Soulimane
Soulimane
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Thème :
M. SOULIMANE Abderrahmane
avant de présenter ce travail, je tiens à exprimer ma profonde gratitude à tous ce qui m’ont aidé de
prés ou de loin et ce qui m’ont encouragée pour réaliser cette étude.
Je commencerai par madame Stambouli Hassiba. Maitre de conférence au niveau du
département de biologie pour sa patience, son aide précieuse, et ses qualités pédagogiques.
Dédicaces
Je rends grace a dieu qui m’a permit d’etre ce que je suis qu’il soit loué et glorifié.
Je dédice ce travail :
A ma très chère maman qu’elle m’a beaucoup aidé dans la réalisation de ce travail et
surtout son soutien tout au long de mes études.
Le présent travail porte sur l’étude du cortège floristique de Nictoiana glauca G. dans le littoral de la
région de Tlemcen.
Cette étude permet de comparer l’évolution de cette espèce dans deux stations différentes. Du point
de vue climatique les données montrent que le semi-aride domine la région de Tlemcen actuellement.
L’étude morphométrique, de Nicotiana glauca G. à pour but d’évaluer l’impact de l’environnement sur
la croissance de cette espèce.
La comparaison des différents spectres biologiques nous montre l’importance des thérophytes. Sur le
plan biogéographique le cortège floristique de Nicotiana glauca G. est beaucoup plus riche en espèces
typiquement méditerranéennes.
L’étude du sol à pour but de mettre en évidence les caractéristiques édaphiques des deux stations
avec un spectre écologique qui a été mis en relation avec les mesures édaphiques.
ملخص
.في المنطقة الساحلية من تلمسان هذا العمل هو دراسة الموكب النباتي لـ نيكوتيانا غلوكا
. من وجهة النظر البيانات المناخية تظهر أن المنطقة شبه القاحلة في تلمسان تهيمن اليوم.الدراسة عبارة عن مقارنة تطور هذه النبتة في منطقتين
.دراسة القياسات المورفولوجية لنيكوتيانا غلوكا لتقييم تأثير البيئة على نمو هذا النوع
الموكب النباتي لنيكوتيانا غلوكا يظهر لنا أن,المقارنة بين أطياف البيولوجية المختلفة يبين لنا أهمية األعشاب أما من الناحية الجغرافية
.نباتات البحر األبيض المتوسط تسيطر في المنطقتين
.دراسة التربة للتعرف على خصائصها و كذا الطيف البيئي مع مراعاة قياسات التربة
. معامل االرتباط- نيكوتيانا غلوكا- األرض- المنطقة الساحلية من تلمسان –المناخ: الكلمات الرئيسية
summary
This work is the study of the floristic Nictoiana glauca G. in the coastal region of Tlemcen This study
helps to appear the evolution of this species in two different stations.
Climate data show that the semi-arid region of Tlemcen dominates today.
The study morphological of Nicotiana glauca G.to assess the impact of the environment on the
growth of this species.
The study of the soil to determine the edaphics characteristics of the two sites.
Keywords: coastal -region of Tlemcen -bioclimate -ground -Nicotiana glauca G.- correlation .
Listing des tableaux
Numéro titre page
1 besoins journaliers de quelques espèces 14
2 données géographiques des stations météorologiques. 30
9 Indice de DE.MARTONNE 39
10 Diagrammes Ombrothermiques de Bagnouls et Gaussen (Stations de 41
Ghazaouet et Bénisaf durant les deux périodes).
11 Indice de sécheresse 41
12 Quotients pluviothermiques d’EMBERGER et STEWART 41
13 résultats des mesures biométriques de Nicotiana glauca dans la station 51
Rechgoun
14 résultats des mesures biométriques de Nicotiana glauca dans la station 52
Ghazaouet
15 résultats de corrélations station Ghazaouet 53
16 résultats de corrélations station Rechgoun 53
17 inventaire exhaustif des espèces rencontrées dans les formations à 62
Nicotiana glauca dans la station de Rechgoune
10 Station de Rechgoun 26
11 vue de la zone d’étude (Ghazaouet) 45
12 vue de la zone d’étude (Rechgoun) 46
Liste des cartes :
Introduction :
La région de Tlemcen se caractérise par un climat méditerranéen, avec un couvert végétal
remarquable et qui présente un bon exemple d’étude ; et certainement une intéressante approche
de la dynamique naturelle de ces écosystèmes.
Le patrimoine forestier et pré forestier de la région de Tlemcen a connu, depuis des
décennies, une continuelle régression, due le plus souvent à une action conjuguée du climat et de
l’homme.
L’homme utilise le bois pour ses multiples usages, occupe les sols par des cultures
céréalières et met au pâturage ses son cheptel.
Toutes ces actions ont, avec le temps et leurs expansions, abouties à une destruction
remarquable de la couverture végétale.
Sous cette pression permanente, les forêts se transforment en matorrals. Ces derniers sont
clairsemés et détruits à leur tour pour céder la place aux espèces épineuses et/ou toxiques.
La sécheresse qu’a connue la région de Tlemcen, ces dernières décennies a perturbé
profondément la végétation naturelle, entrainant chez les végétaux, d’importants phénomènes de
stress hydrique et d’adaptation.
Ces éléments de dégradation très importants, perturbent gravement l’équilibre écologique
déjà fragilisé dans cette région et se traduisent le plus souvent par une régression visible et
parfois irréversible de ces écosystèmes.
De nombreuses recherches, à travers des publications nationales et internationales du
laboratoire d’Ecologie Végétale, ont souligné le rôle majeur de la région de Tlemcen comme
réservoir essentiel de la biodiversité végétale.
Cependant, cette région est caractérisée par plusieurs régions phytogéographiques
chacune définie par des groupements végétaux spécifiques, et par des zones enclaves où l’on
peut retrouver des espèces particulières. Ces groupements végétaux peuvent être des références,
des points de repère, et dans une certaine mesure, peuvent donner un aperçu sur les conditions
locales.
Le genre nicotiana de la famille des solanacées comprend de 65 à 100 espèces Ce sont
des plantes annuelles ou vivaces, des arbustes et des petits arbres originaires des régions
tropicales. Ces plantes peuvent se révéler très toxiques.
L'espèce la plus connue et la plus importante sur le plan économique est Nicotiana
tabacum, principale espèce cultivée pour la production du tabac. D'autres espèces sont cultivées
riches en alcaloïdes, sont mondialement connues pour leurs usages médicinaux, leurs effets
psychotropes ou pour leur toxicité ou bien en horticulture à des fins ornementales.
L’objet de notre travail est d’apporter une contribution à l’étude du cortège floristique de
Nicotiana glauca dans le littoral de Tlemcen.
Nous insistons toute fois sur le fait que le travail présente une comparaison entre deux
stations différentes.
Pour atteindre notre objectif nous avons traité les chapitres suivants :
1
Introduction générale
Introduction générale
Analyse bibliographique
Taxonomie et caractéristique de l’espèce
Milieu physique
Analyse bioclimatique
Méthodologie
L’étude pédologique
L’étude de la diversité biologique
L’étude biométrique
2
CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
I.1Introduction :
La région méditerranéenne est considérée comme région très privilégiée dans sa diversité
floristique, cette dernière pourrait être subdivisé en trois ensembles : régions orientale, centrale,
et occidentale. Cette subdivision tient compte de la réalité climatique, géographique et
phytosociologique. LOISEL(1976).
La région circum méditerranéenne apparait comme des centres majeurs de
différenciations des espèces végétales.
Les forets méditerranéens présentent divers caractères spécifiques les différenciant des
autres forets de la planète. Physionomiquement un rôle particulier est tenu par les arbres à
feuilles persistantes et coriaces (Quercus ilex, Olea europea, pistacia lentiscus, etc.) mais
également les conifères.
Les vastes étendues des forêts denses ne sont certe pas une caractéristique typiques des
paysages méditerranéennes représentent à peine 1.5% de la superficie totale boisée de la planète.
Les formations forestières et pré forestières étaient largement étendues dans tout le
circum méditerranéen, mais ils ont disparu sur des grandes surfaces pour céder la place à des
terres agricoles, des pâturages, et bien souvent au désert. A l’heure actuelle, ces formations sont
très réduites, en comparaison avec les surfaces qu’ils occupaient autre fois.
Les forêts méditerranéennes se sont réduites en superficie et ce sont appauvris en
biomasse et en biodiversité. Il y a une trentaine d’années, les terres forestières de la région
étaient estimées à 85 millions d’hectares, avec 20 millions d’hectares couverts effectivement de
forêts. L’évaluation de la F.A.O en 1980 sur les ressources forestières fixe à 81 millions
d’hectares les superficies forestières. Le taux annuel de déforestation entre 1981 et 1990 en
Afrique du nord est Proche-Orient a été de l’ordre de 114000ha.F.A.O(1994) , soit 1.1% alors
qu’il ne dépasse qu’ère 0.8% dans les pays tropicaux. M’HIRIT(1999).
Divers travaux récents ont attirés l’attention des biologistes et des généticiens sur l’intérêt
remarquable que représentent les forêts méditerranéennes, du point de vue de leurs richesses
spécifiques végétales, autant au niveau des essences qui les constituent, que des espèces qui
participent au cortège des habitats qu’elles individualisent. QUEZEL( 1974) ; GOMEZ-
COMPO( 1985).
Les éléments strictement méditerranéens représentent une part très importante de la flore
actuelle, mais si de nombreux genres peuvent y être rattachés, des différences importantes du
point de vue floristique existent entre méditerranée occidentale, centrale et orientale du point de
vue spécifique et générique.
C’est ainsi que ces forêts sont constituées par près de 250 espèces arborescentes dont 150
exhaustives ou très largement préférentielles de ces forêts ; contre 135 en région européenne
QUEZEL et al.(1999), avec 14 genres qui lui sont particuliers. Un nombre non négligeable des
phanérophytes sont actuellement rares, vulnérable ou menacées ; plus de 60 si l’on se rapporte
aux bilans publiés par l’I.U.C.N. OLFIELD et al.(1980).
Les modifications climatiques possibles dans le cadre de phénomène des changements
globaux ne devraient pas a priori entrainer des raréfactions voire les disparitions notables chez
les phanérophytes méditerranéennes, les phénomènes de modification voire de disparitions des
paysages arboré resterons plus sous la dépendance des impacts anthropiques que d’éventuelles
modifications climatiques.
Dans la région méditerranéenne, l’utilisation séculaire des terres boisés, surpâturage,
désertisation des zones sèches et érosion des bassins versants dans les zones montagneuses.
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CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Actuellement de nombreux habitats forestiers et pré forestiers sont dégradés à la suite d’un afflux
touristique incessant.
Cette situation a été si largement décrite et analysée par différents auteurs :
TOMASELLI(1976) ; BENABID(1984); LE HOUEROU(1986 ); MARCHAND et al.
(1990); F.A.O(1993) ; M’HIRIT et al.( 1994) ; SKOURI (1994) ; qu’il n’est point nécessaire
d’y revenir. Il sera plus utile d’identifier les contraintes sur les forêts méditerranéennes en
expliquant pour quelles raisons leur gestion et loin d’être optimale. Les principales contraintes
concernaient les difficultés des régénérations, la valeur économique des forêts, les incendies et
les dépérissements.
Les forêts méditerranéennes sont souvent caractérisées par des espèces pyro-climatiques,
c'est-à-dire des essences qui dépendent de la présence du feu durant leur cycle reproductif.
Malgré les incessantes agressions qu’elles ont subit, depuis plus d’un millénaire, les
forêts méditerranéennes offrent par endroit, un développement appréciable. Plusieurs travaux ont
été réalisés au niveau du circum méditerranéen ; nous citons : BRAUN-BLAQUET(1953) ;
QUEZEL( 1981) ; AIME et al.( 1986) ; FENNANE(1978) ; BARBERO et al (1989-1990) ;
EL HAMROUNI(1992) ; CHAABANE(1993).
La région méditerranéenne actuelle peut être définie par des critères floristique évidents
puisque environ 50% des quelques 25000 espèces.
