Cycle thermodynamique et rendement moteur
Cycle thermodynamique et rendement moteur
9914
La transformation CA étant adiabatique, les sources n’y interviennent pas. Lors
d’une détente comme sur AB , un gaz a tendance à se refroidir ; ici il reste à
9073
température constante, ce qui suppose l’intervention d’une source chaude pour le
maintenir à sa température TA ; on a :
T1 = T0 1:16
3.19
T2 = β T0 source source
20:1
chaude T1 froide T2
b) Les notations sont rappelées sur le schéma ci-
9123
contre. Q1 Q2
Le rendement du moteur est le rapport du travail
− W produit au transfert thermique Q1 reçu de la
8:88
moteur
source chaude : r = − W / Q1
5026
Q2
soit r = 1 +
aris:2
Q1
Pour l’isotherme AB mécaniquement réversible :
de P
VB
ΔU AB = 0 Q1 = QAB = −WAB = ³ PdV = nRT0 ln soit Q1 = nRT0 ln α > 0
VA
ersité
γ −1
com:
rvox.
&KDSLWUH
chola
niv.s
d’où le rendement en fonction du rapport volumétrique α et de γ sachant que
1−γ
β =α γ
:
1−γ
γ 1− α γ
r = 1−
γ − 1 ln α
© VA ¹
QAB W 1 αV0 dV
. = = − AB = ³ PdV = nR ³ . = nR ln α > 0
AB AB
Séch soit Séch
T1 T0 T0 V0 V
9914
Par différence,
AB
Scréée = ΔS gAB − Séch
AB
. =0
9073
La détente isotherme (monotherme et mécaniquement réversible) est donc
réversible.
1:16
* pour le refroidissement isobare BC : 3.19
§T ·
ΔS = nCPm ln ¨ C ¸ soit ΔS gBC = nCPm ln β < 0
© TB ¹
1.13
QBC ΔH nCPm ( β − 1) 1− β
05.7
. = = = . = − nC Pm <0
BC BC
Séch soit Séch
T2 β T0 β β
20:1
§ 1 ·
= ΔS gBC − Séch . = nC Pm ¨ ln β + − 1¸ > 0
9123
BC BC
Par différence, Scréée
© β ¹
8:88
ΔS = nCPm ln ¨ A ¸ − nR ln ¨ A ¸ ; donc :
© TC ¹ © PC ¹
ersité
1−γ
1 γ
ΔS CA
= nCPm ln − nR ln α soit ΔS CA
=0 car β = α γ
et CPm = R
β γ −1
g g
Univ
. =0
CA
En l’absence d’échange thermique (pas de source), Séch
com:
rvox.
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
Et donc
CA
Scréée =0
9914
§ 1 ·
totale
Scréée = nCPm ¨ ln β + − 1¸ > 0
© β ¹
9073
Sur l’ensemble du cycle, seule la transformation BC est irréversible, ce qui
1:16
suffit pour dire que le fonctionnement de la machine thermique est irréversible.
C’est cette irréversibilité globale sur un cycle qui explique l’inégalité sur les 3.19
rendements r < rC .
1.13
05.7
P1
(3)
9123
(1)
8:88
P0
T0 (4) T2
5026
V
b) La loi de Laplace, adiabatique réversible et gaz parfait idéal, donne :
1108
γ −1
§P · γ
T1 = T0 ¨ 1 ¸
aris:2
© P0 ¹
de P
R γ γ
RT0 ¨ § P1 · γ ¸
w1 = Δh = (T − T0 ) w1 = ¨ ¸ −1¸
γ −1M 1 γ − 1 M ¨¨ © P0 ¹ ¸
Univ
© ¹
com:
rvox.
&KDSLWUH
chola
niv.s
R γ
L’étape (2) est isobare : q = Δh = (T1′ − T1 )
γ −1M
L’étape (3) se calcule comme l’étape (1) :
γ −1 γ −1
§ ·
§P · γ γ
RT1′ ¨ § P2 · γ ¸
T2 = T1′ ¨ 2 ¸ et w2 = ¨ ¸ −1¸
© P1 ¹ γ − 1 M ¨¨ © P1 ¹ ¸
© ¹
9914
Le rendement est r = soit r = 0, 48
q
e) Un moteur ditherme réversible fonctionnant entre T0 et T1′ a un rendement
9073
rC = 1 − T0 / T1′ = 0, 72 . Le cycle de Joule, considéré comme ditherme, est
1:16
irréversible du fait des isobares.
