Cabinet Numérique : Dématérialisation et Performance
Cabinet Numérique : Dématérialisation et Performance
Sommaire
Préambule
Note synthèse 1
Introduction 4
I
Sommaire
1.3. Statistiques sur les prospects non concrétisés et gestion des relances 27
2.2. Télécollecte directe des documents comptables créés par les clients 29
3.1. Lecture optique des documents numérisés et leur qualification sur le portail 33
3.2 Saisie automatique des pièces comptables sur logiciels en mode SaaS 34
3.3 Les demandes des points en suspens vis des outils numériques 36
II
Sommaire
III
Sommaire
2.1 Mutualisation des outils de travail entre collaborateurs en temps réel et en tout endroit 64
2.4. Transparence avec les clients sur le degré d’avancement de leurs dossiers 67
des informations
IV
Sommaire
2.1 La sous-traitance 88
2.2 Les centres de services partagés 90
2.3 Fusion entre cabinets 91
2.4 La filialisation 92
2.5 Les cabinets en réseau 93
Conclusion générale 97
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
V
Préambule
Lors de la rédaction de ce mémoire et à l’issue d’une réflexion approfondie sur les objectifs
et la finalité de ce travail, nous avons décidé de réorganiser les grandes parties de ce
mémoire par rapport à la notice.
Ainsi, dans la troisième partie, nous avons introduit la notion du Full Service. Nous lui avons
consacré la deuxième section du deuxième chapitre. Il s’agit là d’une actualité brulante de
la profession que nous ne pouvons laisser passer dans le cadre de ce mémoire.
Aussi, et dans un souci de simplification et de spécialisation, nous avons enlevé les points
qui concernaient la gestion de la paie en mode numérique. Nous avons ainsi enlevé la
télécollecte et le télétraitement de la paie dans le troisième chapitre de la première partie.
Enfin, quelques ajustements mineurs ont été apportés aux sections afin de tenir compte de
cette réorganisation. Nous avons ainsi regroupé certains points peu significatifs ou
présentant des risques de redondance. A titre d’exemple, « les opportunités de
collaboration entre cabinets français et marocains » à laquelle toute une section a été
accordée lors de la notice, se trouve intégré comme un sixième point parmi les diverses
alliances possibles entre cabinets d’expertise comptable, dans la deuxième section du
troisième chapitre de la dernière partie du mémoire.
VI
Liste des abréviations
Abréviation Désignation
CA : Chiffre d’Affaires
DE : Dossier d’Exercice
SI : Système d’Information
VII
1
Note de synthèse
Afin d’assurer leur pérennité, ces derniers doivent donc s’adapter aux mutations incessantes
de leur environnement. La connaissance des domaines couverts par les technologies et les
applications d’échanges et de transferts de données et d’informations dématérialisées est
essentielle, pour de ne pas aborder ces changements comme un mal nécessaire, mais plutôt
d’être convaincu qu’il s’agit d’outils et d’une organisation pour gagner et se constituer
d’importantes opportunités de développement de missions de conseil.
A l’instar des banques, des compagnies aériennes, des agences de voyages…, qui ont pu
développer des solutions professionnelles à distance leur procurant d’importantes sources de
revenus, les cabinets comptables pourront adopter une démarche de numérisation et
dématérialisation du cabinet d’expertise.
Bien évidemment, il ne s’agit pas d’ignorer l’intuitue personae développé par l’expert-
comptable avec ses clients ainsi que la nécessité du face à face pour répondre au besoin de
proximité chez une bonne partie de la clientèle. Ceci dit, l’arrivée du numérique a bouleversé
la notion de la proximité qui devient une proximité « virtuelle ».
La réussite de cette transition numérique est conditionnée par l’équilibre que devra trouver
l’expert-comptable entre toutes ces nouvelles méthodes d’organisation et les méthodes
2
Note de synthèse
classiques, dans l’objectif de ne pas froisser une clientèle existante réticente au changement,
de fidéliser une clientèle perméable aux nouvelles technologies, et de cibler des prospects
avides de services en ligne.
Dans un avenir proche, les cabinets « non numériques », ou ceux n’ayant entrepris aucune
démarche dans ce sens, resteront à la traîne. Ils se feront même dépasser par leurs clients qui
utilisent déjà la GED (Gestion Electronique des Documents), l'Intranet, des logiciels intégrés
(ERP…), et du e-commerce….
Il mettra en place des outils modernes de travail collaboratif aussi bien en interne qu’avec ses
clients. Il offrira des conditions de travail optimales à ses collaborateurs. Il construira sa
stratégie marketing sur les réseaux sociaux. Il simplifiera les processus techniques en
adoptant le Cloud. Il n’investira que dans les outils apportant de la valeur aux yeux de ses
clients.
Ce passage au numérique lui permettra de créer des opportunités de croissance aussi bien
interne qu’externe. Il améliorera les services existants et développera de nouvelles missions
offertes par le numérique. Il proposera du Full Service.
3
Note de synthèse
l’évolution logique lui permettant d’accompagner sa clientèle qui s’implante de plus en plus
à l’étranger.
4
5
Introduction
A ujourd'hui, le monde vit des transformations majeures dont les mots clés sont :
Aujourd’hui dans certains pays, le droit d’utiliser un transport en commun se fait par
télépaiement à partir du téléphone portable. C’est le même système qui fait qu’on règle son
stationnement à la borne avec ce même téléphone portable.
On peut citer aussi le fait qu’aujourd’hui un opérateur télécom n’adresse plus de factures à
ses abonnés, qui doivent la recueillir sur leur compte via internet.
Tous ces exemples sont là pour indiquer que la profession comptable n’est plus en marge de
ces évolutions. Elle doit s’engager dans une nouvelle révolution dans la manière
d’appréhender, traiter et restituer l’information.L’avenir de la profession dépendra même de
l'importance accordée par les professionnels à cette mutation.
L’expert-comptable sera amené dans ce contexte non seulement à réorganiser son cabinet et
à revoir ses méthodes de travail dans le but de saisir les opportunités offertes par l'arrivée de
ces technologies, mais il sera tenu également de réexaminer ses relations avec ses clients, et
donc d’effectuer une réflexion de fond sur le développement et l’amélioration des missions
existantes ainsi que les possibilités de développement de nouvelles missions pour répondre
aux nouvelles attentes deses clients.
Afin d’assurer leur pérennité, les cabinets d’expertise comptable doivent donc s’adapter aux
mutations incessantes de leur environnement. La connaissance des domaines couverts par les
technologies et les applications d’échanges et de transferts de données et d’informations
dématérialisées est essentielle, pour de ne pas aborder ces changements comme un mal
nécessaire, mais plutôt d’être convaincu qu’il s’agit d’outils et d’une organisation pour
gagner et se constituer d’importantes opportunités de développement.
6
Introduction
Hier, chaque administration imposait ses propres imprimés pour déclarer périodiquement les
cotisations sociales et fiscales. Aujourd’hui, ces formulaires ou documents deviennent
complètement numériques et peuvent se faire sur un seul portail comme jedeclare.com. On
parle désormais d’EFI (Echanges de Formulaires Informatisé) ou d’EDI (Echanges de
Données Informatisé). Le site de l’administration fiscale peut recevoir un Fichier d’Ecritures
Comptables (FEC) de la part des contribuables. Mieux encore, l’arrivée de solutions
comme le coffre-fort numérique permettrait à terme de « supprimer purement et simplement
les déclarations fiscales ».1
Le« Plan France Numérique 2020» prévoit que le papier devra être définitivement
abandonné et l’intégralité des démarches administratives devront être dématérialisés.
Dans cette actualité brulante, nous considérons qu’il est ambitieux d’essayer de traiter, de
manière aussi exhaustive que possible, l’ensemble des modalités et difficultés liées à la
dématérialisation. L’apport professionnel de ce mémoire est de pouvoir apporter une pierre
à l’édifice de cet énorme chantier qu’est le numérique en démontrantqu’il s’agitd’une voie
incontournable au vu du progrès actuel, en entamant le processus de sa mise en place et en
faisant une analyse critique de ses pôles de compétences.
1
Annonce faite lors de la cession de clôture du dernier congrès de l’Ordre des Experts Comptables
7
Introduction
Nous allons tout au long de ce mémoire faire des allers retours en matière de réglementation,
et combiner des expériences vécues dans les deux pays.
Ainsi, la première partiesera consacrée à la mise en place d’un cabinet numérique. Pour
ce faire, nous allons nous positionner par rapport à l’état dudéveloppement du numérique en
France et au Maroc.Nous allons ensuite mettre l’accent sur les différents supports de travail
numériques permettant une mutualisation des informations et des pratiques facilitant
l’intégration de nouveaux collaborateurs au sein du cabinet, pour aboutir au troisième point
qui traite, d’une façon détaillée, le processus et les pôles de compétences d’un cabinet
numérique.
Une seconde partie sera dédiée au pilotage d’un cabinet numérique. Nous allons traiter
dans un premier chapitre les difficultés liées au management des ressources humaines, en
8
Introduction
apportant des pistes de réflexion.Dans un deuxième chapitre, nous allons nous focaliser sur
les contraintes du marché. Notre pratique va nous permettre de proposer des solutions
d’adaptation de la stratégie commerciale et marketing du cabinet à sa clientèle
historique.Ensuite nous allons nous focaliser sur le choix délicat liéà la gestion informatique
du cabinet qui devient stratégique, et dans un dernier chapitre nous allons mesurer les risques
financiers liésau passage au numérique en analysant la rentabilité court et moyen terme d’un
tel projet.
9
10
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
I l est inutile de rappeler l’intérêt d’un projet de transition numérique d’un cabinet
Après avoir dressé un état des lieux de l’économie numérique et de sa présence dans la
profession comptable et les administrations, nous devons comprendre les enjeux qualitatifs,
économiques et stratégiques derrière cette évolution.
Une fois cette analyse faite, le cabinet numérique peut être mis en place. Une
dématérialisation complète des supports de travail et des outils de communication du cabinet
induit une organisation collaborative, une mutualisation du savoir et un partage
d’expériences en interne ainsi qu’avec nos clients.
11
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Si auparavant, on parlait d’un Web traditionnel, maintenant on parle d’un Web social,
voire un Web sémantique.
Le web 1.0, encore appelé web traditionnel, est avant tout un web statique, centré sur la
distribution d’informations. Il se caractérise par des sites orientés produits, qui sollicitent peu
l’intervention des utilisateurs2.
Le web 3.0, aussi nommé web sémantique, vise à organiser la masse d’informations
disponibles en fonction du contexte et des besoins de chaque utilisateur, en tenant compte de
sa localisation, de ses préférences. C’est aussi un web plus portable et qui fait de plus en plus
le lien entre monde réel et monde virtuel.
La profession comptable n’est pas en reste par rapport à cette révolution structurelle où nous
plongent les IT. Les technologies de l’information et de la communication constitueront, de
l’avis de tous les chercheurs et les praticiens, le principal vecteur de changement en
comptabilité au cours de la prochaine décennie.
2
: http://blog.c-marketing.eu/du-web-1-0-au-web-4-0/
12
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
En France :
Nous nous sommes intéressés à une enquête réalisée en partenariat avec le Conseil
Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables français en 2015, par questionnaire, auprès de
500 cabinets d’expertise comptable sur « les utilisations concrètes du numérique au sein des
cabinets d’expertise comptable ».
Les résultats de cette enquête démontrent que la profession a bien pris le virage du
numérique, sous tous ses aspects : équipements, communication, outils de production,
télédéclarations, management du cabinet, ... sans oublier les potentialités offertes pour
développer de nouvelles missions.
Au Maroc :
Le Maroc occupe certes une place honorable au niveau du continent quant à l’utilisation de
l’internet, tant au niveau des entreprises, des administrations qu’au niveau des cabinets, mais
de grandes avancées restent à accomplir.
En se basant sur les résultats de cette enquête, nous sommes persuadés que le terrain est
fertile et que le développement de portails interactifs pourra apporter une réponse concrète à
13
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
une demande accrue des solutions web, notamment viades applications sur Smartphones qui
connaissent un succès sans précédent chez les utilisateurs marocains suréquipés de
téléphones intelligents.
En France
Aussi, la DGIFP (fisc français) a développé un outil qui permet de vérifier la validité des
documents comptables et fiscaux avant leur transmission aux services concernés. « Test
compta Demat »est un outil simple, sécurisé et confidentiel. Il vérifie la validité de la
structure du fichier de l’entreprise et lui précise notamment les points d’anomalies détectées.
L’entreprise est alors en mesure de mettre aux normes son fichier des écritures comptables
(FEC) en vue d’un éventuel contrôle.
Le président de l’Ordre invite le législateur à mener une réflexion profonde sur la possibilité
de supprimer complètement les déclarations fiscales et sociales à faire par les contribuables.
14
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
L’idée est de permettre à toutes les administrations (fisc, URSSAF, RSI…) de pouvoir
accéder au coffre-fort numérique de chaque contribuable et d’y puiser directement toutes les
informations dont elles ont besoin pour le taxer.
Au Maroc
Les articles 155 et 169 du CGI complétés par l’article 6 de la loi de finances relative à
l’année budgétaire 2015 ont introduit de nouvelles obligations fiscales.
Extension de la télédéclaration aux PME : Les PME devront se conformer aux obligations
de télédéclaration et télépaiement selon l’échéancier suivant :
Les organismes sociaux ont aussi introduit dans leurs stratégies des procédures numériques
afin de répondre d’une manière plus efficace aux besoins des cotisants.
En France :
La nouveauté par rapport aux organismes sociaux est sans aucun doute l’introduction d’une
Déclaration Sociale Nominative (DSN).
Cette DSN repose sur la transmission dématérialisée des données mensuelles issues de la
paie ainsi que des signalements d’évènements.
Elle remplacera toutes les déclarations sociales, de manière obligatoire selon un calendrier
précis. Sa généralisation, initialement prévue le 1er janvier 2016, vient d’être reportée au 1er
janvier 2017.
Au Maroc
« Damancom »(lire littéralement « Votre Assurance ») est le nom qu’a donné la CNSS, en
Mars2003, à son système de télédéclaration des salaireset de télépaiement des cotisations
sociales.
15
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
En France :
Au Maroc
Cependant, la présence physique est obligatoire par la suite. Il faut se présenter le jour du
rendez-vous avec le dossier complet physique et en faire le dépôt dans un guichet unique.
16
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
• La menace de l’ « uberisation » :
Grace aux nouvelles technologies, un entrepreneur peut insérer une plateforme numérique
qui fédère sous la même marque des experts comptables indépendants, pour leurfaire faire de
la saisie comptable, les déclarations périodiques, et pour établir les comptes annuels en fin
d’année.Ce phénomène a déjà vu le jour à travers la délocalisation de la comptabilité vers
d’autres pays notamment le Maroc, la Tunisie ou encore le Madagascar, où la profession ne
dispose pas des mêmes standards réglementaires qu’en France.
On peut même imaginer des systèmes de division de travail, où les experts comptables
indépendants superviseraient à distance des travailleurs indépendants non diplômés, et tout
cela coordonné par la plateforme.
Donc, la réglementation n’est pas un rempart à l’uberisation qui est un risque bien réel pour
les cabinets d’expertise comptable classiques. Il faudrait en être conscient et vigilant.
Aujourd’hui, les clients sont digitalisés (tablette, Smartphone,…) et reçoivent en direct des
offres de logiciels de comptabilité et de gestion en ligne. Elles leur proposent des outils de
pilotage et des offres utiles pour gérer leur entreprise3.
Un accès direct sur le portail du client est souvent proposé à l’expert-comptable qui devient
de facto « invité » de la plateforme. Son influence s’affaiblit inéluctablement.
Prenons l’exemple d’un client qui a un solde de trésorerie tendu. La plateforme lui propose
immédiatement son service de recouvrement des créances clients. En ayant la main mise sur
3
: https://www.experts-en-gestion.fr/14-09-15/
17
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
la gestion des clients, ces plateformes peuvent multiplier les services et les produits additifs à
l’infini !… « Pour 12€ de plus par mois, accédez à tel ou tel service… ».
Nous verrons plus loin que la profession comptable est consciente plus que jamais de ce
risque en entamant un certain nombre de réformes très utiles et urgentes, devant permettre à
l’expert-comptable d’être l’interlocuteur unique du chef d’entreprise, dans bien des domaines
(cf. Full service).
En prenant en charge les tâches répétitives,le numérique va libérer du temps qui devra
déboucher sur une amélioration de la valeur ajoutée. Certaines tâches peuvent, et sont,
aujourd'hui automatisées. Mais l'échange, la discussion, le conseil sont très
difficilement pris en charge par un logiciel, aussi perfectionné soit-il. C'est là où se cache
la valeur ajoutée d'une profession au cœur des flux de quelques deux millions d'entreprises
pour toutes leurs affaires financières, fiscales, sociales et patrimoniales.
