0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
360 vues166 pages

Cabinet Numérique : Dématérialisation et Performance

Transféré par

Ali Afir
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
360 vues166 pages

Cabinet Numérique : Dématérialisation et Performance

Transféré par

Ali Afir
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Sommaire

Sommaire
Préambule

Liste des abréviations

Note synthèse 1

Introduction 4

PREMIERE PARTIE : mise en place du cabinet numérique 9

Chapitre I : L'organisation dématérialisée du cabinet numérique 11

Section 1 : Etat des lieux de l’économie numérique en France et au Maroc : 11

1.1. Développement du Web 11

1.2 Position de la profession comptable 12

1.3 L’administration fiscale face au numérique 13

1.4 Les organismes sociaux face au numérique 14

1.5 Le guichet unique face au numérique 15

Section 2 : Analyse des menaces et opportunités pour la dématérialisation 16

2.1. Les menaces de la dématérialisation 16

2.2. Les opportunités de la dématérialisation 17

Chapitre II – La dématérialisation des supports de travail du cabinet : une organisation


collaborative 18

Section 1 : Mise en place d’un système d’information collaboratif 18

1.1 Gestion Electronique des Documents (GED) 18

1.2 Portail intranet 19

1.3 Logiciels de production en mode SaaS 19

1.4 Échange de Données Informatisé et Echange de Formulaires Informatisé 20

I
Sommaire

Section 2 : Mise en place d’une organisation numérique mutualisée 21

2.1. Base de données clients partagée entre collaborateurs 21

2.2. Forums d’échanges intra-cabinet et cabinet-clients 22

2.3. Accès distants collaborateurs et clients 22

2.4. Formations en e-learning collaborateurs et clients 23

Section 3 : la dématérialisation des dossiers de travail 23

3.1. La révision assistée par ordinateur 23

3.2 Le dossier de travail numérique 23

3.3. Dossier permanent et dossiers de l’exercice 24

Chapitre III – Les processus et les pôles de compétence dans un cabinet


numérique 25

Section 1 : Gestion des prospects 26

1.1 La prospection en ligne 26

1.2 Les devis et lettres de mission en ligne 26

1.3. Statistiques sur les prospects non concrétisés et gestion des relances 27

Section 2 : Phase de collecte des informations 28

2.1 Numérisation des documents comptables reçus des tiers 28

2.2. Télécollecte directe des documents comptables créés par les clients 29

2.3. Télécollecte des relevés bancaires 30

2.4. Liaisons numériques entre documents bancaires 31

2.5. Collecte en ligne des documents d’inventaire 32

Section 3 : Phase de traitement des informations collectées 33

3.1. Lecture optique des documents numérisés et leur qualification sur le portail 33

3.2 Saisie automatique des pièces comptables sur logiciels en mode SaaS 34

3.3 Les demandes des points en suspens vis des outils numériques 36

II
Sommaire

3.4 La supervision et la révision dématérialisées 37

Section 4 : Phase de restitution au client des livrables 37

4.1. Présentation d’un projet de comptes annuels à valider en ligne 37

4.2 Finalisation électronique des arbitrages et des options retenues : 38

4.3 Remise définitive du dossier numérique comptable, fiscal et social 39

4.4 L’archivage électronique 39

Conclusion de la première partie

DEUXIEME PARTIE : Pilotage d’un cabinet numérique : contraintes et solutions


pratiques 42

CHAPITRE I : Gestion des ressources humaines dans un cabinet numérique 44

Section 1 : Recrutement de profils adaptés et E-recrutement 44

Section 2 : Formation permanente et régulière des collaborateurs : E-Learning 45

Section 3 : Réticence au changement et au partage des informations 46

Chapitre II : Gestion commerciale et marketing dans un cabinet numérique 46

Section 1 : Inadaptation du processus numérique avec une clientèle TPE classique 46

Section 2 : Difficulté de commercialisation des solutions numériques 47

Chapitre III : Gestion informatique dans un cabinet numérique 49

Section 1 : Choix délicat du mode de gestion : en interne ou infogérance 49

Section 2 : Relation de dépendance cabinet – prestataire (ou responsable SI) 51

Section 3 : Choix entre une multitude de solutions techniques viables 52

Section4 : Risques liés à la sécurité numérique 52

Chapitre IV : Gestion financière du cabinet numérique 53

Section 1 : Etude de la faisabilité économique du projet de numérisation 53

Section 2 : Recherche des sources de financements 56

2.1. Pour l’implantation d’un nouveau cabinet numérique 56

2.2 Pour La transformation d’un cabinet existant 57

III
Sommaire

Conclusion de la deuxième partie

TROISIEME PARTIE : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet


numérique 59

Chapitre I – Impact de la dématérialisation sur les leviers de performance du


cabinet 60

Section 1 : Amélioration de la qualité des missions 60

1.1 Etablissement de dossiers de gestion analytiques et personnalisés 60

1.2 Etablissement de bilans prévisionnels périodiques 61

1.3 Mise en place de tableaux de bord d’activité et de rentabilité en ligne 63

Section 2 : Une communication interne/externe traçable et régulière 64

2.1 Mutualisation des outils de travail entre collaborateurs en temps réel et en tout endroit 64

2.2 Historisation et traçabilité des comptes rendus clients 65

2.3. Diffusion de toutes les informations cabinet/clients via la GED partagée 66

2.4. Transparence avec les clients sur le degré d’avancement de leurs dossiers 67

2.5. Traçabilité sur le portail des envois déclaratifs EDI/TDFC 69

2.6. Historisation et mutualisation des dons de conseil 70

Section 3 : Effet de la dématérialisation sur la productivité 71

3.1 Gains de productivité à travers l'automatisation des tâches et la mutualisation 71

des informations

3.2 Confort de travail et simplicité d’utilisation 72

3.3 Services supplémentaires aux clients 73

Chapitre II : Développement interne du cabinet : fidélisation de la clientèle et


développement de nouvelles missions. 75

Section 1 : Amélioration de la relation client 75

1.1 Une meilleure image de marque cabinet 75

1.2 Questionnaires de satisfaction en ligne. 76

1.3 Customer Relationship Management : marketing personnalisé et automatisé 77

IV
Sommaire

Section 2 : Nouvelles Missions de conseil : Full Service 78

2.1 Mise en place d’une GED interne chez les clients 78

2-2- Optimisation de l’organisation informatique des clients 80

2-3- Sous-traitance de la gestion de facturation et de la trésorerie 82

2.4 Certification des sites web (web trust) 83

Chapitre III : Développement externe du cabinet numérique 85

Section 1 : Externalisation de la production comptable du cabinet 85

1.1 Centres de numérisation, de tri et de qualification des pièces comptables 85

1.2 Plateformes externes de saisie comptable manuelle ou automatique 86

1.3 Cellule de contrôle et révision des comptes et d’établissement de projets de bilan 87

1.4 Etablissement externe des liasses fiscales 88

Section 2 : Alliances diverses entre cabinets d’expertise comptable 88

2.1 La sous-traitance 88
2.2 Les centres de services partagés 90
2.3 Fusion entre cabinets 91
2.4 La filialisation 92
2.5 Les cabinets en réseau 93

Conclusion de la troisième partie : Opportunités de collaboration entre cabinets français et


marocains

Conclusion générale 97

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXES

V
Préambule

NOTE AUX EXAMINATEURS

Lors de la rédaction de ce mémoire et à l’issue d’une réflexion approfondie sur les objectifs
et la finalité de ce travail, nous avons décidé de réorganiser les grandes parties de ce
mémoire par rapport à la notice.

En effet, et afin d’apporter plus de cohérence dans le déroulement méthodologique du


mémoire, nous avons inversé la deuxième et troisième partie. Nous avons convenu qu’il
était plus cohérent de traiter les difficultés et les contraintes rencontrées dans le pilotage
d’un cabinet numérique, avant de se lancer dans une optique de croissance aussi bien
interne qu’externe du cabinet numérique.

Ainsi, dans la troisième partie, nous avons introduit la notion du Full Service. Nous lui avons
consacré la deuxième section du deuxième chapitre. Il s’agit là d’une actualité brulante de
la profession que nous ne pouvons laisser passer dans le cadre de ce mémoire.

Aussi, et dans un souci de simplification et de spécialisation, nous avons enlevé les points
qui concernaient la gestion de la paie en mode numérique. Nous avons ainsi enlevé la
télécollecte et le télétraitement de la paie dans le troisième chapitre de la première partie.

Enfin, quelques ajustements mineurs ont été apportés aux sections afin de tenir compte de
cette réorganisation. Nous avons ainsi regroupé certains points peu significatifs ou
présentant des risques de redondance. A titre d’exemple, « les opportunités de
collaboration entre cabinets français et marocains » à laquelle toute une section a été
accordée lors de la notice, se trouve intégré comme un sixième point parmi les diverses
alliances possibles entre cabinets d’expertise comptable, dans la deuxième section du
troisième chapitre de la dernière partie du mémoire.

VI
Liste des abréviations

Abréviation Désignation

ASP : Application Service Provider

CA : Chiffre d’Affaires

CFE : Centre de Formalité des Entreprises

CGI : Code Général des Impôts

CRI : Centre Régional d’Investissement

CRM : Customer Relationship Management

DE : Dossier d’Exercice

DSN : Déclaration Sociale Nominative

EDI : Échange de Données Informatisé

EFI : Échange de Formulaire Informatisé

ERP Enterprise Resource Planning

IAAS : Infrastructure As A Service

ICR : Intelligent Character Recognition

GED : Gestion Documentaire Electronique

IR : Impôt sur le Revenu

IS : Impôt sur les sociétés

MAD : Marocain dirham

MOOC: Massive Online Open Course.

NTIC : Nouvelles Technologies des Informations et de Communications

OCR : Optical Character Recognition

PAAS Platform As A Service

PAV : Points A Voir

PME : Petites et Moyennes Entreprises

RAO : Révision Assistée par Ordinateur

SaaS: Softward as a Service

SI : Système d’Information

TIC : Technologies de l’Information et de la Communication

TPE : toutes petites entreprises

TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée

VII
1
Note de synthèse

L a révolution numérique est en train de bouleverser l'expertise comptable et modifier les

méthodes de travail et l'organisation des cabinets.

Afin d’assurer leur pérennité, ces derniers doivent donc s’adapter aux mutations incessantes
de leur environnement. La connaissance des domaines couverts par les technologies et les
applications d’échanges et de transferts de données et d’informations dématérialisées est
essentielle, pour de ne pas aborder ces changements comme un mal nécessaire, mais plutôt
d’être convaincu qu’il s’agit d’outils et d’une organisation pour gagner et se constituer
d’importantes opportunités de développement de missions de conseil.

Ces objectifs ne peuvent être atteints que si le processus de la dématérialisation réussisse au


sein du cabinet permettant ainsi de lever tous les freins psychologiques, sociaux, techniques
et financiers. Un vrai cabinet numérique naîtra, et les opportunités de développement
s’accéléreront et deviendront illimitées et sans frontières.

A l’instar des banques, des compagnies aériennes, des agences de voyages…, qui ont pu
développer des solutions professionnelles à distance leur procurant d’importantes sources de
revenus, les cabinets comptables pourront adopter une démarche de numérisation et
dématérialisation du cabinet d’expertise.

Marketing personnalisé ou CRM (Customer Relationship Management), devis instantanés en


ligne, lettres de mission en ligne, prise de connaissance des entreprises à distance,
numérisation de tous les flux entrants et sortants, automatisation de la saisie, télé envoi
d’arrêtés comptables, paie en ligne, télé conseil…autant de techniques permettant au cabinet
d’offrir une autre alternative réelle et efficace à des chefs d’entreprises de plus en plus
sceptiques à des rendez-vous d’entretien et de production sans fin, à des entrepreneurs
mordus de technologie, à des directeurs financiers ou chefs comptables ayant besoin de
réponses précises et instantanées et enfin à des investisseurs souhaitant faire des
consultations d’experts rapides et efficaces.

Bien évidemment, il ne s’agit pas d’ignorer l’intuitue personae développé par l’expert-
comptable avec ses clients ainsi que la nécessité du face à face pour répondre au besoin de
proximité chez une bonne partie de la clientèle. Ceci dit, l’arrivée du numérique a bouleversé
la notion de la proximité qui devient une proximité « virtuelle ».

La réussite de cette transition numérique est conditionnée par l’équilibre que devra trouver
l’expert-comptable entre toutes ces nouvelles méthodes d’organisation et les méthodes

2
Note de synthèse

classiques, dans l’objectif de ne pas froisser une clientèle existante réticente au changement,
de fidéliser une clientèle perméable aux nouvelles technologies, et de cibler des prospects
avides de services en ligne.

Dans un avenir proche, les cabinets « non numériques », ou ceux n’ayant entrepris aucune
démarche dans ce sens, resteront à la traîne. Ils se feront même dépasser par leurs clients qui
utilisent déjà la GED (Gestion Electronique des Documents), l'Intranet, des logiciels intégrés
(ERP…), et du e-commerce….

La saisie manuelle disparaîtra. Les déclarations fiscales et sociales deviendront toutes


dématérialisées. Les factures électroniques se démocratiseront. Et l’on annonce déjà l’année
fatidique de 2020 comme la fin de l’ère « papier ». C’est très proche. Toutes les entreprises
doivent s’y préparer pour maintenir leur compétitivité dans un environnement économique
de plus en plus morose. Les réticences finiront par céder la place à l’adaptation et à la
conduite nécessaire du changement.

L’expert-comptable, l’interlocuteur privilégié de ces entreprises, se doit d’être précurseur.


Les attentes seront énormes. Il n’a pas le choix. Il doit accompagner sa clientèle dans cette
révolution. Il est considéré comme le conseiller, le tiers de confiance, le visionnaire, en
résumé, l’Expert.

Il développera une relation clientèle complètement en ligne, allant de la simple consultation


du cabinet pour un devis jusqu’à l’envoi de tous les livrables (bilans, arrêtés, déclarations…)
en passant par des dons de conseil personnalisés télé programmés, sans demande expresse
des clients afin d’anticiper sur ses besoins.

Il mettra en place des outils modernes de travail collaboratif aussi bien en interne qu’avec ses
clients. Il offrira des conditions de travail optimales à ses collaborateurs. Il construira sa
stratégie marketing sur les réseaux sociaux. Il simplifiera les processus techniques en
adoptant le Cloud. Il n’investira que dans les outils apportant de la valeur aux yeux de ses
clients.

Ce passage au numérique lui permettra de créer des opportunités de croissance aussi bien
interne qu’externe. Il améliorera les services existants et développera de nouvelles missions
offertes par le numérique. Il proposera du Full Service.

Les nouvelles technologies et la digitalisation de l’économie ont rendu possible la croissance


externe d’entreprises de petite taille. Rien n’empêche un cabinet de taille humaine de
s’ouvrir sur le monde et de collaborer avec des confrères d’autres pays et de constituer des
réseaux à l’image des grands cabinets d’audit internationaux. Bien au contraire, c’est

3
Note de synthèse

l’évolution logique lui permettant d’accompagner sa clientèle qui s’implante de plus en plus
à l’étranger.

4
5
Introduction

A ujourd'hui, le monde vit des transformations majeures dont les mots clés sont :

l'ouverture, la mondialisation, la numérisation et l'automatisation de l'information.

L’« économie numérique » est la révolution industrielle du 19èmesiècle, transposée au


21èmesiècle. Ce terme désigne l’ensemble des secteurs basés sur les technologies de
l’information et de la communication (TIC), que ce soit en production ou en usage. Il
couvre des réalités très différentes selon les auteurs, ce qui a permis à cette dénomination
de connaitre une forte évolution au cours des années : nouvelle économie, nouvelles
technologies, NTIC, technologies de l’information et de la communication, économie
numérique.

Aujourd’hui dans certains pays, le droit d’utiliser un transport en commun se fait par
télépaiement à partir du téléphone portable. C’est le même système qui fait qu’on règle son
stationnement à la borne avec ce même téléphone portable.

On peut citer aussi le fait qu’aujourd’hui un opérateur télécom n’adresse plus de factures à
ses abonnés, qui doivent la recueillir sur leur compte via internet.

Tous ces exemples sont là pour indiquer que la profession comptable n’est plus en marge de
ces évolutions. Elle doit s’engager dans une nouvelle révolution dans la manière
d’appréhender, traiter et restituer l’information.L’avenir de la profession dépendra même de
l'importance accordée par les professionnels à cette mutation.

L’expert-comptable sera amené dans ce contexte non seulement à réorganiser son cabinet et
à revoir ses méthodes de travail dans le but de saisir les opportunités offertes par l'arrivée de
ces technologies, mais il sera tenu également de réexaminer ses relations avec ses clients, et
donc d’effectuer une réflexion de fond sur le développement et l’amélioration des missions
existantes ainsi que les possibilités de développement de nouvelles missions pour répondre
aux nouvelles attentes deses clients.

Afin d’assurer leur pérennité, les cabinets d’expertise comptable doivent donc s’adapter aux
mutations incessantes de leur environnement. La connaissance des domaines couverts par les
technologies et les applications d’échanges et de transferts de données et d’informations
dématérialisées est essentielle, pour de ne pas aborder ces changements comme un mal
nécessaire, mais plutôt d’être convaincu qu’il s’agit d’outils et d’une organisation pour
gagner et se constituer d’importantes opportunités de développement.

6
Introduction

Ces objectifs ne peuvent être atteints que si le processus de la dématérialisation réussisse au


sein du cabinet permettant ainsi de lever tous les freins psychologiques, sociaux,
organisationnels et financiers. Un vrai cabinet numérique naîtra, et les opportunités de
développement s’accéléreront et deviendront illimitées et sans frontières.

La dématérialisation du processus comptable et fiscal a pour objet de gérer de façon


totalement électronique des données ou des documents métier qui transitent au sein du
cabinet, notamment dans le cadre d’échanges avec les partenaires.

La dématérialisation est le remplacement des documents papiers par des documents


électroniques, étape permettant d'envisager la mise en œuvre du "Cabinet zéro papier".

Hier, chaque administration imposait ses propres imprimés pour déclarer périodiquement les
cotisations sociales et fiscales. Aujourd’hui, ces formulaires ou documents deviennent
complètement numériques et peuvent se faire sur un seul portail comme jedeclare.com. On
parle désormais d’EFI (Echanges de Formulaires Informatisé) ou d’EDI (Echanges de
Données Informatisé). Le site de l’administration fiscale peut recevoir un Fichier d’Ecritures
Comptables (FEC) de la part des contribuables. Mieux encore, l’arrivée de solutions
comme le coffre-fort numérique permettrait à terme de « supprimer purement et simplement
les déclarations fiscales ».1

Le« Plan France Numérique 2020» prévoit que le papier devra être définitivement
abandonné et l’intégralité des démarches administratives devront être dématérialisés.

Dans cette actualité brulante, nous considérons qu’il est ambitieux d’essayer de traiter, de
manière aussi exhaustive que possible, l’ensemble des modalités et difficultés liées à la
dématérialisation. L’apport professionnel de ce mémoire est de pouvoir apporter une pierre
à l’édifice de cet énorme chantier qu’est le numérique en démontrantqu’il s’agitd’une voie
incontournable au vu du progrès actuel, en entamant le processus de sa mise en place et en
faisant une analyse critique de ses pôles de compétences.

Notre travail présente un double objectif :

- Premièrement :Démontrer que la réussite d’un cabinet numérique est conditionnée


par l’équilibre que devra trouver l’expert-comptable entre toutes les nouvelles

1
Annonce faite lors de la cession de clôture du dernier congrès de l’Ordre des Experts Comptables

7
Introduction

méthodes d’organisation et les méthodes classiques dans le cadre de son pilotage du


cabinet, dans le but de ne pas froisser une clientèle existante réticente au
changement, de fidéliser une clientèle perméable aux nouvelles technologies, et de
cibler des prospects avides de services en ligne.

- Deuxièment : Présenter un guide opératoire pour les cabinets d’expertise comptable


souhaitant dématérialiser la gestion et le mode de fonctionnement de leur cabinet
ainsi que leur relation clientèle. Un guide, entre autres proposés par la profession,
leur permettant également de se donner les moyens de pouvoir se développer et
s’agrandir, en interne à travers la diversification de l’offre de services du cabinet, et
en externe à travers des rapprochements avec des confrères ou des extensions de leur
réseau géographique en local ou à l’étranger.

La difficulté de ce travail réside dans le dilemme dans lequel se trouve l’expert-comptable


aujourd’hui qui est prisentre, d’une part, une profession avant-gardiste, une administration
moderne et une génération digitale, le tirant vers le sommet de la pyramide « numérique », et
d’autre part, une clientèle classique sceptique ne voulant pas payer le prix de la
modernisation d’autre part, le tirant vers le bas .

L’environnement géographique dans lequel exerce le professionnel de la comptabilité permet


de nuancer cette réflexion. En effet, si en France, le rythme de l’évolution numérique
s’accélère, au Maroc, les mentalités évoluent plus doucement. Pendant que l’administration
fiscale est en train de prendre actuellement le virage numérique, les cabinets et autres
fiduciaires de comptabilité ne sont pas encore préparés et subissent le changement de plein
fouet.

Nous allons tout au long de ce mémoire faire des allers retours en matière de réglementation,
et combiner des expériences vécues dans les deux pays.

Ainsi, la première partiesera consacrée à la mise en place d’un cabinet numérique. Pour
ce faire, nous allons nous positionner par rapport à l’état dudéveloppement du numérique en
France et au Maroc.Nous allons ensuite mettre l’accent sur les différents supports de travail
numériques permettant une mutualisation des informations et des pratiques facilitant
l’intégration de nouveaux collaborateurs au sein du cabinet, pour aboutir au troisième point
qui traite, d’une façon détaillée, le processus et les pôles de compétences d’un cabinet
numérique.

Une seconde partie sera dédiée au pilotage d’un cabinet numérique. Nous allons traiter
dans un premier chapitre les difficultés liées au management des ressources humaines, en

8
Introduction

apportant des pistes de réflexion.Dans un deuxième chapitre, nous allons nous focaliser sur
les contraintes du marché. Notre pratique va nous permettre de proposer des solutions
d’adaptation de la stratégie commerciale et marketing du cabinet à sa clientèle
historique.Ensuite nous allons nous focaliser sur le choix délicat liéà la gestion informatique
du cabinet qui devient stratégique, et dans un dernier chapitre nous allons mesurer les risques
financiers liésau passage au numérique en analysant la rentabilité court et moyen terme d’un
tel projet.

La dernière partie expose enfin la contribution du numérique dans la croissance interne


et externe du cabinet. Cette partie traitera l’impact de la dématérialisation sur les leviers de
la performance du cabinet, les nouvelles missions à développer grâce au numérique, ainsi
que les opportunités de croissance externe rendues possibles dans le contexte du « Tout
Numérique ».

9
10
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

I l est inutile de rappeler l’intérêt d’un projet de transition numérique d’un cabinet

d’expertise comptable. Nous avons introduit suffisamment d’arguments en faveur de cette


transition.

Cependant, il est important de comprendre et analyser cet environnement numérique dans


lequel nous plongent les technologies de l’information.

Après avoir dressé un état des lieux de l’économie numérique et de sa présence dans la
profession comptable et les administrations, nous devons comprendre les enjeux qualitatifs,
économiques et stratégiques derrière cette évolution.

D’autre part, l’ « ubérisation » de l’économie et la désintermédiation de la relation client


constitue des menaces réelles auquel le métier du chiffre peut être confronté aujourd’hui.

Une fois cette analyse faite, le cabinet numérique peut être mis en place. Une
dématérialisation complète des supports de travail et des outils de communication du cabinet
induit une organisation collaborative, une mutualisation du savoir et un partage
d’expériences en interne ainsi qu’avec nos clients.

Dans sa mission traditionnelle, l’expert-comptable dématérialise l’ensemble de la chaîne du


processus comptable, de la prospection et l’entrée en relation, à la livraison comptable et
l’archivage.

11
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Chapitre I : L'organisation dématérialisée d’un cabinet numérique


Section 1 : Etat des lieux de l’économie numérique :

1.1. Développement du Web :

Le secteur de l'économie numérique représente le secteur le plus dynamique de l'économie


mondiale avec un taux de croissance double de celui de l'économie en général dans la plupart
des pays développés.Ce développementest le résultat de plusieurs évolutions qui ont touché
le Web.

Si auparavant, on parlait d’un Web traditionnel, maintenant on parle d’un Web social,
voire un Web sémantique.

Le web 1.0, encore appelé web traditionnel, est avant tout un web statique, centré sur la
distribution d’informations. Il se caractérise par des sites orientés produits, qui sollicitent peu
l’intervention des utilisateurs2.

Le web 2.0, ou web social(interactif), change totalement de perspective. Il privilégie la


dimension de partage et d’échange d’informations et de contenus (textes, vidéos, images ou
autres). Il voit l’émergence des réseaux sociaux, des Smartphones et des blogs.

Le web 3.0, aussi nommé web sémantique, vise à organiser la masse d’informations
disponibles en fonction du contexte et des besoins de chaque utilisateur, en tenant compte de
sa localisation, de ses préférences. C’est aussi un web plus portable et qui fait de plus en plus
le lien entre monde réel et monde virtuel.

Le développement du Web a entrainé un développement des outils de communication


digitale et des réseaux sociaux. Cette évolution a créé de nouveaux besoins au sein des
entreprises et des organisations en général.

1.2 Position de la profession comptable

La profession comptable n’est pas en reste par rapport à cette révolution structurelle où nous
plongent les IT. Les technologies de l’information et de la communication constitueront, de
l’avis de tous les chercheurs et les praticiens, le principal vecteur de changement en
comptabilité au cours de la prochaine décennie.

2
: http://blog.c-marketing.eu/du-web-1-0-au-web-4-0/

12
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

En France :

Nous nous sommes intéressés à une enquête réalisée en partenariat avec le Conseil
Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables français en 2015, par questionnaire, auprès de
500 cabinets d’expertise comptable sur « les utilisations concrètes du numérique au sein des
cabinets d’expertise comptable ».

Les résultats de cette enquête démontrent que la profession a bien pris le virage du
numérique, sous tous ses aspects : équipements, communication, outils de production,
télédéclarations, management du cabinet, ... sans oublier les potentialités offertes pour
développer de nouvelles missions.

Au Maroc :

Le Maroc occupe certes une place honorable au niveau du continent quant à l’utilisation de
l’internet, tant au niveau des entreprises, des administrations qu’au niveau des cabinets, mais
de grandes avancées restent à accomplir.

Vu l’absence de chiffres officiels sur l’utilisation du numérique au sein des cabinets


d’expertise comptable, Nous avons pris l’initiative en introduisant un questionnaire auprès
d’une dizaine decabinets d’expertise comptable au Maroc (Annexe 1).

La synthèse des résultats est la suivante :

L’utilisation d’équipements en matériel informatique : Est assez élevée (Ordinateur fixe,


ordinateur portable et Smartphone), mais les cabinets d’expertise comptable marocains ont
tendance à utiliser plus des ordinateurs fixes (plus des 2/3 des répondants). Les
Smartphones sont omniprésents mais leur utilisation reste exclusivement personnelle.

L’équipement en logiciels : La quasi-totalité des répondants ont confirmé qu’ils utilisent


des logiciels dans leur gestion quotidienne.

La sécurité de l’information : La majorité des répondants utilisent des serveurs internes


pour la sauvegarde de leurs documents (plus des 5/6 des répondants).Alors que l’utilisation
du Cloud comme outil de sauvegarde intéresse une grande partie des répondants (plus des
2/3) mais aucune démarche n’a été encore entreprise dans ce sens.

En se basant sur les résultats de cette enquête, nous sommes persuadés que le terrain est
fertile et que le développement de portails interactifs pourra apporter une réponse concrète à

13
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

une demande accrue des solutions web, notamment viades applications sur Smartphones qui
connaissent un succès sans précédent chez les utilisateurs marocains suréquipés de
téléphones intelligents.

1.3 L’administration fiscale face au numérique

En France

L’année 2012 marque un tournant dans la dématérialisation en France. Les administrations


sont en mesure de recevoir des factures dématérialisées. Le plan France numérique 2020
prévoit que « le papier devra être définitivement abandonné et l’intégralité des démarches
administratives devront être dématérialisées».

Dans ce contexte,des plateformes telédéclaratives ont été mis à la disposition des


contribuables depuis plus d’une dizaine d’années. La plus connue de ces plateformes est le
portail de la profession comptable « Jedeclare.com »qu’il est inutile de présenter de par son
âge (15 ans), sa taille (9 000 cabinets) et son poids (1 500 000 entreprises). Il permet les
télédeclarations fiscales et sociales, les échanges bancaires, la collecte des factures et
l’archivage.

Aussi, la DGIFP (fisc français) a développé un outil qui permet de vérifier la validité des
documents comptables et fiscaux avant leur transmission aux services concernés. « Test
compta Demat »est un outil simple, sécurisé et confidentiel. Il vérifie la validité de la
structure du fichier de l’entreprise et lui précise notamment les points d’anomalies détectées.
L’entreprise est alors en mesure de mettre aux normes son fichier des écritures comptables
(FEC) en vue d’un éventuel contrôle.

Lors de la séance de clôture du dernier Congrès de l’Ordre traitant notamment de l’expert-


comptable numérique, le président de l’Ordre M. Philippe ARRAOUavait annoncé, en
présence de la secrétaire d’Etat au Numérique auprès du ministre de l’économie, de
l’industrie et du Numérique, Mme. Axelle LEMAIRE,que la profession se penche sur le
sujet de l’identifiant numérique unique des entreprises. Un coffre-fort numérique dédié à
chaque contribuable français (personne physique ou morale) permettrait de loger toutes les
informations d’ordre fiscal, social ou juridique, avec la signature électronique de l’expert-
comptable pour certifier ces informations.

Le président de l’Ordre invite le législateur à mener une réflexion profonde sur la possibilité
de supprimer complètement les déclarations fiscales et sociales à faire par les contribuables.

14
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

L’idée est de permettre à toutes les administrations (fisc, URSSAF, RSI…) de pouvoir
accéder au coffre-fort numérique de chaque contribuable et d’y puiser directement toutes les
informations dont elles ont besoin pour le taxer.

Au Maroc

Les articles 155 et 169 du CGI complétés par l’article 6 de la loi de finances relative à
l’année budgétaire 2015 ont introduit de nouvelles obligations fiscales.