3.19
Entre l’eau chaude et la serre, on peut faire fonctionner un moteur dont le travail
9123
produit sert à actionner une pompe à chaleur entre l’extérieur froid et la serre ; la
serre est donc « chauffée » par les deux machines suivant le schéma ci-dessous.
8:88
T3 1 − T1 / T2
ce qui permet de compléter progressivement la figure à partir du transfert thermique
1108
eau extérieur
du travail produit au transfert thermique reçu
■ Réponses aux questions
t3 = 227 °C t1 = −23 °C
par la source chaude et l’efficacité de la pompe
de P
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
Bien sûr cette étude est idéalisée par le fait que les pertes dans le chauffage de l’eau
sont négligées et que les machines réelles sont moins performantes que les machines
idéales de Carnot.
9914
* le 2nd principe s’écrit pour un cycle :
δ Q1 δ Q2 dT1 dT2
+ ≤ 0 d’où + ≥ 0 (2)
9073
T1 T2 T1 T2
En éliminant dT2 entre les relations (1) et (2), il vient :
1:16
dT1 1 § δ W · § T ·
+ ¨ − dT1 ¸ ≥ 0 δ W ≥ C ¨1 − 2 ¸ dT1
3.19
T1 T2 © C ¹ © T1 ¹
Pour que la machine fournisse effectivement un travail mécanique soit δ W < 0 ,
1.13
T2
05.7
sachant que 1 − > 0 , il faut dT1 < 0 d’où dT2 > 0 d’après (2).
T1
20:1
Ceci est un résultat intuitif, les sources étant de capacité thermique finie, la
source chaude se refroidit (un peu plus) que la source froide se réchauffe, la
9123
dT1 dT2
+ = 0 T1T2 = cste = T10T20 = T f2 soit T f = T1 T2
0 0
1108
T1 T2
Le travail maximal récupérable se détermine à partir de (1) et de la relation
aris:2
précédente :
δ Wmax. = −δ W = − ( CdT1 + CdT2 )
de P
(
Wmax = −C (T f − T10 ) − C (T f − T20 ) = C T10 + T20 − 2 T10T20 )
ersité
( )
2
et finalement : Wmax = C T10 − T20
Univ
température finale par contact direct des deux sources, sans récupérer
rvox.
&KDSLWUH
chola
niv.s
aucun travail. La valeur t f assez proche de 50 °C , même dans le cas du
fonctionnement réversible montre qu’une faible partie du transfert
thermique fourni par la source chaude peut être converti en travail.
Wmax = 4, 2.10 3 (373 + 273 − 2 × 319) = 34 kJ , soit avec Wmax = M g h
h = 340 m
Le travail récupéré permet de soulever 10 kg sur 340 m (la hauteur de la
Tour Eiffel est de 324 m) ! Les transferts thermiques correspondent à des
échanges d’énergie beaucoup plus importants que les échanges de travail.
Remarquer qu’après avoir récupéré ce travail, il reste encore 2 L d’eau à
46°C.
9914
T20 Tf
au départ : ri = 1 − = 0, 27 et à la fin : rf = 1 − =0
T10 Tf
9073
Wmax
On peut définir le rendement moyen (ou effectif) par : rm =
1:16
Q1
( ) > 0 et Q = −C (T − T ) = C T ( )
2
avec Wmax = C T10 − T20 T10 − T20
1 3.19 1
1 f 0 0
1.13
T20
d’où rm = 1 − = 0,14
T10
05.7
20:1
un cycle donne :
ΔU = Q1 + Q2 + Qe = 0
1108
°
® Q1 Q2 Qe
° T + T + T ≤ ΔS = 0
5pSRQVHVDX[TXHVWLRQV
aris:2
¯ 1
■ Réponses aux questions
2 e
§1 1· § 1 1·
de P
Qe = − Q1 − Q2 Q1 ¨ − ¸ + Q2 ¨ − ¸ ≤ 0 (1)
© T1 Te ¹ © T2 Te ¹
ersité
1 1 1 1
Avec − <0 ; − > 0 et Q2 > 0 : il faut donc Q1 > 0 et
T1 Te T2 Te
Univ
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
On en déduit Qe = − Q1 − Q 2 < 0 et le Source chaude T1
principe de fonctionnement ci-contre :
Q1
Le fluide prend du transfert thermique à Qe Source
la source froide, ce qui est le but réfrig . intermédiaire
recherché, pour cela il reçoit du transfert
thermique de la source chaude (source Te
Q2
d’énergie indispensable) et restitue
l’ensemble à la source intermédiaire.
