Cote du document: EB 2010/99/R.
30
Point de l’ordre du jour : 13
Date: 24 mars 2010 F
Distribution: Publique
Original: Anglais
Rapport annuel sur les activités de
gestion des risques au FIDA
Conseil d’administration — Quatre-vingt-dix-neuvième session
Rome, 21-22 avril 2010
Pour: Information
EB 2010/99/R.30
Note aux membres du Conseil d'administration
Le présent document est soumis au Conseil d’administration pour information.
Afin que le temps imparti aux réunions du Conseil soit utilisé au mieux, les
représentants qui auraient des questions techniques au sujet du présent document
sont invités à se mettre en rapport, avant la session, avec la responsable du FIDA
ci-après:
Yukiko Omura
Vice-Présidente
Présidente du Comité de gestion des risques
téléphone: +39 06 5459 2518
courriel: [Link]@[Link]
Les demandes concernant la transmission des documents de la présente réunion
doivent être adressées à:
Deirdre McGrenra
Fonctionnaire responsable des organes directeurs
téléphone: +39 06 5459 2374
courriel: [Link]@[Link]
EB 2010/99/R.30
Rapport annuel sur les activités de gestion des risques
au FIDA
I. Introduction
1. Conformément à la politique de gestion des risques au FIDA, examinée par le
Comité d’audit et présentée au Conseil d’administration en septembre 2008
(document EB 2008/94/R.4), le présent rapport dresse à l’intention des organes
directeurs un bilan annuel des activités de gestion des risques au FIDA. Il s’agit du
deuxième rapport de ce type.
II. Contexte
2. Lors de la Consultation sur la septième reconstitution des ressources du FIDA, la
direction s'est engagée à mettre en œuvre la gestion des risques de façon
progressive et méthodique dans les processus de décision du Fonds, sans créer de
structures distinctes et de nouveaux postes mais plutôt en misant sur les
ressources, les outils et les pratiques existants. La mise en œuvre de la gestion des
risques a pour objet de s’assurer que les risques susceptibles d’empêcher le FIDA
de s’acquitter de sa mission et de réaliser ses objectifs soient mieux gérés et, dans
la mesure du possible, plus précocement. Elle permet en outre de mettre les
procédures du FIDA en conformité avec les meilleures pratiques.
3. De nombreux éléments clés de la gestion des risques et du contrôle interne, par
exemple la planification stratégique axée sur les résultats, la gestion des
placements (risques de marché, de change et de crédit), ont déjà été mis en place
au cours de la période de la septième reconstitution et/ou sont en cours
d'élaboration au FIDA. La création en 2008 du Comité de gestion des risques a
néanmoins servi de catalyseur dans le processus d’introduction de la gestion des
risques au FIDA, et a en particulier contribué à l'adoption d'une approche plus
cohérente et plus rigoureuse en la matière. Le premier des documents-cadres, à
savoir la politique de gestion des risques au FIDA, a été élaboré en 2008 et
examiné par le Comité d'audit et le Conseil d'administration en septembre de la
même année. Le premier rapport annuel du Comité de gestion des risques a
également été présenté au Comité d'audit et au Conseil d'administration en
avril 2009. Ce deuxième rapport annuel présente les réalisations de 2009.
III. Comité de gestion des risques
4. Le Comité de gestion des risques se compose de deux représentants de la direction
générale, le Vice-Président en sa qualité de champion de la gestion des risques au
FIDA et la Responsable principale des finances et de l'administration, ainsi que des
responsables de haut niveau de chaque département. Le Directeur du Bureau de
l'audit et de la surveillance et le Conseiller juridique y participent en qualité
d'observateurs. Le Comité peut inviter ponctuellement d’autres directeurs et
responsables à participer pour apporter des précisions supplémentaires ou l’aider
sur des points particuliers inscrits à son ordre du jour. Ce Comité a pour rôle
d’introduire la gestion des risques au FIDA et d’en guider le développement, d’en
coordonner la mise en œuvre et d’assurer les examens et le suivi réguliers des
processus et des résultats.