Extension de la télédéclaration aux PME : Les PME devront se conformer aux obligations
de télédéclaration et télépaiement selon l’échéancier suivant :

à compter du 1er janvier 2016, lorsque le chiffre d’affaires réalisé est


supérieur ou égal à 10 millions de dirhams, HT.
à compter du 1er janvier 2017, lorsque le chiffre d’affaires réalisé est
supérieur ou égal à 3 millions de dirhams, HT.

1.4 Les organismes sociaux face au numérique

Les organismes sociaux ont aussi introduit dans leurs stratégies des procédures numériques
afin de répondre d’une manière plus efficace aux besoins des cotisants.

En France :

La nouveauté par rapport aux organismes sociaux est sans aucun doute l’introduction d’une
Déclaration Sociale Nominative (DSN).

Cette DSN repose sur la transmission dématérialisée des données mensuelles issues de la
paie ainsi que des signalements d’évènements.

Elle remplacera toutes les déclarations sociales, de manière obligatoire selon un calendrier
précis. Sa généralisation, initialement prévue le 1er janvier 2016, vient d’être reportée au 1er
janvier 2017.

Les entreprises peuvent transmettre la DSN en remplacement de 6 déclarations types.

Au Maroc

« Damancom »(lire littéralement « Votre Assurance ») est le nom qu’a donné la CNSS, en
Mars2003, à son système de télédéclaration des salaireset de télépaiement des cotisations
sociales.

15
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Il permet de remplacer la procédure traditionnelle qui consiste àenvoyer les bordereaux de


déclarations de salaires,tous les mois, sur support papier par voie postale en vue d’être
complétés par l’employeur et puisretournés à la CNSS par le même moyen.

Ce service disponible sur le portail : http://www.damancom.ma est accessible gratuitement


après abonnement. Deux modes de télédéclarations sont disponibles : EFI et EDI.

1.5. Le guichet unique face au numérique :

En France :

Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) permet aux entreprises de souscrire,


l'ensemble des formalités nécessaires à l'exercice de leur activité.

Le CFE reçoit,d’une manière 100% dématérialisée,les déclarations relatives à la création,


aux modifications de la situation ou à la cessation d'activité que les commerçants et les
sociétés commerciales sont tenus de remettre aux administrations ou autres organismes
concernés par la formalité.

Au Maroc

Seul le Centre Régional d'Investissement(CRI) de Casablanca propose des outils


numériques à travers une procédure en ligne, à savoir :

Instruction de dossiers en ligne : formulaire unique des personnes morales


rempli sur le net et téléchargé après saisie

Prise de rendez-vous avec le centre à la fin de la procédure sur agenda


électronique

Cependant, la présence physique est obligatoire par la suite. Il faut se présenter le jour du
rendez-vous avec le dossier complet physique et en faire le dépôt dans un guichet unique.

Le CRI au Maroc intervient uniquement à l’étape de la constitution des sociétés. Les


modifications ultérieures sont à faire auprès de chaque administration.

16
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Section 2 : Analyse des menaces et opportunités pour la dématérialisation

La numérisation de la tenue comptable et des opérations ne faisant intervenir que des


aptitudes de calcul et d’enregistrement occasionnera des gains de temps, dont l’expert-
comptable pourra se servir pour élargir son périmètre d’action en se tournant davantage vers
la réflexion stratégique et le conseil. Cependant, des menaces réelles existent à l’image
d’autres métiers et professions.

2.1. Les menaces de la dématérialisation.

• La menace de l’ « uberisation » :

Grace aux nouvelles technologies, un entrepreneur peut insérer une plateforme numérique
qui fédère sous la même marque des experts comptables indépendants, pour leurfaire faire de
la saisie comptable, les déclarations périodiques, et pour établir les comptes annuels en fin
d’année.Ce phénomène a déjà vu le jour à travers la délocalisation de la comptabilité vers
d’autres pays notamment le Maroc, la Tunisie ou encore le Madagascar, où la profession ne
dispose pas des mêmes standards réglementaires qu’en France.

On peut même imaginer des systèmes de division de travail, où les experts comptables
indépendants superviseraient à distance des travailleurs indépendants non diplômés, et tout
cela coordonné par la plateforme.

Donc, la réglementation n’est pas un rempart à l’uberisation qui est un risque bien réel pour
les cabinets d’expertise comptable classiques. Il faudrait en être conscient et vigilant.

• La menace de la désintermédiation de la relation client

Aujourd’hui, les clients sont digitalisés (tablette, Smartphone,…) et reçoivent en direct des
offres de logiciels de comptabilité et de gestion en ligne. Elles leur proposent des outils de
pilotage et des offres utiles pour gérer leur entreprise3.

Un accès direct sur le portail du client est souvent proposé à l’expert-comptable qui devient
de facto « invité » de la plateforme. Son influence s’affaiblit inéluctablement.

Prenons l’exemple d’un client qui a un solde de trésorerie tendu. La plateforme lui propose
immédiatement son service de recouvrement des créances clients. En ayant la main mise sur

3
: https://www.experts-en-gestion.fr/14-09-15/

17
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

la gestion des clients, ces plateformes peuvent multiplier les services et les produits additifs à
l’infini !… « Pour 12€ de plus par mois, accédez à tel ou tel service… ».

Contrairement à la première menace, l’enjeu ne se situe plus au niveau de la comptabilité


mais sur un cercle plus large : conseil en gestion, financement, assurance, investissements…

Nous verrons plus loin que la profession comptable est consciente plus que jamais de ce
risque en entamant un certain nombre de réformes très utiles et urgentes, devant permettre à
l’expert-comptable d’être l’interlocuteur unique du chef d’entreprise, dans bien des domaines
(cf. Full service).

2.2. Les opportunités de la dématérialisation

• Libérer du temps pour créer de la valeur

En prenant en charge les tâches répétitives,le numérique va libérer du temps qui devra
déboucher sur une amélioration de la valeur ajoutée. Certaines tâches peuvent, et sont,
aujourd'hui automatisées. Mais l'échange, la discussion, le conseil sont très
difficilement pris en charge par un logiciel, aussi perfectionné soit-il. C'est là où se cache
la valeur ajoutée d'une profession au cœur des flux de quelques deux millions d'entreprises
pour toutes leurs affaires financières, fiscales, sociales et patrimoniales.

• Mieux conseiller les clients.

Les entreprises ont besoin d’une véritable plate-forme de compétences et de connaissances.


Car, ne nous cachons pas les choses, beaucoup d'entreprises sont déboussolées et inquiètes
par ce passage au numérique, et sont en demande d'assistance pour ne pas se perdre dans
ce nouveau monde. Nous pouvons les aider au quotidien à profiter des bienfaits du
numérique tout en les mettant en garde contre ses excès ou en leur évitant de tomber dans
certaines de ses ornières.

Les experts comptables font désormais bien plus que la simple retranscription de la vie des
entreprises d'un point de vue comptable. L'avenir n'est plus à la saisie au kilomètre et au
débit-crédit. Il réside plutôt dans le fait de s'affranchir demain de missions «
automatisables » afin de mieux pouvoir servir et conseiller les clients : en paramétrant
leurs flux, en maîtrisant toute forme d'encaissement et de décaissement, en rendant
possible l'accès à tout type de réseau social, à toute forme de commerce électronique, à
gérer leurs comptes d'abonnés, bref l'expert-comptable est désormais polyvalent et doit être
capable, à chaque instant et de façon quasi instantanée, de dire à ses clients où ils en sont
et où ils vont.

18
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Chapitre II – La dématérialisation des supports de travail du


cabinet : une organisation collaborative
Dans le cas de la dématérialisation des dossiers comptables, les documents papier doivent
obligatoirement céder la place aux documents numériques afin de rendre possible le
traitement à distance. D’ailleurs ces traitements à distance n’ont été rendus possibles que
grâce à la possibilité de numérisation et de gestion des documents électroniques.

Afin de gérer au mieux, de classer et d’archiver ces documents numériques, un certain


nombre d’outils doivent être mis en place par les cabinets qui s’engagent dans un projet de
numérisation.

Section 1 : Mise en place d’un système d’information collaboratif

1.1 Gestion Electronique des Documents (GED)

Le volume de documents dans un cabinet d’expertise comptable est très important, d’où
l’intérêt du recours à un logiciel spécialisé qui n’est autre que la GED, acronyme utilisé pour
indiquer la Gestion Electronique de Documents, englobant les outils et les techniques pour
dématérialiser, classer, gérer et stocker les documents électroniques au sein du cabinet.

L’intérêt de la GED par rapport à un classement ordinaire sur Explorateur Windows réside
dans le fait qu’elle offre les fonctionnalités suivantes :

- La gestion des droits d’accès et la création de profil d’accès aux dossiers (Expert-
comptable, réviseur, collaborateur…) ;

- Le traitement automatisé des flux : La numérisation, l’indexation et le classement


dans tel ou tel dossier se font automatiquement ;

- L’accès distant sécurisé aux dossiers ;

- La possibilité de créer des modèles d’arborescence et de verrouiller des dossiers ou


des fichiers en fonction des profils.

Techniques de LAD - Lecture automatique de documents

19
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

RAD (reconnaissance automatique des documents) : Classement automatique des


documents selon leur type
OCR (Optical Caracter Recognition) : reconnaissance optique de caractères.
Transforme les symboles sur la page en texte
ICR (Intelligent Character Recognition) : Lecture de caractères manuscrits
OMR (Optical Mark Recognition : lecture de cases à cocher
BCR (Code Recognition) : lecture de codes-barres

1.2 Le portail intranet

L’échange d’informations peut passer à travers un portail web qui inclut plusieurs
fonctionnalités de communication, de collecte des documents et de suivi des points en
suspens avec le client. Cet espace, pouvant même être partagé avec le client, permettra une
intégration du client dans le processus de collecte des documents et de leur transmission au
cabinet.

La mise en place de ce genre de portails interactifs demande un effort considérable de


pédagogie et de formation auprès des clients alors que le retour sur investissement n’est pas
immédiat.

Un des intérêts de cette démarche est de créer un outil supplémentaire de communication


entre le client et le cabinet. Les flux de documents peuvent aller soit dans le sens du client
vers le cabinet ou du cabinet vers le client. Si le premier sens ne pose pas de problème en
terme de sécurité et de fiabilité de l’information car en général l’information consiste
principalement en la remise de documents comme les factures, les relevés, les fichiers de
données…, le deuxième sens (du cabinet vers le client), par contre nécessite un contrôle des
informations émises car elles constituent un engagement de confidentialité du cabinet.

Pour se prémunir contre ces risques, ce dernier peut prévoir des procédures de validation des
documents émis qui peuvent être intégrées comme workflow au niveau du portail ou prévoir
un filtre ou une centralisation des documents sortis en fonction du volume des documents
échangés.
1.3 Logiciels de production en mode SaaS

L’impact des nouvelles technologies sur les missions de tenue et d’assistance comptable se
situe principalement au niveau de l’usage de logiciels ASP (Application Service Provider) ou

20
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

en français FAH (Fournisseur d’Application Hébergée) qui sont des applications hébergées à
distance accessibles via Internet. Un fournisseur ASP complet (full ASP) propose à ses
clients (en vente ou en location) d’héberger applications et données distantes accessibles à
tout moment et en toute sécurité.

Le mode ASP présente entre autres avantages l’absence de contraintes logicielles pour
l’utilisateur, la sécurité maximale des données sur le serveur professionnel, la mise à niveau
continue des applications sans intervention de l’utilisateur, l’accès immédiat depuis
n’importe quel poste Internet fixe ou mobile …

1.4 Échange de Données Informatisé et Echange de Formulaires Informatisé

• L’Echange de Données Informatisé (EDI) :

L’EDI est le terme générique définissant un échange d'informations automatique entre deux
entités à l'aide de messages standardisés, de machine à machine. Il a été conçu à l'origine
dans l'optique du « zéro papier » et afin d'automatiser le traitement de l'information :
disposer rapidement d'une information exhaustive et fiable.

Dans la pratique, l'EDI permet de réduire notablement les interventions humaines dans le
traitement de l'information, et donc de le rendre effectivement plus rapide et plus fiable.

• L’Echange de Formulaires Informatisé (EFI) :

L’EFI est un système qui permet de transmettre des données via des formulaires de façon
informatisée. Il permet aussi la saisie de déclarations et leur paiement en ligne.
Avant tout, il faut créer un espace en ligne sur le site des impôts, puis adhérer aux services
de son choix et faire valider l’adhésion au service des impôts des entreprises.

Ainsi, un formulaire en ligne, qui ressemble à un formulaire papier est saisi. Ce formulaire
est pré-rempli. Il fournit des explications quant aux informations à saisir et vérifie certains
contrôles de cohérence. Le formulaire est ensuite transmis automatiquement et un accusé de
réception est alors reçu.

Section 2 : Mise en place d’une organisation numérique mutualisée

2.1. Base de données clients partagée entre collaborateurs :

Les collaborateurs disposant de droits d’accès peuvent consulter d’une façon mutualisée les
dossiers clients du cabinet.

21
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Pour une première prise de connaissance d’un client, le collaborateur pourra consulter sa
fiche signalétique qui reflète les informations existantes dans l’outil métier (logiciel de
production) ainsi que d’autres informations utiles. L’affichage de la fiche en un seul écran
(cf. annexe 2) permet d’optimiser le temps de consultation.

Les informations sont accessibles en consultation, et leur mise à jour peut s’effectuer
directement sur le portail, ou bien sur le logiciel comptable avec envoi automatique de la
mise à jour dans la fiche client disponible sur le portail.

Une deuxième interface permet d’accéder à des informations plus poussées permettant une
connaissance approfondie du dossier :

Spécificités du dossier : options de comptabilisation, schéma comptable d’une


procédure donnée, particularités fiscales…
Echéancier : calendrier comptable, fiscal, social et juridique du client, tenant
compte des aspects déclaratifs usuels mais aussi d’aspects exceptionnels (deadline
demande de remboursement de TVA, Délai de réponse notification organismes
sociaux, délai de bilan de dissolution ou de liquidation…)
Echanges divers : demandes de renseignements, comptes rendu de réunions, dons
de conseil, Points techniques à voir (PAV), Réserves particulières…
Dossier permanent : juridique, comptable, fiscal et social

2.2. Forums d’échange intra-cabinet et cabinet-clients

Un forum de tchatpermet d’échanger en interne et en externe sur le dossier d’un client d’une
manière instantanée : point urgent à traiter, éléments bloquants, question technique, échange
de pièces…

Hormis tous les autres tiroirs de la GED et fonctionnalités du portail permettant de stocker et
d’échanger avec un collaborateur ou un client d’une manière chronophage et ordonnée, le
cabinet peut offrir des fonctionnalités de messagerie instantanée permettant d’obtenir des
informations très rapidement, d’une manière peu orthodoxe mais efficace. Certains clients
apprécieront la réactivité d’un collaborateur qui leur demande un relevé bancaire au moment
où ils accèdent à leur agence bancaire, ou encore s’ils reçoivent un message leur
communiquant le montant de leur chiffre d’affaire ou de leur marge du mois dernier sur une
demande expresse de leur part.

22
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Dans une configuration d’un cabinet numérique où les collaborateurs ne sont pas forcément
au même endroit physique, le forum permettra de communiquer sur un dossier d’une
manière rapide et surtout traçable car écrite.

2.3. Accès distants collaborateurs et clients

Avec une simple connexion haut débit, le collaborateur peut accéder à distance aux mêmes
informations qu’il aurait eues s’il était assis dans son bureau.
Ainsi, il peut télécharger les documents dont il a besoin. Il peut consulter ou mettre à jour
une information sur le client dont il a eu connaissance lors d’un appel téléphonique à
l’extérieur. Cette façon de faire permet au collaborateur chargé d’un dossier ou à l’expert-
comptable, de répercuter tout de suite son accès à l’information pour rendre cette dernière
traçable et consultable à postériori, ce qui est très difficile dans un schéma classique où l’on
reçoit un tas d’informations dans la journée sans que l’on soit capable d’être aussi réactif.
Aussi, le risque d’omission est réduit considérablement voire même éliminé si on ne perd pas
le réflexe de tout noter sur le portail.

De la même manière, le client pourra accéder à une information ou à un document 24h/24 et


7j/7 sans être obligé de passer des appels téléphoniques sans fin.

2.4. Formations en e-learning collaborateurs et clients :

Des raccourcis interactifs sont proposés au portail permettant à tout collaborateur de


consulter rapidement la signification d’une procédure ou la réglementation applicable ou
l’explication d’un terme via des raccourcis hypertexte. Exemple : « Immobilisation : c’est un
actif qui doit être constaté pour toutes les acquisitions qui réunissent simultanément les
conditions suivantes : l’actif doit être identifiable, être contrôlé par l’entité…. »

Ce E-learning facilite l’apprentissage, l’intégration des nouveaux collaborateurs, et réduit


considérablement le risque d’erreurs de traitement.
Enfin, des séquences de formations enregistrées sont mises à la disposition du client qui a
donc la facilité de s’auto-former au moment qu’il choisit. Ainsi, un client, disposant de
compétence comptable même modeste, peut disposer d’un module spécifique de formation
en ligne qui lui est destiné. Il peut accéder aussi à des notices explicatives permettant de
l’assister dans la préparation des supports annuels de clôture (Inventaire des stocks,

23
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

inventaire des immobilisations, états des dus clients et fournisseurs, états de rapprochement
bancaire le cas échéant).

Section 3 : la dématérialisation des dossiers de travail

3.1. La révision assistée par ordinateur

La RAO (Révision Assistée par Ordinateur) est un outil informatique destiné à assister
l'expert-comptable en le déchargeant des taches effectuées aujourd'hui manuellement ou à
l'aide de différents logiciels.
Il permet notamment d'analyser les risques d'un dossier, de calculer, après reprise de la
balance, des ratios significatifs, de construire les comptes, de calculer ou contrôler les données
chiffrées. Les logiciels de ROA ont l'avantage de standardiser les procédures et d'obliger les
collaborateurs à avoir une très grande rigueur dans leur travail.

Ils facilitent ainsi le travail de l'expert-comptable, la formation des collaborateurs et la


communication interne. En revanche, il faut être vigilant sur la lourdeur des outils, la difficulté
d'adaptation à certains cas spécifiques et le sentiment de trop grande sécurité qui peut amener
le collaborateur à se désinvestir. La mise en place d'un tel produit doit donc être conduite
comme un véritable projet4.

3.2 Le dossier de travail numérique

Un dossier de travail est un rouage essentiel du processus d’intégration des normes dans les
cabinets. Les collaborateurs l’utilisent quotidiennement et c’est à travers ce dossier que les
normes professionnelles et les règles comptables sont comprises et appliquées.

Le dossiers de travail numérique, comme la version papier, intègre et répond pleinement aux
exigences des normes professionnelles de l’Ordre.

En revanche,le dossier de travail numérique est adaptable à la situation du client


contrairement à la version papier qui standardise l’approche. En effet, en fonction du
paramétrage initial, le dossier s’adapte automatiquement aux spécificités du client (nombre
de salariés, existence de stocks, soumission à la TVA…) en supprimant certains cycles et/ou
certaines questions non applicables.

4
http://www.bibliovigie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=110830&catid=1087

24
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Enfin, le dossier de travail numérique est un véritable outil d’aide à la gestion de la mission.
Finie la consultation intégrale du classeur pour rechercher une information. D’un simple clic,
l’utilisateur identifie le travail fait et le travail restant à faire, effectue une recherche par
collaborateur, par client, accède au module de supervision/délégation…

3.3. Dossier permanent et dossiers de l’exercice

Un dossier permanent est un dossier qui comprend :

Tous les documents juridiques ayant des impacts financiers sur plusieurs exercices et
notamment les baux, les emprunts, les contrats de licence … ;
Documents sociaux : convention collective applicable, accord d’entreprise, contrats
de travail, cartes sécurité sociale des salariés, copies cartes d’identité salariés ;
Comptes annuels des derniers exercices, liasses fiscales et rapport des commissaires
aux comptes.

Le dossier annuel, quant à lui, concerne un seul exercice comptable. Il comprend :

Les justificatifs des comptes de l’exercice clos (tableaux d’amortissement, état des
stocks, détail des FNP, FAE)
Les feuilles de travail relatives aux contrôles effectués, ainsi que les justificatifs des
comptes.

Un exemple du sommaire d’un dossier de l’exercice adapté aux TPE est donné en annexe 3.

Il existe deux différences fondamentales entre les dossiers papier et électroniques :

Le format numérique permet le multi-positionnement. Un même document peut


être présent dans plusieurs dossiers, utilisé par plusieurs utilisateurs avec des
approches métiers différentes.

Le format numérique évite duplication et scission des dossiers. Un même dossier


peut être partagé par plusieurs entités, géographiquement ou fonctionnellement
distinctes, en permettant à chacune de conserver la main sur ses contenus, sans qu’il
soit nécessaire de créer plusieurs dossiers enfants.

25
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Chapitre III – Les processus et les pôles de compétence dans un


cabinet numérique.
Avec l’arrivée d’internet, une tendance commence à se faire ressentir chez la profession
comptable.LeE-commerce est une réalité et les offres 100 % en ligne se sont multipliées au
cours des dernières années. Citons notamment « ECL Direct », « Ça compte pour moi » ou
encore « Compta In Touch ».

Cette réalité nous impose de tenir compte d’un nouveau processus dans la chaîne de valeur
d’un cabinet d’expertise comptable, à savoir la prospection numérique.

Aussi, par rapport au schéma classique (collecte, traitement, livraison), une étape clé
supplémentaire se rajoute grâce à l’arrivée du numérique : l’archivage.

Cependant, nous n’avons pas souhaité consacrer une section entière à ce point de par son
importance relative par rapport aux autres processus. Il sera abordé lors de phase de
restitution.

De manière simple, on peut schématiser ainsi les cinq étapes importantes dans le processus
de dématérialisation d’un cabinet :

Figure 1 : Les 5 process et pôles de compétence dans un cabinet numérique

•Phase de gestion des prospects


1

•Phase de collecte des informations


2
•Phase de traitement des informations collectées
3

•Phase de restitution au client des livrables


4

•Phase d'archivage
5

26
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Section 1 : Gestion des prospects

1.1 La prospection en ligne :

La prospection exige une action régulière, associant les différents moyens mis à disposition
pour communiquer avec les entreprises. Ces actions sont la plupart du temps chronophages
et les ressources matérielles ou humaines nécessaires à leur réalisation peuvent être
importantes.

Pour éviter les pertes de temps lors de l’envoi d’un mailing courrier, une des pistes à
envisager est l’externalisation : l’utilisateur crée son mailing, fait son publipostage avec la
liste des destinataires puis lance son impression en sélectionnant une « imprimante virtuelle
».Pour l’envoi de 500 courriers, cela peut représenter un gain de temps d’environ 2h30.

Lors du choix d’un prestataire de service courrier externalisé, il est intéressant également
d’étudier les autres médias qu’il propose : e‐mail, fax, SMS, afin de ne pas multiplier les
fournisseurs pour les actions de prospection.

Le portail interactif du cabinet est aussi un excellent moyen de faire de la prospection en


ligne. Pour cela, le cabinet propose un questionnaire d’entrée en relation en ligne. Ce
questionnaire permettra à l’expert-comptable d’avoir une idée sur l’activité de son client,
ainsi que sa situation patrimoniale, financière et fiscale. Il connaîtra le volume de ses
documents et détectera ses besoins afin de lui proposer des services adaptés (Cf. annexe 4).

1.2. Les devis et lettres de mission en ligne.

Combien coûte un expert-comptable ? Nombreux sont les clients qui se posent cette
question, et nombreux ceux qui souhaitent avoir une réponse immédiate.Pour cela, le cabinet
numérique apporte une solution pratique qui réside dans un devis expert-comptable en
ligne.

Ce devis permet aux clients d’obtenir instantanément le montant des honoraires, avec des
coûts calculés automatiquement, ce qui assure une meilleure transparence.

Le cabinet numérique peut offrir certains packs, entre autres :offre pour les entreprises
nouvellement créées, offre pour les TPE/ PME, offre Paie…

Exemple :

Prenons l’exemple de M. AMMOR qui vient de créer sa société :

Activité principale : Vente des articles de décoration.


27
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Date de création : 30/11/2015


Exercice social ou date de clôture : 31/12/2016
Chiffre d'affaires : 32 000 €
Nombre de factures fournisseurs par an : 30
Nombre de factures clients par an : 30
Nombre d'opérations de trésorerie : 30
Régime de TVA : Réel simplifié
Forme juridique : Entreprise individuelle

Un devis et une lettre de mission automatiques s’afficheront dès la validation des


informations (cf. annexe 5 pour plus de détails):

Nos honoraires seront calculés sur la base du volume d'activité de votre entreprise
et du temps passé par le cabinet pour réaliser la mission, augmentés des frais et
débours divers.

Pour l'exercice considéré et compte tenu de votre volume d'activité et des travaux
qui nous sont confiés, nos honoraires mensuels prévisionnels s'élèveront à 73,00 €

Dès que le prospect valide en ligne le devis et signe électroniquement la lettre de mission, il
reçoit par mail un courrier de bienvenue lui notifiant ses codes d’accès au portail (cf. annexe
6).

1.3. Statistiques sur les prospects non concrétisés et gestion des relances :

Avoir des visiteurs sur son site internet, c’est bien ; les transformer en prospects, c’est
mieux.
Pour ce faire, il est indispensable de mettre en place des dispositifs permettant de récupérer
leurs coordonnées. En effet, il n’est pas possible d’extraire automatiquement l’adresse e-mail
d’un visiteur ou d’une communauté sur les réseaux sociaux. Une approche efficace consiste
à graduer l’accès aux contenus marketing.
Par exemple, Diffuserdes articles en accès libre mais limiter l’accès aux livres blancs. On
peut utiliser pour cela une landing page : il s’agit d’une page web dédiée permettant de
susciter une action engageante claire de la part du visiteur, comme remplir un formulaire
pour recevoir le livre blanc en retour d’email.
L’accès au support n’étant donc pas gratuit ; son coût est une information : email, entreprise,
activité, etc…. Le contenu doit être suffisamment incitatif et le formulaire suffisamment
court pour que le visiteur soit prêt à livrer ces données en échanges.

28
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Il est généralement peu efficace de demander au visiteur qui découvre leportail du cabinet
pour la première fois de contacter le cabinet pour un entretien. Dans sa quête autonome
d’informations, il préfèrera avancer par petits pas successifs.

C’est tout l’intérêt de l’ « inbound marketing » qui permet au cabinet de se centrer sur les
prospects ayant démontré un intérêt pour le service proposé. L’analyse des comportements
permet par exemple de focaliser ses efforts de relance, de phoning et/ou de visite sur les
prospects ayant ouvert un emailing du cabinet. On peut en effet logiquement considérer
qu’ils sont plus intéressés par l’offre que ceux qui ont mis directement à la poubelle les
informations promotionnelles.

Il est tout à fait possible aujourd’hui d’automatiser une large partie de ce processus. Sur le
portail du cabinet, des relances programmables peuvent être lancés à des intervalles bien
déterminés.

Section 2 : Phase de collecte des informations

Nous avons vu comment un prospect valide le devis, signe la lettre de mission en ligne et
reçoit ses codes d’accès au portail avec une note explicative des démarches électroniques à
suivre pour entamer la collaboration avec le cabinet. Il passe de statut « Prospect » vers statut
« Client ».

Un client souhaitant un entretien avant de commencer à traiter avec son expert-comptable,


peut accéder en ligne au calendrier numérique du cabinet pour prendre le rendez-vous.

Sinon, l’étape de collecte des informations peut commencer à tout moment.

2.1 Numérisation des documents comptables reçus des tiers

La numérisation est effectuée soit chez le cabinet soit chez le client. Le portail offre la
possibilité au client d’insérer les documents sur le portail. Voilà une excellente occasion de
faire numériser les pièces par le client, au lieu du cabinet. On rappelle que le coût
d’approvisionnement de l’information comptable est de 20 à 30 % du coût de revient d’un
dossier.

Avant de commencer la numérisation des documents, il faut d’abord commencer par un tri
pour distinguer les documents comptables qui vont générer une écriture (factures, remises
bancaires, relevés…) des autres documents remis à titre d’information (devis, ticket de

29
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

guichets bancaires, bons de commandes…). Ce tri permettra d’une part d’assurer une
séquence suivie des ID (identifiants) attribués par le système aux documents comptables
numérisés et aussi un classement électronique adéquat par nature de documents (factures,
relevés bancaires…)

Lors de la qualification des documents, les comptes de tiers peuvent être créés au niveau du
logiciel comptable et aussi au niveau de la GED.Certaines GED donnent la possibilité de
créer automatiquement le compte tiers dans la GED immédiatement après sa création dans le
logiciel de production. De même qu’à l’issue de cette étape et en faisant l’inventaire des
documents reçus, les documents manquants seront décelés et feront l’objet d’une réclamation
au client sous forme de points à voir.

Selon le mode de transmission utilisé, les documents à saisir devront apparaitre chez le
collaborateur sous la fenêtre suivante. L’affichage changera selon la GED utilisée, mais le
contenu et l’objectif de ce récapitulatif est le même :

Cette rubrique permet d’avoir l’information sur les documents relatifs à un dossier donné. A
n’importe quel moment, le collaborateur en charge du dossier pourra connaitre les
documents disponibles et prêts pour la saisie et ceux qui sont en cours. Le système doit
informer également sur le nombre de fichiers à traiter et ils doivent être accessibles par un
lien actif sur la même fenêtre.

2.2. Télécollecte directe des documents comptables créés par les clients

Deux solutions de collecte sont envisageables :

-La première consiste à réussir à faire communiquer les applications du client avec celles du
cabinet par des « interfaces » manuelles (imports/exports) ou automatiques entre
applications. Par exemple, on peut envisager un export de la facturation saisie dans le

30
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

logiciel de gestion commerciale, sous format .xls ou .txt, qui puisse être importé dans le
logiciel de comptabilité du cabinet.

-La deuxième suppose l’utilisation des applications en ligne dont la plupart proposent des
outils permettant d’interagir avec les données sous forme d’un « webservice ». Chaque
logiciel propose ses propres webservices et décrit la façon de les utiliser.

