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Comprendre les Pompes à Chaleur

La pompe à chaleur fonctionne en prélevant de la chaleur dans l'environnement extérieur et en la restituant à l'intérieur d'un bâtiment pour le chauffage ou l'eau chaude sanitaire. Il existe deux principaux types de pompes à chaleur: à compression et à absorption.

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Comprendre les Pompes à Chaleur

La pompe à chaleur fonctionne en prélevant de la chaleur dans l'environnement extérieur et en la restituant à l'intérieur d'un bâtiment pour le chauffage ou l'eau chaude sanitaire. Il existe deux principaux types de pompes à chaleur: à compression et à absorption.

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Principes de fonctionnement de la pompe à chaleur

Exposés dès le 19ème siècle par Sadi Carnot, les principes


fondateurs de la thermodynamique ont permis l’apparition
en 1834 des premières pompes à chaleur (PAC) sous forme
de machines frigorifiques à compression de fluide.
Depuis, ces machines thermodynamiques se sont
modernisées et sont entrées dans l’habitat collectif
et particulier. Elles peuvent fournir à un bâtiment le
chauffage, le rafraîchissement et/ou l’eau chaude sanitaire.

© Vladimir Piskunov / iStockphoto


La chaleur est puisée dans l’environnement extérieur et
restituée à l’intérieur.

Les différents types de pompes à chaleur Circuit de chauffage de l’habitation (5)


Dans le condenseur, le fluide frigogène
cède de la chaleur au fluide du circuit de
chauffage (plancher chauffant, radiateurs,
Il existe plusieurs technologies de pompes à chaleur, les convecteurs).
plus courantes sont actuellement les PAC à compression.
Une autre technologie de pompes à chaleur se développe CONDENSEUR (4)
depuis quelques années : la PAC à absorption gaz.
li q u
io n ide
e ss
PAC à compression te
pr ha
u
u

te
ha

pr
La compression En se
ur

e ss
élève la condensant, le
Le compresseur des PAC à compression peut être alimenté
e
vap

io n
température du fluide frigogène
soit par de l’électricité (PAC à compression électrique) soit fluide
frigogène.
revient à l’état
liquide.
par du gaz (PAC à moteur gaz).
COMPRESSEUR (3) DÉTENDEUR (6)
Le fonctionnement d’une PAC à compression est Le détendeur
Le compresseur
comparable à celui d’un réfrigérateur ménager. aspire le fluide
abaisse la
pression du

ion
frigogène liquide frigogène.
va p

ess
réchauffé. Il amorce ainsi la
PAC à absorption
eu

vaporisation.
pr
rb

se

se
as

as

pr b
e
e ss ui d
Dans le cas des PAC à absorption, l’élévation de ion li q

température et de pression ne se fait pas via un ÉVAPORATEUR (2)

compresseur mais par l’intermédiaire d’un brûleur à gaz.


Les échanges de chaleur reposent, quant à eux, sur la
réaction d’une solution composée d’un fluide frigorigène Dans l’évaporateur, la chaleur prélevée
dans le sol par les capteurs « source
(ammoniac) et d’un absorbant (eau). froide » est transférée au fluide frigogène
qui se vaporise.
Circuit de captage dans le sol (1)

Qu’est-ce qu’une pompe à chaleur (PAC) ?


