b) à s'accorder mutuellement la liberté de transit à travers leur territoire pour les mar­
chandises acheminées à destination ou en provenance d'un autre Etat membre conformé­
ment qux dispositions du Protocole sur le transit ultra-communautaire joint au présent
Traité en tant qu'Annexé IV.

ARTICLE 37
Administration douanière
Les Etats membres, conformément aux dispositions du Protocole sur la coopération
douanière joint au présent Traité en tant qu'Annexé V, prennent toutes mesures utiles pour
harmoniser et normaliser leur réglementation et leurs formalités douanières de façon à
permettre l'application efficace des dispositions du présent chapitre et à faciliter le mouve­
ment des marchandises et des services à travers leurs frontières.

ARTICLE 38
Détournement de trafic résultant d'accords de troc
1. Si, à la cuite d'un accord de troc portant sur une catégorie donnée d'articles conclu
entre un Etat membre ou une personne physique ou morale relevant dudit Etat et un pays
tiers ou une personne physique ou morale relevant dudit pays, il se produit, en ce qui con­
cerne ladite catégorie d'articles, un important'détournement de trafic au préjudice, d'arti­
cles importés xTun autre Etat membre et quiy sont manufacturés en faveur d'articles impor­
19­

I
•^

-.!
tés en vertu dudit accord, l'Etat membre qui importe lesdits articles prend des mesures
efficaces pour remédier à ce détournement.

2. Afin de déterminer si, aux fins du présent article, un détournement de trafic s'est pro­
duit en ce qui concerne une catégorie donnée d'articles, il est tenu compte de toutes les
statistiques commerciales pertinentes et autres données concernant la catégorie d'articles
disponibles pour la période de sir mois précédant une plainte d'un Etat membre concerné
résultant d'un détournement de trafic, ainsi que de la moyenne de deux périodes compara­
bles de six mois au cours des 24 mois qui ont précédé ia première importation de marchan­
dises en vertu de l'accord de troc.

3. Le Secrétaire générai saisit de la question le Conseil, qui l'examine et la soumet à la


Conférence pour décision.

ARTICLE 39

Création du Fonds de compensation pour perte de recettes


1. Il est créé un Fonds de compensation pour perte de recettes.
2. Un Protocole relatif aux ressources et à l'utilisation du Fonds est joint au présent
Traité en tant qu'Annexé VI.

20

(I

CHAPITRE V

LIBRE CIRCULATION, RESIDENCE ET DROIT D'ETABLISSEMENT

ARTICLE 40

1. Les citoyens des Etats membres sont considérés comme des ressortissants de la Commu­
nauté. En conséquence, les Etats membres conviennent, conformément aux dispositions
du Protocole relatif à la libre circulation et au droit d'établissement des personnes joint
au présent Traité en tant qu'Annexé VII, de faciliter progressivement les formalités relatives
à leur circulation et à leur établissement à l'intérieur de la Communauté.

2. Aux fins de l'application du Protocole VII. les personnes morales constituées confor­
mément à la législation en vigueur dans un Etat membre sont assimilées aux personnes
physiques.

21
CHAPITRE VI

COOPERATION DANS LES DOMAINES MONETAIRE,

FINANCIER ET DES PAIEMENTS

ARTICLE 41

Monnaie, finances et paiements

1. Les Etats membres conviennent d'harmoniser leurs politiques dans les domaines mo­
nétaire, financier et des. paiements en vue de susciter la confiance dans leurs monnaies res­
pectives. d'assurer le bon fonctionnement de la Communauté, de promouvoir la réalisation
de ses objectifs et la coopération monétaire et financière entre eux et les autres pays afri­
cains.

2. Aux fins du paragraphe 1 du présent article, le Secrétaire général, en liaison avec les
comités sous-régionaux concernés de l'Association des banques centrales africaines :
a) formule à l'intention du Conseil des recommandations sur l'harmonisation des
politiques économiques et financières des Etats membres;
b) accorde une attention constante aux problèmes relatifs à la balance des paiements .
des Etats membres et entreprend toutes études y relatives;
c) étudie l'évolution des économies des Etats membres;
d) Âmet des recommandations au Conseil concernant la mise en place, à court terme,
de systèmes bilatéraux de règlement des paiements entre les Etats membres et. à long terme,
d'un système multilatéral de règlement des paiements et d'une union monétaire.
3. Conformément aux dispositions du Protocole relatif à la Chambre de compensation
joint au présent Traité en tant qu'Annexé VIII, les Etats membres s'engagent à favoriser
le commerce des marchandises et des services au sein de la Communauté par le biais d'une
Chambre de compensation.

