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Rapport de Synthese de Cours De: Republique Gabonaise

Ce document présente les principaux éléments de la structure d'une route et des définitions liées aux voiries et réseaux divers. Il décrit les différents composants d'une route ainsi que les gestionnaires des réseaux routiers au Gabon. Le document contient également une présentation des différents types de travaux réalisés dans le domaine des voiries et réseaux divers.
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Rapport de Synthese de Cours De: Republique Gabonaise

Ce document présente les principaux éléments de la structure d'une route et des définitions liées aux voiries et réseaux divers. Il décrit les différents composants d'une route ainsi que les gestionnaires des réseaux routiers au Gabon. Le document contient également une présentation des différents types de travaux réalisés dans le domaine des voiries et réseaux divers.
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Ministère de l'Enseignement supérieur, de la REPUBLIQUE

Recherche scientifique, du Transfer des GABONAISE


technologies
Union-travail-justice
---------------------------
Ecole Normal Supérieure
De l’Enseignement Technique
---------------------------
CYCLE BTS 2

RAPPORT DE SYNTHESE DE COURS DE

V.R.D

Rédigé par :

- DEIOUSSARD Jean Mathurin


Sous la supervision de :
- OKOUARI Danne M. MENIE
- NGOMA NDONG MVE Karl H

ANNEE UNIVERSITAIRE : 2022-2023


TABLE DES MATIERES

AVANT-PROPOS ..................................................................................................................... 3
SIGGLE & abréviation ........................................................................................................... 4
INTRODUCTION GENERAL .................................................................................................. 5
I. LA ROUTE ET SA STRUCTURE .................................................................................. 6
I.1 Les différentes définitions usuelles lié au VRD .......................................................... 6
I.2 Infrastructures routières au Gabon .................................................................................... 9
I.3 Gestionnaires des réseaux routiers .................................................................................... 9
I.4 Infrastructures routières du Gabon .................................................................................. 10
I.5 Terminologie routière ...................................................................................................... 10
Bilan 1................................................................................................................................... 14
II. LES DIFFERENTS TYPES DE TRAVAUX DE VRD ........................................... 15
II.1 Terrassement .................................................................................................................. 15
II.2 Travaux de voirie ........................................................................................................... 15
II.3 VRD assainissement ...................................................................................................... 15
II.4 Réseaux divers ............................................................................................................... 15
II.5 Les codes couleurs ......................................................................................................... 16
Bilan 2................................................................................................................................... 16
III. ASSAINISSEMENT.................................................................................................... 17
III.1 Écoulement libre uniforme : ......................................................................................... 17
III.2 Qualité des eaux pluviales : .......................................................................................... 18
III.3 Eléments constitutifs d’un réseau. ................................................................................ 19
Bilan 3................................................................................................................................... 23
Conclusion ................................................................................................................................ 24

2
Propriété de : deioussard
AVANT-PROPOS

Ce support s’efforce de satisfaire, de façon théorique, les besoins des acteurs intervenant
en génie civil et construction.
La conception et l’exploitation de ce support répondent à une préoccupation : se
conforme aux exigences du professeur pour offrir à tous les lecteurs l’opportunité de se mettre
à un bon niveau de connaissance par rapport au VRD.
Au vu de ce qui précède, tout en prenant en compte les recommandations du charger du
cours, la mise en place de ce support permet, d’une part, aux enseignants de juger de nos
capacités à rédiger de manière efficace et efficiente une documentation, et d’acquérir des
connaissances en VRD.
En définitive, nous n’avons pas la prétention d’avoir réalisé une œuvre exhaustive, avec
la conviction d’avoir répondu à toutes les questions en matière de VRD. C’est pourquoi,
d’éventuelles suggestions, susceptibles de l’enrichir, seront la bienvenue.