Voire 28000 espèces et sous-espèces présentes dans la zone climatiquement méditerranéenne et à
plus forte raison dans la zone isoclimatique méditerranéenne, sont endémique
GREUTER(1999) ; EMBERGER(1930) ; DAGET(1977) et QUEZEL( 1985).
Le caractère particulier des forêts méditerranéennes est en rapport, d’une part avec leur
grande hétérogénéité biogéographique, historique, climatique et physionomique et d’autre part
avec leur instabilité et leur vulnérabilité liées à la fois à l’environnement méditerranéen et à
l’activité humaine.
Les écosystèmes forestiers sont répartis d’après QUEZEL(1976) comme suit :
- La brousse thermophile à Olea europea et pistacia lentiscus.
- Les forêts de conifères méditerranéens de Pinus halepensis, Pinus pinaster, Pinus pinea,
Tetraclinis articulata et Juniperus oxycedrus.
- Les forêts sclérophyles de chênes à feuilles persistantes : Quercus ilex, Quercus suber,
Quercus coccifera.
- Les forêts de montagnes ou de hautes altitudes de Cedrus atlantica, Pinus nigra, Abies
nordmaniana.
- Les peuplements arborés de l’étage oroméditerranéen de juniperus oxycedrus et de
xérophytes épineux.
Dans les écosystèmes arides de steppe et de désert, la végétation naturelle est en générale
basse et clairsemée en raison de l’insuffisance ou de l’irrugularité des précipitations et de la
faiblesse de l’humidité relative. Les steppes arides correspondent à des pluviosités comprises
entre 100mm et 300mm, produisant parfois des peuplements de forêts ou de la brousse, ou le
plus souvent de la steppe stricto sensu.
Les paysages caractéristiques de ces bioclimats arides sont :
- Forêt ou brousse à Argania spinosa.
4
CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
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CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
En Algérie :
La flore algérienne à fait l’objet de plusieurs études, parmi ces recherches nous savons
celle de TRADESCANT(1620) in ALCARAZ (1976) suivi par BATTANDIER et TRABUT
(1888-1889) in ALCARAZ (1976), MAIRE en (1926) qui englobe la végétation dans la carte
géographique de l’Algérie et de la Tunisie.
A partir de 1941, l’information sur la végétation est comblée avec la flore de MAIRE qui vient
compléter l’inventaire de la végétation oranaise, suivie par celle de QUEZEL et SANTA (1962-
1963).
Les premiers essais d’étude phytogéographiques ont commencé par COSSON (1853) puis
TRABUT et al. (1888-1890), ainsi que FLAHAUT (1909).
Les premiers travaux phytosociologiques ont été menés par BRAUN BLANQUET
(1931-1949),GUINOCHET (1951), LONG(1954), et DEBAZAC(1959).Ces travaux ont été
par ceux de BAUMGASTERNER (1965), et NEGRE(1966).
En 1991, MESSOUDENNE et TESSIER, ont étudie une population de chênes
(Quercus canariensis, Quercus afares) des forêts dominales de l’Akfadou en kabylie.
En fin les études détaillées du couvert végétal de l’Oranie ont été menées par BOUDY
,1948 ALCARAZ 1969, 1982, 1991, suivi par ceux de ZERAIR (1981) AIME (1991)
DAHMANI (1989-1996) et HADJAJ AOUEL (1995) BOUAZZA et al.( 1991-1995).
Le littoral :
Le littoral Algérien comme celui de la Tunisie, et dans son ensemble soumis à une
pression humaine importante, plus intense que dans le reste du pays. Cette pression s’exerce
depuis des décennies sur la végétation et se poursuit actuellement MEZIANE(2001).
L’étude de la végétation des dunes du littoral en Algérie a intéressé un certain nombre de
scientifiques parmi les quelles nous pouvons citer : ALCAREZ (1982) ; AIME et al.( 1982-
1983) sur le littoral a l’Ouest d’Oran en Algérie occidentale PON et al. 1995 antérieurement
sur les rochers maritimes du littoral de l’Algérie centrale et occidentale KILLIAN(1943) sur les
dunes Algéroises, ZAFRAN 1960 sur la Junipérais du littoral Algérois THOMAS (1968) in
ALCARAZ (1982) sur la cote kabyle de Djidjili, les travaux de SIMMONEAU et de
THOMAS(1952) dans le golfe d’Arzew.
Les écosystèmes littoraux méditerranéens sont caractérisés par des contraintes
climatiques et pédologiques, salinité forte, vent, sécheresse et sols peu profonds ou mobiles.
Les formations sablonneuses du littoral méditerranéen sont envahies chaque année par
une foule de plus en plus nombreuse d’estivants.
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CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Le sable n’est pas un substrat idéal, il est bien difficile d’y planter ses racines. Il s’agit
d’un environnement trop perméable pour garder l’eau.
On risque à tout moment d’être détenue par un vent salin ou enterré sous un éboulement.
Par ailleurs, quand l’eau y est présenté il s’agit évidemment d’eau salée, les végétaux de ce
milieu présentent une grande originalité, les conditions très particulières dans les quelles les
plantes doivent se développer, et l’adaptation à un milieu, difficile, ou entrainé des modifications
anatomiques et physiologiques.
Cet ensemble original est confronté à différents facteur.
- Salinité propre au milieu marin.
- Concentration en sel très élevée.
- Le vent et les embruns : le sol est régulièrement mis à nu, l’air est constamment saturé
d’humidité salée.
- Pauvreté en élément nutritifs.
- Ensablement régulier (dunes mobiles).
- Cet ensemble actuellement est menacé : les embruns pollués, le piétinement, ainsi que les
décharges multiples, risque de faire disparaitre ce qui peu être considéré comme une
partie de notre patrimoine.
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CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
- Depuis la mer jusqu’au franges forestières (ou les agro systèmes les ont remplacées), les
complexes dunaires comportent successivement la plage, le haut de plage, la dune
embryonnaire, la dune vive ou blanche, la dune grise ou dune fixée, les fructicées des
écotones forestières, les zones pionnières forestières et les dunes boisées. Chacune de ces
formations peut ne pas exister ou connaitre des développements.
- La végétation du haut de type annuelle adaptés à une très forte laissés de mer riche en
matière organique (flore halo nitrophile) et très résistante à l’agression des embruns.
- Parmi les plantes très spécialisées, on peu citer :
-Cakile maritima
-Salsola kali
-Beta maritima
Ce milieu est doublement menacé par la pression touristique (piétinement) et
l’aménagement.
La dune embryonnaire est la zone ou le sable est très mobilisable par le vent, cette zone
n’est jamais directement affectée par l’eau de mer, même aux plus fortes marées, mais
seulement par les embruns, le sable, très mobile, dépourvu de réserves et d’eau douce.
Ces plantes de sable, très mobiles sont souvent qualifiées de psammophiles.
Les banquettes de sable, premiers remparts de la dune embryonnaire, sont souvent
colonisées par :
- Elymus fractus qui se mélange à d’autre plantes vivaces tel que :
- Calystegia soldanella
- Euphorbia panalias
- Eryngium maritimum
La dune mobile ou vive, correspond à un habitat ou le sable, encore très mobile, est
d’avantage retenu par une plus grande diversité de plantes psammophiles dont l’oyat
(Ammophila arenaria) ; qui présente une excellente adaptations à l’enfouissement, cette
association n’est pas riche en éspèces à cause des conditions extrêmement difficiles. Le cortège
floristique ne dépasse pas les espèces suivantes LAZREG (1983).
Ou dont on peu citer comme caractéristique :
Ammophila arenaria
Eryngium maritimum
Galium arenarium
Centaurea sphaerocephala
Sonchus maritimus
Les dunes grises correspondent à des habitats épargnés par les embruns et ou le sable est
fixé.
Ces dunes ont toutes en commun de se présenter comme des pelouses riches en mousses et en
lichens.
Des quelles dunes deviennent relativement stable, le milieu permet la croissance de plusieurs
espèces.
L’Oyat s’associe avec Lotus creticus , Cyperus kali,Pancratimum et Medicago marina.
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CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Ce milieu est également occupé par de nombreuses annuelles (durant la saison humide) telles
que Orlaya maritima, Senecio lencanthemifolius, Cakile maritima, Malcomia arenarea,
Arenaria cerastiodes et Ononis variegata.
Dans les zones les plus stables, apparait Retama monosperma, bovie qui prépare
l’implantation des éspèces arborescentes.
ALCARAZ(1977), a signalé la présence de trois espèces psammo-halophiles endémiques de
littoral oranais :
-Anthemis chysantha
-Ononis antenata sbsp massaessyla
-Carynephorus articulatus subsp aranensis
Les dunes fixées :
Le paysage progressif de la pelouse des arrières-dunes à la forêt est très important pour la
richesse biologique et paysagère.
Quand la forêt s’installe sur les anciennes dunes, on perd vite l’image de la dune vive.
Le sable mélangé aux matières organiques en décomposition disparait presque sous
Les feuilles mortes de nombreux arbustes. Ce processus de colonisation des dunes par la forêt
commence avec l’apparition des chamaephytes :
-Cystus salviflorus
-Erica multiflora
-Thymus sp les terrais sablonneux du littoral contiennent de la silice qui va aussi favoriser
la présence des espèces calcifuges, qui vont suivre les arbustes méditerranéens typique
-Phillyrea angustifolia
-Pistacia lentiscus
-Juniperus phoenicea
-Quercus suber
On dehors des espèces qui restent localisées, c’est le thuya qui est le plus répandu dans
ces zones maritimes là, il peut se mélanger aux essences suscitées grâce à sa capacité de
s’accommoder aux différents substrats ; néanmoins, la tétraclinaie pure apparait également en
plusieurs endroits sur le littoral HADJAJ (1955).
Le pin d’Alep est aussi présent, mais il est partout « artificiel si non subspontané » ALCARAZ,
1982 et ses reboisement réunissent bien.
La région de Tlemcen :
Parmi les travaux les plus récents de la végétation de Tlemcen, nous avons ceux de
BENABADJI ET BOUAZZA (1991, 1995) ,MAHBOUBI, (1995) DAHMANI (1997 ),
MEZIANE (1997) SEBAI( 1997 ),HASNAOUI (1998), CHIALI (1999), BOUAZZA ET
BENABADJI (2000), BESTAOUI (2001), AYECHE (2002) HENAOUI (2003) BOUAYED
ET BOUCHENAKI (2006), pour ne citer que cela.
En Oranie et plus exactement dans la région de Tlemcen, BENABADJI ET BOUAZZA
1991 1995 on mis l’accent sur l’étude des groupements à Stipa tenacissima. Plus récemment en
2004 ils ont pu démontrer la dynamique régressive des groupements végétaux.
9
CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
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CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Parmi les constituants du tabac, les alcaloïdes occupent une place particuliere.ils lui
confèrent certains propriétés caractéristiques recherchées par les consomateurs.la nicotine et
l’alcaloïde principal du tabac. Base organique répondant a la formule C10H14N2, elle résulte de
la condensation de pyridine et de méthyle –pyrrolidine. C’est un liquide huileux d’odeur vireuse,
de saveur brulante, très âcre. Incolore, à l’état pur, elle jaunit puis brunit par photo oxydation
lorsqu’on l’expose à l’air et à la lumière. Elle bout à 243.3°c et se dissout facilement dans l’eau
et la plupart des solvants organiques.
C’est un poison très violent qui agit sur le système nerveux. Lorsqu’elle est ingérée en faibles
quantités, son action se traduit par des vertiges, nausées, sueurs froides, diarrhée, malaises
fréquemment éprouvés par le fumeur débutant. Les infusions de thé et de café constituent de
bons antidotes. La nicotine à également des propriétés toxiques à l’égard des insectes. Elle est
d’ailler encore utilisée pour lutter contre certains parasites des plantes, notamment contre les
pucerons.
A coté de la nicotine, il existe dans le tabac de nombreux alcaloïdes secondaires,
généralement en proportions assez faibles.les deux plus importants sont la
nornicotine(C9H12N2) et l’anabasine(C10H14N2) qui chez certains espèces de Nicotiana sont
plus abondantes que la nicotine.