5. Le Comité s'est réuni à sept reprises en 2009 (cinq fois en 2008) pour diriger la
mise en œuvre des documents-cadres et l'introduction du nouveau profil de risque
au FIDA. Il s’est doté d’un plan de travail à horizon mobile qui détaille les activités à
mener au cours de l’année et celles qui constituent son programme prévisionnel
jusqu’en 2012.
1
EB 2010/99/R.30
IV. Activités de gestion des risques menées en 2009
6. Le plan de travail pour 2009 portait sur l'élaboration des documents-cadres relatifs
à la gestion des risques et des procédures s’y rapportant, notamment le profil des
risques au FIDA, outre un travail de sensibilisation et de partage des connaissances.
7. Les principaux documents-cadres étaient le cadre de référence de la gestion des
risques (qui mentionne les contrôles internes), la structure des responsabilités et le
programme relatif à la déclaration des intérêts financiers (code de conduite). Sur
ces trois documents, le document sur la gestion des risques a été publié et les deux
autres documents en sont à l'étape finale de l'approbation par la direction générale.
8. Le cadre de référence de la gestion des risques au FIDA repose sur la norme
internationalement reconnue relative aux risques et au contrôle du Comité des
organisations parrainantes de la Commission Treadway (COSO) et adapte la gestion
des risques aux modalités de gestion, de direction et de contrôle qui sont celles du
FIDA. Ce cadre porte sur l'environnement interne en matière de risques et de
contrôle, l'identification et l'évaluation des risques, les activités de contrôle et
d'atténuation des risques, l'information et la communication ainsi que le suivi et
l'assurance; ces domaines sont subdivisés en caractéristiques qui devraient être en
place pour pouvoir atteindre les objectifs du FIDA, une série de bonnes pratiques
étant proposée pour chacune de ces caractéristiques. Une liste de contrôle détaillée
y a été ajoutée pour chacun des domaines dans le but de faciliter l'évaluation de
l'efficacité des procédures de gestion des risques en vigueur.
9. La structure des responsabilités de haut niveau est en cours d'élaboration en vue
de définir d’une façon claire et bien précise les responsabilités et les attributions
aux divers niveaux de gouvernance du FIDA, notamment le Conseil des
gouverneurs, le Conseil d'administration et ses comités, le Président, ainsi que les
hauts responsables de l'organisation et son personnel. Par la suite, une structure
plus détaillée des responsabilités des divers segments fonctionnels de l'organisation
sera également élaborée. Par exemple, dans le cadre de la réforme des ressources
humaines (RH), la structure des responsabilités en rapport avec la gestion des
personnes servira de base pour définir les attributions des responsables. Cette
structure contiendra également à l’intention des responsables un ensemble précis
de règles, de procédures et de directives relatives à la gestion de leur personnel, et
précisera les dispositifs correspondants au moyen desquels ils pourront rendre
compte de leur gestion. Le programme concernant la diffusion de l'information
financière exigera des hauts responsables et de certains membres du personnel qui
occupent des postes clés dans les domaines des finances, des placements, des
achats et de la gestion des ressources externes qu’ils fournissent chaque année une
attestation confidentielle confirmant le respect des principes fondamentaux énoncés
dans le code de conduite. Si la direction a entièrement confiance dans l'intégrité de
son personnel, elle n'en juge pas moins extrêmement important de pouvoir
garantir, et démontrer, que le FIDA dispose de mesures de contrôle interne et qu'il
adhère aux meilleures pratiques déjà en vigueur dans les autres institutions
financières internationales, dans la plupart des organisations des Nations Unies et
dans d'autres organismes publics.