Source froide T2
9914
T2 Te
L’efficacité n’est pas très élevée mais suffisante, l’intérêt est bien sûr de ne pas
9073
avoir à fournir de travail mécanique comme avec un réfrigérateur ditherme. Ceci
est particulièrement indiqué dans les pays chauds, où une unité frigorifique peut
1:16
fonctionner grâce à l’énergie solaire, sans moteur consommant carburant ou
électricité. Ce même principe est mis en œuvre dans les petits réfrigérateurs de 3.19
camping fonctionnant avec une bouteille de gaz dont la combustion entretient la
source chaude.
1.13
solubilité des gaz, par exemple NH 3 , dans un liquide, comme l’eau, en fonction
20:1
F
ersité
C
L T > TC
M
Univ
B
Psat (T ) A T = TC
Vsèche
L+Vsat T < TC
com:
ébullition rosée
rvox.
&KDSLWUH
chola
niv.s
Pour T < TC où TC est la température critique (au-delà on ne distingue plus le
gaz du liquide, c’est le fluide supercritique F ) l’isotherme admet un palier AB
où coexistent le liquide et la vapeur saturante car l’équilibre diphasé est
monovariant : à température fixée, la pression est donc imposée (pression de
vapeur saturante à la température T ).
9914
c) Par définition : A v (35 °C) = hg (35 °C) − hA (35 °C) = 2414 kJ.kg −1
9073
A v (T1 )
d) Par définition : Δ v s (T1 ) = sg (T1 ) − sA (T1 ) =
T1
1:16
avec T1 = 35 + 273 = 308 K : sg (35 °C) = 31, 9 kJ.K −1.kg −1
3.19
e) Pour un écoulement permanent d’un fluide dans une machine fournissant le
1.13
a) S’agissant d’un cycle moteur, il est parcouru dans le sens horaire dans le
diagramme de Clapeyron :
5026
P
1108
5pSRQVHVDX[TXHVWLRQV
aris:2
Générateur
■ Réponses aux questions
P2 C de vapeur D
de P
B 285 °C
Pompe Turbine
ersité
P1
A Condenseur E 35 °C
Univ
v
com:
rvox.
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
A → B isentropique, adiabatique ; B → C échauffement isobare ; C → D
isobare et isotherme ; D → E isentropique, adiabatique ; E → A isobare et
isotherme.
9914
s g (35 °C) − sA (35 °C)
29,3 − 24,1
AN : xE = ≈ 67 % on est bien à l’équilibre liquide-gaz.
9073
31,9 − 24,1
1:16
hE = xE hg (35 °C) + (1 − xE )hA (35 °C)
AN : hE = 0,667 × 2560 + 0,333 × 146 = 1756 kJ.kg −1
3.19
1.13
(cycle moteur).
de la centrale.
i) Le rendement est :
ersité
&KDSLWUH
chola
niv.s
T froid35 + 273
ηc = 1 − = 1− = 0, 45
Tchaud 285 + 273
Pour comparer au rendement du cycle réel, il faudrait considérer les températures
des sources réelles utilisées, notamment lors de l’échange dans le condenseur,
mais elles ne sont pas données.
η < ηc montre l’existence d’irréversibilités ; il s’agit d’une irréversibilité
thermique au cours de la transformation isobare BC qui porte le liquide de
35 °C à 285 °C , avec a priori une source de température à 285°C (déséquilibre
thermique).
9914
b) En e, la vapeur est sèche, voire surchauffée (domaine de la vapeur seule).
c) α) Voir graphe : b est à la verticale de e car Δs = sb − se = sech + sc = 0 , une
9073
adiabatique réversible est isentropique. b est également sur l’isobare
P = Ps = 1 bar .
1:16
β) en b, la vapeur est encore sèche, mais pas très loin de commencer à se 3.19
condenser. L’ordonnée du point b donne la température : Ts = 108 °C .