La nicotine absente dans la graine mûre, apparaît dès les premiers stades de la
germination. Elle existe dans toutes les parties de la plante, mais en proportion variable selon les
organes et les stades de végétation. Dans les racines et les tiges, les teneurs en nicotine restent
toujours faibles, bien qu’elles augmentent pendant la période de croissance et diminuent
légèrement en fin de végétation. Les feuilles sont beaucoup plus riches. Chez les plantes
écimées, leurs teneurs en alcaloïdes augmentent régulièrement jusqu'à la récolte. Les feuilles des
portes-graines sont toujours moins chargées en nicotine et s’appauvrissent légèrement au
moment de la formation des capsules.
A l’intérieur de chaque organe, la nicotine s’accumule surtout dans les parties
superficielles ou les plus éloignées de la base. C’est ainsi qu’à maturité égale, les feuilles hautes
11
CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
sont plus riches que les feuilles basses et, dans une même feuille, la teneur en alcaloïdes croît de
la base vers le sommet et de la nervure médiane vers les bords.
La formation de la nicotine est liée au métabolisme des matières protéiques. Au cours de
la germination, elle apparaît d’ailleurs en même temps que sont utilisées les protéines réserve
dans la graine. Pendant longtemps, on l’a considérée comme un produit de déchets. Mais les
recherches les plus récentes tendent à montrer que la nicotine peut exercer dans la plante un rôle
physiologique important principalement en agissant sur les phénomènes de phosphorylation.
I.4.Climat :
Pour autant qu’il aile la chaleur, puisque la température optimale de croissance et
d’environ 27°C, le tabac modère assez bien ses exigences. Entre 15°C, température en dessous
de laquelle il végète lentement, et 28°C, ou il craint des brûlures par insolation lorsque l’eau
vient à manquer, le tabac est susceptible de réaliser la plénitude de son développement. Le cycle
végétatif de la plante est court et s’inscrit aisément dans toute saison estivale si, des dernières
gelées de printemps aux premières gelées d’automnes, il s’écoule un temps suffisant, c'est-à-dire
une bonne centaine de jours environ. Cette durée est écroutée quelque peu sous les climats les
plus propices, tandis qu’elle peut atteindre 150 jours sous les latitudes les plus fraîches.
Le tabac aime aussi l’humidité. C’est une plante mal armée contre la sécheresse, car ses
feuilles ne possèdent ni revêtement pileux très dense, ni cuticule épidermique épaisse. Elle
redoute en fait les étés à faible pluviosité à l’occasion desquels elle ne parvient à donner qu’un
résultat médiocre, tant par la qualité que par le poids de la récolte. De même, le tabac ne se plaît
guère dans un sol trop perméable, à moins qu’il ne puisse bénéficier des arrosages.
I.5.Le sol :
Le tabac est fort accommodant au point de vue des qualités physiques du sol, encore qu’il
affectionne les terres meubles, de bonne structure, dans lesquelles l’eau circule bien. On
reconnaît, là, les caractéristiques des sols légers, sablonneux bien pourvus en humus et en chaux.
Sur de tels supports, le tabac pousse vite et bien ; on obtient des feuilles développées, peu
épaisses, de bonne coloration, sans nervure accusées, peu riches en nicotine.
En terres compactes, plus ou moins argileuse, la croissance des plantes est lente, surtout
au début. Toutes choses égales d’ailleurs, la récolte est composée de feuilles moins grandes
qu’en terre légère, les tissus sont plus épais, leur nature a tendance à être grossière, voire
cartonneuse si le sol contient au excès d’argile. Une certaine proportion d’argile est cependant
favorable à la culture, à condition qu’elle soit accompagnée d’humus. Il en résulte en effet, dans
ce cas, une meilleur aptitude du sol a retenir de grandes quantités d’eau qui permettent au tabac
de moins souffrir de l’espacement des pluies.
12
CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
Dans les terres pourvues d’une forte proportion de calcaire assimilable, les récoltes son
généralement de qualité inferieur, le tissu des feuilles étant plus ou moins cartonneux, fragile,
plus ou moins pailleux, la coloration bigarrée, terne.
I.6.Exigence du tabac en matières fertilisantes :
Le tabac, accommodant sur le climat et le sol, comme on vient de le voir, se montre très
plastique au point de vue des exigences en matières fertilisantes. Il est capable en effet, ainsi que
le décèle l’analyse chimique, d’absorber et d’accumuler dans les diverses parties du végétale des
quantités excédentaires, donc inutiles, de certains éléments nutritifs. On est tenté de qualifier le
tabac de glouton.
Aussi, il est difficile de déterminer ses exigences alimentaires par voie d’analyse
chimique du sol, d’une part, d’autre part de la plante. C’est plutôt de déterminer ses exigences
alimentaires par voie d’analyse chimique du sol, d’une part, d’autre part de plante. C’est plutôt
par la réussite de la culture, le degré de perfection du goût et de l’arôme, la bonne aptitude à
l’emploi, qu’on est parvenu d’une façon empirique et avec une précision satisfaisante, à
connaître l’importance des emprunts faits utilement au sol par le tabac, et cela pour presque tous
les types de production.
Voici par exemple , quelques chiffres (analyse de Girrad et Rousseaux) relatifs aux quantités
d’éléments nutritifs nécessaires à l’élaboration de 1000kg de feuilles sèches :
Azote …………………………………………75.5kg
Acide phosphorique…………………………..16.3kg
Potasse………………………………………124.2kg
Chaux ………………………………………….104kg
13
CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
4. La chaux : nous avons indiqué l’incidence défavorable sur la qualité d’une trop forte
teneur en calcaire assimilable ; cependant, la chaux est nécessaire au tabac qui en absorbe
souvent d’importantes quantités. Elle peut être utile pour corriger une acidité trop forte
du sol, le tabac ne s’accommodant guère d’un pH inférieur à 5.
Bien entendu, la magnésie, le soufre, le fer, le manganèse, le bore, etc., sont autant
d’éléments dont le tabac ne saurait pas se passer. De nombreux travaux ont mis leurs
rôles en évidence, notamment par l’étude des carences. Il est cependant très exceptionnel
que, dans la pratique culturale courante, on soit obligé de s’en préoccuper, les sols
agricoles en étant généralement suffisamment pourvus.
5. Emploi des engrais : on cherchera en vain, dans ce paragraphe, indiqué à la façon d’une
recette de cuisine, la formule d’engrais qui permet de réussir la culture du tabac. Sans
doute le lecteur, surtout s’il est planteur, en éprouvera une déception légitime. Mais, en
matière de fertilisation, il n’existe pas de formule toute faite et moins encore peut être
pour le tabac que pour les autres plantes. Il y a à cela plusieurs raisons :
La première est la croissance extrêmement rapide il faudrait dire brutale, dont le tabac est
susceptible. Puisque les 9/10 du poids total de la plante sont acquis uniquement au cours
des deux derniers mois de la période végétative. Pour pouvoir réaliser aussi rapidement
son développement, le tabac doit nécessairement tirer journellement du sol d’importantes
quantités de substances nutritives. Aucune plante n’a, en fait aussi bon appétit que lui,
ainsi qu’en témoignent les chiffres suivants.
14
CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
De surcroît, une telle formule ne serait pas valable pour une autre raison, car la
fertilisation doit être adaptée aux circonstances locales. Celles-ci dépendent de la richesse
naturelle des terres mais encore et peut-être plus des cultures qui ont précédé le tabac
C’est une coutume dans certaines régions de le cultiver chaque année à la même place et
cela pendant une très longue période.
6. Le fumier : le fumier de ferme constitue une base de fumure toujours très intéressante
dans la culture du tabac, à condition qu’il soit enfoui suffisamment longtemps avant la
plantation. Il apporte non seulement une certaine quantité de potasse et d’acide
phosphorique, mais surtout de l’azote qui, passant progressivement de la forme organique
à l’état minéral assimilable, alimente la plante au fur et à mesure de sa croissance. De
plus le fumier est un élément essentiel de maintien du sol en bon état physique, à cause
de l’humus qu’il y apporte. On se saurait donc trop en recommander l’emploi pour le
tabac.HENRI et al. (1965).
Nicotiana glauca
« Tabac glauque »
Les feuilles de cette plante ligneuse du Sud péruvien seraient un narcotique plus actif que
certains Daturas également employés. Nicotiana glauca contient, outre la nicotine, de la
nornicotine et de l’anabasine. Elles sont utilisées en applications externes comme anti-
inflammatoire en médecine populaire dans le nord-ouest de l’Argentine. JOUZIER (2005).
Nicotiana glauca Graham est réputée pour ses propriétés cicatrisantes, c’est la raison pour
laquelle,elle est utilisée dans les soins des blessures et des plaies.
Groupement d’espèces végétales utilisées dans les traitements des maladies affectant l’appareil
circulatoire. HSEINI (2007).
Un cataplasme de feuilles peut être appliqué à des coupures, des ecchymoses, des enflures et
d'autres blessures. La plante a été utilisée comme cataplasme pour enlever le pus écrouelles ou
furoncles. Un cataplasme des feuilles a été appliqué aux glandes de la gorge enflammées.
L'infusion de feuilles a été utilisée comme un bain de vapeur dans le traitement des rhumatismes.
15
CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
I.8.Intérêt économique
• Utilisation :
• En Algérie Divers Nicotiana sont fréquemment cultivés, notamment
N. Tabacum L., à fleurs roses et N. rustica L. à fleurs jaunes.
• Nicotiana glauca est utilisée en médecine et en médecine ethno-vétérinaire. Feuilles
chauffées sont appliquées à la tête pour soulager les maux de tête, de la gorge pour
soulager la douleur et placer dans les chaussures pour pieds douloureux. Elle a été utilisé
comme insecticide, mais son utilisation est abandonnée en raison du développement des
insecticides plus spécifiques et moins toxiques STEENKAMP et al. (2002).
• Nicotiana glauca est une plante ornementale. Elle a des propriétés insecticides.
Toutefois, ces utilisations ne peuvent pas compenser les impacts négatifs globaux de cette
plante.
• Les Tabacs, genre Nicotiana Leur alcaloïde principal, la nicotine, est toxique. On l’utilise
en phytopharmacie contre les ennemis des cultures. Le Tabac a été anciennement cultivé
par les Indiens d’Amérique qui le fumaient dans de longues pipes ou calumets pour
sceller la paix. Ils s’en Servaient aussi en médecine, et c’est comme remède que le Tabac
fut introduit en Europe, d’abord en Espagne puis en France. JOUZIER (2005).
• La molécule de l’anabasine qui se trouve en grande quantité dans Nicotiana glauca est
consommée par les indiens d’Amérique du sud (comme le tabac classique) il semblerait
que l’anabasine est très proche de la nicotine mais un peu plus psycho-active.
I.9.Virus de nicotiana glauca
• Nicotiana glauca réagit par une mosaïque jaune , des taches en anneaux avec un aspect
en cuillère des feuilles et un nanisme de la plante entière. Certaines variétés de tabac
présentent une mosaïque foliaire verte avec une déformation et deviennent filiformes.
• Le piment réagit par une mosaïque nécrotique sévère entrainant souvent la mort de la
plante.
• Sur pétunia retombant le TMGMV (Tobacco mild green mosaic virus) induit une
mosaïque verte à jaune, parfois nécrotique sur les feuilles et les sépales. les pétales sont
légèrement décolorés. Sur les variétés « étoile », des petites taches colores apparaissent
dans le secteur blanc qui ont tendance à disparaitre, et l’ensemble de la corolle est
déformé ou chiffonnée. MARCHOUX et al.(2008).
16
CHAPITRE I ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE
I.10.conclusion :
Les impacts environnementaux
Nicotiana glauca constitue une menace pour la biodiversité en compétition avec les
espèces indigènes pour les ressources et le déplacement des plantes indigènes. Toutes les parties
de la plante sont toxiques. Nicotiana glauca a été inclus dans la base de données Global Invasive
Species ( GISD 2010) . Elle a été classée comme une mauvaise herbe nuisible en Afrique du Sud
(plantes interdites qui doivent être contrôlés. Ils ne servent à rien économique et possèdent des
caractéristiques qui sont nocifs pour les humains, les animaux ou l’environnement).