10. Les activités que le Comité a menées à bien en 2009 étaient notamment les
suivantes:
• adoption de la politique de gestion des risques au FIDA sous forme d’un
Bulletin du Président;
• publication du cadre de référence de la gestion des risques, y compris des
mesures de contrôle interne;
• examen semestriel du registre des risques encourus par le FIDA et par
chaque département. À cette fin, un examen des pratiques a été réalisé
portant sur: l’évaluation du risque et de son degré d’importance; la
2
EB 2010/99/R.30
formulation de mesures d'atténuation adaptées et les responsabilités
afférentes à leur mise en œuvre; et la surveillance des risques;
• lancement à titre pilote par la Division des services financiers d’un dispositif
de contrôle interne de l’information financière, qui devrait être déployé en
2010 dans les autres divisions ayant des responsabilités importantes en
matière d’information financière;
• mise en place du profil de risque et du registre des risques au FIDA et de
leur évaluation. Une approche "descendante" est désormais adoptée pour
compléter les données qui figurent déjà dans le registre des risques au
FIDA, lesquelles ont été produites en recourant à l’approche "ascendante"
qui est celle des examens trimestriels ("entretiens sur la performance")
réalisés lors de l’exécution du plan de travail annuel de chaque division.
L'approche "descendante" prévoyait au départ la participation de membres
du Comité d'audit en 2008 ainsi que des discussions avec tous les cadres
supérieurs et intermédiaires ainsi que de nombreux autres membres du
personnel, et des contributions de leur part, au cours d'une série d'ateliers
organisés en 2009 pour recenser les principales menaces et les principales
possibilités liées à la réalisation des objectifs du FIDA;
• activités de formation et de gestion des connaissances en vue d’introduire
la gestion des risques à l'échelle de tout le FIDA. Un atelier sur la gestion
des risques tenu en mars 2009 était ouvert à tous les membres du FIDA et
un autre cours de formation avec certification en matière de gestion des
risques a été organisé à l'intention des coordonnateurs des divisions en
décembre 2009. Un atelier distinct a également été spécifiquement
organisé à l'intention du personnel du département des opérations en mai
2009. Un centre documentaire sur la gestion des risques a été créé; il
contient des publications et documents d'information divers sur les risques.
Le site intranet dédié à la gestion des risques a été actualisé pour inclure
de nouveaux documents du FIDA et de nouveaux liens à l'intention du
personnel ayant des responsabilités particulières en matière de gestion des
risques au FIDA.
11. S'agissant du profil de risque au FIDA, l'équipe de direction du FIDA a, en
novembre 2009, passé en revue et hiérarchisé les risques jugés les plus importants
pour l'organisation. Il s'agissait là d'un processus résultant de l'identification des
risques réalisée au fil des ateliers en groupes suivant une approche "ascendante".
Les risques recensés au cours de ces ateliers ont ensuite été passés en revue par le
Comité de gestion des risques et résumés à 14 risques (voir l'annexe) qui ont
ensuite été présentés à l'équipe de direction du FIDA. En utilisant la machine à
voter du FIDA, l'équipe de direction a sélectionné cinq risques prioritaires, identifié
les personnes chargées de la gestion de ces risques et défini les stratégies pour les
atténuer.
12. Les cinq risques prioritaires du profil de risque sur lesquels la direction du FIDA a
décidé de mettre l'accent sont résumés ci-après. Chaque risque a été confié à un
haut responsable qui sera chargé de superviser la mise en œuvre des mesures
d’atténuation.
3
EB 2010/99/R.30
Niveau Risque Domaine de Stratégie d’atténuation du risque
risque
1 Si la planification stratégique des effectifs Planification et 1. Coordination et harmonisation de l'élaboration
n'est pas abordée dans une perspective gestion des du plan à moyen terme du FIDA et du plan
institutionnelle et alignée sur le plan à ressources stratégique pour le personnel.
moyen terme de l'organisation, et que des (humaines et 2. Participation accrue des directeurs et de la
outils et mesures appropriés de mise en financières)
direction générale qui ne doivent pas simplement
œuvre ne sont pas élaborés, il existe un s’occuper des effectifs stratégiques en tant que
risque que les phases de recrutement, de
tâche administrative.
déploiement, de perfectionnement et de
départ puissent se dérouler de façon
malencontreuse et soient très difficiles à
mettre en œuvre, empêchant le FIDA de
se doter du personnel dont il a besoin
pour réaliser son ambitieux programme de
travail.