Terminologie des pompes à chaleur
Les pompes sont souvent qualifiées par deux mots, le premier Une PAC est une machine thermodynamique qui puise la
désigne le milieu où la pompe puise la chaleur, le second désigne chaleur d’un milieu naturel appelé « source froide »(1) (eau,
le vecteur de diffusion dans le bâtiment.
Géothermie et aquathermie : air, sol) dont la température est inférieure à celle du local
• sol/eau : énergie puisée dans le sol, diffusée dans des à chauffer. Elle transfère ensuite cette énergie au fluide
radiateurs à eau caloporteur afin d’assurer le chauffage et souvent aussi
• sol/sol : énergie puisée dans le sol, diffusée dans un plancher la production d’eau chaude sanitaire. La chaleur prélevée
chauffant
au niveau de la « source froide » est captée par le fluide
• eau glycolée/eau : énergie puisée dans le sol via des capteurs
enterrés contenant de l’eau glycolée, diffusée dans des caloporteur au niveau de l’évaporateur (3). Le fluide change
radiateurs à eau d’état et se transforme en vapeur. Le compresseur comprime
• eau/eau : énergie puisée dans l’eau, diffusée dans des cette vapeur, augmentant ainsi sa température. C’est au niveau
radiateurs à eau du condenseur (4) que la vapeur en se condensant transmet
Aérothermie :
sa chaleur au milieu à chauffer (5). Puis la température du
• air/eau : énergie puisée dans l’air, diffusée dans des radiateurs
à eau fluide s’abaisse fortement dans un détendeur (6) le rendant
• air/air : énergie puisée dans l’air, diffusée via des ventilo- prêt pour une nouvelle absorption de chaleur, le cycle peut
convecteurs recommencer. Il existe aujourd’hui des pompes à chaleur dites
réversibles qui permettent de produire du chaud et du froid.
Les sources de chaleur
Les PAC géothermiques
utilisent la chaleur contenue dans le sol
La chaleur est puisée dans le sol par des capteurs qui
peuvent être enterrés, verticalement ou horizontalement,
ou dans l’eau des nappes.

• Capteurs horizontaux
Les capteurs horizontaux sont répartis et enterrés à faible
profondeur (de 0,60 m à 1,20 m). Selon la technologie
employée, de l’eau glycolée ou le fluide frigorigène de
la pompe à chaleur circule en circuit fermé à l’intérieur
de ces capteurs. La surface de capteurs nécessaire
représentera environ 1,5 à 2 fois la surface habitable
à chauffer. Pour une maison de 150 m², les capteurs
occuperont donc entre 225 et 300 m² du jardin.

• Sondes géothermiques verticales


Les sondes verticales sont installées dans un forage et
scellées par du ciment. La profondeur peut atteindre
plusieurs centaines de mètres, là où la température du
sol est stable tout au long de l’année. On y fait circuler en
circuit fermé de l’eau glycolée. L’emprise au sol est minime
par rapport aux capteurs horizontaux.
Pour chauffer une maison de 120 m² habitable, une sonde
géothermique de 100 m de profondeur est suffisante.

• Les pompes à chaleur sur nappes ou sur aquifères


Les pompes à chaleur sur nappes puisent la chaleur
contenue dans l’eau : nappes phréatiques (où la
température de l’eau est constante entre 7 et 12 °C),
rivière ou lac. Elles nécessitent deux forages pouvant
atteindre chacun plusieurs dizaines ou centaines de
mètres de profondeur. Ce type d’installation permet de
fournir le chauffage et rafraîchissement aux bâtiments
collectifs ou tertiaires et, si la nappe est située à faible
profondeur, aux maisons individuelles.

Les PAC aérothermiques puisent la chaleur dans l’air extérieur


La pompe à chaleur est installée à l’extérieur du logement et prélève la chaleur
de l’air extérieur pour chauffer le logement.
Bien que les performances se réduisent avec la baisse de la température
extérieure (y compris du fait des cycles de dégivrage), du fait des progrès
technologiques importants qu’ont connus ce type de PAC dans les dernières
années1, le coefficient de performance reste aujourd’hui nettement conception : think up, communication éco-responsable® : +33 9 65 14 46 37

supérieur à 2 pour une température extérieure de -7 °C avec un plancher


chauffant. Certaines pompes à chaleur sont capables de fonctionner jusqu’à
des températures extérieures pouvant descendre jusqu’à -15 °C voir -20 °C.
En dessous de sa température d’équilibre (liée au dimensionnement),
la pompe à chaleur continue (ou non2) de fonctionner et elle sollicite en
complément un appoint pour assurer le chauffage du logement.
En dessous de sa température minimale de fonctionnement, la pompe à
chaleur s’arrête et l’appoint assure le chauffage du logement.
1. COP nominaux dépassant les 4 et pouvant atteindre 5 pour les machines les plus performantes.
2. choix initial lors du devis.
© Warwick Lister-Kaye / iStockphoto

Syndicat des énergies renouvelables


13-15, rue de la Baume
75008 Paris
Tél. : +33 1 48 78 05 60
Fax : +33 1 48 78 09 07
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dernière révision du document : octobre 2012


Pompe à chaleur et énergies renouvelables

Il existe plusieurs méthodes de mesure de la performance


d’une pompe à chaleur. Lorsque son coefficient de
performance est suffisamment élevé, la PAC mobilise une
source d’énergie renouvelable prélevée dans l’air, l’eau ou le

© Feng Yu / iStockphoto
sol, selon sa typologie.