Les experts comptables font désormais bien plus que la simple retranscription de la vie des
entreprises d'un point de vue comptable. L'avenir n'est plus à la saisie au kilomètre et au
débit-crédit. Il réside plutôt dans le fait de s'affranchir demain de missions «
automatisables » afin de mieux pouvoir servir et conseiller les clients : en paramétrant
leurs flux, en maîtrisant toute forme d'encaissement et de décaissement, en rendant
possible l'accès à tout type de réseau social, à toute forme de commerce électronique, à
gérer leurs comptes d'abonnés, bref l'expert-comptable est désormais polyvalent et doit être
capable, à chaque instant et de façon quasi instantanée, de dire à ses clients où ils en sont
et où ils vont.
18
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Le volume de documents dans un cabinet d’expertise comptable est très important, d’où
l’intérêt du recours à un logiciel spécialisé qui n’est autre que la GED, acronyme utilisé pour
indiquer la Gestion Electronique de Documents, englobant les outils et les techniques pour
dématérialiser, classer, gérer et stocker les documents électroniques au sein du cabinet.
L’intérêt de la GED par rapport à un classement ordinaire sur Explorateur Windows réside
dans le fait qu’elle offre les fonctionnalités suivantes :
- La gestion des droits d’accès et la création de profil d’accès aux dossiers (Expert-
comptable, réviseur, collaborateur…) ;
19
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
L’échange d’informations peut passer à travers un portail web qui inclut plusieurs
fonctionnalités de communication, de collecte des documents et de suivi des points en
suspens avec le client. Cet espace, pouvant même être partagé avec le client, permettra une
intégration du client dans le processus de collecte des documents et de leur transmission au
cabinet.
Pour se prémunir contre ces risques, ce dernier peut prévoir des procédures de validation des
documents émis qui peuvent être intégrées comme workflow au niveau du portail ou prévoir
un filtre ou une centralisation des documents sortis en fonction du volume des documents
échangés.
1.3 Logiciels de production en mode SaaS
L’impact des nouvelles technologies sur les missions de tenue et d’assistance comptable se
situe principalement au niveau de l’usage de logiciels ASP (Application Service Provider) ou
20
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
en français FAH (Fournisseur d’Application Hébergée) qui sont des applications hébergées à
distance accessibles via Internet. Un fournisseur ASP complet (full ASP) propose à ses
clients (en vente ou en location) d’héberger applications et données distantes accessibles à
tout moment et en toute sécurité.
Le mode ASP présente entre autres avantages l’absence de contraintes logicielles pour
l’utilisateur, la sécurité maximale des données sur le serveur professionnel, la mise à niveau
continue des applications sans intervention de l’utilisateur, l’accès immédiat depuis
n’importe quel poste Internet fixe ou mobile …
L’EDI est le terme générique définissant un échange d'informations automatique entre deux
entités à l'aide de messages standardisés, de machine à machine. Il a été conçu à l'origine
dans l'optique du « zéro papier » et afin d'automatiser le traitement de l'information :
disposer rapidement d'une information exhaustive et fiable.
Dans la pratique, l'EDI permet de réduire notablement les interventions humaines dans le
traitement de l'information, et donc de le rendre effectivement plus rapide et plus fiable.
L’EFI est un système qui permet de transmettre des données via des formulaires de façon
informatisée. Il permet aussi la saisie de déclarations et leur paiement en ligne.
Avant tout, il faut créer un espace en ligne sur le site des impôts, puis adhérer aux services
de son choix et faire valider l’adhésion au service des impôts des entreprises.
Ainsi, un formulaire en ligne, qui ressemble à un formulaire papier est saisi. Ce formulaire
est pré-rempli. Il fournit des explications quant aux informations à saisir et vérifie certains
contrôles de cohérence. Le formulaire est ensuite transmis automatiquement et un accusé de
réception est alors reçu.
Les collaborateurs disposant de droits d’accès peuvent consulter d’une façon mutualisée les
dossiers clients du cabinet.
21
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Pour une première prise de connaissance d’un client, le collaborateur pourra consulter sa
fiche signalétique qui reflète les informations existantes dans l’outil métier (logiciel de
production) ainsi que d’autres informations utiles. L’affichage de la fiche en un seul écran
(cf. annexe 2) permet d’optimiser le temps de consultation.
Les informations sont accessibles en consultation, et leur mise à jour peut s’effectuer
directement sur le portail, ou bien sur le logiciel comptable avec envoi automatique de la
mise à jour dans la fiche client disponible sur le portail.
Une deuxième interface permet d’accéder à des informations plus poussées permettant une
connaissance approfondie du dossier :
Un forum de tchatpermet d’échanger en interne et en externe sur le dossier d’un client d’une
manière instantanée : point urgent à traiter, éléments bloquants, question technique, échange
de pièces…
Hormis tous les autres tiroirs de la GED et fonctionnalités du portail permettant de stocker et
d’échanger avec un collaborateur ou un client d’une manière chronophage et ordonnée, le
cabinet peut offrir des fonctionnalités de messagerie instantanée permettant d’obtenir des
informations très rapidement, d’une manière peu orthodoxe mais efficace. Certains clients
apprécieront la réactivité d’un collaborateur qui leur demande un relevé bancaire au moment
où ils accèdent à leur agence bancaire, ou encore s’ils reçoivent un message leur
communiquant le montant de leur chiffre d’affaire ou de leur marge du mois dernier sur une
demande expresse de leur part.
22
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Dans une configuration d’un cabinet numérique où les collaborateurs ne sont pas forcément
au même endroit physique, le forum permettra de communiquer sur un dossier d’une
manière rapide et surtout traçable car écrite.
Avec une simple connexion haut débit, le collaborateur peut accéder à distance aux mêmes
informations qu’il aurait eues s’il était assis dans son bureau.
Ainsi, il peut télécharger les documents dont il a besoin. Il peut consulter ou mettre à jour
une information sur le client dont il a eu connaissance lors d’un appel téléphonique à
l’extérieur. Cette façon de faire permet au collaborateur chargé d’un dossier ou à l’expert-
comptable, de répercuter tout de suite son accès à l’information pour rendre cette dernière
traçable et consultable à postériori, ce qui est très difficile dans un schéma classique où l’on
reçoit un tas d’informations dans la journée sans que l’on soit capable d’être aussi réactif.
Aussi, le risque d’omission est réduit considérablement voire même éliminé si on ne perd pas
le réflexe de tout noter sur le portail.
23
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
inventaire des immobilisations, états des dus clients et fournisseurs, états de rapprochement
bancaire le cas échéant).
La RAO (Révision Assistée par Ordinateur) est un outil informatique destiné à assister
l'expert-comptable en le déchargeant des taches effectuées aujourd'hui manuellement ou à
l'aide de différents logiciels.
Il permet notamment d'analyser les risques d'un dossier, de calculer, après reprise de la
balance, des ratios significatifs, de construire les comptes, de calculer ou contrôler les données
chiffrées. Les logiciels de ROA ont l'avantage de standardiser les procédures et d'obliger les
collaborateurs à avoir une très grande rigueur dans leur travail.
Un dossier de travail est un rouage essentiel du processus d’intégration des normes dans les
cabinets. Les collaborateurs l’utilisent quotidiennement et c’est à travers ce dossier que les
normes professionnelles et les règles comptables sont comprises et appliquées.
Le dossiers de travail numérique, comme la version papier, intègre et répond pleinement aux
exigences des normes professionnelles de l’Ordre.
4
http://www.bibliovigie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=110830&catid=1087
24
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Enfin, le dossier de travail numérique est un véritable outil d’aide à la gestion de la mission.
Finie la consultation intégrale du classeur pour rechercher une information. D’un simple clic,
l’utilisateur identifie le travail fait et le travail restant à faire, effectue une recherche par
collaborateur, par client, accède au module de supervision/délégation…
Tous les documents juridiques ayant des impacts financiers sur plusieurs exercices et
notamment les baux, les emprunts, les contrats de licence … ;
Documents sociaux : convention collective applicable, accord d’entreprise, contrats
de travail, cartes sécurité sociale des salariés, copies cartes d’identité salariés ;
Comptes annuels des derniers exercices, liasses fiscales et rapport des commissaires
aux comptes.
Les justificatifs des comptes de l’exercice clos (tableaux d’amortissement, état des
stocks, détail des FNP, FAE)
Les feuilles de travail relatives aux contrôles effectués, ainsi que les justificatifs des
comptes.
Un exemple du sommaire d’un dossier de l’exercice adapté aux TPE est donné en annexe 3.
25
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Cette réalité nous impose de tenir compte d’un nouveau processus dans la chaîne de valeur
d’un cabinet d’expertise comptable, à savoir la prospection numérique.
Aussi, par rapport au schéma classique (collecte, traitement, livraison), une étape clé
supplémentaire se rajoute grâce à l’arrivée du numérique : l’archivage.
Cependant, nous n’avons pas souhaité consacrer une section entière à ce point de par son
importance relative par rapport aux autres processus. Il sera abordé lors de phase de
restitution.
De manière simple, on peut schématiser ainsi les cinq étapes importantes dans le processus
de dématérialisation d’un cabinet :
•Phase d'archivage
5
26
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
La prospection exige une action régulière, associant les différents moyens mis à disposition
pour communiquer avec les entreprises. Ces actions sont la plupart du temps chronophages
et les ressources matérielles ou humaines nécessaires à leur réalisation peuvent être
importantes.
Pour éviter les pertes de temps lors de l’envoi d’un mailing courrier, une des pistes à
envisager est l’externalisation : l’utilisateur crée son mailing, fait son publipostage avec la
liste des destinataires puis lance son impression en sélectionnant une « imprimante virtuelle
».Pour l’envoi de 500 courriers, cela peut représenter un gain de temps d’environ 2h30.
Lors du choix d’un prestataire de service courrier externalisé, il est intéressant également
d’étudier les autres médias qu’il propose : e‐mail, fax, SMS, afin de ne pas multiplier les
fournisseurs pour les actions de prospection.
Combien coûte un expert-comptable ? Nombreux sont les clients qui se posent cette
question, et nombreux ceux qui souhaitent avoir une réponse immédiate.Pour cela, le cabinet
numérique apporte une solution pratique qui réside dans un devis expert-comptable en
ligne.
Ce devis permet aux clients d’obtenir instantanément le montant des honoraires, avec des
coûts calculés automatiquement, ce qui assure une meilleure transparence.
Le cabinet numérique peut offrir certains packs, entre autres :offre pour les entreprises
nouvellement créées, offre pour les TPE/ PME, offre Paie…
Exemple :
Nos honoraires seront calculés sur la base du volume d'activité de votre entreprise
et du temps passé par le cabinet pour réaliser la mission, augmentés des frais et
débours divers.
Pour l'exercice considéré et compte tenu de votre volume d'activité et des travaux
qui nous sont confiés, nos honoraires mensuels prévisionnels s'élèveront à 73,00 €
Dès que le prospect valide en ligne le devis et signe électroniquement la lettre de mission, il
reçoit par mail un courrier de bienvenue lui notifiant ses codes d’accès au portail (cf. annexe
6).
1.3. Statistiques sur les prospects non concrétisés et gestion des relances :
Avoir des visiteurs sur son site internet, c’est bien ; les transformer en prospects, c’est
mieux.
Pour ce faire, il est indispensable de mettre en place des dispositifs permettant de récupérer
leurs coordonnées. En effet, il n’est pas possible d’extraire automatiquement l’adresse e-mail
d’un visiteur ou d’une communauté sur les réseaux sociaux. Une approche efficace consiste
à graduer l’accès aux contenus marketing.
Par exemple, Diffuserdes articles en accès libre mais limiter l’accès aux livres blancs. On
peut utiliser pour cela une landing page : il s’agit d’une page web dédiée permettant de
susciter une action engageante claire de la part du visiteur, comme remplir un formulaire
pour recevoir le livre blanc en retour d’email.
L’accès au support n’étant donc pas gratuit ; son coût est une information : email, entreprise,
activité, etc…. Le contenu doit être suffisamment incitatif et le formulaire suffisamment
court pour que le visiteur soit prêt à livrer ces données en échanges.
28
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Il est généralement peu efficace de demander au visiteur qui découvre leportail du cabinet
pour la première fois de contacter le cabinet pour un entretien. Dans sa quête autonome
d’informations, il préfèrera avancer par petits pas successifs.
C’est tout l’intérêt de l’ « inbound marketing » qui permet au cabinet de se centrer sur les
prospects ayant démontré un intérêt pour le service proposé. L’analyse des comportements
permet par exemple de focaliser ses efforts de relance, de phoning et/ou de visite sur les
prospects ayant ouvert un emailing du cabinet. On peut en effet logiquement considérer
qu’ils sont plus intéressés par l’offre que ceux qui ont mis directement à la poubelle les
informations promotionnelles.
Il est tout à fait possible aujourd’hui d’automatiser une large partie de ce processus. Sur le
portail du cabinet, des relances programmables peuvent être lancés à des intervalles bien
déterminés.
Nous avons vu comment un prospect valide le devis, signe la lettre de mission en ligne et
reçoit ses codes d’accès au portail avec une note explicative des démarches électroniques à
suivre pour entamer la collaboration avec le cabinet. Il passe de statut « Prospect » vers statut
« Client ».
La numérisation est effectuée soit chez le cabinet soit chez le client. Le portail offre la
possibilité au client d’insérer les documents sur le portail. Voilà une excellente occasion de
faire numériser les pièces par le client, au lieu du cabinet. On rappelle que le coût
d’approvisionnement de l’information comptable est de 20 à 30 % du coût de revient d’un
dossier.
Avant de commencer la numérisation des documents, il faut d’abord commencer par un tri
pour distinguer les documents comptables qui vont générer une écriture (factures, remises
bancaires, relevés…) des autres documents remis à titre d’information (devis, ticket de
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Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
guichets bancaires, bons de commandes…). Ce tri permettra d’une part d’assurer une
séquence suivie des ID (identifiants) attribués par le système aux documents comptables
numérisés et aussi un classement électronique adéquat par nature de documents (factures,
relevés bancaires…)
Lors de la qualification des documents, les comptes de tiers peuvent être créés au niveau du
logiciel comptable et aussi au niveau de la GED.Certaines GED donnent la possibilité de
créer automatiquement le compte tiers dans la GED immédiatement après sa création dans le
logiciel de production. De même qu’à l’issue de cette étape et en faisant l’inventaire des
documents reçus, les documents manquants seront décelés et feront l’objet d’une réclamation
au client sous forme de points à voir.
Selon le mode de transmission utilisé, les documents à saisir devront apparaitre chez le
collaborateur sous la fenêtre suivante. L’affichage changera selon la GED utilisée, mais le
contenu et l’objectif de ce récapitulatif est le même :
Cette rubrique permet d’avoir l’information sur les documents relatifs à un dossier donné. A
n’importe quel moment, le collaborateur en charge du dossier pourra connaitre les
documents disponibles et prêts pour la saisie et ceux qui sont en cours. Le système doit
informer également sur le nombre de fichiers à traiter et ils doivent être accessibles par un
lien actif sur la même fenêtre.
2.2. Télécollecte directe des documents comptables créés par les clients
-La première consiste à réussir à faire communiquer les applications du client avec celles du
cabinet par des « interfaces » manuelles (imports/exports) ou automatiques entre
applications. Par exemple, on peut envisager un export de la facturation saisie dans le
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Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
logiciel de gestion commerciale, sous format .xls ou .txt, qui puisse être importé dans le
logiciel de comptabilité du cabinet.
-La deuxième suppose l’utilisation des applications en ligne dont la plupart proposent des
outils permettant d’interagir avec les données sous forme d’un « webservice ». Chaque
logiciel propose ses propres webservices et décrit la façon de les utiliser.
Avant l’année 2011, les relevés bancaires étaient collectés à travers la procédure ETEBAC
qui a atteint ses limites. Ce produit, mis en place au début des années 80, est devenu obsolète
et inadapté pour une utilisation intense (bugs techniques, serveurs des banques saturés).
Rajoutons à cela son incompatibilité avec le SEPA (Single Euro Payments Area). Il a fini par
être abandonné au profit des réseaux haut débit sur internet.
Via jedeclare.com : ce portail a signé des accords avec les banques partenaires pour
une récupération des relevés bancaires directement par les cabinets inscrits sur le
portail. Un tableau de suivi permet au cabinet de vérifier la réception de ces relevés
électroniques.
Ces procédures permettent un gain de productivité par la génération presque spontanée des
écritures comptables via la transformation en lignes d’écritures d’informations
« automatisables », directement ou après paramétrage : Date, montant, numéro de compte…
Cependant, ce gain est relatif. En effet, il dépend du mode de paiement qu'utilise le client.Si
ce dernier utilise fréquemment les prélèvements, les cartes bancaires,... tout ce qui permet
d'identifier la personne (physique ou morale) qui est à l'origine de l'opération, ces procédures
sont très utiles, car une fois les écritures téléchargées, le logiciel reconnait les mots clés et
affecte directement le compte enregistré.