3
SIGGLE & abréviation

VRD : voirie et réseaux divers


DBO : demande biochimique en oxygène
DCO : Demande chimique en oxygène
NH4 : L'ion ammonium
EH : l’équivalent-habitant

4
INTRODUCTION GENERAL

Le terme VRD signifie Voirie et Réseau Divers. Il s'écrit au pluriel, "les VRD". Par ce
terme, on désigne la réalisation des voies d'accès, la mise en œuvre des réseaux d'alimentation
en eau, en électricité et en télécommunication.
Les VRD concernent aussi la construction et l'entretien des réseaux d'évacuation d'eau
de pluie, ou d'eaux usées. Ces réseaux permettent à un terrain de recevoir une construction.
Ces travaux permettent aussi l'embellissement d'un environnement urbain ou rural lors
de travaux d'enfouissement des réseaux, de pavage des rues ou de réfection des trottoirs.
Ils sont fonction de l'aménagement prévu et des besoins de la population. Ainsi, ils sont
différents suivant que l'on projette de construire un lotissement, une zone commerciale, une
zone industrielle ou un espace public.
Les travaux de voirie et réseaux divers sont souvent réalisés après le gros œuvre d’un
chantier. Ils nécessitent l’intervention de certains engins de chantier comme les bennes de
chantier ou les pelleteuses pour réaliser les tranchées.

Les VRD sont le plus souvent réalisés par des entreprises de terrassement. En effet, il
faut une bonne connaissance du métier, des règles et des normes pour entreprendre des VRD.

Notre tâche consistera à :

 Synthétiser la cour de VRD.

Afin de synthétiser le cours, il serait intéressant d’étudier au préalable la route et sa


structure, et par la suite mettre en lumière les VRD, et enfin l’ASSAINISSEMENT.

5
I. LA ROUTE ET SA STRUCTURE

Une route est au sens littéral une voie terrestre (au niveau du sol ou sur viaduc) aménagée
pour permettre la circulation de véhicules à roues. Ce terme s'applique plutôt aux voies
importantes situées en rase campagne et ne peut être apparenté à une rue. Dans les pays vastes
et peu peuplés, à la fin du XXe siècle, de nombreuses routes étaient encore des chemins
empierrés ou damés (les "sentiers battus").

I.1 Les différentes définitions usuelles lié au VRD

 Route : Une route (Écouter) est au sens littéral une voie terrestre (au niveau du sol ou
sur viaduc) aménagée pour permettre la circulation de véhicules à roues.
 Chaussée : Portion de la route comprenant les différentes voies de circulation destinées
aux différentes catégories de véhicules.
 Trottoir : le trottoir est un passage surélevé établi pour la circulation des piétons d'un
(ou des deux) côté(s) d'une rue, d'un pont, d'un quai, comprenant une bordure et une
banquette dallée, bitumée ou asphaltée, et dont la hauteur et la largeur sont
habituellement réglementées.
 L'emprise : l’emprise désigne la surface du terrain occupé par la route et toutes les
dépendances indispensables à sa tenue, à savoir la plate-forme, les fossés et les talus,
ainsi que l’ensemble des espaces ou voies nécessaires à son entretien ou à son
exploitation. L'emprise correspond à la surface de terrains nécessaires à acheter pour
construire une route. On parle ainsi souvent d'emprise foncière.
 Talus : le talus est une surface de terrain en pente, créée par des travaux de terrassement
latéralement à une plate-forme (de route, de voie ferrée, etc.) ou résultant de l'équilibre
naturel d'une zone déclive.
 Voies : la voie est une Subdivision de la chaussée permettant la circulation d'une file de
véhicules, généralement délimitée par des marques sur la chaussée.
 Accotement : l’accotement est le Bord de la chaussée, généralement composé de terre,
herbe ou encore de graviers. Il est possible, pour les possesseurs du permis de conduire,
d'y stationner ou de s'y arrêter si la signalisation et l'environnement l'autorisent.
 Terre-plein : le terre-pleins est espace qui sépare les deux chaussées d'une route.
 Redent ou Redan : Un redent on peut écrit aussi redan est un décrochement venant
briser la continuité d'un profil. Le mot aux multiples sens techniques est polysémique,
il peut indiquer plusieurs types d'indentations ou de saillies ou parties saillantes dans la
disposition de quelque chose, voire divers ressauts sur une surface horizontale ou
verticale.

6
 Caniveau : un caniveau est, dans une agglomération, une zone urbanisée ou
périurbaine, une rigole protégeant les trottoirs, les entrées et cours des bâtiments
adjacents, des eaux de pluie en drainant les eaux de surface, le plus souvent vers des
grilles d'évacuation, des siphons ou des regards ou rehausses de boîtes à eaux, les
menant vers les réseaux d'eaux usées.
 Bassin versant : un bassin versant (fluvial ou lacustre) est une portion d'espace terrestre
à l'intérieur de laquelle tous les écoulements, en surface ou en profondeur, se dirigent
vers le même exutoire (cours d'eau, lac ou mer).