2 Si le FIDA n'adopte pas une approche Planification et 1. Instaurer une culture et un programme
stratégique ou ne dispose pas d’une gestion des institutionnels en faveur de l'efficience qui:
solide culture institutionnelle d'efficience ressources a) définisse clairement et hiérarchise les
administrative, il existe un risque que (humaines et processus institutionnels qu'il convient de
des réductions puissent être effectuées à financières) réexaminer; et b) inclue un cadre approprié pour
court terme aux dépens de la qualité et de les ressources humaines et des outils d'appui au
l'efficacité des processus administratifs, et redéploiement/au départ du personnel, sous
à celui des gains d'efficience à long terme. réserve que de telles mesures soient nécessaires.
2. Revoir le processus d'allocation du budget
d'investissement.
3. Avant de préparer les dossiers de justification
pour les systèmes des technologies de
l'information (TI), procéder à des examens
approfondis et néanmoins rapides du processus
pour s’assurer qu’il est nécessaire et utile tel
qu’actuellement mis en œuvre (non-application
des chartes des projets approuvées par le Comité
de gouvernance des TI).
4. Associer davantage le personnel à cet examen
et à l'analyse des dossiers de justification relatifs
à la rationalisation/l'amélioration et à la
participation renforcée des superviseurs et des
directeurs à la recherche des solutions.
5. Renforcer les compétences de gestion des
projets (PRINCE 2) et du changement.
3 Si la procédure d'élaboration du nouveau Planification et 1. Se mettre rapidement d’accord sur les
règlement du personnel du FIDA n'est pas gestion des principes essentiels de gestion des ressources
conçue et gérée comme il se doit, il existe ressources humaines qui doivent figurer dans le règlement du
un risque que l’élaboration de ce (humaines et personnel.
règlement demande beaucoup plus de financières)
2. Consulter largement, plus fréquemment et en
temps que prévu et que celui-ci ne soit
face à face les dirigeants, le personnel et les
guère meilleur que le règlement
autres parties prenantes. Diffuser dans les
précédent, et qu’en conséquence le meilleurs délais une version provisoire bien
renforcement des compétences du FIDA
rédigée pour permettre une préparation adéquate
dans le domaine de la gestion de ses
de discussions et de consultations efficaces.
effectifs soit limité.
3. Indiquer de manière très transparente les
délais fixés pour l'achèvement de ces travaux.
4 En raison du manque de clarté et de Programmes 1. Création d'un groupe de coordination de la
cohérence des instructions et des de pays présence dans les pays, avec des objectifs de
pratiques s'agissant de la création et de résultat et des délais clairement définis pour
l'administration des bureaux de présence s’assurer que la décentralisation soit mise en
du FIDA dans les pays, il existe un œuvre dans le cadre d'un système de gestion
risque que la mise en place appropriée institutionnelle cohérent.
de ces bureaux puisse demander plus de 2. Préparation d'un manuel sur la présence dans
temps que prévu, que les coûts
les pays.
administratifs d'installation et de
fonctionnement en soient plus élevés que 3. Signature rapide des accords avec les pays
prévu, et qu'en conséquence les hôtes, les bureaux de pays ainsi que des accords-
avantages attendus de la présence dans cadres avec le siège des organismes d'accueil.
les pays ne se concrétisent pas 4. Accréditation rapide du personnel, y compris
totalement. pour les avantages relatifs à l'immunité et aux
privilèges.