31
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Le travail restant consiste à affecter les écritures qui n’ont pu être paramétrés car
l’information se trouve ailleurs : dans le talon des chèques (ou des effets) émis par la société
ou sur le carnet des remises des chèques (ou des effets) encaissés par la société.
Ces mouvements peuvent-ils être paramétrés ? Les banques peuvent-elles télétransmettre ces
informations ? Faudrait-il réfléchir à certaines liaisons entre les relevés bancaires et les
informations sous-jacentes ?
Nous allons tenter de répondre à ces questions dans la phase de traitement des pièces de
trésorerie à la prochaine section.
Le cabinet doit mettre en place des états permettant de faciliter ces liaisons. Nous donnerons
en annexe 7 à titre d’exemple des modèles d’états des chèques émis et des chèques reçus.
Une autre difficulté vient encore compliquer ce travail de standardisation : les relevés
bancaires et les documents bancaires annexes sont différents d’une banque à une autre.
Chaque banque dispose de son système d’information et d’édition faisant en sorte qu’on
pourra avoir plus de détails sur un relevé et pas sur un autre, qu’on peut recevoir certains
types de documents de la part d’une banque mais pas d’une autre…
La profession, consciente de ces contraintes, a entrepris des démarches allant vers le 100%
numérique, à travers la collecte directe des relevés bancaires par les experts comptable,
comme nous l’avons expliqué plus haut, mais surtout à travers l’exploration d’autres voies
innovantes, comme le compte Nickel Professionnel offrant certains avantages
« numériques » :
- Ouverture du compte facilitée : sans rendez-vous, via le web ou son mobile, ou chez
un buraliste ;
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Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Cet outil ingénieux apporte vraiment une solution concrète et permet une télécollecte moins
complexe et plus rapide car en temps réel même chez l’expert-comptable, et une
centralisation des informations sur un seul support de collecte.
A la date de clôture, un mail est transmis à tous les clients dont l’exercice comptable
coïncide avec cette date, pour l'informer de cetévènement.
Dans le corps du mail, il y a des liens hypertextes sur les différents documents de la liasse de
clôture avec remplissage en ligne associée à uneaide en une ou plusieurs phases
avecpossibilité de reprise. Un exemple de ces documents (Etat d’inventaire) est disponible en
annexe 8.
Ensuite, le client est invité à communiquer les éléments nouveaux (ou rappel des éléments
qui doivent être présents en GED) : emprunts, baux, immobilisations…
Enfin, un recensement préalable de la collecte des pièces est effectué en interne pour pouvoir
entamer la révision du dossier, avec une relance du client au besoin. L'idée est de concevoir
un tableau récapitulatifvérifiant la collecte et qui déclenche un e-mail automatique à chaque
manquement, avec relance sur non réponse.
3.1 Lecture optique des documents numérisés et leur qualification sur le portail
Après la numérisation, on associe une étape de qualification qui permet d’assurer une
meilleure identification des documents dans la GED, de contrôler l’exhaustivité des
documents numérisés et aussi de mettre à jour la base de données des tiers au niveau de la
GED et du logiciel de production.
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Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
En effet, le titre permettra de donner un nom à chaque document de manière succincte mais
précise à la fois et contribuera à :
1. Numérisé ou à saisir
2. En attente (documents nécessitant des précisions auprès du client. Tout document
manquant donne lieu à un point à voir attaché dans la GED)
3. Comptabilisé (à partir de la date d’insertion dans le logiciel de production)
4. Clôturé (lors d’une commande globale sur toutes les pièces de l’exercice à l’issue de
la remise du bilan annuel)
Les dossiers sont répartis entre les collaborateurs afin de les responsabiliser sur leurs dossiers
respectifs et aussi pour avoir un suivi continu. Cette répartition se fait sur système, chaque
collaborateur ne peut accéder sur le portail qu’aux dossiers qui lui sont attribués, ce qui est
très compliqué de faire pour les classeurs et documents papier car cela reviendrait en
pratique à séparer les placards de rangement.
3.2. Saisie automatique des pièces comptables sur logiciels en mode SaaS
Le traitement automatique des factures d’achat passe d’abord par le paramétrage des
logiciels de reconnaissance optique (OCR). Nous avons déjà présenté cet outil lors de
présentation de la GED (cf. Chapitre 2 Section 1).
34
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Il s’agit de fournir les éléments nécessaires au logiciel pour qu’il puisse affecter une facture
donnée à un tiers et à un compte de charge. Des recherches sont réalisées par numéro de
Siret, ou un nom de fournisseur ou encore une adresse d’un fournisseur.
De la même manière que pour les factures d’achat, les factures de vente peuvent être
intégrées automatiquement en compte de produits en utilisant les fonctionnalités de la
reconnaissance optique des caractères. La saisie automatique est beaucoup plus facile pour
ce cycle pour diverses raisons :
- Les documents sont créés par une seule entité donc en principe standardisés
- Pas mal d’entreprises disposent de logiciels de facturationqui permet de générer un
fichier Excel ou texte pouvant être intégrés dans les logiciels de production
comptable.
Nous avons vu dans la section précédente que la difficulté ne réside pas dans la télécollecte
des informations bancaires, mais plutôt dans la complexité de cette collecte pour un
traitement automatisé et approprié plus tard. En effet, l’importation des relevés bancaires
devient une chose banale de nos jours grâce au développement du haut débit.La plupart des
logiciels comptables arrivent à proposer les écritures comptables, mais en déversent une
bonne partie en compte d’attente, ce qui nécessite un traitement postérieur en faisant des
recherches dans la GED, des impressions de documents ou au mieux des affichages en
double écran ou encore des demandes d’informations aux clients (création de PAV).
35
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Dans une optique du 100% numérique, ce travail n’a pas à être fait, le collaborateur
devant se concentrer sur d’autres tâches apportant de la valeur ajoutée.Le cabinet doit
donc réfléchir à établir des liaisons numériques entre les différentes pièces de banque.
Au débit Au crédit
Retrait espèce Versement espèces
Retrait GAB
Virement émis Virement reçu
Paiement chèque N°…….. Remise chèque
Paiement effet N°………. Remise effet à l’encaissement
Paiement CB Remise CB
Prélèvement
Frais et commissions
Pour un certain nombre d’opérations, l’information est présente sur le relevé et l’écriture
comptable peut être générée, par exemple :
3.3. Les demandes des points en suspens vis des outils numériques
Il s’agit d’un module spécifique développé au sein du portail du cabinet, qui est nommé
Points à voir, ou encore PAV, permettant de paramétrer toutes les demandes d’informations
36
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Les PAV doivent être déclenchés le plus tôt possible pour ne pas bloquer la saisie pour
manque de documents (exemple : relevé bancaire manquant, liste des chèques émis…). Si le
PAV est créé au moment de la qualification du document dans la GED, toutes les cases à
renseigner seront remplies automatiquement. Si plus tard, il sera proposé dans des menus
déroulants les informations introduites lors de phase de la qualification.
Il faut veiller à la pertinence des PAV avant leur communication au client. Un document
déjà communiqué et qui fait l’objet d’une demande peut créer un problème de crédibilité du
cabinet et à l’installation de doutes sur l’efficience de l’organisation.
Enfin, il faut faire un suivi dans le temps de ces PAV pour d’assurer de leur lecture par le
client, de vérifier la pertinence des réponses de ce dernier, et enfin du bon traitement de ces
réponses permettant ainsi de purger les suspens de saisie et de lettrage des comptes.
Le PAV passe ainsi par différents statuts avant qu’il soit clôturé, comme le démontre le
tableau de bord suivant :
Figure 2 : Tableau de Suivi des points à voir »
37
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Une consultation des PAV significatifs et critiques lui permet d’identifier les difficultés lors
du traitement du dossier tout au long de l’année.
L’expert-comptable ou le manager cabinet va pouvoir identifier les dossiers avec peu ou pas
de PAV non traités et ceux contenant plusieurs PAV non traités. Il décide ainsi de planifier
ou non la présentation du projet de comptes au client.
La prise d’un rendez-vous éventuel d’entretien annuel sur son agenda électronique donne un
deadline au réviseur et au client de finaliser ensemble les points en suspens. Pendant de
délai, le client essayera d’apporter les dernières réponses permettant de bouler son dossier. Si
ces réponses sont incomplètes ou insatisfaisantes, il pourra être décidé de reclasser ces PAV
en « Réserves ». L’expert-comptable en tiendra compte lors de l’expression de son opinion
sur la cohérence et la vraisemblance des comptes annuels.
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Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Le projet de comptes annuels peut enfin être présenté au client lors de l’entretien annuel ou
lui être publié via le portail, avec une notification par mail et SMS.
Une fois le client aura consulté le projet de comptes, il lui revient de valider ou non ce projet.
S’il est le gérant unique de la société ou le propriétaire de son entreprise, Il est le seul et
unique responsable sur ces comptesvis-à-vis des tiers, notamment ses associés ou ses
bailleurs de fonds (banquier, investisseurs institutionnels) ou encore l’administration.
Chaque option est paramétrée sous forme de PAV bilan. Le choix de modification d’une
option permet d’opérer une simulation automatique de l’impact de cette décision sur le
résultat de l’entreprise.
Le client opère les arbitrages qu’il juge opportuns et renvoie la balle au cabinet. Les PAV
« bilan » se mettent en statut PAV « répondus » et sont donc en attente d’être traités et
clôturés. Bien sûr, chaque modification du statut d’une action sur le portail déclenche
systématiquement une notification dans un sens ou un autre. C’est à chaque cabinet de
choisir le mode de notification souhaité aussi bien pour ses collaborateurs que pour ses
clients (mails, SMS, tableau de suivi d’échéancier…), en fonction de l’importance et de
l’urgence de l’action. Dans ce cas de figure, les comptes annuels doivent être bouclés illico
presto et la liasse fiscale établie.
Une dernière étape consiste donc à la prise en compte des éléments modificatifs apportés par
le client dans la version finale des comptes et à une analyse des écarts par rapport à un
prévisionnel antérieur.
Une fois les comptes finalisés, ils sont publiés à nouveau pour une dernière validation. Le
cabinet attire l’attention du client sur les écarts constatés par rapport aux données
prévisionnelles.
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Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
Une fois les comptes annuels définitifs établis, la liasse fiscale élaborée avec toutes les
déclarations annexes qui vont avec (Déclaration du résultat fiscal, déclaration des honoraires,
déclaration RSI…), le cabinet pourra générer sur le portail des plaquettes contenant les
dossiers suivants :
Un fichier zip contenant tous ces dossiers est constitué, et transmis au client par mail. Ce
dernier retrouvera l’ensemble de ses dossiers sur la GED externe. Il peut les consulter au
moment de son choix.
Entreposer ses documents dans une GED ou sur un simple disque réseau partagé ne répond
pas à la question de l’archivage. Les documents sont stockés pour être mieux diffusés,
partagés ou validés mais en aucun cas « archivés ».
Certaines GED proposent néanmoins une fonction d’archivage. Dans ce cas, des règles de
sélection et de déversement du contenu dans un espace d’archivage sont appliquées. Les
documents sont « marqués » comme archivés et bénéficient d’un traitement répondant aux
40
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
exigences propres de l’archivage. Les supports de sauvegarde doivent être stockés dans un
site différent de celui du serveur.
En plus de la partie archivage, le coffre-fort apporte une couche fonctionnelle pour l’échange
et le partage de l’information en assurant :
41
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique
N ous avons pu constater à l’entame de cette partie que l’économie numérique avance à
une vitesse vertigineuse. Le web passe déjà très vite de 1.0 à 3.0. Et on parle déjà
actuellement de 4.0 même si cette notion n’est toujours pas maîtrisée chez le commun des
mortels.
Par contre, le numérique au Maroc reste encore à un état embryonnaire malgré les efforts
entrepris. Le plan Maroc Numeric 2013 a été l’évènement déclencheur des réformes de
l’administration qui, jusqu’à aujourd’hui, n’est numérique que pour les grandes sociétés et
pour certaines démarches seulement. Mais les choses ont tendance à évoluer dès 2016
comme nous l’avons expliqué. En pratique, les difficultés d’application des dernières lois
sont apparentes, ce qui freinera encore le train du numérique.
42
43
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
A u-delà de la mise en place du cabinet comptable numérique sur le plan opérationnel, son
L’expert-comptable entrepreneur doit faire des arbitrages dans la gestion de son système
d’information en profitant pleinement des avantages du cloud, mais tout en prenant les
sécurités suffisantes. Il optera pour les logiciels en mode SaaS ou pour certaines applications
en ligne sérieuses.
44
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
L’arrivée des nouvelles technologies obligent les dirigeants des cabinets d’expertise
comptable de s’adapter aux évolutions comportementales.
Les cabinets ont tendance à évoluer vers des métiers de prestations de services et de conseil
afin d’offrir des compétences diversifiées pour fidéliser la clientèle. Les profils des
collaborateurs comptables surfent aussi sur la vague de cette évolution en passant de
collaborateurs « traditionnels » à de collaborateurs « commerciaux » et/ou
« consultants ».
Pour réussir ce passage, les cabinets doivent prendre en compte l’arrivée d’une nouvelle
génération de collaborateurs issue de « la génération Y ». Pour cela, une modernisation des
procédures de recrutement semble nécessaire. Si hier, les cabinets procédaient par la voie
classique, l’arrivée des NTIC a introduit une nouvelle forme de recrutement. On parle alors
du « E-recrutement ».
Ce dernier est devenu en une dizaine d’années une réelle révolution en termes de
recrutement : un véritable marché économique, à l’image de LinkedIn ou Viadeo, s’est
développé à travers celui-ci. En effet, durant ces dernières années, ce sont les réseaux
sociaux, spécialisés ou non en recrutement, qui en sont devenus les outils majeurs. Cette
croissance fulgurante de l’e-recrutement est due, entre autre, au fait que la génération Y ou
autrement appelée « digital natives » entre peu à peu sur le marché. Cette
génération « hyper-connectée » est née avec les nouvelles technologies de l’information et
de la communication et en a donc une maîtrise parfaite. L’E-recrutement est donc, pour le
cabinet numérique, la méthode incontournable qui lui permettrait d’attirer les jeunes talents
entrant sur le marché du travail au sein d’une société où la compétition professionnelle est de
plus en plus dure.
Nous avons récemment modifié au sein de notre cabinet notre politique de recrutement en
s’appuyant sur les réseaux sociaux. Nous avons pu par exemple dénicher certains candidats
ayant « liké » (mention « j’aime ») notre page facebook que nous avons dû créer pour
organiser un séminaire sur les dispositions fiscales de la Loi de Finances.
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Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
Il faut dire qu’Internet a démocratisé l’accès aux formations. Des programmes riches sont
apparus ces derniers temps sur la toile, dont le plus connu est le MOOC (Massive Online
Open Course).
Si dans les grands cabinets d’audit, la formation est omniprésente profitant de présence de
programmes de formation riches, de formateurs chevronnés et de salles équipés en interne,
les cabinets de petite taille n’ont pas forcément les moyens humains et logistiques pour
pouvoir assurer des formations d’une manière permanente. Le recours à la formation en ligne
peut s’avérer une solution pour ces cabinets.
Dans notre cabinet, nous avons fait profiter nos collaborateurs des modules E-learning
disponibles pour nos clients sur le portail. Nous avons aussi mutualisé tous les supports de
formation préparés par notre cabinet dans le cadre des séminaires externes assurés par
l’expert comptable, sans oublier bien sûr la richesse documentaire de notre portail depuis sa
mise en place permettant aux collaborateurs d’accéder à l’actualité fiscale et sociale et aux
fiches de conseil prodigués à nos clients permettant ainsi de capitaliser la pratique
professionnelle du cabinet.
Tout d’abord, les anciens collaborateurs ont du mal à comprendre pourquoi faut-il changer
leurs anciennes méthodes de travailler car jusque-là tout a toujours bien fonctionné. « ça fait
46
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
20 ans qu’on pratique ainsi » ou « C’était mieux avant » sont des expressions souvent
entendues dans les organisations en mouvement
On relève aussi des difficultés rencontrées par les anciens collaborateurs dans l’utilisation de
la GED, la mise à jour des agendas partagés, le manque de travail collaboratif avec les
nouvelles recrues : la majorité du temps, les collaborateurs ne mettent pas les documents
dans le dossier concerné, ce qui nécessite une supervision permanente de la part des
dirigeants.
Le rôle des managers et dirigeants des cabinets d'expertise comptable sera de trouver un
moyen de faire vivre cette mixité intergénérationnelle mais aussi de reconnaître et de donner
droit à la diversité des attentes dans le travail.
