République d’Haïti
Ministère de l’Education Nationale
et de la Formation Professionnelle
Code de conduite
Pour une cohabitation harmonieuse
dans les écoles haïtiennes
Le non recours systématique au langage épicène (neutre, sans
connotation de genre) dans ce texte ne traduit nullement une
prise de position en faveur du langage sexiste. Notre seul souci
est d’en rendre la lecture plus fluide et, s’assurer du coup, de
son appropriation par un vaste public incluant les personnes
non encore initiées à l’écriture non sexiste.
TABLE DES MATIÈRES
AVANT-PROPOS I
GLOSSAIRE V
PRÉAMBULE VII
CHAPITRE I. Dispositions générales 15
Article 1.- Objet du code de conduite 15
Article 2.- Champ d'application du code de conduite 16
Article 3.-Normes de comportement au sein de la communauté scolaire 17
CHAPITRE II. Droits des acteurs de la communauté scolaire 21
Article 4.- : Droits communs à tous les acteurs 21
Article 5.- Droits spécifiques 21
CHAPITRE III. Devoirs des acteurs de la communauté scolaire 23
Article 6.- : Devoirs communs à tous les acteurs 23
Article 7.- Devoirs spécifiques 24
CHAPITRE IV : Comportements indésirables ou perturbateurs à l'école 29
Article 8.-Comportements indésirables mineurs 29
Art.9.-Comportements indésirables graves 30
CHAPITRE V : Conséquences et sanctions relatives aux élèves en cas de comportements indésirables 31
Article 10.-Types de sanctions scolaires pour comportements indésirables mineurs 32
Article 11.-Types de sanctions disciplinaires pour comportements indésirables graves 33
Article 12.-Conséquences et sanctions spécifiquement interdites 33
Article 13.-Dispositions spécifiques à prendre pour les actes graves revêtant le caractère de délits ou de crimes 34
Article 14.-Autres dispositions spécifiques 34
CHAPITRE VI : Principes et application des sanctions relatives aux élèves 35
Article 15.-Principes concernant les sanctions et leurs mises en œuvre 35
Article 16.-. Instances chargées de l'application des sanctions 36
Article 17.-. Modalités d'application des sanctions 37
CHAPITRE VII : Mesures disciplinaires et sanctions relatives aux personnels 39
Article 18. Type de sanctions disciplinaires relatives aux personnels 39
Article 19. Modalités d'application des sanctions disciplinaires 40
CHAPITRE VIII : Mesures de prévention et d'intervention favorisant les comportements positifs 41
Article 20. Mesures d'encouragements relatives aux élèves 41
Article 21. Mesures de prévention 42
CHAPITRE IX : Diffusion du code de conduite et dispositions finales 45
Article 23. 45
Article 24. 45
Article 25. 46
Code de conduite AVANT-PROPOS
AVANT-PROPOS
Pourquoi un code de bonne conduite
à l'école ? Une question qui devrait
interpeller chaque acteur et agent du
système éducatif. Les réponses sont
multiples et trouvent leur fondement
dans les récents événements
(affrontements entre lycéens, entre
lycéens et collégiens, agressions
contre le personnel enseignant ou
des directeurs d'école) qui affectent
l'école haïtienne où l'on assiste à des
comportements dérivants et déviants
Ministre Pierre Josué Agénor CADET
dans les lycées, collèges et écoles
nationales de la République. La dynamique sociétale, aussi avec les
mutations qui s'en suivent, a engendré de nouveaux conflits où les
valeurs et les repères semblent se perdre. Comment l'École
haïtienne, en tant qu'institution de socialisation par excellence,
peut jouer son rôle de manière efficace et efficiente lorsque les
crises de repères et de valeurs qui traversent la société s'y
introduisent ? Comment l'ère du numérique, facilitant une
circulation incontrôlée d'images et à laquelle sont exposés les
enfants, affecte ou transforme-t-elle le métier d'enseignant ?
Il est donc de la responsabilité du ministère de l'Education
nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), chargé de
la gestion et de la régulation du secteur éducatif, de trouver de
nouvelles voies et de nouveaux moyens appropriés afin de faire
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
I
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
revivre les valeurs fondatrices de la République et de l'école. En ce
sens, j'ai le privilège de présenter à la communauté haïtienne ce «
Code de conduite pour une cohabitation harmonieuse dans les
écoles haïtiennes ». Destiné à l'ensemble des acteurs du système
éducatif, il doit être appliqué dans toutes les écoles publiques et
non publiques du pays.
Ce Code de conduite est le fruit de la collaboration et du travail
assidu de nombreux cadres de la Direction générale, des
directions techniques du MENFP, de la Direction départementale
du Sud-Est et d'autres entités de l'État. Les travaux ont été
conduits avec le soutien technique et financier du Fonds des
Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) à travers une série de
consultations au niveau national.
En tant que titulaire du MENFP, je remercie, au nom de
l'administration MOISE-LAFONTANT, toutes les personnes et
institutions qui ont accordé leur temps précieux et leurs
ressources pour enrichir ce travail de leurs réflexions,
commentaires et recommandations, particulièrement l'UNICEF
pour son soutien.
L'élaboration et la diffusion de ce Code traduisent la volonté du
MENFP de continuer à travailler à la création d'un climat
favorable au processus d'enseignement-apprentissage. Il s'agit de
fonder la relation entre le personnel enseignant/pédagogique et
les élèves sur une nouvelle éthique sociale et éducative, favoriser
le développement de nouvelles pratiques pédagogiques plus
respectueuses de l'intégrité physique et morale de chaque élève.
Une telle démarche s'inscrit dans la poursuite des grandes
II Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite AVANT-PROPOS
orientations de la politique du gouvernement. Il traduit également
le respect des engagements internationaux - relatifs à la
protection des enfants et de l'ensemble du personnel éducatif sans
distinction de sexe, de conditions physiques ou d'appartenance
sociale, économique, géographique et religieuse-, signés par l'État
haïtien.
Il traduit l'esprit de la Loi du 10 septembre 2001 interdisant le
châtiment corporel sur les enfants et la Convention relative aux
droits de l'enfant de 1989, selon laquelle les États doivent prendre
toutes les mesures appropriées pour protéger les enfants contre
toute forme de violence. Par cette action, le MENFP entend
travailler au progrès du pays en instaurant de meilleures
conditions sociales harmonieuses et attrayantes dans nos écoles
qui se répercuteront dans la société haïtienne dans son ensemble.
L'École haïtienne constituera un vecteur de changement
susceptible de fonder une société plus inclusive, respectueuse des
valeurs fondamentales de la personne humaine et de la nation,
une société axée sur le respect de la différence, de la dignité et de
l'acceptation de l'autre.
Le MENFP prendra toutes les mesures nécessaires pour veiller à
l'application de ce Code dans l'ensemble des écoles du pays. Dans
cette optique, je compte sur la collaboration et l'engagement de
mes collègues du gouvernement et du MENFP, à tous les niveaux,
des Partenaires techniques et financiers (PTF), des organisations
de la société civile, des associations d'enseignants, de directeurs
d'écoles, et de parents d'élèves pour faciliter la diffusion et
l'application de ce Code dans nos écoles.
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
III
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
Aussi, j'invite toutes mes concitoyennes et tous mes concitoyens à
s'associer à cette initiative en vue de déboucher sur de véritables
changements de mentalité et de comportements au sein de la
communauté éducative et ce, pour notre bien-être individuel et
collectif.