4
EB 2010/99/R.30
Niveau Risque Domaine de Stratégie d’atténuation du risque
risque
5 En raison de l'expérience assez limitée Programmes 1. Clarifier la répartition des rôles et des
qu’a le FIDA de la supervision directe, de de pays responsabilités entre le Département gestion des
l’insuffisance de définition des processus programmes (PMD) et la Division des services
qui entraîne une division du travail peu financiers (FC).
claire et un chevauchement de ces 2. Passer en revue les processus institutionnels et
processus, il existe un risque que la les améliorer en les modernisant pour la
supervision du respect des prescriptions
supervision directe et la gestion des portefeuilles
fiduciaires et de l'administration des prêts
de pays.
puisse ne pas être assurée de manière
efficiente, efficace et dans les délais 3. Améliorer les systèmes des TI destinés à la
impartis, et qu’il en résulte un retard de supervision directe (y compris en utilisant les
l'exécution des projets et de la réalisation signatures électroniques).
des objectifs de développement. 4. Tirer pleinement parti de la présence dans les
pays pour renforcer la performance du portefeuille
en cours.
13. D’après le récapitulatif des cinq risques prioritaires, on voit que les trois risques les
plus importants au FIDA du point de vue institutionnel ont trait à la planification et
à la gestion des ressources, les risques qui viennent en quatrième et cinquième
position se rapportant à la présence dans les pays et aux programmes. En
particulier, les risques majeurs ont trait à la nécessité d'adopter une approche de la
planification stratégique des effectifs en adéquation avec le plan à moyen terme du
Fonds, en utilisant les outils et mesures adaptés qui apporteront des avantages à
moyen terme. En 2010, le FIDA continuera à perfectionner les contrôles en la
matière et passera en revue les mesures d'atténuation et les responsabilités en ce
qui concerne les risques, y compris les neuf autres risques signalés à l'équipe de
direction du FIDA.
14. Il convient de préciser que l’information présentée dans ce récapitulatif représente
un travail en cours et n'est pas définitive. De fait, certaines des mesures
d'atténuation indiquées sont déjà appliquées, alors que d'autres sont de nouvelles
mesures envisageables qu’examine actuellement la direction. Il pourrait également
être pertinent d'indiquer que le registre des risques institutionnels évolue sans
cesse et reflète les risques prioritaires sans tenir compte des effets des stratégies
d'atténuation déjà en place. En conséquence, le FIDA s'attend vraiment à ce que la
hiérarchisation des risques change et évolue, tant sous l’effet des mesures
d'atténuation déjà prises que de l’apparition de nouvelles problématiques.
15. Pour répondre sur-le-champ au caractère très prioritaire que revêtent les questions
liées à la gestion des ressources, la direction du FIDA a renforcé les stratégies
d'atténuation déjà mises en place ces derniers mois, notamment en créant un
groupe de travail ad hoc de la planification stratégique des effectifs et en engageant
un consultant pour aider à rédiger une version provisoire du manuel qui remplacera
le Manuel des procédures relatives aux ressources humaines. Ces stratégies portent
également sur les préoccupations récemment exprimées par le Conseil
d'administration au sujet de la question des ressources humaines. À cet égard, il
convient de souligner que les organes directeurs du FIDA jouent un rôle
fondamental à la fois pour repérer les nouveaux risques et pour appuyer les
mesures visant à les atténuer. Cela est particulièrement vrai pour la gestion des
ressources, dans la mesure où les organes directeurs assument un rôle essentiel en
ce qui concerne l'approbation des ressources budgétaires globales du FIDA et leur
répartition prévue. Mais cela s'applique également à la présence dans les pays – le
Conseil d'administration a joué un rôle fondamental en demandant au FIDA
d'assumer la supervision directe de l'exécution de son portefeuille de prêts et de
dons, déterminant par là la nécessité pour le FIDA d’élargir sa présence dans les
pays et d’acquérir des compétences et des capacités plus poussées dans le domaine
fiduciaire. En outre, le Conseil continue de prendre une part active au choix des
stratégies servant à atténuer ces risques. La direction du FIDA se félicite des
5
EB 2010/99/R.30
interventions de ses organes directeurs à cet égard, dont le but est de permettre au
FIDA de s'acquitter de sa mission d'une manière plus efficiente et plus efficace.