17
CHAPITRE II Taxonomie et caractéristique de l’espèce
18
CHAPITRE II Taxonomie et caractéristique de l’espèce
• Salpiglossidées. Il n’y a plus que 4 étamines, les fleurs sont plus ou moins zygomorphes-
ce qui rappelle leur affinité avec les scrophulariacées-, et l’embryon est droit ou
légèrment courbé (pétunia,salpiglossis,schizanthus).
• Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, la fréquence des espèces de
solanacées va en diminuant des régions tropicales aux régions tempérées et froides.
L’aire de diperssion principale est l’amérique qui reçoit la moitié des genres dont
solanum , Lycopersicon, Capsicum,Nicotiana…
• Les solanacées cultivées présentent une importante diversité qui porte sur les espèces
mais aussi sur les origines géographiques, les modes de production, les organes utiles et
les modes de consomation.les unes donnent des tubercules (pomme de terre),des fruits
qui servent a l’alimentation (tomate, aubergine,piment…). d’autres espèces, riches en
principes actifs qui peuvent etre toxique, veineux ont une grande importance en
pharmacie et médcine, d’autres produisent des alcaloïdes, et surtout la nicotine présente
chez le tabac d’autres enfin sont ornementales : Petunia,
Datura,Nicotiana…MARCHOUX et al.(2008).
II.2.L’étude de Nicotiana glaucaG. :
Genre nicotiana
• Nicotiana est un genre de plantes dicotylédones de la famille des Solanacées. La
composition de ce genre est discutée : il comprendrait de 65 à 100 espèces. Ce sont des
plantes annuelles ou vivaces, des arbustes et des petits arbres originaires des régions
tropicales. Ces plantes peuvent se révéler très toxiques.
• L'espèce la plus connue et la plus importante sur le plan économique est Nicotiana
tabacum, principale espèce cultivée pour la production du tabac. D'autres espèces sont
cultivées en horticulture à des fins ornementales.
• Type de climat:
Nicotiana glauca est distribué dans les régions tempérées chaudes, arides et
subtropicales, humides et sèches , à côté des routes et le long des berges , jusqu'à une
altitude de 3000 m GOODSPEED (1954), Cronk et al. (2001), en Bogdanovic et al .
(2006). Elle est répandu dans toute l'Afrique du Sud dans les endroits où la végétation
naturelle a été perturbé , comme des routes et des berges STEENKAMP et al.( 2002).
• C’est une espèce originaire d’argentine il s’est naturalisé partout dans le monde et
notamment en Europe et dans les pays méditerranéens. MARCHOUX et al.(2008)
• Elle s’est Naturalisé dans toutes l’Algérie on la trouve dans les Rocailles humides, bord
des oueds..etc. QUEZEL ET SANTA( 1963).
19
CHAPITRE II Taxonomie et caractéristique de l’espèce
II.5.Morphologie générale
• Nicotiana glauca Graham Sous-arbrisseau peu élevé ou atteignant 2-3 mètres, en zone
méditerranéenne glabre et glauque, à tiges dressées, arrondies, peu rameuses. Julve
(2014)
• Nicotiana glauca, arbre tabac ,est une plante vivace à feuilles persistantes, glabres douce
arbuste ou petit arbre boisé, jusqu'à 6 m de haut en Amérique, avec des tiges qui sont
lâchement ramifié. GOODSPEED (1954), MOORE (1972), BLAMEY et al. (1998).
II.6.Partie aérienne
• Tige:
• Les tiges sont lâchement ramifiées.
• Elles sont dressées, arrondies, peu rameuses.
• Feuille:
• feuilles ovales aiguës, longuement pétiolées. Quezel et Santa (1963).
20
CHAPITRE II Taxonomie et caractéristique de l’espèce
• Fleure :
• fleurs sont jaune verdâtres, 30-40 mm de long, beaucoup sont à la charge dans une
panicule lâche.
• Calice tubuleux à 5 dents courtes. Corolle pubescente de 35-40 mm tubuleuse, jaune, très
brièvement 5 dentée au sommet. Quezel et Santa ( 1963).
• Capsule pendante incluse dans le calice
Photo n°5 : fleur de Nicotiana glauca Photo n°6 : feuilles de Nicotiana glauca
Miwasatoshi ( 2008) Photo prise par SOULIMANE (2014).
21
CHAPITRE II Taxonomie et caractéristique de l’espèce
II.7.Formule florale:
• La composition florale des solanacées est généralement:
• (5) S + (5) P + (2,4,5) E + (2,5) C. Ovaire supère à 2 loges, 1 style, 1 stigmate
• Chez Nicotiana glauca la formule florale est :
• 5S+5P+5E+2C
Diagramme florale de nicotiana glauca G. :
22
CHAPITRE II Taxonomie et caractéristique de l’espèce
• Fruit:
• Le fruit est une capsule à deux valves en forme d'œuf, 7-10 mm long et légèrement plus
long que le calice persistant.
• Graine:
• les graines sont minuscules, comprise entre 0,4-1,3 mm de diamètre , et portent une
surface cellulaire vallonnée - réticulée. La forme de la graine varie de globuleuse à
subglobuleuse, en forme de rein , elliptique , et des formes angulaires . Les graines du
genre Nicotiana sont généralement distinctes dans la famille des Solanacées. Cela est dû
à leur caractéristique « ondulation » (ligne de motif de surface) et leur taille relativement
petite. GOODSPEED(1954).
II.8.partie souterraine :
Racine :
La racine, du type pivotant, est longue et fibreuse.
II.9.Systématique de l’espèce
• classification de cronquist
• règne : plantae
• Sous-règne : Tracheobionta
• Division :Magnoliophyta
• Classe :Magnoliopsida
• Sous-classe : Asteridae
• Ordre :Solanales
• Famille :Solanaceae
• Genre : Nicotiana
• Nom binominal
• Nicotiana glauca
Graham, 1826
23
CHAPITRE II Taxonomie et caractéristique de l’espèce
II.10.Appareil reproducteur
• Inflorescence : racème de cymes unipares hélicoïdes
• Les pétales sont soudés en un tube s'achevant sur une sorte de collerette à 5 pointes, au
centre de laquelle sont visibles 5 étamines et le style. Les sépales, verts, sont eux aussi
partiellement soudés en une coupe bordée de 5 pointes.
• calice glabre, à dents inégales, lancéolées aiguës
- corolle pubescente, longue de 3-4 cm sur 5 mm de large, dépassant 4-5 fois le calice, à
tube très étroit à la base, élargi au-dessus du 14 en massue très allongée, à gorge renflée,
à limbe petit et à lobes ovales très courts
- capsule ovale, égalant à peu près le calice
• sexualité : hermaphrodite.
• Cette plante se reproduit par graines.
• La Pollinisation est entomogame c’est-à-dire la plante se fait polliniser par l'intermédiaire
d'un insecte ou d’un oiseau.
24
CHAPITRE III MILIEU PHYSIQUE
Dans le but d’étudier le cortège floristique de Nicotiana glauca nous avons choisi deux
stations dans le littoral de la région de Tlemcen et qui sont : Ghazaouet et Rechgoun.
25
CHAPITRE III MILIEU PHYSIQUE
La 2ème station se trouve a Rechgoun dans la commune de bénisaf qui se situe à l’ouest à 65
Km de Tlemcen elle est limité :
- Au nord par la mer méditerranée ;
- Au sud par les monts de Sebâa-Chioukh ;
- A l’Ouest par l’Oued de Tafna ;
- A l’est par L’Oued Sidi Ahmed.
Les coordonnées sont :
Latitude 35° 19′ 26″ N
Longitude 1° 28′ 47″ W
26
CHAPITRE III MILIEU PHYSIQUE
Elle est dominée par les espèces végétales suivantes : Polygala monspeliacae, Helichrysum
stoechas, Lagurus ovatu,s Calystegia soldanella, Nicotiana glauca.
Taux de recouvrement est de l’ordre de 60 à 70% et la pente de 20 à 25%.
III.2.Le littoral :
Occupe toute la limite Nord, il constitue des cotes sablonneuses et rocheuses et du massif
montagneux des Traras où on rencontre surtout des collines marneuses très sensibles à l’érosion.
III.3.Hydrologie :
L’irrégularité des pluies et leur caractère brutale et violent font que les cours d’eau
présentent une alternance de périodes inégales de hautes eaux (appelées également crues) et de
basses eaux ou encore étiage qui est le niveau le plus bas atteint par un cours d’eau.
Les conditions climatiques de nos stations d’étude se traduisent par une période sèche
pouvant atteindre plusieurs mois. Par conséquent, la période des basses eaux et assez longue et
l’étiage peut durer plus d’un mois, alors qu’on distingue généralement une ou deux périodes de
hautes eaux d’une durée plutôt courte, consécutives à de grosses averses exceptionnelles.
III.4.Pédologie :
Le sol est l’élément principal de l’environnement et règle la répartition de la végétation, il
se développe en fonction de la nature de la roche mère, la topographie et les caractéristiques du
climat.
Nos sols restent toujours dans les conditions climatiques méditerranéenne, se forme à partir des
affleurements rocheux qui portent le nom de roche mère qui leurs donne naissance en raison de
leurs impuissance à modifier radicalement le substratum géologique NAHAL (1963).
A ce sujet en 1968,Duchauffeur, précise que, sur roche mère les sols du climat chaud
sont plus riches en fer que les sols tempérés. Ce même auteur en 1977 ajoute que la région
méditerranéenne est caractérisée par les sols fersialitiques.
La nature et les propriétés générales d’un sol sont définies par un certain nombre de caractère
fondamentaux d’ordre à la fois physique, chimique et biologique. La plupart des sols de la région
de Tlemcen rentre dans la catégorie des sols fersialitiques et bruns calcaire. DELVILLAR(1947)
signal dans les monts de Tlemcen une prédominance de sols
Fersialitiques développés sur substrats gréseux et dolomique, interrompus par endroits des sols
calcaires et marneux.
Les sols de littoral :
L’interdépendance du climat et de géologie donne des sols diversifiés :
Sols insaturés : se sont des sols qui sont développés avec les schistes et quartzites primaire.
Sols décalcifiés : se sont des sols purs, constitués par de bonnes terres à céréales à condition que
les pentes soient faibles.
Sols calcaires humifères : ces sols sont riches en matière organique cela s’explique par le fait que
ces sols se sont développés en dépend d’anciens sols marécageux. Il se trouve en grande partie
dans l’Ouest de Nedroma et sur la bande littorale de Ghazaouet DURAND (1954).
Sols calciques : se sont des sols formés aux dépend des montagnes voisines et donnant des sols
peu profonds, situés au Sud de l’Est des monts de Traras.
27
CHAPITRE III MILIEU PHYSIQUE
Sols en équilibre : Ce sont des soles caractérisés par une faible épaisseur avec une dureté de la
roche mère empêchant une autre culture autre que les céréales. Cette diversité édaphique est liée
à une variation sur les plans lithologiques, climatique et aux types de végétation.
st2
St1
Station d’étude
28
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
IV.1.Introduction
Le climat est l’ensemble des phénomènes météorologiques (température, pression
atmosphérique, vent, précipitation) qui caractérisent l’état moyen de l’atmosphère et son
évolution en un lieu donné. C’est un élément essentiel dans l’étude des différentes régions du
monde. C’est le facteur qui se place en amont de toute étude relative du fonctionnement des
écosystème écologiques THINTHOIN (1948).
Les auteurs qui sont intéressé à la répartition des formations végétales s’accordent tous pour
retenir le climat comme facteur écologique déterminant, c’est l’élément important du milieu
naturel.
Pour cela, EMBERGER (1939) précise que les données écologiques et en particulier
bioclimatiques, influent considérablement sur l’individualisation de la végétation.
La région de Tlemcen et sous l’influence du climat méditerranéen qui dépend des courants
atmosphériques alimentés par le déplacement de l’anticyclone des Açones.
La carte bioclimatique de Tlemcen établit par GAOUAR et al. (1980) et BOUABDALLAH
(1987) atteste que les monts de Tlemcen présentent l’une des plus importantes taches humides
de la région Nord occidentale de l’Algérie.