Pierre Josué Agénor CADET
Ministre
IV Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite GLOSSAIRE
GLOSSAIRE
·Droit
L'ensemble de privilège qu'une personne doit jouir dans la
société où elle vit.
·Devoir
L'ensemble de responsabilité ou d'obligation qu'a un individu
envers son environnement.
·Communauté scolaire
La communauté scolaire désigne les acteurs éducatifs (élèves,
enseignants, personnels, parents) liés aux activités
pédagogiques, administratives, disciplinaires et financières
de l'école.
·Comportement indésirable
Le comportement indésirable désigne tout comportement
qui interrompt de façon significative le processus
d'apprentissage dans le milieu scolaire pouvant mettre en
danger les autres ou endommager la propriété de ce dit
milieu.
·Discipline
Ensemble de règles de conduite qui régissent une collectivité
en vue d'assurer son bon fonctionnement et à faire régner un
bon ordre.
·Discipline positive
C'est une forme de discipline, très ferme sur les valeurs et les
règles, privilégiant l'approche éducative et misant sur
l'adoption et le développement de comportements positifs de
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle V
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
la part des enfants grâce à la réflexion, la responsabilisation
et la communication.
·Parent
Dans le cadre de la communauté scolaire, le parent est la
personne adulte qui est responsable de l'élève, qui est
référent pour l'école.
·Personnel enseignant
Le personnel qui dispense les cours.
·Personnel d'encadrement
Le personnel d'encadrement est constitué des directeurs,
des censeurs, des conseillers pédagogiques, des surveillants,
des secrétaires, des psychologues, des travailleurs sociaux,
etc.
·Personnel de soutien
Le personnel de soutien est constitué des gardiens, des
garçons de cour, des femmes de ménage, etc.
·Violence
Toute agression physique, verbale et psychologique exercée
sur quelqu'un.
·Sanction scolaire
La sanction scolaire est une mesure disciplinaire appliquée
à un élève pour un manquement mineur aux obligations des
élèves ou une perturbation ponctuelle de la vie de la classe ou
de l'établissement.
·Sanction disciplinaire
La sanction disciplinaire est une mesure disciplinaire
appliquée à un élève suite à un comportement indésirable
VI Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite PRÉAMBULE
PRÉAMBULE
La violence en milieu scolaire constitue un problème majeur
dans le processus enseignement/apprentissage. Il s'agit, depuis
un certain temps, d'un sujet préoccupant qui interpelle les acteurs
des différents systèmes éducatifs à travers le monde.
Les établissements scolaires ont l'obligation de pouvoir, en effet,
offrir un climat serein d'apprentissage, un cadre sécurisant dans
lequel chaque élève peut réaliser son plein potentiel. La qualité de
vie et le bien être à l'école sont des éléments indispensables pour
la réussitescolaire des enfants et leur épanouissement personnel
et social.
La violence scolaire peut se manifester de différentes manières. Il
peut s'agir de :
§violences physiques comme les châtiments corporels
(punir en frappant avec la main ou un objet), la bagarre, les
coups, la griffure, la gifle, la morsure…
§violences physiques envers des objets ou des locaux
comme dégradation de salle de classe, bri d'objets…
·Violences verbales dont l'insulte, l'injure, l'outrage, des
mots grossiers, la moquerie…
·Violences psychologiques dont l'humiliation, le
dénigrement, harcèlement, mépris, exclusion, menace…
·Violences sexuelles dont le viol, l'attouchement, les
avances sexuelles…
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle VII
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
Ces violences concernent tous les acteurs de la communauté
scolaire et peuvent avoir lieu :
· Entre adultes ;
· Entre enfants ;
· D'un adulte vis-à-vis d'un enfant ;
· D'un enfant vis-à-vis d'un adulte.
Les causes de ces violences en milieu scolaire sont multiples et
variées. On peut citer
· La certitude des adultes qu'en utilisant la violence comme
sanction, les élèves seront plus obéissants ;
· La reproduction des mêmes modèles et pratiques
éducatives violentes de génération en génération ;
· Le manque d'information et de sensibilisation des adultes
sur les violences scolaires : les différentes formes, les
conséquences, les solutions alternatives à une discipline
répressive, la communication positive ;
· L'insuffisance de sensibilisation des enfants sur le respect
mutuel, le respect des différences et la gestion pacifique de
conflit ;
· Manque d'information sur la vie et le fonctionnement de
l'établissement scolaire ;
· Insuffisance de communication et de dialogue entre les
différents acteurs de la communauté scolaire ;
· Manque d'implication des différents acteurs dans la vie et
le fonctionnement de l'établissement ;
· Règlements intérieurs au sein des établissements
scolaires non établis ;
· Code de Conduite et règlements intérieurs non diffusés.
Les conséquences néfastes de ces violences ont largement été
documentées.
IX Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite PRÉAMBULE
Les victimes, jeunes comme adultes, peuvent présenter différents
troubles ou réactions:
· Troubles émotionnels et psychologiques: peur, colère,
traumatisme, angoisse, frustration, perte de confiance en
soi, dévalorisation personnelle, perte de confiance dans
l'autre, sentiment d'insécurité permanente, dépression
pouvant même aller jusqu'au suicide…
· Troubles physiques : tout d'abord séquelles des violences
subies (blessure, fracture, lésion…voire décès) mais aussi
perte d'appétit, maux divers…
· Troubles comportementaux : isolement, repli sur soi,
violence envers les autres, risque beaucoup plus important
pour l'enfant de développer dans l'avenir des
comportements déviants (délinquance, abus de
drogue…)…
· Réactions vis-à-vis de l'école : difficulté de concentration,
baisse des résultats scolaires, perte d'intérêt pour les
études, absentéisme, échec scolaire, abandon de l'école…
La lutte contre la violence à l'école est devenue une priorité pour
les pouvoirs publics à travers le monde. Les textes de référence sur
le plan internationalconcernant les droits des enfants sont des
repères qui permettent aux Etats de prendre toutes les mesures
nécessaires pour protéger les enfants contre la violence.
Ainsi, l'article 19.- 1 de la Convention Relative aux Droits de
l'Enfant, votée le 20 novembre 1989, stipule que les États
prennent :« toutes les mesures législatives, administratives, sociales
et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toutes
formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou
mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou
d'exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu'il est sous
la garde de ses parents ou de l'un d'eux, de ses représentants légaux
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle IX
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
ou de toute autre personne à qui il est confié ».
D'autres articles renforcent le droit de l'enfant à l'intégrité
physique et à la protection de sa dignité.
L'Etat haïtien, à travers les dispositions du Code Pénal, exprime sa
volonté de lutter contre les violences faites aux enfants au sein de
la famille et des établissements scolaires.
La loi du 10 septembre 2001, interdisant les châtiments corporels
contre les enfants, complète ces dispositions. Elle stipule dans son
article 1 que « Tout traitement inhumain de quelque nature que ce
soit y compris les punitions corporelles contre les enfants sont
interdites ». Elleprécise en son article 5 que: « L'organisme,
l'établissement scolaire ou la maison d'enfants se doit d'établir un
Code de Conduite dans lequel sont énumérées les sanctions en cas
d'indiscipline et de violation des règlements ».