Mesure de la performance d’une PAC


En mode chauffage : COP
On appelle COP (COefficient de Performance), le rapport
entre l’énergie thermique utile restituée pour le chauffage
et l’énergie électrique nécessaire pour faire fonctionner la
pompe à chaleur.

énergie produite par la PAC (chaleur restituée dans le bâtiment)


COP =
énergie consommée par la PAC (compresseur et auxiliaires)

Avec un COP de 4, une PAC qui consomme 1 kWh


d’électricité – telle qu’elle est mesurée au compteur
(énergie finale) – produit 4 kWh de chauffage.
Ce coefficient traduit la performance énergétique d’une
pompe à chaleur en mode chauffage.

• Le COP machine : il rend compte du niveau de


performance déterminé en laboratoire, dans des
conditions d’essais spécifiques. Il est valable pour une
© Peter hansen / Fotolia
température d’essai donnée.
• Le COP système : il prend en compte tous les
éléments du système : la pompe à chaleur mais aussi
les circulateurs, les pompes de relevage de l’eau, les
accessoires divers, etc.
• Le COP saisonnier (appelé également SPF, Seasonal
Performance Factor) : il s’agit du COP système
enregistré sur une saison complète de chauffe.

En mode rafraîchissement : EER


L’EER (Energy Efficiency Ratio) est le coefficient
d’efficacité frigorifique. Il représente la performance
énergétique de la pompe à chaleur fonctionnant en mode
rafraîchissement.

énergie transférée par la PAC (chaleur prélevée dans le bâtiment)


EER =
© Peter hansen / Fotolia

énergie consommée par la PAC (compresseur et auxiliaires)


PAC et énergies renouvelables
Les pompes à chaleur prélèvent localement de l’énergie
thermique renouvelable dans l’air, dans l’eau ou dans
le sol pour fournir chaleur et/ou rafraîchissement. Elles
consomment toutefois une faible quantité d’électricité
ou de gaz pour y parvenir. Selon les textes législatifs ou
réglementaires, cette quantité d’énergie est déduite
en tout ou partie de l’énergie globale fournie. Les PAC
performantes sont celles qui ont des coefficients de
performance (COP) suffisamment élevés pour conduire à
des bilans largement positifs dans tous les cas de figure.

© Lulu Berlu / Fotolia


Zoom sur les coefficients de conversion de l’énergie finale en énergie primaire
L’énergie primaire est, pour les énergies fossiles et la biomasse, l’énergie brute après extraction
ou récolte telle qu’elle se présente à l’entrée de la première unité de transformation (raffinerie,
centrale électrique, chaudière). Pour la production nucléaire et la géothermie, l’énergie primaire
est celle contenue dans la vapeur, à la sortie du réacteur ou à la sortie des forages. Pour les
énergies renouvelables solaires, hydrauliques, marines et éoliennes, l’énergie primaire est
l’énergie électrique ou thermique recueillie à la sortie des systèmes de conversion des flux
naturels en énergie utilisable.
L’énergie finale est celle qui est livrée au consommateur pour sa consommation et mesurée au
compteur : kWh d’électricité, m3 de fioul, kWh de chaleur, litres d’essence, etc.
On remonte de l’énergie finale à l’énergie primaire en ajoutant les consommations propres du
secteur énergétique dont la plus importante est liée aux pertes à la production des centrales
thermiques et nucléaires mais aussi aux pertes en ligne des réseaux ou au fonctionnement des
raffineries.
Un coefficient de conversion en énergie primaire est défini comme le rapport entre l’énergie
primaire mobilisée et l’énergie finale livrée. Pour l’électricité, les coefficients de conversion
varient d’un pays à l’autre en fonction du mix électrique, mais aussi en fonction des différents
usages notamment dans le secteur de l’habitat et du tertiaire (mix mobilisé en base ou mix
mobilisé en pointe).
En pratique, les coefficients de conversion adoptés dans le secteur de l’habitat et du tertiaire en
France sont les suivants : conception : think up, communication éco-responsable® : +33 9 65 14 46 37