Le climat de la région de Tlemcen est de type méditerranéen, qui est défini comme étant un
climat de transition entre la zone tropicale, avec un été chaud et très sec, tempérée seulement au
bord de la mer, hiver très frais et plus humide ESTIENNE et al.(197.
Il s’agit de mètre en évidence les relations qui existent entre la végétation et les facteurs
climatiques ou l’étude de ces facteurs qui présente un grand intérêt basé sur les variations de
deux paramètres (précipitation et températures) compte tenu de son irrégularité temporelle et
spatiale ainsi que de son importance.
Plusieurs travaux ont été réalisés sur le climat méditerranéen citons :
EMBERGER (1971). –DANTAS BARRETO (1958). –LeHOUEROU (1959-1969). –
AKMAN et al. ( 1962-1971-1981). –AHDALI et al. (1976-1981). –DHELLOULI (1981). –
QUEZL (2000). –BARBERO (1990). AIDOUD et al. ,1989. –HIRCHE et al (2007).
Les caractéristiques du climat méditerranéen influent directement sur la richesse de la flore
méditerranéenne, qui est estimée par QUEZEL (1976) à 25000 espèces et plus récemment par
GREUTER (1991) à 24000 plus ou moins 600.
Plusieurs facteurs fondamentaux influent sur les caractéristiques climatiques de la région de
Tlemcen et qui sont :
- La situation géographique
- L’exposition
- La position charnière entre le Sahara et la méditerranée
- L’altitude
A travers ce chapitre nous allons effectuer l’étude bioclimatique, à partir des données
météorologiques (précipitation et température) que nous avons recueillis auprès des services
météorologiques (ONM), il s’agit de :
-Données (1913-1938), celles-ci sont appelées anciennes par rapport aux données suivantes,
même si elles figurent à la fin du vingtième siècle et données nouvelles (1982-2010).
29
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
IV.2.Méthodologie :
Le climat est un facteur déterminant de la zone d’étude. Pour comprendre son action, il s’agit
de mettre en évidence les relations qui existent entre la végétation et les facteurs climatiques.
Le but de cette analyse bioclimatique. C’est de mettre en relief une étroite comparaison entre
l’ancienne et la nouvelle période de la région d’étude mais aussi de préciser l’évolution de la
végétation en fonction des gradients climatiques.
L’étude bioclimatique est basée sur les données climatiques enregistrées pour les 2 stations :
Ghazaouet et Rechgoune s’étalant sur les 2 périodes : l’une ancienne (1913-1938) obtenue à
partir du recueil météorologique de SELTZER (1946) et l’autre récente obtenue à partir de la
station météorologique O.N.M(office national météorologique).
30
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
D’un point de vue géographique, les précipitations varie selon la région étudiée soit au Nord
ou au Sud, à l’Est ou a l’Ouest ; ou qu’elle soit haute ou basse, on parle de trois gradients
définissant les variations de la pluviosité : l’altitude, la longitude et la latitude, elle est importante
au niveau des montagnes et diminue de l’Est à l’Ouest selon un gradient longitudinal. Ceci a été
confirmé par CHABANE (1993).
Pour BELGAT (2001), l’intensité des pluies et leurs fréquences jouent un rôle prépondérant sur
:
- La stabilité ou l’instabilité des sols, combinés au facteur physique du sol, elles peuvent
favoriser ou défavoriser la stabilité structurale du sol.
- Elles agissent sur la solubilité et la migration des nutriments dans le sol. En conséquence
elles participent à la répartition spatiale des espèces.
- Elles accélèrent ou elles bloquent l’évolution des matériaux organiques et minéraux, et
elles interviennent dans la formation des sols.
4.2. Régimes saisonniers
Divers travaux et plus particulièrement ceux de DAGET (1977), ont essayé à la suite des
approches D’EMBERGER (1942-1955) de montrer à juste titre, l’importance de la prise en
compte en matière d’études écologiques du milieu nature de la répartition des précipitations de
l’année par saison (H : Hiver ; P : Printemps ; E : Été ; A : Automne). L’étude des précipitations
annuelles met en évidence la succession pseudocyclique, à long terme de périodes
alternativement plus humides ou plus sèches AIME (1991). DAGET (1977), définit l’été sous le
climat méditerranéen comme la saison la plus chaude et la moins arrosée. Ce même auteur
considère les mois de Juin, Juillet et Août comme les mois de l’été. D’après les résultats
(Tableaux5et6) Pour les stations de Beni Saf et Ghazaouet, la répartition saisonnière des deux
périodes est de type HAPE.
31
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
station Moyennes mensuelles des précipitations et des températures Régimes saisoniers P.ann
uelles M M
(mm) (°c (°c
type Q2
) )
J F M A M J JT AT SP OC NO DC H P E A s T
moy.
annue
lles
Béni saf P 49 40 37 30 24 9 1 2 15 39 57 68 15 91 12 11 HAP 371
7 1 E
(1913- T 12.9 13.0 14.4 15.5 18.3 21.1 24.3 25.0 22.9 19.7 16.3 13.9 18.14 29. 9.1 62.8
1938) 5 0 5 0 5 0 8 5 5 0 5 8 3 5
Ghazaouet P 65.7 49.8 51.0 44.2 35.0 13.3 1.13 1.13 21.5 47.6 66.9 69.1 18 13 15. 13 HAP 466.7
7 9 3 2 5 4 4 2 0 7 4.8 0.3 60 6.0 E 9
3 0 6
(1913- 29 7 72.9
1938) T 11.4 11.8 12.9 15.0 17.4 20.5 33.4 24.2 22.1 18.7 15.2 12.3 17.94 1
5 5 0 5 0 0 0 5 5 0 0 5
Tableau n°3 : données climatiques des stations situées dans la zone d’étude (ancienne période 1913-1938) source O.N.M
32
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
station Moyennes mensuelles des précipitations et des températures Régimes saisoniers P.ann
uelles M M
(mm) (°c (°c
type Q2
) )
J F M A M J JT AT SP OC NO DC H P E A s T
moy.
annue
lles
Béni saf P 56.3 49.6 39.8 31.0 19.9 4.48 0.92 2.92 19.1 36.1 63.4 38.9 14 90. 8.3 11 HAP 362.6 30. 10. 50.3
6 4 8 2 2 2 2 4.8 84 2 8.6 E 8 58 09 4
(1985-
8 4
2010)
T 14.4 14.3 15.7 17.4 20.1 23.4 26.2 27.1 25.3 22.5 17.6 14.9 19.94
4 1 0 2 0 2 8 8 7 7 4
Ghazaouet P 37.0 46.6 35.5 27.6 26.9 4.62 0.90 2.43 17.7 30.4 55.9 33.7 11 90. 7.9 10 HAP 319.6 31. 3.2 48.0
5 3 8 4 5 6 5 7.4 11 5 4.1 E 1 02 8 2
(1985-
5
2010)
T 11.5 12.3 14.2 15.9 18.9 22.6 25.9 25.2 23.8 19.9 15.6 12.7 18.24
1 9 3 2 2 9 5 4 3 2 4
Tableau n°4 : données climatiques des stations situées dans la zone d’étude (nouvelle période 1985-2010) source O.N.M
33
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
150
P(mm)
100
A
50 N
0
H P E A
Saisons
Station de ghazaouet
200
150
P(mm)
100
A
50 N
0
H P E A
saisons
34
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
L’écart thermique.
Les températures moyennes mensuelles [(M+m)/2] :
L’étude comparative entre les deux périodes permet de situer les températures moyennes les
plus basses au mois de janvier qui varient de 11°C pour ghazaouet à 12.95°C pour Beni-Saf et ceci
concerne l’ancienne période. Pour la nouvelle période, nous avons 11.51°C pour Ghazaouet et une
exception de la température moyenne au mois de février pour Beni-Saf 14.31°C. La température
moyenne la plus élevée est située au mois d’Août pour Bénisaf et pour Ghazaouet au mois de
juillet. Elle est de 25.05°C pour Beni Saf et 33.40°C à Ghazaouet durant l’ancienne période. Selon
les données récentes, on enregistre une moyenne allant de 25.9°C à Ghazaouet et 27.18 pour
bénisaf. La comparaison entre la récente période et l’ancienne nous a permis de confirmer la
présence des modifications climatiques par l’accroissement des températures moyennes annuelles
de 1.5°C en moyenne (Tableau n° 5).
Tableau n°5 : Moyenne des températures annuelles durant les deux périodes.
35
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
définition du climat en fonction des écarts thermiques « M-m ». Cette méthode permet de définir
les types de climat :
Climat insulaire : M-m < 15°c
Climat littoral : 15°c <M-m<25°c
Climat semi-continental : 25°c<M-m<35°c
Climat continental : M-m > 35°c
Le tableau n° 6 ; nous a permet d’observer que les stations du littoral de Beni-Saf et Ghazaouet ont
des écarts thermiques moyennement faibles.
Le tableau n°8, nous montre que les stations d’étude sont classées de la manière suivante: Le
semi-aride : caractérise la station de Ghazaouet (433.91 mm) pour l’ancienne période (1913-
1938).
36
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
L’aride supérieur : caractérise la station de Beni-Saf avec 371mm pour l’ancienne période
(1913-1938). Alors que la station de Ghazaouet présente 319.61mm de précipitation avec la
station de Beni-Saf à 362.68mm, pour la nouvelle période (1985-2010).
5.2. Classification en fonction de « T » et « m » : Une autre classification était proposée en
fonction de la température moyenne annuelle (T) et la moyenne des minima du mois le plus froid
« m » selon RIVAS - MARTINEZ (1977). Nous avons les étages de végétations suivants :
Étage thermo-méditerranéen T>16°C et m>3°C
Étage méso-méditerranéen 12°C < T < 16°C et 0°c<m<3°C
Étage supra-méditerranéen 8°C < T< 12°C et -3°C<m<0°C
Dans notre cas toutes les stations appartiennent à l’étage thermo-méditerranéen ou m>3°C pour les
deux périodes (Tableau n°8 ).
Station Période T (°C) m (°C) Etages de
végétation
1913-1938 18.19 9.1 Thermo-
méditerranéen
Beni Saf
1985-2010 19.94 10.09 Thermo-
méditerranéen
1913-1938 17.94 7 Thermo-
méditerranéen
Ghazaouet
1985-2010 18.24 8.28 Thermo-
méditerranéen
Tableau n° 8 : Etages de végétation et type de climat.
5.3. Indice de De Martonne : L’indice de DE MARTONNE (1926) est utile pour évaluer
l’intensité de la sécheresse. Cet indice est exprimé en mm/°C. Sa formule est la suivante : I =
P/(T+10).
Avec : P : pluviométrie moyenne annuelle en (mm). T : Température moyenne annuelle en (°c).
37
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
bénisaf
Ghazaouet
38
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
de 6 mois. Selon la nouvelle période, la durée de la saison sèche est de sept mois par an, qui dure
d’Avril à Octobre coïncidant avec la période estivale et ou le reste de l’année est relativement
humide. Donc il y a une accentuation de la période de sécheresse qui impose à la végétation une
forte évapotranspiration et des perturbations sur le plan physiologique et morphologique. Cette
évolution progressive de la durée de la période sèche traduit des modifications importantes d’une
part de la composition floristique dans la zone d’étude et d’autre part favorise le développement
des espèces xérophiles mieux adaptés aux stresse hydrique. La xérophilie est un phénomène qui
caractérise la végétation du littoral. Ceci a été confirmé par CHAABANE ( 1993): la végétation
du littoral est pour sa majeure partie du type psammophile, halophile et xérophile.