Même si elles en ont déjà entendu parler, la dématérialisation est un sujet encore trop perçu
comme annexe pour les TPE. En fait, beaucoup d’idées reçues subsistent, signe d’un manque
d’information. Ainsi, la dématérialisation est souvent considérée comme un outil destiné aux
plus grandes structures, dont les petites n’auraient pas forcément besoin. L’organisation étant
souvent centralisée et sommaire, des archives papier peuvent sembler un classement
suffisant et plus simple que la numérisation et le partage des données via un système
d’information.
Ensuite, devant gérer relativement peu d’entrées et sorties de données, les micro-entreprises
y voient un retour sur investissement seulement à moyen et long terme, tandis qu’elles sont
accaparées par des problématiques court-termistes.
Les inquiétudes et objectifs prioritaires des TPE classique concernent souvent la trésorerie,
comme l’obtention d’un prêt bancaire ou bien un allongement des délais de paiement, mais
47
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
pas forcément la dématérialisation. Pour les dirigeants, outre le prix des solutions, l’anxiété
est d’acheter un logiciel trop complexe ou inadapté aux besoins de l’entreprise et que les
salariés n’utiliseront pas.
Quelles sont alors les solutions pratiques qui s’offrent à un cabinet pour démontrer à son
client TPE que la voie du numérique peut apporter le confort et la valeur ajoutée qu’attend
un dirigeant de son expert-comptable ?
Avec une pédagogie permanente, les conseillers du cabinet assistent au quotidien des
artisans, des prestataires indépendants, dans l’assimilation des processus numériques. Des
séances communes de scannérisation et d’indexation de documents dans la GED sont
organisées régulièrement au cabinet. Une démo visuelle d’accès au portail et ses différentes
fonctionnalités est présentée pour une meilleure assimilation de la démarche à entreprendre.
Aussi, présenter au client l’intérêt de la qualification des pièces comptables permettant une
saisie automatique des écritures comptables. Démontrer l’utilité de cette qualification pour
alimenter les tableaux de bord mis à sa disposition en vue du pilotage de son activité.
Il faut rester dans cette démarche Win Win. Recevoir pour donner.
A chaque instant, il faut démontrer ce que le numérique puisse apporter aussi bien dans son
organisation administrative et comptable, mais aussi pour son cœur business.
Il est certain qu’en adoptant une démarche persuasive et généreuse, le cabinet finira par
obtenir l’adhésion de tout le monde, aussi bien les clients hésitants que les clients réticents.
Malgré cette autorisation, les experts comptables trouvent toujours du mal à vendre leurs
solutions numériques.
48
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
La mise en place d’une véritable stratégie commerciale nécessite d’utiliser des outils
modernes permettant d’identifier les besoins en matière de services et ainsi organiser des
missions en fonction des attentes exprimées, de traiter les réclamations et enfin de prendre
les remarques en considération en amont.
Par ailleurs, afin de drainer un maximum de clientèle et de les fidéliser, des efforts
commerciaux doivent être faits. Certains cabinets ont créé des filiales commerciales mais
cela s’est révélé très coûteux d’autant plus que le mode de rémunération de l’équipe
commerciale, se basant sur l’octroi d’une marge sur les facturations clients, dégradait encore
plus la marge du cabinet
Afin d’éviter que la rentabilité ne soit pas au rendez-vous, il est très important de commencer
petit à petit les projets de dématérialisation. Il serait prudent de ne pas trop investir la
première année.
A notre avis, une phase de test s’avère nécessaire pour éviter les mauvaises surprises. Quand
bien même toutes les précautions soient prises, des facteurs imprévisibles ou un paramètre
mal évalué peuvent dévier le cours normal des choses.
Il ne faut surtout pas s’attendre à une rentabilité à court terme. Connaitre les besoins des
clients permet de se rapprocher d’eux, ce qui aura des retombées sur le long terme :
5
: Jean-Louis Tomas, Page 40 et suiv. in ERP et Progiciels de gestion intégrés, Dunod Éditeur, Collec
01 Informatique.
49
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
il sera plus à même d’acheter des nouvelles prestations, ou confiera au cabinet des
missions (prestations personnelles par exemple) ;
le client est le meilleur commercial du cabinet, et les relations professionnelles
restent un vecteur d’échanges déterminant pour les entreprises et les associations.
Dans son dernier Observatoire de la Sécurité paru fin septembre 2014, le spécialiste des
études de marché et du conseil en marketing du secteur IT, dresse un état des lieux
encourageant sur le niveau d’investissement engagé par les entreprises françaises afin de
protéger leurs systèmes d’information6.
Le constat de l’étude fait qu’un bon nombre d’entreprises françaises préfère gérer leur
sécurité en interne car elles sont réticentes à l’externalisation de cette fonction. Une prudence
qui va de pair avec la prudence observée vis à vis des solutions Cloud.
Afin d’assurer une meilleure gestion du système d’information en interne, le cabinet doit
mettre en place plusieurs niveaux de maintenance :
Une maintenance préventive : ce sont les opérations de maintenance destinées à ce que les
problèmes potentiels soient en amont, et qu’ils ne deviennent donc pas de réels problèmes à
corriger.
6
: http://www.infogerance.fr/securite-it-gestion-interne-privilegiee/
50
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
Pour assurer ces différents niveaux de maintenance, le cabinet doit disposer d’une véritable
gestion du parc informatique :
Les deux notions sont proches, voir se chevauchent, mais la différence se situe dans la
maîtrise du système d’information :
- L’infogérance est un service défini comme le résultat d’une intégration d’un ensemble de
services élémentaires, visant à confier à un prestataire informatique tout ou une partie
du système d'information (SI) d’un client, dans le cadre d’un contrat pluriannuel, à base
forfaitaire, avec un niveau de services et une durée définie7.
7
: https://fr.wikipedia.org/wiki/Infog%C3%A9rance
51
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
L’infogérance est une opportunité pour les nouveaux cabinets, car ils n’ont pas forcément la
taille critique ou les moyens financiers de disposer d’un service informatique suffisant pour
gérer l’intégralité de l’organisation vu le nombre important des tâches quotidiennes.
En externalisant certaines tâches, les nouveaux cabinets vont pouvoir se recentrer sur le cœur
de métier, et disposer de compétences avérées pour des fonctions support qu’ils ne maitrisent
pas forcément.
- Le service de base, le plus connu du grand public s’appelle le « SAAS » pour « Software
As A Service ». Dans ce cas de figure, le cabinet loue tout simplement une application
hébergée sur internet. Elle ne s’occupe de rien en matière de logiciel, tout est pris en charge
par le fournisseur de l’outil ;
- Enfin, la solution laissant le plus de liberté est l’« IAAS » pour « Infrastructure As A
Service ». Elle consiste pour l’hébergeur à fournir uniquement du matériel. Il veille à son
fonctionnement et gère les éventuelles pannes. C’est le cabinet qui s’occupe de tout le reste :
système d’exploitation, logiciels installés…
La relation de dépendance économique est caractérisée dès lors qu'il est établi qu'une
entreprise se trouve dans l'impossibilité de substituer à son donneur d'ordre un ou plusieurs
autres donneurs d'ordre lui permettant de faire fonctionner son entreprise dans des conditions
techniques et économiques comparables.
Nous avons élaboré un cadre méthodologique que nous recommandons d’utiliser afin de
caractériser la situation de dépendance puis définir le plan d’action adapté à chaque type de
situation et enfin, piloter le plan d’action retenu.
52
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
3.1. L’urbanisation :
Cette première solution consiste à réussir à faire communiquer les différents logiciels du
cabinet avec ceux de ses clients :
- Soit par des interfaces manuelles (imports /exports) ou automatiques. Par exemple,
on peut envisager un export de la tenue de caisse saisie sur un logiciel dédié (caisse
enregistreuse) qui puisse être importé dans le logiciel de comptabilité ;
- Soit par un ajout de logiciels spécialisés dans son système informatique, dont le rôle
est de faire communiquer les différentes applications. On les appelle les
« middleware ».
Pour les applications en ligne, on peut retrouver ce schéma, mais la plupart proposent des
outils permettant d’interagir avec les données sous forme d’un « webservice ». Chaque
logiciel propose ses propres webservices et décrit la façon de les utiliser. Parmi les
webservices disponibles et qui visent aussi bien les experts comptables que les clients des
experts comptables, on peut citer : COMPTA.COM, YOOZ, IBIZA….
Les PGI, souvent appelés ERP pour Entreprise Ressource Planning, ont longtemps été
réservés aux grandes entreprises. La révolution numérique et le développement des TIC ont
eu comme effet de démocratiser ces solutions dans les PME dans la mesure où les éditeurs
proposent désormais des solutions adaptées à la taille des entreprises et à leurs métiers. Cela
limite le paramétrage souvent très complexe des ERP généralistes et par là-même les délais
d’implantation et les coûts.
Ces ERP sont disponibles sur le web et offrent des solutions modernes multi-sociétés, multi-
pays, totalement personnalisables et évolutives permettant aux cabinets de gérer plusieurs
dossiers, de développer leurs activités en local ou à l’international, de façon centralisée ou
délocalisée.
53
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
Un cabinet peut perdre des fichiers pour différentes raisons : en les supprimant ou en les
remplaçant accidentellement, à cause d’une attaque par un virus, en cas de défaillance
logicielle ou matérielle, ou en raison d’une défaillance totale du disque dur.
L'intégrité, c'est-à-dire garantir que les données sont bien celles que l'on croit être ;
Le projet de numérisation a pour but final d’assurer un bénéfice lié à un chiffre d’affaires
supplémentaire et d’améliorer les marges du cabinet. Avant d’entreprendre la démarche de
transition numérique, il est important de se pencher d’abord sur la viabilité et la rentabilité de
ce projet et d’en évaluer l’impact financier sur l’activité du cabinet.
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Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
Un exemple chiffré de compte de résultat prévisionnel est fourni à titre indicatif en annexe
10. Il permet d’avoir une idée sur les produits et charges prévisionnelles du projet.
Notons que les chiffres énoncés dans cette section sont à titre indicatif et peuvent différer
d’une structure à une autre et selon le pays d’implantation.
a) Chiffre d’affaires :
Pour réaliser l’estimation du chiffre d’affaires prévisionnel, il faut avoir une idée préalable
sur le nombre de clients qu’il serait possible de démarcher grâce à des outils de prospection
numériques. A partir de ces démarches commerciales, il est possible d’avoir une idée
approximative du volume d’affaires prévisionnel.
Dans ce sens, un questionnaire a été introduit auprès des entreprises, pour voir leur réaction
vis-à-vis du concept de la dématérialisation.
En se basant sur le résultat de cette enquête, nous estimons que nous allons traiter 30 dossiers
par mois, avec un prix unitaire moyen de 300 € par dossier.
b) Equipements& Investissements :
Les charges de formation doivent être prises en considération, spécialement sur la première
année où un effort de mise à niveau des collaborateurs doit être fourni.
55
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
d) Charges externes :
e) Impôts et taxes :
Synthèse de l’étude :
Le risque de non rentabilité : Une donnée très importante qui doit être intégrée dans la
réflexion relative à un projet de numérisation, c’est que la rentabilité n’est pas immédiate.
Certains cabinets, en se lançant dans un tel projet, tablent sur un retour sur investissement
dans l’année qui suit, ceci relève de l’irréalisme voire même de l’impossible du fait que les
premières phases de mise en place sont les plus onéreuses en terme financier
(investissements en infrastructures informatiques, recrutement et formations) et aussi en
terme de temps.
Nous estimons que l’activité soit peu rentable la première et la deuxième année, avec une
amélioration significative les 3 années qui suivent.
56
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
La mise en place d’un cabinet numérique peut prendre deux formes, soit :
Une des difficultés financières du projet numérique réside dans le financement par emprunt
bancaire. Impactées par la réglementation restrictive post-crise mondiale de 2008, les
banques rechignent aujourd'hui à accorder des crédits à ces structures. Les nouvelles normes
dites de Bâle III leur imposent de conserver d'importants fonds propres, et de facto de
rationaliser leurs prêts aux entreprises.
Pour faire face à ce problème, des programmes gouvernementaux ont été mis en place afin
de favoriser la réussite des nouveaux projets et stimuler l’entrepreneuriat.
De son côté, le Maroc ne cesse pas de fournir des efforts dans le domaine de l’économie
numérique. Maroc Numeric Fund et le Centre Marocain de l’Innovation ont été créés afin
accompagner les entrepreneurs talentueux dans la réussite de leur entreprise numérique.
Le cabinet d’expertise comptable, étant une entreprise comme une autre, pourra profiter de
cette manne financière pour financer son projet de transition numérique.
57
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques
déjà existantes pour traiter les dossiers d’une façon numérique avec éventuellement,
quelques investissements supplémentaires en liaisons informatiques et quelques postes de
travail munis en double écrans.
Même le portail créé spécialement pour le besoin de la dématérialisation ne sera pas coûteux
la première année. Les investissements vont être réalisés progressivement selon la cadence
de l’augmentation du chiffre d’affaires sans dépasser un budget de 6 000 € par an sur cinq
ans. La détermination des investissements nous permettra d’évaluer la part de
l’amortissement annuel à intégrer dans les charges. De même, les options de financement
serviront à déterminer le niveau des charges financières ainsi que les flux de trésorerie.
58
Conclusions de la deuxième partie
Nous avons abordé dans cette partie les différentes contraintes rencontrées par l’expert-
comptable lors du pilotage d’un cabinet numérique.
En effet, plusieurs situations complexes peuvent se présenter, et qui différent d’un cabinet à
un autre, d’une ville à une autre, d’un pays à un autre.
Cette mise au point est importante car elle permet de nuancer cette partie du mémoire. Nous
avons essayé d’apporter des réponses à des problématiques vécues aussi bien dans les
cabinets français que marocains, dans des structures à taille humaine ou à taille moyenne,
chez le cabinet donneur d’ordre et chez le prestataire sous-traitance.
La richesse de ces expériences diverses nous a toujours démontré qu’il s’agit des mêmes
préoccupations mais c’est uniquement l’environnement qui change.
En France par exemple, il est plus facile de « Clouder » toutes les applications informatiques
chez un hébergeur externe, mêmes les plus réputées d’entre elles, tandis qu’au Maroc la fibre
optique vient à peine de faire son entrée. Des lignes de liaison dédiées (VPN ou SDSL) sont
coûteuses, alors que des lignes ADSL en plusieurs dizaines de Méga-octets sont présentes
chez les particuliers.
Le lecteur de cette partie est amené à notre avis à adapter le pilotage en fonction des
contraintes propres à son cabinet et à son environnement externe.
59
60
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
dématérialisation de tous les outils et processus internes de son cabinet, et qui aura
« digitalisé » au maximum la relation entre ses collaborateurs et avec ses clients, tout en
surmontant tous les obstacles et les freins d’ordre psychologique, social, organisationnel,
commercial, technologique et financier.
Enfin, grâce à sa croissance interne, l’expert-comptable sera amené sûrement à multiplier les
alliances et les partenariats avec tous ses confrères locaux ou à l’étranger, voire même avec
d’autres métiers (informatique par exemple) ou d’autres professions (avocats ou huissiers…)
profitant ainsi de la Loi Macron sur l’interprofessionnalité.
61
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Le portail permet également une analyse et une comparaison des ratios à partir des comptes
annuels et de la balance et grand livre disponibles dans la GED. L’objectif étant d’apporter
plus de visibilité sur la rentabilité, la liquidité et la santé financière de l’entreprise.
Le portail internet permet d’obtenir suite à l’import des liasses fiscales au format EDI-
TDFC :
62
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Grâce à des outils disponibles sur le web, le bilan prévisionnel se construit progressivement
en entrant des hypothèses de variation par masses, calculées sur les derniers bilans connus
(évolution en %, moyenne, moyenne pondérée).
Un ensemble d'assistants thématiques guident le client pas à pas en rappelant les données
financières connues de l'historique et importantes pour la prévision, et en réclamant ses
carnets de commandes actuels, ses contrats signés, ses devis envoyés, sachant que ces
éléments peuvent être aussi rappelés par le portail s’ils sont disponibles en GED.
Ces bilans périodiques peuvent constituer un véritable vivier d’informations permettant des
actions correctives du client tout au long de l’année.
Les assistants thématiques couvrent les domaines de l'exploitation, principalement les ventes,
les consommations (achats et stocks), les salaires et charges sociales et les investissements
projetés.
Conçus pour générer les données de bilan ou de compte de résultat nécessaires, les assistants
insèrent les valeurs calculées dans la liasse fiscale selon les préconisations comptables en
vigueur.
À l'issue des prévisions, le portail est en mesure de présenter les états financiers sur l'horizon
prévisionnel, de soumettre cet exercice à l'analyse financière ou à l'évaluation du prix de
cession de l'entreprise.
