Recommandations OMS sur la vaccination
Recommandations OMS sur la vaccination
Dose à la naissance
3-4 doses 3 doses (pour groupes à haut risque si pas vaccinés
Prématuré et faible poids à la naissance
Hépatite B 2 (voir notes pour les choix des précédemment)
Co-administration des vaccins et vaccin combiné
programmes) (voir note)
Définir haut risque
Se référer à https://www.who.int/teams/immunization-vaccines-and-biologicals/policies/position-papers pour les dernières mises à jour du tableau et des notes d’information.
Ce tableau résume les recommandations de l’OMS pour la vaccination des enfants. Il est conçu pour assister au développement des programmes spécifiques des pays et n’est pas destiné à un usage
direct par les agents de santé.
Les programmes spécifiques de chaque pays doivent prendre en compte les considérations locales épidémiologiques, programmatiques, financières et politiques. Même si les vaccins sont universellement
recommandés, certains enfants peuvent présenter des contre-indications à des vaccins particuliers. P.1 /12
(mise à jour en novembre 2021)
Dukoral (WC-rBS): 3 doses ≥ 2-5 ans, rappel tous les 6 mois; 2 doses adultes/enfants ≥ 6 ans, rappel après 2
Âge minimum
Choléra 15 ans
Définir haut risque
Shanchol, Eucvchol & mORCVAX: 2 doses ≥1 an, dose de rappel après 2 ans
MenA
conjugué 1 dose 9 - 18 mois (5µg) 2 doses si < 9 mois avec intervalle de 8 semaines
P.2 /12
Résumé des notes - Tableau 1 que leur état de santé clinique est bon et qu’elles sont immunologiquement stables (CD4%
>25% pour les enfants de <5 ans ou numération des CD4 ≥200 si elles sont âgées de >5
• Se référer à http://www.who.int/immunization/documents/positionpapers pour la version la ans), elles devraient être vaccinées par le BCG. Les nouveau-nés de mères dont on ignore le
plus récente de ce tableau et des notes de synthèse. statut sérologique pour le VIH devraient être vaccinés, car les avantages de la vaccination par
le BCG l’emportent sur les risques; les nouveau-nés de mères séropositives et dont le statut
• Le tableau ci-joint résume les recommandations de vaccination systématique pour les enfants,
sérologique pour le VIH est inconnu devraient être vaccinés s’ils ne présentent pas de signes
que l’on trouve dans les notes d’information de l’OMS, publiées dans la Revue Epidémiologique
cliniques évocateurs de l’infection à VIH, que la mère reçoive ou non un traitement antirétroviral;
Hebdomadaire. Il s’agit d’assister les organisateurs à développer un programme de vaccination
et pour les nouveau-nés infectés par le VIH, confirmés par des tests virologiques précoces, la
adapté. Les agents de santé peuvent se référer à leur programme national de vaccination.
vaccination par le BCG devrait être retardée jusqu’à ce que le traitement antirétroviral soit
Même si les vaccins sont universellement recommandés, certains enfants peuvent présenter
instauré et que le nourrisson soit confirmé immunologiquement stable (CD4 >25 %).
des contre-indications à des vaccins particuliers.
• Les nourrissons dont la prématurité est moyenne à tardive (âge gestationnel >31 semaines) et
• Les vaccins peuvent généralement être co-administrés (par example plus d’un vaccin administré
les nourrissons de faible poids à la naissance (<2 500 g) qui sont en bonne santé et cliniquement
sur différents sites, lors d’une même visite). Les recommandations appuyant formellement la
stables peuvent être vaccinés par le BCG à la naissance ou, au plus tard, à leur sortie du service
co-administration sont indiquées dans le tableau, par contre le manque de recommandation
néonatal.
explicite pour la co-administration ne signifie pas que le vaccin ne peut pas être co-administré;
de plus, il n’y a pas de recommandation contre la co-administration.
• Les doses administrées lors d’une campagne ne font pas nécessairement partie du programme de 2 Hépatite B
vaccination systématique des enfants, cela dépend du type et de l’objectif de la campagne (par
example les activités supplémentaires de vaccination (AVS) versus vaccination systématique / • Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2017, 92:369-392) [pdf 2.4MB]
campagne d’impulsion pour des raisons d’accés).
• La vaccination contre l’hépatite B est recommandée pour tous les enfants à l’échelle mondiale.
• Pour certains antigènes, les recommandations, concernant l’âge des séries de primovaccination L’administration d’au moins 3 doses de vaccin anti-hépatite B à tous les enfants devrait être la
et/ou les doses de rappel, ne sont pas disponibles. Par contre, les critères d’âge de la 1ère dose norme pour tous les programmes nationaux de vaccination. Étant donné que la transmission
doivent être déterminés par les données épidémiologiques locales. dans la période périnatale et au début de la période postnatale est la source la plus importante
• Si un programme de rattrapage est disponible pour une vaccination interrompue, cela est d’infection chronique à VHB à l’échelle mondiale, tous les nourrissons (y compris ceux qui ont un
précisé dans les notes de synthèse. faible poids de naissance ou sont prématurés) devraient recevoir leur première dose de vaccin
anti-hépatite B dès que possible après la naissance, de préférence dans un délai de 24 heures.
• D’autres vaccins, comme la varicelle et le pneumocoque polyosidique, qui peuvent avoir un
bénéfice individuel, ne sont généralement pas recommandés dans la vaccination systématique. • La dose à la naissance doit être suivie de 2 ou 3 doses supplémentaires pour achever la série
Voir les notes de synthèse spécifiques pour plus de détails. de primovaccination. Les deux options suivantes sont convenables: i) schéma à 3 doses de
vaccin anti-hépatite B, dont la première (vaccin monovalent) est administrée à la naissance
• Pour plus d’informations sur les programmes de vaccination, se référer à “Immunological Basis et la deuxième et la troisième (vaccin monovalent ou combiné) sont administrées en même
for Immunization series” disponibles (en anglais) sur le lien suivant: http://www.who.int/ temps que la première et la troisième doses de vaccin à valence DTC; ou ii) 4 doses, la dose
immunization/documents/immunological_basis_series/en/index.html à la naissance de vaccin monovalent étant suivie de 3 doses (vaccin monovalent ou combiné),
généralement administrées en même temps que d’autres vaccins figurant dans la calendrier
de vaccination systématique des nourrissons; la dose supplémentaire n’a pas d’effet néfaste.
1 L’intervalle entre les doses doit être de 4 semaines au moins.
BCG
• Une dose de vaccin anti-hépatite B peut être administrée à la naissance aux nourrissons qui sont
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2018, 93:73-96) [pdf 660KB] prématurés ou qui présentent une insuffisance pondérale (<2000 g). Chez ces nourrissons, la
• La vaccination universelle à la naissance par le BCG est recommandée dans les pays ou les dose à la naissance ne doit pas être comptée parmi les 3 doses de la série de primovaccination;
milieux dans lesquels l’incidence de la tuberculose et/ou la charge de morbidité de la lèpre sont la série standard de 3 doses de primovaccination doit être administrée conformément au
élevées. Une dose unique de vaccin BCG doit être administrée à tous les nouveau-nés en bonne calendrier vaccinal national.
santé à la naissance, la co-administration du BCG avec la dose de naissance du vaccin contre • La vaccination de rattrapage doit être axée en priorité sur les tranches d’âge les plus jeunes,
l’hépatite B est fortement recommandée. ces cohortes étant celles où le risque d’infection chronique est le plus élevé. La vaccination de
• Les pays à faible incidence de tuberculose ou de lèpre peuvent choisir de vacciner sélectivement rattrapage est une occasion de prévention limitée dans le temps qui devrait être envisagée en
les nouveau-nés au sein de groupes à haut risque. tenant compte des ressources disponibles et du degré de priorité de ces activités. Les personnes
non vaccinées recevront le vaccin selon un calendrier de 0, 1 et 6 mois.
• La vaccination par le BCG est aussi recommandée pour enfants plus âgés, adolescents et
adultes non-vaccinés qui sont TCT et TLIG négative provenant de milieux à forte incidence de • Il est recommandé de vacciner les groupes présentant le plus haut risque d’infection à VHB,
tuberculose et/ou à forte charge de morbidité de la lèpre; passant d’un milieu à faible incidence notamment: les patients qui ont fréquemment besoin de sang ou de produits sanguins, les
de tuberculose et/ou à faible charge de morbidité de la lèpre à un milieu à forte incidence/ patients sous dialyse, les sujets diabétiques, les bénéficiaires de transplantations d’organes
charge de morbidité; et présentant un risque d’exposition professionnelle dans des zones à solides, les personnes atteintes d’une affection hépatique chronique dont l’hépatite C, les
faible et à forte incidence de la tuberculose (par exemple agents de santé, personnels de sujets infectés par le VIH, les détenus, les consommateurs de drogue par injection, les contacts
laboratoire, étudiants en médecine, travailleurs pénitentiaires, autres personnes exposées sur domestiques et sexuels de personnes présentant une infection à VHB chronique, les hommes
le lieu de travail). ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les personnes ayant des partenaires sexuels
multiples, ainsi que les agents de santé et d’autres personnes pouvant être exposées à du sang,
• La vaccination par le BCG n’est pas recommandée pendant la grossesse. des produits sanguins ou d’autres liquides biologiques potentiellement infectieux dans le cadre
de leur travail.