ARTICLE 42
Circulation des capitaux
' Dès l'entrée en vigueur du présent Traité, la Conférence prend, sur proposition du Con­
seil, après avis conforme de la. Commission consultative, 'des mesures tendant à la coordi­
nation progressive des politiques nationales en matière de change en ce qi
.mouvements de capitaux entre les Etats membres et les États tiers.
CHAPITRE VII

COOPERATION EN MATIERE D'AGRICULTURE ET D'ALIMENT ATION

ARTICLE43

1. Les Etats membres conviennent de coopérer dans les domaines de l'agriculture, de la


sylviculture, de l'élevage et de la pêche. Cette coopération a pour objectifs :

a) le relèvement du niveau de vie des populations rurales, en particulier par l'augmen­


tation des revenus, grâce à l'accroissement de la production agricole, forestière et de pêche
•et la création d'emplois;
b) la satisfaction des besoins alimentaires des populations et le renforcement de la
sécurité alimentaire, notamment par l'amélioration quantitative et qualitative de la produc­
tion vivrière et la définition d'une politique d'échanges et de réserves alimentaires;

c) l'amélioration des conditions de vie et de travail en milieu rural;


d) la valorisation sur place des productions agricoles, par la transformation des pro­
duits végétaux et animaux;
e) le développement de la capacité des populations à assurer leur propre développe­
ment, notamment par une plus grande maîtrise de leur environnement technique et écono­
mique.

2. A cet effet, les Etats membres s'engagent à :


a) ce concerter en vue d'harmoniser leurs politiques agricoles;
b) procéder à des échanges réguliers d'informations sur les expériences et les résultats
des recherches en cours sur leurs territoires respectifs ainsi que sur les programmes de dé­
veloppement rural;

c) élaborer, selon les besoins, des programmes communs de formation et de recyclage


des cadres dans les institutions existantes ou à créer; ­

d) prendre toutes dispositions nécessaires-pour'élaborer progressivement une politi­


que commune, notamment dans les domaines-de la recherche et de îa~ formatiori, delapfô­
j duction, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles,forestiers,
de l'élevage et de la pêche.

3. ' Aux fins du présent chapitre, les Etats membres conviennent de coopérer conformé­
ment au Protocole IX annexé au présent Traité.

ARTICLE 44
Pour la mise en oeuvie des actions de coopération prévues à l'article 43 ci-dessus, et
afin d'améliorer l'efficacité des services, le Secrétaire général formule des propositions au
Conseil en vue de l'application de cette politique agricole commune.

26. 0­
CHAPITRE VIII

COOPERATION EN MATIERE D'INDUSTRIE

ARTICLE 45

1. En vue de réaliser l'intégration de leuts économies, les Etats membres conviennent


d'harmoniser leurs politiques d'industrialisation dans la sous-région.

2. A cet effet, ils s'engagent à :


a) communiquer leurs plans de développement et les programmes d'exécution de ces
plans au secrétariat général, en vue de l'élaboration des programmes-cadres de développe­
ment harmonieux de la sous-région;
b) échanger des informations relatives à tout projet industriel à implanter dans la sous­
région;
«

c) se communiquer les expériences acquises en matière d'industrie;

d) échanger des experts et des informations sur la recherche industrielle, commerciale


et technologique.

ARTICLE 46

1. Afin d'assurer un développement industriel rationnel et harmonieux, les Etats membres


conviennent :

a) d'harmoniser les mesures incitatives au développement industriel en établissant


graduellement un environnement industriel homogène dans la sous-région, notamment par
l'élaboration d'un code commun d'investissement;

b) de promouvoir la création de grandes unités industrielles à caractère communau­


taire et d'un Centre de développement industriel;

c) de faire une répartition des projets communautaires de façon équi ibrée et harmo
nieuse entre tous les Etats membres; ­

27
d) de ne pas autoriser des industries nationales qui seraient concurrentes d'industries
communautaires répondant de manière satisfaisante à la demande des Etats membres de
la Communauté;

e) de créer des centres sous-régionaux de formation et de perfectionnement à tous


les niveaux de qualification en vue de satisfaire leurs besoins en personnel dans les domaines
industriel, commercial et technologique.

2. Aux fins du présent chapitre, les Etats membres conviennent de coopérer conformé­
ment au Protocole X annexé au présent Traité.

28

(1

CHAPITRE IX

COOPERATION EN MATIERE D'INFRASTRUCTURE ET D'EQUIPEMENT

DE TRANSPORTS ET. DE COMMUNICATIONS

ARTICLE 47

Transports et communications

1. En vue d'assurer un développement harmonieux et intégré du réseau sous-régional


des transports et communications et d'élaborer progressivement une politique commune,
les Etats membres conviennent :

a) de promouvoir l'intégration des infrastructures dans le domaine des transports et


des communications;

b) d'assurer la coordination entre les différents modes de transport en vue d'accroî"­


tre leur efficacité;
c) d'harmoniser progressivement leurs législations et réglementations en matière de
transports et communications;
d) d'encourager l'utilisation des ressources matérielles et humaines locales, la norma­
lisation des réseaux et de l'équipement, la recherche et la propagation de techniques de
construction d'infrastructures et de matériels adaptés;
e) d'étendre et de moderniser les infrastructures de transport et de communications
en mobilisant les ressources techniques et financières nécessaires;
f) de promouvoir l'industrie sous-régionale dans le domaine de l'équipement pour
les transports et les communications; * - •
g) d'organiser, de structurer et de promouvoir le secteur sous-régional d'activités de
transport de voyageurs et de marchandises.