2.3. Télécollecte des relevés bancaires

Avant l’année 2011, les relevés bancaires étaient collectés à travers la procédure ETEBAC
qui a atteint ses limites. Ce produit, mis en place au début des années 80, est devenu obsolète
et inadapté pour une utilisation intense (bugs techniques, serveurs des banques saturés).
Rajoutons à cela son incompatibilité avec le SEPA (Single Euro Payments Area). Il a fini par
être abandonné au profit des réseaux haut débit sur internet.

Aujourd’hui, deux procédures de télécollecte sont possibles :

Un nouveau protocole EBICS : compatible avec les relevés bancaires numériques


actuels et les nouveaux fichiers SEPA. Il s’appuie sur le réseau internet, avec un haut
niveau de sécurité consistant à un échange de certificats électroniques.

Via jedeclare.com : ce portail a signé des accords avec les banques partenaires pour
une récupération des relevés bancaires directement par les cabinets inscrits sur le
portail. Un tableau de suivi permet au cabinet de vérifier la réception de ces relevés
électroniques.

Ces procédures permettent un gain de productivité par la génération presque spontanée des
écritures comptables via la transformation en lignes d’écritures d’informations
« automatisables », directement ou après paramétrage : Date, montant, numéro de compte…

Cependant, ce gain est relatif. En effet, il dépend du mode de paiement qu'utilise le client.Si
ce dernier utilise fréquemment les prélèvements, les cartes bancaires,... tout ce qui permet
d'identifier la personne (physique ou morale) qui est à l'origine de l'opération, ces procédures
sont très utiles, car une fois les écritures téléchargées, le logiciel reconnait les mots clés et
affecte directement le compte enregistré.

31
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Le travail restant consiste à affecter les écritures qui n’ont pu être paramétrés car
l’information se trouve ailleurs : dans le talon des chèques (ou des effets) émis par la société
ou sur le carnet des remises des chèques (ou des effets) encaissés par la société.

Ces mouvements peuvent-ils être paramétrés ? Les banques peuvent-elles télétransmettre ces
informations ? Faudrait-il réfléchir à certaines liaisons entre les relevés bancaires et les
informations sous-jacentes ?

Nous allons tenter de répondre à ces questions dans la phase de traitement des pièces de
trésorerie à la prochaine section.

2.4. Liaisons numériques entre documents bancaires :

Les informations concernant le cycle trésorerie, et notamment le cycle « Banques », ne sont


pas centralisées dans le seul document qu’est le relevé bancaire. Ce dernier n’étant qu’une
synthèse d’un certain nombre de mouvements chronophages avec les relevés et éparpillés sur
plusieurs documents collectés ou non dans la GED (Avis de débit ou de crédit, chèques émis,
remises de chèques, échelles d’intérêts, factures de frais et commissions bancaires, tableaux
d’emprunts…).

Un travail de collecte fastidieux s’impose consistant à identifier tous les mouvements et


ensuite à créer des liaisons numériques entre les relevés bancaires et toutes les pièces
d’identification de ces mouvements.

Le cabinet doit mettre en place des états permettant de faciliter ces liaisons. Nous donnerons
en annexe 7 à titre d’exemple des modèles d’états des chèques émis et des chèques reçus.

Une autre difficulté vient encore compliquer ce travail de standardisation : les relevés
bancaires et les documents bancaires annexes sont différents d’une banque à une autre.
Chaque banque dispose de son système d’information et d’édition faisant en sorte qu’on
pourra avoir plus de détails sur un relevé et pas sur un autre, qu’on peut recevoir certains
types de documents de la part d’une banque mais pas d’une autre…

La profession, consciente de ces contraintes, a entrepris des démarches allant vers le 100%
numérique, à travers la collecte directe des relevés bancaires par les experts comptable,
comme nous l’avons expliqué plus haut, mais surtout à travers l’exploration d’autres voies
innovantes, comme le compte Nickel Professionnel offrant certains avantages
« numériques » :

- Ouverture du compte facilitée : sans rendez-vous, via le web ou son mobile, ou chez
un buraliste ;

32
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

- Ouverture de compte conditionnée à l’existence d’un expert-comptable ;


- Solution de paiement en ligne ;
- Gestion de trésorerie en temps réelle : plus de dates de valeur, plus de débit différé ;
- Pas de découvert, pas de chéquier ;
- Disparition des impayés sur chèques
- Full numérique : gestion complète depuis un ordinateur, une tablette ou un
Smartphone, aucun document papier, alerte SMS

Cet outil ingénieux apporte vraiment une solution concrète et permet une télécollecte moins
complexe et plus rapide car en temps réel même chez l’expert-comptable, et une
centralisation des informations sur un seul support de collecte.

2.5. Collecte en ligne des documents d’inventaire :

A la date de clôture, un mail est transmis à tous les clients dont l’exercice comptable
coïncide avec cette date, pour l'informer de cetévènement.

Dans le corps du mail, il y a des liens hypertextes sur les différents documents de la liasse de
clôture avec remplissage en ligne associée à uneaide en une ou plusieurs phases
avecpossibilité de reprise. Un exemple de ces documents (Etat d’inventaire) est disponible en
annexe 8.

Ensuite, le client est invité à communiquer les éléments nouveaux (ou rappel des éléments
qui doivent être présents en GED) : emprunts, baux, immobilisations…

Enfin, un recensement préalable de la collecte des pièces est effectué en interne pour pouvoir
entamer la révision du dossier, avec une relance du client au besoin. L'idée est de concevoir
un tableau récapitulatifvérifiant la collecte et qui déclenche un e-mail automatique à chaque
manquement, avec relance sur non réponse.

Section 3 : Phase de traitement des informations collectées :

3.1 Lecture optique des documents numérisés et leur qualification sur le portail

Après la numérisation, on associe une étape de qualification qui permet d’assurer une
meilleure identification des documents dans la GED, de contrôler l’exhaustivité des
documents numérisés et aussi de mettre à jour la base de données des tiers au niveau de la
GED et du logiciel de production.

33
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

La qualification consiste à compléter l’identification du document par des éléments plus


détaillés (cf. illustration en annexe 9) comme le titre du document à titre d’exemple.

En effet, le titre permettra de donner un nom à chaque document de manière succincte mais
précise à la fois et contribuera à :

Une recherche rapide des documents dans la GED ;


Vérifier qu’il n’y a pas eu de document scanné plusieurs fois ;
Eviter un éventuel écrasement d’une ancienne pièce par une nouvelle portant
la même dénomination.

Les documents dématérialisés changeront de classement dans la GED ou dans le portail, le


cas échéant, selon l’état d’avancement du dossier. Les documents seront affichés selon leur
statut:

1. Numérisé ou à saisir
2. En attente (documents nécessitant des précisions auprès du client. Tout document
manquant donne lieu à un point à voir attaché dans la GED)
3. Comptabilisé (à partir de la date d’insertion dans le logiciel de production)
4. Clôturé (lors d’une commande globale sur toutes les pièces de l’exercice à l’issue de
la remise du bilan annuel)

Les dossiers sont répartis entre les collaborateurs afin de les responsabiliser sur leurs dossiers
respectifs et aussi pour avoir un suivi continu. Cette répartition se fait sur système, chaque
collaborateur ne peut accéder sur le portail qu’aux dossiers qui lui sont attribués, ce qui est
très compliqué de faire pour les classeurs et documents papier car cela reviendrait en
pratique à séparer les placards de rangement.

3.2. Saisie automatique des pièces comptables sur logiciels en mode SaaS

Le traitement automatique des factures d’achat passe d’abord par le paramétrage des
logiciels de reconnaissance optique (OCR). Nous avons déjà présenté cet outil lors de
présentation de la GED (cf. Chapitre 2 Section 1).

34
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Il s’agit de fournir les éléments nécessaires au logiciel pour qu’il puisse affecter une facture
donnée à un tiers et à un compte de charge. Des recherches sont réalisées par numéro de
Siret, ou un nom de fournisseur ou encore une adresse d’un fournisseur.

Ces logiciels « intelligents », à travers l’élargissement progressif de leurs bases de données


dans le temps, arriveront à terme à identifier la majorité des fournisseurs et de leurs produits
et services proposés. La capitalisation des informations va permettre de rendre les écritures
comptables plus « intelligentes ». Il ne reste plus au comptable que de valider ces écritures
tel quels ou de les affiner en fonction du détail qu’il souhaite donner : plan comptable plus
détaillé, achats détaillés pour l’analyse de la marge, frais par centre analytique ou par
établissement…Il devient analyste, spécialiste, connaisseur des détails des comptes de son
client, ce qu’il n’arrive pas à faire dans un système classique de saisie par contrainte de
temps ou tout simplement en ayant « la tête dans le guidon ».

De la même manière que pour les factures d’achat, les factures de vente peuvent être
intégrées automatiquement en compte de produits en utilisant les fonctionnalités de la
reconnaissance optique des caractères. La saisie automatique est beaucoup plus facile pour
ce cycle pour diverses raisons :

- Les documents sont créés par une seule entité donc en principe standardisés
- Pas mal d’entreprises disposent de logiciels de facturationqui permet de générer un
fichier Excel ou texte pouvant être intégrés dans les logiciels de production
comptable.

Enfin, il est question désormais de procéder à la saisie automatique de la trésorerie, qui


s’avère, selon nos tests, l’opération la plus complexe à réaliser.

Nous avons vu dans la section précédente que la difficulté ne réside pas dans la télécollecte
des informations bancaires, mais plutôt dans la complexité de cette collecte pour un
traitement automatisé et approprié plus tard. En effet, l’importation des relevés bancaires
devient une chose banale de nos jours grâce au développement du haut débit.La plupart des
logiciels comptables arrivent à proposer les écritures comptables, mais en déversent une
bonne partie en compte d’attente, ce qui nécessite un traitement postérieur en faisant des
recherches dans la GED, des impressions de documents ou au mieux des affichages en
double écran ou encore des demandes d’informations aux clients (création de PAV).

35
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Dans une optique du 100% numérique, ce travail n’a pas à être fait, le collaborateur
devant se concentrer sur d’autres tâches apportant de la valeur ajoutée.Le cabinet doit
donc réfléchir à établir des liaisons numériques entre les différentes pièces de banque.

Théoriquement, un relevé bancaire peut contenir les opérations suivantes :

Au débit Au crédit
Retrait espèce Versement espèces
Retrait GAB
Virement émis Virement reçu
Paiement chèque N°…….. Remise chèque
Paiement effet N°………. Remise effet à l’encaissement
Paiement CB Remise CB
Prélèvement
Frais et commissions

Pour un certain nombre d’opérations, l’information est présente sur le relevé et l’écriture
comptable peut être générée, par exemple :

Retrait espèces : Pour cette opération, le portail crédite automatiquement le compte


« banque »et débite le compte de liaison « Virements internes », ce dernier est contrebalancé
automatiquement par le débit du compte « caisse sociale » pour constaterl’alimentation la
caisse de la société. (Paramétrage préalable pour mentionner si la société dispose d’une tenue
de caisse ou non ; dans le cas contraire, mouvement à justifier mis en compte d’attente).

Pour les opérations nécessitant la consultation d’autres états ou documents, il devient


nécessaire de créer des liaisons numériques permettant une reconnaissance optique de
caractères (OCR) dans le cas des chèques émis par exemple (croisement numéros de chèques
entre relevé et état des chèques émis, recherche bénéficiaire chèque), ou encore une lecture
de caractère manuscrits (ICR) dans le cas des remises de chèques, si le client n’a rempli
aucun état dans ce sens : croisement numéros de remise entre relevé et remises de chèques
scannées, recherche émetteur du chèque encaissé.

3.3. Les demandes des points en suspens vis des outils numériques

Il s’agit d’un module spécifique développé au sein du portail du cabinet, qui est nommé
Points à voir, ou encore PAV, permettant de paramétrer toutes les demandes d’informations

36
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

manquantes possiblessur un dossier, à travers des questions préétablies qui reviennent


souvent :
- Nom du bénéficiaire du chèque N°……..
- Manque relevé bancaire de la banque ……….. sur la période allant du …………. Au
…………………..
- Manque facture correspondante au règlement par ……….(mode de paiement) en
date du ……………..
- Nous préciser le mode de règlement de la facture ID N°………… du
fournisseur ……………..datée du …………………

Les PAV doivent être déclenchés le plus tôt possible pour ne pas bloquer la saisie pour
manque de documents (exemple : relevé bancaire manquant, liste des chèques émis…). Si le
PAV est créé au moment de la qualification du document dans la GED, toutes les cases à
renseigner seront remplies automatiquement. Si plus tard, il sera proposé dans des menus
déroulants les informations introduites lors de phase de la qualification.

Il faut veiller à la pertinence des PAV avant leur communication au client. Un document
déjà communiqué et qui fait l’objet d’une demande peut créer un problème de crédibilité du
cabinet et à l’installation de doutes sur l’efficience de l’organisation.

Enfin, il faut faire un suivi dans le temps de ces PAV pour d’assurer de leur lecture par le
client, de vérifier la pertinence des réponses de ce dernier, et enfin du bon traitement de ces
réponses permettant ainsi de purger les suspens de saisie et de lettrage des comptes.

Le PAV passe ainsi par différents statuts avant qu’il soit clôturé, comme le démontre le
tableau de bord suivant :
Figure 2 : Tableau de Suivi des points à voir »

37
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

3.4. La supervision et la révision dématérialisées

Le processus de supervision et de révision dématérialisée suit le cheminement suivant :

Vérification de la bonne comptabilisation des écritures à réviser ;


Finalisation du lettrage des comptes tiers ;
Relance systématique des clients de tous les PAV publiés non encore répondus via le
module permettant une alerte complémentaire via SMS ;
Traitement des PAVnon répondus et /ou refusés par le client ;
Suivi des réponses du client aux derniers PAV liés au process de révision ;
Purge du compte d’attente et clôture des PAV ;
Apurement des pièces à qualifier ou à saisir devenues sans objet (exemple : pièces se
rapportant à des exercices déjà clos)
Recours au guide de révision intégré
Etablissement d’un dossier de travail numérique

Section 4 : Phase de restitution au client des livrables

4.1. Présentation d’un projet de comptes annuels à valider en ligne

L’établissement d’un projet de comptes annuels suppose une vérification préalable de


prérequis nécessaires pendant cette phase.

En effet, l’expert-comptable ou le manager cabinet opère une consultation du dossier client


sur le portail afin de détecter les faits significatifs et d’apprécier le risque sur le dossier.

Une consultation des PAV significatifs et critiques lui permet d’identifier les difficultés lors
du traitement du dossier tout au long de l’année.

L’expert-comptable ou le manager cabinet va pouvoir identifier les dossiers avec peu ou pas
de PAV non traités et ceux contenant plusieurs PAV non traités. Il décide ainsi de planifier
ou non la présentation du projet de comptes au client.

La prise d’un rendez-vous éventuel d’entretien annuel sur son agenda électronique donne un
deadline au réviseur et au client de finaliser ensemble les points en suspens. Pendant de
délai, le client essayera d’apporter les dernières réponses permettant de bouler son dossier. Si
ces réponses sont incomplètes ou insatisfaisantes, il pourra être décidé de reclasser ces PAV
en « Réserves ». L’expert-comptable en tiendra compte lors de l’expression de son opinion
sur la cohérence et la vraisemblance des comptes annuels.

38
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Le projet de comptes annuels peut enfin être présenté au client lors de l’entretien annuel ou
lui être publié via le portail, avec une notification par mail et SMS.

4.2. Finalisation électronique des arbitrages et des options retenues :

Une fois le client aura consulté le projet de comptes, il lui revient de valider ou non ce projet.
S’il est le gérant unique de la société ou le propriétaire de son entreprise, Il est le seul et
unique responsable sur ces comptesvis-à-vis des tiers, notamment ses associés ou ses
bailleurs de fonds (banquier, investisseurs institutionnels) ou encore l’administration.

Il a la possibilité de discuter de ces comptes lors d’un entretien avec l’expert-comptable ou


de consulter un module nommé PAV « bilan ». Il y trouvera l’ensemble des hypothèses et
options comptables et fiscales chiffrées retenues par le cabinet. Il peut décider d’opter pour
une méthode différente d’amortissement ou de comptabiliser ou non certaines provisions ou
d’ « activer » certaines charges susceptibles d’être immobilisées, ou de modifier la méthode
d’évaluation de ses travaux en cours…

Chaque option est paramétrée sous forme de PAV bilan. Le choix de modification d’une
option permet d’opérer une simulation automatique de l’impact de cette décision sur le
résultat de l’entreprise.

Le client opère les arbitrages qu’il juge opportuns et renvoie la balle au cabinet. Les PAV
« bilan » se mettent en statut PAV « répondus » et sont donc en attente d’être traités et
clôturés. Bien sûr, chaque modification du statut d’une action sur le portail déclenche
systématiquement une notification dans un sens ou un autre. C’est à chaque cabinet de
choisir le mode de notification souhaité aussi bien pour ses collaborateurs que pour ses
clients (mails, SMS, tableau de suivi d’échéancier…), en fonction de l’importance et de
l’urgence de l’action. Dans ce cas de figure, les comptes annuels doivent être bouclés illico
presto et la liasse fiscale établie.

Une dernière étape consiste donc à la prise en compte des éléments modificatifs apportés par
le client dans la version finale des comptes et à une analyse des écarts par rapport à un
prévisionnel antérieur.

Une fois les comptes finalisés, ils sont publiés à nouveau pour une dernière validation. Le
cabinet attire l’attention du client sur les écarts constatés par rapport aux données
prévisionnelles.

39
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

4.3. Remise définitive du dossier numérique comptable, fiscal et social

Une fois les comptes annuels définitifs établis, la liasse fiscale élaborée avec toutes les
déclarations annexes qui vont avec (Déclaration du résultat fiscal, déclaration des honoraires,
déclaration RSI…), le cabinet pourra générer sur le portail des plaquettes contenant les
dossiers suivants :

- Dossier comptable : attestation expert-comptable, comptes annuels, annexes, balance


générale et tiers, grand livre générale et tiers, balance âgée tiers, liste des options
comptables retenues ;
- Dossier fiscal : liasse fiscale, déclaration du résultat fiscal, matrice de calcul de l’IS,
déclarations de TVA, liste des options fiscales retenues ;
- Dossier social : dossier COT TNS, déclaration RSI, DSN (le cas échéant) et/ou
DUCS et/ou DADS, journaux de paie, bulletins de paie ;
- Dossier de gestion : rapport annuel d’intervention, prévisionnel, tableau de bord
activité réalisée Vs prévisionnelle.

Un fichier zip contenant tous ces dossiers est constitué, et transmis au client par mail. Ce
dernier retrouvera l’ensemble de ses dossiers sur la GED externe. Il peut les consulter au
moment de son choix.

4.4. L’archivage électronique :

L’évolution récente de la législation a favorisé le remplacement de l’archivage papier par


l’archivage électronique qui doit répondre à certains critères de sécurité et de fiabilité pour
qu’il puisse être utilisé comme preuve vis-à-vis de l’administration ou dans certains litiges
commerciaux.

L’archivage consiste à donner un statut « d’archive » au document ou au lot de documents


considérés. Il s’agit de verrouiller ces informations pour une durée déterminée afin d’assurer
leur authenticité : document non modifiable. Au terme de cette durée de rétention, le
document pourra être détruit, restitué ou à nouveau archivé pour une nouvelle période.

Entreposer ses documents dans une GED ou sur un simple disque réseau partagé ne répond
pas à la question de l’archivage. Les documents sont stockés pour être mieux diffusés,
partagés ou validés mais en aucun cas « archivés ».

Certaines GED proposent néanmoins une fonction d’archivage. Dans ce cas, des règles de
sélection et de déversement du contenu dans un espace d’archivage sont appliquées. Les
documents sont « marqués » comme archivés et bénéficient d’un traitement répondant aux

40
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

exigences propres de l’archivage. Les supports de sauvegarde doivent être stockés dans un
site différent de celui du serveur.

Notion de coffre-fort numérique :

En plus de la partie archivage, le coffre-fort apporte une couche fonctionnelle pour l’échange
et le partage de l’information en assurant :

- La confidentialité des documents déposés dans le coffre


- La traçabilité des échanges (réception et émission)
- La conservation intègre des objets confiés
- L’indexation de méga-données pour retrouver les éléments
- Des autorisations d’échange
- Des accusés de réception

41
Première partie : Mise en place d’un cabinet numérique

Conclusion de la première partie

N ous avons pu constater à l’entame de cette partie que l’économie numérique avance à

une vitesse vertigineuse. Le web passe déjà très vite de 1.0 à 3.0. Et on parle déjà
actuellement de 4.0 même si cette notion n’est toujours pas maîtrisée chez le commun des
mortels.

La France, consciente de cette tendance, a accéléré ses réformes dans le domaine du


numérique. La profession comptable se tourne déjà vers l’avenir et ose parler d’un expert-
comptable numérique, comme cela a été le thème du dernier congrès de la profession. Coté
législateur, l’administration se dématérialisera complètement en 2020.

Par contre, le numérique au Maroc reste encore à un état embryonnaire malgré les efforts
entrepris. Le plan Maroc Numeric 2013 a été l’évènement déclencheur des réformes de
l’administration qui, jusqu’à aujourd’hui, n’est numérique que pour les grandes sociétés et
pour certaines démarches seulement. Mais les choses ont tendance à évoluer dès 2016
comme nous l’avons expliqué. En pratique, les difficultés d’application des dernières lois
sont apparentes, ce qui freinera encore le train du numérique.

Quelque soit le contexte, il va falloir réussir la transition numérique de la profession. La mise


en place du cabinet numérique est certes bénéfique malgré les menaces existantes et les
réticences humaines. La tâche s’annonce difficile mais possible de par l’arrivée d’une
génération de jeunes marocains affamés par les nouvelles technologies et suréquipés de
téléphones intelligents. Tel est le défi des cabinets marocains que tout un chacun doit relever
dans les années à venir.

42
43
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

A u-delà de la mise en place du cabinet comptable numérique sur le plan opérationnel, son

pilotage stratégique se heurte à un certain nombre de difficultés et contraintes managériales,


commerciales, techniques et financières.

L’expert-comptable manager s’intéresse à la conduite du changement, en gérant les


réticences des anciens collaborateurs et en modifiant profondément sa politique de
recrutement qui se fera en ligne profitant de l’arrivée sur le marché de travail de la
« génération Y » ou les « Digital Natives ».

L’expert-comptable innovant va adapter ses méthodes numériques à sa clientèle et fera


preuve de plus de pédagogie pour fidéliser les clients les plus réticents.

L’expert-comptable entrepreneur doit faire des arbitrages dans la gestion de son système
d’information en profitant pleinement des avantages du cloud, mais tout en prenant les
sécurités suffisantes. Il optera pour les logiciels en mode SaaS ou pour certaines applications
en ligne sérieuses.

L’expert-comptable investisseur doit pouvoir chiffrer les coûts directs du projet


« numérique » et estimer sa rentabilité financière.

Enfin, le rôle de l’expert-comptable est de piloter cette organisation numérique afin de


relever tous les défis précités.

44
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

CHAPITRE I : Gestion des ressources humaines dans un cabinet


numérique

Section 1 : Recrutement de profils adaptés et E-recrutement

L’arrivée des nouvelles technologies obligent les dirigeants des cabinets d’expertise
comptable de s’adapter aux évolutions comportementales.

Les cabinets ont tendance à évoluer vers des métiers de prestations de services et de conseil
afin d’offrir des compétences diversifiées pour fidéliser la clientèle. Les profils des
collaborateurs comptables surfent aussi sur la vague de cette évolution en passant de
collaborateurs « traditionnels » à de collaborateurs « commerciaux » et/ou
« consultants ».

Pour réussir ce passage, les cabinets doivent prendre en compte l’arrivée d’une nouvelle
génération de collaborateurs issue de « la génération Y ». Pour cela, une modernisation des
procédures de recrutement semble nécessaire. Si hier, les cabinets procédaient par la voie
classique, l’arrivée des NTIC a introduit une nouvelle forme de recrutement. On parle alors
du « E-recrutement ».

Ce dernier est devenu en une dizaine d’années une réelle révolution en termes de
recrutement : un véritable marché économique, à l’image de LinkedIn ou Viadeo, s’est
développé à travers celui-ci. En effet, durant ces dernières années, ce sont les réseaux
sociaux, spécialisés ou non en recrutement, qui en sont devenus les outils majeurs. Cette
croissance fulgurante de l’e-recrutement est due, entre autre, au fait que la génération Y ou
autrement appelée « digital natives » entre peu à peu sur le marché. Cette
génération « hyper-connectée » est née avec les nouvelles technologies de l’information et
de la communication et en a donc une maîtrise parfaite. L’E-recrutement est donc, pour le
cabinet numérique, la méthode incontournable qui lui permettrait d’attirer les jeunes talents
entrant sur le marché du travail au sein d’une société où la compétition professionnelle est de
plus en plus dure.

Nous avons récemment modifié au sein de notre cabinet notre politique de recrutement en
s’appuyant sur les réseaux sociaux. Nous avons pu par exemple dénicher certains candidats
ayant « liké » (mention « j’aime ») notre page facebook que nous avons dû créer pour
organiser un séminaire sur les dispositions fiscales de la Loi de Finances.

45
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

Section 2 : Formation permanente et régulière des collaborateurs : E-Learning

La formation à distance ou E-learning englobe tout dispositif de formation utilisant l'Internet


comme canal de diffusion. C’est la formation la plus représentée actuellement dans le cadre
de la formation professionnelle continue en France.

Il faut dire qu’Internet a démocratisé l’accès aux formations. Des programmes riches sont
apparus ces derniers temps sur la toile, dont le plus connu est le MOOC (Massive Online
Open Course).

La mise en place de ces programmes permettra de faciliter l’accès à la connaissance dans le


cabinet, faciliter l’intégration sociale du collaborateur ou encore accélérer la découverte de
l’environnement de travail.

Si dans les grands cabinets d’audit, la formation est omniprésente profitant de présence de
programmes de formation riches, de formateurs chevronnés et de salles équipés en interne,
les cabinets de petite taille n’ont pas forcément les moyens humains et logistiques pour
pouvoir assurer des formations d’une manière permanente. Le recours à la formation en ligne
peut s’avérer une solution pour ces cabinets.

Dans notre cabinet, nous avons fait profiter nos collaborateurs des modules E-learning
disponibles pour nos clients sur le portail. Nous avons aussi mutualisé tous les supports de
formation préparés par notre cabinet dans le cadre des séminaires externes assurés par
l’expert comptable, sans oublier bien sûr la richesse documentaire de notre portail depuis sa
mise en place permettant aux collaborateurs d’accéder à l’actualité fiscale et sociale et aux
fiches de conseil prodigués à nos clients permettant ainsi de capitaliser la pratique
professionnelle du cabinet.

Section 3 : réticence au changement et au partage des informations

La révolution du travail collaboratif conduit à des changements de comportement dans le


milieu du travail. Le passage au « Tout Numérique » et l’intégration de la « génération Y »
nécessite un changement au niveau des méthodes de travail. Ce changement peut engendrer
des difficultés au sein du cabinet.

Tout d’abord, les anciens collaborateurs ont du mal à comprendre pourquoi faut-il changer
leurs anciennes méthodes de travailler car jusque-là tout a toujours bien fonctionné. « ça fait

46
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

20 ans qu’on pratique ainsi » ou « C’était mieux avant » sont des expressions souvent
entendues dans les organisations en mouvement

On relève aussi des difficultés rencontrées par les anciens collaborateurs dans l’utilisation de
la GED, la mise à jour des agendas partagés, le manque de travail collaboratif avec les
nouvelles recrues : la majorité du temps, les collaborateurs ne mettent pas les documents
dans le dossier concerné, ce qui nécessite une supervision permanente de la part des
dirigeants.

Ensuite, la « génération Y » exprime un besoin de flexibilité au travail, alors que les


dirigeants des cabinets d'expertise comptable se sont toujours habitués à ce que leurs
employés accomplissent les tâches qui leur étaient confiées sans contestation.

Le rôle des managers et dirigeants des cabinets d'expertise comptable sera de trouver un
moyen de faire vivre cette mixité intergénérationnelle mais aussi de reconnaître et de donner
droit à la diversité des attentes dans le travail.

Chapitre II : Gestion commerciale et marketing dans un cabinet


numérique

Section 1 : Inadaptation du process numérique avec une clientèle TPE classique

Même si elles en ont déjà entendu parler, la dématérialisation est un sujet encore trop perçu
comme annexe pour les TPE. En fait, beaucoup d’idées reçues subsistent, signe d’un manque
d’information. Ainsi, la dématérialisation est souvent considérée comme un outil destiné aux
plus grandes structures, dont les petites n’auraient pas forcément besoin. L’organisation étant
souvent centralisée et sommaire, des archives papier peuvent sembler un classement
suffisant et plus simple que la numérisation et le partage des données via un système
d’information.

Ensuite, devant gérer relativement peu d’entrées et sorties de données, les micro-entreprises
y voient un retour sur investissement seulement à moyen et long terme, tandis qu’elles sont
accaparées par des problématiques court-termistes.

Les inquiétudes et objectifs prioritaires des TPE classique concernent souvent la trésorerie,
comme l’obtention d’un prêt bancaire ou bien un allongement des délais de paiement, mais

47
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

pas forcément la dématérialisation. Pour les dirigeants, outre le prix des solutions, l’anxiété
est d’acheter un logiciel trop complexe ou inadapté aux besoins de l’entreprise et que les
salariés n’utiliseront pas.

Quelles sont alors les solutions pratiques qui s’offrent à un cabinet pour démontrer à son
client TPE que la voie du numérique peut apporter le confort et la valeur ajoutée qu’attend
un dirigeant de son expert-comptable ?

Avec une pédagogie permanente, les conseillers du cabinet assistent au quotidien des
artisans, des prestataires indépendants, dans l’assimilation des processus numériques. Des
séances communes de scannérisation et d’indexation de documents dans la GED sont
organisées régulièrement au cabinet. Une démo visuelle d’accès au portail et ses différentes
fonctionnalités est présentée pour une meilleure assimilation de la démarche à entreprendre.

Aussi, présenter au client l’intérêt de la qualification des pièces comptables permettant une
saisie automatique des écritures comptables. Démontrer l’utilité de cette qualification pour
alimenter les tableaux de bord mis à sa disposition en vue du pilotage de son activité.

Il faut rester dans cette démarche Win Win. Recevoir pour donner.

A chaque instant, il faut démontrer ce que le numérique puisse apporter aussi bien dans son
organisation administrative et comptable, mais aussi pour son cœur business.