• Si les personnes infectées par le VIH, y compris les enfants, reçoivent un traitement antirétroviral,
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en novembre 2021) P.3 /12
3 Polio d’importation est faible (avec des pays limitrophes et des populations déplacées importantes
présentant également des taux de couverture élevés), un calendrier séquentiel VPI-VPOb peut
• Note de synthèse sur les vaccins antipoliomyélitiques révisée sera publiée en 2022. Référence être appliqué si les PPAV représentent une préoccupation importante. (Note de synthèse, 2016)
Note de synthèse: Relevé epid. hebdo. (2016, 9:145-68)[pdf 611KB] et des Réunions du Groupe
stratégique consultatif d’experts sur la vaccination - conclusions et recommandations. Relevé • L’administration initiale de 1 ou 2 doses de VPI doit être suivie de celle de ≥2 doses de VPOb
epid. hebdo. (2021, 96:133-144) [pdf 448KB], Relevé epid. hebdo. (2020, 95: 585 - 607) [pdf pour garantir un niveau suffisant de protection de la muqueuse intestinale et une diminution
468.8Kb], Relevé epid. hebdo. (2020, 95: 241-256) [pdf 480.8Kb] acceptable de la charge de PPAV. (Note de synthèse, 2016)
VPO plus le VPI • Pour les calendriers séquentiels VPI-VPOb, l’OMS préconise d’administrer le VPI à l’âge de
2 mois (calendrier en 3 doses VPI-VPOb- VPOb, par exemple) ou à 2 mois et à 3-4 mois
• Tous les pays utilisant trois doses de VPOb et une dose de VPI doivent inclure une 2nde dose de (calendrier en 4 doses VPI-VPI-VPOb-VPOb, par exemple), puis au moins 2 doses de VPOb.
VPI dans le calendrier vaccinal de routine. (Rapport du SAGE, oct 2020) Entre les différentes doses de la série primaire, il faut prévoir un intervalle de 4-8 semaines
selon le risque d’exposition au poliovirus dans la petite enfance. (Note de synthèse, 2016)
• Quel que soit le schéma d’administration choisi pour les 2 doses de VPI, l’introduction de la
deuxième dose de VPI ne doit pas se traduire par une réduction du nombre de doses (trois) Calendrier «tout VPI»
de VPOb administrées dans le calendrier de vaccination systématique. (Rapport du SAGE, oct
2020) • Dans le contexte épidémiologique actuel et en tant que principe général, le SAGE a indiqué que
les régions et les pays devront faire preuve de prudence lors du passage d’un schéma VPOb+VPI
• Le schéma d’administration à privilégier est le suivant: première dose de VPI à l’âge de à un schéma d’administration du VPI seul dans les programmes de vaccination systématique et
14 semaines (avec le DTC3/Penta3) et deuxième dose de VPI au moins 4 mois plus tard a recommandé de privilégier une approche progressive, consistant à introduire dans un premier
(éventuellement en même temps que les autres vaccins administrés à l’âge de 9 mois). Ce temps une seconde dose de VPI dans les calendriers de vaccination systématique. (Rapport du
schéma offre le degré d’immunogénicité le plus élevé et peut être appliqué en utilisant des SAGE, mars 2020)
doses complètes de VPI ou des doses fractionnées intradermiques de VPI (VPIf) sans perte
d’immunogénicité. (Rapport du SAGE, oct 2020) • Il est possible d’envisager un calendrier «tout VPI» dans les pays où la couverture vaccinale est
durablement forte et où le risque d’importation et de transmission de PVS est très bas. (Note
• Le VPIs et le VPIw peuvent être utilisés de manière interchangeable mais le SAGE n’a pas de synthèse, 2016)
recommandé l’utilisation du VPIs en doses fractionnées en raison du manque de données
probantes dans ce domaine. (Rapport du SAGE, mars 2021) • On administrera une série primaire de 3 doses de VPI en commençant à 2 mois. Si la série
primaire débute plus tôt (calendrier d’administration à 6, 10 et 14 semaines, par exemple), il
• En fonction de l’épidémiologie locale, des incidences programmatiques et de la faisabilité de faudra injecter une dose de rappel à l’issue d’un intervalle de ≥6 mois (pour un calendrier en 4
l’administration, les pays peuvent choisir un schéma alternatif d’administration précoce du VPI, doses). (Note de synthèse, 2016)
avec la première dose à l’âge de 6 semaines (en même temps que le DTC1/Penta1) et la
deuxième dose à 14 semaines (avec le DTC3/ Penta3). Cette alternative présente l’avantage
d’une protection plus précoce, mais l’immunogénicité totale obtenue est plus faible. Si ce schéma
est adopté, il convient d’utiliser des doses complètes de VPI plutôt que des doses fractionnées
4 Vaccin contenant DTC (Diphthérie, Tétanos and Coqueluche)
car l’immunogénicité du VPIf est plus faible à un âge précoce. (Rapport du SAGE, oct 2020)
• Référence Note de synthèse: Diphthérie - Relevé épid. hebdo. (217, 92:417-436) [pdf 526KB];
• Dans les pays d’endémie de la poliomyélite et dans ceux très exposés au risque d’importation et Tétanos - Relevé épid. hebdo. (2017, 92: 53-76) [pdf 636kb]; Coqueluche - Relevé épid.
de propagation ultérieure de poliovirus, l’OMS préconise une dose de VPO à la naissance (dose hebdo. (2015, 90: 433-460) [pdf 667kb]
zéro), suivie d’une série primaire de 3 doses de VPO et d’au moins 2 doses de VPI. (Note de
• La vaccination précoce des nourrissons par le vaccin contenant DTC (DTCCV) vise essentiellement
synthèse, 2016; ajusté pour 2 doses de VPI)
à garantir une protection rapide contre la coqueluche, car les cas graves et les décès dus à la
• La dose zéro de VPO devra être administrée à la naissance ou dès que possible après celle-ci coqueluche se produisent presque exclusivement durant les premières semaines et les premiers
pour maximiser les taux de séroconversion avec les doses ultérieures et induire une protection mois de la vie.
mucosale. (Note de synthèse, 2016)
• Il est recommandé d’effectuer une série de primovaccination par 3 doses de vaccin contenant
• Le VPO, comme le VPI, peuvent être co-administrés et avec d’autres vaccinations infantiles. l’anatoxine diphtérique, dont la première est administrée dès l’âge de 6 semaines. Les doses
(2016 Note de synthèse, 2016) suivantes doivent être administrées avec un intervalle minimal de 4 semaines entre les doses.
La troisième dose de la série de primovaccination devrait si possible être administrée au plus
• Pour les nourrissons débutant tardivement le calendrier de vaccination systématique (à >3 tard à l’âge de 6 mois.
mois), la dose de VPI devra être administrée lors du premier contact vaccinal, en même temps
que le VPOb et les autres vaccins systématiquement recommandés. (Note de synthèse, 2016) • Si le début ou la fin de la série de primovaccination a été retardé, les doses manquantes doivent
être administrées dans les meilleurs délais, avec un écart minimal de 4 semaines entre les
• La mise en oeuvre d’un nouveau calendrier infantile (3 doses de VPOb + 2 doses de VPI) doses.
n’élimine pas la nécessité d’activités de vaccination supplémentaires (AVS). (Note de synthèse,
2016) • 3 doses de rappel d’anatoxine diphtérique doivent être administrées au cours de l’enfance et
de l’adolescence. Il convient d’administrer ces doses de rappel en association avec l’anatoxine
• Les pays ayant différé l’introduction du VPI ou ayant subi des ruptures de stock doivent fournir tétanique selon un calendrier harmonisé, c’est-à-dire à l’âge de 12-23 mois, 4-7 ans et 9-15
une vaccination de rattrapage à tous les enfants laissés de côté, dès que le vaccin devient ans, au moyen de vaccins dont la formulation est adaptée à l’âge des sujets. Idéalement, les
disponible. (Note de synthèse, 2016) doses de rappel devraient être espacées d’au moins 4 ans.
Calendrier séquentiel VPI-VPO • Tétanos - de conférer à toutes les personnes une protection à vie contre le tétanos en obtenant
• Dans les pays bénéficiant d’une forte couverture vaccinale (90-95 %, par exemple) et où le risque et en maintenant une forte couverture de la vaccination par 6 doses de vaccin contenant
l’anatoxine tétanique (3 doses de primovaccination et 3 doses de rappel) dans le cadre des
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en novembre 2021) P.4 /12
programmes de vaccination systématique de l’enfant. conduire à une résurgence de la coqueluche au bout d’un certain nombre d’années.
• Ces 3 doses de rappel du vaccin contenant l’anatoxine tétanique devraient être administrées • Les programmes nationaux utilisant actuellement le vaccin acellulaire peuvent continuer de le
aux âges suivants: 12-23 mois; 4-7 ans; et 9-15 ans. Dans l’idéal, les doses de rappel devraient faire, mais devront prendre en compte la nécessité de doses de rappel supplémentaires et de
être espacées d’au moins 4 ans. stratégies pour prévenir la mortalité infantile précoce, telles que la vaccination maternelle, en
cas de résurgence de la coqueluche.