80 40
70 35
60 30
P=2T
50 25
P(mm)
40 20 T°C
P
30 15
T
20 10
10 5
0 0
J F M A M J JT AT SP OC NO DC
mois
T°C
40 20
P
30 15
T
20 10
10 5
0 0
J F M A M J JT AT SP OC NO DC
mois
39
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
80 40
70 35
60 30
50 25
P(mm)
T(°c)
40 20
P
30 15
T
20 10
10 5
0 0
J F M A M J JT AT SP OC NO DC
mois
70 35
60 30
50 25
P(mm)
T(°c)
40 20
30 15 P
20 10 T
10 5
0 0
J F M A M J JT AT SP OC NO DC
mois
P : Moyenne des précipitations annuelles (mm) M : Moyenne des maxima du mois le plus chaud
(K°) m : Moyenne des maxima du mois le plus froid (K°) Les températures sont exprimées en
degrés absolus : t°K=T°c+273°K. En Algérie, STEWART (1969) a développé une reformulation
du quotient pluviothermique EMBERGER (1952) :
Q3= M et m sont exprimés en °K.
Pour nos stations, ((M+m)/2) est en moyenne égal à +16°C ; celles-ci peuvent être ramenées à une
constante K dont la valeur pour l’Algérie et le Maroc est égale à 3.43 d’où la nouvelle formule.
Q3=3.43x
STEWART (1969) a montré que les valeurs du Q3 et celles obtenues par la formule du Q2 sont
très peu différentes ; l’erreur maximale est inférieur à 2%. L’écart entre les résultats donnés par
Q3 et Q2 est plus grand de 1.7% pour toutes les stations météorologiques en Algérie.
Station Période M m Q2 Q3
Beni Saf 1913-1938 29.3 9.1 62.85 62.97
1985-2010 30.58 10.09 60.34 60.71
Ghazaouet 1913-1938 29 7 72.91 72.75
1985-2010 31.02 8.28 48.02 48.53
41
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
À la lecture du climagramme d’Emberger (Fig. 4), nous observons que la station de Ghazaouet se
situent dans l’étage sub-humide durant l’ancienne période et au semi-aride à hiver chaud pendant
la nouvelle période. En outre nous remarquons que la station de Beni-Saf se situe dans l’étage
semi-aride à l’hiver chaud au début jusqu’à nos jours. À partir de certaines valeurs de Q2 et « m »
; la végétation change, elle peut évoluer en même temps que le climat se modifie ALCARAZ
(1969).
Ghazaouet
bénisaf
(Le sens de la flèche indique l’évolution de l’ancienne période vers la nouvelle période)
ancienne periode nouvelle periode
42
CHAPITRE IV ANALYSE BIOCLIMATIQUE
Ces données montrent que le semi-aride domine la région de Tlemcen actuellement. Dans notre
cas Nicotiana glauca se trouve dans l’étage bioclimatique subhumide inférieur et dans le semi
aride.
IV.6.Conclusion :
L’étude bioclimatique a permet de mettre en évidence au niveau de la région d’étude un
climat de type méditerranéen, ou nous remarquons essentiellement un décrochement verticale de
chaque station en relation directe avec le Q2 d’Emberger faisant ressortir deux étages
bioclimatiques, le semi aride qui est le plus répondu et le subhumide.
Le climat est caractérisé par deux périodes : l’une hivernale courte et froide s’étalant
d’octobre a mars, caractérisée par l’irrégularité pluviométrique, l’autre estivale. Longue et sèche
caractérisée par le manque ds précipitations et les fortes chaleurs, peut aller jusqu’à 6 à 7 mois, sur
les monts de Tlemcen et 7 à 8 sur le littoral.
L’étude de différents indices décrits précédemment, nous permet de conclure que la zone
d’étude appartient à l’étage semi aride pour les deux stations Ghazaouet et bénisaf.
La comparaison des données récentes avec ceux des travaux de SELTZER (1946) confirme
qu’actuellement, il n’ya pas un changement de type climat méditerranéen mais plutôt un décalage
dans les étages bioclimatiques d’EMBERGER dû à :
- une augmentation des moyennes des minima.
- Une continentalité forte
- Une augmentation de la xéricité.
- Une accentuation de la sécheresse estivale.
- Pour les stations étudiées, tous le indices font ressortir une intense aridité qui s’exprime
par une saison sèche qui s’étale de Juin à septembre avec une évapotranspiration
potentielle élevé et une pluviométrie presque nulle ce qui n’aide pas à comblé le besoin des
plantes en eau. De ce fait toutes les formations végétales adaptent leurs physionomies à ce
phénomène ce qui a provoqué la substitution d’une végétation mésophytique par une
végétation xérophytique à des degrés des plus divers.
43
CHAPITRE V METHODOLOGIE
V.1.Introduction :
La division d’un territoire en ensemble phytogéographiques est le plus souvent basée sur
des critères essentiellement chronologiques et floristiques auxquels s’ajoute des considérations
géographiques, climatiques et géologiques LOISEL (1976). Pour mener notre étude à bon port
et pour atteindre nos objectifs nous avons pu réaliser un zonage écologique. Ce zonage a été
effectué grâce aux différentes sorties sur le terrain, ce qui nous a permis, en premiers temps
d’identifier la végétation de la zone d’étude qui est caractérisée par une grande diversité
floristique et en deuxième temps de mieux comprendre la dynamique de ces formations à
Nicotiana glauca en tenant compte des taxons liés à cet espèce.
Les caractéristiques des habitats propres aux différentes espèces végétales sont en outre le sujet
d'étude pour comprendre la mise en place des espèces et leur répartition LAVERGNE (2003).
Notre étude, consiste à effectuer une contribution au cortège floristique de Nicotiana
glauca dans le littoral de Tlemcen.
Nous avons choisis deux stations d’étude situées dans le littoral de Tlemcen qui est
caractérisé par une végétation sabulicole grâce à la présence du sol sableux.
V.2.Echantillonnage et choix de stations :
1ère station : Ghazaouet.
2ème station : Rechgoune.
Selon ELENBERG (1956) la station dépend impérativement de l’homogénéité de la
couverture végétale dont le but d’éviter les zones de transition.
Le choix des deux stations à été guidé par la présence de l’espèce Nicotina glauca et
l’influence des facteurs écologiques.
L’échantillonnage a été complété sur le terrain par la prise en considération d’autres
paramètres tel que :
La pente
L’exposition
La végétation
Le substrat
La position géographique
44
CHAPITRE V METHODOLOGIE
45
CHAPITRE V METHODOLOGIE
La station de Rechgoun est située à l’Est des monts des Traras avec une exposition Nord-
est.Elle est située prés de la route Nationale N°22 qui relie Rechgoun à bénisaf, à une altitude de
100 à 200m. son taux de recouvrement est de l’ordre de 60 à 70% et la pente de 20 à 25%. Elle
présente un sol sabloneux et elle est considérée comme une arrière dune dominée par les
espèces :
Polygala monspeliacae
Helichrysum stoechas
Lagurus ovatus
Calystegia soldanella
Nicotiana glauca
Silene conica
Lobularia maritima
46
CHAPITRE V METHODOLOGIE
47
CHAPITRE V METHODOLOGIE
1m2 16m2
2m2 4m2
2
64m2
8m
32m2
128m2
48
CHAPITRE V METHODOLOGIE
La fréquence :
Pour renforcer l’analyse des groupements végétaux, nous avons adopté un autre indice ;
c’est celui de la fréquence exprimée en pourcentage (%). Cet indice est utilisé pour exprimer la
régularité de la distribution d’une espèce dans un groupement végétal.
C’est une notion statistique exprimée par le rapport : nombre de relevés (n) ou l’espèce
(x) existe, sur un nombre total N relevés effectués, sa formule générale est la suivante :
F%=100xn/N.
A cet effet DURIETZ (1920) propose cinq classe :
Classe I : espèces très rares ; 0<F<20 %
Classe II : espèces rares ; 20<F<40 %
Classe III : espèces fréquente ; 40<F<60 %
Classe IV : espèces abondantes ; 60<F<80 %
Classe V : espèces très constantes ; 80<F<100%
Le recouvrement :
Le taux de recouvrement d’une espèce est défini théoriquement comme le pourcentage de
la surface du sol, qui serait recouverte.
Le taux de recouvrement est exprime en pourcentage (%) . pour notre cas, ce taux est très
relatifs d’une station à une autre vu la régulation du tapis ; ce taux reste très faible.
49
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
VI-1-Introduction :
Les caractères appartenant aux plantes d’une même famille ou d’un même genre, dans
des régions souvent extrêmement variées peuvent changer selon le milieu où elles se trouvent.
BARBERO (1990).
Le mot biométrie désigne dans un sens très large l’étude quantitative des êtres vivants à
l’aide de méthodes statistiques. Il est défini par JOLICOEUR (1991), comme étant des
mathématiques appliquées à la biologie.
VI-2-Méthodologie :
Dans notre étude, nous avons pris en considération un certain nombre de mesures de l’espèce
Nicotiana glauca ont été effectuées ; nous avons pris les variables suivantes :
- Hauteur de la touffe
- Diamètre de la touffe.
- Largeur de la touffe.
- Nombre d’inflorescences.
Les espèces échantillonnées, sur lesquelles ont été faites ces mesures, sont choisies au hasard
et sont au nombre de 15 espèces par station.
Afin de préciser les relations possibles entre les variables étudiées, une analyse statistique
s’impose. Cette dernière nous permet de relever la qualité ou le degré d’interaction entre les
différents paramètres. Ces analyses sont faites à l’aide du logiciel MINITAB.
50
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
VI-3-Résultats :
Tableau n°12 : résultats des mesures biométriques de Nicotiana glauca dans la station Rechgoun
Paramètres
Hauteur(m) 2.8 2.96 3.6 3.5 2.99 3.05 4.3 4.4 3.2 3.55 5.4 3.1 4.6 3.4 4.33
Largeur(m) 2.02 2 2.1 3.3 2.78 2.5 2.6 2.15 2.78 3 1.95 1.8 1.8 1.84 2.1
Diamètre(m) 0.25 0.21 0.28 0.35 0.25 0.3 0.38 0.23 0.25 0.33 0.42 0.32 0.23 0.22 0.24
Nombre de 60 65 63 80 48 90 110 60 57 70 120 70 50 60 100
fleurs
51
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
Tableaun°13 : résultats des mesures biométriques de Nicotiana glauca dans la station Ghazaouet
Paramètres
Hauteur(m) 4.30 3.00 3.70 3.20 2.40 4.30 4.00 3.10 2.90 4.10 3.80 3.80 3.60 4.30 2.20
Largeur(m) 2.80 1.10 1.80 0.80 1.00 3.20 1.90 2.20 1.30 2.20 2.07 1.50 2.70 3.20 1.40
Diamètre(m) 0.50 0.12 0.34 0.06 0.07 0.45 0.20 0.20 0.9 0.22 0.26 0.50 0.70 0.78 0.13
Nombre de 55 30 50 24 23 110 58 27 13 85 65 58 35 120 8
fleurs
52
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
53
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
La station de Ghazaouet:
2,5
Largeur(m)
2,0
1,5
1,0
3,5
3,0
2,5
2,0
0,0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Diamètre(m
54
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
4,0
Hauteur(m)
3,5
3,0
2,5
2,0
0 20 40 60 80 100 120
N INFL
2,5
Largeur(m)
2,0
1,5
1,0
0,0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9
Diamètre(m
55
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
2,5
Largeur(m)
2,0
1,5
1,0
0 20 40 60 80 100 120
N INFL
0,7
0,6
Diamètre(m
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0,0
0 20 40 60 80 100 120
N INFL
56
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
La station de Rechgoun:
4,5
Hauteur(m)
4,0
3,5
3,0
4,5
Hauteur(m)
4,0
3,5
3,0
57
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
4,5
Hauteur(m)
4,0
3,5
3,0
3,0
Largeur(m)
2,5
2,0
58
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
3,0
Largeur(m)
2,5
2,0
0,35
0,30
0,25
0,20
40 50 60 70 80 90 100 110 120
Nombre d’inflorescences
59
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
60
CHAPITRE VI L’étude morphométrique
contre la faible corrélation de la station de Rechgoun est due peut être par la faible pente et
l’exposition que représente cette dernière.
Les bonnes corrélations dans la station de Ghazaouet expliquent l’homogénéité de la
croissance des paramètres ; par contre dans la station de Rechgoune la plupart des
corrélations sont mauvaises.
En effet, les différences qui existent entre les relations des paramètres mesurés peut
être expliqué par l’influence des facteurs (stationnels, microclimatiques ou édaphique) sur la
morphologie des espèces végétales.