• 1 pour tous les combustibles (fioul, gaz naturel, biomasse...) et la chaleur ;


• 2,58 pour l’électricité.
Ce coefficient est amené à évoluer à la baisse compte tenu de l’évolution du mix de production
de l’électricité dans lequel les énergies renouvelables tiennent une part croissante.
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Usages, entretien et installation des pompes à chaleur

Valoriser l’énergie à basse température en l’élevant à une


température suffisante pour le chauffage de logements,
tel est le rôle premier des pompes à chaleur. Cependant,
ces équipements peuvent être valorisés pour de nombreux
autres usages : la production d’eau chaude sanitaire,
le rafraîchissement, etc. Pour profiter pleinement des
performances de ces machines thermodynamiques,
une bonne installation comme un bon entretien sont
indispensables. Il faut aussi que les systèmes d’émission de

© BanksPhotos / iStockphoto
chaleur à l’intérieur du logement soient bien conçus.

Les émetteurs de chaleur


Le choix du système d’émission à l’intérieur de l’habitation
est important car il va conditionner le confort, mais aussi
la performance de la pompe à chaleur.

Le plancher chauffant basse température


Formé de tubes intégrés dans une dalle de béton, la
surface d’un plancher chauffant diffuse une chaleur douce
et régulière (jamais supérieure à 28 °C), qui apporte une
sensation de confort. Dans les tubes circule l’eau du circuit
de chauffage ou le fluide frigorigène.
Certains planchers dits chauffant/rafraîchissant
permettent également de rafraîchir le bâtiment en période

© Frédéric Massard / Fotolia


estivale.

Les radiateurs basse température


Ils fonctionnent avec une eau dont la température est
comprise entre 45 et 50 °C et procurent une chaleur
douce. Cette solution peut être plus facile à mettre
en œuvre qu’un plancher chauffant dans le cas d’une
rénovation.

Les ventilo-convecteurs
Le principe des ventilo-convecteurs consiste à faire
passer de l’eau chaude (ou le fluide frigorigène) dans un
échangeur sur lequel souffle un ventilateur pour diffuser
de l’air chaud ou frais dans une pièce.
© Frédéric Massard / Fotolia

Ce système peut comporter une unité centrale ou une


unité par pièce qui pulse l’air réchauffé ou rafraîchi dans le
logement.
Des usages divers
PAC et eau chaude sanitaire
Bien que les pompes à chaleur soient avant tout des
systèmes de chauffage, certaines d’entre elles permettent
d’utiliser une partie de la chaleur du fluide frigorigène
pour chauffer l’eau d’un ballon, via un échangeur de
chaleur. D’autres systèmes de pompes à chaleur sont
uniquement dédiés à la production d’eau chaude sanitaire.

Le chauffe-eau thermodynamique
Fonctionnant de la même manière qu’une PAC aérothermique,
le chauffe-eau thermodynamique est composé d’une pompe
à chaleur et d’un ballon. Il puise les calories naturellement
présentes dans l’air pour les diffuser dans le ballon et assurer la
production d’eau chaude sanitaire.

PAC et chauffage de piscine


Une PAC peut également servir à chauffer l’eau d’une
piscine extérieure. Il est possible, dans certains cas,
d’utiliser la même installation pour le chauffage de
la maison, ce qui ne nécessite pas d’investissement
supplémentaire.

PAC et rafraîchissement
En plus de la fonction de chauffage, de nombreuses PAC
dites « réversibles » permettent de rafraîchir le logement

© Buderus
en été, grâce à l’inversion du cycle frigorifique.
Pour profiter de la fonction de rafraîchissement, il est
indispensable d’installer des émetteurs spécifiques
de type plancher chauffant/rafraîchissant ou ventilo-
convecteurs, par exemple.