 Dalot : en génie civil, un dalot désigne un petit canal recouvert d'une dalle, un élément
de caniveau ou un ouvrage hydraulique semi-enterré.
 Buse : Élément de conduite qui assure l'écoulement et l'évacuation d'un fluide.
 Cunette : une cunette est un canal large de 6 à 7 m et profond d'environ 2 m, que l'on
pratique dans le fond d'un fossé sec de fortification pour en faire écouler l'eau, ou pour
en mieux disputer le passage à l'ennemi.
 Bordure : une bordure est un élément vertical ou incliné bordant la chaussée ou
l'accotement, pouvant constituer une partie du dispositif d'écoulement des eaux,
renforçant ou protégeant le bord de la chaussée ou de la surface et indiquant de façon
précise aux conducteurs la limite de la zone accessible aux véhicules.
 Avaloir : Il s'agit d'une simple fosse de récupération reliée à l'évacuation d'eaux
pluviales de la ville. Les avaloirs sont donc chargés de récupérer toutes les eaux
pluviales s’écoulant le long des trottoirs dans les caniveaux.
 Égout : un égout est une canalisation ou une conduite en maçonnerie destinée à collecter
et à évacuer les différentes eaux, qu'elles soient naturelles telles que les eaux de
ruissellement et les eaux pluviales ou produites par l'activité humaine comme les eaux
de lavage, les eaux de drainage ou encore les eaux usées (eaux ménagères et eaux-
vannes ; eaux grises).
 Regard : Puits aménagé au-dessus d'une conduite d'eau, d'une fosse d'aisances, d'un
réseau de drainage par lequel les égoutiers pénètrent dans les égouts ou y introduisent
des appareils.
 Assiette : Face inférieure d'un pavé (qui est donc en contact avec le sol). Asseau
assemblage 50 Assemblages de panneaux en plan Assemblages de panneaux en angle à
rainure et languette à fausse-languette à feuillures mi-bois à sifflet ou fausse-coupe à
joints vifs et tourillons Assemblages de pièces en about à rainure et languette à fausse-
à feuillure à queue droite languette à mi-bois à faux-tenon en dents-de-scie à queue
d'aronde à tenon et mortaise à trait de Jupiter boulonné d'onglet à fausse languette
Assemblages de pièces en angle Assemblages de pièces de travers à enfourchement
d'onglet à fausse-languette à tenon et mortaise à paume carrée (mortaise ouverte) à
queue d'aronde à embrèvement découvert recouvert à embrèvement Assemblages.
 Bitume : Matériau hydrocarboné noir ou brun foncé, naturel ou provenant de la
distillation du pétrole, de densité voisine de 1, solide à température ambiante mais

7
facilement liquéfiable par élévation de sa température : son transport et sa mise en œuvre
se font généralement entre 150 et 180 °C. Il est composé d'un mélange d'hydrocarbures
et se dissout entièrement dans le sulfure de carbone. Il est utilisé dans des matériaux et
produits d'étanchéité, et comme liant dans des matériaux routiers.
 Blindage : Dispositif de soutènement des parois de fouilles ou de galeries, de
conception très variée selon la nature du terrain et la profondeur, mis en place pour
éviter les éboulements. Le blindage est obligatoire dans les tranchées étroites d'une
profondeur supérieure à 1,30 m. V. ill. Blindage de fouille.
 Dragage : Approfondissement d’un chenal, d’un cours d’eau, par raclage ou aspiration
de matériaux.
 Epuration : Traitement des eaux usées qui consiste à éliminer toute la pollution avant
de les rejeter dans le milieu naturel.
 Voussoir : C’est un élément courbe préfabriqué en béton ou en fonte, assemblé par
compression, pour former le revêtement d’un tunnel. Ce peut être également un élément
de structure d’un pont en béton précontraint.
 VRD : Les VRD ne sont autres que les travaux en rapport avec la voirie et les différents
réseaux qui entrent en compte dans la réalisation des travaux d‘aménagement urbain et
de génie civil. Ce terme est utilisé au pluriel car il englobe diverses missions.
 Voirie : Élément du domaine public, constitué par l'ensemble du réseau de voies de
circulation terrestre, fluviale, maritime, aérienne, et de leurs dépendances.
 Réseaux Divers : Les différents raccordements et branchements réalisés sur un terrain
pour qu'il soit viabilisé.
 Les fossés : en zones rurales sont creusés dans le terrain est conçu spécialement pour
l’écoulement des eaux de pluie.
 La DCO : représente les ressources susceptibles de consommer de l'oxygène dans l'eau,
par exemple les sels minéraux et les composés organiques. Plus généralement, la DCO
représente l'ensemble des matières oxydables et la DBO représente la part des matières
organiques biodégradables