63
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Avec les outils numériques mis à sa disposition et la richesse des données, l’expert-
comptable sera plus précis et plus crédible vis-à-vis des tiers, notamment des bailleurs de
fonds ou investisseurs ou organismes d’aide à la création. Cette crédibilité donne du crédit
et renforce la position des experts comptables auprès de ces prescripteurs potentiels.
D’après une enquête réalisée en 2014 par Sat Tools et Christian Barbaray sur « les 15
prestations qui intéressent les clients des cabinets » : 58% des répondants sont intéressés par
un suivi d’activité sous forme de tableau de bord8.
Les entreprises disposent de plus en plus d’informations dans leurs bases de données mais
avec pour conséquence un accès et une lisibilité complexifiés, alors que l’analyse des
données est incontournable pour leur pilotage.
Des tableaux de bord sont développés au sein du portail pour assurer le renforcement de la
capacité de pilotage par le client (suivi plus précis et régulier de l’encaissement de ses
recettes, du paiement de ses dépenses,…).
8
: http://www.scriptura.biz/appui-a-la-gestion/tableaux-de-bord
64
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Nous avons compris que la GED, à elle seule et avant tout traitement dans un logiciel de
comptabilité, est capable de nous renseigner sur un certain nombre d’indicateurs. Encore
faudrait-il que les documents aient été indexés correctement, qualifiés correctement, passés
par des outils de lecture automatique de type OCR/LCR/ICR et classés dans les bons tiroirs.
Dès numérisation du client et qualification par le cabinet, ces informations viendront
instantanément alimenter les tableaux de bord déjà préétablis.
2.1 Mutualisation des outils de travail entre collaborateurs en temps réel et en tout
endroit
65
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Aussi, si dans un schéma classique, les collaborateurs consacrent une bonne partie de leur
temps dans l’élaboration des fiches de suivi client à travers plusieurs tableurs, le numérique
permet d’avoir une visibilité immédiate sur les documents et informations collectées et la
production étant donné que ces tâches sont effectuées d’une façon automatique.
Pour illustrer ces propos, nous avons créé sur le portail du cabinet un espace permettant de
stocker les documents modèles. Cet espace, qui n’est pas utilisé pour les documents clients
qui trouvent leur place dans la partie externe de la GED, permet à chaque collaborateur de
créer des dossiers par thèmes qui regroupent des fichiers de même nature. Il s’agit d’une
arborescence et d’un classement collectif dans le cadre d’une mutualisation.
Cette façon de faire, à l’image d’une boite à outils, nous a permis de standardiser ces
modèles pour créer des supports types uniques utiles pour être efficace et réactif face à une
demande urgente de rédaction d’un courrier ou d’un formulaire.
Toute réunion avec un client, toute mise au point, tout échange important permettant
d’éclairer les collaborateurs ou l’expert-comptable, doit être transcrit, daté et stocké dans la
GED.
Cette procédure permet de solutionner une problématique fréquente dans notre métier :
l’oubli d’une information capitale ou l’altération d’une information surtout celle transmise
66
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
par voie vocale, ce qui a comme conséquence la non réactivité ou le mauvais traitement
pouvant conduire très vite à l’insatisfaction du client.
Une autre voie est susceptible d’être explorée afin de solutionner une fois pour toutes le
décalage entre le moment du contact client (date réunion, date échange téléphonique) et le
moment du traitement de l'information collectée lors de ce contact. Combien de fois l’aspect
chronophage de ce traitement ou la mauvaise interprétation d’une information transmise par
voie vocale, créé des litiges et conflits sans fin ?
L’échange avec le client peut être enregistré sur un smartphone ou tablette, avec l’accord du
client bien sûr, et inséré tout de suite après l’entretien dans la GED sous forme d’un fichier
WAV compatible sous windows, ce qui permettra à tout collaborateur du cabinet de le
consulter très rapidement et d’apporter les traitement adéquat attendu du client. Il est évident
que, dans un cabinet numérique ayant conçu un système mutualiste efficace de partage des
informations, un Active Directory est nécessaire permettant de gérer tous les droits d’accès
collaborateurs et clients, ce qui apporte l’assurance de la confidentialité de ces messages
vocaux dont parfois leur diffusion peut être restreinte uniquement à certaines personnes.
La transmission des informations entre le cabinet et le client se fait à travers divers onglets
développés au sein du portail.
L’onglet « Mes documents » autorise l’accès aux documents produits par le cabinet.
67
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Le client peut ainsi à tout moment consulter des éléments présents dans son dossier, les
enregistrer sur son PC en vue d’un envoi, d’une impression.
Il retrouvera l’ensemble des documents produits (bilan, liasse fiscale, bulletins de paye,
déclarations sociales, statuts et procès-verbaux d’assemblée pour les sociétés, etc …) comme
il peut avoir accès à l’ensemble des archives ordonnées par année.
L’onglet « Tableau de bord » présente, pour les seuls clients dont le cabinet assure la tenue
comptable et qui ont préalablement transmis au cabinet les pièces au format numérique PDF,
des indicateurs sur l’activité, les achats et les charges. Ces indicateurs sont représentés sous
forme de graphiques mensuels (histogrammes et cumuls) en plus des traditionnels tableaux.
Ils constituent un précieux outil de mesure de la performance avec une comparaison possible
avec l’exercice précédent et le prévisionnel pour lequel le client nous avait, le cas échéant,
confié la réalisation.
Nous avions développé ce dernier point plus au détail dans la section précédente où nous
avons expliqué dans le fond comment ces tableaux sont sont confectionnés et quel est leur
source d’information
2.4. Transparence avec les clients sur le degré d’avancement de leurs dossiers
Dans le cas d’une tenue de comptabilité au cabinet, les traitements sont réalisés à une
distance qui peut être importante pour un client dont le siège social est dans un autre
département ou une autre ville. Il est donc nécessaire de rassurer le client sur la bonne
réception des pièces numérisées et surtout sur l’avancement des traitements.
68
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Le portail propose un tableau d’avancement des dossiers, mois par mois. Ce tableau a pour
objectif de visualiser pour chaque dossier, par exercice et par catégorie de pièces (banque,
factures clients, fournisseurs, fiscal, social, etc.), le nombre de pièces reçues par mois et le
nombre de pièces comptabilisées. Ce tableau facilite la visibilité des envois manquants sur
un mois donné et l’avancée de la comptabilisation.
Par ailleurs, les pièces manquantes bloquantes pour le traitement comptable telles que les
relevés de banque font l’objet d’une relance systématique par mail, afin d’éviter les retards
dans les traitements et d’être obligé de demander ces éléments au client des mois après, ce
qui est agaçant parfois pour lui ou difficile à obtenir.
Nous avons schématisé en annexe 11 un tableau de suivi interne au cabinet qui permet de
retracer le degré d’avancement des dossiers clients (pièces numérisées et non qualifiées,
pièces qualifiées et non comptabilisées, état des pièces saisie) accompagné d’un dateur précis
chiffrant le nombre de pièces reçues à une date X, le nombre de pièces saisies à une date Y…
Tout client peut avoir accès, sur demande, à ce calendrier de suivi de ses pièces
exclusivement. Avec le paramétrage des codes d’accès, un client nous confiant plusieurs
dossiers, ou un partenaire (dans le cadre d’un CSP ou d’une externalisation ou mandas de
gestion) ayant un droit de regard sur des dossiers qu’il nous a confiés, pourra consulter le
tableau de suivi propre à ses dossiers en toute transparence et avec une traçabilité inégalée
dans la méthode classique. En effet, sans ce tableau de suivi, la diffusion des informations de
ce type nécessite parfois des heures d’échanges téléphonique ou de messageries, des
réunions de travail régulières ainsi que des explications sans fin sur des réclamations portant
sur certains détails très fréquentes dans notre métier, tel que : « je vous ai transmis déjà ce
document », « la facture lambda était bien dans le premier lot transmis il y a 3 mois », « je
vous ai tout donné », « avez-vous comptabilisé les factures du mois dernier ? Où est ce que
vous en êtes ? »…
Nous constatons clairement dans ce cas de figure que la numérisation permet d’économiser
beaucoup de temps qui puisse être consacré à des tâches apportant plus de valeur ajoutée au
client.
69
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
La transmission s’effectue par l’intermédiaire d’un partenaire EDI, qui peut être :
Le Cabinet lui-même s’il est équipé d’un logiciel permettant la transmission vers la
DGFiP (attestation délivrée par EDIFICAS obligatoire) et inscrit auprès de
l’administration
Par un portail déclaratif ou une plateforme de dématérialisation
L’éditeur de la solution qui propose ou parfois impose la transmission par son portail
L’adhésion au service est réalisée par un formulaire signé par le client ou l’expert-comptable
s’il a reçu mandat fiscal de son client.
Le cabinet peut mettre à sa disposition sur le portail des liens HTML ou des raccourcis lui
permettant de consulter en ligne les accusés de réception et les quittances de dépôt de toutes
les déclarations fiscales (IS, IR, TVA, autres taxes…) en toute transparence. Cela permettra
de garantir une autonomie rassurante du client, gage de confiance et de relations cordiales.
Le client n’est plus dépendant de son expert-comptable pour disposer à chaque moment de
toute preuve de dépôt à faire prévaloir lors de démarches administratives ou autres.
70
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
L’article 155 du code de déontologie des experts comptable dispose que : « Dans la mise en
œuvre de chacune de leurs missions, les personnes mentionnées à l’article 141 sont tenues
vis-à-vis de leur client ou adhérent à un devoir d’information et de conseil, qu’elles
remplissent dans le respect des textes en vigueur ».
C’est à l’expert-comptable de prouver qu’il a rempli ses obligations de conseil par tout
moyen ! Il est cependant préférable de constituer la preuve par un écrit pour pouvoir
dédouaner l’expert-comptable de sa responsabilité.
Il est donc fortement recommandé d’utiliser tous les moyens à disposition pour formaliser le
conseil délivré, du traditionnel format papier au format numérique de plus en plus utilisé.
Ainsi, au-delà des moyens courants, à savoir l’envoi de courriers, fax, mails, le cabinet peut
envisager un meilleur moyen plus structuré et mieux traçable, à savoir l’enregistrement
chronologique des dons de conseil dans le dossier client sur le portail. Le client ou un
collaborateur du cabinet pourra donc consulter d’une manière directe ces fiches de conseil
datés et ordonnés. Le cabinet pourra même dupliquer un conseil pour le transmettre à
d’autres clients vivant une situation identique.
71
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
C’est quand même plus confortable et plus rapide que de se « noyer » dans une infinité de
mails où la recherche devient de plus en plus difficile si on remonte plus dans le temps, sans
parler d’un courrier ou fax transmis il y a plus de cinq ans et dont la copie a été archivée
dans le dossier de l’exercice de l’époque.
Les experts comptables et leurs clients recherchent le meilleur moyen de produire une
information comptable, fiscale et sociale fiable. Ils attendent aussi de pouvoir faire des gains
de productivité. Ces gains peuvent être réalisés à travers des échanges dématérialisés entre le
client et le cabinet, mais aussi entre le cabinet et les administrations.
Parallèlement, l'archivage des factures est simplifié et il suffit alors de quelques clics pour
retrouver un ancien document. Il est également sécurisé, puisque la plupart des prestataires
de dématérialisation proposent des solutions de coffre-fort électronique, assurant la
sauvegarde des documents. En outre, la traçabilité des factures est simplifiée. Il est en effet
possible de savoir qui a modifié le document pour la dernière fois.
Autre argument en faveur de la dématérialisation, c’est qu’elle facilite les échanges avec les
grandes entreprises. Ces dernières travaillent presque toutes avec des factures numériques.
Elles doivent gérer une multitude de pièces comptables entrantes et sortantes. Elles sont donc
équipées de solutions de dématérialisation et préfèrent travailler avec des fournisseurs
capables de numériser, eux aussi, leurs factures. Certains donneurs d'ordres n'hésitent pas,
d'ailleurs, à l'imposer. Côté émission, la dématérialisation permet de réaliser des économies
sur l'acheminement du courrier (papier, affranchissement, etc.). Elle réduit également les
délais entre l'envoi de la facture et sa réception chez le client, ce qui peut diminuer les délais
de paiement.
72
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
L’archivage numérique est enfin une solution indéniable. Nous avons démontré dans la
première partie comment ce dernier permet des économies de temps et d’espace inégalées.
Un cabinet numérique fort convaincu du « zéro papier » est un cabinet où on retrouve plus
des papiers qui traînent, de grands placards et des chronos innombrables.
73
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Grâce au numérique, le temps perdu jusque-là dans la saisie comptable va être consacré à la
réalisation d’autres tâches qui vont contribuer à l’amélioration du pilotage de l’activité du
client.
L’organisation administrative :
Le client peut visualiser ses documents comptables et fiscaux à n’importe quel moment,
comme il peut avoir une idée sur l’état d’avancement de son dossier. Il peut avoir à sa
disposition des tableaux de bord comme nous avons expliqué dans le chapitre précédent.
En effet, le portail du cabinet censé gérer les flux modérés d’une TPE, serait-il adapté pour
les PME ? N’est-il pas plus judicieux de conseiller ce type de clientèle de disposer de leur
propre GED, de leur propre portail, de leurs propres outils informatiques ?
L’expert-comptable peut jouer dans ce sens un rôle prépondérant dans la mesure où il est
l’interlocuteur privilégié pour accompagner ces clients dans la mise en place d’une
organisation numérique efficace dans le respect de la réglementation juridique et fiscale.
Ce point sera développé plus au détail dans le deuxième chapitre. Il s’agit d’une nouvelle
mission que l’expert-comptable sera capable de proposer à ses clients une fois il aura réussi
la transition numérique de son cabinet. Il devient ainsi l’expert du numérique.
Selon l’enquête réalisée en 2015 par « Maroc Numeric Cluster » et « AVERTY » sur la
« fréquence d’utilisation des Smartphones par les marocains » : 60 % des marocains utilisent
des Smartphones pour passer leurs appels téléphoniques9.
9
: http://www.huffpostmaghreb.com/2015/01/13/mobile-maroc-2014_n_6461686.html
74
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
leur cabinet depuis n’ importe où, et à n’importe quel moment. Cela permettra d’offrir une
autre alternative pour les entrepreneurs ne disposant pas d’ordinateur dans leur lieu de
travail, ou qui exercent un métier où l’ordinateur n’a pas lieu d’être (BTP, café restaurant,
transport…).
Cette application sera aussi très utile dans la prospection ou dans des demandes de
renseignements ou de conseils, voire même pour la transmission de toute information utile :
L’avantage de l’application est de permettre aux clients ou non clients d’échanger avec le
cabinet en temps réel, mais aussi d’enregistrer leurs remarques, d’exprimer leurs attentes, de
consulter et de télétransmettre leurs documents et de poser leurs réclamations tout en
garantissant la traçabilité des actions et leur suivi.
75
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Les experts comptables sont habituellement des prestataires des services de formation, pour
les besoins de leurs clients, entreprises et particuliers. Ils animent aussi des conférences et
des séminaires en lien avec leur activité.
Le développement des nouvelles technologies leur permettra d’améliorer ces prestations en
offrant des missions de formation à distance.
Chaque semaine, une revue de presse au format vidéo est préparée puis publiée sur le portail.
Elle présente les points marquants de l’actualité comptable, fiscale et sociale de la semaine
passée et est accessible aux clients, collaborateurs et partenaires.
Les thèmes présentés sont sélectionnés selon les résultats de la veille réalisée par une équipe
de spécialistes au sein du cabinet.
Une « Web Part » permet lacommunication externe au grand public sur le site intranet du
cabinet, en complément de la communication privée à destination des clients.
Elle permet d’accéder à l’information écrite détaillée par un simple clic sur l’actualité qui a
été enregistrée en vidéo.
Il est évident que ces outils numériques ont un impact très positif sur l’image du cabinet
rapidement véhiculée sur le net par les utilisateurs via les réseaux sociaux.
Pour bien comprendre cette notion de l’image du cabinet, nous l’illustrons avec ces deux
citations :
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Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
« Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : dans sa
réputation et ses hommes. » Henry FORD.
« Nous sommes dans un siècle de l’image. Pour le bien comme pour le mal, nous subissons
plus que jamais l’action de l’image. » Gaston BACHELARD.
Selon le guide pratique du Marketing dans les cabinets d’expertise comptable éditée par la
profession lors du 67ème Congrès de l’ordre en 2012, l’expert-comptable sous-estime souvent
l’importance de la perception dans la satisfaction du client. Elle est pourtant essentielle.
La perception est le fruit de nombreuses variables dont certaines n’ont rien à voir avec le
cœur de métier (la production de déclarations pour l’expert-comptable et/ou le
collaborateur). La satisfaction se construit autour d’autres détails qu’il est important
d’identifier à travers des questionnaires de satisfaction. Souvent, l’entité concernée par cette
enquête découvre des éléments nouveaux dont elle n’a jamais eu connaissance dans le passé.