2. A cet effet, les Etats membres s'engagent à :

a) élaborer des programmes coordonnés pour structurer le secteur des transports


routiers; . . ;_ - - " ­

b) élaborer des plans visant à améliorer, à-réorganiser les divers réseaux ferroviaires
des Etats membres en vue de leur interconnexion,.et à construire de nouvelles voies œrrées;

\j
c) harmoniser :

- leurs politiques relatives aux transports maritimes et fluviaux internationaux;


- leurs politiques en matière de transports aériens;

- leurs actions en matière de formation et de perfectionnement des cadres spé­


cialisés dans les domaines des transports et communications.

d) moderniser et normaliser leurs équipements afin que tous les Etats membres soient
reliés entre eux et avec l'extérieur par des vols réguliers.

ARTICLE 48

Les Etats membres s'engagent à tout mettre en oeuvre en vue de la création de compa­
gnies communautaires de navigation maritime, fluviale et aérienne.

ARTICLE 49
Postes et télécommunications
Les Etats membres s'engagent à : ~
réorganiser, moderniser et développer les réseaux de télécommunications en vue de
répondre aux exigences du trafic international et de permettre une interconnexion
fiable entre les Etats membres;

réaliser dans les meilleurs délais un système régional de communication par satelli­
te pour compléter le réseau panafricain de télécommunications situé en Afrique
centrale;
assurer au sein de la Communauté des services postaux rapides et fréquents et dé­
velopper une collaboration étroite entre les administrations postales.

ARTICLE 50
Aux fins du présent chapitre, les Etats membres conviennent de coopérer conformé­
ment au Protocole XI annexé au présent Traité. ,

CHAPITRE X
COOPERATION EN MATIERE DE SCIENCE ET DE TECHNOLOGIE

ARTICLE 51
1. Les Etats membres conviennent :
a) de développer une base scientifique et technologique adéquate capable d'induire les
changements socio-économiques nécessaires à l'amélioration de la qualité de la vie de leurs
populations, particulièrement de celles des zones rurales;
b) d'assurer une application appropriée de la science et de la technologie au développe­
ment de l'agriculture, des transports et des communications, de l'industrie, de la santé et
de l'hygiène, de l'énergie, de l'éducation et de la main-d'oeuvre ainsi que la préservation de
l'environnement;
c) de réduire leur dépendance et de promouvoir leur autonomie individuelle et collec­
tive dans le domaine de la technologie, par la recherche d'un équilibre favorable du point
de vue socio-économique entre les apports étrangers et ceux de la technologie autochtone.
2. Dans la mise en oeuvre de cette coopération, tes Etats membres s'engagent à :
a) harmoniser leurs politiques nationales relatives à la recherche scientifique et techni­
que pour une meilleure intégration de ces politiques aux plans nationaux'de développe­
ment économique et social;
b) coordonner leurs programmes de recherche appliquée, de recherche-développement
et de services scientifiques et techniques;
c) harmoniser leurs plans nationaux de développement technologique en mettant un
accent particulier sur les technologies endogènes ainsi que leurs réglementations en matière
de propriété industrielle et de transfert des technologies étrangères;
d)-coordonner leurs positions sur toutes les questions scientifiques et techniques
faisant l'objet de négociations internationales;
e) procéder à un échange permanent d'informations et de documentations et à la
création de réseaux et de banques de données communautaires;'
f ) développer des programmes communs de formation-dé cadres scientifiques et techni­
ques, -y compris la formation et le perfectionnement de la-main-d'oeuvre qualifiée
g) promouvoir les échanges de chercheurs et de spécialistes entre les Etats membres
en vue d'utiliser pleinement les compétences techniques disponibles dans la Communauté.

ARTICLE 52

1. Les Etats membres s'engagent à prendre toutes dispositions nécessaires en vue d'élaborer
et dé mettre en oeuvie un programme commun de recherche scientifique et de développe­
ment technologique.

2. A cet effet, le secrétariat général entreprend, en liaison avec les organismes nationaux et
sous-régionaux compétents, les études techniques nécessaires aux fins de définir les secteurs
prioritaires ainsi que les actions d'intérêt commun et soumet ses conclusions au Conseil.

ARTICLE 53

Aux fins du présent chapitre, les Etats membres conviennent de coopérer conformé­
ment au Protocole XII annexé au présent Traité.

32
CHAPITRE XI

COOPERATION EN MATIERE D'ENERGIE ET DES RESSOURCES


NATURELLES
ARTICLE 54
1. Les Etats membres conviennent :
a) d'accroître rapidement les disponibilités en ressources énergétiques de la Commu­
nauté;
b) de mettre en oeuvre les mécanismes d'échanges appropriés en vue de garantir leur
approvisionnement régulier en hydrocarbures;
c) de promouvoir les énergies renouvelables dans le cadre de la politique de diversifi­
cation des sources d'énergie.
2. En vue de réaliser les objectifs visés au paragraphe 1 ci-dessus, les Etats membres s'en­
gagent à :
a) harmoniser leurs plans nationaux de développement énergétique;
b) mettre en place une politique énergétique commune particulièrement en matière
d'exploitation, de production et de distribution;

c) créer un cadre adéquat de concertation et de coordination permettant de résoudre


en commun les problèmes que pose le développement énergétique de la Communauté, no­
tamment ceux relatifs au transport de l'énergie, à l'insuffisance de cadres qualifiés, à la pé­
nurie de moyens financiers pour la réalisation de leurs projets énergétiques;
d) promouvoir la formation et le perfectionnement des cadres.