Mise en service et entretien


Pour une performance et une durée de vie optimales, il Selon le type de système, certaines opérations de
est important d’assurer une bonne mise en service et un maintenance sont obligatoires :
entretien régulier des pompes à chaleur. • Un contrôle pour les équipements dont la charge en
Ces opérations doivent être réalisées par des fluide frigorigène est supérieure à 2 kg. Il doit être
professionnels spécialisés et compétents. réalisé lors de la mise en service et doit être renouvelé
tous les ans (Décret n°2007-737 du 7 mai 2007).
• L’inspection des pompes à chaleur réversibles dont la
puissance frigorifique nominale est supérieure à 12 kW.
Réalisée à l’initiative du propriétaire ou du syndicat de
copropriété de l’immeuble, elle doit avoir lieu au moins conception : think up, communication éco-responsable® : +33 9 65 14 46 37

tous les 5 ans.


La première inspection doit avoir eu lieu avant le 2 avril
2012 pour les installations existantes d’une puissance
supérieure à 100 kW et d’ici le 2 avril 2013 pour celles
© BanksPhotos / iStockphoto

dont la puissance est supérieure à 12 kW.


En cas d’installation d’un nouveau système, l’inspection
devra être effectuée au plus tard un an après
l’installation ou le remplacement de ce nouveau
matériel (Décret n° 2010-349 du 31 mars 2010).
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La pompe à chaleur en France

Depuis les années 1990, le marché français des pompes


à chaleur est en progression. Il comprend presque
exclusivement des pompes à chaleur à compression.
Contrairement à nos voisins européens (notamment
Suède, Suisse, Autriche) qui installent en majorité des
pompes à chaleur géothermiques, la technologie la plus
usitée en France est la pompe à chaleur aérothermique.
Le Grenelle de l’Environnement prévoit une contribution
des pompes à chaleur au mix énergétique à hauteur de

© Joshua Hodge Photography / iStockphoto


1,6 million de tonnes équivalent pétrole correspondant à
environ 2 millions de ménages équipés d’ici 2020.

Le marché de la pompe à chaleur en France


Le marché français des pompes à chaleur est en progression Marché annuel des pompes à chaleur
régulière depuis les années 1995. Il est passé d’environ source : AFPAC

1 500 réalisations par an avant 1997 à près de 65 000 unités PAC géothermiques
PAC aérothermiques (hors air/air)
vendues en 2011, hors systèmes air/air. PAC ECS
Total annuel (hors air/air)
La mise en place par les pouvoirs publics d’un crédit
d’impôt en faveur des PAC de 40 % en 2005, puis de 50 %
en 2006, a permis une progression significative du marché 120 000

durant ces années.


Un doublement du marché annuel s’est ensuite opéré 100 000

en 2008, année exceptionnelle durant laquelle environ


150 000 unités ont été vendues. Cette année a également 80 000

vu émerger le marché des PAC dédiées à l’eau chaude


sanitaire (chauffe-eau thermodynamiques). 60 000

Entre 2009 et 2011, la diminution du marché de la


construction neuve a directement affecté le marché des 40 000

PAC et plus particulièrement celui des PAC géothermiques,


généralement installées dans les bâtiments neufs. 20 000

Aujourd’hui près de 750 000 foyers français sont équipés


d’une pompe à chaleur (hors air/air). 0
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011