16. Comme l'indique le rapport présenté à la Consultation sur la septième
reconstitution des ressources du FIDA, la direction a adopté une approche
progressive et méthodique pour lancer les activités de gestion des risques sans
créer de nouvelles structures permanentes et de nouveaux postes, à l'exception du
Comité de gestion des risques. Les membres du personnel qui consacrent du temps
aux activités de gestion des risques le font en plus de leurs tâches et
responsabilités habituelles. En 2009, les coûts des services externes de consultants
en rapport avec l'élaboration et les prestations de formation générique à laquelle
l'ensemble du personnel du FIDA a été invité, la formation spécialisée à l'intention
du personnel de PMD et un cours spécialisé de certification en gestion des risques
pour les coordonnateurs des divisions ont représenté approximativement
50 000 USD (100 000 USD en 2008).
V. Plan de travail pour 2010 et programme prévisionnel
17. Conformément à son mandat, à partir de 2010 et au-delà, le Comité de gestion des
risques commencera à s'occuper du suivi et de l'examen des procédures de gestion
des risques au FIDA. Le plan de travail du Comité pour 2010 inclut la finalisation de
certaines activités démarrées en 2009, notamment :
• achèvement et publication finale des documents-cadres concernant les
responsabilités et la déclaration des intérêts financiers;
• activités de formation et de communication;
• mise au point définitive du registre des risques institutionnels, qui sera
suivi et réévalué au moins une fois par an.
VI. Nouvelles problématiques
18. En 2009, les activités ont démarré en ce qui concerne le lancement à titre pilote
d'un cadre de contrôle interne pour la communication de l’information financière
par la Division des services financiers. Un premier schéma de tous les principaux
contrôles en rapport avec la communication des données financières est déjà prêt,
y compris une évaluation préliminaire des contrôles clés et des lacunes des
systèmes de contrôle. Un résumé du processus et des résultats sera présenté au
Comité d'audit en avril, y compris une première déclaration sur l'efficacité des
contrôles de la communication financière déjà mis en place. Il est envisagé d'inclure
dans les états financiers de 2011 une déclaration officielle de la direction quant à
l'efficacité des contrôles de l’information financière mis en place, et une attestation
du Commissaire aux comptes sur cette déclaration. L'imposition de cette nouvelle
obligation de vérification externe des comptes devrait coïncider avec le processus
de sélection d'un nouveau Commissaire aux comptes.
19. En 2010, à la suite des affirmations de la direction et en son nom, le Bureau de
l'audit et de la surveillance réalisera des essais pour vérifier la fiabilité des contrôles
internes au cours de la préparation des états financiers de 2010.
20. L’un des principaux avantages de la déclaration officielle sur le contrôle interne par
le biais d’une déclaration annuelle et d’une éventuelle attestation de conformité
réside dans le fait qu’elle constitue une garantie supplémentaire pour les parties
prenantes (notamment les organes directeurs, y compris le Comité d’audit, et les
donateurs) de la rigueur avec laquelle les gestionnaires du Fonds s’acquittent de
leurs responsabilités fiduciaires.
6
Annexe EB 2010/99/R.30
Profil des risques institutionnels au FIDA
Évaluation des risques institutionnels par l'équipe de direction du FIDA1
Vue d'ensemble de l'évaluation des risques
institutionnels par l'équipe de direction du FIDA
12 novembre 2009
Planification et gestion des ressources 28,89
Planification et gestion des ressources 24,6
Planification et gestion des ressources 24,2
Programmes de pays 22,04
Programmes de pays 21,57
Domaine de risques
Programmes de pays 18,19
Financiers 16,07
Programmes de pays/sensibilisation
15,68
internationale
Programmes de pays 15,62
Financiers 14,86
Sensibilisation internationale 14,43
Programmes de pays 13,67
Sensibilisation internationale 12,39
Continuité des activités 11,23
0 5 10 15 20 25 30 35
Note totale
1
La note totale (qui représente la note moyenne) est le résultat obtenu à l’issue du vote de l'équipe de direction sur
l'impact et la probabilité des risques examinés, au moyen d'une matrice basée sur une double échelle 6x6. Pour les
notes concernant l'impact: barème de 1 à 6 (1 signifiant "négligeable" et 6 "catastrophique"). Notes concernant la
probabilité: barème de 1 à 6 (1 signifiant "quasiment impossible" et 6 "quasiment certain au cours de la période
concernée").