Le système est en écoulement, l’énoncé parle pour le point e de point d’entrée :
1.13
le diagramme :
20:1
5pSRQVHVDX[TXHVWLRQV
aris:2
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
R718 Ref :W.C.Rey nolds: Thermody namic properties in SI
0
0,0
DTU, Department of Energy Engineering
5
h in [kJ/kg]. v in [m^3/kg]. p in [Bar] e a
P=
M.J. Skovrup & H.J.H Knudsen. 06-05-08
x
h = 3200
360
,00
25
P=
h = 3100
,00 0
10 7,5
P= P= 0
5,0 h = 3000
260 P= 2 ,50
P=
T [ºC]
0
1,0
P= 5 h = 2900
0 ,7
P=
0 ,50
P=
160 h = 2800
b' 5
0 ,2
P=
b h = 2700
0
0,1
P= 7
h = 2200 h = 2300 h = 2400 h = 2500 0,0
P=
9914
60 x = 0 ,9 x=1
0
6500 7000 7500 8000 8500
9073
s [J/(kg K)]
1:16
d) α) Pour tracer b ' on trace l’intersection de l’isobare Ps avec l’horizontale
T 's = 150 °C . 3.19
Δs = sb′ − se = sb′ − sb et Δs = s éch + s créée = s créée car la transformation est
1.13
β) b ' est dans le domaine vapeur sèche. Le travail utile de détente est :
20:1
frigorifique
a) Pour le fluide frigorigène d’un réfrigérateur ou congélateur, la source froide est
ersité
&KDSLWUH
chola
niv.s
et cède de la chaleur à la source chaude (l’air de la cuisine). Revoir à ce sujet les
questions 16. et 19..
b) Attention, le système thermodynamique envisagé est le fluide qui circule dans la
machine (en changeant d’état) et non les sources !
La transformation 1 → 2 est une compression isentropique de la vapeur, le fluide
reçoit donc du travail utile de la part du compresseur, w12 > 0 .
La transformation 2 → 3 est un échange thermique isobare avec changement
d’état vap → liq ; la liquéfaction est exothermique, ce qui permet au fluide
d’évacuer un transfert thermique vers la source chaude (l’air de la cuisine),
q23 < 0 .
La transformation 4 → 1 est un échange thermique isobare avec changement
d’état liq → vap ; la vaporisation est endothermique, ce qui permet au fluide de
prélever un transfert thermique à la source froide (les aliments), q41 > 0 .
9914
corps le plus froid » lors d’un transfert spontané par simple contact.
Pour être capable de fournir un transfert thermique à la source chaude (l’air de la
9073
cuisine), le fluide doit avoir à la fin de la compression une température supérieure
à celle de la source chaude.
1:16
Pour être capable de soutirer un transfert thermique à la source froide (les
aliments du frigo), le fluide doit avoir à la fin de la détente une température
3.19
inférieure à celle de la source froide. En fait on agit plutôt sur la pression pour
déclencher la vaporisation qui absorbe de la chaleur (à température constante) et
1.13
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
restituer 4 J à l’air de la cuisine (la source chaude).
Sur la figure, les valeurs numériques sont volontairement indiquées en valeur
absolue.
e) Pour ne pas dégrader le compresseur, il est crucial que le fluide caloporteur soit
purement gazeux à l’entrée de cet organe, toute goutte de liquide entraînant son
usure prématurée. La surchauffe est une marge de sécurité qui permet de garantir
que le fluide sera bien gazeux à l’entrée du compresseur, même si le
fonctionnement de la machine est à un moment perturbé.
Dans l’état 1 : T1 = − 20 °C . La vapeur saturante sur la courbe de rosée à
Pb = 0,85 bar est à température Tsat ( Pb ) = − 30 °C .