ARTICLE 55

;. Les Etats membres conviennent de procéder à l'évàluatioln et à la mise en valeur de leurs


ressources minières et hydrauliques, notamment par :
a) la recherche d'une meilleure connaissance de leurs potentialités en ressources natu­
relles;
b) la réduction progressive de leur dépendance vis-à-vis des sociétés transnationales
pour la mise en valeur de ces ressources^notamment par la maîtrise des techniques d'exploi­
tation;

c) l'amélioration des méthodes de fixation des prix et de commercialisation des ma­


tières premières.

ARTICLE 56

Afin de promouvoir cette coopération, les Etats membres s'engagent à :

a) harmoniser leurs politiques relatives à la prospection, la production et la transfor­


mation des ressources minières d'une part, la prospection, l'exploitation et la distribution
des ressources hydrauliques d'autre part;
b) coordonner leurs programmes de développement et d'utilisation des ressources
minières et des ressources hydrauliques afin d'exploiter les similitudes et les complémen­
tarités existant au sein de la Communauté et de promouvoir des relations interindustriel­
les verticales et horizontales qui peuvent être créées entre les Etats membres à la suite de
la mise en valeur de ces ressources; _
c) coordonner leurs positions dans toutes les négociations internationales portant sur
les matières premières afin de sauvegarder leurs intérêts;
d) développer un système de transfert de savoir-faire et d'échange de données scientifi­
ques, techniques et économiques entre les Etats membres;
e) élaborer et mettre en oeuvre des programmes communs de formation et de per­
fectionnement des cadres dans le but de développer les ressources humaines et les capacités
technologiques endogènes appropriées nécessakes à l'exploration, l'exploitation et la trans­
formation des ressources minières et hydrauliques.

ARTICLES?
Pour la mise en oeuvre des actions de coopération prévues aux articles 54 à 56 ci-dessus,
le Secrétaire général formule des propositions au Conseil tendant à élaborer une politique
commune pour la mise en valeur des ressources minières et hydrauliques.

ARTICLE 58
Aux fins du présent chapitre, les Etats membres conviennent de coopérer conformé­
ment aux protocoles XIII et XIV annexés au présent Traité.

34
CHAPITRE XH

COOPERATION EN MATIERE DE RESSOURCES HUMAINES ET DES

AFFAIRES SOCIALES

ARTICLE 59

Ressources humaines

1. Les Etats membres conviennent de coopérer pour développer et utiliser leurs ressources
humaines en ce qui concerne notamment la programmation, la planification et l'élaboration
des politiques, la formation et l'orientation des carrières, la réalisation des exigences fon­
damentales du développement économique et social et l'utilisation de leurs ressources hu­
maines en général.­
2. A cet effet, ils s'engagent à :
a) adopter et promouvoir une politique commune en matière de programmation,
de planification et d'élaboration des politiques;
b) coordonner leurs politiques et leurs activités dans les domaines de l'éducation, de
la formation, de la planification des carrières, de l'orientation et de l'expertise - conseil;
c) coopérer au développement de leurs ressources humaines afin <le satisfaire aux
exigences fondamentales de leur développement économique et social;
d) coopérer en vue de l'utilisation du potentiel de leurs ressources humaines.
ARTICLE 60

Affaires sociales

1. Les Etats membres conviennent d'assurer à l'effort de développement communautaire


une pleine participation et l'utilisation rationnelle de leurs ressources humaines.

2. A cet effet, ils s'engagent à :

a) promouvoir les échanges d'expérience et d'informations relatives à l'alphabétisation,


à la formation professionnelle et à l'emploi;
b) développer la recherche collective par des politiques apprQpriées, pour l'amélioration
de la situation économique, sociale et culturelle des femmes des zones urbaines et rurales
ainsi que leur plus grande intégration aux activités de développement;

c) harmoniser progressivement leurs législations du travail, leurs régimes de sécurité


sociale et leurs systèmes juridiques et administratifs sur l'état des personnes;

d) instaurer une coopération sous-réçionaJe dans le domaine de la santé publique, des


recherches médicales, de la promotion des études de médecine traditionnelle, de la phar­
macie et des échanges d'expériences.

3. .Aux fins du présent chapitre, les Etats membres conviennent de coopérer conformé­
ment au Protocole XV annexé au présent Traité.