L’exercice est intéressant à mener d’autant plus que les outils numériques facilitent
aujourd’hui ces enquêtes menées avant uniquement par les grandes structures.
Pour cela, une enquête de satisfaction préparée, menée et analysée avec méthode, objectivité
et rigueur reste un excellent moyen de déterminer des pistes de progrès pour améliorer le
niveau de satisfaction de ses clients et ainsi les fidéliser.
Le cabinet doit proposer à ses clients d’une façon permanente un questionnaire en ligne de
mesure de leur satisfaction (Cf. annexe 12). Ce qui permettra de :
77
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
La gestion de la relation client (GRC), ou gestion des relations avec les clients, en
anglais Customer Relationship Management (CRM), est l'ensemble des outils et
techniques destinés à capter, traiter, analyser les informations relatives aux clients et aux
prospects, dans le but de les fidéliser en leur offrant le meilleur service10.
Sur le marché du CRM, ce phénomène est encouragé par l'essor des solutions mobiles et web
qui en facilitent l'usage à distance. Quel que soit l'outil utilisé, les collaborateurs accèdent
aux données clients et mettent à jour le CRM en temps réel, sans attendre un retour au
bureau.
La gestion de la relation client consiste à savoir cibler, attirer et conserver les bons clients.
Elle représente un facteur déterminant du succès du cabinet.
Construire et développer des relations avec ses clients est un défi, particulièrement lorsque le
cabinet possède plusieurs clients qui communiquent avec celui-ci de multiples manières.
L’utilisation du CRM permet aux experts comptables de mieux gérer leur charge de travail,
de mieux suivre leurs clients et également de créer un extranet à destination directe de leurs
clients, permettant ainsi de simplifier le dialogue et le suivi des flux entrants et sortants.
Même en étant très bien organisé, il est parfois difficile de se souvenir si vous avez bien
relancé les responsables de la société X pour qu’ils vous transmettent leurs pièces
comptables du deuxième trimestre ou si Monsieur Y du cabinet a bien envoyé au client ses
dernières fiches de paye.
Grace au CRM, vous allez créer des Interactions (=tâches à réaliser) à la volée.
10
: Jean-Louis Tomas, Page 40 et suiv. in ERP et Progiciels de gestion intégrés, Dunod Éditeur,
Collec 01 Informatique.
78
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Vous sélectionnez toutes les entreprises qui sont clientes chez vous. Ensuite, vous pouvez
leur envoyer un email pour leur rappeler qu’ils doivent avant la fin du mois, vous transmettre
les dernières factures de l’année précédente afin de clôturer l’exercice fiscal.
A chaque client, une Interaction est créée dont le sujet est « Réception derniers éléments
comptables – année 2015 ». Lorsque le client a bel et bien transmis ces pièces : vous
précisez au système que l’Interaction est TERMINEE.
A l’aide d’un rapport, vous pouvez ainsi visualiser l’ensemble des clients (Interaction
TERMINEE), les clients qui vous ont envoyé une partie mais pas tout (Interaction EN
COURS DE REALISATION) et les clients qui n’ont rien fourni du tout (Interaction
OUVERTE).
Vous pouvez ensuite, toujours grâce au CRM d’effectuer des relances sur la base de
processus de gestion automatisés.
La décision de déployer une solution de GED résulte encore souvent d’une crise ou d’une
tension dans la gestion de l’information, une situation qui nécessite la mise en place d’une
organisation plus structurée, d’une traçabilité ou d’une meilleure utilisabilité. L’informatique
est le plus souvent le meilleur moyen de fournir une réponse adaptée11.
A titre d’exemple, Nous avions adopté dans le cabinet une organisation numérique partagée
avec nos clients dont une société anonyme opérant dans le secteur de l’e-commerce, et plus
11
: Ged et Gestion de contenu : Marché et tendances en 2009-2010 - Étude serdaLAB
79
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Le cabinet doit intervenir dans ce sens pour accompagner ses clients dans un projet
d’élaboration d’une GED interne et d’une organisation informatique adaptée au monde
numérique permettant une autonomie organisationnelle du client.
80
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
secteur d’activité, peut apporter la valeur ajoutée attendue par le client de la part de son
expert-comptable.
Nous pouvons faire le parallèle avec le suivi du statut d’un document au sein du cabinet
(document numérisé, document réceptionné en GED, document qualifié sur le portail,
document traité, document en attente de réponse client, document archivé), pour concevoir
un workflow numérique en fonction de l’activité de chaque client.
Une société qui soumissionne régulièrement aux marchés publics peut envisager de
confectionner des dossiers d‘appels d’offres numériques et de faire le suivi des dossiers sur
son portail : dossier rempli, dossier validé, dossier déposé, dossier accordé, attachements
facturés, attachements restant à facturer, dossier clôturé….en mettant en place un système
d’alerte et d’agendas partagés entre les différents intervenants (donneur d’ordre, ingénieur,
directeur service marchés…). Bref, une organisation infaillible faisant du numérique sa clé
de succès.
L’entreprise désirant mettre en place un système de gestion intégrée (ERP) peut s’appuyer
entre autres sur les services d’un professionnel expert-comptable.
- Une information est-elle de qualité si elle est fiable mais non disponible quand on en
a besoin ? d’où la problématique de la disponibilité de l’information en temps réel ;
- Une information est-elle de qualité si elle est immédiatement disponible mais n’est
pas conforme au besoin ou à une norme ? d’où la problématique de la conformité.
81
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Prenons l’exemple de ce client en e-commerce qui dispose d’un système d’information très
riche et permettant d’accéder à l’information d’une manière instantanée. La nature de son
activité fait qu’il a investi considérablement dans son système d’information afin de
maîtriser ses stocks considérés comme un facteur clé de succès (KPI) de son activité de
supermarché en ligne où les produits sortants transitent par des livreurs contrairement à un
supermarché classique où la livraison est maitrisée par des bornes antivol et des caisses
munis de lecteurs de codes-barres.
Ce client, capable de fournir l’information en temps réel sur son stock en détail (au moins
théorique), applique une méthode d’évaluation du stock plus directe et efficace en termes de
gestion, mais non conforme aux prescriptions du Code Général des Impôts. En effet, la
méthode de NIFO (Next in, First Out) lui permet de corriger instantanément les prix des
articles disponibles en stock à partir des prix des produits récemment réceptionnés, afin qu’il
puisse redresser rapidement ses marges. Selon son prestataire informatique, il est impossible
de corriger seulement les prix d’achat des derniers produits réceptionnés sans que cela ait un
impact sur les produits en stock. Les méthodes de FIFO (First In First Out) ou de CUMP
(Coût Unitaire Moyen Pondéré) est tout simplement impossibles de mettre en place sans une
refonte globale du système d’information.
Malgré que le site internet de ce client ait été breveté et est conforme à la législation
réglementant l’e-commerce, Nous comprenons à travers cet exemple l’utilité du conseil de
l’expert-comptable qui aurait pu apporter sa pièce à l’édifice s’il ait été consulté au moment
du développement du site internet. Il serait en mesure également dans ce cas de figure de
proposer une mission de Web Trust qui sera développé dans le paragraphe suivant de ce
mémoire.
Nous avons donc constaté que la fiscalité n’est pas forcément l’élément central de
l’organisation informatique, mais il faut quand même comprendre qu’une très grande partie
des données traitées par le système informatique finissent par avoir un lien avec la
comptabilité, et à ce titre les règles comptables et fiscales s’appliquent.
En France, les règles fiscales ayant une incidence sur l’organisation informatique ont été
définies par différentes lois et instructions dont ci-après les plus importantes :
82
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Depuis 2013, la signature électronique n’est plus obligatoire pour les factures électroniques
dès lors que des contrôles documentés et permanents sont mis en place par l’entreprise et
permettent d’établir une piste d’audit fiable entre la facture émise ou reçue et la livraison de
biens ou prestations de service qui en est le fondement. Il s’agit donc une occasion pour le
client du cabinet de simplifier ses procédures « numériques ».
Enfin, depuis le 1er janvier 2016, les entreprises doivent déclarer chaque mois leurs données
sociales sous format totalement nouveau « DSN – Déclaration Sociale Nominative ». Cela
suppose de vérifier que le logiciel de paie produise des déclarations conformes à cette
nouvelle norme.
Au Maroc, les nouvelles mesures introduites par les dernières dispositions fiscales de la loi
de finances 2016 ont généralisé l’obligation des télé-déclarations fiscales aux PME à
compter du 1er janvier 2016 et aux TPE à compter du 1er janvier 2017.
Les éditeurs de logiciels comptables ont développé des moulinettes entre leurs applications
et le site de l’administration fiscale. De nombreux autres apparaissent surfant sur cette vague
numérique et profitant de cette nouveauté.
L’expert-comptable est amené à effectuer une veille technique et informatique pour vérifier
la conformité de ces logiciels par rapport aux formats exigés par l’administration fiscale. Un
accompagnement « numérique » de l’ensemble de sa clientèle est indispensable pour réussir
ce passage, à l’instar de ce qui a été observé en France ces dernières années.
L'externalisation comptable et financière est une tendance lourde ces dernières années qui
consiste à confier tout ou partie de la gestion de la fonction à un prestataire expert-comptable
spécialisé.
83
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
L'obtention des bénéfices attendus en termes de rentabilité supposent une réelle maîtrise du
processus de traitement afin de maintenir une qualité optimale.
Pour y remédier, l’Institut Canadien des Comptables Agréés (ICCA) et l’American Institute
of Certified Public Accountants (AICPA), ont mis au point pour le bénéfice de leurs
membres, un service de certification de site web dénommé Web Trust.
La certification du site est matérialisée par l’affichage d’un sceau électronique Web Trust.
Ce sceau signifie que le site concerné respecte les normes fondamentales en matière de :
84
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Cette certification est assurée par des professionnels comptables et des auditeurs reconnus
comme des certificateurs indépendants. La certification porte sur l’exactitude et la fiabilité
de plusieurs types d’informations financières et non financières à la condition de respecter
des obligations en matière déontologique et de compétence.
Le label "Web Trust"est délivré en France par les professionnels de l'audit habilités par Web
Trust France. Le standard « Web Trust France » est le fruit de la réflexion de l'European
Consortium for Web Assurance and Trust (ECWAT).
Au Maroc, le terrain est encore vierge. Hormis les banques marocaines qui ont lancé en 2014
un système d’authentification pour la protection des détenteurs de cartes locales souhaitant
effectuer des paiements en ligne, aucun organisme ne propose la certification des sites web
malgré l’accélération de ce phénomène. De plus en plus de sites et applications en ligne
apparaissent sans qu’il y ait de « gendarme » qui puisse vérifier si les lois sont respectés,
notamment : Loi 15-95 formant code de commerce, Loi 31-08 relative à la protection des
consommateurs, Loi 53-05 relative à l’échange électronique de données juridiques, Loi 09-
08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à
caractère personnel.
Face à cet arsenal juridique assez riche, l’ordre des experts comptables marocain, qui
centralise à la fois les métiers d’expertise comptable et de commissariat aux comptes, devrait
à notre sens, tirer de l’expérience de ses homologues canadiens, américains ou français, pour
développer des missions identiques dans un pays où l’e-commerce commence à entrer dans
les mœurs, et où les experts comptables sont à la recherche de missions normées leur
permettant de se démarquer des comptables agréés dont l’organisation professionnelle a vu
le jour en 2015.
85
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
L’expert-comptable marocain a besoin, plus que jamais, d’imaginer, d’innover et d’être force
de proposition pour des missions à forte valeur ajoutée lui permettant de maintenir son label
Expert. Le monde du numérique favorisera sans doute cette évolution.
L’organisation dans la mission de tenue comptable revêt une importance cruciale. Dans le
cas des traitements délocalisés, elle est encore plus importante compte tenu des composantes
« Dématérialisation » et « distance ».
Donc, pour réussir l’externalisation, il faudrait industrialiser les process. A l’image d’une
opération industrielle de production, Il y a trois phases dans le traitement délocalisé de la
comptabilité :
- Soit par des transferts de fichiers entre les deux cabinets : les documents numérisés seront
déposés sur un emplacement partagé du serveur du cabinet client. Une synchronisation des
86
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
fichiers permet la mise à jour des dossiers au niveau de l’emplacement prévu à cet effet sur
le serveur du cabinet récepteur ;
- Soit par liaison VPN et TSE : Il n’y a pas de transfert des fichiers, les deux cabinets
travaillent sur la même base. Les fonctionnalités de la GED permettent de différencier les
documents par statut (numérisé, saisi, clôturés…). Le sous-traitant étranger aura un accès
personnalisé au portail intranet du cabinet et au logiciel comptable.
La numérisation est effectuée soit chez le cabinet donneur d’ordre soit chez le client final, ou
encore dans des centres spécialisés tel que SIGEDOC en France ou NEODATA au Maghreb.
Avant de commencer la numérisation des documents, il faut d’abord commencer par un tri
pour distinguer les documents comptables qui vont générer une écriture (factures, remises
bancaires, relevés…) des autres documents remis à titre d’information (devis, ticket de
guichets bancaires, bons de commandes…). Ce tri permettra d’une part d’assurer une
séquence numérique suivie des identifiants attribués par le système aux documents
comptables numérisés et aussi un classement électronique adéquat par nature de documents
(factures, relevés bancaires…).
A cette étape, on associe une étape de qualification qui permet d’assurer une meilleure
identification des documents dans la GED, de contrôler l’exhaustivité de la numérisation et
aussi de mettre à jour la base de données des tiers au niveau de la GED et du logiciel de
production.
Le cabinet peut aussi opter pour une plateforme virtuelle, intégrant dans son processus la
technique de l’OCR qui permet une saisie comptable automatique.
87
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Il faut dire que ces logiciels en ligne deviennent de plus en plus intelligents et leurs bases de
données plus élargie permettant une reconnaissance optique des caractères pour un
maximum de documents tiers. Nous avons assez développé dans la première partie de ce
mémoire la façon avec laquelle fonctionnent ces plateformes numériques.
L’externalisation de la saisie comptable sera suivie par une tâche de contrôle et de révision
des comptes.
Cette tâche de révision permet d’éviter les erreurs d’imputation et s’assurer de la bonne
comptabilisation des opérations dans les bons comptes concernés.
L’automatisation accrue des opérations de saisie permet de pousser les cabinets comptables
un peu plus loin dans la sous-traitance. En effet, un travail de révision des comptes peut être
externalisée étant donné que tout le dossier permanent d’un client, toutes les informations,
tous les échanges sont mutualisés.
Le sous-traitant peut procéder aux vérifications nécessaires pour la clôture des comptes, à
savoir :
Les points à voir sont constitués par les demandes d’informations manquantes dans le
dossier. Ils doivent être déclenchés le plus tôt possible pour ne pas bloquer la saisie pour
manque de documents (exemple : relevé bancaire manquant, liste des chèques émis, manque
88
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
documents de clôture…). Il faut vérifier la pertinence des points à voir avant leur
communication aux clients. Un document déjà communiqué et qui fait l’objet d’une
demande peut créer un problème de crédibilité du cabinet et à l’installation de doutes sur
l’efficience de l’organisation.
La création des points à voir peut être automatisée au niveau de la GED si celle-ci comprend
l’option de gestion des workflows.
Nous avons déjà vu dans la première parie que ces points à voir (PAV) peuvent avoir des
statuts différents pour garantir leur suivi (PAV créés, PAV refusé, PAV publié, PAV
répondu, PAV traité, PAV clôturé).
La clôture des PAV signifie que le dossier puisse être bouclé par le réviseur. Ce dernier peut
décider de clôturer un PAV sans réponse ou dont la réponse était insuffisante. Il peut
proposer de faire passer ce point en « Réserves ». L’expert-comptable signataire peut
consulter le cas échéant ces réserves et en tenir compte dans son attestation délivrée lors
d’une mission de présentation des comptes annuels s’il juge que ces réserves puissent avoir
un impact significatif sur la cohérence et la vraisemblance des comptes annuels.
L’avancement des points à voir (PAV) d’un dossier donné donne une visibilité inégalée à
l’expert-comptable sur l’avancement des travaux de clôture. En effet, le traitement de
l’ensemble des PAV et la clôture de la plupart d’entre eux vont lui permettre de décider du
moment de l’entretien annuel avec le client. Un système automatisé d’allers retours des
informations entre le donneur d’ordre et le sous-traitant, identique à celui abordé entre
l’expert-comptable et le réviseur dans une organisation interne lors de la première partie,
chapitre 3, section 4, permet in fine d’établir à partir du site externe, le projet de comptes
annuels dans un premier temps, et la liasse fiscale dans un second.