Il est certain qu’en adoptant une démarche persuasive et généreuse, le cabinet finira par
obtenir l’adhésion de tout le monde, aussi bien les clients hésitants que les clients réticents.

Section 2 : Difficulté de commercialisation des solutions numériques

La profession comptable a connu un changement sur le plan de la communication externe. Il


était auparavant totalement interdit par l’article 12-1 du code de déontologie, de faire de la
publicité. Ce n’est qu’en 2012, et en vertu de l’article 152 du code de déontologie, porté par
le décret du 30 mars 2012, que les cabinets d’expertise-comptable peuvent faire désormais
de la publicité à condition qu’elle soit empreinte de retenue et exempte de toute forme de
démarchage.

Malgré cette autorisation, les experts comptables trouvent toujours du mal à vendre leurs
solutions numériques.

48
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

La mise en place d’une véritable stratégie commerciale nécessite d’utiliser des outils
modernes permettant d’identifier les besoins en matière de services et ainsi organiser des
missions en fonction des attentes exprimées, de traiter les réclamations et enfin de prendre
les remarques en considération en amont.

Le Customer Relationship Management (CRM) est un ensemble d’outils et de techniques


destinés à capter, traiter, analyser les informations relatives aux clients et aux prospects, dans
le but de les fidéliser en leur offrant le meilleur service5.

L’utilisation du CRM permet à l’expert comptable de mieux gérer sa charge de travail, de


mieux suivre ses clients et également de créer un extranet à destination direct vers eux,
permettant ainsi de simplifier le dialogue et la gestion des pièces comptables numérisées.
L’expert-comptable sera en mesure de détecter, d’une façon plus exacte, les besoins de ses
clients.

Par ailleurs, afin de drainer un maximum de clientèle et de les fidéliser, des efforts
commerciaux doivent être faits. Certains cabinets ont créé des filiales commerciales mais
cela s’est révélé très coûteux d’autant plus que le mode de rémunération de l’équipe
commerciale, se basant sur l’octroi d’une marge sur les facturations clients, dégradait encore
plus la marge du cabinet

Afin d’éviter que la rentabilité ne soit pas au rendez-vous, il est très important de commencer
petit à petit les projets de dématérialisation. Il serait prudent de ne pas trop investir la
première année.

A notre avis, une phase de test s’avère nécessaire pour éviter les mauvaises surprises. Quand
bien même toutes les précautions soient prises, des facteurs imprévisibles ou un paramètre
mal évalué peuvent dévier le cours normal des choses.

Il ne faut surtout pas s’attendre à une rentabilité à court terme. Connaitre les besoins des
clients permet de se rapprocher d’eux, ce qui aura des retombées sur le long terme :

fidèle, le client assied la stabilité du cabinet et procure un chiffre d’affaires


récurrent ;
il est moins sujet à discuter les prix puisqu’il est conscient de la valeur ajoutée que
lui procurent les prestations de son cabinet ;

5
: Jean-Louis Tomas, Page 40 et suiv. in ERP et Progiciels de gestion intégrés, Dunod Éditeur, Collec
01 Informatique.

49
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

il sera plus à même d’acheter des nouvelles prestations, ou confiera au cabinet des
missions (prestations personnelles par exemple) ;
le client est le meilleur commercial du cabinet, et les relations professionnelles
restent un vecteur d’échanges déterminant pour les entreprises et les associations.

Chapitre III : Gestion informatique dans un cabinet numérique


Section 1 : Choix délicat du mode de gestion : en interne ou infogérance

L’évolution des offres de services d’infrastructures informatiques ces dernières années a


permis de s’orienter vers deux options : entre conserver tout en interne, ou une
externalisation totale en infogérance avec des services managés.

1.1 La gestion interne du système d’information

Dans son dernier Observatoire de la Sécurité paru fin septembre 2014, le spécialiste des
études de marché et du conseil en marketing du secteur IT, dresse un état des lieux
encourageant sur le niveau d’investissement engagé par les entreprises françaises afin de
protéger leurs systèmes d’information6.

Le constat de l’étude fait qu’un bon nombre d’entreprises françaises préfère gérer leur
sécurité en interne car elles sont réticentes à l’externalisation de cette fonction. Une prudence
qui va de pair avec la prudence observée vis à vis des solutions Cloud.

Afin d’assurer une meilleure gestion du système d’information en interne, le cabinet doit
mettre en place plusieurs niveaux de maintenance :

Une maintenance corrective : elle consiste à veiller au fonctionnement correct d’une


application, et à intervenir pour résoudre les problèmes qui se déclarent.

Une maintenance préventive : ce sont les opérations de maintenance destinées à ce que les
problèmes potentiels soient en amont, et qu’ils ne deviennent donc pas de réels problèmes à
corriger.

Une maintenance évolutive : Elle permet d’améliorer l’application grâce à l’expérience de


son utilisation, les souhaits des responsables, les remontées des utilisateurs.

6
: http://www.infogerance.fr/securite-it-gestion-interne-privilegiee/

50
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

Pour assurer ces différents niveaux de maintenance, le cabinet doit disposer d’une véritable
gestion du parc informatique :

La gestion matérielle et logicielle des utilisateurs.


La gestion du réseau ;
La gestion des serveurs ;
La gestion de la téléphonie ;
La gestion des périphériques ;
Les infrastructures externalisées.

La gestion interne du système d’information permet à l’entreprise d’avoir :

La maitrise de son système d’information ;


La cohérence et homogénéité des informations (un seul fichier articles, un seul
fichier clients, etc.) ;
L’intégrité et unicité du Système d'information ;

Le partage du même système d’information facilitant la communication interne ;


Un contrôle centralisé de l’entreprise.

1.2 Infogérance –Externalisation

Les deux notions sont proches, voir se chevauchent, mais la différence se situe dans la
maîtrise du système d’information :

- L’externalisation consiste à confier à un prestataire certaines tâches. Le cabinet qui ne


veut pas réaliser elle-même un outil ou une prestation informatique a le choix entre : acheter
un produit ou un service clé en main, acheter un développement, acheter une mission comme
un audit de risque par exemple ;

- L’infogérance est un service défini comme le résultat d’une intégration d’un ensemble de
services élémentaires, visant à confier à un prestataire informatique tout ou une partie
du système d'information (SI) d’un client, dans le cadre d’un contrat pluriannuel, à base
forfaitaire, avec un niveau de services et une durée définie7.

7
: https://fr.wikipedia.org/wiki/Infog%C3%A9rance

51
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

L’infogérance est une opportunité pour les nouveaux cabinets, car ils n’ont pas forcément la
taille critique ou les moyens financiers de disposer d’un service informatique suffisant pour
gérer l’intégralité de l’organisation vu le nombre important des tâches quotidiennes.

En externalisant certaines tâches, les nouveaux cabinets vont pouvoir se recentrer sur le cœur
de métier, et disposer de compétences avérées pour des fonctions support qu’ils ne maitrisent
pas forcément.

L’infogérance ou le passage en mode Cloud permet d’appréhender 3 niveaux de service :

- Le service de base, le plus connu du grand public s’appelle le « SAAS » pour « Software
As A Service ». Dans ce cas de figure, le cabinet loue tout simplement une application
hébergée sur internet. Elle ne s’occupe de rien en matière de logiciel, tout est pris en charge
par le fournisseur de l’outil ;

- Le service suivant se nomme le « PAAS » pour « Platform As A Service ». Dans ce cas, le


fournisseur met à la disposition du cabinet un serveur et un système d’exploitation, libre à
l’entité d’y installer les logiciels de son choix et donc de s’en servir à distance. C’est le
cabinet qui reste responsable sur le logiciel, sa mise à jour et sa maintenance, d’où une
relation tripartite Hébergeur Cloud - Cabinet – Editeur logiciel ;

- Enfin, la solution laissant le plus de liberté est l’« IAAS » pour « Infrastructure As A
Service ». Elle consiste pour l’hébergeur à fournir uniquement du matériel. Il veille à son
fonctionnement et gère les éventuelles pannes. C’est le cabinet qui s’occupe de tout le reste :
système d’exploitation, logiciels installés…

Section 2 : Relation de dépendance cabinet – prestataire (ou responsable SI)

La relation de dépendance économique est caractérisée dès lors qu'il est établi qu'une
entreprise se trouve dans l'impossibilité de substituer à son donneur d'ordre un ou plusieurs
autres donneurs d'ordre lui permettant de faire fonctionner son entreprise dans des conditions
techniques et économiques comparables.

Nous avons élaboré un cadre méthodologique que nous recommandons d’utiliser afin de
caractériser la situation de dépendance puis définir le plan d’action adapté à chaque type de
situation et enfin, piloter le plan d’action retenu.

Nous avons identifié ainsi quatre types de situations :

Assumer la dépendance : Pilotage de la relation cabinet – prestataire.


Prévenir la dépendance : Mécanismes de prévention adaptés.
Limiter la dépendance : Diversifier, améliorer
Sortir de la dépendance : organiser, accompagner valider

52
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

Section 3 : Choix entre une multitude de solutions techniques viables

3.1. L’urbanisation :

Cette première solution consiste à réussir à faire communiquer les différents logiciels du
cabinet avec ceux de ses clients :

- Soit par des interfaces manuelles (imports /exports) ou automatiques. Par exemple,
on peut envisager un export de la tenue de caisse saisie sur un logiciel dédié (caisse
enregistreuse) qui puisse être importé dans le logiciel de comptabilité ;

- Soit par un ajout de logiciels spécialisés dans son système informatique, dont le rôle
est de faire communiquer les différentes applications. On les appelle les
« middleware ».

Pour les applications en ligne, on peut retrouver ce schéma, mais la plupart proposent des
outils permettant d’interagir avec les données sous forme d’un « webservice ». Chaque
logiciel propose ses propres webservices et décrit la façon de les utiliser. Parmi les
webservices disponibles et qui visent aussi bien les experts comptables que les clients des
experts comptables, on peut citer : COMPTA.COM, YOOZ, IBIZA….

3.2. Les progiciels de gestion intégrés :

Les PGI, souvent appelés ERP pour Entreprise Ressource Planning, ont longtemps été
réservés aux grandes entreprises. La révolution numérique et le développement des TIC ont
eu comme effet de démocratiser ces solutions dans les PME dans la mesure où les éditeurs
proposent désormais des solutions adaptées à la taille des entreprises et à leurs métiers. Cela
limite le paramétrage souvent très complexe des ERP généralistes et par là-même les délais
d’implantation et les coûts.

Ces ERP sont disponibles sur le web et offrent des solutions modernes multi-sociétés, multi-
pays, totalement personnalisables et évolutives permettant aux cabinets de gérer plusieurs
dossiers, de développer leurs activités en local ou à l’international, de façon centralisée ou
délocalisée.

53
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

Section 4 : Risques liés à la sécurité numérique

Un cabinet peut perdre des fichiers pour différentes raisons : en les supprimant ou en les
remplaçant accidentellement, à cause d’une attaque par un virus, en cas de défaillance
logicielle ou matérielle, ou en raison d’une défaillance totale du disque dur.

Afin de pouvoir sécuriser les informations, il est nécessaire d'identifier, de connaitre et de


prévoir les menaces potentielles. Pour cela, la mise en place d’un système d’information
sécurisé au sein des cabinets devient une nécessite.

On désigne par « un système d’informations sécurisé » un système protégé de manière


efficace des agressions, qu’elles proviennent de l’extérieur comme de l’intérieur, qu’elles
soient délibérées ou accidentelles. Ce système vise généralement quatre principaux objectifs:

L'intégrité, c'est-à-dire garantir que les données sont bien celles que l'on croit être ;

La confidentialité, consistant à assurer que seules les personnes autorisées aient


accès aux ressources échangées ;

La disponibilité, permettant de maintenir le bon fonctionnement du système


d'information ;

La non répudiation, permettant de garantir qu'une transaction ne peut être niée.

Chapitre IV: La gestion financière du cabinet numérique

Section 1 : Etude de la faisabilité économique du projet de numérisation

Le projet de numérisation a pour but final d’assurer un bénéfice lié à un chiffre d’affaires
supplémentaire et d’améliorer les marges du cabinet. Avant d’entreprendre la démarche de
transition numérique, il est important de se pencher d’abord sur la viabilité et la rentabilité de
ce projet et d’en évaluer l’impact financier sur l’activité du cabinet.

L’étude de rentabilité commence d’abord par l’estimation du chiffre d’affaires prévisionnel.


En fonction de ce chiffre d’affaires, on estime les moyens à mettre en place pour pouvoir
honorer ses engagements vis-à-vis du client. De la détermination des moyens, découle le
volume des investissements et des charges qui seront supportées par le cabinet. Une
projection sur cinq ans permet de tracer l’évolution de la rentabilité et les flux de trésorerie à
moyen terme et d’avoir une idée sur la pérennité du projet.

54
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

Un exemple chiffré de compte de résultat prévisionnel est fourni à titre indicatif en annexe
10. Il permet d’avoir une idée sur les produits et charges prévisionnelles du projet.

Notons que les chiffres énoncés dans cette section sont à titre indicatif et peuvent différer
d’une structure à une autre et selon le pays d’implantation.

a) Chiffre d’affaires :

Pour réaliser l’estimation du chiffre d’affaires prévisionnel, il faut avoir une idée préalable
sur le nombre de clients qu’il serait possible de démarcher grâce à des outils de prospection
numériques. A partir de ces démarches commerciales, il est possible d’avoir une idée
approximative du volume d’affaires prévisionnel.
Dans ce sens, un questionnaire a été introduit auprès des entreprises, pour voir leur réaction
vis-à-vis du concept de la dématérialisation.
En se basant sur le résultat de cette enquête, nous estimons que nous allons traiter 30 dossiers
par mois, avec un prix unitaire moyen de 300 € par dossier.

b) Equipements& Investissements :

Les équipements et aménagements traduisent le style de gestion du cabinet, qui mérite


parfois d'être corrigé pour cerner la rentabilité intrinsèque du cabinet. Donc il faut accorder
une certaine importance aux investissements, ainsi que les équipements utilisés.

c) Salaires & Charges sociales :

En fonction du volume de chiffre d’affaires, les recrutements nécessaires pourront être


déterminés. Les niveaux des salaires des comptables étant connus dans la profession, les
salaires bruts (charges sociales comprises) peuvent être déterminés aisément. Une
requalification du personnel existant est tout à fait possible de par l’automatisation des tâches
de saisie comptable.

Les charges de formation doivent être prises en considération, spécialement sur la première
année où un effort de mise à niveau des collaborateurs doit être fourni.

55
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

d) Charges externes :

Les charges externes estimées de façon approximative comprennent les charges


prévisionnelles de : Eau, électricité, téléphone, liaison internet, petit équipement, produits
d’entretien, fourniture de bureau, locations et charges locatives, primes d’assurances,
déplacements, et services bancaires.

e) Impôts et taxes :

Les impôts et taxes comprennent essentiellement :


La taxe professionnelle (basée sur la valeur locative et sur la valeur des
immobilisations) avec une exonération pendant les 5 premières années.
L’impôt sur les bénéfices ou l’IR dans le cas des personnes physiques.

f) Amortissement & Frais financiers :

Les investissements prévus seront amortis selon les taux en vigueur.


Les frais financiers éventuels seront évalués en fonction des recours aux
financements bancaires prévus.

Synthèse de l’étude :

Le risque de non rentabilité : Une donnée très importante qui doit être intégrée dans la
réflexion relative à un projet de numérisation, c’est que la rentabilité n’est pas immédiate.

Certains cabinets, en se lançant dans un tel projet, tablent sur un retour sur investissement
dans l’année qui suit, ceci relève de l’irréalisme voire même de l’impossible du fait que les
premières phases de mise en place sont les plus onéreuses en terme financier
(investissements en infrastructures informatiques, recrutement et formations) et aussi en
terme de temps.

Nous estimons que l’activité soit peu rentable la première et la deuxième année, avec une
amélioration significative les 3 années qui suivent.

Pour un investissement total de 36 376 € nous estimons réaliser un chiffre d’affaire de


1.567.680 € dans les cinq premières années, avec une marge annuelle moyenne de 42%.

56
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

Section 2 : Recherche des sources de financements

Avant d'élaborer le montage financier du cabinet numérique, il est préférable de connaître


tous les types de financement possibles afin de choisir celui le plus adéquat.

La mise en place d’un cabinet numérique peut prendre deux formes, soit :

- Une implantation d’un nouveau cabinet.


- Une transformation d’un cabinet existant.

2.1 L’implantation d’un nouveau cabinet numérique

Une des difficultés financières du projet numérique réside dans le financement par emprunt
bancaire. Impactées par la réglementation restrictive post-crise mondiale de 2008, les
banques rechignent aujourd'hui à accorder des crédits à ces structures. Les nouvelles normes
dites de Bâle III leur imposent de conserver d'importants fonds propres, et de facto de
rationaliser leurs prêts aux entreprises.

Pour faire face à ce problème, des programmes gouvernementaux ont été mis en place afin
de favoriser la réussite des nouveaux projets et stimuler l’entrepreneuriat.

La Banque Publique d’Investissement (BPI), le fonds national d’amorçage (FNA), le Fonds


National pour la Société Numérique (FSN), French Tech, ou bien Tech Hub se réunissent
tous sous la même vocation qui réside dans le financement des nouveaux projets innovants.

De son côté, le Maroc ne cesse pas de fournir des efforts dans le domaine de l’économie
numérique. Maroc Numeric Fund et le Centre Marocain de l’Innovation ont été créés afin
accompagner les entrepreneurs talentueux dans la réussite de leur entreprise numérique.

Le cabinet d’expertise comptable, étant une entreprise comme une autre, pourra profiter de
cette manne financière pour financer son projet de transition numérique.

2.2 La transformation d’un cabinet existant

Une évaluation des investissements en installations informatiques et en mobilier de bureau


est nécessaire pour réussir la transformation. En général, l’investissement n’est pas très
lourd. Pour un cabinet qui est déjà en place, il peut profiter des équipements et installations

57
Deuxième partie : le pilotage d’un cabinet numérique, contraintes et solutions pratiques

déjà existantes pour traiter les dossiers d’une façon numérique avec éventuellement,
quelques investissements supplémentaires en liaisons informatiques et quelques postes de
travail munis en double écrans.

Même le portail créé spécialement pour le besoin de la dématérialisation ne sera pas coûteux
la première année. Les investissements vont être réalisés progressivement selon la cadence
de l’augmentation du chiffre d’affaires sans dépasser un budget de 6 000 € par an sur cinq
ans. La détermination des investissements nous permettra d’évaluer la part de
l’amortissement annuel à intégrer dans les charges. De même, les options de financement
serviront à déterminer le niveau des charges financières ainsi que les flux de trésorerie.

58
Conclusions de la deuxième partie

Nous avons abordé dans cette partie les différentes contraintes rencontrées par l’expert-
comptable lors du pilotage d’un cabinet numérique.

En effet, plusieurs situations complexes peuvent se présenter, et qui différent d’un cabinet à
un autre, d’une ville à une autre, d’un pays à un autre.

Cette mise au point est importante car elle permet de nuancer cette partie du mémoire. Nous
avons essayé d’apporter des réponses à des problématiques vécues aussi bien dans les
cabinets français que marocains, dans des structures à taille humaine ou à taille moyenne,
chez le cabinet donneur d’ordre et chez le prestataire sous-traitance.

La richesse de ces expériences diverses nous a toujours démontré qu’il s’agit des mêmes
préoccupations mais c’est uniquement l’environnement qui change.

En France par exemple, il est plus facile de « Clouder » toutes les applications informatiques
chez un hébergeur externe, mêmes les plus réputées d’entre elles, tandis qu’au Maroc la fibre
optique vient à peine de faire son entrée. Des lignes de liaison dédiées (VPN ou SDSL) sont
coûteuses, alors que des lignes ADSL en plusieurs dizaines de Méga-octets sont présentes
chez les particuliers.

Le lecteur de cette partie est amené à notre avis à adapter le pilotage en fonction des
contraintes propres à son cabinet et à son environnement externe.

59
60
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

L ’expert-comptable, qui aura mis en place une démarche de numérisation et de

dématérialisation de tous les outils et processus internes de son cabinet, et qui aura
« digitalisé » au maximum la relation entre ses collaborateurs et avec ses clients, tout en
surmontant tous les obstacles et les freins d’ordre psychologique, social, organisationnel,
commercial, technologique et financier.

Cet expert-comptable du « numérique » comme se permettent de l’appeler les organisateurs


du dernier congrès de l’ordre, sera prêt enfin à améliorer les leviers de performance de son
cabinet, et la relation client qu’il cherchera à fidéliser par tous les moyens numériques mis à
sa disposition.

Il sera l’interlocuteur privilégié et parfois unique de son client, en s’investissant dans de


nouvelles missions diversifiés permises aujourd’hui avec l’ouverture récente de la profession
vers le Full Service. Un concept qui séduit plus qu’un puisque le numérique permettra à
l’expert-comptable d’accéder facilement à toutes les compétences et à toucher des métiers
divers, dont sa formation initiale permet d’appréhender.

Enfin, grâce à sa croissance interne, l’expert-comptable sera amené sûrement à multiplier les
alliances et les partenariats avec tous ses confrères locaux ou à l’étranger, voire même avec
d’autres métiers (informatique par exemple) ou d’autres professions (avocats ou huissiers…)
profitant ainsi de la Loi Macron sur l’interprofessionnalité.

61
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Chapitre I – Impact de la dématérialisation sur les leviers de


performance du cabinet

Section 1 : Amélioration de la qualité des missions

1.1 Etablissement de dossiers de gestion analytiques et personnalisés


Afin d’accompagner les clients dans leur gestion quotidienne, le cabinet propose des
missions de réalisation du diagnostic financier à partir des informations comptables
disponibles sur le portail du cabinet, extraites directement des documents « vivants » de la
GED ou du logiciel de comptabilité. De nombreux états financiers sont disponibles et
exportables sous divers formats à l’aide d’outils informatiques personnalisables tels que
Crystal Report.

Le portail permet également une analyse et une comparaison des ratios à partir des comptes
annuels et de la balance et grand livre disponibles dans la GED. L’objectif étant d’apporter
plus de visibilité sur la rentabilité, la liquidité et la santé financière de l’entreprise.

Le portail internet permet d’obtenir suite à l’import des liasses fiscales au format EDI-
TDFC :

Une analyse financière complète : Soldes intermédiaires de gestion, rentabilité,


solvabilité, conclusions et préconisations

Un rapport d’analyse rédigé dynamiquement et personnalisable sous Word

Des commentaires et didactiques sur les principaux agrégats financiers analysés

Des tableaux financiers et de graphiques sous format Excel

Conclusions de l’expert-comptable sous forme de préconisations et d’actions à


entreprendre

1.2 Etablissement de bilans prévisionnels périodiques

Avec la dématérialisation du processus comptable et fiscal, le client ne doit plus attendre la


fin de l’année pour consulter ses états de synthèse. Le portail mis à sa disposition lui permet
de consulter à n’importe quel moment des situations intermédiaires ainsi que des bilans
prévisionnels périodiques. Il peut s’agir d’un service supplémentaire proposé et
éventuellement intégré dans la lettre de mission pour que le cabinet puisse budgétiser le
temps de traitement qui sera considérablement réduit via le numérique.

62
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Grâce à des outils disponibles sur le web, le bilan prévisionnel se construit progressivement
en entrant des hypothèses de variation par masses, calculées sur les derniers bilans connus
(évolution en %, moyenne, moyenne pondérée).

Un ensemble d'assistants thématiques guident le client pas à pas en rappelant les données
financières connues de l'historique et importantes pour la prévision, et en réclamant ses
carnets de commandes actuels, ses contrats signés, ses devis envoyés, sachant que ces
éléments peuvent être aussi rappelés par le portail s’ils sont disponibles en GED.

Ces bilans périodiques peuvent constituer un véritable vivier d’informations permettant des
actions correctives du client tout au long de l’année.

Les assistants thématiques couvrent les domaines de l'exploitation, principalement les ventes,
les consommations (achats et stocks), les salaires et charges sociales et les investissements
projetés.

Conçus pour générer les données de bilan ou de compte de résultat nécessaires, les assistants
insèrent les valeurs calculées dans la liasse fiscale selon les préconisations comptables en
vigueur.

À l'issue des prévisions, le portail est en mesure de présenter les états financiers sur l'horizon
prévisionnel, de soumettre cet exercice à l'analyse financière ou à l'évaluation du prix de
cession de l'entreprise.

Le rôle de l’expert-comptable est d’effectuer un arbitrage entre toutes les hypothèses


retenues et d’ajuster les prévisions et les valider avec le client en respectant le principe de
prudence pour éviter que des données manipulées par le client aient été influencées par son
enthousiasme exagéré.

En résumé, le numérique accélère le traitement comptable et rend l’information disponible


rapidement et à des intervalles réguliers. Grâce à l’automatisation des tâches et à une saisie
au fil de l’eau, notre cabinet a été capable de produire plus de situations périodiques et
d’arrêtés comptables semestriels, trimestriels, voire même mensuels. L’abondance de ces
informations permet au cabinet de construire des prévisionnels variés à des dates différentes.
Ainsi, à titre d’exemple :

- Pour une activité saisonnière, un prévisionnel semestriel pendant la basse saison ne


peut être le même que pendant la haute saison ;
- Un prévisionnel se basant sur une période plus longue s’avère plus précis que celui
se basant sur une période très courte ;

63
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

- Un prévisionnel en période de lancement de l’activité est certes différent qu’un


prévisionnel en période de croissance ou de maturité ou de déclin.

Avec les outils numériques mis à sa disposition et la richesse des données, l’expert-
comptable sera plus précis et plus crédible vis-à-vis des tiers, notamment des bailleurs de
fonds ou investisseurs ou organismes d’aide à la création. Cette crédibilité donne du crédit
et renforce la position des experts comptables auprès de ces prescripteurs potentiels.

1.3 Mise en place de tableaux de bord d’activité et de rentabilité en ligne.

D’après une enquête réalisée en 2014 par Sat Tools et Christian Barbaray sur « les 15
prestations qui intéressent les clients des cabinets » : 58% des répondants sont intéressés par
un suivi d’activité sous forme de tableau de bord8.

Les entreprises disposent de plus en plus d’informations dans leurs bases de données mais
avec pour conséquence un accès et une lisibilité complexifiés, alors que l’analyse des
données est incontournable pour leur pilotage.

La difficulté réside dans le temps à trouver l’information pour la traiter et l’analyser.


Malheureusement les tableaux de bord sont réalisés avec un certain retard, considéré par le
cabinet comme non critique par rapport à la mission de tenue. Les délais n’étant pas
respectés, la mission perd sa raison d’être, et le client ne renouvelle pas l’année suivante.

La dématérialisation assure une meilleure visibilité et disponibilité des informations


comptables et financières, ce qui rend la tâche d’élaboration des indicateurs de performance
plus accessible et plus rapide à exécuter.

Des tableaux de bord sont développés au sein du portail pour assurer le renforcement de la
capacité de pilotage par le client (suivi plus précis et régulier de l’encaissement de ses
recettes, du paiement de ses dépenses,…).

Ces tableaux de bord permet au client de se renseigner sur :

Le chiffre d’affaire réalisé Vs chiffre d’affaires prévisionnel


Les encaissements prévisionnels et le taux de recouvrement des créances clients
Les décaissements prévisionnels

8
: http://www.scriptura.biz/appui-a-la-gestion/tableaux-de-bord

64
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

La situation de la trésorerie en temps réel à travers le rapprochement bancaire


automatisé
Le montant de la TVA collectée et déductible à tout instant permettant d’anticiper
sur la TVA à payer notamment dans le régime des encaissements (ex : retarder
certains encaissements ou anticiper certains décaissements taxables…)

Bien évidemment, tout dépendra de l’exhaustivité et la pertinence des documents et


informations transmises par le client via la GED :

Devis, carnets de commandes et contrats clients communiqués


Modalités et délais de règlement de ses clients
Modalités et délais de paiement de ses factures fournisseurs
L’état des chèques émis, les remises de chèques ainsi que les avis de débit et de
crédit bancaires
Fréquence d’envoi des factures. Une méthode d’envoi au fil de l’eau est
recommandée, ce qui permettra d’avoir des informations de gestion au jour le jour

Nous avons compris que la GED, à elle seule et avant tout traitement dans un logiciel de
comptabilité, est capable de nous renseigner sur un certain nombre d’indicateurs. Encore
faudrait-il que les documents aient été indexés correctement, qualifiés correctement, passés
par des outils de lecture automatique de type OCR/LCR/ICR et classés dans les bons tiroirs.
Dès numérisation du client et qualification par le cabinet, ces informations viendront
instantanément alimenter les tableaux de bord déjà préétablis.

Il s’agit d’avantages indéniables pour le client qui va pouvoir consulter régulièrement


l’évolution de ses indicateurs sans passer par les logiciels comptables, dans un langage
simplifié loin des notions compliqués à comprendre pour un non initié, telle que « débit
crédit », BFR, écarts de conversion…

Section 2 : Une communication interne/externe traçable et régulière

2.1 Mutualisation des outils de travail entre collaborateurs en temps réel et en tout
endroit

La communication en interne au cabinet d’expertise comptable permet aux membres de


travailler en tout lieu et à tout moment. A ce titre, le cabinet numérique permet, entre autres :

D’échanger instantanément des messages accompagnés de pièces jointes


(documents Excel, Word, ou tout outre fichier de données) sur un forum
d’échange sur le portail (tchat) ;

65
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

De consulter les agendas électroniques de chaque collaborateur ainsi que


l’agenda général du cabinet pour coordonner les actions ;
D’accéder aux bases documentaires internes (notes de services, modèles de
courriers, lettres de mission types, dossiers de révision type) ;
D’accéder aux dossiers clients à toute heure et de tout endroit, sans déranger
les autres collaborateurs
De garder la traçabilité de tous les échanges, les numérisations, les
traitements ;
De renforcer l’efficacité individuelle et la réactivité de l’entité «cabinet»

Aussi, si dans un schéma classique, les collaborateurs consacrent une bonne partie de leur
temps dans l’élaboration des fiches de suivi client à travers plusieurs tableurs, le numérique
permet d’avoir une visibilité immédiate sur les documents et informations collectées et la
production étant donné que ces tâches sont effectuées d’une façon automatique.

Ainsi, la productivité augmente et les collaborateurs maîtrisent mieux leurs dossiers et


apprennent plus vite, si bien qu’ils peuvent plus facilement et rapidement assister les clients
et les conseiller.