• Les calendriers nationaux de vaccination peuvent être ajustés dans les limites d’âge énoncées
ci-dessus pour permettre aux programmes d’adapter leurs calendriers à l’épidémiologie locale, • Pour vacciner contre la coqueluche les individus de ≥7 ans, il ne faut utiliser que des vaccins
à leurs objectifs et à tout problème programmatique particulier, d’harmoniser la vaccination acellulaires.
antitétanique avec les exigences immunologiques d’autres vaccins (en particulier les vaccins
anticoquelucheux et antidiphtérique). • Rappel de vaccin anticoquelucheux - une dose de rappel est recommandée pour les enfants de
1 à 6 ans, de préférence pendant la 2e année de vie (>6 mois après la dernière dose primaire),
• Le vaccin antitétanique pourra être administré à l’occasion des consultations prévues dans la à moins que l’épidémiologie locale n’impose un autre moment; on pourra aussi tirer parti du
deuxième année de vie – pour le vaccin antipneumococcique conjugué selon le schéma 2+1, la contact pour effectuer un rattrapage vaccinal si des doses ont été manquées pour d’autres
seconde dose du vaccin contenant l’anatoxine tétanique et les vaccins contre le méningocoque vaccinations. Ce calendrier devrait fournir une protection pendant au moins 6 ans dans les
A – et pendant la préadolescence et l’adolescence, notamment dans le cadre de la vaccination pays utilisant le vaccin à germes entiers. Dans les pays faisant appel au vaccin acellulaire, la
anti-PVH. protection fournie peut diminuer de manière appréciable avant l’âge de 6 ans.
• Pour obtenir et maintenir une immunité à la fois contre le tétanos et la diphtérie tout au long de • Vaccination des femmes enceintes et des contacts familiaux - la vaccination des femmes
la vie et chez les deux sexes, il est recommandé d’utiliser des vaccins associant les anatoxines enceintes constitue probablement la stratégie complémentaire la plus rentable pour prévenir la
diphtérique et tétanique adaptés à l’âge des patients. Pour les enfants de < 7 ans, on pourra coqueluche chez les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés et semble être plus efficace et
employer les associations DTCe ou DTCa. Chez les enfants de 4 ans et plus le vaccin contenant bénéfique que le cocooning.
Td est à privilégier. Link
• Les programmes nationaux peuvent envisager la vaccination des femmes enceintes avec
• À partir de l’âge de 7 ans, seuls les vaccins combinés Td doivent être utilisés. Des associations une dose de vaccin Tdca (au cours du 2e ou du 3e trimestre et de préférence au moins 15
adaptées à l’âge contenant le vaccin anticoquelucheux avec l’anatoxine diphtérique faiblement jours avant la fin de la grossesse), en tant que stratégie destinée à compléter la vaccination
dosée sont également disponibles. anticoquelucheuse primaire systématique des nourrissons dans les pays ou les endroits où la
morbidité/mortalité dues à la coqueluche sont élevées ou en hausse.
• Si la vaccination antitétanique a débuté à l’adolescence ou à l’âge adulte, 5 doses correctement
espacées suffisent pour obtenir une protection à vie. • Vaccination contenant DTC retardée ou interrompue - chez les enfants dont la série vaccinale
a été interrompue, il faudra reprendre la série sans ré-administrer les doses antérieures. Les
• Les femmes enceintes et leurs nouveau-nés sont protégés du tétanos lié à la naissance si, enfants dont l’âge est compris entre 1 et 7 ans et qui n’ont pas été vaccinés auparavant devront
avant d’arriver à l’âge de procréer, la mère a reçu 6 doses de vaccin contenant l’anatoxine recevoir 3 doses de vaccin suivant un calendrier de 0, 1 et 6 mois. L’administration ultérieure
tétanique durant l’enfance, ou 5 doses si la vaccination a débuté à l’adolescence/l’âge adulte de 2 doses de rappel de vaccin combiné Td ou Tdca est nécessaire, avec un intervalle d’au moins
(attestées par un carnet de vaccination, un registre de vaccination et/ou les antécédents de la 1 an entre les doses.
femme). Les antécédents vaccinaux de la femme enceinte doivent être vérifiés pour déterminer
si l’administration d’une dose de vaccin contenant l’anatoxine tétanique s’impose pendant la • Il doit désigner les agents de santé comme groupe prioritaire pour recevoir le vaccin
grossesse en cours. anticoquelucheux.
• L’OMS réitère sa recommandation antérieure, préconisant un abandon des vaccins monovalents
à base d’anatoxine tétanique au profit de vaccins combinés contenant l’anatoxine diphtérique
(vaccins DT ou Td). Dans de nombreux pays, cette recommandation n’a pas encore été 5 Haemophilus influenzae type b (Hib)
pleinement mise en oeuvre, malgré l’écart de prix négligeable entre le vaccin monovalent et les
vaccins DT ou Td. L’OMS encourage vivement les pays et les partenaires à prendre les mesures • Référence Notes d’information: Relevé épid. hebdo. (2013, 88: 413-428) [pdf 209kb]
nécessaires pour accélérer cette transition.
• L’utilisation des vaccins anti-Hib devra s’intégrer dans une stratégie complète pour lutter contre
• Les vaccins contenant l’anatoxine tétanique peuvent être utilisés chez les personnes les pneumonies incluant l’allaitement au sein exclusif jusqu’à 6 mois, le lavage des mains au
immunodéprimées, y compris celles infectées par le VIH, mais la réponse immunitaire suscitée savon, l’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, la réduction de
peut être plus faible que chez les sujets pleinement immunocompétents. Tous les enfants la pollution de l’air dans les foyers et une meilleure prise en charge des cas au niveau des
présentant une infection à VIH doivent être vaccinés contre le tétanos conformément aux collectivités et des établissements de soins.
recommandations vaccinales applicables à la population générale.
• L’OMS recommande d’appliquer l’un des calendriers de vaccination anti-Hib suivants: 3 doses
• Vaccins anticoquelucheux: Les 2 types de vaccins anticoquelucheux ont enregistré jusqu’à primaires sans dose de rappel (3p+0); 2 doses primaires plus une dose de rappel (2p+1); et 3
présent d’excellents résultats en matière d’innocuité. doses primaires plus une dose de rappel (3p+1).
• Les éléments disponibles indiquent que les vaccins anticoquelucheux acellulaire et à germes • Les maladies à Hib graves étant plus fréquentes chez les enfants de 4 à 18 mois, la vaccination
entiers homologués présentent une efficacité initiale équivalente dans la prévention de devra débuter à 6 semaines ou dès que possible après cet âge.
la coqueluche au cours de la première année de vie, mais que l’immunité s’estompe plus
• Le nombre de doses primaires devra être fixé après prise en compte de l’épidémiologie locale,
rapidement, avec éventuellement un impact plus limité sur la transmission, pour les vaccins
de la présentation du vaccin (anti-Hib conjugué monovalent ou combiné à d’autres antigènes)
acellulaires que pour les vaccins à germes entiers.
et des possibilities d’intégration dans le calendrier de vaccination systématique global.
• Les programmes nationaux vaccinant actuellement contre la coqueluche avec le vaccin à germes
• Dans les pays où le pic de maladies à Hib sévères se produit chez les jeunes nourrissons,
entiers peuvent continuer à utiliser ce type de vaccin pour la primovaccination. Les données de
l’administration de 3 doses de vaccin à un stade précoce de la vie peut apporter un grand
surveillance et de modélisation laissent à penser que l’utilisation des vaccins acellulaires peut
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en novembre 2021) P.5 /12
bénéfice. ou programmatiques sur lesquels s’est fondé le choix initial du produit, par exemple en cas
d’augmentation de la charge du sérotype 19A. Si une série ne peut être menée à terme avec le
• Dans certains contextes (par exemple lorsque le maximum de la charge de morbidité et de même type de vaccin, on utilisera le VPC qui est disponible. Il est déconseillé de recommencer
mortalité se présente plus tardivement ou lorsque les taux de réduction de la maladie ne se une série, même s’il s’agit de la série de primovaccination.
maintiennent pas complètement une fois le vaccin anti-Hib utilisé de manière systématique),
il peut être avantageux d’adjoindre une dose de rappel selon un calendrier de type 2p+1 ou • Dans la mesure du possible, on procèdera à une vaccination de rattrapage lors de l’introduction
3p+1. des VPC afin d’accélérer les effets de la vaccination sur la maladie parmi les enfants âgés
de 1 à 5 ans, en particulier dans les zones où la charge de morbidité et la mortalité liées à
• L’intervalle entre les doses devra être de 4 semaines au moins si l’on administre 3 doses la maladie sont élevées. Si la quantité de vaccins disponibles ou les ressources financières
primaires, et de 8 semaines au moins si le nombre de doses primaires est de 2. Lorsqu’elle est sont insuffisantes pour mettre pleinement en œuvre la vaccination de rattrapage, les doses
administrée, la dose de rappel devra être injectée 6 mois au moins après l’achèvement de la de rattrapage de VPC devront être administrées en priorité aux enfants les plus jeunes (par
série primaire. exemple de <2 ans) en raison du risque plus élevé de pneumococcie dans cette population.
• Si le déroulement de la vaccination a été interrompu, le calendrier peut être repris sans • Chez les enfants de ≥24 mois, on pourra administrer une dose unique de vaccin aux fins de la
renouveler la première injection. Pour les enfants dont la vaccination débute tardivement, mais vaccination de rattrapage.
dont l’âge ne dépasse pas 12 mois, il faudra achever le calendrier de vaccination (par exemple
administrer 3 ou 2 doses primaires plus une dose de rappel). • Les enfants âgés de 1 à 5 ans qui n’ont pas été vaccinés et qui présentent un risque élevé
d’infection pneumococcique en raison d’affections médicales sous-jacentes, comme une
• Lorsque la première dose de vaccin est injectée à un enfant de >12 mois, il est recommandé de infection à VIH ou une drépanocytose, doivent recevoir au moins 2 doses espacées d’au moins
n’administrer qu’une seule dose. 8 semaines.