GADDES (1978), a montré que la richesse floristique staionnelle dépend pour une
large part du type physionomique dominant.
On peut dire que l’ensemble des relations positives manifestées par les diverses
populations tiennent surtout aux phénomènes de compensation qui restent très significatifs au
niveau de ces stations d’étude.
Notons bien sur que l’espèce Nicotiana glauca est une espèce psammophile qui
caractérise les endroits sableux et vue que la station de Ghazaouet et Rechgoune sont plus
proche de la plage, cette dernière à trouvée les conditions très favorable pour leur
développement.
61
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
VII-1-Introduction :
La végétation de la région de Tlemcen, présente un bon exemple d’étude de la diversité
végétale ; et surtout une intéressante synthèse sur la dynamique naturelle des écosystemes depuis
le littoral jusqu'à la steppe. Cette étude a été entamée par plusieurs auteurs. Citons
principalement : ZERAÏA (1981),DAHMANI (1997), QUEZEL (2000), ET BOUAZZA et
al.,(1998).
La biodiversité c’est un terme formé à partir de diversité biologique qui comprend trois
niveaux de variabilité biologique : complexité de l’écosystème, richesse des espèces et variation
générique ROBERTO PICHETTE et al. (2000).
La préservation de la diversité biologique constitue en Algérie une priorité à l’égard de la
variété des écosystèmes existant, à leur sensibilité et au rythme de leur dégradation.
Les études établis sur la végétation au niveau de la forêt Algérienne témoignent que son
patrimoine végétale, qui fait partie de la forêt méditerranéenne est très riche et très diversifié
BENABDELLI (1996) ; BOUAZZA ET al. (2001).
Dans ce chapitre on va montrer que la région de Tlemcen possède une flore très diversifié et
très liée aux différents facteurs de perturbation.
L’étude réalisée au niveau des deux stations d’étude présente une connaissance sur la
diversité biologique, morphologique et biogéographique en se basant sur le dénombrement des
espèces qui constituent le cortège floristique dans les régions d’études.
VII-2-Composition systématique :
Notre cortège floristique comporte des espèces qui appartiennent au sous embranchement des
gymnospermes et angiospermes avec des différentes familles dans deux stations.
Tableau n°16 : inventaire exhaustif des espèces rencontrées dans les formations à Nicotiana
glaucaG. dans la station de Rechgoun
Taxons Familles Type Type Type
biologique morphologique biogéographique
Anagallis arvensis Primulacées Th HA Sub-Cosmp
Arisarum vulgare Aracées Ge HV Circum-Méd
Asphodelus Liliacées Ge HV Canar-Méd
microcarpus
Asteriscus maritimus Astéracées HE HV Canaries-Eur-
Mérid-N.a
Brachypodium Poacées TH HA Paléo-sud-trop
distachium
Bromus rubens Poacées TH HA Paléo-sud-trop
Calendula arvensis Astéracées TH HA Sub-Méd
Calystegia soldanella Convolvulacées TH HA cosmop
Centaurea pullata Astéracées Th HA Méd
Chamaerops humilis Palmacées CH HV Méd
Chrysenthemum Astéracées TH HA Méd
coronarium
62
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
Tableau n°17: inventaire exhaustif des éspèces rencontrées dans les formations à Nicotiana
glauca dans la station de Ghazaouet
63
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
64
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
La légende :
Types biologiques : Types morphologiques :
Ph : Phanérophytes H.A : Herbacées annuelles
65
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
66
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
pour la station de Rechgoune les Astéracées sont les plus représentées avec 6 espèces les
lamiacées et les poacées ont aussi un nombre important d’espèces les autres familles sont
représentées par (2) ou (3) espèces ou parfois une espèce.
3%
Ghazaouet
3%
5% 10%
3% 21%
3%
8% 8%
8% 8% 3%
5%
3% 5%
3% 3%
3%
Rechgoune
3% 3% 3% 3%
5% 8%
3%
15%
3%
3%
3%
13%
8%
5%
5% 5%
0% 13%
0%
3% 0%
3%
67
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
VII-3-Caractérisation biologique :
Le type biologique d’une plante est résultant, sur la partie végétative de son corps, de tous les
processus biologique y compris ceux qui sont modifiés par le milieu pendant la vie de la plante et
ne sont pas héréditaires POLUMIN (1967).
Selon RAUNKIAER (1904-1907), les types biologiques sont considérés comme une
expérience de la stratégie d’adaptation de la flore et de la végétation aux conditions des milieux.
Parmi les principaux types biologiques définis par RAUNKIAER (1904). On peut évoquer
les catégories suivantes :
Phanérophytes (phanéros=visible)
Arbres ou des arbustes dont les bourgeons se trouvent en hiver très au-dessus de la couche de
neige, c'est-a-dire à plus de 25 à 40 cm au-dessus du sol et qui assurent la protection de leurs
bourgeons contre le froid en les entourant dans des enveloppes. On tenant compte de la hauteur,
on peut distinguer trois formes différentes :
Les nanophanérophytes : de 50 cm à 2 m.
Les microphanérophytes : de 2 m à 8 m.
Les mésophanérophytes : de 8 à 30 m.
Hémicryptophytes (cryptos=caché)
Plantes vivaces à rosettes de feuilles étalées sur le sol et les bourgeons de renouvellement
sont au ras du sol ou dans la couche superficielle du sol ; ce qui leur permet d’être protégées par
la litière et en hivers par la neige. L’appareil aérien est herbacé et disparaît à la mauvaise saison.
Géophytes
Ce sont des plantes vivaces, dont les organes souterrains sont des bulbes, tubercules ou
rhizomes. Ces organes sont bien entrés dans le sol et ne sont pas exposées aux saisons
défavorables.
Thérophytes (théros=été)
Plantes annuelles dont le cycle biologique est rapide et se termine au début de l’été et qui
passent les mauvaises saisons sous forme de graines.
VII-4-L’indice de perturbation :
LOISEL (1993). On calcul l’indice de perturbation a fin de quantifier la thérophytisation d’un
milieu
68
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
IP=
Rechgoune
25%
Chamaephytes
48%
Géophytes
7%
Hémicryptophytes
12% Phanérophytes
8%
Thérophytes
69
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
Ghazaouet
18%
38% 5% Chamaephytes
Géophytes
18% Hémicryptophytes
Phanérophytes
21%
Thérophytes
- Même pour cette station, les thérophytes sont les plus représentés.
Nous observons que les thérophytes présentent le taux le plus élevé pour les deux stations, ce qui
témoigne une action anthropique très forte. Le pâturage enrichit le sol en nitrates et permet le
développement des rudérales notamment les annuelles. En plus de l’anthropisation, la
thérophytisation trouverait son origine dans le phénomène d’aridification.
Pour la station de Rechgoune Les chamaephytes gardent une place particulièrement importante.
Alors que les hémicryptophytes occupent la troisième position. Le taux des phanérophytes reste
faible, ce qui explique son état dégradée
Dans la station de Ghazaouet nous constatons que l’ambiance sylvatique persiste avec
néanmoins une thérophytisation avancée.
Les géophytes sont plus rares par rapport aux autres types biologiques dans les deux stations
étudiées.
VII-5-Caractéristiques morphologiques :
Le type biologique conduit a la forme naturelle de la plante. L’aspect précis de la forme
obtenue est dépendant des variations de l’environnement.
La forme de la plante est l’un des critères de base de classification des espèces en types
biologiques, la phytomasse est composée des espèces pérennes, ligneuses ou herbacées et des
espèces annuelles.
L’état de la physionomie d’une formation végétale peut se définir par la dominance et
l’absence des espèces à différents types morphologiques.
Tableau n°22 : pourcentages des types morphologiques de la station de Rechgoun
Types Herbacées Herbacées Ligneuses Total
morphologiques annuelles vivaces vivaces
Rechgoun Nombre 18 13 09 40
% 45 32 45 100%
70
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
Rechgoune
23%
45%
Herbacées annuelles
Herbacées vivaces
32% Ligneuses vivaces
Ghazaouet
38% 39%
Herbacées annuelles
Herbacées vivaces
Ligneuses vivaces
23%
71
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
Du point de vue morphologique, les formations des stations d’études sont marquées par
l’hétérogénéité entre les ligneux et les herbacées et entre les vivaces et les annuelles.
Les herbacées annuelles sont dominantes pour les deux stations avec un pourcentage de 45%
dans Rechgoun et 39% dans Ghazaouet. Les herbacées vivaces occupe la deuxième position dans
Rechgoun et la derniere position pour Ghazaouet. Après les ligneuses vivaces avec 23% pour
Rechgoun et 38 % pour Ghazaouet.
La sécheresse, l’incendie, le pâturage, le défrichement et le tourisme tous ces derniers engendrent
une évolution régressive du tapis végétal de la zone d’étude. Cette régression se traduit par l’invasion
des herbacées annuelles à cycle de vie court ; elles expriment une stratégie d’adaptation vis-à-vis des
conditions défavorables et une forme de résistance aux rigueurs climatiques. Par contre les ligneux
vivaces sont plus exigeantes aux besoins hydriques et trophiques.
VII-6-Caractéristiques biogéographiques :
La biogéographie se définit comme étant l’étude et la compréhension de la répartition des
organismes vivants à la lumière des facteurs et des processus présent et passé, HENGEVELD
(1990).
72
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
Rechgoune
Méd
28% Canar-méd
37%
Circum-méd
Cosmop
8%
Eur-méd
5% 5%
7% Paléo-sud-trop
5% W-méd
5%
Autres
73
CHAPITRE VII L’étude de la diversité biologique
Ghazaouet
5%
Euras
5%
35% 10% Eur-méd
Ibéro-maur
Méd
Sub-cosmop
35%
5% W -méd
3% Sah
2%
Autres
La faible présence de l’élément saharien avec une seule espèce Centaurea pungens montre la
faible influence saharienne subie par les groupements étudiés. La rareté de ces éléments peut
s’expliquer d’une part par le changement des conditions climatiques et l’impact de la pression
anthropique et d’autre part par la particularité de leurs biotopes. Malgré cette caractéristique de la
rareté mais ces éléments contribuent à la diversité et à la richesse du potentiel phytogéographique.
VII-7-Conclusion :
L’inventaire exhaustif effectué au niveau des stations d’étude (Rechgoun-Ghazaouet), nous a
permis de réaliser les caractérisations suivantes : biologique, morphologiques,
phytogéographiques, suivies par la répartition des familles.
La dominance des espèces herbacées annuelles dans les deux stations d’étude du point de vu
morphologique.
Une dominance des espèces méditerranéennes dans les deux stations.
L’importance des thérophytes se qui confirme le phénomène de la thérophytisation.
Ce brassage d’éléments donne une vegetation de type : TH>CH>HE>PH>GE pour
Rechgoun et TH>PH>CH>HE>GE pour Ghazaouet.
74
CHAPITRE VIII Approche pédologique
VIII.1.Analyse pédologique :
VIII-1-1Introduction :
DUCHAUFFOUR en 1977, souligne que le sol est une réserve de substances nutritives et
un milieu stable pour l’activité, biologique. Le sol est une action directe avec les principaux
composants de l’environnement, le climat et la végétation. Il est définit comme étant une
couche superficielle qui couvre la roche mère.
Les sols sont des milieux particuliers qui permettent la vie végétale, mais chaque espèce
vivante a ses exigences en substances organiques, en substances minérales, en eau…etc. et
n’occupe donc qu’une partie limitée d’un sol de nature déterminée.
Les échantillons sont prélevés dans les stations de Ghazaouet et Rechgoun. Ces derniers
sont mis dans des sachets en plastiques soigneusement numérotés, avec la date et la
localisation, ensuite ils sont ramenés au laboratoire de la pour effectuer les analyses
suivantes :
o La granulométrie
o Le PH
o Le dosage du calcaire total CACO3 ;
o La matière organique ;
o La conductivité électrique.
Matérielles utilisés :
o Des tamis ;
o Produits chimiques (acide sulfurique..)
o Cuvette ;
o Densimètre ;
o Calcimètre ;
75
CHAPITRE VIII Approche pédologique
o Tube a essai.