8
I.2 Infrastructures routières au Gabon
L'infrastructure routière du Gabon est composée d'une voirie urbaine située à l'intérieur des
villes et d'un réseau routier interurbain et rural situé en dehors des périmètres urbains.
 La voirie urbaine
La voirie urbaine peut être classée selon les catégories suivantes :
 Autoroutes urbaines ;
 Voie express ou Voie rapide ;
 Boulevard ;
 Avenue ;
 Rue ;
 Ruelle etc...

 Le réseaux routier interurbain et rural


Le réseau routier interurbain et rural peut être classée selon les catégories suivantes :
-Autoroutes de liaison (A) ;
-Rocade (voie de contournement) ;
-Route Nationale (RN) (relie deux pôles économiques) ;
-Route Régionale (RR) (relie les routes nationales, et lie entre les régions) ;
-Route Provinciale (RP)(assure les liaisons entre les communes) ;
-Piste Communale (à l'intérieur des communes) ;
-Piste Forestière (à l'intérieur des forêts) ;
-Polygone Bétravier (dans les zones agricoles remembrées) ;
-Routes ou pistes privées ;
-etc...

I.3 Gestionnaires des réseaux routiers

Les organismes dont relève la gestion des réseaux routiers sont :


 Les collectivités locales (Voirie urbaine et routes communales) ;
 Le Ministère de l’Equipement et des Travaux publics ;
 Les Eaux et forêts (pistes forestières).

9
I.4 Infrastructures routières du Gabon

Le réseau de routes et d'autoroutes a une longueur totale de 14.300 km. Pour chacun des
2,34 millions d'habitants du pays, cela représente donc 6,11 mètres. Le Gabon se place ainsi à
la 92e place du classement mondial. Mais il faut également tenir compte de la densité de
population du pays, qui est très faible avec environ 9 habitants par km². Ainsi, les distances à
parcourir pour atteindre les régions les plus éloignées sont généralement plus longues que la
moyenne.

I.5 Terminologie routière

Chaussée
C’est la surface revêtue de la route sur laquelle circulent normalement les véhicules, elle
peut être soit bitumée ou bétonnée.

La largeur de la chaussée varie généralement de 3 à 7m et peut être plus selon le nombre


de voies.
On distingue :
Les chaussées rigides : Chaussée dont le revêtement est constitué de béton de ciment.
Chaussée souple : Chaussée dont le revêtement est constitué de matériaux non traités.

10
Accotements
L'accotement est la partie de la plate-forme aménagée entre la chaussée et le talus ou le
fossé.

La largeur des accotements varie généralement entre 1à 3 m


L'accotement sert :
De support latéral à la structure de la chaussée ;
De refuge aux véhicules arrêtés ou en panne ;
Permet la circulation des véhicules d'urgence ;
Protège l'automobiliste lors d'un dépassement imprévu en lui permettant d'éviter une
collision frontale.
Les accotements larges suscitent chez les conducteurs une sensation de confort et de
sécurité.
On distingue :
Les accotements pourvus d'un revêtement ;
Les accotements sans revêtement.

Terre-Plein central
Le terre-plein central (TPC) est la partie située au milieu d’une route unidirectionnelle
permettant la Séparation physique des deux sens de circulation, il a pour fonctions d’éviter les
mouvements de Traversée des véhicules et les mouvements de tourne-à-gauche vers les accès
éventuels. Ses Caractéristiques dépendent essentiellement du milieu traversé, des fonctions de
la route et de la Limitation de vitesse.

11
Plate-forme
C’est la surface de la route qui comprend la ou les chaussées, les accotements et,
éventuellement les terres pleines centrales (TPC).

Assiette
C’est la surface du terrain réellement occupée par la route et ses annexes. (Plate-forme
+ faussée + talus + toute dépendance et ouvrages affectés au DP).