36

L
CHAPITRE XIII

COOPERATION EN MATIERE D'EDUCATION,

DE FORMATION ET DE CULTURE

ARTICLE 61

Education et formation

1. Les Etats membres conviennent d'élaborer une politique commune de l'éducation in­
cluant des modèles éducatifs qui tiennent davantage compte des réalités économiques et
socio-culturelles de la sous-région, en vue de former des hommes et des femmes enracinés
dans leur milieu et capables de promouvoir les changements nécessaires au progrès social
et au développement.
2. Aux fins du paragraphe 1 du présent article, les Etats membres s'engagent à :
a) améliorer l'tlr- ;?.cité des systèmes éducatifs existants par la promotion de la forma­
tion des formateurs et par la mise en oeuvre de méthodes.et d'équipements appropriés;
b) créer et renforcer les institutions de formation nationales et sous-régionales exis­
tantes;
c) élaborer des programmes communs de formation mieux adaptés aux problèmes
de développement pour assurer progressivement une autosuffisance en personnel qualifié;
d) promouvoir l'échange systématique d'expériences et d'information en matière de
politique et de planification de l'éducation.
ARTICLE 62

Culture

1. Les Etats membres conviennent de promouvoir toutes les formes d'expression de leur
culture afin de la mieux faire connaître.
2. Aux fins du paragraphe 1 du présent article, les Etats membres s'engagent à :
a) tout mettre en oeuvre pour préserver leur patrimoine culturel;
b) se communiquer leurs programmes culturels--et- leurs- expériences, notamment dans
les domaines dCj l'art, de la littérature, des spectacles, deslsports et des loisirs;
37
c) échanger des matériaux et réalisations cinématographiques, des programmes télé­
visuels et radîophoniques;

d) rechercher les voies et moyens tendant à développer les infrastructures et équi­


pements d'intérêt commun.

ARTICLE 63

Aux fins du présent chapitre, les Etats membres conviennent de coopérer conformé­
ment au Protocole XV annexé au présent Traité.

r
38 I »»
'\
CHAPITRE XIV

COOPERATION EN MATIERE DE TOURISME

ARTICLE 64

Les Etats membres conviennent :


a) de développer et de promouvoir le tourisme sous-régional;
b) d'élaborer une politique commune en matière de tourisme sous-régional;
c) de communiquer au Secrétaire général les documents faisant le point de leurs plans
et programmes de développement touristique.

ARTICLE 65
Aux fins de l'application des dispositions de l'article 64. le Secrétaire général entre­
prend, en liaison avec les organismes nationaux et sous-régionaux compétents, les études
techniques nécessaires en vue de définir un plan de développement touristique de la Commu­
muté.

ARTICLE 66
Aux fins du présent chapitre, les Etats membres conviennent de coopérer conformé­
ment au Protocole XVI annexé au présent Traité.
CHAPITRE XV
FORMALITES ET DOCUMENTS COMMERCIAUX

ARTICLE 67
Formalités et documents commerciaux
Les Etats membres conviennent de simplifier et d'harmoniser leurs formalités et leurs
documents commerciaux, conformément au Protocole relatif à la simplification et l'harmo­
nisation des formalités et des documents commerciaux joint au présent Traité en tant
qu'Annexé XVII, de manière à faciliter les échanges de marchandises et services au sein de
la Communauté.

41

/:
CHAPITRE XVI

~ COOPERATION DANS LES AUTRES DOMAINES

ARTICLE 68

Sous réserve des dispositions du présent Traité, les Etats membres s'engagent à se

consulter entre eux, par l'intermédiaire des institutions compétentes de la Communauté,

en vue d'harmoniser leurs politiques dans les domaines où cette harmonisation pourrait

être considérée comme nécessaire ou souhaitable pour le fonctionnement et le développe­


ment efficace et harmonieux de la Communauté et pour l'application des dispositions du

présent Traité.

ARTICLE 69

Comptabilité, fiscalité et informatique

1. Les Etats membres conviennent de coopérer en matière de normalisation et d'harmo­


nisation comptables dans le double objectif :

a) d'uniformiser les méthodes d'enregistrement des données comptables, d'évaluation

des actifs et des passifs, et de présentation des résultats, afin d'assurer leur comparabilité

et de permettre l'agrégation des comptes au niveau tant national que sous-régional;

b) d'améliorer les méthodes de gestion et de contrôle des performances des entreprises,


des unités administratives et des organismes d'Etat.

2. Les Etats membres s'engagent à harmoniser les législations et plans comptables exis­
tants ou à créer ainsi qu'à promouvoir toutes actions et tous instruments susceptibles de con­
tribuer à la réalisation des objectifs définis au paragraphe 1 ci-dessus.

3. Les Etats membres s'engagent, dans un délai de quatre ans, à compter de la date d'entrée
en vigueur du présent Traité, à harmoniser leurs législations fiscales, notamment au regard
des règles d'assiette et des taux applicables aux impôts indirects non perçus par
l'administration des douanes, afin de favoriser l'implantation des entreprises dans la Com­
munauté.

4. Les Etats membres s'engagent à tout mettre en oeuvre eh vue de l'intégration .et de V^r
rinterconnexiqn de leurs réseaux de traitements informatiques. . - ^\

• «. 1
ARTICLE 70

Planification du développement, statistique et démographie.

jectifs de développement collectif sous-régional, les Etats mem­


bres

a) d'harmoniser et d'intégrer leurs plans de développement;

b) de promouvoir et de réaliser des projets communautaires;

c) d'élaborer des programmes sectoriels sous-régionaux dans des domaines d'intérêt


commun.