Malgré l'existence de ces textes législatifs, la violence continue de
constituer un fléau qui affecte le milieu scolaire haïtien. En
témoigne une enquête menée à la fin du mois de novembre 2014
dans trois communes du département du Sud-Est par le Ministère
de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle avec
l'appui de l'UNICEF et les actes de violence enregistrés ces
derniers temps dans certaines écoles de la capitale. Ce constat
enjoint le Ministère à faire une remise en question du régime
disciplinaire dans les écoles en lien avec les dispositions
nationales et internationales relatives aux Droits des Enfants.
Ainsi, dans le but de renforcer les différentes dispositions légales
prises par l'Etat haïtien et dans le souci de mettre un frein à la
violence en milieu scolaire, le MENFP, avec l'appui de l'UNICEF, a
élaboré ce Code de Conduite à l'adresse de tous les acteurs de la
X Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite PRÉAMBULE
communauté éducative (enseignants, élèves, parents, personnel
administratif, personnel de soutien) en vue de faciliter la
cohabitation harmonieuse dans les communautés scolaires et de
favoriser un environnement d'apprentissage sécurisant et
productif.
Ce Code de Conduite est basé sur le principe de la discipline
positive encore appelée discipline incitative ou discipline
progressive en opposition à la discipline répressive.
A travers ce Code de Conduite, les écoles sont guidées pour mettre
en œuvre des pratiques inscrites dans la logique de la discipline
positive susceptibles de créer un environnement où chaque élève
peut s'instruire, se former, se construire et acquérir des valeurs
citoyennes qui lui permettront de s'insérer au mieux dans la vie
sociale et professionnelle.
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
XI
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
Cadre conceptuel du code de conduite
Le code de conduite contre la violence en milieu scolaire, tel que
susmentionné, tourne essentiellement autour du concept de
discipline positive. Force est de signaler qu'il existe deux formes
de discipline : la discipline répressive et la discipline positive.
La discipline répressive
La discipline répressive consiste à réprimer un acte indésirable par la
punition pour que le comportement perturbateur cesse. L'adulte prête
ainsi beaucoup plus d'attention aux comportements négatifs et
néglige d'encourager et valoriser les bons comportements.
Cette forme de discipline ne fait aucune place à la réflexion, ni à la
communication. Elle ne permet pas à l'enfant de faire le point sur son
comportement indésirable, ni de comprendre pourquoi celui-ci était
inacceptable, ou de voir quel autre comportement il aurait pu avoir.
La discipline répressive se manifeste souvent par des mots qui
blessent "tu es méchant, tu es stupide", des punitions sans aucun lien
avec le comportement reproché de l'enfant …et parfois même des
châtiments corporels.
La punition corporelle impose à court terme une obéissance à
l'enfant, mais réduit l'assimilation des règles et des normes et
n'enseigne nullement aux enfants la manière de se comporter. A long
terme elle produit de la peur, de l'agressivité, un désir de vengeance
ou de révolte, une volonté d'occuper à son tour une position de
pouvoir. Elle entraine la plupart du temps une escalade de la violence
(répression de plus en plus forte).
La discipline positive
La discipline positive quant à elle, privilégie une approche éducative,
en misant sur l'adoption et le développement de comportements
positifs de la part des enfants grâce à la réflexion, la responsabilisation
XII Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre I
et la communication.
Cette forme de discipline, très ferme sur les valeurs et les règles
régissant la vie en collectivité, vise à corriger les comportements
inappropriés chez les élèves en encourageant et favorisant les
comportements positifs.
Les principes de base sont les suivants:
- Reconnaissance : Souligner les bons comportements, les
réussites en félicitant les enfants afin qu'ils soient conscients de la
valeur de leurs gestes, qu'ils soient fiers de l'effort qu'ils ont accompli.
Des mesures d'encouragements, de valorisation, de collaboration sont
mises en place.
- Dialogue : Lorsque l'enfant a eu un comportement incorrect,
l'adulte lui demande de réfléchir sur ce qu'il a fait pour essayer de
comprendre les causes et les conséquences de ses actes et échange avec
lui pour l'aider à prendre de nouvelles dispositions.
De façon plus générale un climat de confiance, de partage est instauré
afin que l'enfant puisse en toute sérénité s'adresser à l'adulte lorsqu'il en
ressent le besoin ou lorsqu'il est en difficulté afin de trouver plus
facilement des solutions à ses problèmes.
- Réparation : Il est demandé à l'enfant de « réparer sa faute »
en ayant un geste constructif en lien avec la faute commise afin de
corriger une erreur ou pour compenser un préjudice fait à l'autre. Ce
principe développe chez l'enfant la discipline et le sens des
responsabilités et permet de rétablir une image positive de soi.
- Soustraction : Ce principe peut être utilisé quand un enfant
perturbe un groupe ou une activité et que malgré les interventions et le
soutien de l'adulte, l'enfant continue à déranger et à ne pas obéir. On le
retire alors du groupe, de l'activité ou on lui enlève un privilège parce
qu'il n'a pas assumé ses responsabilités envers les autres.
Cette forme de discipline par soustraction est parfois inévitable pour
stopper un comportement trop négatif et qui risque de porter préjudice
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
XIII
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
à la sécurité des autres ou à l'harmonie dans le groupe. On l'utilise
pour permettre à l'enfant de prendre une distance par rapport à une
situation conflictuelle, de s'arrêter pour se détendre et d'être prêt à
réfléchir à sa responsabilité. Elle fournit à l'enfant l'occasion de
prendre du recul, de prendre conscience de ses actes et de mieux
juger son comportement. Elle doit bien sûr être mise en œuvre en
respectant la dignité de l'enfant et en veillant tout particulièrement à
ce que cette sanction ne soit pas source d'humiliation ou de
dévalorisation.
Il est important de rappeler que dans cette forme de discipline,
l'établissement de règles de comportement ainsi que leur
diffusion et leur appropriation est un préalable indispensable.
Lorsque les règles ne sont pas respectées, il doit en découler
une conséquence, une sanction.
XIV Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre I
CHAPITRE I.
Dispositions générales
Article 1.- Objet du code de conduite
Ce Code de Conduite, qui s'inscrit dans le cadre des lois et
règlements de la République d'Haïti ainsi que des textes
internationaux ratifiés par Haïti concernant le droit des enfants,
permet d'organiser la vie de l'établissement scolaire et de
réglementerles comportements des différents acteurs de cette
communauté scolaire. A travers ce Code de Conduite, le MENFP
entend fixer les normes de comportement ainsi que les règles qui
en découlent garantissant une certaine uniformisation et qualité
des pratiques utilisées et donc de meilleures conditions
d'apprentissage.
Ce code vise à promouvoir un environnement d'apprentissage
sécurisant, bienveillant et productif, absent de tout type de
violence. Il devra faciliter les relations entre les acteurs, favoriser
un climat pédagogique positif et permettre à chaque élève de
maximiser ses potentiels d'apprentissage.
Ce code sera diffusé auprès de tous les acteurs de la communauté
scolaire qui doivent en prendre connaissance et appliquer ses
principes.
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
15
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
L'objet de ce code est triple :
· Fixer les principes de basedu bien vivre ensemble au sein
de l'établissement ;
· Rappeler les droits et les obligations de tous les membres
de la communauté scolaire et déterminer les conditions
dans lesquelles ces droits et obligations s'exercent ;
· Classifier les comportements perturbateurs mineurs et les
comportements perturbateurs graves et fournir des
directives sur les sanctions à prendre en cas de non respect
des règles établies.