7
Annexe EB 2010/99/R.30
Profil de risque au FIDA - résumés des risques 6 à 14
Niveau Risque Domaine de Stratégies d’atténuation du risque
risque
6 En raison de la Programmes de 1. Mettre davantage l'accent sur l'identification des besoins
complexité accrue de la pays des pays en matière de capacités et aider à renforcer les
gestion de programmes capacités des partenaires d'exécution, peut-être en recourant
de grande envergure (et aux ressources des dons.
parce que le nombre de
ces programmes pourrait 2. Être présent dans les pays.
augmenter du fait de
l'accroissement du 3. Renforcer l'approche par programme de pays (par exemple
programme de travail), il moyennant une gestion améliorée des connaissances et un
existe un risque que les examen des outils du FIDA en la matière).
capacités des
gouvernements, du FIDA
et des partenaires
puissent être insuffisantes
pour en appuyer
efficacement la gestion,
ce qui empêcherait le
FIDA d’atteindre
pleinement ses objectifs
de développement
7 En raison de Financiers 1. Le groupe de travail chargé de réviser la politique du FIDA
l'accroissement du en matière de liquidités est opérationnel. Il convient de
programme de travail, du s'assurer que les examens des politiques concernant les
cadre pour la placements et les liquidités sont efficaces et permettent les
soutenabilité de la dette, changements requis par la crise financière.
des nouvelles conditions
générales (qui entraînent 2. Examiner la stratégie de gestion financière au regard des
des échéances de activités à moyen et long terme du FIDA (la proposition de
décaissement plus FC/Division de la trésorerie/PMD a été présentée au Comité
courtes) et du rôle accru de gestion des opérations et au Comité de gestion des
que devrait jouer le FIDA risques).
dans les domaines de la
sécurité alimentaire et du 3. Repenser le modèle de mobilisation des ressources du
changement climatique, il FIDA (principalement fondé sur les reconstitutions) et trouver
existe un risque de d'autres sources, y compris éventuellement en modifiant
décalage entre les l'accord fondamental, si nécessaire.
entrées de ressources,
les sorties et les besoins 4. Renforcer le groupe de travail chargé de la stratégie de
de liquidité, ce qui mobilisation des ressources.
entraînerait des
fluctuations accrues des
ressources financières et
une dépendance
excessive des
reconstitutions.
8 En l'absence Programmes de 1. Intégrer plus explicitement la gestion des connaissances
d'instructions concrètes pays/ dans le système de budgétisation et de gestion des résultats
sur les modalités de sensibilisation du FIDA (résultat de la gestion institutionnelle, indicateurs clés
gestion des internationale de performance, allocations budgétaires, système d'évaluation
connaissances et de de la performance).
mesures appropriées
d'incitation et d'obligation
de rendre des comptes, il
existe un risque que la
gestion des
connaissances ne soit
pas incluse dans tous les
processus du FIDA, ce
qui compromettrait les
efforts déployés pour faire
du Fonds une institution
plus efficace de partage
des connaissances
9 En raison de conditions Programmes de 1. Veiller au respect par le personnel du FIDA des procédures
de sécurité fluctuantes pays de sécurité des Nations Unies.
et/ou du fait que les
procédures établies en 2. Réaliser des évaluations des risques encourus en matière
8
Annexe EB 2010/99/R.30
Niveau Risque Domaine de Stratégies d’atténuation du risque
risque
matière de sécurité sur le de sécurité avant d'ouvrir des bureaux de pays du FIDA.
terrain ne sont pas
pleinement et
systématiquement
respectées, la vie
d'agents du FIDA qui se
rendent ou sont domiciliés
dans des États membres
pourrait être gravement
mise en péril, une
situation qui, outre la
gravité des conséquences
potentielles pour le
personnel, limiterait la
capacité de supervision
directe des projets du
FIDA et de collaboration
étroite avec les parties
prenantes des pays.