• Le vaccin anti-Hib n’est pas nécessaire chez les enfants de >5 ans en bonne santé. • Chez les nourrissons positifs pour le VIH et les prématurés qui ont reçu leurs 3 doses de
• Le vaccin anti-Hib conjugué est contre-indiqué pour les personnes que l’on sait allergiques à primovaccination avant d’atteindre l’âge de 12 mois, un rappel au cours de la deuxième année
l’un des composants de ce vaccin. Il n’y a pas d’autre contre-indication ou precaution à prendre de vie peut être bénéfique
connue. • La coadministration motivée par des raisons programmatiques semble acceptable.
• L’OMS n’a pas en ce moment des recommandations en ce qui concerne l’administration du VPC
aux personnes >5 ans.
6 Pneumocoque (Conjugué)
• Considérations relatives à la vaccination antipneumococcique chez les personnes âgées voir la
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2019, 94: 85-104) [pdf 444kb] Note: Relevé épid. hebdo. (2021, 96 (23): 217 - 228) [pdf 373KB]
• Les VPC actuellement disponibles sont efficaces et sans danger et sont recommandés pour être • La priorité devrait être donnée à l’introduction du VPC dans les programmes nationaux de
intégrés aux programmes de vaccination de l’enfant dans le monde entier. vaccination de l’enfant et aux mesures de maintien d’un haut niveau de couverture chez les
enfants avant d’envisager la mise en place d’un programme de vaccination antipneumococcique
• La vaccination antipneumococcique devrait s’inscrire en complément d’autres mesures de chez les personnes âgées.
prévention et de lutte contre la maladie: prise en charge appropriée des cas, encouragement
d’un allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois de vie et réduction des facteurs • Les pays déjà dotés d’un programme bien établi de vaccination antipneumococcique de l’enfant
de risque connus, comme la pollution intérieure et la fumée de tabac. pourront décider s’il convient de lancer un programme semblable chez l’adulte, avec le VPP23
ou le VPC13, en tenant compte de la charge de morbidité locale et du rapport coût-efficacité de
• L’OMS recommande d’administrer les VPC aux nourrissons selon un calendrier à 3 doses, cette intervention.
pouvant être appliqué sous forme de schéma 2p+1 ou 3p+0, dès l’âge de 6 semaines.
• Si le schéma 2p+1 est choisi, un écart de ≥8 semaines est recommandé entre les 2 doses de
primovaccination. Dans le schéma 2p+1, la dose de rappel doit être administrée entre les âges 7 Rotavirus
de 9 et 18 mois, en tenant compte des considérations programmatiques; il n’y a pas d’intervalle
minimal ou maximal à respecter entre la série de primovaccination et la dose de rappel. • Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2021, 96: 301-320) [pdf 515KB]
• Si le schéma 3p+0 est employé, un intervalle d’au moins 4 semaines doit être respecté entre • Les vaccins antirotavirus devraient être intégrés dans tous les programmes nationaux de
les doses. vaccination.
• Les enfants non vaccinés ou partiellement vaccinés qui se sont rétablis à la suite d’une • L’utilisation des vaccins antirotavirus devrait faire partie d’une stratégie globale de lutte contre
pneumococcie invasive (PI) doivent être vaccinés selon les schémas recommandés pour leur âge. les affections diarrhéiques prévoyant le renforcement des mesures de prévention (promotion de
Si un calendrier de vaccination est interrompu, il convient de le reprendre sans réadministrer l’allaitement précoce et exclusif au sein, lavage des mains, amélioration de l’approvisionnement
la dose précédente. en eau et de l’assainissement) et de traitement (SRO à faible osmolarité et zinc).
• Le VPC10 et le VPC13 ont tous deux un impact considérable contre la pneumonie, la PI imputable • La première dose de vaccin antirotavirus soit administrée le plus tôt possible après l’âge de 6
aux sérotypes vaccinaux et le portage rhinopharyngé. Le choix du produit dans un pays donné semaines.
devra se fonder sur les caractéristiques programmatiques, l’approvisionnement en vaccins, le
prix des vaccins, la prévalence locale et régionale des sérotypes vaccinaux et les profils de • Si un enfant âgé de <24 mois a manqué une dose ou une série de doses de vaccin antirotavirus
résistance aux antimicrobiens. pour quelque raison que ce soit, l’OMS recommande de vacciner l’enfant contre le rotavirus.
Compte tenu de la répartition habituelle de la GERV selon l’âge, la vaccination antirotavirus des
• Une fois qu’un programme de vaccination par les VPC a été mis en place, il est déconseillé de enfants âgés de >24 mois n’est pas recommandée.
passer d’un produit à l’autre à moins d’une évolution majeure des facteurs épidémiologiques
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en novembre 2021) P.6 /12
• Dans la mesure du possible, il convient d’utiliser le même vaccin antirotavirus pour la série de l’administration d’une MCV2 systématique à l’entrée à l’école peut s’avérer une stratégie efficace
doses à administrer à chaque enfant. Toutefois, si le vaccin utilisé pour une dose antérieure pour obtenir une couverture importante et prévenir les flambées en milieu scolaire.
est indisponible ou non connu, tout autre produit homologué disponible pourra être utilisé
pour compléter la vaccination. Dans le cas d’une série mixte ou d’une série comprenant des • Pour des raisons programmatiques (par exemple, pour réduire les besoins en stockage réfrigéré
vaccins non connus, un total de 3 doses de vaccin antirotavirus doit être administré pour que et le gaspillage de vaccins), il est recommandé d’utiliser la même formulation pour les 2 doses
la vaccination soit complète. systématiques de MCV.
• Les vaccins antirotavirus peuvent être administrés en même temps que d’autres vaccins du • Dans les situations suivantes, une dose supplémentaire de MCV devra être administrée aux
programme de vaccination de l’enfant. nourrissons à partir de l’âge de 6 mois: (1) au cours d’une flambée de rougeole dans le cadre de
l’intensification de la délivrance de services; (2) pendant les campagnes, dans les contextes où
• Les vaccins antirotavirus préqualifiés par l’OMS sont sans danger et bien tolérés. Il subsiste un le risque de rougeole chez les nourrissons de <9 mois reste élevé (pays d’endémie subissant des
faible risque d’invagination intestinale après la vaccination antirotavirus. flambées régulières, par exemple); (3) pour les populations déplacées à l’intérieur du pays et
les réfugiés, et pour les populations résidant dans des zones de conflit; (4) pour les nourrissons
• Le vaccin contre le rotavirus ne doit pas être administré aux enfants ayant des antécédents qui individuellement sont à haut risque de contracter la rougeole qui se trouvent dans des
d’invagination, de réaction allergique sévère (anaphylaxie par exemple) après une dose situations comportant un risque accru d’exposition en cas de flambée, comme les garderies,
antérieure, ou d’immunodéficience sévère, notamment le déficit immunitaire combiné sévère. par exemple); (5) pour les nourrissons emmenés dans des pays soumis à des flambées de
• En présence d’une immunocompétence altérée autre qu’un déficit immunitaire combiné sévère, rougeole; (6) pour les nourrissons dont on sait qu’ils sont infectés par le VIH ou exposés à ce
d’une maladie gastro-intestinale chronique et d’un spina bifida ou d’une exstrophie vésicale, virus (c’est-à-dire nés d’une femme infectée par le VIH).
des précautions s’imposent. La vaccination peut être différée en cas de gastro-entérite aiguë en • L’administration du MCV avant 9 mois devra donc amener à envisager une dose supplémentaire
cours ou de fièvre accompagnant une affection modérée à sévère. et à enregistrer la première dose dans le carnet de vaccination de l’enfant en tant que «MCV0».
Les enfants bénéficiant d’une dose de MCV0 devront aussi recevoir une MCV1 et une MCV2 aux
âges recommandés, conformément au calendrier national.
8 Rougeole
• Compte tenu de l’évolution sévère de la rougeole chez les personnes atteintes du sida, la
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2017, 92:205-228) [pdf 600KB]. vaccination antirougeoleuse devra être administrée de manière systématique aux enfants et
aux adultes infectés par le VIH asymptomatiques potentiellement sensibles. Cette vaccination
• L’accès à tous les enfants avec 2 doses de vaccin antirougeoleux devrait être la norme pour tous
peut même être envisagée chez les individus présentant une infection à VIH symptomatique
les programmes nationaux de vaccination. En plus de la première dose de routine du vaccine
s’ils ne sont pas sévèrement immunodéprimés selon les définitions classiques. Dans les zones
contenant le virus de la rougeole (MCV1), tous les pays devraient ajouter une deuxième dose
de forte incidence des infections à VIH comme de la rougeole, la première dose de MCV peut
de routine de MCV2 à leurs calendriers nationaux de vaccination, quel que soit le niveau de
être proposée dès que les enfants atteignent l’âge de 6 mois (dose enregistrée en tant que
couverture MCV1.