Pour illustrer ces propos, nous avons créé sur le portail du cabinet un espace permettant de
stocker les documents modèles. Cet espace, qui n’est pas utilisé pour les documents clients
qui trouvent leur place dans la partie externe de la GED, permet à chaque collaborateur de
créer des dossiers par thèmes qui regroupent des fichiers de même nature. Il s’agit d’une
arborescence et d’un classement collectif dans le cadre d’une mutualisation.

Cette façon de faire, à l’image d’une boite à outils, nous a permis de standardiser ces
modèles pour créer des supports types uniques utiles pour être efficace et réactif face à une
demande urgente de rédaction d’un courrier ou d’un formulaire.

2.2 Historisation et traçabilité des comptes rendus clients

Le principe de l'historisation repose sur la conservation de tous les échangesantérieurs avec


les clients sur le portail. Fini les blocs notes, les feuillets volants et les notes book.

Toute réunion avec un client, toute mise au point, tout échange important permettant
d’éclairer les collaborateurs ou l’expert-comptable, doit être transcrit, daté et stocké dans la
GED.

Cette procédure permet de solutionner une problématique fréquente dans notre métier :
l’oubli d’une information capitale ou l’altération d’une information surtout celle transmise

66
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

par voie vocale, ce qui a comme conséquence la non réactivité ou le mauvais traitement
pouvant conduire très vite à l’insatisfaction du client.

Une autre voie est susceptible d’être explorée afin de solutionner une fois pour toutes le
décalage entre le moment du contact client (date réunion, date échange téléphonique) et le
moment du traitement de l'information collectée lors de ce contact. Combien de fois l’aspect
chronophage de ce traitement ou la mauvaise interprétation d’une information transmise par
voie vocale, créé des litiges et conflits sans fin ?

L’échange avec le client peut être enregistré sur un smartphone ou tablette, avec l’accord du
client bien sûr, et inséré tout de suite après l’entretien dans la GED sous forme d’un fichier
WAV compatible sous windows, ce qui permettra à tout collaborateur du cabinet de le
consulter très rapidement et d’apporter les traitement adéquat attendu du client. Il est évident
que, dans un cabinet numérique ayant conçu un système mutualiste efficace de partage des
informations, un Active Directory est nécessaire permettant de gérer tous les droits d’accès
collaborateurs et clients, ce qui apporte l’assurance de la confidentialité de ces messages
vocaux dont parfois leur diffusion peut être restreinte uniquement à certaines personnes.

2.3. Diffusion de toutes les informations cabinet/clients via la GED partagée

La transmission des informations entre le cabinet et le client se fait à travers divers onglets
développés au sein du portail.

L’onglet « Mes échanges » permet au client qui confieau cabinet la tenue de sa


comptabilité d’envoyer ses pièces comptables de base (factures, relevés de banque, etc …). Il
comporte également une fonctionnalité d’envoi de documents informatiques de différents
formats (PDF, XLS, DOC) utiles lors des différentes phases de traitement. Cet onglet permet
de contourner les contraintes imposées très souvent par les logiciels de messagerie et les
opérateurs Internet (taille de fichier, filtre spam et virus, délai de transmission).

L’onglet « Mes pièces » permet au client de visualiser les différents documents.


Ceux-ci sont ordonnés selon le standard de classement : factures clients, factures
fournisseurs, autres pièces clients et fournisseurs (bon de commande, bon de livraison,
relevé, correspondance), relevés bancaires, justificatifs bancaires et trésorerie (remise de
chèques, chèques émis, …) et divers (déclarations TVA, bordereaux et journaux de paie, …).

L’onglet « Mes documents » autorise l’accès aux documents produits par le cabinet.

67
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Le client peut ainsi à tout moment consulter des éléments présents dans son dossier, les
enregistrer sur son PC en vue d’un envoi, d’une impression.
Il retrouvera l’ensemble des documents produits (bilan, liasse fiscale, bulletins de paye,
déclarations sociales, statuts et procès-verbaux d’assemblée pour les sociétés, etc …) comme
il peut avoir accès à l’ensemble des archives ordonnées par année.

L’onglet « Téléchargement » rassemble des documents destinés à structurer l’organisation


administrative et comptable, des supports en vue des préparatifs de bilans annuels, des
modèles d’imprimés, des notices, des formulaires types, etc …

L’onglet « Tableau de bord » présente, pour les seuls clients dont le cabinet assure la tenue
comptable et qui ont préalablement transmis au cabinet les pièces au format numérique PDF,
des indicateurs sur l’activité, les achats et les charges. Ces indicateurs sont représentés sous
forme de graphiques mensuels (histogrammes et cumuls) en plus des traditionnels tableaux.
Ils constituent un précieux outil de mesure de la performance avec une comparaison possible
avec l’exercice précédent et le prévisionnel pour lequel le client nous avait, le cas échéant,
confié la réalisation.

Nous avions développé ce dernier point plus au détail dans la section précédente où nous
avons expliqué dans le fond comment ces tableaux sont sont confectionnés et quel est leur
source d’information

L’onglet « E-learning » comporte des séquences de formations enregistrées mis à la


disposition du client qui a donc la facilité de s’auto-former au moment qu’il choisit. Ainsi,
un client, disposant de compétence comptable même modeste, qui a opté pour une
comptabilité « informatique » lui permettant la tenue et l’exploitation en ligne de sa
comptabilité peut disposer d’un module spécifique de formation en ligne qui lui est destiné.

2.4. Transparence avec les clients sur le degré d’avancement de leurs dossiers

Dans le cas d’une tenue de comptabilité au cabinet, les traitements sont réalisés à une
distance qui peut être importante pour un client dont le siège social est dans un autre
département ou une autre ville. Il est donc nécessaire de rassurer le client sur la bonne
réception des pièces numérisées et surtout sur l’avancement des traitements.

68
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Le portail propose un tableau d’avancement des dossiers, mois par mois. Ce tableau a pour
objectif de visualiser pour chaque dossier, par exercice et par catégorie de pièces (banque,
factures clients, fournisseurs, fiscal, social, etc.), le nombre de pièces reçues par mois et le
nombre de pièces comptabilisées. Ce tableau facilite la visibilité des envois manquants sur
un mois donné et l’avancée de la comptabilisation.

Par ailleurs, les pièces manquantes bloquantes pour le traitement comptable telles que les
relevés de banque font l’objet d’une relance systématique par mail, afin d’éviter les retards
dans les traitements et d’être obligé de demander ces éléments au client des mois après, ce
qui est agaçant parfois pour lui ou difficile à obtenir.

Nous avons schématisé en annexe 11 un tableau de suivi interne au cabinet qui permet de
retracer le degré d’avancement des dossiers clients (pièces numérisées et non qualifiées,
pièces qualifiées et non comptabilisées, état des pièces saisie) accompagné d’un dateur précis
chiffrant le nombre de pièces reçues à une date X, le nombre de pièces saisies à une date Y…

Tout client peut avoir accès, sur demande, à ce calendrier de suivi de ses pièces
exclusivement. Avec le paramétrage des codes d’accès, un client nous confiant plusieurs
dossiers, ou un partenaire (dans le cadre d’un CSP ou d’une externalisation ou mandas de
gestion) ayant un droit de regard sur des dossiers qu’il nous a confiés, pourra consulter le
tableau de suivi propre à ses dossiers en toute transparence et avec une traçabilité inégalée
dans la méthode classique. En effet, sans ce tableau de suivi, la diffusion des informations de
ce type nécessite parfois des heures d’échanges téléphonique ou de messageries, des
réunions de travail régulières ainsi que des explications sans fin sur des réclamations portant
sur certains détails très fréquentes dans notre métier, tel que : « je vous ai transmis déjà ce
document », « la facture lambda était bien dans le premier lot transmis il y a 3 mois », « je
vous ai tout donné », « avez-vous comptabilisé les factures du mois dernier ? Où est ce que
vous en êtes ? »…

Nous constatons clairement dans ce cas de figure que la numérisation permet d’économiser
beaucoup de temps qui puisse être consacré à des tâches apportant plus de valeur ajoutée au
client.

69
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

2.5. Traçabilité sur le portail des envois déclaratifs EDI/TDFC :

Le principe de base est la transmission d’un fichier contenant la télédéclaration à la norme


exigée par l’administration fiscale. Ce fichier est constitué au sein du cabinet au moyen d’un
logiciel spécialisé.

La transmission s’effectue par l’intermédiaire d’un partenaire EDI, qui peut être :
Le Cabinet lui-même s’il est équipé d’un logiciel permettant la transmission vers la
DGFiP (attestation délivrée par EDIFICAS obligatoire) et inscrit auprès de
l’administration
Par un portail déclaratif ou une plateforme de dématérialisation
L’éditeur de la solution qui propose ou parfois impose la transmission par son portail

L’adhésion au service est réalisée par un formulaire signé par le client ou l’expert-comptable
s’il a reçu mandat fiscal de son client.

Le mode de signature du document est libre :

Signature manuscrite et scan du document pour envoi


Signature électronique Signexpert de l’expert-comptable
Signature électronique du client

Le client a donc un suivi en ligne des travaux du cabinet.

Le cabinet peut mettre à sa disposition sur le portail des liens HTML ou des raccourcis lui
permettant de consulter en ligne les accusés de réception et les quittances de dépôt de toutes
les déclarations fiscales (IS, IR, TVA, autres taxes…) en toute transparence. Cela permettra
de garantir une autonomie rassurante du client, gage de confiance et de relations cordiales.
Le client n’est plus dépendant de son expert-comptable pour disposer à chaque moment de
toute preuve de dépôt à faire prévaloir lors de démarches administratives ou autres.

Un client libre et autonome est un client fidélisé. En effet, le renouvellement de sa mission


avec le cabinet n’est pas conditionné par une relation de dépendance éphémère et source de
conflit latent, mais plutôt d’une satisfaction totale et envie inconditionnelle de s’engager
durablement.

70
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

2.6. Historisation et mutualisation des dons de conseil

L’article 155 du code de déontologie des experts comptable dispose que : « Dans la mise en
œuvre de chacune de leurs missions, les personnes mentionnées à l’article 141 sont tenues
vis-à-vis de leur client ou adhérent à un devoir d’information et de conseil, qu’elles
remplissent dans le respect des textes en vigueur ».

Ainsi, le défaut de conseil de l’expert comptable lui fait engager sa responsabilité


disciplinaire pour non-respect des dispositions spécifiques à la profession, ainsi que dans
certains cas sa responsabilité civile, voire même quasi délictuelle (difficile à prouver) en
présence de tiers ayant été induits en erreur délibérément par des conseils déplacés de la part
de l’expert comptable.

Le devoir de conseil trouve sa justification dans le déséquilibre présumé de connaissances


entre le professionnel et son client. Il consiste à évaluer les différentes possibilités,
préconiser des solutions et éclairer. Il s’agit d’informer, mettre en garde, exiger et enfin
refuser toute complaisance.

C’est à l’expert-comptable de prouver qu’il a rempli ses obligations de conseil par tout
moyen ! Il est cependant préférable de constituer la preuve par un écrit pour pouvoir
dédouaner l’expert-comptable de sa responsabilité.

Il est donc fortement recommandé d’utiliser tous les moyens à disposition pour formaliser le
conseil délivré, du traditionnel format papier au format numérique de plus en plus utilisé.

Ainsi, au-delà des moyens courants, à savoir l’envoi de courriers, fax, mails, le cabinet peut
envisager un meilleur moyen plus structuré et mieux traçable, à savoir l’enregistrement
chronologique des dons de conseil dans le dossier client sur le portail. Le client ou un
collaborateur du cabinet pourra donc consulter d’une manière directe ces fiches de conseil
datés et ordonnés. Le cabinet pourra même dupliquer un conseil pour le transmettre à
d’autres clients vivant une situation identique.

Aussi, dans le cas où l’expert-comptable devra apporter la preuve de ce don de conseil, il


sera plus facile de chercher dans chaque dossier client l’historique des conseils procurés.

71
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

C’est quand même plus confortable et plus rapide que de se « noyer » dans une infinité de
mails où la recherche devient de plus en plus difficile si on remonte plus dans le temps, sans
parler d’un courrier ou fax transmis il y a plus de cinq ans et dont la copie a été archivée
dans le dossier de l’exercice de l’époque.

Section 3 : Effet de la dématérialisation sur la productivité.

3.1 Gains de productivité à travers l'automatisation des tâches et la mutualisation des


informations.

Les experts comptables et leurs clients recherchent le meilleur moyen de produire une
information comptable, fiscale et sociale fiable. Ils attendent aussi de pouvoir faire des gains
de productivité. Ces gains peuvent être réalisés à travers des échanges dématérialisés entre le
client et le cabinet, mais aussi entre le cabinet et les administrations.

La dématérialisation des factures apporte un véritable gain de productivité. Même si la


notion reste subjective, la plupart des experts comptables estiment que le gain de temps sur
le traitement d'une facture fournisseur peut atteindre jusqu'à 60 %. Cette optimisation du
temps s’explique par le fait qu’il n'y a plus de saisie de données, mais uniquement une
vérification des documents numérisés et de l’écriture comptable proposée. Le classement et
la saisie se font d’une manière automatisée.

Parallèlement, l'archivage des factures est simplifié et il suffit alors de quelques clics pour
retrouver un ancien document. Il est également sécurisé, puisque la plupart des prestataires
de dématérialisation proposent des solutions de coffre-fort électronique, assurant la
sauvegarde des documents. En outre, la traçabilité des factures est simplifiée. Il est en effet
possible de savoir qui a modifié le document pour la dernière fois.

Autre argument en faveur de la dématérialisation, c’est qu’elle facilite les échanges avec les
grandes entreprises. Ces dernières travaillent presque toutes avec des factures numériques.
Elles doivent gérer une multitude de pièces comptables entrantes et sortantes. Elles sont donc
équipées de solutions de dématérialisation et préfèrent travailler avec des fournisseurs
capables de numériser, eux aussi, leurs factures. Certains donneurs d'ordres n'hésitent pas,
d'ailleurs, à l'imposer. Côté émission, la dématérialisation permet de réaliser des économies
sur l'acheminement du courrier (papier, affranchissement, etc.). Elle réduit également les
délais entre l'envoi de la facture et sa réception chez le client, ce qui peut diminuer les délais
de paiement.

72
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Le classement et le stockage des documents se trouvent aussi facilité. En effet, un schéma


classique nécessite des chronos, classeurs, armoires, photocopies, locaux d’archives…
Numériquement, tout devient facile et nécessite quelques clics. Un seul document peut
facilement être classé dans divers tiroirs pour des besoins différents : une facture
d’immobilisation doit figurer en même temps parmi les factures d’achats ainsi que dans le
dossier permanent du client.

L’archivage numérique est enfin une solution indéniable. Nous avons démontré dans la
première partie comment ce dernier permet des économies de temps et d’espace inégalées.

3.2 Confort de travail et simplicité d’utilisation

La dématérialisation des flux comptables et fiscaux présente un nombre considérable


d’avantages. On peut citer, entre autres :

L’initiation d’une véritable démarche de travail collaboratif

La motivation des opérateurs de saisie à travers une requalification de leurs tâches en


les impliquant davantage dans le projet de numérisation et d’organisation
informatique

La fiabilisation des processus de gestion, de traçabilité et de traitement des factures

Le travail en deux écrans de dernière génération évitant ainsi le traitement « ingrat »


de la « boite à chaussures » et les impressions de documents sans fin avec toutes les
contraintes techniques liées à l’impression (bourrage papier, remplacement de toner,
partage d’imprimantes, pannes…)

Un cabinet numérique offre un cadre de travail digne des multinationales.

Un cabinet numérique fort convaincu du « zéro papier » est un cabinet où on retrouve plus
des papiers qui traînent, de grands placards et des chronos innombrables.

Un cabinet numérique est équipé d’écrans géants de haute résolution, de scanners


transportables, d’ordinateurs portables, de tablettes ou smartphones pour les collaborateurs.

Un cabinet numérique est un lieu de travail où on trouve plus d’opérateurs de saisie


comptable forcés à connaître par cœur le plan comptable pour avancer vite sur le dossiers.

Un cabinet numérique appelle ses collaborateurs « Conseillers » ou « Consultants ».

73
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

3.3 Services supplémentaires aux clients

Grâce au numérique, le temps perdu jusque-là dans la saisie comptable va être consacré à la
réalisation d’autres tâches qui vont contribuer à l’amélioration du pilotage de l’activité du
client.

L’organisation administrative :

Le client peut visualiser ses documents comptables et fiscaux à n’importe quel moment,
comme il peut avoir une idée sur l’état d’avancement de son dossier. Il peut avoir à sa
disposition des tableaux de bord comme nous avons expliqué dans le chapitre précédent.

Cependant, pour les clients disposant de flux d’informations volumineux, il devient


nécessaire au cabinet de mener une réflexion sur l’efficience de l’organisation numérique
mise en place.

En effet, le portail du cabinet censé gérer les flux modérés d’une TPE, serait-il adapté pour
les PME ? N’est-il pas plus judicieux de conseiller ce type de clientèle de disposer de leur
propre GED, de leur propre portail, de leurs propres outils informatiques ?

L’expert-comptable peut jouer dans ce sens un rôle prépondérant dans la mesure où il est
l’interlocuteur privilégié pour accompagner ces clients dans la mise en place d’une
organisation numérique efficace dans le respect de la réglementation juridique et fiscale.

Ce point sera développé plus au détail dans le deuxième chapitre. Il s’agit d’une nouvelle
mission que l’expert-comptable sera capable de proposer à ses clients une fois il aura réussi
la transition numérique de son cabinet. Il devient ainsi l’expert du numérique.

Une application interactive

Selon l’enquête réalisée en 2015 par « Maroc Numeric Cluster » et « AVERTY » sur la
« fréquence d’utilisation des Smartphones par les marocains » : 60 % des marocains utilisent
des Smartphones pour passer leurs appels téléphoniques9.

En se basant sur le résultat de cette enquête, nous avons réfléchi à la faisabilité du


développement d’une application qui sera disponible sur IOS et sur ANDROID utilisable sur
Smartphones et tablettes, et qui permettra aux clients de rester en contact permanent avec

9
: http://www.huffpostmaghreb.com/2015/01/13/mobile-maroc-2014_n_6461686.html

74
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

leur cabinet depuis n’ importe où, et à n’importe quel moment. Cela permettra d’offrir une
autre alternative pour les entrepreneurs ne disposant pas d’ordinateur dans leur lieu de
travail, ou qui exercent un métier où l’ordinateur n’a pas lieu d’être (BTP, café restaurant,
transport…).

Cette application sera aussi très utile dans la prospection ou dans des demandes de
renseignements ou de conseils, voire même pour la transmission de toute information utile :

- Prospection : demande instantanée de devis en ligne, prise de rendez-vous sur


agenda électronique…
- Demandes de renseignements : le client du cabinet aura accès à une foire à questions
(FAQ), à des services de tchat, à des formulaires fiscaux vierge, et aussi à tout son
dossier (déclarations de TVA, liasses fiscales, bulletins de paie…)
- Demandes de conseils : dans les domaines comptable, fiscal, social et juridique
- Transmission d’informations et de documents : L’intelligence de plus en plus des
Smartphones aujourd’hui permet de prendre des photos, de scanner des documents et
de faire carrément des captures d’écran à l’intérieur même du téléphone.

L’avantage de l’application est de permettre aux clients ou non clients d’échanger avec le
cabinet en temps réel, mais aussi d’enregistrer leurs remarques, d’exprimer leurs attentes, de
consulter et de télétransmettre leurs documents et de poser leurs réclamations tout en
garantissant la traçabilité des actions et leur suivi.

Le développement de cette application à mon avis va permettre de changer la définition de la


proximité de l’expert-comptable. Si auparavant cette notion s’associait plutôt à une
proximité géographique, elle s’apparente aujourd’hui à l’ère du numérique à une proximité
virtuelle accrue, à l’instar de nombre d’applications comme Facebook, Twitter, Viadeo…

75
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Chapitre II : Développement interne du cabinet : fidélisation de la


clientèle et développement de nouvelles missions.

Section 1 : Amélioration de la relation clientèle.

1.1 Une meilleure image de marque cabinet

Le développement de l’internet a rendu celui-ci un lieu d’échange de biens et de services et


plusieurs entreprises s’en servent de plus en plus pour attirer de nouveaux clients.
Les experts comptables seront appelés à offrir et élargir la gamme de leurs services en
utilisant les services en ligne qui peuvent aller du simple service à distance jusqu’à l’offre de
missions nouvelles d’assistance et de conseil.

Prestations de formation en ligne

Les experts comptables sont habituellement des prestataires des services de formation, pour
les besoins de leurs clients, entreprises et particuliers. Ils animent aussi des conférences et
des séminaires en lien avec leur activité.
Le développement des nouvelles technologies leur permettra d’améliorer ces prestations en
offrant des missions de formation à distance.

Revue de presse et news

Chaque semaine, une revue de presse au format vidéo est préparée puis publiée sur le portail.
Elle présente les points marquants de l’actualité comptable, fiscale et sociale de la semaine
passée et est accessible aux clients, collaborateurs et partenaires.
Les thèmes présentés sont sélectionnés selon les résultats de la veille réalisée par une équipe
de spécialistes au sein du cabinet.
Une « Web Part » permet lacommunication externe au grand public sur le site intranet du
cabinet, en complément de la communication privée à destination des clients.
Elle permet d’accéder à l’information écrite détaillée par un simple clic sur l’actualité qui a
été enregistrée en vidéo.
Il est évident que ces outils numériques ont un impact très positif sur l’image du cabinet
rapidement véhiculée sur le net par les utilisateurs via les réseaux sociaux.

Pour bien comprendre cette notion de l’image du cabinet, nous l’illustrons avec ces deux
citations :

76
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

« Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : dans sa
réputation et ses hommes. » Henry FORD.

« Nous sommes dans un siècle de l’image. Pour le bien comme pour le mal, nous subissons
plus que jamais l’action de l’image. » Gaston BACHELARD.

Selon le guide pratique du Marketing dans les cabinets d’expertise comptable éditée par la
profession lors du 67ème Congrès de l’ordre en 2012, l’expert-comptable sous-estime souvent
l’importance de la perception dans la satisfaction du client. Elle est pourtant essentielle.

La perception est le fruit de nombreuses variables dont certaines n’ont rien à voir avec le
cœur de métier (la production de déclarations pour l’expert-comptable et/ou le
collaborateur). La satisfaction se construit autour d’autres détails qu’il est important
d’identifier à travers des questionnaires de satisfaction. Souvent, l’entité concernée par cette
enquête découvre des éléments nouveaux dont elle n’a jamais eu connaissance dans le passé.
L’exercice est intéressant à mener d’autant plus que les outils numériques facilitent
aujourd’hui ces enquêtes menées avant uniquement par les grandes structures.

1.2 Questionnaires de satisfaction en ligne

« Il n’y a qu’un patron : le client. Et il peut licencier tout le personnel, depuis le


directeur jusqu’à l’employé, tout simplement en allant dépenser son argent ailleurs. »
Sam Walton, créateur de la chaîne de magasins Wal-Mart

L’enquête de satisfaction constitue à la fois une source pour l'amélioration et un moment


privilégié de communication avec les clients. Aussi, pour être réussie, l'enquête doit être
surtout "qualitativement" intéressante, c'est à dire apporter des remarques clients sources
d'amélioration, et non simplement des statistiques disant que les clients sont satisfaits.

Pour cela, une enquête de satisfaction préparée, menée et analysée avec méthode, objectivité
et rigueur reste un excellent moyen de déterminer des pistes de progrès pour améliorer le
niveau de satisfaction de ses clients et ainsi les fidéliser.

Le cabinet doit proposer à ses clients d’une façon permanente un questionnaire en ligne de
mesure de leur satisfaction (Cf. annexe 12). Ce qui permettra de :

Démontrer de l’intérêt pour les clients.

77
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Améliorer l’image de marque.


Sensibiliser le personnel aux attentes des clients.
Compléter les exigences clients à prendre en compte.
Définir de nouvelles orientations (stratégie / politique / objectifs).
Améliorer la satisfaction des clients.
Fidéliser les clients.
Comprendre les raisons de la perte d’un / des client(s).

1.3 Customer Relationship Management : marketing personnalisé et automatisé

La gestion de la relation client (GRC), ou gestion des relations avec les clients, en
anglais Customer Relationship Management (CRM), est l'ensemble des outils et
techniques destinés à capter, traiter, analyser les informations relatives aux clients et aux
prospects, dans le but de les fidéliser en leur offrant le meilleur service10.

Sur le marché du CRM, ce phénomène est encouragé par l'essor des solutions mobiles et web
qui en facilitent l'usage à distance. Quel que soit l'outil utilisé, les collaborateurs accèdent
aux données clients et mettent à jour le CRM en temps réel, sans attendre un retour au
bureau.

La gestion de la relation client consiste à savoir cibler, attirer et conserver les bons clients.
Elle représente un facteur déterminant du succès du cabinet.

Construire et développer des relations avec ses clients est un défi, particulièrement lorsque le
cabinet possède plusieurs clients qui communiquent avec celui-ci de multiples manières.

L’utilisation du CRM permet aux experts comptables de mieux gérer leur charge de travail,
de mieux suivre leurs clients et également de créer un extranet à destination directe de leurs
clients, permettant ainsi de simplifier le dialogue et le suivi des flux entrants et sortants.

Même en étant très bien organisé, il est parfois difficile de se souvenir si vous avez bien
relancé les responsables de la société X pour qu’ils vous transmettent leurs pièces
comptables du deuxième trimestre ou si Monsieur Y du cabinet a bien envoyé au client ses
dernières fiches de paye.

Grace au CRM, vous allez créer des Interactions (=tâches à réaliser) à la volée.

10
: Jean-Louis Tomas, Page 40 et suiv. in ERP et Progiciels de gestion intégrés, Dunod Éditeur,
Collec 01 Informatique.

78
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Vous sélectionnez toutes les entreprises qui sont clientes chez vous. Ensuite, vous pouvez
leur envoyer un email pour leur rappeler qu’ils doivent avant la fin du mois, vous transmettre
les dernières factures de l’année précédente afin de clôturer l’exercice fiscal.

A chaque client, une Interaction est créée dont le sujet est « Réception derniers éléments
comptables – année 2015 ». Lorsque le client a bel et bien transmis ces pièces : vous
précisez au système que l’Interaction est TERMINEE.

A l’aide d’un rapport, vous pouvez ainsi visualiser l’ensemble des clients (Interaction
TERMINEE), les clients qui vous ont envoyé une partie mais pas tout (Interaction EN
COURS DE REALISATION) et les clients qui n’ont rien fourni du tout (Interaction
OUVERTE).

Vous pouvez ensuite, toujours grâce au CRM d’effectuer des relances sur la base de
processus de gestion automatisés.

Section 2 : Nouvelles Missions de conseil : Full Service

2-1- Mise en place d’une GED interne chez les clients

La décision de déployer une solution de GED résulte encore souvent d’une crise ou d’une
tension dans la gestion de l’information, une situation qui nécessite la mise en place d’une
organisation plus structurée, d’une traçabilité ou d’une meilleure utilisabilité. L’informatique
est le plus souvent le meilleur moyen de fournir une réponse adaptée11.

Les crises peuvent se manifester de diverses façons : l’impossibilité de reconstituer un


dossier complet dans un délai raisonnable, de retrouver la dernière version d’un document
électronique qui a nécessité des jours de travail, etc. Bien qu’insidieuse dans notre ère
hautement numérique, la crise la plus fréquente est probablement la « perte par dilution ».
Dilution d’une information importante dans un ensemble beaucoup trop vaste. Il y a perte de
connaissance ou de mémoire au niveau de l’organisation.

A titre d’exemple, Nous avions adopté dans le cabinet une organisation numérique partagée
avec nos clients dont une société anonyme opérant dans le secteur de l’e-commerce, et plus

11
: Ged et Gestion de contenu : Marché et tendances en 2009-2010 - Étude serdaLAB

79
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

particulièrement un supermarché en ligne. Ce client, réceptif bien évidemment aux solutions


numériques, manipule toutefois un nombre important de factures d’achats (vu la fréquence
des achats et le nombre de fournisseurs dépassant la centaine), de documents bancaires et de
fichiers des ventes et de suivi de marges. Nous avons constaté au bout de la deuxième année
que la « boite à chaussures » cette fois numérique était de retour : trop de documents et de
fichiers dans la GED, présence de doublons, recherche de plus en plus difficile
d’informations pour cause de dilution… Aussi, le cabinet était incapable de faire les tris
nécessaires, de classer les documents dans les bons tiroirs, de retrouver un document en vue
de son envoi au client. Bref, nous avons conclu que la GED du cabinet était inadaptée car
conçue pour héberger l’organisation comptable des clients, et dans certaines mesures,
alimenter leur système d’information financier, mais en aucun pour se substituer à celui-ci
surtout quand il s’agit d’entreprises d’une certaine taille.

La mise en place d’une GED personnalisée et propre à l’entreprise devient nécessaire.


Chaque secteur a ses spécificités. Chaque métier a son organisation. Chaque entreprise a ses
besoins.

Le cabinet doit intervenir dans ce sens pour accompagner ses clients dans un projet
d’élaboration d’une GED interne et d’une organisation informatique adaptée au monde
numérique permettant une autonomie organisationnelle du client.

Cette dernière constituera un outil indispensable dans l’optimisation de la relation client.

Cette GED interne permettra aux clients de :

Réduire les coûts directs et indirects liés à l’exploitation des documents


Améliorer la productivité
Réduire l’espace de stockage
Réduire de la perte de documents
Accélérer la reproduction des documents
Sécuriser les documents sensibles

La maitrise de la GED du cabinet et de ses différentes facettes permet à l’expert-comptable


de la dupliquer chez ses clients à chaque fois que c’est nécessaire. Nous avons expliqué
comment cette démarche devient indispensable. Nous avons développé suffisamment la
notion de la GED pour comprendre qu’une GED adaptée aux besoins de l’entreprise et à son

80
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

secteur d’activité, peut apporter la valeur ajoutée attendue par le client de la part de son
expert-comptable.

Nous pouvons faire le parallèle avec le suivi du statut d’un document au sein du cabinet
(document numérisé, document réceptionné en GED, document qualifié sur le portail,
document traité, document en attente de réponse client, document archivé), pour concevoir
un workflow numérique en fonction de l’activité de chaque client.