2. A cet effet, les Etats membres s'engagent à :

a) se communiquer mutuellement et fournir au Secrétaire général les informations


économiques nationales susceptibles d'engendrer des échanges commerciaux, de susciter
des projets communs ou de faciliter dans un Etat membre l'implantation d'unités économi­
ques similaires;

b) échanger leurs expériences en matière de planification, de statistique et de démogra­


phie, de formation et de perfectionnement des cadres dans ces domaines.

*--> *•->

3. Le Secrétaire général formule des propositions tendant à :

a) harmoniser et rationaliser les statistiques courantes;

b) promouvoir, développer, améliorer et normaliser l'information économique, démo­


graphique, sociale et culturelle, notamment en élaborant des projets statistiques nationaux
et sous-régionaux.

in­
CHAPITRE XVII

DISPOSITIONS SPECIALES EN FAVEUR DES PAYS SANS LITTORAL.INSULAIRES,

PARTIELLEMENT INSULAIRES, SEMI-ENCLAVES ET/OU

APPARTENANT A LA CATEGORIE DES PAYS

LES MOINS AVANCES

ARTICLE 71

1. Les Etats membres, conscients de la situation économique et sociale particulière des


pays sans littoral, insulaires, partiellement insulaires et semi-enclaves, conviennent de leur
accorder un traitement spécial en ce qui .concerne l'application de certaines dispositions du
présent Traité et conformément audit Traité.

2. A cet effet, les Etats membres conviennent d'apporter leur concours aux efforts des pays
sans littoral, insulaires, partiellement insulaires et semi-enclaves dans leur volonté d'allé­
ger au maximum les handicaps géographiques de manière à améliorer et favoriser la mise
en place d'une infrastructure intégrée de transports et de communications, notamment en
leur permettant un accès plus facile à la mer.

ARTICLE 72

1. Les Etats membres, conscients de la situation économique et sociale des pays les moins
avancés, conviennent de leur accorder un traitement spécial en ce qui concerne l'applica­
tion de certaines dispositions du présent Traité et conformément audit Traité.

2. A cet effet, les Etats membres s'engagent à apporter leur appui à toutes les mesures de
-nature à faciliter la promotion de leur développement économique et sociaL

ARTICLE 73

.• En vue de faciliter l'application des articles 7l et 72 ci-dessus, le Conseil arrête les me­
sures appropriées.

ARTICLE 74

Aux fins de l'application du présent chapitre, les Etats membres conviennent d'adopter
un Protocole relatif ~à la situation des pays sans littoral, insulaires, partiellement insulaires.
Demi-enclaves et/ou appartenant à la catégorie des pays les moins avancés-joint-au présent
.Traité en tant qu'Annexé XVIII. -. .
45
CHAPITRE XVIII

MOYENS ET INSTRUMENTS DE COOPERATION

ARTICLE 75

Création du Fonds de coopération et de développement


de la Communauté

D est créé un Fonds de coopération et de développement de la Communauté.


ARTICLE 76

Objectifs du Fonds

Les objectifs du Fonds sont notamment, les suivants :

a) fournir une assistance financière et technique tendant à favoriser le développement


économique et social des Etats membres compte tenu des différentes conditions économi­
ques et autres prévalant au sein de la Communauté;
b) financer des projets dans les Etats membres.

ARTICLE 77

Statut du Fonds

1. Le statut du Fonds est fixé par la Conférence.

2. H détermine notamment le capital social et les ressources autorisées pour le Fonds,


la fixation des contributions de ses membres, la réglementation régissant le paiement des
contributions et les monnaies dans lesquelles elles doivent être versées, le fonctionnement,
l'organisation, la gestion du Fonds, de même que toutes questions connexes et accessoires.
ARTICLE 78
Membres du Fonds
. Peuvent devenir membres du Fonds les Etats membres de la Communauté et les institu­
tions dont la Conférence autorise l'affiliation. - - "
CHAPITRE XIX

DISPOSITIONS FINANCIERES

ARTICLE 79

Budget de la Communauté

1. est établi un budget annuel de la Communauté.

2. Le Secrétaire général établit pour chaque exercice un projet de budget qu'il soumet
à l'examen du Conseil, lequel le présente avec ses recommandations à. l'approbation de La
Conférence.

3. Toutes les dépenses de la Communauté, à l'exclusion de celles qui concernent le Fonds,


sont approuvées pour chaque exercice par la Conférence et imputées au budget.

4. Les ressources alimentant le budget proviennent des contributions annuelles des Etats
membres et de toutes les autres sources qui auront été déterminées par la Conférence. Les
contributions des Etats membres sont déterminées sur la base du budget approuvé par La
Conférence.

ARTICLE 80

Contributions des Etats membres


j

1. La Conférence détermine le montant des contributions des Etats membres au budget de


la Communauté, ainsi que les monnaies dans lesquelles elles sont versées.