Article 2.- Champ d'application du code de conduite
Le présent Code de Conduite s'applique à l'ensemble des
établissements scolaires publics et non publics du système
éducatif haïtien du préscolaire au secondaire. Il concerne
également les centres d'éducation familiale et d'éducation pour
adultes.
Il s'impose à TOUS les membres de la communauté scolaire,
jeunes (élèves) comme adultes (directeurs, enseignants,
personnels administratifs, personnels de soutien, parents).
Il s'applique à toutes les activités qui se déroulent sous la
responsabilité de l'établissement, activités scolaires mais aussi
périscolaires, à l'intérieur comme à l'extérieur de la structure
scolaire.
16 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre I
Article 3.-Normes de comportement au sein de la
communauté scolaire
Ce Code de Conduite est en phase avec les finalités de l'éducation
haïtienne qui vise à favoriser la formation de l'homme-citoyen-
producteur capable d'améliorer en permanence les conditions
physiques naturelles du pays, de créer du lien social mais aussi des
richesses matérielles et de contribuer à l'épanouissement des
valeurs culturelles, morales et spirituelles de son pays.
Les principes suivants constituent la base du bien vivre ensemble
et donc de la cohabitation harmonieuse voulue dans les
établissements scolaires :
ü Respect
Le respect constitue l'un des principes premiers à suivre pour que
la vie en collectivité soit possible et pacifique.
Respecter l'autre c'est lui accorder le statut de « personne » ayant,
comme tout un chacun, des droits et des devoirs.
Respecter les biens c'est prendre soin du matériel qui nous est
confié ou qui nous entoure.
Respecter l'environnement c'est protéger et entretenir le cadre de
vie dans lequel nous évoluons.
Respecter les règles de vie de la communauté scolaire c'est
contribuer à un bien vivre ensemble et à l'épanouissement de
chacun au sein de l'établissement.
ü Responsabilité
La responsabilité correspond à l'attitude qu'on adopte en tant
qu'acteur au sein de la communauté éducative.
Etre responsable c'est s'engager à effectuer son travail avec sérieux
et conscience, c'est remplir ses fonctions et ses tâches du mieux
possible.
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
17
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
Etre responsable c'est aussi assumer ses actions et ses
comportements, c'est l'obligation de répondre, de se porter garant
de ce que l'on a fait. Ce qui a pour conséquence de devoir réparer
un préjudice causé à quelqu'un de par son fait, voire de supporter
une sanction.
ü Equité et non discrimination
Le principe d'équité est basé sur celui de l'égalité et du juste
traitement (traitement égal à besoin égal). Cette notion appelle
celle de l'impartialité.
Il en découle le principe de non discrimination, c'est-à-dire le
refus d'établir une différence dans le traitement de personnes en
fonction de leur origine, leur sexe, leur âge, leur religion…
Etre équitable c'est offrir le même encadrement, appliquer les
mêmes règles pour tous au sein de l'établissement sans
discrimination.
ü Inclusion
La notion d'inclusion donne à chacun, quelles que soient ses
caractéristiques, une véritable place de droit et d'égalité dans la
société ou l'organisation dont il est question. Et pour avoir cette
place, on n'exige pas de lui qu'il soit comme les autres, on respecte
ses différences et on envisage comment la structure peut
s'adapter à ses caractéristiques spécifiques pour qu'il puisse avoir
une même vie sociale, un même bien être que les autres.
Ce principe permet de réfléchir sur l'accueil des enfants à besoins
spéciaux dans les établissements et les mesures prises pour qu'ils
aient leur place au sein de la structure scolaire.
Pratiquer l'inclusion implique que chacun trouve sa place au sein
de l'établissement et que des dispositions soient prises pour
répondre physiquement ou humainement aux besoins spécifiques
de certains élèves.
18 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre II
ü Communication
Ce principe est également la base d'une vie collective
harmonieuse.
Communiquer c'est informer et être informé mais c'est aussi et
surtout pouvoir échanger, faire des rétroactions, dialoguer.
La communication concerne non seulement les compétences que
l'enseignant permet aux apprenants d'acquérir mais aussi la
possibilité pour ces derniers d'intervenir, de poser des questions
rendant ainsi dynamique et participatif le processus
d'apprentissage.
En milieu scolaire, communiquer c'est pouvoir aussi échanger sur
la vie de l'établissement, pouvoir partager.
Adopter une attitude communicative au sein de l'établissement
scolaire revient à mettre en place et pratiquer un système de
dialogue (expression / écoute) entre tous les acteurs.
ü Non violence sous toutes ses formes
La non violence est le principe à adopter, quelle que puisse être la
situation.
La violence en milieu scolaire, sous quelle que forme que ce soit,
est prohibée. Il est important que ce principe soit clairement
énoncé, connu de tous et respecté par tous les acteurs.
Pour cela, des actions de sensibilisation et de formation doivent
être mises en place.
Il est aussi essentiel que des alternatives à une discipline
répressive soient proposées.
Pour mettre en place un climat de non violence au sein de
l'établissement, la direction adoptera et imposera les prescrits du
Code de Conduitequi présente les atouts de la discipline positive
ainsi que les méthodes qu'elle utilise.
ü Résolution pacifique de conflits
Lors de conflits entre deux personnes, la démarche de résolution
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
19
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
pacifique de conflits est une approche « gagnant/gagnant ». Elle
permet aux protagonistes de s'exprimer sur ce qu'ils ont vécu
(faits/ressentis), d'analyser le pourquoi de ce conflit et de trouver
ensemble une solution qui convient aux deux parties.
L'apprentissage et la mise en œuvre de cette démarche en milieu
scolaire contribue à former des citoyens respectueux des autres et
armés pour aborder les problèmes de la vie avec une approche
constructive et pacifique.
Dans tous les cas de conflits, la démarche de résolution pacifique de
conflit sera adoptée.
20 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre II
CHAPITRE II.
Droits des acteurs de la communauté scolaire
Article 4.- : Droits communs à tous les acteurs
·Etre respecté par tous les membres de la communauté
éducative quel que soit son âge, son sexe, sa couleur, son
milieu social, sa religion, ses opinions, son orientation
sexuelle, ses capacités, son rôle dans l'école.
·Etre protégé contre toute forme de violence (physique,
verbale, psychologique, sexuelle).
·Etre informé sur la vie et l'organisation de l'établissement
scolaire.
·Participer à la vie de l'établissement.
·Bénéficier de la liberté d'expression et de réunion.
·Travailler (enseigner/apprendre) dans un climat scolaire
favorisant pleinement le processus enseignement/apprentissage.
Article 5.- Droits spécifiques
des enseignants
ü
·Travailler dans des conditions dignes de la profession en ayant le
matériel nécessaire à l'exercice de sa fonction.
·Etre informé et entendu en cas de plainte des parents d'un élève.
·Se réunir en association.
des élèves
ü
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
21
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
· Bénéficier d'une éducation de qualité.
· Bénéficier d'un encadrement pédagogique individualisé en cas de
difficulté d'apprentissage.
· Se recréer aux heures fixées par la direction.