MCV0). Les 2 doses systématiques de MCV (MCV1 et MCV2) devront donc être administrées à
• Le MCV1 devrait être administré à l’âge de 9 mois dans les pays où la transmission de la ces enfants conformément au calendrier de vaccination national.
rougeole est continuelle. L’adminstration de la deuxième dose devrait être administrée entre 15
• Une dose supplémentaire de MCV devra être administrée aux enfants infectés par le VIH et
et 18 mois. L’administration systématique de la seconde dose aux enfantsdans leur deuxième
recevant un TARHA après reconstitution immunitaire. Si l’on effectue un suivi des numérations
année de vie diminuela vitesse à laquelle le nombre des enfants sensibles augmente et les
de lymphocytes T CD4+, il faudra administrer une dose supplémentaire de MCV une fois la
risques de flambée de rougeole.L’intervalle minimum entre les deux doses est de 4 semaines.
reconstitution immunitaire obtenue, par exemple lorsque la numération en lymphocytes T
• Étant donné que de nombreux cas de rougeole se produisent chez des enfants âgés de plus de CD4+ aura atteint 20 à 25 %. En cas d’indisponibilité de cette numération, les enfants devront
12 mois qui n’ont pas été vaccinés, la vaccination avec le MCV1 ne devrait pas être limitée aux recevoir une dose additionnelle de MCV 6 à 12 mois après le début du TARHA.
nourrissons âgés de 9 à 12 mois et la vaccination avec le MCV2 ne devrait pas être limitée aux
• Une dose supplémentaire de MCV (enregistrée en tant que MCV0) devra être envisagée chez les
nourrissons de 15 à 18 mois âge. Chaque occasion (par exemple lorsque les enfants entrent en
nourrissons que l’on sait exposés au VIH (c’est-à-dire nés d’une femme infectée par ce virus) ou
contact avec les services de santé) doit être prise pour vacciner tous les enfants non vaccinés
immédiatement après le diagnostic d’une infection à VIH chez les enfants âgés de >6 mois qui
qui ont raté une ou les deux doses de routine de MCV, en particulier ceux de moins de 15 ans.
ne reçoivent pas le TARHA et pour lesquels le risque de rougeole est important.
Les politiques qui interdisent l’utilisation du vaccin chez les enfants de plus d’un an, les enfants
plus âgés et les adolescents devraient être modifiées pour permettre à ces personnes d’être • Les infections bénignes concurrentes ne sont pas des contre-indications à la vaccination. À titre
vaccinées. de précaution, l’administration du vaccin antirougeoleux - seul ou en association avec d’autres
vaccins - devra être évitée pendant la grossesse. Les MCV ne devront pas être administrés à des
• Dans les pays présentant de faibles niveaux de transmission de la rougeole (c’est-à-dire les
individus ayant des antécédents de réaction anaphylactique ou de réaction allergique sévère à
pays approchant de l’élimination ou ceux dont il est vérifié qu’ils ont éliminé la transmission
l’un des constituants du vaccin (néomycine ou gélatine, par exemple) ou encore souffrant d’une
endémique du virus rougeoleux) et où le risque d’infection rougeoleuse chez les nourrissons
forme quelconque d’immunodépression sévère.
est donc bas, la MCV2 peut être administrée à l’âge de 12 mois pour tirer parti des taux
de séroconversion élevés obtenus à cet âge. Dans ces pays, l’âge optimal pour délivrer la • En règle générale, les vaccins vivants doivent être administrés soit simultanément, soit à
MCV2 systématique dépend de considérations programmatiques visant à obtenir la plus forte intervalles de 4 semaines. Le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) fait exception à cette règle
couverture possible par cette seconde dose et par conséquent le niveau le plus élevé possible et peut être administré à tout moment, avant, avec ou après la vaccination antirougeoleuse,
d’immunité de la population. L’administration de la MCV2 entre 15 et 18 mois garantit une sans interférer avec la réponse à l’un des vaccins.
protection précoce des individus, ralentit l’accumulation de jeunes sujets sensibles et peut
coïncider avec le calendrier d’autres vaccinations systématiques (rappel du DTC, PCV ou vaccins
antiméningococciques, par exemple). Cette mesure peut aussi appuyer la mise en place d’une
politique de vaccination et d’autres interventions sanitaires au cours de la deuxième année de
vie. Si la couverture par la MCV1 est forte (>90 %) et le taux de scolarisation élevé (>95%),
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en novembre 2021) P.7 /12
9 Rubéole • Une vaccination initiale de plusieurs cohortes de filles âgées de 9 à 14 ans est recommandée
lors de l’introduction du vaccin.
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2020, 95: 301-324) [pdf 772KB]
• Si l’intervalle entre les doses est inférieur à 5 mois, une troisième dose devra être administrée
• Les pays qui n’ont pas encore introduit le RCV dans leurs calendriers de vaccination doivent le 6 mois au moins après la première dose.
faire s’ils peuvent atteindre un niveau de couverture de 80% ou plus, soit par la vaccination
systématique, soit par des campagnes de vaccination. Bien qu’il ne faille pas manquer ces • Un schéma à 3 doses (0, 1-2 mois, 6 mois) doit être appliqué pour toutes les vaccinations
occasions, la décision d’introduire le vaccin antirubéoleux en combinaison avec le vaccin commencées à un âge ≥15 ans, ainsi que chez les personnes de <15 ans qui sont immunodéprimées
antirougeoleux doit être soigneusement examinée en termes de capacité à maintenir une et/ou infectées par le VIH (qu’elles soient ou non sous traitement antirétroviral). Il n’est pas
couverture élevée par le RCV à l’avenir. nécessaire de procéder à un dépistage des infections à PVH ou du VIH avant la vaccination
anti-PVH.
• L’introduction du RCV dans les calendriers de vaccination de l’enfant implique un engagement
à long terme afin d’atteindre et de maintenir une couverture vaccinale suffisante pour garantir • Ces recommandations valent pour tous les vaccins bivalents, quadrivalents et nonavalents.
une immunité durable de la population. • Les trois vaccins anti-PVH peuvent être administrés en même temps que d’autres vaccins,
• L’incidence par âge diminue dans toutes les tranches d’âge lorsque la couverture vaccinale est vivants ou non, en utilisant des seringues et des points d’injection séparés.
suffisamment élevée (généralement estimée à ≥80%). • Les données sur l’innocuité de la vaccination anti-PVH pendant la grossesse sont limitées et
• Il est recommandé d’administrer le RCV en combinaison avec le vaccin antirougeoleux et sachant cette vaccination devra être évitée chez les femmes enceintes.
que l’élimination de la rougeole exige une couverture de ≥95%, l’objectif de la couverture • La vaccination des populations cibles secondaires, notamment des femmes et des filles
vaccinale contre la rubéole doit également être de ≥95%. de ≥15 ans et des sujets de sexe masculin, n’est recommandée que si elle est réalisable,
• La stratégie de vaccination recommandée consiste à commencer par une campagne de financièrement abordable et d’un bon rapport coût/efficacité et si elle ne détourne pas les
vaccination par le RR ciblant les 2 sexes et une large tranche d’âge (par exemple 9 mois- ressources nécessaires à la vaccination de la population cible principale ou à des programmes
15 ans), en se basant si possible sur le profil de sensibilité par cohorte de naissance, suivie efficaces de dépistage du cancer du col utérin.
immédiatement par l’introduction du vaccin RR ou ROR dans le calendrier de vaccination • Dans le contexte de stocks mondiaux limités de vaccins anti-PVH, en 2019 le SAGE a recommandé
systématique. La campagne doit cibler les hommes aussi bien que les femmes afin de réduire les stratégies supplémentaires suivantes:
la probabilité de créer des lacunes en matière d’immunité.
• Tous les pays devraient temporairement interrompre la mise en œuvre des stratégies
• La première dose de RCV peut être administrée à l’âge de 9 ou 12 mois, en fonction de l’intensité de vaccination contre le VPH des garçons, celle des groupes plus âgés (>15 ans) et
de la transmission du virus rougeoleux. Le RCV doit être utilisé dans toutes les campagnes de celle des cohortes de différents âges jusqu’à ce que les stocks permettent un accès
suivi ultérieures. équitable au vaccin contre le VPH pour tous les pays.
• Le RCV peut être administré en même temps que les vaccins inactivés. Les vaccins vivants • Les pays pourraient adopter un intervalle plus long entre les 2 doses, de 3 à 5 ans.
doivent être administrés soit simultanément, soit à au moins 4 semaines d’intervalle. Le vaccin Cette stratégie constitue une utilisation hors indication homologuée du vaccin.
antipoliomyélitique oral (VPO) fait exception à cette règle et peut être administré à tout moment,
avant, en même temps ou après le RCV, sans interférer avec la réponse à l’un ou l’autre de ces
vaccins. L’OMS recommande la coadministration des vaccins antirubéoleux et antiamaril.
11 Encéphalite Japonaise (EJ)
• La vaccination contre la rubéole doit être évitée pendant la grossesse en raison d’un risque
théorique (mais jamais démontré) d’effets tératogènes. Il est conseillé aux femmes qui prévoient • Reference Note de synthèse Relevé épid. hebdo. (2015, 90: 69-88) [pdf 923kb].
une grossesse d’éviter de tomber enceinte dans le mois qui suit la vaccination antirubéoleuse.
• La vaccination contre l’EJ devra être intégrée aux calendriers nationaux de vaccination dans
• L’OMS recommande aux personnes qui reçoivent des produits sanguins d’attendre au moins 3 toutes les zones où cette maladie est reconnue comme une priorité de santé publique.
mois avant de se faire vacciner contre la rubéole et, si possible, d’éviter de recevoir des produits
sanguins pendant 2 semaines suivant la vaccination. • La stratégie la plus efficace de vaccination contre l’EJ dans les zones d’endémie consiste à
mener une campagne unique dans la population cible primaire définie par l’épidémiologie locale
(habituellement les enfants <15 ans), suivie par l’intégration du vaccin contre l’EJ dans le
programme de vaccination systématique des enfants.