2.1 La sous-traitance
89
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Attention, malgré tous ces avantages indéniables, cette solution expose le cabinet au risque
de perte de contrôle sur sa clientèle. La base de données est confiée au sous-traitant qui, dans
le cas des applications d’hébergement virtuel, contrôle complètement les documents
exhaustifs de la clientèle du cabinet. Nous pouvons imaginer qu’en cas de litige sur le
paiement de la prestation à titre d’exemple, le cabinet comptable peut se voir refuser l’accès
aux documents de ses clients. Ce risque doit être maîtrisé par le cabinet à travers une
90
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
verrouillage juridique de son contrat avec ses prestataires, prévoyant également un système
de récupération périodique des documents par le cabinet après traitement ou une duplication
complète des documents sur un serveur virtuel indépendant. Ce sont des points importants à
étudier avant de s’engager dans une telle démarche.
La mise en place d'un centre de services partagés (CSP) qui consiste à mutualiser les
« fonctions supports » se développe de plus en plus.
La création d'un CSP pour le traitement de la comptabilité consiste à mettre en place une
entité juridiquement autonome centralisant sur un même lieu géographique, l'ensemble des
tâches comptables auparavant prises en charge au sein du cabinet.
Il semblerait qu'une entreprise accepte plus aisément un CSP qu’une sous-traitance car le
centre fait partie du groupe. Il ne s'agit pas du tout d'une externalisation ! La préférence pour
le CSP trouve sa source ici. Mais la tentation de cumuler les gains en efficacité processus
avec un taux de main d'œuvre inférieur demeure - et on constate des CSP en Pologne,
Roumanie, Espagne (nearshore) et aussi dans des sites plus lointains (offshore).
Nous pouvons imaginer un CSP physique ou même virtuel créé par plusieurs cabinets
d’expertise comptable réunis afin de mutualiser leurs charges de structure et de les rendre
variables : le CSP facturerait à chaque cabinet un prix variable en fonction du nombre de ses
dossiers, ou plutôt en fonction du nombre de pièces présentes dans la GED. Les outils
numériques permettent de répartir facilement les coûts pour chaque cabinet utilisateur de la
plateforme.
Il s’agit là d’une piste très intéressante à explorer dans le métier car les cabinets gardent
théoriquement le contrôle sur leurs dossiers. Afin d’éviter toute concurrence entre les
91
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
cabinets partenaires, il sera plus judicieux de monter ce projet avec des cabinets installés
dans d’autres régions ou d’autres villes.
La dépendance vis-à-vis d’un sous-traitant ou d’un éditeur de logiciel peut pousser le cabinet
d’expertise comptable à racheter ces entités.
Si en France, les cabinets numériques existent déjà et la saisie automatique facilitée par
l’arrivée de la facture électronique, la disparition de la saisie manuelle au Maroc n’est pas
pour demain même si des progrès importants sont à signaler en matière de télé-procédures.
Aussi, étant donné que l’informatique devient un élément stratégique chez la profession
comptable, bon nombre de cabinets ont intégré ou fusionné avec des éditeurs de logiciels. A
titre d’exemple, c’est un cabinet parisien qui était à l’origine du développement du logiciel
COALA qui a été cédé par la suite à CEGID.
92
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
c- L’élargissement de l’offre :
Le rachat d’un cabinet permet également d’élargir l’offre en produits et services et, partant,
d’accroître la satisfaction des clients.
2.4 La filialisation
Les évolutions récentes des textes ont donné lieu à l’ouverture de nouvelles missions et de
nouveaux marchés, propices au développement du concept de full service. C’est ainsi que
certaines missions et autres marchés ont été créés ou officialisés :
• maniement de fonds ;
Alors que la législation a grandement élargi le champ d’action possible des experts
comptables, ces derniers, selon l’étude 2014 de l’Observatoire de la profession comptable12
sont de plus en plus nombreux à considérer ces opportunités d’accroître leurs revenus et de
fidéliser les clients.
Un cabinet d’expertise comptable peut proposer, en son sein, la plupart des déclinaisons du
full service.
Créer une structure dédiée aux activités autres que l’activité traditionnelle nécessite des
moyens financiers, humains et matériels importants.
Cette organisation sera retenue par les experts comptables qui ont une véritable stratégie de
développement en la matière ; cette structure ad hoc permettant plus facilement
d’industrialiser l’offre à l’image de l’industrialisation réussie du processus comptable grâce
aux outils numériques de plus en plus développés, comme nous l’avons abordé tout au long
de ce mémoire.
12
Gestion des cabinets d'expertise comptable, CSOEC, septembre 2014, disponible sur www.boutique.experts-comptables.com
93
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Cette société ad hoc peut être une filiale du cabinet d’expertise comptable, ce qui permettra
au cabinet et à sa filiale de communiquer sur les liens entre les deux structures. En outre, un
professionnel de l’expertise-comptable peut être le dirigeant de cette nouvelle société.
- Concentre son activité sur ce qu’elle maîtrise réellement, en clair, sur son métier ;
- Confie la réalisation des autres tâches à des organisations indépendantes, qui
gravitent autour d’elle ;
- Assure la coordination de l’ensemble des firmes.
Dans le domaine de l’audit, cette organisation est déjà présente depuis des décennies et
s’étend sur un échelon international. La standardisation des normes d’audit sur le plan
international ayant aidé considérablement, ces structures connus historiquement sous le nom
de « Big Five » passé plus tard au « Big Four » après la disparition d’Arthur Andersen, sont
réellement plus nombreuses et présente dans des centaines de pays depuis la
mondialisation. Certaines d’entre elles ont même filialisé des activités de support à l’audit
grâce au développement du numérique. Des équipes d’auditeurs dans d’autres pays assistent
94
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Dans le domaine de l’expertise comptable, certains réseaux français sont présents déjà à
l’échelon national. Le développement du numérique a permis à certains cabinets
indépendants de tenter l’expérience à l’international avec l’ouverture de succursales ou de
filiales au Maroc ou en Tunisie. Mais, on ne peut parler encore de Réseau mondial compte
tenu d’une réglementation française spécifique et rigide à l’origine, d’une réticence
historique de l’ordre professionnel, et des différences dans les normes comptables,
notamment pour les TPE/PME.
Les efforts entrepris depuis le début de ce siècle pour une harmonisation comptable au
niveau européen et un rapprochement vers les normes américaines US/GAAP, devrait
permettre de faciliter l’ouverture de la profession vers d’autres horizons, surtout que les
outils numériques sont là pour accélérer cette ouverture.
L’ordre des experts comptables français a entrepris également dans ce sens un certain
nombre de réformes, parmi lesquelles l’ouverture de la profession aux structures étrangères
et notamment européennes.
Ces différentes formes juridiques ci-dessus peuvent avoir plusieurs établissements : bureau
secondaire, succursale pour les sociétés étrangères.
Dans ce contexte, nous allons assister sûrement dans les prochaines années à l’apparition
dans un premier temps de réseaux européens de cabinets d’expertise comptable, qui vont vite
chercher à s’implanter dans des pays ayant une proximité linguistique et réglementaire.
Enfin, depuis la loi Macron du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des
chances économiques, l’interprofessionnalité d’exercice est désormais possible entre les
professions juridiques et judiciaires et les experts comptables devant donc permettre
95
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
Pourquoi le Maroc ?
En raison de la proximité géographique, linguistique voire même culturelle surtout chez une
bonne partie des experts comptables marocains ayant acquis leurs diplômes en France.
Selon le ministère français des Affaires étrangères, le Maroc comptait, fin 2010, 41 129
personnes inscrites au registre mondial des Français établis hors de France ; un chiffre en
hausse de 5 % par rapport à 2009.Sur le continent africain, le royaume chérifien est le
premier pays d'accueil de la communauté française, devant l'Algérie (28 000 Français) et la
Tunisie (20 000). En 2013, on estimait déjà entre 60.000 à 70.000 Français qui vivent en
permanence sur le territoire marocain. 13
La présence économique française au Maroc, elle aussi, ne fait que s'affermir, tout en
gagnant en qualité. Avec près de 750 filiales et participations françaises en 2009, le
Royaume se confirme en tant que première destination des investissements directs français à
la fois dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient et sur le continent africain. Au
niveau des pays émergents, le Maroc compose un trio de tête avec la Chine et l'Inde.
13
http://www.leconomiste.com/article/883120-casablancaconsulat-de-francebrvisas-les-rendez-
vous-seront-adaptes-aux-besoinsbrientr
96
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.
collaboration accrue entre les entreprises marocaines et françaises, en vue d’assurer leur
développement sur le marché prometteur de l’Afrique.
Nous constatons, à travers ces chiffres, que l’intérêt de cette ouverture pour les cabinets
d’expertise comptables français est insoupçonnable. Cette ouverture leur permettra de
pouvoir accompagner leur clientèle (PME ou parfois même TPE) qui s'implante de plus en
plus à l'étranger grâce à la « numérisation » de l’économie. Ils pourront s’appuyer ainsi sur
un réseau professionnel étendu garantissant ainsi la compétitivité des pays d’accueil et le
maintien de la qualité des missions et de la standardisation des process mis en place.
Bref, si les experts comptables au Maroc n’ont pas été les précurseurs dans l’adoption du
«numérique», il leur revient maintenant de se mettre à niveau pour pouvoir intégrer les
évolutions à venir dans un domaine connaissant des innovations à un rythme exponentiel.
97
98
Conclusion Générale
N ous avons voulu à travers ce mémoire donner les principaux éléments de réflexion sur
La mise en place du cabinet numérique nécessite une réorganisation profonde à travers une
dématérialisation complète des supports de travail et de communication et une refonte des
processus métiers et des pôles de compétence sous le prisme du numérique.
Une fois ces défis relevés, le cabinet numérique peut innover en diversifiant ses missions et
en profitant des opportunités indéniables offertes par la digitalisation de l’économie. Il peut
s’ouvrir sur le monde extérieur à travers des politiques de coopération et d’intégration au-
delà de ses frontières en redéfinissant la notion de la proximité qui de facto devient
« virtuelle » et non plus géographique.
Dans ce sens, des expériences franco-marocaines ont déjà vu le jour lors de la dernière
décennie mais elles ont été dictées beaucoup plus par une recherche d’économies sur les
coûts de production à faible valeur ajoutée, que par une réelle volonté de coopération Nord-
Sud. La crise économique en Europe, conjuguée à l’inflation des salaires au Maroc ont
exercé une pression énorme sur les coûts de transfert, sans parler de la déferlante vague des
solutions de saisie automatique en ligne, véritable concurrence aux sous-traitants de saisie
comptable au Maroc.
A notre avis, les mentalités doivent changer et cette relation de donneur d’ordre à son sous-
traitant doit évoluer pour devenir confraternelle et solidaire créant ainsi des synergies face au
nouveau modèle économique actuel prenant en compte la disparition progressive de la saisie
comptable et la nécessaire diversification des activités. La levée des frontières apporte une
flexibilité inégalée. Les compétences sont à chercher parfois ailleurs. Les clients aussi. Les
missions également.
99
Conclusion Générale
A l’instar des grands cabinets d’audit internationaux, l’expertise comptable aura son réseau
transfrontalier. Les opportunités de développement et de croissance deviennent délimitées
par la notion de l’espace géographique que la révolution numérique fait disparaître. Le
cabinet 100% numérique, qui est une réalité aujourd’hui en France, se place déjà dans cette
configuration.
En effet, s’il y a quelques années, l’idée d’un cabinet 100% numérique semblait saugrenue,
cela est considéré aujourd’hui comme une évidence. Preuve en est que le dernier Congrès de
l’Ordre des Experts Comptables tenu à Paris a choisi - pour marquer les esprits - à l’occasion
de son 70ème anniversaire, « l’expert-comptable numérique » comme thème du congrès. Les
mots d’ordre ont été : l’expert-comptable contemporain, innovant et entrepreneur :
contemporain par sa capacité à adapter ses missions traditionnelles ; innovant par sa volonté
de développer de nouvelles missions ; et enfin entrepreneur par l’amélioration du pilotage de
son cabinet pour la meilleure organisation numérique possible.
Dans quelques années, les dernières barrières de résistance s’effondreront et les experts
comptables se verront contraints d’affronter cette réalité qu’est le numérique. Ils feront
mieux de s’y préparer dès maintenant afin d’anticiper les changements à l’œuvre ou à venir,
y compris les changements climatiques.
« L’expert-comptable 3.0 n’est plus un mythe mais une réalité aujourd’hui » selon Monsieur
Stéphane COHEN, président du conseil régional de l’ordre de Paris Ile de France. Le cabinet
numérique de demain est déjà en marche.
100
Bibliographie
Bibliographie :
OUVRAGES PROFESSIONNELS
101
Bibliographie
Guides pratiques
Guide pratique sur Gestion des cabinets d’expertise comptable – OEC – Edition
2014, 201 pages
Guide pratique sur l’Audit et expertise comptable - Face au big bang numérique et
aux enjeux démographiques ; éditions : Institut Xerfi 2014.
Guide pratique sur le bon usage du Cloud Computing par les cabinets d’expertise
comptable – OEC – Edition 2014, 91 pages.
102
Bibliographie
103
Bibliographie
Revue SIC N° 341 Juin 2015 - L’expert comptable numérique : les grandes
conférences du 70ème congrès, pages de 8 à 17.
Revue Finance et Gestion N° 315 Janvier 2014 : l’économie numérique, pages 26
à 50
Revue SIC N° 338 Mars 2015 - 70e congrès de l’ordre : l’expert comptable
numérique, pages 14 à 15.
Revue La Profession Comptable Janvier 2015 : Surfer sur la vague numérique,
pages 22 à 24.
Revue SIC N° 333 octobre 2014 - Expertpass : la carte d’identité numérique de
l’expert comptable, – pages 25 à 26.
Revue SIC N° 332 septembre 2014 – Ecosystème numérique, identité repensée : la
nouvelle stratégie web de l'Ordre, pages 19 à 20.
Revue internet octobre 2014 : Actuel Expert Comptable – La fracture numérique
touche l’expertise, 2 pages.
Revue internet : Tendance Droit N° 2 Octobre 2012 : La stratégie digitale des
professionnels du chiffre et du droit, 22 pages.
ENQUETES ET SEMINAIRES :
Enquête de mai 2015, réalisée par le Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts
Comptables, portant sur : le numérique dans la profession comptable.
Enquête janvier 2014, réalisée par Ernst and Young sur : la dématérialisation des
factures de fournisseurs.
Séminaire organisé en octobre 2010 par l’Ordre des Experts Comptables Marocain
sur: Expert comptable 2.0 : Prospectives et Réalités ; Animateur : M. Taieb
DEBBAGH
104
Bibliographie
: www.impots.gouv.fr/portal/static
: www.tendancedroit.fr/
: www.net-entreprise.fr
105
ANNEXES
Annexes 1/48
ANNEXES
ANNEXE 1
Une enquête menée en 2016 qui porte sur « Les utilisations concrètes du
numérique au sein des cabinets d’expertise comptable marocains».
Fiche D’IDENTITE
Noms, Prénoms/Raison
sociale :…….….…….………………………………………….………………….……………
Profession/but social
:……………………………………………………………..…………………..……………………
Employeur :
……………………………………………………………………….…………...…….………………..…….
Adresse de résidence
permanente:……………………………………………….……………....………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
………..
………………………………………………………………………………………………………………………
………..
Annexes 2/48
ANNEXES
L’EQUIPEMENT INFORMATIQUE :
Ordinateur portable
Smartphone
Ordinateur fixe
Terminaux serveurs
Scan portatif
Tablette
Imprimante portative
Oui
Non
Si oui, lequel
…………………………………………………………………………………
………
Un serveur externe
Le cloud
Autre.
Annexes 3/48
ANNEXES
A votre nom pour que vos clients puissent vous contacter en direct.
Oui
Non
6. Avez-vous recours à la dématérialisation comptable dans votre
organisation ?
Oui
Non
Gains de temps
Economies
Ecologie
Rapidité
Annexes 4/48
ANNEXES
………………………………………………………………………………………….
.
…………………………………………………………………………………………
………
Annexes 5/48
ANNEXES
ANNEXE 2
Fiche Signalétique
Dossier
Annexes 6/48
ANNEXES
ANNEXE 3
Annexes 7/48
ANNEXES
ANNEXE 4 :
Fiche D’IDENTITE
Noms, Prénoms/Raison
sociale :…….….…….………………………………………….………………….……………
Profession/but social
:……………………………………………………………..…………………..……………………
Employeur :
……………………………………………………………………….…………...…….………………..…….
Adresse de résidence
permanente:……………………………………………….……………....………………………
………………………………………………………………………………………………………………………
………..
………………………………………………………………………………………………………………………
………..