Une société qui soumissionne régulièrement aux marchés publics peut envisager de
confectionner des dossiers d‘appels d’offres numériques et de faire le suivi des dossiers sur
son portail : dossier rempli, dossier validé, dossier déposé, dossier accordé, attachements
facturés, attachements restant à facturer, dossier clôturé….en mettant en place un système
d’alerte et d’agendas partagés entre les différents intervenants (donneur d’ordre, ingénieur,
directeur service marchés…). Bref, une organisation infaillible faisant du numérique sa clé
de succès.

2-2- Optimisation de l’organisation informatique des clients :

L’entreprise désirant mettre en place un système de gestion intégrée (ERP) peut s’appuyer
entre autres sur les services d’un professionnel expert-comptable.

Ce dernier, ayant déjà conduit et réussi la transition numérique et informatique de son


cabinet, doit à mon avis être capable de mener ce projet « informatique » chez ses clients.
L’expérience menée fait de lui l’expert « numérique ». Sans pour autant être l’expert en
informatique, ce qui est loin d’être le cas, il doit être en mesure d’être le conseiller privilégié
de son client, de par sa connaissance parfaite du système d’information comptable et
financier de ce dernier.

L’expert-comptable, considéré comme le garant de la qualité de l’information fournie par


son client, se posera les questions suivantes :

- Une information est-elle de qualité si elle est fiable mais non disponible quand on en
a besoin ? d’où la problématique de la disponibilité de l’information en temps réel ;

- Une information est-elle de qualité si elle est immédiatement disponible mais n’est
pas conforme au besoin ou à une norme ? d’où la problématique de la conformité.

81
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Prenons l’exemple de ce client en e-commerce qui dispose d’un système d’information très
riche et permettant d’accéder à l’information d’une manière instantanée. La nature de son
activité fait qu’il a investi considérablement dans son système d’information afin de
maîtriser ses stocks considérés comme un facteur clé de succès (KPI) de son activité de
supermarché en ligne où les produits sortants transitent par des livreurs contrairement à un
supermarché classique où la livraison est maitrisée par des bornes antivol et des caisses
munis de lecteurs de codes-barres.

Ce client, capable de fournir l’information en temps réel sur son stock en détail (au moins
théorique), applique une méthode d’évaluation du stock plus directe et efficace en termes de
gestion, mais non conforme aux prescriptions du Code Général des Impôts. En effet, la
méthode de NIFO (Next in, First Out) lui permet de corriger instantanément les prix des
articles disponibles en stock à partir des prix des produits récemment réceptionnés, afin qu’il
puisse redresser rapidement ses marges. Selon son prestataire informatique, il est impossible
de corriger seulement les prix d’achat des derniers produits réceptionnés sans que cela ait un
impact sur les produits en stock. Les méthodes de FIFO (First In First Out) ou de CUMP
(Coût Unitaire Moyen Pondéré) est tout simplement impossibles de mettre en place sans une
refonte globale du système d’information.

Malgré que le site internet de ce client ait été breveté et est conforme à la législation
réglementant l’e-commerce, Nous comprenons à travers cet exemple l’utilité du conseil de
l’expert-comptable qui aurait pu apporter sa pièce à l’édifice s’il ait été consulté au moment
du développement du site internet. Il serait en mesure également dans ce cas de figure de
proposer une mission de Web Trust qui sera développé dans le paragraphe suivant de ce
mémoire.

Nous avons donc constaté que la fiscalité n’est pas forcément l’élément central de
l’organisation informatique, mais il faut quand même comprendre qu’une très grande partie
des données traitées par le système informatique finissent par avoir un lien avec la
comptabilité, et à ce titre les règles comptables et fiscales s’appliquent.

En France, les règles fiscales ayant une incidence sur l’organisation informatique ont été
définies par différentes lois et instructions dont ci-après les plus importantes :

- L’instruction du 14 octobre 1991 sur la non-présentation des données et traitements


informatiques à l’administration en cas de contrôle fiscale ;

82
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

- Les instructions du 24 janvier 2006 et du 6 mars 2008 relatives au contrôle des


comptabilités informatisées ;

- L’arrêté du 29 juillet 2013 sur le Fichier des Ecritures Comptables (FEC).

Depuis 2013, la signature électronique n’est plus obligatoire pour les factures électroniques
dès lors que des contrôles documentés et permanents sont mis en place par l’entreprise et
permettent d’établir une piste d’audit fiable entre la facture émise ou reçue et la livraison de
biens ou prestations de service qui en est le fondement. Il s’agit donc une occasion pour le
client du cabinet de simplifier ses procédures « numériques ».

Enfin, depuis le 1er janvier 2016, les entreprises doivent déclarer chaque mois leurs données
sociales sous format totalement nouveau « DSN – Déclaration Sociale Nominative ». Cela
suppose de vérifier que le logiciel de paie produise des déclarations conformes à cette
nouvelle norme.

Au Maroc, les nouvelles mesures introduites par les dernières dispositions fiscales de la loi
de finances 2016 ont généralisé l’obligation des télé-déclarations fiscales aux PME à
compter du 1er janvier 2016 et aux TPE à compter du 1er janvier 2017.

Les éditeurs de logiciels comptables ont développé des moulinettes entre leurs applications
et le site de l’administration fiscale. De nombreux autres apparaissent surfant sur cette vague
numérique et profitant de cette nouveauté.

L’expert-comptable est amené à effectuer une veille technique et informatique pour vérifier
la conformité de ces logiciels par rapport aux formats exigés par l’administration fiscale. Un
accompagnement « numérique » de l’ensemble de sa clientèle est indispensable pour réussir
ce passage, à l’instar de ce qui a été observé en France ces dernières années.

2-3- Sous-traitance de la gestion de facturation et de la trésorerie

L'externalisation comptable et financière est une tendance lourde ces dernières années qui
consiste à confier tout ou partie de la gestion de la fonction à un prestataire expert-comptable
spécialisé.

L'outsourcing comptable peut porter sur les activités suivantes :

83
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Comptabilité clients : facturation, saisie, recouvrement


Comptabilité fournisseur
Comptabilité générale
Consolidation
Direction financière pour une période temporaire.

Les avantages attendus de l'outsourcing comptable et financier sont :

La réduction et le contrôle des coûts


La sécurisation du processus de production de l'information comptable (délai
contractuellement définis et qualité garanti par un code de déontologie strict).
L'accès immédiat à une expertise externe spécialisée en matière de règles
comptables, fiscales et sociales.

Grâce au progrès de la dématérialisation de documents et du haut débit, le recours à des


procédures de traitement délocalisées peut s'avérer une solution pertinente.

L'obtention des bénéfices attendus en termes de rentabilité supposent une réelle maîtrise du
processus de traitement afin de maintenir une qualité optimale.

2-4- La certification des sites web (web trust)

Le commerce électronique ou le «e-commerce» s’affirme de plus en plus comme le nouvel


espace d’échange et de commerce qui connaît d’importantes évolutions au niveau des pays
développés, voire même des pays émergents récemment. De même, le nombre de sites web
spécialisés dans le commerce électronique augmente de jour en jour ainsi que le volume des
échanges.

Toutefois, le commerce électronique pose entre autres le problème de la confidentialité et de


la sécurité des échanges.

Pour y remédier, l’Institut Canadien des Comptables Agréés (ICCA) et l’American Institute
of Certified Public Accountants (AICPA), ont mis au point pour le bénéfice de leurs
membres, un service de certification de site web dénommé Web Trust.

La certification du site est matérialisée par l’affichage d’un sceau électronique Web Trust.
Ce sceau signifie que le site concerné respecte les normes fondamentales en matière de :

84
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Transparence des pratiques commerciales.


Intégrité des opérations de commerce électronique.
Protection des informations relatives aux clients.

Cette certification est assurée par des professionnels comptables et des auditeurs reconnus
comme des certificateurs indépendants. La certification porte sur l’exactitude et la fiabilité
de plusieurs types d’informations financières et non financières à la condition de respecter
des obligations en matière déontologique et de compétence.

En France, le 14 janvier 2000, la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes et


l'Ordre des Experts Comptables, qui regroupent l'ensemble des professionnels de l'audit
comptable en France, avaient signé un accord avec les promoteurs de la norme internationale
"WebTrust". Cet accord avait officialisé le début d'activité de Web Trust France, une
association loi 1901 créée par les deux organisations professionnelles.

Le label "Web Trust"est délivré en France par les professionnels de l'audit habilités par Web
Trust France. Le standard « Web Trust France » est le fruit de la réflexion de l'European
Consortium for Web Assurance and Trust (ECWAT).

Au Maroc, le terrain est encore vierge. Hormis les banques marocaines qui ont lancé en 2014
un système d’authentification pour la protection des détenteurs de cartes locales souhaitant
effectuer des paiements en ligne, aucun organisme ne propose la certification des sites web
malgré l’accélération de ce phénomène. De plus en plus de sites et applications en ligne
apparaissent sans qu’il y ait de « gendarme » qui puisse vérifier si les lois sont respectés,
notamment : Loi 15-95 formant code de commerce, Loi 31-08 relative à la protection des
consommateurs, Loi 53-05 relative à l’échange électronique de données juridiques, Loi 09-
08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à
caractère personnel.

Face à cet arsenal juridique assez riche, l’ordre des experts comptables marocain, qui
centralise à la fois les métiers d’expertise comptable et de commissariat aux comptes, devrait
à notre sens, tirer de l’expérience de ses homologues canadiens, américains ou français, pour
développer des missions identiques dans un pays où l’e-commerce commence à entrer dans
les mœurs, et où les experts comptables sont à la recherche de missions normées leur
permettant de se démarquer des comptables agréés dont l’organisation professionnelle a vu
le jour en 2015.

85
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

L’expert-comptable marocain a besoin, plus que jamais, d’imaginer, d’innover et d’être force
de proposition pour des missions à forte valeur ajoutée lui permettant de maintenir son label
Expert. Le monde du numérique favorisera sans doute cette évolution.

Chapitre III : Développement externe du cabinet numérique

Section 1 : Externalisation de la production comptable du cabinet

L’organisation dans la mission de tenue comptable revêt une importance cruciale. Dans le
cas des traitements délocalisés, elle est encore plus importante compte tenu des composantes
« Dématérialisation » et « distance ».

Donc, pour réussir l’externalisation, il faudrait industrialiser les process. A l’image d’une
opération industrielle de production, Il y a trois phases dans le traitement délocalisé de la
comptabilité :

- La phase d’approvisionnement : C’est la phase de transmission de documents entre le


cabinet étranger et le site délocalisé. Les documents comptables constituent la matière
première nécessaire à la production des états financiers. Cette phase s’établit en deux temps :
la collecte et la qualification. Un contrôle systématique est fait après chaque action.

- La phase de traitement des données ou de production : Il s’agit de la saisie ou l’intégration


des documents dans le logiciel de production et l’alimentation de la base comptable.

- La phase de restitution et d’archivage : C’est la phase finale de la production où il s’agit de


livrer le produit fini au client et stocker l’information dans un lieu sûr afin de pouvoir la
retrouver ultérieurement en cas de besoin.

1.1 Centres de numérisation, de tri et de qualification des pièces comptables

Au moment de la mise en place des outils de communication entre le cabinet donneur


d’ordre et le site délocalisé, la décision doit être prise en ce qui concerne le mode de
transmission des documents :

- Soit par des transferts de fichiers entre les deux cabinets : les documents numérisés seront
déposés sur un emplacement partagé du serveur du cabinet client. Une synchronisation des

86
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

fichiers permet la mise à jour des dossiers au niveau de l’emplacement prévu à cet effet sur
le serveur du cabinet récepteur ;

- Soit par liaison VPN et TSE : Il n’y a pas de transfert des fichiers, les deux cabinets
travaillent sur la même base. Les fonctionnalités de la GED permettent de différencier les
documents par statut (numérisé, saisi, clôturés…). Le sous-traitant étranger aura un accès
personnalisé au portail intranet du cabinet et au logiciel comptable.

La numérisation est effectuée soit chez le cabinet donneur d’ordre soit chez le client final, ou
encore dans des centres spécialisés tel que SIGEDOC en France ou NEODATA au Maghreb.

Avant de commencer la numérisation des documents, il faut d’abord commencer par un tri
pour distinguer les documents comptables qui vont générer une écriture (factures, remises
bancaires, relevés…) des autres documents remis à titre d’information (devis, ticket de
guichets bancaires, bons de commandes…). Ce tri permettra d’une part d’assurer une
séquence numérique suivie des identifiants attribués par le système aux documents
comptables numérisés et aussi un classement électronique adéquat par nature de documents
(factures, relevés bancaires…).

A cette étape, on associe une étape de qualification qui permet d’assurer une meilleure
identification des documents dans la GED, de contrôler l’exhaustivité de la numérisation et
aussi de mettre à jour la base de données des tiers au niveau de la GED et du logiciel de
production.

1.2. Plateformes externes de saisie comptable manuelle ou automatique

Après l’étape de numérisation, le cabinet peut choisir de recourir à la même plateforme


externe pour la saisie comptable.

Le sous-traitant procèdera à la comptabilisation individuelle de chaque facture sur la base


des documents numérisés en faisant référence à l’identifiant attribué par le système au
document au moment de la numérisation. A chaque écriture sera associée la pièce de base
par un lien automatique.

Le cabinet peut aussi opter pour une plateforme virtuelle, intégrant dans son processus la
technique de l’OCR qui permet une saisie comptable automatique.

87
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Le traitement automatique des factures passe par le paramétrage des logiciels de


reconnaissance optique. Il s’agit de fournir les éléments nécessaires au logiciel pour qu’il
puisse affecter une facture donnée à un tiers et à un compte de charge.

Il faut dire que ces logiciels en ligne deviennent de plus en plus intelligents et leurs bases de
données plus élargie permettant une reconnaissance optique des caractères pour un
maximum de documents tiers. Nous avons assez développé dans la première partie de ce
mémoire la façon avec laquelle fonctionnent ces plateformes numériques.

1.3 Cellule de contrôle et révision des comptes et d’établissement de projets de


bilan

L’externalisation de la saisie comptable sera suivie par une tâche de contrôle et de révision
des comptes.
Cette tâche de révision permet d’éviter les erreurs d’imputation et s’assurer de la bonne
comptabilisation des opérations dans les bons comptes concernés.

L’automatisation accrue des opérations de saisie permet de pousser les cabinets comptables
un peu plus loin dans la sous-traitance. En effet, un travail de révision des comptes peut être
externalisée étant donné que tout le dossier permanent d’un client, toutes les informations,
tous les échanges sont mutualisés.

Le sous-traitant peut procéder aux vérifications nécessaires pour la clôture des comptes, à
savoir :

- Vérification de la qualité du process de saisie : compte d’attente purgé, banque


cadrée, compte virements internes soldé, comptes de tiers lettrés et justifiés

- Vérification de la présence des documents de clôture dans la GED : Etats


d’inventaire, tableaux d’emprunts et de leasing, factures d’immobilisations, contrat
de location, appels de cotisations des organismes de prévoyance…

- Création des points à voir ou à traiter par les clients

Les points à voir sont constitués par les demandes d’informations manquantes dans le
dossier. Ils doivent être déclenchés le plus tôt possible pour ne pas bloquer la saisie pour
manque de documents (exemple : relevé bancaire manquant, liste des chèques émis, manque

88
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

documents de clôture…). Il faut vérifier la pertinence des points à voir avant leur
communication aux clients. Un document déjà communiqué et qui fait l’objet d’une
demande peut créer un problème de crédibilité du cabinet et à l’installation de doutes sur
l’efficience de l’organisation.
La création des points à voir peut être automatisée au niveau de la GED si celle-ci comprend
l’option de gestion des workflows.
Nous avons déjà vu dans la première parie que ces points à voir (PAV) peuvent avoir des
statuts différents pour garantir leur suivi (PAV créés, PAV refusé, PAV publié, PAV
répondu, PAV traité, PAV clôturé).
La clôture des PAV signifie que le dossier puisse être bouclé par le réviseur. Ce dernier peut
décider de clôturer un PAV sans réponse ou dont la réponse était insuffisante. Il peut
proposer de faire passer ce point en « Réserves ». L’expert-comptable signataire peut
consulter le cas échéant ces réserves et en tenir compte dans son attestation délivrée lors
d’une mission de présentation des comptes annuels s’il juge que ces réserves puissent avoir
un impact significatif sur la cohérence et la vraisemblance des comptes annuels.

1.4 Etablissement externe des liasses fiscales

L’avancement des points à voir (PAV) d’un dossier donné donne une visibilité inégalée à
l’expert-comptable sur l’avancement des travaux de clôture. En effet, le traitement de
l’ensemble des PAV et la clôture de la plupart d’entre eux vont lui permettre de décider du
moment de l’entretien annuel avec le client. Un système automatisé d’allers retours des
informations entre le donneur d’ordre et le sous-traitant, identique à celui abordé entre
l’expert-comptable et le réviseur dans une organisation interne lors de la première partie,
chapitre 3, section 4, permet in fine d’établir à partir du site externe, le projet de comptes
annuels dans un premier temps, et la liasse fiscale dans un second.

Section 2 : Alliances diverses entre cabinets d’expertise comptable

2.1 La sous-traitance

On entend par sous-traitance ou gestion délocalisée de services, le fait qu’une entreprise


fasse réaliser certaines tâches dans une localité géographiquement différente de son lieu
d’implantation pour des raisons de coût et d’efficacité. Le produit ou le service de la sous-
traitance est réimporté au niveau du pays d’origine où il est exploité. Ainsi, l’entreprise peut

89
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

choisir de sous-traiter ces activités à un opérateur indépendant ou de les accomplir elle-


même par la création de filiales à l’étranger.

La délocalisation se distingue ainsi de l’externalisation ou de l’outsourcing par l’introduction


de la composante géographique. En effet, L’externalisation peut porter sur une sous-traitance
d’un service par un intervenant externe à l’entreprise sans pour autant qu’il soit implanté
dans un autre pays ou autre localité. L’objectif final de cette externalisation étant souvent la
volonté de l’entreprise de se concentrer sur son métier de base et de faire réaliser les activités
non stratégiques et consommatrices de temps et de ressources par des intervenants qui en
font leur métier.
Avec la sous-traitance, le champ d’intervention de l’expert-comptable se trouve élargi. Il
n’est plus limité par les frontières géographiques.D’autres niches sont à explorer sous
d’autres cieux.

Le développement du numérique a eu un effet considérable sur l’évolution de la sous-


traitance comptable par les cabinets durant cette dernières décennie. Nous sommes passés
d’une sous-traitance géographique vers d’autres pays comme le Maroc, la Tunisie ou encore
le Madagascar, vers d’autres formes de sous-traitance « virtuelle » où des plateformes sur le
net, comme YOOZ ou Compta.com, proposent des solutions de sous-traitance de toute la
chaîne du traitement comptable (collecte, tri, saisie) clé en main. Ils ont fleuri grâce à des
outils d’intelligence économique et numérique permettant des lectures automatiques de
factures, des paramétrages d’écritures comptables automatisées…etc. Nous avons réalisé un
benchmark (cf. annexe 13) de certaines de ces différentes solutions et l’analyse des
prestations proposées.

L’expert-comptable numérique devra s’interroger sur l’utilité de recourir à ces prestataires au


lieu de s’engager dans des développements informatiques couteux pour élaborer ses propres
outils numériques. Le cas échéant, le cabinet garde uniquement un portail léger pour gérer
les échanges avec les clients et le suivi de l’activité du cabinet. Le cabinet va se concentrer
sur la relation clientèle en diversifiant ses offres de service.

Attention, malgré tous ces avantages indéniables, cette solution expose le cabinet au risque
de perte de contrôle sur sa clientèle. La base de données est confiée au sous-traitant qui, dans
le cas des applications d’hébergement virtuel, contrôle complètement les documents
exhaustifs de la clientèle du cabinet. Nous pouvons imaginer qu’en cas de litige sur le
paiement de la prestation à titre d’exemple, le cabinet comptable peut se voir refuser l’accès
aux documents de ses clients. Ce risque doit être maîtrisé par le cabinet à travers une

90
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

verrouillage juridique de son contrat avec ses prestataires, prévoyant également un système
de récupération périodique des documents par le cabinet après traitement ou une duplication
complète des documents sur un serveur virtuel indépendant. Ce sont des points importants à
étudier avant de s’engager dans une telle démarche.

2.2 Les centres de services partagés

La mise en place d'un centre de services partagés (CSP) qui consiste à mutualiser les
« fonctions supports » se développe de plus en plus.

La création d'un CSP pour le traitement de la comptabilité consiste à mettre en place une
entité juridiquement autonome centralisant sur un même lieu géographique, l'ensemble des
tâches comptables auparavant prises en charge au sein du cabinet.

En France, ce mode d'organisation concerne principalement les multinationales tricolores.


Axa, Air France ou encore Michelin s'y sont, par exemple, convertis depuis de nombreuses
années. Pourtant, ce concept intéresse de plus en plus les structures de taille plus modeste.
Toutes les entreprises sont en effet aujourd'hui confrontées à la nécessité d'optimiser leurs
fonctions supports, notamment celles caractérisées par un grand nombre de tâches à faible
valeur ajoutée, répétitives et facilement mutualisables.

Il semblerait qu'une entreprise accepte plus aisément un CSP qu’une sous-traitance car le
centre fait partie du groupe. Il ne s'agit pas du tout d'une externalisation ! La préférence pour
le CSP trouve sa source ici. Mais la tentation de cumuler les gains en efficacité processus
avec un taux de main d'œuvre inférieur demeure - et on constate des CSP en Pologne,
Roumanie, Espagne (nearshore) et aussi dans des sites plus lointains (offshore).

Nous pouvons imaginer un CSP physique ou même virtuel créé par plusieurs cabinets
d’expertise comptable réunis afin de mutualiser leurs charges de structure et de les rendre
variables : le CSP facturerait à chaque cabinet un prix variable en fonction du nombre de ses
dossiers, ou plutôt en fonction du nombre de pièces présentes dans la GED. Les outils
numériques permettent de répartir facilement les coûts pour chaque cabinet utilisateur de la
plateforme.

Il s’agit là d’une piste très intéressante à explorer dans le métier car les cabinets gardent
théoriquement le contrôle sur leurs dossiers. Afin d’éviter toute concurrence entre les

91
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

cabinets partenaires, il sera plus judicieux de monter ce projet avec des cabinets installés
dans d’autres régions ou d’autres villes.

2.3 Fusion entre cabinets :

Diverses motivations peuvent être à l’origine d’une politique d’intégration de cabinets


d’expertise comptable, à travers les fusions absorption ou les fusions réunion. Parmi les plus
fréquemment cités, on distingue les suivantes :

a- La conquête d’une part de marché :

Le cabinet achète un chiffre d’affaires supplémentaire à travers l’acquisition de petits


cabinets, soit parce qu’il vise un effet de volume, et partant, un pouvoir de négociation
accrue avec les partenaires (sous-traitants, éditeurs de logiciels, hébergeurs…), et/ou
souhaite s’implanter sur des zones géographiques qu’il ne couvre pas encore.

b- L’acquisition d’un savoir-faire :

La dépendance vis-à-vis d’un sous-traitant ou d’un éditeur de logiciel peut pousser le cabinet
d’expertise comptable à racheter ces entités.

L’acquisition des plateformes de saisie physiques ou virtuelles va permettre au cabinet de


maîtriser et d’optimiser sa production en fonction des pays et de leur évolution
technologique.

Si en France, les cabinets numériques existent déjà et la saisie automatique facilitée par
l’arrivée de la facture électronique, la disparition de la saisie manuelle au Maroc n’est pas
pour demain même si des progrès importants sont à signaler en matière de télé-procédures.

Aussi, étant donné que l’informatique devient un élément stratégique chez la profession
comptable, bon nombre de cabinets ont intégré ou fusionné avec des éditeurs de logiciels. A
titre d’exemple, c’est un cabinet parisien qui était à l’origine du développement du logiciel
COALA qui a été cédé par la suite à CEGID.

92
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

c- L’élargissement de l’offre :

Le rachat d’un cabinet permet également d’élargir l’offre en produits et services et, partant,
d’accroître la satisfaction des clients.

2.4 La filialisation

Les évolutions récentes des textes ont donné lieu à l’ouverture de nouvelles missions et de
nouveaux marchés, propices au développement du concept de full service. C’est ainsi que
certaines missions et autres marchés ont été créés ou officialisés :

• marché des particuliers ;

• activités commerciales et actes d’intermédiaire ;

• maniement de fonds ;

• extension générale du périmètre.

Alors que la législation a grandement élargi le champ d’action possible des experts
comptables, ces derniers, selon l’étude 2014 de l’Observatoire de la profession comptable12
sont de plus en plus nombreux à considérer ces opportunités d’accroître leurs revenus et de
fidéliser les clients.

Un cabinet d’expertise comptable peut proposer, en son sein, la plupart des déclinaisons du
full service.

Créer une structure dédiée aux activités autres que l’activité traditionnelle nécessite des
moyens financiers, humains et matériels importants.

Cette organisation sera retenue par les experts comptables qui ont une véritable stratégie de
développement en la matière ; cette structure ad hoc permettant plus facilement
d’industrialiser l’offre à l’image de l’industrialisation réussie du processus comptable grâce
aux outils numériques de plus en plus développés, comme nous l’avons abordé tout au long
de ce mémoire.

12
Gestion des cabinets d'expertise comptable, CSOEC, septembre 2014, disponible sur www.boutique.experts-comptables.com

93
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

Dans ce cas, seules les éventuelles réglementations spécifiques applicables à l’activité


envisagée seront à respecter par la structure ; n’étant pas inscrite à l’Ordre des experts
comptables, la réglementation professionnelle ne sera pas applicable.

Cette société ad hoc peut être une filiale du cabinet d’expertise comptable, ce qui permettra
au cabinet et à sa filiale de communiquer sur les liens entre les deux structures. En outre, un
professionnel de l’expertise-comptable peut être le dirigeant de cette nouvelle société.

Les articles 7 quater et 22 de l’ordonnance du 19 septembre 1945 autorisent, en effet, les


professionnels de l’expertise comptable à prendre des participations et des mandats sociaux
dans des sociétés extérieures non inscrites à l’Ordre. Il est cependant nécessaire de vérifier
dans ce cas, que ces prises de participations et mandats sociaux ne portent pas atteinte à
l’indépendance des professionnels et ne font pas obstacle à l’accomplissement de leurs
devoirs professionnels. Les professionnels doivent s’abstenir d’exercer tout mandat social de
nature à déconsidérer la profession ou contraire à la probité, à l’honneur ou à la dignité et
susceptible d’occasionner un conflit d’intérêts ou une diminution de leur libre arbitre ou qui
pourrait être interprétée comme constituant une entrave à leur intégrité ou à leur objectivité.

2.5 . Les cabinets en réseau

Le recours accru aux politiques de coordination est à l’origine du concept d’entreprise en


réseau (ou entreprise-réseau). Dans cette configuration, une entreprise dénommée firme
centrale (ou « pivot ») :

- Concentre son activité sur ce qu’elle maîtrise réellement, en clair, sur son métier ;
- Confie la réalisation des autres tâches à des organisations indépendantes, qui
gravitent autour d’elle ;
- Assure la coordination de l’ensemble des firmes.

Dans le domaine de l’audit, cette organisation est déjà présente depuis des décennies et
s’étend sur un échelon international. La standardisation des normes d’audit sur le plan
international ayant aidé considérablement, ces structures connus historiquement sous le nom
de « Big Five » passé plus tard au « Big Four » après la disparition d’Arthur Andersen, sont
réellement plus nombreuses et présente dans des centaines de pays depuis la
mondialisation. Certaines d’entre elles ont même filialisé des activités de support à l’audit
grâce au développement du numérique. Des équipes d’auditeurs dans d’autres pays assistent

94
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

leurs confrères en France à effectuer certaines tâches d’audit délocalisées et dématérialisés


bien évidemment (pointage liasses numériques, Revues analytiques…).

Dans le domaine de l’expertise comptable, certains réseaux français sont présents déjà à
l’échelon national. Le développement du numérique a permis à certains cabinets
indépendants de tenter l’expérience à l’international avec l’ouverture de succursales ou de
filiales au Maroc ou en Tunisie. Mais, on ne peut parler encore de Réseau mondial compte
tenu d’une réglementation française spécifique et rigide à l’origine, d’une réticence
historique de l’ordre professionnel, et des différences dans les normes comptables,
notamment pour les TPE/PME.

Les efforts entrepris depuis le début de ce siècle pour une harmonisation comptable au
niveau européen et un rapprochement vers les normes américaines US/GAAP, devrait
permettre de faciliter l’ouverture de la profession vers d’autres horizons, surtout que les
outils numériques sont là pour accélérer cette ouverture.

L’ordre des experts comptables français a entrepris également dans ce sens un certain
nombre de réformes, parmi lesquelles l’ouverture de la profession aux structures étrangères
et notamment européennes.

A l’exception de celles conférant à leurs associés la qualité de commerçant (société en nom


collectif, société en commandite), toutes les formes juridiques sont autorisées pour exercer la
profession d’expert-comptable en France y compris desstructures de droit étranger répondant
aux conditions.

Ces différentes formes juridiques ci-dessus peuvent avoir plusieurs établissements : bureau
secondaire, succursale pour les sociétés étrangères.

L’ordonnance n° 2014-443 du 30 avril 2014 a supprimé la part minimale du capital social


devant être obligatoirement détenue par des experts comptables mais maintient les règles
relatives au droit de vote en les aménageant (plus des 2/3). La détention du capital devient
désormais libre.

Dans ce contexte, nous allons assister sûrement dans les prochaines années à l’apparition
dans un premier temps de réseaux européens de cabinets d’expertise comptable, qui vont vite
chercher à s’implanter dans des pays ayant une proximité linguistique et réglementaire.

Enfin, depuis la loi Macron du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des
chances économiques, l’interprofessionnalité d’exercice est désormais possible entre les
professions juridiques et judiciaires et les experts comptables devant donc permettre

95
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

rapidement à ces professions de se constituer en réseaux interprofessionnels mettant la


satisfaction du client au cœur de leur stratégie.