Emprise
C’est la surface de terrain juridiquement affectée à la route et ses annexes. Elle est au
moins égale à l’assiette Elle est généralement de :
30 m pour les routes nationales,
70 à 100 m pour les autoroutes.
Fossé
Ce sont les excavations aménagées latéralement de part et d’autre de la plate-forme. Ils sont
destinés à assainir la plate-forme en collectant les eaux de ruissellement.
On distingue :
Fossé triangulaire

12
Fossé trapézoïdal

Dévers
C’est l’inclinaison transversale de la route. En alignement droit le devers est destiné à
évacuer les eaux superficielles. En courbe les devers permettent à la fois d’évacuer les eaux de
ruissellement et de compenser une partie de la force centrifuge.

N.B : En courbe la valeur du dévers dépend de la valeur du rayon en plan.

Talus
Partie de route comprise entre l'accotement et le fossé ou au-delà du fossé. On distingue
les talus de remblais et les talus de déblais, sa pente est définie en fonction de la stabilité des
matériaux le constituant.
Les talus de remblais sont généralement réglés à une pente de 3/2.
Les talus de déblais sont généralement réglés à une pente de 1/1.

Ouvrages d'assainissement
Ce sont des ouvrages en béton ou en béton armé ou en maçonnerie destinés à évacuer
les eaux de ruissellement en dehors de l'emprise ou permettant à la route de franchir les
écoulements des eaux de rivières.
On distingue :
Les buses : Ouvrages en béton à section circulaire,
Dalots : Ouvrages en béton armé à section carrée ou rectangulaire.
13
Bilan 1
Moyen de communication que constituent les routes et la circulation routière est
constituée d’assiette, plate-forme, chaussée, accotements etc.
Les routes ouvrent la voie aux transformations que permet la technologie. Pour qu'une
économie se développe, que de la richesse soit créée et que la prospérité soit partagée, il faut
que les personnes et les biens puissent circuler. En Bref, tout commence par une route.

14
II. LES DIFFERENTS TYPES DE TRAVAUX DE VRD

II.1 Terrassement

Le terrassement permet de préparer le terrain destiné à accueillir une construction. Il


peut s’agir d’une habitation ou d’un bâtiment industriel ou encore d’un ouvrage tel qu’une
route ou un pont.
Les travaux de terrassement nécessitent des fouilles, mais aussi des déblais et des
remblais. Ils sont réalisés à partir des plans du permis de construire.
C’est lors du terrassement par exemple que seront passés les tuyaux de raccordement
ou d’évacuation grâce à la réalisation d’une tranchée.

II.2 Travaux de voirie

Les VRD voirie concernent avant tout les voies d’accès, à savoir les routes, les
caniveaux, les bordures de chaussée, les aires de stationnement, les parkings, les voies
piétonnes… Bref, tout ce qui permet à la population de circuler.
Les travaux de voirie font partie des travaux d’aménagement et nécessitent la
réalisation de tranchées et de fondations pour le terrassement.

II.3 VRD assainissement

L’assainissement englobe tous les travaux destinés à réaliser les réseaux d’évacuation
des eaux usées et eaux-vannes. Il faut savoir que les eaux usées désignent les déchets
domestiques ou industriels sous forme liquide.
Quant aux eaux-vannes, elles désignent les déchets contenant des matières fécales
ainsi que l’urine. Il peut s’agir d’un assainissement collectif ou autonome.
Dans tous les cas, ces eaux doivent être orientées vers une station d’épuration afin
d’être traitées et limiter le risque de pollution environnementale.

II.4 Réseaux divers

Parmi les VRD, on trouve également tous les travaux de raccordement aux différents
réseaux d’évacuation et d’alimentation nécessaires pour le quotidien et le bien-être des
populations. Il s’agit par exemple des :
Réseaux de télécommunication ;
Canalisations pour l’alimentation en eau potable ;
Raccordements aux réseaux d’assainissement ;

15
Raccordements aux différents réseaux d’alimentation en énergie (gaz et électricité).
Des gaines sont alors installées afin de passer les câbles électriques et les tuyaux, et de les
protéger. Tous les câbles doivent être passés avant que la tranchée ne soit rebouchée, et toutes
les gaines doivent disposer d’un code couleur afin d’indiquer leur contenu.