La surchauffe est T1 − Tsat ( Pb ) = + 10 K
9914
La question d) a donné pour l’efficacité :
9073
q Δh 41
e = 41 = P
w12 Δh12
1:16
Considérons le cycle 123’4’ où 3’ est sur la 3 3’
3.19 2
courbe d’ébullition. Dans le cycle réel 1234,
le sous-refroidissement va jusqu’à 3 au lieu
1.13
inchangée, d’où :
Δh 41 Δh 4’1
20:1
4 4’ 1 h
e= >
Δh12 Δh12
9123
Δs 12’ = séch 12’ + scréée 12’ > 0 puisque séch 12’ ≈ 0 (car
P 2 2’
adiabatique) et scréée 12’ > 0 (par irréversibilité). • •
de P
&KDSLWUH
chola
niv.s
une entropie massique et une température plus élevées (l’effet des dissipations) ;
la courbe 1 → 2’ n’est pas connue.
q Δh 41 Δh 41
L’efficacité e = 41 = devient , elle diminue donc, comme prévu,
w12 Δh12 Δh12’
puisque le diagramme montre en abscisse que Δh12’ > Δh12 .
9914
de la chaleur au fluide si il est à une température plus basse : on choisit −20°C .
Même chose du côté de la source chaude : pour évacuer assez de chaleur, avec
9073
l’extérieur à 30 °C , il faut que le fluide soit au moins à 40 °C .
Les échanges avec les sources ne sont alors plus réversibles ! Cependant la nature
1:16
du cycle subsiste en considérant des systèmes diphasés à l’équilibre, donc
évoluant à température constante. 3.19
c) On peut placer les deux paliers à −20°C et 40°C, grâce aux valeurs indiquées sur
1.13
et P2 = 1, 9 bar .
Pour tracer les transformations AB et CD, on trace des portions rectilignes
9123
On écrit pour le fluide, les deux principes des systèmes en écoulement sur le
q1 + q 2 + wu = Δh = 0
5026
°
cycle réversible : ® q1 q 2
° T + T = Δs = 0
1108
¯ 1 2
turbine).
On considère ici un cycle réversible décrit avec des sources fictives de
ersité
q
L’efficacité de Carnot est : ηC = 2 .
wu
com:
rvox.
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
T2
Avec les deux équations, on trouve : ηC =
T1 − T2
5
R717 Ref :R.Döring. Klim a+Kälte ingenieur Ki-Extra 5, 1978 0 ,0 0 0 ,0 10
DTU, Departm ent of Energy Engineering
4,0
s in [kJ/(kg K)]. v in [m ^3/kg]. T in [ºC]
4,5
M.J. Skovrup & H.J.H Knudsen. 06-05-10 120
s=
s=
100,00 120
100
5,0
100
s=
80
10 80
v = 0,0 0,050
60
60
5,5
s=
40 0,1 00
D'
A 40 D
P [Bar]
9914
20
10,00 20
6,0
s=
00
v = 0,1
9073
T=0
T=0 0,5 00
6,5
1:16
-20
s=
-20 1,0 00
B C' ,0
C 3.19
s =7
1,00
-40 v= 1,000 -40 7,5
s=
1.13
x = 0,10 0,20 0,30 0,40 0,50 0,60 0,70 0,80 0,90 0 100
05.7
h [kJ/kg]
9123
Wu est le travail total fourni par le compresseur donc par le moteur auxiliaire).
rvox.
&KDSLWUH
chola
niv.s
– du condenseur : D m dt ( h A − h D′ ) = δ Q1 (3)
On mesure sur le diagramme : hA = hB′ = 385 kJ.kg −1 ; hC ′ = 1435 kJ.kg −1 ;
δ Q2
hD′ = 1755 kJ.kg −1 et suivant l’énoncé : (th 2 = = 1, 0 kW .
dt
(th 2
On déduit de (1) : Dm = = 0,95 g.s −1 = 3, 4 kg.h −1
( hC′ − hB′ )
ordre de grandeur plausible.
δ Wu
On déduit de (2) : (u = = Dm ( hD′ − hC ′ ) = 305 W
dt
ce qui est 0,9 fois la puissance électrique à fournir : (élec = 340 W .
D
Le débit volumique aspiré par le compresseur est : DV = m = vC′ Dm .
ρC′
On mesure le volume massique en C′ :
vC ′ = 0, 62 m 3.kg −1 et DV = 0,59 L.s −1 = 2,1 m 3.h −1
9914
(3) donne : (th1 = Dm ( hA − hD′ ) = − 1,3 kW , donc la puissance thermique absorbée
par la source chaude est − (th1 = 1, 3 kW (soit la somme de ce qui est prélevé à la
9073
source froide et de ce qui est donné par le compresseur).