10 Papillomavirus Humain (PVH)
• Il est recommandé de respecter les schémas posologiques vaccinaux et les âges d’administration
• Reference Note de synthèse Relevé épid. hebdo.(2017, 92:241-268) [pdf 2.9MB] et Réunion indiqués ci-après. La nécessité d’une dose de rappel dans les situations d’endémie n’a été
du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination, octobre 2019 – conclusions et clairement établie pour aucun des vaccins figurant dans la liste suivante:
recommandations: Relevé épid. hebdo. (2019, 94: 541-560) [pdf 484KB]
• vaccin inactivé préparé sur cellules Vero : série primaire selon les recommandations
• Groupe cible recommandée pour la prévention du cancer du col: les filles de 9 à 14 ans, avant du fabricant (variables selon les produits) : généralement 2 doses à 4 semaines
le début de l’activité sexuelle. d’intervalle, en débutant la série primaire à ≥6 mois dans les situations d’endémie,
• Les vaccins anti-PVH doivent être introduits dans le cadre d’une stratégie coordonnéé visant à • vaccin vivant atténué: dose unique administrée à ≥8 mois,
prévenir le cancer du col utérin.
• vaccin vivant recombinant: dose unique administrée à ≥9 mois.
• Un schéma de 2 doses espacées de 6-12 mois est recommandé chez les personnes recevant
la première dose avant l’âge de 15 ans. Celles qui sont âgées de ≥15 ans au moment de la • Il est préférable de remplacer les vaccins inactivés prepares sur tissu cérébral murin par des
deuxième dose sont aussi correctement couvertes par 2 doses. vaccins de génération plus récente, examines dans cette note de synthèse. Les vaccins inactivés
préparés sur tissu cérébral murin peuvent continuer à jouer un rôle dans la lutte contre l’EJ
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en novembre 2021) P.8 /12
dans certains pays, mais globalement, ces produits ont un profil d’innocuité moins favorable, 13 Encéphalite à tiques
en raison de leur plus forte réactogénicité, que les vaccins contre l’EJ plus récents. Parmi leurs
autres inconvénients, figurent la variabilité de la production, leur coût, le plus grand nombre de • Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2011, 86: 241-256) [pdf 318kb]
doses requises et la nécessité de doses de rappel.
• L’incidence de l’encéphalite à tiques pouvant varier considérablement d’une région géographique
• Même si les données concernant l’immunogénicité/l’efficacité et l’innocuité pour toutes les à l’autre, voire au sein d’une même région, les stratégies publiques de vaccination doivent
associations possibles du vaccin contre l’EJ avec les vaccins du programme de vaccination s’appuyer sur des évaluations du risque menées au niveau du pays, de la région ou même du
systématique ne sont pas complètes, une coadministration semble néanmoins acceptable district et être adaptées à la situation d’endémie locale. Par conséquent, il est indispensable de
pour des raisons programmatiques, même dans le contexte de campagnes de masse. En règle mettre en place la notification des cas de la maladie avant de décider des mesures préventives
générale, tout vaccin vivant peut être administré simultanément ou avec un intervalle de 4 les plus appropriées.
semaines.
• Dans les zones où l’encéphalite à tiques est fortement endémique (c’est-à-dire où l’incidence
• Le vaccin contre l’EJ inactivé est utilisable chez les personnes immunodéprimées, y compris moyenne de la maladie clinique avant la vaccination est ≥5 cas/100 000 habitants par an), ce
celles infectées par le VIH, mais la réponse immunitaire suscitée peut être plus faible que chez qui implique un risque individuel d’infection élevé, l’OMS recommande de proposer la vaccination
des personnes pleinement immunocompétentes. Il faudra pour vacciner ces personnes faire dans toutes les classes d’âge, y compris les enfants.
appel à des vaccins inactivés préparés sur cellules Vero de préférence aux vaccins vivants
• Sachant que l’encéphalite à tiques tend à être plus grave au-delà de 50-60 ans, il est important
atténués ou recombinants. Le dépistage du VIH n’est pas un préalable indispensable à la
que cette classe d’âge soit visée par la vaccination.
vaccination.
• Dans les zones où l’incidence prévaccinale de la maladie est faible ou modérée (moyenne
• Si le risque d’EJ est suffisant pour justifier la vaccination des femmes enceintes, on utilisera
annuelle <5/100 000 habitants sur 5 ans) ou limitée à des lieux géographiques particuliers ou
pour cela des vaccins inactivés préparés sur cellules Vero de préférence aux vaccins vivants
à certaines activités de plein air, la vaccination doit viser des sujets appartenant aux cohortes
atténués ou aux vivants recombinants sur la base du principe général de précaution qui
les plus sévèrement touchées.
s’oppose à l’utilisation de vaccins vivants chez les femmes attendant un enfant, notamment si
d’autres types de vaccins sont disponibles. Le dépistage de la grossesse n’est pas un préalable • Il faut aussi proposer la vaccination aux personnes qui viennent de zones de non-endémie et
indispensable à la vaccination contre l’EJ. L’administration par inadvertance d’un vaccine vivant se rendent dans des zones d’endémie si leur séjour doit comprendre des activités de plein air
atténué ou vivant recombinant contre l’EJ à une femme enceinte n’est pas une indication pour prolongées.
l’interruption de la grossesse.
• La vaccination contre l’encéphalite à tiques nécessite une première série de 3 doses; les
personnes qui vont continuer d’être exposées à ce risque devront recevoir > 1 dose de rappel.
12 • Les autorités sanitaires concernées doivent choisir, parmi la gamme étendue d’intervalles
Fièvre Jaune acceptables entre les doses, le calendrier de primovaccination le plus rationnel pour leurs
programmes de vaccination à l’échelle du pays, de la région ou du district.
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2013, 88: 269-284 [pdf 1.24mb]
• Bien que tout porte à croire qu’on puisse espacer considérablement les rappels par rapport
• L’OMS recommande à tous les pays d’endémie d’introduire le vaccin contre la FJ dans leurs
aux intervalles actuellement préconisés par les fabricants (chaque 3-5 ans), on ne dispose pas
programmes de vaccination.
encore de suffisamment d’éléments pour recommander avec certitude le nombre et la fréquence
• Une dose unique de vaccin antiamaril suffit pour conférer une immunité protectrice contre la FJ de ces rappels. Les pays peuvent donc continuer de recommander d’utiliser les vaccins en
tout au long de la vie ; l’administration d’une dose de rappel n’est pas nécessaire. fonction de l’épidémiologie locale de la maladie et selon les calendriers actuels jusqu’à ce que
l’on dispose d’informations plus précises.
• Il est recommandé d’administrer le vaccine antiamaril aux enfants entre 9 et 12 mois, en même
temps que la vaccination antirougeoleuse. • Pour les vaccins fabriqués en Autriche et en Allemagne (FSME-Immun and Encepur), on
recommande un intervalle de 1 à 3 mois entre les 2 premières doses et de 5 à 12 mois entre la
• La vaccination antiamarile est contre-indiquée chez les enfants de < 6 mois et n’est pas deuxième et la troisième dose. Si la protection doit être obtenue rapidement, par exemple pour
recommandée chez ceux de 6 à 8 mois, sauf en cas d’épidémie lorsque le risque d’infection les voyageurs devant se rendre dans des zones d’endémie, l’intervalle entre les 2 premières
par le virus de la FJ est très élevé. Les autres contre-indications pour cette vaccination sont doses peut être ramené à 1-2 semaines.
l’hypersensibilité sévère aux antigènes de l’œuf et l’immunodéficience sévère.
• Pour les vaccins fabriqués dans la Fédération de Russie (TBE-Moscow and EnceVir), on
• Des campagnes de vaccination de masse préventives sont recommandées pour les habitants recommande des intervalles de 1-7 mois entre les deux premières doses et de 12 mois entre la
des zones à risque de FJ lorsque la couverture vaccinale y est faible. Dans les zones où des cas deuxième et la troisième dose. Les rappels sont préconisés tous les 3 ans pour les personnes
sont notifiés, tout individu âgé de ≥ 9 mois doit être vacciné. Sachant que le vaccin antiamaril constamment exposées au risque.
est un vaccin vivant, il convient d’effectuer une évaluation risque/bénéfice pour les femmes
enceintes et allaitantes. • Il convient de maintenir les intervalles entre les rappels actuellement recommandés jusqu’à ce
que davantage de données aient été générées sur la durée de la protection conférée par les
• Le vaccin antiamaril doit être proposé à tous les voyageurs non vaccinés de ≥ 9 mois se vaccins russes.
rendant dans une zone à risque ou quittant une telle zone, à moins qu’ils n’appartiennent à une
catégorie d’individus pour laquelle cette vaccination est contre-indiquée. • Quel que soit le retard pris, les calendriers vaccinaux interrompus doivent être repris sans
répétition des doses antérieures.
• La vaccination antiamarile peut être administrée en même temps que d’autres vaccins. En
règle générale, tout vaccin vivant peut être administré simultanément ou avec un intervalle de
4 semaines. Le vaccin antipoliomyélitique oral est administrable à un moment quelconque par
rapport à la vaccination antiamarile.