Tous les autres droits décrits dans la Convention relative aux
Droits de l'Enfant.
des parents
ü
·Choisir l'établissement scolaire pour ses enfants.
·Etre renseigné sur la qualité de l'éducation fournie au sein de
l'établissement.
·Etre informé sur l'évolution scolaire de son enfant ainsi que sur
son comportement et les décisions de l'école le concernant.
·Interpeler l'enseignant ou la direction sur toute difficulté
rencontrée ou question concernant la scolarité de son enfant.
·Etre informé sur la vie et le fonctionnement de l'établissement.
·Participer dans les prises de décisions concernant la bonne
marche de l'établissement.
·Se réunir en association et être représenté au conseil d'école.
du personnel d'encadrement
ü
·Convoquer tous les acteurs de l'établissement scolaire.
·Prendre toute décision relative à la discipline, à la sécurité et au
maintien de l'ordre dans le strict respect du Code de Conduite.
ü du personnel de soutien
Avoir à sa disposition le matériel nécessaire à l'exécution de son
travail.
·Utiliser des produits non-nocifs pour l'exécution de ses tâches.
22 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre III
CHAPITRE III.
Devoirs des acteurs de la communauté scolaire
Article 6.- : Devoirs communs à tous les acteurs
·N'user d'aucune violence (physique, verbale, psychologique.
·Faire preuve de respect et de tolérance vis-à-vis de tous les
membres de la communauté scolaire quel que soit leur âge,
leur sexe, leur couleur, leur milieu social, leur religion, leur
opinion, leur orientation sexuelle, leurs capacités
physiques et intellectuelles, leur rôle dans l'école.
·Adopter un comportement dépourvu de toute forme
d'intimidation, de harcèlement, de racisme ou de
discrimination.
·Avoir le souci de la dignité et du bien-être de tous et
encourager à cultiver ces vertus.
·Pratiquer le savoir-vivre ensemble (politesse, courtoisie,
entraide, convivialité, vérité…) et adopter un langage et des
gestes conformes aux exigences de la bienséance
·Respecter le matériel des autres et de l'école ainsi que les
locaux et l'environnement.
·Notifier à la direction toute atteinte à l'intégrité physique,
psychologique ou morale d'un élève ou cas suspect d'abus
ou de discrimination.
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
23
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
·Avoir une tenue appropriée et conforme aux exigences de
l'établissement en matière vestimentaire.
·Etre sensible aux questions de genre dans ses paroles et
ses comportements.
·Eteindre son téléphone portable pendant les cours et le
placer dans son cartable.
·S'abstenir de posséder et d'utiliser la moindre arme, de
quelque forme qu'elle soit.
·Faire preuve d'honnêteté : effectuer /préparer les
devoirs/les examens ou les cours sans tricherie, copiage
ou plagiat.
·S'abstenir de fumer, de posséder et de consommer de
l'alcool ainsi que d'introduire ou détenir tout objet ou
produit dangereux ou illicite au sein de l'établissement.
·S'abstenir de vendre et d'acheter au sein de
l'établissement scolaire sauf si l'autorisation a été
accordée par la direction.
·Etre ponctuel et assidu.
·Participer à toutes les activités éducatives, culturelles et
sociales organisées par l'école.
Article 7.- Devoirs spécifiques
des enseignants
ü
? Accomplir l'ensemble des tâches définies par le MENFP
avec efficacité et conscience professionnelle.
? Enseigner avec application les matières et les disciplines
déterminées par les curricula du Ministère.
? Mettre en place des stratégies pédagogiques favorisant
l'établissement d'un milieu d'apprentissage répondant
aux résultats visés et contrôler l'efficacité des stratégies
24 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre III
pédagogiques par l'analyse des résultats atteints.
·Utiliser des stratégies d'apprentissage appropriées aux enfants à
besoins spéciaux.
·Collaborer avec la direction et tout agent du MENFP pour la
supervision du travail en classe.
·Signaler toute absence le jour même à la direction.
·Approfondir et renouveler ses connaissances professionnelles.
·Signaler à la direction tout élève en difficulté d'apprentissage
·Prendre toutes les mesures nécessaires pour créer et faire respecter
l'ordre, la discipline et la sécurité pendant les cours, au moment
des récréations et pendant les activités périscolaires.
·Contribuer à instaurer un climat scolaire non-violent, chaleureux
et propice à l'apprentissage.
·Réagir rapidement aux comportements inappropriés des élèves
avec des sanctions prévues dans le règlement de l'école.
·Informer les parents sur le travail scolaire de leurs enfants et
répondre aux demandes d'informations des parents.
·Aviser les parents lorsque la conduite de leur enfant laisse à
désirer.
·Ne jamais contraindre un élève à faire des aveux contre sa volonté
·Faire preuve de réserve et discrétion professionnelle.
·Etre un modèle pour ses élèves.
des élèves
ü
·Tirer pleinement profit des possibilités d'apprentissage qui sont
offertes.
·Etre appliqué dans son travail et fournir l'effort nécessaire pour
réussir au mieux.
·Accomplir le travail écrit et oral demandé par les enseignants,
remettre les devoirs en temps voulu et se soumettre aux exigences
d'évaluation.
·Apporter en classe les livres et matériels demandés par le
professeur.
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
25
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
·Tirer pleinement profit des possibilités d'apprentissage qui sont
offertes.
·Etre appliqué dans son travail et fournir l'effort nécessaire pour
réussir au mieux.
·Accomplir le travail écrit et oral demandé par les enseignants,
remettre les devoirs en temps voulu et se soumettre aux exigences
d'évaluation.
·Apporter en classe les livres et matériels demandés par le
professeur.
des parents
ü
·Tirer pleinement profit des possibilités d'apprentissage qui sont
offertes.
·Etre appliqué dans son travail et fournir l'effort nécessaire pour
réussir au mieux.
·Accomplir le travail écrit et oral demandé par les enseignants,
remettre les devoirs en temps voulu et se soumettre aux exigences
d'évaluation.
·Apporter en classe les livres et matériels demandés par le
professeur.
du personnel d'encadrement
ü
·Tirer pleinement profit des possibilités d'apprentissage qui sont
offertes.
·Etre appliqué dans son travail et fournir l'effort nécessaire pour
réussir au mieux.
·Accomplir le travail écrit et oral demandé par les enseignants,
remettre les devoirs en temps voulu et se soumettre aux exigences
d'évaluation.
·Apporter en classe les livres et matériels demandés par le
[Link] le processus enseignement –
apprentissage. ·Tirer pleinement profit des possibilités
d'apprentissage qui sont offertes.
26 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre III
·Etre appliqué dans son travail et fournir l'effort nécessaire pour
réussir au mieux.
·Accomplir le travail écrit et oral demandé par les enseignants,
remettre les devoirs en temps voulu et se soumettre aux exigences
d'évaluation.
·Apporter en classe les livres et matériels demandés par le
professeur.
du personnel de soutien
ü
·Tirer pleinement profit des possibilités d'apprentissage qui sont
offertes.
·Etre appliqué dans son travail et fournir l'effort nécessaire pour
réussir au mieux.
·Accomplir le travail écrit et oral demandé par les enseignants,
remettre les devoirs en temps voulu et se soumettre aux exigences
d'évaluation.
·Apporter en classe les livres et matériels demandés par le
professeur.