1:16
(utile (
L’efficacité du réfrigérateur est : η= = th 2 = 2,9 3.19
(payée (élec
1.13
(
ηcycle = th 2 = 3,3 qui correspond à un cycle irréversible décrit avec les
(u
20:1
sources réelles à − 5°C et 30 °C . Cette efficacité est bien plus petite que
9123
l’efficacité sur un cycle de Carnot décrit entre les mêmes sources, soit
η Carnot = 7, 7 et pas celle calculée au c).
8:88
5026
massique que le point (1), il est donc à la verticale de (1), et se situe sur l’isobare
P = 1, 0 bar . Il est dans le domaine diphasé, donc à la température T2 = 100 °C
de P
Par le premier principe des systèmes ouverts appliqué au fluide entre l’entrée et
la sortie de la turbine : Dm ( h 2 − h1 ) = (u + (th = (u car (th = 0 . On mesure par
com:
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
On en déduit la puissance extraite : (méca = − (u = − Dm (h 2 − h1 ) = 62, 9 MW .
Pour extraire plus de puissance, il faudrait que l’enthalpie chute d’avantage dans
la turbine, ce qui imposerait un point (2) plus bas dans le diagramme, et donc en
dessous de la pression atmosphérique. Dans ces conditions, pour ne pas avoir à
recomprimer la vapeur pour sa sortie atmosphérique, il faudrait d’abord la
condenser en liquide. De telles techniques sont utilisées dans les grosses
installations.
On n’obtient jamais l’intégralité de la puissance (méca , à cause des diverses
pertes, en particulier les imperfections et frottements mécaniques dans la turbine,
mais surtout à cause de l’irréversibilité de la détente, comme on le voit dans la
suite.
R718 Ref :W.C.Rey nolds: Thermody namic properties in SI
400 ,00
250
DTU, Department of Energy Engineering
P=
h in [kJ/kg]. v in [m^3/kg]. p in [Bar]
M.J. Skovrup & H.J.H Knudsen. 06-05-08
(1) h = 3200
h = 2200
h = 2000
P=7 0,00
360
h = 240
h = 1800
5,00
10
0,00
h = 1600
P=
320 h = 3100
9P9=215,400
P=5
h = 1400
00
,
P=10
280
0
P=5,0
h = 3000
9073
h = 1200
,50
P=2
240
,00
h = 1000
P=1
1:16
h = 2900
T [ºC]
200
,5 0
h = 800
P=0
3.19
160 h = 2800
,2 5
h = 600
P=0
1.13
120
(3)
,10
h = 400
05.7
80 (2) (2')
P=0
5
h = 2600
0,0
20:1
h = 200
P=
x = 0,10
x = 0,20
x = 0,30
x = 0,40
x = 0,50
x = 0,60
x = 0,70
x = 0,80
x = 0,90
40
x=1
x=1
9123
s [J/(kg K)]
5026
c) À la même pression P = 1, 0 bar , on construit le point (2’) sur l’isotitre x′2 = 0,95
(à interpoler entre 0,90 et la courbe de rosée x = 1, 0 ).
1108
On mesure s2′ − s1 = 7050 − 6490 = 560 J.kg −1.K −1 . Le second principe appliqué à
aris:2
′ = − Dm (h 2′ − h1 ) = 45,1 MW
La puissance extraite : (méca
qui est bien inférieure à (méca .
Univ
com:
rvox.
&KDSLWUH
chola
niv.s
′
(méca 45,1
Le rendement isentropique de la turbine r = = = 0, 72 n’est pas très
(méca 62,9
bon (on perd 30 % du fait de l’irréversibilité de la transformation réelle). Ceci
vient du fait que les turbines ne fonctionnent pas bien en zone diphasée.
d) L’amélioration essentielle qui peut être proposée (et qui est utilisée) consiste à
détendre en plusieurs étapes avec surchauffe intermédiaire de la vapeur pour
éviter au maximum aux turbines le brouillard de la zone liquide-vapeur.
9914
valeur importante car lv = Δ v h grand pour l’eau.