2. Si un Etat membre est en retard de plus d'un an pour le paiement de sa contribution


pour des raisons autres que des troubles publics ou des catastrophes naturelles ou toute
autre circonstance exceptionnelle portant gravement atteinte à son économie, ledit Etat peut,
en vertu d'une décision de la Conférence, être privé du droit de prendre part aux activités de
la Communauté et cesser de bénéficier des avantages prévus au titre du présent Traité.
ARTICLE 81

Règlement financier

La Conférence, "sur proposition du Conseil, approuve le règlement financier régissant


l'application des dispositions du présent chapitre, y compris les modalités et conditions
d'emploi et les pouvoirs des commissaires aux comptes.

ARTICLE 82

Collège de commissaires aux comptes

Un Collège de trois commissaires aux comptes de la Communauté est nommé et rele­


vé de ses fonctions par la Conférence sur recommandation du Conseil.

50
CHAPITRE XX

REGLEMENT DES LITIGES

ARTICLE 83

Procédure de règlement des litiges

Tout litige au sujet de l'interprétation et de l'application des dispositions du présent


Traité est réglé au préalable à l'amiable par accord direct entre les parties en cause. Si les
parties en cause ne parviennent pas à régler ledit litige, l'une des parties peut en saisir la
Cour de justice.
CHAPITRE XXI

DISPOSITIONS GENERALES ET TRANSITOIRES

ARTICLE 84

Siège de la Communauté

Le siège de la Communauté est déterminé par la Conférence.


ARTICLE 85
Langues officielles

Les langues officielles de la Communauté sont l'anglais, l'espagnol, le français et le


portugais. *
ARTICLE 86

Relations des Etats membres avec d'autres groupements


et Etats tiers
1. Les Etats membres peuvent adhérer à d'autres groupements régionaux ou sous-régionaux
ou passer des accords particuliers avec d'autres Etats membres ou non membres, à la con­
dition qs.u» l'adhésion à ces groupements ou que ks accords passés avec les Etats tiers ne
soient pas incompatibles avec les dispositions du présent Traité.

2. L'Etat membre qui serait ou deviendrait membre d'autres organismes de coopération


économique en informe le Secrétaire général et lui communique les instruments constitutifs
desdits organismes. Le Secrétaire général en avise le Conseil.

3. Les droits et obligations résultant des accords conclus avant l'entrée en vigueur défini­
tive du présent Traité ne sont pas affectés par les dispositions du présent Traité.

Toutefois en cas d'incompatibilité de ces accords avec les dispositions du présent Traité,
le ou les Etats membres en cause recourent à tous les moyens appropriés pour éliminer les
incompatibilités constatées. Au besoin, les Etats membres se prêtent assistance en vue
d'arriver à cette fin et adoptent, le cas échéant, une attitude commune.

•4. Dans l'appi Ltion des accords visés au paragraphe1 ci-dessus, les Etats membres tien­
nent compte fait que les avantages consentis dans le présent Traité par chacun des Etats
membres font partie intégrante de l'établissement de la Communauté et sont de ce fait in­
séparablement liés à la création d'institutions communes, à l'attribution des compétences
en leur faveur et à l'octroi des mêmes avantages par tous les autres Etats membres.

5. La Communauté entretient avec l'Organisation de l'unité africaine, la Commission


économique des Nations Unies pour l'Afrique et d'autres organisations intergouvernemen­
tales de la sous-région des relations susceptibles défavoriser l'application des dispositions du
'présent Traité. . - ­

ARTICLE 87

Personnalité juridique, privilèges et immunités

1. La Communauté jouit de la personnalité juridique et possède la capacité nécessaire :

a) de contracter;

b) d'acquérir et céder les biens meubles et immeubles indispensables à la réalisation


de ses objectifs;

c) d'emprunter;

d) d'ester en justice;

e) d'accepter les dons et legs et les libéralités de toutes sortes.

2. A cet effet, la Communauté est représentée par le Secrétaire général.


La capacité de contracter, d'acquérir et d'aliéner les biens meubles et immeubles, d'em­
prunter. est exercée par le Secrétaire général avec l'accord préalable de la Conférence.

3. Les privilèges et immunités accordés aux fonctionnaires de la Communauté sont les


mêmes que ceux dont jouissent les diplomates au pays du siège de la Communauté et dans
les Etats membres. De même, les privilèges et les immunités accordés au secrétariat général
sont les mêmes que ceux dont jouissent les missions diplomatiques au pays du siège de la
Communauté et dans les Etats membres.

V'- ARTICLE 88
Mise en place des institutions

La Conférence, à sa première réunion : » , -...;•> \ -•'-•:.


a) nomme le Secrétaire général et les secrétaires généraux adjoints;

b) détermine le lieu du siège de la Communauté, et, le cas échéant, prend lés disposi­
tions nécessaires à F installation d'un secrétariat provisoire;
1
c) donne au Conseil et aux autres institutions de la Communauté les directives né­
cessaires à l'application rapide et efficace du présent Traité.
54

0
ARTICLE 89
Coopération entre la Communauté
et les Etats tiers
_1. tout-Etat africain, désireux de conclure des accords de coopération avec la Commu­
. nautéVadres«e sa demande à la Conférence," laquelle/ après avoir pris l'avis du Conseil, se
- prono.nce à l'unanimité. "

2. Ces accords sont soumis à la ratification des Etats membres conformément à leurs légis­
lations nationales respectives.