10 Il existe un risque que le Financiers 1. Un conseiller spécial pour les membres arabes de l'OPEP a
FIDA ne tire pas été recruté.
pleinement parti de son
potentiel de mobilisation 2. Le FIDA s'efforcera d'accroître la participation des membres
des ressources auprès des pays arabes de l'OPEP au cours de la neuvième
des pays non membres reconstitution et continuera de développer la coopération avec
de l'Organisation de les institutions spécialisées de la région du Golfe.
coopération et de
développement 3. Ouvrir un bureau de liaison dans la région arabe.
économiques (OCDE)
aux fins de la neuvième
reconstitution
11 Si les processus Sensibilisation 1. Dispenser au personnel une formation sur l'élaboration des
d'évaluation et de internationale politiques, l'analyse, la concertation, la sensibilisation et la
sélection des priorités du communication.
FIDA ainsi que de
planification de sa 2. Élaborer une stratégie de sensibilisation pour donner une
participation à idée plus claire des résultats auxquels le FIDA entend arriver
l'élaboration des grandes par le biais de ses activités de sensibilisation de façon à
orientations orienter l'ampleur de l'action, la division du travail et les
internationales ne sont ressources qui devraient y être consacrées.
pas adéquatement 3. Élaborer un système plus précis pour évaluer/définir les
conçus ou gérés, il existe priorités du FIDA en matière d'engagement international en
un risque que rapport avec le cycle annuel de budgétisation et de
l'engagement planification.
international du Fonds en
la matière puisse être 4. Améliorer l'articulation entre les départements (de façon à la
improvisé et réactif, et fois formelle et informelle), par exemple désigner des points de
qu’il présente par contact pour les politiques ou pour la communication au sein
conséquent un intérêt de PMD.
stratégique limité.
12 En raison des Programmes de 1. Renforcer les évaluations des capacités des gouvernements
défaillances de la pays en matière de passation des marchés et de lutte contre les
gouvernance et/ou des problèmes de corruption, et réaliser ces évaluations plus tôt,
mesures de lutte contre la c'est-à-dire au cours de l'élaboration des programmes
corruption au niveau des d'options stratégiques par pays ou des projets.
gouvernements, il existe
un risque que les 2. Surveiller de plus près la qualité des marchés passés et de
accords fiduciaires relatifs la gestion financière au cours de l'exécution des programmes.
aux prêts et aux dons
puissent ne pas être 3. Accroître l'appui fourni par les hauts responsables du FIDA
respectés, ce qui ferait dans le cas où des enquêtes doivent être réalisées.
obstacle à la pleine
réalisation des objectifs
de développement.
13 Faute de liens Programmes de 1. Renforcer les liens entre les programmes et les
systématiques et bien pays/ connaissances sur les grandes orientations comme moyen
développés entre les sensibilisation d'améliorer la qualité des contributions du FIDA à la
programmes et les internationale concertation.
9
Annexe EB 2010/99/R.30
Niveau Risque Domaine de Stratégies d’atténuation du risque
risque
connaissances sur les
grandes orientations, il
existe un risque que le
FIDA n’ait que peu de
modèles ou de meilleures
pratiques à proposer aux
décideurs ou à partager
avec eux, ce qui pourrait
limiter l'intérêt
stratégique que présente
son engagement dans le
domaine de la
sensibilisation.
14 Il existe un risque que Continuité des 1. Parachever et publier le Bulletin du Président sur le plan de
des événements ou crise opérations continuité des opérations.
majeurs non prévus
puissent entraîner de 2. Mettre à l’essai les plans existants.
graves perturbations des
opérations du FIDA 3. Parachever les plans des divisions.
4. Résoudre le problème juridique que pose la délégation des
pouvoirs du Président en situation de crise.
10