Marché annuel des pompes à chaleur géothermiques


source : AFPAC

PAC géothermiques sol/sol + sol/eau


PAC aquathermiques eau glycolée/eau + eau/eau

12 000

10 000

8 000

6 000

4 000
© Buderus

2 000

0
2007 2008 2009 2010 2011
Une filière qui se structure
Afin de pérenniser le développement des pompes à chaleur, • Créée en 2007 par l’AFPAC avec le soutien de l’ADEME et
les professionnels ont lancé des démarches de qualité. Elles transférée à l’association Qualit’EnR en 2010, QualiPAC
se composent de trois volets : le marquage NFPAC pour le est une appellation qui rassemble des professionnels
matériel, l’appellation qualité QualiPAC pour l’installation et engagés dans une démarche de qualité pour l’installation
le label QualiForage pour la réalisation du forage. de PAC dans l’habitat individuel. Elle est accordée aux
entreprises selon des critères précis, fixés dans un
référentiel. L’entreprise s’engage à respecter les dix
points de la Charte de Qualité QualiPAC et doit assister
à une formation obligatoire de cinq jours, validée par un
examen en fin de session. Une de ses installations est
• La marque NF PAC de l’AFAQ-AFNOR Certification est contrôlée dans le strict respect du référentiel, chaque
délivrée par CERTITA. Elle est attribuée sur démarche année.
volontaire des fabricants. Elle indique la conformité des
pompes à chaleur aux différentes normes en vigueur, • La démarche QualiForage vise à encadrer le marché
françaises, européennes et internationales, ainsi que des pompes à chaleur sur sondes géothermiques
le respect des performances minimales fixées dans verticales, réalisées pour être reliées par des pompes
le référentiel n° 414 d’AFNOR Certification (le COP, à chaleur. Ce label reconnaît le savoir-faire des foreurs
la puissance thermique et le niveau de puissance et leur engagement à respecter la norme en vigueur
acoustique). (NF‑X10‑970). Il vise la promotion d’une image de
marque optimale de la sonde géothermique verticale.

Les aides financières


Le crédit d’impôt 2012
Conditions d’éligibilité au crédit d’impôt pour les PAC
Montant
du crédit d’impôt
Type Technologie Taux majoré Conditions d’éligibilité
Taux pour pour un
une action bouquet de
seule travaux
Géothermique COP supérieur ou égal à 3,4 pour une température
à capteur fluide d’évaporation de -5 °C et une température de
frigorigène sol/sol condensation de 35 °C
ou sol/eau
Pour les 26 % 34 % COP supérieur ou égal à 3,4 pour des températures
habitations d’entrée et de sortie d’eau glycolée de 0 °C et -3 °C
Géothermique
principales PAC (y compris (y compris à l’évaporateur, et des températures d’entrée et de
eau glycolée/eau
neuves ou géothermiques pose de pose de sortie d’eau de 30 °C et 35 °C au condenseur selon le
anciennes l’échangeur l’échangeur référentiel de la norme d’essai 14511-2
souterrain) souterrain) COP supérieur ou égal à 3,4 pour des températures
Pompe à Géothermique d’entrée et de sortie de 10 °C et 7 °C d’eau à
Chaleur eau/eau l’évaporateur,
et de 30 °C et 35 °C au condenseur selon le
(si Intensité référentiel de la norme d’essai 14511-2
max COP supérieur ou égal à 3,4 pour une température
démarrage d’entrée d’air de 7 °C à l’évaporateur et des
≤ 45 A en PAC PAC 15 % 23 % températures d’entrée et de sortie d’eau de 30 °C
monophasé aérothermiques air/eau et 35 °C au condenseur, selon le référentiel de la
ou ≤ 60 A en norme d’essai 14511-2
triphasé)
COP supérieur ou égal à 2,3 pour les sources air
PAC dédiées à ambiant et air extérieur et à 2,5 pour les sources air
conception : think up, communication éco-responsable® : +33 9 65 14 46 37
Eau chaude
l’eau chaude 26 % 34 % extrait et géothermie, pour une température d’eau
thermodynamique
sanitaire chaude de 52,5 °C selon le référentiel de la norme
EN 16147

source : Article 200 quater du Code Général des Impôts, modifié par la loi n°2009-1674 du 30 décembre – art58 (V) et Article 18 bis de l’annexe 4 du CGI, modifié par l’arrêté du 30 décembre 2011

Les aides locales Le taux réduit de TVA


Certaines régions, départements ou communes Dans le cas d’un logement achevé depuis plus de deux ans,
soutiennent financièrement l’installation de pompes à les travaux d’installation de la pompe à chaleur réalisés par
chaleur aérothermiques ou géothermiques, sous forme de un professionnel ouvrent droit à une TVA réduite à 7 %.
subventions ou de prêts bonifiés.
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La pompe à chaleur en Europe et dans le monde

La diversité des applications et des technologies de pompes


à chaleur permet à ce système thermodynamique d’être
implanté en tout point du globe et dans tout type de
bâtiments. Les États-Unis, le Japon et la Suède constituent
les principaux marchés au monde. Le marché français est
également très dynamique et talonne aujourd’hui celui de
la Suède et de l’Italie. Selon les climats et modes de vie des
différents pays, certaines technologies sont privilégiées :
PAC géothermiques dans les pays « froids » (Suède, Suisse,

© Jean Assell / iStockphoto


Autriche, etc.), PAC aérothermiques dans les régions ou pays
« chauds » (Japon, Etats-Unis, Italie, etc.).