Dans cette optique et profitant du numérique, une plateforme commune de gestion du


recouvrement à l’amiable dénommée « HERACLES » a été élaborée conjointement par
l’ordre des experts comptable et son homologue des huissiers de justice visant à faciliter le
recours de l’expert-comptable, interlocuteur privilégié du chef d’entreprise, au savoir-faire
de l’huissier de justice, spécialiste du recouvrement. Une première étape intéressante pour un
rapprochement imminent des professions précitées dans le cadre de structures communes
autorisées à exercer dès la publication des décrets d’application prévus pour le 6 Mars 2016.

Conclusion de la troisième partie :

Opportunités de collaboration entre cabinets français et marocains

Pourquoi le Maroc ?

En raison de la proximité géographique, linguistique voire même culturelle surtout chez une
bonne partie des experts comptables marocains ayant acquis leurs diplômes en France.

Selon le ministère français des Affaires étrangères, le Maroc comptait, fin 2010, 41 129
personnes inscrites au registre mondial des Français établis hors de France ; un chiffre en
hausse de 5 % par rapport à 2009.Sur le continent africain, le royaume chérifien est le
premier pays d'accueil de la communauté française, devant l'Algérie (28 000 Français) et la
Tunisie (20 000). En 2013, on estimait déjà entre 60.000 à 70.000 Français qui vivent en
permanence sur le territoire marocain. 13

La présence économique française au Maroc, elle aussi, ne fait que s'affermir, tout en
gagnant en qualité. Avec près de 750 filiales et participations françaises en 2009, le
Royaume se confirme en tant que première destination des investissements directs français à
la fois dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient et sur le continent africain. Au
niveau des pays émergents, le Maroc compose un trio de tête avec la Chine et l'Inde.

Les participants à la 2èmeédition du Forum de partenariat Maroc-France, tenu à Paris en mai


2015, avaient appelé à promouvoir la coopération triangulaire Maroc-France-Afrique via une

13
http://www.leconomiste.com/article/883120-casablancaconsulat-de-francebrvisas-les-rendez-
vous-seront-adaptes-aux-besoinsbrientr

96
Troisième partie : Impact de la dématérialisation sur la croissance du cabinet numérique.

collaboration accrue entre les entreprises marocaines et françaises, en vue d’assurer leur
développement sur le marché prometteur de l’Afrique.

Nous constatons, à travers ces chiffres, que l’intérêt de cette ouverture pour les cabinets
d’expertise comptables français est insoupçonnable. Cette ouverture leur permettra de
pouvoir accompagner leur clientèle (PME ou parfois même TPE) qui s'implante de plus en
plus à l'étranger grâce à la « numérisation » de l’économie. Ils pourront s’appuyer ainsi sur
un réseau professionnel étendu garantissant ainsi la compétitivité des pays d’accueil et le
maintien de la qualité des missions et de la standardisation des process mis en place.

Des actions de benchmarking et de partage d’expériences pourront être menées entre


cabinets français et marocains pour s’inspirer des expériences d’instances
internationalesayant déjà marqué des avancées dans ce domaine, telles que la « Commission
outils et gestion du cabinet » de l’Institut Français des Experts comptables et des
Commissaires aux Comptes (IFEC), la « CommissionInnovation et Technologies » de
l’Ordre des Experts Comptables de Paris Ile de France…

Bref, si les experts comptables au Maroc n’ont pas été les précurseurs dans l’adoption du
«numérique», il leur revient maintenant de se mettre à niveau pour pouvoir intégrer les
évolutions à venir dans un domaine connaissant des innovations à un rythme exponentiel.

97
98
Conclusion Générale

N ous avons voulu à travers ce mémoire donner les principaux éléments de réflexion sur

le cabinet numérique : sa mise en place, son pilotage et sa croissance.

La mise en place du cabinet numérique nécessite une réorganisation profonde à travers une
dématérialisation complète des supports de travail et de communication et une refonte des
processus métiers et des pôles de compétence sous le prisme du numérique.

Comme toute conduite du changement, ce travail se heurte à des difficultés managériales


liées à l’adaptation et la résistance de l’humain qui est au cœur du métier de l’expertise
comptable. Des contraintes commerciales freinent aussi la démocratisation du numérique
chez une partie de la clientèle sceptique aux nouvelles technologies. Des compétences en
informatique, qui deviennent importantes, manquent chez une bonne partie des experts
comptables. Enfin, comme tout investisseur, l’expert-comptable se pose légitimement des
questions sur la rentabilité financière d’un tel projet dont le retour sur investissement s’avère
souvent chronophage. Un pilotage en mode « automatique » avec un tableau de bord
performant s’imposent à l’expert-comptable pour trouver des solutions pérennes.

Une fois ces défis relevés, le cabinet numérique peut innover en diversifiant ses missions et
en profitant des opportunités indéniables offertes par la digitalisation de l’économie. Il peut
s’ouvrir sur le monde extérieur à travers des politiques de coopération et d’intégration au-
delà de ses frontières en redéfinissant la notion de la proximité qui de facto devient
« virtuelle » et non plus géographique.

Dans ce sens, des expériences franco-marocaines ont déjà vu le jour lors de la dernière
décennie mais elles ont été dictées beaucoup plus par une recherche d’économies sur les
coûts de production à faible valeur ajoutée, que par une réelle volonté de coopération Nord-
Sud. La crise économique en Europe, conjuguée à l’inflation des salaires au Maroc ont
exercé une pression énorme sur les coûts de transfert, sans parler de la déferlante vague des
solutions de saisie automatique en ligne, véritable concurrence aux sous-traitants de saisie
comptable au Maroc.

A notre avis, les mentalités doivent changer et cette relation de donneur d’ordre à son sous-
traitant doit évoluer pour devenir confraternelle et solidaire créant ainsi des synergies face au
nouveau modèle économique actuel prenant en compte la disparition progressive de la saisie
comptable et la nécessaire diversification des activités. La levée des frontières apporte une
flexibilité inégalée. Les compétences sont à chercher parfois ailleurs. Les clients aussi. Les
missions également.

99
Conclusion Générale

A l’instar des grands cabinets d’audit internationaux, l’expertise comptable aura son réseau
transfrontalier. Les opportunités de développement et de croissance deviennent délimitées
par la notion de l’espace géographique que la révolution numérique fait disparaître. Le
cabinet 100% numérique, qui est une réalité aujourd’hui en France, se place déjà dans cette
configuration.

En effet, s’il y a quelques années, l’idée d’un cabinet 100% numérique semblait saugrenue,
cela est considéré aujourd’hui comme une évidence. Preuve en est que le dernier Congrès de
l’Ordre des Experts Comptables tenu à Paris a choisi - pour marquer les esprits - à l’occasion
de son 70ème anniversaire, « l’expert-comptable numérique » comme thème du congrès. Les
mots d’ordre ont été : l’expert-comptable contemporain, innovant et entrepreneur :
contemporain par sa capacité à adapter ses missions traditionnelles ; innovant par sa volonté
de développer de nouvelles missions ; et enfin entrepreneur par l’amélioration du pilotage de
son cabinet pour la meilleure organisation numérique possible.

Dans quelques années, les dernières barrières de résistance s’effondreront et les experts
comptables se verront contraints d’affronter cette réalité qu’est le numérique. Ils feront
mieux de s’y préparer dès maintenant afin d’anticiper les changements à l’œuvre ou à venir,
y compris les changements climatiques.

L’expert-comptable, soucieux du respect de son environnement, se doit d’être éco-


responsable et pousser le « zéro papier » à son extrême. La combinaison de l’écologie et de
l’e-économie font émerger de nouveaux raisonnements sur le plan du management des
entreprises par rapport à la production de carbone. L’analyse du bilan carbone et son
optimisation sont des outils qui devront permettre à l’expert-comptable de réorienter la
gestion interne de sa clientèle et d’optimiser ainsi ses coûts.

« L’expert-comptable 3.0 n’est plus un mythe mais une réalité aujourd’hui » selon Monsieur
Stéphane COHEN, président du conseil régional de l’ordre de Paris Ile de France. Le cabinet
numérique de demain est déjà en marche.

100
Bibliographie

Bibliographie :

DOCTRINE PROFESSIONNELLE (texte de référence / textes officiels)

La loi n° 15-95 - formant code de commerce ;


La Loi 31-08 - relative à la protection des consommateurs ;
La loi 53-05 - relative à l’échange électronique de données juridiques ;
La Loi 09-08 - relative à la protection des personnes physiques à l’égard du
traitement des données à caractère personnel ;
La loi n° 2015-990 relative à la croissance, l'activité et l'égalité des chances
économiques ;
Loi n°2012-1510 relatives aux bases d'imposition du contrôle fiscale ;

Code général des impôts (CGI) ;

Instruction générale du « plan France Numérique 2020 » ;

Instruction générale du « Plan Maroc Numérique 2013 » ;

Sécurité numérique et risques : enjeux et chances pour les entreprises ; Rapport


SENAT du 02/02/2015
Mise en place du programme transition numérique ; communiqué du ministère du
redressement productif du 26/07/2013

OUVRAGES PROFESSIONNELS

Dimitri MOUTON, Sécurité de la dématérialisation : De la signature électronique


au coffre fort numérique, une démarche de mise en œuvre – éditions : EYROLLES,
2012, 314 pages.

Eric A. CAPRIOLI, Signature électronique et dématérialisation, éditions :


LexisNexis 2014, 387p.

101
Bibliographie

Jean-Marc RIETSCH, Nathalie Marchand KHALIFA, Jean-Louis PASCON, Eric


BARBRY, Mise en œuvre de la dématérialisation : cas pratiques pour l’archivage
électronique, éditions : DUNOD, 2010, 256 pages.
Jean-Yves PRAX, Simon LARCHER, La gestion électronique documentaire –
éditions : DUNOD 3ème édition, 2004 ; 341 pages.

Mounia BERRAH, l'expertise comptable et la génération Y, édition Comptalia,


2013, 40 pages.

Romain HENNION, Hubert TOURNIER, Eric BOURGEOIS Cloud computing :


Décider, concevoir, piloter, améliorer – éditions : EYROLLES, 2012, 242 pages.

CAPRON, Michel, Les Normes comptables internationales, instruments du


capitalisme financier - Editions la découverte, 2005, 220 pages.

Guides pratiques

Guide pratique, Optimiser l’organisation informatique de la PME, – OEC –Edition


2014, 105 pages.

Guide pratique sur Gestion des cabinets d’expertise comptable – OEC – Edition
2014, 201 pages

Guide pratique sur l’Optimiser l’organisation informatique de la PME, – OEC –


Edition 2014, 105 pages

Guide pratique sur l’Audit et expertise comptable - Face au big bang numérique et
aux enjeux démographiques ; éditions : Institut Xerfi 2014.

Guide pratique sur le bon usage du Cloud Computing par les cabinets d’expertise
comptable – OEC – Edition 2014, 91 pages.

102
Bibliographie

Guide pratique Du stylo au stylet : proposition d’un guide d’étude de la


dématérialisation et analyse de sa mise en place au sein d’un cabinet,

Mémoire d’expertise comptable

Les nouvelles technologies d'information et de communication (NTIC) au service de


la performance du cabinet : "le cyber cabinet", une nouvelle organisation de travail
pour l'expert-comptable et son client. Mai 2012.

Partage de l’information et productivité par l’information dans les cabinets de moins


de 50 salariés : guide pratique pour l’optimisation du travail collaboratif et
conception d’outils à disposition de l’expert- comptable. Mai, 2013

Mise en place et vie d’audit dématérialisé – guide pratique pour faire de ce


bouleversement un succès, Novembre 2013

La communication 2.0 : les nouveaux moyens de communication mis à la disposition


du professionnel libéral pour élaborer une stratégie efficace. Novembre, 2013

La communication par le web au service d'un cabinet d'expertise comptable :


proposition de guide de création d'une identité numérique par l'analyse stratégique
du projet, la mise en ligne d'un site internet et l'inscription sur les réseaux sociaux.
Novembre 2014

Des solutions numériques à l'hébergement dans les nuages : comprendre et optimiser


leur utilisation dans les cabinets d'expertise comptable de proximité. Novembre 2014

103
Bibliographie

ARTICLES DE PRESSE ET REVUES :

Revue SIC N° 341 Juin 2015 - L’expert comptable numérique : les grandes
conférences du 70ème congrès, pages de 8 à 17.
Revue Finance et Gestion N° 315 Janvier 2014 : l’économie numérique, pages 26
à 50
Revue SIC N° 338 Mars 2015 - 70e congrès de l’ordre : l’expert comptable
numérique, pages 14 à 15.
Revue La Profession Comptable Janvier 2015 : Surfer sur la vague numérique,
pages 22 à 24.
Revue SIC N° 333 octobre 2014 - Expertpass : la carte d’identité numérique de
l’expert comptable, – pages 25 à 26.
Revue SIC N° 332 septembre 2014 – Ecosystème numérique, identité repensée : la
nouvelle stratégie web de l'Ordre, pages 19 à 20.
Revue internet octobre 2014 : Actuel Expert Comptable – La fracture numérique
touche l’expertise, 2 pages.
Revue internet : Tendance Droit N° 2 Octobre 2012 : La stratégie digitale des
professionnels du chiffre et du droit, 22 pages.

ENQUETES ET SEMINAIRES :

Enquête de mai 2015, réalisée par le Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts
Comptables, portant sur : le numérique dans la profession comptable.

Enquête janvier 2014, réalisée par Ernst and Young sur : la dématérialisation des
factures de fournisseurs.

Séminaire organisé en octobre 2010 par l’Ordre des Experts Comptables Marocain
sur: Expert comptable 2.0 : Prospectives et Réalités ; Animateur : M. Taieb
DEBBAGH

Séminaire INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique) :


Pérenniser le document numérique,

104
Bibliographie

SITES ET PAGES INTERNET

Ministère de l’économie et des Finances française : www.economie.gouv.fr

: www.impots.gouv.fr/portal/static

Ministères des Finances marocaine : www.finances.gov.ma

L’ordre des experts comptables en France : www.experts-comptables.fr

L’ordre des experts comptable au Maroc : www.oecmaroc.com

Le site de télédéclaration fiscale : www.jedeclare.com


: www.service-public.fr

Des sites d’actualité de la profession : www.actuel-expert-comptable.fr

: www.tendancedroit.fr/

: www.net-entreprise.fr

105
ANNEXES

Table des annexes :

N° Titre Page concernée Page en


dans mémoire annexes
1 Enquête sur la dématérialisation dans les 13 1
cabinets comptables marocains
2 Fiche signalétique dossier sur le portail 22 6
3 Dossier de l’exercice TPE 25 7
4 Questionnaire d’entrée en relation en ligne 27 8
prospect
5 Exemple d’une lettre de mission en ligne 28 10
6 Courrier de notification des codes d’accès au 28 15
portail
7 Etat des Chèques / Virements Emis et Etat 32 16
des Chèques / Virements reçus
8 Etat d’inventaire 33 18
9 Ecran de qualification portail 34 19
10 Etude financière du projet du cabinet 55 20
numérique
11 Fiche de suivi des documents sur le portail 68 30
12 Questionnaire de satisfaction clients 77 31
13 Benchmark des solutions numériques de 90 35
saisie comptable en ligne

Annexes 1/48
ANNEXES

ANNEXE 1

Une enquête menée en 2016 qui porte sur « Les utilisations concrètes du
numérique au sein des cabinets d’expertise comptable marocains».

QUESTIONNAIRE SUR LA DEMATRIALISATION

Date :……………………………………… Référence du dossier :


………………..………….

Rempli par : ………………………………..… Type :


…………………………………………………

Fiche D’IDENTITE
Noms, Prénoms/Raison
sociale :…….….…….………………………………………….………………….……………

Profession/but social
:……………………………………………………………..…………………..……………………

Employeur :
……………………………………………………………………….…………...…….………………..…….

Date de naissance/date de fondation :


…………………...……..…………………………...….…………………….…

Adresse de résidence
permanente:……………………………………………….……………....………………………

………………………………………………………………………………………………………………………
………..

Siège /adresse de l’établissement d’affaires concerné :


……………..…………………...………………………..….

………………………………………………………………………………………………………………………
………..

Nationalités/ Etat du siège………………………………… :

Numéro du document d’identité :………………………………………………...………………………

*Tél. prof. : …………………….……… *Tél. privé : …………………...………*.Tél. portable :


………….………..…

Annexes 2/48
ANNEXES

L’EQUIPEMENT INFORMATIQUE :

1. Est-ce que vous disposez d’un :

Ordinateur portable

Smartphone

Ordinateur fixe

Terminaux serveurs

Scan portatif

Tablette

Imprimante portative

2. Est-ce que vous utilisez un logiciel dans votre gestion quotidienne ?

Oui

Non

Si oui, lequel
…………………………………………………………………………………
………

3. Comment sauvegardez-vous vos informations ?

Un serveur externe

Le cloud

Autre.

4. Est-ce que vous disposez d’une adresse électronique ?

Au nom de chaque collaborateur.

Annexes 3/48
ANNEXES

A votre nom pour que vos clients puissent vous contacter en direct.

Au nom de votre structure/

LA DEMATERIALISATION DES DOCUMENTS COMPTABLES


ET FINANCIERES :

5. Connaissez-vous la dématérialisation fiscale des factures qui permet de


transformer un flux de documents en flux et traitements numériques ?

Oui

Non
6. Avez-vous recours à la dématérialisation comptable dans votre
organisation ?

Oui

Non

Si oui, pour quelles tâches ?

7. Si oui, quels sont pour vous, les principaux avantages de la


dématérialisation comptable ?

Gains de temps

Economies

Ecologie

Rapidité

Autre (veuillez préciser) :

8. Y-t-il des contraintes à respecter quand on met en place une


dématérialisation comptable ? Si oui lesquelles ?

Annexes 4/48
ANNEXES

………………………………………………………………………………………….
.

9. Peut-on vraiment se passer d’une facture papier ? Quels sont les


investissements nécessaires, les incidences fiscales, matérielles et
organisationnelles ?

…………………………………………………………………………………………
………

Annexes 5/48
ANNEXES

ANNEXE 2

Fiche Signalétique
Dossier

Annexes 6/48
ANNEXES

ANNEXE 3

Annexes 7/48
ANNEXES

ANNEXE 4 :

QUESTIONNAIRE D’ENTRÉE EN RELATION EN


LIGNE PROSPECT

Date :……………………………………… Référence du dossier :


………………..………….

Rempli par : ………………………………..… Type :


…………………………………………………

Fiche D’IDENTITE
Noms, Prénoms/Raison
sociale :…….….…….………………………………………….………………….……………

Profession/but social
:……………………………………………………………..…………………..……………………

Employeur :
……………………………………………………………………….…………...…….………………..…….

Date de naissance/date de fondation :


…………………...……..…………………………...….…………………….…

Adresse de résidence
permanente:……………………………………………….……………....………………………

………………………………………………………………………………………………………………………
………..

Siège /adresse de l’établissement d’affaires concerné :


……………..…………………...………………………..….

………………………………………………………………………………………………………………………
………..

Nationalités/ Etat du siège………………………………… :

Numéro du document d’identité :………………………………………………...………………………

(prendre photocopie)

*Tél. prof. : …………………….……… *Tél. privé : …………………...………*.Tél. portable :


………….………..…

SITUATION FINANCIERE ET FISCALE


Le CA annuel HT :

Nombre de factures d'achat par an :

Nombre de factures de vente par an :

Annexes 8/48
ANNEXES

Nombre d'opérations de trésorerie par an :

Régime de TVA :

Forme juridique :

Combien de collaborateurs travaillent dans votre entreprise?

Moins de 10
De 10 à 50
Plus de 50
Parmi vos collaborateurs combien sont chargés : (indiquez le nombre)

De la gestion :
De l'administration
Autres, précisez :

Quels sont les modes de gestion proposés à vos clients? (sélectionnez plusieurs si besoin)

Classique
Alternatif
Multi-gestion
Autres, précisez

Votre entreprise fait-elle partie d'une plateforme de gérants ?

Oui
Non

Si oui, laquelle et depuis combien de temps?

Si oui, quels services vous propose cette plateforme? (sélectionnez plusieurs si besoin)

Plateforme IT
Analyse et recommandations de marchés
Ressources humaines
Administration
Juridique
Autres, précisez

Annexes 9/48
ANNEXES

Quels services externalisez-vous auprès de vos dépositaires ? (sélectionnez plusieurs si


besoin)

Gestion
Constitution et administration de sociétés
Produits financiers, notamment dérivés et/ou structurés
Assistance juridique et fiscale
Autres, précisez

ANNEXE 5 :

Exemple d’une lettre de mission en ligne

A l'attention de la direction de l'entité

Madame, Monsieur,

Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez témoignée lors de notre
dernier entretien en envisageant de nous confier en qualité d'expert-comptable une
mission de présentation des comptes annuels de votre entité pour l'exercice dont la
clôture est fixée au 31/12/2016.

La présente lettre de mission est un contrat établi afin de se conformer aux


dispositions de l'article 151 du code de déontologie intégré au décret du 30 mars
2012 relatif à l'exercice de l'activité d'expertise comptable. Elle a pour objet de vous
confirmer par écrit les termes et les objectifs de notre mission tels que nous les avons
fixés lors de notre entretien ainsi que la nature et les limites de celle-ci.

1. VOTRE ENTITÉ

Les caractéristiques actualisées de votre entreprise sont les suivantes :

- activité principale :
- date de création : 01/01/2012
- exercice social ou date de clôture : 31/12/2016
- chiffre d'affaires : 32 000 €

Annexes 10/48
ANNEXES

- nombre de factures fournisseurs par an : 30


- nombre de factures clients par an : 30
- nombre d'opérations de trésorerie : 30
- régime de TVA : Réel simplifié
- forme juridique : Entreprise individuelle
- nombre de salariés : 10 (nbre entrées : 5, nbre sorties : 5)

2. NOTRE MISSION

La mission que vous envisagez de nous confier sera effectuée dans le respect des
dispositions de la norme professionnelle du Conseil Supérieur de l'Ordre des Expert-
Comptables applicable à la mission de présentation de comptes et des textes légaux
et réglementaires applicables aux professionnels de l'expertise comptable que nous
sommes tenus de respecter.

Nous nous permettons d'attirer votre attention sur le fait que conformément à l'article
L 123-14 du Code de commerce, les comptes annuels doivent être réguliers, sincères
et donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
votre entité. Vous restez ainsi responsables à l'égard des tiers de l'exhaustivité, de la
fiabilité et de l'exactitude des informations comptables et financières concourant à la
présentation des comptes ainsi que des procédures de contrôle interne concourant à
l'élaboration de ces comptes. Cela implique notamment le respect des règles
applicables à la tenue d'une comptabilité en France et du référentiel comptable
applicable à votre secteur d'activité.

2.1. Durée de la mission

La mission est conclue pour une durée d'une année correspondant à l'exercice
comptable. Pour la première année, la durée de la mission couvre la période comprise
entre la date d'effet de la lettre de mission (à savoir votre date de début d'activité pour
les créateurs d'entreprise ou la date d'ouverture de votre exercice comptable pour les
entreprises déjà en activité) et la date de clôture de l'exercice comptable, date
d'échéance du contrat.

Annexes 11/48
ANNEXES

La mission est renouvelable chaque année par tacite reconduction, sauf dénonciation
par lettre recommandée avec accusé de réception trois mois avant la date de clôture
de l'exercice comptable.

2.2. Nature et objectif de la mission

Il s'agit d'une mission « d'assurance de niveau modéré aboutissant à une opinion


exprimée sous une forme négative portant sur la cohérence et la vraisemblance des
comptes de votre entité pris dans leur ensemble ; le niveau d'assurance est inférieur à
celui d'un audit ou d'un examen limité ». Elle consiste à exprimer une opinion sur la
cohérence et la vraisemblance des comptes de votre entité. Cette mission n'a pas pour
objectif de déceler des erreurs, actes illégaux ou autres irrégularités pouvant ou ayant
eu lieu dans votre entité.

2.3. Nature et limites des travaux à mettre en œuvre

Nos travaux consisteront à vous assister pour la clôture des comptes et leur
présentation d’ensemble ; ils comprennent notamment :

- une prise de connaissance globale ;


- une appréciation des procédures élémentaires d’organisation comptable ;
- une appréciation de la régularité formelle de la comptabilité ;
- une collecte des éléments concourant aux écritures d'inventaire de fin
d'exercice ;
- une justification des soldes et des contrôles de cohérence des principaux
comptes ;
- un examen critique des comptes pris dans leur ensemble ;
- des entretiens avec la direction (et le cas échéant, avec les collaborateurs que
vous nous désignerez).

Ils ont pour objectif de nous permettre d'exprimer une assurance de niveau modéré
sur la cohérence et la vraisemblance des comptes annuels (ou intermédiaires).

Ils ne comprennent pas le contrôle de la matérialité des opérations, des inventaires


physiques des actifs de votre entité à la clôture de l'exercice comptable (stocks,
immobilisations, espèces en caisse notamment), le recours à la procédure de

Annexes 12/48
ANNEXES

confirmation de soldes auprès de tiers par voie de confirmations directes et


l'appréciation des procédures de contrôle interne.

Nous vous précisons que nous sommes juridiquement redevables d'une simple
obligation de moyens. Par conséquent, la vérification des écritures et leur
rapprochement avec les pièces justificatives sont effectués par notre cabinet
uniquement par épreuves, et ne portent donc pas sur l'appréciation de la légalité et de
la fiabilité des documents présentés.

2.4. Modalités relationnelles

Nos relations seront réglées sur le plan juridique tant par les termes de cette lettre
que par les conditions générales établies par notre profession ainsi que par un
tableau de répartition des obligations respectives entre votre entité et notre
cabinet afin de réaliser cette mission dans des conditions optimales .

Tout aménagement devant éventuellement être apporté aux missions définies ci-
dessus sera préalablement arrêté d'un commun accord et fera l'objet d'un avenant
à la présente lettre de mission.

2.5. Honoraires

Nos honoraires seront calculés sur la base du volume d'activité de votre


entreprise et du temps passé par le cabinet pour réaliser la mission, augmentés
des frais et débours divers. Pour l'exercice considéré et compte tenu de votre
volume d'activité et des travaux qui nous sont confiés, nos honoraires mensuels
prévisionnels s'élèveront à 353,00 € HT, décomposés ainsi :

- mission comptable : 63,00 €


- mission sociale : 290,00 €
- mission juridique : €

Ils prennent effet à compter de la date d'effet de notre lettre de mission. Une
facture de rattrapage pourra ainsi être établie entre la date de signature de la
présente lettre de mission et la date d'effet de notre lettre de mission. En fin
d'exercice en fonction du volume d'activité définitivement connus, une
régularisation des honoraires sera facturée.

Annexes 13/48
ANNEXES

Nous vous serions obligés de bien vouloir nous retourner un exemplaire de la


présente et des annexes jointes qui font partie intégrante de la lettre de mission,
revêtues d'un paraphe sur chacune des pages et de votre signature sur la dernière
page.

Nous vous prions de croire Monsieur AMMOR, en l'assurance de notre parfaite


considération.

Le professionnel de l'expertise comptable

Adil ZIOUZIOU

Le client

Alae AMMOR

Annexes 14/48
ANNEXES

ANNEXE 6

Courrier de notification des codes d'accès au portail

Cher client,

Nous faisons suite à votre inscription, dont nous vous remercions, et vous prions de bien
vouloir trouver ci-dessous les renseignements nécessaires pour vous connecter au portail
sécurisé mis à votre disposition.

Pour y accéder, choisir l’adresse www………………………………………….

Selon la version de votre navigateur internet, vous obtenez l’un ou l’autre des écrans
d’identification.

Version 6 Internet explorer Version 7 et 8 Internet explorer

Nom utilisateur = …. Nom utilisateur = Nom domaine\….


Mot de passe = …… Mot de passe = ……
Domaine = …..

Après authentification, vous arrivez sur la page d’accueil du portail qui vous permet
d’accéder aux actualités communes à tous les clients. Ces actualités sont enrichies en
permanence et une vidéo hebdomadaire vous présente une synthèse des nouveautés.
Nous vous invitons à consacrer 5 minutes par semaine à ces actualités qui vous informeront
utilement pour la gestion de votre entreprise.

Pour l’instant seules les informations communiquées lors de votre inscription en ligne sont
disponibles. La base s’enrichira de nos échanges et productions ultérieures qui y seront
stockés et vous seront accessibles à tout moment.

Nous vous remercions de vous familiariser avec cet outil que vous ne manquerez pas
d’apprécier compte tenu de sa simplicité d’usage et des fonctionnalités qui vous sont
offertes.

Nos équipes sont à votre disposition pour vous permettre de vous approprier les outils que
nous mettons à votre disposition. L’objectif fixé est de vous permettre de disposer
d’instruments de gestion afin de piloter au mieux votre activité et ce, en toute autonomie
sans vous déposséder de vos supports au format papier.

Vous continuerez de bénéficier régulièrement de mises à jour, de fonctionnalités nouvelles


que nous n’avons de cesse de développer au service des entreprises et donc de la vôtre. Les
outils et moyens dont vous disposez aujourd’hui sont les fruits de recherches et
d’expériences sur de nombreuses années dont vous allez immédiatement tirer le meilleur
profit.

Nous vous souhaitons une bonne découverte du portail !

Recevez nos meilleures salutations.