(prendre photocopie)
Annexes 8/48
ANNEXES
Régime de TVA :
Forme juridique :
Moins de 10
De 10 à 50
Plus de 50
Parmi vos collaborateurs combien sont chargés : (indiquez le nombre)
De la gestion :
De l'administration
Autres, précisez :
Quels sont les modes de gestion proposés à vos clients? (sélectionnez plusieurs si besoin)
Classique
Alternatif
Multi-gestion
Autres, précisez
Oui
Non
Si oui, quels services vous propose cette plateforme? (sélectionnez plusieurs si besoin)
Plateforme IT
Analyse et recommandations de marchés
Ressources humaines
Administration
Juridique
Autres, précisez
Annexes 9/48
ANNEXES
Gestion
Constitution et administration de sociétés
Produits financiers, notamment dérivés et/ou structurés
Assistance juridique et fiscale
Autres, précisez
ANNEXE 5 :
Madame, Monsieur,
Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez témoignée lors de notre
dernier entretien en envisageant de nous confier en qualité d'expert-comptable une
mission de présentation des comptes annuels de votre entité pour l'exercice dont la
clôture est fixée au 31/12/2016.
1. VOTRE ENTITÉ
- activité principale :
- date de création : 01/01/2012
- exercice social ou date de clôture : 31/12/2016
- chiffre d'affaires : 32 000 €
Annexes 10/48
ANNEXES
2. NOTRE MISSION
La mission que vous envisagez de nous confier sera effectuée dans le respect des
dispositions de la norme professionnelle du Conseil Supérieur de l'Ordre des Expert-
Comptables applicable à la mission de présentation de comptes et des textes légaux
et réglementaires applicables aux professionnels de l'expertise comptable que nous
sommes tenus de respecter.
Nous nous permettons d'attirer votre attention sur le fait que conformément à l'article
L 123-14 du Code de commerce, les comptes annuels doivent être réguliers, sincères
et donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
votre entité. Vous restez ainsi responsables à l'égard des tiers de l'exhaustivité, de la
fiabilité et de l'exactitude des informations comptables et financières concourant à la
présentation des comptes ainsi que des procédures de contrôle interne concourant à
l'élaboration de ces comptes. Cela implique notamment le respect des règles
applicables à la tenue d'une comptabilité en France et du référentiel comptable
applicable à votre secteur d'activité.
La mission est conclue pour une durée d'une année correspondant à l'exercice
comptable. Pour la première année, la durée de la mission couvre la période comprise
entre la date d'effet de la lettre de mission (à savoir votre date de début d'activité pour
les créateurs d'entreprise ou la date d'ouverture de votre exercice comptable pour les
entreprises déjà en activité) et la date de clôture de l'exercice comptable, date
d'échéance du contrat.
Annexes 11/48
ANNEXES
La mission est renouvelable chaque année par tacite reconduction, sauf dénonciation
par lettre recommandée avec accusé de réception trois mois avant la date de clôture
de l'exercice comptable.
Nos travaux consisteront à vous assister pour la clôture des comptes et leur
présentation d’ensemble ; ils comprennent notamment :
Ils ont pour objectif de nous permettre d'exprimer une assurance de niveau modéré
sur la cohérence et la vraisemblance des comptes annuels (ou intermédiaires).
Annexes 12/48
ANNEXES
Nous vous précisons que nous sommes juridiquement redevables d'une simple
obligation de moyens. Par conséquent, la vérification des écritures et leur
rapprochement avec les pièces justificatives sont effectués par notre cabinet
uniquement par épreuves, et ne portent donc pas sur l'appréciation de la légalité et de
la fiabilité des documents présentés.
Nos relations seront réglées sur le plan juridique tant par les termes de cette lettre
que par les conditions générales établies par notre profession ainsi que par un
tableau de répartition des obligations respectives entre votre entité et notre
cabinet afin de réaliser cette mission dans des conditions optimales .
Tout aménagement devant éventuellement être apporté aux missions définies ci-
dessus sera préalablement arrêté d'un commun accord et fera l'objet d'un avenant
à la présente lettre de mission.
2.5. Honoraires
Ils prennent effet à compter de la date d'effet de notre lettre de mission. Une
facture de rattrapage pourra ainsi être établie entre la date de signature de la
présente lettre de mission et la date d'effet de notre lettre de mission. En fin
d'exercice en fonction du volume d'activité définitivement connus, une
régularisation des honoraires sera facturée.
Annexes 13/48
ANNEXES
Adil ZIOUZIOU
Le client
Alae AMMOR
Annexes 14/48
ANNEXES
ANNEXE 6
Cher client,
Nous faisons suite à votre inscription, dont nous vous remercions, et vous prions de bien
vouloir trouver ci-dessous les renseignements nécessaires pour vous connecter au portail
sécurisé mis à votre disposition.
Selon la version de votre navigateur internet, vous obtenez l’un ou l’autre des écrans
d’identification.
Après authentification, vous arrivez sur la page d’accueil du portail qui vous permet
d’accéder aux actualités communes à tous les clients. Ces actualités sont enrichies en
permanence et une vidéo hebdomadaire vous présente une synthèse des nouveautés.
Nous vous invitons à consacrer 5 minutes par semaine à ces actualités qui vous informeront
utilement pour la gestion de votre entreprise.
Pour l’instant seules les informations communiquées lors de votre inscription en ligne sont
disponibles. La base s’enrichira de nos échanges et productions ultérieures qui y seront
stockés et vous seront accessibles à tout moment.
Nous vous remercions de vous familiariser avec cet outil que vous ne manquerez pas
d’apprécier compte tenu de sa simplicité d’usage et des fonctionnalités qui vous sont
offertes.
Nos équipes sont à votre disposition pour vous permettre de vous approprier les outils que
nous mettons à votre disposition. L’objectif fixé est de vous permettre de disposer
d’instruments de gestion afin de piloter au mieux votre activité et ce, en toute autonomie
sans vous déposséder de vos supports au format papier.
Annexes 15/48
ANNEXES
ANNEXE 7
Annexes 16/48
ANNEXES
Annexes 17/48
ANNEXES
ANNEXE 8
ETAT D’INVENTAIRE
INVENTAIRE au 31.12.2015
Marchandises – Matières premières - Emballages
TOTAL HT
Fait le : ____________________________
CACHET
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ANNEXES
ANNEXE 9
Ecrans de qualification
Annexes 19/48
ANNEXES
ANNEXE 10
Investissements et financements :
Installation climatisation
Double vitrage sur balcon 1000
Informatique : switch 16 – 24 ports 1200
Informatique : 10 stations 50
Informatique : 5 écrans 24 " 16/10 ème 4000
Informatique : 5 écrans complémentaires 965
Informatique : 10 souris 965
Informatique : 10 cordons RJ 47
Informatique : 10 claviers 32
184
Informatique : 10 web cam 87
Informatique : 10 casques 63 63
Informatique : 1 imprimante laser
2 Téléphones Skype 63
Equipement complet 6 postes 6000
Equipement complet 6 postes 6000
Equipêment complet 6 postes 6000
Equipement complet 6 postes 6000
Total des investissements à réaliser 8 294 10 082 6 000 6 000 6 000
Immobilisations existantes 8 294 10 082 6000 6000
Total des immobilisations 8 294 18 376 24 376 30 376 36 376
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ANNEXES
Annexes 21/48
ANNEXES
Annexes 22/48
ANNEXES
Charges de personnel 22200 19% 41592 30% 75360 34% 105600 24% 135840 21%
Dotations aux 1994 2% 5516 4% 7264 3% 8561 2% 7041 1%
amortissements
Total des charges 33554 29% 59588 43% 96804 44% 133381 30% 164601 25%
d'exploitation
Résultat d'exploitation 81646 71% 78892 57% 125196 56% 304619 70% 489399 75%
Résultat courant 81646 71% 78892 57% 125196 56% 304619 70% 489399 75%
Impôt sur les 24494 21% 23668 17% 37559 17% 91386 21% 146820 22%
bénéfices
Résultant de 57152 50% 55224 40% 87637 39% 213233 49% 342579 52%
l’exercice
Annexes 23/48
ANNEXES
Marge globale 115200 100% 138480 100% 222000 100% 438000 100% 6450 100
00 %
Charges externes 8860 8% 11980 9% 13180 6% 18220 4% 1942 3%
0
Valeur ajoutée 106340 92% 126500 91% 208820 94% 419780 96% 6345 97
80 %
Impôts et taxes 500 0% 500 0% 1000 0% 1000 0% 2300 0%
Charges de 22200 19% 41592 30% 75360 34% 105600 24% 1358 21
personnel 40 %
Excédent brut 83640 73% 84408 61% 132460 60% 313180 72% 4964 76
d'exploitation 40 %
Dotations aux 1994 2% 5516 4% 7264 3% 8561 2% 7041 1%
amortissements
Résultat courant 81464 71% 78892 57% 125196 56% 304619 70% 4893 75
99 %
Impôt sur les 24494 21% 23668 17% 37559 17% 91386 21% 1468 22
bénéfices 20 %
Résultat de 57152 50% 55224 40% 97637 39% 213233 49% 3425 52
l'exercice 79 %
Capacité 59146 51% 60740 44% 94901 43% 221794 51% 3496 53
d'autofinancemen 20 %
t
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ANNEXES
Capacité d'autofinancement
La capacité d'autofinancement sur la période :
Ratios d’exploitation
Charges 8% 9% 6% 4% 3%
externes
Impôts et taxes 0% 0% 0% 0% 0%
Charges de 19% 30% 34% 24% 21%
personnel
Dotations aux 2% 4% 3% 2% 1%
amortissements
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ANNEXES
Seuil de rentabilité
Point mort 105 jours 155 Jours 157 Jours 110 Jours 91 JOURS
(jours)
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ANNEXES
Annexes 27/48
ANNEXES
Plan de financement
Annexes 28/48
ANNEXES
Ratios de structure
Annexes 29/48
ANNEXES
ANNEXE 11
Annexes 30/48
ANNEXES
ANNEXE 12
Dans le but d’améliorer nos prestations et notre qualité de service, nous vous
remercions de bien vouloir consacrer quelques instants à compléter et à nous
retourner ce formulaire.
Votre Votre
nom : entreprise :
Votre
fonction :
TA A PA PTA
Nous savons vous écouter □ □ □ □
Nous sommes disponibles et réactifs □ □ □ □
Nous respectons les délais □ □ □ □
Nous vous conseillons □ □ □ □
Nous vous donnons l’impression de bien connaître votre
□ □ □ □
entreprise
TA : tout à fait d’accord A : d’accord PA : peu d’accordPTA : pas du tout d’accor
Commentaires
Annexes 31/48
ANNEXES
Commentaires
Annexes 32/48
ANNEXES
Vos besoins
Souhaiteriez-vous recevoir un flash d’informations gratuit par mail ?
Oui Non Sans opinion aujourd’hui
Si oui, sur quels sujets en particulier ?
Par quels principaux moyens souhaitez-vous être informé régulièrement sur les
missions nouvelles et les différents services proposés par le cabinet ?
Plaquette papier Mail Rendez-vous de présentation
Oui Non
Si oui, quelles sont les prestations apportées par ces cabinets que vous souhaiteriez
nous voir mettre en place pour vous ?
Annexes 33/48
ANNEXES
Avez-vous le sentiment que nous sommes pour votre entreprise qu’un fournisseur :
Comme les
Obligé Utile Indispensable
autres
Avez-vous préconisé notre cabinet à certaines de vos relations ?
Annexes 34/48
ANNEXES
ANNEXE 13
Le présente travail se propose d’étudier les logiciels de comptabilité en ligne les plus
fréquents, à savoir : Zervant, ComptaCom, Zefyr, Yooz.
Cette étude comporte trois niveaux d'analyse : le fonctionnement, les spécificités, les
tarifs.
Annexes 35/48
ANNEXES
I. Zervant
1.1 Présentation :
Il permet de suivre les frais de déplacement, le temps consacré aux différents projets,
créez des relances personnalisées et facturez facilement des clients directement
depuis l’application.
Il propose aussi des modèles de devis, la possibilité de colliger les avis de vos clients
pour connaître leur niveau de satisfaction, des rapports comptables et de suivi
d’activités ; ainsi qu’un builder pour créer une page web et présenter les produits ou
services.
1.2 Fonctionnalité :
Zervant est une plateforme qui centralise l’ensemble des informations liées à
la comptabilité, de la création d’une base de données client à la facturation des
services, mais aussi le monitoring de toutes vos activités.
Zervant utilise ainsi un cryptage SSL (connexion avec le standard “https”) pour
assurer leur protection et une sauvegarde automatique quotidienne des données
Annexes 36/48
ANNEXES
financières. De plus, celles-ci sont stockées sur le Cloud ce qui évite le risque de
perte.
Dans le cas ou le client utilisait une autre application pour suivre sa comptabilité,
Zervant permet d’importer les bases de données clients et produits (au format csv).
1.3 Spécificités :
1.4 Tarifs :
• Une version freemium de 30 jours qui vous donne accès aux fonctionnalités
de base. Après 30 jours, la facturation est désactivée.
Annexes 37/48
ANNEXES
• Une offre “Équipes” pour 35€ par mois (ou 29,90€ avec un forfait annuel) qui
confère un accès à la plateforme pour 2 à 5 utilisateurs.
• Enfin, une version tout “illimitée” pour 75€ par mois (ou 64,90€ avec un
forfait annuel).
L’obtention des devis clients en lignes. Il n’assure pas la gestion des immobilisations.
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ANNEXES
II. Compta.Com
2.1Présentation :
• L’innovation technologique,
• La responsabilisation des collaborateurs,
• Une politique marketing et commerciale offensive.
2.2 Fonctionnalité :
Annexes 39/48
ANNEXES
Une gestion de trésorerie est aussi possible grâce Compta.com, ce vous permet de
contrôler votre situation financière en temps réel, d'intégrer vos relevés bancaires et
de suivre vos échéanciers.
2.3 Spécifications :
2.4 Tarifs
• Modèle freemium.
• Version gratuite : 0€ /mois, fonctions basiques, sauvegardes & mises à jour.
Version payante : 15€ /mois, toutes les fonctionnalités avancées.
Annexes 40/48
ANNEXES
Le client peut bénéficier de la marque Compta.Com Un logiciel qui est disponible seulement en une seule
et de la clientèle de la franchise. langue (Français).
Compta.Com permet une prospection Il ne peut pas déchiffrer des factures en Anglais.
commerciale en ligne.
Il n’assure pas la gestion des immobilisations.
Compta.Com permet la mutualisation des achats.
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ANNEXES
III- Zefyr
3.1 Présentation :
Zefyr permet un suivie de l’activité en direct depuis les tableaux de bord, l’édition
rapide et facile de tous les documents comptables en ligne.
Le bénéficiaire pourra profiter du module de gestion des salariés pour centraliser les
notes de frais et gérer les salaires. Gérer les commerciaux et les clients depuis le
CRM de Zefyr inclus.
Zefyr permet aussi de suivre l’inventaire en ligne et le transfère automatique des
commandes en entrées de stocks.
3.2 Fonctionnalité :
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ANNEXES
3.3 Spécifications :
3.4 Tarifs :
Zefyr offre deux versions, une version gratuite, et une version payante. Les tarifs de
la version payante de Zefyr varient en fonction chiffre d'affaires.
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ANNEXES
Annexes 44/48
ANNEXES
IV – YOOZ :
4.1 Présentation :
Cet outil permet de scanner les factures ainsi que d'autres documents
comptables, de les enregistrer puis de les valider, de les exporter vers le logiciel
comptable préféré, et enfin de les retrouver aisément pour les consulter à n’importe
quel moment.
4.2 Fonctionnalité :
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ANNEXES
4.3 Spécifications :
4.4. Tarif :
Annexes 46/48
ANNEXES
Yooz comprend un scanner intégré, qui permet de Un logiciel qui est disponible seulement en une seule
numériser ou de capturer tout type de documents. langue (Français).
Le logiciel assure une reconnaissance automatique Il ne peut pas déchiffrer des factures en Anglais.
des données. Il n’assure pas la gestion des immobilisations.
Il permet de créer les demandes d'achat.
Annexes 47/48
ANNEXES
Gestion de la trésorerie. X
Suivi du temps. X X X X
Après avoir comparé de nombreux logiciels et outils de gestion, nous avons choisi
Zervant comme étant le logiciel le plus performant pour la comptabilité, la gestion
commerciale et la paie. C’est le seul, qui offre toutes les qualités fonctionnelles et
techniques : démarrage immédiat, utilisation ultrasimple, étendue des fonctionnalités,
accessible partout, rapidité de navigation, sauvegardes et mises à jour automatiques,
sécurité totale.
Idéal pour les créateurs d'entreprises : Zervant sera le meilleur allié pour piloter
l’entreprise dès le début, via les tableaux de bords.
Zervant est :
• Une extension pour créer une page internet qui servira de vitrine à vos
produits ou services.
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