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
27
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
28 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre IV
CHAPITRE IV :
Comportements indésirables ou perturbateurs à l'école
On qualifie de « comportement indésirable ou perturbateur » tout
comportement qui dérange ou interrompt de façon plus ou moins
significative le processus d'apprentissage dans le milieu scolaire
et/ou qui porte préjudice aux autres voire les met en danger
ouencore endommage les biens, la propriété de ce dit milieu. Ces
comportements sont classés en deux catégories.
Article 8.-Comportements indésirables mineurs
Violations mineures des règlements
ü
Utilisation des mots ou expressions grossières
ü
Refus d'obéir aux instructions
ü
Indiscipline
ü
Insolence
ü
Perturbations mineures du cours par des attitudes
ü
dérangeantes
Absence ou présence insuffisante non justifiée à l'école ou
ü
dans certains cours.
Comportement inapproprié dans les sorties à caractère
ü
éducatif et dans les activités sociales et culturelles
Vagabondage dans les zones interdites de l'école.
ü
Bagarres (bousculades, coups)
ü
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
29
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
Tenue vestimentaire non conforme aux règlements
ü
Vente de produits dans l'enceinte de l'école sans
ü
autorisation préalable de la Direction
Art.9.-Comportements indésirables graves
Vandalisme
ü
Violences ou agressions physiques ayant nécessité des
ü
soins médicaux,
Violences verbales et psychologiques graves
ü
Conduite discriminatoire
ü
Actions ou paroles gravement irrespectueuses
ü
Harcèlement
ü
Utilisation des réseaux sociaux pour diffamer ou entrer
ü
sur des pages à accès limité dans l'établissement
Inconduite sexuelle, violences sexuelles
ü
Activités sexuelles avec les élèves
ü
Manque de respect grave ou insubordination
ü
Abus d'autorité
ü
Vols de biens d'autrui
ü
Copiage, tricherie et plagiat
ü
Notes, bulletins, excuses ou signatures falsifiés
ü
Non-respect des normes établies dans la réalisation des
ü
tests ou des examens
Irrévérence envers les symboles de la patrie
ü
Abandon de l'école aux heures de cours sans autorisation
ü
Attribution diffamatoire de fautes graves à d'autres
ü
personnes
Pratique d'activités illégales (fumer, boire de l'alcool,
ü
consommer/acheter ou vendre de la drogue…)
Transaction illégale ou corruption
ü
Possession ou utilisation d'armes
ü
Répétition des fautes mineures, même avec le suivi et le
ü
soutien de l'école en accord avec les familles.
30 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre V
CHAPITRE V :
Conséquences et sanctions relatives aux élèves en cas
de comportements indésirables
La violation des normes de l'école perturbe le bon déroulement du
processus enseignement/apprentissage. Les sanctions
interviennent donc suite à des comportements qui vont à
l'encontre du Code de Conduite de l'école.
Le recours à un registre de sanctions constitue un repère et
permet à l'autorité disciplinaire de connaitre les sanctions à
prononcer pour chaque type de faits garantissant ainsi une
certaine cohérence et égalité entre les sanctions appliquées dans
un même établissement et dans l'ensemble des établissements de
la République.
Il est rappelé que l'école utilise une approche de discipline
positive, le but étant d'amener l'élève à assumer pleinement ses
responsabilités de citoyen.
La distinction entre « sanctions scolaires » et « sanctions
disciplinaires » tient compte de la gravité des manquements et /ou
des comportements.
Ce qui est appelé sanctions scolaires s'appliquent aux
comportements indésirables mineurs.
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle 31
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
Ce qui est appelé sanctions disciplinaires s'appliquent aux
comportements indésirables graves.
Article 10.-Types de sanctions scolaires pour
comportements indésirables mineurs
ü
Observation orale (dans le respect de la dignité de l'élève)
ü
Observation écrite
ü
Avertissement écrit à la famille
ü
Demande de présentation d'excuses à l'oral ou à l'écrit, en
privé ou en public
ü
Confiscation de l'objet source de distraction ou dont l'usage
est prohibé (remis à la Direction pour une période de trois
jours)
ü
Travaux de réflexion à l'écrit à remettre sur un thème en lien
avec le comportement indésirable et éventuellement
présentation publique ou affichage
ü
Retenue d'une heure,dans l'établissement et sous
surveillance, sur une plage horaire en dehors des heures de
cours, pour effectuer un travail scolaire ou un travail
d'intérêt collectif
ü
Réparation (Exemple pour matériel dégradé, sali ou
dérangé: remplacement, remboursement, nettoyage,
classement…)
ü
Exclusion ponctuelle d'un cours
ü
Envoi de l'élève à la Direction pour une durée d'une heure
au maximum
ü
Reprise du devoir ou de l'examen pour lequel l'élève était
absent ou en retard sans justification
ü
Si l'élève a un mandat électif ou une responsabilité
particulière dans l'établissement, possibilité de lui retirer son
mandat ou sa responsabilité
32 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre V
Article 11.-Types de sanctions disciplinaires pour
comportements indésirables graves
ü
Avertissement écrit du chef d'établissement à la famille
ü
Inscription d'un blâme motivé sur le carnet scolaire
ü
Réparation et mesures de responsabilisation
ü
Exclusion temporaire de la classe
ü
Exclusion temporaire de l'établissement pour une durée ne
dépassant pas cinq jours
ü
Exclusion définitive de l'établissement
Article 12.-Conséquences et sanctions spécifiquement
interdites
Quelle que soit la gravité du comportement indésirable, il est
rappelé que les conséquences et sanctions suivantes sont
formellement interdites:
Châtiments corporels
ü
Agression verbale et/ou propos humiliant, diffamant,
ü
méprisant
Mesure portant atteinte à la dignité de la personne
ü
Sanction collective (exemple : un groupe d'élève entier
ü
sanctionné pour une dégradation, le professeur ne
sachant pas qui est responsable)
Sanction économique (exemple : somme d'argent
ü
demandée chaque fois qu'on bavarde)
ü
Refus d'accorder l'accès au bâtiment de l'école à l'élève (sauf
si une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire ou
définitive a été prononcée par le conseil de discipline)
ü
Refus à l'élève de jouir de son droit à l'alimentation scolaire
ou à la nourriture apportée de sa maison
ü
Refus à l'élève de jouir de la recréation
ü
Refus d'accorder l'accès aux toilettes/latrines
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
33
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
ü
Refus d'accorder à l'élève le droit à un examen
ü
Harcèlement ou expulsion de l'élève avant la fin de l'année
scolaire comme conséquence du non-paiement de la
scolarité
ü
Refus du droit d'inscrire d'un élève ou expulsionen cas de
non possession de l'acte de naissance
ü
Attribution d'un zéro ou baisse d'une note pour sanctionner
un comportement indésirable. Il convient en effet de
distinguer soigneusement les sanctions relatives aux
comportements des élèves de l'évaluation de leur travail
scolaire.
Article 13.-Dispositions spécifiques à prendre pour les
actes graves revêtant le caractère de délits ou de crimes
Les actes pouvant être considérés comme des délits ou des crimes
devront être rapportés à la Brigade de Protection des Mineurs. Cette
dernière s'assurera de l'implication de l'IBESR (Institut du Bien-Etre
Social et de Recherche) dans le suivi et l'accompagnement du mineur
en conflit avec la loi et veillera à ce que le dossier soit déféré au
Parquet. Une fois au Parquet, après analyse des faits, le Commissaire
du Gouvernement transfèrera le dossier au Tribunal pour tout enfant
âgé de moins de 16 ans.