ARTICLE 90
Révision du Traité
1. Tout Etat membre peut soumettre des propositions tendant à la révision du présent
Traité.
2. Les propositions de révision sont présentées au Secrétaire général qui les communique
aux Etats membres trente jours au plus tard après leur réception.
3. La Conférence examine ces propositions à sa prochaine réunion.
4. Les amendements sont adoptés par co'nsensus et soumis à la ratification de tous les Etats
membres conformément à leurs législations nationales respectives. Ils entrent en vigueur
trente jours après le dépôt des instruments de ratification du septième Etal membre.
ARTICLE 91
Retrait et dissolution
1. Tout Etat membre, désireux de se retirer de la Communauté, notifie par écrit son in­
tention au Président en exercice de la Conférence, un an à l'avance. A l'expiration de ce
délai, il cesse d'être membre de la Communauté, à moins que. dans l'intervalle, il n'ait
renoncé à son retrait.
2. Pendant la période d'un an visée au paragraphe 1 du présent article, tout Etat membre
désireux de se retirer de la Communauté se conforme néanmoins aux dispositions du présent
Traité et reste tenu de s'acquitter de ses obligations aux termes du présent Traité.
3. Le retrait d'un ou plusieurs Etats membres n'entraîne pas la dissolution de la Commu­
nauté.

4. Seule la Conférence peut décider de la dissolution de la Communauté et fixer les moda­


lités de répartition de l'actif ou du passif.
ARTICLE 92
••!
Annexes du Traité

Les annexes du présent Traité font partie intégrante du Traité.

ARTICLEJ93 "
- Entrée en vigueur, ratification et adhésio'n - . ~

1. Le présent Traité sera ratifié par les Hautes Parties contractantes conformément à leurs

législations nationales respectives. Les instruments de ratification seront déposes auprès

du Gouvernement de la République Gabonaise.

2. Le présent Traité entrera en vigueur trente jours après le dépôt des instruments de ra­
tification du septième Etat signataire.

3. Les modalités de l'adhésion d'un Etat et les adaptations du présent Traité que celle­
ci entraîne font l'objet d'un accord entre la Communauté et ledit Etat.

Cet accord est soumis à la ratification de tous les Etats membres conformément à leurs

législations nationales respectives.

4. Pour tout Etat adhérent. le présent Traité entrera en vigueur à la date du dépôt de ses

instruments d'adhésion.

ARTICLE 94 "
Dépositaire
1. Le présent Traité, rédigé en un exemplaire unique en langues anglaise, espagnole, fran­
çaise et portugaise, les quatre textes faisant également foi, sera déposé dans les archives
du Gouvernement de l'Etat du siège, qui en communiquera copie certifiée conforme au
Gouvernement de chacun des Etats signataires.
2. Le Gouvernement dépositaire notifie aux Etats membres les dates de dépôt des instru­
ments de ratification et d'adhésion et fait enregistrer le présent Traité auprès de l'Organi­
sation des Nations Unies et de l'Organisation de l'unité africaine.
EN FOI DE QUOI, NOUS, chefs d'Etat et de gouvernement des Etats de l'Afrique centrale,
avons signé le présent Traité

FAIT à Libreville 12 dix-huitième jour d'Octobra mil neuf cent quatre vingt trois en un seui /
exemplairs en langues anglaise, espagnole, française et portugaise, les quatre textes faisaniVy
également foi.
- Le Président de la République Populaire d'ANGOLA

Pour, le Président de la République du BURUNDI, -

Le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération

LaurentNZEYIMANA

Pour le Président de la République Unie du CAMEROUN,

Le Ministre chargé de missJbn à la Présidence de la République

William Aurélien ETEKI MBOUMOUA

Le Président du Comité Militaire de Redressement National,

Chef de l'Etat de la RépubVTqûèNCENTRAFRICAINE

Le Général d'armée André KOLINGBA

- Pour le Président de la Républ,i:que^Popufaire du CONGO,

.Le Colonel Louis SYLVAIN-GCMA,

*•

Membre du Bureau Pô1itique.l&f Comité Central du Parti Congolais du Travail,

Premier Ministre,

Chef du Gouvernement

Le Président de la République GABONAISE,

Chef de l'Etat

EL HAOJ OMAR BONGO

Le Président de la République de GUINEE EQUATORIALE,

Chef de l'Etat et du Gouvernement

OBIANG NGUEMA MBASOGO

Pour Je Président de la République RWANDAISE

Le Ministre de l'Economie et du Commerce

Mathieu NGIRIRA

- Le Président de la République Démocratique de

SAO TOME et PRINCIPE,

PINTO DA COSTA, Manuel

Le Président de la République du TCHAD

Président du Conseil des Ministj

Chef de l'Etat

Le Président-Fondateur du-MouvemeX* Populaire de la Révolution,

Président de la RéDutmque du ZAIREL

MOBUTU StSE SEKO KUKU NGBENDU WA ZABANGA

MARECHAL

Paraphé par :

Maître KAMANOA WA KAMANDA,


Commissaire d'Etat aux Affaires Etrangères et à la Coopération Internationale,
Membre du Comité Central.

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