Le marché européen
des pompes à chaleur
En Europe, les principaux marchés de la pompe à chaleur
sont la Suède, l’Italie, la France, la Norvège, l’Allemagne et
la Finlande.
Entre 2007 et 2008, le marché des PAC en Europe a
connu une progression de près de 50 % traduisant une
reconnaissance accrue de cette technologie par les
particuliers. Elle s’explique également par de nouveaux
champs d’application ; auparavant installées en majorité
dans les maisons neuves, les pompes à chaleur trouvent

© Mikael Damkier / iStockphoto


aujourd’hui leur place dans les bâtiments tertiaires et
d’habitation collectifs mais également dans les bâtiments
existants lors d’opérations de rénovation.
Entre 2009 et 2010, le marché européen s’est stabilisé
autour de 700 000 unités vendues par an.

Marché annuel des pompes à chaleur en Europe en 2010


source : EHPA

Suède* 127 574
Italie* 123 377
France* 107 111
Novège* 84 036
Espagne* 71 616
Finlande* 59 887
Allemagne 59 435
Suisse 20 044
Portugal* 18 851
Royaume-Uni 18 480
Autriche 17 578
Estonie* 10 466
Pologne 8 245
Belgique 7 676
Pays-Bas 7 514
République Tchèque 6 446
Irlande 1 437
Hongrie 956
Slovaquie 860
Lituanie* 517
* Ventes de PAC réversibles air/air incluses
La répartition des différents types de PAC
Avant 2007, le marché européen des pompes à chaleur
était représenté majoritairement par la technologie des PAC
géothermiques en raison notamment des marchés suédois
et suisse très dynamiques sur ce type de technologie.
Depuis 2008, le nombre de PAC aérothermiques installées a
dépassé celui des PAC géothermiques. Ce basculement est
notamment lié à la progression exceptionnelle des marchés
français et allemand constitués en majorité de PAC air/eau.

Répartition des types de pompes à chaleur en Europe


source : EHPA

PAC air/air
PAC aérothermiques (hors air/air pour 2009 et 2010)
PAC géothermiques

800 000

700 000

600 000

500 000

400 000

300 000
© seraficus / iStockphoto

200 000

100 000

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2005 2006 2007 2008 2009 2010

Les pompes à chaleur géothermiques Principaux marchés des pompes à chaleur géothermiques
en Union européenne
source : Observ’ER 2011
Le marché européen des pompes à chaleur géothermiques
Pays 2009 * 2010
est le plus important et le plus dynamique au monde, il est
Suède 27 544 31 954
en progression régulière depuis une dizaine d’années et
Allemagne 29 371 25 516
atteint aujourd’hui environ 100 000 unités vendues par an.
France 15 507 12 250
Au total, le parc européen s’élève à plus d’un million de
PAC géothermiques installées (2010). Finlande 6 137 8 091
Les marchés les plus importants de l’Union Européenne Autriche 7 212 6 516
sont l’Allemagne, la France et la Suède qui possède le plus Pays-Bas 5 309 4 690
grand parc de PAC géothermiques installées au monde. Pologne 4 200 4 120
En Suède, en Autriche et en Suisse, ce type de PAC est Royaume-Uni 3 980 4 060
conception : think up, communication éco-responsable® : +33 9 65 14 46 37
majoritaire par rapport aux PAC aérothermiques ; les PAC République Tchèque 1 959 2 224
géothermiques y sont installées dans la grande majorité Belgique 2 336 1 249
des constructions neuves (95 % des maisons neuves Hongrie 259 1 000
équipées en Suède). Estonie 682 985
Italie n.d. 357
Lituanie 413 356
Irlande 1 321 224
Slovaquie n.d. 155
Slovénie 710 99
TOTAL 106 940 103 846
* estimation
© Warwick Lister-Kaye / iStockphoto

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dernière révision du document : octobre 2012

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