Analyse granulométrique :
Les propriétés physiques d’un sol liées à leur texture et à leur structure, ces dernières
influencent la perméabilité, le lessivage et la résistance à l’érosion.
La structure et l’arrangement spatial des particules minérales liées ensemble par des
hydroxydes de fer ou d’aluminium ou par des matières organiques.
La texture est la composition granulométrique d’un sol après la destruction de tous les
agrégats par des colloïdes floculés.
La terre fine ou les éléments fins sont inferieurs à 2 mm de diamètre. Ces particules sont
groupées comme suit :
Le principe :
Nous avons utilisé la méthode de Casa grande. L’analyse granulométrique est déterminée
par densimètre ou densimétrie. L’opération nécessite d’abord la destruction des agrégats par
dispersion des colloïdes floculés. Les ions qui maintiennent ces colloïdes éliminés par un
traitement avec un sel neutre : l’héxamétraphosphate de sodium. Après cette dispersion, les
76
CHAPITRE VIII Approche pédologique
éléments texturaux se trouvent à l’état libre dans la solution. Les particules tombent avec des
vitesses constantes d’autant plus grandes qu’elles sont plus grosses.
L’humidité :
C’est la quantité d’eau contenue dans un sol. Elle est mesurée par rapport à la quantité de
terre sèche contenue dans un sol. Elle est exprimée en pourcentage. Elle est calculée selon la
formule suivante : H%= x100
Avec : H%= humidité ; PF= poids frais de l’échantillon avant séchage ; PS= poids sec de
l’échantillon après séchage.
Le pH :
Par cette méthode en dose l’ensemble du calcaire d’un sol, c'est-à-dire la somme du
calcaire inactif et du calcaire actif.
Principe :
On compare le volume du CO2 dégagé sous l’action de l’acide chlorhydrique par un poids
donné de terre à analyser avec celui qu’on obtient dans les mêmes conditions de température
et de pression atmosphérique avec du carbonate de calcium pur.
CaCo3+2Hcl Co2+H2O+Cacl2
CaCo3%= x100
77
CHAPITRE VIII Approche pédologique
Les valeurs obtenues sont exprimées en pourcentages classés suivant une échelle
conventionnelle.
La conductivité électrique :
Principe l’appareil utilisé est le conductivimètre, on place dans un bécher de 10g de terre
fine avec 50 ml d’eau distillées. Après agitation, on effectue la lecture sur le conductivimètre.
Dosage du carbone :
Principe :
(méthode de Tjurin) : le principe de cette méthode est suivant : le carbone organique est
oxydé par le bichromate de potassium en milieu acide sulfurique, on compte la quantité de
K2Cr2O7 nécessaire pour cette oxydation. On effectue le tirage de bichromate de potassium
(K2Cr2O7) par une solution de sel de morh (F2(NH4)2) en présence de diphenylamine.
%COx=
4= conversion de 0.1M
0.3g= conversion en mg
G= prise d’essai en mg
78
CHAPITRE VIII Approche pédologique
La couleur Munsell :
Les principaux résultats obtenus par la voie expérimentale ont été résumés dans les tableaux
suivants :
Tableau n°28 : Les caractéristiques physico-chimiques des sols des stations d’étude
79
CHAPITRE VIII Approche pédologique
80
CHAPITRE VIII Approche pédologique
1 Rechgoun ech n°1 2 Ghazaouet ech n°1 3 rechgoun ech n°2 4 Ghazaouet ech n°2
81
CHAPITRE VIII Approche pédologique
VIII-1-3Interprétations :
Les résultats de l’ensemble des analyses physico-chimique atténuées sont consignés dans
le tableau 26.
Ceci peut être expliqué par la présence d’une roche mère siliceuse ce qui assure d’ailleurs
l’existence de l’espèce Nicotiana glauca.
Les pluies violentes qui accélèrent l’appauvrissement des éléments fins en surface ne
laissent sur place que les éléments grossiers (sable, cailloux). Les argiles et limons entrainent
aussi avec eux une partie de la matière organique qui ainsi considérablement.
Pour notre cas nous avons obtenues un pourcentage faible en limon de 11à16% et un taux
d’argile de 9à18% c'est-à-dire l’effet de lessivage.
Les horizons des surfaces restent le siège des activités biologiques intenses. Pour ce qui
est de la matière organique les résultats obtenus montrent une teneur faible de carbone
organique (0.34 ; 0.6). Ceci nous permet d’expliquer que cette pauvreté en matière organique
trouve son origine dans les caractères des sols (érosion, texture sableuse). L’humidité reste
relativement faible et ne dépasse pas les 15% au niveau de 30cm de profondeur. Une
conductivité faible 0.8ms/cm et une couleur brune liée probablement à une libération du fer
DUCHAUFFOUR(1977).
L’humidité est dans tous les cas, inférieure à 20%, confirmant bien une impossibilité du sol
à retenir l’eau. On peut dire que la totalité de l’eau présente dans le sol n’est pas accessible à
la plante, d’où le fleurissement rapide de certaines plantes au moindre coup de chaleur
(thérophytes).
La teneur en CaCO3 est faible 0.5%, 10.14% au niveau de 30cm de profondeur ceci
assure une bonne exigence du caractère calcifuge. Le pH tend vers la neutralité pour les deux
stations.
La conductivité électrique est égal à 0.1mS/cm , ceci indique un sol peu salé.
82
CHAPITRE VIII Approche pédologique
VIII-1-4-Conclusion :
L’ensemble des caractères physico-chimiques des échantillons montre une texture limono-
argileuse-sableuse qui donne des sols fertiles riches en matières organiques, mais ces sols se
compactent facilement pour devenir imperméables et limono-sableuse avec une structure
lamellaire et une teneur en sable élevée (75%) c’est l’effet d’une érosion sélective.
Le sol de la station de Ghazaouet, fait partie des sols rouges méditerranéens caractérisés
par la présence de quelques vestiges du terra-rossa.
Le pH est situé entre 6.85 et 7.65. a ce sujet, DAHMANI (1984) montre que le pH semble
présenter une corrélation avec l’exposition.
Le calcaire est un constituant qui n’est pas toujours présent dans un sol mais nous le
trouvons sous forme de CaCO3 sa présence est faible dans la 1ère station et moyenne dans la
seconde station.
La teneur faible en CaCO3 est probablement due à une remontée en surface de solution
contenant le calcium ; ce qui montre d’ailleurs l’évolution du contexte climatique
méditerranéen en saison sèche DUCHAUFFOUR (1977).
83
CHAPITRE VIII Approche pédologique
VIII.2.Spectres écologiques
VIII-2-1Introduction :
En outre, et précisément par la recherche des affinités que pouvaient offrir ces espèces
entre elles, nous avons mesuré, et d’une manière nouvelle, sur le terrain, l’ensemble des
facteurs écologiques en tenant compte des classes. Ces résultats vont nous permettre de
dégager des profils écologiques (diagramme en étoile) afin d’observer l’importance de
certains facteurs écologiques.
Méthode :
Nous avons pris 15 individus des deux station étudiées, nous avons quantifié pour chaque
espèce, 4 facteurs écologiques :
- humidité
- CaCO3
- Texture
- pH
Les classes figurées de 1 à 5 sur les profils des figures 14, 15, relatives aux facteurs
écologiques (CaCO3, humidité) sont définies par les pourcentages où par les classes
qualitatives habituelles utilisées (texture) le pH est défini en gradient.
Chaque ensemble de valeurs pour une variable donnée a été subdivisé en cinq classes
d’intervalles égaux, donnant un profil écologique(en étoiles).
Ces derniers font apparaitre l’amplitude écologique de chaque espèce à l’égard de chaque
facteur, déterminant le seuil écologique.
CaCO3 % Humidité% pH
Classe 1 :0.5-8.5% Classe1 : 5-7% Classe1 : 6.6-6.8
Classe 2 :8.6-16.6% Classe2 : 7.1-9.1% Classe2 : 6.8-7.0
Classe 3 :16.7-24.7% Classe3 : 9.2-11.2% Classe3 : 7.0-7.2
Classe 4 :24.8-32.8% Classe4 : 11.3-13.3% Classe4 : 7.2-7.4
Classe 5 :32.9-40.9% Classe 5 : 13.4-15.4% Classe5 : 7.4-7.6
Tableau n°29 : ensemble de valeurs du profil écologique subdivisées en cinq classes
d’intervalles égaux
84
CHAPITRE VIII Approche pédologique
VIII-2-2Résultats :
Station 1 :
Le profil de Nicotiana glauca présente une texture limono-sableuse avec un fort pourcentage
de CaCO3. L’abondance de l’élément du sable facilite la pénétration de l’eau ce qui donne un
taux important de l’humidité (classe 4). Le pH tend vers la neutralité.
Station 2 :
VIII-2-3Conclusion :
la comparaison des profils écologiques des deux stations étudiées montre certaines
différences, notamment au niveau de la texture et le taux du CaCO3.
L’humidité édaphique joue un rôle primordial dans le maintien des ces espèces, mais elle
semble devoir présenter un taux optimal (classe 4).
Ces facteurs on fait que le profil écologique nous a permis de mettre en évidence dans une
même station les variabilités qui existent entre les espèces.
Ce qui nous a aidé, par un zonage à grande échelle, de mettre en évidence les grandes
unités floristiques de l’espèce Nicotiana glauca.
85
CHAPITRE VIII Approche pédologique
humidité TEXTURE
16 16
i 14 I 14
n N
12 12
d D
10 10
i I
v 8 V 8
i 6 I 6
d 4 D 4
u 2 U 2
s 0 S 0
SG SL SF LG LF A
CLASSE
pH CaCO3
16 16
i 14 i 14
n n
12 12
d d
10
i 10 i
v 8 v 8
i 6 i 6
d 4 d 4
u u 2
2
s s 0
0
classe classe2 classe classe classe5
1 3 4
86
CHAPITRE VIII Approche pédologique
humidité texture
16 16
i 14 i 14
n n
12 12
d d
10 10
i i
v 8 v 8
i 6 i 6
d 4 d 4
u 2 u 2
s 0 s 0
SG SL SF LG LF A
classe
pH CaCO3
16 16
i 14 I 14
n N
12 12
d D
10
i 10 I
v 8 V 8
i 6 I 6
d 4 D 4
u U 2
2
s S 0
0
classe classe2 classe classe classe5
1 3 4
87
CHAPITRE VIII Approche pédologique
pH
CaCO3 1 TEXTURE
5 4 3 2 1 SG SL SF LG LF A
HUMIDITE
88
CHAPITRE VIII Approche pédologique
89
Conclusion générale
L’étude floristique de Nicotiana glauca dans les deux stations Rechgoune et Ghazaouet,
nous a permis d’obtenir un certain nombre de résultats qui ont servi à connaitre le
comportement de cette plante vis-à-vis de son milieu de vie et son aptitude à résister et
s’adapter à la sécheresse.
Les principales conclusions que nous avons pu tirer de ce travail sont les suivants :
Les stations météorologiques étudiées des deux zones appartiennent à deux étages
bioclimatiques différents : subhumide inférieur (Ghazaouet) et le semi-aride superieur
(Rechgoun).
Le calcaire présente des quantités plus importantes dans Rechgoune que dans Ghazaouet sa
teneur est relativement moyenne dans les deux stations.
L’étude des types biologiques montre que les thérophytes sont les plus abondantes dans les
deux stations. Les phanérophytes gardent une place importante dans Ghzazaouet.
Les deux stations présentent une évolution régressive du couvert végétal avec les espèces
indicatrices de dégradation du milieu tel que Calycotome, Thymus, Lavandula et Rosmarinus.
Cela est du a de nombreuses interactions avec l’environement( Sol, microtopographie, action
anthropozoogène…etc).
Enfin, les résultats morphométriques montrent que l’espece nicotiana glauca G.se
développe mieux dans la station de Ghazaouet que dans la station de Rechgoune ; cela peut
être expliqué par le déchet que renferme la station de Ghazaouet et que Nicotiana glauca G.
est une espèce nitrophile appartient à la classe stellarietea mediae.
90
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