L’Expert-comptable

Annexes 15/48
ANNEXES

ANNEXE 7

Annexes 16/48
ANNEXES

Annexes 17/48
ANNEXES

ANNEXE 8

ETAT D’INVENTAIRE

INVENTAIRE au 31.12.2015
Marchandises – Matières premières - Emballages

NOM___________________________________________ Client N°_____________

Désignation Prix unit. HT Qté Montant HT Observations

TOTAL HT

Fait le : ____________________________
CACHET

Signature du Chef d'Entreprise

Annexes 18/48
ANNEXES

ANNEXE 9

Ecrans de qualification

Annexes 19/48
ANNEXES

ANNEXE 10

Étude prévisionnelle sur 5 exercices du 07/2016 au 07/2021

Investissements et financements :

Investissements 2016- 2017- 2018- 2019- 2020-


2017 2018 2019 2020 2021
Immobilisations corporelles 8 294 10 082 6 000 6 000 6 000
10 bureaux 2 000
20 sièges 800
2 armoires 200
10 scanners 720

Installation climatisation
Double vitrage sur balcon 1000
Informatique : switch 16 – 24 ports 1200
Informatique : 10 stations 50
Informatique : 5 écrans 24 " 16/10 ème 4000
Informatique : 5 écrans complémentaires 965
Informatique : 10 souris 965
Informatique : 10 cordons RJ 47
Informatique : 10 claviers 32
184
Informatique : 10 web cam 87
Informatique : 10 casques 63 63
Informatique : 1 imprimante laser
2 Téléphones Skype 63
Equipement complet 6 postes 6000
Equipement complet 6 postes 6000
Equipêment complet 6 postes 6000
Equipement complet 6 postes 6000
Total des investissements à réaliser 8 294 10 082 6 000 6 000 6 000
Immobilisations existantes 8 294 10 082 6000 6000
Total des immobilisations 8 294 18 376 24 376 30 376 36 376

Annexes 20/48
ANNEXES

Salaires et charges sociales :


Le détail des salaires bruts et des charges sociales :

Salaire brut 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2010


Salariés 18 600 29 880 54 000 75 600 97 200
chef de projet 6000 7200 7200 7200 7200
Scan man 3600 3600 3600 3600 3600
Comptables 9000 19080 43200 64800 86400

Salaire brut 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2010


Salariés 2400 10512 20160 28800 37440
Superviseur 2400 2880 2880 2880 2880
Comptables 7632 17280 25920 34560

Frais généraux prévisionnels :


Les charges externes prévues :

Charges externes 2016- 2017-2018 2018- 2019-2020 2020-2021


2017 2019
Fournitures 2400 2400 2400 2400 2400
consommables 600 600 600 600 600
Electricité 300 300 300 300 300
Eau 600 600 600 600 600
Petit équipement 300 300 300 300 300
Produits d'entretien 600 600 600 600 600
Fournitures
administratives
Services extérieurs 6 460 9 580 10 780 15 820 17 020
Location immobilière 1800 3600 3600 7200 7200
Charges locatives 120 240 240 480 480
Entretien et réparations 240 240 240 240 240
Primes d'assurances 500 500 500 500 500
Déplacements 1200 1200 1200 1200 1200
Missions, réceptions 1200 1200 1200 1200 1200
Frais télécommunications 1200 2400 3600 4800 6000
Services bancaires 200 200 200 200 200

8860 11980 13180 18220 19420

Annexes 21/48
ANNEXES

Les impôts et taxes de la période :

Impots et taxes 2016- 2017- 2018-2019 2019-2020 2020-2021


2017 2018
impôt Forfaitaire 1300
Annuel (IFA) 500 500 1000 1000 1000
Taxe professionnelle
Total 500 500 1000 1000 2300

Le détail des amortissements :

Amortissements 2016- 2017- 2018- 2019- 2020-


2017 2018 2019 2020 2021
Amortissements corporels 1 994 5 516 7 264 8 561 7 041
10 bureaux 400 400 400 400 400
20 sièges 160 160 160 160 160
2 armoires 40 40 40 40 40
10 Scanner 271 311 221 200 200
Installation climatisation 200 200 200 240 200 240
Double vitrage sur balcon Informatique : 240 17 240 1
switch 16 - 24 ports 200 1333 16 2000
Informatique : 10 stations 240 321 1333 2000
Informatique : 5 écrans 24 " 16/10 ème 17 322 160 2000
Informatique : 5 écrans complémentaires 3200 1333 10
Informatique : 10 souris 161 322 15 1
Informatique : 10 cordons RJ 45 16 322 11 1
Informatique : 10 claviers 61 61 2000
Informatique : 10 web cam 29 16 29 2000
Informatique : 10 casques 21 11 21 2000
Informatique : 1 imprimante laser 21 61 21
2 Téléphones Skype 73 29 73
Equipement complet 6 postes 21 2000
Equipement complet 6 postes 21 2000
Equipêment complet 6 postes 73
Equipement complet 6 postes 2000

1994 5516 7264 8561 7041

Annexes 22/48
ANNEXES

Compte de résultat prévisionnel :


Évolution du compte de résultat :

Compte de résultat 2016- % 2017- % 2018- % 2019- % 2020- %


2017 2018 2019 2020 2021
Prestations vendues 115200 100 138480 100 222000 100 438000 100 654000 100
% % % % %
Chiffre d'affaires 115200 100 138480 100 222000 100 438000 100 654000 100
% % % % %
Total des produits 115200 100 138480 100 222000 100 438000 100 654000 100
d'exploitation % % % % %

Fournitures 2400 2% 2400 2% 2400 1% 2400 1% 2400 0%


consommables 6460 6% 9580 7% 10780 5% 15820 4% 17020 3%
Services exterieur

Charges externes 8860 8% 11980 9% 13180 6% 18220 5% 19420 3%

Charges de personnel 22200 19% 41592 30% 75360 34% 105600 24% 135840 21%
Dotations aux 1994 2% 5516 4% 7264 3% 8561 2% 7041 1%
amortissements
Total des charges 33554 29% 59588 43% 96804 44% 133381 30% 164601 25%
d'exploitation

Résultat d'exploitation 81646 71% 78892 57% 125196 56% 304619 70% 489399 75%

Résultat courant 81646 71% 78892 57% 125196 56% 304619 70% 489399 75%

Impôt sur les 24494 21% 23668 17% 37559 17% 91386 21% 146820 22%
bénéfices

Résultant de 57152 50% 55224 40% 87637 39% 213233 49% 342579 52%
l’exercice

Évolution du chiffre d'affaires

2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021

Annexes 23/48
ANNEXES

Soldes 2016- % 2017- % 2018- % 2019- % 202 %


intermédiaires 2017 2018 2019 2020 0-
de gestion 202
1
Chiffre d'affaires 115200 100% 138480 100% 222000 100% 438000 100% 6540 100
00 %
Ventes + 115200 100% 138480 100% 222000 100% 438000 100% 6450 100
Production réelle 00 %

Marge globale 115200 100% 138480 100% 222000 100% 438000 100% 6450 100
00 %
Charges externes 8860 8% 11980 9% 13180 6% 18220 4% 1942 3%
0
Valeur ajoutée 106340 92% 126500 91% 208820 94% 419780 96% 6345 97
80 %
Impôts et taxes 500 0% 500 0% 1000 0% 1000 0% 2300 0%
Charges de 22200 19% 41592 30% 75360 34% 105600 24% 1358 21
personnel 40 %

Excédent brut 83640 73% 84408 61% 132460 60% 313180 72% 4964 76
d'exploitation 40 %
Dotations aux 1994 2% 5516 4% 7264 3% 8561 2% 7041 1%
amortissements

81646 71% 78892 57% 125196 56% 304619 70% 4893 75


Résultat 99 %
d'exploitation

Résultat courant 81464 71% 78892 57% 125196 56% 304619 70% 4893 75
99 %
Impôt sur les 24494 21% 23668 17% 37559 17% 91386 21% 1468 22
bénéfices 20 %

Résultat de 57152 50% 55224 40% 97637 39% 213233 49% 3425 52
l'exercice 79 %
Capacité 59146 51% 60740 44% 94901 43% 221794 51% 3496 53
d'autofinancemen 20 %
t

Annexes 24/48
ANNEXES

Capacité d'autofinancement
La capacité d'autofinancement sur la période :

Capacité 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021


d’autofinancement
Résultat de 57152 55224 87637 213233 342579
l’exercice
+Dotations aux 1994 5516 7246 8561 7041
amortissements
Capacité 59146 60740 94901 221794 349620
d’autofinancement
Autofinancement 59146 60740 94901 221794 349620
net

Ratios d’exploitation

Analyse des ratios d'exploitation :

Ratios 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021


d'exploitation

Chiffre 100% 100% 100% 100% 100%


d'affaires

Ventes + 100% 100% 100% 100% 100%


Production
Marge globale 100% 100% 100% 100% 100%

Charges 8% 9% 6% 4% 3%
externes

Valeur ajoutée 92% 91% 94% 96% 97%

Impôts et taxes 0% 0% 0% 0% 0%
Charges de 19% 30% 34% 24% 21%
personnel

Excédent brut 73% 61% 60% 72% 76%


d'exploitation

Dotations aux 2% 4% 3% 2% 1%
amortissements

Résultat 71% 57% 56% 70% 75%


d'exploitation

Résultat 71% 57% 56% 70% 75%


courant

Impôt sur les 21% 17% 17% 21% 22%


bénéfices
Résultat de 50% 40% 39% 49% 52%
l’exercice

Annexes 25/48
ANNEXES

Seuil de rentabilité

Le seuil de rentabilité économique :

Seuil de 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021


rentabilité
économique

Ventes + 115200 138480 222000 438000 654000


Production
réelle

Marge sur coût 1115200 138480 222000 438000 654000


variable

Taux de 100% 100% 100% 100% 100%


marge sur
coût variable
(%)

Coûts fixes 33554 59588 96804 133381 164601

Total des 33554 59588 96804 133381 164601


charges

Résultat 81646 78892 125196 304619 489399


courant avant
impôt

Seuil de 33554 59588 96804 133381 164601


rentabilité

Excédent / 81646 78892 125196 304619 489399


Insuffisance

Point mort 105 jours 155 Jours 157 Jours 110 Jours 91 JOURS
(jours)

Évolution du seuil de rentabilité

Annexes 26/48
ANNEXES

2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021

Évolution du besoin en fonds de roulement :

Besoins en Initial 2016- 2017- 2018- 2019- 2020-


fonds de 2017 2018 2019 2020 2021
roulement

Créances 10146 11552 18512 36512 54512


clients 2267 7427 10381 15147 20153
Autres 318
créances

Besoins 318 12413 18979 28893 51659 74665


d'exploitation
(Total)

Total des 318 12413 18979 28893 51659 74665


besoins

Dettes 1015 1146 1266 1768 1888


fournisseurs 24694 912 15571 56226 58552
Dettes
fiscales et
sociales

Ressources 25709 2058 16837 57994 60440


d’exploitation
Total des 25709 2058 16837 57994 60440
ressources

Variation du 318 -13296 30217 -4865 -18391 20560


B.F.R
Besoins en 318 -13296 16921 12056 -6335 14225
fonds de
roulement

Annexes 27/48
ANNEXES

Plan de financement

Le plan de financement sur la période :

Plan de Initial 2016- 2017- 2018- 2019- 2020-


financement 2017 2018 2019 2020 2021

Immobilisations 7329 8294 10082 6000 6000 6000


Variation du 318 -13296 30217 -4865 -18391 20560
B.F.R.

Total des 7647 -5002 40299 1135 -12391 26560


besoins

Apports en capital 1000 1000


Souscription 7500 7500
d'emprunts
Capacité
d'autofinancement 59146 60740 94901 221794 349620

Total des 8500 67646 60740 94901 221794 349620


ressources

Variation de 853 72648 20441 93766 234185 323060


trésorerie

Solde de 853 72648 93089 186855 421040 744100


trésorerie

L'évolution du solde de trésorerie :

Etat de 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021


trésorerie

Variation du 59352 50658 88901 215794 343620


F.R.
Variation du -13296 30217 -4865 -18391 20560
B.F.R.
Variation de 72648 20441 93766 234185 323060
la trésorerie

Solde de 72648 93089 186855 421040 74410


trésorerie

Fonds de 59352 110010 198911 414705 758325


roulement -13296 16921 12056 -6335 14225
Besoins en
fonds de
Solde de 72648 93089 186855 421040 744100
trésorerie

Annexes 28/48
ANNEXES

Le bilan prévisionnel de la période :

Bilan 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021


Immobilisations 8294 18376 24376 30376 36376
- 1994 7510 14774 23335 30376
Amortissements,
provisions
Immobilisations 6300 10866 9601 7041 6000
nettes
Créances clients 10146 11552 18512 36512 54512
Autres créances 2267 7427 10381 15147 20153
Disponibilités 72648 93089 186855 421040 744100
Actif circulant 85061 112068 215748 472699 818765
Total de l’actif 91361 122934 225350 479740 824765
Capital social 1000 1000 1000 1000 1000
Réserves, report 57152 112376 200013 413246
à nouveau 87637 213233
Résultat de 57152 55224 342579
l’exercice
Capitaux 58152 113376 201013 414246 756825
propres
Emprunts et 7500 7500 7500 7500 7500
dettes assimilés
Dettes 1015 1146 1266 1768 1888
fournisseurs 24694 912 15571 56226 58552
Dettes sociales
Total des dettes 33209 9558 24337 65494 67940
Total du passif 91361 122934 225350 479740 824765

Ratios de structure

Ratios de structure 2016- 2017- 2018-2019 2019- 2020-


2017 2018 2020 2021
Délai des créances clients 32jours 30 jours 30jours 30 jours 30 jours
Délai des dettes 34 jours 29 jours 29 jours 29 jours 29 jours
fournisseurs
Autonomie financière à 63,65% 92,23% 89,20% 86,35% 91,76%
long terme 330,86% 5445,48% 1281 ,39% 815,08% 1354,67%
Solvabilité à moyen terme 322,04% 5084,60% 1219 ,74 788, 96% 1321,33%
Solvabilité à court terme
Taux d’endettement 12,90% 6,62% 3,73% 1,81% 0,99%
Capacité de 0 an 0 an 0 an 0 an 0 an
remboursement des
emprunts

Annexes 29/48
ANNEXES

ANNEXE 11

Annexes 30/48
ANNEXES

ANNEXE 12

Questionnaire de satisfaction client

Dans le but d’améliorer nos prestations et notre qualité de service, nous vous
remercions de bien vouloir consacrer quelques instants à compléter et à nous
retourner ce formulaire.

Votre Votre
nom : entreprise :
Votre
fonction :

Vos relations avec notre cabinet


TS S I TI
La qualité de l’accueil dans nos locaux □ □ □ □
La qualité de notre accueil téléphonique □ □ □ □
TS :très satisfaisant S : satisfaisant I : insatisfaisant TI : très insatisfaisant

TA A PA PTA
Nous savons vous écouter □ □ □ □
Nous sommes disponibles et réactifs □ □ □ □
Nous respectons les délais □ □ □ □
Nous vous conseillons □ □ □ □
Nous vous donnons l’impression de bien connaître votre
□ □ □ □
entreprise
TA : tout à fait d’accord A : d’accord PA : peu d’accordPTA : pas du tout d’accor

Commentaires

Annexes 31/48
ANNEXES

Votre opinion concernant la qualité de nos prestations


TF F B TB Pc
La qualité de nos prestations correspond-elle à vos
□ □ □ □ □
besoins ?
La qualité de nos prestations liées à l’arrêté des
□ □ □ □ □
comptes ?
La qualité de nos prestations sociales ? □ □ □ □ □
La qualité de nos prestations juridiques ? □ □ □ □ □
La qualité de nos prestations ponctuelles ? □ □ □ □ □
F : faible B : bonne TB : très bonne pc : pas concerné
Commentaires

Votre appréciation de nos honoraires


Jugez-vous pour ces missions nos honoraires ?

Très élevés Elevés Adaptés Bon marché

Que pensez-vous de la facturation ?


Pas assez claire et détaillée Claire et détaillée

Commentaires

Annexes 32/48
ANNEXES

Vos besoins
Souhaiteriez-vous recevoir un flash d’informations gratuit par mail ?
Oui Non Sans opinion aujourd’hui
Si oui, sur quels sujets en particulier ?

Souhaiteriez-vous avoir accès à des nouveaux services en ligne ?


Oui Non Sans opinion aujourd’hui
Si oui, sur quels sujets en particuliers (comptabilité, paie, tableau de bord, etc...) ?

Par quels principaux moyens souhaitez-vous être informé régulièrement sur les
missions nouvelles et les différents services proposés par le cabinet ?
Plaquette papier Mail Rendez-vous de présentation

Sur quels sujets ?


Suivi régulier de mon activité sous
Optimiser mon patrimoine personnel
forme de tableau de bord
Prévision d’activité en début d’année Evaluation de mon entreprise
Point sur mon avenir professionnel Accompagnement juridique ou fiscal
(retraite, prévoyance et patrimoine) de mon entreprise
Acquisition ou intégration de
Externalisation de la paie
nouveaux partenaires
Un autre
sujet :

Continuez à nous parler franchement...


Connaissez-vous d’autres cabinets d’expertise-comptable ?

Oui Non

Si oui, quelles sont les prestations apportées par ces cabinets que vous souhaiteriez
nous voir mettre en place pour vous ?

Annexes 33/48
ANNEXES

Avez-vous le sentiment de n’être pour notre cabinet qu’un client :

Anonyme Reconnu Privilégié

Avez-vous le sentiment que nous sommes pour votre entreprise qu’un fournisseur :
Comme les
Obligé Utile Indispensable
autres
Avez-vous préconisé notre cabinet à certaines de vos relations ?

Oui Non Pas encore

Seriez-vous prêt à le faire ?


Oui Non
Sinon, pourquoi ?

Vos commentaires et suggestions

Annexes 34/48
ANNEXES

ANNEXE 13

Benchmark entre certaines solutions numériques de saisie comptable en ligne

Ce benchmark se propose de lister et comparer les logiciels de facturation, de devis


et comptabilité en ligne et souvent plus globalement de gestion commerciale les
plus performants (gestion/relance clients, catalogue produits, gestion achats/notes
de frais, bons de commandes/bons de livraison...).

Cette comparaison des solutions de comptabilité et factures en ligne (en mode


SAAS, dans le Cloud, c'est à dire sans besoin d'installer un logiciel) réponds à ce
besoin basique qu'ont toutes les entreprises de facturer leurs clients en commençant
par créer des devis puis en les transformant facilement en factures...etc. Ce type de
logiciel en ligne s'adresse en particulier aux auto-entrepreneurs, TPE et PME qui
cherchent des solutions pas chers (sans forcément payer un expert-comptable) et
facile d'utilisation, tout en respectant les dernières obligations légales.

Ces logiciels de la comptabilité en ligne rentrent en compétition directe avec des


logiciels de comptabilité que l'on télécharge et installe sur son ordinateur tels que
Ciel Compta, EBP... Dans ce dernier cas, on paie la licence du logiciel une fois, un
peu plus cher puis on paie des mises à jour du logiciel régulièrement.

Le présente travail se propose d’étudier les logiciels de comptabilité en ligne les plus
fréquents, à savoir : Zervant, ComptaCom, Zefyr, Yooz.

Cette étude comporte trois niveaux d'analyse : le fonctionnement, les spécificités, les
tarifs.

Annexes 35/48
ANNEXES

I. Zervant
1.1 Présentation :

Zervant est un logiciel de facturation en ligne simple d’utilisation, accessible


depuis n’importe quel appareil et doté d’une multitude d’outils intégrés qui lui
confèrent des fonctionnalités supplémentaires. Il offre une gestion globale de la
comptabilité et permet d’automatiser une grande partie des actions.

Il permet de suivre les frais de déplacement, le temps consacré aux différents projets,
créez des relances personnalisées et facturez facilement des clients directement
depuis l’application.

Il propose aussi des modèles de devis, la possibilité de colliger les avis de vos clients
pour connaître leur niveau de satisfaction, des rapports comptables et de suivi
d’activités ; ainsi qu’un builder pour créer une page web et présenter les produits ou
services.

1.2 Fonctionnalité :

Zervant est une plateforme qui centralise l’ensemble des informations liées à
la comptabilité, de la création d’une base de données client à la facturation des
services, mais aussi le monitoring de toutes vos activités.

Zervant utilise ainsi un cryptage SSL (connexion avec le standard “https”) pour
assurer leur protection et une sauvegarde automatique quotidienne des données

Annexes 36/48
ANNEXES

financières. De plus, celles-ci sont stockées sur le Cloud ce qui évite le risque de
perte.

Dans le cas ou le client utilisait une autre application pour suivre sa comptabilité,
Zervant permet d’importer les bases de données clients et produits (au format csv).

Zervant se veut une application cross-device, disponible gratuitement sur smartphone


et tablette PC, sous tout système d’exploitation mobile comme IOS ou Android, et
tous les navigateurs internet (Google Chrome, Safari, Mozilla Firefox et Internet
Explorer). les applications mobiles sont des extensions qui permettent
l'enregistrement du temps de travail et autres dépenses.

1.3 Spécificités :

Utilisateurs types : Indépendants, ONG, Petites PME (<49 salariés)


Supports compatibles: Mac, Windows, Web, Windows Phone
Géographies : Europe
Langues : Allemand, Anglais, Finlandais, Français, Suédois
Support : Assistance en Ligne, FAQs
Catégories : Logiciels de Comptabilité· Logiciels de Facturation· Logiciels
de Gestion de Projet

1.4 Tarifs :

Zervant propose cinq modes différents :

• Une version freemium de 30 jours qui vous donne accès aux fonctionnalités
de base. Après 30 jours, la facturation est désactivée.

• Les versions “Mini” et “Pro” sont disponibles pour un seul utilisateur : la


première pour 7€ par mois ou 5,90€ lorsque vous souscrivez à un abonnement
annuel, avec 3 factures mensuelles autorisées ; et la seconde pour 15€ par
mois ou 9,90€ à la même condition, sans limitation pour les autres
fonctionnalités.

Annexes 37/48
ANNEXES

• Une offre “Équipes” pour 35€ par mois (ou 29,90€ avec un forfait annuel) qui
confère un accès à la plateforme pour 2 à 5 utilisateurs.

• Enfin, une version tout “illimitée” pour 75€ par mois (ou 64,90€ avec un
forfait annuel).

Points forts Points faibles

Un logiciel disponible en 5 langues, et qui Zervant ne présente un questionnaire d’entrée


permet la lecture des factures en français et en relation en ligne.
en anglais
La prospection commerciale est un peu
La création d’une base de données client. négligée.

L’obtention des devis clients en lignes. Il n’assure pas la gestion des immobilisations.

Une gestion complète de la comptabilité.


La gestion du temps des collaborateurs.

Gérez le temps alloué à vos projets.

Affichage des rapports de l’activité

Le transférer des informations, de bases de


données clients depuis n’import quel logiciel
de comptabilité.

Annexes 38/48
ANNEXES

II. Compta.Com

2.1Présentation :

Le cabinet ComptaCom (anciennement Compta-Expert) a été fondé en 1988 par


Didier Caplan, avec trois principes simples :

• L’innovation technologique,
• La responsabilisation des collaborateurs,
• Une politique marketing et commerciale offensive.

L’entreprise fédère aujourd’hui plus d’une trentaine de cabinets autour de ses


valeurs, de ses ambitions et de ses outils.

ComptaCom a créé son propre logiciel de comptabilité et de gestion à distance,


élément clé du développement et de la rentabilité du réseau actuel. Ce logiciel a
d’ailleurs été primé par l’Ordre des Experts-Comptables (trophée Eureka) et est
utilisé par plus de 150 confrères.

Aujourd’hui, ComptaCom lance la 1ère franchise en expertise comptable et propose à


ses confrères une solution alternative dans le but de garder l’esprit libre pour
entreprendre.

2.2 Fonctionnalité :

Compta.com est un logiciel de gestion comptable d'entreprise. Proposant


plusieurs modules. Compta.com permet d’assure une gestion de l’ensemble du
personnel ainsi que les documents électroniques.

Annexes 39/48
ANNEXES

Avec le module de facturation, compta.com permet de créer, envoyer, stocker,


consulter et contrôler les factures. Importer un catalogue et ajouter ou modifier des
produits un par un ou en masse.

Le logiciel Compta.com permet de consulter et administrer les comptes aisément


en suivant en temps réel les finances sur le tableau de bord. Comme il permet une
personnalisation du reporting comptable selon les critères et objectifs spécifiques à
de l’activité.

Une gestion de trésorerie est aussi possible grâce Compta.com, ce vous permet de
contrôler votre situation financière en temps réel, d'intégrer vos relevés bancaires et
de suivre vos échéanciers.

2.3 Spécifications :

Utilisateurs types : Administrations Publiques, Indépendants, Moyennes


PME (50-499 salariés), Petites PME (<49 salariés)
Supports compatibles : Web, Site Web Mobile
Géographies : Europe
Langues : Français
Catégories : Logiciels de Finance et Comptabilité -Logiciels de Gestion des
Notes de Frais.

2.4 Tarifs

Le logiciel Compta.com propose 3 modèles :

• Modèle freemium.
• Version gratuite : 0€ /mois, fonctions basiques, sauvegardes & mises à jour.
Version payante : 15€ /mois, toutes les fonctionnalités avancées.

Annexes 40/48
ANNEXES

Points forts Points faibles

Le client peut bénéficier de la marque Compta.Com Un logiciel qui est disponible seulement en une seule
et de la clientèle de la franchise. langue (Français).

Compta.Com permet une prospection Il ne peut pas déchiffrer des factures en Anglais.
commerciale en ligne.
Il n’assure pas la gestion des immobilisations.
Compta.Com permet la mutualisation des achats.

Il assure une meilleure gestion du personnel.

Le bénéficiaire peut profiter des événements du


réseau

Annexes 41/48
ANNEXES

III- Zefyr

3.1 Présentation :

Zefyr est une solution complète de gestion comptable et commerciale, avec


prise en charge de la paie, des notes de frais, des stocks, du CRM.

Zefyr permet un suivie de l’activité en direct depuis les tableaux de bord, l’édition
rapide et facile de tous les documents comptables en ligne.

La gestion des immobilisations et le calcule des amortissements est possible grâce


aux foncions de Zefyr. Le client pourra bénéficier de la puissante comptabilité
analytique du logiciel pour définir les groupes de répartition et organiser les recettes
et dépenses.

Le bénéficiaire pourra profiter du module de gestion des salariés pour centraliser les
notes de frais et gérer les salaires. Gérer les commerciaux et les clients depuis le
CRM de Zefyr inclus.
Zefyr permet aussi de suivre l’inventaire en ligne et le transfère automatique des
commandes en entrées de stocks.

3.2 Fonctionnalité :

La solution Zefyr comprend l’ensemble des fonctionnalités de son ERP


(comptabilité, facturation, paie, notes de frais, liasse fiscale, CRM, immobilisations,
gestion temps,…) quelque soit votre abonnement.

Annexes 42/48
ANNEXES

Flexibilité : Zefyr s'adapte à l’activité du client de 0 à 50 salariés : associations,


professions libérales, indépendants, commerçants, artisans, l’abonnement sur Zefyr
se calcule en fonction du CA du client.

Support : gratuit et disponible 7j/7, l'assistance de Zefyr propose un


accompagnement complet de la manipulation du logiciel.

Sécurité : avec Zefyr, les erreurs comptables sont détectées automatiquement et


corrigées à la saisie.

3.3 Spécifications :

Utilisateurs types Indépendants, ONG, Petites PME (<49 salariés).


Supports compatibles Web, Site Web Mobile.
Géographies Europe.
Langues Français.
Support Assistance en Ligne, Base de Connaissances, Téléphone, Tutoriels
Vidéo.
Classement dans les catégories :Logiciels de Finance et Comptabilité -
Logiciels de Facturation.

3.4 Tarifs :
Zefyr offre deux versions, une version gratuite, et une version payante. Les tarifs de
la version payante de Zefyr varient en fonction chiffre d'affaires.

Annexes 43/48
ANNEXES

Points forts Points faibles

Facturation en français et anglais.


La prospection commerciale est un peu
Statistiques mensuelles détaillées. négligée.

Gestion des immobilisations.

Le logiciel permet d’assurer une meilleure


gestion de la comptabilité analytique.

Annexes 44/48
ANNEXES

IV – YOOZ :

4.1 Présentation :

Cet outil permet de scanner les factures ainsi que d'autres documents
comptables, de les enregistrer puis de les valider, de les exporter vers le logiciel
comptable préféré, et enfin de les retrouver aisément pour les consulter à n’importe
quel moment.

Yooz permet également d'automatiser le processus d'achat en le dématérialisant, ce


qui passe par l'automatisation des demandes d'achat, du processus de validation, ainsi
que des commandes fournisseurs et des réceptions.

4.2 Fonctionnalité :

Yooz joue le rôle d’un intermédiaire entre l’expert-comptable et le client/

Annexes 45/48
ANNEXES

4.3 Spécifications :

Utilisateurs types : Indépendants, Petites PME (<49 salariés)


Supports compatibles :Web
Géographies : Europe
Langues : Français
Support : Téléphone
Catégories : Logiciels de Finance et Comptabilité Logiciels de Gestion des
Notes de Frais

4.4. Tarif :

Yooz propose 2 versions, une version d’essaie gratuite et qui dure 1


heure, et une version payante qui cible 3 catégories de clientèles à savoir
entreprises & associations, Experts comptables, et collectivités et établissements
publics.

Annexes 46/48
ANNEXES

Points forts Points faibles

Yooz comprend un scanner intégré, qui permet de Un logiciel qui est disponible seulement en une seule
numériser ou de capturer tout type de documents. langue (Français).

Le logiciel assure une reconnaissance automatique Il ne peut pas déchiffrer des factures en Anglais.
des données. Il n’assure pas la gestion des immobilisations.
Il permet de créer les demandes d'achat.

Il permet la gestion des réceptions.

Enfin, grâce à Yooz, le client peut voir l’évolution


quotidienne de son activité.

Une comparaison entre les 4 logiciels :

Zervant Compta.Com Zefyr YOOZ


Facturation en ligne. X X X X

Gestion de temps pour clients et projets. X

Exportez les données comptables. X X X X

Synthèse des ventes. X

Rapports comptables et export de données. X

Mesure de la satisfaction client. X X

Comparaison de plusieurs exercices. X X

Annexes 47/48
ANNEXES

Gestion de la trésorerie. X

Appli mobile pour iOS, Android et X


Windows Phone.

Suivi du temps. X X X X

Saisie des notes de frais. X X X X

Analyse des résultats :

Après avoir comparé de nombreux logiciels et outils de gestion, nous avons choisi
Zervant comme étant le logiciel le plus performant pour la comptabilité, la gestion
commerciale et la paie. C’est le seul, qui offre toutes les qualités fonctionnelles et
techniques : démarrage immédiat, utilisation ultrasimple, étendue des fonctionnalités,
accessible partout, rapidité de navigation, sauvegardes et mises à jour automatiques,
sécurité totale.

Idéal pour les créateurs d'entreprises : Zervant sera le meilleur allié pour piloter
l’entreprise dès le début, via les tableaux de bords.

Zervant est :

• Un outil complet de gestion de la facturation.

• Une application très simple d’utilisation, nul besoin d’être comptable.

• Une extension pour créer une page internet qui servira de vitrine à vos
produits ou services.

• Des rapports très détaillés sur l’ensemble des activités et de la comptabilité.

• Il offre un entre 5 langues (Français, Anglais, Finnois, Allemand et Suédois)


de facturation et 200 devises.

Annexes 48/48

Vous aimerez peut-être aussi