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en novembre 2021) P.9 /12
14 Typhoïde davantage exposées au risque de choléra.
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2018, 93: 153-72) [pdf 297kb]. • La vaccination anticholérique doit être envisagée pour aider à prévenir la propagation des
flambées épidémiques actuelles vers de nouvelles zones. Pour les campagnes de vaccination,
• Des programmes de vaccination antityphoïdique devraient s’inscrire dans le cadre d’autres une vaccination à dose unique avec les vaccins WC (Shanchol, Euvchol or mORCVAX) peut être
efforts de lutte contre la maladie, notamment l’éducation sanitaire, l’amélioration des conditions envisagée dans les zones touchées par des flambées épidémiques de cholera.
d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène, et la formation des professionnels
de la santé au diagnostic et au traitement de cette maladie. • Lors d’urgences humanitaires associées à un risque de choléra, mais sans flambée épidémique
en cours, la vaccination par le VCO devrait être envisagée comme une mesure de préparation
• Parmi les vaccins antityphoïdiques disponibles, le VTC est à privilégier à tous les âges en raison supplémentaire pour prévenir les épidémies, si l’infrastructure locale le permet (capacités pour
de ses meilleures propriétés immunologiques, de son aptitude à être utilisé chez le jeune enfant organiser une campagne de vaccination).
et de la durée de protection plus longue escomptée. Les pays pourront également envisager une
administration systématique du vaccin ViPS chez les sujets âgés de 2 ans ou plus et du vaccin • Femmes enceintes et allaitantes et personnes infectées par le VIH doivent être inclues dans
Ty21a après l’âge de 6 ans. les campagnes de vaccination par le VCO ainsi le bénéfice potentiel est élevé et les risques
minimes.
• VTC - les enfants à partir de l’âge de 6 mois, ainsi que chez les adultes jusqu’à l’âge de 45 ans.
L’administration programmatique systématique de VTC en même temps que les autres vaccins
administrés à l’âge de 9 mois ou au cours de la deuxième année de vie. ViPS - une dose unique
doit être administrée par voie intramusculaire ou sous-cutanée à partir de l’âge de 2 ans. Ty21a 16 Méningocoque
- l’administration de 3 doses orales, prises 1 jour sur 2, après l’âge de 6 ans.
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2011, 86: 521-540) [pdf 1.1Mb) et
• Une vaccination de rattrapage par le VTC est recommandée jusqu’à l’âge de 15 ans lorsque cela Orientations actualisées, antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A: Relevé épid.
est possible et que les données épidémiologiques le justifient. hebdo. (2015, 90: 57-68) [pdf 852 Kb]
• Une vaccination antityphoïdique est recommandée en riposte à une flambée confirmée de fièvre • On recommandera les vaccins conjugués de préférence aux vaccins polyosidiques en raison
typhoïde et peut être envisagée en situation d’urgence humanitaire, selon l’évaluation des de leur potentiel à créer une protection collective et de leur plus forte immunogénicité, en
risques dans la zone concernée. particulier chez l’enfant de moins de 2 ans.
• La nécessité éventuelle d’une revaccination par le VTC n’a pas été clairement établie à ce jour. • Les vaccins conjugués comme les vaccins polyosidiques sont sûrs et efficaces lorsqu’ils sont
S’agissant des vaccins ViPS et Ty21a, une revaccination est recommandée tous les 3 ans pour utilisés chez la femme enceinte.
le ViPS et tous les 3 à 7 ans.
• Pour le vaccin conjugué MenA (5µg) un calendrier en 1-dose est recommandeé à l’âge de
• L’administration du vaccin vivant atténué Ty21a doit être évitée pendant la grossesse en raison 9-18 mois en function des considerations programmatiques et épidémiologiques locales.
du risque théorique. L’Administration du vaccin par injection intramusculaire profonde, de préférence dans la face
antérolatérale de la cuisse. Il n’y a aucune raison de s’attendre à des interférence quand
l’administration concomitante avec d’autres vaccins. La nécessité d’une dose de rappel n’a pas
été établie.
15 Cholera
• Si, dans un context spécifique, il y a un motif impérieux de vacciner les nourrissons avant l’âge
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2017, 92:477-500) [pdf 676KB] de 9 mois, un calendrier de 2 doses sera alors appliqué à partir de l’âge de 3 mois et avec un
intervalle d’au moins 8 semaines entre les 2 doses.
• La prise en charge adéquate des cas, les interventions en faveur de l’eau, l’assainissement et
l’hygiène, la surveillance et la mobilisation des communautés demeurent les pierres angulaires • Pour le vaccin monovalent conjugué MenC, on recommande une dose unique intramusculaire
de la lutte contre le choléra. La vaccination se veut complémentaire des autres mesures de lutte chez les enfants âgés de ≥12 mois, les adolescents et les adultes. Les enfants âgés de 2 à 11
et devrait être mise en œuvre dans les contextes pertinents dans le cadre de stratégies globales mois nécessitent l’administration de 2 doses espacées d’au moins 2 mois et un rappel au bout
de lutte contre le choléra ou pendant l’élaboration des autres activités. de 1 an. Si la primovaccination est interrompue, il convient de reprendre la vaccination sans
répéter la dose précédente.
• Pour les vaccins WC (Shanchol, Euvchol, and mORCVAX), 2 doses doivent être administrées à
14 jours d’intervalle aux individus âgés de ≥1 an. Pour le vaccin WC-rBS (Dukoral), les enfants • Les vaccins conjugués quadrivalents (A, C, W135, Y-D et A, C, W135, Y-CRM) doivent être
âgés de 2 à 5 ans doivent recevoir 3 doses et les enfants âgés de ≥6 ans et les adultes 2 doses, administrés en une dose intramusculaire unique à partir de l’âge de 2 ans. Le premier est
avec un intervalle de 1 à 6 semaines entre les doses dans les 2 groupes. également homologué pour les enfants âgés de 9 à 23 mois et il est alors administré en 2
doses, à 3 mois d’intervalle, à partir de l’âge de 9 mois. Si la primovaccination est interrompue,
• Une nouvelle vaccination est recommandée si le risque d’infection à V. cholerae est permanent,
il convient de reprendre la vaccination sans répéter la dose précédente.
une nouvelle vaccination au bout de 3 ans est recommandée avec les vaccins WC. Avec le vaccin
WC-rBS, le fabricant recommande une nouvelle vaccination dans les 6 mois pour les enfants • Les vaccins antiméningococciques polyosidiques, sont moins, ou pas immunogènes chez l’enfant
âgés de 2 à 5 ans. Si le délai écoulé depuis la vaccination précédente est inférieur à 6 mois, une de moins de 2 ans.
dose unique suffira pour renouveler la protection. Sinon, il faudra répéter la primovaccination
(3 doses). Pour les enfants de ≥6 ans et les adultes, si le délai écoulé depuis la dernière dose • Les vaccins polyosidiques peuvent être utilisés pour lutter contre les flambées dans les pays
de vaccin est supérieur à 2 ans, il faudra répéter la primovaccination (2 doses). disposant de ressources économiques limitées, ou dans lesquels un approvisionnement
insuffisant limite l’utilisation des vaccins antiméningococciques conjugués. Les vaccins
• Dans les pays d’endémie cholérique, la vaccination de l’ensemble de la population (dans tout antiméningococciques polyosidiques doivent être administrés en une dose unique à partir de
le pays quel que soit le risque) n’est généralement pas justifiée. Les politiques et les stratégies l’âge de 2 ans. Un rappel effectué 3 à 5 ans après la primovaccination peut être administré aux
de vaccination doivent reposer sur une évaluation du risque de choléra et doivent cibler des personnes considérées comme exposées à un risque permanent élevé, notamment certains
points chauds de choléra. On peut envisager des stratégies ciblant certaines tranches d’âges agents de santé. Voir note de synthèse pour plus de détails.
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en novembre 2021) P.10 /12
17 Hépatite A et remplacées par des vaccins fabriqués à partir du virus rabique préparés en culture cellulaire
ou sur œufs embryonnés (VCCOE)
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2012, 87: 261-276) [pdf 1.24 Mb]
• Il y a deux 2 grandes stratégies de vaccination pour la prévention de la rage humaine: (i) la PPE
• La vaccination contre le VHA est recommandée au calendrier de vaccination des enfants ≥1 an qui comprend un lavage soigneux et poussé de la plaie là où l’exposition au virus rabique a eu lieu,
si cette vaccination est indiquée compte tenu de l’incidence de l’hépatite A aiguë, du passage de ainsi que l’administration d’immunoglobuline antirabique si nécessaire, et l’administration d’une
l’endémicité de forte à moyenne et du rapport coût/efficacité de l’intervention. série de plusieurs doses de vaccin antirabique; (ii) la PPrEx qui consiste dans l’administration de
plusieurs doses de vaccin antirabique avant l’exposition au virus de la rage.
• Dans les pays fortement endémiques, presque tous les habitants sont infectés de manière
asymptomatique par le VHA dès l’enfance, ce qui prévient effectivement l’apparition d’une • La PPrEx est recommende pour les individus exposés à un risque élevé d’exposition au virus
hépatite A clinique chez les adolescents et les adultes. Les programmes de vaccination à grande rabique. Il s’agit notamment de sous-populations vivant dans des milieux de forte endémie où
échelle ne sont pas recommandés dans ces pays. l’accès à une PPE en temps utile et adéquate est limité, de personnes exposées à un risque
professionnel et de voyageurs présentant un risque d’exposition.
• Les pays dont la situation socio-économique s’améliore peuvent passer rapidement d’une
endémicité forte à une endémicité moyenne pour l’hépatite A. Dans ces pays, un pourcentage • Pour la PPE comme pour la PPrEx, les vaccins peuvent être administrés soit par voie
relativement important de la population adulte est sensible au VHA et une vaccination à grande intradermique, soit par voie intramusculaire. Une dose intradermique correspond à 0,1 ml de
échelle contre l’hépatite A offrira probablement un bon rapport coût/efficacité et devra donc vaccin; une dose intramusculaire à 0,5 ml ou 1,0 ml selon le produit.
être encouragée.