La relation entre débits massique et volumique : Dm = ρ Dv donne le résultat si
9073
l’on tient compte du fait que l’eau est entièrement liquide en sortie
1:16
( ρ = 1, 0 103 kg/m3 ) :
D 3.19
Dv = m = 85 L.s−1 = 310 m3 .h −1
ρ
1.13
Rq : L’énergie de cette eau chaude pourrait encore être utilisée dans un circuit à
plus basse température…
05.7
′
(méca
′ + (therm. = 227 MW et
f) (tot = (méca = 20 % .
20:1
(tot
9123
4XHVWLRQVRXYHUWHV
1108
l’équilibre grâce à une pression dans le récipient légèrement plus grande que la
pression atmosphérique notée P0 de l’ordre de 10 5 Pa .
JJG
Univ
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
Lors des oscillations, l’air dans le récipient, faiblement dilaté ou comprimé par les
déplacements du cylindre, subit alternativement de petites variations de température,
mais les transferts thermiques à travers les parois sont lents si bien que les
transformations subies peuvent être considérées comme adiabatiques quasi
statiques ; de plus on considère des déplacements sans frottement dans le tube
(réversibilité mécanique), on modélise avec une transformation adiabatique
réversible. Attention si pour affiner le modèle on tient compte des frottements, on ne
peut plus considérer la transformation comme adiabatique. On adopte un modèle
GPI pour l’air emprisonné.
La loi de Laplace PV γ = cste (les conditions de validité sont ici vérifiées) s’écrit
sous forme différentielle :
dP dV
+γ =0
P V
Avec | dP | Péq et | dV | V0 , soit au premier ordre : P = Péq + dP et V = V0 + dV ,
la pression et le volume du gaz dans le récipient.
La loi de Laplace au premier ordre s’écrit donc :
9914
dP dV
+γ =0
9073
Péq V0
On choisit x = 0 à la position d’équilibre et V0 le volume d’air emprisonné à cet
1:16
instant : Quand x / , V / donc dV = S x et : 3.19
dV γP S γPS
dP = −γ Péq = − éq x ≈ − 0 x
1.13
V0 V0 V0
JJG
La relation fondamentale de la dynamique appliquée au piston et projetée sur u x :
05.7
γ P0 S 2 γ P0 S 2
20:1
mx = − mg + ( Péq + dP ) S − P0 S = − x
x+ x=0
V0 mV0
9123
mV0 mV0
La période est : T = 2π , on en déduit γ = 4π 2
5026
γ P0 S 2 P0 S 2T 2
1108
4π 2 × 16 10 −3 × 10 −2
AN : γ = ≈ 1, 4 on retrouve l’ordre de grandeur pour
10 × (π × 64 10−6 )2 × (1, 07) 2
5
aris:2
dP dV mV0
Rq : Avec une modélisation isotherme on aurait + = 0 et T = 2π
Péq V0 P0 S 2
ersité
&KDSLWUH
chola
niv.s
70. Cycle de Beau de Rochas et rejet de gaz carbonique (*)
Indication : Les deux parties de cette question sont indépendantes...
9914
Sur les adiabatiques réversibles du gaz parfait : TV γ −1 = cste soit TB = TA a γ −1
(compression AB ) et TC = TD a γ −1 (détente CD ) et donc TC / TB = TD / TA
9073
TA 1
η = 1− = 1 − γ −1
1:16
Finalement
TB a
3.19
AN : η = 0,58 , voir les commentaires complets sur ce rendement question 47..
1.13
Tchaude TC TB
9123
C8 H18 + O2 → 9 H 2O + 8 CO2
2
5026
M oct
5pSRQVHVDX[TXHVWLRQV
M CO2
aris:2
8 ρV
■ Réponses aux questions
M oct
de P
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
71. Échanges énergétiques optimisés (*)
Indication : Utiliser des machines thermiques réversibles.
Une simple mise en contact donnera une température inférieure à 100 °C . Les trois
corps vont servir de pseudo-sources à des machines dithermes fonctionnant suivant
un cycle réversible. Il faut utiliser une pompe à chaleur entre par exemple (3)
initialement à 100°C (pseudo-source chaude) et (2) initialement à 0°C (pseudo-
source froide). Le travail nécessaire pour alimenter cette pompe à chaleur sera
fourni par un moteur ditherme réversible fonctionnant entre (1) (pseudo-source
chaude) et (2) (pseudo-source froide).