II.5 Les codes couleurs

Les travaux doivent également répondre à des codes couleurs et des dispositifs de
signalisation pour les canalisations :
 Bleu pour les arrivées d’eau ;
 Marron pour les travaux d’assainissement ;
 Jaune pour le gaz ;
 Vert pour les télécommunications ;
 Rouge pour l’électricité.

Bilan 2
En effet, le chantier VRD doit répondre à des règles bien précises et des normes
préétablies, qu’il s’agisse de travaux de voirie, de terrassement ou encore
d’assainissement.

16
III. ASSAINISSEMENT

La structure d’un réseau d’assainissement est complexe par la présence de points


singuliers (branchements, canalisations spécifiques, seuils, déversoirs, retenues, stockages...)
qui demandent une simplification pour être appréhendés.
Dans ce qui suit on va se limiter à l’étude des canalisations circulaires dans les états
principaux suivants :

III.1 Écoulement libre uniforme :

Données : le débit Q, la pente du radier Ir. On cherche à déterminer la section S à partir


de la relation S=Q/V. La vitesse se calcule par la relation V = K × R 2/3 × Ir1⁄2.

R : le rayon hydraulique = Sm/Pm ou Sm est la section mouillée et Pm le périmètre


mouillé (pour une section circulaire pleine ou à demi-section de diamètre D, R =D/4).
Ir: la pente du radier en m/m.
K : le coefficient de rugosité.
Le coefficient de rugosité est établi dans le tableau suivant selon la section d’écoulement
:

Une fois S calculé, on retient la section commerciale SC immédiatement supérieure à la


section théorique S et on se retrouve alors dans le cas d’un écoulement libre avec une pente
motrice hydraulique Im égale à la pente du radier Ir.
Il nous faut après établir les paramètres de l’écoulement réel à partir de l’écoulement
théorique calculé. Le tableau et figure ci-après expliquent la méthodologie utilisée.

17
Qualité des eaux usées :
Les valeurs unitaires de pollution correspondent au rejet journalier standart d’un
habitant pour divers paramètres, c’est ainsi qu’a été défini l’équivalent-habitant (EH).

III.2 Qualité des eaux pluviales :

Contrairement aux eaux usées, les eaux pluviales sont éminemment variables dans Leur
composition. La pollution atmosphérique provient notamment de la combustion des
hydrocarbures destinés à l’industrie et au transport. Sur les surfaces imperméabilisées, les eaux,
en ruisselant, vont arracher puis transporter les matières qui se trouvent sur les chaussées, les
parkings, les trottoirs et les toitures.
Le tableau suivant présente un ordre de grandeur de teneurs caractérisant un événement
pluvieux particulier de fréquence mensuelle :

18
Ce système est proposé lorsque la faible densité de l’habitat rend inutile la mise en place
d’un réseau public. Il a pour objet sol d’assurer l’épuration des eaux usées par le sol selon des
modes compatibles avec les exigences de la santé publique et de l’environnement.
Une composante principale de ce système
est a fosse toutes eaux (FTE) destiné à la collecte, à
la liquéfaction partielle des matières polluantes
contenues dans les eaux usées et à la rétention des
matières solides et des déchets flottants. Les solides
s’accumulent dans un premier compartiment et
subissent une fermentation anaérobie basique que
l’on nomme « digestion ». Cela entraîne la
production de gaz carbonique, d’hydrogène et de
méthane. Un conduit d’aération assure l’évacuation
de ces gaz.
Après le premier compartiment, un
deuxième reçoit les effluents décantés. Il ne faut jamais acheminer les eaux pluviales dans la
fosse. La hauteur d’eau utile dans les compartiments ne doit pas être inférieure à 1 m.
Le volume utile est de 3m3 pour des logements de 5 pièces avec 1m3 par pièce
supplémentaire. Le temps de séjour varie entre 5 et 10 jours. La fréquence réglementaire de
vidange de la FTE est d’au moins 1 fois tous les 4 ans.
Le rendement d’épuration de ces ouvrages est de 50% de DBO et de 65% de MES. Les
rendements en azote sont faibles et le dispositif n’arrêtent absolument pas les germes bactériens.

III.3 Eléments constitutifs d’un réseau.