• L’indication et la procédure de la PPE dépendent du type de contact avec l’animal suspecté
• La vaccination ciblée des groupes à haut risque doit être envisagée dans les contextes de faible enragé et du statut vaccinal du patient. Pour les expositions de catégorie I, aucune PPE n’est
ou très faible endémicité pour procurer des bénéfices pour la santé individuelle. Les groupes requise; pour la catégorie II, la vaccination immédiate est recommandée; pour la catégorie III,
présentant un risque accru d’hépatite A comprennent les voyageurs se rendant dans des zones la vaccination immédiate est recommandée, combinée à l’administration d’immunoglobuline
d’endémicité forte ou moyenne, ceux nécessitant un traitement à vie par des produits sanguins, antirabique si nécessaire.
les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les personnes travaillant en
contact avec des primates non humains et les consommateurs de drogues par injection. En • Le schéma de PPrEx suivant: injections ID en 2 sites aux jours 0 et 7. Pour une administration
outre, les personnes souffrant d’une maladie hépatique chronique sont exposées à un risque par voie intramusculaire, l’OMS recommande des doses IM en 1 site aux jours 0 et 7.
accru d’hépatite A fulminante et doivent être vaccinées. • Si l’administration d’une dose est retardée, il faut poursuivre la vaccination et non la
• Le vaccin anti-hépatite A inactivé est autorisé pour être administré par voie intramusculaire selon recommencer. Un changement dans la voie d’administration ou dans le produit vaccinal au cours
un schéma à 2 doses, dont la première est délivrée à l’âge d’un an ou plus tard. L’intervalle entre d’une prophylaxie pré ou post-exposition est acceptable si un tel changement est inévitable.
la première dose et la seconde est flexible (de 6 mois à 4-5 ans), mais se situe habituellement • Aucune autre dose de rappel de vaccin antirabique n’est nécessaire après une série primaire
entre 6 et 18 mois. Les programmes nationaux de vaccination peuvent envisager d’inclure de prophylaxie pré ou post-exposition pour les personnes vivant ou voyageant dans des zones
une dose unique de vaccin anti-hépatite A inactivé dans leurs calendriers vaccinaux. Cette à haut risque.
option semble offrir une efficacité comparable tout en étant moins coûteuse et plus facile.
Néanmoins, tant que l’on n’aura pas réuni davantage d’expérience avec le schéma monodose • Les professionnels continuellement ou fréquemment exposés à un risque dans le cadre de
chez les individus exposés à un risque substantiel de contracter l’hépatite A et chez les sujets leurs activités devraient faire l’objet d’un suivi sérologique régulier. Si les taux d’anticorps
immunodéprimés, un schéma à 2 doses sera à privilégier. Les vaccins anti-hépatite A inactivés neutralisants induits par le vaccin tombent à <0,5 UI/ml, il est recommandé d’administrer une
produits par les différents fabricants, y compris les vaccins combinés à valence hépatite A, sont dose de rappel ID ou IM en 1 site. Si le suivi sérologique n’est pas disponible pour les personnes
interchangeables. À part les cas de réaction allergique sévère à la dose précédente, il n’y a pas exposées à un risque professionnel continu ou fréquent, on peut envisager l’administration
de contre-indication à l’utilisation des vaccins anti-hépatite A inactivés. Ces vaccins peuvent périodique d’une dose de rappel (ID ou IM) en fonction de l’évaluation du risque relatif.
être administrés en même temps que d’autres vaccins prévus dans le calendrier de vaccination
systématique des enfants. Les vaccins anti-hépatite A inactivés doivent aussi être envisagés
chez les femmes enceintes encourant un risque explicite d’infection par le VHA. 19 Dengue (CYD-TDV)
• Le vaccin vivant atténué est administré par voie sous-cutanée, sous forme de dose unique
délivrée à l’âge d’un an ou plus tard. Une allergie sévère aux composants des vaccins anti- • Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2018, 93: 457-476) [pdf 513kb]
hépatite A vivants atténués est une contre-indication à l’utilisation de ces vaccins et, en règle
• La vaccination devra être envisagée comme faisant partie intégrante de la stratégie pour
générale, les vaccins vivants ne doivent pas être administrés pendant la grossesse ou à des
prévenir et combattre la dengue.
sujets fortement immunodéprimés. On ne dispose d’aucune information sur la coadministration
de vaccins anti-hépatite A vivants atténués et d’autres vaccins prévus dans le calendrier de • Les pays ne devront envisager l’introduction du vaccin CYD-TDV contre la dengue que s’ils sont
vaccination systématique. en mesure de minimiser les risques parmi les individus séronégatifs.
• La vaccination contre l’hépatite A doit faire partie d’un plan complet pour prévenir et combattre • Pour les pays qui envisagent de vacciner dans le cadre de leur programme de lutte contre la
cette maladie, comprenant notamment des mesures pour améliorer l’hygiène et l’assainissement dengue, le dépistage prévaccinal est la stratégie recommandée.
et pour lutter contre les flambées.
• Si le dépistage prévaccinal n’est pas praticable, on pourra envisager la vaccination sans
dépistage préalable dans les zones où la présence d’un taux de séroprévalence de 80% au
moins a été relevé chez les enfants de 9 ans.
18 Rage • Les décisions relatives à la mise en oeuvre d’une vaccination sur la base de critères de
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2018, 93: 201-220) [1.01kb]. séroprévalence, sans dépistage individuel, devront s’appuyer sur des enquêtes sérologiques de
haute résolution, c’est-à-dire au niveau du district et du sous-district.
• La production et l’utilisation de vaccins développés sur tissus nerveux devraient être arrêtées
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en novembre 2021) P.11 /12
• Les tests de dépistage devront être hautement spécifiques pour éviter de vacciner des 22 Varicelle
personnes réellement séronégatives et présenter une grande sensibilité pour s’assurer qu’une
forte proportion des individus séropositifs est vaccine. • Reference Note de synthèse Relevé épid. hebdo. (2014, 89:265-288) [pdf 889kb]
• La communication doit veiller à informer correctement et complètement des risques que • Les pays ou la varicella représente un important fardeau pour la santé publique devront
comporte la vaccination de personnes dont le statut sérologique est inconnu. envisager d’introduire la vaccination antivaricelleuse dans leurs programme de vaccination
infantile systématique. Néanmoins, les ressources devront être suffisantes pour atteindre et
• La tranche d’âge optimale à viser est celle précédant immédiatement l’âge de plus forte maintenir durablement une couverture vaccinale ≥ 80 %. Les decisions concernant la vaccination
incidence de la dengue sévère, celui-ci peut être déterminé à partir des données de surveillance antivaricelleuse des enfants devront aussi prendre en consideration l’impact potential sur
systématique confirmées en laboratoire de niveau national et infranational. l’herpès zoster.
• Il est recommandé d’administrer le CYD-TDV sous forme de série de 3 doses, à 6 mois • Selon l’objectif du programme de vaccination, 1-2 doses doivent être administré avec la
d’intervalle. Si pour une raison quelconque, l’administration d’une dose doit être différée, il première dose administrée à 12-18 mois. L’intervalle minimal entre les doses doit s’aligner avec
n’est pas necessaire de redémarrer la série complète et la dose vaccinale suivante doit être les recommandations des fabricants et varient de 4 semaines à 3 mois.
administrée dès que possible.
• Les pays ou l’âge moyen d’acquistion de l’infection est élevé (≥ 15 ans), ce qui indique un forte
• Le CYD-TDV n’est pas recommandé chez les femmes enceintes et allaitantes en raison de proportion de personnes susceptibles dans la population, pourront envisager d’autres stratégies
l’insuffisance des de vaccination telles que la vaccination des adolescents et des adultes en l’absence de preuves
• données disponibles sur son emploi pendant la grossesse. Néanmoins, les données limitées d’immunité contre la varicella. Ces stratégies nécessitent un calendrier de vaccination en 2
générées par la vaccination involontaire de femmes enceintes dans le cadre d’essais cliniques doses.
n’ont pas mis en évidence de risque spécifique. • La vaccination antivaricelleuse est contre-indiquée pendant la grossesse et l’éventuelle mise en
• En raison du manque de données, le CYD-TDV est contre-indiqué chez les individus route d’une grossesse devra être différée pendant 4 semaines après la vaccination. Il n’est pas
immunodéprimés. indiqué de mettre un terme à la grossesse en cas de vaccination par inadvertence de la mère
pendant la gestation.
• Le vaccin antivaricelleux peut être administré en même temps que d’autres vaccins. A moins
20 Oreillons qu’il ne soit administré avec d’autres vaccins antiviraux vivants (antirougeoleux, RR, ROR), il
convient de l’injecter en respectant un intervalle minimum de 28 jours.
• Référence Note de synthèse: Relevé épid. hebdo. (2007, 82: 49-60) [pdf 311kb]
• Les pays devront envisager la vaccination du personnel soignant potentiellement susceptible
• La vaccination anti-ourlienne est recommandée dans les pays disposant d’un programme de (c’est-à-dire non vaccine et sans antécédents de varicelle) avec 2 doses de vaccin antivaricelleux.
vaccination capable de maintenir une couverture élevée par la vaccination antirougeoleuse et
antirubéoleuse (à savoir, une couverture supérieure à 80%) et où la diminution de l’incidence
des oreillons constitue une priorité de santé publique.
• Dans les pays qui décident d’utiliser le vaccin anti-ourlien, il est recommandé de l’associer avec
les vaccins antirougeoleux et antirubéoleux.
Tableau 1 : Vaccination systématique recommandée (mise à jour en novembre 2021) P.12 /12