Article 14.-Autres dispositions spécifiques
Dans les situations liées aux gangs, la direction de l'école, en
collaboration avec le BDS et l'Association des Parents d'élèves,
s'entendront avec l'IBESR, EDU Pol, la Brigade de Protection des
Mineurs et d'autres organismes de protection pour coordonner des
actions facilitant les apprentissages mais orientées vers de nouvelles
formes de prises en charge et d'accompagnement de la part des
différents acteurs.
34 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre VI
CHAPITRE VI :
Principes et application des sanctions relatives aux élèves
Article 15.-Principes concernant les sanctions et leurs
mises en œuvre
Il est rappelé que :
· Seules les sanctions prévues dans le Code de Conduite peuvent
être appliqués.
· Les sanctions doivent être connues des élèves avant qu'il y ait
transgression. Pour cela le Code de Conduite doit être présenté
et expliqué en début de chaque année dans toutes les classes.
Les professeurs doivent s'assurer que les élèves ont compris
l'ensemble des articles et les ont intégrés.
· Les comportements indésirables (mineurs ou graves) ne
doivent jamais être ignorés.
Les principes généraux concernant les sanctions sont les suivants :
ü La sanction doit respecter la personne de l'élève et sa dignité.
Elle ne
doit donc pas être appliquée de façon blessante, humiliante,
vexatoire ou dégradante.
ü La sanction doit être juste et équitable. Elle doit être fondée
sur des
éléments de preuve vérifiés. Elle ne varie pas en fonction de
l'élève ou de l'humeur de l'adulte.
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
35
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
ü
La sanction doit être proportionnelle à la gravité des faits
reprochés et
déterminée en fonction de l'âge de l'élève.
ü
La sanction doit être individuelle. Elle s'adresse à une
personne précise
dans une situation précise.
ü
La sanction est sujette au principe contradictoire. Il est
impératif
d'instaurer un dialogue avec l'élève concerné et d'entendre ses
arguments
ü
La sanction est éducative et responsabilisante. Quand cela
est possible, elle est réparatrice.
Pour cela il s'agit d'écouter l'élève, lui permettre d'exprimer son
point de vue et lui expliquer sa faute et la sanction qu'il encourt.
ü
La sanction doit permettre à l'élève de s'interroger sur sa
conduite et ses conséquences, de prendre conscience de ce qu'il
a fait et du dommage qu'il a causé, d'apprendre à assumer la
responsabilité du préjudice.
ü
Un même fait ne peut pas conduire à plusieurs sanctions.
ü
Les parents doivent toujours être informés des sanctions prises
à l'égard
de leur enfant.
Article 16.-. Instances chargées de l'application des
sanctions
Les sanctions scolaires concernent essentiellement des manquements
mineurs aux obligations des élèves et sont la plupart du temps des
réponses immédiates aux faits reprochés.
Elles sont prononcées la plupart du temps par les professeurs
immédiatement à la suite du comportement indésirable, mais peuvent
l'être aussi par les personnels de direction, d'éducation ou de
surveillance.
36 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre VI
Les sanctions disciplinaires concernent les atteintes aux personnes ou
aux biens ainsi que les manquements graves aux obligations des
élèves.
Elles sont prononcées, selon les cas, par la direction ou le conseil de
discipline.
Les sanctions d'exclusion temporaire ou définitive de l'établissement
ne peuvent être prises que par le conseil de discipline.
Le conseil de discipline se compose du directeur, d'un représentant des
enseignants, du préfet de discipline, d'un représentant des parents, d'un
représentant d'élèves et de l'Inspecteur référent.
Article 17.-. Modalités d'application des sanctions
Avant de décider d'une sanction, il est important de suivre
différentes étapes. Il faut cependant noter qu'en cas d'urgence
mettant en jeu la sécurité de personnes ou de biens, il peut être
indispensable d'agir rapidement et que cette démarche décrite ci
–après, peut alors ne pas pouvoir s'appliquer.
Démarche pour sanctionner :
· Constat de la transgression : annoncer qu'elle a été vue, la
réprouver et prévenir qu'une sanction va être prise.
Il est important à ce moment là d'évaluer si le processus
aboutissant à une sanction doit être mené immédiatement ou
reporter à la fin du cours et s'il doit être conduit avec l'ensemble
des élèves présents au moment des faits ou seulement avec la
ou les personnes concernées.
Il n'est pas forcément nécessaire en effet d'interrompre les
activités de la classe.
Il est par ailleurs souvent plus pertinent et recommandé que
cette démarche soit faite en prenant l'élève concerné à part.
· Description et clarification des faits de la part du professeur et
rappel à l'élève/aux élèves des règles du Code de Conduite de
l'établissement,
· Ecoute de l'élève concerné : la parole est donnée à l'élève pour
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
37
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
lui permettre de s'expliquer, exprimer ses émotions.
·Eventuellement, confrontation avec les autres élèves ou
adultes impliqués.
·Dialogue constructif avec l'élève concerné dans une relation
permettant de l'aider à prendre conscience de ce qu'il a fait,
d'en comprendre la gravité ainsi que les conséquences qui
peuvent en découler.
·Explication de la sanction appliquée en référence au code de
conduite.
·Mise en œuvre de la sanction.
Dans toutes les situations de sanction, les parents devront être
informés des faits et de la sanction qui a été prononcée.
Pour une sanction prise par le chef d'établissement :
§ l'élève doit être entendu par le chef d'établissement ;
§ les adultes devront transmettre au chef d'établissement un
compte rendu précis des faits tels qu'ils se sont déroulés ;
§ le chef d'établissement peut être amené à entendre d'autres
personnes témoins ou impliqués ;
§ les parents doivent être informés et entendus s'ils les
souhaitent avant que la sanction soit prise.
Pour une sanction prise par le conseil de discipline :
§ le conseil de discipline doit être convoqué et tous ses membres
représentés ;
§ la décision doit est prise à la majorité ;
§ en cas de sanction d'exclusion définitive de l'établissement, un
rapport doit être envoyé au Directeur Départemental
d'Education via le Bureau de District Scolaire (l'Inspecteur)
pour les suites nécessaires. Dans le cas de la formation
professionnelle, le rapport sera transmis au représentant de
l'INFP dans le département ;
§ un recours de la décision prise par le conseil de discipline peut
se faire en suivant la procédure hiérarchique.
38 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre VII
CHAPITRE VII :
Mesures disciplinaires et sanctions relatives aux personnels
Les personnels éducatifs sont soumis aux dispositions de la Loi du 24
septembre 2001 interdisant le châtiment corporel, du Décret du 17 mai
2005 portant révision du statut général de la Fonction Publique, de
l'Arrêté du 2 avril 2013 définissant la règle déontologique applicable
aux agents de la Fonction Publique, aux règlements internes du
MENFP, au code déontologique et à toutes directives ayant trait à leurs
droits.