Les équations proviennent des deux principes et des échanges :
δ W + δ Q1 + δ Q2 = 0
°δ Q δ Q
(1) T1 (3) T3 ° 1+ 2
=0
° T1 T2
δ Q1 δ Q3 °δ W ′ + δ Q + δ Q ′ = 0
°
9914
3 2
9073
Carnot
δW ′ ° 3 2
δ Q2 δ Q′2 °δ Q1 = −CdT1
°
1:16
°δ Q2′ + δ Q2 = −CdT2
(2) Source froide T2 °δ Q3 = −CdT3
3.19
°
°̄δ W = −δ W ′
1.13
2 3
On fait une résolution numérique de ce système non linéaire, avec la fonction fsolve
de scipy.optimize.
de P
Il faut choisir des valeurs de départ pour l’algorithme. On teste d’abord que les
valeurs initiales sont solutions pour T1 ≠ T2 (aucun échange) avec « T f = 373K »
ersité
&KDSLWUH
chola
niv.s
Ƌ
Ŝ
ſƀś
ƃɩƋƃɥƄʫƃɨƄŞſɪɮɪʫɪɮɪʫɩɮɪƀřſƃɥƄƋƋɩƀƋƃɨƄŞſɪɮɪƋɪɮɪƋɩɮɪƀƄ
ſŜſřſɪɮɪřɩɮɪƀƀƀ
ſŜſřſɪɬɥřɫɥɥƀƀƀ
Les solutions sont : T f = 304 K = 31 °C et T3 = 411 K = 138 °C
On obtient logiquement le même résultat avec une pompe à chaleur entre (3) et (1)
et un moteur entre (1) et (2).
9914
Pour déterminer l’ordre de grandeur de la masse volumique de l’iceberg à l’aide de
9073
l’illustration, il faut traduire son équilibre hydrostatique :
G JJG G
mg + Π = 0 soit ρ glace V g − ρ eau Vimmergé g = 0 ou encore ρ glace SH = ρ eau Sh
1:16
3.19
1.13
05.7
20:1
9123
8:88
5026
h h
Il vient directement : ρ glace = ρ eau , le rapport ≈ 0,9 se détermine par
H H
1108
Cette valeur est un peu sous-estimée car la masse volumique de l’eau salée est un
aris:2
peu plus grande que celle de l’eau douce, mais l’erreur la plus grande est liée à la
■ Réponses aux questions
difficulté de lecture de h et H .
de P
eYROXWLRQG·XQV\VWqPHWKHUPRG\QDPLTXH
chola
niv.s
Il est possible de récupérer du travail en utilisant l’iceberg comme source froide à
0 °C et l’eau chauffée par énergie solaire comme source chaude à 80 °C .
T
Le rendement maximum d’un moteur ditherme est ηmax = 1 − F (Théorème de
TC
Carnot).
T
AN : Avec TF = (273 + 0) = 273 K et TC = (273 + 80) = 353 K , ηmax = 1 − F = 0, 23 .
TC
Le transfert thermique échangé par le moteur avec la source froide est celui lié au
changement d’état de l’iceberg :
QF = − mglace A f = −7.1012 kJ
Il reste à relier le travail récupérable − W (dans le meilleur des cas) à QF :
Premier principe : ΔU cycle = W + QF + QC = 0
−W
définition du rendement : η =
QC
9914
L’élimination de QC entre ces deux relations conduit directement à :
1
− W = QF (1 +
9073
)
η −1
Ordre de grandeur du travail cédé par la machine : − W = 2.1012 kJ .
1:16
3.19
Prometteur sur le papier, ce type de projet semble pourtant peu réaliste...
Il semble que l’auteur du projet ait oublié que le problème d’une centrale c’est avant
1.13
tout la source chaude. Ainsi dans ce projet, la source chaude, passée sous silence,
−W
05.7
rendement de 30% (Stirling) donne 510 GWh fourni par la source chaude solaire.
Soit environ 2 1015 J.an −1 . Le projet correspond donc à 5 années de fonctionnement
8:88
De plus déplacer l’iceberg vers les régions arides et chaudes des centrales solaires
est peu envisageable.
1108
Pour une isotherme réversible, le fluide est en équilibre thermique avec la source.
T1 , T2 , T3 et T4 sont donc les températures des sources, le cycle est tétratherme.
Univ
&KDSLWUH
chola
niv.s