Un réseau se doit d’être étanche et résistant. Les ouvrages principaux sont les tuyaux
de diamètre croissant de l’amont vers l’aval,
On distingue :
- Les collecteurs principaux : Φ > 0,80 m.
- Les collecteurs secondaires : 0,40 < Φ < 0,80 m.
- Les collecteurs tertiaires : Les collecteurs tertiaires : Φ < 0,30 m. < 0,30 m.
- Les branchements particuliers : Φ = 0,15m au minimum pour les eaux usées.
- Les collecteurs visitables de grands diamètres et sections spéciales.
Les ouvrages annexes : tous les dispositifs de raccordements, d’accès,
d’engouffrement ainsi que les installations fonctionnelles (déversoirs d’orage, relèvements,
bassin de stockage-restitution...)

19
Type de canalisations :

En béton non armé : Trois classes 60B, 90B et 135B correspondant à une charge
maximale à l’écrasement rapportée à la surface diamétrale intérieure de 60, 90 ou 135 KN/m2.
R charge de rupture en daN et e épaisseur en mm.

En béton armé : avec de séries d’armatures : les barres droites génératrices et les spires
en hélices continues avec un pas de 15 cm.

Tuyaux en grés :
Le gré est constitué d’argiles et de sables argileux cuit entre 1200 et 1300°C. Le matériau
est imperméable, inattaquable par les agents chimiques et il est, de ce fait, recommandable pour
les installations industrielles.

20
Tuyaux en PVC :
Selon la quantité de plastifiant, le PVC peut être souple ou rigide. Le PVC rigide non plastifié,
utilisé en assainissement, est opaque et de couleur normalisée gris clair. Il offre une
exceptionnelle résistance à l’agression d’ordre chimique et a donc un intérêt pour les
installations industrielles.
Tuyaux en fonte :
Les caractéristiques de ces tuyaux leur confèrent le label d’excellence. En site urbain,
où l’encombrement est de taille et où les réseaux sont soumis aux risques d’interventions
ponctuelles, les tuyaux et raccords en fonte demeurent les mieux adaptés, car les moins
influencés par le sol environnant, la nappe phréatique et les conditions difficiles de mise en
œuvre.

Collecteurs visitables de sections particulières :


Ces collecteurs sont réalisés dans les centres urbains où les systèmes d’assainissement
sont du type unitaire.

Ouvrages normaux :
Branchement au réseau

21
Un déversoir d’orage est un dispositif dont la fonction principale est d’évacuer les
pointes exceptionnelles des débits d’orage vers le milieu récepteur. En amont d’une station
d’épuration qui traite des effluents unitaires, il convient, notamment, de ménager au moins un
déversoir d’orage pour éviter les surcharges ; on a souvent intérêt, surtout si le milieu récepteur
est sensible, à réserver des espaces où l’on pourra construire un ou plusieurs bassins de pollution
capables de stocker temporairement les excédents instantanément incompatibles avec la
capacité épuratoire de la station, les eaux polluées stockées étant traitées en différé.

Déversoirs à seuil frontal :

Le déversement s’effectue en face du collecteur d’amenée ou dans un changement de


direction.

Déversoirs à seuil latéral :


Le déversoir à seuil latéral exige, en général, des largeurs de seuils importantes. La
hauteur du seuil peut être réglée pour des durées prédéterminées issue de modèles de simulation
et de qualité.

22
Bilan 3

L'assainissement a pour fonction de collecter les eaux usées, puis de les débarrasser des
pollutions dont elles sont chargées avant de rejeter l'eau ainsi traitée dans le milieu naturel. Le
traitement des eaux usées produit des boues qui sont ensuite valorisées ou éliminées
Un environnement de vie sain dépend nécessairement d'un assainissement adéquat. Sans
systèmes d'assainissement, les déchets humains pénètrent dans les eaux souterraines et les eaux
de surface. Les fèces déposées en déféquant à l'air libre contaminent les sols.

23
CONCLUSION

Dans le secteur du bâtiment, il n’est pas rare d’entendre parler de VRD. Cette
abréviation signifie Voirie et Réseau Divers, et concerne un ensemble de travaux nécessaires
pour aménager un espace ou construire un bâtiment, et le raccorder aux différents réseaux
existants. Les VRD bâtiment constituent donc une étape importante qui doit obligatoirement
répondre à différentes normes et réglementations pour être valables.
Les travaux de voirie et réseaux divers sont souvent réalisés après le gros œuvre d’un
chantier. Ils nécessitent l’intervention de certains engins de chantier comme les bennes de
chantier ou les pelleteuses pour réaliser les tranchées.

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