Article 18. Type de sanctions disciplinaires relatives
aux personnels
Les sanctions disciplinaires qui peuvent être appliquées aux différents
membres du personnel se répartissent comme suit :
ü Les sanctions qui sont prononcées par le Directeur
d'établissement:
· l'avertissement
· le blâme écrit
ü Les sanctions qui sont prononcées par l'autorité investie du
pouvoir de nomination, après avis du Directeur Départemental
d'Éducation, du Directeur des Ressources humaines, du
Directeur Général du MENFP :
· le déplacement d'office ;
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
39
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
·la retenue du trentième de traitement ;
·la suspension disciplinaire, avec perte de
traitement ;
·l'abaissement de classe d'échelon ;
·la révocation, en cas de récidive.
Article 19. Modalités d'application des sanctions
disciplinaires
Toutes les sanctions doivent faire l'objet de décisions motivées dûment
notifiées à l'intéressé et dont mention doit figurer à son dossier à la
Direction des Ressources Humaines du MENFP.
40 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre VIII
CHAPITRE VIII :
Mesures de prévention et d'intervention favorisant
les comportements positifs
Article 20. Mesures d'encouragements relatives aux
élèves
De façon générale, il est important que l'enseignant ait recours dans
le quotidien à des mesures de reconnaissance vis-à-vis des élèves
telles que :
ü Féliciter l'élève ayant un comportement exemplaire
ü Transmettre des commentaires positifs aux parents
ü Récompenser un bon comportement
ü Souligner et encourager les progrès scolaires
ü Apprendre aux élèves à tirer parti de leurs erreurs
ü Développer le travail en équipe et les actions de coopération et
de solidarité entre les élèves
Des distinctions peuvent aussi être décernées à la fin de chaque
trimestre par le professeur ou le conseil de classe et inscrites sur le
bulletin de notes de l'élève :
Encouragements : pour les élèves dont l'attitude est
ü
positive aussi bien au niveau de leur comportement de vie
en collectivité que face au travail même si les résultats
scolaires ne sont pas excellents.
Compliments : pour les élèves dont l'attitude est positive
ü
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle 41
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
aussi bien au niveau de leur comportement de vie en
collectivité que face au travail et dont les résultats scolaires
sont de qualité voire en progrès,
Félicitations : pour les élèves qui se distinguent par
ü
l'excellence de leurs résultats et dont la conduite est
exemplaire.
Des prix concernant les comportements positifs des élèves peuvent
aussi être décernés une fois par trimestre. Des élèves se distinguant par
leur attitude positive seront ainsi encouragés. Les noms des élèves
concernés seront affichés sur un tableau d'honneur à l'entrée de la
direction.
Les différents types de prix seront discutés et arrêtés en classe avec les
élèves en début d'année, le prix sera attribué de concertation avec les
enseignants et les élèves de la classe (exemple : prix du respect de
l'environnement, prix de la camaraderie, prix de l'entraide, prix de
l'initiative…).
Article 21. Mesures de prévention
Le rappel des droits et des devoirs ainsi que la mise en place de
mesures disciplinaires pour les manquements au respect des
règles établies sont indispensables pour contribuer à un climat
serein d'apprentissage et offrir un cadre sécurisant pour tous.
Cependant ces mesures ne suffisent pas. Des actions de
prévention, à destination de l'ensemble des acteurs de la
communauté scolaire et portées par tous, doivent également être
menées.
Ces actions peuvent être diverses et variées.
ü
A destination des élèves :
· En début de chaque année, rappel et échange avec les
enfants sur le Code de Conduite ;
42 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre VIII
·Elaboration par les élèves des règles de vie de la classe
pour l'année ;
·Table ronde/ débat en classe ou inter classe sur des
thématiques telles que la violence scolaire, le respect
de la différence, les droits et les devoirs de chacun, la
gestion pacifique des conflits, la lutte contre le
harcèlement ;
·Campagne sur des thèmes tels que le respect de l'autre
avec création de textes, d'affiches, de pièces de théâtre,
de chants ;
·Mise en place de lieu d'écoute et de parole où les élèves
peuvent en toute confidentialité venir parler de leurs
problèmes ;
·Système de parrainage entre pairs pour les nouveaux
élèves ;
·Education à la citoyenneté ;
·Activités de coopération (travail d'équipe où les
compétences de chacun sont valorisées);
·Choix de délégués de classe élèves ;
·Participation d'élèves aux taches collectives pour
maintenir un bien être dans la classe.
·…
ü
A destination des professionnels et du personnel
· Formation des professeurs et personnels sur la
discipline positive et les méthodes qui s'y réfèrent
· Information et sensibilisation des personnels sur
différents problèmes qui peuvent se poser au sein de
l'établissement scolaire et sur la façon de les aborder
(les problèmes d'harcèlement scolaire, de violences)
· Rencontres régulières parents / professeurs
· Réunion d'échange et de concertation entre tous les
professionnels pour créer une équipe éducative soudée
et pour partager sur les difficultés rencontrées et
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
43
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
trouver ensemble les solutions aux problèmes posés
·Réflexion collective pour créer des projets d'école qui
fédèrent les élèves entre eux et les différents acteurs de
la communauté scolaire
·…
ü
A destination des parents
· Réunion d'information et de partage sur la vie de
l'établissement
· Rencontre individuelle parents/professeurs sur la
scolarité de leur enfant
· Sensibilisation des parents sur la discipline positive
avec les méthodes s'y référant
· Implication de parents délégués dans les structures
scolaires
· …
44 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite Chapitre IX
CHAPITRE IX :
Diffusion du code de conduite et dispositions finales
Article 22.
Il est fait obligation aux acteurs du système éducatif haïtien,
d'observer scrupuleusement les dispositions du présent code.
Il est fait obligation aux directeurs et enseignants d'organiser
l'information et la diffusion de ce code.
Le Code de Conduite sera présenté à chaque famille nouvellement
inscrite et une synthèse de ce code sera remise aux familles et
signée par les parents et les élèves.
Il en sera de même pour les personnels recrutés.
En début de chaque année, les enseignants rappelleront aux élèves
chaque article du présent code et s'assureront de leur
compréhension par tous et de leur acceptation.
Article 23.
Ce Code de Conduite servira d'outil de référence dans le cadre de
l'élaboration des règlements intérieurs qui doivent être rédigés par les
institutions scolaires.
Article 24.
En cas de silence du présent Code, les dispositions de la Loi du 24
septembre 2001 interdisant le châtiment corporel sur les enfants,
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
45
Pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes
du Décret du 17 mai 2005 portant révision du Statut Général de la
Fonction Publique et des Arrêtés du 2 avril 2013 fixant les
procédures et les modalités d'organisation des concours de
recrutement donnant accès aux emplois de la Fonction Publique
et définissant la Règle déontologique applicable aux agents de la
Fonction Publique, s'appliquent.
Article 25.
Le présent Code abroge toutes les dispositions ou règlements
intérieurs qui lui sont contraires et sera imprimé, publié et
exécuté aux fins de droit.
46 Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Code de conduite
AGISSONS TOUS ENSEMBLE
Appliquons les principes de base du bien vivre
v
ensemble : Respect / Responsabilité / Equité et non
discrimination/ Inclusion / Communication / Non
violence sous toutes ses formes /
Résolution pacifique de conflits
Prenons connaissance des droits et des devoirs de
v
chacun
Adoptons une discipline positive qui valorise les
v
comportements positifs et développe les capacités de
réflexion, la responsabilisation et le dialogue
Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle 47
MENFP
Ministère de l’Education Nationale
et de la Formation Professionnelle